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Ce mardi 28 juillet 2026, Keiko Fujimori prend officiellement ses fonctions, lors d'une cérémonie au Congrès. Plusieurs chefs d'État de la région y assisteront, parmi lesquels le président argentin Javier Milei et le président chilien José Antonio Kast. Le roi d'Espagne, Felipe VI, sera également présent. On attend surtout le premier discours et peut-être les premières annonces de la nouvelle présidente, confrontée à de multiples défis. Parmi ces défis : la lutte contre la criminalité, les conséquences attendues du phénomène El Niño et la réconciliation d'un pays profondément divisé. Si elle a promis de gouverner avec une « main dure » contre le crime organisé, les mesures concrètes de son gouvernement ne sont pas encore connues et son parti ne dispose pas de la majorité au Parlement. Le nouvel exécutif devra également faire face aux effets d'El Niño, qui pourrait toucher près d'un Péruvien sur trois dans un pays insuffisamment préparé. Enfin, élue de justesse, la nouvelle présidente devra convaincre au-delà de son camp, sous peine de voir ressurgir les crises politiques qui ont marqué le Pérou. À lire aussiSécurité, climat, héritage familial: les défis de Keiko Fujimori, investie présidente du Pérou Au Venezuela, les autorités vérifient la solidité des bâtiments Il y a un peu plus d'un mois, le 24 juin 2026, le Venezuela était frappé par un double séisme qui faisait au moins 5 500 morts. Un bilan qui pourrait être bien plus lourd : selon l'ONU, près de 50 000 personnes sont toujours portées disparues. Dans les zones les plus touchées, notamment dans l'État de La Guaira, au nord du pays, et à Caracas, les opérations de déblaiement se poursuivent. Parallèlement, des brigades d'ingénieurs inspectent les nombreux bâtiments fragilisés afin d'évaluer leur solidité et de déterminer s'ils présentent un danger. Reportage d'Alice Campaignolle. Haïti : interrogations sur le calendrier électoral Comme chaque mardi, nous avons retrouvé notre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Avec lui, nous avons évoqué la publication du calendrier électoral par le Conseil électoral provisoire, les incertitudes qui pèsent sur son application en raison de l'insécurité, ainsi que le désarmement du groupe d'autodéfense Back-up FèRè à Mirebalais et ses possibles conséquences sur le terrain. Journal de la 1ère En Martinique, une société de transports en commun en grande difficulté.
Le 24 juin dernier, un double séisme d'une ampleur exceptionnelle a frappé le Venezuela. Sa capitale, Caracas, plusieurs états du nord du pays, mais aussi la région côtière de La Guaira, ont été particulièrement touchés. À La Guaira, de nombreuses victimes ont été ensevelies sous des tours effondrées et les proches de victimes déplorent l'absence d'aide de l'État.Dans les jours qui ont suivi les séismes, un mouvement de solidarité civil s'est organisé : des Vénézuéliens se sont rendus à La Guaira en nombre et ils ont déblayé les gravats à la recherche de survivants. Le bilan officiel s'élève à plus de 4000 morts mais les Nations unies chiffrent le nombre de disparus potentiels à 50 000. Le tout dans le contexte politique de la mise sous tutelle du Venezuela par les États-Unis depuis le printemps dernier. On revient sur la catastrophe et ses conséquences avec Alice Campaignolle, correspondante sur place, elle a vécu le double séisme et couvre la situation. Elle est en ligne avec nous depuis Caracas.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Animation : Clémentin Spiler - Production : Clara Garnier-Amouroux et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : Federico PARRA / AFP - Archives : El Pais, La Vanguardia, Reuters. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:09:57 - Les interviews d'Inter - par : Céline Asselot - Le bilan du double séisme le 24 juin dernier au Venezuela monte à 4 100 morts. La population, en deuil, s'en prend aux autorités. Sur France Inter, la journaliste vénézuélienne Saraï Suarez dénonce l'illégitimité du gouvernement. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Venezuela, plus d'une semaine après le double séisme, un homme a été retiré vivant des décombres ce jeudi (2 juillet 2026). Un véritable miracle, alors qu'il y a de moins en moins d'espoir de signes de vie après ce drame qui a fait plus de 2 500 morts et des dizaines de milliers de disparus dans le nord du pays. À ce bilan, il faut ajouter les déplacés qui ont tout perdu. Certains se sont réfugiés dans un stade de La Guaira où se sont rendus nos envoyés spéciaux, Mélissa Barra et Jad El Khoury. L'une des priorités des organisations humanitaires est d'apporter un soutien psychologique aux enfants. La colère gronde toujours au sein de la population, explique, pour sa part, Alice Campaignolle, correspondante de RFI à Caracas. Beaucoup considèrent le gouvernement responsable du retard des secours et de la gestion chaotique de la crise. Dans la zone la plus touchée, « les altercations entre survivants et forces de l'ordre se multiplient, les habitants trouvent que les fonctionnaires de police ou les militaires n'en font pas assez, qu'ils devraient être comme eux, sur les décombres, à chercher des survivants ou bien maintenant à extraire les corps », raconte la journaliste. Une colère qui se double d'une grande méfiance envers Delcy Rodriguez, héritière de Nicolas Maduro. Avant ce drame, beaucoup de Vénézuéliens réclamaient des élections libres. Les habitants veulent changer de gouvernement, notamment à cause de la corruption qui ronge tous les services de l'État. Aujourd'hui, une bonne partie de la population refuse de remettre des dons « à des fonctionnaires de peur qu'ils ne soient pas volés. Les gens n'acceptent pas non plus que la police les empêche de circuler sur la zone sinistrée, convaincus que c'est pour cacher quelque chose. Des mesures qui sont parfois importantes pour la sécurité, se retrouvent questionnées, à cause de cette cassure entre le peuple vénézuélien et ses dirigeants et les forces de l'ordre », analyse Alice Campaignolle. En Colombie, une transition houleuse La Colombie connaît actuellement une période politique tendue. Le nouveau président d'extrême droite, le millionnaire Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026 ne prendra ses fonctions que le 7 août. D'ici là, son équipe et l'exécutif sortant sont engagés dans un processus de transition compliquée. Les deux camps multiplient les attaques et les déclarations tonitruantes, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Haïti : la ville de Marchand-Dessalines sous l'emprise de Kokorat san Ras depuis deux mois Depuis leur installation dans cette ville historique du département de l'Artibonite, les membres du gang Kokorat san Ras imposent leur loi. En mai 2026, après la démolition du commissariat de la commune, ils sont devenus les seuls maîtres des lieux. Prise en otage, la population tente désormais de survivre entre peur, silence et manque de protection. Un reportage de Ronel Paul. Le journal de la 1ère À la Une : le Plan Sargasses 3.
A la une de la presse ce vendredi : une capitale bombardée, une doctrine contestée et un homme attendu.
