Podcasts about concr

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Un air d'amérique
Le Brexit a encore des conséquences très concrètes sur le quotidien des Britanniques

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 1:30


Direction le Royaume-Uni : 10 ans jour pour jour après la victoire du oui au référendum sur la sortie de l'Union Européenne, le Brexit a encore des conséquences très concrètes sur le quotidien des Britanniques. Reportage RTL de Marie Billon dans un restaurant londonien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

TOPFM MAURITIUS
Budget 2026-2027 : les PME déçues, Maya Sewnath déplore l'absence de mesures concrètes : « Il n'y a rien pour les PME ».

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 1:12


Budget 2026-2027 : les PME déçues, Maya Sewnath déplore l'absence de mesures concrètes : « Il n'y a rien pour les PME ». by TOPFM MAURITIUS

TOPFM MAURITIUS
Budget 2026-2027 : ce que les jeunes attendent concrètement pour leur avenir à Maurice

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 1:53


Budget 2026-2027 : ce que les jeunes attendent concrètement pour leur avenir à Maurice by TOPFM MAURITIUS

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
L'application du Crédit Agricole mise à genoux par la notification "test cedric"

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 3:19


C'est un simple prénom qui a mis à genoux il y a quelques jours l'infrastructure numérique de l'une des plus grandes banques françaises.Deux mots que voici, test cedric, ont été envoyés par erreur via une notification push à des millions de clients du Crédit Agricole.Et cet incident cache de véritables leçons pour toute direction informatique. Analysons les trois points de ce fiasco retentissant.Un problème de passerelleLe premier levier concerne l'étanchéité de vos environnements de développement. Car ici un message interne de test a atterri directement sur les smartphones de toute la base client en production.L'erreur humaine est bien entendu inévitable. Un développeur ou un testeur finit toujours par cliquer sur le mauvais bouton. Mais ce fail met en lumière une faille systémique dans les processus de déploiement et d'intégration continue.Concrètement, vos espaces de test, ce que l'on appelle le staging, ne doivent posséder aucune passerelle automatisée vers la production sans garde-fous.Pour un DSI, c'est une invitation à réviser la gouvernance des accès et les validations.Une attaque par déni de service totalement auto-infligéeMais attention, le véritable impact business de cette affaire se trouve dans la seconde phase de l'incident. Ce n'est absolument pas le contenu du message qui a fait s'effondrer l'application bancaire, c'est la réaction des utilisateurs.Car en lisant ce texte mystérieux, des millions de personnes ont ouvert leur application exactement à la même seconde pour vérifier le solde de leurs comptes.Résultat, une attaque par déni de service totalement auto-infligée. Votre infrastructure cloud a beau être élastique et taillée pour absorber des pics d'activité exceptionnels, elle ne peut pas encaisser une telle vague de connexions simultanées.Cela vous oblige à penser la résilience technique différemment. Il devient vital d'intégrer des mécanismes de coupe-circuit, ou de files d'attente virtuelles, pour protéger les bases de données contre ce phénomène de troupeau qui paralyse tous les autres services, comme les virements ou les paiements en ligne.Dans un secteur comme la banque, la confiance est votre produit principalEnfin, le troisième point est purement psychologique, mais il touche au cœur de votre capital marque.Dans un secteur critique comme la banque, la confiance est votre produit principal. Face à un comportement anormal du système informatique, le client pense immédiatement au pire.Sur la plateforme X, les internautes ont d'ailleurs tout de suite redouté un piratage de grande ampleur ou un siphonnage de leurs données.Même si l'établissement a rapidement affirmé que ses systèmes n'étaient pas compromis, le mal était fait. La leçon pour les dirigeants est claire.La communication de crise est aussi cruciale que la remise en route des systèmes. Le silence, même pendant quelques heures, détruit la confiance et sature instantanément vos centres d'appels clients.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Olivier Truchot : "Beaucoup de candidats pour 2027 et peu de propositions (...) où sont les visionnaires ? Ceux qui nous projettent dans l'avenir ? Avec des propositions concrètes ? C'est très pauvre" - 18/06

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:47


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Accord historique à 920 millions de dollars... par mois entre Google et SpaceX

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 3:03


Et voici que le géant de l'aérospatial SpaceX est en train de réussir un pivot stratégique magistral qui bouscule l'économie de l'intelligence artificielle.Le nouveau pilier de l'infrastructure IALe premier point de rupture, c'est l'apparition officielle d'un quatrième pilier de croissance pour l'entreprise d'Elon Musk. Et il s'agit de l'infrastructure IA.Historiquement valorisée pour ses lancements de fusées, Starlink et ses projets martiens, l'entreprise vient de dévoiler un accord colossal avec Google dans le cadre de son introduction en Bourse.Concrètement, le géant du cloud s'est engagé à verser la somme vertigineuse de 920 millions de dollars par mois jusqu'en juin 2029 pour accéder à des capacités de calcul. Si l'on ajoute à cela le contrat précédemment signé avec Anthropic, SpaceX s'assure environ 26 milliards de dollars de revenus annuels.Google loue l'accès à environ 110 000 GPU NvidiaLe deuxième levier majeur, c'est la nature même de l'offre. SpaceX ne vend pas de modèle d'IA, mais agit comme un pur fournisseur de puissance brute, un modèle qui rappelle celui du spécialiste CoreWeave.Pour 920 millions de dollars mensuels, Google loue l'accès à environ 110 000 GPU Nvidia de dernière génération, ainsi qu'aux processeurs, à la mémoire et à l'énergie de datacenters géants.Le document juridique qui mentionne ces informations est très clair : Google conserve l'entière propriété intellectuelle de ses contenus et de ses modèles. SpaceX monétise ainsi ses infrastructures de manière totalement indépendante de sa propre IA, nommée Grok.Google se retrouve au centre du jeuEnfin, le troisième pilier réside dans l'accélération d'une économie circulaire de l'IA où Google se retrouve au centre du jeu. Rappelons que Google est un investisseur historique de SpaceX depuis 2015.Dix ans plus tard, la firme de Mountain View devient le client de son entreprise partenaire, tout en étant actionnaire de SpaceX et investisseur dans Anthropic, qui loue également les infrastructures de Musk.Mais attention, ce contrat impose une pression opérationnelle énorme. SpaceX doit livrer la capacité convenue avant le 30 septembre sous peine de voir Google résilier l'accord.C'est l'argument massue pour rassurer les investisseurs, alors que l'adoption de Grok, elle, n'a jamais décollé.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

tech 45'
Teaser - Victorien Tixier (ScorePlay)

tech 45'

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 6:47


Victorien est le cofondateur de ScorePlay (2021), sa plateforme de gestion médias est epensée spécifiquement pour les organisations sportives : clubs, ligues, fédérations, compétitions, broadcasters. Concrètement, ils centralisent les photos, vidéos et contenus live, les tague automatiquement avec l'IA, facilite la recherche, la production, le partage aux athlètes, aux sponsors, aux diffuseurs, et ils permettent aux organisations sportives de publier beaucoup plus vite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Près de 20% des jeunes de moins de 35 ans utilisent désormais l'IA pour gérer leur argent

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:06


Aujourd'hui, on décrypte une véritable secousse silencieuse dans le secteur financier, révélée par la dernière édition du Baromètre de l'Autorité des marchés financiers.L'intelligence artificielle s'invite dans la gestion d'épargne, et elle bouscule les codes traditionnels de l'investissement.L'émergence d'une fracture générationnelle.Pour les dirigeants et directeurs des systèmes d'information du secteur bancaire, le premier levier stratégique à retenir est l'émergence d'une fracture générationnelle.Globalement, l'utilisation de l'intelligence artificielle pour s'informer avant un placement reste minoritaire, plafonnant à 11% des Français.Mais attention, ce chiffre cache une réalité bien plus tranchée sur le terrain. Chez les moins de 35 ans, ce taux grimpe à près de 20%, contre à peine moins de 5% pour les plus de 55 ans.Concrètement, cela signifie que la prochaine génération de clients fortunés ou d'investisseurs réguliers a déjà intégré l'algorithme dans son parcours de décision.Et si vos plateformes n'intègrent pas rapidement de briques d'IA, vous risquez tout simplement de perdre cette cible de demain, qui se tourne vers des outils plus agiles.Oubliez le fantasme du robot-gourouLe deuxième point de rupture concerne la nature même de l'usage.Oubliez le fantasme du robot-gourou qui gère un portefeuille de manière totalement autonome. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle agit avant tout comme un copilote.Parmi les utilisateurs, plus de 40% s'en servent en complément des informations fournies par leur conseiller classique. Et le recours exclusif à la machine reste figé à un minuscule 5%. La raison est simple, c'est la méfiance face au risque technologique.De manière plus générale, deux tiers des français redoutent que l'usage de l'IA par des professionnels n'induise des erreurs. L'enjeu n'est donc pas de remplacer l'humain, mais de concevoir une IA explicable et rassurante, capable d'épauler le conseiller sans l'effacer.La personnalisation comme relais de croissanceEnfin, le troisième pilier réside dans la personnalisation comme relais de croissance.54% des Français estiment que si les professionnels utilisaient ces technologies, cela permettrait d'offrir des conseils beaucoup plus adaptés à leur situation personnelle.C'est exactement ici que se trouve la véritable valeur business. Les institutions qui déploieront l'IA dans leur back-office comme un moteur de calcul au service du conseiller rafleront la mise. Cela permet d'industrialiser le sur-mesure tout en maîtrisant les coûts de structure.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Pologne: couples gays, franchir la frontière pour se marier

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:34


Alors que la Pologne reste l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l'UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l'étranger ces derniers mois, alors que l'union des couples de même sexe reste interdite en Pologne. Reportage de notre correspondant à Varsovie Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d'un train régional, direction Görlitz de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n'avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l'autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l'État polonais, on est qui l'un pour l'autre ? De simples étrangers. C'est pour ça que c'est important de se marier dès que possible. » Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l'aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! » Au total, la cérémonie aura duré moins d'une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d'une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m'a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'est plus seulement mon copain, mais mon mari. » À lire aussiPologne : Varsovie prête à reconnaître certains mariages de couples de même sexe Une demande en forte hausse Et si ce rêve a pu devenir réalité, c'est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l'étranger. Elle s'occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place. Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d'une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l'Europe s'adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d'autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu'il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu'augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. » Depuis le verdict de la Cour de justice de l'Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes. À lire aussiPologne : le Parlement vote le statut de « personne la plus proche », une avancée pour les couples de même sexe  

TOPFM MAURITIUS
Budget 2026/2027 : les planteurs et les pêcheurs réclament des actions concrètes pour l'avenir du secteur

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:08


Budget 2026/2027 : les planteurs et les pêcheurs réclament des actions concrètes pour l'avenir du secteur by TOPFM MAURITIUS

Reportage international
Pologne: couples gays, franchir la frontière pour se marier

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:34


Alors que la Pologne reste l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l'UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l'étranger ces derniers mois, alors que l'union des couples de même sexe reste interdite en Pologne. Reportage de notre correspondant à Varsovie Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d'un train régional, direction Görlitz de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n'avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l'autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l'État polonais, on est qui l'un pour l'autre ? De simples étrangers. C'est pour ça que c'est important de se marier dès que possible. » Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l'aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! » Au total, la cérémonie aura duré moins d'une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d'une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m'a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'est plus seulement mon copain, mais mon mari. » À lire aussiPologne : Varsovie prête à reconnaître certains mariages de couples de même sexe Une demande en forte hausse Et si ce rêve a pu devenir réalité, c'est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l'étranger. Elle s'occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place. Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d'une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l'Europe s'adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d'autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu'il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu'augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. » Depuis le verdict de la Cour de justice de l'Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes. À lire aussiPologne : le Parlement vote le statut de « personne la plus proche », une avancée pour les couples de même sexe  

Sur le fil
Canicules du futur, comment se préparer ?

Sur le fil

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 26:02


Imaginez un été avec des pics fréquents à 45°C. Puis un dôme de chaleur… à 50°C. Et pas dans un futur lointain : dans les décennies qui viennent.Aujourd'hui, la planète s'est déjà réchauffée d'environ +1,4°C par rapport à l'ère pré-industrielle.Mais l'Europe se réchauffe le plus vite. On a déjà dépassé les +2°C.Concrètement, cela signifie des canicules plus fréquentes, plus longues et plus intenses.Partout sur le continent, c'est en ville que les impacts sont les plus immédiats. Même si, à la campagne, d'autres tensions apparaissent, notamment autour de l'eau et de l'agriculture.Et effectivement, les villes commencent à s'adapter : isolation, végétalisation, refuges climatiques, nouveaux horaires…Le mouvement est lancé. Mais il reste encore très loin d'être à la hauteur du choc qui arrive selon les experts interrogés par Sur le Fil.Réalisation : Maxime Mamet et Michaëla Cancela-KiefferInvités : Valérie Masson-Delmotte (Haut Conseil pour le climat), Vivian Dépoues (I4CE), Alexandre Florentin (Adapt) et Adèle Tanguy (IDDRI)Crédits extraits : Ville de Paris, Assemblée nationaleMusique : Nicolas VairLa Semaine Sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

