Jamais une espèce vivante n'a eu sur la Terre autant d'impact que l'Homme, pourtant nous n'avons qu’une planète. Aujourd’hui, le monde prend conscience que nos modes de développement ne sont pas durables et que nous allons devoir profondément changer notre rapport à la nature pour préserver la vie s…

Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd'hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C'est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l'article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l'emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C'est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s'affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d'officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d'avoir deux fois plus d'équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ? À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur. Avec - Laurent Castaignède pour l'ouvrage Le revers de la médaille - L'empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l'Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Amélie Poinsot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l'une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d'Arles et une ligne à haute tension) - Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu - Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L'extension du domaine de la faim - Chronique culture de Caroline Filliette sur l'ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission : ► Mel D & Dino Brandão - We Win ► Benson & Sarz - Back Outside.

Imaginez un sol vivant, formé goutte à goutte, millimètre par millimètre, pendant des millénaires. Une accumulation de matière organique, feuilles, mousses, racines, qui se décompose lentement dans l'eau, siècle après siècle. Un sol qui respire, qui filtre l'eau, qui absorbe le carbone : dix fois plus qu'une forêt tropicale à surface égale... Ce sol, c'est la tourbe ! Et on en trouve dans 180 pays à travers le monde. Du bassin central du Congo, qui abrite à lui seul 36% de toutes les tourbières tropicales de la planète, jusqu'aux vertes collines d'Irlande, l'un des derniers grands sanctuaires européens : un quart du pays en est recouvert. Pendant des siècles, elle a chauffé les maisons, nourri les feux, rythmé les saisons dans les campagnes des Midlands. Une ressource gratuite, à portée de bêche, dans un pays que la colonisation anglaise avait dépouillé de ses forêts. Pour les Irlandais, la tourbe, c'était la survie. La tourbe, c'était l'identité. Mais aujourd'hui, ce trésor millénaire se retrouve au prétoire. En 2019, la Haute Cour irlandaise a jugé que l'exploitation industrielle des tourbières était incompatible avec les directives européennes sur l'environnement. Un coup de tonnerre qui a précipité la fin de l'extraction à grande échelle. Et en mars 2024, la Commission européenne a franchi un pas supplémentaire, renvoyant l'Irlande devant la Cour de justice de l'Union européenne : certaines tourbières protégées continuent d'être dégradées. Le dossier est loin d'être clos. D'un côté, l'urgence climatique et le droit européen. De l'autre, une culture populaire vivace, des communautés rurales attachées à leurs traditions, et une identité nationale gravée dans la terre. Les Irlandais doivent choisir… Une émission réalisée par François Porcheron. Merci à Clémence Pénard pour la coordination. Avec par ordre d'apparition : Frank Morron, coupeur de tourbe Le député Michael Fitzmaurice Douglas McMillan - Il a créé la coopérative Green Restauration Ireland et s'est lancé avec le soutien du gouvernement irlandais et du fonds pour la transition juste de l'UE dans le projet « Peatlands for prosperity » que l'on peut traduire par tourbières, gages de prospérité Adrian and Kieran Egan - « Landscape Farm » Shane Mc Guinness, docteur en philosophie, professeur adjoint en développement durable et chercheur en climat à l'UCD ; fondateur et directeur de Peatland Finance Ireland Tristram Whyte, du Conseil irlandais pour la conservation des tourbières / The Bog of Allen Nature Centre Dr Florence Renou-Wilson, ingénieure en agriculture et directrice du Master of Science GlobalChange à l'University College de Dublin John O'Sullivan de Derreighter Farm pour le projet Palus Demos.

Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Erwan Manac'h de Reporterre : l'impact environnemental de l'IA générative et des data centers - Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : des chimpanzés de Bossou en Guinée forestière menacés de disparition - Simon Rozé du service environnement sur la pollution en Iran - Jeanne Richard du service environnement nous parle de cadmium Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juste Fabrice N'zima de Côte d'Ivoire pour son film Au crépuscule de la lagune souillée - Chronique des Clubs Rfi de Audrey Iattoni sur des ateliers de formation en maraichage bio organisés à Moundou, au Tchad, pour les jeunes en recherche d'emploi. Musiques diffusées dans l'émission : ► The Weeknd - Save your tears ► Angelique Kidjo - Oyaya.

Dans un monde où les scientifiques alertent sur une disparition massive du vivant, une question s'impose : peut-on encore réparer ce que l'humanité a détruit ? Des savanes africaines aux montagnes d'Asie, la biodiversité recule à un rythme sans précédent. Pourtant, partout sur la planète, des femmes et des hommes tentent de redonner une place aux espèces sauvages disparues ou menacées. Aujourd'hui dans notre émission, nous allons explorer ces projets de réintroduction qui suscitent autant d'espoir que de débats. Peut-on vraiment rendre la liberté à un animal que l'homme a failli faire disparaître ? Comment réapprendre à faire cohabiter les humains et la faune sauvage ? Quels sont les risques, les réussites, les limites ? Nous vous emmenons notamment en Corée du Sud, où le destin des ours-lune est en train de changer. Longtemps menacés, ces ours asiatiques font aujourd'hui l'objet de programmes de protection et de tentatives de réintroduction dans leur habitat naturel. Aujourd'hui, sauver la biodiversité ne suffit plus. Il faut parfois la faire revenir... Avec François Sarrazin, professeur d'écologie à Sorbonne Université et chercheur au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (MNHN, CNRS, Sorbonne Université, équipe Conservation et restauration des populations).

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Sarah Sermondadaz de The Conversation. Quand le prix du pétrole monte, les bonnes intentions ne suffisent pas pour développer les biocarburants - Vasile Damian de la rédaction roumaine de RFI sur l'impact environnemental du Festival de Cannes - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parle de pisciculture et ses conséquences : on a appris que les Écossais, gros producteurs de saumon, avaient caché plusieurs incidents ayant entraîné la mort de MILLIONS de poissons - Igor Strauss du service environnement de RFI sur son reportage sur l'extraction en Zambie - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Maxime Grember avec Vincent Leblan, anthropologue à l'IRD laboratoire PALOC Patrimoines Locaux, Environnement et Globalisation Paris pour le film Purunchaur la saison des singes - Chronique médias de Anne-Sophie Novel Équation climatique : quelle inconnue est la plus inquiétante ? Musiques diffusées dans l'émission : ► Soft - Mizé Si Péyi La ► Dopamoon - FILLE DU SOLEIL.

L'intelligence artificielle est en train de bouleverser notre rapport au monde. Ses impacts écologiques sont énormes, mais son utilisation pose aussi des questions éthiques. Devons-nous foncer tête baissée ou résister ? C'est une force invisible qui transforme déjà nos vies, nos économies, nos démocraties… et même notre rapport au monde : l'intelligence artificielle. Ces deux mots devenus familiers sont répétés partout : dans les laboratoires, les conseils d'administration, les universités, les armées, les écoles, jusque dans nos téléphones et nos conversations quotidiennes. Mais de quoi parle-t-on vraiment ? Quand une machine écrit, traduit, compose de la musique, diagnostique une maladie ou imite une voix humaine… est-ce de d'intelligence ou juste une formidable capacité de calcul ? Quand l'informaticien américain John MacCarthy a inventé ce concept en 1956, avait-il alors conscience de la perversité d'utiliser ce mot « intelligence » ? Quoi qu'il en soit : c'est un progrès immense, un bouleversement historique majeur que certains comparent même à l'invention de l'écriture, à l'imprimerie, à la révolution industrielle ou à l'électrification du monde. Ce constat ne nous empêche de nous interroger sur la définition, de l'IA, ses impacts environnementaux et sociaux et sur les remparts à construire face à cette algorithmisation de notre société. Avec - Denis Trystam professeur en informatique à Grenoble INP, Université Grenoble Alpes depuis 1991. ll fait partie du collectif EcoInfo qui réfléchit aux impacts du numérique sur l'environnement - Thierry Ménissier, professeur, philosophie politique, chercheur associé à l'Obvia – Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique - Claire Monteleoni, directrice de recherche et responsable d'équipe commune ARCHES (Inria, CNRS, Sorbonne, UVSQ), Inria, et professeure d'informatique à Université de Colorado Boulder Musiques diffusées dans l'émission - E.Cole I - Artificial Intelligence

