Jamais une espèce vivante n'a eu sur la Terre autant d'impact que l'Homme, pourtant nous n'avons qu’une planète. Aujourd’hui, le monde prend conscience que nos modes de développement ne sont pas durables et que nous allons devoir profondément changer notre rapport à la nature pour préserver la vie sur terre. Anne-Cécile Bras vous propose de rendre compte de cette actualité sur tous les continents, pour décrypter les avancées ou les reculs de nos actions face à notre environnement en devenir. Une émission réalisée par François Porcheron.

Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.

Dans les Vosges, cet été, un agriculteur regarde ses prairies brûler et compte déjà ce qu'il manquera à ses bêtes pour l'hiver. Dans le Ferlo, au nord du Sénégal, un éleveur peul scrute le ciel en espérant que la pluie de cette saison ne sera ni trop rare, ni trop violente. Deux gestes, deux continents, une même question suspendue au-dessus de leurs têtes : qu'est-ce que la météo nous réserve et comment vivre avec ? C'est précisément le terrain de la science dont nous parlons aujourd'hui : l'agroclimatologie. Une discipline encore jeune, à la croisée de la météorologie, de l'agronomie et des sciences du vivant, qui tente de répondre à une question devenue vitale : comment nourrir le monde quand le climat qui a façonné nos cultures et nos élevages est en train de changer sous nos yeux ? Nos invités constatent le manque d'adaptation de nos modèles agricoles, ils proposent des solutions même si, comme tous les scientifiques, ils ont du mal à se faire entendre… Avec - Serge Zaka, pionnier de l'agroclimatologie en France pour son livre Orages sur le climat (Harper and Collins) - Mohamed Habibou Assouma, chercheur au CIRAD, UMR-SELMET et à l'Unité de recherche sur les Systèmes Agropastoraux et Environnement. Musiques diffusées dans l'émisison - Omar Pène - Climat - Bien & Alikiba - Finale.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Zoé Moreau, journaliste environnement pour Vert le média qui annonce la couleur sur la start-up américaine : Panthalassa. Soutenue par les géants de la tech, elle prévoit de construire des Datacenters flottants alimentés par l'énergie des vagues. L'intérêt ? Répondre aux critiques de vacarme et de pollution adressées jusqu'à présent à ces gigantesques centres de données. Mais de nombreuses incertitudes techniques, économiques mais aussi environnementales demeurent - Lucia Muzell, journaliste pour la rédaction brésilienne de RFi sur les vagues de chaleur au Brésil, pays « habitué » aux hautes températures de par son climat tropical, mais où le manque d'adaptation pour tous et l'absence de politiques publiques à la hauteur des enjeux ont causé la mort de 120. 000 personnes en 20 ans, selon une étude inédite. - Simon Rozé du service environnement de RFI reviendra sur les incendies qui touchent le monde entier - Baptiste Coulon du service France de RFI nous parlera de l'incendie qui a touché la forêt de Fontainebleau cette semaine en France. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Symphorien NIHALA MANIRY SOA de Madagascar pour son film Le rivage de la colère - La Chronique entrepreneur avec Ruphin Murda Kinanga de l'Eco-ferme de Kamou, entreprise agricole sociale implantée en milieu rural au Congo-Brazzaville. Musiques diffusées dans l'émission : ► Fonky Family - Art de rue ►Marcus Gad - Fruit and Flower.

ll recouvre les deux-tiers de la planète, il nous semble mystérieux car nous ne voyons que sa surface : l'océan révèle petit à petit ses mystères au gré de l'amélioration des technologies pour l'explorer. Son immensité donne l'impression d'un géant invincible. Il nous rend énormément de services : il nourrit une grande partie de l'humanité, il transporte 90% de nos marchandises, il régule le climat… mais nous le maltraitons à grande échelle et cela risque de se retourner contre nous. Nous vous emmènerons à la découverte du fantastique programme international ARGO qui collecte un maximum d'informations sur l'état de l'océan grâce à des milliers de balises réparties à travers le monde (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Jean-Pierre Gattuso, océanographe, directeur de recherche au CNRS, il travaille au laboratoire d'océanographie de Villefranche. Musique diffusée dans l'émission Lemon Demon - Deep in the ocean. Diaporama Les océans vont mal ! Leur température a augmenté en moyenne d'un demi-degré depuis 1970, favorisant notamment l'acidification des eaux. Résultats : les écosystèmes marins sont en danger. C'est ce que nous révèlent nombre d'études réalisées grâce aux données d'observation des océans, notamment celles réalisées par le programme ARGO que mène l'Institut de l'IFREMER, en France.

Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, en 50 ans le droit de l'environnement s'est largement développé : il y a quarante fois plus de lois environnementales. Un droit constitutionnel à un environnement sain a été adopté dans 88 pays, 65 autres ont inscrit la protection de l'environnement dans leur constitution. Plus de 350 cours et tribunaux environnementaux ont été créés dans plus de 50 pays. Plus de 1 100 accords environnementaux internationaux ont été signés. C'est formidable me direz-vous ! Oui… sauf que quand vous voyez l'ampleur des pollutions, la vitesse à laquelle disparaît le Vivant et les conséquences de plus en meurtrières du changement climatique, une question s'impose : est-ce que le droit tel qu'il existe aujourd'hui est à la hauteur pour protéger la vie sur Terre ? Vous connaissez la réponse… A l'heure où les enjeux deviennent existentiels, comment transformer ce droit ? Qu'est-ce qui lui manque pour être réellement efficace ? Nos invités, tous juristes, ont des réponses aiguisées ! Avec Laurent Neyret : professeur de Droit à Sciences Po où il enseigne le droit face à l'urgence écologique) pour son ouvrage « Liberté, dignité, habitabilité : donner au siècle la valeur qui lui manque » Gallimard Marine Calmet: juriste militante, présidente de l'association Wild Legal et porte-parole du collectif Or de question Laurent Fonbaustier : professeur à l'Université Paris-Sud, responsable du master 2 Droit de l'environnement pour son ouvrage La refondation écologique du monde, paru aux Puf Musiques diffusées dans l'émission K.O.G - Dreaming Amanaz - Khala My Friend

