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C'est la rentrée qui approche, et quoi de mieux pour s'y préparer que de reparler entraînement avec mon coach sportif depuis bientôt deux ans, Matthieu Andreux — coach sportif, ancien préparateur physique du Saint-Chamond Basket.Montres connectées, fréquence cardiaque, HRV, applications de coaching virtuel : Matthieu suit aujourd'hui entre 30 et 35 athlètes, du premier marathonien de 45 ans au sportif qui prépare les Jeux Olympiques. On parle de la place de l'IA et de la data dans la préparation physique, de la différence entre un coach et un simple algorithme, du surentraînement lié aux applications, et de pourquoi l'analyse humaine reste irremplaçable.
Quelle science des données pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? Rencontre avec le professeur Stéphane Mallat, mathématicien visionnaire, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, et lauréat de la médaille d'or du CNRS. Il nous dévoilera les principes mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles… et montrera qu'elles ne sont peut-être pas si artificielles qu'on le croit. Interrogeons-nous sur la puissance des IA avec un chercheur visionnaire, de renommée mondiale, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour percer les mystères mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles, que sa propre intelligence, pas artificielle du tout, a contribué à développer. Le professeur Stéphane Mallat, lauréat de la médaille d'or 2025 du CNRS, est notre invité. Ce bâtisseur de ponts entre mathématiques et informatique, inventeur de l'algorithme qui porte son nom est un pionnier des réseaux de neurones, de l'apprentissage profond et de l'IA générative, titulaire de la chaire de science des données au Collège de France. Stéphane Mallat est aussi un formidable passeur de sciences et de connaissances, comme nous allons le découvrir ensemble. Avec Stéphane Mallat, mathématicien titulaire de la chaire Sciences des Données du Collège de France, et à l'ENS au département informatique. Médaille d'or CNRS 2025. → Stéphane Mallat, bâtisseur de ponts → Le site MathAData. Musiques diffusées dans l'émission Astor Piazzolla – Libertango Berywam, Ben L'Oncle Soul - Hold On.
Quelle science des données pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? Rencontre avec le professeur Stéphane Mallat, mathématicien visionnaire, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, et lauréat de la médaille d'or du CNRS. Il nous dévoilera les principes mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles… et montrera qu'elles ne sont peut-être pas si artificielles qu'on le croit. Interrogeons-nous sur la puissance des IA avec un chercheur visionnaire, de renommée mondiale, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour percer les mystères mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles, que sa propre intelligence, pas artificielle du tout, a contribué à développer. Le professeur Stéphane Mallat, lauréat de la médaille d'or 2025 du CNRS, est notre invité. Ce bâtisseur de ponts entre mathématiques et informatique, inventeur de l'algorithme qui porte son nom est un pionnier des réseaux de neurones, de l'apprentissage profond et de l'IA générative, titulaire de la chaire de science des données au Collège de France. Stéphane Mallat est aussi un formidable passeur de sciences et de connaissances, comme nous allons le découvrir ensemble. Avec Stéphane Mallat, mathématicien titulaire de la chaire Sciences des Données du Collège de France, et à l'ENS au département informatique. Médaille d'or CNRS 2025. → Stéphane Mallat, bâtisseur de ponts → Le site MathAData. Musiques diffusées dans l'émission Astor Piazzolla – Libertango Berywam, Ben L'Oncle Soul - Hold On.
Dans cet épisode, Manuel Davy accueille Julien Saumande, Directeur technique indépendant.Tombé dans la marmite du développement informatique à ses 13 ans, Julien Saumande a vu son métier évoluer au fil du temps, jusqu'à la découverte du vibe coding en 2024 :Quelle est cette méthode de programmation faisant appel à l'intelligence artificielle ?Quel est son impact sur le métier de développeur ?Qu'est-ce qu'un “product architect” ?Un échange d'une grande lucidité sur l'avenir du développement informatique à l'ère de l'IA.Bonne écoute !Les Carnets de l'IA est un podcast proposé par la Cité de L'IA avec la soutien de la Fondation MMADirection éditoriale : Manuel Davy et Hélène VanwaesProduction exécutive : natif.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jules Veyrat est cofondateur et CEO de Stoik, l'assurtech qu'il a lancée en 2021 avec Alexandre Andreini, Nicolas Sayer et Philippe Mangematin. Diplômé d'HEC, il passe quatre ans chez Philosophie Magazine où il dirige Philonomist, avant de se tourner vers la cybersécurité et l'assurance des PME. Depuis, Stoik a réalisé cinq levées de fonds, dépassé les 10 000 entreprises assurées en Europe et noué un partenariat stratégique avec MMA.Quelques liens utiles pour aller plus loin :Son profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/jules-veyrat-86b02284/Le lien vers Stoik : https://www.stoik.io/Son livre à lire : Clément Rosset, La Force majeure — https://livre.fnac.com/a237281/Clement-Rosset-La-force-majeure----------------------------------DSI et des Hommes est un podcast animé par Nicolas BARD, qui explore comment le numérique peut être mis au service des humains, et pas l'inverse. Avec pour mission de rendre le numérique accessible à tous, chaque épisode plonge dans les expériences de leaders, d'entrepreneurs, et d'experts pour comprendre comment la transformation digitale impacte nos façons de diriger, collaborer, et évoluer. Abonnez-vous pour découvrir des discussions inspirantes et des conseils pratiques pour naviguer dans un monde toujours plus digital.
durée : 00:59:32 - Soft Power - Des millions de lignes de code régissent notre monde : tous nos objets connectés fonctionnent sur des programmes informatiques. En 1842, le premier programme informatique faisait quelques lignes, et il a été rédigé par une femme, Ada Lovelace. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, nous analysons une véritable bombe à retardement pour la sécurité des systèmes d'information.Selon le rapport 2026 CISO AI Risk Report publié par l'éditeur Saviynt, les agents IA ont massivement infiltré nos infrastructures professionnelles, mais ils échappent encore presque totalement au contrôle et à la gouvernance des directions informatiques.Le paradoxe des accès critiquesLe premier point est le paradoxe des accès critiques.Les agents IA ne se contentent plus de résumer des documents, ils manipulent désormais des données sensibles et exécutent des actions complexes de manière autonome.Concrètement, plus de 70% des responsables de la sécurité informatique (RSSI) admettent que ces outils accèdent déjà à des applications d'entreprise hautement stratégiques comme Salesforce ou SAP.Le problème, c'est que nos modèles traditionnels de gestion des identités et des accès ont été conçus historiquement pour des profils humains ou des connexions applicatives prévisibles.Face à des algorithmes capables d'agir de manière autonome à grande échelle, la gouvernance est à la traîne. Résultat, seuls 16% de ces accès critiques sont aujourd'hui correctement encadrés et sécurisés.L'aveuglement généralCe qui nous amène à notre deuxième constat, qui est l'aveuglement général.En effet, plus de 90% des organisations avouent ne pas avoir une visibilité complète sur les identités IA actives dans leur propre réseau.Plus inquiétant encore, les trois quarts des RSSI ont détecté des outils d'IA générative non autorisés en interne.Et près de la moitié ont observé des comportements totalement imprévus de la part de ces agents.Un tiers des entreprises a même déjà subi un incident de sécurité lié à l'IA au cours des douze derniers mois.Et pourtant, seules 5% des organisations se disent capables de détecter et de gérer un agent IA s'il venait à être compromis par un cyberattaquant. Bref, pour la grande majorité, c'est le saut de l'ange dans l'inconnu.Un changement radical de paradigmeAlors, comment redresser la barre pour éviter le chaos ? C'est notre troisième pilier.Il faut opérer un changement radical de paradigme. Les DSI doivent impérativement traiter les agents IA comme des identités numériques à part entière, au même titre qu'un collaborateur humain, ou un serveur physique.Pour réduire l'exposition aux risques, la priorité absolue des décideurs est d'inventorier chaque outil et de surveiller ses privilèges en continu.Il faut appliquer strictement le principe du moindre privilège et automatiser la suppression des accès dès qu'un agent n'en a plus l'utilité.À l'ère de l'autonomie technologique, la sécurité ne peut plus se permettre d'attendre les audits trimestriels.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et aujourd'hui, on décrypte une petite révolution à la frontière de l'intelligence artificielle et de la conformité réglementaire.Imaginez pouvoir traduire une politique complexe de lutte contre le blanchiment d'argent en un workflow opérationnel en seulement quelques minutes.C'est le tour de force réalisé par la scale-up européenne Sumsub, qui devient la première plateforme de vérification d'identité à ouvrir l'intégralité de sa couche de configuration à des agents d'intelligence artificielle comme Claude ou ChatGPT.Un agent d'IA capable d'analyser lui-même une politique de conformitéL'IA passe enfin d'un rôle de simple assistant textuel à celui d'exécutant de premier plan.Grâce au protocole open-source Model Context Protocol, Sumsub connecte directement les grands modèles de langage à ses outils de paramétrage.Concrètement, un directeur technique ou un responsable de la conformité n'a plus besoin de passer des heures à traduire manuellement des règles juridiques en lignes de code ou en arborescences complexes. L'agent d'IA est capable d'analyser de lui-même une politique de conformité écrite, d'en comprendre les subtilités, d'identifier les niveaux de risque par pays et de configurer automatiquement les questionnaires d'évaluation ainsi que les parcours clients.Accélération du time-to-market pour les entreprisesCe basculement vers l'ère agentique offre un deuxième avantage, qui est l'accélération drastique du time-to-market pour les entreprises.Traditionnellement, le déploiement ou la mise à jour d'un dispositif de lutte contre le blanchiment d'argent exigeait des jours, voire des semaines de travail fastidieux impliquant des architectes de solutions et des développeurs.En automatisant l'intégration technique et la génération du code nécessaire au sein des applications clientes, Sumsub fait tomber ce délai à quelques minutes.Pour les entreprises évoluant dans des secteurs hautement régulés, cette agilité opérationnelle supprime un goulot d'étranglement et réduit les coûts d'ingénierie logicielle.Vitesse ne doit pas rimer avec perte de contrôleMais attention, vitesse ne doit pas rimer avec perte de contrôle, et c'est notre troisième point.Sumsub fait le choix d'une infrastructure ouverte et agnostique tout en imposant un cadre de gouvernance extrêmement strict.Pour écarter tout risque d'hallucination ou d'erreur algorithmique, l'accès des agents d'IA est soumis à des autorisations spécifiques très granulaires.Les modifications sensibles et les actions critiques sont d'abord exécutées dans des environnements isolés.Surtout, aucune modification de configuration ne peut être déployée en production sans une validation et une approbation humaines systématiques. L'expert métier reste donc le garde-fou indispensable de cette automatisation.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Analyse du projet Star Citizen (et Squadron 42), ainsi que de son créateur Chris Roberts, sous l'oeil de la gestion de projet et du triangle d'or : objectif, coût et délais.Des débuts de Chris Roberts dans le domaine du JV jusqu'à l'annonce d'une roadmap pour la 1.0 et l'avenir de Star Citizen, je vous analyse et décortique tous les écueils et dérive de ce projet ambitieux.Chef de projet informatique, j'analyse les roadmap, ambition des studios pour vous apporter un regard différent sur vos jeux préférés.
