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Le lieu où vous vivez en dit long sur vous — sur votre humeur, vos habitudes, ce que vous montrez ou cachez. Et pourtant on s'interroge très peu sur cette relation !Troisième rendez-vous de la série « Les lettres de l'été de Change ma vie » : après le corps et l'argent, je vous emmène cette fois vers votre lieu de vie. Un exercice d'écriture pour explorer ce que votre logement révèle de vous, et ce que vous n'avez peut-être jamais pris le temps de regarder en face.Concrètement, vous allez écrire une lettre à votre maison ou votre appartement : ce que vous ressentez chez vous, ce qui vous plaît, ce qui vous pèse, ce que vous fuyez sans même vous en rendre compte.Au programme de cet épisode :Une lettre à trous pour vous accompagner phrase par phraseUn regard neuf sur votre relation à votre espace de vieUn exercice bonus, en option, pour aller plus loinCette mini-série se prête bien au rythme des vacances : il vous faut juste un carnet, un stylo, et la volonté de regarder d'un peu plus près une relation qu'on néglige souvent.Le modèle de lettre complet est envoyé par email aux abonnées de la newsletter le jour de la sortie — inscrivez-vous sur changemavie.com/inscription pour le recevoir.Rendez-vous mardi prochain pour la quatrième lettre de l'été.Vous pouvez aussi :
L'intelligence artificielle générative s'impose désormais partout. Mais dans les métiers réglementés du conseil patrimonial, la moindre erreur de calcul ou une simple hallucination juridique peut s'avérer catastrophique pour les cabinets.C'est précisément pour lever ce verrou que l'éditeur Simulabox lance Simulabox Intelligence Patrimoniale.La promesse de cette application est de changer radicalement la donne pour l'intégration de l'IA appliquée à la finance.Basculement de la valeur vers la donnée structuréeCommençons par le premier pivot de cette annonce, c'est à dire le basculement de la valeur vers la donnée structurée.Au lieu de perdre du temps à développer un énième modèle de langage grand public ou propriétaire, Simulabox prend le problème à contre-pied de la tendance actuelle. L'innovation consiste ici à fournir aux intelligences artificielles du marché une matière première ultra-fiable, nettoyée et parfaitement modélisée.Concrètement, la plateforme organise nativement les scénarios civils, fiscaux et financiers complexes pour qu'ils soient directement assimilables et interprétables par les algorithmes.La véritable valeur ajoutée ne se situe donc plus dans l'outillage qui rédige la synthèse, mais bien dans la qualité technique de l'expertise qui lui est confiée en amont.La grande question de la conformité réglementaireMais attention, tout ceci n'est possible que si la solution assure la conformité réglementaire. Et c'est notre deuxième point.Et dans un secteur où les règles fiscales bougent constamment, les directions juridiques et techniques exigent des garde-fous.Le moteur métier de Simulabox verrouille la rigueur technique des données, valide les calculs complexes et justifie les arbitrages, tandis que l'IA générative se concentre uniquement sur ce qu'elle fait de mieux, à savoir synthétiser la stratégie, vulgariser les concepts et rendre l'information fluide pour le client final.Un écosystème totalement agnostiqueEnfin, le troisième pilier concerne l'ouverture et l'agilité de cette architecture logicielle.Simulabox fait le choix fort d'un écosystème totalement agnostique, refusant tout phénomène de verrouillage de fournisseur.Les entreprises et grands comptes restent entièrement libres d'utiliser les outils d'intelligence artificielle de leur choix, qu'il s'agisse de solutions généralistes américaines ou de modèles souverains et sécurisés.C'est un argument de poids pour respecter les contraintes de confidentialité et de gouvernance des données. Les professionnels peuvent ainsi moderniser leurs processus de conseil patrimonial tout en conservant la maîtrise de leur infrastructure technique globale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
This week, we're putting The Tonearm's needle on five-time Grammy-nominated composer Suzanne Ciani.Suzanne has spent decades innovating electronic music on the Buchla synthesizer, an instrument as intimate to her as any acoustic musician's.Suzanne has multiple projects out this year: CIANI/ORKEST, a live album with the fifty-piece Metropole Orkest, conducted by Simon Dobson; a collaborative live album with British electronic producer Actress; and the score for John Wilson's idiosyncratic new documentary, The History of Concrete.We talk about why an artist who's needed total control throughout her career said yes to an orchestra, a producer, and a filmmaker all in one year, what it's like hearing an instrument built for one pair of hands answered by fifty more, and her pet peeve about volume at live shows.(The musical excerpts heard in the interview are from Suzanne Ciani's CIANI/ORKEST)—Dig DeeperArtist and Album:Visit Suzanne Ciani at sevwave.com and follow on Instagram and YouTube; her catalog is on Bandcamp.Purchase CIANI/ORKEST on quadraphonic vinyl from AKP Recordings and digitally from Bandcamp or Qobuz. You can also listen on your streaming platform of choice.Collaborators:Metropole Orkest — the 50-piece orchestra behind CIANI/ORKEST.Simon Dobson — composer and conductor of the album.Actress and Suzanne Ciani, Concrète Waves (Werkdiscs) — on Bandcamp, with coverage from The Quietus.Instruments and Makers:Buchla U.S.A. — the modular synthesizer at the center of Ciani's work, designed by Don Buchla.Film:The History of Concrete (dir. John Wilson, 2026), which Ciani scored — film page on Letterboxd.Live and Catalog:Age of Reflections — the immersive concert series behind Ciani's cathedral performances.Seven Waves — on Bandcamp.—Dig into this episode's complete show notes at podcast.thetonearm.com—• Did you enjoy this episode? Please share it with a friend! You can also rate The Tonearm ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ and leave a review on Apple Podcasts. • Subscribe! Be the first to check out each new episode of The Tonearm in your podcast app of choice. • Looking for more? Visit podcast.thetonearm.com for bonus content, web-only interviews + features, and the Talk Of The Tonearm email newsletter. You can also follow us on Bluesky, Mastodon, YouTube, and LinkedIn. • Be sure to bookmark our online magazine, The Tonearm! → thetonearm.com Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
This week, we're putting The Tonearm's needle on five-time Grammy-nominated composer Suzanne Ciani.Suzanne has spent decades innovating electronic music on the Buchla synthesizer, an instrument as intimate to her as any acoustic musician's.Suzanne has multiple projects out this year: CIANI/ORKEST, a live album with the fifty-piece Metropole Orkest, conducted by Simon Dobson; a collaborative live album with British electronic producer Actress; and the score for John Wilson's idiosyncratic new documentary, The History of Concrete.We talk about why an artist who's needed total control throughout her career said yes to an orchestra, a producer, and a filmmaker all in one year, what it's like hearing an instrument built for one pair of hands answered by fifty more, and her pet peeve about volume at live shows.(The musical excerpts heard in the interview are from Suzanne Ciani's CIANI/ORKEST)—Dig DeeperArtist and Album:Visit Suzanne Ciani at sevwave.com and follow on Instagram and YouTube; her catalog is on Bandcamp.Purchase CIANI/ORKEST on quadraphonic vinyl from AKP Recordings and digitally from Bandcamp or Qobuz. You can also listen on your streaming platform of choice.Collaborators:Metropole Orkest — the 50-piece orchestra behind CIANI/ORKEST.Simon Dobson — composer and conductor of the album.Actress and Suzanne Ciani, Concrète Waves (Werkdiscs) — on Bandcamp, with coverage from The Quietus.Instruments and Makers:Buchla U.S.A. — the modular synthesizer at the center of Ciani's work, designed by Don Buchla.Film:The History of Concrete (dir. John Wilson, 2026), which Ciani scored — film page on Letterboxd.Live and Catalog:Age of Reflections — the immersive concert series behind Ciani's cathedral performances.Seven Waves — on Bandcamp.—Dig into this episode's complete show notes at podcast.thetonearm.com—• Did you enjoy this episode? Please share it with a friend! You can also rate The Tonearm ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ and leave a review on Apple Podcasts. • Subscribe! Be the first to check out each new episode of The Tonearm in your podcast app of choice. • Looking for more? Visit podcast.thetonearm.com for bonus content, web-only interviews + features, and the Talk Of The Tonearm email newsletter. You can also follow us on Bluesky, Mastodon, YouTube, and LinkedIn. • Be sure to bookmark our online magazine, The Tonearm! → thetonearm.com Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Cet épisode a été réalisé en partenariat avec Lucya. Merci à eux pour le soutien de mon travail.
Après des années de débats acharnés, la proposition de loi créant un droit à l'« aide à mourir » a été définitivement adoptée par les députés ce mercredi 15 juillet. 291 se sont prononcées pour, et 241 contre.Rejeté à trois reprises par le Sénat, le texte a fini par être adopté en quatrième lecture à l'Assemblée nationale. Sous certaines conditions, il sera donc possible de demander une aide à mourir en France. Une décision historique qui divise jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a d'ores et déjà annoncé saisir le Conseil constitutionnel pour vérifier la constitutionnalité d'une partie des dispositions de la loi.Concrètement, que va-t-elle changer ? Dans quels cas le droit à une aide active à mourir pourra s'appliquer ? On répond à ces questions avec trois journalistes du Parisien : Véronique Hunsinger, spécialiste santé, Bérangère Lepetit, qui suit ce dossier pour le service société, et Victor Delair, chargé de l'actualité du Parlement au service politique.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Marin Guillon Verne et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.
Épisode 1499 : Au menu aujourd'hui : en entrée un peu de Meta, pour le plat de l'actu TikTok et pour finir, une crème dessert surprise !Instagram Édits lance ses sous titres bilinguesEdits, c'est l'application de montage vidéo de Meta. En gros, l'outil maison pensé pour créer des Reels, avec des fonctions de montage, de templates, d'effets, et tout ce qu'il faut pour produire du contenu court sans sortir de l'écosystème Instagram.La nouveauté du moment, ce sont les sous-titres bilingues automatiques.Concrètement, quand vous créez une vidéo dans Edits, l'application peut maintenant générer des sous-titres dans deux langues. Le texte peut être affiché dans 15 langues, avec une traduction automatique.C'est une petite fonctionnalité, mais elle répond à un vrai usage.On parle souvent de viralité, de contenus qui dépassent le cadre de nos audiences mais beaucoup de vidéos circulent aussi bien au-delà de leur pays d'origine. Un tuto, une prise de parole face caméra, une vidéo éducative ou un contenu de marque peut très vite être vu par des gens qui ne parlent pas la langue initiale; TikTok pousse désormais les microdramas pour les marques.Les microdramas, c'est ce format de mini-fiction verticale, souvent très court, très rythmé, très feuilletonnant.Vous voyez le genre : une intrigue simple, un conflit très fort, des personnages faciles à comprendre, et un cliffhanger toutes les 30 secondes.C'est parfois un peu gros, parfois très soap opera, mais c'est redoutable pour capter l'attention.Et TikTok veut maintenant permettre aux marques de jouer avec ce format.La plateforme propose aux annonceurs de créer et publier des contenus épisodiques directement dans TikTok, puis de les amplifier avec sa solution Growth Max.L'idée est simple : au lieu de faire une vidéo publicitaire isolée, une marque peut construire une mini-série.Danette a sorti un faux documentaire autour du Tour de France : “Le Secret de la Danseuse”.Et franchement, c'est une très bonne idée.Le pitch est simple : depuis toujours, on pense que les cyclistes se mettent en danseuse pour des raisons sportives. Pour relancer, pour attaquer, pour grimper, pour gagner des watts.Mais Danette mène l'enquête et révèle la vérité : si les cyclistes se lèvent, c'est pour aller chercher une Danette.Voilà. Cinquante ans de mystère cycliste résolus en une crème dessert.La campagne reprend les codes du faux documentaire d'investigation. On a du suspense, du “breaking news”, des témoins, des experts, un ton faussement sérieux, et évidemment une conclusion complètement absurde.Et c'est précisément ça qui fonctionne.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Malgré les sanctions, la Russie garde la première marche du podium pour la troisième année consécutive, en valeur comme en part de marché en ce début juillet, selon le Rapaport Group, institution qui fait référence sur le marché du diamant. Une position qu'elle conserve bien que sa part dans le marché mondial ait légèrement reculé, car elle a réduit sa production et ses exportations pour soutenir ses prix. Depuis 2023, année où elle a dépassé le Botswana, la Russie conserve son titre de premier producteur mondial de diamants bruts en valeur. Le pays a même produit près de deux fois plus de diamants bruts que ses plus proches concurrents. Concrètement, selon les statistiques publiées en début de mois par le Processus de Kimberley, la Russie a extrait l'an dernier 31,5 millions de carats, pour une valeur totale de 2,72 milliards de dollars, soit un prix moyen de 86 dollars par carat. À lire aussiLe Canada, un géant mondial du diamant aux mines vieillissantes Techniques sophistiquées de contournement des sanctions La performance est notable et notamment en raison des sanctions occidentales. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, les pays du G7 interdisent l'importation de pierres extraites en Russie et l'Union européenne a sanctionné le géant russe Alrosa, le premier producteur mondial, qui fournit un quart du marché. Évidemment, comme pour d'autres produits, la Russie a construit un système sophistiqué de contournement. Selon notamment une enquête d'un média indépendant et d'une ONG russe, la Russie profite d'une sacrée faille : le bannissement ne s'applique pas aux diamants déjà présents sur le territoire européen ou dans les pays tiers avant le 1ᵉʳ janvier 2024, ni à ceux taillés en dehors de Russie avant cette date. Pensé pour protéger les investisseurs, le résultat, c'est que beaucoup de diamants russes sont taillés ailleurs, changent d'origine et se fraient un chemin sur des marchés dont les portes sont censées être fermées. L'Arménie est pointée du doigt pour son aide au diamant russe par l'OCCRP, une organisation internationale de journalisme d'investigation. Réduction de la production dans un secteur jugé instable Reste que le tableau est loin d'être si rose pour la Russie et Alrosa. D'abord, parce que l'entreprise a suspendu l'exploitation de plusieurs gisements au cours des mois écoulés afin de réduire ses coûts dans un contexte de ralentissement du secteur. Au total, selon le journal Kommersant, la production russe a été réduite de 15,5 % en 2025. Selon les données du Processus de Kimberley, c'est la plus forte baisse de production parmi les cinq principaux pays producteurs de diamants, la Russie se classe même au deuxième rang pour le recul de ses exportations. Les perspectives du secteur du diamant russe sont évaluées de manière très diverse dans le pays, mais des points convergent chez les analystes cités dans la presse russe : le secteur reste instable, la concurrence des pierres synthétiques s'intensifie et la popularité des diamants est en déclin à l'échelle mondiale. À lire aussiEn attendant son repreneur, De Beers baisse le prix de ses diamants
