Legal defence that prevents an accused person from being tried twice on the same charges
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Rendez-vous dans l'extrême nord du Pakistan, dans les montagnes du Gilgit-Baltistan. Située aux confins de la Chine et de l'Afghanistan, cette région isolée abrite certains des plus hauts sommets du monde et des milliers de glaciers. Ses paysages à couper le souffle accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Pourtant, la région est en première ligne face au changement climatique et voit ses glaciers fondre à un rythme accéléré, avec des conséquences déjà visibles : inondations soudaines, glissements de terrain et ruptures de lacs glaciaires se multiplient. Pourtant essentiels à l'économie locale, au tourisme et à l'irrigation des cultures, les glaciers sont également devenus une source croissance d'inquiétude. Plus imprévisibles que jamais, ils menacent désormais les villages à leur pied. De notre correspondante Ondine de Gaulle à Gilgit-Baltistan, Dans une pièce unique, simplement meublée, Malika, 52 ans, tablier noué autour de la taille, s'active aux fourneaux. Dans ce petit restaurant de Gulmit, au cœur du Gilgit-Baltistan, elle a dû tout recommencer à zéro. L'été dernier, son ancien restaurant, au bord de la rivière, a été emporté en quelques minutes par une crue soudaine : « Personne ne nous avait prévenus qu'une chose pareille allait arriver. J'étais occupée à mes tâches habituelles. Soudain, quand la crue a frappé, j'ai fui. Le restaurant et tout le reste ont été emportés. Nous n'avons reçu aucune compensation du gouvernement. » La catastrophe a été provoquée par la rupture d'un lac glaciaire, relâchant soudainement plusieurs millions de mètres cubes d'eau. Le village de Malika se trouve au pied du glacier de Gulmit, qui culmine à près de 7 300 mètres d'altitude : « Le dérèglement climatique s'est aggravé ces trois dernières années. De telles crues s'étaient déjà produites par le passé, peut-être une fois tous les 15 ou 20 ans. Mais leur intensité n'était pas aussi forte. » La région accueille près de 13 000 glaciers, les plus nombreux hors des zones polaires. Nous retrouvons Saleem Khan, guide de haute montagne de 34 ans, à la fin du glacier de Passu. Devant lui, de l'eau jaillit d'une vaste crevasse ouverte dans la glace : « Autrefois, le glacier faisait 30 kilomètres de long, mais il ne mesure plus aujourd'hui que 12 kilomètres, à cause du changement climatique. » À lire aussiAu Pakistan, comment le changement climatique intensifie les moussons meurtrières « Tout a été emporté » Avec la hausse des températures, les glaciers de la région fondent, depuis 2010, à un rythme environ 65% plus rapide que durant la décennie précédente. « Ces glaciers ont causé de nombreux dégâts aux terres agricoles, aux habitations et à l'industrie du tourisme. À terme, les habitants partirons, car il ne restera plus rien. Ce sera la fin de notre civilisation », s'inquiète Saleem Khan. Dans une vallée voisine, à Hassanabad, les crues glaciaires ne sont plus des événements ponctuels et se succèdent depuis 2019. À l'été 2025, une crue soudaine a tout pris à Ali Dawar, 74 ans, chapeau traditionnel vissé sur la tête : « Tout a été emporté : nos cerisiers, nos autres arbres fruitiers, les maisons, les étables... » Il craint que ses enfants ne puissent plus vivre sur ces terres : « Les experts nous ont dit que dans les cinq années à venir, les eaux emporteront tout ce qu'il reste. Mais qu'allons-nous faire ? Nous sommes pauvres. Nous n'avons pas les moyens de louer un logement en ville et nous ne sommes pas assez instruits pour trouver un travail de bureau. » Ces glaciers alimentent une grande partie du Pakistan, et leur disparition progressive pourrait fragiliser la sécurité hydrique et alimentaire de plus de 220 millions de personnes.
Rendez-vous dans l'extrême nord du Pakistan, dans les montagnes du Gilgit-Baltistan. Située aux confins de la Chine et de l'Afghanistan, cette région isolée abrite certains des plus hauts sommets du monde et des milliers de glaciers. Ses paysages à couper le souffle accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Pourtant, la région est en première ligne face au changement climatique et voit ses glaciers fondre à un rythme accéléré, avec des conséquences déjà visibles : inondations soudaines, glissements de terrain et ruptures de lacs glaciaires se multiplient. Pourtant essentiels à l'économie locale, au tourisme et à l'irrigation des cultures, les glaciers sont également devenus une source croissance d'inquiétude. Plus imprévisibles que jamais, ils menacent désormais les villages à leur pied. De notre correspondante Ondine de Gaulle à Gilgit-Baltistan, Dans une pièce unique, simplement meublée, Malika, 52 ans, tablier noué autour de la taille, s'active aux fourneaux. Dans ce petit restaurant de Gulmit, au cœur du Gilgit-Baltistan, elle a dû tout recommencer à zéro. L'été dernier, son ancien restaurant, au bord de la rivière, a été emporté en quelques minutes par une crue soudaine : « Personne ne nous avait prévenus qu'une chose pareille allait arriver. J'étais occupée à mes tâches habituelles. Soudain, quand la crue a frappé, j'ai fui. Le restaurant et tout le reste ont été emportés. Nous n'avons reçu aucune compensation du gouvernement. » La catastrophe a été provoquée par la rupture d'un lac glaciaire, relâchant soudainement plusieurs millions de mètres cubes d'eau. Le village de Malika se trouve au pied du glacier de Gulmit, qui culmine à près de 7 300 mètres d'altitude : « Le dérèglement climatique s'est aggravé ces trois dernières années. De telles crues s'étaient déjà produites par le passé, peut-être une fois tous les 15 ou 20 ans. Mais leur intensité n'était pas aussi forte. » La région accueille près de 13 000 glaciers, les plus nombreux hors des zones polaires. Nous retrouvons Saleem Khan, guide de haute montagne de 34 ans, à la fin du glacier de Passu. Devant lui, de l'eau jaillit d'une vaste crevasse ouverte dans la glace : « Autrefois, le glacier faisait 30 kilomètres de long, mais il ne mesure plus aujourd'hui que 12 kilomètres, à cause du changement climatique. » À lire aussiAu Pakistan, comment le changement climatique intensifie les moussons meurtrières « Tout a été emporté » Avec la hausse des températures, les glaciers de la région fondent, depuis 2010, à un rythme environ 65% plus rapide que durant la décennie précédente. « Ces glaciers ont causé de nombreux dégâts aux terres agricoles, aux habitations et à l'industrie du tourisme. À terme, les habitants partirons, car il ne restera plus rien. Ce sera la fin de notre civilisation », s'inquiète Saleem Khan. Dans une vallée voisine, à Hassanabad, les crues glaciaires ne sont plus des événements ponctuels et se succèdent depuis 2019. À l'été 2025, une crue soudaine a tout pris à Ali Dawar, 74 ans, chapeau traditionnel vissé sur la tête : « Tout a été emporté : nos cerisiers, nos autres arbres fruitiers, les maisons, les étables... » Il craint que ses enfants ne puissent plus vivre sur ces terres : « Les experts nous ont dit que dans les cinq années à venir, les eaux emporteront tout ce qu'il reste. Mais qu'allons-nous faire ? Nous sommes pauvres. Nous n'avons pas les moyens de louer un logement en ville et nous ne sommes pas assez instruits pour trouver un travail de bureau. » Ces glaciers alimentent une grande partie du Pakistan, et leur disparition progressive pourrait fragiliser la sécurité hydrique et alimentaire de plus de 220 millions de personnes.
Depuis son rachat par Elon Musk en 2022, Twitter, devenu X, a connu une transformation radicale. Nouveau nom, réduction des équipes, politique de modération remaniée : presque tout a changé. Mais la rupture la plus visible reste sans doute la coche bleue. Autrefois réservée aux personnalités et organisations dont l'identité avait été vérifiée, elle est devenue l'un des principaux avantages proposés aux abonnés payants.L'objectif affiché par Elon Musk était de réduire la dépendance de la plateforme à la publicité, en développant les revenus tirés des abonnements. Et X semble désormais prêt à serrer davantage la vis pour pousser ses utilisateurs gratuits vers l'offre Premium. Selon Engadget, la plateforme a discrètement abaissé les limites quotidiennes imposées aux comptes non vérifiés. Ces utilisateurs ne peuvent plus publier que 50 messages originaux et 200 réponses par jour. La différence avec l'ancien plafond est spectaculaire : celui-ci permettait jusqu'à 2 400 publications quotidiennes. Pour les messages originaux, la baisse dépasse donc 95 %.La modification n'a pas fait l'objet d'une grande annonce. Elle a été repérée par des internautes sur X et Reddit, après une mise à jour de la page d'assistance officielle. Lorsqu'une personne atteint l'une de ces limites, la plateforme doit afficher un message d'erreur indiquant précisément le plafond dépassé. Derrière cette décision, la stratégie commerciale paraît assez claire. X cherche à rendre l'usage gratuit plus contraignant pour mieux valoriser son abonnement Premium. La formule la moins chère coûte trois euros par mois, ou trente-deux euros par an. Un tarif d'appel qui doit convaincre les utilisateurs les plus actifs de sortir leur carte bancaire.La plateforme peut toutefois avancer un autre argument : la lutte contre les bots, ces comptes automatisés capables de publier d'énormes volumes de contenus, parfois pour diffuser de la publicité, manipuler les conversations ou mener des campagnes de désinformation. X avait déjà introduit, en octobre 2025, une rubrique « À propos de ce compte », permettant notamment de connaître le pays d'origine associé à un profil. Mais la mesure suscite beaucoup de critiques. Sur X comme sur Reddit, certains utilisateurs y voient moins un outil de modération qu'un nouveau péage numérique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un immense ruban d'algues brunes traversent désormais l'Atlantique. En mai dernier, les satellites ont recensé 37,5 millions de tonnes de sargasses pélagiques, réparties entre les côtes de l'Afrique de l'Ouest et le golfe du Mexique. Cette formation porte un nom, la Grande Ceinture de Sargasses de l'Atlantique. Il y a 15 ans, elle n'existait pas sous cette forme. Autrefois, ces algues flottaient surtout dans la mer des Sargasses, une région chaude de l'Atlantique relativement pauvre en nutriments. Mais depuis leur première prolifération massive en 2021, leur air de répartition ne cesse de s'étendre. En 2025, cette ceinture a atteint 8 850 km de long, soit plus de deux fois la largeur des États-Unis continentaux. Une étude publiée dans la revue Harmful Algae retrace 40 années d'observation satellitaire, d'analyse chimique et de relevé de terrain. Elle montre que les Sargasses profitent d'un apport croissant en azote et en phosphore, de nutriments qui stimulent fortement leur développement. Dans des eaux suffisamment riches, leur biomasse peut doubler en seulement 11 jours. Ces apports ne proviennent plus uniquement des mécanismes naturels de l'océan. Ils viennent aussi des terres, engrais agricoles entraînées par la pluie, eaux usées ou dépôts atmosphériques. Le fleuve Amazon joue notamment un rôle majeur. Lors des fortes crues, ils déversent dans l'Atlantique d'importantes quantités de nutriments, ensuite transportés par les courants marins. Les Sargasses ne sont pourtant pas inutiles, elles servent d'habitats à plus d'une centaine d'espèces, parmi lesquelles des poissons, des invertébrés et des tortues marines. Le problème commence lorsqu'elles deviennent trop abondantes et s'échouent sur les côtes. En se décomposant, elles libèrent du sulfure