Invité de la mi-journée

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Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.

Rfi - Edmond Sadaka


    • Jun 11, 2026 LATEST EPISODE
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    «Les Gazaouis ont aussi souffert de la manière de gouverner du Hamas», explique la chercheuse Laetitia Bucaille

    Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 7:22


    Les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit du 10 au 11 juin. Et l'Iran a, de son côté, visé des bases militaires américaines dans des pays du Golfe et fermé complètement le détroit d'Ormuz. La Turquie et la Russie leur demandent d'arrêter ces attaques et de reprendre des négociations. Des discussions sont prévues pour parler de l'avenir de Gaza, avec le Hamas comme interlocuteur principal. Le mouvement multiplie les exécutions, les violences, les humiliations pour éliminer ses opposants et contrôler Gaza, selon une commission d'enquête des Nations unies. Entretien avec Laetitia Bucaille, professeure de sociologie politique à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), auteure de Gaza, quel avenir ? (éditions Stock).   À lire aussiLa branche armée du Hamas confirme la mort de son tout nouveau chef dans une frappe israélienne à Gaza

    Mondial 2026: «La Fifa se dédouane lâchement en abandonnant l'arbitre somalien Omar Artan», dénonce Joseph-Antoine Bell

    Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 6:45


    À la veille du début du Mondial 2026, les tensions se multiplient autour de la stricte politique migratoire américaine, embarrassant la Fédération internationale de football (Fifa) qui a expliqué qu'elle « n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte, y compris dans l'octroi des visas ». L'arbitre somalien Omar Artan, désigné meilleur arbitre africain en 2025, a été refoulé à son entrée aux États-Unis, en dépit d'un visa accordé. La Somalie, dont les citoyens sont frappés d'une interdiction de voyage aux États-Unis par l'administration de Donald Trump, a défendu « l'intégrité » de son arbitre, assurant que celui-ci disposait d'un visa en règle. Entretien avec le célèbre ancien gardien camerounais et consultant sportif Joseph-Antoine Bell.   À lire aussiMondial 2026: un arbitre somalien refoulé à son arrivée aux États-Unis   À lire aussiNotre dossier spécial Coupe du monde 2026

    Le Pentagone accuse Alibaba, Baidu et BYD de travailler avec l'armée chinoise

    Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 7:12


    Pékin a demandé aux États-Unis de mettre fin aux pressions sur les entreprises chinoises, après la publication par le ministère américain de la Défense d'une liste de compagnies travaillant avec l'armée de Chine. Cette liste contient des firmes chinoises impliquées dans le développement de l'intelligence artificielle (IA), dont Alibaba, Baidu et BYD. Les entreprises chinoises ont brandi la menace de contentieux. Les liens entre entreprises privées et département de la Défense sont pourtant largement pratiqués aussi aux États-Unis. Entretien avec Benjamin Bürbaumer, maître de conférences en sciences économiques à Sciences Po Bordeaux et auteur de Chine-États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation (éditions La Découverte).

    Accord entre l'Iran et les États-Unis: «Ceux qui ont le mot final, ce sont les Gardiens de la Révolution»

    Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 7:18


    Israël a riposté tôt ce lundi 8 juin à de premières salves de missiles lancées par l'Iran qui ont visé un site pétrochimique et deux bases aériennes. L'Iran avait prévenu d'une réponse « décisive et douloureuse » après les attaques israéliennes dans la banlieue de Beyrouth survenues la veille. Donald Trump a exhorté l'Iran et Israël à cesser de tirer « immédiatement », après la reprise des attaques directes entre les deux pays pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois. Après ces attaques réciproques, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes conditionnée à l'arrêt des attaques de l'État hébreu dans le sud du Liban. Pourquoi une reprise du conflit maintenant et quelle est la stratégie de l'Iran ? L'analyse de Maneli Mirkhan, experte en relations internationales, spécialiste de l'Iran et cofondatrice de l'association Dorna. À lire aussiEN DIRECT – Moyen-Orient: Israël rejette les conditions de l'Iran et «continuera d'agir» au Liban contre le Hezbollah

    Léon XIV en Espagne: «Si la pratique baisse, la culture religieuse reste très présente»

    Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 7:18


    Voyage apostolique du pape Léon XIV dans une Espagne profondément transformée, polarisée et sécularisée. Entretien avec Cyril Trépier, géographe, spécialiste de la politique espagnole et de l'indépendantisme catalan et chercheur à l'Institut français de géopolitique de l'université Paris 8.   À lire aussiLéon XIV en visite en Espagne pour la première visite d'un pape dans le pays depuis quinze ans

    «Les remarquables progrès de l'industrie de la défense turque intéressent beaucoup l'Afrique»

    Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 7:09


    Le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie et ensemble, ils ont promis de renforcer leur coopération, notamment en matière de défense, à l'heure où la Turquie assoit sa présence au Sahel et l'influence russe s'effrite après les défaillances de l'Africa Corps. Ankara est le fournisseur clé de drones armés pour les pays sahéliens, équipement crucial pour la lutte contre les jihadistes dont les violences endeuillent la région depuis une décennie. L'analyse de Bayram Balci, chercheur au Ceri-CNRS à Sciences Po et co-auteur de La Turquie en Afrique de l'Ouest : les ressorts d'une influence entre diplomatie, religion et réseaux, publié par Les Études du Ceri.  À lire aussiLa Turquie et le Niger renforcent leurs relations à l'occasion de la visite à Ankara du président Tiani

    Accord sur la minorité hongroise d'Ukraine: «Important pour Kiev le soutien de Budapest à son adhésion à l'UE»

    Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 7:52


    Le Premier ministre hongrois a annoncé mercredi 3 juin 2026 un « accord historique » avec Kiev sur les droits de la minorité hongroise vivant en Ukraine. Depuis longtemps, les deux pays s'opposent au sujet des quelque 100 000 Hongrois qui vivent dans la région occidentale ukrainienne de Transcarpatie. C'est l'une des raisons qui ont poussé Budapest à s'opposer à la candidature de Kiev à l'adhésion à l'Union européenne. Viktor Orban a mis l'Ukraine en colère en s'opposant systématiquement à son adhésion et en bloquant les plans d'aide de l'UE. Éclairage de Laure Neumayer, professeure de sciences politiques à l'université de Picardie Jules Verne et autrice de plusieurs articles sur l'Europe centrale et la Hongrie. À lire aussiLa difficile ré-démocratisation de la Hongrie

    Ukraine-Russie: face au coût «insoutenable» de la guerre, Vladimir Poutine pris en étau?

    Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 7:49


    Les bombardements de la Russie contre l'Ukraine sont quotidiens... et Kiev intensifie aussi ses frappes contre Moscou. Un panache de fumée était visible au-dessus de Saint-Pétersbourg, mercredi 3 juin, à l'ouverture du traditionnel forum économique international organisé tous les ans par la Russie. Sur le front, l'armée russe ne progresse plus depuis plusieurs semaines et les dépenses militaires la menacent de faire exploser le budget de Vladimir Poutine. Plusieurs hauts responsables mettent en garde le gouvernement russe contre le coût croissant de la guerre qui étrangle les finances publiques. Entretien avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique et chercheur associé au think tank Euro Creative, auteur de  La guerre hybride en Ukraine : quelles perspectives ? (éditions du Cygne). À lire aussiRussie: le forum de Saint-Pétersbourg s'ouvre sur fond d'attaque de drones

    IA: l'introduction en bourse d'Anthropic «va donner le baromètre de l'intérêt du grand public pour ces valeurs technologiques»

    Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 7:30


    L'entreprise Anthropic, créateur du modèle Claude, a annoncé le 1er juin 2026, après une nouvelle levée de fonds record, qu'elle avait déposé un projet confidentiel pour une entrée en bourse. Une démarche qui risque de chambouler tout le secteur de l'intelligence artificielle (IA). La montée en puissance de la start-up de San Francisco, connue pour son développement axé sur les outils professionnels et une image de sécurité, et dont la valorisation a quasi triplé en trois mois, repose sur un pari : livrer l'IA générative en priorité aux entreprises. Entretien avec l'économiste du numérique Julien Pillot, enseignant-chercheur à l'Inseec Grande École.