DigitalFeeling
Episode 162 - L'IA générative dans les métiers commerciaux

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 9:47


IA générative dans les métiers commerciaux L'IA en entreprise : un usage encore largement sous-exploitéDans ce nouvel épisode de Digital Feeling, je reviens sur un constat que je fais très régulièrement en tant que formatrice en intelligence artificielle et marketing digital : la majorité des collaborateurs utilisent déjà l'IA générative, mais presque exclusivement dans un cadre personnel (recettes de cuisine, organisation de voyages, création de contenus pour les réseaux sociaux). Côté professionnel, les usages restent timides : relecture d'emails, corrections de formulations, ou veille concurrentielle basique.Pourquoi ce décalage ? Principalement par manque de communication interne sur les outils déjà disponibles. Beaucoup d'entreprises disposent d'outils IA puissants sans même que leurs équipes le sachent.Copilot : l'outil gratuit que vous utilisez peut-être déjà sans le savoirSi votre entreprise dispose de Microsoft 365, il y a de fortes chances que vous ayez accès à Copilot, même dans sa version gratuite. Concrètement, cela permet :D'ouvrir un email dans Outlook et de cliquer sur la bannière CopilotD'obtenir un résumé instantané d'un email longDe générer une proposition de réponse automatiquementDe gagner un temps considérable sur la gestion de la boîte mailSur Teams, Copilot peut également générer un compte-rendu de réunion avec des actions à mener, ce qui évite la prise de notes manuelle et améliore le suivi des décisions.Pour activer Copilot : direction Outlook ou Teams, recherchez l'application Copilot, et vérifiez que votre DSI n'a pas restreint son accès (certaines entreprises font ce choix).Claude et Excel : le duo gagnant pour mettre en forme vos donnéesPour tout ce qui concerne le traitement de données sous Excel — un point de friction fréquent chez les commerciaux et managers — je recommande particulièrement Claude. Contrairement à Copilot (dont la version gratuite reste limitée sur ce point), Claude permet de :Mettre en forme des données brutes dans un tableau structuréCréer des tableaux croisés dynamiquesGénérer plusieurs onglets automatiquementConstruire des formules complexes à partir d'une simple descriptionLa règle d'or : ne jamais partager de données confidentiellesUn point essentiel abordé en formation : ne jamais transmettre de données personnelles ou confidentielles à un LLM. Toutes les données utilisées en exercice doivent être fictives, anonymisées ou pseudonymisées — qu'il s'agisse de données clients, prospects, ou internes à l'entreprise.Bien prompter : la base pour obtenir des résultats pertinentsLa qualité d'un prompt impacte directement la qualité de la réponse. La méthode que j'enseigne en formation repose sur 5 éléments clés :Un rôle donné à l'IAUn contexte précisUne action claire à réaliserUn format de sortie attenduUne tonalité adaptée à la cibleCe dernier point est particulièrement important en contexte commercial : on n'adresse pas le même message à un décideur pressé en quête d'informations factuelles qu'à un client disponible qui recherche du détail et de l'argumentaire.Demander à l'IA de vous aider… à mieux prompter l'IAUne astuce simple mais redoutablement efficace : si vous ne savez pas comment formuler votre demande, demandez directement à l'IA de vous aider à améliorer votre prompt. L'IA "parle" à l'IA — elle saura structurer une demande efficace, et vous apprendrez par la même occasion à mieux formuler vos futures requêtes.Des assistants IA métiers pour automatiser les tâches récurrentesEn formation, nous développons des assistants IA personnalisés adaptés à chaque métier, capables de prendre en charge des tâches récurrentes : scripts d'appels commerciaux, préparation d'entretiens, séquences d'emails ou de SMS de prospection, etc.La question à se poser : quelles sont les tâches que je fais souvent, sans forcément en avoir conscience, et qui pourraient être déléguées ou accélérées grâce à un assistant IA ?En résuméL'IA générative offre déjà, dès aujourd'hui et avec des outils gratuits ou inclus dans des licences existantes, des gains de temps concrets pour les équipes commerciales : traitement des emails, comptes-rendus de réunion, mise en forme de données, scripts de prospection... La clé est de prendre conscience des outils déjà à disposition et d'apprendre à bien les utiliser, dans le respect de la confidentialité des données.

L'entreprise de demain
Leadership dans la tempête : de la performance à la robustesse - Mathieu Hetzer et Quitterie Idiart

L'entreprise de demain

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 54:06


76% des dirigeants interrogés par le CJD se déclarent inquiets de la situation politique. Pourtant certains tiennent, avancent, transforment. Ce que le leadership exige vraiment dans un monde où les tempêtes ne s'arrêtent plus.Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Mathieu Hetzer, président national du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), et Quitterie Idiart, vice-présidente du CJD, tous deux également dirigeants de leur propre entreprise.Les dirigeants se réveillent à 3h ou 4h du matin. Le "petit vélo" recommence. Le stress est permanent, l'injonction contradictoire aussi : gérer la trésorerie aujourd'hui, transformer le modèle demain, embarquer les équipes maintenant, penser au territoire dans dix ans. Le baromètre du CJD de mars 2026, 560 répondants, le chiffre précisément : ressenti global à 5,9 sur 10, 60% sans visibilité sur leur marché, 76% inquiets de la situation politique. Mathieu Hetzer formule la question que cette réalité pose : "Pouvons-nous encore diriger en quête de performance permanente dans ce monde instable ?"La réponse de Quitterie Idiart passe par un concept précis. La robustesse. Garder des marges de manœuvre pour faire face aux chocs qui vont arriver, plutôt qu'optimiser dans un monde qui n'existe plus. Concrètement : passer de la spécialisation à la polyvalence, travailler simultanément sur les trois horizons (activité présente, nouvelles pistes, activité de demain), construire des équipes capables d'absorber plutôt que de seulement exécuter. Cette transformation du management est au cœur de la commission nationale "Sur le chemin de la robustesse" lancée par le CJD. Les pratiques managériales portées par le mouvement s'inscrivent dans une vision du futur du travail où la polyvalence et la responsabilité distribuée remplacent l'optimisation à court terme.L'échange aborde aussi la gouvernance partagée comme levier concret de leadership et d'engagement des collaborateurs. Mathieu Hetzer l'a mise en place dans sa propre entreprise : stratégie co-construite via des ateliers d'intelligence collective, décision finale qui reste celle du dirigeant, mais charge mentale distribuée. Un collaborateur qui co-décide ne peut plus se désolidariser de la direction prise. Son engagement est directement en jeu. Le CJD fonctionne sur un principe de confiance et de bienveillance sans complaisance, un cadre qui permet aux dirigeants de parler vrai entre pairs. Le rôle politique du dirigeant, au sens de contribution active à la cité, est également exploré dans l'échange.Mathieu Hetzer et Quitterie Idiart parlent à la fois depuis le terrain de leurs propres entreprises et depuis un mouvement de 6 000 dirigeants fondé en 1938. Le CJD a produit un baromètre chiffré en mars 2026. Ce sont des données directement issues du terrain. Le leadership qu'ils décrivent n'est pas une posture. C'est une pratique quotidienne, construite dans la durée.Cet épisode donne des éléments concrets pour identifier les premiers pas vers un modèle d'entreprise plus robuste, expérimenter la gouvernance partagée sans renoncer à sa responsabilité de dirigeant, et comprendre pourquoi le sens, le lien et la joie deviennent des leviers opérationnels pour faire tenir les équipes dans la durée.CHAPITRAGE :(00:00) Introduction : diriger dans un monde qui a changé de nature(04:25) Ce qui empêche vraiment de dormir : le moralomètre CJD 2026(09:14) L'injonction contradictoire : gérer le court terme et transformer le long terme(17:00) Le rôle politique du dirigeant dans la cité(24:00) Du je au nous : se transformer pour mieux prendre soin de ses équipes(29:39) De la performance à la robustesse : un nouveau cadre pour piloter(38:22) Gouvernance partagée et intelligence collective en pratique(49:19) Renaissance, valanche et joie : vers un souffle collectif

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "La culture est malade du boycott", "Quand la BCE met de l'huile sur le feu" et "Gaudi, Dieu et le socialisme"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 20:09


Le monde de la culture est malade au point de vouloir épurer les infréquentables, de vouloir bannir, boycotter, exclure et effacer. Par exemple, l'auteur à succès Alexis Michalik vient d'apprendre que son œuvre sur le parcours d'un migrant, Passeport, serait déprogrammée par la municipalité Rassemblement national de Castres. Selon Ruth Elkrief, ce sont des attaques personnelles ad hominem contre des artistes. La BCE, pour la première fois depuis trois ans, hausse ses taux d'intérêt. Concrètement, c'est le prix de l'argent qu'elle met à la disposition des acteurs de l'économie. La Banque centrale européenne a décidé de faire cela à cause de l'intensification de l'inflation. Pour Pascal Perri, le problème, c'est que cela va avoir des effets assez sérieux sur l'activité économique, surtout si une seconde hausse a lieu d'ici la fin de l'année. Le mercredi 10 juin, à Barcelone, le pape Léon XIV a béni la tour de Jésus-Christ de la Sagrada Família. Avec 172,5 mètres de haut, c'est la plus haute église du monde. Il a aussi célébré une messe dans la cathédrale pour le centenaire de la mort de l'architecte et prié devant la tombe de Gaudi dans la crypte. D'après Abnousse Shalmani, cette cathédrale qui est tellement impressionnante, qui sent le luxe et la richesse, a été financée par les pauvres au rythme des aumônes faites par les fidèles, sans le moindre argent public ni le moindre mécénat des princes. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Afrique Économie
Mondial 2026: Orange et New World TV renforcent leur offre de diffusion en Afrique

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:32


Le Mondial 2026 de football est aussi une occasion d'investir pour certains opérateurs économiques. C'est le cas d'Orange et New World TV, un groupe togolais, qui ont signé un partenariat renforcé pour la diffusion de l'intégralité des matchs dans plusieurs pays d'Afrique francophone. « Concrètement, nos utilisateurs pourront découvrir via Max It les offres de NWTV, y souscrire, payer directement via l'écosystème Orange et accéder immédiatement au contenu depuis leur smartphone, tablette et bientôt la télévision connectée », détaille Sofia Nadir, directrice partenariat pour Orange Moyen-Orient Afrique (OMEA). Max It, l'application développée par le groupe, est disponible désormais dans neuf pays francophones d'Afrique subsaharienne et permet à Orange et New World TV d'élargir le partenariat qu'ils avaient conclu en 2022 pour proposer les matchs, en streaming, avec « la garantie de ne pas surconsommer de datas et de regarder la compétition en toute légalité », précise Sofia Nadir. La Coupe du monde 2026 est, pour chacune des deux parties, l'opportunité de séduire de nouveaux abonnés et donc un investissement très stratégique, explique Gérard Akindes, économiste du sport : « Orange a déjà une position dominante sur le marché francophone. Le groupe va donc fidéliser sa clientèle et peut-être se positionner de plus en plus sur le sport et la diffusion du sport par téléphonie mobile. C'est un espace qui prend beaucoup d'ampleur sur le continent. » Plus de visibilité pour New World TV Contrairement à Canal+, diffuseur historique des compétitions sportives qui a les droits en Afrique anglophone via SuperSport, New World TV est un opérateur « entrant », c'est-à-dire encore jeune sur le marché, qui a besoin d'élargir son champ d'influence, ajoute Gérard Akindes : « Pour New World TV, l'intérêt, c'est de revendre une partie de leurs licences, de faire du sublicensing, et de récupérer ainsi en partie leur mise, pour arriver sans trop d'effort à atteindre une plus grande audience via la diffusion par téléphone. » Louis Biyao, conseiller juridique de New World TV, confirme l'intérêt du groupe de voir Orange relayer sa chaîne : « Cela nous apporte commercialement et aussi en termes de visibilité. On multiplie les canaux de diffusion par le monde pour avoir accès à nos produits et Max It d'Orange ne sera pas de trop. » En parallèle de son offre dans les pays francophones, Orange a également établi des accords avec d'autres détenteurs de droits audiovisuels que New World TV, avec un objectif affiché : garantir une couverture exhaustive de la compétition dans les 18 pays de la zone Moyen-Orient-Afrique où le groupe est présent. À lire aussiMondial 2026: et maintenant, s'ouvre la Coupe du monde de la démesure

Les Explorateurs du E-Commerce
Le plan de Zalando pour dominer la mode en Europe

Les Explorateurs du E-Commerce

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 18:04


1️⃣ Notre article fil conducteur est donc lié à Zalando cette semaine, qui démarre 2026 avec une puissance de frappe renouvelée. Les chiffres publiés impressionnent : 4,3 milliards d'euros de GMV (+21,7%) et 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires (+23,8%). Le 1er trimestre 2026 révèle surtout autre chose : le groupe allemand ne se comporte plus comme un simple distributeur de mode. Il construit progressivement une infrastructure technologique et logistique capable de gérer le e-commerce fashion européen à grande échelle. L'IA irrigue désormais toutes les couches du groupe : expérience client, automatisation des entrepôts, gestion des catalogues, onboarding partenaires et outils B2B. La vraie accélération vient surtout de l'intégration d'ABOUT YOU, son concurrent, acheté l'été dernier (1,1 milliard d'€), dont Zalando commence désormais à absorber les volumes, les clients et les synergies. Voici les questions que nous nous posons :  Ce que ça change l'acquisition d'About You pour Zalando ? Quel est le rôle de l'IA chez Zalando ? Focus sur la logistique de Zalando Est-ce que Zalando devient de plus en plus une plateforme BtoB ? Comment se positionne Zalando sur le marché européen ?

