Podcasts about le japon

  • 436PODCASTS
  • 1,176EPISODES
  • 23mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • Jun 8, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026


Best podcasts about le japon

Show all podcasts related to le japon

Latest podcast episodes about le japon

La Librairie Yōkai
Le Japon et l'eau

La Librairie Yōkai

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 58:34


S8E3 - Entre tradition et silure géant* Il pleut, il pleut bergère... et les Yōkaux sont de sortie ! Un épisode bien humide où on explore la relation profonde qui existe entre le Japon et l'élément eau, que cela soit dans la spiritualité, mais aussi dans le quotidien. Bonus : apprenez à quoi sert un bidet (Mathieu aussi a appris)Retrouvez le podcast et les articles associés sur le site du podcast : https://www.lalibrairieyokai.fr/--Contact : lalibrairieyokai@gmail.comPatreon : https://www.patreon.com/lalibrairieyokaiTwitch : twitch.tv/librairieyokaiBluesky : https://bsky.app/profile/librairieyokai.bsky.socialInstagram : https://www.instagram.com/librairieyokai/Discord : https://discord.gg/ugWQcvRMCNPodcast Mensetsu : http://podkyast.com/category/mensetsu/

MorningBull
5 records historiques. 60% des actions dans le rouge | Morningbull

MorningBull

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 14:11 Transcription Available


Le S&P bat des records. Le Dow bat des records. Le Nasdaq bat des records. Cinq jours de suite. Et pendant ces cinq jours, la majorité des titres ont baissé. Chaque jour. Sans exception. En 145 ans d'histoire boursière américaine — la Grande Dépression, 1987, la bulle internet, Lehman — ce scénario ne s'était jamais produit. Jamais. Dans cette vidéo on décortique ce qui se passe vraiment derrière les chiffres : → Le "breadth paradox" : comment un indice peut battre des records alors que 490 actions sur 500 regardent passer le train → Marvell Technology : +32,5% en une séance parce qu'un homme en veste en cuir a dit trois mots → ARM Holdings à 340 fois les bénéfices — et pourquoi Marvell à 120 fois les bénéfices commence à ressembler à une opportunité value → Alphabet -3,86%, Microsoft -4,17% : l'IA qui punit ses propres champions au profit de ses sous-traitants → Le Japon qui redécouvre ce que c'est d'avoir des taux d'intérêt normaux après 30 ans à zéro → L'Iran qui menace maintenant de fermer un deuxième détroit. En même temps. → Le riz thaïlandais à +20% en un mois. Les Américains avec 1 250 milliards de dettes de carte de crédit. Et Goldman Sachs qui relève ses objectifs. Ce n'est pas 1999. Les boîtes ont de vrais revenus. Mais les valorisations ont déjà intégré quinze ans de croissance parfaite. Et pendant ce temps, le VIX est à 15,70. Comme si tout allait bien.

Dutrizac de 6 à 9
«On sent une montée de la tension en Europe contre la Russie!», alerte Loïc Tassé

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later May 29, 2026 8:57


- Émoi en Europe après qu'un drone russe ait touché un complexe immobilier en Roumanie - Netanyahu veut occuper 100% de Gaza - Au Mexique : annulation des élections en cas d'intrusion étrangère dans la campagne - Le Japon et les Philippines renforcent leur coopération militaire face à la Chine Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le journal de 7h30
Crise énergétique au Japon, bilan de santé de Donald Trump et grand plan d'électrification de la France

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later May 26, 2026 9:43


Au sommaire :Le Japon fait face à une crise énergétique majeure en raison du conflit au Moyen-Orient, obligeant le gouvernement à débloquer une rallonge budgétaire de 16 milliards d'euros pour protéger la population.Le bilan de santé annuel de Donald Trump, à l'approche de ses 80 ans, sera scruté de près à quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis.Emmanuel Macron reçoit 200 entreprises pour mettre en place un grand plan d'électrification du pays, couvrant la mobilité électrique, l'industrie, les transports et le bâtiment.Cuba fait face à une crise historique avec des hôpitaux paralysés, des pénuries de médicaments et de carburants, conséquence des sanctions américaines et du blocus pétrolier.Deux adolescents sont en garde à vue pour le meurtre d'un garçon de 11 ans à Rennes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le focus Éco
Le Japon, une destination fascinante et en pleine expansion avec Thierry Maincent, directeur général de Japan Experience

Le focus Éco

Play Episode Listen Later May 25, 2026 6:59


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Thierry Maincent, le directeur général de Japan Experience. Il nous fait découvrir les multiples facettes de cette destination touristique en pleine expansion. Fondée il y a plus de 45 ans, Japan Experience est le pionnier du voyage au Japon et offre une expertise unique pour aider les voyageurs à vivre une expérience authentique et inoubliable.L'invité, qui a vécu cinq ans au Japon et possède encore une maison à Kyoto, partage sa passion contagieuse pour ce pays fascinant. Il explique comment le Japon a su préserver sa culture ancestrale tout en s'ouvrant au monde, offrant aux visiteurs une diversité de paysages, de traditions et de gastronomie exceptionnelle.Il révèle que le nombre de touristes français et européens au Japon a presque triplé ces dix dernières années, passant de 150 000 à plus de 400 000 voyageurs. Cette croissance fulgurante s'explique par l'attrait grandissant des voyageurs pour cette destination unique, qui allie modernité et authenticité.Thierry Maincent aborde également les défis liés au coût du voyage au Japon, notamment le prix des billets d'avion et des hébergements. Cependant, il souligne qu'en s'y prenant suffisamment à l'avance, il est possible de visiter le Japon dans un budget raisonnable, même pour un séjour de deux semaines.L'épisode explore également les meilleures périodes pour découvrir le Japon, au-delà des traditionnelles fleurs de cerisier. Il conseille des moments de l'année où la météo est plus clémente, comme les vacances de février ou la fin du printemps.Enfin, l'invité évoque les possibilités offertes aux voyageurs pour s'écarter des sentiers battus et découvrir des aspects plus authentiques de la culture japonaise, grâce notamment aux ryokans, ces auberges traditionnelles réparties à travers le pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique des Matières Premières
L'Indonésie reprend le contrôle sur ses exportations de ressources stratégiques

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later May 24, 2026 1:37


La guerre au Moyen-Orient incite certains pays à vouloir reprendre la main sur leurs exportations. C'est le cas de l'Indonésie, qui a annoncé une réforme drastique visant à contrôler ses exportations de ressources stratégiques. Une décision qui laisse planer un climat d'incertitude sur le commerce mondial. C'est une décision qui inquiète les acteurs du commerce international. Grand pays exportateur, l'Indonésie représente à elle seule près de la moitié des échanges mondiaux de charbon thermique, utilisé pour produire de l'électricité et de la chaleur. Dans le contexte actuel de la guerre au Moyen-Orient, avec la perturbation des chaînes d'approvisionnement, l'Asie pourra difficilement se passer de cette ressource essentielle. Le Japon et la Corée du Sud se tournent, quant à eux, vers le charbon pour combler le déficit laissé par les pénuries de gaz naturel liquéfié. L'Indonésie est également le premier exportateur mondial d'huile de palme et le premier producteur de nickel, un composant essentiel à la fabrication de batteries électriques, dont les prix ont atteint leur plus haut niveau depuis deux ans. Le pays approvisionne principalement la Chine, l'Inde, les États-Unis et le Japon. Des conséquences sur les prix et les échanges Le fonds souverain indonésien, qui chapeaute la société d'État, a affirmé qu'il honorerait les contrats d'exportation existants, tout en se réservant le droit de renégocier les prix déjà fixés. Cette mesure, qui s'inscrit dans la volonté du pays de renforcer son contrôle sur ses ressources naturelles et d'accroître les recettes publiques, pourrait ainsi renchérir les coûts et potentiellement perturber certaines expéditions à court terme. Un monopole d'exportation contrôlé par l'État peut aussi réduire la concurrence et l'efficacité du marché, décourageant potentiellement l'investissement privé dans le pays, Les marchés, eux, ont assez mal réagi à cette annonce. À la Bourse de Jakarta, le géant de la production d'huile de palme, le Singapourien First Resources, a plongé de 13%. Les investisseurs craignent que les producteurs ne doivent sacrifier une partie de leur marge et perdent leur capacité à négocier les prix en vendant par l'intermédiaire de l'État indonésien. À lire aussiIndonésie: derrière la croissance, le recul inquiétant de la classe moyenne

Choses à Savoir TECH VERTE
Le Japon bouleverse la puissance des panneaux solaires ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:24


