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À la demande de La Havane, l'Assemblée générale de l'ONU a tenu un débat spécial consacré au blocus américain contre Cuba, malgré les pressions diplomatiques de Washington pour tenter d'empêcher sa tenue. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a accusé les États-Unis de mener contre son pays une « guerre multidimensionnelle » et de soumettre les Cubains à une « punition collective ». Des accusations immédiatement rejetées par l'ambassadeur américain Mike Waltz, qui a affirmé que « le seul embargo à Cuba est celui que le régime impose à son propre peuple ». Ce débat a eu lieu alors que Cuba fait face à une nouvelle panne d'électricité généralisée, la troisième en six mois. Selon l'économiste et spécialiste de Cuba Jérôme Leleu, le durcissement des sanctions américaines complique les importations de carburant et aggrave une crise énergétique déjà alimentée par le vieillissement des infrastructures et le manque d'investissements. Pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le gouvernement cubain accélère le développement des parcs solaires, avec l'objectif de porter les énergies renouvelables à environ 15% de la production électrique d'ici à la fin de l'année 2026, un niveau encore insuffisant pour répondre aux besoins du pays. ⇒ L'interview de Jérôme Leleu. À lire aussiLes entreprises étrangères quittent Cuba sous pression américaine Le président Javier Milei veut s'attaquer au secteur informel En Argentine, la politique d'austérité menée par Javier Milei frappe de plein fouet les travailleurs du secteur de ce qu'on appelle « l'économie populaire ». Recycleurs de carton, vendeurs ambulants, couturières, petits producteurs ou encore cuisinières des cantines populaires : ils ne sont ni salariés ni chefs d'entreprise, mais vivent de leur travail. Ils seraient entre cinq et six millions, soit près d'un actif sur trois. Depuis son arrivée au pouvoir, le président argentin les accuse d'alimenter le clientélisme et de perpétuer la pauvreté. Les aides qui complètent leurs revenus sont désormais menacées et restent gelées à moins de 50 euros par mois. Un dossier d'Antonin Barles. À lire aussiArgentine: les syndicats manifestent contre l'austérité du président Milei et promettent de durcir les conflits Haïti : il y a 5 ans, l'assassinat de Jovenel Moïse Mardi 7 juillet 2026 marquait le cinquième anniversaire de l'assassinat de l'ancien président haïtien Jovenel Moïse. Âgé de 53 ans, il avait été tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à son domicile de Port-au-Prince par un commando composé en grande partie d'anciens militaires colombiens. Aux États-Unis, la justice a déjà condamné plusieurs protagonistes : en mai 2026, un tribunal fédéral de Miami a reconnu quatre hommes coupables d'avoir participé au complot visant à assassiner le chef de l'État. Mais en Haïti, l'enquête piétine toujours et les commanditaires de ce crime n'ont jamais été identifiés. Cinq ans après les faits, l'absence de procès en Haïti est devenue le symbole des profondes défaillances de la justice et des institutions du pays. Le Réseau national de défense des droits humains vient d'ailleurs d'adresser une lettre au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour dénoncer cette impasse. Sa directrice, Rosy Auguste Ducéna, en parle avec Sarah Krakovitch. À lire aussiAssassinat du président haïtien Jovenel Moïse: 4 hommes jugés à Miami reconnus coupables de complot Journal de la 1ère Il y en avait encore quelques-uns mardi (7 juillet 2026), mais à partir de demain (9 juillet), il n'y aura plus du tout de bus en circulation dans le sud de la Martinique !
Face à l'Amérique de Trump, les héritiers de Fidel Castro auraient une chance de sauver leur peau, pour peu qu'ils se plient aux volontés et à l'appétit de la Maison-Blanche.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Cuba, les conséquences du blocus énergétique imposé par Donald Trump n'en finissent pas d'empoisonner la vie quotidienne de la population. Les pénuries d'électricité, de carburant, de médicaments et de fournitures médicales perturbent gravement le système de santé et la prise en charge des patients. L'OMS estime que 100 000 personnes sont en attente d'interventions chirurgicales retardées. Reportage à l'Institut national de néphrologie de La Havane, qui se maintient debout, en dépit des difficultés. De notre correspondante à La Havane, Jusqu'à la pandémie de Covid-19, l'espérance de vie et le taux de mortalité infantile à Cuba étaient comparables à ceux des pays développés : le ratio médecins-patients figurait parmi les plus élevés au monde. Mais le durcissement des sanctions américaines, l'économie stagnante du pays et son isolement international ont aggravé la situation. L'OMS évoque aujourd'hui une situation préoccupante et estime à 100 000 le nombre de personnes en attente d'interventions chirurgicales retardées. Même dans les hôpitaux de niveau 3, les plus spécialisés et sophistiqués du pays, le personnel médical voit son rythme de travail bouleversé. À l'Institut national de néphrologie de La Havane, une dizaine de patients demeurent allongés sur les lits, aux côtés de leurs dialyses, de gros appareils qui remplissent une fonction rénale. Le chef de service Jules César fait sa visite quotidienne : « Le service compte 92 patients. Ces patients reçoivent trois séances d'hémodialyse par semaine. Certains les suivent le lundi, le mercredi et le vendredi, tandis qu'un autre groupe les suit le mardi, le jeudi et le samedi. Nous avons donc un jour où il y a 42 patients, et un autre 50. Ces dialyses sont touchées par les coupures d'électricité. En effet, sans électricité, elles ne fonctionnent pas. » Les « apagones », les coupures de courant, peuvent durer jusqu'à 20 heures. Si les hôpitaux font partie des zones prioritaires, ils n'y échappent toutefois pas complètement et pâtissent de ces interruptions. Comme l'explique Yamile Garcia Villar, la directrice de l'Institut : « En cas de coupure de courant sur le réseau alimenté par le système électrique national, les hôpitaux ont recours à des groupes électrogènes, c'est-à-dire des générateurs locaux fonctionnant au combustible fossile, notamment au pétrole. C'est pourquoi l'absence de ce pétrole, en plus d'affecter le réseau électrique national, compromet le bon fonctionnement des hôpitaux. » À lire aussiCuba: sous sanctions, il est «difficile» que les réformes «améliorent» l'économie du pays « C'est vraiment la pire période que j'ai traversée » Un autre problème fondamental se pose, celui du transport des personnes. Les 3 000 patients sous dialyse du pays nécessitent un accompagnement spécifique, qui dépend du carburant. « Il en résulte donc une grande incertitude pour nous, en tant que professionnels, et les patients ressentent eux aussi une menace réelle pour leur vie. Car c'est la vie du patient qui est en jeu ici », explique la directrice de l'Institut. Un peu plus loin, Silvia Fernandez Vega Garcia, la responsable de l'unité de soins intensifs, se décrit comme épuisée : « Parfois, la présence du personnel est assurée, mais c'est plutôt pour partir le problème. Nous travaillons avec des patients gravement malades, des patients qui nécessitent un suivi, c'est-à-dire qu'il faut observer chaque jour l'évolution de leur état. Ce n'est pas la même chose que d'être de garde et de ne voir le patient qu'à un moment précis. Un patient gravement malade doit faire l'objet d'un suivi pour que son état évolue favorablement, détaille-t-elle. Il nous arrive de travailler dans des conditions vraiment difficiles. Parfois, pour pouvoir assurer la dialyse d'un patient, nous disposons tout juste de l'essentiel pour trois jours ou pour une semaine, et nous devons constamment surveiller la situation. Je pense que c'est l'une des choses qui nous affectent le plus. » Quant à la directrice, Yamile Garcia Villar, elle conclut ainsi : « Depuis ma naissance, ce moment est le pire de ma vie. Et j'ai 50 ans. C'est vraiment la pire période que j'ai traversée et nous avons connu bien des étapes. » Elle craint que les hôpitaux comme le sien ne puissent bientôt plus faire face. À lire aussiCuba: le président Diaz-Canel et plusieurs personnalités du régime sous sanctions américaines
À Cuba, les conséquences du blocus énergétique imposé par Donald Trump n'en finissent pas d'empoisonner la vie quotidienne de la population. Les pénuries d'électricité, de carburant, de médicaments et de fournitures médicales perturbent gravement le système de santé et la prise en charge des patients. L'OMS estime que 100 000 personnes sont en attente d'interventions chirurgicales retardées. Reportage à l'Institut national de néphrologie de La Havane, qui se maintient debout, en dépit des difficultés. De notre correspondante à La Havane, Jusqu'à la pandémie de Covid-19, l'espérance de vie et le taux de mortalité infantile à Cuba étaient comparables à ceux des pays développés : le ratio médecins-patients figurait parmi les plus élevés au monde. Mais le durcissement des sanctions américaines, l'économie stagnante du pays et son isolement international ont aggravé la situation. L'OMS évoque aujourd'hui une situation préoccupante et estime à 100 000 le nombre de personnes en attente d'interventions chirurgicales retardées. Même dans les hôpitaux de niveau 3, les plus spécialisés et sophistiqués du pays, le personnel médical voit son rythme de travail bouleversé. À l'Institut national de néphrologie de La Havane, une dizaine de patients demeurent allongés sur les lits, aux côtés de leurs dialyses, de gros appareils qui remplissent une fonction rénale. Le chef de service Jules César fait sa visite quotidienne : « Le service compte 92 patients. Ces patients reçoivent trois séances d'hémodialyse par semaine. Certains les suivent le lundi, le mercredi et le vendredi, tandis qu'un autre groupe les suit le mardi, le jeudi et le samedi. Nous avons donc un jour