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Le Parlement européen a choisi Qwant comme moteur de recherche par défaut sur les postes internes de ses collaborateurs. Pour Boris Lecoeur, directeur général de Symphonium, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance des enjeux de souveraineté numérique en Europe.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Un vol United Airlines vire au cauchemar en plein Atlantique, voici les trois leçons majeures à retenir de cet incident Bluetooth

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 3:10


Voici un incident aérien fascinant. Il y a quelques jours, un vol United Airlines reliant l'aéroport de Newark à Palma de Majorque a dû faire demi-tour au beau milieu de l'Atlantique.Et la cause de ce revirement n'est ni une panne mécanique ni une tempête. C'est un appareil Bluetooth présent en cabine dont le nom, visible par tous, contenait le mot "bombe". Ce fait divers aérien, en apparence anecdotique, cache en réalité trois leçons majeures pour tout responsable des systèmes d'information.Ces appareils diffusent leur identifiant en clair à quiconque sonde le réseauLe premier point concerne le nom des appareils numériques visibles sur les réseaux sans fil. Concrètement, le protocole WiFi, ou ici le Bluetooth, facilitent la connexion entre vos différents équipements, de vos écouteurs sans fil à votre montre connectée.Mais le problème, c'est que par défaut, ces appareils diffusent leur identifiant en clair à quiconque sonde le réseau. Dans le cas de ce vol, la crise est née d'un simple nom d'appareil, une donnée modifiable librement par l'utilisateur en deux clics sur son smartphone.Même sans intention malveillante avérée, ce nom d'appareil a sonné comme une alarme, et à suffit à déclencher un protocole de sécurité maximal, c'est-à-dire le retour de l'avion à la case départ.L'asymétrie hallucinante des coûts des menaces de basse intensitéEnsuite, cet événement souligne l'asymétrie hallucinante des coûts liés à ce qu'on appelle les menaces de basse intensité.Calculez un instant l'impact financier d'une telle alerte pour la compagnie aérienne. Le Boeing 767 a dû rebrousser chemin après quatre-vingt-dix minutes de vol. Ensuite il a fallu mobiliser un nouvel équipage, réorganiser la logistique de près de deux cents passagers, et bien sûr faire intervenir les forces de l'ordre sur le tarmac. Et enfin procéder à de nouvelles fouilles exhaustives.Tout cela à cause du nom d'un appareil électronique.Une approche artisanale due à l'urgenceEnfin, l'incident met en lumière la fragilité criante des processus de réponse aux alertes technologiques. Face à la menace, l'équipage a dû demander, puis exiger avec insistance que tous les passagers désactivent manuellement leur connexion Bluetooth.C'est une approche tout à fait artisanale, due à l'urgence.Transposé au monde de l'entreprise, cela nous prouve qu'on ne peut absolument pas dépendre de la bonne volonté des utilisateurs pour circonscrire un risque. Votre infrastructure doit posséder des outils capables de détecter et d'isoler un signal suspect de manière chirurgicale, sans exiger une action humaine de l'ensemble de vos collaborateurs.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Mathias Hounkpè: «Les populations souhaitent le dégel des tensions entre le Niger et le Bénin»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 4:33


Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale.   À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Comment l'intelligence artificielle devient un confident pour les jeunes

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:15


Aujourd'hui, on met de côté les puces et les serveurs pour parler de sentiments. L'intelligence artificielle peut-elle devenir notre meilleur ami, voire notre partenaire de vie ?C'est la question posée par une vaste étude, et la réponse va forcer les décideurs technologiques à revoir leur copie sur l'expérience utilisateur.La fracture générationnelle est explosivePremière leçon de cette enquête menée sur dix mille personnes à travers le monde, la fracture générationnelle est explosive.Près de la moitié des jeunes adultes estiment que d'ici dix ans, l'intelligence artificielle contribuera au bonheur global en offrant un véritable soutien affectif.En clair, la génération qui entre aujourd'hui sur le marché du travail et de la consommation n'attend plus seulement d'un agent conversationnel qu'il soit efficace. Elle attend qu'il soit empathique.Oui, cela peut déplaire aux plus âgés, mais l'outil technologique devient un confident.Le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immenseMais attention, l'acceptation de cette intimité de synthèse varie radicalement selon les zones géographiques.C'est notre deuxième point, le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immense sur ce point.L'étude met en effet en lumière une fracture béante dans la perception morale de ces technologies.En Indonésie par exemple, un sondé sur deux est prêt à s'en remettre à l'algorithme pour améliorer son bien-être affectif.En revanche, côté occidental, c'est la douche froide. Seulement 15 % d'opinions favorables en Allemagne pour ne citer qu'un seul chiffre.Concrètement, si vous êtes un dirigeant de la tech, vous ne pouvez plus déployer une stratégie globale uniforme pour vos assistants virtuels.Là où le marché asiatique perçoit la machine comme un partenaire potentiel, le consommateur européen y voit une menace pour l'authenticité des relations humaines.Il faudra donc adapter finement l'identité et les limites de vos intelligences artificielles selon les zones géographiques.Le tabou du hardwareEnfin, le troisième axe stratégique concerne le passage du logiciel au matériel, le fameux hardware. Si flirter avec une application textuelle commence à entrer dans les mœurs, incarner cette intelligence artificielle dans le monde physique reste un tabou majeur.Seuls 17 % des sondés se disent prêts à interagir avec des poupées ou des robots équipés d'algorithmes.Bref, une très large majorité rejette cette idée. Et si les avancées en robotique s'accélèrent, pour l'industrie, le défi ne sera pas technique, mais éthique et légal. Le cadre réglementaire va donc inévitablement se durcir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Quels sont les 3 conseils pour développer sa créativité ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 5:35


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Tu souhaites te lancer dans l'écriture d'un livre, mais tu ne sais pas comment t'y prendre ? Tu veux pouvoir peindre différemment, ou tu cherches d'autres mélodies à tes rythmes de guitare ? Bref tu veux booster ta créativité. Fais-toi tout d'abord confiance, et vise le “petit à petit”, pour ne pas te décourager. Pour Elizabeth Gilbert, autrice du best-seller ‘Comme par magie: vivre sa créativité sans la craindre', mener une existence créative, ça ne veut pas dire être un génie, ça veut surtout dire : mener une vie gouvernée plus par la curiosité que par la peur. Est-ce que tout le monde peut créer ? En tant qu'adulte, n'est-il pas trop tard pour développer sa créativité ? Concrètement, comment appliquer ces conseils ? Écoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Carole Beaudouin Première diffusion : février 2023 À écouter aussi : ⁠Comment l'émission Loft Story a-t-elle révolutionné la télévision française ?⁠ ⁠Pourquoi Van Gogh s'est-il coupé l'oreille ?⁠ ⁠Les couleurs ont-elles une signification ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez - Culture"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Aujourd'hui l'économie
À Roland-Garros, le tennis sert aussi à faire des affaires

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:59


Pendant quinze jours, les Internationaux de France ne sont pas seulement un événement sportif mondial. Entre les loges VIP, les salons privés et les espaces hospitalités, Roland-Garros est devenu un véritable quartier d'affaires où les entreprises cultivent leurs relations commerciales et leur image. Chaque année, Roland-Garros attire des centaines de milliers de spectateurs Porte d'Auteuil. Mais derrière les matchs et la terre battue, le tournoi parisien reste une gigantesque machine économique. Dans les loges et les salons privés, on négocie, on reçoit des clients, on développe son réseau. Pendant la quinzaine, des milliers de dirigeants, d'hommes et de femmes d'affaires défilent dans les espaces hospitalités du tournoi. Et cette activité est loin d'être secondaire. Les hospitalités représentent aujourd'hui environ 20% du chiffre d'affaires de Roland-Garros. Concrètement, les marques achètent des places, privatisent des salons, louent des loges et invitent partenaires ou prospects autour d'un déjeuner ou d'un cocktail. Au total, le tournoi commercialise près de 125 000 packages hospitalités, quasiment tous vendus chaque année. Roland-Garros, un immense terrain de réseautage Pourquoi les entreprises sont-elles prêtes à dépenser plusieurs milliers d'euros par invité pour une journée de tennis ? Parce qu'elles n'achètent pas uniquement des places pour assister aux matchs. Elles achètent du temps relationnel. Contrairement à un déjeuner d'affaires classique ou à une réunion dans un bureau, une journée à Roland-Garros peut durer six à huit heures. De quoi échanger longuement avec des clients, des partenaires ou des prospects dans un cadre beaucoup plus détendu. « Roland-Garros n'est pas simplement un événement sportif, c'est une plate-forme business extrêmement puissante », résume Benoît Ripault, directeur marketing de Mastercard France. « Dans un monde où les interactions sont de plus en plus numériques, les moments physiques deviennent rares et donc d'autant plus précieux. Ils réhumanisent la relation commerciale. » Le tournoi permet ainsi aux entreprises de renforcer leurs liens commerciaux dans un environnement moins formel. Autour d'un match, d'un déjeuner ou d'un passage dans les espaces VIP, les conversations deviennent plus fluides et les échanges plus naturels. Le tennis, un sport particulièrement adapté au business Ces pratiques existent dans de nombreux grands événements sportifs, mais Roland-Garros possède des caractéristiques très particulières. Le tournoi bénéficie d'un imaginaire très fort : Paris au printemps, la gastronomie, l'élégance, le côté chic mais décontracté. Un cadre qui favorise naturellement les échanges. Le tennis offre aussi un rythme différent d'autres sports comme le football. À Roland-Garros, les invités ne restent pas assis pendant 90 minutes. Ils circulent entre les courts, les restaurants, les salons et les boutiques. Les pauses entre les matchs et les changements de côté créent des moments propices aux discussions. Cette économie VIP possède néanmoins son revers. Pendant certains matchs, des rangées de sièges restent inoccupées, les invités préférant parfois prolonger un déjeuner ou une discussion dans les salons privés. Mais ces revenus générés par les hospitalités sont devenus essentiels pour l'équilibre économique du tournoi. Ils permettent notamment de financer une partie de l'événement et de maintenir des billets relativement accessibles pour le grand public. À Roland-Garros, les échanges ne se jouent donc pas uniquement sur le court. Pendant quinze jours, les relations professionnelles se travaillent parfois avec autant de précision qu'un revers long de ligne.

Afrique Économie
Les défis du développement de l'internet satellitaire en Afrique

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 31, 2026 2:39


Starlink, Amazon Leo, Eutelsat... Le secteur de l'internet satellitaire dans le monde pourrait atteindre une valeur de 54 milliards de dollars d'ici 2035. Sur le continent africain, c'est le type de connectivité internet qui s'est développé le plus rapidement ces dernières années. Quelles sont les conséquences de l'arrivée de ces nouveaux acteurs sur les opérateurs existants ? Éléments de réponse avec le rapport présenté au Rwanda par l'Africa CEO Forum et Askya Investment Partners. De notre correspondante à Kigali, Premier constat : avec près de 86% de la population du continent couverte par internet, l'enjeu n'est plus d'étendre le réseau, mais de le rendre plus abordable, selon le journaliste scientifique et co-auteur du rapport, publié au mois de mai, Abdullahi Tsanni. Un défi auquel l'arrivée d'opérateurs internet satellitaires ne répond pas encore, explique-t-il : « Les principaux clients de Starlink en Afrique sont des entreprises, ONG, écoles, gouvernements ou foyers aisés, pas la classe rurale populaire. Le discours dominant met l'accent sur la couverture réseau et comment atteindre les zones les plus reculées. Mais le terminal coûte près de 400 dollars, en plus d'un abonnement mensuel entre 30 et 50 dollars. C'est hors de portée pour la majorité. » En trois ans, Starlink et ses satellites LEO, en orbite terrestre basse, ont étendu leurs activités dans plus d'une vingtaine de pays africains avec une présence au sol limitée, très différente des opérateurs télécoms traditionnels, ajoute l'auteur : « Starlink est, par exemple, contrôlé des États-Unis. Il y a peu d'infrastructures, et toute la chaîne de valeur est offshore. Les enjeux économiques sont donc systémiques. La télécommunication africaine aujourd'hui, c'est 220 millions de dollars en valeur économique, soit 7,7% du PIB du continent. C'est un secteur qui crée 8 millions d'emplois formels et 30 milliards de dollars de taxes annuelles. » Risque pour la sécurité des données Ce risque de fuite d'activités économiques est souligné dans le rapport qui pointe aussi le risque de perte en souveraineté numérique des pays africains. « Dans le modèle actuellement déployé sur le continent, il y a très peu de présence d'infrastructures souterraines, explique Babacar Seck, fondateur de la société Askya Investments Partners. Il n'existe pas de passerelles locales, donc les données ne sont pas traitées sur le continent. Cela crée non seulement un risque pour la sécurité des données, mais aussi une forme de dépendance. » Certains pays, comme la Namibie, ont rejeté l'arrivée de Starlink pour non-respect des régulations locales qui s'appliquent aux opérateurs télécoms. Dans le rapport, les auteurs recommandent une évolution vers un système hybride. « C'est la technologie du futur et l'Afrique doit y être intégrée. Concrètement, l'internet satellite fournirait l'infrastructure, tandis que les opérateurs télécoms et les fournisseurs d'accès se chargeraient de distribuer le service aux utilisateurs, préconise Babacar Seck. Ce modèle basé sur le partenariat est probablement celui qui peut le mieux répondre aux problèmes de couverture et de coût que connaît aujourd'hui l'Afrique. » Le continent ne doit pas être qu'un consommateur mais un acteur de son réseau internet, affirment les auteurs du rapport, qui recommandent aussi la mise en place de conditions de concurrence équitables entre l'internet satellite et les opérateurs télécoms traditionnels. À lire aussiStarlink au Sahel: ce «système crypté» a permis de coordonner les dernières offensives au Mali

Le Super Daily
Vous voulez être cité dans les IA ? Postez sur Linkedin !

Le Super Daily

Play Episode Listen Later May 28, 2026 13:44


Épisode 1480 : LinkedIn est désormais l'une des principales références des chatbots IA pour les requêtes professionneles, notamment parce que la plateforme concentre un volume massif de contenus.En B2B, cela positionne LinkedIn comme une sorte de “Wikipédia des pros” vers lequel les modèles se tournent naturellement lorsqu'ils doivent synthétiser des réponses sur des sujets comme le marketing, le SaaS, le conseil ou la finance.L'étude propos eme un classement. La source numéro 1 est Youtube suivi de Linkedin. Reddit se place désormais derrière la plateforme Linkedin.Les chatbots aussi préfèrent le profil individuel aux pages entreprisesMeltwater montre que 75% des citations LinkedIn dans les réponses d'IA proviennent de contenus postés par des membres individuels, contre seulement 25% pour les pages entreprises.Fait intéressant, les modèles IA recherchent des signaux d'autorité dans les profils : intitulé de poste, secteur, expérience, cohérence des thématiques traitées. La recherche indique que les CEO génèrent 8,2% des contenus les plus cités, les fondateurs 7,5%.Comment l'IA choisit les posts Linkedin qu'elle indexe ?Précisions que Les IA indexent les posts et les articles.L'étude Meltwater précise que les contenus les plus cités sont ceux qui ressemblent à des guides : articles, how-to, listicles, comparatifs, avec sections claires et listes, bien plus que des posts courts.Concrètement les IA aiment les posts long (article ou post) structurés et sans images ou vidéo. Juste du texte.Autre critère : le caractère factuel des infos. Les articles et posts incluant des noms précis (marques, outils), des données chiffrées, des prix ou des statistiques sont nettement plus susceptibles d'être repris que des tribunes purement “leadership” et conceptuelles. Les chatbots IA aiment les contenus Linkedin récents48% des contenus LinkedIn cités dans les réponses IA ont été publiés dans les trois derniers mois, tandis que seulement 12% des citations concernent des contenus vieux de plus d'un an.Pour une marque, l'enjeu est évidant : il va falloir penser Leader Advocacy. Activer les experts internes, du COMEX aux contributeurs individuels, et les aider à publier régulièrement, devient un levier direct de visibilité dans les réponses IA.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
L'extincteur du futur n'a ni eau ni mousse ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:05


