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durée : 00:02:21 - Après une première vie professionnelle dans l'informatique, Vincent Maitray s'est tourné vers un métier plus artisanal. Il est désormais artisan créateur et réalise des luminaires avec des méthodes ancestrales et un papier washi, papier traditionnel japonais. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:41 - Les Matins de France Culture - Le Japon se barricade, face aux menaces de ses voisins. Au point qu'à Tokyo des abris anti missiles sont devenus une "nécessité" selon les autorités. Parmi ces menaces, celle de la Corée du Nord, au discours plus belliqueux ces dernières semaines. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:41 - Journal de 8 h - Le Japon se barricade, face aux menaces de ses voisins. Au point qu'à Tokyo des abris anti missiles sont devenus une "nécessité" selon les autorités. Parmi ces menaces, celle de la Corée du Nord, au discours plus belliqueux ces dernières semaines. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:41 - Les journaux de France Culture - Le Japon se barricade, face aux menaces de ses voisins. Au point qu'à Tokyo des abris anti missiles sont devenus une "nécessité" selon les autorités. Parmi ces menaces, celle de la Corée du Nord, au discours plus belliqueux ces dernières semaines. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:29 - Journal de 12h30 - Le Japon "proteste vigoureusement" contre la première visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles, archipel où le président russe a inspecté le navire amiral de la flotte russe du Pacifique. Les îles Kouriles du Sud font l'objet d'un contentieux entre les deux pays depuis 1945. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:43:10 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Aliette Hovine - Les photographes Alain Willaume et Victoire Thierrée reviennent sur leur expérience de lauréats à la Villa Kujoyama à Kyoto. Chacun à sa façon a tenté de capturer la fragilité de la nature face à la présence humaine au pays du Soleil-Levant. - équipe : Françoise Le Floch, Alban Peltier, Anne-Toscane Viudes, Théa Corler, Alice Puydebois, Louan Chailleux - invités : Alain Willaume Photographe, Victoire Thierrée Photographe Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La guerre du Pacifique a été un théâtre-clé de la deuxième Guerre Mondiale. C'est là que les Etats-Unis entrent en guerre et c'est aussi là qu'elle se termine avec les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Alors qu'en Europe, les Alliés se partagent les territoires du Reich pour l'occuper et le dénazifier, au Japon, seuls les Etats Unis restent durablement pour modeler un nouveau Japon compatible avec un projet démocratique. Michael Lucken est professeur à l'Inalco et membre de l'Institut Universitaire de France. Il a publié Les Occupants - Américains au Japon après la Seconde Guerre mondiale (Editions La Découverte, 2025).
durée : 00:58:21 - Cultures monde - Au travers de licences célèbres, le Japon s'est imposé comme un pilier majeur de l'industrie vidéoludique mondiale. La fidélisation de son public et les innovations nombreuses de ses marques permettent au jeu vidéo japonais de constituer une arme de soft-power pour le pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:10 - Géopolitique - Le Japon veut renforcer son arsenal militaire. Le ministre des armées japonais appelle en effet « à renforcer davantage encore les capacités de défense » de l'archipel. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:10 - Le 6/9 de l'été - Le Japon veut renforcer son arsenal militaire. Le ministre des armées japonais appelle en effet « à renforcer davantage encore les capacités de défense » de l'archipel. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
(00:00:45) Pourquoi l'Europe couronne ses reines quand le Japon interdit le trône aux femmes? (00:10:04) Quand les IA agissent d'elles-mêmes, interview de Jamal Atif (00:14:39) Australie: la guerre sans fin contre les lapins (Points de rupture, Ep.5)
Sortie le 28 juillet 2026 d'un répondeur bonus - “留守電” sur les raisons du goût de mathieu pour la culture japonaise avec Mathieu et Nico.Laissez vos questions dans notre répondeur à : lepetitpariscom@gmail.com#japon #日本
Une intelligence artificielle s'est littéralement échappée de sa boîte pour aller pirater des serveurs toute seule… et pendant ce temps, Wall Street retenait son souffle pour connaître le budget publicitaire de Google. Bienvenue dans le monde merveilleux de la finance de 2026.
