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Il y a vint ans, sur Reddit fleurissaient les discours haineux. Aujourd'hui, le réseau s'internationalise et séduit. Dans « La Story », Pierrick Fay et Isabelle Lesniak racontent l'histoire du forum d'échanges.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en juin 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitée : Isabelle Lesniak (journaliste aux « Echos week-end »). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Shutterstock. Sons : extrait de «Kamoulox», @cquoilinfo (TikTok), France24, Reddit, Trailer « People of Reddit », @Tarenka, extrait du film « Le seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:36 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Le décès d'Edgar Morin invite à une réflexion sur l'engagement intellectuel des figures juives au sein de la gauche radicale. Guillaume Erner observe l'évolution de ces rapports vers une méfiance croissante au sein du paysage politique. - réalisation : Félicie Faugère Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:36 - L'Humeur du matin - par : Guillaume Erner - Le décès d'Edgar Morin invite à une réflexion sur l'engagement intellectuel des figures juives au sein de la gauche radicale. Guillaume Erner observe l'évolution de ces rapports vers une méfiance croissante au sein du paysage politique. - réalisation : Félicie Faugère Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le rapport entre la communauté de Ibrahim عليه السلام et celle du prophèteﷺ, soulignant les liens et enseignements partagés.
Veillée avec la Communauté Recado en direct de Notre Dame de Consolation (Hyères)
Le GROS recadrage de cette criminologue sur la prostitution | Histoire grave pour cette députée du PQ lourdement menacée | Un pro-palestinien menace l’ancienne Ministre fédérale des Affaires étrangères | C’est fini pour le CH… JiC est fataliste Dans cet épisode intégral du 26 mai, en entrevue : Maria Mourani, criminologue, sociologue et présidente de Mourani-Criminologie Bryan Montcalm, co-propriétaire de N&N remorques Fabien Major, planificateur financier et animateur du balado Le Planif sur QUB.ca Une production QUB Mai 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:03:11 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Dans une encyclique largement commentée, ce lundi, Léon XIV appelle à une régulation mondiale de l'intelligence artificielle. - invités : Frédéric Says Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:20 - par : Nicolas Pommaret - «Alive With Ghosts Today » est la nouvelle suite de Chris Potter, inspirée de l'histoire de l'abolitionniste John Brown. Parution chez Edition. - réalisation : Emmanuelle Lacaze, Victorien Otge Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nomination d'Arianne Navarre-Marie : une fierté pour la communauté chagossienne, souligne Olivier Bancoult by TOPFM MAURITIUS
« Le Canada devrait-il rejoindre l'Union européenne ? », s'interroge Le Figaro à Paris. « L'idée paraît aujourd'hui farfelue, mais dans un monde en constante évolution, elle pourrait bien devenir réalité », écrit la Repubblica à Rome. Le Premier ministre canadien Mark Carney est le premier non-Européen qui a participé à un sommet de la Communauté politique européenne à Erevan en Arménie. La Communauté a été créé en 2022 après l'invasion de l'Ukraine et dont l'objectif, indique le journal italien, est de « maintenir le dialogue entre l'Union européenne et ses partenaires les plus proches notamment le Royaume-Uni, la Turquie, l'Ukraine, les pays nordiques comme la Norvège et l'Islande, ainsi que les Balkans et le Caucase ». « L'ordre international sera reconstruit, a dit Mark Carney devant ses alliés, et il sera reconstruit à partir de l'Europe ». Sans être nommé, le président américain est « omniprésent », note Le Figaro. Pour le New York Times, le fait que Donald Trump menace de « démanteler des décennies d'intégration économique » avec le Canada, a de fait conduit à ce qu'Ottawa soit accueilli, en quelque sorte, comme un « membre honoraire de l'Union européenne ». Un appel aux puissances moyennes Ce déplacement fait aussi écho à son discours prononcé il y a quelques semaines au Forum économique de Davos où il avait appelé les « puissances moyennes » à s'unir contre la « rupture de l'ordre international », rappelle EU Observer. Cette invitation symbolique témoignage du rapprochement entre le Canada et les Européens, notamment en matière de sécurité. Ottawa qui a notamment « intégré récemment le programme européen de défense SAFE », rappelle le média en ligne. Le Canada et l'Union européenne qui négocient également « un nouveau partenariat stratégique plus large qui englobera le commerce et d'autres domaines de collaboration et qui devrait être conclu cette année ». Taïwan et l'Ukraine « Taïwan pourrait s'inspirer de l'Ukraine », écrit le New York Times. Les gouvernements n'entretiennent aucune relation diplomatique ou militaire officielle mais un réseau informel s'efforce de nouer des liens, selon le journal américain. Face à la menace d'une invasion chinoise de l'île, des « citoyens ordinaires et des entreprises du secteur de la défense tissent des liens entre Taïwan et l'Ukraine, (…) ils partagent leurs expériences, leurs ressources et les technologies testées au combat ». Les entreprises de défense taïwanaises ont participé à l'effort de guerre ukrainien en faisant transiter des pièces détachées fabriquées en Chine jusqu'en Ukraine au moment où Pékin avait limité ses ventes directes à Kiev. « Des fabricants taïwanais ont également envoyé des drones en Ukraine pour des essais », précise aussi le journal. Le quotidien a aussi rencontré Lee, qui avant l'invasion de l'Ukraine, « gagnait sa vie en livrant des colis à Taïwan », aujourd'hui, il sert dans l'armée ukrainienne et espère que ce qu'il a appris sur le terrain pourra « aider non seulement l'Ukraine, mais aussi, un jour, sa propre patrie ». Met Gala à New York Chaque année, le Met, musée d'art new-yorkais célèbre la mode comme un art à part entière avec une exposition dédiée, « Costume Art », l'art du costume cette année. Pour l'ouverture, les stars défilent dans des tenues des plus excentriques. La palme revient cette année à Beyoncé. La Chanteuse américaine a fait une entrée spectaculaire avec robe en forme de squelette incrustée de cristaux et une traîne de plumes si imposante qu'il faut « cinq personnes pour la porter, une traîne occupant tout un escalier du Met », précise le Guardian. Une création du français Olivier Rousteing. Pour sa première apparition depuis dix ans, « Queen B » a raflé la mise, estime Le Monde qui publie également les photos de ces robes, toutes plus incroyables les unes que les autres.