En Californie, les incendies ne commencent pas toujours par de grandes flammes spectaculaires. Bien souvent, tout démarre par des braises, transportées par le vent, qui s'accumulent dans la végétation ou s'infiltrent sous les toitures. C'est précisément ce moment critique qu'une startup américaine tente aujourd'hui de cibler. Son fondateur, Geoff Bruder, ancien ingénieur de la NASA, a créé Sonic Fire Tech avec une idée en tête : éteindre le feu… sans eau. Un enjeu de taille, notamment pour des infrastructures sensibles comme les centres de données, les musées ou les installations électriques, où l'eau peut causer autant de dégâts que les flammes elles-mêmes.Lors d'une démonstration en Californie, l'entreprise a présenté un dispositif capable d'éteindre des flammes à distance, simplement grâce à des ondes acoustiques de très basse fréquence. Le principe repose sur un phénomène physique : le feu a besoin d'oxygène pour se maintenir. En perturbant cet apport, on peut stopper la combustion. Concrètement, ces ondes, réglées en dessous de 20 hertz, donc inaudibles pour l'oreille humaine, déplacent les molécules d'oxygène autour de la flamme. Cela empêche la réaction chimique de se poursuivre. Selon son concepteur, le système agit plus vite que le feu ne peut consommer l'oxygène disponible.Ce type d'interaction entre le son et la combustion n'est pas nouveau. Des chercheurs, comme Albert Simeoni du Worcester Polytechnic Institute, confirment que l'effet est connu depuis longtemps. Mais jusqu'ici, il était difficile de le reproduire à grande échelle sans générer des nuisances sonores importantes. Le dispositif développé par Sonic Fire Tech repose sur des conduits installés sur les toitures, qui diffusent ces ondes. Des capteurs infrarouges détectent en temps réel toute source de chaleur suspecte. Dès qu'un risque est identifié, le système s'active automatiquement, même en cas de coupure de courant grâce à une batterie de secours. Reste une limite importante : ces ondes ne sont efficaces que sur de petites flammes. Comme le rappelle Arnaud Trouvé, spécialiste en protection incendie, il ne s'agit pas d'éteindre un incendie déjà déclaré, mais de prévenir son déclenchement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Une super app Disney pour tout regrouper ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:19


Le géant du divertissement The Walt Disney Company pourrait bientôt franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Selon plusieurs informations, le groupe réfléchit à la création d'une « super application » destinée à regrouper l'ensemble de ses services sous une seule interface.À l'origine de cette idée : Josh D'Amaro, aujourd'hui à la tête des activités majeures du groupe. L'ambition est simple sur le papier : fusionner des applications aujourd'hui séparées, comme Disney+, celles des parcs d'attractions ou encore les services liés aux croisières, en une plateforme unique. Aujourd'hui, chaque service fonctionne de manière indépendante. Une application pour réserver une visite, une autre pour organiser une croisière, une autre encore pour regarder films et séries. Résultat : une expérience fragmentée, sans réelle continuité pour l'utilisateur. La future super app viserait justement à effacer ces frontières.Concrètement, il serait possible, depuis une seule interface, de passer d'un film à la réservation d'un billet pour Disneyland, ou à la planification d'un séjour. L'idée va plus loin qu'un simple regroupement technique. Il s'agit de créer un point d'entrée unique vers tout l'écosystème Disney : contenus, expériences physiques, jeux, produits dérivés. Ce type d'application, déjà répandu en Asie, regroupe plusieurs services dans un seul outil. On parle de « super app » car elle centralise des fonctions variées, souvent liées entre elles, pour simplifier l'usage et renforcer la fidélité des utilisateurs.Ce projet n'est pas nouveau chez Disney. Il circule en interne depuis plus d'une décennie, notamment sous l'ère de Bob Iger. Mais jusqu'ici, la complexité technique a freiné sa mise en œuvre. Un exemple concret : la fusion en cours entre Disney+ et Hulu, qui s'avère difficile en raison de technologies différentes et de droits de diffusion négociés séparément. Pour l'instant, la super app reste à l'état de concept. Aucun calendrier n'a été annoncé. Mais les enjeux sont considérables : simplifier l'expérience utilisateur, réduire les coûts techniques, et surtout renforcer l'engagement autour de la marque. Reste à savoir si Disney parviendra à surmonter les obstacles qui ont déjà fait échouer ses précédentes tentatives. Car derrière cette idée séduisante se cache un défi colossal : unifier des univers numériques qui, jusqu'ici, ont toujours évolué séparément. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Les vidéos verticales arrivent sur Netflix ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:10


Après avoir repensé son expérience sur téléviseur, Netflix poursuit sa transformation… cette fois dans votre poche. La plateforme américaine déploie une nouvelle version de son application mobile, avec une navigation repensée et des fonctionnalités inédites pour capter l'attention des utilisateurs sur smartphone. L'enjeu est clair : faire du mobile autre chose qu'un simple écran d'appoint. Netflix veut en faire un véritable espace d'exploration, capable de rivaliser avec les usages rapides et immersifs qui dominent aujourd'hui sur téléphone.La nouveauté principale s'appelle « Extraits ». Il s'agit d'un fil vidéo vertical, inspiré des formats courts que l'on retrouve sur les réseaux sociaux. Concrètement, ce type de flux permet de faire défiler rapidement des séquences vidéo, souvent de quelques secondes, optimisées pour une consultation rapide. L'objectif est simple : proposer un aperçu instantané des contenus disponibles, et faciliter le passage à l'action.Plutôt que de parcourir longuement un catalogue, l'utilisateur peut désormais découvrir une scène, être accroché… et lancer immédiatement le programme correspondant. Netflix parle d'un outil conçu pour « raccourcir le chemin entre la curiosité et le visionnage ». Ce flux ne se limite pas à la découverte. Il intègre directement des actions clés : ajouter un contenu à sa liste personnelle, ou le partager en quelques secondes, via SMS ou réseaux sociaux. L'idée est de rendre ces interactions naturelles, presque instinctives.Autre point important : la personnalisation. Comme pour ses recommandations classiques, Netflix adapte ce fil en fonction des préférences de chaque utilisateur. Les contenus proposés varient selon l'humeur, le moment de la journée ou les habitudes de visionnage. Une manière d'offrir une expérience sur mesure, sans effort. Cette fonctionnalité est pour l'instant déployée progressivement dans plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l'Inde, avant une généralisation mondiale dans les prochains mois. À terme, Netflix voit plus loin. La plateforme envisage d'intégrer dans ce flux des formats variés, comme des podcasts, des programmes en direct ou encore des sélections thématiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Une IA bloquée en 1930… peut-elle prédire le monde moderne ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 24, 2026 2:40


En 1989, le réalisateur Robert Zemeckis imaginait un futur où, en 2015, les voitures voleraient et les pizzas gonfleraient toutes seules au four. La réalité a été bien différente. Mais aujourd'hui, une autre expérience propose une forme de voyage dans le temps… non pas vers le futur, mais vers le passé, grâce à l'intelligence artificielle.Ce projet s'appelle Talkie, ou 13B 1030 LM. Il a été développé par les chercheurs Nick Levine, David Duvenaud et Alec Radford. Leur idée : entraîner un modèle de langage, autrement dit une IA capable de générer du texte, uniquement avec des connaissances arrêtées au 31 décembre 1930. Concrètement, ce système repose sur 13 milliards de paramètres, des variables internes qui lui permettent de produire du langage, et sur un immense corpus de textes issus du domaine public.Pourquoi 1930 ? Parce qu'aux États-Unis, les œuvres publiées à cette époque sont désormais libres de droits. Cela permet d'entraîner l'IA sans utiliser de contenus protégés. L'objectif est double. D'abord, tester la capacité d'un modèle à « prédire » le futur avec des connaissances anciennes. Ensuite, simuler une conversation avec une intelligence issue d'un autre temps. Une sorte de dialogue impossible… rendu possible par la technologie.Mais l'exercice a ses limites. Les chercheurs évoquent notamment un problème de « contamination » : malgré les précautions, certaines données plus récentes peuvent s'être glissées dans l'entraînement. Résultat, les prédictions ne sont pas toujours fiables. Par exemple, l'IA n'anticipe ni la Seconde Guerre mondiale, ni l'ascension du nazisme. Et lorsqu'on lui décrit notre monde, elle découvre avec surprise Internet, les smartphones ou encore la conquête spatiale. Les chercheurs ont aussi testé ses capacités créatives. Pouvoir inventer des concepts postérieurs à 1930, ou même coder en Python, un langage apparu en 1991. L'IA s'en sort partiellement, mais avec de nombreuses approximations, reconstruisant des solutions à partir d'un monde où l'informatique n'existait pas encore.*Enfin, comme les modèles actuels, Talkie peut produire des « hallucinations », c'est-à-dire des informations inventées mais plausibles. Au-delà de l'expérience, ce type d'outil ouvre une piste intéressante : mieux comprendre les mentalités d'une époque, en analysant le langage et les idées qui la traversaient. Une autre manière, finalement, de faire parler l'histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Listening Practice - La vague de chaleur précoce qui frappe la France

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Play Episode Listen Later May 23, 2026 1:44


Voici l'essentiel sur la vague de chaleur précoce qui frappe la France. Here is the essential information about the early heatwave hitting France.Concrètement, le pays subit un épisode de chaleur extrême bien avant l'heure, avec des températures qui s'envolent totalement au-delà des normales de saison. Concretely, the country is experiencing an extreme heat episode well ahead of time, with temperatures soaring completely beyond seasonal norms.Alors pourquoi est-ce qu'on a soudainement l'impression d'avoir basculé en plein mois d'août ? So why does it suddenly feel like we've fast-forwarded to the middle of August?Tout vient d'un phénomène qu'on appelle le dôme de chaleur. It all comes from a phenomenon called a heat dome.En fait, de l'air super chaud remonte du Maroc via la péninsule Ibérique, et se retrouve complètement bloqué par un puissant anticyclone. In fact, super hot air is rising from Morocco via the Iberian Peninsula, and finds itself completely blocked by a powerful high-pressure system.Des villes comme Bordeaux, Biarritz et Toulouse ont déjà franchi les 30 degrés, et les prévisions annoncent carrément des pics à plus de 35 degrés localement dans le sud de l'Aquitaine ce vendredi. Cities like Bordeaux, Biarritz, and Toulouse have already crossed 30 degrees, and forecasts are even predicting peaks of over 35 degrees locally in the south of Aquitaine this Friday.Enfin, préparez-vous, parce que cette chaleur écrasante va stagner pendant tout le week-end. Finally, brace yourselves, because this stifling heat is going to linger throughout the weekend.Et surtout, avec le changement climatique en toile de fond, les météorologues nous avertissent que ces épisodes extrêmes vont frapper de plus en plus tôt dans l'année. And above all, against the backdrop of climate change, meteorologists warn us that these extreme episodes will strike earlier and earlier in the year. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Le ministre congolais Patrick Muyaya: «L'AFC/M23 n'a aucune expérience de gestion des épidémies»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 16:46


Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets.  RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.

Vlan!
[SOLO] La crise de confort et notre corps

Vlan!

