Invité de la mi-journée

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Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.

Rfi - Edmond Sadaka


    • Feb 24, 2026 LATEST EPISODE
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    «La non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État est une norme que les États-Unis décident d'ignorer»

    Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 6:27


    L'ambassadeur des États-Unis à Paris ne s'est pas rendu lundi 23 février à la convocation du ministère français des Affaires étrangères. Les autorités n'avaient pas apprécié les commentaires de Charles Kushner sur la mort de Quentin Deranque, militant d'un groupe de l'extrême droite radicale. La diplomatie américaine de Donald Trump étant faite d'ingérences et de provocations, plusieurs ambassadeurs ont provoqué des frictions inédites avec des alliés européens, en raison de propos jugés offensants ou d'ingérences publiques. Entretien avec Vincent Michelot, professeur d'histoire politique des États-Unis à Sciences Po et vice-président Relations internationales de l'École normale supérieure de Lyon. ► France : l'ambassadeur américain « ne s'est pas présenté » à une convocation du ministère des Affaires étrangères

    Chowra Makaremi: «Les Iraniens ont cultivé une résilience comme forme de résistance»

    Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 7:11


    L'Iran se dit prêt à répondre à toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée ». La possibilité est de nouveau évoquée par Donald Trump en cas d'échec des pourparlers. Cette perspective commence de plus en plus à ressembler à une solution pour certains Iraniens, mais la colère n'est pas retombée. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs endroits de Téhéran et de nouveaux slogans contre le régime ont de nouveau retenti dans plusieurs campus de la capitale. Entretien avec Chowra Makaremi, anthropologue et réalisatrice de cinéma française d'origine iranienne. Auteure de Résistances affectives, éditions La Découverte. À lire aussiIran: reprise des manifestations dans plusieurs universités de la capitale À lire aussiAprès l'ultimatum de Trump à l'Iran, le Moyen-Orient suspendu aux lèvres des États-Unis

    JO 2026: «Le bilan est exceptionnel pour le biathlon français avec treize médailles»

    Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 6:17


    Dernier jour des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina en Italie. Avant la cérémonie de clôture ce dimanche soir, coup d'œil sur les très bonnes performances de la délégation française qui affiche un record et une belle moisson de médailles à l'issue de cette édition. Pour en parler, Amélie Oudea-Castera, présidente du Comité olympique et sportif français, ancienne ministre des Sports, est l'invitée internationale de la mi-journée de RFI. Elle se projette par ailleurs sur l'organisation des prochains jeux d'hiver dans les Alpes françaises. À lire aussiJO-2026: retour réussi à des Jeux d'hiver plus sobres

    Hommage à Quentin Deranque: «Lyon est un point névralgique des affrontements de groupuscules»

    Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 6:45


    Dispositif policier extrêmement important aujourd'hui à Lyon dans le Sud-Est de la France, à l'occasion de la marche en hommage à Quentin Deranque, le jeune militant d'extrême droite tué la semaine dernière à la suite d'une rixe avec des membres présumés de l'ultra-gauche. Qui sont ces groupuscules qui se battent dans les rues de Lyon ? Pour comprendre les enjeux de cette actualité mouvementée lyonnaise, Olivier Guyottot, enseignant-chercheur à l'INSEEC Grande École, est notre invité international de la mi-journée. RFI : La mort de Quentin Deranque est sans doute l'affaire la plus marquante de ces dernières années à Lyon. Mais il faut aussi souligner que ces affrontements ne sont pas nouveaux entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Pour ne donner qu'un seul chiffre, le média Rue89 Lyon a recensé entre 2015 et 2025, près de 102 actes violents qui visaient principalement, selon ce média, des militants de gauche ou des personnes racisées. Alors, de votre point de vue, pourquoi est-ce que Lyon concentre-t-elle autant de groupes radicaux agressifs ? Quelle est la spécificité de cette ville ? Olivier Guyottot : C'est vrai qu'historiquement, il y a toujours eu pas mal de groupuscules qui se sont affrontés. Je crois que c'est d'abord parce que c'est un point névralgique. C'est quand même une des très grosses villes françaises. Et puis historiquement, il y a eu notamment l'intégrisme catholique qui a été très présent. Donc, sur l'extrême droite, c'est quand même un des courants forts qui a structuré les groupuscules. Et l'extrême gauche est un peu en réaction, c'est un peu calé là-dessus. Et c'est vrai qu'historiquement, Lyon est une ville qui a toujours fait parler d'elle. Mais ce n'est pas le seul endroit. On voit aujourd'hui, par exemple, qu'il y a une contre-manifestation aussi à Rennes qui est censée avoir commencé à 11 h. Donc il ne faut pas non plus donner l'impression que Lyon est le seul endroit où ça se passe. Mais c'est vrai qu'historiquement, et ces dernières années, ça a souvent été le théâtre de moments un peu tendus. Effectivement, on voit des affrontements qui se sont multipliés. Vous faites bien de rappeler que ce n'est pas la seule ville où on voit ce genre d'affrontements, mais on a l'impression, en particulier avec l'affaire de la mort de Quentin Deranque, que tout explose, en particulier à Lyon. Selon les fameux chiffres de Rue89 Lyon, qui a beaucoup travaillé sur la question, que 70 % de ces affaires de violences entre groupuscules ou de groupuscules contre des citoyens, 70 % de ces affaires de violences sont restés impunis. Est-ce qu'il y a aussi une forme de prise de conscience, peut-être un peu trop tardive, du problème ? Alors à chaque fois qu'il se passe un drame, quelque part, ça revient sur le devant de la scène. Après, l'histoire de l'extrême droite et l'histoire de l'extrême gauche a toujours été jalonnée de groupuscules plus ou moins violents. C'est vrai que politiquement, ces dernières années, il y a eu pas mal de dissolutions pour essayer d'éviter ce genre de phénomène. Au final, ça n'a pas eu forcément l'effet voulu parce que de ces petits groupes qui étaient un peu divisés, ça a quand même rassemblé les énergies autour notamment de la théorie du « grand remplacement ». Et Quentin Deranque est un bon exemple, de quelqu'un qui est passé de courants en courants. Il était entré via la voie du catholicisme intégriste ? Exactement. Donc finalement, le focus idéologique n'est plus la chose la plus importante, qui était vraiment un diviseur fort. Il y a quelques années, j'ai fait ma thèse autour de ça, il y avait vraiment des courants qui avaient du mal à être ensemble. Et aujourd'hui, on voit que ces mouvements, dans une sorte de forme moderne, les jeunes sont plus intéressés par cette espèce de menace plus globale de « grand remplacement » que par un axe idéologique un peu strict. Et en face, on voit donc de l'autre côté, dans un mouvement parallèle, les mouvements d'ultra-gauche s'organiser aussi, sans doute, même si évidemment ce n'est pas forcément la meilleure solution, loin de là, pour répondre à cette organisation de l'extrême droite. Oui, tout à fait. Alors les deux mouvements se sont construits en opposition, mais ils existent en dehors de cette opposition, que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême droite. Après, ce qui se passe aujourd'hui par rapport à il y a quelques années, c'est qu'on a des représentations politiques très nettes qui sont un peu l'incarnation, avec la montée du RN et Bardella – et d'ailleurs, c'est intéressant de voir qu'on n'entend pas Marine Le Pen parler de ça, c'est vraiment Bardella qui est dessus – ; et puis de l'autre côté, LFI, avec l'histoire de La Jeune Garde. L'un des députés LFI, Raphaël Arnault, est l'un des fondateurs de La Jeune Garde, qui est mise en cause dans cette affaire et qui est d'ailleurs déjà dissoute. Exactement. Et c'est vrai que par rapport aux enjeux qu'il y a aujourd'hui, qui sont des enjeux de manifestation, d'un équilibre entre l'ordre et la liberté de manifester, qui ont justifié le fait que le ministre Nuñez accepte cette manifestation, on a une dimension politique qui est beaucoup plus stratégique et qui est beaucoup plus importante, surtout dans l'optique, un, des municipales et, deux, de la présidentielle.Là, on voit bien qu'il y a quand même une recomposition autour, notamment par rapport à Jordan Bardella, de l'idée d'un cordon sanitaire par rapport à LFI. Et pas seulement par rapport à eux, d'un rapprochement aussi vis-à-vis de la droite traditionnelle en disant : nous, on ne participera pas. Il a quand même interdit aux parlementaires RN d'aller à cette manifestation. Et c'est une manière de dire : voilà, la dédiabolisation qu'a mise en place Marine Le Pen, on arrive à un stade où on y est vraiment.Dans un sens, ça répond aussi aux problèmes qu'il y avait eu lors des législatives anticipées, où il était censé un peu devenir Premier ministre, il était le favori et il n'avait pas su maîtriser les éléments instables, les éléments racistes. Ceux qu'on a appelés les brebis galeuses du RN. Exactement. Et donc là, on voit bien qu'il anticipe ça en vue des municipales, mais surtout de la présidentielle. Et puis de l'autre côté, vous avez LFI, vous avez le PS, vous avez la gauche. Et comment se comporter par rapport à ce sujet-là ? C'est à dire que par rapport à ça, effectivement, les alliances PS et LFI, comment elles vont se mettre en place avec les écologistes par rapport aux municipales et par rapport à la présidentielle ? Effectivement, cette affaire de Quentin Deranque, elle illustre cette espèce de question et on va voir ce qui va se passer après la manifestation. À lire aussiMort de Quentin Deranque: la marche en hommage au militant autorisée malgré les craintes de heurts