où il y a 42 patients, et un autre 50. Ces dialyses sont touchées par les coupures d'électricité. En effet, sans électricité, elles ne fonctionnent pas. » Les « apagones », les coupures de courant, peuvent durer jusqu'à 20 heures. Si les hôpitaux font partie des zones prioritaires, ils n'y échappent toutefois pas complètement et pâtissent de ces interruptions. Comme l'explique Yamile Garcia Villar, la directrice de l'Institut : « En cas de coupure de courant sur le réseau alimenté par le système électrique national, les hôpitaux ont recours à des groupes électrogènes, c'est-à-dire des générateurs locaux fonctionnant au combustible fossile, notamment au pétrole. C'est pourquoi l'absence de ce pétrole, en plus d'affecter le réseau électrique national, compromet le bon fonctionnement des hôpitaux. » À lire aussiCuba: sous sanctions, il est «difficile» que les réformes «améliorent» l'économie du pays « C'est vraiment la pire période que j'ai traversée » Un autre problème fondamental se pose, celui du transport des personnes. Les 3 000 patients sous dialyse du pays nécessitent un accompagnement spécifique, qui dépend du carburant. « Il en résulte donc une grande incertitude pour nous, en tant que professionnels, et les patients ressentent eux aussi une menace réelle pour leur vie. Car c'est la vie du patient qui est en jeu ici », explique la directrice de l'Institut. Un peu plus loin, Silvia Fernandez Vega Garcia, la responsable de l'unité de soins intensifs, se décrit comme épuisée : « Parfois, la présence du personnel est assurée, mais c'est plutôt pour partir le problème. Nous travaillons avec des patients gravement malades, des patients qui nécessitent un suivi, c'est-à-dire qu'il faut observer chaque jour l'évolution de leur état. Ce n'est pas la même chose que d'être de garde et de ne voir le patient qu'à un moment précis. Un patient gravement malade doit faire l'objet d'un suivi pour que son état évolue favorablement, détaille-t-elle. Il nous arrive de travailler dans des conditions vraiment difficiles. Parfois, pour pouvoir assurer la dialyse d'un patient, nous disposons tout juste de l'essentiel pour trois jours ou pour une semaine, et nous devons constamment surveiller la situation. Je pense que c'est l'une des choses qui nous affectent le plus. » Quant à la directrice, Yamile Garcia Villar, elle conclut ainsi : « Depuis ma naissance, ce moment est le pire de ma vie. Et j'ai 50 ans. C'est vraiment la pire période que j'ai traversée et nous avons connu bien des étapes. » Elle craint que les hôpitaux comme le sien ne puissent bientôt plus faire face. À lire aussiCuba: le président Diaz-Canel et plusieurs personnalités du régime sous sanctions américaines
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le statut de réfugiés soudanais en France, une nouvelle mission spatiale française en 2027 et le départ des entreprises étrangères de Cuba. RDC : pourquoi les États-Unis imposent-ils de nouvelles sanctions ? Trois mois après avoir sanctionné l'armée rwandaise et plusieurs de ses hauts responsables, Washington frappe à nouveau. Cette fois, les États-Unis visent deux hommes : un responsable du renseignement de l'AFC/M23 et un commandant des FDLR, deux groupes impliqués dans le conflit qui secoue l'est de la RDC. Pourquoi ces deux responsables sont-ils dans le collimateur ? Ces sanctions constituent-elles un message adressé au Rwanda ? D'autres personnalités pourraient-elles être ciblées dans les prochains mois ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. France : pourquoi l'ethnie Four obtient-elle désormais le statut de réfugié ? En France, c'est un jugement qui fera jurisprudence. La Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a reconnu le statut de réfugié plein et entier à un ressortissant soudanais de l'ethnie Four. Pour justifier cette décision, la CNDA indique s'être appuyée sur le rapport du Conseil des droits de l'homme de l'ONU publié en février 2026. Pourquoi la justice française reconnait-elle aujourd'hui un risque de persécutions visant cette communauté ? Combien de personnes pourraient en bénéficier ? À quels droits ouvre concrètement l'obtention du statut de réfugié en France ? Avec Amélie Beaucour, journaliste au service France de RFI. Espace : que vont faire les deux astronautes français ? Thomas Pesquet et Arnaud Prost partiront dans l'espace en 2027. L'annonce a été faite par Emmanuel Macron à l'occasion du sommet Choose France. Dans le cadre d'un accord avec l'entreprise américaine Vast, les deux astronautes français participeront à de nouvelles missions spatiales. Que sait-on de ces futures expéditions ? Quels seront leurs objectifs ? Pourquoi la France affiche-t-elle des ambitions toujours plus fortes dans la conquête spatiale ? Avec Simon Rozé, chef du service environnement-climat de RFI. Cuba : le pays est-il au bord d'un nouveau choc économique ? L'ultimatum fixé par Donald Trump a expiré le 5 juin. Menacées d'être exclues du système financier américain, les entreprises étrangères installées à Cuba avaient jusqu'à vendredi pour cesser tout lien avec le groupe GAESA, un conglomérat militaire qui gère de nombreux secteurs stratégiques de l'économie cubaine, notamment le tourisme, les supermarchés et les télécoms. Quels risques pour l'économie cubaine ? La Havane peut-elle trouver de nouveaux partenaires pour compenser ces départs ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.
durée : 00:59:07 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Richeux - Grands tourments, mythes puissants, et personnages attachants peuplent le nouveau livre de Leonardo Padura : l'auteur y raconte 70 ans de vie havanaise dans un texte croisant autobiographie, chroniques et extraits de romans. S'y dessine une cartographie sensible de la capitale cubaine. - réalisation : Jeanne Aléos, Mathilde Wagman, Marianne Chassort, Alexandre Alajbegovic, Cyril Marchan, Vivien Demeyère, Julie Gastal - invités : Leonardo Padura Fuentes Journaliste et écrivain cubain Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 26/05/2026 Embargo contre Cuba : l'amour meurtri de l'écrivain Leonardo Padura pour la Havane L'écrivain cubain Leonardo Padura est célèbre pour son amour inconditionnel pour La Havane. Il consacre son dernier roman, “Aller à La Havane” (éditions Métailié), à cette ville mais aussi à son quartier, celui de Mantilla, où il a grandi et dans lequel il vit toujours. Il raconte, aux travers de plusieurs personnages, cette capitale malmenée qui a subi les assauts du temps, des crises, des embargos et de la dictature castriste. Athlètes dopés : les “Jeux augmentés” sont-ils le stade ultime du sport spectacle ? Le 24 mai 2026, le nageur grec Kristian Gkolomeev a battu le record du monde du 50 mètres nage libre en 20 secondes 81 centièmes. Cette performance spectaculaire a été réalisée dans un cadre qui s'apprête à bouleverser le monde du sport : les “Enhanced Games”. La première édition de ces “Jeux améliorés” vient de se tenir à Las Vegas, aux États-Unis. L'usage de substances dopantes, mais aussi l'utilisation de technologies qui peuvent aider à améliorer les performances y sont autorisés. L'événement reste limité avec seulement trois sports (natation, sprint et haltérophilie), 9 épreuves et 42 athlètes. Les gains sont conséquents : 250 000 dollars pour une victoire et un million en cas de record du monde. Les créateurs de ces jeux, des investisseurs de la tech transhumanistes et proches de la sphère trumpiste, mettent en avant ces récompenses pour attirer des athlètes, souvent mal rémunérés malgré leurs performances. On en débat avec Ayodélé Ikuesan, athlète olympique, spécialiste du sprint, Pierre Rondeau, économiste, spécialiste du sport et Isabelle Queval, philosophe et ancienne joueuse de tennis de haut niveau. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'éradication des langues régionales à l'école sous la Troisième République alors que les lycéens pourront passer une épreuve de spécialité en langue régionale à partir de 2028. Marie Bonnisseau nous présente Bernard et Chantal, boomers retraités virtuels dont le compte sur les réseaux sociaux révèle la fracture des générations. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 26 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
La justice américaine a inculpé hier l'ex-président cubain Raúl Castro, 94 ans. « L'annonce faite par le procureur général par intérim, Todd Blanche, a eu lieu à la Freedom Tower de Miami, où plus d'un demi-million de réfugiés cubains fuyant la révolution cubaine ont été enregistrés entre 1962 et 1974. Qui plus est, le 20 mai, jour anniversaire de l'indépendance de l'île en 1902. Tout un symbole », s'exclame Le Temps à Genève. « Raúl Castro, leader de facto du pays même s'il n'est plus président depuis 2018, est accusé de complot en vue d'assassiner des Américains, pointe le quotidien suisse. En 1996, deux avions civils pilotés par des opposants au régime cubain, membres d'un groupe anti-castriste de Miami, avaient été abattus, faisant quatre morts. Raúl Castro était alors ministre de la Défense et aurait ordonné la manœuvre. » Commentaire du New York Times : « Cet acte d'accusation constitue une escalade spectaculaire dans la campagne de pression multiforme menée par l'administration Trump contre le gouvernement communiste cubain, au moment même où le président Trump cherche à le renverser. (…) En filigrane des accusations portées contre Raúl Castro, il y a l'éventualité, pointe le quotidien américain, que les États-Unis préparent le terrain pour une opération militaire visant à l'exfiltrer du pays, à l'instar de celle menée par les forces spéciales américaines en janvier dernier contre Nicolás Maduro, l'ancien président vénézuélien. » À lire aussiLa justice américaine inculpe l'ancien président cubain Raul Castro La répétition du scénario vénézuélien ? « Raúl Castro est-il le prochain Maduro ? », s'interroge en écho le Wall Street Journal. « Cette