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Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

Le Super Daily
Vous voulez être cité dans les IA ? Postez sur Linkedin !

Le Super Daily

Play Episode Listen Later May 28, 2026 13:44


Épisode 1480 : LinkedIn est désormais l'une des principales références des chatbots IA pour les requêtes professionneles, notamment parce que la plateforme concentre un volume massif de contenus.En B2B, cela positionne LinkedIn comme une sorte de “Wikipédia des pros” vers lequel les modèles se tournent naturellement lorsqu'ils doivent synthétiser des réponses sur des sujets comme le marketing, le SaaS, le conseil ou la finance.L'étude propos eme un classement. La source numéro 1 est Youtube suivi de Linkedin. Reddit se place désormais derrière la plateforme Linkedin.Les chatbots aussi préfèrent le profil individuel aux pages entreprisesMeltwater montre que 75% des citations LinkedIn dans les réponses d'IA proviennent de contenus postés par des membres individuels, contre seulement 25% pour les pages entreprises.Fait intéressant, les modèles IA recherchent des signaux d'autorité dans les profils : intitulé de poste, secteur, expérience, cohérence des thématiques traitées. La recherche indique que les CEO génèrent 8,2% des contenus les plus cités, les fondateurs 7,5%.Comment l'IA choisit les posts Linkedin qu'elle indexe ?Précisions que Les IA indexent les posts et les articles.L'étude Meltwater précise que les contenus les plus cités sont ceux qui ressemblent à des guides : articles, how-to, listicles, comparatifs, avec sections claires et listes, bien plus que des posts courts.Concrètement les IA aiment les posts long (article ou post) structurés et sans images ou vidéo. Juste du texte.Autre critère : le caractère factuel des infos. Les articles et posts incluant des noms précis (marques, outils), des données chiffrées, des prix ou des statistiques sont nettement plus susceptibles d'être repris que des tribunes purement “leadership” et conceptuelles. Les chatbots IA aiment les contenus Linkedin récents48% des contenus LinkedIn cités dans les réponses IA ont été publiés dans les trois derniers mois, tandis que seulement 12% des citations concernent des contenus vieux de plus d'un an.Pour une marque, l'enjeu est évidant : il va falloir penser Leader Advocacy. Activer les experts internes, du COMEX aux contributeurs individuels, et les aider à publier régulièrement, devient un levier direct de visibilité dans les réponses IA.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Détention de Joseph Figueira en Centrafrique: «À Bria, j'ai vraiment cru que je n'allais pas survivre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 26, 2026 11:53


C'est un témoignage exceptionnel, celui de Joseph Figueira, le chercheur belgo-portugais qui a été arrêté par des mercenaires russes de Wagner il y a 2 ans jour pour jour – c'était à Zemio, dans le sud-est de la République centrafricaine – et qui a été finalement libéré le 7 avril dernier pour raisons humanitaires. A-t-il été arrêté par hasard ou a-t-il été une cible soigneusement choisie à des fins de propagande politique ? A-t-il vu sa dernière heure arriver dans les cachots secrets de Wagner et dans les prisons centrafricaines ? En ligne du Portugal, où il se reconstruit en famille, le chercheur répond à Christophe Boisbouvier.  RFI : Nous sommes le 26 mai 2024, à Zemio, dans le sud-est de la Centrafrique, vous êtes en train de terminer une expertise de terrain pour l'ONG américaine FHI 360 dans le cadre d'un appel à projet de l'Usaid. Vous buvez une bière dans une « guest house » avec plusieurs autres humanitaires et là vous voyez arriver trois Russes du groupe Wagner accompagnés d'un gendarme centrafricain. Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Joseph Figueira : À ce moment-là, je ne comprends pas trop. Ils arrivent, ils me signalent que je dois les suivre et donc ils me forcent à les suivre. Ils me mettent sur une moto qui nous emmène jusqu'à l'aérodrome où ils avaient une petite base temporaire. Très vite, vous êtes embarqué dans un avion, direction Bria, dans le centre du pays. Pourquoi Bria ?  Alors, je ne sais pas, je pense que c'est parce qu'ils ont ce qu'on peut appeler un « black site », un site noir, qui échappe à tout contrôle de l'État. Et je sais que c'est un lieu où plusieurs personnes ont disparu et sont régulièrement torturées.  C'est un ancien bâtiment construit par des diamantaires et là, vous subissez des coups, des sévices. Vous êtes menacé de mort ?  Oui, oui, je suis menacé de mort plusieurs fois. Je suis frappé. J'ai aussi le poignet menotté à la cheville pendant deux jours.  Est-ce qu'il y a un moment où vous avez vraiment cru que vous alliez mourir ? Oui, oui, plusieurs fois, ils m'ont mis en joue et puis ils m'ont dit aussi que j'allais mourir. Donc oui. Et puis, j'entendais des cris d'appel à l'aide, des supplications d'autres personnes qui étaient en train de se faire torturer. Et puis, après mon transfèrement au camp de Roux, à Bangui, j'ai aussi connu plusieurs personnes qui avaient fait l'objet de tortures de la part du groupe Wagner. Dès votre arrestation à Zemio, vos deux téléphones portables sont confisqués. Est-ce que vous pensez que les Russes de Wagner vous ont pris par hasard parce que vous étiez un des rares Européens qui circulait à Zemio ? Où est-ce que vous pensez qu'ils vous ciblaient personnellement ? Oui, je comprends tout de suite que j'étais ciblé, parce que dès que je suis emmené à l'aérodrome, on me montre deux photos de moi qui proviennent d'un groupe WhatsApp où il y a des ministres et des ex-ministres centrafricains qui sont présents dans le groupe. Je comprends tout de suite que ces photos ont été transmises au groupe Wagner et donc, je comprends que c'est un commando qui est venu me chercher. Voulez-vous dire qu'ils vous ciblaient grâce à des complicités au sein du gouvernement centrafricain ? Oui, et donc ils m'accusent tout de suite d'être un membre de la CPC, Coalition des patriotes pour le changement. Ce qui frappe pendant vos deux ans de détention, c'est l'acharnement des Russes de Wagner contre votre personne. Les sévices en prison dès l'étape de Bria, les pressions sur vous et sur le procureur lors de votre procès à Bangui, qui se termine en novembre dernier par une condamnation à dix ans de travaux forcés, malgré la défense acharnée de maître Nicolas Tiangaye. Qu'est-ce que les Russes voulaient prouver à travers votre personne ? Je pense qu'ils veulent surtout diaboliser les ONG, les médias, les partenaires occidentaux de façon générale, parce qu'il y a certaines ONG qui documentent les exactions qui sont commises par le groupe Wagner et donc évidemment ce n'est pas dans leur intérêt d'avoir ces personnes présentes sur le territoire centrafricain. Il faut diaboliser les Américains ? C'est cela. Mais vous n'êtes pas Américain ? Non, je ne suis pas Américain. Non, mais pour les Wagner, c'était suffisant. Parce que vous aviez eu l'occasion de travailler dans des projets financés par l'Usaid, en fait ? Et aussi notamment à cause du soutien que je fournissais au travail d'enquête du bureau du greffe de la CPI.  La Cour pénale internationale... Oui. Qui a un bureau à Bangui... Oui. Qui dans le groupe Wagner jouait un rôle actif pour vous mettre en accusation et vous faire condamner ? Alors, je ne sais pas qui exactement, mais je sais que c'étaient des gens assez haut placés au sein du groupe qui sont assez bien connus à Bangui. Qu'est-ce qui vous le laisse penser ? Toute la campagne de diffamation, de diabolisation qui a été mise en place, notamment à travers plusieurs comptes Twitter, des articles placés dans la presse… Ça correspond au mode opératoire du groupe Wagner.  Après deux ans de détention, Joseph Figuera, vous avez fini par être libéré le 7 avril pour raison humanitaire, officiellement. Qu'est-ce qui a joué en faveur de cette mesure de clémence ? Je pense que ce sont principalement les efforts menés par le Portugal et la Belgique. Et puis aussi la pression des ONG derrière, mais pas que. Il y a aussi eu des rapports publiés par le groupe de travail de l'ONU sur les mercenaires, sur la détention arbitraire. Et je crois que vous avez pu recevoir la visite de représentants consulaires de la Belgique et du Portugal... Oui, dès le début.  Et aujourd'hui, à qui voulez-vous dire merci ? Eh bien, merci à mes deux pays, à toutes les ONG, à mes amis, à la famille et puis aux médias aussi, comme RFI, parce que je pense que, sans vous, je ne serais pas là aujourd'hui. Avez-vous eu des moments de désespoir ? Oui. Vous savez, le camp de Roux à Bangui, ce sont vraiment des conditions inhumaines. Donc, il y a eu des jours très, très compliqués. On a eu plusieurs décès aussi à l'intérieur. On se rend bien compte que, dans ce genre d'endroit, la vie est très fragile. Mais voilà, j'avais tout ce monde derrière moi et c'est ce qui m'a permis de tenir. Et dans ces moments-là, on tient comment ? Grâce à la foi et à l'idée de savoir que la famille nous attend dehors. À lire aussiCentrafrique : comment Wagner a ciblé l'humanitaire Joseph Figueira dans une campagne d'instrumentalisation

