POPULARITY
durée : 00:13:44 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Samedi 25 juillet, l'Allemagne a été victime d'un attentat terroriste lors de la Marche des fiertés à Berlin. Au lendemain de cette attaque qui a fait un mort et 29 blessés, analyse de la menace terroriste en Europe. - équipe : Phane Montet, Anouk Seveno - invités : Marc Hecker directeur exécutif de l'Institut français des relations internationales (IFRI) et chercheur sur le terrorisme. Auteur de “Daesh aux pays des merveilles” (Editions Spinelle, 2025) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:44 - Les Enjeux - par : Bérengère Bonte - Samedi 25 juillet, l'Allemagne a été victime d'un attentat terroriste lors de la Marche des fiertés à Berlin. Au lendemain de cette attaque qui a fait un mort et 29 blessés, analyse de la menace terroriste en Europe. - équipe : Phane Montet, Anouk Seveno - invités : Marc Hecker directeur exécutif de l'Institut français des relations internationales (IFRI) et chercheur sur le terrorisme. Auteur de “Daesh aux pays des merveilles” (Editions Spinelle, 2025) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Lobito, Tazara ou encore Beira et Nacala : les corridors ferroviaires se sont multipliés ces dernières années en Afrique australe. Leur objectif principal : permettre l'exportation et l'évacuation des minerais d'Afrique centrale. Ils sont cependant vantés pour leur capacité à apporter du développement dans les régions qu'ils traversent. Pourtant, ce n'est pas si simple : une étude de l'IFRI pointe des problématiques de gestion, des trajets concurrentiels ou encore des difficultés d'intégration. Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), évoque l'« économie politique complexe » des corridors ferroviaires africains. Ces voies ferrées traversent différents pays et administrations, qui peinent parfois à se coordonner. « Dans la plupart des cas, ces organisations de gestion des corridors sont soit créées très tardivement, soit pas vraiment staffées. Elles ont vraiment des tout petits moyens, et dans certains cas même, elles n'existent pas. Il y a des corridors qui n'ont toujours pas d'organisme de gestion mutuelle », détaille-t-il. Exemple du pont de Kazungula, qui permet le passage du Botswana à la Zambie : c'est l'un des tronçons importants du corridor entre Durban et Lubumbashi. Il a été inauguré en 2021. Les présidents ont créé l'autorité commune de gestion du pont cette année. Ces corridors reçoivent des soutiens financiers de pays en concurrence sur les marchés internationaux des minerais critiques. Et si la multiplication de ces voies de connexion devait être positive pour le commerce africain, l'équation n'est pas si simple, selon l'auteur de l'étude : « Le raisonnement, c'était de dire que le port de Durban était saturé. Mais ce qu'il faut bien voir, c'est que tous les corridors n'ont pas le même prix. Le coût de transport n'est pas le même. Ce seront les corridors les moins chers qui deviendront les plus rentables et qui capteront évidemment l'essentiel du fret. Ce qui veut dire que pour les autres corridors, ce sera une perte financière et qu'ils deviendront beaucoup moins rentables. » Les politiques vantent l'apport économique, notamment pour les régions agricoles, qu'apporteraient ces voies ferroviaires. C'est ce qui a encore été mis en avant récemment dans le cas du corridor de Lobito. Cependant, au Mozambique, les corridors de Beira et Nacala n'ont pas permis l'explosion agro-industrielle tant vantée. Natacha Ribeiro, professeur à l'université Eduardo Mondlane de Maputo, explique : « Il n'y a aucun investissement de la part du gouvernement pour passer d'un niveau de production de subsistance à des niveaux plus commerciaux. Il y a eu des projets par le passé comme le projet d'irrigation de la Banque mondiale.» « Mais cela a été mis en place sans tenir compte des chaînes de valeur. Les communautés ont produit des denrées, mais comme il n'y avait pas de lien avec le marché, il y a eu un goulot d'étranglement. Je dirais donc que nous pourrions faire mieux », poursuit la chercheuse spécialiste des questions agricoles et des communautés rurales. Ces corridors permettent de gagner en prévisibilité et en temps de transport pour les marchandises. Un travail est cependant encore nécessaire pour assurer l'intégration des économies traversées par le rail. À lire aussiUn pont sur le Zambèze désenclave l'Afrique australe
Reprenant une insulte d'un juge de la Cour suprême, des étudiants indiens ont lancé fin mai le « parti des cafards ». Désormais, des manifestations se déroulent tous les jours pour réclamer la démission du ministre de l'Éducation suite à des fuites massives lors d'un examen de médecine. Le mouvement, qui prend de l'ampleur de jour en jour, a notamment reçu le soutien du chef de l'opposition Rahul Gandhi. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, s'est quant à lui prononcé pour la première fois aujourd'hui sur ce sujet. Entretien avec Sylvia Malinbaum, chercheuse, responsable de la recherche sur l'Inde et l'Asie du Sud à l'Institut français des relations internationales (Ifri). RFI : Narendra Modi a donc fini par réagir, promettant que les responsables de ces fuites aux examens seront jugés. Le Premier ministre était-il obligé de sortir du silence ? Sylvia Malinbaum : Alors, je dirais qu'il y a eu un tournant dans ce mouvement, puisque le mouvement ne date pas de la mi-mai. Initialement, c'était un mouvement viral sur les réseaux sociaux. Et puis, progressivement, il s'est aussi transformé en un mouvement de manifestation physique avec plusieurs milliers d'étudiants qui occupaient certains lieux à Delhi, notamment la place Jantar Mantar, et dans d'autres villes d'Inde. Et en début de semaine, on a assisté à des images choquantes de violences policières avec des policiers qui ont cherché à faire sortir les manifestants de cette place. Et ça s'est accompagné notamment de violences avec l'usage de gaz lacrymogènes, l'usage aussi de matraques, et ces images-là ont suscité une vague d'indignation importante en Inde, avec derrière un certain nombre de ralliements, dont des personnalités influentes, que ce soit des stars de Bollywood, des personnalités sportives qui ont affiché leur soutien au mouvement. Et puis également des personnalités de l'opposition, notamment Rahul Gandhi qui est venu soutenir le mouvement, qui s'est lui-même déplacé. Donc ça devenait effectivement difficile de garder le silence sur ce mouvement qui aujourd'hui rassemble près d'une centaine de milliers d'étudiants. Donc, le Premier ministre a effectivement tweeté en disant qu'il allait mettre en place des tribunaux accélérés pour garantir des sanctions rapides et sévères contre les personnes qui étaient impliquées dans la fuite des sujets d'examen, qui est quand même la revendication phare du mouvement. Mais enfin, ça reste une réponse, comme je le disais, assez tardive et quand même assez modeste face à l'ampleur du mouvement. Et le « parti des cafards » réclame aussi autre chose, il a fait du départ du ministre de l'Éducation sa priorité. Et même plus largement, il demande aussi des réformes, notamment dans le secteur de l'éducation et pour l'emploi des jeunes. Exactement. Alors le détonateur du mouvement, ce sont effectivement les propos du président de la Cour suprême de l'Inde, la plus haute instance juridique du pays, qui avait comparé les jeunes Indiens au chômage à des cafards. Mais sur le fond, ce qui a vraiment nourri cette colère des étudiants, ce sont effectivement des scandales répétés de fuites des sujets d'examens. Dans les grands concours publics nationaux et notamment en mai, il y a eu un grand concours de médecine qui a rassemblé près de 2 millions d'étudiants, qui a dû être annulé et reporté parce qu'on savait que les sujets avaient fuité. Et ça, c'est un sujet difficile. Il y a eu beaucoup d'étudiants en détresse, notamment une vague de suicides suite à cette annonce, puisqu'il faut savoir quand même que, en Inde, on a aujourd'hui assez peu d'opportunités économiques, notamment pour les emplois de qualité. Et donc les concours publics sont quand même une des voies, je dirais, honnêtes d'accès à ces emplois dans un contexte où quand même 40 % des jeunes diplômés sont au chômage. Donc, il y a une vraie crise de confiance dans le système éducatif dans son ensemble, qui est perçu comme corrompu. Et effectivement, la première revendication de ce mouvement des « cafards » aujourd'hui, c'est la démission du ministre de l'Éducation. Mais aujourd'hui, c'est une option qui n'a pas été mise sur la table par le gouvernement de Narendra Modi. D'ailleurs, le Premier ministre, qui