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Avec : Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Carine Galli, journaliste RMC. Et Jacques Legros, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
Restez bloqué en louchant, que la pluie c'était les anges qui faisaient pipi… c'est quoi le truc le plus débile auquel tu croyais petit ?
Dans cet épisode, Marc Bourreau s'entretient avec Jim Jarrassé sur les enjeux des primaires politiques à un an de l'élection présidentielle. Is analyse les difficultés rencontrées par les différents partis pour organiser ces processus de désignation, que ce soit à gauche ou à droite. Ils soulignent l'importance de bien préparer et d'expliquer clairement les règles d'une primaire réussie, tout en s'interrogeant sur les solutions pour écrêter le nombre de candidats. Plutôt que de se concentrer sur ces mécanismes, les experts recommandent aux partis de se concentrer sur l'élaboration de leurs programmes et de trouver des réponses concrètes aux préoccupations des Français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:22:41 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Alors que les États-Unis et Israël semblent plus que jamais embourbés dans la guerre qu'ils ont lancée contre l'Iran, nos invités sont Thomas Gomart, directeur de l'Ifri et Aysegul Sert, journaliste, professeure affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po. - invités : Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI)., Ayşegül Sert Journaliste américano-turque. Elle réside actuellement à Paris où elle est Professeur affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
EXCLU PODCAST - Le débrief : Le record du monde nul auquel tu peux prétendre
Le président de la refondation de Madagascar a quitté Paris mercredi 25 février soir. Le colonel Michaël Randrianirina a rencontré Emmanuel Macron, à l'Élysée. Auparavant, il était reçu avec les honneurs par Vladimir Poutine à Moscou. Depuis la chute de l'ex-président Andry Rajoelina en octobre dernier, le commandant du Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques montre des signes de rapprochement avec la Russie, mais sa visite parisienne dans la foulée montre que Madagascar ne veut pas rompre avec son partenaire historique. La politologue Christiane Rafidinarivo est chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Elle est la Grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : Le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, achève une tournée qui l'a successivement mené à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine, puis à Paris aux côtés d'Emmanuel Macron. « Grand écart diplomatique, numéro d'équilibriste », disent déjà les commentaires… Vous partagez cette analyse ? Christiane Rafidinarivo : Le président de la Refondation de la République de Madagascar a toujours affirmé qu'il voulait mener une ligne diplomatique qui ne discrimine personne, qui ne cherche pas à rejeter d'emblée, par idéologie ou tout autre considération, un partenaire potentiel qui peut apporter quelque chose pour satisfaire les besoins de la population malgache, que l'on sait être dans une situation difficile. Il est vrai que Madagascar a toujours entretenu une relation privilégiée avec la France, mais la Russie est aussi un vieux partenaire. Finalement, voyez-vous vraiment une rupture dans la nouvelle diplomatie malgache ? En termes de partenariat, non, car la France est un partenaire de toujours. Et la Russie est un partenaire très ancien. Il me semble que Madagascar s'apprête à commémorer 55 ans de relation avec la Russie. Mais ce qui peut être qualifié de rupture, c'est ce recentrement de la diplomatie malgache sur les besoins immédiats des Malgaches. La vraie nouveauté est internationale, c'est le nouveau contexte géopolitique. Et c'est sans doute là que l'on peut mieux comprendre pourquoi on parle de renouvellement de partenariat. D'un côté, Madagascar affirme de nouvelles priorités tournées vers sa population, et d'un autre côté, tout cela se fait dans un contexte géopolitique qui a considérablement changé ces cinq dernières années justement. De son côté, la Gen Z, la société civile qui a principalement contribué à renverser l'ancien président Andry Rajoelina, dénonce une mise en scène diplomatique pour décrire la rencontre entre les présidents français et malgache à l'Elysée. Cette Gen Z, qui s'estime mise de côté, ne lui a-t-on pas volé sa révolution finalement, comme cela s'est vu dans d'autres pays d'Afrique où les militaires ont pris le pouvoir ? Ce que je constate et que j'observe en tant que chercheuse, c'est