Pourquoi les panneaux solaires actuels ne captent-ils qu'une partie de l'énergie du soleil ? La réponse tient à une limite bien connue des physiciens : limite de Shockley-Queisser. Elle fixe le rendement maximal des cellules photovoltaïques classiques autour de 33 %. En d'autres termes, même dans des conditions idéales, deux tiers de l'énergie solaire sont perdus. Cette inefficacité vient du comportement des photons, ces particules de lumière. Les moins énergétiques, notamment dans l'infrarouge, ne parviennent pas à exciter les électrons. À l'inverse, les photons très énergétiques, comme ceux du spectre bleu, libèrent trop d'énergie, dont une partie est dissipée sous forme de chaleur. Résultat : une conversion limitée.Une équipe de chercheurs de l'Université de Kyushu, au Japon, et de l'Université Johannes Gutenberg en Allemagne propose aujourd'hui une piste pour dépasser ce plafond théorique. Leur approche repose sur un phénomène quantique appelé fission de singulet. Le principe est subtil mais prometteur : un photon très énergétique peut être “divisé” en deux excitations plus petites, appelées excitons. Ces excitons sont des états d'énergie capables d'être convertis en courant électrique. Autrement dit, un seul photon peut générer deux unités exploitables au lieu d'une.Jusqu'ici, ce mécanisme restait difficile à exploiter. Les excitons ont une durée de vie extrêmement courte et disparaissent avant d'être récupérés. Pour contourner cet obstacle, les chercheurs ont combiné une molécule organique, le tétracène, avec un complexe métallique à base de molybdène. Ce dernier agit comme un “piège” ultra-rapide, capable de capturer ces excitons avant leur disparition. Résultat : les scientifiques parviennent à produire en moyenne 1,3 état énergétique utile par photon absorbé. Une performance qui dépasse symboliquement les 100 %… sans violer les lois de la physique. Il ne s'agit pas de créer plus d'énergie que reçue, mais d'exploiter plus efficacement chaque photon. Cette avancée ouvre des perspectives majeures. Si elle est industrialisée, elle pourrait permettre de concevoir des panneaux solaires nettement plus performants, réduisant les pertes et améliorant la production d'énergie renouvelable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Culture en direct
Critique spéciale Cannes : Le Japon en compétition, des films taillés pour l'exportation ?

Culture en direct

Play Episode Listen Later May 19, 2026 27:55


durée : 00:27:55 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Lucile Commeaux - Au programme de ce débat critique spécial Cannes, trois films japonais : "Soudain" de Ryûsuke Hamaguchi, "Sheep in the Box" de Hirokazu Kore-eda et "Quelques jours à Nagi" de Kōji Fukada. - réalisation : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Charlotte Garson Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma, Josué Morel Rédacteur en chef de la revue Critikat Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Catastrophes • Histoires Vraies
[FLASHBACK] Baie de Minamata : le Japon contaminé aux produits chimiques

Catastrophes • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later May 16, 2026 19:22


Depuis l'ère industrielle, le mercure est un outil indispensable au bon fonctionnement de nombreuses activités humaines. Les piles de votre télécommande, votre bon vieux thermomètre, vos ampoules en contiennent… Et pourtant, c'est un poison. Inutile de paniquer ! Il est mortel uniquement s'il n'est pas correctement contenu et contrôlé. Des mesures de sécurité qu'a volontairement ignorée l'entreprise japonaise Chisso. A partir de 1908, cette société spécialisée dans la fabrication de produits chimiques a rejeté ses déchets dans l'eau au mépris des effets environnementaux et de la sécurité de la population.⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCatastrophes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT. Narration : Florent OulliéScript : Yann Kral Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Bientôt chez vous
Le Japon va-t-il plonger dans le noir et blanc à cause de la guerre au Moyen-Orient ?

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later May 13, 2026 2:22


durée : 00:02:22 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Au Japon, le sujet fait beaucoup parler ces derniers jours : des entreprises ne trouvent plus d'encres de couleur pour décorer leurs emballages. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Choses à Savoir TECH
La France et le Japon testent un chiffrement basé sur l'ADN ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 10, 2026 2:36


En cryptographie, il existe un Graal théorique : le chiffrement de Vernam, aussi appelé One-Time Pad. C'est le seul système dont la sécurité est prouvée mathématiquement comme étant infaillible… à une condition très stricte : disposer d'une clé secrète parfaitement aléatoire, aussi longue que le message, et utilisée une seule fois. Un idéal presque impossible à atteindre en pratique. Jusqu'à aujourd'hui, peut-être.Une équipe de chercheurs du CNRS, de l'Université de Tokyo, de l'Université de Limoges, d'IMT Atlantique et de l'ESPCI Paris propose une approche inédite : utiliser l'ADN comme support de ces clés cryptographiques. Concrètement, les scientifiques ont créé de longues séquences d'ADN synthétique, sans lien avec le vivant, dont l'ordre des bases chimiques, les fameuses lettres A, T, C et G, est aléatoire. Ces séquences sont produites en double exemplaire : une copie pour l'émetteur, une autre pour le destinataire. Juste avant l'échange, elles sont lues par des machines de séquençage, des outils capables de décoder l'ordre des bases, afin de générer une clé numérique binaire commune. Cette clé sert ensuite à chiffrer et déchiffrer des messages pouvant atteindre plusieurs centaines de mégaoctets. L'équipe a déjà réalisé une démonstration entre Tokyo et Paris, générant une clé de 400 mégabits avec un niveau d'erreur extrêmement faible. La sécurité repose notamment sur ce que l'on appelle la min-entropie, une mesure du caractère imprévisible d'une clé, ici conforme aux standards les plus exigeants du NIST.Autre point remarquable : la distance n'a aucune importance. Quelques milligrammes d'ADN suffisent à stocker des quantités gigantesques d'information, jusqu'à des exaoctets, soit l'équivalent de millions de disques durs, et le protocole fonctionnerait théoriquement même entre la Terre et la Lune. Côté sécurité, le système est conçu pour détecter toute tentative d'interception. Comme chaque séquence n'existe qu'en deux exemplaires, toute copie frauduleuse laisserait des traces, rendant la clé inutilisable. Le projet est piloté notamment par le biochimiste Yannick Rondelez et le physico-chimiste Matthieu Labousse. Encore en phase de prépublication, ces travaux ouvrent déjà des perspectives majeures, notamment pour les communications sensibles, diplomatiques ou militaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Home(icides)
BABABAM ORIGINALS | Shōkō Asahara : le gourou qui a terrorisé le Japon

Home(icides)

Play Episode Listen Later May 9, 2026 72:22


Ce week-end, découvrez La Traque, le podcast de Bababam qui vous emmène au coeur des enquêtes policières, où flics et voyous jouent au chat et à la souris... Un podcast pour vivre des émotions fortes. Plongez dans l'histoire sordide de l'un des gourous les plus dangereux de l'histoire, Shōkō Asahara. Face à une société qu'il juge corrompue, Asahara s'érige en tant que guide suprême et crée la secte Aum Shinrikyo. Tel un marionnettiste, il tire les fils de 50 000 adeptes. En 1995, le gourou commandite l'une des attaques terroristes les plus meurtrières au Japon... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Carbone 14, le magazine de l'archéologie
Jōmon : le Japon au temps des chasseurs bâtisseurs

Carbone 14, le magazine de l'archéologie

Play Episode Listen Later May 8, 2026 28:50


durée : 00:28:50 - L'Entretien archéologique - par : Antoine Beauchamp - Il y a 10 000 ans au Japon, des chasseurs-cueilleurs construisaient des villages, inventaient la poterie et prospéraient sans agriculture. Comment le Jōmon, l'une des plus longues périodes préhistoriques connues, bouleverse-t-elle nos croyances sur l'évolution des sociétés humaines ? - réalisation : Hélène Trigueros - invités : Laurent Nespoulous Archéologue, chargé de la direction du département d'études japonaises à l'Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales (INALCO).

Info éco
L'Australie et le Japon renforcent leur coopération économique et de défense

Info éco

Play Episode Listen Later May 4, 2026 4:55


La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a profité de sa première visite en Australie depuis sa prise de pouvoir pour avancer avec son homologue australien Anthony Albanese sur un rapprochement stratégique entre leurs deux Etats. L'indo-pacifique est très impacté par l'influence croissante de la Chine dans la région, ainsi que par le blocage du détroit d'Ormuz, alors que le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole et à 11% pour son gaz naturel liquéfié (GNL). Entre ces deux axes de pression, Canberra et Tokyo ont décidé de renforcer leurs partenariats économique, énergétique, en matière de terres rares et de défense pour réduire leur exposition aux risques.

