Le décryptage du fait d’actualité du jour avec un à trois spécialistes invités pour contextualiser, expliquer et commenter. Émission présentée par Marie Casadebaig et préparée par Éléonore Krainik. *** À partir du 1er avril 2019 : diffusions du lundi au jeudi à 16h10 TU vers le monde et Paris (donc…

La guerre civile au Soudan, la plus grande crise humanitaire au monde selon l'ONU, dure depuis bientôt trois ans. Ce conflit est né de luttes internes et a été entretenu par les puissances régionales. À ce jour, aucune des tentatives de négociation n'a abouti et le conflit déborde ici ou là. Le Tchad a ainsi annoncé la fermeture de sa frontière ce matin, lundi 23 février 2026, après des incursions répétées de groupes armés. Avec : - Clément Deshayes, anthropologue, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), laboratoire Prodig.

La soumission chimique est un mode opératoire criminel dont on a à nouveau parlé, cette semaine, avec la publication du livre de Gisèle Pélicot, victime des viols de Mazan. Cependant, il ne s'agit pas d'une arme utilisée seulement pour droguer une femme et la violer. Elle peut, par exemple, être un moyen de capter un héritage ou de prendre le dessus face à un concurrent, quel que soit le domaine. Il y a autant d'histoires qu'il y a de victimes. Pour mener le combat, il faut de la formation, de l'éducation, une prise de conscience et chasser les idées reçues. Avec : - Leïla Chaouchi, pharmacienne, fondatrice du CRAFS (Centre de Référence sur les Agressions Facilitées par les Substances), experte nationale de l'enquête Soumission Chimique auprès de l'ANSM, autrice de Soumission chimique. Pour en finir avec les idées reçues (J.-C. Lattès)

Pendant près de 25 ans, il a été un agent de terrain, au sein du service clandestin de la DGSE, la Direction générale de la Sécurité extérieure. Sa famille et ses proches ignoraient tout de sa double vie. Vincent Crouzet a traîné ses guêtres en Angola, au Zaïre, au Zimbabwe, en Afrique du Sud, en Ouganda ou en Côte d'Ivoire… Puis il a quitté le renseignement. Il est devenu écrivain. Son dernier ouvrage fait partie d'une collection qui veut éclairer un métier mal connu du grand public. Avec : Vincent Crouzet, ancien agent de renseignement ayant travaillé pour la DGSE, auteur du livre Le jour où je suis devenu espion (éditions de l'Observatoire).

Assez peu connue du grand public, la conférence de Munich sur la sécurité est un forum créé en 1963. À l'origine, c'était l'occasion pour les responsables politiques et militaires ou les diplomates de faire le point sur les relations transatlantiques. C'est là que le vice-président des États-Unis, J.D. Vance avait, l'année dernière (2025), livré un discours dont la violence avait estomaquée ses anciens alliés européens. Le week-end dernier, avec le chef de la Diplomatie américaine, Marco Rubio, à la tribune, le message était plus policé dans la forme. Mais le discours ne semble pas avoir changé dans le fond. Avec : Delphine Allès, professeure des Universités en Science politique, vice-présidente de l'Inalco, directrice scientifique du programme Decript.

Parce qu'ils ont compris qu'avec la guerre, ils pouvaient tout perdre, un couple de chercheurs ukrainiens est allé à la rencontre de leur pays. Une quarantaine de voyages, en trois ans et demi, dans les territoires libérés ou proches du front. Une sorte de reportage philosophique. Qu'est-ce que la guerre change au fond ? Avec : - Tetyana Ogarkova, essayiste et journaliste, animatrice du podcast en français « L'Ukraine, face à la guerre » - Volodymyr Yermolenko, philosophe et écrivain, président de PEN Ukraine. Ils sont les auteurs de La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd'hui (Gallimard)

L'État de droit, c'est ce qui protège les individus face à l'arbitraire : tous les individus, à égalité. Il est aujourd'hui malmené, dans le monde entier. Et ce n'est pas par hasard. S'en prendre à la justice, c'est attaquer l'un des piliers de la démocratie. C'est ce que font les populistes. Avec : - Magali Lafourcade, magistrate, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH). Autrice de La justice en procès - Les Populistes à L'assaut de L'tat de droit (Les petits matins).

Wine Paris a ouvert ce matin. Les professionnels des vins et des spiritueux s'y rencontreront pendant trois jours. La nouveauté 2026, c'est le nolo - les boissons sans alcool (no) ou avec très peu d'alcool (low). Comment se porte un secteur longtemps présenté comme faisant partie de la culture hexagonale ? Entre le changement climatique, la baisse de la consommation de vin et les menaces de nouvelles taxes pour le marché américain, les professionnels vont-ils pouvoir s'adapter ? Avec : - Jean-Marie Cardebat, professeur à l'Université de Bordeaux et affilié à l'Inseec Grande École - Joan Cortinas Muñoz , chercheur à la Chaire Santé de Sciences Po Paris, co-auteur du livre Des lobbys au comptoir. L'industrie de l'alcool contre la santé, éditions Raison d'agir.

Le 7 février 2026 aurait dû être la date marquant la fin du Conseil présidentiel de transition en Haïti. Une assemblée qui devait ramener la sécurité, assurer l'intérim et préparer des élections. Il n'y a pas eu d'élection depuis près de 10 ans en Haïti. Les gangs font la loi et le voisin américain impose des sanctions. À la veille de cette date importante, RFI vous propose une journée spéciale Haïti, vendredi 6 février 2026, et plusieurs émissions consacrées à Haïti. Avec nos invités : - Frédéric Thomas, docteur en Sciences politiques, chargé d'étude au Centre tricontinental (CETRI), auteur de « Haïti. Briser le piège colonial », aux éditions du Seuil - Wilsot Louis, docteur en Sociologie et chercheur associé au Laboratoire de changement social et politique (LCSP) de l'Université Paris Cité.