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Concepcion Alvarez, journaliste climat et environnement, rédactrice en chef adjointe chez Novethic sur le rapport publié par Oil change international en mai 2026. Il a évalué les impacts économiques de la production pétro-gazière dans 13 pays africains et le constat est sans appel : il n'y a aucun exemple positif - Raphaël Moran, journaliste pour la rédaction hispanophone de RFi sur le Pérou qui ressent déjà l'arrivée d'El Niño - Simon Rozé du service environnement de RFI - Lucile Gimberg du service environnement de RFI nous parle des menaces qui visent les journalistes météo dès lors qu'ils évoquent le changement climatique. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Hermann Momo du Cameroun pour son film L'avaleur de sable. - Chronique culture de Caroline Filliette sur le film La Baleine et le musicien. L'album Megaptera de Rone en écoute ici. Les articles d'Olivier Adam au sujet des baleines sur le site The Conversation. Musiques diffusées dans l'émission : ► Burna Boy - Last Last ► Nèg' Marrons - Diaspora.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marie Bellan journaliste environnement pour Les Echos : La climatisation, nécessité ou mal adaptation ? - Cécile Goudou de Zoa, en direct de de Dakar nous parle d'un centre d'accueil des animaux victimes de braconnage situé à Abidjan en Côte d'Ivoire - Simon Rozé du service environnement - Juliette Pietraszewski du service environnement : le Tour de France et son avenir face au dérèglement climatique - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Corto Cholaud-Talmon pour son film Remodeler l'agriculture Musiques diffusées dans l'émission : ► Young Miko - Biaf 3 ► Bikini Kill - Rebel Girl.

Quel est le point commun entre Lagos, Abidjan, Douala, Bangkok, Jakarta ou Miami ? Ce sont des villes qui coulent… lentement mais sûrement… Le poids des infrastructures, le prélèvement massif des eaux souterraines et des minéraux, la dégradation des écosystèmes naturels et la multiplication des barrages affaissent leur sol et stimulent l'érosion. En s'enfonçant, ces territoires deviennent plus vulnérables à la hausse du niveau de l'océan provoquée par le réchauffement climatique. Depuis le début du siècle dernier, le niveau des océans a déjà grimpé de 23 centimètres. En apparence, c'est peu. Mais les épisodes de submersion marine se multiplient à une vitesse alarmante sur toutes les côtes du globe. Et nous n'en sommes qu'au début : si rien ne change, la mer pourrait monter d'un mètre supplémentaire d'ici la fin de ce siècle. Les conséquences sont vertigineuses. Des centaines de millions de personnes vivent dans des zones côtières basses, souvent sans savoir qu'elles sont menacées. Après l'Asie, c'est l'Afrique qui concentre la plus forte densité de population côtière. C'est l'Afrique qui est en première ligne. Par exemple en Afrique de l'Ouest la zone littorale regroupe plus de 30 % de la population totale, 50 % de la population urbaine et elle concentre plus de la moitié des activités économiques des pays côtiers. Alors que fait-on ? On se protège ? On résiste ? Ou on admet que certains endroits, certains quartiers, certaines villes ne pourront tout simplement pas être sauvés ? Nous irons dans le sud de la France, à Sète, où les gestionnaires de la ville ont compris qu'ériger des murs ne suffisait plus, qu'il fallait déplacer des habitants, relocaliser des activités, réinventer le rapport à la mer (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Denis Lacroix délégué à la prospective à la direction générale IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) Musique diffusée Georges Brassens - Supplique pour être enterré à la plage de Sète

Cela peut sembler hallucinant, mais c'est pourtant vrai : l'océan recouvre les 2/3 de notre planète, mais nous connaissons mieux la surface de la Lune que ses profondeurs. Il faut admettre que c'est compliqué d'observer ce qui se passe à plusieurs kilomètres sous la surface. Mais nous faisons des progrès technologiques formidables si bien que nous avons réussi à cartographier 26% des fonds océaniques. Et un programme baptisé Gebco a pour objectif de cartographier 100% des océans mondiaux d'ici 2030. C'est justement sous la surface que nous allons vous emmener aujourd'hui dans les abysses, à la découverte des reliefs, des climats et de la faune des fonds marins. Nos invités les appellent la dernière frontière car qui dit découvertes dit ressources potentielles : les fonds marins en regorgent, mais est-ce bien raisonnable d'envisager de les exploiter ? Avec - Juliette Ravaux, maitresse de conférences à Sorbonne Université, elle enseigne en biologie animale et mène des recherches sur les adaptations des espèces profondes aux conditions extrêmes et au stress - Sébastien Duperron, spécialiste d'écologie microbienne, professeur au Muséum national d'histoire naturelle pour leur ouvrage Secrets de l'océan profond paru chez Quae. Nous vous proposons aussi un voyage en Malaisie, sur l'île de Penang, dans le détroit de Sumatra où les cultures et les cuisines se mêlent depuis des siècles. Ce sera Le Petit Atlas de Maxime Blondeau. Musiques diffusées dans l'émission - Flavien Berger - Abyssinie - Nu Genea - Ondas Do Mar.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Chaymaa Deb, rédactrice en chef de la revue des grands défis écologiques l'Iceberg sur le trafic d'animaux sauvages - Thuy Duong Nguyen du service en langue vietnamienne : Delta du Mékong, les mangroves vietnamiennes, un rempart naturel entre restauration et nouvelles menaces - Igor Strauss du service environnement sur les menaces qui pèsent sur les défenseurs des droits en RDC et Zambie - Juliette Pietraszewski du service environnement nous parle de la canicule en France. - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Louise Fontan Ducret, géographe de l'Université Mc Gil sur le film bolivien Apiculture, pilier de la vie de Franklin Carvajal, Lucas Melgar. - Chronique médias d'Anne-Sophie Novel qui décortique la notion de risque qui devrait être au coeur des politiques d'adaptation. Musiques diffusées dans l'émission : ► BAD BUNNY - EL CLúB ► Ziggy Marley - Hey People Now.

C'est quand même fou de penser que nous n'avons cartographié qu'un quart des fonds marins alors que nous connaissons quasiment la totalité de la superficie de la planète Mars. Cela s'explique sans doute par notre peur ancestrale de l'océan. Encore aujourd'hui seulement 1/3 de la population mondiale sait nager et par les défis technologiques que nécessitent ces explorations. Mais avec le réchauffement climatique, l'océan s'impose à nous ! Il monte… alors que près de la moitié de la population mondiale vit à proximité des côtes, l'érosion côtière fait des ravages partout dans le monde. Nous vous emmènerons aux Philippines, au nord de Manille dans la ville d'Hagonoy où les habitants vivent au rythme des inondations sans aucune solution puisque l'argent promis a été détourné par la corruption. Un reportage de Juliette Chaignon. Avec l'éclairage de Marina Lévy, océanographe, directrice de recherche au CNRS, directrice de l'Institut de l'Océan de l'Alliance Sorbonne Université. Son ouvrage Quand l'Océan s'éveillera - Enquête au coeur de la planète bleue a paru chez Stock. Musique diffusée dans l'émission Delubyong Sinungaling - Baha sa kalsada.