    La prise du château de Beaufort, au Liban, «une victoire symbolique» et «une opération de communication» pour Israël

    Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 8:09


    L'armée israélienne mène son incursion la plus profonde au Liban depuis deux décennies et menace encore d'attaquer la banlieue sud de Beyrouth. Les déplacés sont chaque jour plus nombreux. La prise de la forteresse de Beaufort est une carte supplémentaire pour faire pression sur le gouvernement libanais durant les négociations directes, qui doivent reprendre à Washington les 2 et 3 juin. Mais c'est un traumatisme pour beaucoup de Libanais, car le drapeau israélien a déjà flotté 18 ans sur les lieux pendant la précédente occupation du sud du pays. Entretien avec Nadim Houry, directeur exécutif du think tank Arab Reform Initiative et avocat international. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: Israël s'empare du château de Beaufort au Liban, un «tournant décisif» selon Netanyahu

    Présidentielle en Colombie: «Abelardo de la Espriella a des chances très sérieuses d'y arriver»

    Play Episode Listen Later May 31, 2026 5:35


    En Colombie, les bureaux de vote ouvrent dans moins d'une heure pour le premier tour de la présidentielle. Le précédent scrutin de 2022 avait vu la gauche accéder au pouvoir. Une première dans l'histoire du pays dont la Constitution ne permet pas au sortant, Gustavo Petro, de se représenter. C'est donc son dauphin qui a pris le relais. Le sénateur et philosophe Ivan Cepeda en tête dans les sondages, suivi par le candidat d'extrême droite Abelardo de la Espriella, et enfin la sénatrice de droite traditionnelle, Paloma Valencia, vient compléter ce tableau. Pour en parler, nous recevons Jacobo Grajales, maitre de conférences en science politique à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Sommet de Porto sur la «remigration»: «Il s'agit d'un terme plutôt poli pour parler d'expulsions de masse»

    Play Episode Listen Later May 30, 2026 6:44


    Direction le Portugal où se tient à Porto la conférence sur la « remigration » organisée par des groupes d'extrême droite européens. Le but est de promouvoir l'expulsion de masse des immigrés. Pour en parler, nous recevons Marta Lorimer, professeure à l'université de Cardiff et spécialiste de l'extrême droite. Auteure de Europe as ideological resource: European integration and far right legitimation in France and Italy, Oxford University Press.

    Bande de Gaza: «Le gouvernement israélien veut faire en sorte que les Gazaouis, épuisés, partent»

    Play Episode Listen Later May 29, 2026 6:51


    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu souhaite que son pays occupe 70% de la bande de Gaza, avec pour effet de confiner les Gazaouis à un fragment de territoire encore plus réduit. À l'intérieur de la zone délimitée par la « ligne jaune », Israël a rasé à l'aide de bulldozers la plupart des immeubles qui n'avaient pas été détruits par les bombardements. L'analyse de la stratégie et l'objectif final d'Israël avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, président honoraire de l'IReMMO, co-auteur du livre Atlas du Moyen-Orient, éditions Autrement.    RFI : Nous allons d'abord revenir avec vous sur les dernières déclarations du Premier ministre israélien à propos de Gaza. Contrairement au Liban, il y a un cessez-le-feu qui a permis de faire baisser le nombre d'attaques et donc de victimes. Mais Israël poursuit quand même des frappes et des opérations de manière quasi quotidienne dans l'enclave. Ça fait des mois, et l'armée israélienne avance petit à petit, puisqu'au moment du cessez-le-feu en octobre dernier, l'armée était censée contrôler 53% du territoire. Actuellement, elle a la main sur plus de 60%. Comment est-ce que ce contrôle est réparti à Gaza ?  Jean-Paul Chagnollaud : Je crois que c'est comme un système d'étouffement progressif puisque, comme vous l'avez dit, on est supposé être à 50%. Là, l'objectif de Netanyahu est d'avoir le contrôle de 70% de la bande de Gaza, dont il faut rappeler tout de même qu'elle fait environ 360 kilomètres carrés. Si cette offensive a lieu, et je crains qu'elle ait lieu très prochainement, ça veut dire qu'un tiers de cette superficie serait réservé à deux millions de gens qui sont dans le dénuement le plus total. La question, c'est de savoir où veut en venir Israël. Et moi, mon hypothèse depuis le début, c'est qu'en fait le gouvernement, ce gouvernement de droite et d'extrême droite, veut faire en sorte que les Gazaouis, épuisés, partent. Je crois qu'il y a derrière cela un projet de nettoyage ethnique. Et d'ailleurs, à plusieurs reprises ces dernières semaines, ces derniers mois, il a été annoncé comme tel. Car qu'est-ce que ça signifie d'attaquer à nouveau une zone sur laquelle il n'y a plus aucune menace sérieuse, évidemment, de la part du Hamas qui est à peu près exsangue contre l'armée israélienne qui a tous les moyens, qui tient tout à tous égards et qui par ailleurs, je le rappelle, empêche les ONG humanitaires de venir sur ce territoire ? Les limitations sont draconiennes et par conséquent, les conditions de vie de ces deux millions de Palestiniens sont tout simplement épouvantables.  Pousser les Palestiniens à partir, c'est ce que vous nous dites. Au moment où Benyamin Netanyahu a fait cette annonce hier, on a entendu quelqu'un dans la foule dire 100 % lorsque lui a parlé de 70 % du territoire. Et le Premier ministre israélien a réagi en disant : « Allons-y par étapes. » Est-ce que l'objectif final, ce serait 100 % sous contrôle de l'armée israélienne ou ça n'est pas nécessaire pour parvenir à l'objectif que vous évoquiez à l'instant ?  Ecoutez, je crois que si c'était à 100%, ça voudrait dire quoi ? Ils l'ont déjà, le 100%. Parce qu'en réalité, qu'est-ce qui peut menacer l'armée israélienne qui encercle complètement ces deux millions de Palestiniens dans laquelle il y a encore, c'est vrai, quelques agents du Hamas ? Ce n'est en aucune manière une menace pour l'armée israélienne. Tout ceci, pour le comprendre, il faut se demander ce qu'ils veulent faire. C'est pas simplement le contrôle de la bande - ils l'ont déjà. Il faut quand même être clair, les ONG le disent tous les jours, mais ça veut dire donc qu'ils veulent s'en débarrasser, faire en sorte d'expulser d'une manière ou d'une autre les Gazaouis qui s'y trouvent. Je ne vois pas d'autres raisons. Qu'est-ce qu'il reste aujourd'hui aux deux millions de Gazaouis ? L'horizon, c'est la mer, puisqu'ils étaient déjà entassés sur la bande de Gaza, qui est déjà un tout petit territoire, et maintenant 30% [du territoire]. Et comme vous le dites, on pourrait aller encore plus loin. Donc, il faut réfléchir à ce que ça signifie. Pour ma part, ce projet existait depuis plusieurs mois, il n'a jamais été véritablement abandonné - qu'une partie des Gazaouis partent « de leur plein gré et n'ayant plus le choix ». Donc on est là, dans cette situation, sans aucune possibilité véritable de défense. Et puis j'ajoute un point très important : le pseudo-plan de paix de Trump d'il y a quelques mois est à l'arrêt complet. Il existait dans le système qui avait été soi-disant mis en place un comité d'administration pour Gaza où il y avait quelques personnalités palestiniennes qui devaient s'occuper de tout cela. Eh bien, ce comité d'une douzaine de personnes est aujourd'hui au Caire et n'a même pas le droit d'entrer à Gaza. Voilà la réalité de la situation.  Est-ce que, selon vous, Israël a pour objectif de réoccuper Gaza, d'y installer de nouveaux colons ou bien de laisser le territoire dévasté et vidé de ses habitants ?  Je crois que les deux sont cohérents. L'un n'exclut pas l'autre. Je pense que certains veulent qu'une partie de Gaza soit réoccupée de manière définitive, de façon à ce que certains puissent s'y installer ou réinstaller des colonies. Il y a même des projets très concrets – ils ont été rédigés avec notamment le soutien des Émirats arabes unis – qui consisteraient à accepter, dans les parties contrôlées par l'armée israélienne, des communautés qu'ils appellent safe, c'est-à-dire des communautés sûres de Palestiniens. C'est-à-dire qu'on choisirait, on sélectionnerait. Le terme est totalement inacceptable, bien entendu, mais c'est pourtant le projet. On sélectionnerait des Palestiniens qui pourraient rester vivre, à condition évidemment de faire une complète allégeance à l'armée israélienne et au gouvernement israélien. C'est pour cela que les démolitions, les destructions se poursuivent, là encore...  Vous avez raison de rappeler ce point : dans toute la zone qui est occupée, donc 60% du territoire et bientôt davantage, tout est systématiquement rasé. Donc, l'idée, ça sera de reconstruire un certain nombre de choses, mais qui seront entièrement sous le contrôle israélien. Si on acceptait des Palestiniens, ils seraient donc complètement sous la domination israélienne. Il faut quand même penser que ce qui se passe à Gaza se passe aussi en ce moment dans le sud du Liban. Je veux dire, ce qui a été rasé à Gaza, c'est Israël Katz, le ministre de la Défense, qui l'a clairement dit : « Nous allons faire dans le Liban sud, la même chose qu'à Gaza », c'est-à-dire éradiquer. Il y a des dizaines et des dizaines de villes et villages, dont des villes comme Bilzen ou comme bientôt Nabatieh. Près de 80 000 habitants quand même. On a la même logique de guerre. 

