Invité de la mi-journée

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Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.

Rfi - Edmond Sadaka


    • Apr 19, 2026 LATEST EPISODE
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    Législatives en Bulgarie: «Roumen Radev ne va empêcher l'Europe d'aider l'Ukraine»

    Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 6:00


    Les Bulgares sont appelés aux urnes ce dimanche 19 avril pour les élections législatives, les huitièmes en cinq ans. L'ex-président prorusse et très eurosceptique Roumen Radev est donné favori à la tête de son parti « Bulgarie progressiste ». Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Antony Todorov, politologue, professeur de sciences politiques à la Nouvelle Université bulgare de Sofia est l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiÉlections législatives en Bulgarie: Roumen Radev, un «nouvel Orban» au sein de l'UE?

    Manifestation des «Patriotes pour l'Europe»: «Il y a pour l'extrême droite européenne une volonté de se recomposer»

    Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 7:57


    En Italie, l'extrême droite européenne, les « Patriotes pour l'Europe » contre l'immigration et « des règles européennes absurdes », manifeste ce samedi après-midi à Milan à l'appel de Matteo Salvini, leader du parti d'extrême droite de la Ligue. Et ce, après la défaite d'un allié important, Viktor Orban en Hongrie. Pour en parler, Benjamin Biard, chargé de recherche au CRISP et enseignant à l'université catholique de Louvain, auteur de « L'influence (in)visible Les partis populistes de droite radicale et la fabrique de politiques publiques en démocratie » aux éditions Peter Lang est l'invité international de la mi-journée de RFI.  À lire aussiItalie: Matteo Salvini réunit les Patriotes pour l'Europe à Milan pour relancer la Ligue

    La Russie mène une «guerre psychologique» en menaçant les entreprises qui soutiennent l'Ukraine

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 7:02


    Le ministère de la Défense russe a publié les adresses d'entreprises européennes et israéliennes livrant des drones à l'Ukraine. Il a précisé qu'elles représentaient désormais des cibles potentielles et a accusé ces pays d''alimenter l'escalade militaire. Plusieurs États européens ont annoncé, ces derniers jours, de nouveaux partenariats pour la production de drones avec Kiev. Entretien avec Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire et consultant en aéronautique et défense. Suivez nos dernières infos, reportages et émissions sur la guerre en Ukraine

    Programme nucléaire civil iranien: «Il y a une défiance, ça fait plus de 20 ans que ça dure»

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 6:38


    Le chef de l'armée pakistanaise a rencontré, jeudi 16 avril en Iran, le président du Parlement, dans le cadre des tractations en cours pour organiser une deuxième session de négociations avec les États-Unis. Téhéran a réaffirmé sa volonté de négocier mais campe sur une exigence iranienne majeure : le droit du pays à un programme nucléaire civil. L'Iran ouvre seulement la porte à des débats sur « le niveau et le type d'enrichissement » d'uranium. Ce n'est pas ce que veulent les États-Unis. Entretien avec Benjamin Hautecouverture, historien et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions de sécurité internationale et des questions nucléaires. 

    La soif de l'or et le financement de la guerre au Soudan attisent l'appétit et les rivalités régionales

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 6:48


    Au Soudan, la guerre entre les forces armées soudanaises et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) entre dans sa quatrième année. Elle a plongé dans la pauvreté la majorité des Soudanais, arraché 11 millions d'entre eux à leurs foyers et répandu la faim. Depuis le début du conflit, en avril 2023, la production d'or déclarée a chuté, au profit des réseaux parallèles d'extraction et d'exportation. Le contrôle des zones minières entre les FAS et les FSR est devenu un élément déterminant du financement de l'effort de guerre. L'analyse de Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français de relations internationales (IFRI). À lire aussi«Un véritable cauchemar»: la chute d'El-Fasher, summum de l'horreur au Soudan

    Blocus humanitaire à Gaza: «Les conditions même de l'existence et de vie sont en sursis»

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 8:30


    Quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi 14 avril dans une frappe israélienne dans le nord de la bande de Gaza, ravagé par deux ans de guerre. Les besoins de la population sont immenses, mais les autorités israéliennes continuent de restreindre systématiquement l'entrée de l'aide humanitaire et des biens de première nécessité. Israël impose un siège très strict au territoire, malgré les appels répétés de la communauté humanitaire internationale à laisser affluer l'aide dans le territoire. L'ONU a annoncé, lundi 13 avril, la réouverture du point de passage de Zikim, que des convois d'aide ont pu franchir pour la première fois depuis le début de l'opération israélo-américaine en Iran. Entretien avec Filipe Ribeiro, chef de mission pour la Palestine à Médecins sans frontières. À lire aussiAu nord de la bande de Gaza, réouverture du point de passage de Zikim    

    Déminage du détroit d'Ormuz: «La situation est confuse, car personne ne dit la vérité»

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 6:52


    Après l'échec des négociations à Islamabad entre l'Iran et les États-Unis, Donald Trump est bien déterminé à imposer un blocus dans le détroit d'Ormuz pour tous les bateaux qui arrivent ou quittent l'Iran. Il affirme avoir ordonné l'interception de navires ayant payé un droit de passage à l'Iran et annonce des opérations pour détruire des mines maritimes. Les modalités concrètes de ce blocus restent cependant incertaines. Le détroit d'Ormuz constitue un passage clé du commerce pétrolier, toute perturbation dans cette zone stratégique se répercute rapidement sur les prix de l'énergie et, à terme, sur le pouvoir d'achat. Entretien avec Jehan-Christophe Charles, ancien officier dans la Marine nationale française et chercheur associé à la Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES). À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: l'heure de début du blocus américain des ports iraniens est passée

    Global Sumud Flotilla: «Nous voulons attirer l'attention du monde pour protéger les civils à Gaza»

    Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 7:07


    L'initiative Global Sumud Flotilla a levé l'ancre ce 12 avril du port Vell de Barcelone. Objectif : « briser » le blocus israélien de l'enclave de Gaza. Près de 80 navires en provenance de nombreux pays vont constituer cette flottille. Pour en parler, Patrick Bosch, membre du comité de pilotage de la Global Sumud Flotilla, est l'invité international de la mi-journée de RFI. RFI : Briser le blocus israélien, c'est l'objectif que s'est fixé la Global Sumud Flotilla, une coalition d'une trentaine d'organisations qui a levé l'ancre aujourd'hui de Barcelone pour tenter de rejoindre les côtes de la bande de Gaza, qui est encore régulièrement la cible de bombardements israéliens. À bord de ces navires, de l'aide humanitaire pour les Gazaouis. Patrick Bosch : En effet, je vous parle d'un des bateaux. On vient de lever l'ancre de Barcelone en direction de la bande de Gaza, il y a une vingtaine de minutes. Les conditions météo, on l'a appris il y a peu, ont retardé un peu le départ, mais c'est bon, vous avez pu prendre la mer, vous nous le confirmez ? Officiellement, on a effectivement pris le départ du port de Barcelone. On va maintenant se rendre à un port à proximité, en attendant que le phénomène météorologique passe et que les conditions de la traversée vers la prochaine étape en Italie se réalisent. Vous n'avez pas trop de visibilité encore pour le moment là-dessus ? Non. Normalement, on partira mardi matin, si les conditions météorologiques le permettent, de ce prochain port. Donc, on est parti du premier port pour l'instant. Cette flottille, elle se compose de combien de navires au total ? Au total, nous sommes actuellement autour de 80 navires qui prendront le départ au fur et à mesure des différents ports. De Barcelone, il y en a 40 qui sont partis maintenant, donc ce matin, et les autres vont rejoindre la flottille au fur et à mesure d'Italie, de Turquie et d'autres ports de la Méditerranée. C'est un nombre impressionnant. Il s'agit de la plus grande flottille civile organisée à destination de Gaza ? Oui, c'est ça. Le nombre de bateaux qui participent à cette flottille est plus grand que la somme de tous les bateaux partis durant les 19 dernières années, depuis le début du blocage de la bande de Gaza. Alors, vous l'avez évoqué, il y a des haltes prévues à Syracuse, en Italie, à Lerapetra, en Grèce, avant de prendre le chemin définitivement pour Gaza. D'autres navires doivent vous rejoindre lors de ces haltes, c'est ça ? Exactement. En Italie, il y en a un certain nombre qui vont nous rejoindre. Durant cette halte, on va faire des réunions avec tous les participants pour les informer des progrès de la mission, des prochaines étapes, et on repartira d'Italie. Il y a des personnes qui vont nous rejoindre effectivement de Grèce, et on va faire une halte également en Turquie. Du fait de la guerre en Iran, Gaza est moins évoqué. Mais concrètement, quelle est la situation dans l'enclave, notamment sur le plan humanitaire ? C'est pour ça que vous prenez la mer ? Oui, tout à fait. Nous prenons la mer vu qu'en effet la situation à Gaza n'a pas réellement changé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Aujourd'hui, les personnes avec qui nous sommes en contact régulier à Gaza nous parlent quotidiennement de bombardements, de meurtres de civils, etc. 200 camions devaient entrer dans le cadre du cessez-le-feu, mais seulement une fraction entre chaque jour, alors que l'ONU elle-même avait estimé que 1 600 seraient nécessaires par jour. Et comment peut-on soulager une population assiégée depuis presque un an et demi maintenant ? Qu'est-ce que vous amenez avec vous ? On imagine de l'aide humanitaire, mais il y a d'autres choses que vous prenez dans les soutes ? Alors nous amenons effectivement de l'aide humanitaire. Maintenant, cette aide ne permettrait pas de substantiellement soulager la population. Ce que nous essayons vraiment, c'est de briser le blocus et de faire en sorte que de l'aide puisse réellement rentrer en masse. Nous amenons également des éco-builders, aussi des capacités de soins, donc via des médecins et autres, pour soulager quelque peu le système médical gazaoui. Donc voilà, on essaie d'avoir une approche plus holistique que simplement briser le blocus. Cette initiative, c'est une initiative civile initiée, on l'a dit, par des ONG. Est-ce que ce n'est pas révélateur finalement de l'incapacité de la communauté internationale à exiger d'Israël la levée de ce blocus ? Oui, tout à fait. C'est ça qui nous réunit en fin de compte. En principe, nos différents gouvernements, qu'ils soient européens ou d'autres pays à travers le monde, ont souscrit à certaines conventions sur la protection des droits humains, par rapport à la protection des civils, les différentes résolutions de l'ONU, etc., exigent également la protection, il y a les actions en cours auprès des tribunaux internationaux. Malheureusement, cela s'avère inefficace. Donc, c'est pour ça que finalement, nous, on réunit des milliers de personnes à travers le monde, elles se sont organisées ensemble pour rendre cette flottille possible. Donc, c'est vraiment un mouvement citoyen. Et d'ailleurs on commence cette semaine une action. Il y a des sites internet qui vont être publiés qui s'appellent Rise Up, qui font appel vraiment à la société civile à travers le monde pour participer à ce mouvement au-delà de la flottille, au-delà d'un convoi terrestre qu'on organise en parallèle, pour vraiment faire des actions dans les pays pour attirer l'attention des autorités sur ce que nous attendons pour protéger les civils à Gaza. Vous êtes près d'un millier, il me semble, à avoir pris la mer, direction Gaza. C'est quoi les risques précis pour les membres d'équipage ? Parce qu'il y a des risques. Il y a bien sûr des risques. On a fait des choses pour diminuer ces risques. Les personnes sont formées d'abord. Certaines n'ont jamais fait de voile, en quelques semaines, on a fait des formations. Côté sécurité aussi. Des formations aussi à la non-violence, qui est l'une de nos valeurs fondamentales, de manière à ce que les gens puissent réagir à des situations compliquées qui risquent de se produire. Alors les risques, oui bien sûr, on peut craindre des attaques comme nous les avons vécues lors de la dernière flottille, au mois d'août notamment. Il y a des drones qui ont lâché des bombes incendiaires. Donc là, il y a effectivement des risques qui peuvent se produire. Ensuite, en cas d'arrivée à Gaza, effectivement, là aussi, on arrive quand même dans un territoire en guerre active, malgré le cessez-le-feu. Donc, là aussi, nous sommes en contact avec des personnes sur place, des autorités sur place pour encadrer cela. Mais il y a un risque, voilà. Malheureusement, dans ce genre de situation, on ne peut pas l'exclure. Et bien sûr, l'arrestation, si elle se produisait, comporte aussi certains risques. Si des personnes se retrouvent en prison israélienne, nous avons à ce niveau-là des juristes côté israélien qui nous soutiennent très bien.   À lire aussiFlottille humanitaire pour Gaza: plus de 400 militants arrêtés, des manifestations en Espagne et Italie