Ce mercredi 22 juillet, l'escalade des tensions en Asie suite aux exercices militaires conduits par la Chine et la Russie dans la zone économique exclusive du Japon a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
► Agenda FGC et réseaux sociaux : linktr.ee/kahikusu► Bluesky : https://bsky.app/profile/kahikusu.bsky.social► https://twitter.com/kahikusu---------------------------------------------------------------Chapitrage0:00 Intro et programme1:08 Fatal Fury donne rdv pour sa saison 31:36 Melty Blood Twi-Lumina présente 2 personnages2:27 Guilty Gear Strive accueille un autre guest3:37 L'input lag du Steam Machine pour 4 jeux FGC5:20 2XKO tente de réparer les versions consoles6:08 Virtua Fighter Crossroads obtient l'aide du Japon7:04 Arc System Works sur un autre jeu de combat9:26 Marvel Tokon publie le guide de Dr Doom11:25 Soutenez votre média Versus Fighting !12:09 Sony exclu 132 pays de la FGC
ACTUABD - bande dessinée, manga, comics, webtoons, livres, BD
Comment faire dialoguer l'une des grandes œuvres de la bande dessinée franco-belge avec les collections d'un musée consacré aux arts asiatiques ? C'est le pari relevé par le musée départemental des Arts asiatiques de Nice avec Mortimer et le Japon de papier, une exposition conçue avec la Fondation Edgar P. Jacobs et avec comme commissaires Thierry Bellefroid et Éric Dubois, membres de la Fondation Jacobs, que l'on avait déjà croisés dans plusieurs expositions sur le maître de l'École de Bruxelles depuis ScientiFiction - Blake et Mortimer au musée des arts et métiers en 2019. Éric Dubois nous raconte tout cela dans ce podcast.Interview : Didier Pasamonik - Photo et montage : Quentin Guillier - Musique : We March Together — Courtesy of Patrick Patrikios — Youtube Audio Library
Dans cet épisode, Kelly et Charly vous emmènent à la découverte de l'une des périodes les plus fascinantes de l'Histoire du Japon : le Sakoku. Bien avant de devenir l'une des grandes puissances mondiales, le Japon était un régime féodal qui choisit de s'isoler volontairement du reste du monde pendant plus de 2 siècles. Une période de stabilité qui a profondément façonné la culture, la société et l'identité du pays. Découvrez les raisons de cet isolement, ses conséquences et comment cette politique a influencé le Japon jusqu'à sa réouverture au XIXᵉ siècle. 00:00 Introduction07:23 Le contexte avant la fermeture du pays15:40 Raisons et conséquences des édits Sakoku35:27 L'ouverture du Japon sous pression américaine44:53 Conclusion
Le Japon possède l'un des réseaux ferroviaires les plus fascinants au monde : Shinkansen ultra-ponctuel, gares gigantesques, trains mythiques, privatisation souvent citée en modèle…Mais derrière cette prouesse d'ingénierie se cache aussi une autre réalité…Dans ce décryptage, on vous emmène au cœur du rail japonais, entre records, culture du service, passion du train… et limites d'un modèle.Pense à nous suivre sur nos autres réseaux !INSTAGRAM ► https://www.instagram.com/hourrailFACEBOOK ► https://www.facebook.com/hourrailTIKTOK ► https://www.tiktok.com/@hourrailLINKEDIN ► https://www.linkedin.com/company/hourrail→ Devenir membre du Club HOURRAIL ! : https://app.hourrail.voyage/le-club-hourrail?utm_source=youtube&utm_medium=japondecryptage&utm_campaign=202604→ Découvrir tous nos itinéraires : https://www.hourrail.voyage/fr→ Notre livre « Voyager en train avec HOURRAIL ! » : https://www.hourrail.voyage/fr/blog/voyager-en-train-avec-hourrail-guide-voyage-bas-carbone→ Abonne-toi à notre Newsletter bimensuelle pour un maximum de bons plans et inspirations : https://www.hourrail.voyage/fr/newsletter✍️ Journaliste : Lisa Abitbol
[REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins. Dans cet épisode, nous allons vous parler d'un homme au charisme et à la perversion sans limite. Leader d'une secte très influente au Japon, il a tué des dizaines de personnes et a voulu prendre le contrôle de son pays. Son nom : Shōkō Asahara. Entre apocalypse et armes chimiques, découvrez son abominable destin. Aum, l'une des sectes les plus dangereuses au monde Tokyo, 20 mars 1995. Un jeune homme d'une trentaine d'années passe complètement inaperçu. À cette heure de pointe, lorsqu'il s'assoit dans le wagon, personne ne le remarque. Et encore moins le petit sac plastique qu'il dépose sous son siège… Après une demi-heure de transport, le jeune homme perce discrètement le sac de la pointe de son parapluie, se lève, sort en laissant le paquet derrière lui… et le métro repart. Les passagers sentent soudain une étrange odeur se répandre dans la rame : une odeur chimique. Et passé l'étonnement initial, ils commencent à se sentir mal. Ils toussent, ont la respiration coupée, sont pris de nausées subites. Leurs pupilles se contractent et leurs visions se troublent. Une minute plus tard, le métro s'arrête à quai et le conducteur sonne l'alarme... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Production : Bababam Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Au sommaire :Le prix du baril de pétrole a chuté à son plus bas niveau depuis le début de la guerre en Iran, grâce à la réouverture du détroit d'Ormuz et au retour du pétrole iranien sur le marché.Le groupe français CMA CGM poursuit son développement aux États-Unis en rachetant 80 entrepôts logistiques à FedEx pour 1,4 milliard de dollars, renforçant ainsi son activité logistique.Le niveau des ressources en eau se dégrade en France, avec plus de 80% des nappes phréatiques en baisse, obligeant certaines entreprises à suspendre ou limiter leur production.Entre 2 et 3 millions de volailles ont été décimées par la canicule en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, impactant temporairement l'approvisionnement de la filière.Le Japon a décidé de multiplier par 5 le prix de ses visas touristiques, principalement pour les voyageurs asiatiques, afin de restructurer son industrie touristique en plein essor.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mardi, pour la première fois depuis 1978, le prix des visas pour accéder au territoire japonais a changé. Celui des visas tourisme a été multiplié par 5, l'équivalent de 80 euros pour un visa à entrée unique. C'est pour les entrepreneurs que le durcissement des règles financières est le plus marquant. Pour avoir son entreprise au Japon, il faut désormais avoir 30 millions de yens de capital (soit 162 000 euros). Il est devenu prohibitif pour les étrangers de devenir entrepreneur.
