Podcasts about la havane

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Cuando los elefantes sueñan con la música
Cuando los elefantes sueñan con la música - Baila Nova con Jobim - 20/02/26

Cuando los elefantes sueñan con la música

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 58:34


Del disco 'Baila Nova plays Jobim' clásicos del maestro soberano como 'Água de beber', 'Chega de saudade', 'Águas de março', 'Garota de Ipanema' y 'A felicidade'. También obra de Antonio Carlos Jobim, 'Olha Maria' da título al disco del guitarrista franco-británico Hugo Lippi que contiene versiones instrumentales de 'Still crazy after all these years' de Paul Simon o ''Do it again' de Steely Dan. Y tres canciones del bahiano Dorea de su disco 'O que mais você quer saber' que se publicará el 27 de febrero: 'Maria milhoes', 'Mais que dois' y 'Sem ancorar'. Abre el bajista brasileño Matheus Prado con 'Sapato novo' de su próximo disco 'Brasilidade. A Jazz portrait of Brazil' y lo cierran el pianista cubano Roberto Fonseca y el chelista francés Vincent Segal con 'Soul kiss' de su disco a dúo 'Nuit parisienne à La Havane'. Escuchar audio

Journal d'Haïti et des Amériques
Cuba à bout de souffle

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 30:00


Des coupures de courant quotidiennes et massives, un manque criant de carburant et des prix qui s'envolent… À Cuba, le système est à bout de souffle et la population condamnée à vivre au jour le jour. Les témoignages sont éloquents. Ils prouvent à quel point la situation est compliquée depuis que les États-Unis ont renforcé leur embargo en interdisant à tout pays de livrer du pétrole sous peine de sanction. Car la pénurie de pétrole entraîne celle du carburant, dont les prix sont désormais exorbitants. « Il n'y a plus de combustible, témoigne Ryder Muñoz, chauffeur de taxi à La Havane, joint par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. On travaille avec ce qu'on a été en mesure de mettre de côté. Les autorités ont quelques réserves, mais elles le vendent à un prix prohibitif, 2 000, 2 500 pesos. » Soit environ 5 euros, un montant qui correspond à la moitié du salaire moyen. Un prix inabordable pour la plupart des Cubains, tout comme les produits alimentaires ou d'hygiène. Les habitants de La Havane en sont donc réduits à trouver des sources d'énergie alternatives. « Les options dont disposent actuellement les Cubains sont soit acheter du charbon, soit du bois de chauffage ou alors en faire soi-même en récupérant du bois de vieux cadre de fenêtres cassées ou de portes abandonnées, ou alors en coupant des arbres. Beaucoup de gens n'ont pas d'autres choix parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter du bois », explique Manuel Cuesta Morua, un historien et opposant au régime qui habite dans la capitale, à Romain Lemaresquier, du service International de RFI.   Un ressentiment croissant Si, pour l'instant, les Cubains ne manifestent pas leur désarroi et leur mécontentement dans les rues contre une gestion par les autorités jugée calamiteuse, le ressentiment à l'égard du régime et des dirigeants ne fait que s'amplifier. Le régime, de son côté, se contente de rejeter la faute sur les États-Unis et l'embargo américain. Et pour éviter que la grogne ne se transforme en mobilisation dans les rues, il a déployé l'armée et la police. Mais pas seulement. « La répression s'est accentuée, rapporte Manuel Cuesta Morua. Vous avez dû entendre parler de ces deux jeunes du projet audiovisuel El Cuartico d'Holguín que le gouvernement a mis en prison le 6 février et qu'il veut condamner de manière exemplaire. Selon moi, on assiste à Cuba à quelque chose de similaire à ce qu'il s'est passé en Iran lors des attaques d'Israël et des États-Unis. La société iranienne est restée calme. Mais quand les Iraniens ont senti qu'il n'y avait plus de pression de l'extérieur sur leur pays, ils sont sortis dans les rues. Je pense qu'à Cuba, c'est un peu la même chose. » Pour Manuel, comme pour Mercy ou Ryder, ce n'est qu'une question de mois avant que le régime ne s'effondre. Un régime qui, même s'il ne le reconnait qu'à demi-mot, négocie ces derniers jours au Mexique avec Washington pour tenter de survivre.   L'or noir à Tauramena Dans la région Orénoque, à l'est de Colombie, la population de Tauramena a rejeté par référendum un projet d'exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité en 2013. Une victoire citoyenne, devenue symbole de démocratie environnementale. Mais dix ans plus tard, la pression de l'industrie est toujours là. Un reportage de notre correspondante à Bogota, Camille Bouju.   Mort de Jesse Jackson Figure du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux côtés de Martin Luther King, le révérend Jesse Jackson est décédé à l'âge de 84 ans. Son histoire est celle d'un enfant délaissé, né d'un adultère dans l'Amérique ségrégationniste, et qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle. Pour le New York Times, Jesse Jackson a été la personnalité noire la plus influente des États-Unis entre 1968, date de l'assassinat de Martin Luther King, et 2008, celle de l'élection de Barack Obama. « La puissance de son discours, son énergie et son ambition, écrit le quotidien, ont fait de lui une force morale et politique à une époque où le souvenir de la ségrégation était encore vif et le pouvoir politique noir plus une aspiration qu'une réalité. » Mais Jesse Jackson ne s'adressait pas seulement à la communauté noire. Son combat concernait plus largement les pauvres et les oubliés, toutes ces personnes à la marge, qu'il avait imaginées rassembler au sein d'une Coalition arc-en-ciel. Pour les faire passer au premier plan de la société et la transformer. Avec cette vision, écrit le New York Times, « Jesse Jackson a défini l'âme du Parti démocrate dans les dernières décennies du XXè siècle ».  « Au moment où il s'est présenté pour la première fois à l'élection présidentielle, à 42 ans, conclut le Washington Post, Jesse Jackson avait atteint un niveau de notoriété qui échappe à la plupart des personnalités publiques : il était connu simplement par son prénom. Il était Jesse. Il était quelqu'un. »   Le président péruvien par intérim sur la sellette Au Pérou, le Parlement se réunit ce mardi (17 février 2026) en session ordinaire pour débattre d'une possible destitution du président par intérim José Jeri. Il est le septième chef d'État du pays en dix ans et il est visé par deux enquêtes pour « trafic d'influence » présumé. S'il tombe, il sera alors le deuxième à subir ce sort en quatre mois, après Dina Boluarte en octobre. Cela fait seulement 130 jours que José Jeri est à la tête du pays et il fait face, écrit La Republica « au moment le plus critique de sa courte présidence ». En seulement cinq ans, la durée d'un mandat présidentiel, « nous sommes sur le point de destituer un troisième chef d'État et d'en désigner un nouveau », constate de son côté El Comercio qui s'interroge : qui est responsable de ce désordre ? Il y a bien sûr José Jeri, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi le Parlement. « En particulier, dénonce le quotidien, cette majorité qui s'est empressée de destituer Dina Boluarte, à juste titre mais sans mesurer les conséquences de nommer à sa place une personne dépourvue de la modération, de la dignité et de l'expérience requises pour diriger le pays ». « Le pire, se désole El Comercio, c'est que tout porte à croire qu'ils vont maintenant agir avec la même légèreté. » Le Canada a livré dix blindés à Haïti pour renforcer sa police nationale. Quinze autres devraient suivre dans deux ou trois semaines, indique Le Nouvelliste. Du matériel indispensable pour lutter contre les gangs. Mais « l'impact réel de cette livraison se mesurera sur le terrain, dans les rues de Port-au-Prince et dans les quartiers longtemps abandonnés sous la pression des malfrats », écrit La Gazette Haïti. « Pour les citoyens, remarque le journal, l'espoir est simple : voir les forces de l'ordre reprendre le contrôle, réduire la peur quotidienne et permettre un retour progressif à une vie normale. »

Priorité santé
Guinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 48:29


Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux.  Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie…  Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ?  Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ?   Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser.  Avec :  Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée  Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée   Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée   Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée.   Programmation musicale :  ► One Time - Wo Bravo    ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis  

Priorité santé
Guinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 48:29


Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux.  Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie…  Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ?  Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ?   Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser.  Avec :  Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée  Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée   Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée   Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée.   Programmation musicale :  ► One Time - Wo Bravo    ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis  

Le Conseil Santé
Guinée : visite de la faculté de médecine de Conakry

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 1:30


Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la faculté de médecine et de visiter les lieux.    Avec :  Pr Mohamed Cissé, chef du service Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée    Retrouvez l'émission en intégralité iciGuinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre autorités syriennes et Kurdes, la pénurie de pétrole à Cuba et des poursuites judiciaires rwandaises contre le Royaume-Uni.   Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ?   À l'Olympique de Marseille, l'aventure de Roberto De Zerbi a pris fin. Le club phocéen a officialisé la séparation avec l'entraîneur italien, après sa défaite historique contre le PSG (5-0) au Parc des Princes. Ce départ est présenté comme concerté, d'un « commun accord », mais De Zerbi n'a-t-il pas plutôt été poussé vers la sortie ? Qui pour le remplacer à ce stade crucial de la saison ? Comment expliquer cette crise malgré les dernières recrues importantes ?   Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI.       Syrie : pourquoi malgré le cessez-le-feu Kobané reste coupée du monde ?   En Syrie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les autorités de Damas et les forces kurdes, la ville de Kobané, située dans l'extrême nord du pays, demeure encerclée. Comment expliquer cette situation ? Une reprise des combats peut-elle encore être évitée dans cette ville ?   Avec Marie-Charlotte Roupie, correspondante de RFI à Bagdad, de retour de Syrie.      Cuba : quelles alternatives au blocus pétrolier imposé par les États-Unis ?   Sous la pression de Donald Trump, Cuba se retrouve coupée d'un de ses principaux fournisseurs de carburant. Depuis l'enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis, l'île ne reçoit plus de pétrole du Venezuela. Washington a même menacé d'imposer des droits de douane à tout pays qui viendrait en aide à La Havane. Pourquoi Donald Trump impose-t-il un tel blocus ? Malgré les intimidations américaines, Cuba peut-elle compter sur des alliés pour surmonter cette pénurie ? Avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle.       Rwanda-Royaume-Uni : pourquoi Kigali réclame 100 millions de livres sterling ?   Le gouvernement rwandais a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d'arbitrage à La Haye. Kigali accuse Londres de ne pas avoir respecté certains engagements financiers prévus dans l'accord migratoire signé en 2022. Selon Kigali, les montants dus s'élèvent à 100 millions de livres sterling, soit 115 millions d'euros. De quels paiements parle-t-on ? À quel moment et pour quelles raisons le Premier ministre britannique Keir Starmer a-t-il décidé de suspendre les versements ?   Avec Amélie Cracco, docteure en droit, autrice de la thèse « Les conséquences du Brexit sur la liberté de circulation des personnes ».

Invité du jour
Cuba, au bord de l'asphyxie ? Avec J.-J. Kourliandsky, C. Dansette, D. Delos et T. Posado

Invité du jour

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 44:42


Aujourd'hui dans Parlons-en, direction Cuba ; territoire exsangue qui étouffe sous la politique de l'asphyxie menée par l'administration Trump. Le régime castriste est la bête noire du locataire de la Maison Blanche et de son secrétaire d'État Marco Rubio, lui-même fils d'immigrés cubains. Il est bien loin le temps où Barack Obama lançait son "Todos americanos" depuis La Havane.

Le débat
Menaces de Trump : Cuba en danger ?

Le débat

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 40:55


La mainmise des États-Unis sur le pétrole du Venezuela prive Cuba de l'hydrocarbure. La Havane procède au rationnement du carburant et a informé les compagnies aériennes qu'il n'y avait plus d'avitaillement en kérosène pendant un mois. Les journées à l'école seront plus courtes, le télétravail généralisé et des opérations chirurgicales reportées. Donald Trump menace d'imposer des droits de douane à tout pays qui fournirait l'île en pétrole.