Le changement climatique a des effets visibles sur nos paysages. Derrière les chiffres et les rapports scientifiques, ce sont des territoires, des écosystèmes et des vies humaines qui sont bouleversés. C'est le cas notamment de la région du lac Tchad. Situé à la frontière entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, ce bassin hydrographique était l'une des plus grandes réserves d'eau douce du continent. Après avoir rétréci à une vitesse alarmante pendant plusieurs décennies, désormais, sous l'effet du changement climatique : il s'agrandit ! Au gré des pluies, le lac se métamorphose… Cela peut sembler une bonne nouvelle pour les ressources en eau de la région, mais c'est un véritable bouleversement pour les populations qui dépendent de l'agriculture et de la pêche pour leur survie quotidiennement menacée par les attaques de Boko Haram. Un reportage de Carol Valade, envoyé spécial pour RFI. Carol a rendez-vous sur les rives du lac, côté tchadien à Kisra avec Mahamat Mbomi. Mahamat est chauffeur pour le Comité International de la Croix-Rouge. Avec ses économies, il s'est lancé dans l'agriculture, mais tout ne s'est pas passé comme prévu... Avec les éclairages de Florence Sylvestre, directrice de recherches à l'IRD, l'Institut de la recherche pour le développement, professeur associé à l'Université de N'Djamena, qui étudie le climat et les ressources en eau du Sahel.

Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill - Lila Iké - Scatter.

Viser la performance maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à miser sur la robustesse. Dans un environnement où tout s'accélère, où les crises se multiplient et où l'incertitude devient la norme, la logique de la performance montre ses limites. Viser l'efficacité maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à nous inspirer du Vivant et à miser sur la robustesse. À l'image du roseau qui, face au vent, plie mais ne rompt pas. Bienvenue dans cette émission où la science inspire l'action. Avec Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE au Laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (RDP) au sein de l'ENS de Lyon. Son dernier ouvrage L'entreprise robuste est paru chez Odile Jacob. Musique diffusée dans l'émission Abraham Réunion - Pa Janmen Oubliyé.

« Voyager, c'est naître et mourir à chaque instant », écrivait Victor Hugo. L'envie de découvrir l'ailleurs est en chacun de nous et si nous n'avons pas tous la chance de pouvoir le faire, il y a quand même un milliard et demi de personnes qui ont voyagé à l'étranger en 2025 : un record ! Cette année, le contexte géopolitique va sûrement freiner les envies, mais selon l'ONU le tourisme mondial devrait augmenter d'environ 5% chaque année. Le continent africain notamment attire de plus en plus de monde. Mais aujourd'hui, le secteur représente déjà près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il faut ajouter la pression exercée sur les écosystèmes locaux, la surconsommation des ressources ou encore la transformation des paysages sous le poids des infrastructures touristiques et vous comprenez qu'il est important de s'interroger : comment concilier notre soif de découverte avec la préservation de notre environnement ? Il y a plein de solutions… Nous vous emmènerons dans le Nordeste brésilien qui vient d'ouvrir son premier sentier de randonnée, la méthode est inspirante… Reportage de Sarah Cozzolino réalisé par François Porcheron. Avec Oliver Bessy, sociologue du sport et du tourisme, professeur émérite à l'université de Pau et chercheur au laboratoire TrEE (Transition énergétique et environnementale). Musiques diffusées dans l'émission : Ednardo, Amelinha & Belichor – Terral

Si je vous dis que l'écologie a été un outil pervers au service des colonisateurs en Afrique, cela peut vous surprendre et pourtant c'est ce récit que nous allons vous conter aujourd'hui… Au nom du fantasme de la préservation d'une nature tropicale vierge, les colons ont déplacé des populations et sanctuarisé des espaces pour légitimer leur domination. Cette histoire méconnue jusqu'à peu de temps se lit dans les archives et elle est dramatique. Car les populations ne se sont pas laissées faire. Ces affrontements ont longtemps été effacés des cours d'histoire alors que cet héritage colonial continue de façonner certaines politiques écologiques actuelles. Émission avec Guillaume Blanc, historien français spécialiste de l'histoire de l'environnement et de l'Afrique au XXe siècle pour sa bande dessinée sur le colonialisme vert Les sacrifiés du paradis parue chez Delcourt et Empires, une histoire sociale de l'environnement publié aux éditions du CNRS. Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : Le Léman Musiques diffusées dans l'émission : Ireke – Tout est bizarre Alibert – La chanson du lac Léman

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Audrey Garric, journaliste au service environnement pour Le Monde : l'alerte des scientifiques sur le fait que 2026 s'annonce comme une année hors norme d'un point de vue climatique, avec une multiplication d'extrêmes déjà à l'œuvre depuis le début de l'année et qui devrait se renforcer avec l'arrivée d'El Nino. - Amanda Morrow de la rédaction en langue anglaise sur biobanques marines, sortes de “bibliothèques vivantes” où des scientifiques conservent du sperme de corail, des micro-organismes marins et d'autres formes de vie océanique dans des laboratoires et d'immenses congélateurs - Simon Rozé du service environnement reviendra sur le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) et l'utilisation toujours plus intense et non soutenable de sable pour la construction. - Lucile Gimberg du service environnement nous parlera de la cartographie du trafic de pangolins développée par des chercheurs de l'IRD grâce à des échantillons adn de différentes espèces, une méthode qui pourrait améliorer la lutte contre le braconnage. Interview avec Pierre Leroy pour son projet D'un bout à l'autre. Chronique culture de Caroline Filliette sur le FIFES , 6e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL qui se tiendra à Cannes le 24 mai, et du 27 au 31 mai 2026. Musiques diffusées dans l'émission : ► Bruno Mars - I Just Might ► Nezoak & Mariaa Siga - Yelele.

C'est un phénomène mondial : quel que soit l'endroit où vous habitez, autour de vous il y a des travaux, des chantiers, des constructions en cours… L'augmentation de la population et le développement de nos économies nécessitent toujours plus de bâtiments et d'infrastructures. Nos villes qui abritent l'essentiel de l'humanité grandissent en hauteur et en largeur. Maisons, immeubles, routes, ronds-points, centres commerciaux : nous redessinons sans cesse les paysages en modifiant l'occupation du sol. Tout cela mobilise évidemment d'immenses ressources, essentiellement du béton et de l'acier et a des conséquences sur notre rapport au monde. Dans certains endroits, préserver l'environnement est une priorité. Nous vous emmènerons dans la bucolique région autrichienne du Vorarlberg qui s'y est intéressée avant tout le monde, au point d'attirer des légions de visiteurs, qui tentent de s'en inspirer. Mais c'est loin d'être la norme ! Alors comment aborder cette urbanisation du monde ? Reportage de Isaure Hiace réalisé par François Porcheron. Avec l'éclairage de Michel Lussault, géographe, professeur d'études urbaines à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Il dirige l'École urbaine de Lyon et a publié (entre autres !) Cohabitons ! Pour une nouvelle urbanité terrestre, paru aux éditions du Seuil.

