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Nous sommes le 18 mars 1928, à Berlin dans le quartier de Mahlsdorf, au nord-est de la capitale., C'est ce jour-là que nait Lothar Berfelde qui, plus tard, deviendra Charlotte Von Mahlsdorf. Travesti, collectionnant les objets du passé, survivant aux régimes nazi et communiste, Lothar, alias Charlotte, écrira dans son autobiographie, intitulée « Je suis ma propre femme » : « La vie que j'ai vécue était belle, car intense, préservant mon amour et ma tendresse envers ceux qui se voient confrontés à un environnement hostile, des exclus comme moi. Je prendrai toujours parti pour eux, les putains des rues et leurs rêves, les homosexuels, les tsiganes et bien sûr les juifs. Je crois, au plus profond de mon être, au sens de la justice et, plus important encore, je ressens une parenté avec ceux qui vivent en marge de la société. […] Il est impératif d'avoir le courage de se battre pour la justice, avec tous les moyens, au prix de sa vie. » Une battante, certainement, un personnage ambigu aussi à qui il sera, notamment, reproché ses liens avec la Stasi, la police secrète de la RDA. Partons sur les traces d'un caméléon…Avec Eliane Van den Ende. sujets traités : Charlotte Von Malhsdorf, caméléon, RDA , Lothar Berfelde, homosexuels, tsiganes, juifs Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis février, une violente répression vise les personnes LGBT au Sénégal. Une centaine de personnes ont été arrêtées par la police. La multiplication des agressions et des dénonciations plonge les personnes homosexuelles dans la terreur, les poussant à fuir le pays ou à vivre cachées.Derrière cette spirale homophobe se trouve une loi, adoptée en mars à une large majorité parlementaire. Le texte alourdit fortement les peines contre les relations homosexuelles, dites « actes contre nature » dans le texte, désormais passibles de cinq à dix ans de prison. Portée par l'ex-premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, président de l'Assemblée nationale depuis le 26 mai, au nom du souverainisme national, cette réforme s'inscrit en droite ligne d'un discours politique associant homosexualité et influence occidentale.Que cache cette instrumentalisation politique de l'homophobie ? D'où vient cette idée que l'homosexualité serait une invention occidentale ? Et quelles sont les conséquences, au quotidien, de cette répression pour les personnes homosexuelles ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Jules Courtois, correspondant du Monde à Dakar, analyse cette politique répressive. Et Ibrahima, qui a fui le Sénégal en raison de son orientation sexuelle, nous raconte son expérience et son exil.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits du JT du 24 février 2026 de la RTS ; de prise de parole de Fama Ba, députée sénégalaise, le 11 mars 2026 ; d'un discours de l'ex-président sénégalais Macky Sall, le 27 juin 2013.Cet épisode a été publié le 29 mai 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les coupures d'internet en Russie, l'attaque de drones à Goma et le blocus iranien du détroit d'Ormuz. Sénégal : pourquoi le pays durcit sa loi contre les homosexuels ? Alors qu'une vague d'arrestations de personnes accusées d'homosexualité présumée est en cours au Sénégal, les députés ont voté à une majorité écrasante une loi durcissant les peines encourues pour les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Avec ce nouveau texte, toute personne reconnue coupable d'acte dit « contre nature » pourra être condamnée de cinq à dix ans de prison, contre un à cinq ans actuellement. Comment expliquer que le débat sur l'homosexualité soit si récurrent dans le pays ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Russie : pourquoi les Russes font face à des coupures d'internet récurrentes ? Depuis quelques jours, la population russe rencontre des difficultés pour se connecter à l'internet mobile. Des restrictions qui resteront en vigueur « aussi longtemps que nécessaire » pour assurer « la sécurité des citoyens », selon les déclarations de Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Concrètement, que craint le gouvernement ? Afin que les Russes puissent continuer de communiquer, le Kremlin les encourage à utiliser la messagerie « MAX ». De quoi s'agit-il ? Pourquoi inciter la population à utiliser cette application ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. Goma : que sait-on de l'attaque de drones qui a tué une humanitaire française ? À Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC, trois personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026 par des frappes de drones. Parmi les victimes, Karine Buisset, une humanitaire française de l'Unicef. Le Parquet antiterroriste français a ouvert une enquête pour « flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crimes de guerre ». De son côté, Kinshasa a annoncé une enquête sur « les circonstances » et « l'origine des explosions », pour faire « toute la lumière sur les faits ». Que sait-on de cette attaque ? Le bâtiment dans lequel vivait l'humanitaire était-il vraiment visé ? Qui utilise des drones dans le conflit ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa. Détroit d'Ormuz : le blocus iranien peut-il se retourner contre Téhéran ? Dans son premier message adressé à la nation, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a appelé à poursuivre le blocage du détroit d'Ormuz qui « doit continuer à être utilisé comme levier contre l'ennemi ». Le blocage de cette voie maritime essentielle au trafic mondial de pétrole et de gaz a fait bondir les prix de l'or noir. Cette initiative ne risque-t-elle pas d'affecter l'Iran sur le long terme ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.