est au pouvoir depuis 2014, est-ce qu'il a déjà eu à gérer une contestation de ce type et de cette ampleur par le passé ? Alors, il y a déjà eu par le passé certaines manifestations, notamment des manifestations contre la corruption, des manifestations aussi des agriculteurs. Mais là je dirais quand même qu'on est sur un format de manifestation assez inédit. D'abord parce que ça touche des étudiants, qui ont aussi une forme de soutien populaire dans la population indienne, parce qu'on touche à un sujet extrêmement sensible, c'est quand même l'intégrité du processus de sélection dans les concours nationaux. Donc, il y a beaucoup de familles qui sont touchées par le sujet. Et puis aussi parce que, derrière ce sujet de l'éducation, en réalité, il y a une crise de confiance qui est quand même beaucoup plus large. Ce « parti des cafards » a notamment publié un manifeste en ligne qui est en plusieurs points, et il critique un certain nombre de dysfonctionnements, notamment du système judiciaire, qui a aussi été entaché par des soupçons de corruption, avec des tribunaux qui sont quand même très engorgés. Crise de confiance aussi dans le processus électoral, il dénonce aussi l'indépendance des médias avec une concentration croissante des médias aux mains de grands conglomérats proches du pouvoir. Donc, en fait, on a une remise en cause du système politique dans son ensemble. Le « parti des cafards », ce n'est pas vraiment un parti politique en tant que tel. Est-ce que pour autant vous pensez que ça peut le devenir ? Est-ce que ces revendications peuvent aller au-delà des contestations dans la rue et sur les réseaux sociaux ? Alors pour l'instant, on parle plutôt d'un mouvement de contestation que d'un parti politique qui effectivement est structuré en bonne et due forme. Il y a aujourd'hui une volonté en interne. Il n'y a pas de leader du mouvement, ce qui rend difficile aussi une structuration. Il y a des porte-parole, il y a un fondateur. Et puis il y a une volonté aussi de rester apolitique, c'est-à-dire que c'est un mouvement qui ne se dit pas anti ou pro congrès. Il y a une action aujourd'hui non-violente, on le voit dans la rue, notamment par ces manifestations pour arriver à faire porter ces revendications. Mais on n'est pas encore réellement sur la structuration d'un parti politique. Alors, ce qui est intéressant maintenant, c'est effectivement le soutien qu'ont apporté au mouvement certains membres de l'opposition, et notamment certains parlementaires du Parti du Congrès, qui sont descendus dans la rue, qui ont manifesté, y compris devant la résidence personnelle de Narendra Modi. Certains se sont d'ailleurs fait emmener par la police. Rahul Gandhi et sa sœur, du Parti du Congrès, qui sont un peu les chefs de file de l'opposition. À lire aussiInde: le «parti des cafards» maintient la pression sur le gouvernement en occupant le centre de New Delhi
Que lisent les diplomates ? Sources diplomatiques a le plaisir de vous présenter le Book Club du CAPS, le book club préféré des diplomates !Ce rendez-vous mensuel est proposé et animé par le Centre d'analyse, de prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Chaque mois, des agents du CAPS invitent un auteur ou une autrice, qu'il s'agisse de chercheurs ou diplomates, autour d'une discussion sur des enjeux internationaux et géostratégiques. Sources diplomatiques propose à ses auditeurs de découvrir ces épisodes chaque semestre.Dans cet épisode, Tristan Aureau, directeur du CAPS et Céline Bayou, chargée de mission au CAPS reçoivent Thomas Gomart, historien et directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI), qui présente son livre : « Qui contrôle qui ? ».Dans son dernier livre, Thomas Gomart décrypte quatre face à face de dirigeants qui orientent de manière décisive la politique internationale : Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky ; Ali Khamenei et Benyamin Netanyahou ; Narendra Modi et Xi Jinping ; Donald Trump et Ursula von des Leyen. S'y ajoutent le GIEC et Fox News, ainsi que deux territoires, la Silicon Valley et le Vatican. Pour chacun de ces duels, il s'interroge sur la nature du rapport de force qui le sous-tend : qui contrôle qui ?--CRÉDITS :Production du Book Club : Centre d'analyse et de prévision stratégiqueAdaption podcast : DCPDirection de production : Julie GodefroyChargé de podcast : Anton StolperCommunication : Kaled Maddi et équipe des réseaux sociaux (Flora Ogier, Amélie Lavignon)Illustrations et identité visuelle : Studio création / Nadège Teulon------Sources diplomatiques est le podcast réalisé par les équipes du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Une plongée au cœur de la diplomatie française, une invitation à découvrir les rapports d'influence, les négociations, les questions stratégiques et la mécanique des grands enjeux politiques internationaux.Sources diplomatiques c'est aussi de nombreuses autres séries, telles que CAPS : 50 ans de futur, les Mots, Qui gouverne l'océan, l'Académie diplomatique d'été ainsi que la série documentaire réalisée au début de la Guerre en Ukraine.Sources diplomatiques est disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
Que lisent les diplomates ? Sources diplomatiques a le plaisir de vous présenter le Book Club du CAPS, le book club préféré des diplomates !Ce rendez-vous mensuel est proposé et animé par le Centre d'analyse, de prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Chaque mois, des agents du CAPS invitent un auteur ou une autrice, qu'il s'agisse de chercheur ou diplomate, autour d'une discussion sur des enjeux internationaux et géostratégiques. Sources diplomatiques propose à ses auditeurs de découvrir ces épisodes chaque semestre.Dans cet épisode, Tristan Aureau, directeur du CAPS et Guillaume Henry, chargé de mission au CAPS reçoivent Clément Therme, historien et chercheur, spécialiste de l'Iran contemporain qui présente son livre : « Iran, Israël, la guerre idéologique de 1979 à nos jours ».Clément Therme est historien et chercheur, spécialiste de l'Iran contemporain. Aujourd'hui chargé d'enseignement à l'université Paul-Valéry de Montpellier et à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), chercheur non-résident à l'Institut international d'études iraniennes (Rasanah) et membre du Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBAC) de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il a été auparavant chercheur à l'International Institute for Strategic Studies (IISS) et assistant d'enseignement à l'Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève.S'efforçant de décrypter les causes et les déclencheurs de la guerre des Douze-Jours de juin 2025, ainsi que de la guerre qui a débuté en février dernier, son ouvrage retrace en trois temps les principales ruptures d'une relation irano-israélienne d'une grande complexité : de la création de l'Etat d'Israël en 1948 jusqu'à la révolution de 1979, phase pendant laquelle les échanges entre les deux pays sont marqués par un partenariat bilatéral pragmatique ; entre 1979 et 1991, période qui est celle de la rupture ; enfin, la séquence ouverte par le 7 octobre 2023 qui est marquée par la mutation en une guerre ouverte de ce qui était un affrontement idéologique et indirect. A la lumière de ce temps long, il apparaît que l'attaque déclenchée sur l'Iran en février 2026 par Israël avec l'aide des États-Unis n'est pas un épisode ponctuel, mais l'ouverture, dans la confrontation structurelle entre les deux pays, d'une nouvelle phase dont l'issue reste profondément incertaine.--CRÉDITS :Production du Book Club : Centre d'analyse et de prévision stratégiqueAdaption podcast : DCPDirection de production : Julie GodefroyChargé de podcast : Anton StolperCommunication : Kaled Maddi et équipe des réseaux sociaux (Flora Ogier, Amélie Lavignon)Illustrations et identité visuelle : Studio création / Nadège Teulon------Sources diplomatiques est le podcast réalisé par les équipes du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Une plongée au cœur de la diplomatie française, une invitation à découvrir les rapports d'influence, les négociations, les questions stratégiques et la mécanique des grands enjeux politiques internationaux.Sources diplomatiques c'est aussi de nombreuses autres séries, telles que CAPS : 50 ans de futur, les Mots, Qui gouverne l'océan, l'Académie diplomatique d'été ainsi que la série documentaire réalisée au début de la Guerre en Ukraine.Sources diplomatiques est disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