    Corée du Nord: congrès crucial pour le parti politique de Kim Jong-un

    Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 7:30


    Le congrès du parti unique, organisé tous les cinq ans, a commencé ce vendredi 20 février 2026 en Corée du Nord. Le dirigeant Kim Jong-un a parlé d'un « tournant historique » à l'ouverture ce matin. L'événement devrait servir à définir et annoncer un large éventail de priorités et les objectifs du régime en matière nucléaire. Pyongyang, qui a procédé à de multiples essais de missiles balistiques intercontinentaux, a développé des liens étroits avec la Russie, envoyant notamment des soldats nord-coréens en soutien aux forces russes dans leur guerre contre l'Ukraine. Entretien avec Anthony Dufour, ancien correspondant en Asie de plusieurs médias français, auteur de livres et documentaires sur les Corées et réalisateur du documentaire La revanche des Kim. À lire aussiCorée du Nord: Kim Jong-un ouvre un congrès exceptionnel du Parti des travailleurs

    À Gaza, «le nombre réel de morts est nettement supérieur aux chiffres officiels»

    Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 7:16


    Le nombre de morts causé par la guerre à Gaza n'est toujours pas connu. Malgré le cessez-le-feu, l'enclave reste coupée du monde par les autorités israéliennes. Une équipe de scientifiques a cependant réussi à mener une enquête de terrain indépendante publiée dans la revue The Lancet Global Health. Elle révèle un chiffre bien plus élevé que ceux annoncés par les autorités locales. Alors que le ministère de la Santé de Gaza avait annoncé 49 000 morts durant les seize premiers mois après le début de l'offensive israélienne, l'équipe de scientifiques de l'université Royal Holloway estime que le chiffre réel serait plutôt autour de 75 000 morts. RFI a interviewé le directeur de cette étude, Michael Spagat, également président de l'ONG Every casualty counts. RFI : Vous révélez donc que le nombre de victimes durant les seize premiers mois de la guerre dépasse largement les chiffres donnés par le gouvernement du Hamas...  Michael Spagat : La meilleure estimation que nous ayons se trouve autour des 70 000 morts. Le chiffre réel pourrait être plus bas ou plus élevé. Mais au-delà du chiffre exact, ce qu'il faut surtout souligner, c'est que le nombre réel de morts est nettement supérieur aux chiffres officiels donnés par le ministère de la Santé de Gaza. C'est le principal point à retenir. Il y a une sous-évaluation importante de la part du ministère de la Santé. Nous estimons que la différence est de 35%. Comment avez-vous travaillé pour documenter ces décès ?  C'est une approche statistique, très similaire aux sondages d'opinion publique. Nous avons donc un échantillon aléatoire de foyers à Gaza. Nous établissons ensuite une liste de tous les membres du foyer au 6 octobre 2023, puis renseignons le sort de chacun, en particulier s'ils sont vivants ou morts. Et le principe essentiel est que si « X pour cent » des personnes couvertes par l'échantillon sont mortes, alors nous extrapolons pour estimer que ce même « X pour cent » de la population totale de Gaza est mort. Vous avez donc travaillé sur le terrain et non pas avec des documents venus d'hôpitaux ou d'autorités locales ?  C'est ça. Nous n'avons pas du tout utilisé les archives officielles. L'un des points principaux était que notre travail soit totalement indépendant du ministère de la Santé de Gaza, car certains ont remis en question la véracité de ces chiffres. Notre étude n'a donc rien à voir avec les données du ministère de la Santé de Gaza. Et même si je n'étais pas personnellement sur le terrain pour l'étude, le partenaire palestinien de ce projet a des travailleurs de terrain situés à Gaza et ils ont mené le travail de terrain. L'enquête a donc été menée par des Palestiniens qui vivent à Gaza. Ils font donc partie de la vie et de la culture là-bas. Est-ce que vous pensez que cela peut changer quelque chose à la manière dont les gens ont répondu ?  Je pense que le plus grand effet est que les gens étaient prêts à répondre aux questions parce que, bien sûr, personne n'est obligé de participer à une enquête. Et, il se pourrait que si des gens complètement extérieurs entrent, ils soient perçus avec suspicion et que les gens préfèrent ne pas répondre. Je ne pense pas que la présence de Gazaouis natifs influence les réponses, étant donné qu'ils répondent effectivement au questionnaire, mais nous avons obtenu un taux de réponse très élevé, et je pense que cela s'explique probablement par la nature des équipes d'entretien que nous avons utilisées. La question du décompte des morts à Gaza est très sensible. Il aura fallu du temps mais l'armée israélienne a fini par reconnaître que le bilan du Hamas était globalement juste, en précisant que la majorité des victimes n'étaient pas des civils. Ce n'est pas forcément ce que dit le Hamas... Les autorités sanitaires de Gaza ne font en réalité pas de distinction entre civils et combattants. Et ils ont raison car ils n'ont pas vraiment de base probatoire pour cela. Lorsque quelqu'un arrive et meurt à l'hôpital, comment savoir s'il était combattant ?  Ils n'ont pas d'information de qualité sur cette question. Et nous n'avons pas non plus d'informations directes à ce sujet. Nous ne demandons pas aux gens de dire si les personnes qu'ils signalent comme mortes étaient des combattants ou des civils. Nous avons donc sûrement un mélange de combattants et de civils. Cependant, je pense que ce que l'on peut dire en se basant sur le mélange démographique, c'est-à-dire le mélange d'âge et de sexe des personnes tuées, c'est qu'un très grand pourcentage était certainement des civils. Les autorités sanitaires de Gaza évoquent plus de 570 morts depuis le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre dernier – ce n'est pas fini, on meurt encore à Gaza. C'est vrai. Et il est important de souligner que notre période de couverture ne s'étend que jusqu'au 5 janvier 2025. Donc nous avons un peu plus d'un an de retard à ce stade. Et beaucoup de gens sont morts après la fin de notre enquête. Mais oui, ce n'est certainement pas fini. Il y a, en principe, un cessez-le-feu, mais il y a néanmoins un flot constant de morts violentes. Vous travaillez à établir le nombre de victimes de guerre depuis des décennies, dans de nombreux conflits. Est-ce que Gaza diffère d'autres guerres, selon vous ? Gaza se distingue par le grand pourcentage de la population qui a été tuée en si peu de temps. Et bien que ce ne soit pas complètement unique, le pourcentage de femmes, d'enfants et de personnes âgées parmi les morts est exceptionnellement élevé. Il faudra probablement revenir à des conflits comme le génocide rwandais ou le génocide cambodgien pour obtenir de tels chiffres. Cela dit, nous n'avons pas de mesures parfaites pour chaque conflit. Il peut y en avoir d'autres qui comptaient aussi des pourcentages élevés de femmes, d'enfants et de personnes âgées. Mais au moins dans les archives documentées, il ressort sur ce point-là. Michael Spagat, directeur de l'étude et président ONG Every casualty counts. À lire aussiBande de Gaza: des chiffres pour mesurer l'ampleur de deux années d'un drame humain historique

    En Cisjordanie occupée, «la situation se fige avec une domination israélienne sous tutelle américaine»

    Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 8:11


    Quatre-vingt-cinq États membres des Nations unies ont condamné, mardi 17 février, l'adoption par Israël de nouvelles mesures qui visent à étendre sa présence illégale en Cisjordanie occupée. Ils ont également réaffirmé leur « ferme opposition à toute forme d'annexion » qui pourrait entraîner la modification de sa « composition démographique ». Le gouvernement israélien n'envisage pas autrement le territoire que sous son contrôle, et il a l'appui des États-Unis. La situation est telle qu'il est désormais indécent de parler de processus de paix selon le chercheur Jean-Paul Chagnollaud, président honoraire de l'IReMMO et co-auteur d'Atlas du Moyen-Orient, (éditions Autrement).

    La diplomatie algérienne en quête d'un nouveau souffle

    Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 5:40


    Les récents efforts soulignent la détermination de l'Algérie à réaffirmer son poids diplomatique et à éviter une nouvelle érosion de son influence régionale. Les relations se réchauffent avec le Niger ; l'annonce du retour immédiat de son ambassadeur à Niamey met ainsi fin à une tension diplomatique qui durait depuis près d'un an. Le ministre de l'Intérieur français, Laurent Nuñez, a entamé, lundi 16 février, une visite à Alger pour tenter de renouer les liens bilatéraux sur les questions de sécurité. L'Algérie a vu sa diplomatie mise à rude épreuve après l'adoption, le 31 octobre 2025, d'une résolution de l'ONU favorable au Maroc sur le Sahara occidental, où Alger soutient les indépendantistes du Polisario. Entretien avec le politologue Naoufel Brahimi El Mili, auteur de France-Algérie 50 ans d'histoires secrètes (Fayard).