C'est une histoire révélatrice de notre époque ! Fin janvier 2026, dans l'indifférence presque totale des politiques et des médias britanniques, le gouvernement de Keir Starmer a publié un rapport intitulé « Perte mondiale de biodiversité, effondrement des écosystèmes et sécurité nationale ». 14 pages concoctées par les agences de renseignements MI5 et MI6 démontrent que « tous les écosystèmes considérés comme essentiels à l'équilibre de la planète », comme la forêt amazonienne, les forêts boréales, l'Himalaya, les mangroves, les récifs coralliens ou le bassin du Congo, « sont sur la voie de l'effondrement » Ce rapport est un signal d'alarme car le Royaume-Uni importe 40% de son alimentation et la conclusion est que sa sécurité alimentaire est menacée et qu'il faut d'urgence relocaliser la production agricole et adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Ce qui est symptomatique, c'est qu'il a fallu que les chercheurs se battent pour que ce rapport soit publié. Il était perçu comme « trop négatif » par le gouvernement britannique. Un gouvernement qui a refusé d'investir dans le Tropical Forest Forever Facility, le fonds lancé lors de la COP30 pour aider à la conservation des forêts tropicales. Keir Starmer semble aussi déterminé à abandonner l'International Climate Finance Programme, le fonds mis en place par les conservateurs pour aider les pays les plus pauvres à enrayer l'effondrement de leurs écosystèmes. Les décideurs politiques écoutent la science quand cela les arrange et pendant ce temps-là, l'habitabilité de la planète se dégrade à une vitesse vertigineuse ! Avec Marc-André Selosse, écologue, botaniste, spécialiste du sol et des champignons pour son livre De la biodiversité comme un humanisme paru au Seuil. Musiques diffusées dans l'émission Noga Erez - VIEWS Tamikrest - Adagh Oyantid.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Chaymaa Deb de l'Iceberg , la revue des grands défis écologiques nous parlera d'un reportage sur la vie en collectivité comme projet écologique et citoyen - Cristiana Soares de la rédaction lusophone sur la gestion des déchets urbains et de l'impact du plastique jeté dans l'environnement au Mozambique - Simon Rozé du service environnement sur la communication entre humains et espèces animales - Jeanne Richard du service environnement pour son reportage dans les salles de montage/fabrication des satellites de l'Agence spatiale européenne, chargés d'observer la Terre. Un satellite qui mesure la fluorescence des plantes lors de la photosynthèse. Une fluorescence perturbée par les évènements type sécheresse, pollution, produits chimiques, attaque de nuisibles... Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Sady Masonga de RDC pour son film L'homme qui voulait réparer la Terre. Chronique des Club RFI avec Audrey Iattoni. Elle nous présentera un projet d'appui aux initiatives communautaires au Burundi qui développe depuis un an une sensibilisation aux questions environnementales pour la préservation du Lac Tanganyika. Musiques diffusées dans l'émission : ► Amadou & Mariam - Sabali (Grey X Sage Remix) ► Cheikh Ibra Fam - Amoul Solo.

C'est l'un des paradoxes de notre époque : pour lutter contre le changement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d'une ampleur inédite a commencé ! Pourtant, l'industrie minière consomme beaucoup d'eau, pollue les sols et consomme beaucoup d'énergie. Mais pour produire des panneaux solaires, des éoliennes, des batteries et des voitures électriques, nous avons besoin de cuivre, de cobalt, de nickel, de lithium et de terres rares. Pour satisfaire nos besoins, il faudrait produire en vingt ans autant de métaux que nous en avons extrait au cours de toute l'histoire de l'humanité. Nous creusons et prospectons partout et pour une fois pas seulement dans les pays du Sud. Par exemple, depuis trois ans, le lithium, le nickel et le graphite présents dans le sol québécois attisent les appétits à la plus grande surprise des habitants. Car au Québec, n'importe qui peut acheter pour deux ans le droit d'explorer le sous-sol sur des parcelles de 500 m2. C'est un héritage historique de la législation britannique lorsque le Canada lui appartenait. Ces claims miniers sont accessibles… sur Internet. La population s'organise pour défendre ses paysages. Reportage au Québec de Pascale Guéricolas. Avec Célia Izoard, journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Son ouvrage La Ruée minière au XXIè siècle. Enquête sur les métaux à l'ère de la transition est paru aux Éditions du Seuil. Cette émission est une rediffusion du 3 mai 2024.

Les tortues marines sont présentes dans l'océan depuis plus de 150 millions d'années, elles ont côtoyé les dinosaures et surmonté toutes les crises climatologiques. Mais le braconnage pour leur viande ou leur carapace et la pollution notamment le plastique ont pour conséquences un triste bilan : les sept espèces sont toutes vulnérables ou menacées de disparition. Heureusement, une législation internationale sévère et de multiples initiatives à travers le monde participent à leur préservation. Nous vous emmenons visiter Kélonia à l'ouest de l'île de La Réunion. Depuis 2006, c'est un lieu pédagogique, un observatoire et un centre de soins pour les tortues marines de l'océan Indien. Visite guidée avec son dynamique fondateur Stéphane Ciccione. Pour en savoir plus : Kélonia, l'observatoire des tortues marines.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Antonio Fischetti de Charlie Hebdo pour son reportage Mine de coltan en RDC : des milliers de morts dans nos smartphones - Cécile Goudou de la rédaction de Zoa - Stefanie Schüler du service environnement : une cinquantaine d'États participent cette semaine à la toute première conférence internationale consacrée à la sortie des énergies fossiles, en Colombie... - Juliette Pietraszewski du service environnement sur l'ampleur de la déforestation en Indonésie. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Ibrahima Tanou Diallo de Guinée pour son film Nos animaux de plastique. Chronique médias d'Anne-Sophie Novel. Musiques diffusées dans l'émission : ► Siba - Dounana ► Papa Wemba - Show me the Way.

La forêt est une source importante d'alimentation pour les populations du bassin du Congo. Mais avec une population croissante et de plus en plus urbaine, certaines pratiques comme l'agriculture sur brûlis ne permettent plus à la forêt de se régénérer. À Luki, une station de recherche dans le Kongo Central, Ernestine Tipi, une chercheuse camerounaise, travaille avec les populations locales pour développer des activités alternatives comme l'apiculture et développer des techniques d'agroforesterie, une pratique consistant à mêler arbres et culture agricole sur un même terrain. Gertrude Mbumbu, une mycologue de l'Université de Kinshasa, a développé son propre business pour cultiver et vendre des champignons comestibles dans la mégapole, une source de protéines importante, mais négligée. Un reportage de Mélanie Gouby. Invités : - Bhelly Angoboyi, chef de programme de recherche foresterie à l'Institut National pour l'étude et la recherche agronomiques en RDC et directeur de la station de recherche de Luki dans le Kongo Central - Professeur Louis Zapfack, ethno-botaniste, professeur à l'Université Yaoundé 1 au Cameroun.

À base de déchets organiques ou de résidus agricoles, le charbon vert est une formidable alternative à l'utilisation du charbon de bois, principale combustible utilisé pour cuisiner en Afrique. Moins cher et dégageant moins de fumée lors de la combustion, l'utilisation du charbon vert est aussi une solution pour lutter contre la déforestation et la destruction des mangroves. L'association Initiatives Climat a créé le « Cluster Africain Charbon Vert » en juin 2019 qui rassemble des producteurs d'une douzaine de pays d'Afrique francophone. Reportage au Cameroun avec Steve Djeutchou qui se bat pour le développement du charbon vert à Yaoundé avec son entreprise Stema et dans son académie de formation sur les énergies renouvelables. Invité : Benoît Théau, co-fondateur avec Meriem Houzir de Initiatives Climat Afrique Francophone.

Ils ont transformé le studio en volière ! Jean Boucault et Johnny Rasse observent et imitent les chants des oiseaux de la Baie de Somme depuis leur enfance. (Rediffusion du 11/01/2024). Aujourd'hui, ils parcourent le monde pour faire connaître la langue des oiseaux, créer l'émerveillement et inciter à les protéger. Ils racontent leur histoire dans un livre « Chanteurs d'oiseaux », publié aux éditions des Arènes. ► Pour en savoir plus.