Play Episode Listen Later May 21, 2026 40:02


Gregory Pouy, consultant, conférencier et fondateur du podcast Vlan!Dans ce solo, je lis ma newsletter sur un sujet qui m'obsède depuis un printemps passé à me traîner avec les yeux qui coulent et le nez bouché. Une allergie au pollen. Ça m'a paru absurde à un moment : comment mon corps peut-il traiter la nature comme une menace ? Et de là, j'ai tiré un fil. Un fil qui m'a mené à Paracelse, à l'hormèse, à David Strachan, à Anique de Bruin et finalement à une question beaucoup plus large : et si nos sociétés avaient systématiquement éliminé des résistances qui nous étaient nécessaires ?Ce solo est dans la continuité de mon épisode sur les frictions mais cette fois, je me concentre sur le corps. Sur le système immunitaire. Sur le cerveau. Sur ce que la biologie nous apprend du fonctionnement du vivant depuis 2,4 milliards d'années et que l'idéologie du confort a balayé en deux générations.Dans cet épisode, je parle de l'hormèse et de ses 9 000 modèles doses-réponses documentés, de l'explosion des allergies depuis les années 1960 dans les pays industrialisés, de ce que perdent les enfants nés par césarienne ou élevés loin de la nature et des microbes, de la réserve cognitive et de pourquoi les mots croisés que votre mère fait depuis trente ans ne lui servent à rien neurologiquement, des nudges et des sludges selon la Royal Society Open Science et finalement de ce que ça dit sur notre rapport à l'effort, à la Silicon Valley et à l'intelligence artificielle.Je ne prêche ni pour la souffrance, ni pour le retour en arrière. Je tente juste de poser la question honnêtement : lesquelles des frictions qu'on a supprimées méritaient de rester ?3. Citations marquantes"Comment puis-je être allergique à la nature ? Comment mon corps peut-il traiter le pollen comme une menace ? Ça n'a aucun sens évolutif.""Supprimer l'effort, c'est supprimer le signal. Et sans signal, pas de réponse adaptative.""Le microbiome infantile n'est pas un risque à gérer mais un entraîneur. Il éduque le système immunitaire en lui présentant une diversité de micro-organismes à dose adaptée, exactement comme un entraîneur qui fait travailler un athlète sur des exercices progressivement plus difficiles.""Ce n'est pas la présence de microbes qui est problématique, c'est leur absence.""Ce qui ne vous tue pas ne vous rend pas automatiquement plus fort. Mais ce qui vous préserve de tout ce qui pourrait vous blesser vous rend certainement plus fragile."4. Idées centrales (Big Ideas)1. La courbe en J de l'hormèse : le stress optimal n'est pas zéroExplication : L'hormèse désigne une réponse biphasique au stress : une faible dose stimule tandis qu'une forte dose inhibe. Le point optimal se situe juste au-dessus du seuil d'inconfort, pas dans le confort absolu ni dans la souffrance maximale. Paracelse l'avait formulé au XVIe siècle : "C'est la dose qui fait le poison." Ce principe concerne aujourd'hui 9 000 modèles doses-réponses documentés. Pourquoi ça compte : On a construit une culture sanitaire autour du zéro risque, d'une logique de suppression totale (les bains de bouche à l'alcool qui tuent 100% des bactéries, bonnes ou mauvaises). La biologie dit exactement l'inverse. Timestamp estimé : 04:30 - 08:002. La variation est le mécanisme, pas l'optionExplication : Que ce soit pour l'exercice, le jeûne intermittent ou la restriction calorique, un stresseur constant finit par devenir le fond sonore du corps. Le corps s'y adapte et cesse de répondre. Ce qui fonctionne, c'est l'imprévisibilité : le stresseur doit varier pour que le signal reste actif. Le fameux effet yoyo des régimes, c'est de la biologie, pas de la faiblesse. Pourquoi ça compte : Ça remet en cause la logique de discipline linéaire ("faites la même chose tous les jours") qui structure la plupart des conseils de santé et de développement personnel. Timestamp estimé : 08:00 - 13:303. Les allergies sont un choix politique, pas une malchanceExplication : Le rhume des foins a été décrit pour la première fois autour de 1870. L'asthme infantile a monté en flèche à partir des années 1960. Les allergies aux arachides ont explosé depuis les années 1990. Ces augmentations ne s'expliquent pas par la génétique, elles sont concentrées dans les pays industrialisés et elles suivent exactement la dynamique de l'hypothèse hygiéniste de David Strachan (1989) : un système immunitaire mal entraîné, faute de micro-organismes avec lesquels coévoluer. Pourquoi ça compte : C'est une histoire de choix collectifs : villes sans nature, agriculture chimique, produits ultra-transformés. Et c'est réversible. Timestamp estimé : 13:30 - 17:304. Le microbiome infantile s'entraîne ou s'atrophieExplication : Les enfants nés par césarienne n'acquièrent pas le microbiome maternel et présentent des taux d'allergies et d'asthme significativement plus élevés. Les enfants qui ont reçu plusieurs cycles d'antibiotiques dans leurs premières années développent une dysbiose intestinale liée aux maladies auto-immunes. Les souris élevées en environnement stérile développent un système immunitaire hypersensible, incapable de distinguer ami et ennemi. Pourquoi ça compte : La protection maximale de l'enfant peut produire l'effet inverse de ce qu'on cherche. Pas par faute des parents, mais parce que le cadre qu'on a collectivement construit autour de l'enfance élimine l'entraînement immunitaire nécessaire. Timestamp estimé : 17:30 - 22:005. La réserve cognitive se construit dans l'inconfort, pas dans la maîtriseExplication : Certaines personnes peuvent avoir des lésions avancées caractéristiques de la maladie d'Alzheimer à l'autopsie tout en ayant présenté peu ou pas de symptômes. Leurs cerveaux étaient malades, leurs esprits fonctionnaient. Cette réserve cognitive se construit en forçant le cerveau à créer des connexions nouvelles : apprendre une langue après 50 ans, jouer d'un instrument qu'on ne maîtrise pas, lire des auteurs avec lesquels on est en désaccord. Les jeux de mots croisés qu'on fait depuis trente ans ne construisent rien : le cerveau les traite en pilote automatique. Pourquoi ça compte : La chercheuse Anique de Bruin (Université de Maastricht) a formalisé ce paradoxe avec le concept S2D2 (Start and Stick to Desirable Difficulties) : on fuit systématiquement les conditions d'apprentissage les plus efficaces parce qu'elles ne ressemblent pas à de la progression. Timestamp estimé : 22:00 - 27:006. L'environnement détermine le comportement plus que la motivationExplication : Une étude de la Royal Society Open Science (2023) basée sur 184 expériences et 2,2 millions de participants montre que modifier l'effort (nudges et sludges) produit des effets comportementaux significativement plus forts que jouer sur la motivation ou la perception. Changer la disposition des plats dans une cafétéria fait manger plus de légumes que dix ans de campagnes nutritionnelles. Pourquoi ça compte : Si c'est l'environnement qui nous façonne, la question n'est pas "suis-je assez discipliné ?" mais "qui décide de la friction dans mes environnements ?" Timestamp estimé : 27:00 - 31:007. L'hormèse n'est ni éloge de la souffrance ni justification des inégalitésExplication : L'hormèse ne dit pas "souffre plus, tu deviendras plus fort." Elle dit : un stress adapté en intensité, intermittent et suivi de récupération est bénéfique. Un stress chronique, permanent, sans issue possible, détruit. Les études sur la pauvreté persistante et les traumatismes chroniques montrent des effets biologiques documentés : télomères raccourcis, cortisol chroniquement élevé, vieillissement accéléré. La précarité n'entraîne pas, elle écrase. Pourquoi ça compte : Ce concept peut être récupéré politiquement pour glorifier la souffrance ou justifier les inégalités. C'est une perversion complète. La fenêtre d'hormèse suppose que la récupération soit possible. Timestamp estimé : 31:00 - 34:305. Questions structurantes de l'épisodeComment peut-on être allergique à la nature alors que nos systèmes immunitaires ont évolué avec elle pendant des millénaires ?Qu'est-ce que l'hormèse et pourquoi ce concept reste-t-il quasi absent des discours publics sur la santé malgré 9 000 études documentées ?À quel moment la réduction de friction devient-elle pathologique pour le corps, l'immunité, le cerveau ?Pourquoi la variation est-elle le mécanisme central de l'hormèse plutôt que la constance d'un effort sain ?Dans quelle mesure l'explosion des allergies depuis les années 1960 est-elle le résultat de choix politiques collectifs plutôt que d'une fatalité biologique ?Qu'est-ce que la réserve cognitive et pourquoi les activités dans lesquelles on est bon ne contribuent pas à la construire ?Comment distinguer les frictions qu'on a éliminées à juste titre (souffrance inutile) de celles qui nous étaient biologiquement nécessaires ?Pourquoi notre environnement détermine-t-il notre comportement plus efficacement que notre motivation ou notre volonté ?Comment l'intelligence artificielle nous force-t-elle à réfléchir concrètement à quelles frictions cognitives préserver intentionnellement ?L'hormèse peut-elle être récupérée pour justifier les inégalités sociales, et pourquoi c'est précisément l'inverse de ce qu'elle dit ?6. Références citées dans l'épisodePersonnes et auteursParacelse (XVIe siècle), médecin suisse-allemand, fondateur de la toxicologie moderne : "C'est la dose qui fait le poison." — ~04:30David Strachan, épidémiologiste britannique : hypothèse hygiéniste (1989), première formalisation du lien entre manque d'exposition microbiale et maladies allergiques — ~14:30Anique de Bruin, chercheuse, Université de Maastricht : concept S2D2 (Start and Stick to Desirable Difficulties), paradoxe de la résistance à l'apprentissage efficace — ~24:00Concepts scientifiquesHormèse : réponse biphasique au stress, courbe en J ou en U inverséBDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) : facteur de protection neuronal activé notamment par le jeûne intermittent — ~10:30Autophagie : mécanisme de recyclage cellulaire activé sous contrainte — ~10:30Microbiome : écosystème microbial intestinal, rôle dans l'éducation du système immunitaire — ~17:30Réserve cognitive : capacité du cerveau à compenser les lésions par des connexions alternatives — ~22:00Télomères : marqueurs biologiques du vieillissement cellulaire accéléré par le stress chronique — ~33:00Dysbiose intestinale : déséquilibre du microbiome lié à l'usage d'antibiotiques — ~18:30Études et publicationsÉtude sur les oiseaux urbains : oiseaux exposés à de faibles doses de polluants métalliques vivant plus longtemps que leurs cousins ruraux, relation en courbe J — ~12:00Étude Royal Society Open Science (2023) : analyse de 184 expériences, 2,2 millions de participants sur les nudges (coups de pouce) et sludges (frictions intentionnelles) — ~28:00Étude sur les marathoniens : étude récente qui semble infirmer l'hypothèse d'un cœur fatigué chez les coureurs chroniques, mais documenter les risques du sur-entraînement — ~32:00Données historiques et épidémiologiquesPremière description du rhume des foins : autour de 1870 — ~13:30Montée de l'asthme infantile : à partir des années 1960, niveau épidémique dans les pays développés dans les années 1990 — ~13:30Explosion des allergies alimentaires aux arachides : depuis les années 1990 — ~13:307. Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 Introduction — Je suis allergique à la nature. Pourquoi ? Greg part de son allergie au pollen pour poser la question centrale : comment notre corps peut-il traiter le pollen comme une menace ? Et comment ça l'a mené à l'hormèse. 04:30 L'hormèse : quand un peu de ce qui nuit vous protège Paracelse, la courbe en J, les 9 000 modèles doses-réponses. Le principe du stress bénéfique. 08:00 Exercice, jeûne, régimes : pourquoi la routine annule les bénéfices La variation comme mécanisme. L'effet yoyo expliqué par la biologie. 13:30 L'allergie au pollen, c'est de la politique L'hypothèse hygiéniste de Strachan (1989). L'explosion documentée des allergies depuis 1870. 17:30 Ce que nos enfants perdent biologiquement Césarienne, antibiotiques, famille nucléaire : l'appauvrissement du microbiome infantile. 22:00 Votre cerveau se dégrade sans résistance Réserve cognitive, Alzheimer, et pourquoi les mots croisés ne servent à rien après la 2e année. 27:00 On a construit des sociétés qui éliminent la friction Nudges, sludges, Royal Society Open Science 2023. Et la question de l'IA. 31:00 Attention : l'hormèse n'est pas "souffre plus" La courbe a un plafond. Et elle ne justifie pas les inégalités. 34:30 Concrètement, qu'est-ce qu'on fait ? Des micro-frictions intentionnelles, individuelles et collectives.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Story
Visite de Trump en Chine : pourquoi il y a eu peu d'avancées concrètes

La Story

Play Episode Listen Later May 19, 2026 29:02


Le président américain Donald Trump était reçu en visite à Pékin la semaine dernière. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Clara Grouzis et ses invités décryptent la relation entre les deux dirigeants.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en mai 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Raphaël Balenieri (correspondant des «Echos» en Chine) et Solveig Godeluck (correspondante des «Echos» aux Etats-Unis). Réalisation : Willy Ganne. Traduction : Harold Grand. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Handout/White House/ZUMA/Sipa. Sons : TV5 Monde, TF1, Le Monde.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les hublots des avions ne sont-ils plus carrés ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 14, 2026 2:00


La réponse tient à une découverte dramatique de l'histoire de l'aviation. Et malheureusement, il a fallu plusieurs catastrophes aériennes dans les années 1950 pour comprendre le problème.Au début de l'aviation commerciale moderne, certains avions possèdent des fenêtres presque carrées, avec des angles relativement marqués. C'est notamment le cas du célèbre de Havilland Comet, le tout premier avion de ligne à réaction de l'histoire. Lancé au début des années 1950, il représente alors une révolution technologique : plus rapide, plus silencieux et capable de voler beaucoup plus haut que les avions à hélices.Mais voler plus haut crée un nouveau défi : la pressurisation.À haute altitude, l'air est tellement rare que les passagers ne pourraient pas respirer normalement. Les avions doivent donc maintenir artificiellement une pression élevée à l'intérieur de la cabine. Concrètement, le fuselage agit comme un ballon gonflé : la structure entière subit une tension permanente.Et c'est là que le problème des fenêtres carrées apparaît.En physique des matériaux, les angles sont des zones extrêmement fragiles. Lorsqu'une structure est soumise à une forte pression, les contraintes mécaniques ne se répartissent pas uniformément. Elles se concentrent particulièrement dans les coins. Ce phénomène s'appelle une “concentration de contraintes”.Dans un hublot carré, les quatre angles deviennent donc des points de faiblesse. À chaque vol, lors des cycles de pressurisation et dépressurisation, le métal se dilate puis se contracte légèrement. Des microfissures invisibles apparaissent progressivement près des coins.Au début des années 1950, plusieurs catastrophes du de Havilland Comet surviennent brutalement. Des avions se désintègrent en plein vol sans explication claire. L'enquête est immense. Les ingénieurs vont même reconstruire des fuselages entiers dans des réservoirs d'eau pour simuler des milliers de cycles de pressurisation.Et ils découvrent finalement l'origine du problème : les fissures partent des coins des hublots.La solution est alors simple… mais révolutionnaire : remplacer les fenêtres carrées par des hublots arrondis ou ovales. Une forme arrondie répartit beaucoup mieux les contraintes mécaniques et évite les points de concentration extrême.Depuis cette découverte, quasiment tous les avions de ligne utilisent des hublots aux angles arrondis. Ce détail paraît anodin, mais il a probablement sauvé des millions de vies.C'est un exemple spectaculaire d'une leçon souvent répétée en ingénierie : parfois, un simple angle peut devenir une question de vie ou de mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Le cinéma français retrouve des couleurs alors que la fréquentation des salles repart à la hausse