Reportage International
Au Japon, le tourisme chinois dégringole suite à la détérioration des relations bilatérales

Reportage International

Play Episode Listen Later May 1, 2026 2:30


La tension ne retombe pas entre Pékin et Tokyo. Depuis les propos de la Première ministre japonaise sur une éventuelle action de son pays en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, la Chine a multiplié les mesures de rétorsion. Restrictions des exportations de terres rares, sanctions envers des hommes politiques, mais aussi limite du tourisme vers le Japon qualifiant le pays de « dangereux » pour ses ressortissants. Résultat, 54 % de visiteurs chinois en moins depuis le début de l'année. Une chute considérable alors que les plus de neuf millions de touristes chinois annuels représentaient une manne financière conséquente pour l'industrie du tourisme japonaise. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Tokyo, l'industrie du tourisme japonais subit de plein fouet la baisse du nombre de visiteurs chinois, qui représentaient encore il y a peu la majorité de la clientèle. « Maintenant, il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays. Mais avant, ils représentaient 70 % de nos clients », constatent les responsables d'une boutique locale. Tous deux sont Chinois et font partie de Yi Tiao Long (« un dragon », en français), surnom donné à l'industrie du tourisme spécialisée dans l'accueil des visiteurs venus de Chine. Ce secteur pesait près de 11 milliards d'euros l'année dernière. « Quand la baisse des clients chinois a débuté, nous avons vraiment vu notre activité chuter. Mais maintenant, les Occidentaux viennent de plus en plus, tout comme les clients d'autres régions du monde, donc cela compense un peu », explique l'une des employées. Une autre ajoute : « Certains autres magasins ont connu un impact plus lourd que le nôtre. Plusieurs boutiques de location de kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90 % des touristes chinois. Même si les Européens et les Américains viennent, ils ne consomment pas autant. Les Chinois, eux, sont souvent plus dépensiers. » Surtout lorsqu'ils voyagent en groupes organisés. À lire aussiEntre le Japon et la Chine, un froid durable « Nous n'avons plus que des voyageurs individuels, qui viennent seuls ou en famille. Mais les groupes de touristes, il n'y en a plus. Cela semble interdit côté chinois pour le moment », précise-t-elle. Les restrictions sur le nombre de vols et la pression exercée sur les agences de voyages illustrent la stratégie de Pékin, qui semble déterminée à maximiser la pression sur le secteur touristique nippon. Face à cette situation, les autorités japonaises tentent de s'adapter. Takeshi Nakano, vice-commissaire de l'Agence du tourisme du Japon, reconnaît la tendance : « Le nombre de visiteurs chinois est en baisse, mais de plus en plus de touristes viennent d'autres pays et de régions du monde. » La stratégie japonaise est claire : atténuer les effets de cette chute drastique. « Actuellement, les visiteurs du monde entier, et particulièrement d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie, sont de plus en plus nombreux. Nos efforts visent donc à attirer encore plus de visiteurs en provenance de ces pays. En plus, la tendance actuelle est à la hausse des voyageurs individuels, en dehors des groupes de touristes. C'est pourquoi nous renforçons nos efforts pour attirer ce type de voyageurs », détaille-t-il. Le Japon nourrit une ambition ambitieuse : atteindre 60 millions de visiteurs d'ici 2030. Un objectif paradoxal dans un pays où la population locale se montre particulièrement hostile au sur-tourisme. À lire aussiLes terres rares au cœur de la brouille entre la Chine et le Japon

Reportage international
Au Japon, le tourisme chinois dégringole suite à la détérioration des relations bilatérales

Reportage international

Play Episode Listen Later May 1, 2026 2:30


La tension ne retombe pas entre Pékin et Tokyo. Depuis les propos de la Première ministre japonaise sur une éventuelle action de son pays en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, la Chine a multiplié les mesures de rétorsion. Restrictions des exportations de terres rares, sanctions envers des hommes politiques, mais aussi limite du tourisme vers le Japon qualifiant le pays de « dangereux » pour ses ressortissants. Résultat, 54 % de visiteurs chinois en moins depuis le début de l'année. Une chute considérable alors que les plus de neuf millions de touristes chinois annuels représentaient une manne financière conséquente pour l'industrie du tourisme japonaise. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Tokyo, l'industrie du tourisme japonais subit de plein fouet la baisse du nombre de visiteurs chinois, qui représentaient encore il y a peu la majorité de la clientèle. « Maintenant, il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays. Mais avant, ils représentaient 70 % de nos clients », constatent les responsables d'une boutique locale. Tous deux sont Chinois et font partie de Yi Tiao Long (« un dragon », en français), surnom donné à l'industrie du tourisme spécialisée dans l'accueil des visiteurs venus de Chine. Ce secteur pesait près de 11 milliards d'euros l'année dernière. « Quand la baisse des clients chinois a débuté, nous avons vraiment vu notre activité chuter. Mais maintenant, les Occidentaux viennent de plus en plus, tout comme les clients d'autres régions du monde, donc cela compense un peu », explique l'une des employées. Une autre ajoute : « Certains autres magasins ont connu un impact plus lourd que le nôtre. Plusieurs boutiques de location de kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90 % des touristes chinois. Même si les Européens et les Américains viennent, ils ne consomment pas autant. Les Chinois, eux, sont souvent plus dépensiers. » Surtout lorsqu'ils voyagent en groupes organisés. À lire aussiEntre le Japon et la Chine, un froid durable « Nous n'avons plus que des voyageurs individuels, qui viennent seuls ou en famille. Mais les groupes de touristes, il n'y en a plus. Cela semble interdit côté chinois pour le moment », précise-t-elle. Les restrictions sur le nombre de vols et la pression exercée sur les agences de voyages illustrent la stratégie de Pékin, qui semble déterminée à maximiser la pression sur le secteur touristique nippon. Face à cette situation, les autorités japonaises tentent de s'adapter. Takeshi Nakano, vice-commissaire de l'Agence du tourisme du Japon, reconnaît la tendance : « Le nombre de visiteurs chinois est en baisse, mais de plus en plus de touristes viennent d'autres pays et de régions du monde. » La stratégie japonaise est claire : atténuer les effets de cette chute drastique. « Actuellement, les visiteurs du monde entier, et particulièrement d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie, sont de plus en plus nombreux. Nos efforts visent donc à attirer encore plus de visiteurs en provenance de ces pays. En plus, la tendance actuelle est à la hausse des voyageurs individuels, en dehors des groupes de touristes. C'est pourquoi nous renforçons nos efforts pour attirer ce type de voyageurs », détaille-t-il. Le Japon nourrit une ambition ambitieuse : atteindre 60 millions de visiteurs d'ici 2030. Un objectif paradoxal dans un pays où la population locale se montre particulièrement hostile au sur-tourisme. À lire aussiLes terres rares au cœur de la brouille entre la Chine et le Japon

Les actus du jour - Hugo Décrypte
Le Japon bouleverse sa stratégie militaire, et c'est historique

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 10:44


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

TsugiMag
Place des Fêtes · JB Hanak et la chronique d'Antoine Gailhanou

TsugiMag

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 65:30


Il existe une autre French Touch, loin des casques chromés de Daft Punk et des soirées sur les Champs-Élysées. Au tournant des années 2000, deux frangins vont conquérir les scènes alternatives de la planète à coup d'electro punk noisy et débridé. Avec dDamage, Fred et JB Hanak concassent le hip hop, la techno, le breakcore, et à dire vrai, tout ce qui passe à travers leurs samplers dans une explosion foutraque et cathartique. dDamage a sorti plusieurs albums sur le mythique label, Planet Mu de l'Anglais Mike Paradinas, fédérant un public de passionnés un peu partout et notamment au Japon. Le Japon, c'est le cadre du deuxième roman de JB Hanak, Bâtards, paru au Mot et le Reste. Récit branché sur courant alternatif d'une tournée de dDamage au pays du soleil levant qui n'a jamais paru aussi peu kawaï : entre quête éperdue de weed, salles de concerts aux pratiques douteuses, galerie de personnages improbables cerisiers en fleur qu'on hume comme du protoxyde d'azote, et public transpirant et endiablé à rebours des conventions de la société nippone. Sans oublier un chien : Ourok… Après Sales Chiens paru en 2022, c'est le second roman de JB Hanak qui, par-delà les tribulations d'une tournée WTF, poursuit l'hommage à son frère Fred, disparu brutalement il y a 8 ans. Son style s'épanouit dans la description d'un Japon qu'il semble aimer tendrement malgré la propension funeste du pays à mater toute forme d'émancipation personnelle. « Tout s'équilibre harmonieusement dans le chaos. », écrit-il dans ce livre. Sophisme qui n'a rien à envier au Shinto. Avec la participation d'Alexis Bernier. Et parce qu'on est curieux de toutes les musiques, tous les mois, Antoine Gailhanou vient nous parler musique et instruments traditionnels. Aujourd'hui, mystère, Antoine s'intéresse aux voix bulgares.

Les matins
L'Allemagne et le Japon se réarment, revirement historique depuis la Seconde Guerre mondiale

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 5:24


durée : 00:05:24 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - En Allemagne, les grands groupes automobiles, en crise, se tournent vers l'industrie de la défense, secteur en plein essor, en raison des tensions géopolitiques actuelles. Le Japon lève les barrières à l'exportation d'armes, un revirement historique depuis la Seconde Guerre mondiale.