Parmi les indicateurs qui accompagnent le développement économique d'un pays, il en est un que l'on néglige trop souvent : c'est celui de la production de déchets. L'équation est simple : plus nous gagnons d'argent plus nous consommons donc plus nous produisons d'ordures. Résultat, l'humanité fabrique des quantités toujours plus importantes de résidus à collecter, à traiter, à recycler mais plus souvent à enfouir ou à brûler. L'ONU s'est risquée à donner des chiffres : les déchets ménagers (hors déchets industriels et issus de la construction) devraient passer de 2,5 milliards de tonnes en 2025 à près de 5 milliards d'ici à 2050. Si rien n'est fait pour réduire cette production et développer massivement le recyclage, les pays aujourd'hui en pleine croissance rejoindront, voire dépasseront, les niveaux de déchets des pays les plus riches. Et cette fois, aucun pays ne pourra dire qu'il n'est pas concerné : Nord, Sud, économies émergentes ou déjà industrialisées, nous sommes tous pris dans cette spirale. Nous vous emmènerons dans la partie centrale de la péninsule des Balkans, en Macédoine où la mauvaise gestion des déchets a des conséquences sanitaires et sociale. Un reportage de Louis Seiller en Macédoine. Avec l'éclairage de Charlotte Nithart, experte environnementale et directrice de l'association Robin des Bois. Musique diffusée dans l'émission Kočani Orkestar - Siki, Siki Baba.

Aujourd'hui, nous sommes à la Gaîté Lyrique, un lieu de création culturel et d'engagement situé dans le centre de Paris. Nous sommes sur la scène de l'amphithéâtre devant un public nombreux ! Vous connaissez C'est pas du vent, nous allons parler d'écologie avec une question très directe : comment sauver notre peau ? 78% des Européens s'inquiètent de l'impact sur la santé et l'environnement des substances chimiques nocives contenues dans les produits de la vie quotidienne. Et ce n'est pas qu'une angoisse européenne : à l'échelle mondiale, une large majorité de la population partage cette inquiétude, avec plus de deux personnes sur trois qui se disent préoccupées par les risques liés aux produits chimiques dans leur vie de tous les jours. Nous sommes entourés de produits industriels invisibles et nous découvrons, avec le temps, l'ampleur des contaminations qui dégradent notre santé. Il est souvent très difficile de démontrer clairement les liens entre les causes et les effets, mais les signaux sont là : pollution de l'eau, de l'air, des sols… Et derrière, des mots qui font peur : PFAS, chlordécone, pesticides, cadmium, plastique… ce sont des substances qui restent dans notre environnement des dizaines, voire des centaines d'années, et dans nos corps aussi. Le nombre de cancers a doublé dans le monde depuis les années 90, celui du côlon ou du sein ont fortement augmenté ces dernières décennies chez les plus jeunes. Face à cette situation, l'Agence européenne des produits chimiques, l'ECHA, vient de recommander l'interdiction de tous les PFAS, ces « polluants éternels » qui s'accumulent partout. C'est un pas important, mais cela pose une question politique et éthique fondamentale : le principe de précaution ne devrait-il pas être un devoir pour les décideurs, un réflexe, qui les pousse toujours à protéger les biens communs et notre santé avant tout ? Car aujourd'hui, notre système privilégie encore trop souvent le curatif plutôt que le préventif : on soigne après coup, au lieu d'éviter les expositions, les pollutions, les maladies. Alors, comment changer de logique ? Comment reprendre la main sur ces substances chimiques omniprésentes ? Comment sauver notre peau, sans céder à la panique, mais en exigeant des protections à la hauteur des risques ? Émission enregistrée en public à la Gaité Lyrique en partenariat avec l'association Make Sense avec : Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère) Son ouvrage Cancer Colère, la santé et les pesticides ne sont pas une affaire d'opinion vient de sortir au Seuil Camille Etienne, activiste pour la justice sociale et climatique Malcom Ferdinand, ingénieur en environnement de l'University College London, docteur en philosophie politique de l'université Paris-Diderot et chercheur au CNRS (IRISSO / Université Paris-Dauphine) Jean-François Corty, médecin. Il est président de l'association Médecins du Monde depuis juin 2024.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Olivia Recasens de We Demain le succès de Essex farm - Lucia Muzell de la rédaction brésilienne sur les enjeux de la conférence de Santa Marta, en Colombie, sur la sortie des énergies fossiles - Simon Rozé du service environnement au sujet de L'Inde qui a retiré sa candidature pour accueillir la Cop33 en 2028 - Juliette Pietraszewski du service environnement sur le déclin des oiseaux. Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Maimouna Cissoko, Sénégal. Chercheuse en biotechnologies végétales et amélioration des plantes à l'IRD pour le film réalisé au Niger D'engrais ou de force. Chronique entrepreneur : avec James Taylor, directeur général et co-fondateur de CAPILLUM : la première filière de recyclage de cheveux. Musiques diffusées dans l'émission : ► Freak Slug - Spells ►Ssaru - Mi Amor.

Aujourd'hui, nous prenons le large pour parler de ce qui fait battre le cœur de la mondialisation : le transport maritime. Chaque jour, des milliers de porte-conteneurs sillonnent les mers, acheminant 90% des marchandises que nous consommons. Mais derrière cette prouesse logistique, se cache une réalité moins visible : émissions massives de gaz à effet de serre, pollution de l'air et de l'eau, impact sur la biodiversité marine. Le transport maritime, longtemps resté à l'écart des débats climatiques, est désormais dans le viseur des scientifiques, des ONG… et des citoyens. Face à ce constat, une idée qui semblait appartenir au passé refait surface avec force : utiliser le vent comme moteur. Les voiliers cargos, hybrides entre technologie de pointe et savoir-faire ancestral, promettent de réduire drastiquement l'empreinte carbone de nos échanges internationaux. Ailes rigides, cerfs-volants géants, mâts intelligents : l'innovation souffle sur les océans, encore faut-il trouver le bon modèle économique. Une loi a été adoptée cette semaine à l'Assemblée nationale française pour développer cette filière. Au programme de cette émission : comment fonctionne le commerce maritime mondial, pourquoi il émet autant, et en quoi ces nouveaux voiliers cargos pourraient changer la donne. Utopie verte ou véritable révolution en marche ? Quels sont les freins, quelles sont les solutions, qui sont les pionniers ? Avec un reportage de Sébastien Farcis et l'éclairage de Fanny Pointet, responsable Transport maritime France de l'ONG européenne Transport et environnement. Musique diffusée dans l'émission Hugues Auffray Santiano.