Perdre un bagage à l'aéroport n'est plus seulement une frustration pour les voyageurs, c'est un gouffre financier qui menace la rentabilité même des compagnies aériennes.Le dernier rapport annuel de la SITA, l'organisation internationale créée en 1949 qui fournit des services de communications et des services informatiques à l'industrie aéronautique, révèle que la mauvaise gestion logistique des bagages coûte plus de 5 milliards d'euros par an au secteur.Analysons ce défi industriel en trois points sous l'angle de la transformation numérique.230 euros en moyenne par incidentAujourd'hui, la perte d'un bagage s'établit pour les compagnies aériennes à 230 euros en moyenne par incident.Et dans une industrie où le bénéfice net moyen n'est que de 7 euros par passager, un seul bagage mal acheminé suffit donc à effacer la marge générée par un peu plus de trente sièges vendus.Autrement dit, cinq erreurs sur un seul vol annulent purement et simplement sa rentabilité globale.À l'heure où le trafic aérien mondial franchit le cap historique des cinq milliards de voyageurs, l'efficacité de la logistique devient donc un levier de survie financière.La puissance des écosystèmes Apple et GoogleMais la véritable rupture de cette année tient à l'interconnexion globale des écosystèmes et des données.L'époque des silos informatiques est définitivement révolue. L'intégration d'API ouvertes et le partage d'informations en temps réel entre les systèmes propriétaires industriels et les technologies grand public devient une réalité.L'exemple le plus frappant est l'ouverture de la plateforme WorldTracer aux réseaux de localisation Localiser d'Apple et Find Hub de Google.En permettant aux passagers de partager la position de leurs objets connectés, le secteur a vu le nombre de bagages perdus chuter de 90% dès la première année.Une seconde par bagageEnfin, face à des infrastructures aéroportuaires physiques qui saturent, la réponse n'est plus de construire de nouveaux terminaux mais passe par le code informatique.L'intelligence artificielle et l'automatisation logicielle transforment en effet les hubs en plateformes agiles capables d'absorber la croissance du trafic.Prenez l'exemple de Thai Airways, en intégrant une solution de réacheminement automatisé, la compagnie a réduit le temps de traitement des correspondances manquées de trois minutes à une seule seconde par bagage.Trois quarts des acteurs du secteur prévoient d'ailleurs d'investir massivement dans l'IA d'ici deux ans, poussés par l'obligation réglementaire.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode d'HorizonTech by ENI, Estelle Adam reçoit Magali De Labareyre, Talent Acquisition Manager chez OVHcloud, pour décrypter les grandes mutations du marché de la tech.Intelligence artificielle, cybersécurité, souveraineté numérique, évolution du métier de développeur, nouvelles attentes des recruteurs : les compétences recherchées ne se limitent plus à la maîtrise d'un langage ou d'un framework. Aujourd'hui, ce qui fait la différence, c'est la capacité à apprendre en continu, à expérimenter, à documenter, à collaborer et à transformer ses compétences en impact concret pour l'entreprise.Magali partage son regard de recruteuse sur un marché qui a mûri, où les profils tech restent recherchés, mais doivent désormais démontrer curiosité, veille active, recul technique et capacité d'adaptation. Un échange essentiel pour comprendre comment rester employable en 2026 et se préparer aux métiers de demain.LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/magali-de-labareyre-doignon/?skipRedirect=trueSite web : https://www.ovhcloud.com/fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'intelligence artificielle générative s'impose désormais partout. Mais dans les métiers réglementés du conseil patrimonial, la moindre erreur de calcul ou une simple hallucination juridique peut s'avérer catastrophique pour les cabinets.C'est précisément pour lever ce verrou que l'éditeur Simulabox lance Simulabox Intelligence Patrimoniale.La promesse de cette application est de changer radicalement la donne pour l'intégration de l'IA appliquée à la finance.Basculement de la valeur vers la donnée structuréeCommençons par le premier pivot de cette annonce, c'est à dire le basculement de la valeur vers la donnée structurée.Au lieu de perdre du temps à développer un énième modèle de langage grand public ou propriétaire, Simulabox prend le problème à contre-pied de la tendance actuelle. L'innovation consiste ici à fournir aux intelligences artificielles du marché une matière première ultra-fiable, nettoyée et parfaitement modélisée.Concrètement, la plateforme organise nativement les scénarios civils, fiscaux et financiers complexes pour qu'ils soient directement assimilables et interprétables par les algorithmes.La véritable valeur ajoutée ne se situe donc plus dans l'outillage qui rédige la synthèse, mais bien dans la qualité technique de l'expertise qui lui est confiée en amont.La grande question de la conformité réglementaireMais attention, tout ceci n'est possible que si la solution assure la conformité réglementaire. Et c'est notre deuxième point.Et dans un secteur où les règles fiscales bougent constamment, les directions juridiques et techniques exigent des garde-fous.Le moteur métier de Simulabox verrouille la rigueur technique des données, valide les calculs complexes et justifie les arbitrages, tandis que l'IA générative se concentre uniquement sur ce qu'elle fait de mieux, à savoir synthétiser la stratégie, vulgariser les concepts et rendre l'information fluide pour le client final.Un écosystème totalement agnostiqueEnfin, le troisième pilier concerne l'ouverture et l'agilité de cette architecture logicielle.Simulabox fait le choix fort d'un écosystème totalement agnostique, refusant tout phénomène de verrouillage de fournisseur.Les entreprises et grands comptes restent entièrement libres d'utiliser les outils d'intelligence artificielle de leur choix, qu'il s'agisse de solutions généralistes américaines ou de modèles souverains et sécurisés.C'est un argument de poids pour respecter les contraintes de confidentialité et de gouvernance des données. Les professionnels peuvent ainsi moderniser leurs processus de conseil patrimonial tout en conservant la maîtrise de leur infrastructure technique globale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Gabon dispose désormais de son tout premier centre de données (data center). Inauguré par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce centre de données est un investissement privé du groupe panafricain ST Digital. Déjà présent dans huit pays africains, le groupe exploite également des centres de données en Côte d'Ivoire et au Cameroun. De notre correspondant à Libreville, Situé dans la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville, le nouveau centre de données bénéficie d'un emplacement stratégique grâce à une ligne d'alimentation électrique dédiée, destinée à limiter l'impact des coupures de courant régulières dans le pays. Un site hautement sécurisé Dans ce bâtiment flambant neuf de 3 000m², plusieurs ouvriers apportent les dernières finitions à un chantier réalisé en seulement onze mois. Pour Jean-François Ahanda, directeur technique, la sécurité des installations et des données est la priorité absolue : « On a des contrôles d'accès biométriques qui permettent de sécuriser l'ensemble des portes d'accès à ce centre de données. Si vous devez héberger des clients bancaires, vous devez avoir la sécurité. C'est pour ça que vous avez toutes ces mesures très strictes qui vous permettent de vraiment garantir l'inviolabilité du site. » Le responsable met également en avant le niveau technologique des équipements installés : « Nous sommes dans le sas de la première zone d'hébergement. Vous avez deux zones d'hébergement A et B. Vous pouvez voir. On a vraiment pas lésiné sur l'effort en matière de technologie. » Miser sur une alimentation électrique continue L'autre enjeu majeur du projet est d'assurer une disponibilité permanente de l'énergie. Le centre de données n'utilisera pas d'eau pour refroidir ses équipements et dispose de plusieurs systèmes de secours. « En cas de rupture du fournisseur d'énergie, les groupes électrogènes vont démarrer pour continuer à alimenter les équipements, ce qui se fait sans coupures puisqu'on a des onduleurs et des batteries. Nous avons également fait l'effort avec une alimentation en énergie solaire, puisque nous avons plus de 600 panneaux sur le toit qui permettent de venir en complément de l'alimentation principale que nous avons », reprend Jean-François Ahanda. Les promoteurs restent discrets sur le montant de cet investissement, financé par un fonds d'investissement africain. L'objectif est désormais de séduire une clientèle locale, régionale et internationale, explique Laïka Mba, directrice générale du centre de données : « On parle aux administrations, on parle aux grandes entreprises, aux PME, mais on parle aussi aux particuliers. On s'adresse à la sous-région, à la zone CEMAC, on s'adresse à tout acteur africain, les grands acteurs internationaux, comme une société américaine qui peut avoir besoin d'avoir un site de réplication ou alors d'hébergement de ces données en Afrique. Et le Gabon peut aujourd'hui se positionner dans ce sens. » Si ce centre est le premier du pays, il ne devrait pas rester unique. Il y a un an, le gouvernement gabonais a signé un accord avec le groupe américain Cybastion pour construire un second centre de données dans la capitale. À lire aussiRDC: après Kinshasa, Lubumbashi se dote d'un «data center», le super calculateur Lofoy
Aujourd'hui, nous plongeons dans l'univers de la fabrication numérique avec une annonce qui pourrait bien bousculer les lignes de production légères des entreprises et des créateurs.Le constructeur xTool vient de lancer les précommandes de son O1 Omni Printer, une machine de bureau inédite qui ambitionne de réaliser de l'impression sur pratiquement tous les matériaux existants.Convergence technologiqueEt je commence par la convergence technologique et son impact sur le retour sur investissement.Jusqu'ici, personnaliser des objets rigides comme le bois, le verre ou le métal, et imprimer sur du textile nécessitait l'acquisition de plusieurs équipements spécialisés.Une fragmentation qui pesait lourd sur le Capex des petites structures et des départements de design.En combinant nativement les technologies UV, l'impression directe sur textile et le Direct-to-Film au sein d'un seul appareil, cette machine supprime une frontière historique.De l'IA pour industrialiserLe deuxième axe réside dans l'intégration de l'intelligence artificielle pour atteindre des performances industrielles.Grâce à un système combinant mesure laser et numérisation à l'échelle un pour un, la machine élimine le besoin de gabarits physiques.L'IA du logiciel xTool Studio reconnaît les formes irrégulières, gère l'alignement et remplit les motifs de manière autonome.Ce gain de temps est crucial pour les professionnels qui veulent changer d'échelle. On passe d'un processus artisanal sujet à l'erreur à un mode de production agile où l'on dépose l'objet et où l'on lance l'impression immédiatement.Laisser la machine inutilisée jusqu'à quatorze jours sans altérer ses capacitésMais qu'en est-il de la viabilité à long terme de ce type d'équipement dans un cadre professionnel.C'est notre troisième point.Trop souvent, les imprimantes de bureau souffrent d'un manque de fiabilité, notamment avec le séchage des buses en cas d'inactivité.xTool répond à ce défi en assurant qu'il est possible de laisser la machine inutilisée jusqu'à quatorze jours sans altérer ses capacités.Ajoutez à cela des encres certifiées et un système de filtration d'air intégré pour éliminer les odeurs en atelier, et vous obtenez un outil de production autonome, sûr et calibré pour un environnement de travail moderne.