d'hydrogène, un gaz toxique à l'odeur d'œufs pourris. Elles étouffent les plages, fragilisent les récifs coralliens, créent des zones pauvres en oxygène et imposent des coûts de nettoyage considérables. Elles émettent également du méthane, un puissant gaz à effet de serre. Et pour les chercheurs, cette prolifération impose une surveillance internationale, de meilleurs systèmes de prévision et surtout une réduction des rejets de nutriments. L'eutrophisation, longtemps considérée comme un problème côtier, transforme désormais l'océan à l'échelle d'un continent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Existe-t-il une opposition à l'intelligence artificielle ? La réponse est oui, si l'on en croit l'Express, qui s'exclame : « Des étudiants au pape, de l'Occident à l'Asie, l'opposition contre l'intelligence artificielle monte, alimentée par les déclarations tapageuses de la Silicon Valley. » « Étonnamment, remarque l'Express, les jeunes sont en première ligne. » L'hebdomadaire cite une enquête Gallup/Walton/GSV, selon laquelle « seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (les 14-29 ans) se disent encore enthousiasmés par l'IA, soit une chute de 14 points en un an ». Comment expliquer ce relatif désamour ? Si l'on en croit l'Express, « les jeunes sont aux premières loges des changements brutaux provoqués par l'IA ». En matière de travail, notamment. Aujourd'hui, nous dit l'hebdomadaire, « la "gen Z" craint d'être remplacée, avant même d'avoir mis un pied dans un open space ». En Allemagne, par exemple, une analyse réalisée par la plateforme de recrutement Stepstone « révèle que la part des offres d'emploi destinées aux débutants a fortement chuté depuis 2023 ». Autre exemple, aux États-Unis : une étude de l'université de Stanford révèle que « les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant les postes les plus exposés à l'IA (service client, comptabilité ou développement de logiciels) ont connu une baisse de 13 % de l'emploi depuis 2022. » À lire aussiIA : faut-il en avoir peur? Que retiendra l'histoire ? En France, Emmanuel Macron s'apprête à passer la main, après l'élection présidentielle de l'année prochaine, mais il n'a pas dit son dernier mot. En effet, « il veut entrer dans l'histoire », nous dit le Nouvel Obs. « À un an de quitter le pouvoir, explique l'hebdomadaire, le chef de l'État reçoit discrètement biographes, historiens et chroniqueurs de la Vᵉ République. Signe de l'attention quasi obsessionnelle qu'il porte à la manière dont seront racontées ses dix années à l'Élysée. » « Tous, ou presque, projettent d'écrire un livre », poursuit le Nouvel Obs. Emmanuel Macron les reçoit avec attention : dans son bureau du premier étage ou autour de déjeuners qui peuvent parfois s'étirer durant des heures. » L'hebdomadaire s'interroge : « Emmanuel Macron craint-il que l'Histoire ne retienne de lui qu'il n'a été "qu'un président des crises", balloté de l'une à l'autre – "gilets jaunes", pandémie, guerre en Ukraine, embrasement du Proche-Orient ? Ou, plus simplement, qu'elle ne l'oublie ? » « Entre les murs du palais de l'Élysée, assure le Nouvel Obs, Macron estime qu'il peut encore remporter cette bataille-là, celle du récit ». Magistrats sur le banc des accusés En France encore, un fait divers suscite indignation et émotion. Ce fait divers, c'est le meurtre d'une petite fille de 11 ans, Lyhanna, dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Le meurtrier présumé Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans, a été arrêté, et dans la foulée, on a appris qu'il avait déjà été accusé de viol, sans que la justice se saisisse de son cas. « Suspect connu, signalements ignorés, lenteurs coupables : le procès de la justice est ouvert après ce naufrage », titre Le Point, selon lequel « le manque de moyens ne justifie pas tout ». Pour l'hebdomadaire, les coupables sont à chercher du côté des magistrats. « Tout le monde manque de moyens (…), dans les hôpitaux, à l'école, dans les universités (…). Est-ce une raison pour ne pas faire son travail ? » À lire aussiAffaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux Responsabilité de l'État La presse du dimanche, elle, donne à voir un autre point de vue. « Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu'il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions » titre La Tribune Dimanche, selon laquelle « une majorité de Français considère que l'assassinat de la fillette ne relève pas de dysfonctionnements exceptionnels, contrairement à la position de l'exécutif ». « On est arrivé aujourd'hui au bout d'un système », estime de son côté Le Parisien Dimanche : « Les Français assistent au délabrement de leur justice. Il ne s'agit pas d'un problème de désorganisation, ni de faute individuelle, mais de l'incapacité de l'État à protéger même les plus fragiles. » À lire aussiAffaire Lyhanna: face à l'émotion en France, le gouvernement prend des premières mesures Adieu aux livres Enfin, Afrique XXI nous invite à découvrir les librairies du Mali. Disons-le d'entrée de jeu, la situation n'est pas florissante. « Autrefois vibrionnante à Bamako, la vente de livres semble au plus bas », explique Afrique XXI. « Les habitudes ont bien changé, entre l'achat de copies bon marché dans la rue, l'avènement d'Internet et un désintérêt pour le livre chez les plus jeunes ». Le journal en ligne a rencontré Magatte N'Diaye, qui vient de fermer les portes de sa librairie, à Bamako, faute de clients et malgré ses efforts pour intéresser les enfants, notamment lors d'ateliers de lecture. Elle exprime ses regrets. « Chaque librairie qui ferme est un espace de pensée qui disparaît. »
Andreas Wimmer, professeur de sociologie et de philosophie politique, éclairera les liens entre discrimination ethnoraciale et mobilisation politique à travers l'histoire et le présent. Autrefois considérée comme légitime, la discrimination devient problématique à mesure que les idées nationalistes d'autogouvernement et d'autodétermination se diffusent aux 19e et 20e siècles. Les dirigeants exploitent ces idéaux pour dénoncer l'injustice et mobiliser leurs co-ethniques, souvent au prix de conflits ou de violence. Aujourd'hui, le discours sur la discrimination, solidement institutionnalisé, dépasse les cas évidents de traitement inégal et prend une dynamique propre, alimentant controverses et tensions culturelles contemporaines. _ Andreas Wimmer est le Professeur Lieber de Sociologie et de Philosophie Politique à l'Université Columbia, à New York. Ses recherches adoptent une perspective historique de longue durée et comparée à l'échelle mondiale. Elles s'intéressent à la manière dont les États se construisent et les nations se forment, à la façon dont les frontières et les hiérarchies ethnoraciales émergent ou se dissolvent au cours de ce processus, et aux conditions dans lesquelles ces inégalités conduisent à des conflits armés et à la guerre. Plus récemment, il cherche à comprendre comment les idées et les institutions circulent à travers le monde et avec quelles conséquences à long terme. Son ouvrage le plus récent est Nation Building. Why Some Countries Come Together While Others Fall Apart (Princeton University Press, 2018). Enregistré au Club 44 le 27 mai 2026
Aujourd'hui, partons découvrir le mystérieux Drac, le diable du Rhône !Il existe, dans le sud de la France, une contrée merveilleuse, baignée de soleil, où l'eau est si bleue, et la pierre si blanche, qu'on l'a surnommée Belle Pierre, ou Beaucaire, dans la belle langue du pays. Le château de Beaucaire a des tours qui frôlent le ciel, et des murailles qui baignent dans le Rhône. Au bord du fleuve, les quais regorgent de marchands heureux, d'enfants qui jouent dans les fleurs, et de lavandières qui lavent leur linge en chantant. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Autrefois, ces eaux étaient sombres, pleines de brumes et de roseaux…Bonne écoute !
Kwe signifie «bonjour» dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Troisième et dernière étape: à Pessamit, sur la Côte Nord, parmi les Innu, un peuple de tradition nomade, profondément ancré dans son territoire ancestral: le Nitassinan. Aujourd'hui, malgré les blessures coloniales, les Innu de Pessamit s'attachent à partager leur culture millénaire. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones : les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquelles les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Troisième étape, à Pessamit, une communauté innu placée au bord du Fleuve Saint Laurent sur la Côte Nord. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Présents dans la région depuis des millénaires (des fouilles ont prouvé l'existence d'un peuple de chasseurs remontant à 5 500 ans avant notre ère), les Innu étaient là au moment du passage des « explorateurs » européens Jacques Cartier ou Samuel de Champlain au XVIè et XVIIè siècle. Aujourd'hui, à Pessamit, on dénombre 2 500 habitants environ, dont plus de 80% parlent encore leur langue, l'innu aimun. Car jusque dans les années 50, les Innu ont su garder un lien puissant avec leurs traditions, des traditions mises à mal par les barrages, la colonisation et l'évangélisation. Depuis quelque temps, Pessamit développe l'été des visites guidées, à la découverte d'une culture nomade millénaire, tournée vers l'intérieur des terres, la terre ancestrale, socle de leur pensée et de leur civilisation : le Nitassinan. Avec des habitants, acteurs, actrices culturel.le.s et touristiques, pêcheur, ancien chef de bande, guides, conteur ou poétesse comme Joséphine Bacon que l'on avait rencontrée en 2021. C'est elle qui nous avait donné envie de partir dans le vaste Nitassinan innu. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Joséphine Bacon, poétesse innu de renom, originaire de Pessamit - Robert Dominique, aîné de la communauté et ancien chef de bande de Pessamit - Kathy Moreau Lacasse, guide innu au centre communautaire Ka Mamuitunanut - Wilfrid Apik Hervieux, conteur de mythes et légendes innu - Lily-Rose Bacon, jeune étudiante innu - Jean-Louis ou Muâku, pêcheur à la truite innu - Céline Bacon, agent culturel et touristique innu à Pessamit - Moïse Junior Ashini travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père - Geneviève Ashini, soeur de Moïse, travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père. Pour préparer votre voyage à Pessamit : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site du Conseil des Innus de Pessamit - En savoir plus sur la poésie de Joséphine Bacon - Sur le Camp innu Uamastakenis qui propose une immersion et un hommage à la culture innu en territoire - Sur le site traditionnel innu Kanapeut, espace de partage et de connaissances sur l'innu aïtun fondé par Michel et Erik Kanapé - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et à écouter : - Bâtons à message. Tshissinuashitakana, de Joséphine Bacon. Éditions Mémoire d'encrier, 2009 - Les vertèbres de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali. Éditions Mémoire d'encrier. 2026 - Eukuan Nin Matshi-Manitu Innushkueu. Je suis une maudite sauvagesse, d'An Antane Kapesh. Éditions Mémoire d'encrier. 2019 - Tiohtiá:ke, de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023 - Kuessipan, de Naomi Fontaine. Éditions Mémoire d'encrier. 2011 - Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018 - Le passionnant balado produit par Radio Canada Laissez-nous raconter : L'histoire crochie avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots clés à décoloniser - La musique du groupe historique innu Petapan. Sur la plateforme de découverte des artistes et des musiques autochtones actuelles Nikamowin.
