Invité de la mi-journée

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Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.

Rfi - Edmond Sadaka


    • Sep 7, 2026 LATEST EPISODE
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    Montée de l'extrême droite: «Les Européens sont confrontés à ce type de problème de façon cyclique»

    Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 6:18


    En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz s'est dit ce lundi 7 septembre « profondément choqué » par la victoire de l'AfD lors des élections régionales dans le land de Saxe-Anhalt. La victoire était pourtant attendue, mais les résultats laissent toute une partie de l'Allemagne et de l'Europe complètement sonnés et démunis. C'est aussi un coup très dur pour le chancelier allemand, dont la CDU obtient moins de 18 % des voix. Quelles sont les conséquences de l'essor des extrêmes droites en Europe pour les partis de droite dits traditionnels ? Éléments de réponse avec Jérôme Jamin, professeur de sciences politiques à l'université de Liège.

    Groenland: «La visite d'Ursula von der Leyen est un soutien essentiel face aux prétentions américaines»

    Play Episode Listen Later Sep 6, 2026 6:34


    Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, va entamer dimanche 6 septembre une visite de deux jours au Groenland, le territoire autonome danois que Donald Trump a plusieurs fois menacé d'annexer. Cécile Pelaudeix, docteure en sciences politiques, chercheuse associée au laboratoire Pacte à Sciences Po Grenoble (CNRS Sciences Po Grenoble – UGA), spécialiste de l'Arctique et des questions d'autonomie stratégique, est l'invitée de la mi-journée.    À lire aussiGroenland: Ursula von der Leyen en visite pour réaffirmer le partenariat avec la grande île

    Sommet spatial de Paris: derrière l'absence de SpaceX et Blue Origin «se joue un rapport de force»

    Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 6:04


    Sur fond de rumeurs de pression de la Maison Blanche, Blue Origin de Jeff Bezos et SpaceX d'Elon Musk, deux acteurs mondiaux majeurs du secteur spatial privé, ont annulé leur participation au Sommet spatial des 9 et 10 septembre à Paris, voulu par Emmanuel Macron. Entretien avec Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), spécialiste de la politique spatiale américaine et auteur de plusieurs ouvrages dont Géopolitique de l'espace, la guerre du ciel est déclarée, éditions Tallandier.

    El Niño: «Les différentes prévisions convergent pour indiquer un phénomène d'une intensité exceptionnelle»

    Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 6:31


    Le phénomène El Niño est désormais « solidement installé » et devrait persister et atteindre une intensité très forte jusqu'en février 2027, sous l'effet des températures exceptionnellement élevées observées dans l'océan Pacifique tropical, selon l'agence météorologique des Nations unies. Ce phénomène naturel de réchauffement revient régulièrement entre deux et sept ans, mais il a désormais une ampleur hors norme : les conséquences seront dramatiques dans le monde entier. Les explications de Jérôme Vialard, directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). À lire aussiAu Kenya, les autorités se préparent aux effets possiblement dévastateurs d'El Niño

    Ukraine-Russie: la menace de Zelensky de viser le ciel russe est «une déclaration risquée diplomatiquement»

    Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 7:14


    Alors que la Russie continue de viser Kiev et les civils avec des frappes de drones et de missiles, le président ukrainien a prévenu mardi 1er septembre que des drones ukrainiens pourraient rendre dangereux l'espace aérien russe tant que la guerre continuera. Vladimir Poutine a qualifié l'avertissement de « terroriste », alors que Volodymyr Zelensky a précisé toutefois que l'aviation civile n'était pas visée « en soi ». Les effets de cette annonce avec Etienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions d'armements stratégiques. À lire aussiGuerre en Ukraine: à Kiev, les frappes russes s'intensifient, Zelensky promet des drones pour le ciel russe

    Crue dans l'Himalaya: «L'information, en Chine, fait l'objet d'un contrôle absolu»

    Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 6:56


    Des cérémonies se tiennent ce 1er septembre dans la région chinoise du Tibet à la mémoire des victimes des terribles inondations du 26 août et dont le bilan humain ne cesse de grandir. L'ampleur de la catastrophe est d'autant plus difficile à estimer que l'information circule très difficilement du côté tibétain. Beaucoup doutent des chiffres avancés par les autorités, qui évoquent 16 morts. Ils sont près d'un millier de l'autre côté de la frontière au Népal, où les secouristes commencent difficilement à avancer vers les zones les plus sinistrées. Pendant ce temps, la polémique grandit sur la coopération entre le Népal et la Chine, qui restreignent fortement la circulation de l'information sur la catastrophe. Entretien avec Emmanuel Véron, géographe et enseignant chercheur au centre HEC de géopolitique, co-auteur de La Chine face au monde : une puissance résistible (éditions Capit Muscas). À lire aussiCrue dans l'Himalaya: plus de 1 000 morts et des secours qui peinent à atteindre les sinistrés

    Sommet de l'OCS au Kirghizistan: «La capacité diplomatique de la Chine est croissante»

    Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 6:40


    L'Organisation de coopération de Shanghai en sommet à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Des dizaines de dirigeants y participent ce lundi 31 août et mardi, parmi eux, Xi Jinping, Vladimir Poutine, Massoud Pezeshkian et Narendra Modi. L'idée de ce sommet régional de poids, qui marque le 25ᵉ anniversaire de l'OCS, est d'exprimer une solidarité groupée à l'Iran, et de rejeter les menaces de sanctions américaines qui visent à sanctionner les partenaires commerciaux de Téhéran. Le bloc a pris un nouvel élan ces dernières années sous l'impulsion de Pékin, qui prend une place de plus en plus importante, au risque peut-être de susciter certaines frustrations en Inde ou en Russie. L'analyse de Marie Hiliquin, chercheuse à l'IRSEM Europe et autrice d'une thèse sur les nouvelles routes de la soie. À lire aussiSommet de l'OCS: une alliance diplomatique à l'épreuve de l'épineux dossier iranien

    Lancement du télescope spatial Nancy Grace Roman: «On va pouvoir mieux comprendre l'évolution de l'univers»

    Play Episode Listen Later Aug 30, 2026 5:58


    Le télescope Nancy Grace Roman a décollé il y a une heure depuis le centre spatial de Cap Canaveral en Floride. Il doit maintenant parcourir 1 million et demi de kilomètres. Une mission spatiale de cinq ans minimum pour découvrir des milliers d'exoplanètes et des dizaines de milliers de supernovas. Les astronomes s'attendent à des images spectaculaires car ce télescope est le plus ambitieux depuis le lancement de James Webb en 2021 : son champ de vision est cent fois plus large que celui du télescope Hubble. Pour en parler, RFI reçoit Éric Lagadec, enseignant-chercheur, astronome adjoint au sein du laboratoire Lagrange de l'observatoire de la Côte d'Azur. À lire aussiEspace: lancement du télescope spatial Roman pour «offrir à la Terre un nouvel atlas de l'Univers»

    Référendum en Islande: «Les Islandais se demandent s'ils doivent intégrer l'UE pour se prémunir de Donald Trump»

    Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 7:35


    Faut-il reprendre les négociations d'adhésion à l'Union européenne ? Voici la question à laquelle doivent répondre les électeurs islandais. Un référendum qui s'annonce très serré. Treize ans après la suspension du processus, les sondages donnent les deux camps au coude à coude. Éclairage de Mikaa Blugeon-Mered, chercheur sur les enjeux arctiques, géopolitiques et sur le marché de l'hydrogène à l'université du Québec à Trois-Rivières, auteur du livre Les mondes polaires, aux Presses universitaires de France.  À lire aussiRéférendum en Islande: la pêche, ligne rouge au cœur du débat sur l'Union européenne

    Guerre en Ukraine: «La défense de Kherson deviendra de plus en plus difficile, voire impossible»

    Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 7:57


    Suite à de nouvelles lourdes frappes russes sur des centrales électriques et de chauffage urbain, le gouverneur régional de Kherson, en Ukraine, a appelé les habitants à évacuer la ville. Pourquoi cet appel intervient-il maintenant et que redoutent les autorités en particulier ? L'analyse d'Alain de Neve, chercheur à l'Institut royal supérieur de défense à Bruxelles.  À lire aussiUkraine: les habitants de Kherson appelés à évacuer face à l'intensification des frappes russes

    Les crues au Népal et au Tibet sont «le résultat de la déstabilisation du permafrost» dû au changement climatique

    Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 7:19


    L'effondrement d'un glacier des deux côtés de la frontière montagneuse du Népal et du Tibet a causé au moins 362 morts et 1 300 disparus. Comment une telle catastrophe s'est-elle déclenchée ? Est-ce un événement isolé dans la région ? Éléments de réponse avec Étienne Berthier, glaciologue CNRS au laboratoire Midi-Pyrénées.