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:16


À l'heure où le Festival de Cannes bat son plein, le cinéma français semble retrouver des couleurs. Après une année 2025 décevante en matière de fréquentation des salles, le début de l'année 2026 affiche une dynamique spectaculaire. Rebond du nombre de spectateurs, solidité du modèle français, transformation des salles : l'économie du cinéma semble aller mieux. Le cinéma français va mieux, le signal le plus visible étant celui de la fréquentation des salles. Après une année 2025 marquée par une baisse de près de 14 % des entrées par rapport à 2024, le secteur retrouve de l'élan en ce début d'année 2026. Le seul mois d'avril affiche un bond spectaculaire de 35 % du nombre de spectateurs par rapport à l'an dernier. Un chiffre qui confirme d'ailleurs la tendance observée en fin d'année 2025 : non, le public n'a pas déserté les salles de cinéma. Il continue d'y aller, à condition que l'offre soit au rendez-vous. C'est précisément ce qu'on observe aujourd'hui. La programmation a permis de ramener le public dans les salles obscures, portée à la fois par plusieurs films populaires français et par de grands blockbusters internationaux. Dit autrement, en langage économique : la demande est bien là parce que l'offre est forte. À lire aussiSous le soleil de Cannes: le cinéma entre festival et marché du film Le modèle français résiste grâce à son réseau de salles et à son exception culturelle Si le cinéma français résiste mieux que d'autres, c'est aussi parce que la France demeure le premier marché européen du cinéma. Elle bénéficie d'un atout structurel majeur : un réseau dense de salles sur tout le territoire. Bien sûr, il y a les grands multiplexes, mais aussi les cinémas indépendants, les salles d'art et essai et les exploitants locaux. Ce maillage territorial est une force économique considérable. Il protège la fréquentation, entretient le réflexe d'aller au cinéma et garantit une diversité d'offre unique en Europe. Autre singularité française, la fidélité du public à son propre cinéma. En 2025, les films français ont représenté 37 % des entrées, soit plus d'un billet sur trois. À l'échelle européenne, peu de pays dépassent les 20 %. C'est ce qu'on appelle l'exception culturelle française, un modèle dans lequel le public, le marché et la puissance publique travaillent ensemble. Concrètement, le spectateur achète un billet, une partie finance le cinéma ; les chaînes de télévision investissent ; les plateformes contribuent ; l'État soutient ; et l'ensemble produit de la diversité. Ce modèle continue d'attirer, la France reste un territoire où l'on vient coproduire, tourner et financer. Le cinéma français demeure, à ce titre, un véritable label international – ce que confirme, cette année encore, la forte visibilité française à Cannes. À lire aussiOscars: l'impact économique d'une cérémonie qui rapporte des millions de dollars Plateformes, inflation, nouvelles expériences : les salles de cinéma se réinventent Pour autant, tout n'est pas réglé. Si le cinéma français va mieux, plusieurs fragilités demeurent. La première concerne la concentration du marché. Quelques grands films tirent encore l'essentiel des entrées. Si ces locomotives viennent à manquer, c'est toute la filière qui ralentit. Deuxième point de vigilance, le prix des billets. Dans un contexte d'inflation, il reste l'un des principaux freins à la fréquentation. Enfin, la transformation la plus intéressante est peut-être ailleurs, dans les salles elles-mêmes. Face à la concurrence des plateformes comme Netflix, Prime Video ou Disney+, qui représentent désormais 21 % des apports des diffuseurs au cinéma français, les exploitants ont commencé à changer de modèle. Les salles de cinéma ne proposent plus seulement des films. Elles diffusent aussi des concerts, des opéras, des spectacles, des retransmissions sportives ou des événements spéciaux. Autrement dit, elles ne vendent plus seulement un film. Elles vendent un moment collectif, une expérience. Et c'est probablement là que se trouve le nouveau relais de croissance du secteur. À l'heure du streaming, le grand écran ne peut plus seulement promettre un contenu. Il doit offrir ce que le domicile ne reproduira jamais totalement, le partage, l'événement, l'émotion collective. C'est peut-être cela, au fond, la meilleure nouvelle pour le cinéma français. Il ne va pas mieux seulement parce que les spectateurs reviennent. Il va mieux parce qu'il a commencé à se transformer. À lire aussiCannes 2026: au premier jour de la compétition, les émotions sous toutes leurs formes

Mon Carnet, l'actu numérique
{ENTREVUE} - Innovation : les labs doivent maintenant prouver leur utilité concrète

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 16:10


Jean-François Poulin s'intéresse à l'évolution des labs d'innovation, longtemps vus comme des moteurs de transformation dans les grandes organisations. Avec Karl Laperrière-Marinelli, il explore pourquoi plusieurs labs ont disparu ou été réintégrés dans les structures traditionnelles, alors que d'autres ont survécu en se rapprochant davantage des besoins réels du terrain. Chez Desjardins, le Lab Omnicanal agit désormais comme un espace transversal reliant les équipes, les gestionnaires et les employés en contact direct avec les clients afin d'améliorer les projets numériques avant leur déploiement. L'objectif n'est plus simplement de créer des idées innovantes, mais de favoriser la collaboration entre les silos et de mieux intégrer l'expérience utilisateur dans les décisions stratégiques. Selon les intervenants, les labs ont encore un rôle à jouer, à condition d'être alignés sur des objectifs concrets et soutenus par la direction.

Le Nouvel Esprit Public
Les accointances du Medef avec le RN / Le retrait des troupes américaines d'Allemagne

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later May 10, 2026 66:20


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mai 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RNDepuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d'être bienveillantes à l'égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d'employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s'est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d'employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d'approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l'organisation à l'époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d'été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd'hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l'Assemblée nationale.Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s'est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d'imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l'immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D'ALLEMAGNELe Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d'artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L'objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c'est-à-dire avant le renforcement décidé après l'invasion de l'Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d'une intervention américaine en cas d'attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l'Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Teach! EMCI TV
Comment vivre concrètement avec le Saint-Esprit

Teach! EMCI TV

Play Episode Listen Later May 8, 2026 29:50


Choses à Savoir
Pourquoi y a-t-il si peu d'hommes à la Martinique ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 7, 2026 1:28


Les chiffres sont sans appel. En 2020, l'île compte environ 54,1 % de femmes, soit 195 600 personnes, contre 45,9 % d'hommes, soit 165 600. Concrètement, cela représente environ 85 hommes pour 100 femmes. Un déséquilibre marqué… surtout quand on sait qu'à l'échelle mondiale, on compte plutôt autour de 102 hommes pour 100 femmes.Alors, que se passe-t-il en Martinique ?Première explication, et c'est la plus importante : les départs. Depuis des décennies, de nombreux Martiniquais quittent l'île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi, notamment en métropole. Et ces départs concernent en priorité les jeunes actifs… donc très souvent les hommes. Résultat : une partie significative de la population masculine disparaît progressivement du territoire.Deuxième facteur : le vieillissement. La Martinique est aujourd'hui l'un des territoires les plus âgés de France. Or, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. L'espérance de vie y est d'environ 84,4 ans pour les femmes, contre 78 ans pour les hommes. Avec le temps, la proportion de femmes augmente donc naturellement.Et ce n'est pas tout.Troisième élément : la baisse de la natalité. Il y a de moins en moins de naissances sur l'île, ce qui limite le renouvellement des générations. Et comme les jeunes continuent de partir, le déséquilibre s'accentue encore.Ce qu'il faut comprendre, c'est que ces trois phénomènes s'additionnent. Moins de jeunes hommes, plus de femmes âgées, et un faible renouvellement de la population.Au final, il n'y a pas “disparition” des hommes en Martinique. Ils sont simplement ailleurs.Et ce déséquilibre raconte en réalité une histoire plus large : celle d'un territoire marqué par l'exode, le vieillissement… et des transformations profondes de sa société. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la place chaude d'un inconnu nous dégoûte-t-elle ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 7, 2026 2:05


Pourquoi la place encore chaude d'un inconnu nous met-elle mal à l'aise, voire nous dégoûte-t-elle ? La réponse tient moins à l'hygiène réelle qu'à la manière dont notre cerveau interprète le monde.La psychologie sociale, notamment les travaux du professeur Paul Rozin à l'University of Pennsylvania, a mis en évidence un biais puissant : la loi de la contagion. Cette idée est simple, presque primitive : lorsqu'un objet a été en contact avec une personne, il en garde une “trace invisible”. Même si cette trace n'existe pas physiquement, notre esprit agit comme si elle était réelle.Concrètement, un siège encore chaud devient, pour notre cerveau, une extension du corps de l'autre. Ce n'est plus un simple objet neutre. C'est quelque chose qui a été “habité”, imprégné, et donc potentiellement contaminé.Ce mécanisme est lié à ce que les chercheurs appellent le système immunitaire comportemental. Avant même que notre système biologique ne détecte un virus ou une bactérie, notre cerveau anticipe le danger. Il déclenche alors une émotion très particulière : le dégoût.Le dégoût n'est pas une émotion anodine. C'est un outil de survie. Il nous pousse à éviter ce qui pourrait nous rendre malade : nourriture avariée, liquides corporels… ou contact avec des inconnus. Et dans ce cadre, la chaleur joue un rôle clé.Pourquoi ? Parce que la chaleur est un signal très direct de présence humaine récente. Un siège froid est anonyme. Un siège chaud, lui, raconte une histoire immédiate : quelqu'un vient de partir. Cette proximité temporelle renforce l'illusion de contamination. Comme si les microbes — ou plus exactement, le risque — étaient encore “là”.Ce qui est fascinant, c'est que cette réaction est largement irrationnelle. Dans la plupart des cas, il n'y a aucun danger réel. Pourtant, le cerveau préfère exagérer le risque plutôt que de le sous-estimer. C'est un principe classique de l'évolution : mieux vaut éviter une situation sans danger… que s'exposer une fois à un vrai danger.La loi de la contagion va même plus loin. Des expériences montrent que des objets simplement associés à une personne jugée “répugnante” peuvent provoquer du dégoût, même sans contact réel. À l'inverse, un objet lié à une personne admirée peut sembler plus acceptable, voire attirant.En résumé, ce petit frisson de dégoût face à un siège encore chaud n'a rien d'un caprice. C'est le produit d'un cerveau programmé pour survivre, qui voit dans la moindre trace humaine… un risque potentiel. Même quand ce risque n'existe pas vraiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Ouganda : vers la criminalisation des transferts d'argent de la diaspora?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 5, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le soutien de l'Eswatini à Taïwan, l'avenir de l'Opep+ après le retrait des Émirats arabes unis et les tensions dans le détroit d'Ormuz. Ouganda : vers la criminalisation des transferts d'argent de la diaspora ?  En Ouganda, transférer de l'argent depuis l'étranger pourrait bientôt devenir un crime. Intitulé « protection de la souveraineté », ce projet de loi est en discussion au Parlement. Concrètement, toute personne souhaitant recevoir de l'argent de la diaspora devra obtenir une autorisation du ministère de l'Intérieur, sous peine de sanctions. Pourquoi ces envois d'argent dérangent-ils autant le gouvernement ?  Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI.      Taïwan : pourquoi l'Eswatini est le seul pays africain à défier la Chine ?  Dix jours après avoir annulé sa visite en Eswatini à cause de pressions des Chinois sur plusieurs pays africains pour qu'ils révoquent les autorisations de survol, le président taiwanais Lai Ching-te est finalement parvenu à se rendre sur place. Quelles étaient exactement les pressions de Pékin ? Pourquoi l'Eswatini, petit pays au sud de l'Afrique, est-il le seul du continent à soutenir Taïwan ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.        Opep+ : quel avenir pour l'organisation après le retrait d'Abou Dhabi ?   Frustrés de ne pas pouvoir produire autant qu'ils le souhaitent, les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait de l'Opep+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. À quel point cette décision peut-elle impacter le prix du baril de pétrole à l'échelle mondiale ? D'autres pays pourraient-ils imiter les Émirats en se retirant également de cette organisation ?   Avec Pierre Olivier, journaliste au service international de RFI.      Détroit d'Ormuz : une opération américaine pour débloquer les navires, mais à quel prix ?  Alors que les négociations entre Iraniens et Américains sont toujours à l'arrêt, Donald Trump a annoncé le lancement de l'opération « Project Freedom » pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le détroit d'Ormuz. En réponse, Téhéran a menacé d'attaquer l'armée américaine si elle s'approchait du détroit. En quoi consiste exactement cette opération américaine ? Se dirige-t-on vers une reprise des hostilités après les menaces iraniennes ?  Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage  « Iran-Israël : la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (éditions Tallandier). 

Libélysée
Bonus - Adapter le patrimoine au climat : 3 pistes concrètes

Libélysée

Play Episode Listen Later May 3, 2026 1:44


Comment préserver des monuments historiques dans un monde qui change ?Dans ce bonus :considérer le patrimoine comme un organisme vivantadapter plutôt que restaurer à l'identiquerepenser les paysages autour des monuments

Invité Afrique
«Il faut parler de l'aide française au développement avec une voix plus forte», estime Rémy Rioux, directeur sortant de l'AFD