    Francis Rocard: «La prochaine étape sera Artemis 3 et 4 avec l'atterrissage des astronautes en 2028»

    Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 6:48


    Retour sur Terre hier soir sains et saufs de la lune, des 4 astronautes d'Artemis 2, la mission de la NASA. Quelles sont les enseignements à tirer de cette mission et les prochaines étapes ? Pour en parler l'astrophysicien Francis Rocard, responsable du programme d'exploration du système solaire à l'Agence spatiale française (CNES), auteur de « Dernières nouvelles de Mars, la mission du siècle », paru chez Flammarion est ce samedi 11 avril, l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiArtémis II: les astronautes ont amerri dans le Pacifique

    Négociations entre l'Iran et les États-Unis: le Pakistan «garde une attitude la plus équidistante possible»

    Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 7:24


    Le Pakistan se prépare à accueillir des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Les positions divergent radicalement, principalement sur le nucléaire, le détroit d'Ormuz ou encore le Liban. Le Pakistan, qui s'est imposé comme médiateur entre les deux pays, est voisin direct de l'Iran et a intérêt à obtenir un retour au calme dans son voisinage immédiat. Et du côté des États-Unis, les relations entre Washington et Islamabad se sont améliorées et les dirigeants ont pu capter la confiance de Donald Trump. L'analyse de Christophe Jaffrelot, directeur de recherches au CNRS (Sciences Po-CERI). Auteur de L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethnique, éditions Fayard.

    «Les Iraniens jouent sur cette impatience des États-Unis d'obtenir un accord»

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 6:54


    La fragile trêve conclue entre l'Iran et les États-Unis reste toujours menacée par la situation au Liban. Israël a effectué le 8 avril ses plus violents bombardements depuis le début de la guerre, faisant plus de 200 morts et plus de 1 000 blessés. L'Iran a menacé de rompre la trêve et les appels se multiplient pour intégrer le Liban dans le cessez-le-feu. Américains et Israéliens ont éliminé plusieurs chefs des Gardiens de la Révolution, sans briser le régime de Téhéran, ni réellement réduire son pouvoir de nuisance dans la région. Alors où en est l'Iran aujourd'hui ? L'analyse de Jonathan Piron, historien et spécialiste de l'Iran au GRIP, le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité.  À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: la trêve avec l'Iran fragilisée par les raids israéliens au Liban

    Cessez-le-feu au Moyen-Orient: «Un rapport de force se joue entre Israël et les États-Unis»

    Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 7:32


    Donald ⁠Trump a annoncé, mardi 7 avril en fin de soirée, un cessez-le-feu de deux semaines avec Téhéran. L'Iran continue de viser des cibles au Koweït et aux Émirats arabes unis, et Israël, qui a mené une série de frappes ce mercredi 8 avril au cœur de Beyrouth – les plus violentes depuis le début de la guerre –, affirme que la trêve irano-américaine annoncée dans la nuit n'inclut pas le Liban. Les objectifs de guerre d'Israël au Liban décryptés avec Joseph Maïla, professeur de géopolitique à l'ESSEC, ancien directeur du Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères.  À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: Washington et Téhéran conviennent d'une trêve et vont négocier au Pakistan

    La visite «à double tranchant» de la cheffe de l'opposition taïwanaise en Chine

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 7:29


    La cheffe de l'opposition taïwanaise, Cheng Li-wun, est arrivée en Chine mardi 7 avril. Celle qui prône le dialogue et un resserrement des liens avec Pékin est la première présidente du parti Kuomintang (KMT) à se rendre dans le pays depuis dix ans. La Chine, qui considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire, a accentué depuis de nombreux mois sa pression militaire autour de l'île. RFI évoque les enjeux de cette visite avec Jean-Yves Heurtebise, maître de conférences à l'université nationale Sun Yat Sen à Taiwan et chercheur associé au centre d'études français sur la Chine contemporaine à Taipei. À lire aussiTaïwan, au centre des relations entre la Chine et les États-Unis    

    Artemis II: les Américains veulent «reprendre possession psychologiquement de la Lune avant les Chinois»

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 6:40


    Lundi 6 avril 2026, les astronautes d'Artémis II arrivent au cœur de leur mission. Ils voleront derrière la Lune et découvriront sa face cachée, celle qui n'est jamais visible de la Terre. Les quatre astronautes seront les premiers humains à voler autour de la Lune depuis plus de 50 ans. Les descriptions orales, ainsi que leurs notes et photographies, devraient permettre d'en apprendre plus sur la géologie et l'histoire de notre satellite naturel. Les attentes de cet événement avec Stefan Barensky, rédacteur en chef du magazine Aerospatium. À lire aussiArtemis II: les quatre astronautes s'apprêtent à survoler la face cachée de la Lune  

    Journée internationale de la conscience: «Il n'y a pas que la guerre dans la résolution des conflits»

    Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 6:20


    Ce dimanche 5 avril , c'est la Journée internationale de la conscience proclamée par l'ONU. Un appel à la paix, au dialogue, et aux alternatives non-violentes, dans un monde pourtant marqué par des conflits armés. Pour en parler, nous recevons Serge Perrin, responsable fédéral du Mouvement pour une alternative non-violente.

    Mines antipersonnel: «La banalisation, elle commence quand on oublie le coût humain»

    Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 5:29


    Ce 4 avril est la Journée internationale de lutte contre les mines antipersonnel. Ces armes sont en recrudescence :  utilisation massive dans les conflits armés récents, comme dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Le nombre de victimes civiles de mines observées ces dernières années est aussi en forte augmentation. Pour en parler, nous recevons Anne Héry, directrice du plaidoyer à Handicap international.