Jeffrey Epstein était un pédocriminel avec des relations dans de très nombreux cercles : politiques, économiques artistiques et intellectuels. Le financier a été retrouvé pendu en prison en 2019, sans avoir pu être jugé pour avoir monté un réseau d'exploitation sexuelle de très jeunes filles. Avec la publication de 3 millions et demi de nouveaux documents, vendredi dernier (30 janvier 2026) par le ministère américain de la Justice, l'affaire Epstein éclabousse bien au-delà des États-Unis. Outre les crimes sexuels, elle révèle l'impunité des puissants. Avec nos invités : - Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne nouvelle, auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours. Éditions Hachette éducation - Tristan Cabello, politologue, historien spécialiste des États-Unis, maître de conférence à l'Université Johns Hopkins à Washington.

La campagne pour les municipales de 2026 commence aujourd'hui à la radio et la télévision. Un mois avant la campagne officielle. En France, les élections municipales ont longtemps eu les taux d'abstention les plus bas. Les maires sont d'ailleurs les élus auxquels les Français font le plus confiance. Plusieurs changements sont au programme cette année, comme la fin du panachage ou la parité totale, y compris dans les plus petites communes. Avec notre invité : Dorian Dreuil, politologue, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, directeur d'étude de l'Institut Bona Fidé.

Depuis près de 25 ans, la Cour pénale internationale enquête et juge les auteurs de génocide, de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre. La CPI n'a pas eu peur de poursuivre des chefs d'État comme Omar el-Béchir, ou plus récemment Vladimir Poutine. En lançant un mandat d'arrêt contre Benjamin Netanyahu, elle s'en est pris à un allié des États-Unis. Cela n'a pas plu à Donald Trump qui a pris un décret sanctionnant des juges et des procureurs de la cour. Ce qui entraine pour eux une interdiction du territoire américain, l'impossibilité d'avoir une carte de crédit ou des risques de poursuites pour les proches. Un traitement plutôt réservé aux criminels, alors que les magistrats défendent le droit international. Mame Mandiaye Niang est l'un de ces procureurs sanctionnés. Il est l'invité exceptionnel de Décryptage. Avec notre invité : Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI.

En Israël, la dépouille de Ran Gvili, a été rendue lundi (26 janvier 2026) et identifiée. Tous les otages, morts ou vivants sont désormais restitués. C'était une condition pour poursuivre le plan de paix proposé par Donald Trump. Israël avait déclaré que le point de passage de Rafah avec l'Égypte serait rouvert, une fois rendu le corps de Ran Gvili. La date n'est pas encore connue. Ce qui est certain, c'est que ce sera une réouverture limitée aux piétons. Avec nos invités : - Ziad Medoukh, professeur de français dans les universités de Gaza, poète et écrivain d'expression française - Claire Nicolet, coordinatrice des opérations de Médecins sans frontières (MSF) à Gaza.

Les temps sont durs pour le Louvre. Après le spectaculaire cambriolage du 19 octobre, le musée a dû fermer des salles dont le plancher menaçait de s'effondrer, subi un dégât des eaux qui a endommagé plusieurs centaines d'ouvrages, vu toutes sortes de défaillances rendues publiques par les différents audits ou enquêtes, et il affronte un mouvement de grève des personnels. Le plus long de son histoire. Tout cela alors que deux grands projets doivent être menés : l'un pour restaurer le bâtiment, l'autre vise à créer une nouvelle entrée au musée et une salle réservée à la seule Joconde. Le Louvre est une vitrine pour les touristes, tout comme l'est la cathédrale Notre Dame de Paris. Mais des centaines d'autres musées, d'autres églises doivent être restaurés. Avec nos invités : - Maryvonne de Saint Pulgent, ancienne directrice du Patrimoine, autrice du tract «Alerte sur le patrimoine» chez Gallimard (à paraître le 29 janvier 2026) et «La gloire de Notre Dame» chez Gallimard - Jean-Christophe Castelain, directeur de la revue L'Oeil et du Journal des arts.

Wikipedia a 25 ans depuis quelques jours. Cette encyclopédie collaborative en ligne est l'un des dix sites les plus consultés sur internet, le seul qui ne capte pas les données, qui ne demande rien et qui cherche à mettre les gens d'accord plutôt que les opposer. Un outil incroyable, qui publie dans plus de 300 langues. Très décrié à ses débuts, il a fait ses preuves. Mais à l'heure de la désinformation, il est menacé par les intelligences artificielles et se défend. Avec nos invités : - Lionel Barbe, maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Nanterre, a dirigé l'ouvrage Wikipédia, objet scientifique non identifié (Presses universitaires de Paris-Ouest) et Wikipédia, objet de médiation et de transmission des savoirs (Presses universitaires Paris Nanterre) - Rémy Gerbet, directeur exécutif de Wikimédia France.

En Inde, il est possible de se retrouver en prison pour avoir volé une pomme, tué sa mère ou pour n'avoir rien fait du tout. Derrière les barreaux, c'est l'enfer. Un système de castes tout aussi inégalitaire que dans la société indienne. Valentin Hénault se trouvait en Inde, en 2023, pour tourner un documentaire sur les femmes dalits. Son histoire est terrifiante. Il la raconte dans un livre qui vient de sortir : « J'avais un rêve indien - dans l'enfer de la prison de Gorakhpur », paru chez Buchet-Chastel. Avec notre invité : Valentin Hénault, auteur de « J'avais un rêve indien. Dans l'enfer de la prison de Gorakhpur » (Buchet-Chastel).