Constat établi par Le Monde Afrique. « Il y a un climat de peur, de terreur même, soupire un militant de Free Sénégal, groupe de défense des droits des personnes homosexuelles, à propos de l'ambiance qui prévaut dans le pays. Ce militant souhaite d'ailleurs rester anonyme – impossible de s'exposer ouvertement sur le sujet. Dernier signe en date de ce regain généralisé d'homophobie, pointe le journal, l'arrestation, ces derniers jours, de douze personnes accusées “d'actes contre nature“, une expression désignant des relations sexuelles entre deux personnes de même sexe. (…) Les douze hommes ont été présentés lundi à un procureur. Depuis, ils sont détenus à la prison de Rebeuss, dans la capitale. Parmi eux, deux célébrités : Pape Cheikh Diallo, animateur radio et télévision, qui recevait notamment des stars dans son émission “Face à Pape Cheikh“, suivi par des dizaines de milliers d'internautes, et Djiby Dramé, chanteur de fusion, en wolof et soninké. Les prévenus risquent un à cinq ans d'emprisonnement. » Précisons qu'ils sont non seulement accusés d'actes contre nature, mais aussi d'association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux, de transmission volontaire du VIH/sida et de mise en danger de la vie d'autrui. Une « déviance » et un délit… Faut-il le rappeler ? L'homosexualité est un délit au Sénégal. « L'article 319 du Code pénal incrimine les relations homosexuelles, passibles de peines d'emprisonnement », relève Afrik.com. « Cette disposition, régulièrement débattue dans l'espace public et par les organisations de défense des droits humains, demeure en vigueur. Les poursuites engagées s'inscrivent donc dans le cadre légal actuel, même si elles suscitent des réactions contrastées au sein de l'opinion. » Il est vrai qu'au sein de la société sénégalaise, l'homosexualité est largement considérée comme une déviance. Les discriminations à l'égard de la communauté LGBTQ+ sont régulières. Alors qu'il était encore dans l'opposition, l'actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, avait promis à plusieurs reprises de durcir la répression de l'homosexualité. En 2022, il avait même fait de la lutte contre l'homosexualité un argument de campagne pour les législatives. Dernier épisode dans cette affaire, relève le site Seneweb à Dakar : la fouille des domiciles des accusés hier, en leur présence. Rien n'a été découvert, si ce n'est des préservatifs dans la résidence de l'un d'entre eux. Où est la tolérance ? Alors que la plupart des médias sénégalais se contentent d'exposer les faits et de suivre l'enquête, le site d'information Seneplus s'interroge : « La tolérance disparaitrait-elle du Sénégal ? » « Il n'y a pas plus de personnes homosexuelles en Occident que dans le continent africain, affirme Seneplus (contrairement à la croyance de certains qui voient dans l'homosexualité une déviance importée…). Il y a seulement la volonté de vivre en paix et de s'épanouir par une sexualité qui n'est pas choisie mais imposée par la nature de celui qui la vit. (…) Aucune religion, aucun groupe ne peut dicter à ses membres le rejet d'une partie de la population. Lyncher un être humain parce qu'il est, ou pire, "serait" homosexuel est indigne d'un pays, d'une civilisation ! Ce qui devrait être offert au citoyen sénégalais, estime encore Seneplus, c'est l'assurance qu'aucune loi ne puisse le poursuivre pour cet état-là, c'est la possibilité d'assumer son homosexualité – sans faire du mal à autrui – c'est l'espérance, enfin, de vivre libre. » Homophobie généralisée… On revient au Monde Afrique qui constate que, très loin de cet esprit de tolérance, depuis l'arrestation des douze hommes, des « émissions télévisées et radiophoniques communient dans une homophobie qui ne connaît pas de contradiction ». « J'ai un sentiment de dégoût… Des personnages médiatiques censés être des références morales se retrouvent à la pointe de cette activité diabolique », a tempêté Mame Matar Gueye, hyperactif président de l'association Jamra, très active dans la mobilisation contre les droits des personnes homosexuelles, sur la chaîne Walf. » Et pour sa part, pointe encore Le Monde Afrique, « Mass Mboup, leader du mouvement And Samm Jikko Yi, entièrement dédié à la criminalisation de l'homosexualité, a profité de l'affaire pour exiger à nouveau un durcissement de la législation ».
Constat établi par Le Monde Afrique. « Il y a un climat de peur, de terreur même, soupire un militant de Free Sénégal, groupe de défense des droits des personnes homosexuelles, à propos de l'ambiance qui prévaut dans le pays. Ce militant souhaite d'ailleurs rester anonyme – impossible de s'exposer ouvertement sur le sujet. Dernier signe en date de ce regain généralisé d'homophobie, pointe le journal, l'arrestation, ces derniers jours, de douze personnes accusées “d'actes contre nature“, une expression désignant des relations sexuelles entre deux personnes de même sexe. (…) Les douze hommes ont été présentés lundi à un procureur. Depuis, ils sont détenus à la prison de Rebeuss, dans la capitale. Parmi eux, deux célébrités : Pape Cheikh Diallo, animateur radio et télévision, qui recevait notamment des stars dans son émission “Face à Pape Cheikh“, suivi par des dizaines de milliers d'internautes, et Djiby Dramé, chanteur de fusion, en wolof et soninké. Les prévenus risquent un à cinq ans d'emprisonnement. » Précisons qu'ils sont non seulement accusés d'actes contre nature, mais aussi d'association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux, de transmission volontaire du VIH/sida et de mise en danger de la vie d'autrui. Une « déviance » et un délit… Faut-il le rappeler ? L'homosexualité est un délit au Sénégal. « L'article 319 du Code pénal incrimine les relations homosexuelles, passibles de peines d'emprisonnement », relève Afrik.com. « Cette disposition, régulièrement débattue dans l'espace public et par les organisations de défense des droits humains, demeure en vigueur. Les poursuites engagées s'inscrivent donc dans le cadre légal actuel, même si elles suscitent des réactions contrastées au sein de