    Armée américaine: «La plupart des licenciements de hauts gradés concernent des femmes ou des Afro-Américains»

    Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 7:39


    En pleine guerre en Iran, l'administration Trump poursuit sa purge au sein de l'armée aux États-Unis. Trois officiers écartés, dont le chef d'état-major de l'armée de terre. La décision du secrétaire à la Défense, qui a déjà mis de côté plusieurs hauts-gradés, souvent des Afro-Américains ou des femmes, est en train de modeler son armée idéale blanche, chrétienne et virile. Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé « ministère de la Guerre », a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. L'analyse de Tara Varma, directrice du programme de prospective stratégique du German Marshall Fund of the United States (GMF). RFI : La purge au sein de l'armée aux États-Unis se poursuit. Trois officiers remplacés, dont le chef d'état-major de l'armée de terre limogé par le Pentagone, sans raison officielle communiquée. Comment est-ce que vous vous l'expliquez ? Tama Varma : C'est difficile à expliquer. Au-delà de l'explication la plus claire que vous avez évoquée, qui est celle de la purge qui a démarré rapidement, en réalité, après la prise de fonction de l'administration républicaine en janvier 2025. Ce qui est surprenant, c'est qu'aucune justification officielle n'est apportée à ce limogeage. Ce n'est que le dernier d'une série de plus d'une douzaine de licenciements de généraux et d'amiraux de haut rang par Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, depuis son entrée en fonction l'année dernière. Randy George, qui était jusqu'à hier le chef d'état-major de l'armée de terre, avait survécu à la première vague de licenciements en février dernier, au cours de laquelle le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait déjà écarté des hauts responsables militaires tels que l'amiral Lisa Franchetti et le général CQ Brown, qui était le président du comité des chefs d'état-major, qui est Afro-Américain. Ce qu'on constate jusque-là c'est que la plupart des licenciements de hauts gradés ou des refus de promotions concernent des femmes ou des Afro-Américains. Il y a une distinction claire dans cette purge qui est conduite par l'administration américaine. Randy George, c'est un peu l'exception. J'imagine que son limogeage a à voir avec les développements militaires dans la guerre en Iran aujourd'hui, qui ne sont pas aussi favorables aux États-Unis qu'il l'espérait. Cette purge a été entamée dès le retour au pouvoir de Donald Trump. Des hauts gradés ont été écartés parce qu'on estimait qu'ils n'étaient pas assez loyaux. On a vu qu'il s'agissait de femmes ou d'Afro-Américains. La mise à l'écart de militaires qui n'entraient pas dans le moule viriliste a été vantée par le président américain et son équipe. Cela s'est-il poursuivi ? Oui, on le voit dans les différents discours que Pete Hegseth a prononcés depuis son entrée en fonction l'année dernière. Il parle d'éthique de la létalité, de virilisme. Il dit que, sous sa direction, le Pentagone n'autorisera plus les hommes à s'habiller en femme, à porter des robes. Il a beaucoup d'exigences sur la manière dont les militaires doivent être rasés, sur la manière dont ils doivent s'habiller. Il parle beaucoup de cette éthique de la virilité, de la létalité, mais ce sont des considérations assez superficielles malgré tout. Il a envie de se débarrasser de gens qui, selon lui, ne rentrent pas dans ce moule étroit qu'il a lui-même défini, des gens qui le mettraient mal à l'aise et qui questionneraient son leadership et sa capacité à prendre des décisions qui mettent en valeur les intérêts stratégiques des États-Unis. Il a régulièrement remis en cause l'idée que des femmes puissent être compétentes pour occuper des postes à responsabilité. Il a aussi remis en cause le fait que des Afro-Américains seraient en mesure de prendre des décisions qui auraient trait aux intérêts stratégiques américains, à la conduite de la guerre. Il est dans l'affirmation d'une politique nativiste et raciste, dont les hauts gradés du Pentagone font les frais. Il y a, à la fois, une volonté de suppression de toute forme de désaccord, et une forme de révisionnisme clair. Dans le Pentagone de Pete Hegseth, il faut être un homme, blanc et chrétien. Pour approfondir ce point, parmi les personnes qui viennent d'être écartées, il y a aussi l'aumônier en chef de l'armée de terre. Or, on sait qu'il y a eu des crispations récemment parce que le secrétaire à la Défense impose désormais aux aumôniers d'afficher sur leur uniforme non plus leur grade, mais leur religion. Pourrait-il y avoir un lien ? Oui, je pense que, là aussi, le rôle de la religion, c'est la défense d'une Amérique blanche et chrétienne. Même si le rôle de la religion est évidemment bien plus présent aux États-Unis dans le débat public qu'il ne l'est certainement en France, mais aussi dans un certain nombre de pays d'Europe, l'idée d'afficher la religion participe à l'accentuation de cette définition très étroite de ce que c'est qu'être américain. Sachant que cela met tous les hauts gradés – et les moins gradés aussi – dans une situation d'embarras, puisque l'armée aux États-Unis, en théorie, répond à la Constitution. Elle ne répond ni au secrétaire à la Défense, ni au président ou aux exigences, aux vicissitudes, turpitudes de ces deux personnes. On voit une volonté de redéfinition, de la part de l'administration Trump, du rapport hiérarchique de l'armée américaine. Il ne souhaite pas que ce soit la Constitution, il souhaite que ce soit bel et bien au secrétaire à la Défense et au président Donald Trump. Ce qui suscite des tensions… C'est difficile de le savoir. En France, on appelle l'armée « la grande muette ». C'est un peu la même chose aux États-Unis, les hauts gradés doivent s'exprimer sous couvert d'anonymat. À la fin de l'année 2025, le secrétaire à la Défense avait convoqué l'ensemble des hauts gradés pour un discours. Il n'avait pas été applaudi pendant ce discours qui était retransmis en direct, et il s'était plaint auprès de son public, qui était donc constitué principalement des plus hauts gradés américains, qu'il n'avait pas été applaudi et qu'ils devaient l'applaudir. Il y a eu ensuite un peu d'applaudissements, mais quand même faibles. On voyait un peu se dessiner une forme de contestation non dite, non exprimée par des mots de la part d'un certain nombre de hauts gradés. Je pense qu'il y a une volonté d'excès pour faire sortir tout le monde du bois. Il aimerait que les généraux et les amiraux qui sont en désaccord avec lui s'affichent pour pouvoir ensuite les licencier afin de constituer une base, au sein de l'armée américaine, de fidèles et loyaux au président Trump et à sa politique. Un journaliste français vient de publier un livre sur l'armée américaine dans lequel il décrit les changements à l'œuvre, notamment en ce qui concerne les règles d'enrôlement. Ces règles ont permis, selon lui, l'enrôlement de militants suprémacistes blancs, de néonazis. Quelles en sont les conséquences au quotidien, conjuguées à l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et de personnalités comme Pete Hegseth ? Il y a un recrutement sur la base d'une idéologie. C'est totalement contraire à la pratique depuis la Constitution des États-Unis et de la Constitution de l'armée américaine, depuis plus de 250 ans. Il y a un certain nombre de pratiques qui ont été réintroduites par Pete Hegseth, notamment des pratiques de bizutage et de harcèlement physique. Cela a des effets assez rapides sur les comportements et le fonctionnement de cette armée, qui pourrait être déployée de nouveau à l'étranger. Nous, Européens, nous verrons assez directement les effets de ces changements de comportements et de cette idéologie dans nos interactions avec l'armée américaine. À lire aussiÉtats-Unis: Trump demande au Congrès un colossal budget de défense de 1500 milliards de dollars pour 2027

    Guerre au Moyen-Orient: les Houthis «agissent avec une certaine autonomie» vis-à-vis de l'Iran

    Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 7:01


    Les Houthis ont revendiqué leur troisième attaque de missiles en quelques jours contre Israël. L'implication des rebelles yéménites, alliés de l'Iran, suscite l'inquiétude et marque bel et bien l'extension du conflit au Moyen-Orient. Alors que le détroit d'Ormuz est quasiment fermé, les Houthis ont la capacité de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb et l'accès très stratégique à la mer Rouge et au canal de Suez. Le décryptage de Franck Mermier, directeur de recherches émérite au CNRS. Ancien directeur du Centre français d'études yéménites à Sanaa et auteur de Yémen. Écrire la guerre, éditions Classiques Garnier. À lire aussiLes Yéménites craignent d'être entraînés dans la guerre par les Houthis, fidèles alliés de Téhéran

    Cour suprême américaine: «Le président n'assiste pas normalement à l'audience pour ne pas exacerber le débat»

    Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 6:40


    Donald Trump s'invite aux débats de la Cour suprême sur l'un de ses décrets très controversés signés dès son retour au pouvoir. Il prévoit de supprimer le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière, afin de supprimer ce qu'il considère comme une incitation à l'immigration aux États-Unis. C'est la première fois qu'un président en exercice assiste à ces débats et cela compromet la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. La décision de la Cour est attendue d'ici au terme de sa session annuelle, qui s'achève fin juin. Entretien avec Eleonora Bottini, professeure de droit public à Sciences Po. 

    Israël: la loi sur la peine de mort «ne laisse quasiment aucune possibilité à celui qui est condamné de s'en sortir»

    Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 9:36


    Les condamnations s'enchaînent après l'adoption, lundi 30 mars, d'une loi discriminatoire et très controversée par Israël. Elle rétablit la peine de mort officiellement pour les terroristes, mais le texte ne vise en réalité que les Palestiniens. Cette loi marque une victoire pour l'extrême droite et un tournant dans l'application de la peine capitale en Israël, en affaiblissant un peu plus l'état de droit dans le pays. Le Premier ministre espagnol a dénoncé « Un pas de plus vers l'apartheid ». Entretien avec Emmanuel Daoud, avocat pénaliste, spécialiste en droit pénal international.