Journal d'Haïti et des Amériques
Cuba, une île au ralenti

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 30:00


À Cuba, paralysée par l'étranglement énergétique imposé par les États-Unis, les journaux décrivent une île qui tourne désormais au ralenti. Même La Havane, généralement la dernière à subir les effets des crises qui frappent le pays, n'est pas épargnée. Dans la capitale, la plupart des hôtels ont encore assez de carburant dans leurs groupes électrogènes pour allumer leurs enseignes la nuit venue. Mais les chambres, elles, restent plongées dans le noir. Et les touristes, de plus en plus rares, sont regroupés dans les mêmes établissements. Ce sont aussi des gens qui ne peuvent plus rentrer chez eux parce que les bus ne circulent plus. Et ce n'est pas mieux pour les trains. Pour aller à Guantanamo ou Santiago de Cuba au départ de La Havane, par exemple, il faut compter un train tous les quatre jours... dans le meilleur des cas. Dans les hôpitaux, cette crise du carburant se traduit par une pénurie de médicaments, l'arrêt des interventions chirurgicales et la suspension des transferts ambulatoires.   Soutien à Cuba Tout cela, c'est 14ymedio qui le raconte. Le journal en ligne propose une série de reportages sur les conséquences de ce blocus imposé par les États-Unis, qui menacent de surtaxes les pays qui continueraient à livrer du pétrole à Cuba. C'est le cas du Mexique, dont la présidente Claudia Sheinbaum a répété hier que son pays n'abandonnerait pas les Cubains. Mais la présidente mexicaine n'est pas la seule à exprimer son soutien, ce que Granma ne manque d'ailleurs pas de souligner. L'organe du régime cubain le proclame en Une de son site : « Cuba n'est pas seule ». « Dans un contexte où l'empire tente d'étouffer Cuba, le monde répond avec un soutien au plus haut niveau », écrit le journal. Et de citer les ministères russe et chinois des Affaires étrangères, le pape Léon XIV, le président brésilien... qui tous, chacun à leur manière, expriment leur préoccupation pour la population. Mais pour Milenio, au Mexique, nous assistons à la fin de la révolution cubaine. Le journal qui reprend à son compte l'analyse de Ricardo Pascoe Pierce, ancien ambassadeur du Mexique à Cuba. Pour le quotidien, lorsqu'une idéologie refuse de voir la réalité, ce n'est pas seulement la révolution qui meurt, c'est aussi la crédibilité de ceux qui ont essayé de la soutenir. Suivez mon regard...   Une amnistie qui pose question Au Venezuela, le vote sur la loi d'amnistie générale promise par la présidente par intérim Delcy Rodriguez sous la pression de Washington devait avoir lieu aujourd'hui. Il finalement été reporté sine die. Ça n'empêche pas la presse de continuer à exprimer son scepticisme. « Une loi d'amnistie dans le dos du pays », titre ainsi El Nacional. « Une loi destinée à mettre fin à un cycle autoritaire peut-elle naître sans un débat ouvert et sans garanties pour les victimes ? », s'interroge le quotidien d'opposition. Pour lui, la loi promise par Delcy Rodriguez n'est pas suffisante. Elle doit être accompagnée de mesures immédiates. À commencer par le démantèlement de l'échafaudage juridique, qui sert depuis des années à persécuter la dissidence.  De son côté, TalCual passe en revue tous ceux qui ne pourront pas bénéficier de cette loi d'amnistie. Le régime a déjà prévenu que les personnes qui ont commis des violations graves des droits humains, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, des homicides intentionnels, de la corruption et du trafic de drogue en seraient exclus. Mais dans un pays où le système judiciaire a la réputation d'être aux ordres, les experts interrogés par TalCual appellent à la création d'une commission indépendante pour trancher.   La souveraineté confisquée d'Haïti En Haïti, le directeur de l'agence Alterpresse Gotson Pierre revient sur l'incertitude politique qui perdure après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Désormais, c'est le Premier ministre seul qui gouverne mais sans étape ni calendrier défini à l'avance. À lire également sur le site d'Alterpresse, des accusations du Réseau national de défense des droits humains, qui dénonce des avis de recherche arbitraires de la part de la direction de la police judiciaire. Au Mexique, dans la ville de Puebla, les femmes commencent tout juste à se faire une place dans le sport national, la charreria. Cela consiste en une série d'épreuves à cheval et avec des taureaux, inspirées du travail dans les haciendas et très marquées par le machisme ambiant. Les femmes n'y sont pas les bienvenues, mais certaines forcent l'entrée. Un reportage de notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.

Cuando los elefantes sueñan con la música
Cuando los elefantes sueñan con la música - António Zambujo y Caetano Veloso - 05/02/26

Cuando los elefantes sueñan con la música

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 58:33


António Zambujo ha grabado 'Oração ao tempo', canción de finales de los 70 de Caetano Veloso que va a dar título al próximo disco del portugués, a dúo con el propio Caetano. Y el brasileño ha grabado 'Mais simples', antigua canción de Zé Miguel Wisnik, adelanto de un disco colectivo con composiciones de Wisnik. Por primera vez juntos, el pianista cubano Roberto Fonseca y el chelista francés Vincent Segal firman 'Nuit parisienne à La Havane' con piezas como 'Soul kiss', 'Un homme qui dort' o 'Day'. Del disco 'Minha história', con el que Flavio Venturini quiso celebrar 50 años de carrera, 'Faltando um pedaço' -con Djavan-, 'Bésame' -con Ney Matogrosso-, 'Nascente' -con Guilherme Arantes- y 'Tudo que você podia ser' -con Ana Cañas-. Del disco 'Riviera' de Toco, 'As vezes', 'Carnaval primeiro' y 'Leão Leonardo'. Y 'Round midnight', el clásico de Thelonius Monk, con los pianistas italianos Antonio Faraò -solo- y Enrico Pieranunzi -en trío-.Escuchar audio

Journal d'Haïti et des Amériques
À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l'ICE

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 30:00


700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale  La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent. 

Un Jour dans l'Histoire
Comme par magie, le Buena Vista Social Club

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 22:25


En 1996, à La Havane, de vieux musiciens à la retraite se rendent en studio à la demande, improvisée, d'un Américain, Ry Cooder, et d'un Anglais, Nick Gold. L'idée est d'enregistrer un disque de musique afro-cubaine dans le style de ce qui se faisait, il y a longtemps, avant l'arrivée de Fidel Castro, du côté de Santiago, côté est de l'île. Une musique rurale, simple, acoustique, avec des percussions légères. Une musique que presque plus personne ne joue ni n'écoute. Alors les musiciens plongent dans leur souvenir en buvant du rhum, l'un entame une chanson sur son piano, un autre au tres, une petite guitare cubaine, et tous reprennent naturellement ces mélodies surgies du passé. Et ainsi, comme par magie, s'enregistre un album qui fera date dans l'histoire de la musique : le Buena Vista Social Club. En nous plongeant dans cette histoire, Francis Dordor, auteur du livre "A la recherche du tempo perdu" paru chez GM Editions, dévoile l'histoire unique de Cuba et de sa musique, et celle de ses musicien et musiciennes fabuleuses qui ont conquis le monde. Une séquence réalisée par Jonathan Remy sujets traités : magie, le Buena Vista, Social Club, Ry Cooder, Nick Gold, Fidel Castro, Havane, rurale, percussions, Santiago Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le monde d'Elodie
Roberto Fonseca et Vincent Segal s'unissent le temps d'un album : "Depuis longtemps, il y avait ce rêve de faire quelque chose ensemble"

Le monde d'Elodie

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 20:40


durée : 00:20:40 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Mardi 27 janvier 2026, le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste Vincent Segal. Leur album, "Nuit parisienne à La Havane" sort le 30 janvier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Musiques du monde
#SessionLive Roberto Fonseca & Vincent Segal + Fabienne Magnant

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:30


Des nuits parisiennes à La Havane aux nuits brésiliennes de Fabienne. Nos premiers invités sont Vincent Segal et Roberto Fonseca pour la sortie de Nuit parisienne à La Havane. Le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal dévoilent Nuit Parisienne, leur premier single en duo, annonçant la sortie de leur album Nuit Parisienne à La Havane, prévu le 30 janvier 2026 chez Artwork Records & Montuno. Né d'une session improvisée de cinq jours à La Havane, cet album capture l'instant où deux univers musicaux se reconnaissent. Le piano de Fonseca, nourri de jazz, de musique classique et d'héritages afro-cubains, rencontre le violoncelle élégant et sensoriel de Segal. Ensemble, ils font naître une conversation d'une rare finesse, où chaque silence importe autant que chaque note. Titres interprétés au grand studio - Nuit Parisienne Live RFI - Paciencia Es Lo Que Hay Que Tener, extrait Cd - Soul Kiss Live RFI. RFI VIDÉOS #SessionLive sur YouTube  Line-up : Roberto Fonseca (Piano) Vincent Segal (Violoncelle) + Toni Lacotte (traducteur) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Nuit parisienne à La Havane (Artwork/Montuno 2026) Roberto Fonseca : Site - Instagram - YouTube.  Vincent Segal : YouTube - Instagram. Concert 8 février au Châtelet 2026, Paris. Puis nous recevons Fabienne Magnant pour la sortie de son 5ème album Cordes Sensibles « Ce cinquième opus est un témoignage de plusieurs années de pérégrinations et inspirations artistiques. Je joue une nouvelle fois sur mes trois guitares (guitare classique/brésilienne, flamenca et viola caipira) comme dans mon album précédent La Trinidad (2011), mais cette fois en solo ou avec d'autres musiciens du duo au quatuor. Les pièces proposées sont des chefs-d'oeuvre du répertoire classique, flamenco en soliste, des arrangements de joyaux de la musique populaire brésilienne sur ma viola caïpira et des compositions personnelles avec mes guitares entourées à la fois de percussions, de la basse et la contrebasse, du rabeca, de la clarinette basse ou d'une voix poétique. Ce melting-pot, reflet de mes passions musicales multiples, laisse largement la place au partage avec d'autres artistes musiciens ou poètes mais n'en n'oublie pas pour autant l'intimité que peut offrir le solo instrumental qui m'est cher. Espérons que cet album Cordes Sensibles permettra de rassembler des auditeurs de sensibilités différentes autour d'une même voix : celle de la musique ! » Fabienne Magnant. Titres interprétés au grand studio - Nordestine Live RFI - Asa Branca, extrait album - Canto de Ossanha Live RFI. Line Up : Fabienne Magnant (viola caïpira) et Abel Luiz (viola caïpira) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ►  Album Cordes Sensibles (Guit'Art Productions / Music Box Publishing / InOuïe Distribution 2025) Site - Instagram - YouTube.

Musiques du monde
#SessionLive Roberto Fonseca & Vincent Segal + Fabienne Magnant

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:30


Des nuits parisiennes à La Havane aux nuits brésiliennes de Fabienne. Nos premiers invités sont Vincent Segal et Roberto Fonseca pour la sortie de Nuit parisienne à La Havane. Le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal dévoilent Nuit Parisienne, leur premier single en duo, annonçant la sortie de leur album Nuit Parisienne à La Havane, prévu le 30 janvier 2026 chez Artwork Records & Montuno. Né d'une session improvisée de cinq jours à La Havane, cet album capture l'instant où deux univers musicaux se reconnaissent. Le piano de Fonseca, nourri de jazz, de musique classique et d'héritages afro-cubains, rencontre le violoncelle élégant et sensoriel de Segal. Ensemble, ils font naître une conversation d'une rare finesse, où chaque silence importe autant que chaque note. Titres interprétés au grand studio - Nuit Parisienne Live RFI - Paciencia Es Lo Que Hay Que Tener, extrait Cd - Soul Kiss Live RFI. RFI VIDÉOS #SessionLive sur YouTube  Line-up : Roberto Fonseca (Piano) Vincent Segal (Violoncelle) + Toni Lacotte (traducteur) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Nuit parisienne à La Havane (Artwork/Montuno 2026) Roberto Fonseca : Site - Instagram - YouTube.  Vincent Segal : YouTube - Instagram. Concert 8 février au Châtelet 2026, Paris. Puis nous recevons Fabienne Magnant pour la sortie de son 5ème album Cordes Sensibles « Ce cinquième opus est un témoignage de plusieurs années de pérégrinations et inspirations artistiques. Je joue une nouvelle fois sur mes trois guitares (guitare classique/brésilienne, flamenca et viola caipira) comme dans mon album précédent La Trinidad (2011), mais cette fois en solo ou avec d'autres musiciens du duo au quatuor. Les pièces proposées sont des chefs-d'oeuvre du répertoire classique, flamenco en soliste, des arrangements de joyaux de la musique populaire brésilienne sur ma viola caïpira et des compositions personnelles avec mes guitares entourées à la fois de percussions, de la basse et la contrebasse, du rabeca, de la clarinette basse ou d'une voix poétique. Ce melting-pot, reflet de mes passions musicales multiples, laisse largement la place au partage avec d'autres artistes musiciens ou poètes mais n'en n'oublie pas pour autant l'intimité que peut offrir le solo instrumental qui m'est cher. Espérons que cet album Cordes Sensibles permettra de rassembler des auditeurs de sensibilités différentes autour d'une même voix : celle de la musique ! » Fabienne Magnant. Titres interprétés au grand studio - Nordestine Live RFI - Asa Branca, extrait album - Canto de Ossanha Live RFI. Line Up : Fabienne Magnant (viola caïpira) et Abel Luiz (viola caïpira) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ►  Album Cordes Sensibles (Guit'Art Productions / Music Box Publishing / InOuïe Distribution 2025) Site - Instagram - YouTube.