    El Niño: «On s'attend à ce que son effet soit particulièrement dévastateur cette année»

    Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 6:36


    Le phénomène climatique El Niño a contraint le Salvador et le Panama à déclencher l'état d'urgence en raison d'une grave sécheresse, ce niveau de vigilance touche également 80% du territoire du Honduras depuis la semaine dernière. Ces trois pays sont situés dans une bande extrêmement aride de l'Amérique centrale et particulièrement sensibles à El Niño, dont les conséquences risquent d'être dévastatrices dans les prochains mois sur plusieurs continents, dont l'Afrique. Entretien avec Benjamin Sultan, climatologue, chercheur à l'Institut de recherches et de développement (IRD), spécialiste des climats tropicaux. À lire aussiPhénomène climatique El Niño en Afrique de l'Est: «Il pourrait y avoir 3 millions de personnes déplacées»

    Birmanie : «L'armée, qui a persécuté les Rohingyas, détient toujours une grande partie du pouvoir»

    Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 8:11


    Selon un nouveau rapport de l'ONU les exactions se multiplient à l'égard des minorités , notamment dans l'ouest du pays à l'encontre des Rohingyas. Cette communauté musulmane a été contrainte, il y a 9 ans jour pour jour, à un exode massif vers le Bangladesh en raison de la violente répression de l'armée birmane. Entretien avec Johanna Chardonnieras, coordinatrice de l'ONG Info Birmanie. À lire aussiBirmanie: «Aucun espoir que la situation s'améliore et que les Rohingyas puissent rentrer chez eux»

    Discussions entre la Syrie et Israël: «L'idée est d'éviter une logique d'escalade»

    Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 7:35


    L'agence de presse officielle syrienne a confirmé la tenue de pourparlers de haut niveau entre Israël et Damas, sous l'égide des Etats-Unis, afin de désamorcer les tensions entre les deux pays suite à un bombardement israélien contre une base aérienne dans le nord de la Syrie. Selon la diplomatie israélienne, cette attaque visait à empêcher le déploiement de troupes turques sur le territoire syrien. Qu'en est-il réellement de la présence d'Ankara en Syrie ? Qu'est-ce qui a été convenu entre Israël et Damas ? Entretien avec David Rigoulet-Roze,  chercheur à l'institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques.

    L'intégration des Kurdes permettra «de sortir la Syrie de la guerre civile et d'assurer la stabilité du pays»

    Play Episode Listen Later Aug 23, 2026 8:36


    L'annonce sonne le glas des espoirs d'autonomie des Kurdes en Syrie. Le leader de cette minorité, Mazloum Abdi, a annoncé ce jeudi 20 août l'achèvement du processus d'intégration civile et militaire au sein des institutions de l'État syrien. Après des mois de négociations avec les autorités islamistes ayant renversé le président Bachar el-Assad en 2024, les Kurdes contrôlaient notamment jusqu'en début d'année, de vastes territoires riche en pétrole. Alors, quid des conséquences de cet accord en Syrie signé avec l'actuel président Ahmed al-Charaa ? On en parle avec notre invité Arthur Quesnay, chercheur sur la Syrie affilié à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Coauteur du livre Syrie : anatomie d'une guerre civile CNRS éditions.

    Russie: «Les Russes éprouvent aujourd'hui le poids de la guerre, le prix de la guerre»

    Play Episode Listen Later Aug 22, 2026 8:15


    Alors que de nouvelles frappes ont tué des civils ukrainiens hier dans le centre du pays, on va tenter de faire la lumière sur Vladimir Poutine, plus précisément sur sa situation en Russie. Il y a ce conflit avec l'Ukraine. Il y a aussi de nombreuses tensions avec l'Union européenne et même avec le Japon. L'homme fort du Kremlin vient de prendre la parole dans ce contexte et à un mois des élections législatives, au congrès de son parti Russie unie, alors qu'il musèle toute opposition et que le mécontentement de la population grandit. On a notamment vu l'exemple ces derniers mois des difficultés des Russes à trouver de l'essence. Alors quid de la force réelle du président russe à un mois donc de ces législatives, peut-il craindre une révolte de l'intérieur ? On en parle avec notre invité Jean-François Bouthors, collaborateur de la revue Esprit, éditorialiste à Ouest-France et membre du comité de la rédaction de « Desk Russie ». Auteur de Poutine, la logique de la force, éd de l'Aube et de La vengeance d'Anna P, sortie prévue octobre prochain aux éditions Noir sur Blanc.

    Employés de MSF tués à Gaza: «Le refus d'Israël d'enquêter sur ces assassinats est inacceptable»

    Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 7:10


    L'ONG Médecins sans frontières est ulcérée par des décisions de la justice israélienne. Il n'y aura pas d'enquêtes pénales ouvertes après deux attaques dans la bande de Gaza, qui ont tué quatre membres du personnel de MSF et des membres de leurs familles, en novembre 2023 et février 2024. Après deux années de silence, l'armée israélienne classe ces dossiers sans suite. La réaction de Filipe Ribeiro, chef de mission pour la Palestine à Médecins sans frontières.   À lire aussiIsraël: les ONG restent sceptiques face aux enquêtes militaires sur des meurtres survenus à Gaza

    États-Unis: «Depuis 3-4 ans, les dépenses des intérêts de la dette deviennent incontrôlables»

    Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 7:01


    C'est un chiffre qui donne le tournis : 40 000 milliards de dollars, soit le niveau atteint par la dette publique aux États-Unis. Cette hausse intervient alors que les inquiétudes liées à l'inflation, notamment avec le conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, ont emporté les coûts d'emprunt à des niveaux qui n'avaient plus été vus depuis des années. Comment le pays en est-il arrivé là ? Quelles sont les conséquences potentielles pour la population états-unienne ? Les réponses de l'économiste senior chez Allianz Trade, Maxime Darmet.     À lire aussiLa dette américaine a doublé en dix ans et franchit le seuil des 40 000 milliards de dollars

    «Pour Mykhaïlo Fedorov, ex-ministre de la Défense, des élections sont possibles en Ukraine»

    Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 6:51


    L'Ukraine fait-elle face au risque de chaos politique ? L'ancien ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, évincé du gouvernement le mois dernier, a appelé, dans une vidéo publiée mardi 18 août, à des élections pour « restaurer le processus démocratique », malgré la guerre. Il a brossé un portrait extrêmement sévère du système politique ukrainien, entre corruption, « crise systémique de gouvernance » et défiance de la population. Sans le citer, Mykhaïlo Fedorov vise évidemment Volodymyr Zelensky. Ces propos font débat au sein de la population. L'analyse de Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences à l'université Paris Nanterre et directrice scientifique de l'Observatoire de l'Ukraine RFI : Est-ce que cette prise de parole de Mykhaïlo Fedorov, le ton employé et les mots choisis, a surpris en Ukraine ? Anna Colin Lebedev : Je pense que de toute manière, tout événement politique de cette envergure sera discuté. Il va en surprendre certains, il va paraître logique à d'autres. On savait, après les mouvements de protestation et de soutien dont avait bénéficié Mykhaïlo Fedorov après son limogeage du poste de ministre de la Défense, qu'une personnalité politique de premier plan émergeait en Ukraine. Aujourd'hui, on a quelque chose qui se cristallise sous nos yeux, un événement de vie politique majeur. Donc oui, évidemment, ça a de l'importance. Vous qualifiez Mykhaïlo Fedorov de « personnalité politique », c'est ainsi qu'il s'érige désormais. Est-ce qu'il assume de se placer en tant qu'opposant à Volodymyr Zelensky, même peut-être opposant numéro un ? Alors Mykhaïlo Fedorov est historiquement issu de l'équipe de campagne de Volodymyr Zelensky, c'est un proche. C'était son community manager dans les débuts politiques du président ukrainien actuel. Mais en réalité, les responsabilités qu'il a occupées et la place qu'il a construite, notamment vis-à-vis de la communauté de la défense, des militaires et puis de tous ceux qui sont investis dans les technologies militaires, en ont fait depuis un moment déjà une personnalité politique de premier plan. Il a été ministre de la Transformation numérique et, en tant que ministre de la Transformation numérique, il a modernisé l'État ukrainien d'une manière spectaculaire avant même d'être ministre de la Défense. C'est lui qui a accompagné l'introduction de cette technologie des drones, de cette capacité, de cette agilité de l'armée. Il était très attendu à son poste de ministre de la Défense, donc un homme politique de premier plan, il l'était déjà. La différence aujourd'hui, c'est qu'il considère que, puisqu'il n'a plus la possibilité d'accompagner Zelensky en tant que ministre de la Défense, qui était la place qu'il occupait, il sera une alternative à ce président. Alors « opposant », je pense qu'il y a une connotation négative très forte avec l'idée de l'opposant, quelqu'un qui chercherait, par exemple, à démettre le président en place. Je ne pense pas que ce soit comme ça que Fedorov se positionne aujourd'hui. Il dit que les élections sont possibles, que les élections doivent se tenir. Et je pense que ce qu'il sous-entend, c'est qu'il sera candidat à ces élections en tant qu'alternative au président sortant. À lire aussiCrise politique en Ukraine: le Parlement approuve la nomination d'Ievgueniï Khmara au poste de ministre de la Défense Il y a aussi un projet personnel, une ambition de sa part ? Je pense qu'au-delà de l'ambition personnelle, que l'on anticipait de toute façon depuis un moment, il faudra bien, le jour où il y aura des élections, qu'il y ait des alternatives à Zelensky, sinon on ne serait plus en démocratie. Je pense qu'au-delà de ça, la vraie nouveauté pour moi de son message, c'est de dire que les élections sont possibles. Et quand c'est l'ancien ministre de la Transformation numérique et l'ancien ministre de la Défense qui dit ça, lui qui a fait accomplir à l'Ukraine des choses qu'on pensait absolument impossibles, on a tout à fait intérêt à tendre l'oreille. Parce que je pense que derrière, il n'y a pas juste une ambition personnelle, mais l'idée d'un projet qui permettra effectivement à la démocratie ukrainienne de bénéficier de nouvelles élections. Mais est-ce que vous pensez effectivement que ces élections sont aujourd'hui envisageables dans le contexte actuel ? Où la Russie, évidemment, frappe l'Ukraine quasiment quotidiennement. Est-ce que sur le plan logistique et sur le plan de la sécurité, c'est effectivement faisable ? Jusqu'à maintenant, il y avait consensus pour dire que, en termes pratiques, les élections n'étaient pas possibles pour une série de raisons. Comment faire voter les territoires sous occupation russe ? Comment faire voter les militaires sur le front ? Comment réunir les gens dans des bureaux de vote, alors même que la Russie frappe les lieux de réunion des Ukrainiens ? Mais à mon avis, si on comprend bien qui est Fedorov, s'il prend la parole aujourd'hui en disant c'est possible, c'est qu'il a une idée en tête et il y a de fortes chances que cette idée soit liée à des dispositifs numériques, des dispositifs de vote électronique, qui font l'objet d'autant de critiques en Ukraine que dans nos sociétés. Mais à mon avis, il va certainement arriver avec un projet. Ce qu'il dit dans son adresse, c'est que refuser pendant longtemps, pendant toute cette guerre qui s'installe dans la durée, de tenir des élections, c'est finalement laisser la Russie dicter le timing de la vie démocratique ukrainienne. Et ce n'est pas acceptable. Ce qu'il est en train de dire, c'est la guerre va durer et donc il va falloir qu'on apprenne à faire des élections pendant la guerre. Au-delà de cette proposition d'organiser des élections rapidement, est-ce que Mykhaïlo Fedorov, dans cette adresse, dans son message vidéo, développe aussi certains aspects programmatiques ? S'il a effectivement une ambition de concourir à un scrutin... Aujourd'hui, en Ukraine, mais depuis un long moment déjà, il y a un regard très critique sur la manière dont le pouvoir s'exerce aussi bien par le président que par les parlementaires. Les critiques que formule Fedorov sont là, mais elles font partie complètement du débat politique commun en Ukraine, y compris en temps de guerre : l'idée que la manière dont le pouvoir s'exerce et se distribue a cessé d'être démocratique, ce qui est vrai avec l'impossibilité de tenir des élections, l'idée que les faits de corruption sont inacceptables en temps de guerre. Et ça, c'est l'argument que, bien évidemment, tous les candidats à la présidentielle vont tenir, qu'il y a des projets alternatifs, politiques qui sont mieux. Oui, il y a des critiques qui sont formulées, il y a un certain nombre de personnes qui vont partager ces critiques, et c'est aussi ce que l'on souhaite quelque part, à un pays qui a un fonctionnement démocratique, un candidat alternatif qui arrive et qui dit : « Les choses ont été mal gérées. J'ai une autre proposition. » À lire aussiUkraine: l'ex-ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov demande d'ouvrir la voie à des élections