Les trois-quarts des maladies humaines émergentes proviennent du monde animal et les pollutions nous rendent malades. Le sommet « Une seule santé « qui s'est déroulé en début de semaine avec 600 scientifiques de 40 pays a exploré ces dépendances... En début de semaine s'est déroulé à Lyon, dans le sud de la France un événement paradoxal : le 9ème One Planet Summit du président Emmanuel Macron, cette fois sur le thème d'une seule santé. Un concept passionnant porté par la recherche depuis une vingtaine d'années qui démontre que la santé humaine, celle des animaux et des écosystèmes sont intimement liées. La pandémie de Covid-19 l'a bien démontré. Lundi, 600 scientifiques d'une quarantaine de pays se sont donc réunis en colloque pour partager leurs connaissances et élaborer 47 recommandations à destination des politiques qui avaient rendez-vous le lendemain. Seulement une vingtaine de ministres et trois chefs d'État ont fait le déplacement. Mais où est le paradoxe me direz-vous ? Et bien, ce sommet a lieu au moment où la France baisse de 60% sa contribution au Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme, ces deux dernières maladies incarnent pourtant ce concept d'une seule santé. Autre grand écart : les scientifiques ont insisté sur l'urgence de « repenser l'agriculture et l'alimentation par l'agroécologie », mais cela n'a pas empêché Annie Genevard, la ministre française de l'Agriculture qui a assisté au sommet de présenter ce mercredi une loi d'urgence agricole qui favorise l'agriculture intensive nocive pour la santé de tous. Comme l'ont écrit 700 scientifiques dans une tribune publiée en amont du sommet dans le journal Le Monde : « le déni des réalités mises en évidence par la science semble désormais faire office de solution sur le plan politique ». Pourtant, lors de son discours, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur l'importance d'écouter la science : C'est bien de le dire Monsieur le président, mais c'est mieux de le faire ! Émission autour du One Health Summit qui s'est tenu à Lyon (France) du 5 au 7 avril 2026, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé. Avec - Thierry Lefrançois, vétérinaire, il a travaillé sur les maladies infectieuses émergentes en Afrique et dans les Caraïbes tropicales, il est aujourd'hui le conseiller de la présidente du CIRAD - Elisabeth Dibongué, secrétaire générale de PREZODE lancée lors du One Planet Summit sur la biodiversité, en janvier 2021, à l'initiative de trois organismes de recherches français que sont l'INRAE, l'IRD et le Cirad est désormais portée par 200 partenaires d'une vingtaine de pays - Anne-Laure Baniuls, directrice de recherches à l'IRD et spécialiste de la lutte contre l'antibiorésistance - Judicaëlle Brioir, directrice de l'association Une Souris Verte. Et notre chronique mensuelle le Petit Atlas de Maxime Blondeau nous emmènera aujourd'hui au Costa Rica. Les musiques diffusées dans l'émission - Abracadabra - Puerto Limon - Lord Esperenza, Olympe Chabert - Lily Rose.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec Anne-Claire Poirier Vert le média qui annonce la couleur : Comment la France a financé la contamination des sols africains au cadmium ? Raphael Moran de la rédaction hispanophone reviendra sur le procès pour empoisonnement aux pesticides qui se tient à Pergamino en Argentine. Après 8 ans d'instruction, neuf personnes, dont des producteurs de soja, sont sur le banc des accusés. Simon Rozé, du service environnement de RFI, nous parlera de la mission Artémis II. Jeanne Richard, du service environnement de RFI : le retour d'El Nino et ses conséquences en Afrique. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juan José Silva pour son film Eaux villageoises, eaux industrielles réalisé en 2024 en Équateur. Chronique culture de Caroline Filliette avec Plastic Jesus, le clip de Plastic Jesus, « Ma Tribu ». Musiques diffusées dans l'émission : ► Gil Scott-Heron – Whitey on the Moon ► Fulu Miziki

Avec le développement de l'intelligence artificielle, du « cloud », du commerce et du divertissement en ligne, le nombre et la taille des data centers ne cessent d'augmenter pour atteindre le gigantisme ! Les géants de la tech les installent partout au détriment de l'environnement et sans le consentement des populations… À chaque fois que nous ouvrons une application sur notre téléphone ou que nous posons une question à un moteur de recherche, nous sollicitons des données stockées dans un data center quelque part dans le monde. Essentiellement aux États-Unis, en Europe et en Chine. Avec l'essor de l'intelligence artificielle et des cryptomonnaies, le volume mondial de données en circulation augmente chaque année de 40 %! 40 % c'est énorme et les conséquences sont loin d'être virtuelles : utilisation massive de composants, d'énergie, d'eau et de surface au sol car ils sont de plus en plus grands… Nous vous emmènerons aux États-Unis, dans l'État de Géorgie, où des entrepôts géants, des « data centers hyperscale », poussent comme des champignons au détriment de l'environnement et sans consulter les populations. Un reportage signé Edward Maille. Et nous entendrons l'éclairage d'Anne-Cécile Orgerie, informaticienne, directrice de recherche au CNRS à l'IRISA, l'institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires basé à Rennes dans l'ouest de la France. Elle a reçu le prix informatique Lovelace-Babbage de l'Académie des sciences pour ses travaux sur l'empreinte environnementale des outils numériques. Musique diffusée dans l'émission Damon Albarn - Everyday Robots Georges Ouédraogo - Internet

Nous ressentons déjà les conséquences catastrophiques du changement climatique mais nous n'arrivons pas à nous mobiliser pour lutter contre ses causes. Amy Dahan et Stefan Aykut démontrent brillamment dans leur dernier livre l'ampleur de la mutation nécessaire à accomplir. Ils sont nos invités ! Qu'est-ce que nous ne comprenons pas dans cette phrase: « le climat de la planète se réchauffe, cela impacte son habitabilité et donc l'avenir de l'humanité ? » Je dis que nous ne comprenons pas car cela fait des décennies que les scientifiques alertent, que 195 pays discutent au sein de la convention des nations unies sur le climat et les résultats sont au minimum inquiétants. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont ralenti mais elles continuent d'augmenter. Nous n'avons jamais autant consommé de pétrole, de gaz et de charbon. Et dans un contexte géopolitique tendu la question climatique semble même disparaître des radars. Alors que faut-il faire ? Comment s'y prendre ? Nos invités suggèrent de décloisonner le sujet pour le relier à d'autres enjeux concrets comme la santé, le droit au logement, les conditions de travail, la pauvreté énergétique et le cadre de vie. Il faut agir là où c'est possible car l'avenir est déjà dans nos imaginaires. Avec Stefan C. Aykut, professeur de sociologie, titulaire de la chaire Mercator sur les dynamiques sociétales de la transformation écologique et directeur du centre Futures of Sustainability à l'université de Hambourg. Amy Dahan, mathématicienne et historienne des sciences, directrice de recherche émérite au CNRS. Depuis vingt ans, elle co-anime le séminaire de recherche « Changement climatique : sciences, sociétés, politique » à l'EHESS puis à l'ENS-Ulm. Pour leur livre La mutation climatique paru aux Éditions les Presses SciencesPo. Musiques diffusées dans l'émission - Queens of the stone age - I Wanna Make It Wit Chu - Zion Marley - Stay.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec Anne-Laure Frémont du Figaro sur la diplomatie des nuages et des questions posées par les techniques d'ensemencement. Thuy Duong Nguyen de la rédaction vietnamienne, nous parlera de l'évaluation des impacts socio-économiques du changement climatique sur le Vietnam et les stratégies d'adaptation : le programme de recherche GEMMES Vietnam, mené par l'Agence Française de Développement (AFD). Igor Strauss du service environnement reviendra sur les bienfaits et les espoirs de l'agroécologie. Lucile Gimberg du service environnement, nous parlera du loup d'Ethiopie, butineur de certaines fleurs. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Antoine Tribotté pour son film réalisé en Norvège la disparition des forêts sous-marines. Chronique Club RFI avec Sébastien Bonijol. Aujourd'hui, on vous emmène en République Démocratique du Congo (RDC) à Kisangani dans le Nord-Est du pays. Une région où les défis économiques et environnementaux sont nombreux, mais où l'espoir germe grâce à l'engagement des jeunes. Et les membres de ce club RFI se sont lancés dans un projet ambitieux: celui de sensibiliser et former les jeunes à l'agriculture biologique. Musiques diffusées dans l'émission : ► Lizzo - Good As Hell ► Diese Mbangue - Gratitude

Cette semaine, nous sommes à Djerba en Tunisie pour la 6ème édition du Désertif'actions. 400 personnes de plus de 50 pays sont venues ici pour parler d'un fléau silencieux mais destructeur : la sécheresse. D'ici 2050, les sécheresses devaient impacter la vie quotidienne des 2/3 de la population mondiale et déclencher la migration de plus de 700 millions de personnes. Lors de son discours d'ouverture, Patrice Burger, le président de l'association Cari qui co-organise l'événement a insisté sur le fait que « Nous ne sommes pas prêts, au Nord comme au Sud, à affronter cela ». Nabil Ben Khatra, le secrétaire exécutif de l'Observatoire du Sahara et du Sahel a poursuivi en appelant les participants à « développer des stratégies crédibles, opérationnelles et finançables rapidement ». C'est justement ce que font nos invités. Émission enregistrée à Djerba en Tunisie où s'est tenu le Sommet International Désertif'actions. Avec : - Marc Dufumier, agronome et administrateur du Cari, le Centre de réalisations internationales qui co-organise cet événement - Hamda Alaoui – Point focal CNULCD Tunisie - Absa Mbodj, porte-parole de la Dynamique sur la Transition Agroécologique au Sénégal (solutions liées à la transition agroécologique, comment les acteurs dans les territoires peuvent être force de changement) - Harouna Abarchi – Association Nodde Nooto (A2N) Niger, sur les solutions offertes par le pastoralisme et sur la mobilisation au titre de l'année internationale des parcours et des pasteurs. Musiques diffusées dans l'émission - Belgacem Bouguenna - Ya Walda - Boubacar Traoré - Sècheresse.

