Podcasts about cirad

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Nourrir le vivant
Des téléphones et des éleveurs mobiles

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 10:01


Le téléphone portable a changé beaucoup de choses pour les éleveurs pastoraux d'Afrique de l'Ouest. Appels, transactions financières, suivis des parcours... La révolution du numérique transforme peu à peu le monde agricole, et ce même dans les zones les plus enclavées. Malgré quelques freins, comme l'accès à l'énergie, on se rend vite compte que la téléphonie mobile se prête particulièrement bien aux activités de transhumance, mobiles par essence.Avec :Camille Richebourg, sociopolitiste et coordinatrice du projet Fracture numérique au Cirad en 2022-2023, désormais chercheuse à INRAENourrir le vivant est un podcast produit par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Écriture et réalisation : Anne Perrin. Identité graphique : Delphine Guard-Lavastre. Musique : uppbeat.io / Eyes Closed - Tobias Voigt.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

De cause à effets, le magazine de l'environnement
De l'assiette à la planète : manger pour le futur : La révolution alimentaire, à moindre coût !

De cause à effets, le magazine de l'environnement

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 27:31


durée : 00:27:31 - De cause à effets, le magazine de l'environnement - par : Aurélie Luneau - Peut-on encore manger sans danger, pour soi et pour la planète ? Après avoir ausculté nos assiettes du quotidien et interrogé leurs impacts sur la santé humaine et planétaire, l'heure est au bilan. Comment envisager un modèle agricole soutenable et qualitatif à grande échelle ? - réalisation : Alexandra Malka, Célestine Babinet, Vanessa Chang - invités : Manon Dugré Ingénieure en agroalimentaire et cheffe indépendante, engagée pour une alimentation durable. , Nicolas Bricas Socio-économiste de l'alimentation au Cirad, Jacques Marcon Chef du restaurant 3 étoiles “Les Maisons Marcon” à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Chronique des Matières Premières
Choc pétrolier: l'Indonésie et la Malaisie parient toujours plus sur les agrocarburants

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 1:47


C'est une des conséquences de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d'Ormuz : pour répondre à la flambée des prix du pétrole, l'Indonésie et la Malaisie augmentent la part des agrocarburants à base d'huile de palme dans leur diesel. À partir du 1ᵉʳ juillet prochain, les Indonésiens auront désormais à la pompe un diesel composé à 50 % d'agrocarburant fabriqué à base d'huile de palme. Le taux de mélange obligatoire était jusqu'à présent de 40 %. La Malaisie voisine, deuxième producteur mondial d'huile de palme derrière l'Indonésie, adopte la même trajectoire. Kuala Lumpur devrait, elle aussi, relever progressivement la part d'agrocarburant à 20 % puis à 50 % dans les prochaines années. Pourquoi les deux pays font ce choix ? L'objectif est de faire baisser les prix à la pompe. Car l'Indonésie et la Malaisie sont des pays particulièrement dépendants du pétrole qui transite par le détroit d'Ormuz. Augmenter la part des agrocarburants, c'est donc moins un outil de décarbonation qu'un instrument de sécurité énergétique face à la flambée des cours du pétrole, comme l'explique Jean-Marc Roda, chercheur et directeur régional Asie du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) : « À l'époque où la Malaisie et l'Indonésie étaient des pays producteurs de pétrole, ils avaient pris l'habitude de vendre leur énergie très peu chère au bénéfice de leur croissance. Cela a permis une stabilité et une prospérité. À présent, ils doivent importer, et plus ils importent à un prix élevé, plus ils doivent subventionner leur propre carburant. Ils ont tout intérêt, si ça devient trop cher, à augmenter la part du biocarburant. C'est une raison de politique intérieure, d'équilibre économique, d'indépendance et de souveraineté. » À lire aussiAvec la guerre au Moyen-Orient, les biocarburants reviennent en force en Asie du Sud-Est Et cela pourrait faire « économiser » plusieurs milliards de dollars d'importations pétrolières Au prix des cours du pétrole actuellement, c'est un gain non négligeable sur le budget des deux pays. Le revers de la médaille, c'est que la part croissante de l'huile de palme dans les agrocarburants contribue mathématiquement à réduire les volumes disponibles pour l'exportation et pour le marché alimentaire. L'intérêt mondial croissant pour les agrocarburants contribue à tendre les marchés mondiaux des huiles végétales et alimente par ricochet l'inflation alimentaire. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'indice des huiles végétales a grimpé de 5,9 % en avril et atteint son niveau le plus haut depuis juillet 2022. À écouter aussiDes vents contraires soufflent sur les cours de l'huile de palme

C'est pas du vent
Forêts tropicales : apprendre des peuples qui les habitent

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 48:30


Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés.  - la page du projet conforma au Guatemala  et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.

C'est pas du vent
Forêts tropicales : apprendre des peuples qui les habitent

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 48:30


Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés.  - la page du projet conforma au Guatemala  et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.

Chronique des Matières Premières
Le marché du riz secoué par la tourmente mondiale causée par la guerre au Moyen-Orient

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 1:46


C'est l'une des céréales stars de la planète, avec 14 000 kilos consommés chaque seconde : le riz. Or, les cours flambent depuis quelques semaines : plus de 20% d'augmentation après avoir fortement baissé en début d'année. En cause, le contexte international avec la crise au Moyen-Orient, qui a eu des effets multiples sur la production et la stratégie des pays exportateurs. Le blocage du détroit d'Ormuz a, dans un premier temps, laissé les grands pays exportateurs avec des stocks importants sur les bras, faisant baisser les prix : la Thaïlande a par exemple perdu l'accès à l'un de ses gros marchés, l'Irak. Même chose pour le premier exportateur mondial, l'Inde, qui a vu ses ventes de riz basmati dans le Golfe diminuer de 34% en mars, rapporte Patricio Mendez del Villar, économiste au Cirad et auteur de la lettre d'information Osiriz. Mais le cours du riz est fortement reparti à la hausse depuis fin avril, porté par le renchérissement des coûts de production provoqué par la flambée des prix des carburants ainsi que par la difficulté d'accès aux matières premières qui servent à fabriquer les engrais. Il y a également eu a des effets rebonds : la Thaïlande a, par exemple, eu du mal ces derniers mois à s'approvisionner en maïs pour nourrir les bêtes utilisées dans les rizières. Résultat : les agriculteurs se sont rabattus sur les brisures de riz pour les alimenter, maintenant la pression sur les stocks. Le prix des sacs, en plastique, a lui aussi augmenté, porté par le coût des hydrocarbures. À lire aussiLe riz, 8 milliards de façons de le cuisiner Attention à El Niño Autre facteur de hausse de prix : les gros exportateurs ont choisi de privilégier leur marché intérieur en constituant des stocks, car la prochaine récolte risque de ne pas être aussi bonne que les précédentes avec la confirmation du phénomène climatique El Niño. Celui-ci va provoquer cette année des températures plus élevées, peu favorables à la production rizicole. Les rendements devraient donc être plus faibles qu'habituellement, sans compter le fait que les paysans pourraient privilégier d'autres cultures, plus adaptées à de fortes températures. Des prix hauts jusqu'en 2027 ? Quel impact final sur les prix qui sont en train de rattraper doucement les niveaux connus en milieu d'année dernière ? Un négociant du secteur contacté par RFI reste prudent : l'instabilité des cours durera au moins jusqu'à l'automne, période de récolte dans les grands pays exportateurs asiatiques. Le niveau de l'offre mondiale sera alors plus claire à ce moment-là, même si selon lui, la conjonction de tous les éléments précédemment cités feront que les prix ne repartiront pas à la baisse et que la tendance haussière devrait durer pendant au moins une année. À lire aussiL'abondance de riz fait chuter les prix mondiaux toujours plus bas

Tạp chí văn hóa
Thư viện Quốc gia Pháp và "Cánh cửa giao thoa văn hóa Pháp - Việt"

