Jamais une espèce vivante n'a eu sur la Terre autant d'impact que l'Homme, pourtant nous n'avons qu’une planète. Aujourd’hui, le monde prend conscience que nos modes de développement ne sont pas durables et que nous allons devoir profondément changer notre rapport à la nature pour préserver la vie sur terre. Anne-Cécile Bras vous propose de rendre compte de cette actualité sur tous les continents, pour décrypter les avancées ou les reculs de nos actions face à notre environnement en devenir. Une émission réalisée par François Porcheron.

Il est un peu plus de huit heures du matin, ce 26 août, quand la montagne cède. Dans le massif du Langtang, au cœur de l'Himalaya, un pan de glacier se détache et plonge de plus de mille mètres dans la vallée. En quelques instants, la glace se change en un fleuve de boue et de roche qui dévale les pentes côté tibétain, emporte le poste-frontière, puis poursuit sa course dans la vallée de la Trishuli, au Népal, sur près de cent kilomètres. 3 semaines plus tard le bilan n'est toujours pas définitif : plus de 1500 morts et 5500 disparus ! Et comme vous l'entendrez dans le reportage de Juliette Chaignon, la région entière est sous le choc. Cette catastrophe résonne comme un signal d'alarme : les glaciers fondent à vue d'œil partout dans le monde à cause du réchauffement climatique nourri par nos activités. Il ronge ces espaces gelés de l'intérieur et multiplie les glissements de terrain, les crues soudaines et les vidanges de lacs glaciaires. Et si ces montagnes vous paraissent lointaines, sachez que leur fonte nous rattrape tous : c'est elle, patiemment, qui fait monter le niveau des mers. Alors quelle est l'ampleur du problème, et comment y faire face ? Avec Ugo Nanni, glaciologue, chargé de recherches au CNRS sur les crues d'origine glaciaire et dans les zones de montagnes rattaché à l'Institut des géosciences de l'environnement à Grenoble. Musique diffusée dans l'émission Yabesh Thapa - Kasari - कसरी

Les jardins partagés, les épiceries coopératives ou l'entraide pour se loger ou se déplacer sont le quotidien des plus pauvres en France et ailleurs... et ces pratiques sont écologiques ! Les écologies populaires sont invisibilisées mais nous leur donnons la parole... Pourquoi est-ce que ceux qui subissent en premier les conséquences de la dégradation de l'environnement comme la pollution de l'air, des logements mal isolés, une alimentation mauvaise pour la santé ou des moyens de transports inaccessibles ne se sentent pas concernés quand on parle d'écologie ? Est-ce le mot qui pose problème ou la manière d'en parler ? Je plaide pour la seconde option. Le discours écologique dominant largement relayé par les médias s'adresse aux urbains, aux classes moyennes et supérieures avec des injonctions comme: acheter une voiture électrique, isoler votre logement, manger bio et en circuit court. Ce sont des gestes vertueux mais qui, dans le monde, a réellement accès à ces choix de vie ? Une minorité. Et c'est peut-être de là que naît le rejet. Alors oui, l'écologie c'est une affaire de riches dans le sens où ce sont le plus fortunés qui ont les modes de vie les plus polluants. Mais c'est surtout une manière lucide de regarder le monde : les ressources de cette planète ne sont pas infinies et nous devons ajuster nos façons de vivre à ses limites. Et sous cet angle, un fait saute aux yeux : la majorité de la population mondiale vit déjà, au quotidien, avec des ressources comptées. Derrière ce que l'on appelle trop vite la « débrouille », se cachent de véritables stratégies sobres, ingénieuses, résilientes écologiques sans le savoir, ou sans se le dire. Ces écologies populaires restent pourtant invisibles. Non par hasard : ce ne sont pas ces vies-là qu'on interroge dans les médias, ce ne sont pas ces voix-là qu'on invite à la table des experts. Et c'est une perte immense car ces pratiques sont une source d'inspiration considérable pour penser la transition à venir... Avec - Oumayma Bouabid, formatrice au sein de l'association Banlieue Climat pour son livre Suffit-il de vouloir pour pouvoir ? paru chez Alt/La Martinière jeunesse - Miko Kontente, conférencier essayiste, spécialiste en écologie populaire. Fondateur d'Enjeux de société - Pierre Sersiron, doctorant en urbanisme à l'Université de Rennes 2. Il travaille, à travers une recherche doctorale participative, sur les écologies populaires et les écologies ordinaires en quartiers populaires en France métropolitaine. Musiques diffusées dans l'émission Patti Smith - People Have The Power ALA.NI - Middle of nowhere.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Gabrielle Maréchaux journaliste pour The Conversation pour son sujet : Sans eau, les forêts arrêtent de capter du CO2 - Yang Mei de la rédaction en langue chinoise de RFI : Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les frelons asiatiques sont plutôt considérés comme bénéfiques dans leur écosystème d'origine et cohabitent avec les abeilles locales - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parlera du rapport de quota climat sur la désinformation - Stefanie Schüler du service environnement de RFI : le rapport annuel de Gobal Witness sort ce mercredi. Le nombre d'assassinats des défenseurs de l'environnement est à la baisse. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'ils et elles sont moins en danger… - Chronique entrepreneur avec Aminata Cissé, consultante en développement durable (Mali) pour son projet Bôroni marque de sacs réutilisables et écoresponsables, démarche en faveur d'alternatives durables aux emballages plastiques à usage unique. - Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Patrick Ramangason de Madagascar pour son film « Tout est nickel à Ambakarivo ». Musiques diffusées dans l'émission : ► Rita Mitsouko - Y'a d'la haine ► Dystinct - KATKOUTA.

Le collectif de journalistes Argos fête ses 25 ans : 25 années à parcourir le monde pour documenter la dégradation de l'environnement et ses conséquences sur le quotidien des populations. Le monde a changé, l'urgence s'est installée : comment continuer à informer ? Nous en parlons avec nos invités. Aujourd'hui, nous fêtons un anniversaire ! Depuis 25 ans, un quart de siècle, les journalistes du Collectif Argos parcourent le monde pour documenter les grands enjeux sociaux et environnementaux. Leur credo est qu'il faut du temps pour comprendre ce que vivent les gens. C'est écrit dans le dossier de presse : « Le temps de l'enquête, de la rencontre et du récit, afin d'accorder une place centrale à l'être humain, et de promouvoir des solutions concrètes et pérennes ». Et le résultat est puissant : ils ont été les premiers à parler des réfugiés climatiques, des lacs glaciaires qui se forment au Népal, du pillage des océans… Leurs images et leurs récits ont fait le tour du monde. Qu'est-ce qui a changé en 25 ans ? Comment continuer à informer efficacement sur les conséquences de la dégradation de l'habitabilité de la planète ? Quelques membres du collectif sont aujourd'hui avec nous pour en parler. → L'exposition Fragments d'un monde tangible jusqu'au 28 octobre 100ECS au 100 rue de Charenton, 75012 Paris. Cécile Bontron (journaliste) Jérômine Derigny et Laurent Weyl (photographes) Hélène David (photographe et commissaire de l'exposition). Musiques diffusées dans l'émission - Sharhabeel Ahmed - Argos Farfish - Falz - Na Je.