La défense anti-aérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin, a annoncé le ministère de la Défense à Moscou. Un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit et en particulier au-dessus de la péninsule de Crimée annexée. Depuis plusieurs mois, les forces ukrainiennes ciblent la péninsule et l'isolent méthodiquement. La Crimée, pièce centrale du dispositif militaire russe, est en passe de devenir le talon d'Achille de Moscou. Grâce aux drones d'attaque Hornet de moyenne portée, lestés de charges de 5 kg et résistants aux brouillages, l'armée ukrainienne cible les dépôts de carburant, les radars, les centres de commandement, et fait peser une menace constante sur les voies d'approvisionnement russes. Peu à peu, les attaques de drones étranglent la Crimée, un territoire stratégique pour Moscou, insiste Vincent Tourret, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) : « La Crimée, c'est le porte-avions sur la mer Noire ! C'est à la fois une base de lancement de frappes, soit par le port de Sébastopol grâce à la marine, soit par ses aérodromes contre le reste de l'Ukraine. Et c'est en fait une immense tour de guet avec énormément de sites radars et un important PC de transmissions également. Donc là, les Ukrainiens, en frappant la Crimée, fragilisent la puissance offensive que les Russes ont à leur disposition pour pousser le front. » Au mois de mai, dans le corridor reliant le Donbass à la Crimée, les Ukrainiens ont ainsi détruit 200 camions-citernes. Symbole de l'annexion de la péninsule, le pont de Kertch, véritable cordon ombilical est lui aussi régulièrement visé. Le ravitaillement des troupes devient délicat Pourtant l'État-major russe poursuit au même rythme ses offensives, avec des attaques quotidiennes par petits groupes dans la zone grise du front. Et si les pertes sont énormes, précise Vincent Tourret, le modèle russe ne change pas : « C'est un modèle à base d'infanterie qui s'infiltre progressivement, méthodiquement », des soldats qui agissent comme les pointes avancées du système de reconnaissance et frappes qu'ils ont à la disposition de l'« état-major Russe. Les ressources commencent à baisser depuis le début d'année, le recrutement russe patine, voire décroît et n'est plus capable de complètement compenser les pertes qu'ils subissent justement par leurs assauts d'infanterie. Donc il commence à y avoir un mismatch, un décalage entre les ambitions russes et leurs ressources. Ce qui va d'ailleurs poser des questions très difficiles pour Vladimir Poutine en termes de mobilisation plus générale ». L'objectif de Kiev : mettre hors de combat 50 000 soldats par mois Environ 30 000 soldats russes sont chaque mois mis hors de combat, un chiffre à peu près équivalent à celui du recrutement. Et grâce à ses drones FPV, l'état-major ukrainien dit vouloir atteindre une attrition de 50 000 soldats par mois. Pour tenter de conserver l'ascendant sur le front, note Vincent Tourret, Moscou mise sur une production toujours plus massive de drones Shahed et de missiles, « La production russe est à même aujourd'hui de soutenir une croissance de sa puissance de feu en Ukraine. Les drones Shahed sont le cas le plus exemplaire parce qu'on est passé quand même d'une centaine de Shahed produits par mois il y a deux ans, à 8 000 Shahed tirés en mai dernier. Et en fait, l'industrie russe arrive à la fois à soutenir cette expansion, à soutenir le rythme de consommation et en même temps, ils ont la capacité de constituer des réserves ». Moscou poursuit le rythme de ses attaques, mais jusqu'à quand la logistique de ses armées pourra-t-elle tenir ? Car en Crimée, les drones ukrainiens détruisent chaque jour une trentaine d'installations et une quarantaine de camions. À lire aussiKiev multiplie les frappes en Crimée occupée, Moscou grignote à nouveau du terrain dans le Donbass
durée : 00:20:57 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier. - invités : Amy Greene Politologue américaine, Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:57 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier. - invités : Amy Greene Politologue américaine, Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Đầu năm 2026, nhiều thúc đẩy từ phía Nga cũng như nội bộ chính giới châu Âu để Liên Âu trực tiếp đối thoại với điện Kremlin nhằm tìm ra giải pháp chấm dứt cuộc chiến tranh Nga – Ukraina, kéo dài từ hơn 4 năm nay. Đầu tháng 6, trước thềm thượng đỉnh của khối 27 nước ngày 18-19/06/2026, theo một số thông tin báo chí, giới lãnh đạo châu Âu có thể đề nghị với Nga « một thỏa thuận ngừng bắn », như một điều kiện tiên quyết trước khi bước vào đàm phán chính thức. *** Việc khối 27 nước tìm lập trường thống nhất để đối thoại trực tiếp với Nga là một diễn biến mới, và đáng được khích lệ, trong bối cảnh cho đến nay, « Liên Hiệp Châu Âu gánh vác một phần chủ yếu và ngày càng lớn cái giá về kinh tế, tài chính cũng như về chính trị của cuộc xung đột này, nhưng lại bị gạt ra bên lề trong các cuộc đàm phán quan trọng » (Le Diplomat). Thống nhất lập trường, duy trì áp lực để buộc Nga có giải pháp chấm dứt chiến tranh là điều cần thiết, tuy nhiên, nhiều chuyên gia hàng đầu cảnh báo, một thỏa thuận ngừng bắn vội vàng với Nga là lợi bất cập hại. Đọc thêm : Nan giải của châu Âu là tìm được “tiếng nói chung” để đối thoại Putin « Trên thực tế, một thỏa thuận ngừng bắn vội vàng hoặc được thiết kế kém có thể khiến việc đạt được một giải pháp lâu dài trở nên khó khăn hơn », theo nhận định của chuyên gia Trung tâm tư vấn độc lập Chatham House, thuộc Royal Institute of International Affairs, có trụ sở tại Luân Đôn (bài « Một thỏa thuận ngừng bắn giữa Nga và Ukraina có thể gây nguy hiểm cho an ninh của Ukraine và châu Âu như thế nào? » của ông Simon Smith, đồng tác giả, đồng phụ trách chương trình nghiên cứu về khu vực Á – Âu và Nga). Nhận định của chuyên gia Chatham House ngụ ý nhắc đến vết xe đổ của hai thỏa thuận ngừng bắn Minsk I và Minsk II, được xác lập hồi 2014-2015, rút cục đã bị nhiều người coi như một « thất bại của ngoại giao châu Âu », tạo điều kiện cho Nga tiếp tục lấn tới bảy năm sau đó, với cuộc xâm lăng trên quy mô lớn, kéo dài cho đến nay. Thỏa thuận Minsk I và Minsk II cụ thể ra sao ? Các thỏa thuận, được ký kết tại Minsk, thủ đô Belarus, trong hai đợt, tháng 9/2014 (tên chính thức là Nghị định thư Minsk, thường được gọi là Thỏa thuận Minsk I), và tháng 2/2015 (« Gói biện pháp nhằm thực thi các Thỏa thuận Minsk », thường gọi là Thỏa thuận Minsk II), có mục tiêu hướng đến chấm dứt xung đột ở miền đông Ukraina. Ký kết hai thỏa thuận này là các thành viên của nhóm tiếp xúc ba bên, bao gồm các đại diện của Nga và Ukraina, cùng đại diện của Tổ chức An ninh và Hợp tác châu Âu - OSCE. Thỏa thuận sau đó được các lực lượng ly khai được Nga hậu thuẫn ký kết. Các thỏa thuận này bao gồm 13 điểm: ngoài lệnh ngừng bắn, là việc rút vũ khí hạng nặng ra xa đường chiến tuyến, trao đổi tù nhân và con tin. Các thỏa thuận cũng quy định cải cách hiến pháp ở Ukraina để ban hành quy chế đặc biệt của hai vùng lãnh thổ, chiếm một phần của hai tỉnh Luhansk và Donetsk, do phe ly khai kiểm soát. Hai thỏa thuận này là kết quả các vận động ngoại giao của tổng thống Pháp François Hollande và thủ tướng Đức Angela Merkel, phối hợp với tổng thống Nga Vladimir Putin và đương kim tổng thống Ukraina Petro Poroshenko. Sự kết hợp của Bộ Tứ này thường được gọi là « Công thức Normadie », do bắt nguồn từ cuộc gặp không chính thức giữa lãnh đạo bốn nước tại lâu đài Château de Bénouville (Calvados), vùng Normandie - Pháp, bên lề lễ kỷ niệm 70 năm ngày đồng minh đổ bộ trong Thế chiến Hai, vài tháng sau khi chiến tranh bùng nổ ở Donbass. Ít ngày sau khi Thỏa thuận Minsk II được đúc kết, Hội Đồng Bảo An Liên Hiệp Quốc đã ra một nghị quyết, yêu cầu các bên tôn trọng Thỏa thuận này, nhưng không mang tính cưỡng chế. Vì sao các thỏa thuận Minsk bị coi là nguy hại cho Ukraina ? Đằng sau các biện pháp có vẻ rất bài bản như trên là một thực tế hoàn toàn khác. Viện Nghiên cứu Chiến tranh ISW, có trụ sở Washington, trong một bài phân tích về « Những bài học rút ra từ Thỏa thuận Minsk » (Lessons of the Minsk Deal), nhận định hệ quả nói chung của các Thỏa thuận Minsk này là đã không mang lại nền hòa bình lâu dài mà chủ yếu giúp Nga có thời gian tái tổ chức lực lượng, tăng cường hậu thuẫn phe ly khai, chấp nhận « đóng băng chiến sự », củng cố nền kinh tế chiến tranh để chuẩn bị cho cuộc tấn công trong tương lai. Chuyên gia Viện Nghiên cứu Chiến tranh Mỹ nhấn mạnh, một thỏa thuận ngừng bắn mới được đưa ra nhanh chóng, vội vã và thiếu bảo đảm có thể lặp lại mô hình của các thỏa thuận Minsk, cho phép Nga phục hồi sức mạnh, thay vì buộc Matxcơva phải thay đổi các tính toán chiến lược. Đọc thêm : Bất đồng Nga-Ukraina về Donbass có thể khiến Thỏa thuận Minsk tan vỡ ? Chuyên gia chính trị quốc tế Kristian Åtland, người