Aujourd'hui dans "L'Echo du monde", Christian Makarian revient sur la visite d'État d'Emmanuel Macron en Arménie, un pays qui représente un enjeu diplomatique important pour la France, notamment en raison des liens historiques et de la présence d'une importante communauté arménienne en France.L'Arménie est un carrefour de civilisations et un enjeu commercial majeur pour l'Europe, dans un contexte de tensions avec la Russie qui cherche à conserver son influence dans la région. L'Union européenne s'engage à investir jusqu'à 2,5 milliards d'euros en Arménie via la stratégie Global Gateway, afin de développer les infrastructures et diversifier les débouchés économiques du pays. La Communauté politique européenne, une institution peu connue en France, s'est réunie à Erevan, avec la participation surprise du Canada, soutenant l'alliance des puissances moyennes face aux États-Unis et à la Chine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a effectué sa première visite en Arménie depuis le début de la guerre en Ukraine, signe des profondes mutations stratégiques en cours dans la région.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Journée de mobilisation demain en Alsace. A l'occasion du 1er mai, les syndicats appellent à manifester. Parmi les revendications avancées : une revalorisation des salaires, la dénonciation de la « vie chère », du contexte géopolitique et des guerres, ou encore la résistance à l'extrême droite. Des rassemblements sont organisés à 10h au départ de la place Kléber à Strasbourg et de la place de la Bourse à Mulhouse, mais aussi à 11h depuis la préfecture de Colmar. Dans un communiqué, la CFTC du Bas-Rhin a quant à elle annoncé ne pas participer au rassemblement de Strasbourg, estimant que les revendications de plusieurs mouvements ne sont pas liées au 1er mai.Emmanuel Fernandes demande l'annulation du banquet du Canon Français organisé à Colmar. Le député LFI interpelle le maire, Éric Straumann, au sujet de cet événement qui se tiendra le 30 mai prochain au Parc des expositions. Pour cause : la société à la tête de cette manifestation est passée sous le giron du milliardaire Pierre-Edouard Stérin, classé à la droite dure. Pour le député, ces banquets organisés dans toute la France sont un lieu de propagande d'extrême droite. L'un de ces événements, organisé à Caen il y a quelques jours, avait suscité la polémique. En marge de celui-ci, des individus avaient sillonné les rues de la ville en lançant des remarques « sexistes » et « islamophobes » selon plusieurs témoins. Des saluts nazis avaient aussi été observés.La Communauté de communes du Canton d'Erstein réinvente l'Elsass Oschterputz. A l'occasion de la quatrième édition de ce nettoyage de printemps, traditionnellement consacré au ramassage des déchets aux abords des routes et espaces naturels, l'intercommunalité se mobilise autour du nettoyage du numérique. L'ensemble des agents sera sensibilisé à cette thématique cet après-midi. Une collecte d'équipements obsolètes sera encore organisée jusqu'au 6 mai, à la Maison intercommunale des Services à Benfeld et aux médiathèques intercommunales d'Erstein et de Rhinau. Les habitants pourront aussi y déposer leurs objets. Leur recyclage et reconditionnement sera assuré par l'association d'insertion Humanis.Et on termine ce journal par un mot de sport. Voyage à Madrid pour les joueurs du Racing Club de Strasbourg. Les Bleus et Blancs seront opposés ce soir au Rayo Vallecano dans le cadre du match aller des demi-finales de la Ligue Conférence. Le coup d'envoi de ce match historique, première demi-finale européenne disputée par le club, sera donné ce soir à 21h. A leur retour, les Strasbourgeois affronteront Toulouse au stade de la Meinau, dimanche à 17h15 pour le compte de la 32e journée de Ligue 1. En handball, le SAHB jouera certainement son maintien en première division demain soir. Les Sélestadiens accueillent Nîmes à 20h et espèrent mettre fin à leur série de neuf défaites consécutives. Autre match important demain : la finale retour du championnat de France pour les joueuses du Volley Mulhouse Alsace. L'équipe alsacienne part avec une longueur d'avance, en ayant déjà vaincu Levallois Paris la semaine dernière, 2 à 3. La rencontre débutera à 20h au Palais des sports de Mulhouse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
Dans cet épisode, Mike et Yannakis reçoivent Nick Bouthillette pour jaser du marché sous-estimé des memorabilia de type jersey signé. Ensuite, les boys reçoivent le propriétaire des boutiques L'Imaginaire, qui lance un appel à la communauté. Pour terminer, vous trouverez aussi les nouvelles de la semaine et les questions des auditeurs.C'est un rendez-vous à ne pas manquer !Merci à vous tous de prendre le temps de nous écouter : vous êtes précieux à nos yeux !Bon épisode !Pour s'abonner à du contenu exclusif et des avantages avec notre Patreon, c'est ici!Pour visiter notre page Youtube et avoir accès au contenu vidéo, c'est ici!Pour voir les produits offerts et faire l'achat de boîtes de cartes avec STAKK, c'est ici!Pour participer à des ouvertures de boîtes en direct avec Zone Collection, c'est ici!Pour faire l'envoi de groupe de vos cartes au grading, Choose Your Grading est LA solution, joignez les ici!Pour toutes vos solutions de protection et de présentation de votre collection, retrouvez les produits d'Evoretro ici!Pour confier et vendre vos cartes par l'entremise d'un consignataire hors pair, retrouvez Consignation Savage ici!Pour vendre vos petites et moyennes cartes à moindre coûts, visitez https://thecards.shop/Pour voir les prochaines dates de la Foire aux Cartes, c'est ici!Pour vous inscrire et explorer la plateforme de Mintora, c'est ici!Pour vous procurer un des produits offerts par Bangopack, c'est ici!
durée : 00:13:07 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Diffusée ce dimanche sur France 5, la série “Palestine, une histoire” replace ce territoire dans une histoire longue, politique, géographique et humaine, en réunissant plusieurs historiens. Parmi eux, Vincent Lemire, historien et grand des sociétés israélo-palestiniennes, en éclaire les enjeux. - invités : Vincent Lemire Historien français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les ANZAC oubliés de l'île de Niue, dans le Pacifique. Leurs descendants se souviennent du périple tragique de 150 volontaires, partis d'un atoll tropical isolé pour se retrouver plongés dans le tourbillon de la Première Guerre mondiale.
