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durée : 00:02:56 - par : Emmanuel Cugny - Une étude de l'institut Rexecode montre que les émissions de CO2 liées aux importations, en particulier depuis la Chine, annulent près de la moitié des réductions annuelles d'émissions réalisées sur le territoire français. Les auteurs plaident pour une réindustrialisation afin de concilier transition énergétique et stratégie économique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Sénégal avait espéré être autosuffisant en bananes en 2024, l'objectif est repoussé à 2029. En septembre dernier, pour soutenir sa filière locale, le pays d'Afrique de l'Ouest a pris une mesure inédite, interdire durant trois mois les importations du fruit jaune. Si ce gel a permis de booster la filière, il a aussi posé des problèmes en termes de respect des accords de libre-échange avec les pays de la région. De notre correspondante à Dakar, Les producteurs de banane sénégalais sont unanimes : pour une fois, presque aucune perte agricole n'a été enregistrée. Geler les importations de septembre à décembre, période correspondant aux mois de pic de production, a permis d'écouler l'ensemble des bananes locales. En trois mois, 25 000 tonnes de fruits jaunes ont été commercialisées à un prix stable, autour de 500 FCFA le kilogramme. Les revenus ont ainsi été conséquents pour les quelque 10 000 producteurs de la filière, atteignant 12 milliards 500 millions de FCFA, selon Babacar Sembène, directeur de l'Agence de régulation des marchés. Un autre chiffre illustre cette dynamique : si le Sénégal importait plus de 55 % de ses besoins en banane en 2021, cette part est tombée à moins de 20 % en 2025. Une évolution soulignée par Yahya Mamadou Sall, président du Collectif des producteurs de banane de Tambacounda, qui promet une autosuffisance d'ici à 2029. Si l'impact de cette mesure est sans conteste positif pour le secteur de la banane au Sénégal, le gel des importations a en revanche tendu les relations économiques avec les pays de la région. La Côte d'Ivoire, qui exporte chaque année environ 50 000 tonnes de bananes vers le Sénégal, a notamment pointé une possible violation des accords de libre-échange de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont Dakar est membre. Pour 2026, il faudra donc trouver une autre approche, assure Babacar Sembène. Le directeur de l'Agence de régulation des marchés promet de « prendre en compte les préoccupations des partenaires commerciaux de la sous-région ». Malgré ces avancées, la filière bananière sénégalaise doit encore relever des défis structurels. Parmi eux, « le manque d'organisation et la faiblesse du circuit de commercialisation », qui entraînent chaque année des pertes en raison d'un déficit de camions frigorifiques et d'espaces de stockage adaptés. Autre difficulté : assurer une présence constante de la banane sur les étals, douze mois sur douze. « Même si le potentiel est là », tempère Cheikh Ahmet Bassirou Sané, directeur de l'horticulture. La production bananière sénégalaise est toutefois en hausse depuis plusieurs années. En 2025, elle a atteint près de 120 000 tonnes, selon les données de l'Agence de régulation des marchés. Une tendance qui confirme la vitalité d'un secteur en pleine mutation, malgré les obstacles persistants. À lire aussiLe Sénégal veut créer et développer sa filière locale du maïs
Dépendance aux importations : Maurice à la merci des chocs mondiaux by TOPFM MAURITIUS
Donald Trump a appelé la communauté internationale à sécuriser le détroit d'Ormuz, estimant qu'il "est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas". Parmi les pays qu'il vise : l'Europe et la Chine.
Parmi les flux commerciaux qui sont affectés par la guerre en Iran, il y a les exportations de bétail vivant et de viande en carcasse. L'Australie, qui exporte aussi bien des ovins que des morceaux de bœuf haut de gamme, fait partie des pays les plus touchés. Même si le marché du bétail vivant est secondaire dans le monde, par rapport à celui de la viande en carcasse, c'est un marché qui compte pour le Moyen-Orient, souligne Jean-Paul Simier, expert de la filière viande. Surtout en cette période de ramadan, où les pays musulmans préparent la fête de l'Aïd. Ce commerce-là concerne essentiellement des moutons d'Australie, avec un acheteur principal : l'Arabie saoudite. Difficile, à ce stade, de savoir si un ou plusieurs navires bétaillers sont en attente dans la région. L'association environnementale Robin des Bois assure qu'il y aurait plus de 70 000 vaches, moutons et chèvres bloqués, à la fois dans le Golfe persique et en mer Rouge. Un chiffre global, que nous n'avons pas réussi à recouper. Exportateurs de carcasses préoccupés Les exportateurs australiens de carcasses sont aussi directement touchés. Plusieurs entreprises du secteur s'inquiètent. C'est le cas de WA Meat Marketing Co-operative (WAMMCO), qui gère des abattoirs en Australie-Occidentale et en Nouvelle-Galles du Sud et qui exporte, quand tout va bien, environ 20% de sa production vers le Moyen-Orient. Cette structure a suspendu ses livraisons face à un risque à l'entrée du détroit d'Ormuz jugé trop important. Les exportateurs de Tasmanie, au sud-est de l'Australie, témoignent de situations similaires. Selon le media ABC, Tasmanian Quality Meats (TQM), qui envoie chaque semaine 4 000 agneaux vers le Moyen-Orient, se voit contraint de rapatrier ses cargaisons envoyées au port de Melbourne pour être exportées. Sa seule issue : transformer les produits frais en produits congelés. Sachant qu'ils seront vendus à un prix bien inférieur. Inquiétude au sein de la filière bœuf Le commerce australien de bœuf certifié halal pour le Moyen-Orient est aussi perturbé. Le principal acheteur est là encore l'Arabie saoudite, avec 13 300 tonnes de bœuf congelé achetées en 2025 selon Argus Media. Dubaï est aussi devenu la principale plateforme régionale pour le bœuf australien haut de gamme, en vertu d'un accord de partenariat économique signé avec les Émirats arabes unis, fin 2024, qui a permis la suppression des droits de douane sur la viande rouge australienne. Les contraintes sur le bœuf sont les mêmes que pour les ovins : le bœuf réfrigéré transporté par avion peut difficilement être conservé plus d'une semaine dans les frigos des centres régionaux de distribution, souligne Argus Media. Le bœuf congelé acheminé en conteneur peut être stocké plus longtemps, mais certains exportateurs préfèrent ne pas prendre le risque en raison du manque total de visibilité sur ce qui se passera dans les prochains jours. Quitte à perdre des parts de marché à moyen terme, au profit d'autres fournisseurs sud-américains, qui sont de plus en plus présents sur les marchés du Golfe, comme le souligne le cabinet de conseil et d'analyse de prix.