En France, la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public reprendra ses travaux demain (20 janvier 2026) après quelques semaines d'interruption. Depuis fin novembre 2025, une trentaine de députés examinent le fonctionnement de la radio et la télévision, dans une ambiance parfois tendue. Les professionnels et les dirigeants de chaîne doivent s'expliquer, alors que des médias privés les accusent d'être de gauche, pro-palestiniens voire pro LGBT, et que les budgets baissent d'année en année. La France n'est pas la seule concernée par ces accusations et les menaces sur le financement de l'audiovisuel public. Avec notre invité : Alexis Lévrier, historien des médias et maître de conférences à l'Université de Reims. Auteur de Jupiter et Mercure : le pouvoir présidentiel face à la presse (éditions Les petits matins).

Le conseil de sécurité de l'ONU se réunit ce jeudi (15 janvier 2026) pour parler de l'Iran. Jamais on n'avait assisté à une répression d'une telle violence. L'inquiétude est immense, pour les familles, les proches à l'intérieur et à l'extérieur du pays, d'autant plus qu'Internet est toujours coupé. Mardi 14 janvier 2026, Donald Trump assurait que l'aide était en route. Mais une intervention a des conséquences. Et les pays de la région : l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont mis les États-Unis en garde. Il n'empêche, la colère ne retombe pas. Avec : - Armin Arefi, Grand reporter au Point, spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, co-auteur du documentaire « Gardiens de la Révolution. Les maîtres de l'Iran », disponible sur arte.tv - Jonathan Piron, historien et spécialiste de l'Iran au GRIP, le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité, basé à Bruxelles.

Mardi prochain, le 20 janvier 2026, cela fera un an que Donald Trump a commencé son deuxième mandat. L'occasion d'aborder divers aspects de cette présidence, omniprésente, qui ne cherche pas de compromis mais conclut des deals, qui met en avant la grandeur de l'Amérique et bouleverse l'ordre international. Les Européens se souvenaient de leur histoire commune, croyaient partager une certaine vision de la démocratie, de la liberté de la presse de la science ou de l'entraide. C'est du passé. Aujourd'hui, les États-Unis développent leur sphère d'influence, ont des vues sur le Groenland et considèrent que la grandeur d'un pays, c'est sa puissance. Les Européens ne sont plus des alliés. Ils sont des clients. - Tara Varma, directrice du Bureau de Paris du German Marshall Fund.

En 2025, des cyberattaques ont été menées en France contre le ministère de l'Intérieur et celui des Sports, contre la Poste, Mondial Relay et Colis privé, contre des fédérations de sport et de très nombreuses entreprises, des hôpitaux ou des organismes disposant de données sur la santé et le travail. 2026 est bien partie, avec notamment un piratage important à l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration. Ces fuites de données ont eu, ont, ou auront des conséquences. Les inquiétudes sont déjà grandes pour les élections municipales de mars 2026. Pourquoi les particuliers, les entreprises ou les administrations ne se protègent-ils pas mieux ? Clément Domingo est un hacker éthique, qui veut faire du cyberspace un endroit plus sûr. Il a d'autres ambitions. Pour l'Afrique notamment. Avec : Clément Domingo, expert en cybersécurité, hacker éthique.

La capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis la semaine dernière n'était pas uniquement motivée par la poursuite d'un trafiquant de drogue. Donald Trump l'a dit, il veut récupérer le pétrole vénézuélien. Le contrôle des ressources énergétiques, c'est un élément de la puissance d'un pays. Pas seulement pour des raisons économiques. Les Etats unis vont-ils bouleverser l'exploitation du pétrole au Vénézuéla ? Quelles peuvent être les conséquences sur les marchés, pour les sociétés du secteur et pour les relations internationales ? Avec : - Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrolière chez Kpler

C'est une île glacée grande comme quatre fois la France. Situé entre l'Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland est géographiquement près des États-Unis mais culturellement associé à l'Europe. Territoire autonome mais lié au Danemark, il est également stratégique pour des raisons économiques, militaires et géopolitiques. Lors de son premier mandat déjà, Donald Trump avait parlé de son intérêt pour le Groenland. Ce qui avait à l'époque été pris pour une lubie. Depuis que les États-Unis ont capturé Nicolas Maduro au Venezuela, le monde entier se dit que Donald Trump fait ce qu'il veut, sans s'embarrasser du droit international. Et il s'inquiète Avec : Alexandre Taithe, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique et coordinateur de l'Observatoire de l'Arctique.

C'est un nouveau mouvement de contestation, en Iran. Après celui des étudiants en 1999, ceux de 2009, 2019 et 2022, celui-là réunit des jeunes et des vieux, des femmes et des hommes, il concerne une cinquantaine de villes du pays. Dans un premier temps les forces de l'ordre ont semblé plus compréhensives face aux manifestants. Depuis, elles ont arrêté plus de 500 personnes, il y aurait une vingtaine de morts - sans doute plus et hier soir, les policiers ont attaqué un hôpital dans lequel ils cherchaient des blessés. Peut-être de moindre ampleur qu'en 2022 pour l'instant, le mouvement fédère les mécontentements politiques, après 47 ans de régime des mollahs. Et le contexte n'est plus le même. L'Iran vient de perdre son allié vénézuélien, il est menacé d'une intervention américaine par Donald Trump, sans oublier le voisin israélien qui s'assurerait bien lui aussi que le programme nucléaire iranien est anéanti. Avec : Kian Habibian, co fondateur de l'association We are Iranian Students Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, spécialiste iranienne des pays musulmans non arabes, autrice de Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique (éditions code9/la pensée et les hommes)

