Invité de la mi-journée

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Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.

Rfi - Edmond Sadaka


    • May 20, 2026 LATEST EPISODE
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    Ebola: «La RDC a acquis l'expérience des précédentes épidémies»

    Play Episode Listen Later May 20, 2026 9:20


    Une épidémie d'Ebola frappe la République démocratique du Congo et, dans une moindre mesure, l'Ouganda. La maladie avait déjà touché la RDC en septembre dernier. À ce moment-là, il s'agissait d'une autre souche du virus qui avait affecté le pays durant trois mois. Y a-t-il plus d'épidémies qu'avant ? Comment expliquer la récurrence de celles-ci ? Éléments de réponse avec Alain Epelboin, médecin anthropologue, « retraité actif » du CNRS-MNHN-Musée de l'Homme. À lire aussiEbola en RDC: une étude d'experts de l'OMS et de l'Imperial College estime le nombre de cas deux à cinq fois supérieur aux chiffres connus à ce jour À lire aussiEbola en RDC: pourquoi le diagnostic a traîné durant un mois

    Nouveau «levier pour l'Iran» qui menace ses voisins de taxer les câbles internet sous le détroit d'Ormuz

    Play Episode Listen Later May 19, 2026 7:55


    Nouvelles déclarations contradictoires de Donald Trump qui a estimé qu'il existait de « très bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran sans avoir à reprendre les hostilités. Alors que les Gardiens de la Révolution ont menacé d'ouvrir de nouveaux fronts en cas d'attaque américaine. Ils envisagent de taxer les opérateurs pour l'utilisation des câbles sous-marins installés dans le détroit d'Ormuz. C'est un peu technique mais les enjeux sont très importants, ces câbles constituent l'épine dorsale de l'économie numérique. L'analyse de Olivier Chatain, professeur à HEC Paris et chercheur associé à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire de Paris (IRSEM). À lire aussiPourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz

    Visite du ministre français de la Justice en Algérie pour «renouer la coopération judiciaire interrompue»

    Play Episode Listen Later May 18, 2026 6:39


    Le ministre français de la Justice est en visite à Alger, accompagné par des magistrats et la procureure chargée de la lutte contre la criminalité organisée. C'est un pas de plus dans l'apaisement des relations entre Paris et son ancienne colonie, indépendante depuis 1962. Gérald Darmanin vient parler de lutte contre le trafic de drogue et d'extradition, entre autres. Certains dirigeants de la DZ Mafia, ainsi que leurs complices, se seraient réfugiés en Algérie où ils continueraient leurs activités mafieuses. Le cas du journaliste français emprisonné Christophe Gleizes doit être abordé au milieu de préoccupations d'ordre sécuritaire. L'analyse de Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Il vient de publier France-Algérie. De 1962 à nos jours. Histoire d'une relation pathologique aux éditions Tallandier.   À lire aussiFrance-Algérie: des dossiers sensibles au cœur de la visite de Gérald Darmanin à Alger À lire aussiGérald Darmanin se rendra lundi en Algérie pour évoquer le cas de Christophe Gleizes

    Ebola: «Le risque de dissémination de cette épidémie est très élevé», alerte le virologue Sylvain Blaize

    Play Episode Listen Later May 17, 2026 7:37


    La République démocratique du Congo, touchée par une nouvelle épidémie d'Ebola, recense 246 cas suspects et 80 décès potentiellement liés à ce virus. L'OMS élève ce dimanche 17 mai son niveau d'alerte, il s'agit désormais d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Sylvain Blaize, docteur en virologie, responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (FHV), répond aux questions de RFI. RFI : Il s'agit d'une résurgence de la souche d'Ebola « Bundibugyo », une souche mal connue. Quelle est sa particularité ? Concernant son niveau de létalité, à quel point est-elle mortelle ? Sylvain Blaize : La souche « Bundibugyo » est une des espèces de virus Ebola pathogènes pour l'homme. C'est la seule qui a été découverte récemment, puisque la découverte de ce virus date de 2007. Il y a eu deux épidémies déjà recensées, notamment dans la même région en RDC, et à côté en Ouganda. La particularité, finalement, il n'y en a pas vraiment par rapport aux autres souches d'Ebola, si ce n'est que c'est peut-être la moins létale des souches pathogènes, puisqu'on a une létalité de 30 à 50 % sur les deux épidémies précédentes. L'Organisation mondiale de la santé élève ce dimanche son niveau d'alerte et considère qu'il s'agit d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Deux cas, dont un mort, ont aussi été confirmés en Ouganda alors que le Rwanda et la RDC fermaient temporairement leurs frontières. Le Soudan du Sud et le Kenya sont en alerte. Que doit-on faire concrètement ? Quels sont les gestes barrières à mettre en place ? La transmission se fait par contact pour ces virus. Donc, il faut évidemment éviter tout contact avec les malades. Il n'y a malheureusement pas de vaccin ni de traitement contre cette souche particulière de virus Ebola, contrairement à la souche Zaïre. Le seul moyen de contrer cette épidémie, c'est de limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La difficulté aujourd'hui, c'est qu'on est dans une zone de conflit, avec des interventions qui sont difficiles. Une zone où les gens se déplacent beaucoup, où il y a des mouvements de population. Le risque de dissémination est très élevé. Et la découverte tardive de cette épidémie à un moment où elle est déjà très disséminée, avec des cas en Ouganda aussi (...) des milliers de contacts potentiellement à surveiller. Il n'y a pas de vaccin pour l'heure, ni de traitement thérapeutique. Comment peut-on gérer une épidémie dans ce contexte ? Je vous le disais, le moyen de gérer cette épidémie, c'est de recenser tous les contacts, de les suivre, de les isoler dès qu'ils tombent malades, puisque la contagion se fait dès que les signes cliniques apparaissent. Au niveau des traitements, il n'y a pas de traitement spécifique, mais on a des traitements que l'on dit de support symptomatique, qui passent par aider l'organisme à passer le cap, la réhydratation, une espèce de prise en charge en soins intensifs. Mais évidemment, dans la région où sévit le virus, c'est difficile à mettre en place. Donc, principalement limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La 17ᵉ épidémie d'Ebola que connaît la République démocratique du Congo. Vous qui avez travaillé sur l'épidémie en Guinée en 2014, quelles leçons peuvent être tirées de ces précédentes épidémies ? Les leçons qu'on peut tirer, c'est qu'effectivement, la première chose à faire pour limiter l'ampleur de ces épidémies, c'est de les détecter le plus vite possible. On l'a vu en Guinée – le problème, c'est qu'on est un peu dans la même situation – le virus avait été détecté très tardivement. Au moment où on l'avait détecté à l'époque en Guinée, il s'était déjà disséminé à Conakry, au Liberia. Si on découvre rapidement le virus, on peut rapidement contrôler sa dissémination, surtout dans ces régions assez reculées. Par contre, si on le détecte tardivement, quand les gens ont déjà bougé et le virus est déjà présent dans différentes localités, c'est beaucoup plus compliqué. La première chose, c'est de renforcer les méthodes et les moyens de diagnostic sur place et la surveillance dans ces régions isolées. L'épidémie a franchi un nouveau seuil le 14 mai avec la mort en Ouganda d'un Congolais de 59 ans de retour de l'Ituri. Cela pose la question de la gestion des enterrements, par exemple, des contacts des corps avec les familles. Comment cela peut-il s'organiser ? En cas d'épidémie, ce que font les équipes en place, c'est de prendre en charge les enterrements puisqu'on sait que les enterrements sont des moments de grande contagiosité puisque les corps sont très contagieux. Les gens qui assistent aux obsèques ont l'habitude de toucher les corps. Il y a des rites qui sont associés et qui favorisent la transmission. Cela passe par des enterrements que l'on dit « sécurisés », où les gens n'ont plus accès au corps. Ce qui pose des problèmes sociaux, puisque ces traditions sont importantes pour les populations qui sont touchées. Mais il faut vraiment limiter le contact entre les corps et faire des enterrements sécurisés, c'est quelque chose de très important pour la lutte. Le foyer d'infection s'est déclaré à Mongwalu, à environ 80 kilomètres de la capitale de la province de l'Ituri. Une zone difficile d'accès pour les équipes médicales. Quels sont, à ce stade de l'épidémie, les besoins les plus importants pour les médecins sur place ? Les besoins les plus urgents, c'est de mettre en place des centres de traitement et des centres de diagnostic pour pouvoir recenser les contacts et les malades le plus rapidement possible, ainsi que pour les équipes sur place, suivre les contacts et les recenser. C'est un gros travail d'épidémiologie qui doit se faire rapidement. Et puis mettre en place des centres de traitement temporaire, comme on l'a vu en Afrique de l'Ouest à l'époque, pour pouvoir prendre en charge les malades. Il y a 33 150 cas suspects. Cela fait beaucoup de personnes à prendre en charge et il n'y a pas les moyens sur place. Il faut renforcer les structures de santé très rapidement. Comment protège-t-on les équipes sanitaires sur place ? On les protège avec des équipements de protection individuelle, qui visent à empêcher tout contact entre les muqueuses, la peau des soignants et les fluides biologiques des malades. Cela passe par des blouses étanches, par des lunettes étanches, par des masques chirurgicaux et FFP2 qui sont plus efficaces que des masques chirurgicaux. Une tenue où il n'y a aucun centimètre carré de peau à l'air libre. C'est difficile d'entrer dans ces tenues, puisque sur place il fait chaud. Quand on est dans ces tenues, on peut être en situation au maximum trois quarts d'heure. Après, ce n'est plus possible, la personne risque d'avoir un malaise à cause de la déshydratation et de la chaleur. C'est très compliqué pour les soignants d'intervenir avec ces tenues. À lire aussiRDC: l'épidémie d'Ebola est désormais une urgence sanitaire «de portée internationale», selon l'OMS