L'émission 28 minutes du 02/07/2026 Séismes au Venezuela : la faillite opérationnelle d'un régime aux abois ? Une semaine après le double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin, le bilan officiel s'élève à 2 395 morts et plus de 11 000 blessés. L'ONU estime à 50 000 le nombre de personnes disparues. Dans les zones les plus touchées, la nourriture manque et les risques d'épidémies augmentent. Les critiques contre les autorités se multiplient : les habitants dénoncent des secours tardifs et un accès limité aux zones sinistrées pour les bénévoles. D'après les habitants, l'armée restreindrait l'accès à certains secteurs, compliquant le travail des bénévoles et des ONG. Le pays n'avait pas connu de telle catastrophe depuis 1900. On en débat avec Yoletty Bracho, enseignante-chercheuse en science politique à l'Université d'Avignon, Saraï Suarez, journaliste franco-vénézuélienne et Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine et des Caraïbes à la Fondation Jean-Jaurès.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 2 juillet 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 02/07/2026 "No kids" : chronique d'une société qui n'aime plus ses enfants Romancière, traductrice, notamment de l'œuvre de J.K. Rowling, et enseignante-chercheuse à l'université d'York, Clémentine Beauvais publie, “L'enfance, qu'est-ce que ça change ?”. Elle dénonce la montée de “l'infantophobie”, qu'elle décrit à travers la multiplication des espaces “no kids” dans l'espace public, qui traduirait une mise à l'écart des enfants. L'auteure défend l'idée que l'enfant doit être reconnu dès sa naissance comme une personne à part entière et plaide pour un environnement pensé et adapté aux besoins des enfants, dans l'esprit des principes développés par Maria Montessori. Séismes au Venezuela : la faillite opérationnelle d'un régime aux abois ? Une semaine après le double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin, le bilan officiel s'élève à 2 395 morts et plus de 11 000 blessés. L'ONU estime à 50 000 le nombre de personnes disparues. Dans les zones les plus touchées, la nourriture manque et les risques d'épidémies augmentent. Les critiques contre les autorités se multiplient : les habitants dénoncent des secours tardifs et un accès limité aux zones sinistrées pour les bénévoles. D'après les habitants, l'armée restreindrait l'accès à certains secteurs, compliquant le travail des bénévoles et des ONG. Le pays n'avait pas connu de telle catastrophe depuis 1900. On en débat avec Yoletty Bracho, enseignante-chercheuse en science politique à l'Université d'Avignon, Saraï Suarez, journaliste franco-vénézuélienne et Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine et des Caraïbes à la Fondation Jean-Jaurès. Depuis le 1er juillet, le diocèse de Paris applique un système de réservation qui prive, en grande partie, l'accès de Notre-Dame aux guides-conférenciers. L'occasion pour Xavier Mauduit de nous emmener sur les quais de Seine. Marie Bonnisseau revient sur le bras de fer entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie-X, après la consécration de quatre évêques en Suisse contre l'avis du pape. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 2 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Écoutez RTL autour du monde du 01 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le bilan s'est encore alourdi ces dernières heures au Venezuela. Près d'une semaine après le double séisme, il y a désormais de plus de 1.700 morts. 50.000 personnes sont toujours portées disparues selon l'ONU, et les habitants se sentent abandonnés sur place. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Le gouvernement français réclame 800 millions d'euros d'économies sur les arrêts maladie, en durcissant les conditions d'indemnisation et en limitant la durée des arrêts.La canicule attendue en France la semaine prochaine pousse les Français à modifier leurs projets de vacances d'été, avec une forte hausse des recherches pour des destinations plus fraîches comme la Normandie.Au Royaume-Uni, Andy Burnham, qui devrait devenir le prochain Premier ministre, présente sa feuille de route économique axée sur la décentralisation, la réindustrialisation et une "bonne croissance" bénéficiant à tous.Au Venezuela, le séisme meurtrier qui a frappé le pays aggrave une situation économique déjà très dégradée et complique les efforts de restructuration de la dette.Le groupe français Suez remporte un contrat de 2 milliards d'euros pour la gestion de l'eau à Mascate, la capitale d'Oman, un retour à l'international pour l'entreprise.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:03 - France Inter sur le terrain - Au moins 1 719 personnes ont perdu la vie dans le séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin, selon un dernier bilan des autorités dressé lundi 29 juin. Dans les morgues du pays, l'enjeu est désormais d'identifier les corps, pour permettre aux familles de faire leur deuil. - équipe : Alice Campaignolle Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Le probable futur Premier ministre britannique promet la décentralisation et la réindustrialisation du Royaume-Uni.Une explosion dans un immeuble résidentiel à Monaco vise un oligarque ukrainien sanctionné par son pays.Le bilan du séisme au Venezuela dépasse 1700 morts, le chef d'orchestre Gustavo Dudamel annule sa tournée pour se consacrer à son pays.La France pourrait s'inspirer des horaires de travail espagnols pendant les mois d'été pour s'adapter à la chaleur.La Corée du Sud dévoile un plan d'investissement colossal de 1000 milliards de dollars sur 10 ans pour développer l'intelligence artificielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au programme du 5/5 : Double séisme au Venezuela : le cauchemar continueExplosion à Monaco : la chasse à l'homme se poursuitLyhanna : la mère de Rosa porte plainte contre Gérald DarmaninTous les soirs du lundi au vendredi à partir de 18h57 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.
Les familles de disparus se relaient sans répit pour tenter d'extraire leurs proches des décombres. Près d'une semaine après le terrible double séisme qui a ravagé des régions entières au Venezuela, « la colère s'empare des habitants, écrit Le Temps à Genève. Tandis que les probabilités de retrouver des survivants s'amenuisent, les Vénézuéliens considèrent que les secours ont trop tardé et en font porter la responsabilité à leur gouvernement ». « La colère commence à remplacer le chagrin », écrit également El Pais à Madrid. Le dernier bilan fait état de plus de 1700 morts. Et une puissante réplique hier a semé la panique parmi les habitants qui se sont tous retrouvés de nouveau dans la rue. « Les habitants se sentent abandonnés, épuisés et impuissants », poursuit le quotidien espagnol. Un sentiment d'abandon, c'est aussi ce que retient le journal Le Monde qui raconte les fouilles à mains nues de familles qui cherchent leurs proches. « Les secouristes qui sont venus n'ont rien tenté. Ils disent que c'est trop dangereux. Mais nous, on continue », raconte Mauro au quotidien français. Lui, cherche sa tante dans les décombres d'un immeuble, il « a entendu à l'aube des appels provenant du sous-sol ». Les familles des disparus campent autour des décombres. Elles ne veulent pas abandonner leurs proches car s'ils s'en vont, ils craignent que les autorités décrètent « l'arrêt des recherches ». « Redresser le Royaume-Uni » Dans la presse également, le Royaume-Uni où Andy Burnham, aux portes du pouvoir, a dévoilé hier les grandes lignes de son programme hier. Après la démission du Premier ministre Keir Starmer, il est son probable successeur. Dans un discours programmatique, il a affiché son « ambition de redresser le pays », écrit le Guardian. Pouvoir d'achat, construction de logements sociaux, rééquilibrage du système éducatif entre les enseignements universitaires et techniques. « L'espoir était un thème récurrent de son discours », note le média britannique. Andy Burnham veut aussi « décentraliser » le pouvoir, indique le Times. « Sa proposition phare ? Créer un ‘n°10 du Nord', en référence à l'adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres, note la Croix. Il souhaite installer une partie des services gouvernementaux à Manchester afin de drainer davantage de moyens et d'investissements vers le Nord, région défavorisée du pays », poursuit le quotidien français qui rappelle que Manchester est la « boussole d'Andy Burnham ». Il occupait jusque-là le poste de maire de la troisième ville du pays. Régulariser les migrants illégaux Le gouvernement espagnol a lancé le 15 avril dernier une procédure qui doit aboutir à la régularisation de 500 000 sans-papiers. Ce mardi 30 juin marque la date limite pour déposer un dossier. Si les autorités attendent la fin officielle de la période de dépôts pour communiquer sur le nombre de procédures enclenchées, le nombre de dossiers déposés a explosé selon la presse espagnole. Ils pourraient atteindre 1 million 300 mille selon El Pais qui précise que si le dossier est jugé recevable, « les autorités ont ensuite trois mois pour traiter chaque demande ». Mais cette procédure est-elle conforme avec le droit européen ? Pas sûr, selon un arrêt de la Cour suprême espagnole qu'a pu obtenir El Mundo, la juridiction alerte sur le risque que cette procédure ne soit pas conforme au Pacte asile et immigration notamment. Les déboires de l'équipe de foot allemande En Allemagne, « il est temps de nommer un nouvel entraîneur », titre Die Welt. Le parcours de l'Allemagne en Coupe du monde de football s'est achevé hier par une défaite aux tirs au but face au Paraguay. Pour Die Welt, « il ne s'agit pas seulement d'un fiasco sportif mais aussi de l'échec d'un sélectionneur national incapable de tenir ses promesses ». Julian Nagelsmann avait déclaré que le titre de champion du monde était son objectif, rappelle le journal allemand mais il n'y est pas parvenu. « L'Allemagne n'a livré aucune prestation convaincante lors de cette Coupe du monde, (…) elle n'a même pas atteint les huitièmes de finale, comme en 2018 et 2022 », écrit la Süddeutsche Zeitung qui y voit aussi les dernier pas de Nagelsmann à la tête de l'équipe nationale.
durée : 02:30:02 - Les Matins de France Culture - par : Astrid de Villaines - Ce matin, à 7h40, Astrid de Villaines reçoit le biologiste Bruno David et le géographe Jacques Lévy pour parler des conséquences de la canicule sur l'agriculture française, et sur la loi d'urgence agricole. A 7h17, Serge Ollivier décrit la situation politique et humanitaire au Venezuela. - équipe : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:32 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Près de 1 500 morts et 50 000 personnes portées disparues après le double séisme de mercredi : les autorités n'apportent pas de réponse suffisante aux victimes, dans un pays miné par la crise économique, par l'ingérence des Etats-Unis, par la corruption et les dérives autocratiques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Venezuela est toujours sous le choc après le puissant séisme qui a frappé Caracas et La Guaira il y a cinq jours. Une réplique de magnitude 4,6 s'est produite dans le nord du pays ce matin. Les opérations de secours se poursuivent, a annoncé la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, qui a également indiqué que la fermeture des écoles serait prolongée cette semaine.