l'opinion. » Il est vrai qu'au sein de la société sénégalaise, l'homosexualité est largement considérée comme une déviance. Les discriminations à l'égard de la communauté LGBTQ+ sont régulières. Alors qu'il était encore dans l'opposition, l'actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, avait promis à plusieurs reprises de durcir la répression de l'homosexualité. En 2022, il avait même fait de la lutte contre l'homosexualité un argument de campagne pour les législatives. Dernier épisode dans cette affaire, relève le site Seneweb à Dakar : la fouille des domiciles des accusés hier, en leur présence. Rien n'a été découvert, si ce n'est des préservatifs dans la résidence de l'un d'entre eux. Où est la tolérance ? Alors que la plupart des médias sénégalais se contentent d'exposer les faits et de suivre l'enquête, le site d'information Seneplus s'interroge : « La tolérance disparaitrait-elle du Sénégal ? » « Il n'y a pas plus de personnes homosexuelles en Occident que dans le continent africain, affirme Seneplus (contrairement à la croyance de certains qui voient dans l'homosexualité une déviance importée…). Il y a seulement la volonté de vivre en paix et de s'épanouir par une sexualité qui n'est pas choisie mais imposée par la nature de celui qui la vit. (…) Aucune religion, aucun groupe ne peut dicter à ses membres le rejet d'une partie de la population. Lyncher un être humain parce qu'il est, ou pire, "serait" homosexuel est indigne d'un pays, d'une civilisation ! Ce qui devrait être offert au citoyen sénégalais, estime encore Seneplus, c'est l'assurance qu'aucune loi ne puisse le poursuivre pour cet état-là, c'est la possibilité d'assumer son homosexualité – sans faire du mal à autrui – c'est l'espérance, enfin, de vivre libre. » Homophobie généralisée… On revient au Monde Afrique qui constate que, très loin de cet esprit de tolérance, depuis l'arrestation des douze hommes, des « émissions télévisées et radiophoniques communient dans une homophobie qui ne connaît pas de contradiction ». « J'ai un sentiment de dégoût… Des personnages médiatiques censés être des références morales se retrouvent à la pointe de cette activité diabolique », a tempêté Mame Matar Gueye, hyperactif président de l'association Jamra, très active dans la mobilisation contre les droits des personnes homosexuelles, sur la chaîne Walf. » Et pour sa part, pointe encore Le Monde Afrique, « Mass Mboup, leader du mouvement And Samm Jikko Yi, entièrement dédié à la criminalisation de l'homosexualité, a profité de l'affaire pour exiger à nouveau un durcissement de la législation ».
Ecoutez RTL Soir avec Anne-Sophie Lapix du 22 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La colère de Richard sur ces associations qui défendent les personnes homosexuels… mais qui refusent de réagir à un livre qui appelle à lapider les gays Segment éditorial de Richard Martineau. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:05:33 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - En Malaisie, le VIH circule surtout parmi les homosexuels, les toxicomanes, les personnes transgenres et/ou prostituées. La PT Foundation est une ONG pionnière car dès les années 80 elle a mené illégalement des programmes d'échanges de seringues. Aujourd'hui encore, les autorités la surveillent. - réalisation : Annie Brault
Au sein des murs du Pôle Média Culture de Colmar, une exposition se déploie jusqu'au 29 septembre. Porté par l'association Colm'Arc-en-ciel, "Homosexuels et lesbiennes dans l'Europe nazie" met en lumière l'une des facettes les plus méconnues de la Seconde Guerre mondiale. Lien vers l'article complet : https://azur-fm.com/news/colmar-une-exposition-dediee-aux-homosexuels-et-lesbiennes-dans-l-europe-nazie-2545Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Didier Giraud, Barbara Lefebvre et Jérôme Marty débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Des hommes, des femmes, nus, humiliés, battus, lynchés par une foule qui filme. Cela se passe au Cameroun. « De l'enfer à l'exil », c'est un reportage de la journaliste Sophie Golstein et du monteur Rodolphe Clémendot, de TV5 Monde. Ils ont enquêté pendant trois ans sur le sort réservé aux personnes homosexuelles et trans dans ce pays qui pénalise toujours l'homosexualité. Sophie Golstein est ce matin la Grande invitée Afrique d'Alexandra Brangeon. RFI : Vous êtes l'auteure d'un reportage sur les violences contre la communauté LGBTQIA+ au Cameroun, intitulé « De l'enfer à l'exil ». D'où vous est venue l'idée de ce reportage ?Sophie Golstein : On peut dire que l'idée s'est imposée, puisqu'un membre de la communauté LGBTQIA+ au Cameroun nous a fait parvenir trois vidéos d'une violence insoutenable, quasi irregardable. Le jour même, nous avons fait un sujet montrant une des personnes que nous avons suivies ensuite, se faire lyncher par un certain nombre de personnes. Ils étaient une dizaine et ce sont les agresseurs qui ont filmé. À partir des témoins qui n'ont rien fait pour empêcher ce lynchage - c'était en novembre 2021 - nous avons décidé de suivre cette personne et de comprendre comment il était possible que de telles violences se déroulent. Qu'advenait-il de la personne agressée, des agresseurs ? Qu'avaient à dire les témoins ? Et qu'avaient à dire les autorités et l'ONG qui a porté plainte au nom de Bijoux, la personne agressée ?Est-ce que cela a été compliqué de faire ce reportage ? Est-ce que vous avez pu communiquer avec les autorités ? Est-ce qu'elles vous ont laissé faire votre travail ?Absolument pas. Nous avons déposé une demande de visa qui a été refusée illico presto. Nous n'avons pas eu de visa et nous avions commencé à faire travailler un collaborateur camerounais. Il a filmé pour nous la personne agressée, Bijoux, jusqu'au moment où elle est arrivée en Belgique. Là-bas, nous avons pu la rencontrer, ainsi qu'une autre personne que nous avons suivie également, Shakiro. Cette dernière est très connue sur les réseaux sociaux au Cameroun, puisque c'est une activiste LGBTQIA+ qui a obtenu, comme Bijoux, un visa humanitaire de la Belgique.Et quel