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Arlequin AI veut développer une nouvelle architecture d'intelligence artificielle fondée sur les réseaux de neurones topologiques. Son ambition : exploiter les connexions entre les données pour rendre l'analyse massive plus précise, traçable et auditable.
Que se passe-t-il quand un jardinier échange avec un parfumeur…. Une rencontre, provoquée par un cuisinier. Un livre hors du commun « Un jardin comme un parfum » qui unit ces deux mondes… aux éditions Ulmer et préfacé par Olivier Roellinger. Concrètement, Pascal Garbe, jardinier, croise son regard du jardin avec celui de Jean-Claude Ellena, créateur de parfum et écrivain d'odeurs.Ce livre est une invitation à éveiller et à réveiller votre sens olfactif pour imaginer et créer votre jardin d'odeurs, muni d'un lexique ultra complet d'une 100 de plantes odorantes. Aujourd'hui, je retrouve avec bonheur Jean-Claude Ellena que je connais depuis longtemps.Saviez-vous que Jean-Claude est rentré chez Hermès par les jardins…avec Jardin en Méditerranée de la collection Parfums-Jardins. Il composera au total 5 Jardins.C'est un homme pudique, aux yeux vifs remplis de passion, qui écoute et se méfie des mots inutiles…. Et ses parfums, voir son style sont, à cette image ! Son écriture olfactive est simple mais bien sûr non simpliste. Écoutons-le sans plus tarderSoutenir Tatousenti :· Faire un don pour soutenir et encourager Tatousenti à continuer, cliquez ici· Site : www.tatousenti.com· Instagram : https://www.instagram.com/bettinaaykroyd/Production : Bettina Aykroyd Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à laisser plein d'étoiles et un commentaire sur la plateforme Apple Podcasts et surtout à vous abonner grâce à votre application de podcasts préférée ! Cela m'aide énormément à faire découvrir Tatousenti à de nouveaux auditeurs et de nouvelles auditrices.Plan de l'épisode 0,07 : Intro générale1,28 : Intro de l'épisode3,25 : Qu'est-ce qu'un parfumeur ?7,31 : Les parfumeurs qui t'ont marqué ?9,56 : Rose Jean-Claude Ellena12.09 : Qu'est-ce qui vous réunit tous les 3 soit Olivier Roellinger et Pascal Garbe13.52 : Impressions du jardin de Pascal15.33 : Le message du livre 20.25 : Point de rencontre et de divergence entre composer un parfum et composer un jardin 26.00 : Les jardins chez Hermès pour la collection Parfum - Jardin Tatousenti, le podcast qui agite le parfum Tatousenti podcast explore le monde du parfum dans tous ses sens. Le sens de l'innovation, de la créativité et de l'audace. Chaque semaine, Bettina donne la parole à celles et ceux qui créent et imaginent le parfum de demain. On y parle parfum, saveurs, ingrédient, odeur, émotion, développement durable avec les parfumeurs et des chefs d'entreprise, des chocolatiers, des chefs cuisiniers à titre d'exemple.Bettina Aykroyd, franco-britannique et expert odeur, parfum et saveurs. Mon motto : pour bien sentir, il faut se sentir bien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Patrick Weil est historien et directeur de recherche émérite au CNRS. Il vient de publier De l'immigration en France chez Grasset, une enquête menée auprès de ceux qui fabriquent vraiment cette politique, préfets, entrepreneurs, élus, associations, et qui ne ressemble à aucun des livres militants qu'on trouve habituellement sur le sujet.C'est la deuxième fois que je le reçois. La première, nous avions parlé de laïcité, et j'avais déjà été frappé par sa façon de désamorcer les sujets brûlants en revenant simplement aux faits et au droit. Cette fois je voulais aller plus loin, et je l'ai poussé volontairement dans tous les sens. J'ai argumenté la peur, j'ai argumenté les mauvais arguments de la gauche, j'ai posé les questions que j'entends régulièrement dès que l'on aborde ces sujets. Parce que l'immigration est probablement le sujet sur lequel je vois le plus de gens intelligents perdre leur capacité à penser.Dans cet épisode, nous parlons de ce que dit réellement le droit du sol, de ce que coûte et rapporte l'immigration, des OQTF, du regroupement familial qui concerne 14 000 personnes par an, de Meloni, de Trump, des contrôles au faciès et du code de l'indigénat. J'ai questionné Patrick sur la seule question qui compte peut-être : est-ce qu'on peut encore mettre les Français d'accord sur ce sujet ?Sa réponse m'a surpris. Et j'ai fini par lui raconter ma propre expérience, celle d'un enfant d'Antillaise à qui on a demandé d'oublier ce qu'il était pour devenir français.Citations marquantes« Les gens croient que le droit du sol, c'est comme si un enfant naît en France d'une mère étrangère, il est français. Jamais. C'est le droit américain. »« 105 millions d'étrangers entrent en France tous les ans pour faire du tourisme. L'immigration irrégulière, c'est moins de 0,2 %. »« Il me dit : je suis islamophobe. Et vingt minutes après : j'ai engagé 500 papiers, ils sont tous musulmans et deux d'entre eux sont géniaux. »« Quand on donne une réponse sans avoir fait la recherche, c'est déjà une idéologie. C'est le produit de la paresse intellectuelle. »« Le vrai sujet, c'est qu'on est dans une histoire commune qu'on ne se raconte pas. Qu'on ne nous a pas racontée. »Idées centrales discutées1. Les idées fausses sont partagées par tout le monde, pas seulement par un camp (05:03)Le droit du sol automatique à la naissance n'existe pas en France. Le regroupement familial n'a pas été créé par Giscard en 1976, il existe depuis qu'il y a de l'immigration organisée. Ces deux erreurs structurent pourtant l'essentiel du débat public.Pourquoi c'est important : on se bat sur un objet qui n'existe pas, et pendant ce temps les vrais dysfonctionnements ne sont pas traités.2. Supprimer le droit du sol déstabiliserait toutes les familles françaises (06:42)Si on supprime le double droit du sol, prouver sa nationalité suppose de remonter une filiation. Registres, paperasse, bureaucratie, pour tout le monde. Une tradition présente en France depuis 1515 disparaîtrait.Pourquoi c'est important : une mesure présentée comme dirigée contre les étrangers frapperait d'abord les Français.3. La complexité des gens n'apparaît jamais dans les sondages (14:16)L'ancien élève de Patrick, chef d'entreprise dans le Sud, se déclare islamophobe et emploie 500 personnes majoritairement musulmanes. À l'inverse, on peut défiler contre l'islamophobie et ne jamais louer son appartement à un sans-papiers.Pourquoi c'est important : c'est exactement ce niveau de réalité que le débat politique efface, et c'est là que l'accord redevient possible.4. L'immigration est un symptôme, pas la cause (65:16)Le niveau scolaire baisse à cause des méthodes d'enseignement. La crise du logement vient de décisions prises au début du premier quinquennat Macron. L'immigration sert de bouc émissaire à un dysfonctionnement général de l'État.Pourquoi c'est important : tant qu'on désigne le symptôme, on ne répare rien.5. On a augmenté l'immigration sans jamais l'annoncer ni l'accompagner (49:53)Plus 50 % entre 2000 et 2025, multiplication par cinq de l'immigration africaine en Bretagne et en Pays de la Loire. Aucune classe supplémentaire, aucune alphabétisation prévue, aucun logement. Les gens qui disent que ça ne va pas ont un peu raison.Pourquoi c'est important : c'est le point où Patrick donne raison à la colère, ce qui rend son propos crédible pour tout le monde.6. Se déclarer universaliste et accepter les contrôles au faciès est intenable (57:37)Le Conseil d'État a qualifié la pratique de racisme systémique. Aucune conséquence n'a suivi. De Blasio à New York et Theresa May en Angleterre ont supprimé les contrôles préventifs.Pourquoi c'est important : Patrick relie explicitement cette pratique au code de l'indigénat, et en fait le point d'entrée d'une vraie politique d'égalité.7. Une politique d'immigration efficace passe par le marché du travail, pas par la police (30:44)Comités départementaux du marché du travail occasionnel, bureaux de recrutement dans les pays d'origine, carte de saisonnier renouvelable sur dix ans, diversification des sources. Et un ministre dédié, qui ne soit pas celui de l'Intérieur.Pourquoi c'est important : c'est la partie programmatique du livre, et elle ne ressemble ni à la gauche ni à la droite.Questions posées dans l'interviewTu es historien. Pourquoi écrire un livre sur l'immigration aujourd'hui ?Est-ce qu'on dit n'importe quoi à gauche comme à droite sur ce sujet ?Quelle est la chose la plus incomprise sur l'immigration en France ?Que se passerait-il concrètement si on supprimait le droit du sol ?Comment expliques-tu qu'un chef d'entreprise se dise islamophobe et emploie 500 musulmans ?Ton objectif, c'est de mettre les gens d'accord sur ce sujet ? C'est possible ?C'est quoi, un immigré ? La définition légale dit-elle la même chose que ce dont les gens parlent ?L'immigration a augmenté de 50 % en vingt-cinq ans. Ce n'est pas la preuve qu'il y a un problème ?Combien ça coûte, l'immigration, et combien ça rapporte ?A-t-on raison d'avoir peur de l'extrême droite quand on voit que Meloni n'a rien changé ?Qu'est-ce qu'on répond aux gens qui ont peur pour des raisons sécuritaires ?C'est quoi, cette histoire commune dont tu dis qu'on ne se la raconte pas ?Est-ce qu'on doit être tributaire toute notre vie du colonialisme ?Concrètement, on fait quoi demain matin ?Références citées dans l'épisodeLivresDe l'immigration en France, Patrick Weil, Grasset, 2026 (02:32)La France qui veut être africaine, cité comme titre d'un collègue historien (41:55)Rapports et textesRapport Weil au gouvernement Jospin sur la politique d'immigration, 1997 (02:32)Loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, article 31 (70:57)Loi de 1973 sur la nationalité, rapporteur Jean Foyer (43:05)Décision du Conseil d'État sur les contrôles au faciès (57:37)Discours de Clemenceau du jour de l'armistice (53:00)InstitutionsCNRS, OFPRA, INSEE, Défenseur des droits, CESUPersonnalités politiquesMarine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Ciotti, François Bayrou, François Ruffin, Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Giorgia Meloni, Donald Trump, Bill de Blasio, Theresa May, Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Jean FoyerHistorique et culturelL'Action française et la suppression du droit du sol depuis la fin du XIXe siècle (05:03)Le double droit du sol, décision de 1515 (07:10)La France libre née au Tchad, la 2e DB, la ségrégation exigée par les Américains (40:57)Le film récent sur de Gaulle (23:40)Le code de l'indigénat (60:09)Chiffres clés+50 % d'immigration entre 2000 et 2025, environ 132 000 par an105 millions de touristes étrangers par an, immigration irrégulière estimée à moins de 0,2 %5 à 6 millions de musulmans en France, moins de 10 %, contre 30 % perçus350 000 titres délivrés par an, dont environ 120 000 étudiantsRegroupement familial : 14 000 personnes par an, enfants compris70 % des immigrés en âge de travailler occupent un emploiEnviron 30 % des membres de l'armée, des médecins et des infirmières sont enfants d'immigrésContrôles d'identité à New York : de 800 000 à 11 000 Timestamps clés00:00 — Ce qui vous attendPourquoi j'ai voulu argumenter dans les deux sens, y compris la peur.01:58 — Générique02:32 — Pourquoi un historien écrit sur l'immigration en 2026Trente ans après son premier livre et le rapport Jospin de 1997, Patrick reprend l'enquête. Cette fois pas pour le gouvernement, pour les lecteurs.04:05 — Est-ce qu'on dit n'importe quoi des deux côtés ?Oui. À gauche aussi, par exemple quand on affirme que personne ne viendrait si on ne contrôlait pas les frontières.05:03 — Le droit du sol n'est pas ce que vous croyezL'automaticité à la naissance n'existe pas en France. Ce qui existe, c'est le double droit du sol, à la troisième génération. Et le regroupement familial n'a pas été inventé par Giscard.06:42 — Ce que supprimer le droit du sol ferait vraimentProuver une filiation, des registres, de la paperasse. Une tradition ancrée depuis 1515 qui déstabiliserait toutes les familles françaises.08:06 — La méthode du livre : partir de ce que dit l'extrême droiteLa submersion, l'envahissement. Patrick répond chiffre par chiffre, y compris à Bayrou et aux 70 % de Français qui l'approuvaient.10:07 — Combien de musulmans en France ?Les Français répondent 30 %. La réalité tourne autour de 10 %. Et la laïcité n'a jamais été faite contre les croyants.11:13 — L'homme qui se dit islamophobe et emploie 500 musulmansL'anecdote qui a déclenché le livre, et qui dit tout de la complexité française.14:34 — L'agence du travail occasionnel et l'histoire folle de la rentrée universitairePourquoi déplacer la rentrée au 15 octobre a poussé les viticulteurs vers l'immigration irrégulière.17:49 — Réparer l'ÉtatLa colère des gens qui se sentent oubliés ne parle pas que d'immigration. Elle parle d'un service public qui ne sert plus le public.19:00 — Le Pen, la mère-grand et le grand méchant loupLa fable que Patrick utilise pour décrire le RN d'aujourd'hui.20:08 — Les chiffres ne suffisent pas quand il y a des croyancesMa discussion au Portugal sur les viols, et pourquoi je n'ai pas réussi à convaincre.21:39 — Ce que l'immigration a apporté à la FrancePremier pays d'immigration d'Europe dès la fin du XIXe, une force démographique dans un pays qui déclinait, et les projections de 1945 qui se sont trompées.25:59 — C'est quoi exactement un immigré ?La définition légale, et l'écart avec ce dont les gens parlent réellement.27:52 — L'augmentation de 50 %, preuve d'un problème ?Non : travailleurs, étudiants, régularisations, crises d'asile. Une immigration largement voulue.29:39 — Les OQTF, à quoi elles servent vraimentPourquoi on les délivre à tour de bras en sachant qu'elles ne seront pas exécutées.30:44 — Réguler par le marché du travail plutôt que par la policeL'exemple de Nice, les 40 000 étudiants, et le changement de statut de l'immigré à l'ère de WhatsApp.32:49 — Les saisonniers renouvelables, le modèle MeloniUne carte de dix ans qui n'a de valeur que si on repart. Et pourquoi personne ne viole la règle.34:08 — Meloni n'a rien changé, Trump siL'extrême droite n'est pas une couleur unique. Mais Patrick ne prendrait pas le risque.36:14 — Qui sont réellement ceux qui partentPas les plus pauvres. Les pauvres ne peuvent pas bouger. Souvent les plus diplômés.37:44 — Le