Avec plus de 70 % de ses produits alimentaires provenant de l'importation, Maurice reste exposée aux fluctuations des marchés internationaux. Cette forte dépendance relance les interrogations sur la capacité du pays à renforcer son autosuffisance alimentaire face aux défis économiques mondiaux. Dans un contexte déjà marqué par la pression sur les prix, la situation internationale suscite une vigilance accrue des autorités et des consommateurs. L'escalade des tensions au Moyen-Orient ravive les inquiétudes concernant les chaînes d'approvisionnement et l'évolution des coûts des denrées essentielles. Les risques de hausse des prix continuent d'alimenter le débat sur la sécurité alimentaire et la nécessité de développer davantage la production locale pour réduire la dépendance extérieure. Le ministre de l'Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell, se veut rassurant. Il a présidé un comité d'urgence sur la sécurité alimentaire ce mardi 3 mars. Il affirme qu'« aucun problème concernant l'alimentation » n'est actuellement signalé sur le marché local. Krit Beeharry affirme que Maurice est déjà autosuffisante dans plusieurs productions, pas uniquement les légumes. De son côté, Quayshar, fondateur de Roof Top Gardening, estime que les consommateurs pourraient subir les répercussions économiques du conflit. Il souligne que l'agriculture locale dépend fortement des engrais importés, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix, même si ces produits ne transitent pas directement par le détroit d'Ormuz. Il recommande par ailleurs aux habitants de cultiver certains aliments et fruits à domicile, notamment dans des conteneurs, afin de renforcer l'autosuffisance alimentaire à l'échelle des ménages.
La Belgique n'a jamais importé autant de gaz naturel américain qu'en 2025. Autant que les trois années précédentes cumulées. Des chiffres qui pourraient encore augmenter, alors que l'UE compte interdire complètement les importations de gaz russe en 2027. La taxe sur les petits colis en provenance de Chine ne doit pas servir à combler les finances de l'État, mais à améliorer les services de douanes, c'est ce que réclament les acteurs du commerce en ligne et le Conseil central de l'économie. La société montoise Ecosteryl rachète le groupe français Bertin dans le domaine de la gestion des déchets médicaux. Une acquisition très complémentaire, dans les plus petites unités de traitement. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Le Haut-commissariat à la stratégie et au plan a publié un document visant à proposer des pistes de solutions face à un constat inquiétant : la Chine représente désormais 35% de la production industrielle mondiale, ce qui risque d'écraser toutes nos industries.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Augmentation des tarifs douaniers, entre 30 et 70% pour parer à la concurrence déloyale des produits chinois, surtout dans le textile, et pour en parler nous partons à Saint Castera de Poufiasse où nous sommes en communication avec Viviane, dirigeante de PME dans le textile.
Augmentation des tarifs douaniers, entre 30 et 70% pour parer à la concurrence déloyale des produits chinois, surtout dans le textile, et pour en parler nous partons à Saint Castera de Poufiasse ou nous sommes en communication avec Viviane, dirigeante de PME dans le textile.
Maurice affiche une forte dépendance aux importations pour de nombreux produits de consommation courante. Une grande partie des produits alimentaires, tels que le riz, la viande, les fruits, les légumes et le lait, mais aussi des produits de la mer et du textile, proviennent de l'étranger, alors même que certains de ces produits peuvent être cultivés ou fabriqués localement. Selon Hafeez Toofail, directeur de Salvus Mauritius, le marché local se retrouve aujourd'hui en forte concurrence avec les importations à grande échelle en provenance de l'étranger. Cette situation rend difficile la tâche des producteurs locaux, qui peinent à créer de la valeur et à rester compétitifs en termes de prix. Toutefois, pour augmenter les exportations, Hafeez Toofail souligne qu'il est essentiel d'encourager la production locale en soutenant davantage les entrepreneurs. Le renforcement de la production nationale permettrait de disposer de produits destinés à l'exportation, de générer davantage de revenus pour le pays et de valoriser les produits.
Il aura fallu huit mois de négociations pour arriver enfin à un accord entre Washington et New Delhi. Pour l'Inde, c'est un soulagement après des droits de douane de 50 % imposés en août, réduits désormais à 18 %. Les grandes lignes du traité sont connues mais certains points restent obscurs.