Le Précepteur
[À L'ESSENTIEL]

Le Précepteur

Play Episode Listen Later May 18, 2026 5:02


POUR COMMANDER MON LIVRE :https://www.editions-larousse.fr/livre/la-philosophie-cest-pour-vous-aussi-9782036070325/POUR COMMANDER MA BANDE DESSINÉE PHILORAMA : https://www.editions-larousse.fr/livre/philorama-9782036082434/Disponible aussi dans toutes les bonnes librairies !

Estelle Midi
L'invité de 14h – Vanguélis Panayotis, président du cabinet d'études MKG Consulting : "Si vous voulez organiser votre voyage vous-même, vous avez quelque chose qui va augmenter vos capacités de le faire : ChatGPT, Gemini" - 14/05

Estelle Midi

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:32


Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagné de Martin Bourdin et sa bande, Charles Magnien s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Bonne nouvelle, La nouvelle tendance " vacances " si vous voulez un couple solide...

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 13, 2026 2:25


Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

Les Grandes Gueules
L'arrêt du jour - Mourad Boujellal : "Stop à l'anglicisme. J'étais à l'hôtel, elle me dit : vous voulez faire le 'check-in'. On dit 'enregistrement'. On a la plus belle langue du monde ! M*rde ! C'est

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 13, 2026 0:42


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Les bonnes nouvelles d'Isabelle
Bonne nouvelle, La nouvelle tendance " vacances " si vous voulez un couple solide...

Les bonnes nouvelles d'Isabelle

Play Episode Listen Later May 13, 2026 2:25


Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

L'essentiel de Paul Arcand
Les Canadiens dominent les Sabres, violence et cryptomonnaie et le sport qui augmente le plus l'espérance de vie

L'essentiel de Paul Arcand

Play Episode Listen Later May 11, 2026 24:07


À l'occasion de sa revue de presse, lundi, Paul Arcand analyse la victoire des Canadiens de Montréal contre les Sabres de Buffalo, par la marque de 6 à 2, dimanche soir au Centre Bell. Que ce soit le «déblocage» de Cole Caufield, les passes précieuses de Lane Hutson ou encore les arrêts du gardien Jakub Dobes, les signaux sont au vert chez la formation montréalaise pour les matchs à venir de cette demi-finale de conférence. Paul Arcand estime même que cette seconde victoire du Tricolore pourrait être un tournant dans la série, le CH s’emparant de l'impulsion du moment à l’approche de la prochaine partie, qui se déroulera de nouveau à domicile. Autres sujets abordés Cryptomonnaie: des crimes violents pour mettre la main sur des fortunes virtuelles; Voulez-vous payer plus de taxes et d’impôts?; Le sport qui peut vous permettre de vivre plus longtemps. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Dutrizac de 6 à 9
Poursuite: «Est-ce que vous voulez vraiment que Open AI écoute tout ce que vous dites en permanence?», lance David Proulx

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 9:24


Poursuite des familles des victimes de Tumble Bridge contre Open AI. Discussion IA avec David Proulx. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le Super Daily
Vous voulez sortir du lot ? Il vous faut un record du monde !

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 17:38


Épisode 1463 : Dans un univers social saturé, la vraie bataille n'est plus seulement d'être visible, mais d'être mémorable. Et c'est peut-être là que le record du monde redevient une arme redoutable. Guinness World Records le revendique d'ailleurs clairement dans son offre B2B : la mécanique du record sert à produire des contenus partageables, à générer un impact media réel et à accompagner des activations de marque pensées pour capter l'attention.Cette idée colle parfaitement avec ce qu'on raconte souvent dans Le Super Daily : les marques les plus fortes sont celles qui savent créer un avant, un pendant et un après de campagne ; faire monter la sauce avec des teasers ; transformer un moment IRL en machine à earned media ; et nourrir leur capital de marque par la conversation sociale. On le voit dans les épisodes sur le Super Bowl, les events IRL de streamers ou encore la brand equity.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le politicien du jour - Hervé : "Il faut arrêter la petite politique à la semaine. Il faut un plan sur 2 quinquennats et on responsabilise les Français. On met 3 ou 4 sujets en référendum. Vous voulez la retraite à 62 ans, Ok mais vous assumez

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 5:06


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Le combat du jour - Laura Warton-Martinez : "En France, les femmes prennent des rôles politiques gentils. Mesdames, si vous voulez être représentées, prenez des sujets politiques à bras-le-corps. Meloni, c'est comme ça qu'elle a réus

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 2:14


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Charles Consigny, avocat, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Estelle Midi
Le ras-le-bol du jour – Alex, auditeur : "En France, si vous voulez travailler on vous vole ! Quand vous êtes célibataire sans enfants vous payez pour les cas sociaux qui ont 3 gosses et qui ne vont pas travailler" - 10/04

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 2:26


Avec : Carine Galli, journaliste RMC. Jacques Legros, journaliste. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Les vraies voix
Les Vraies Voix - Cessez le feu en Iran / Voulez-vous retrouver votre région d'avant ?

Les vraies voix

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026


Au programme de l'émission des Vraies Voix du 8 avril 2026 : Cessez le feu en Iran : Est-ce un camouflet pour Trump ? / Voulez-vous retrouver votre région d'avant ?

Ça tient la route
Tout ce que vous voulez savoir sur les véhicules électriques chinois

Ça tient la route

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 47:56


Yan Cimon est professeur titulaire de stratégie à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval. Il répond à nos questions sur la venue des véhicules électriques chinois au Canada. Nous avons également deux produits GM au banc d’essai. Alain a roulé en Cadillac Vistiq et Benoit en Chevrolet Equinox LT à essence. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Les interviews d'Inter
Patrick Lemoine : "Si vous voulez vivre vieux et en bonne santé, c'est la nuit que ça se passe"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 10:32


durée : 00:10:32 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - À quelques heures du passage à l'heure d'été, l'invité 7h50 du week-end est Patrick Lemoine, psychiatre, docteur en neurosciences, professeur associé à l'université de Pékin, pour son livre "Docteur, j'ai mal à mon sommeil" (Odile Jacob). - invités : Patrick Lemoine Psychiatre, docteur en neurosciences Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Business Secrets
Vous voulez devenir influent ? Faites ce genre de vidéo…

Business Secrets

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 20:01


Bienvenue sur le podcast Profit, Liberté, No Stress. Les 3 mots qui représentent le mieux mon « idéal business » et les stratégies que je mets en place pour vous permettre de l'atteindre. Se créer une activité qui rapporte vraiment, qui nous rend libre et avec laquelle nous sommes en paix : peu de stress, peu de contraintes.Envie de vivre de votre expertise ? Cliquez iciPour commander mon livre : Digital SelfmadeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'invité politique
Guerre au Moyen-Orient : « N'écoutez pas Trump si vous voulez comprendre ce qu'il se passe » explique le diplomate Éric Danon

L'invité politique

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 13:13


Éric Danon est ancien ambassadeur de France en Israël. Invité de la matinale ce vendredi, il a souligné la manière dont le président américain brouille les cartes de ses ennemis "en disant une chose et son contraire", mais en le faisant, "il brouille aussi la compréhension des occidentaux". Pour bien comprendre la situation, explique le diplomate, "il faut séparer la réalité sur le terrain des déclarations du président américain". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
FACE AUX AUDITEURS - "Réoffrez moi un voyage quand vous voulez" : grâce aux Grosses Têtes, elle est partie au Sri Lanka !