droit à l'immobilitéLa notion qui manque au débat : le droit de rester chez soi, de ne pas être persécuté, de vivre dans un pays qui fonctionne.39:52 — Les enfants d'immigrés dans l'armée, les hôpitaux, la policeSi on les enlève, plus rien ne fonctionne.40:45 — L'histoire commune qu'on ne raconte pasLa France libre née au Tchad, l'empire, la décolonisation, et pourquoi tout cela est absent des programmes scolaires.43:05 — Les Africains de la 2e DB et la loi de 1973Un gaulliste qui se souvenait du rôle des Africains dans la Libération, et qui l'a inscrit dans la loi sur la nationalité.44:55 — Quand une réponse sans recherche devient une idéologieLe post-colonialisme comme fake news de la paresse intellectuelle, dans un sens comme dans l'autre.46:39 — Combien coûte l'immigration ?Pourquoi Patrick trouve la question absurde, et ce que ça change de savoir qu'ils arrivent déjà éduqués.49:53 — Le vrai reproche : on n'a rien prévuMultiplication par cinq en Bretagne, zéro classe supplémentaire, zéro logement. Là, les gens ont raison.51:00 — La peur sécuritaire, et l'argument du « not all men »Je prends sa place deux secondes pour retourner l'argument.55:49 — Mon expérience : oublie ce que tu es, et tu seras françaisCe que ma mère antillaise a fait, et pourquoi ça ne marche pas dans la rue.57:37 — Les contrôles au faciès, racisme systémique reconnu, zéro conséquenceDe Blasio, Theresa May, et l'inaction française.60:09 — Le code de l'indigénat n'est pas si loinL'humiliation comme peine publique, et ce qu'elle produit.61:20 — Concrètement, on fait quoi ?Le programme : rentrée au 1er octobre, comités départementaux, bureaux de recrutement, diversification, accueil, formation, explication claire de la laïcité.65:16 — L'immigration comme symptômeÉcole, logement, narcotrafic. À chaque fois, le bouc émissaire plutôt que la réforme.67:39 — Et si laisser frauder coûtait moins cher que traquer la fraude ?Ma question la plus inconfortable, et sa réponse.69:16 — Le regroupement familial, c'est 14 000 personnesLa taille d'une petite ville. Pour un débat national permanent.70:57 — Le voile, la loi de 1905, et ce qui est réellement interditCe n'est pas le signe religieux. C'est la pression. Dans les deux sens.73:15 — À quoi ouvrir, à quoi claquer la porteSa réponse tient en deux phrases. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #207 Comprendre la tension autour de la laïcité avec Patrick Weil (https://audmns.com/oavleuD) #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) Vlan #103 Comment passer du rejet des migrants à leur accueil avec Lionel Pourtau (https://audmns.com/QaEGpTn)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
RTL vous le révèle : le député socialiste Philippe Brun, candidat à la primaire du PS, a déposé une proposition de loi pour donner plus de droits aux familles monoparentales, qui représentent aujourd'hui 1 famille sur 4. 83% de ces familles sont des mamans qui élèvent seules leurs enfants. 40% vivent sous le seuil de pauvreté. Mais même avec un salaire bien au dessus, c'est souvent très compliqué. Monia Douadi, présidente de l'association des familles monoparentales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous venez de courir pendant une heure et votre montre connectée vous annonce fièrement : 600 calories brûlées. Mauvaise nouvelle : ce chiffre peut être assez éloigné de la réalité.C'est ce que montre une étude publiée en juillet 2026 dans la revue scientifique PLOS ONE.Des chercheurs de l'Université internationale de Floride, dirigés par le kinésiologue Jason Kostrna, ont testé quatre appareils très répandus : l'Apple Watch Series 8, la Garmin Forerunner 955, la Samsung Galaxy Watch 5 et la Fitbit Sense 2.58 adultes ont effectué un exercice sur un vélo d'appartement, à différentes intensités.Pendant l'effort, les chercheurs ont comparé les calories annoncées par les montres à celles mesurées par un appareil professionnel, le COSMED K5.Celui-ci utilise une technique appelée « calorimétrie indirecte ». Concrètement, il analyse notamment l'oxygène consommé et le dioxyde de carbone rejeté par la respiration. Cela permet d'estimer beaucoup plus précisément l'énergie réellement dépensée par l'organisme.Résultat : les montres étaient loin d'être parfaitement fiables.Selon les modèles, l'erreur absolue médiane sur les calories dépensées se situait autour de 15 à 25 %. Certains appareils avaient notamment tendance à surestimer la dépense énergétique.Pourquoi ?Parce qu'une montre ne mesure pas directement les calories. Elle les calcule à partir d'informations comme votre âge, votre sexe, votre poids, vos mouvements et surtout votre fréquence cardiaque.Cette dernière est généralement mesurée grâce à des LED situées sous la montre. Elles éclairent la peau et permettent de détecter les variations du volume sanguin provoquées par les battements du cœur. Cette technique s'appelle la photopléthysmographie.Mais le signal peut être perturbé par les mouvements, le contact de la montre avec la peau ou certaines caractéristiques corporelles.L'étude révèle justement un phénomène particulièrement intéressant : plus le pourcentage de graisse corporelle augmentait, plus l'erreur dans l'estimation des calories avait tendance à augmenter.Cela ne signifie pas que votre montre est inutile. Elle peut être très pratique pour suivre votre activité physique ou comparer vos entraînements au fil du temps.Le problème apparaît lorsqu'on considère son estimation calorique comme une mesure exacte.Imaginez que votre montre vous annonce 600 calories dépensées et que vous décidez de manger 600 calories supplémentaires pour « compenser ». Avec une erreur de 20 %, votre calcul peut rapidement devenir faux.La bonne façon d'utiliser ces chiffres est donc de les considérer comme des estimations, et surtout comme des outils de comparaison.Votre montre sait très bien compter les secondes.Pour les calories, en revanche, elle fait surtout… une estimation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Épisode 1499 : C'est déjà la rentrée et il s'est passé beaucoup de choses pendant l'été alors on vous propose un petit récap de ce qu'il ne fallait pas louper !TikTok ajoute des notes vocales et des carrousels d'images dans les commentairesOn va parler de TikTok, mais pas forcément du feed vidéo cette fois-ci. Plus précisément d'une zone qui devient de plus en plus stratégique sur les plateformes : les commentaires.TikTok vient d'ajouter plusieurs nouvelles fonctionnalités pour transformer ses espaces de commentaires en véritables espaces de conversation. La plateforme lance notamment les commentaires vocaux, les sondages dans les commentaires, mais aussi les commentaires avec carrousels photos et les Live Photos. Concrètement, les utilisateurs pourront désormais répondre à une vidéo avec un message audio directement dans les commentaires. Ces notes vocales peuvent durer jusqu'à 60 secondes et seront accompagnées d'une transcription texte. Instagram met à jour les tags pour les profils IAInstagram qui continue son gros chantier autour de la transparence liée à l'intelligence artificielle.Instagram vient de modifier son système d'identification des comptes entièrement générés par IA. Le label « AI Creator » fraîchement sorti en MAi devient désormais « AI-generated profile », soit « profil généré par IA ». Pourquoi ce changement ?Parce qu'Instagram considère que l'ancien label pouvait créer une confusion. Un compte marqué « AI Creator » pouvait laisser penser qu'il s'agissait simplement d'un créateur humain utilisant des outils d'intelligence artificielle.Le nouveau label veut être beaucoup plus clair : il indique qu'on interagit avec un profil où la personne représentée est elle-même générée par intelligence artificielle. La mention est visible sur le profil , directement sous la photo de profil là où on voit apparaître _ journal pour un média - création digitale pour un créateur …Produit / service…Ce qui pourrait changer ici aussi, c'est que label pourrait apparaître directement sur les vidéos (sur les captures d'écran, on voit que ça apparaît proche du nom du Comte en bas à gauche)Attention, ce label ne concerne pas tous les usages de l'IA. Un créateur qui utilise une IA pour améliorer une photo, écrire une légende ou créer un élément graphique n'a pas besoin d'utiliser ce label. Il concerne surtout les profils où le personnage ou l'influenceur présenté est artificiel. YouTube déploie une mise à jour de son expérience sur télé connectée.-Le principe : utiliser son smartphone pour piloter et enrichir ce que l'on regarde sur YouTube à la télévision.Depuis le mobile, l'utilisateur peut notamment accéder aux commentaires, aimer une vidéo, s'abonner à une chaîne ou consulter les descriptions, sans interrompre la vidéo en cours sur le téléviseur.-———Facebook et Instagram, les compteurs sont à jour Avec le Digital Service Act européen, les plateformes sociales ont l'obligation de communiquer 2 fois par an leurs vrais chiffres d'usage en Europe.Les derniers chiffres européens de Meta confirment une tendance de fond : Instagram continue de grandir plus vite que Facebook dans l'Union européenne.Au premier semestre 2026, Instagram compte 297 millions d'utilisateurs actifs mensuels en Europe, contre 264 millions pour Facebook. Cela fait environ 33 millions d'utilisateurs d'écart en faveur d'Instagram.Le plus intéressant, ce n'est pas seulement l'écart. C'est la dynamique : Facebook est relativement stable depuis un moment. Alors …Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les pratiques d'inclusivité des concerts se développent au fil des ans et cette année, pour la première fois, le festival Rock en Seine, qui s'est tenu fin août, expérimentait un système d'audiodescription des concerts à destination du public malvoyant et non-voyant. Pionnière de l'audiodescription de concerts en France, l'association Valentin Haüy accompagne déjà quatre festivals de musique dans leur démarche d'inclusivité. Pour Rock en Seine, ils ont notamment fait appel à Morgan Renault, auteur et narrateur d'audiodescription chevronné. Depuis sa cabine insonorisée, il commente le concert. Un exercice à la fois descriptif et artistique. « Je vais essayer de faire vivre le concert en live visuellement, parce qu'en fait, il arrive aussi très souvent que le public réagisse à ce que fait l'artiste, pointe-t-il, et rien de plus frustrant pour un spectateur non-voyant d'entendre les gens réagir sans comprendre pourquoi. Et l'idée, c'est ça aussi, c'est que tout le monde vive le concert en même temps. » Concrètement, voilà ce que l'on peut entendre lorsqu'on l'écoute décrire un concert : « Les musiciens entrent sur scène en haranguant la foule. Ils portent des lunettes de cycliste des années 90, des lunettes noires, une chemise blanche ouverte, un pantalon noir. » Cette année, ils ne sont que quatre à bénéficier du dispositif. Justine, 27 ans, souffre d'achromatopsie. Elle ne voit pas les couleurs et a une acuité visuelle de deux sur dix. Au début, elle n'était pas convaincue par ce dispositif qui ajoute du son aux sons qu'elle perçoit déjà. « Ça m'a rajouté beaucoup d'informations en plus, je me rends compte que je ne les avais pas quand je regardais un concert, reconnaît la spectatrice. Et par exemple, ça peut être les jeux de lumière, les couleurs, comment sont habillés les artistes. » À lire aussiLe Lac Baïkal: expérience pour non-voyants « Ça nous rapproche, on nous inclut » Sans l'audiodescription, Justine ne serait pas venue à Rock en Seine. « Je vais être un peu comme les autres. Je vais voir des détails que les gens du public arrivent à voir. Et ça, je trouve ça génial parce qu'on essaie de se mettre au même niveau, s'enthousiasme-t-elle. Et par exemple, quand Djo va lever la main pour faire signe au public, là on sait qu'on va pouvoir l'accompagner et être avec lui, alors qu'en temps normal, on ne le verrait pas. Et en tout cas, ça nous rapproche, on nous inclut. » Une étude de la Fondation Malakoff Humanis Handicap, menée sur 850 personnes, révèle que 75 % des interrogés ont fréquenté un lieu culturel par an au cours des dernières années. Mais parmi ces lieux, les festivals et concerts arrivent en dernier. « L'audiodescription, j'ai envie de dire, c'est la partie la plus visible de l'iceberg, dénonce Anne-Gaël Tardieu, référente du dispositif pour l'association Valentin Haüy. Et l'accessibilité, c'est aussi sensibiliser [les festivals] aux transports pour aller jusqu'à leur événement, c'est l'accessibilité numérique, comment on communique avec des personnes déficientes visuelles. Le public qui perd la vue peut avoir renoncé à des choses. Moi, je perds la vue progressivement depuis l'âge de 36 ans. Et pour moi, c'était hors de question de me retrouver dans une vie au rabais. En fait, dans une vie où je suis à côté de la société, où je ne peux plus rien apporter. » Des installations d'autant plus cruciales que le public malvoyant est amené à grandir. Selon l'OMS, ce nombre devrait doubler d'ici à 2050 du fait notamment du vieillissement de la population. À lire aussiJeux paralympiques: entre l'athlète non-voyant et son guide, une histoire de confiance