que la Gen Z est en dialogue avec le ministère chargé de la Refondation, qui est un ministère d'Etat, et même avec le président de la Refondation lui-même. Certains éléments très connus de la Gen Z sont dans les cabinets ministériels et la Gen Z continue effectivement à avoir une participation politique très intéressante dans l'espace public, de façon à avoir une forme de politisation qui puisse lui permettre de participer à la concertation nationale qui est en cours, certes, mais également au débat public de façon constructive. Et c'est ce qu'elle fait. Ce qui est très nouveau, c'est la liberté d'expression, d'opinion, de manifestation. Il y a un renouveau de la participation démocratique à Madagascar. Pour la première fois de son histoire, et si cela se concrétise, la Grande Île aura une constitution qui n'aura pas été parachutée par des experts extérieurs et avec une poignée de Malgaches. Est-ce une vraie coopération ou un rapport de force masqué ? Auquel cas, il y aurait une forme de démocratie de façade. Le moratoire sur les permis miniers a été levé. Désormais, excepté pour l'or, les entreprises extractives ont le droit d'exploiter les richesses minières malgaches. Que dire de cette nouvelle politique industrielle et minière ? Constatez-vous de nouveaux partenaires ou des partenaires anciens signer des contrats ? Ce que les autorités disent souhaiter, c'est l'ouverture à la concurrence, et surtout que ce soit un marché ouvert aux Malgaches mêmes, chose rare auparavant. L'or a été mis de côté car le président de la Refondation a expliqué, au retour de ses voyages aux Émirats arabes unis notamment, qu'il souhaitait organiser un comptoir de l'or avec une régulation beaucoup plus institutionnalisée du secteur, qu'il ne soit pas un secteur réservé aux grands acteurs en oligarchie, et surtout préempté par les trafiquants. Quand on sait que la Banque centrale malgache a très peu de réserves d'or dans ses coffres, on comprend à quel point ce pays a été pillé.
On ne pourra plus dire qu'on ne savait pas.Ce que je te partage aujourd'hui… c'est immense. Les dossiers Epstein, pour moi, ce n'est pas juste un scandale de plus. C'est un moment charnière dans l'histoire de l'humanité. Un point de non-retour. Le voile se lève, et ce qu'on découvre n'est pas confortable. Mais c'est nécessaire.Dans cet épisode, je te parle de cette révélation à travers ce que mes guides m'ont transmis. De qui gouverne réellement la planète Terre selon ma lecture énergétique. De cette élite qui, depuis des millénaires, maintient l'humanité dans une basse vibration à travers des rituels, du trafic humain, des abus inimaginables… et pourquoi tout ça est profondément spirituel.Je te parle de:Ce que représentent réellement les dossiers Epstein dans l'énergie collectivePourquoi cette révélation peut devenir soit une descente dans la peur… soit le plus grand tremplin d'ascension de notre humanitéLa purge énergétique massive que je ressens dans le collectif en ce momentLe choix crucial qu'on doit faire, individuellement et collectivementPourquoi ta mission d'âme est l'acte de rébellion le plus puissant qui soitL'importance de créer des communautés unies plutôt que de continuer à se diviserLe discernement spirituel dans une ère d'intelligence artificielle et de manipulationLes dangers énergétiques de consommer des informations de très basse vibrationComment protéger ton énergie si tu choisis de t'informerJe t'invite vraiment à écouter cet épisode avec conscience. Pas pour te perdre dans l'horreur. Mais pour te rappeler que nous sommes l'espoir. Que le pouvoir n'est pas “là-haut”. Il est ici. En toi. En nous.Prends soin de ton énergie. Reste connecté à ton âme. Et choisis l'unité.Bonne écoutexxMaéva✨ Reçois ma méditation guidée gratuite pour élever ton taux vibratoire (elle est chargée de hautes fréquences et agit comme un mini soin à chaque écoute) : https://www.guidecosmique.com/meditation-taux-vibratoire
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Chroniqueurs :Sarah SaldmannGauthier le BretFabien OntenienteJean-Claude DarmonGeorge FenechHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La mazal de ce mois-ci est particulière - c'est un mazal grâce auquel on peut réussir dans tout (rav Yéhouda Touitou) by Rav David Touitou
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durée : 00:05:31 - Dans la playlist de France Inter - Produit par DJ Lewis, collaborateur de Drake, le nouveau titre de Lala &ce a des airs de bailé funk brésilien. Auquel s'ajoute des sons de moteur récurrents. La moto qui semble être partout ces derniers temps.