Le poulet brésilien est de plus en plus prisé en Afrique. En cinq ans, les importations ont augmenté de près de 75 %. Plusieurs pays ont fermé leurs frontières au poulet congelé qui traverse l'Atlantique, mais ce que montrent les chiffres, c'est que plusieurs États africains restent toujours très dépendants d'un approvisionnement extérieur pour répondre à la demande locale. En tête des acheteurs de poulet brésilien, il y a l'Afrique du Sud, qui a absorbé un tiers des volumes expédiés sur le continent, en 2024, la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles. Viennent ensuite la Libye, le Ghana, l'Angola et la République démocratique du Congo (RDC) ainsi que d'autres pays avec des volumes beaucoup plus faibles. Au total, le Brésil a expédié près d'un million de tonnes de volaille en Afrique en 2024 (selon les dernières statistiques communiquées par l'Association brésilienne des protéines animales (ABPA). Des filières locales qui peinent à répondre à la demande Certains pays font de la résistance pour protéger leur filière. C'est le cas du Sénégal et du Cameroun qui ont fermé leur frontière au poulet congelé depuis une vingtaine d'années. D'autres, comme le Bénin, ont pris cette décision il y a peu. À chaque ffois,la motivation est la même, permettre au secteur local d'émerger et de se structurer, ce qui est très compliqué, quand le poulet importé à bas prix empêche d'être compétitif et quand les consommateurs sont de plus en plus demandeurs. La consommation de volaille ne fait en effet qu'augmenter, dans le monde, rappelle Yann Nedelec directeur d'ANVOL, l'interprofession française de la volaille de chair, et l'Afrique ne fait pas exception. « C'est une viande bon marché, facile à cuisiner et qui n'est concernée par aucun interdit religieux », rappelle l'expert. Le poulet brésilien plus compétitif que l'européen Le poulet brésilien est compétitif, car sa production s'inscrit dans une véritable stratégie de développement des exportations. Ensuite, il n'est pas produit selon les mêmes règles qu'un poulet européen : les normes environnementales, les exigences en matière de bien-être animal et les règles sanitaires sont différentes. La taille des exploitations et la disponibilité d'alimentation pour bétail bon marché aident aussi à faire baisser son coût de production. Résultat, le kilo de filet de poulet produit en France, par exemple, est vendu deux fois plus cher que la même viande venue du Brésil. Pour un acheteur africain, il y a donc un avantage financier à acheter brésilien. Sans compter que le Brésil n'a déclaré que quelques rares cas de grippe aviaire, contrairement aux États-Unis et à l'Europe qui ont fait état d'épidémies à répétition ces dernières années. Une donnée qui a visiblement pesé dans l'arbitrage des pays importateurs comme l'Afrique du Sud. À lire aussiEn finir avec le poulet importé, le continent africain pourra-t-il répondre à la demande ?
durée : 00:08:57 - Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco - Après plus de 25 ans de négociations, c'est finalement ce samedi qu'est signé le traité UE-Mercosur, malgré l'opposition de la France et surtout de ses agriculteurs. La balance commerciale nationale est désormais proche du déficit. Comment avons-nous perdu l'équilibre ? Reportage de Luc Chemla. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Depuis le 8 janvier, la France a suspendu l'importation de fruits et légumes traités avec certains pesticides. Les produits venant d'Amérique du Sud sont directement visés. Alors, risque-t-on de manquer de mangues ou d'avocats? On pose la question à Arthur Quentin, journaliste à RMC conso.
La banane est un des fruits préférés des Russes. Mais son prix a explosé, car ce produit d'importation souffre de l'impact des sanctions. La Russie a commencé à lancer une production intérieure, sous serre, dans le sud du pays. En juillet 2024, Pavel Zarubin, le journaliste le plus proche du Kremlin, publiait une vidéo où, les deux pieds dans la serre de la résidence présidentielle au sud de Moscou -la datcha de Novo-Ougarevo-, il soulignait le succès de la culture « made in Russia » des bananes, montrant de larges feuilles vertes recouvrant de généreux régimes de bananes et s'émerveillant qu'elles aient poussé « dans les conditions climatiques de la Russie ». Ces 12 secondes d'images rendues publiques sur la chaîne Telegram personnelle du journaliste en marge de la visite en Russie du dirigeant indien Narendra Modi sont passées quasi inaperçues. Elles témoignaient pourtant d'un intérêt réel qui s'est récemment concrétisé. La banane, fruit populaire en Russie À l'origine, la passion russe pour le fruit, contrariée ces dernières années par des prix de plus en plus élevés. Selon le journal spécialisé Agro Trend, en 2024 sa consommation était supérieure de 0,8 à 0,9 kg à celle des pommes, atteignant 9,8 kg par habitant et par an. La comparaison n'est pas anodine : la pomme est un produit extrêmement populaire en Russie, qu'on partage avec ses proches en fin d'été quand la récolte à la datcha a été bonne. Reste que le succès de la banane est si stable et établi qu'au printemps 2024, toujours selon Agro Trend, il a été envisagé que le gouvernement l'inscrive sur sa liste des produits dits « socialement importants », au même titre que la viande et les œufs. C'est une décision qui a des implications très concrètes pour le consommateur. Pour tout produit qui figure actuellement sur cette liste – elle en compte actuellement 24 –, l'État peut décider d'intervenir en cas de fluctuation soudaine des étiquettes, selon ce mécanisme : si le prix augmente de plus de 10 % dans une région donnée sur une période de 60 jours, un plafonnement des prix de détail peut être imposé pour une durée maximale de 90 jours. Pour la banane, les autorités ont à ce stade choisi une autre stratégie pour limiter la flambée sur les étals, mais aussi la dépendance à l'importation. Importations contrariées d'Équateur Ces dernières années, les importations russes de bananes se sont maintenues entre 1,3 et 1,5 million de tonnes par an, selon le journal Les Izvestia. L'écrasante majorité d'entre elles en Russie proviennent d'Équateur. Depuis 2022, leur prix dans le pays a explosé : un peu plus de 97 roubles au kilo avant la guerre, un peu plus de 150 aujourd'hui. En cause, bien sûr, les difficultés de la chaîne logistique avec les sanctions, la chute du taux de change du rouble et une hausse des cours mondiaux. L'allongement des délais de transport complique aussi la distribution. Il semble également que les services de sécurité intérieurs aient ajouté un autre dossier qui a pesé dans la balance : les bananes serviraient de paravent au trafic de drogue. Ce n'est pas le seul fait divers sur ce sujet à avoir défrayé la chronique, mais celui-là est le plus frappant : en septembre