Il y aurait un ras-le-bol de l'écologie ? Et si c'était plutôt la réaction d'une population coincée entre les conséquences dévastatrices de la dégradation de l'environnement et l'inaction politique ? Comment remobiliser ? Est-ce que vous avez entendu parler de « la fatigue écologique » ou de la « lassitude environnementale » ? Parler d'écologie lasserait, défendre le vivant et au passage l'habitabilité de la planète pour notre espèce serait devenu punitif, élitiste, moralisateur. Bref, les gens en auraient ras-le-bol d'entendre parler du changement climatique, de la disparition de la biodiversité et des pollutions en tous genres surtout dans les pays du Nord surexposés à l'information ! Dans les pays du Sud, c'est l'inverse : Selon l'Afrobarometer round, un grand réseau panafricain d'enquêtes d'opinion dans 38 pays, plus de la moitié des sondés réclament plus d'informations sur ce sujet et plus de 80% s'inquiètent pour l'avenir de leur pays ! Dans ces contextes, comment rassembler pour convaincre ? Nous en parlons avec nos invités. Avec - Guillaume Meurice (chroniqueur radio et humoriste) pour son ouvrage S'entendre paru aux Editions des Arènes - Théodore Tallent, spécialiste des enjeux politiques et sociaux liés à la transition écologique, il intervient régulièrement dans les médias pour discuter de leur place dans le débat politique, du « backlash » écologique et des freins à l'« acceptabilité » de la transition par les citoyens. Musiques diffusées dans l'émission Guillaume Meurice & Les Vulves Assassines - T'aimes pas Davido & Aya Nakamura - Yaya.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Stéphane Mandard journaliste pour Le Monde : le cadmium, où en sommes-nous aujourd'hui? - Cristiana Soares du service lusophone de RFI : l'évolution du paludisme au Mozambique face au changement climatique - Simon Rozé du service environnement de RFI : le sommet international sur l'espace qui se tient au Grand Palais à Paris les 9 et 10 septembre 2026 - Jeanne Richard du service environnement de RFI nous parlera du concept chinois de « construire avant de détruire » qui sous-tend toute la transition écologique en Chine. - Chronique culture de Caroline Filliette avec la chanteuse malgache Seheno, très engagée pour l'environnement. Son nouvel EP Dance in resilience sortira le 25 septembre 2026. Le premier single Paradise Island est à écouter ici. Un extrait de concert ici. - Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Désirée Ettey du Togo pour son film « Mon village a soif ». Musiques diffusées dans l'émission : ► IAM - Contrat de conscience ► Kokoroko - Da Du Dah.

La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification a réuni des représentants de 197 pays pendant deux semaines à Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie. L'heure est grave : 40 % des terres émergées sont dégradées, plus de trois milliards de personnes sont affectées par la baisse des récoltes qui entraîne de l'insécurité alimentaire, de la pauvreté et de l'exode rural. Le thème de cette COP17 était : « Restaurer la terre, restaurer l'espoir »… Eh bien, c'est raté ! La seule bonne nouvelle est que cette convention va continuer à exister. Son budget est maintenu et la prochaine réunion aura lieu dans deux ans à Charm el-Cheikh en Égypte. Comment est-ce possible que les États n'aient pas réussi à se mobiliser à la hauteur de l'urgence de ce sujet crucial ? Nous allons vous expliquer cela avec notre invité. Et pour que vous compreniez bien les causes et les conséquences de la dégradation des terres, nous vous emmènerons en Mongolie où les deux tiers des sols sont dégradés (reportage d'Etienne Cholez). Avec l'éclairage d'Oumarou Malam Issa, directeur de recherches à l'IRD rattaché à l'Institut d'écologie et de sciences de l'environnement de Paris. Musique diffusée dans l'émission : Mathias Duplessy – «Tcheren Deya » ÉclairageCOP 17: «Restaurer l'espoir» dans la lutte contre la désertification

Inondations en Afrique, canicule et incendies en Europe, fonte des glaciers en Asie… Cet été a démontré la puissance des conséquences du changement climatique au Nord comme au Sud. Mais qu'est-ce qui nous attend dans les années qui viennent ? La géographe Magali Reghezza-Zitt publie Bienvenue en 2055. Mégafeux, canicules historiques, inondations… L'été 2026 a démontré à ceux qui refusaient encore de l'admettre que non seulement le réchauffement climatique existe, mais aussi que ses conséquences sont déjà là. Au Nord comme au Sud, riches ou pauvres, tout le monde est touché. Est-ce que cela sera suffisant pour susciter une réaction à la hauteur ? Nous savons qui sont les responsables, nous connaissons les solutions et, comme le précisent les auteurs du 6e rapport du Giec : « Plus nous attendons pour agir, plus la fenêtre d'opportunité pour assurer un avenir viable et durable pour tous se referme. » Mais elle est encore ouverte… Avec Magali Reghezza-Zitt, géographe, maître de conférences à l'École normale supérieure (PSL), et membre du Haut Conseil pour le climat. Sa recherche porte sur les risques naturels et les questions de vulnérabilité et de résilience urbaines. Elle étudie plus largement les questions environnementales (rapport nature/société, développement et aménagement durable) dans la ville. Elle travaille également sur le processus de métropolisation et ses conséquences sociales, spatiales et environnementales, dans un contexte de mondialisation. Pour son ouvrage paru au Seuil Bienvenue en 2055, dans un monde neutre en carbone. Tiéba Karamoko, directeur de l'UFR Sciences humaines et sociales de l'université de Bondoukou en Côte d'Ivoire, et Aman Messou, chimiste, spécialiste des sciences du sol et de l'eau pour le projet ACCAO (le consortium pour l'adaptation au changement climatique des villes d'Afrique de l'Ouest). Musiques diffusées dans l'émission Elektre - STA TRIA Sizyf - Adaptation