est leur parcours ?Bijoux, c'est une jeune personne intersexe, donc avec des attributs féminins et masculins. Elle a connu un nombre de lynchages incroyable, plus d'une quinzaine en quatre ans. Elle travaillait, mais à partir du moment où elle a été agressée, et où les agresseurs ont mis en ligne des vidéos qu'ils avaient filmées, elle a arrêté. Si on la reconnaissait, c'était extrêmement risqué pour elle. Ces personnes-là peuvent tomber dans de véritables pièges. Du chantage est exercé à leur encontre, on leur demande de payer pour les laisser partir.On le voit dans ce reportage, les gens appartenant à cette minorité sexuelle ou de genre, sont persécutés, battus, lynchés, exclus de la société. Et le droit est du côté des agresseurs.D'une certaine façon, parce qu'il y a dans ce code pénal cette clause 347-1 qui rend les relations entre personnes de même sexe illégales. Oui, vous êtes passible d'une amende, mais vous êtes aussi passible d'une peine d'emprisonnement qui peut aller jusqu'à cinq ans. C'est ce qui est arrivé à Shakiro. Elle s'est retrouvée en prison. Son avocate a réussi à la faire sortir. Mais sitôt sortie, elle se retrouve en terrasse d'un restaurant avec une compagne et elle se fait lyncher à nouveau. Une fois qu'elles sont affichées, c'est terminé pour elles. Les agresseurs se sentent totalement désinhibés. Même si elles n'ont eu aucun mot compatissant pour la victime, les autorités ont quand même réagi trois semaines plus tard pour dire qu'il ne revenait pas aux Camerounais de rendre justice à la place de la justice.Est-ce que les victimes de ces violences portent plainte ?Rarement, parce que souvent ce sont des personnes qui sont livrées à elles-mêmes. La chance de Bijoux, si on peut dire, c'est d'avoir subi des violences avant ce lynchage-là. Elle était déjà suivie par une ONG camerounaise. C'est l'ONG qui a porté plainte pour coups et blessures, traitements inhumains et dégradants. Pas sûr que Bijoux aurait eu les moyens de porter plainte elle-même.Est-ce qu'il y a eu des cas où ces victimes ont obtenu justice et où les agresseurs ont été punis ?Tout à fait. Dans le cas de Bijoux, on arrive à suivre les trois ans d'enquête. Elle va au tribunal, l'audience est renvoyée. Finalement, la seule personne identifiée par la police comme ayant été l'un des agresseurs est condamnée à six mois de prison. Mais il n'a jamais effectué sa peine. C'est une situation complètement incroyable. La victime se retrouve en prison, dans son propre pays, à devoir se cacher pour ne pas subir de nouvelles violences. L'agresseur, lui, n'effectue pas la peine parce que la police ne va pas le chercher.
durée : 00:15:04 - Journal de 12h30 - Journée mondiale contre l'homophobie ce samedi, un délit en France, mais en Afrique, une majorité de pays continue de criminaliser les homosexuels. De nouvelles lois anti-LGBT voient même le jour sur le continent, influencées par des associations américaines.
durée : 00:15:04 - Journal de 12h30 - Journée mondiale contre l'homophobie ce samedi, un délit en France, mais en Afrique, une majorité de pays continue de criminaliser les homosexuels. De nouvelles lois anti-LGBT voient même le jour sur le continent, influencées par des associations américaines.
Le Polari est un argot codé utilisé principalement par la communauté homosexuelle britannique au cours de la première moitié du XXe siècle, à une époque où l'homosexualité était non seulement taboue, mais aussi illégale au Royaume-Uni. Ce langage a permis à des générations d'hommes gays (et dans une moindre mesure de lesbiennes, de drag queens ou d'artistes de cabaret) de communiquer entre eux en toute discrétion, de se reconnaître dans l'espace public, et parfois même de se protéger.Origines du PolariLe Polari n'est pas né de nulle part. Il s'agit d'un mélange linguistique, un patchwork issu de plusieurs sources :L'italien (notamment le vénitien), via le théâtre de rue et les marins ;Le romani, la langue des gens du voyage ;Le Cockney rhyming slang, argot populaire de Londres ;Des éléments de français, de yiddish et de backslang (mots prononcés à l'envers).Ce langage était déjà utilisé dans les milieux du spectacle itinérant, du cirque, des marchés forains, et surtout dans les théâtres, où se mêlaient artistes marginaux, travestis et homosexuels. Au fil du temps, il devient un code de reconnaissance pour la communauté gay urbaine, surtout à Londres, Manchester ou Brighton.Pourquoi un argot secret ?Jusqu'à la décriminalisation partielle de l'homosexualité en 1967 en Angleterre et au Pays de Galles, les homosexuels risquaient l'arrestation, l'emprisonnement, le chantage ou la violence. Le Polari permettait de flirter, plaisanter ou s'alerter discrètement sans éveiller les soupçons de la police ou des passants.Exemple typique :“Bona to vada your dolly old eek!” signifie “Ravi de voir ta jolie tête !”(Bona = bon, vada = voir, dolly = joli, eek = visage, de “ecaf” = “face” à l'envers)Déclin et résurgenceAprès la légalisation partielle de l'homosexualité en 1967, le besoin de secret a diminué. Le Polari a peu à peu disparu, considéré parfois comme désuet ou stigmatisant par les jeunes générations gay en quête de reconnaissance sociale et d'intégration.Cependant, le Polari a connu une renaissance culturelle. Des linguistes, artistes et activistes LGBTQ+ y voient un patrimoine queer précieux, témoin de la résistance et de la créativité face à l'oppression. Il est aujourd'hui étudié dans les universités et célébré dans certaines œuvres artistiques.Un langage de survie devenu symboleLe Polari n'était pas qu'un jeu de mots ou un code : c'était un outil de survie, un espace linguistique sûr, une manière d'exister dans un monde hostile. Il symbolise aujourd'hui l'ingéniosité et la solidarité d'une communauté qui, même dans la marginalité, n'a jamais cessé de s'exprimer avec humour, style… et fierté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Jonathan, le fils de Saul, va éprouver des sentiments très forts envers David. Le récit biblique permet de conclure s'ils ont vécu une relation homosexuelle ou non.
Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari et ses invités débattent des propos tenus par la chef de la police de Berlin, Barbara Slowik, qui conseille aux Juifs et aux homosexuels d'être prudent dans « certains quartiers ».
Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari et ses invités débattent des propos tenus par la chef de la police de Berlin, Barbara Slowik, qui conseille aux Juifs et aux homosexuels d'être prudent dans « certains quartiers ».
Dans cette édition : La cheffe de la police de Berlin conseille aux juifs et aux homosexuels d'être prudents dans certains quartiers de la ville en raison de la présence de personnes d'origine arabe sympathisantes de groupes terroristes.Les agriculteurs français bloquent la frontière avec l'Espagne pour protester contre les importations de produits agricoles à bas prix, vidant des camions de leur cargaison.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky met en garde l'Occident contre la révision de la doctrine nucléaire russe, qui pourrait mener à des représailles en cas d'attaque.Les Restos du Cœur lancent leur 40e campagne hivernale avec des finances assainies, permettant de distribuer à nouveau 6 repas par semaine aux bénéficiaires.Le débat sur le traité de libre-échange entre l'UE et le Mercosur se poursuit, la France étant opposée au texte et cherchant à constituer une "minorité de blocage" avec d'autres pays européens.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Aujourd'hui 19/11/2024, il revient sur la déclaration du chef de la police de Berlin, Barbara Slowik, qui conseille aux Juifs et aux homosexuels d'être prudent dans « certains quartiers ».Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Aujourd'hui, 19/11/2024, alors que le procès de l'assassinat de Samuel Paty se déroule, il est question d'une autre affaire, concernant l'auteur des menaces de mort visant un ancien proviseur du lycée Maurice Ravel, condamné à une amende de 600 euros. Pour en parler, il reçoit Francis Lec, l'avocat du proviseur.Il revient également sur la déclaration du chef de la police de Berlin, Barbara Slowik, qui conseille aux Juifs et aux homosexuels d'être prudent dans « certains quartiers ».Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.
Dans cette édition : La cheffe de la police de Berlin conseille aux juifs et aux homosexuels d'être prudents dans certains quartiers de la ville en raison de la présence de personnes d'origine arabe sympathisantes de groupes terroristes.Les agriculteurs français bloquent la frontière avec l'Espagne pour protester contre les importations de produits agricoles à bas prix, vidant des camions de leur cargaison.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky met en garde l'Occident contre la révision de la doctrine nucléaire russe, qui pourrait mener à des représailles en cas d'attaque.Les Restos du Cœur lancent leur 40e campagne hivernale avec des finances assainies, permettant de distribuer à nouveau 6 repas par semaine aux bénéficiaires.Le débat sur le traité de libre-échange entre l'UE et le Mercosur se poursuit, la France étant opposée au texte et cherchant à constituer une "minorité de blocage" avec d'autres pays européens.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.
En Autriche, une loi réhabilite depuis le 1er février des milliers d'hommes condamnés en raison de leur homosexualité. Les victimes, près de 11.000 selon des estimations de chercheurs, peuvent demander à être indemnisées, des réparations qui seront puisées dans un fonds doté de 33 millions d'euros.En France, plus de quarante après la dépénalisation de l'homosexualité, l'Assemblée nationale a approuvé à l'unanimité le 7 mars une proposition de loi visant à reconnaître et à réparer les préjudices subis par les personnes homosexuelles du fait des lois discriminatoires en vigueur entre 1942 et 1982. Le texte doit encore être examiné en 2eme lecture par le Sénat.Décryptage avec Blaise Gauquelin, journaliste de l'AFP à Vienne, et Terrence Khatchadourian, Secrétaire général chez STOP homophobie.Sur le terrain : Michaël Briffaud et Blaise GauquelinRéalisation : Emmanuelle BaillonPremière diffusion le 2 avril 2024Sur le Fil est le podcast quotidien de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Vous pouvez aussi nous envoyer une note vocale par Whatsapp au + 33 6 79 77 38 45. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:28 - Histoire des préjugés - Les préjugés qui portent sur l'homosexualité relèvent de normes sociales et religieuses saupoudrées de sexisme. Ces normes condamnent des pratiques et orientations sexuelles jugées comme "déviantes" et conduisent, encore aujourd'hui, à des persécutions.
durée : 00:03:28 - Histoire des préjugés - Les préjugés qui portent sur l'homosexualité relèvent de normes sociales et religieuses saupoudrées de sexisme. Ces normes condamnent des pratiques et orientations sexuelles jugées comme "déviantes" et conduisent, encore aujourd'hui, à des persécutions.