Les Nuits de France Culture
René Depestre, éternel exilé : René Depestre : genèse d'une révolte

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 16:26


durée : 00:16:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Exilé depuis ses 19 ans, poète et révolutionnaire, René Depestre revient, depuis La Havane où il réside, sur son enfance haïtienne, ses premiers combats politiques et la naissance d'une œuvre poétique rebelle. - réalisation : Emily Vallat - invités : René Depestre Poète et écrivain d'origine haïtienne

Les matins
25 ans de Wikipédia / Trump ira-t-il à La Havane ? / Le sérieux en politique

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 150:30


durée : 02:30:30 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère

Les enjeux internationaux
Leonardo Padura : Donald Trump ira-t-il à La Havane ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 12:51


durée : 00:12:51 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Alors que Donald Trump menace de couper Cuba de « tout pétrole et tout argent », l'île traverse sa pire crise depuis la « période spéciale » des années 1990. Comment l'écrivain Leonardo Padura qui a tout vu perçoit-il ce nouvel impérialisme Trumpien ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Leonardo Padura Fuentes Journaliste et écrivain cubain

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Tchad : quel sera le poids de la nouvelle coalition d'opposition ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le mouvement de manifestations en Iran et les menaces américaines sur Cuba.  Tchad : quel sera le poids de la nouvelle coalition d'opposition ?   À N'Djamena, sept partis et mouvements de l'opposition ont annoncé la création d'une nouvelle coalition. Baptisée « Sauver la démocratie au Tchad », elle entend faire front commun pour dénoncer « les dérives politiques ». Que sait-on de cette nouvelle alliance ? Qui est à sa tête ? Ces partis qui dénoncent une répression des médias et un recul de la liberté ne risquent-ils pas d'en être eux-mêmes victimes ?    Avec Carol Valade, journaliste au service Afrique de RFI, ancien correspondant à N'Djamena.    Iran : les manifestants vont-ils faire tomber le régime ?    En Iran, les manifestations contre le régime sont entrées dans leur troisième semaine. Malgré la sanglante répression et le blackout numérique pour étouffer toute circulation d'information à l'intérieur du pays et vers l'extérieur, la mobilisation ne faiblit pas. Ce mouvement de révolte est-il différent des précédentes vagues de manifestation ? Le régime iranien peut-il tomber sans une intervention de l'étranger ?     Iran : l'ayatollah Khamenei est-il vraiment prêt à dialoguer avec Donald Trump ?   Après ses menaces d'une opération militaire, Donald Trump a déclaré dimanche (11 janvier 2026) que les dirigeants iraniens étaient prêts à négocier et qu'une réunion était en préparation. Le lendemain, la diplomatie iranienne a confirmé qu'un canal de communication était « ouvert » avec l'émissaire américain pour le Moyen-Orient. Est-il crédible que Téhéran accepte des pourparlers ? Quelle peut-être la nature de ces négociations ?    Avec Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l'Université Paris Cité.    Cuba : La Havane cédera‑t‑elle aux menaces de Trump « avant qu'il ne soit trop tard » ?   Depuis la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump met la pression sur le pouvoir cubain. « Il n'y aura plus ni pétrole ni argent vénézuéliens pour Cuba » prévient-il, en conseillant au président Miguel Diaz-Canel de conclure « un accord avant qu'il ne soit trop tard ». Cuba peut-elle se passer du pétrole vénézuélien ? Sait-on quel type d'accord Washington souhaite négocier avec La Havane ?  Avec Jannette Habel, politiste, chercheuse à l'Institut des Hautes Études en Amérique Latine et associée à l'Université Sorbonne Nouvelle. 

Journal d'Haïti et des Amériques
L'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado apparaît en public à Oslo

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 30:00


Maria Corina Machado est apparue ce jeudi (11 décembre 2025) à Oslo pour sa première prise de parole publique depuis près d'un an. La prix Nobel de la paix, qui vivait dans la clandestinité au Venezuela, est arrivée dans la capitale norvégienne après un voyage entouré de mystère. Maria Corina Machado est arrivée à Oslo peu après minuit, heure locale. Trop tard, donc, pour recevoir son Nobel en personne. Pour sa première prise de parole publique depuis près d'un an, l'opposante vénézuélienne en a profité pour dénoncer l'état de son pays et le régime de Nicolas Maduro face aux menaces du président américain. Cette apparition en public est largement traitée par les journaux du continent, qui montrent Maria Corina Machado à la fenêtre du Grand Hôtel, où se tenait la remise du prix Nobel. On la voit également étreindre ses partisans rassemblés dans la capitale norvégienne. «Le câlin le plus attendu», titre El Nacional. Le Wall Street Journal, de son côté, raconte par le menu comment la Prix Nobel de la Paix est parvenue à s'échapper du Venezuela pour se rendre à Oslo. Une épopée qui a commencé lundi après-midi (8 décembre) lorsque l'opposante a quitté la banlieue de Caracas où elle se cachait pour un village de pêcheurs. Le quotidien new-yorkais décrit dix heures «angoissantes» durant lesquelles la Prix Nobel, accompagnée de deux personnes et coiffée d'une perruque, est parvenue à passer de checkpoint en checkpoint pour finalement atteindre la côte. De là, Maria Corina Machado a embarqué à bord d'un petit bateau de pêche. Direction Curaçao. Et enfin Oslo.   Le compas haïtien inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité Après la qualification historique de l'équipe nationale de foot pour le Mondial 2026, c'est un nouveau motif de joie en Haïti. Le compas haïtien, cette musique populaire qu'on chante et qu'on danse dans tout le pays, a été officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco seulement 70 ans après sa création. «Une inscription qui tombe à pique», estime Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le quotidien haïtien consacre, par ailleurs, un article au numéro d'identité qui sera désormais attribué à chaque enfant dès sa naissance. Mais pas seulement. En Haïti, rappelle Frantz Duval, tout le monde n'est pas identifié. Certains l'ont été, mais les documents officiels ont été perdus dans le saccage des administrations. L'Office national d'identité va donc devoir s'atteler à cette lourde tâche en attribuant un numéro d'identification et une carte d'identité à un maximum de citoyens haïtiens. Le Nouvelliste se penche aussi sur la pratique religieuse dans un pays miné par l'insécurité. «Ça ne s'est jamais arrêté. Au contraire, même, ça s'est accéléré», constate Frantz Duval. «En Haïti, on aime le compas, mais on va aussi prier à chaque fois que c'est nécessaire.»   Le chikungunya se propage à Cuba L'épidémie a surgi en juillet 2025 dans la province de Matanzas (ouest), près de La Havane, avant de s'étendre aux quinze provinces du pays. Si le gouvernement cubain semble désormais avoir pris en main la situation, en communiquant chaque jour à la télévision le nombre de cas enregistrés, c'est la population qui a commencé à alerter sur les réseaux sociaux. Dans cette interview réalisée par Sarah Krakovitch, le Dr Lazaro Leyva, ancien chef de médecine interne de l'Hôpital Arnaldo Milian Castro de Villa Clara à Cuba, qui vit aujourd'hui en Espagne, explique que les données officielles sur l'épidémie sont sous-estimées, et que très peu de tests sont effectués pour pouvoir diagnostiquer de manière claire et fiable. «On assiste à une dégradation des institutions et des infrastructures de santé. Il n'y a pas de médicaments, pas de ressources pour soigner, pas de moyens pour diagnostiquer... Tout cela a entraîné la crise sans précédent que traverse le système de santé cubain», explique le Dr Lazaro Leyva.

Musiques du monde
Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu, le livre !

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 48:30


Un récit immersif au cœur de La Havane, là où tout a commencé : la renaissance du son cubain à travers un album et un film devenus mythiques. Le voyage peut commencer. L'auteur, le journaliste Francis Dordor est notre invité : «À Cuba, les fêtes de Noël furent longtemps ignorées, voire interdites, considérées comme relevant de ce que Marx nommait «opium du peuple» (Castro ne croyant quant à lui qu'au papa Noël soviétique). De même, la pratique des cultes syncrétiques afrocubains tels que la Santeria ou le Palo Monte, jugés contre-révolutionnaires, pouvait vous valoir d'immenses ennuis, comme se retrouver expulsés de son logement. Puis avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'instauration de la période dite «spéciale» un certain relâchement du système permit la réintroduction progressive des célébrations religieuses. Un moment particulier dans l'histoire de cette île héroïque coïncidant avec l'accomplissement de miracles.  Comme l'histoire de cet ancien chanteur de boléro mis à la retraite, contraint de cirer des chaussures dans les rues de La Havane pour faire vivre sa famille et qui, du jour au lendemain, se retrouva tête d'affiche d'une petite gériatrie de musiciens mis au rebut comme lui, remplissant le Carnegie Hall, l'Olympia ou l'Opéra de Sidney. Cette histoire, celle d'Ibrahim Ferrer, mais aussi de Compay Segundo, de Rubén González, d'Omara Portuondo et le détail des circonstances improbables ayant conduit à leur succès planétaire, je les raconte dans un livre intitulé «Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu». C'est plein d'anecdotes, de témoignages, d'interviews, dont celles du producteur et guitariste Ry Cooder et du réalisateur Wim Wenders, de souvenirs de mes différentes rencontres avec ces merveilleux protagonistes du Buena Vista, de photos magnifiques, ou simplement émouvantes comme celle-ci prise par Nathalie Warez lors d'un voyage avec Ibrahim à Santiago de Cuba à la veille de Noël. C'est pas moins bien écrit qu'un discours de Laurent Wauquiez, et peut-être même mieux, et si vous n'aimez pas lire, il y a inclus le superbe film de Wenders édité pour la première fois en blue ray.» Francis Dordor.

Musiques du monde
Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu, le livre !

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 48:30


Un récit immersif au cœur de La Havane, là où tout a commencé : la renaissance du son cubain à travers un album et un film devenus mythiques. Le voyage peut commencer. L'auteur, le journaliste Francis Dordor est notre invité : «À Cuba, les fêtes de Noël furent longtemps ignorées, voire interdites, considérées comme relevant de ce que Marx nommait «opium du peuple» (Castro ne croyant quant à lui qu'au papa Noël soviétique). De même, la pratique des cultes syncrétiques afrocubains tels que la Santeria ou le Palo Monte, jugés contre-révolutionnaires, pouvait vous valoir d'immenses ennuis, comme se retrouver expulsés de son logement. Puis avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'instauration de la période dite «spéciale» un certain relâchement du système permit la réintroduction progressive des célébrations religieuses. Un moment particulier dans l'histoire de cette île héroïque coïncidant avec l'accomplissement de miracles.  Comme l'histoire de cet ancien chanteur de boléro mis à la retraite, contraint de cirer des chaussures dans les rues de La Havane pour faire vivre sa famille et qui, du jour au lendemain, se retrouva tête d'affiche d'une petite gériatrie de musiciens mis au rebut comme lui, remplissant le Carnegie Hall, l'Olympia ou l'Opéra de Sidney. Cette histoire, celle d'Ibrahim Ferrer, mais aussi de Compay Segundo, de Rubén González, d'Omara Portuondo et le détail des circonstances improbables ayant conduit à leur succès planétaire, je les raconte dans un livre intitulé «Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu». C'est plein d'anecdotes, de témoignages, d'interviews, dont celles du producteur et guitariste Ry Cooder et du réalisateur Wim Wenders, de souvenirs de mes différentes rencontres avec ces merveilleux protagonistes du Buena Vista, de photos magnifiques, ou simplement émouvantes comme celle-ci prise par Nathalie Warez lors d'un voyage avec Ibrahim à Santiago de Cuba à la veille de Noël. C'est pas moins bien écrit qu'un discours de Laurent Wauquiez, et peut-être même mieux, et si vous n'aimez pas lire, il y a inclus le superbe film de Wenders édité pour la première fois en blue ray.» Francis Dordor.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Équateur, les droits de la nature bientôt retirés de la Constitution ?