Dutrizac de 6 à 9
Japon: «Il pourrait y avoir un méga tremblement de terre dans la prochaine semaine», explique un professeur sur place

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 10:46


Le Japon a été ébranlé par des vagues énormes qui se sont fracassées sur certaines villes lundi dernier. Pas de mort et pas de blessé, mais le Japon était tout de même près à faire face à un tsunami. Comment se sont-ils préparés et qu’ont-ils appris des sinistres précédents ? Entrevue avec Benoit Hardy-Chartrand, professeur à l’université Temple au Japon et chercheur à la chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Un jour dans le monde
Pourquoi le Japon et l'Allemagne remisent le pacifisme

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 3:13


durée : 00:03:13 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Le sentiment anti-militariste, qui prévaut dans ces deux pays depuis 1945, est ébréché. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Journal de l'Economie
Le poids de la dette publique française, mesures de soutien face à la hausse du prix des carburants et visite de Macron sur un site de mine de lithium

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 8:33


Au sommaire :La France dépense désormais davantage pour payer les intérêts de sa dette que pour financer l'éducation nationale, avec 64 milliards d'euros prévus pour cette année, soit 1 milliard de plus que le budget de l'éducation nationale et 7 milliards de plus que la défense.Le gouvernement annonce de nouvelles mesures de soutien face à la hausse du prix des carburants, avec 3 millions de travailleurs considérés comme gros rouleurs qui vont recevoir une aide financière.Emmanuel Macron se rend sur un site qui va accueillir une immense mine de lithium dans l'Allier, un projet classé d'intérêt national majeur dans lequel l'État a déjà investi 50 millions d'euros, dans le cadre de la transition énergétique.Le Japon, pour la première fois depuis des décennies, va pouvoir exporter des armes létales à l'étranger, une décision symbolique importante dans le contexte de tensions internationales.Les marchés financiers ont terminé en baisse, avec une remontée des cours du pétrole, le baril de Brent ayant brièvement franchi la barre des 100 dollars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
Entre le Japon et la Chine, un froid durable

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 19:30


Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais.  De notre envoyé spécial, Une poignée de touristes, de scientifiques et d'amoureux de la nature, partagent la trentaine de sièges d'un Dash 8, turbopropulseur qui effectue le trajet entre Naha, la capitale de la préfecture d'Okinawa et Yonaguni. Il faut survoler durant plus d'une heure et quart des eaux limpides avant d'apercevoir les falaises encerclant l'îlot de 1 600 habitants. Au milieu de ce décor de carte postale où des chevaux sauvages gambadent dans les prairies verdoyantes, une structure s'impose dans le paysage : la base militaire, installée depuis 2016. Nous sommes à à peine plus de 100 kilomètres de Taïwan. L'île de facto indépendante que Pékin souhaite récupérer est au cœur de la brouille entre Tokyo et Pékin. La dispute entre voisins a éclaté en novembre 2025. À la Diet, le Parlement japonais, la Première ministre a évoqué une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan, en vertu du principe de « légitime défense collective ». Une brèche ouverte en 2015 dans la Constitution pacifiste du pays, lui autorisant une action militaire en cas de menace sur sa propre existence. En réponse, la Chine a multiplié les mesures : limitation des vols vers le Japon, boycott touristique, restrictions sur les exportations de terres rares, sanctions sur un député japonais proche de Sanae Takaichi, mais aussi manœuvres militaires. À Yonaguni, le point le plus à l'ouest de l'archipel, les soubresauts géopolitiques entraînent depuis de longues années des conséquences concrètes. Drones, missiles sol-air Quelques jours après les déclarations polémiques de la cheffe du gouvernement japonais et au lendemain d'une visite du ministre de la Défense sur l'île, des avions de chasse ont décollé à la hâte. Un drone soupçonné d'être chinois a été détecté entre Taïwan et le petit rocher nippon à 2.000 km de la capitale. Un accident loin d'être isolé, amené à se reproduire. Tokyo augmente le budget de sa défense à 2% du PIB et souhaite poursuivre la militarisation de Yonaguni, au grand dam de Pékin. Depuis dix ans, 230 soldats d'une garnison de surveillance côtière sont venus assister aux premières loges à l'intensification des manœuvres chinoises autour de Taïwan. Une unité de guerre électronique puis des missiles sol-air de moyenne portée seront installés en 2030, dans ce site stratégique à quelques encablures de Taipei. « Compte tenu de la situation à Taïwan, et de la nécessité de protéger le territoire, la présence de militaires ici est inévitable, explique Tsueno Uechi le maire de l'îlot. L'homme pourtant réputé moins belliqueux que son prédécesseur a accepté l'installation. Il faut dire que l'île a pris l'habitude d'être au cœur du jeu géopolitique, particulièrement la quarantaine de pêcheurs qui arpentent les eaux à la recherche d'espadon. « Les navires chinois nous suivent systématiquement » « En 2022, quand Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine était en visite à Taïwan, cinq missiles chinois sont tombés dans la zone économique exclusive du Japon, raconte Hiromoto Ogimi dans son salon, entouré de ses prises les plus imposantes, notamment les rostres, le nez pointu des espadons, soigneusement empaillées ». « Quand il y a des exercices militaires chinois, je ne sors plus en mer. Si on va vers les îles Senkaku, on voit souvent les garde-côtes japonais qui nous disent de ne pas trop rapprocher. Parce que les navires chinois y sont et nous suivent systématiquement ». Car en plus d'être proche de Taïwan, Yonaguni est située à moins de 150 kilomètres d'un autre point de tension clé : Senkaku en japonais, Diaoyu en chinois. Huit rochers sous souveraineté nippone, revendiqués par Pékin. « Presque chaque jour, nous constatons la présence de navires de la police maritime chinoise », assure un officiel des garde-côtes nippons, tout en estimant que la situation dans la zone est restée stable depuis novembre et le début du nouveau froid entre les deux voisins. Mais la tension entre les deux géants asiatiques est aussi palpable dans la capitale japonaise. Les groupes de touristes chinois ont déserté les rues animées d'Asakusa, quartiers prisés des visiteurs étrangers. En bordure du temple Senso-ji, la plupart des magasins affichent la possibilité de régler par Wechatpay ou Alipay. Des moyens de paiement privilégiés par les 9 millions de visiteurs annuels venus de l'Empire du milieu, une catégorie à part, si importante que l'industrie dédiée à leur accueil a un surnom Yi Tiao Long : « un dragon ». Mais le Parti communiste chinois a poussé sa population à renoncer à ces voyages au Japon. Une mesure efficace : leur nombre a chuté de 54% sur le début de l'année selon les chiffres officiels. « Maintenant il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays... avant ils représentaient 70% de nos clients... », déplore la responsable chinoise d'un magasin de location de Kimono. Certains sont plus impactés que nous. Plusieurs boutiques de location de Kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90% des touristes chinois. Même si les Européens et Américains viennent, ils ne consomment pas autant, les Chinois eux sont souvent plus dépensiers ». Ils représentaient 11 milliards d'euros de dépenses l'année dernière (2025). Une perte compensée par la hausse des touristes étrangers souhaite rassurer l'agence de tourisme japonaise. Attirés par la chute du Yen, les Américains, Canadiens, Européens ou Sud-Coréens se sont rués à Kyoto, Tokyo et Osaka, portés aussi par une stratégie visant à diversifier les visiteurs. « Parallèlement, nous souhaitons mener des promotions stratégiques pour accueillir des touristes de nombreuses autres régions et pays du monde », explique avec prudence Mr Nakano Takeshi, vice-commissaire de l'Agence de Tourisme du Japon. En creux, l'objectif est de réduire la dépendance, en privilégiant des voyageurs individuels occidentaux ou sud-coréens plutôt que les groupes de touristes chinois. « Tout le monde préfère la paix » D'autant que dans un pays où la colère de la population vis-à-vis du surtourisme est palpable, s'ajoute une défiance bien ancrée vis-à-vis des voisins chinois. Plus de 80% des Japonais déclarent avoir une opinion négative de la Chine depuis 2013. Une méfiance réciproque et particulièrement difficile à vivre pour les près d'un million de Chinois vivant dans l'archipel. Certains tentent malgré tout de plaider pour la coexistence et le dialogue au plus bas niveau. En témoignent les éclats de rire résonnant devant la station de métro d'Ikebukuro. Chinois et Japonais sont venus échanger et débattre. « Beaucoup de Chinois qui vivent ici n'ont pas d'amis japonais. Parce que les Japonais sont xénophobes mais également assez introvertis », confie Shigeru Takano, un Japonais qui a lancé ce groupe d'amitié il y a trois ans et demi. Il voit désormais chuter le nombre de participants. Tous estiment que le froid politique est là pour rester, mais placent leur foi dans les échanges humains. « Les gouvernements sont les gouvernements et les gens sont les gens. Ici tout le monde préfère la paix », souffle un expatrié chinois. Derrière lui, un autre rend ses autorités responsables. « Tous ces problèmes politiques dépendent directement des hauts dirigeants chinois. En une phrase, tout peut être réglé par Xi Jinping. S'il veut que ça se passe bien, alors les choses se passeront bien. Assure cet homme originaire du Shandong qui requiert l'anonymat. En Chine, les gens sont hostiles aux Japonais à cause de la propagande anti-américaine et anti-occidentale : ils subissent un lavage de cerveau ». Un discours en écho avec celui que tient l'homme à l'origine du groupe. « Le gouvernement japonais actuel, avec des politiciens d'extrême droite comme notre Première ministre Sanae Takaichi, est xénophobe, renchérit Shigeru Takano. Cela va limiter le développement économique du Japon. Je pense que le peuple japonais finira par se réveiller. Aux prochaines élections, ces politiciens d'extrême droite devront quitter le gouvernement ». Un vœu loin d'avoir été exaucé. La ligne ferme de Sanae Takaichi, refusant de céder face à la pression de Pékin a été largement récompensée par un raz-de-marée électoral en février. Elle n'a pas rétropédalé, ni présenté des excuses après ses propos sur Taïwan contrairement à nombre de ses prédécesseurs. Si Tokyo assure que la politique de l'archipel n'a pas évolué sur ce dossier ultra-sensible, « les propos de la Première ministre ont pu surprendre à Pékin », estime Hotaka Machida, ancien diplomate japonais en Chine, désormais chercheur invité à l'Institut de géoéconomie de l'International House of Japan. Mais en même temps, les Chinois étaient ultra-vigilants du fait de la réputation de Sanae Takaichi et ils en ont profité pour pousser le Japon à clarifier sa position ». Révisionnisme La réputation corrosive de la « dame de fer japonaise » n'est peut-être pas étrangère à l'intensité de la réaction chinoise. La Première ministre a longtemps été une habituée du sanctuaire Yasukini. En ce dimanche de printemps, les visiteurs sont nombreux à s'incliner devant le gigantesque Toori, porte rouge marquant l'entrée dans ce lieu hautement polémique. Un geste qui marque leur respect envers les plus de deux millions d'âmes honorés dans ce temple shinto. Ici sont déifiés les morts des guerres du Japon aux XIXème et XXème siècle, dont 1 618 criminels de guerre, certains condamnés pour crime contre l'humanité pour leurs responsabilités dans les horreurs commises par l'armée nippone durant son occupation d'une large partie de l'Asie. Chaque visite de politicien provoque l'ire de Séoul et de Pékin. « Je ne comprends absolument pas pourquoi la Chine et la Corée du Sud critiquent ce lieu », souffle Oga Toko, venu rendre hommage à son grand-père, mort durant la Seconde guerre mondiale. « Personnellement, je serais touchée de voir la Première ministre venir ici. » « La Chine et la Corée du Sud prennent le Japon comme bouc émissaire. Nous étions obligés d'envahir nos voisins à cause de la menace militaire américaine.... renchérit un passant. Le massacre de Nankin par exemple n'a jamais eu lieu. » Des propos révisionnistes qui font référence aux crimes de masse commis par l'armée impériale japonaise en 1937, dans l'ex-capitale chinoise. Durant six semaines d'horreur, des centaines de milliers de civils sont assassinés, et des dizaines de milliers de personnes violées. Des faits largement documentés notamment par des historiens japonais, mais contestés par une partie des soutiens de Sanae Takaichi, qui a elle-même flirté avec cette ligne tout en évitant soigneusement pour l'instant des propos ou une visite polémique qui provoqueraient l'ire de Pékin. Un paradoxe alors qu'elle assume ses ambitions sur un autre dossier : celui de la réforme constitutionnelle permettant d'abandonner le pacifisme. « L'heure est venue », a-t-elle déclaré ce dimanche (12 avril) aux délégués du Parti Libéral Démocrate à l'occasion de la convention annuelle. Avec une promesse, se présenter à cette réunion en 2027 avec un plan précis pour réformer la constitution. « Un rêve de longue date » selon elle, qui se fera certainement au détriment des relations avec son imposant voisin.