Parce que… c'est l'épisode 0x31C! Shameless plug 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Une conversation sur une terrasse, un sujet qui mijotait depuis longtemps L'épisode s'ouvre de façon informelle, en terrasse, un lundi ensoleillé. L'animateur et Martin Dubé annoncent qu'ils allaient enfin aborder un sujet qu'ils repoussaient depuis longtemps : un mandat de test d'intrusion que Martin avait réalisé sur un réseau LTE (4G) privé, à une époque où il n'avait qu'une connaissance limitée de cette technologie. Le fil conducteur de la discussion est la curiosité comme moteur de croissance professionnelle en cybersécurité, illustré par ce mandat devenu un succès marquant dans sa carrière. Se lancer dans l'inconnu : du pentest classique au LTE Martin explique que son parcours en test d'intrusion a toujours été motivé par la curiosité plutôt que par une expertise préalable. Il rappelle ses débuts chez Gocker, où une jeune équipe sans expérience formelle a appris « sur le tas ». Cette philosophie l'a suivi tout au long de sa carrière : il se dit attiré par les mandats qui le poussent hors de sa zone de confort. Le LTE constitue un univers à part, très différent du monde informatique traditionnel (Windows, Linux) : des protocoles propriétaires, complexes, empilés au fil des générations (3G, 4G, 5G) par l'organisme 3GPP, chaque itération apportant son lot de nouveaux acronymes déconnectés des précédents. Le mandat portait spécifiquement sur un réseau LTE privé, avec ses propres mécanismes de contrôle d'accès (notamment le verrouillage IMEI, qui lie une carte SIM à un appareil précis), absents des réseaux cellulaires publics. Une préparation intensive Pour se qualifier, Martin s'est procuré une carte Blade RF, a étudié le fonctionnement du matériel, préparé des payloads jusque dans sa chambre d'hôtel et dans l'avion, et a visionné une quinzaine de présentations DEF CON sur les attaques LTE. Il en retient que malgré la complexité apparente, les mêmes patterns d'attaque reviennent constamment : injections, services exposés, adresses IP mal protégées. Il livre un message clé aux auditeurs : ne pas laisser le syndrome de l'imposteur freiner les décisions. Selon lui, un « expert » est simplement quelqu'un qui a travaillé fort et qui continue d'apprendre ; s'accrocher au statut d'expert peut au contraire limiter la capacité à sortir de sa zone de confort. Martin insiste sur l'accumulation d'expérience comme capital réutilisable : après une quinzaine d'années en test offensif, il reconnaît que les fondamentaux (penser comme un attaquant) restent transférables d'une technologie à l'autre, seuls les acronymes changent. Il souligne aussi que l'accès à l'information (recherche en ligne, outils d'IA comme Copilot) a rendu l'apprentissage de nouveaux domaines beaucoup plus rapide qu'auparavant. Concrètement, pour écrire ses payloads en C, il a utilisé le framework open source srsRAN, qui permet de simuler un réseau LTE complet, et s'est appuyé sur Copilot pour comprendre le code et cibler les modifications nécessaires. Une soirée d'hôtel a suffi pour obtenir un premier résultat fonctionnel. Le pouvoir du threat modeling La deuxième moitié de l'échange se concentre sur la méthodologie du mandat. Le client, relativement mature, exigeait un atelier de modélisation des menaces (threat modeling) avant même la rédaction du plan de test, lequel devait ensuite être approuvé par les parties prenantes. L'équipe a suivi une approche inspirée de l'OWASP, réunissant plusieurs intervenants pour déterminer ce qu'il fallait sécuriser en priorité. Le sujet retenu a été le provisionnement des cartes SIM, élément central de l'accès au réseau LTE (les clés de chiffrement intégrées aux cartes, non extractibles, et leur copie détenue par le fournisseur). Cet atelier d'une semaine a permis de faire émerger, avant même les tests techniques, plusieurs hypothèses de vulnérabilités fondées sur les risques réels plutôt que sur un périmètre imposé arbitrairement. Martin partage un exemple marquant : lors des discussions, un accès jugé initialement comme « lecture seule » sur un système de surveillance des cartes SIM s'est révélé être un accès administrateur complet, supposément atténué par des règles de pare-feu… qui, après vérification, n'avaient en réalité jamais été mises en place. Ce test, qui n'a demandé que cinq minutes, a révélé un manque de communication majeur entre les équipes du client et son fournisseur. Les deux interlocuteurs comparent cette dynamique aux défaillances observées dans les grandes organisations complexes, où plusieurs fournisseurs interviennent sans coordination claire. L'animateur cite en parallèle l'incident de la porte de l'avion Boeing, causé par une rupture de communication entre le fournisseur et le fabricant plutôt que par une seule erreur isolée — illustrant que les systèmes complexes multiplient les angles morts. Les résultats techniques du mandat Une fois le plan de test bâti sur les risques identifiés, Martin a pu tester des contrôles précis : usurpation d'IMEI, mouvements latéraux via des réseaux industriels mal segmentés (FTP non sécurisés, plusieurs sauts de jump host), et surtout des attaques par déni de service. Il détaille l'attaque par injection sur la « tracking area update » : contrairement au Wi-Fi, où l'appareil mesure lui-même la force du signal, un appareil LTE fait confiance à la force annoncée par l'antenne, ce qui permet à un attaquant de se faire passer pour une tour plus puissante sans nécessiter une grande puissance d'émission. Cette faille est reconnue comme un compromis de conception du 3GPP entre sécurité et fiabilité du roaming. Dans le cas testé, la vulnérabilité existait bel et bien, mais un mécanisme de type « watchdog » redémarrait automatiquement les appareils affectés, limitant l'impact réel grâce à un contrôle compensatoire. Conclusion L'épisode se termine sur une note d'enthousiasme partagé : les deux interlocuteurs concluent que la curiosité, la volonté d'expérimenter dans l'inconnu et la capacité à capitaliser sur une expérience accumulée sont les véritables leviers de progression en cybersécurité, bien plus que la spécialisation figée dans un domaine unique. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Martin Dubé Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Intrasecure inc
À quelques mois de l'échéance cruciale du premier septembre 2026, la course à la conformité pour la facturation électronique s'accélère en France.Par exemple, NTT DATA Business Solutions sort sa solution cloud Joubini, qui vient d'obtenir le précieux sésame de Plateforme Agréée, l'équivalent de ce qu'on appelait auparavant une PDP, c'est à dire une plateforme de dématérialisation partenaire.La bascule réglementaire de 2026D'abord, il faut comprendre la portée de cet agrément de Plateforme Agréée.Pour les grandes entreprises et les ETI, la bascule réglementaire de 2026 est une transformation structurelle de la gestion fiscale et du reporting.Cet agrément garantit aux organisations que leurs factures et leurs transmissions de données fiscales seront acheminées vers l'administration.Cela veut dire aussi que Joubini et ses concurrents également agréé deviennent des tiers de confiance validé par l'État français.La grande question de l'intégration au SIEnsuite, le véritable défi pour les directeurs informatiques réside dans l'intégration de cette contrainte au sein d'architectures SI souvent complexes et hétérogènes.Joubini est une plateforme pensée pour être nativement compatible avec les environnements ERP, notamment les standards lourds du marché comme SAP ECC ou SAP S4 HANA.Concrètement, cela évite de devoir repenser de fond en comble la chaîne de facturation existante. La solution ingère les flux de données, gère le multi-protocole et traduit instantanément les documents dans les formats réglementaires imposés comme Factur-X, UBL ou EDIFACT grâce à une bibliothèque de plus de 15000 mappings standards.Transformer une obligation légale en levier de performance businessMais attention, la facturation électronique ne doit pas être vécue uniquement comme une épine réglementaire dans le pied des entreprises.C'est le troisième point majeur. Cet agrément transforme une obligation légale en un levier d'automatisation et de performance business.En centralisant les flux EDI et le invoicing sur une plateforme cloud, les entreprises gagnent en traçabilité et réduisent drastiquement les coûts de traitement des factures.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Today I'm delighted to welcome Andy Parker, CEO of Step Pharma.With over 25 years of experience across AstraZeneca, Shire, Zealand Pharma, andventure capital, Andy has led Step Pharma since 2019. The company is pioneeringa targeted approach to cancer and blood disorders by inhibiting the enzymeCTPS1. Their lead candidate, dencatistat, blocks this pathway that certaincancer cells and activated immune cells rely on, while sparing healthy cellsthat use the related CTPS2 enzyme.In this episode, we'll dive into the science behind this mechanism, explore StepPharma's expanding pipeline from lymphomas and solid tumours to essentialthrombocythaemia, and discuss their recent €38 million Series C financing.We'll also look ahead to the future of precision oncology.01:17 Meet Andy Parker06:12 The biotech ecosystem around Geneva07:51 The CTPS1 enzyme and why cancer cells depend on it14:08 Pipeline-in-a-product strategy across three indications20:14 The series C: €38 million raise25:41 Partnering with big pharma: possibilities and limits28:11 The future of precision oncology and metabolic targetingInterested in being a sponsor of an episode of our podcast? Discover how you can get involved here! Stay updated by subscribing to our newsletterTo dive deeper into the topic: Step Pharma and Concr to partner on cancer treatmentStep Pharma moves into oncology clinical trialsStep Pharma announces promising pre-clinical cancer data
C'est le grand défi de cette année 2026 : faire passer l'intelligence artificielle du statut de gadget conversationnel à celui d'agent autonome capable d'agir directement sur vos systèmes métiers.Selon les derniers chiffres, 42% des initiatives sont abandonnées avant même la mise en production, faute de supervision adaptée. C'est pour briser ce plafond de verre que Salesforce dégaine MuleSoft Omni Gateway, une solution conçue pour unifier la gouvernance de ces nouveaux robots d'entreprise.Le plan de contrôle exploseAbordons d'abord le piège de la fragmentation. Pour donner du pouvoir d'action aux agents autonomes, les entreprises ont tendance à empiler des passerelles IA dédiées ou à coder des couches de contrôle sur mesure. Résultat, le plan de contrôle explose.Vos équipes réseau gèrent les API d'un côté, les ingénieurs IA encadrent les modèles de l'autre, et la direction perd toute visibilité.Et ces angles morts se transforment vite en vulnérabilités.Salesforce propose avec Omni Gateway de centraliser la supervision sur l'ensemble de votre parc, qu'il utilise MuleSoft, Kong, Apigee, Azure ou encore AWS.Par la grâce du MCPLe deuxième levier, c'est la transformation des actifs métiers.Connecter des agents à vos données exigeait jusqu'ici un travail d'intégration lourd et spécifique.La solution de Salesforce convertit vos API REST existantes en outils directement assimilables par l'IA. Et cela se fait grâce au protocole MCP, le nouveau standard ouvert de communication.Concrètement, vos règles de sécurité et d'authentification d'origine sont automatiquement transmises. Les agents autonomes peuvent ainsi trouver et consommer les ressources de l'entreprise en toute autonomie, pendant que la gouvernance de l'IT tourne de manière invisible en arrière-plan.La question de la maîtrise financièreEnfin, regardons le nerf de la guerre, qui est la maîtrise financière et la traçabilité.Qui dit agents autonomes connectés dit risque d'explosion de la consommation de jetons, les fameux tokens.Omni Gateway permet de suivre ces flux en temps réel et d'imposer des garde-fous budgétaires depuis une interface unique. C'est donc une aubaine pour vos équipes FinOps et de sécurité.Mieux encore, chaque interaction ou délégation de tâche génère un audit. Si un agent IA adopte un comportement inattendu en production, vos équipes opérationnelles disposent donc d'un fil conducteur pour remonter à la source et résoudre l'incident.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Épisode 1499 : Le 23 juin 2026, la France affiche une température moyenne supérieure à 99 % de la planète.On ne parle plus d'un futur hypothétique, mais d'une expérience corporelle.Passage du climat abstrait au climat vécu (nuits sans sommeil, corps épuisés, villes invivables).Le feed devient un miroir en temps réel de ce vécu : stories de thermomètres, piscines bondées, rails qui se tordent, routes qui fondent.-Qu'est-ce que l'eco anxiété ?Le Robert la définit comme une anxiété provoquée par les menaces environnementales qui pèsent sur notre planète.Les chercheurs la décrivent comme un état de détresse psychologique face à des changements climatiques perçus comme incertains, imprévisibles et menaçants.Concrètement l'éco-anxiété peut mêler peur, tristesse, colère, culpabilité, sentiment de trahison, impression que “l'avenir est volé”, notamment chez les jeunes générations.Les chercheurs insistent sur le fait qu'il s'agit plutôt d'une réaction rationnelle et lucide à la gravité de la crise écologique, et qu'il ne faut pas la “pathologiser”.