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 15:31


« Il faut que la France parle de son aide au développement avec une voix plus forte et plus politique », affirme Rémy Rioux, au terme de ses dix ans à la tête de l'AFD, l'Agence française de développement. Dans quelques jours, ce haut-fonctionnaire français va passer le relais à Christophe Lecourtier. Son agence est-elle impactée par la baisse de l'aide publique au développement ? Et que dit le Directeur général sortant de l'AFD à ceux qui l'accusent de soutenir financièrement des pays hostiles à la France ? Rémy Rioux répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : Rémy Rioux, en dix ans, vous avez presque doublé le volume d'investissement de l'AFD dans le monde. Mais depuis deux ans, vous êtes sous pression budgétaire du gouvernement français qui a réduit son aide publique au développement de plus de 10 %. Est-ce que vous ne quittez pas l'AFD avec un gros sentiment d'inachevé ? Rémy Rioux : Pas du tout. On a maintenu la taille financière de l'AFD : 13,7 milliards d'euros en 2025, l'année dernière, exactement la même taille qu'en 2024. Donc cette ambition, cette capacité financière de la France à l'international, qui effectivement a doublé par rapport à 2016, quand je suis arrivé, elle est toujours là. Vos crédits sont donc en baisse, mais vous investissez encore quelque 13 milliards d'euros par an dans le monde, vous venez de le dire, dont la moitié en Afrique, c'est deux fois plus qu'il y a dix ans. Concrètement, combien de nouvelles personnes en Afrique ont accès aux soins médicaux grâce à l'action de l'AFD ? Alors, on est sur des millions de personnes, donc c'est de l'ordre de 20 millions de personnes qui ont eu un accès amélioré à des services de transport, dans la santé ce sont plusieurs dizaines de millions également. Et puis on mesure maintenant l'impact des projets terminés, c'est pas la promesse, c'est la réalisation d'impact. Et combien d'entreprises, de PME, aidez-vous à démarrer tous les ans en Afrique ? On a aidé de l'ordre de 50 000 PME et TPE en Afrique quand même, avec 3,5 milliards d'euros, je crois, d'investissement, beaucoup par notre filiale Proparco. Depuis cinq ans ? Oui, c'est ça, et c'est le chiffre 50 000. Alors, il n'y a pas que la France qui coupe dans son aide au développement, il y a l'Allemagne, la Grande-Bretagne, bien sûr les Etats-Unis. Est-ce que l'aide sans contrepartie, c'est une époque terminée avec notamment la suppression de l'USAID aux États-Unis ? Et est-ce qu'on passe aujourd'hui à une aide à la Trump, c'est-à-dire une aide transactionnelle avec en échange par exemple des marchés, des contrats pour les entreprises françaises ? C'est une discussion politique. Je pense qu'il faut admettre que dans la politique de développement, dans l'action internationale, il y a toujours eu trois intérêts. Il y a bien sûr l'intérêt des autres. C'est ça qu'on appelle la solidarité, l'altruisme. Il y a aussi l'intérêt national, l'intérêt du donateur, l'intérêt de notre société civile, de nos entreprises. Et puis, il y a un troisième intérêt. Moi, vous savez, j'ai beaucoup fait pour le climat, qui est l'intérêt mutuel, économiser des tonnes de CO₂ dans l'atmosphère, peu importe où on les économise, c'est bon pour tout le monde. Voyez, dans la politique de développement, il y a toujours ces trois intérêts. Ils se combinent, ils se cristallisent dans des paradigmes successifs et on est à l'évidence dans la négociation, s'agissant du G7, dans la définition d'un nouveau moment pour cette politique internationale, et c'est fascinant en vérité. Et quelle est la part de marché, conclu sur financement de votre Agence française de développement, qui est remportée par des entreprises françaises ? Alors, on estime que c'est à peu près 2 à 3 milliards d'euros par an. Donc, à l'issue des appels d'offres internationaux, des entreprises françaises remportent. EIles ne répondent pas toujours, mais quand elles répondent, elles gagnent sept ou huit fois sur dix. Rémy Rioux, vous êtes sous pression budgétaire. Vous êtes aussi sous pression politique depuis deux ans, l'extrême droite et une partie de la droite française vous reprochent d'aider financièrement des pays notoirement hostiles à la France comme l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, le Mali. Qu'est-ce que vous répondez ? Qu'Il s'agisse de l'Algérie, du Niger ou du Burkina Faso, c'est un mensonge. En fait, en Algérie, l'AFD n'a pas d'activités. Et au Niger et au Burkina Faso, dans le trouble politique dans lequel ces pays ont été plongés depuis quelques années, nous avons suspendu. Il n'y a pas de nouveaux projets financés par l'AFD dans ces pays, sur la base d'une décision des autorités de l'État en France. Donc, vous voyez, on ne peut pas me faire ce reproche. Ou alors il faut le faire de façon argumentée. Et le Mali ? Le Mali, c'est comme le Niger et le Burkina Faso. Dans les trois pays de l'AES, il n'y a pas de nouveaux projets. Vu le caractère de plus en plus politique de l'action de l'AFD dans le monde et notamment en Afrique, est-ce qu'il ne faudrait pas ressusciter un ministre de la Coopération qui pourrait s'appeler le ministre de la Solidarité internationale ? Je ne sais pas ce que vous entendez par politique. Mais oui, je crois que c'est important qu'on le fasse au nom du peuple français et en lien avec, encore une fois, l'AFD dans un pays qui parle au secteur privé, parle à la société civile, parle au maire. Notre argent passe toujours par une maîtrise d'ouvrage locale, par un acteur local à qui on fait confiance, en vérité. Donc, on crée cette qualité de lien-là qui est très singulière. Et après, vous avez raison, je trouve, notamment quand l'AFD a été attaquée l'année dernière, qu'il n'y a pas eu probablement une réponse politique assez forte. En fait, compte tenu de l'importance que j'attache à ce type d'action de la France dans le monde, il faut une voix politique là-dessus. Alors, nous avons une ministre du Développement, c'est madame Éléonore Caroit, qui est rattachée auprès du ministre Jean-Noël Barrot. Donc, il y a une incarnation politique, mais maintenant ça a été un sujet qui était très consensuel en vérité en France pendant très longtemps, et il est devenu peut-être un peu objet de division, un peu polémique. Donc ça veut dire qu'il faut mener la bataille politique. J'ai la faiblesse de penser qu'on a amené beaucoup d'arguments depuis dix ans qui, je l'espère, vont nourrir le débat public. À lire aussiOCDE: une baisse sans précédent de l'Aide publique au développement À lire aussiL'Afrique, première victime des coupes budgétaires de l'aide publique au développement de la France  

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la Terre est-elle en train de créer une nouvelle roche ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:06


Imaginez une plage où le sable, les galets… et des fragments de plastique fondus s'assemblent pour former une véritable roche. Ce n'est plus une hypothèse, mais une réalité observée notamment à Hawaï et sur certaines côtes britanniques. Les scientifiques ont même donné un nom à ce matériau inédit : la plastiglomérat.Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir aux bases de la géologie. Une roche se forme généralement lorsque des sédiments — sable, coquillages, fragments minéraux — sont compressés et cimentés sur de longues périodes. Ici, le processus est accéléré et détourné par l'activité humaine. Le plastique, omniprésent dans l'environnement, se retrouve piégé sur les plages. Sous l'effet de la chaleur — parfois due à des feux de camp, parfois à une exposition prolongée au soleil — il fond partiellement.En se ramollissant, il agit comme une sorte de colle. Il englobe alors des éléments naturels : grains de sable, morceaux de corail, bois, voire des coquilles. En refroidissant, l'ensemble se solidifie en une masse compacte. Contrairement à un simple déchet, ce mélange devient une structure rigide, stable, capable de résister à l'érosion. Autrement dit, une roche.Ce qui rend le plastiglomérat particulièrement fascinant, c'est sa durabilité. Le plastique est un polymère extrêmement résistant à la dégradation. Certaines estimations suggèrent qu'il peut persister plusieurs centaines, voire milliers d'années. Intégré dans une matrice rocheuse, il pourrait survivre encore plus longtemps, potentiellement des millions d'années dans certaines conditions géologiques.C'est là que le phénomène prend une dimension historique. En géologie, les différentes couches de roche racontent l'histoire de la Terre. Or, avec ces plastiglomérats, l'humanité est en train de créer une nouvelle signature géologique. Une trace nette, identifiable, qui pourrait marquer ce que certains scientifiques appellent l'Anthropocène — une époque où l'activité humaine devient une force majeure de transformation de la planète.Concrètement, cela signifie que des objets du quotidien — une brosse à dents, un briquet, un emballage — pourraient se retrouver fossilisés dans ces roches hybrides. Dans plusieurs millions d'années, des géologues pourraient tomber sur ces formations et y lire notre mode de vie, comme nous lisons aujourd'hui les fossiles de coquillages ou de plantes anciennes.Ce phénomène rappelle une chose essentielle : la pollution plastique n'est pas seulement un problème visible à court terme. Elle s'inscrit désormais dans le temps profond de la Terre. Nous ne faisons pas que salir la surface : nous modifions littéralement la composition de la croûte terrestre.Et, d'une certaine manière, nous écrivons déjà notre propre couche géologique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vlan!
#391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet

Vlan!

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 68:59


Pierre Brosselet, ingénieur géologue et fondateur d'Arverne. Il a passé 25 ans à forer des puits pétroliers dans le monde entier, à marcher sur des pipelines, à voir de l'intérieur ce que l'industrie fossile fait réellement. Et puis il s'est retourné. Pas par idéalisme, mais parce qu'il a compris qu'on avait une solution sous nos pieds dont personne ne parlait.Son livre s'intitule d'ailleurs "La solution est peut-être sous nos pieds" et c'est précisément de ça qu'on parle dans cet épisode.Dans cet épisode, nous parlons de géothermie, de ce que c'est vraiment, de pourquoi cette énergie n'a jamais trouvé sa place dans le débat malgré ses vertus, et de ce qu'il faudrait pour changer ça. J'ai questionné Pierre sur les freins politiques, géopolitiques, économiques qui ont mis cette énergie à l'écart pendant des décennies. On parle aussi du lithium qu'on peut extraire de ces eaux chaudes souterraines, du paradoxe d'une France qui maîtrise parfaitement l'art du forage mais ne s'en sert pas pour elle-même, des pays qui ont fait ce choix en premier, de ce que ça coûte concrètement chez un particulier, et des risques réels, sans les minimiser.C'est un épisode plein de solutions concrètes. Et franchement, ça fait du bien.3. Citations marquantes1. "Le plus gros avantage de la géothermie, c'est qu'elle est invisible. Mais c'est aussi son pire ennemi."2. "La France a la capacité A. Mais elle n'a pas eu la volonté B."3. "Tu fais un trou, et la chaleur, ensuite, elle vient en communication avec la surface. La Terre ne te fait pas payer."4. "Ce que j'ai trouvé comme détracteurs, c'est des ignorants. Au vrai sens du terme. Des gens qui ne connaissaient pas."5. "Je suis optimiste de nature, mais assez pessimiste d'intelligence. Parce que quand on voit ce qui se passe, c'est quand même pas rigolo."4. Big Ideas1. L'invisibilité comme malédiction Timestamp : 0:03:10 à 0:05:05 La géothermie ne souffre pas de détracteurs mais d'oubli. Ce qu'on ne voit pas n'existe pas dans le débat public. Les éoliennes créent des oppositions parce qu'elles sont visibles. La géothermie génère de l'indifférence parce qu'elle est enfouie. C'est une leçon sur la façon dont la perception structure la politique énergétique bien plus que les faits.2. Le mur de l'investissement court-termiste Timestamp : 0:08:00 à 0:10:31 La géothermie est économiquement gagnante sur 15 à 20 ans, mais perdante sur les 5 premières années. Dans un monde qui décide dans l'urgence, ce modèle économique est structurellement défavorisé, même quand il est objectivement meilleur. Le problème n'est pas technique, il est cognitif.3. La géopolitique de l'énergie comme clé de lecture du monde Timestamp : 0:11:26 à 0:15:44 L'accès à l'énergie est le prisme principal de lecture des décisions des États depuis la Première Guerre mondiale. Le Covid et la guerre en Ukraine ont brutalement rappelé cette réalité à des pays européens qui avaient choisi l'optimisme de la mondialisation. La géothermie redevient soudainement audible parce que l'alternative, c'est dépendre de Poutine ou de Trump.4. La géothermie est pilotable, contrairement au solaire et à l'éolien Timestamp : 0:37:24 à 0:40:39 Une critique récurrente des ENR est leur imprévisibilité. La géothermie échappe à ce reproche : on peut l'activer ou la couper à la seconde. Elle est stable, prévisible, décarbonée, souveraine. Pierre en fait le pendant chaleur du nucléaire : deux énergies qui forment ensemble un "club des énergies souveraines" qu'on n'a pas encore vraiment constitué.5. Le lithium géothermal : deux ressources pour le prix d'un forage Timestamp : 0:55:34 à 0:57:44 L'eau remontée à 2300 mètres contient du lithium. Arverne, via sa filiale Lithium de France, est en train de démontrer qu'on peut chauffer un territoire ET produire un métal stratégique à partir du même puits. Un lithium made in France, vert, potentiellement moins cher que le lithium importé. Le sous-sol français est à la fois une source d'énergie et un gisement de matières premières critiques.6. La France est experte mais absente Timestamp : 1:01:50 à 1:04:45 La France possède tous les atouts : experts pétroliers formés par Total et Elf, géosciences développées, sous-sol riche. Elle maîtrise l'art du forage. Mais les diplômes professionnels ont disparu, les filières se meurent, les experts vieillissent en Afrique. On a le savoir, on n'a pas construit la volonté industrielle.5. Questions posées dans l'interviewPourquoi personne ne parle de géothermie quand on a de l'énergie littéralement sous nos pieds ?Quels sont les intérêts politiques, géopolitiques et économiques qui ont joué contre la géothermie ?Est-ce que la géothermie est possible partout en France, à toutes les profondeurs, à toutes les échelles ?Combien ça coûte concrètement d'installer de la géothermie chez un particulier ?Y a-t-il des pays dans le monde où la géothermie est déjà développée à grande échelle ?Est-ce qu'il y a des risques écologiques réels liés au forage ?Comment se situe la géothermie par rapport aux autres ENR sur la question de la prédictibilité et du stockage ?Quel est le vrai potentiel de la géothermie dans le mix énergétique français ?Pourquoi Jean-Marc Jancovici, qui est monsieur énergie en France, n'en parle quasiment pas ?Est-ce qu'on a les filières et les compétences pour industrialiser la géothermie en France si on décidait d'y aller vraiment ?6. Références citéesPersonnalitésBruno Le Maire (ex-ministre de l'Économie) : cité comme premier interlocuteur politique majeur qui découvrait la géothermie au moment de la préface du livre de Pierre. Timestamp : 0:16:15Jean-Marc Jancovici : évoqué comme la voix dominante de l'énergie en France, identifié comme "monsieur nucléaire", absent du débat géothermie sans que cela soit une critique. Timestamp : 0:43:01 à 0:46:04Bertrand Piccard : cité comme non-spécialiste de l'énergie mais fervent défenseur de la géothermie. Timestamp : 0:44:45Carbon4 (bureau d'études de Jancovici) : mentionné comme ayant abordé la question de la chaleur et de la géothermie en interne. Timestamp : 0:43:18Entreprises et institutionsArverne : entreprise fondée par Pierre Brosselet, axe stratégique sur la géothermie profonde et la production de chaleur. Cité tout au long.Lithium de France : filiale strasbourgeoise d'Arverne, dédiée à l'extraction de lithium dans les eaux géothermales. Timestamp : 0:55:34Engie, Dalkia : cités comme grands acteurs qui font de la géothermie sans en avoir fait un axe stratégique. Timestamp : 0:53:19Schlumberger, Total, Elf : évoqués comme les maisons d'excellence française du forage pétrolier, formateurs de l'expertise actuelle. Timestamp : 1:02:21ADREAL : mentionné comme organisme de validation réglementaire du forage en France. Timestamp : 0:33:37Institut français du pétrole (IFP) : cité comme l'une des dernières structures formant aux métiers du sous-sol. Timestamp : 1:02:21École de géologie de Nancy : mentionnée comme école formant encore des géologues. Timestamp : 1:02:21Lieux et cas géographiquesIslande : 100% d'électricité géothermique, cas "naturel" par sa géologie volcanique. Timestamp : 0:22:04Suisse : pays ayant rendu la géothermie obligatoire pour toute nouvelle construction, modèle de souveraineté énergétique. Timestamp : 0:23:41Indonésie : fort potentiel géothermique, nombreux projets électrogènes. Timestamp : 0:25:11Turquie, Italie (Marbella), États-Unis : cités comme pays géothermiques avancés. Timestamp : 0:25:11Alsace : zone géothermique profonde en France, aussi évoquée pour des incidents de sismicité passés. Timestamp : 0:32:53Chaudes-Aigues (Cantal) : premier réseau de chaleur en Europe, source naturelle à 87 degrés, musée de la géothermie française. Timestamp : 0:59:00Concepts techniquesPrincipe de Carnot / thermodynamique des pompes à chaleur : évoqué pour expliquer comment 15°C à 200m peut produire du 50°C. Timestamp : 0:19:04Code minier : cadre réglementaire régissant le sous-sol et les forages profonds en France. Timestamp : 0:32:16Géothermie haute entalpie : géothermie profonde produisant de l'électricité à partir de haute température (200°C+). Timestamp : 0:22:44PPE (Programmation pluriannuelle de l'énergie) : mentionnée comme cadre dans lequel la géothermie n'a aujourd'hui qu'une place symbolique. Timestamp : 0:40:577. Timestamps clés YouTube0:00:00 - Introduction : l'énergie triple problème Greg plante le contexte : écologie, économie, géopolitique. Pierre en quelques phrases ouvre la porte à une solution qu'on n'a pas encore creusée.0:02:26 - Qu'est-ce que la géothermie ? Définition simple et directe. La chaleur du noyau terrestre, quasiment infinie, connue depuis les Romains. Pierre pose les bases pour tout le reste.0:03:10 - Pourquoi personne n'en parle ? L'invisibilité comme problème existentiel. Ce qu'on ne voit pas n'entre pas dans le débat. Une réflexion sur la perception qui dépasse largement l'énergie.0:06:47 - Les raisons politiques, géopolitiques et économiques Pourquoi le gaz a satisfait tout le monde pendant des décennies. Comment le Covid et la guerre en Ukraine ont tout changé. Le lobbying absent de la géothermie.0:08:00 - Le modèle économique : payer plus pour ne plus rien payer La structure de coût de la géothermie expliquée clairement. Plus cher à l'installation, gratuit à l'usage. Et pourquoi ça bloque dans un monde qui raisonne à court terme.0:16:15 - Pompe à chaleur géothermique vs aérothermique La distinction que tout le monde confond. 15 degrés constants à 200 mètres partout en France, quelle que soit la météo. La magie thermodynamique expliquée simplement.0:20:07 - Les pays qui l'ont fait : Islande, Suisse, Indonésie, États-Unis Tour du monde des choix géothermiques. Ce qu'on peut apprendre de la Suisse qui l'a rendu obligatoire. Ce que les Américains ont compris sur la reconversion de l'industrie pétrolière.0:27:14 - Concrètement : combien ça coûte chez un particulier ? La règle du pouce de Pierre : doubler le prix d'une chaudière à gaz. 20 000 euros deviennent 40 000. Et ce qu'on ne paie plus jamais derrière.0:30:18 - Trois géothermies, trois profondeurs, trois usages La géothermie de Madame Michu à 200 mètres, les réseaux de chaleur urbains à 2-3000 mètres, la géothermie électrogène haute entalpie. Pas la même chose, pas les mêmes zones.0:37:24 - L'argument décisif : la géothermie est pilotable Contrairement au solaire et à l'éolien, elle est prédictible. On peut l'arrêter et la rouvrir à la seconde. Elle complète le mix sans subir les contraintes météo.0:43:01 - Jancovici et la géothermie : l'oublié de l'expert Pourquoi le plus influent des voix énergie en France ne parle pas de géothermie. Pierre émet une hypothèse sans polémique : il ne la connaît pas vraiment.0:51:04 - Les vrais détracteurs n'existent pas, seulement des ignorants Un paradoxe révélateur : la géothermie n'a pas d'ennemis. Elle a simplement été ignorée. Ce qui est peut-être plus difficile à combattre.0:55:34 - Lithium géothermal : deux ressources pour un seul forage La révélation de l'épisode. L'eau remontée à 2300 mètres contient du lithium. Arverne est en train de prouver qu'on peut chauffer ET produire un métal stratégique français.0:57:55 - Ce qui donne de l'élan à Pierre La conviction que la crise actuelle est le déclencheur. L'histoire se répète : de chaque grande crise naît un mieux. Et la géothermie attend depuis assez longtemps.1:01:50 - A-t-on les filières pour industrialiser ? La France a tout : l'expertise, la géologie, le savoir-faire. Mais les diplômes ont disparu, les experts vieillissent en Afrique. Il faut reconstruire la filière maintenant.1:06:19 - VLAN : ouvrir la porte à l'espérance, fermer celle des idées reçues La conclusion de Pierre. Optimiste de nature, pessimiste d'intelligence. L'énergie de terrain et de la conviction, contre la décision sans connaissance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi Arthur Rimbaud a-t-il cessé d'écrire à seulement vingt ans ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 2:21