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À quelques mois de l'échéance cruciale du premier septembre 2026, la course à la conformité pour la facturation électronique s'accélère en France.Par exemple, NTT DATA Business Solutions sort sa solution cloud Joubini, qui vient d'obtenir le précieux sésame de Plateforme Agréée, l'équivalent de ce qu'on appelait auparavant une PDP, c'est à dire une plateforme de dématérialisation partenaire.La bascule réglementaire de 2026D'abord, il faut comprendre la portée de cet agrément de Plateforme Agréée.Pour les grandes entreprises et les ETI, la bascule réglementaire de 2026 est une transformation structurelle de la gestion fiscale et du reporting.Cet agrément garantit aux organisations que leurs factures et leurs transmissions de données fiscales seront acheminées vers l'administration.Cela veut dire aussi que Joubini et ses concurrents également agréé deviennent des tiers de confiance validé par l'État français.La grande question de l'intégration au SIEnsuite, le véritable défi pour les directeurs informatiques réside dans l'intégration de cette contrainte au sein d'architectures SI souvent complexes et hétérogènes.Joubini est une plateforme pensée pour être nativement compatible avec les environnements ERP, notamment les standards lourds du marché comme SAP ECC ou SAP S4 HANA.Concrètement, cela évite de devoir repenser de fond en comble la chaîne de facturation existante. La solution ingère les flux de données, gère le multi-protocole et traduit instantanément les documents dans les formats réglementaires imposés comme Factur-X, UBL ou EDIFACT grâce à une bibliothèque de plus de 15000 mappings standards.Transformer une obligation légale en levier de performance businessMais attention, la facturation électronique ne doit pas être vécue uniquement comme une épine réglementaire dans le pied des entreprises.C'est le troisième point majeur. Cet agrément transforme une obligation légale en un levier d'automatisation et de performance business.En centralisant les flux EDI et le invoicing sur une plateforme cloud, les entreprises gagnent en traçabilité et réduisent drastiquement les coûts de traitement des factures.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est le grand défi de cette année 2026 : faire passer l'intelligence artificielle du statut de gadget conversationnel à celui d'agent autonome capable d'agir directement sur vos systèmes métiers.Selon les derniers chiffres, 42% des initiatives sont abandonnées avant même la mise en production, faute de supervision adaptée. C'est pour briser ce plafond de verre que Salesforce dégaine MuleSoft Omni Gateway, une solution conçue pour unifier la gouvernance de ces nouveaux robots d'entreprise.Le plan de contrôle exploseAbordons d'abord le piège de la fragmentation. Pour donner du pouvoir d'action aux agents autonomes, les entreprises ont tendance à empiler des passerelles IA dédiées ou à coder des couches de contrôle sur mesure. Résultat, le plan de contrôle explose.Vos équipes réseau gèrent les API d'un côté, les ingénieurs IA encadrent les modèles de l'autre, et la direction perd toute visibilité.Et ces angles morts se transforment vite en vulnérabilités.Salesforce propose avec Omni Gateway de centraliser la supervision sur l'ensemble de votre parc, qu'il utilise MuleSoft, Kong, Apigee, Azure ou encore AWS.Par la grâce du MCPLe deuxième levier, c'est la transformation des actifs métiers.Connecter des agents à vos données exigeait jusqu'ici un travail d'intégration lourd et spécifique.La solution de Salesforce convertit vos API REST existantes en outils directement assimilables par l'IA. Et cela se fait grâce au protocole MCP, le nouveau standard ouvert de communication.Concrètement, vos règles de sécurité et d'authentification d'origine sont automatiquement transmises. Les agents autonomes peuvent ainsi trouver et consommer les ressources de l'entreprise en toute autonomie, pendant que la gouvernance de l'IT tourne de manière invisible en arrière-plan.La question de la maîtrise financièreEnfin, regardons le nerf de la guerre, qui est la maîtrise financière et la traçabilité.Qui dit agents autonomes connectés dit risque d'explosion de la consommation de jetons, les fameux tokens.Omni Gateway permet de suivre ces flux en temps réel et d'imposer des garde-fous budgétaires depuis une interface unique. C'est donc une aubaine pour vos équipes FinOps et de sécurité.Mieux encore, chaque interaction ou délégation de tâche génère un audit. Si un agent IA adopte un comportement inattendu en production, vos équipes opérationnelles disposent donc d'un fil conducteur pour remonter à la source et résoudre l'incident.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maxime Guillemin, administrateur systèmes et réseaux chez Inlog, partage son parcours de reconversion, de styliste infographiste à expert des infrastructures IT, et explique comment la motivation, la formation continue et la pratique intensive lui ont permis de transformer un projet professionnel en réalité. Il revient sur les défis rencontrés, les freins parfois décourageants, mais aussi les leviers concrets pour réussir une transition vers les métiers de l'informatique. Un témoignage inspirant pour toutes celles et ceux qui envisagent une reconversion et souhaitent comprendre comment persévérance, apprentissage et confiance en soi peuvent ouvrir de nouvelles opportunités professionnelles.LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/maxime-gui/Site web : https://www.innlog.fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
☀️ Épisode enregistré à La Farlède, dans le Var, en marge d'une journée immersive co-organisée avec le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) dédiée à la cybersécurité des collectivités.Rançongiciels, fuites de données, usurpation d'identité : les cyberattaques visant les collectivités se multiplient et font régulièrement la une. Derrière chaque incident, ce sont des services publics paralysés, des données d'administrés exposées, et une confiance envers nos institutions qui s'effrite. Et pourtant, un message ressort avec force de cet épisode : la cybersécurité n'est ni l'affaire exclusive des informaticiens, ni le problème des seules grandes métropoles.Pour cette étape du Tour de France de la cyber, je vous emmène dans le sud de la France dans le Var à La Farlède, une petite commune qui a eu à coeur d'organiser une journée dédiée à la cybersécurité des collectivités territoriales du département. J'y ai rencontré 3 acteurs qui portent le sujet :Antoine Parmentier, responsable du CSIRT Urgence Cyber Région Sud, Lionel Pérès, DGS de Vaison-la-Romaine et auteur du livre « Cyberattaque : assurer la continuité des services publics locaux », et Lilian Cardona, DGS de La Farlède.
Imaginez que notre univers ne soit qu'un gigantesque jeu vidéo. Popularisée par "Matrix" et tournée en dérision dans "Le Vertige" – la dernière comédie de Quentin Dupieux –, cette idée est prise au sérieux par des figures de la tech tels Elon Musk, Sam Altman ou encore George Hotz. Lors de sa conférence au festival SXSW intitulée "Jailbreaking the Simulation", ce hacker expliquait rechercher des failles ("glitchs") dans notre quotidien. Il milite pour trouver ces vulnérabilités, prendre le contrôle du "serveur" qui héberge notre univers... et pourquoi pas rencontrer son "créateur". Si cette théorie est intéressante, elle ne doit cependant pas nous pousser à l'inaction.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Jean-Philippe Cartier, chef d'entreprise et investisseur, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'intelligence artificielle est en train de bouleverser notre rapport au monde. Ses impacts écologiques sont énormes, mais son utilisation pose aussi des questions éthiques. Devons-nous foncer tête baissée ou résister ? C'est une force invisible qui transforme déjà nos vies, nos économies, nos démocraties… et même notre rapport au monde : l'intelligence artificielle. Ces deux mots devenus familiers sont répétés partout : dans les laboratoires, les conseils d'administration, les universités, les armées, les écoles, jusque dans nos téléphones et nos conversations quotidiennes. Mais de quoi parle-t-on vraiment ? Quand une machine écrit, traduit, compose de la musique, diagnostique une maladie ou imite une voix humaine… est-ce de d'intelligence ou juste une formidable capacité de calcul ? Quand l'informaticien américain John MacCarthy a inventé ce concept en 1956, avait-il alors conscience de la perversité d'utiliser ce mot « intelligence » ? Quoi qu'il en soit : c'est un progrès immense, un bouleversement historique majeur que certains comparent même à l'invention de l'écriture, à l'imprimerie, à la révolution industrielle ou à l'électrification du monde. Ce constat ne nous empêche de nous interroger sur la définition, de l'IA, ses impacts environnementaux et sociaux et sur les remparts à construire face à cette algorithmisation de notre société. Avec - Denis Trystam professeur en informatique à Grenoble INP, Université Grenoble Alpes depuis 1991. ll fait partie du collectif EcoInfo qui réfléchit aux impacts du numérique sur l'environnement - Thierry Ménissier, professeur, philosophie politique, chercheur associé à l'Obvia – Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique - Claire Monteleoni, directrice de recherche et responsable d'équipe commune ARCHES (Inria, CNRS, Sorbonne, UVSQ), Inria, et professeure d'informatique à Université de Colorado Boulder Musiques diffusées dans l'émission - E.Cole I - Artificial Intelligence
Le sommet Africa Forward s'ouvre lundi 11 mai à Nairobi. Et pour cette nouvelle formule des rencontres entre la France et ses partenaires africains, le sommet débute avec une session sur les industries culturelles et créatives, comme le jeu vidéo. «Assassin's Creed», «Aurion» ou encore «Safari City» ... l'Afrique inspire de plus en plus et ce sont les développeurs du continent qui s'en emparent le mieux. À l'instar du jeu sud-africain «Relooted» sorti en février 2026 dont les héros cambriolent les musées européens à la recherche des oeuvres pillées en Afrique, les récits historiques du continent s'invitent dans le ludique et, par la même occasion, créent des imaginaires et des mondes nouveaux à la portée du grand public. Le jeune Guinéen Serge Abraham Thaddée a fondé la startup «African Heroes» qui s'inspire des récits historiques et des fictions de son pays. Il est notre Grand Invité Afrique du jour. À lire aussiGrâce aux jeux vidéo, Teddy Kossoko raconte l'Afrique autrement et ambitionne de créer des emplois À lire aussiKalanoro: le jeu vidéo malgache qui n'a rien à envier à Zelda
Xavier Perret, directeur Data & IA chez Microsoft EMEA, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 7 mai. Il s'est penché sur la série culte "Silicon Valley", racontant les agents IA qui effacent le code informatique, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
durée : 00:14:15 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Hier, à Londres, un humain a parcouru un marathon – plus de 42 kilomètres – en moins de deux heures. Un exploit historique. Mais un autre record est passé presque inaperçu la semaine dernière, à Shanghai. Un robot humanoïde chinois a battu le record humain du semi‑marathon, en 51 minutes. - réalisation : Cecilia Arbona, Camille Poux-Jalaguier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Antibiorésistance: quand les gènes de résistance rendent les bactéries plus dangereuses Les brèves du jour Des techniques de sciences criminelles tentent de percer le mystère Banksy Le bug informatique de 2038