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 30:00


Les Équatoriens sont appelés aux urnes, ce dimanche 16 novembre 2025, pour un référendum voulu par le président Daniel Noboa. Quatre questions leur seront posées : approuver ou non l'installation de bases militaires étrangères, réduire ou non le nombre de députés, cesser ou non le financement des partis politiques par l'État et enfin autoriser ou non la réaction d'une nouvelle Constitution. Ce dernier point inquiète de nombreux écologistes qui souhaitent y maintenir les droits de la nature, inclus en 2008 lors de la précédente Constituante. Journaliste spécialisé dans la défense de l'Environnement, Franklin Vega est favorable au maintien des droits de la nature dans une éventuelle nouvelle Constitution, même si leur application depuis 17 ans le laisse perplexe. «Les droits de la nature sont davantage des énoncés théoriques que des valeurs appliquées sur le terrain. Il y a bien eu quelques cas, par exemple une route à Loja a été déplacée [au nom des droits de la nature] mais face aux grands intérêts économiques et miniers, ces droits passent au second plan», regrette-t-il au micro du correspondant de RFI en Équateur, Eric Samson. En revanche, Beto Bonilla, membre de la Fondation Pachamama, conteste l'idée selon laquelle les droits de la nature seraient en perte de vitesse : «Si c'était le cas, comment expliquer que les droits de la nature se soient étendus à plus de 40 pays comme la Nouvelle-Zélande, des pays européens et jusqu'à la Colombie ?». Le sujet des droits de la nature sera relancé ce dimanche si les Équatoriens choisissent de réformer la Constitution de 2008.   Haïti : la violence des gangs s'étend encore dans l'Artibonite Dans le Haut Artibonite, Gros-Morne, une commune de plus de 150 000 habitants située entre les Gonaïves et Port-de-Paix, fait régulièrement l'objet des attaques sanglantes d'une branche du gang Kokorat San Ras. À plusieurs reprises, les hommes armés ont fait irruption en plein jour dans la ville, tuant, blessant et enlevant plusieurs personnes. Les victimes se comptent par centaines. La dernière attaque en date remonte au 2 novembre et s'était soldée par la mort de trois personnes. En sous-effectif, la police peine à contenir les groupes armés. Ronel Paul a joint des habitants de Gros-Morne, mais aussi Hubert Cénéac, le maire de la ville. Souvent à la tête de manifestations contre les malfrats, il raconte être devenu une cible. Face à l'impuissance des forces de l'ordre, il tente avec les moyens du bord d'assurer les protections des habitants. «Premièrement, j'ai publié des communiqués informant la population que certaines zones du centre-ville seront bloquées, pour réduire la circulation des gangs dans le centre-ville. Les bandits avaient cinq portes d'entrée et j'ai pris la décision d'en bloquer quatre, pour ne laisser qu'une seule voie, la Nationale 5, sur laquelle se trouve le commissariat. On utilise des graviers, du sable de rivière… entre dimanche et mardi, on aura à bloquer d'autres endroits afin de limiter leur entrée», explique-t-il. L'enfermement de la population est donc pour le moment, le moyen le plus efficace de la protéger contre les groupes armés. Car du côté de la police nationale, la situation est catastrophique. Selon le maire, le commissariat de Gros-Morne compterait seulement une quinzaine de policiers pour une population estimée à 169 000 habitants.   39 mercenaires cubains décédés identifiés en Ukraine À Cuba, la presse indépendante se penche sur le cas de mercenaires partis combattre en Ukraine pour le compte de la Russie. 39 Cubains ont été identifiés parmi les combattants de l'armée russe tués en ukraine, écrit Cubanet depuis Miami. Le député ukrainien Maryan Zablotsky (membre du parti du président Volodymyr Zelensky) a fait le déplacement en Floride pour tenir une conférence de presse sur ce sujet avec des membres de l'opposition cubaine en exil. La liste des noms a été publiée. Quatre Cubains ont, par ailleurs, été faits prisonniers, d'après le député, qui est venu de Kiev avec la proposition suivante : l'Ukraine peut les renvoyer chez eux si La Havane accepte en échange de libérer des prisonniers politiques, assure-t-il, cité par Cubanet. Avec la Corée du Nord, l'île communiste serait le principal pourvoyeur de combattants étrangers pour l'armée russe, écrivait Forbes le mois dernier. Les militaires cubains ne participent pas à des conflits à l'étranger, assure le gouvernement à La Havane, cité par Cibercuba. Mais face à la situation économique sur l'île, des milliers de citoyens cubains ont été séduits par le salaire promis par l'armée russe, ou trompés par des offres qui promettaient un emploi civil, puis forcés à signer des contrats de mercenariat sans comprendre ce qui y était écrit en russe, analyse le site d'information indépendant. Les estimations varient, néanmoins les services de renseignements américains, cités par l'agence Reuters en octobre parlent d'entre 1 000 et 5 000 combattants cubains enrôlés dans l'armée russe. Dans les Antilles françaises... La Collectivité Territoriale de la Martinique plaide une nouvelle fois pour une répartition «plus juste» des fonds européens en faveur de l'agriculture, explique Benoît Ferrand, de la 1ère.

Journal d'Haïti et des Amériques
Au Chili, dernières passes d'armes télévisées entre les candidats à la présidentielle

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 30:00


Dernière ligne droite au Chili avant le premier tour de la présidentielle qui aura lieu ce dimanche. Selon les sondages, se trouve en tête de cette élection polarisée, la candidate du bloc de gauche, Jeannette Jara, suivie de trois candidats de droite et d'extrême droite. Aucun des huit candidats en lice ne remporterait le scrutin dès dimanche ; il y aurait, donc, un second tour en décembre. À quelques jours du vote, chacun jette ses dernières forces dans la bataille. Hier soir, (10 novembre 2025) avait lieu le dernier débat à la télévision. Naïla Derroisné, notre correspondante à Santiago, l'a suivi.   La « carcel del encuentro », prison de haute sécurité en Équateur En Équateur, une nouvelle prison de haute sécurité est entrée en service hier, dans la province de Santa Elena, dans l'ouest du pays. Trois cents prisonniers, parmi les plus dangereux que compte le pays, y sont désormais détenus. Il n'y a pas eu d'inauguration officielle de la « carcel del encuentro », souligne le site Primicias.  Le gouvernement a décidé d'accélérer le mouvement suite aux affrontements qui ont lieu dimanche dans la prison de Machala, dans le sud-ouest du pays. Affrontements qui ont fait 31 morts et qui ont éclaté en réaction justement aux futurs transferts dans cette nouvelle prison, explique El Universo. Cette prison qui est gérée et surveillée par la police et l'armée, pas par l'administration pénitentiaire, comme le souligne El Mercurio, est une copie du Cecot, l'établissement pénitentiaire de haute sécurité, construit au Salvador et critiqué en raison de violations des droits humains, explique Primicias. La « carcel del encuentro » compte 800 places. Elle est protégée par six miradors de 9,50 m de haut, un mur de 9 mètres, et des brouilleurs d'internet et de téléphone, y compris satellitaire. C'est simple, les détenus n'auront aucun contact avec l'extérieur. Aucun contact entre eux non plus. La prison dispose d'un système de vidéosurveillance qui surveille en permanence, avec l'intelligence artificielle, le comportement des prisonniers, précise le journal Metro. À Cuba, le procès de l'ex-ministre de l'Économie commence aujourd'hui C'est à travers un bref communiqué de la Cour suprême lu pendant le journal de Canal Caribe hier midi que l'information a été dévoilée. Une annonce, la veille de l'ouverture du procès, alors qu'Alejandro Gil, ministre de l'Économie et de la planification de 2018 à 2024, accusé notamment d'espionnage et de corruption, est le plus haut fonctionnaire jamais traduit en justice à Cuba au cours de ces dernières décennies, s'étonne 14ymedio. Sa famille n'était pas au courant et ne sait pas si elle pourra assister à l'audience, ajoute le site qui s'est entretenu avec sa sœur. Contrairement à ce qu'avaient demandé les proches d'Alejandro Gil, le procès aura lieu à huis clos, souligne 14ymedio. La Cour suprême n'a pas spécifié combien de temps il durerait, ni si l'ancien ministre sera jugé pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Pas plus de précisions sur les preuves dont elle dispose, insiste le site indépendant qui rappelle que ce manque de transparence dans les affaires judiciaires, c'est la norme à Cuba. À La Havane, un hommage à Celia Cruz, la reine de la salsa Cette soirée, qui devait avoir lieu initialement le 19 octobre pour le centenaire de la naissance de la chanteuse, mais qui a été interdite par le régime, s'est finalement déroulée dimanche soir. C'était « spectaculaire », selon Reinaldo Escobar, le journaliste de 14ymedio, qui y était et semble avoir été emporté comme tout le public. « On a dansé, on a applaudi, on en a profité », écrit-il. Celia Cruz « symbolise la part la plus optimiste, sensuelle et festive de l'âme cubaine, tellement maltraitée par des décennies de sévérité feinte et de discours publics qui exaltent la rancœur et la haine de l'autre », poursuit le journaliste. Pour certains des participants, cette soirée était exceptionnelle parce que c'était la première fois qu'ils écoutaient des chansons de Celia Cruz hors de chez eux. Cette soirée avait un petit goût de « rébellion, de quelque chose que l'on fait même si les chiens de la censure aboient tout près, vraiment tout près », poursuit 14ymedio. Et quant aux répercussions, aux conséquences pour les organisateurs de cette soirée, on va reprendre les mots d'une femme qui a dansé toute la nuit : « On verra bien demain ». Haïti : reprise des connexions entre Miami et Les Cayes Comme chaque mardi, Anne Cantener est en ligne avec Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. Avec lui, elle évoque la reprise des vols internationaux aux Cayes, dans le sud d'Haïti, la situation à Tabarre où un « calme relatif » règne après une opération policière, et les promesses d'aide financière et logistique du Qatar. De retour, le président du Conseil, président de transition, s'est entretenu avec la presse haïtienne hier. Selon lui, le Qatar va débourser 44 millions de dollars pour soutenir la Force de lutte contre les gangs, la santé, le logement, l'entrepreneuriat et l'organisation d'élections en 2026. Dans un article à la Une de son site, Alterpresse se penche d'ailleurs sur ce futur scrutin tant attendu. Les forêts du Panama Alors que la COP 30 commence difficilement et sans grandes ambitions au Brésil, notre dossier du jour nous emmène dans les forêts du Panama. Elles représentent plus de la moitié du territoire et sont presque toutes protégées. Il existe, par exemple, un label sur la gestion durable des forêts délivré par l'ONG Forest Stewardship Council. Elle vient de tenir une assemblée générale et notre correspondant Grégoire Pourtier y était. Le journal de la 1ère Le patron de l'Office national anti-stupéfiants est en Martinique.

Poésie
L'Instant poésie de Gaël Faye 17/20 : "Nostalgie" de René Depestre, la tendresse pour remède

Poésie

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 7:02


durée : 00:07:02 - L'Instant poésie - "Nostalgie" est un poème de René Depestre écrit en 1963 à La Havane, au moment où s'effondre son espoir dans la révolution cubaine. Gaël Faye y perçoit un rare aveu de fragilité, une manière pour le poète de répondre à la mélancolie par la tendresse. - réalisation : Volodia Serre - invités : Gaël Faye Chanteur, poète et romancier français

Chronique des médias
Le journalisme à hauteur de victimes

Chronique des médias

Play Episode Listen Later Oct 31, 2025 3:01


Le prix Albert Londres a été remis samedi dernier à Beyrouth. Un prix qui a récompensé cette année différentes formes d'écritures journalistiques, mais aussi d'engagements.   Julie Brafman pour la presse, Jules Giraudat et Arthur Bouvart pour l'audiovisuel ou Elena Volochine pour le livre, tous les lauréats ont en commun un engagement à hauteur de victimes. Pour Julie Brafman, c'est la chronique judiciaire à Libération qui l'amène à suivre des procès retentissants comme celui des braqueurs de Kim Kardashian, mais aussi le meurtre d'un père incestueux par sa fille. Pour Jules Giraudat et Arthur Bouvart, c'est la série documentaire de Canal+, Le Syndrome de La Havane, qui reprend une enquête autour d'une arme secrète qui aurait affecté la santé d'agents de l'ambassade américaine à Cuba. Malgré les démentis de la CIA, les deux journalistes vont à la rencontre des victimes et écoutent leur point de vue dans un documentaire qui emprunte aux codes de la série de fictions avec son récit haletant. Enfin, Elena Volochine a mis à profit sa connaissance de la Russie après dix ans de reportages pour France 24. Elle démonte dans son livre la propagande de Poutine et les ravages qu'elle fait dans ce pays. Le jury a aussi remis une médaille d'honneur aux journalistes palestiniens de l'AFP à Gaza Le chef du bureau de l'AFP à Gaza, Adel Zaanoun, représentait les journalistes palestiniens à Beyrouth. Adel Zaanoun, qui a beaucoup ému l'assistance en expliquant que sa fille de 11 ans détestait le mot « journaliste » tant il est pour elle synonyme de mort. L'AFP lui a fait quitter Gaza en avril 2024, mais il a subi une frappe à Rafah à 50 mètres de chez lui. Il a perdu sa nièce journaliste et on compte, rappelle-t-il, 255 tués et plus de 400 blessés chez les reporters palestiniens à Gaza. Le journaliste témoigne avec ses confrères dans le documentaire d'Hélène Lam Trong, Inside Gaza, qu'on peut voir sur Arte.tv. Ce que l'on retient, c'est leur courage et leur dévouement, avec des reportages photos ou vidéo sur le terrain, où il faut documenter la guerre tout en déplorant parfois la mort d'un proche. Des journalistes parfois mis en cause par l'armée israélienne Pourtant, Adel Zaanoun rappelle qu'il ne suit pas sa propre ligne éditoriale, mais celle de l'AFP. Et s'il est en contact avec le Hamas, c'est qu'il lui faut recueillir les différentes visions, croiser les sources, comme il le fait avec Israël. Le drame, et ces journalistes palestiniens parlent plutôt de « honte », c'est qu'ils ont longtemps été inaudibles après le 7 octobre. Israël les a accusés d'être des agents du Hamas, photos à l'appui, alors qu'il n'est pas difficile d'être photographié avec cette organisation quand on couvre Gaza. Ils espèrent maintenant qu'Israël laissera entrer les journalistes étrangers pour confirmer leur travail.