Pour la première fois depuis le début de la guerre, des discussions entre le Liban et Israël sont prévues ce mardi à Washington. Le pays du Cèdre durement touché par les frappes de l'armée israélienne qui entend combattre le Hezbollah : le dernier bilan dépasse les 2 000 morts. Une descente aux enfers pour un pays affaibli par une profonde crise économique et sociale. Pourquoi la communauté internationale ne vient-elle pas davantage en aide au Liban ? Quelles perspectives pour les populations ? Pour en débattre : - Maya Khadra, enseignante à l'IPAG Business School, journaliste spécialiste du Moyen-Orient - Yasmina Asrarguis, chercheure à la Fondation Jean Jaurès et associée à l'université de Princeton, auteure du livre Mirage de la paix, la véritable histoire d'Israël et des pays arabes (éditions Passés composés, février 2026) - Nadim Houry, directeur exécutif du think tank Arab Reform Initiative.
Pour la première fois depuis le début de la guerre, des discussions entre le Liban et Israël sont prévues ce mardi à Washington. Le pays du Cèdre durement touché par les frappes de l'armée israélienne qui entend combattre le Hezbollah : le dernier bilan dépasse les 2 000 morts. Une descente aux enfers pour un pays affaibli par une profonde crise économique et sociale. Pourquoi la communauté internationale ne vient-elle pas davantage en aide au Liban ? Quelles perspectives pour les populations ? Pour en débattre : - Maya Khadra, enseignante à l'IPAG Business School, journaliste spécialiste du Moyen-Orient - Yasmina Asrarguis, chercheure à la Fondation Jean Jaurès et associée à l'université de Princeton, auteure du livre Mirage de la paix, la véritable histoire d'Israël et des pays arabes (éditions Passés composés, février 2026) - Nadim Houry, directeur exécutif du think tank Arab Reform Initiative.
Trois ans de guerre au Soudan ont fait 13 millions de déplacés. Parmi eux, 1,5 million ont trouvé refuge en Égypte. C'est la plus grosse diaspora créée en dehors du pays par ce conflit qui n'en finit plus. Pour la plupart installés au Caire, ces exilés continuent de faire vivre leur culture et leurs traditions. De notre correspondant au Caire, Des notes de musique résonnent jusque dans la rue, au pied d'un immeuble du centre du Caire. Au troisième étage se trouve le vaste appartement où l'Union des artistes soudanais a élu domicile. « Je suis venu pour écouter Hadia Talsam, confie Mohannad. C'est un monstre de la chanson soudanaise. » Impossible de se frayer un chemin à l'intérieur tant l'endroit est pris d'assaut par le public. Alors Mohannad et ses copains écoutent le concert sur le palier. « Tous les âges, toutes les générations sont représentés. Le parcours de cette artiste est très long, peut-être 50 ans, explique-t-il. Elle a traversé toutes les générations et tous les publics. C'est pour ça que son public est aussi large et fidèle. » En se faufilant, on rencontre Mohamed Ismaïl, journaliste soudanais venu couvrir l'événement. « Cet endroit est le seul lieu qui réunit les Soudanais dans la capitale, il n'y en a pas d'autre. On ne se sent d'ailleurs pas au Caire, estime-t-il. Nous sommes à Khartoum ce soir. Certains sont arrivés ici avant la guerre, mais la plupart sont arrivés après » À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin Rassembler aussi sur les réseaux sociaux Rassembler les Soudanais, c'est aussi ce qu'essaye de faire Anda Kamal, mais sur les réseaux sociaux. La jeune femme de 27 ans anime depuis quelques mois un podcast où elle fait parler les habouba, les grands-mères. Dans les familles soudanaises, elles sont tout à la fois la mémoire vivante et le lien entre les générations. « À cause de la guerre et du déplacement dans plein de pays différents, la plupart des gens ont perdu leur habouba, témoigne la podcasteuse. La plupart sont restés au Soudan, ils n'ont pas voulu quitter leurs maisons. Alors que les jeunes sont partis, pour le bien de leur avenir. Ce qui a laissé un gouffre. Alors pour eux, les retrouver sur les réseaux, c'était fou. À la base j'avais à peine 1 000 abonnés, maintenant je fais des vidéos qui font plus d'un million de vues. » En ligne sur les réseaux sociaux ou dans des appartements bondés, au Caire, un fragment de Soudan continue de vivre, défiant la guerre et l'exil. À lire aussiGuerre au Soudan: une mission indépendante d'enquête de l'ONU conclut à des «actes de génocide» à El-Fasher
La Communauté de communes Sélestat & Territoires a élu ce jeudi 9 avril son nouveau président. Seul candidat en lice, Olivier Sohler a été réélu avec 44 voix en sa faveur et trois votes blancs. Entretien avec Olivier Sohler, président de la Communauté de communes Sélestat & Territoires.Retrouvez le lien vers notre article complet : https://azur-fm.com/news/selestat-territoires-olivier-sohler-repart-pour-un-deuxieme-mandat-de-president-2716Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chagos : Olivier Bancoult dénonce des actions « pas dans l'intérêt de la communauté » by TOPFM MAURITIUS
La différence entre le besoin de contrôle et la manière dont on choisit de se positionner face à ce qui ne dépend pas de nous.Bamtone - Cheerful © (artlist.io)Russo - Coming from Reality © (artlist.io) Borrtex - Early Morning © (artlist.io) LASYA - Call of the Winds © (artlist.io) Réalisation : Leslie Rijmenams Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cours Halakha Time du Lundi 6 Avril 2026 (durée : 5 minutes) donné par Rav Emmanuel BENSIMON.