Je ne sais plus qui a écrit : il n'y a que deux types d'histoires, un homme tombe amoureux d'une femme et un type arrive en ville. Et c'est vrai que des deux, celle qui émeut le plus, c'est la Love Story. Et qu'il y en a eu des légendaires dans l'histoire du showbizness, voulues et entretenues dans les médias, ou pas. Regardez John Lennon, rien que prononcer son nom, vous pensez déjà à Yoko Ono. Et pourtant, il a connu une sacrée histoire d'amour avant, et une belle. Je vous raconte ?Nous sommes à Liverpool en 1957. Quinze ans après avoir été ravagée par les bombardements, il y règne enfin une nouvelle joie de vivre avec la fin de la reconstruction. Surtout pour les adolescents. Bien que le quotidien soit difficile pour le monde ouvrier, c'est le règne de la débrouille comme chez les Powell. Cynthia, 17 ans, orpheline de père depuis peu, ne doit d'être inscrite à la grande école d'art de Liverpool qu'au fait que sa mère loue une partie de leur petite maison à quatre ouvriers.Les mois passent, Cynthia change, se laisse pousser les cheveux et ne porte ses lunettes à grosses montures que pour lire au tableau. Bon, elle ne descend pas toujours au bon arrêt de bus mais elle est plus avenante comme ça. D'ailleurs ce matin, le cours va débuter quand un jeune gars coiffé comme Elvis Presley déboule dans la classe, les mains dans les poches et le regard animal. Il se dirige vers le banc libre, juste derrière Cynthia et, après l'avoir frôlée, il s'effondre sur la chaise, puis lui tape sur l'épaule en disant, Salut, moi, c'est John ! Auquel elle répond par un Cynthia, en souriant, mais très vite car le prof qui a commencé son cours lui jette un regard en sourcillant.John emprunte du matériel de Cynthia dont il se sert à peine, il fait plus marrer la classe que travailler. En clair, il a atterri dans cette classe car les autres profs ne veulent plus de lui. Il est en fait tout ce qu'elle n'est pas, il se fout des cours, est effronté comme pas permis et ne pense qu'à attirer l'attention sur lui. Mais quand il vient avec sa guitare et chante entre les cours, ce n'est plus le même gars, il a une lueur dans le regard quand elle le croise qui la fait craquer. Ce n'est vraiment pas un type pour toi, lui dit sa meilleure amie. Et c'est vrai qu'il ne la calcule pas, il faut dire que leurs univers sont si différents. M'enfin, elle apprend qu'il est aussi orphelin depuis peu, comme elle, et qu'ils sont myopes tous les deux, et le cachent !Alors quand Cynthia se rend à une fête de fin d'année, devenue blonde et coiffée comme Brigitte Bardot, car elle a entendu John dire qu'il en était sot, toute de noire vêtue, comme lui, la jeune fille timide n'en revient pas de le voir arriver au pub. Mais la soirée se passe sans qu'il ne vienne vers elle, très occupé à amuser la galerie. Tu viens, Cynthia, on y va, on va rater le 72. Et alors que Cynthia met la main sur la poignée de porte, on la retient. C'est John qui lui demande de rester. Cynthia regarde son amie qui lui dit non du regard, mais elle reste, esquissant un sourire en guise d'excuse. Deux verres passent, de nombreuses phrases s'échangent puis John propose d'y aller. Où ? La chambre d'étudiant d'un copain. En sortant, la tranquillité de la rue tranche avec la cohue dans le pub, John en profite pour donner un long, passionné et irrésistible baiser à celle qui dans six ans sera connue dans le monde entier sous le nom de Cynthia Lennon, la maman de Julian.
"C'est la libre-antenne du dimanche midi ! Attablez-vous et venez débattre avec la joyeuse bande de Stephen Brun tous les dimanche entre 13h et 15h. Autour de la table : Benoït Boutron, Pierre-Ambroise Bosse, nos invités et vous bien sûr ! Les 3 sujets de débat Sport qui animent le week-end, la semaine écoulée ou la semaine à venir. "
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Marguerite Stern, ex femen, a longtemps fait partie d'une opposition dite de gauche, ouvertement opposée à la droite, représentante du patriarcat. Aujourd'hui elle aborde son virage conservateur et souhaite publiquement présenté ses excuses à l'Église catholiques et aux croyants. Soutenez-nous sur frontieresmedia.fr et frontieresmedia.fr !
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Manuel Bompard, coordinateur de LFI, répond aux questions de Florian Tardif au sujet de la décision d'Emmanuel Macron de ne pas miser sur un gouvernement NFP, de la procédure de destitution mise sur la table et de l'appel à manifester le 7 septembre.
Débat Biden-Trump: le pire cauchemar des démocrates s'est produit. La rencontre politique américaine avec Luc Laliberté, spécialiste en politique américaine.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Après le second tour des législatives, Emmanuel Macron devra sans doute nommer un nouveau Premier ministre, normalement issu du bloc qui l'aura emporté. Mais si aucune majorité ne se dégage, il pourrait avoir recours à un gouvernement technique. Qu'est-ce que cela veut dire ? Avec quelles personnalités ? Que peut-il faire ? Eclairage signé Marie-Bénédicte Allaire pour RTL. Ecoutez RTL vous explique avec Marie-Bénédicte Allaire du 27 juin 2024.