Tạp chí văn hóa

Play Episode Listen Later May 29, 2026 9:01


Trong khuôn khổ các hoạt động của Thư viện Quốc gia Pháp BnF (Thư viện François Mitterrand), chương trình hội thảo "Pháp-Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" đã được khởi xướng từ năm 2017 nhằm giới thiệu các nghiên cứu mới về giao lưu văn hóa giữa Pháp và Việt Nam, với nhiều chủ đề đa dạng, đặc biệt là liên quan đến lịch sử văn hóa và khoa học nhân văn, khoa học xã hội.   Các phiên hội thảo, nay là dưới hình thức trực tuyến qua nền tảng Zoom, được tổ chức vào một ngày thứ Năm mỗi tháng. Trong niên khóa 2025-2026, các buổi hội thảo đã đề cập đến những chủ đề rất đa dạng, như "Lịch sử của các nhân viên người Việt Nam và Đông Dương tại Thư viện Quốc gia Pháp qua các tài liệu lưu trữ (1942-1965)", "Sự phát triển của văn hóa phản kháng thực dân công khai ở Sài Gòn thông qua báo chí độc lập (1900-1930)" hay "Các vấn đề và thách thức của cộng đồng Pháp ngữ tại Việt Nam"...  Chương trình "Pháp - Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" niên khóa 2025-2026 đã khép lại vào ngày 21/05/2026, với cuộc hội thảo về chủ đề “Từ điển nhập môn để hiểu về Việt Nam: Một cách tiếp cận văn hóa xã hội” với diễn giả là ông Yves Duchère, một chuyên gia về Đông Nam Á và về Việt Nam, hiện làm việc tại Đại học Trung văn Hồng Kông (Chinese University of Hong Kong), Thâm Quyến, Trung Quốc. Chương trình hội thảo sẽ được mở lại vào tháng 11/2026 cho đến tháng 5/2027. Người khởi xướng và thực hiện chương trình này từ năm 2017 chính là tiến sĩ Nguyễn Giáng Hương, hiện đang phụ trách kho sách Đông Dương tại Thư viện Quốc gia Pháp. Đến niên khóa 2025-2026, cô mời nhà sử học François Guillemot, Viện Khảo cổ học Phương Đông (IAO), đồng tham gia tổ chức. Trả lời RFI Việt ngữ ngày 26/05/2026 tại Thư viện Quốc gia Pháp, cô Nguyễn Giáng Hương cho biết: "Chương trình hội thảo "Pháp - Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" trong thời gian đầu là nằm trong chương trình hợp tác quốc tế giữa Thư viện Quốc gia Việt Nam, Thư viện Quốc gia Pháp và trường Đại học Sư phạm Cao cấp - ENS Paris. Trong những năm đầu, chương trình này được tổ chức ngay tại trường ENS, với hình thức là mời một diễn giả tham gia thuyết trình mỗi tháng một lần và chương trình kéo dài từ tháng 10 đến tháng 5 hoặc tháng 6. Lý do đầu tiên mà chúng tôi có ý tưởng làm chương trình séminaire (hội thảo) này là khi mà chúng tôi bắt đầu triển khai dự án số hóa kho sách Đông Dương. Vì vậy tên gọi của chuỗi hội thảo này bắt đầu bằng France - Việt Nam. Cổng thông tin của Thư viện Quốc gia Việt Nam và Thư viện Quốc gia Pháp cũng bắt đầu bằng chữ France - Việt Nam. Trong những buổi đầu tiên, nhất là chương trình của năm đầu, chúng tôi tập trung vào các mảng khác nhau về kho sách Đông Dương, nhằm tạo được hiệu ứng về về truyền thông, cũng như gây sự chú ý cho cộng đồng khoa học. Sau đó chương trình được tiếp nối bằng các bài thuyết trình khác và ngày càng được mở rộng, đầu tiên là chương trình được sự quan tâm của cộng đồng nghiên cứu quốc tế, sau đó có những tác giả hay những nhà nghiên cứu cũng tự đề xuất những ý tưởng cũng như những bài thuyết trình mới. Chúng tôi cố gắng duy trì cho đến ngày hôm nay. Kết quả vượt qua cả sự mong đợi là chương trình đã được sự đón nhận rất rộng rãi của các học giả cũng như những người quan tâm về giao lưu văn hóa Việt - Pháp. Chương trình của chúng tôi luôn duy trì một lượng khán thính giả nhất định. Từ khủng hoảng Covid, chúng tôi đã mở rộng chương trình theo hình thức trực tuyến online, thì cũng có một điều hay là mình có thể đón nhận được các thính giả từ nước ngoài, ở Việt Nam, ở Mỹ, hay ở các nước khác của châu Âu. Thứ hai là chúng tôi cũng cố gắng mời các diễn giả ở những nước khác nhau và từ nhiều lĩnh vực khác nhau về khoa học xã hội và nhân văn, qua đó giúp chúng tôi có những góc nhìn khác nhau của các tác giả. Có thể là về cùng một lĩnh vực nhưng góc nhìn của một diễn giả ở châu Á sẽ khác với một diễn giả ở Pháp hay một diễn giả ở Mỹ. Chương trình này đã tạo nên một diễn đàn để các nhà nghiên cứu có thể đối thoại với nhau và chúng tôi cũng rất là cởi mở khi có những người không phải trong ngành nhưng quan tâm, hoặc thậm chí những nhân chứng có thể tham gia và có thể kể câu chuyện của riêng mình." Theo lời Nguyễn Giáng Hương, những bài thuyết trình trong khuôn khổ chương trình hội thảo "Pháp -Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" hiện đã được đưa lên một trang web để mọi người có tham khảo dễ dàng: "Thời gian trước thì tôi có xin một số diễn giả cho dùng lại hoặc là công bố bài thuyết trình của họ. Tôi cũng đã lập ra một website riêng của chương trình này, cũng có tên là "France Vietnam: Le portail entre les cultures", (Pháp - Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa). Dĩ nhiên hiện nay nó vẫn ở dạng như một blog còn hơi thô sơ. Dự định trong tương lai thì có thể sẽ tuyển lựa những bài hay nhất để chúng ta làm một công trình. Thực ra là trước đây, trong một số năm chúng tôi có điều kiện về mặt tài chính cũng như nhân lực để làm hội thảo tổng kết lại một năm thuyết trình. Từ những hội thảo đó thì chúng tôi cũng đã ra được hai ấn bản đúc kết lại những bài thuyết trình của các các diễn giả trong năm." Thư viện số Pháp-Việt : 2.000 tài liệu đặc sắc làm cầu nối giữa di sản Pháp-Việt Thư viện Quốc gia Pháp còn có một thư viện số song ngữ Pháp-Việt, quy tụ những tài liệu phản ánh những tương tác văn hóa, lịch sử, thuộc địa và khoa học giữa hai nước từ thế kỷ 17 đến năm 1954. Ra đời từ sự hợp tác giữa Thư viện Quốc gia Pháp và Thư viện Quốc gia Việt Nam (nay có sự tham gia của Trung tâm Hợp tác Quốc tế Nghiên cứu Nông nghiệp vì Phát triển - CIRAD), thư viện này là một phần của bộ sưu tập Di sản Chung, minh chứng cho mối quan hệ giữa Pháp và thế giới qua nhiều thế kỷ. Thư viện số Pháp-Việt đóng vai trò là cầu nối giữa di sản Pháp và Việt Nam, quy tụ hơn 2.000 tài liệu đặc sắc, tất cả đều có thể được truy cập toàn bộ. Thư viện bao gồm một bộ sưu tập đa dạng các tài liệu in ấn, bản thảo, bản đồ, tranh vẽ và ảnh chụp, được lấy từ các bộ sưu tập của Pháp và Việt Nam. Ngoài ra, khoảng hai mươi văn bản gốc do các chuyên gia, nhà nghiên cứu và người phụ trách bảo tàng người Pháp và Việt Nam giúp người đọc hiểu biết hiểu biết sâu sắc hơn nội dung và bối cảnh của các tài liệu đó. Đối với Nguyễn Giáng Hương, thư viện số Pháp-Việt có vai trò rất quan trọng giúp hiểu được toàn cảnh về xã hội, đời sống văn hóa, nghệ thuật và tri thức của Việt Nam thời kỳ Đông Dương: "Thư viện quốc gia tức là thư viện lưu trữ tất cả những di sản của một quốc gia, nhưng thực ra Thư viện Quốc gia Pháp còn lưu trữ những di sản của nhân loại, trong đó lịch sử của Việt Nam cũng nằm trong dòng chảy của nhân loại. Cụ thể, trong trường hợp Việt Nam với Pháp thì lịch sử chung đã có từ nhiều thế kỷ nay. Vì vậy mà cuốn sách đầu tiên có thể đánh dấu sự tồn tại của tiếng Việt ở thư viện này có lẽ là quyển từ điển Việt - Bồ - La. Cuốn từ điển này từ thế kỷ thứ 16 đã được coi như là cuốn sách đầu tiên. Sau đó Thư viện Quốc gia Pháp cũng thu nhận qua nhiều nguồn khác nhau những sách không chỉ là song ngữ mà có cả sách bằng tiếng Việt, thậm chí là bằng chữ Hán, chữ Nôm của một số nhà viễn du Pháp ngày xưa khi trở về họ mang lại một số văn bản mà họ có được và họ tặng lại cho thư viện. Nói chung có rất nhiều tổ chức nghiên cứu về Việt Nam cho sách và sau đấy thì số lượng sách về Việt Nam mà bằng tiếng Việt tới ngày càng nhiều, nhất là kể từ năm 1922, khi có luật về nộp lưu chiểu ở Đông Dương. Thế là hiện nay, kho sách Đông Dương bằng tiếng Việt là có trên 12.000 ấn bản. Đó là  tính riêng về sách thôi. Còn số lượng về báo chí thì cũng độ khoảng vài chục ngàn đầu báo. Chúng ta phải biết mỗi đầu báo là có thể là có nhiều số báo. Số lượng báo rất nhiều. Ấy là chưa kể các bưu ảnh và tất cả nhiều nhiều loại khác nữa. Thậm chí ngày nay, những tư liệu về âm thanh, về hình ảnh liên quan đến Việt Nam cũng có ở Thư viện Quốc gia Pháp. Tức là liên quan đến Việt Nam hoặc  Đông Dương thì mình có những tư liệu bằng tiếng Việt, bằng tiếng Pháp và bằng những ngôn ngữ khác nữa. Nó có vai trò rất quan trọng trong việc nghiên cứu và tìm hiểu Việt Nam nói chung và mối quan hệ Việt - Pháp nói riêng. Kho sách, đặc biệt là kho sách Đông Dương, mang lại cho chúng ta một cái nhìn toàn cảnh về xã hội Việt Nam ở thời kỳ Đông Dương, về đời sống văn hóa, nghệ thuật và tri thức của Việt Nam thời kỳ đó. Đấy là một mảng sách vô cùng quan trọng."

TẠP CHÍ VĂN HÓA
Thư viện Quốc gia Pháp và "Cánh cửa giao thoa văn hóa Pháp - Việt"

TẠP CHÍ VĂN HÓA

Play Episode Listen Later May 29, 2026 9:01


Trong khuôn khổ các hoạt động của Thư viện Quốc gia Pháp BnF (Thư viện François Mitterrand), chương trình hội thảo "Pháp-Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" đã được khởi xướng từ năm 2017 nhằm giới thiệu các nghiên cứu mới về giao lưu văn hóa giữa Pháp và Việt Nam, với nhiều chủ đề đa dạng, đặc biệt là liên quan đến lịch sử văn hóa và khoa học nhân văn, khoa học xã hội.   Các phiên hội thảo, nay là dưới hình thức trực tuyến qua nền tảng Zoom, được tổ chức vào một ngày thứ Năm mỗi tháng. Trong niên khóa 2025-2026, các buổi hội thảo đã đề cập đến những chủ đề rất đa dạng, như "Lịch sử của các nhân viên người Việt Nam và Đông Dương tại Thư viện Quốc gia Pháp qua các tài liệu lưu trữ (1942-1965)", "Sự phát triển của văn hóa phản kháng thực dân công khai ở Sài Gòn thông qua báo chí độc lập (1900-1930)" hay "Các vấn đề và thách thức của cộng đồng Pháp ngữ tại Việt Nam"...  Chương trình "Pháp - Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" niên khóa 2025-2026 đã khép lại vào ngày 21/05/2026, với cuộc hội thảo về chủ đề “Từ điển nhập môn để hiểu về Việt Nam: Một cách tiếp cận văn hóa xã hội” với diễn giả là ông Yves Duchère, một chuyên gia về Đông Nam Á và về Việt Nam, hiện làm việc tại Đại học Trung văn Hồng Kông (Chinese University of Hong Kong), Thâm Quyến, Trung Quốc. Chương trình hội thảo sẽ được mở lại vào tháng 11/2026 cho đến tháng 5/2027. Người khởi xướng và thực hiện chương trình này từ năm 2017 chính là tiến sĩ Nguyễn Giáng Hương, hiện đang phụ trách kho sách Đông Dương tại Thư viện Quốc gia Pháp. Đến niên khóa 2025-2026, cô mời nhà sử học François Guillemot, Viện Khảo cổ học Phương Đông (IAO), đồng tham gia tổ chức. Trả lời RFI Việt ngữ ngày 26/05/2026 tại Thư viện Quốc gia Pháp, cô Nguyễn Giáng Hương cho biết: "Chương trình hội thảo "Pháp - Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" trong thời gian đầu là nằm trong chương trình hợp tác quốc tế giữa Thư viện Quốc gia Việt Nam, Thư viện Quốc gia Pháp và trường Đại học Sư phạm Cao cấp - ENS Paris. Trong những năm đầu, chương trình này được tổ chức ngay tại trường ENS, với hình thức là mời một diễn giả tham gia thuyết trình mỗi tháng một lần và chương trình kéo dài từ tháng 10 đến tháng 5 hoặc tháng 6. Lý do đầu tiên mà chúng tôi có ý tưởng làm chương trình séminaire (hội thảo) này là khi mà chúng tôi bắt đầu triển khai dự án số hóa kho sách Đông Dương. Vì vậy tên gọi của chuỗi hội thảo này bắt đầu bằng France - Việt Nam. Cổng thông tin của Thư viện Quốc gia Việt Nam và Thư viện Quốc gia Pháp cũng bắt đầu bằng chữ France - Việt Nam. Trong những buổi đầu tiên, nhất là chương trình của năm đầu, chúng tôi tập trung vào các mảng khác nhau về kho sách Đông Dương, nhằm tạo được hiệu ứng về về truyền thông, cũng như gây sự chú ý cho cộng đồng khoa học. Sau đó chương trình được tiếp nối bằng các bài thuyết trình khác và ngày càng được mở rộng, đầu tiên là chương trình được sự quan tâm của cộng đồng nghiên cứu quốc tế, sau đó có những tác giả hay những nhà nghiên cứu cũng tự đề xuất những ý tưởng cũng như những bài thuyết trình mới. Chúng tôi cố gắng duy trì cho đến ngày hôm nay. Kết quả vượt qua cả sự mong đợi là chương trình đã được sự đón nhận rất rộng rãi của các học giả cũng như những người quan tâm về giao lưu văn hóa Việt - Pháp. Chương trình của chúng tôi luôn duy trì một lượng khán thính giả nhất định. Từ khủng hoảng Covid, chúng tôi đã mở rộng chương trình theo hình thức trực tuyến online, thì cũng có một điều hay là mình có thể đón nhận được các thính giả từ nước ngoài, ở Việt Nam, ở Mỹ, hay ở các nước khác của châu Âu. Thứ hai là chúng tôi cũng cố gắng mời các diễn giả ở những nước khác nhau và từ nhiều lĩnh vực khác nhau về khoa học xã hội và nhân văn, qua đó giúp chúng tôi có những góc nhìn khác nhau của các tác giả. Có thể là về cùng một lĩnh vực nhưng góc nhìn của một diễn giả ở châu Á sẽ khác với một diễn giả ở Pháp hay một diễn giả ở Mỹ. Chương trình này đã tạo nên một diễn đàn để các nhà nghiên cứu có thể đối thoại với nhau và chúng tôi cũng rất là cởi mở khi có những người không phải trong ngành nhưng quan tâm, hoặc thậm chí những nhân chứng có thể tham gia và có thể kể câu chuyện của riêng mình." Theo lời Nguyễn Giáng Hương, những bài thuyết trình trong khuôn khổ chương trình hội thảo "Pháp -Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa" hiện đã được đưa lên một trang web để mọi người có tham khảo dễ dàng: "Thời gian trước thì tôi có xin một số diễn giả cho dùng lại hoặc là công bố bài thuyết trình của họ. Tôi cũng đã lập ra một website riêng của chương trình này, cũng có tên là "France Vietnam: Le portail entre les cultures", (Pháp - Việt Nam: Cánh cửa giao thoa văn hóa). Dĩ nhiên hiện nay nó vẫn ở dạng như một blog còn hơi thô sơ. Dự định trong tương lai thì có thể sẽ tuyển lựa những bài hay nhất để chúng ta làm một công trình. Thực ra là trước đây, trong một số năm chúng tôi có điều kiện về mặt tài chính cũng như nhân lực để làm hội thảo tổng kết lại một năm thuyết trình. Từ những hội thảo đó thì chúng tôi cũng đã ra được hai ấn bản đúc kết lại những bài thuyết trình của các các diễn giả trong năm." Thư viện số Pháp-Việt : 2.000 tài liệu đặc sắc làm cầu nối giữa di sản Pháp-Việt Thư viện Quốc gia Pháp còn có một thư viện số song ngữ Pháp-Việt, quy tụ những tài liệu phản ánh những tương tác văn hóa, lịch sử, thuộc địa và khoa học giữa hai nước từ thế kỷ 17 đến năm 1954. Ra đời từ sự hợp tác giữa Thư viện Quốc gia Pháp và Thư viện Quốc gia Việt Nam (nay có sự tham gia của Trung tâm Hợp tác Quốc tế Nghiên cứu Nông nghiệp vì Phát triển - CIRAD), thư viện này là một phần của bộ sưu tập Di sản Chung, minh chứng cho mối quan hệ giữa Pháp và thế giới qua nhiều thế kỷ. Thư viện số Pháp-Việt đóng vai trò là cầu nối giữa di sản Pháp và Việt Nam, quy tụ hơn 2.000 tài liệu đặc sắc, tất cả đều có thể được truy cập toàn bộ. Thư viện bao gồm một bộ sưu tập đa dạng các tài liệu in ấn, bản thảo, bản đồ, tranh vẽ và ảnh chụp, được lấy từ các bộ sưu tập của Pháp và Việt Nam. Ngoài ra, khoảng hai mươi văn bản gốc do các chuyên gia, nhà nghiên cứu và người phụ trách bảo tàng người Pháp và Việt Nam giúp người đọc hiểu biết hiểu biết sâu sắc hơn nội dung và bối cảnh của các tài liệu đó. Đối với Nguyễn Giáng Hương, thư viện số Pháp-Việt có vai trò rất quan trọng giúp hiểu được toàn cảnh về xã hội, đời sống văn hóa, nghệ thuật và tri thức của Việt Nam thời kỳ Đông Dương: "Thư viện quốc gia tức là thư viện lưu trữ tất cả những di sản của một quốc gia, nhưng thực ra Thư viện Quốc gia Pháp còn lưu trữ những di sản của nhân loại, trong đó lịch sử của Việt Nam cũng nằm trong dòng chảy của nhân loại. Cụ thể, trong trường hợp Việt Nam với Pháp thì lịch sử chung đã có từ nhiều thế kỷ nay. Vì vậy mà cuốn sách đầu tiên có thể đánh dấu sự tồn tại của tiếng Việt ở thư viện này có lẽ là quyển từ điển Việt - Bồ - La. Cuốn từ điển này từ thế kỷ thứ 16 đã được coi như là cuốn sách đầu tiên. Sau đó Thư viện Quốc gia Pháp cũng thu nhận qua nhiều nguồn khác nhau những sách không chỉ là song ngữ mà có cả sách bằng tiếng Việt, thậm chí là bằng chữ Hán, chữ Nôm của một số nhà viễn du Pháp ngày xưa khi trở về họ mang lại một số văn bản mà họ có được và họ tặng lại cho thư viện. Nói chung có rất nhiều tổ chức nghiên cứu về Việt Nam cho sách và sau đấy thì số lượng sách về Việt Nam mà bằng tiếng Việt tới ngày càng nhiều, nhất là kể từ năm 1922, khi có luật về nộp lưu chiểu ở Đông Dương. Thế là hiện nay, kho sách Đông Dương bằng tiếng Việt là có trên 12.000 ấn bản. Đó là  tính riêng về sách thôi. Còn số lượng về báo chí thì cũng độ khoảng vài chục ngàn đầu báo. Chúng ta phải biết mỗi đầu báo là có thể là có nhiều số báo. Số lượng báo rất nhiều. Ấy là chưa kể các bưu ảnh và tất cả nhiều nhiều loại khác nữa. Thậm chí ngày nay, những tư liệu về âm thanh, về hình ảnh liên quan đến Việt Nam cũng có ở Thư viện Quốc gia Pháp. Tức là liên quan đến Việt Nam hoặc  Đông Dương thì mình có những tư liệu bằng tiếng Việt, bằng tiếng Pháp và bằng những ngôn ngữ khác nữa. Nó có vai trò rất quan trọng trong việc nghiên cứu và tìm hiểu Việt Nam nói chung và mối quan hệ Việt - Pháp nói riêng. Kho sách, đặc biệt là kho sách Đông Dương, mang lại cho chúng ta một cái nhìn toàn cảnh về xã hội Việt Nam ở thời kỳ Đông Dương, về đời sống văn hóa, nghệ thuật và tri thức của Việt Nam thời kỳ đó. Đấy là một mảng sách vô cùng quan trọng."