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec : Coralie Schaub, journaliste environnement pour Libération, nous parlera de l'arachnophobie (et pourquoi les araignées sont nos amies) Raphaël Moran, du service hispanophone, sur le boom de l'extraction d'or en Bolivie. Le pays cherche à attirer des investisseurs via un nouveau code minier, alors que la pollution au mercure se multiplie. Simon Rozé, du service environnement de RFI : la loi anti-fast fashion et la pollution de l'industrie textile. Igor Strauss : bilan de la COP Désertification qui vient de se dérouler en Mongolie. Chronique des Clubs RFI avec Sébastien Bonijol : le Club RFI de Libreville au Gabon lutte contre la pollution plastique et se mobilise pour sauver leurs plages. Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Abdoulaye Ndiaye du Sénégal pour son film Ça en jette à Gandiole. Musiques diffusées dans l'émission : ► Frankie Valli & The Four Seasons - The Night ► EDS - Ba'w Li

Il y a quelque chose d'invisible dans chaque geste du quotidien. Un smartphone qui s'allume, une voiture électrique qui démarre en silence, un panneau solaire qui capte la lumière… Derrière ces progrès technologiques, il y a une réalité que nous préférons ne pas regarder. Cette réalité, c'est l'exploitation des minerais du continent africain. Aujourd'hui, nous vous emmenons dans la Copperbelt. La ceinture de cuivre. Un arc de terre rouge qui s'étend entre la Zambie et la République démocratique du Congo, et qui contient une part vertigineuse de ce dont le monde a besoin pour sa transition énergétique. Cuivre, cobalt, et bien d'autres métaux qu'on appelle, pudiquement, « critiques ». Critiques pour nos batteries et nos éoliennes mais critiques aussi pour les populations locales ! À l'approche de l'élection présidentielle zambienne, le 13 août prochain, Igor Strauss et Yang Mei sont allés voir pour RFI les conséquences de la ruée vers ces minerais sur les habitants de la ville de Chingola, où de nombreuses multinationales sont présentes pour extraire du cuivre. Cette situation n'est malheureusement pas spécifique à la Zambie… L'exploitation des terres et des sous-sols du continent africain devrait être une opportunité économique formidable, mais aujourd'hui dans de nombreuses régions c'est une malédiction pour les populations. Avec Symphorien Ongolo, politiste chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD – France). Musiques diffusées dans l'émission Paul Ngozi - Having No Future The Four Pals - Maselino Yayayuyayu Paul Ngozi - The Ghetto.

Et si la croissance économique n'était pas la solution, mais le problème ? Attendez, ne décrochez pas tout de suite… Pendant des décennies, je vous l'accorde, il était impossible ou presque de se poser cette question. Remettre en cause la croissance relevait de l'utopie, voire de la provocation. Mais aujourd'hui, nous avons franchi 7 des 9 limites planétaires, et les idées reçues se transforment en espoirs déçus : non, la richesse des uns ne profite pas aux autres, les inégalités n'ont jamais été aussi fortes dans le monde ! La croissance économique à tout prix serait un leurre ? En tous cas, elle est désormais interrogée, voire remise en cause dans les colloques du GIEC, dans les rapports de l'OCDE et jusque dans les couloirs de la Commission européenne. Notre invité du jour y consacre sa vie de chercheur. Il est économiste et spécialiste de la post-croissance. Sa thèse centrale, contrairement à ce que l'on pourrait penser, n'est pas un retour en arrière nostalgique ni un appel à l'austérité généralisée. Penser la gestion d'une entreprise, ou celle d'un pays, en dehors de la notion de croissance n'est plus une utopie. C'est devenu un chemin de recherche scientifique structuré, un chemin pour parvenir à un bonheur commun, sans dépasser les limites que nous impose notre unique planète Avec Thimothée Parrique, économiste français né en 1989, est docteur de l'université de Stockholm avec une thèse sur l'économie de la décroissance (2019). Chercheur à l'université de Lausanne et conférencier, il est l'auteur de Ralentir ou périr (Seuil, 2022). Il intervient régulièrement dans les médias pour faire part de ses travaux sur la post-croissance. Pour son ouvrage La Science de la post-croissance (Actes Sud). Musiques diffusées dans l'émission Keny Arkana - Victoria Cypress Hill & Mellow Man Ace - Campéonès.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Olivia Recasens de We demain sur l'anthropologue américaine Anna Tsing qui a profondément renouvelé notre manière de penser la nature. Dans son Atlas féral, elle explore les formes de vie qui résistent à l'effondrement, qui nous menacent ou, au contraire, sont de potentielles alliées. - Baba Wattara de la rédaction mandenkan à Dakar nous parlera du rapport de la Banque mondiale sur les déchets. - Simon Rozé du service environnement de RFI : bilan de l'année scolaire version environnement. - Géraud Bosman du service environnement de RFI reviendra sur le bilan d'une année de l'avis de la Cour internationale de justice. - Chronique médias de Anne-Sophie Novel : sur l'appel lancé, entre autres, par le climatologue Christophe Cassou à « politiser les canicules » pour pointer l'obstruction qui vise à saper les transformations nécessaires pour s'adapter aux conséquences du changement climatique. - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Guillaume Dezecache, directeur de recherche en sciences cognitives et psychologie sociale à l'IRD autour du film réalisé en Équateur : La thérapie de la colère • ePOP Network. Musiques diffusées dans l'émission : ► Kids Return - Teenage Dreams ► Danitsa - Wrong Things.

Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.

Dans les Vosges, cet été, un agriculteur regarde ses prairies brûler et compte déjà ce qu'il manquera à ses bêtes pour l'hiver. Dans le Ferlo, au nord du Sénégal, un éleveur peul scrute le ciel en espérant que la pluie de cette saison ne sera ni trop rare, ni trop violente. Deux gestes, deux continents, une même question suspendue au-dessus de leurs têtes : qu'est-ce que la météo nous réserve et comment vivre avec ? C'est précisément le terrain de la science dont nous parlons aujourd'hui : l'agroclimatologie. Une discipline encore jeune, à la croisée de la météorologie, de l'agronomie et des sciences du vivant, qui tente de répondre à une question devenue vitale : comment nourrir le monde quand le climat qui a façonné nos cultures et nos élevages est en train de changer sous nos yeux ? Nos invités constatent le manque d'adaptation de nos modèles agricoles, ils proposent des solutions même si, comme tous les scientifiques, ils ont du mal à se faire entendre… Avec - Serge Zaka, pionnier de l'agroclimatologie en France pour son livre Orages sur le climat (Harper and Collins) - Mohamed Habibou Assouma, chercheur au CIRAD, UMR-SELMET et à l'Unité de recherche sur les Systèmes Agropastoraux et Environnement. Musiques diffusées dans l'émisison - Omar Pène - Climat - Bien & Alikiba - Finale.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Zoé Moreau, journaliste environnement pour Vert le média qui annonce la couleur sur la start-up américaine : Panthalassa. Soutenue par les géants de la tech, elle prévoit de construire des Datacenters flottants alimentés par l'énergie des vagues. L'intérêt ? Répondre aux critiques de vacarme et de pollution adressées jusqu'à présent à ces gigantesques centres de données. Mais de nombreuses incertitudes techniques, économiques mais aussi environnementales demeurent - Lucia Muzell, journaliste pour la rédaction brésilienne de RFi sur les vagues de chaleur au Brésil, pays « habitué » aux hautes températures de par son climat tropical, mais où le manque d'adaptation pour tous et l'absence de politiques publiques à la hauteur des enjeux ont causé la mort de 120. 000 personnes en 20 ans, selon une étude inédite. - Simon Rozé du service environnement de RFI reviendra sur les incendies qui touchent le monde entier - Baptiste Coulon du service France de RFI nous parlera de l'incendie qui a touché la forêt de Fontainebleau cette semaine en France. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Symphorien NIHALA MANIRY SOA de Madagascar pour son film Le rivage de la colère - La Chronique entrepreneur avec Ruphin Murda Kinanga de l'Eco-ferme de Kamou, entreprise agricole sociale implantée en milieu rural au Congo-Brazzaville. Musiques diffusées dans l'émission : ► Fonky Family - Art de rue ►Marcus Gad - Fruit and Flower.