dernier, la presse locale se faisait l'écho de la découverte de plus d'une tonne et demie de cocaïne dans le port de Saint-Pétersbourg. Elle avait été découverte par les agents du FSB et du service des douanes dans une cargaison de bananes à bord d'un navire en provenance d'Équateur. Sa valeur a été estimée à 20 milliards de roubles, soit la plus importante saisie de drogue jamais effectuée par les douanes. Une enquête criminelle a été ouverte. Production domestique soutenue par l'État La production domestique semble donc aux yeux des autorités russes, la solution la plus évidente. Sauf qu'au vu du climat, elle n'est à ce stade imaginable qu'en serre, et encore, dans le sud du pays. Certains experts du secteur n'ont pas caché douter du succès de l'initiative, avançant que les bananes de serre seraient forcément elles aussi très chères en raison des investissements importants nécessaires à la construction et à l'équipement d'une serre, ainsi que des coûts élevés du chauffage et de l'éclairage d'appoint. Tamara Reshetnikova, PDG de la société « Tekhnologii Rosta » (Technologies de croissance) estimait en juin dernier dans la revue spécialisée Agro Investor qu'un prix de 150 à 180 roubles le kilogramme (le prix actuel des bananes à Moscou) ne permettrait pas de rentabiliser les investissements dans la production, d'autant qu'ils ne pourraient pas être compensés par des volumes élevés, et cela, même avec un soutien gouvernemental. Sur la liste des produits agricoles russes Les autorités jugent le projet viable, d'autres entrepreneurs aussi. L'agence d'État Ria Novosti rapportait en octobre dernier que la ministre de l'Agriculture signalait lors d'un forum officiel les premières constructions de serres dédiées à la culture de la banane. Le gouverneur de Stavropol affirme que les premières récoltes dans sa localité seront prêtes à la dégustation en 2027. D'autres régions du sud ont déjà entamé les premières cultures, comme celle de Krasnodar. À Sotchi, selon l'agence Interfax citant la mairie de la ville, une exploitation agricole privée prévoit de récolter ses premières bananes cette année : entre ce mois de décembre et mars, l'exploitation mise sur une première récolte à titre expérimental de 500 kg. En juillet dernier, le gouvernement a inscrit la banane sur la liste des produits agricoles russes. Ce qui ouvre la voie à la possibilité de subventions nationales. À lire aussiRussie: l'économie est-elle asphyxiée?
Invité :Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de ParisHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Selon un rapport de la Mission d'information parlementaire sur les importations, les contrôles des produits importés en France et dans l'Union européenne apparaissent largement insuffisants. En 2024, sur un million de colis importés, seuls 82 ont fait l'objet d'un contrôle. On en parle avec Julien Guibert, député Rassemblement de la Nièvre, co-rapporteur de la Mission d'information sur les contrôles des produits importés en France dans le cadre des politiques de réciprocité à l'Assemblée nationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pékin enregistre un excédent commercial exceptionnel qui dépasse pour la première fois de son histoire les 1 000 milliards de dollars, alors que la Chine est la première exportatrice mondiale depuis 2009. Les ventes chinoises à l'exportation ont continué à progresser malgré la guerre commerciale de Donald Trump et un marché intérieur atone. Si l'empire du Milieu continue à grignoter des parts sur tous les autres pays du monde, c'est parce qu'il a su s'adapter aux défis de l'époque en cherchant de nouveaux clients en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Europe. L'Union européenne voit d'ailleurs rouge alors que son déficit commercial ne cesse de s'accentuer face à la Chine, à 300 milliards de dollars en 2024. Au point qu'Emmanuel Macron appelle Pékin à redresser le tir, faute de quoi Bruxelles pourrait décider d'appliquer, elle aussi, des tarifs douaniers punitifs dans les prochains mois, affirme le président français.
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 04 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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L'annonce a été faite à Casablanca cette semaine, à l'occasion de la cinquième édition de l'Africa Financial Industry Summit (AFIS). Le Tchad entre dans un dispositif qui permettra d'assurer le financement des importations de première nécessité vers le pays sahélien. Une garantie offerte par Proparco aux opérations commerciales, financées par Ecobank Tchad. Avec en ligne de mire le développement des PME tchadiennes. L'enveloppe de Proparco, 10 millions d'euros renouvelables à chaque opération sur trois ans, servira à garantir le financement des importations indispensables aux entreprises tchadiennes. « Le Tchad a besoin d'importer énormément de produits, que ce soient des machines, des matières premières agricoles, de l'engrais, etc., souligne Djalal Khimdjee, directeur général délégué de cette filiale de l'Agence française de développement dédiée au secteur privé. L'objectif de ce type de financement, c'est de concentrer notre garantie sur les produits de première nécessité et les machines, pour que les PME se développent. » Aider les PME Partenaire de Proparco dans le dispositif, Ecobank sera l'interlocuteur des entreprises tchadiennes sur place. « La plupart du temps, elles doivent payer les importations en cash ou ne peuvent tout simplement pas se le permettre, explique le PDG de la banque panafricaine, Jeremy Awori. Avec cette facilité, on va regarder chaque demande, certaines dans l'agriculture, la santé, l'éducation, probablement dans les industries de la tech, et regarder comment l'entreprise s'en sort. » Rassurer les fournisseurs Cette garantie, créée en 2018, a déjà permis une centaine d'opérations dans quatre autres pays africains, dont la Guinée. Dans ce dernier pays, le dispositif a soutenu une PME de produits agricoles guinéenne qui voulait importer de l'emballage depuis l'Europe pour faciliter ses propres exportations. « Le fournisseur européen réclamait l'assurance d'un paiement avant d'expédier cet emballage, se rappelle le patron de la banque. Ecobank a émis la lettre de crédit au client guinéen, Proparco l'a soutenue avec une garantie de "trade finance". Cette combinaison a rassuré le fournisseur qui a expédié le produit. Et la PME l'a reçu sans avoir besoin de décaisser l'argent à l'avance. » Produits de première nécessité La garantie, 125 millions d'euros renouvelables au total, a contribué à réduire le risque et donc le coût du financement des importations de riz au Liberia, mais aussi de rendre plus abordables les achats d'engrais et de médicaments pour le Malawi. D'autres pays d'Afrique devraient y être intégrés prochainement.