    Deux ans de la mort d'Alexeï Navalny: «Il est difficile de trouver un successeur direct à son action»

    Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 7:34


    Deux ans après la mort d'Alexeï Navalny, sa mère demande justice et veut savoir exactement ce qui s'est passé. Une enquête menée par cinq pays européens affirme qu'il a été « empoisonné » avec une toxine rare. Le Kremlin juge « infondées » les accusations européennes d'empoisonnement par Moscou. Malgré les risques, de très nombreux sympathisants de l'opposant continuent de lui rendre hommage. Depuis sa mort, toutes les traces de son travail et de son action ont été soigneusement effacées de l'espace public par le pouvoir. Entretien avec Morvan Lallouet, membre du collectif de recherche sur la Russie Coruscant, co-auteur de Navalny, l'homme qui défie Poutine, éditions Tallandier.    À lire aussiMort d'Alexeï Navalny: la diplomatie russe dénonce les accusations formulées par cinq pays européens À lire aussiDeux ans après la mort d'Alexeï Navalny, sa mère réclame «justice» pour son fils «empoisonné»

    Martin Fourcade: «Cette médaille est remplie de symboles, c'est celle de la lutte pour un sport propre»

    Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 7:31


    Sixième médaille d'or olympique pour Martin Fourcade, l'ancien biathlète français, légende du biathlon, pourtant retraité vient de recevoir en Italie, seize ans après, la médaille de l'épreuve de mass start, départ en ligne de 2010 à Vancouver après le déclassement pour dopage du vainqueur de l'époque, le Russe Evgeny Ustiugov. Martin Fourcade est ce dimanche 15 février l'invité international de la mi-journée de RFI. RFI : Qu'avez-vous ressenti en montant tout à l'heure sur la plus haute marche du podium ? Est-ce que seize ans après, cette médaille olympique a la même saveur, entre guillemets, qu'une médaille reçue dans la foulée d'une victoire ? Martin Fourcade : Alors non, elle n'a pas la même saveur, mais c'est une saveur totalement différente. C'est vrai que ce n'est pas une médaille de l'émotion du moment. C'est une médaille qui est remplie de symboles. Celle de la lutte pour un sport propre. Celle de pouvoir montrer que même si la justice est parfois un peu longue, trop longue, elle finit par être rendue. Je crois que ces Jeux olympiques ne sont pas seulement du sport. Ce sont aussi des messages envoyés sur l'importance de pouvoir vivre tous ensemble sur un même toit, de pouvoir se respecter quel que soit notre âge, notre religion, notre culture ou nos convictions. Et, c'est le pouvoir aussi, en ce qui concerne cette médaille, de pouvoir montrer qu'on peut se battre et donner le meilleur de soi-même en respectant les règles du sport. Et donc, je suis très heureux que ces symboles soient récompensés aujourd'hui. À lire aussiJO 2026: Quentin Fillon Maillet champion olympique du sprint en biathlon Donc c'est une victoire de plus dans votre combat pour ce sport propre que vous évoquiez contre le dopage, même si elle est tardive ? Voilà. Et c'est magnifique de pouvoir la recevoir ici à Anterselva qui est un site qui m'a beaucoup marqué pendant ma carrière, de pouvoir la recevoir devant mon frère Simon qui était en pleurs sur ce même podium, il y a seize ans à Vancouver. De pouvoir la recevoir devant mes enfants de trois, huit et dix ans qui étaient loin d'être imaginés à l'époque. Donc voilà, c'est chouette de pouvoir vivre ça et d'avoir la chance de clôturer cette magnifique carrière pour moi, sur ce lieu où j'ai décidé d'arrêter ma carrière justement il y a six ans, ici aux championnats du monde. À l'époque, vous le disiez, vous n'aviez pas d'enfant, vous aviez 21 ans. Cette course de Vancouver, en 2010 a été un point de bascule, un déclic dans votre carrière ? C'était votre tout premier podium en carrière. C'est à partir de là que s'est construite votre histoire avec le très haut niveau et les JO d'hiver ? Clairement, cette course a été un virage dans ma carrière, un tournant. Elle m'a aussi donné envie d'aller chercher beaucoup plus. C'est pour ça que c'est étrange de la voir se transformer en or aujourd'hui. Cette médaille d'argent, elle a été hyper importante dans ma construction, dans ma volonté d'aller chercher plus haut, d'aller gravir cette dernière marche sur ce podium olympique. Et donc voilà. Je crois que c'est mon histoire ce n'était ni d'être médaillée d'argent à l'époque, ni d'être médaillée d'or aujourd'hui, mais d'avoir le bonheur unique de vivre ces deux émotions à seize ans d'écart. Donc voilà, c'est une médaille qui ne laisse aucun goût amer, aucun regret comme on pourrait peut-être le penser. C'est une médaille qui est remplie de douceur et qui me permet de me replonger seize ans en arrière avec énormément d'émotions. Et seize ans après, aujourd'hui, vous êtes toujours un observateur avisé de l'équipe de France de biathlon qui cartonne dans ces Jeux 2026. Avec une belle moisson de médailles, encore une médaille de bronze tout à l'heure avec Émilien Jacquelin sur la poursuite. Le titre aussi de Quentin Fillon-Maillet au sprint, deux biathlètes qui ont suivi vos traces. Ils ont commencé à vos côtés. Le succès du biathlon français, il ne se dément pas, mais aussi d'autres disciplines à ces Jeux d'hiver. Comment est-ce que vous expliquez que vos successeurs marchent toujours aussi fort ? C'est un bonheur de pouvoir se dire que ces athlètes qui sont médaillés aujourd'hui, ont aussi grandi en regardant ces courses à la télévision, comme j'avais eu la chance de le faire en regardant Raphaël Poirée et Vincent Defrasne à l'époque. Je sais que ce sont des moments qui sont fondateurs dans une carrière d'athlète, de pouvoir se dire « moi aussi, je peux le faire ». Et ils viennent du même pays, ils ont le même encadrement, ils ont le même parcours que moi et je sais à quel point ça compte. Donc je suis extrêmement heureux d'avoir pu contribuer à ça et d'avoir pu aussi, sur le début de leur carrière, partager ces années avec Quentin et avec Émilien notamment, qui sont à la fois des athlètes d'exception mais aussi des amis proches. J'ai vécu des émotions très fortes avec eux en carrière et c'est un bonheur de les voir performer aujourd'hui et j'ai vibré de tout mon être aujourd'hui devant la médaille d'Émilien qui nous a donné des émotions comme lui seul sait en donner. Et l'équipe de France a battu ce matin son record de médailles, un succès de très bon augure en vue des JO 2030 qui auront lieu dans les Alpes françaises. En vue de ces Jeux, la question de la gouvernance se pose. On a vu des démissions en chaîne ces dernières semaines au sein du comité d'organisation. On sent que ce n'est pas très serein. Quel regard portez-vous sur ces derniers développements, vous qui étiez pressenti pour prendre la tête de ce comité ? Beaucoup de tristesse avant tout et ne comptez pas sur moi pour me réjouir de cette situation. Je suis un amoureux du sport. Je suis un amoureux des Jeux olympiques et je suis un amoureux de nos montagnes. Donc, j'ai, quelle que soit ma position dans le projet, envie que ces Jeux soient une réussite. Ce qui est sûr, c'est que voilà les raisons qui m'ont fait renoncer à cette fonction il y a un an sont aussi celles qui sont mises en lumière aujourd'hui par cette gouvernance compliquée. Tout ce que je souhaite, c'est que les parties arrivent à se mettre d'accord et à avancer d'un seul front. Et je souhaite vraiment le meilleur à Edgar [Grospiron] dans cette délicate période. Je sais à quel point il a été plein de respect envers moi il y a un an. Et donc voilà, je lui souhaite vraiment le meilleur. Et est-ce que vous seriez prêts, vous, à jouer un plus grand rôle dans l'organisation de ces Jeux 2030 ? Moi j'ai répondu à cette question il y a un an déjà, et donc voilà. La réponse reste la même. Ce sont des choix qui sont difficiles à faire dans une vie parce que quand on aime les Jeux olympiques et qu'on s'est construit autour de ça, de renoncer à l'opportunité d'avoir la possibilité d'organiser ces jeux chez soi, c'est un moment qui a été très compliqué. Donc voilà, ma réponse, je l'ai donnée il y a un an. Martin Fourcade encore bravo pour cette sixième médaille d'or olympique. Est-ce que vous allez en faire ? Est-ce que vous allez l'exposer ou la ranger avec les autres ? Alors un peu des deux, parce que en la rangeant avec les autres, je vais l'exposer au siège social de mon équipementier Rossignol. C'est le lieu où j'ai laissé toutes mes médailles tout au long de ma carrière. C'était une sorte de rituel pour pouvoir passer à autre chose et pour pouvoir se dire voilà, celle-là, maintenant je ne regarde plus derrière, mais je regarde devant. Et peut-être que ce sera l'occasion aussi de mettre un coup de pied aux fesses pour me dire : eh bien voilà, qu'est-ce qu'on fait demain ?