En entrevue, Bruno Marchand, le maire de la Ville de Québec.
ON(WARD) FASHION, le podcast des solutions business pour une mode durable, reçoit Nelly Rodi fondatrice de l'agence éponyme pour parler de la prévision de tendances, de l'évolution du métier et ses enjeux en 2024. #EXPERT NellyRodi, Peut-on encore prédire la mode avec quelques saisons d'avance ? Lire l'avenir dans le présent.Pas une diseuse de bonaventure ni de prophéties auto-réalisatrices.Nelly Rodi est un être hypersensible qui a réussi l'exercice brillant non seulement d'en faire un métier mais d'imposer son entreprise au monde entier, aujourd'hui leader dans la prévision de tendances pour l'industrie au global ou des clients en particulier, qui attendent les cahiers de tendance, osons le dire, comme le messie.Si Nelly Rodi et ses collaborateurs collectionnent et ordonnent les indices qui feront peut-être le futur de nos dressings, cette grande dame de l'habillement, de la décoration, de la cosmétique, ou encore de l'art de vivre, puise également ses inspirations dans la variété grandiose de ses souvenirs. Dans le livre qui sort cette année, intitulé « Quelques saisons d'avance » aux éditions Bouquins, on se plonge avec délice dans les détails parcimonieux d'une vie foisonnante de rencontres et d'expériences humaines et créatives extraordinaires.C'est pourtant bien, les pieds sur terre que l'on revient - à l'aune des affres du climat - avec des questions cartésiennes et une certaine jalousie quant à l'insouciance que le monde d'avant a seul pu connaître.Qu'est-ce qu'une tendance à l'heure du tout digital et des collections hebdomadaires, des marques de fast fashion ?Si les cabinets de tendances sont des guides pour les marques de mode, est-il possible d'utiliser leurs pouvoirs en faveur d'une transformation sociétale, vers un développement durable ?Et peut-être plus sérieux entre encore : peut-on diluer la créativité dans l'overdose ? Auquel cas, la mode dessert-elle son propre propos ?Puisqu'à n'en pas douter, vous resterez comme moi sur votre faim après cet épisode, foncez vous procurer une copie du livre de Nelly Rodi, « Quelques saisons d'avance » en ligne ou dans toute bonne librairie, et d'ici là, bonne écoute !Bonne écoute ! The Good Goods : https://thegoodgoods.fr/Instagram : https://www.instagram.com/thegoodgoods.fr/NellyRodi l'agence : https://nellyrodi.com/agence/ Le livre de Nelly Rodi, quelques saisons d'avance : Trame indicative de l'épisodeA propos de Nelly Rodi avant NellyRodiLes grandes tendancesVotre radarCahier de tendances, produit phare de NRScaler la méthodeLe futur des prévisionnistes de tendanceLe futur de la modeOuverture Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
REDIFF - En 2016, le médecin généraliste Jean-Marc Aydin reçoit dans son cabinet un de ses patients qu'il connait bien, qu'il suit pour des problèmes bénins. L'homme, un père de famille d'une trentaine d'années, consulte cette fois pour des douleurs lombaires, une pathologie très fréquente. Mais là, quelque chose interpelle le docteur Aydin. Si le patient se plaint de douleurs intenses qui vont jusqu'à le réveiller la nuit, sur le plan clinique, rien ne lui permet de confirmer une lombalgie ou toute autre pathologie liée au dos. Et pendant plusieurs semaines, il va tenter de comprendre de quoi souffre réellement son patient.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Tous les jours de la semaine, Europe 1 décrypte trois articles de la presse du jour.
durée : 00:01:52 - Les 80'' - par : Nicolas Demorand - Comme tous les ans à cette saison, place à mes quatre-vingts petites secondes de Noël.