Au Venezuela, le bilan provisoire du double tremblement de terre qui a frappé le pays, le 24 juin 2026, fait état de 1 450 décès et 3 150 blessés. La région côtière de La Guaira a été particulièrement touchée. Des centaines d'immeubles se sont effondrés. Ce matin, la terre a de nouveau tremblé. « C'est vraiment le chaos à La Guaira », témoigne la correspondante de RFI au Venezuela, Alice Campaignolle. « Les secouristes travaillent au péril de leur vie car la terre ne cesse de trembler. Il s'agit essentiellement d'habitants pas préparés, pas équipés, qui fouillent à mains nues les décombres dans l'espoir de retrouver des survivants ». « Des équipes de secouristes françaises, colombiennes et chiliennes sont également arrivées », poursuite la journaliste. « Les militaires, eux, tentent d'assurer la circulation », poursuit la journaliste qui précise qu'une morgue a été improvisée sur le port. « Certains quartiers excentrés se sentent oubliés, abandonnés par le gouvernement. Personne n'est encore venu leur prêter main forte », raconte Alice Campaignolle qui décrit « la colère, la frustration, le désespoir et la fatigue » des Vénézuéliens touchés par ce séisme. « Ils en veulent au gouvernement », dit encore notre correspondante. « Même si un tremblement de terre d'une telle magnitude aurait pris de court n'importe quel pays, il faut reconnaître un manque de préparation et un certain amateurisme de la part des autorités du Venezuela », ajoute-t-elle. Argentine : J. Milei nomme un nouveau Premier ministre dans la perspective de la présidentielle. Ce dimanche, Javier Milei a nommé hier (28 juin 2026) Diego Santilli en remplacement de Manuel Adorni empêtré depuis des mois dans un scandale de fausse déclaration de patrimoine et d'enrichissement illicite. Ce politicien de carrière, issu du PRO, le part créé par l'ancien président Mauricio Macri, prendra ses fonctions mardi et aura pour mission de négocier avec les forces politiques représentées au Congrès et avec les gouverneurs des provinces. Une mission extrêmement importante puisqu'à plus d'un an de la présidentielle, Javier Milei sait qu'il va devoir nouer des alliances avec la droite et le centre. Les explications de Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Haïti : mobilisation pour la réouverture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti À Port-au-Prince, la fermeture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti, le plus grand centre hospitalier public du pays, continue de susciter de vives réactions. Fermé depuis plus de deux ans en raison de l'insécurité, cet établissement est un maillon essentiel de la formation des futurs médecins qui y effectuent habituellement leurs stages cliniques. Face à ce qu'ils qualifient d'inaction des autorités, des dizaines d'étudiants en médecine ont manifesté lundi 22 juin, dans les rues de la capitale pour exiger sa réouverture. Une mobilisation soutenue par le syndicat des travailleurs de l'établissement, mais dispersée par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes. Malgré cela, les manifestants promettent de poursuivre leur mouvement. Reportage de Peterson Luxama. Le journal de la 1ère Le dispositif Hôpital en tension a été activé au CHU de Martinique.
Les espoirs des équipes de secours de retrouver des survivants s'amenuisent au Venezuela, près de cinq jours après les deux puissants séismes qui ont plongé plusieurs zones du pays dans la désolation, faisant au moins 1 450 morts. Près de 50 000 personnes sont toujours portées disparues. La frustration augmente face à une mobilisation des autorités jugée insuffisante, d'autant que l'aide n'arrive pas aussi vite que l'auraient souhaité les habitants. Le point avec Quentin Assaf, responsable géographique en charge du Venezuela chez Première Urgence Internationale. À lire aussiAu Venezuela, le temps presse pour retrouver les survivants du double tremblement de terre du 24 juin
« Au Venezuela, l'heure de la colère a sonné », annonce La Repubblica, qui a recueilli de nombreux témoignages sur place. Comme celui de cet homme qui raconte : « Voilà comment on travaille avec nos ongles. » « À mains nues et à la pelle, avec espoir et fatigue. Mais aussi colère et désespoir », commente le quotidien italien. Un autre témoin s'exclame : « On demande une équipe de secours qualifiée et des engins pour sortir les survivants des décombres. Où est le gouvernement ? » demande cet homme, à l'heure où les autorités sont vivement interpellées. Dans le Washington Post, Marian Da Silva Parra, avocate spécialiste des droits humains, signe d'ailleurs une chronique à charge contre le régime de Caracas et 27 ans de révolution chaviste, qui, dit-elle, « ont causé des ravages aux infrastructures essentielles, aux soins de santé et aux services d'urgence (…) alors que, selon les Nations Unies, environ cinq millions de Vénézuéliens souffrent de la faim ». « Où est passée la capacité de réagir ? » interroge encore l'avocate. « Une partie a été détournée », affirme-t-elle. Et elle constate : « Après la destitution de Maduro, les États-Unis n'ont pas démantelé le système qu'il avait mis en place, mais ils ont continué à faire affaire avec lui. » À lire aussiEN DIRECT - Double séisme au Venezuela: la présidente Delcy Rodriguez a été huée par les victimes Fardeau L'évolution de la guerre en Crimée retient l'attention du Wall Street Journal et du New York Times. Le quotidien new-yorkais remarque que « des semaines de frappes intenses menées par l'Ukraine ont bouleversé la vie en Crimée, à un degré jamais vu depuis l'annexion illégale de la péninsule par la Russie en 2014 », au point où les autorités locales ont déclaré l'état d'urgence, ce vendredi. « Les frappes ukrainiennes transforment la Crimée. D'atout précieux, elle devient un fardeau pour Poutine », titre de son côté le Wall Street Journal. « Au lieu d'être un succès historique, ajoute le quotidien américain, la Crimée est devenue pour Poutine un point de vulnérabilité qui pourrait compromettre sa capacité à poursuivre la guerre ». En effet, poursuit le Wall Street Journal, « la campagne ukrainienne qui se déroule avec plus de 100 frappes de drones par jour, a gravement perturbé la logistique de la Crimée, provoquant l'effondrement de ses infrastructures de transport et d'électricité au moment même où la saison touristique, principal moteur de son économie, commençait ». Selon l'universitaire russe Konstantin Sonin, professeur à l'université de Chicago, « il est clair que Poutine est totalement pris au dépourvu (...) et qu'il tente de trouver une réponse ». À lire aussiRussie, Crimée: les rives de la mer Noire sous la pression militaire de l'Ukraine Cocorico La victoire de la France sur la Norvège 4 buts à 1, à la Coupe du monde de football, fait l'admiration de la presse européenne et américaine. « Devant une large communauté d'expatriés, la France aplatit paisiblement la Norvège », titre Le Temps. « De quoi ravir les près de 200 000 Français vivant aux États-Unis », ajoute le quotidien suisse. Des expatriés français enthousiastes, même s'ils ont dû, nous dit Le Temps, « payer 80 dollars », pour se rendre au stade de Boston. En Une du New York Times, une photo de Kylian Mbappé, en plein effort. Le quotidien américain est admiratif et rend hommage à un autre joueur, s'exclamant : « Ousmane Dembélé inscrit un triplé sensationnel en première mi-temps, permettant à la France de battre la Norvège 4 buts à 1 et de s'assurer la première place du groupe 1 à la Coupe du Monde. » Il faut tout de même dire que l'équipe norvégienne était essentiellement composée de remplaçants. « La France, estime d'ailleurs le Times, a ridiculisé la décision présomptueuse de Solbakken (le sélectionneur norvégien) de laisser de côté sa meilleure équipe ». Enfin, côté français, le journal L'Équipe est aux anges… et voit « un grand bleu à l'horizon ». Quant au Parisien, il conseille aux Tricolores de « ne pas s'enflammer » et de « rester concentrés », avant la rencontre avec la Suède, en 16e de finale. ► À lire aussi : notre dossier spécial Coupe du monde 2026
Le Journal en français facile du vendredi 26 juin 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CpRK.A