inculpation du dirigeant cubain intervient à un moment où le régime de La Havane, privé de son principal bailleur de fonds vénézuélien, est de plus en plus vulnérable. Incapable d'assurer l'approvisionnement du pays en électricité, le régime plonge le peuple cubain dans une situation désespérée. Les États-Unis ont proposé une aide humanitaire, mais, s'exclame le Wall Street Journal, pas tant que les voyous au pouvoir à La Havane pourraient se l'approprier. Il est clair que les États-Unis souhaitent un changement de régime à Cuba, mais on ignore comment cela se produira. On sait en revanche que le dictateur panaméen Manuel Noriega et le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro n'ont été épargnés par les poursuites américaines. » En tout cas, tempère le Washington Post, « il est peu probable que Castro soit extradé vers les États-Unis pour comparaître devant un tribunal et répondre des accusations portées contre lui. Sans la coopération de Cuba, l'inculpation restera probablement symbolique à moins que les États-Unis n'entreprennent des actions énergiques pour destituer Castro. » À lire aussiVenezuela: Alex Saab, un proche de Maduro, expulsé vers les États-Unis Indignation après les images des humiliations subies par les militants de la « Flottille pour Gaza » À la Une également, l'émoi en Israël et un peu partout dans le monde, après la diffusion d'une vidéo de violences perpétrées à l'encontre de militants d'une nouvelle « Flottille pour Gaza », interceptés en mer et détenus dans le sud d'Israël. Une vidéo publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben Gvir. « Une véritable propagande de la violence, qui entraîne des scissions au sein même du gouvernement de l'État hébreu et indigne le monde entier », s'exclame Libération à Paris. « Fait très inhabituel, pointe Le Monde, la diffusion de ces images a provoqué des critiques au sein même du gouvernement israélien. » Et en premier lieu de la part du Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Finalement, le ministre Ben Gvir s'est tiré une balle dans le pied, relève Haaretz à Tel Aviv. Car « le but premier de ces “Flottilles pour Gaza“ est d'attirer l'attention sur la situation dans l'enclave palestinienne à un moment où les gouvernements occidentaux semblent de plus en plus enclins à banaliser la catastrophe. » Avec cette vidéo, Ben Gvir leur a donc offert un formidable coup de pub. Qui plus est, poursuit Haaretz, « à l'étranger, ces flottilles sont perçues comme une protestation légitime et courageuse contre la crise humanitaire qu'Israël inflige à Gaza. Si Israël n'a rien à cacher et aucune raison d'avoir honte, pourquoi ne pas laisser les militants poursuivre leur route vers Gaza ? Quel mal cela pourrait-il faire ? » À lire aussiFlottille pour Gaza: une vidéo de militants agenouillés, les mains liées, publiée par Itamar Ben Gvir
C'était il y a vingt ans à São Paulo, le poumon économique du géant latino-américain. Pendant une dizaine de jours, le crime organisé a mené une vague d'attaques sans précédent contre la police et des institutions publiques. Entre le 12 et le 20 mai 2006, plus de 400 personnes ont été tuées, plongeant la mégapole dans la terreur. L'événement a traumatisé São Paulo et révélé au grand public la puissance d'un groupe criminel appelé le « Primeiro Comando da Capital », le PCC. Un groupe qui, vingt ans plus tard, est devenu l'une des organisations criminelles les plus puissantes au monde. Le récit d'Achim Lippold, du service International de RFI. À lire aussiBrésil : 20 ans après les attaques de 2006, le PCC devenu empire mondial du crime Un décret minier instauré dans l'opacité En Haïti, plusieurs ONG dénoncent l'opacité dans laquelle a été mis en place un nouveau décret minier par le gouvernement, rapporte l'agence Alterpresse, qui évoque aussi les nouveaux salaires minimums, enfin officiels. L'agence revient également sur le discours du Premier ministre lors de la fête du drapeau hier, son appel à l'unité nationale face aux violences des groupes armés. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Les États-Unis accentuent leur pression sur Cuba Washington a adopté, lundi 18 mai 2026, de nouvelles sanctions contre des responsables cubains, alors que les négociations avec La Havane sont dans l'impasse et que l'hypothèse d'une intervention militaire se fait de plus en plus insistante. Le président Miguel Diaz Canel a mis en garde contre un « bain de sang ». Explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiPénurie de carburant à Cuba: l'offre d'aide américaine est «immorale» si Washington maintient le blocus Neymar dans la sélection brésilienne pour le Mondial Au Brésil, c'est la fin d'un long suspense : Neymar disputera bien le mois prochain la Coupe du Monde 2026 de football. La star, pourtant à court de forme, a été sélectionnée hier soir (18 mai 2026) par le patron de la Seleçao, Carlo Ancelotti qui présentait sa liste des 26 joueurs retenus à l'occasion d'une grande cérémonie. Cette sélection a provoqué l'enthousiasme dans le pays, rapporte Eric Mamruth, du service Sports de RFI. À lire aussiUn quatrième et dernier Mondial pour Neymar
Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu jeudi 15 mai 2026 à La Havane, pour une réunion avec de hauts responsables cubains. Une visite tout à fait exceptionnelle qui intervient alors que l'île est étouffée par un blocus pétrolier imposé par Washington depuis janvier 2026. Confrontée à une crise sans précédent, la situation du réseau électrique est critique, alors que le pays n'a plus de réserves de diesel ni de fioul. Entretien avec l'écrivain et universitaire cubain en exil Jacobo Machover, auteur de Cuba de Batista à Castro – une contre-histoire (éditions Buchet-Chastel). À lire aussiPénurie de carburant à Cuba: l'offre d'aide américaine est «immorale» si Washington maintient le blocus
durée : 00:05:07 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - L'environnement dans lequel vivent les Cubains est de plus en plus propice à la propagation de maladies. À La Havane, des montagnes de poubelles jonchent le sol. Dans la saleté et l'humidité, les moustiques ont proliféré, provoquant une épidémie de chikungunya. - réalisation : Julia Neima, Alison Vicrobeck, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:06 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - À Cuba, les pharmacies sont vides. L'État, sous embargo des États-Unis, n'est plus à même d'approvisionner le pays. Acheter son traitement au marché noir est devenu la norme, mais à un prix prohibitif. Alors, dans plusieurs villes de l'île, des médecins cubains ouvrent des pharmacies communautaires. - réalisation : Julia Neima, Alison Vicrobeck, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
El guitarrista francés Biréli Lagrène acaba de publicar 'Elegant people', clara referencia a Weather Report, con instrumentales como el que da título al disco obra de Wayne Shorter, 'Anjo de mim' de Ivan Lins o ''Clair' de Gilbert O´Sullivan. Del nuevo disco del portugués António Zambujo 'Oração ao tempo' las canciones 'Pequenos prazeres', 'Palma da mão', 'Foi à noite' de Jobim y Newton Mendonça, 'Oração ao tempo' de (y con) Caetano Veloso y 'Três da madrugada'. Los hermanos Mario y Chico Adnet firman 'Falso antigo' con canciones como 'Fred Astaire do samba' y 'Fake falso' -con Pedro Miranda- o 'Falso baiano' -con Roberta Sá-. Para su disco 'Taracá', Jorge Drexler ha adaptado al español ('Que será que es') la canción del brasileño Gonzaguinha 'O que é, o que é' llevándola al candombe uruguayo. Cierran el pianista Roberto Fonseca y el chelista Vincent Segal con 'Te extraño' de su disco 'Nuit parisienne à La Havane'. Escuchar audio
C'est l'une des dictatures les moins connues et les plus longues d'Amérique latine : celle du général Alfredo Stroessner au Paraguay (1954-1989). Dans ce pays, très peu d'archives de cette période sont accessibles, rendant le travail de mémoire particulièrement complexe. Le réalisateur paraguayen Juanjo Pereira s'est engagé dans une quête titanesque : retrouver des images de l'époque pour raconter un régime répressif qui a torturé plus de 18 000 Paraguayens. Son documentaire, Derrière les drapeaux, le soleil, est sorti en France ce mercredi 25 mars 2026. « Il a apporté paix et prospérité au Paraguay [...] Grâce à lui nous avons une belle vie… ». C'est ce que disent les chansons à la gloire d'Alfredo Stroessner que l'on entend dans le film. Une propagande omniprésente dans les 120 heures d'archives exhumées par Juanjo Pereira et son équipe. Le cinéaste a grandi avec très peu d'images de ces 35 ans de dictature qui ont bouleversé le Paraguay — une période quasiment absente des programmes scolaires. Après ses études, il se fixe donc un objectif : rassembler des archives du monde entier pour raconter cette histoire, éclipsée par des dictatures plus médiatisées dans les pays voisins. « Je ne sais pas si on peut parler de tabou. [...] On est souvent le premier Paraguayen ou la première Paraguayenne à arriver quelque part. Dans certains pays, les gens ne savent même pas où se trouve le Paraguay… Alors évidemment, ils ne savent pas qu'il y a eu une dictature pendant 35 ans », témoigne le réalisateur au micro de Sarah Krakovitch. Le monteur argentin du film, Manuel Embalse, voit dans ce manque de connaissance une matière à réflexion – et parfois à dérision : « Le film démarre sur une note humoristique et joue de cette ignorance : un journaliste américain dit que le Paraguay est plus petit que le Texas, un journaliste anglais qu'il est plus petit que le Pays de Galles… [...] C'est une invitation à réfléchir à l'histoire avec ironie », estime-t-il. Un héritage encore prégnant aujourd'hui Les archives révèlent aussi les alliances de Stroessner avec d'autres dictatures du continent, l'asile offert à d'anciens SS et criminels nazis, et la participation — souvent oubliée — du Paraguay à l'opération Condor, destinée à éliminer