Tim Cook passe la main à John Ternus • Anthropic et OpenAI jouent avec la peur autour de l'IA • Google et Microsoft installent des agents dans la bureautique • Mistral cherche sa voie face aux géants • Les robots humanoïdes impressionnent en Chine • Montréal mise sur les startups pour améliorer la mobilitéAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)===============Description détaillée===============Apple après Tim Cook (0:06)Nous revenons sur le départ annoncé de Tim Cook et l'arrivée de John Ternus à la tête d'Apple, un passage de relais qui remet le produit au centre du jeu. On analyse l'héritage de Cook, entre l'échec d'Apple Plans en 2012, le succès de l'Apple Watch et le virage stratégique d'Apple Silicon. À lire aussi sur Monde Numérique et sur Mon Carnet.Apple Intelligence et la dépendance à Google (4:02)Nous discutons du retard d'Apple en IA, mais aussi de ses atouts matériels pour faire tourner des modèles localement sur ses appareils. L'arrivée de services liés à Apple Intelligence avec l'appui potentiel de Google pose une question stratégique : partenariat temporaire ou vraie dépendance technologique ?Anthropic Mythos, entre cybersécurité et marketing de la peur (9:34)Nous décryptons le cas Anthropic et son modèle Mythos, présenté comme extrêmement puissant pour détecter des failles dans du code, y compris des vulnérabilités inédites. L'outil peut renforcer la défense informatique, mais il nourrit aussi les inquiétudes s'il tombait entre de mauvaises mains. Nous soulignons surtout la stratégie de communication anxiogène de certains acteurs de l'IA.OpenAI et la protection des données sensibles (15:32)Nous évoquons le lancement d'un filtre de confidentialité par OpenAI, destiné à empêcher l'aspiration de données sensibles dans les usages professionnels de l'IA. Ce type d'outil apparaît indispensable dans les organisations, même s'il arrive tardivement au regard de la généralisation des assistants génératifs.Google Workspace et Microsoft 365 passent à l'ère des agents (17:31)Nous revenons sur les annonces de Google Cloud Next et sur l'offensive parallèle de Microsoft 365 autour de Copilot. Les agents IA s'installent dans les outils de travail pour rédiger, assister, automatiser et même imiter le style de l'utilisateur. Nous restons prudents sur leur usage réel, car ces outils peuvent vite échapper au contrôle si l'on ne les teste pas dans un environnement sécurisé.Mistral, xAI et le casse-tête de la souveraineté (23:11)Nous commentons les discussions supposées entre Mistral AI, xAI et Cursor, dans un contexte où l'entreprise française est devenue un symbole politique autant qu'un acteur technologique. Nous évoquons aussi l'hypothèse d'un recentrage vers le traitement de données à la manière de Palantir, avec un possible intérêt stratégique pour l'Europe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tim Cook prépare sa sortie, John Ternus sera-t-il à la hauteur ? • Les lunettes numériques sont-elles l'assistant santé du futur ? • Les Tesla autonomes arrivent en Europe.Soutenu par FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises.Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).===============Sommaire détaillé : ===============Un tournant historique pour Apple (0:06)Nous revenons sur l'annonce majeure du mois : Tim Cook quittera la direction générale d'Apple après quinze ans à la tête du groupe, pour être remplacé par John Ternus, patron de l'ingénierie hardware. Cette transition marque la fin d'un cycle ouvert après Steve Jobs et pose une question centrale : Apple va-t-elle retrouver un souffle produit plus audacieux ? Le bilan contrasté de Tim Cook (3:22)Nous dressons le bilan d'un dirigeant qui a fait d'Apple une machine financière hors norme, en développant les services, l'écosystème et les puces Apple Silicon. Mais on s'interroge aussi sur ce qu'Apple n'a pas osé lancer sous son mandat : la voiture, la télévision, ou encore une vraie rupture comparable à l'iPhone.John Ternus, l'homme du produit (14:01)Nous analysons le profil discret de John Ternus, ingénieur maison entré chez Apple au début des années 2000. Son arrivée peut être lue comme un signal fort : Apple choisit un homme du matériel, du design et de la culture interne, plutôt qu'un profil logiciel ou services.Les lunettes numériques : objet tech de demain ? (23:12)Alors que les annonces en matière de lunettes "intelligentes" se multiplient, nous évoquons les avancées technologiques dans ce domaine. EssilorLuxottica, confirme son partenariat avec Meta sur les Ray-Ban Meta. Google relance aussi le sujet avec Gucci, tandis que Apple et Samsung sont attendus sur ce terrain. Les lunettes pourraient devenir le prochain grand wearable, mais leur poids, leur autonomie, leur style et leur acceptation sociale restent des obstacles.Des lunettes pour entendre, filmer, assister et soigner (28:46)Nous évoquons les Nuance Audio d'EssilorLuxottica, des lunettes capables d'amplifier les voix pour les personnes ayant une légère perte auditive. On explore aussi les usages possibles des lunettes intelligentes : assistance par IA, prise de vue, aide aux personnes malvoyantes, usages professionnels, mais aussi les limites liées à la caméra et à la vie privée.La santé vue par les yeux (33:41)Nous nous intéressons au virage santé d'EssilorLuxottica, qui travaille sur des capteurs intégrés aux lunettes et sur l'analyse du regard pour détecter certains signaux physiologiques. Rythme cardiaque, mouvements oculaires, signes de pathologies neurodégénératives ou métaboliques : les yeux pourraient devenir une porte d'entrée vers un check-up beaucoup plus large.Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe (47:03)Nous analysons l'autorisation accordée aux Pays-Bas à Tesla pour déployer son système FSD supervisé, une première étape importante pour l'Europe. Le dispositif reste une conduite autonome de niveau 2+, avec obligation pour le conducteur de rester vigilant, mais il pourrait accélérer l'arrivée de ces technologies dans d'autres pays européens. À lire sur Monde Numérique.Caméras contre lidar : le pari Tesla (52:13)Nous comparons l'approche de Tesla, fondée sur les caméras et l'intelligence artificielle, à celle de Waymo ou Zoox, qui s'appuient davantage sur cartographie et capteurs lidar. Le débat porte sur le réalisme du comportement routier, la capacité à généraliser à de nouveaux territoires et les limites en cas de pluie, de brouillard ou de neige.L'industrie automobile face à un basculement (59:00)Nous évoquons les hésitations de BMW, Mercedes-Benz, BYD, XPeng ou Toyota face à la montée de la conduite assistée avancée et des véhicules chinois. Au-delà de la technologie, c'est tout le modèle de mobilité qui pourrait changer, entre robotaxis, voitures partagées, autonomie des personnes âgées ou handicapées, et futurs services comme le Cybercab de Tesla.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tim Cook quitte la direction d'Apple et passe le relais à John Ternus • OpenAI dégaine un nouveau modèle d'images surpuissant • Une boutique 100 % gérée par une IA ouvre à San Francisco • La Chine impressionne avec un semi-marathon de robots humanoïdes • Google injecte de l'IA dans sa suite bureautique.⭐️ [Annonce] : découvrez Frogans : l'innovation française qui réinvente le Web===============Sommaire détaillé : ===============Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus (03:11)C'est une page majeure qui se tourne chez Apple. Après quinze ans à la tête du groupe, Tim Cook quitte son poste de CEO et devient président exécutif, laissant les rênes à John Ternus, actuel responsable produits. Une transition en douceur pour l'entreprise valorisée près de 4 000 milliards de dollars, qui devra désormais relever les défis de l'intelligence artificielle et préparer l'après-iPhone. Au-delà du symbole, l'héritage de Tim Cook est considérable : montée en puissance des services, succès de l'Apple Watch et surtout virage stratégique vers les puces maison Apple Silicon, qui placent aujourd'hui la firme en position favorable dans la course à l'IA. Reste à savoir comment John Ternus imprimera sa marque.OpenAI muscle son jeu avec GPT-5.5 et ChatGPT Image 2.0 (05:44)OpenAI frappe fort avec GPT-5.5, nouvelle version de son grand modèle de langage, plus rapide, plus performant mais aussi plus cher, destiné aux abonnés payants et aux entreprises via API. L'objectif est clair : reprendre l'avantage face à Google et Anthropic dans une compétition devenue féroce. En parallèle, le nouveau modèle de génération d'images ChatGPT Image 2.0 impressionne par son réalisme et sa capacité à produire du texte fiable dans de nombreuses langues. Intégré à Codex pour les développeurs, il ouvre des perspectives créatives considérables… tout en soulevant des risques accrus d'usages frauduleux.DeepSeek V4 et le réveil chinois de l'IA (08:06)La Chine n'est pas en reste avec la sortie de DeepSeek V4, modèle open source décliné en version Pro et Flash, aux capacités agentiques renforcées. Depuis son irruption en 2025, DeepSeek bouscule le marché en affichant des performances comparables aux leaders américains avec des ressources optimisées. Selon le baromètre annuel de l'université Stanford, la Chine talonne désormais les États-Unis tandis que la France ne place qu'un seul modèle dans le haut du classement, signé Mistral AI. Les écarts d'investissement restent abyssaux, illustrant un décrochage européen préoccupant.Andon Market : la boutique créée par une IA (10:25)À San Francisco, sur Union Street, une petite échoppe baptisée Endowment Market intrigue : concept, bail commercial, commandes fournisseurs, site web… tout a été orchestré par une IA nommée Luna, dotée d'un budget initial de 100 000 dollars. Derrière l'expérience, la start-up Andon Labs teste une idée radicale : une intelligence artificielle peut-elle créer et gérer un commerce rentable dans le monde réel ? Si des humains assurent la vente en magasin, l'initiative pose une question vertigineuse sur l'autonomie économique des machines.Meta surveille ses employés pour entraîner ses IA (12:36)Chez Meta, un programme baptisé “Model Capability Initiative” installe des outils de suivi sur les postes de travail afin de collecter des données comportementales destinées à l'entraînement des modèles d'IA. Officiellement conçue pour améliorer les performances des systèmes, la démarche suscite des inquiétudes en interne, sur fond de licenciements. Jusqu'où peut-on aller dans la captation des données des salariés au nom de l'innovation ?Cyberattaques : l'ANTS piratée, un hacker arrêté (14:02)Nouvelle alerte en France avec le piratage de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Un hacker affirme détenir 19 millions d'enregistrements comprenant des données d'état civil, désormais proposées à la vente sur le darknet. Une enquête est ouverte et la CNIL a été saisie. Dans le même temps, un pirate présumé de 21 ans, connu sous le pseudonyme Hexdec, a été interpellé en Vendée. Soupçonné d'être lié à plusieurs attaques majeures, il avait récemment revendiqué ses actes dans une interview, assumant agir uniquement pour l'argent.Health Data Hub : cap sur un hébergeur français (16:41)Le Health Data Hub ne sera finalement pas hébergé par Microsoft. Après polémique autour des risques liés au Cloud Act américain, le gouvernement confie l'infrastructure à Scaleway, filiale du groupe Iliad. La migration prévue fin 2026 marque un tournant stratégique vers une souveraineté numérique renforcée pour cette plateforme destinée à soutenir la recherche en santé grâce à l'IA.Google et l'entreprise agentique (43:04)À Las Vegas, lors de Cloud Next 2026, Google a présenté sa vision de “l'entreprise agentique”. Objectif : déployer des agents IA capables d'automatiser tâches répétitives, réponses à appels d'offres, analyses de données ou gestion RH. Dans Google Workspace, l'IA Gemini devient transversale et proactive, capable de synthétiser agenda, mails et documents pour assister l'utilisateur. Pour les entreprises, une marketplace d'agents et des outils de gouvernance promettent d'encadrer cette nouvelle génération d'assistants intelligents