Dans la playlist de France Inter
Jewel Usain inspiré par le Japon pour "Otoko", nouveau projet audio et vidéo

Dans la playlist de France Inter

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 4:47


durée : 00:04:47 - Dans la playlist de France Inter - par : Marion Guilbaud - Japon, cinéma et rap dans le nouveau projet de Jewel Usain dans la Playlist de France Inter Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Nuits de France Culture
Pourquoi le Japon a-t-il fait de la mort un rituel ?

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 17:26


durée : 00:17:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment une civilisation marquée par l'horreur instinctive de la mort a-t-elle fait naître une culture de la mort volontaire ? Apparue au XIIe siècle, cette pratique singulière est éclairée par l'anthropologue Maurice Pinguet à travers les fondements spirituels du Japon archaïque. - réalisation : Baptiste Dupin - invités : Maurice Pinguet Directeur de l'Institut franco-japonais de Tokyo de 1963 à 1968,

Les Nuits de France Culture
Pourquoi le Japon a-t-il fait de la mort un rituel ?

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 17:26


durée : 00:17:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment une civilisation marquée par l'horreur instinctive de la mort a-t-elle fait naître une culture de la mort volontaire ? Apparue au XIIe siècle, cette pratique singulière est éclairée par l'anthropologue Maurice Pinguet à travers les fondements spirituels du Japon archaïque. - réalisation : Baptiste Dupin - invités : Maurice Pinguet Directeur de l'Institut franco-japonais de Tokyo de 1963 à 1968,

Camille passe au vert
Le Japon vieillissant veut accélérer le recyclage des couches pour seniors

Camille passe au vert

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 2:48


durée : 00:02:48 - Debout la Terre - par : Sandy Dauphin - Signe des temps, le Japon vieillissant veut accélérer le recyclage d'un produit du quotidien qui encombre ses poubelles : les couches pour seniors. Les ventes dépassent désormais celles des couches pour bébés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Ormuz, choc mondial : Trump cherche la sortie ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 63:23


C dans l'air du 24 mars 2026 - Ormuz, choc mondial : Trump cherche la sortie ?Le détroit d'Ormuz reste une carte maîtresse pour l'Iran dans sa guerre avec l'Amérique de Donald Trump, qui n'arrive pas à imposer son déblocage. Après avoir menacé « d'anéantir dans les 48 heures » les centrales électriques iraniennes si cette voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures n'était pas rouverte, le président américain a finalement repoussé, lundi, son ultimatum — rejeté par Téhéran — en affirmant que des discussions étaient en cours avec le régime iranien.La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre : les Bourses ont vivement fluctué et les prix du pétrole ont reculé. Mohammad-Bagher Ghalibaf, figure majeure du régime iranien, a toutefois rapidement démenti l'existence de tels échanges, dénonçant de « fausses informations utilisées pour manipuler les marchés ». D'autres sources évoquent néanmoins un possible rôle d'intermédiaire du Pakistan.Que pourraient négocier les deux camps ? Une issue diplomatique est-elle envisageable ? Et les capacités militaires iraniennes ont-elles été sous-estimées ? Vendredi dernier, l'Iran a lancé deux missiles en direction de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, située à 4 000 km de ses côtes. Sans atteindre leur cible, ces tirs suggèrent que Téhéran dispose de vecteurs capables de dépasser les 2 000 km de portée jusqu'ici avancés.Donald Trump affirme vouloir mettre à profit les prochains jours pour ouvrir une voie de désescalade. Celle-ci reste toutefois incertaine. Israël poursuit en effet ses frappes en Iran, mais aussi au Liban. L'armée israélienne entend s'emparer d'une zone s'étendant du sud du pays jusqu'au fleuve Litani et cible désormais des ponts. Paris appelle « les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres, qui auraient des conséquences humanitaires majeures et aggraveraient une situation déjà dramatique » au Liban, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. La veille, Emmanuel Macron a martelé qu'aucune « occupation » ne saurait garantir « la sécurité de qui que ce soit ».Dans ce contexte, le conflit s'enlise et ses répercussions énergétiques s'accentuent. Les prix des hydrocarbures s'envolent et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) met en garde contre le risque d'une crise énergétique mondiale parmi les plus graves de ces dernières décennies. Les Philippines ont déclaré l'état d'urgence énergétique. L'Ukraine redoute une pénurie de diesel dès avril. Le Japon a déjà puisé une seconde fois dans ses réserves stratégiques. Au Chili, les automobilistes se ruent sur les stations-service face à une hausse annoncée d'un dollar par litre de gasoil. En France, le gouvernement demande aux raffineurs de produire plus rapidement.Nos experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, Fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement, auteur de Trump, le pouvoir des mots, publié aux éditions First- Mariam PIRZADEH - rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante à Téhéran de 2014 à 2019- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre, aux Éditions de l'Observatoire

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, le Japon possède des distributeurs automatiques de sextoys.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:19


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

C dans l'air
Détrit d'Ormuz: la France dit non...Trump se braque! - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 64:22