Journal d'Haïti et des Amériques
Au Venezuela, la population s'entraine pour défendre le pays

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 30:00


Depuis les récentes attaques des États-Unis contre des embarcations censées transporter de la drogue en mer des Caraïbes, faisant 21 morts selon Washington, le Venezuela craint une opération militaire américaine de grande envergure. La population a commencé à s'entrainer pour pouvoir défendre le pays en cas d'attaque. Reportage d'Alice Campaignolle.   Notre correspondante à Caracas a suivi un défilé de sympathisants chavistes, composés de civils et de membres de milices. Ils disent être prêts à prendre des armes pour défendre leur pays contre une éventuelle agression américaine. Selon les autorités, 4,5 millions de miliciens sont déployés à travers le pays, un chiffre que des observateurs indépendants estiment pourtant exagéré. Notre correspondante a également parlé avec des Vénézuéliens qui ne participent pas à cet « élan patriotique » et souhaitent une intervention étrangère pour mettre fin au gouvernement de Nicolas Maduro.   L'opposant cubain historique José Daniel Ferrer forcé à l'exil aux États-Unis   Le dissident est arrivé hier lundi avec sa famille en Floride. Il a été emprisonné à Cuba après des décennies de lutte en faveur d'un changement démocratique et d'opposition au gouvernement communiste. C'est à la Une du site d'information 14ymedio.  Il y a quelques jours, le dissident de 55 ans avait annoncé avoir accepté de partir en exil face aux pressions exercées par les autorités. Lors d'une conférence de presse organisée à son arrivée en Floride, José Daniel Ferrer a dénoncé les conditions de détention dans son pays. « Les prisons de Cuba sont un enfer, Dante n'en a pas décrit de semblables », des propos cités par 14ymedio. L'opposant, drapé d'un drapeau cubain, a exprimé sa joie d'être libre mais aussi sa douleur de savoir que de nombreux prisonniers politiques se trouvent encore derrière les barreaux. Le Miami Herald décrit José Daniel Ferrer « affaibli par des années de détention ». Selon son frère, Luis Enrique Ferrer, des représentants du département d'État américain se sont rendus à Santiago de Cuba pour négocier sa libération. Mais Washington a démenti avoir formulé une demande officielle à La Havane, contrairement à ce qu'affirme le régime. D'ailleurs, dans la presse officielle cubaine, l'exil de l'opposant est présenté comme un abandon du pays, comme l'écrit Juventud Rebelde. Le journal se contente de publier le communiqué officiel du ministère cubain des Affaires étrangères, selon lequel Daniel Ferrer Garcia a quitté le pays à la suite d'une demande formelle du gouvernement américain. Le Miami Herald souligne que selon l'administration Trump, aucune concession n'a été faite. Certains observateurs estiment que le gouvernement cubain, confronté à une grave crise économique, cherche à utiliser la libération de prisonniers politiques comme levier diplomatique.   Haïti : la société civile rejette une nouvelle force internationale d'intervention   Avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse, nous revenons sur le refus du Collectif de la société civile (qui comporte le Collectif du 4 décembre, des associations et des personnalités indépendantes) de la résolution 2 793 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une résolution récemment adoptée qui prévoit la création d'une Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. Nous évoquons également sur une nouvelle attaque de gangs dans la commune de Kenscoff où le week-end dernier la propriété Wynne Farm, un site écologique, a été incendiée.   Journal de la 1ère   Une nouvelle bouffée d'oxygène pour Air Antilles.  

Journal d'Haïti et des Amériques
Selon Manuel Cueta Morua, rien ne fonctionne à Cuba, sauf le secteur privé

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Sep 26, 2025 30:00


Depuis maintenant plus d'un an, Cuba connaît des problèmes d'électricité récurrents, avec des coupures qui durent parfois plus de 15 heures par jour. Ces derniers mois, des provinces entières n'ont plus eu de courant pendant des semaines, la faute à des infrastructures vieillissantes, pour ne pas dire totalement défaillantes. L'embargo américain, mis en place depuis 1962, y est pour beaucoup, mais pas seulement. Exaspérés, des Cubains descendent dans les rues régulièrement pour dénoncer cette situation. Pour l'historien cubain Manuel Cueta Morua, ancien fonctionnaire et opposant depuis des décennies, c'est un signe du délabrement du régime de La Havane. C'est ce qu'il a raconté à Romain Lemaresquier qui l'a joint dans la capitale cubaine qu'il n'a jamais quittée malgré plusieurs passages en prison.   Donald Trump bafoue l'indépendance de la justice Aux États-Unis, James Comey, l'ancien patron du FBI, a été mis en examen pour fausses déclarations et entrave à la justice. Cela faisait des mois que Donald Trump voulait sa tête car il avait enquêté sur des soupçons d'ingérence russe lors de sa campagne en 2016.  Le président américain n'a pas hésité à faire pression sur la justice pour parvenir à ses fins, relève la presse américaine. Ainsi, Donald Trump «a bafoué la longue tradition qui veut que le ministère de la Justice se tienne à l'écart de la Maison Blanche (...) et résiste aux pressions politiques», écrit le New York Times. Une tradition qui remonte à l'après-Watergate. La sacro-sainte indépendance de la justice est «une règle démocratique fondamentale», insiste le quotidien new-yorkais. «Ce pare-feu, aussi imparfait soit-il, a été établi pour préserver l'idéal démocratique d'un pays où la justice est impartiale et où personne n'est au-dessus des lois», renchérit le Washington Post. Cette première qui marque une «extension du pouvoir présidentiel», «fait craindre de nouvelles poursuites judiciaires arbitraires lancées par Donald Trump contre ses ennemis», s'inquiète le New York Times. D'autant que le président est en train de remodeler le ministère de la Justice en nommant des gens sans expérience qui placent leur loyauté envers lui au-dessus du respect de l'indépendance de la justice, explique le Washington Post. «Huit mois après le début de son second mandat, Donald Trump a tenu sa promesse de faire de la vengeance un élément central de sa présidence», se désole le journal.   «Haïti a droit à la paix !» Laurent Saint-Cyr, le président du CPT, a alerté sur la situation en Haïti, hier (25 septembre 2025) à la tribune des Nations unies. Il a comparé son pays à un «Guernica contemporain (...) à 4 heures de vol de New York». Un «discours passionné», selon le Miami Herald. «Dans un contexte de crises mondiales qui font rage, d'apathie et de changements dans les priorités de l'aide étrangère américaine», Laurent Saint-Cyr «a appelé le monde à l'aide», écrit encore le journal, alors que le mandat de la Mission multinationale de sécurité expire jeudi 2 octobre 2025. Cette allocution était «totalement creuse», «indigne» même, estime, pour sa part, Radio Télé Métronome. «Laurent Saint-Cyr n'a mentionné aucune réalisation, si ce n'est l'augmentation du budget consacré à la sécurité», développe le média. Mais à quoi cela a-t-il servi ? Puisque «les gangs ont étendu leur emprise sur de nouveaux territoires». «18 mois après son arrivée à la tête du pays, à la tribune des Nations unies, le CPT a confessé son échec», juge Radio Télé Métronome.   L'inflation fait rage en Haïti Les prix ont augmenté de 31% en un an, nous apprend Le Nouvelliste, avec des hausses de prix particulièrement importantes en ce qui concerne les loyers, le gaz, l'essence et la nourriture. Pour une majorité de foyers, près de la moitié du budget sert à se nourrir, explique le journal. Et pour acheter à manger, beaucoup d'Haïtiens dépendent de leurs proches qui vivent à l'étranger. D'octobre à juin, 3,3 milliards de dollars ont été transférés. Des devises qui servent avant tout à financer les importations et qui quittent, donc, le pays. Ce flux pourrait se tarir, fait remarquer Le Nouvelliste, compte tenu des menaces qui pèsent sur la diaspora installée aux États-Unis, comme par exemple, l'idée de Donald Trump de faire payer un visa aux diplômés. Autre inquiétude : «L'incertitude entourant la migration et les choix politiques aux États-Unis (...) pourraient conduire à un ralentissement outre-Atlantique», analyse le journal.   «Les enfants musiciens de Ste Suzanne» Dans ce documentaire, le réalisateur Arnold Antonin raconte l'histoire des orphelins de Sainte-Suzanne, petite commune du nord-est d'Haïti. Cette quarantaine d'enfants recueillis dans un premier temps à Port-au-Prince par Kai Didi, ont été forcés de quitter la capitale à cause des violences, et se sont installés à Sainte-Suzanne où ils ont monté un orchestre. Lila Olkinuora s'est entretenue avec Arnold Antonin.   Le journal de la 1ère Au lendemain d'une nouvelle fusillade mortelle en Martinique, les médiateurs sociaux plaident pour leur retour rapide sur le terrain.

Casting Call
Miriel Cejas : Des rues de La Havane aux scènes de Paris

Casting Call

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 44:54


Dans ce nouvel épisode du podcast Casting Call, Soledad Franco reçoit Miriel Cejas, une femme qui a choisi l'exil plutôt que le renoncement, la liberté plutôt que le silence.Née à La Havane, elle se forme dans les théâtres cubains avant de quitter son île à seulement vingt et un ans. Elle laisse derrière elle sa langue, ses rues, ses repères, mais emporte l'essentiel : une mémoire, une faille, une soif. En France, elle recommence, avec la force tranquille de celles qui n'abandonnent jamais.Comédienne, autrice, metteuse en scène, Miriel incarne des femmes entières, complexes, traversées par l'exil, la mémoire et la quête de liberté. Sur scène, elle invente des formes nouvelles, comme le concept de “Théâtre à la minute”, qu'elle a introduit à Paris après l'avoir expérimenté en Espagne. Un théâtre direct, immédiat, pensé pour surprendre et interroger.Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, ses choix, son rapport viscéral à l'art et à la liberté.Une voix intense, fragile et forte à la fois, qui rappelle que le théâtre peut être un acte de survie autant qu'un acte de création.

Entrez dans l'Histoire
Fidel Castro : le rêve d'un Cuba libre

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Aug 28, 2025 21:49


Charismatique, inflexible, Fidel Castro s'est imposé comme l'un des visages les plus marquants du XXᵉ siècle. De la guérilla jusqu'aux discours-fleuves de La Havane, il a incarné pendant près d'un demi-siècle l'espoir d'un Cuba libre... et le cauchemar de Washington. Entre combats idéologiques, crises économiques et critiques de son régime autoritaire, il a façonné l'île à son image. Plongez dans la vie de celui qui a laissé une empreinte indélébile sur Cuba. (Crédits : Lorànt Deutsch, Ayrton Morice Kerneven)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Stories
Entrez dans l'Histoire - Fidel Castro : le rêve d'un Cuba libre

RTL Stories

Play Episode Listen Later Aug 28, 2025 21:49


Charismatique, inflexible, Fidel Castro s'est imposé comme l'un des visages les plus marquants du XXᵉ siècle. De la guérilla jusqu'aux discours-fleuves de La Havane, il a incarné pendant près d'un demi-siècle l'espoir d'un Cuba libre... et le cauchemar de Washington. Entre combats idéologiques, crises économiques et critiques de son régime autoritaire, il a façonné l'île à son image. Plongez dans la vie de celui qui a laissé une empreinte indélébile sur Cuba. (Crédits : Lorànt Deutsch, Ayrton Morice Kerneven)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Laurent Gerra
PÉPITE - Quand André Manoukian tacle Zaz et les Kids United !

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later Aug 1, 2025 1:52


REDIFF - André Manoukian déchiffre le mystère du "syndrome de La Havane" tout en réglant son compte à quelques chanteurs ! Cet été, retrouvez tous les jours le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Retour de plage
Retour de plage ... Celia Cruz, Flamboyante Reine de la salsa !