    Oleksandr Prokudin, gouverneur de Kherson: «Nous espérons que l'Amérique continuera de soutenir l'Ukraine»

    Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 6:01


    À la Conférence de Munich sur la sécurité qui se tient en Allemagne, les Européens et les Américains s'activent à affermir leurs relations en matière de défense. Cette problématique est mise à l'épreuve actuellement dans le conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine. Pour en parler, Oleksandr Prokudin, gouverneur de Kherson est ce samedi 14 février l'invité international de la mi-journée de RFI. .   À lire aussiÀ Munich, Marco Rubio assure que les États-Unis et l'Europe sont «faits pour être ensemble»

    Politique climatique américaine: «Il va y avoir une multiplicité de recours juridiques»

    Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 7:18


    C'est un coup dur porté à la lutte contre le changement climatique. Donald Trump a abrogé jeudi 12 février un texte clé en la matière, les gaz à effet de serre ne sont plus considérés comme des polluants. Les conséquences sont immédiates et très concrètes pour les États-Unis, premier contributeur historique d'émissions réchauffant la planète. Cette révocation sera à coup sûr contestée devant la justice et pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême. Entretien avec l'économiste Christian de Perthuis, professeur et fondateur de la chaire Économie du climat à l'université Paris-Dauphine-PSL, auteur de Carbone fossile, carbone vivant. Vers une nouvelle économie du climat, aux éditions Gallimard. À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump abroge un texte majeur à la lutte contre le changement climatique

    Élections législatives au Bangladesh: «Plus de 200 observateurs européens ont été déployés»

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 6:21


    Ce jeudi 12 février se tiennent les premières élections législatives libres au Bangladesh après 15 ans de pouvoir autoritaire et une révolte populaire en 2024 qui a provoqué la chute de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina. Entretien avec Charza Shahabuddin, politiste, enseignante et chercheuse postdoctorale ReligiS associée au CERI Sciences-Po.

    «Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 9:53


    Entretien avec Julie Dungelhoeff, journaliste à France 24, co-réalisatrice d'Iran, la révolte massacrée, un long reportage qui revient sur la révolte, débutée fin décembre en Iran, et qui a été réprimée très violemment par le régime. N'ayant pas pu se rendre sur place, le documentaire a été conçu à Paris avec plusieurs journalistes et des images venues d'Iran. Anne Cantener: On ne va pas parler avec vous d'un événement du jour, mais de toute une période de la révolte qui a débuté fin décembre en Iran, qui a été réprimée très violemment. Parce que vous y consacrez un long reportage dont je vous propose d'aborder d'abord les contours, parce que vous n'avez pas pu vous rendre sur place, il a été conçu ici avec plusieurs journalistes et des images venues d'Iran. Comment est-ce que vous avez travaillé?  Julie Dungelhoeff: Dès le début des manifestations en Iran, qu'on date au 28 décembre 2025, France 24 a décidé de mettre en place une cellule Iran qui était composée de Bahar Makooi, de Mariam Pirzadeh, qui est notre ancienne correspondante en Iran, et également de Ershad Aljani, qui est journaliste iranien. Et donc, on a mis toutes les compétences de chacun, la connaissance du terrain de chacun, et les contacts de chacun pour tenter de documenter cette répression qui a très vite en fait eu lieu en Iran. Début janvier, les premiers tirs sur les manifestants ont lieu et petit à petit, donc, on a pu engranger des images, engranger des témoignages. Et on a décidé qu'il fallait raconter toute l'histoire du 28 décembre jusqu'au 18 janvier.  Alors l'histoire, les premiers jours, ce sont des manifestations qui prennent de l'ampleur malgré la répression, à un point qu'on mesure dans votre reportage. Parce que vous l'avez dit, les équipes qui ont travaillé comprennent des Iraniens, des personnes qui ont vécu en Iran et qui vous disent qu'il y a eu des mobilisations dans des villes ou des villages dont ils n'avaient jamais entendu parler avant.  Oui. C'est Ershad qui raconte ça, parce que le documentaire est raconté par la voix de ces journalistes franco-iraniens ou iraniens. C'est Ershad Aljani qui raconte ça. Que lui qui a grandi jusqu'à 26 ans en Iran voit des manifestations dans des petits villages, des petites villes qui étaient plutôt pro-régime à la base. Et on voit petit à petit, au fur et à mesure de la chronologie, que 18 provinces sur 31 basculent, puis 23. Et finalement le 8, à l'apogée de ces manifestations, mais aussi à l'apogée de la répression, eh bien c'est 31 provinces sur 31 qui manifestent en Iran.  Et donc vous recevez des vidéos de la part de contacts qui risquent extrêmement gros à communiquer avec vous...  Tout à fait. On a reçu des vidéos de personnes qui nous disaient: « On sait ce qu'on risque à vous envoyer ces vidéos, mais il faut que le monde sache ». C'est pour ça évidemment qu'on a pris soin de les contextualiser, évidemment de les vérifier également. Ça c'est un gros travail qui a notamment été fait par l'équipe des observateurs de France 24 et d'Ershad Aljani qui est spécialisé là-dedans. Et donc oui, les gens risquaient très gros, puisque le régime surveillait et surveille encore les portables des manifestants.  Donc vous échangez pendant plusieurs jours et puis tout d'un coup, black-out, plus d'Internet, plus de réseaux. Qu'est-ce que vous comprenez, vous, à ce moment-là?  Ce que comprennent surtout Mariam, qui a vécu en Iran, Ershad, qui a vécu en Iran, c'est que le modus operandi du régime se met en place, à savoir couper Internet pour massacrer à huis clos. Ça avait déjà eu lieu dans des proportions moindres lors du mouvement « Femme Vie Liberté », en 2022. Cette fois-ci, c'est l'ensemble du trafic Internet d'un pays de 90 millions d'habitants qui est coupé pour 240 heures. Ça veut dire dix jours, dix jours sans information, sans Internet.  Donc là, il n'y a plus rien eu du tout. Vous avez mentionné la date du 8 janvier. À ce moment-là, la répression a pris un tour encore plus brutal, c'est ce que vous a raconté Ali, un jeune homme dans un message vocal:   « En un clin d'œil, la seule chose qu'on entendait, c'était le son des kalachnikovs. La seule chose qu'on voyait, c'était des gens qui tombaient un par un et le sang qui coulait au sol. Un de mes amis a d'abord été touché à la jambe et il est tombé. Je l'ai giflé et je lui ai dit : "Lève-toi, lève-toi, ressaisis-toi, mec !" J'ai défait ma ceinture, je lui ai fait un garrot. J'ai dit: "Lève-toi !" Ensuite, j'ai vu que sous sa veste, du sang jaillissait. Il était touché à la cage thoracique. Sur le chemin, vers l'hôpital, des tas de gens gisaient par terre, comme si ce n'était pas des êtres humains. On voyait simplement des groupes de cadavres entassés. On a réussi à le tirer jusqu'à l'hôpital. Mais une infirmière nous a dit : "Il est mort." On ne peut plus rien faire. Le sol des urgences était tellement couvert de sang que quand on courait, ça faisait un bruit de clapotis. Le sang éclaboussait partout. Les médecins et les infirmiers ne savaient absolument pas quoi faire. »  Alors voilà le type de témoignages que vous avez pu recevoir, qu'on peut entendre dans votre reportage. Vous avez aussi obtenu le récit de médecins. Je vous propose d'en écouter un:   « À partir du 8, j'ai vu des gens arriver touchés par des armes de guerre. La violence qu'ils ont déployée cette fois est incomparable. Ces blessures que j'ai vues, cela prouve que des gens ont été criblés de balles, alors qu'ils étaient en train de fuir ou alors qu'ils avaient été visés sans distinction dans une foule par des tirs en rafale. En tant que médecin, j'ai vu beaucoup de choses horribles, beaucoup. Mais cette nuit de jeudi, je me suis dit pourquoi? Qui sont-ils pour qu'ils les massacrent comme ça? »  Et puis, il y a un cran supplémentaire dans l'horreur, les familles des victimes, n'ont pas pu souvent récupérer les corps de leurs proches, Julie Dungelhoeff, ou alors elles ont vraiment dû se battre pour...  C'est la déshumanisation la plus absolue. On tire sur des manifestants avec des armes de guerre. Et ensuite on les prive de dignité au moment où ils sont en dépouille. On prive les familles de récupérer leurs corps. On a eu le témoignage de la tante d'une victime qui nous explique qu'elle a dû voler littéralement le corps, que sa mère a dû voler le corps de sa fille à la morgue et que jusqu'à son enterrement, elle l'a tenu dans ses bras de peur qu'on le lui vole. Donc c'est des témoignages extrêmement puissants.  Et puis il y en a un autre qui témoigne de ce qui s'est passé. Un des très rares messages que vous avez pu recevoir pendant le black-out, c'est quelqu'un qui tenait absolument à raconter ce qui se passait dans la plus grande morgue de Téhéran:   « Le volume de cadavres était tel au sol, dans la rue, sur le trottoir, des housses noires, des housses noires, plein de corps comme ça, des corps, des corps, des corps. Il y avait des camions frigorifiques et dans ces camions, il y avait plein de cadavres. Ils les amenaient et ils les déchargeaient. Ensuite, ne pensez pas qu'ils vous disaient : "D'accord, que Dieu le bénisse, le cadavre est à vous." Il fallait encore compter le nombre de balles qui avaient touché la personne et il disait : “Bon, maintenant vous allez devoir payer. Une balle vaut entre 400 et 500 euros et le coût de la housse mortuaire s'étend. Vous n'avez pas d'argent, alors signez ce papier et dites que votre enfant était un bassidji et qu'il a été tué par les terroristes”. »  On voit bien là le cynisme et la manipulation des faits par le régime. La manipulation de l'ampleur de la répression qui est documentée, vous le racontez à la fin du reportage en vous appuyant sur des images satellites...  Oui, tout à fait. Lorsque la coupure Internet survient, on se dit: qu'est-ce qu'il nous reste pour documenter cette répression ? Et donc, on se dit qu'on va essayer de se tourner vers le ciel et donc vers les satellites et on demande à avoir accès notamment aux images de cimetières. Et là, on se rend compte, notamment Ershad Aljani, qu'il y a une activité inhabituelle. qu'il y a des fosses qui ont été creusées, qui correspondent à la taille d'un terrain de football. Donc, on a vraiment essayé d'utiliser tous les moyens en notre possession pour documenter cette répression à travers ces témoignages, à travers ces images satellites, à travers les vidéos qu'on a pu recevoir.  Dans ces vidéos, les images sont vraiment extrêmement dures. D'ailleurs, vous le précisez au début du reportage, il y a un avertissement pour les téléspectateurs, c'est assez rare. Pourquoi est-ce que vous avez choisi de les montrer quand-même? Ça a été vraiment l'objet d'une réflexion éditoriale avec la direction de France 24 également. Et pour moi, c'était vraiment très important de ne pas flouter ces images. D'une part, parce qu'il y a eu ce black-out de 240 heures pour que ces images ne sortent pas. Et puis d'autre part, c'était une manière à la fois, une nouvelle fois, de déshumaniser les victimes de cette répression. Ces victimes qui ont choisi de nous envoyer ces vidéos, qui nous y ont dit : « S'il vous plaît, montrez ces vidéos, il faut que le monde sache », raison pour laquelle on a vraiment choisi de les montrer, mais pas par voyeurisme, pas par sensationnalisme. On a choisi chaque vidéo parce qu'il y avait un caractère informatif dans chacune d'elles. Et puis, à d'autres moments, on a utilisé des dessins, des dessins d'Adel Gastel, pour réhumaniser justement nos témoins.   