ll recouvre les deux-tiers de la planète, il nous semble mystérieux car nous ne voyons que sa surface : l'océan révèle petit à petit ses mystères au gré de l'amélioration des technologies pour l'explorer. Son immensité donne l'impression d'un géant invincible. Il nous rend énormément de services : il nourrit une grande partie de l'humanité, il transporte 90% de nos marchandises, il régule le climat… mais nous le maltraitons à grande échelle et cela risque de se retourner contre nous. Nous vous emmènerons à la découverte du fantastique programme international ARGO qui collecte un maximum d'informations sur l'état de l'océan grâce à des milliers de balises réparties à travers le monde (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Jean-Pierre Gattuso, océanographe, directeur de recherche au CNRS, il travaille au laboratoire d'océanographie de Villefranche. Musique diffusée dans l'émission Lemon Demon - Deep in the ocean. Diaporama Les océans vont mal ! Leur température a augmenté en moyenne d'un demi-degré depuis 1970, favorisant notamment l'acidification des eaux. Résultats : les écosystèmes marins sont en danger. C'est ce que nous révèlent nombre d'études réalisées grâce aux données d'observation des océans, notamment celles réalisées par le programme ARGO que mène l'Institut de l'IFREMER, en France.

Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, en 50 ans le droit de l'environnement s'est largement développé : il y a quarante fois plus de lois environnementales. Un droit constitutionnel à un environnement sain a été adopté dans 88 pays, 65 autres ont inscrit la protection de l'environnement dans leur constitution. Plus de 350 cours et tribunaux environnementaux ont été créés dans plus de 50 pays. Plus de 1 100 accords environnementaux internationaux ont été signés. C'est formidable me direz-vous ! Oui… sauf que quand vous voyez l'ampleur des pollutions, la vitesse à laquelle disparaît le Vivant et les conséquences de plus en meurtrières du changement climatique, une question s'impose : est-ce que le droit tel qu'il existe aujourd'hui est à la hauteur pour protéger la vie sur Terre ? Vous connaissez la réponse… A l'heure où les enjeux deviennent existentiels, comment transformer ce droit ? Qu'est-ce qui lui manque pour être réellement efficace ? Nos invités, tous juristes, ont des réponses aiguisées ! Avec Laurent Neyret : professeur de Droit à Sciences Po où il enseigne le droit face à l'urgence écologique) pour son ouvrage « Liberté, dignité, habitabilité : donner au siècle la valeur qui lui manque » Gallimard Marine Calmet: juriste militante, présidente de l'association Wild Legal et porte-parole du collectif Or de question Laurent Fonbaustier : professeur à l'Université Paris-Sud, responsable du master 2 Droit de l'environnement pour son ouvrage La refondation écologique du monde, paru aux Puf Musiques diffusées dans l'émission K.O.G - Dreaming Amanaz - Khala My Friend

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Concepcion Alvarez, journaliste climat et environnement, rédactrice en chef adjointe chez Novethic sur le rapport publié par Oil change international en mai 2026. Il a évalué les impacts économiques de la production pétro-gazière dans 13 pays africains et le constat est sans appel : il n'y a aucun exemple positif - Raphaël Moran, journaliste pour la rédaction hispanophone de RFi sur le Pérou qui ressent déjà l'arrivée d'El Niño - Simon Rozé du service environnement de RFI - Lucile Gimberg du service environnement de RFI nous parle des menaces qui visent les journalistes météo dès lors qu'ils évoquent le changement climatique. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Hermann Momo du Cameroun pour son film L'avaleur de sable. - Chronique culture de Caroline Filliette sur le film La Baleine et le musicien. L'album Megaptera de Rone en écoute ici. Les articles d'Olivier Adam au sujet des baleines sur le site The Conversation. Musiques diffusées dans l'émission : ► Burna Boy - Last Last ► Nèg' Marrons - Diaspora.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marie Bellan journaliste environnement pour Les Echos : La climatisation, nécessité ou mal adaptation ? - Cécile Goudou de Zoa, en direct de de Dakar nous parle d'un centre d'accueil des animaux victimes de braconnage situé à Abidjan en Côte d'Ivoire - Simon Rozé du service environnement - Juliette Pietraszewski du service environnement : le Tour de France et son avenir face au dérèglement climatique - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Corto Cholaud-Talmon pour son film Remodeler l'agriculture Musiques diffusées dans l'émission : ► Young Miko - Biaf 3 ► Bikini Kill - Rebel Girl.