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 6:24


Plaintes, compliments, interrogations... Cette saison encore, les Grosses Têtes répondent aux différentes questions et messages des auditeurs à l'antenne. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Précepteur
[À L'ESSENTIEL]

Le Précepteur

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 4:50


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Théâtre
"Le Dernier Jour d'un condamné" de Victor Hugo 2/5 : Les forçats

Théâtre

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 20:06


durée : 00:20:06 - Lectures du soir - "Un geôlier passa. Je me hasardai à l'appeler et à lui demander si c'était fête dans la prison. – Fête si l'on veut ! me répondit-il. C'est aujourd'hui qu'on ferre les forçats qui doivent partir demain pour Toulon. Voulez-vous voir, cela vous amusera" - réalisation : Sabine Zovighian

Méta de Choc
L'arnaque du coaching de masse - MÉTA SHORT #14

Méta de Choc

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 5:52


Voulez-vous connaître le raccourci secret vers le succès ? C'est ce que proposent de nous révéler les séminaires de coaching de masse.Rémi Rivas, consultant en design, marketing et innovation, décrypte ce que cachent les promesses de réussite immédiate : des techniques de manipulation mentale bien connues des sciences sociales depuis des décennies, et qui exploitent nos failles humaines avec une efficacité glaçante.Cette émission existe en version vidéo, avec sous-titres et illustrations didactiques.•• L'ÉMISSION COMPLÈTE ••Coaching : l'eldorado de la manipulation mentale, avec Rémi Rivas : https://metadechoc.fr/podcast/coaching-eldorado-de-la-manipulation-mentale/.•• SOUTENIR ••Méta de Choc est gratuit, indépendant et sans publicité. Vous pouvez vous aussi le soutenir en faisant un don ponctuel ou mensuel : https://soutenir.metadechoc.fr/.•• SUIVRE ••Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok, Bluesky, Mastodon, Threads, PeerTube, YouTube. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Précepteur
[À L'ESSENTIEL]

Le Précepteur

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 4:55


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Dans l'ombre des légendes
ELLE SAIT DÉJÀ CE QUE VOUS VOULEZ : Une nuit dans la Salle interdite de Paris | Podcast Horreur

Dans l'ombre des légendes

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:58


Écoute cet épisode interdit de podcast horreur français si tu penses avoir déjà tout ressenti.Dans ce premier volet de la Barker Factory, Chandleyr explore les recoins les plus sombres de la psyché humaine avec horreur et désir. À Paris, dans le 2ème arrondissement, existe un immeuble sans enseigne qui cache un sous-sol absent de tous les plans officiels. Ils appellent ça "La Salle". Ce n'est ni un club, ni un laboratoire, mais un espace sensoriel total réservé à ceux qui pensent avoir déjà tout expérimenté.Le pacte est simple mais terrifiant : La Salle ne crée rien, elle amplifie ce qui est déjà là. Ce soir-là, huit participants — une productrice culturelle, un urgentiste vidé de son empathie, un couple libertin et une femme silencieuse — franchissent le seuil pour un récit de podcast horreur immersif dont on ne ressort jamais vraiment le même.Pourquoi écouter cet épisode de "Dans l'Ombre des Légendes" ?Une immersion totale : Découvrez une écriture inspirée de Clive Barker, mêlant horreur psychologique française et body horror organique.L'escalade sensorielle : Imaginez un lieu où les murs respirent et où la température fluctue comme un corps vivant.La dérive du désir : Quand le plaisir devient une structure physique et que le consentement se dissout dans la texture des parois.Un mystère non résolu : Le lendemain, trois personnes ont disparu sans laisser de trace biologique, ne laissant derrière elles que des zones murales qui pulsent différemment.Ce podcast horreur basé sur des faits réels ou des légendes urbaines contemporaines interroge notre rapport à l'addiction et à la disparition volontaire. Si vous aimez les creepypasta françaises et les récits sombres où le corps devient une infrastructure émotionnelle, cet épisode est fait pour vous.Chandleyr vous invite dans une expérience sonore interdite. La Salle s'ouvre. Elle sait déjà ce que vous voulez. La question est : aurez-vous le courage de sortir avant qu'elle ne vous assimile ?Suivez l'aventure et ne manquez aucun épisode :

Les Grandes Gueules
La sidération du jour - Vincent auditeur : "Quand j'entends Olivier, je suis effaré ! Je dois supporter les enfants des autres qui ne savent pas les élever… Vous ne voulez pas que je les élève aussi ? Je veux la TRANQUILLITÉ !" - 29/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 1:49


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

RTL Soir
"Si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI !" : récit d'une journée houleuse à l'Assemblée national

RTL Soir

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 1:46


Ecoutez RTL Soir avec Anne-Sophie Lapix du 22 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

4 quarts d'heure
Avant de kiffer les gluants Ft. MC Danse pour le climat

4 quarts d'heure

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 61:26


Cette semaine, on parle de s'engouffrer dans des séries télé et ChatGPT mais revenir à la nature avec pour y comer frutas como jinkobilobas !Pour écouter le 5ème Quarts d'Heure, abonnez-vous à Supercast comme ceci : https://4quartsdheure.supercast.com/Abonnez-vous à 4 Quarts d'Heure sur votre plateforme préférée : https://tr.ee/MEaR8W9S9GLes ups et les downs :Le down d'Alix : regarder beaucoup la téléLe up de Camille : interpretter ses rêves grâce à chatGPTLe rollercoaster de Mathilde : s'afficher aux Buttes-ChaumontLe up de Louise : hablar y trabajar su españolEt retrouvez notre invitée Mathilde sur instagramet son collectif Planète Boum BoumDans cet épisode, on parle de : Ces podcasts : Voulez-vous débriefer ? ; Nano, ce qu'il reste de nous ; Intermediate Spanish PodcastCes séries : Desperate Houswifes ; Pluribus ; AntidisturbiosCes fruits : les kakis, les jinkobilobas ; les fruits du dragon ; les duriansCe chanteur : Bad BunnySuivez-nous sur Instagram :4 Quarts d'Heure : @4quartsdheureLouise : @petrouchka_Alix : @alixmrtnCamille : @camille.lorenteL'équipe de prod :Au montage de cet épisode Alphonse GausslinAu mixage et à la prod Zu Aux réseaux Coline Jamaitet merci à Acast pour le studio Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Replay— Les 5 clés du management bienveillant

Happy Work

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 9:14


Estelle Midi
Le rappel du jour – Fred Hermel, chroniqueur : "Ou alors, "vous faites ce que vous voulez" mais l'État va arrêter de rembourser la dette de la SNCF ! Nous citoyens, même quand on ne prend pas le train on paie la SNCF" - 15/11

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 1:43


Avec : Frédéric Hermel, journaliste RMC. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Les Grandes Gueules
Le combat du jour - Hamza, agent immobilier, au 3216 : "Nous musulmans, vous voulez qu'on rase les murs ? C'est du business, arrêtez de parler de communautarisme. On n'a pas voté pour dire qu'on voulait du halal ! Ne vous sentez

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 2:02


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Fatima Aït Bounoua, prof de français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
Sénégal: «Restructurer aujourd'hui la dette, ce serait décrédibiliser les efforts fournis»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 8:31