Reportage Afrique
À Madagascar, faire connaître le parc de Kirindy Mite pour sauver une forêt de baobabs

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:21


Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest,  Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. »  Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir

Colloques du Collège de France - Collège de France
Colloque - Bruno Locatelli : Connecting Humans and Nature for Climate Change Adaptation

Colloques du Collège de France - Collège de France

Play Episode Listen Later May 27, 2026 22:14


Sandra LavorelBiodiversité et écosystèmesCollège de France2025-2026Vers une écologie fonctionnelle du paysage pour un futur résilient et durableColloque - Bruno Locatelli : Connecting Humans and Nature for Climate Change AdaptationBruno Locatellichercheur, Forest and Societies, directeur de recherche au Cirad, MontpellierRésuméAdaptation to climate change is not just about natural processes or human decisions alone: it emerges from the many relationships among people, within ecosystems, and between society and nature. Around the globe, societies respond in different ways, ranging from attempts to control nature to approaches that work with biodiversity and ecosystem processes. Understanding how stronger, more thoughtful connections between people and nature can reinforce both social and ecological resilience opens new perspectives for adapting landscapes to climate change.Bruno LocatelliBruno Locatelli is an environmental scientist with Cirad (Agricultural Research for Development) and the University of Montpellier in France. His research focuses on the adaptation of social-ecological systems to climate change and the challenges of nature-based solutions.

Colloques du Collège de France - Collège de France
Colloque - Sandra Lavorel : Conclusions and Perspectives for Landscape Functional Ecology

Colloques du Collège de France - Collège de France

Play Episode Listen Later May 27, 2026 6:17


Sandra LavorelBiodiversité et écosystèmesCollège de France2025-2026Vers une écologie fonctionnelle du paysage pour un futur résilient et durableColloque - Sandra Lavorel : Conclusions and Perspectives for Landscape Functional EcologyBruno Locatellichercheur, Forest and Societies, directeur de recherche au Cirad, MontpellierRésuméAdaptation to climate change is not just about natural processes or human decisions alone: it emerges from the many relationships among people, within ecosystems, and between society and nature. Around the globe, societies respond in different ways, ranging from attempts to control nature to approaches that work with biodiversity and ecosystem processes. Understanding how stronger, more thoughtful connections between people and nature can reinforce both social and ecological resilience opens new perspectives for adapting landscapes to climate change.Bruno LocatelliBruno Locatelli is an environmental scientist with Cirad (Agricultural Research for Development) and the University of Montpellier in France. His research focuses on the adaptation of social-ecological systems to climate change and the challenges of nature-based solutions.

Chronique des Matières Premières
Agrumes: l'Afrique du Sud détrône l'Espagne et devient le premier exportateur mondial

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later May 26, 2026 1:46


C'est après la banane la catégorie de fruits la plus commercialisée au monde, les agrumes : orange, clémentine, mandarine, citron, pamplemousse… En 2025, l'Afrique du Sud a détrôné l'Espagne pour devenir le premier exportateur mondial.  En 2025, l'Afrique du Sud a exporté plus de 3 millions de tonnes d'agrumes, un chiffre en hausse de près de 30 % en un an. Une réussite qui repose d'abord sur une production dynamique. Le pays bénéficie d'un climat favorable et varié qui offre des agrumes réputés sur les marchés mondiaux. Autre atout : une filière très organisée, soutenue par les autorités. Pretoria travaille en effet depuis des années à doper les exportations en ouvrant de nouveaux marchés et en allégeant certaines contraintes sanitaires.  "C'est une filière qui figure parmi les modèles au niveau de l'exportation d'agrumes, et même sur l'ensemble des arbres fruitiers, analyse Eric Imbert chercheur en économie au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (le CIRAD). Les organisations sont très professionnelles et actives : de la recherche variétale en passant par la production, de l'export au contrôle sanitaire" Enfin, il y a un effet calendrier : entre juin et septembre, ce sont les producteurs de l'hémisphère sud qui alimentent les marchés mondiaux. Le reste de l'année, l'hémisphère nord prend le relais. Or quand le Nord produit moins – comme c'est le cas ces dernières années –, cela fait les affaires des pays comme l'Afrique du Sud.  À lire aussiL'Afrique du Sud signe un nouveau record dans ses exportations agricoles, agrumes en tête L'Espagne, leader historique des agrumes, reléguée à la deuxième place L'Espagne subit de plein fouet les effets du changement climatique. Sécheresse, pluies printanières, températures élevées et épisodes de grêle, la saison 2025/2026 a encore été compliquée. Résultat, la production d'oranges, le principal agrume du pays, a chuté de 6 % sur la période, son plus bas niveau depuis 16 ans. Au-delà du climat, l'Espagne fait aussi face à des défis plus structurels : vieillissement des vergers et abandon de certaines exploitations. Moins de production, cela signifie mécaniquement moins d'exportations.  Ainsi, pour la deuxième fois en 20 ans, l'Espagne est passée l'année dernière sous la barre des trois millions de tonnes d'agrumes exportés (2,98 millions de tonnes). À lire aussiEn Espagne, le congé climatique est-il une réponse aux catastrophes naturelles qui se multiplient? L'Afrique du Sud peut-elle garder sa place de numéro un ? Le principal risque vient aujourd'hui du Moyen-Orient, qui représente près d'un cinquième des exportations sud-africaines d'agrumes. Les tensions géopolitiques perturbent à la fois la demande et le transport maritime. Le fret coûte plus cher, les délais de livraison s'allongent et c'est en bout de chaîne les exportateurs qui absorbent les surcoûts logistiques. À cela s'ajoutent des coûts de production en hausse pour les agriculteurs sud-africains sur les engrais ou le carburant. Fin mars, le gouvernement sud-africain a bien tenté d'amortir le choc avec des aides sur le carburant, mais les effets de la crise au Moyen-Orient risquent de peser durablement sur la filière. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'impact sur l'importation d'engrais et d'aliments en Afrique

7 milliards de voisins
Des mines aux champs : sur la route de nos engrais

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 19, 2026 48:30


À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles.  Selon les données de l'Association internationale de l'industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d'azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C'est 6 fois plus qu'en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques.   Cette consommation frénétique n'est pas sans conséquence. Depuis la publication d'un rapport de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), la France s'inquiète de l'intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l'environnement de manière générale qui sont affectés par l'utilisation intensive d'engrais.  Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l'agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L'extraction de ce minerai est aussi source de pollution.   Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s'en passer ?   Avec :  • Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026) •  François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l'exploitation mixte polyculture et élevage.  *organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes   En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.  Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses.   Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat.    Programmation musicale :  ► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble  ► Na loba nini ? - Yuma. 

7 milliards de voisins
Des mines aux champs : sur la route de nos engrais

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 19, 2026 48:30


À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles.  Selon les données de l'Association internationale de l'industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d'azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C'est 6 fois plus qu'en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques.   Cette consommation frénétique n'est pas sans conséquence. Depuis la publication d'un rapport de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), la France s'inquiète de l'intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l'environnement de manière générale qui sont affectés par l'utilisation intensive d'engrais.  Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l'agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L'extraction de ce minerai est aussi source de pollution.   Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s'en passer ?   Avec :  • Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026) •  François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l'exploitation mixte polyculture et élevage.  *organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes   En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.  Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses.   Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat.    Programmation musicale :  ► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble  ► Na loba nini ? - Yuma. 