Nous sommes au Parc des expositions de la porte de Versailles, dans le sud-est de Paris, dans le magnifique studio installé par nos collègues de France 24 ! Nous sommes ici à l'occasion du salon Viva Technology. C'est le plus grand événement européen dédié aux nouvelles technologies. Au programme de cette 10ème édition, il y a du monde ! 15 000 startups, 4 000 investisseurs et plus de 1 500 démonstrations technologiques comme des batteries rechargeables à 80% en moins de cinq minutes ou des solutions intelligentes pour protéger les cultures face aux aléas climatiques. Mais si nous sommes là aujourd'hui, c'est à l'occasion de la 10ème édition du Challenge App Afrique, un prix organisé par RFI et France 24 qui récompense chaque année des innovateurs africains qui présentent leurs applications numériques pour résoudre des problématiques qui s'inscrivent dans les Objectifs de Développement Durable des Nations unies. Pour cette 10è édition le thème était : « La tech au service d'un monde propre ». Il y a eu plus de 570 candidatures en provenance de 23 pays d'Afrique francophone ! Les trois finalistes sont avec nous et le lauréat va être désigné dans cette émission spéciale. Pour sa 10è édition, le Challenge App Afrique se mobilise sur un enjeu crucial : la gestion des déchets et la sauvegarde de notre environnement. Avec en plateau : - Edem D'Almeida, fondateur de Moi Jeu Tri et membre du jury de la 10è édition du Challenge App Afrique, il dirige depuis 2013 la société Africa Global Recycling (AGR), entreprise de collecte et de valorisation des déchets - Vincent Rattez, délégué général de La Guilde, une association reconnue d'utilité publique qui depuis près de 40 ans accompagne des projets solidaires et culturels dans le monde entier sous différentes formes, partenaire et juré de cette 10è édition du Challenge App Afrique. À distance, 3 des finalistes ! - Cindy Monjoli du Cameroun pour Sosso-Market : application mobile qui lutte contre le gaspillage et les déchets alimentaires dans les marchés camerounais, en permettant aux commerçants de vendre leurs invendus à prix réduits via des alertes et des paniers « Sosso » - Elie Yossa de RDC pour 3D Heal : système de fabrication numérique de prothèses médicales à partir de bouteilles plastiques recyclées, combinant scan 3D, impression locale et accessibilité pour les zones en conflit - Aymane Gbadamassi du Togo pour Rôbalôtô : plateforme numérique de gestion et traçabilité des déchets plastiques en milieu scolaire, utilisant des QR codes pour optimiser la collecte et mesurer l'impact environnemental.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marine Lamoureux, grand reporter La Croix : quand la métallurgie tente de prendre le tournant de la transition écologique - Yang Mei du service en langue chinoise : faut-il interdire le commerce de fourmis sur internet ? - Simon Rozé du service environnement - Stefanie Schüler du service environnement nous parlera des Halligen, petites îles allemandes menacées par la montée du niveau de la mer et qui expérimentent des solutions fondées sur la nature. - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Fabrice Zongwe de RDC pour son film Aux racines de l'érosion - Chronique entrepreneur avec l'entreprise Voanala Nahari, spécialiste de la reforestation à Madagascar, offre des services variés : des consultations sur la structure édaphique du sol et la disponibilité en eau, des recommandations d'espèces arboricoles adaptées, la vente de graines et plantules locales ou fruitières, et des formations pratiques en reforestation, avec suivi régulier à des coûts accessibles. Musiques diffusées dans l'émission : ► Quantic - Balada Borracha ► Nectar Woode - Naturally.

Moins de feux, mais plus de victimes. C'est le paradoxe que vient de révéler une étude internationale qui a analysé vingt ans de données satellites : entre 2002 et 2021, la superficie mondiale de terres brûlées a diminué de 26%. Bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car dans le même temps, l'exposition humaine aux incendies a bondi de 40%. 440 millions de personnes ont vu leur vie ou leurs biens directement menacés par les flammes. Et une grande partie d'entre eux vivent sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, les feux de brousse sont une réalité quotidienne, saisonnière, millénaire. Ils nettoient les pâturages, préparent les sols, rythment la vie des éleveurs et des agriculteurs. Mais le dérèglement climatique a changé la donne : les saisons sèches s'allongent, les feux échappent de plus en plus souvent au contrôle, les superficies brûlées débordent sur les forêts, les cultures, les villages. Ce que les anciens maîtrisaient, le climat le rend imprévisible. Et ce phénomène ne concerne pas que l'Afrique. Nous allons vous emmener au Portugal, dans une forêt qui a tout connu : les tempêtes, les flammes et qui se prépare aujourd'hui à affronter un nouvel été à haut risque d'incendies. Une forêt qui ressemble à beaucoup d'autres, sur beaucoup d'autres continents. Mais est-ce vraiment le feu qui est notre ennemi ou notre façon d'habiter les territoires ? Avec l'éclairage de Pauline Vilain-Carlotti, géographe, spécialiste des incendies de forêts et de la gestion sociale de l'environnement pour son ouvrage L'épreuve du feu, habiter autrement la Terre (Flammarion) Musiques diffusées dans l'émission Bebel Gilberto - Uma canção doce Teresa Silva Carvalho - O rama o que Linda rama

Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd'hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C'est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l'article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l'emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C'est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s'affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d'officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d'avoir deux fois plus d'équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ? À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur. Avec - Laurent Castaignède pour l'ouvrage Le revers de la médaille - L'empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l'Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Amélie Poinssot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l'une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d'Arles et une ligne à haute tension) - Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu - Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L'extension du domaine de la faim - Chronique culture de Caroline Filliette sur l'ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission : ► Mel D & Dino Brandão - We Win ► Benson & Sarz - Back Outside.