    Espagne: «S'il y avait des élections, le Parti populaire gouvernerait, avec l'extrême droite»

    Play Episode Listen Later May 28, 2026 7:10


    Série de scandales de corruption dans l'entourage du Premier ministre espagnol. Après la mise en cause d'une figure socialiste, José Luis Zapatero, pour trafic d'influence, c'est le frère de Pedro Sanchez qui est jugé, depuis ce jeudi 28 mai 2026, pour favoritisme. Une nouvelle épine dans le pied du chef de gouvernement, cerné par les affaires judiciaires. Le PSOE tente de maintenir un front uni face à ce tsunami politique, de son côté, l'opposition conservatrice réclame des élections anticipées. L'analyse de Hubert Peres, professeur émérite de science politique, chercheur au laboratoire Cepel à l'université de Montpellier. À lire aussiEspagne: la police perquisitionne le siège du PSOE, Pedro Sanchez persiste dans son soutien à Zapatero

    Liban: «Les Israéliens essaient d'imposer un no man's land dans cette région de la frontière»

    Play Episode Listen Later May 27, 2026 8:09


    Au Liban, l'armée israélienne intensifie encore son offensive dans le sud du pays. Le Hezbollah parle de combats directs avec les militaires israéliens et Israël multiplie les appels à évacuer depuis des jours, voire des semaines. Des dizaines de villages sont concernés, où se trouvent-ils ? Est-ce qu'il reste encore des habitants, des civils, dans cette partie du Liban aujourd'hui ? Éléments de réponse avec Salah Hijazi, chef adjoint du service politique du journal L'Orient-Le Jour. À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: Israël appelle à l'évacuation de la ville de Tyr et de ses environs au sud du Liban

    Sénégal: ce qu'on peut attendre de l'ex-Premier ministre Sonko à la tête de l'Assemblée nationale

    Play Episode Listen Later May 26, 2026 7:33


    Quatre jours après avoir été écarté de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, le leader du Pastef a retrouvé son poste de député ce matin et il a été élu dans la foulée président de l'Assemblée nationale sénégalaise. Dans sa première prise de parole, Ousmane Sonko déclare rester ouvert à la discussion avec le président de la République. Entretien avec Gilles Yabi, analyste politique et économiste, fondateur du centre de réflexion citoyen Wathi. 

    Le pape Léon XIV plaide, dans sa première encyclique, pour un «ralentissement» en matière d'IA

    Play Episode Listen Later May 25, 2026 6:53


    Léon XIV a lancé un puissant appel à encadrer et réguler les algorithmes dans sa première encyclique, publiée lundi 25 mai 2026 par le Vatican. Le constat est sans appel selon le pape : l'intelligence artificielle (IA) entraîne le monde sur la voie d'une guerre ⁠sans fin et alimente le fossé entre les exclus et les inclus. Elle est instrumentalisée pour des raisons géopolitiques ou commerciales et il faut l'empêcher de dominer l'humain. Le Vatican a tenu ce texte secret, mais depuis son élection, il y a un an, Léon XIV a régulièrement mis en garde face aux dangers de l'IA. Le décryptage du chercheur au CNRS François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux à l'Institut de relations internationales et stratégiques. François Mabille est l'auteur du livre : Le Vatican, la papauté face à un monde en crise publié aux éditions Eyrolles. À lire aussiLe pape Léon XIV plaide, dans sa première encyclique, pour un «ralentissement» en matière d'IA

    Hadj 2026: «malgré les tensions régionales et les crises», la ferveur reste intacte, selon le chercheur Hasni Abidi

    Play Episode Listen Later May 24, 2026 5:39


    Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque

    Moyen-Orient: «Le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable», estime le chercheur Christophe Jaffrelot

    Play Episode Listen Later May 23, 2026 7:44


    Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et spécialiste de l'Asie du Sud, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, est en Chine. Le chef de l'armée pakistanaise est lui à Téhéran. On voit le Pakistan jouer un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Est-ce une surprise ou est-ce l'aboutissement d'une stratégie diplomatique d'Islamabad ? Christophe Jaffrelot : Oui, c'est plutôt cela. D'ailleurs, dans une perspective de continuité historique, il faut se rappeler que, lorsque les États-Unis ont souhaité rentrer en relation avec la Chine de manière à la reconnaître officiellement, au début des années 1970, c'étaient déjà les Pakistanais qui s'étaient entremis et qui avaient permis cette reconnaissance historique. Ensuite, les Pakistanais ont été les relais de la politique américaine en Asie du Sud à travers la première guerre d'Afghanistan. Et puis la deuxième, celle qui suit le 11-Septembre. Il y a maintenant une vraie tradition d'entremise des Pakistanais au service des Américains. Ce rapprochement, cette collaboration ont été réactivés l'an dernier, lorsque la guerre éclair entre l'Inde et le Pakistan a été interrompue et a été finalement terminée grâce aux Américains. Ce que les Pakistanais ont reconnu d'emblée, alors que les Indiens refusaient, eux, de reconnaître le rôle de Donald Trump. Et les Pakistanais ont été encore plus loin, allant jusqu'à proposer le nom de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, ce que Donald Trump a beaucoup apprécié. Le Pakistan, on le sait, ce sont de fins diplomates, de fins négociateurs... Oui, la diplomatie pakistanaise fait beaucoup moins de bruit que d'autres. Elle est beaucoup plus discrète, mais elle est professionnelle, bien formée, anglophone, cosmopolite. On le voit, c'est quelque chose que tout le monde apprécie. Les Pakistanais parlent pour les autres parce qu'ils le font mieux que les autres. C'est quelque chose que des puissances comme les États-Unis peuvent essayer d'utiliser. La Chine est en arrière-plan de la médiation. Le Pakistan agit-il seul comme médiateur ou est-ce aussi indirectement une médiation chinoise ? La Chine est toujours à l'arrière-plan lorsque l'on parle de politique internationale au Pakistan. C'est l'ami des mauvais jours, comme on dit, « all-weather friend », depuis maintenant des décennies. C'est grâce à la Chine que le Pakistan a acquis l'arme nucléaire, juste après l'Inde. Le premier voyage à l'étranger d'un Premier ministre pakistanais, c'est à Pékin et ce n'est pas un hasard. On peut imaginer qu'Islamabad prend ses ordres à Pékin aussi dans cette négociation qui, du coup, devient beaucoup plus globale encore qu'elle ne l'est déjà. Pékin cherche-t-il à se présenter comme une puissance de stabilité dans la région ? Oui, c'est quelque chose que l'on a déjà vu dans un passé récent, à travers le rôle d'intermédiaire et les bons offices que les Chinois ont cherché à utiliser, à manifester, dans une médiation entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'était il n'y a pas si longtemps. La Chine stabilisant le Moyen-Orient grâce à une entreprise qui a fait long feu : cela n'a pas fonctionné, mais cela montrait leur désir d'exister et de servir à la stabilité internationale. Ils ont remis cela lorsque l'Afghanistan et le Pakistan en sont venus aux mains. Cela a peut-être mieux fonctionné. Il y a clairement, de la part de Xi Jinping, la volonté d'apparaître comme un pôle de stabilité, à un moment où les États-Unis, eux, apparaissent comme beaucoup moins fiables, beaucoup plus erratiques. Évidemment, la personnalité de Donald Trump y est pour quelque chose. Cette crise actuelle marque-t-elle un basculement durable au Moyen-Orient vers une influence chinoise croissante ? Elle marque certainement une inflexion durable. Est-ce que ce sera au bénéfice de la Chine ? Il est trop tôt pour le dire. Mais l'inflexion durable, elle, me paraît incontestable au sens où l'on voit aujourd'hui le Pakistan devenir un garant de sécurité régionale grâce au soutien de l'Arabie saoudite, avec laquelle le Pakistan a quand même signé l'an dernier un accord de défense sans précédent impliquant le nucléaire. Et au-delà, on voit la Turquie, l'Égypte, rejoindre ce duo pour former une sorte de quatuor. Alors que, en parallèle, on voit un alignement très différent entre les Émirats arabes unis, Israël, l'Inde, les États-Unis. On est peut-être en train d'assister, à travers la nouvelle donne au Moyen-Orient, à une nouvelle bipolarité avec la Chine, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte d'un côté et Israël, les Émirats arabes unis, l'Inde, les États-Unis de l'autre. Il est encore une fois trop tôt pour le dire. Mais probablement que, dans la région, le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable. Cela veut-il dire qu'il pourrait y avoir une déstabilisation totale de la région ? Ce serait l'une des hypothèses si cette guerre continuait. Parce que la grande question, c'est quand même jusqu'à quand ? Si cela continuait et que l'Iran était ainsi amené à jouer toutes les cartes qu'il a dans sa main... Dieu sait s'il en a, le détroit d'Ormuz nous le montre tous les jours. On parle maintenant des câbles souterrains, après avoir déjà vu l'idée d'un péage imposé par Téhéran. On est sur une forme de déstabilisation durable dont les Émirats arabes unis, sans doute, seront les premières victimes. Parce que, sans avoir un minimum de sécurité, comment pourront-ils continuer à attirer les investisseurs ? D'ores et déjà, on le voit entre les compagnies aériennes clouées au sol, l'immobilier qui a perdu 30% de sa valeur, les Émirats sont déjà déstabilisés. Encore une fois, tout dépend de la durée du conflit. À lire aussiLes monarchies du Golfe divisées face au processus diplomatique avec l'Iran

    Les sanctions américaines contre des officiers de l'armée libanaise sont «un message politique très fort à un moment crucial»

    Play Episode Listen Later May 22, 2026 10:04


    L'armée libanaise défend ses officiers après une série de sanctions américaines visant, de manière inédite, l'un de ses membres pour divulgation de renseignements au Hezbollah pro-iranien en guerre avec Israël. Les sanctions visent également des cadres du Hezbollah et d'Amal, ainsi que l'ambassadeur iranien à Beyrouth. Elles marquent un tournant et reflètent une pression américaine d'un niveau supérieur sur le Liban. L'analyse d'Anthony Samrani, co-rédacteur en chef au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, auteur du livre Vu du Liban, la fin d'un pays, la fin d'un monde ? (éditions Gallimard). À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: le chef de l'armée du Pakistan, pays médiateur dans le conflit Iran-États-Unis, arrive à Téhéran