Autrefois considéré comme un sous-produit de l'industrie fromagère, le lactosérum – également appelé petit-lait – est en plein essor grâce à une demande qui ne cesse de croître. Et les prix explosent. C'est indéniable, le petit-lait tient sa revanche. Depuis 2023, le prix du lactosérum a été multiplié par cinq pour atteindre 28 000 euros la tonne, dépassant celui du fromage ou du beurre, traditionnellement plus valorisés. Les nouveaux consommateurs À l'origine de cet engouement : les nouveaux consommateurs, qui cherchent à enrichir leur alimentation en protéines pour maintenir leur masse musculaire. Des sportifs, des personnes âgées ou encore ceux et celles qui veulent maigrir. Mais comment cet ingrédient apparemment insignifiant a-t-il soudainement pris de la valeur ? Il y a 30 ans à peine, le petit-lait, séparé du caillé lors de la fabrication du fromage, était utilisé pour nourrir les animaux ou finissait dans les champs comme engrais. Les compléments alimentaires riches en protéines Aujourd'hui, l'industrie laitière transforme ce liquide pour produire de l'isolat de protéines lactosérum. Cet ingrédient est utilisé pour la fabrication de compléments alimentaires ou de médicaments amaigrissants. Les grands groupes laitiers européens et les coopératives ont investi massivement pour fournir les producteurs. Mais ils peinent à suivre le rythme effréné de cette course aux protéines. Les États-Unis, grand exportateur du lactosérum, ont réduit drastiquement leurs livraisons. La forte demande pour les médicaments anti-obésité absorbe presque totalement la production américaine et entraîne les tensions sur le marché. Un marché toujours en expansion Dynamique, ce marché reste très compétitif. Des alternatives moins chères, à base de plantes, gagnent du terrain. Par ailleurs, les consommateurs de plus en plus soucieux de l'environnement poussent les producteurs à mettre en place des méthodes de fabrication plus écologiques. Estimé à près de 11 milliards de dollars en 2024, le marché mondial du lactosérum pourrait atteindre 27 milliards de dollars en 2035. Avec les États-Unis et l'Asie-Pacifique comme ses plus gros marchés de consommation.
Kwe signifie «bonjour» dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Troisième et dernière étape: à Pessamit, sur la Côte Nord, parmi les Innu, un peuple de tradition nomade, profondément ancré dans son territoire ancestral: le Nitassinan. Aujourd'hui, malgré les blessures coloniales, les Innu de Pessamit s'attachent à partager leur culture millénaire. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones : les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquelles les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Troisième étape, à Pessamit, une communauté innu placée au bord du Fleuve Saint Laurent sur la Côte Nord. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Présents dans la région depuis des millénaires (des fouilles ont prouvé l'existence d'un peuple de chasseurs remontant à 5 500 ans avant notre ère), les Innu étaient là au moment du passage des « explorateurs » européens Jacques Cartier ou Samuel de Champlain au XVIè et XVIIè siècle. Aujourd'hui, à Pessamit, on dénombre 2 500 habitants environ, dont plus de 80% parlent encore leur langue, l'innu aimun. Car jusque dans les années 50, les Innu ont su garder un lien puissant avec leurs traditions, des traditions mises à mal par les barrages, la colonisation et l'évangélisation. Depuis quelque temps, Pessamit développe l'été des visites guidées, à la découverte d'une culture nomade millénaire, tournée vers l'intérieur des terres, la terre ancestrale, socle de leur pensée et de leur civilisation : le Nitassinan. Avec des habitants, acteurs, actrices culturel.le.s et touristiques, pêcheur, ancien chef de bande, guides, conteur ou poétesse comme Joséphine Bacon que l'on avait rencontrée en 2021. C'est elle qui nous avait donné envie de partir dans le vaste Nitassinan innu. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Joséphine Bacon, poétesse innu de renom, originaire de Pessamit - Robert Dominique, aîné de la communauté et ancien chef de bande de Pessamit - Kathy Moreau Lacasse, guide innu au centre communautaire Ka Mamuitunanut - Wilfrid Apik Hervieux, conteur de mythes et légendes innu - Lily-Rose Bacon, jeune étudiante innu - Jean-Louis ou Muâku, pêcheur à la truite innu - Céline Bacon, agent culturel et touristique innu à Pessamit - Moïse Junior Ashini travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père - Geneviève Ashini, soeur de Moïse, travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père. Pour préparer votre voyage à Pessamit : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site du Conseil des Innus de Pessamit - En savoir plus sur la poésie de Joséphine Bacon - Sur le Camp innu Uamastakenis qui propose une immersion et un hommage à la culture innu en territoire - Sur le site traditionnel innu Kanapeut, espace de partage et de connaissances sur l'innu aïtun fondé par Michel et Erik Kanapé - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et à écouter : - Bâtons à message. Tshissinuashitakana, de Joséphine Bacon. Éditions Mémoire d'encrier, 2009 - Les vertèbres de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali. Éditions Mémoire d'encrier. 2026 - Eukuan Nin Matshi-Manitu Innushkueu. Je suis une maudite sauvagesse, d'An Antane Kapesh. Éditions Mémoire d'encrier. 2019 - Tiohtiá:ke, de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023 - Kuessipan, de Naomi Fontaine. Éditions Mémoire d'encrier. 2011 - Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018 - Le passionnant balado produit par Radio Canada Laissez-nous raconter : L'histoire crochie avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots clés à décoloniser - La musique du groupe historique innu Petapan. Sur la plateforme de découverte des artistes et des musiques autochtones actuelles Nikamowin.
Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.
Autrefois alliée stratégique d’Israël, la Turquie d’Erdogan affiche désormais son soutien au Hamas et multiplie les ambitions régionales. Ankara cherche-t-elle à redessiner le Moyen-Orient ?
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR1 P 2, 2-5.9-12Bien-aimés, comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut, puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon. Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ. Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Autrefois vous n'étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n'aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, puisque vous êtes comme des étrangers résidents ou de passage, je vous exhorte à vous abstenir des convoitises nées de la chair, qui combattent contre l'âme. Ayez une belle conduite parmi les gens des nations ; ainsi, sur le point même où ils disent du mal de vous en vous traitant de malfaiteurs, ils ouvriront les yeux devant vos belles actions et rendront gloire à Dieu, le jour de sa visite.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l'été, avant de repartir nomadiser. Aujourd'hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Deuxième étape, devant l'immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire. Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l'assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l'indien dans l'enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d'une culture et d'un héritage malmenés par l'histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu'à la nuit tombée, on regarde d'un œil différent, une fois au bord du lac… Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh - Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu - Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu - Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien - Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue - Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie - Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones. Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh - Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh - Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020 - L'artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun - Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience - Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et écouter : - « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation - « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l'itinérance d'un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience - « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l'intime et l'instant, par une artiste de son temps - « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019 - « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L'ouvrage de référence de l'anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser - La musique solaire de l'artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l'été, avant de repartir nomadiser. Aujourd'hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Deuxième étape, devant l'immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire. Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l'assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l'indien dans l'enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d'une culture et d'un héritage malmenés par l'histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu'à la nuit tombée, on regarde d'un œil différent, une fois au bord du lac… Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh - Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu - Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu - Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien - Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue - Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie - Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones. Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh - Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh - Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020 - L'artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun - Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience - Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et écouter : - « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation - « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l'itinérance d'un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience - « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l'intime et l'instant, par une artiste de son temps - « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019 - « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L'ouvrage de référence de l'anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser - La musique solaire de l'artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.
Aujourd'hui dans "Le Journal Imprévisible", Marc Bourreau revient sur le métier de pompiste, actuellement frappé par la crise. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles mesures pour atténuer la flambée des prix de l'essence, une crise qui frappe durement la profession des pompistes. Les stations-service indépendantes ont vu leur nombre chuter drastiquement, passant de 40 000 en 1980 à seulement 5 800 aujourd'hui, entraînant la disparition progressive du métier de pompiste. Le pompiste, figure emblématique du cinéma français, a inspiré de nombreuses scènes mémorables, de la comédie de Jacques Tati au drame de Coluche dans 'Ciao Pantin'. Autrefois, le pompiste jouait un rôle central dans la vie quotidienne des Français, racontant à sa manière les événements historiques comme mai 68 ou le choc pétrolier. Malgré les difficultés, le pompiste a su s'adapter, développant des techniques pour obtenir des pourboires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, la croix gammée évoque immédiatement le nazisme et les crimes du Parti nazi. Pourtant, ce symbole est bien plus ancien que le XXe siècle. Avant d'être détournée par Adolf Hitler, la croix gammée était utilisée depuis des millénaires dans de nombreuses civilisations du monde, souvent avec une signification positive.Le mot “swastika” vient du sanskrit, une ancienne langue de l'Inde. Il dérive du terme “svastika”, qui signifie approximativement “porte-bonheur” ou “ce qui apporte le bien-être”. En Inde, ce symbole existe depuis plus de 3 000 ans. On le retrouve dans l'Hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Dans ces traditions, il représente généralement la prospérité, l'harmonie, le cycle de la vie ou encore le mouvement du soleil.La croix gammée ne se limitait pas à l'Asie. Les archéologues en ont retrouvé dans des civilisations très diverses : chez les Grecs anciens, les Romains, certains peuples celtes, les Vikings, mais aussi dans des cultures amérindiennes. Le motif géométrique était relativement simple à dessiner et apparaissait souvent dans des décorations, des mosaïques ou des objets religieux.Jusqu'au début du XXe siècle, le symbole était encore largement utilisé en Occident sans connotation négative. On le trouvait sur des cartes postales, des bâtiments, des bijoux ou même des logos commerciaux. Certaines unités militaires européennes l'utilisaient comme porte-bonheur. En Finlande, par exemple, l'armée de l'air employa une croix gammée bleue avant même l'arrivée du nazisme.Tout change dans les années 1920 lorsque Adolf Hitler choisit ce symbole pour représenter le mouvement nazi. Il voulait un emblème simple, puissant et immédiatement reconnaissable. Les nazis prétendaient — à tort — que la croix gammée était un ancien symbole “aryen”, censé représenter une prétendue race supérieure germanique. Ils inclinèrent le symbole à 45 degrés et l'intégrèrent dans un drapeau rouge, blanc et noir qui devint l'un des emblèmes les plus tristement célèbres de l'histoire.Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des crimes nazis, la signification du symbole fut profondément bouleversée en Occident. Aujourd'hui, en Europe et en Amérique, la croix gammée reste avant tout associée au nazisme, à l'antisémitisme et à la Shoah.Mais dans plusieurs pays asiatiques, notamment en Inde, au Népal ou au Japon, elle conserve encore aujourd'hui ses significations religieuses et spirituelles ancestrales, très différentes de son usage nazi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Man on Fire sur Netflix, Coup de cœur ou gueule de Virginie. Action et espionnage sont au menu de cette série musclée portée par Yahya Abdul-Mateen II. Autrefois mercenaire hautement qualifié des forces spéciales, connu pour avoir survécu aux situations les plus désespérées, Creasy est aujourd'hui tourmenté par un syndrome de stress post-traumatique intense. En cours de guérison, il se retrouve à nouveau dans le feu de l'action ! The Game sur Polar+, Coup de cœur de Fifi Un inspecteur de police qui a passé sa vie à traquer en vain un tueur en série part en retraite un peu avant lʹheure, un repos bien mérité pour taquiner ses cannes de golf avec son voisin et ami. Sauf que ce dernier meurt subitement dʹune crise cardiaque. Sa maison est alors habitée par un nouveau voisin, type trop sympa pour être honnête. Et si cʹétait lui, le tueur ? Et si entre eux sʹengageait un jeu dangereux et mortel ?