Les pratiques d'inclusivité des concerts se développent au fil des ans et cette année, pour la première fois, le festival Rock en Seine, qui s'est tenu fin août, expérimentait un système d'audiodescription des concerts à destination du public malvoyant et non-voyant. Pionnière de l'audiodescription de concerts en France, l'association Valentin Haüy accompagne déjà quatre festivals de musique dans leur démarche d'inclusivité. Pour Rock en Seine, ils ont notamment fait appel à Morgan Renault, auteur et narrateur d'audiodescription chevronné. Depuis sa cabine insonorisée, il commente le concert. Un exercice à la fois descriptif et artistique. « Je vais essayer de faire vivre le concert en live visuellement, parce qu'en fait, il arrive aussi très souvent que le public réagisse à ce que fait l'artiste, pointe-t-il, et rien de plus frustrant pour un spectateur non-voyant d'entendre les gens réagir sans comprendre pourquoi. Et l'idée, c'est ça aussi, c'est que tout le monde vive le concert en même temps. » Concrètement, voilà ce que l'on peut entendre lorsqu'on l'écoute décrire un concert : « Les musiciens entrent sur scène en haranguant la foule. Ils portent des lunettes de cycliste des années 90, des lunettes noires, une chemise blanche ouverte, un pantalon noir. » Cette année, ils ne sont que quatre à bénéficier du dispositif. Justine, 27 ans, souffre d'achromatopsie. Elle ne voit pas les couleurs et a une acuité visuelle de deux sur dix. Au début, elle n'était pas convaincue par ce dispositif qui ajoute du son aux sons qu'elle perçoit déjà. « Ça m'a rajouté beaucoup d'informations en plus, je me rends compte que je ne les avais pas quand je regardais un concert, reconnaît la spectatrice. Et par exemple, ça peut être les jeux de lumière, les couleurs, comment sont habillés les artistes. » À lire aussiLe Lac Baïkal: expérience pour non-voyants « Ça nous rapproche, on nous inclut » Sans l'audiodescription, Justine ne serait pas venue à Rock en Seine. « Je vais être un peu comme les autres. Je vais voir des détails que les gens du public arrivent à voir. Et ça, je trouve ça génial parce qu'on essaie de se mettre au même niveau, s'enthousiasme-t-elle. Et par exemple, quand Djo va lever la main pour faire signe au public, là on sait qu'on va pouvoir l'accompagner et être avec lui, alors qu'en temps normal, on ne le verrait pas. Et en tout cas, ça nous rapproche, on nous inclut. » Une étude de la Fondation Malakoff Humanis Handicap, menée sur 850 personnes, révèle que 75 % des interrogés ont fréquenté un lieu culturel par an au cours des dernières années. Mais parmi ces lieux, les festivals et concerts arrivent en dernier. « L'audiodescription, j'ai envie de dire, c'est la partie la plus visible de l'iceberg, dénonce Anne-Gaël Tardieu, référente du dispositif pour l'association Valentin Haüy. Et l'accessibilité, c'est aussi sensibiliser [les festivals] aux transports pour aller jusqu'à leur événement, c'est l'accessibilité numérique, comment on communique avec des personnes déficientes visuelles. Le public qui perd la vue peut avoir renoncé à des choses. Moi, je perds la vue progressivement depuis l'âge de 36 ans. Et pour moi, c'était hors de question de me retrouver dans une vie au rabais. En fait, dans une vie où je suis à côté de la société, où je ne peux plus rien apporter. » Des installations d'autant plus cruciales que le public malvoyant est amené à grandir. Selon l'OMS, ce nombre devrait doubler d'ici à 2050 du fait notamment du vieillissement de la population. À lire aussiJeux paralympiques: entre l'athlète non-voyant et son guide, une histoire de confiance
Vous vous levez déjà avec la tête pleine, avant même d'avoir posé un pied par terre ? Dans cet épisode de rentrée, je partage avec vous une pratique toute simple pour bien démarrer votre journée.Il s'agit des 3 questions que j'utilise moi-même, presque chaque matin, dans le cadre d'un flot de pensées guidé — un outil dont je vous parlais déjà dans l'épisode 46 sur le flot de pensées, et qui est devenu la pierre angulaire de mon équilibre au quotidien.Concrètement, le flot de pensées consiste à s'asseoir quelques minutes avec un papier et un crayon (ou un support numérique) pour retranscrire par écrit ce qui traverse votre esprit : vos préoccupations, l'état de vos relations, ce qui vous pèse ou vous occupe. Pour éviter de tourner en rond ou de rester à la surface, j'utilise des questions d'amorçage — et j'en partage 3 avec vous aujourd'hui, extraites de mon livre La Méthode Change ma vie.Ce que ces 3 questions vont vous permettre :Vous reconnecter à vous-même dès le matin, avant le pilote automatiqueFaire émerger clairement ce qui vous préoccupe, pour ne plus le subir dans l'ombreIdentifier ce qui est réellement en votre pouvoir, ici et maintenantRetrouver de la clarté et de l'énergie pour aborder votre journée avec de meilleures ressourcesVous découvrirez également pourquoi une bonne question d'amorçage change tout : elle ne se contente pas d'ouvrir la discussion avec vous-même, elle vous redonne un cap.Si cet épisode vous a été utile, le plus beau des cadeaux est de vous abonner au podcast, de laisser un avis sur votre plateforme d'écoute, ou de le partager avec une personne à qui il pourrait faire du bien.Vous pouvez aussi :
« Enfin le jackpot ! », s'exclame WalfQuotidien en première page. « C'est une très bonne nouvelle, presque une aubaine. Le Sénégal, qui risquait un défaut de paiement, a signé hier avec le FMI, le Fonds monétaire international, un accord de 36 mois en vue d'un programme d'aide d'environ 2,2 milliards de dollars », soit 1 244 milliards de FCFA. Toutefois, tempère le quotidien dakarois, cet accord « reste soumis à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI ». Ce qui n'empêche pas Le Soleil de qualifier cet accord de « thérapie sur mesure ». En effet, ce programme d'aide s'étale donc sur trois ans, jusqu'en 2029. « Il vise notamment, précise le site Seneplus, à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, renforcer les dépenses sociales et soutenir une croissance davantage portée par le secteur privé. » « Le programme envisagé repose sur un double objectif, complète Dakar Actu : rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. Concrètement, la stratégie budgétaire s'appuiera sur un renforcement de la mobilisation des ressources intérieures et une rationalisation des dépenses, avec en parallèle une consolidation des filets de protection sociale, notamment via des transferts monétaires ciblés. » Une restructuration de plus en plus difficile à éviter Cet accord entre le Sénégal et le FMI intervient « après plus de deux ans de négociations, parfois houleuses », relève Jeune Afrique. « Le précédent programme du FMI, d'un montant de 1,8 milliard de dollars, avait été suspendu en 2024 après la découverte d'environ 13 milliards de dollars de dette non déclarée sous l'administration de Macky Sall. C'est la (fameuse) affaire de la dette cachée. Et le Sénégal avait dû se financer largement sur le marché régional en l'absence du FMI et des autres bailleurs. (…) Depuis ces derniers mois, entre autres après la réorganisation de l'équipe gouvernementale, les discussions s'étaient accélérées. La restructuration, longtemps rejetée par les autorités sénégalaises, était devenue de plus en plus difficile à éviter. » Désormais, pointe encore Jeune Afrique, cet « accord avec le FMI donne enfin à Dakar une perspective de financement et un ancrage pour rétablir la confiance des bailleurs et des investisseurs. Mais, surtout, la restructuration va permettre de desserrer la contrainte du service de la dette. (…) Pour Dakar, c'est donc la fin d'une stratégie consistant à repousser l'échéance par de nouveaux emprunts : il faut désormais négocier avec les créanciers pour rendre la dette soutenable. » Et sur le plan politique, constate Jeune Afrique, « c'est un tournant majeur pour le président Bassirou Diomaye Faye. Depuis son arrivée au pouvoir, son gouvernement (dirigé alors par Ousmane Sonko) avait fait de la restauration de la souveraineté financière et du refus d'une restructuration un marqueur politique. La réalité des chiffres a donc finalement rattrapé Dakar. » Ousmane Sonko circonspect… Et c'est une rupture, une de plus, avec l'ex-premier ministre Ousmane Sonko, devenu chef du Parlement après son limogeage en mai dernier par le chef de l'État. Son gouvernement, pointe également Le Monde Afrique, « avait (toujours) exclu toute restructuration de la dette, solution préconisée par des experts. » D'ailleurs, Ousmane Sonko a exprimé sa circonspection après l'annonce de l'accord avec le FMI : « Le langage diplomatique tenu de part et d'autre ne donne aucune information sur le détail de ce projet d'accord, ni sur les engagements du Sénégal », affirme-t-il. Ses propos sont repris notamment par le site Senego. Le président de l'Assemblée nationale demande, pointe le site, des précisions sur le « traitement de la dette évoqué dans le communiqué du FMI. Il s'interroge également sur les principales réformes prévues, notamment en matière de viabilité des finances publiques, de protection des ménages vulnérables, de mobilisation des ressources intérieures et de rationalisation des dépenses. » Bref, commente Jeune Afrique, « l'exécutif va devoir composer avec une assemblée nationale acquise à Ousmane Sonko. Pour ce dernier, la restructuration de la dette sénégalaise a toujours constitué une ligne rouge. Reste à savoir dans quelle mesure il pourra faire obstruction aux futures négociations. »
Au Sénégal, après deux ans d'âpres négociations, le Fonds monétaire international et Dakar ont trouvé un accord sur un prêt de 2,2 milliards de dollars pour appuyer le pays, qui se débat avec une dette vertigineuse de plus de 130% du PIB. Alors que la huitième mission du FMI depuis l'élection de Bassirou Diomaye Faye et la révélation en septembre 2024 des dettes cachées par l'administration précédente s'est achevée mardi 1ᵉʳ septembre, Majdi Debbich, le représentant du FMI au Sénégal, décrypte ce nouvel accord de coopération. RFI : Le Fonds monétaire international s'est mis d'accord avec le Sénégal pour l'obtention d'un nouveau prêt d'un montant de 2,2 milliards de dollars. Ce prêt, c'est une bonne nouvelle pour le Sénégal. Et pourquoi ? Majdi Debbich : Effectivement, c'est une excellente nouvelle. Cela fait deux ans que nous travaillons avec les autorités sénégalaises, d'abord sur la question du fameux « misreporting » de la dette cachée. En octobre 2025, les autorités sénégalaises ont demandé au FMI un nouveau programme. Aujourd'hui, c'est une étape importante, une première étape dans tout le process qui, in fine, doit conduire à la validation par notre conseil d'administration de ce nouveau programme. Vous parlez de première étape. Ça veut dire que le Sénégal va devoir attendre encore plusieurs mois avant que les premiers décaissements tombent sur ses comptes ? Généralement, vous avez donc dans nos process un certain nombre de mois qui s'écoulent entre un accord au niveau des services et la présentation au conseil d'administration du nouveau programme. Puisque les autorités doivent réaliser un certain nombre de mesures avant que l'on puisse présenter ce dossier au conseil d'administration. Généralement, pour vous donner une estimation, sur des programmes typiques, on est sur 2 à 3 mois. Donc, dans le cas du Sénégal, on peut imaginer des premiers décaissements à partir du mois de décembre. Ça reste dans le domaine du possible. Le Sénégal a bénéficié pour la dernière fois d'un financement du FMI fin 2023, il y a près de trois ans. Ces 20 derniers mois, les discussions étaient difficiles, voire quasi inexistantes. Concrètement, qu'est-ce qui a changé pour qu'un accord puisse être trouvé ? Les discussions ont été très intenses et nous avons un dialogue très étroit avec les autorités depuis la révélation de la dette cachée. Vous avez eu plusieurs étapes réalisées par les autorités sénégalaises pour traiter cette question de la dette cachée. Nous les avons accompagnées. Avec les autorités, on a convenu d'un package de réformes qui doit être mis en place pour que ce type de situation ne se répète pas. Les discussions sur le nouveau programme ont commencé il y a moins d'un an, donc c'est plus l'aboutissement d'un processus que vraiment un déblocage à court terme. On a quand même le sentiment que les choses se sont accélérées. Qu'est-ce qui s'est passé ? Le départ d'Ousmane Sonko de la Primature a-t-il aidé ? Je ne commenterai pas les développements politiques du Sénégal. En revanche, ce que je peux vous dire, c'est qu'on arrive à la fin d'un process. Des développements récents, notamment en matière de réformes menées par les autorités, y ont certainement contribué. Pour vous donner un exemple, la consolidation de toutes les fonctions liées à la gestion de la dette au sein d'un même ministère et d'une même direction générale a grandement contribué à ce qu'on ait plus de visibilité sur l'endettement du pays. Il y a eu des gages donnés par le Sénégal et lesquels ? Je ne parlerai pas de gages, mais disons qu'on s'est mis d'accord avec les autorités. D'abord sur un cadrage macroéconomique, sur un diagnostic de la situation, sur leurs besoins de financement à moyen terme, sur les politiques économiques et les grandes réformes qu'ils doivent mener dans le cadre du traitement de la question du « misreporting » ou des dettes cachées. On a d'autres mesures correctives importantes qui ont été mises en place et qui continueront à se mettre en place, notamment dans le cadre du programme. La dette cachée du Sénégal, c'est la plus importante de l'histoire du FMI. Est-ce que ce n'est pas un drôle de signal que le Fonds monétaire international envoie en accordant un nouveau prêt au Sénégal, alors que le pays a dissimulé ou échoué à déclarer une importante partie de sa dette, au moins 11 milliards de dollars ? Non, je pense que c'est le contraire. Nous travaillons très étroitement avec les autorités depuis deux ans. On salue la décision qui a été la leur, qui a été une décision difficile en septembre 2024, de révéler cette dette cachée. Et au cours des deux années passées, pour rappel, on a eu trois vagues d'audit : l'Inspection générale des finances, la Cour des comptes et ensuite un inventaire réalisé par le cabinet d'audit Mazars. Donc, je pense que les autorités ont montré qu'elles souhaitent tourner la page de cet épisode et être davantage transparentes. Ensuite, c'est un pays qui connaît une situation économique et financière difficile. La dette du Sénégal n'est plus soutenable ? Alors, il est évident, et je pense que c'est un diagnostic partagé avec les autorités, que le fardeau de la dette sénégalaise est considérable. On parle d'un niveau qui avoisine les 130 % du PIB, avec des dépenses d'intérêts qui représentent un quart des recettes fiscales. Ce sont autant de dépenses qui ne sont pas consacrées à des dépenses sociales ou à des investissements qui sont générateurs de croissance et d'emplois. Les autorités ont annoncé qu'elles souhaitent traiter cette dette avec leurs créanciers. Nous en prenons acte, notamment dans le cadre du programme que nous allons accompagner. Les autorités ont annoncé leur intention de solliciter un traitement de la dette afin de rétablir sa viabilité. Ça veut dire quoi concrètement ? Défaut de paiement et restructuration ? Ça veut dire que les autorités, effectivement, reconnaissent que le niveau d'endettement qui est celui aujourd'hui du Sénégal est un fardeau qui pèse sur le budget et qu'il est nécessaire de traiter cette dette afin de pouvoir dégager des marges de manœuvre pour des dépenses prioritaires plus importantes. À lire aussiLe FMI et le Sénégal reprennent leur coopération, un prêt de 2,2 milliards de dollars en vue pour Dakar