    À Cuba, la vie est rythmée par «les coupures» et «les pénuries»

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 6:46


    La vie quotidienne est de plus en plus difficile à Cuba. Il n'y a plus de carburant à cause de l'étranglement énergétique imposé par les États-Unis. Plusieurs pays ont déjà fait savoir qu'ils comptaient soutenir l'île, comme la Russie ou le Mexique, qui dénonce une asphyxie du peuple cubain. Le tourisme devrait être sévèrement impacté, ce qui réduira encore l'entrée de devises dans le pays. Les autorités ont informé les compagnies aériennes desservant le pays que l'avitaillement en kérosène serait suspendu pour un mois. Entretien avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle.  À lire aussiCrise énergétique à Cuba: la situation s'aggrave et s'étend au trafic aérien "On vit au rythme des coupures et des pénuries"

    Les nouvelles mesures en Cisjordanie «permettront à Israël de tout contrôler, au détriment des Palestiniens»

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 6:40


    Israël veut renforcer sa mainmise sur la Cisjordanie occupée. Les nouvelles mesures administratives, annoncées dimanche 8 février 2026, accordent un contrôle encore plus grand à l'État hébreu, qui occupe ces terres depuis 1967. Ces règles permettront aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'Union européenne et huit pays musulmans ont condamné les mesures israéliennes « illégales ». L'analyse de la présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), Agnès Levallois, chargée de cours à Sciences Po Paris et autrice de : Le Livre noir de Gaza (éditions du Seuil). À lire aussiCisjordanie: Israël valide des mesures qui redessinent l'équilibre du contrôle sur le terrain

    Législatives au Japon: victoire du parti de Sanae Takaichi, «c'est un coup de maître»

    Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 5:56


    Au Japon, le parti de la Première ministre retrouve une large majorité d'après les premières estimations. Les Japonais étaient appelés aux urnes ce dimanche 8 févier 2026 pour des législatives anticipées. La Première ministre Sanae Takaichi était à la recherche d'une majorité absolue au Parlement, deux semaines après avoir dissous la Chambre basse du Parlement et cinq mois après être devenue la première femme Première ministre à diriger le Japon. Avec une cote de popularité importante, la conservatrice souhaitait effectivement redonner une majorité à son parti libéral-démocrate, le PLD, et au pouvoir quasiment sans interruption depuis 55 ans. Pour en parler, Karoline Postel-Vinay, directrice de recherche au Céri Sciences Po, auteure de plusieurs ouvrages sur le Japon et les relations internationales.  À lire aussiLégislatives au Japon : la Première ministre Sanae Takaichi l'emporte avec une large majorité pour son parti

    Instabilité politique en Haïti: «Actuellement, ce pays est une fabrique de pauvreté»

    Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 6:45


    Samedi 7 février 2026, c'est la fin du mandat du CPT, le Conseil présidentiel de transition en Haïti. La disparition du CPT, créé en avril 2024 pour tenter de rétablir l'ordre public et la stabilité, laisse le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé seul aux commandes. Alors que le pays est toujours gangrené par des gangs et frappé par une instabilité politique, la situation a évidemment des conséquences importantes sur l'économie. Énomy Germain est économiste, professeur à l'université d'État d'Haïti à Port-au-Prince. En ligne de la capitale haïtienne, il répond à Stéphane Geneste. À écouter aussiHaïti : une économie en crise profonde, minée par l'inflation, l'insécurité et l'effondrement de la croissance

    Négociations entre l'Iran et les États-Unis: «Donald Trump veut avoir son deal sur le nucléaire iranien»

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 5:29


    Des pourparlers sous haute tension ont débuté ce vendredi au sultanat d'Oman entre l'Iran et les États-Unis. Téhéran veut les limiter à son programme nucléaire et refuse d'évoquer son programme balistique ou son soutien à ses alliés, dont le Hezbollah et le Hamas palestinien. Washington refuse d'exclure une action militaire en cas d'échec de la diplomatie. Les discussions interviennent après les récentes violences en Iran début janvier suite à la chute du rial, la monnaie nationale. L'analyse de Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris, président et fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique (IRIG), auteur de La crise du détroit d'Ormuz de 2018 : une victoire iranienne sur les États-Unis, éditions L'Harmattan. 

    Le chef de la diplomatie française en Syrie: «La position de Paris est de faire valoir son soutien au régime»

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 7:26


    Le chef de la diplomatie française est en Syrie ce 5 février, première étape d'une tournée régionale, pour parler de la lutte contre le groupe État islamique. Les forces kurdes, qui étaient le fer de lance de la lutte antijihadiste, ont dû se retirer sous la pression de Damas de larges pans du nord du pays où se trouvent des prisons de jihadistes et des camps abritant leurs familles. Les Européens craignent un retour de jihadistes sur leur sol et redoutent un conflit entre les États-Unis et l'Iran. Jean-Noël Barrot a assuré, à l'issue d'un entretien avec son homologue syrien ce matin à Damas, que la poursuite du combat contre l'EI est « une priorité absolue » pour Paris. Entretien avec Stéphanie Khoury, journaliste politique au quotidien libanais L'Orient-Le Jour. À lire aussiSyrie: des prisonniers de l'État islamique ont-ils pu fuir le camp d'al-Hol?

    AGOA: «En position défensive, Washington prépare de manière tactique son repli par ce type de compromis»

    Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 6:42


    Quelques mois après son expiration et sa non-reconduction, l'AGOA a été relancé par le Congrès américain pour un an au lieu de trois ans. L'African Growth and Opportunity Act est un accord qui permet à une trentaine de pays du continent de bénéficier de certaines facilités pour exporter leurs produits aux États-Unis sans droits de douane. Le décryptage de cet accord avec l'économiste Alexandre Kateb, fondateur de la plateforme Multipolarity AI et auteur de « Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les BRICS changent le monde », aux éditions Ellipses.

    Affaire Epstein: «Beaucoup de noms ressortent mais rien ne permet de les incriminer à ce jour»

    Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 6:02


    Quelque trois millions de pages, 180 000 photos et vidéos en lien avec l'affaire Jeffrey Epstein – criminel sexuel présumé mort en prison en 2019 – ont été publiées par l'administration américaine vendredi 30 janvier. Ces documents révèlent certains liens entre le criminel sexuel et plusieurs personnalités à travers le monde, impliquant têtes couronnées, milliardaires et célébrités, qui ont souvent minimisé voire nié l'existence de tels rapports. Entretien avec Virginie Vilar, grand reporter au magazine Complément d'enquête sur France 2, spécialiste de l'affaire Epstein.