Métrique et astuces Bookmakers #27 - L'auteur du mois : André MarkowiczNé à Prague en 1960, André Markowicz a traduit « tout » Dostoïevski, c'est-à-dire les romans et nouvelles en quarante-cinq volumes de l'auteur des « Frères Karamazov » (Actes Sud). Il est aussi, avec l'aide inestimable de Françoise Morvan, le traducteur du théâtre complet d'Anton Tchekhov ou de Nicolas Gogol. Ou encore l'oreille précieuse qui mit près de vingt-cinq ans à restituer les 6500 vers d'« Eugène Onéguine » d'Alexandre Pouchkine. Tout ceci, parmi plus de 150 ouvrages depuis 1981, traduits du russe, de l'anglais, du latin ou du breton, aux éditions Mesures, Inculte ou José Corti. Il vit et travaille à Rennes. André Markowicz (3/3)Un traducteur est un auteur. André Markowicz le prouve chaque jour depuis quarante ans, d'un pays à l'autre, d'une forme à l'autre – y compris quand il s'échine à chercher le ton juste d'un personnage… dans une simple blague juive. Parmi les cent cinquante livres que compte sa bibliographie, on lui doit 14 pièces de Shakespeare aux éditions Les Solitaires Intempestifs, 401 poèmes chinois du VIIIe siècle (dans son chantier le plus fou : « Ombres de Chine », aux éditions Inculte) ou encore une nouvelle version du chef-d'œuvre de Mikhail Boulgakov, « Le Maître et Marguerite », traduit avec Françoise Morvan, toujours aux éditions Inculte – ce qu'il décrit parfois comme « l'aboutissement de tout son travail de traducteur de la littérature russe ». Mais ces ouvrages, composés avec la même fièvre de partage, ne doivent pas occulter les milliers de pages signées par Markowicz en solo. Ce maître en métrique est l'auteur de quatre recueils de poèmes quasi confidentiels (« Figures », « Herem »), d'un récit autobiographique en vers et sans point, à lire d'un seul souffle, sur l'appartement de sa grand-mère (« L'Appartement », Inculte). D'un sidérant journal public tenu depuis dix ans sur Facebook, à raison d'une chronique tous les deux jours, matière première des épais volumes de sa série « Partages » qui paraît maintenant chez Mesures, maison d'édition indépendante qu'il a créée avec Françoise Morvan. Ou récemment d'un tout petit essai géopolitique et littéraire, intitulé « Et si l'Ukraine libérait la Russie ? » (Le Seuil), vendu à dix mille exemplaires. Tels sont certains des sujets évoqués dans la toundra de ce troisième et dernier épisode, en compagnie d'un homme qui s'est longtemps senti « gêné, comme empêché d'écrire ». Un créateur qui ne traduit que des morts. Et qui, étrangement, ne semble pas plus inquiet que ça face à l'invasion des intelligences artificielles. Auquel on ne peut que souhaiter, en citant sa traduction du tout dernier poème de Vladimir Maïakovski, qu'il n'ait jamais « la honte de devenir raisonnable ». Enregistrement : octobre 2023 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Mathilde Guermonprez - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Lectures : Sabine Zovighian, Perrine Kervran, Mina Souchon - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio - Samuel Hirsch
Après avoir fait preuve de patience, il va falloir… faire preuve de patience. Censé se prononcer hier sur la réintégration d'Ousmane Sonko sur les listes électorales, le tribunal de Dakar a mis la décision en délibéré jusqu'à demain. Démarrée en février 2021, cette saga commence à « s'étire[r] en longueur » souffle Jeune Afrique, et ce n'est peut-être pas terminé : « en cas de décision défavorable, (…) les avocats de l'opposant auront la possibilité de faire appel ». Auquel cas, « l semble peu probable que l'affaire puisse être jugée devant la Cour suprême avant le 26 décembre ». La saga pourrait donc recommencer pour une saison supplémentaire.Dakar Matin veut voir dans cet interminable marathon le signe du « courage » et de la « résilience » d'Ousmane Sonko, qui incarne même, selon le journal, « le vent du changement longtemps attendu » face à « des années d'injustice ».Pour la défense d'Ousmane Sonko, une tentative de l'empêcherDe fait, rappelle JA, la décision « conditionne l'éligibilité de l'opposant à la présidentielle de février », et les délais sont serrés : le verdict tombera « moins de deux semaines avant la date de fin de dépôt des candidatures », là encore, en admettant qu'il n'y ait pas d'appel. Et cette élection, insiste Dakar Matin, « représente un moment crucial, où chaque coup porté contre [Ousmane Sonko] résonne comme un affront à la démocratie. »D'où la crainte de nouvelles échauffourées en cas de décision défavorable. Pour Aujourd'hui au Faso, à ce stade, « tout