POPULARITY
Un an après la bataille de Goma, quelle est la réalité du contrôle exercé sur la ville par l'AFC/M23, soutenu par Kigali ? Comment le groupe AFC/M23 se finance-t-il ? Et quelles perspectives de paix, alors que les initiatives diplomatiques — qui se multiplient — n'ont que peu d'effet sur le terrain ? Zobel Behalal, expert senior à l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational et ancien membre du panel d'experts des Nations unies sur la RDC, répond aux questions de Florence Morice. RFI : Il y a un an, lors de la chute de Goma, beaucoup d'analystes affirmaient que le M23 n'avait pas les moyens de gouverner la ville. Un an plus tard, peut-on dire que l'on s'était trompé ? Zobel Behalal : Oui, évidemment, on s'était trompé il y a un an. Parce qu'aujourd'hui, le mouvement non seulement contrôle la ville, mais il a étendu son pouvoir sur d'autres territoires, et notamment sur la province du Sud-Kivu. De quelle manière est-ce qu'il contrôle la ville, concrètement ? Le M23, toujours soutenu massivement par le Rwanda, a installé une administration parallèle avec des gouverneurs qui ont été nommés dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu, des administrateurs du territoire. Il a installé un système de taxation assez bien huilé. Le M23 contrôle également des territoires stratégiques de production minière, qui sont une source d'enrichissement assez considérable pour lui. Et ensuite, ce qu'il faut noter, c'est que le M23 contrôle cinq postes frontaliers stratégiques, notamment avec le Rwanda et l'Ouganda. Comment le M23 finance-t-il cette administration parallèle ? Essentiellement par ces taxes et le contrôle des ressources minières ? On a vu une nomenclature des taxes assez bien élaborée par le mouvement, qui concerne aussi bien le mariage, le transfert d'un corps, que la traversée d'une frontière, l'exploitation d'un site minier. Donc ça couvre vraiment toute l'activité économique et sociale des territoires sous son contrôle et cela rapporte énormément d'argent au mouvement. Il faut aussi comprendre que le M23 ne dépense pas beaucoup d'argent pour ses troupes. Les soldats, pour la plupart, sont très peu payés, ils reçoivent un entretien journalier pour leur nutrition, donc ceux-ci se sucrent sur le dos de la population et l'essentiel de l'argent collecté par le M23 va dans les poches de ses cadres politiques et militaires. Avant la chute de Goma, le M23 contrôlait déjà d'importants sites miniers. C'était le cas, par exemple, de Rubaya. Qu'est-ce qui a changé depuis un an ? Est-ce qu'ils ont mis la main sur de nouveaux sites stratégiques ? Depuis la chute de Goma, le M23 a étendu son contrôle sur des sites miniers, notamment dans la province du Sud-Kivu, des sites miniers de production d'or et de ce qu'on appelle la wolframite, ce qui constitue des sources de revenus importantes pour le mouvement. Il a continué à maintenir son contrôle sur les routes d'exportation des minerais de coltan exploités à Rubaya vers le Rwanda. Donc tout cet argent rentre dans les caisses du mouvement, mais profite surtout aux cadres politiques, aux cadres militaires et évidemment aux pays qui soutiennent le M23. Quels sont les pays qui bénéficient de ces ressources ? On a suffisamment d'informations et de preuves pour attester du soutien massif du Rwanda vis-à-vis du M23 et on sait que ce soutien rapporte énormément d'argent au Rwanda. Les statistiques du Rwanda d'exportation du coltan sur la période de janvier à juin 2025 sont 200 % supérieures à ce que c'était à la même période en 2024. Et on sait aussi qu'il y a des pays qui profitent de manière passive de la présence du M23, notamment les flux commerciaux et économiques entre le M23 et le Congo et l'Ouganda. Il y a également des pays un peu plus lointains, comme le Kenya et la Tanzanie. Prenons un exemple, celui du commerce du carburant. Aujourd'hui, à Goma, le carburant est sous le contrôle des proches du général Makenga, qui est le chef militaire du M23, et ses proches ont un monopole sur l'importation du carburant qui vient de pays comme le Kenya. Donc ça enrichit des réseaux qui, de manière passive ou indirecte, contribuent à financer le mouvement et profitent également de cette économie illicite. Depuis un an, les initiatives diplomatiques se multiplient, mais on a le sentiment qu'elles ont peu d'effet sur le terrain. Pour quelle raison, selon vous ? Il y a eu une forte mobilisation diplomatique qui est appréciable. Mais ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y a un élément qui structure cette guerre, il y a un élément qui constitue son carburant, c'est l'exploitation des ressources naturelles. Donc l'angle mort des principaux processus de paix, c'est qu'ils ne prennent pas suffisamment en compte cet aspect qui pourtant représente un moyen de pression sur les différents acteurs pour les obliger à se mettre autour de la table pour discuter. Mais le processus de Washington et l'accord-cadre qui a été signé en fin d'année dernière aux États-Unis prétend justement placer cette dimension économique et l'organisation économique régionale au cœur des discussions. Autant on se félicite du fait que les Américains aient mis sur la table cette dimension économique, autant on reste encore sur notre faim sur les mesures concrètes qui vont véritablement résoudre le problème dans sa profondeur. On a plutôt l'impression que ce processus pourrait représenter une prime à l'ambition expansionniste de certaines parties. Il pourrait représenter une source d'enrichissement des réseaux criminels préexistants. Donc il faut commencer par créer des conditions pour que ces personnes n'accèdent plus à ces ressources naturelles. Et c'est l'angle mort, comme je le disais, de ces processus de paix. Donc le M23, et ? Le M23, les pays voisins comme le Rwanda… Et il faut reconnaître aussi que, aujourd'hui, dans l'exploitation illicite des ressources naturelles, les réseaux criminels se recrutent au sein de l'élite politique, sécuritaire de tous les pays, y compris du Congo. On n'a pas d'éléments qui nous permettent de dire aujourd'hui que ces élites au Congo, au Rwanda et dans les autres pays, ne continueront pas à tirer les ficelles lorsque ces contrats seront appliqués. Tout récemment, l'Angola, qui semblait sorti des processus de négociation, a relancé des consultations et plaide pour un dialogue national. Est-ce que cette nouvelle initiative de Luanda est porteuse d'espoir selon vous ? L'initiative angolaise est potentiellement une évolution positive, car si la crise du M23 s'inscrit dans une dynamique géo-criminelle, où des États instrumentalisent le crime transnational organisé à des fins économiques et financières, il faut reconnaître que cette crise prospère aussi parce qu'elle s'ancre dans des faiblesses structurelles profondes que seuls les Congolais eux-mêmes ont la capacité et le devoir de traiter. Donc un dialogue intercongolais, qui va discuter du partage des richesses, de la forme de l'État, de comment faire nation, de la lutte contre l'impunité, me semble bienvenu. À lire aussiRDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23
Invité : Christian Flaesch, ancien directeur de la PJ de Paris Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est l'un des plus grands écrivains d'Irlande, Oscar Wilde est mis à l'honneur dans son pays, à l'occasion des 125 ans de sa mort. Plus d'un siècle après sa disparition, le festival Oscariana célèbre le dandy sulfureux dans sa ville natale, Dublin, où son héritage continue de vibrer. De notre correspondante à Dublin, « Voici sa statue parlante'', qui donne vie à Oscar Wilde, grâce à la voix de l'acteur irlandais Andrew Scott, dans un style très flamboyant, typique de l'écrivain ! » Mary Phelan, guide touristique, se trouve devant la statue d'Oscar Wilde. À son image : Wilde est allongé avec sa légendaire nonchalance, sourire en coin. Gravées tout autour, quelques-unes de ses citations les plus célèbres : « Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles… » « Je peux résister à tout, sauf à la tentation ! » « Ce suspense est terrible. J'espère qu'il va durer… » Juste en face, nous retrouvons Martin Burns, qui est à l'origine du festival Oscariana : « Bienvenue à la maison d'Oscar Wilde ! » C'est ici qu'a grandi l'écrivain. « Il a compris ce qu'était le culte de la célébrité avant tout le monde ! Le mouvement esthétique était tourné en ridicule dans les journaux, mais Oscar a commencé à s'habiller comme les caricatures qui se moquaient de lui. Alors que d'autres artistes fuyaient cela parce qu'ils étaient raillés, Oscar a compris qu'il vaut mieux qu'on parle de vous, même en mal, que pas du tout ! » Érigé en martyr Et son chef-d'œuvre, « Le portrait de Dorian Gray », suscita l'indignation dès sa parution. Le roman raconte l'histoire d'un homme, qui reste éternellement jeune, tandis que son portrait se défigure. Jarlath Killeen, directeur du département d'anglais à l'université Trinity, explique : « Le tableau commence à vieillir à sa place, tandis qu'il conserve sa beauté extraordinaire pendant des années, et à cause de cela, il pense pouvoir faire tout ce qu'il veut ! Il peut céder à toutes ses passions et à toutes les tentations. Cela déclenche de violentes campagnes de lettres de protestation, dans lesquelles on accuse Oscar Wilde de dépravation et d'immoralité. » Peu de temps après, Oscar Wilde est condamné à deux ans de prison pour « indécence grossière ». « Essentiellement, la prison l'a tué. Elle a brisé sa carrière, et il est décédé trois ans après sa libération. Longtemps après sa mort, le nom d'Oscar Wilde resta imprononçable, synonyme de scandale. Mais peu à peu, Wilde devint une figure utile au mouvement des premiers droits homosexuels. Comme il avait été emprisonné pour sa vie sexuelle, il fut érigé en martyr. » Derrière les barreaux, Oscar Wilde écrivit une lettre à l'homme de sa vie, À l'occasion du festival, ses mots résonnent à nouveau interprétés avec force par des artistes LGBTQ+. À lire aussiOscar Wilde, raconté par son petit-fils Merlin Holland et l'acteur Rupert Everett
C'est l'un des plus grands écrivains d'Irlande, Oscar Wilde est mis à l'honneur dans son pays, à l'occasion des 125 ans de sa mort. Plus d'un siècle après sa disparition, le festival Oscariana célèbre le dandy sulfureux dans sa ville natale, Dublin, où son héritage continue de vibrer. De notre correspondante à Dublin, « Voici sa statue parlante'', qui donne vie à Oscar Wilde, grâce à la voix de l'acteur irlandais Andrew Scott, dans un style très flamboyant, typique de l'écrivain ! » Mary Phelan, guide touristique, se trouve devant la statue d'Oscar Wilde. À son image : Wilde est allongé avec sa légendaire nonchalance, sourire en coin. Gravées tout autour, quelques-unes de ses citations les plus célèbres : « Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles… » « Je peux résister à tout, sauf à la tentation ! » « Ce suspense est terrible. J'espère qu'il va durer… » Juste en face, nous retrouvons Martin Burns, qui est à l'origine du festival Oscariana : « Bienvenue à la maison d'Oscar Wilde ! » C'est ici qu'a grandi l'écrivain. « Il a compris ce qu'était le culte de la célébrité avant tout le monde ! Le mouvement esthétique était tourné en ridicule dans les journaux, mais Oscar a commencé à s'habiller comme les caricatures qui se moquaient de lui. Alors que d'autres artistes fuyaient cela parce qu'ils étaient raillés, Oscar a compris qu'il vaut mieux qu'on parle de vous, même en mal, que pas du tout ! » Érigé en martyr Et son chef-d'œuvre, « Le portrait de Dorian Gray », suscita l'indignation dès sa parution. Le roman raconte l'histoire d'un homme, qui reste éternellement jeune, tandis que son portrait se défigure. Jarlath Killeen, directeur du département d'anglais à l'université Trinity, explique : « Le tableau commence à vieillir à sa place, tandis qu'il conserve sa beauté extraordinaire pendant des années, et à cause de cela, il pense pouvoir faire tout ce qu'il veut ! Il peut céder à toutes ses passions et à toutes les tentations. Cela déclenche de violentes campagnes de lettres de protestation, dans lesquelles on accuse Oscar Wilde de dépravation et d'immoralité. » Peu de temps après, Oscar Wilde est condamné à deux ans de prison pour « indécence grossière ». « Essentiellement, la prison l'a tué. Elle a brisé sa carrière, et il est décédé trois ans après sa libération. Longtemps après sa mort, le nom d'Oscar Wilde resta imprononçable, synonyme de scandale. Mais peu à peu, Wilde devint une figure utile au mouvement des premiers droits homosexuels. Comme il avait été emprisonné pour sa vie sexuelle, il fut érigé en martyr. » Derrière les barreaux, Oscar Wilde écrivit une lettre à l'homme de sa vie, À l'occasion du festival, ses mots résonnent à nouveau interprétés avec force par des artistes LGBTQ+. À lire aussiOscar Wilde, raconté par son petit-fils Merlin Holland et l'acteur Rupert Everett
À l'occasion de sa revue de presse, vendredi, Paul Arcand aborde la grève nationale chez Postes Canada. Celle-ci a été déclenchée jeudi par les travailleurs des postes en réponse à la transformation de la société d'État ordonnée par Ottawa. Le gouvernement fédéral a notamment annoncé la fin progressive de la livraison quotidienne du courrier à domicile au profit des boîtes postales communautaires. L'objectif est de mettre fin à ce qui a été qualifié de désastre financier par le ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, alors que Postes Canada perd environ 10 millions de dollars chaque jour. «Notre boîte de courrier contient quoi? Essentiellement, de la publicité qu'on envoie directement dans le bac de recyclage. En déclenchant encore une grève, c'est comme offrir l'aide syndicale à mourir à une société dont on a de moins en moins besoin», affirme Paul Arcand. Autres sujets abordés: Plus de 3 000 emplois en moins dans la fonction publique québécoise; Accusations contre l'ancien directeur du FBI et nouveaux tarifs douaniers annoncés par Donald Trump; L'ex-président français Nicolas Sarkozy ira en prison; Une opération «Mr. Big» permet de coincer un homme qui a tué son bébé; Avis aux gens de Québec: il y aura un péage sur le futur 3e lien. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Le consensus scientifique est clair : l'activité humaine a un impact direct sur le climat. En émettant des gaz à effet de serre, l'humanité réchauffe la planète. Nous ressentons tous les effets de ce réchauffement avec la hausse des températures, le bouleversement du cycle des saisons, les inondations qui alternent avec les sécheresses, elles-mêmes à la base d'incendies gigantesques ! La racine de tout cela, ce sont donc les gaz à effet de serre que nous émettons : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote, gaz fluorés… Essentiellement en brûlant du bois, du charbon, du pétrole et du gaz et en coupant les forêts. Alors OUI il faut réduire ces émissions mais comment s'y prendre. Il y a plusieurs stratégies et pour résumer, nous avons besoin de tout le monde ! Mais c'est évidemment bien plus compliqué et si l'effort est immense, il peut être enthousiasmant comme vont vous l'expliquer nos invités : Avec Pierre Gilbert, prospectiviste spécialisé sur les sujets environnementaux et climatiques pour son livre Les nouvelles voies du géomimétisme, paru chez Odile Jacob François Gemmene spécialiste des questions de géopolitique de l'environnement, professeur à HEC, spécialiste de la gouvernance du climat, directeur de l'Observatoire Hugo à l'Université de Liège, enseignant à Sciences-Po et à la Sorbonne Julie Gosalvez présidente de l'AFEN, L'Association Française pour les Émissions Négatives. Musiques diffusées dans l'émission Isaac Gill - Take two stones (or love is not geology) Daara J Family - Cosaan.