Retour de plage

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 118:37


durée : 01:58:37 - Celia Cruz, Flamboyante Reine de la salsa - par : Thierry Jousse - "Née à La Havane le 21 octobre 1925, exilée aux USA en 1960, Celia Cruz est la plus grande chanteuse cubaine de sa génération. Des musiques cubaines de ses débuts à la salsa new-yorkaise, elle incarne idéalement les traditions mêlées à la modernité." Thierry Jousse Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Droits de douane entre Canada et États-Unis, à la recherche d'un accord au G7

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 17, 2025 30:00


Le sommet du G7 se poursuit pour une journée encore au Canada, mais sans Donald Trump. Le président américain est parti plus tôt que prévu lundi (16 juin 2025). Il affirme vouloir se concentrer sur la guerre en cours entre Israël et l'Iran. Le Premier ministre canadien espère tout de même passer un accord sur les droits de douane avec Washington dans les semaines à venir. Les États-Unis ont décidé récemment d'appliquer des droits de douane conséquents jusqu'à 50% sur l'acier et l'aluminium en provenance du Canada, alors que ce pays est le principal fournisseur des États-Unis, rappelle notre envoyée spéciale au G7, Murielle Paradon. Une décision jugée « injustifiée et illégale » par Ottawa qui a pris des mesures de rétorsion en appliquant des taxes sur certains produits américains. Hier, à l'ouverture du G7, le Premier ministre canadien Mark Carney a rencontré Donald Trump, pour discuter de ce sujet sensible. « Je pense qu'on a des visions différentes, a estimé Donald Trump. Moi je suis pour les droits de douane, Mark [Carney] a une vision différente mais qui est aussi bonne » Une différence d'approche que le Premier ministre canadien va essayer d'infléchir. Mark Carney souhaite une meilleure coopération, pour le bien de tous : « Nous ne sommes pas forcément d'accord sur tout mais chaque point d'accord va faire une énorme différence, pour les citoyens et pour le monde, pour amener à une nouvelle ère de prospérité, j'espère, pour le bénéfice de ceux que nous servons » À l'issue de la rencontre avec Donald Trump hier (16 juin), Mark Carney a annoncé que des négociations allaient se poursuivre avec les Américains. Il se donne 30 jours pour obtenir un accord.   Les médecins cubains envoyés au Mexique sont-ils victimes de travail forcé ? Depuis le début du mois de juin 2025, les conditions de travail des plus de trois mille médecins cubains qui travaillent au Mexique sont revenus dans l'actualité du pays et de la région. Ils sont envoyés depuis des années par La Havane afin de combler le manque de personnel médical spécialisé dans les régions les plus isolées du Mexique. Cet accord a été dénoncé par l'administration des États-Unis au début du mois. Dans l'ombre du Travel ban, Washington a annoncé qu'elle retirerait les visas de certains fonctionnaires de pays centraméricains qui accueillent sur leur territoire des médecins cubains via un accord avec les autorités de La Havane. L'objectif officiel : lutter contre des réseaux d'exploitation et de travail forcé mis en place par les autorités cubaines. Certains médias y voient une volonté américaine d'empêcher Cuba de faire entrer des devises sur son territoire. « C'est un message direct » adressé à Mexico estimait l'éditorialiste del Universal Salvador Garcia Soto au lendemain de l'annonce début juin. L'ancien président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a en effet passé un contrat avec La Havane. La pratique continue aujourd'hui. El Universal vient de publier une enquête sur la question. Durant les trois dernières années, Mexico a versé plus de 90 millions d'euros à l'entreprise cubaine nommée Comercializadora de servicios cubanos. Une partie en Pesos, l'autre en euros. Une manne importante de devises pour l'île cubaine isolée par les sanctions américaines. Dans un premier temps, el Universal affirmait ne pas avoir reçu de réponse des autorités mexicaines quant au salaire offert par le ministère de la Santé à ses travailleurs cubains. Dans l'enquête publiée hier, le journal offre plus de détails : l'institut de sécurité social mexicain prend en charge les logements, repas, et déplacements des médecins cubains. Le montant des salaires eux restent inconnus, ils sont payés par l'entreprise cubaine. Mais «il ne s'agit pas de travail forcé», a affirmé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum. «Il faudrait apporter des preuves à de telles accusations. Pour l'heure, on ne nous a rien signalé», affirme-t-elle.     Sommet Brésil-Caraïbes : Appel à soutenir contre les gangs en Haïti Comme tous les mardis, nous revenons sur l'actualité haïtienne avec le directeur de l'agence AlterPresse, Gotson Pierre. Le site d'information revient notamment sur l'appel des dirigeants du Brésil et des pays des Caraïbes pour soutenir les efforts du gouvernement intérimaire haïtien pour démanteler les groupes armés criminels. Dans un communiqué conjoint, ils insistent sur la nécessité d'établir des bases solides pour un développement social et économique durable, et d'organiser des élections dès que les conditions de sécurité seront réunies, rapporte AlterPresse. Les signataires exhortent l'Organisation des Nations unies à jouer un rôle central et moteur dans les réponses aux défis sécuritaires majeurs auxquels est confrontée Haïti.   L'exclusion systématique des femmes dans la politique haïtienne AlterPresse consacre également tout un dossier à l'absence des femmes dans la vie politique en Haïti, et ce malgré des quotas imposés par la loi.   La Floride se prépare aux ouragans C'est à partir de 119 km/h que les dépressions tropicales se transforment en cyclones tropicaux connus comme des ouragans. Ces phénomènes naturels peuvent être particulièrement destructeurs dans toute la zone des Caraïbes, de l'Amérique Centrale et du sud des États. Alors que la saison des ouragans vient juste de commencer, notre envoyé spécial Eric Solo s'est rendu à Miami, capitale américaine des ouragans, pour y voir l'état de préparation de l'État de Floride.

Laurent Gerra
PÉPITE - André Manoukian donne son avis sur le "syndrôme de la Havane"

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later Feb 14, 2025 1:56


Ce vendredi 14 février 2025, André Manoukian venait expliquer le pouvoir des ondes musicales avec pour exemple de grandes références de la chanson français. Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette
«Havana» de Camila Cabello

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette

Play Episode Listen Later Jan 12, 2025 5:19


Rejoignez-nous pour une exploration passionnante de l'ascension fulgurante de Camila Cabello et de son titre phare, 'Havana'. Cette jeune chanteuse cubaine de 21 ans a fait une entrée remarquée sur la scène musicale avec son premier album solo, révélant une voix unique et un style musical captivant.Découvrez les origines de Camila, née à Cojímar, à l'est de La Havane, et son parcours fascinant. De sa participation à l'émission 'The X Factor' en 2011 à la formation du groupe Fifth Harmony, jusqu'à son envol en solo, cette émission vous plongera dans les coulisses de sa trajectoire. Écoutez les détails sur la genèse de 'Havana', titre emblématique qui rend hommage à la capitale cubaine. Apprenez comment la collaboration avec le talentueux Pharrell Williams a façonné ce morceau devenu un véritable phénomène mondial. Explorez les influences musicales qui se mêlent dans cette pépite, entre rythmes latinos, touches de pop et de R&B.Laissez-vous emporter par l'enthousiasme de Fabrice Lafitte, qui vous fera découvrir les secrets de fabrication de ce succès retentissant.

Musiques du monde
Dakchi, dix ans de Oum, Live à Marrakech

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Dec 7, 2024 48:30


Soirée intime avec Oum devant 500 personnes pour la sortie de Dakchi, live du 22 juillet 2023 à Marrakech. (Rediffusion) ► Facebook d'Oum.Pour célébrer ses dix ans de carrière à l'international, la chanteuse marocaine sort un album live, enregistré à Marrakech, qui replonge dans la magie de ses trois premiers disques, ici revisités sous d'autres lumières. L'occasion de se réapproprier ses racines pour s'inventer de nouvelles routes. Il y a des caps propices aux coups d'œil dans le rétroviseur, aussi bien qu'aux futures routes d'aventurière. Aujourd'hui, la chanteuse marocaine Oum fête les dix ans de sa carrière internationale. L'occasion pour cette audacieuse hors-piste, toujours mutante, en perpétuelle remise en jeu de ses identités avec ses intuitions pour seules guides, s'autorise un moment suspendu, le temps d'un souffle (de bougies), celui d'un bilan temporaire, d'un retour sur ses racines et ses ramifications... Pour décrire cette décennie, elle préfère le « nous », le jeu collectif au « je » solitaire. Ce « nous », ce sont ses fidèles acolytes, qui l'accompagnent depuis son tout premier disque signé en France, Soul of Morocco, en 2013 : Yacir Rami au oud, Damian Nueva à la basse, Camille Passeri à la trompette, Carlos Mejias au saxophone, Natascha Rogers et Amar Chaoui aux percussions. « Je n'ai jamais quitté ce noyau dur, celui qui me porte et m'élève depuis 2012, éclaire-t-elle. On s'accompagne, on s'est vus grandir, on a vu naître nos enfants... Nous cultivons cette complicité hors pair. Il y a un cœur, une magie, une générosité, qui procurent à notre musique ce supplément d'âme. » Aussi, pour célébrer ces « dix ans de nous », Oum a choisi de puiser une dizaine de titres dans son répertoire tressé au fil de trois albums aux identités aussi singulières que parcourues d'une sève commune : Soul of Morocco, donc, en 2013, Zarabi en 2015 et Daba en 2019. « En général, je ne chante plus mes morceaux anciens, décrit-elle. Mes auditeurs entrent et sortent dans mes saisons à leur guise. Moi, je les traverse. Au final, je n'ai envie de porter sur scène que des créations inscrites dans mon actualité émotionnelle. Pour ces dix ans, j'avais pourtant une nostalgie de ‘nous jeunes'. Et le désir, le besoin, de ressortir des instantanés musicaux de ce que nous avons été. »Pour cette célébration, forcément live, la chanteuse choisit un lieu symbolique, là où tout a commencé, la terre fertile d'éclosion de ses premières chansons : Marrakech. « Si je n'y avais pas grandi, je n'écrirais pas comme j'écris et je ne chanterais pas comme je chante, affirme-t-elle. Marrakech m'a façonnée – ce musée sensoriel à ciel (bleu vif) ouvert, saturé d'odeurs et de sons, d'orangers et de dattiers, de contrastes explosifs de couleurs, avec son souk et ses artisans qui travaillent en rythme... Cette ville de conteurs, foisonnante de poésie et de tradition orale, cette cité de décharges émotionnelles, où tout t'émerveille, t'électrise et t'éblouit ! » Il y a aussi ces hybridations typiquement marocaines – africaines, berbères et andalouses qui irriguent les métissages de Oum. Et puis, il y a ces feux d'artifices joyeux et naturels de polyrythmies qui galvanisent ses chansons : la signature marrakchie, festive, solaire, joueuse, joyeuse. « Ce son du Sud marocain percussif nourrit jusqu'à nos modes de vie, nos manières de parler..., raconte-t-elle. Là-bas, chaque maison comporte un placard avec des taarijas, des bendirs, que nous ouvrons dans les grandes occasions. Il y a cette culture du rythme au quotidien. Je voulais fêter ces dix ans avec les miens. Là-bas, je ne suis plus une chanteuse, je suis une des leurs, en corps à corps avec le public... »Pour préparer cette grande fête, le 22 juillet 2023, Oum s'est enfermée en amont avec son équipe, une semaine durant, sur le lieu du show, qui porte si bien son nom : The Source (La Source), un magnifique complexe hôtelier, avec son jardin luxuriant, son lieu de concert de 500 personnes en plein air, et son studio d'enregistrement. Là-bas, ils ont préparé le disque et le concert, revisité ses titres phares (Lik, Nia, Daba, Mansit...) sous d'autres lumières, cuivrées, épicées, aux effluves cubains... « Je désirais ces couleurs. Pour moi, il existe des passerelles entre La Havane et Marrakech : le 6-8, le côté joueur, les célébrations, le sel dans la façon de parler et dans la musique, dans la manière de danser », assure-t-elle. Et dans ces ponts tendus, avec ces fondements de musiques marocaines ouvertes aux quatre vents, aux battements de la rumba et des tambours bata, Oum glisse trois inédits, dont la sublime reprise en arabe du mythique boléro Lagrimas Negras, Toda la Gente, une introduction à Mansit, signée du musicien cubain Damian Nueva ou encore la délicate et douce Intidhar, composée par Yacir Rami.Et voici le jour J. Oum se produit devant un public compact et conquis, chargé d'amour, qui reprend ses titres d'un même cœur, d'une même ferveur. J'avais l'impression d'organiser une fête chez moi : à l'aise, animée d'une joie sincère et familiale... » Ce moment de communion, cet état de grâce porté par le chant du public, la fièvre et la passion, fut captée par l'ingénieur du son Léo Spiritof. « Le live transpire d'émotions, qui appartiennent à un éternel présent. Quelle chance de pouvoir y replonger ! », s'enthousiasme-t-elle. Cet album, elle le fera tourner sur les scènes de France et d'Europe pour prolonger cette introspection, ce retour en arrière heureux et solaire. « J'ai besoin d'explorer, mes racines, de les déchiffrer pour visualiser de nouveaux horizons », analyse-t-elle. L'album s'appelle Dakchi, soit en Darija « Cela, ces choses-là, ce que nous partageons ensemble » ; Car ce disque, tout en connivences et en bonheur partagé, se passe de mots. Il raconte l'histoire de Oum. Sa musique. Elle. Et nous. Anne-Laure LemancelTitres jouésLik, Lagrimas Negras, Toda La Gente, Temma et Daba.► Album Dakchi (Ternaire 2024)23, 24 avril 2024, Café de la Danse, Paris, Complet.