L'intelligence artificielle bouleverse les équilibres de la cybersécurité, entre promesses de protection et nouvelles menaces. Vincent Laurens décrypte les enjeux autour de Mythos, une IA aussi puissante que controversée.Interview : Vincent Laurens, directeur activité cybersécurité chez CapgeminiEn partenariat avec CapgeminiPunchlinesUne détection plus puissante implique une protection plus puissante.Les attaquants utilisent déjà l'IA pour cibler leurs victimes.Mythos est puissant mais ne doit pas provoquer de panique.La cybersécurité reste une bataille entre chapeaux blancs et noirs.Une bonne hygiène cyber reste la première ligne de défense.L'IA comme Mythos est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?C'est les deux. Aujourd'hui, on peut clairement utiliser l'intelligence artificielle pour se défendre, ce qui n'était pas évident il y a encore quelques années. Mythos permet de détecter des vulnérabilités de manière beaucoup plus rapide et plus profonde, ce qui améliore mécaniquement la protection. Mais en parallèle, cette même puissance peut être exploitée par des attaquants pour identifier des failles inconnues et les utiliser.Pourquoi cette IA représente-t-elle une menace potentielle ?Parce qu'elle est extrêmement performante. Elle peut automatiser des tests et analyser des systèmes à une vitesse bien supérieure à celle des humains. Elle détecte notamment des failles inconnues, y compris des vulnérabilités anciennes jamais identifiées. Cela ouvre des opportunités pour les attaquants. Mais il faut rester mesuré : aujourd'hui, il n'y a pas de dégâts avérés et beaucoup d'idées circulent qui relèvent du fantasme.Peut-on voir un aspect positif dans cette capacité à découvrir des failles ?Oui, clairement. C'est même le cœur de la cybersécurité depuis toujours. Il y a un équilibre entre ceux qui découvrent des vulnérabilités pour les corriger et ceux qui cherchent à les exploiter. Mythos renforce cet aspect vertueux, mais cela nécessite un cadre : mieux organiser la diffusion des vulnérabilités, protéger les chercheurs et structurer les pratiques.Comment les entreprises peuvent-elles se préparer face à ces évolutions ?Il y a trois piliers essentiels. D'abord, maintenir une bonne hygiène de cybersécurité en appliquant régulièrement les correctifs. Ensuite, instaurer une culture de sécurité portée par la direction. Enfin, rester en veille permanente pour anticiper les évolutions. L'automatisation, notamment via des agents, peut aussi aider à accélérer la détection et la correction des vulnérabilités.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'intelligence artificielle transforme profondément notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de l'obsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino décrypte une révolution où l'omniprésence des machines redéfinit nos relations, nos responsabilités et notre perception du réel.Interview : Bruno Patino, président d'Arte France & essayistePunchlinesL'économie de la donnée fragmente les individus.Nous investissons émotionnellement dans les machines.La responsabilité des outils numériques doit être repensée.La fragmentation rend le commun plus difficile à reconstruire.L'intelligence artificielle rend-elle l'humain obsolète ?Je ne dis pas que l'humain devient obsolète, mais que la question se pose. Mon objectif est d'ouvrir un débat, pas d'imposer une vision déterministe. Ce qui compte, ce n'est pas une hypothétique omnipotence de l'IA, mais son omniprésence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je m'intéresse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dépendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modèles économiques qui les structurent.En quoi l'IA transforme-t-elle notre rapport aux autres et au réel ?Nous entrons dans une nouvelle phase de la révolution numérique marquée par une fragmentation accrue. Le réseau nous reliait, mais l'économie de la donnée fragmente les individus, les communautés et même notre rapport au monde. Avec l'IA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos décisions et même nos émotions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgré tout une part intellectuelle et émotionnelle croissante. Cela déplace aussi notre rapport à la réalité. Comme avec les réseaux sociaux, la vérité ne disparaît pas, mais elle n'est plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur l'individu.Le vrai enjeu, c'est la responsabilité des IA ?Oui, c'est une question centrale. Aujourd'hui, les outils numériques sont souvent considérés comme neutres. Mais ce n'est plus tenable. Lorsqu'un algorithme amplifie un message ou qu'une IA influence une décision, il y a une part de responsabilité qui dépasse l'individu. Nous devons redéfinir cette responsabilité à l'ère numérique. Cela passe par des principes de gouvernance, d'éthique et de paramétrage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des réseaux sociaux, avec un coût d'adaptation potentiellement très élevé.L'IA nous rend-elle plus puissants… mais moins libres ?Elle nous rend clairement plus puissants. La délégation à des agents intelligents augmente nos capacités de manière spectaculaire. Mais cette puissance s'accompagne d'une incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui régissent ces outils, notamment leur opacité et leur logique économique, alors cette délégation peut limiter notre liberté. La clé, c'est de poser des règles et de mieux comprendre les systèmes auxquels nous confions une partie de nos vies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les lunettes connectées Ray-Ban Meta s'imposent peu à peu dans le quotidien. Entre intelligence artificielle embarquée et usages concrets, elles dessinent une nouvelle façon d'interagir avec le monde.Interview : Maristella Rezzo, responsable globale de la marque Ray-Ban MetaPunchlines7 millions de personnes utilisent déjà ces lunettesNous sommes des lunettes d'abord, puis un outil technologiqueL'IA agit comme un agent personnel au quotidienLes usages vont du loisir à des cas professionnels concretsLes lunettes peuvent aider les personnes malvoyantesComment se développe le marché des lunettes Ray-Ban Meta ?La croissance est très rapide. Entre 2024 et 2025, nous avons enregistré des volumes trois fois supérieurs aux attentes. Aujourd'hui, 7 millions de personnes utilisent ces lunettes dans leur vie quotidienne, ce qui montre un véritable intérêt pour ce type de produit.Qui sont les utilisateurs de ces lunettes connectées ?Les profils sont variés, mais notre cœur de cible se situe entre 35 et 50 ans. Ce sont des personnes curieuses, à l'aise avec la technologie, souvent très actives et intéressées par le lifestyle ou le voyage. Ce sont aussi des utilisateurs qui attachent de l'importance au design, car ce sont avant tout des lunettes Ray-Ban.Quels sont les usages principaux au quotidien ?Les usages sont multiples. Il y a d'abord la caméra, utilisée pour capturer photos et vidéos, parfois dans un cadre professionnel, notamment pour créer du contenu. Ensuite, l'écoute de musique, de podcasts et les appels en mains libres. Enfin, l'intelligence artificielle permet d'interagir comme avec un assistant personnel, pour obtenir des informations simples ou plus complexes. Elle peut aussi analyser ce que l'on voit, lire ou traduire du texte, et même aider des personnes malvoyantes dans leurs tâches quotidiennes.Le prix et le confort restent-ils des freins ?Les lunettes ne sont pas encore équivalentes à des modèles classiques en termes de légèreté, mais des progrès importants ont été réalisés. Une nouvelle version optique a été conçue pour être plus fine et mieux adaptée aux porteurs de verres correcteurs. En France, les prix commencent à 429 euros pour les modèles solaires et 469 euros pour les modèles optiques. Il faut considérer qu'il s'agit de plusieurs produits en un, combinant lunettes et technologie avancée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après quinze ans à la tête d'Apple, Tim Cook prépare son départ de la direction opérationnelle et transmettra le relais à John Ternus le 1er septembre 2026. Cette succession, longuement anticipée, ouvre un nouveau chapitre pour la marque à la pomme à l'heure où l'innovation produit et l'intelligence artificielle sont plus scrutées que jamais.Fin d'une ère chez AppleApple a officialisé le 20 avril 2026 la nomination de John Ternus comme prochain CEO, tandis que Tim Cook deviendra executive chairman à compter du 1er septembre. Une transition préparée de longue date, qui confirme la fin d'un cycle entamé en 2011 après Steve Jobs. Sous la direction de Tim Cook, Apple a changé d'échelle. L'entreprise a consolidé son modèle industriel, renforcé sa maîtrise logistique, accéléré son virage vers les services et fait de son écosystème un ensemble toujours plus intégré, porté notamment par Apple Silicon et par des produits comme l'Apple Watch, les AirPods ou l'Apple Vision Pro. Le bilan Tim CookTim Cook n'a jamais cherché à imiter Steve Jobs. Son apport aura été ailleurs : industrialiser l'héritage, optimiser la chaîne d'approvisionnement, rendre les lancements mondiaux plus fluides et faire d'Apple une machine redoutablement efficace, capable de vendre peu de références avec une forte valeur ajoutée. La valorisation du groupe a ainsi dépassé les 4 000 milliards de dollars au moment de l'annonce de sa succession. Cette période aura aussi été marquée par la montée en puissance des services, l'intégration verticale du matériel et des puces maison, et une stratégie produit centrée sur la cohérence de l'écosystème plutôt que sur les ruptures spectaculaires. Un angle déjà abordé dans cet article de Monde Numérique sur la succession chez Apple.Qui est John Ternus ?Âgé de 50 ans, diplômé en génie mécanique de l'université de Pennsylvanie, John Ternus a rejoint Apple en 2001 après un passage chez Virtual Research Systems. Figure discrète du groupe, il dirigeait l'ingénierie matérielle depuis 2021 et a supervisé le développement de produits majeurs comme l'iPhone, l'iPad, le Mac, l'Apple Watch, les AirPods et l'Apple Vision Pro. Apple met en avant chez lui une forte culture produit, un rôle clé dans la robustesse et la durabilité des appareils, ainsi qu'une contribution majeure à la stratégie maison autour des composants et du matériel. Le même jour que l'annonce de sa nomination, Johny Srouji a d'ailleurs été promu chief hardware officer pour reprendre le périmètre qu'occupait Ternus.Les défis de la suiteJohn Ternus hérite d'une entreprise en excellente santé, mais confrontée à une pression nouvelle. Apple reste au sommet, tout en faisant face à des attentes immenses sur l'intelligence artificielle, sur la prochaine grande rupture produit, et sur sa capacité à maintenir son avance dans un marché technologique plus concurrentiel. Parmi les signaux récents, le lancement du MacBook Neo montre qu'Apple continue d'explorer de nouveaux positionnements matériels, y compris plus accessibles. Le vrai test pour Ternus sera désormais de transformer une excellence industrielle en nouveau récit d'innovation.Sur Monde Numérique également : Les 50 ans d'AppleHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les lunettes connectées s'imposent comme le nouveau terrain d'innovation technologique. Entre intelligence artificielle, audio augmenté et capteurs de santé, elles pourraient transformer notre quotidien bien au-delà de la simple correction visuelle.Interview : Denis Cohen-Tannoudji, responsable des technologies émergentes chez EssilorLuxotticaPunchlinesLes lunettes sont le nouveau wearable après les montres connectées.La lunette devient une interface naturelle avec l'IA.L'audio augmenté améliore la compréhension sans isoler.Les données captées posent des défis éthiques majeurs.Le poids et l'énergie restent les contraintes clés.Les lunettes sont-elles en train de devenir un objet technologique à part entière ?Oui, clairement. Les lunettes ne sont plus seulement un dispositif de correction visuelle, elles deviennent un véritable objet connecté. C'est même le nouveau wearable qui émerge après les montres et les écouteurs. On a déjà des lunettes capables de prendre des photos, passer des appels ou interagir avec une intelligence artificielle. Le fait d'avoir une caméra et des écouteurs intégrés permet d'interroger un agent IA de manière presque continue.Quelles sont les innovations les plus prometteuses aujourd'hui ?Il y a plusieurs axes très forts. D'abord, l'audio augmenté, avec des lunettes capables d'améliorer l'intelligibilité des conversations en environnement bruyant, sans isoler l'utilisateur. Ensuite, les fonctions de santé : la position des lunettes permet de capter des données inédites, comme la fatigue cognitive ou potentiellement l'activité cérébrale. Enfin, on travaille aussi sur des verres intelligents avec affichage intégré ou adaptation dynamique de la luminosité, ce qui ouvre la voie à des usages en réalité augmentée.Quelles sont les principales limites technologiques ?La contrainte majeure, c'est le poids. Une paire de lunettes doit rester très légère, autour de 25 à 30 grammes. Cela limite la taille de la batterie et donc la quantité d'énergie disponible. Toutes les fonctions doivent être extrêmement optimisées, notamment grâce à des puces capables de faire de l'intelligence artificielle embarquée avec une très faible consommation et une latence minimale.Les enjeux éthiques sont-ils un frein au développement ?C'est un sujet central. Les lunettes peuvent capter des images, du son, voire demain des données beaucoup plus sensibles. Il faut donc encadrer les usages, garantir la transparence et protéger la vie privée. Il y a aussi des questions autour de l'entraînement des IA à partir de données humaines. On travaille sur des solutions comme l'anonymisation et on s'entoure d'experts en éthique pour rendre ces technologies acceptables.