les opposants aux régimes militaires sud-américains. Pour Juanjo Pereira, les conséquences de ces trois décennies autoritaires demeurent bien présentes : « Ce sont des conséquences communes à tous les pays d'Amérique latine qui ont connu des dictatures : un immense vide économique et culturel. Mais dans le cas du Paraguay en particulier, le pays a 20 ou 30 ans de retard sur l'Argentine ou le Brésil. Par exemple, le Paraguay continue de payer l'électricité la plus chère de la région alors qu'il possède deux des plus grands barrages du monde. Ça n'a pas de sens. Il y a encore beaucoup de choses qui perdurent. » Parmi ces héritages : la domination presque ininterrompue du parti Colorado — celui de Stroessner — et une répression encore fréquente des mouvements sociaux. Haïti : les bureaux de l'immigration à l'arrêt « En province, à Port-au-Prince, à Pétionville ou encore à l'étranger, les Haïtiens ne peuvent pas faire de passeports », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien le Nouvelliste. Le journal rappelle que cela intervient alors que le directeur de ce service, Jean Antoine Simon Fénélon, et neuf autres cadres ont été interpellés. Une enquête est en cours sur un réseau de « vrai-faux » passeports, précise aussi le plus ancien quotidien du pays. Des discussions sur Haïti, sans le gouvernement haïtien « Des réunions se sont tenues, au parc industriel Codevi [en Haïti], au cours du mois de mars 2026 entre le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine [...] et les ambassadeurs américains accrédités dans les deux pays partageant l'Île », principalement pour parler d'Haïti, « sauf qu'il n'y avait pas d'officiels haïtiens », pointe Frantz Duval dans son éditorial ce jeudi. « Jamais auparavant des réunions de ce niveau n'avaient été organisées avec, au cœur des échanges, les relations entre Haïti et la République dominicaine », précise-t-il. Venezuela : la présidente vante un pays « ouvert aux capitaux étrangers » Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela depuis l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier 2026, est intervenue ce mercredi 25 mars 2026, en visioconférence lors d'un forum pour l'investissement à Miami, en Floride. Selon Caracas Chronicles, elle y a plaidé pour « séparer l'idéologie de l'économie », tout en invitant les participants à venir investir et visiter le pays. Une apparition « inimaginable il y a encore quelques mois », souligne le Miami Herald, qui y voit la preuve de l'ampleur du changement politique en cours à Caracas. Le quotidien rappelle que « pendant des années, le parti [socialiste] au pouvoir », auquel appartient Delcy Rodríguez, « a dépeint le capitalisme mondialisé comme un moteur des inégalités, et a dédaigné Miami » et les exilés vénézuéliens qui y vivent — un « bastion d'extrême droite » selon le courant chaviste, au pouvoir depuis un quart de siècle. Ce mercredi 25 mars 2026, la dirigeante a assuré que l'économie vénézuélienne est « en pleine croissance » et « ouverte aux capitaux étrangers », poursuit le même journal. Cette évolution intervient alors que Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores doivent être présentés ce jeudi 26 mars 2026 à un juge fédéral, dans l'Etat de New York. Cuba : crise énergétique, libérations partielles et nouvelle vague d'arrestations À Cuba, la situation sanitaire est « profondément préoccupante » a alerté mercredi 25 mars 2026 l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'ONU vient de proposer un plan d'urgence pour acheminer du carburant sur l'île, à des fins humanitaires, face au blocus énergétique imposé par les États-Unis depuis janvier 2026. La pression américaine a plongé Cuba dans une crise profonde : deux pannes d'électricité généralisées ont eu lieu la semaine dernière, faute de carburant et d'infrastructures électriques fiables. Dans ce contexte, plusieurs ONG ont confirmé hier la libération d'une vingtaine de prisonniers politiques, rapporte Cibercuba. Vingt et une libérations, alors que le gouvernement cubain évoquait plus tôt dans le mois un total de 51 personnes relâchées, toutes incarcérées après les manifestations antigouvernementales de 2021. Les autorités présentent ces gestes comme une marque de bonne volonté envers le Vatican, médiateur historique entre Washington et La Havane. Mais les ONG ont mis du temps à pouvoir confirmer les noms des personnes libérées et à en établir une liste vérifiée. De plus, la plupart des personnes relâchées restent sous le coup de poursuites, précise Cibercuba. De nouvelles arrestations ont d'ailleurs eu lieu ces dernières semaines et ces derniers mois. Comme celle des créateurs de la chaîne YouTube El Cuartico, Ernesto Medina et Kamil Zayas, arrêtés le 6 février à Holguín pour des vidéos critiques du gouvernement communiste. Ils sont désormais accusés de « propagande contre l'ordre constitutionnel » et attendent leur procès, rapporte Cubanet. L'épouse d'Ernesto, Doris Santiesteban, interrogée par le média d'opposition, explique qu'elle ne peut voir son mari que « 10 à 15 minutes par semaine, sous supervision ». « Ils ne représentent aucun danger pour la société », les autorités « veulent juste les faire taire », estime-t-elle. Argentine : le retour du puma, allié de la restauration des écosystèmes en Patagonie En Argentine, La Nación met en lumière un exemple de restauration écologique réussie : dans le parc national Monte León et ses environs, en Patagonie, le nombre de pumas a fortement augmenté ces dernières années. Un biologiste interrogé par le journal s'en réjouit, tandis qu'un représentant des éleveurs locaux se plaint qu'ils sont si nombreux que la zone ressemble, selon lui, à « un vrai élevage de pumas ». Le félin est accusé de s'attaquer aux quelques brebis encore présentes dans la région. Mais La Nación rappelle surtout l'impact destructeur qu'a eu l'élevage de moutons sur les sols et sur la végétation. Selon un scientifique cité par le quotidien argentin, le retour d'un grand prédateur comme le puma permet de réguler la population de guanacos — un animal apparenté au lama — et de laisser la végétation se régénérer. Même s'il sera « impossible » de retrouver l'écosystème d'origine, conclut-il.
Entre les coupures d'électricité à répétition, les pénuries d'essence et les difficultés d'accès à la nourriture, Cuba connaît, depuis plusieurs années, une situation économique compliquée. Cependant, la politique agressive menée par le président des Etats-Unis, Donald Trump, à l'égard de l'île caribéenne plonge celle-ci dans une nouvelle ère d'incertitude.Depuis l'enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces américaines, le 3 janvier, à Caracas, les livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de La Havane, sont interrompues. De ce fait, la vie des Cubains est encore plus difficile. En l'espace de quelques années, 2 millions à 3 millions d'entre eux ont fui l'île, un exode démographique inédit.Dans ce contexte, et pour échapper à l'œil inquisiteur de la sécurité d'Etat, le grand reporter Jean-Philippe Rémy, accompagné du photographe Lucien Lung, a parcouru l'île à vélo. Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », il raconte son périple au plus près du quotidien de la population.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de prises de parole de Donald Trump, le 27 février et le 7 mars ; sons extraits de vidéos du photographe Lucien Lung.Cet épisode a été publié le 25 mars 2026.---L'Heure du Monde est nommé aux « Spotify Podcast Awards » dans les catégories "Show de l'Année – Média" et "Show Actu de l'Année"Il est possible de voter pour nous sur l'application Spotify, entre le 23 mars et le 5 avril. On compte sur vous !Et pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre Nouakchott et le Mali, le programme nucléaire israélien et les menaces américaines qui pèsent sur Cuba. Afrique : comment la Chine est devenue le deuxième fournisseur d'armes ? Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), les exportations russes d'armes ont chuté de 64% entre 2016-2020 et 2021-2025. Une situation qui profite à la Chine, désormais deuxième fournisseur d'armements en Afrique, derrière les États-Unis. Quels sont les intérêts pour les pays africains de recourir aux équipements militaires chinois ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Mali : vers une recrudescence des tensions avec la Mauritanie ? La semaine dernière, Bamako avait communiqué sur l'évasion de deux militaires maliens détenus en otage dans un camp de réfugiés en Mauritanie par le Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans). Nouakchott avait alors vivement démenti cette version des faits. Que sait-on des circonstances réelles de détention et de libération de ces deux militaires maliens ? Pourquoi le Mali a-t-il déclaré qu'ils s'étaient enfuis ? Cette affaire relance-t-elle les tensions entre les deux pays ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Israël : que sait-on du programme nucléaire israélien ? En riposte aux frappes israélo-américaines sur le complexe nucléaire iranien de Natanz, Téhéran a lancé une attaque sur la ville de Dimona, au sud d'Israël, qui abrite le très secret centre stratégique de recherche nucléaire. Que sait-on des installations nucléaires israéliennes ? Pourquoi le pays est-il très discret sur ce dossier ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Cuba : la prochaine cible de Trump ? Dans un entretien diffusé sur la télévision américaine NBC, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a déclaré que les forces armées du pays « se préparent ces jours-ci à la possibilité d'une agression militaire » venant des États-Unis. Donald Trump qui, depuis la chute de Nicolas Maduro au Venezuela, a menacé La Havane, peut-il intervenir sur l'île alors qu'il mène déjà une guerre contre l'Iran ? Quel sera le poids de l'armée cubaine face au géant américain ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.