Ce vendredi 26 juin, l'engagement des États-Unis à venir en aide au Venezuela, meurtri par de violents tremblements de terre, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:12:37 - Les journaux de France Culture - Au moins 235 personnes tuées au Venezuela par le double séisme qui a frappé le pays avant hier soir. La zone la plus durement touchée est celle de La Guaira, au nord de Caracas. - équipe : La Rédaction de France Culture, Nina Malleret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:37 - Journal de 7 h - Au moins 235 personnes tuées au Venezuela par le double séisme qui a frappé le pays avant hier soir. La zone la plus durement touchée est celle de La Guaira, au nord de Caracas. - équipe : La Rédaction de France Culture, Nina Malleret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les photos de bâtiments effondrés, d'habitants blessés ou choqués, font la Une de plusieurs journaux européens et de quelques journaux américains comme le New York Times, qui s'est rendu sur place et a recueilli des témoignages, notamment celui de Yorliana qui a entendu des coups près de son immeuble effondré, pensant « que son petit ami était piégé à l'intérieur ». Mais, dit-elle, « il n'y a ni secouristes, ni pompiers, ni médecins. Alors les habitants creusent au milieu des murs effondrés, des fils électriques emmêlés et de la poussière ». Le Times s'est lui aussi rendu sur place, et a rencontré des rescapés, une femme notamment, dont la fille est piégée dans un immeuble de 12 étages. « Il y a des gens en vie là-dedans, explique-t-elle, mais personne ne vient les sauver ». Au-delà des témoignages, les journaux s'intéressent à la réaction des autorités de Caracas. « Le Venezuela se tourne vers les États-Unis pour obtenir leur aide », souligne le Times, à Londres, alors qu'à Madrid, El Païs juge que le séisme au Venezuela « met à l'épreuve "la doctrine Donroe" de Trump en Amérique Latine », doctrine qui « situe la région comme sa principale sphère d'influence ». Il faut dire, rappelle El Païs, que les États-Unis « maintiennent le pays caribéen sous leur tutelle depuis l'opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier ». Les États-Unis qui ont annoncé jeudi « l'envoi de 150 millions de dollars d'aide » et la mobilisation de navires et d'avions. El Nacional, l'un des principaux journaux du Venezuela, souligne de son côté que « les États-Unis ont allégé les sanctions financières imposées au Venezuela », auquel « ils ont réaffirmé leur soutien ». Attaques hybrides Le Guardian publie des révélations sur une éventuelle « provocation » russe. Selon différentes sources, citées par le quotidien britannique, la Russie « préparerait une possible "provocation", dans les Pays-Baltes ou en Pologne. Le Kremlin pourrait ainsi tenter de tester la cohésion de l'Otan alors que la Russie subit une pression croissante de l'Ukraine ». C'est la Lettonie qui a, la première, tiré le signal d'alarme. « Selon les services de renseignements lettons, la Russie n'est pas en mesure d'ouvrir un second front, mais elle envisagerait des attaques hybrides, avec des missiles ou des drones, ou encore d'autres actions destinées à envoyer un message : cessez de soutenir l'Ukraine, sinon vous aurez des problèmes ». À l'Otan, une « source politique de haut rang » estime ainsi que « Poutine pourrait vouloir tester le soutien américain à certains des plus petits membres de l'Otan - Estonie, Lettonie et Lituanie – dans un effort désespéré de tenter le tout pour le tout ». En effet, souligne le Guardian, « ces déclarations interviennent à un moment où l'avancée de la Russie en Ukraine est au point mort ». Inquiétude Enfin, en France, c'est toujours la canicule qui fait les gros titres de la presse. Et l'on commence à parler des victimes, des morts, des hôpitaux débordés. « L'hôpital est déjà "saturé" alors que la canicule s'installe », titre Le Parisien, qui précise : « Pour tenter de soulager les hôpitaux au bord de la rupture, le gouvernement veut "libérer" les lits qui peuvent l'être », pour faire de la place aux patients souffrant des fortes chaleurs ». Le Monde, lui aussi fait part de son inquiétude : « Après sept jours de canicule, des hyperthermies, des malaises cardiaques et de premiers décès : les hôpitaux publics "à un point de basculement" ». Quant au journal en ligne Mediapart, il observe que « les organismes les plus fragiles décompensent » et que « la situation à l'intérieur des hôpitaux inquiète, car la moitié d'entre eux ne sont pas climatisés ».
Le Journal en français facile du jeudi 25 juin 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CpEF.A
durée : 00:14:52 - Les Matins de France Culture - Deux puissants séismes ont provoqué mercredi la mort d'au moins 32 personnes et fait plus de 700 blessés au Venezuela. L'état d'urgence a été décrété. Les États-Unis vont déployer des secouristes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Venezuela secoué par deux puissants séismes, des immeubles effondrés à Caracas Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé le Venezuela dans la soirée d'hier. En Australie, deux députées indépendantes des Teals ont lancé un nouveau parti politique centriste. Zali Steggall et Allegra Spender ont annoncé la création de Community Strong Australia, qui fonctionnera sans chef officiel. Une vague de chaleur intense frappe l'Europe. La France a enregistré sa journée la plus chaude jamais relevée et de nombreuses coupures de courant sont à déplorer.
durée : 00:14:52 - Journal de 8 h - Deux puissants séismes ont provoqué mercredi la mort d'au moins 32 personnes et fait plus de 700 blessés au Venezuela. L'état d'urgence a été décrété. Les États-Unis vont déployer des secouristes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:52 - Les journaux de France Culture - Deux puissants séismes ont provoqué mercredi la mort d'au moins 32 personnes et fait plus de 700 blessés au Venezuela. L'état d'urgence a été décrété. Les États-Unis vont déployer des secouristes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Venezuela se réveille au lendemain du plus puissant séisme enregistré dans le pays depuis plus d'un siècle, sans encore connaître l'ampleur exacte des destructions ni le nombre définitif de victimes. À Caracas comme dans l'État de La Guaira, de nombreux habitants ont passé la nuit dehors, craignant de nouvelles répliques, tandis que plusieurs quartiers restent privés d'électricité, d'eau et d'internet. Les témoignages recueillis par RFI évoquent des immeubles effondrés, des hôpitaux endommagés et des sinistrés contraints de s'organiser seuls. Alors que l'aide internationale commence à se mettre en place, de nombreux Vénézuéliens dénoncent l'absence de soutien des autorités et le manque d'informations officielles dans les heures ayant suivi la catastrophe. À lire aussiVenezuela: après le double séisme, les sinistrés dénoncent l'absence d'aide et le manque d'informations Les Grenadiers partent la tête haute Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur ce que le journaliste qualifie de « l'indescriptible aventure de cette équipe » et aussi sur le sélectionneur, Sébastien Migné, parfois critiqué, mais qui ne s'est pas trop mal débrouillé, selon Frantz Duval. Au Chili, le gouvernement de José Antonio Kast durcit le ton face aux mauvais payeurs de la dette étudiante Depuis plusieurs années, des centaines de milliers de Chiliens financent leurs études supérieures grâce à un système de prêts bancaires garantis par l'État. Un dispositif qui a largement contribué à démocratiser l'accès à l'université, mais qui a aussi entraîné l'endettement de nombreux diplômés, dont certains sont aujourd'hui incapables de rembourser leurs emprunts. Jusqu'à présent, l'État devait prendre le relais lorsque les remboursements n'étaient plus assurés. Mais dans un contexte de rigueur budgétaire, le président José Antonio Kast entend mettre fin à cette situation. Un reportage de notre correspondante Naïla Derroisné. Journal de la 1ère En Guadeloupe, l'État se dit prêt à « accompagner » le redressement du syndicat mixte de gestion de l'eau, mais pas à n'importe quel prix…
Au lendemain d'un double séisme au Venezuela, les secouristes tentent de retrouver des survivants sous les décombres près de Caracas. Le bilan provisoire fait état d'au moins 188 morts, tandis que l'aide internationale s'organise.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Venezuela secoué par deux puissants séismes, des immeubles effondrés à Caracas Deux séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 ont frappé le Venezuela dans la soirée d'hier. En Australie, deux députées indépendantes des Teals ont lancé un nouveau parti politique centriste. Zali Steggall et Allegra Spender ont annoncé la création de Community Strong Australia, qui fonctionnera sans chef officiel. Une vague de chaleur intense frappe l'Europe. La France a enregistré sa journée la plus chaude jamais relevée et de nombreuses coupures de courant sont à déplorer.