Na Uy, tác giả nhiều khảo cứu về các thỏa thuận Minsk, nhấn mạnh là các thỏa thuận này là hoàn toàn « không hiệu quả », « không công bằng », « không bền vững », Ukraina đã bị buộc phải chấp nhận trong bối cảnh lực lượng ly khai được Nga hậu thuẫn đẩy quân đội Ukraina vào chân tường tại vùng Donbass (« War, diplomacy, and more war: why did the Minsk agreements fail? », Springer, 2024). Vị chuyên gia này cũng là tác giả bài « Đàm phán ngừng bắn Nga-Ukraina: Những bài học từ Tiến trình thất bại của các thỏa thuận Minsk » (2025). Đàm phán bên họng súng : Hàng nghìn binh sĩ Ukraina bị bao vây, Putin báo động nguy cơ thảm sát Hai thỏa thuận được ký kết đúng vào thời điểm hàng nghìn binh sĩ Ukraina bị vây hãm tại Ilovaisk (từ ngày 7/8 đến ngày 2/9/2014) và Debaltseve (từ 14/01 đến 20/02/2015). Nhà ngoại giao Pháp Jacques Audibert, cố vấn của tổng thống Hollande, người có mặt trực tiếp trong các đàm phán dẫn đến hai thỏa thuận nói trên, cho biết cụ thể: « Tình hình càng trở nên căng thẳng hơn, bởi rõ ràng là ông Putin đã cố tình kích động. Tuyên bố đầu tiên của ông ấy trong cuộc đàm phán này là: ‘‘Tôi xin lỗi, có 8.000 binh sĩ bị mắc kẹt trong vòng vây ở Debaltseve. Bao vây họ là các lực lượng pháo binh của quân ly khai mà tôi không thể kiểm soát được. Tôi không thể làm gì được ! Vì tôi là người Nga mà ! Tất cả những binh sĩ này đều có nguy cơ bị thảm sát, nếu chúng ta không đạt được thỏa thuận tối hôm nay." Đó là bầu không khí mở đầu cuộc đàm phán kéo dài 16 giờ. Rõ ràng khi bạn bị đặt vào trong tình huống căng thẳng và hoàn toàn khác biệt như thế này, khi ai đó nói thẳng với bạn rằng, có thể có hàng ngàn người chết, nếu đàm phán thất bại, bạn sẽ phải ở trong tâm trạng căng thẳng tột độ. Điều này đúng với tất cả mọi người, nhưng đặc biệt là với người Ukraina. » Nga đã sử dụng việc leo thang quân sự có chủ đích để buộc Kiev chấp nhận các nhượng bộ lớn, trong bối cảnh Kiev cũng chịu áp lực nhiều từ các nước phương Tây ủng hộ tiến trình Minsk, để buộc phải ký kết các thỏa thuận này. Hàng loạt điều bất khả: Ngôn từ mơ hồ, Kiev không được quyền kiểm soát biên giới… Ngoài chuyện ý đồ và mục tiêu của các bên, chuyên gia Na Uy Kristian Åtland nêu bật diễn đạt mơ hồ trong các thỏa thuận cũng là một nguyên nhân trực tiếp dẫn đến việc Thỏa thuận trở nên bất khả thi ngay từ đầu (« The vagueness and ambiguity of the language used in the Minsk agreements became an obstacle to the agreements' implementation »). Các thỏa thuận nói trên không có giá trị pháp lý khi chỉ được ký kết bởi các đại diện cấp thấp, gồm cựu tổng thống Ukraina, Leonid Koutchma, đại sứ Nga tại Ukraina và đại diện của OSCE. Không chỉ đến sau này, mà ngay vào lúc Thỏa thuận Minsk II được ký kết, truyền thông Pháp đã ghi nhận triển vọng thỏa thuận bất khả thi, đặc biệt với việc Ukraina sẽ chỉ được quyền kiểm soát hơn 400 km đường biên giới Ukraina – Nga, nằm giữa các khu vực ly khai ở Donbass và lãnh thổ Nga, một khi bầu cử địa phương ở các vùng ly khai được tổ chức, mà thời gian lại chưa được ấn định. Tổ chức An ninh và Hợp tác châu Âu - OSCE cũng không có thẩm quyền gì với việc giám sát tình hình ở đường biên giới. Trong thời gian đó, không có gì ngăn cản Nga tiếp tục đưa binh sĩ và phương tiện quân sự vào các vùng đất của Ukraina, do phe ly khai kiểm soát. Niềm tin vào Thỏa thuận Minsk và Putin: Ngay trước thềm cuộc xâm lăng 2022 Ngay tại thời điểm đó, và giờ đây nhìn lại, các thỏa thuận Minsk đã được coi như là bình phong, một phương tiện câu giờ đối với cả hai bên. Không chỉ cho Nga có thêm thời gian để chuẩn bị cho cuộc xâm lăng lớn mà phía Ukraina cũng tạm thời tránh được các tổn thất lớn trong bối cảnh lực lượng vũ trang còn rất yếu. Điều đáng nhấn mạnh là 7 năm sau, trước thềm cuộc xâm lăng quy mô lớn của Nga, ngày 24/02/2022, trong một bộ phận giới ngoại giao, học giả châu Âu, về mặt chính thức, các thỏa thuận Minsk vẫn được xem như là một cánh cửa dẫn đến hòa bình. Ngay cả một nhà nghiên cứu hàng đầu trong lĩnh vực này, như Tatiana Kastouéva-Jean, giám đốc Trung tâm Nga thuộc Viện Pháp về Quan hệ Quốc tế - Ifri, hai tuần trước cuộc tấn công của Nga (24/02/2022), vẫn đặt hy vọng vào việc thúc đẩy thực thi thỏa thuận Minsk, trong lúc tổng thống Pháp đang tiếp tục các vận động ngoại giao dồn dập, với hy vọng còn nước còn tát: « Nước Pháp đang gánh vác một trách nhiệm đặc biệt vào thời điểm này. Thật vậy, Emmanuel Macron đang đưa tiếng nói của châu Âu trở lại vị trí hàng đầu, đặc biệt là về một khía cạnh: các thỏa thuận Minsk. Đây là những thỏa thuận được ký kết vào tháng 2/2015 với mục tiêu giải quyết tình hình ở miền đông Ukraina. Đó là một mảnh ghép trong bức tranh toàn cảnh đối đầu căng thẳng hiện tại, với việc Nga tăng cường quân đội áp sát biên giới, trước khi đưa ra các yêu sách rộng hơn liên quan đến an ninh châu Âu và trật tự của châu Âu nói chung, thời kỳ sau khi Liên Xô sụp đổ ». Đọc thêm - Nửa thế kỷ ''Hiệp định Helsinki'': Chiến tranh Ukraina xóa sổ "Kiến trúc an ninh châu Âu" Nhà nghiên cứu viện Ifri tin tưởng vào khả năng Nga có thể sẵn sàng cho một giải pháp ngoại giao : « Chúng ta còn rất xa mới giải quyết được cuộc khủng hoảng. Nhưng với những diễn biến mới nhất này, tôi nghĩ chúng ta có thể mang lại thêm một chút hy vọng cho giải pháp ngoại giao. Tổng thống Putin đã để ngỏ cánh cửa thỏa hiệp. Ông ấy đã dành nhiều lời khen ngợi cho tổng thống Pháp Macron, cảm ơn ông ấy đã trở lại, đã đích thân đến, v.v. Trên thực tế, nếu chúng ta đang ở bên bờ vực chiến tranh, thì đây ắt không phải là kiểu hành vi mà chúng ta thấy ». (« Ukraina/Nga, một thỏa hiệp bất khả? », Tọa đàm với đài Pháp France Info, ngày 09/02/2022). Kẻ xâm lăng được coi là người hòa giải: Nghệ thuật đàm phán của Putin Minsk I và Minsk II đã được điện Kremlin sử dụng hiệu quả để khẳng định tính chính đáng của Nga trong hồ sơ chiến tranh vùng Donbass của Ukraina. Tại châu Âu, có người còn mong muốn có thêm một Thỏa thuận Minsk III. Điều mà nhiều chuyên gia nhấn mạnh là ảo tưởng hòa bình nhờ có được thiện chí của Nga, đã từng khiến châu Âu mất phương hướng trong một thời gian dài, và có thể sẽ tiếp tục mắc bẫy. Đọc thêm : Sử gia Françoise Thom: ‘‘Cho đến nay, người Nga vẫn coi nước Nga là một đế chế'' Bà Céline Marangé, chuyên gia về Nga, Ukraina và Belarus, Viện nghiên cứu chiến lược IRSEM thuộc Trường Quân sự - Ecole militaire Paris, lưu ý đến việc tổng thống Nga đã thành công một cách ngoạn mục, khi thể hiện mình là một bên trung gian hòa giải trong các thỏa thuận Minsk : « Tổng thống Nga coi các thỏa thuận Minsk II là một chiến thắng cá nhân của mình, một dấu hiệu cho thấy kỹ năng đàm phán và giành được những nhượng bộ từ các đối thủ. Trên thực tế, ông ta đã thành công đáng kể trong việc bảo đảm rằng các thỏa thuận không xác định bất kỳ nghĩa vụ rõ ràng nào đối với Matxcơva. Vì vậy, theo một cách nào đó, Điện Kremlin có thể tự thể hiện mình không phải là một bên tham gia xung đột, như trên thực tế từ đầu đã luôn là như vậy. Nga thể hiện là một bên trung gian hòa giải trong một cuộc xung đột nội bộ ở nước láng giềng, do quản lý kém, giống như một người trung gian hòa giải đối với một cuộc nội chiến. Trong khi đó, trên thực tế, tình hình bất ổn đã được Matxcơva đạo diễn ngay từ đầu, và vũ khí hạng nặng mà phe ly khai có được rõ ràng là đến từ Nga. » *** Nhiều chuyên gia khẩn thiết nhấn mạnh là, trong các đối thoại có thể diễn ra với điện Kremlin sắp tới, các lãnh đạo châu Âu cần kiên quyết duy trì lập trường, chỉ có thể chấp nhận một thỏa thuận đình chiến khi có được các đảm bảo vững chắc, các cơ chế thực thi rõ ràng, chặt chẽ, cùng với việc hậu thuẫn để Ukraina gia nhập các cấu trúc an ninh của châu Âu, để khiến cho mọi hành động gây hấn của Nga trong tương lai phải trả giá đắt. Chỉ có như vậy, châu Âu mới không bị rơi vào vết xe đổ của các thỏa thuận Minsk.