Le consensus scientifique est clair : l'activité humaine a un impact direct sur le climat. En émettant des gaz à effet de serre, l'humanité réchauffe la planète. Nous ressentons tous les effets de ce réchauffement avec la hausse des températures, le bouleversement du cycle des saisons, les inondations qui alternent avec les sécheresses, elles-mêmes à la base d'incendies gigantesques ! La racine de tout cela, ce sont donc les gaz à effet de serre que nous émettons : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote, gaz fluorés… Essentiellement en brûlant du bois, du charbon, du pétrole et du gaz et en coupant les forêts. Alors OUI il faut réduire ces émissions mais comment s'y prendre. Il y a plusieurs stratégies et pour résumer, nous avons besoin de tout le monde ! Mais c'est évidemment bien plus compliqué et si l'effort est immense, il peut être enthousiasmant comme vont vous l'expliquer nos invités : Avec Pierre Gilbert, prospectiviste spécialisé sur les sujets environnementaux et climatiques pour son livre Les nouvelles voies du géomimétisme, paru chez Odile Jacob François Gemmene spécialiste des questions de géopolitique de l'environnement, professeur à HEC, spécialiste de la gouvernance du climat, directeur de l'Observatoire Hugo à l'Université de Liège, enseignant à Sciences-Po et à la Sorbonne Julie Gosalvez présidente de l'AFEN, L'Association Française pour les Émissions Négatives. Musiques diffusées dans l'émission Isaac Gill - Take two stones (or love is not geology) Daara J Family - Cosaan.
L'actrice, scénariste et metteuse en scène est à l'affiche de la série « Ghosts : Fantômes en héritage », disponible sur Disney + le 9 avril, et sur scène avec « Ça va ça va ». Camille Chamoux nous accueille dans son appartement du 11e arrondissement, à Paris, qu'elle décrit comme « un studio d'enregistrement de musique californien des années 1970 ». Car il y a plein de bois partout, deux guitares, un mange-disque et un piano sur lequel elle joue quelques notes. Et même si elle fredonne « On écrit sur les murs », de Kids United, la Prix Molière 2022 de l'humour (pour « Le Temps de vivre ») s'est moins illustrée dans la chanson que sur les écrans et sur scène. Son goût pour l'interprétation remonte d'ailleurs à son enfance, où elle jouait des textes de Sylvie Joly, Pierre Desproges et Raymond Devos, devant un public constitué de ses deux grands-mères.Fille d'un père expert dans le secteur de la communication et d'une mère juriste, Camille Chamoux a grandi à Paris, dans une famille de droite, libérale, « où il y a toujours eu de l'espace pour le dialogue ». Un dialogue qui s'est intensifié de ses 8 à 15 ans, jusqu'au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, où les instructeurs jésuites ont dû s'armer de patience pour lui démontrer l'existence d'un Dieu en lequel elle ne croyait pas. A cette époque, elle lit « tout Roald Dahl » et s'entiche des personnages de « La Comédie humaine » et des « Misérables ».Après des classes en cours préparatoires pour passer le concours de l'Ecole normale supérieure, elle s'oriente vers le théâtre et s'extasie devant les films de Patrice Chéreau et de John Cassavetes. Dans cet épisode du « Goût de M », Camille Chamoux évoque aussi son rapport à la psychanalyse, qui « a décuplé [ses] ressources et [ses] capacités d'invention », sa recherche de l'empathie et son absence d'« obsession du matériel », même si elle adore l'architecture et aime prendre soin de l'aménagement de son intérieur.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d'une personnalité. Qu'ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d'enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d'un corpus de goûts, d'un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l'aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Dans notre monde occidental, est-ce qu'être gentil est le synonyme de faiblesse ou une force subversive? Comment nos interprétations de la Bible influencent-elles notre compréhension de la gentillesse? Dans cet épisode, Joan et Stéphane essaient de comprendre les liens entre le genre et la notion de gentillesse et plongent au cœur d'expressions et de passage bibliques pour élargir notre compréhension de ce concept. Site internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Tom Parson, unsplash.com. Utilisée avec permission. Transcription: Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, doit-on toujours être gentil? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. Faire les choses gentiment Alors Stéphane, on va commencer gentiment à enregistrer le podcast. Ça, tu vois, cette expression, “gentiment”, c'est une expression vaudoise. Je la connaissais un petit peu d'avant, mais je ne l'avais jamais utilisée aussi fréquemment. Et je dois reconnaître que j'ai mis un certain temps à bien la saisir, tout simplement. Dans une réunion d'Église, on t'interpelle et on te dit: peux-tu gentiment... faire ceci, dire cela, etc. Du coup je me dis, mais est-ce qu'il/elle voulait dire qu'avant, je n'étais pas gentille? C'est possible aussi, ce n'est pas très grave; mais je découvre qu'ici ce gentiment, ça veut dire tranquillement, tout doucement, progressivement, bientôt. C'est simplement une façon de mettre les gens en route vers ce qu'on aimerait bien qu'ils ou qu'elles fassent. Que dis-tu, toi, de cette expression « gentiment »? Gentil : l'attribut des femmes? On n'a pas d'équivalent, mais quelque part, je ne suis pas surpris que ce genre d'expression existe dans les Églises, parce qu'il y a une perception que lorsqu'on est chrétien, justement, on est gentil, on ne veut pas brusquer, on ne veut pas provoquer. C'est un peu l'image de la tranquillité, on ne veut pas faire de vagues. Et pourtant, il y a des gens qui revendiquent, il y a des gens qui provoquent les choses, mais on est un peu dans cette mentalité. Je ne suis pas surpris. “Gentiment”, je pense que c'est répandu dans tout le canton de Vaud, mais ce qui m'a surpris, c'est sa récurrence en Église. Comme tu le dis, ça va aussi avec ce souhait d'avoir une attitude tranquille, qui ne froisse pas, qui ne brusque pas. Pour moi, c'est un peu un attribut; cette notion d'être gentil, c'est un attribut féminin qui est lié au “care”. Je me rappelle que j'étais devenue un peu dingue, parce qu'il n'y a même pas dix ans, il y avait une enquête dans Réformes, (je salue les lecteurs et lectrices de Réformes), pour essayer de réfléchir au ministère pastoral: femmes, hommes, quelle différence? Je crois qu'on en a parlé dans un autre podcast. Ce qui était dit quand même, c'était que pendant longtemps, on attendait des femmes qu'elles soient gentilles, qu'elles soient douces, qu'elles soient dans le “care”, qu'elles prennent soin, parce que ce sont des attributs plus féminins que masculin. Ça fait du bien à l'Église quand il y a des femmes salariées comme ça en position de leadership qui prennent soin des autres. J'avoue que, du coup, ça ne me rend pas toujours très très réceptive à cette notion de gentillesse. Est-ce une faiblesse d'être gentil? C'est vrai que la gentillesse est associée à une certaine faiblesse. Ce n'est pas masculin. Et on voit ça ici en Amérique du Nord, une espèce de ressac du féminisme et l'affirmation d'une masculinité que plusieurs appellent toxique. Il faut être fort, il faut être déterminé. Ça me fait penser à cette histoire datant d'une vingtaine d'années: un ordre religieux féminin avait investi ses avoirs pour faire du développement de projets sociaux et elles se sont fait frauder. Qu'est-ce que tu veux dire par « se faire frauder » ? Ça, je crois que je ne connais pas. Essentiellement, il y a un promoteur qui est arrivé et qui est parti avec l'argent. Ces religieuses-là ont voulu poursuivre certains intervenants qui ont été négligents. J'ai entendu une entrevue où la personne disait: « Bon, les petites religieuses vont faire leur carême, là, puis elles vont prendre leur trou, et puis tant pis pour elles. » Cette idée que parce qu'on est femme, qu'on est dans les ordres religieux, on est une espèce de carpette sur laquelle on peut passer… on s'attend à ce que des personnes religieuses se couchent devant la confrontation. Et pourtant, on a dans la Bible et dans l'histoire de la chrétienté des tonnes et des tonnes d'histoires de femmes fortes, puissantes, qui ont fait des choses, mais qui n'étaient pas faibles, qui n'étaient pas le cliché de la femme gentille. C'est vrai que j'ai un peu cette difficulté dans le monde chrétien, une méfiance envers les femmes puissantes; effectivement je trouve qu'il y a beaucoup de femmes dans la Bible qui sont puissantes, beaucoup de femmes qui osent, qui sont audacieuses. C'est quelque chose qui n'est pas beaucoup valorisé en milieu chrétien, mais j'ai l'impression que c'est dans la société en général. Être gentil comme des brebis Je vais commencer notre bataille de versets bibliques; je vois dans notre document partagé que tu as prévu un certain nombre de versets, mon cher collègue. Alors, je vais commencer notre bataille du jour. Il y a un verset biblique qui me permet toujours de le mettre en parallèle avec tous les versets sur la gentillesse et la douceur. Je pense que c'est important qu'il y ait des versets sur la douceur et la gentillesse. Mais ces versets-là, pour moi, ne peuvent pas se lire sans entendre aussi Jésus nous dire quelque chose dans l'oreille. Et donc on y va: on est en Matthieu 10. « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. » Oui, les brebis, c'est gentil, c'est mignon. On m'a jamais vu des brebis faire grand chose de méchant, éventuellement charger quelqu'un si tu t'approches de leurs petits, mais bon voilà. Alors que les loups, ça n'est pas très gentil. Soyez donc prudents comme des serpents. On a une notion de prudence. Encore que les serpents ne sont pas seulement prudents, ils peuvent aussi être assez territorial. Et ensuite, on a ce « et … » comme les colombes. Alors là, comment est-ce qu'on traduit ce mot-là « akéraios »? Parce que c'est en grec tout ça. On peut traduire par « simple », par « candide », par « pur ». Peut-être d'autres mots que vont nous envoyer des auditeurs ou auditrices. Et en fait, ce « a », c'est « non », donc quelque chose qui n'est pas. Qui n'est pas quoi? Qui n'est pas mélangé, qui est intact. Voilà, il y a cette négation devant un verbe et on comprend que c'est “ce qui n'est pas mélangé”. Eh bien, sais-tu comment je l'entends? Je l'entends comme le mot « entier ». « Soyez donc prudents comme les serpents ». OK. Un appel à la prudence. Et « entiers comme les colombes ». Des colombes, c'est tout blanc, ce n'est pas mélangé. Voilà, des colombes blanches. On comprend la métaphore. Il y a cette notion de “je suis entièrement qui je suis”, et j'aime bien. Pourtant, être entière, pour l'instant, ce n'est pas une qualité qui est unanimement appréciée. Bienheureux les gentils On dit souvent: soyez vous-même, soyez authentique, mais pas cet aspect de votre personnalité. Et je crois qu'il y a des moments où il faut monter au front, il faut dénoncer, il faut charger et confronter les autorités, l'Empire, et ainsi de suite, parce qu'on doit dire, ah non, ça, ça ne va pas. C'est inacceptable la façon dont tel groupe est traité. Mais il y a d'autres moments où montrer de la compassion, c'est important aussi. Ça peut être perçu comme de la gentillesse d'être là pour l'autre et ça fait partie de l'expérience humaine. Mais pourquoi l'un est-il plus valorisé que l'autre? Dans notre bataille de passages bibliques, ce qui m'est revenu, c'est le discours sur la montagne de Jésus: bienheureux, bienheureuse les doux, les bons. Et lorsqu'on pense que le but était de provoquer les gens, de renverser les attentes, de dire vous pensez que les meilleurs, les personnes qui vont réussir, ce sont les gens qui sont violents. Non. Ce sont les gens qui vont avoir de la compassion, qui vont être bons, qui vont exprimer et vivre ça; ces gens-là vont entrer dans le royaume de Dieu. Je pense qu'il y a quelque chose de puissant justement, ce n'est pas un signe de faiblesse que de choisir la bonté, de choisir la gentillesse plutôt que la violence et l'exploitation. Être gentil peut être subversif C'est vrai qu'être gentil, ça peut être subversif. Par exemple, quand je vivais à Zurich, on m'avait prévenu que ce n'est pas seulement la mendicité qui est interdite, mais c'est aussi de faire l'aumône. Donc les deux aspects, demander de l'argent ou en donner, étaient formellement interdits. Je me disais parfois, si je vois quelqu'un qui a besoin de quelque chose, je vais peut-être quand même essayer de l'aider, même si c'est formellement interdit. C'est incroyable combien il peut y avoir d'arguments. On m'a sorti tellement d'arguments sur le fait que c'est mieux que ce soit interdit, parce que, vois-tu, comme ça, les gens vont chercher de l'aide aux bons endroits, et puis les gens qui sont très occupés ne sont pas dérangés, et puis en même temps ça évite aussi des tas d'incivilités sur la place publique. Moi, je comprends. L'effet que ça m'a fait quand je suis arrivée à Lausanne: il y avait quelqu'un qui faisait de la mendicité pas très loin de chez moi et une dame s'est arrêtée et a dit à la mendiante: « Oh vous êtes là, ça fait plusieurs jours que je ne vous ai pas vue, est-ce que je peux vous faire un câlin?» Et cette dame qui faisait la manche était toute contente que quelqu'un la prenne dans les bras. Cette gentillesse là, comme ça à l'état pur, juste devant mes yeux, je ne sais pas, ça m'a émue aux entrailles. C'est vrai qu'il y a des manifestations de bonté, c'est plus