Le scandale Pegasus avait marqué les esprits. Développé par NSO Group, ce spyware (autrement dit un logiciel capable d'infiltrer un appareil pour en extraire des données) avait été utilisé par plusieurs États pour surveiller journalistes, opposants et militants. Mais selon plusieurs experts, ce cas pourrait n'être que la partie visible d'un phénomène en pleine expansion. D'après le National Cyber Security Centre, plus d'une centaine de pays disposeraient aujourd'hui de ce type d'outils. Un chiffre en forte hausse : ils étaient environ 80 en 2023. Sur les 193 États membres de l'ONU, cela représente désormais une majorité potentielle capable de mener des opérations de surveillance numérique avancée.Comment expliquer cette progression ? Principalement par une baisse des barrières d'accès. Autrefois réservés à quelques puissances, ces logiciels sont aujourd'hui plus faciles à acquérir, parfois via des sociétés privées spécialisées dans la cybersurveillance. Résultat : leur diffusion s'accélère, et avec elle, les usages. Car l'enjeu ne se limite pas au nombre d'acteurs équipés. Les cibles évoluent aussi. Officiellement, ces outils sont utilisés pour lutter contre le terrorisme ou la criminalité organisée. Mais dans les faits, de nombreux cas ont déjà montré qu'ils pouvaient viser des profils bien différents : journalistes, figures de l'opposition, défenseurs des droits humains. Et selon les autorités britanniques, le spectre s'élargit encore. Désormais, des profils économiques comme des banquiers ou des chefs d'entreprise seraient également ciblés. L'espionnage numérique ne se limite plus aux enjeux politiques, il touche aussi les intérêts financiers et stratégiques.Autre point marquant : l'origine des attaques. Contrairement à une idée reçue, elles ne proviennent pas majoritairement de cybercriminels isolés. Selon Richard Horne, directeur du NCSC, une grande partie des cyberattaques d'envergure au Royaume-Uni serait le fait… d'États. Autrement dit, la cybersurveillance s'inscrit de plus en plus dans les relations internationales. Un outil de renseignement, mais aussi de pouvoir. Et dans ce contexte, Pegasus pourrait bien apparaître, avec le recul, comme un simple avertissement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Quand quelqu'un aujourd'hui me dit : “J'aime pas le Bordeaux”, je lui dis ça tombe bien, je ne fais pas du Bordeaux, je fais du Bordeaux pirate.” Jean-Baptiste Duquesne est propriétaire depuis 2016 du château Cazebonne à Saint-Pierre-de-Mons, dans les Graves. Il est l'invité du podcast Les Quatre saisons du vin et répond aux questions des journalistes César Compadre et Mathieu Hervé. En 2019, avec Laurent David du château Edmus, Laurent Cassy du Château Chillac et Fabien Lapeyre du Château La Peyre il a fondé un collectif qui compte aujourd'hui une quarantaine de membres : “Union des Vignerons Bordeaux Pirate”. “Bordeaux a échoué à créer une troisième voie. Qui est une voie vigneronne pour starifier des vignerons de talent qui le méritent et qui proposent des rapports qualité-prix exceptionnels”, estime Jean-Baptiste Duquesne. Et de pointer : “Le vin n'a pas fait sa mue parce qu'il y a une définition juridique du vin qui nous empêche d'être créatifs et de réinventer ce métier.” Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, on part à Bourbourg… à la rencontre non pas d'un, mais de plusieurs géants !Dans cet épisode, découvre Gédéon et Arthurine, deux géants emblématiques du Nord, accompagnés de leur famille.Sais-tu que Gédéon n'a pas toujours été le même ? Autrefois guerrier armé d'un sabre, il est aujourd'hui devenu carillonneur, avec une cloche à la main.Détruits, reconstruits, transformés au fil du temps… ces géants racontent une histoire pleine de rebondissements, qui traverse les siècles.Un épisode entre aventure, tradition et grande fête
Face à la montée en puissance des constructeurs chinois dans l'électrique, les groupes européens changent de stratégie. En s'alliant avec Leapmotor, Stellantis illustre un basculement majeur : celui d'une industrie automobile où l'innovation vient désormais de Chine. Le secteur automobile est en pleine transformation. Selon plusieurs sources, Stellantis, qui regroupe notamment Peugeot, Citroën, Fiat ou Chrysler, serait en discussions avancées avec le constructeur chinois Leapmotor. Objectif : produire un SUV électrique sous la marque Opel. À première vue, il pourrait s'agir d'un partenariat industriel classique. Mais en réalité, ce projet est le symbole d'un basculement stratégique majeur. Pour la première fois à cette échelle, un constructeur occidental historique pourrait s'appuyer massivement sur une technologie chinoise pour concevoir un modèle destiné au marché européen. Dans l'électrique, les constructeurs chinois ont en effet pris une avance considérable. Des groupes comme BYD maîtrisent aujourd'hui toute la chaîne de valeur, des batteries aux logiciels, en passant par l'architecture et l'assemblage des véhicules. Résultat, ils produisent plus vite, moins cher, et avec des technologies particulièrement compétitives. Des alliances dictées par la pression économique Pourquoi ces rapprochements ? Parce que les constructeurs occidentaux sont sous pression. Développer une voiture électrique coûte extrêmement cher. Plateformes, batteries, électronique, les investissements se chiffrent en milliards de dollars. Dans le même temps, la demande ne progresse pas aussi vite que prévu. Stellantis en a fait l'expérience ces dernières années en révisant à la baisse ses ambitions dans l'électrique. Dans ce contexte, travailler avec Leapmotor permettrait au groupe de réduire ses coûts de développement, d'accélérer sa mise sur le marché et d'utiliser plus efficacement ses usines européennes. Concrètement, il s'agit pour Stellantis de gagner du temps et de préserver ses marges. Le partage des rôles est d'ailleurs révélateur. Leapmotor fournirait les technologies clés, tandis qu'Opel se chargerait du design et de l'identité de marque. Un renversement historique. Autrefois exportateurs de savoir-faire, les constructeurs européens deviennent désormais importateurs de technologies. Une nouvelle dépendance qui interroge l'Europe Cette évolution traduit une forme de spécialisation à l'échelle mondiale. La Chine devient le cœur technologique de l'électrique, tandis que l'Europe conserve le design, la marque et une partie de la production. Pour Stellantis, un point reste essentiel, puisque le véhicule serait assemblé en Europe. Un choix stratégique qui permet de produire localement, d'éviter d'éventuels droits de douane, de maintenir l'emploi industriel et de rassurer les consommateurs. Mais dans le même temps, une partie du développement est pensée et réalisée en Chine. À lire aussiLa Chine et ses voitures électriques sont le futur de l'automobile européenne Et cette stratégie n'est pas sans risques. À terme, les constructeurs européens pourraient devenir dépendants de leurs propres concurrents, les groupes chinois spécialisés dans l'électrique. La question de la souveraineté industrielle se pose clairement. Car si la recherche et développement se déplace vers l'Asie, cela affaiblit mécaniquement les compétences en Europe. Or, ne plus savoir faire — ou ne plus savoir innover — constitue l'un des principaux dangers pour l'industrie du continent.
À première vue, on pourrait croire que “dératé” signifie “sans rate”. Et c'est bien le cas. La rate est un organe lié notamment à la filtration du sang et au stockage de globules rouges. Pendant longtemps, on a cru qu'elle jouait un rôle dans l'effort physique… mais surtout dans un phénomène bien connu des coureurs : le point de côté.Autrefois, on pensait que ce point de côté venait de la rate. Résultat : certains médecins allaient jusqu'à pratiquer des ablations de la rate — on disait alors que la personne était “dératée” — dans l'idée d'améliorer l'endurance ou de supprimer cette douleur.Dans l'imaginaire collectif, quelqu'un “dératé” était donc censé pouvoir courir sans gêne, sans douleur… et donc très vite, presque sans limite.Même si cette croyance médicale s'est révélée largement fausse, l'expression est restée. Aujourd'hui, “courir comme un dératé” signifie simplement courir très vite, de manière presque effrénée, comme si rien ne pouvait vous ralentir.Dans la Rome antique, briguer une fonction publique n'était pas seulement une affaire de discours ou d'idées. C'était aussi une question d'apparence. Les prétendants aux charges politiques portaient une toge bien particulière : la toga candida.Le terme latin candidus signifie “blanc éclatant”. Mais pas n'importe quel blanc. Il s'agissait d'un blanc presque brillant, obtenu en traitant le tissu avec de la craie. L'objectif était simple : attirer l'attention dans la foule, mais surtout afficher une image de pureté morale.Car à Rome, la blancheur est un symbole puissant. Elle évoque l'intégrité, l'honnêteté, la transparence. En portant cette toge immaculée, les prétendants envoyaient un message clair aux électeurs : “Regardez, je suis digne de confiance.”Ces hommes étaient donc appelés les candidati — littéralement, “ceux qui sont vêtus de blanc”.Mais il y a une dimension presque ironique dans cette tradition. Derrière cette mise en scène de la vertu, la politique romaine était loin d'être irréprochable. Les campagnes électorales étaient marquées par des promesses, des alliances, et parfois des formes de corruption. La toge blanche devenait alors une sorte de costume, une manière de se présenter sous son meilleur jour, quitte à embellir la réalité.Avec le temps, le mot a traversé les siècles et les langues. En français, “candidat” a perdu sa référence directe à la couleur, mais il a conservé l'idée centrale : celle d'une personne qui se présente, qui se met en avant pour obtenir une position.Ce qui est fascinant, c'est que cette dimension visuelle n'a jamais complètement disparu. Aujourd'hui encore, se porter candidat, c'est soigner son image, construire une apparence crédible, inspirer confiance — même si la toge blanche a été remplacée par un costume bien coupé ou une communication bien calibrée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode passionnant de "Comment j'ai réussi?", nous recevons Antoine Loredo, cofondateur de Kipli, une entreprise spécialisée dans la fabrication de mobilier utilisant des matériaux naturels. Ensemble, nous explorons les dynamiques du marché de l'ameublement, marqué par des évolutions contrastées ces dernières années.Tout d'abord, Antoine Loredo nous brosse un tableau nuancé de la situation actuelle. Après un boom pendant les périodes de confinement, le marché a connu des difficultés, notamment en raison du ralentissement de la construction. Aujourd'hui, la situation semble plutôt se stabiliser, même si certains défis persistent.L'un des sujets centraux abordés est l'évolution des tendances de consommation dans ce secteur. Autrefois, le renouvellement fréquent du mobilier était la norme, sous l'influence d'une grande marque suédoise. Cependant, Antoine Loredo nous explique que cette dynamique a été quelque peu bousculée par la crise sanitaire, avec un regain d'intérêt pour la qualité et la durabilité. Néanmoins, il souligne que ce changement de mentalité n'est pas encore totalement ancré dans les habitudes des consommateurs.Un autre aspect passionnant concerne l'importance du canal de distribution physique pour le mobilier. Antoine Loredo souligne en effet que pour des achats plus conséquents, tels que les canapés ou les lits, l'expérience en magasin reste primordiale. La possibilité de toucher, de tester les produits et de bénéficier des conseils d'experts est un élément clé dans la décision d'achat.Mais au-delà des tendances de consommation, ce qui fait la singularité de Kipli, c'est son engagement en faveur de la santé et du bien-être des utilisateurs. Antoine Loredo aborde ainsi la question de la pollution intérieure, un sujet encore trop peu connu du grand public, et explique comment Kipli a développé une gamme de meubles naturels pour y répondre. Un véritable défi de pédagogie et de sensibilisation du consommateur.Enfin, la fabrication locale et le recours à des matériaux naturels sont également des axes forts de la stratégie de Kipli. Antoine Loredo nous éclaire sur l'importance de ces critères pour les consommateurs, qui y voient une réassurance sans pour autant être prêts à payer le double.Cet épisode captivant nous plonge au cœur des enjeux du marché de l'ameublement, entre tendances de consommation, défis environnementaux et innovations. Une véritable fenêtre ouverte sur les coulisses d'une entreprise engagée, à découvrir sans plus attendre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Autrefois assignés à des tâches répétitives en milieu industriel, les robots deviennent capables, grâce aux avancées en intelligence artificielle de percevoir, d'adapter leurs gestes et d'interagir avec leur environnement. Déjà présente dans de nombreux secteurs industriels, la robotique entre dans une nouvelle phase grâce à l'IA, avec des perspectives concrètes pour l'industrie, la santé et l'assistance aux personnes. Ces progrès ouvrent des perspectives pour sécuriser des interventions dangereuses pour les humains ou automatiser certaines opérations exigeantes. Pour autant, même des gestes qui nous semblent élémentaires - comme saisir un verre - demeurent des défis techniques majeurs, révélant l'écart entre l'apparente simplicité de nos actions et la réalité de l'ingénierie robotique.Dans cet épisode d'Écoutons le Futur, nos invités analysent cette évolution : de l'histoire de la robotique industrielle à l'émergence de nouvelles capacités techniques, des différences culturelles dans la perception des machines, jusqu'aux enjeux concrets de déploiement dans l'industrie. Ils abordent également les questions de responsabilité juridique, les défis de cybersécurité et de gouvernance des données ainsi que l'importance du cadre éthique qu'il reste à structurer pour une adoption maîtrisée de ces systèmesPrésents sur notre plateau :- Philippe Dewost, Président chez Phileos- Olivier Parent, Directeur des études chez Comptoir Prospectiviste- Nizar Ouarti, Chef de l'équipe Asimov du laboratoire ISIR - Alexandre Embry, Directeur associé chez Capgemini en charge de l'AI Robotics & Experiences Lab chez CapgeminiUne émission animée par Valère Corréard