-Gen Z : parler de sa peur du climat en publicDes études menées auprès de jeunes de 16–25 ans montrent qu'environ 60% d'entre eux se disent très ou extrêmement inquiets face au changement climatique. (Etude Hickman datant de 2021).https://www.nationalgeographic.fr/environnement/psychologie-angoisse-avenir-les-jeunes-generations-peuvent-elles-surmonter-leur-eco-anxietePeur, inquiétude, anxiété, honte, colère, découragement, culpabilité : les effets psychologiques de la crise climatique sont profonds et parfois paralysants.Pour conjurer ou témoigner, certains moins de 25 ans se filment, témoignent, partagent leurs angoisses sur TikTok face à la canicule. Les formats typiques : face cam dans la chambre, voix tremblante ou ironique, texte incrusté (“je ne supporte plus cette chaleur, ça me fait paniquer pour le futur”)https://www.tiktok.com/@konbini/video/7125755428767649029On est dans un registre lexical qui est celui cela santé mentale : “burnout climatique”, “panic attack pendant la nuit tropicale”.-Le feed comme amplificateur d'éco-anxiétéLogique algorithmique : les contenus anxiogènes (catastrophes, urgence climatique, collapsologie) surperforment car ils génèrent engagement et rétention. Les réseaux sociaux créent un effet “boucle d'anxiété” : plus tu interagis, plus tu vois de contenu climat.En période de canicule on voit certains créateurs se spécialiser en media climat.-Parmi eux il faut citer HugoDecrypte. Depuis le début de la vague de chaleur il prend la parole de façon très fréquente et se veut el porte voix d'une « France qui suffoque ». https://www.instagram.com/p/DaNS1GWN4AW/?hl=frIl est intéressant de noter que contrairement à son habitude, Hugo Decrypte s'applique à politiser la canicule de 2026 en parlant de point de bascule qui relève des choix (ou non‑choix) de l'État, des collectivités et des grandes entreprises sur le climat et l'adaptation.Hugo Travers n'aura jamais été aussi engagé qu'en cet été 2026.-Je pense au media @climax_fanzinehttps://www.instagram.com/climax_fanzine/123k followers sur Instagram et une baseline : « le media plus chaud que l'époque ».Un media militant spécialisé sur les sujets liés au climat.C'est documenté et très culture web. Vous êtes apprendrez par exemple que le probe§me ce n'est pas la clim ! https://www.instagram.com/p/DZ7uMhgDHdi/?img_index=1…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est le grand saut pour le spécialiste de l'ingénierie optique XGIMI qui lance officiellement via sa marque MemoMind les précommandes des MemoMind One, ses premières lunettes connectées à intelligence artificielle.Un produit très attendu qui quitte enfin le CES de Las Vegas pour s'attaquer de front à la productivité des cadres et des nomades numériques dès cet été.L'informatique ambiante arriveLe premier levier de cette annonce, c'est l'avènement concret de l'informatique ambiante sur le nez des utilisateurs.Loin d'être une extension gadget de votre smartphone, ces lunettes intègrent un système d'exploitation hybride multi-LLM.Concrètement, cela signifie que l'appareil est capable de basculer d'un modèle de langage à un autre selon la complexité de la tâche à effectuer.Traduction intégrée aux lunettesDeuxième pilier, la traduction intégrée dans les lunettes. Les lunettes intègrent en effet un traducteur instantané gérant plus de 26 langues en mode passif ou en dialogue actif, couplé à un enregistreur.Ce dernier capture les conversations pour générer des comptes-rendus et des listes de tâches automatiques.Plus fort encore pour vos présentations, un téléprompteur qui affiche vos notes directement dans votre champ de vision.Un modèle de monétisation particulierMais attention, le véritable enjeu à long terme et notre troisième point réside dans le modèle de monétisation de cet appareil.Derrière le matériel vendu à partir de 399 dollars, MemoMind introduit un abonnement premium baptisé Memo Plus à près de 20 dollars par mois.Ce service propose une mémoire à long terme qui enregistre, connecte et interprète en continu l'historique de votre vie professionnelle stockée dans les lunettes connectées.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 25 juin dernier, le Parisien a raconté la renaissance d'Audrey, une jeune femme de 28 ans qui a survécu à une maladie rare grâce à un don de moelle osseuse.En 2021, alors qu'elle n'a que 23 ans, Audrey apprend qu'elle souffre d'une aplasie médullaire idiopathique, une maladie qui se caractérise par l'incapacité de la moelle osseuse à remplacer correctement certaines cellules sanguines comme les plaquettes, les globules blancs et les globules rouges. Concrètement, son sang coagule mal et elle risque l'hémorragie à la moindre plaie. Pendant plusieurs mois, elle doit se faire transfuser régulièrement à l'hôpital Saint-Louis, situé dans le Xe arrondissement de Paris. Mais au printemps 2022, une greffe a tout changé. Désormais, Audrey a retrouvé une vie normale et elle a pu entrer en contact avec son donneur, un homme qui vit en Italie. Pour Code source, elle revient, quatre ans après sa greffe, sur cet épisode qui a bouleversé sa vie. Elle raconte ses mois d'errance médicale, ses allers-retours au bloc opératoire, ses doutes, ses peurs, et sa vie après la maladie. Témoignage recueilli par Judith Perret.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Clara Garnier-Amouroux et Marin Guillon Verne - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : LP/Fred Dugit - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un véritable séisme géopolitique et technologique qui secoue l'écosystème de la tech.La France vient de décider d'écarter officiellement l'américain Palantir de ses services de renseignement.Cette décision historique marque un point de défiance inédit en Europe et envoie un signal fort à tous les décideurs du secteur public comme du secteur privé.Palantir n'est pas un fournisseur de cloud ordinairePour comprendre la portée de cette rupture, il faut d'abord analyser la question de l'allégeance politique face à la souveraineté des données.Car Palantir n'est pas un fournisseur de cloud ordinaire.Né dans le sillage direct des attentats du 11 septembre et historiquement soutenu par le fonds de la CIA, le groupe affiche une ambition géopolitique claire. Il s'agit avant tout pour Palantir de préserver la puissance américaine.D'ailleurs, Ses revenus dépendent massivement de Washington, avec une hausse spectaculaire des contrats de défense portée par la dynamique de l'administration Trump depuis le début de l'année 2026.Pour un DSI ou un dirigeant d'entreprise européen, le risque de dépendance devient donc intenable.Car face à des choix stratégiques majeurs ou encore à des requêtes classées secrètes par la Maison Blanche, n'importe quel professionnel européen peut légitimement se demander de quel côté penchera l'éditeur américain.Et c'est cette incertitude qui pousse aujourd'hui la France, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni à reconsidérer d'urgence leurs liens avec cette entreprise.Un lourd positionnement idéologiqueLe second point concerne l'éthique de l'intelligence artificielle et le risque de réputation pour les organisations.Palantir s'est imposé sur des projets militaires ultrasensibles, comme le programme de ciblage militaire assisté par l'intelligence artificielle Maven, ou l'exploitation controversée des fichiers de santé par la police anti-immigration américaine.Concrètement, cette activité s'accompagne d'un lourd positionnement idéologique, souvent hostile aux régulations européennes.Pour les entreprises de notre écosystème, adopter les outils de Palantir signifie lier sa gouvernance à un acteur très controversé.Quelle alternative technologique ?Enfin, se passer de Palantir pose aussi la question de l'alternative technologique.Car remplacer un logiciel capable de fusionner d'immenses bases de données pour y déceler des signaux faibles est un défi d'ingénierie colossal.Reste que cette éviction de Palantir crée surtout une opportunité business pour le marché européen de la tech.Mais elle oblige surtout à accélérer le déploiement de solutions de substitution souveraines.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La bataille du GPS souverain s'accélère en France avec la mise à jour majeure de Roole Map. L'application tricolore intègre enfin la brique participative qui a fait le succès historique de Waze.Pour vous qui partirez peut être en vacances cet été en voiture, voici trois informations importantes à retenir, avant de peut être l'essayer.Un modèle économique fondé sur la souverainetéPremier point, les éditeurs de l'application ont fait le choix d'un modèle économique fondé sur la souveraineté et la sobriété numérique.Contrairement aux géants américains, Roole Map exclut toute publicité et conserve les données de localisation directement sur le terminal de l'utilisateur.En clair, cela signifie que les données de vos déplacements, professionnels ou non, ne seront pas monétisées ou analysées par des courtiers en données.Un outil d'aide à la décision pour préparer votre voyageSecond point, Roole Map ne se contente pas de vous proposer un trajet.Concrètement, l'application agrège les données officielles de l'État sur le prix des carburants en station et cartographie en temps réel les bornes de recharge électrique, avec leur compatibilité technique et leurs tarifs précis.C'est donc en principe un super outil d'aide à la décision pour préparer votre voyage, ou le planifier. C'est donc une réponse pragmatique aux défis économiques de la transition énergétique.Quid de l'effet réseau ?Mais attention, et c'est notre troisième point, l'introduction des alertes communautaires pour les accidents ou les chantiers confronte l'application au défi ultime des plateformes numériques, à savoir l'effet de réseau.Pour que ce modèle collaboratif fonctionne et apporte une vraie valeur en temps réel, il faut impérativement une masse critique de conducteurs simultanés sur les routes.Roole Map revendique aujourd'hui un million de téléchargements et plus de 300000 utilisateurs mensuels.C'est une progression notable, mais encore très loin des standards des leaders du marché, comme Waze ou Google Maps.La clé du succès résidera donc dans la capacité de l'éditeur à convertir massivement le million et demi de membres de son club automobile en capteurs sur la route.Le déploiement progressif, actuellement en bêta sur Android, montre en tout cas une vraie prudence face à ce défi.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 2016, la France expérimentait les «territoires zéro chômeur de longue durée». Un dispositif étendu en 2020, qui permet à des personnes durablement éloignées du marché de l'emploi de trouver un travail. Concrètement, des entreprises à but d'emploi (EBE), des structures à but non lucratif et financées par la dépense publique, ont ainsi été créées pour employer ces personnes en CDI, à temps choisi près de leur domicile. Dix ans après, plus de 4 000 personnes ont retrouvé le chemin de l'emploi grâce à l'expérimentation. Alors qu'une proposition de loi devait pérenniser ce programme, l'avenir de « Territoires zéro chômeur de longue durée » est suspendu au calendrier législatif français. Si des critiques sont formulées, les évaluations du projet sont globalement positives. D'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne ou encore l'Afrique du Sud s'en sont d'ailleurs inspirés. Selon les chiffres de l'INSEE (l'Institut national de la statistique et des études économiques en France), parmi les chômeurs, 580 000 personnes en moyenne déclarent au quatrième trimestre 2025 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an. Une situation qui impose des réponses concrètes de la part de l'État. L'ancien Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté Olivier de Schutter, plaidait par exemple pour une « garantie d'emploi » afin de lutter contre la pauvreté et mieux protéger les travailleurs. Quels enseignements tirer de l'expérimentation française « Territoires zéro chômeur de longue durée » ? Avec l'arrivée de l'IA qui va supprimer de nombreux métiers, faut-il mettre en place un droit à l'emploi ? Avec : Florence Jany-Catrice, économiste coordinatrice du réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales « TZC ») du CNRS Denis Prost, vice-président de l'association Territoires zéro chômeur de longue durée. Également dans l'émission : Un entretien avec Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi, en Inde, où la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie d'emploi rural (MGNREGA). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Boss - Meryl, Lejuh ► Alo!? / الو!؟ - Nour.
En 2016, la France expérimentait les «territoires zéro chômeur de longue durée». Un dispositif étendu en 2020, qui permet à des personnes durablement éloignées du marché de l'emploi de trouver un travail. Concrètement, des entreprises à but d'emploi (EBE), des structures à but non lucratif et financées par la dépense publique, ont ainsi été créées pour employer ces personnes en CDI, à temps choisi près de leur domicile. Dix ans après, plus de 4 000 personnes ont retrouvé le chemin de l'emploi grâce à l'expérimentation. Alors qu'une proposition de loi devait pérenniser ce programme, l'avenir de « Territoires zéro chômeur de longue durée » est suspendu au calendrier législatif français. Si des critiques sont formulées, les évaluations du projet sont globalement positives. D'autres pays comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne ou encore l'Afrique du Sud s'en sont d'ailleurs inspirés. Selon les chiffres de l'INSEE (l'Institut national de la statistique et des études économiques en France), parmi les chômeurs, 580 000 personnes en moyenne déclarent au quatrième trimestre 2025 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an. Une situation qui impose des réponses concrètes de la part de l'État. L'ancien Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté Olivier de Schutter, plaidait par exemple pour une « garantie d'emploi » afin de lutter contre la pauvreté et mieux protéger les travailleurs. Quels enseignements tirer de l'expérimentation française « Territoires zéro chômeur de longue durée » ? Avec l'arrivée de l'IA qui va supprimer de nombreux métiers, faut-il mettre en place un droit à l'emploi ? Avec : Florence Jany-Catrice, économiste coordinatrice du réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales « TZC ») du CNRS Denis Prost, vice-président de l'association Territoires zéro chômeur de longue durée. Également dans l'émission : Un entretien avec Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi, en Inde, où la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie d'emploi rural (MGNREGA). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Boss - Meryl, Lejuh ► Alo!? / الو!؟ - Nour.