de la bonté pour moi que de la gentillesse; cela me rappelle le beau sur terre, cette bonté qui nous reconnecte à nos capacités d'empathie et de nous occuper des autres. Non pas parce qu'on nous le demande, non pas parce que c'est une injonction, non pas parce que c'est un pré-requis, mais parce que c'est ce qui est juste: prendre soin des autres; et puis souvent on passe à côté. Cette forme de gentillesse, de bonté, elle est très subversive, je trouve. Combattre le feu par la gentillesse Je suis totalement d'accord. C'est déstabilisant pour plusieurs personnes de répondre avec gentillesse. Il y a l'expression « il faut répondre au feu par le feu », mais lorsqu'on y pense quelques secondes, on a un feu devant nous, et on va rajouter du feu? On a une personne qui est violente devant nous, on va rajouter de la violence. Quelle va être la réponse à encore plus de violence? Au lieu de dire, on va répondre au feu par de l'eau. Ça semble tellement évident. J'ai un feu à la maison, je vais chercher de l'eau, je vais essayer de l'éteindre, ce feu-là parce que je suis faible, pas parce que j'ai peur, mais parce que je veux créer un autre climat, je veux créer une autre atmosphère. Lorsque j'ai quelqu'un qui m'envoie des insultes, par exemple sur les médias sociaux. Il n'y a rien de pire pour cette personne de lui répondre «merci beaucoup pour votre commentaire». La personne ne sait plus quoi répondre parce qu'elle veut en découdre, elle veut la confrontation. Dire simplement: merci beaucoup pour votre point de vue. Je vais réfléchir à ça. Merci d'avoir cette conversation-là, ça diminue la toxicité. Ça ne veut pas dire nécessairement que je suis d'accord avec la personne. Ça ne veut pas dire que je me défile. C'est juste que je ne veux pas vivre dans un climat de confrontation et que j'ai ce pouvoir-là de ne pas me jeter tête première dans la confrontation. Je peux simplement dire, je vais être gentil, je vais être poli, je vais être bon et c'est cette vie-là que je veux vivre. Si les autres veulent autre chose, tant pis pour eux, mais je n'ai pas été aspiré dans ce monde-là. Prendre les gens au sérieux en étant gentil Mais si quelqu'un veut vraiment la confrontation, c'est mon expérience en tant que femme, cette personne-là ira jusqu'au bout pour l'avoir. Je me souviens à la sortie d'un culte, j'étais un peu plus jeune à ce moment-là, voilà quelqu'un qui vient me brancher, n'était pas d'accord, pas content. Et je lui ai dit: écoutez, ce n'est pas grave, on va se mettre d'accord de ne pas être d'accord. Ça ne lui a pas plu du tout, pas du tout. Cette personne-là est allée chercher beaucoup plus loin pour obtenir une réaction de ma part. Et je me suis dit, ça c'est quelqu'un qui veut une confrontation franche, je vais la lui offrir. En fait, c'est super qu'on discute de ça et qu'on arrive là. Stéphane, ce n'était pas prévu, on ne l'avait pas noté dans notre Google Doc. Mais finalement, il y a quelque chose qui est important pour moi, c'est de prendre les gens au sérieux. Quand je vois que les gens ont besoin d'aller jusqu'à une certaine confrontation, une certaine authenticité, quelque chose d'un peu plus cash justement, où on met moins les formes, et bien je me dis peut-être que c'est les respecter que d'aller jusque là. Il faut aussi savoir s'arrêter, savoir faire marche arrière. Mais il y a une partie de moi qui me dit, après tout, peut-être que ça nous permettra d'arriver à l'étape suivante. Je réfléchis: je ne suis pas tout à fait persuadée de ça; je ne suis pas sûre que ça marche à tous les coups. Mais en moi, il y a quelque chose qui souvent permet ou autorise ça, parce que j'aime bien prendre les sentiments des gens au sérieux. Le côté culturel de la gentillesse Il y a un problème lorsque la gentillesse sert à éviter de dire des choses. Parfois, ce sont des trucs très culturels. Par exemple, dans mon Église, parce que pendant longtemps, on a eu des pasteurs et des gens qui venaient surtout de la France, on a cette tradition, cette culture de débattre franchement des choses, de dire des choses honnêtement, pas toujours plaisantes, mais au moins, comme on dit en France, c'est cash. C'est clair, il n'y a pas de faux-fuyants, il n'y a pas de messages codés. Et une fois que la conversation est terminée, c'est terminé. Chez les anglophones, c'est autre chose; il y a une expression qui s'appelle « English nice », dans le sens où, lorsqu'on a une réunion de conseil ou de collègues, il faut toujours faire attention à ce qu'on dit, il faut être poli, mais on ne dit pas les vraies choses. Cela crée parfois des surprises, lorsqu'on a des anglophones qui viennent dans des réunions de francophones, ils sont complètement déboussolés. Ils disent « vous allez vous arracher la tête », c'est complètement dysfonctionnel. Pour nous c'est normal. On dit ce qu'on a à dire, honnêtement, puis une fois que c'est terminé, c'est terminé et il n'y a pas de rancœur. On utilise cette idée de bonté, de gentillesse pour cacher des choses, pour éviter des sujets, se tenir loin des conflits. La gentillesse chronique J'ai découvert, en cherchant un peu sur internet, que l'intelligence artificielle nous synthétise des tas de trucs. Je ne sais pas ce que ça va faire à notre esprit critique, préparons-nous. Mais en tout cas, l'intelligence artificielle a une définition concernant un phénomène très étudié concernant les femmes: la gentillesse chronique. Ça ne touche pas que les femmes, bien sûr. Il y a des hommes aussi qui souffrent un peu de ce phénomène. La gentillesse chronique, ça peut être un mode de fonctionnement qui devient épuisant et malsain. Pourquoi? Parce que les personnes qui souffrent de ce trait comportemental envahissant sont tout le temps en adaptation excessive. J'en connais un bout parce que moi, j'ai changé de pays, changé d'Église, changé de culture, donc je suis tout le temps en train de m'adapter. Ces personnes font preuve de beaucoup d'écoute et de soutien, puis elles n'arrivent plus à dire non. Bien sûr, parce que quand tu veux t'adapter, c'est plus difficile de dire non. Et finalement, on se préoccupe tellement de l'état émotionnel des autres qu'on oublie un peu notre état à nous. On a régulièrement un sentiment de culpabilité inapproprié. Parce qu'on n'aurait peut-être pas assez pris soin des autres, c'est pour ça que c'est un peu difficile avec eux, avec elles. On a une attente anxieuse permanente, on attend d'être validé; on fait tellement d'efforts, donc on devrait être validé. Il y a aussi une difficulté à s'affirmer, une tendance à s'excuser, même quand on n'est pas fautif. Je trouve ça vraiment frappant, vraiment intéressant de se dire que ça peut devenir un comportement très envahissant. Cette gentillesse, qui est un plus dans la vie, qui rend la vie si belle avec des gens qui embrassent des personnes en situation de précarité dans la rue, peut se retourner contre les gens qui finissent par en faire un trait de caractère principal. La notion de gentillesse influencée par l'interprétation biblique Je suis totalement d'accord avec toi, j'ai vu ça. Et je comprends qu'on vit dans un monde patriarcal, mais quand on regarde nos écritures bibliques, on voit Jésus entouré de femmes. Certaines avaient des positions importantes. Dans ses aventures, Paul rencontre des femmes très puissantes. Même dans le premier testament, on a des femmes très puissantes et on voit beaucoup de femmes en position de leadership. Ça me turlupine. J'ai beaucoup de questions. Oui, il y a les 2000 ans de patriarcat, toutes les interprétations des textes bibliques. Je vais te raconter une autre anecdote. J'ai eu un professeur de philosophie au cégep (pour les gens à l'extérieur du Québec, le cégep, c'est entre le secondaire, le lycée et l'université; c'est un programme de deux ans, grosso modo). Ce professeur nous parlait de tendre l'autre joue et nous racontait l'histoire d'un bon chrétien; quelqu'un arrive et lui donne une claque en pleine figure, il ne bouge pas. L'autre personne lui donne une deuxième claque en pleine figure. Là, ce bon chrétien enlève son manteau et bat son assaillant. Quelqu'un intervient et dit « mais je croyais que tu étais un bon chrétien, Jésus voulait que tu tendes l'autre joue ». Et la morale de notre prof dit: « oui, il a tendu l'autre joue, mais après, il n'y a rien d'écrit, ce qui fait que tout est permis ». Je doute que ce soit l'idée de Jésus et des auteurs des évangiles de dire: après qu'on ait tapé la deuxième joue, tout est permis, allez, c'est la bagarre. Je pense pas que c'était ça. Cela montre comment on peut prendre des histoires bibliques, certains passages et les renverser pour les faire correspondre à une certaine attente de notre monde, au lieu de dire: oui, c'est confrontant de tendre l'autre joue. Peut-être que ça veut dire: je choisis encore une fois de ne pas répondre avec la violence. J'exerce le pouvoir que j'ai sur ma personne et je fais preuve de force. Je ne tombe pas dans mes plus bas instincts. C'est quelque chose d'encore plus fort que donner un coup de poing dans la figure. Mais non, on ramène ça dans les normes actuelles. Je pense que la façon dont on lit certains passages, dont on les interprète, a un impact sur cette idée de la gentillesse. Demander aux puissants d'être gentils Tout à fait, d'autant plus que ma compréhension du monde de Jésus, c'est que c'était un monde qui était rempli d'esclaves. La majorité des gens étaient en situation d'esclavage, que ce soit des femmes, des enfants ou des esclaves tout court. Et il y avait une petite minorité de dominants qui étaient les maîtres, les hommes ou bien celles et ceux qui avaient des droits au sein de la société. Et finalement, quand Jésus invite les personnes autour de lui à cette gentillesse évangélique, il invite le monde à se convertir, à devenir un monde démocratique comme celui qu'on a maintenant, en tout cas qu'on essaye de conserver. Et il invite aussi à respecter celles et ceux qui sont en situation subordonnée. Donc finalement, c'est une gentillesse qui s'adresse en priorité aux puissants. Et maintenant, c'est beaucoup réutilisé pour dire aux gens qui demandent des droits, aux femmes, aux enfants, soyez gentils, mais soyez gentils, soyez patients, attention, prenez votre temps, voilà. Donc je trouve qu'en plus, il y a beaucoup de mauvaises exégèses dans tout ça. On ne replace pas du tout les mots, les injonctions de Jésus dans leur contexte. Je ne crois pas que Jésus, s'il venait maintenant et s'il voyait une femme se faire battre par son mari et que cette femme ose lui dire « espèce de connard ». Je ne pense pas que Jésus dise à la femme « oh là là, sois gentille, ce n'est pas très gentil de dire ça, c'est un mot quand même pas poli ». Non, pas du tout; je pense que Jésus serait lui aussi le premier à choper le gars et à appeler la police. Je trouve très compliqué d'utiliser les termes de Jésus sortis de leur contexte et surtout de les utiliser pour avoir du pouvoir sur les autres. Et ça, ça me rend complètement dingue. Et par ailleurs, je trouve que les versets dans la Bible qui parlent de tout mettre en commun, vraiment d'être beaucoup plus solidaires, d'avoir finalement ce respect de l'équilibre des richesses sur Terre, me semblent aller beaucoup plus loin pour le monde d'aujourd'hui, pour la distribution difficile des richesses, pour les inégalités qui se creusent, plus tellement sud-nord, parce qu'il y a plein de milliardaires dans le sud maintenant, mais à l'intérieur même de différentes zones géographiques, ça me semble beaucoup plus contraignant. Et c'est étonnant combien ces versets-là, finalement, sont peu mobilisés. On va peu dire à quelqu'un de riche ou puissant, est-ce que tu partages? Est-ce que tu as le souci des moins riches? Donc c'est bien la preuve qu'on n'est pas centré sur l'Évangile, mais centré sur le pouvoir que peuvent donner certains passages de l'Évangile. Être gentil comme badge d'honneur Quelque part, être gentil est peut-être plus difficile que d'être violent, mais il y a quelque chose de plus puissant. Peut-être pas sur le coup. Je reprends l'exemple de la bagarre, c'est peut-être plus satisfaisant à très, très, très court terme pour moi de donner un coup de poing dans la face de quelqu'un qui me tape sur les nerfs, mais je ne construis pas un monde meilleur. Et le message de Jésus, c'est difficile de dire, c'est complètement con. Aimez-vous les uns les autres, partagez, souciez-vous des uns les autres. Se faire traiter de gentil, peut-être qu'on a le défi de dire oui, merci; de prendre ça comme un badge d'honneur: “Oui, je suis gentil”. Je choisis ce chemin-là. Je choisis de me soucier des plus vulnérables de notre monde. Je choisis de créer un meilleur monde, une meilleure société. Et toi, qu'est-ce que tu as à offrir? Je pense qu'on a une possibilité de se ré-approprier ces mots-là et d'en être fier, je sais que c'est plus difficile. Conclusion Sur ces belles paroles, se ré-approprier les mots de Jésus et en être fier, nous vous remercions, chers auditeurs, chères auditrices, de nous envoyer vos feedbacks, vos retours, vos questions. C'est toujours un plaisir de vous lire. Et vous pouvez nous écrire par courriel, entre autres. Question de croire en un seul mot, à questiondecroire@gmail.com. Nous voulons prendre quelques secondes pour remercier notre commanditaire, l'Église unie du Canada, qui met en ligne un site internet, moncredo.org, où nos podcasts sont diffusés, où il y a des blogs, des vidéos sur les grands enjeux, les grandes questions d'aujourd'hui. Merci beaucoup, Joan, pour cette conversation. Merci Stéphane.