C'est sa 41ème aventure et c'est toujours un événement ! Astérix est de retour. Le nouvel album, Astérix en Lusitanie, est sorti ce jeudi 23 octobre 2025. Pourquoi plus de 60 ans après sa naissance, le petit Gaulois suscite-t-il toujours l'enthousiasme ? En quoi a-t-il évolué au fil des décennies ? [Rediffusion de l'émission du 23 octobre 2025] Avec : - Fleur Hopkins-Loféron, rédactrice pour les Cahiers de la BD, chercheuse indépendante - Nicolas Rouvière, maître de conférences en Littérature à l'Université Grenoble-Alpes, auteur de Astérix ou les lumières de la civilisation (PUF), Astérix ou la parodie des identités (Flammarion) et Le Complexe d'Obélix (PUF). À lire aussiAvec Astérix, le scénariste Fabcaro se sent «comme un gamin à qui on donne des jouets de luxe»

Le 18 novembre 2025, un sondage publié par l'Ifop affirmait que 33% des musulmans de France éprouveraient une forme de sympathie pour des mouvements islamistes. Un chiffre choc, parmi d'autres, largement relayé dans les médias et utilisé dans l'arène politique, jusqu'à être repris comme argument électora [Rediffusion de l'émission du 27 novembre 2025] Mais très vite, les critiques ont fusé. Questions floues, absence de définitions, commanditaire opaque, biais méthodologiques… Des chercheurs, des associations, des élus ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une opération politique sous couverture statistique. Quatre Conseils départementaux du culte musulman ont même porté plainte contre X. Face à eux, l'Ifop se défend et annonce à son tour des poursuites pour diffamation. Au-delà de cette affaire, ce sont les sondages eux-mêmes qui se retrouvent sur la sellette. Qui les commande, comment sont-ils produits, à quelles fins sont-ils utilisés ? À l'heure où les chiffres envahissent l'espace médiatique, quel pouvoir réel ont-ils sur nos représentations et nos décisions collectives ? Et peut-on encore parler d'«opinion publique» ou faut-il plutôt y voir une construction politique ? D'où cette question ce soir : les sondages fabriquent-ils l'opinion ? Avec : - Hugo Touzet, sociologue, auteur de Produire l'opinion (Éditions Ehess).

Il y a 40 ans, le 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior coulait dans la baie d'Auckland, victime des bombes des services secrets français. Le navire affrété par Greenpeace s'apprêtait à partir perturber les essais nucléaires menés par Paris dans les attols polynésiens. Une opération secrète, devenue une affaire d'État grâce au travail des journalistes de l'époque. Avec : - Edwy Plenel, journaliste, cofondateur de Mediapart, auteur de La Troisième Équipe. Souvenirs de l'affaire Greenpeace (Points-Seuil) - Jean Guisnel, journaliste, a suivi l'affaire Greenpeace pour le quotidien Libération, éditorialiste à Pyrénées Presse, co-auteur des mémoires d'Alain Mafart, Carnets secrets d'un nageur de combat : Du Rainbow Warrior aux glaces de l'Arctique (Albin Michel). [Rediffusion de l'émission du 10 juillet 2025]

Des massacres, des enfants arrachés à leurs familles, une culture combattue à des fins d'assimilation : selon une commission d'enquête de l'État de Victoria, les Aborigènes australiens ont bien subi un génocide perpétré par les colons européens dès la fin du XVIIIè siècle. Pourquoi ces accusations ? Comment sont-elles perçues en Australie ? Qu'en est-il de la réalité des peuples autochtones en 2025 ? [Rediffusion de l'émission du 7 juillet 2025] Avec : - Martin Préaud, anthropologue, docteur en Anthropologie sociale et culturelle, auteur des articles « Peuples autochtones en Australie : un génocide structurel ? » dans Mémoires en jeu n°12 (2020) et un « Un référendum qui laisse sans Voix – l'Australie refuse d'écouter ses peuples autochtones » dans Journal de la Société des Océanistes 2023/2 (n°157), p.273-284 - Delphine Durand, docteure en Histoire de l'art et des religions, écrivaine, membre du comité de rédaction de la revue Apulée aux éditions Zulma. Elle a coordonné le dossier « Mondes aborigènes d'Australie. Le sang des rêves ».

Ce sont des territoires lointains, aux extrémités du globe mais qui se retrouvent, aujourd'hui, au centre des préoccupations des grandes puissances mondiales, à tel point que la France vient de réviser, début décembre 2025, sa stratégie polaire. Au nord : l'Arctique, le plus petit océan de la planète, devenu «l'un des terrains de jeu mondiaux les plus stratégiques et inflammables», peut-on lire dans ce nouveau document du ministère français des Affaires étrangères. Au sud : l'Antarctique, terrain de recherches scientifiques et sanctuaire pour la biodiversité, désormais menacé, aussi, par les bouleversements du monde. La guerre en Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine, les États-Unis de Donald Trump, les ambitions chinoises et européennes, autant d'éléments qui ont donc poussé la France à mettre rapidement à jour sa stratégie jusqu'en 2040. Pourquoi les pôles sont-ils aujourd'hui tant convoités ? Quel rôle pour Paris face aux intérêts de Washington et de Moscou ? Quels risques pour la science et l'environnement ? Avec notre invité : Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en Géopolitique de la Transition énergétique à la Chaire de recherche du Canada sur l'hydrogène propre à l'Université du Québec à Trois Rivières, spécialiste des pôles. Auteur de la préface de l'ouvrage d'Elizabeth Buchanan «Alors tu veux acheter le Groenland…», aux éditions Saint Simon.