Imaginez un sol vivant, formé goutte à goutte, millimètre par millimètre, pendant des millénaires. Une accumulation de matière organique, feuilles, mousses, racines, qui se décompose lentement dans l'eau, siècle après siècle. Un sol qui respire, qui filtre l'eau, qui absorbe le carbone : dix fois plus qu'une forêt tropicale à surface égale... Ce sol, c'est la tourbe ! Et on en trouve dans 180 pays à travers le monde. Du bassin central du Congo, qui abrite à lui seul 36% de toutes les tourbières tropicales de la planète, jusqu'aux vertes collines d'Irlande, l'un des derniers grands sanctuaires européens : un quart du pays en est recouvert. Pendant des siècles, elle a chauffé les maisons, nourri les feux, rythmé les saisons dans les campagnes des Midlands. Une ressource gratuite, à portée de bêche, dans un pays que la colonisation anglaise avait dépouillé de ses forêts. Pour les Irlandais, la tourbe, c'était la survie. La tourbe, c'était l'identité. Mais aujourd'hui, ce trésor millénaire se retrouve au prétoire. En 2019, la Haute Cour irlandaise a jugé que l'exploitation industrielle des tourbières était incompatible avec les directives européennes sur l'environnement. Un coup de tonnerre qui a précipité la fin de l'extraction à grande échelle. Et en mars 2024, la Commission européenne a franchi un pas supplémentaire, renvoyant l'Irlande devant la Cour de justice de l'Union européenne : certaines tourbières protégées continuent d'être dégradées. Le dossier est loin d'être clos. D'un côté, l'urgence climatique et le droit européen. De l'autre, une culture populaire vivace, des communautés rurales attachées à leurs traditions, et une identité nationale gravée dans la terre. Les Irlandais doivent choisir… Une émission réalisée par François Porcheron. Merci à Clémence Pénard pour la coordination. Avec par ordre d'apparition : Frank Morron, coupeur de tourbe Le député Michael Fitzmaurice Douglas McMillan - Il a créé la coopérative Green Restauration Ireland et s'est lancé avec le soutien du gouvernement irlandais et du fonds pour la transition juste de l'UE dans le projet « Peatlands for prosperity » que l'on peut traduire par tourbières, gages de prospérité Adrian and Kieran Egan - « Landscape Farm » Shane Mc Guinness, docteur en philosophie, professeur adjoint en développement durable et chercheur en climat à l'UCD ; fondateur et directeur de Peatland Finance Ireland Tristram Whyte, du Conseil irlandais pour la conservation des tourbières / The Bog of Allen Nature Centre Dr Florence Renou-Wilson, ingénieure en agriculture et directrice du Master of Science GlobalChange à l'University College de Dublin John O'Sullivan de Derreighter Farm pour le projet Palus Demos.

Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Erwan Manac'h de Reporterre : l'impact environnemental de l'IA générative et des data centers - Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : des chimpanzés de Bossou en Guinée forestière menacés de disparition - Simon Rozé du service environnement sur la pollution en Iran - Jeanne Richard du service environnement nous parle de cadmium Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juste Fabrice N'zima de Côte d'Ivoire pour son film Au crépuscule de la lagune souillée - Chronique des Clubs Rfi de Audrey Iattoni sur des ateliers de formation en maraichage bio organisés à Moundou, au Tchad, pour les jeunes en recherche d'emploi. Musiques diffusées dans l'émission : ► The Weeknd - Save your tears ► Angelique Kidjo - Oyaya.

Dans un monde où les scientifiques alertent sur une disparition massive du vivant, une question s'impose : peut-on encore réparer ce que l'humanité a détruit ? Des savanes africaines aux montagnes d'Asie, la biodiversité recule à un rythme sans précédent. Pourtant, partout sur la planète, des femmes et des hommes tentent de redonner une place aux espèces sauvages disparues ou menacées. Aujourd'hui dans notre émission, nous allons explorer ces projets de réintroduction qui suscitent autant d'espoir que de débats. Peut-on vraiment rendre la liberté à un animal que l'homme a failli faire disparaître ? Comment réapprendre à faire cohabiter les humains et la faune sauvage ? Quels sont les risques, les réussites, les limites ? Nous vous emmenons notamment en Corée du Sud, où le destin des ours-lune est en train de changer. Longtemps menacés, ces ours asiatiques font aujourd'hui l'objet de programmes de protection et de tentatives de réintroduction dans leur habitat naturel. Aujourd'hui, sauver la biodiversité ne suffit plus. Il faut parfois la faire revenir... Avec François Sarrazin, professeur d'écologie à Sorbonne Université et chercheur au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (MNHN, CNRS, Sorbonne Université, équipe Conservation et restauration des populations).

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Sarah Sermondadaz de The Conversation. Quand le prix du pétrole monte, les bonnes intentions ne suffisent pas pour développer les biocarburants - Vasile Damian de la rédaction roumaine de RFI sur l'impact environnemental du Festival de Cannes - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parle de pisciculture et ses conséquences : on a appris que les Écossais, gros producteurs de saumon, avaient caché plusieurs incidents ayant entraîné la mort de MILLIONS de poissons - Igor Strauss du service environnement de RFI sur son reportage sur l'extraction en Zambie - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Maxime Grember avec Vincent Leblan, anthropologue à l'IRD laboratoire PALOC Patrimoines Locaux, Environnement et Globalisation Paris pour le film Purunchaur la saison des singes - Chronique médias de Anne-Sophie Novel Équation climatique : quelle inconnue est la plus inquiétante ? Musiques diffusées dans l'émission : ► Soft - Mizé Si Péyi La ► Dopamoon - FILLE DU SOLEIL.

L'intelligence artificielle est en train de bouleverser notre rapport au monde. Ses impacts écologiques sont énormes, mais son utilisation pose aussi des questions éthiques. Devons-nous foncer tête baissée ou résister ? C'est une force invisible qui transforme déjà nos vies, nos économies, nos démocraties… et même notre rapport au monde : l'intelligence artificielle. Ces deux mots devenus familiers sont répétés partout : dans les laboratoires, les conseils d'administration, les universités, les armées, les écoles, jusque dans nos téléphones et nos conversations quotidiennes. Mais de quoi parle-t-on vraiment ? Quand une machine écrit, traduit, compose de la musique, diagnostique une maladie ou imite une voix humaine… est-ce de d'intelligence ou juste une formidable capacité de calcul ? Quand l'informaticien américain John MacCarthy a inventé ce concept en 1956, avait-il alors conscience de la perversité d'utiliser ce mot « intelligence » ? Quoi qu'il en soit : c'est un progrès immense, un bouleversement historique majeur que certains comparent même à l'invention de l'écriture, à l'imprimerie, à la révolution industrielle ou à l'électrification du monde. Ce constat ne nous empêche de nous interroger sur la définition, de l'IA, ses impacts environnementaux et sociaux et sur les remparts à construire face à cette algorithmisation de notre société. Avec - Denis Trystam professeur en informatique à Grenoble INP, Université Grenoble Alpes depuis 1991. ll fait partie du collectif EcoInfo qui réfléchit aux impacts du numérique sur l'environnement - Thierry Ménissier, professeur, philosophie politique, chercheur associé à l'Obvia – Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique - Claire Monteleoni, directrice de recherche et responsable d'équipe commune ARCHES (Inria, CNRS, Sorbonne, UVSQ), Inria, et professeure d'informatique à Université de Colorado Boulder Musiques diffusées dans l'émission - E.Cole I - Artificial Intelligence