    Otan: «Il y a une dépendance des Européens envers les États-Unis dans certaines capacités clefs»

    Play Episode Listen Later May 21, 2026 8:43


    Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Otan se réunissent en Suède, jeudi 21 mai et vendredi 22 mai 2026, dans un climat de grande turbulence entre les Européens et les États-Unis. Quels sont les enjeux de ce sommet ? Éléments de réponse avec Guillaume Lasconjarias, historien militaire, professeur associé à Sorbonne Université, ancien chercheur au collège de défense de l'Otan à Rome. À lire aussiOtan: Washington entend réduire drastiquement son empreinte militaire en Europe

    Ebola: «La RDC a acquis l'expérience des précédentes épidémies»

    Play Episode Listen Later May 20, 2026 9:20


    Une épidémie d'Ebola frappe la République démocratique du Congo et, dans une moindre mesure, l'Ouganda. La maladie avait déjà touché la RDC en septembre dernier. À ce moment-là, il s'agissait d'une autre souche du virus qui avait affecté le pays durant trois mois. Y a-t-il plus d'épidémies qu'avant ? Comment expliquer la récurrence de celles-ci ? Éléments de réponse avec Alain Epelboin, médecin anthropologue, « retraité actif » du CNRS-MNHN-Musée de l'Homme. À lire aussiEbola en RDC: une étude d'experts de l'OMS et de l'Imperial College estime le nombre de cas deux à cinq fois supérieur aux chiffres connus à ce jour À lire aussiEbola en RDC: pourquoi le diagnostic a traîné durant un mois

    Nouveau «levier pour l'Iran» qui menace ses voisins de taxer les câbles internet sous le détroit d'Ormuz

    Play Episode Listen Later May 19, 2026 7:55


    Nouvelles déclarations contradictoires de Donald Trump qui a estimé qu'il existait de « très bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran sans avoir à reprendre les hostilités. Alors que les Gardiens de la Révolution ont menacé d'ouvrir de nouveaux fronts en cas d'attaque américaine. Ils envisagent de taxer les opérateurs pour l'utilisation des câbles sous-marins installés dans le détroit d'Ormuz. C'est un peu technique mais les enjeux sont très importants, ces câbles constituent l'épine dorsale de l'économie numérique. L'analyse de Olivier Chatain, professeur à HEC Paris et chercheur associé à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire de Paris (IRSEM). À lire aussiPourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz

    Visite du ministre français de la Justice en Algérie pour «renouer la coopération judiciaire interrompue»

    Play Episode Listen Later May 18, 2026 6:39


    Le ministre français de la Justice est en visite à Alger, accompagné par des magistrats et la procureure chargée de la lutte contre la criminalité organisée. C'est un pas de plus dans l'apaisement des relations entre Paris et son ancienne colonie, indépendante depuis 1962. Gérald Darmanin vient parler de lutte contre le trafic de drogue et d'extradition, entre autres. Certains dirigeants de la DZ Mafia, ainsi que leurs complices, se seraient réfugiés en Algérie où ils continueraient leurs activités mafieuses. Le cas du journaliste français emprisonné Christophe Gleizes doit être abordé au milieu de préoccupations d'ordre sécuritaire. L'analyse de Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Il vient de publier France-Algérie. De 1962 à nos jours. Histoire d'une relation pathologique aux éditions Tallandier.   À lire aussiFrance-Algérie: des dossiers sensibles au cœur de la visite de Gérald Darmanin à Alger À lire aussiGérald Darmanin se rendra lundi en Algérie pour évoquer le cas de Christophe Gleizes

    Ebola: «Le risque de dissémination de cette épidémie est très élevé», alerte le virologue Sylvain Blaize

    Play Episode Listen Later May 17, 2026 7:37


    La République démocratique du Congo, touchée par une nouvelle épidémie d'Ebola, recense 246 cas suspects et 80 décès potentiellement liés à ce virus. L'OMS élève ce dimanche 17 mai son niveau d'alerte, il s'agit désormais d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Sylvain Blaize, docteur en virologie, responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (FHV), répond aux questions de RFI. RFI : Il s'agit d'une résurgence de la souche d'Ebola « Bundibugyo », une souche mal connue. Quelle est sa particularité ? Concernant son niveau de létalité, à quel point est-elle mortelle ? Sylvain Blaize : La souche « Bundibugyo » est une des espèces de virus Ebola pathogènes pour l'homme. C'est la seule qui a été découverte récemment, puisque la découverte de ce virus date de 2007. Il y a eu deux épidémies déjà recensées, notamment dans la même région en RDC, et à côté en Ouganda. La particularité, finalement, il n'y en a pas vraiment par rapport aux autres souches d'Ebola, si ce n'est que c'est peut-être la moins létale des souches pathogènes, puisqu'on a une létalité de 30 à 50 % sur les deux épidémies précédentes. L'Organisation mondiale de la santé élève ce dimanche son niveau d'alerte et considère qu'il s'agit d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Deux cas, dont un mort, ont aussi été confirmés en Ouganda alors que le Rwanda et la RDC fermaient temporairement leurs frontières. Le Soudan du Sud et le Kenya sont en alerte. Que doit-on faire concrètement ? Quels sont les gestes barrières à mettre en place ? La transmission se fait par contact pour ces virus. Donc, il faut évidemment éviter tout contact avec les malades. Il n'y a malheureusement pas de vaccin ni de traitement contre cette souche particulière de virus Ebola, contrairement à la souche Zaïre. Le seul moyen de contrer cette épidémie, c'est de limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La difficulté aujourd'hui, c'est qu'on est dans une zone de conflit, avec des interventions qui sont difficiles. Une zone où les gens se déplacent beaucoup, où il y a des mouvements de population. Le risque de dissémination est très élevé. Et la découverte tardive de cette épidémie à un moment où elle est déjà très disséminée, avec des cas en Ouganda aussi (...) des milliers de contacts potentiellement à surveiller. Il n'y a pas de vaccin pour l'heure, ni de traitement thérapeutique. Comment peut-on gérer une épidémie dans ce contexte ? Je vous le disais, le moyen de gérer cette épidémie, c'est de recenser tous les contacts, de les suivre, de les isoler dès qu'ils tombent malades, puisque la contagion se fait dès que les signes cliniques apparaissent. Au niveau des traitements, il n'y a pas de traitement spécifique, mais on a des traitements que l'on dit de support symptomatique, qui passent par aider l'organisme à passer le cap, la réhydratation, une espèce de prise en charge en soins intensifs. Mais évidemment, dans la région où sévit le virus, c'est difficile à mettre en place. Donc, principalement limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La 17ᵉ épidémie d'Ebola que connaît la République démocratique du Congo. Vous qui avez travaillé sur l'épidémie en Guinée en 2014, quelles leçons peuvent être tirées de ces précédentes épidémies ? Les leçons qu'on peut tirer, c'est qu'effectivement, la première chose à faire pour limiter l'ampleur de ces épidémies, c'est de les détecter le plus vite possible. On l'a vu en Guinée – le problème, c'est qu'on est un peu dans la même situation – le virus avait été détecté très tardivement. Au moment où on l'avait détecté à l'époque en Guinée, il s'était déjà disséminé à Conakry, au Liberia. Si on découvre rapidement le virus, on peut rapidement contrôler sa dissémination, surtout dans ces régions assez reculées. Par contre, si on le détecte tardivement, quand les gens ont déjà bougé et le virus est déjà présent dans différentes localités, c'est beaucoup plus compliqué. La première chose, c'est de renforcer les méthodes et les moyens de diagnostic sur place et la surveillance dans ces régions isolées. L'épidémie a franchi un nouveau seuil le 14 mai avec la mort en Ouganda d'un Congolais de 59 ans de retour de l'Ituri. Cela pose la question de la gestion des enterrements, par exemple, des contacts des corps avec les familles. Comment cela peut-il s'organiser ? En cas d'épidémie, ce que font les équipes en place, c'est de prendre en charge les enterrements puisqu'on sait que les enterrements sont des moments de grande contagiosité puisque les corps sont très contagieux. Les gens qui assistent aux obsèques ont l'habitude de toucher les corps. Il y a des rites qui sont associés et qui favorisent la transmission. Cela passe par des enterrements que l'on dit « sécurisés », où les gens n'ont plus accès au corps. Ce qui pose des problèmes sociaux, puisque ces traditions sont importantes pour les populations qui sont touchées. Mais il faut vraiment limiter le contact entre les corps et faire des enterrements sécurisés, c'est quelque chose de très important pour la lutte. Le foyer d'infection s'est déclaré à Mongwalu, à environ 80 kilomètres de la capitale de la province de l'Ituri. Une zone difficile d'accès pour les équipes médicales. Quels sont, à ce stade de l'épidémie, les besoins les plus importants pour les médecins sur place ? Les besoins les plus urgents, c'est de mettre en place des centres de traitement et des centres de diagnostic pour pouvoir recenser les contacts et les malades le plus rapidement possible, ainsi que pour les équipes sur place, suivre les contacts et les recenser. C'est un gros travail d'épidémiologie qui doit se faire rapidement. Et puis mettre en place des centres de traitement temporaire, comme on l'a vu en Afrique de l'Ouest à l'époque, pour pouvoir prendre en charge les malades. Il y a 33 150 cas suspects. Cela fait beaucoup de personnes à prendre en charge et il n'y a pas les moyens sur place. Il faut renforcer les structures de santé très rapidement. Comment protège-t-on les équipes sanitaires sur place ? On les protège avec des équipements de protection individuelle, qui visent à empêcher tout contact entre les muqueuses, la peau des soignants et les fluides biologiques des malades. Cela passe par des blouses étanches, par des lunettes étanches, par des masques chirurgicaux et FFP2 qui sont plus efficaces que des masques chirurgicaux. Une tenue où il n'y a aucun centimètre carré de peau à l'air libre. C'est difficile d'entrer dans ces tenues, puisque sur place il fait chaud. Quand on est dans ces tenues, on peut être en situation au maximum trois quarts d'heure. Après, ce n'est plus possible, la personne risque d'avoir un malaise à cause de la déshydratation et de la chaleur. C'est très compliqué pour les soignants d'intervenir avec ces tenues. À lire aussiRDC: l'épidémie d'Ebola est désormais une urgence sanitaire «de portée internationale», selon l'OMS