En Haïti, dix ans après le dernier scrutin, qui avait porté Jovenel Moïse au pouvoir, le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé peine à faire avancer le processus électoral. Le report d'une première échéance prévue fin août 2026, la publication controversée du décret électoral et la nomination d'un directeur général au sein du Conseil électoral provisoire alimentent les tensions. Nous en avons parlé avec Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques. Dans un contexte d'insécurité persistante, malgré le début des opérations de la Force de répression des gangs, aucun calendrier électoral n'est actuellement fixé. Selon Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques, la communauté internationale pourrait néanmoins pousser à la tenue d'élections. Reste une autre inconnue majeure : le rôle que pourraient jouer les gangs, dont les ressources financières considérables pourraient leur permettre d'influencer les futures campagnes. À lire aussiHaïti: l'incertitude sur le processus électoral Venezuela : la crise électrique s'aggrave Au Venezuela, les coupures de courant faisaient déjà partie du quotidien dans de nombreuses régions du pays. Mais depuis le 3 janvier 2026, le phénomène s'est aggravé. Des villes jusqu'ici relativement épargnées, comme Valencia, principal centre industriel du pays, subissent désormais jusqu'à douze heures de coupure d'électricité par jour. Ces pénuries affectent non seulement la vie quotidienne des Vénézuéliens, mais pèsent aussi lourdement sur les entreprises. Un coup dur pour un pays qui tente de relancer son économie et de séduire les investisseurs, alors que la crise énergétique vient fragiliser un peu plus la reprise. Reportage d'Alice Campaignolle. À lire aussiVenezuela: face au manque d'électricité, le gouvernement réduit les horaires des fonctionnaires À Iquitos dans l'Amazonie péruvienne, une prospérité bâtie sur les violences du caoutchouc Au cœur de l'Amazonie péruvienne, la ville d'Iquitos réserve bien des surprises. Ses bâtiments de style Art nouveau contrastent avec les eaux de l'Amazone et la végétation luxuriante qui l'entourent. Un héritage du début du XXè siècle, lorsque la ville a connu un spectaculaire essor économique grâce au commerce du caoutchouc. Mais cette période longtemps célébrée est aujourd'hui de plus en plus remise en question par les jeunes générations des communautés locales, nous explique notre correspondant Martin Chabal. Elles souhaitent faire entendre la voix des peuples autochtones de la région, exploités et victimes de massacres perpétrés par les compagnies du caoutchouc. À écouter aussiUne sixième année de déficit mondial pour le caoutchouc naturel Journal 1ère On annonçait un « arrivage exceptionnel », mais finalement les algues sargasses seraient restées plutôt discrètes ce week-end en Martinique. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
Près de cinq mois après l'enlèvement par les États-Unis du président Nicolas Maduro et son remplacement par une présidente intérimaire placée sous la tutelle de l'administration Trump, le Venezuela change de ligne. Sous la tutelle de Washington, l'économie vénézuélienne se libéralise et s'ouvre aux investisseurs internationaux, qui étudient les possibilités commerciales dans le pays. Alors que le PIB a chuté de 75% en quinze ans, le monde des affaires voit beaucoup de possibilités au Venezuela, notamment grâce à la réactivation de la production pétrolière. Et à Caracas toutes ces expectatives se font sentir, le monde des affaires se frotte les mains. Reportage de notre correspondante, Alice Campaignolle. De Jacmel au Festival de Cannes La réalisatrice haïtienne Géssica Généus a présenté hier soir au Festival de Cannes son deuxième long métrage, Marie-Madeleine, retenu en sélection Cannes Première. Elle y interprète le rôle-titre, celui d'une prostituée dans la ville de Jacmel qui se lie d'amitié avec Joseph, le fils d'un pasteur évangéliste. Deux personnages que tout oppose, et qui à eux deux racontent la difficulté du vivre-ensemble dans un pays qui porte encore de nombreuses cicatrices – l'esclavage, la dictature Duvalier, les catastrophes climatiques. Léa Boutin-Rivière, du service Culture de RFI, envoyée spéciale à Cannes, a rencontré Gessica Généus. Un road trip américain aux accents iraniens Autre film présenté cette semaine au festival, dans la sélection Acid cette fois : Dans la gueule de l'ogre. La réalisatrice française d'origine iranienne Masha Karampour y suit son frère musicien désormais installé à New York et sur le point d'obtenir la nationalité américaine. Tous les deux traversent les États-Unis en voiture. À travers ce road trip, le film raconte la mémoire d'une génération iranienne dispersée, en grande partie exilée. Ce qui frappe dans ce documentaire, c'est l'omniprésence de l'Iran même aux États-Unis, constate Vahid Shamsoddinnezhad, du service en persan de RFI, envoyé spécial à Cannes.
durée : 00:12:57 - Les Enjeux internationaux - par : Astrid de Villaines - La reprise des relations avec le FMI marque la fin de l'isolement financier du Venezuela et peut débloquer des financements et une restructuration de la dette. Mais l'aide sera progressive, conditionnée à des réformes, et ses effets sur la population resteront limités à court terme. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Yoletty Bracho Enseignante-chercheuse en science politique à l'université d'Avignon
À Port-au-Prince, des pharmacies mobiles sont de plus en plus fréquentes. Elles sont installées à bord de voitures, de camionnettes ou de véhicules privés. Ces points de vente fonctionnent souvent en dehors de tout cadre légal, sans autorisation ni contrôle de l'État, avec des risques de santé pour les consommateurs. Reportage de notre correspondant Peterson Luxama. Notre correspondant s'est rendu à Delmas 33, en face de l'Hôpital La Paix, où des véhicules transformés en pharmacies improvisées s'alignent le long de la route. Ces « pharmacies mobiles » sont devenues un « gagne-pain pour certaines familles », mais les médicaments y sont exposés à la chaleur et à la poussière, parfois sans possibilité de respecter les conditions de conservation. Malgré les risques et l'absence de certifications, beaucoup d'Haïtiens continuent de recourir à ces vendeurs ambulants pour se procurer des médicaments. Cette pratique inquiète les professionnels de santé et les autorités sanitaires. Selon le docteur Romel Cajuste de l'Association des pharmaciens haïtiens, interviewé par Peterson Luxama, la conservation inadaptée des médicaments peut altérer leurs propriétés et rendre certains traitements inefficaces voire toxiques. Selon lui, les pharmacies de rue favorisent aussi la prolifération de médicaments contrefaits, augmentant le danger pour la population. Entre conditions précaires, absence de contrôle et circulation de produits falsifiés, la vente informelle de médicaments représente un risque sanitaire majeur dans un pays où l'accès aux soins reste déjà fragile. Au Venezuela, une nouvelle ruée vers l'or Au Venezuela, il n'y a pas que le pétrole qui attise les convoitises de Washington. Les États-Unis s'intéressent aussi de près à l'or et aux minerais stratégiques du pays, dont le sous-sol regorge. Un peu plus de deux mois après l'éviction de Nicolás Maduro, l'administration de Donald Trump a autorisé la reprise des achats d'or vénézuélien et pousse à une ouverture plus large du secteur extractif. Dans ce contexte, le Parlement vénézuélien s'apprête à adopter une réforme du code minier pour faciliter l'arrivée d'investisseurs étrangers. Mais ce texte suscite de fortes inquiétudes chez les défenseurs de l'environnement et des peuples autochtones, alors que l'exploitation minière provoque déjà des dégâts importants dans le pays. Un dossier de Justine Fontaine. À lire aussiLes États-Unis autorisent la vente d'or vénézuélien aux entreprises américaines Cuba : « On est devenu une île de mimes » Ce week-end, le pays a été une nouvelle fois plongé dans le noir : la majeure partie du territoire est restée sans électricité. C'est à la Une du journal en ligne 14ymedio, mais aussi du quotidien officiel Granma. Les autorités cubaines expliquent ces pannes par le blocus américain sur le pétrole, essentiel pour faire tourner les centrales thermiques. Dans 14ymedio, la journaliste Yoani Sánchez raconte, avec son style ironique et percutant, ce que c'est de vivre au rythme des coupures d'électricité à La Havane. Elle explique que la capitale, autrefois divisée en municipalités et quartiers, est désormais organisée par des « blocs » définis par l'Union électrique, la compagnie nationale. On ne dit plus « j'habite à Nuevo Vedado », on dit « je suis du Bloc 4 ». Elle décrit aussi un mécontentement grandissant : concerts de casseroles et petites manifestations deviennent fréquents, et selon elle, ils portent parfois leurs fruits — il n'est pas rare que le courant revienne après les manifestations des habitants. Face aux difficultés, Sánchez constate : « Nous sommes devenus une île de mimes. » Chacun joue le jeu : on fait semblant de se connecter à internet, le voisin journaliste qui travaille dans un journal officiel ne va plus au bureau, le commerçant fait semblant de respecter la loi tout en jonglant pour garder son commerce ouvert. Chaque jour, conclut-elle, « nous jouons la comédie d'être en vie ». À lire aussiCuba: deuxième black-out dans tout le pays en moins d'une semaine Journal de la 1re Élections municipales : en Guadeloupe, le second tour marque un recul des femmes à la tête des communes.