    «Une mobilisation qui s'inscrit dans la montée de l'extrême-droite au Royaume-Uni», analyse le chercheur Aurélien Antoine

    Play Episode Listen Later May 16, 2026 4:30


    Deux grandes manifestations sont organisées à Londres samedi 16 mai 2026. L'une anti-migration portée par l'extrême droite de Tommy Robinson et l'autre pro-palestinienne qui commémore le 78e anniversaire de la Nakba, le déplacement massif de centaines de milliers de Palestiniens au moment de la création de l'État d'Israël. Deux grands rassemblements qui se font face. Entretien avec le chercheur, Aurélien Antoine, directeur de l'Observatoire du Brexit et professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne.     À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer

    L'opération américaine au Venezuela «était aussi une opération contre le régime castriste» de Cuba

    Play Episode Listen Later May 15, 2026 6:32


    Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu jeudi 15 mai 2026 à La Havane, pour une réunion avec de hauts responsables cubains. Une visite tout à fait exceptionnelle qui intervient alors que l'île est étouffée par un blocus pétrolier imposé par Washington depuis janvier 2026. Confrontée à une crise sans précédent, la situation du réseau électrique est critique, alors que le pays n'a plus de réserves de diesel ni de fioul. Entretien avec l'écrivain et universitaire cubain en exil Jacobo Machover, auteur de Cuba de Batista à Castro – une contre-histoire (éditions Buchet-Chastel). À lire aussiPénurie de carburant à Cuba: l'offre d'aide américaine est «immorale» si Washington maintient le blocus

    Il y a un risque de «conflit» entre les États-Unis et la Chine sur la question de Taïwan, admet Xi Jinping

    Play Episode Listen Later May 14, 2026 6:55


    L'évocation des sujets de discorde a commencé entre Xi Jinping et Donald Trump, au cours de la visite de ce dernier en Chine du 13 au 15 mai. Dès les premiers instants du sommet à Pékin, et après l'échange d'une poignée de main et des sourires chaleureux sur un tapis rouge, le leader chinois a menacé d'une montée des tensions entre les deux pays sur la question du soutien américain à Taïwan, un État considéré comme une province par Pékin. Quel type de conflit et dans quelles circonstances pourrait-il survenir ? Décryptage de Stéphane Corcuff, enseignant-chercheur à sciences-po Lyon et au centre d'études linguistiques Lyon III. Il est l'auteur de Taiwan : Nation souveraine ? (éditions Le Cavalier Bleu). À lire aussiEntre sourires, symboles et mises en garde sur Taïwan, un sommet Chine-États-Unis sous tension

    Guerre au Moyen-Orient: «Les Américains ont mis à découvert les pays du Golfe»

    Play Episode Listen Later May 13, 2026 7:10


    Le Wall Street Journal a révélé que les Émirats arabes unis ont mené des frappes directes et secrètes contre l'Iran fin mars. L'Arabie saoudite aurait également répliqué de son côté, mais rien n'a été confirmé de manière officielle pour l'instant. Les craintes grandissent dans le Golfe face à l'effondrement de la fragile trêve entre les États-Unis et l'Iran et au retour de la région dans un cycle d'escalade militaire ouverte. L'analyse de Karim Sader, politologue spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique et maître de conférences à l'université Saint-Joseph de Beyrouth.  À lire aussiLes Émirats arabes unis ont frappé directement l'Iran en avril, révèle le «Wall Street Journal»

    Un rapport israélien pointe l'ampleur des violences sexuelles perpétrées par le Hamas le 7-Octobre

    Play Episode Listen Later May 12, 2026 7:03


    Des violences sexuelles importantes ont été commises par le Hamas lors de l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël et pendant la captivité des otages à Gaza. C'est ce qui ressort d'un rapport d'une commission d'enquête israélienne indépendante, publié mardi 12 mai 2026. Le rapport de 300 pages s'appuie sur une large documentation factuelle qui comprend des témoignages filmés originaux de survivants, des photographies, des vidéos, des dossiers officiels et d'autres sources primaires provenant des lieux des attaques. Les explications de Céline Bardet, juriste internationale spécialisée dans les crimes de guerre et enquêtrice, qui a contribué à la rédaction de ce rapport publié par la Commission civile. À lire aussiL'Union européenne sanctionne le Hamas pour les violences sexuelles commises le 7 octobre 2023    

    Cisjordanie occupée: les colons israéliens «n'agissent pas seuls et sont protégés par l'armée israélienne»

    Play Episode Listen Later May 11, 2026 7:17


    La Cisjordanie connaît une escalade continue, marquée par des assassinats ciblés, des arrestations et des attaques contre des Palestiniens et leurs biens, dans l'indifférence politique et diplomatique. Début mai, au moins 1 069 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de la guerre de Gaza. L'Union européenne est parvenue ce lundi 11 mai à se mettre d'accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie, une mesure longtemps bloquée par le veto de la Hongrie. Entretien avec Yoav Shemer-Kunz, en charge de plaidoyer international au sein de B'Tselem – le centre israélien d'information sur les droits humains en territoires occupés. RFI : Selon un décompte réalisé par l'ONG israélienne Breaking the Silence, 378 attaques de violences perpétrées par des colons israéliens en Cisjordanie occupée ont eu lieu en 40 jours, soit près de dix au quotidien. On a l'impression que les limites sont sans cesse repoussées. Yoav Shemer-Kunz : Tout à fait. Les violences sont effectivement sans cesse repoussées. Les colons israéliens arrivent maintenant aussi dans la zone A. La Cisjordanie est coupée, depuis les accords d'Oslo, en trois zones. Désormais, les attaques ont même lieu dans la zone A qui est normalement sous sécurité palestinienne. Mais il ne s'agit pas uniquement de colons israéliens. Et ces colons n'agissent pas tout seuls, ils sont protégés par l'armée israélienne. Souvent d'ailleurs, ces attaques sont combinées, civils et soldats ensemble. Ces colons sont protégés par la police israélienne, et sont actifs dans une impunité la plus totale possible. Ces colons sont soutenus par le gouvernement israélien. Vous avez raison de le rappeler, ces attaques se concentrent surtout dans la zone C, sous contrôle militaire israélien. Mais se répandent de plus en plus en zone B et en zone A, censée être sous le contrôle total de l'Autorité palestinienne. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les attaques ont commencé dans les zones rurales, donc la zone C, et notamment la vallée du Jourdain. Désormais, les attaques commencent à monter dans les montagnes et à arriver dans les villes palestiniennes, plus près des grandes villes et des grandes agglomérations palestiniennes. Il s'agit d'un processus de purification ethnique. Nous avons déjà plus de 59 communautés qui sont complètement effacées de la carte, des communautés entières palestiniennes qui ont dû quitter leurs territoires, quitter leur terrain. Cela, c'est ce qui concerne les communautés rurales. Les attaques vont de plus en plus vers les zones semi-urbaines, et tout cela avec la protection de l'État israélien. Vous portez la voix de l'organisation de défense des droits humains B'Tselem. Quelques voix s'élèvent en Israël. Dans un édito le journal Haaretz s'indigne : « Imaginez si des Palestiniens avaient fait la même chose à un Israélien ? » Je vous pose la question à vous, que pourrait-il se passer dans ce cas ? Les colons agissent dans un système général d'apartheid. Nous ne sommes pas sous les mêmes droits. Les Palestiniens qui sont en Cisjordanie sont sous occupation militaire. S'ils agissent, s'ils font quelque chose considérée comme illégale, l'armée israélienne les arrête. On parle actuellement de presque 10 000 Palestiniens prisonniers en Israël, dont la moitié sans aucune charge. Il s'agit de détention administrative. Alors que les colons israéliens sont des civils, c'est plutôt le droit civil qui s'applique pour eux. Nous sommes dans une situation d'inégalité absolue, et cela depuis maintenant presque six décennies. La situation en Cisjordanie est maîtrisée par l'armée israélienne. L'armée israélienne maîtrise chaque mouvement en Cisjordanie. Il ne s'agit pas d'un territoire hors contrôle, il ne s'agit pas d'individus hors contrôle. Il s'agit plutôt pour nous d'un processus de purification ethnique qui est soutenu par l'État. Il s'agit d'une violence que l'État n'ose pas faire directement, mais laisse les individus faire à sa place. Le ministère palestinien de la Santé a annoncé qu'un homme de 26 ans a été tué lors d'un raid israélien à Naplouse, dimanche 10 mai 2026. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU évoque « une violence effroyable qui n'épargne ni mort ni vivant » à propos de l'attaque du vendredi 8 mai 2026. Que fait la communauté internationale pour contrer ce phénomène ? Elle n'en fait pas assez, alors que les faits sont connus. Il y a énormément d'incidents connus, même filmés en vidéo. Et pire, les criminels sont en liberté, qu'il s'agisse de soldats ou de civils. Dans les deux cas, le régime israélien continue avec cette violence dans l'impunité la plus totale. Désormais, on parle de sanctions individuelles contre les colons. Mais la violence ne vient pas des individus, mais de tout le système qui les protège. D'ailleurs, même les individus sous sanctions restent en liberté et continuent à terroriser les Palestiniens et continuent à construire des avant-postes. En parlant de sanctions, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, dit s'attendre à un accord politique concernant les sanctions visant les colons israéliens violents. Cela peut-il avoir des conséquences sur le terrain ? C'est très bien que l'Union européenne commence à bouger un peu par rapport à ce qui se passe en Palestine occupée, en Cisjordanie et à Gaza. Par contre, c'est une mesure extrêmement symbolique qui n'a presque aucun effet sur le terrain. Il y a des colons qui sont libres en Cisjordanie, qui sont déjà sous sanctions américaines – qui sont depuis levées, des sanctions britanniques. Mais ils sont toujours là, et pour eux, il n'est pas question de visas à l'étranger, etc. Ils ont juste continué à grimper sur les collines en Cisjordanie et à faire peur. À lire aussiL'UE parvient à un accord politique pour sanctionner des colons extrémistes israéliens   À lire aussiCisjordanie occupée: sidération après l'exhumation forcée d'un corps enterré «trop près» d'une colonie   À lire aussiCisjordanie occupée: le rabbin Arik Ascherman sillonne les villages attaqués par les colons