    «Une mobilisation qui s'inscrit dans la montée de l'extrême-droite au Royaume-Uni», analyse le chercheur Aurélien Antoine

    Play Episode Listen Later May 16, 2026 4:30


    Deux grandes manifestations sont organisées à Londres samedi 16 mai 2026. L'une anti-migration portée par l'extrême droite de Tommy Robinson et l'autre pro-palestinienne qui commémore le 78e anniversaire de la Nakba, le déplacement massif de centaines de milliers de Palestiniens au moment de la création de l'État d'Israël. Deux grands rassemblements qui se font face. Entretien avec le chercheur, Aurélien Antoine, directeur de l'Observatoire du Brexit et professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne.     À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer

    L'opération américaine au Venezuela «était aussi une opération contre le régime castriste» de Cuba

    Play Episode Listen Later May 15, 2026 6:32


    Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu jeudi 15 mai 2026 à La Havane, pour une réunion avec de hauts responsables cubains. Une visite tout à fait exceptionnelle qui intervient alors que l'île est étouffée par un blocus pétrolier imposé par Washington depuis janvier 2026. Confrontée à une crise sans précédent, la situation du réseau électrique est critique, alors que le pays n'a plus de réserves de diesel ni de fioul. Entretien avec l'écrivain et universitaire cubain en exil Jacobo Machover, auteur de Cuba de Batista à Castro – une contre-histoire (éditions Buchet-Chastel). À lire aussiPénurie de carburant à Cuba: l'offre d'aide américaine est «immorale» si Washington maintient le blocus

    Il y a un risque de «conflit» entre les États-Unis et la Chine sur la question de Taïwan, admet Xi Jinping

    Play Episode Listen Later May 14, 2026 6:55


    L'évocation des sujets de discorde a commencé entre Xi Jinping et Donald Trump, au cours de la visite de ce dernier en Chine du 13 au 15 mai. Dès les premiers instants du sommet à Pékin, et après l'échange d'une poignée de main et des sourires chaleureux sur un tapis rouge, le leader chinois a menacé d'une montée des tensions entre les deux pays sur la question du soutien américain à Taïwan, un État considéré comme une province par Pékin. Quel type de conflit et dans quelles circonstances pourrait-il survenir ? Décryptage de Stéphane Corcuff, enseignant-chercheur à sciences-po Lyon et au centre d'études linguistiques Lyon III. Il est l'auteur de Taiwan : Nation souveraine ? (éditions Le Cavalier Bleu). À lire aussiEntre sourires, symboles et mises en garde sur Taïwan, un sommet Chine-États-Unis sous tension

    Guerre au Moyen-Orient: «Les Américains ont mis à découvert les pays du Golfe»

    Play Episode Listen Later May 13, 2026 7:10


    Le Wall Street Journal a révélé que les Émirats arabes unis ont mené des frappes directes et secrètes contre l'Iran fin mars. L'Arabie saoudite aurait également répliqué de son côté, mais rien n'a été confirmé de manière officielle pour l'instant. Les craintes grandissent dans le Golfe face à l'effondrement de la fragile trêve entre les États-Unis et l'Iran et au retour de la région dans un cycle d'escalade militaire ouverte. L'analyse de Karim Sader, politologue spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique et maître de conférences à l'université Saint-Joseph de Beyrouth.  À lire aussiLes Émirats arabes unis ont frappé directement l'Iran en avril, révèle le «Wall Street Journal»

    Un rapport israélien pointe l'ampleur des violences sexuelles perpétrées par le Hamas le 7-Octobre

    Play Episode Listen Later May 12, 2026 7:03


    Des violences sexuelles importantes ont été commises par le Hamas lors de l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël et pendant la captivité des otages à Gaza. C'est ce qui ressort d'un rapport d'une commission d'enquête israélienne indépendante, publié mardi 12 mai 2026. Le rapport de 300 pages s'appuie sur une large documentation factuelle qui comprend des témoignages filmés originaux de survivants, des photographies, des vidéos, des dossiers officiels et d'autres sources primaires provenant des lieux des attaques. Les explications de Céline Bardet, juriste internationale spécialisée dans les crimes de guerre et enquêtrice, qui a contribué à la rédaction de ce rapport publié par la Commission civile. À lire aussiL'Union européenne sanctionne le Hamas pour les violences sexuelles commises le 7 octobre 2023    

    Cisjordanie occupée: les colons israéliens «n'agissent pas seuls et sont protégés par l'armée israélienne»

    Play Episode Listen Later May 11, 2026 7:17


    La Cisjordanie connaît une escalade continue, marquée par des assassinats ciblés, des arrestations et des attaques contre des Palestiniens et leurs biens, dans l'indifférence politique et diplomatique. Début mai, au moins 1 069 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de la guerre de Gaza. L'Union européenne est parvenue ce lundi 11 mai à se mettre d'accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie, une mesure longtemps bloquée par le veto de la Hongrie. Entretien avec Yoav Shemer-Kunz, en charge de plaidoyer international au sein de B'Tselem – le centre israélien d'information sur les droits humains en territoires occupés. RFI : Selon un décompte réalisé par l'ONG israélienne Breaking the Silence, 378 attaques de violences perpétrées par des colons israéliens en Cisjordanie occupée ont eu lieu en 40 jours, soit près de dix au quotidien. On a l'impression que les limites sont sans cesse repoussées. Yoav Shemer-Kunz : Tout à fait. Les violences sont effectivement sans cesse repoussées. Les colons israéliens arrivent maintenant aussi dans la zone A. La Cisjordanie est coupée, depuis les accords d'Oslo, en trois zones. Désormais, les attaques ont même lieu dans la zone A qui est normalement sous sécurité palestinienne. Mais il ne s'agit pas uniquement de colons israéliens. Et ces colons n'agissent pas tout seuls, ils sont protégés par l'armée israélienne. Souvent d'ailleurs, ces attaques sont combinées, civils et soldats ensemble. Ces colons sont protégés par la police israélienne, et sont actifs dans une impunité la plus totale possible. Ces colons sont soutenus par le gouvernement israélien. Vous avez raison de le rappeler, ces attaques se concentrent surtout dans la zone C, sous contrôle militaire israélien. Mais se répandent de plus en plus en zone B et en zone A, censée être sous le contrôle total de l'Autorité palestinienne. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les attaques ont commencé dans les zones rurales, donc la zone C, et notamment la vallée du Jourdain. Désormais, les attaques commencent à monter dans les montagnes et à arriver dans les villes palestiniennes, plus près des grandes villes et des grandes agglomérations palestiniennes. Il s'agit d'un processus de purification ethnique. Nous avons déjà plus de 59 communautés qui sont complètement effacées de la carte, des communautés entières palestiniennes qui ont dû quitter leurs territoires, quitter leur terrain. Cela, c'est ce qui concerne les communautés rurales. Les attaques vont de plus en plus vers les zones semi-urbaines, et tout cela avec la protection de l'État israélien. Vous portez la voix de l'organisation de défense des droits humains B'Tselem. Quelques voix s'élèvent en Israël. Dans un édito le journal Haaretz s'indigne : « Imaginez si des Palestiniens avaient fait la même chose à un Israélien ? » Je vous pose la question à vous, que pourrait-il se passer dans ce cas ? Les colons agissent dans un système général d'apartheid. Nous ne sommes pas sous les mêmes droits. Les Palestiniens qui sont en Cisjordanie sont sous occupation militaire. S'ils agissent, s'ils font quelque chose considérée comme illégale, l'armée israélienne les arrête. On parle actuellement de presque 10 000 Palestiniens prisonniers en Israël, dont la moitié sans aucune charge. Il s'agit de détention administrative. Alors que les colons israéliens sont des civils, c'est plutôt le droit civil qui s'applique pour eux. Nous sommes dans une situation d'inégalité absolue, et cela depuis maintenant presque six décennies. La situation en Cisjordanie est maîtrisée par l'armée israélienne. L'armée israélienne maîtrise chaque mouvement en Cisjordanie. Il ne s'agit pas d'un territoire hors contrôle, il ne s'agit pas d'individus hors contrôle. Il s'agit plutôt pour nous d'un processus de purification ethnique qui est soutenu par l'État. Il s'agit d'une violence que l'État n'ose pas faire directement, mais laisse les individus faire à sa place. Le ministère palestinien de la Santé a annoncé qu'un homme de 26 ans a été tué lors d'un raid israélien à Naplouse, dimanche 10 mai 2026. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU évoque « une violence effroyable qui n'épargne ni mort ni vivant » à propos de l'attaque du vendredi 8 mai 2026. Que fait la communauté internationale pour contrer ce phénomène ? Elle n'en fait pas assez, alors que les faits sont connus. Il y a énormément d'incidents connus, même filmés en vidéo. Et pire, les criminels sont en liberté, qu'il s'agisse de soldats ou de civils. Dans les deux cas, le régime israélien continue avec cette violence dans l'impunité la plus totale. Désormais, on parle de sanctions individuelles contre les colons. Mais la violence ne vient pas des individus, mais de tout le système qui les protège. D'ailleurs, même les individus sous sanctions restent en liberté et continuent à terroriser les Palestiniens et continuent à construire des avant-postes. En parlant de sanctions, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, dit s'attendre à un accord politique concernant les sanctions visant les colons israéliens violents. Cela peut-il avoir des conséquences sur le terrain ? C'est très bien que l'Union européenne commence à bouger un peu par rapport à ce qui se passe en Palestine occupée, en Cisjordanie et à Gaza. Par contre, c'est une mesure extrêmement symbolique qui n'a presque aucun effet sur le terrain. Il y a des colons qui sont libres en Cisjordanie, qui sont déjà sous sanctions américaines – qui sont depuis levées, des sanctions britanniques. Mais ils sont toujours là, et pour eux, il n'est pas question de visas à l'étranger, etc. Ils ont juste continué à grimper sur les collines en Cisjordanie et à faire peur. À lire aussiL'UE parvient à un accord politique pour sanctionner des colons extrémistes israéliens   À lire aussiCisjordanie occupée: sidération après l'exhumation forcée d'un corps enterré «trop près» d'une colonie   À lire aussiCisjordanie occupée: le rabbin Arik Ascherman sillonne les villages attaqués par les colons