Oubliez le fantasme de l'IA qui remplace massivement l'humain. La réalité de 2026 est bien plus subtile et stratégique.Le dernier baromètre mondial PwC sur l'emploi révèle une transformation radicale des compétences professionnelles et dessine une économie de la tech à deux vitesses. Un marché du travail polariséConcrètement, nous basculons dans un marché du travail polarisé. D'un côté, les postes dits démocratisés, où l'IA permet à des non-experts d'exécuter des tâches simples. De l'autre, les postes dits professionnalisés, où l'IA sert de multiplicateur de force pour les experts en automatisant la routine.Et c'est là que tout se joue pour les décideurs. Ces métiers à haute valeur ajoutée humaine connaissent une croissance deux fois plus rapide et des hausses de salaires nettement supérieures.Pourquoi ? Parce que plus l'outil technique est puissant, plus le discernement, l'esprit critique et l'expertise de celui qui le pilote deviennent cruciaux. Bref, les compétences humaines ne sont pas balayées, elles sont survalorisées.L'émergence d'entreprises superstarsMais attention, l'impact business va bien au-delà de la gestion des compétences individuelles.Nous assistons aussi à l'émergence d'entreprises superstars. Je vous parle ici des organisations qui ont intégré l'IA non pas pour réduire les coûts, mais pour accélérer l'innovation.Et les chiffres sont vertigineux avec des gains de productivité de 163 % pour les leaders du secteur. Bref, ces entreprises superstars ne licencient pas, bien au contraire.Leurs effectifs progressent de 52 %, contre seulement 36 % pour les retardataires de l'IA. L'intelligence artificielle s'affirme donc dans ces cas comme un puissant levier d'hypercroissance, et non comme un simple outil d'optimisation budgétaire.La trajectoire des profils juniors est totalement bouleverséeEnfin, le troisième point de rupture concerne directement votre future politique de recrutement et la gestion de vos talents.La trajectoire des profils juniors est totalement bouleversée. L'IA supprime les tâches d'exécution basiques qui servaient traditionnellement d'apprentissage aux débutants.Résultat, les offres d'emploi pour les profils juniors exposés à l'IA sont désormais sept fois plus susceptibles d'exiger des compétences de cadre, comme le leadership ou le sens de l'analyse.Ces postes de débutants augmentés ont bondi de 35 % depuis 2019, tandis que les jobs de premier échelon classiques baissent de 10 %.Pour les DRH et les directeurs techniques, le défi est immense, voire très questionnant. Il faut réinventer d'urgence le mentorat et l'onboarding, car on demande aujourd'hui à des débutants d'avoir la posture de managers expérimentés dès leur premier jour.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Épisode 1493 : Aujourd'hui, c'est mercredi, et le mercredi c'est geekerie Au menu aujourd'hui : Du Linkedin, Du tiktok, du Thread et pour finir une petite pépite rien que pour vous …… on va se régaler Linkedin lance ses posts CollabGrosse annonce côté Linkedin qui teste une nouvelle fonctionnalité : les Collaborative Posts.Vous allez me dire, comme souvent, ils jouent les suiveurs et attendent de voir si ça prend chez les autres. Pas fauxL'idée est simple : permettre à plusieurs personnes, ou à une personne et une page entreprise, d'être co-auteurs d'un même post.Concrètement, au moment de publier on pourra ajouter des co-auteurs et leurs noms apparaîtront en haut du post. Threads franchit le cap des 500 millions d'utilisateurs.Sur cette nouvelle news, je me fais plaisir, parce qu'on va parler de Threads. Threads qui franchit le cap des 500 millions d'utilisateurs actifs mensuels et arrive au coude à coude avec X.C'est un cap énorme pour l'alternative de Meta car Threads n'est plus seulement “le clone sympa de Twitter”, c'est désormais une vraie plateforme de conversation publique et de micro blogging.Pour fêter cet élan de croissance, Meta introduit de nouvelles options :Communities : Meta enfonce le clou sur les communautaires en lançant officiellement son hub communautaire, qui permet d'identifier des groupes de discussions qui collent à tes centres d'intérêt. Ces groupes sont personnalisables visuellement et ils peuvent être ajoutés a votre emenu.TikTok s'associe à StravaTikTok vient d'annonce un partenariat avec Strava et le lancement d'un fond européen pour les mouvements locaux. A eux deux, ils placent 100 000 euros dans la balance pour venir soutenir des clubs et communautés sportives locales. Avec ce fond, ils s'associent à 20 créateurs-ambassadeurs qui sont actifs à la fois sur TikTok et sur Strava. Ces créateurs recevront des financements et des crédits publicitaires TikTok pour soutenir leurs communautés sportives locales.Les créateurs sélectionnés sont Issus de plusieurs régions d'Europe et Membres actifs de longue date des communautés sportives locales qu'ils représentent.Ils utiliseront leur part du financement et les leviers TikTok pour soutenir directement leurs clubs et communautés de quartier Ce week-end, aura lieu la première action concrète où l'une de cescréatrices-ambassadrices, Zahra Rose animera une course communautaire gratuite et conviviale ouverte à tous. France TV Slash réitère l'expérience Série verticale avec « fenêtre sur rue »France TV Slash continue d'explorer la fiction pensée pour les réseaux sociaux avec Fenêtres sur rue, un format vertical incarné par les humoristes Tom Baldetti et Léandre. La série est diffusée les mardi, jeudi et dimanche à 18h sur les réseaux sociaux de Slash.Le pitch est très simple, et c'est justement ce qui fonctionne : on assiste à une bromance inattendue entre deux voisins qui passent plus de temps à leur fenêtre qu'à construire leur vie. Ils discutent, vannent, divaguent, observent le quotidien, et une amitié un peu improbable se construit entre deux balcons. On est sur un format vertical de 1 minute 30 court, incarné, récurrent, avec une mécanique de rendez-vous. Donc clairement un objet social-first. …Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Direction le Royaume-Uni : 10 ans jour pour jour après la victoire du oui au référendum sur la sortie de l'Union Européenne, le Brexit a encore des conséquences très concrètes sur le quotidien des Britanniques. Reportage RTL de Marie Billon dans un restaurant londonien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Microsoft présente Scout comme un nouvel « agent personnel toujours actif ». L'entreprise le classe dans une catégorie appelée autopilotes : des intelligences artificielles capables d'agir pour l'utilisateur, sans attendre une consigne explicite à chaque étape. L'outil s'appuie sur OpenClaw, une IA agentique que Microsoft intègre désormais à Microsoft 365. Testé en interne sous le nom ClawPilot, puis rebaptisé Scout pour son lancement public, il s'inscrit dans un projet plus large baptisé Project Lobster. Son ambition est de rendre ces agents accessibles à des utilisateurs sans compétences techniques.Concrètement, Scout peut se connecter aux données d'un compte Microsoft et aux applications comme Teams, Outlook, OneDrive ou SharePoint. Il peut organiser des réunions entre plusieurs fuseaux horaires, préparer des documents, modifier des fichiers Word, Excel ou PowerPoint, naviguer sur le Web, remplir des formulaires ou exécuter certaines commandes système. Pour des tâches plus complexes, il peut mobiliser des sous-agents spécialisés, par exemple pour la recherche ou le code. Scout repose aussi sur Work IQ, une couche d'IA qui apprend la façon dont une personne travaille. L'agent ne se contente donc pas de répondre comme un simple chatbot : il tient compte du métier, de l'organisation de l'entreprise et du contexte professionnel. Microsoft assure également que chaque agent dispose de sa propre identité et que les enjeux de sécurité ont été intégrés.Mais la controverse vient d'un document interne consulté par 404 Media. Celui-ci décrit une stratégie en trois étapes pour bâtir une plateforme agentique, avec une première phase qualifiée d'« application addictive ». Le texte explique qu'il faut rendre les utilisateurs accros à ClawPilot, devenu Scout, en développant une expérience autonome, une base d'utilisateurs et un écosystème d'outils indispensable au quotidien. Le projet serait déjà utilisé par plus de 1 000 employés de Microsoft, dont Satya Nadella, avec une forte rétention et un usage intensif. Cette approche inquiète en interne. Un salarié estime qu'aucun produit ne devrait intégrer l'addiction dans sa stratégie de conception. Reste à savoir si Scout séduira vraiment. Microsoft a déjà tenté d'imposer Copilot dans Windows 11, non sans provoquer la colère d'une partie des utilisateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Victorien est le cofondateur de ScorePlay (2021), sa plateforme de gestion médias est epensée spécifiquement pour les organisations sportives : clubs, ligues, fédérations, compétitions, broadcasters. Concrètement, ils centralisent les photos, vidéos et contenus live, les tague automatiquement avec l'IA, facilite la recherche, la production, le partage aux athlètes, aux sponsors, aux diffuseurs, et ils permettent aux organisations sportives de publier beaucoup plus vite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que la Pologne reste l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l'UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l'étranger ces derniers mois, alors que l'union des couples de même sexe reste interdite en Pologne. Reportage de notre correspondant à Varsovie Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d'un train régional, direction Görlitz de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n'avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l'autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l'État polonais, on est qui l'un pour l'autre ? De simples étrangers. C'est pour ça que c'est important de se marier dès que possible. » Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l'aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! » Au total, la cérémonie aura duré moins d'une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d'une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m'a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'est plus seulement mon copain, mais mon mari. » À lire aussiPologne : Varsovie prête à reconnaître certains mariages de couples de même sexe Une demande en forte hausse Et si ce rêve a pu devenir réalité, c'est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l'étranger. Elle s'occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place. Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d'une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l'Europe s'adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d'autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu'il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu'augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. » Depuis le verdict de la Cour de justice de l'Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes. À lire aussiPologne : le Parlement vote le statut de « personne la plus proche », une avancée pour les couples de même sexe
Imaginez un été avec des pics fréquents à 45°C. Puis un dôme de chaleur… à 50°C. Et pas dans un futur lointain : dans les décennies qui viennent.Aujourd'hui, la planète s'est déjà réchauffée d'environ +1,4°C par rapport à l'ère pré-industrielle.Mais l'Europe se réchauffe le plus vite. On a déjà dépassé les +2°C.Concrètement, cela signifie des canicules plus fréquentes, plus longues et plus intenses.Partout sur le continent, c'est en ville que les impacts sont les plus immédiats. Même si, à la campagne, d'autres tensions apparaissent, notamment autour de l'eau et de l'agriculture.Et effectivement, les villes commencent à s'adapter : isolation, végétalisation, refuges climatiques, nouveaux horaires…Le mouvement est lancé. Mais il reste encore très loin d'être à la hauteur du choc qui arrive selon les experts interrogés par Sur le Fil.Réalisation : Maxime Mamet et Michaëla Cancela-KiefferInvités : Valérie Masson-Delmotte (Haut Conseil pour le climat), Vivian Dépoues (I4CE), Alexandre Florentin (Adapt) et Adèle Tanguy (IDDRI)Crédits extraits : Ville de Paris, Assemblée nationaleMusique : Nicolas VairLa Semaine Sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
76% des dirigeants interrogés par le CJD se déclarent inquiets de la situation politique. Pourtant certains tiennent, avancent, transforment. Ce que le leadership exige vraiment dans un monde où les tempêtes ne s'arrêtent plus.Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Mathieu Hetzer, président national du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), et Quitterie Idiart, vice-présidente du CJD, tous deux également dirigeants de leur propre entreprise.Les dirigeants se réveillent à 3h ou 4h du matin. Le "petit vélo" recommence. Le stress est permanent, l'injonction contradictoire aussi : gérer la trésorerie aujourd'hui, transformer le modèle demain, embarquer les équipes maintenant, penser au territoire dans dix ans. Le baromètre du CJD de mars 2026, 560 répondants, le chiffre précisément : ressenti global à 5,9 sur 10, 60% sans visibilité sur leur marché, 76% inquiets de la situation politique. Mathieu Hetzer formule la question que cette réalité pose : "Pouvons-nous encore diriger en quête de performance permanente dans ce monde instable ?"La réponse de Quitterie Idiart passe par un concept précis. La robustesse. Garder des marges de manœuvre pour faire face aux chocs qui vont arriver, plutôt qu'optimiser dans un monde qui n'existe plus. Concrètement : passer de la spécialisation à la polyvalence, travailler simultanément sur les trois horizons (activité présente, nouvelles pistes, activité de demain), construire des équipes capables d'absorber plutôt que de seulement exécuter. Cette transformation du management est au cœur de la commission nationale "Sur le chemin de la robustesse" lancée par le CJD. Les pratiques managériales portées par le mouvement s'inscrivent dans une vision du futur du travail où la polyvalence et la responsabilité distribuée remplacent l'optimisation à court terme.L'échange aborde aussi la gouvernance partagée comme levier concret de leadership et d'engagement des collaborateurs. Mathieu Hetzer l'a mise en place dans sa propre entreprise : stratégie co-construite via des ateliers d'intelligence collective, décision finale qui reste celle du dirigeant, mais charge mentale distribuée. Un collaborateur qui co-décide ne peut plus se désolidariser de la direction prise. Son engagement est directement en jeu. Le CJD fonctionne sur un principe de confiance et de bienveillance sans complaisance, un cadre qui permet aux dirigeants de parler vrai entre pairs. Le rôle politique du dirigeant, au sens de contribution active à la cité, est également exploré dans l'échange.Mathieu Hetzer et Quitterie Idiart parlent à la fois depuis le terrain de leurs propres entreprises et depuis un mouvement de 6 000 dirigeants fondé en 1938. Le CJD a produit un baromètre chiffré en mars 2026. Ce sont des données directement issues du terrain. Le leadership qu'ils décrivent n'est pas une posture. C'est une pratique quotidienne, construite dans la durée.Cet épisode donne des éléments concrets pour identifier les premiers pas vers un modèle d'entreprise plus robuste, expérimenter la gouvernance partagée sans renoncer à sa responsabilité de dirigeant, et comprendre pourquoi le sens, le lien et la joie deviennent des leviers opérationnels pour faire tenir les équipes dans la durée.CHAPITRAGE :(00:00) Introduction : diriger dans un monde qui a changé de nature(04:25) Ce qui empêche vraiment de dormir : le moralomètre CJD 2026(09:14) L'injonction contradictoire : gérer le court terme et transformer le long terme(17:00) Le rôle politique du dirigeant dans la cité(24:00) Du je au nous : se transformer pour mieux prendre soin de ses équipes(29:39) De la performance à la robustesse : un nouveau cadre pour piloter(38:22) Gouvernance partagée et intelligence collective en pratique(49:19) Renaissance, valanche et joie : vers un souffle collectif
Le monde de la culture est malade au point de vouloir épurer les infréquentables, de vouloir bannir, boycotter, exclure et effacer. Par exemple, l'auteur à succès Alexis Michalik vient d'apprendre que son œuvre sur le parcours d'un migrant, Passeport, serait déprogrammée par la municipalité Rassemblement national de Castres. Selon Ruth Elkrief, ce sont des attaques personnelles ad hominem contre des artistes. La BCE, pour la première fois depuis trois ans, hausse ses taux d'intérêt. Concrètement, c'est le prix de l'argent qu'elle met à la disposition des acteurs de l'économie. La Banque centrale européenne a décidé de faire cela à cause de l'intensification de l'inflation. Pour Pascal Perri, le problème, c'est que cela va avoir des effets assez sérieux sur l'activité économique, surtout si une seconde hausse a lieu d'ici la fin de l'année. Le mercredi 10 juin, à Barcelone, le pape Léon XIV a béni la tour de Jésus-Christ de la Sagrada Família. Avec 172,5 mètres de haut, c'est la plus haute église du monde. Il a aussi célébré une messe dans la cathédrale pour le centenaire de la mort de l'architecte et prié devant la tombe de Gaudi dans la crypte. D'après Abnousse Shalmani, cette cathédrale qui est tellement impressionnante, qui sent le luxe et la richesse, a été financée par les pauvres au rythme des aumônes faites par les fidèles, sans le moindre argent public ni le moindre mécénat des princes. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Mondial 2026 de football est aussi une occasion d'investir pour certains opérateurs économiques. C'est le cas d'Orange et New World TV, un groupe togolais, qui ont signé un partenariat renforcé pour la diffusion de l'intégralité des matchs dans plusieurs pays d'Afrique francophone. « Concrètement, nos utilisateurs pourront découvrir via Max It les offres de NWTV, y souscrire, payer directement via l'écosystème Orange et accéder immédiatement au contenu depuis leur smartphone, tablette et bientôt la télévision connectée », détaille Sofia Nadir, directrice partenariat pour Orange Moyen-Orient Afrique (OMEA). Max It, l'application développée par le groupe, est disponible désormais dans neuf pays francophones d'Afrique subsaharienne et permet à Orange et New World TV d'élargir le partenariat qu'ils avaient conclu en 2022 pour proposer les matchs, en streaming, avec « la garantie de ne pas surconsommer de datas et de regarder la compétition en toute légalité », précise Sofia Nadir. La Coupe du monde 2026 est, pour chacune des deux parties, l'opportunité de séduire de nouveaux abonnés et donc un investissement très stratégique, explique Gérard Akindes, économiste du sport : « Orange a déjà une position dominante sur le marché francophone. Le groupe va donc fidéliser sa clientèle et peut-être se positionner de plus en plus sur le sport et la diffusion du sport par téléphonie mobile. C'est un espace qui prend beaucoup d'ampleur sur le continent. » Plus de visibilité pour New World TV Contrairement à Canal+, diffuseur historique des compétitions sportives qui a les droits en Afrique anglophone via SuperSport, New World TV est un opérateur « entrant », c'est-à-dire encore jeune sur le marché, qui a besoin d'élargir son champ d'influence, ajoute Gérard Akindes : « Pour New World TV, l'intérêt, c'est de revendre une partie de leurs licences, de faire du sublicensing, et de récupérer ainsi en partie leur mise, pour arriver sans trop d'effort à atteindre une plus grande audience via la diffusion par téléphone. » Louis Biyao, conseiller juridique de New World TV, confirme l'intérêt du groupe de voir Orange relayer sa chaîne : « Cela nous apporte commercialement et aussi en termes de visibilité. On multiplie les canaux de diffusion par le monde pour avoir accès à nos produits et Max It d'Orange ne sera pas de trop. » En parallèle de son offre dans les pays francophones, Orange a également établi des accords avec d'autres détenteurs de droits audiovisuels que New World TV, avec un objectif affiché : garantir une couverture exhaustive de la compétition dans les 18 pays de la zone Moyen-Orient-Afrique où le groupe est présent. À lire aussiMondial 2026: et maintenant, s'ouvre la Coupe du monde de la démesure
Le Parlement européen a choisi Qwant comme moteur de recherche par défaut sur les postes internes de ses collaborateurs. Pour Boris Lecoeur, directeur général de Symphonium, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance des enjeux de souveraineté numérique en Europe.