    Frappes sur des usines de dessalement: «L'eau est une condition de vie pour les pays du Golfe»

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 7:46


    L'Iran et Israël ont échangé de nouveaux tirs de missiles, lundi 30 mars. Le Koweït et l'Arabie saoudite ont été visés par de nouvelles attaques. Le premier a déploré une attaque iranienne contre une usine de dessalement d'eau qui génère aussi de l'électricité. L'Iran a démenti en accusant Israël. Ces sites, où l'on rend l'eau potable, sont absolument capitales pour près de 100 millions d'habitants dans les pays du Golfe. Entretien avec Fadi Georges Comair, conseiller pour le développement durable à l'université de Balamand au Liban, professeur et directeur du Centre de l'eau et de l'énergie à l'Institut de Chypre, auteur de Les Chrétiens d'Orient, le Liban et les maronites : un destin de coexistence (éditions L'Harmattan).

    L'armée israélienne pourrait «s'effondrer» à cause du manque d'effectifs

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 6:40


    L'armée israélienne est en difficulté, après un mois de guerre au Moyen-Orient. Le chef de l'opposition a accusé, jeudi 26 mars, le gouvernement de Benyamin Netanyahu de conduire le pays vers un « désastre sécuritaire » en raison d'une pénurie de soldats combattants. Le chef d'état-major de l'armée dit avoir besoin de forces supplémentaires pour se battre sur le front libanais, et plus généralement pour assurer l'ensemble de ses missions. L'analyse de Thomas Vescovi, doctorant en études politiques à l'EHESS et à l'université libre de Bruxelles, membre du comité de rédaction de Yaani.fr et auteur de L'échec d'une utopie, une histoire des gauches en Israël (éditions La découverte).

    Sébastien Durand: «Disneyland Paris est une machine économique très importante»

    Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 5:39


    Disneyland Paris sort le grand jeu. Un nouveau monde ouvre ses portes avec Elsa de « La reine des neiges », en vedette. Après des années de travaux, le parc dévoile une extension à deux milliards d'euros. Lac artificiel, attractions inédites… et immersion totale dans l'univers Disney. Pour en parler, nous recevons Sébastien Durand, expert en storytelling, spécialiste de l'innovation chez Disney.

    États-Unis: «L'administration Trump continue de cliver une Amérique qui est plus divisée que jamais»

    Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 5:47


    À Washington comme dans de nombreuses villes américaines, des manifestations anti-Trump sont prévues ce samedi. Appelées « No Kings » (« Pas de rois »), ces marches marquent la troisième mobilisation d'ampleur en moins d'un an contre la politique de l'administration Trump. Plus de 3 000 rassemblements sont annoncés à travers le pays. Un mouvement désormais aussi alimenté par la guerre au Moyen-Orient, qui s'invite dans la contestation. Pour en parler, Gabriel Solans, chercheur en civilisation américaine à l'université Paris-Cité.

    Addiction aux réseaux sociaux: «le cœur du fonctionnement» d'Instagram et YouTube «est en jeu»

    Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 6:22


    C'est une condamnation inédite : le 25 mars 2026 aux États-Unis, Instagram et YouTube ont été reconnus responsables de l'addiction d'une adolescente à leurs réseaux sociaux. Les entreprises Meta (entité qui réunit notamment Instagram, Facebook et WhatsApp) et Google (qui possède YouTube) sont déclarées coupables d'avoir alimenté la dépression de la jeune fille. La veille, Meta avait aussi été condamné dans l'État du Nouveau Mexique pour mise en danger de personnes mineures. Des jugements qui reconnaissent que l'architecture des réseaux sociaux a pu rendre les enfants accros, grâce à de multiples fonctionnalités comme les « likes », les notifications, le défilement infini et la lecture automatique de vidéos. Entretien avec Bernard Benhamou, secrétaire général de l'Institut de la souveraineté numérique et enseignant à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Annonces de Trump: «Réaliser ce type d'opérations, ça peut être des délits d'initiés ou des manipulations de cours»

    Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 6:36


    Le président américain est régulièrement accusé de transformer ses annonces politiques en sources de profits pour un petit cercle d'initiés. Ses déclarations au début de la semaine au sujet de « négociations » avec l'Iran ont été démenties moins d'une demi-heure plus tard par Téhéran. Un pic d'activité inhabituel a été enregistré sur le marché pétrolier dans les minutes précédant la publication de Donald Trump et a fait chuter les cours du pétrole, entraînant de nombreuses interrogations. L'analyse de Paul Oudin, professeur assistant de droit des affaires à l'ESSEC Business School et à l'École polytechnique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: Donald Trump lance un ultimatum à l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz

    Occupation des terres au sud du Liban: «Cette zone est dévastée et quasiment vidée de ses habitants»

    Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 9:54


    Alors que les troupes israéliennes bombardent des ponts et détruisent des habitations dans le cadre d'une offensive militaire qui s'intensifie au Liban, Israël affiche désormais son ambition d'occuper une partie du pays. Le ministre des Finances israélien a appelé à étendre la frontière d'Israël dans le sud, jusqu'au fleuve Litani. Les propos de Smotrich ont eu un fort retentissement au Liban, qui tente de sortir d'un cycle d'invasions et d'occupations par son voisin qui dure depuis des décennies. Les frappes aériennes et terrestres israéliennes ont fait plus de 1 000 morts et plus d'un million de personnes ont été chassées de leurs foyers. Joseph Bahout, professeur de sciences politiques et directeur de l'institut Issam Farès de politiques publiques et d'affaires internationales à l'université américaine de Beyrouth. À lire aussiUn ministre israélien menace la banlieue sud de Beyrouth de la même dévastation que Gaza

    Général Olivier Kempf: «La grande surprise est la capacité de l'Iran à maintenir ce taux de lancement de missiles dans la durée»

    Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 6:43


    Alors que les frappes iraniennes exposent les limites de la défense israélienne avec plusieurs tirs de missiles, deux ont touché deux villes situées dans le sud d'Israël. Un des missiles a touché une zone résidentielle à quelques kilomètres d'un centre stratégique de recherche nucléaire à Dimona, site ultra-secret. Pourquoi le bouclier antimissile israélien, pourtant l'un des plus performants, a-t-il failli ? L'analyse du général Olivier Kempf, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et directeur du cabinet de synthèse stratégique La Vigie. RFI : Pourquoi les frappes qui ont visé Dimona en Israël durant le week-end ont provoqué autant de dégâts ? Est-ce un type d'arme particulier ou est-ce une défaillance du système de défense israélien ? General Olivier Kempf : Peut-être y a-t-il une solution intermédiaire, c'est-à-dire que le missile a visé la ville de Dimona proprement dite, qui se trouve à une vingtaine de kilomètres de la centrale nucléaire proprement dite, du centre de recherche nucléaire. Autant le centre est probablement défendu par des systèmes de défense aérienne, autant la ville conjointe ne l'a pas été. Ce qui explique peut-être pourquoi le missile est passé. Les Israéliens ont visé Natanz dans une sorte d'escalade dont ils sont coutumiers depuis le début de la guerre. Et comme depuis le début de la guerre, les Iraniens ripostent adéquatement à due proportion. « Vous visez des choses nucléaires chez nous ? Tiens, on va vous faire un signalement stratégique et viser quelque chose de nucléaire chez vous ». Voilà comment je pense il faut interpréter cet aller-retour entre Natanz et Dimona. Vous nous disiez que la ville de Dimona n'était pas forcément protégée de la même manière que ce site nucléaire. Ça veut dire que l'ensemble du territoire israélien n'est pas protégé de manière égale ? Absolument, même si le système israélien à trois couches est probablement un des plus performants au monde. Et même si le territoire israélien est restreint par rapport, par exemple, à l'Ukraine. Malgré tout, ça ne peut pas être étanche à 100 %. Ce système a d'abord été conçu pour se protéger des roquettes du Hamas et du Hezbollah, pas forcément pour des missiles à moyenne portée venant d'Iran. D'autant plus qu'on observe depuis le début de la guerre, des innovations technologiques de la part des Iraniens, avec soit des missiles à sous-munitions avec 80 sous-munitions qui sont inatteignables une fois que le missile les a lâchées. Donc ça, c'est la première difficulté. Et d'autre part, on voit des missiles manœuvrants qui sont là aussi difficiles à traiter dans l'état actuel des techniques. Donc, deux petites innovations technologiques qui existaient par ailleurs, mais dont on ne soupçonnait pas forcément la maîtrise par les Iraniens et qui font que, du point de vue des missiles, c'est extrêmement difficile pour la défense israélienne de contrer. Vous l'avez dit, il y a différents dispositifs : le dôme de fer, dont on entend souvent parler, ainsi que Arrow et un autre qui s'appelle Fronde de David. À quoi est-ce qu'ils servent chacun et comment est-ce qu'ils se complètent ? On va être très simple. Vous avez finalement trois bulles successives. Vous avez une bulle de court terme qui est un dôme de fer, qui est plutôt prévu pour de la roquette. Le deuxième, Arrow, est prévu plus pour des missiles qu'on appellera couches moyennes. Et puis le dernier est prévu pour des missiles interbalistiques, couches très hautes. Voilà finalement comment ça s'est organisé. De façon à avoir à la fois de la détection parce que vous avez besoin de radars. Ensuite, vous avez besoin d'une conduite de tir, c'est-à-dire déterminée par toutes les traces radar qui viennent des traces de détection, de façon à pouvoir prioriser et donner l'ordre de tir. Et ensuite vous avez un troisième niveau qui est celui des effecteurs [technologies qui visent à modifier les propriétés d'une cible, Ndlr], des vecteurs, ce qui va tirer, et c'est là où le système de commandement détermine quelle est la meilleure réponse en fonction de l'attaquant qui vient. L'armée israélienne a évoqué une série de dysfonctionnements à propos de cette frappe contre Dimona. Elle a aussi insisté sur le taux d'interception qui est de 92 %, en précisant aussi qu'aucun système ne pouvait apporter une protection totale. Est-ce qu'il y a un risque que le dispositif israélien de défense puisse être saturé si l'Iran venait à augmenter encore le nombre de missiles qu'il envoie ? En fait, vous avez deux difficultés pour les Israéliens. Vous parlez de saturation, mais la saturation, elle se fait principalement par des drones à longue portée que sont les Shahed qui ne sont pas très rapides, mais qui peuvent être envoyés en nombre. Donc, quand vous avez une salve de 30 drones, supposons, qui arrive simultanément, est-ce que vous allez pouvoir et vouloir tous les détruire ? Et si oui, les détruire avec quoi ? Vous pouvez les détruire bien évidemment avec des moyens solaires, mais aussi avec de l'aviation. Vous avez plusieurs moyens. Là pour le coup, la saturation, c'est-à-dire la masse qui arrive, est un problème pour les Israéliens. Et la deuxième chose, c'est que vous avez des frappes combinées de drones et de missiles. Et là, la grande question qui va se poser dans la durée, c'est le nombre de munitions antiaériennes et antimissiles. C'est-à-dire que toute l'inquiétude que l'on a du côté de la coalition américaine et israélienne est de voir les stocks qui sont en train de se réduire à vive allure. Et pour une guerre dont on n'avait pas prévu qu'elle durerait aussi longtemps. Enfin, j'imagine que les Israéliens et les Américains n'avaient pas prévu qu'elle durerait aussi longtemps, et surtout que l'Iran aurait une telle capacité à riposter et à maintenir des salves dans la durée. Parce qu'aujourd'hui, on est de l'ordre de 70 à 100 drones par jour et 25 à 40-50 missiles par jour. Et ça, c'est la grande surprise. C'est la capacité de l'Iran à maintenir ce taux de lancement dans la durée, à la troisième semaine de la guerre. À lire aussiIsraël: touchée par un missile iranien, Dimona entretient l'ambiguïté sur ses installations nucléaires