Moins d'une semaine après avoir été investi, le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a déjà lancé son plan pour stopper l'immigration irrégulière au nord du pays. Depuis le début de la semaine, des militaires creusent des tranchées en plein désert à la frontière avec le Pérou. Le président d'extrême droite veut ajouter des clôtures et des tours de contrôle, utiliser des drones pour surveiller la zone et y envoyer plus de soldats. Les immigrés que notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné, a rencontrés, sont agoissés. Delcy Rodriguez change de ministre de la Défense Au Venezuela, la présidente par intérim continue d'écarter du pouvoir les proches de Nicolas Maduro. Hier (mercredi 18 mars), elle a remplacé le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez. C'est « la fin de l'ère Padrino Lopez », s'exclame Caracas Chronicles. « Un hardcore chavista », selon le site en ligne. « Le militaire le plus fidèle à Nicolas Maduro », selon El Nacional. Il était ministre de la Défense depuis octobre 2014 et a toujours fait preuve d'une loyauté sans failles. « Partout ailleurs dans le monde, ses plus grands exploits seraient considérés comme un déshonneur pour l'uniforme », juge Caracas Chronicles qui fait la liste : il a protégé les guérillas colombiennes qui ont fait du Venezuela leur terrain privilégié pour les enlèvements et le trafic de drogue ; il a ouvert les portes des services de renseignement aux espions cubains ; il a encouragé les achats d'armes à la Russie et à l'Iran. Surtout, il a toujours répondu présent quand il s'agissait de réprimer dans la violence des manifestations. Ce qui lui vaut d'être accusé de crimes contre l'humanité. Ce fidèle parmi les fidèles n'a pas réussi à empêcher la capture de son chef par les États-Unis, le 3 janvier 2026. Mais ce n'est pas pour cela que Delcy Rodriguez lui a demandé de partir, explique Caracas Chronicles, « mais parce qu'elle a besoin de quelqu'un en qui elle a davantage confiance. » Et cette personne, c'est Gustavo González López. Ancien patron des services de renseignement, chef de la garde présidentielle et de la direction du contre-espionnage depuis la chute de Nicolas Maduro, il ressemble beaucoup à Vladimir Padrino Lopez. Comme lui, il a activement participé à la répression, ce qui lui vaut de figurer, lui aussi, sur les listes des hauts-dignitaires vénézuéliens sous le coup de sanctions et d'enquêtes internationales, écrit Caracas Chronicles. Sa nomination a consterné plusieurs ONG de défense des droits humains, comme le soulignent Tal Cual et El Nacional. « Delcy Rodriguez a remplacé un général avec des états de services terribles par un autre général avec des états de services tout aussi terribles », insiste Caracas Chronicles. C'est donc un symbole du régime Maduro qui en remplace un autre. « Personne, ni dans les casernes ni dans les rues, n'est davatange en sécurité » aujourd'hui, estime Caracas Chronicles. « On ne peut espérer ni justice, ni réconciliation, ni aucun progrès vers le rétablissement de l'État de droit avec un homme comme González López à la tête de l'armée vénézuélienne » poursuit le site en ligne qui conclut : pour Delcy Rodriguez, « il s'agit de loyauté, et non d'une quelconque transition politique. » Aux États-Unis, la chute de Cesar Chavez, icône de la lutte pour les paysans latinoaméricains Cesar Chavez est accusé de pédophilie. C'est le New York Times qui le révèle dans une très longue enquête, fruit de 5 ans de travail mené par deux journalistes qui ont recueilli les témoignages de plusieurs femmes. Ana Murguia, 13 ans, quand le confondateur du syndicat agricole américain, UFW, la viole pour la première fois sur un tapis de yoga. Il avait 45 ans. « Ne dis rien à personne. Ça ferait des jaloux », lui dit-il alors. Ça a duré 4 ans. Ana Murguia qui a 66 ans aujourd'hui, a tenté de se suicider plusieurs fois et a eu des problèmes de drogue. Il y a aussi Debra Rojas, 12 ans, quand ça a commencé. Ou bien encore Dolores Huerta. Partenaire de lutte de Cesar Chavez et figure syndicale américaine, elle l'accuse de viols ayant mené à deux grossesses cachées. Les deux bébés ont été confiés à d'autres familles. Si elle n'en a pas parlé à l'époque, c'est parce qu'elle avait peur qu'au sein du syndicat, on ne la croit pas. Elle n'a pas osé porter plainte aussi parce que la police était hostile au mouvement, a-t-elle confié au New York Times. Ces femmes n'avaient jamais parlé jusqu'à présent également « parce qu'elles avaient honte ou peur de ternir l'image d'un homme qui était devenu le visage du mouvement pour les droits civiques des Latinos, son image figurant sur les fresques murales des écoles et son anniversaire étant un jour férié en Californie », explique le quotidien. Cesar Chavez est mort en 1993. Suite aux révélations du New York Times, les autorités de plusieurs villes annoncent qu'elles vont débaptiser des rues et des écoles qui portent son nom. Les autorités du UFW ne participeront à aucun événement célébrant son anniversaire, le 31 mars. L'enseignement privé haïtien au bord du précipice Comme tous les jeudis, nous sommes en ligne avec le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval. Le quotidien consacre un dossier à l'enseignement privé et relaie l'appel à l'aide de la patronne du secteur. Un secteur qui connaît des difficultés énormes et qui est sur le point de s'effondrer. « À cause de l'insécurité, des écoles privées ont dû changer de quartiers, trouver de nouveaux locaux... Mais en déménageant, elles ont perdu des élèves », raconte Frantz Duval. « Aujourd'hui, certains établissements ne peuvent plus payer leurs professeurs. » L'éducation privée représente 75 à 80% de l'offre éducative, plus de 90% pour ce qui est de la formation professionnelle et des universités. Et pourtant, elle ne reçoit aucune subvention, précise Frantz Duval. « Il existe des aides ponctuelles, mais rien de systématique. » À l'occasion de la semaine de l'inclusion financière, Le Nouvelliste s'intéresse également aux paris sportifs en forte augmentation en Haïti. « Peu à peu, les gens qui jouaient à la loterie deux fois par semaine, ont commencé à jouer une fois par jour. Aujourd'hui, il y a 10 à 12 tirages par jour. Les Haïtiens sont quasiment devenus des joueurs compulsifs », explique Frantz Duval. Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la campagne sucrière devrait, en principe, reprendre son cours normal ce jeudi.