    Grammy Awards: «On retrouve la tradition de la dénonciation de la violence d'État»

    Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 7:24


    Bad Bunny a remporté, dimanche 1er février 2026 à Los Angeles, le Grammy Award de l'album de l'année : une première pour un disque chanté en espagnol, et une occasion pour le chanteur portoricain de faire passer des messages politiques. Il a appelé à « mettre dehors » l'ICE, la police de l'immigration américaine aux méthodes jugées brutales. D'autres artistes ont profité de l'occasion pour réaffirmer leur position contre les politiques migratoires répressives du président américain, Donald Trump. Entretien avec l'historienne Sylvie Laurent, maîtresse de conférences à Sciences Po. À lire aussiGrammy Awards: Bad Bunny triomphe lors d'une cérémonie marquée par des prises de position anti-Trump

    États-Unis: «L'objectif de l'administration Trump, c'est de pouvoir continuer les expulsions»

    Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 6:02


    Aux États-Unis, la rue ne ne décolère pas. Des milliers d'Américains manifestent depuis le début du week-end, de New York à Los Angeles, en passant bien évidemment par Minneapolis, épicentre de l'opposition à la politique migratoire de Donald Trump. C'est là que les exactions de la police de l'immigration sont les plus importantes, allant jusqu'à la mort de deux manifestants ces dernières semaines. Pour en parler, Gabriel Solans, chercheur en civilisation américaine à l'université Paris-Cité.

    Porte-drapeaux des JO d'hiver 2026: «C'est un engagement, c'est un rôle hyper important»

    Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 5:29


    À six jours de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina, les porte-drapeaux de la délégation française sont désormais connus. La snowboardeuse Chloé Trespeuch et la parasnowboardeuse Cécile Hernandez étaient les invitées de RFI. Toutes deux reviennent sur ce rôle symbolique, la responsabilité qu'il implique, leur parcours en snowboard cross, la préparation mentale avant les Jeux et les attentes autour de cette nouvelle olympiade.

    Accord «global» Syrie-Kurdes du nord: «Il faudra voir quelle sera l'applicabilité de cet accord»

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 6:13


    Un accord « global » a été annoncé, vendredi 30 janvier, entre les autorités syriennes et les forces à majorité kurdes des FDS. Le texte porte, une fois encore, sur leur intégration au sein de l'armée syrienne. Mais il ne s'agit pas du premier, et jusqu'à présent, aucun des accords précédents n'a été mis en œuvre. Cet accord intervient après que les puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS) ont subi un important revers face à l'armée syrienne, les contraignant à céder de larges pans du nord et du nord-est de la Syrie sous la pression militaire. Décryptage de cet accord avec Cédric Labrousse, doctorant à l'EHESS, spécialiste des dynamiques des groupes armés et des oppositions civiles en Syrie.

    L'or et l'argent enchaînent les records, sur fond d'incertitudes économiques et géopolitiques accrues

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 7:12


    Les achats d'or en 2025 affichent des chiffres records. Les politiques imprévisibles de Donald Trump, l'affaiblissement du dollar et la montée des tensions géopolitiques poussent les investisseurs vers des valeurs refuges. La progression de l'argent est encore plus spectaculaire : les prix ont déjà augmenté d'environ 55% en janvier 2026, la plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée. L'analyse de Julien Marcilly, chef économiste au cabinet de conseil Global Sovereign Advisory.

    Laetitia Bucaille: «Il y a une tentative d'Israël de bâtir ou faire renaître une Gaza alternative»

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 6:13


    Israël, qui faisait du retour de tous les otages la condition indispensable à l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, a enterré ce mercredi 28 janvier son dernier otage détenu à Gaza. Maintenant que c'est le cas, le Premier ministre ne semble toujours pas prêt à retirer son armée du territoire. Benyamin Netanyahu affirme qu'il veut d'abord désarmer le Hamas et démilitariser Gaza. Il ne parle pas de l'aide humanitaire toujours largement insuffisante et dramatique pour les quelque 2,2 millions d'habitants. Entretien avec Laetitia Bucaille, professeure de sociologie politique à l'Inalco. Elle vient de publier Gaza, quel avenir ?, paru aux éditions Stock. À écouter aussi«Il y a des milliers de personnes pour ces soupes populaires»: l'aide humanitaire reste essentielle à Gaza

    États-Unis: Gregory Bovino «est devenu le visage controversé» de l'ICE à Minneapolis

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 10:03


    Donald Trump contraint à un geste d'apaisement face à la colère et à l'indignation, jusque dans le camp républicain, provoquées par la mort samedi 24 janvier d'un deuxième Américain à Minneapolis. De nouveaux rassemblements ont éclaté le 26 janvier, toujours pour s'opposer à la présence de la police de l'immigration (ICE) dans cette ville du nord des États-Unis. Le très contesté haut responsable de l'ICE est rappelé par Washington. Lui et certains de ses agents devraient quitter Minneapolis dès aujourd'hui selon plusieurs sources. L'analyse de l'historienne Nicole Bacharan, spécialiste des États-Unis et coautrice avec Dominique Simonnet de « Requiem pour le monde libre », aux éditions de l'Observatoire. À lire aussiÉtats-Unis: Gregory Bovino, le visage de la répression migratoire de l'administration Trump

    Xi Jinping veut «éliminer toutes les rivalités politiques au plus haut niveau du pouvoir en Chine»

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 6:45


    Des purges sans fin dans la Chine de Xi Jinping. Deux généraux, dont celui qui dirige la Commission militaire centrale, extrêmement puissante, ont été écartés au motif qu'ils seraient corrompus. Tous les deux étaient pourtant très proches du président. Avec cette annonce, la Commission militaire centrale se retrouve avec un noyau dirigeant très réduit, ce qui fragilise la chaîne de commandement chinoise et renforce la centralisation des décisions militaires autour de Xi, à l'heure où Taïwan reste en ligne de mire. L'analyse du géographe Emmanuel Véron, chercheur associé à l'Inalco et au centre HEC de géopolitique. Auteur de l'article « L'armée chinoise parée pour la guerre du futur », paru dans la Revue Diplomatie Nᵒ 88. À lire aussiChine: enquête ouverte sur deux de ses plus hauts généraux pour «graves violations de la discipline»

    Von der Leyen en Inde: «L'enjeu, c'est la coopération maritime et sécuritaire dans l'Indopacifique»

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 6:13


    Ursula von der Leyen et Antonio Costa, président du Conseil européen séjournent actuellement en Inde pour signer un vaste accord commercial et un partenariat en matière de sécurité et de défense et de transfert de technologies. Quelle est la quintessence de ce déplacement ? Pour en parler, Nicolas Blarel, enseignant-chercheur en relations internationales à l'université de Leiden aux Pays-Bas, spécialiste la politique étrangère et de sécurité de l'Inde est, ce dimanche 25 janvier, l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiL'Inde, nouvelle priorité de l'Union européenne ? À lire aussiUrsula von der Leyen en visite en Inde pour tenter de renforcer les relations avec l'Union européenne

    Éducation: «Six millions d'enfants vont être déscolarisés en 2026», alerte Philippe Meirieu

    Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 6:12


    Où en est le droit universel à l'éducation alors que l'humanité célèbre ce samedi 24 janvier la Journée internationale de l'éducation ? Quels sont les enjeux actuels de la scolarisation ? Pour parler de cette thématique, Philippe Meirieu, professeur honoraire en sciences de l'éducation, coauteur de l'ouvrage Parce que nous croyons encore en l'éducation, qui vient de paraitre aux éditions Eres, est l'invité de la mi-journée de RFI. C'est dans la totalité des actes éducatifs qu'on peut aider nos enfants à prendre le recul nécessaire par rapport à tout ce qui les envahit aujourd'hui, explique-t-il.  ►UNESCO : Journée internationale de l'éducation

    Réunion d'Abou Dhabi sur l'Ukraine: sans pression américaine sur Moscou, «il sera compliqué de rapprocher les parties»

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 6:42


    Des pourparlers sur l'avenir de l'Ukraine ont lieu vendredi 23 janvier 2026 entre responsables russes, ukrainiens et américains. Le Kremlin a répété l'une de ses principales exigences, notamment le départ de l'armée ukrainienne de la région du Donbass pour régler le conflit, une condition toujours qualifiée d'inacceptable pour Kiev. Ces discussions seraient les premières négociations directes entre Moscou et Kiev sur un plan américain de règlement du conflit. Que peut-on attendre de cette rencontre à Abou Dhabi ? L'analyse d'Ulrich Bounat, spécialiste de l'Europe centrale et de l'Est et chercheur associé chez Euro Créative.  À lire aussiUkraine: avant la réunion d'Abou Dhabi, Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass

    Le «Conseil de la Paix» de Donald Trump est «une agence complémentaire de Washington et non pas un organe indépendant»

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 7:39


    Donald Trump, qui veut prendre les choses en main à sa manière, a signé la charte fondatrice de son « Conseil de la paix », quelques instants après avoir assuré que cette instance travaillerait « en coordination » avec les Nations unies. Depuis des mois, le président américain critique l'ONU, qui reste toutefois la seule enceinte où les représentants des États du monde peuvent encore échanger. Plusieurs pays européens ont déjà refusé d'en faire partie, d'autres comme la Russie ou la Chine réservent leur réponse. Le décryptage de Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen et chargé de cours à l'université de Genève. À lire aussiQuatre questions sur le «Conseil de la paix», alternative trumpienne à l'ONU        

    Syrie: «une fusion est possible entre les milices composant l'armée et les ex-jihadistes» prisonniers du camp d'Al-Hol