À Port-au-Prince, des pharmacies mobiles sont de plus en plus fréquentes. Elles sont installées à bord de voitures, de camionnettes ou de véhicules privés. Ces points de vente fonctionnent souvent en dehors de tout cadre légal, sans autorisation ni contrôle de l'État, avec des risques de santé pour les consommateurs. Reportage de notre correspondant Peterson Luxama. Notre correspondant s'est rendu à Delmas 33, en face de l'Hôpital La Paix, où des véhicules transformés en pharmacies improvisées s'alignent le long de la route. Ces « pharmacies mobiles » sont devenues un « gagne-pain pour certaines familles », mais les médicaments y sont exposés à la chaleur et à la poussière, parfois sans possibilité de respecter les conditions de conservation. Malgré les risques et l'absence de certifications, beaucoup d'Haïtiens continuent de recourir à ces vendeurs ambulants pour se procurer des médicaments. Cette pratique inquiète les professionnels de santé et les autorités sanitaires. Selon le docteur Romel Cajuste de l'Association des pharmaciens haïtiens, interviewé par Peterson Luxama, la conservation inadaptée des médicaments peut altérer leurs propriétés et rendre certains traitements inefficaces voire toxiques. Selon lui, les pharmacies de rue favorisent aussi la prolifération de médicaments contrefaits, augmentant le danger pour la population. Entre conditions précaires, absence de contrôle et circulation de produits falsifiés, la vente informelle de médicaments représente un risque sanitaire majeur dans un pays où l'accès aux soins reste déjà fragile. Au Venezuela, une nouvelle ruée vers l'or Au Venezuela, il n'y a pas que le pétrole qui attise les convoitises de Washington. Les États-Unis s'intéressent aussi de près à l'or et aux minerais stratégiques du pays, dont le sous-sol regorge. Un peu plus de deux mois après l'éviction de Nicolás Maduro, l'administration de Donald Trump a autorisé la reprise des achats d'or vénézuélien et pousse à une ouverture plus large du secteur extractif. Dans ce contexte, le Parlement vénézuélien s'apprête à adopter une réforme du code minier pour faciliter l'arrivée d'investisseurs étrangers. Mais ce texte suscite de fortes inquiétudes chez les défenseurs de l'environnement et des peuples autochtones, alors que l'exploitation minière provoque déjà des dégâts importants dans le pays. Un dossier de Justine Fontaine. À lire aussiLes États-Unis autorisent la vente d'or vénézuélien aux entreprises américaines Cuba : « On est devenu une île de mimes » Ce week-end, le pays a été une nouvelle fois plongé dans le noir : la majeure partie du territoire est restée sans électricité. C'est à la Une du journal en ligne 14ymedio, mais aussi du quotidien officiel Granma. Les autorités cubaines expliquent ces pannes par le blocus américain sur le pétrole, essentiel pour faire tourner les centrales thermiques. Dans 14ymedio, la journaliste Yoani Sánchez raconte, avec son style ironique et percutant, ce que c'est de vivre au rythme des coupures d'électricité à La Havane. Elle explique que la capitale, autrefois divisée en municipalités et quartiers, est désormais organisée par des « blocs » définis par l'Union électrique, la compagnie nationale. On ne dit plus « j'habite à Nuevo Vedado », on dit « je suis du Bloc 4 ». Elle décrit aussi un mécontentement grandissant : concerts de casseroles et petites manifestations deviennent fréquents, et selon elle, ils portent parfois leurs fruits — il n'est pas rare que le courant revienne après les manifestations des habitants. Face aux difficultés, Sánchez constate : « Nous sommes devenus une île de mimes. » Chacun joue le jeu : on fait semblant de se connecter à internet, le voisin journaliste qui travaille dans un journal officiel ne va plus au bureau, le commerçant fait semblant de respecter la loi tout en jonglant pour garder son commerce ouvert. Chaque jour, conclut-elle, « nous jouons la comédie d'être en vie ». À lire aussiCuba: deuxième black-out dans tout le pays en moins d'une semaine Journal de la 1re Élections municipales : en Guadeloupe, le second tour marque un recul des femmes à la tête des communes.
Des nuits parisiennes à La Havane aux nuits brésiliennes de Fabienne. (Rediffusion) Nos premiers invités sont Vincent Segal et Roberto Fonseca pour la sortie de Nuit parisienne à La Havane. Le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal dévoilent Nuit Parisienne, leur premier single en duo, annonçant la sortie de leur album Nuit Parisienne à La Havane, prévu le 30 janvier 2026 chez Artwork Records & Montuno. Né d'une session improvisée de cinq jours à La Havane, cet album capture l'instant où deux univers musicaux se reconnaissent. Le piano de Fonseca, nourri de jazz, de musique classique et d'héritages afro-cubains, rencontre le violoncelle élégant et sensoriel de Segal. Ensemble, ils font naître une conversation d'une rare finesse, où chaque silence importe autant que chaque note. Titres interprétés au grand studio - Nuit Parisienne Live RFI - Paciencia Es Lo Que Hay Que Tener, extrait Cd - Soul Kiss Live RFI. RFI VIDÉOS #SessionLive sur YouTube Line-up : Roberto Fonseca (piano) Vincent Segal (violoncelle) + Toni Lacotte (traducteur) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Nuit parisienne à La Havane (Artwork/Montuno 2026) Roberto Fonseca : Site - Instagram - YouTube. Vincent Segal : YouTube - Instagram. Concert 8 février au Châtelet 2026, Paris. Puis nous recevons Fabienne Magnant pour la sortie de son 5ème album Cordes Sensibles « Ce cinquième opus est un témoignage de plusieurs années de pérégrinations et inspirations artistiques. Je joue une nouvelle fois sur mes trois guitares (guitare classique/brésilienne, flamenca et viola caipira) comme dans mon album précédent La Trinidad (2011), mais cette fois en solo ou avec d'autres musiciens du duo au quatuor. Les pièces proposées sont des chefs-d'oeuvre du répertoire classique, flamenco en soliste, des arrangements de joyaux de la musique populaire brésilienne sur ma viola caïpira et des compositions personnelles avec mes guitares entourées à la fois de percussions, de la basse et la contrebasse, du rabeca, de la clarinette basse ou d'une voix poétique. Ce melting-pot, reflet de mes passions musicales multiples, laisse largement la place au partage avec d'autres artistes musiciens ou poètes mais n'en n'oublie pas pour autant l'intimité que peut offrir le solo instrumental qui m'est cher. Espérons que cet album Cordes Sensibles permettra de rassembler des auditeurs de sensibilités différentes autour d'une même voix : celle de la musique ! » Fabienne Magnant. Titres interprétés au grand studio - Nordestine Live RFI - Asa Branca, extrait album - Canto de Ossanha Live RFI. Line Up : Fabienne Magnant (viola caïpira) et Abel Luiz (viola caïpira) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ► Album Cordes Sensibles (Guit'Art Productions / Music Box Publishing / InOuïe Distribution 2025) Site - Instagram - YouTube.
Des nuits parisiennes à La Havane aux nuits brésiliennes de Fabienne. (Rediffusion) Nos premiers invités sont Vincent Segal et Roberto Fonseca pour la sortie de Nuit parisienne à La Havane. Le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal dévoilent Nuit Parisienne, leur premier single en duo, annonçant la sortie de leur album Nuit Parisienne à La Havane, prévu le 30 janvier 2026 chez Artwork Records & Montuno. Né d'une session improvisée de cinq jours à La Havane, cet album capture l'instant où deux univers musicaux se reconnaissent. Le piano de Fonseca, nourri de jazz, de musique classique et d'héritages afro-cubains, rencontre le violoncelle élégant et sensoriel de Segal. Ensemble, ils font naître une conversation d'une rare finesse, où chaque silence importe autant que chaque note. Titres interprétés au grand studio - Nuit Parisienne Live RFI - Paciencia Es Lo Que Hay Que Tener, extrait Cd - Soul Kiss Live RFI. RFI VIDÉOS #SessionLive sur YouTube Line-up : Roberto Fonseca (piano) Vincent Segal (violoncelle) + Toni Lacotte (traducteur) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Nuit parisienne à La Havane (Artwork/Montuno 2026) Roberto Fonseca : Site - Instagram - YouTube. Vincent Segal : YouTube - Instagram. Concert 8 février au Châtelet 2026, Paris. Puis nous recevons Fabienne Magnant pour la sortie de son 5ème album Cordes Sensibles « Ce cinquième opus est un témoignage de plusieurs années de pérégrinations et inspirations artistiques. Je joue une nouvelle fois sur mes trois guitares (guitare classique/brésilienne, flamenca et viola caipira) comme dans mon album précédent La Trinidad (2011), mais cette fois en solo ou avec d'autres musiciens du duo au quatuor. Les pièces proposées sont des chefs-d'oeuvre du répertoire classique, flamenco en soliste, des arrangements de joyaux de la musique populaire brésilienne sur ma viola caïpira et des compositions personnelles avec mes guitares entourées à la fois de percussions, de la basse et la contrebasse, du rabeca, de la clarinette basse ou d'une voix poétique. Ce melting-pot, reflet de mes passions musicales multiples, laisse largement la place au partage avec d'autres artistes musiciens ou poètes mais n'en n'oublie pas pour autant l'intimité que peut offrir le solo instrumental qui m'est cher. Espérons que cet album Cordes Sensibles permettra de rassembler des auditeurs de sensibilités différentes autour d'une même voix : celle de la musique ! » Fabienne Magnant. Titres interprétés au grand studio - Nordestine Live RFI - Asa Branca, extrait album - Canto de Ossanha Live RFI. Line Up : Fabienne Magnant (viola caïpira) et Abel Luiz (viola caïpira) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ► Album Cordes Sensibles (Guit'Art Productions / Music Box Publishing / InOuïe Distribution 2025) Site - Instagram - YouTube.