Le changement climatique a des effets visibles sur nos paysages. Derrière les chiffres et les rapports scientifiques, ce sont des territoires, des écosystèmes et des vies humaines qui sont bouleversés. C'est le cas notamment de la région du lac Tchad. Situé à la frontière entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, ce bassin hydrographique était l'une des plus grandes réserves d'eau douce du continent. Après avoir rétréci à une vitesse alarmante pendant plusieurs décennies, désormais, sous l'effet du changement climatique : il s'agrandit ! Au gré des pluies, le lac se métamorphose… Cela peut sembler une bonne nouvelle pour les ressources en eau de la région, mais c'est un véritable bouleversement pour les populations qui dépendent de l'agriculture et de la pêche pour leur survie quotidiennement menacée par les attaques de Boko Haram. Un reportage de Carol Valade, envoyé spécial pour RFI. Carol a rendez-vous sur les rives du lac, côté tchadien à Kisra avec Mahamat Mbomi. Mahamat est chauffeur pour le Comité International de la Croix-Rouge. Avec ses économies, il s'est lancé dans l'agriculture, mais tout ne s'est pas passé comme prévu... Avec les éclairages de Florence Sylvestre, directrice de recherches à l'IRD, l'Institut de la recherche pour le développement, professeur associé à l'Université de N'Djamena, qui étudie le climat et les ressources en eau du Sahel.

Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill - Lila Iké - Scatter.

Viser la performance maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à miser sur la robustesse. Dans un environnement où tout s'accélère, où les crises se multiplient et où l'incertitude devient la norme, la logique de la performance montre ses limites. Viser l'efficacité maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à nous inspirer du Vivant et à miser sur la robustesse. À l'image du roseau qui, face au vent, plie mais ne rompt pas. Bienvenue dans cette émission où la science inspire l'action. Avec Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE au Laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (RDP) au sein de l'ENS de Lyon. Son dernier ouvrage L'entreprise robuste est paru chez Odile Jacob. Musique diffusée dans l'émission Abraham Réunion - Pa Janmen Oubliyé.

« Voyager, c'est naître et mourir à chaque instant », écrivait Victor Hugo. L'envie de découvrir l'ailleurs est en chacun de nous et si nous n'avons pas tous la chance de pouvoir le faire, il y a quand même un milliard et demi de personnes qui ont voyagé à l'étranger en 2025 : un record ! Cette année, le contexte géopolitique va sûrement freiner les envies, mais selon l'ONU le tourisme mondial devrait augmenter d'environ 5% chaque année. Le continent africain notamment attire de plus en plus de monde. Mais aujourd'hui, le secteur représente déjà près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il faut ajouter la pression exercée sur les écosystèmes locaux, la surconsommation des ressources ou encore la transformation des paysages sous le poids des infrastructures touristiques et vous comprenez qu'il est important de s'interroger : comment concilier notre soif de découverte avec la préservation de notre environnement ? Il y a plein de solutions… Nous vous emmènerons dans le Nordeste brésilien qui vient d'ouvrir son premier sentier de randonnée, la méthode est inspirante… Reportage de Sarah Cozzolino réalisé par François Porcheron. Avec Oliver Bessy, sociologue du sport et du tourisme, professeur émérite à l'université de Pau et chercheur au laboratoire TrEE (Transition énergétique et environnementale). Musiques diffusées dans l'émission : Ednardo, Amelinha & Belichor – Terral

Si je vous dis que l'écologie a été un outil pervers au service des colonisateurs en Afrique, cela peut vous surprendre et pourtant c'est ce récit que nous allons vous conter aujourd'hui… Au nom du fantasme de la préservation d'une nature tropicale vierge, les colons ont déplacé des populations et sanctuarisé des espaces pour légitimer leur domination. Cette histoire méconnue jusqu'à peu de temps se lit dans les archives et elle est dramatique. Car les populations ne se sont pas laissées faire. Ces affrontements ont longtemps été effacés des cours d'histoire alors que cet héritage colonial continue de façonner certaines politiques écologiques actuelles. Émission avec Guillaume Blanc, historien français spécialiste de l'histoire de l'environnement et de l'Afrique au XXe siècle pour sa bande dessinée sur le colonialisme vert Les sacrifiés du paradis parue chez Delcourt et Empires, une histoire sociale de l'environnement publié aux éditions du CNRS. Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : Le Léman Musiques diffusées dans l'émission : Ireke – Tout est bizarre Alibert – La chanson du lac Léman

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Audrey Garric, journaliste au service environnement pour Le Monde : l'alerte des scientifiques sur le fait que 2026 s'annonce comme une année hors norme d'un point de vue climatique, avec une multiplication d'extrêmes déjà à l'œuvre depuis le début de l'année et qui devrait se renforcer avec l'arrivée d'El Nino. - Amanda Morrow de la rédaction en langue anglaise sur biobanques marines, sortes de “bibliothèques vivantes” où des scientifiques conservent du sperme de corail, des micro-organismes marins et d'autres formes de vie océanique dans des laboratoires et d'immenses congélateurs - Simon Rozé du service environnement reviendra sur le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) et l'utilisation toujours plus intense et non soutenable de sable pour la construction. - Lucile Gimberg du service environnement nous parlera de la cartographie du trafic de pangolins développée par des chercheurs de l'IRD grâce à des échantillons adn de différentes espèces, une méthode qui pourrait améliorer la lutte contre le braconnage. Interview avec Pierre Leroy pour son projet D'un bout à l'autre. Chronique culture de Caroline Filliette sur le FIFES , 6e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL qui se tiendra à Cannes le 24 mai, et du 27 au 31 mai 2026. Musiques diffusées dans l'émission : ► Bruno Mars - I Just Might ► Nezoak & Mariaa Siga - Yelele.