Vị thế « kinh đô » công nghiệp bán dẫn thế giới của Đài Loan được củng cố thêm khi lãnh đạo tập đoàn Nvidia tại Đài Bắc hôm 01/06/2026 thông báo « mở ra một kỷ nguyên mới » trong lĩnh vực máy tính cá nhân, chen chân vào câu lạc bộ rất khép kín của các nhà sản xuất các bộ vi xử lý trong tay Intel và AMD. Chiến tranh Iran và khủng hoảng ở eo biển Hormuz đe dọa cột trụ vững chắc nhất của nền kinh tế Đài Loan là công nghiệp bán dẫn ? Giải pháp nào cho hòn đảo phải nhập khẩu đến 97 % năng lượng để bảo đảm nhu cầu tiêu thụ cho 24 triệu dân và cỗ máy công nghiệp ? Các nhà sản xuất chip tiên tiến nhất của Đài Loan sẽ bị tác động đến mức độ nào từ cuộc khủng hoảng Trung Đông lần này do phụ thuộc đến 80 % khí heli của Vùng Vịnh ? Về an ninh năng lượng, an ninh công nghiệp, Đài Bắc có thể rút ra được những bài học nào trong trường hợp eo biển Đài Loan bị phong tỏa trong một cuộc xung đột quân sự với Bắc Kinh ? RFI tiếng Việt mời nhà nghiên cứu Adrien Simorre, cộng tác viên Viện Quan Hệ Quốc Tế Pháp IFRI trả lời các câu hỏi trên. Là một nhà báo và một nhà phân tích độc lập làm việc lâu năm tại Đài Bắc, Adrien Simorre nguyên là thông tín viên thường trực của đài RFI và của báo Libération. Từ đầu tháng 3/2026 eo biển Hormuz bị phong tỏa. Giao thương quốc tế xuyên qua một trong những cửa ngõ quan trọng nhất bị tê liệt. Dầu hỏa, khí đốt, khí hóa lỏng, phân bón, hóa chất, nhôm, lưu huỳnh, ammoniac … trở nên khan hiếm. Eo biển Hormuz, Đài Loan trong tâm bão Khác với chiến tranh Ukraina mà Nga khai mào năm 2022, lần này xung đột tại Trung Đông từ ngày 28/02/2026 đã đẩy châu Á vào một cuộc khủng hoảng năng lượng : 40 % nhập khẩu dầu và hơn 25 % khí hóa lỏng tiêu thụ tại châu Á phải đi qua eo biển Hormuz. Đài Loan là 1 trong 9 nền kinh tế thế giới phụ thuộc nhiều nhất vào khí hóa lỏng của Trung Đông cho nên cuộc xung đột này đang thử thách sức chịu đựng của mô hình công nghiệp và chính sách năng lượng trên hòn đảo với 24 triệu dân này. Về năng lượng, Đài Loan có nhiều nhược điểm : Thứ nhất, là một hòn đảo, Đài Loan không thể phát triển các hệ thống đường ống dẫn dầu hay khí đốt dưới lòng biển, trên bộ như của Trung Quốc hay châu Âu. Thứ hai là khác với Bắc Kinh, Đài Bắc không phát triển quan hệ với các nguồn cung cấp từ phía các quốc gia « bất hảo » bị quốc tế tẩy chay (Iran, Venezuela và Nga). Điểm thứ ba khả năng dự trữ năng lượng của hòn đảo này tuy có – và đủ sức bảo đảm các nhu cầu tiêu thụ trong « nhiều tháng », nhưng lại đặc biệt hạn chế đối với khí hóa lỏng như Adrien Simore đã ghi nhận trong bài nghiên cứu đăng trên trang mạng của Viện Quan Hệ Quốc Tế Pháp IFRI. Trả lời RFI tiếng Việt, tác giả bài nghiên cứu, Adrien Simorre nói rõ hơn : « Hệ thống điện của Đài Loan phụ thuộc rất nhiều vào năng lượng từ Trung Đông vì gần một nửa lượng điện của hòn đảo được sản xuất từ khí tự nhiên hóa lỏng (LNG). Trong số lượng LNG đó, hơn một phần ba là mua của Qatar. Ngoài Qatar, thì Úc (33,5 %) và Mỹ (9,9 %) là hai nguồn cung cấp quan trọng khác cho Đài Loan. Vấn đề đặt ra là khả năng dự trữ LNG của Đài Loan chỉ có hạn, tương đương với tiêu thụ trong 10 ngày. Cho nên bất kỳ sự gián đoạn nào trong nguồn cung cũng có thể nhanh chóng làm cạn kiệt lượng dự trữ. Eo biển Hormuz bị phong tỏa, là một thách thức thực sự đối với Đài Loan (...) Đây thực sự là một vấn đề rất nghiêm trọng, nhất là khi nhiều quốc gia khác trong khu vực như Nhật Bản, Hàn Quốc cũng phụ thuộc vào khí đốt nhập khẩu để sản xuất điện. Tuy nhiên, từ lâu nay các chính quyền liên tiếp ở Đài Bắc đã ý thức được rằng đây là một điểm yếu. Đài Loan là trung tâm hàng đầu thế giới về sản xuất chất bán dẫn tiên tiến, đây cũng là một lĩnh vực mang tính sống còn đối với kinh tế toàn cầu, đặc biệt là về trí tuệ nhân tạo. Bên cạnh đó còn có áp lực từ Trung Quốc : Bắc Kinh luôn tuyên bố chủ quyền đối với Đài Loan. Điều này làm dấy lên câu hỏi về khả năng duy trì nguồn cung ổn định cho Đài Loan trong trường hợp bản thân Đài Loan bị phong tỏa ». Hy sinh nhiều đề giữ « lá bùa hộ mệnh » Tháng 6/2024 Đài Loan đã ký kết với tập đoàn năng lượng QatarEnergy một hợp đồng bảo đảm các nguồn cung cấp dài hạn trong vòng 27 năm. Chuyên gia Adrien Simorre lưu ý rằng Đài Loan chấp nhận chi ra rất nhiều tiền để bảo đảm nhu cầu năng lượng mà ưu tiên là để phục vụ ngành công nghiệp bán dẫn, vốn là « lá bùa hộ mệnh » của hòn đảo này trước những tham vọng về địa chính trị của Bắc Kinh. Tuy nhiên, năng lượng - dầu hỏa, khí hóa lỏng ... chỉ là một khía cạnh của cả một vấn đề để cho phép Đài Loan tiếp tục phát triển và giữ vững vị thế trên bàn cờ chip của thế giới. Adrien Simorre phân tích: « Nhiều người nghĩ rằng ngành bán dẫn chỉ đơn giản là những nhà máy công nghệ cao với các cỗ máy vận hành gần như tự động. Nhưng cuộc khủng hoảng hiện nay cho thấy công nghệ bán dẫn phụ thuộc rất nhiều vào các nguyên liệu đầu vào nhập khẩu mà khí tự nhiên hóa lỏng là một ví dụ. Một thí dụ khác là khí heli. Đây là sản phẩm phụ của quá trình khai thác khí tự nhiên và được sử dụng trong nhiều công đoạn sản xuất chip. Về điểm này, Đài Loan cũng phụ thuộc rất lớn vào Qatar. Trong những năm gần đây, Qatar chiếm khoảng khoảng 80% lượng heli nhập khẩu vào Đài Loan. Nhưng nói đi thì cũng phải nói lại : một ông khổng lồ trong ngành như TSMC đương nhiên tập đoàn này đã có những sự chuẩn bị từ trước : TSMC đã xây dựng kho dự trữ và phát triển các hệ thống tái chế heli rất tiên tiến. Nhưng các doanh nghiệp Đài Loan không phải ai cũng có những bước chuẩn bị như TSMC. Số này có thể phải đối mặt với chi phí sản xuất tăng cao hoặc tình trạng chậm trễ trong sản xuất. Song nếu cuộc khủng hoảng Trung Đông kéo dài nhiều tháng, điều là hiện vẫn còn quá sớm để dám khẳng định, sẽ tạo ra căng thẳng đối với một số nhà sản xuất chip có biên lợi nhuận thấp hơn, những hãng sản xuất các bộ xử lý phổ thông hơn. Hai bài học trước mắt từ căng thẳng ở eo biển Hormuz là mức độ phụ thuộc rất lớn của trí tuệ nhân tạo vào chip của Đài Loan và hai là bản thân cỗ máy sản xuất của hòn đảo này lại rất dễ đứt gẫy chuỗi cung ứng …». Ba ngõ thoát hiểm Vậy giải pháp nào cho Đài Loan để thoát khỏi thế bế tắc hiện nay ? Adrien Simorre đưa gia ba phương án : « Giải pháp đầu tiên đối với Đài Loan là đa dạng hóa nguồn cung cấp để bớt phụ thuộc vào Trung Đông. Mỹ và Úc có thể là những giải pháp thay thế. Khả năng thứ hai là quay lại với điện hạt nhân – và đây sẽ là một quyết định lớn về mặt chính trị, bởi vì sau tai nạn nhà máy điện hạt nhân Fukushima năm 2011, Đài Bắc từng quyết định từ bỏ điện hạt nhân. Là một khu vực nằm trên vành đai địa chấn, Đài Loan cũng có những lo ngại tương tự như Nhật Bản. Mục tiêu của Đài Loan khi đó là thay thế điện hạt nhân bằng khí tự nhiên và năng lượng tái tạo. Tuy nhiên, quá trình phát triển năng lượng tái tạo diễn ra chậm hơn dự kiến. Khi lên nắm quyền cách đây hai năm, tổng thống Lại Thanh Đức đã bắt đầu đề cập đến khả năng khôi phục điện hạt nhân. Khủng hoảng ở Trung Đông hiện nay châm thêm củi lửa cho ông Lại Thanh Đức để phát triển điện hạt nhân. Giải pháp thứ ba là tăng cường dự trữ chiến lược : Đài Loan vốn đã triển khai kế hoạch mở rộng năng lực tích trữ LNG, một phần nhằm nâng cao khả năng đối mặt với nguy cơ xung đột hoặc sức ép từ Trung Quốc. Theo tôi, cuộc khủng hoảng hiện nay sẽ khiến Đài Loan gắn liền khái niệm 'an ninh năng lượng' với 'an ninh công nghiệp'. Đây sẽ là một trong những cột trụ trong chiến lược phát triển và an ninh của hòn đảo này. Cụ thể hơn, điều đó cũng có nghĩa là Đài Loan không chỉ chú trọng đến các khoản chỉ dự trữ năng lượng mà còn phải xây dựng những kho dự trữ các nguyên liệu đầu vào chiến lược như heli và nhiều vật tư công nghiệp khác cần thiết cho sản xuất chip. Về mặt địa chính trị, tất cả những điều này đều rất quan trọng. Đối với Đài Loan, vốn đang bị cô lập về mặt ngoại giao, mục tiêu là chứng minh cho thế giới thấy tầm quan trọng của hòn đảo này. Chỉ một hòn đảo nhỏ với 24 triệu dân có thể chi phối kinh tế toàn cầu, nhờ công nghệ bán dẫn trong thời đại phát triển trí tuệ nhân tạo. Cũng chính do vị thế quá mạnh của Đài Loan trong lĩnh vực chiến lược này mà tổng thống Mỹ Donald Trump những tháng gần đây, đã tỏ ra không hài lòng : không hài lòng thấy siêu cường kinh tế số 1 thế giới phải lệ thuộc vào bọ điện tử và các bộ vi xử lý của Đài Loan ». Tổng thống Lại Thanh Đức đang kỳ vọng khởi động lại hai nhà máy điện hạt nhân trước ngưỡng 2029. Ông là người của đảng Dân Tiến mà đảng này từ trước tới nay có lập trường chống sử dụng điện hạt nhân. Về vấn đề đa dạng hóa các nguồn cung cấp, Đài Loan trông cậy mở rộng hợp tác với Mỹ và Úc. Hoa Kỳ đang là nguồn cung cấp khoảng 10 % LNG cho Đài Loan nhưng hòn đảo này kỳ vọng nâng tỷ lệ này lên tới 25 % vào ngưỡng 2029-2030. Có điều khí đốt của Mỹ đắt hơn so với của Qatar. Trung Quốc tự nhận là một giải pháp cho Đài Loan Cùng lúc, phía bên kia eo biển Đài Loan, Bắc Kinh ý thức được những khó khăn của Đài Bắc để tự chủ về năng lượng. Phát ngôn viên bộ Ngoại Giao Trung Quốc từng hứa hẹn : Sau khi thống nhất một cách hòa bình Đài Loan, Hoa lục « hoàn toàn có thể bù đắp cho hòn đảo này những thiếu hụt về điện lực, về khí tự nhiên, hay dầu thô ». Trung Quốc cũng có thể là một « nguồn bảo đảm đáng tin cậy » đối với an ninh năng lượng cho hòn đảo này. Eo biển Hormuz bị phong tỏa và xung đột ở Trung Đông đương nhiên là một thách thức đối với ngành công nghiệp bán dẫn Đài Loan, với khả năng thích ứng của hòn đảo này trước một môi trường bất ổn hơn. Đây đồng thời là một cơ hội để Đài Bắc rà soát lại những biện pháp cho phép đối phó trong trường hợp eo biển Đài Loan bị phong tỏa hay hòn đảo này bị bao vây trước những tham vọng của Trung Quốc muốn đưa hòn đảo « nổi loạn (này) trở về với đất mẹ ».