    «Pour Donald Trump, il n'y a pas vraiment d'alliés, plutôt des transactions»

    Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 7:57


    La Corée du Sud fait tout pour éviter de déclencher la colère de son voisin du Nord, après l'annonce de Donald Trump de réduire des exercices militaires conjoints pour ne pas froisser Pyongyang et Kim Jong-un. Le président étatsunien a aussi menacé de bombarder le Sultanat d'Oman s'il entrave un accord sur le détroit d'Ormuz, une nouvelle menace qui témoigne de son exaspération face à l'enlisement du conflit au Moyen-Orient. Ces signaux sont inquiétants pour les traditionnels alliés de Washington. L'analyse de Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en civilisation américaine, spécialiste de la rhétorique présidentielle et professeur à Sciences Po. Il est l'auteur de Les mots de Trump, aux éditions Lefebvre Dalloz.  À lire aussiDébut des exercices annuels Corée du Sud/États-Unis, Trump veut limiter l'engagement militaire

    Présidentielle au Brésil: «La thématique sécuritaire», importante pour Lula comme pour Flavio Bolsonaro

    Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 7:00


    Dimanche 16 août, la campagne en vue des élections générales d'octobre au Brésil a officiellement commencé. La présidentielle opposera notamment le président sortant de gauche, Lula, 80 ans, qui briguera un quatrième mandat, à Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, détenu pour tentative de coup d'État. Professeur en science politique et directeur du Centre d'études des Amériques à l'Université libre de Bruxelles, auteur de l'ouvrage Brésil en 100 questions, paru aux éditions Tallandier, Frédéric Louault est l'invité de RFI pour parler des enjeux de la campagne et des scrutins à venir.   À lire aussiPrésidentielle au Brésil: Lula et son principal adversaire, Flavio Bolsonaro, lancent leur campagne

    Législatives en Israël: «Actuellement, c'est mal parti pour Netanyahu»

    Play Episode Listen Later Aug 16, 2026 7:15


    Fin de campagne pour le Likoud en Israël. Le principal parti du pays organise sa primaire demain. Élections internes en vue des élections législatives du 27 octobre prochain. Benyamin Netanyahu se représentera, mais le Premier ministre est en pleine zone de turbulences. En interne, il fait face à de nombreuses critiques. Les dernières enquêtes d'opinion confirment d'ailleurs l'érosion de sa popularité et de la majorité sortante. Son parti pourrait récupérer seulement 21 siège, loin des 61, synonymes de majorité absolue. Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, éditions JC Lattès.

    «Le fentanyl qui a fait des ravages énormes en Amérique du Nord, peut faire des dégâts en Afrique»

    Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 7:04


    Au Mozambique, 1,4 tonne de fentanyl dissimulée dans des flacons de cosmétiques ont été saisis à l'aéroport de Maputo. Cette drogue de synthèse était partie de Campinas, dans l'État de Sao Paulo, au Brésil, et avait fait escale à Luanda, en Angola. Ce coup de filet intervient deux mois après une autre saisie de 3,7 tonnes dans ce même aéroport. Les enquêteurs se demandent si ces deux saisies pourraient révéler la mise en place d'une nouvelle route pour les drogues de synthèse. Stéphane Quéré, enseignant en criminologie au Conservatoire national des arts et métiers CNAM, animateur du site spécialisé crimorg.com, est l'invité de RFI.

    Colons israéliens en Cisjordanie occupée: «Ils se perçoivent comme les pionniers du sionisme»

    Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 7:35


    Depuis le 9 août, le village palestinien de Qusra, en Cisjordanie occupée, vit sous le blocus de quelques dizaines de colons israéliens qui résistent à l'armée. Alors que plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies illégales au regard du droit international, quel est le profil des plus violents ? Bénéficient-ils d'une forme d'impunité de la part des Forces de défenses israéliennes ? Invité de RFI, Thomas Vescovi est doctorant en science politique à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles. Il est également membre du comité de rédaction du site Yaani.fr.  

    Marée noire au large d'Oman: «On a affaire à de la grande délinquance avec des impacts environnementaux très lourds»

    Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 6:40


    Depuis un mois et demi, un pétrolier de la flotte fantôme russe qui gît en mer d'Arabie fait craindre un scénario catastrophe au large d'Oman. Alors que ses stocks de pétrole ont fui et que la nappe de fioul lourd a désormais atteint les côtes omanaises, les risques pour la biodiversité sont immenses. Quant à la gestion de la situation, qui inclut de nombreux enjeux géopolitiques, elle est épineuse. Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions sécuritaires liées aux ressources en eau et auteur de l'ouvrage Guerre et Eau. L'eau, enjeu stratégique des conflits modernes, publié aux éditions Robert Laffont, Franck Galland analyse la situation pour RFI.

    Procès de Meta aux États-Unis: «Une tenaille transatlantique se resserre sur les géants de la tech»

    Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 6:54


    Meta à nouveau devant la justice aux États-Unis. Quatre États américains réclament 1 400 milliards de dollars à l'entreprise, maison mère de Facebook et d'Instagram. Ils assurent que Meta a favorisé l'addiction aux réseaux sociaux, surtout pour les plus jeunes utilisateurs, tout en niant la réalité des dangers que cela entraînait. Le décryptage de Jean Cattan, conseiller auprès du think tank Future of Technology Institute, ancien secrétaire général du Conseil national pour le numérique.  À lire aussiÉtats-Unis: le groupe Meta devant la justice fédérale pour le caractère addictif de ses applications

    Séisme en Colombie: le nouveau pouvoir d'extrême droite fait face «à une première épreuve du feu»

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 6:55


    L'ouest de la Colombie terrassé par le plus puissant séisme de la dernière décennie. Un tremblement de terre de magnitude 7,4 qui a tué, selon un dernier bilan ce mardi 11 août, plus de 240 personnes. L'heure est au déblayage des décombres et à la recherche de survivants. Un premier dossier urgent pour le nouveau président d'extrême droite, Abelardo de la Espriella, entré en fonction il y a trois jours. Les États-Unis, alliés du nouveau gouvernement, ont offert une aide de 15,5 millions de dollars pour faire face à l'urgence. Entretien avec Pascal Drouhaud, spécialiste des relations internationales, président de l'Association France-Amérique latine (Latfran). Auteur de Farc, confessions d'un guérillero, aux éditions Choiseul. À lire aussiSéisme en Colombie: le président annonce des mesures d'urgence pour les victimes, l'aide internationale s'organise

    Guerre en Ukraine: «Les soldats nord-coréens ne vont pas faire la différence sur le terrain»

    Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 7:37


    Les treillis nord-coréens se font de plus en plus nombreux sur le sol russe. ⁠Le président ukrainien estime ⁠à 50 000 au maximum le nombre de soldats déployés pour combattre aux côtés de la Russie, alliée de Pyongyang. Un afflux de militaires non russes qui intervient à un moment où Vladimir Poutine peine à recruter au sein de sa population et à accumuler les réserves nécessaires à des opérations de grande ampleur. Entretien avec Marie Mendras, professeure à l'École des affaires internationales de Sciences Po et auteure de La guerre permanente : l'ultime stratégie du Kremlin, aux éditions Calmann-Lévy. 