    Affaire Epstein: «Nous avons voulu comprendre la place de Paris dans ce système de prédation»

    Play Episode Listen Later May 10, 2026 8:42


    Le magazine Society vient de sortir un numéro événement sur l'affaire Epstein. Anthony Mansuy, journaliste, co-auteur de l'enquête « Epstein : ce que vous n'avez jamais lu » parue dans Society est  l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiAffaire Epstein: qui sont les personnalités citées dans les derniers documents rendus publics?

    Hongrie: «Le souci du gouvernement c'est de récupérer des milliards d'euros inaccessibles»

    Play Episode Listen Later May 9, 2026 6:09


    C'est le jour-J en Hongrie pour l'investiture du nouveau Premier ministre Peter Magyar. Tout un symbole pour l'histoire de ce pays qui bascule et des très fortes attentes de l'ère post Orban. Paul Gradvohl, historien et professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Hongrie, est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes

    Le retour de l'ambassadeur de France en Algérie «représente tout un symbole»

    Play Episode Listen Later May 8, 2026 6:57


    Nouvelle séquence diplomatique entre la France et l'Algérie après presque deux ans de crise diplomatique entre les deux pays. L'ambassadeur de France à Alger y retourne et la ministre déléguée aux Armées participe sur place aux commémorations du massacre de Sétif. Une visite qui, selon l'Élysée, doit permettre de « nouer des relations de confiance » et « restaurer un dialogue efficace ». C'est un espoir pour la libération du journaliste français emprisonné Christophe Gleizes selon Reporters sans frontières. L'analyse des enjeux de ce dégel avec Brahim Oumansour, directeur de l'Observatoire du Maghreb de l'IRIS. Auteur de « L'Algérie, un rebond diplomatique », aux éditions Eyrolles. À lire aussiAlgérie: l'ambassadeur de France retourne sur place et «reprendra ses activités», annonce Paris

    Exactions anti-chrétiens au Moyen-Orient: «Il ne faut pas chercher de sincérité dans les excuses israéliennes»

    Play Episode Listen Later May 7, 2026 7:59


    Ces derniers jours, plusieurs actes de violence contre les chrétiens ont été commis par Israël, notamment l'agression d'une religieuse à Jérusalem et la destruction de symboles religieux au Liban, ou encore des violences aussi en Cisjordanie, en particulier contre le village de Taybeh, le seul entièrement chrétien du territoire palestinien, régulièrement ciblé, quasiment assiégé puisque ses habitants ne peuvent plus avoir accès aux terres agricoles, ils sont bloqués par les colons. Entretien avec Sophie Bessis, historienne, autrice du livre La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d'une imposture (éditions Les Liens qui Libèrent, mars 2025). À lire aussiLa «civilisation judéo-chrétienne», une «imposture utile à tellement de monde», selon l'historienne Sophie Bessis

    Corée du Nord: la suppression de toute référence à la réunification dans la Constitution est «historique»

    Play Episode Listen Later May 6, 2026 7:12


    L'Agence France Presse a eu accès à un document dans lequel on apprend que, désormais, la constitution de la Corée du Nord ne fait plus référence à la réunification avec la Corée du Sud. Comment faut-il comprendre ce changement ? Éléments de réponse avec Théo Clément, chercheur indépendant spécialiste de la Corée du Nord. À lire aussiUne rupture historique: la Constitution nord-coréenne ne fait plus référence à la réunification avec le Sud

    Hantavirus sur le bateau «MV Hondius»: «Il y a une très faible transmission interhumaine»

    Play Episode Listen Later May 5, 2026 7:33


    L'Espagne ne prendra « aucune décision » sur l'accostage du navire de croisière frappé par un possible foyer d'hantavirus tant que « les données épidémiologiques » n'auront pas été analysées. Deux cas de contamination ont été confirmés parmi les quelque 150 personnes à bord du navire bloqué au large des côtes du Cap-Vert. L'OMS soupçonne une transmission d'homme à homme sur le bateau, ce qui est très rare avec cette maladie respiratoire. Comment ce dangereux virus se répand-il ? Peut-il représenter un risque plus large ? Les explications de l'épidémiologiste Antoine Flahault, professeur de médecine à l'université Paris Cité et à l'hôpital Bichat-Claude Bernard, auteur de Prévenez-moi ! Une meilleure santé à tout âge (éditions Robert Laffont). À lire aussiFoyer présumé d'hantavirus à bord d'un bateau de croisière: faut-il craindre une propagation de la maladie?

    Au Liban comme à Gaza, la méthode de la terre brûlée est «une politique israélienne d'État»

    Play Episode Listen Later May 4, 2026 9:02


    L'armée israélienne continue d'occuper le sud du Liban, de détruire méthodiquement des villages entiers et mène désormais des opérations au-delà même de la zone qu'elle présente comme une zone de sécurité. Dimanche 3 mai encore, malgré le cessez-le-feu, elle a ordonné l'évacuation de onze villages supplémentaires. Cette méthode utilisée à Gaza, de l'aveu du ministre israélien de la Défense, a réduit en ruines quasiment l'ensemble du territoire palestinien. Entretien avec Ziad Majed, professeur à l'université américaine de Paris, auteur de Le Proche-Orient, miroir du monde. Comprendre le basculement en cours (éditions La Découverte). À lire aussiSud du Liban: avec la destruction méthodique des habitations par Israël, une mémoire qui s'efface

    Dominique Pradalié: la liberté de la presse est dans un état «déplorable»

    Play Episode Listen Later May 3, 2026 10:58


    Dominique Pradalié, présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), est l'invitée de RFI à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce dimanche 3 mai 2026. Elle alerte sur les menaces contre les journalistes dans le monde, entre violences, surveillance et impunité des crimes. Elle revient notamment sur la situation en zones de conflit, en particulier à Gaza, et évoque les actions menées pour mieux protéger les journalistes.

    Iran: «Je suis très inquiète à cause de l'ampleur et du danger d'une crise humanitaire»

    Play Episode Listen Later May 2, 2026 9:02


    La présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric, était l'invitée de RFI après une visite officielle en Iran. Elle revient sur ses observations sur le terrain, la situation humanitaire et économique des populations, les conditions d'accès à l'aide et les conséquences d'une éventuelle reprise des hostilités, tout en plaidant pour une solution négociée.