Quel est le point commun entre Lagos, Abidjan, Douala, Bangkok, Jakarta ou Miami ? Ce sont des villes qui coulent… lentement mais sûrement… Le poids des infrastructures, le prélèvement massif des eaux souterraines et des minéraux, la dégradation des écosystèmes naturels et la multiplication des barrages affaissent leur sol et stimulent l'érosion. En s'enfonçant, ces territoires deviennent plus vulnérables à la hausse du niveau de l'océan provoquée par le réchauffement climatique. Depuis le début du siècle dernier, le niveau des océans a déjà grimpé de 23 centimètres. En apparence, c'est peu. Mais les épisodes de submersion marine se multiplient à une vitesse alarmante sur toutes les côtes du globe. Et nous n'en sommes qu'au début : si rien ne change, la mer pourrait monter d'un mètre supplémentaire d'ici la fin de ce siècle. Les conséquences sont vertigineuses. Des centaines de millions de personnes vivent dans des zones côtières basses, souvent sans savoir qu'elles sont menacées. Après l'Asie, c'est l'Afrique qui concentre la plus forte densité de population côtière. C'est l'Afrique qui est en première ligne. Par exemple en Afrique de l'Ouest la zone littorale regroupe plus de 30 % de la population totale, 50 % de la population urbaine et elle concentre plus de la moitié des activités économiques des pays côtiers. Alors que fait-on ? On se protège ? On résiste ? Ou on admet que certains endroits, certains quartiers, certaines villes ne pourront tout simplement pas être sauvés ? Nous irons dans le sud de la France, à Sète, où les gestionnaires de la ville ont compris qu'ériger des murs ne suffisait plus, qu'il fallait déplacer des habitants, relocaliser des activités, réinventer le rapport à la mer (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Denis Lacroix délégué à la prospective à la direction générale IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) Musique diffusée Georges Brassens - Supplique pour être enterré à la plage de Sète

Cela peut sembler hallucinant, mais c'est pourtant vrai : l'océan recouvre les 2/3 de notre planète, mais nous connaissons mieux la surface de la Lune que ses profondeurs. Il faut admettre que c'est compliqué d'observer ce qui se passe à plusieurs kilomètres sous la surface. Mais nous faisons des progrès technologiques formidables si bien que nous avons réussi à cartographier 26% des fonds océaniques. Et un programme baptisé Gebco a pour objectif de cartographier 100% des océans mondiaux d'ici 2030. C'est justement sous la surface que nous allons vous emmener aujourd'hui dans les abysses, à la découverte des reliefs, des climats et de la faune des fonds marins. Nos invités les appellent la dernière frontière car qui dit découvertes dit ressources potentielles : les fonds marins en regorgent, mais est-ce bien raisonnable d'envisager de les exploiter ? Avec - Juliette Ravaux, maitresse de conférences à Sorbonne Université, elle enseigne en biologie animale et mène des recherches sur les adaptations des espèces profondes aux conditions extrêmes et au stress - Sébastien Duperron, spécialiste d'écologie microbienne, professeur au Muséum national d'histoire naturelle pour leur ouvrage Secrets de l'océan profond paru chez Quae. Nous vous proposons aussi un voyage en Malaisie, sur l'île de Penang, dans le détroit de Sumatra où les cultures et les cuisines se mêlent depuis des siècles. Ce sera Le Petit Atlas de Maxime Blondeau. Musiques diffusées dans l'émission - Flavien Berger - Abyssinie - Nu Genea - Ondas Do Mar.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Chaymaa Deb, rédactrice en chef de la revue des grands défis écologiques l'Iceberg sur le trafic d'animaux sauvages - Thuy Duong Nguyen du service en langue vietnamienne : Delta du Mékong, les mangroves vietnamiennes, un rempart naturel entre restauration et nouvelles menaces - Igor Strauss du service environnement sur les menaces qui pèsent sur les défenseurs des droits en RDC et Zambie - Juliette Pietraszewski du service environnement nous parle de la canicule en France. - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Louise Fontan Ducret, géographe de l'Université Mc Gil sur le film bolivien Apiculture, pilier de la vie de Franklin Carvajal, Lucas Melgar. - Chronique médias d'Anne-Sophie Novel qui décortique la notion de risque qui devrait être au coeur des politiques d'adaptation. Musiques diffusées dans l'émission : ► BAD BUNNY - EL CLúB ► Ziggy Marley - Hey People Now.

C'est quand même fou de penser que nous n'avons cartographié qu'un quart des fonds marins alors que nous connaissons quasiment la totalité de la superficie de la planète Mars. Cela s'explique sans doute par notre peur ancestrale de l'océan. Encore aujourd'hui seulement 1/3 de la population mondiale sait nager et par les défis technologiques que nécessitent ces explorations. Mais avec le réchauffement climatique, l'océan s'impose à nous ! Il monte… alors que près de la moitié de la population mondiale vit à proximité des côtes, l'érosion côtière fait des ravages partout dans le monde. Nous vous emmènerons aux Philippines, au nord de Manille dans la ville d'Hagonoy où les habitants vivent au rythme des inondations sans aucune solution puisque l'argent promis a été détourné par la corruption. Un reportage de Juliette Chaignon. Avec l'éclairage de Marina Lévy, océanographe, directrice de recherche au CNRS, directrice de l'Institut de l'Océan de l'Alliance Sorbonne Université. Son ouvrage Quand l'Océan s'éveillera - Enquête au coeur de la planète bleue a paru chez Stock. Musique diffusée dans l'émission Delubyong Sinungaling - Baha sa kalsada.

Nous sommes au Parc des expositions de la porte de Versailles, dans le sud-est de Paris, dans le magnifique studio installé par nos collègues de France 24 ! Nous sommes ici à l'occasion du salon Viva Technology. C'est le plus grand événement européen dédié aux nouvelles technologies. Au programme de cette 10ème édition, il y a du monde ! 15 000 startups, 4 000 investisseurs et plus de 1 500 démonstrations technologiques comme des batteries rechargeables à 80% en moins de cinq minutes ou des solutions intelligentes pour protéger les cultures face aux aléas climatiques. Mais si nous sommes là aujourd'hui, c'est à l'occasion de la 10ème édition du Challenge App Afrique, un prix organisé par RFI et France 24 qui récompense chaque année des innovateurs africains qui présentent leurs applications numériques pour résoudre des problématiques qui s'inscrivent dans les Objectifs de Développement Durable des Nations unies. Pour cette 10è édition le thème était : « La tech au service d'un monde propre ». Il y a eu plus de 570 candidatures en provenance de 23 pays d'Afrique francophone ! Les trois finalistes sont avec nous et le lauréat va être désigné dans cette émission spéciale. Pour sa 10è édition, le Challenge App Afrique se mobilise sur un enjeu crucial : la gestion des déchets et la sauvegarde de notre environnement. Avec en plateau : - Edem D'Almeida, fondateur de Moi Jeu Tri et membre du jury de la 10è édition du Challenge App Afrique, il dirige depuis 2013 la société Africa Global Recycling (AGR), entreprise de collecte et de valorisation des déchets - Vincent Rattez, délégué général de La Guilde, une association reconnue d'utilité publique qui depuis près de 40 ans accompagne des projets solidaires et culturels dans le monde entier sous différentes formes, partenaire et juré de cette 10è édition du Challenge App Afrique. À distance, 3 des finalistes ! - Cindy Monjoli du Cameroun pour Sosso-Market : application mobile qui lutte contre le gaspillage et les déchets alimentaires dans les marchés camerounais, en permettant aux commerçants de vendre leurs invendus à prix réduits via des alertes et des paniers « Sosso » - Elie Yossa de RDC pour 3D Heal : système de fabrication numérique de prothèses médicales à partir de bouteilles plastiques recyclées, combinant scan 3D, impression locale et accessibilité pour les zones en conflit - Aymane Gbadamassi du Togo pour Rôbalôtô : plateforme numérique de gestion et traçabilité des déchets plastiques en milieu scolaire, utilisant des QR codes pour optimiser la collecte et mesurer l'impact environnemental.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marine Lamoureux, grand reporter La Croix : quand la métallurgie tente de prendre le tournant de la transition écologique - Yang Mei du service en langue chinoise : faut-il interdire le commerce de fourmis sur internet ? - Simon Rozé du service environnement - Stefanie Schüler du service environnement nous parlera des Halligen, petites îles allemandes menacées par la montée du niveau de la mer et qui expérimentent des solutions fondées sur la nature. - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Fabrice Zongwe de RDC pour son film Aux racines de l'érosion - Chronique entrepreneur avec l'entreprise Voanala Nahari, spécialiste de la reforestation à Madagascar, offre des services variés : des consultations sur la structure édaphique du sol et la disponibilité en eau, des recommandations d'espèces arboricoles adaptées, la vente de graines et plantules locales ou fruitières, et des formations pratiques en reforestation, avec suivi régulier à des coûts accessibles. Musiques diffusées dans l'émission : ► Quantic - Balada Borracha ► Nectar Woode - Naturally.