Dans un monde où le libre-échange disparaît peu à peu, l'Europe en restait un des rares acteurs majeurs. Aujourd'hui, elle a décidé à son tour de limiter les importations d'acier voir de les faire disparaître. En réponse aux droits de douane des Américains, on estime qu'il est temps de reproduire à l'échelle nationale. Néanmoins, cette politique économique présente aussi des défauts….Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis que la Chine a imposé des contrôles très stricts à son exportation, le germanium a vu son prix flamber. Ce métal, utilisé, en minuscule quantité, dans les équipements militaires et les semi-conducteurs, atteint son plus haut niveau depuis quatorze ans. Aucun autre métal n'offre les mêmes propriétés que le germanium. Il faut désormais compter environ 5 000 dollars pour un kilo de germanium, contre 1 000 dollars en 2023, avant que la Chine n'impose ses restrictions, selon l'agence Fastmarkets. Les prix ont réellement explosé à partir de fin 2024, quand les exportations chinoises ont commencé à chuter sérieusement, rapporte le Financial Times. Certains experts n'excluent pas que des entreprises aient choisi de faire des stocks et provoqué une distorsion du marché, qui à son tour renforce la stratégie chinoise de restrictions. La plupart des usages industriels ne nécessitent que quelques grammes ou quelques nanogrammes de germanium. Aujourd'hui, « l'argument du prix n'est plus pertinent, la question est la disponibilité », pointe Raphaël Danino-Perraud, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Pour cet analyste, il revient aux pays consommateurs de mettre en place avec les industriels une stratégie souveraine d'approvisionnement. L'offre disponible sur le marché a fondu. Des négociants qui achetaient 100 kg de germanium auparavant, racontent dans le Financial Times être obligés de se contenter de 10 kg. Selon plusieurs témoignages cités par le journal britannique, les États-Unis, qui ont importé l'année dernière pour 50 millions de dollars de germanium selon l'USGS, font face à une crise d'approvisionnement « désespérée ». À lire aussiLa Chine restreint les exportations de deux métaux rares Importations en chute aux États-Unis Le commerce du germanium a nettement ralenti. Les États-Unis, qui l'utilisent dans la fabrication des fibres optiques, des cellules infrarouges et des semi-conducteurs, ont vu leurs importations chuter de 40% pour les sept premiers mois par rapport à la même période en 2024. La situation ne devrait guère évoluer, car même si d'autres pays exportent du germanium issu du recyclage, comme le Canada ou encore la Belgique, « la Chine domine la production et n'a aucun intérêt à diminuer sa mainmise sur le secteur », résume Raphaël Danino-Perraud. En 2023, selon le site français MineralInfo, la Chine produisait plus de 94% du germanium raffiné. À lire aussiLes États-Unis devront se passer de gallium, germanium et antimoine chinois Une production liée au zinc Ces prix, qui crèvent le plafond depuis plusieurs mois, pourraient inciter les miniers à extraire plus de germanium, en théorie, mais le germanium est un co-produit du zinc essentiellement, il est donc tributaire de la demande et de la production de cet autre secteur. Les producteurs de zinc sont en tout cas très courtisés par les industriels. L'Américain Lockheed Martin a par exemple annoncé fin août un partenariat stratégique avec Korea Zinc, un groupe de métallurgie sud-coréen, pour sécuriser ses achats.