    Coupe du monde 2026: «Pour l'Iran, le sport est un élément symbolique de contrôle social»

    Play Episode Listen Later May 1, 2026 6:42


    Malgré l'incertitude liée au conflit au Moyen-Orient, le président américain n'est pas opposé à ce que l'Iran dispute ses matchs de Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Il est d'accord pour suivre la volonté de Gianni Infantino, le patron de la Fifa, qui venait de réaffirmer la participation de l'équipe iranienne. Il reste à savoir si la Fédération iranienne acceptera de participer au tournoi. Entretien avec Raphaël Le Magoariec, docteur en géopolitique à l'université de Tours, auteur de « Géopolitique des pays du Golfe », sortie prévue en juin 2026 aux éditions Bréal. À lire aussiMondial 2026: un émissaire de Donald Trump veut remplacer l'Iran par l'Italie À lire aussiMondial 2026: «l'Iran sera à la Coupe du monde» et jouera bien aux États-Unis, selon Infantino

    «Le Hezbollah entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe»

    Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 7:25


    Le sud du Liban reste sous le feu persistant d'Israël. Les forces israéliennes justifient toujours leur opération comme moyen de lutter contre le Hezbollah et menacent de le cibler au-delà de la ligne jaune, ligne de démarcation dans le sud Liban. Entretien avec la chercheuse à l'université Harvard Lina Khatib, elle a enquêté sur les réseaux de financement du mouvement chiite qui passent par plusieurs continents et notamment l'Europe. RFI : Vous publiez un nouveau rapport qui s'intéresse aux multiples sources de financement du Hezbollah. On pensait le parti affaibli par la guerre contre Israël depuis 2024, et aussi par la chute de son allié syrien, Bachar el-Assad. Mais en fait, économiquement, on découvre en vous lisant qu'il tient le choc, notamment grâce à son réseau européen, avec un mélange d'activités légales et illégales... Lina Khatib : Le Hezbollah a été militairement défait par Israël, même s'il continue encore à mener certaines opérations. Sur le plan économique en revanche, le groupe a perdu une part importante de ses revenus après la chute du régime de Bachar el-Assad, notamment parce qu'il était impliqué dans le trafic de captagon en Syrie avec le régime syrien. Mais à l'international, ses activités financières ne se sont pas arrêtées. Elles sont très étendues. Elles relient l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient et aussi l'Europe. Donc en fait, une partie de l'argent vient par exemple du trafic de drogue en Amérique latine, puis cet argent est blanchi en Europe par le réseau du Hezbollah. On observe que l'Europe joue aujourd'hui un rôle central dans ce système, qui permet au groupe de survivre et de maintenir une partie de ses sources de financement. Très concrètement, lorsqu'un Européen achète par exemple de la drogue ou une pierre précieuse, est-ce qu'il finance peut-être le Hezbollah ? Malheureusement oui, c'est possible parce que le Hezbollah est impliqué dans la vente de cocaïne dans des pays comme la France, la Belgique, l'Allemagne ou encore l'Italie. Quand on parle de blanchiment d'argent, concrètement, ça consiste à utiliser de l'argent issu d'activités illégales pour acheter des biens tout à fait légaux, puis à les revendre afin d'en masquer l'origine. En Europe, quelqu'un peut donc acheter des bijoux, une belle montre, une voiture de luxe ou même une voiture d'occasion, sans se douter qu'il contribue potentiellement à ce moment-là au financement du Hezbollah. Cela s'explique notamment par le fait que le Hezbollah opère via des sociétés écrans, ce qui rend très difficile d'identifier les véritables responsables derrière ces entreprises. En parallèle, le groupe collabore avec des réseaux criminels déjà bien implantés en Europe. Ce sont des relations avant tout pragmatiques. Par exemple, au Royaume-Uni où je vis, les autorités observent de plus en plus que certains commerces dans différentes régions qui vendent toutes sortes de choses, qu'il s'agisse de tabac ou de produits du quotidien, peuvent être liés à des réseaux criminels impliqués dans la contrebande. Le Hezbollah s'inscrit donc dans ces dynamiques et entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe. À lire aussiLiban: le Hezbollah rejette les négociations directes avec Israël et s'oppose à son désarmement Certains commentateurs disent souvent que si la République islamique lâchait le Hezbollah, la milice s'effondrerait. Et c'est vrai que les deux tiers de son budget viennent en effet de Téhéran. Mais le tiers restant dont on parle lui permettrait-il de survivre ? L'estimation selon laquelle le Hezbollah tire environ 30 % de ses fonds, de ses opérations financières à travers le monde, reste très prudente. En réalité, ce chiffre pourrait être plus élevé. Cela veut dire que si le financement en provenance de l'Iran s'arrêtait complètement, le Hezbollah pourrait continuer à fonctionner, mais avec des capacités réduites. C'est pour ça qu'il est essentiel de cibler aussi ces réseaux financiers en Europe comme partout sur la planète. Et d'ailleurs, les États-Unis, surtout via le département du Trésor, s'y intéressent de plus en plus, notamment à travers ses liens avec l'Iran. Cette lutte est menée en parallèle avec des actions militaires et politiques. Ces deux volets, financiers et non financiers, sont indispensables pour affaiblir le groupe. Pour finir, le Hezbollah reçoit un soutien financier de la part de la diaspora... Le Hezbollah s'appuie sur de vastes réseaux internationaux pour mener ses opérations financières, et une grande partie de ces réseaux repose sur la diaspora libanaise, qu'elle se trouve en Europe, en Afrique ou ailleurs dans le monde et dont certains membres lui sont loyaux. Cela ne signifie évidemment pas que l'ensemble de la diaspora libanaise collabore avec le Hezbollah. Bien sûr que non. Mais il y a un nombre significatif de personnes dans la diaspora qui jouent un rôle clé dans le financement, notamment pour acheter les armes du groupe au Liban. La présence de la diaspora est donc cruciale pour le Hezbollah. Et lorsque certains membres de ces réseaux sont arrêtés ou sanctionnés, d'autres membres, parfois issus de la même famille, prennent le relais afin de poursuivre les activités de financement et maintenir les réseaux actifs. En Afrique particulièrement, ces réseaux s'étendent à plusieurs pays. On les retrouve notamment en Côte d'Ivoire, qui constitue une plateforme importante de blanchiment d'argent, en Sierra Leone et au Liberia, où il est impliqué dans le commerce de diamants de sang, ainsi qu'au Nigeria, où la diaspora est particulièrement présente, où certains groupes familiaux ont mené des collectes de fonds pour le Hezbollah et enfin en Gambie. À lire aussiLiban: la résistance du Hezbollah questionne l'avenir du processus de désarmement

    «Les Émiratis donnent l'impression de se mettre entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale»

    Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 7:01


    Immense surprise au Moyen-Orient et sur les marchés du pétrole avec ce départ annoncé de l'Opep pour les Émirats arabes unis. Ce retrait au nom de « l'intérêt national » marque un revers pour l'alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Pourquoi ce choix ? Y a-t-il un risque de froisser un peu plus des relations déjà tendues avec l'Arabie saoudite, mastodonte de l'or noir ? L'analyse du chercheur Adlene Mohammedi, expert associé au Ceri-Sciences Po et enseignant à l'université Paris III et à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).   RFI : Que représentaient les Émirats arabes unis dans l'Opep ? Adlene Mohammedi : Les Émirats arabes unis étaient l'un des principaux membres de l'Opep et ils faisaient partie des trois principaux producteurs de l'Opep derrière des pays aussi importants que l'Arabie saoudite et l'Irak par exemple. Donc, d'un point de vue économique, leur poids est assez important. Ils représentaient environ 12 %, de la production de l'Opep. Donc, c'est un départ qui a des conséquences économiques. Vous parliez d'un autre poids lourd de cette organisation, c'est bien sûr l'Arabie saoudite qui est à la fois alliée et rivale des Émirats arabes unis. Alors, est-ce que, à travers cette décision, Abou Dhabi marque une forme de rupture nette avec l'Arabie saoudite ? Effectivement, l'Opep est clairement dominée par l'Arabie saoudite, c'est-à-dire les grandes décisions de l'Opep sont clairement dominées, contrôlées par l'Arabie saoudite. Et quand on parle de décisions de l'Opep, on parle en général de quotas imposés pour baisser la production de l'Opep et donc permettre finalement des prix assez élevés. C'est finalement là la divergence principale sur le plan économique entre les Émirats et l'Arabie saoudite, c'est que les Émirats, en fait, ne voulaient pas de ces quotas. Et ce n'est pas la première fois, en réalité, qu'ils le disent. Mais au-delà de cela, on a bien des rivalités entre l'Arabie saoudite et les Émirats. Alors je ne sais pas si on peut parler de rupture nette, directe et définitive parce qu'on n'en est pas là officiellement. On n'est pas dans une confrontation directe, mais on est dans une espèce de guerre froide entre les deux, perceptible déjà depuis quelques années en réalité. Et aujourd'hui, le principal théâtre dont tout le monde parle, c'est l'Opep. Mais hier, on parlait par exemple essentiellement du Yémen, où on a clairement vu les divergences entre les deux pays. À lire aussiYémen: les Émirats défient l'Arabie saoudite dans leur propre jardin Le Yémen où Mohammed ben Zayed, pour les Émirats arabes unis, souhaite une partition du pays, alors que Mohammed ben Salman, prince héritier d'Arabie saoudite, souhaite que le pays reste uni. Mais il y a d'autres théâtres. Il y a le Soudan, la Somalie aussi, où ces deux pays sont opposés. Oui, alors sur le Yémen, les Émirats ont toujours été très ambigus. Disons qu'ils ont soutenu les séparatistes sudistes. Il n'y a pas de doute là-dessus. Et en réalité, ce que les Saoudiens leur ont reproché depuis quelques années, c'est qu'alors qu'ils étaient censés faire partie de la même coalition contre les Houthis, les Émirats ont plutôt fait le choix, la plupart du temps, de lutter contre l'armée loyaliste yéménite, au motif que celle-ci était en partie composée de ce que les Émirats considéraient comme des Frères musulmans. Donc, en réalité, depuis quelques années, on voyait bien les divergences assez nettes entre les deux pays, malgré un semblant d'unité, notamment au début de la coalition. Mais comme vous l'avez dit, vous avez d'autres théâtres d'affrontements, vous avez la Corne de l'Afrique, la Somalie bien sûr, le Soudan où les Émirats jouent aussi un rôle assez net en soutenant les forces d'Hemedti, les paramilitaires. Le problème des Émiratis, c'est qu'ils veulent donner l'apparence dans le discours de soutenir les États, d'une espèce de modernité stato-centrée, alors que dans les faits, ils soutiennent beaucoup d'acteurs subversifs contre les États centraux. Ils ont soutenu la milice de Haftar en Libye contre Tripoli. Ils soutiennent des acteurs subversifs dans la Corne de l'Afrique. Ils ont soutenu les séparatistes au Yémen. Et bien sûr, au-delà même de tout cela, en réalité, ce qui gêne l'Arabie saoudite, c'est d'avoir une contestation de son hégémonie à l'échelle régionale. Et ces divergences entre ces deux puissances, elles s'illustrent aussi dans la relation entretenue avec Israël ? Disons que les Émirats sont allés plus loin que tous les autres sur ce point. Déjà, en normalisant avec Israël, à travers les accords d'Abraham, ce que les Saoudiens n'ont pas fait. Et en fait, les Émiratis donnent l'impression de se mettre un petit peu entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale. Et ça, effectivement, ça gêne un peu, parce que même en Arabie saoudite aujourd'hui, on se rend bien compte que la principale menace régionale, la menace qui déstabilise le plus la région aujourd'hui, c'est Israël depuis quelques années. Il y a dix ans, vous auriez posé la question aux dirigeants saoudiens, ils vous auraient dit bien sûr clairement l'Iran. Mais depuis quelques années, les pays de la région, au-delà même de ce qu'on voit avec la guerre contre l'Iran aujourd'hui, on voit bien que pour les Saoudiens, les Israéliens apparaissent comme des acteurs subversifs. Les Émiratis, eux, semblent considérer que leur sécurité est peut-être à bien des égards liée à leur partenariat avec Israël, et cela les distingue effectivement des autres. À lire aussiÉmirats arabes unis: entre alliance avec Israël et aide à Gaza, quelle stratégie? Est-ce qu'on peut dire que donc les Émirats s'alignent totalement sur cette ligne israélo-américaine ? Oui, c'est clairement l'impression qu'ils donnent. Alors ça ne veut pas dire pour l'instant que les Émirats tournent complètement le dos aux autres acteurs. Par exemple, ils se ménagent quand même des portes de sortie avec les autres. Ils n'ont pas tourné le dos complètement à la Russie, à la Chine. Ils pratiquent ce qu'on appelle maintenant de plus en plus une forme de multialignement. Mais en tout cas, dans la séquence actuelle, oui, ils donnent clairement l'impression de considérer que leur avenir, leur sécurité, est clairement lié à leur partenariat avec les Israéliens et les Américains. À lire aussiPétrole: «Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep va redistribuer les cartes dans la région»