    En Italie, «le référendum prend des allures de plébiscite» sur l'avenir politique de Giorgia Meloni

    Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 5:44


    Durant deux jours, dimanche 22 et lundi 23 mars, les Italiens sont appelés à se prononcer lors d'un référendum sur la réforme de la justice – une réforme soutenue par la première ministre d'extrême droite, Giorgia Meloni. Celle-ci insiste pour ne pas lier son destin politique à ce scrutin. Elle se souvient sans doute que le dernier référendum constitutionnel à avoir été rejeté, en 2016, avait valu son poste au Premier ministre de l'époque, Matteo Renzi. Hervé Rayner, professeur de science politique à l'université de Lausanne, spécialiste de l'Italie contemporaine, est l'invité international de RFI.   À lire aussiItalie: référendum très politique sur une réforme de la justice

    Cuba: «Le blocus a des conséquences dramatiques sur la population cubaine»

    Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 5:53


    Le convoi international « Nuestra America » prévoit d'amener en quelques jours 20 tonnes d'aide humanitaire à Cuba par voie aérienne et maritime. Le deuxième convoi est arrivé vendredi 20 mars. Tout cela est organisé par des syndicats, des élus de gauche et des personnalités publiques. Depuis des dizaines d'années, Cuba fait face à un embargo décrété par les Américains. Mais la situation est devenue encore plus grave depuis l'arrêt des livraisons de pétrole par le Venezuela – dont les États-Unis ont enlevé au début de l'année le président Nicolas Maduro. Jeannette Habel, politologue et chercheuse associée à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine de l'université Paris 3, est l'invitée internationale de RFI.   À lire aussiL'initiative «Nuestra America» en route pour acheminer de l'aide humanitaire à Cuba sous blocus américain

    Guerre au Moyen-Orient: «Donald Trump est pris au piège des conséquences économiques de ce conflit»

    Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 6:29


    La guerre au Moyen-Orient, commencée le 28 février, se poursuit toujours vendredi 20 mais. L'Iran affirme que 16 de ses navires ont été pris pour cible. Le conflit a franchi une étape en visant massivement des sites de production, en plus du stockage et du transport du pétrole et du gaz, entravant l'approvisionnement mondial. La stratégie est toujours floue de la part des États-Unis et d'Israël. Plus la guerre dure et plus les intérêts du président américain, Donald Trump, et du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, divergent, tant sur le plan tactique que sur le plan stratégique. L'analyse de Sylvain Gaillaud, docteur en histoire contemporaine, chercheur partenaire à l'UMR Sirice (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: comment la hausse de l'énergie fait craindre un retour de la stagflation

    Les conséquences régionales et internationales des attaques contre des sites énergétiques du Golfe

    Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 6:03


    Le monde dans son ensemble est affecté par la guerre au Moyen-Orient et par les récents bombardements israéliens contre des sites et des infrastructures d'exploitation de gaz iraniens. Téhéran a répliqué en visant un site important de production de gaz naturel liquéfié au Qatar. Les dégâts sont importants et les cours du pétrole et du gaz grimpent, sous le poids des frappes incessantes sur les infrastructures de production des hydrocarbures du Golfe, aggravant les craintes d'une crise économique, après bientôt trois semaines de guerre. L'analyse de Barah Mikaïl, professeur associé à l'université Saint-Louis à Madrid, directeur de Stractegia Consulting et spécialiste des enjeux géopolitiques du Moyen-Orient. À lire aussiÀ la Une: la multiplication des attaques contre les installations énergétiques du Golfe

    La mort d'Ali Larijani «est une vraie perte pour le régime iranien»

    Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 6:23


    Israël a annoncé, mardi 17 mars, avoir tué deux personnalités très importantes du régime iranien : le général Soleimani, chef des Bassidji, groupe paramilitaire lié aux Gardiens de la Révolution, et Ali Larijani, chef de la sécurité nationale. Dans la soirée, Téhéran a confirmé successivement leur mort. Entretien avec Jonathan Piron, historien, spécialiste de l'Iran, chercheur associé au Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité, basé à Bruxelles.  À lire aussiMort d'Ali Khamenei: l'implacable et énigmatique Guide suprême de la République islamique d'Iran

    Guerre au Moyen-Orient: «À ce jour, l'écocide n'est pas reconnu comme un crime international par la CPI»

    Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 6:49


    Les bombardements israéliens contre l'Iran continuent ce lundi 16 mars. Après des frappes contre des sites pétroliers, le chef de la diplomatie iranienne a dénoncé un écocide. Quelles sont les conséquences de cette guerre sur l'environnement ? Éléments de réponse avec Farah Al-Hattab, juriste, chargée de campagne auprès de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord. À lire aussiEN DIRECT – Moyen-Orient: hausse des frappes israélo-américaines sur les quartiers peuplés de Téhéran

    Hamza Esmili: «On assiste à un emballement de plus en plus décomplexé à l'encontre des musulmans»

    Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 4:58


    Coup de projecteur sur l'islamophobie dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, à l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'islamophobie. Quelle est la place aujourd'hui de cette doctrine ou idéologie dans les sociétés européennes et américaines ? Hamza Esmili, socio-anthropologue du religieux, maître-assistant à l'université de Lausanne, auteur du livre L'Islam après l'exil : Une histoire religieuse de l'immigration (éditions du Seuil, mars 2026), est ce dimanche 15 mars, l'invité international de la mi-journée de RFI. À lire aussiFrance: les discriminations religieuses augmentent, en particulier contre les musulmans

    Benoît Pellistrandi: «Les Espagnols sont très sensibles à la paix dans le monde»

    Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 7:06


    L'Espagne annonce mettre fin aux fonctions de son ambassadrice en Israël. C'est l'une des conséquences de la guerre de la coalition États-Unis-Israël contre l'Iran et ses ramifications dans le golfe Persique. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez avait vigoureusement condamné cette agression. Pourquoi cette réaction de l'Espagne ? Benoît Pellistrandi, historien, spécialiste de l'Espagne contemporaine, auteur de Histoire des Espagnols et des Guerres Napoléoniennes, est l'invité international de la mi-journée de RFI.

    Patrimoine iranien: «Les lieux ne sont pas visés directement, ce sont des dommages collatéraux»

    Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 7:12


    En Iran, plusieurs sites historiques et culturels ont été détruits ou abîmés depuis le début de la guerre, il y a deux semaines. Alors que les bombardements se poursuivent, peut-on déjà évaluer l'ampleur des dégâts sur le patrimoine culturel iranien ? Éléments de réponse avec Rocco Rante, archéologue, spécialiste de l'Asie centrale et de l'Iran, directeur d'une mission archéologique en Iran pour le ministère français des Affaires étrangères.