Ecoutez La tentation du soir du 04 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En France, la règle est simple, claire, et ancienne : une personne n'a le droit de détenir qu'un seul Livret A. Cette interdiction est inscrite dans la réglementation de l'épargne et n'a jamais été remise en cause. Pourtant, la question revient régulièrement, notamment lorsque la rémunération du Livret A baisse et que certains épargnants cherchent à contourner le plafond pour placer davantage d'argent.Depuis le 1er février, le taux du Livret A est passé à 1,5 %, après être déjà descendu à 1,7 %, loin des 3 % qui avaient temporairement redonné de l'attrait à ce produit. Dans ce contexte, l'idée d'ouvrir plusieurs livrets pour multiplier les intérêts peut sembler séduisante. Mais juridiquement, c'est interdit : une personne physique ne peut posséder qu'un seul Livret A, tous établissements confondus.Pourquoi cette limitation ? Parce que le Livret A est un produit d'épargne réglementé et garanti par l'État. En contrepartie de cette sécurité, les pouvoirs publics en restreignent l'usage pour éviter les abus. Le plafond de versement est fixé à 22 950 euros par personne. Environ 10 % des détenteurs ont déjà atteint ce maximum. Autoriser plusieurs livrets reviendrait à contourner cet encadrement et à multiplier un avantage public.Pour diversifier son épargne réglementée, il existe cependant des alternatives légales. Un épargnant peut cumuler un Livret A avec un LDDS, un CEL, et, sous conditions de revenus, un LEP. L'ensemble de ces produits permet de placer autour de 58 000 euros avec des fonds garantis par l'État.La grande évolution récente concerne les contrôles. Autrefois, il était parfois possible de passer entre les mailles du filet en ouvrant des comptes dans différentes banques. Ce n'est désormais plus le cas. Les établissements bancaires et l'administration fiscale croisent automatiquement leurs fichiers lors de l'ouverture d'un livret réglementé afin de détecter les doublons.Si un deuxième Livret A est repéré, le titulaire dispose de deux mois pour régulariser la situation en fermant le compte excédentaire. Mais cette tolérance administrative ne signifie pas absence de sanction. En cas de non-conformité, le livret surnuméraire est fermé d'office et une pénalité financière s'applique : une amende correspondant à 2 % du solde du second livret, avec un minimum de 50 euros.Autrement dit, détenir plusieurs Livrets A n'apporte aucun avantage légal, n'augmente pas réellement le rendement global, et expose à un risque financier inutile. La loi est sans ambiguïté : un Livret A par personne, pas un de plus.Enfin, à propos du Livret A, en 2025, pour la première fois depuis dix ans, les montants retirés ont dépassé les sommes déposées, avec une décollecte nette d'environ 2,1 milliards d'euros. Ce retournement s'explique principalement par la baisse progressive de son taux de rémunération et par la concurrence de l'assurance-vie, dont les fonds en euros affichaient en moyenne autour de 2,6 % de rendement l'an dernier, contre un Livret A tombé successivement de 3 % à 2,4 %, puis à 1,7 %, avant de glisser vers 1,5 %. Autrement dit, même si les Français continuent d'épargner massivement, ils déplacent une partie de leur argent vers des placements jugés plus attractifs, ce qui renforce encore l'idée que multiplier les Livrets A n'est ni possible, ni réellement pertinent dans le contexte actuel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tout au sud-est du pays, les ethnies minoritaires portent encore fièrement leurs identités et leurs traditions, malgré l'isolement ou l'exode rural. Un patrimoine culturel rare à découvrir à travers un nouvel itinéraire : la piste du Caméléon. Le Caméléon, c'est l'animal totem des ethnies Bassari et Bédik. Un animal, réputé pour sa patience, qui correspond bien à la résilience et la capacité d'adaptation qu'ont développées à travers le temps les ethnies dites minoritaires du Sénégal Oriental, situées non loin du Mali et de la Guinée. Autrefois chasseurs-cueilleurs, ces ethnies Bédik, Bassari ou Dialonké -les Coniagui étant eux surtout situés du côté de la Guinée- ont longtemps vécu à l'écart du monde, parfois perchés en hauteur dans des villages traditionnels. Et aujourd'hui, elles ont décidé de partager leurs cultures ancestrales avec les gens de l'extérieur, qu'ils soient Africains ou Occidentaux à travers cette piste du Caméléon. Imaginé par les populations elles-mêmes, ce projet culturel et touristique, développé avec l'ONG de coopération internationale Tetraktys et l'Association des Minorités Ethniques, est une occasion rare de découvrir, en immersion, les cultures Dialonké, Bedik ou Bassari pour en comprendre la richesse mais aussi la fragilité. Loin des grands centres urbains, à plus de 700 km de Dakar, le pays dit Bassari est extrêmement isolé et l'exode rural ou le réchauffement climatique menacent ces rites encore pétris d'animisme. Conscients de ces enjeux, des gardiens de la tradition veillent et s'efforcent de transmettre et valoriser ces cultures, notamment à travers le circuit du Caméléon perçu comme un facteur de développement local. Itinérance de villages en villages, de Malinda à Ethiolo en passant par Fongolimbi et Kounsi, à travers des paysages de savanes boisées, de collines verdoyantes, d'éperons rocheux ou de cascades impétueuses, dans une région classée patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO. Un voyage sonore en deux épisodes de Raphaëlle Constant. En savoir plus : - Sur les 4 ethnies minoritaires du Sénégal Oriental, un document utile édité par l'Association des Minorités Ethniques sur les principaux événements culturels coutumiers de ces communautés - Sur le circuit culturel et touristique en pays Bassari La Piste du Caméléon - Sur l'action de l'ONG Tetraktys, présente dans 13 pays, qui intervient depuis 20 ans au Sénégal Oriental. Elle accompagne l'essor d'un tourisme durable dans la région et la valorisation des patrimoines comme vecteur de développement local - Sur le photographe français Julien Masson, auteur des images qui accompagnent ce voyage sonore. En images
Tout au sud-est du pays, les ethnies minoritaires portent encore fièrement leurs identités et leurs traditions, malgré l'isolement ou l'exode rural. Un patrimoine culturel rare à découvrir à travers un nouvel itinéraire : la piste du Caméléon. Le Caméléon, c'est l'animal totem des ethnies Bassari et Bédik. Un animal, réputé pour sa patience, qui correspond bien à la résilience et la capacité d'adaptation qu'ont développées à travers le temps les ethnies dites minoritaires du Sénégal Oriental, situées non loin du Mali et de la Guinée. Autrefois chasseurs-cueilleurs, ces ethnies Bédik, Bassari ou Dialonké -les Coniagui étant eux surtout situés du côté de la Guinée- ont longtemps vécu à l'écart du monde, parfois perchés en hauteur dans des villages traditionnels. Et aujourd'hui, elles ont décidé de partager leurs cultures ancestrales avec les gens de l'extérieur, qu'ils soient Africains ou Occidentaux à travers cette piste du Caméléon. Imaginé par les populations elles-mêmes, ce projet culturel et touristique, développé avec l'ONG de coopération internationale Tetraktys et l'Association des Minorités Ethniques, est une occasion rare de découvrir, en immersion, les cultures Dialonké, Bedik ou Bassari pour en comprendre la richesse mais aussi la fragilité. Loin des grands centres urbains, à plus de 700 km de Dakar, le pays dit Bassari est extrêmement isolé et l'exode rural ou le réchauffement climatique menacent ces rites encore pétris d'animisme. Conscients de ces enjeux, des gardiens de la tradition veillent et s'efforcent de transmettre et valoriser ces cultures, notamment à travers le circuit du Caméléon perçu comme un facteur de développement local. Itinérance de villages en villages, de Malinda à Ethiolo en passant par Fongolimbi et Kounsi, à travers des paysages de savanes boisées, de collines verdoyantes, d'éperons rocheux ou de cascades impétueuses, dans une région classée patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO. Un voyage sonore en deux épisodes de Raphaëlle Constant. En savoir plus : - Sur les 4 ethnies minoritaires du Sénégal Oriental, un document utile édité par l'Association des Minorités Ethniques sur les principaux événements culturels coutumiers de ces communautés - Sur le circuit culturel et touristique en pays Bassari La Piste du Caméléon - Sur l'action de l'ONG Tetraktys, présente dans 13 pays, qui intervient depuis 20 ans au Sénégal Oriental. Elle accompagne l'essor d'un tourisme durable dans la région et la valorisation des patrimoines comme vecteur de développement local - Sur le photographe français Julien Masson, auteur des images qui accompagnent ce voyage sonore. En images
Créer une entreprise au Congo-Brazzaville relevait du parcours du combattant, avec beaucoup de formalités à remplir. Pour faciliter la tâche aux opérateurs économiques, le gouvernement vient de lancer une plateforme pour faciliter la création d'entreprise en ligne. Elle est accompagnée d'un numéro vert fournissant toutes les informations. Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial Entrepreneurs, membres du gouvernement… En tout, plus d'une centaine de personnes sont venues assister au lancement de la plateforme de création des entreprises en ligne. Emeriand Dieu-Merci Kibangou est le directeur général de l'ACPCE, l'Agence congolaise pour la création des entreprises, qui se charge de la gestion du site : « La plateforme de création d'entreprises en ligne permet en réalité à ce que tous les acteurs du secteur privé, qu'ils soient Congolais, qu'ils habitent au Congo ou pas, puissent être capables d'avoir la vraie information sur que faire et comment faire pour créer leur entreprise. Cette plateforme permet à ce que chacun, de sa maison du Congo ou de l'extérieur du Congo, puisse véritablement créer l'entreprise. » La plateforme est accompagnée d'un numéro vert 1730 fournissant aux demandeurs toutes les informations requises. Désormais une entreprise peut être créée en 24 heures, dans n'importe quel domaine d'activité. Une vraie révolution, estime Emeriand Dieu-Merci Kibangou : « Pour créer une entreprise, il y a quelques années, c'était le parcours du combattant. Il fallait même avoir un avis de la sécurité d'État parce que nous revenons d'un pays avec un passé communiste. Donc, ça faisait que ce n'était pas forcément évident. Ce n'était pas bien vu. » À lire aussiDévelopper les PME en Afrique: le défi de l'investissement Le seuil financier nécessaire pour la création d'une entreprise a baissé, ce qui permettra d'encourager de nombreuses petites sociétés à s'enregistrer, se félicite également la ministre en charge du commerce informel. « Autrefois, pour créer une entreprise, il fallait avoir au moins 500 000 francs CFA (762 euros). Mais, aujourd'hui, avec 25 000 francs CFA (38 euros) on peut créer une entreprise. Cela arrange les acteurs de l'économie informelle », explique Inès Nefer Bertille Voumbo Yalo. Dirigeant d'une entreprise informatique, Max Abraham Charlemagne Lepa juge que cette plateforme encouragera les jeunes à créer leur société. « Aujourd'hui, on a mis un système en place pour pouvoir pousser les jeunes entrepreneurs congolais à créer quelque chose, afin que cette jeunesse puisse vivre de ça et aller de l'avant », analyse-t-il. L'Agence congolaise pour la création des entreprises a été mise en place pour faciliter la tâche aux entreprises. Le nombre d'entreprises au Congo-Brazzaville est passé de 1 800 en 2021 à plus de 5 000 entreprises cette année. À lire aussiCongo-Brazzaville: la SFI et Bank of Africa s'associent pour financer l'essor des PME
La réussite professionnelle, une notion en évolution. Autrefois associée au pouvoir et à l'argent, elle est aujourd'hui bien plus complexe. L'argent reste important, mais réussir au travail va bien au-delà. Se lever chaque jour avec enthousiasme, être fier de son travail, trouver l'équilibre entre vie pro et vie perso... autant d'éléments qui vont définir SA réussite pro qui n'appartient qu'à nous-même car, selon moi, il n'y a pas qu'une seule définition... cela étant dit, je crois qu'il y a des points communs dont je parle dans cet épisode.