Au cœur de la nuit, les auditeurs se livrent en toute liberté aux oreilles attentives et bienveillantes d'Olivier Delacroix. Pas de jugements ni de tabous, une conversation franche, mais aussi des réponses aux questions que les auditeurs se posent. Un moment d'échange et de partage propice à la confidence pour repartir le cœur plus léger.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Rococo & co”De Nicolas Pineau à Cindy Shermanau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 12 mars au 18 mai 2025Entretien avec François Gilles, doctorant et sculpteur, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 mars 2025, durée 26'32,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/03/20/3601_rococo_musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presse Commissaires :Bénédicte Gady, directrice des musées par intérim – conservatrice en chef du patrimoine en charge des collections de Dessins, Papiers peints et Photographies au musée des Arts décoratifsTurner Edwards, doctorantFrançois Gilles, doctorant et sculpteurLe musée des Arts décoratifs propose, du 12 mars au 18 mai 2025, une exposition inédite consacrée au style rococo. « Rococo & co. De Nicolas Pineau à Cindy Sherman » explore les évolutions de ce style, de son émergence au début du XVIIIe siècle jusqu'à ses résurgences dans le design et la mode contemporaine, en passant par l'Art nouveau et l'art psychédélique. Près de 200 dessins, mobilier, boiseries, objets d'art, luminaires, céramiques, et pièces de mode dialoguent dans un jeu de courbes et de contre courbes. Nicolas Pineau et Juste Aurèle Meissonnier côtoient Louis Majorelle, Jean Royère, Alessandro Mendini, Mathieu Lehanneur, mais aussi les créateurs de mode Tan Giudicelli et Vivienne Westwood, et l'artiste Cindy Sherman. Le commissariat est assuré par Bénédicte Gady, directrice des musées par intérim, Turner Edwards, doctorant, et François Gilles, doctorant et sculpteur.Cette exposition célèbre la restauration d'un fonds unique au monde de près de 500 dessins issus de l'atelier du sculpteur Nicolas Pineau (1684-1754), l'un des plus importants propagateurs du style rocaille, que l'Europe adopte sous le nom de rococo. Adepte d'une asymétrie mesurée et d'un subtil jeu de pleins et de vides, Nicolas Pineau s'illustre dans des domaines variés : boiserie, sculptures ornementales, architecture, estampe, mobilier ou orfèvrerie. La présentation de cette figure majeure du rococo se prolonge dans un atelier qui plonge le visiteur au coeur de la fabrique d'une boiserie rocaille. Asymétries, sinuosités, rêves de Chine et imaginaires animaliers illustrent les infinies variations du style rococo. Enfin, du XIXe au XXIe siècle, cette esthétique trouve de nombreux échos, du néo-style aux détournements les plus inattendus et ludiques.Figure du rococo. Nicolas Pineau, entre Paris et Saint-PétersbourgD'abord connu pour son œuvre gravée, Nicolas Pineau est appelé en 1716 en Russie, où il devient premier sculpteur puis premier architecte de Pierre le Grand. Pour le tsar, il dessine de nombreux projets de décors, jardins, monuments et édifices, participant activement aux grands chantiers qui transforment Saint Pétersbourg en capitale d'un nouvel empire et Peterhof en une nouvelle Versailles. De retour à Paris en 1728, Pineau souhaite poursuivre sa carrière d'architecte, mais c'est en tant que sculpteur qu'il excelle et se distingue auprès de ses contemporains. Il travaille principalement pour la noblesse parisienne et pour Louis XV, tout en continuant à envoyer ses modèles en Allemagne et en Russie, et en maintenant une activité éditoriale. Essentiellement constituée de sculptures de façades et de boiseries, son oeuvre est en grande partie détruite avec l'avènement du néo-classicisme. Toutefois, des vestiges subsistent encore aujourd'hui dans les rues du vieux Paris, témoignant de l'élégance de son art.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:28:56 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Alain Françon met en scène Les Fausses Confidences de Marivaux au théâtre Nanterre-Amandiers jusqu'au 21 décembre. Une comédie en trois actes qui explore avec subtilité les jeux de l'amour et du mensonge. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Alain Françon Metteur en scène
L'épisode 150 du Trio Économique se déroule en mode "Surf & Turf", puisque Ian est toujours à son congrès occulte. Vincent et Frank parlent du transport aérien au Canada : un cas typique de privatisation/libéralisation partielle et bâclée, qui devrait être achevée. Essentiellement, trois éléments posent problème. Premièrement, la fausse privatisation des aéroports, où l'État conserve une mainmise sur les actifs et force les opérateurs à être à but non lucratif. Deuxièmement, l'interdiction pour un acteur étranger de posséder une compagnie opérant au Canada. Enfin, l'interdiction de cabotage, c'est-à-dire le fait qu'une compagnie étrangère comme Air France ou American Airlines ne puisse pas offrir de vols intérieurs au Canada. Dans la partie Patreon, Vincent aborde le contenu d'un de ses futurs articles à paraître sur l'âme du libéralisme classique. On discute ensuite des critiques du "budget de l'an 1" publiées dans la presse. Vincent donne ses impressions sur le travail de Gagné et Pratte, en tant qu'économiste ayant participé à l'évaluation initiale du document du Parti Québécois. TIMESTAMPS 0:00 Introduction 2:05 Article à paraître de Vincent 2:44 Le transport aérien au Canada jusqu'à 1990 6:23 La privatisation d'Air Canada (1988-89) 11:20 Une privatisation incomplète. 12:24 Le gros problème des aéroports depuis 1992 19:20 20% des clients sont détournés aux USA 25:40 Éliminer les restrictions sur le cabotage 29:30 L'argument BS de la sécurité nationale 37:00 Éliminer la restriction de propriété étrangère 43:50 L'influence des syndicats 47:35 L'opposition des écolos 54:15 Plusieurs écolos se foutent de la vie humaine 59:00 Le parti vert était conservateur… 1:02:25 Vers Patreon Visiter notre Patreon pour des podcasts sans publicités avec quelques extras : www.patreon.com/isenechal Notre page Facebook : https://www.facebook.com/ISenechal Notre compte Twitter : https://twitter.com/PiluleRouge_CA Notrecompte TikTok : https://www.tiktok.com/@iansenechal Ian & Frank : https://open.spotify.com/show/6FX9rKclX7qdlegxVFhO3B Les Affranchis : https://open.spotify.com/show/61ZraWorXHQL64KriHnWPr?si=e0ca97a8510845c6
1er épisode / 5, de la série sur la dystrophie musculaire de Duchenne : Qu'appelle-t-on Myopathie de Duchenne ? Invitée : Dr Christine Barnérias, neuropédiatre, praticien hospitalier au sein du service de neurologie pédiatrique de l'hôpital Necker-Enfants Malades à Paris, membre de la commission essais thérapeutiques de la filière Filnemus et co-responsable du centre de référence des maladies neuromusculaires Nord/Est/Île-de-France affilié à la filière Filnemus et au Réseau Européen de référence Euro-NMD. https://hopital-necker.aphp.fr/neurologie-pediatrique https://maladiesrares-necker.aphp.fr/maladies-neuromusculaires/ https://www.filnemus.fr/ https://ern-euro-nmd.eu/ 1️⃣ Qu'appelle-t-on dystrophie musculaire de Duchenne ? [0'45 – 1'32] ✔️ Maladie génétique rare qui touche les muscles, ✔️ Les patients (enfants et adultes) présentent un affaiblissement et une dégénérescence progressive des muscles, ✔️ En France, environ 150 à 200 nouveaux-cas/an. Pour plus d'informations, retrouvez notre page article : https://rarealecoute.com/la-dystrophie-musculaire-de-duchenne/ 2️⃣ Qui sont les patients touchés par cette maladie rare ? [1'33 – 2'12] ✔️ Essentiellement des garçons : maladie génétique liée au chromosome X, ✔️ Les filles touchées sont rarement symptomatiques (forme moins sévère que chez les garçons). 3️⃣ Quelle est sa physiopathologie de la dystrophie musculaire de Duchenne ? [2'13 –4'02] ✔️ Mutation touchant le gène codant pour la dystrophine, protéine impliquée dans le maintien des fibres musculaires. ✔️L'absence de dystrophine entraine une dégénérescence et un affaiblissement des muscles. 4️⃣ Quels sont les principaux symptômes évocateurs ? [4'03 – 5'49] ✔️ Les premiers signes apparaissent avant l'âge de 5 ans, ✔️ Faiblesse musculaire : difficultés à marcher, à sauter, à courir, à monter les escaliers, chutes fréquentes, ✔️ Chez certains patients : difficultés cognitives, retard de langage. 5️⃣ Quelle est l'évolution des jeunes patients en l'absence de prise en charge ? [5'50 – 7'07] ✔️ Perte de la marche entre 8 et 13 ans, ✔️ Perte de force musculaire qui s'étend aux membres supérieurs, ✔️ Insuffisance respiratoire fréquente, modérée ou sévère, ✔️ Atteinte cardiaque chez certains jeunes patients. 6️⃣ À qui adresser les jeunes patients en cas de suspicion ? [7'08 – 7'44] ✔️ Centres de Références Maladies Neuromusculaires de la filière Filnemus. L'équipe : Virginie Druenne – Ambassadrice RARE à l'écoute Cyril Cassard – Journaliste/Animation Hervé Guillot - Production Crédits : Sonacom *********************************************************************************************************************************** À propos : "RARE à l'écoute" est un podcast dédié à la sensibilisation aux maladies rares et au soutien des personnes touchées par ces affections. Créé par un groupe passionné de professionnels de la santé, le podcast vise à informer les professionnels de santé et fournissant des informations sur les dernières avancées médicales et scientifiques dans le domaine des maladies rares, et inspirer les patients et leurs proches en partageant des histoires de courage et de persévérance. Contenu :
Après 14 ans d'exil et de détention, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a enfin pu quitter sa prison de Londres. Il était poursuivi aux États-Unis pour avoir rendu public des milliers documents sur les opérations militaires américaines. Entretien avec Thibaut Bruttin, directeur général adjoint de Reporters sans frontières.
C'est un aspect méconnu de l'histoire de la sécession katangaise, dans le Congo du tout début des années 60. Pour renforcer l'influence française en Afrique centrale, plusieurs responsables du pouvoir français de l'époque ont souhaité accompagner, soutenir Moïse Tshombé qui cherchait à se détacher de la capitale, Léopoldville... Et ils l'ont fait au prix d'une véritable confrontation entre des mercenaires et les Nations unies. Cette histoire de transfert d'armes, de bras de fer diplomatique et d'espions est racontée dans un livre qui vient de sortir aux éditions Perrin : Katanga ! La guerre oubliée de la Françafrique contre l'ONU. Son auteur, Maurin Picard, est notre invité ce matin. Il répond à Laurent Correau.
Chaque jour, découvrez la pépite du jour dans la France Bouge avec Elisabeth Assayag.
Chaque jour, découvrez la pépite du jour dans la France Bouge avec Elisabeth Assayag.