    France: le FLNC rejette toute autonomie de la Corse sans «reconnaissance du peuple et de la langue»

    Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 7:31


    Les journées internationales de Corte, en Corse, se sont ouvertes samedi 8 août, réunissant pendant deux jours des indépendantistes venus du monde entier : de Catalogne, de Kabylie ou encore de Martinique. Cette 44ᵉ édition célèbre les 50 ans du Front de libération nationale de la Corse. Lors d'une conférence de presse clandestine mercredi 5 août, le FLNC a réitéré son opposition au projet d'autonomie actuellement examiné au Parlement. Entretien avec Thierry Dominici, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Bordeaux, spécialiste des mouvements nationalistes. À lire aussiFrance: malgré les invectives du FLNC, les habitants venus du continent vivent en toute quiétude en Corse

    Éric Duchêne: les viticulteurs ne font que «subir» les «récoltes de plus en plus précoces», sans «solutions d'adaptation»

    Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 8:02


    En France, les premiers coups de sécateur ont été donnés cette semaine dans le sud-ouest du pays, en Bourgogne. C'est ce samedi 8 août que le coup d'envoi a été lancé. Une récolte des raisins toujours plus précoce à mesure que le dérèglement climatique s'accélère. Jamais les vendanges n'avaient débuté aussi tôt dans l'été. Éric Duchêne, directeur de l'unité mixte de recherche Santé de la vigne et qualité du vin à l'Inrae, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, est notre invité.   À lire aussiFrance: début en Alsace des vendages, de plus en plus précoces en raison du changement climatique

    «Le point de bascule» pour l'avenir d'Infantino à la Fifa «viendra de l'Amérique du Nord ou de l'Asie»

    Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 7:26


    Gianni Infantino n'arrive pas à sortir de la tempête. Le président de la Fifa vient de vivre une semaine extrêmement orageuse, même s'il a renoncé à son projet d'ouvrir la Coupe du Monde aux investisseurs privés. Le président contesté de l'instance mondiale est plus que jamais tourné vers son objectif de réélection en mars 2027. L'Union des associations européennes de football, forte de 55 membres, a réaffirmé avoir perdu confiance dans sa présidence, mais la Confédération africaine de football, qui compte 54 membres, s'est unanimement rangée derrière lui. Entretien avec Vincent Chaudel, économiste du sport et fondateur de l'Observatoire du Sport Business. 

    États-Unis: «On voit un basculement de l'opinion publique démocrate sur la question du soutien à Israël»

    Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 7:44


    Les électeurs démocrates votaient le 5 août pour des primaires dans cinq États, dont le très scruté Michigan, où Abdul El-Sayed, situé très à gauche sur l'échiquier politique, a remporté d'une courte tête l'investiture démocrate pour un siège au Sénat. Une victoire qui confirme la dynamique du mouvement progressiste, après plusieurs succès récents à New York et dans le Colorado. L'aile progressiste des démocrates gagne-t-elle du terrain ? Est-ce que cela peut favoriser la réussite du parti dans les urnes face aux Républicains ? Éléments de réponse avec Jérôme Viala-Godefroy, docteur en civilisation américaine, spécialiste de la rhétorique présidentielle et professeur à Sciences Po, auteur du livre Les mots de Trump (éditions Lefebvre Dalloz).   À lire aussiÉtats-Unis: une victoire en demi-teinte lors des primaires démocrates dans le Michigan

    Ukraine: cibler «des structures civiles russes avec des drones», serait «dangereux pour Kiev vis-à-vis du soutien européen»

    Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 7:24


    Alors que les frappes se sont intensifiées des deux côtés du front ces dernières semaines, faisant un nombre croissant de victimes civiles, au moins 17 personnes sont mortes dans la nuit de mardi 4 à mercredi 5 août à Kiev et dans sa région après des attaques de drones et missiles russes. Entretien avec Christine Dugoin-Clément, analyste en géopolitique, chercheure pour la chaire risque de l'IAE Paris-Sorbonne et au CREOGN, auteure de Géopolitique de l'ingérence russe : la stratégie du chaos (PUF).

    Pour lutter contre la recrudescence de la rougeole, «il faut une couverture vaccinale élevée»

    Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 7:55


    La rougeole fait un retour en force aux États-Unis. Les chiffres montrent une augmentation inquiétante du nombre de cas, sur fond de défiance envers le vaccin qui est officiellement obligatoire. Mais de nombreux Américains contournent cette obligation en invoquant des raisons religieuses ou philosophiques. Au Bangladesh, l'épidémie sévit aussi. Elle y fait des centaines de morts et plonge des familles dans l'endettement. Les coupes drastiques dans l'aide internationale et la désinformation creusent de dangereuses lacunes de couverture vaccinale et favorisent la recrudescence mondiale des épidémies. Entretien avec le professeur Olivier Bouchaud, responsable du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU Avicenne à Bobigny.   À lire aussiAux États-Unis, l'épidémie de rougeole bat de nouveaux records

    Crise migratoire: «L'extrême droite se nourrit de cette actualité pour se développer»

    Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 7:19


    L'afflux de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta a fait réagir la droite européenne sur les contrôles aux frontières et soulève des questions sur l'attitude des autorités marocaines. L'Italie a annoncé ne plus appliquer, provisoirement, les règles de l'espace Schengen vis-à-vis de l'Espagne, et les ministres de l'Intérieur des pays de l'UE échangeront, mardi 4 août, en visioconférence sur la crise migratoire et les tensions diplomatiques qui ont suivi. Benjamin Biard, chargé de recherche au Centre de recherche et d'information socio-politiques à Bruxelles et enseignant à l'Université catholique de Louvain, livre son analyse. RFI : Quel est votre regard sur cette réunion des pays de l'Union européenne pour échanger sur les développements à Ceuta qui va se tenir alors que la majorité des personnes qui sont entrées dans le territoire espagnol sont reparties au Maroc ?   Benjamin Biard* : On est dans un contexte bien particulier, et précisément pour une série de pays en tout cas, avec des élections à venir, certainement en Espagne, mais aussi en Italie ou en France par exemple, en 2027. On voit bien, dans un contexte où l'extrême droite se porte plutôt bien dans une série de pays, notamment dans les trois que je viens de citer ici, qu'il s'agit de la possibilité pour eux d'instrumentaliser d'une certaine manière cette thématique qui met aux prises la question des frontières, de l'immigration, de l'Union européenne aussi. Ces thématiques sont chères et classiques à l'extrême droite et elles permettent ainsi de mieux se démarquer en termes de discours, en dénonçant d'une part l'échec de l'Union européenne dans la politique migratoire et des frontières. Vient ensuite la question de la souveraineté, puis aussi la question de la sécurité, puisque c'est une véritable crise sécuritaire qui est pointée du doigt par différentes formations d'extrême droite.   L'extrême droite « tracte », dicte l'agenda européen avec les thématiques qu'elle met en avant régulièrement sur les scènes nationales des différents pays ?  En tout cas, il est très clair que l'extrême droite a une influence, effectivement. D'une autre manière, elle réussit aussi à se développer dans un contexte de crise que l'on peut qualifier de migratoire. Je prendrai un seul exemple, un peu plus ancien mais pas trop pour illustrer ceci : celui de la crise des réfugiés syriens, comme on l'a appelée en 2015-2016 lors de son pic, notamment avec une arrivée très importante d'immigrants en Allemagne et un discours d'Angela Merkel à l'époque, qui consistait à dire : « Nous sommes prêts à accueillir un million de réfugiés sur notre territoire ». Cela a eu pour effet presque automatique de booster l'extrême droite à travers des mouvements, des groupuscules, qui s'appelaient Pegida, par exemple, un mouvement « contre l'islamisation » de l'Allemagne, mais aussi de l'Europe. Et puis des partis politiques comme l'AFD, parti qui aujourd'hui a le vent en poupe et qui à l'époque réussit à se développer particulièrement bien dans un contexte où, quand même, en Allemagne, l'extrême droite ne réussissait plus à se développer depuis le retour de la démocratie à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en réalité. Donc, on voit ainsi comment l'extrême droite se nourrit d'une série de faits d'actualité plus ou moins importants, mais notamment migratoires, pour se développer. Mais aussi comment l'extrême droite européenne, lorsqu'elle est déjà développée, se rebooste par ces faits d'actualité – je pense ici notamment à l'Italie et aux déclarations de Giorgia Meloni, par exemple. On voit ainsi comment l'extrême droite influence très clairement le jeu politique de manière générale.   À lire aussiCeuta: les migrants quittent l'enclave et racontent le déchaînement de violence des derniers jours Au-delà des partis d'extrême droite en tant que tels, on voit qu'il y a aussi des partis plus centristes, à l'échelon européen, qui ont demandé la tenue de cette réaction d'urgence. Est-ce que les idées plutôt associées à l'extrême droite ont infusé plus largement dans le spectre politique ?   Certainement. En matière migratoire, mais pas seulement. On a pu l'observer déjà depuis un certain nombre d'années, et c'est lié à nouveau au poids qu'a acquis l'extrême droite de manière générale. On a des formations souvent de droite, parfois aussi de gauche. Il suffit de regarder : même au niveau du Royaume-Uni, par exemple, surtout sous le gouvernement de Keir Starmer, il n'y a pas encore très longtemps. Ça a aussi été le cas au Danemark, par exemple, pendant de nombreuses années. Mais l'extrême droite a aussi influencé d'autres partenaires politiques, notamment parfois de gauche par exemple. Et donc on voit très bien que cette influence est très large, elle s'exerce de manière très forte sur les politiques publiques, sur les discours aussi, par exemple, bien entendu. On voit ainsi ce qu'on appelle dans une certaine mesure un élargissement de la fenêtre d'Overton qui semble s'être opéré, c'est-à-dire l'élargissement du champ du dicible ou de ce qui est considéré comme acceptable dans le débat public. Donc, dans le discours, ça s'observe très clairement avec des expressions, par exemple « ensauvagement de la nation », par exemple « grand remplacement », qui traditionnellement était confiné dans des discours de leaders ou de représentants de l'extrême droite et qui aujourd'hui semble plus accepté globalement et utilisé parfois par des acteurs qui ne relèvent pas de cette idéologie.   José Manuel Alvarez, le chef de la diplomatie espagnole, a appelé à la solidarité européenne juste avant la réunion de mardi 4 août. Est-ce que l'extrême droite rejette cette dimension de solidarité pour faire la promotion de ses propres idées ?   Je pense effectivement que c'est le cas. Et l'une des caractéristiques qui définit l'idéologie d'extrême droite, d'ailleurs, c'est notamment la conception inégalitaire de la société. L'inégalité, le fait de reconnaître qu'il y a des inégalités naturelles entre les individus, des inégalités culturelles, civilisationnelles. Et derrière cela, on a un programme d'action qui traditionnellement, effectivement, crée une certaine forme de discrimination entre les individus à partir de caractéristiques bien prédéterminées. Et donc c'est assez cohérent, finalement, que la solidarité ne soit pas au cœur du message de l'extrême droite. En tout cas, si on considère la solidarité au sens très large et pas simplement la solidarité au sein d'une même nation, d'une même ethnie ou d'une même civilisation, par exemple.  Pensez-vous que l'ampleur de la réaction s'explique aussi par l'opposition frontale de certains pays au programme ambitieux, en termes de politique migratoire, de Pedro Sanchez ?   Sans doute que ça joue certainement. Je pense que c'est un élément très fort dans le sens où on a ici finalement un symbole très important au niveau européen d'un gouvernement qui a contribué à régulariser récemment de manière massive – même si ce n'était pas la première fois – un grand nombre de personnes qui étaient en Espagne de façon illégale. Et on a par ailleurs le fait qu'on a ici un leader qui est l'un des derniers leaders de gauche européenne au pouvoir. Et donc on a un double symbole, d'une certaine manière, sur le plan de l'appartenance partisane et idéologique du leader espagnol, mais aussi sur le plan de sa mise en œuvre de certaines politiques publiques jugées – et en effet, on peut les considérer comme telles – comme plutôt de gauche, sur ce qu'elles témoignent, en tout cas en termes idéologiques. Il y a donc un symbole autour du fait que tout ceci se déroule en Espagne aujourd'hui.   À lire aussiCeuta: face à la pression des Européens, Sanchez dénonce une «violation de l'intégrité territoriale» espagnole * Auteur de « L'influence (in)visible : les partis populistes de droite radicale et la fabrique de politiques publiques en démocratie », éditions Peter Lang.