Sous pression des États-Unis, qui imposent un blocus énergétique sur l'île, le gouvernement cubain a annoncé ouvrir l'île aux investissements de membres de la diaspora dans le secteur privé. Une mesure dont l'impact est difficile à évaluer et qui est déjà critiquée par des économistes et par les exilés cubains. Cuba a de nouveau été totalement privée d'électricité lundi (16 mars 2026), pour la sixième fois en moins d'un an et demi. Ce même jour, sans en préciser les modalités, Donald Trump a affirmé devant la presse vouloir « prendre Cuba » : « C'est un pays en faillite. Ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de pétrole. Ils n'ont absolument rien. Je pense que Cuba est à bout de souffle. Toute ma vie, j'ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Quand les États-Unis vont-ils passer à l'action ? Je crois sincèrement que j'aurai l'honneur, l'immense honneur, de m'emparer de Cuba. D'une manière ou d'une autre. Que je la libère ou que je la prenne. Je pense que je peux en faire ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment », a assuré le président des États-Unis, qui impose un blocus énergétique contre Cuba, en plus de l'embargo en vigueur depuis 1962. Vendredi (13 mars), le président cubain a confirmé des discussions avec Washington. Alors que la colère grandit sur l'île, le régime a dévoilé une mesure présentée comme une ouverture économique : la possibilité, pour les Cubains vivant à l'étranger, d'investir ou de créer des entreprises privées à Cuba. Cette annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe. La presse officielle parle d'une « actualisation du modèle économique » du pays et de « nouvelles opportunités pour les Cubains de l'étranger ». Mais au sein de la diaspora, le scepticisme domine. La chaîne états-unienne CNN estime que « cette proposition ne devrait guère apaiser les Cubains-Américains qui réclament davantage de libertés politiques, et une ouverture économique totale ». Dans le Miami Herald, le député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez lance : « Si vous êtes fous, allez-y, allez investir à Cuba », assurant que les dirigeants communistes sont « des voleurs qui veulent juste s'enrichir ». L'économiste Pedro Monreal, cité par 14ymedio, estime que cette réforme « pourrait créer de nouvelles inégalités au sein du secteur privé » entre résidents cubains et investisseurs de la diaspora. À écouter aussiCuba, prochaine cible de Donald Trump ? Les Cubains crient leur colère sur les murs du pays Malgré les risques d'arrestation, certains Cubains affichent leur mécontentement contre le pouvoir en place en écrivant sur les murs du pays. El Estornudo publie une série de photos de graffitis, prises ces derniers mois, sur lesquels on peut lire : « À bas la dictature de Díaz-Canel », ou encore « Liberté ». Un homme de 57 ans, originaire de l'est du pays, témoigne anonymement auprès du site d'information : « J'ai écrit tout seul, au petit matin, "Dictateurs" et "À bas le communisme". » Arrêté puis emprisonné, il est aujourd'hui en liberté conditionnelle et préfère donc taire son identité. D'après le site d'information indépendant, les forces de l'ordre arrivent de plus en plus tôt pour « photographier les messages », « relever les empreintes » et « recouvrir de chaux » les inscriptions avant que les habitants sortent de chez eux. Mais des messages anti-régime continuent d'apparaître « dans l'espace public à travers tout le pays », assure El Estornudo, qui conclut : « Ils peuvent repeindre les murs, mais la colère de ceux qui écrivent ne disparaîtra pas d'un trait de pinceau. » Chili : les limites du plan anti-immigration du nouveau président Le nouveau président d'extrême droite chilien José Antonio Kast s'est affiché lundi à la frontière avec le Pérou pour lancer son plan contre l'immigration irrégulière. Alors que son voisin argentin Javier Milei a beaucoup utilisé l'image de la tronçonneuse, José Antonio Kast choisit lui celle d'une pelleteuse. Devant les caméras de la presse et tandis qu'un fossé est en train d'être creusé au milieu du désert, sur les hauts plateaux des Andes, il a assuré vouloir « utiliser les pelleteuses pour [...] retrouver [notre] souveraineté, qui a été endommagée par l'immigration irrégulière ». Ces « barrières physiques », censées empêcher le passage de migrants à pied, doivent être construites en l'espace de trois mois et seront complétées par des radars et davantage de forces de l'ordre. Interrogé par la chaîne Canal Trece sur le fait qu'il n'ait pas expulsé les 300 000 migrants en situation irrégulière avant son investiture, il répond : « On ne peut pas expulser 300 000 personnes en un jour, mais on envoie un message. » Le site Ex-Ante souligne toutefois les obstacles à l'exécution de son plan : la frontière du Chili avec le Pérou et la Bolivie est longue de plus de 1 000 kilomètres. De plus, les passeurs contournent les obstacles et les contrôles en modifiant leurs itinéraires. La presse chilienne rappelle, de plus, que les arrivées de migrants ont déjà fortement diminué ces dernières années. Haïti : la FRG déployée à partir du 1er avril La nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG) devrait entamer son déploiement à partir du 1er avril 2026, ont annoncé les autorités de la République dominicaine, précise Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Forte de 5 500 hommes, la FRG a été créée en octobre 2025 mais n'est officiellement pas encore déployée. Au Chili, des ressortissants haïtiens dénoncent de graves difficultés d'accès aux services administratifs de l'ambassade d'Haïti à Santiago. Ils affirment devoir payer pour des passeports, certificats ou d'autres services consulaires, sans pouvoir jamais obtenir les documents demandés, d'après l'organisation haïtienne Comunidad Haitiana en Chile, lit-on également sur le site d'Alterpresse. Venezuela : la jeunesse se mobilise contre le pouvoir chaviste Au Venezuela, la même tendance politique dirige le pays depuis maintenant 26 ans. Toute une génération n'a donc connu au gouvernement que le chavisme, cette idéologie politique héritée du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Une génération qui a vu son pays décliner, du point de vue économique comme du point de vue démocratique. Depuis le 3 janvier 2026, les jeunes opposants reprennent de la voix et cherchent à se faire entendre. La correspondante de RFI à Caracas, Alice Campaignolle, est allée à leur rencontre. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, une seule candidate tête de liste serait en position de l'emporter à l'issue du second tour des élections municipales, rapporte Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990) l'extrême-droite revient au pouvoir au Chili. Ce mercredi 11 mars 2026, le nouveau président José Antonio Kast a prêté serment et promulgué plusieurs décrets visant à d'après lui à lutter contre l'immigration clandestine. À peine investi, José Antonio Kast a signé six décrets mercredi soir (11 mars 2026), dont trois sont destinés à freiner l'immigration irrégulière dans le nord du Chili. Le nouveau président d'extrême-droite a ordonné au chef des armées de « construire des barrières physiques », pour stopper l'entrée de migrants. C'était l'une des promesses de sa campagne dans un pays où plus de 300 000 personnes étrangères seraient sans-papier. Avec son gouvernement « d'urgence », José Antonio Kast veut aussi s'attaquer à l'insécurité et au crime organisé ainsi qu'à la relance de l'économie, précise la correspondante de RFI à Santiago, Naïla Derroisné. « Un gouvernement d'urgence ce n'est pas un slogan. C'est de l'ordre là où il y a du chaos. C'est de l'apaisement là où il y a de la douleur. C'est de la fermeté là où il y a de l'impunité », a assuré celui qui prend la suite du jeune président sortant de gauche Gabriel Boric. Le nouvel occupant du palais de la Moneda a aussi annoncé un audit total de tous les ministères pour évaluer la situation dans laquelle le gouvernement précédent a laissé les comptes. « On nous remet un pays en plus mauvais état que ce que nous pouvions imaginer. Un pays avec des finances publiques amoindries. Un pays où le crime organisé et le narcotrafic ont progressé. Un pays où les familles se sentent abandonnées par l'État. Dire que nous avons reçu un pays en mauvais état n'est pas une excuse. On le dit car le Chili mérite de savoir la vérité. Car quand on occulte le diagnostic, les traitements échouent » a déclaré José Antonio Kast. L'administration Trump tente à nouveau de supprimer le TPS pour les Haïtiens L'administration Trump a demandé à la Cour suprême de mettre fin aux protections légales temporaires (TPS) dont bénéficient plus de 350 000 Haïtiens aux États-Unis, rapporte Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La semaine dernière, une cour fédérale d'appel a statué en faveur des plaignants haïtiens qui ont poursuivi le Département de la Sécurité intérieure (DHS), l'accusant d'avoir agi par animosité raciale et nationale en cherchant à mettre fin à ces protections », précise le quotidien haïtien. Vives réactions en Haïti face à la composition du nouveau gouvernement «Les réseaux sociaux se sont enflammés après la présentation du nouveau cabinet ministériel» dirigé par le Premier ministre par intérim Alix Didier Fils-Aimé, écrit aussi Le Nouvelliste. L'intégrité et la compétence de certains ministres sont mises en question, certains étant «cités dans des rapports de l'Unité de lutte contre la corruption», précise encore Frantz Duval. Cuba : Sixième jour de protestation à La Havane Des concerts de casseroles ont à nouveau retenti cette nuit dans plusieurs quartiers de La Havane, pour la sixième soirée consécutive, rapporte le média indépendant Cibercuba. Dans la capitale, le courant est coupé plus de douze heures par jour. En province, les habitants passent parfois plusieurs jours d'affilée sans électricité, en raison du manque d'entretien des centrales électriques et du blocage, par les États‑Unis, des approvisionnements en pétrole. La journaliste Yoani Sánchez, fondatrice du média indépendant 14ymedio, a filmé des rues presque désertes dans la capitale. Le grand escalier de l'université de La Havane est vide, après une manifestation étudiante lundi et car les cours en présentiel sont suspendus faute d'électricité. Sur les images diffusées par le site d'information sur les réseaux sociaux, on voit aussi des arrêts de bus où plus personne n'attend, faute d'argent et de carburant. Au Venezuela, le piège de la rente pétrolière La hausse des prix du pétrole due à la guerre au Proche‑Orient pourrait sembler bénéfique pour le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves mondiales selon l'OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole). Sa production a progressé de 10% en février, même si elle demeure inférieure à ses niveaux historiques. Mais l'économiste Víctor Álvarez, dans l'édition Amérique Latine d'El País, nuance cet optimisme. « Quand les prix du pétrole augmentent, nous nous enivrons de ce festin et de l'abondance », mais « nous ne nous préparons pas aux temps de vaches maigres », avertit cet ancien ministre d'Hugo Chávez. Il plaide pour la création d'un fonds souverain destiné à stabiliser les revenus pétroliers et financer des projets de long terme, afin de réduire la dépendance chronique du pays envers l'or noir. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les autorités veulent « mieux anticiper » les épidémies de maladies transmises par les moustiques, explique Benoît Ferrand, d'Outre Mer La 1ère.