Épisode 1499 : C'est déjà la rentrée et il s'est passé beaucoup de choses pendant l'été alors on vous propose un petit récap de ce qu'il ne fallait pas louper !YouTube gonfle ses vues : on va tous avoir l'air plus grosGros changement du côté de Youtube en cette fin d'été. Depuis le 24 août, YouTube compte une vue dès que la lecture démarre.Dès la première image.Jusqu'à présent, la logique était différente. Pour les vidéos longues de Youtube il fallait un temps de visionnage minimal avant de comptabiliser une vue. 30 secondes.Instagram lance « First Draft » pour simplifier la création de ReelsInstagram ajoute un nouvel outil baptisé First Draft, pensé pour accélérer très fortement la première étape du montage d'un Reel.Le principe : l'utilisateur sélectionne plusieurs vidéos présentes dans son téléphone et Instagram génère automatiquement un premier montage.First Draft identifie des portions pertinentes dans les différents rushs, coupe notamment les temps morts et assemble le tout en une seule vidéo. L'objectif n'est pas de livrer un Reel complètement terminé, mais de fournir une première base de montage en quelques secondes.La publicité dans ChatGPT est désormais accessible en libre-service en France.Concrètement, une marque peut créer son compte, renseigner un moyen de paiement et lancer elle-même sa campagne. Jusqu'ici, pour faire de la pub dans ChatGpt il fallait passer par les équipes commerciales d'OpenAI et investir au moins 50k dollars.Aujourd'hui, ce ticket d'entrée disparaît.Chat GPT crée une vraie régie publicitaire grand public.Comment ça fonctionneLe produit ressemble déjà à un gestionnaire de campagnes classique et bien évolué.Vous connaissez les ads Meta ou Google Adwords. Et bine c'est la même chose.Je chois des objectifs : portée ou clic, je crée des campagnes, des annonces.Je peux installer un pixel sur mon site pour tracer mes résultats.La grosse différence c'est le ciblageTikTok pourrait influencer directement les comportements alimentaires des adolescentsIci, on touche à un sujet très intéressant autour de l'influence réelle des contenus TikTok sur les comportements de consommation.Une étude menée par des chercheurs de l'Université du Minnesota s'est intéressée à l'impact des contenus alimentaires TikTok sur les adolescents.Elle a été publiée dans le Journal of Nutrition Education and Behavior. Attention à la méthodologie : l'échantillon est petit.Les chercheurs ont organisé quatre groupes de discussion semi-structurés réunissant 25 adolescents âgés de 15 à 16 ans, issus d'un lycée du Midwest américain.Meta veut transformer nos commentaires Instagram en leadMeta teste une nouvelle option publicitaire sur Instagram.Ca s'appelle : Reply to Keywords.Le principe est très simple.Une marque diffuse une publicité Instagram.Meta paye la facture et met en place des mesures pour protéger les jeunesLe 26 août, Meta a accepté de payer environ 18 milliards de dollars Pour régler un procès intenté par une coalition de 29 procureurs généraux des États américains qui alléguaient que Meta avait sciemment créé des applications addictives et nuisibles conçues pour maximiser l'utilisation et le profit.Meta a conclu un accord d'environ 18 milliards de dollars dans le cadre d'une procédure menée par des États américains accusant l'entreprise d'avoir conçu des services addictifs et nocifs pour les jeunes. …Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Enfin le jackpot ! », s'exclame WalfQuotidien en première page. « C'est une très bonne nouvelle, presque une aubaine. Le Sénégal, qui risquait un défaut de paiement, a signé hier avec le FMI, le Fonds monétaire international, un accord de 36 mois en vue d'un programme d'aide d'environ 2,2 milliards de dollars », soit 1 244 milliards de FCFA. Toutefois, tempère le quotidien dakarois, cet accord « reste soumis à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI ». Ce qui n'empêche pas Le Soleil de qualifier cet accord de « thérapie sur mesure ». En effet, ce programme d'aide s'étale donc sur trois ans, jusqu'en 2029. « Il vise notamment, précise le site Seneplus, à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, renforcer les dépenses sociales et soutenir une croissance davantage portée par le secteur privé. » « Le programme envisagé repose sur un double objectif, complète Dakar Actu : rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. Concrètement, la stratégie budgétaire s'appuiera sur un renforcement de la mobilisation des ressources intérieures et une rationalisation des dépenses, avec en parallèle une consolidation des filets de protection sociale, notamment via des transferts monétaires ciblés. » Une restructuration de plus en plus difficile à éviter Cet accord entre le Sénégal et le FMI intervient « après plus de deux ans de négociations, parfois houleuses », relève Jeune Afrique. « Le précédent programme du FMI, d'un montant de 1,8 milliard de dollars, avait été suspendu en 2024 après la découverte d'environ 13 milliards de dollars de dette non déclarée sous l'administration de Macky Sall. C'est la (fameuse) affaire de la dette cachée. Et le Sénégal avait dû se financer largement sur le marché régional en l'absence du FMI et des autres bailleurs. (…) Depuis ces derniers mois, entre autres après la réorganisation de l'équipe gouvernementale, les discussions s'étaient accélérées. La restructuration, longtemps rejetée par les autorités sénégalaises, était devenue de plus en plus difficile à éviter. » Désormais, pointe encore Jeune Afrique, cet « accord avec le FMI donne enfin à Dakar une perspective de financement et un ancrage pour rétablir la confiance des bailleurs et des investisseurs. Mais, surtout, la restructuration va permettre de desserrer la contrainte du service de la dette. (…) Pour Dakar, c'est donc la fin d'une stratégie consistant à repousser l'échéance par de nouveaux emprunts : il faut désormais négocier avec les créanciers pour rendre la dette soutenable. » Et sur le plan politique, constate Jeune Afrique, « c'est un tournant majeur pour le président Bassirou Diomaye Faye. Depuis son arrivée au pouvoir, son gouvernement (dirigé alors par Ousmane Sonko) avait fait de la restauration de la souveraineté financière et du refus d'une restructuration un marqueur politique. La réalité des chiffres a donc finalement rattrapé Dakar. » Ousmane Sonko circonspect… Et c'est une rupture, une de plus, avec l'ex-premier ministre Ousmane Sonko, devenu chef du Parlement après son limogeage en mai dernier par le chef de l'État. Son gouvernement, pointe également Le Monde Afrique, « avait (toujours) exclu toute restructuration de la dette, solution préconisée par des experts. » D'ailleurs, Ousmane Sonko a exprimé sa circonspection après l'annonce de l'accord avec le FMI : « Le langage diplomatique tenu de part et d'autre ne donne aucune information sur le détail de ce projet d'accord, ni sur les engagements du Sénégal », affirme-t-il. Ses propos sont repris notamment par le site Senego. Le président de l'Assemblée nationale demande, pointe le site, des précisions sur le « traitement de la dette évoqué dans le communiqué du FMI. Il s'interroge également sur les principales réformes prévues, notamment en matière de viabilité des finances publiques, de protection des ménages vulnérables, de mobilisation des ressources intérieures et de rationalisation des dépenses. » Bref, commente Jeune Afrique, « l'exécutif va devoir composer avec une assemblée nationale acquise à Ousmane Sonko. Pour ce dernier, la restructuration de la dette sénégalaise a toujours constitué une ligne rouge. Reste à savoir dans quelle mesure il pourra faire obstruction aux futures négociations. »
Il n'est pas candidat, du moins pas encore, et pourtant la presse lui ouvre déjà ses colonnes en grand… « Et si c'était encore lui ? » se demande le Nouvel Obs. « Il est en campagne permanente, ajoute l'hebdomadaire. Il consulte à tout va, multiplie les déplacements, les interviews, les podcasts en tous genres ». Sa stratégie : « Incarner un recours pour une gauche réformiste sans tête d'affiche ni plan de bataille ». Concrètement, un local de campagne est en passe d'être loué en plein cœur de Paris. Pas question toutefois de se précipiter. « À l'écouter, il est même urgent d'attendre ». Il déclare ainsi : « Celui qui a la maîtrise du temps à un avantage ». Il faut dire, remarque le Nouvel Obs, que « François Hollande est peut-être l'une des personnalités politiques préférées des Français, mais il ne recueille pour l'heure, dans le meilleur des sondages, que 8% des intentions de vote ». En attendant, l'ancien président prépare le terrain et sort un livre intitulé Unir. Être prêt C'est à l 'occasion de la sortie de ce livre, qu'il fait la Une du Point. Photo d'un homme souriant avec ce titre « L'embusqué ». Ce livre, le Point, qui a rencontré François Hollande, l'interprète comme « un nouveau pas vers une candidature à la présidentielle ». Alors l'hebdomadaire lui pose franchement la question. Son livre est-il « un livre de candidature ? » Ce à quoi François Hollande répond subtilement : « C'est un livre qui prépare la présidentielle de 2027. Notre devoir, c'est d'être prêts. Jamais depuis le début de la Vème République, l'enjeu n'a été aussi lourd pour la France, l'Europe et le monde. » Le Point l'interroge aussi sur ce qui pourrait être son programme. Il ne reviendra pas à la retraite à 62 ans, « l'âge légal sera aux alentours de 63 ans ». « Il refuse le relèvement du SMIC (le salaire minimum) et défend l'idée d'une « écologie productive », « d'une électrification massive des usages et une isolation de nos logements au nom de "l'habitabilité" ». Prédateur politique Marianne consacre également un article à François Hollande, quelques lignes seulement mais pleines de venin. François Hollande, « Le vautour de Tulle », titre Marianne. Tulle, le fief électoral de l'ancien président. « On a beau le voir venir de (très) loin, ajoute l'hebdomadaire, il n'en reste pas moins un redoutable prédateur politique, tenant à la fois du chasseur à l'affût et du charognard ». Marianne, qui ne donne pas cher des chances de l'ancien président : « En admettant que les circonstances lui permettent de fondre sur l'espace social-démocrate, nous dit l'hebdomadaire, le vautour de Tulle aura encore deux problèmes de taille à résoudre : un passif politique difficile à solder pour convaincre au-delà de sa famille politique, et un projet pour le pays quasi inexistant ». Sondage François Hollande obtient entre 7,5 et 8% des intentions de vote dans le sondage publié aujourd'hui par la Tribune Dimanche. Un sondage qui donne Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, largement en tête avec entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote. Si l'on ajoute à ce résultat les scores des deux autres candidats de l'extrême droite Nicolas Dupont-Aignan, et probablement Éric Zemmour, « le bloc extrême droite dépasse le seuil des 40% », constate la Tribune Dimanche. « Après dix ans de macronisme, estime Bruno Jeudy dans son éditorial, il flotte comme un parfum de 1981 et une envie de radicalité ». L'éditorialiste craint visiblement que le centre-droit ne fasse pas le poids : « À force de vouloir gagner seuls (dit-il), les ambitieux du centre-droit (il a cité plus haut les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal) pourraient surtout finir spectateurs d'un second tour Mélenchon-Le Pen ». Que recommande l'IA ? Quel rôle l'intelligence artificielle pourrait-elle jouer dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027 ? Question posée par l'Express, qui annonce : « 3% des électeurs seraient prêts à voter pour le candidat recommandé par l'IA, selon une étude de l'IFOP… » 3% c'est peu, mais ça représente tout de même « environ 1,5 million d'électeurs », signale l'Express. Et « ce n'est pas rien, lorsque l'on sait que Jean-Luc Mélenchon a raté la marche du second tour, en 2022, d'environ 400 000 voix », rappelle Frédéric Dabi, le directeur général Opinons de l'IFOP. L'Express s'attarde également sur les nuances : la proportion d'électeurs prêts à solliciter l'avis de l'intelligence artificielle « grimpe à 8% chez les 25-34 ans et à 11% chez les 18-24 ans ». Cela étant, modère l'Express, la confiance en l'IA est loin d'être unanime, notamment lorsque l'on parle de la campagne électorale... « Une grande majorité des Français (86%) craint que l'IA soit instrumentalisée dans le but d'influencer le résultat de la prochaine élection suprême ».
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Parmi l'offre pléthorique de médecines douces, de la naturopathie à la sophrologie, cette autre discipline est encore assez récente et donc moins connue. Dans le baromètre Pages jaunes santé daté de 2016 et paru en 2018, on apprend que l'étiopathie est entrée dans le classement des professionnels les plus convoités : + 119 % de recherche en plus en un an. Concrètement, l'étiopathie est un peu la cousine de l'ostéopathie, car c'est aussi une technique manuelle. Quelles sont les principales indications d'un traitement étiopathique ? Est-ce une méthode fiable ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : mars 2022 À écouter aussi : Le chant prénatal peut-il aider à l'accouchement ? À quoi sert la mélatonine ? Pourquoi attrape-t-on des verrues ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
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Migration numbers have been dominating headlines, with politicians and commentators quoting several different figures. But many metrics significantly overstate how many people are permanently settling in Australia. So how is migration actually measured? - Les chiffres de l'immigration font la une de l'actualité, les responsables politiques et les commentateurs avançant des chiffres très variés. Or, de nombreux indicateurs surestiment considérablement le nombre de personnes qui s'installent définitivement en Australie. Comment mesure-t-on donc réellement l'immigration ?