    Présidentielle au Brésil: «Faute d'alternative, Lula apparaît comme le meilleur candidat à gauche»

    Play Episode Listen Later Aug 2, 2026 6:06


    À l'occasion du Congrès du Parti des travailleurs au Brésil ce dimanche, Lula devrait annoncer sa candidature pour un quatrième mandat, une semaine après celle de Flavio Bolsonaro. Selon la presse brésilienne, la grande annonce, plus festive, devrait intervenir le 16 août. Le président brésilien, 80 ans, est bien placé dans les sondages. Pour en parler, RFI reçoit Hervé Théry, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et professeur à l'université de Sao Paulo. Auteur de Amazone - Un monde en partage, CNRS éditions. À lire aussiBrésil: «Lula est le seul candidat capable de rassembler la gauche et une partie du centre»

    Bande de Gaza: «Pour le Hamas, le désarmement n'est pas juste un acte, mais un processus politique plus large»

    Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 7:33


    Le Hamas consent au désarmement dans la bande de Gaza, mais le protocole comporte encore des failles susceptibles de faire voler l'accord en éclats. Pour en parler, RFI reçoit Thomas Vescovi, doctorant en science politique à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles. Membre du comité de rédaction de Yaani.fr et auteur de L'échec d'une utopie, une histoire des gauches en Israël, éditions La Découverte. À lire aussiDonald Trump annonce un accord pour le désarmement du Hamas et le retrait d'Israël de la bande de Gaza

    Espagne-Maroc: après l'afflux massif de migrants à Ceuta «l'appel de Meloni» relève du «fantasme migratoire»

    Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 7:07


    Crise migratoire sans précédent où quelque 50 000 migrants ont traversé ces derniers jours la frontière entre le Maroc et Ceuta, l'enclave espagnole située sur le continent africain, soit l'équivalent de « 70 % de la population locale », selon le président du gouvernement local de Ceuta, Juan Vivas. Plus de 37 500 migrants sont déjà rentrés au Maroc, a annoncé vendredi après-midi 31 juillet le gouvernement espagnol. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est rendu sur place et a dénoncé « une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne ». Plusieurs pays de l'Union européenne, l'Italie en tête, réclament l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen. Entretien avec Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l'université Jean-Moulin-Lyon-III, membre senior de l'Institut universitaire de France et de l'Institut Convergences Migrations.  RFI : Comment ont réagi les autorités marocaines face à l'afflux de personnes qui prenaient la direction de la frontière espagnole ?  Marie-Laure Basilien-Gainche : Dans un premier temps, les autorités marocaines se sont révélées très timides, très prudentes, n'ont manifesté ni de soutien, ni d'opposition. Et, depuis ce matin, elles ont réitéré leur volonté de collaborer avec les autorités de police espagnoles pour empêcher ces flux de migrants depuis le Maroc vers l'enclave de Ceuta. Comment analysez-vous cette réaction et ce changement dans la stratégie, dans la réaction des autorités marocaines ? Je ne m'explique pas le changement de position du Maroc. Je ne m'explique pas le silence initial. Je pense que c'est d'abord une position qui doit être établie par le roi et par le Conseil de direction, et ensuite il s'agit de relations diplomatiques entre le Maroc et l'Espagne qui sont ensuite révélées. C'est donc le temps de la mise en place des décisions et de la mise en place des décisions communes. À lire aussiEspagne: au moins 34 personnes meurent en tentant de rejoindre Ceuta, l'armée mobilisée face à l'afflux de migrants Les deux parties ont communiqué, ont assuré dans un premier temps travailler en coordination pour assurer le rapatriement dès que possible de toutes les personnes entrées illégalement à Ceuta ces derniers jours. On a appris il y a quelques minutes que 25 000 migrants sont repartis au Maroc. C'est le signe que cette coordination, elle marche pour le moment. Le fait que ces dizaines de milliers, essentiellement marocains, qui sont allés depuis le territoire marocain vers le territoire espagnol via la mer, soient maintenant rapatriés vers le Maroc, me paraissait évident vu les circonstances. Et c'est d'ailleurs une politique qui est menée par l'Espagne depuis très longtemps avec les « rechazos en la frontera », les rejets à la frontière qui sont très fréquents pour ce qui est des frontières terrestres. Pour ce qui était des frontières maritimes, il n'y avait pas de dispositif législatif permettant de les opérer pour les autorités espagnoles, mais la collaboration avec les autorités marocaines permet de réaliser le même effet, c'est-à-dire le renvoi des Marocains vers le territoire marocain le plus rapidement possible. Par le passé, Rabat a déjà utilisé la pression migratoire pour faire plier l'Espagne sur certains dossiers, comme en 2021, notamment. Est-ce que vous pensez que cette fois-ci, cela peut aussi être le cas ? On peut émettre des hypothèses. Bien sûr, on n'a aucune confirmation. Les relations qu'a pu avoir l'Espagne avec le Front Polisario, le rapprochement de l'Espagne avec l'Algérie sur la question du Sahara occidental, tous ces éléments pourraient indiquer un certain refroidissement des relations entre le Maroc et l'Espagne, qui pourrait expliquer peut-être le fait que les autorités marocaines ne se sont pas opposées au départ des migrants vers le territoire espagnol. Mais là, il s'agit uniquement d'hypothèses et de supputations. À lire aussiÀ Ceuta, un afflux de migrants sans précédent provoque l'affolement et un début de crise diplomatique On attendra, on a bien compris les réactions, notamment du côté marocain. Il y a aussi eu beaucoup de déclarations de la part des pays européens membres de l'Union européenne depuis hier. Est-ce qu'on peut dégager certaines tendances dans les réactions des pays de l'UE ? Les réactions, en fait, sont essentiellement celles de dirigeants de droite et d'extrême droite. Je pense en particulier à Giorgia Meloni qui veut se positionner comme chef de file de la droite et de l'extrême droite européenne et qui prend prétexte de tout élément, surtout migratoire, pour s'afficher comme celle qui soutient une politique migratoire et d'asile européenne la plus restrictive possible. Elle a donc affirmé que l'Espagne devait être suspendue de l'espace Schengen. On a de quoi être surpris puisque dans le régime de Schengen, il n'y a pas de dispositif de suspension d'un État membre. Il y a des mesures qui peuvent être prises, par exemple, lorsque la Commission fait une évaluation du mécanisme de Schengen. Elle peut relever, comme elle l'avait fait en Grèce en 2016, qu'il y a des négligences graves, et elle peut appeler les autorités à modifier leur mode de fonctionnement et les mesures qu'elles prennent pour qu'il y ait un contrôle des frontières extérieures qui soit plus solide et qui soit plus rigoureux. Mais je rappelle qu'en 2016, c'était la venue de 1 million de personnes qui était concernée. L'autre mesure qui est envisageable, c'est pour les États autres de l'Union européenne de restaurer les contrôles aux frontières intérieures. Pour rappel, beaucoup d'États membres ont restauré ces contrôles depuis 2015. Ils les ont renouvelés depuis lors. Donc, finalement, on a un espace de libre circulation qui n'en est pas un pour les ressortissants européens du fait de ces restaurations, des contrôles aux frontières intérieures. Donc, l'appel de Meloni est plus une manière symbolique de se positionner autour du fantasme migratoire et d'essayer d'affermir sa position de chef de file de la droite et de l'extrême droite au niveau européen. Est-ce que toutes ces réactions européennes, il y en a de nombreuses, signifient que ces pays européens ont peur de certaines répercussions quand même au vu de cette vague migratoire ? D'abord, ce n'est pas une vague. Ensuite, quelques dizaines de milliers de personnes, 60 000 personnes, qui sont toujours sur le territoire africain, qui ne sont pas du tout sur le territoire européen, et qui vont être rapatriées vers le Maroc. Ça n'aura aucune incidence sur l'Italie ou la Finlande. Donc, je ne vois pas pourquoi il y a cette émotion, si ce n'est qu'il y a la volonté de faire croire que le mythe du grand remplacement existe, alors que scientifiquement, il est prouvé qu'il n'existe pas. À lire aussiCeuta: face à la pression des Européens, Sanchez dénonce une «violation de l'intégrité territoriale» espagnole