    Israël: Benyamin Netanyahu veut «rester Premier ministre» pour bénéficier d'une indulgence judiciaire

    Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 10:14


    La guerre au Moyen-Orient, et les offensives américaines et israéliennes contre l'Iran et contre le Hezbollah libanais, permettent à Benyamin Netanyahu de repousser son audition devant les juges prévue ce 27 avril, dans son procès pour fraude, abus de confiance et corruption. Deux anciens Premiers ministres israéliens, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, ont annoncé vouloir se présenter sur une liste commune pour les prochaines élections législatives en Israël, prévues en octobre. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, (éditions JC Lattès), son dernier ouvrage. À lire aussiIsraël: Benyamin Netanyahu demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption

    Tchernobyl: «Le bilan de l'OMS de 2005 est très incomplet, très partiel, d'après les spécialistes»

    Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 6:31


    Retour sur l'explosion du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, survenue il y a 40 ans jour pour jour en Ukraine, et qui a provoqué la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. Pour en parler, nous recevons Laurent Coumel, maître de conférences en Histoire à l'Inalco, co-auteur de Tchernobyl, la mémoire atomisée, éditions JC Lattès, et conseiller historique de la série documentaire « Tchernobyl, une tragédie sans fin » sur France Télévisions.

    Conférence de Santa Marta: «Les énergies fossiles ont été un tabou dans les négociations climat pendant 30 ans»

    Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 6:48


    Trouver des solutions concrètes pour mettre fin à notre dépendance au charbon, au pétrole et au gaz : voilà comment pourraient se résumer les objectifs de la Conférence internationale pour la sortie des énergies fossiles. Ça se passe à Santa Marta en Colombie. Un sommet inédit qui a commencé vendredi 24 avril et réunit une cinquantaine de pays pendant cinq jours. Pour en parler, nous recevons Fanny Petitbon, responsable France de l'ONG 350.org.

    Billets trop chers, supporters exclus: l'organisation de la Coupe du monde 2026 de plus en plus fragilisée

    Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 7:39


    Les nuages s'accumulent, moins de deux mois avant la Coupe du monde de football organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, du 11 juin au 19 juillet. Les prix exorbitants des billets pour assister aux matches et pour se rendre aux stades font polémique. De nombreux supporters redoutent des interventions de la brutale police de l'immigration américaine (ICE) pendant les matches. Face à ce déploiement annoncé, un syndicat représentant quelque 2 000 employés du SoFi Stadium de Los Angeles a brandi la menace d'une grève durant la compétition si aucune garantie n'est apportée de la part de la Fifa sur cette question. L'analyse de Pim Verschuuren, chercheur et maître de conférences à l'université Rennes 2, spécialiste des questions liées à l'impact du sport dans les relations internationales. À lire aussiMondial 2026: des associations américaines mettent en garde les voyageurs contre des abus aux États-Unis

    L'armée libanaise «a été habituée à coopérer avec le Hezbollah»

    Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 6:26


    Les États-Unis accueillent, jeudi 23 avril, une ⁠deuxième réunion entre des émissaires libanais et israéliens, pour au minimum prolonger la trêve, au mieux avancer vers la paix. Deux guerres en deux ans et une armée israélienne qui s'évertue à rendre tout retour impossible pour les habitants du sud du pays. La pression israélienne pour désarmer le Hezbollah ne faiblit pas. L'État hébreu appelle le gouvernement et l'armée libanaise à le faire ensemble, mais l'armée doit composer avec différentes sensibilités et des divergences au sein du pays. Les explications d'Anthony Samrani, co-rédacteur en chef au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, auteur du livre Vu du Liban, la fin d'un pays, la fin d'un monde ? (éditions Gallimard). À lire aussiJoey Hood: les pourparlers à Washington sont, «pour le Liban, un moment historique pour parler à Israël»

    «En Iran, les centres de pouvoir n'ont pas d'arbitre suprême, ce qui doit entraîner des tensions»

    Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 9:37


    L'issue du conflit entre les États-Unis et l'Iran reste incertaine alors que Donald Trump a prolongé mardi 21 avril jusqu'à nouvel ordre la trêve, faute d'un accord de paix. Dans le détroit d'Ormuz, le président américain maintient toujours le blocus des ports iraniens tandis que l'Iran affirme avoir intercepté deux navires qui essayaient de franchir la zone. Dans ce contexte agité, les diplomaties iranienne et américaine sont au cœur des débats dans la quête d'un accord pour mettre fin au conflit. Entre la méthode Trump et les dissensions au sein du régime iranien, l'analyse de Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, en Israël et aux Nations unies et auteur de plusieurs ouvrages, dont Leçons de diplomatie, chez Tallandier. À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: l'Iran affirme avoir saisi deux navires tentant de passer le détroit d'Ormuz

    La crise au Moyen-Orient «entraîne le changement du modèle énergétique» en faveur des énergies renouvelables

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 7:20


    La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont complètement chamboulé le secteur énergétique. C'était peut-être l'élément qui manquait pour que le monde bascule des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Les tensions actuelles sur les prix du gaz et du pétrole offrent une bonne occasion de réfléchir au développement d'alternatives aux hydrocarbures, notamment le tout-électrique. Entretien avec Nicolas Berghmans, directeur du programme Nouvelles politiques industrielles, et chercheur en politiques climatiques et énergétiques à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump accuse l'Iran d'avoir «violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises» À lire aussi«En bloquant le détroit d'Ormuz, Trump veut arracher le dossier du nucléaire aux Iraniens»

    Affaire Epstein: «L'enjeu est de savoir jusqu'où Keir Starmer était au courant»

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 7:38


    Le Premier ministre britannique Keir Starmer, sous le feu des critiques, devant le Parlement lundi 20 avril pour, une fois de plus, s'expliquer sur Peter Mandelson, ancien ambassadeur à Washington écarté à cause de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. L'affaire fait scandale parce qu'il avait fait l'objet de rapports défavorables ignorés par le gouvernement. L'analyse des conséquences politiques possibles pour Keir Starmer avec Thibaud Harrois, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne Nouvelle et co-auteur de From Cool Britannia to Brexit publié aux éditions Routledge.   À lire aussiAffaire Epstein: Starmer encore dans la tourmente après de nouvelles révélations sur Mandelson

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