C dans l'air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non Au dix-huitième jour du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, Téhéran subit des frappes intenses tandis que les combats s'étendent au Liban, en Irak et dans le Golfe. Surpris par la riposte iranienne, le président des États-Unis fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils assurent la sécurité de la navigation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. « S'il n'y a pas de réponse [à la requête américaine], ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'OTAN », a même menacé lundi Donald Trump dans une interview au Financial Times.Il a par ailleurs admis ne pas s'attendre à la réponse iranienne à l'attaque du 28 février, en particulier aux frappes sur les pays du Golfe. « Personne ne s'y attendait. Nous avons été choqués », a-t-il affirmé. « Les plus grands experts, personne ne pensait qu'ils allaient frapper » dans le Golfe. « C'étaient, je ne dirais pas des pays amis, […] plutôt des pays neutres ».Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent habituellement par le détroit d'Ormuz. Le président américain espérait notamment l'aide des pays de l'OTAN et d'Asie pour débloquer ce passage stratégique et le sécuriser. Mais en Europe, l'Allemagne et la Grande-Bretagne excluent une opération de l'Alliance atlantique. Emmanuel Macron a rappelé que « la France n'a pas choisi cette guerre, nous n'y prendrons pas part ». Le Japon et l'Australie, alliés historiques des États-Unis, ont eux aussi écarté l'envoi de navires de guerre.Parallèlement, l'armée israélienne a lancé des « opérations terrestres » contre le Hezbollah dans le sud du Liban et a affirmé avoir porté un « coup significatif » au régime des mollahs avec l'élimination, lundi soir près de Téhéran, d'Ali Larijani, considéré comme l'homme « qui dirigeait de facto l'ensemble du régime iranien ». L'Iran, qui n'a pas confirmé sa mort, a déclenché une nouvelle vague d'attaques contre Israël, lançant notamment des missiles Sejil sur le territoire israélien. Jusqu'ici rarement utilisé en situation réelle, que signifie l'entrée en scène de ce missile balistique iranien, capable de percer le dôme de fer israélien, de parcourir près de 2 000 kilomètres et, donc, d'atteindre potentiellement l'Europe ou les bases américaines au Moyen-Orient ?Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines, l'Iran a engagé une riposte balistique d'ampleur. Mais le régime a-t-il l'armement nécessaire pour une guerre qui dure ? Que sait-on de ses capacités militaires ? Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a annoncé ce mardi sa démission en raison de la guerre contre l'Iran, affirmant dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l'Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Quelle est la stratégie de l'administration Trump ? Et que se passe-t-il au Liban ? Retrouvez dans l'émission le reportage de nos journalistes sur place.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24

Entendez-vous l'éco ?
Guerre au Moyen-Orient : le Japon puise dans ses réserves de pétrole

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 5:38


durée : 00:05:38 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Compte tenu de la fermeture de facto du détroit d'Ormuz, la Première ministre japonaise a très rapidement opté pour un déblocage des réserves stratégiques de pétrole du Japon dès ce lundi 16 mars.

Choses à Savoir
Pourquoi l'écrivain Mishima s'est-il suicidé ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 2:57


Yukio Mishima, de son vrai nom Kimitake Hiraoka, est l'un des plus grands écrivains japonais du XXe siècle. Né en 1925, il devient célèbre après la Seconde Guerre mondiale grâce à des romans comme Le Pavillon d'or ou la tétralogie La Mer de la fertilité. Son œuvre explore la beauté, la mort, le corps, l'honneur et le déclin du Japon traditionnel. Brillant, cultivé, fasciné par l'esthétique du sacrifice, Mishima ne sépare jamais totalement littérature et mise en scène de soi.Son suicide, le 25 novembre 1970, est l'un des plus spectaculaires de l'histoire contemporaine.À cette date, Mishima se rend au quartier général des Forces japonaises d'autodéfense à Ichigaya, à Tokyo, accompagné de quatre membres de la Tatenokai, une milice privée qu'il a fondée. Cette organisation, composée d'étudiants nationalistes, défend l'empereur et les valeurs traditionnelles japonaises. Le Japon d'après-guerre, pacifiste et constitutionnel, lui apparaît comme affaibli, matérialiste et privé de sa grandeur spirituelle.Mishima prend en otage un général et tente d'adresser un discours aux soldats rassemblés dans la cour. Il les appelle à se soulever pour restaurer les pleins pouvoirs de l'empereur et réviser la Constitution pacifiste imposée après 1945. Mais son discours est hué. Les soldats rient, crient, ne le prennent pas au sérieux. L'appel à l'insurrection échoue.C'est alors que Mishima passe à l'acte prévu.Il se retire dans le bureau du général et accomplit un seppuku, le suicide rituel des samouraïs. Il s'ouvre l'abdomen avec un sabre court, conformément à la tradition. Un de ses disciples doit ensuite le décapiter pour abréger ses souffrances. L'exécution est maladroite, chaotique. Finalement, un autre membre du groupe achève le geste.Ce suicide n'est ni impulsif ni improvisé. Mishima l'a préparé depuis des années. Il a mis en scène son corps, pratiqué la musculation, posé comme modèle, écrit une œuvre entière traversée par l'idée que la beauté trouve son accomplissement dans la mort volontaire. Le matin même, il avait remis à son éditeur le dernier volume de sa tétralogie.Son geste choque profondément le Japon. Était-ce un acte politique sincère ? Une performance esthétique ultime ? Une provocation désespérée face à la modernité ? Probablement un mélange des trois.Le suicide de Mishima reste un événement unique : la rencontre brutale entre littérature, nationalisme, théâtre et mort rituelle, dans un Japon devenu moderne mais hanté par son passé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Comment la guerre au Moyen-Orient fragilise l'économie du Japon

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 3:13


La guerre au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d'Ormuz provoquent une flambée des prix de l'énergie. Pour le Japon, qui dépend massivement du pétrole du Golfe, cette situation représente un risque économique majeur. Entre hausse des coûts pour les ménages, pression sur les entreprises et affaiblissement du yen, l'archipel se retrouve en première ligne face au choc pétrolier. La guerre au Moyen-Orient a des répercussions bien au-delà de la région. Sur les marchés mondiaux, les prix de l'énergie sont en forte hausse, alimentant l'incertitude économique. Cette situation met en lumière la fragilité de plusieurs économies asiatiques fortement dépendantes des approvisionnements énergétiques du Golfe. C'est particulièrement vrai pour le Japon. Troisième puissance économique mondiale, l'archipel est pourtant extrêmement pauvre en ressources naturelles. Il importe ainsi la quasi-totalité de son énergie. Le pétrole représente à lui seul environ un tiers de l'énergie consommée dans le pays. Si l'on ajoute le charbon et le gaz naturel, les énergies fossiles pèsent près de 80% de la consommation énergétique totale. Certes, le Japon dispose de centrales nucléaires. Mais la dépendance aux combustibles fossiles s'est renforcée après la catastrophe de Fukushima en 2011. À l'époque, la plupart des réacteurs nucléaires ont été arrêtés, obligeant le pays à compenser par davantage d'importations d'hydrocarbures. À lire aussiLes réserves stratégiques de pétrole, l'arme énergétique des États Le détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour l'approvisionnement du Japon La situation devient encore plus sensible lorsque l'on regarde l'origine de ces hydrocarbures. Plus de 95% du pétrole consommé au Japon provient du Moyen-Orient. Les principaux fournisseurs de l'archipel sont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Et surtout, l'essentiel de ces flux passe par le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Or, les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient perturbent aujourd'hui ce corridor énergétique. Le blocage de ce détroit a provoqué une envolée des prix du pétrole, les marchés anticipant une possible pénurie. Pour le Japon, cette hausse représente un choc économique immédiat. D'abord pour les ménages. Lorsque les prix du pétrole augmentent, ceux de l'essence, du gaz et de l'électricité suivent rapidement. Dans un pays où le pouvoir d'achat reste fragile, cette hausse peut peser rapidement sur la consommation et donc sur la croissance. Entre pression sur les entreprises, faiblesse du yen et risque de stagflation Les entreprises japonaises sont également très exposées à la flambée du pétrole. De nombreux secteurs industriels utilisent des produits dérivés du pétrole comme matières premières. C'est le cas de la chimie, mais aussi de l'automobile, de l'électronique, de l'emballage ou encore du textile. Une hausse durable du prix du pétrole se répercute donc sur toute la chaîne de production. Ces tensions se reflètent déjà sur les marchés financiers. La Bourse de Tokyo a nettement reculé ces derniers jours, les investisseurs redoutant un choc énergétique susceptible de freiner la croissance japonaise. À cela s'ajoute un autre facteur de vulnérabilité : la monnaie. Le yen est déjà relativement faible face au dollar. Or, lorsque les prix du pétrole augmentent, les importateurs japonais doivent acheter davantage de dollars pour payer leur facture énergétique. Cette situation accentue la pression à la baisse sur la devise japonaise. Et un yen plus faible renchérit encore davantage le coût des importations d'énergie, alimentant un cercle difficile à briser. Dans ce contexte, le scénario le plus redouté par les économistes est celui de la stagflation : une situation où l'inflation augmente alors que la croissance ralentit. Le Japon dispose néanmoins d'un atout pour amortir ce choc : ses importantes réserves stratégiques de pétrole. Elles pourraient permettre à l'économie de continuer à fonctionner normalement à court terme, même en cas de perturbations temporaires des flux en provenance du Moyen-Orient. Mais ces réserves ne constituent qu'un amortisseur temporaire face à une crise énergétique potentiellement durable. À lire aussiJapon: 15 ans après Fukushima, la confiance envers les produits locaux progresse