En République démocratique du Congo, le dialogue national promis par Félix Tshisekedi reste encore sans cadre précis. Le chef de l'État assure qu'il sera différent des précédents et qu'il permettra de renforcer la cohésion nationale. Mais plusieurs questions demeurent : qui pourra y participer, qui en fixera les règles et quels sujets seront mis sur la table ? L'opposant Martin Fayulu réclame notamment la participation de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, chef de l'AFC/M23, tandis que le pouvoir exclut de dialoguer avec ceux qu'il considère comme liés au Rwanda. Martin Fayulu appelle également à une mobilisation nationale le 15 septembre. Il répond aux questions de Patient Ligodi. RFI: Félix Tshisekedi promet un dialogue différent de tous les dialogues qu'a connus ce pays pour vous. En quoi doit-il justement être différent, ce dialogue ? Martin Fayulu : Pour nous, le dialogue doit être un dialogue sincère, un dialogue qui aborde toutes les questions qui concernent le Congo. Un dialogue qui aborde les causes profondes de la crise congolaise, les causes internes lointaines et récentes, les causes externes lointaines et récentes, afin de trouver des solutions pour mettre le pays sur les rails. Ce que vous évoquez là, c'est un tout petit peu le synonyme de la Conférence nationale souveraine organisée au Zaïre en 1990. Vous pouvez le comprendre comme ça, mais pas avec la durée de la Conférence nationale souveraine, pas avec 2850 participants. C'est une réunion, un dialogue qui doit être court dans le temps. Ce dialogue ne peut pas durer plus de trois semaines, ou en tout cas pas plus d'un mois. Il faut un format réduit avec nos pères spirituels, les leaders religieux comme médiateurs, mais un dialogue qui a un seul objectif, c'est-à-dire comment sortir le Congo du trou dans lequel il est mis aujourd'hui. Le gouvernement avait annoncé qu'une ordonnance présidentielle fixerait les modalités de ces dialogues. Acceptez-vous sur le principe que Félix Tshisekedi fixe par ordonnance le cadre d'un dialogue auquel il est lui-même partie prenante ? Non, ce n'est pas à Félix Tshisekedi de fixer le cadre ou de fixer les matières à traiter. Nous, nous savons ce que nous devons aborder, toutes les questions concernant le pays. Mais c'est à lui de voir avec les évêques et les pasteurs comment on convoque cette réunion. C'est à lui de voir, c'est aux évêques. Nous, nous pensons que depuis le 17 juillet dernier, les évêques et les pasteurs ont reçu le « GO » pour l'organisation de ce dialogue national inclusif. C'est-à-dire que vous n'attendez pas une ordonnance ? On n'attend pas forcément une ordonnance, mais on attend que le dialogue soit convoqué le plus rapidement possible. Le dialogue est évoqué depuis plusieurs mois. Le 17 juillet, vous venez de les rappeler. Félix Tshisekedi en a accepté le principe. Une ordonnance est annoncée, mais elle n'est toujours pas publiée. Maintenant, le président annonce une prochaine adresse à la nation pour préciser les contours justement du dialogue. N'avez-vous pas le sentiment d'être entraîné dans une succession d'annonces pendant que le temps passe ? Nous pensons que Félix Tshisekedi est en train de vouloir gagner du temps, mais il doit savoir qu'il y a une échéance. L'échéance, c'est 2028. En décembre 2028, qu'il le veuille ou pas. Qu'il y ait organisation de dialogue ou pas, qu'il y ait élection ou pas, Félix doit partir. Nous l'avons dit, qu'il n'y a pas de troisième mandat possible pour Monsieur Tshisekedi et pour quiconque. En 2028, que Tshisekedi le veuille ou pas, il doit partir. Donc, s'il pense gagner du temps en essayant de trouver des subterfuges pour nous court-circuiter et donner un coup de massue après, je crois qu'il se trompe. Vous avez explicitement demandé la participation de l'ancien président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, qui est le coordonnateur de l'AFC/M23. Le mouvement politico-militaire qui contrôle une partie de l'est de la République démocratique du Congo. Tous deux ont été condamnés par la justice congolaise. Concrètement, comment rendez-vous leur participation possible ? Je vois que ça fait polémique et Monsieur Tshisekedi et son gouvernement discutent avec l'AFC/M23 à Doha. Ils ont élaboré huit protocoles d'accord et ces huit protocoles d'accord, les belligérants, c'est-à-dire l'AFC/M23 et le gouvernement congolais à la tête duquel se trouve Monsieur Tshisekedi, ils veulent nous les imposer, ils vont imposer ça à la société civile congolaise, ils vont imposer ça à l'opposition congolaise. Non, nous disons qu'il faut que tout le monde y soit. Tous ceux qui ont contribué à la déstabilisation du Congo, qui ont des raisons, qu'ils viennent évoquer ces raisons. Vous demandez comment les gens qui ont été condamnés doivent participer. Mais moi, j'ai été à la Conférence nationale souveraine. Il y a des gens qui étaient condamnés à mort. On a pris des mesures de décrispation, on a pris des mesures adéquates pour que ces gens-là y soient. À lire aussiDialogue national en RDC: ce qui est acquis, ce qui ne l'est pas
durée : 00:03:09 - La grande matinale - Après les incendies en Gironde, le gouvernement a donc promis de sortir "l'artillerie lourde" pour reconstruire. Concrètement, ça veut dire quoi ? - équipe : Emmanuel Duteil Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La SADC peut-elle encore peser sur les crises qui secouent l'Afrique australe ? Cette organisation régionale, qui réunit seize pays du sud du continent, tient son sommet des chefs d'État ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud. Alors que le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo a profondément mis à l'épreuve sa capacité à agir militairement et diplomatiquement, quel rôle peut-elle encore jouer face aux crises de la région ? Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation, répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Ce lundi se réunissent les chefs d'État de la SADC, l'Organisation régionale d'Afrique australe. Ces dernières années, la région a été secouée par de nombreuses crises importantes. La plus importante dans l'est de la RDC. Mais la SADC semble peiner à apporter des réponses efficaces à ces crises. Est-ce qu'elle est devenue impuissante ? Al Kitenge : Effectivement, la SADC est devenue quasi impuissante parce qu'elle n'a pas été en mesure de régler le problème géopolitique. Et cela a un impact complet sur tout le reste. Et les questions économiques et les questions de politique générale. Pour ce qui est de la crise à l'est de la RDC, comment vous expliquez l'échec de la SADC ? L'échec de la SADC est de n'avoir pas été en mesure de régler de manière frontale les questions qui opposaient ses propres membres. Donc, il est inacceptable que des questions d'instabilité se soient fait remarquer dans la région et que la SADC n'ait pas été en mesure de prendre des dispositions correctes. L'Angola a essayé, mais c'était des échecs successifs. Et le cas de la RDC est un cas non isolé. Quels sont les autres cas ? Le cas du Burundi avec le Rwanda, les grandes difficultés que l'on a aujourd'hui en Afrique du Sud avec les questions d'immigration. Comment vous expliquez que la SADC, justement sur le plan géopolitique, n'arrive pas à trouver des solutions ? La SADC n'est pas organisée pour régler ces situations. À la première épreuve, on s'est rendu compte qu'elle est extrêmement faible. Et ça, on le remarque également quand vous regardez les échanges commerciaux. Il n'y a aucune préférence d'échanges commerciaux entre les pays de la SADC et aujourd'hui, c'est la plus grosse faiblesse. On a les faiblesses géopolitiques, on a des faiblesses économiques. Ces pays n'ont pas les mêmes intérêts financiers. Lorsque vous regardez les pays anglophones, ils sont tournés vers le Royaume-Uni et les pays francophones sont tournés vers la France et la Belgique. Et cette dissension, justement, fait que dans les échanges commerciaux, les intérêts ne sont pas les mêmes. Regardez la question énergétique qui aurait pu être une question qui pouvait être réglée de manière claire. La SADC n'a pas de politique intégrée qui puisse être en mesure de résoudre les choses. Comment faire pour que les intérêts soient convergents justement ? Faire un petit peu ce qu'a échoué l'Union africaine, s'assurer que, du point de vue de l'intégration économique, les pays soient plus proches. En ayant une intégration économique, on peut avoir l'intégration politique et géopolitique. Il faudrait avoir une mutualisation d'un certain nombre d'éléments, en l'occurrence les infrastructures, les transports et l'énergie. Mais il y a quelque chose de très simple qu'il faudrait être en mesure de regarder. Aujourd'hui, nous avons le grand choc lié au détroit d'Ormuz. Et on se rend bien compte que, comme des gens sans intelligence collective, nous avons tous perdu. Et ce qu'il faut regarder aujourd'hui, c'est que, nous devrions avoir la possibilité de développer des solutions locales - quand je dis locales, ça veut dire régionales. Et cette question de Covid qui nous a pratiquement bousculé, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, même chose, mais nous sommes en troisième choc frontal exogène qui aurait bien pu nous questionner. Mais si les gens ne se questionnent pas, ce sera très difficile qu'ils aient des résultats conjoints. Concrètement, est-ce qu'on parle de corridors ? Est-ce qu'on parle de politiques communes ? Quelles sont les marges de manœuvre de la SADC ? Les seules marges de manœuvre sont financières et économiques. Je donne un exemple très simple : l'Union africaine a échoué, en tout cas dans les dix dernières années, à mettre en place le centre d'échange financier. Rien qu'à cause de ça, nous sommes toujours sur le swift, qui est un élément qui ne permet pas des échanges locaux. C'est ce genre de choses qui auraient pu être des soudures entre les pays. Et tant que nous n'en sommes pas encore là, tant que nous n'avons pas les mêmes intérêts économiques et financiers, il est très difficile que le déséquilibre politique ou géopolitique d'un pays intéresse les autres. Est-ce que vous pensez que la SADC aujourd'hui s'attelle justement à régler ce problème d'intérêts différents ? Les citoyens de ces pays sont en train de regarder. Ce qui se passe en Afrique du Sud est une honte générale. Et si on n'arrive pas à résoudre toutes ces questions en même temps, la SADC aura perdu son crédit. Oui, le sommet a lieu à Durban, en Afrique du Sud. Les tensions anti-migrants dans le pays touchent directement plusieurs pays de la SADC, puisque beaucoup des migrants concernés viennent des pays voisins. Est-ce que c'est justement un dossier sur lequel l'organisation pourrait davantage intervenir et sur lequel elle pourrait discuter à l'occasion de ce sommet ? Déjà, pour qu'ils aient la capacité de se regarder droit dans les yeux, il faudrait qu'ils règlent et qu'ils parlent de manière frontale de la question et qu'elle soit traitée. Parce que le vivre ensemble des populations engendre les échanges commerciaux et les échanges des biens des personnes. Vous vous rendez bien compte, par exemple, pour le Congo : une grande part de Sud-Africains travaille dans le secteur minier. Imaginez que du jour au lendemain, on commence à chasser ces personnes. Ce sera la catastrophe la plus générale. Est-ce qu'aujourd'hui on a quand même des exemples de corridors de ces infrastructures partagées ? Si on prend des exemples concrets ? Le corridor de Lobito est en train d'en devenir un. Il part de Johannesburg, il passe par la Zambie, il va jusqu'en Angola. C'est une première opportunité. Et la deuxième opportunité, c'est le développement des nouvelles infrastructures. En RDC, par exemple, tout ce qui est Moanda et la RN1. Le corridor de Lobito sert des intérêts connus qui sont les intérêts des États-Unis, qui ont investi à la fois dans les infrastructures en Zambie, en Angola, même en termes de production d'énergie, mais également en termes de rail. Et cela voudrait justement aider la Zambie et la RDC à augmenter leur capacité de production en métaux stratégiques pour être en mesure d'alimenter le marché international. Ça touche la Zambie, ça touche la RDC et ça touche l'Angola, qui sont trois pays de la SADC. Et la capacité à résoudre des problèmes conjoints peut permettre justement que nous soyons en mesure de pouvoir consolider à la fois les relations pour que les uns et les autres soient interconnectés. La seule chose qui peut mettre les pays ensemble, ce sont leurs intérêts.
Des familles palestiniennes sont assiégées depuis plusieurs jours dans le village de Qusra, au nord de la Cisjordanie occupée, où des colons bloquent l'accès à leurs maisons en lançant pierres et menaces. Si l'armée israélienne a démantelé l'avant-poste illégal installé devant les habitations, elle n'a pas, dans un premier temps, délogé les colons, laissant les familles seules face aux attaques. Concrètement, quelles mesures sont prises pour mettre fin à cette situation ? Dans un message sur les réseaux sociaux, l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant habituellement favorable à la colonisation, a qualifié ce siège d'« acte de terreur » et les colons israéliens de « terroristes ». Comment expliquer ce revirement ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.
Réinventer l'industrie à partir du kilomètre zéro --- Comment transforme-t-on une ancienne friche industrielle en un pôle d'innovation technologique autonome, rentable et tourné vers l'avenir ? Dans ce nouvel épisode des Samouraïs du Business, réalisé par le banquier d'affaires Yannick Robert, accueillons Patrick Rein, cofondateur de KMØ. Cet entrepreneur pragmatique, fort d'une expérience de création d'une trentaine d'entreprises, pilote aujourd'hui une structure singulière à Mulhouse, au cœur d'une dynamique transnationale liant la France, la Suisse et l'Allemagne. --- Quel est le rôle de KMØ ? KMØ n'est ni un simple espace de coworking, ni un incubateur classique. C'est un hub d'innovation industrielle privée implanté sur 11 500 m² [1.1.2, 1.1.8, 3:21]. Son métier consiste à réduire à néant la distance entre des mondes qui communiquent trop peu : les industries traditionnelles, les startups technologiques, les structures de formation (comme l'École 42 ou Epitech) et les porteurs de projets locaux. Concrètement, la société gère ce lieu collaboratif et anime un écosystème dynamique. Elle propose non seulement de l'hébergement d'entreprises, mais développe également des projets de recherche appliquée. À travers des initiatives comme l'Open Lab « L'aiguillage », KMØ permet à des étudiants de travailler sur des cas d'usage industriels réels (solutions IoT, Linux embarqué, ou intégration de l'IA. L'entreprise anime aussi le « Club des locomotives », un réseau de dirigeants industriels européens venant s'inspirer et collaborer sur place. Pour Patrick Rein, la pérennité du modèle repose sur un choix stratégique fort, loin des schémas de subvention traditionnels : « aujourd'hui nous nous présentons comme un hub d'innovation industrielle. Donc ça c'est très important. La deuxième chose c'est qu'on est complètement privé. Donc zéro subvention d'exploitation, zéro. Et on est rentable. » Découvrez dans cet épisode comment KMØ relève les défis de la cybersécurité, de l'accélération numérique pour les PME et de la réhabilitation responsable de notre patrimoine bâti.
L'Allemagne durcit sa réponse face aux menaces hybrides, notamment les survols de drones, après plusieurs incidents jugés préoccupants. À l'aéroport de Leipzig-Halle, un drone chargé d'explosifs a percuté l'aile d'un avion ukrainien sans exploser, évitant de peu une catastrophe. Alors que certains responsables pointent la Russie comme principal suspect, existe-t-il des preuves ? Concrètement, que peut faire Berlin aujourd'hui pour détecter et neutraliser un drone piégé avant qu'il n'atteigne sa cible ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.
Vous venez de voir une magnifique paire de mocassins en cuir marron sur votre fil Instagram. Vous avez déjà 2 paires. Mais celle-ci est particulièrement incroyable… La tentation de la consommation est de plus en plus importante, avec les magasins, les réseaux sociaux et les stratégies marketing... la sollicitation est constante. Mais il existe une méthode au nom tout doux pour protéger la planète et son porte-monnaie : la méthode bisou. Ce sont deux autrices et blogueuses françaises militantes pour l'écologie qui l'ont développée. Herveline Giraudeau et Marie Duboin ont réfléchi à une méthode facile à retenir, simple et joyeuse, pour consommer plus minimaliste et durable sans être paralysé par l'éco-anxiété. D'où vient cette méthode ? Concrètement que veut-elle dire ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Antonella Francini. Première diffusion : décembre 2022 À écouter aussi : Qu'est-ce que le syndrome du brown-out, qui se répand dans le monde du travail ? Comment reconnaître un brouteur, cet arnaqueur aux sentiments ? Comment éviter de binge-watcher une série ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
D'après le ministère de la Santé, la France consacre 33,3 % de PIB à la protection sociale, soit 834 milliards d'euros par an. Selon un sondage Elabe réalisé pour Les Echos en octobre 2022, 2 tiers de la population pensent qu'il y a trop d'aides sociales en France et certains parlent même “d'assistanat”. Et pourtant, une enquête menée par la cellule investigation de Radio publiée fin 2022 montre que 30% des Français pouvant prétendre à au moins 1 aide sociale ne la perçoivent pas. Concrètement, 10 milliards d'euros initialement prévus pour les allocations n'ont pas été réclamés. Quels sont les types d'aides sociales que les Français ne réclament pas ? Pourquoi autant de personnes ne réclament pas leurs aides ? Comment savoir quelles allocations je peux toucher ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. Prmeière diffusion : juillet 2023 À écouter aussi : Quels sont les 3 conseils pour réduire sa facture d'électricité ? Qui sont les mal logés en France ? Comment changer de job avec l'aide de l'État ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Aujourd'hui dans cette nouvelle leçon, je vous propose de redécouvrir une conversation enregistrée l'année dernière avec Tania, architecte d'intérieur. Son entreprise fonctionne déjà très bien en France. Pourtant, elle nourrit une ambition qui peut sembler démesurée : ouvrir une agence à New York.Comment poursuivre un rêve sans mettre en danger tout ce que l'on a construit ? Faut-il se lancer coûte que coûte ou avancer par étapes ? C'est précisément de cet équilibre dont nous parlons dans cette leçon.Vous verrez que voir grand ne signifie pas prendre tous les risques. Bien souvent, les projets les plus ambitieux sont ceux qui se construisent avec le plus de méthode. J'espère que cette conversation vous donnera l'élan d'oser, tout en vous aidant à avancer avec intelligence.Bonne écoute ✨CHAPITRAGE 00:00:00 – Introduction 00:01:58 – Le rêve de Tania : ouvrir une agence d'architecture d'intérieur à New York00:06:45 – Tester un marché sans tout risquer : la méthode du "premier pas"00:12:45 – Trouver ses premiers clients et construire un réseau local00:18:15 – Transformer une ambition en plan d'action concret00:24:20 – Les derniers conseils pour réussir son implantation et conclusionNotes et références de l'épisode Pour retrouver Tania Liegeon : Sur InstagramSur LinkedInSur PinterestSur FacebookSur son sitePour retrouver Demian : Sur le site Demian.educationReprenez le contrôle de votre temps Pour retrouver Demian sur les réseaux :Sur InstagramSur LinkedInHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Zinédine Zidane a été officiellement nommé sélectionneur de l'équipe de France ce mardi 28 juillet 2026, succédant à Didier Deschamps après quatorze ans de règne. Dès sa première conférence de presse au siège de la FFF, « Zizou » a donné le ton : ancien numéro 10, fort de 25 ans passés en Espagne, il dit être « animé par le jeu » et affirme que ce qui le motive est « d'aller marquer des buts », laissant présager une équipe résolument tournée vers l'offensive. Concrètement, qu'est-ce que cela signifie pour les Bleus ? Se dirige-t-on vers une véritable rupture avec le jeu plus prudent de Didier Deschamps ? Ce projet offensif ne risque-t-il pas de déséquilibrer l'équipe sur le plan défensif ? Avec Olivier Pron, journaliste au service des sports de RFI.