    Affaire Epstein: «Nous avons voulu comprendre la place de Paris dans ce système de prédation»

    Play Episode Listen Later May 10, 2026 8:42


    Le magazine Society vient de sortir un numéro événement sur l'affaire Epstein. Anthony Mansuy, journaliste, co-auteur de l'enquête « Epstein : ce que vous n'avez jamais lu » parue dans Society est  l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiAffaire Epstein: qui sont les personnalités citées dans les derniers documents rendus publics?

    Hongrie: «Le souci du gouvernement c'est de récupérer des milliards d'euros inaccessibles»

    Play Episode Listen Later May 9, 2026 6:09


    C'est le jour-J en Hongrie pour l'investiture du nouveau Premier ministre Peter Magyar. Tout un symbole pour l'histoire de ce pays qui bascule et des très fortes attentes de l'ère post Orban. Paul Gradvohl, historien et professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Hongrie, est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiHongrie: le nouveau Premier ministre Peter Magyar arrive au pouvoir en suscitant beaucoup d'attentes

    Le retour de l'ambassadeur de France en Algérie «représente tout un symbole»

    Play Episode Listen Later May 8, 2026 6:57


    Nouvelle séquence diplomatique entre la France et l'Algérie après presque deux ans de crise diplomatique entre les deux pays. L'ambassadeur de France à Alger y retourne et la ministre déléguée aux Armées participe sur place aux commémorations du massacre de Sétif. Une visite qui, selon l'Élysée, doit permettre de « nouer des relations de confiance » et « restaurer un dialogue efficace ». C'est un espoir pour la libération du journaliste français emprisonné Christophe Gleizes selon Reporters sans frontières. L'analyse des enjeux de ce dégel avec Brahim Oumansour, directeur de l'Observatoire du Maghreb de l'IRIS. Auteur de « L'Algérie, un rebond diplomatique », aux éditions Eyrolles. À lire aussiAlgérie: l'ambassadeur de France retourne sur place et «reprendra ses activités», annonce Paris

    Exactions anti-chrétiens au Moyen-Orient: «Il ne faut pas chercher de sincérité dans les excuses israéliennes»

    Play Episode Listen Later May 7, 2026 7:59


    Ces derniers jours, plusieurs actes de violence contre les chrétiens ont été commis par Israël, notamment l'agression d'une religieuse à Jérusalem et la destruction de symboles religieux au Liban, ou encore des violences aussi en Cisjordanie, en particulier contre le village de Taybeh, le seul entièrement chrétien du territoire palestinien, régulièrement ciblé, quasiment assiégé puisque ses habitants ne peuvent plus avoir accès aux terres agricoles, ils sont bloqués par les colons. Entretien avec Sophie Bessis, historienne, autrice du livre La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d'une imposture (éditions Les Liens qui Libèrent, mars 2025). À lire aussiLa «civilisation judéo-chrétienne», une «imposture utile à tellement de monde», selon l'historienne Sophie Bessis

    Corée du Nord: la suppression de toute référence à la réunification dans la Constitution est «historique»

    Play Episode Listen Later May 6, 2026 7:12


    L'Agence France Presse a eu accès à un document dans lequel on apprend que, désormais, la constitution de la Corée du Nord ne fait plus référence à la réunification avec la Corée du Sud. Comment faut-il comprendre ce changement ? Éléments de réponse avec Théo Clément, chercheur indépendant spécialiste de la Corée du Nord. À lire aussiUne rupture historique: la Constitution nord-coréenne ne fait plus référence à la réunification avec le Sud

    Hantavirus sur le bateau «MV Hondius»: «Il y a une très faible transmission interhumaine»

    Play Episode Listen Later May 5, 2026 7:33


    L'Espagne ne prendra « aucune décision » sur l'accostage du navire de croisière frappé par un possible foyer d'hantavirus tant que « les données épidémiologiques » n'auront pas été analysées. Deux cas de contamination ont été confirmés parmi les quelque 150 personnes à bord du navire bloqué au large des côtes du Cap-Vert. L'OMS soupçonne une transmission d'homme à homme sur le bateau, ce qui est très rare avec cette maladie respiratoire. Comment ce dangereux virus se répand-il ? Peut-il représenter un risque plus large ? Les explications de l'épidémiologiste Antoine Flahault, professeur de médecine à l'université Paris Cité et à l'hôpital Bichat-Claude Bernard, auteur de Prévenez-moi ! Une meilleure santé à tout âge (éditions Robert Laffont). À lire aussiFoyer présumé d'hantavirus à bord d'un bateau de croisière: faut-il craindre une propagation de la maladie?

    Au Liban comme à Gaza, la méthode de la terre brûlée est «une politique israélienne d'État»

    Play Episode Listen Later May 4, 2026 9:02


    L'armée israélienne continue d'occuper le sud du Liban, de détruire méthodiquement des villages entiers et mène désormais des opérations au-delà même de la zone qu'elle présente comme une zone de sécurité. Dimanche 3 mai encore, malgré le cessez-le-feu, elle a ordonné l'évacuation de onze villages supplémentaires. Cette méthode utilisée à Gaza, de l'aveu du ministre israélien de la Défense, a réduit en ruines quasiment l'ensemble du territoire palestinien. Entretien avec Ziad Majed, professeur à l'université américaine de Paris, auteur de Le Proche-Orient, miroir du monde. Comprendre le basculement en cours (éditions La Découverte). À lire aussiSud du Liban: avec la destruction méthodique des habitations par Israël, une mémoire qui s'efface

    Dominique Pradalié: la liberté de la presse est dans un état «déplorable»

    Play Episode Listen Later May 3, 2026 10:58


    Dominique Pradalié, présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), est l'invitée de RFI à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce dimanche 3 mai 2026. Elle alerte sur les menaces contre les journalistes dans le monde, entre violences, surveillance et impunité des crimes. Elle revient notamment sur la situation en zones de conflit, en particulier à Gaza, et évoque les actions menées pour mieux protéger les journalistes.

    Iran: «Je suis très inquiète à cause de l'ampleur et du danger d'une crise humanitaire»

    Play Episode Listen Later May 2, 2026 9:02


    La présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric, était l'invitée de RFI après une visite officielle en Iran. Elle revient sur ses observations sur le terrain, la situation humanitaire et économique des populations, les conditions d'accès à l'aide et les conséquences d'une éventuelle reprise des hostilités, tout en plaidant pour une solution négociée.

    Coupe du monde 2026: «Pour l'Iran, le sport est un élément symbolique de contrôle social»

    Play Episode Listen Later May 1, 2026 6:42


    Malgré l'incertitude liée au conflit au Moyen-Orient, le président américain n'est pas opposé à ce que l'Iran dispute ses matchs de Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Il est d'accord pour suivre la volonté de Gianni Infantino, le patron de la Fifa, qui venait de réaffirmer la participation de l'équipe iranienne. Il reste à savoir si la Fédération iranienne acceptera de participer au tournoi. Entretien avec Raphaël Le Magoariec, docteur en géopolitique à l'université de Tours, auteur de « Géopolitique des pays du Golfe », sortie prévue en juin 2026 aux éditions Bréal. À lire aussiMondial 2026: un émissaire de Donald Trump veut remplacer l'Iran par l'Italie À lire aussiMondial 2026: «l'Iran sera à la Coupe du monde» et jouera bien aux États-Unis, selon Infantino

    «Le Hezbollah entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe»

    Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 7:25


    Le sud du Liban reste sous le feu persistant d'Israël. Les forces israéliennes justifient toujours leur opération comme moyen de lutter contre le Hezbollah et menacent de le cibler au-delà de la ligne jaune, ligne de démarcation dans le sud Liban. Entretien avec la chercheuse à l'université Harvard Lina Khatib, elle a enquêté sur les réseaux de financement du mouvement chiite qui passent par plusieurs continents et notamment l'Europe. RFI : Vous publiez un nouveau rapport qui s'intéresse aux multiples sources de financement du Hezbollah. On pensait le parti affaibli par la guerre contre Israël depuis 2024, et aussi par la chute de son allié syrien, Bachar el-Assad. Mais en fait, économiquement, on découvre en vous lisant qu'il tient le choc, notamment grâce à son réseau européen, avec un mélange d'activités légales et illégales... Lina Khatib : Le Hezbollah a été militairement défait par Israël, même s'il continue encore à mener certaines opérations. Sur le plan économique en revanche, le groupe a perdu une part importante de ses revenus après la chute du régime de Bachar el-Assad, notamment parce qu'il était impliqué dans le trafic de captagon en Syrie avec le régime syrien. Mais à l'international, ses activités financières ne se sont pas arrêtées. Elles sont très étendues. Elles relient l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient et aussi l'Europe. Donc en fait, une partie de l'argent vient par exemple du trafic de drogue en Amérique latine, puis cet argent est blanchi en Europe par le réseau du Hezbollah. On observe que l'Europe joue aujourd'hui un rôle central dans ce système, qui permet au groupe de survivre et de maintenir une partie de ses sources de financement. Très concrètement, lorsqu'un Européen achète par exemple de la drogue ou une pierre précieuse, est-ce qu'il finance peut-être le Hezbollah ? Malheureusement oui, c'est possible parce que le Hezbollah est impliqué dans la vente de cocaïne dans des pays comme la France, la Belgique, l'Allemagne ou encore l'Italie. Quand on parle de blanchiment d'argent, concrètement, ça consiste à utiliser de l'argent issu d'activités illégales pour acheter des biens tout à fait légaux, puis à les revendre afin d'en masquer l'origine. En Europe, quelqu'un peut donc acheter des bijoux, une belle montre, une voiture de luxe ou même une voiture d'occasion, sans se douter qu'il contribue potentiellement à ce moment-là au financement du Hezbollah. Cela s'explique notamment par le fait que le Hezbollah opère via des sociétés écrans, ce qui rend très difficile d'identifier les véritables responsables derrière ces entreprises. En parallèle, le groupe collabore avec des réseaux criminels déjà bien implantés en Europe. Ce sont des relations avant tout pragmatiques. Par exemple, au Royaume-Uni où je vis, les autorités observent de plus en plus que certains commerces dans différentes régions qui vendent toutes sortes de choses, qu'il s'agisse de tabac ou de produits du quotidien, peuvent être liés à des réseaux criminels impliqués dans la contrebande. Le Hezbollah s'inscrit donc dans ces dynamiques et entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe. À lire aussiLiban: le Hezbollah rejette les négociations directes avec Israël et s'oppose à son désarmement Certains commentateurs disent souvent que si la République islamique lâchait le Hezbollah, la milice s'effondrerait. Et c'est vrai que les deux tiers de son budget viennent en effet de Téhéran. Mais le tiers restant dont on parle lui permettrait-il de survivre ? L'estimation selon laquelle le Hezbollah tire environ 30 % de ses fonds, de ses opérations financières à travers le monde, reste très prudente. En réalité, ce chiffre pourrait être plus élevé. Cela veut dire que si le financement en provenance de l'Iran s'arrêtait complètement, le Hezbollah pourrait continuer à fonctionner, mais avec des capacités réduites. C'est pour ça qu'il est essentiel de cibler aussi ces réseaux financiers en Europe comme partout sur la planète. Et d'ailleurs, les États-Unis, surtout via le département du Trésor, s'y intéressent de plus en plus, notamment à travers ses liens avec l'Iran. Cette lutte est menée en parallèle avec des actions militaires et politiques. Ces deux volets, financiers et non financiers, sont indispensables pour affaiblir le groupe. Pour finir, le Hezbollah reçoit un soutien financier de la part de la diaspora... Le Hezbollah s'appuie sur de vastes réseaux internationaux pour mener ses opérations financières, et une grande partie de ces réseaux repose sur la diaspora libanaise, qu'elle se trouve en Europe, en Afrique ou ailleurs dans le monde et dont certains membres lui sont loyaux. Cela ne signifie évidemment pas que l'ensemble de la diaspora libanaise collabore avec le Hezbollah. Bien sûr que non. Mais il y a un nombre significatif de personnes dans la diaspora qui jouent un rôle clé dans le financement, notamment pour acheter les armes du groupe au Liban. La présence de la diaspora est donc cruciale pour le Hezbollah. Et lorsque certains membres de ces réseaux sont arrêtés ou sanctionnés, d'autres membres, parfois issus de la même famille, prennent le relais afin de poursuivre les activités de financement et maintenir les réseaux actifs. En Afrique particulièrement, ces réseaux s'étendent à plusieurs pays. On les retrouve notamment en Côte d'Ivoire, qui constitue une plateforme importante de blanchiment d'argent, en Sierra Leone et au Liberia, où il est impliqué dans le commerce de diamants de sang, ainsi qu'au Nigeria, où la diaspora est particulièrement présente, où certains groupes familiaux ont mené des collectes de fonds pour le Hezbollah et enfin en Gambie. À lire aussiLiban: la résistance du Hezbollah questionne l'avenir du processus de désarmement

    «Les Émiratis donnent l'impression de se mettre entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale»

    Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 7:01


    Immense surprise au Moyen-Orient et sur les marchés du pétrole avec ce départ annoncé de l'Opep pour les Émirats arabes unis. Ce retrait au nom de « l'intérêt national » marque un revers pour l'alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Pourquoi ce choix ? Y a-t-il un risque de froisser un peu plus des relations déjà tendues avec l'Arabie saoudite, mastodonte de l'or noir ? L'analyse du chercheur Adlene Mohammedi, expert associé au Ceri-Sciences Po et enseignant à l'université Paris III et à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).   RFI : Que représentaient les Émirats arabes unis dans l'Opep ? Adlene Mohammedi : Les Émirats arabes unis étaient l'un des principaux membres de l'Opep et ils faisaient partie des trois principaux producteurs de l'Opep derrière des pays aussi importants que l'Arabie saoudite et l'Irak par exemple. Donc, d'un point de vue économique, leur poids est assez important. Ils représentaient environ 12 %, de la production de l'Opep. Donc, c'est un départ qui a des conséquences économiques. Vous parliez d'un autre poids lourd de cette organisation, c'est bien sûr l'Arabie saoudite qui est à la fois alliée et rivale des Émirats arabes unis. Alors, est-ce que, à travers cette décision, Abou Dhabi marque une forme de rupture nette avec l'Arabie saoudite ? Effectivement, l'Opep est clairement dominée par l'Arabie saoudite, c'est-à-dire les grandes décisions de l'Opep sont clairement dominées, contrôlées par l'Arabie saoudite. Et quand on parle de décisions de l'Opep, on parle en général de quotas imposés pour baisser la production de l'Opep et donc permettre finalement des prix assez élevés. C'est finalement là la divergence principale sur le plan économique entre les Émirats et l'Arabie saoudite, c'est que les Émirats, en fait, ne voulaient pas de ces quotas. Et ce n'est pas la première fois, en réalité, qu'ils le disent. Mais au-delà de cela, on a bien des rivalités entre l'Arabie saoudite et les Émirats. Alors je ne sais pas si on peut parler de rupture nette, directe et définitive parce qu'on n'en est pas là officiellement. On n'est pas dans une confrontation directe, mais on est dans une espèce de guerre froide entre les deux, perceptible déjà depuis quelques années en réalité. Et aujourd'hui, le principal théâtre dont tout le monde parle, c'est l'Opep. Mais hier, on parlait par exemple essentiellement du Yémen, où on a clairement vu les divergences entre les deux pays. À lire aussiYémen: les Émirats défient l'Arabie saoudite dans leur propre jardin Le Yémen où Mohammed ben Zayed, pour les Émirats arabes unis, souhaite une partition du pays, alors que Mohammed ben Salman, prince héritier d'Arabie saoudite, souhaite que le pays reste uni. Mais il y a d'autres théâtres. Il y a le Soudan, la Somalie aussi, où ces deux pays sont opposés. Oui, alors sur le Yémen, les Émirats ont toujours été très ambigus. Disons qu'ils ont soutenu les séparatistes sudistes. Il n'y a pas de doute là-dessus. Et en réalité, ce que les Saoudiens leur ont reproché depuis quelques années, c'est qu'alors qu'ils étaient censés faire partie de la même coalition contre les Houthis, les Émirats ont plutôt fait le choix, la plupart du temps, de lutter contre l'armée loyaliste yéménite, au motif que celle-ci était en partie composée de ce que les Émirats considéraient comme des Frères musulmans. Donc, en réalité, depuis quelques années, on voyait bien les divergences assez nettes entre les deux pays, malgré un semblant d'unité, notamment au début de la coalition. Mais comme vous l'avez dit, vous avez d'autres théâtres d'affrontements, vous avez la Corne de l'Afrique, la Somalie bien sûr, le Soudan où les Émirats jouent aussi un rôle assez net en soutenant les forces d'Hemedti, les paramilitaires. Le problème des Émiratis, c'est qu'ils veulent donner l'apparence dans le discours de soutenir les États, d'une espèce de modernité stato-centrée, alors que dans les faits, ils soutiennent beaucoup d'acteurs subversifs contre les États centraux. Ils ont soutenu la milice de Haftar en Libye contre Tripoli. Ils soutiennent des acteurs subversifs dans la Corne de l'Afrique. Ils ont soutenu les séparatistes au Yémen. Et bien sûr, au-delà même de tout cela, en réalité, ce qui gêne l'Arabie saoudite, c'est d'avoir une contestation de son hégémonie à l'échelle régionale. Et ces divergences entre ces deux puissances, elles s'illustrent aussi dans la relation entretenue avec Israël ? Disons que les Émirats sont allés plus loin que tous les autres sur ce point. Déjà, en normalisant avec Israël, à travers les accords d'Abraham, ce que les Saoudiens n'ont pas fait. Et en fait, les Émiratis donnent l'impression de se mettre un petit peu entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale. Et ça, effectivement, ça gêne un peu, parce que même en Arabie saoudite aujourd'hui, on se rend bien compte que la principale menace régionale, la menace qui déstabilise le plus la région aujourd'hui, c'est Israël depuis quelques années. Il y a dix ans, vous auriez posé la question aux dirigeants saoudiens, ils vous auraient dit bien sûr clairement l'Iran. Mais depuis quelques années, les pays de la région, au-delà même de ce qu'on voit avec la guerre contre l'Iran aujourd'hui, on voit bien que pour les Saoudiens, les Israéliens apparaissent comme des acteurs subversifs. Les Émiratis, eux, semblent considérer que leur sécurité est peut-être à bien des égards liée à leur partenariat avec Israël, et cela les distingue effectivement des autres. À lire aussiÉmirats arabes unis: entre alliance avec Israël et aide à Gaza, quelle stratégie? Est-ce qu'on peut dire que donc les Émirats s'alignent totalement sur cette ligne israélo-américaine ? Oui, c'est clairement l'impression qu'ils donnent. Alors ça ne veut pas dire pour l'instant que les Émirats tournent complètement le dos aux autres acteurs. Par exemple, ils se ménagent quand même des portes de sortie avec les autres. Ils n'ont pas tourné le dos complètement à la Russie, à la Chine. Ils pratiquent ce qu'on appelle maintenant de plus en plus une forme de multialignement. Mais en tout cas, dans la séquence actuelle, oui, ils donnent clairement l'impression de considérer que leur avenir, leur sécurité, est clairement lié à leur partenariat avec les Israéliens et les Américains. À lire aussiPétrole: «Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep va redistribuer les cartes dans la région»