durée : 00:13:57 - L'invité d'un jour dans le monde - Alors que Cuba s'enfonce dans une crise économique et humanitaire, Donald Trump remet l'île dans son viseur. Entre pression maximale, discussions discrètes et rêve d'un basculement politique, que cherche vraiment Washington ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:17 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Pannes électriques à répétition, pénuries de carburant, chute du tourisme : Cuba traverse l'une des pires crises de son histoire récente. Dans le même temps, Donald Trump remet l'île au centre de ses ambitions, avec l'idée de forcer un changement politique à La Havane. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:17 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Pannes électriques à répétition, pénuries de carburant, chute du tourisme : Cuba traverse l'une des pires crises de son histoire récente. Dans le même temps, Donald Trump remet l'île au centre de ses ambitions, avec l'idée de forcer un changement politique à La Havane. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dix ans après la signature de l'accord de paix avec les FARC, des enfants continuent d'être enrôlés de force dans des groupes armés en Colombie. Les nouvelles négociations engagées, il y a quatre ans, (2022) n'ont pas permis d'enrayer l'influence de ces groupes dans le pays. Selon l'International Crisis Group, au moins 620 enfants ont été recrutés en 2024. Les départements de la côte Pacifique, notamment le Cauca — une région où vivent de nombreux peuples autochtones et communautés afrodescendantes — sont particulièrement touchés. Dans le nord du Cauca, un enfant est recruté environ tous les deux jours. Les plus jeunes ont à peine dix ans. Ces données proviennent de statistiques collectées par des organisations autochtones entre 2019 et 2025, et elles sont en forte progression. Pour l'Unicef, elles sont très probablement sous-estimées : de nombreuses familles préfèrent se taire, soit par crainte de représailles, soit parce qu'elles approuvent l'enrôlement, qui peut représenter une source de revenus dans ces territoires délaissés par l'État. Les recrutements forcés restent rares : les groupes armés jouent sur la séduction et la vulnérabilité économique. Une leader sociale, qui souhaite garder l'anonymat, l'explique ainsi à Marine de La Moissonnière : « La plupart du temps, les groupes armés proposent de l'argent aux enfants pour aider leurs parents d'un point de vue financier ou pour faire des travaux dans leur logement. Ils viennent parfois à la sortie des établissements scolaires avec des objets de valeur. Sur les réseaux sociaux, ils offrent de l'argent ou des soins esthétiques, comme par exemple une épilation des sourcils, une coupe de cheveux ou des soins dentaires. » Des enfants enrôlés via TikTok TikTok est devenu la plateforme la plus utilisée pour attirer les mineurs. Sur fond de musiques populaires, avec des émojis comme le ninja — symbole de clandestinité — les vidéos exhibent téléphones dernier cri, motos, argent et jeunes femmes. Une mise en scène qui promet une vie facile et pleine d'aventures, loin de la réalité extrêmement dangereuse dans laquelle ces enfants sont plongés. Les groupes criminels participent à des affrontements meurtriers et sont impliqués dans de nombreux trafics, notamment celui de la cocaïne. Un prêtre du Cauca, lui aussi anonyme pour raisons de sécurité, décrit leur rôle sur le terrain : « Ces mineurs armés sont considérés comme des combattants comme les autres. Les groupes armés les utilisent aussi comme boucliers humains pour se protéger en cas d'attaques de l'armée. Ils sont alors en première ligne. Mais tous ne prennent pas les armes car l'objectif de ces groupes armés, c'est de gagner du terrain au sein des communautés. Certains mineurs ont pour mission de recruter d'autres enfants. Ils sont également présents dans les écoles et les quartiers où ils jouent le rôle de guetteurs, de messagers ou d'informateurs », explique-t-il. À ces tâches, s'ajoute — surtout pour les filles — l'exploitation sexuelle. Pour empêcher la récupération des mineurs par leurs familles ou les autorités locales, certains enfants sont transférés dans d'autres régions du pays, parfois à des milliers de kilomètres. Ceux qui tentent de s'échapper sont exécutés, alerte l'International Crisis Group. Haïti : les habitants des Gonaïves partagés sur l'organisation d'élections Après plus de dix ans d'attente, les autorités haïtiennes s'apprêtent à organiser des élections nationales en août 2026 (avec un second tour prévu à la fin de l'année), dans l'espoir d'offrir au pays un président légitimement élu, ce qui n'est plus arrivé depuis l'assassinat de Jovenel Moïse à son domicile, le 7 juillet 2021. Cependant, l'insécurité reste un obstacle majeur : de nombreuses communes et axes routiers demeurent sous le contrôle des gangs, alimentant l'inquiétude de la population. Et ce qui inquiète davantage les Haïtiens, notamment dans la ville des Gonaïves, c'est que certains leaders politiques (comme l'ancien sénateur Youri Latortue) sous sanctions onusiennes, canadiennes et européennes pour des liens présumés avec les mêmes gangs qui paralysent le pays pourront participer au scrutin. Pierre Robert Auguste, président de l'Association des entrepreneurs de l'Artibonite, doute fortement que ces élections puissent apporter un véritable changement dans le pays, surtout avec des candidats accusés de collusion avec les gangs. Il accuse la communauté internationale d'imposer au gouvernement haïtien l'organisation des élections malgré la situation actuelle. «Ce n'est pas parce que le Blanc (je fais référence à la communauté internationale), demande qu'il y ait des élections, qu'il faut en organiser. [...] Aujourd'hui, on veut faire des élections simplement pour sauver les apparences, mais je crois que c'est dangereux. [...] Un certain nombre de dirigeants politiques sont accusés d'avoir armé les gangs. Qui sont-ils ? Est-ce qu'ils ont été désarmés ?», déclare-t-il à Ronel Paul de RFI. Pourtant, selon Maître Énock Géné Génélus, ancien commissaire du gouvernement des Gonaïves, «il faut à la fois le retour de la sécurité, et le retour des élections. Sans sécurité, la société disparaîtra ; sans élections, toutes les institutions de l'État disparaîtront. Ces deux choses sont indissociables. Dans la période que nous vivons, l'État doit prendre ses responsabilités pour rétablir la sécurité et organiser des élections afin de rendre les institutions de l'État fonctionnelles. Parce qu'il est inacceptable que depuis l'époque avant même l'assassinat de Jovenel Moïse, les autorités n'aient jamais organisé d'élections, ni pour renouveler le tiers du Sénat ni les législateurs. C'est un mal qui détruit la société et dont il faut se débarrasser», dit-il. Port-au-Prince: la justice parallèle du gang de Krisla à Carrefour Dans la commune de Carrefour, au sud-ouest de la capitale, les habitants doivent cohabiter avec le gang dirigé par Krisla. Ayibopost évoque un « système de contrôle implacable », mêlant extorsion, justice parallèle et détention illégale. Sur le plan économique, les habitants et commerçants sont taxés à chaque transaction, au point qu'un produit acheté à Port-au-Prince peut être revendu au double de son prix à Carrefour, témoigne un résident auprès du site d'information. Le média indépendant haïtien détaille également l'existence de « prisons » privées. Une femme témoigne aussi avoir été battue et violée avec sa cousine en mars 2025, pendant plusieurs jours, par des membres du gang après une simple dispute de voisinage. Cuba : les forces de l'ordre resserrent leur contrôle sur l'île après des manifestations À bord d'Air Force One, Donald Trump a affirmé dimanche (15 mars 2026) que « Cuba souhaite conclure un accord » avec les États-Unis. Si le président américain est resté vague, La Havane a bien confirmé vendredi l'existence de discussions et a commencé à libérer certains prisonniers politiques, 19 à ce stade sur les 51 promis, d'après l'ONG Prisoners Defenders, citée par CiberCuba. Dans le pays, la pression populaire augmente face aux coupures de courant récurrentes, aggravées par le blocus énergétique américain mais aussi par le manque d'entretien des centrales cubaines. Dans la nuit de vendredi à samedi, des manifestants ont vandalisé et tenté d'incendier un local du Parti communiste à Morón, dans le centre de l'île. De quoi faire dire à la revue indépendante El Estornudo que le castrisme est un «malade en phase terminale». La presse officielle, de son côté, parle d'actes de «vandalisme». Selon 14ymedio, les autorités cherchent désormais à étouffer la contestation en renforçant l'emprise des forces de l'ordre sur les habitants. Le média assure que sa directrice, la journaliste Yoani Sánchez, a été empêchée de quitter son domicile dimanche par un homme masqué, membre des forces de sécurité. Venezuela : un ex-dirigeant de Chevron informateur de la CIA ? Après l'enlèvement de Nicolás Maduro à Caracas, le 3 janvier 2026, par les États-Unis, The Wall Street Journal affirme qu'un ancien haut responsable de Chevron, Ali Moshiri, a servi d'informateur à la CIA, l'agence de renseignement extérieur états-unienne. Iranien, formé aux États-Unis, ce dernier a travaillé pour Chevron au Venezuela jusqu'en 2024. Selon le quotidien économique, il a affirmé aux services de renseignement américains que María Corina Machado n'était pas une candidate satisfaisante pour remplacer le président Nicolás Maduro, car elle ne bénéficierait selon lui ni du soutien des forces de sécurité, ni d'un contrôle suffisant du secteur pétrolier. Toujours, selon le quotidien économique, Ali Moshiri aurait recommandé de confier le pouvoir à Delcy Rodríguez, l'actuelle président par intérim du pays. Dans le journal de La 1ère... En Martinique et en Guadeloupe, plusieurs communes ont désigné leurs maires dès le premier tour des élections municipales, explique Edwige Saint-Thomas, d'Outre-mer La 1ère.