« Il n'est pas question que le Sénégal accepte une restructuration de sa dette par le FMI, le Fonds monétaire international », affirme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. C'est pourtant ce que les experts du FMI lui proposent pour alléger la lourde dette de son pays - 132% du PIB -, notamment grâce à une pause dans les échéances de remboursement. Pourquoi le chef du gouvernement sénégalais dit non ? Et a-t-il les moyens de tenir tête aux grands financiers de Washington ? L'économiste sénégalais, Serigne Moussa Dia, enseigne à l'université Alioune Diop de Bambey. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI :  Avec 50 % des revenus de l'État sénégalais qui servent à rembourser la dette, est-ce que le pays ne risque pas de se retrouver en défaut de paiement dès ce premier trimestre 2026 ? Serigne Moussa Dia : Je répondrai que non, vu la capacité du Sénégal à mobiliser des fonds durant l'année 2025. Maintenant peut-être que sur le pic 2027, c'est-à-dire là où le Sénégal doit faire face au remboursement du nominal des eurobonds, le Sénégal pourrait être en défaut. Mais aujourd'hui, le Sénégal est en train de mobiliser d'autres fonds alternatifs qui lui permettent de pouvoir faire face à ses engagements. Alors vous parlez de fonds alternatifs. Est-ce que le franc CFA, via le mécanisme UMOA-Titres, offre justement au Sénégal une source de financement alternative au moment où il ne peut plus se refinancer sur les marchés internationaux, notamment sur les marchés des eurobonds ? Oui, il faut reconnaître aujourd'hui que l'UMOA-Titres est une plateforme régionale qui permet aux huit pays de la zone CFA, donc de la zone UEMOA, d'émettre des titres publics. Donc, c'est aujourd'hui un endettement régional qui pourrait permettre au Sénégal d'avoir une alternative de financement. Alors pourquoi le Premier ministre, Ousmane Sonko, refuse-t-il une restructuration de cette dette, comme le lui propose le Fonds monétaire international ? Oui, la restructuration, selon le point de vue du Premier ministre Ousmane Sonko, montre que le FMI, peut être, ne voit pas les efforts qu'il est en train de consentir, à travers son plan de redressement, pour faire face aujourd'hui à cette dette qu'il n'a pas lui-même générée. Aujourd'hui, le Sénégal a élargi ses recettes fiscales, le Sénégal a compressé ses dépenses et aussi le Sénégal est aujourd'hui dans une discipline budgétaire. Au regard de tout cela, le FMI devrait au moins reconnaître ces efforts. Donc restructurer aujourd'hui la dette, pour ce régime-là, ce serait décrédibiliser les efforts fournis par le régime qui est en place. Mais, aussi, aller dans une restructuration va amener le Sénégal vers l'exclusion du marché. À lire aussiSénégal: le Premier ministre Sonko rejette l'idée d'une «restructuration» de la dette L'avantage d'une restructuration, disent certains économistes du FMI, c'est que cela pourrait permettre au Sénégal de tout rembourser, mais plus lentement et moins cher… Oui, dans la théorie, ce serait bien. Mais quelle est la contrepartie ? La contrepartie est que le FMI sera à la commande et que le gouvernement, qui se dit de plus en plus souverain, va perdre la mainmise sur son économie et va accepter des conditionnalités que le FMI va lui proposer. Voulez-vous dire que le FMI pourrait imposer la suppression d'un certain nombre de subventions ou la hausse de certains impôts ? Exactement. Le FMI pourrait lui imposer de diminuer ses subventions, notamment du point de vue énergétique. Sur le carburant ? Oui, sur le carburant. Et même sur la Senelec, qui est une société sénégalaise qui est tellement dépendante des subventions. La société d'électricité. L'électricité nationale. Donc tout cela va impacter la vie des Sénégalais. Et qu'est-ce que le FMI pourrait imposer encore éventuellement ? Une contraction des dépenses, surtout des dépenses courantes, notamment les salaires, et une diminution des dépenses opérationnelles, notamment les dépenses de fonctionnement. Donc ça peut amener des tensions sociales au sein du Sénégal. Alors justement, pour redresser la barre sans passer par la potion du FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko, qui est un ancien haut fonctionnaire des impôts, compte beaucoup sur une augmentation de quatre points des recettes fiscales, grâce notamment à de nouvelles taxes sur les jeux de hasard et sur les transferts mobiles. Mais certains économistes disent que l'objectif est irréaliste… Moi, je ne dirais pas que c'est un objectif irréaliste. N'oubliez pas que le Sénégal est un système où l'économie est basée sur l'informel et qu'il y a énormément de niches où le Sénégal n'a pas encore pu aller tirer des recettes. Et aujourd'hui, ces jeux de hasard, tous les Sénégalais y jouent et ça se passe sur des plateformes numériques. Il y a une traçabilité des opérations. Donc, moi, je dirais que oui, c'est possible. Et de nouvelles taxes sur les transferts mobiles, est-ce que ça ne risque pas d'être impopulaire ? On est dans un pays où les gens ne payent pas assez d'impôts. Et le seul domaine où on peut les contraindre à payer des impôts, pour moi, c'est à partir de ces transferts-là. Donc pour moi, c'est viable. Et le gouvernement a aussi le soutien du peuple et ça aussi, c'est un facteur important. Les transferts par téléphone mobile… Oui, parce que n'oubliez pas, le taux de bancarisation est faible. Donc toutes nos transactions, ça passe principalement par ce qu'on appelle les opérations de transfert mobile. Et là je pense que l'État peut en tirer des gains sans pour autant diminuer considérablement le pouvoir d'achat des Sénégalais. À écouter aussi[Vos questions] Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?

Les Grandes Gueules
L'invité du jour – Yoann Maras, délégué national Alliance Police Nationale "Si vous voulez que le 31 se passe bien, toutes les personnes interpellées le 31, mettez de la prison ferme et le 31 suivant, les choses seront calmes" - 31/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 2:17


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, enseignante, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Le combat du jour – Philippe, auditeur : "Si vous voulez qu'il y ait moins de morts sur les routes, il faudrait augmenter le niveau du permis" - 30/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 2:20


Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Antoine Diers, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
La reconnaissance du Somaliland par Israël «n'est pas une initiative isolée», estime Matt Bryden