Le lieu où vous vivez en dit long sur vous — sur votre humeur, vos habitudes, ce que vous montrez ou cachez. Et pourtant on s'interroge très peu sur cette relation !Troisième rendez-vous de la série « Les lettres de l'été de Change ma vie » : après le corps et l'argent, je vous emmène cette fois vers votre lieu de vie. Un exercice d'écriture pour explorer ce que votre logement révèle de vous, et ce que vous n'avez peut-être jamais pris le temps de regarder en face.Concrètement, vous allez écrire une lettre à votre maison ou votre appartement : ce que vous ressentez chez vous, ce qui vous plaît, ce qui vous pèse, ce que vous fuyez sans même vous en rendre compte.Au programme de cet épisode :Une lettre à trous pour vous accompagner phrase par phraseUn regard neuf sur votre relation à votre espace de vieUn exercice bonus, en option, pour aller plus loinCette mini-série se prête bien au rythme des vacances : il vous faut juste un carnet, un stylo, et la volonté de regarder d'un peu plus près une relation qu'on néglige souvent.Le modèle de lettre complet est envoyé par email aux abonnées de la newsletter le jour de la sortie — inscrivez-vous sur changemavie.com/inscription pour le recevoir.Rendez-vous mardi prochain pour la quatrième lettre de l'été.Vous pouvez aussi :
Dans ce nouvel épisode d'Avocats Génération Entrepreneurs, Audrey Chemouli et Manuel Meneghini reçoivent Béatrice Weiss Gout, avocate honoraire et fondatrice du cabinet BWG, référence du droit de la famille à Paris. Un parcours qui commence par la conférence du stage et le pénal, passe par le contentieux d'affaires dans un grand cabinet international, avant un virage assumé vers une matière alors considérée comme secondaire dans la profession.Le positionnement de Béatrice Weiss Gout tient en une phrase : appliquer au droit de la famille la même rigueur que les cabinets d'affaires.Concrètement, cela signifie une relation client fondée sur la transparence et l'alter ego plutôt que sur la distance du notable, un rapport décomplexé à l'honoraire au temps passé, et une structure de gestion pensée comme dans le business plutôt que subie. L'épisode revient aussi sur la stratégie de niche, la question de la légitimité des femmes dans les cabinets d'affaires à l'époque, et la manière dont un cabinet peut se construire sans jamais dépendre d'un client unique.Autre fil rouge de la conversation : l'investissement dans la matière comme moteur de développement. Béatrice Weiss Gout revient sur la création des États généraux du droit de la famille au Conseil National des Barreaux, devenus un rendez-vous annuel de 2000 avocates et avocats, ainsi que sur la fondation de l'Institut de droit de la famille et du patrimoine, qui a notamment introduit le processus collaboratif en France. Elle détaille également comment elle a construit une culture de cabinet fondée sur la confiance accordée aux collaboratrices, l'absence de concurrence interne, et une transmission préparée plusieurs années à l'avance, sans perte de clientèle.Un épisode qui interroge la place de l'argent dans la relation avocat-client, la manière de bâtir une équipe fidèle sur la durée, et ce que signifie réellement se spécialiser dans un marché du droit encore largement généraliste.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
This week, we're putting The Tonearm's needle on five-time Grammy-nominated composer Suzanne Ciani.Suzanne has spent decades innovating electronic music on the Buchla synthesizer, an instrument as intimate to her as any acoustic musician's.Suzanne has multiple projects out this year: CIANI/ORKEST, a live album with the fifty-piece Metropole Orkest, conducted by Simon Dobson; a collaborative live album with British electronic producer Actress; and the score for John Wilson's idiosyncratic new documentary, The History of Concrete.We talk about why an artist who's needed total control throughout her career said yes to an orchestra, a producer, and a filmmaker all in one year, what it's like hearing an instrument built for one pair of hands answered by fifty more, and her pet peeve about volume at live shows.(The musical excerpts heard in the interview are from Suzanne Ciani's CIANI/ORKEST)—Dig DeeperArtist and Album:Visit Suzanne Ciani at sevwave.com and follow on Instagram and YouTube; her catalog is on Bandcamp.Purchase CIANI/ORKEST on quadraphonic vinyl from AKP Recordings and digitally from Bandcamp or Qobuz. You can also listen on your streaming platform of choice.Collaborators:Metropole Orkest — the 50-piece orchestra behind CIANI/ORKEST.Simon Dobson — composer and conductor of the album.Actress and Suzanne Ciani, Concrète Waves (Werkdiscs) — on Bandcamp, with coverage from The Quietus.Instruments and Makers:Buchla U.S.A. — the modular synthesizer at the center of Ciani's work, designed by Don Buchla.Film:The History of Concrete (dir. John Wilson, 2026), which Ciani scored — film page on Letterboxd.Live and Catalog:Age of Reflections — the immersive concert series behind Ciani's cathedral performances.Seven Waves — on Bandcamp.—Dig into this episode's complete show notes at podcast.thetonearm.com—• Did you enjoy this episode? Please share it with a friend! You can also rate The Tonearm ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ and leave a review on Apple Podcasts. • Subscribe! Be the first to check out each new episode of The Tonearm in your podcast app of choice. • Looking for more? Visit podcast.thetonearm.com for bonus content, web-only interviews + features, and the Talk Of The Tonearm email newsletter. You can also follow us on Bluesky, Mastodon, YouTube, and LinkedIn. • Be sure to bookmark our online magazine, The Tonearm! → thetonearm.com Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
This week, we're putting The Tonearm's needle on five-time Grammy-nominated composer Suzanne Ciani.Suzanne has spent decades innovating electronic music on the Buchla synthesizer, an instrument as intimate to her as any acoustic musician's.Suzanne has multiple projects out this year: CIANI/ORKEST, a live album with the fifty-piece Metropole Orkest, conducted by Simon Dobson; a collaborative live album with British electronic producer Actress; and the score for John Wilson's idiosyncratic new documentary, The History of Concrete.We talk about why an artist who's needed total control throughout her career said yes to an orchestra, a producer, and a filmmaker all in one year, what it's like hearing an instrument built for one pair of hands answered by fifty more, and her pet peeve about volume at live shows.(The musical excerpts heard in the interview are from Suzanne Ciani's CIANI/ORKEST)—Dig DeeperArtist and Album:Visit Suzanne Ciani at sevwave.com and follow on Instagram and YouTube; her catalog is on Bandcamp.Purchase CIANI/ORKEST on quadraphonic vinyl from AKP Recordings and digitally from Bandcamp or Qobuz. You can also listen on your streaming platform of choice.Collaborators:Metropole Orkest — the 50-piece orchestra behind CIANI/ORKEST.Simon Dobson — composer and conductor of the album.Actress and Suzanne Ciani, Concrète Waves (Werkdiscs) — on Bandcamp, with coverage from The Quietus.Instruments and Makers:Buchla U.S.A. — the modular synthesizer at the center of Ciani's work, designed by Don Buchla.Film:The History of Concrete (dir. John Wilson, 2026), which Ciani scored — film page on Letterboxd.Live and Catalog:Age of Reflections — the immersive concert series behind Ciani's cathedral performances.Seven Waves — on Bandcamp.—Dig into this episode's complete show notes at podcast.thetonearm.com—• Did you enjoy this episode? Please share it with a friend! You can also rate The Tonearm ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ and leave a review on Apple Podcasts. • Subscribe! Be the first to check out each new episode of The Tonearm in your podcast app of choice. • Looking for more? Visit podcast.thetonearm.com for bonus content, web-only interviews + features, and the Talk Of The Tonearm email newsletter. You can also follow us on Bluesky, Mastodon, YouTube, and LinkedIn. • Be sure to bookmark our online magazine, The Tonearm! → thetonearm.com Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Après des années de débats acharnés, la proposition de loi créant un droit à l'« aide à mourir » a été définitivement adoptée par les députés ce mercredi 15 juillet. 291 se sont prononcées pour, et 241 contre.Rejeté à trois reprises par le Sénat, le texte a fini par être adopté en quatrième lecture à l'Assemblée nationale. Sous certaines conditions, il sera donc possible de demander une aide à mourir en France. Une décision historique qui divise jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a d'ores et déjà annoncé saisir le Conseil constitutionnel pour vérifier la constitutionnalité d'une partie des dispositions de la loi.Concrètement, que va-t-elle changer ? Dans quels cas le droit à une aide active à mourir pourra s'appliquer ? On répond à ces questions avec trois journalistes du Parisien : Véronique Hunsinger, spécialiste santé, Bérangère Lepetit, qui suit ce dossier pour le service société, et Victor Delair, chargé de l'actualité du Parlement au service politique.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Marin Guillon Verne et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.
Épisode 1499 : Au menu aujourd'hui : en entrée un peu de Meta, pour le plat de l'actu TikTok et pour finir, une crème dessert surprise !Instagram Édits lance ses sous titres bilinguesEdits, c'est l'application de montage vidéo de Meta. En gros, l'outil maison pensé pour créer des Reels, avec des fonctions de montage, de templates, d'effets, et tout ce qu'il faut pour produire du contenu court sans sortir de l'écosystème Instagram.La nouveauté du moment, ce sont les sous-titres bilingues automatiques.Concrètement, quand vous créez une vidéo dans Edits, l'application peut maintenant générer des sous-titres dans deux langues. Le texte peut être affiché dans 15 langues, avec une traduction automatique.C'est une petite fonctionnalité, mais elle répond à un vrai usage.On parle souvent de viralité, de contenus qui dépassent le cadre de nos audiences mais beaucoup de vidéos circulent aussi bien au-delà de leur pays d'origine. Un tuto, une prise de parole face caméra, une vidéo éducative ou un contenu de marque peut très vite être vu par des gens qui ne parlent pas la langue initiale; TikTok pousse désormais les microdramas pour les marques.Les microdramas, c'est ce format de mini-fiction verticale, souvent très court, très rythmé, très feuilletonnant.Vous voyez le genre : une intrigue simple, un conflit très fort, des personnages faciles à comprendre, et un cliffhanger toutes les 30 secondes.C'est parfois un peu gros, parfois très soap opera, mais c'est redoutable pour capter l'attention.Et TikTok veut maintenant permettre aux marques de jouer avec ce format.La plateforme propose aux annonceurs de créer et publier des contenus épisodiques directement dans TikTok, puis de les amplifier avec sa solution Growth Max.L'idée est simple : au lieu de faire une vidéo publicitaire isolée, une marque peut construire une mini-série.Danette a sorti un faux documentaire autour du Tour de France : “Le Secret de la Danseuse”.Et franchement, c'est une très bonne idée.Le pitch est simple : depuis toujours, on pense que les cyclistes se mettent en danseuse pour des raisons sportives. Pour relancer, pour attaquer, pour grimper, pour gagner des watts.Mais Danette mène l'enquête et révèle la vérité : si les cyclistes se lèvent, c'est pour aller chercher une Danette.Voilà. Cinquante ans de mystère cycliste résolus en une crème dessert.La campagne reprend les codes du faux documentaire d'investigation. On a du suspense, du “breaking news”, des témoins, des experts, un ton faussement sérieux, et évidemment une conclusion complètement absurde.Et c'est précisément ça qui fonctionne.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Épisode 1499 : Le 23 juin 2026, la France affiche une température moyenne supérieure à 99 % de la planète.On ne parle plus d'un futur hypothétique, mais d'une expérience corporelle.Passage du climat abstrait au climat vécu (nuits sans sommeil, corps épuisés, villes invivables).Le feed devient un miroir en temps réel de ce vécu : stories de thermomètres, piscines bondées, rails qui se tordent, routes qui fondent.-Qu'est-ce que l'eco anxiété ?Le Robert la définit comme une anxiété provoquée par les menaces environnementales qui pèsent sur notre planète.Les chercheurs la décrivent comme un état de détresse psychologique face à des changements climatiques perçus comme incertains, imprévisibles et menaçants.Concrètement l'éco-anxiété peut mêler peur, tristesse, colère, culpabilité, sentiment de trahison, impression que “l'avenir est volé”, notamment chez les jeunes générations.Les chercheurs insistent sur le fait qu'il s'agit plutôt d'une réaction rationnelle et lucide à la gravité de la crise écologique, et qu'il ne faut pas la “pathologiser”.-Gen Z : parler de sa peur du climat en publicDes études menées auprès de jeunes de 16–25 ans montrent qu'environ 60% d'entre eux se disent très ou extrêmement inquiets face au changement climatique. (Etude Hickman datant de 2021).https://www.nationalgeographic.fr/environnement/psychologie-angoisse-avenir-les-jeunes-generations-peuvent-elles-surmonter-leur-eco-anxietePeur, inquiétude, anxiété, honte, colère, découragement, culpabilité : les effets psychologiques de la crise climatique sont profonds et parfois paralysants.Pour conjurer ou témoigner, certains moins de 25 ans se filment, témoignent, partagent leurs angoisses sur TikTok face à la canicule. Les formats typiques : face cam dans la chambre, voix tremblante ou ironique, texte incrusté (“je ne supporte plus cette chaleur, ça me fait paniquer pour le futur”)https://www.tiktok.com/@konbini/video/7125755428767649029On est dans un registre lexical qui est celui cela santé mentale : “burnout climatique”, “panic attack pendant la nuit tropicale”.-Le feed comme amplificateur d'éco-anxiétéLogique algorithmique : les contenus anxiogènes (catastrophes, urgence climatique, collapsologie) surperforment car ils génèrent engagement et rétention. Les réseaux sociaux créent un effet “boucle d'anxiété” : plus tu interagis, plus tu vois de contenu climat.En période de canicule on voit certains créateurs se spécialiser en media climat.-Parmi eux il faut citer HugoDecrypte. Depuis le début de la vague de chaleur il prend la parole de façon très fréquente et se veut el porte voix d'une « France qui suffoque ». https://www.instagram.com/p/DaNS1GWN4AW/?hl=frIl est intéressant de noter que contrairement à son habitude, Hugo Decrypte s'applique à politiser la canicule de 2026 en parlant de point de bascule qui relève des choix (ou non‑choix) de l'État, des collectivités et des grandes entreprises sur le climat et l'adaptation.Hugo Travers n'aura jamais été aussi engagé qu'en cet été 2026.-Je pense au media @climax_fanzinehttps://www.instagram.com/climax_fanzine/123k followers sur Instagram et une baseline : « le media plus chaud que l'époque ».Un media militant spécialisé sur les sujets liés au climat.C'est documenté et très culture web. Vous êtes apprendrez par exemple que le probe§me ce n'est pas la clim ! https://www.instagram.com/p/DZ7uMhgDHdi/?img_index=1…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 25 juin dernier, le Parisien a raconté la renaissance d'Audrey, une jeune femme de 28 ans qui a survécu à une maladie rare grâce à un don de moelle osseuse.En 2021, alors qu'elle n'a que 23 ans, Audrey apprend qu'elle souffre d'une aplasie médullaire idiopathique, une maladie qui se caractérise par l'incapacité de la moelle osseuse à remplacer correctement certaines cellules sanguines comme les plaquettes, les globules blancs et les globules rouges. Concrètement, son sang coagule mal et elle risque l'hémorragie à la moindre plaie. Pendant plusieurs mois, elle doit se faire transfuser régulièrement à l'hôpital Saint-Louis, situé dans le Xe arrondissement de Paris. Mais au printemps 2022, une greffe a tout changé. Désormais, Audrey a retrouvé une vie normale et elle a pu entrer en contact avec son donneur, un homme qui vit en Italie. Pour Code source, elle revient, quatre ans après sa greffe, sur cet épisode qui a bouleversé sa vie. Elle raconte ses mois d'errance médicale, ses allers-retours au bloc opératoire, ses doutes, ses peurs, et sa vie après la maladie. Témoignage recueilli par Judith Perret.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Clara Garnier-Amouroux et Marin Guillon Verne - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : LP/Fred Dugit - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 2016, la France expérimentait les «territoires zéro chômeur de longue durée». Un dispositif étendu en 2020, qui permet à des personnes durablement éloignées du marché de l'emploi de trouver un travail. Concrètement, des entreprises à but d'emploi (EBE), des structures à but non lucratif et financées par la dépense publique, ont ainsi été créées pour employer ces personnes en CDI, à temps choisi près de leur domicile. Dix ans après, plus de 4 000 personnes ont retrouvé le chemin de l'emploi grâce à l'expérimentation. Alors qu'une proposition de loi devait pérenniser ce programme, l'avenir de « Territoires zéro chômeur de longue durée » est suspendu au calendrier législatif français. Si des critiques sont formulées, les évaluations du projet sont globalement positives. D'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne ou encore l'Afrique du Sud s'en sont d'ailleurs inspirés. Selon les chiffres de l'INSEE (l'Institut national de la statistique et des études économiques en France), parmi les chômeurs, 580 000 personnes en moyenne déclarent au quatrième trimestre 2025 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an. Une situation qui impose des réponses concrètes de la part de l'État. L'ancien Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté Olivier de Schutter, plaidait par exemple pour une « garantie d'emploi » afin de lutter contre la pauvreté et mieux protéger les travailleurs. Quels enseignements tirer de l'expérimentation française « Territoires zéro chômeur de longue durée » ? Avec l'arrivée de l'IA qui va supprimer de nombreux métiers, faut-il mettre en place un droit à l'emploi ? Avec : Florence Jany-Catrice, économiste coordinatrice du réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales « TZC ») du CNRS Denis Prost, vice-président de l'association Territoires zéro chômeur de longue durée. Également dans l'émission : Un entretien avec Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi, en Inde, où la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie d'emploi rural (MGNREGA). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Boss - Meryl, Lejuh ► Alo!? / الو!؟ - Nour.