Les journaux de France Culture
Huit ans après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khachoggi, un juge français ouvre une enquête

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 16, 2026 14:59


durée : 00:14:59 - Les journaux de France Culture - Un juge d'instruction parisien va enquêter après une plainte contre le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman. En cause : la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, très critique envers le royaume. Pour les associations plaignantes, c'est un premier pas vers la vérité. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Héloïse Weisz, Aloïs Guérin - invités : Marisa Peyre Épidémiologiste et coordinatrice de PREZODE (PREventing ZOonotic Disease Emergence) pour le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 12h30
Huit ans après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khachoggi, un juge français ouvre une enquête

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later May 16, 2026 14:59


durée : 00:14:59 - Journal de 12h30 - Un juge d'instruction parisien va enquêter après une plainte contre le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman. En cause : la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, très critique envers le royaume. Pour les associations plaignantes, c'est un premier pas vers la vérité. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Héloïse Weisz, Aloïs Guérin - invités : Marisa Peyre Épidémiologiste et coordinatrice de PREZODE (PREventing ZOonotic Disease Emergence) pour le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Nourrir le vivant
[SAISON 8] Pastoralisme

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 1:21


Sous-estimé, parfois considéré comme un relent du passé, le pastoralisme fait pourtant vivre plus de 200 millions de personnes. Face aux crises actuelles, ce mode d'élevage, à la fois souple et résilient, présente des avantages inattendus.Brebis de Camargue, lamas en Bolivie, zébus rouges du Sahel… Depuis des années, le Cirad mène des recherches à travers le monde pour mieux comprendre les systèmes pastoraux, prouver leur importance, influencer les politiques et accompagner leur transformation vers plus de durabilité.Retrouvez nos scientifiques et partenaires dans cette huitième saison de Nourrir le vivant, pour un voyage dans le temps et dans l'espace, au plus près des troupeaux et des humains qui les accompagnent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique des Matières Premières
La banane d'Équateur directement touchée par la crise pétrolière

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 2:08


C'est un des effets de la crise logistique liée à la guerre en Iran : les exportations de bananes d'Équateur se font au ralenti. L'Équateur est leader sur le marché de la banane, on parle donc d'énormes quantités qui sont en souffrance. Plus de 2,5 millions de cartons de 18 kg sont affectés par des retards d'expédition, selon l'Association de commercialisation et d'exportation de la banane (Acorbanec), citée par le site Bananaexport. Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une baisse du nombre de conteneurs disponibles, sans parler des surtaxes qui sont exigées par les compagnies maritimes pour le carburant et pour le risque encouru. Pour un pays qui a la capacité d'exporter 6 à 7 millions de cartons par semaine, cette situation entraîne la perte d'importants volumes et la baisse des prix sur le marché spot, c'est-à-dire celui des achats de dernière minute. Sachant qu'en Europe, ils ont déjà perdu 3 % au premier trimestre, selon le baromètre établi par le Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. À lire aussiLa banane française veut résister «le plus longtemps possible» Une perte pour l'Équateur ? Est-ce une grosse perte pour l'Équateur ? En théorie oui, car la banane est une des principales recettes d'exportation du pays, mais il faut relativiser : l'Équateur a exporté 5 % de plus en janvier et février par rapport à la même période il y a un an après une année 2025 marquée par une hausse de plus de 3 % des exports. Ce qui peut permettre d'atténuer la baisse qui se dessine pour mars et avril.  L'Équateur reste un géant, qui exporte à lui seul autant que ce que consomment tous les Européens réunis, y compris le Royaume-Uni, et qui a réalisé l'année dernière environ 4 milliards de dollars de chiffres d'affaires grâce à la banane.  Une année de bonne production Ce qui « tombe mal » cette année, c'est que le pays a vu ses plantations grossir de 20 000 ha, ce qui implique plus de volumes à exporter. Ce sont finalement ces volumes qui n'étaient pas attendus qui vont pâtir de la situation. Le pays ne va donc pas forcément beaucoup perdre, mais ne gagnera pas autant que ce qu'il espérait. Le Moyen-Orient est un marché important, qui absorbe 11 % des volumes commercialisés par l'Équateur, selon Acorbanec, l'Association de commercialisation et d'exportation de la banane. Un marché qui n'a plus reçu de bananes pendant plusieurs semaines, ce qui représente des dizaines de milliers de cartons.  Un secteur très lié à celui du pétrole À moyen terme, explique Denis Loeillet, économiste de la filière banane au Cirad, c'est toute la filière qui risque de souffrir de la situation actuelle car l'augmentation du pétrole et du gaz se répercute sur le prix des engrais – les plantations de bananes dollars sont très gourmandes –, sur le prix du carburant, mais aussi sur les coûts de murissage – les bananes sont mûries près des lieux de consommation avant d'être livrées en magasin dans des centres qui sont par nature consommateurs d'énergie.  À tout cela il faut ajouter le coût des emballages en plastique. Denis Loeillet résume : « La banane, c'est du pétrole transformé », autrement dit, quand les cours du brut augmentent, elle devient beaucoup plus chère à fabriquer. Le risque, c'est que la hausse des coûts de production entraîne un désinvestissement dans les bananeraies, un peu moins d'engrais, un peu moins de traitement contre la cercosporiose, ce qui se traduira dans six mois ou un an, sur les prochains cycles de production. À écouter dans C'est pas du ventLa banane: le goût de la mondialisation

Le goût du monde
Passer à table, comprendre le monde

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 38:00


Manger relève de l'universel et de l'intime. Nos façons de nous nourrir, de cuisiner, de partager ou pas et comment, les lieux où l'on mange, assis, debout, avec des couverts ou les mains : chaque geste, chaque habitude est un indice pour mieux comprendre le monde et ceux qui nous entourent.   Universel, vital et quotidien Le fait de « passer à table » permet de comprendre ce que les mots ne disent pas toujours, révèle ce qui se joue sans qu'on y pense, au travers notamment de ce que l'on mange, pour échanger aussi quand personne ne parle la même langue. Notre invitée, l'anthropologue Gaëlle Ronsin aime noter ces moments de repas, les recettes choisies pour être partagées, l'ambiance qui se dégage : cette observation apporte un regard complémentaire à son travail de recherche sur la relation entre l'homme et la nature, sur la manière dont l'action publique est façonnée et pensée, dans un contexte environnemental de crise écologique.   Histoires de terrains Les archéologues, les anthropologues, les sociologues et les journalistes ont en commun le « terrain », un travail d'observation et d'intégration. Sur un terrain,  explique Gaëlle Ronsin, l'anthropologue met tous ses sens en éveil, pour écouter les gens, regarder ce qu'ils font et goûter ce qu'ils mangent. Parfois un simple casse-croûte, et il arrive - c'est ce que je préfère - que l'on m'invite à prolonger la discussion autour d'un repas – La cuisine permet d'intégrer le groupe, d'en faire partie, de voir des détails, de petites choses qui permettent aussi d'éclairer des mécanismes plus globaux. La durée du terrain constitue la différence majeure entre les terrains des journalistes et ceux des anthropologues qui peuvent rester plusieurs mois, même des années avec une communauté.   Des carnets de notes Les carnets sont des outils de travail essentiels au travail de l'anthropologue. Les habitudes, les cas, leur répétition, les observations, tout y est noté, il peut y avoir plusieurs carnets, par thème selon son domaine de recherche et ses habitudes de travail. Dans cette émission, il est question aussi de viande de phoque au Québec, des Kours à La Réunion, de plantes médicinales et de savoir-faire traditionnels, de pêche en Bretagne, de dauphins, de gâteaux nantais colonial, de gamelles de riz pour nourrir 100 zadistes, de la maternité comme terrain d'observation, de pommes de terre et de la ferme familiale.   Avec Gaëlle Ronsin, anthropologue, maîtresse de conférence en Sociologie, et en Anthropologie, chercheuse à l'ENS (École normale supérieure), elle est l'autrice de « Ajoute un couvert pour l'anthropologue », aux éditions de l'Epure. La cuisine et le fait de manger donnent à voir, permettent de passer par des anecdotes, des récits personnels, de parler vrai presque sans en avoir l'air. Pour aller plus loin - Natures mortes, troubler les récits de l'extinction, revue Le terrain n° 80 2024 - Passer à table d'Emilie Laystarie, éditions Divergence - Cantines, précis d'organisation collective, éditions Stoo Noblogs - En commun avec Laurence Tibère - Pierre Bourdieu - La distinction, éditions de Minuit - Benoit Coquard « Ceux qui restent, faire sa vie dans les campagnes en déclin », éditions La Découverte - Pierre Kropotkin « La conquête du pain », éditions Nada - Les travaux de Jean-Pierre Poulain, du Cirad et de la chaire alimentation du monde de l'Unesco.   Programmation musicale : Voodoo love, de David Walter.

Le goût du monde
Passer à table, comprendre le monde

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 38:00


Manger relève de l'universel et de l'intime. Nos façons de nous nourrir, de cuisiner, de partager ou pas et comment, les lieux où l'on mange, assis, debout, avec des couverts ou les mains : chaque geste, chaque habitude est un indice pour mieux comprendre le monde et ceux qui nous entourent.   Universel, vital et quotidien Le fait de « passer à table » permet de comprendre ce que les mots ne disent pas toujours, révèle ce qui se joue sans qu'on y pense, au travers notamment de ce que l'on mange, pour échanger aussi quand personne ne parle la même langue. Notre invitée, l'anthropologue Gaëlle Ronsin aime noter ces moments de repas, les recettes choisies pour être partagées, l'ambiance qui se dégage : cette observation apporte un regard complémentaire à son travail de recherche sur la relation entre l'homme et la nature, sur la manière dont l'action publique est façonnée et pensée, dans un contexte environnemental de crise écologique.   Histoires de terrains Les archéologues, les anthropologues, les sociologues et les journalistes ont en commun le « terrain », un travail d'observation et d'intégration. Sur un terrain,  explique Gaëlle Ronsin, l'anthropologue met tous ses sens en éveil, pour écouter les gens, regarder ce qu'ils font et goûter ce qu'ils mangent. Parfois un simple casse-croûte, et il arrive - c'est ce que je préfère - que l'on m'invite à prolonger la discussion autour d'un repas – La cuisine permet d'intégrer le groupe, d'en faire partie, de voir des détails, de petites choses qui permettent aussi d'éclairer des mécanismes plus globaux. La durée du terrain constitue la différence majeure entre les terrains des journalistes et ceux des anthropologues qui peuvent rester plusieurs mois, même des années avec une communauté.   Des carnets de notes Les carnets sont des outils de travail essentiels au travail de l'anthropologue. Les habitudes, les cas, leur répétition, les observations, tout y est noté, il peut y avoir plusieurs carnets, par thème selon son domaine de recherche et ses habitudes de travail. Dans cette émission, il est question aussi de viande de phoque au Québec, des Kours à La Réunion, de plantes médicinales et de savoir-faire traditionnels, de pêche en Bretagne, de dauphins, de gâteaux nantais colonial, de gamelles de riz pour nourrir 100 zadistes, de la maternité comme terrain d'observation, de pommes de terre et de la ferme familiale.   Avec Gaëlle Ronsin, anthropologue, maîtresse de conférence en Sociologie, et en Anthropologie, chercheuse à l'ENS (École normale supérieure), elle est l'autrice de « Ajoute un couvert pour l'anthropologue », aux éditions de l'Epure. La cuisine et le fait de manger donnent à voir, permettent de passer par des anecdotes, des récits personnels, de parler vrai presque sans en avoir l'air. Pour aller plus loin - Natures mortes, troubler les récits de l'extinction, revue Le terrain n° 80 2024 - Passer à table d'Emilie Laystarie, éditions Divergence - Cantines, précis d'organisation collective, éditions Stoo Noblogs - En commun avec Laurence Tibère - Pierre Bourdieu - La distinction, éditions de Minuit - Benoit Coquard « Ceux qui restent, faire sa vie dans les campagnes en déclin », éditions La Découverte - Pierre Kropotkin « La conquête du pain », éditions Nada - Les travaux de Jean-Pierre Poulain, du Cirad et de la chaire alimentation du monde de l'Unesco.   Programmation musicale : Voodoo love, de David Walter.