durée : 00:03:30 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Pékin a imposé hier des sanctions à 20 sociétés japonaises, en plus d'un embargo sur les terres rares : en cause, les déclarations de la première ministre japonaise à propos de Taiwan. La vieille animosité sino-nippone refait surface : Pékin dénonce la « résurgence du militarisme japonais ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:30 - InterNational - par : Pierre Haski - Pékin a imposé hier des sanctions à 20 sociétés japonaises, en plus d'un embargo sur les terres rares : en cause, les déclarations de la première ministre japonaise à propos de Taiwan. La vieille animosité sino-nippone refait surface : Pékin dénonce la « résurgence du militarisme japonais ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:30 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Pékin a imposé hier des sanctions à 20 sociétés japonaises, en plus d'un embargo sur les terres rares : en cause, les déclarations de la première ministre japonaise à propos de Taiwan. La vieille animosité sino-nippone refait surface : Pékin dénonce la « résurgence du militarisme japonais ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Malgré l'élimination du Japon face au Brésil lors de la Coupe du monde 2026, Zion Suzuki est sorti grandi de cette rencontre. Auteur de plusieurs arrêts spectaculaires face aux attaquants brésiliens, le gardien japonais a confirmé qu'il faisait partie des révélations de ce Mondial.Performant avec l'Équipe du Japon de football, le portier de Parma Calcio 1913 est en train de faire taire tous ceux qui ont douté de lui. Métisse dans un pays peu habitué à voir des joueurs de couleur représenter la sélection nationale, Suzuki a longtemps dû faire face aux préjugés et aux critiques racistes.Comment ce talent précoce a-t-il réussi à surmonter ces obstacles ? Pourquoi les plus grands clubs européens s'intéressent-ils aujourd'hui à lui ? Et comment est-il devenu l'un des visages du football japonais moderne malgré la désillusion de cette Coupe du monde ?Retour sur le parcours inspirant de Zion Suzuki, un gardien que certains ne voulaient pas voir représenter le Japon, mais qui est en train de s'imposer comme l'un des meilleurs à son poste.
Au buzzer, Gabriel Martinelli a offert la victoire au Brésil dans ce 1/16ème de finale de Coupe du Monde. Le Japon est éliminé.
En 10 ans, l'entreprise a permis de sauver plus de 500 millions de repas de la poubelle. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et ses invités reviennent sur les défis qui reste à accomplir face au gaspillage, notamment alimentaire. Elle lance notamment un nouveau service pour mettre en relation les commerçants et les associations.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en juin 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitées : Lucie Basch (fondatrice de Too good to go) et Caroline Ray (Directrice générale France de Too good to go). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Pierrick Fay/Les Echos. Sons : Agence pour les économies d'énergie, extrait de «L'âge de glace 1», @mirai_jam (Youtube).Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:12:35 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Trente et un ans après leur dernière venue à Paris, les lutteurs de sumo étaient de retour en France ce week-end. - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Yves Cadot Maître de conférences en langue et civilisation japonaises à l'université de Toulouse Jean-Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Thierry Maincent, le directeur général de Japan Experience. Il nous fait découvrir les multiples facettes de cette destination touristique en pleine expansion. Fondée il y a plus de 45 ans, Japan Experience est le pionnier du voyage au Japon et offre une expertise unique pour aider les voyageurs à vivre une expérience authentique et inoubliable.L'invité, qui a vécu cinq ans au Japon et possède encore une maison à Kyoto, partage sa passion contagieuse pour ce pays fascinant. Il explique comment le Japon a su préserver sa culture ancestrale tout en s'ouvrant au monde, offrant aux visiteurs une diversité de paysages, de traditions et de gastronomie exceptionnelle.Il révèle que le nombre de touristes français et européens au Japon a presque triplé ces dix dernières années, passant de 150 000 à plus de 400 000 voyageurs. Cette croissance fulgurante s'explique par l'attrait grandissant des voyageurs pour cette destination unique, qui allie modernité et authenticité.Thierry Maincent aborde également les défis liés au coût du voyage au Japon, notamment le prix des billets d'avion et des hébergements. Cependant, il souligne qu'en s'y prenant suffisamment à l'avance, il est possible de visiter le Japon dans un budget raisonnable, même pour un séjour de deux semaines.L'épisode explore également les meilleures périodes pour découvrir le Japon, au-delà des traditionnelles fleurs de cerisier. Il conseille des moments de l'année où la météo est plus clémente, comme les vacances de février ou la fin du printemps.Enfin, l'invité évoque les possibilités offertes aux voyageurs pour s'écarter des sentiers battus et découvrir des aspects plus authentiques de la culture japonaise, grâce notamment aux ryokans, ces auberges traditionnelles réparties à travers le pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rediffusion Dans cette saison de La Traque, replongez dans l'histoire sordide de l'un des gourous les plus dangereux de l'histoire, Shōkō Asahara. Face à une société qu'il juge corrompue, Asahara s'érige en tant que guide suprême et crée la secte Aum Shinrikyo. Tel un marionnettiste, il tire les fils de 50 000 adeptes. En 1995, le gourou commandite l'une des attaques terroristes les plus meurtrières au Japon... Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Montage : Matteo Benedetto Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:27:55 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Lucile Commeaux - Au programme de ce débat critique spécial Cannes, trois films japonais : "Soudain" de Ryûsuke Hamaguchi, "Sheep in the Box" de Hirokazu Kore-eda et "Quelques jours à Nagi" de Kōji Fukada. - réalisation : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Charlotte Garson Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma, Josué Morel Rédacteur en chef de la revue Critikat Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En cryptographie, il existe un Graal théorique : le chiffrement de Vernam, aussi appelé One-Time Pad. C'est le seul système dont la sécurité est prouvée mathématiquement comme étant infaillible… à une condition très stricte : disposer d'une clé secrète parfaitement aléatoire, aussi longue que le message, et utilisée une seule fois. Un idéal presque impossible à atteindre en pratique. Jusqu'à aujourd'hui, peut-être.Une équipe de chercheurs du CNRS, de l'Université de Tokyo, de l'Université de Limoges, d'IMT Atlantique et de