C'est un phénomène mondial : quel que soit l'endroit où vous habitez, autour de vous il y a des travaux, des chantiers, des constructions en cours… L'augmentation de la population et le développement de nos économies nécessitent toujours plus de bâtiments et d'infrastructures. Nos villes qui abritent l'essentiel de l'humanité grandissent en hauteur et en largeur. Maisons, immeubles, routes, ronds-points, centres commerciaux : nous redessinons sans cesse les paysages en modifiant l'occupation du sol. Tout cela mobilise évidemment d'immenses ressources, essentiellement du béton et de l'acier et a des conséquences sur notre rapport au monde. Dans certains endroits, préserver l'environnement est une priorité. Nous vous emmènerons dans la bucolique région autrichienne du Vorarlberg qui s'y est intéressée avant tout le monde, au point d'attirer des légions de visiteurs, qui tentent de s'en inspirer. Mais c'est loin d'être la norme ! Alors comment aborder cette urbanisation du monde ? Reportage de Isaure Hiace réalisé par François Porcheron. Avec l'éclairage de Michel Lussault, géographe, professeur d'études urbaines à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Il dirige l'École urbaine de Lyon et a publié (entre autres !) Cohabitons ! Pour une nouvelle urbanité terrestre, paru aux éditions du Seuil.

C'est une histoire révélatrice de notre époque ! Fin janvier 2026, dans l'indifférence presque totale des politiques et des médias britanniques, le gouvernement de Keir Starmer a publié un rapport intitulé « Perte mondiale de biodiversité, effondrement des écosystèmes et sécurité nationale ». 14 pages concoctées par les agences de renseignements MI5 et MI6 démontrent que « tous les écosystèmes considérés comme essentiels à l'équilibre de la planète », comme la forêt amazonienne, les forêts boréales, l'Himalaya, les mangroves, les récifs coralliens ou le bassin du Congo, « sont sur la voie de l'effondrement » Ce rapport est un signal d'alarme car le Royaume-Uni importe 40% de son alimentation et la conclusion est que sa sécurité alimentaire est menacée et qu'il faut d'urgence relocaliser la production agricole et adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Ce qui est symptomatique, c'est qu'il a fallu que les chercheurs se battent pour que ce rapport soit publié. Il était perçu comme « trop négatif » par le gouvernement britannique. Un gouvernement qui a refusé d'investir dans le Tropical Forest Forever Facility, le fonds lancé lors de la COP30 pour aider à la conservation des forêts tropicales. Keir Starmer semble aussi déterminé à abandonner l'International Climate Finance Programme, le fonds mis en place par les conservateurs pour aider les pays les plus pauvres à enrayer l'effondrement de leurs écosystèmes. Les décideurs politiques écoutent la science quand cela les arrange et pendant ce temps-là, l'habitabilité de la planète se dégrade à une vitesse vertigineuse ! Avec Marc-André Selosse, écologue, botaniste, spécialiste du sol et des champignons pour son livre De la biodiversité comme un humanisme paru au Seuil. Musiques diffusées dans l'émission Noga Erez - VIEWS Tamikrest - Adagh Oyantid.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Chaymaa Deb de l'Iceberg , la revue des grands défis écologiques nous parlera d'un reportage sur la vie en collectivité comme projet écologique et citoyen - Cristiana Soares de la rédaction lusophone sur la gestion des déchets urbains et de l'impact du plastique jeté dans l'environnement au Mozambique - Simon Rozé du service environnement sur la communication entre humains et espèces animales - Jeanne Richard du service environnement pour son reportage dans les salles de montage/fabrication des satellites de l'Agence spatiale européenne, chargés d'observer la Terre. Un satellite qui mesure la fluorescence des plantes lors de la photosynthèse. Une fluorescence perturbée par les évènements type sécheresse, pollution, produits chimiques, attaque de nuisibles... Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Sady Masonga de RDC pour son film L'homme qui voulait réparer la Terre. Chronique des Club RFI avec Audrey Iattoni. Elle nous présentera un projet d'appui aux initiatives communautaires au Burundi qui développe depuis un an une sensibilisation aux questions environnementales pour la préservation du Lac Tanganyika. Musiques diffusées dans l'émission : ► Amadou & Mariam - Sabali (Grey X Sage Remix) ► Cheikh Ibra Fam - Amoul Solo.

C'est l'un des paradoxes de notre époque : pour lutter contre le changement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d'une ampleur inédite a commencé ! Pourtant, l'industrie minière consomme beaucoup d'eau, pollue les sols et consomme beaucoup d'énergie. Mais pour produire des panneaux solaires, des éoliennes, des batteries et des voitures électriques, nous avons besoin de cuivre, de cobalt, de nickel, de lithium et de terres rares. Pour satisfaire nos besoins, il faudrait produire en vingt ans autant de métaux que nous en avons extrait au cours de toute l'histoire de l'humanité. Nous creusons et prospectons partout et pour une fois pas seulement dans les pays du Sud. Par exemple, depuis trois ans, le lithium, le nickel et le graphite présents dans le sol québécois attisent les appétits à la plus grande surprise des habitants. Car au Québec, n'importe qui peut acheter pour deux ans le droit d'explorer le sous-sol sur des parcelles de 500 m2. C'est un héritage historique de la législation britannique lorsque le Canada lui appartenait. Ces claims miniers sont accessibles… sur Internet. La population s'organise pour défendre ses paysages. Reportage au Québec de Pascale Guéricolas. Avec Célia Izoard, journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Son ouvrage La Ruée minière au XXIè siècle. Enquête sur les métaux à l'ère de la transition est paru aux Éditions du Seuil. Cette émission est une rediffusion du 3 mai 2024.