le monde retient son souffle et espère un dénouement sans encombre », après les violences provoquées par la condamnation de l'opposant à deux ans de prison pour corruption de la jeunesse au mois de juin. « Va-t-on, poursuit le titre burkinabè, de nouveau assister à des scènes de guérillas urbaines dans les rues de Dakar et d'autres villes du Sénégal ? »À lire aussiSénégal: le tribunal reporte sa décision sur la légitimité ou non de la radiation de Sonko des listesDans tous les cas, estime Dakar Matin encore, cette affaire met en lumière la nécessité de restaurer le contrat social entre le peuple et la justice : cette dernière « est censée être l'instrument qui garantit l'équité et l'application égale des droits ». Et lorsque cet instrument est perçu comme inéquitable, « marqué par des "deux poids deux mesures" », c'est toute la paix sociale qui est remise en cause, avance le journal. Une lourde responsabilité pèse donc sur le tribunal, prévient Dakar Matin : « l'institution judiciaire est cruciale pour restaurer la confiance, et maintenir l'intégrité de notre nation. »Au Burkina Faso, les 25 ans de la mort de Norbert ZongoEt il s'agit là aussi, accuse L'Observateur Paalga, d'un « interminable feuilleton politico-judiciaire ». Vingt-cinq ans donc que le journaliste burkinabè, directeur de publication de L'Indépendant, a été retrouvé mort, alors qu'il enquêtait sur la mort du chauffeur de François Compaoré, le frère de l'ancien président Blaise Compaoré. Un quart de siècle plus tard, la « longue quête de justice (…) n'a pas abouti », ce qui fait dire à Wakat Séra que cela fait « 25 ans que Norbert Zongo ne repose pas en paix. »Pourtant, retrace L'Observateur Paalga, les moyens étaient là : « face à l'onde de choc créée » par la mort du journaliste, « le pouvoir fut obligé de consentir la mise en place d'une Commission d'enquête indépendante » qui a accouché d'un rapport pointant vers six suspects. Mais cela ne suffit pas à rendre justice, et, accuse Wakat Séra, « de parodies de procès en non-lieu », la vérité « totale » sur ce qui s'est déroulé ce 13 décembre 1998 reste inconnue.Le rôle potentiel de la France pointé par les journauxEt pour cause : la justice française n'a, jusqu'à présent, pas permis l'extradition de François Compaoré, principal suspect dans l'affaire. Sauf que, rappelle Aujourd'hui au Faso, « si à un moment (…) on a eu l'impression que c'est la France qui bloquait ce dossier, (…) tout cela semble être derrière nous car le 3 mars 2020 [Paris] a décidé qu'il était extradable ». C'est à présent du côté de la Cour européenne des droits de l'homme que cela coince, puisque L'Observateur Paalga rappelle que d'après la CEDH, l'extradition de François Compaoré « entraînerait des conséquences d'une gravité exceptionnelle sur sa sécurité et son intégrité. »Et pour cause : depuis les deux coups d'État vécus par le pays, « les assurances données sous Roch Marc Christian Kaboré se sont effondrées ». Il n'empêche : pour le journal, dans un contexte où « de nombreux nuages sont en train de s'amonceler au-dessus de la liberté de la presse pour laquelle Norbert Zongo » s'est battu, mettre un point final au feuilleton judiciaire renfermerait tout un symbole.À lire aussiBurkina Faso: 25 ans après la mort de Norbert Zongo, une volonté de justice intacte
Dans cette vidéo : Chris & Brian reviennent à chaud sur la très belle performance de Jalin Turner face à Bobby Green. Il se présente comme un potentiel adversaire à BSD pour leur prochain combat, et on ne ferme pas cette porte ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au croisement de la poésie et de l'art de la scène, le slam s'est imposé en Côte d'Ivoire comme un genre artistique incontournable, à la popularité solide. Pour comprendre ce succès, RFI a tendu son micro aux slameurs d'Abidjan, sur scène et en dehors. De notre correspondante à Abidjan,Le public du slam est un public fidèle. Il donne la réplique aux artistes, connaît leurs gimmicks et leurs mélodies. Car le slam, c'est de la poésie, mais pas seulement : des interactions avec le public, de l'improvisation parfois, des textes murmurés, scandés ou rapés, une mise en scène, de la musique…Le slam connaît à Abidjan un succès jamais démenti depuis le début des années 2000, et s'est progressivement professionnalisé. « Ça évolue bien ! Nous, on a commencé avec deux spectateurs, et aujourd'hui, on arrive à faire 600 places, 800 places, 1500 places, fait valoir le doyen Bee Joe, slameur depuis 1990 et président de la Fédération ivoirienne de slam. Et quand on va en compétition