La guerre au Liban, un conflit suivi avec douleur par l'immense diaspora libanaise dont la population dépasse en nombre celle des Libanais vivant dans leur propre pays. Pour les expatriés libanais du Golfe, la situation est particulière puisqu'eux-mêmes vivent dans des pays déstabilisés par cette guerre régionale. De notre envoyé spécial à Doha, Au Qatar, deux amies libanaises expatriées pour des raisons professionnelles et économiques, comme tant d'autres de leurs compatriotes, échangent sur la situation au Liban. « On a cette énorme inquiétude concernant le Liban. On vit les infos, on se réveille, on regarde les infos, on est toujours devant nos écrans, témoigne la première. On travaille, c'est vrai, mais notre tête est ailleurs. » « Le Liban, c'est notre pays. C'est le plus beau pays, on l'aime. Mais malheureusement, on a vécu beaucoup de guerres et on continue à vivre beaucoup de guerres, complète son amie. Et maintenant, le Liban saigne. Donc nous sommes fatigués, nous sommes épuisés moralement. » À écouter aussiGrand Reportage - Liban: voyage au cœur d'un pays déplacé « On ne s'y attendait pas » 17 ans au Qatar pour l'une, 10 ans pour l'autre, l'une travaille dans le domaine de la santé, l'autre dans l'éducation. Les deux amies libanaises ont connu d'autres guerres dans leur pays, mais cette fois, le conflit est régional, avec des drones et des missiles iraniens interceptés ici dans le ciel des pays du Golfe. « On ne s'y attendait pas et on ne sait pas ce qu'il va se passer dans une semaine, dans quelques jours, parce qu'on a dû partir pour de meilleures opportunités, pour trouver la stabilité pour nous et pour nos enfants, exprime une des deux amies. Et on se retrouve de nouveau dans une situation vraiment extrêmement compliquée. » Passé le trouble des premiers jours, les deux amies libanaises se sentent en sécurité au Qatar, où les alertes se font désormais plus rares. « Donc ici, pour nous, ce qu'on vit maintenant, c'est rien du tout, honnêtement, c'est rien du tout, juge l'une. » « On a honte d'en parler », réagit son amie. « Donc ce qu'on vit maintenant ici, c'est rien du tout parce qu'on le sent ici, il y a l'État, il y a les gens qui travaillent derrière, il y a les leaders qui sont là, il y a les gens qui t'envoient des messages pour te rassurer, poursuit la première. Ça, ça nous manque au Liban. » À lire aussiBombardements au Liban: plainte contre X de la FIDH et d'un Franco-Libanais pour «crime de guerre» « On va être tiraillées » Le dialogue entre les deux femmes continue : « On est au Qatar, on se dit grâce à Dieu, on est au Qatar. Parce que même avec les bombardements et les missiles, on sent toujours, toujours cette protection. Vraiment. » Parfois, une phrase s'interrompt dans un sanglot lorsque les deux expatriées évoquent les conversations avec leur famille restée au Liban. « On se sent coupable parce que, lorsqu'on voit nos parents dans quel état ils sont, bien sûr, en tant que Libanaise, j'ai envie d'y aller, de les aider. Je suis en train de les aider financièrement. Mais il y a aussi le côté moral. Ils ont besoin de nous. Mais comment ? On va être tiraillées…, confie-t-elle. Parce qu'ici, le Qatar, pour moi, c'est mon deuxième pays, il a besoin de nous. Maintenant, on ne peut pas partir parce qu'on a nos familles ici, on a nos enfants, donc on va rester, inchallah, tout ira bien. » À lire aussiMade in Qatar: comment Doha a privilégié la production locale agricole en prévision d'une guerre
Ce jeudi paraît un rapport de près de 300 pages, issu de deux ans d'enquête auprès des victimes civiles du Burkina Faso. L'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a recueilli des centaines de témoignages de Burkinabè ayant subi entre 2023 et 2025 des attaques terroristes du Jnim, mais aussi la répression des forces armées burkinabè. Répression, notamment, contre la communauté peule. Les 57 incidents documentés par l'ONG illustrent la crise profonde et violente que traverse ce pays, sous la coupe d'une junte militaire qui n'arrive pas à endiguer la vague jihadiste. Une junte qui réprime violemment les supposés complices des terroristes. Avec ce rapport, qui recense 1 800 victimes civiles en deux ans, l'ONG espère une réaction de la communauté internationale, et un début de judiciarisation de ce qu'elle qualifie de « crimes de guerre » et de « crimes contre l'humanité ». Ilaria Allegrozzi, co-autrice de ce rapport, est la grande invitée Afrique Matin de RFI. RFI : « Personne ne pourra s'échapper », c'est le titre de votre rapport sur les crimes commis au Burkina Faso entre 2023 et 2025. « Personne ne pourra s'échapper », qui dit cela exactement ? Avant de vous dire qui dit ça, je reviens sur le titre qui est assez évocateur dans le sens où vraiment ça renvoie à une image symbolique de la guerre et pourtant réelle où personne n'est à l'abri, où les populations civiles sont piégées entre des violences avec des abus venant de tous les côtés. Maintenant, qui dit « Personne ne pourra s'échapper » ? C'est le président du Burkina Faso lui-même qui, pendant une réunion avec les chefs peuls en février 2023, avait dit que l'épicentre du terrorisme se situait au sein des communautés peuls et avait, de façon directe, menacé de tuer les peuls qui collaborent avec les groupes armés jihadistes. Ils les ont alors ciblés dans des massacres, les ont forcés à quitter leurs terres. Et ce schéma d'abus envers la communauté peule constitue une forme de nettoyage ethnique, d'après nous. Vous avez donc enquêté sur une période 2023-2025 avec un recensement de 57 attaques contre des civils. Quid de la difficulté d'enquêter dans un pays où la terreur règne, notamment la terreur de parler ? Oui, vous avez raison. En fait, les pertes civiles dans les conflits qui frappent le Burkina Faso ne sont pas connues parce qu'il n'y a pas de mécanisme pour recenser les victimes. Et beaucoup d'incidents passent inaperçus. Aussi à cause du climat de peur, de terreur et de répression instauré par cette junte militaire qui a muselé la dissidence, l'opposition, les médias, cela a empêché la circulation des informations sur la situation sécuritaire. J'ajoute également que la propagande gouvernementale, mais la propagande aussi du Jnim empêchent d'avoir vraiment une vision claire de ce qui se passe au Burkina Faso, y compris de documenter les incidents. Au moins 10 000 morts civils recensés par l'ONG Acled depuis 2016 ou même 1 800 morts recensés dans votre rapport : ce sont des chiffres qui sont très certainement en-deçà de la réalité, mais qui sont éloquents… Oui, justement, 10 600 morts selon Acled depuis 2016. De notre côté, 57 incidents documentés ont engendré la mort de 1 800 civils, dont 1 200 tués par les forces de sécurité et les VDP [Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils des forces de sécurité, NDLR]. Qu'est-ce que ça veut dire ? Cela reflète trois réalités. La première, on n'a pas été en mesure de documenter tous les incidents, la deuxième c'est que les forces de sécurité et leurs supplétifs VDP semblent être plus violents que le