L'Afrique a importé l'équivalent de 15 000 mégawatts de panneaux solaires entre juillet 2024 et juin 2025, soit la puissance de dix réacteurs nucléaires. C'est une augmentation de 60 % en un an. Si l'on exclut l'Afrique du Sud, les importations africaines de panneaux photovoltaïques ont même doublé en deux ans. La preuve, selon le groupe d'études Ember, d'un décollage de l'énergie solaire sur tout le continent. L'étude est basée sur les chiffres des douanes chinoises – la Chine étant le principal fournisseur de panneaux solaires à l'Afrique. Et la hausse est spectaculaire. « L'Algérie a multiplié par 33 ses importations de panneaux solaires en un an, observe Dave Jones, analyste en chef chez Ember. C'est le troisième pays à en importer le plus, après l'Afrique du Sud et le Nigeria. Les importations de panneaux solaires de la Zambie ont été multipliées par huit en douze mois, celles du Botswana par sept, celles du Soudan par six et celles du Nigeria, de la RDC et du Bénin ont plus que triplé. » La moitié des besoins en électricité du Tchad Les panneaux solaires importés par exemple au Tchad en un an permettraient, une fois installés, de produire la moitié de l'électricité totale du pays. Une augmentation de l'offre de courant en perspective en Afrique, mais aussi une baisse potentielle des prix. « Maintenant que le prix d'un panneau solaire n'est plus que d'environ 60 dollars au Nigeria, de l'électricité, souligne Dave Jones, les économies réalisées en évitant le diesel peuvent rembourser le coût d'un panneau solaire en six mois, et même moins dans d'autres pays. » La grande majorité des panneaux, 16 000 gigawatts, est jusqu'à présent destinée à des centrales solaires reliées au réseau, d'après les images satellites consultées par Ember. Mais l'usage décentralisé, 6 000 gigawatts pour l'instant, grandit aussi. « Ce sont des entreprises ou des industries, en site isolé ou pas, qui vont être le client unique privé de l'installation, explique Gilles Parmentier, PDG d'Africa REN, un opérateur du secteur. Ça peut être des panneaux solaires installés sur la toiture de supermarchés ou d'usines, ça peut être une centrale solaire installée pour une mine. La dernière catégorie, ce sont des villages isolés sur lesquels certains opérateurs proposent des kits solaires à l'échelle domestique. » Développer le stockage Le solaire se déploie en Afrique, ce qui imposera de relever le défi de l'intermittence de cette énergie. « Le prochain enjeu, estime Gilles Parmentier, c'est d'arriver à développer des projets de stockage, comme celui qu'on a fait au Sénégal, Walo Storage, pour permettre aux sociétés d'électricité de stabiliser leurs réseaux et également de pouvoir différer la production solaire, de la journée vers la soirée. Sinon, on va se retrouver avec des pays qui vont être en surproduction solaire la journée et en déficit le soir, alors que c'est le moment où il y a le plus de consommation. » L'autre défi pour accompagner les besoins en centrales solaires en Afrique, sera le développement des réseaux électriques. À lire aussiBénin: lancement de la construction de quatre centrales photovoltaïques
Pénurie de devises : « L'impact est direct sur nos affaires et notre économie, qui repose sur les importations » affirme l'économiste Ibrahim Malleck by TOPFM MAURITIUS
Le Cameroun lance un nouveau projet de raffinerie dans la ville balnéaire de Kribi. En 2019, un grand incendie avait mis à l'arrêt celle de la Sonara. La pose de la première pierre du futur complexe qui comprend aussi un dépôt de stockage de produits pétroliers, a eu lieu le 17 juillet 2025. Le projet est conduit par la société nationale des hydrocarbures accompagnée par un groupe d'entreprises nationales et internationales. Le pays vise à travers cette infrastructure à résorber la dépendance énergétique du pays aux importations. Avec notre envoyé spécial à Kribi, Le projet à bâtir s'étale sur une superficie de 250 hectares, à un jet de pierre du complexe portuaire de Kribi. Il va compter une raffinerie et un dépôt de stockage de produits pétroliers. « La raffinerie et le dépôt de stockage stratégique de produits pétroliers dans lesquels nous avons décidé d'investir sont des infrastructures à la portée historique destinée à révolutionner et à sécuriser l'écosystème énergétique au Cameroun, estime Nathalie Moudiki, la présidente du conseil d'administration de la société de projet CSTAR, spécialement constituée pour sa mise en œuvre. Il s'agit de projets complémentaires et indissociables qui constituent une avancée majeure dans le domaine de l'économie pétrolière. Ils viennent répondre au déficit structurel des capacités de stockage dont souffre le pays entier. » L'enjeu est donc de réduire la dépendance énergétique du Cameroun. Le pays important jusqu'ici l'essentiel de sa consommation de produits pétroliers. Avec 30 000 barils par jour de produits raffinés annoncés, cette dépendance devrait être réduite de 30 %, espère-t-on chez CSTAR. « À ce jour, 100 % de produits pétroliers est importé. Si nous avons des problèmes sur les lignes d'importations, le pays est à sec. Nous n'avons pas assez de stockage, ce qui veut dire que s'il y a un problème d'approvisionnement d'un jour, nous risquons la rupture de notre chaîne d'approvisionnement en produits pétroliers. Et vous pouvez imaginer les dégâts que nous pourrions avoir sur le fonctionnement du pays », souligne Miles Dion Ngute, coordonnateur du projet de construction de la raffinerie et du dépôt de stockage. Le projet charrie beaucoup d'espoir. D'abord en termes d'emploi, 5 000 pendant la phase de construction et 2 000 dès sa mise en exploitation. « Pour le Cameroun, ces projets sont porteurs d'une amélioration significative de la balance commerciale, un renforcement des réserves de change et surtout la création d'emplois pour résorber le chômage des jeunes », assure Nathalie Moudiki. La société nationale des hydrocarbures (SNH) et ses partenaires, dont la société Tradex, Ariana Energy et le consortium RCG, projettent l'inauguration de ce complexe courant 2027. À lire aussiCameroun: une base logistique opérationnelle pour le port de Kribi