    Cuba «mise sur le secteur privé pour» compenser «les entreprises étrangères qui quittent» l'île

    Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 6:47


    Cuba veut s'écarter du gouffre, alors que son économie pâtit de l'embargo imposé par les États-Unis qui a presque coupé l'île de toute liaison aérienne et provoque pénuries de carburant et coupures d'électricité. Le parlement cubain vient de décider d'ouvrir de nombreux secteurs aux acteurs privés : stations-service, pharmacies, installations portuaires, gestions de déchets, énergies renouvelables, entre autres. Un virage historique pour l'île communiste. Le décryptage de Jérôme Leleu, économiste spécialiste de Cuba. À lire aussiLes entreprises étrangères quittent Cuba sous pression américaine

    Investissements privés à la Fifa: «Des questions sur les liens politico-financiers entre l'entourage de Trump et Infantino»

    Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 6:57


    C'est la nouvelle idée de Gianni Infantino. La Fédération internationale de football (Fifa) a annoncé un projet de création d'une filiale chargée de gérer ses activités commerciales et d'ouvrir la porte aux investisseurs privés, promettant une manne de 10 milliards de dollars pour financer le développement du football. L'annonce du projet, qui serait par ailleurs lié à la famille élargie de Donald Trump, provoque l'inquiétude de nombreuses fédérations nationales ou continentales, avec en première ligne la fronde de l'UEFA. Analyse de Yassine El Yattioui, enseignant-chercheur à l'université Lumière Lyon II.  RFI : Concrètement, comment Gianni Infantino compte-t-il s'y prendre pour vendre des parts de la Coupe du monde à des acteurs privés ? Yassine El Yattioui : Selon le journal britannique The Times, qui a dévoilé le projet de la Fifa avant que l'instance ne communique officiellement, Gianni Infantino serait pressenti pour diriger lui-même ce fonds d'investissement privé à la fin de son mandat de la présidence de la Fifa, ce qui lui permettrait de gagner personnellement plusieurs dizaines de millions de dollars par an. On voit des intérêts personnels importants. Dans le cas de la Fifa, la question centrale, c'est celle de la position dominante, parce que la Fifa n'est pas une entreprise privée classique, mais contrôle l'un des produits les plus puissants du monde : la Coupe du monde. Cette compétition concentre une valeur économique importante avec les droits audiovisuels, les partenariats commerciaux, les prix des places également – qui ont fait polémique lors de la dernière édition américaine –, et le sponsoring et l'exploitation mondiale de la marque. Maintenant, le débat à propos de cette vente privée du plus grand tournoi sportif du monde porte sur un paradoxe, parce qu'une organisation à but non lucratif – c'est le statut officiel de la Fifa – est chargée de réguler le football mondial, mais détient aussi un monopole sur certains actifs économiques essentiels du football. On cherche à ouvrir une partie de ses revenus futurs à des investisseurs privés. Mais là, on s'interroge sur le risque d'une financiarisation excessive du bien sportif, parce que ce bien sportif possède une dimension culturelle et politique mondiale importante. Surtout que l'on approche du Mondial du centenaire, le prochain Mondial 2030, qui se déroulera sur deux continents [Europe avec l'Espagne et le Portugal, Afrique avec le Maroc, NDLR]*. En plus de ces objectifs économiques, y a-t-il une dimension politique ? Car une autre échéance importante approche : celle de l'élection du prochain président de la Fifa l'an prochain, à laquelle Infantino est candidat à sa propre succession... Absolument, et pour l'instant il est le seul candidat à sa succession, ce qui crée des problématiques sur l'opacité du fonctionnement organisationnel et sectoriel de la Fifa. Les candidats pour mettre à mal la candidature de Gianni Infantino, pour l'instant, ne se bousculent pas, et il bénéficie désormais de l'appui politique de Donald Trump. N'oublions pas que Gianni Infantino lui a attribué le premier prix Fifa de la paix, qui a fait également beaucoup de polémiques, quelques mois avant la Coupe du monde, surtout avec le conflit iranien. Cela pose des questions sur les liens politico-financiers entre l'entourage de Donald Trump et Gianni Infantino. N'oublions pas que Sepp Blatter, l'ancien président de la Fifa au début des années 2000, avait déclenché beaucoup de polémiques sur le plan de la corruption et sur le plan de la financiarisation privée. Mais là, on atteint encore un autre stade. À propos de ces liens entre Gianni Infantino et Donald Trump, selon des informations de presse, cette opération de vente à des acteurs privés de parts de la Coupe du monde inclurait des proches du président américain. Il y a eu beaucoup de réactions depuis ces annonces, notamment de la part de l'UEFA, de nombreux pays européens, même de l'Union européenne. A-t-on déjà vu une opposition aussi frontale à la Fifa ? On l'a vu récemment avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne en 2023 concernant le projet de la Super Ligue, un projet de compétition privée afin de concurrencer la Ligue des champions. Elle a été menée surtout par le président du Real Madrid, Florentino Perez, ainsi que d'autres grands clubs européens, pour avoir plus de droits télé et des opportunités économiques croissantes par rapport à la Ligue des champions. L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne a constitué un moment historique, parce que la Cour n'a pas donné raison au projet de Super Ligue, tout en rappelant que des organisations comme l'UEFA doivent respecter les principes du droit européen, de la concurrence et ne peuvent pas disposer d'un pouvoir discrétionnaire pour autoriser ou interdire des compétitions. Est-ce que cela va arriver désormais jusqu'au plan judiciaire supranational ? Si le projet est officialisé par un communiqué officiel de la Fifa, cela peut avoir des tournures très importantes, même sur le plan politico-judiciaire. Pensez-vous que cela peut donner lieu à des boycotts de la part de certaines sélections sur les prochaines compétitions ? C'est possible, mais malheureusement, le boycott d'une Coupe du monde – par exemple, la prochaine Coupe du monde 2030 – par des fédérations internationales ou des fédérations nationales serait extrêmement difficile. Parce que cette compétition possède une puissance symbolique et économique incomparable. Il y a également le sponsoring. Rappelons par exemple que Nike, qui est donc l'équipementier de l'équipe de France, pour donner une illustration, paye plus d'une vingtaine de millions d'euros par an pour vendre les maillots de l'équipe de France et être l'équipementier officiel. Si la Fédération française boycotte la prochaine Coupe du monde, elle se privera de toutes ses recettes de sponsoring, de billetterie, de droits télé, etc. * Outre l'Espagne, le Portugal et le Maroc, la Coupe du monde 2030 verra aussi trois matches se tenir en Argentine, au Paraguay et en Uruguay. À lire aussi«Une attaque contre le football»: la Fifa veut faire appel à des investisseurs privés et suscite un tollé

    Incendies en France: «Le coût peut représenter plusieurs centaines de millions, voire de milliards d'euros»

    Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 6:04


    Depuis le début de l'année, plus de 116 000 hectares ont brûlé en France. Les violents incendies qui ont ravagé ces derniers jours 42 000 hectares, rien qu'en Gironde, ont fait exploser le bilan du désastre économique. Les assureurs s'attendent à une facture non négligeable. Outre les maisons, des entreprises et des exploitations agricoles sont parties en fumée. La Chambre de commerce et d'industrie française estime que 60 000 personnes évacuées ne peuvent pas bénéficier du chômage partiel, ni se mettre en télétravail. Le décryptage de Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco. À lire aussiLa violence des incendies aura un impact psychologique important sur les évacués, s'alarme un psychiatre

    La «situation explosive» en Cisjordanie occupée est «une manière pour Netanyahu de reprendre la main»

    Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 6:34


    La Cisjordanie occupée a connu un nouveau week-end de violences après des affrontements meurtriers entre Palestiniens et colons israéliens, vendredi 24 juillet, dans la localité de Tell. Ces violences continueront de s'aggraver sans action forte du gouvernement israélien. Et cela n'a rien d'anodin à quelques semaines des élections législatives anticipées, que Benyamin Netanyahu espère bien remporter. La violence des colons a fortement augmenté depuis l'entrée en fonction du gouvernement israélien actuel, avec une reprise particulièrement marquée en mars et avril 2026, pendant la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, dont le dernier ouvrage, Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, a été publié aux éditions JC Lattès. RFI : Depuis vendredi 25 juillet et ces affrontements mortels entre colons et habitants du village de Tell, à quoi ressemblent concrètement les représailles menées par l'armée et les colons dans le nord de la Cisjordanie occupée ? Denis Charbit : Il faut dire que la situation est dégradée depuis octobre 2023. L'attention de l'armée israélienne s'est tournée vers la bande de Gaza, vers l'Iran, vers le sud du Liban. D'une certaine manière, la Cisjordanie a été un peu livrée aux mains des colons, qui ont pénétré à de nombreuses reprises dans des villages sans qu'il y ait de représailles particulières. Au contraire, les Palestiniens réclamaient que l'armée soit présente et fasse respecter l'ordre public, puisque c'est sa mission depuis 1967. Cette fois, on a franchi une étape de plus. Des colons sont en excursion mais ne préviennent pas l'armée. La situation a dégénéré et, cette fois-ci, abouti à la mort de deux Israéliens et de quatre Palestiniens. Bien entendu, pour les autorités militaires, c'est la preuve que la prise en charge par les colons de la situation peut conduire à des actes de ce genre. Comme vous l'avez dit, le fait qu'on soit dans une conjoncture électorale conduit Benyamin Netanyahu à prendre les devants puisque, en quelque sorte, tout ce qu'il fait depuis le 7-Octobre, c'est de dire : « Je n'ai pas prévu le 7-Octobre, mais maintenant, à chaque fois, dans chaque région, Gaza, Liban, Iran ou la Cisjordanie, je suis là, je suis présent et je déploie immédiatement des forces militaires. » À un moment où l'armée israélienne a du mal à mobiliser les réservistes parce qu'ils sont dispersés sur tous les fronts – c'est rare que les soldats réservistes soient dispersés ainsi –, on se demande si ce n'est pas plus une manœuvre électorale. D'autant que, bien évidemment, pour des raisons de coalition, Benyamin Netanyahu est empêché, d'une certaine manière, de montrer un visage plus ferme à l'égard de ces colons qui, encore une fois depuis trois ans, ont pour ainsi dire maîtrisé la situation aux dépens de l'armée qui est apparue soit complice, soit marginalisée, soit hors-jeu, et que, par cette opération, Benyamin Netanyahu entend rétablir. Pourquoi Benyamin Netanyahu insiste-t-il sur cette politique en Cisjordanie occupée ? Est-ce notamment dû à la présence au gouvernement de deux ministres d'extrême droite – Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir –, favorables aux colonies en Cisjordanie occupée ? Tout à fait. Sur le plan de l'aide aux colons, Benyamin Netanyahu était sur la même longueur d'onde que Bezalel Smotrich. Là-dessus, il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre eux. En revanche, sur le laxisme vis-à-vis des colons lorsqu'ils prennent les choses en main et qu'ils font des descentes sans réaction militaire significative, cela commence à toucher une partie de l'électorat du Likoud, qui est certes favorable aux implantations, mais qui entend néanmoins bien faire comprendre que l'autorité militaire est la première des autorités et que les colons doivent s'y soumettre. C'est donc une partie assez redoutable que Benyamin Netanyahu mène aujourd'hui puisque, d'un côté, il doit protéger les colons, mais de l'autre, il doit rappeler que l'autorité militaire est la seule qui doit être entendue. Il le fait bien sûr aux dépens des Palestiniens. C'est d'autant plus troublant ou inquiétant que les potentielles insurrections palestiniennes organisées semblent relativement faibles, là où cela peut dégénérer si, finalement, l'armée finissait par toucher des civils. La situation est effectivement explosive, mais du point de vue de l'autorité de Benyamin Netanyahu, quand il y a une opération militaire, pour lui, c'est une manière de reprendre la main, alors qu'il est accusé depuis trois ans d'ouvrir de multiples fronts et de ne jamais parvenir à en refermer une bonne fois pour toutes. Cette politique de Benyamin Netanyahu est-elle soutenue dans la population israélienne ? C'est difficile [à dire] parce que l'opération n'a pas véritablement commencé. Mais disons que oui, le rétablissement n'est pas quelque chose qui scandaliserait les Israéliens. La crainte, c'est de se retrouver avec un front beaucoup plus violent que celui qu'il a été depuis trois ans, c'est-à-dire une réaction palestinienne beaucoup plus vive que celle qui, ces trois dernières années, a été relativement contenue. Est-ce que l'ouverture de cette opération pourrait avoir comme conséquence la mobilisation des Palestiniens et un front beaucoup plus embrasé qu'il ne l'a été jusqu'à présent ? C'est cela qui est en jeu dans cette opération décidée ce lundi 27 juillet. À lire aussiCisjordanie occupée: situation extrêmement tendue dans le territoire après les violences de Tell

    «La riposte au sida est fortement fragilisée en ce moment», selon Anne-Claire Guichard

    Play Episode Listen Later Jul 26, 2026 6:17


    La 26e conférence internationale sur le sida débute aujourd'hui à Rio. Dirigeants, experts sont réunis au Brésil pour poursuivre le combat contre cette maladie. Et il y a eu beaucoup d'avancées depuis des années dans cette lutte. Mais la situation reste fragile en raison notamment de la baisse des financements internationaux, des inégalités persistantes et des atteintes aux droits humains. Anne-Claire Guichard, conseillère en matière de politique et de rapports à l'Onusida, analyse la situation. 

    Incendies en France: la monoculture de pins, «une épée de Damoclès» pour les forêts

    Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 5:20


    La France et l'Espagne traversent une saison d'incendies de forêt particulièrement intense, alimentée par la sécheresse, les températures élevées et les vents soutenus. Mais les conditions météorologiques n'expliquent pas tout. La composition même de certaines forêts, dominées par des monocultures de pins, favorise aussi la propagation rapide des flammes. Éclairage avec Christelle Hely Alleaume, directrice d'études à l'École pratique des hautes études, basée à Montpellier à l'Institut des Sciences de l'évolution, coautrice du livre Feux de végétation, comprendre leur diversité et leur évolution (éditions Quae, 2022).  À lire aussiEN DIRECT – Incendies en France: près de 98 000 hectares brûlés sur le territoire, un «record historique»

    Blocus naval par les Houthis: «Le détroit de Bab el-Mandeb est aussi important que celui d'Ormuz»

    Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 7:16


    Le conflit au Moyen-Orient s'étend à de nouveaux horizons, en effet un nouveau front s'est ouvert cette semaine en mer Rouge où les Houthis du Yémen, des miliciens chiites alliés de l'Iran, ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite et un blocus contre les navires saoudiens en ‌mer Rouge. Qu'est-ce que ce nouveau front du détroit de Bab el-Mandeb peut changer à la guerre ? Quelles conséquences sur le trafic maritime mondial ? Éléments de réponse avec Franck Mermier, directeur de recherches émérite au CNRS, ancien directeur du Centre français d'études yéménites à Sanaa, auteur du livre Yémen. Écrire la guerre (éditions Classiques Garnier). 