C'est une première, en Corée du Sud : le gouvernement a récemment reconnu, début octobre 2025, sa responsabilité dans l'adoption abusive de dizaines de milliers d'enfants envoyés à l'étranger. Au moins 140 000 enfants sud-coréens ont été adoptés entre 1955 et 1999, parfois en violation des droits humains, selon les conclusions d'une commission mise en place en Corée du Sud, justement pour révéler l'ampleur de ces pratiques frauduleuses : des falsifications d'identité, par exemple, ou des manquements dans les procédures légales de consentement des parents biologiques. Des pratiques identiques dans d'autres Etats et qui pointent, aussi, la responsabilité des pays occidentaux ayant accueilli ces enfants. Comment expliquer ces dérives ? Pourquoi n'en prend-on connaissance que maintenant ? Faut-il aller jusqu'à interdire les adoptions internationales ? Avec nos invités : - Christine Tournadre, co-autrice et co-réalisatrice du documentaire «Adoption Internationale, un Scandale Planétaire». - Fabio Macedo, chercheur, historien à l'Université d'Angers, co-auteur avec Yves Denéchère de l'«Étude historique sur les pratiques illicites dans l'adoption internationale en France».

Son élection était attendue, elle a largement été confirmée dans les urnes : avec 58% des suffrages, José Antonio Kast a été élu président du Chili. Succédant à la gauche de Gabriel Boric, il devient le premier chef d'État d'extrême droite depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet, que José Antonio Kast ne se cache d'ailleurs pas d'admirer. Alors pourquoi les Chiliens ont-ils fait ce choix ? Après l'Argentine, le Salvador et l'Équateur, jusqu'où le populisme et l'extrême droite s'étendront-ils en Amérique latine ? Comment expliquer cette tendance ? Avec notre invité : - Olivier Compagnon, professeur d'Histoire contemporaine à l'Université Sorbonne Nouvelle/Institut des Hautes Études d'Amérique latine, chercheur au CREDA - Mathilde Allain, enseignante chercheuse à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine et au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques et au CREDA.

Pendant 2 500 ans, des scientifiques, des astronomes et des navigateurs ont utilisé les méridiens pour mesurer le monde. Les méridiens qui sont aussi des instruments de pouvoir et de domination quand il s'agit de partager le monde et d'établir des frontières. Enfin les méridiens ont imposé des mesures du temps et le système métrique. Avec : - Fabrice Argounès, géographe et géohistorien rattaché à l'INSPE et à l'Université de Rouen, auteur de Méridiens - mesurer, partager, dominer le monde (CNRS éditions).

Les Français sont plusieurs dizaines de milliers à Dubaï. Ils représentent l'une des 200 communautés étrangères de l'Émirat, considéré comme un paradis fiscal et une destination de rêve pour l'émigration. Dubaï n'attire pas que les influenceurs qui échappent à l'impôt ou ceux qui profitent de l'immobilier pour placer ou blanchir de l'argent, les lois ont d'ailleurs changé récemment. L'Émirat plait pour son dynamisme économique et les opportunités qu'il offre, notamment à ces jeunes Français musulmans et diplômés qui quittent la France parce qu'ils ne supportent plus la façon dont on y parle de l'islam. Avec : - Olivier Estèves, professeur à l'Université de Lille, spécialiste du racisme et de l'ethnicité, co-auteur de La France, tu l'aimes mais tu la quittes - Enquête sur la diaspora française musulmane (Seuil) Avec la participation de Jennifer Selby, professeure au Memorial University of Newfoundland au Canada, et Mounir, un entrepreneur qui vit à Dubaï depuis neuf ans.

Il y a un an tout juste, en Syrie, les rebelles islamistes et leur coalition prenaient le pouvoir à Damas, mettant fin à un demi-siècle de dictature du clan Assad. Ahmed El Charaa s'installait à Damas, en promettant de garder toutes les communautés qui composent la Syrie. Un an plus tard, l'ancien rebelle a obtenu de véritables victoires diplomatiques. Cependant, les divisions persistent en Syrie et les affrontements armés sont réguliers, notamment dans le nord-est. C'est là que se trouvent les Kurdes syriens. Ils ont eu un rôle déterminant en luttant contre l'organisation de l'État islamique en 2019. Ils ont gagné des territoires. Mais l'autonomie dont ils rêvent n'est pas venue avec la signature de l'accord de mars 2025. Les Kurdes craignent d'être absorbés sans droits dans un État centralisé. Et ils n'ont pas pu voter aux élections d'octobre. Avec : - Iris Lambert, doctorante au CERI (Sciences Po/CNRS), elle fait une thèse sur le PKK, journaliste indépendante en Irak et envoyée spéciale en Syrie, de retour de Syrie.

Il y a presque un an, le 8 décembre 2024, Notre-Dame de Paris rouvrait ses portes. Le chantier de sa reconstruction, à l'identique, avait duré cinq ans. La cathédrale est un joyau architectural, qui a toujours été géographiquement et intimement lié à l'histoire du pays. Aujourd'hui, elle est le le monument le plus visité de France. Ceux qui viennent ne sont plus seulement des pèlerins et des amateurs de Victor Hugo. Ce sont aussi des admirateurs de la qualité de la reconstruction. Avec : - Linda Lainé, rédactrice en chef du magazine L'écho Touristique, co-autrice avec Jean Viard de Quand le tourisme s'éveillera (éditions de l'Aube) - Marie-Hélène Chevrier, enseignant-chercheur en géographie à l'Institut Catholique de Paris, autrice de Espaces sacrés, tourisme et sécularisation dans les lieux de pèlerinage catholiques (collection Géographie et cultures de L'Harmattan).