Aujourd'hui l'économie
Frappes sur l'Iran: le blocage du détroit d'Ormuz met l'économie mondiale sous pression

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:04


En représailles aux frappes israéliennes et américaines, Téhéran a interdit dès le samedi 28 février au soir aux navires de commerce et aux pétroliers d'emprunter le détroit d'Ormuz. C'est un passage stratégique parce qu'il voit transiter une grande partie des productions mondiales de pétrole et de gaz.   La menace iranienne était claire. En cas d'agression, Téhéran n'hésiterait pas à bloquer l'accès au détroit d'Ormuz. Quelques heures après les premières frappes israéliennes et américaines au matin du 28 février, elle était mise à exécution. Pas d'annonce officielle, mais des messages radio envoyés aux navires. Pour l'industrie du pétrole, c'est une situation sans précédent. Environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié doit transiter par cet étroit passage pour sortir du Golfe persique. La région concentre la plus grande réserve d'hydrocarbures au monde. Et c'est une production qui passe majoritairement par la mer car les pipelines qui permettent de contourner le détroit d'Ormuz ont une capacité limitée. Cette passe est très facile à contrôler : ce sont 33 km de large, à l'endroit le plus étroit. Et dans cette zone, les deux voies que les pétroliers utilisent pour entrer et sortir du golfe Persique ne font qu'environ trois kilomètres de large chacune. Dimanche 1er mars, au moins deux navires ont été touchés par des tirs. Les grands armateurs comme Maersk, MSC ou CMA-CGM ont tout de suite demandé à leurs navires de se mettre à l'abri.    Un baril en hausse À l'ouverture de la cotation dimanche 1er mars au soir, sans surprise le baril de Brent, qui sert de référence pour la production du Golfe, a bondi et atteint 82 dollars. Vendredi, juste avant l'attaque contre l'Iran, son prix n'était que de 72 dollars. Et c'est bien le but recherché par Téhéran. Le pouvoir iranien veut utiliser ce levier pour mettre la pression sur Donald Trump, qui ne veut pas d'un pétrole cher. En menaçant une partie des revenus pétroliers des pays du Golfe, Téhéran pousse aussi ces États à agir en faveur d'une sortie de crise. L'Asie, région la plus impactée  Dans l'immédiat, il n'y a pas de risque réel pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Tous les pays disposent de stocks stratégiques. D'ailleurs lundi 2 mars, à 1h45 TU, le prix du baril était un peu redescendu. Beaucoup d'analystes pensent qu'il y a peu de chances que les États-Unis laissent l'Iran bloquer longtemps le détroit d'Ormuz compte-tenu de son importance. Et puis, il faut le signaler : le monde profite actuellement d'une surproduction de pétrole. C'est pour cela que les prix étaient bas en début d'année, même s'ils sont peu à peu remontés en raison des tensions géopolitiques. Si on regarde les flux pétroliers, ce ne sont pas les États-Unis, mais les puissances asiatiques qui sont le plus exposées au blocage du détroit d'Ormuz. Le Japon y achète dans le Golfe 90 % de son brut. La Chine, la moitié, notamment à l'Iran qui évidemment laisse passer les pétroliers chargés avec son brut. L'Europe est, elle, beaucoup moins exposée. Pourtant lundi, les prix du gaz aux Pays-Bas et en Angleterre augmentaient de plus de 20%. Environ 10% du GNL acheté en Europe vient de la région du Golfe. Au même moment, on apprenait également l'attaque sur la méga-raffinerie saoudienne de Ras Tanura. Certaines opérations ont été mises à l'arrêt après un début d'incendie sans qu'on puisse en mesurer les conséquences.  À lire aussiDétroit d'Ormuz: accès crucial pour les importations de pétrole de la Chine Les secteurs des engrais et du plastique aussi sous pression  Le marché pétrolier n'est pas le seul secteur à être impacté. Celui des engrais pourrait pâtir de la situation. Environ un tiers de la production mondiale, y compris le soufre et l'ammoniac, transitent par le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, la hausse du prix du pétrole, si elle se confirme, aura aussi un impact sur le prix des engrais. Autre secteur à risque : celui du plastique. La région du Golfe produit 15 % du polyéthylène utilisé dans le monde.  Dans ce contexte très volatil, les investisseurs recherchent des placements sûrs. Ils achètent de l'or, dont le cours remonte depuis la semaine dernière. Mais aussi de la dette d'État. Au contraire, certaines valeurs jugées plus à risque pourraient en pâtir. Pour l'heure, après un léger recul samedi 28 février, le cours du bitcoin se maintient. Pour limiter les effets de contagion, les bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont annoncé ce dimanche qu'elles resteraient fermées jusqu'à nouvel ordre.  À lire aussiAvec le blocage du détroit d'Ormuz, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole

Les matins
Escalade des tensions militaires et économiques entre la Chine et le Japon

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 5:22


durée : 00:05:22 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Tokyo prévoit de déployer des missiles sol-air sur une île japonaise proche de Taïwan d'ici 2031, alors que les autorités nippones multiplient les mises en garde au sujet des ambitions militaires de la Chine dans la région. En représailles, Pékin multiplie les sanctions économiques contre Tokyo.

Les actus du jour - Hugo Décrypte
Le Japon envoie des missiles près de Taïwan, la Chine répond

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 11:15


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

Le Nouvel Esprit Public
Après le vote du budget, l'immobilisme jusqu'en 2027 ? / Quel sera le Japon de Sanae Takaichi ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 65:16


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cultures monde
Retour de Cuba // Victoire de Sanae Takaichi : quelle vision pour le Japon ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 58:18


durée : 00:58:18 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Jean-Philippe Rémy qui revient de Cuba, puis table-ronde sur les enjeux soulevés par la victoire politique de la première ministre japonaise, Sanae Takaichi, aux élections législatives anticipées. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Jean-Philippe Rémy Grand reporter au journal Le Monde; Guibourg Delamotte Professeure en science politique au département Japon de l'INALCO, spécialiste du Japon.; César Castellvi Sociologue, maître de conférences à l'Université Paris Cité et membre du Centre de recherche sur les civilisations de l'Asie orientale (CRCAO), spécialiste du débat public du Japon.

Cultures monde
Table-ronde : Victoire de Sanae Takaichi : quelle vision pour le Japon ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 36:01


durée : 00:36:01 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Après son triomphe aux législatives du 8 février 2026, le parti conservateur de la Première ministre Sanae Takaichi (PLD) se maintient finalement au pouvoir. Quelle vision Sanae Takaichi défend-t-elle pour l'avenir du pays ? Et aura-t-elle les moyens de tenir ses promesses ? - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Guibourg Delamotte Professeure en science politique au département Japon de l'INALCO, spécialiste du Japon.; César Castellvi Sociologue, maître de conférences à l'Université Paris Cité et membre du Centre de recherche sur les civilisations de l'Asie orientale (CRCAO), spécialiste du débat public du Japon.

Le journal de 18h00
Japon : raz-de-marée électoral pour Sanae Takaichi aux élections législatives

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 10:09


durée : 00:10:09 - Journal de 18h - Le Japon, plus conservateur que jamais. La Première ministre du Parti libéral-démocrate (PLD) Sanae Takaichi conforte sa position : son parti triomphe ce dimanche aux élections législatives anticipées. Nous serons à Tokyo, où elle annonce déjà des échanges avec l'administration Trump.

Les journaux de France Culture
Japon : raz-de-marée électoral pour Sanae Takaichi aux élections législatives

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 10:09


durée : 00:10:09 - Journal de 18h - Le Japon, plus conservateur que jamais. La Première ministre du Parti libéral-démocrate (PLD) Sanae Takaichi conforte sa position : son parti triomphe ce dimanche aux élections législatives anticipées. Nous serons à Tokyo, où elle annonce déjà des échanges avec l'administration Trump.

CRIMES • Histoires Vraies
CRIMES • LE FOCUS : Pourquoi la violence par arme à feu est-elle si rare au Japon ?

CRIMES • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 5:28


Cette semaine dans Crimes · Histoires Vraies, vous avez découvert l'affaire Shinzo Abe, premier ministre japonais pendant plus de 15 ans, tué en pleine rue alors qu'il prononçait un discours. Le dernier assassinat d'un ancien premier ministre datait de 1936 lors d'une tentative de coup d'Etat. Le Japon n'est tellement pas habitué à la violence armée que lorsqu'un premier coup de feu retentit le 8 juillet 2022, la foule ne panique pas. Il faut un moment au public pour remarquer qu'une arme vise Shinzo Abe. Il est tellement difficile d'avoir une arme à feu non déclarée au Japon que le tireur a fabriqué la sienne de toute pièce ; deux tuyaux métalliques fixés par du gros scotch noir. Chaque année, il n'y a qu'une poignée de meurtres par armes à feu au Japon. Pour référence, en France le pourcentage est bas et pourtant 9 fois plus élevé que là bas. En comparaison les USA, c'est tant 200 fois plus qu'au Japon. Mais pourquoi la violence par arme à feu est-elle si rare au Japon ?