Ce mercredi 27 mai, Jean-Louis Martin, économiste et chercheur associée sur l'Amérique latine à l'Ifri,était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Ils sont revenus sur le Cuba qui est en proie à une crise sanitaire inédite causée par le blocus pétrolier américain. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Les 16 et 17 mai 2026, Kiev a lancé sur la Russie l'une de ses attaques les plus massives. Plus de 600 drones sont tombés sur la capitale, Moscou, mais aussi sur des zones qui se trouvent à plus de 1 700 kilomètres de la frontière ukrainienne. Les frappes ukrainiennes en Russie sont de plus en plus nombreuses et efficaces et pourraient être une bascule. Situées à près de 2 000 kilomètres de l'Ukraine, les villes russes de Iekaterinbourg, Perm, Tcheboksary ont été touchées : des usines d'armement, des raffineries, des aérodromes attaqués dans cette région de l'Oural russe, qui se pensait jusque-là à l'abri de la guerre. Des frappes dronisées longue distance qui, pour les forces ukrainiennes, ont représenté quelques défis. Vincent Tourret, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri), explique : « Le premier défi, c'est tout simplement le nombre de drones en production pour atteindre ces distances-là. C'est augmenter la charge utile sur chaque drone. Réussir à avoir des appareils qui soient capables d'évoluer malgré les interférences électroniques russes. Et puis enfin, le problème est d'affaiblir suffisamment la défense anti-aérienne et antimissiles de Moscou pour passer de plus en plus. Les Ukrainiens, sur plus d'un an, on fait cet effort industriel, technologique et opérationnel, où petit à petit, ils ont grignoté les batteries et les radars situés en Ukraine, puis ensuite dans les régions limitrophes comme Belgorod ou la Crimée, et ont commencé à élargir les trous dans la raquette de la défense russe. » Amener la guerre dans le quotidien des Russes Ces frappes dans profondeur révèlent des failles béantes dans le dispositif de protection russe et provoque de fait des bouleversements stratégiques. Vincent Tourret poursuit : « Le niveau qui est le plus visible, celui stratégique, est d'amener la guerre dans la vie de tous les jours des Russes. C'est un des buts avoués de la stratégie ukrainienne. Mais là, ce qui est le plus intéressant et le plus important, c'est que jusqu'à maintenant, on avait une lutte ukrainienne avec les drones qui étaient dans l'infiniment petit, avec les FPV, les drones sur la ligne de front, et l'infiniment grand, donc les frappes sur les villes russes et les raffineries. Ce qui, maintenant, est en train de changer, c'est l'interdiction à portée moyenne – entre 50 et 100 kilomètres –, où les Ukrainiens ont désormais des drones efficaces pour aller frapper des centres de munitions, leur logistique, les zones de concentration, les bases, les garnisons. Et donc, il y a un vrai risque pour les Russes que les Ukrainiens arrivent à finalement asphyxier leurs efforts et à stabiliser le front, voire à reprendre l'initiative. » Un été 2026 possiblement décisif Si pour le moment, aucune inflexion n'a été observée côté russe, l'été est propice aux offensives et servira de test à la théorie de la victoire de chacun, souligne Vincent Tourret : « Les Russes sont restés sur l'idée selon laquelle ils peuvent user les forces ukrainiennes en les pressurisant jusqu'à ce qu'elles craquent. La théorie ukrainienne, inversement, c'est de se dire qu'ils peuvent mettre un coup d'arrêt suffisamment fort, détruire suffisamment des pointes d'offensives russes pour qu'il y ait une stagnation, voire une stabilisation du front. Et pour y parvenir, ils robotisent à outrance le front. Effectivement, cet été ces deux théories vont se répéter à forte puissance. » Après plus de quatre ans de guerre, l'été 2026 pourrait donc être décisif, avec pour bilan un possible épuisement des forces en présence. À lire aussiGuerre en Ukraine: plusieurs noms font surface dans l'hypothèse d'une médiation européenne
durée : 00:59:13 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Après un premier report, les dirigeants américains et chinois doivent se réunir les 14 et 15 mai à Pékin. Sur fond de guerre en Iran, de rivalité technologique et de tensions à Taïwan, quels sont les enjeux de cette rencontre ? Les deux superpuissances sont-elles prêtes à négocier ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Agatha Kratz Directrice de Rhodium Group Europe, associée à Rhodium Group (RHG); Mathieu Duchâtel Directeur des Études internationales et Expert Résident de l'Institut Montaigne; Marc Julienne Directeur du Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI); Robin Niblett Distinguished Fellow et ancien Directeur (2007-2022) de Chatham House
durée : 00:11:31 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Les machines sont-elles en train de remplacer les soldats ? En Ukraine, Zelensky affirme qu'une position russe a été reprise par des robots seuls, et prévoit de commander 50 000 drones terrestres en 2026. Une course aux armements high-tech qui transforme en profondeur la façon de faire la guerre. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Jean-Christophe Noël Chercheur associé au Centre des Études de Sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI), rédacteur en chef d'une revue spécialisée sur la guerre aérienne “Vortex”
durée : 00:59:42 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - De la guerre en Iran au blasphème par l'IA, la fracture entre Léon XIV et Donald Trump s'est transformée en crise ouverte. Que révèle ce duel entre la Maison-Blanche et le Vatican ? Quel sera son impact sur l'électorat états-unien, qui s'exprimera lors des midterms en novembre ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Blandine Chelini-Pont Professeure en histoire contemporaine et relations internationales à l'université d'Aix-Marseille; Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI).; Denis Lacorne Politiste, directeur de recherche au Centre de Recherches Internationales (CERI) de Sciences Po. Auteur notamment de Les Frontières de la tolérance, Gallimard, 2016.; Jean-François Colosimo essayiste, directeur des éditions du Cerf
durée : 00:03:38 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - C'est une question qui semble tout droit sortie d'un film de science-fiction, et pourtant, c'est celle que se pose Jade, 10 ans : un robot peut-il créer un autre robot identique à lui-même ? - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux - invités : Laure de Roucy-Rochegonde Directrice du Centre géopolitique des technologies à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et enseignante à Sciences Po Paris et à l'université Paris-II Panthéon-Assas Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 28 avril 2026 - Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries... Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a mis en garde vendredi dernier contre les conséquences d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz. « Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par l'Institut français des relations internationales (Ifri).Une inquiétude désormais partagée par plusieurs grands dirigeants français. « Le monde est maintenant dans une crise assez sérieuse au Moyen-Orient », a estimé Bernard Arnault lors de l'assemblée générale des actionnaires de LVMH, le 23 avril. Même constat pour Benoît Bazin, PDG de Saint-Gobain : « La crise est profonde et elle se diffuse partout. Elle va peser sur l'économie mondiale. On ne reviendra pas à la situation d'avant. »Faut-il pour autant redouter une pénurie imminente ? À ce stade, les messages se veulent rassurants. « Il n'y a pas de signe de pénurie en vue », a affirmé Michel-Édouard Leclerc vendredi dernier sur le plateau de C dans l'air, tout en prévenant que les prix du pétrole ne devraient pas retrouver leur niveau d'avant la guerre entre les États-Unis et l'Iran.Même ligne du côté de l'exécutif. « À ce stade, la situation est contrôlée », a déclaré le chef de l'État samedi. En déplacement à Athènes, Emmanuel Macron a assuré que le conflit au Moyen-Orient ne permettait « d'envisager aucune pénurie » de carburant en France, appelant à éviter tout « comportement de panique ».Le ministre de l'Économie a, lui aussi, tenté de rassurer ce mardi sur France Inter. « Si demain on arrêtait complètement d'importer, on aurait trois mois de stock (…) On a encore énormément de réserves », a résumé Roland Lescure. « Le sujet potentiel, c'est le kérosène », a-t-il toutefois relevé, en rappelant la forte dépendance des compagnies européennes aux approvisionnements en provenance des pays du Golfe.Les premières conséquences se font déjà sentir dans le transport aérien. Plusieurs compagnies à bas coût, comme Ryanair, Transavia ou Volotea, ont commencé à annuler des vols face à la flambée des prix. « Il est probable que les vacances de beaucoup de gens seront touchées », avertissait le 22 avril le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jørgensen, évoquant à la fois des annulations et des billets « très, très élevés ».Au-delà du secteur aérien, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui pourrait être affecté. Le Fonds monétaire international a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, à 3,1 %, et alerte sur un scénario plus défavorable en cas d'aggravation des tensions : risque de récession, inflation plus élevée. « Rares seront les pays à sortir indemnes », prévient l'institution.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L'horizon des possibles - Dominique SEUX - Editorialiste Les Echos et France Inter, auteur de Les débats de l'éco” - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l'énergie, directeur du centre de géopolitique de l'énergie - Béatrice MATHIEU - Grand reporter économie pour L'Express
durée : 00:59:05 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - En Iran comme en Ukraine, l'usage de l'IA à des fins militaires s'impose de plus en plus sur le champ de bataille. Jusqu'où des armes létales peuvent-elles devenir autonome ? Quelles transformations dans les manières de faire la guerre, sur le plan technologique, stratégique mais aussi éthique ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Laure de Roucy-Rochegonde Directrice du Centre géopolitique des technologies à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et enseignante à Sciences Po Paris et à l'université Paris-II Panthéon-Assas; Isabelle Ryl Directrice de PRAIRIE (Paris Ai research Institute) ; François Heisbourg Conseiller spécial à l'ISS (International Institute for Strategic Studies), conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS); Jean-Paul Paloméros Ancien chef d'Etat-Major de l'armée de l'air, ancien commandant suprême allié Transformation au sein de l'OTAN
C'est une première depuis 53 ans. Quatre astronautes se sont envolés vers la Lune la nuit dernière. C'est le coup d'envoi de la mission américaine Artémis 2 attendue depuis plusieurs années et prévue pour durer dix jours autour du satellite de la Terre. Une étape cruciale avant de voir à nouveau des humains marcher sur la Lune. Une « priorité absolue » fixée par le Président américain Donald Trump. Mais la Chine n'est pas en reste et développe également des programmes dans ce but-là. Quel est l'état des forces en présence ? Pourquoi faut-il viser la Lune ? Pour en débattre : - Paul Wohrer, chercheur au Centre géopolitique des technologies de l'institut français des relations internationales (Ifri) et responsable du Programme espace - Alban Guyomarc'h, chercheur en droit des activités spatiales université Panthéon Assas-Collège de France, coordinateur du groupe GT Objectif Lune de l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) - Olivier Sanguy, responsable de l'actualité spatiale à la cité de l'Espace à Toulouse.
C'est une première depuis 53 ans. Quatre astronautes se sont envolés vers la Lune la nuit dernière. C'est le coup d'envoi de la mission américaine Artémis 2 attendue depuis plusieurs années et prévue pour durer dix jours autour du satellite de la Terre. Une étape cruciale avant de voir à nouveau des humains marcher sur la Lune. Une « priorité absolue » fixée par le Président américain Donald Trump. Mais la Chine n'est pas en reste et développe également des programmes dans ce but-là. Quel est l'état des forces en présence ? Pourquoi faut-il viser la Lune ? Pour en débattre : - Paul Wohrer, chercheur au Centre géopolitique des technologies de l'institut français des relations internationales (Ifri) et responsable du Programme espace - Alban Guyomarc'h, chercheur en droit des activités spatiales université Panthéon Assas-Collège de France, coordinateur du groupe GT Objectif Lune de l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) - Olivier Sanguy, responsable de l'actualité spatiale à la cité de l'Espace à Toulouse.