La question fascine depuis plus d'un siècle, et la réponse tient à un mélange de fulgurance, de désillusion… et de rupture radicale.Car Rimbaud n'est pas un poète comme les autres. Entre 16 et 20 ans, il produit une œuvre d'une intensité rare. On lui doit notamment Le Bateau ivre, un poème visionnaire écrit à 17 ans, où il fait exploser les codes classiques, ou encore Une Saison en enfer, son unique livre publié de son vivant, sorte de confession brûlante et désespérée. À cela s'ajoutent les Illuminations, textes fragmentés, presque hallucinés, qui marqueront profondément la poésie moderne.Mais cette créativité fulgurante repose sur une démarche volontairement radicale. Rimbaud pense que, pour écrire autrement, il faut vivre autrement. Dans ses lettres, il explique qu'il veut devenir un “voyant”, en bouleversant ses perceptions, en testant ses limites, en cherchant à voir le monde d'une manière totalement nouvelle. Concrètement, cela passe par une vie instable, des excès, et une volonté de rompre avec toutes les règles — sociales comme littéraires.Très vite pourtant, il se heurte à une forme d'épuisement. Cette expérience, censée lui ouvrir des horizons, devient au contraire une impasse. C'est exactement ce que montre Une Saison en enfer : un texte où il prend du recul sur sa propre démarche, reconnaît ses illusions, et exprime une lassitude profonde. Il ne célèbre plus la révolte, il en fait le bilan.Sa relation avec Paul Verlaine joue également un rôle clé. Passionnelle, violente, elle se termine dramatiquement en 1873 lorsque Verlaine tire sur lui. Cet épisode agit comme un électrochoc. Rimbaud, blessé, semble définitivement rompre avec cette vie de bohème littéraire.Mais au fond, la raison principale est plus radicale encore. Rimbaud refuse de s'installer, de répéter, de devenir “écrivain”. Une fois qu'il a exploré ce que la poésie pouvait lui offrir, il s'en détourne. Il ne cherche ni reconnaissance, ni carrière. Il veut autre chose.Alors il disparaît. Littéralement. Il part voyager, devient commerçant, explorateur, enchaîne les expériences en Afrique et au Moyen-Orient. Il abandonne les mots pour le réel, les visions pour l'action.Ce qui rend son geste unique, c'est qu'il ne s'agit pas d'un échec, mais d'un choix. Rimbaud n'a pas cessé d'écrire parce qu'il était à bout… mais parce qu'il estimait avoir terminé.En somme, il a brûlé sa vie de poète en quelques années, avec une intensité que peu ont égalée. Et peut-être que son silence, après ces chefs-d'œuvre, fait partie intégrante de sa légende. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'oeil de...
"Jean Castex sert les passagers d'un TGV ? Ça a dû lui faire bizarre de faire quelque chose qui aide concrètement les Français"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 3:43


Ecoutez Le Cave' réveil avec Alex Vizorek du 21 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Gratin par Pauline Laigneau
Son métier est de sauver votre boîte : Julie Cittadini, star des avocates d'affaires en restructuring #338

Le Gratin par Pauline Laigneau

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 60:17


Inscrivez-vous à mon nouveau Grand Live gratuit “Les clés pour ne jamais manquer de clients” : https://www.demian.education/grand-live-le-systeme-pour-ne-plus-jamais-manquer-de-clientsJulie Cittadini intervient lorsque tout semble déjà trop tard.Derrière ce mot technique, presque froid de “restructuring”, se cache en réalité l'un des moments les plus intenses de la vie d'une entreprise.Mon invitée du jour est Julie Cittadini, l'une des grandes références françaises et européennes dans ce domaine.Concrètement, lorsque la trésorerie s'érode, que les talents partent, que le doute s'installe, c'est elle que l'on appelle.Dans cet épisode, elle décrypte ce que peu de dirigeants osent regarder en face : les signaux faibles que l'on ignore, le rôle du déni, la solitude des décisions et cette réalité souvent oubliée “une entreprise ne s'effondre jamais du jour au lendemain”.Nous parlons aussi de transformation, de rebond. Comme le rappelle Julie dans l'épisode : même dans les situations les plus critiques, il reste toujours une marge d'action pour ceux qui acceptent de voir clair.Bonne écoute ✨Notes et références de l'épisode ✨ Pour retrouver Julie Cittadini : Sur LinkedIn ✨ Le livre cité par Julie Cittadini : Tous n'étaient pas des anges de Joseph Kessel*Lien affilié FnacHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
[Moment ] Le négoce, c'est littéralement la négation de ta conscience avec Jean Miguel Pire

Vlan!

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 11:49


Jean-Miguel Pire, philosophe et essayiste. Son livre L'Otium remet en circulation un concept millénaire pour nommer ce que notre époque a méthodiquement effacé de son vocabulaire et de ses valeurs : le loisir intelligent.Je connais Jean-Miguel depuis un moment et j'avais envie de lui donner une tribune pour cette idée que je trouve rare : un concept ancien, presque disparu, qui permet de nommer quelque chose qu'on ressent tous sans jamais arriver à le formuler. Ce moment-là, quand une idée trouve enfin son mot, c'est pour moi l'une des expériences intellectuelles les plus jouissives qui soit.Dans cet épisode, nous parlons du temps libre comme espace de développement de la conscience, de l'origine grecque de l'Otium et de sa transformation romaine en quelque chose de secondaire, du lien sémantique vertigineux entre le "négoce" et la "négation de l'Otium", et de la question de savoir si le marché est vraiment le problème, ou si c'est plutôt l'hégémonie de ses valeurs dans des domaines qui n'ont rien à voir avec lui. J'ai questionné Jean-Miguel sur ce qui distingue l'Otium du développement personnel, sur la dimension politique du concept, et sur ce que ça change concrètement de nommer enfin quelque chose qu'on pratique sans le savoir.3. Citations marquantes"Le négoce, c'est la négation de l'Otium. Le marché a intérêt à nier la part la plus essentielle de nos existences.""Comme on n'a pas vraiment conscience de ce loisir intelligent, on ne l'a pas nommé, et ça crée un espace de liberté sauvage pour les industries de la captation du temps de cerveau disponible.""On est sur le logiciel romain : un Otium qui est prestigieux, mais considéré comme secondaire.""L'objectif, il est quand même social. S'améliorer pour être une meilleure personne, c'est aussi pour être un meilleur citoyen.""On est à un point de suffocation parce qu'on s'aperçoit que cet envahissement, cette hégémonie, nous mène à la catastrophe."4. Idées centrales (Big Ideas)1. L'Otium : nommer pour exister Un concept ne peut être défendu que s'il est nommé. Le loisir intelligent existait dans nos vies, mais sans mot pour le désigner, il était indéfendable, vis-à-vis des autres comme de soi-même. Donner un nom à une pratique, c'est lui donner une réalité sociale. Pourquoi c'est important : c'est le fondement de tout le reste. Sans cette bascule sémantique, aucune résistance n'est possible. Timestamp approximatif : 01:07 à 03:252. Le négoce comme négation structurelle Le mot "négoce" porte littéralement en lui la négation de l'Otium (nec + otium). Ce n'est pas une coïncidence rhétorique, c'est une structure historique : le marché s'est construit sur l'éviction du temps de conscience. Pourquoi c'est important : ça requalifie le problème. Ce n'est pas l'ultralibéralisme des années 70, c'est une dérive qui remonte aux Romains. Timestamp approximatif : 08:27 à 09:073. De la scolée grecque à l'Otium romain : la dévaluation progressive Les Grecs valorisaient le temps consacré à la philosophie (la scolée). Les Romains l'ont maintenu, mais relégué au rang de luxe pour une élite restreinte. On n'a jamais vraiment rattrapé cette dévaluation. Pourquoi c'est important : ça montre que la crise n'est pas conjoncturelle, elle est structurelle et multi-séculaire. Timestamp approximatif : 03:41 à 05:554. Otium vs développement personnel : la dimension politique Le développement personnel s'arrête à l'individu. L'Otium le dépasse : l'objectif est d'être un meilleur citoyen, de contribuer au bien commun. Ce glissement change tout, parce qu'il réinsère la conscience individuelle dans le collectif. Pourquoi c'est important : il répond à une frustration réelle chez beaucoup de gens qui trouvent le développement personnel trop égotiste. Timestamp approximatif : 06:19 à 08:105. Le marché n'est pas le problème, ses valeurs hors-sol le sont Jean-Miguel refuse le discours marxiste de rejet total du marché. Il distingue le marché comme outil d'apaisement historique, et les valeurs du marché (rapidité, utilitarisme, matérialisme) qui ont contaminé des domaines où elles n'ont rien à faire : culture, santé, éducation. Pourquoi c'est important : c'est la nuance qui rend l'argument crédible et non idéologique. Timestamp approximatif : 09:07 à 10:005. Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que l'Otium, concrètement ?C'est un mot ancien ou un concept que vous avez inventé ?Comment les Grecs le nommaient-ils, et qu'est-ce qui s'est passé avec les Romains ?Est-ce que la méditation, les podcasts, la contemplation font partie de l'Otium ?Quelle est la différence entre l'Otium et le développement personnel ?Pourquoi le fait de ne pas avoir de mot pour désigner quelque chose est-il si paralysant ?Comment expliquer que le négoce porte littéralement en lui la négation de l'Otium ?Est-ce que vous faites une critique du marché en tant que tel, ou seulement de ses valeurs ?Quel est l'enjeu politique de l'Otium aujourd'hui ?Concrètement, comment défend-on son Otium face aux injonctions de productivité ?6. Références citéesConcepts et notions philosophiquesLa scolée (Grecs anciens) : désignation du temps nécessaire à l'activité philosophique, ancêtre de l'Otium. Évoqué à 03:45.L'Otium / Otium (Latins) : transformation romaine de la scolée grecque, valorisée mais réservée à une élite. Évoqué à 03:45 à 05:55.Le négoce / Negotium : dérivé de "nec otium", littéralement la négation de l'Otium. Évoqué à 08:27.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.