À la veille des élections législatives en Afrique du Sud où l'ANC est donnée perdante dans les sondages, gros plan sur les faiblesses de l'économie. Trente ans après la fin de l'apartheid, la majorité noire souffre toujours d'inégalités écrasantes. Un échec largement attribué au parti au pouvoir. Cette année, l'Afrique du Sud sera la première économie du continent africain en termes de PIB d'après les dernières prévisions du FMI. C'est à peu près le seul titre dont peut s'enorgueillir le président Ramaphosa. Mais il est trompeur. Avec ses activités diversifiées, son industrie développée, l'Afrique du Sud est première du continent en volume de richesses, mais en termes de croissance, elle fait pâle figure, derrière l'Angola, la Zambie et même le Zimbabwe depuis trente ans. La comparaison avec les grands émergents comme la Chine ou l'Inde est encore plus accablante car sa croissance réelle, sans l'inflation, est faiblarde, voire négative. Son PIB culmine en 2011. Depuis, le PIB par habitant a reculé de 23 % et les inégalités ont explosé. L'Afrique du Sud est le pays le plus inégalitaire au monde selon la Banque mondiale. Et c'est la majorité noire de la population qui en souffre le plus.40 % des Noirs sans travailLe fossé entre les Noirs et les Blancs est particulièrement choquant sur le marché de l'emploi, miné par un taux de chômage supérieur à 30 %. Ce taux est de 40 % parmi les Noirs et 7 % seulement pour la minorité blanche. 60 % des terres sont encore cultivées par des fermiers blancs, 16 % seulement par des Noirs à l'issue de la réforme agraire qui devait rééquilibrer l'accès à la propriété des terres. Idem pour l'actionnariat des entreprises cotées : 70 % des sociétés appartiennent encore aux Blancs. Dans le contexte d'appauvrissement généralisé, le nombre des personnes dépendant de l'aide sociale a explosé, cela concerne le tiers de la population.À lire aussiÉlections générales en Afrique du Sud : gros plans sur trois régions clésLe fiasco du Black Economic EmpowermentLe Black Economic Empowerment, une politique de discrimination positive en faveur de la population de couleur, n'a pas fonctionné comme prévu. Certains n'hésitent pas à parler d'un échec. D'un système déformé par l'usage. Seule une minorité noire s'est considérablement enrichie. Essentiellement des membres de l'ANC invités à la table des dirigeants blancs. Ils ont obtenu des participations au capital des grandes entreprises, des postes de direction, et sont devenus alors les meilleurs alliés économiques de leurs ex-oppresseurs. Le Black Economic Empowerment a été le terreau de la corruption. Aux détriments des collectivités qui passaient des appels d'offre, mais aussi des entreprises qui ont perdu en compétitivité.Les défaillances du réseau électriqueLa corruption endémique est l'une des causes de la défaillance chronique de la compagnie nationale d'électricité. Les déboires d'Eskom, devenue incapable de fournir du courant en continu, est la plaie la plus douloureuse de l'économie sud-africaine. La situation s'est améliorée depuis quelques mois, mais il est encore trop tôt pour parler d'un retour à la normale. La croissance sud-africaine sera cette année inférieure à 1 %. Selon le FMI, elle pourrait bondir à 3 ou 5 % si le courant était rétabli de manière durable. Cette déliquescence du réseau, avec des conséquences négatives sur le transport ferroviaire, est l'un des facteurs qui poussent certains investisseurs étrangers à reporter leurs projets.À lire aussiAfrique du Sud: pourquoi les élections générales sont l'un des scrutins les plus incertains depuis 30 ans
"Vous ne pouvez pas servir à partir d'un vase vide." Eleanor BrownSelon moi, il y a 2 significations : 1. D'abord il existe beaucoup de personnes vides, et qui par conséquent ne pourront jamais donner d'elles-mêmes.J'ai quelque fois entendu, notamment de la part de certaines femmes, qui ne s'appréciaient pas, des phrases tellement fortes et violentes du jugement quelles avaient d'elles-mêmes. Des "je me dégoute" d'une, "je ne peux pas me regarder dans un miroir", "je pleure lorsque je vois mon corps dans une cabine d'essayage" d'une autre. Paradoxalement j'ai aussi entendu de ces mêmes femmes : "avec toi j'arrive à m'accepter", ou "tu es le seul homme avec qui j'arrive à me montrer nu", "tu es le seul qui ne me demande pas de me maquiller". Bref, je pense, non mon égo le pense, que c'est aussi parce que je participais à ce moment là au renforcement de leur confiance en elles. Je donnais donc de moi, parce que moi au contraire, je m'auto-kif !! ;) Donc, j'ai pu verser et remplir un certain vide chez l'autre, du moins momentanément... Mais aujourd'hui je réalise que c'était un pansement sur une jambe de bois.On a aussi coutume de dire, que pour aimer les autres, il faut d'abord s'aimer soi même... Tout commence par soi, et je pense sincèrement qu'il faut être un minimum égoïste dans cette vie. Une personne qui ne s'aime pas, qui ne s'apprécie pas, ne pourra pas aimer et apprécier l'autre. Pour moi c'est une certitude !Alors certes, il ne faut pas plonger dans le narcissisme, et toute personne sur Terre manque d'estime de soi dans certains domaines, mais il ne faut surtout pas se dénigrer non plus. 2. Essentiellement, ce dicton signifie que pour que nous, en tant qu'humains, puissions prendre soin des autres efficacement, nous devons d'abord prendre soin de nous-mêmes. La notion est de nature intuitive, mais peut être plus difficile à mettre en pratique.Cependant, prendre soin de soi n'est pas égoïste. Prendre soin de soi nous permet, à nous, humains, de maintenir notre équilibre et de continuer à fonctionner comme une machine bien huilée qui augmente notre capacité à prendre soin des autres. Tout comme vous ne vous attendriez pas à ce que votre voiture roule continuellement sur 5 000 kilomètres sans s'arrêter pour faire le plein d'essence ou faire changer son huile, vous ne pouvez pas non plus vous attendre à cela de vous-même ! Fonctionner à vide conduit finalement à une machine qui ne fonctionne plus.Les gens considèrent souvent prendre soin de soi comme un acte égoïste. Vous ne pouvez pas verser dans une tasse vide, cela signifie que si vous ne prenez pas bien soin de vous, il ne vous restera plus de ressources à donner aux gens autour de vous. Il s'agit de faire de soi la priorité ultime et de prendre le meilleur soin de soi afin de mieux prendre soin des autres.La tasse vide est une métaphore de votre énergie et de vos ressources. Lorsque vous n'avez plus rien à donner, il vous est impossible d'être la meilleure personne possible pour les personnes qui vous sont chères autour de vous. Lorsque vous placez d'autres priorités dans la vie avant vous, comme les enfants, votre partenaire, votre famille ou votre carrière, vous avez souvent de bonnes intentions et de bonnes intentions, mais vous avez tendance à vous négliger et à négliger vos propres besoins. Cela vous amène à vider votre propre tasse plus rapidement que vous ne pouvez la remplir. Certaines personnes veulent que leurs proches soient heureux, plus qu'ils ne se soucient de leur propre bonheur , mais en faisant cela, ils ne prennent pas autant soin des autres qu'ils pensent l'être. Ils feraient un bien meilleur travail s'ils faisaient d'eux-mêmes la première priorité afin de pouvoir être la meilleure version d'eux-mêmes pour eux.Bref Lacoste aux pieds (pas de Nike
En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, je suis vraiment heureuse de vous faire découvrir LAURE DELAPORTE, cofondatrice de LP4Y, une ONG extraordinaire qui aide les jeunes des bidonvilles, essentiellement des jeunes femmes, à trouver un emploi. Quand j'ai rencontré LAURE DELAPORTE et que je me suis plongée dans l'histoire de son association, j'ai été absolument bouleversée par les chiffres qu'elle m'a rappelés. Savez-vous que : 1 jeune sur 3, de 15 à 24 ans, habite dans un bidonville. 1 jeune sur 3 ! Parmi eux, la moitié de ceux qui arrivent sur le marché de l'emploi ne trouve pas d'emploi formel et n'a aucune chance de sortir de la pauvreté. A ce rythme, en 2025, 1 milliard de jeunes vivront sous le seuil de pauvreté avec moins de 2$ par jour. 1 milliard ! Une fois qu'on sait ça, qu'est-ce qu'on fait ???? Vous, moi, je ne sais pas.
Vivez les interventions, la passion sécurité et l'engagement multiple du brigadier-chef Arnaud ! Partie 1 - (1'40) Dans la cour d'école, en jouant à attrapes-voleurs, Arnaud est naturellement attiré d'un côté, en plus d'être impressionné par les professionnels. Après le bac, il réussit très vite le concours de gardien de la paix et commence alors sa longue carrière sur le terrain! Il est encore plus convaincu de la fonction publique avec ses activités visant à rendre plus compréhensible la police nationale : avec sa page Instagram, il relate son quotidien ou encore en tant que e-ambassadeur de la police nationale. On parle aussi de rugby ! Partie 2 - (20'40) Essentiellement sur des missions de police secours et de brigade anti-criminalité (BAC), Arnaud travaille aujourd'hui à la BAC nuit de Paris. Au-delà du récit de ses interventions, on aborde la vie en commissariat, la diversité des missions et les spécificités de la BAC! Partie 3 - (45'31) On revient sur des conseils pour la vie professionnelle et les concours ! N'hésitez pas à partager autour de vous et à suivre AmbitionPublique sur les réseaux sociaux (Instagram, LinkedIn) Soutenez-nous sur Tipeee !
Dans cet épisode 115 du Trio Économique, Vincent, Ian et Frank (qui arrive un peu plus tard dans l'émission) discutent de l'histoire du Bureau de la concurrence au Canada. Vincent explique qu'à l'origine, les lois sur la concurrence émergent presque toujours suite à des pressions d'un secteur de l'économie qui exige des protections contre un rival. Essentiellement, le bureau de la concurrence fait généralement l'inverse de son mandat officiel ! Ian donne plusieurs exemples. D'autres parts, le mandat confié au bureau lui INTERDIT formellement d'enquêter ou de blâmer le principal responsable du manque de concurrence : le gouvernement. Le gouvernement ne peut pas être tenu responsable d'entretenir un cartel, de complot ou encore de fixation des prix ! Vincent a notemment publié un article sur ce sujet en 2018 dans le journal Scandinavian Economic History Review : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03585522.2019.1679246 Visiter notre Patreon pour des podcasts sans publicités avec quelques extras : www.patreon.com/isenechal Notre page Facebook : https://www.facebook.com/ISenechal Notre compte Twitter : https://twitter.com/PiluleRouge_CA Notre compte TikTok : https://www.tiktok.com/@iansenechal Ian & Frank : https://open.spotify.com/show/6FX9rKclX7qdlegxVFhO3B Les Affranchis : https://open.spotify.com/show/61ZraWorXHQL64KriHnWPr?si=e0ca97a8510845c6 --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/letrioeconomique/message
Dans le monde du travail, il y a des personnes qui se démarquent par leur passion, leur engagement et leur recherche de sens. Leur parcours est souvent marqué par des décisions audacieuses, des remises en question et des aventures inspirantes. Aujourd'hui, nous vous partageons l'histoire de Perrine, qui a entrepris une quête personnelle pour trouver un mode de vie épanouissant. Bienvenue dans les coulisses d'Hisse & Haut, une entreprise d'accompagnement axée sur le sens au travail et sur l'engagement sociétal. Nous abordons aussi les perspectives du travail après la crise du Covid-19 et l'importance de l'engagement collaboratif au sein des entreprises. Perrine est une femme passionnée, engagée et créative. Depuis son enfance, elle a toujours eu cette étincelle d'entrepreneuriat en elle. Ses parents la décrivaient comme une leader, toujours prête à proposer des idées et à mener des projets. L'entrepreneuriat, pour elle, est plus qu'un simple statut, c'est un état d'esprit, une posture qu'elle a adoptée depuis son plus jeune âge. "Je me suis toujours vu comme une fédératrice, coordinatrice, chapeautant le navire." Après avoir vécu une dissonance cognitive entre son mode de vie personnel et son environnement professionnel, elle décide de se lancer dans une quête pour changer les choses au sein de son entreprise. Elle découvre Corporate For Change, une branche de Ticket for Change, qui accompagne les entrepreneurs. Malheureusement, sa décision de rejoindre ce programme n'était pas en accord avec son employeur. Rupture professionnelle, qu'elle choisit de voir comme une belle opportunité. "Quelle est mon utilité et mon impact ?" Hisse & Haut est née dans ce contexte. Perrine décide alors d'accompagner les autres pour les aider à éviter ces problématiques de mal-être au travail et de quête de sens en leur proposant notamment des bilans de compétence à impact positif. L'accent est mis sur la connaissance de soi, la coordination et la collaboration avec d'autres professionnels de l'accompagnement. Hisse et Haut est aussi une autre entreprise atypique, axée sur le sens et l'engagement sociétal. Elle organise des événements visant à rassembler les gens, à les sensibiliser et à leur faire vivre des expériences enrichissantes. Essentiellement composée de freelances, ce qui offre une grande flexibilité et permet d'engager des talents variés pour des missions spécifiques. Ouvre tes oreilles et ton carnet ! Ressources : Petit guide de survie pour éco-anxieux de Charline Schmerber
Grâce à l espoir de voir les taux d intérêt baisser plus vite que prévu, les indices boursiers sont tous passés au vert vif. Mais quelles sont les conséquences de ce rallye boursier de fin d année ? Le mois de novembre, qui vient de s'achever, a été excellentissime pour la plupart des indices. Il faut remonter au mois de novembre 2020 en plein COVID, mois durant lequel nos scientifiques ont découvert le vaccin contre ce virus pour retrouver des indices boursiers aussi verts. Et tout ça grâce à quoi ? Essentiellement à un espoir, et comme vous le savez, l'espoir, c'est du bonheur qui attend. Et ce bonheur, c'est la baisse des taux. Depuis deux ans maintenant, les taux d'intérêt n'ont fait que grimper. Alors c'est mauvais pour les actions Et certains secteurs qui vivent de l'endettement, comme le secteur immobilier, souffrent le martyre de cette hausse des taux, jugée trop haute, trop rapide et trop brutale. Mais voilà, la plupart des acteurs de la finance sont aujourd'hui persuadés que la hausse des taux d'intérêt arrive enfin à sa fin et tout le monde va enfin pouvoir respirer. En tout cas, en 2024, les ménages qui veulent emprunter pour acheter une maison ou un appartement, les entrepreneurs qui pourront se financer à un taux plus raisonnable et les États surendettés qui n'aiment pas les taux trop élevés pour ne pas se retrouver asphyxié avec des remboursements démesurés… Mots-Clés : sondage, Financial Times, économistes, Banque centrale, américaine, monde, cours, rallye boursier, fin d'année, affaire, clients, rendements, positifs, concurrence, bonus, banquiers, accident, grimpe, actions, l'or, cryptomonnaies, valeurs soldées, penny stock, mode, faillite, conseils, influenceurs, boursiers, leurres, John Rockefeller, célèbre, milliardaire, histoire, crise, 1929, New-York, évolution. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment : www.rtbf.be/classic21 Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