durée : 00:59:59 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En décembre 2000, un an après le Pacs, une analyse de la lente émergence d'une identité homosexuelle, en France, depuis les années 1920, par Florence Tamagne, spécialiste de l'histoire du genre et des sexualités, et Frédéric Martel, journaliste, écrivain, chercheur. - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture.; Florence Tamagne Maîtresse de conférences à l'Université de Lille 3
En Autriche, une loi réhabilite depuis le 1er février des milliers d'hommes condamnés en raison de leur homosexualité. Les victimes, près de 11.000 selon des estimations de chercheurs, peuvent demander à être indemnisées, des réparations qui seront puisées dans un fonds doté de 33 millions d'euros.En France, plus de quarante après la dépénalisation de l'homosexualité, l'Assemblée nationale a approuvé à l'unanimité le 7 mars une proposition de loi visant à reconnaître et à réparer les préjudices subis par les personnes homosexuelles du fait des lois discriminatoires en vigueur entre 1942 et 1982. Le texte doit encore être examiné en 2eme lecture par le Sénat. Décryptage avec Blaise Gauquelin, journaliste de l'AFP à Vienne, et Terrence Khatchadourian, Secrétaire général chez STOP homophobie.Réalisation : Emmanuelle Baillon Sur le terrain; Michaël Briffaud, journaliste video pour l'AFP en Autriche, et Blaise Gauquelin. Sur le Fil est le podcast quotidien de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Nous cherchons à nous améliorer tous les jours et avons préparé un sondage pour vous. Prenez trois minutes pour le remplir iciEt bien sûr, écrivez-nous à podcast@afp.com. Vous pouvez aussi nous envoyer une note vocale par Whatsapp au + 33 6 79 77 38 45. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'histoire du mouvement LGBTQ+ au Québec est celle d'une lutte contre la discrimination, mais aussi contre la violence. Dès l'arrivée des colons en Nouvelle-France, et comme dans la majorité des pays dans le monde, il est impossible à l'époque de vivre librement son identité de genre et son orientation sexuelle, et il faut donc se rencontrer dans des endroits secrets entre membres d'une même communauté. Avec Sophie Croteau et Charles Trahan Une production QUB Avril 2024Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:02:44 - Les histoires du monde - par : Anthony BELLANGER - Lors du débat sur une loi répressive contre les gays, cette députée s'était distinguée en voulant "castrer les homosexuels". Elle est désormais "persona non grata" aux États-Unis.
durée : 00:02:44 - Les histoires du monde - par : Anthony BELLANGER - Lors du débat sur une loi répressive contre les gays, cette députée s'était distinguée en voulant "castrer les homosexuels". Elle est désormais "persona non grata" aux États-Unis.
« Personne n'est scandalisé si je donne une bénédiction à un homme d'affaires qui exploite peut-être les gens (…) Alors que cela arrive si je la donne à un homosexuel… C'est de l'hypocrisie ». Dans un entretien à l'hebdomadaire italien Credere, le pape François défend le texte « Fiducia supplicans » publié par le Vatican le 18 décembre 2023, autorisant la bénédiction de couples « en situation irrégulière », à savoir divorcés et remariés, et des couples de même sexe. Depuis cette annonce, les réactions sont vives, le symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar a ainsi refusé d'appliquer la bénédiction des couples homosexuels. Que révèle ce débat ? Bénir les couples gays veut-il dire que l'église accepte l'homosexualité ? Pour en débattre :- Père Grégoire Catta, jésuite, théologien, directeur du service national Famille et société à la Conférence des Evêques de France- Cyrille de Compiègne, porte-parole de l'association D & J Arc-en-ciel (ex. David & Jonathan)- François Mabille, chercheur au CNRS, directeur de l'Observatoire de Géopolitique des religions à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
« Personne n'est scandalisé si je donne une bénédiction à un homme d'affaires qui exploite peut-être les gens (…) Alors que cela arrive si je la donne à un homosexuel… C'est de l'hypocrisie ». Dans un entretien à l'hebdomadaire italien Credere, le pape François défend le texte « Fiducia supplicans » publié par le Vatican le 18 décembre 2023, autorisant la bénédiction de couples « en situation irrégulière », à savoir divorcés et remariés, et des couples de même sexe. Depuis cette annonce, les réactions sont vives, le symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar a ainsi refusé d'appliquer la bénédiction des couples homosexuels. Que révèle ce débat ? Bénir les couples gays veut-il dire que l'église accepte l'homosexualité ? Pour en débattre :- Père Grégoire Catta, jésuite, théologien, directeur du service national Famille et société à la Conférence des Evêques de France- Cyrille de Compiègne, porte-parole de l'association D & J Arc-en-ciel (ex. David & Jonathan)- François Mabille, chercheur au CNRS, directeur de l'Observatoire de Géopolitique des religions à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Un procès majeur s'est ouvert cet hiver à Padoue, en Vénétie, dans le nord du pays. Suite à une circulaire du ministre de l'Intérieur en début d'année 2023, le parquet de la ville a décidé d'attaquer la validité des actes de naissance de 37 enfants de couples de mères homosexuelles. Un reportage à retrouver en intégralité dans Accents d'Europe.
durée : 00:04:05 - Le Reportage de la Rédaction - Décembre 2023 : la publication de Fiducia Supplicans, cette note du Vatican pour la bénédiction des couples homos, provoque des réactions virulentes chez les évêques de France. Bien que l'avancée soit notable, les catholiques LGBTQI+ ne sont toujours pas pleinement acceptés au sein de l'Église.
Les journalistes et experts de RFI répondent également aux questions des auditeurs sur Hissène Habré, sur la plainte de l'Afrique du Sud devant la CIJ et sur l'activisme diplomatique de Lomé. Afrique : le refus catégorique des évêques de bénir les couples homosexuelsLes conférences épiscopales réunies à Accra ont annoncé en bloc leur refus de pratiquer la directive du Vatican (Fiducia supplicans) qui permet de bénir les couples homosexuels. Peut-on craindre une scission entre le Pape et les Églises d'Afrique ? Des voix dissonantes existent-elles au sein de ces églises ? Que risquerait un prêtre africain qui décide de pratiquer quand même ces bénédictions ? Avec Véronique Gaymard, journaliste, présentatrice de l'émission Religions du Monde sur RFI. Retrouvez l'émission dédiée à la fronde des évêques africains ici.Tchad : destruction du siège de la police politique d'Hissène Habré Au Tchad, le siège de la DDS, la police politique de l'ancien dictateur Hissène Habré a été démoli. Pour quelles raisons a-t-il été détruit ? Le projet de Musée qui devait voir le jour à sa place tient-il toujours ? Avec François Mazet, journaliste au service Afrique de RFI.Israël/Gaza : la plainte de l'Afrique du Sud examinée La Cour internationale de justice a examiné la plainte de l'Afrique du Sud qui accuse Israël « d'intention génocidaire » contre les Palestiniens de Gaza. Quelles ont été les preuves présentées par Pretoria ? Quels types de sanctions pourrait prononcer la CIJ ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI.Afrique de l'Ouest : le dynamisme de la diplomatie togolaiseAprès cinq mois de détention, Salem Bazoum, le fils du président nigérien destitué, a été libéré grâce à une médiation togolaise. Déjà en 2023, Lomé avait permis de résoudre la crise des 49 soldats ivoiriens entre Bamako et Abidjan. Pourquoi la diplomatie togolaise est-elle si active dans la sous-région ? Avec Paul Amegakpo, président de l'Institut Tamberma pour la gouvernance.