Chronique des Matières Premières
Les exportations d'avocats du Kenya, victimes collatérales de la guerre au Moyen-Orient

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 2:03


La guerre au Moyen-Orient perturbe depuis plusieurs semaines le transport maritime, et donc le commerce des matières premières. Parmi les pays qui subissent cette crise, il y a le Kenya, dont les exportations d'avocats sont en chute. Les chiffres de la dernière semaine de mars – semaine 13 de l'année 2026 – montrent que les exportations kényanes ont diminué de moitié par rapport à l'année dernière. Or, la période de mars-avril est LE créneau que doit saisir le Kenya, pour trouver une place sur le marché européen car ensuite arrive l'avocat du Pérou, le géant de la saison d'été, et la concurrence devient beaucoup plus rude. Les difficultés logistiques actuelles sont dramatiques pour ce pays d'Afrique de l'Est. Les temps de transport ont explosé. Quand tout va bien, il faut une trentaine de jours pour le trajet de Mombasa à Rotterdam – c'est déjà plus long que le temps que met un avocat du Pérou pour arriver en Europe. Aujourd'hui, les délais de transbordement se sont allongés dans le port de Salalah à Oman, endommagé à plusieurs reprises depuis le début de la guerre. Pour arriver à Fos-sur-Mer, un des points d'entrée de l'avocat kényan dans l'Union européenne, il faut compter entre 50 et 56 jours, relève Eric Imbert, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), un temps de transit devenu rédhibitoire.  Coup dur pour une filière « prometteuse » C'est un vrai coup dur pour la filière kényane de l'avocat, une filière qui avait gagné en crédibilité ces dernières années. « Une origine pleine de promesse », explique Eric Imbert, avec des producteurs mieux structurés qui ont mis en place des techniques de production commerciales permettant au fruit kényan de gagner en qualité et d'être plus adapté à l'export.  En 2024, le Kenya a exporté environ 130 000 tonnes, ce qui lui a permis de devenir le 3e exportateur, à égalité avec le Chili et la Colombie. L'avocat kényan n'est pas essentiel au marché européen, mais sa présence se justifie par les efforts mis en place par le secteur, relève l'expert du Cirad. La solution : transformer plus en huile ? Pour compenser les volumes qui ne partiront pas en Europe et n'atteindront pas certains pays du Golfe persique, l'alternative pour le Kenya est d'exporter plus en Turquie, un point d'entrée vers le marché russe, et de renforcer aussi ses ventes vers l'Asie.  L'autre option pour les producteurs, c'est d'envoyer plus de fruits à la transformation. Déjà l'année dernière, la crise du canal de Suez a fait baisser les exportations et a alimenté les nouvelles huileries du pays. Entre 2024 et 2025, les quantités d'avocats valorisées en huile ont triplé, selon le ministère américain de l'Agriculture (USDA). Elles pourraient encore augmenter cette année, même si ce débouché est moins rémunérateur pour les producteurs, pointe Eric Imbert.  La Tanzanie mieux lotie En Afrique de l'Est, un pays producteur d'avocat s'en sort un peu mieux que le Kenya : la Tanzanie. Les volumes en jeu sont plus faibles, mais pas négligeables puisque l'année dernière, la Tanzanie a exporté environ 30 000 tonnes.  Le pays bénéficie d'un débouché commercial privilégié en Inde, qui n'applique pas de droits de douane sur l'avocat tanzanien, ce qui lui permet d'être moins pénalisé par la crise actuelle.  À lire aussiL'avocat kényan en mauvaise posture face à la vague péruvienne

C'est pas du vent
Une seule santé : les humains, les animaux et l'environnement, tout est relié

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 48:30


Les trois-quarts des maladies humaines émergentes proviennent du monde animal et les pollutions nous rendent malades. Le sommet « Une seule santé « qui s'est déroulé en début de semaine avec 600 scientifiques de 40 pays a exploré ces dépendances... En début de semaine s'est déroulé à Lyon, dans le sud de la France un événement paradoxal : le 9ème One Planet Summit du président Emmanuel Macron, cette fois sur le thème d'une seule santé. Un concept passionnant porté par la recherche depuis une vingtaine d'années qui démontre que la santé humaine, celle des animaux et des écosystèmes sont intimement liées. La pandémie de Covid-19 l'a bien démontré. Lundi, 600 scientifiques d'une quarantaine de pays se sont donc réunis en colloque pour partager leurs connaissances et élaborer 47 recommandations à destination des politiques qui avaient rendez-vous le lendemain. Seulement une vingtaine de ministres et trois chefs d'État ont fait le déplacement. Mais où est le paradoxe me direz-vous ? Et bien, ce sommet a lieu au moment où la France baisse de 60% sa contribution au Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme, ces deux dernières maladies incarnent pourtant ce concept d'une seule santé. Autre grand écart : les scientifiques ont insisté sur l'urgence de « repenser l'agriculture et l'alimentation par l'agroécologie », mais cela n'a pas empêché Annie Genevard, la ministre française de l'Agriculture qui a assisté au sommet de présenter ce mercredi une loi d'urgence agricole qui favorise l'agriculture intensive nocive pour la santé de tous. Comme l'ont écrit 700 scientifiques dans une tribune publiée en amont du sommet dans le journal Le Monde : « le déni des réalités mises en évidence par la science semble désormais faire office de solution sur le plan politique ». Pourtant, lors de son discours, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur l'importance d'écouter la science : C'est bien de le dire Monsieur le président, mais c'est mieux de le faire ! Émission autour du One Health Summit qui s'est tenu à Lyon (France) du 5 au 7 avril 2026, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé. Avec - Thierry Lefrançois, vétérinaire, il a travaillé sur les maladies infectieuses émergentes en Afrique et dans les Caraïbes tropicales, il est aujourd'hui le conseiller de la présidente du CIRAD - Elisabeth Dibongué, secrétaire générale de PREZODE lancée lors du One Planet Summit sur la biodiversité, en janvier 2021, à l'initiative de trois organismes de recherches français que sont l'INRAE, l'IRD et le Cirad est désormais portée par 200 partenaires d'une vingtaine de pays - Anne-Laure Baniuls, directrice de recherches à l'IRD et spécialiste de la lutte contre l'antibiorésistance - Judicaëlle Brioir, directrice de l'association Une Souris Verte. Et notre chronique mensuelle le Petit Atlas de Maxime Blondeau nous emmènera aujourd'hui au Costa Rica. Les musiques diffusées dans l'émission - Abracadabra - Puerto Limon - Lord Esperenza, Olympe Chabert - Lily Rose. 

C'est pas du vent
Une seule santé : les humains, les animaux et l'environnement, tout est relié

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 48:30


Les trois-quarts des maladies humaines émergentes proviennent du monde animal et les pollutions nous rendent malades. Le sommet « Une seule santé « qui s'est déroulé en début de semaine avec 600 scientifiques de 40 pays a exploré ces dépendances... En début de semaine s'est déroulé à Lyon, dans le sud de la France un événement paradoxal : le 9ème One Planet Summit du président Emmanuel Macron, cette fois sur le thème d'une seule santé. Un concept passionnant porté par la recherche depuis une vingtaine d'années qui démontre que la santé humaine, celle des animaux et des écosystèmes sont intimement liées. La pandémie de Covid-19 l'a bien démontré. Lundi, 600 scientifiques d'une quarantaine de pays se sont donc réunis en colloque pour partager leurs connaissances et élaborer 47 recommandations à destination des politiques qui avaient rendez-vous le lendemain. Seulement une vingtaine de ministres et trois chefs d'État ont fait le déplacement. Mais où est le paradoxe me direz-vous ? Et bien, ce sommet a lieu au moment où la France baisse de 60% sa contribution au Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme, ces deux dernières maladies incarnent pourtant ce concept d'une seule santé. Autre grand écart : les scientifiques ont insisté sur l'urgence de « repenser l'agriculture et l'alimentation par l'agroécologie », mais cela n'a pas empêché Annie Genevard, la ministre française de l'Agriculture qui a assisté au sommet de présenter ce mercredi une loi d'urgence agricole qui favorise l'agriculture intensive nocive pour la santé de tous. Comme l'ont écrit 700 scientifiques dans une tribune publiée en amont du sommet dans le journal Le Monde : « le déni des réalités mises en évidence par la science semble désormais faire office de solution sur le plan politique ». Pourtant, lors de son discours, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur l'importance d'écouter la science : C'est bien de le dire Monsieur le président, mais c'est mieux de le faire ! Émission autour du One Health Summit qui s'est tenu à Lyon (France) du 5 au 7 avril 2026, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé. Avec - Thierry Lefrançois, vétérinaire, il a travaillé sur les maladies infectieuses émergentes en Afrique et dans les Caraïbes tropicales, il est aujourd'hui le conseiller de la présidente du CIRAD - Elisabeth Dibongué, secrétaire générale de PREZODE lancée lors du One Planet Summit sur la biodiversité, en janvier 2021, à l'initiative de trois organismes de recherches français que sont l'INRAE, l'IRD et le Cirad est désormais portée par 200 partenaires d'une vingtaine de pays - Anne-Laure Baniuls, directrice de recherches à l'IRD et spécialiste de la lutte contre l'antibiorésistance - Judicaëlle Brioir, directrice de l'association Une Souris Verte. Et notre chronique mensuelle le Petit Atlas de Maxime Blondeau nous emmènera aujourd'hui au Costa Rica. Les musiques diffusées dans l'émission - Abracadabra - Puerto Limon - Lord Esperenza, Olympe Chabert - Lily Rose. 

ONU Info

À qui appartient réellement la terre dans le monde ? Un nouveau rapport publié par la FAO, en collaboration avec le CIRAD et la Coalition internationale pour l'accès à la terre (ILC), dresse un état des lieux préoccupant des droits fonciers à l'échelle mondiale.Selon l'étude, seulement 35 % des terres dans le monde sont aujourd'hui formellement documentées. Une situation qui alimente une insécurité foncière massive : près de 1,1 milliard de personnes, soit environ 23 % de la population adulte mondiale, craignent de perdre leurs terres dans les cinq prochaines années.Pourtant, des progrès ont été accomplis sur le plan politique. « Le rapport montre qu'au cours des deux dernières décennies, des progrès ont été réalisés, particulièrement en matière de politiques publiques », explique Ward Anseeuw, responsable de l'équipe foncière de la FAO.Mais sur le terrain, l'insécurité foncière persiste. Lorsque les droits sont flous ou contestés, les risques d'expulsions, d'accaparement des terres et de conflits augmentent, souligne le rapport, qui appelle à accélérer la sécurisation des droits fonciers dans le monde.(Interview : Ward Anseeuw, responsable de l'équipe foncière de la FAO; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : pourquoi le pays veut durcir les peines contre l'homosexualité ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'arrestation d'un homme au Kenya soupçonné d'avoir envoyé des ressortissants combattre pour la Russie, les stratégies de la Côte d'Ivoire pour faire face à la crise du cacao et le retour du tambour parleur ivoirien Djidji Ayôkwé restitué par la France à la Côte d'Ivoire.  Sénégal : pourquoi le pays veut durcir les peines contre l'homosexualité ?  Au Sénégal, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé un nouveau projet de loi qui prévoit des sanctions plus sévères pour les personnes reconnues coupables de pratiques homosexuelles. Quelle est la différence entre ce texte et les lois déjà en place ? Pourquoi le Premier ministre sénégalais prend-il cette initiative maintenant ?   Avec Juliette Dubois, correspondante de RFI à Dakar.    Kenya : que sait-on de Festus Arasa Omwamba, l'homme qui envoyait des Kenyans en Russie ?  Les autorités kényanes ont annoncé l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir envoyé des ressortissants combattre pour la Russie, parfois contre leur gré. Cette affaire relance les inquiétudes autour des réseaux de recrutement visant des Africains pour le front russe. Que sait-on de l'agence avec laquelle Festus Arasa Omwamba travaillait ? Comment les autorités kényanes sont-elles remontées jusqu'à lui ?   Avec Clothilde Hazard, journaliste au service Afrique.     Côte d'Ivoire : quelles stratégies pour faire face à la crise du cacao ?  Le gouvernement ivoirien a annoncé son intention de racheter les stocks de cacao qui s'entassent dans le pays. Cette décision intervient dans un contexte de surproduction et de chute des prix du cacao, qui mettent en difficulté les producteurs locaux. En quoi ce plan de rachat consiste-t-il ? Les autorités ivoiriennes vont-elles finir par vendre leur cacao moins cher face à cette situation ?  Avec François Ruf, économiste, chercheur au Cirad, spécialiste du cacao.    Côte d'Ivoire : pourquoi la restitution d'un tambour sacré suscite-t-elle tant de réactions ?  Après 110 ans d'absence, le tambour parleur ivoirien Djidji Ayôkwé a été restitué par la France à la Côte d'Ivoire lors d'une cérémonie au musée du Quai Branly. Emporté à l'époque coloniale, cet objet hautement symbolique pour les communautés locales a été officiellement autorisé à rentrer en Côte d'Ivoire. Pourquoi ce tambour revêt-il une importance particulière pour Abidjan ? Sur les réseaux sociaux, une rumeur remet en question l'authenticité du tambour. Ces rumeurs sont-elles légitimes ?  Avec Lisa Villy, journaliste au service Afrique de RFI.  

C'est pas du vent
Payer pour préserver la nature, ça marche ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 48:30


Recevoir de l'argent pour protéger la biodiversité. C'est le principe des paiements pour services environnementaux qui sont en train de se structurer à l'échelle mondiale. Nous vous emmenons en Équateur à la découverte d'une innovation inspirante commentée par l'économiste Alain Karsenty. Les forêts sont essentielles à préserver pour deux raisons majeures : non seulement elles sont l'un des plus grands réservoirs de biodiversité sur Terre, mais elles sont aussi un pilier naturel de la régulation du climat. Surtout les forêts tropicales. Mais comment les protéger en tenant compte à la fois des communautés locales qui y vivent, des intérêts économiques qu'elles représentent à travers l'exploitation du bois, de la surface qu'elles occupent face aux besoins de terres agricoles… C'est un véritable casse-tête qu'il est urgent de résoudre. Nous vous emmènerons en Équateur où l'homme d'affaires Roque Sevilla a mis en place un système de paiement pour services environnementaux inspirants.  Reportage d'Eric Samson réalisé en Équateur sur la réserve Mashpi Tayra avec l'éclairage de Alain Karsenty, chercheur au CIRAD depuis 1992. Ses travaux portent sur l'analyse des politiques publiques concernant les forêts, le foncier et l'environnement dans les pays en développement, en particulier en Afrique. Ses thèmes de recherche privilégiés sont les instruments économiques (fiscalité, PSE, REDD+, marchés des permis…) pour le climat et la biodiversité. Musiques diffusées dans l'émission ► Esto Es Eso - Reflexiones ► Dominique Fils-Aimé - Going Home.