durée : 00:02:23 - France Inter sur le terrain - Un an après la chute du régime de Bachar al-Assad, les jeunes reprennent peu à peu espoir. Autrefois considérés comme une génération "perdue", les 20-25 ans profitent d'une nouvelle liberté d'expression. Mais le marasme économique continue de pousser certains d'entre eux à l'extérieur du pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Autrefois, l'herboristerie se résumait à des boutiques de plantes séchées, vendues en vrac. Aujourd'hui, elle représente bien plus : une pratique vivante, ancrée dans le respect de la nature et des savoirs traditionnels. Dans cet épisode, je vous propose de redécouvrir l'herboristerie sous un nouveau regard — entre histoire, transmission et modernité. Abonnez-vous au podcast ici : ➜ www.altheaprovence.com/podcast-lettreinfo ---------------------------- La transcription du podcast : ➜ www.altheaprovence.com/lherboristerie-aujourdhui/
Imaginez une petite fille, huit ans à peine, assise sur un tapis. Devant elle, un bol immense de lait de chamelle, une assiette débordante de bouillie. Elle n'a plus faim. Mais sa mère la regarde avec insistance. Dans la culture de sa région, refuser de manger, c'est refuser son avenir. Cette pratique a un nom : le leblouh.Le leblouh, c'est une tradition encore présente en Mauritanie, et dans certaines communautés touarègues. Elle consiste à gaver les jeunes filles de force pour qu'elles prennent du poids, beaucoup de poids. L'objectif ? Les rendre plus belles, plus désirables, et donc… plus faciles à marier.Cette idée ne vient pas de nulle part. Dans ces sociétés sahéliennes, l'histoire a façonné un idéal de beauté très différent du nôtre. Autrefois, être ronde, c'était incarner la richesse, la fertilité, la prospérité. Une femme forte prouvait que son mari avait les moyens de bien la nourrir. À l'inverse, une femme mince évoquait la pauvreté, la maladie ou le manque d'amour.Alors, pour “préparer” leurs filles, certaines mères les soumettent à ce rituel dès l'enfance. Chaque jour, elles doivent avaler des litres de lait, des kilos de bouillie, du beurre, des dattes. Jusqu'à 15 000 calories par jour. Si la fillette refuse, on la punit. Parfois même, on lui pince les doigts entre deux bâtons. Le corps devient un champ de bataille où se joue la valeur d'une vie future.Mais le prix de cette tradition est terrible. Les médecins mauritaniens alertent depuis longtemps : hypertension, diabète, douleurs articulaires, dépression. Les victimes de leblouh paient souvent, à l'âge adulte, le poids d'une beauté imposée.Pourtant, cette pratique résiste encore, surtout dans les zones rurales. Parce qu'elle est intimement liée à la notion d'honneur, de réussite et de mariage. Et parce que les mères, souvent, le font par amour, persuadées d'assurer un avenir meilleur à leurs filles.Depuis quelques années, le gouvernement mauritanien et plusieurs ONG locales, comme l'Association des femmes chefs de famille, mènent campagne pour changer les mentalités. Dans les villes, une nouvelle génération rejette le leblouh. Les réseaux sociaux, la scolarisation, l'accès à l'information font reculer cette coutume.Mais dans les villages reculés, elle persiste, transmise comme un héritage. Et derrière chaque bol de lait avalé de force, il y a une fillette qui rêve, peut-être, d'un autre avenir : celui où la beauté ne pèsera plus des kilos. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Autrefois superstar de l'UFC, Ronda Rousey n'arrive pas à tourner la page.
Aujourd'hui je vous propose un épisode un peu différent de d'habitude. Nous n'allons pas répondre à une question mais nous intéresser à un phénomène vieux comme l'humanité : les signaux ! Car oui, à bien y réfléchir les Hommes répondent depuis toujours à des alertes ! Autrefois elles étaient collectives et sacrées. Aujourd'hui plus individuelles et personnalisées. Et justement, c'est ce qui est intéressant. L'évolution de ces signaux racontent notre propre évolution, celle de nos sociétés ; et ce, de la communauté médiévale aux notifications digitales.Commençons par les origines : la cloche, la voix du village.Au Moyen Âge, elle est avant tout un instrument religieux, bien entendu. Mais pas que. C'est aussi et surtout un outil de cohésion sociale.En France, on estime qu'au XVe siècle, plus de 40 000 clochers rythmaient la vie des campagnes. Leur son résonnait à des kilomètres à la ronde, marquant les heures de prière, mais aussi les fêtes, les incendies ou les dangers imminents.Et ces sons n'étaient pas choisis au hasard : chaque tonalité transmettait un message précis.La cloche appartenait souvent à l'Église, mais aussi aux seigneurs locaux : c'était donc un symbole d'autorité. Dans un monde sans horloge, sans journaux et sans électricité, elle représentait le premier système de communication de masse.Le signal sonore unissait le village ; il façonnait un temps commun et imposait un rythme collectif.Ensuite, avec la Révolution industrielle, tout va changer. Le signal devient mécanique et change de nature.Le XIXe siècle fait naître la sirène d'usine, le sifflet du contremaître, le télégraphe et le code Morse. Inventé en 1837, ce dernier permet de transmettre des messages à distance sous forme de points et de traits : le signal devient donc langage.Les usines, elles, adoptent des systèmes sonores pour encadrer le travail : entrée, pause, fin de journée. C'est l'ère de la discipline mécanique.On le voit, le signal ne symbolise plus le sacré, mais la productivité et la sécurité.Et puis, apparaissent les premières sirènes municipales à la fin du XIXe siècle, pour alerter en cas d'incendie ou d'accident. Et pendant la Seconde Guerre mondiale, le pays met en place un réseau national d'alerte : aujourd'hui encore, plus de 4 500 sirènes sont testées chaque premier mercredi du mois.Le signal s'est alors industrialisé, standardisé, codifié. Il n'unit plus une communauté spirituelle : il coordonne une société moderne.Puis, une nouvelle fois tout va changer. A la fin du XXe siècle, le signal devient numérique et personnel. Le téléphone, d'abord fixe, puis mobile, introduit une alerte privée : la sonnerie ne s'adresse plus à tous, mais à une seule personne.Avec le SMS, puis les notifications, l'information se dématérialise et se multiplie. Aujourd'hui, plus de 85 % des Français possèdent un smartphone : chacun reçoit donc ses propres alertes en temps réel.Mais contrairement aux signaux mécaniques, ces notifications ne cherchent plus à contraindre, mais à accompagner.Elles servent à prévenir un rendez-vous, signaler un colis, alerter d'un retard ou d'un changement. Elles sont devenues des outils pratiques, conçus pour simplifier la vie quotidienne.Le signal numérique n'interrompt plus : il informe intelligemment.Ainsi, du clocher médiéval à l'écran tactile, le signal a suivi l'évolution des sociétés : de la prière au travail, et du travail à la mobilité.Aujourd'hui, grâce à la technologie, il se met au service de chacun, non pour interrompre, mais pour accompagner. Et s'il a changé de forme, sa fonction reste la même depuis mille ans : nous relier à ce qui compte... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À l'occasion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Belem (Brésil), Éco d'ici, Éco d'ailleurs explore les initiatives concrètes menées sur le continent africain pour conjuguer croissance économique et décarbonation. Au Sénégal, on cherche à produire une électricité plus verte et à inventer une agriculture plus durable. ⚡Une énergie plus verte pour le Sénégal Au cœur du programme Smart Grid de la Senelec, la compagnie nationale d'électricité, un nouveau centre de dispatching supervise le réseau électrique national et ses interconnexions avec cinq pays voisins (Gambie, Mauritanie, Mali, Guinée-Conakry et Guinée-Bissau). L'objectif affiché : 40% d'énergies renouvelables d'ici 2030. Une ambition soutenue par des outils numériques et de l'intelligence artificielle pour prévoir la demande et optimiser la production à moindre coût.