Le nouveau président béninois Romuald Wadagni a mené la semaine dernière une tournée régionale qui l'a mené successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une tournée de « bon voisinage », alors que les relations entre le Bénin et le Niger, et plus globalement entre les pays ouest-africains de la Cédéao et ceux de l'AES, sont particulièrement tendues, voire hostiles. Des régimes militaires putschistes se maintiennent au pouvoir sans élections au Niger, au Burkina et au Mali. Le président béninois fraîchement élu est cependant dans une démarche de normalisation des relations du Bénin avec ces pays. Quel bilan tirer de cette tournée ? La frontière Bénin-Niger, fermée après le coup d'État militaire de 2023 au Niger, pourrait-elle enfin rouvrir ? À quelles conditions ? Pourquoi le Mali n'a-t-il pas fait partie du programme ? Le politologue béninois Mathias Hounkpè est l'un des responsables de l'EISA, l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique. Il est l'invité du jour. RFI : Romuald Wadagni s'est rendu successivement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. Une démarche du président béninois qui n'est pas directement liée aux initiatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ou de l'Union africaine pour renouer avec les pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Pour le Bénin, est-ce une nécessité ? Mathias Hounkpè : D'abord, réserver les premières visites des nouveaux présidents élus aux pays frontaliers, c'est comme une tradition au Bénin. Je suis d'accord avec vous qu'il faut souligner le fait qu'il est allé dans les pays de l'AES. Surtout que, depuis que les tensions ont commencé entre ces pays de l'AES et le Bénin, son prédécesseur n'a pas pu aller dans ces pays-là. Vous parlez de Patrice Talon, l'ancien président béninois. N'avait-il pas pu ou n'avait-il pas voulu ? Un peu des deux. Je pense qu'il voulait, mais je pense que les autres ne semblaient pas disposés non plus à le recevoir. C'est ce que j'ai cru comprendre. Je considère donc l'arrivée du président Wadagni comme une nouvelle opportunité pour relancer les discussions. Au Niger, Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani ont déclaré vouloir œuvrer pour la réouverture de la frontière. Un comité d'experts a été mis en place. Il a deux semaines pour rendre ses conclusions. Est-ce que cette réouverture pourrait survenir rapidement ? Et concrètement, quels sont les obstacles à lever ? C'est difficile de dire si les conclusions de ce comité pourraient amener immédiatement à la réouverture des frontières. Si ça révèle qu'il y a des préalables qu'il faut remplir pour rassurer les uns et les autres, ça pourrait prendre un peu plus de temps. Mais je pense que les garanties ne sont pas infinies. Dans ce désaccord, le Bénin n'avait pas véritablement de griefs vis-à-vis du Niger, mais le Niger avait le sentiment que le Bénin pouvait servir de base pour le déstabiliser. Donc, si à la suite du travail de ce comité, il pouvait être clairement montré que matériellement ni les intentions ni les capacités n'étaient réunies pour déstabiliser le Niger, je pense qu'on pourrait aller assez rapidement vers le rétablissement des relations de collaboration entre les deux pays. Justement, il y a quatre mois, le général Tiani accusait encore le Bénin, comme la Côte d'Ivoire et la France, d'être à l'origine de l'attaque de l'aéroport de Niamey, revendiquée par l'État islamique. Selon vous, comment les populations au Bénin et au Niger perçoivent-elles ce revirement radical et inexpliqué du chef de l'État nigérien ? Les populations ne souhaitent qu'une chose : le dégel entre le Bénin et le Niger. Et ces populations ne sont pas « tellement préoccupés » par la plupart des questions qui sont soulevées au niveau des leaders politiques. Et donc, si aujourd'hui, le Niger et le Bénin se mettent d'accord pour rouvrir les frontières, permettre la circulation libre des personnes et des biens, de mon point de vue, les populations ne seraient que heureuses. Et du coup, est-ce qu'une coopération militaire vous semble envisageable ? Ce que je sais, c'est que pour le succès de la lutte contre le terrorisme, aussi bien du côté du Bénin que de celui du Niger, il vaut mieux que les pays frontaliers ne soient pas en désaccord, comme ça a été le cas ces derniers temps. Du partage de renseignements, par exemple. Ce serait un début ? Le partage de renseignements, oui. Ça peut même être des interventions militaires ponctuelles. C'est vraiment utile pour les deux pays dans la lutte contre le terrorisme, qu'ils s'entendent. Et vous savez très bien que lorsque vous êtes en désaccord avec l'un ou l'autre des pays de l'AES, vous avez d'une certaine manière des problèmes avec le reste. Le président béninois s'est rendu au Niger et au Burkina Faso, mais pas au Mali, troisième pays de l'AES, qui fait d'ailleurs souvent figure de locomotive de cette Alliance. Comment est-ce qu'on doit le comprendre ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali était à l'investiture du président Wadagni. Mais le Mali a connu des difficultés du point de vue de l'insécurité. Vous pensez aux attaques du 25 avril menées par les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ? Exactement. Et donc je pense que peut-être que, même dans l'intérêt du Bénin et du Mali, il vaut mieux ne pas prendre des risques pour le moment. Donc, il n'y a pas de rupture. C'est simplement que le Mali a trop de choses à gérer de son côté ? Absolument, c'est ce que je dirais. Romuald Wadagni s'est ensuite rendu au Togo, qui a une position de médiateur entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, puis en Côte d'Ivoire, pays hostile aux régimes militaires putschistes. Concrètement, que pensez-vous que le président béninois cherche à obtenir ? Quand vous regardez la composition de l'équipe qui l'a accompagné, vous voyez des responsables militaires. Mais vous voyez aussi des responsables liés aux questions de commerce. De mon point de vue, les préoccupations du président étaient au moins deux : la question de l'AES et la question économique et commerciale. À lire aussiRéouverture de la frontière Niger-Bénin: «Des deux côtés, on redoute des infiltrations»
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Tu souhaites te lancer dans l'écriture d'un livre, mais tu ne sais pas comment t'y prendre ? Tu veux pouvoir peindre différemment, ou tu cherches d'autres mélodies à tes rythmes de guitare ? Bref tu veux booster ta créativité. Fais-toi tout d'abord confiance, et vise le “petit à petit”, pour ne pas te décourager. Pour Elizabeth Gilbert, autrice du best-seller ‘Comme par magie: vivre sa créativité sans la craindre', mener une existence créative, ça ne veut pas dire être un génie, ça veut surtout dire : mener une vie gouvernée plus par la curiosité que par la peur. Est-ce que tout le monde peut créer ? En tant qu'adulte, n'est-il pas trop tard pour développer sa créativité ? Concrètement, comment appliquer ces conseils ? Écoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Carole Beaudouin Première diffusion : février 2023 À écouter aussi : Comment l'émission Loft Story a-t-elle révolutionné la télévision française ? Pourquoi Van Gogh s'est-il coupé l'oreille ? Les couleurs ont-elles une signification ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Culture". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pendant quinze jours, les Internationaux de France ne sont pas seulement un événement sportif mondial. Entre les loges VIP, les salons privés et les espaces hospitalités, Roland-Garros est devenu un véritable quartier d'affaires où les entreprises cultivent leurs relations commerciales et leur image. Chaque année, Roland-Garros attire des centaines de milliers de spectateurs Porte d'Auteuil. Mais derrière les matchs et la terre battue, le tournoi parisien reste une gigantesque machine économique. Dans les loges et les salons privés, on négocie, on reçoit des clients, on développe son réseau. Pendant la quinzaine, des milliers de dirigeants, d'hommes et de femmes d'affaires défilent dans les espaces hospitalités du tournoi. Et cette activité est loin d'être secondaire. Les hospitalités représentent aujourd'hui environ 20% du chiffre d'affaires de Roland-Garros. Concrètement, les marques achètent des places, privatisent des salons, louent des loges et invitent partenaires ou prospects autour d'un déjeuner ou d'un cocktail. Au total, le tournoi commercialise près de 125 000 packages hospitalités, quasiment tous vendus chaque année. Roland-Garros, un immense terrain de réseautage Pourquoi les entreprises sont-elles prêtes à dépenser plusieurs milliers d'euros par invité pour une journée de tennis ? Parce qu'elles n'achètent pas uniquement des places pour assister aux matchs. Elles achètent du temps relationnel. Contrairement à un déjeuner d'affaires classique ou à une réunion dans un bureau, une journée à Roland-Garros peut durer six à huit heures. De quoi échanger longuement avec des clients, des partenaires ou des prospects dans un cadre beaucoup plus détendu. « Roland-Garros n'est pas simplement un événement sportif, c'est une plate-forme business extrêmement puissante », résume Benoît Ripault, directeur marketing de Mastercard France. « Dans un monde où les interactions sont de plus en plus numériques, les moments physiques deviennent rares et donc d'autant plus précieux. Ils réhumanisent la relation commerciale. » Le tournoi permet ainsi aux entreprises de renforcer leurs liens commerciaux dans un environnement moins formel. Autour d'un match, d'un déjeuner ou d'un passage dans les espaces VIP, les conversations deviennent plus fluides et les échanges plus naturels. Le tennis, un sport particulièrement adapté au business Ces pratiques existent dans de nombreux grands événements sportifs, mais Roland-Garros possède des caractéristiques très particulières. Le tournoi bénéficie d'un imaginaire très fort : Paris au printemps, la gastronomie, l'élégance, le côté chic mais décontracté. Un cadre qui favorise naturellement les échanges. Le tennis offre aussi un rythme différent d'autres sports comme le football. À Roland-Garros, les invités ne restent pas assis pendant 90 minutes. Ils circulent entre les courts, les restaurants, les salons et les boutiques. Les pauses entre les matchs et les changements de côté créent des moments propices aux discussions. Cette économie VIP possède néanmoins son revers. Pendant certains matchs, des rangées de sièges restent inoccupées, les invités préférant parfois prolonger un déjeuner ou une discussion dans les salons privés. Mais ces revenus générés par les hospitalités sont devenus essentiels pour l'équilibre économique du tournoi. Ils permettent notamment de financer une partie de l'événement et de maintenir des billets relativement accessibles pour le grand public. À Roland-Garros, les échanges ne se jouent donc pas uniquement sur le court. Pendant quinze jours, les relations professionnelles se travaillent parfois avec autant de précision qu'un revers long de ligne.
Épisode 1480 : LinkedIn est désormais l'une des principales références des chatbots IA pour les requêtes professionneles, notamment parce que la plateforme concentre un volume massif de contenus.En B2B, cela positionne LinkedIn comme une sorte de “Wikipédia des pros” vers lequel les modèles se tournent naturellement lorsqu'ils doivent synthétiser des réponses sur des sujets comme le marketing, le SaaS, le conseil ou la finance.L'étude propos eme un classement. La source numéro 1 est Youtube suivi de Linkedin. Reddit se place désormais derrière la plateforme Linkedin.Les chatbots aussi préfèrent le profil individuel aux pages entreprisesMeltwater montre que 75% des citations LinkedIn dans les réponses d'IA proviennent de contenus postés par des membres individuels, contre seulement 25% pour les pages entreprises.Fait intéressant, les modèles IA recherchent des signaux d'autorité dans les profils : intitulé de poste, secteur, expérience, cohérence des thématiques traitées. La recherche indique que les CEO génèrent 8,2% des contenus les plus cités, les fondateurs 7,5%.Comment l'IA choisit les posts Linkedin qu'elle indexe ?Précisions que Les IA indexent les posts et les articles.L'étude Meltwater précise que les contenus les plus cités sont ceux qui ressemblent à des guides : articles, how-to, listicles, comparatifs, avec sections claires et listes, bien plus que des posts courts.Concrètement les IA aiment les posts long (article ou post) structurés et sans images ou vidéo. Juste du texte.Autre critère : le caractère factuel des infos. Les articles et posts incluant des noms précis (marques, outils), des données chiffrées, des prix ou des statistiques sont nettement plus susceptibles d'être repris que des tribunes purement “leadership” et conceptuelles. Les chatbots IA aiment les contenus Linkedin récents48% des contenus LinkedIn cités dans les réponses IA ont été publiés dans les trois derniers mois, tandis que seulement 12% des citations concernent des contenus vieux de plus d'un an.Pour une marque, l'enjeu est évidant : il va falloir penser Leader Advocacy. Activer les experts internes, du COMEX aux contributeurs individuels, et les aider à publier régulièrement, devient un levier direct de visibilité dans les réponses IA.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'essentiel sur la vague de chaleur précoce qui frappe la France. Here is the essential information about the early heatwave hitting France.Concrètement, le pays subit un épisode de chaleur extrême bien avant l'heure, avec des températures qui s'envolent totalement au-delà des normales de saison. Concretely, the country is experiencing an extreme heat episode well ahead of time, with temperatures soaring completely beyond seasonal norms.Alors pourquoi est-ce qu'on a soudainement l'impression d'avoir basculé en plein mois d'août ? So why does it suddenly feel like we've fast-forwarded to the middle of August?Tout vient d'un phénomène qu'on appelle le dôme de chaleur. It all comes from a phenomenon called a heat dome.En fait, de l'air super chaud remonte du Maroc via la péninsule Ibérique, et se retrouve complètement bloqué par un puissant anticyclone. In fact, super hot air is rising from Morocco via the Iberian Peninsula, and finds itself completely blocked by a powerful high-pressure system.Des villes comme Bordeaux, Biarritz et Toulouse ont déjà franchi les 30 degrés, et les prévisions annoncent carrément des pics à plus de 35 degrés localement dans le sud de l'Aquitaine ce vendredi. Cities like Bordeaux, Biarritz, and Toulouse have already crossed 30 degrees, and forecasts are even predicting peaks of over 35 degrees locally in the south of Aquitaine this Friday.Enfin, préparez-vous, parce que cette chaleur écrasante va stagner pendant tout le week-end. Finally, brace yourselves, because this stifling heat is going to linger throughout the weekend.Et surtout, avec le changement climatique en toile de fond, les météorologues nous avertissent que ces épisodes extrêmes vont frapper de plus en plus tôt dans l'année. And above all, against the backdrop of climate change, meteorologists warn us that these extreme episodes will strike earlier and earlier in the year. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets. RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.