l'ESPCI Paris propose une approche inédite : utiliser l'ADN comme support de ces clés cryptographiques. Concrètement, les scientifiques ont créé de longues séquences d'ADN synthétique, sans lien avec le vivant, dont l'ordre des bases chimiques, les fameuses lettres A, T, C et G, est aléatoire. Ces séquences sont produites en double exemplaire : une copie pour l'émetteur, une autre pour le destinataire. Juste avant l'échange, elles sont lues par des machines de séquençage, des outils capables de décoder l'ordre des bases, afin de générer une clé numérique binaire commune. Cette clé sert ensuite à chiffrer et déchiffrer des messages pouvant atteindre plusieurs centaines de mégaoctets. L'équipe a déjà réalisé une démonstration entre Tokyo et Paris, générant une clé de 400 mégabits avec un niveau d'erreur extrêmement faible. La sécurité repose notamment sur ce que l'on appelle la min-entropie, une mesure du caractère imprévisible d'une clé, ici conforme aux standards les plus exigeants du NIST.Autre point remarquable : la distance n'a aucune importance. Quelques milligrammes d'ADN suffisent à stocker des quantités gigantesques d'information, jusqu'à des exaoctets, soit l'équivalent de millions de disques durs, et le protocole fonctionnerait théoriquement même entre la Terre et la Lune. Côté sécurité, le système est conçu pour détecter toute tentative d'interception. Comme chaque séquence n'existe qu'en deux exemplaires, toute copie frauduleuse laisserait des traces, rendant la clé inutilisable. Le projet est piloté notamment par le biochimiste Yannick Rondelez et le physico-chimiste Matthieu Labousse. Encore en phase de prépublication, ces travaux ouvrent déjà des perspectives majeures, notamment pour les communications sensibles, diplomatiques ou militaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce week-end, découvrez La Traque, le podcast de Bababam qui vous emmène au coeur des enquêtes policières, où flics et voyous jouent au chat et à la souris... Un podcast pour vivre des émotions fortes. Plongez dans l'histoire sordide de l'un des gourous les plus dangereux de l'histoire, Shōkō Asahara. Face à une société qu'il juge corrompue, Asahara s'érige en tant que guide suprême et crée la secte Aum Shinrikyo. Tel un marionnettiste, il tire les fils de 50 000 adeptes. En 1995, le gourou commandite l'une des attaques terroristes les plus meurtrières au Japon... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:28:50 - L'Entretien archéologique - par : Antoine Beauchamp - Il y a 10 000 ans au Japon, des chasseurs-cueilleurs construisaient des villages, inventaient la poterie et prospéraient sans agriculture. Comment le Jōmon, l'une des plus longues périodes préhistoriques connues, bouleverse-t-elle nos croyances sur l'évolution des sociétés humaines ? - réalisation : Hélène Trigueros - invités : Laurent Nespoulous Archéologue, chargé de la direction du département d'études japonaises à l'Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales (INALCO).
La tension ne retombe pas entre Pékin et Tokyo. Depuis les propos de la Première ministre japonaise sur une éventuelle action de son pays en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, la Chine a multiplié les mesures de rétorsion. Restrictions des exportations de terres rares, sanctions envers des hommes politiques, mais aussi limite du tourisme vers le Japon qualifiant le pays de « dangereux » pour ses ressortissants. Résultat, 54 % de visiteurs chinois en moins depuis le début de l'année. Une chute considérable alors que les plus de neuf millions de touristes chinois annuels représentaient une manne financière conséquente pour l'industrie du tourisme japonaise. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Tokyo, l'industrie du tourisme japonais subit de plein fouet la baisse du nombre de visiteurs chinois, qui représentaient encore il y a peu la majorité de la clientèle. « Maintenant, il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays. Mais avant, ils représentaient 70 % de nos clients », constatent les responsables d'une boutique locale. Tous deux sont Chinois et font partie de Yi Tiao Long (« un dragon », en français), surnom donné à l'industrie du tourisme spécialisée dans l'accueil des visiteurs venus de Chine. Ce secteur pesait près de 11 milliards d'euros l'année dernière. « Quand la baisse des clients chinois a débuté, nous avons vraiment vu notre activité chuter. Mais maintenant, les Occidentaux viennent de plus en plus, tout comme les clients d'autres régions du monde, donc cela compense un peu », explique l'une des employées. Une autre ajoute : « Certains autres magasins ont connu un impact plus lourd que le nôtre. Plusieurs boutiques de location de kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90 % des touristes chinois. Même si les Européens et les Américains viennent, ils ne consomment pas autant. Les Chinois, eux, sont souvent plus dépensiers. » Surtout lorsqu'ils voyagent en groupes organisés. À lire aussiEntre le Japon et la Chine, un froid durable « Nous n'avons plus que des voyageurs individuels, qui viennent seuls ou en famille. Mais les groupes de touristes, il n'y en a plus. Cela semble interdit côté chinois pour le moment », précise-t-elle. Les restrictions sur le nombre de vols et la pression exercée sur les agences de voyages illustrent la stratégie de Pékin, qui semble déterminée à maximiser la pression sur le secteur touristique nippon. Face à cette situation, les autorités japonaises tentent de s'adapter. Takeshi Nakano, vice-commissaire de l'Agence du tourisme du Japon, reconnaît la tendance : « Le nombre de visiteurs chinois est en baisse, mais de plus en plus de touristes viennent d'autres pays et de régions du monde. » La stratégie japonaise est claire : atténuer les effets de cette chute drastique. « Actuellement, les visiteurs du monde entier, et particulièrement d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie, sont de plus en plus nombreux. Nos efforts visent donc à attirer encore plus de visiteurs en provenance de ces pays. En plus, la tendance actuelle est à la hausse des voyageurs individuels, en dehors des groupes de touristes. C'est pourquoi nous renforçons nos efforts pour attirer ce type de voyageurs », détaille-t-il. Le Japon nourrit une ambition ambitieuse : atteindre 60 millions de visiteurs d'ici 2030. Un objectif paradoxal dans un pays où la population locale se montre particulièrement hostile au sur-tourisme. À lire aussiLes terres rares au cœur de la brouille entre la Chine et le Japon
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
durée : 00:05:24 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - En Allemagne, les grands groupes automobiles, en crise, se tournent vers l'industrie de la défense, secteur en plein essor, en raison des tensions géopolitiques actuelles. Le Japon lève les barrières à l'exportation d'armes, un revirement historique depuis la Seconde Guerre mondiale.