Le Maroc a infléchi sa politique d'importation et d'exportation pour favoriser la consommation de produits locaux. Une réforme déjà engagée en 2019 et renforcée après la crise du Covid. Mais pour l'heure, la dépendance vis-à-vis de l'extérieur demeure en produits manufacturés, y compris pour une partie des matières premières agricoles. Le Maroc a souhaité freiner les importations pour réduire son déficit commercial en mettant en place, comme d'autres pays, des conditions sur les importations et des droits de douane protectionnistes. Ce qu'il fait traditionnellement, par exemple, sur les céréales, en fermant son marché à l'importation pour protéger l'offre locale. Cependant, les épisodes de sécheresses ont fait chuter de 40 % la production de blé tendre, de blé dur et d'orge. Et le pays s'est retrouvé contraint d'importer massivement, et même de subventionner les importations de blé tendre. Pendant de cette stratégie, le contrôle de l'exportation comme dans la filière olive. Utilisées pour la cuisine ou pour embellir la peau et les cheveux, l'huile d'olive et les olives de tables sont très prisées localement, mais également à l'étranger. Le Maroc est classé dans le top 10 des producteurs d'huile d'olive. Cependant, il est nécessaire pour Rabat de maintenir sa disponibilité et à un prix correct sur son marché. Il y a deux ans par exemple, les autorités, anticipant une mauvaise récolte, ont décidé de limiter les exportations en les soumettant à des licences. Une mesure renouvelée l'année dernière à la demande de l'interprofession. L'objectif, explique son président : servir le marché national en priorité et réguler les prix. Avec plus ou moins de réussite, convient-il. Des restrictions qui devraient être levée cette année, les prévisions de récolte sont au vert. Dans le même esprit, en février, les ventes de tomates, oignons et pommes de terre vers l'Afrique de l'Ouest ont été temporairement stoppées pour contrer la flambée des prix. Mais ce qui démarque le plus le Royaume chérifien dans ce domaine, c'est la création en 2020 d'une banque dédiée aux projets de substitution aux importations. Une « war room » a même été mise en place pour accompagner les porteurs de projets. Plus de 1 900 projets industriels ont été identifiés dans le cadre de ce programme, dont près de 500 dans l'alimentaire qui peuvent influencer les matières premières locales. Par exemple, le Maroc est l'un des leaders mondiaux de l'agrume. Des records de production et d'exportation ont été atteints lors de la dernière saison. Pourtant, pour sa consommation locale, le Maroc importe massivement des concentrés de l'étranger. Les raisons : une production locale peu adaptée pour les jus, et un coût à l'importation moins élevé que la production locale. À lire aussiMaroc: la pluie, don du ciel pour l'agriculture et le pouvoir d'achat
durée : 00:14:29 - Journal de 12h30 - La Chine va imposer des droits de douane pouvant atteindre 34,9% sur les eaux-de-vie de vin en provenance de l'Union européenne principalement le Cognac français. Certains producteurs ont toutefois réussi à échapper sous conditions à ces droits de douane.
durée : 00:14:29 - Journal de 12h30 - La Chine va imposer des droits de douane pouvant atteindre 34,9% sur les eaux-de-vie de vin en provenance de l'Union européenne principalement le Cognac français. Certains producteurs ont toutefois réussi à échapper sous conditions à ces droits de douane.
Emmanuel Ducrot alerte sur la dépendance de la France en matière de production de viande. Malgré une baisse de la consommation individuelle, la demande globale a augmenté, poussant le pays à importer près d'un tiers de sa viande. Cette situation a un coût économique élevé et pose des questions environnementales, notamment sur les conditions de production à l'étranger. Elle explique pourquoi il faut redynamiser la production nationale, en particulier pour la volaille, afin de réduire cette dépendance.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Emmanuel Ducrot alerte sur la dépendance de la France en matière de production de viande. Malgré une baisse de la consommation individuelle, la demande globale a augmenté, poussant le pays à importer près d'un tiers de sa viande. Cette situation a un coût économique élevé et pose des questions environnementales, notamment sur les conditions de production à l'étranger. Elle explique pourquoi il faut redynamiser la production nationale, en particulier pour la volaille, afin de réduire cette dépendance.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et nous partons ce matin aux Etats-Unis. Après une semaine où il a momentanément reculé, Donald Trump amplifie donc les pressions commerciales avec une nouvelle annonce choc, droit de douane. Le président américain a déclaré soir qu'il allait imposer des taxes de 25% en plus sur toutes les importations d'acier et d'aluminium aux Etats-Unis. Le président américain a promis de donner plus de détails. Il revient en fait à une mesure qu'il avait déjà mise en place lors de son premier mandat.
durée : 00:02:22 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Le ruban jaune, signe de solidarité aux victimes du Hamas, confondu avec le ruban rose du cancer du sein. Une jeunesse en colère ? - réalisation : Félicie Faugère
La lutte de pouvoir entre les gouvernements de l'Est et de l'Ouest pour mettre la main sur la Banque centrale libyenne plonge davantage l'économie du pays dans l'incertitude. Face au risque imminent de pénuries de produits de première nécessité, une mission de l'ONU est à Tripoli pour trouver des solutions. C'était le 26 août dernier. Des miliciens se rendent au siège de la banque centrale à Tripoli et chasse le gouverneur Sadiq Al Kabir, qui préfèrera fuir en Turquie. Ce dernier est jugé trop proche du maréchal Haftar qui contrôle l'est libyen. Abdelhamid Ddeibah, le Premier ministre de l'Ouest, a donc décidé unilatéralement de le remplacer par Abdel Fatta Ghaffar. Problème : ce gouverneur par intérim n'est pas reconnu par la communauté internationale.Importations bloquéesLes banques américaines, britanniques et européennes ont, dans la foulée, décidé de stopper les transactions commerciales. « Ces banques-là ne sont pas idiotes. Elles savent très bien que le gouverneur intérimaire a été instauré de manière unilatérale via un coup et par la violence, décrypte Jallil Harchaoui, chercheur au Royal United Services Institute de Londres, spécialiste de la Libye. Celui qui