internationale, on se classe parmi les meilleurs. On a été 3ᵉ au niveau mondial, demi-finalistes cette année. Je pense que c'est dû à notre diversité. D'un slameur à un autre, le champ est large. Ici, il y a du rythme, de l'impact, de la percussion. »À lire aussiAutorité orale: le slam de microMega« Ça slame du tonnerre ! »Le secret de son succès ? Parvenir à se réinventer sans cesse. Ainsi, ce milieu très masculin a vu naître ces dernières années une nouvelle étoile, une jeune femme, Amee, qui porte sur scène des textes politiques et féministes. « C'était rare à l'époque de voir une femme prendre la parole sur cet angle. Et puis, le fait que j'ai des textes très engagés, qui parlent de la condition de la femme, c'est juste le reflet de ce que j'ai vécu, de ce à quoi j'ai assisté au quotidien. C'est assez masculin, mais étrangement, c'est l'un des milieux où les femmes sont le plus respectées, le plus à leur aise », explique-t-elle.Le collectif Au Nom du Slam, présidé par Amee, organise tous les ans le festival Babi Slam, qui attire des artistes internationaux. Cette année, pour la 7ᵉ édition, une jeune Française, Chloé M, était invitée à participer au jury : « À partir du moment où on m'a dit “Tu vas aller slamer en Côte d'Ivoire”, j'ai dit oui dans la seconde ! Je trouve ça génial, parce qu'en France, le slam n'est pas forcément très développé, tout le monde ne connait pas encore. Je me disais déjà qu'il fallait faire connaître le slam en France, et je ne me rendais pas compte que dans plein d'autres pays, il y avait des slameurs ! Notamment les pays d'Afrique, ça slame du tonnerre en fait ! »La scène en Côte d'Ivoire compte près de 200 artistes répertoriés par la Fédération. Auquel s'ajoutent des centaines de slameurs amateurs et de passionnés.À lire aussiRFI Musique: Les reflets intimes de Grand Corps Malade
Ce mercredi 27 septembre sort le 50e film de Woody Allen, "Coup de chance", un long-métrage tourné à Paris. Une journée idéale pour évoquer l'obsession du cinéaste... Pas pour les femmes, mais pour le jazz ! Auquel il a été beaucoup plus fidèle. Les Grosses Têtes vous proposent de découvrir ou redécouvrir le podcast de Florian Gazan. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.
Ce mercredi 27 septembre sort le 50e film de Woody Allen, "Coup de chance", un long-métrage tourné à Paris. Une journée idéale pour évoquer l'obsession du cinéaste... Pas pour les femmes, mais pour le jazz ! Auquel il a été beaucoup plus fidèle. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.
*** La newsletter reprend dès cette semaine ! Pour ne rien rater, cliquer ICIMerci et à très vite In Chaa Allah ! ❤***Qui ne s'est jamais dit : j'aimerais tant ressentir le Coran et non le lire comme un roman ?Qui n'a jamais ressenti une culpabilité à scroller plus aisément vers l'infini et l'au-delà plutôt que de se diriger vers la parole d'Allah ?Cela nous est tous arrivé au moins une fois n'est-ce pas ?Aujourd'hui, je reçois un frère en Allah, qui a traversé un océan, changé de continent pour parfaire son rapport au Coran. Dans la première partie de notre conversation, Abdel Karim, fondateur du projet "vivre le Coran" nous partage ce qu'il a appris durant ses années d'études, et pourquoi il en est ressorti peu grandit. Son expérience est très belle, car elle est aussi singulière qu'universelle. À n'en pas douter, vous vous retrouverez dans certaines de ces émotions, dans ses décisions, mais également peut-être, ses déceptions.Vous pourriez me demander ? Mais Madina, qu'est-ce que cela à avoir avec le mariage ? Avec l'amour ?Auquel cas je vous répondrais… tout. Ou du moins, beaucoup.Le Coran soigne notre cœur. Et le cœur est versatile. Sans guidance, il s'apparente à un bateau à la merci de bourrasques déchaînées. Lorsque notre cœur n'est pas en connexion avec la parole de notre Créateur, il est dirigé par des émotions mal maitrisées et un égo surdimensionné. Et nous ne le savons que trop bien, un égo non éduqué peut faire bien des dégâts dans toutes les relations, mais particulièrement au sein des unions.Ressentir le Coran, ça s'apprend. Pour découvrir comment notre frère Abdel Karim y est arrivé, je vous laisse en sa compagnie et cela sans plus tarder
Aujourd'hui, je vous propose la rediffusion de mon épisode avec Catherine Testa, la fondatrice du média L'Optimisme, conférencière et auteure. Avec Catherine, nous avons parlé de sa prise de risque pour s'engager dans le développement durable en 2006, époque à laquelle il n'était pas coutume d'en parler et de sa prise de risque pour créer son média sur l'Optimisme auquel personne ne croyait. 