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 14:09


Coup de théâtre dans la Corne de l'Afrique. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland est reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence, Israël. Pour le président de la République fédérale de Somalie Hassan Sheikh Mohamud, c'est un coup dur, car la nouvelle tombe juste après les élections locales qu'il a réussi à organiser, malgré la pression croissante des islamistes shebab. L'initiative d'Israël suscite beaucoup de réactions négatives. Mais va-t-elle rester isolée ? Matt Bryden est conseiller stratégique au centre de recherches Sahan Research. En ligne de Nairobi, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : pourquoi les shebabs ont-ils réussi à regagner le terrain perdu depuis trois ans ? Matt Bryden : Il y a trois ans, l'offensive contre les Shebabs était menée par les milices de clans qui voulaient se libérer d'Al-Shabab, et ils ont reçu un appui du gouvernement fédéral ainsi que des Américains. Mais les milices de clans sont capables de se battre seulement dans le territoire de leur clan. Donc, dès qu'ils avaient libéré leur propre territoire, ils ne pouvaient pas avancer plus loin. Et donc l'offensive, c'était vraiment une collection de petites offensives, des milices de clans, mais ce n'était pas une opération coordonnée cohérente. Et aujourd'hui, est-ce que ces milices claniques se sont alliées avec les Shebabs contre le gouvernement ? Non, la plupart sont toujours contre les shebabs, surtout dans la région, là où ils se sont battus. Mais ils ne sont pas forcément alliés avec le gouvernement non plus. Et ça, c'est un autre grand problème pour le gouvernement fédéral, c'est que le gouvernement se bat pas simplement contre les Shebabs, mais aussi contre certaines des provinces, les régions de la Somalie qui eux-mêmes se battent contre Al-Shabab. Donc le gouvernement Mogadiscio ne contrôle à la limite que 15 % du territoire de la Somalie. Et ça, c'est généreux. Mais tout de même, ces premières élections sans attentats, est-ce que ce n'est pas un succès pour le président Hassan Mahamoud ? Tout à fait. Il y avait du monde dans certains centres ou des lieux de vote, ça c'est sûr. Mais la Somalie est un pays de clans et donc les clans qui soutiennent le gouvernement, leurs membres votent. Mais d'autres clans, et donc les clans qui soutiennent l'opposition, ne se sont pas présentés pour voter. Donc, l'élection risque d'approfondir les divisions entre les clans et les régions de la Somalie. Ceux qui soutiennent le gouvernement, qui sont minoritaires actuellement, et les autres, les clans et les régions qui s'y opposent. Le président somalien Hassan Sheikh Mohammed était rayonnant jeudi lors de ces élections. Mais le lendemain, il a appris une très mauvaise nouvelle. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland a été reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence Israël. Est-ce que c'est une surprise pour vous ? Pour la Somalie, sûrement. C'est une surprise qui n'est pas du tout bienvenue. D'abord parce que le Somaliland, maintenant, risque de recevoir non seulement la reconnaissance d'Israël, mais d'autres pays derrière. Parce que c'est sûr que ce qu'Israël a fait n'est pas une initiative isolée, mais ça a été coordonné avec d'autres États en Afrique et aussi quelques pays arabes, et probablement les États-Unis aussi. Vous dites que d'autres pays pourraient suivre, mais il y a deux ans, l'Éthiopie avait failli reconnaître l'indépendance du Somaliland. Finalement, elle y avait renoncé sous la pression de la Somalie et de la Turquie. Oui, tout à fait. Mais l'initiative de l'Éthiopie n'était pas coordonnée avec d'autres États et ça a été une déclaration sans la reconnaissance. Maintenant, l'Israël a officiellement reconnu le Somaliland. Et d'après ce que j'entends des diplomates dans la région, ça fait des mois, peut-être plus qu'un an, qu'Israël et d'autres pays ont coordonné cette décision pour qu'Israël ne soit pas seul et qu'il y ait d'autres pays derrière, dans les semaines et les mois à venir pour reconnaître le Somaliland. Les Israéliens laissent entendre que cette reconnaissance du Somaliland est dans l'esprit des accords d'Abraham, par lesquels Israël a normalisé ses relations avec notamment les Émirats arabes unis et le Maroc. Voulez-vous dire que les Américains sont peut-être derrière ? Oui tout à fait. Les Américains, surtout depuis l'élection du président Trump. Ils ont signalé qu'ils sont très frustrés avec la situation en Somalie, qu'ils ont dépensé des milliards de dollars pour la sécurité de ce pays et qu'en fait la situation est pire qu'avant. Donc, les Américains commencent à travailler directement avec les régions de Dublin et de Puntland pour se battre contre Al-Shabab et aussi l'État islamique, qui était très actif dans la région nord-est du Puntland. Et les relations avec le Somaliland sont en croissance. Le général Anderson d'Africom était là il y a quelques mois. Donc, je crois que c'est assez clair que les Américains voient le Somaliland comme un partenaire potentiel pour sécuriser les routes maritimes dans le golfe d'Aden et la mer Rouge, aussi bien que se battre contre les mouvements extrémistes dans la Corne de l'Afrique.

Invité Afrique
Nigeria: «On a toujours voulu avoir une coopération avec les États-Unis» sur la sécurité

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 6:19


« La brouille entre les États-Unis et nous, c'est terminé », a déclaré lundi 22 décembre le ministre de l'Information du Nigeria, Mohammed Idris, qui a même annoncé un « partenariat renforcé ». Lors d'une conférence de presse, il s'est félicité également du niveau de coopération atteint entre son pays et la France. Le porte-parole du président Bola Tinubu faisait-il allusion aux événements du Bénin, le 7 décembre dernier ? Thomas Orimissan Akéré, président du Club des francophones du Nigeria, répond aux questions de RFI. RFI : Quand le ministre de l'Information du Nigeria, Mohamed Idriss, affirme que la brouille avec les États-Unis est résolue, est-ce que vous pensez qu'il a raison ou pas ? Thomas Orimissan Akéré : Il a certainement raison dans la mesure où le Nigeria a sollicité les États-Unis depuis 2014, après les enlèvements des filles de Chibok, au nord-est du Nigeria. Donc, on a toujours voulu avoir une coopération avec les États-Unis, avec les puissances étrangères qui pouvaient aider le Nigeria. Et aujourd'hui, les États-Unis sont certainement arrivés à cette conclusion que le gouvernement fédéral du Nigeria cherche à coopérer pour trouver une solution à ces problèmes de terrorisme et de banditisme au nord du Nigeria. Alors, en effet, une enquête de l'agence Reuters révèle que le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Nuhu Ribadu, a rencontré le 20 novembre dernier le secrétaire d'État américain à la Défense, Pete Hegseth, et que depuis un mois, un avion de surveillance américain décolle tous les jours du Ghana pour aller survoler le Nigeria. Quel type de renseignement peut aller chercher cet avion pour le compte à la fois des États-Unis et du Nigeria ?  Étant donné que les États-Unis ont des moyens de renseignement qui sont plus importants que ceux du Nigeria, avec notamment les satellites et les mouvements dans la région, le Nigeria, depuis longtemps, a demandé donc des renseignements pour voir les mouvements des groupes terroristes. Ça peut être Boko Haram, ça peut être d'autres organisations terroristes. Il y a des groupes qui étaient déjà formés. Il y a aussi des groupes qui viennent de l'extérieur du Nigeria. Voulez-vous dire que les Américains aident les Nigerians à contrôler leur frontière nord avec le Niger ? Entre autres, oui. Ça peut être à l'intérieur du Nigeria. Ça peut être aussi le contrôle des frontières avec le Niger. Vous savez que c'est une région très poreuse. C'est pour cela que je regrette d'ailleurs que tous les pays de la région ne coopèrent pas, parce que ceux qui sont en train d'être chassés désormais depuis quelques jours maintenant du Nigeria, ils vont retourner de nouveau vers le Niger. Donc, il faut absolument une coopération globale dans la région pour pouvoir arriver à résoudre ces problèmes de mouvements et d'organisations terroristes. Alors, l'autre pays avec lequel coopère le Nigeria en ce moment, c'est ce qu'a dit le ministre de l'Information du Nigeria ce lundi, c'est la France. Quel est le type de partenariat sécuritaire entre les deux pays ?  Vous savez, nous sommes entourés par les pays francophones, donc ce sont des pays sur lesquels la France avait un certain pouvoir pour la sécurité, je vais dire dans cette région-là. D'ailleurs, la coopération avec la France ne date pas de Bola Tinubu. La coopération avec la France date de très longtemps et aussi bien la coopération économique que la coopération sécuritaire. Donc, à partir du moment où on sait que la France a une certaine aura sécuritaire dans la région, nous avons besoin de la France pour nous donner quelques renseignements dans cette région-là.  Le 7 décembre dernier, lors d'une tentative de putsch au Bénin, les armées du Nigeria et de la France sont intervenues en soutien au président Patrice Talon. Peut-on parler d'une action coordonnée entre Abuja et Paris ?  Je ne sais pas si l'action était coordonnée. Ce qui est sûr, c'est que le Nigeria ne pouvait pas laisser le Bénin dans les mains d'un régime militaire, alors qu'il connaissait déjà, à sa frontière nord, le régime militaire du Niger. Donc, le Nigeria ne voulait pas être entouré par des régimes militaires et il était de toute façon obligé d'intervenir au Bénin pour éviter cette hécatombe démocratique que nous avons dans la région.  Il y a deux ans, après le putsch de juillet 2023 au Niger, il y a eu un vrai différend entre le Français Emmanuel Macron, qui poussait à une intervention militaire au Niger, et le Nigerian Bola Tinubu, qui finalement a fait échouer cette opération. Est-ce qu'il y a toujours ce malentendu aujourd'hui entre messieurs Macron et Tinubu ?  Il faut savoir que l'intervention du Nigeria n'a pas pu avoir lieu au Niger, parce que le nom de la France a été utilisé par les autres régimes militaires au Burkina Faso, au Mali, pour dire attention, c'est la France qui veut intervenir. S'il n'y avait pas eu la France, s'il n'y avait pas eu le nom de la France, le Nigeria serait certainement intervenu pour aller rétablir au pouvoir le président Bazoum qui avait été élu à cette époque-là.  Alors, pourquoi le Nigeria n'est-il pas intervenu au Niger en 2023 ? Et pourquoi est-il intervenu au Bénin en 2025 ?  C'est qu'au Bénin, c'est différent. Au Bénin, c'est que le Nigeria était en danger parce que nous avons des relations économiques très poussées avec le Bénin. Beaucoup de Nigérians ont investi au Bénin et, si on prend le Bénin, on prend forcément le Togo avec. Et le Nigeria ne voulait pas que cette Cédéao soit aussi vite désintégrée, ce qui aurait mis le Nigeria aussi en danger. En termes de démocratie, il faut savoir que, depuis 1999, le Nigeria connaît un régime démocratique. J'ai l'habitude de dire que la démocratie n'est pas un produit fini. C'est un produit à améliorer constamment. Et le Nigeria améliore sa démocratie en termes d'avancées politiques et économiques. À lire aussiNigeria: la brouille entre Washington et Abuja «largement résolue», annonce le gouvernement