Les tortues marines sont présentes dans l'océan depuis plus de 150 millions d'années, elles ont côtoyé les dinosaures et surmonté toutes les crises climatologiques. Mais le braconnage pour leur viande ou leur carapace et la pollution notamment le plastique ont pour conséquences un triste bilan : les sept espèces sont toutes vulnérables ou menacées de disparition. Heureusement, une législation internationale sévère et de multiples initiatives à travers le monde participent à leur préservation. Nous vous emmenons visiter Kélonia à l'ouest de l'île de La Réunion. Depuis 2006, c'est un lieu pédagogique, un observatoire et un centre de soins pour les tortues marines de l'océan Indien. Visite guidée avec son dynamique fondateur Stéphane Ciccione. Pour en savoir plus : Kélonia, l'observatoire des tortues marines.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Antonio Fischetti de Charlie Hebdo pour son reportage Mine de coltan en RDC : des milliers de morts dans nos smartphones - Cécile Goudou de la rédaction de Zoa - Stefanie Schüler du service environnement : une cinquantaine d'États participent cette semaine à la toute première conférence internationale consacrée à la sortie des énergies fossiles, en Colombie... - Juliette Pietraszewski du service environnement sur l'ampleur de la déforestation en Indonésie. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Ibrahima Tanou Diallo de Guinée pour son film Nos animaux de plastique. Chronique médias d'Anne-Sophie Novel. Musiques diffusées dans l'émission : ► Siba - Dounana ► Papa Wemba - Show me the Way.

La forêt est une source importante d'alimentation pour les populations du bassin du Congo. Mais avec une population croissante et de plus en plus urbaine, certaines pratiques comme l'agriculture sur brûlis ne permettent plus à la forêt de se régénérer. À Luki, une station de recherche dans le Kongo Central, Ernestine Tipi, une chercheuse camerounaise, travaille avec les populations locales pour développer des activités alternatives comme l'apiculture et développer des techniques d'agroforesterie, une pratique consistant à mêler arbres et culture agricole sur un même terrain. Gertrude Mbumbu, une mycologue de l'Université de Kinshasa, a développé son propre business pour cultiver et vendre des champignons comestibles dans la mégapole, une source de protéines importante, mais négligée. Un reportage de Mélanie Gouby. Invités : - Bhelly Angoboyi, chef de programme de recherche foresterie à l'Institut National pour l'étude et la recherche agronomiques en RDC et directeur de la station de recherche de Luki dans le Kongo Central - Professeur Louis Zapfack, ethno-botaniste, professeur à l'Université Yaoundé 1 au Cameroun.

À base de déchets organiques ou de résidus agricoles, le charbon vert est une formidable alternative à l'utilisation du charbon de bois, principale combustible utilisé pour cuisiner en Afrique. Moins cher et dégageant moins de fumée lors de la combustion, l'utilisation du charbon vert est aussi une solution pour lutter contre la déforestation et la destruction des mangroves. L'association Initiatives Climat a créé le « Cluster Africain Charbon Vert » en juin 2019 qui rassemble des producteurs d'une douzaine de pays d'Afrique francophone. Reportage au Cameroun avec Steve Djeutchou qui se bat pour le développement du charbon vert à Yaoundé avec son entreprise Stema et dans son académie de formation sur les énergies renouvelables. Invité : Benoît Théau, co-fondateur avec Meriem Houzir de Initiatives Climat Afrique Francophone.

Ils ont transformé le studio en volière ! Jean Boucault et Johnny Rasse observent et imitent les chants des oiseaux de la Baie de Somme depuis leur enfance. (Rediffusion du 11/01/2024). Aujourd'hui, ils parcourent le monde pour faire connaître la langue des oiseaux, créer l'émerveillement et inciter à les protéger. Ils racontent leur histoire dans un livre « Chanteurs d'oiseaux », publié aux éditions des Arènes. ► Pour en savoir plus.

Parmi les indicateurs qui accompagnent le développement économique d'un pays, il en est un que l'on néglige trop souvent : c'est celui de la production de déchets. L'équation est simple : plus nous gagnons d'argent plus nous consommons donc plus nous produisons d'ordures. Résultat, l'humanité fabrique des quantités toujours plus importantes de résidus à collecter, à traiter, à recycler mais plus souvent à enfouir ou à brûler. L'ONU s'est risquée à donner des chiffres : les déchets ménagers (hors déchets industriels et issus de la construction) devraient passer de 2,5 milliards de tonnes en 2025 à près de 5 milliards d'ici à 2050. Si rien n'est fait pour réduire cette production et développer massivement le recyclage, les pays aujourd'hui en pleine croissance rejoindront, voire dépasseront, les niveaux de déchets des pays les plus riches. Et cette fois, aucun pays ne pourra dire qu'il n'est pas concerné : Nord, Sud, économies émergentes ou déjà industrialisées, nous sommes tous pris dans cette spirale. Nous vous emmènerons dans la partie centrale de la péninsule des Balkans, en Macédoine où la mauvaise gestion des déchets a des conséquences sanitaires et sociale. Un reportage de Louis Seiller en Macédoine. Avec l'éclairage de Charlotte Nithart, experte environnementale et directrice de l'association Robin des Bois. Musique diffusée dans l'émission Kočani Orkestar - Siki, Siki Baba.