C'est pas du vent
Payer pour préserver la nature, ça marche ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 48:30


Recevoir de l'argent pour protéger la biodiversité. C'est le principe des paiements pour services environnementaux qui sont en train de se structurer à l'échelle mondiale. Nous vous emmenons en Équateur à la découverte d'une innovation inspirante commentée par l'économiste Alain Karsenty. Les forêts sont essentielles à préserver pour deux raisons majeures : non seulement elles sont l'un des plus grands réservoirs de biodiversité sur Terre, mais elles sont aussi un pilier naturel de la régulation du climat. Surtout les forêts tropicales. Mais comment les protéger en tenant compte à la fois des communautés locales qui y vivent, des intérêts économiques qu'elles représentent à travers l'exploitation du bois, de la surface qu'elles occupent face aux besoins de terres agricoles… C'est un véritable casse-tête qu'il est urgent de résoudre. Nous vous emmènerons en Équateur où l'homme d'affaires Roque Sevilla a mis en place un système de paiement pour services environnementaux inspirants.  Reportage d'Eric Samson réalisé en Équateur sur la réserve Mashpi Tayra avec l'éclairage de Alain Karsenty, chercheur au CIRAD depuis 1992. Ses travaux portent sur l'analyse des politiques publiques concernant les forêts, le foncier et l'environnement dans les pays en développement, en particulier en Afrique. Ses thèmes de recherche privilégiés sont les instruments économiques (fiscalité, PSE, REDD+, marchés des permis…) pour le climat et la biodiversité. Musiques diffusées dans l'émission ► Esto Es Eso - Reflexiones ► Dominique Fils-Aimé - Going Home.

De cause à effets, le magazine de l'environnement
De l'assiette à la planète : manger pour le futur 1/10 : Quand manger menace la planète

De cause à effets, le magazine de l'environnement

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 34:11


durée : 00:34:11 - De cause à effets, le magazine de l'environnement - par : Aurélie Luneau - Manger est à la fois un besoin vital et une source de plaisir, cependant manger peut aussi être dévastateur pour la planète. Quelles sont les conséquences de l'alimentation humaine sur la santé planétaire : celle des écosystèmes et du climat ? - réalisation : Alexandra Malka - invités : Nicolas Bricas Chercheur en socio-économie de l'alimentation au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad); Manon Dugré Ingénieure en agroalimentaire et cheffe indépendante, engagée pour une alimentation durable. 

C'est pas du vent
Comment nourrir le monde quand nous serons 10 milliards en 2050 ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 48:30


Aujourd'hui, 10% de la population mondiale ne mange pas à sa faim, alors comment allons-nous nourrir en 2050 quand nous serons 10 milliards ? D'autant que nous savons désormais que l'agriculture produit des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et qu'elle détruit le vivant si nous n'adoptons pas des techniques durables à grande échelle ! (Rediffusion du 29/11/2024). À l'occasion de ses 40 ans, le CIRAD, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement a réuni, cette semaine, à Paris de nombreux experts pour explorer des pistes de solutions. Cet organisme mobilise des chercheurs français en partenariat avec des chercheurs locaux dans plus de 100 pays pour améliorer la souveraineté alimentaire... Avec - Andry Rasamimanana, directeur technique du Ceffel, organisation paysanne et de formation agricole, Madagascar - Faridath Aboudou, du Laboratoire d'Analyse Régionale et d'Expertise Sociale (LARES), organisation non gouvernementale, chargée d'animation de la plateforme « Aidote Minanwanou » composée de femmes artisanes transformatrices de niébé, Bénin - Florence (Angaba) Fonteh, professeur (The University of Bamenda, Cameroun), vice-doyenne pour la recherche et la coopération à l'Université de Bamenda au Cameroun. Elle mène des recherches et enseigne en sciences des aliments et nutrition, mais aussi dans le domaine des productions animales. Elle est membre du Conseil scientifique du Cirad - Eric Malézieux, agronome, Cirad. Ses thèmes principaux de recherche et d'expertise portent sur l'agronomie des systèmes de culture tropicaux, avec un focus sur l'agroécologie, l'agroforesterie et l'horticulture et leurs interactions. Ses travaux récents portent sur le développement de l'agronomie... «Nourrir la planète en 2050», à l'occasion des 40 ans du Cirad.

C'est pas du vent
Comment nourrir le monde quand nous serons 10 milliards en 2050 ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 48:30


Aujourd'hui, 10% de la population mondiale ne mange pas à sa faim, alors comment allons-nous nourrir en 2050 quand nous serons 10 milliards ? D'autant que nous savons désormais que l'agriculture produit des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et qu'elle détruit le vivant si nous n'adoptons pas des techniques durables à grande échelle ! (Rediffusion du 29/11/2024). À l'occasion de ses 40 ans, le CIRAD, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement a réuni, cette semaine, à Paris de nombreux experts pour explorer des pistes de solutions. Cet organisme mobilise des chercheurs français en partenariat avec des chercheurs locaux dans plus de 100 pays pour améliorer la souveraineté alimentaire... Avec - Andry Rasamimanana, directeur technique du Ceffel, organisation paysanne et de formation agricole, Madagascar - Faridath Aboudou, du Laboratoire d'Analyse Régionale et d'Expertise Sociale (LARES), organisation non gouvernementale, chargée d'animation de la plateforme « Aidote Minanwanou » composée de femmes artisanes transformatrices de niébé, Bénin - Florence (Angaba) Fonteh, professeur (The University of Bamenda, Cameroun), vice-doyenne pour la recherche et la coopération à l'Université de Bamenda au Cameroun. Elle mène des recherches et enseigne en sciences des aliments et nutrition, mais aussi dans le domaine des productions animales. Elle est membre du Conseil scientifique du Cirad - Eric Malézieux, agronome, Cirad. Ses thèmes principaux de recherche et d'expertise portent sur l'agronomie des systèmes de culture tropicaux, avec un focus sur l'agroécologie, l'agroforesterie et l'horticulture et leurs interactions. Ses travaux récents portent sur le développement de l'agronomie... «Nourrir la planète en 2050», à l'occasion des 40 ans du Cirad.

Chronique des Matières Premières
Le riz indien à prix cassé, nouvelle cible du président américain

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 1:45


En marge de l'annonce de son plan agricole, Donald Trump a ouvert un nouveau front de bataille avec l'Inde : le président américain a dénoncé les prix que l'Inde pratique pour vendre son riz dans le monde et en particulier aux États-Unis. « Ils ne devraient pas déverser ces déchets » c'est avec ses mots que Donald Trump a parlé du riz indien. L'Inde est le premier pays exportateur de riz et met sur le marché mondial d'énormes quantités, soit entre 17 et 20 millions de tonnes en moyenne et probablement plus cette année. Mais ce riz indien est loin d'inonder les États-Unis, qui ne représentent que le 24ème marché pour l'Inde. Les importations américaines, elles, sont en augmentation depuis quarante ans et devraient encore cette années être en hausse de 3% selon le ministère américain de l'Agriculture (USDA).Aujourd'hui les États-Unis achètent environ un million et demi de tonnes sur le marché international dont 350 000 tonnes environ  d'origine indienne rappelle Patricio Mendez del Villar économiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Il s'agit essentiellement de riz basmati, un riz réputé pour son parfum.  Des importations basées sur le riz basmati Le riz aromatique américain ne suffit pas à répondre à la demande locale. On peut donc difficilement dire que le riz indien fait concurrence au riz américain répond la Fédération indienne des exportateurs de riz (IREF) à Donald Trump. Selon l'organisme, la demande américaine n'a même pas été freinée par l'instauration, fin août, de droits de douane qui se montent désormais à 50%, preuve « de la popularité grandissante de la cuisine indienne, notamment de plats comme le biryani, où le riz basmati est un ingrédient essentiel et difficilement remplaçable ».  De manière plus terre à terre, le maintien des flux pourrait aussi être dû au contournement des taxes : certains opérateurs indiens font transiter le riz par leur filiale européenne pour échapper aux droits de douane, relève un négociant en riz.  Le riz américain en difficulté Les producteurs américains se disent en très grande difficulté et assurent que ce qu'ils traversent n'est pas une «simple crise ». Ils l'ont répété lundi aux côtés de Donald Trump, lors de l'annonce de son plan de soutien à l'agriculture. Ce sont eux qui ont alerté le patron de la Maison Blanche sur le dumping de riz pratiqué par certains pays, pratique qu'ils qualifient de «tricherie», en raison des subventions accordées par plusieurs pays asiatiques à leur filière.  Ce qui est vrai c'est que le secteur américain pâtit de la baisse générale des cours mondiaux,  liée au retour massif de l'Inde sur le marché depuis un an, après des mois de restriction des volumes exportés. Ce retour a entrainé une suroffre et ne facilite pas les exportations américaines, principalement destinées à l'Amérique centrale et au Japon.  Ces difficultés expliquent peut-être la diatribe de Donald Trump mais on ne peut pas exclure qu'il ait aussi voulu faire monter la pression avant l'arrivée, ces 10 et 11 décembre, d'un représentant au commerce américain à New Dehli. Un déplacement qui s'inscrit dans le cadre des discussions sur les droits de douane imposés à l'Inde par Washington au mois d'août, en rétorsion aux achats indiens de pétrole russe. À lire aussiL'abondance de riz fait chuter les prix mondiaux toujours plus bas

Chronique des Matières Premières
Le marché porteur des poudres de lait ré-engraissées vers l'Afrique

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 1:55


Les poudres de lait ré-engraissées sont des poudres qui sont fabriquées à partir de lait écrémé, auquel on ajoute de l'huile végétale. Ces poudres de lait sont exportées sur le continent africain, aussi bien déjà conditionnées pour la vente au détail ou en vrac, dans des sacs de 25 kg. Le marché est porteur et a attiré ces dernières années des pays qui sont devenus des plaque-tournantes de ce commerce. Ces dix dernières années, la Malaisie et les Émirats arabes unis ont vu bondir leurs exportations de poudres ré-engraissées vers l'Afrique. Pourtant ce ne sont pas des exportateurs de lait. La traçabilité est très difficile à établir, explique Christian Corniaux, chercheur au Cirad, car dans certains pays un même code douanier englobe plusieurs produits, mais on sait que ces deux pays importent de Nouvelle-Zélande et d'Australie ces poudres qu'on appelle MGV, avant de les réexporter sous leur propre marque.  L'essor est tel qu'en dix ans la Malaisie a vu ses exportations totales bondir, en valeur, de 66 % - pour 372 millions de dollars-, selon le dernier Baromètre 2025 des agricultures africaines publié par l'Afdi (Agriculteurs français et développement international), Farm (Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde) et la Pafo (Organisation panafricaine des agricultures). Aux Émirats arabes unis, le taux a explosé : +277 % - pour 333 millions de dollars. Dans ce pays, on partait de très bas, mais la tendance est sans appel. En parallèle, les exportations directes continuent, l'Europe et la Nouvelle-Zélande restent des fournisseurs majeurs de produits laitiers à l'Afrique. Intérêt grandissant pour le marché africain Le continent est un terrain où les débouchés sont garantis. Sur les 20 dernières années, la consommation de produits laitiers en Afrique de l'Ouest a en effet triplé alors que la production locale n'a fait que doubler. Si on ajoute à cela, une population qui va être multipliée par deux ces 25 prochaines années dans cette région d'Afrique, et une consommation de lait entier qui baisse au profit des poudres ré-engraissées, les perspectives commerciales sont séduisantes. On ne parle pas d'un produit qui rapporte beaucoup, rappelle Christian Corniaux, mais qui permet de réaliser des profits grâce aux volumes commercialisés. Les fournisseurs traditionnels ne suffiront plus Il est fort probable que les producteurs traditionnels de lait comme la Nouvelle-Zélande, ou l'Irlande, le Danemark et les Pays-Bas en Europe, ne suffisent plus pour répondre à la demande qui se profile en Afrique. Il faudra compter peut-être demain avec plus de poudre fabriquée en Amérique du Sud, ou alors en Inde, pays globalement à l'équilibre aujourd'hui, mais qui pourrait devenir un acteur sur le marché export. L'augmentation de la production de lait en Chine, permettra peut-être aussi, si le pays importe moins, de faire augmenter l'offre disponible sur le marché, et ainsi de répondre à la demande africaine croissante. À lire aussiScandale du lait en poudre Nestlé: l'un des plus longs boycott de l'histoire