Ça peut vous arriver
PÉPITES - Père Noël Courbet, "Qu'est-ce que vous voulez pour Noël mon petit Stan ?"... Le meilleur du 22 décembre 2025

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 5:14


À l'approche des fêtes, le père Noël Courbet fait son apparition. Profitez-en bien, avant qu'il ne devienne le père Courbet Fouettard... Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Estelle Midi
" Le débat du jour – Daniel Riolo et Yaël Mellul, chroniqueurs : ""C'est une révolution que vous voulez ?! Ce que vous mettez en avant, c'est un soulèvement ! Pourquoi il n'y a qu'en France qu'on a ces pro

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 0:47


Avec : Baptiste des Monstiers, journaliste. Daniel Riolo, journaliste RMC. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

One Thing In A French Day
À midi ou à minuit, il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées !

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 15:10


Les Champs-Elysées, la plus belle avenue du monde. Nous allons tenter d'en percer le mystère en la descendant depuis la place de l'Etoile.  Industries du luxe, restauration, histoire, showroom de constructeurs automobiles, cinéma, magasins mainstream : qu'est-ce qui fait le charme de cette avenue?  Anne-Laure et moi avons testé plusieurs moments de la journée : l'après-midi (première visite), le soir et enfin le matin de bonne heure pour une grande promenade.  L'avenue peut se révéler assez déconcertante, mais elle ne laisse pas indifférent. On peut y suivre les différentes étapes de son histoire.  Je détaillerai davantage l'ambiance de chaque lieu dans la lettre qui accompagne cet épisode, n'hésitez pas à découvrir mes Lettres parisiennes sur www.onethinginafrenchday.com. Enfin, parce que cet épisode est long, vous pourrez jouer à tester votre compréhension au fur et à mesure de l'écoute (réservé aux abonnés des Lettres parisiennes).  Ah, et n'oubliez pas le calendrier de décembre sur le site du podcast ! Le 20 décembre, il y aura un concours avec des livres à gagner ! Et à partir de la semaine prochaine, le podcast ouvre sa malle aux trésors… que contient-elle ? Vous le découvrirez en écoutant les épisodes de la semaine prochaine. 

L'autruche et le colibri
Des idées cadeaux pour un Noël qui a du sens

L'autruche et le colibri

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 11:44


Julien Cazarre
"Un whisky...juste un doigt...vous voulez pas un whisky d'abord ?", l'odeur de l'iode, la fois où Kezman a jeté son maillot + réponse au kiseti, avec Yoann, auditeur – 08/12

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 10:28


Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !

Les Grandes Gueules
La peur du jour - Laura Warton-Martinez : "J'aurais aimé un discours sur la réinstauration des valeurs de la République à l'école." Alain Marschall : "Vous ne voulez pas du langage de vérité parce que ça vous fout la troui

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 2:15


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Abel Boyi, éducateur, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Vlan!
[HORS SERIE] Microbiote : quel profil ëtes vous?

Vlan!

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 22:48


Bruno Donatini, gastro-entérologue, expert en mycothérapie et formateur en médecine intégrative, revient pour la troisième fois dans un épisode hors-série de Vlan. À chaque échange, Bruno nous livre avec clarté et passion les fondements d'une médecine de précision, à la croisée des savoirs traditionnels et de la science contemporaine. Dans cet épisode plus court que d'habitude, nous avons souhaité aller droit au but : comprendre les quatre grandes typologies de microbiote intestinal et savoir comment les rééquilibrer rapidement.J'ai voulu qu'on simplifie au maximum l'approche, sans perdre la richesse du contenu. Nous passons donc en revue les quatre grands entérotypes : le microbiote appauvri (souvent lié au mode de vie moderne), la flore hydrogène (trop de sucres, souvent chez les jeunes), la flore méthanogène (constipation, transit lent) et la flore de type Prévotella (la plus délétère, avec des risques inflammatoires et tumoraux).Bruno nous guide pas à pas dans l'identification des symptômes (gaz, ballonnements, fatigue, problèmes buccaux…) et les solutions concrètes à mettre en œuvre : ajustements alimentaires ciblés, usage subtil de champignons médicinaux, huiles essentielles bien dosées, drainage du foie, voire stimulation du nerf vague. Il nous rappelle aussi que notre microbiote n'est pas figé, et que nous avons le pouvoir d'agir, à condition d'avoir les bonnes clés.Ce qui m'a frappé, encore une fois, c'est la précision de son approche et sa volonté de redonner aux patients la capacité d'être acteurs de leur santé. Un épisode pour celles et ceux qui veulent comprendre, prévenir, voire inverser des dynamiques profondes de santé.3. Citations marquantes"Votre microbiote, c'est votre avenir de santé entre vos mains.""À 65 ans, on a dix ans d'autonomie devant soi. Voulez-vous les vivre en pleine forme ?""La flore Prévotella, c'est la plus délétère : inflammatoire, virale, tumorale.""Il n'y aura pas de place pour tout le monde. Il faut choisir : prévention ou soumission.""Un bon microbiote, c'est un bon sommeil, une bonne mémoire, et de l'enthousiasme."4. 10 questions structurées posées dans l'interviewQuels sont les grands types de microbiote ?Comment reconnaître la flore hydrogène ?Quelles sont les conséquences d'une flore méthanogène ?Comment se manifeste la flore Prévotella ?Que peut-on faire concrètement pour rééquilibrer son microbiote ?Est-ce que les gaz produits par le microbiote sont toujours odorants ?Quels conseils alimentaires pour réduire la flore hydrogène ?Comment améliorer une flore appauvrie ?Le vieillissement du microbiote est-il réversible ?Quels sont les effets concrets sur la longévité et la qualité de vie ?5. Récapitulatif des timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction : les 4 grands types de microbiote00:54 – Présentation des 4 entérotypes : flore pauvre, hydrogène, méthanogène, Prévotella03:10 – Les gaz : hydrogène, méthane, H2S et leurs conséquences04:08 – Comment diagnostiquer son microbiote cliniquement05:01 – Flore hydrogène : alimentation et traitement05:57 – Flore Prévotella : dangers et protocoles08:55 – Flore méthanogène : traitement et transit09:59 – Flore pauvre : jeunes vs sujets plus âgés12:04 – Syndrome métabolique et flore appauvrie chez les seniors14:34 – Microbiote, immunité et vieillissement16:48 – Âge biologique vs âge réel : les indicateurs de santé19:34 – Prévention, espérance de vie et justice sociale22:08 – Conclusion : le triptyque microbiote – immunité – nerf vague Suggestion d'autres épisodes à écouter : #323 Les selles l'autre baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 2) (https://audmns.com/gqTdEmk) #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage Afrique
Nigeria: face à la réintégration des repentis Boko Haram, l'impossible pardon pour les victimes [3/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 2:19