    Israël: Benyamin Netanyahu veut «rester Premier ministre» pour bénéficier d'une indulgence judiciaire

    Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 10:14


    La guerre au Moyen-Orient, et les offensives américaines et israéliennes contre l'Iran et contre le Hezbollah libanais, permettent à Benyamin Netanyahu de repousser son audition devant les juges prévue ce 27 avril, dans son procès pour fraude, abus de confiance et corruption. Deux anciens Premiers ministres israéliens, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, ont annoncé vouloir se présenter sur une liste commune pour les prochaines élections législatives en Israël, prévues en octobre. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, (éditions JC Lattès), son dernier ouvrage. À lire aussiIsraël: Benyamin Netanyahu demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption

    Tchernobyl: «Le bilan de l'OMS de 2005 est très incomplet, très partiel, d'après les spécialistes»

    Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 6:31


    Retour sur l'explosion du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, survenue il y a 40 ans jour pour jour en Ukraine, et qui a provoqué la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. Pour en parler, nous recevons Laurent Coumel, maître de conférences en Histoire à l'Inalco, co-auteur de Tchernobyl, la mémoire atomisée, éditions JC Lattès, et conseiller historique de la série documentaire « Tchernobyl, une tragédie sans fin » sur France Télévisions.

    Conférence de Santa Marta: «Les énergies fossiles ont été un tabou dans les négociations climat pendant 30 ans»

    Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 6:48


    Trouver des solutions concrètes pour mettre fin à notre dépendance au charbon, au pétrole et au gaz : voilà comment pourraient se résumer les objectifs de la Conférence internationale pour la sortie des énergies fossiles. Ça se passe à Santa Marta en Colombie. Un sommet inédit qui a commencé vendredi 24 avril et réunit une cinquantaine de pays pendant cinq jours. Pour en parler, nous recevons Fanny Petitbon, responsable France de l'ONG 350.org.

    Billets trop chers, supporters exclus: l'organisation de la Coupe du monde 2026 de plus en plus fragilisée

    Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 7:39


    Les nuages s'accumulent, moins de deux mois avant la Coupe du monde de football organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, du 11 juin au 19 juillet. Les prix exorbitants des billets pour assister aux matches et pour se rendre aux stades font polémique. De nombreux supporters redoutent des interventions de la brutale police de l'immigration américaine (ICE) pendant les matches. Face à ce déploiement annoncé, un syndicat représentant quelque 2 000 employés du SoFi Stadium de Los Angeles a brandi la menace d'une grève durant la compétition si aucune garantie n'est apportée de la part de la Fifa sur cette question. L'analyse de Pim Verschuuren, chercheur et maître de conférences à l'université Rennes 2, spécialiste des questions liées à l'impact du sport dans les relations internationales. À lire aussiMondial 2026: des associations américaines mettent en garde les voyageurs contre des abus aux États-Unis

    L'armée libanaise «a été habituée à coopérer avec le Hezbollah»

    Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 6:26


    Les États-Unis accueillent, jeudi 23 avril, une ⁠deuxième réunion entre des émissaires libanais et israéliens, pour au minimum prolonger la trêve, au mieux avancer vers la paix. Deux guerres en deux ans et une armée israélienne qui s'évertue à rendre tout retour impossible pour les habitants du sud du pays. La pression israélienne pour désarmer le Hezbollah ne faiblit pas. L'État hébreu appelle le gouvernement et l'armée libanaise à le faire ensemble, mais l'armée doit composer avec différentes sensibilités et des divergences au sein du pays. Les explications d'Anthony Samrani, co-rédacteur en chef au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, auteur du livre Vu du Liban, la fin d'un pays, la fin d'un monde ? (éditions Gallimard). À lire aussiJoey Hood: les pourparlers à Washington sont, «pour le Liban, un moment historique pour parler à Israël»

    «En Iran, les centres de pouvoir n'ont pas d'arbitre suprême, ce qui doit entraîner des tensions»

    Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 9:37


    L'issue du conflit entre les États-Unis et l'Iran reste incertaine alors que Donald Trump a prolongé mardi 21 avril jusqu'à nouvel ordre la trêve, faute d'un accord de paix. Dans le détroit d'Ormuz, le président américain maintient toujours le blocus des ports iraniens tandis que l'Iran affirme avoir intercepté deux navires qui essayaient de franchir la zone. Dans ce contexte agité, les diplomaties iranienne et américaine sont au cœur des débats dans la quête d'un accord pour mettre fin au conflit. Entre la méthode Trump et les dissensions au sein du régime iranien, l'analyse de Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, en Israël et aux Nations unies et auteur de plusieurs ouvrages, dont Leçons de diplomatie, chez Tallandier. À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: l'Iran affirme avoir saisi deux navires tentant de passer le détroit d'Ormuz

    La crise au Moyen-Orient «entraîne le changement du modèle énergétique» en faveur des énergies renouvelables

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 7:20


    La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont complètement chamboulé le secteur énergétique. C'était peut-être l'élément qui manquait pour que le monde bascule des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Les tensions actuelles sur les prix du gaz et du pétrole offrent une bonne occasion de réfléchir au développement d'alternatives aux hydrocarbures, notamment le tout-électrique. Entretien avec Nicolas Berghmans, directeur du programme Nouvelles politiques industrielles, et chercheur en politiques climatiques et énergétiques à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump accuse l'Iran d'avoir «violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises» À lire aussi«En bloquant le détroit d'Ormuz, Trump veut arracher le dossier du nucléaire aux Iraniens»

    Affaire Epstein: «L'enjeu est de savoir jusqu'où Keir Starmer était au courant»

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 7:38


    Le Premier ministre britannique Keir Starmer, sous le feu des critiques, devant le Parlement lundi 20 avril pour, une fois de plus, s'expliquer sur Peter Mandelson, ancien ambassadeur à Washington écarté à cause de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. L'affaire fait scandale parce qu'il avait fait l'objet de rapports défavorables ignorés par le gouvernement. L'analyse des conséquences politiques possibles pour Keir Starmer avec Thibaud Harrois, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne Nouvelle et co-auteur de From Cool Britannia to Brexit publié aux éditions Routledge.   À lire aussiAffaire Epstein: Starmer encore dans la tourmente après de nouvelles révélations sur Mandelson

    Législatives en Bulgarie: «Roumen Radev ne va empêcher l'Europe d'aider l'Ukraine»

    Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 6:00


    Les Bulgares sont appelés aux urnes ce dimanche 19 avril pour les élections législatives, les huitièmes en cinq ans. L'ex-président prorusse et très eurosceptique Roumen Radev est donné favori à la tête de son parti « Bulgarie progressiste ». Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Antony Todorov, politologue, professeur de sciences politiques à la Nouvelle Université bulgare de Sofia est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiÉlections législatives en Bulgarie: Roumen Radev, un «nouvel Orban» au sein de l'UE?