Moins de feux, mais plus de victimes. C'est le paradoxe que vient de révéler une étude internationale qui a analysé vingt ans de données satellites : entre 2002 et 2021, la superficie mondiale de terres brûlées a diminué de 26%. Bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car dans le même temps, l'exposition humaine aux incendies a bondi de 40%. 440 millions de personnes ont vu leur vie ou leurs biens directement menacés par les flammes. Et une grande partie d'entre eux vivent sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, les feux de brousse sont une réalité quotidienne, saisonnière, millénaire. Ils nettoient les pâturages, préparent les sols, rythment la vie des éleveurs et des agriculteurs. Mais le dérèglement climatique a changé la donne : les saisons sèches s'allongent, les feux échappent de plus en plus souvent au contrôle, les superficies brûlées débordent sur les forêts, les cultures, les villages. Ce que les anciens maîtrisaient, le climat le rend imprévisible. Et ce phénomène ne concerne pas que l'Afrique. Nous allons vous emmener au Portugal, dans une forêt qui a tout connu : les tempêtes, les flammes et qui se prépare aujourd'hui à affronter un nouvel été à haut risque d'incendies. Une forêt qui ressemble à beaucoup d'autres, sur beaucoup d'autres continents. Mais est-ce vraiment le feu qui est notre ennemi ou notre façon d'habiter les territoires ? Avec l'éclairage de Pauline Vilain-Carlotti, géographe, spécialiste des incendies de forêts et de la gestion sociale de l'environnement pour son ouvrage L'épreuve du feu, habiter autrement la Terre (Flammarion) Musiques diffusées dans l'émission Bebel Gilberto - Uma canção doce Teresa Silva Carvalho - O rama o que Linda rama

Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd'hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C'est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l'article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l'emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C'est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s'affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d'officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d'avoir deux fois plus d'équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ? À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur. Avec - Laurent Castaignède pour l'ouvrage Le revers de la médaille - L'empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l'Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Amélie Poinssot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l'une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d'Arles et une ligne à haute tension) - Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu - Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L'extension du domaine de la faim - Chronique culture de Caroline Filliette sur l'ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission : ► Mel D & Dino Brandão - We Win ► Benson & Sarz - Back Outside.

Imaginez un sol vivant, formé goutte à goutte, millimètre par millimètre, pendant des millénaires. Une accumulation de matière organique, feuilles, mousses, racines, qui se décompose lentement dans l'eau, siècle après siècle. Un sol qui respire, qui filtre l'eau, qui absorbe le carbone : dix fois plus qu'une forêt tropicale à surface égale... Ce sol, c'est la tourbe ! Et on en trouve dans 180 pays à travers le monde. Du bassin central du Congo, qui abrite à lui seul 36% de toutes les tourbières tropicales de la planète, jusqu'aux vertes collines d'Irlande, l'un des derniers grands sanctuaires européens : un quart du pays en est recouvert. Pendant des siècles, elle a chauffé les maisons, nourri les feux, rythmé les saisons dans les campagnes des Midlands. Une ressource gratuite, à portée de bêche, dans un pays que la colonisation anglaise avait dépouillé de ses forêts. Pour les Irlandais, la tourbe, c'était la survie. La tourbe, c'était l'identité. Mais aujourd'hui, ce trésor millénaire se retrouve au prétoire. En 2019, la Haute Cour irlandaise a jugé que l'exploitation industrielle des tourbières était incompatible avec les directives européennes sur l'environnement. Un coup de tonnerre qui a précipité la fin de l'extraction à grande échelle. Et en mars 2024, la Commission européenne a franchi un pas supplémentaire, renvoyant l'Irlande devant la Cour de justice de l'Union européenne : certaines tourbières protégées continuent d'être dégradées. Le dossier est loin d'être clos. D'un côté, l'urgence climatique et le droit européen. De l'autre, une culture populaire vivace, des communautés rurales attachées à leurs traditions, et une identité nationale gravée dans la terre. Les Irlandais doivent choisir… Une émission réalisée par François Porcheron. Merci à Clémence Pénard pour la coordination. Avec par ordre d'apparition : Frank Morron, coupeur de tourbe Le député Michael Fitzmaurice Douglas McMillan - Il a créé la coopérative Green Restauration Ireland et s'est lancé avec le soutien du gouvernement irlandais et du fonds pour la transition juste de l'UE dans le projet « Peatlands for prosperity » que l'on peut traduire par tourbières, gages de prospérité Adrian and Kieran Egan - « Landscape Farm » Shane Mc Guinness, docteur en philosophie, professeur adjoint en développement durable et chercheur en climat à l'UCD ; fondateur et directeur de Peatland Finance Ireland Tristram Whyte, du Conseil irlandais pour la conservation des tourbières / The Bog of Allen Nature Centre Dr Florence Renou-Wilson, ingénieure en agriculture et directrice du Master of Science GlobalChange à l'University College de Dublin John O'Sullivan de Derreighter Farm pour le projet Palus Demos.

Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Erwan Manac'h de Reporterre : l'impact environnemental de l'IA générative et des data centers - Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : des chimpanzés de Bossou en Guinée forestière menacés de disparition - Simon Rozé du service environnement sur la pollution en Iran - Jeanne Richard du service environnement nous parle de cadmium Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juste Fabrice N'zima de Côte d'Ivoire pour son film Au crépuscule de la lagune souillée - Chronique des Clubs Rfi de Audrey Iattoni sur des ateliers de formation en maraichage bio organisés à Moundou, au Tchad, pour les jeunes en recherche d'emploi. Musiques diffusées dans l'émission : ► The Weeknd - Save your tears ► Angelique Kidjo - Oyaya.

Dans un monde où les scientifiques alertent sur une disparition massive du vivant, une question s'impose : peut-on encore réparer ce que l'humanité a détruit ? Des savanes africaines aux montagnes d'Asie, la biodiversité recule à un rythme sans précédent. Pourtant, partout sur la planète, des femmes et des hommes tentent de redonner une place aux espèces sauvages disparues ou menacées. Aujourd'hui dans notre émission, nous allons explorer ces projets de réintroduction qui suscitent autant d'espoir que de débats. Peut-on vraiment rendre la liberté à un animal que l'homme a failli faire disparaître ? Comment réapprendre à faire cohabiter les humains et la faune sauvage ? Quels sont les risques, les réussites, les limites ? Nous vous emmenons notamment en Corée du Sud, où le destin des ours-lune est en train de changer. Longtemps menacés, ces ours asiatiques font aujourd'hui l'objet de programmes de protection et de tentatives de réintroduction dans leur habitat naturel. Aujourd'hui, sauver la biodiversité ne suffit plus. Il faut parfois la faire revenir... Avec François Sarrazin, professeur d'écologie à Sorbonne Université et chercheur au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (MNHN, CNRS, Sorbonne Université, équipe Conservation et restauration des populations).

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Sarah Sermondadaz de The Conversation. Quand le prix du pétrole monte, les bonnes intentions ne suffisent pas pour développer les biocarburants - Vasile Damian de la rédaction roumaine de RFI sur l'impact environnemental du Festival de Cannes - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parle de pisciculture et ses conséquences : on a appris que les Écossais, gros producteurs de saumon, avaient caché plusieurs incidents ayant entraîné la mort de MILLIONS de poissons - Igor Strauss du service environnement de RFI sur son reportage sur l'extraction en Zambie - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Maxime Grember avec Vincent Leblan, anthropologue à l'IRD laboratoire PALOC Patrimoines Locaux, Environnement et Globalisation Paris pour le film Purunchaur la saison des singes - Chronique médias de Anne-Sophie Novel Équation climatique : quelle inconnue est la plus inquiétante ? Musiques diffusées dans l'émission : ► Soft - Mizé Si Péyi La ► Dopamoon - FILLE DU SOLEIL.

L'intelligence artificielle est en train de bouleverser notre rapport au monde. Ses impacts écologiques sont énormes, mais son utilisation pose aussi des questions éthiques. Devons-nous foncer tête baissée ou résister ? C'est une force invisible qui transforme déjà nos vies, nos économies, nos démocraties… et même notre rapport au monde : l'intelligence artificielle. Ces deux mots devenus familiers sont répétés partout : dans les laboratoires, les conseils d'administration, les universités, les armées, les écoles, jusque dans nos téléphones et nos conversations quotidiennes. Mais de quoi parle-t-on vraiment ? Quand une machine écrit, traduit, compose de la musique, diagnostique une maladie ou imite une voix humaine… est-ce de d'intelligence ou juste une formidable capacité de calcul ? Quand l'informaticien américain John MacCarthy a inventé ce concept en 1956, avait-il alors conscience de la perversité d'utiliser ce mot « intelligence » ? Quoi qu'il en soit : c'est un progrès immense, un bouleversement historique majeur que certains comparent même à l'invention de l'écriture, à l'imprimerie, à la révolution industrielle ou à l'électrification du monde. Ce constat ne nous empêche de nous interroger sur la définition, de l'IA, ses impacts environnementaux et sociaux et sur les remparts à construire face à cette algorithmisation de notre société. Avec - Denis Trystam professeur en informatique à Grenoble INP, Université Grenoble Alpes depuis 1991. ll fait partie du collectif EcoInfo qui réfléchit aux impacts du numérique sur l'environnement - Thierry Ménissier, professeur, philosophie politique, chercheur associé à l'Obvia – Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique - Claire Monteleoni, directrice de recherche et responsable d'équipe commune ARCHES (Inria, CNRS, Sorbonne, UVSQ), Inria, et professeure d'informatique à Université de Colorado Boulder Musiques diffusées dans l'émission - E.Cole I - Artificial Intelligence

Le changement climatique a des effets visibles sur nos paysages. Derrière les chiffres et les rapports scientifiques, ce sont des territoires, des écosystèmes et des vies humaines qui sont bouleversés. C'est le cas notamment de la région du lac Tchad. Situé à la frontière entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, ce bassin hydrographique était l'une des plus grandes réserves d'eau douce du continent. Après avoir rétréci à une vitesse alarmante pendant plusieurs décennies, désormais, sous l'effet du changement climatique : il s'agrandit ! Au gré des pluies, le lac se métamorphose… Cela peut sembler une bonne nouvelle pour les ressources en eau de la région, mais c'est un véritable bouleversement pour les populations qui dépendent de l'agriculture et de la pêche pour leur survie quotidiennement menacée par les attaques de Boko Haram. Un reportage de Carol Valade, envoyé spécial pour RFI. Carol a rendez-vous sur les rives du lac, côté tchadien à Kisra avec Mahamat Mbomi. Mahamat est chauffeur pour le Comité International de la Croix-Rouge. Avec ses économies, il s'est lancé dans l'agriculture, mais tout ne s'est pas passé comme prévu... Avec les éclairages de Florence Sylvestre, directrice de recherches à l'IRD, l'Institut de la recherche pour le développement, professeur associé à l'Université de N'Djamena, qui étudie le climat et les ressources en eau du Sahel.

Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill - Lila Iké - Scatter.

Viser la performance maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à miser sur la robustesse. Dans un environnement où tout s'accélère, où les crises se multiplient et où l'incertitude devient la norme, la logique de la performance montre ses limites. Viser l'efficacité maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à nous inspirer du Vivant et à miser sur la robustesse. À l'image du roseau qui, face au vent, plie mais ne rompt pas. Bienvenue dans cette émission où la science inspire l'action. Avec Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE au Laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (RDP) au sein de l'ENS de Lyon. Son dernier ouvrage L'entreprise robuste est paru chez Odile Jacob. Musique diffusée dans l'émission Abraham Réunion - Pa Janmen Oubliyé.