durée : 00:38:49 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Depuis le 28 février et le déclenchement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, seize pays ont été frappés ou visés. Alors que le Pakistan tente de s'imposer en médiateur entre Téhéran et Washington, la question reste entière : jusqu'où cette guerre peut-elle s'étendre ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI).; Pierre Grosser Historien, spécialiste des relations internationales, membre du Centre d'histoire de Sciences Po
durée : 00:22:41 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Alors que les États-Unis et Israël semblent plus que jamais embourbés dans la guerre qu'ils ont lancée contre l'Iran, nos invités sont Thomas Gomart, directeur de l'Ifri et Aysegul Sert, journaliste, professeure affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po. - invités : Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI)., Ayşegül Sert Journaliste américano-turque. Elle réside actuellement à Paris où elle est Professeur affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:52 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Donald Trump repousse au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes contre les infrastructures électriques iraniennes, les Houthis au Yémen revendiquent leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre. Escalade, négociations, guerre d'usure… Quelles perspectives aujourd'hui ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Dorothée Schmid Responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l'Institut français des relations internationales (Ifri); Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis; Emmanuel Lincot Professeur à l'Institut Catholique de Paris, chercheur associé à l'Iris et sinologue; Cyrille Bret Géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'Institut Jacques-Delors
La Banque d'investissement européenne, bras armé financier de la politique de l'UE, a récemment publié ses résultats annuels. En 2025, elle a investi 3,1 milliards d'euros sur le continent africain, soit un tiers de ses investissements dans le monde. Ils sont stables par rapport à l'année passée dans un contexte de restrictions budgétaires. Un signal que l'Union européenne veut conserver une place stratégique sur le continent. L'énergie figure parmi les secteurs prioritaires pour les investissements de l'Union européenne en Afrique. La Banque d'investissement européenne (BEI) vient de signer un nouvel accord d'un milliard d'euros avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. « Une initiative qui vise à financer des projets en Afrique pour amener 300 millions d'Africains à avoir l'électricité », explique Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. « C'est une priorité européenne. La présidente de la BEI avait annoncé des investissements de l'ordre de 2 milliards d'euros dans les énergies renouvelables quand elle était en Afrique du Sud à la fin de l'année dernière. Ce sont des problématiques extrêmement importantes en Afrique et des investissements souvent coûteux, mais qui sont nécessaires si on veut contribuer au développement et à la prospérité du continent. » Appui au secteur de l'eau potable en Tunisie et au Maroc, soutien à l'économie bleue en Afrique de l'Ouest ou encore financement de programmes de santé et de développement de vaccins… Autant de projets qui répondent à la « priorité stratégique que l'Europe accorde à l'Afrique », souligne Ambroise Fayolle. « Ce qu'on essaye de développer, ce sont des positionnements de la BEI dans des projets qui correspondent à la fois à des priorités européennes, aux intérêts des entreprises européennes, mais aussi à des problématiques et des priorités qui sont des priorités africaines. » À lire aussiComment la Banque européenne d'investissements investit en Afrique avec la réduction de l'aide publique « Des investissements de meilleure qualité » L'Union européenne cherche également des débouchés sur le continent. La bataille commerciale y est importante avec des acteurs tels que les États-Unis, les Émirats arabes unis ou encore la Chine. Pour Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), l'UE a un atout face à ses concurrents : « elle met l'accent sur les critères sociaux et environnementaux dans ses projets. Elle a aussi l'avantage d'être un peu plus prudente dans ses analyses de risques. Car on voit souvent des pays du Golfe ou la Chine lancer des projets sans véritable étude de faisabilité. Cette stratégie peut avoir des inconvénients, puisque les conditions sont difficiles et les projets peuvent prendre plus de temps. Mais ce sont quand même des investissements de meilleure qualité. » À lire aussiAfrique-Émirats arabes unis: un boom des relations commerciales émiriennes sur le continent Une bataille commerciale alors que les puissances cherchent en même temps à sécuriser leurs approvisionnements en matières premières et minerais stratégiques.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les cours du pétrole depuis le début de la guerre en Iran, la force de frappe iranienne et des tensions au sein de l'Église anglicane. Sénégal : le tandem Diomaye-Sonko définitivement enterré ? En réaction à la première assemblée générale de la coalition « Diomaye Président », de nombreux militants du Pastef, le parti au pouvoir, et des membres du gouvernement ont pris position en faveur du Premier ministre. Le divorce est-il définitivement consommé entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ? La coalition du chef de l'État affiche ses intentions électorales. Quels sont ses objectifs ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Guerre en Iran : comment les propos de Donald Trump influencent les cours du pétrole ? Alors que les prix du pétrole ont explosé depuis le début de la guerre en Iran avec le blocage du détroit d'Ormuz, la tendance s'est inversée après la déclaration de Donald Trump, affirmant que la guerre était « quasiment finie ». Comment une simple prise de parole peut-elle provoquer une chute de 10-15% du prix du pétrole ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, chronique « Aujourd'hui l'économie ». Guerre en Iran : que reste-t-il de la force de frappe de Téhéran ? Dix jours après le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, Donald Trump assure que la guerre va « bientôt se terminer ». De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays était prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire ». Combien de temps l'Iran peut-il encore tenir face aux États-Unis et à Israël ? Que reste-t-il de sa force de frappe ? Avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Église anglicane : pourquoi conservateurs et progressistes s'opposent -ils ? Réunis la semaine dernière à Abuja, des membres d'un courant conservateur de l'Église anglicane, la Global anglican future conférence (Gafcon), ont annoncé la création d'un Conseil anglican mondial pour s'opposer à la nomination de Sarah Mulally, première femme archevêque de Canterbury, la plus haute responsable religieuse de l'Église d'Angleterre qui compte des fidèles à travers 165 pays. Pourquoi sa nomination fait-elle autant polémique ? Quel est l'objectif de ce nouveau Conseil anglican mondial ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.
durée : 00:38:24 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Le 28 février 2026, Donald Trump a ordonné au Pentagone de cesser toute utilisation de l'intelligence artificielle Claude, développée par l'entreprise Anthropic et qui collaborait jusque-là avec l'armée américaine pour améliorer ses performances militaires. - invités : Nastasia Hadjadji Journaliste indépendante spécialisée dans l'économie numérique; Laure de Roucy-Rochegonde Directrice du Centre géopolitique des technologies à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et enseignante à Sciences Po Paris et à l'université Paris-II Panthéon-Assas
durée : 00:38:24 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Le 28 février 2026, Donald Trump a ordonné au Pentagone de cesser toute utilisation de l'intelligence artificielle Claude, développée par l'entreprise Anthropic et qui collaborait jusque-là avec l'armée américaine pour améliorer ses performances militaires. - invités : Nastasia Hadjadji Journaliste indépendante spécialisée dans l'économie numérique; Laure de Roucy-Rochegonde Directrice du Centre géopolitique des technologies à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et enseignante à Sciences Po Paris et à l'université Paris-II Panthéon-Assas
durée : 00:04:13 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Aujourd'hui, Robin, 12 ans, se demande comment savoir si une vidéo qu'il regarde sur internet est traffictée ou pas ? La spécialiste de l'intelligence aertificielle, Laure de Roucy-Rochegonde, lui répond. - réalisation : Amazir Hamadaine-Guest, Marjorie Devoucoux - invités : Laure de Roucy-Rochegonde Directrice du Centre géopolitique des technologies à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et enseignante à Sciences Po Paris et à l'université Paris-II Panthéon-Assas Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On the last day of February the United States and Israel launched a major assault on Iran, killing the Iranian Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei and sounding alarm bells across the region. Those sirens also went off in Cyprus, which saw Iranian-made drones target Britain's Royal Air Force base at Akrotiri, prompting a response from Greece and other European partners who deployed ships, jets, and air defense systems to Cyprus. The strikes on Iran also caught European leaders unprepared, and there are many questions - which we will dig into - about whether Europe can play a constructive role here, or whether Washington has relegated it to the role of spectator. At the same time, in another major development this week, French President Emanuel Macron announced that France - one of only two nuclear powers in Europe - would boost its nuclear arsenal and extend deterrence to European allies - including Greece. Laurence Norman, Max Bergmann, Nektaria Stamouli, Vassilis Nedos, and Eleni Ekmektsioglou, join Thanos Davelis this week as we look at the US-Israeli strikes on Iran, what this crisis means for Europe, Greece and Cyprus, while breaking down the significance of President Macron's historic update of France's nuclear strategy, including how it will impact Greece. A little more info on our guests: Laurence Norman is a reporter for The Wall Street Journal who has covered Iran, Europe, and this ongoing crisis. Max Bergmann is the director of the Europe, Russia, and Eurasia Program and the Stuart Center in Euro-Atlantic and Northern European Studies at the Center for Strategic and International Studies. Nektaria Stamouli is the deputy editor in chief of Kathimerini's English Edition and Politico's Eastern Mediterranean correspondent. Vassilis Nedos is Kathimerini's diplomatic and defense editor. Eleni Ekmektsioglou is a Policy fellow with the British American Security Information Council where she leads a project on emerging technologies and the future of anti-submarine warfare, is a non-resident fellow with ELIAMEP, and a member of the IFRI nuclear strategy network.
Les États-Unis agissent finalement contre l'armée rwandaise. En début de semaine, lundi 2 mars, Washington a annoncé prendre des sanctions contre les Forces de défense du Rwanda « pour leur soutien opérationnel direct au M23 ». Quatre officiers supérieurs sont aussi visés, dont le chef d'état-major général des armées. Le département d'État américain reproche au groupe rebelle d'avoir pris le contrôle de la ville d'Uvira, et cela malgré l'accord de paix signé à Washington quelques jours plus tôt. Pour parler de ces sanctions inédites, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), est notre Grand Invité Afrique. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiEst de la RDC: Washington annonce des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien au M23
durée : 00:06:06 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Les frappes américaines et israéliennes ont neutralisé "une grande partie" de l'appareil sécuritaire de haut niveau iranien, laissant l'Iran sans commandement national pour décider de la riposte, estime Héloïse Fayet, chercheuse à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:58:27 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis la chute du régime Assad il y a un an, la levée des sanctions occidentales a ouvert le marché syrien et suscité de nombreuses promesses de reconstruction. Ces dernières peinent toutefois à se concrétiser, les bailleurs restant frileux face à l'instabilité sécuritaire et économique du pays. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Dorothée Schmid Responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l'Institut français des relations internationales (Ifri); Joseph Daher Chercheur spécialiste de l'économie politique du Moyen-Orient; Taha Almohammad Politiste, doctorant à l'EHESS, rattaché au CéSor
durée : 00:07:04 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Sylvia Malinbaum, chercheuse, responsable de la recherche sur l'Inde et l'Asie du sud à l'Institut français des relations internationales (IFRI), analyse les objectifs de la visite du président de la République en Inde, entre diplomatie et partenariats économiques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Plus que jamais Pékin s'affiche en champion des énergies propres. Selon un rapport du China Electricity Council publié lundi (2 février 2026), la capacité solaire installée de la Chine devrait dépasser celle du charbon dès cette année. Une première historique qui confirme une tendance de fond amorcée depuis de nombreuses années. Mais la Chine reste le premier pollueur mondial et est dépendante des énergies fossiles. Est-ce la Chine qui progresse sur le plan environnemental ou l'Occident qui régresse ? Faut-il s'inspirer de Pékin ? Quels sont les risques ? Pour en débattre - Hélène Van Rossum, chercheuse sur les politiques climatiques à l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) - Cédric Philibert, consultant dans l'énergie et le climat. Chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), auteur du livre Climat, les énergies renouvelables - Thibaud Voïta, expert en énergies et politiques climatiques, docteur en Science politique, conseiller à l'Institut Jacques Delors et directeur de master à l'EM Lyon.