Nous sommes à Djerba, en Tunisie, à l'occasion de la 6ème édition du Désertif'actions. Plus de 350 personnes d'une cinquantaine de pays se sont donné rendez-vous ici pour échanger pendant trois jours sur l'ampleur des sécheresses dans le monde, leurs impacts et comment y faire face. Plus de 3 milliards de personnes et 40% des terres cultivées souffrent déjà de pénuries d'eau. Le changement climatique amplifie ces phénomènes qui menacent la sécurité alimentaire surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est où 80% de l'agriculture dépend du cycle des pluies. Comment les sécheresses assoiffent le monde ? Nous en parlons tout de suite avec nos invités. Émission enregistrée à Djerba, en Tunisie, où s'est tenu le Sommet International Désertif'actions. Invités : - Alhamadou Dorsouma, directeur intérimaire et chef de division, au département du Changement climatique et Croissance verte à la Banque africaine de Développement (BAD-Tchad) - Fanna Abdou Gado, Jeunes Volontaires pour l'Environnement du Niger - Khaoula Jaoui, directrice département Climat à l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) - Patrice Burger, président du CARI. Musiques diffusées dans l'émission - Emel Mathlouthi - Ya Tounes Ya Meskina - Ali Farka Touré - Hilly Yoro.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec Coralie Schaub de Libération sur la sensibilité des plantes. Yang Mei de la rédaction en langue chinoise, nous parle de la grande muraille verte chinoise, vaste projet de forestation d'un désert au nord-ouest du pays, qui a des résultats - la région est désormais un puits carbone- mais dérègle le cycle de l'eau Juliette Pietraszewski du service environnement de RFI, nous emmène en Indonésie où les décharges de déchets s'effondrent sur les gens et les tuent, avec en creux la question des pays occidentaux qui utilisent l'Asie du sud-est comme poubelle Justine Fontaine du service économie de RFI revient sur la réforme minière au Venezuela, post enlèvement de Maduro, et ses conséquences. Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Maxime Grember avec Julien Blanco, ethnoécologue, chargé de recherche à l'IRD pour le film : Par la sagesse du volcan Ilaló, par Sara Sandemetrio Arbona, Prix de la Jeune Réalisatrice du concours ePOP 2025 Chronique médias d'Anne-Sophie Novel sur le traitement médiatique de la crise du détroit d'Ormuz. Musiques diffusées dans l'émission : ► Beware de Straw man army ► Rebel Girl de Bikini Kill.

C'est le côté obscur de la lutte contre le changement climatique. Pour émettre moins de gaz à effet de serre, nous éliminons dans de nombreux secteurs la combustion du pétrole, du gaz et du charbon en la remplaçant par l'électrification. Mais cette électrification de nos économies nécessite l'extraction de minerai dans des quantités massives avec des conséquences environnementales catastrophiques. (Rediffusion du 30 mai 2025) Nous parlons souvent du cuivre et du cobalt, mais il y a aussi le nickel. Ce minerai est essentiel à la fabrication de l'acier inoxydable, mais aussi désormais à celle des batteries de véhicules électriques. Son extraction a donc massivement augmenté ces dernières années. Avec 21 millions de tonnes, l'Indonésie détient la moitié des réserves mondiales de nickel. Le pays a fait de ce secteur la clé de son programme de développement national, mais à quel prix environnemental et social ? Yann Chavance est allé enquêter ! Reportage de Yann Chavance en Indonésie.

80 000 personnes dans le monde gagnent plus de 80 000 euros par mois, ce sont les hyper riches et ce sont eux qui pour la plupart ravagent la planète avec des modes de vie insoutenables. (Rediffusion du 17 avril 2025) Ces dernières années, les portefeuilles des hyper riches ont violemment gonflé. Par exemple, depuis 2020, les cinq hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune. Résultat, selon le dernier rapport d'Oxfam sur l'état des lieux des inégalités dans le monde, les 1% les plus riches possèdent la moitié des actifs financiers mondiaux. Ce n'est plus tenable, d'ailleurs l'ONU parle d'apartheid climatique. Alors qui sont ces hyper riches ? Pourquoi sont-ils plus responsables de la crise écologique que les autres ? Et comment faire évoluer sur cette situation ? Avec Monique Pinçon-Charlot, sociologue spécialiste des élites, pour son dernier ouvrage Les riches contre la planète. Violence oligarchique et chaos climatique, paru aux éditions Textuel. Elle nous dévoile comment une minorité ultra-puissante mène le monde droit dans le mur, en toute conscience. Et en duplex depuis Saint-Étienne, nous retrouvons Hervé Kempf, journaliste et écrivain, qui signe une bande dessinée aussi percutante que pédagogique : Comment les riches ravagent la planète et comment les en empêcher, publiée aux éditions Seuil. Une enquête graphique qui fait le lien entre crise écologique et inégalités sociales. Musique diffusée pendant l'émission : Manolis Aggelopoulos - O Prosfygas. À lire aussiLes 1% les plus riches de la planète ont déjà consommé leur budget carbone pour l'année 2025

Nous sommes très fiers que RFI soit en tête du classement des médias audiovisuels qui parlent d'écologie en France, car ce n'est pas simple de convaincre les rédactions. Il faut de la lucidité, du courage et de la pédagogie… Comment parler d'écologie dans les médias ? (Rediffusion du 16 janvier 2025) Les médias occupent une place essentielle dans la société car ils permettent de faire circuler les idées. Les choix éditoriaux de ceux qui les produisent influencent donc notre manière de voir le monde. Alors comment parler d'écologie pour convaincre que la crise que nous traversons est inédite sans être trop catastrophiste pour ne pas démobiliser, mais sans ignorer non plus qu'il y a des enjeux de pouvoirs et d'intérêts économiques à bousculer ? Le rapport Presse et Planète en danger de l'Unesco le démontre : 70% des 900 journalistes environnementaux interrogés dans 129 pays ont été la cible « d'attaques, de menaces ou de pressions » en 2024. Le nombre de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux pour minimiser l'ampleur de la dégradation de notre environnement ou discréditer la parole des scientifiques prouve aussi que ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change sont bien décidés à utiliser cet outil, aidés par l'intelligence artificielle. Dans ce contexte, comment faire les bons choix de sujets, de tons, de formats ? Avec Jean-Marc Four, directeur de RFI Max Bale, chef du service RFI Planète Radio et créateur du réseau ePOP en partenariat avec l'IRD Thomas Wagner, créateur du média Bon pote. Par téléphone : Marie-Eve Migueres de l'IRD sur l'importance de la médiation scientifique et Anne-Sophie Novel, spécialiste des médias. Reportage au service environnement de RFI dont nous fêtons ce mois-ci (janvier 2025) le premier anniversaire ! Interview de Davy Ramandimbisoa, grand prix ePOP+ 2024 pour son film Sous le gravier, les larmes.

À l'embouchure des fleuves, les deltas sont des endroits stratégiques où se sont installées les plus grandes mégapoles mondiales. Mais, nombre d'entre eux s'enfoncent plus vite que le niveau de la mer ne monte. C'est la stabilité de ces territoires habités par des centaines de millions de personnes qui est en jeu. Avec Anthony Edward, enseignant-chercheur du Centre de Recherche et d'Enseignement des Géosciences de l'Environnement (CEREGE - OSU Pythéas) à l'Université Aix-Marseille. Et avec le reportage de Clémence Dubrana Rolin sur le delta du Danube, la plus grande zone humide d'Europe. Musique diffusée dans l'émission ► Corina Sîrghi - Dunăre, Pe Apa Ta.