C'est ce mercredi 3 décembre 2025, dans les journaux, les télés et les radios : une campagne publicitaire lancée par les filières de la volaille française. Le message, c'est que si l'on a moins consommé de foie gras depuis cinq ans, ce n'était pas un choix, c'était à cause de la grippe aviaire. 95% des Français se disent sensibles au bien-être animal. Mais si rien n'est trop beau pour les animaux domestiques qui ont droit à des calendriers de l'Avent, les animaux que l'on mange sont majoritairement issus de l'élevage intensif. Depuis une quinzaine d'années, des associations comme L214 rendent publiques des images volées dans les abattoirs où la maltraitance animale est visible. Des images qui choquent, mais qui ne révolutionnent ni les pratiques d'un secteur qui pèse lourd dans l'économie, ni le contenu des assiettes. Après les droits civiques au XIXè, les droits des femmes au XXè, le XXIè siècle sera-t-il celui des droits des animaux ? Avec : - Réjane Sénac, directrice de recherche CNRS au Cevipof et enseignante à Sciences Po, autrice de Par effraction, Rendre visible la question animale (Stock) - Romain Espinosa, chercheur en économie au CNRS, spécialiste des sujets liés à la condition animale, auteur de Comment sauver les animaux ? Une économie de la condition animale (PUF).

C'est le premier voyage apostolique de Léon XIV. Après quatre jours en Turquie, le pape est au Liban jusqu'à demain. Un premier déplacement est forcément riche en symboles et scruté à la loupe. Comme d'autres papes avant lui, Léon XIV vient parler paix et unité. Il ne parle pas italien mais anglais et français. Il est prudent dans ses gestes et ses déclarations. Qu'est-ce que tout cela nous dit du pape et des priorités de son pontificat ? Avec : - François Mabille, chercheur au CNRS, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux à l'IRIS, auteur de Le Vatican. La papauté face à un monde en crise (Eyrolles) - Arnaud Alibert, rédacteur en chef de La Croix et prêtre assomptionniste. À lire aussiDans quel Liban éprouvé arrive le pape Léon XIV ?

Le 18 novembre 2025, un sondage publié par l'Ifop affirmait que 33% des musulmans de France éprouveraient une forme de sympathie pour des mouvements islamistes. Un chiffre choc, parmi d'autres, largement relayé dans les médias et utilisé dans l'arène politique, jusqu'à être repris comme argument électoral. Mais très vite, les critiques ont fusé. Questions floues, absence de définitions, commanditaire opaque, biais méthodologiques… Des chercheurs, des associations, des élus ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une opération politique sous couverture statistique. Quatre Conseils départementaux du culte musulman ont même porté plainte contre X. Face à eux, l'Ifop se défend et annonce à son tour des poursuites pour diffamation. Au-delà de cette affaire, ce sont les sondages eux-mêmes qui se retrouvent sur la sellette. Qui les commande, comment sont-ils produits, à quelles fins sont-ils utilisés ? À l'heure où les chiffres envahissent l'espace médiatique, quel pouvoir réel ont-ils sur nos représentations et nos décisions collectives ? Et peut-on encore parler d'«opinion publique» ou faut-il plutôt y voir une construction politique ? D'où cette question ce soir : les sondages fabriquent-ils l'opinion ? Avec : - Hugo Touzet, sociologue, auteur de Produire l'opinion (Éditions Ehess).

Le 23 novembre 2025, une frappe israélienne menée dans la banlieue sud de Beyrouth a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Cette frappe a coûté la vie à Haitham Ali Tabatabaï, considéré comme l'un des responsables militaires les plus importants du Hezbollah encore en fonction depuis la guerre de 2024. L'opération a été présentée par Israël comme un coup porté au cœur de l'appareil militaire du mouvement. Cette lecture reste pourtant débattue, car chaque élimination ciblée relance le même questionnement. La neutralisation d'un chef permet-elle réellement de fragiliser une organisation aussi implantée dans la société libanaise, ou s'agit-il surtout d'un message politique adressé à Beyrouth et à Téhéran dans un contexte de pressions internationales grandissantes ? Ce moment intervient alors que les États-Unis et Israël demandent désormais ouvertement un désarmement du Hezbollah et conditionnent une partie de leurs engagements diplomatiques et économiques à des avancées dans cette direction. Le gouvernement libanais se retrouve donc face à un objectif présenté comme prioritaire par ses partenaires, mais souvent jugé irréaliste par les spécialistes du pays. Le Hezbollah reste un acteur profondément enraciné dans le tissu social et politique, un acteur qui dépasse largement la seule dimension militaire, dans un pays où l'État peine à exercer pleinement son autorité et où plusieurs communautés continuent de conserver leurs propres capacités armées. Avec : - Aurélie Daher, enseignante, chercheuse à l'Université Paris Dauphine, spécialiste du Liban. Autrice de l'ouvrage, Le Hezbollah. Mobilisation et pouvoir (Presses universitaires de France).