Plus que jamais Pékin s'affiche en champion des énergies propres. Selon un rapport du China Electricity Council publié lundi (2 février 2026), la capacité solaire installée de la Chine devrait dépasser celle du charbon dès cette année. Une première historique qui confirme une tendance de fond amorcée depuis de nombreuses années. Mais la Chine reste le premier pollueur mondial et est dépendante des énergies fossiles. Est-ce la Chine qui progresse sur le plan environnemental ou l'Occident qui régresse ? Faut-il s'inspirer de Pékin ? Quels sont les risques ? Pour en débattre - Hélène Van Rossum, chercheuse sur les politiques climatiques à l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) - Cédric Philibert, consultant dans l'énergie et le climat. Chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), auteur du livre Climat, les énergies renouvelables - Thibaud Voïta, expert en énergies et politiques climatiques, docteur en Science politique, conseiller à l'Institut Jacques Delors et directeur de master à l'EM Lyon.
durée : 00:11:01 - L'invité de 7h50 du week-end - par : Ali Baddou, Marion L'hour - L'invité 7h50 du week-end est Thomas Gomart, directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri), pour "Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux" (Tallandier). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce mardi 27 janvier, Sylvia Malinbaum, responsable de la recherche sur l'Inde au Centre Asie de l'Ifri, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur l'accord commercial que l'UE vient de signer avec l'Inde, un accord à double dimension économique et politique, dont le bien-fondé est discutable à certains égards puisque l'Inde est un partenaire de longue date de la Russie. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:12:12 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Ce lundi 12 janvier 2026, à La Haye, s'est ouvert un procès devant la plus haute juridiction de l'ONU, qui doit dire si la Birmanie a violé la Convention sur le génocide de 1948 à l'encontre des Rohingyas. Que peut la justice internationale face à un crime de masse présumé ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Sophie Boisseau du Rocher Chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
Ce jeudi 18 décembre, Paul Maurice, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes à l'Ifri, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il s'est penché sur la relation entre la France et l'Allemagne, la manifestation des agriculteurs contre le Mercosur, et la stratégie adoptée face à la Chine. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
L'Afrique du Sud a expulsé sept Kenyans employés par les États-Unis dans le cadre de leur programme d'accueil de la minorité blanche des Afrikaners. Et, ça ne risque pas d'arranger la relation déjà tendue entre Pretoria et Washington. Le journal kenyan Daily Nation revient sur ce contexte particulièrement électrique : « L'administration du président Donald Trump ambitionne d'accueillir des milliers de Sud-Africains blancs aux États-Unis dans le cadre d'un programme de réinstallation lancé cette année, en se fondant sur des allégations de persécution raciale. » Des allégations que réfute totalement l'Afrique du Sud. « Sur cette base, l'administration Trump a mis en place un programme offrant à certains Afrikaners un traitement prioritaire pour obtenir le statut de réfugié aux États‑Unis, comme en mai 2025 lorsqu'un premier groupe a été accueilli avec accompagnement pour leur insertion », commente la Nouvelle Tribune. Les sept Kényans expulsés étaient entrés dans le pays avec des visas de tourisme et avaient illégalement commencé à travailler, alors que des demandes précédentes de visas de travail leur avaient été refusées. Daily Nation analyse : « Durant son second mandat, Trump a proféré à plusieurs reprises de fausses accusations concernant le traitement réservé par l'Afrique du Sud à sa minorité blanche, s'en servant pour réduire l'aide au pays et exclure l'Afrique du Sud des réunions du G20. » Washington n'a en tout cas pas manqué de réagir aux expulsions : « Le département d'État américain a accusé Pretoria d'entraver ses opérations liées à l'accueil de réfugiés, qualifiant la situation d'inacceptable. De son côté, le gouvernement sud-africain affirme avoir engagé des démarches diplomatiques formelles avec les États-Unis et le Kenya afin de désamorcer le différend », conclut la Nouvelle Tribune. Au Kenya, 18 personnes prises au piège dans la guerre en Ukraine rapatriées Dix-huit personnes prises au piège dans la guerre en Ukraine ont été rapatriées dans le pays, révèle Daily Nation au Kenya. Le journal explique que ces 18 hommes ont été rapatriés de Russie, « certains souffrant de blessures graves ». Plus tôt dans la semaine, on a également appris qu'au moins 82 Kényans auraient été enrôlés de force aux côtés de l'armée russe dans la guerre en Ukraine. « La plupart, dépourvus de toute formation militaire, n'avaient jamais tenu une arme de leur vie avant d'être enrôlés. Après une formation express de cinq jours dans des camps d'entraînement, ils ont été envoyés sur la ligne de front », explique Le Monde Afrique. L'un des volontaires abusés, qui témoigne auprès de Daily Nation, raconte que « plusieurs agences de recrutement auraient trompé des candidats à l'immigration, leur faisant miroiter de faux emplois aux rémunérations alléchantes dans la transformation, l'emballage et le nettoyage de viande », tout en assurant prendre en charge les frais de transport, les examens médicaux et le logement sur place. Et « le Kenya n'est pas le seul pays africain de recrutement, explique le Monde Afrique. Les autorités ukrainiennes estiment que plus de 1 400 soldats du continent, issus de 36 pays, combattraient aux côtés de l'armée russe. La plupart sous la contrainte. » L'Afrique subsaharienne, par ailleurs, « constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone » et de l'« important désir d'émigration », d'après l'Institut français des relations internationales (Ifri) dans une étude ce jeudi. Froid glacial, pluies diluviennes et fortes chutes de neige au Maroc « Le Maroc fait face à un épisode hivernal d'une rare intensité », commente Afrik.com. Mardi, les autorités ont annoncé le déploiement d'une aide d'urgence nationale. Objectif : venir en aide à des dizaines de milliers de familles. La province côtière de Safi est particulièrement touchée, raconte le média, des crues soudaines y ayant causé la mort de 37 personnes dimanche. « Safi panse ses plaies en quatre heures grâce à un élan de solidarité inédit, écrit notamment le journal marocain l'Opinion. Boulangers, pêcheurs, commerçants du port et professionnels de la pêche côtière se sont unis dans une collecte exceptionnelle, peut-on lire. Ce mouvement collectif, nourri par l'attachement profond à une ville meurtrie, illustre une capacité éprouvée à faire face à l'adversité (…) portée par la détermination et la cohésion de ses habitants », raconte le journal. Plus globalement, le Maroc connaît une variabilité climatique accrue, marquée par l'alternance entre sécheresses prolongées et épisodes pluvieux violents. Sans surprise, « l'intensification de ces phénomènes est liée au réchauffement climatique, qui modifie les régimes de précipitations et accentue les contrastes de température », souligne Afrik.com.
durée : 00:05:12 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les combats frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge font toujours rage : au moins 20 morts depuis le début de la semaine. Plus d'un demi-million de personnes ont fui les régions proches de la frontière, où des tirs d'artillerie résonnent autour de temples khmers contestés. - invités : Sophie Boisseau du Rocher Chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
durée : 00:11:53 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - En une semaine, c'est tout un sous-continent qui s'est retrouvé submergé. En Asie du Sud-Est, les pluies torrentielles de la mousson, amplifiées par deux cyclones tropicaux d'une intensité exceptionnelle, ont ravagé l'Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie et le Sri Lanka. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Sophie Boisseau du Rocher Chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
Ce mercredi 12 novembre, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur la résistance de l'Ukraine face à la Russie. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:59:32 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Sous prétexte de lutte contre le "narcoterrorisme", Donald Trump cible le Venezuela de Maduro et multiplie les frappes dans les Caraïbes, jusqu'à déployer la plus vaste flotte américaine depuis la crise de Cuba. Offensive contre la drogue ou nouvelle expression de l'impérialisme américain ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Maud Quessard Maître de conférences des universités, directrice du domaine Euratlantique à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire (IRSEM); Kevin Parthenay Professeur des universités à Tours et membre de l'Institut Universitaire de France; Jean-Louis Martin Economiste Chercheur associé sur l'Amérique latine à l'Institut français des relations internationales (Ifri)
Ce jeudi 30 octobre, Jean-Louis Martin, économiste et chercheur associé sur l'Amérique latine à l'Ifri, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Ils sont revenus sur l'élection de Rodrigo Paz à la tête de la Bolivie, le passage de cet État d'Amérique latine d'un régime socialiste vers une économie de marché, et ce qui va changer concrètement pour les entreprises. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:59:02 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Le président américain doit rencontrer son homologue chinois en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique, prévu en Corée du Sud les 31 octobre et 1er novembre. Parviendront-ils à s'entendre sur un accord commercial ? Quels en sont aujourd'hui les points de blocage ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Elvire Fabry Chercheuse senior en géopolitique du commerce à l'Institut Jacques Delors où elle est rapporteuse du groupe de travail sur les relations UE-Chine; Jean-Pierre Cabestan Chercheur à Asia Centre Paris; Marc Julienne Directeur du Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI); Gilles Lepesant Géographe français
Energy Vista: A Podcast on Energy Issues, Professional and Personal Trajectories
In this new episode of Energy Vista, Leslie Palti-Guzman speaks with Marc-Antoine Eyl-Mazzega, Director at IFRI, who brings a European lens on U.S. energy policies. Together, they unpack Trump's “energy dominance” agenda and its ripple effects across the Atlantic.Key themes include: The U.S. as an unapologetic energy superpower betting on gas, coal, nuclear, and next-gen tech to fuel its AI-driven future. The transatlantic trade discussions over methane regulations, tariffs, and climate ambitions. Europe's scramble to replace Russian gas and the enduring role of U.S. supplies. China's rapid pivot to renewables, nuclear, and transmission at staggering speed while doubling down on coal and other fossil fuels. What all this means for energy security, climate policy, and industrial strategy.
La Moldavie s'apprête à vivre une élection législative décisive ce 28 septembre 2025, dont les enjeux dépassent largement le cadre national. La Moldavie, ce sont 2,6 millions d'habitants. Un pays enclavé entre la Roumanie et l'Ukraine. Une ex-république soviétique très majoritairement roumanophone qui ne bénéficie pas de la protection de l'OTAN, et est candidate à l'entrée au sein de l'Union européenne. Le Parti Action et Solidarité (PAS) de la présidente Maia Sandu affronte le Bloc électoral Patriotique (BEP) principale force pro-russe du pays. La campagne a révélé une fragmentation partisane et une montée de la défiance envers les élites. Le pays est en proie à des difficultés économiques et souffre d'une crise énergétique liée à la guerre en Ukraine et d'une vulnérabilité structurelle accentuée par l'émigration. L'enjeu du scrutin dépasse largement les contours de la nation candidate à l'UE, convoitée par le Kremlin et solidaire de l'Ukraine en guerre avec laquelle elle partage 940 km de frontière. L'élection est suivie de très près par la Russie qui a intensifié, ces dernières semaines, ses ingérences via des financements occultes, de la désinformation et des pressions notamment en Transnistrie et en Gagaouzie. Le scrutin représente un test crucial pour la démocratie et l'avenir européen de la Moldavie, véritable laboratoire des rapports UE-Russie dans l'espace post-soviétique. Entre les aspirations européennes de certains, les liens historiques et politiques avec Moscou, et les défis économiques et sociaux quotidiens, ces élections pourraient bien redessiner l'équilibre politique dans la région. Invités : Céline Bayou, chargée de cours à l'INALCO. Chercheure associée au Centre de Recherches Europes-Eurasie de l'Inalco et rédactrice en chef de «Regards sur l'Est» Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF de Sciences Po, chercheur associé à HEC. «La Moldavie face à son destin. Les enjeux d'une élection législative décisive», étude IFRI.
durée : 00:59:13 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Le 23 septembre, Donald Trump prendra la parole à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. Sur fond des débats autour de la reconnaissance de l'État de Palestine, renforcera-t-il la rupture entre Washington et l'organisation, régulièrement prise pour cible ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Gérard Araud Diplomate français; Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI).; Muriel Domenach ancienne ambassadrice de la France à l'OTAN