L'émission 28 minutes du 14/03/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Karim Emile Bitar, professeur associé à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche-Orient, Anna Kowalska, correspondante de la télévision publique polonaise TVP, Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et professeure à l'école de journalisme de Sciences Po, et le dessinateur Philippe Geluck. Le président chilien, un allié de plus du “bouclier des Amériques” de Donald Trump ? José Antonio Kast, vainqueur de l'élection présidentielle de décembre au Chili, a officiellement succédé à Gabriel Boric le 11 mars. Quatre jours avant son investiture, le nouveau président d'extrême droite faisait partie des chefs d'État d'Amérique latine conviés en Floride par Donald Trump. Guerre en Iran : Vladimir Poutine est-il le grand gagnant du conflit ? Alors que la guerre au Moyen-Orient entrera bientôt dans sa troisième semaine, la Russie pourrait-elle en tirer des avantages économiques ? Les difficultés d'approvisionnement en pétrole, causées notamment par le blocage du détroit d'Ormuz, pourraient avantager le Kremlin. Le 12 mars, les États-Unis ont autorisé temporairement la vente de pétrole russe stocké sur des navires. Nous recevons la violoncelliste, chanteuse et compositrice franco-cubaine, Ana Carla Maza. Elle présente son nouvel album “Alamar”, qui sortira le 27 mars prochain, dont le nom est tiré du quartier de La Havane, où elle est née. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins hongrois. Le pays a annoncé un plafonnement des prix des carburants, en pleine crise pétrolière. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Ekrem Imamoglu, l'ancien maire d'Istanbul et principal opposant à Erdogan. Il comparaît devant la justice pour des allégations de corruption. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision japonaise. Le pays a commémoré cette semaine les quinze ans de la catastrophe de Fukushima. Natacha Triou nous invite à méditer sur la manière dont la météo influe sur notre humeur. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 14 mars 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990) l'extrême-droite revient au pouvoir au Chili. Ce mercredi 11 mars 2026, le nouveau président José Antonio Kast a prêté serment et promulgué plusieurs décrets visant à d'après lui à lutter contre l'immigration clandestine. À peine investi, José Antonio Kast a signé six décrets mercredi soir (11 mars 2026), dont trois sont destinés à freiner l'immigration irrégulière dans le nord du Chili. Le nouveau président d'extrême-droite a ordonné au chef des armées de « construire des barrières physiques », pour stopper l'entrée de migrants. C'était l'une des promesses de sa campagne dans un pays où plus de 300 000 personnes étrangères seraient sans-papier. Avec son gouvernement « d'urgence », José Antonio Kast veut aussi s'attaquer à l'insécurité et au crime organisé ainsi qu'à la relance de l'économie, précise la correspondante de RFI à Santiago, Naïla Derroisné. « Un gouvernement d'urgence ce n'est pas un slogan. C'est de l'ordre là où il y a du chaos. C'est de l'apaisement là où il y a de la douleur. C'est de la fermeté là où il y a de l'impunité », a assuré celui qui prend la suite du jeune président sortant de gauche Gabriel Boric. Le nouvel occupant du palais de la Moneda a aussi annoncé un audit total de tous les ministères pour évaluer la situation dans laquelle le gouvernement précédent a laissé les comptes. « On nous remet un pays en plus mauvais état que ce que nous pouvions imaginer. Un pays avec des finances publiques amoindries. Un pays où le crime organisé et le narcotrafic ont progressé. Un pays où les familles se sentent abandonnées par l'État. Dire que nous avons reçu un pays en mauvais état n'est pas une excuse. On le dit car le Chili mérite de savoir la vérité. Car quand on occulte le diagnostic, les traitements échouent » a déclaré José Antonio Kast. L'administration Trump tente à nouveau de supprimer le TPS pour les Haïtiens L'administration Trump a demandé à la Cour suprême de mettre fin aux protections légales temporaires (TPS) dont bénéficient plus de 350 000 Haïtiens aux États-Unis, rapporte Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La semaine dernière, une cour fédérale d'appel a statué en faveur des plaignants haïtiens qui ont poursuivi le Département de la Sécurité intérieure (DHS), l'accusant d'avoir agi par animosité raciale et nationale en cherchant à mettre fin à ces protections », précise le quotidien haïtien. Vives réactions en Haïti face à la composition du nouveau gouvernement «Les réseaux sociaux se sont enflammés après la présentation du nouveau cabinet ministériel» dirigé par le Premier ministre par intérim Alix Didier Fils-Aimé, écrit aussi Le Nouvelliste. L'intégrité et la compétence de certains ministres sont mises en question, certains étant «cités dans des rapports de l'Unité de lutte contre la corruption», précise encore Frantz Duval. Cuba : Sixième jour de protestation à La Havane Des concerts de casseroles ont à nouveau retenti cette nuit dans plusieurs quartiers de La Havane, pour la sixième soirée consécutive, rapporte le média indépendant Cibercuba. Dans la capitale, le courant est coupé plus de douze heures par jour. En province, les habitants passent parfois plusieurs jours d'affilée sans électricité, en raison du manque d'entretien des centrales électriques et du blocage, par les États‑Unis, des approvisionnements en pétrole. La journaliste Yoani Sánchez, fondatrice du média indépendant 14ymedio, a filmé des rues presque désertes dans la capitale. Le grand escalier de l'université de La Havane est vide, après une manifestation étudiante lundi et car les cours en présentiel sont suspendus faute d'électricité. Sur les images diffusées par le site d'information sur les réseaux sociaux, on voit aussi des arrêts de bus où plus personne n'attend, faute d'argent et de carburant. Au Venezuela, le piège de la rente pétrolière La hausse des prix du pétrole due à la guerre au Proche‑Orient pourrait sembler bénéfique pour le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves mondiales selon l'OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole). Sa production a progressé de 10% en février, même si elle demeure inférieure à ses niveaux historiques. Mais l'économiste Víctor Álvarez, dans l'édition Amérique Latine d'El País, nuance cet optimisme. « Quand les prix du pétrole augmentent, nous nous enivrons de ce festin et de l'abondance », mais « nous ne nous préparons pas aux temps de vaches maigres », avertit cet ancien ministre d'Hugo Chávez. Il plaide pour la création d'un fonds souverain destiné à stabiliser les revenus pétroliers et financer des projets de long terme, afin de réduire la dépendance chronique du pays envers l'or noir. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les autorités veulent « mieux anticiper » les épidémies de maladies transmises par les moustiques, explique Benoît Ferrand, d'Outre Mer La 1ère.