Jnim. Et troisièmement, ça pourrait aussi être une tendance régionale dans le sens où même au Mali, l'année passée, Acled avait souligné que les forces de sécurité avaient tué plus de civils que le Jnim. Ces 57 cas que vous documentez dans votre rapport, 57 attaques, aucune n'a fait l'objet d'enquêtes et encore moins de condamnations de la part des autorités burkinabè. Qu'est-ce que cela signifie ? Ça veut dire qu'en fait, il y a un double discours entre « on va faire des enquêtes » - c'est ce que disait pour un certain nombre de cas les autorités burkinabè et le président Traoré - et le fait qu'on ne voit jamais d'instruction et encore moins de procès dans ces exactions contre des civils ? Au Burkina Faso, on est dans un contexte d'impunité généralisée grandissante, où aucun membre des forces de sécurité burkinabè n'a fait l'objet de poursuites, ni amené devant les tribunaux pour des présumés violations des droits humains commises dans le cadre des opérations de contre-terrorisme. Donc, vous voyez que les voies de recours pour les victimes au niveau national sont très limitées. Les enquêtes encore plus. Et aussi, au niveau régional, les voies de recours pour les victimes deviennent de plus en plus limitées et restreintes, parce que le Burkina a quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et, par conséquent, a privé ses citoyens de la possibilité de saisir la Cour de justice de la Cédéao. Est-ce que vous n'avez pas l'impression que la communauté internationale se désintéresse, ou en tout cas détourne son regard, de ce qui se passe au Burkina Faso ? Bien sûr. La crise au Burkina Faso est complètement passée sous silence. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a d'intérêt, il n'y a pas d'enjeux ? Je pense qu'après le coup d'État militaire de 2022, les partenaires internationaux du Burkina Faso se sont complètement désengagés et au lieu de trouver des voies de sortie ou des dialogues avec les autorités militaires, ont préféré laisser le Burkina Faso à son sort et n'ont pas porté l'attention nécessaire à cette crise. C'est inquiétant ? C'est très inquiétant ! Mais je pense qu'avec une couverture médiatique plus importante, une mobilisation des victimes avec des plaintes des ONG, il est possible d'obtenir des résultats, notamment pousser le Procureur de la Cour pénale à agir et à ouvrir un examen préliminaire sur les crimes commis par tous les camps. ► Rapport sur les Crimes contre l'humanité commis par tous les camps au Burkina Faso
La guerre au Liban, un conflit suivi avec douleur par l'immense diaspora libanaise dont la population dépasse en nombre celle des Libanais vivant dans leur propre pays. Pour les expatriés libanais du Golfe, la situation est particulière puisqu'eux-mêmes vivent dans des pays déstabilisés par cette guerre régionale. De notre envoyé spécial à Doha, Au Qatar, deux amies libanaises expatriées pour des raisons professionnelles et économiques, comme tant d'autres de leurs compatriotes, échangent sur la situation au Liban. « On a cette énorme inquiétude concernant le Liban. On vit les infos, on se réveille, on regarde les infos, on est toujours devant nos écrans, témoigne la première. On travaille, c'est vrai, mais notre tête est ailleurs. » « Le Liban, c'est notre pays. C'est le plus beau pays, on l'aime. Mais malheureusement, on a vécu beaucoup de guerres et on continue à vivre beaucoup de guerres, complète son amie. Et maintenant, le Liban saigne. Donc nous sommes fatigués, nous sommes épuisés moralement. » À écouter aussiGrand Reportage - Liban: voyage au cœur d'un pays déplacé « On ne s'y attendait pas » 17 ans au Qatar pour l'une, 10 ans pour l'autre, l'une travaille dans le domaine de la santé, l'autre dans l'éducation. Les deux amies libanaises ont connu d'autres guerres dans leur pays, mais cette fois, le conflit est régional, avec des drones et des missiles iraniens interceptés ici dans le ciel des pays du Golfe. « On ne s'y attendait pas et on ne sait pas ce qu'il va se passer dans une semaine, dans quelques jours, parce qu'on a dû partir pour de meilleures opportunités, pour trouver la stabilité pour nous et pour nos enfants, exprime une des deux amies. Et on se retrouve de nouveau dans une situation vraiment extrêmement compliquée. » Passé le trouble des premiers jours, les deux amies libanaises se sentent en sécurité au Qatar, où les alertes se font désormais plus rares. « Donc ici, pour nous, ce qu'on vit maintenant, c'est rien du tout, honnêtement, c'est rien du tout, juge l'une. » « On a honte d'en parler », réagit son amie. « Donc ce qu'on vit maintenant ici, c'est rien du tout parce qu'on le sent ici, il y a l'État, il y a les gens qui travaillent derrière, il y a les leaders qui sont là, il y a les gens qui t'envoient des messages pour te rassurer, poursuit la première. Ça, ça nous manque au Liban. » À lire aussiBombardements au Liban: plainte contre X de la FIDH et d'un Franco-Libanais pour «crime de guerre» « On va être tiraillées » Le dialogue entre les deux femmes continue : « On est au Qatar, on se dit grâce à Dieu, on est au Qatar. Parce que même avec les bombardements et les missiles, on sent toujours, toujours cette protection. Vraiment. » Parfois, une phrase s'interrompt dans un sanglot lorsque les deux expatriées évoquent les conversations avec leur famille restée au Liban. « On se sent coupable parce que, lorsqu'on voit nos parents dans quel état ils sont, bien sûr, en tant que Libanaise, j'ai envie d'y aller, de les aider. Je suis en train de les aider financièrement. Mais il y a aussi le côté moral. Ils ont besoin de nous. Mais comment ? On va être tiraillées…, confie-t-elle. Parce qu'ici, le Qatar, pour moi, c'est mon deuxième pays, il a besoin de nous. Maintenant, on ne peut pas partir parce qu'on a nos familles ici, on a nos enfants, donc on va rester, inchallah, tout ira bien. » À lire aussiMade in Qatar: comment Doha a privilégié la production locale agricole en prévision d'une guerre
Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle. Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle. « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ». « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il. À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»
Direction le Sénégal où une chape de plomb pèse sur les homosexuels : après demain, mercredi, l'Assemblée nationale à Dakar va débattre d'un projet de loi visant à doubler les peines encourues pour relations entre personnes de même sexe. La communauté gay au Sénégal vit dans la crainte.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:20 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Pour Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, invitée sur France Inter, la nomination du fils d'Ali Khamenei à la tête du pouvoir iranien est une marque de fermeté, mais c'est aussi "un choix par défaut, parce qu'ils n'ont plus personne sous la main". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Cours Halakha Time du Dimanche 8 Mars 2026 (durée : 5 minutes) donné par Rav Emmanuel BENSIMON.