3 leçons à retenir de cet épisode : 1- Donner naissance à son projet si on y croit vraiment sans donner trop d'importance aux dires de son entourage2- Accepter que l'on est imparfait3- Réaliser que l'entreprenariat est un marathon et non un sprint. Belle écoute ! Catherine Testa sur Instagram : https://www.instagram.com/etsionsouriait/Pour retrouver les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/lalea.podcast/Pour découvrir ma vie de maman entrepreneuse : https://www.instagram.com/laufromparis/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 2016, le médecin généraliste Jean-Marc Aydin reçoit dans son cabinet un de ses patients qu'il connait bien, qu'il suit pour des problèmes bénins. L'homme, un père de famille d'une trentaine d'années, consulte cette fois pour des douleurs lombaires, une pathologie très fréquente. Mais là, quelque chose interpelle le docteur Aydin. Si le patient se plaint de douleurs intenses qui vont jusqu'à le réveiller la nuit, sur le plan clinique, rien ne lui permet de confirmer une lombalgie ou toute autre pathologie liée au dos. Et pendant plusieurs semaines, il va tenter de comprendre de quoi souffre réellement son patient. Découvrez "Symptômes", le nouveau podcast natif RTL qui vous emmène dans le cabinet d'un médecin confronté un jour à un cas mystérieux, à des symptômes parfois jamais vus ailleurs.
learn how to use Lequel, Auquel, and Duquel
Si je vous dit « charge mentale », à quoi pensez-vous en premier ? Vaisselle, linge, enfant, organisation, rendez-vous médicaux… Moi il y a beaucoup de sujets qui me viennent à l'esprit ! Mais il y en existe un, plus discret et silencieux que les autres. Auquel on ne pense pas automatiquement : la contraception. Encore trop une affaire de femmes. D'un côté, ça se comprend : ce sont les femmes qui tombent enceintes en cas de grossesse non désirées, ce sont elles qui mènent cette grossesse à terme ou l'interrompent. Mais est-ce vraiment une raison pour s'en dédouaner ? À ce que je sache, c'est un sujet important qui implique pourtant deux personnes ! Pour vous donner un ordre d'idée, en France, 72 % des femmes sont concernées par la contraception. Pilule, multiples grossesse non désirée, apprentissage de la symptothermie, congélation des ovocytes… Aujourd'hui, Margaux a accepter de nous raconter son histoire avec la contraception. Ses aventures mais aussi ses mésaventures. Et surtout ses questionnements autour de ce sujet si sensible et tabou, qu'on laisse entre les mains des femmes pour ne pas avoir à s'en soucier. Comment trouver la contraception juste pour nous ? Comment faire face à une grossesse non désirée, et ce plusieurs fois ? Quelle posture adopter dans un couple face à cette question de la gestion de la contraction ? Je laisse Margaux vous raconter son histoire et je vous souhaite une très bonne écoute.
Hit the subscribe/follow button on your Podcast player, so you won't miss the latest episode. This podcast gives you practice exercices to speak more naturally in french. You will hear dozen of examples sentences in French about a single grammar point. Today you will practice les pronoms relatifs en français! ➡️Full transcript of this episode can be found here intuitivefrench.com Leave a review on Itunes it will help more people to find this podcast! ------------ Ce podcast vous propose un entrainement pour parler plus naturellement en français. Vous trouverez des dizaines d'exemples sur l'utilisation de la grammaire française. ➡️La transcription est disponible sur intuitivefrench.com Laissez un avis sur iTunes pour aider d'autres étudiants à trouver ce podcast! | À propos de moi: Site: intuitivefrench.com Facebook/Twitter/Instagram: @intuitivefrench
En 2016, le médecin généraliste Jean-Marc Aydin reçoit dans son cabinet un de ses patients qu'il connait bien, qu'il suit pour des problèmes bénins. L'homme, un père de famille d'une trentaine d'années, consulte cette fois pour des douleurs lombaires, une pathologie très fréquente. Mais là, quelque chose interpelle le docteur Aydin. Si le patient se plaint de douleurs intenses qui vont jusqu'à le réveiller la nuit, sur le plan clinique, rien ne lui permet de confirmer une lombalgie ou toute autre pathologie liée au dos. Et pendant plusieurs semaines, il va tenter de comprendre de quoi souffre réellement son patient. Découvrez "Symptômes", le nouveau podcast natif RTL qui vous emmène dans le cabinet d'un médecin confronté un jour à un cas mystérieux, à des symptômes parfois jamais vus ailleurs.