Le podcast BOUGER pour GRANDIR stimule les réflexions, inspire et répond aux questions des professionnels de la santé, de l'éducation, de la petite enfance et bien sûr des parents qui accompagnent quotidiennement les enfants dans leur développement et fonctionnement. Comment se développe la motricité de l'enfant ? Quels sont les facilitateurs, les obstacles et les possibilités ? Comment créer des opportunités pour accompagner l'enfant dans son développement ? Quelles activités peuvent soutenir les enfants ? Comment prévenir les défis ? Comment dépister les difficultés ? Quels sont les troubles qui peuvent teinter l'enfant dans son développement ? Comment l'ergothérapeute intervient-il auprès des enfants ? Voici quelques questions, parmi beaucoup d'autres, qui trouveront certainement des réponses au fil des épisodes du podcast que je vous propose. Je m'appelle Josiane Caron Santha, je suis ergothérapeute québécoise, canadienne. Après un plus de 23 ans de travail en clinique avec les jeunes, je consacre maintenant la majorité de mon temps à créer et offrir de la formation professionnelle en ligne ainsi qu'à la rédaction de livres pédagogiques, notamment le livre « Bouger pour grandir », dont le nom a inspiré le titre de ce podcast. Dans ce podcast, nous allons discuter de différentes facettes du développement de l'enfant mais nous allons nous concentrer surtout sur le développement moteur lui-même en tant que fondation du reste du développement parce que bouger, bouger agilement et intentionnellement est un facteur déterminant pour la capacité de l'enfant d'agir avec efficacité dans et sur son environnement. Essentiellement, nous parlerons beaucoup de motricité globale et de motricité fine et des capacités sous jacentes qui les rendent possibles, par exemple le traitement sensoriel, la planification motrice et la perception visuelle. Concrètement, tu pourras accéder à des présentations originales avec des idées concrètes, des extraits de conférences ainsi que des entrevues avec d'autres ergothérapeutes et professionnels. Il y aura des petits épisodes de type « pépites éducatives » et d'autres plus longs dans lesquels nous couvrirons un sujet de manière plus exhaustive. Alors prépare-toi à explorer le monde fascinant du développement de l'enfant selon la perspective de ma profession : l'ergothérapie. Va voir les sujets des épisodes qui sont déjà sortis !!! Par ailleurs, n'hésite pas à m'écrire si tu veux suggérer un sujet, un invité ou si tu es ergo et que tu aimerais coanimer un épisode de podcast avec moi. (jcs@josianecaronsantha.com) Le podcast BOUGER POUR GRANDIR est une production de l'Académie de formations JCSI (Josiane Caron Santha International) qui offre des formations en ligne sur le développement et fonctionnement de l'enfant de la perspective de l'ergothérapie. Si tu trouves que le contenu de ce podcast est utile, tu peux m'aider à le faire connaitre en le partageant, en t'abonnant et en le notant avec ⭐⭐⭐⭐⭐. Merci
Discussion avec Christina abonnée sur instagram : comme quoi l'algorithme fonctionne bien ! C'est bien noté pour « plus de quizz sur la gastronomie » ! Lekòl lakay se legliz Fanm se potomitan
Cette semaine, la chronique du monde en questions s'intéresse à la visite d'État que vient d'effectuer le Premier ministre Indien Narendra Modi aux États-Unis. Et la question que posée est la suivante : comment expliquer ce net rapprochement entre Washington et Delhi ? Essentiellement par intérêt mutuel bien compris. Washington a donc déroulé le tapis rouge pour Modi. Il y a quelques années, il avait été interdit de visa aux États-Unis sur la question des droits de l'homme. Autres temps, autres mœurs. Et voici donc un nouveau chapitre qui s'écrit dans les relations complexes entre la première puissance mondiale, et cette grande puissance émergente en Asie, devenue récemment l'état le plus peuplé sur Terre. Pour différentes raisons, les États-Unis voient désormais en Narendra Modi un partenaire essentiel.Contrôler l'influence de la ChineNotamment pour contrer l'état qui est devenu le rival systémique de Washington, la Chine de Xi Jinping. Préoccupation partagée par les Indiens : il faut enrayer l'essor de la puissance chinoise, notamment en Asie Pacifique. Pour Joe Biden, il s'agit de contrebalancer en quelque sorte cette affirmation chinoise en se rapprochant de Modi. Pour ce dernier, il est important de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis de Pékin, et d'ailleurs de Moscou aussi, en particulier dans le domaine militaire.Cette préoccupation commune n'est pas nouvelle. L'Inde fait déjà partie par exemple de l'organisation du Quad, qui regroupe aussi les États-Unis, l'Australie et le Japon.À lire aussiUn partenariat entre l'Inde et les États-Unis pour la fabrication de moteurs d'avions de chasseModi veut garder son indépendance stratégiqueEn fait, ce rapprochement marqué, c'est du gagnant-gagnant pour ces deux superpuissances. Alors bien sûr, il y a des divergences fortes qui demeurent, sur l'Ukraine notamment. Joe Biden aimerait que l'Inde, qui a tout de même appelé à la fin du conflit, penche davantage du côté de l'Occident. Mais sans illusion : Narendra Modi veut rester sur un mode non-aligné, et comme tout état qui en a les moyens, il est attaché à l' autonomie stratégique de son pays. Donc, des relations renforcées avec les États-Unis oui, mais sans rompre les liens avec Moscou. Petit geste quand même du dirigeant indien : il a appelé dans le communiqué commun au « respect de l'intégralité territoriale et de la souveraineté » de l'Ukraine.L'exemplarité démocratique indienne discutable L'autre divergence, elle concerne la gouvernance de Narendra Modi. Son nationalisme hindou, très hostile aux musulmans, ou encore les restrictions en termes de liberté de la presse - entre autres. Biden est resté prudent sur ce sujet, mais a tout de même appelé au respect du pluralisme religieux. Quant à Modi, il a accepté d'être interrogé sur le sujet, et a estimé crânement que l'Inde avait en elle « l'ADN de la démocratie » et qu'elle accueillait « toutes les religions du monde ». Accueillir oui, bien traiter, c'est très discutable pour le moins.En tout cas, ces retenues et demi-vérités ont permis la signature de contrats importants dans le domaine militaire et technologique. Et les deux dirigeants ont du coup vanté la « nouvelle énergie » de leur partenariat. Un partenariat intéressé, qui souligne que face à Pékin, Washington et Delhi se disent qu'ils ont intérêt à être amis - pour l'instant.À lire aussiL'Inde, une première puissance démographique en quête de miracle économique
Dans cet épisode de C&C, Noemie et Jessica parlent de deux cas assez troublants dans lesquels des personnes mineures ont commis le crime capital.Traumavertissement :Cet épisode traite de meurtres graphiques, de religion, d'excision et d'abus de substances.
Rob and David consider fedoras, trench coats, and various cinematic tropes. --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/david-koepsell/message Support this podcast: https://podcasters.spotify.com/pod/show/david-koepsell/support
Denis Salas invite Richard Belin, auteur de “Stendhal - Figures de l'insoumission”, à nous parler du rapport de Stendhal (1783-1842) à l'autorité. Essentiellement écrite sous la Restauration, son œuvre constitue une vaste “insurrection imaginaire contre l'ordre établi, assise sur les moyens du burlesque, de la dérision et de l'ironie”. Ce n'est pas seulement l'Ancien Régime que ce libéral combat, mais le pouvoir en général, envers lequel il exerce son scepticisme. C'est cette insoumission fondamentale qui confère à l'œuvre de Stendhal sa puissance de séduction et sa force subversive. On en parle maintenant, dans ce nouvel épisode de La plume dans la balance. The post Stendhal l'insoumis first appeared on Amicus Radio.
Présentement en librairie l'essai Plaidoyer pour l'extrême-centre. Entrevue avec Hélène Buzzetti, chroniqueuse politique pour les Coops de l'information.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Vous vous préparez à postuler à un BTS Immobilier ? Vous recherchez un alternant pour vous aider à développer votre business ? Ecoutez Stéphanie Meier, responsable formation alternance chez Business Immo School au micro d'Ariane Artinian. En live du Forum des métiers de l'immobilier et de la ville, elle livre ses conseils aux étudiants. Et rappelle que l'immobilier nécessite avant tout une formation juridique. Cet épisode a été enregistré en live du 11ème FMIV au Palais des Congrès.
« Le transport de marchandises n'a plus le Rhin solide ». Ce jeu de mots résume l'atelier européen qui vient de s'achever à Strasbourg. Cinq pays lancent l'alerte pour sauver l'économie du Rhin. Considéré comme l'un des axes économiques les plus importants d'Europe du Nord, le fleuve est aujourd'hui confronté à deux fléaux, la sécheresse et la guerre en Ukraine. « Sècheresse du Rhin et fleuve trop bas ? Construisons de nouveaux bateaux capables de naviguer en basses eaux. » Cette solution, véritable cri du cœur, a été lancée en plein atelier de réflexion. Il s'agissait de Theresia Hacksteiner, de l'Union européenne de la navigation fluviale en janvier dernier.Il y a urgence. Les canicules à répétition ont déjà amputé certains transporteurs de 50% de leur circulation habituelle. Aujourd'hui, la Commission internationale pour la protection du Rhin estime que la fabrication de bateaux à faible tirant d'eau (partie immergée du bateau) pourrait être une solution. Un plan Rhin 2040 On ne peut pas dire, dans le club des 5 (France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suisse et Luxembourg) tous subissent le même fléau. Marc Daniel Heintz, de la Commission internationale pour la protection du Rhin, explique l'enjeu stratégique de développer cette grande voie navigable. « 300 millions de tonnes de marchandises circulent chaque année sur le Rhin. Essentiellement des matériaux de constructions, du sable, du gravier, mais aussi du charbon ou des produits chimiques ou de l'industrie sidérurgique », détaille-t-il. « Cela ne représente que 12% du transport européen de marchandises, il est possible de le développer. D'ailleurs au même titre que le tourisme sur le Rhin. »Polémique autour des travaux allemands Le tourisme (donc le transport de personnes) est un atout d'avenir. D'autant plus précieux que certaines parties fluviales de la région allemande autour de Mayence sont classées au Patrimoine de l'humanité. C'est l'ambition du Plan Rhin horizon 2040 alimenté par des fonds européens. Parmi les projets, le réaménagement de 400 km de berges franco-allemandes. Et l'inondation des zones humides. Seulement voilà : une partie des travaux décidés par le gouvernement allemand ne fait pas l'unanimité.Dans son dernier livre, Le Rhin Vivant (éditions La Nuée Bleue), le géographe Laurent Schmitt, s'offusque face à ce qu'il considère comme une aberration : « Creuser dans le fleuve mettrait en danger la biodiversité. Imaginez les tas de roches, de boues... Tous ces remblais empêcheraient la bonne reproduction des plantes, des poissons, et de tous les animaux », dit-il, avant d'ajouter : « De plus, ça ne ferait qu'augmenter l'artificialisation du Rhin. Ce fleuve est déjà le plus artificialisé au monde ! La solution ? Peut-être inventer des bateaux adaptés à la sécheresse. Des barges tirées à faible tirant d'eau, donc adaptées aux basses eaux. »La guerre en Ukraine a fait chuter le trafic Les combats en Ukraine ont entraîné l'arrêt de certains convois de marchandises en partance ou vers la Russie. Pour gérer au mieux les conséquences du conflit ou des sécheresses, le Rhin vient d'être doté d'un nouveau système de surveillance du niveau des eaux. D'autres mesures comme la construction d'un nouveau terminal au port de Strasbourg reliera plus efficacement le Rhin aux conteneurs des navires.Mieux surveiller le niveau de l'eau permettra en temps réel d'éviter les mauvaises surprises. Des entrepôts supplémentaires le long du Rhin serviront à prévoir le stockage en cas d'imprévus. Comme vous le disent les spécialistes de la logistique : aucun autre transport que le transport fluvial n'est capable de transporter dans un même véhicule autant de marchandises lourdes !
GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada a annoncé le 25 janvier queles hausses de taux directeur allaient cesser pour un moment. Un peu plus de deux semaines plus tard, comment se comporte le marché obligataire? «Le marché obligataire avait prévu la hausse d'un quart de point à 4,5% et une pause par la suite. Par contre, les obligations à échéance de 5 et 10 ans ont vu leurs taux grimper un peu», soutient Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital. Cela dit, le Canada est toujours dans une situation d'inversion de la courbe des rendements obligataires, ce qui veut dire que les taux des obligations à court terme sont plus élevés que ceux des obligations à long terme. «Lorsqu'un tel phénomène survient, cela signale que les investisseurs préfèrent protéger leur portefeuille avec des obligations à plus longue échéance, qui sont moins affectées par les soubresauts économiques à court terme», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital. Essentiellement, cela envoie le signal que l'économie canadienne se dirige vers une récession, mais Nicolas Vaugeois ne peut dire quand elle frappera. Sans oublier que si la Banque du Canada a décrété un pause de son resserrement monétaire, cela ne veut pas dire que les taux ne seront pas de nouveau relevés. «L'inflation peut bien sûr repartir à la hausse, ce qui ferait en sorte que la Banque du Canada change son fusil d'épaule. Les pressions sur les salaires pourraient aussi forcer la main de la banque centrale», estime Nicolas Vaugeois.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Vu que l'année 2022 s'est terminée dans une certaine forme de folie, avec Ride To Hell, pourquoi ne pas continuer en 2023 ? Avec cependant une forme de folie plus littéraire. Non non, pas littérale, mais bien littéraire. Puisque nous allons revenir sur Eternal Darkness: Sanity's Requiem, survival horror très inspiré de l'oeuvre de H.P Lovecraft et exclusif à la console en cube de Nintendo. Essentiellement connu pour son système d'hallucination, que reste-t-il réellement du jeu de Silicon Knights, plus de 20 ans après sa sortie ? C'est que nous allons tenter de voir ensemble. En espérant ne pas perdre de la tête durant l'exercice. Soutenez-nous sur Patreon avec des contreparties fort sympathiques! Suivez-mous sur Twitter La chaîne de Pseudo La chaîne de Plouf La chaîne Youtube du podcast pour la version vidéo
Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières de l'Université Paris-Dauphine, répond aux questions de Dimitri Pavlenko. Ensemble, ils s'intéressent aux délestages qui pourraient intervenir à compter du mois de janvier pour faire face à la surcharge du réseau électrique.