est présenté par le Premier ministre Ddeibah comme étant le nouveau gouverneur intérimaire de la Banque centrale, en réalité, ne l'est pas. Il a pris le contrôle des systèmes de dinar en Libye, mais non pas la chose qui vraiment importe beaucoup : le nerf de la guerre, si vous voulez, ce sont les dollars. Il n'a pas la possibilité d'avoir accès à cet argent-là qui appartient à la nation libyenne ».Les lettres de crédit comme les réserves libyennes à l'étranger sont des outils financiers qui ne peuvent pas être utilisés par ce nouveau gouverneur. Des pénuries sont à craindre à très court terme. « Personne ne peut dire comment la Libye importera les produits de première nécessitée en octobre », estime Jallil Harchaoui.Développement de la contrebandeUn constat partagé par Majid Bouden, avocat en droit international à Paris : « L'importation vers la Libye est bloquée et donc il va y avoir pénurie sur le marché si la communauté internationale n'agit pas rapidement pour régler ce problème. Elle doit réorganiser le schéma tel qu'il fonctionnait avec les ressources qui viennent des champs pétrolifères qui passent par la NOC (la National Oil Company), puis qui sont injectées à la Banque centrale, laquelle les utilise pour financer l'économie, mais aussi payer fonctionnaires à l'ouest et à l'est. »Cette déstabilisation profite à certains pays, selon Majid Bouden. La Russie, principal bénéficiaire du pétrole de contrebande libyen, mais aussi la Chine ou l'Iran se présentent comme des recours sur un marché parallèle en cas de pénurie. « Les produits de consommation vont être substitués, via cette manne de contrebande pétrolière, par d'autres produits, poursuit l'avocat, par exemple, on peut substituer des fournisseurs de tel ou tel produit venant d'Europe par des fournisseurs russes, chinois ou même turc. Donc c'est un problème géostratégique qu'il faut régler. C'est un problème d'urgence absolue. »D'autant que la production de pétrole, première source de revenus de la Libye, est à l'arrêt. Une suspension décidée par le clan de Khalifa Haftar qui détient les principaux puits et qui dénonce la prise de pouvoir de l'Ouest à la tête de la banque centrale.À écouter aussiLibye: la reconstruction de Derna s'opère «dans l'opacité totale sur l'origine des fonds», note Virginie Collombier
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers en partenariat avec le One to One Expérience Client de Biarritz.Nous sommes le 5 juillet, au sommaire cette semaine 5 articles :1) L'UE envisage d'abolir l'exemption de droits de douane sur les importations de moins de 150 euros. (JDN) 2) Le retail textile français vit-il une renaissance grâce aux relocalisations et au digital ? (FashionUnited)3) Amazon : le géant du shopping en ligne fête ses 30 ans (Courrier International)4) L'application mobile au cœur de la croissance omnicanale de Sephora (Republik Retail)5) Motoblouz vise un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros d'ici 2030 (EcommerceMag)Je vous le rappelle, sur le site lesdigitaldoers.com, vous avez accès à une revue de presse éditée sur LinkedIn et qui rassemble les articles publiés dans la semaine sur les sites de news de notre écosystème. Vous pouvez vous y abonner pour recevoir chaque vendredi un digest de l'actualité dans votre boîte email.De cette revue de presse, je vous lis, sans interprétation, une sélection de quelques articles qui m'ont semblé pertinents à partager.Cette semaine, Je vous invite à découvrir l'épisode 195 dans lequel je reçois Frédéric Mazzella, le fondateur de Blablacar, l'occasion de revenir sur son parcours d'entrepreneur à multiples facettes.Je vous souhaite donc une bonne écoute, évidemment toujours sans coupure !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thibaut Gauthier reçoit Florentin Collomp, grand reporter au service Économie du Figaro.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Débat entre Michael Peuker, correspondant RTS en Chine, Denis Robert, journaliste automobile, et Cenni Najy, responsable mobilité au Centre patronal.
durée : 00:01:54 - Le vrai ou faux - En plein débat sur les importations agricoles venues d'Ukraine, la tête de liste PS/Place publique Raphaël Glucksmann affirme que "les importations de poulet ukrainien aujourd'hui c'est rien par rapport aux importations de poulet brésilien". L'Union européenne importe plus de poulet brésilien, mais l'Ukraine arrive en deuxième position.
durée : 00:15:26 - Journal de 8 h - Un accord a été trouvé durant la nuit de mardi à mercredi. Une réponse directe à la colère des agriculteurs.
durée : 00:20:52 - Journal de 18h - L'accord européen sur le plafonnement des importations de produits agricoles ukrainiens est suspendu. Une décision rare, prise sous la pression de la France, de la Pologne et de l'Italie.
durée : 00:36:16 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Face à la colère des agriculteurs, l'Union européenne pense à taxer les importations de céréales ukrainiennes: les exportations de Kiev vers l'UE ont en effet bondi de 176 % entre 2021 et 2023. La Commission devrait aussi proposer d'instaurer des droits de douane sur les céréales russes
durée : 00:15:26 - Journal de 8 h - Un accord a été trouvé durant la nuit de mardi à mercredi. Une réponse directe à la colère des agriculteurs.
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Ce lundi 5 juin, les facteurs du grand découplage commercial entre les États-Unis et la Chine ont été abordés par Benaouda Abdeddaïm dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier et Christophe Jakubyszyn, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:58:51 - Les Cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Quel rôle notable joue une multitude d'étoffes importées, dans le récit fondateur d'une communauté swahilie, insulaire et commerçante? François-Xavier Fauvelle revient sur les marchandises d'importation en Afrique subsaharienne à côté du cuivre & du sel. Que peut-on savoir des productions locales?
durée : 00:02:38 - Les histoires du monde - par : Anthony BELLANGER - Pour la première fois de son histoire, l'Argentine a réglé une partie de ses importations dans la devise chinoise. Un choix poussé par la nécessité : le pays traverse une énième crise de change.
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