    Manifestation des «Patriotes pour l'Europe»: «Il y a pour l'extrême droite européenne une volonté de se recomposer»

    Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 7:57


    En Italie, l'extrême droite européenne, les « Patriotes pour l'Europe » contre l'immigration et « des règles européennes absurdes », manifeste ce samedi après-midi à Milan à l'appel de Matteo Salvini, leader du parti d'extrême droite de la Ligue. Et ce, après la défaite d'un allié important, Viktor Orban en Hongrie. Pour en parler, Benjamin Biard, chargé de recherche au CRISP et enseignant à l'université catholique de Louvain, auteur de « L'influence (in)visible Les partis populistes de droite radicale et la fabrique de politiques publiques en démocratie » aux éditions Peter Lang est l'invité international de la mi-journée de RFI.  À lire aussiItalie: Matteo Salvini réunit les Patriotes pour l'Europe à Milan pour relancer la Ligue

    La Russie mène une «guerre psychologique» en menaçant les entreprises qui soutiennent l'Ukraine

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 7:02


    Le ministère de la Défense russe a publié les adresses d'entreprises européennes et israéliennes livrant des drones à l'Ukraine. Il a précisé qu'elles représentaient désormais des cibles potentielles et a accusé ces pays d''alimenter l'escalade militaire. Plusieurs États européens ont annoncé, ces derniers jours, de nouveaux partenariats pour la production de drones avec Kiev. Entretien avec Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire et consultant en aéronautique et défense. Suivez nos dernières infos, reportages et émissions sur la guerre en Ukraine

    Programme nucléaire civil iranien: «Il y a une défiance, ça fait plus de 20 ans que ça dure»

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 6:38


    Le chef de l'armée pakistanaise a rencontré, jeudi 16 avril en Iran, le président du Parlement, dans le cadre des tractations en cours pour organiser une deuxième session de négociations avec les États-Unis. Téhéran a réaffirmé sa volonté de négocier mais campe sur une exigence iranienne majeure : le droit du pays à un programme nucléaire civil. L'Iran ouvre seulement la porte à des débats sur « le niveau et le type d'enrichissement » d'uranium. Ce n'est pas ce que veulent les États-Unis. Entretien avec Benjamin Hautecouverture, historien et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions de sécurité internationale et des questions nucléaires. 

    La soif de l'or et le financement de la guerre au Soudan attisent l'appétit et les rivalités régionales

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 6:48


    Au Soudan, la guerre entre les forces armées soudanaises et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) entre dans sa quatrième année. Elle a plongé dans la pauvreté la majorité des Soudanais, arraché 11 millions d'entre eux à leurs foyers et répandu la faim. Depuis le début du conflit, en avril 2023, la production d'or déclarée a chuté, au profit des réseaux parallèles d'extraction et d'exportation. Le contrôle des zones minières entre les FAS et les FSR est devenu un élément déterminant du financement de l'effort de guerre. L'analyse de Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français de relations internationales (IFRI). À lire aussi«Un véritable cauchemar»: la chute d'El-Fasher, summum de l'horreur au Soudan

    Blocus humanitaire à Gaza: «Les conditions même de l'existence et de vie sont en sursis»

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 8:30


    Quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi 14 avril dans une frappe israélienne dans le nord de la bande de Gaza, ravagé par deux ans de guerre. Les besoins de la population sont immenses, mais les autorités israéliennes continuent de restreindre systématiquement l'entrée de l'aide humanitaire et des biens de première nécessité. Israël impose un siège très strict au territoire, malgré les appels répétés de la communauté humanitaire internationale à laisser affluer l'aide dans le territoire. L'ONU a annoncé, lundi 13 avril, la réouverture du point de passage de Zikim, que des convois d'aide ont pu franchir pour la première fois depuis le début de l'opération israélo-américaine en Iran. Entretien avec Filipe Ribeiro, chef de mission pour la Palestine à Médecins sans frontières. À lire aussiAu nord de la bande de Gaza, réouverture du point de passage de Zikim    

    Déminage du détroit d'Ormuz: «La situation est confuse, car personne ne dit la vérité»

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:52


    Après l'échec des négociations à Islamabad entre l'Iran et les États-Unis, Donald Trump est bien déterminé à imposer un blocus dans le détroit d'Ormuz pour tous les bateaux qui arrivent ou quittent l'Iran. Il affirme avoir ordonné l'interception de navires ayant payé un droit de passage à l'Iran et annonce des opérations pour détruire des mines maritimes. Les modalités concrètes de ce blocus restent cependant incertaines. Le détroit d'Ormuz constitue un passage clé du commerce pétrolier, toute perturbation dans cette zone stratégique se répercute rapidement sur les prix de l'énergie et, à terme, sur le pouvoir d'achat. Entretien avec Jehan-Christophe Charles, ancien officier dans la Marine nationale française et chercheur associé à la Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES). À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: l'heure de début du blocus américain des ports iraniens est passée

    Global Sumud Flotilla: «Nous voulons attirer l'attention du monde pour protéger les civils à Gaza»

    Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 7:07


    L'initiative Global Sumud Flotilla a levé l'ancre ce 12 avril du port Vell de Barcelone. Objectif : « briser » le blocus israélien de l'enclave de Gaza. Près de 80 navires en provenance de nombreux pays vont constituer cette flottille. Pour en parler, Patrick Bosch, membre du comité de pilotage de la Global Sumud Flotilla, est l'invité international de la mi-journée de RFI. RFI : Briser le blocus israélien, c'est l'objectif que s'est fixé la Global Sumud Flotilla, une coalition d'une trentaine d'organisations qui a levé l'ancre aujourd'hui de Barcelone pour tenter de rejoindre les côtes de la bande de Gaza, qui est encore régulièrement la cible de bombardements israéliens. À bord de ces navires, de l'aide humanitaire pour les Gazaouis. Patrick Bosch : En effet, je vous parle d'un des bateaux. On vient de lever l'ancre de Barcelone en direction de la bande de Gaza, il y a une vingtaine de minutes. Les conditions météo, on l'a appris il y a peu, ont retardé un peu le départ, mais c'est bon, vous avez pu prendre la mer, vous nous le confirmez ? Officiellement, on a effectivement pris le départ du port de Barcelone. On va maintenant se rendre à un port à proximité, en attendant que le phénomène météorologique passe et que les conditions de la traversée vers la prochaine étape en Italie se réalisent. Vous n'avez pas trop de visibilité encore pour le moment là-dessus ? Non. Normalement, on partira mardi matin, si les conditions météorologiques le permettent, de ce prochain port. Donc, on est parti du premier port pour l'instant. Cette flottille, elle se compose de combien de navires au total ? Au total, nous sommes actuellement autour de 80 navires qui prendront le départ au fur et à mesure des différents ports. De Barcelone, il y en a 40 qui sont partis maintenant, donc ce matin, et les autres vont rejoindre la flottille au fur et à mesure d'Italie, de Turquie et d'autres ports de la Méditerranée. C'est un nombre impressionnant. Il s'agit de la plus grande flottille civile organisée à destination de Gaza ? Oui, c'est ça. Le nombre de bateaux qui participent à cette flottille est plus grand que la somme de tous les bateaux partis durant les 19 dernières années, depuis le début du blocage de la bande de Gaza. Alors, vous l'avez évoqué, il y a des haltes prévues à Syracuse, en Italie, à Lerapetra, en Grèce, avant de prendre le chemin définitivement pour Gaza. D'autres navires doivent vous rejoindre lors de ces haltes, c'est ça ? Exactement. En Italie, il y en a un certain nombre qui vont nous rejoindre. Durant cette halte, on va faire des réunions avec tous les participants pour les informer des progrès de la mission, des prochaines étapes, et on repartira d'Italie. Il y a des personnes qui vont nous rejoindre effectivement de Grèce, et on va faire une halte également en Turquie. Du fait de la guerre en Iran, Gaza est moins évoqué. Mais concrètement, quelle est la situation dans l'enclave, notamment sur le plan humanitaire ? C'est pour ça que vous prenez la mer ? Oui, tout à fait. Nous prenons la mer vu qu'en effet la situation à Gaza n'a pas réellement changé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Aujourd'hui, les personnes avec qui nous sommes en contact régulier à Gaza nous parlent quotidiennement de bombardements, de meurtres de civils, etc. 200 camions devaient entrer dans le cadre du cessez-le-feu, mais seulement une fraction entre chaque jour, alors que l'ONU elle-même avait estimé que 1 600 seraient nécessaires par jour. Et comment peut-on soulager une population assiégée depuis presque un an et demi maintenant ? Qu'est-ce que vous amenez avec vous ? On imagine de l'aide humanitaire, mais il y a d'autres choses que vous prenez dans les soutes ? Alors nous amenons effectivement de l'aide humanitaire. Maintenant, cette aide ne permettrait pas de substantiellement soulager la population. Ce que nous essayons vraiment, c'est de briser le blocus et de faire en sorte que de l'aide puisse réellement rentrer en masse. Nous amenons également des éco-builders, aussi des capacités de soins, donc via des médecins et autres, pour soulager quelque peu le système médical gazaoui. Donc voilà, on essaie d'avoir une approche plus holistique que simplement briser le blocus. Cette initiative, c'est une initiative civile initiée, on l'a dit, par des ONG. Est-ce que ce n'est pas révélateur finalement de l'incapacité de la communauté internationale à exiger d'Israël la levée de ce blocus ? Oui, tout à fait. C'est ça qui nous réunit en fin de compte. En principe, nos différents gouvernements, qu'ils soient européens ou d'autres pays à travers le monde, ont souscrit à certaines conventions sur la protection des droits humains, par rapport à la protection des civils, les différentes résolutions de l'ONU, etc., exigent également la protection, il y a les actions en cours auprès des tribunaux internationaux. Malheureusement, cela s'avère inefficace. Donc, c'est pour ça que finalement, nous, on réunit des milliers de personnes à travers le monde, elles se sont organisées ensemble pour rendre cette flottille possible. Donc, c'est vraiment un mouvement citoyen. Et d'ailleurs on commence cette semaine une action. Il y a des sites internet qui vont être publiés qui s'appellent Rise Up, qui font appel vraiment à la société civile à travers le monde pour participer à ce mouvement au-delà de la flottille, au-delà d'un convoi terrestre qu'on organise en parallèle, pour vraiment faire des actions dans les pays pour attirer l'attention des autorités sur ce que nous attendons pour protéger les civils à Gaza. Vous êtes près d'un millier, il me semble, à avoir pris la mer, direction Gaza. C'est quoi les risques précis pour les membres d'équipage ? Parce qu'il y a des risques. Il y a bien sûr des risques. On a fait des choses pour diminuer ces risques. Les personnes sont formées d'abord. Certaines n'ont jamais fait de voile, en quelques semaines, on a fait des formations. Côté sécurité aussi. Des formations aussi à la non-violence, qui est l'une de nos valeurs fondamentales, de manière à ce que les gens puissent réagir à des situations compliquées qui risquent de se produire. Alors les risques, oui bien sûr, on peut craindre des attaques comme nous les avons vécues lors de la dernière flottille, au mois d'août notamment. Il y a des drones qui ont lâché des bombes incendiaires. Donc là, il y a effectivement des risques qui peuvent se produire. Ensuite, en cas d'arrivée à Gaza, effectivement, là aussi, on arrive quand même dans un territoire en guerre active, malgré le cessez-le-feu. Donc, là aussi, nous sommes en contact avec des personnes sur place, des autorités sur place pour encadrer cela. Mais il y a un risque, voilà. Malheureusement, dans ce genre de situation, on ne peut pas l'exclure. Et bien sûr, l'arrestation, si elle se produisait, comporte aussi certains risques. Si des personnes se retrouvent en prison israélienne, nous avons à ce niveau-là des juristes côté israélien qui nous soutiennent très bien.   À lire aussiFlottille humanitaire pour Gaza: plus de 400 militants arrêtés, des manifestations en Espagne et Italie