Hypatie est surtout connue par sa fin tragique. Mais c'est aussi l'une des rares femmes à avoir brillé, dans l'Antiquité tardive, par la qualité de son savoir et l'étendue de ses connaissances. Elle est née entre 355 et 370 à Alexandrie, qui est alors l'un des plus grands centres de la pensée. Elle est la fille du mathématicien et astronome Théon d'Alexandrie, qui dirigeait une école néoplatonicienne, un courant de pensée fondé par le philosophe Plotin au IIIe siècle de notre ère. En dehors du rôle de son père dans sa formation intellectuelle, on ne connait rien du parcours d'Hypatie. Mais on sait qu'elle était très instruite et qu'elle enseignait aussi bien l'astronomie et les mathématiques que la philosophie. S'inspirant des travaux de Platon et d'Aristote, elle aurait même dirigé, selon certains historiens, l'école néoplatonicienne d'Alexandrie. Des sources anciennes lui attribuent plusieurs ouvrages, dont il ne reste pratiquement aucune trace. Essentiellement oral, comme il était d'usage alors, l'enseignement d'Hypatie était en tous cas très réputé. Un meurtre horrible Hypatie va se trouver entraînée dans le conflit qui oppose Oreste, le préfet romain d'Alexandrie, et Cyrille, évêque de la ville depuis 412. Le fonctionnaire romain, récemment converti au christianisme, fait montre d'une grande tolérance face aux nombreuses cultures et religions qui coexistent dans cette grande ville cosmopolite. C'est pourquoi il se lie d'amitié avec Hypatie, qui accueille dans son école aussi bien les chrétiens que les païens. Mais le bouillant évêque d'Alexandrie ne l'entend pas de cette oreille. En 414, il s'en prend ainsi aux Juifs, qu'il dépouille de leurs biens et fait chasser de la ville. Cette action irrite Oreste, qui la signale à l'Empereur. C'est alors que Cyrille décide de se débarrasser d'Hypatie, l'un des plus fermes soutiens du préfet. Son meurtre est confié aux membres d'une confrérie, fanatisés par un moine chrétien. Les détails en sont horribles. La malheureuse aurait été emmenée dans une église, puis dévêtue. Elle aurait ensuite été tuée avec des tessons de poteries, puis son corps aurait été découpé en morceaux, traînés ensuite à travers la ville. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Hypatie est surtout connue par sa fin tragique. Mais c'est aussi l'une des rares femmes à avoir brillé, dans l'Antiquité tardive, par la qualité de son savoir et l'étendue de ses connaissances.Elle est née entre 355 et 370 à Alexandrie, qui est alors l'un des plus grands centres de la pensée. Elle est la fille du mathématicien et astronome Théon d'Alexandrie, qui dirigeait une école néoplatonicienne, un courant de pensée fondé par le philosophe Plotin au IIIe siècle de notre ère.En dehors du rôle de son père dans sa formation intellectuelle, on ne connait rien du parcours d'Hypatie. Mais on sait qu'elle était très instruite et qu'elle enseignait aussi bien l'astronomie et les mathématiques que la philosophie.S'inspirant des travaux de Platon et d'Aristote, elle aurait même dirigé, selon certains historiens, l'école néoplatonicienne d'Alexandrie. Des sources anciennes lui attribuent plusieurs ouvrages, dont il ne reste pratiquement aucune trace.Essentiellement oral, comme il était d'usage alors, l'enseignement d'Hypatie était en tous cas très réputé.Un meurtre horribleHypatie va se trouver entraînée dans le conflit qui oppose Oreste, le préfet romain d'Alexandrie, et Cyrille, évêque de la ville depuis 412. Le fonctionnaire romain, récemment converti au christianisme, fait montre d'une grande tolérance face aux nombreuses cultures et religions qui coexistent dans cette grande ville cosmopolite.C'est pourquoi il se lie d'amitié avec Hypatie, qui accueille dans son école aussi bien les chrétiens que les païens. Mais le bouillant évêque d'Alexandrie ne l'entend pas de cette oreille.En 414, il s'en prend ainsi aux Juifs, qu'il dépouille de leurs biens et fait chasser de la ville. Cette action irrite Oreste, qui la signale à l'Empereur. C'est alors que Cyrille décide de se débarrasser d'Hypatie, l'un des plus fermes soutiens du préfet.Son meurtre est confié aux membres d'une confrérie, fanatisés par un moine chrétien. Les détails en sont horribles. La malheureuse aurait été emmenée dans une église, puis dévêtue.Elle aurait ensuite été tuée avec des tessons de poteries, puis son corps aurait été découpé en morceaux, traînés ensuite à travers la ville. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:34:55 - 100% ASNL - FB Sud Lorraine - Le début de saison de l'ASNL est loin d'être reluisant. Après trois journées, l'ASNL ne compte qu'un point. Insuffisant pour un relégué dont le budget est le plus important du championnat National. Avec un fort renouvellement de l'équipe, fallait-il s'attendre à un autre scénario ?
"Ne pas laisser le vélo au genre masculin"... Nous sommes allés à la rencontre d'Amélia, mécanicienne cycles chez Holland Bikes à Lyon. Le secteur du vélo pourrait créer 100 000 emplois d'ici à 2050. La progression spectaculaire de l'usage quotidien de la bicyclette se traduit par l'achat de vélos et d'accessoires. Avec l'ouverture de nouveaux magasins ou ateliers, car ces vélos, il faut aussi les réparer. Essentiellement considéré comme un métier masculin, de nombreuses enseignes tentent aussi de féminiser leur personnel. Et pas seulement dans des postes d'accueil ou d'administration. A Lyon, Holland Bikes, récemment installé près de la Fosse aux Ours, le long des berges, a choisi la candidature d'Amelia pour son poste de mécanicienne. Cette jeune femme a un parcours assez particulier : qu'elle a accepté de nous raconter... Ecoutez l'interview
Dans cet épisode, nous allons expliquer comment faire des animations avec CSS et comment optimiser les performances de vos animations Retrouvez la vidéo de l'enregistrement sur le Youtube de DoubleSlash Animation avec CSS Tout commence avec un changement d'état d'un élément. Changement de couleur et de taille pour un bouton par exemple quand je passe dessus avec la souris. button { width: 170px; height: 35px; background-color: #eee; } button:hover { width: 200px; height: 40px; background-color: #ccc; } Déclencher les changements d'états Pour déclencher des animations, on peut utiliser les pseudo classes (focus, hover, etc.), ajouter des classes avec JS et utiliser "IntersectionObserver" pour déclencher l'animation quand l'élément devient visible. Transition L'animation/transition apparait dès que l'on ajoute la propriété “Transition" Pour déterminer les transitions entre 2 états : transition: ; Marche sur quasiment tout : width, height, background, etc.. Transform Mais dans l'idéal, il faut utiliser en priorité la propriété Transform. On reviendra sur la raison plus tard. Transform c'est 20 propriétés de transformation. transform: scale(); transform: translate() transform: rotate() transform: skew() transform: perspective() Avec transform-origin, on peut créer des mouvements poussés transform-origin: 0% 50%; Animation Passons maintenant aux vraies animations, celle qui peuvent tourner en boucle. Il est tout à fait possible de faire des animations avec CSS. Pour cela, il faut utiliser les propriétés animations : animation-name animation-duration animation-timing-function animation-delay animation-iteration-count animation-direction animation-fill-mode animation-play-state Évidemment, il y a une écriture raccourcie pour toutes les propriétés : animation: name duration timing-function delay iteration-count direction fill-mode play-state; Keyframes Mais avant de pouvoir utiliser les propriétés ”animation”, il faut créer une timeline avec @keyframes : @keyframes mymove { from {top: 0px;} to {top: 200px;} } ou @keyframes mymove { 0% {top: 0px;} 25% {top: 200px;} 50% {top: 100px;} 75% {top: 200px;} 100% {top: 0px;} } Dans l'ensemble, c'est assez simple. On peut tout utiliser dans les @keyframes mais attention aux performances ! Motion Path 3 propriétés qui permettent à un élément de suivre un tracé. Le tracé a suivre : offset-path Position de l'élément sur le tracé : offset-distance La rotation de l'élément sur le tracé : offset-rotate div { offset-path: path('M10 10 H 180 V 180 H 10 Z'); } div { animation: myMove 1s; } @keyframes myMove { 0% { offset-distance: 0%; } 40% { offset-distance: 70%; } 100% { offset-distance: 100%; } } Bientôt supporté par Safari !! FPS La plupart des appareils actualisent aujourd'hui leurs écrans 60 fois par seconde. S'il y a une animation ou une transition en cours d'exécution, ou si l'utilisateur fait défiler les pages, le navigateur doit faire correspondre le taux de rafraîchissement de l'appareil et mettre en place 1 nouvelle image, ou cadre, pour chacun de ces rafraîchissements d'écran. Chacune de ces cadres a un budget d'un peu plus de 16 ms (1 seconde / 60 = 16,66 ms). En réalité, cependant, le navigateur a un travail de nettoyage à faire, donc tout votre travail doit être achevé à l'intérieur de 10 ms. Lorsque vous ne respectez pas ce budget, la fréquence d'images baisse et le contenu juge à l'écran. Ceci est souvent appelé Jank, et cela a un impact négatif sur l'expérience de l'utilisateur. Bien animer ! Pour commencer, on va parler des étapes de rendu du page web (HTML, CSS). Cela fonctionne comme un tunnel qui s'appelle pixels-to-screen pipeline : 0 - JavaScript : Trier, ajouter un élément dans le DOM, etc... Dans le cas où c'est JS qui déclenche un changement visuel. 1 - style calculation (calcul du style) : lecture du CSS et détermination des règles basées sur les sélecteurs pour pouvoir les appliquer sur les éléments 2 - Layout (disposition) : Determination de la taille des éléments et placements dans le flux de la page 3 - Paint (peinture( : Les éléments deviennent des pixels. Essentiellement toutes les parties visuelles des éléments. Le dessin est généralement effectué sur plusieurs surfaces, souvent appelées couches. 4 - Composition : assemblage des layers entre eux pour composer la page Important Les propriétés ne sont pas toutes appliquées aux mêmes étapes. width et height c'est au layout. backgroud color c'est au paint. Chaque étape déclenche les suivantes. Changer la width d'un élément déclenche un layout > paint > composition. Donc plus de calcul et donc plus de temps. Dans l'idéal, il faut éviter de déclencheur du layout et du paint. Et donc, utiliser des propriétés qui déclenche que de la composition : transform et opacity. Si vous devez utiliser une propriété qui déclenche la disposition ou la peinture, il est peu probable que vous puissiez rendre l'animation fluide et performante. https://csstriggers.com/ pour vérifier ce que chaque propriété déclenche. will change Si vous êtes obligé d'utiliser des propriétés autres que transform et opacity, vous pouvez spécifier au navigateur que l'élément va subir des transformations. body > .sidebar { will-change: transform; } Attention : will-change est conçu pour être utilisé en dernier recours afin d'aider à la résolution de problèmes de performance existants. Il ne doit pas être utilisé partout de façon purement préventive. Debug DevTools onglet animation CMD+P > et performance pour analyser les animations. A11y Il existe un media query qui permet au personne de spécifier qu'ils ne veulent pas d'animation. Important pour ne pas imposer des mouvements sur l'écran à des personnes qui les refusent. @media (prefers-reduced-motion: reduce) {} Les liens Articles https://web.dev/rendering-performance/ https://web.dev/animations-guide/ https://web.dev/animations-overview/ https://web.dev/stick-to-compositor-only-properties-and-manage-layer-count/ Web Animation Performance Fundamentals – How to Make Your Pages Look Smooth (freecodecamp.org) Layers and how to force them — surma.dev (dassur.ma) Cours https://openclassrooms.com/fr/courses/5919246-creez-des-animations-css-modernes Motion Path : introduction aux animations CSS modernes - Alsacreations Créer des animations https://animista.net/ https://animate.style/ Bonne écoute ! Podcast présenté par : Alexandre Duval @xlanex6 Patrick Faramaz @PatrickFaramaz