Aujourd'hui, Sandrine Pégand, avocate, Abel Boyi, éducateur, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Figure de la répression sous Nicolas Maduro, Tarek William Saab a démissionné mercredi 25 février 2026. Dans les articles que la presse vénézuélienne consacre à Tarek William Saab, aucune allusion à ses tatouages. Pas grand-chose non plus sur de supposés talents d'écrivain et de poète. Mais beaucoup sur son rôle au sein de l'appareil répressif vénézuélien. « Le procureur de l'impunité et de la répression », titre Runrun. Le site d'information présente sa démission comme un coup dur pour le régime, dont Tarek William Saab était l'un des visages les plus importants. « Pendant près d'une décennie, écrit Runrun, Tarek William Saab a été la voix chargée de “rendre justice” sur les réseaux sociaux et les rares médias encore existants. Il y a annoncé des arrestations, des complots et des projets d'assassinats déjoués contre des responsables de l'État ». « Saab, poursuit Runrun, a défendu le gouvernement contre les rapports internationaux qui accusaient l'État de tortures, de disparitions forcées, d'exécutions extrajudiciaires et d'autres crimes considérés comme des crimes contre l'humanité. » Mais Runrun rappelle que Tarek William Saab n'a pas été seulement l'avocat du régime. Il a été aussi un acteur majeur de la répression, en refusant d'enquêter sur les accusations de torture et en utilisant l'appareil judiciaire pour persécuter les opposants. « Saab se retire du ministère public en l'ayant transformé en instrument de persécution politique », ajoute TalCual, qui souligne que sous son mandat, le Venezuela est devenu le premier pays de la région à faire l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale. Les derniers jours de Maduro au pouvoir Toujours au sujet du Venezuela, le New York Times revient sur les derniers jours de Nicolas Maduro au pouvoir, dans un long récit pour lequel le quotidien new yorkais s'est appuyé sur des entretiens avec une douzaine de hauts fonctionnaires, amis et alliés du président déchu. Des témoignages confirmés par d'autres, de proches de Donald Trump et de Delcy Rodriguez, l'actuelle président par intérim vénézuélienne. Il est notamment question d'un échange téléphonique entre Nicolas Maduro et le locataire de la Maison Blanche. C'était le 21 novembre 2025. Une conversation de 5 à 10 minutes, apparemment cordiale, qui a précipité la chute du dirigeant vénézuélien sans que celui-ci s'en doute. « À la fin de l'année 2025, raconte ainsi le New York Times, le président Nicolas Maduro semblait étonnamment détendu ». Alors qu'une armada états-unienne se trouvait au large des côtes de son pays, et que le plan pour sa capture était déjà élaboré, Nicolas Maduro réveillonnait avec ses proches en écoutant des chants de Noël. Washington l'avait menacé d'intervenir militairement s'il ne démissionnait pas. Il se savait espionné. Mais il était persuadé que l'administration Trump n'oserait pas attaquer Caracas et qu'il avait encore le temps de négocier un accord pour rester au pouvoir, ou quitter ses fonctions lorsqu'il le déciderait. « Sa mauvaise interprétation des intentions de l'administration Trump, écrit le New York Times, a eu de profondes conséquences : elle a donné lieu à la première attaque étrangère sur le sol vénézuélien depuis plus d'un siècle, a conduit Nicolas Maduro et sa femme dans une prison de Brooklyn et a changé le cours de l'histoire de son pays. » Record de départs des États-Unis Les États-Unis recensent un nombre record de départs. Il ne s'agit pas ici de départs forcés, ceux provoqués par la campagne d'expulsion massive de l'administration. Non, ce dont il est question dans le Wall Street Journal, ce sont ceux de citoyens états-uniens qui partent s'installer à l'étranger pour étudier, télétravailler ou passer leur retraite. Des citoyens effrayés par la politique de l'administration Trump ou attirés par une vie plus abordable, qu'on trouve désormais à Lisbonne, à Dublin, au Mexique et même en Albanie... En 2025, les États-Unis ont ainsi été confrontés à une situation inédite : pour la première fois depuis la Grande Dépression, il y a eu plus de départs que d'arrivées. Pour le Wall Street Journal, un constat s'impose : pour certains citoyens des États-Unis, le nouveau rêve américain est de ne plus y vivre. En Haïti, Le Nouvelliste s'est entretenu avec le Premier ministre. Un entretien dans lequel Alix Didier Fils-Aimé explique que son mandat n'est pas sans limite. Le chef du gouvernement haïtien a, par ailleurs, participé cette semaine à la 50è réunion des chefs de gouvernement de la Caricom. C'est sa première sortie internationale depuis qu'il est devenu le seul responsable à la tête de l'État. Entretien avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Au Chili, le véganisme, cette alimentation qui exclut les produits d'origine animale, gagne peu à peu du terrain. La capitale Santiago se classe d'ailleurs comme la seconde ville d'Amérique latine où l'on trouve le plus de restaurants, d'épiceries et de produits véganes, juste derrière São Paulo, mais devant Buenos Aires et la ville de México. Et même si pendant un temps ça a peut-être été un effet d'une mode, le véganisme convainc de plus en plus de Chiliens, surtout les jeunes. Reportage à Santiago de notre correspondante Naïla Derroisné.
En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard. Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques. Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques. La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale. Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.
durée : 02:00:25 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40 et 8h20, Guillaume Erner reçoit la climatologue Françoise Vimeux et le professeur à HEC et auteur au Giec, François Gemenne. A 7h17, Serge Ollivier nous parle de l'évolution de la situation politique au Venezuela. - réalisation : Félicie Faugère
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jérôme Marty, médecin urgentiste, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Ce jeudi 12 février, Olivier de Langavant, directeur général de Maurel & Prom, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il est revenu sur la situation de leur entreprise pétrolière, présente au Venezuela, et qui ne peut plus utiliser sa licence à cause des sanctions américaines. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Le président Nicolas Maduro a été capturé lors d'une opération militaire américaine. Cette arrestation provoque une onde de choc mondiale et des tensions diplomatiques majeures. Traduction: President Nicolas Maduro was captured during a US military operation. This arrest is causing a global shockwave and triggering significant diplomatic tensions across the world. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:19 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump a royalement ignoré le droit international en intervenant au Venezuela samedi ; mais ceux qui se félicitent de la chute du dictateur Nicolas Maduro sans se soucier de la méthode ignorent le droit international à leurs dépens, en particulier les Européens divisés une fois de plus. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...C'est une opération spectaculaire, préparée depuis de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d'une opération militaire américaine d'envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l'attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d'assurer l'intérim. L'armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu'il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».Mais le Venezuela n'est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l'Iran de frappes « très dures ».Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d'Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d'en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d'un seul mot : « SOON », « bientôt ».Les réactions n'ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d'annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu'il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l'idée d'un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump ? Enfin que sait-on de l'opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l'homme au cœur de cette crise internationale ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”