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Google pousse Gemini vers une IA ultra-personnelle. François Ruffin met en scène Claude d'une façon contestable. H Company sort HoloTab et s'invite dans la bataille des agents. VivaTech voit plus grand pour ses 10 ans. Meta imagine un avatar de Mark Zuckerberg pour parler aux salariés.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Gemini devient une “intelligence personnelle” (00:28) Nous revenons sur l'arrivée de la fonction de personnalisation de Gemini, qui relie des services comme Gmail, Photos, YouTube ou Search pour produire des réponses beaucoup plus contextuelles. Bruno raconte un test grandeur nature : projets en cours, notes, déplacements, recherche de billets et suggestions concrètes, avec à la clé une expérience impressionnante mais aussi de vraies questions sur la vie privée.François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (07:36) Nous analysons la séquence où François Ruffin dialogue publiquement avec Claude, dans une mise en scène inspirée de Bernie Sanders. Le procédé fait parler, mais il entretient selon nous une vision trompeuse de l'IA : celle d'un oracle neutre et tout-puissant, alors qu'un chatbot reflète aussi les biais du prompt, du contexte et de l'historique de conversation.H Company lance son agent HoloTab (12:07) La startup française H Company lance l'agent HoloTab, une extension Chrome capable de naviguer, cliquer, remplir des champs et exécuter des tâches directement sur le Web. L'outil illustre le virage agentique du moment, avec une promesse séduisante — automatiser des actions réelles — mais aussi un niveau d'accès qui impose une vigilance maximale. Aussi sur Monde Numérique : IA : pourquoi les entreprises doivent accélérer maintenant.VivaTech 2026 : l'édition des 10 ans (18:25) Nous évoquons le 10e anniversaire de VivaTech, qui prépare une édition 2026 ambitieuse avec une ouverture grand public renforcée et une opération inédite sur les Champs-Élysées le 14 juin. Le rendez-vous parisien confirme son statut de grande vitrine européenne de l'innovation, entre démonstrations spectaculaires, startups et offensive assumée sur l'intelligence artificielle.Mark Zuckerberg veut se cloner pour ses employés (22:37) Enfin, nous revenons sur le projet de Meta de créer une version IA de Mark Zuckerberg destinée aux échanges internes. Derrière l'effet d'annonce, on voit poindre un nouveau cas d'usage : l'avatar de dirigeant comme outil de communication, de diffusion de la vision stratégique et peut-être demain comme produit pour les créateurs de contenu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En résumé - Les agents IA personnels débarquent sur nos ordinateurs. Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe. Amazon s'allie à Apple pour le satellite. Nouvelle fuite massive de données à l'Éducation nationale. Faux Ledger sur l'App Store : des millions envolés. Bruno Patino alerte sur l'obsolescence humaine. Les lunettes connectées entrent dans une nouvelle ère. Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité.⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Sommaire détaillé : Les agents IA passent à l'offensive (2:17)Les agents personnels franchissent un cap avec Perplexity et sa solution locale installée sur Mac, capable d'interagir directement avec les fichiers et les emails. En France, la start-up H Company déploie Holotab, une extension Chrome qui automatise les tâches en ligne. Google lance Gemini Intelligence Personnelle, connectée à l'ensemble des données personnelles de l'utilisateur, comme l'a expérimenté Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Une révolution prometteuse mais qui pose d'évidentes questions de sécurité et de vie privée.La conduite autonome de Tesla autorisée aux Pays-Bas (5:17)Le constructeur Tesla décroche l'autorisation de déployer son système FSD supervisé aux Pays-Bas, une première étape vers la conduite autonome en Europe. Basé uniquement sur la vision par caméras et l'IA, sans lidar, le système revendique une réduction significative du risque d'accident après des millions de kilomètres parcourus. L'autonomie reste de niveau 2+, mais l'initiative pourrait faire école dans l'Union européenne.Amazon devient partenaire satellite d'Apple (7:10)Coup de théâtre dans la connectivité spatiale : Amazon rachète Globalstar et signe avec Apple pour fournir à terme des services satellitaires aux iPhone. L'objectif est clair : préparer l'ère du “direct to device”, avec appels et données via satellites en orbite basse. Une offensive stratégique face à Starlink qui rebat les cartes du marché.Nouvelle cyberattaque contre l'Éducation nationale (8:07)L'accès frauduleux au service EduConnect a exposé des données sensibles d'élèves et de leurs établissements. Noms, identifiants et classes ont fuité, ouvrant la porte à des campagnes de phishing ciblées. Le ministère annonce des mesures correctives, dont la généralisation de l'authentification à double facteur.Faux Ledger : 9,5 millions de dollars envolés (9:50)Une fausse application Ledger a sévi sur l'App Store pendant plusieurs jours, piégeant des détenteurs de crypto-actifs. Résultat : près de 9,5 millions de dollars dérobés à une cinquantaine de victimes, dont le musicien G-Love. L'affaire relance les interrogations sur les processus de validation d'Apple.Sam Altman visé par une tentative d'attentat (10:37)Le patron d'OpenAI, Sam Altman, a été la cible d'une attaque à son domicile à San Francisco. L'auteur, persuadé que l'IA menace l'humanité, a invoqué un manifeste idéologique. L'événement illustre la radicalisation de certains discours autour de l'intelligence artificielle.François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (20:43)Le député François Ruffin publie une série de vidéos où il dialogue avec l'IA Claude, à la manière de Bernie Sanders aux États-Unis. Une initiative virale mais critiquée pour sa naïveté : l'IA semble surtout refléter les biais et attentes de son interlocuteur. Un cas d'école sur les dangers d'une confiance aveugle dans les modèles génératifs.Les lunettes connectées, futur wearable de référence (27:58)À Monaco, lors d'un événement du groupe EssilorLuxottica, Donnie Cohen-Tannoudji (EssilorLuxottica) détaille les avancées en matière de lunettes intelligentes : capteurs de santé, verres électrochromiques, affichage intégré. Entre promesses médicales et enjeux éthiques liés à la captation de données, les lunettes pourraient devenir le prochain grand objet connecté.Bruno Patino et “Le temps de l'obsolescence humaine” (36:24)Bruno Patino (Arte France) publie un nouvel essai chez Grasset où il interroge l'omniprésence future de l'IA dans nos vies. Plus que l'omnipotence technologique, c'est l'imbrication croissante entre humains et machines qui l'inquiète. Un plaidoyer pour un numérique humaniste face à l'économie de la relation algorithmique.Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité (47:38)Développée par Anthropic, l'IA Mythos serait capable de détecter des failles inédites à grande échelle. Vincent Laurens (Capgemini) [PARTENARIAT] estime que l'outil représente autant une opportunité défensive qu'un risque offensif, même si les fantasmes dépassent pour l'instant la réalité des menaces.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Pays-Bas deviennent le premier terrain de jeu européen pour la conduite autonome de Tesla. Une avancée majeure, encore encadrée, qui pourrait accélérer l'adoption sur le continent.Depuis le 10 avril 2026, Tesla est autorisé à déployer son système de conduite autonome supervisée FSD (Full Self-Driving) aux Pays-Bas. Proposé sous forme d'achat ou d'abonnement, ce dispositif marque une première en Europe pour une utilisation relativement ouverte au grand public, même si elle reste strictement encadrée.Une conduite autonome… sous surveillanceLe FSD déployé repose sur un niveau 2+ selon la classification SAE, ce qui signifie que le conducteur doit rester vigilant à tout moment. Le véhicule peut gérer seul la navigation, les intersections ou les changements de voie, mais l'humain doit être prêt à intervenir immédiatement.Dans des environnements urbains complexes comme Amsterdam, les premiers retours sont positifs. Le système semble capable de cohabiter efficacement avec les cyclistes et de s'adapter à un trafic dense, alternant prudence et assertivité selon les situations.Une autorisation encore provisoireL'accord a été délivré par l'organisme néerlandais RDW après des tests approfondis. Selon les autorités, le système permettrait de réduire significativement les risques d'accident. Toutefois, cette autorisation reste temporaire et sous conditions strictes, notamment en matière de responsabilité qui incombe toujours au conducteur.Tesla a dû se conformer à la réglementation européenne R171, un cadre technique particulièrement exigeant comprenant des milliers de pages et des centaines de critères.Un premier pas vers une adoption européenneCe lancement pourrait faire jurisprudence. Le dossier a été transmis à la Commission européenne, ouvrant la voie à un possible effet domino dans d'autres pays. Toutefois, l'Europe reste prudente, avec une approche progressive et très réglementée.D'autres constructeurs comme Mercedes-Benz proposent déjà des systèmes de niveau 3, mais dans des conditions beaucoup plus limitées, par exemple sur autoroute uniquement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'intelligence artificielle bouleverse les usages… et transforme les cybermenaces. Les entreprises prennent conscience des risques, mais doivent encore adapter leurs pratiques pour sécuriser efficacement ces nouveaux outils.Interview : Kader Seddak, directeur commercial cloud et sécurité IA chez Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange CyberdefensePunchlinesL'IA est une technologie disruptive comme jamais vue.Il n'y a pas d'IA sans données, et la donnée est la valeur de l'entreprise.Le premier risque, c'est de perdre la visibilité.On passe d'une IA qui dit à une IA qui fait.La sensibilisation, c'est déjà la moitié du travail.Quels sont les principaux risques liés à l'IA ?Le premier risque est la perte de visibilité : les technologies évoluent vite et rendent les systèmes plus complexes à maîtriser. Le deuxième concerne les nouvelles menaces spécifiques comme le prompt injection, qui permet de contourner les protections des modèles. Enfin, l'IA reste une application intégrée au système d'information, avec tous les risques classiques liés au code et à l'infrastructure.Les entreprises ont-elles pris la mesure du risque lié à l'IA ?Oui, la prise de conscience est réelle et plus rapide que pour les technologies précédentes. Contrairement au cloud, où la sécurité arrivait souvent après coup, les entreprises comprennent aujourd'hui que l'IA repose entièrement sur la donnée, qui constitue leur valeur. Mais si les bons garde-fous ne sont pas mis en place dès le départ, il existe un risque important de perte ou d'exposition de ces données.Comment sécuriser les nouveaux usages comme les agents IA ?La priorité est de comprendre les menaces avant de chercher à s'en protéger. La sécurité repose sur une veille active et exploitable, permettant de prioriser les risques.Il est essentiel d'intégrer la cybersécurité dès la conception des projets, en s'appuyant sur les mécanismes existants. Avec l'essor des agents, la multiplication des flux entre systèmes devient un enjeu majeur, nécessitant des solutions adaptées pour les contrôler et les sécuriser.