Cours Halakha Time du Dimanche 8 Mars 2026 (durée : 5 minutes) donné par Rav Emmanuel BENSIMON.
Le succès de la CAN, la transition énergétique, la haute technologie, le Sahara occidental, le chômage des jeunes et le Conseil de la Paix lancé par Donald Trump. Ce matin, nous nous penchons sur les ambitions du Maroc en Afrique et dans le monde. La ministre marocaine de l'Économie et des Finances Nadia Fettah est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : Madame la ministre, depuis presque une semaine, le monde a les yeux rivés sur l'Iran et la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël, deux grands alliés du Royaume du Maroc. Tout d'abord, quel est votre sentiment sur les événements en cours ? Nadia Fettah : Le Maroc entier est en consternation face à cette escalade, en pensant tout particulièrement aux civils qui payent toujours un lourd tribut en temps de crise. Cela dit, en qualité de ministre de l'Économie et des finances, je reste extrêmement attentive à ce qui est en train de se passer. Notre responsabilité est de gérer les impacts éventuels de cette crise sur notre pays, sur les populations et sur notre économie. Restons un peu au Moyen-Orient. Le Maroc fait partie des membres fondateurs du nouveau Conseil de la paix tel que voulu par le président américain Donald Trump. Les États-Unis qui exigent que le Royaume contribue à hauteur d'un milliard de dollars en faveur de ce Conseil de la paix. Ce milliard a-t-il été effectivement versé ? Et y a-t-il des perspectives économiques éventuelles à Gaza pour tout ce qui est chantier de reconstruction au bénéfice de l'économie marocaine ? Le Maroc n'a jamais cessé de participer à toutes les initiatives en faveur de la paix. C'est comme ça que nous abordons aujourd'hui le sujet, avec notre attachement au dialogue, à l'idée de communauté de destin et à trouver véritablement un avenir à des enfants, à des familles, à des populations qui ont trop longtemps souffert. Et c'est pour ça qu'on est là et qu'on participe en apportant nos solutions et notre pierre à l'édifice. Concernant le Sahara occidental, les produits issus du Sahara font désormais partie de l'accord commercial privilégié entre le Maroc et l'Europe. Y a-t-il déjà eu des discussions ou un accord signé avec le Front Polisario pour déterminer les détails de cet accord commercial ? Ce qui est très important à comprendre pour ces provinces du sud du Sahara, c'est qu'elles sont intégrées économiquement, socialement, politiquement, avec toutes les autres populations marocaines. La trajectoire globale de l'économie marocaine envers l'émergence s'appliquera partout, afin d'assurer des conditions de vie et de prospérité pour l'ensemble des citoyens marocains du Nord au Sud. Vous parlez beaucoup de nouvelles technologies. On peut notamment citer Safran, groupe d'entreprises françaises et spécialiste en aéronautique, qui, sur les quatre derniers mois, a annoncé deux gros investissements dans le Royaume, notamment un de 350 millions d'euros pour une usine d'assemblage de moteurs d'avions. Le Maroc devient également pour la Chine un point d'ancrage en Afrique du Nord et installe notamment des usines de fabrication de produits bas carbone comme les batteries électriques, les électrolytes, etc. Quels sont les plans du Royaume concernant les technologies du futur ? Le Maroc décline depuis 25 ans la vision de Sa Majesté le Roi : devenir une véritable plateforme industrielle et technologique. Quand on installe ces usines, ça veut dire qu'on nous fait confiance pour les dix, quinze prochaines années. C'est ce que le Maroc est en train de faire avec ses partenaires. Et derrières les usines, il y a des emplois, il y a un impact sur les populations, il y a de la véritable création de valeur. Si on reprend le cas de Safran, seuls 2 500 emplois seront créés pour les deux projets. RFI a parlé à des économistes marocains qui déplorent que les grands projets infrastructurels et industriels n'apportent que très peu d'emplois, justement car ils sont très techniques. Y a-t-il des plans pour répondre aux besoins des 36 % des 15-24 ans qui sont chômeurs au Maroc ? En 2025, notre économie a créé 250 000 emplois, essentiellement destinés à la jeunesse. Est-ce que cela résorbe le taux de chômage ? Oui, puisqu'il baisse. On était à 13,5 %, il est actuellement à 13 %. Est-ce que c'est suffisant ? Sûrement pas. Et c'est pour ça que toutes les politiques publiques que nous faisons, toutes nos stratégies sectorielles, ont pour premier objectif l'emploi. Et particulièrement celui des jeunes et celui des femmes. On veut leur laisser un Maroc encore plus fort pour qu'ils aillent un palier plus loin sur les prochaines décennies. À lire aussiSahara occidental: nouveau round de négociations à Washington sous l'égide des États-Unis
Le 4 novembre 2025, Larissa, mère de sept enfants, était assassinée par son mari avec qui elle était en instance de divorce. Le féminicide a profondément choqué à Nice et pour la première fois, les femmes de la communauté tchétchène, à laquelle Larissa appartenait, ont publiquement pris la parole pour dénoncer des coutumes patriarcales qui leur imposent le silence. Elena Volochine s'est rendu à Nice pour France 24. Dans cette édition, reportage de nos correspondants en Inde sur une pratique qui persiste malgré les interdictions : les meurtres de femmes accusées de sorcellerie. Et puis, au Sénégal, l'organisation Black Girls Surf lutte contre la déscolarisation avec un programme qui mêle cours de surf et reprise des cours.
En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard. Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques. Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques. La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale. Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.