Gregory Pouy, consultant, conférencier et fondateur du podcast Vlan!Dans ce solo, je lis ma newsletter sur un sujet qui m'obsède depuis un printemps passé à me traîner avec les yeux qui coulent et le nez bouché. Une allergie au pollen. Ça m'a paru absurde à un moment : comment mon corps peut-il traiter la nature comme une menace ? Et de là, j'ai tiré un fil. Un fil qui m'a mené à Paracelse, à l'hormèse, à David Strachan, à Anique de Bruin et finalement à une question beaucoup plus large : et si nos sociétés avaient systématiquement éliminé des résistances qui nous étaient nécessaires ?Ce solo est dans la continuité de mon épisode sur les frictions mais cette fois, je me concentre sur le corps. Sur le système immunitaire. Sur le cerveau. Sur ce que la biologie nous apprend du fonctionnement du vivant depuis 2,4 milliards d'années et que l'idéologie du confort a balayé en deux générations.Dans cet épisode, je parle de l'hormèse et de ses 9 000 modèles doses-réponses documentés, de l'explosion des allergies depuis les années 1960 dans les pays industrialisés, de ce que perdent les enfants nés par césarienne ou élevés loin de la nature et des microbes, de la réserve cognitive et de pourquoi les mots croisés que votre mère fait depuis trente ans ne lui servent à rien neurologiquement, des nudges et des sludges selon la Royal Society Open Science et finalement de ce que ça dit sur notre rapport à l'effort, à la Silicon Valley et à l'intelligence artificielle.Je ne prêche ni pour la souffrance, ni pour le retour en arrière. Je tente juste de poser la question honnêtement : lesquelles des frictions qu'on a supprimées méritaient de rester ?3. Citations marquantes"Comment puis-je être allergique à la nature ? Comment mon corps peut-il traiter le pollen comme une menace ? Ça n'a aucun sens évolutif.""Supprimer l'effort, c'est supprimer le signal. Et sans signal, pas de réponse adaptative.""Le microbiome infantile n'est pas un risque à gérer mais un entraîneur. Il éduque le système immunitaire en lui présentant une diversité de micro-organismes à dose adaptée, exactement comme un entraîneur qui fait travailler un athlète sur des exercices progressivement plus difficiles.""Ce n'est pas la présence de microbes qui est problématique, c'est leur absence.""Ce qui ne vous tue pas ne vous rend pas automatiquement plus fort. Mais ce qui vous préserve de tout ce qui pourrait vous blesser vous rend certainement plus fragile."4. Idées centrales (Big Ideas)1. La courbe en J de l'hormèse : le stress optimal n'est pas zéroExplication : L'hormèse désigne une réponse biphasique au stress : une faible dose stimule tandis qu'une forte dose inhibe. Le point optimal se situe juste au-dessus du seuil d'inconfort, pas dans le confort absolu ni dans la souffrance maximale. Paracelse l'avait formulé au XVIe siècle : "C'est la dose qui fait le poison." Ce principe concerne aujourd'hui 9 000 modèles doses-réponses documentés. Pourquoi ça compte : On a construit une culture sanitaire autour du zéro risque, d'une logique de suppression totale (les bains de bouche à l'alcool qui tuent 100% des bactéries, bonnes ou mauvaises). La biologie dit exactement l'inverse. Timestamp estimé : 04:30 - 08:002. La variation est le mécanisme, pas l'optionExplication : Que ce soit pour l'exercice, le jeûne intermittent ou la restriction calorique, un stresseur constant finit par devenir le fond sonore du corps. Le corps s'y adapte et cesse de répondre. Ce qui fonctionne, c'est l'imprévisibilité : le stresseur doit varier pour que le signal reste actif. Le fameux effet yoyo des régimes, c'est de la biologie, pas de la faiblesse. Pourquoi ça compte : Ça remet en cause la logique de discipline linéaire ("faites la même chose tous les jours") qui structure la plupart des conseils de santé et de développement personnel. Timestamp estimé : 08:00 - 13:303. Les allergies sont un choix politique, pas une malchanceExplication : Le rhume des foins a été décrit pour la première fois autour de 1870. L'asthme infantile a monté en flèche à partir des années 1960. Les allergies aux arachides ont explosé depuis les années 1990. Ces augmentations ne s'expliquent pas par la génétique, elles sont concentrées dans les pays industrialisés et elles suivent exactement la dynamique de l'hypothèse hygiéniste de David Strachan (1989) : un système immunitaire mal entraîné, faute de micro-organismes avec lesquels coévoluer. Pourquoi ça compte : C'est une histoire de choix collectifs : villes sans nature, agriculture chimique, produits ultra-transformés. Et c'est réversible. Timestamp estimé : 13:30 - 17:304. Le microbiome infantile s'entraîne ou s'atrophieExplication : Les enfants nés par césarienne n'acquièrent pas le microbiome maternel et présentent des taux d'allergies et d'asthme significativement plus élevés. Les enfants qui ont reçu plusieurs cycles d'antibiotiques dans leurs premières années développent une dysbiose intestinale liée aux maladies auto-immunes. Les souris élevées en environnement stérile développent un système immunitaire hypersensible, incapable de distinguer ami et ennemi. Pourquoi ça compte : La protection maximale de l'enfant peut produire l'effet inverse de ce qu'on cherche. Pas par faute des parents, mais parce que le cadre qu'on a collectivement construit autour de l'enfance élimine l'entraînement immunitaire nécessaire. Timestamp estimé : 17:30 - 22:005. La réserve cognitive se construit dans l'inconfort, pas dans la maîtriseExplication : Certaines personnes peuvent avoir des lésions avancées caractéristiques de la maladie d'Alzheimer à l'autopsie tout en ayant présenté peu ou pas de symptômes. Leurs cerveaux étaient malades, leurs esprits fonctionnaient. Cette réserve cognitive se construit en forçant le cerveau à créer des connexions nouvelles : apprendre une langue après 50 ans, jouer d'un instrument qu'on ne maîtrise pas, lire des auteurs avec lesquels on est en désaccord. Les jeux de mots croisés qu'on fait depuis trente ans ne construisent rien : le cerveau les traite en pilote automatique. Pourquoi ça compte : La chercheuse Anique de Bruin (Université de Maastricht) a formalisé ce paradoxe avec le concept S2D2 (Start and Stick to Desirable Difficulties) : on fuit systématiquement les conditions d'apprentissage les plus efficaces parce qu'elles ne ressemblent pas à de la progression. Timestamp estimé : 22:00 - 27:006. L'environnement détermine le comportement plus que la motivationExplication : Une étude de la Royal Society Open Science (2023) basée sur 184 expériences et 2,2 millions de participants montre que modifier l'effort (nudges et sludges) produit des effets comportementaux significativement plus forts que jouer sur la motivation ou la perception. Changer la disposition des plats dans une cafétéria fait manger plus de légumes que dix ans de campagnes nutritionnelles. Pourquoi ça compte : Si c'est l'environnement qui nous façonne, la question n'est pas "suis-je assez discipliné ?" mais "qui décide de la friction dans mes environnements ?" Timestamp estimé : 27:00 - 31:007. L'hormèse n'est ni éloge de la souffrance ni justification des inégalitésExplication : L'hormèse ne dit pas "souffre plus, tu deviendras plus fort." Elle dit : un stress adapté en intensité, intermittent et suivi de récupération est bénéfique. Un stress chronique, permanent, sans issue possible, détruit. Les études sur la pauvreté persistante et les traumatismes chroniques montrent des effets biologiques documentés : télomères raccourcis, cortisol chroniquement élevé, vieillissement accéléré. La précarité n'entraîne pas, elle écrase. Pourquoi ça compte : Ce concept peut être récupéré politiquement pour glorifier la souffrance ou justifier les inégalités. C'est une perversion complète. La fenêtre d'hormèse suppose que la récupération soit possible. Timestamp estimé : 31:00 - 34:305. Questions structurantes de l'épisodeComment peut-on être allergique à la nature alors que nos systèmes immunitaires ont évolué avec elle pendant des millénaires ?Qu'est-ce que l'hormèse et pourquoi ce concept reste-t-il quasi absent des discours publics sur la santé malgré 9 000 études documentées ?À quel moment la réduction de friction devient-elle pathologique pour le corps, l'immunité, le cerveau ?Pourquoi la variation est-elle le mécanisme central de l'hormèse plutôt que la constance d'un effort sain ?Dans quelle mesure l'explosion des allergies depuis les années 1960 est-elle le résultat de choix politiques collectifs plutôt que d'une fatalité biologique ?Qu'est-ce que la réserve cognitive et pourquoi les activités dans lesquelles on est bon ne contribuent pas à la construire ?Comment distinguer les frictions qu'on a éliminées à juste titre (souffrance inutile) de celles qui nous étaient biologiquement nécessaires ?Pourquoi notre environnement détermine-t-il notre comportement plus efficacement que notre motivation ou notre volonté ?Comment l'intelligence artificielle nous force-t-elle à réfléchir concrètement à quelles frictions cognitives préserver intentionnellement ?L'hormèse peut-elle être récupérée pour justifier les inégalités sociales, et pourquoi c'est précisément l'inverse de ce qu'elle dit ?6. Références citées dans l'épisodePersonnes et auteursParacelse (XVIe siècle), médecin suisse-allemand, fondateur de la toxicologie moderne : "C'est la dose qui fait le poison." — ~04:30David Strachan, épidémiologiste britannique : hypothèse hygiéniste (1989), première formalisation du lien entre manque d'exposition microbiale et maladies allergiques — ~14:30Anique de Bruin, chercheuse, Université de Maastricht : concept S2D2 (Start and Stick to Desirable Difficulties), paradoxe de la résistance à l'apprentissage efficace — ~24:00Concepts scientifiquesHormèse : réponse biphasique au stress, courbe en J ou en U inverséBDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) : facteur de protection neuronal activé notamment par le jeûne intermittent — ~10:30Autophagie : mécanisme de recyclage cellulaire activé sous contrainte — ~10:30Microbiome : écosystème microbial intestinal, rôle dans l'éducation du système immunitaire — ~17:30Réserve cognitive : capacité du cerveau à compenser les lésions par des connexions alternatives — ~22:00Télomères : marqueurs biologiques du vieillissement cellulaire accéléré par le stress chronique — ~33:00Dysbiose intestinale : déséquilibre du microbiome lié à l'usage d'antibiotiques — ~18:30Études et publicationsÉtude sur les oiseaux urbains : oiseaux exposés à de faibles doses de polluants métalliques vivant plus longtemps que leurs cousins ruraux, relation en courbe J — ~12:00Étude Royal Society Open Science (2023) : analyse de 184 expériences, 2,2 millions de participants sur les nudges (coups de pouce) et sludges (frictions intentionnelles) — ~28:00Étude sur les marathoniens : étude récente qui semble infirmer l'hypothèse d'un cœur fatigué chez les coureurs chroniques, mais documenter les risques du sur-entraînement — ~32:00Données historiques et épidémiologiquesPremière description du rhume des foins : autour de 1870 — ~13:30Montée de l'asthme infantile : à partir des années 1960, niveau épidémique dans les pays développés dans les années 1990 — ~13:30Explosion des allergies alimentaires aux arachides : depuis les années 1990 — ~13:307. Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 Introduction — Je suis allergique à la nature. Pourquoi ? Greg part de son allergie au pollen pour poser la question centrale : comment notre corps peut-il traiter le pollen comme une menace ? Et comment ça l'a mené à l'hormèse. 04:30 L'hormèse : quand un peu de ce qui nuit vous protège Paracelse, la courbe en J, les 9 000 modèles doses-réponses. Le principe du stress bénéfique. 08:00 Exercice, jeûne, régimes : pourquoi la routine annule les bénéfices La variation comme mécanisme. L'effet yoyo expliqué par la biologie. 13:30 L'allergie au pollen, c'est de la politique L'hypothèse hygiéniste de Strachan (1989). L'explosion documentée des allergies depuis 1870. 17:30 Ce que nos enfants perdent biologiquement Césarienne, antibiotiques, famille nucléaire : l'appauvrissement du microbiome infantile. 22:00 Votre cerveau se dégrade sans résistance Réserve cognitive, Alzheimer, et pourquoi les mots croisés ne servent à rien après la 2e année. 27:00 On a construit des sociétés qui éliminent la friction Nudges, sludges, Royal Society Open Science 2023. Et la question de l'IA. 31:00 Attention : l'hormèse n'est pas "souffre plus" La courbe a un plafond. Et elle ne justifie pas les inégalités. 34:30 Concrètement, qu'est-ce qu'on fait ? Des micro-frictions intentionnelles, individuelles et collectives.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le président américain Donald Trump était reçu en visite à Pékin la semaine dernière. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Clara Grouzis et ses invités décryptent la relation entre les deux dirigeants.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en mai 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Raphaël Balenieri (correspondant des «Echos» en Chine) et Solveig Godeluck (correspondante des «Echos» aux Etats-Unis). Réalisation : Willy Ganne. Traduction : Harold Grand. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Handout/White House/ZUMA/Sipa. Sons : TV5 Monde, TF1, Le Monde.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La réponse tient à une découverte dramatique de l'histoire de l'aviation. Et malheureusement, il a fallu plusieurs catastrophes aériennes dans les années 1950 pour comprendre le problème.Au début de l'aviation commerciale moderne, certains avions possèdent des fenêtres presque carrées, avec des angles relativement marqués. C'est notamment le cas du célèbre de Havilland Comet, le tout premier avion de ligne à réaction de l'histoire. Lancé au début des années 1950, il représente alors une révolution technologique : plus rapide, plus silencieux et capable de voler beaucoup plus haut que les avions à hélices.Mais voler plus haut crée un nouveau défi : la pressurisation.