    Guerre au Moyen-Orient: «Le Hezbollah a la capacité à produire sur place certains types d'armes»

    Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 7:19


    Le Hezbollah a mené mercredi soir sa plus vaste attaque depuis le début de la guerre, selon l'armée israélienne. De quelles capacités militaires dispose encore le Hezbollah ? Éléments de réponse avec Karim Emile Bitar, professeur de relations internationales à l'université Saint-Joseph de Beyrouth et à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'IRIS.  

    Guerre au Moyen-Orient: les déplacés du Liban «emportent avec eux leurs peurs, leurs incertitudes»

    Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 5:27


    Les États-Unis ⁠et Israël ont échangé de nouvelles frappes aériennes avec l'Iran à travers le Moyen-Orient, mercredi 11 mars, tandis ⁠que l'armée israélienne a visé tôt dans la journée un quartier densément peuplé du cœur de Beyrouth, au Liban. Quelque 570 personnes ont été tuées depuis le 2 mars et au moins 780 000 personnes ont été déplacées, dont plus de 120 000 sont hébergées dans des centres d'accueil. Les ordres d'évacuation se multiplient et les organisations humanitaires redoutent l'installation d'une crise sanitaire dans le pays. Entretien avec Sally Aoun, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Liban.

    Guerre en Iran: «Il y a une intensification des frappes israéliennes devant les hésitations de Trump»

    Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 6:45


    Les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, les bombardements israéliens contre le Liban et la riposte iranienne dans toute la région continuent ce mardi 10 mars 2026. Donald Trump a annoncé lundi que l'opération était quasiment terminée. Une position que ne partage pas l'État hébreu. Les bombardements se poursuivent, mais les alliés, main dans la main jusque-là, ne sont pas toujours d'accord sur les cibles à viser. L'étroite relation entre les États-Unis et Israël connaît ses premiers tiraillements. Entretien avec l'écrivain Raphaël Jerusalmy, ancien officier des renseignements militaires israéliens, auteur de Tribunes de guerre 2023-2025 (Éditions David Reinharc).

    Iran: Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, «a le soutien de l'armée de la Révolution»

    Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 5:57


    L'Iran a formellement désigné, dimanche 8 mars, le successeur de l'ayatollah Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Hosseini Khamenei, est le nouveau guide suprême. Discret mais influent, il incarne à la fois une figure entourée de mystère et un symbole de continuité pour la République islamique en pleine guerre contre les États-Unis et Israël. Il est considéré comme proche des conservateurs, en raison notamment de ses liens avec les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. Entretien avec Farhad Khosrokhavar, professeur émérite à l'EHESS, auteur de plusieurs ouvrages dont le prochain, L'Iran, la fin du totalitarisme ?, paraîtra en avril aux éditions de L'Aube.

    Aïda Tavakoli: «"Femme, Vie, Liberté" est au cœur de la révolution démocratique iranienne»

    Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 6:19


    Les frappes israélo-américaines se poursuivent ce dimanche sur la République islamique d'Iran. Un neuvième jour de guerre qui coïncide avec le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Un sujet prégnant depuis de nombreuses années dans le pays. Pour en parler, Aïda Tavakoli, doctorante franco-iranienne et cofondatrice de l'association « We are iranian students ». RFI : Avant de revenir sur l'état de la lutte des Iraniennes, comment, vous, vivez-vous ce 8 mars forcément particulier, alors que l'Iran est aujourd'hui sous les bombes ? Aïda Tavakoli : C'est l'occasion pour moi de me rémémorer toutes ces femmes qui, de génération en génération, ont inspiré la lutte des femmes iraniennes, mais aussi la lutte des femmes dans le monde. Et je me sens remplie de détermination, aujourd'hui plus que jamais. Cette guerre, on l'imagine, est vécue encore plus durement par les Iraniennes, victimes à la fois des frappes israélo-américaines et de la répression du régime. Qu'est-ce que ça peut signifier aujourd'hui d'être une femme dans une République islamique en guerre ? Je pense que ça signifie inspirer le monde entier par son courage. Vous savez, les femmes iraniennes n'ont jamais attendu d'être sûres du résultat pour essayer, pour aller dans les rues, pour enlever leur voile, pour faire de la désobéissance civile, pour commencer les manifestations... Mais aussi pour amener un peuple entier à les suivre avec le slogan « Femme, Vie, Liberté » au cœur du Moyen-Orient, sous une dictature islamique, avec des hommes et des femmes qui chantent ce slogan le plus révolutionnaire et avant-gardiste de notre époque. Elles n'ont pas attendu de savoir si ça allait marcher. Elles ont écouté leur courage, elles ont écouté leur détermination, leur attachement viscéral à la vie, à la liberté. Et je crois qu'elles nous donnent une très grande leçon qu'il faut suivre. Elles nous ont ouvert la voie du courage et il faut en avoir tout autant. Parmi les objectifs affichés par les États-Unis, en tout cas dans le discours officiel, il y a la chute de la République islamique. Est-ce que vous souscrivez aujourd'hui à ce discours qu'on peut parfois entendre selon lequel cette guerre est une opportunité pour les femmes iraniennes qui, vous le disiez, n'ont pas attendu les États-Unis pour débuter leur lutte ? Ce qui est sûr et certain, c'est que si on laisse cette opportunité aux mains de Monsieur Trump, on risque évidemment de voir l'avenir du peuple iranien confisqué par les intérêts américains qui ne sont pas les siens. Et d'ailleurs, les Américains ne s'en cachent pas. Et c'est un fait qu'il faut constater. Maintenant, cette opportunité n'arrivera ni en dénonçant la façon de faire de Monsieur Trump et ses bombes, ni en les applaudissant et en estimant que tout va très bien se passer dans le meilleur des mondes. Cette opportunité, elle ne pourra être saisie que si le peuple iranien a des partenaires politiques crédibles qui l'accompagnent dans une véritable transition démocratique, dans une séquence politique qui pourra suivre cette séquence militaire. Si on ne sécurise pas la séquence politique qui arrivera ensuite, on restera dans un attentisme à voir ce que Monsieur Donald Trump décide de faire. Mais je crois que le peuple iranien mérite qu'on l'entende et mérite qu'on soit aussi audacieux et courageux que lui. Et que cette issue, on la décide avec eux, main dans la main avec l'opposition iranienne, plutôt que d'attendre qu'elle soit choisie et imposée par le président américain. Vous en avez parlé, il y a quatre ans, en Iran, le mouvement « Femme, Vie, Liberté » prenait corps, notamment après la mort, aux mains de la police des mœurs, de Mahsa Amini. Que reste-t-il aujourd'hui de ce mouvement qui avait été durement réprimé ? Ce mouvement ne s'est jamais réellement éteint. Après les neuf mois de manifestations, entre 2022 et 2023, on parlait d'un feu qui s'était transformé en braises toujours chaudes et d'une population civile qui attendait la moindre occasion pour redescendre à nouveau dans les rues. Ces braises chaudes se sont traduites par de la désobéissance civile quotidienne. On le voyait notamment avec les étudiants avec lesquels on travaillait dans les universités, des prises de paroles à l'encontre des porte-parole du gouvernement, avec un courage absolument inouï, et des femmes qui continuent à sortir dans les rues sans porter le voile. Et cette désobéissance civile s'est finalement à nouveau transformée en décembre dernier en manifestations massives. Mais les mouvements en Iran, de façon générale, se nourrissent les uns les autres et c'est une véritable maturité politique, féministe, écologique, égalitaire qui est au cœur de cette révolution. « Femme, Vie, Liberté » est au cœur de la révolution démocratique iranienne. Vous participiez samedi à une conférence organisée par le Quai d'Orsay sur l'action de la France en soutien aux femmes iraniennes et afghanes. Justement, aujourd'hui, quels peuvent être les moyens d'action de la communauté internationale ? Que peut faire la France en particulier pour faire avancer cette cause en Iran ? La mesure la plus urgente, c'est de rétablir les communications. Aujourd'hui, internet est coupé, la population iranienne est dans le noir et risque de se faire massacrer comme au mois de janvier dernier. Donc il faut un déploiement de satellites Eutelsat au niveau européen, massivement, pour rétablir les communications, car celles-ci protègent la société civile. Et la deuxième mesure très urgente, c'est d'établir un dialogue avec toutes les figures de l'opposition iranienne pour travailler à un plan de transition démocratique suite à cette séquence guerrière.

    «Bouclier des Amériques»: Washington veut réaffirmer «sa place dans la région»

    Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 6:55


    Donald Trump réunit cet après-midi, dans l'une de ses résidences de Floride, douze dirigeants d'Amérique latine pour un sommet intitulé « Bouclier des Amériques ». Objectif, selon le département d'État américain, promouvoir la liberté, la sécurité et la prospérité dans la région. Pour en parler Gaspard Estrada, politologue, membre de l'unité du Sud Global à la London School of Economics.