À l'heure où les droits des femmes vacillent dans plusieurs régions du monde, une dynamique inquiétante s'impose peu à peu : celle d'une idéologie masculiniste, qui s'ancre à la fois dans la politique, dans la culture numérique et dans les imaginaires collectifs. Des États-Unis post-Roe v. Wade à certaines démocraties européennes en tension, cette mouvance trouve un terrain fertile dans les crises successives (économique, sanitaire, identitaire) et se nourrit d'un discours viriliste qui oppose brutalement égalité et «ordre naturel». Dans le sillage du trumpisme, elle façonne des politiques publiques, réécrit des normes sociales, alimente des colères masculines et encourage des violences qui touchent de plein fouet les femmes les plus fragiles. Cette résurgence n'est pas anecdotique : elle constitue une menace idéologique qui dépasse les frontières et interroge les fondements mêmes de nos démocraties. Comment ce courant s'est-il diffusé ? Quels effets a-t-il sur les droits reproductifs, sur la sécurité numérique des femmes, sur leur santé mentale et physique ? Et pourquoi maintenant ? Décryptage pour en comprendre les ressorts, les ramifications et les dangers. Avec : - Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l'IRIS, directrice de l'Observatoire genre et géopolitique, autrice de Géopolitique des féminismes (Eyrolles).

On les appelle les jeunes des collines. Un nom délicat pour décrire les extrémistes très violents qui s'en prennent aux Palestiniens en Cisjordanie. Agressions physiques, incendies de véhicules, de biens et même d'une mosquée en début de semaine, les Nations unies comptent 264 attaques au mois d'octobre 2025. Du jamais vu depuis qu'elles sont recensées. Les condamnations de l'armée israélienne sont timides. Le gouvernement minimise l'importance de ces raids. Le monde regarde vers Gaza, pendant ce temps, l'escalade se poursuit. Avec : - Agnès Levallois, présidente de l'iReMMO (Institut de recherche d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), chargée de cours à Sciences Po, autrice de Le Livre noir de Gaza (Seuil) - Frédérique Misslin, envoyée spéciale permanente de RFI à Jérusalem. À lire aussiCisjordanie occupée: des jeunes colons multiplient les violences contre des Palestiniens

Le procès de Roger Lumbala s'est ouvert, le 12 novembre 2025, devant la Cour d'assises de Paris. L'ex-rebelle congolais est accusé de complicité de crimes contre l'humanité commis dans l'Ituri et le Haut-Uélé en 2002 et 2003. Procès en vertu de la compétence universelle, qui permet de juger des crimes commis à l'étranger à condition que l'accusé n'ait pas été déjà poursuivi pour cela dans son pays d'origine et qu'il ait sa résidence en France. Largement ignorées jusqu'à présent, les victimes congolaises espèrent faire entendre leur voix. Au premier jour d'audience, Roger Lumbala a récusé une justice néocolonialiste et refuse désormais de retourner dans le box. Son procès se terminera en principe le 19 décembre 2025. Avec : - Clémence Bectarte, avocate de la Fondation Clooney pour la justice, de l'association congolaise Justice Plus, elle représente 12 victimes, parties civiles - Dismas Kitenge, président du groupe Lotus, ONG de défense des droits humains, basée à Kisangani, et membre de la FIDH.

L'Europe aurait tort de sous-estimer la menace russe. Partisane de la force, la Russie dispose de troupes importantes et a moins d'états d'âme que les Européens. L'Europe a des moyens et des compétences, encore faut-il qu'elle ait la volonté politique et une certaine unité. Ce sont certaines des conclusions d'un rapport de l'IFRI rendu public le 4 novembre 2025 : Europe Russie, Évaluation des rapports de force. Avec : - Tatiana Kastoueva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'IFRI (Institut français des relations internationales), co-autrice du rapport : «Europe-Russie : évaluation des rapports de force».

Il y a dix ans, les attentats à Paris et au Stade de France faisaient 130 morts, des centaines de blessés et traumatisaient des milliers de personnes. Suite à ces attentats, un procès exceptionnel par son ampleur a eu lieu. Plus largement, toute la justice anti-terroriste a évolué, en ayant la main plus lourde et en plaçant les victimes au cœur des procès. Les profils des terroristes, eux aussi, sont différents. Avec nos invités : - Xavier Crettiez, professeur de Science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, membre du COSPRAD (Conseil scientifique sur les processus de radicalisation), coauteur avec Nathalie Duclos du livre Violences politiques (Armand Colin, 2022), auteur d'un livre à paraître sur la sociologie du jihadisme français - Antoine Mégie, enseignant chercheur en Sciences Politiques à l'Université de Rouen et coordinateur scientifique du COSPRAD (Conseil scientifique sur les processus de radicalisation).

La 30ème conférence de l'ONU pour le climat en est à son 3ème jour et le contexte a rarement été aussi déprimant. En effet, les États-Unis dont le président est climatosceptique, sont quasi absents, les guerres coûtent cher et font passer les ambitions climatiques au second plan. Le Brésil, qui fait office de pont entre les pays du Nord et les pays du Sud a confié la présidence de la COP à un diplomate. Saura-t-il redonner une ambition collective pour le climat ? Avec nos invités : - Emmanuel Guérin, conseiller spécial de la PDG à la Fondation européenne pour le climat et vice-doyen de l'École du climat à Sciences Po, co-auteur du livre «Le climat est un sport de combat» (éditions Albin Michel, octobre 2025) - Simon Rozé, chef du service environnement de RFI.