La secte terroriste connue sous le nom Boko Haram a lancé une insurrection armée en 2009 pour établir un État islamique, tuant des dizaines de milliers de personnes et déplaçant plus de deux millions dans le nord-est du Nigeria. Pour résoudre cette crise sécuritaire et humanitaire qui frappe également les pays voisins, Abuja a lancé plusieurs programmes de réconciliation et de réintégration pour favoriser les défections dans les rangs de Boko Haram et de l'Iswap. Une perspective qui indigne certaines victimes, qui se sentent abandonnées par l'État. De notre correspondant au Nigeria,  La colère ne quitte plus Aisha. En 2011, son fils est pris dans une énorme rafle de l'armée nigériane, car il était suspecté, comme des milliers d'hommes, d'être un Boko Haram. Aujourd'hui, Aisha ne sait pas si son enfant est encore vivant. Et malgré les intimidations, cette septuagénaire au visage fin et tatoué, hurle à l'injustice à la face des autorités politiques et militaires qu'elle croise dans Maiduguri. « Le gouvernement fédéral ne nous reconnaît pas comme citoyens nigérians. Pourquoi il accepte les repentis ? Et en plus, il les réintègre dans la communauté ? Pourquoi l'armée ne libère-t-elle pas nos enfants pour qu'on puisse connaître la vérité ? Le gouvernement incarcère nos enfants sans jugement et accepte les repentis de Boko Haram. Ce n'est pas cela la justice pour moi », dénonce Aisha. Abba Ashigar réajuste sa prothèse orthopédique remplaçant sa jambe gauche : cet étudiant a survécu à un attentat suicide. Le 16 janvier 2017, il entre avec son père et son jeune frère dans une des mosquées du campus de l'Université de Maiduguri. À peine l'imam démarre la prière de l'aube, un kamikaze déclenche son engin explosif. « Même si vous voulez pardonner, vous ne saurez pas vraiment ce que vous pouvez pardonner. Voulez-vous dire que je dois pardonner à ceux qui ont commis un attentat suicide dans la mosquée ? Ou à ceux qui ont organisé cet attentat ? Ou à ceux qui les ont financés ? Qui dois-je pardonner ? », interroge Abba. À lire aussiNigeria: comment j'ai basculé dans Boko Haram [1/5] Le jeune frère d'Abba, ainsi que trois autres personnes, ont succombé à leurs blessures. Abba est encore marqué psychologiquement par ce drame même s'il se dit fort. Comme Aisha, Abba est choqué par le retour sans procès des repentis Boko Haram : « Comment vous, le Gouverneur de l'État de Borno, vous les gens du gouvernement fédéral, vous osez simplement ramener ces gens ? Ceux qui ont massacré votre mère sous vos yeux. Ceux qui ont massacré votre père, vos voisins. Ou ceux qui ont commis des attentats-suicides contre vous. Les ramener simplement dans la ville, puis dire : "Ce sont des repentis". Pourquoi se repentiraient-ils devant nous ? » Loin de se laisser abattre, Abba se concentre sur son master en statistiques. Et chaque jour, il retourne prier dans la même mosquée du campus, pour le repos de l'âme de son petit frère. À lire aussiNigeria: la réintégration d'ex-membres de l'Iswap dans la société, sans passer par la case prison [2/5]

Les Grandes Gueules
La réponse du jour - Didier Giraud : "Vous voulez régir nos vies au point de nous dire à quelle heure on doit boire, à quelle heure on doit manger, quand est-ce qu'on a le droit de respirer ou de b*iser." - 05/11

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 3:08


Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant, Didier Giraud, agriculteur, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
La victoire du jour - Didier Giraud : "Depuis 17 ans je me tape tous les plus gros débiles et vegans de France dans les GG. Vous voir aujourd'hui, c'est ma revanche. Je peux être égérie si vous voulez ?" - 30/10

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Oct 30, 2025 0:48


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Bruno Poncet, cheminot, et Didier Giraud, agriculteur de Saône-et-Loire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
Cameroun: «Paul Biya est en pleine forme et à même de poursuivre ce qu'il a commencé», déclare Grégoire Owona

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 26, 2025 15:24


« Le président-candidat Paul Biya est en pleine forme de ses moyens et il n'y a aucune raison qu'il ne tienne pas de meetings avant la présidentielle », affirme le ministre camerounais du Travail Grégoire Owona, qui est aussi le secrétaire-général adjoint du parti au pouvoir RDPC. En vue de la présidentielle du 12 octobre, le candidat Paul Biya ne risque-t-il pas de perdre des voix après la démission de deux de ses ministres ? Et fera-t-il des réformes s'il est réélu ? En ligne de Yaoundé, l'un des hommes forts de sa majorité répond aux questions de Christophe Boisbouvier. Grégoire Owona, quelles seront les deux premières priorités du président Paul Biya s'il est réélu ? Grégoire Owona : Mais le président Paul Biya, certainement, va mieux préciser ses priorités dans sa profession de foi qui va bientôt sortir. Mais je crois que si on devait parler des deux premières priorités en tant que RDPC qui soutient sa candidature, je prendrais la consolidation de la paix, de l'unité nationale et la sécurité en premier, et ensuite la promotion des jeunes et le renforcement du rôle de la femme. La grande inquiétude de l'opposition, c'est la fraude électorale. Même Bello Bouba Maigari affirme que les élections sont truquées au Cameroun et que c'est encore arrivé à la présidentielle de 2018. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je crois que tous ceux qui disent ça font un peu de la diversion. On ne peut pas appeler par exemple au boycott d'une élection locale, sachant qu'on déclare en plus pertinemment quelles sont les conséquences, à savoir l'exclusion à l'élection présidentielle, pour dire après que le système électoral n'est pas bon ou qu'il est mauvais. Donc, je crois qu'il faut faire très attention. Le dépouillement est public. Chacun des candidats ou des représentants des candidats rentrant avec un procès-verbal signé par tous. Quelle autre transparence peut-on vouloir dans un système électoral ? Et si le candidat Paul Biya est battu, est-ce qu'il reconnaîtra sa défaite ? Nous allons à une compétition dans un esprit démocratique. Nous sommes bien préparés, nous espérons gagner. Et si cela arrivait, on se comporterait comme des républicains. C'est-à-dire que le RDPC reconnaîtrait à ce moment-là, la défaite de son champion ? Mais absolument. Mais sur la base des résultats des urnes, pas sur la base des procès d'intention, des interprétations malsaines des lois. Ce 12 octobre, le président Paul Biya va être candidat pour un huitième mandat. Mais beaucoup estiment qu'à 92 ans, c'est une charge trop lourde pour lui. Qu'est-ce que vous en pensez ? J'ai entendu sur votre radio que quand on parle d'âge, c'est qu'on a plus d'arguments. J'ai entendu quelqu'un dire ça. C'est en effet ce qu'a dit Issa Tchiroma. Nous, on a des arguments. Notre candidat est en pleine forme de ses moyens, il conduit le pays, il est à même de poursuivre ce qu'il a commencé. Donc, je ne vois pas le problème que vous êtes en train de soulever sur cet aspect. Actuellement, le chef de l'Etat séjourne en Europe. Est-ce que vous savez quand est-ce qu'il va rentrer ? Mais c'est un court séjour privé. Quand il devra rentrer, on sera bien informé. Et quand il va rentrer, est ce qu'il va tenir un ou plusieurs meetings ? Il n'y a aucune raison qu'il ne tienne pas de meeting. Je vous ai dit au début qu'il rendra publique sa profession de foi. Il n'y a aucune raison qu'il ne tienne pas de meeting. Et je peux même vous dire que s'il faut faire des réformes, il se permettra de faire des réformes. Le départ du gouvernement de deux poids lourds du nord du pays Bello Bouba et Issa Tchiroma. Est-ce que cela ne va pas vous faire perdre des voix ? Les démissions de Bouba Bello et d'Issa Tchiroma, je peux vous dire qu'elles ne vont pas spécialement nous faire perdre des voix. Pourquoi ? Pour deux choses. Parce que d'abord, ces deux candidats se sont discrédités par leur façon de faire et par leur façon d'être. La deuxième raison, c'est que dans les zones où ils ont leur base, il y a de nouveaux alliés qui nous ont rejoints, que ce soit en termes de partis politiques ou en termes d'associations. Mais est-ce que nécessairement, et notamment à cause de ces deux ministres démissionnaires, vous n'allez pas faire un score inférieur à celui de 2018 ? Wait and see. Moi, je n'en suis pas du tout convaincu, parce que plusieurs candidats se sont discrédités par leur façon d'être, par leur façon de faire. Ils ont dit des choses et leur contraire en même temps. Ils ont eu des agissements qui font qu'on ne croit plus en eux. Et nous, nous sommes restés dans la même ligne politique et nous sommes crédibles. Notre candidat est crédible. Voulez-vous dire que Bello Bouba et Tchiroma ne sont pas crédibles parce qu'ils étaient encore avec vous il y a quatre mois et que ce ne sont pas de vrais opposants ? Ce n'est pas ça que j'ai dit, mais ils ont fait pire que démissionner. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ce n'est ni le lieu ni le moment de vouloir parler négativement des autres candidats. Nous, on est fair-play. À lire aussiPrésidentielle au Cameroun: le parti au pouvoir présente «l'armée» de Paul Biya pour la campagne À lire aussiÉlections au Cameroun: pour battre Paul Biya, «il faudra un raz-de-marée» de l'opposition, martèle Issa Tchiroma Bakary