    Guerre au Moyen-Orient: pour les pays du Golfe, la question est de ne «pas perdre la confiance pour l'investissement privé»

    Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 7:21


    Longtemps perçues comme des foyers de stabilité au sein de la poudrière du Moyen-Orient, les monarchies du Golfe voient leur sécurité mise en péril par la guerre dans la région. Le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l'Arabie saoudite et d'autres ont été en première ligne des représailles iraniennes à l'attaque américaine et israélienne, car ils abritent des bases américaines. Avec régulièrement des infrastructures visées qui sont au cœur de leurs économies : aéroports, installations gazières et pétrolières et la fermeture du détroit d'Ormuz, où les Gardiens iraniens de la révolution ont déjà attaqué plusieurs navires. Les conséquences pour ces pays et pour l'économie mondiale avec l'économiste Michel Ruimy, professeur affilié à l'ESCP-Europe et à Sciences Po Paris.  À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les bombardements ne faiblissent pas sur les pays du Golfe

    Rima Abdul Malak: «Chaque centimètre carré d'occupation israélienne est un affront à la souveraineté du Liban»

    Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 6:09


    Situation tendue au Sud-Liban, qui continue de subir des raids de l'aviation israélienne. Selon les médias d'État, la banlieue sud de Beyrouth a encore été frappée dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 mars. Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait appelé à évacuer ce secteur. Que s'est-il passé cette nuit à Beyrouth ? Pour en parler, Rima Abdul Malak, directrice du quotidien L'Orient-le Jour et ancienne ministre française de la Culture est, ce vendredi 6 mars, en ligne depuis Beyrouth, l'invitée de Marion Cazanove. À lire aussiAu Liban, la banlieue sud de Beyrouth massivement bombardée par Israël

    Guerre au Moyen-Orient: «Missiles et drones iraniens pourront passer malgré tous les barrages»

    Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 7:16


    Téhéran a été ⁠visé par une nouvelle vague de bombardements israéliens ce jeudi 5 mars, au sixième jour de la campagne militaire lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique. Une guerre qui dépasse les frontières d'Israël et de l'Iran puisque l'État hébreu poursuit ses opérations au Liban. Les ripostes iraniennes, avec des centaines de missiles et des milliers de drones lancés depuis samedi, ont fortement éprouvé les systèmes d'interception de ces armes au Moyen-Orient. Combien de temps ce conflit peut-il durer ? Les États-Uniens pourraient-ils manquer de missiles d'interception ? L'analyse du général François Chauvancy, consultant en géopolitique, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN et auteur de Blocus du Qatar : l'offensive manquée, publié aux éditions Hermann. RFI : Au sixième jour de cette guerre, est-ce que le chef du Pentagone Pete Hegseth a raison, selon vous, est-ce que les Américains et les Israéliens ont pris l'avantage face à l'Iran ? François Chauvancy : Je vais surtout reprendre votre expression : les Américains et les Israéliens ont repris l'avantage. Maintenant, gagner une guerre, c'est un peu différent. Peut-être que militairement, aujourd'hui, les Iraniens, sans aucun doute, sont considérablement affaiblis, mais ils gardent une forte capacité de nuisance à la fois militaire et d'action hybride. Et d'autre part, il n'y aura pas une guerre gagnée sans qu'à la fin il y ait une négociation avec quelqu'un pour un format déterminé en termes politiques. Donc, pour l'instant, je pense que c'est un peu présomptueux de dire que la guerre est gagnée pour les Américains. Quel est votre regard justement sur la capacité de résistance côté iranien, face à la puissance de feu des États-Unis ? Est-ce que ça vous étonne ou est-ce que c'était plutôt prévisible ? Je pense que c'était prévisible. Vous avez un territoire qui fait trois fois la France, de 90 millions d'habitants, avec un système sécuritaire intégré, inséré depuis 47 ans. Donc, vous aviez un pays qui se préparait à la guerre. N'oublions pas qu'initialement, c'était le grand Satan qu'il fallait combattre et le petit Satan. Donc, ça fait 47 ans, en gros, que les Iraniens se préparent à la guerre. Et aujourd'hui, ils étaient prêts à la guerre. La question est de savoir : ont-ils tout le matériel et l'équipement pour gagner ? Je ne le crois pas. En revanche, ils peuvent être nuisibles. Et puis surtout, un facteur déterminant, ils ont la volonté de se battre, y compris en allant au martyre. Cela fait partie de leur ADN. Donc, quelqu'un qui veut se battre à mort sans état d'âme pour rejoindre son paradis, c'est une force morale extrêmement difficile à vaincre uniquement par des moyens militaires. Quand Donald Trump parle d'une guerre qui devrait durer au moins quatre semaines, est-ce que les États-Unis peuvent tenir jusque-là ? Est-ce qu'ils vont pouvoir soutenir Israël et les pays du Golfe à la même intensité que maintenant ? C'est la vraie question. Il y a beaucoup d'informations contradictoires. Moi, je ne retiendrai qu'une chose : il y a quinze jours, trois semaines, le Pentagone et Donald Trump ont donné l'ordre aux industriels d'être capables de fabriquer vite et bien munitions et équipements, y compris en refusant des dividendes à leurs actionnaires, en disant que la priorité, c'est de fournir des armements. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point : il y a quinze jours, un accord a été signé avec un industriel de l'armement américain pour produire des Tomahawk, jusqu'à 1 000 exemplaires. Aujourd'hui, les États-Unis en auraient 4 000. Ce sont des missiles intercepteurs. Tout à fait, des missiles intercepteurs de longue portée, donc jusqu'à 1 600 kilomètres. Donc, aujourd'hui, l'appareil économique militaire américain se met en état de marche. Est-ce que ça sera suffisant, parce qu'on ne produit pas des Tomawaks en dix jours... Combien de temps ça met pour reconstituer des stocks ? Et combien d'argent ça coûte aussi ? Vous avez déjà 1 000 milliards de dollars de budget de la Défense du côté américain, avec une promesse de Donald Trump de passer à 1 500. Maintenant, vous avez raison sur les délais. Alors, je ne connais pas exactement les délais, mais quand je vois que chez nous, pour faire un missile, il faut des mois et des mois, ça doit être le même problème à peu de choses près pour les Américains. Donc, la pleine efficacité ne sera que dans quelques mois. Il faut simplement supposer que les stocks américains aujourd'hui sont suffisants pour une guerre de plusieurs semaines. Et puis il y a un autre aspect : n'oublions pas l'aspect constitutionnel américain qui empêchera normalement Donald Trump de faire la guerre au bout de 60 jours sans avoir demandé l'autorisation au Congrès américain. Je reviens sur ces stocks en ce qui concerne notamment les pays du Golfe, qui ont été particulièrement visés par Téhéran depuis ces six jours de guerre. Aux Émirats arabes unis, 172 des 186 missiles balistiques iraniens ont été interceptés, 755 drones iraniens sur 812. On imagine qu'un pays comme les Émirats arabes unis a potentiellement déjà épuisé une bonne partie de son stock en termes de missiles intercepteurs. Je ne peux pas vous répondre. Je sais simplement que le budget de la Défense de ces différents États a été colossal. L'Iran, les magazines spécialisés précisent que c'est 8 milliards de dollars en termes de budget de la Défense. Les Émirats arabes unis, c'est 20 ; l'Arabie saoudite, c'est 70 ; et Israël, c'est 35. Quand vous voyez déjà cet ensemble, vous voyez que les capacités militaires ont été mises en place depuis des années. Alors maintenant, face à la menace des missiles, c'est une bonne question. Les missiles à longue portée sont traités par le système Thaad, qui est l'un des huit systèmes antimissiles existants aujourd'hui vendus par les Américains. Et la question qui se pose, c'est aussi les drones, où là, nous n'avons ni les uns ni les autres de bons moyens d'interception, car c'est une arme relativement nouvelle et surtout parfois facilement adaptable au contexte militaire, qui fait qu'on n'a pas toujours les moyens de détruire ces drones. Donc missiles et drones pourront passer sans aucun doute, malgré tous les barrages qu'on mettra. Est-ce que l'une des solutions pour Washington, ce ne serait pas, par exemple, de viser directement les lanceurs de missiles qui se trouvent en Iran ? C'est déjà le cas. Les estimations sur le nombre de lanceurs, c'était entre 200 et 400 l'année dernière. Un certain nombre ont été détruits d'ailleurs au mois de juin dernier. Là, il y en a plusieurs qui ont été détruits. C'est très clair. Il y a des informations du côté américain qui disent que, justement, la crainte des missiliers est telle que parfois, on abandonne les engins. Et puis surtout, un facteur important, et là on rejoint peut-être ce qu'a dit Pete Hegseth, c'est qu'aujourd'hui, l'espace aérien est incontesté pour les Américains et les Israéliens. Il n'y a plus de défense anti-aérienne, il n'y a pas d'aviation iranienne. Donc, aujourd'hui, l'espace est à la main des Israéliens et des Américains. Ils tapent quand ils veulent, où ils veulent, n'importe où sur l'État iranien. Côté iranien, sur quels groupes alliés compter ? Alors les Kurdes vont plutôt se battre contre les Iraniens, d'après les rumeurs. Les Houthis, par contre, n'ont pas montré de grandes capacités offensives à la date d'aujourd'hui, même s'ils ont des missiles et des drones. En revanche, la question qu'on pourrait se poser, c'est la stabilité de la population iranienne face à toutes ces frappes. N'oublions pas qu'il y a environ 60 % de Perses dans ce pays-là, qu'il y a 20 % de Kurdes et 10 % d'Azéris. Et les frappes, notamment en Azerbaïdjan, pays azéri, peuvent peut-être poser problème dès lors que les Azéris sont plus nombreux en Iran qu'en Azerbaïdjan.   À lire aussi[En direct] Guerre au Moyen-Orient: la panique gagne Beyrouth après des appels de l'armée israélienne à évacuer

    Enquête de Forbidden Stories sur l'Iran: «Depuis 2021, le logiciel FindFace de reconnaissance faciale est utilisé dans le métro ou dans les rues»