durée : 00:06:42 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - La publication du texte autorisant les bénédictions de couples "en situation irrégulière" et les couples de même sexe a instauré un débat dans l'Église de France : Jean-Luc Brunin évêque du Havre, est notre invité pour en parler.
durée : 00:55:06 - franceinfo: Les informés - par : Jean-François ACHILLI - Autour de Jean-François Achilli et Bérengère Bonte, les informés débattent de l'actualité du mercredi 10 janvier
durée : 00:20:04 - Journal de 18h - L'Église catholique de France reste prudente sur la bénédiction des couples homosexuels autorisée sous conditions par le Vatican. La Conférence des évêques se dit favorable à la bénédiction des "personnes" dans le cadre d'un "accueil large et inconditionnel".
durée : 00:20:04 - Journal de 18h - L'Église catholique de France reste prudente sur la bénédiction des couples homosexuels autorisée sous conditions par le Vatican. La Conférence des évêques se dit favorable à la bénédiction des "personnes" dans le cadre d'un "accueil large et inconditionnel".
Les journalistes et experts de RFI répondent également aux questions des auditeurs sur Rafael Nadal, sur ChatGPT et sur le football turc. Bénédiction des couples homosexuels : la fronde d'une partie du clergé africain Plusieurs prélats africains s'opposent à la décision du Vatican autorisant la bénédiction des couples homosexuels. Ont-ils le droit de refuser d'appliquer la réforme pontificale ? Peut-on s'attendre à une fronde de toutes les Eglises d'Afrique ? Le Pape a-t-il réagi ? Avec Véronique Gaymard, journaliste chez RFI, productrice de l'émission Religions du monde. Tennis : Rafael Nadal de retour sur les courts Après un an d'absence, Rafael Nadal fait un retour remarqué dans le tournoi ATP à Brisbane en battant à plate couture l'autrichien Dominic Thiem. A 37ans, pourquoi a-t-il décidé de reprendre les matchs officiels alors qu'il s'approche de la retraite ? A-t-il une chance de retrouver son niveau de numéro 1 mondial d'ici juin, date de son tournoi-phare Rolland Garros ? Avec Victor Missistrano, journaliste au service des Sports de RFI.Intelligence artificielle : bras de fer juridique entre le New York Times et Open AILe New York Times accuse Chat GPT de “violation des droits d'auteur” et a annoncé poursuivre en justice Open AI et Microsoft, ses créateur et investisseurs. Que risquent ces deux entreprises à l'issue du procès ? Le New York Times dispose d'une application pour bloquer l'accès de ses articles à Chat GPT, que pourrait-il faire d'autre pour se protéger ? Avec Justine Fontaine, journaliste au service économie de RFI. Football : la Supercoupe de Turquie annulée à la dernière minute La Supercoupe de Turquie de football qui devait avoir lieu vendredi dernier en Arabie saoudite a été annulée au dernier moment. Le pays hôte ayant refusé que les joueurs portent des maillots à l'effigie de Mustafa Kemal Atatürk. Pourquoi ça pose problème ? La classe politique turque a-t-elle réagi à cette décision ? Avec Aurélien Denizeau, docteur en science politique, spécialiste de la Turquie.
durée : 00:38:34 - Le Temps du débat - par : Mattéo Caranta - Le 18 décembre dernier, le Vatican publiait une déclaration doctrinale autorisant la bénédiction des unions "irrégulières" et homosexuelles hors liturgie. La décision divise, en suscitant critiques et réactions vives autour du monde. Que dit-elle de la gouvernance de l'Église par le Pape François ? - invités : Céline Béraud Sociologue, directrice d'études à l'EHESS et membre du Centre d'études en sciences sociales du religieux; Cyrille de Compiègne Président et porte-parole de l'Association chrétienne et LGBTI+ David et Jonathan; Hervé Giraud Archevêque de Sens-Auxerre; Christophe Dickès Docteur en histoire, spécialiste de la Papauté et du catholicisme
Ecoutez RTL autour du monde du 19 décembre 2023 avec Correspondants RTL à l'étranger.
L'annonce de la possibilité de bénir des couples homosexuels est un évènement majeur, une grande première au sein de l'Église catholique. Désormais, le Vatican autorise la bénédiction d'un couple de même sexe.