durée : 00:03:13 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Le sentiment anti-militariste, qui prévaut dans ces deux pays depuis 1945, est ébréché. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :La France dépense désormais davantage pour payer les intérêts de sa dette que pour financer l'éducation nationale, avec 64 milliards d'euros prévus pour cette année, soit 1 milliard de plus que le budget de l'éducation nationale et 7 milliards de plus que la défense.Le gouvernement annonce de nouvelles mesures de soutien face à la hausse du prix des carburants, avec 3 millions de travailleurs considérés comme gros rouleurs qui vont recevoir une aide financière.Emmanuel Macron se rend sur un site qui va accueillir une immense mine de lithium dans l'Allier, un projet classé d'intérêt national majeur dans lequel l'État a déjà investi 50 millions d'euros, dans le cadre de la transition énergétique.Le Japon, pour la première fois depuis des décennies, va pouvoir exporter des armes létales à l'étranger, une décision symbolique importante dans le contexte de tensions internationales.Les marchés financiers ont terminé en baisse, avec une remontée des cours du pétrole, le baril de Brent ayant brièvement franchi la barre des 100 dollars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais. De notre envoyé spécial, Une poignée de touristes, de scientifiques et d'amoureux de la nature, partagent la trentaine de sièges d'un Dash 8, turbopropulseur qui effectue le trajet entre Naha, la capitale de la préfecture d'Okinawa et Yonaguni. Il faut survoler durant plus d'une heure et quart des eaux limpides avant d'apercevoir les falaises encerclant l'îlot de 1 600 habitants. Au milieu de ce décor de carte postale où des chevaux sauvages gambadent dans les prairies verdoyantes, une structure s'impose dans le paysage : la base militaire, installée depuis 2016. Nous sommes à à peine plus de 100 kilomètres de Taïwan. L'île de facto indépendante que Pékin souhaite récupérer est au cœur de la brouille entre Tokyo et Pékin. La dispute entre voisins a éclaté en novembre 2025. À la Diet, le Parlement japonais, la Première ministre a évoqué une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan, en vertu du principe de « légitime défense collective ». Une brèche ouverte en 2015 dans la Constitution pacifiste du pays, lui autorisant une action militaire en cas de menace sur sa propre existence. En réponse, la Chine a multiplié les mesures : limitation des vols vers le Japon, boycott touristique, restrictions sur les exportations de terres rares, sanctions sur un député japonais proche de Sanae Takaichi, mais aussi manœuvres militaires. À Yonaguni, le point le plus à l'ouest de l'archipel, les soubresauts géopolitiques entraînent depuis de longues années des conséquences concrètes. Drones, missiles sol-air Quelques jours après les déclarations polémiques de la cheffe du gouvernement japonais et au lendemain d'une visite du ministre de la Défense sur l'île, des avions de chasse ont décollé à la hâte. Un drone soupçonné d'être chinois a été détecté entre Taïwan et le petit rocher nippon à 2.000 km de la capitale. Un accident loin d'être isolé, amené à se reproduire. Tokyo augmente le budget de sa défense à 2% du PIB et souhaite poursuivre la militarisation de Yonaguni, au grand dam de Pékin. Depuis dix ans, 230 soldats d'une garnison de surveillance côtière sont venus assister aux premières loges à l'intensification des manœuvres chinoises autour de Taïwan. Une unité de guerre électronique puis des missiles sol-air de moyenne portée seront installés en 2030, dans ce site stratégique à quelques encablures de Taipei. « Compte tenu de la situation à Taïwan, et de la nécessité de protéger le territoire, la présence de militaires ici est inévitable, explique Tsueno Uechi le maire de l'îlot. L'homme pourtant réputé moins belliqueux que son prédécesseur a accepté l'installation. Il faut dire que l'île a pris l'habitude d'être au cœur du jeu géopolitique, particulièrement la quarantaine de pêcheurs qui arpentent les eaux à la recherche d'espadon. « Les navires chinois nous suivent systématiquement » « En 2022, quand Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine était en visite à Taïwan, cinq missiles chinois sont tombés dans la zone économique exclusive du Japon, raconte Hiromoto Ogimi dans son salon, entouré de ses prises les plus imposantes, notamment les rostres, le nez pointu des espadons, soigneusement empaillées ». « Quand il y a des exercices militaires chinois, je ne sors plus en mer. Si on va vers les îles Senkaku, on voit souvent les garde-côtes japonais qui nous disent de ne pas trop rapprocher. Parce que les navires chinois y sont et nous suivent systématiquement ». Car en plus d'être proche de Taïwan, Yonaguni est située à moins de 150 kilomètres d'un autre point de tension clé : Senkaku en japonais, Diaoyu en chinois. Huit rochers sous souveraineté nippone, revendiqués par Pékin. « Presque chaque jour, nous constatons la présence de navires de la police maritime chinoise », assure un officiel des garde-côtes nippons, tout en estimant que la situation dans la zone est restée stable depuis novembre et le début du nouveau froid entre les deux voisins. Mais la tension entre les deux géants asiatiques est aussi palpable dans la capitale japonaise. Les groupes de touristes chinois ont déserté les rues animées d'Asakusa, quartiers prisés des visiteurs étrangers. En bordure du temple Senso-ji, la plupart des magasins affichent la possibilité de régler par Wechatpay ou Alipay. Des moyens de paiement privilégiés par les 9 millions de visiteurs annuels venus de l'Empire du milieu, une catégorie à part, si importante que l'industrie dédiée à leur