À l'occasion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Belem (Brésil), Éco d'ici, Éco d'ailleurs explore les initiatives concrètes menées sur le continent africain pour conjuguer croissance économique et décarbonation. Au Sénégal, on cherche à produire une électricité plus verte et à inventer une agriculture plus durable. ⚡Une énergie plus verte pour le Sénégal Au cœur du programme Smart Grid de la Senelec, la compagnie nationale d'électricité, un nouveau centre de dispatching supervise le réseau électrique national et ses interconnexions avec cinq pays voisins (Gambie, Mauritanie, Mali, Guinée-Conakry et Guinée-Bissau). L'objectif affiché : 40% d'énergies renouvelables d'ici 2030. Une ambition soutenue par des outils numériques et de l'intelligence artificielle pour prévoir la demande et optimiser la production à moindre coût.
durée : 00:37:50 - Le 18/20 · Le téléphone sonne - Les héritages sont aujourd'hui facteur d'inégalités, en particulier de patrimoine. Autrefois il fallait travailler pour constituer un patrimoine, désormais il faut hériter. Mais leur taxation reste un sujet explosif pour les responsables politiques, tant il touche à l'intime et à l'émotionnel. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
« Arrêté en 2024 à Moscou, le chercheur français, conseiller d'une ONG, est accusé d'espionnage par les services secrets et risque vingt ans de prison », raconte le Nouvel Obs, qui a rencontré ses parents, Brigitte et Alain Vinatier. Des parents « qui avancent à l'aveugle, inquiets de commettre un faux pas, de dire le mot de trop qui pourrait nuire à leur fils », explique l'hebdomadaire, qui précise : « longtemps les deux septuagénaires sont restés discrets, pour ne pas nuire aux pourparlers diplomatiques. Mais aujourd'hui, ils estiment n'avoir plus rien à perdre et n'ont qu'une crainte : " que l'on oublie Laurent " ». « Initialement interpellé pour un mobile administratif qui lui a valu une première condamnation à trois ans de prison, poursuit le Nouvel Obs, Laurent Vinatier est désormais soupçonné d'espionnage et risque vingt ans d'incarcération. Le procès doit avoir lieu en novembre ». Avec, en filigrane, cette question que pose l'hebdomadaire : « Laurent Vinatier est-il une victime collatérale des tensions diplomatiques entre la Russie et la France depuis l'invasion de l'Ukraine ? » C'est en tout cas, « ce que redoutent ses parents ». Que peut-il se passer maintenant ? interroge encore le Nouvel Obs, pour lequel, « selon toute vraisemblance, le chercheur pourrait être utilisé comme monnaie d'échange par le Kremlin, dans le cadre d'un troc de prisonniers entre la Russie et l'Occident ». Ce serait alors une issue favorable, comme celle qu'a connue le journaliste américain Evan Gershkovich, libéré en août dernier lors d'un échange de prisonniers. 85 millions d'otages Lui aussi a connu la prison, à l'étranger, avant d'être libéré… aujourd'hui, il témoigne. « Benjamin Brière a passé trois ans dans les geôles iraniennes », rappelle le Point. Benjamin Brière, accusé d'espionnage (lui aussi) et devenu otage. C'était en 2020, alors qu'il voyageait en van en Iran. Il ne sera libéré qu'en 2023. Aujourd'hui, il publie un livre Azadi, dans lequel il raconte sa captivité, « transbahuté d'interrogatoire en interrogatoire, de cellule en cellule. » « Vous écrivez, lui dit le Point, qu'il ne fait malheureusement aucun doute qu'il y aura d'autres otages ». « Je peux le dire aujourd'hui, même si cela me déchire le cœur : " n'allez pas en Iran ". Cécile Kohler et Jacques Paris sont détenus dans des conditions dramatiques (…) Là-bas, la liberté ne se joue pas dans une cour de justice », ajoute Benjamin Brière qui tient à préciser : « Il ne faut pas faire l'amalgame entre les Iraniens, les Iraniennes et la République Islamique. L'Iran, ce sont 90 millions d'habitants, dont 85 millions d'otages. Tout ce que je souhaite, c'est que les Iraniens et les Iraniennes aient la possibilité de choisir librement leur avenir ». Que veut Trump ? Venons-en à la politique musclée de Donald Trump vis-à-vis du Venezuela. Le président vénézuélien Nicolas Maduro est « sous la pression de l'Oncle Sam », nous dit l'Express, « un parfum de guerre froide plane sur les Caraïbes, où le Pentagone a déployé une immense flotte navale ». Pour l'Express, « la vraie question est : que veut Trump ? ». « Assassiner Maduro au moyen de frappes ciblées ? Pas sûr que l'idée, mise en œuvre contre le Hezbollah et le Hamas, soit géniale », estime l'Express qui avance une autre « option » : « obtenir le consentement de Maduro pour qu'il soit exfiltré vers Moscou, le Qatar ou Istanbul ». Hypothèse, qui ne serait guère réaliste, selon un interlocuteur de l'Express, qui nous amène vers ce qui semble être l'enjeu principal. « Derrière tous ces calculs », explique l'hebdomadaire, « se cache un autre enjeu : l'or noir. Autrefois surnommé " Venezuela saoudite ", le pays pétrolier abrite toujours d'extraordinaires réserves de pétrole lourd ». Une femme engagée Marianne rend hommage à la primatologue Jane Goodall, disparue le premier octobre à l'âge de 91 ans. Pour évoquer le souvenir de celle qui a fait découvrir au monde les chimpanzés et leurs innombrables aptitudes, l'hebdomadaire a interrogé une autre primatologue, la Française Sabrina Krief, qui « suit les chimpanzés en Ouganda ». Elle nous rappelle « qu'en quelques mois seulement, Jane Goodall, par l'observation des chimpanzés qui n'étaient jusqu'alors pas étudiés, a été capable de mettre en évidence des comportements permettant de mieux comprendre nos plus proches parents (…) » C'était au début des années soixante. À la question : « comment expliquez-vous le succès de Jane Goodall ? » Sabrina Krief répond : « Ses découvertes sont très accessibles : elle a montré que les chimpanzés utilisent des outils, ressentent des émotions, peuvent faire la guerre, mais sont aussi capables d'une immense tendresse ». Jane Goodall, une femme engagée, nous dit aussi Sabrina Krief. Elle nous rappelle « qu'à partir de 1986, la primatologue s'est lancée dans des actions de conservation (…) et qu'elle était animée par un engagement extrêmement sincère : quand elle imitait les chimpanzés, ou parlait de ses expériences de terrain, cela sonnait vrai. » La photo qui illustre cette interview, photo célèbre, montre d'ailleurs Jane Goodall « parlant » avec un chimpanzé. Sans doute la meilleure manière de lui rendre hommage.
Autrefois accusés de pervertir la jeunesse, les jeux vidéo sont désormais un pilier culturel au cœur d'une nouvelle guerre idéologique. Des communautés de gamers aux plateformes comme Roblox, ils forment aujourd'hui un terrain d'influence où l'extrême droite s'infiltre, impose ses codes et façonne les imaginaires, transformant le divertissement en champ de bataille symbolique.Thomas Rozec s'entretient avec Olivier Mauco, chercheur en sciences politiques et créateur de jeux vidéo qui préside également l'observatoire européen des jeux vidéo.Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Réalisation : Paul Bertiaux. Production et édition : Charlotte Baix. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Corée du Sud, 33 ans après son interdiction, la pratique du tatouage par du personnel non médical est légalisée. Son interdiction était en réalité peu appliquée. Mais si de nombreux Coréens se sont fait tatouer ces dernières années, c'était sans cadre légal ou sanitaire. Cette légalisation était attendue depuis longtemps par des milliers de tatoueurs exerçant illégalement. De notre correspondant en Corée du Sud, Un salon de tatouage qui se fait discret, non loin d'une bouche de métro. Si depuis ses débuts en 2019, elle restait confidentielle, celle qui se fait appeler Park pourra bientôt sortir de l'ombre. Jeudi 25 septembre, les députés sud-coréens ont voté en majorité pour la légalisation du tatouage par du personnel non médical. Une victoire après un long combat pour de nombreux tatoueurs comme Park. « Cela fait très longtemps qu'on espérait que le tatouage trouve enfin une place légale en Corée. Pour ma part, j'ai continué à exercer dans un contexte incertain, toujours avec de la peur, de la frustration et de la déception. Mais désormais, nous sommes enfin dans le cadre de la loi. Et au-delà de la simple légalisation, je pense que cela a une grande signification : c'est la reconnaissance sociale de notre art et de notre métier. » Si la loi vient d'être votée, elle ne sera appliquée que dans deux ans, le temps de mettre en place une licence professionnelle ainsi que des formations sanitaires pour les tatoueurs. Un délai apprécié par Park : « Jusqu'à présent, nous devions tous assumer ces responsabilités individuellement, mais désormais, nous allons pouvoir nous préparer de façon plus systématique dans le cadre fixé par l'État. Je pense que ce n'est pas une contrainte, mais une bonne opportunité pour que le tatouage en Corée gagne davantage de confiance et puisse se développer sainement. » Autrefois associé à la mafia, le tatouage restait mal vu en Corée du Sud. Les tatoueurs pris sur le fait pouvaient écoper de 7 500 euros d'amende. Malgré l'interdiction, le nombre de salons de tatouage a explosé depuis les années 2000 et le nombre de tatoués avec, atteignant les 10 millions de Coréens. Ces deux jeunes femmes ont bravé l'interdiction. « J'ai deux tatouages. Je pense que c'est juste de l'expression individuelle, je ne comprends pas que la politique se soit mêlée à ça, cela aurait dû être autorisé depuis longtemps », dit l'une. « Moi, je comptais m'en faire un avec mon amie, j'avais demandé l'autorisation à mes parents, mais je ne me souciais pas vraiment que ce soit illégal ou non. Personne ne respectait cette loi de toute manière », ajoute l'autre. Les tatoueurs coréens sont même aujourd'hui reconnus à l'étranger pour leur talent et leurs créations. La légalisation de leur pratique facilitera l'arrivée des clients internationaux déjà très intéressés par les artistes coréens. À lire aussiEn Corée du Sud, le tatouage est considéré comme un acte médical