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 6:26


    L'armée syrienne est entrée mercredi 21 janvier dans le camp de détention d'al-Hol, après le retrait des forces kurdes du plus grand camp de prisonniers de familles d'ex-jihadistes de l'EI. Il abrite quelque 24 000 personnes, dont environ 6 300 femmes et enfants étrangers. Le sort des combattants et de leurs proches est une question délicate pour le président Ahmed al-Charaa issu lui-même d'un groupe jihadiste. Le décryptage de Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il a dirigé l'ouvrage Histoire des Kurdes, des origines à nos jours, paru aux éditions du Cerf. Syrie: «une fusion est possible entre les milices composant l'armée et les ex-jihadistes» du camp d'Al-Hol

    Jean-Francois Corty: l'interdiction de certaines ONG «met en péril le droit international humanitaire» à Gaza

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 7:03


    Au total, 37 organisations humanitaires ont reçu la même lettre de la part d'Israël mardi 30 décembre. Handicap International, Médecins du Monde ou Médecins sans frontières notamment, n'ont plus le droit de faire entrer de l'aide dans l'enclave palestinienne ou d'y faire travailler du personnel international. Des organisations qui avaient dénoncé un génocide à Gaza et qui sont désormais considérées comme hostiles ou sympathisantes du terrorisme par le gouvernement israélien. La décision entraînera des conséquences humanitaires dramatiques pour la population palestinienne. Entretien avec Jean-Francois Corty, président de Médecins du Monde, auteur de Géopolitique de l'action humanitaire : 40 fiches illustrées pour comprendre le monde, aux éditions Eyrolles.

    Tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats au Yémen: «Un test de rapport force et d'influence»

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 7:04


    Le ton monte entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au sujet du Yémen. Le chef du Conseil présidentiel yéménite a décrété ce mardi matin 30 décembre l'état d'urgence et annulé le pacte de défense avec les Émirats arabes unis accusés de soutenir le mouvement séparatiste du Conseil de transition du Sud (STC) qui s'est emparé ces dernières semaines de vastes portions de territoire. Le décryptage de Mustafa Naji Aljabzi, sociologue et chercheur indépendant yéménite.

    Pékin ne veut pas tant «non pas envahir Taipei» mais surtout «l'empêcher d'avoir une diplomatie», selon Stéphane Corcuff

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 7:47


    La Chine a lancé autour de Taiwan des exercices à munitions réelles qui simulent un blocus de ses principaux ports. Une démonstration de force après une nouvelle vente d'armes par les États-Unis à Taipei. La Chine qui revendique la souveraineté sur Taiwan met en garde « les forces extérieures » qui soutiennent l'ile. Ces manœuvres ont marqué une nouvelle montée des tensions entre Pékin et Taïwan. L'analyse de Stéphane Corcuff, enseignant-chercheur à Sciences Po-Lyon et au centre d'études linguistique Lyon 3. Il a co-dirigé Pékin-Taïwan, la guerre des deux Chines, 1661-2022, publié par Historia Magazine.

    Antoine de Baecque: «Brigitte Bardot est un petit bout de la France qui a incarné le cinéma»

    Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 12:28


    « Ma vie n'a pas été un long fleuve tranquille », c'est ce que disait la célèbre artiste et actrice française Brigitte Bardot qui s'est éteinte ce dimanche 28 décembre 2025 à l'âge 91 ans. Pour évoquer sa vie, sa carrière musicale et cinématographique, Antoine de Baecque - historien, critique de cinéma, qui a écrit un livre sur les paradoxes de l'illustre disparue - est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiDécès de Brigitte Bardot: un mythe au service d'une cause

    Catastrophes climatiques: «Les solutions existent, ce qu'il faut, c'est des décisions politiques»

    Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 6:44


    Un rapport publié samedi 27 décembre par l'Organisation caritative britannique Christ and Aid liste les 10 catastrophes climatiques les plus couteuses au monde en 2025. Montant estimatif des dégâts, environ 120 milliards de dollards. En tête de liste, les États-Unis, suivis de l'Asie. Aucun continent n'est épargné. Pour en parler, Fanny Petitbon, responsable France de l'ONG 350.org est l'invitée internationale de la mi-journée de RFI.  À lire aussiEn 2025, les catastrophes climatiques dans le monde ont causé plus de 120 milliards de dollars de dommages

    Les frappes américaines au Nigeria «permettent à Donald Trump de vendre un récit de force»

    Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 7:43


    Les États-Unis ont conduit une opération militaire ces dernières heures contre des combattants du groupe EI dans le nord-ouest du Nigeria. Le président américain a promis de nouvelles attaques si l'organisation jihadiste continue le « massacre de chrétiens » dans le pays. Le commandement américain en Afrique a précisé sur X qu'il avait frappé « à la demande des autorités nigérianes ». Quel message Donald Trump envoie au monde et à ses partenaires africains ? L'analyse de Jérôme Viala-Godefroy, chargé de cours à Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, auteur de Les mots de Trump publié aux éditions Dalloz. RFI : Donald Trump assure avoir mené des frappes meurtrières contre le groupe EI au Nigeria ces dernières heures. Des frappes confirmées par les autorités du pays qui assurent avoir fourni du renseignement. Le président américain menace de nouvelles attaques si les terroristes continuent, selon lui, « le massacre de chrétiens ». S'il est important d'en parler aujourd'hui, c'est qu'il s'agit de la toute première intervention de Washington dans le pays le plus peuplé d'Afrique. Quels intérêts ont les États-Unis à mener de telles frappes sur le territoire nigérian ? Jérôme Viala-Godefroy : L'intérêt stratégique pour Washington, c'est de montrer qu'ils gardent une capacité d'action en Afrique. Il y a une sorte de compétition d'influence, notamment avec la Chine. C'est une manière de montrer qu'il y a une crédibilité de l'Africom, le commandement américain pour l'Afrique. C'est d'ailleurs l'Africom qui a confirmé ces frappes en coordination avec les autorités nigérianes. L'idée, c'est de se positionner par rapport à la Chine dans la région ? C'est l'un des aspects. Évidemment, il y a aussi un aspect de politique intérieure, toujours présent chez Donald Trump. Il s'agit de montrer, là aussi, qu'il y a une vraie force, de démontrer la puissance américaine. On reviendra sur l'impact au niveau de la politique intérieure américaine. Mais, d'abord, concernant le continent africain, quel message Donald Trump envoie-t-il, au-delà de la Chine ? Il envoie deux messages. Aux groupes armés, il dit qu'il peut frapper, même loin. Il montre aussi qu'il y a une coordination et qu'il a des gouvernements avec lui. Alors évidemment, le revers, c'est que tout cela se passe en dehors de toutes normes internationales. C'est, encore une fois, une expression de la force qui se situe en dehors de tout cadre légal international. Au niveau de la politique intérieure américaine, on sait qu'il y a les élections de mi-mandat dans moins d'un an aux États-Unis. Est-ce une manière de ramener l'opinion publique dans son camp ? Ces frappes surviennent le jour de Noël. Essaie-t-il de convaincre peut-être la communauté chrétienne ? Comme il l'a dit, il s'agit de réagir face aux « massacres de chrétiens ». Il fait donc un récit de ce qui se passe au Nigeria en des termes purement moraux et religieux. Alors que ce sont des questions inter-ethniques ou inter-religieuses, mais que les massacres ne se limitent pas aux chrétiens – ce que dit aussi le gouvernement nigérian, qui s'est éloigné de ce qu'affirme Donald Trump sur cette histoire. Pour Donald Trump, il s'agit de montrer son autorité et surtout de consolider une base électorale qui valorise la fermeté et la défense des chrétiens. Cela peut aussi polariser l'opinion publique américaine. Comment anticiper la réaction potentielle de l'opposition vis-à-vis des frappes ? Les questions internationales ne sont pas forcément essentielles aux États-Unis au sein de l'électorat. Ce que l'on voit, c'est que cela peut diviser le camp « Make America Great Again » (MAGA), le camp républicain. L'électorat de Donald Trump souhaite que l'administration s'occupe d'abord de ce qui se passe chez eux, notamment concernant l'économie. Et non de risquer de se retrouver dans des conflits extérieurs. C'était la compréhension qu'ils avaient de « America First » (l'Amérique d'abord, en français). Donald Trump, lui, en a une autre conception durant son second mandat. À quelle figure pensez-vous ? Qui pourrait être divisé sur cette intervention extérieure au sein du camp MAGA ? Quelqu'un comme Marjorie Taylor Greene par exemple, qui s'est opposée à Donald Trump sur l'affaire Epstein, a commencé à critiquer le gouvernement au moment des frappes sur l'Iran au printemps dernier. On a déjà vu d'importantes critiques d'un certain nombre d'élus et d'influenceurs – je pense aussi à Tucker Carlson –, des gens qui ne veulent pas de guerre, qui ne veulent pas qu'il y ait une implication et qui pensent que l'Amérique doit se concentrer sur elle-même. Avec Donald Trump, on a l'impression que c'est « un jour avec, un jour sans ». C'est-à-dire qu'une semaine il va tenter de faire des accords de paix et d'intervenir dans une partie du monde pour « apporter la paix » et l'autre semaine, il va bombarder. On ne sait réellement sur quel pied il danse, finalement. Il est beaucoup en réaction à ce qui se passe. Il s'agit d'avoir des opportunités qui lui semblent intéressantes d'un point de vue politique et pour son image. Ce qui importe à Donald Trump, c'est de montrer qu'il est fort, qu'il réagit et qu'il est le « dealmaker », qu'il sait faire des deals. Ces deals sont parfois à la surface des choses, n'entrent pas dans les détails, mais lui permettent de vendre aussi un récit de force. Le récit de quelqu'un qui sait obtenir des accords avec n'importe quel pays, dont la seule morale c'est l'intérêt, dit-il, des États-Unis. Souvent l'intérêt de ses propres affaires, aussi. Vous dites qu'il cherche à montrer sa puissance. On le voit bien puisqu'il y a quelques mois, il disait justement du gouvernement nigérian qu'il l'estimait responsable de ce prétendu « massacre des chrétiens ». Quelques semaines plus tard, il semble avoir réussi à leur tordre le bras, à les convaincre, car le gouvernement nigérian est impliqué et a soutenu cette offensive américaine. Ce qui montre toute sa puissance, encore une fois. Exactement. C'est ce qu'il cherche à faire. Montrer que, grâce à la puissance américaine, il peut obliger et convaincre des gouvernements, même si ce n'est pas forcément populaire auprès de leurs populations. Il a cette capacité de forcer des gouvernements à réagir comme il le veut. C'est important pour lui, pour vendre cette idée qu'il peut faire ce qu'il veut dans le monde. Avec l'idée que maintenant c'est la force et la puissance qui sont les critères essentiels dans ce monde nouveau, en dehors de tout cadre d'ailleurs international. Les États-Unis ont frappé des cellules du groupe EI en Syrie récemment. Donald Trump affirme ne pas exclure de mener d'autres frappes, en tout cas sur le territoire nigérian. Doit-on prendre au sérieux ces menaces ? Pour ce qui est des frappes, on peut le prendre au sérieux car cela n'implique pas de troupes au sol. Ce qui constituerait sans doute la limite acceptable pour la population américaine, c'est qu'il y ait des mises en danger de soldats américains. Mais les frappes, c'est quelque chose qu'il peut faire, d'autant plus qu'il n'a pas réellement de résistance de la part du Congrès, même s'il y a des critiques qui s'élèvent. Notamment par rapport au Venezuela. Ce sont des choses qui sont en dehors de tout cadre légal, mais il n'y a pas une majorité suffisante au Congrès pour s'opposer à Donald Trump. Or, c'est le Congrès qui devrait normalement décider de ce genre d'actions. À lire aussiÀ la Une: Donald Trump annonce des frappes américaines contre des terroristes au Nigeria