accueil a un surnom Yi Tiao Long : « un dragon ». Mais le Parti communiste chinois a poussé sa population à renoncer à ces voyages au Japon. Une mesure efficace : leur nombre a chuté de 54% sur le début de l'année selon les chiffres officiels. « Maintenant il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays... avant ils représentaient 70% de nos clients... », déplore la responsable chinoise d'un magasin de location de Kimono. Certains sont plus impactés que nous. Plusieurs boutiques de location de Kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90% des touristes chinois. Même si les Européens et Américains viennent, ils ne consomment pas autant, les Chinois eux sont souvent plus dépensiers ». Ils représentaient 11 milliards d'euros de dépenses l'année dernière (2025). Une perte compensée par la hausse des touristes étrangers souhaite rassurer l'agence de tourisme japonaise. Attirés par la chute du Yen, les Américains, Canadiens, Européens ou Sud-Coréens se sont rués à Kyoto, Tokyo et Osaka, portés aussi par une stratégie visant à diversifier les visiteurs. « Parallèlement, nous souhaitons mener des promotions stratégiques pour accueillir des touristes de nombreuses autres régions et pays du monde », explique avec prudence Mr Nakano Takeshi, vice-commissaire de l'Agence de Tourisme du Japon. En creux, l'objectif est de réduire la dépendance, en privilégiant des voyageurs individuels occidentaux ou sud-coréens plutôt que les groupes de touristes chinois. « Tout le monde préfère la paix » D'autant que dans un pays où la colère de la population vis-à-vis du surtourisme est palpable, s'ajoute une défiance bien ancrée vis-à-vis des voisins chinois. Plus de 80% des Japonais déclarent avoir une opinion négative de la Chine depuis 2013. Une méfiance réciproque et particulièrement difficile à vivre pour les près d'un million de Chinois vivant dans l'archipel. Certains tentent malgré tout de plaider pour la coexistence et le dialogue au plus bas niveau. En témoignent les éclats de rire résonnant devant la station de métro d'Ikebukuro. Chinois et Japonais sont venus échanger et débattre. « Beaucoup de Chinois qui vivent ici n'ont pas d'amis japonais. Parce que les Japonais sont xénophobes mais également assez introvertis », confie Shigeru Takano, un Japonais qui a lancé ce groupe d'amitié il y a trois ans et demi. Il voit désormais chuter le nombre de participants. Tous estiment que le froid politique est là pour rester, mais placent leur foi dans les échanges humains. « Les gouvernements sont les gouvernements et les gens sont les gens. Ici tout le monde préfère la paix », souffle un expatrié chinois. Derrière lui, un autre rend ses autorités responsables. « Tous ces problèmes politiques dépendent directement des hauts dirigeants chinois. En une phrase, tout peut être réglé par Xi Jinping. S'il veut que ça se passe bien, alors les choses se passeront bien. Assure cet homme originaire du Shandong qui requiert l'anonymat. En Chine, les gens sont hostiles aux Japonais à cause de la propagande anti-américaine et anti-occidentale : ils subissent un lavage de cerveau ». Un discours en écho avec celui que tient l'homme à l'origine du groupe. « Le gouvernement japonais actuel, avec des politiciens d'extrême droite comme notre Première ministre Sanae Takaichi, est xénophobe, renchérit Shigeru Takano. Cela va limiter le développement économique du Japon. Je pense que le peuple japonais finira par se réveiller. Aux prochaines élections, ces politiciens d'extrême droite devront quitter le gouvernement ». Un vœu loin d'avoir été exaucé. La ligne ferme de Sanae Takaichi, refusant de céder face à la pression de Pékin a été largement récompensée par un raz-de-marée électoral en février. Elle n'a pas rétropédalé, ni présenté des excuses après ses propos sur Taïwan contrairement à nombre de ses prédécesseurs. Si Tokyo assure que la politique de l'archipel n'a pas évolué sur ce dossier ultra-sensible, « les propos de la Première ministre ont pu surprendre à Pékin », estime Hotaka Machida, ancien diplomate japonais en Chine, désormais chercheur invité à l'Institut de géoéconomie de l'International House of Japan. Mais en même temps, les Chinois étaient ultra-vigilants du fait de la réputation de Sanae Takaichi et ils en ont profité pour pousser le Japon à clarifier sa position ». Révisionnisme La réputation corrosive de la « dame de fer japonaise » n'est peut-être pas étrangère à l'intensité de la réaction chinoise. La Première ministre a longtemps été une habituée du sanctuaire Yasukini. En ce dimanche de printemps, les visiteurs sont nombreux à s'incliner devant le gigantesque Toori, porte rouge marquant l'entrée dans ce lieu hautement polémique. Un geste qui marque leur respect envers les plus de deux millions d'âmes honorés dans ce temple shinto. Ici sont déifiés les morts des guerres du Japon aux XIXème et XXème siècle, dont 1 618 criminels de guerre, certains condamnés pour crime contre l'humanité pour leurs responsabilités dans les horreurs commises par l'armée nippone durant son occupation d'une large partie de l'Asie. Chaque visite de politicien provoque l'ire de Séoul et de Pékin. « Je ne comprends absolument pas pourquoi la Chine et la Corée du Sud critiquent ce lieu », souffle Oga Toko, venu rendre hommage à son grand-père, mort durant la Seconde guerre mondiale. « Personnellement, je serais touchée de voir la Première ministre venir ici. » « La Chine et la Corée du Sud prennent le Japon comme bouc émissaire. Nous étions obligés d'envahir nos voisins à cause de la menace militaire américaine.... renchérit un passant. Le massacre de Nankin par exemple n'a jamais eu lieu. » Des propos révisionnistes qui font référence aux crimes de masse commis