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'intelligence artificielle transforme en profondeur les réseaux sociaux, jusqu'à bouleverser notre manière de consommer l'information. Entre automatisation, infobésité et perte de discernement, David Fayon alerte sur les dérives et appelle à une prise de conscience.Interview : David Fayon, consultant spécialiste du numérique, NumerikissimoPunchlinesOn est dans une infobésité permanente.L'algorithme produit une viralité supérieure à l'humain.Les IA génératives rendent fainéants.Une donnée ne devient information que contextualisée.Il faut pratiquer une diète informationnelle.L'IA a-t-elle réellement bouleversé les réseaux sociaux ?Oui, elle a accéléré une transformation déjà engagée. Au départ, les réseaux sociaux reposaient sur des échanges entre individus, souvent dans une logique chronologique. Puis les algorithmes ont pris le dessus, en mettant en avant les contenus les plus engageants. Aujourd'hui, on franchit une nouvelle étape avec des contenus générés par l'IA, voire des interactions automatisées. On entre dans un monde où les machines peuvent produire, diffuser et même interagir à la place des humains.L'humain est-il en train de disparaître des réseaux ?Je ne dirais pas qu'il disparaît complètement, mais sa place s'amenuise. Les contenus générés par les IA ont une viralité souvent supérieure à celle des humains. Cela impose une cohabitation entre l'homme et la machine. L'humain doit comprendre les algorithmes, développer une expertise et apporter une valeur ajoutée, notamment en réexaminant les contenus produits par les IA pour leur donner du sens.Comment s'informer correctement dans ce nouvel environnement ?Il faut avant tout faire preuve de discernement. Cela passe par le choix des sources, la compréhension des informations et la capacité à remonter à l'origine. Une donnée brute n'a pas de valeur sans contextualisation. Il est essentiel de vérifier les informations, d'identifier leur émetteur et d'éviter de relayer sans comprendre. C'est un effort qui demande du temps et une certaine discipline.Pourquoi parlez-vous de “diète informationnelle” ?Parce que nous sommes dans une situation de surcharge. Les informations doublent très rapidement, ce qui crée une pression constante pour rester à jour. Cela génère du stress et réduit notre capacité de concentration. Il faut apprendre à filtrer, à limiter les sollicitations et à privilégier la qualité plutôt que la quantité. Sans cela, on devient passif face à l'information.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec une pionnière de l'informatique graphique. La professeure Marie-Paule Cani a créé des univers animés en 3D à destination des scientifiques, notamment archéologues ou biologistes. Comment ces mondes virtuels peuvent-ils servir la recherche, l'imaginaire et la créativité ? Demandons-nous comment créer des mondes virtuels qui aient du sens ? Qui soient au service de la recherche et de la créativité humaine ? Question ouverte et creusée par notre invitée, la professeure Marie-Paule Cani pionnière de l'informatique graphique, qu'elle enseigne à l'École Polytechnique où elle conçoit des modèles et des outils pour créer et façonner des univers virtuels animés en 3D, non plus seulement pour les jeux vidéo ou le cinéma, mais pour les mettre au service de la recherche scientifique. Pour permettre, par exemple, aux préhistoriens de voyager dans le temps et de s'immerger dans les résultats de leurs hypothèses ou encore aux biologistes de se mettre littéralement dans la peau d'une cellule. Comment concevoir des modèles intelligents, des IA qui stimulent notre imagination et notre créativité ? Comment en faire des outils au service du meilleur de notre humanité et pas le contraire. Avec Marie-Paule Cani, professeure à Polytechnique, pionnière de l'informatique graphique, elle conçoit des modèles et outils, pour créer, animer et façonner des mondes virtuels, en rendant la technologie invisible afin de libérer la créativité. Avec une interview-reportage de Charlie Dupiot avec David Louapre. Son livre Le labo du jeu vidéo est paru aux Editions Albin Michel Musiques diffusées dans l'émission - Gabi Hartmann, Arat Kilo - Les larmes d'un temps passé - Piers Faccini, Ballaké Sissoko - If Nothing Is Real.
Rencontre avec une pionnière de l'informatique graphique. La professeure Marie-Paule Cani a créé des univers animés en 3D à destination des scientifiques, notamment archéologues ou biologistes. Comment ces mondes virtuels peuvent-ils servir la recherche, l'imaginaire et la créativité ? Demandons-nous comment créer des mondes virtuels qui aient du sens ? Qui soient au service de la recherche et de la créativité humaine ? Question ouverte et creusée par notre invitée, la professeure Marie-Paule Cani pionnière de l'informatique graphique, qu'elle enseigne à l'École Polytechnique où elle conçoit des modèles et des outils pour créer et façonner des univers virtuels animés en 3D, non plus seulement pour les jeux vidéo ou le cinéma, mais pour les mettre au service de la recherche scientifique. Pour permettre, par exemple, aux préhistoriens de voyager dans le temps et de s'immerger dans les résultats de leurs hypothèses ou encore aux biologistes de se mettre littéralement dans la peau d'une cellule. Comment concevoir des modèles intelligents, des IA qui stimulent notre imagination et notre créativité ? Comment en faire des outils au service du meilleur de notre humanité et pas le contraire. Avec Marie-Paule Cani, professeure à Polytechnique, pionnière de l'informatique graphique, elle conçoit des modèles et outils, pour créer, animer et façonner des mondes virtuels, en rendant la technologie invisible afin de libérer la créativité. Musiques diffusées dans l'émission - Gabi Hartmann, Arat Kilo - Les larmes d'un temps passé - Piers Faccini, Ballaké Sissoko - If Nothing Is Real.
Meta relance la bataille de l'IA avec Muse Spark. OpenAI montre que ses garde-fous peuvent déclencher une alerte bien réelle. Le MacBook Neo secoue le marché. Le vrai créateur du Bitcoin possiblement découvert.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Meta dégaine Muse Spark (0:12)Nous revenons sur l'arrivée de Muse Spark, le nouveau moteur d'IA de Meta, pensé d'abord pour renforcer l'écosystème maison, de Meta AI à Facebook, Instagram, WhatsApp et aux lunettes connectées. Plus compact et moins énergivore, il ne bouleverse pas encore les usages, mais il marque surtout le retour offensif de Meta dans la course à l'IA.Quand ChatGPT déclenche une alerte policière (6:21)Nous évoquons ce cas survenu en France, où des propos menaçants tenus à ChatGPT auraient déclenché une chaîne d'alerte impliquant OpenAI, le FBI puis la plateforme Pharos. L'affaire rappelle que les conversations avec les IA ne sont pas de simples échanges privés, mais aussi que certains dispositifs de sécurité peuvent fonctionner concrètement.MacBook Neo : Apple face à un problème industriel ? (8:40)Nous parlons du MacBook Neo, qui utiliserait des puces issues de la chaîne de production de l'iPhone, avec un cœur désactivé, une astuce industrielle aussi maligne qu'efficace. Mais si le succès commercial se confirme, cette mécanique pourrait se retourner contre Apple en compliquant l'approvisionnement et en pesant sur les coûts.Satoshi Nakamoto démasqué ? (18:40)L'enquête du journaliste John Carreyrou pour le New York Times affirme qu'un certain Adam Back est le créateur du Bitcoin. L'intéressé dément, comme d'autres avant lui, et le mystère reste entier, mais cette nouvelle piste montre que l'obsession autour de Satoshi Nakamoto continue de fasciner autant le monde techno que le monde médiatique.Cyber, numérique, digital... La bataille des mots (24:12)Nous terminons sur une discussion de vocabulaire entre la France et le Québec autour des mots “cyber”, “numérique” et “digital”. Un échange léger, mais révélateur de deux cultures francophones qui parlent de technologie avec des sensibilités différentes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les patrons de l'IA accusés d'irresponsabilité. Meta relance la bataille avec un nouveau modèle. Le Sénat veut protéger le droit d'auteur face aux IA. Un homme interpellé après des menaces sur ChatGPT. L'État français amorce son divorce avec Microsoft. Une voiture autonome tue une cane au Texas. La guerre de la recharge ultra-rapide s'intensifie en Chine.⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Les patrons de l'IA face aux critiques (00:01)Les dirigeants de l'intelligence artificielle, de Sam Altman à Mark Zuckerberg, en passant par Elon Musk ou Dario Amodei, sont accusés de précipitation et de manque de sagesse dans le déploiement de l'IA générative. Les débats relancés par Demis Hassabis, patron de Google DeepMind, interrogent la responsabilité de ces acteurs qui façonnent un bouleversement technologique majeur devenu impossible à freiner.Droit d'auteur : le Sénat veut inverser la charge de la preuve (04:54)Une proposition de loi adoptée au Sénat vise à obliger des acteurs comme OpenAI, Google ou Mistral AI à prouver qu'ils n'ont pas utilisé d'œuvres protégées pour entraîner leurs modèles. Soutenu par les ayants droit mais critiqué par le gouvernement, le texte pose un dilemme stratégique entre protection des créateurs et compétitivité des champions français de l'IA.Menaces sur ChatGPT : quand l'alerte devient policière (06:50)Un homme a vu le RAID intervenir à son domicile après avoir évoqué des intentions violentes auprès de OpenAI via ChatGPT. L'alerte automatique transmise aux autorités illustre l'existence de mécanismes de surveillance et rappelle que les échanges avec une IA ne sont pas totalement confidentiels.L'État français veut tourner la page Windows (08:22)La DINUM annonce vouloir abandonner Windows au profit de Linux et renforcer la souveraineté numérique. Plusieurs administrations, comme le CNRS, amorcent une transition vers des solutions alternatives, tandis que le débat reste ouvert sur le coût réel et la faisabilité d'un tel basculement à grande échelle.Voiture autonome : l'accident qui relance le débat (10:03)Au Texas, un véhicule autonome de la société Everide a percuté une cane, suscitant l'émoi local. Après des précédents impliquant des robotaxis comme ceux de Waymo, l'incident ravive la question de l'acceptabilité sociale et des standards de sécurité des voitures sans conducteur.Recharge express : la nouvelle bataille des voitures électriques (12:06)Le constructeur chinois BYD promet une recharge quasi complète en moins de dix minutes, aussitôt défié par Lynk & Co, filiale de Geely. La compétition se déplace désormais sur la vitesse de charge, nouveau levier stratégique dans la guerre mondiale du véhicule électrique.Meta dégaine MuseSpark, son nouveau moteur d'IA (14:25)Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti – Mon Carnet, Meta dévoile Muse Spark, nouveau modèle développé par son Super Intelligence Lab pour renforcer Meta AI. Objectif : rivaliser avec les