Musiques du monde
Dakchi, dix ans de Oum, Live à Marrakech

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Dec 7, 2024 48:30


Soirée intime avec Oum devant 500 personnes pour la sortie de Dakchi, live du 22 juillet 2023 à Marrakech. (Rediffusion) ► Facebook d'Oum.Pour célébrer ses dix ans de carrière à l'international, la chanteuse marocaine sort un album live, enregistré à Marrakech, qui replonge dans la magie de ses trois premiers disques, ici revisités sous d'autres lumières. L'occasion de se réapproprier ses racines pour s'inventer de nouvelles routes. Il y a des caps propices aux coups d'œil dans le rétroviseur, aussi bien qu'aux futures routes d'aventurière. Aujourd'hui, la chanteuse marocaine Oum fête les dix ans de sa carrière internationale. L'occasion pour cette audacieuse hors-piste, toujours mutante, en perpétuelle remise en jeu de ses identités avec ses intuitions pour seules guides, s'autorise un moment suspendu, le temps d'un souffle (de bougies), celui d'un bilan temporaire, d'un retour sur ses racines et ses ramifications... Pour décrire cette décennie, elle préfère le « nous », le jeu collectif au « je » solitaire. Ce « nous », ce sont ses fidèles acolytes, qui l'accompagnent depuis son tout premier disque signé en France, Soul of Morocco, en 2013 : Yacir Rami au oud, Damian Nueva à la basse, Camille Passeri à la trompette, Carlos Mejias au saxophone, Natascha Rogers et Amar Chaoui aux percussions. « Je n'ai jamais quitté ce noyau dur, celui qui me porte et m'élève depuis 2012, éclaire-t-elle. On s'accompagne, on s'est vus grandir, on a vu naître nos enfants... Nous cultivons cette complicité hors pair. Il y a un cœur, une magie, une générosité, qui procurent à notre musique ce supplément d'âme. » Aussi, pour célébrer ces « dix ans de nous », Oum a choisi de puiser une dizaine de titres dans son répertoire tressé au fil de trois albums aux identités aussi singulières que parcourues d'une sève commune : Soul of Morocco, donc, en 2013, Zarabi en 2015 et Daba en 2019. « En général, je ne chante plus mes morceaux anciens, décrit-elle. Mes auditeurs entrent et sortent dans mes saisons à leur guise. Moi, je les traverse. Au final, je n'ai envie de porter sur scène que des créations inscrites dans mon actualité émotionnelle. Pour ces dix ans, j'avais pourtant une nostalgie de ‘nous jeunes'. Et le désir, le besoin, de ressortir des instantanés musicaux de ce que nous avons été. »Pour cette célébration, forcément live, la chanteuse choisit un lieu symbolique, là où tout a commencé, la terre fertile d'éclosion de ses premières chansons : Marrakech. « Si je n'y avais pas grandi, je n'écrirais pas comme j'écris et je ne chanterais pas comme je chante, affirme-t-elle. Marrakech m'a façonnée – ce musée sensoriel à ciel (bleu vif) ouvert, saturé d'odeurs et de sons, d'orangers et de dattiers, de contrastes explosifs de couleurs, avec son souk et ses artisans qui travaillent en rythme... Cette ville de conteurs, foisonnante de poésie et de tradition orale, cette cité de décharges émotionnelles, où tout t'émerveille, t'électrise et t'éblouit ! » Il y a aussi ces hybridations typiquement marocaines – africaines, berbères et andalouses qui irriguent les métissages de Oum. Et puis, il y a ces feux d'artifices joyeux et naturels de polyrythmies qui galvanisent ses chansons : la signature marrakchie, festive, solaire, joueuse, joyeuse. « Ce son du Sud marocain percussif nourrit jusqu'à nos modes de vie, nos manières de parler..., raconte-t-elle. Là-bas, chaque maison comporte un placard avec des taarijas, des bendirs, que nous ouvrons dans les grandes occasions. Il y a cette culture du rythme au quotidien. Je voulais fêter ces dix ans avec les miens. Là-bas, je ne suis plus une chanteuse, je suis une des leurs, en corps à corps avec le public... »Pour préparer cette grande fête, le 22 juillet 2023, Oum s'est enfermée en amont avec son équipe, une semaine durant, sur le lieu du show, qui porte si bien son nom : The Source (La Source), un magnifique complexe hôtelier, avec son jardin luxuriant, son lieu de concert de 500 personnes en plein air, et son studio d'enregistrement. Là-bas, ils ont préparé le disque et le concert, revisité ses titres phares (Lik, Nia, Daba, Mansit...) sous d'autres lumières, cuivrées, épicées, aux effluves cubains... « Je désirais ces couleurs. Pour moi, il existe des passerelles entre La Havane et Marrakech : le 6-8, le côté joueur, les célébrations, le sel dans la façon de parler et dans la musique, dans la manière de danser », assure-t-elle. Et dans ces ponts tendus, avec ces fondements de musiques marocaines ouvertes aux quatre vents, aux battements de la rumba et des tambours bata, Oum glisse trois inédits, dont la sublime reprise en arabe du mythique boléro Lagrimas Negras, Toda la Gente, une introduction à Mansit, signée du musicien cubain Damian Nueva ou encore la délicate et douce Intidhar, composée par Yacir Rami.Et voici le jour J. Oum se produit devant un public compact et conquis, chargé d'amour, qui reprend ses titres d'un même cœur, d'une même ferveur. J'avais l'impression d'organiser une fête chez moi : à l'aise, animée d'une joie sincère et familiale... » Ce moment de communion, cet état de grâce porté par le chant du public, la fièvre et la passion, fut captée par l'ingénieur du son Léo Spiritof. « Le live transpire d'émotions, qui appartiennent à un éternel présent. Quelle chance de pouvoir y replonger ! », s'enthousiasme-t-elle. Cet album, elle le fera tourner sur les scènes de France et d'Europe pour prolonger cette introspection, ce retour en arrière heureux et solaire. « J'ai besoin d'explorer, mes racines, de les déchiffrer pour visualiser de nouveaux horizons », analyse-t-elle. L'album s'appelle Dakchi, soit en Darija « Cela, ces choses-là, ce que nous partageons ensemble » ; Car ce disque, tout en connivences et en bonheur partagé, se passe de mots. Il raconte l'histoire de Oum. Sa musique. Elle. Et nous. Anne-Laure LemancelTitres jouésLik, Lagrimas Negras, Toda La Gente, Temma et Daba.► Album Dakchi (Ternaire 2024)23, 24 avril 2024, Café de la Danse, Paris, Complet.

4ème de couverture
210. Gérard de Cortanze " Il ne rêvait plus que de paysages et de lions au bord de la mer" (Albin Michel)

4ème de couverture

Play Episode Listen Later Dec 2, 2024 31:22


Gérard de Cortanze "Il ne rêvait plus que de paysages et de lions au bord de la mer. Les derniers jours d'Ernest Hemingway" (Albin Michel)Juillet 1960. Dans son havre de la Finca Vigía, près de La Havane, Ernest Hemingway éprouve de plus en plus de difficultés à écrire. Fatigué, déprimé, cerné par l'impuissance, il part pour Madrid et ses corridas. Malade, il est contraint de retourner aux Etats-Unis. Il mourra un an plus tard, dans sa maison de l'Idaho, sans avoir jamais revu Cuba.Dans ce grand roman sur la tyrannie du temps qui passe, le rôle de l'écrivain et la puissance de la littérature, Gérard de Cortanze nous fait pénétrer l'intimité d'un géant et celle du couple qu'il forma avec sa dernière femme Mary Welsh. Nous découvrons un Ernest Hemingway inattendu, attachant, détruit par des séances répétées d'électrochocs et poussé au suicide par le FBI.Musique : Benny More « Bonito y Sabroso »Celia Cruz « La vida es un carnaval »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
Les derniers jours d'Ernest Hemingway

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Nov 8, 2024 24:29


Juillet 1960. Dans son havre de la Finca Vigía, près de La Havane, Ernest Hemingway éprouve de plus en plus de difficultés à écrire. Fatigué, déprimé, cerné par l'impuissance, il part pour Madrid et ses corridas. Malade, il est contraint de retourner aux Etats-Unis. Il mourra un an plus tard, dans sa maison de l'Idaho, sans avoir jamais revu Cuba. L'invité d'Axelle Thiry est Gérard de Cortanze qui a publié plus de 90 livres, traduits en 25 langues. Son dernier livre « Il ne rêvait plus que de paysages et de lions au bord de la mer: Les derniers jours d'Ernest Hemingway » est paru aux éditions Albin Michel Sujets traités : Ernest Hemingway, Cuba,écrivain, journaliste, littérature. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.

Tout un monde - La 1ere
Kamala Harris veut mobiliser l'électorat noir

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Oct 21, 2024 19:58


(00:00:47) Kamala Harris veut mobiliser l'électorat noir (00:07:39) Le mystérieux "syndrome de La Havane" pas résolu (00:14:40) La répression sévère du Japon à l'épreuve de la réalité carcérale

Laurent Gerra
PÉPITE - Quand André Manoukian tacle Zaz et les Kids United !

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later Oct 15, 2024 1:52


André Manoukian déchiffre le mystère du "syndrome de La Havane" tout en réglant son compte à quelques chanteurs ! Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes préférées.

La marche du monde
Amilcar Cabral, l'enfance d'un chef

La marche du monde

Play Episode Listen Later Sep 15, 2024 48:30


Comment Amilcar Cabral est-il devenu la référence absolue des leaders indépendantistes dans l'Empire portugais ? Avec les témoignages du cinéaste Sana Na N'Hada envoyé à Cuba par Cabral pour étudier le cinéma afin de filmer la lutte pour l'indépendance, en préparation d'un film d'archives sur la guérilla, et Gérard Chaliand, témoin de la guérilla en Guinée-Bissau et de la tricontinentale de 1966 à Cuba où Cabral a prononcé son plus célèbre discours. Analyse de Maria-Benedita Basto, chercheuse et co-auteure du livre Noticieros ICAIC : 30 ans d'actualités cinématographiques à Cuba, édité par l'INA. Alors que la Guinée-Bissau fête le centenaire d'Amilcar Cabral, assassiné quelques mois avant l'indépendance de son pays gagnée contre l'occupant portugais le 24 septembre 1973, Valérie Nivelon a recueilli les récits du cinéaste bissau-guinéen Sana Na N'hada et du géostratège Gérard Chaliand, seul français présent dans le maquis. Deux témoins majeurs de la lutte anticoloniale pensée et mise en œuvre par le chef du PAIGC, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert. Invité à la Conférence tricontinentale à la Havane en 1966, Gérard Chaliand a vu et entendu le discours mythique d'Amilcar Cabral, discours de dignité qui emporte le soutien de Fidel Castro. Soutenue par Cuba, la guérilla contre les Portugais va réussir à libérer des territoires et organiser la formation des cadres féminins et masculins du parti dans les zones libérées. Si Amilcar Cabral implique les femmes, il implique aussi la jeunesse, formée en URSS ou à Cuba. C'est ainsi que Sana Na Nhada est parti étudier le cinéma à l'Institut cubain des arts et de l'industrie cinématographiques (ICAIC) de La Havane avec pour mission de filmer la guerre et les maquis, ce qu'il a fait dès son retour. 50 ans après, Sana Na N'hada se bat pour gagner son ultime combat : réaliser un documentaire à partir de ses propres archives filmiques de la guérilla, enfin retrouvées.  Tous mes remerciements à Maria-Benedita Basto pour avoir facilité la réalisation de cette émission.  À voir :NOME, un film de Sana Na N'Hada – Guinée-Bissau, France, Portugal, Angola – 2023 – 117 minGuinée-Bissau, 1969. Une guerre violente oppose l'armée coloniale portugaise aux guérilleros du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert. Nome quitte son village et rejoint le maquis. Après des années, il rentrera en héros. Mais la liesse laissera bientôt la place à l'amertume et au cynisme.Bande annonce du film NOME de Sana Na NhadaExtrait du film NOME de Sana Na Nhada► Plus d'infos sur l'ICAIC, l'Institut cubain des arts et de l'industrie cinématographiquesÀ lire :Des guérillas au reflux de l'Occident, aux éditions Passé composé, de Gérard Chaliand, stratégiste, géopoliticien, est un observateur engagé des conflits irréguliers sur quatre continents. Témoin de longue durée en Algérie, en Guinée-Bissau, en Afghanistan, où il a enquêté dans diverses provinces, ainsi qu'en Irak, où il se rend régulièrement depuis 2000, notamment chez les Kurdes, y compris ceux de Syrie.Il a enseigné à l'ENA, à l'École de guerre, ainsi qu'à Harvard, à Berkeley et à Singapour. Plus de vingt de ses livres sont traduits en anglais et dans une douzaine d'autres langues.