par l'armée impériale japonaise en 1937, dans l'ex-capitale chinoise. Durant six semaines d'horreur, des centaines de milliers de civils sont assassinés, et des dizaines de milliers de personnes violées. Des faits largement documentés notamment par des historiens japonais, mais contestés par une partie des soutiens de Sanae Takaichi, qui a elle-même flirté avec cette ligne tout en évitant soigneusement pour l'instant des propos ou une visite polémique qui provoqueraient l'ire de Pékin. Un paradoxe alors qu'elle assume ses ambitions sur un autre dossier : celui de la réforme constitutionnelle permettant d'abandonner le pacifisme. « L'heure est venue », a-t-elle déclaré ce dimanche (12 avril) aux délégués du Parti Libéral Démocrate à l'occasion de la convention annuelle. Avec une promesse, se présenter à cette réunion en 2027 avec un plan précis pour réformer la constitution. « Un rêve de longue date » selon elle, qui se fera certainement au détriment des relations avec son imposant voisin.
durée : 00:17:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment une civilisation marquée par l'horreur instinctive de la mort a-t-elle fait naître une culture de la mort volontaire ? Apparue au XIIe siècle, cette pratique singulière est éclairée par l'anthropologue Maurice Pinguet à travers les fondements spirituels du Japon archaïque. - réalisation : Baptiste Dupin - invités : Maurice Pinguet Directeur de l'Institut franco-japonais de Tokyo de 1963 à 1968,
durée : 00:17:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment une civilisation marquée par l'horreur instinctive de la mort a-t-elle fait naître une culture de la mort volontaire ? Apparue au XIIe siècle, cette pratique singulière est éclairée par l'anthropologue Maurice Pinguet à travers les fondements spirituels du Japon archaïque. - réalisation : Baptiste Dupin - invités : Maurice Pinguet Directeur de l'Institut franco-japonais de Tokyo de 1963 à 1968,
C dans l'air du 24 mars 2026 - Ormuz, choc mondial : Trump cherche la sortie ?Le détroit d'Ormuz reste une carte maîtresse pour l'Iran dans sa guerre avec l'Amérique de Donald Trump, qui n'arrive pas à imposer son déblocage. Après avoir menacé « d'anéantir dans les 48 heures » les centrales électriques iraniennes si cette voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures n'était pas rouverte, le président américain a finalement repoussé, lundi, son ultimatum — rejeté par Téhéran — en affirmant que des discussions étaient en cours avec le régime iranien.La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre : les Bourses ont vivement fluctué et les prix du pétrole ont reculé. Mohammad-Bagher Ghalibaf, figure majeure du régime iranien, a toutefois rapidement démenti l'existence de tels échanges, dénonçant de « fausses informations utilisées pour manipuler les marchés ». D'autres sources évoquent néanmoins un possible rôle d'intermédiaire du Pakistan.Que pourraient négocier les deux camps ? Une issue diplomatique est-elle envisageable ? Et les capacités militaires iraniennes ont-elles été sous-estimées ? Vendredi dernier, l'Iran a lancé deux missiles en direction de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, située à 4 000 km de ses côtes. Sans atteindre leur cible, ces tirs suggèrent que Téhéran dispose de vecteurs capables de dépasser les 2 000 km de portée jusqu'ici avancés.Donald Trump affirme vouloir mettre à profit les prochains jours pour ouvrir une voie de désescalade. Celle-ci reste toutefois incertaine. Israël poursuit en effet ses frappes en Iran, mais aussi au Liban. L'armée israélienne entend s'emparer d'une zone s'étendant du sud du pays jusqu'au fleuve Litani et cible désormais des ponts. Paris appelle « les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres, qui auraient des conséquences humanitaires majeures et aggraveraient une situation déjà dramatique » au Liban, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. La veille, Emmanuel Macron a martelé qu'aucune « occupation » ne saurait garantir « la sécurité de qui que ce soit ».Dans ce contexte, le conflit s'enlise et ses répercussions énergétiques s'accentuent. Les prix des hydrocarbures s'envolent et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) met en garde contre le risque d'une crise énergétique mondiale parmi les plus graves de ces dernières décennies. Les Philippines ont déclaré l'état d'urgence énergétique. L'Ukraine redoute une pénurie de diesel dès avril. Le Japon a déjà puisé une seconde fois dans ses réserves stratégiques. Au Chili, les automobilistes se ruent sur les stations-service face à une hausse annoncée d'un dollar par litre de gasoil. En France, le gouvernement demande aux raffineurs de produire plus rapidement.Nos experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, Fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement, auteur de Trump, le pouvoir des mots, publié aux éditions First- Mariam PIRZADEH - rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante à Téhéran de 2014 à 2019- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre, aux Éditions de l'Observatoire