Le Super Daily
BeReal fait la cour aux marques et aux créateurs

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 15:42


Épisode 1423 : BeReal fait la cour aux marques et aux créateursBeReal continue de défendre une promesse très différente des géants du social. Là où Instagram et TikTok valorisent l'esthétique et l'optimisation algorithmique, BeReal joue la carte du “moment brut”. Instantanéité. Transparence. Une mécanique qui vise l'engagement plutôt que la mise en scène.40 millions d'utilisateurs actifs mensuels dans le monde. Environ 5 millions en France. Une audience à 70% Gen Z (18-27 ans).Mais le tableau n'est pas parfait. Entre 2023 et 2025, BeReal aurait perdu 30 millions d'utilisateurs. En 2026, BeReal contre attaque et sort une opération séduction sur mesure poru les créateurs et des marques.—Be Real propose un programme créateurs ambitieuxLe programme créateurs a été lancé en septembre 2025. Il est devenu le pilier de la relance en France. BeReal annonce déjà plus de 300 créateurs actifs sur le territoire, et plus de 1 000 à l'international. Ambition : atteindre 1 000 créateurs en France d'ici fin 2026.Inoxtag est sur BeRealBeReal a publié un communiqué annonçant l'arrivée d'Inoxtag, en expliquant qu'il rejoint les créateurs déjà présents dans le programme créateurs (Djilsi, Maxime Biaggi, Noholito, etc.).Inoxtag lui‑même explique qu'il compte poster “tous les jours, en mode naturel, sans make up”, discours parfaitement aligné avec la narrative officielle BeReal. Publiquement aucun deal financier a été annoncé, mais nul doit qu'Inoxtag constitue une vitrine parfaite pour la plateforme.-D'une manière plus général, la plateforme recrute des créateurs. Mais surtout, des créateurs capables d'adopter les codes BeReal. Pas de copier-coller TikTok. Pas de “repack” Instagram.Le deal implicite : moins de production, plus d'engagementBeReal vend aux créateurs une promesse chiffrée : un engagement 5 fois supérieur à celui observé sur d'autres plateformes. Dans une logique de fatigue algorithmique, c'est un argument massif.Pour un créateur, l'intérêt est triple.Côté marques, BeReal muscle son jeu sur le publicitaireDe zéro revenu à une régie structuréeAvant le rachat par Voodoo, BeReal perdait 3 M€ par mois et ne générait pas de revenus. L'été 2024 marque le lancement d'une régie publicitaire. En 18 mois, plus de 300 marques seraient montées à bord.Les revenus publicitaires progresseraient de +30% par trimestre, principalement sur trois marchés : France, États-Unis, Japon. Le Japon est décrit comme un chantier clé, avec une base utilisateurs multipliée par 10 en un an.Des formats conçus pour rester “natifs”—L'opportunité d'une prise de parole organique sur BeReal pour les marquesPoru que ça marche vraiment, la marque doit accepter de montrer ce qu'elle cache d'habitude.Coulisses. Fabrication. Ratés. Vie d'équipe.Il faut aussi une organisation.Une Roadmap 2026 ambitieuseUn virage vidéo, longtemps repoussé.La fonction “Behind the Scenes” capte déjà quelques secondes avant la photo, façon Live Photo.BeReal annonce vouloir aller plus loin en 2026.BeReal joue une carte rare en 2026 : un réseau social anti-scroll, anti-filtre, anti-surproduction. Les signaux d'engagement restent forts. Les marques voient des CTR qui peuvent grimper jusqu'à 5%.Mais l'avantage concurrentiel est fragile. L'app a déjà montré qu'une hype ne suffit pas. Le défi est d'innover sans trahir. Monétiser sans saturer. Élargir sans diluer.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Histoires du monde
Une drôle de rencontre musicale entre le Japon et la Corée du Sud

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:38


durée : 00:02:38 - Regarde le monde - Pour tout vous dire, j'ai d'abord cru à une image générée par IA, tant la mise en scène est improbable, limite loufoque, pas du tout les codes habituels de la diplomatie. Pourtant, c'est bien lui, à gauche, le président de la Corée du Sud. Et c'est bien elle, à droite, la première ministre du Japon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Une drôle de rencontre musicale entre le Japon et la Corée du Sud

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:38


durée : 00:02:38 - Regarde le monde - Pour tout vous dire, j'ai d'abord cru à une image générée par IA, tant la mise en scène est improbable, limite loufoque, pas du tout les codes habituels de la diplomatie. Pourtant, c'est bien lui, à gauche, le président de la Corée du Sud. Et c'est bien elle, à droite, la première ministre du Japon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
Valérie Niquet - Coup de pression sur taïwan: La Chine inarrêtable?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 8:02


C dans l'air l'invitée du 31 décembre 2025 avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier.Présentation: Salhia Brakhlia"La réunification de notre patrie est inarrêtable", a assuré aujourd'hui le président chinois Xi Jinping, alors que des manœuvres militaires autour de Taiwan, entamées lundi, se sont achevées. La Chine a affirmé avoir terminé "avec succès" ces manœuvres, qui comprenaient des tirs réels visant à simuler un blocus de ports clés de l'île et des attaques contre des cibles maritimes. Les soldats poursuivront leur entraînement pour "contrecarrer résolument les tentatives des séparatistes en faveur de l'indépendance de Taïwan et l'ingérence extérieure", a averti le porte-parole et capitaine de frégate Li Xi, dans un communiqué. Taipei a condamné ces deux journées d'exercices, parlant d'"une provocation flagrante contre la sécurité régionale et l'ordre international".Ces exercices aux alentours de Taïwan ont suscité une vague de condamnations. Le Japon a jugé mercredi que les manœuvres de Pékin "exacerbent les tensions" dans la région, et a exprimé "ses préoccupations". L'Union européenne, l'Allemagne et la France ont aussi exprimé leur inquiétude et se sont déclarées attachées à la "stabilité" internationale. Pékin a fustigé mercredi les "critiques irresponsables" de certains pays "envers les actions nécessaires et justifiées prises par la Chine pour défendre sa souveraineté nationale".Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d'armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars, montant le plus important depuis 2001.Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier, est notre invitée. Elle décryptera avec nous la portée de cette démonstration de force de Pékin autour de l'ile de Taïwan.

Journal en français facile
Ukraine: l'aide financière au cœur des discussions européennes / Les agriculteurs manifestent à Bruxelles / Le Japon bientôt sans pandas chinois…

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 10:00


Le Journal en français facile du jeudi 18 décembre 2025, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CHQu.A

Le Gratin par Pauline Laigneau
Les secrets du Zen pour atteindre vos objectifs avec Jérôme Chouchan (CEO Godiva Asie et auteur du best-seller la Cible) #321

Le Gratin par Pauline Laigneau

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 76:01


Aujourd'hui, je vous emmène au Japon, où j'ai eu le privilège de rencontrer une personnalité aussi rare qu'inspirante : Jérôme Chouchan, CEO de Godiva Asie-Pacifique et auteur d'un ouvrage qui m'avait profondément marquée “La Cible”. Ce qui rend son parcours unique, ce n'est pas seulement sa réussite professionnelle, mais aussi son état d'esprit inspiré du kyudo, l'art du tir à l'arc japonais, qui allie exigence, présence et sagesse.Dans notre échange, nous parlons de destin, de rencontres, d'intuition, de management et surtout de cette tension que nous connaissons tous : allier ambition et sérénité au quotidienC'est un épisode profond, surprenant et lumineux. J'espère qu'il vous touchera autant qu'il m'a touchée.Bonne écoute ✨00:00 – Introduction02:22 – Le Japon : la rencontre qui change tout07:56 – Quitter le chemin classique pour l'aventure12:10 – Premiers pas entrepreneuriaux au Japon16:20 – De LVMH à Lladró : choisir le contenu plutôt que le statut22:40 – Réinventer un business grâce à l'observation du terrain26:55 – Le marché japonais : tradition, innovation et surprises30:53 – S'autoriser du temps non planifié pour créer36:10 – Le rôle du regard, du corps et du geste dans le management41:45 – L'importance du travail bien fait et de la valeur du détail47:00 – Organisation personnelle : comment dirige-t-on 1 000 personnes ?53:00 – Trouver son équilibre face à la pression du temps58:54 – Son plus bel échec et l'enseignement qui l'a transformé01:03:00 – L'art de viser sans viser : philosophie du kyudo01:08:00 – Le résultat ne nous appartient pas : sagesse de l'action01:12:32 – Les livres recommandés par Jérôme ChouchanNotes et références de l'épisode