Le Mauritanien El-Ghassim Wane dirige la Minusma, la mission des Nations unies au Mali. Sa parole est rare dans les médias, il a accordé cet entretien à RFI dans un contexte de tensions avec les autorités maliennes. L'arrestation à Bamako de 49 militaires ivoiriens, présentés par les autorités maliennes de transition comme des mercenaires alors qu'ils venaient dans un cadre onusien, mais avec une situation administrative qui demeure floue, suscite de très vives tensions entre Bamako et Abidjan – des tentatives de médiation sont d'ailleurs en cours – mais aussi entre Bamako et la Minusma, qui a été contrainte de revoir les règles d'autorisation de ses rotations aériennes. Elles ont enfin repris lundi après avoir été suspendues pendant plus d'un mois par Bamako. Le cas de ces 49 militaires ivoiriens, la reprise des vols onusiens, mais aussi les menaces qui pourraient peser sur l'avenir de la Minusma au Mali : El-Ghassim Wane, chef de la Minusma, répond aux questions de RFI. Les autorités maliennes de transition avaient suspendu les rotations des personnels militaires de la Minusma il y a un mois. Entre-temps, les modalités d'autorisation de ces rotations ont été rediscutées avec le gouvernement malien et les relèves ont finalement pu reprendre lundi. Actuellement, combien d'homme sont en attente de départ ou d'arrivée ? Effectivement, il y a eu une suspension des relèves de nos contingents et nous avons eu une réunion avec les autorités maliennes, le 1er de ce mois, au cours de laquelle nous avons convenu des modalités de reprise des relèves de nos contingents. Ces relèves ont commencé, elles vont se poursuivre pendant une période de quatre semaines et vont concerner 3 500 personnels entrant et partant, donc 7 000 au total. C'est une opération extrêmement complexe qui implique évidemment les autorités maliennes et la Minusma ici, mais également notre siège à New-York et les pays contributeurs de troupes, une opération qui demande une coordination extrêmement étroite. Jusqu'ici tout se passe bien, il n'y a pas de raison pour que les choses ne continuent pas sur la même voie, et que les 7 000 personnels qui sont affectés par cette opération puissent être déployés et redéployés pour certains dans leur pays d'origine, dans les délais prévus. Pendant cette pause forcée, est-ce que le travail de la Minusma a été affecté ? Non, le travail évidemment a continué, mais il est évident qu'un retard dans les relèves a forcément un impact sur le moral des troupes, a forcément un impact sur l'efficacité opérationnelle. Cela dit, le travail s'est poursuivi et je voudrais saisir cette occasion pour féliciter nos personnels en uniforme pour l'engagement dont ils ont fait montre tout au long de leur déploiement ici au Mali. Le nouveau protocole pour ces rotations, est-ce qu'il est plus contraignant, pénalisant pour la Minusma ? Non, je pense qu'il s'agissait plutôt de clarifier les modalités pour que ces relèves aient lieu de manière beaucoup plus harmonieuse. Essentiellement, il s'agit pour tous les pays qui doivent procéder à des relèves de le faire à travers la Minusma, et il s'agit pour nous d'avoir comme point d'entrée principal le ministère des Affaires étrangères, à charge pour celui-ci d'assurer la coordination entre les différentes structures maliennes concernées. Les informations que nous fournissons sont des informations tout à fait classiques, que nous fournissions déjà, mais que nous allons maintenant présenter de manière beaucoup plus globale à travers une structure unique, et je me félicite de la bonne disposition des autorités maliennes qui nous a permis de parvenir à un accord et d'assurer la reprise des relèves. La force française Barkhane vient d'achever son retrait après avoir été poussée vers la sortie par les autorités maliennes de transition. Ces derniers mois, c'est la Minusma qui a vu ses activités entravées, des protocoles ont été modifiés, votre porte-parole a été expulsé, vos enquêteurs droits de l'homme n'ont plus accès à certaines zones : ne craignez-vous pas que Bamako cherche à présent à mettre la Minusma dehors, à son tour ? Comme vous le savez, le mandat de la mission a été renouvelé à la fin du mois de juin, et les autorités maliennes ont clairement indiqué qu'elles souhaitaient que la Minsuma reste. Nous travaillons, je pense, dans un esprit de coopération avec les autorités maliennes, mais, évidemment, s'agissant d'une mission avec des effectifs si élevés et opérant dans les conditions sécuritaires que vous connaissez, il est évident que des difficultés peuvent se poser. Mais l'important est que quand des difficultés se posent, nous travaillons ensemble avec les autorités maliennes pour trouver des solutions. Mais l'Allemagne a déjà suspendu la semaine dernière l'essentiel de ses activités militaires au sein de la Minusma, d'autres pourraient suivre ? Vous le redoutez ? D'abord, les pays contributeurs de troupes et de personnels de police restent engagés, je pense que c'est un élément extrêmement important. Il y a eu cette difficulté que nous avons connue en ce qui concerne la relève du contingent allemand, mais je peux vous assurer que ces difficultés sont en train d'être surmontées, et qu'elles relevaient beaucoup plus en fait d'une adaptation nécessaire aux nouvelles règles qui ont été convenues avec les autorités maliennes, que d'autre chose, et donc nous travaillons dans un bon esprit aussi bien avec les Allemands qu'avec les Maliens pour assurer le bon fonctionnement de la force. Le départ de la Minusma est de plus en plus demandé par des organisations de la société civile, par des relais d'opinion, un peu comme ce fut le cas pour Barkhane… Dans un pays de 20 millions d'habitants, toutes les opinions ne sont pas uniformes, forcément, il y a des critiques, mais je peux vous assurer d'une chose : je me rends très fréquemment à l'intérieur du Mali, j'interagis fréquemment avec les autorités maliennes, tous mes interlocuteurs sont en faveur du maintien de la Minusma. Cela dit, nous restons évidemment à l'écoute, y compris de ceux qui critiquent notre action. Vos relations avec le président de transition, le Colonel Assimi Goita, comment les qualifieriez-vous ? Vous échangez, vous vous voyez régulièrement ? Je dirais que nous avons de bonnes relations avec les autorités maliennes, nous avons accès à elles quand nous le souhaitons, y compris évidemment le Président de la transition, mais nous travaillons aussi beaucoup avec les membres du gouvernement qui s'occupent de dossiers spécifiques et qui sont nos interlocuteurs premiers, et je voudrais les remercier pour leur disponibilité. Sur le dossier des 49 militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet à Bamako et inculpés pour « atteinte à la sécurité de l'État » : les Nations unies ont d'abord confirmé qu'ils étaient arrivés au Mali en soutien à la Minusma, avec le statut NSE, avant de faire machine arrière pour, semble-t-il, des dysfonctionnements administratifs. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur le statut réel de ces 49 militaires et sur leur arrivée au Mali ? Il y a des efforts soutenus qui sont déployés au niveau de la région, qui sont soutenus également par nombre d'acteurs internationaux qui visent à régler cette question, et le souhait de tous est que ce règlement puisse être trouvé dans les délais les plus brefs possible, et je crois que c'est à cela que tout le monde œuvre. Ça, c'est sur les médiations en cours, pour éviter l'escalade entre Bamako et Abidjan, mais sur le statut de ces militaires, comment comprendre la volteface des Nations unies ? Notre rôle ici est de contribuer du mieux que nous pouvons à la recherche d'une solution, et c'est le souhait des pays concernés, de tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire, le souhait de trouver une solution, et c'est à cela que tout le monde doit œuvrer. Selon plusieurs sources, Bamako demanderait des excuses d'Abidjan, ou encore l'extradition de certaines personnalités politiques actuellement en Côte d'Ivoire, et visées par des mandats d'arrêt émis par la justice malienne ? Je répète : le souhait de tous est de voir les efforts en cours aboutir. Après près de dix mois de blocage, le gouvernement malien de transition et les groupes armés du Nord signataires de l'Accord de paix de 2015 ont repris leur travail commun au début du mois : l'application de l'Accord de paix est-elle enfin relancée ? Je crois. C'était une très bonne réunion, il y a eu un accord sur les quotas d'intégration des ex-combattants des mouvements signataires au sein des structures de l'État malien, y compris les forces de défense et de sécurité, un accord sur les réformes institutionnelles qui ne sont pas liées à la révision de la Constitution, et un engagement du gouvernement à assurer la prise en charge des réformes institutionnelles qui requièrent une révision constitutionnelle dans le cadre de l'élaboration de la nouvelle Constitution. Il y a également eu un accord sur la mise en place d'une commission ad hoc chargée de la gestion au cas par cas de la situation des cadres des mouvements signataires. Maintenant, il faudra assurer le maintien de cette dynamique, c'est à cela que nous travaillons tous, et une réunion de Comité de suivi de l'accord est prévue vers la fin de ce mois, précisément pour aider à préserver cette dynamique et encourager les parties à consolider les résultats auxquels elles sont parvenues.
GESTIONNAIRES EN ACTION. Depuis le début du mois de juillet, les taux des obligations gouvernementales américaines à échéance de deux ans sont supérieurs à ceux des obligations à échéance de dix ans. «Lorsqu'un tel phénomène survient, cela signale que les investisseurs préfèrent protéger leur portefeuille avec des obligations à plus longue échéance, qui sont moins affectées par les soubresauts économiques à court terme», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital. Essentiellement, cela envoie le signal que l'économie américaine se dirige vers une récession, si ce n'est pas déjà fait après deux trimestres consécutifs de contraction du produit intérieur brut de la première économie mondiale. «On pense que le troisième trimestre sera aussi négatif», ajoute M. Vaugeois. Ce qui différencie la situation actuelle des précédentes fois où on a pu observer une inversion de la courbe des taux d'intérêt, c'est la situation de l'inflation, qui a atteint 9,1% aux États-Unis en juin, ce qui constitue un sommet en 40 ans. «Deux facteurs sont à surveiller. Premièrement, on va voir avec quelle intensité la récession va frapper. Deuxièmement, on va voir si l'inflation va redescendre. Le gros défi de la Réserve fédérale américaine, et de la Banque du Canada, c'est de ramener l'inflation à un niveau acceptable, ce qui n'était pas le cas avant les récessions de 2008 et de 2000», illustre Nicolas Vaugeois. Dans ce contexte, les investisseurs qui veulent profiter de rendements acceptables à court terme feraient bien, selon lui, de se réfugier dans les obligations à brève échéance jusqu'à ce que l'économie se replace. Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Le gouvernement allemand a lancé le 1er juin dernier le billet de transport à 9 euros, valable un mois sur l'ensemble des réseaux urbains et dans les trains régionaux. L'opération doit durer jusqu'à fin août. De notre correspondante à Berlin, Deux clics et quelques pièces… Le ticket à 9 euros s'est vendu à 16 millions d'exemplaires en juin. L'engouement du public est incontestable. La moitié de ceux qui l'ont acheté l'ont fait pour renoncer à la voiture et 12% ont voulu tester les transports en commun. « On constate une nette augmentation des trajets effectués avec les transports en commun, la hausse de la fréquentation est d'environ 10%, rapporte Christian Winkler, de l'institut spécialisé DLR. C'est vrai qu'un certain nombre de trajets ont été remplacés par les transports en commun. Essentiellement ceux qui concernent les loisirs : le week-end, pour des excursions, ou pour aller au théâtre ou faire du shopping. Il y a aussi des gens qui se sont mis à prendre les transports en commun pour se rendre au travail, mais c'est une tendance nettement moins prononcée. » Une expérience à un milliard d'euros par mois L'engouement pour le ticket à 9 euros est-il le même dans tout le pays ? C'est l'une des questions que se posent les spécialistes des transports. Allister Loder encadre pour l'université technique de Munich deux études sur le ticket à 9 euros. Et là, une surprise attendait les auteurs au niveau des catégories socioprofessionnelles. « En tant que chercheurs, nous avions émis l'hypothèse que les foyers les plus modestes seraient davantage intéressés par le ticket à 9 euros que les foyers aisés. 9 euros pour un mois de mobilité, par rapport à deux pleins ça représente entre 90 et 150 euros d'économies. Mais ce que l'on constate, c'est que l'intérêt pour le ticket à 9 euros n'est pas influencé par le niveau de revenus. » La question qui va surtout intéresser le gouvernement, c'est de savoir si l'expérience du ticket à 9 euros menée pendant trois mois va inciter les automobilistes à laisser la voiture au garage. Car les transports en commun tels qu'ils sont organisés aujourd'hui en Allemagne ne semblent pas faire le poids. Le système est engorgé, les retards des trains légendaires. Le gouvernement a promis des investissements colossaux pour rendre les transports en commun plus attrayants. En attendant, le ministre libéral des Finances a douché quelques espoirs la semaine dernière en disant que le ticket à 9 euros trop cher pour l'État ne s'inscrira pas dans la durée. L'expérience coûte selon ses calculs 1 milliard d'euros par mois.
durée : 00:09:15 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Légende du théâtre et metteur en scène parmi les plus influents, Peter Brook est mort samedi à 97 ans. François Marthouret, acteur, metteur en scène et réalisateur, se souvient d'un homme qui "cherchait à faire jaillir quelque chose chez sa troupe".
durée : 00:19:48 - Journal de 18h - Depuis le début de la guerre, quelque 500 000 personnes ont fui le pays, d'après les Nations Unies. Essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ces réfugiés transitent en majorité par l'ouest du pays, encore préservé par les combats.
durée : 00:19:48 - Journal de 18h - Depuis le début de la guerre, quelque 500 000 personnes ont fui le pays, d'après les Nations Unies. Essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ces réfugiés transitent en majorité par l'ouest du pays, encore préservé par les combats.
Le Luxembourg est un petit pays européen bordé par la Belgique, la France et l'Allemagne. Essentiellement rural, cet endroit regorge de beaux parcs naturels et est réputé pour sa vieille ville médiévale fortifiée perchée sur des falaises abruptes. Dans cet épisode, nous parlons à Brigitte de son expérience de 4 ans dans cette belle capitale.Un grand merci à Brigitte pour son soutien à ce podcast.Theme music provided by Joy In Your Bright Face by MusicLFilesLink: https://filmmusic.io/song/7538-joy-in-your-bright-faceLicense: https://filmmusic.io/standard-license