À haute altitude, l'air est tellement rare que les passagers ne pourraient pas respirer normalement. Les avions doivent donc maintenir artificiellement une pression élevée à l'intérieur de la cabine. Concrètement, le fuselage agit comme un ballon gonflé : la structure entière subit une tension permanente.Et c'est là que le problème des fenêtres carrées apparaît.En physique des matériaux, les angles sont des zones extrêmement fragiles. Lorsqu'une structure est soumise à une forte pression, les contraintes mécaniques ne se répartissent pas uniformément. Elles se concentrent particulièrement dans les coins. Ce phénomène s'appelle une “concentration de contraintes”.Dans un hublot carré, les quatre angles deviennent donc des points de faiblesse. À chaque vol, lors des cycles de pressurisation et dépressurisation, le métal se dilate puis se contracte légèrement. Des microfissures invisibles apparaissent progressivement près des coins.Au début des années 1950, plusieurs catastrophes du de Havilland Comet surviennent brutalement. Des avions se désintègrent en plein vol sans explication claire. L'enquête est immense. Les ingénieurs vont même reconstruire des fuselages entiers dans des réservoirs d'eau pour simuler des milliers de cycles de pressurisation.Et ils découvrent finalement l'origine du problème : les fissures partent des coins des hublots.La solution est alors simple… mais révolutionnaire : remplacer les fenêtres carrées par des hublots arrondis ou ovales. Une forme arrondie répartit beaucoup mieux les contraintes mécaniques et évite les points de concentration extrême.Depuis cette découverte, quasiment tous les avions de ligne utilisent des hublots aux angles arrondis. Ce détail paraît anodin, mais il a probablement sauvé des millions de vies.C'est un exemple spectaculaire d'une leçon souvent répétée en ingénierie : parfois, un simple angle peut devenir une question de vie ou de mort. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À l'heure où le Festival de Cannes bat son plein, le cinéma français semble retrouver des couleurs. Après une année 2025 décevante en matière de fréquentation des salles, le début de l'année 2026 affiche une dynamique spectaculaire. Rebond du nombre de spectateurs, solidité du modèle français, transformation des salles : l'économie du cinéma semble aller mieux. Le cinéma français va mieux, le signal le plus visible étant celui de la fréquentation des salles. Après une année 2025 marquée par une baisse de près de 14 % des entrées par rapport à 2024, le secteur retrouve de l'élan en ce début d'année 2026. Le seul mois d'avril affiche un bond spectaculaire de 35 % du nombre de spectateurs par rapport à l'an dernier. Un chiffre qui confirme d'ailleurs la tendance observée en fin d'année 2025 : non, le public n'a pas déserté les salles de cinéma. Il continue d'y aller, à condition que l'offre soit au rendez-vous. C'est précisément ce qu'on observe aujourd'hui. La programmation a permis de ramener le public dans les salles obscures, portée à la fois par plusieurs films populaires français et par de grands blockbusters internationaux. Dit autrement, en langage économique : la demande est bien là parce que l'offre est forte. À lire aussiSous le soleil de Cannes: le cinéma entre festival et marché du film Le modèle français résiste grâce à son réseau de salles et à son exception culturelle Si le cinéma français résiste mieux que d'autres, c'est aussi parce que la France demeure le premier marché européen du cinéma. Elle bénéficie d'un atout structurel majeur : un réseau dense de salles sur tout le territoire. Bien sûr, il y a les grands multiplexes, mais aussi les cinémas indépendants, les salles d'art et essai et les exploitants locaux. Ce maillage territorial est une force économique considérable. Il protège la fréquentation, entretient le réflexe d'aller au cinéma et garantit une diversité d'offre unique en Europe. Autre singularité française, la fidélité du public à son propre cinéma. En 2025, les films français ont représenté 37 % des entrées, soit plus d'un billet sur trois. À l'échelle européenne, peu de pays dépassent les 20 %. C'est ce qu'on appelle l'exception culturelle française, un modèle dans lequel le public, le marché et la puissance publique travaillent ensemble. Concrètement, le spectateur achète un billet, une partie finance le cinéma ; les chaînes de télévision investissent ; les plateformes contribuent ; l'État soutient ; et l'ensemble produit de la diversité. Ce modèle continue d'attirer, la France reste un territoire où l'on vient coproduire, tourner et financer. Le cinéma français demeure, à ce titre, un véritable label international – ce que confirme, cette année encore, la forte visibilité française à Cannes. À lire aussiOscars: l'impact économique d'une cérémonie qui rapporte des millions de dollars Plateformes, inflation, nouvelles expériences : les salles de cinéma se réinventent Pour autant, tout n'est pas réglé. Si le cinéma français va mieux, plusieurs fragilités demeurent. La première concerne la concentration du marché. Quelques grands films tirent encore l'essentiel des entrées. Si ces locomotives viennent à manquer, c'est toute la filière qui ralentit. Deuxième point de vigilance, le prix des billets. Dans un contexte d'inflation, il reste l'un des principaux freins à la fréquentation. Enfin, la transformation la plus intéressante est peut-être ailleurs, dans les salles elles-mêmes. Face à la concurrence des plateformes comme Netflix, Prime Video ou Disney+, qui représentent désormais 21 % des apports des diffuseurs au cinéma français, les exploitants ont commencé à changer de modèle. Les salles de cinéma ne proposent plus seulement des films. Elles diffusent aussi des concerts, des opéras, des spectacles, des retransmissions sportives ou des événements spéciaux. Autrement dit, elles ne vendent plus seulement un film. Elles vendent un moment collectif, une expérience. Et c'est probablement là que se trouve le nouveau relais de croissance du secteur. À l'heure du streaming, le grand écran ne peut plus seulement promettre un contenu. Il doit offrir ce que le domicile ne reproduira jamais totalement, le partage, l'événement, l'émotion collective. C'est peut-être cela, au fond, la meilleure nouvelle pour le cinéma français. Il ne va pas mieux seulement parce que les spectateurs reviennent. Il va mieux parce qu'il a commencé à se transformer. À lire aussiCannes 2026: au premier jour de la compétition, les émotions sous toutes leurs formes
Jean-François Poulin s'intéresse à l'évolution des labs d'innovation, longtemps vus comme des moteurs de transformation dans les grandes organisations. Avec Karl Laperrière-Marinelli, il explore pourquoi plusieurs labs ont disparu ou été réintégrés dans les structures traditionnelles, alors que d'autres ont survécu en se rapprochant davantage des besoins réels du terrain. Chez Desjardins, le Lab Omnicanal agit désormais comme un espace transversal reliant les équipes, les gestionnaires et les employés en contact direct avec les clients afin d'améliorer les projets numériques avant leur déploiement. L'objectif n'est plus simplement de créer des idées innovantes, mais de favoriser la collaboration entre les silos et de mieux intégrer l'expérience utilisateur dans les décisions stratégiques. Selon les intervenants, les labs ont encore un rôle à jouer, à condition d'être alignés sur des objectifs concrets et soutenus par la direction.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mai 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RNDepuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d'être bienveillantes à l'égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d'employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s'est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d'employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d'approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l'organisation à l'époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d'été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd'hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l'Assemblée nationale.Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s'est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d'imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l'immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D'ALLEMAGNELe Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d'artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L'objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c'est-à-dire avant le renforcement décidé après l'invasion de l'Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d'une intervention américaine en cas d'attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l'Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les chiffres sont sans appel. En 2020, l'île compte environ 54,1 % de femmes, soit 195 600 personnes, contre 45,9 % d'hommes, soit 165 600. Concrètement, cela représente environ 85 hommes pour 100 femmes. Un déséquilibre marqué… surtout quand on sait qu'à l'échelle mondiale, on compte plutôt autour de 102 hommes pour 100 femmes.Alors, que se passe-t-il en Martinique ?Première explication, et c'est la plus importante : les départs. Depuis des décennies, de nombreux Martiniquais quittent l'île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi, notamment en métropole. Et ces départs concernent en priorité les jeunes actifs… donc très souvent les hommes. Résultat : une partie significative de la population masculine disparaît progressivement du territoire.Deuxième facteur : le vieillissement. La Martinique est aujourd'hui l'un des territoires les plus âgés de France. Or, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. L'espérance de vie y est d'environ 84,4 ans pour les femmes, contre 78 ans pour les hommes. Avec le temps, la proportion de femmes augmente donc naturellement.Et ce n'est pas tout.Troisième élément : la baisse de la natalité. Il y a de moins en moins de naissances sur l'île, ce qui limite le renouvellement des générations. Et comme les jeunes continuent de partir, le déséquilibre s'accentue encore.Ce qu'il faut comprendre, c'est que ces trois phénomènes s'additionnent. Moins de jeunes hommes, plus de femmes âgées, et un faible renouvellement de la population.Au final, il n'y a pas “disparition” des hommes en Martinique. Ils sont simplement ailleurs.Et ce déséquilibre raconte en réalité une histoire plus large : celle d'un territoire marqué par l'exode, le vieillissement… et des transformations profondes de sa société. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pourquoi la place encore chaude d'un inconnu nous met-elle mal à l'aise, voire nous dégoûte-t-elle ? La réponse tient moins à l'hygiène réelle qu'à la manière dont notre cerveau interprète le monde.La psychologie sociale, notamment les travaux du professeur Paul Rozin à l'University of Pennsylvania, a mis en évidence un biais puissant : la loi de la contagion. Cette idée est simple, presque primitive : lorsqu'un objet a été en contact avec une personne, il en garde une “trace invisible”. Même si cette trace n'existe pas physiquement, notre esprit agit comme si elle était réelle.Concrètement, un siège encore chaud devient, pour notre cerveau, une extension du corps de l'autre. Ce n'est plus un simple objet neutre. C'est quelque chose qui a été “habité”, imprégné, et donc potentiellement contaminé.Ce mécanisme est lié à ce que les chercheurs appellent le système immunitaire comportemental. Avant même que notre système biologique ne détecte un virus ou une bactérie, notre cerveau anticipe le danger. Il déclenche alors une émotion très particulière : le dégoût.Le dégoût n'est pas une émotion anodine. C'est un outil de survie. Il nous pousse à éviter ce qui pourrait nous rendre malade : nourriture avariée, liquides corporels… ou contact avec des inconnus. Et dans ce cadre, la chaleur joue un rôle clé.Pourquoi ? Parce que la chaleur est un signal très direct de présence humaine récente. Un siège froid est anonyme. Un siège chaud, lui, raconte une histoire immédiate : quelqu'un vient de partir. Cette proximité temporelle renforce l'illusion de contamination. Comme si les microbes — ou plus exactement, le risque — étaient encore “là”.Ce qui est fascinant, c'est que cette réaction est largement irrationnelle. Dans la plupart des cas, il n'y a aucun danger réel. Pourtant, le cerveau préfère exagérer le risque plutôt que de le sous-estimer. C'est un principe classique de l'évolution : mieux vaut éviter une situation sans danger… que s'exposer une fois à un vrai danger.La loi de la contagion va même plus loin. Des expériences montrent que des objets simplement associés à une personne jugée “répugnante” peuvent provoquer du dégoût, même sans contact réel. À l'inverse, un objet lié à une personne admirée peut sembler plus acceptable, voire attirant.En résumé, ce petit frisson de dégoût face à un siège encore chaud n'a rien d'un caprice. C'est le produit d'un cerveau programmé pour survivre, qui voit dans la moindre trace humaine… un risque potentiel. Même quand ce risque n'existe pas vraiment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le soutien de l'Eswatini à Taïwan, l'avenir de l'Opep+ après le retrait des Émirats arabes unis et les tensions dans le détroit d'Ormuz. Ouganda : vers la criminalisation des transferts d'argent de la diaspora ? En Ouganda, transférer de l'argent depuis l'étranger pourrait bientôt devenir un crime. Intitulé « protection de la souveraineté », ce projet de loi est en discussion au Parlement. Concrètement, toute personne souhaitant recevoir de l'argent de la diaspora devra obtenir une autorisation du ministère de l'Intérieur, sous peine de sanctions. Pourquoi ces envois d'argent dérangent-ils autant le gouvernement ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Taïwan : pourquoi l'Eswatini est le seul pays africain à défier la Chine ? Dix jours après avoir annulé sa visite en Eswatini à cause de pressions des Chinois sur plusieurs pays africains pour qu'ils révoquent les autorisations de survol, le président taiwanais Lai Ching-te est finalement parvenu à se rendre sur place. Quelles étaient exactement les pressions de Pékin ? Pourquoi l'Eswatini, petit pays au sud de l'Afrique, est-il le seul du continent à soutenir Taïwan ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Opep+ : quel avenir pour l'organisation après le retrait d'Abou Dhabi ? Frustrés de ne pas pouvoir produire autant qu'ils le souhaitent, les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait de l'Opep+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. À quel point cette décision peut-elle impacter le prix du baril de pétrole à l'échelle mondiale ? D'autres pays pourraient-ils imiter les Émirats en se retirant également de cette organisation ? Avec Pierre Olivier, journaliste au service international de RFI. Détroit d'Ormuz : une opération américaine pour débloquer les navires, mais à quel prix ? Alors que les négociations entre Iraniens et Américains sont toujours à l'arrêt, Donald Trump a annoncé le lancement de l'opération « Project Freedom » pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le détroit d'Ormuz. En réponse, Téhéran a menacé d'attaquer l'armée américaine si elle s'approchait du détroit. En quoi consiste exactement cette opération américaine ? Se dirige-t-on vers une reprise des hostilités après les menaces iraniennes ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Iran-Israël : la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (éditions Tallandier).