« Voyager, c'est naître et mourir à chaque instant », écrivait Victor Hugo. L'envie de découvrir l'ailleurs est en chacun de nous et si nous n'avons pas tous la chance de pouvoir le faire, il y a quand même un milliard et demi de personnes qui ont voyagé à l'étranger en 2025 : un record ! Cette année, le contexte géopolitique va sûrement freiner les envies, mais selon l'ONU le tourisme mondial devrait augmenter d'environ 5% chaque année. Le continent africain notamment attire de plus en plus de monde. Mais aujourd'hui, le secteur représente déjà près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il faut ajouter la pression exercée sur les écosystèmes locaux, la surconsommation des ressources ou encore la transformation des paysages sous le poids des infrastructures touristiques et vous comprenez qu'il est important de s'interroger : comment concilier notre soif de découverte avec la préservation de notre environnement ? Il y a plein de solutions… Nous vous emmènerons dans le Nordeste brésilien qui vient d'ouvrir son premier sentier de randonnée, la méthode est inspirante… Reportage de Sarah Cozzolino réalisé par François Porcheron. Avec Oliver Bessy, sociologue du sport et du tourisme, professeur émérite à l'université de Pau et chercheur au laboratoire TrEE (Transition énergétique et environnementale). Musiques diffusées dans l'émission : Ednardo, Amelinha & Belichor – Terral

Si je vous dis que l'écologie a été un outil pervers au service des colonisateurs en Afrique, cela peut vous surprendre et pourtant c'est ce récit que nous allons vous conter aujourd'hui… Au nom du fantasme de la préservation d'une nature tropicale vierge, les colons ont déplacé des populations et sanctuarisé des espaces pour légitimer leur domination. Cette histoire méconnue jusqu'à peu de temps se lit dans les archives et elle est dramatique. Car les populations ne se sont pas laissées faire. Ces affrontements ont longtemps été effacés des cours d'histoire alors que cet héritage colonial continue de façonner certaines politiques écologiques actuelles. Émission avec Guillaume Blanc, historien français spécialiste de l'histoire de l'environnement et de l'Afrique au XXe siècle pour sa bande dessinée sur le colonialisme vert Les sacrifiés du paradis parue chez Delcourt et Empires, une histoire sociale de l'environnement publié aux éditions du CNRS. Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : Le Léman Musiques diffusées dans l'émission : Ireke – Tout est bizarre Alibert – La chanson du lac Léman

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Audrey Garric, journaliste au service environnement pour Le Monde : l'alerte des scientifiques sur le fait que 2026 s'annonce comme une année hors norme d'un point de vue climatique, avec une multiplication d'extrêmes déjà à l'œuvre depuis le début de l'année et qui devrait se renforcer avec l'arrivée d'El Nino. - Amanda Morrow de la rédaction en langue anglaise sur biobanques marines, sortes de “bibliothèques vivantes” où des scientifiques conservent du sperme de corail, des micro-organismes marins et d'autres formes de vie océanique dans des laboratoires et d'immenses congélateurs - Simon Rozé du service environnement reviendra sur le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) et l'utilisation toujours plus intense et non soutenable de sable pour la construction. - Lucile Gimberg du service environnement nous parlera de la cartographie du trafic de pangolins développée par des chercheurs de l'IRD grâce à des échantillons adn de différentes espèces, une méthode qui pourrait améliorer la lutte contre le braconnage. Interview avec Pierre Leroy pour son projet D'un bout à l'autre. Chronique culture de Caroline Filliette sur le FIFES , 6e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL qui se tiendra à Cannes le 24 mai, et du 27 au 31 mai 2026. Musiques diffusées dans l'émission : ► Bruno Mars - I Just Might ► Nezoak & Mariaa Siga - Yelele.

C'est un phénomène mondial : quel que soit l'endroit où vous habitez, autour de vous il y a des travaux, des chantiers, des constructions en cours… L'augmentation de la population et le développement de nos économies nécessitent toujours plus de bâtiments et d'infrastructures. Nos villes qui abritent l'essentiel de l'humanité grandissent en hauteur et en largeur. Maisons, immeubles, routes, ronds-points, centres commerciaux : nous redessinons sans cesse les paysages en modifiant l'occupation du sol. Tout cela mobilise évidemment d'immenses ressources, essentiellement du béton et de l'acier et a des conséquences sur notre rapport au monde. Dans certains endroits, préserver l'environnement est une priorité. Nous vous emmènerons dans la bucolique région autrichienne du Vorarlberg qui s'y est intéressée avant tout le monde, au point d'attirer des légions de visiteurs, qui tentent de s'en inspirer. Mais c'est loin d'être la norme ! Alors comment aborder cette urbanisation du monde ? Reportage de Isaure Hiace réalisé par François Porcheron. Avec l'éclairage de Michel Lussault, géographe, professeur d'études urbaines à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Il dirige l'École urbaine de Lyon et a publié (entre autres !) Cohabitons ! Pour une nouvelle urbanité terrestre, paru aux éditions du Seuil.

C'est une histoire révélatrice de notre époque ! Fin janvier 2026, dans l'indifférence presque totale des politiques et des médias britanniques, le gouvernement de Keir Starmer a publié un rapport intitulé « Perte mondiale de biodiversité, effondrement des écosystèmes et sécurité nationale ». 14 pages concoctées par les agences de renseignements MI5 et MI6 démontrent que « tous les écosystèmes considérés comme essentiels à l'équilibre de la planète », comme la forêt amazonienne, les forêts boréales, l'Himalaya, les mangroves, les récifs coralliens ou le bassin du Congo, « sont sur la voie de l'effondrement » Ce rapport est un signal d'alarme car le Royaume-Uni importe 40% de son alimentation et la conclusion est que sa sécurité alimentaire est menacée et qu'il faut d'urgence relocaliser la production agricole et adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Ce qui est symptomatique, c'est qu'il a fallu que les chercheurs se battent pour que ce rapport soit publié. Il était perçu comme « trop négatif » par le gouvernement britannique. Un gouvernement qui a refusé d'investir dans le Tropical Forest Forever Facility, le fonds lancé lors de la COP30 pour aider à la conservation des forêts tropicales. Keir Starmer semble aussi déterminé à abandonner l'International Climate Finance Programme, le fonds mis en place par les conservateurs pour aider les pays les plus pauvres à enrayer l'effondrement de leurs écosystèmes. Les décideurs politiques écoutent la science quand cela les arrange et pendant ce temps-là, l'habitabilité de la planète se dégrade à une vitesse vertigineuse ! Avec Marc-André Selosse, écologue, botaniste, spécialiste du sol et des champignons pour son livre De la biodiversité comme un humanisme paru au Seuil. Musiques diffusées dans l'émission Noga Erez - VIEWS Tamikrest - Adagh Oyantid.