    Succès du «loup mal aimé» d'Intermarché: «Les publicités de Noël peuvent parler à tous les publics»

    Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 7:10


    Une publicité sous la forme d'un conte de Noël. Un spot de la chaîne de grands magasins Intermarché relatant l'histoire d'un loup rejeté par les habitants de la forêt qui tente de changer son image en devenant végétarien devient virale et fait le tour du monde. Ce court métrage d'animation, réalisé par le studio d'animation français Illogic Studios et l'agence publicitaire Romance est salué pour ses partis pris artistiques alors que des géants mondiaux ont choisi de réaliser leurs spots avec l'IA. Entretien avec Frédéric Aubrun, enseignant-chercheur en marketing et communication au BBA INSEEC. Il a co-dirigé l'ouvrage Les dessous de la publicité, publié aux éditions Éllipses. À lire aussiLa publicité de Noël d'Intermarché, création française, réjouit les internautes

    Le vote du Parlement algérien est «le dernier épisode de la montée des tensions» entre Alger et Paris

    Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 7:46


    Le Parlement algérien se prononce ce mercredi 24 décembre sur une proposition de loi qualifiant la colonisation française de « crime d'État » et réclamant à la France « des excuses officielles », au moment où les deux pays restent englués dans une crise majeure. La question de la colonisation française en Algérie (1830-1962) demeure l'une des principales sources de tensions entre Paris et Alger. Le texte réclame également la restitution de l'ensemble des biens transférés hors d'Algérie, y compris les archives nationales. Entretien avec Guy Pervillé, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Toulouse-Le Mirail, spécialiste de l'histoire de l'Algérie coloniale et de la guerre. 

    Ambitions annexionnistes américaines au Groenland: «La nomination d'un envoyé spécial est à prendre très au sérieux»

    Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 6:52


    En nommant dimanche 21 décembre un envoyé spécial pour le Groenland, Donald Trump a réaffirmé son intention d'intégrer, prochainement, le territoire sous contrôle souverain du Danemark aux États-Unis. Selon lui, la manœuvre viserait à préserver la sécurité de son pays face à la Chine et à la Russie. Le gouvernement danois, mis sous pression par les appétits expansionnistes du président américain, a convoqué hier l'ambassadeur américain, à Copenhague, pour dénoncer cette nomination en la personne de Jeff Landry, actuel gouverneur de Louisiane. « Nous sommes dans une bataille de récits » dans laquelle Donald Trump oppose sa vision expansionnniste au souverainisme danois, analyse de Cécile Pelaudeix, docteure en sciences politiques et chercheuse associée à Pacte Sciences Po Grenoble – UGA.

    Emmanuel Macron veut dialoguer avec Vladimir Poutine car «les Européens sont hors jeu»

    Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 7:17


    Les discussions à Miami entre Américains, Ukrainiens et Européens achoppent toujours sur les questions territoriales. Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu'il va « redevenir utile de parler à Vladimir Poutine ». Une déclaration vue d'un bon œil par le président russe, qui se dit « prêt au dialogue » avec son homologue français. L'analyse de Sylvie Bermann, ancienne ambassadrice de France en Russie, à Londres et en Chine, autrice de L'Ours et le Dragon. Russie-Chine : histoire d'une amitié sans limites ?, aux éditions Tallandier.

    Gl Jerôme Pellistrandi: «La visite d'Emmanuel Macron aux Émirats participe à la défense de nos intérêts»

    Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 6:09


    Le président français Emmanuel Macron, en visite aux Émirats arabes unis dimanche 21 décembre, vient de rencontrer son homologue émirien Mohammed ben Zayed. Il va, 48 heures avant Noël, réveillonner avec les 900 soldats français stationnés à Abou Dhabi. Le pays est le plus gros acheteur d'armes françaises dans le monde. Pour en parler, le Général Jerôme Pellistrand, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, est l'invité international de la mi-journée de RFI.  À lire aussiLe président français Emmanuel Macron visite les Émirats arabes unis en pleine polémique sur les ventes d'armes

    Négociations de paix entre Moscou et Kiev: «On est sur une sorte de théâtre de l'ombre», selon Nicolas Tenzer

    Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 7:01


    Nouveau round des négociations à Miami aux États-Unis pour un éventuel accord de paix entre la Russie et l'Ukraine. Que peut-on attendre de ces négociations ? Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales et de sécurité au CEPA, le Center for Europe Policy Analysis, est l'invité international de la mi-journée de RFI, il répond aux questions de David Delos. À lire aussiUkraine: pour «avoir une paix durable, Européens, Américains et Russes doivent être à la table» À lire aussiGuerre en Ukraine: Washington propose un plan de paix prévoyant la cession de territoires à la Russie

    Bande de Gaza: «Avec le froid et le vent, la vie est vraiment très difficile»

    Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 8:09


    À Gaza, l'aide humanitaire n'arrive pas en quantité suffisante et le quotidien des habitants est toujours extrêmement difficile. Entretien avec Pascale Coissard, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières à Gaza

    Diffusion exclusive des Oscars sur YouTube en 2029: «Cela va permettre de rajeunir l'audience»

    Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 6:29


    La plateforme en ligne YouTube vient d'obtenir les droits de diffusion des Oscars. À partir de 2029, la prestigieuse cérémonie du cinéma américain sera retransmise en exclusivité sur la plateforme. Entretien avec Julien Pillot, enseignant-chercheur à l'Inseec Business School.

    Blocus américain des pétroliers vénézuéliens: «le pétrole constitue 90% des exportations du pays»

    Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 6:31


    Donald Trump a instauré un blocus de tous les navires transportant du pétrole de et vers le Venezuela. En effet, le président américain accuse le régime de Caracas d'utiliser le pétrole pour financer « le narcoterrorisme, la traite d'êtres humains, les meurtres et les enlèvements ». Quelles conséquences peuvent entrainer ce blocus ? Éléments de réponse avec Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine à l'université de Rouen, auteur du livre Venezuela, de la révolution à l'effondrement, aux Presses universitaires du Midi. À lire aussiLes Vénézuéliens inquiets après les menaces de Donald Trump sur les pétroliers sous sanctions

    Jihadisme en Asie: «À Mindanao, plein de groupes ayant prêté allégeance à l'EI sont encore actifs»

    Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 6:10


    L'enquête sur l'attentat antisémite commis dimanche en Australie révèle que les deux assaillants avaient voyagé le mois dernier aux Philippines, sur l'île de Mindanao, un territoire où demeurent des groupes affiliés à l'État islamique. Que représente aujourd'hui le groupe État islamique en Asie du Sud-Est ? Éléments de réponse avec Juliette Loesch, chercheuse associée au Centre Asie de l'Ifri.

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