Journal d'Haïti et des Amériques
Les vols de voitures explosent au Canada

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 11, 2024 30:00


Depuis la pandémie de Covid, les vols de pick-up récents et de SUV ne cessent de croître au Québec et en Ontario. En 2022, une voiture a été volée toutes les cinq minutes au Canada. Résultat, l'année dernière (2023), les assureurs ont dû verser l'équivalent d'un milliard de dollars américains aux victimes de ces vols. Rien qu'à Montréal, le nombre de véhicules volés a été multiplié par deux depuis 2021. Depuis qu'il faut une simple clé électronique, facile à scanner pour démarrer un véhicule récent, le profil des voleurs a bien changé. « 50% des personnes arrêtées en lien avec le vol de véhicules ont entre 14 et 25 ans. Ce sont des gens qui travaillent pour des cellules de voleurs. Les chefs de ces cellules cherchent les véhicules avec des équipes qui ne se connaissent peu ou pas », détaille le commandant Yannick Desmarais, du service de police de Montréal. La plupart des véhicules volés sont exportés en passant par le port de la métropole québécoise ou d'autres, et beaucoup se retrouvent en Afrique ou au Moyen-Orient. Conscientes du problème, les autorités débloquent des fonds publics pour donner davantage de moyens aux services de police, mais cela reste encore insuffisant. Beaucoup de citoyens aimeraient que les constructeurs de véhicules en fassent davantage pour sécuriser les clés intelligentes. Un cabinet d'avocats de Québec vient de déposer une demande d'action collective au nom des victimes de vols des dernières années. « Pour que l'action collective soit utile, il faudrait que l'industrie automobile puisse jouer sa partition et financer des travaux s'ils doivent être entrepris pour lutter contre le vol de véhicule. Il faut qu'ils contribuent et que ce ne soit pas seulement les fonds publics qui soient dépensés pour corriger un problème dont le gouvernement n'est pas responsable. Ce problème, c'est qu'on a une technologie qui est vulnérable, et ça c'est factuel », précise Eladji Niang, du cabinet Bouchard avocats. Interpol a classé le Canada parmi les 10 pires pays en termes de vols de voitures sur 137. Un reportage de notre correspondante au Canada, Pascale Guéricolas.En Haïti, le Premier ministre en visite surprise dans le plus grand hôpital du paysGarry Conille s'est rendu mardi 9 juillet à l'Hôpital général de Port-au-Prince repris aux mains des gangs dimanche. Une visite surprise, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste « Le directeur de l'hôpital n'était pas présent lors de la visite, le ministre de la Santé non plus. La visite était très politique, faite sous très haute sécurité, précise-t-il, avec déploiement des forces de l'ordre. » L'hôpital général n'est plus qu'une coquille vide. « Le directeur a expliqué que d'ici à la réouverture de l'hôpital, il y a encore beaucoup d'étapes à franchir. Pour qu'il puisse fonctionner 24h sur 24, il faudra du personnel, il faudra réparer les murs, mais surtout sécuriser la circulation dans et autour de l'hôpital. » Le journaliste rappelle que l'établissement est fermé depuis des mois à cause de l'action des gangs. Mais si l'hôpital a été récupéré, et qu'un semblant d'accalmie se faisait sentir, ces dernières semaines, la violence a repris de plus belle ces derniers jours. Les groupes armés ont kidnappé plusieurs personnes dans le week-end, rappelle Frantz Duval. « Les gangs sont toujours là, tapis dans l'ombre, dans les quartiers, dans les rues, on ne peut pas identifier qui est membre et qui n'est pas membre, et à n'importe quel moment, ils frappent », souligne-t-il.Aux États-Unis, l'étau se resserre autour de Joe BidenNancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants, interrogée dans l'émission Morning Joe, n'a pas affiché un franche soutien à la candidature du président. Alliée de longue date de Joe Biden, elle lui a demandé de prendre une décision quant à son maintien dans la course présidentielle. Une sortie analysée par le New-York Times comme le signal le plus fort prouvant que les démocrates sont divisés sur la candidature de Joe Biden, et qu'il est temps qu'une décision soit prise même si le président a jusque-là rejeté toute possibilité d'abandon. « Le barrage de soutien n'est pas encore rompu, mais un filet de dissidence continue de s'infiltrer », peut-on lire dans le quotidien américain. Quelques heures après les propos tenus par Nancy Pelosi, de nouvelles voix démocrates ont demandé à Joe Biden de se retirer de la course. Peter Welch, sénateur du Vermont, appelle le président à se retirer dans les colonnes du Washington Post.Une autre voix s'est fait entendre, et elle vient d'Hollywood : il s'agit de l'acteur George Clooney, un important donateur démocrate. « Nous, les démocrates, perdront en novembre si Joe Biden reste candidat », écrit-il dans le New-York Times. « Nous pouvons mettre la tête dans le sable et prier pour un miracle en novembre ou nous pouvons dire la vérité. » Et si l'acteur américain ne mâche pas ses mots, il n'en a pas été dissuadé par l'ancien président démocrate Barack Obama, nous apprend Politico. Selon le journal, les deux hommes, qui sont amis, se seraient entretenus au téléphone avant la publication de la tribune de George Clooney, et Barack Obama n'aurait « ni encouragé, ni conseillé, ni tenté de s'opposer » aux propos de l'acteur.Victoire pour la liberté de la presse en ArgentineLes plus de 300 journalistes de l'agence de presse publique Telam ont retrouvé leur poste, après une mobilisation de 128 nuits et jours. Ouverte en 1945, l'agence publique avait subitement été fermée au début du mois de mars, par le président Javier Milei, connu pour son hostilité aux médias. Réouverte, certes, mais les trois étages de la rédaction sont encore à moitié vides. « Dans les prochains jours, nous allons devoir organiser les équipes de travail et les emplois du temps pour nous permettre de couvrir l'actualité autant que possible, parce que désormais, c'est une agence beaucoup plus petite », explique Andrea Delfino, déléguée syndicale. Le nombre d'employés a été divisé par deux. Telam est aujourd'hui intégrée au pôle radio télévision publique, mais la partie publicité a été privatisée. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois, Javier Milei a multiplié les attaques contre la presse. L'Argentine a perdu 26 places en un an dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. Un reportage en Argentine de notre correspondante Noémie Lehouelleur.Un triste anniversaire à CubaLe 11 juillet 2021, des milliers de Cubains ont manifesté dans les villes du pays, excédés par une crise économique et une absence de liberté. Il n'y avait pas eu d'aussi grande manifestation depuis 1994. Les conséquences ont été particulièrement violentes : un mort, des dizaines de blessés et plusieurs centaines de personnes arrêtées. L'ONG Amnesty International exhorte le gouvernement cubain à libérer les prisonniers « injustement détenus ». Trois ans après, de nombreux manifestants sont donc toujours derrière les barreaux. Le journal El Pais s'est entretenu au téléphone avec l'un d'entre eux, « le prisonnier politique le plus célèbre de Cuba », Luis Manuel Otero Alcántara. Avant d'être arrêté et emprisonné le 11 juillet 2021, l'artiste engagé s'est fait connaître grâce à ses performances de rue dans lesquelles il dénonce le régime au pouvoir, mais aussi avec ses nombreuses arrestations et ses grèves de la faim et de la soif. « Il n'a eu que quelques minutes pour passer l'appel, explique El Pais, il l'a fait depuis une cabine téléphonique dans sa prison de haute sécurité en périphérie de La Havane ». Le journal l'interroge sur le symbole qu'il représente pour les Cubains, sur sa lutte pour la liberté. « Si je sors de prison, a-t-il confié au journal, je devrais choisir entre devenir martyr ou exilé. »Journal de la 1èreUne nouvelle étape dans le processus d'évolution statutaire de la Guyane.

Priorité santé
Ils vous soigneront demain : étudier la médecine à Abidjan [4/4]

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 9, 2024 48:30


Après Dakar, Lomé, Kinshasa et La Havane, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. Délocalisation à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, c'est à Abidjan que trois futur-es médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Ce magazine nous donne également l'occasion de rencontrer la Doyenne de la faculté de médecine et de visiter les lieux. Pr Alphonsine Kouassi-M'Bengue, doyenne de la Faculté de médecine d'Abidjan Davide Baugnan, 23 ans, étudiante en 7ème année de médecine à l'Unité de Formation et de Recherches Sciences Médicales d'Abidjan (UFRMA) de l'Université Felix Houphouët Boigny Grace Tobi, 24 ans, étudiante en 5ème année de médecine à l'UFRMA et cheffe de projet pour l'association étudiante « Volontariat Médicale » qui sensibilise sur la santé sexuelle et reproductive Yann Famien Kouassi, 25 ans, étudiant en 8ème année (doctorant) de médecine à l'FRMA et président de l'association étudiante « Volontariat médicale ».Programmation musicale :►Blacko - Accroché à mes rêves  ►Aly keïta - Forêt sacrée.  

Priorité santé
Ils vous soigneront demain : étudier la médecine à Abidjan [4/4]

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 9, 2024 48:30


Après Dakar, Lomé, Kinshasa et La Havane, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. Délocalisation à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, c'est à Abidjan que trois futur-es médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Ce magazine nous donne également l'occasion de rencontrer la Doyenne de la faculté de médecine et de visiter les lieux. Pr Alphonsine Kouassi-M'Bengue, doyenne de la Faculté de médecine d'Abidjan Davide Baugnan, 23 ans, étudiante en 7ème année de médecine à l'Unité de Formation et de Recherches Sciences Médicales d'Abidjan (UFRMA) de l'Université Felix Houphouët Boigny Grace Tobi, 24 ans, étudiante en 5ème année de médecine à l'UFRMA et cheffe de projet pour l'association étudiante « Volontariat Médicale » qui sensibilise sur la santé sexuelle et reproductive Yann Famien Kouassi, 25 ans, étudiant en 8ème année (doctorant) de médecine à l'FRMA et président de l'association étudiante « Volontariat médicale ».Programmation musicale :►Blacko - Accroché à mes rêves  ►Aly keïta - Forêt sacrée.  

Histoire Vivante - La 1ere
Débarquements (5/5) : 1961, la Baie des Cochons

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 24, 2024 29:13


Nous sommes au printemps 1961, deux jeunes dirigeants viennent de prendre le pouvoir de part et d'autre du golfe du Mexique : Fidel Castro a imposé sa révolution à Cuba tandis John Fitzgerald Kennedy est devenu président des États Unis. La Guerre froide domine la politique internationale et Kennedy hérite d'un projet monté par la CIA : le débarquement à Cuba d'un commando de contre-révolutionnaires, entrainés par les États-Unis pour s'emparer de La Havane. Une histoire de fuseaux horaires, un échec spectaculaire, un fantasme devenu réalité qui tourne à la catastrophe. Alexandre Rios-Bordes est maître de conférences à l'Université Paris Cité est spécialiste des opérations clandestines américaines. Il répond aux questions d'Etienne Duval.

Entrez dans l'Histoire
LA QUOTIDIENNE - Le débarquement américain dans la baie des cochons

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Apr 17, 2024 3:24


C'est le 17 avril 1961 que plus de 1500 exilés cubains armés et entraînés par des officiers américains débarquent à Cuba. Leur but : renverser le communiste Fidel Castro pour installer à La Havane un gouvernement favorable aux intérêts US. Du lundi au vendredi, Lorànt Deutsch vous donne rendez-vous dans la matinale de RTL. Chaque jour, l'animateur de "Entrez dans l'histoire" revient sur ces grands moments qui ont façonné notre pays.

Tous Parano
La Mafia (Pt. 3)

Tous Parano

Play Episode Listen Later Apr 16, 2024 127:56


La série noire à la Maison Blanche continue. Complots menés avec la CIA, main basse sur l'industrie du film et le trafic de drogue, blanchiment d'argent dans l'immobilier et les casinos à une échelle jamais vue, la Cosa Nostra n'a eu de cesse d'étendre ses activités criminelles depuis les années 60. Dans la dernière partie de cet épisode, Gaël et Geoffroy révèlent les liaisons cachées des Présidents Nixon, Reagan et Trump avec la Mafia dont l'intensité éclaire la part d'ombre de la démocratie américaine sous un jour nouveau. Musique : Thibaud R.  Habillage sonore / mixage : Alexandre Lechaux Facebook  Instagram  Twitter www.toutsavoir.fr Contact : tousparano@gmail.com

French Podcast
News in Slow French #684- French course with current events

French Podcast

Play Episode Listen Later Apr 5, 2024 7:55


Dans la première partie de l'émission, nous discuterons de l'actualité. Nous commenterons tout d'abord l'accord conclu entre les pays de l'UE concernant les importations de produits agricoles en provenance d'Ukraine. Ensuite, nous parlerons d'un rapport qui affirme que des agents russes seraient responsables du « syndrome de La Havane ». Puis, nous nous intéressons à une étude qui a conclu que les paroles des chansons sont devenues plus simples, plus colériques et plus égocentriques. Enfin, nous aborderons la croisade de la ville de Florence contre les souvenirs représentant des parties du corps de la statue de David.    Nous parlerons de la rénovation du marché aux fleurs de Paris. Et pour finir, nous nous intéresserons aux premières images révélées par l'IRM le plus puissant du monde, mis au point par des chercheurs français. - L'UE adopte une position plus stricte sur les importations agricoles en provenance d'Ukraine - Une enquête établit un lien entre des agents russes et le « syndrome de La Havane » - Selon une étude, les paroles de chansons sont devenues plus simples, plus colériques et plus égocentriques - Florence part en croisade contre les souvenirs représentant des parties du corps du David de Michel-Ange - Coup d'envoi de la rénovation du marché aux fleurs parisien de l'île de la Cité - L'IRM le plus puissant du monde dévoile ses premières images