Longtemps considérée comme un pays calme, la Tanzanie a basculé dans la violence fin octobre 2025. Des élections sans opposition, sans beaucoup d'électeurs avec malgré tout des scores de participation et des résultats dignes d'une dictature. Contestation dans la rue, répression d'une violence inouïe qui a fait des centaines, voire des milliers de morts. Comment savoir puisque tout a été fait pour que des enquêtes ne soient pas menées ? Les communications sont rétablies, mais la présidente Samia Suluhu Hassan règne par la terreur. Jusqu'où peut-elle aller ? Y a-t-il un risque de fracture ? Avec nos invités : - Marie-Aude Fouéré, anthropologue à l'EHESS - Alexis Deswaef, président de la Fédération Internationale des droits humains (FIDH).

Pendant plus de 50 ans, le clan Assad a fait de la Syrie un État carcéral. On pouvait se retrouver en prison pour un mot de trop, pour un homonyme, pour une jolie voiture ou une avance déclinée. Certaines de ces prisons étaient de véritables abattoirs humains où la torture était pratiquée sur les hommes, les femmes et même les enfants. Le 8 décembre 2024, le jour de la chute et de la fuite de Bachar el-Assad, Arthur Sarradin s'est rendu sur place. Avec notre invité : Arthur Sarradin, journaliste, auteur de «Le Nom des ombres. Sortir de l'enfer concentrationnaire syrien», éditions du Seuil.

Avant la conférence des Nations unies sur le climat qui commence la semaine prochaine, le Brésil accueille les 6 et 7 novembre 2025 le sommet des dirigeants. Le président Lula a fait le choix symbolique de réunir les participants à Belém, au cœur de l'Amazonie. Après les COP en pays pétrolier, à Dubaï et à Bakou, place à un hôte champion des énergies renouvelables, qui veut protéger les forêts et qui a une société civile vivante. Mais le Brésil est aussi le 6ème producteur mondial de pétrole, la mère patrie de l'agrobusiness et le deuxième exportateur mondial de viande de bœuf. Avec nos invités : - Hervé Théry, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et professeur à l'Université de Sao Paulo au Brésil. Auteur de Amazone - Un monde en partage, CNRS éditions - Catherine Aubertin, économiste de l'environnement et directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), affectée au Muséum national d'Histoire naturelle, autrice de « La nature en partage », IRD Éditions.

«Israéliens», c'est le nom d'un podcast en 9 épisodes mis en ligne par RFI depuis ce matin, 3 novembre 2025, dans le cadre d'une série intitulée «Carte d'identités». Sami Boukhelifa, Guilhem Delteil et Nicolas Falez, trois anciens correspondants de RFI à Jérusalem partagent leurs regards sur la société israélienne et s'interrogent : comment un pays victime de génocide en arrive à se retrouver accusé de génocide.

Derrière chaque accord international, il y a des centaines, des milliers d'heures de travail - des courriers, des réunions, des textes modifiés, tout cela en toute discrétion. C'est le propre de la diplomatie. Dans le dossier nucléaire iranien, pendant 20 ans, la troïka européenne (Allemagne, France et Royaume-Uni), la Chine, la Russie et les États-Unis ont négocié pas à pas pour arriver à un accord avec l'Iran. La diplomatie française a joué un rôle clef dans ces tractations. Avec notre invité : Vahid Shamsoddinnezhad, journaliste à la rédaction en persan de RFI, réalisateur du documentaire «Nucléaire iranien : la France au cœur du brasier». «Le nucléaire iranien : la France au cœur du brasier» est en libre consultation sur la chaîne youtube de RFI.

Dans moins de deux semaines, la COP30 s'ouvrira à Belém, au Brésil. Ce sera l'occasion de faire le bilan de la lutte pour le climat, dix ans après les accords de Paris, et de s'engager pour les années à venir. À Belém, l'assemblée citoyenne mondiale pour les peuples et la planète présentera également ses recommandations sur la transition équitable. Un sujet sur lequel elle planche depuis un an. Les assemblées citoyennes, qui cherchent des solutions ensemble, remettent les citoyens au coeur de l'action, pourraient être le meilleur outil de la transition climatique ! Avec notre invité : David Levaï, directeur du plaidoyer de la Fondation Iswe.

On les appelle terres rares, bien qu'elles ne soient vraiment ni terres ni rares. Une grande partie des réserves mondiales se trouve en Chine. Et surtout, la Chine a le quasi-monopole du raffinage de ces minéraux dont on a aujourd'hui un besoin impératif. Ils sont indispensables à la production de technologies modernes : voitures électriques, éoliennes ou armement. Ces métaux critiques sont le meilleur atout de Xi Jinping. Les nouvelles restrictions imposées par la Chine à leur exportation affolent le monde entier qui cherche de nouvelles sources d'approvisionnement, quitte à se rabibocher avec les ennemis d'hier. Avec nos invitées : - Lisa Depraiter, doctorante à l'UMI Source à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay, co-autrice de l'article « Terres rares : Ces nouveaux venus qui entendent concurrencer la Chine et les États-Unis » - Karine Samuel, professeur de management à l'Institut polytechnique de Grenoble.

C'est sa 41ème aventure et c'est toujours un événement ! Astérix est de retour. Le nouvel album, Astérix en Lusitanie, est sorti ce jeudi 23 octobre 2025. Pourquoi plus de 60 ans après sa naissance, le petit Gaulois suscite-t-il toujours l'enthousiasme ? En quoi a-t-il évolué au fil des décennies ? - Fleur Hopkins-Loféron, rédactrice pour les Cahiers de la BD, chercheuse indépendante - Nicolas Rouvière, maître de conférences en Littérature à l'Université Grenoble-Alpes, auteur de Astérix ou les lumières de la civilisation (PUF), Astérix ou la parodie des identités (Flammarion) et Le Complexe d'Obélix (PUF).