Pierre Brosselet, ingénieur géologue et fondateur d'Arverne. Il a passé 25 ans à forer des puits pétroliers dans le monde entier, à marcher sur des pipelines, à voir de l'intérieur ce que l'industrie fossile fait réellement. Et puis il s'est retourné. Pas par idéalisme, mais parce qu'il a compris qu'on avait une solution sous nos pieds dont personne ne parlait.Son livre s'intitule d'ailleurs "La solution est peut-être sous nos pieds" et c'est précisément de ça qu'on parle dans cet épisode.Dans cet épisode, nous parlons de géothermie, de ce que c'est vraiment, de pourquoi cette énergie n'a jamais trouvé sa place dans le débat malgré ses vertus, et de ce qu'il faudrait pour changer ça. J'ai questionné Pierre sur les freins politiques, géopolitiques, économiques qui ont mis cette énergie à l'écart pendant des décennies. On parle aussi du lithium qu'on peut extraire de ces eaux chaudes souterraines, du paradoxe d'une France qui maîtrise parfaitement l'art du forage mais ne s'en sert pas pour elle-même, des pays qui ont fait ce choix en premier, de ce que ça coûte concrètement chez un particulier, et des risques réels, sans les minimiser.C'est un épisode plein de solutions concrètes. Et franchement, ça fait du bien.3. Citations marquantes1. "Le plus gros avantage de la géothermie, c'est qu'elle est invisible. Mais c'est aussi son pire ennemi."2. "La France a la capacité A. Mais elle n'a pas eu la volonté B."3. "Tu fais un trou, et la chaleur, ensuite, elle vient en communication avec la surface. La Terre ne te fait pas payer."4. "Ce que j'ai trouvé comme détracteurs, c'est des ignorants. Au vrai sens du terme. Des gens qui ne connaissaient pas."5. "Je suis optimiste de nature, mais assez pessimiste d'intelligence. Parce que quand on voit ce qui se passe, c'est quand même pas rigolo."4. Big Ideas1. L'invisibilité comme malédiction Timestamp : 0:03:10 à 0:05:05 La géothermie ne souffre pas de détracteurs mais d'oubli. Ce qu'on ne voit pas n'existe pas dans le débat public. Les éoliennes créent des oppositions parce qu'elles sont visibles. La géothermie génère de l'indifférence parce qu'elle est enfouie. C'est une leçon sur la façon dont la perception structure la politique énergétique bien plus que les faits.2. Le mur de l'investissement court-termiste Timestamp : 0:08:00 à 0:10:31 La géothermie est économiquement gagnante sur 15 à 20 ans, mais perdante sur les 5 premières années. Dans un monde qui décide dans l'urgence, ce modèle économique est structurellement défavorisé, même quand il est objectivement meilleur. Le problème n'est pas technique, il est cognitif.3. La géopolitique de l'énergie comme clé de lecture du monde Timestamp : 0:11:26 à 0:15:44 L'accès à l'énergie est le prisme principal de lecture des décisions des États depuis la Première Guerre mondiale. Le Covid et la guerre en Ukraine ont brutalement rappelé cette réalité à des pays européens qui avaient choisi l'optimisme de la mondialisation. La géothermie redevient soudainement audible parce que l'alternative, c'est dépendre de Poutine ou de Trump.4. La géothermie est pilotable, contrairement au solaire et à l'éolien Timestamp : 0:37:24 à 0:40:39 Une critique récurrente des ENR est leur imprévisibilité. La géothermie échappe à ce reproche : on peut l'activer ou la couper à la seconde. Elle est stable, prévisible, décarbonée, souveraine. Pierre en fait le pendant chaleur du nucléaire : deux énergies qui forment ensemble un "club des énergies souveraines" qu'on n'a pas encore vraiment constitué.5. Le lithium géothermal : deux ressources pour le prix d'un forage Timestamp : 0:55:34 à 0:57:44 L'eau remontée à 2300 mètres contient du lithium. Arverne, via sa filiale Lithium de France, est en train de démontrer qu'on peut chauffer un territoire ET produire un métal stratégique à partir du même puits. Un lithium made in France, vert, potentiellement moins cher que le lithium importé. Le sous-sol français est à la fois une source d'énergie et un gisement de matières premières critiques.6. La France est experte mais absente Timestamp : 1:01:50 à 1:04:45 La France possède tous les atouts : experts pétroliers formés par Total et Elf, géosciences développées, sous-sol riche. Elle maîtrise l'art du forage. Mais les diplômes professionnels ont disparu, les filières se meurent, les experts vieillissent en Afrique. On a le savoir, on n'a pas construit la volonté industrielle.5. Questions posées dans l'interviewPourquoi personne ne parle de géothermie quand on a de l'énergie littéralement sous nos pieds ?Quels sont les intérêts politiques, géopolitiques et économiques qui ont joué contre la géothermie ?Est-ce que la géothermie est possible partout en France, à toutes les profondeurs, à toutes les échelles ?Combien ça coûte concrètement d'installer de la géothermie chez un particulier ?Y a-t-il des pays dans le monde où la géothermie est déjà développée à grande échelle ?Est-ce qu'il y a des risques écologiques réels liés au forage ?Comment se situe la géothermie par rapport aux autres ENR sur la question de la prédictibilité et du stockage ?Quel est le vrai potentiel de la géothermie dans le mix énergétique français ?Pourquoi Jean-Marc Jancovici, qui est monsieur énergie en France, n'en parle quasiment pas ?Est-ce qu'on a les filières et les compétences pour industrialiser la géothermie en France si on décidait d'y aller vraiment ?6. Références citéesPersonnalitésBruno Le Maire (ex-ministre de l'Économie) : cité comme premier interlocuteur politique majeur qui découvrait la géothermie au moment de la préface du livre de Pierre. Timestamp : 0:16:15Jean-Marc Jancovici : évoqué comme la voix dominante de l'énergie en France, identifié comme "monsieur nucléaire", absent du débat géothermie sans que cela soit une critique. Timestamp : 0:43:01 à 0:46:04Bertrand Piccard : cité comme non-spécialiste de l'énergie mais fervent défenseur de la géothermie. Timestamp : 0:44:45Carbon4 (bureau d'études de Jancovici) : mentionné comme ayant abordé la question de la chaleur et de la géothermie en interne. Timestamp : 0:43:18Entreprises et institutionsArverne : entreprise fondée par Pierre Brosselet, axe stratégique sur la géothermie profonde et la production de chaleur. Cité tout au long.Lithium de France : filiale strasbourgeoise d'Arverne, dédiée à l'extraction de lithium dans les eaux géothermales. Timestamp : 0:55:34Engie, Dalkia : cités comme grands acteurs qui font de la géothermie sans en avoir fait un axe stratégique. Timestamp : 0:53:19Schlumberger, Total, Elf : évoqués comme les maisons d'excellence française du forage pétrolier, formateurs de l'expertise actuelle. Timestamp : 1:02:21ADREAL : mentionné comme organisme de validation réglementaire du forage en France. Timestamp : 0:33:37Institut français du pétrole (IFP) : cité comme l'une des dernières structures formant aux métiers du sous-sol. Timestamp : 1:02:21École de géologie de Nancy : mentionnée comme école formant encore des géologues. Timestamp : 1:02:21Lieux et cas géographiquesIslande : 100% d'électricité géothermique, cas "naturel" par sa géologie volcanique. Timestamp : 0:22:04Suisse : pays ayant rendu la géothermie obligatoire pour toute nouvelle construction, modèle de souveraineté énergétique. Timestamp : 0:23:41Indonésie : fort potentiel géothermique, nombreux projets électrogènes. Timestamp : 0:25:11Turquie, Italie (Marbella), États-Unis : cités comme pays géothermiques avancés. Timestamp : 0:25:11Alsace : zone géothermique profonde en France, aussi évoquée pour des incidents de sismicité passés. Timestamp : 0:32:53Chaudes-Aigues (Cantal) : premier réseau de chaleur en Europe, source naturelle à 87 degrés, musée de la géothermie française. Timestamp : 0:59:00Concepts techniquesPrincipe de Carnot / thermodynamique des pompes à chaleur : évoqué pour expliquer comment 15°C à 200m peut produire du 50°C. Timestamp : 0:19:04Code minier : cadre réglementaire régissant le sous-sol et les forages profonds en France. Timestamp : 0:32:16Géothermie haute entalpie : géothermie profonde produisant de l'électricité à partir de haute température (200°C+). Timestamp : 0:22:44PPE (Programmation pluriannuelle de l'énergie) : mentionnée comme cadre dans lequel la géothermie n'a aujourd'hui qu'une place symbolique. Timestamp : 0:40:577. Timestamps clés YouTube0:00:00 - Introduction : l'énergie triple problème Greg plante le contexte : écologie, économie, géopolitique. Pierre en quelques phrases ouvre la porte à une solution qu'on n'a pas encore creusée.0:02:26 - Qu'est-ce que la géothermie ? Définition simple et directe. La chaleur du noyau terrestre, quasiment infinie, connue depuis les Romains. Pierre pose les bases pour tout le reste.0:03:10 - Pourquoi personne n'en parle ? L'invisibilité comme problème existentiel. Ce qu'on ne voit pas n'entre pas dans le débat. Une réflexion sur la perception qui dépasse largement l'énergie.0:06:47 - Les raisons politiques, géopolitiques et économiques Pourquoi le gaz a satisfait tout le monde pendant des décennies. Comment le Covid et la guerre en Ukraine ont tout changé. Le lobbying absent de la géothermie.0:08:00 - Le modèle économique : payer plus pour ne plus rien payer La structure de coût de la géothermie expliquée clairement. Plus cher à l'installation, gratuit à l'usage. Et pourquoi ça bloque dans un monde qui raisonne à court terme.0:16:15 - Pompe à chaleur géothermique vs aérothermique La distinction que tout le monde confond. 15 degrés constants à 200 mètres partout en France, quelle que soit la météo. La magie thermodynamique expliquée simplement.0:20:07 - Les pays qui l'ont fait : Islande, Suisse, Indonésie, États-Unis Tour du monde des choix géothermiques. Ce qu'on peut apprendre de la Suisse qui l'a rendu obligatoire. Ce que les Américains ont compris sur la reconversion de l'industrie pétrolière.0:27:14 - Concrètement : combien ça coûte chez un particulier ? La règle du pouce de Pierre : doubler le prix d'une chaudière à gaz. 20 000 euros deviennent 40 000. Et ce qu'on ne paie plus jamais derrière.0:30:18 - Trois géothermies, trois profondeurs, trois usages La géothermie de Madame Michu à 200 mètres, les réseaux de chaleur urbains à 2-3000 mètres, la géothermie électrogène haute entalpie. Pas la même chose, pas les mêmes zones.0:37:24 - L'argument décisif : la géothermie est pilotable Contrairement au solaire et à l'éolien, elle est prédictible. On peut l'arrêter et la rouvrir à la seconde. Elle complète le mix sans subir les contraintes météo.0:43:01 - Jancovici et la géothermie : l'oublié de l'expert Pourquoi le plus influent des voix énergie en France ne parle pas de géothermie. Pierre émet une hypothèse sans polémique : il ne la connaît pas vraiment.0:51:04 - Les vrais détracteurs n'existent pas, seulement des ignorants Un paradoxe révélateur : la géothermie n'a pas d'ennemis. Elle a simplement été ignorée. Ce qui est peut-être plus difficile à combattre.0:55:34 - Lithium géothermal : deux ressources pour un seul forage La révélation de l'épisode. L'eau remontée à 2300 mètres contient du lithium. Arverne est en train de prouver qu'on peut chauffer ET produire un métal stratégique français.0:57:55 - Ce qui donne de l'élan à Pierre La conviction que la crise actuelle est le déclencheur. L'histoire se répète : de chaque grande crise naît un mieux. Et la géothermie attend depuis assez longtemps.1:01:50 - A-t-on les filières pour industrialiser ? La France a tout : l'expertise, la géologie, le savoir-faire. Mais les diplômes ont disparu, les experts vieillissent en Afrique. Il faut reconstruire la filière maintenant.1:06:19 - VLAN : ouvrir la porte à l'espérance, fermer celle des idées reçues La conclusion de Pierre. Optimiste de nature, pessimiste d'intelligence. L'énergie de terrain et de la conviction, contre la décision sans connaissance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Inscrivez-vous à mon nouveau Grand Live gratuit “Les clés pour ne jamais manquer de clients” : https://www.demian.education/grand-live-le-systeme-pour-ne-plus-jamais-manquer-de-clientsJulie Cittadini intervient lorsque tout semble déjà trop tard.Derrière ce mot technique, presque froid de “restructuring”, se cache en réalité l'un des moments les plus intenses de la vie d'une entreprise.Mon invitée du jour est Julie Cittadini, l'une des grandes références françaises et européennes dans ce domaine.Concrètement, lorsque la trésorerie s'érode, que les talents partent, que le doute s'installe, c'est elle que l'on appelle.Dans cet épisode, elle décrypte ce que peu de dirigeants osent regarder en face : les signaux faibles que l'on ignore, le rôle du déni, la solitude des décisions et cette réalité souvent oubliée “une entreprise ne s'effondre jamais du jour au lendemain”.Nous parlons aussi de transformation, de rebond. Comme le rappelle Julie dans l'épisode : même dans les situations les plus critiques, il reste toujours une marge d'action pour ceux qui acceptent de voir clair.Bonne écoute ✨Notes et références de l'épisode ✨ Pour retrouver Julie Cittadini : Sur LinkedIn ✨ Le livre cité par Julie Cittadini : Tous n'étaient pas des anges de Joseph Kessel*Lien affilié FnacHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jean-Miguel Pire, philosophe et essayiste. Son livre L'Otium remet en circulation un concept millénaire pour nommer ce que notre époque a méthodiquement effacé de son vocabulaire et de ses valeurs : le loisir intelligent.Je connais Jean-Miguel depuis un moment et j'avais envie de lui donner une tribune pour cette idée que je trouve rare : un concept ancien, presque disparu, qui permet de nommer quelque chose qu'on ressent tous sans jamais arriver à le formuler. Ce moment-là, quand une idée trouve enfin son mot, c'est pour moi l'une des expériences intellectuelles les plus jouissives qui soit.Dans cet épisode, nous parlons du temps libre comme espace de développement de la conscience, de l'origine grecque de l'Otium et de sa transformation romaine en quelque chose de secondaire, du lien sémantique vertigineux entre le "négoce" et la "négation de l'Otium", et de la question de savoir si le marché est vraiment le problème, ou si c'est plutôt l'hégémonie de ses valeurs dans des domaines qui n'ont rien à voir avec lui. J'ai questionné Jean-Miguel sur ce qui distingue l'Otium du développement personnel, sur la dimension politique du concept, et sur ce que ça change concrètement de nommer enfin quelque chose qu'on pratique sans le savoir.3. Citations marquantes"Le négoce, c'est la négation de l'Otium. Le marché a intérêt à nier la part la plus essentielle de nos existences.""Comme on n'a pas vraiment conscience de ce loisir intelligent, on ne l'a pas nommé, et ça crée un espace de liberté sauvage pour les industries de la captation du temps de cerveau disponible.""On est sur le logiciel romain : un Otium qui est prestigieux, mais considéré comme secondaire.""L'objectif, il est quand même social. S'améliorer pour être une meilleure personne, c'est aussi pour être un meilleur citoyen.""On est à un point de suffocation parce qu'on s'aperçoit que cet envahissement, cette hégémonie, nous mène à la catastrophe."4. Idées centrales (Big Ideas)1. L'Otium : nommer pour exister Un concept ne peut être défendu que s'il est nommé. Le loisir intelligent existait dans nos vies, mais sans mot pour le désigner, il était indéfendable, vis-à-vis des autres comme de soi-même. Donner un nom à une pratique, c'est lui donner une réalité sociale. Pourquoi c'est important : c'est le fondement de tout le reste. Sans cette bascule sémantique, aucune résistance n'est possible. Timestamp approximatif : 01:07 à 03:252. Le négoce comme négation structurelle Le mot "négoce" porte littéralement en lui la négation de l'Otium (nec + otium). Ce n'est pas une coïncidence rhétorique, c'est une structure historique : le marché s'est construit sur l'éviction du temps de conscience. Pourquoi c'est important : ça requalifie le problème. Ce n'est pas l'ultralibéralisme des années 70, c'est une dérive qui remonte aux Romains. Timestamp approximatif : 08:27 à 09:073. De la scolée grecque à l'Otium romain : la dévaluation progressive Les Grecs valorisaient le temps consacré à la philosophie (la scolée). Les Romains l'ont maintenu, mais relégué au rang de luxe pour une élite restreinte. On n'a jamais vraiment rattrapé cette dévaluation. Pourquoi c'est important : ça montre que la crise n'est pas conjoncturelle, elle est structurelle et multi-séculaire. Timestamp approximatif : 03:41 à 05:554. Otium vs développement personnel : la dimension politique Le développement personnel s'arrête à l'individu. L'Otium le dépasse : l'objectif est d'être un meilleur citoyen, de contribuer au bien commun. Ce glissement change tout, parce qu'il réinsère la conscience individuelle dans le collectif. Pourquoi c'est important : il répond à une frustration réelle chez beaucoup de gens qui trouvent le développement personnel trop égotiste. Timestamp approximatif : 06:19 à 08:105. Le marché n'est pas le problème, ses valeurs hors-sol le sont Jean-Miguel refuse le discours marxiste de rejet total du marché. Il distingue le marché comme outil d'apaisement historique, et les valeurs du marché (rapidité, utilitarisme, matérialisme) qui ont contaminé des domaines où elles n'ont rien à faire : culture, santé, éducation. Pourquoi c'est important : c'est la nuance qui rend l'argument crédible et non idéologique. Timestamp approximatif : 09:07 à 10:005. Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que l'Otium, concrètement ?C'est un mot ancien ou un concept que vous avez inventé ?Comment les Grecs le nommaient-ils, et qu'est-ce qui s'est passé avec les Romains ?Est-ce que la méditation, les podcasts, la contemplation font partie de l'Otium ?Quelle est la différence entre l'Otium et le développement personnel ?Pourquoi le fait de ne pas avoir de mot pour désigner quelque chose est-il si paralysant ?Comment expliquer que le négoce porte littéralement en lui la négation de l'Otium ?Est-ce que vous faites une critique du marché en tant que tel, ou seulement de ses valeurs ?Quel est l'enjeu politique de l'Otium aujourd'hui ?Concrètement, comment défend-on son Otium face aux injonctions de productivité ?6. Références citéesConcepts et notions philosophiquesLa scolée (Grecs anciens) : désignation du temps nécessaire à l'activité philosophique, ancêtre de l'Otium. Évoqué à 03:45.L'Otium / Otium (Latins) : transformation romaine de la scolée grecque, valorisée mais réservée à une élite. Évoqué à 03:45 à 05:55.Le négoce / Negotium : dérivé de "nec otium", littéralement la négation de l'Otium. Évoqué à 08:27.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.