Ecoutez Un point, c'est tout ! du 19 décembre 2023 avec Alba Ventura.
durée : 00:04:54 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Les comportements sexuels orientés vers des animaux du même sexe sont très courants dans la nature. Mais ont-ils un rôle dans l'évolution des espèces ? Une nouvelle étude révèle qu'ils pourraient être une solution aux conflits. - invités : Thierry Lodé Biologiste
durée : 00:37:43 - Le 18/20 · Le téléphone sonne - Muriel Robin l'affirme : être personne LBGT+ dans l'industrie du cinéma ferme des portes. Depuis toujours et encore aujourd'hui. Plus largement, dans le monde du travail, les personnes LGBT+ (lesbiennes, gay, bisexuels et transgenres) demeurent exposées à de nombreuses discriminations.
durée : 00:59:59 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En décembre 2000, un an après le Pacs, une analyse de la lente émergence d'une identité homosexuelle, en France, depuis les années 1920, par Florence Tamagne, spécialiste de l'histoire du genre et des sexualités, et Frédéric Martel, journaliste, écrivain, chercheur. Le Sida, le Pacs ont porté la question homosexuelle à la une de l'actualité. Un an après le Pacs et treize avant le Mariage pour tous, Florence Tamagne et Frédéric Martel proposent une évocation de la lente émergence d'une identité homosexuelle reconnue et acceptée, en mettant en parallèle les années de l'entre-deux guerres et celles de l'après-guerre sur le vieux continent, plus précisément en France, en Allemagne et en Angleterre. Un numéro de "Concordance des temps" proposé par Jean-Noël Jeanneney en décembre 2000, L'histoire de la lente émergence d'une identité homosexuelle en France Frédéric Martel a publié en 1996 Le Rose et le Noir, une chronique des homosexuels en France depuis 1968. L'historienne Florence Tamagne a écrit une thèse de doctorat sur la comparaison entre le lesbianisme et l'homosexualité masculine durant l'entre-deux-guerres. Il s'agit de la première thèse française d'histoire contemporaine sur l'homosexualité. Retrouvez l'ensemble de "La Nuit rêvée de Daniel Defert", proposée par Albane Penaranda. Production : Jean-Noël Jeanneney Réalisation : Patrick Molinier Concordance des temps - Les homosexuels dans le regard des autres Avec Florence Tamagne et Frédéric Martel, et les voix d'André Gide, Raymond Forni et Jean-Louis Bory 1ère diffusion : 02/12/2000
durée : 00:41:29 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans ce deuxième entretien, Daniel Defert, sociologue et militant anti-sida, raconte pourquoi, après que le sida a emporté Michel Foucault en 1984, il créa AIDES, première association française de lutte contre la maladie. Il rappelle aussi ce qu'avaient été ses engagements. Pour cette nuit veillée en notre compagnie, Daniel Defert a composé un programme d'archives qui raconte une existence dont, dit-il, il n'avait pas rêvé mais qu'il a vécue pleinement. Une vie d'engagements et de combats, une vie politique pour reprendre le titre de son livre d'entretiens avec Philippe Artières et Éric Favereau. "Politique" au meilleur sens de ce mot, la vie de Daniel Defert aura été marquée par la rencontre déterminante de Michel Foucault, dont il a été le compagnon pendant plus de vingt ans. Comme le fait la musique de Stravinsky, la pensée et la voix du philosophe courent tout au long des heures de cette Nuit. "Avec le Sida, les gens ont été pratiquement 'dénoncés' par leur maladie" Fondateur de AIDES, Daniel Defert nous dit ici comment et pourquoi, après que le sida eut emporté Michel Foucault en 1984, il créa cette première association française de lutte contre le virus. Il rappelle aussi ce qu'avaient été avant cela ses engagements : contre la Guerre d'Algérie, en Mai 68 et après, avec la Gauche Prolétarienne et la création du GIP (Groupe d'Information sur les Prisons) aux côtés de Foucault. Intellectuel dans l'action, des bouleversements qu'a connus notre société depuis les années 50 Daniel Defert a été l'un des acteurs les mieux conscients et les plus courageux. Grâce, selon lui, à un sens de la justice et de la liberté hérité de l'enfance. Grâce aussi à un enthousiasme dont cette Nuit rêvée atteste qu'il est demeuré intact. Sur la transformation majeure concernant la perception de la communauté homosexuelle, par les autres et par elle-même, il explique : "Ce n'est pas tant le militantisme que le drame du Sida qui a modifié la perception des homosexuels. (...) Autrefois ce qui était connu de l'homosexualité c'était son militantisme à travers des figures minoritaires, c'était des gens qui pouvaient se mettre en avant. Là, avec le Sida, les gens ont été pratiquement 'dénoncés', je dirais, par leur maladie. Les gens ont été obligés d'affronter quelque chose dont les familles n'étaient pas au courant dans la majorité des cas." Daniel Defert ajoute : "En 1984, quand j'ai créé AIDES, le préservatif ne pouvait pas être l'objet de publicité, car il y avait une pression de l'Eglise. On a découvert, bien au-delà de la petite fraction militante, une masse de problèmes qui concernaient toute une catégorie nouvelle de gens, et c'est cela qui a fait la transformation majeure de la perception des homosexuels. Et si je considère que la publicité sur les préservatifs était illégale en 1984, aujourd'hui on est passé au mariage entre personnes du même sexe : c'est quand même une transformation majeure pour moi. On est vraiment dans une société de Droit et non pas dans une société qui raisonne avec des mythes, des religions. Cette transformation majeure a été payée, hélas, au prix fort. L'épidémie n'est pas terminée loin de là, mais on a les moyens aujourd'hui de la contrôler, peut-être même d'en sortir." Production : Albane Penaranda Réalisation : Virginie Mourthé Avec la collaboration de Hassane M'Béchour Edition web : Documentation sonore de Radio France Retrouvez l'ensemble de "La Nuit rêvée de Daniel Defert", proposée par Albane Penaranda.
Ce lundi, Virginie Girod remonte dans les années 1950 aux Etats-Unis quand le chef du FBI J.Edgar Hoover fichait les homosexuels.
durée : 00:03:18 - Géopolitique - Le Parlement ougandais a adopté l'une des législations les plus répressives contre l'homosexualité, rejoignant un climat homophobe sur le continent, qui a pris un tour politique : l'homosexualité est assimilée à l'Occident.
durée : 00:03:39 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Savez-vous quand, en France, le mot "homosexuel" a été introduit dans le langage courant ?