Le thé est la deuxième boisson la plus bue au monde après l'eau mais quel est l'envers de la tasse ? Les campagnes de plaidoyer et les politiques internationales ne s'y intéressent pas pourtant ces délicieuses feuilles sont encore produites sur un modèle social et économique hérité du passé colonial ! Avec : - Pierre-William Johnson, socio-économiste en économie écologique pour son ouvrage Thé, l'envers de la tasse (aux Éditions Charles Léopold Mayer) - François-Xavier Delmas, chercheur de Thé, fondateur du Palais des thés, auteur de Chercheur de thé: De la découverte à l'initiation (aux éditions de la Martinière), et du podcast : Un Thé Un Voyage. Musiques diffusées dans l'émission ► The Kinks - Have a cup of tea ► Yeko music - Baara.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Hortense Chauvin de Reporterre nous parle des ravages de la pêche au krill en Antarctique - Cristiana Soares de la rédaction lusophone de RFI nous parle de la série de tempêtes consécutives qui ont frappé la péninsule Ibérique au début de l'année (2026) et notamment le Portugal - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parle du premier prix de l'association professionnelle du cinéma en faveur de la transition qui a été remis au film « Arco » - Charlotte Cosset du service économie de RFI nous parle de la plus grande raffinerie de cuivre, allumée récemment en RDC. Et son usage du corridor de Lobito - Maxime Grember, pour la chronique culture, nous parle de l'exposition Migrations et Climat, comment habiter notre monde ? actuellement au Palais de la Porte dorée à Paris, où l'on peut découvrir le film Le goût du Yaboy de Laetitia Tura. Ainsi que la chronique ePOP consacrée au film Sous la protection du Néré réalisé au Bénin par Josué Ayeko / (RFI Planète Radio/IRD). Musiques diffusées dans l'émission : ► Fool's Gold - Surprise Hotel ► Mari Froes - Colombina.

Les sols de la planète sont la base de la vie sur Terre. 40% sont dégradés sur tous les continents pourtant avec des gestes simples et peu coûteux, nous pouvons les réparer. Nous vous emmenons dans l'ouest de l'Inde où une ONG les restaure avec succès ! Avec Patrice Burger, président du CARI (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales) et Christophe Brosse, directeur général du CARI. Et avec le reportage de Sébastien Farcis tourné dans l'ouest de l'Inde auprès de l'ONG Water Organisation Trust, qui lutte depuis 30 ans contre cette dégradation des terres, en apprenant aux villageois comment protéger les forêts et préserver ainsi leurs ressources en eau. Musique diffusée dans l'émission ► Harry Nilsson - Rainmaker.

C'est en mettant des glaçons dans son whisky que le glaciologue Claude Lorius comprend qu'extraire de la glace des profondeurs de l'Antarctique permet de comprendre les climats du passé. C'est cette aventure à la base de l'alerte sur le réchauffement climatique que nous allons vous raconter. Avec - François Prouteau, professeur en sciences de l'éducation et vice-président chargé des sciences humaines à l'Université catholique de Lille pour son ouvrage L'odyssée des glaciologues en Antarctique (1957-2025) paru dans la collection « À l'origine des savoirs de l'Anthropocène » (Actes Sud) - Jean Jouzel, glaciologue, directeur de recherche émérite au CEA, paléo-climatologue et ancien vice-président du Conseil scientifique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : « Hyderabad en Inde ». Musiques diffusées dans l'émission : ► Andrea Laszlo De Simone - La Notte ► Short Kut - Patli Galli.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Mickael Correia, de Médiapart, nous parle du film Le Chant des forêts de Vincent Munier, sacré meilleur film documentaire aux César, et qui a fait plus d'un million d'entrées en salle - Kseniya Zhornokley, de la rédaction ukrainienne de RFI, nous parle d'un sujet encore peu exploré de la guerre en Ukraine : la destruction des paysages comme traumatisme psychique. Et cela porte le nom d'écopsychologie et d'urbicide - Simon Rozé, du service environnement de RFI, nous parle du dernier sommet de la téléphonie mobile de Barcelone, où l'IA est de plus en plus présente dans nos smartphones - Anne Verdaguer, du service économie de RFI, nous parle de la dépendance aux énergies fossiles de l'Europe qui revient sur le devant de la scène cette semaine, avec les tensions au Moyen-Orient. - Chronique Club RFI avec Audrey Iattoni qui nous présente les activités menées à Bukavu par le Club RFI sur la lutte contre la désinformation en matière d'environnement. Ainsi que la chronique ePOP de Maxime Grember consacrée au film Mes fruits ont soif, réalisé par Ibrahim Almoustapha au Niger / (RFI Planète Radio/IRD). Musiques diffusées dans l'émission : ► Ariel Tintar - Taxi Caraïbes ► LADIPOE & Maglera Doe Boy - Motho Waka.

La disparition de la biodiversité vous inquiète et vous ne savez pas comment agir ? Jean Goepp, fondateur de l'association sénégalaise Nébéday et Paul Esteve qui dirige le programme des petites initiatives de l'UICN vont vous inspirer, ils sont nos invités ! La ligne éditoriale de C'est pas du vent repose depuis toujours sur une conviction simple : préserver la biodiversité n'est ni un luxe, ni une option. C'est une évidence. C'est la clé d'une prospérité durable et d'un avenir réellement désirable. Car protéger le vivant, c'est protéger bien plus que des espèces : c'est préserver nos ressources, nos équilibres, notre santé, nos économies et même notre capacité à imaginer, à créer et à innover. C'est aussi faire un choix : en 2050, un humain sur 4 sera Africain, aujourd'hui l'âge médian du continent est d'à peine 20 ans. Quels sont les métiers à créer pour cette jeunesse qui aspire à un avenir radieux ? La protection de l'environnement est, contrairement aux idées reçues, un réservoir infini d'emplois ! Nos invités, aujourd'hui, incarnent pleinement cette vision. Ils accompagnent des femmes et des hommes qui portent des projets concrets pour protéger le vivant. Ils sont eux-mêmes des acteurs de cette belle façon d'habiter le monde. Avec Jean Goepp, fondateur de Nebeday. Paul Esteve, agronome, travaille depuis 15 ans pour le Comité français de l'UICN. Il coordonne le Programme Petites Initiatives (PPI), un programme financé par le FFEM et des fondations privées suisses, qui vise à renforcer la contribution de la société civile dans les pays d'Afrique subsaharienne à la préservation d'une biodiversité remarquable tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Musiques diffusées dans l'émission ► Ngaari Laaw - Woul Koly ► Tinariwen - Sagherat Assani.

Logements mal isolés, eau et air pollués, canicule… les plus précaires sont les premières victimes de la dégradation de l'environnement mais ils sont aussi porteurs de solutions. Feris Barkart et Sanna Saïtouli, cofondateurs de « Banlieues climat » et le slameur Sendo sont nos invités ! - Feris Barkat, activiste, chargé de cours à la Sorbonne-Nouvelle, cofondateur de Banlieues Climat. - Sanaa Saitouli, cofondatrice de Banlieues Climat pour son ouvrage « Enracinée. Pour une écologie populaire avec Banlieues Climat », aux éditions Les Presses de la Cité. Et avec le slameur Sendo, connu sous le nom de « L'arbre qui pousse » sur les réseaux sociaux. Tous les trois incarnent une nouvelle génération d'artistes qui réfléchissent aux enjeux écologiques. Musiques diffusées dans l'émission ► Sendo - Sur ma tête ► Journal Rappé - OIL UNITED vs GREEN TEAM.

Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Gabrielle Maréchaux, journaliste environnement pour The Conversation France, nous explique comment les scientifiques font pour affirmer qu'une espèce est éteinte - Cécile Goudou, rédactrice en chef adjointe de Zoa, nous parle du village des tortues au cœur de la réserve botanique de Noflaye, situé à une trentaine de kilomètres de Dakar - Jeanne Richard, du service environnement-climat de RFI, nous emmène survoler l'Amazonie - Aurélien Devernoix, du service politique de RFI, nous détaille le recul de l'écologie en vue pour les municipales françaises - Anne-Sophie Novel, dans sa chronique médias, parle du traitement médiatique des inondations en France. Ainsi que la chronique ePOP de Maxime Grember consacrée au film Alerte bleue sur l'étang de l'or réalisé par Bastien Rossetto-Giaccherino et Camille Beauchêne / (RFI Planète Radio/IRD) et l'ITW de Guillaume Marchessaux, docteur en océanographie et sociologie, à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Musiques diffusées dans l'émission : ► Samba de Raiz - Conselho ► David Walter - Voodoo Love.

Viser la performance maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à miser sur la robustesse. (Rediffusion du 23 octobre 2025) Dans un environnement où tout s'accélère, où les crises se multiplient et où l'incertitude devient la norme, la logique de la performance montre ses limites. Viser l'efficacité maximale sans tenir compte des fluctuations environnementales, économiques et politiques devient dangereux. Notre invité, le biologiste Olivier Hamant nous invite à nous inspirer du Vivant et à miser sur la robustesse. À l'image du roseau qui, face au vent, plie mais ne rompt pas... Bienvenue dans cette émission où la science inspire l'action. Avec Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE au Laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (RDP) au sein de l'ENS de Lyon. Son dernier ouvrage L'entreprise robuste est paru chez Odile Jacob. Musique diffusée dans l'émission Abraham Réunion - Pa Janmen Oubliyé.

À l'occasion de la COP30, la caravane fluviale Iaraçu remonte le fleuve Amazone de Manaus à Belém avec, à son bord, des spécialistes des forêts tropicales. Une formidable aventure scientifique pour échanger entre experts et avec les communautés locales sur les meilleures stratégies pour préserver l'Amazonie, les forêts du Bassin du Congo et d'Asie du Sud-Est. (Rediffusion du 14 novembre 2025) Après huit jours de navigation sur les eaux tumultueuses de l'Amazone, la caravane fluviale Iaraçu est arrivée à Belém en Amazonie brésilienne. Parti de Manaus, le 28 novembre, ce bateau bleu et blanc à trois étages a embarqué à son bord une vingtaine de scientifiques, venus partager leurs savoirs entre eux et avec les communautés locales au rythme des escales. Nous avons eu la chance de vivre cette aventure organisée par l'IRD, l'Ambassade de France au Brésil et le Centre franco-brésilien de la biodiversité en Amazonie. Chaque matin, en ouvrant la porte de notre cabine, le spectacle était magique. La forêt amazonienne défilait sur les rives ponctuées de maisons colorées sur pilotis. L'Amazonie impressionne par son immensité : 4 millions de km² répartis sur neuf pays, soit l'équivalent de la superficie de l'Europe. Elle émerveille aussi par sa biodiversité exceptionnelle, avec près de 120 000 espèces animales et plus de 40 000 espèces végétales recensées. Mais les forêts du Bassin du Congo et de Papouasie-Nouvelle-Guinée possèdent, elles aussi, une extraordinaire diversité de vie, tout aussi précieuse et spectaculaire. Les stratégies à défendre à la COP30 pour protéger l'ensemble de ces forêts tropicales étaient au cœur de nombreuses discussions à bord. Embarquez avec nous, nous vous emmenons partager ces échanges qui nous concernent tous. → Le journal de bord Iaraçu. Avec : - Laurent Durieux, géographe coordinateur IRD de l'initiative One Forest vision - Raphaël Tshimanga Muamba, professeur d'hydrologie à l'Université de Kinshasa co-président de l'initiative Science pour le bassin du Congo - Nicolas Barbier, directeur de recherche à l'IRD en écologie tropicale - Géraldine Derroire, écologue, spécialiste des forêts tropicales au Cirad - Claudio Almeida, coordinateur du programme de monitoring de l'Amazonie et d'autres écosystèmes brésiliens à l'INPE - Jean-Michel Martinez, directeur de recherche en hydrologie et télédétection à l'IRD. Musiques diffusées pendant l'émission - BVDC II String Band - Blue Mountain - Greenpeace Brasil - Canção pra Amazônia - Music of the Ituri Forest - Lukembi and Voice - Nilson Chaves - Tres violeiros - Orquestra Brasileira de Música Jamaicana - Ondde é que eu vou parar - Umbanda musicians at Cabocla Yacira - Lembrai, O Lembrai - Combo Cordeiro - Palácio dos Bares.

Nous vous emmenons dans le nord-est du Brésil sur la caravane fluviale scientifique Iaraçu qui remonte le fleuve Amazone de Manaus à Belém avec une vingtaine de scientifiques à bord. Au rythme des escales, des hydrologues, des géologues, des archéologues échangent avec les populations amazoniennes sur le changement climatique, les pollutions ou la préservation des forêts. L'objectif est de renforcer les liens entre la science et la société pour alimenter les discussions à la COP30. (Rediffusion du 13 novembre 2025) Une vingtaine de scientifiques a embarqué à bord d'une caravane pas comme les autres : la caravane fluviale Iaraçu. Ils sont Brésiliens, Français, Congolais et Gabonais. Leur mission ? Remonter le fleuve de Manaus à Belém, à la rencontre des communautés locales, les Ribeirinhos, pour les écouter, partager leurs savoirs, et surtout porter leurs voix jusqu'à la COP 30. Ils travaillent avec et pour les populations locales. C'est une aventure humaine et scientifique hors du commun organisée par l'IRD, l'Ambassade de France au Brésil et le Centre franco-brésilien de la biodiversité en Amazonie. Nous avons eu la chance de monter à bord ! → Retrouvez Le journal de bord Iaraçu ici. Avec : - Valérie Verdier, présidente directrice générale de l'IRD - Marie-Paule Bonnet, hydrologue, directrice de recherche à l'IRD - Loïc Martin, géochimiste, post doctorant au Luxembourg Institute of Science of Technology - Helena Lima, archéologue, chercheuse au Musée Goeldi à Belém - Jérôme Murienne, chargé de recherche au CNRS sur l'ADN environnementale - Yago Ferreira, éducateur environnemental - Helen Gurgel, géographe de la santé et professeure à l'Université de Brasilia - Pedro, habitant de Gurupa. Musiques diffusées pendant l'émission - Ellielthon Douglas - Rap do Meio Ambiente - Jair Rodriguez - O Garimpeiro - Grupo Kuatá de Carimbó - Que Peixe Que É - Conjunto Tapayoara - Carimbó.

Recevoir de l'argent pour protéger la biodiversité. C'est le principe des paiements pour services environnementaux qui sont en train de se structurer à l'échelle mondiale. Nous vous emmenons en Équateur à la découverte d'une innovation inspirante commentée par l'économiste Alain Karsenty. Les forêts sont essentielles à préserver pour deux raisons majeures : non seulement elles sont l'un des plus grands réservoirs de biodiversité sur Terre, mais elles sont aussi un pilier naturel de la régulation du climat. Surtout les forêts tropicales. Mais comment les protéger en tenant compte à la fois des communautés locales qui y vivent, des intérêts économiques qu'elles représentent à travers l'exploitation du bois, de la surface qu'elles occupent face aux besoins de terres agricoles… C'est un véritable casse-tête qu'il est urgent de résoudre. Nous vous emmènerons en Équateur où l'homme d'affaires Roque Sevilla a mis en place un système de paiement pour services environnementaux inspirants. Reportage d'Eric Samson réalisé en Équateur sur la réserve Mashpi Tayra avec l'éclairage de Alain Karsenty, chercheur au CIRAD depuis 1992. Ses travaux portent sur l'analyse des politiques publiques concernant les forêts, le foncier et l'environnement dans les pays en développement, en particulier en Afrique. Ses thèmes de recherche privilégiés sont les instruments économiques (fiscalité, PSE, REDD+, marchés des permis…) pour le climat et la biodiversité. Musiques diffusées dans l'émission ► Esto Es Eso - Reflexiones ► Dominique Fils-Aimé - Going Home.