En 2016, la France expérimentait les «territoires zéro chômeur de longue durée». Un dispositif étendu en 2020, qui permet à des personnes durablement éloignées du marché de l'emploi de trouver un travail. Concrètement, des entreprises à but d'emploi (EBE), des structures à but non lucratif et financées par la dépense publique, ont ainsi été créées pour employer ces personnes en CDI, à temps choisi près de leur domicile. Dix ans après, plus de 4 000 personnes ont retrouvé le chemin de l'emploi grâce à l'expérimentation. Alors qu'une proposition de loi devait pérenniser ce programme, l'avenir de « Territoires zéro chômeur de longue durée » est suspendu au calendrier législatif français. Si des critiques sont formulées, les évaluations du projet sont globalement positives. D'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne ou encore l'Afrique du Sud s'en sont d'ailleurs inspirés. Selon les chiffres de l'INSEE (l'Institut national de la statistique et des études économiques en France), parmi les chômeurs, 580 000 personnes en moyenne déclarent au quatrième trimestre 2025 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an. Une situation qui impose des réponses concrètes de la part de l'État. L'ancien Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté Olivier de Schutter, plaidait par exemple pour une « garantie d'emploi » afin de lutter contre la pauvreté et mieux protéger les travailleurs. Quels enseignements tirer de l'expérimentation française « Territoires zéro chômeur de longue durée » ? Avec l'arrivée de l'IA qui va supprimer de nombreux métiers, faut-il mettre en place un droit à l'emploi ? Avec : Florence Jany-Catrice, économiste coordinatrice du réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales « TZC ») du CNRS Denis Prost, vice-président de l'association Territoires zéro chômeur de longue durée. Également dans l'émission : Un entretien avec Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi, en Inde, où la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie d'emploi rural (MGNREGA). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Boss - Meryl, Lejuh ► Alo!? / الو!؟ - Nour.
Épisode 1493 : Aujourd'hui, c'est mercredi, et le mercredi c'est geekerie Au menu aujourd'hui : Du Linkedin, Du tiktok, du Thread et pour finir une petite pépite rien que pour vous …… on va se régaler Linkedin lance ses posts CollabGrosse annonce côté Linkedin qui teste une nouvelle fonctionnalité : les Collaborative Posts.Vous allez me dire, comme souvent, ils jouent les suiveurs et attendent de voir si ça prend chez les autres. Pas fauxL'idée est simple : permettre à plusieurs personnes, ou à une personne et une page entreprise, d'être co-auteurs d'un même post.Concrètement, au moment de publier on pourra ajouter des co-auteurs et leurs noms apparaîtront en haut du post. Threads franchit le cap des 500 millions d'utilisateurs.Sur cette nouvelle news, je me fais plaisir, parce qu'on va parler de Threads. Threads qui franchit le cap des 500 millions d'utilisateurs actifs mensuels et arrive au coude à coude avec X.C'est un cap énorme pour l'alternative de Meta car Threads n'est plus seulement “le clone sympa de Twitter”, c'est désormais une vraie plateforme de conversation publique et de micro blogging.Pour fêter cet élan de croissance, Meta introduit de nouvelles options :Communities : Meta enfonce le clou sur les communautaires en lançant officiellement son hub communautaire, qui permet d'identifier des groupes de discussions qui collent à tes centres d'intérêt. Ces groupes sont personnalisables visuellement et ils peuvent être ajoutés a votre emenu.TikTok s'associe à StravaTikTok vient d'annonce un partenariat avec Strava et le lancement d'un fond européen pour les mouvements locaux. A eux deux, ils placent 100 000 euros dans la balance pour venir soutenir des clubs et communautés sportives locales. Avec ce fond, ils s'associent à 20 créateurs-ambassadeurs qui sont actifs à la fois sur TikTok et sur Strava. Ces créateurs recevront des financements et des crédits publicitaires TikTok pour soutenir leurs communautés sportives locales.Les créateurs sélectionnés sont Issus de plusieurs régions d'Europe et Membres actifs de longue date des communautés sportives locales qu'ils représentent.Ils utiliseront leur part du financement et les leviers TikTok pour soutenir directement leurs clubs et communautés de quartier Ce week-end, aura lieu la première action concrète où l'une de cescréatrices-ambassadrices, Zahra Rose animera une course communautaire gratuite et conviviale ouverte à tous. France TV Slash réitère l'expérience Série verticale avec « fenêtre sur rue »France TV Slash continue d'explorer la fiction pensée pour les réseaux sociaux avec Fenêtres sur rue, un format vertical incarné par les humoristes Tom Baldetti et Léandre. La série est diffusée les mardi, jeudi et dimanche à 18h sur les réseaux sociaux de Slash.Le pitch est très simple, et c'est justement ce qui fonctionne : on assiste à une bromance inattendue entre deux voisins qui passent plus de temps à leur fenêtre qu'à construire leur vie. Ils discutent, vannent, divaguent, observent le quotidien, et une amitié un peu improbable se construit entre deux balcons. On est sur un format vertical de 1 minute 30 court, incarné, récurrent, avec une mécanique de rendez-vous. Donc clairement un objet social-first. …Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Direction le Royaume-Uni : 10 ans jour pour jour après la victoire du oui au référendum sur la sortie de l'Union Européenne, le Brexit a encore des conséquences très concrètes sur le quotidien des Britanniques. Reportage RTL de Marie Billon dans un restaurant londonien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Victorien est le cofondateur de ScorePlay (2021), sa plateforme de gestion médias est epensée spécifiquement pour les organisations sportives : clubs, ligues, fédérations, compétitions, broadcasters. Concrètement, ils centralisent les photos, vidéos et contenus live, les tague automatiquement avec l'IA, facilite la recherche, la production, le partage aux athlètes, aux sponsors, aux diffuseurs, et ils permettent aux organisations sportives de publier beaucoup plus vite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que la Pologne reste l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l'UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l'étranger ces derniers mois, alors que l'union des couples de même sexe reste interdite en Pologne. Reportage de notre correspondant à Varsovie Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d'un train régional, direction Görlitz de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n'avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l'autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l'État polonais, on est qui l'un pour l'autre ? De simples étrangers. C'est pour ça que c'est important de se marier dès que possible. » Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l'aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! » Au total, la cérémonie aura duré moins d'une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d'une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m'a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'est plus seulement mon copain, mais mon mari. » À lire aussiPologne : Varsovie prête à reconnaître certains mariages de couples de même sexe Une demande en forte hausse Et si ce rêve a pu devenir réalité, c'est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l'étranger. Elle s'occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place. Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d'une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l'Europe s'adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d'autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu'il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu'augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. » Depuis le verdict de la Cour de justice de l'Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes. À lire aussiPologne : le Parlement vote le statut de « personne la plus proche », une avancée pour les couples de même sexe
Imaginez un été avec des pics fréquents à 45°C. Puis un dôme de chaleur… à 50°C. Et pas dans un futur lointain : dans les décennies qui viennent.Aujourd'hui, la planète s'est déjà réchauffée d'environ +1,4°C par rapport à l'ère pré-industrielle.Mais l'Europe se réchauffe le plus vite. On a déjà dépassé les +2°C.Concrètement, cela signifie des canicules plus fréquentes, plus longues et plus intenses.Partout sur le continent, c'est en ville que les impacts sont les plus immédiats. Même si, à la campagne, d'autres tensions apparaissent, notamment autour de l'eau et de l'agriculture.Et effectivement, les villes commencent à s'adapter : isolation, végétalisation, refuges climatiques, nouveaux horaires…Le mouvement est lancé. Mais il reste encore très loin d'être à la hauteur du choc qui arrive selon les experts interrogés par Sur le Fil.Réalisation : Maxime Mamet et Michaëla Cancela-KiefferInvités : Valérie Masson-Delmotte (Haut Conseil pour le climat), Vivian Dépoues (I4CE), Alexandre Florentin (Adapt) et Adèle Tanguy (IDDRI)Crédits extraits : Ville de Paris, Assemblée nationaleMusique : Nicolas VairLa Semaine Sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
76% des dirigeants interrogés par le CJD se déclarent inquiets de la situation politique. Pourtant certains tiennent, avancent, transforment. Ce que le leadership exige vraiment dans un monde où les tempêtes ne s'arrêtent plus.Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Mathieu Hetzer, président national du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), et Quitterie Idiart, vice-présidente du CJD, tous deux également dirigeants de leur propre entreprise.Les dirigeants se réveillent à 3h ou 4h du matin. Le "petit vélo" recommence. Le stress est permanent, l'injonction contradictoire aussi : gérer la trésorerie aujourd'hui, transformer le modèle demain, embarquer les équipes maintenant, penser au territoire dans dix ans. Le baromètre du CJD de mars 2026, 560 répondants, le chiffre précisément : ressenti global à 5,9 sur 10, 60% sans visibilité sur leur marché, 76% inquiets de la situation politique. Mathieu Hetzer formule la question que cette réalité pose : "Pouvons-nous encore diriger en quête de performance permanente dans ce monde instable ?"La réponse de Quitterie Idiart passe par un concept précis. La robustesse. Garder des marges de manœuvre pour faire face aux chocs qui vont arriver, plutôt qu'optimiser dans un monde qui n'existe plus. Concrètement : passer de la spécialisation à la polyvalence, travailler simultanément sur les trois horizons (activité présente, nouvelles pistes, activité de demain), construire des équipes capables d'absorber plutôt que de seulement exécuter. Cette transformation du management est au cœur de la commission nationale "Sur le chemin de la robustesse" lancée par le CJD. Les pratiques managériales portées par le mouvement s'inscrivent dans une vision du futur du travail où la polyvalence et la responsabilité distribuée remplacent l'optimisation à court terme.L'échange aborde aussi la gouvernance partagée comme levier concret de leadership et d'engagement des collaborateurs. Mathieu Hetzer l'a mise en place dans sa propre entreprise : stratégie co-construite via des ateliers d'intelligence collective, décision finale qui reste celle du dirigeant, mais charge mentale distribuée. Un collaborateur qui co-décide ne peut plus se désolidariser de la direction prise. Son engagement est directement en jeu. Le CJD fonctionne sur un principe de confiance et de bienveillance sans complaisance, un cadre qui permet aux dirigeants de parler vrai entre pairs. Le rôle politique du dirigeant, au sens de contribution active à la cité, est également exploré dans l'échange.Mathieu Hetzer et Quitterie Idiart parlent à la fois depuis le terrain de leurs propres entreprises et depuis un mouvement de 6 000 dirigeants fondé en 1938. Le CJD a produit un baromètre chiffré en mars 2026. Ce sont des données directement issues du terrain. Le leadership qu'ils décrivent n'est pas une posture. C'est une pratique quotidienne, construite dans la durée.Cet épisode donne des éléments concrets pour identifier les premiers pas vers un modèle d'entreprise plus robuste, expérimenter la gouvernance partagée sans renoncer à sa responsabilité de dirigeant, et comprendre pourquoi le sens, le lien et la joie deviennent des leviers opérationnels pour faire tenir les équipes dans la durée.CHAPITRAGE :(00:00) Introduction : diriger dans un monde qui a changé de nature(04:25) Ce qui empêche vraiment de dormir : le moralomètre CJD 2026(09:14) L'injonction contradictoire : gérer le court terme et transformer le long terme(17:00) Le rôle politique du dirigeant dans la cité(24:00) Du je au nous : se transformer pour mieux prendre soin de ses équipes(29:39) De la performance à la robustesse : un nouveau cadre pour piloter(38:22) Gouvernance partagée et intelligence collective en pratique(49:19) Renaissance, valanche et joie : vers un souffle collectif
Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale. À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»