Invité Afrique
Chute de Vital Kamerhé en RDC: «Le silence présidentiel a pesé lourd», estime Trésor Kibangula

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 7:37


Pourquoi Vital Kamerhé a-t-il démissionné lundi 22 septembre de son poste de président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) ? Est-ce le signe que le président Tshisekedi et lui ne s'entendent plus et qu'après huit ans d'alliance entre les deux hommes, Vital Kamerhé va passer dans l'opposition ? Car sa chute a été en partie entraînée par une pétition, signée par une majorité de députés du parti au pouvoir UDPS. Trésor Kibangula est analyste à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. En ligne de Kinshasa, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Trésor Kibangula, à l'origine de la chute de Vital Kamerhe, il y a une pétition signée par 262 députés, en majorité membres du parti au pouvoir UDPS. Pourquoi cette pétition ? Trésor Kibangula : Je pense que Vital Kamerhe a cumulé plusieurs fragilités. Vital Kamerhe a incarné un style trop personnel pour certains, presque solitaire, ce qui a fini par provoquer ou précipiter son départ. Et si la vraie raison est politique comme vous le dites, est-ce parce que le parti au pouvoir UDPS veut reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale ? Ici, le timing, je pense, est révélateur parce qu'au début de la session, on a vu l'UDPS dire que le parti n'est pas le seul à être à l'initiative parce que les pétitionnaires se comptaient autour de 260. Donc, il y avait d'autres membres de l'Union sacrée qui voulaient aussi le départ de Vital Kamerhe. Donc l'UDPS essaye de se cacher derrière. Kamerhe l'a compris, il a demandé même pardon. Donc, c'était quand même le signe qu'il savait que son mandat vacillait. Et à ce moment-là, je pense qu'il aurait suffi d'un mot d'ordre du chef de l'Etat pour le maintenir. Or, ce signal n'est jamais venu. Donc, je pense que le silence présidentiel a beaucoup pesé, plus lourd que toutes les pétitions. Donc Félix Tshisekedi, qui est aussi chef de l'UDPS, n'a pas directement poussé Kamerhe dehors, mais il a choisi de ne pas le retenir. Alors, il y a quelques jours, lors de son déplacement à New York, le président Tshisekedi a dit qu'il n'était pour rien dans les problèmes de Vital Kamerhe et que c'était de la cuisine interne à l'Assemblée nationale. Vous pensez au contraire qu'il a laissé faire, voire même qu'il a initié cette démarche contre Vital Kamerhe ? Je pense effectivement que beaucoup de choses peuvent expliquer cette chute. On a vu l'échec ou la suspension du projet de la réforme constitutionnelle. En fin de l'année dernière, on parlait d'une possible révision de la Constitution pour permettre au chef de l'Etat de se représenter pour une troisième fois. Beaucoup ont reproché à ce moment-là à Vital Kamerhe de ne pas s'aligner sur le président Tshisekedi. Vital Kamerhe, par son profil indépendant et ses ambiguïtés stratégiques, devenait à mon sens un luxe que Félix Tshisekedi ne pouvait plus se permettre. Voulez-vous dire que, pour modifier ou changer la Constitution, il faut un feu vert du président de l'Assemblée et que Félix Tshisekedi n'était pas du tout certain qu'il aurait ce feu vert de la part de Vital Kamerhe ? Je pense que le président de la République et son camp se sont rendu compte que Vital Kamerhe ne se mouillait pas lorsqu'il y avait ces débats autour de la réforme constitutionnelle. Et il y a eu le fait qu'il n'a pas été suffisamment aligné avec le président de la République, notamment lorsque le président a tracé la ligne rouge de ne pas discuter avec les rebelles M23. Vital Kamerhe fait partie des premiers, un des rares hommes politiques à l'époque, au sein de la majorité, qui a dit que peut-être il fallait commencer à regarder la possibilité de discuter. Il a prôné le dialogue au moment où personne ne voulait entendre parler du dialogue. C'était la ligne rouge. Et aussi, une autre fragilité, c'est le fait de ne pas prendre des positions claires lorsqu'il fallait s'aligner sur la réforme de la Constitution. Ce n'est pas le premier revers pour Vital Kamerhe, il est déjà tombé du perchoir en 2009, du temps de Joseph Kabila. En 2020, il a fait un an de prison. En 2024, il a failli être assassiné à son domicile. Qu'est-ce qu'il peut faire à présent ? C'est très difficile. Je pense qu'il avait deux options immédiates. La première, c'était de dire « OK, je suis tombé, mais je reste dans la majorité ». Ou de se dire « OK avec mes députés, je m'en vais, je vais faire de l'opposition républicaine parce que j'exclus à ce stade un éventuel ralliement aux groupes rebelles ». S'il voulait le faire, je pense qu'il avait plusieurs occasions avec ses sorties répétées à l'extérieur du pays. Même avant l'ouverture de la session de septembre, il était à l'extérieur du pays et il n'a pas rejoint Goma. Donc, s'il est revenu à Kinshasa, sachant qu'il y avait cette épée de Damoclès sur sa tête, c'est parce qu'il veut jouer un rôle à Kinshasa. Ce sera quel rôle ? Pour l'instant, il a dit qu'il restait au sein de la majorité présidentielle parce que aussi, je pense qu'il y a un risque à prendre en décidant d'aller dans l'opposition, alors que vous avez des députés qui sont au sein de la coalition présidentielle. Il y a très peu de députés qui allaient le suivre. Donc il n'a pas voulu prendre ce risque. Aujourd'hui, on est en 2025, mais je pense qu'entre le président Tshisekedi et Vital Kamerhe, ce sont deux stratèges politiques, ils se regardent, ils savent qu'ils sont aujourd'hui alliés d'apparence, mais que demain, ils seront très probablement des adversaires politiques. En vue de la présidentielle de 2028 ? En vue de la présidentielle de 2028, effectivement. À lire aussiRDC: visé par une pétition, le président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe démissionne

Les matins
Vous voulez faire le point sur les droits de douane américains

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 2:28


durée : 00:02:28 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Ne vous rendormez pas tout de suite, car les droits de douane vous concernent aussi, non pas indirectement en tant que citoyens, mais directement, et notamment si vous souhaitez envoyer une tour Eiffel en plastique ou des santons de Provence à votre cousin américain ou à n'importe qui à Las Vegas. - réalisation : Félicie Faugère