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 7:37


    Une enquête coordonnée par Forbidden Stories et des partenaires comme Le Monde, révèle que la République islamique et plusieurs entités proches ont fait l'acquisition d'un logiciel de reconnaissance faciale pour surveiller la population iranienne. Un logiciel sophistiqué, conçu par une entreprise russe sous sanctions occidentales et parfaitement rodé pour empêcher les manifestations. Les explications de l'invité de RFI, Frédéric Métézeau, rédacteur en chef de Forbidden Stories, un réseau de journalistes internationaux qui mène des enquêtes.   Une enquête à découvrir sur le site de Forbidden Stories 

    Liban: «Israël n'a jamais respecté le cessez-le-feu»

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 6:57


    Au quatrième jour de l'offensive israélo-américaine au Moyen-Orient, Israël continue de bombarder « simultanément » l'Iran et le Liban, où les forces de l'État hébreu ont lancé une nouvelle opération contre le Hezbollah. Des ​dizaines de personnes ont ‌été tuées dans des frappes aériennes et des milliers ont été déplacées au Liban. Le gouvernement libanais a réagi en interdisant les activités militaires du Hezbollah. L'analyse des conséquences avec Joseph Bahout, professeur de sciences politiques et directeur de l'Institut Issam Fares de politiques publiques et d'affaires internationales à l'Université américaine de Beyrouth.  À lire aussi[En direct] Les frappes se poursuivent en Iran, l'institution chargée d'élire un nouveau guide suprême visée

    Frappes contre l'Iran: le dilemme des alliés américains du Golfe entraînés dans le conflit

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 7:31


    Alors que les frappes américano-israéliennes en Iran se poursuivent, le conflit se régionalise clairement. Après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, la République islamique a choisi de régionaliser le conflit, afin que les pays du Golfe fassent pression sur le président américain pour mettre fin à la guerre. Le scénario tant redouté par les monarchies du Golfe d'être entraînées dans le conflit s'est matérialisé. Alors que l'Iran continue de cibler les alliés arabes de l'Amérique, Israël a ciblé le Liban, après une attaque du Hezbollah contre l'État hébreu. L'analyse de Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'université nationale de Singapour. RFI : Pourquoi est-ce que l'Iran, attaque les pays du Golfe plutôt que de se concentrer uniquement sur l'ennemi numéro un, à savoir Israël ? Jean-Loup Samaan : Alors il y a plusieurs raisons. La première, c'est que les pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Il y a donc la volonté de l'Iran de viser toute la logistique de l'armée américaine dans la région. Après, il y a la volonté de régionaliser le conflit, de créer ce chaos, comme on l'a vu, qui touche à la fois les marchés pétroliers, les compagnies aériennes et enfin, d'un point de vue diplomatique, c'est aussi une façon de mettre la pression sur les pays du Golfe qui jusqu'ici avaient essayé, de façon un peu ambivalente, de rester à l'extérieur, à distance de ce conflit. D'une certaine façon, ils sont obligés maintenant de prendre position. Les monarchies du Golfe ont essayé d'adoucir le ton avec l'Iran ces derniers temps. Est-ce que ça veut aussi dire que finalement, elles n'ont pas vraiment envisagé une attaque iranienne directement sur leur sol. Elles ne sont pas préparées à ce scénario ? Sur un plan militaire, elles sont relativement bien préparées parce qu'on a vu que, malgré l'ampleur des attaques – pour les Émirats arabes unis – on parle de près de 200 missiles, la défense aérienne a plutôt bien fonctionné. Donc, d'un point de vue militaire, ils sont préparés. En revanche, du point de vue politique et sociétal, les populations sur place ont été un peu prises de stupeur. Et là, effectivement, ça crée des tensions parce que ça montre que ces pays, notamment les Émirats qui se sont conçus comme une bulle déconnectée des conflits du Moyen-Orient, se retrouvent en plein milieu de ces derniers. Donc là, ça pose effectivement un problème. Quand le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman ne semble pas complètement opposé à ce que les États-Unis entrent en guerre contre l'Iran, ça peut être pour tenter d'éliminer définitivement toute menace iranienne ? C'est effectivement une hypothèse qui a circulé depuis ce 1ᵉʳ mars, en particulier dans un article du Washington Post. J'avoue quand même être du côté des sceptiques sur cette information qui reste encore assez peu fiable et sur des rumeurs anonymes. Tout ce que l'on voit, d'un point de vue public, c'est que ces derniers temps, l'Arabie saoudite a souhaité la désescalade avec l'Iran. La désescalade, ça veut dire l'idée d'une non-agression entre les deux pays. Ça ne veut pas dire qu'ils deviennent des amis. Donc à minima, c'est vraiment, encore une fois, juste la non-agression. Et ça n'empêche pas l'Arabie saoudite, par ailleurs, d'avoir cherché et réussi à renforcer sa coopération de défense avec les Américains. Ça, c'est évident. De là à ce que Mohammed ben Salman, comme ça a été suggéré, aurait cherché à provoquer cette attaque, j'avoue être très sceptique sur cette rumeur à l'instant. Selon une source proche du gouvernement, l'Arabie saoudite estime qu'une attaque iranienne concertée sur des infrastructures pétrolières pourrait entraîner une réponse militaire. Si les frappes iraniennes se poursuivent, peut-on imaginer une réplique de la part des pays du Golfe et de quelle nature ? Plusieurs déclarations en provenance d'Arabie saoudite et des Émirats soulignent qu'ils envisagent toutes les possibilités. Il y a quelques heures, ils ont émis une déclaration conjointe, tous les pays du Golfe avec les Américains. Disons qu'il y a plusieurs aspects qui entrent en ligne de compte. Je pense qu'à ce stade, les pays du Golfe espèrent encore que leur menace de riposte suffise à forcer l'Iran à cesser ses attaques qui sont d'une ampleur sans précédent. Si cela ne marche pas, il y a plusieurs scénarios. Le plus probable, ce serait une coopération avec les États-Unis, parce que les Américains restent l'allié incontournable pour de telles opérations. Et les seuls pays qui soient capables, sur un plan opérationnel, de mener de telles opérations, ce seraient les Émirats, voire l'Arabie saoudite. La France aussi a réagi. Elle s'est dite prête à participer à la défense de ses alliés du Golfe. Est-ce que ça pourrait obliger les Européens à intégrer davantage ce conflit ? C'est effectivement une autre dimension qu'on n'a pas encore vue mais qui potentiellement peut se déclencher. Les pays européens et, en particulier, la France et le Royaume-Uni, qui disposent tous deux de bases militaires dans la région. Concernant la France, elle dispose d'une base navale et d'une base aérienne aux Émirats. Ses accords de défense avec ces pays l'amènent à exprimer sa solidarité. Mais, si on voyait des frappes iraniennes viser délibérément les installations françaises ou britanniques, ça, ça pourrait encore élargir le conflit. Est-ce que cet épisode risque de ternir à plus long terme l'image des monarchies du Golfe ? Ça reste à voir. Ce qui est certain, c'est que pour les populations d'expatriés qui, en particulier aux Émirats, partaient avec cette image de Dubaï ou d'Abu Dhabi comme d'un New York dans le désert, ça écorne l'image et ça peut effectivement avoir une incidence, en particulier pour Dubaï en termes d'attractivité des investissements. Je reste toutefois mesuré parce que cette opération a démarré il y a seulement quelques jours. Pour l'instant, d'un point de vue de la défense aérienne, ça a plutôt bien fonctionné. Reste à voir ce qui va se passer dans les jours qui viennent.

    «Ni les Afghans ni les Pakistanais ne veulent ouvertement parler de la ligne Durand, leur ligne de fracture»

    Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 8:10


    Les appels à la désescalade se sont multipliés suite aux frappes nocturnes menées par le Pakistan contre plusieurs grandes villes afghanes. Selon Islamabad, qui détient l'arme nucléaire, l'Afghanistan abrite des groupes armés qui mènent des attaques à la frontière et sur le sol pakistanais, et ne fait pas assez pour lutter contre le groupe militant Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP). Longtemps proches, les deux pays s'affrontent sporadiquement depuis que les dirigeants talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021. Entretien avec Georges Lefeuvre, anthropologue, ancien diplomate et chercheur associé à l'Iris. ► [En direct] Le gouvernement afghan dit vouloir « le dialogue » avec le Pakistan qui a déclaré la « guerre ouverte » ► « Les Pakistanais n'utiliseront pas l'arme nucléaire contre l'Afghanistan », selon le géopolitologue Didier Chaudet

    «Tous les moyens étaient bons pour faire taire Francesca Albanese pour ce qu'elle représente»

    Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 8:03


    Volte-face du ministre français des Affaires étrangères, qui ne demande plus le départ de Francesca Albanese. La polémique n'a cessé d'enfler après que des députés du camp présidentiel ont accusé la rapporteuse des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés d'avoir tenu des propos antisémites, ce qu'elle a vigoureusement démenti, dénonçant des « accusations mensongères » et une « manipulation » de ses propos. Après ces accusations et l'appel à la démission de la France, Francesca Albanese a reçu le soutien d'une centaine d'anciens diplomates, ministres et ambassadeurs étrangers. Entretien avec Johann Soufi, avocat spécialisé en droit international, ancien directeur juridique de l'Unrwa à Gaza.

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