Arrestations brutales et arbitraires souvent au faciès, la police de l'immigration toujours présente à Minneapolis et dans l'État du Minnesota suscitent la peur, notamment dans la communauté somalienne. Le Minnesota regroupe la plus importante diaspora somalienne des États-Unis. En décembre dernier, le président Trump avait dit ne plus vouloir d'eux dans le pays : il a révoqué le statut de protection temporaire pour les Somaliens en janvier. La communauté somalienne de Minneapolis a été prise pour cible à cause d'une affaire de fraude aux fonds publics autour de programmes sociaux. Des cas de fraudes avérés dont des ressortissants somaliens étaient responsables et qui ont légitimé, aux yeux de Donald Trump, de s'en prendre à cette diaspora. À lire aussiÉtats-Unis: pour les habitants de Minneapolis, le retrait de 700 agents de l'ICE n'est pas suffisant
durée : 00:58:17 - Les documentaires de France Culture - par : Raphaël Krafft - Confinés en cuisine dans les métiers de la restauration, relégués dans des habitats indignes, contraints par un travail trop éreintant pour apprendre le français, les immigrés bangladais sont peu visibles et pourtant indispensables à l'économie française. - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Jean-Philippe Navarre, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:17 - LSD, la série documentaire - par : Raphaël Krafft - Confinés en cuisine dans les métiers de la restauration, relégués dans des habitats indignes, contraints par un travail trop éreintant pour apprendre le français, les immigrés bangladais sont peu visibles et pourtant indispensables à l'économie française. - réalisation : Jean-Philippe Navarre
durée : 00:37:39 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Alors que les kurdes avaient signé en mars 2025 un accord avec le nouveau pouvoir syrien, l'armée syrienne mène une offensive dans tout le nord-est pour reprendre le contrôle du territoire. - invités : Ayşegül Sert Journaliste américano-turque. Elle réside actuellement à Paris où elle est Professeur affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po.; Tigrane Yegavian Professeur de relations internationales à l'Institut Schiller, membre du comité de rédaction de la revue Conflit.; Jean-Pierre Perrin Journaliste et écrivain
durée : 00:37:39 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Alors que les kurdes avaient signé en mars 2025 un accord avec le nouveau pouvoir syrien, l'armée syrienne mène une offensive dans tout le nord-est pour reprendre le contrôle du territoire. - invités : Ayşegül Sert Journaliste américano-turque. Elle réside actuellement à Paris où elle est Professeur affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po.; Tigrane Yegavian Professeur de relations internationales à l'Institut Schiller, membre du comité de rédaction de la revue Conflit.; Jean-Pierre Perrin Journaliste et écrivain
durée : 00:34:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Qu'ils soient officiels ou indépendants, les bilans établissent une répression s'élevant à plusieurs milliers de victimes en Iran. Malgré des lignes rouges dressées, la communautés internationale a pourtant semblé impuissante à enrayer le massacre. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Farid Vahid Spécialiste de l'Iran à la fondation Jean-Jaurès et enseignant à Sciences Po. ; Thierry Coville Docteur en sciences économiques, spécialiste de l'Iran à l'IRIS
durée : 00:14:50 - L'invité du 13/14 - C'est l'un des aspects de la crise du logement dans notre pays…la difficulté à se loger dans les régions les plus touristiques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Chaque jour, retrouvez le journal de 8h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:24 - Le monde à l'endroit - La création de dix-neuf nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie provoque des réactions purement verbales. L'opinion publique israélienne regarde ailleurs, la communauté internationale aussi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Direction l'Argentine, qui s'est convertie ces dernières années en refuge pour la communauté LGBTQ+ russe. Ces dernières années, Vladimir Poutine a mené une répression de plus en plus sévère contre les droits de cette communauté, et elle s'est accélérée depuis l'invasion de l'Ukraine. En 2023, la Russie a placé le « mouvement international LGBT » sur sa liste des personnes déclarées « terroristes et extrémistes ». À l'autre bout du monde, l'Argentine offre à des milliers de Russes un lieu où ils peuvent être eux-mêmes sans craindre d'être jugés, agressés, ou emprisonnés. À Buenos Aires, le reportage de notre correspondant. Iana Kostinskaia se souvient très bien de sa surprise la première fois qu'elle a vu un couple homosexuel s'embrasser dans la rue à Buenos Aires. Deux ans après avoir quitté Moscou pour l'Argentine avec sa compagne Eli, la jeune femme de 29 ans continue d'apprendre à vivre son amour au grand jour. « J'aime beaucoup sortir avec ma femme, la prendre par la main et l'embrasser, et que cela ne soit pas un problème. Parfois j'ai un peu peur, puis je me rappelle que maintenant, tout va bien. Je ne vois pas comment je pourrais avoir la même vie en Russie », raconte Iana. Ces dernières années, Vladimir Poutine a accentué sa persécution contre les minorités sexuelles. En 2023, la Cour suprême russe a classé le mouvement LGBT comme « organisation extrémiste », au même titre que l'État islamique. Mariano Ruiz est le directeur de l'ONG Droits humain & diversité, qui accompagne des centaines de réfugiés LGBT russes en Argentine chaque année. « Ces vingt dernières années, l'Argentine a été un pays pionnier dans la région. C'est deuxième pays des Amériques à avoir légalisé le mariage homosexuel en 2010 après le Canada », précise-t-il. À lire aussiLGBT+ en Russie: «J'ai le sentiment de vivre perpétuellement avec une guillotine au-dessus de la tête» En Argentine, le statut de réfugié est par ailleurs plus facile à obtenir qu'en Europe ou aux États-Unis. Et le pays sud-américain a aussi d'autres atouts à faire valoir. « Moi, je suis venu ici pour étudier, explique Vladimir Zikeev, arrivé de Moscou il y a 18 mois. Lunettes rectangulaires, visage juvénile, cet étudiant en langues explique que c'est l'université publique et gratuite argentine qui l'a convaincu de jeter son dévolu sur ce pays. « J'ai trouvé quelque chose à faire pour ne pas seulement être en fuite. Chercher ma place, mais en faisant quelque chose », poursuit-il. Vitalii Panferov est arrivé à Buenos Aires début 2023. Quelques mois plus tard, il a été diagnostiqué séropositif. « Je n'avais aucune assurance. Mais jusqu'à présent je reçois mon traitement gratuitement, car en Argentine il y a un système de santé publique », L'accès des étrangers à l'université et au système de santé publique est aujourd'hui remis en cause par Javier Milei, qui a aussi durci les conditions pour obtenir le statut de réfugié. Le président argentin s'est par ailleurs lancé dans une bataille culturelle contre le « wokisme », qui n'est pas sans rappeler la rhétorique de Vladimir Poutine sur la décadence morale de l'Occident. « J'espère que ce qui s'est passé en Russie ne va pas se reproduire ici », s'inquiète Vitalii. Début 2025, Vitalii s'est joint aux centaines de milliers d'Argentins qui sont descendus dans les rues pour protester contre une saillie homophobe de Javier Milei. « Ce que j'aime le plus en Argentine, c'est que je peux être moi-même et m'exprimer. Et ça, conclut-il, je ne veux pas le perdre. » À lire aussiRussie: Vladimir Poutine promulgue la loi renforçant la censure et la surveillance sur internet