Voici l'essentiel sur la vague de chaleur précoce qui frappe la France. Here is the essential information about the early heatwave hitting France.Concrètement, le pays subit un épisode de chaleur extrême bien avant l'heure, avec des températures qui s'envolent totalement au-delà des normales de saison. Concretely, the country is experiencing an extreme heat episode well ahead of time, with temperatures soaring completely beyond seasonal norms.Alors pourquoi est-ce qu'on a soudainement l'impression d'avoir basculé en plein mois d'août ? So why does it suddenly feel like we've fast-forwarded to the middle of August?Tout vient d'un phénomène qu'on appelle le dôme de chaleur. It all comes from a phenomenon called a heat dome.En fait, de l'air super chaud remonte du Maroc via la péninsule Ibérique, et se retrouve complètement bloqué par un puissant anticyclone. In fact, super hot air is rising from Morocco via the Iberian Peninsula, and finds itself completely blocked by a powerful high-pressure system.Des villes comme Bordeaux, Biarritz et Toulouse ont déjà franchi les 30 degrés, et les prévisions annoncent carrément des pics à plus de 35 degrés localement dans le sud de l'Aquitaine ce vendredi. Cities like Bordeaux, Biarritz, and Toulouse have already crossed 30 degrees, and forecasts are even predicting peaks of over 35 degrees locally in the south of Aquitaine this Friday.Enfin, préparez-vous, parce que cette chaleur écrasante va stagner pendant tout le week-end. Finally, brace yourselves, because this stifling heat is going to linger throughout the weekend.Et surtout, avec le changement climatique en toile de fond, les météorologues nous avertissent que ces épisodes extrêmes vont frapper de plus en plus tôt dans l'année. And above all, against the backdrop of climate change, meteorologists warn us that these extreme episodes will strike earlier and earlier in the year. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Gregory Pouy, consultant, conférencier et fondateur du podcast Vlan!Dans ce solo, je lis ma newsletter sur un sujet qui m'obsède depuis un printemps passé à me traîner avec les yeux qui coulent et le nez bouché. Une allergie au pollen. Ça m'a paru absurde à un moment : comment mon corps peut-il traiter la nature comme une menace ? Et de là, j'ai tiré un fil. Un fil qui m'a mené à Paracelse, à l'hormèse, à David Strachan, à Anique de Bruin et finalement à une question beaucoup plus large : et si nos sociétés avaient systématiquement éliminé des résistances qui nous étaient nécessaires ?Ce solo est dans la continuité de mon épisode sur les frictions mais cette fois, je me concentre sur le corps. Sur le système immunitaire. Sur le cerveau. Sur ce que la biologie nous apprend du fonctionnement du vivant depuis 2,4 milliards d'années et que l'idéologie du confort a balayé en deux générations.Dans cet épisode, je parle de l'hormèse et de ses 9 000 modèles doses-réponses documentés, de l'explosion des allergies depuis les années 1960 dans les pays industrialisés, de ce que perdent les enfants nés par césarienne ou élevés loin de la nature et des microbes, de la réserve cognitive et de pourquoi les mots croisés que votre mère fait depuis trente ans ne lui servent à rien neurologiquement, des nudges et des sludges selon la Royal Society Open Science et finalement de ce que ça dit sur notre rapport à l'effort, à la Silicon Valley et à l'intelligence artificielle.Je ne prêche ni pour la souffrance, ni pour le retour en arrière. Je tente juste de poser la question honnêtement : lesquelles des frictions qu'on a supprimées méritaient de rester ?3. Citations marquantes"Comment puis-je être allergique à la nature ? Comment mon corps peut-il traiter le pollen comme une menace ? Ça n'a aucun sens évolutif.""Supprimer l'effort, c'est supprimer le signal. Et sans signal, pas de réponse adaptative.""Le microbiome infantile n'est pas un risque à gérer mais un entraîneur. Il éduque le système immunitaire en lui présentant une diversité de micro-organismes à dose adaptée, exactement comme un entraîneur qui fait travailler un athlète sur des exercices progressivement plus difficiles.""Ce n'est pas la présence de microbes qui est problématique, c'est leur absence.""Ce qui ne vous tue pas ne vous rend pas automatiquement plus fort. Mais ce qui vous préserve de tout ce qui pourrait vous blesser vous rend certainement plus fragile."4. Idées centrales (Big Ideas)1. La courbe en J de l'hormèse : le stress optimal n'est pas zéroExplication : L'hormèse désigne une réponse biphasique au stress : une faible dose stimule tandis qu'une forte dose inhibe. Le point optimal se situe juste au-dessus du seuil d'inconfort, pas dans le confort absolu ni dans la souffrance maximale. Paracelse l'avait formulé au XVIe siècle : "C'est la dose qui fait le poison." Ce principe concerne aujourd'hui 9 000 modèles doses-réponses documentés. Pourquoi ça compte : On a construit une culture sanitaire autour du zéro risque, d'une logique de suppression totale (les bains de bouche à l'alcool qui tuent 100% des bactéries, bonnes ou mauvaises). La biologie dit exactement l'inverse. Timestamp estimé : 04:30 - 08:002. La variation est le mécanisme, pas l'optionExplication : Que ce soit pour l'exercice, le jeûne intermittent ou la restriction calorique, un stresseur constant finit par devenir le fond sonore du corps. Le corps s'y adapte et cesse de répondre. Ce qui fonctionne, c'est l'imprévisibilité : le stresseur doit varier pour que le signal reste actif. Le fameux effet yoyo des régimes, c'est de la biologie, pas de la faiblesse. Pourquoi ça compte : Ça remet en cause la logique de discipline linéaire ("faites la même chose tous les jours") qui structure la plupart des conseils de santé et de développement personnel. Timestamp estimé : 08:00 - 13:303. Les allergies sont un choix politique, pas une malchanceExplication : Le rhume des foins a été décrit pour la première fois autour de 1870. L'asthme infantile a monté en flèche à partir des années 1960. Les allergies aux arachides ont explosé depuis les années 1990. Ces augmentations ne s'expliquent pas par la génétique, elles sont concentrées dans les pays industrialisés et elles suivent exactement la dynamique de l'hypothèse hygiéniste de David Strachan (1989) : un système immunitaire mal entraîné, faute de micro-organismes avec lesquels coévoluer. Pourquoi ça compte : C'est une histoire de choix collectifs : villes sans nature, agriculture chimique, produits ultra-transformés. Et c'est réversible. Timestamp estimé : 13:30 - 17:304. Le microbiome infantile s'entraîne ou s'atrophieExplication : Les enfants nés par césarienne n'acquièrent pas le microbiome maternel et présentent des taux d'allergies et d'asthme significativement plus élevés. Les enfants qui ont reçu plusieurs cycles d'antibiotiques dans leurs premières années développent une dysbiose intestinale liée aux maladies auto-immunes. Les souris élevées en environnement stérile développent un système immunitaire hypersensible, incapable de distinguer ami et ennemi. Pourquoi ça compte : La protection maximale de l'enfant peut produire l'effet inverse de ce qu'on cherche. Pas par faute des parents, mais parce que le cadre qu'on a collectivement construit autour de l'enfance élimine l'entraînement immunitaire nécessaire. Timestamp estimé : 17:30 - 22:005. La réserve cognitive se construit dans l'inconfort, pas dans la maîtriseExplication : Certaines personnes peuvent avoir des lésions avancées caractéristiques de la maladie d'Alzheimer à l'autopsie tout en ayant présenté peu ou pas de symptômes. Leurs cerveaux étaient malades, leurs esprits fonctionnaient. Cette réserve cognitive se construit en forçant le cerveau à créer des connexions nouvelles : apprendre une langue après 50 ans, jouer d'un instrument qu'on ne maîtrise pas, lire des auteurs avec lesquels on est en désaccord. Les jeux de mots croisés qu'on fait depuis trente ans ne construisent rien : le cerveau les traite en pilote automatique. Pourquoi ça compte : La chercheuse Anique de Bruin (Université de Maastricht) a formalisé ce paradoxe avec le concept S2D2 (Start and Stick to Desirable Difficulties) : on fuit systématiquement les conditions d'apprentissage les plus efficaces parce qu'elles ne ressemblent pas à de la progression. Timestamp estimé : 22:00 - 27:006. L'environnement détermine le comportement plus que la motivationExplication : Une étude de la Royal Society Open Science (2023) basée sur 184 expériences et 2,2 millions de participants montre que modifier l'effort (nudges et sludges) produit des effets comportementaux significativement plus forts que jouer sur la motivation ou la perception. Changer la disposition des plats dans une cafétéria fait manger plus de légumes que dix ans de campagnes nutritionnelles. Pourquoi ça compte : Si c'est l'environnement qui nous façonne, la question n'est pas "suis-je assez discipliné ?" mais "qui décide de la friction dans mes environnements ?" Timestamp estimé : 27:00 - 31:007. L'hormèse n'est ni éloge de la souffrance ni justification des inégalitésExplication : L'hormèse ne dit pas "souffre plus, tu deviendras plus fort." Elle dit : un stress adapté en intensité, intermittent et suivi de récupération est bénéfique. Un stress chronique, permanent, sans issue possible, détruit. Les études sur la pauvreté persistante et les traumatismes chroniques montrent des effets biologiques documentés : télomères raccourcis, cortisol chroniquement élevé, vieillissement accéléré. La précarité n'entraîne pas, elle écrase. Pourquoi ça compte : Ce concept peut être récupéré politiquement pour glorifier la souffrance ou justifier les inégalités. C'est une perversion complète. La fenêtre d'hormèse suppose que la récupération soit possible. Timestamp estimé : 31:00 - 34:305. Questions structurantes de l'épisodeComment peut-on être allergique à la nature alors que nos systèmes immunitaires ont évolué avec elle pendant des millénaires ?Qu'est-ce que l'hormèse et pourquoi ce concept reste-t-il quasi absent des discours publics sur la santé malgré 9 000 études documentées ?À quel moment la réduction de friction devient-elle pathologique pour le corps, l'immunité, le cerveau ?Pourquoi la variation est-elle le mécanisme central de l'hormèse plutôt que la constance d'un effort sain ?Dans quelle mesure l'explosion des allergies depuis les années 1960 est-elle le résultat de choix politiques collectifs plutôt que d'une fatalité biologique ?Qu'est-ce que la réserve cognitive et pourquoi les activités dans lesquelles on est bon ne contribuent pas à la construire ?Comment distinguer les frictions qu'on a éliminées à juste titre (souffrance inutile) de celles qui nous étaient biologiquement nécessaires ?Pourquoi notre environnement détermine-t-il notre comportement plus efficacement que notre motivation ou notre volonté ?Comment l'intelligence artificielle nous force-t-elle à réfléchir concrètement à quelles frictions cognitives préserver intentionnellement ?L'hormèse peut-elle être récupérée pour justifier les inégalités sociales, et pourquoi c'est précisément l'inverse de ce qu'elle dit ?6. Références citées dans l'épisodePersonnes et auteursParacelse (XVIe siècle), médecin suisse-allemand, fondateur de la toxicologie moderne : "C'est la dose qui fait le poison." — ~04:30David Strachan, épidémiologiste britannique : hypothèse hygiéniste (1989), première formalisation du lien entre manque d'exposition microbiale et maladies allergiques — ~14:30Anique de Bruin, chercheuse, Université de Maastricht : concept S2D2 (Start and Stick to Desirable Difficulties), paradoxe de la résistance à l'apprentissage efficace — ~24:00Concepts scientifiquesHormèse : réponse biphasique au stress, courbe en J ou en U inverséBDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) : facteur de protection neuronal activé notamment par le jeûne intermittent — ~10:30Autophagie : mécanisme de recyclage cellulaire activé sous contrainte — ~10:30Microbiome : écosystème microbial intestinal, rôle dans l'éducation du système immunitaire — ~17:30Réserve cognitive : capacité du cerveau à compenser les lésions par des connexions alternatives — ~22:00Télomères : marqueurs biologiques du vieillissement cellulaire accéléré par le stress chronique — ~33:00Dysbiose intestinale : déséquilibre du microbiome lié à l'usage d'antibiotiques — ~18:30Études et publicationsÉtude sur les oiseaux urbains : oiseaux exposés à de faibles doses de polluants métalliques vivant plus longtemps que leurs cousins ruraux, relation en courbe J — ~12:00Étude Royal Society Open Science (2023) : analyse de 184 expériences, 2,2 millions de participants sur les nudges (coups de pouce) et sludges (frictions intentionnelles) — ~28:00Étude sur les marathoniens : étude récente qui semble infirmer l'hypothèse d'un cœur fatigué chez les coureurs chroniques, mais documenter les risques du sur-entraînement — ~32:00Données historiques et épidémiologiquesPremière description du rhume des foins : autour de 1870 — ~13:30Montée de l'asthme infantile : à partir des années 1960, niveau épidémique dans les pays développés dans les années 1990 — ~13:30Explosion des allergies alimentaires aux arachides : depuis les années 1990 — ~13:307. Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 Introduction — Je suis allergique à la nature. Pourquoi ? Greg part de son allergie au pollen pour poser la question centrale : comment notre corps peut-il traiter le pollen comme une menace ? Et comment ça l'a mené à l'hormèse. 04:30 L'hormèse : quand un peu de ce qui nuit vous protège Paracelse, la courbe en J, les 9 000 modèles doses-réponses. Le principe du stress bénéfique. 08:00 Exercice, jeûne, régimes : pourquoi la routine annule les bénéfices La variation comme mécanisme. L'effet yoyo expliqué par la biologie. 13:30 L'allergie au pollen, c'est de la politique L'hypothèse hygiéniste de Strachan (1989). L'explosion documentée des allergies depuis 1870. 17:30 Ce que nos enfants perdent biologiquement Césarienne, antibiotiques, famille nucléaire : l'appauvrissement du microbiome infantile. 22:00 Votre cerveau se dégrade sans résistance Réserve cognitive, Alzheimer, et pourquoi les mots croisés ne servent à rien après la 2e année. 27:00 On a construit des sociétés qui éliminent la friction Nudges, sludges, Royal Society Open Science 2023. Et la question de l'IA. 31:00 Attention : l'hormèse n'est pas "souffre plus" La courbe a un plafond. Et elle ne justifie pas les inégalités. 34:30 Concrètement, qu'est-ce qu'on fait ? Des micro-frictions intentionnelles, individuelles et collectives.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.