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C dans l'air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non Au dix-huitième jour du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, Téhéran subit des frappes intenses tandis que les combats s'étendent au Liban, en Irak et dans le Golfe. Surpris par la riposte iranienne, le président des États-Unis fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils assurent la sécurité de la navigation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. « S'il n'y a pas de réponse [à la requête américaine], ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'OTAN », a même menacé lundi Donald Trump dans une interview au Financial Times.Il a par ailleurs admis ne pas s'attendre à la réponse iranienne à l'attaque du 28 février, en particulier aux frappes sur les pays du Golfe. « Personne ne s'y attendait. Nous avons été choqués », a-t-il affirmé. « Les plus grands experts, personne ne pensait qu'ils allaient frapper » dans le Golfe. « C'étaient, je ne dirais pas des pays amis, […] plutôt des pays neutres ».Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent habituellement par le détroit d'Ormuz. Le président américain espérait notamment l'aide des pays de l'OTAN et d'Asie pour débloquer ce passage stratégique et le sécuriser. Mais en Europe, l'Allemagne et la Grande-Bretagne excluent une opération de l'Alliance atlantique. Emmanuel Macron a rappelé que « la France n'a pas choisi cette guerre, nous n'y prendrons pas part ». Le Japon et l'Australie, alliés historiques des États-Unis, ont eux aussi écarté l'envoi de navires de guerre.Parallèlement, l'armée israélienne a lancé des « opérations terrestres » contre le Hezbollah dans le sud du Liban et a affirmé avoir porté un « coup significatif » au régime des mollahs avec l'élimination, lundi soir près de Téhéran, d'Ali Larijani, considéré comme l'homme « qui dirigeait de facto l'ensemble du régime iranien ». L'Iran, qui n'a pas confirmé sa mort, a déclenché une nouvelle vague d'attaques contre Israël, lançant notamment des missiles Sejil sur le territoire israélien. Jusqu'ici rarement utilisé en situation réelle, que signifie l'entrée en scène de ce missile balistique iranien, capable de percer le dôme de fer israélien, de parcourir près de 2 000 kilomètres et, donc, d'atteindre potentiellement l'Europe ou les bases américaines au Moyen-Orient ?Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines, l'Iran a engagé une riposte balistique d'ampleur. Mais le régime a-t-il l'armement nécessaire pour une guerre qui dure ? Que sait-on de ses capacités militaires ? Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a annoncé ce mardi sa démission en raison de la guerre contre l'Iran, affirmant dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l'Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Quelle est la stratégie de l'administration Trump ? Et que se passe-t-il au Liban ? Retrouvez dans l'émission le reportage de nos journalistes sur place.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24
durée : 00:05:38 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Compte tenu de la fermeture de facto du détroit d'Ormuz, la Première ministre japonaise a très rapidement opté pour un déblocage des réserves stratégiques de pétrole du Japon dès ce lundi 16 mars.
Yukio Mishima, de son vrai nom Kimitake Hiraoka, est l'un des plus grands écrivains japonais du XXe siècle. Né en 1925, il devient célèbre après la Seconde Guerre mondiale grâce à des romans comme Le Pavillon d'or ou la tétralogie La Mer de la fertilité. Son œuvre explore la beauté, la mort, le corps, l'honneur et le déclin du Japon traditionnel. Brillant, cultivé, fasciné par l'esthétique du sacrifice, Mishima ne sépare jamais totalement littérature et mise en scène de soi.Son suicide, le 25 novembre 1970, est l'un des plus spectaculaires de l'histoire contemporaine.À cette date, Mishima se rend au quartier général des Forces japonaises d'autodéfense à Ichigaya, à Tokyo, accompagné de quatre membres de la Tatenokai, une milice privée qu'il a fondée. Cette organisation, composée d'étudiants nationalistes, défend l'empereur et les valeurs traditionnelles japonaises. Le Japon d'après-guerre, pacifiste et constitutionnel, lui apparaît comme affaibli, matérialiste et privé de sa grandeur spirituelle.Mishima prend en otage un général et tente d'adresser un discours aux soldats rassemblés dans la cour. Il les appelle à se soulever pour restaurer les pleins pouvoirs de l'empereur et réviser la Constitution pacifiste imposée après 1945. Mais son discours est hué. Les soldats rient, crient, ne le prennent pas au sérieux. L'appel à l'insurrection échoue.C'est alors que Mishima passe à l'acte prévu.Il se retire dans le bureau du général et accomplit un seppuku, le suicide rituel des samouraïs. Il s'ouvre l'abdomen avec un sabre court, conformément à la tradition. Un de ses disciples doit ensuite le décapiter pour abréger ses souffrances. L'exécution est maladroite, chaotique. Finalement, un autre membre du groupe achève le geste.Ce suicide n'est ni impulsif ni improvisé. Mishima l'a préparé depuis des années. Il a mis en scène son corps, pratiqué la musculation, posé comme modèle, écrit une œuvre entière traversée par l'idée que la beauté trouve son accomplissement dans la mort volontaire. Le matin même, il avait remis à son éditeur le dernier volume de sa tétralogie.Son geste choque profondément le Japon. Était-ce un acte politique sincère ? Une performance esthétique ultime ? Une provocation désespérée face à la modernité ? Probablement un mélange des trois.Le suicide de Mishima reste un événement unique : la rencontre brutale entre littérature, nationalisme, théâtre et mort rituelle, dans un Japon devenu moderne mais hanté par son passé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:22 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Tokyo prévoit de déployer des missiles sol-air sur une île japonaise proche de Taïwan d'ici 2031, alors que les autorités nippones multiplient les mises en garde au sujet des ambitions militaires de la Chine dans la région. En représailles, Pékin multiplie les sanctions économiques contre Tokyo.
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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. 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