La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest « rejette catégoriquement le chronogramme de transition » en Guinée-Bissau. Lundi, l'organisation régionale a confirmé son désaccord avec la durée de la période d'exception proposée par les putschistes. La semaine dernière, la junte au pouvoir a adopté une charte de transition de 12 mois, jugée trop longue par la Cédéao. Dans son compte-rendu final, l'organisation a rappelé son intransigeance face au coup d'État militaire à répétition dans la zone, et s'est félicitée de la riposte régionale immédiate face à la tentative de putsch au Bénin. Le politologue béninois Mathias Hounkpe, membre de l'Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, livre son analyse. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Dans son communiqué final, après la clôture du sommet, la Cédéao condamne fermement le coup d'État en Guinée-Bissau. Mais surtout, elle rejette catégoriquement le chronogramme de transition de douze mois, annoncé par la junte. Comment vous analysez cette position ? Mathias Hounkpe : Etant donné que personne n'avait rien à reprocher au processus électoral, ça veut dire que si on le veut aujourd'hui, même dans un délai de trois mois, au plus six mois, on peut organiser les élections. Et donc je pense que cette posture de la Cédéao est plutôt, de mon point de vue, la meilleure posture qu'elle pouvait avoir. C'est une posture qui diffère par rapport aux multiples coups d'État qu'on a pu constater dans la dernière décennie ? Pour les autres coups d'État, la Cédéao était plutôt dans la posture non seulement de condamnation, mais de négociation avec les auteurs des coups pour décider de la durée. Cette fois-ci, même si la durée fixée par ceux qui ont fait le coup d'État est relativement courte, la Cédéao estime quand même qu'il faut organiser les élections dans un délai encore plus court. Dimanche, à l'ouverture du sommet, le président de la Commission, Omar Alieu Touray, a affirmé que le coup d'État empêché au Bénin a montré concrètement l'importance de la solidarité régionale. Et pourtant, quelques jours avant, il concédait que la Cédéao était « en état d'urgence », notamment à cause des putschs à répétition… Ce qui s'est passé au Bénin, ça a été une surprise pour quasiment tout le monde. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de réaction de la part de la Cédéao en cas de tentative de coup d'État. Donc le président de la Commission Omar Touray a été lui aussi obligé de reconnaître qu'il ne s'attendait pas à ce genre de réaction. Même s'il se contredit, les faits étaient si inattendus qu'il a dû en tenir compte dans son analyse lors du Sommet. Vous considérez que cette intervention militaire régionale illustre un nouveau paradigme de la Cédéao ? Ou alors c'est une exception, du fait de la proximité avérée du dirigeant béninois avec ses homologues nigérian, ivoirien et français, ce dernier ayant d'ailleurs reconnu avoir apporté un appui logistique ? Quand vous lisez le compte-rendu de cette session, la Conférence des chefs d'État et de gouvernement charge la Commission de la Cédéao de proposer un cadre permettant une intervention rapide en cas de coup d'État. Ça veut dire que même si le 7 décembre 2025 était une exception, désormais la Cédéao est consciente qu'il est possible, si on est préparé, d'intervenir rapidement pour empêcher les coups d'État d'aller à leur terme. En revanche, aucune mention des changements constitutionnels en série ou des opposants écartés lors des élections, comme en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Bénin, pour ne citer qu'eux. Ce sont pourtant les principaux arguments qui sont utilisés par les militaires pour justifier leurs coups de force ? Quand je lis correctement le compte-rendu, je vois de manière implicite la reconnaissance par les chefs d'État et de gouvernement des problèmes dans la sous-région en matière de respect des droits humains et d'organisation d'élections inclusives et compétitives. Rappelez-vous des événements récents en Tanzanie. Ce n'était pas un coup d'État. On a parlé de plus de 700 morts dans les manifestations parce qu'une bonne partie de la classe politique a été exclue du jeu électoral et démocratique. Si l'on veut la paix et la stabilité de la sous-région, il faut non seulement condamner les coups d'État et prévoir des mécanismes pour les empêcher, mais il faut également éviter les situations où on pourra jouer avec les libertés et droits fondamentaux des citoyens et créer des conditions d'élections non inclusives et non compétitives. Pourtant, de manière explicite, la Cédéao prend note des élections passées en Côte d'Ivoire, celles à venir au Bénin et salue la présidentielle prévue à la fin du mois en Guinée, alors même que dans ces trois pays, des opposants d'importance ont été écartés, emprisonnés ou exilés. N'est-ce pas là une contradiction majeure ? Je dirais que la Cédéao cherche par des voies diplomatiques à dire les choses sans vraiment les dire. C'est très important d'avoir mentionné dans ce même compte-rendu le rejet des récents coups de force et la nécessité d'organiser des processus électoraux inclusifs et compétitifs. Je suis resté un peu sur ma faim, justement, car de la même manière que les dirigeants chargent la Commission de créer un cadre permettant une intervention rapide en cas de coup d'État, je me serais attendu à ce qu'ils la chargent également de prévoir des mécanismes permettant d'interpeller les pays dans lesquels on pratique l'exclusion en matière électorale et où on réprime les libertés et droits fondamentaux des citoyens.
Chroniqueurs : Gauthier Le BretRachel KhanLouis de RaguenelAlexandre DevecchioJoseph Macé-ScaronHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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