En Côte d'Ivoire, 80 % des cours d'eaux, des lacs et des lagunes du pays seraient contaminées, en raison, entre autres, des déchets plastiques, de l'agriculture incontrôlée, ou encore de l'orpaillage. Reportage à Dimbokro, où l'état du N'Zi, l'une des plus importantes rivières du pays, suscite l'inquiétude depuis plusieurs années. De notre envoyé spécial à Dimbokro, Le soleil se lève sur le N'Zi. Une demi-douzaine de pêcheurs vident les nasses installées dans le méandre de la rivière. Matthieu sort de sa pirogue, la prise est décevante. Quelques silures frétillent dans le sac plastique au fond de son embarcation. « C'est devenu trop sale, ces temps-ci, il n'y a pas de poisson », regrette-t-il. Autrefois jugé limpide par les villageois alentours, le N'Zi a désormais la couleur de l'argile, surtout pendant la saison sèche. Et le poisson se fait plus rare. « C'est ce qu'on prend pour nourrir notre famille, quand c'est comme ça, ça ne nous arrange pas », ajoute Matthieu. Pour les pêcheurs comme Richard, les responsables sont connus. « C'est à cause des orpailleurs, les gens qui extraient de l'or, donc quand on vient, on ne trouve rien », affirme-t-il. D'après les riverains, les chercheurs d'or ratissent le lit du N'Zi à l'aide de dragues. Des monticules de graviers témoignent de leur passage. En contrebas du village de Kongossou, la berge est creusée. Loya ne veut plus nager dans la rivière. « Avant ici, on appelait ici la plage, mais aujourd'hui c'est plus la peine. Les gens des dragues ont gâté le N'Zi, ils ont fait leurs forages ici, se désole-t-il. C'est le gravier qu'ils ont sorti qui est là, c'est pour forer l'or. » Il y a la dégradation visible. L'eau boueuse est 200 fois plus trouble que la norme de limpidité. La société Sodeci la nettoie avec un floculant avant de pouvoir la distribuer vers Dimbokro. Mais il y a aussi une pollution invisible. Ces dernières années, des études scientifiques ont décelé entre autres des restes de cadmium et de mercure dans l'eau tout au long du N'Zi. Le mercure est un métal notamment utilisé pour l'amalgamation de l'or. La concentration de ces métaux lourds fluctue en fonction de la saison et du niveau de la rivière. Les dernières études en date montrent des niveaux inférieurs aux seuils de dangerosité établis par l'Organisation mondiale de la santé, mais leurs auteurs appellent à la vigilance. À lire aussiLa Côte d'Ivoire adhère à la convention des Nations unies sur l'eau Face à la pollution, les agents du ministère des Eaux et Forêts déguerpissent fréquemment les orpailleurs proches du N'Zi. Mais ce n'est pas suffisant pour le professeur Bernard Yapo, le patron du Ciapol, le centre ivoirien antipollution : « On arrête certains mais pas tout le monde, et le phénomène continue de s'amplifier. Mais il faut savoir que les populations elles-mêmes participent à ces activités d'orpaillage. Il faut vraiment impliquer les populations qui sont sur les cours d'eaux, c'est à elles de s'impliquer véritablement et de refuser que ce genre d'activités illégales s'implantent dans leur zone. » Pour Bernard Yapo, l'utilisation mal contrôlée d'engrais et de pesticides, les déchets et les rejets d'eaux usées dégradent également les rivières comme le N'Zi. Outre les conséquences sanitaires et environnementales, le directeur du Ciapol s'inquiète aussi de l'impact économique de la pollution des cours d'eau sur l'industrie. Une préoccupation qui contraste avec l'insouciance des écoliers de Dimbokro. Chaque après-midi, ils continuent de plonger tête la première malgré l'état notoirement connu de la rivière.« L'eau, elle est très sale. Très, très sale même ! », s'exclament-ils. Et quand on leur demande pourquoi ils continuent à se baigner dedans, ils répondent : « On est habitués à ça en fait, on est habitués à ça quoi. » À lire aussiCôte d'Ivoire: près de 185 cas de contamination liés à la pollution d'une mine d'or
Patrick Mahomes est aujourd'hui loin du niveau des tous meilleurs quarterbacks.Autrefois cité parmi les meilleurs quarterbacks de la NFL, où est-ce qu'il a régressé ? Est-ce qu'il lui reste encore de la magie en lui ?Nithinya Simuong et Kevin Renaudet viennent à son secours pour essayer de trouver des solutions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:25:28 - Alfred Brendel, pianiste (5/5) - par : Philippe Cassard - Le grand pianiste Alfred Brendel (né en 1931) a reçu France Musique dans sa maison londonienne. Il revient sur plus de 60 ans d'une immense carrière au micro de Philippe Cassard. - réalisé par : Pierre Willer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Auditeurs : BERTILLE : 22h47/23h17 Mise sous psychotropes quand elle était ado, la vie de Bertille est devenue un enfer. https://www.mesopinions.com/petition/sante/psychotropes-e-danger-france/252024 LAURA : 23h21/23h43 Née avec les pieds bots, Laura est décidée à ne pas se soucier du regard des autres. SOPHIE : 23h47/00h41 Autrefois complices, Sophie en est venue aux mains avec son fils. KARINE : 00h44/01h00 Karine dénonce les méthodes agressives de l'ASE dont elle est victime. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Depuis ces derniers jours, tribunes, éditoriaux et autres chroniques au vitriol se succèdent dans les colonnes des journaux au Maroc, avec comme cible une série d'articles publiés récemment par le quotidien français Le Monde. Au total, 6 articles, 6 pleines pages sur le souverain chérifien. Une série intitulée « l'énigme Mohammed VI », avec 6 épisodes donc. On peut citer quelques titres : « au Maroc, une atmosphère de fin de règne pour Mohammed VI » ; « Mohammed VI, le monarque des réformes inachevées » ; « Mohammed VI, roi des grandes manœuvres diplomatiques », ou encore, « Mohammed VI, le makhzen et l'art des secrets de palais ». Le Monde présente ainsi sa série : « Vingt-six ans après son arrivée au pouvoir, le souverain marocain demeure un personnage complexe, dont le rapport au pouvoir ne cesse d'interroger. Alors que la question de sa succession commence à se poser, nous retraçons son parcours ». « Ignominie journalistique… » La presse marocaine a donc très vite réagi. Dès le lendemain de la parution du premier article du Monde, le quotidien L'Opinion faisait grincer sa plume : « la vilénie qui sous-tend la trame malicieusement tissée de cet article mensonger est d'une bassesse inégalée et franchement étonnante de par sa médiocrité. Si le méfait était l'œuvre d'un vulgaire tabloïd […], on ne s'en serait guère étonné et même pas offusqué. Mais que cette ignominie journalistique émane d'un journal aussi expérimenté et prestigieux que Le Monde ne peut que décevoir ». Quelques jours plus tard, le site d'information Hespress, l'un des plus lus dans le royaume, dégaine à son tour : « les Marocains n'avaient pas besoin d'une nouvelle preuve que Le Monde a perdu ce qui lui restait de crédibilité, s'exclame-t-il. Autrefois respecté et considéré comme un média d'élite, le mythe du journalisme français est tombé très bas, devenu une machine à salir, un papier de basse besogne désolant. Ces articles consacrés au Maroc et à son roi sont publiés sous forme d'une pseudo "enquête journalistique" comme s'il s'agissait d'une découverte scientifique, alors qu'en réalité ce n'est rien d'autre qu'un pamphlet médiocre, réalisé dans un esprit de rancune et de règlement de comptes ». Un « deal médiatico-politique » ? le360, autre site d'information marocain, enfonce le clou, avec ce titre : « Le Monde à l'envers. […] Au lieu d'éclairer, dénonce-t-il, le journal cabotine. L'enquête prend la forme d'un miroir convexe où défilent clichés orientalistes et colportage de cancans. La fécondité créatrice de la fiction se mue en stérilité journalistique, incapable de produire autre chose que des reflets biaisés orientés vers le sensationnel. Le journal ne décrit pas le Royaume : il monte son propre spectacle ». Et le360 de dénoncer « un choix éditorial qui ressemble fort à un deal médiatico-politique. Certaines voix, à Paris comme à Alger, chercheraient-elles à renouer le fil ? Le quotidien ajuste sa focale et joue sa partition. […] Lorsqu'un organe de presse travestit sa mission et se met au service d'influences étrangères, peut-on encore parler de média indépendant ? ». Et puis le monde politique marocain a également réagi… à l'unisson. Même l'opposition a exprimé son indignation. Exemple, cité par le site Yabiladi : « le journal Bayane Al Yaoum du PPS, le Parti du progrès et du socialisme, a estimé que la série d'articles du Monde "ne relevait pas du cadre de la pratique journalistique professionnelle ou des différences légitimes d'approche, mais plutôt d'une campagne systématique visant le Maroc, s'appuyant sur des rumeurs et de la désinformation" ». L'énigme Mohammed VI… Levée de boucliers donc de la presse et du monde politique. En revanche, aucune réaction officielle. C'est ce que souligne Afrik.com : « fait remarquable, le palais royal maintient un silence total. Aucun communiqué, aucune réaction formelle émanant directement de l'institution monarchique. Cette stratégie du mutisme contraste avec l'agitation médiatique orchestrée en sous-main ». Au final, analyse Afrik.com, « Mohammed VI reste effectivement une "énigme", mais peut-être pas celle que décrit Le Monde. L'énigme n'est pas tant dans sa santé fragile ou ses absences répétées que dans sa capacité à maintenir un système monarchique absolutiste au XXIe siècle, à quelques kilomètres de l'Europe démocratique ». Et Afrik.com de s'interroger : « Comment concilier l'image d'un roi moderne, amateur de jet-ski et de sports mécaniques, avec celle du Commandeur des croyants, héritier d'une tradition séculaire ? Comment gérer la transition vers son fils dans un contexte régional instable ? Comment maintenir l'équilibre entre ouverture économique et fermeture politique ? Comment gérer une alliance avec Israël, premier fournisseur d'armement du Royaume, alors que la population soutient massivement Gaza ? ».
Dans le supplément de ce dimanche, en première partie, histoire de gang pour commencer. Le Soudan du Sud, dernier au classement de l'ONU en développement humain, est marqué par une forte criminalité juvénile à Juba, la capitale. Ces jeunes organisés en gangs font régner la terreur dans les rues, délaissés par leurs familles sous le trauma de la guerre civile. En deuxième partie, objectif dépollution de la baie de Dakar. La capitale sénégalaise est bien belle et ses alentours au fort potentiel de loisirs et de tourisme. Mais voilà, la grande baie de Hann est polluée. Gravement pollué. Comment faire marche arrière ? (Rediffusion) Soudan du Sud: à Juba, les jeunes sous l'emprise des gangs Vols à l'arrachée, cambriolages nocturnes, combats de rue à coups de machette… À Juba, la capitale du Soudan du Sud, la criminalité des jeunes explose. Des dizaines de gangs quadrillent la ville. Leurs membres sont en majorité des adolescents ayant fui leurs familles démunies, voire maltraitantes, souvent durement frappées par la guerre civile. Pour eux, le gang est une nouvelle famille, et c'est une source de subsistance. Mais c'est surtout un univers violent, un piège. Nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes gangsters de Juba, que l'ONG Gredo, soutenue par l'Unicef, tente d'aider à s'en sortir. Un Grand reportage de Florence Miettaux qui s'entretient avec Jacques Allix. À Dakar, sauver la baie de Hann de l'asphyxie La capitale sénégalaise, côté pile, incarne le décor idyllique des cartes postales : corniche qui surplombe l'océan Atlantique, plages animées et surfeurs. Mais côté face, la réalité de Dakar est tout autre. La baie de Hann est massivement polluée. Elle s'étend sur 20 kilomètres à l'est de la capitale et abrite : le port de Dakar, des quartiers de pêcheurs et une vaste zone industrielle. Autrefois appréciée des habitants et des visiteurs pour ses eaux calmes et ses plages de sable fin, la baie est aujourd'hui envahie par les ordures : 65% des déchets industriels et 35% des déchets ménagers de Dakar y sont déversés. Pollution maximum, danger pour la santé. Un nouveau projet de dépollution, lancé en 2018, avance doucement. Une grosse station d'épuration devrait être achevée l'an prochain, et tout le réseau d'assainissement repensé. Un Grand reportage de Juliette Dubois qui s'entretient avec Jacques Allix.
La capitale sénégalaise, côté pile, incarne le décor idyllique des cartes postales : corniche qui surplombe l'océan Atlantique, plages animées et surfeurs. Mais côté face, la réalité de Dakar est tout autre. La baie de Hann est massivement polluée. Elle s'étend sur 20 kilomètres à l'est de la capitale et abrite : le port de Dakar, des quartiers de pêcheurs et une vaste zone industrielle. Autrefois appréciée des habitants et des visiteurs pour ses eaux calmes et ses plages de sable fin, la baie est aujourd'hui envahie par les ordures : 65% des déchets industriels et 35% des déchets ménagers de Dakar y sont déversés. Pollution maximum, danger pour la santé. Un nouveau projet de dépollution, lancé en 2018, avance doucement. Une grosse station d'épuration devrait être achevée l'an prochain, et tout le réseau d'assainissement repensé. (Rediffusion du 8 avril 2025) « À Dakar, sauver la baie de Hann de l'asphyxie », un Grand reportage de Juliette Dubois.