Aujourd'hui, nous sommes à la Gaîté Lyrique, un lieu de création culturel et d'engagement situé dans le centre de Paris. Nous sommes sur la scène de l'amphithéâtre devant un public nombreux ! Vous connaissez C'est pas du vent, nous allons parler d'écologie avec une question très directe : comment sauver notre peau ? 78% des Européens s'inquiètent de l'impact sur la santé et l'environnement des substances chimiques nocives contenues dans les produits de la vie quotidienne. Et ce n'est pas qu'une angoisse européenne : à l'échelle mondiale, une large majorité de la population partage cette inquiétude, avec plus de deux personnes sur trois qui se disent préoccupées par les risques liés aux produits chimiques dans leur vie de tous les jours. Nous sommes entourés de produits industriels invisibles et nous découvrons, avec le temps, l'ampleur des contaminations qui dégradent notre santé. Il est souvent très difficile de démontrer clairement les liens entre les causes et les effets, mais les signaux sont là : pollution de l'eau, de l'air, des sols… Et derrière, des mots qui font peur : PFAS, chlordécone, pesticides, cadmium, plastique… ce sont des substances qui restent dans notre environnement des dizaines, voire des centaines d'années, et dans nos corps aussi. Le nombre de cancers a doublé dans le monde depuis les années 90, celui du côlon ou du sein ont fortement augmenté ces dernières décennies chez les plus jeunes. Face à cette situation, l'Agence européenne des produits chimiques, l'ECHA, vient de recommander l'interdiction de tous les PFAS, ces « polluants éternels » qui s'accumulent partout. C'est un pas important, mais cela pose une question politique et éthique fondamentale : le principe de précaution ne devrait-il pas être un devoir pour les décideurs, un réflexe, qui les pousse toujours à protéger les biens communs et notre santé avant tout ? Car aujourd'hui, notre système privilégie encore trop souvent le curatif plutôt que le préventif : on soigne après coup, au lieu d'éviter les expositions, les pollutions, les maladies. Alors, comment changer de logique ? Comment reprendre la main sur ces substances chimiques omniprésentes ? Comment sauver notre peau, sans céder à la panique, mais en exigeant des protections à la hauteur des risques ? Émission enregistrée en public à la Gaité Lyrique en partenariat avec l'association Make Sense avec : Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère) Son ouvrage Cancer Colère, la santé et les pesticides ne sont pas une affaire d'opinion vient de sortir au Seuil Camille Etienne, activiste pour la justice sociale et climatique Malcom Ferdinand, ingénieur en environnement de l'University College London, docteur en philosophie politique de l'université Paris-Diderot et chercheur au CNRS (IRISSO / Université Paris-Dauphine) Jean-François Corty, médecin. Il est président de l'association Médecins du Monde depuis juin 2024.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Olivia Recasens de We Demain le succès de Essex farm - Lucia Muzell de la rédaction brésilienne sur les enjeux de la conférence de Santa Marta, en Colombie, sur la sortie des énergies fossiles - Simon Rozé du service environnement au sujet de L'Inde qui a retiré sa candidature pour accueillir la Cop33 en 2028 - Juliette Pietraszewski du service environnement sur le déclin des oiseaux. Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Maimouna Cissoko, Sénégal. Chercheuse en biotechnologies végétales et amélioration des plantes à l'IRD pour le film réalisé au Niger D'engrais ou de force. Chronique entrepreneur : avec James Taylor, directeur général et co-fondateur de CAPILLUM : la première filière de recyclage de cheveux. Musiques diffusées dans l'émission : ► Freak Slug - Spells ►Ssaru - Mi Amor.

Aujourd'hui, nous prenons le large pour parler de ce qui fait battre le cœur de la mondialisation : le transport maritime. Chaque jour, des milliers de porte-conteneurs sillonnent les mers, acheminant 90% des marchandises que nous consommons. Mais derrière cette prouesse logistique, se cache une réalité moins visible : émissions massives de gaz à effet de serre, pollution de l'air et de l'eau, impact sur la biodiversité marine. Le transport maritime, longtemps resté à l'écart des débats climatiques, est désormais dans le viseur des scientifiques, des ONG… et des citoyens. Face à ce constat, une idée qui semblait appartenir au passé refait surface avec force : utiliser le vent comme moteur. Les voiliers cargos, hybrides entre technologie de pointe et savoir-faire ancestral, promettent de réduire drastiquement l'empreinte carbone de nos échanges internationaux. Ailes rigides, cerfs-volants géants, mâts intelligents : l'innovation souffle sur les océans, encore faut-il trouver le bon modèle économique. Une loi a été adoptée cette semaine à l'Assemblée nationale française pour développer cette filière. Au programme de cette émission : comment fonctionne le commerce maritime mondial, pourquoi il émet autant, et en quoi ces nouveaux voiliers cargos pourraient changer la donne. Utopie verte ou véritable révolution en marche ? Quels sont les freins, quelles sont les solutions, qui sont les pionniers ? Avec un reportage de Sébastien Farcis et l'éclairage de Fanny Pointet, responsable Transport maritime France de l'ONG européenne Transport et environnement. Musique diffusée dans l'émission Hugues Auffray Santiano.

Les trois-quarts des maladies humaines émergentes proviennent du monde animal et les pollutions nous rendent malades. Le sommet « Une seule santé « qui s'est déroulé en début de semaine avec 600 scientifiques de 40 pays a exploré ces dépendances... En début de semaine s'est déroulé à Lyon, dans le sud de la France un événement paradoxal : le 9ème One Planet Summit du président Emmanuel Macron, cette fois sur le thème d'une seule santé. Un concept passionnant porté par la recherche depuis une vingtaine d'années qui démontre que la santé humaine, celle des animaux et des écosystèmes sont intimement liées. La pandémie de Covid-19 l'a bien démontré. Lundi, 600 scientifiques d'une quarantaine de pays se sont donc réunis en colloque pour partager leurs connaissances et élaborer 47 recommandations à destination des politiques qui avaient rendez-vous le lendemain. Seulement une vingtaine de ministres et trois chefs d'État ont fait le déplacement. Mais où est le paradoxe me direz-vous ? Et bien, ce sommet a lieu au moment où la France baisse de 60% sa contribution au Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme, ces deux dernières maladies incarnent pourtant ce concept d'une seule santé. Autre grand écart : les scientifiques ont insisté sur l'urgence de « repenser l'agriculture et l'alimentation par l'agroécologie », mais cela n'a pas empêché Annie Genevard, la ministre française de l'Agriculture qui a assisté au sommet de présenter ce mercredi une loi d'urgence agricole qui favorise l'agriculture intensive nocive pour la santé de tous. Comme l'ont écrit 700 scientifiques dans une tribune publiée en amont du sommet dans le journal Le Monde : « le déni des réalités mises en évidence par la science semble désormais faire office de solution sur le plan politique ». Pourtant, lors de son discours, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur l'importance d'écouter la science : C'est bien de le dire Monsieur le président, mais c'est mieux de le faire ! Émission autour du One Health Summit qui s'est tenu à Lyon (France) du 5 au 7 avril 2026, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé. Avec - Thierry Lefrançois, vétérinaire, il a travaillé sur les maladies infectieuses émergentes en Afrique et dans les Caraïbes tropicales, il est aujourd'hui le conseiller de la présidente du CIRAD - Elisabeth Dibongué, secrétaire générale de PREZODE lancée lors du One Planet Summit sur la biodiversité, en janvier 2021, à l'initiative de trois organismes de recherches français que sont l'INRAE, l'IRD et le Cirad est désormais portée par 200 partenaires d'une vingtaine de pays - Anne-Laure Baniuls, directrice de recherches à l'IRD et spécialiste de la lutte contre l'antibiorésistance - Judicaëlle Brioir, directrice de l'association Une Souris Verte. Et notre chronique mensuelle le Petit Atlas de Maxime Blondeau nous emmènera aujourd'hui au Costa Rica. Les musiques diffusées dans l'émission - Abracadabra - Puerto Limon - Lord Esperenza, Olympe Chabert - Lily Rose.