    Francis Rocard: «La prochaine étape sera Artemis 3 et 4 avec l'atterrissage des astronautes en 2028»

    Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 6:48


    Retour sur Terre hier soir sains et saufs de la lune, des 4 astronautes d'Artemis 2, la mission de la NASA. Quelles sont les enseignements à tirer de cette mission et les prochaines étapes ? Pour en parler l'astrophysicien Francis Rocard, responsable du programme d'exploration du système solaire à l'Agence spatiale française (CNES), auteur de « Dernières nouvelles de Mars, la mission du siècle », paru chez Flammarion est ce samedi 11 avril, l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiArtémis II: les astronautes ont amerri dans le Pacifique

    Négociations entre l'Iran et les États-Unis: le Pakistan «garde une attitude la plus équidistante possible»

    Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 7:24


    Le Pakistan se prépare à accueillir des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Les positions divergent radicalement, principalement sur le nucléaire, le détroit d'Ormuz ou encore le Liban. Le Pakistan, qui s'est imposé comme médiateur entre les deux pays, est voisin direct de l'Iran et a intérêt à obtenir un retour au calme dans son voisinage immédiat. Et du côté des États-Unis, les relations entre Washington et Islamabad se sont améliorées et les dirigeants ont pu capter la confiance de Donald Trump. L'analyse de Christophe Jaffrelot, directeur de recherches au CNRS (Sciences Po-CERI). Auteur de L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethnique, éditions Fayard.

    «Les Iraniens jouent sur cette impatience des États-Unis d'obtenir un accord»

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 6:54


    La fragile trêve conclue entre l'Iran et les États-Unis reste toujours menacée par la situation au Liban. Israël a effectué le 8 avril ses plus violents bombardements depuis le début de la guerre, faisant plus de 200 morts et plus de 1 000 blessés. L'Iran a menacé de rompre la trêve et les appels se multiplient pour intégrer le Liban dans le cessez-le-feu. Américains et Israéliens ont éliminé plusieurs chefs des Gardiens de la Révolution, sans briser le régime de Téhéran, ni réellement réduire son pouvoir de nuisance dans la région. Alors où en est l'Iran aujourd'hui ? L'analyse de Jonathan Piron, historien et spécialiste de l'Iran au GRIP, le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité.  À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: la trêve avec l'Iran fragilisée par les raids israéliens au Liban

    Cessez-le-feu au Moyen-Orient: «Un rapport de force se joue entre Israël et les États-Unis»

    Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 7:32


    Donald ⁠Trump a annoncé, mardi 7 avril en fin de soirée, un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran. L'Iran continue de viser des cibles au Koweït et aux Émirats arabes unis, et Israël, qui a mené une série de frappes ce mercredi 8 avril au cœur de Beyrouth – les plus violentes depuis le début de la guerre –, affirme que la trêve irano-américaine annoncée dans la nuit n'inclut pas le Liban. Les objectifs de guerre d'Israël au Liban décryptés avec Joseph Maïla, professeur de géopolitique à l'ESSEC, ancien directeur du Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères.  À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: Washington et Téhéran conviennent d'une trêve et vont négocier au Pakistan

    La visite «à double tranchant» de la cheffe de l'opposition taïwanaise en Chine

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 7:29


    La cheffe de l'opposition taïwanaise, Cheng Li-wun, est arrivée en Chine mardi 7 avril. Celle qui prône le dialogue et un resserrement des liens avec Pékin est la première présidente du parti Kuomintang (KMT) à se rendre dans le pays depuis dix ans. La Chine, qui considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire, a accentué depuis de nombreux mois sa pression militaire autour de l'île. RFI évoque les enjeux de cette visite avec Jean-Yves Heurtebise, maître de conférences à l'université nationale Sun Yat Sen à Taiwan et chercheur associé au centre d'études français sur la Chine contemporaine à Taipei. À lire aussiTaïwan, au centre des relations entre la Chine et les États-Unis    

    Artemis II: les Américains veulent «reprendre possession psychologiquement de la Lune avant les Chinois»

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 6:40


    Lundi 6 avril 2026, les astronautes d'Artémis II arrivent au cœur de leur mission. Ils voleront derrière la Lune et découvriront sa face cachée, celle qui n'est jamais visible de la Terre. Les quatre astronautes seront les premiers humains à voler autour de la Lune depuis plus de 50 ans. Les descriptions orales, ainsi que leurs notes et photographies, devraient permettre d'en apprendre plus sur la géologie et l'histoire de notre satellite naturel. Les attentes de cet événement avec Stefan Barensky, rédacteur en chef du magazine Aerospatium. À lire aussiArtemis II: les quatre astronautes s'apprêtent à survoler la face cachée de la Lune  

    Journée internationale de la conscience: «Il n'y a pas que la guerre dans la résolution des conflits»

    Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 6:20


    Ce dimanche 5 avril , c'est la Journée internationale de la conscience proclamée par l'ONU. Un appel à la paix, au dialogue, et aux alternatives non-violentes, dans un monde pourtant marqué par des conflits armés. Pour en parler, nous recevons Serge Perrin, responsable fédéral du Mouvement pour une alternative non-violente.

    Mines antipersonnel: «La banalisation, elle commence quand on oublie le coût humain»

    Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 5:29


    Ce 4 avril est la Journée internationale de lutte contre les mines antipersonnel. Ces armes sont en recrudescence :  utilisation massive dans les conflits armés récents, comme dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Le nombre de victimes civiles de mines observées ces dernières années est aussi en forte augmentation. Pour en parler, nous recevons Anne Héry, directrice du plaidoyer à Handicap international.