meilleurs LLM du marché, tout en optimisant la consommation énergétique pour une intégration future dans ses plateformes et objets connectés.Le vrai créateur du Bitcoin démasqué ? (23:22)Le mystère autour de Bitcoin rebondit après une enquête du The New York Times affirmant avoir identifié Adam Back comme étant le véritable Satoshi Nakamoto. L'intéressé dément formellement, relançant une énigme vieille de plus de quinze ans qui continue de fasciner la planète crypto.Comment l'IA bouleverse les réseaux sociaux (29:04)David Fayon – Numérikissimo analyse la transformation profonde des plateformes sociales, de la chronologie à l'algorithmisation totale, jusqu'aux contenus générés par IA et à l'émergence de l'IA agentique. Une mutation qui questionne la place de l'humain face à des flux automatisés et à la viralité artificielle.L'IA face au défi cybersécurité (39:04)[PARTENARIAT] Kader Seddak – Orange Cyberdefense détaille les nouveaux risques liés à l'IA en entreprise : prompt injection, Shadow AI et multiplication des flux entre agents autonomes. Il plaide pour une approche “security by design” afin d'intégrer l'IA dans les systèmes d'information sans exposer les données stratégiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une enquête fouillée du New Yorker relance les interrogations autour de Sam Altman, figure centrale de la révolution de l'IA. Au-delà du portrait personnel, l'affaire pose une question de fond : peut-on confier une technologie aussi structurante à des dirigeants dont la gouvernance est contestée ?Un portrait accablant du patron d'OpenAILe New Yorker publie une longue enquête fondée sur plus de cent entretiens et des documents internes, dont un mémo attribué à Ilya Sutskever mettant en cause la franchise de Sam Altman. L'article décrit un dirigeant accusé par plusieurs anciens proches d'avoir déformé certains faits, minimisé des risques et cultivé une communication à géométrie variable au service de ses ambitions.Le traumatisme du “Blip” de 2023Le récit revient aussi sur la crise de novembre 2023, lorsque Sam Altman a été évincé puis rapidement réinstallé à la tête de OpenAI. Cet épisode rocambolesque, baptisé “Blip” en interne, continue d'alimenter les doutes sur la gouvernance interne de l'entreprise, au moment même où son poids économique et politique ne cesse de grandir avec le soutien de Microsoft.Qui gouverne vraiment l'intelligence artificielle ?Au-delà du cas Altman, le sujet dépasse qui interroge est celui de la personnalité des dirigeants de la tech. De Sam Altman à Mark Zuckerberg, en passant par les investisseurs Peter Thiel ou Marc Andreesen, peut-on avoir confiance à quelques dirigeants, presque mégalomanes, qui détiennent entre leurs mains la technologie clé de notre avenir, sans véritable contre-pouvoir ? Pour prolonger cette réflexion, on peut relire sur Monde Numérique l'épisode consacré aux trois ans de ChatGPT, ainsi que ce débrief sur le virage stratégique d'OpenAI.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'occasion de l'AWS Summit 2026 à Paris, quatre acteurs de l'IA explorent ses usages concrets, de la psychiatrie à l'industrie. Entre avancées médicales, jumeaux numériques et IA agentique, ils dressent un état des lieux sans filtre de l'adoption en entreprise.Interview : Martin Denais (cofondateur et CEO de Calliope), Nolwenn Morris (CEO de Iroc), Gautier Cloix (CEO de H Company), Sasha Rubel (directrice des politiques publiques IA chez AWS)En partenariat avec AWSPunchlinesCe n'est pas une question de productivité, c'est une question de survie.L'évolution de l'IA générative à l'IA agentique a pris moins d'un an.En santé, l'IA peut analyser la voix pour soigner la santé mentale.Les entreprises doivent tester vite et mesurer le retour sur investissement.Comment l'IA transforme-t-elle concrètement le secteur de la santé ?Martin Denais :Je développe une plateforme d'IA clinique pour aider les médecins à mieux suivre leurs patients. Nous analysons la voix, le comportement et des données comme le sommeil pour évaluer l'évolution des troubles. L'objectif est d'améliorer la décision médicale et de détecter plus tôt les rechutes.Nolwenn Morris :Je travaille sur un jumeau numérique du corps humain. Cela permet de comprendre les mécanismes biologiques et de générer directement le traitement le plus adapté. On ne teste plus des molécules au hasard, on part du besoin du patient pour concevoir la bonne solution.Pourquoi développer ses propres modèles d'IA ?Martin Denais :Je suis parti de modèles open source que j'ai adaptés à la psychiatrie, car les modèles généralistes ne sont pas performants dans ce domaine. Nous avons collecté des données inédites issues de milliers de patients pour entraîner notre modèle.Nolwenn Morris :Dans notre cas, toute la structuration des données est propriétaire. Nous utilisons aussi d'autres modèles, mais notre valeur repose sur une approche neurosymbolique qui permet de combler les zones inconnues et de générer de nouvelles connaissances.Quels sont les freins à l'adoption de l'IA ?Sasha Rubel :Le principal frein reste le manque de compétences et la difficulté à suivre un rythme d'innovation très rapide. L'évolution technologique est devenue extrêmement rapide, ce qui complique l'adoption.Gautier Cloix :Il y a aussi des obstacles réglementaires et culturels. En Europe, la complexité et la fragmentation ralentissent les déploiements. Mais en parallèle, ces exigences apportent aussi un cadre éthique important, notamment dans la santé.L'IA agentique peut-elle accélérer l'adoption en entreprise ?Gautier Cloix :On est entré dans une nouvelle génération d'IA avec des agents capables d'agir directement dans les systèmes. Ils utilisent les outils comme le ferait un humain, sans nécessiter des mois d'intégration technique. Cela permet de tester et déployer des cas d'usage en quelques jours seulement.Sasha Rubel :Les agents vont jouer un rôle clé, mais ils reposent aussi sur des fondations essentielles comme le cloud. C'est ce qui permet de passer à l'échelle, de garantir la sécurité des données et de rendre ces technologies accessibles aux entreprises, quelles que soient leur taille.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On le compare parfois au Giec sur le climat : le premier panel de l'ONU sur l'intelligence artificielle a démarré ses travaux en ce mois de mars. Ce comité comprend une quarantaine de scientifiques du monde entier, dont la chercheuse sénégalaise Adji Bousso Dieng. Informaticienne, chercheuse, enseignante à la prestigieuse université de Princeton aux États-Unis, elle a également fondé l'ONG The Africa I Know pour encourager les jeunes du continent à se lancer dans les sciences et le numérique. Adji Bousso Dieng plaide pour plus de diversité numérique, et le développement d'IA africaines. Elle est l'invitée de Charlotte Idrac. RFI : Quelle est la mission de ce tout nouveau panel de l'ONU sur l'IA ? Adji Bousso Dieng : Le constat est que l'IA progresse à une vitesse inédite. Et face à cette accélération, beaucoup de gouvernements et de décideurs se trouvent dans une forme d'incertitude. Ils perçoivent le potentiel immense de l'IA, mais ils peinent encore à en saisir pleinement les implications, à comprendre comment en faire un levier pour le bien commun et comment, en parallèle, se prémunir contre ses dérives. C'est précisément dans ce contexte que les Nations unies ont souhaité créer un espace de réflexion scientifique indépendant. « Indépendant », c'est un mot très important : Nous ne travaillons pas pour un gouvernement ou pour une institution. Et le but, c'est de produire des analyses scientifiques rigoureuses afin d'éclairer les décisions publiques. Il s'agit au fond de rééquilibrer les dynamiques en cours pour éviter que la gouvernance de l'IA ne se concentre pas entre les mains de quelques acteurs ou de quelques organisations, mais puissent bénéficier à l'ensemble de la communauté internationale. Comment est-ce que ça se développe plus précisément sur le continent africain ? En Afrique en ce moment, il y a des communautés autour de l'IA comme il y a GalsenAI, il y a Deep Learning Indaba, il y a aussi des entreprises qui commencent à vouloir utiliser l'IA. Mais je ne suis pas satisfaite de la façon dont ça se fait présentement, particulièrement en ce qui concerne les biais : Les modèles très performants de l'IA, maintenant, utilisent des données qui sont principalement de la culture de l'Ouest, qui ne reflètent pas la diversité des populations. Et donc je pense qu'il y a un réel besoin que l'IA qu'on utilise dans différentes parties du monde, y compris l'Afrique, soit des IA locales. Une grande partie de ma recherche est d'introduire la diversité qui contribue à encourager l'exploration, la capacité à envisager plusieurs solutions et plusieurs hypothèses. Nous avons développé un outil mathématique qui s'appelle le « Vendi Score » qui sert à mesurer et structurer cette diversité pour guider les systèmes d'IA vers des formes d'intelligence plus exploratoires, plus créatives, et en un sens plus proche de ce que l'on attend d'une démarche scientifique. Est-ce que ça vous semble possible de développer à terme une IA panafricaine ? Oui, c'est une de mes perspectives en ce qui concerne le développement en Afrique : Que dans presque tous les domaines, on doit avoir une approche panafricaine, mais pas le panafricanisme tel qu'on le chante un peu partout en ce moment, en termes de « oui, nous sommes souverains, nous sommes panafricains »… Politique… Oui, politique. Je milite pour un panafricanisme plus pragmatique qui consiste à collaborer dans différents domaines, y compris la technologie et l'IA. Vous avez parlé dans le passé d'une forme de « colonisation numérique de l'Afrique ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Par exemple, il y a eu quelques controverses liées au labelling des données. En IA, on a besoin de labelliser les données afin de pouvoir développer des algorithmes qui sont plus performants et qui sont plus sains. Et donc ce qui se passe, c'est que les grandes compagnies vont en Afrique comme au Kenya par exemple, et elles font libeller ces données-là au Kenya dans des conditions qui ne sont pas très équitables. Ils ne sont pas bien payés et ils sont soumis à des données qui peuvent être traumatisantes. Il n'y a pas encore de cadre juridique qui encadre ce travail-là. Et donc ça, c'est une forme de colonisation numérique. Il y a aussi tout ce qui est souveraineté des données. Les données peuvent être utilisées sans compensation. Il y a en ce moment dans le continent un grand enthousiasme en ce qui concerne l'IA. Il y a cette idée que l'IA va résoudre tous les problèmes. Mais je pense que c'est une vision erronée parce que la réalité de l'IA en Afrique en ce moment est plutôt la même chose qui se passe avec nos ressources naturelles, où on est des consommatrices plutôt que des transformatrices et des créatrices. La même chose risque de se produire avec l'IA et je ne pense pas qu'on en parle assez. Vous êtes née à Kaolack, au Sénégal. Vous avez fait vos études en France puis aux États-Unis où vous êtes toujours aujourd'hui. Qu'est-ce qui vous a guidé, vous guide encore dans votre parcours ? J'ai été très chanceuse d'avoir cette expérience au Sénégal, en France et aux États-Unis. Ce qui est resté constant, c'est mon amour de la connaissance. Je suis très curieuse et j'aime réfléchir. Et une passion très forte pour la science qui me tient debout jusqu'à présent. Et le travail que l'on fait dans mon groupe de recherche à Princeton, c'est quelque chose auquel je crois vraiment. Est-ce que vous pensez revenir un jour au Sénégal ? Oui, c'est quelque chose auquel je pense. Mais la réalité, c'est qu'il y a beaucoup de barrières au pays. Par exemple, la recherche que je fais maintenant, je ne peux pas la faire au Sénégal parce que cela demande des ressources que je ne peux pas trouver au Sénégal présentement. Mais c'est quelque chose qui me revient en tête et on verra ce que l'avenir nous réserve.