Cultures monde
Côte d'Ivoire : une nation face à ses démons : Cacao, une rente menacée 

Cultures monde

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 57:56


durée : 00:57:56 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Alassane Ouattara a déclaré l'augmentation du prix du cacao, fixé par l'État, le 1ᵉʳ octobre 2025. Alors qu'elle représente 14% du PIB ivoirien, la filière reste pourtant gravement menacée par les conséquences du changement climatique et par la déforestation. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : François Ruf Economiste, chercheur retraité du Cirad, spécialiste du cacao; Oscar Toukpo Sociologue à l'université houphouët-Boigny d'Abidjan; Ladji Bamba Criminologue, maître de conférences à l'université Houphouët-Boigny d'Abidjan

alors ses rente pib cacao mons menac cirad boigny houphou vivian lecuivre julie gacon
C'est pas du vent
Brésil: la culture de l'açaï, un exemple de socio-bioéconomie

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Oct 10, 2025 48:30


Allons au Brésil à la rencontre des producteurs de la baie d'Açaï, un petit fruit de palmier qui symbolise la socio-bioéconomie de l'Amazonie. Une stratégie pour exploiter les produits de la forêt sans l'abîmer. Aujourd'hui, nous allons vous démontrer que c'est possible de concilier développement économique, préservation de la biodiversité et justice sociale. Nous vous emmenons en Amazonie brésilienne à la rencontre des producteurs d'açaï de la communauté de Mupi, située dans la région de Cametá. Cameta, c'est à environ sept heures de Belém, la capitale du Pará. Pour y accéder, il faut emprunter deux bateaux, deux bus et un taxi… un voyage que notre correspondante Sarah Cozzolino a bravé et qui rappelle à quel point ces territoires isolés sont au cœur des enjeux mondiaux. 28 millions d'habitants !!! L'açaï est une petite baie violette presque noir, c'est un aliment-phare pour les habitants de l'Amazonie, mais ce petit fruit s'exporte de plus en plus. Non seulement parce que c'est un puissant anti-oxydant mais aussi parce qu'il pousse naturellement et que son exploitation n'abîme pas la forêt... Avec l'éclairage de Nathalie Cialdella, agronome au CIRAD, le Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement.   Musique diffusée pendant l'émission  Dona Onete - Quando eu te Conheci.

C'est pas du vent
Nourrir la planète face au changement climatique

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Oct 9, 2025 48:30


Comment nourrir 8 milliards d'humains dans le contexte du changement climatique ? 150 chercheurs du Cirad ont travaillé pendant deux ans pour répondre à cette question, certains seront avec nous et Le Petit Atlas de Maxime Blondeau nous emmènera à New York ! Quoi de plus vital que nous nous nourrir ? Face au changement climatique qui modifie les cycles des pluies créant ici des sécheresses, là des inondations, voir les deux au même endroit, les agricultures familiales sur lesquelles reposent 90% de la production alimentaire mondiale doivent s'adapter. Surtout dans les pays du sud où les paysans sont très vulnérables. Alors s'adapter oui, mais pas n'importe comment car l'agriculture fait aussi partie du problème. Cultiver et élever du bétail produit des gaz à effet de serre qui accroissent le changement climatique !!! A l'heure où la solidarité internationale est remise en question et où la science est de plus en plus considérée comme une opinion, il est urgent de d'élaborer des solutions durables et scientifiquement solides. Voilà pourquoi 150 scientifiques du CIRAD, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement ont travaillé pendant deux ans pour développer des stratégies pour transformer durablement les systèmes agricoles et alimentaires face au changement climatique. Ils viennent de publier un livre dense et passionnant qui est en libre accès sur internet Émission autour de l'ouvrage « L'agriculture et les systèmes alimentaires du monde face au changement climatique - Enjeux pour les Suds », sorti aux éditions Quae, qui questionne et explore la diversité des stratégies nécessaires à différentes échelles — génétique, pratiques agricoles, politiques publiques, commerce, finance — pour transformer durablement les systèmes agricoles et alimentaires face au changement climatique. Avec les coordinateurs du livre : Vincent Blanfort, ingénieur en agro-développement, chercheur et chargé de missions Changement Climatique au CIRAD Marie Hrabanski, chercheuse en sociologie politique au Cirad Astou Camara, chercheuse en agroécologie directrice du Bureau d'analyses macroéconomiques de l'Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA-BAME) ... Maguette Kairé, expert forestier – coordinateur du Master régional « pastoralisme » au Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel. Et diffusion en fin d'émission du deuxième épisode du Petit Atlas de Maxime Blondeau : aujourd'hui, direction New-York (nouvelle chronique mensuelle). Musiques diffusées pendant l'émission Çantamarta - qué triste, qué desastre. 

Afrique Économie
Cameroun: contre la surexploitation de la forêt, une fiscalité différenciée à la portée encore limitée

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 2:28


Au Cameroun, si l'industrie du bois a perdu en valeur, son exploitation informelle et illégale grignote aussi la forêt, ce qui a conduit l'Union européenne à rompre son Accord de partenariat volontaire (APV) avec Yaoundé à la fin de l'année dernière. Pour tenter d'inverser la tendance et encourager les compagnies forestières à de meilleures pratiques, les autorités ont instauré en début d'année une fiscalité différenciée, sorte de bonus-malus écologique dont la portée reste toutefois limitée. Depuis le mois de janvier dernier, le Cameroun impose aux compagnies forestières une taxe d'abattage de seulement 2,5% si la concession est certifiée durable, de 3% si elle est certifiée légale et de 5% si elle n'est pas du tout certifiée. Une certification implique plusieurs obligations pour la compagnie : « Élaborer et mettre en œuvre un plan d'aménagement qui définit les objectifs d'exploitation sur une période de 25 ou 30 ans, mais aussi faire en sorte de respecter l'ensemble des lois et règlements encadrant le secteur d'activité, respecter les droits des communautés locales et autochtones ainsi que les exigences en matière de protection de l'environnement », détaille Guy Sam Belouné, expert en gestion durable des forêts. Bonus-malus sans coût pour l'État Ce système de fiscalité différenciée n'a aucun coût pour l'État puisque le malus finance le bonus, explique de son côté l'expert en bois tropical Alain Karsenty. Ainsi au Gabon, où ce bonus-malus a été instauré il y a cinq ans, les entreprises les plus réticentes jouent le jeu. « Ce qui est en train de se passer au Gabon, c'est que l'on voit apparaître une dynamique de certification », se félicite le chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). « C'est même le cas d'une entreprise chinoise que j'ai rencontrée récemment et qui affirme que si, pour elle, la certification n'avait pas d'intérêt parce qu'elle vendait son bois en Chine, il en était tout autrement dès lors qu'elle permettait de payer beaucoup moins de taxes et que le gouvernement augmentait le malus année après année. » Fiscalité moins incitative qu'au Gabon Mais pour l'instant, au Cameroun, cette fiscalité forestière n'est pas très incitative, constate Alain Karsenty. Basé sur la valeur du bois abattu - et non sur la superficie, comme c'est le cas au Gabon -, le bonus-malus forestier fait l'objet de tiraillements au sein du gouvernement. « Il y a une opposition entre le ministère des Finances, qui y est assez favorable parce qu'il pense que cela améliorera l'image du pays, et le ministère des Forêts, qui est lui très opposé à cette mesure parce qu'il considère qu'elle va surtout profiter aux entreprises étrangères qui ont plus de moyens, la certification ayant un certain coût. » Vers un fonds pour les entreprises locales Soutenue par la Banque mondiale, l'idée de créer un fonds destiné à aider les entreprises forestières locales à payer leur audit est sur la table. Pour l'heure, seules deux entreprises sont certifiées durables dans le pays : Palisco et Alpicam. Au Cameroun, le secteur forestier s'est fragmenté avec d'un côté de nombreux petits opérateurs camerounais ou vietnamiens, de l'autre des commerçants de bois qui n'ont aucune superficie forestière, ce qui ne facilite pas la traçabilité du produit. En dix ans, les surfaces d'exploitation forestière certifiées durables y ont par ailleurs reculé à moins d'un million d'hectares contre près de trois millions au Congo-Brazzaville ou au Gabon, selon les données de l'Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) pour l'année 2024. À lire aussiCameroun: comment l'exploitation forestière échappe au contrôle de l'Etat

C'est pas du vent
Exploiter durablement les forêts tropicales

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Aug 28, 2025 48:30


Aujourd'hui, nous allons parler des forêts tropicales. Comme leur nom l'indique, elles sont situées de part et d'autre de l'Équateur, entre le Tropique du Cancer et le Tropique du Capricorne. Réparties entre l'Amazonie, le bassin du Congo et l'Asie du Sud-Est, elles représentent près de la moitié des forêts mondiales. (Rediffusion du 10 octobre 2024) Sèches ou humides en fonction du climat et du sol, elles ont comme point commun de ne connaître que rarement des températures inférieures à 20 degrés et de recevoir du fait de leur situation géographique une forte intensité lumineuse. Voilà pourquoi elles abritent une incroyable biodiversité : près de la moitié des espèces végétales et animales connues y vivent. 700 millions d'humains aussi y habitent et en dépendent. Alors est-ce possible de conserver et d'exploiter les forêts tropicales en même temps ? Avec : Plinio Sist, écologue des forêts tropicales, il dirige l'Unité de recherche Forêts & Sociétés qui regroupe 42 chercheurs du Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Il vient de publier Exploiter durablement les forêts tropicales, aux éditions Quae Lucas Mazzei, ingénieur forestier et chercheur à l'Embrapa, la Société brésilienne de recherche agricole Bernard Mallet, chercheur émérite Cirad sur les forêts tropicales, au cours de sa carrière il a travaillé dans plusieurs pays africains du bassin du Congo

C'est pas du vent
Pourquoi l'agroécologie ne s'impose pas comme modèle agricole ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 48:30


Nous allons parler d'agriculture aujourd'hui car savez-vous qui nourrit le monde aujourd'hui ? Ce sont essentiellement des exploitations familiales. Elles produisent 70% de l'alimentation mondiale essentiellement pour les marchés locaux et régionaux avec des méthodes de culture traditionnelle. Et pour améliorer leurs rendements, une méthode se développe à travers le monde. (Rediffusion du 20 septembre 2025) Son nom ? L'agroécologie. C'est une façon de concevoir des systèmes de production qui s'appuient sur les capacités de leur milieu naturel. C'est un ensemble de pratiques hyper efficaces pour concilier production agricole et respect de l'environnement. Nous vous le démontrerons d'ailleurs dans un instant avec un reportage à Cuba où l'agroécologie s'est fortement développée suite à la crise des années 90. Mais alors pourquoi cette méthode pourtant soutenue par des instances internationales ne se développe pas plus vite ? Avec Sébastien Carcelle, sociologue des mouvements sociaux ruraux du Brésil et de l'Amérique latine au Cirad. Il vient de publier une bande dessinée avec Laurent Houssin Sertao, en quête d'agroécologie au Brésil, aux éditions Futuropolis. Et un reportage de Nicolas Celnik sur l'agroécologie à Cuba.

Nourrir le vivant
Manioc : de la racine à la farine - S6E5

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 11:20


Peu connu en France, le manioc rivalise pourtant avec la pomme de terre dans de nombreux pays tropicaux. En République Démocratique du Congo, c'est un véritable pilier du régime alimentaire : la consommation y est estimée à environ 250 kilos par an et par personne. Par comparaison, la consommation moyenne de pommes de terre en France est d'environ 50 kilos par an et par personne.Cru, bouilli, transformé en farine ou en semoule : le manioc se décline selon les envies. En RDC, l'un des plats principaux est le foufou : une pâte faite à partir de farine fermentée de manioc, et qui se mange avec des plats en sauce. La transformation de cette racine en farine est souvent artisanale, mais depuis plusieurs années, la filière s'industrialise. Une étape particulière semble cependant poser problème : le séchage. En 2019, un programme se met en place entre des entreprises congolaises et une équipe internationale de chercheurs pour améliorer ces "séchoirs-flash" et réduire la dépendance énergétique des équipements.Avec :Arnaud Chapuis, chercheur au Cirad et spécialisé en génie des procédésMamadou Ndiaye Kunga, fondateur d'Agrimac, une entreprise congolaise qui fabrique des équipements pour l'agroalimentaire (République Démocratique du Congo)Nourrir le vivant est un podcast produit par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Écriture et réalisation : Ysaline Sanguine. Mixage : Ysaline Sanguine. Identité graphique : Delphine Guard-Lavastre. Musique : uppbeat.io / Eyes Closed - Tobias Voigt.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand bien vous fasse !
Pourquoi ce plaisir de se reconnecter à la terre, cette envie de mettre les mains dans la terre ?