    Armée américaine: «La plupart des licenciements de hauts gradés concernent des femmes ou des Afro-Américains»

    Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 7:39


    En pleine guerre en Iran, l'administration Trump poursuit sa purge au sein de l'armée aux États-Unis. Trois officiers écartés, dont le chef d'état-major de l'armée de terre. La décision du secrétaire à la Défense, qui a déjà mis de côté plusieurs hauts-gradés, souvent des Afro-Américains ou des femmes, est en train de modeler son armée idéale blanche, chrétienne et virile. Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé « ministère de la Guerre », a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. L'analyse de Tara Varma, directrice du programme de prospective stratégique du German Marshall Fund of the United States (GMF). RFI : La purge au sein de l'armée aux États-Unis se poursuit. Trois officiers remplacés, dont le chef d'état-major de l'armée de terre limogé par le Pentagone, sans raison officielle communiquée. Comment est-ce que vous vous l'expliquez ? Tama Varma : C'est difficile à expliquer. Au-delà de l'explication la plus claire que vous avez évoquée, qui est celle de la purge qui a démarré rapidement, en réalité, après la prise de fonction de l'administration républicaine en janvier 2025. Ce qui est surprenant, c'est qu'aucune justification officielle n'est apportée à ce limogeage. Ce n'est que le dernier d'une série de plus d'une douzaine de licenciements de généraux et d'amiraux de haut rang par Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, depuis son entrée en fonction l'année dernière. Randy George, qui était jusqu'à hier le chef d'état-major de l'armée de terre, avait survécu à la première vague de licenciements en février dernier, au cours de laquelle le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait déjà écarté des hauts responsables militaires tels que l'amiral Lisa Franchetti et le général CQ Brown, qui était le président du comité des chefs d'état-major, qui est Afro-Américain. Ce qu'on constate jusque-là c'est que la plupart des licenciements de hauts gradés ou des refus de promotions concernent des femmes ou des Afro-Américains. Il y a une distinction claire dans cette purge qui est conduite par l'administration américaine. Randy George, c'est un peu l'exception. J'imagine que son limogeage a à voir avec les développements militaires dans la guerre en Iran aujourd'hui, qui ne sont pas aussi favorables aux États-Unis qu'il l'espérait. Cette purge a été entamée dès le retour au pouvoir de Donald Trump. Des hauts gradés ont été écartés parce qu'on estimait qu'ils n'étaient pas assez loyaux. On a vu qu'il s'agissait de femmes ou d'Afro-Américains. La mise à l'écart de militaires qui n'entraient pas dans le moule viriliste a été vantée par le président américain et son équipe. Cela s'est-il poursuivi ? Oui, on le voit dans les différents discours que Pete Hegseth a prononcés depuis son entrée en fonction l'année dernière. Il parle d'éthique de la létalité, de virilisme. Il dit que, sous sa direction, le Pentagone n'autorisera plus les hommes à s'habiller en femme, à porter des robes. Il a beaucoup d'exigences sur la manière dont les militaires doivent être rasés, sur la manière dont ils doivent s'habiller. Il parle beaucoup de cette éthique de la virilité, de la létalité, mais ce sont des considérations assez superficielles malgré tout. Il a envie de se débarrasser de gens qui, selon lui, ne rentrent pas dans ce moule étroit qu'il a lui-même défini, des gens qui le mettraient mal à l'aise et qui questionneraient son leadership et sa capacité à prendre des décisions qui mettent en valeur les intérêts stratégiques des États-Unis. Il a régulièrement remis en cause l'idée que des femmes puissent être compétentes pour occuper des postes à responsabilité. Il a aussi remis en cause le fait que des Afro-Américains seraient en mesure de prendre des décisions qui auraient trait aux intérêts stratégiques américains, à la conduite de la guerre. Il est dans l'affirmation d'une politique nativiste et raciste, dont les hauts gradés du Pentagone font les frais. Il y a, à la fois, une volonté de suppression de toute forme de désaccord, et une forme de révisionnisme clair. Dans le Pentagone de Pete Hegseth, il faut être un homme, blanc et chrétien. Pour approfondir ce point, parmi les personnes qui viennent d'être écartées, il y a aussi l'aumônier en chef de l'armée de terre. Or, on sait qu'il y a eu des crispations récemment parce que le secrétaire à la Défense impose désormais aux aumôniers d'afficher sur leur uniforme non plus leur grade, mais leur religion. Pourrait-il y avoir un lien ? Oui, je pense que, là aussi, le rôle de la religion, c'est la défense d'une Amérique blanche et chrétienne. Même si le rôle de la religion est évidemment bien plus présent aux États-Unis dans le débat public qu'il ne l'est certainement en France, mais aussi dans un certain nombre de pays d'Europe, l'idée d'afficher la religion participe à l'accentuation de cette définition très étroite de ce que c'est qu'être américain. Sachant que cela met tous les hauts gradés – et les moins gradés aussi – dans une situation d'embarras, puisque l'armée aux États-Unis, en théorie, répond à la Constitution. Elle ne répond ni au secrétaire à la Défense, ni au président ou aux exigences, aux vicissitudes, turpitudes de ces deux personnes. On voit une volonté de redéfinition, de la part de l'administration Trump, du rapport hiérarchique de l'armée américaine. Il ne souhaite pas que ce soit la Constitution, il souhaite que ce soit bel et bien au secrétaire à la Défense et au président Donald Trump. Ce qui suscite des tensions… C'est difficile de le savoir. En France, on appelle l'armée « la grande muette ». C'est un peu la même chose aux États-Unis, les hauts gradés doivent s'exprimer sous couvert d'anonymat. À la fin de l'année 2025, le secrétaire à la Défense avait convoqué l'ensemble des hauts gradés pour un discours. Il n'avait pas été applaudi pendant ce discours qui était retransmis en direct, et il s'était plaint auprès de son public, qui était donc constitué principalement des plus hauts gradés américains, qu'il n'avait pas été applaudi et qu'ils devaient l'applaudir. Il y a eu ensuite un peu d'applaudissements, mais quand même faibles. On voyait un peu se dessiner une forme de contestation non dite, non exprimée par des mots de la part d'un certain nombre de hauts gradés. Je pense qu'il y a une volonté d'excès pour faire sortir tout le monde du bois. Il aimerait que les généraux et les amiraux qui sont en désaccord avec lui s'affichent pour pouvoir ensuite les licencier afin de constituer une base, au sein de l'armée américaine, de fidèles et loyaux au président Trump et à sa politique. Un journaliste français vient de publier un livre sur l'armée américaine dans lequel il décrit les changements à l'œuvre, notamment en ce qui concerne les règles d'enrôlement. Ces règles ont permis, selon lui, l'enrôlement de militants suprémacistes blancs, de néonazis. Quelles en sont les conséquences au quotidien, conjuguées à l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et de personnalités comme Pete Hegseth ? Il y a un recrutement sur la base d'une idéologie. C'est totalement contraire à la pratique depuis la Constitution des États-Unis et de la Constitution de l'armée américaine, depuis plus de 250 ans. Il y a un certain nombre de pratiques qui ont été réintroduites par Pete Hegseth, notamment des pratiques de bizutage et de harcèlement physique. Cela a des effets assez rapides sur les comportements et le fonctionnement de cette armée, qui pourrait être déployée de nouveau à l'étranger. Nous, Européens, nous verrons assez directement les effets de ces changements de comportements et de cette idéologie dans nos interactions avec l'armée américaine. À lire aussiÉtats-Unis: Trump demande au Congrès un colossal budget de défense de 1500 milliards de dollars pour 2027

    Guerre au Moyen-Orient: les Houthis «agissent avec une certaine autonomie» vis-à-vis de l'Iran

    Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 7:01


    Les Houthis ont revendiqué leur troisième attaque de missiles en quelques jours contre Israël. L'implication des rebelles yéménites, alliés de l'Iran, suscite l'inquiétude et marque bel et bien l'extension du conflit au Moyen-Orient. Alors que le détroit d'Ormuz est quasiment fermé, les Houthis ont la capacité de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb et l'accès très stratégique à la mer Rouge et au canal de Suez. Le décryptage de Franck Mermier, directeur de recherches émérite au CNRS. Ancien directeur du Centre français d'études yéménites à Sanaa et auteur de Yémen. Écrire la guerre, éditions Classiques Garnier. À lire aussiLes Yéménites craignent d'être entraînés dans la guerre par les Houthis, fidèles alliés de Téhéran

    Cour suprême américaine: «Le président n'assiste pas normalement à l'audience pour ne pas exacerber le débat»

    Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 6:40


    Donald Trump s'invite aux débats de la Cour suprême sur l'un de ses décrets très controversés signés dès son retour au pouvoir. Il prévoit de supprimer le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière, afin de supprimer ce qu'il considère comme une incitation à l'immigration aux États-Unis. C'est la première fois qu'un président en exercice assiste à ces débats et cela compromet la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. La décision de la Cour est attendue d'ici au terme de sa session annuelle, qui s'achève fin juin. Entretien avec Eleonora Bottini, professeure de droit public à Sciences Po. 

    Israël: la loi sur la peine de mort «ne laisse quasiment aucune possibilité à celui qui est condamné de s'en sortir»

    Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 9:36


    Les condamnations s'enchaînent après l'adoption, lundi 30 mars, d'une loi discriminatoire et très controversée par Israël. Elle rétablit la peine de mort officiellement pour les terroristes, mais le texte ne vise en réalité que les Palestiniens. Cette loi marque une victoire pour l'extrême droite et un tournant dans l'application de la peine capitale en Israël, en affaiblissant un peu plus l'état de droit dans le pays. Le Premier ministre espagnol a dénoncé « Un pas de plus vers l'apartheid ». Entretien avec Emmanuel Daoud, avocat pénaliste, spécialiste en droit pénal international.

    Frappes sur des usines de dessalement: «L'eau est une condition de vie pour les pays du Golfe»

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 7:46


    L'Iran et Israël ont échangé de nouveaux tirs de missiles, lundi 30 mars. Le Koweït et l'Arabie saoudite ont été visés par de nouvelles attaques. Le premier a déploré une attaque iranienne contre une usine de dessalement d'eau qui génère aussi de l'électricité. L'Iran a démenti en accusant Israël. Ces sites, où l'on rend l'eau potable, sont absolument capitales pour près de 100 millions d'habitants dans les pays du Golfe. Entretien avec Fadi Georges Comair, conseiller pour le développement durable à l'université de Balamand au Liban, professeur et directeur du Centre de l'eau et de l'énergie à l'Institut de Chypre, auteur de Les Chrétiens d'Orient, le Liban et les maronites : un destin de coexistence (éditions L'Harmattan).

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