    Inde: «Les images de violence policière contre les manifestants ont suscité une vague d'indignation»

    Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 7:37


    Reprenant une insulte d'un juge de la Cour suprême, des étudiants indiens ont lancé fin mai le « parti des cafards ». Désormais, des manifestations se déroulent tous les jours pour réclamer la démission du ministre de l'Éducation suite à des fuites massives lors d'un examen de médecine. Le mouvement, qui prend de l'ampleur de jour en jour, a notamment reçu le soutien du chef de l'opposition Rahul Gandhi. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, s'est quant à lui prononcé pour la première fois aujourd'hui sur ce sujet. Entretien avec Sylvia Malinbaum, chercheuse, responsable de la recherche sur l'Inde et l'Asie du Sud à l'Institut français des relations internationales (Ifri).   RFI : Narendra Modi a donc fini par réagir, promettant que les responsables de ces fuites aux examens seront jugés. Le Premier ministre était-il obligé de sortir du silence ?  Sylvia Malinbaum : Alors, je dirais qu'il y a eu un tournant dans ce mouvement, puisque le mouvement ne date pas de la mi-mai. Initialement, c'était un mouvement viral sur les réseaux sociaux. Et puis, progressivement, il s'est aussi transformé en un mouvement de manifestation physique avec plusieurs milliers d'étudiants qui occupaient certains lieux à Delhi, notamment la place Jantar Mantar, et dans d'autres villes d'Inde. Et en début de semaine, on a assisté à des images choquantes de violences policières avec des policiers qui ont cherché à faire sortir les manifestants de cette place. Et ça s'est accompagné notamment de violences avec l'usage de gaz lacrymogènes, l'usage aussi de matraques, et ces images-là ont suscité une vague d'indignation importante en Inde, avec derrière un certain nombre de ralliements, dont des personnalités influentes, que ce soit des stars de Bollywood, des personnalités sportives qui ont affiché leur soutien au mouvement. Et puis également des personnalités de l'opposition, notamment Rahul Gandhi qui est venu soutenir le mouvement, qui s'est lui-même déplacé. Donc ça devenait effectivement difficile de garder le silence sur ce mouvement qui aujourd'hui rassemble près d'une centaine de milliers d'étudiants. Donc, le Premier ministre a effectivement tweeté en disant qu'il allait mettre en place des tribunaux accélérés pour garantir des sanctions rapides et sévères contre les personnes qui étaient impliquées dans la fuite des sujets d'examen, qui est quand même la revendication phare du mouvement. Mais enfin, ça reste une réponse, comme je le disais, assez tardive et quand même assez modeste face à l'ampleur du mouvement. Et le « parti des cafards » réclame aussi autre chose, il a fait du départ du ministre de l'Éducation sa priorité. Et même plus largement, il demande aussi des réformes, notamment dans le secteur de l'éducation et pour l'emploi des jeunes. Exactement. Alors le détonateur du mouvement, ce sont effectivement les propos du président de la Cour suprême de l'Inde, la plus haute instance juridique du pays, qui avait comparé les jeunes Indiens au chômage à des cafards. Mais sur le fond, ce qui a vraiment nourri cette colère des étudiants, ce sont effectivement des scandales répétés de fuites des sujets d'examens. Dans les grands concours publics nationaux et notamment en mai, il y a eu un grand concours de médecine qui a rassemblé près de 2 millions d'étudiants, qui a dû être annulé et reporté parce qu'on savait que les sujets avaient fuité. Et ça, c'est un sujet difficile. Il y a eu beaucoup d'étudiants en détresse, notamment une vague de suicides suite à cette annonce, puisqu'il faut savoir quand même que, en Inde, on a aujourd'hui assez peu d'opportunités économiques, notamment pour les emplois de qualité. Et donc les concours publics sont quand même une des voies, je dirais, honnêtes d'accès à ces emplois dans un contexte où quand même 40 % des jeunes diplômés sont au chômage. Donc, il y a une vraie crise de confiance dans le système éducatif dans son ensemble, qui est perçu comme corrompu. Et effectivement, la première revendication de ce mouvement des « cafards » aujourd'hui, c'est la démission du ministre de l'Éducation. Mais aujourd'hui, c'est une option qui n'a pas été mise sur la table par le gouvernement de Narendra Modi. D'ailleurs, le Premier ministre, qui est au pouvoir depuis 2014, est-ce qu'il a déjà eu à gérer une contestation de ce type et de cette ampleur par le passé ? Alors, il y a déjà eu par le passé certaines manifestations, notamment des manifestations contre la corruption, des manifestations aussi des agriculteurs. Mais là je dirais quand même qu'on est sur un format de manifestation assez inédit. D'abord parce que ça touche des étudiants, qui ont aussi une forme de soutien populaire dans la population indienne, parce qu'on touche à un sujet extrêmement sensible, c'est quand même l'intégrité du processus de sélection dans les concours nationaux. Donc, il y a beaucoup de familles qui sont touchées par le sujet. Et puis aussi parce que, derrière ce sujet de l'éducation, en réalité, il y a une crise de confiance qui est quand même beaucoup plus large. Ce « parti des cafards » a notamment publié un manifeste en ligne qui est en plusieurs points, et il critique un certain nombre de dysfonctionnements, notamment du système judiciaire, qui a aussi été entaché par des soupçons de corruption, avec des tribunaux qui sont quand même très engorgés. Crise de confiance aussi dans le processus électoral, il dénonce aussi l'indépendance des médias avec une concentration croissante des médias aux mains de grands conglomérats proches du pouvoir. Donc, en fait, on a une remise en cause du système politique dans son ensemble. Le « parti des cafards », ce n'est pas vraiment un parti politique en tant que tel. Est-ce que pour autant vous pensez que ça peut le devenir ? Est-ce que ces revendications peuvent aller au-delà des contestations dans la rue et sur les réseaux sociaux ? Alors pour l'instant, on parle plutôt d'un mouvement de contestation que d'un parti politique qui effectivement est structuré en bonne et due forme. Il y a aujourd'hui une volonté en interne. Il n'y a pas de leader du mouvement, ce qui rend difficile aussi une structuration. Il y a des porte-parole, il y a un fondateur. Et puis il y a une volonté aussi de rester apolitique, c'est-à-dire que c'est un mouvement qui ne se dit pas anti ou pro congrès. Il y a une action aujourd'hui non-violente, on le voit dans la rue, notamment par ces manifestations pour arriver à faire porter ces revendications. Mais on n'est pas encore réellement sur la structuration d'un parti politique. Alors, ce qui est intéressant maintenant, c'est effectivement le soutien qu'ont apporté au mouvement certains membres de l'opposition, et notamment certains parlementaires du Parti du Congrès, qui sont descendus dans la rue, qui ont manifesté, y compris devant la résidence personnelle de Narendra Modi. Certains se sont d'ailleurs fait emmener par la police. Rahul Gandhi et sa sœur, du Parti du Congrès, qui sont un peu les chefs de file de l'opposition.   À lire aussiInde: le «parti des cafards» maintient la pression sur le gouvernement en occupant le centre de New Delhi

    Ukraine: «Mykhaïlo Drapatyi a une vision plus horizontale de l'armée»

    Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 8:04


    Suite à plusieurs jours consécutifs de manifestation, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a décidé de limoger le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, très décrié au sein de la population. Un autre général, Mykhaïlo Drapatyi, prend désormais sa place. Entretien avec Tetyana Ogarkova, journaliste, politiste, responsable du département international d'Ukraine Crisis Media Center et fondatrice du podcast L'Ukraine, face à la guerre. À lire aussiUkraine: face aux manifestations, Volodymyr Zelensky nomme un nouveau commandant en chef de l'armée

    Liban: «Les Américains poussent pour que l'armée libanaise puisse se déployer» au sud du pays

    Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 6:25


    Le président américain Donald Trump reçoit ce mardi 21 juillet à Washington son homologue libanais, Joseph Aoun. Un accord-cadre a été acté, sous l'égide des États-Unis, entre le Liban et Israël le mois dernier, prévoyant le désarmement du Hezbollah, soutien de l'Iran, ainsi que le retrait israélien afin de permettre le déploiement de l'armée libanaise. Ce mardi matin, les forces libanaises ont commencé à investir un village du sud du Liban dans une « zone pilote ». Entretien avec Anthony Samrani, co-rédacteur en chef au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, auteur de Vu du Liban, la fin d'un pays, la fin d'un monde ? (édition Gallimard, collection Tracts, 2024)   À lire aussiLiban: une première phase de l'accord sur le sud du pays lancée avant la rencontre Trump-Aoun À lire aussiEN DIRECT – Moyen-Orient: l'armée libanaise accuse Israël d'avoir tiré près de ses troupes dans les «zones pilotes»

    Royaume-Uni: «La décentralisation fait partie des grands projets d'Andy Burnham»

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 6:28


    L'ancien maire de l'agglomération de Manchester, Andy Burnham, a pris officiellement ses fonctions de chef du gouvernement britannique ce lundi 20 juillet. Il succède à Keir Starmer après la démission de ce dernier. Entretien avec Thibaud Harrois, maître de conférences en Civilisation britannique contemporaine à l'université Sorbonne Nouvelle, co-auteur avec Pauline Schnapper de From Cool Britannia to Brexit (éditions Routledge). 

    Maria Grazia-Barba: lorsqu'«un site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, il est surexposé»

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 6:16


    Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se réunit à partir de dimanche 19 juillet à Busan, en Corée du Sud, et pour dix jours. Une 48e session qui rassemble les 196 États membres de l'organisation onusienne. Elle doit permettre, entre autres, d'examiner la trentaine de nouvelles candidatures souhaitant rejoindre la célèbre liste du patrimoine mondial, comme l'explique Maria Gravari-Barbas, architecte-professeure de géographie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directrice de l'Équipe interdisciplinaire de recherche sur le tourisme (Eirest), coordinatrice de la chaire Unesco Culture-Tourisme-Développement.

    Centres de données aux États-Unis: «Leur démesure vient impacter beaucoup les habitants»

    Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 6:44


    C'est une mobilisation qui a commencé à bas bruit, mais qui commence à prendre une dimension nationale aux États-Unis : le mouvement anti-data center, ces centres de données qui gagnent du terrain partout dans le monde, censés stocker des volumes considérables d'informations. Samedi 18 juillet, des manifestations sont organisées dans 37 États pour dénoncer l'installation de ces infrastructures. Cécile Diguet, urbaniste et chercheuse sur l'impact des data centers à Studio Dégel, parle de cette contestation.

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