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Jul 11, 2025 44:30


durée : 00:44:30 - Grand bien vous fasse ! - par : Thibaut de Saint-Maurice - La connexion à la terre, à la nature commence dès l'enfance, en bougeant les cailloux au parc ou à la campagne. Comment apprendre cette connexion à nos enfants ? - invités : Marc André Selosse, Jacques Tassin, Ophélie Damblé - Marc-André Selosse : Professeur du Muséum National d'Histoire Naturelle et membre de l'institut universitaire de France., Jacques Tassin : Biologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Ophélie Damblé : Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube "[Ta Mère Nature](https://www.tamerenature.com/)". Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage biologique.  Elle travaille aujourd'h Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C'est pas du vent
Bientôt la fin du café ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 48:30


Vous avez peut-être bu un café ce matin ? Mais vous êtes-vous demandé d'où venaient les grains ? Arabica, robusta ? Comment a-t-il été fermenté et torréfié ? Cette boisson mondiale a une histoire et son avenir aujourd'hui s'écrit à l'ombre de nombreuses contraintes... Avez-vous bu un café aujourd'hui ? Peut-être même plusieurs ? Vous êtes sûrement nombreux dans ce cas, car le café est la troisième boisson la plus consommée au monde après l'eau et le thé. Vous êtes-vous demandé où il avait été cultivé ? Était-ce de l'arabica ou du robusta ? Comment les cerises qui renferment les grains de café ont été fermentées ? Qui a torréfié les grains ? Voici un indice : tous les caféiers poussent en zone tropicale. Mais c'est peut-être là leur faiblesse car entre changement climatique, déforestation, hausse de la consommation et nouvelles normes internationales, la culture du café se retrouve à l'ombre de nombreuses menaces. Avec Christophe Servell pour son livre Les goûts du café. Cultiver ses sens. Meilleur torréfacteur français 2015 et vice-président de Collectif Café, Christophe Servell  a créé Terres de Café en 2009. Il est l'un des pionniers et leaders du café de spécialité en France avec une vision analytique du marché, de son évolution et de son avenir. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont À l'Origine, Voyages en terres de café et Les Goûts du Café paru en 2023 et 2025 aux éditions Apogée Et Guillaume David, entomologiste, écologue du CIRAD basé à l'UMR PHIM (Plant Health Institute of Montpellier) à Montpellier, spécialiste des insectes ravageurs du café, correspondant de la filière café au Cirad Christophe Montagnon, docteur en génétique des plantes et ancien directeur de la recherche café au Cirad. Il est expert international en agronomie et en génétique des caféiers et dirige la société RD2 Vision (par téléphone). Café, la grande épopée Mamy Dioubaté, fondateur de Macenta Beans, marque de café guinéenne.    Musiques diffusées pendant l'émission - Manna Dey - Coffee Houser Sei Addata  - ADB & Yujio - Wa wa wa. 

C'est pas du vent
Préserver les forêts tropicales au-delà des clichés

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 5, 2025 48:30


La forêt est notre meilleur allié, elle abrite 80% des espèces terrestres, elle stocke du carbone et fabrique l'oxygène que nous respirons grâce à la photosynthèse, elle filtre et stocke l'eau, elle nourrit et soigne plus d'1 humain sur 5 et c'est un formidable rempart contre les catastrophes naturelles comme l'érosion. Formidable, me direz-vous ! Oui, mais maintenant je vous propose de penser à la forêt près de chez vous ou à celle de votre enfance. Dans quel état est-elle ? Quelles sont les activités qui l'entourent ou qui sont pratiquées à l'intérieur ? Qui y vit ? Et c'est souvent là que ça se complique car si en théorie nous aimons tous la forêt, en pratique cela implique de concilier développement économique et préservation écologique dans un même endroit. Malheureusement, c'est souvent la forêt qui perd… à court terme car sur le temps long, elle gagne !!! Voilà pourquoi il faut raisonner localement pour agir efficacement…AvecChanee, fondateur de l'association Kalaweit. Installé en Indonésie, il consacre sa vie à la préservation des gibbons Jacques Tassin, chercheur en écologie végétale au Cirad pour son livre Vivre la forêt paru chez Odile Jacob Chloé Tankam, économiste des chaînes de valeur durable pour le CiradAlain Rival, agronome, correspondant pour la filière « Palmier à huile » au sein du CIRAD, directeur régional du Cirad pour l'Asie du Sud-Est Insulaire, basé à Jakarta depuis 2014.Musiques diffusées pendant l'émission- Carameloco - La Felicidad- Gabriel de Rosa - Pê Patu Pa.

La librairie de l'éco
La librairie de l'éco – Samedi 17 mai

La librairie de l'éco

Play Episode Listen Later May 17, 2025 54:00


Samedi 17 mai, Emmanuel Lechypre a reçu Benjamin Nowak, maître de conférences en agronomie, Jacques Tassin, agronome et écologue au CIRAD de Montpellier, Jean-Marc Daniel, professeur émérite à l'ESCP, Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives Écon

alternatives montpellier samedi la librairie cirad jean marc daniel emmanuel lechypre
Appels sur l'actualité
[Vos questions] France : quel avenir pour le RN après la condamnation de Marine Le Pen ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 4, 2025 19:30


Les experts et journalistes de RFI répondent à vos questions sur le milliardaire nigérian Aliko Dangote et le riz indien de retour sur le marché africain. France : quel avenir pour le RN après la condamnation de Marine Le Pen ?  Condamnée à quatre ans de prison ferme dont deux ferme et à cinq ans d'inéligibilité avec effet immédiat, la cheffe de file du Rassemblement National a annoncé faire appel de son jugement. L'appel étant suspensif, pourra-t-elle se présenter à la présidentielle 2027 ? Si l'inéligibilité de Marine Le Pen est confirmée, le président du parti, Jordan Bardella, sera-t-il forcément le candidat du RN dans deux ans ?Avec Raphaël Delvolvé, journaliste au service politique de RFI.  Nigeria : Dangote menace de couper son approvisionnement en kérosène  C'est un bras de fer qui oppose l'homme le plus riche d'Afrique à la compagnie pétrolière nationale de son pays. Le Nigérian Aliko Dangote accuse la NNPC de lui bloquer l'accès de son kérosène au marché local. Il a donc décidé d'exporter sa production vers les États-Unis. Comment expliquer ce conflit ? Quelles conséquences cette décision a-t-elle sur le marché national ?Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.    Afrique de l'Ouest : le riz indien va-t-il de nouveau inonder le marché ?  Après avoir autorisé la reprise de ses exportations de riz, l'Inde entend reprendre sa place de numéro un en Afrique. Quel sera l'impact de la levée des restrictions sur le marché du riz ouest-africain ? À quand l'autosuffisance en riz pour les pays de la sous-région ? Avec Patricio Mendez del Villar, économiste, chercheur au Cirad, spécialiste des marchés internationaux du riz (éditeur de la note de conjoncture Osiriz).  Et en fin d'émission, la chronique Un œil sur les réseaux de Jessica Taieb. Au programme, une nouvelle version de ChatGPT qui créé des images inspirées du studio Ghibli.

Le magazine de la rédaction
Martinique : comment produire pour se nourrir ?

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 4, 2025 58:20


durée : 00:58:20 - Le Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer, Catherine Petillon - Sur l'île, environ 80% de ce qui est consommé est importé. En cause le manque de production locale, historiquement peu soutenue et l'effondrement du nombre d'agriculteurs. La Martinique doit recommencer à produire. Mais aussi parfois convaincre les consommateurs. - réalisation : Annie Brault - invités : Sandrine Freguin-Gresh chercheuse au Cirad

Nourrir le vivant
[Sani'Terre] Épidémies : mieux vaut surveiller que confiner (2/2)

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Feb 21, 2025 37:39


On poursuit notre plongée dans le monde de la surveillance des maladies ! Dans un monde en pleine croissance démographique, où les échanges de biens et de personnes s'accélèrent aussi rapidement que les températures grimpent, le risque de propagation et d'émergence de maladies est une réalité à laquelle nous devons faire face.

7 milliards de voisins
Le café, un produit bientôt indisponible ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 13, 2025 48:30


Avec 2 milliards de consommateurs dans le monde, le café est l'une des boissons les plus populaires. Au réveil, après le déjeuner ou à la pause, le café est en effet devenu un fidèle allié de notre quotidien mais pourra-t-on encore en boire dans 10 ou 20 ans ? Sans être alarmiste, la question est légitime tant les défis sont grands. D'abord la hausse des prix sous l'effet du changement climatique. En ce début janvier 2025, le prix du sac de 60kg de café cru brésilien a dépassé les 400 euros à la Bourse de New-York. Un record historique qui devrait encore être battu car la production de café devrait continuer à s'amenuir. Selon les projections, 50% des terres dans le monde, où l'on cultive le café, pourraient devenir inexploitables d'ici 2050. Autre inquiétude, la moyenne d'âge des producteurs qui est d'environ 55 ans. Activité difficile et peu rémunératrice, la caféiculture offre en effet peu d'arguments pour attirer la nouvelle génération.  Face à ce constat, comment conjuguer respect de l'environnement, rémunération décente pour les caféiculteurs et café de qualité pour les consommateurs ?  Avec :• Christophe Servell, torréfacteur, fondateur de Terres de café, marque de café de spécialité. Auteur du livre À l'origine - Rencontres en terres de café (Éditions Apogée, 2023)• Guillaume David, entomologiste, écologue du CIRAD basé à l'UMR PHIM (Plant Health Institute of Montpellier) à Montpellier, spécialiste des insectes ravageurs du café, correspondant de la filière café au Cirad.Un entretien avec Sarah Cozzolino, correspondante de RFI à Rio de Janeiro au Brésil, premier producteur mondial de café.  En fin d'émission, la chronique d'Haussman Vwanderday, des conseils pour les consommateurs. Aujourd'hui, la location de véhicules.  Programmation musicale :► Le café - Oldelaf et Monsieur D► Bad Habit - Zazikafa feat. Aguero Banks 

Cultures monde
Géopolitique du bœuf 4/4 : Au Sahel, l'élevage pastoral sous pression

Cultures monde

Play Episode Listen Later Dec 5, 2024 58:26


durée : 00:58:26 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'élevage pastoral, activité économique et sociale dont plus de 20 millions de personnes vivent au Sahel, fait face à de multiples pressions qui contraignent les parcours de transhumance. - réalisation : Margot Page - invités : Guillaume Duteurtre Agroéconomiste, chercheur au Cirad, le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement; Oussouby Touré Sociologue, expert du foncier pastoral et membre du think thank Ipar, spécialisé dans les politiques agricoles et rurales concertées au Sénégal et dans la région ouest-africaine. ; Toni-Giovanni Pegurri Chercheur en science politique, doctorant à l'Université de Lille.

7 milliards de voisins
Agriculture : les semences paysannes au service de la biodiversité

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 29, 2024 48:30


Sur le continent africain, la biodiversité agricole est essentielle au développement durable. En Afrique de l'Ouest, plus d'une vingtaine d'espèces sont d'ailleurs cultivées par village. Mais depuis les années 1970, les conditions climatiques ont affecté les rendements. Une situation qui a obligé les agriculteurs à adapter leurs cultures et le choix des semences mais ces techniques restent encore largement méconnues. Les paysans sont pourtant des acteurs clés dans la préservation de la biodiversité. Selon le Centre africain pour la biodiversité, 70 à 80 % des semences cultivées sur le continent proviennent de semences conservées par les agriculteurs. Comment valoriser leur rôle de protecteur de la biodiversité ? Et comment les aider à diversifier leur production ? Emission à l'occasion de la COP16 sur la biodiversité qui se déroule du 21 octobre au 1er novembre 2024, à Cali en Colombie. Avec :• Vanesse Labeyrie, ingénieure agronome au Cirad  organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale• Jessica Pascal, chargée de mission partenariats Sahel côtier et Madagascar au CCFD-Terre Solidaire ONG qui agit contre toutes les formes d'injustices, et en premier lieu, celui de ne pas souffrir de la faim.• Alihou Ndiaye, paysan, coordinateur de l'Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes (ASPSP) et du Comité Ouest-Africain des Semences Paysannes (COAPS) En fin d'émission, la chronique d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, de youtube à Tik tok, les vidéos d'enfants danseurs dans les bidonvilles financent des orphelinats.  Programmation musicale :► Bats toi - Abou Tall ► Africa Diverso Continente - Kombilesa Mi