durée : 00:11:37 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Donald Trump affirme que Cuba est "au bout du rouleau", frappé par une grave crise économique et énergétique. À Miami, il a réuni des gouvernements conservateurs au sommet du "Bouclier des Amériques" et accentué la pression sur La Havane, laissant planer l'idée d'un changement de régime. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Gaspard Estrada Politologue, membre de l'unité du Sud Global à la London School of Economics
La commune de Delmas est devenue, pour de nombreux habitants, l'un des épicentres des enlèvements contre rançon. Entre octobre 2025 et février 2026, les cas se sont multipliés, installant un climat de peur permanent. Ce vendredi matin (6 mars 2026), le calme règne à Delmas 75. Les véhicules sont rares et filent à vive allure. Quelques marchands installent déjà leurs petits commerces sur les trottoirs. Mais derrière cette apparente normalité, dans les cœurs, la peur s'installe. À la base : le phénomène du kidnapping. Magdala, 24 ans, est assise calmement sur une place publique de la zone. L'enlèvement récent d'une jeune fille de son quartier la scandalise. « Ce n'est pas normal qu'en tant que jeune, on vive dans un pays où l'on n'arrête pas d'enlever des personnes, parfois pour les violer (…) Une jeune fille qui aurait pu être utile à sa famille… soit elle est violée, soit elle est tuée par la suite. Ce pays est devenu invivable », dénonce-t-elle au micro de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Entreprise florissante pour les malfrats, drame sans nom pour les familles, le kidnapping prend de l'ampleur. « Pour moi, le kidnapping est le moyen le plus rapide de décapitaliser une famille, parce qu'on exige de la victime le paiement d'une rançon, des sommes que la plupart des familles n'ont pas accumulées durant des décennies. À une certaine époque, on pouvait attribuer les enlèvements uniquement aux bandits et aux groupes de gangs armés organisés. Mais aujourd'hui, il y a même des agents des forces de l'ordre, censés nous protéger, qui seraient impliqués dans des réseaux de kidnapping », avance Josué Estinvil, habitant de Delmas. De graves séquelles Le kidnapping frappe à la porte de tous. Jeunes ou adultes, femmes ou filles, aucune catégorie n'est épargnée. Une situation dénoncée par les organisations de défense des droits humains. « D'octobre 2025 à février 2026, nous avons constaté dans la commune de Delmas une hausse des cas d'enlèvements suivis de séquestrations contre rançon, rapporte Marie Rosy Auguste Ducenat, responsable de programmes au sein du Réseau national de défense des droits humains. Il s'agit d'un phénomène qui laisse des séquelles graves, des séquelles énormes chez les victimes, particulièrement chez les femmes et les filles qui sont souvent violées ou qui sont menacées d'être violées. Elles nous affirment par la suite se sentir souillées même si elles n'ont pas effectivement subi de viol. » Aujourd'hui, dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, notamment dans la commune de Delmas, la peur dicte les déplacements, modifie les habitudes et fragilise davantage un tissu social déjà éprouvé. Des législatives dans le calme en Colombie La Colombie a voté hier (8 mars 2026) pour renouveler la Chambre basse et le Sénat. Des élections législatives tests à trois mois de la présidentielle, marquées par une forte progression de la coalition de gauche du chef de l'État sortant Gustavo Petro. El Espectador estime que ces élections ont été un succès pour les institutions colombiennes. Le processus a certes été entaché par des accusations de fraudes, de corruption, de la violence, mais El Espectador préfère retenir que la polarisation et les tensions n'ont pas empêché l'élection d'un Congrès diversifié, représentant l'ensemble du spectre politique. D'autant qu'avec 21 millions de Colombiens qui se sont déplacés aux urnes, la participation est la plus élevée depuis 1990. C'est ce que souligne La Silla Vacia. El Tiempo juge de son côté que ce scrutin est l'illustration d'« une démocratie solide ». « Démocratie, nom féminin », titre enfin El Colombiano. Car hasard du calendrier, ces élections législatives se sont tenues le même jour que la journée internationale des droits des femmes. Et il s'avère qu'hier, (8 mars 2026) 40% des candidats au Congrès étaient des candidates. Un progrès. Mais El Colombiano estime que c'est encore trop peu, alors que les femmes représentent 51% de la population colombienne. Dans le New York Times, vous pourrez lire comment un décret présidentiel sur le glyphosate signé le mois dernier (février 2026) protège aussi la production d'une arme extrêmement controversée. Ça se passe cette fois aux États-Unis. Le glyphosate, c'est ce désherbant accusé d'être cancérigène. Il est fabriqué par l'entreprise allemande Bayer. Et il est notamment composé de phosphore blanc, un produit également fabriqué par Bayer qui sert aussi pour produire les munitions incendiaires de l'armée états-unienne. Et qu'Israël est accusée de l'avoir utilisé contre des civils à Gaza et au Liban en 2023. Concerts de casseroles à La Havane À Cuba, où les coupures de courant se multiplient en raison du blocus énergétique imposé par les États-Unis. Ce qui provoque la colère d'une partie de la population. La contestation enfle à La Havane malgré une forte présence policière, notamment dans les quartiers de Regla et Guanabacoa. C'est que rapporte 14ymedio. Ces manifestations contre le pouvoir s'accompagnent de feux de déchets. « Un geste significatif, écrit 14ymedio, car les déchets qui inondent la ville reflètent la misère dans laquelle vit la population ». En Bolivie, les zones de recharges hydriques, souvent situées en montagne, sont essentielles, car elles fournissent de l'eau aux communautés proches mais également aux villes et villages alentour. En échange de la protection de ces zones, les habitants des zones rurales reçoivent de l'aide pour améliorer leur accès à l'eau ou pour développer des activités économiques respectueuses de l'environnement. Reportage au nord de la capitale La Paz, par notre correspondant Nils Sabin.
El pianista cubano Roberto Fonseca y el violonchelista francés Vincent Segal firman a dúo el disco 'Nuit parisienne à La Havane' con piezas como 'Rumbo a ti', 'Soul kiss', 'Un homme qui dort', 'Day' o 'Te extraño'. También 'Aqui oh!', de Toninho Horta y Fernando Brant, en una grabación inédita de Ricardo Bacelar con Flora Purim y Airto Moreira, y 'Jardín botánico', de Michael Franks, grabada por Elisabeth Melander. Y un adelanto del disco que recoge el último concierto que dio Gal Costa, 'As varias pontas de uma estrela', con 'Vapor barato' -con Tim Bernardes- y 'Baby' -con Tim Bernardes y Rubel-. Abre y cierra Pat Metheny con otros dos temas de su 'Side-eye III +': 'Risk and reward' y 'SE-o'.Escuchar audio
Des pourparlers sous haute tension se poursuivent entre l'Iran et les États-Unis alors même qu'à Téhéran, la colère des étudiants ne faiblit pas. Et puis aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat en novembre, D. Trump dresse un bilan économique très positif, lors de son discours sur l'état de l'Union. Parallèlement, Washington affirme vouloir coopérer avec Cuba après un échange de tirs meurtriers au large de l'île, que La Havane présente comme une tentative d'"infiltration".
Après que quatre hommes ont été tués mercredi (25 février 2026) par les garde-côtes cubains, et six autres arrêtés à bord d'une vedette venue de Floride, La Havane a dénoncé une tentative d'infiltration terroriste planifiée depuis les États-Unis. D'origine cubaine, les passagers du bateau étaient, pour plusieurs d'entre eux, des opposants affichés au régime communiste, mais de nombreuses interrogations persistent encore autour de l'affaire. Une veillée en hommage aux quatre hommes tués par les garde‑côtes cubains a été organisée jeudi soir (26 février 2026) devant le plus célèbre restaurant cubain de Miami, le Versailles, rapporte le Miami Herald. Un petit rassemblement, avec quelques banderoles accusant Miguel Díaz‑Canel, le président cubain, d'être un assassin et un terroriste. Certains participants scandent «Libertad, Libertad» («Liberté»), raconte le quotidien de Floride, l'État américain d'où est partie plus tôt cette semaine la vedette arraisonnée par les autorités cubaines. Selon La Havane, dix hommes se trouvaient à bord, armés, et auraient ouvert le feu sur les agents cubains. Tous étaient originaires de l'île, mais deux d'entre eux avaient aussi la nationalité états-unienne, a précisé jeudi le département d'État américain. Des opposants au régime cubain Le Washington Post a parlé au frère de l'un des passagers arrêtés par les autorités cubaines. Amijail Sanchez était « obsédé » par l'idée de libérer Cuba, dit-il, et avait appelé ses parents sur l'île pour leur annoncer qu'il s'apprêtait à les rejoindre. Ils ont tenté de dissuader leur fils, en vains. D'après les proches d'autres membres de l'équipage, contactés par la presse américaine, les hommes étaient bien des opposants au régime communiste, mais étaient «peu ou mal entraînés», rapporte encore le Washington Post. De nombreuses zones d'ombre persistent, relève de son côté le New York Times. L'équipe à bord était‑elle composée « de militants indépendants au plan mal ficelé ? », s'interrogent les correspondantes du journal en Floride. Ou bien s'agissait‑il « d'un piège soigneusement tendu par le gouvernement cubain en pleine période de tension avec les États‑Unis ? » Un détail retient particulièrement l'attention du quotidien : le cas de Roberto Azcorra Consuegra, 31 ans, réfugié aux États‑Unis et initialement cité par La Havane comme membre de l'équipage, alors qu'il se trouve toujours en Floride. Le gouvernement cubain a finalement retiré son nom de la liste. « Le régime ment », réagit le site El Toque, opposé au pouvoir castriste. Roberto Azcorra estime auprès du New York Times qu'il ne croit pas à une simple erreur de la part des autorités cubaines : « Soit elles m'ont confondu avec quelqu'un, soit elles pensaient que j'allais participer. » Pas de réaction de Donald Trump Alors que Cuba fait face à un blocus énergétique imposé par les États‑Unis et que les habitants manquent de tout, la presse officielle cubaine dénonce « six décennies » de « terrorisme en mer » et de « guerre sale ». Granma, l'organe du Parti communiste, dresse la liste d'opérations passées : « Des agressions […] perpétrées par des groupes anticubains entraînés et financés aux États‑Unis », écrit le journal. En Floride, des élus républicains d'origine cubaine s'indignent que Donald Trump n'ait toujours pas commenté l'affaire et appellent à sanctionner La Havane, dans les colonnes du Miami Herald. Le quotidien avance un élément d'explication à la prudence américaine : des diplomates des États‑Unis auraient rencontré mercredi (25 février 2026), en marge du sommet des États de la Caraïbe, le petit‑fils de Fidel Castro pour discuter de l'avenir de Cuba. Nouvelle escalade des tensions commerciales entre Colombie et Équateur Plus au sud, les tensions commerciales s'accentuent entre la Colombie et l'Équateur. Les droits de douane sur les produits colombiens entrant en Équateur passeront dimanche de 30% à 50%, rapporte El Universo. Quito accuse Bogotá de ne pas lutter suffisamment contre l'insécurité et le trafic de drogue et affirme que le dialogue est rompu. Les médicaments et l'énergie sont les produits dont les prix risquent le plus d'augmenter pour les Équatoriens, précise La República. De l'autre côté de la frontière, El Espectador s'inquiète : « Jusqu'où ira cette guerre commerciale ? » Le journal colombien dénonce « le populisme » du président équatorien Daniel Noboa. En difficulté et sans résultats probants dans sa lutte contre le narcotrafic, il « prend la Colombie pour bouc émissaire », estime El Espectador dans son éditorial. Au Mexique, le foot ancestral renaît avant le Mondial 2026 Alors que le Mexique s'apprête à accueillir dans une situation sécuritaire précaire plusieurs matchs du mondial de football en juin 2026, un sport bien plus ancien refait surface : le Juego de pelota, ancêtre méso‑américain du football moderne. Pratiqué depuis des millénaires par les civilisations préhispaniques, ce jeu traditionnel connaît aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment parmi les jeunes Mexicains qui souhaitent renouer avec leurs racines, raconte la correspondante de RFI à Mexico, Marine Lebègue. Ilse Morales est la vice‑présidente de l'association de l'équipe universitaire de juego de pelota qui s'entraîne à l'UNAM (Université autonome du Mexique) tous les mardis. « L'objectif du jeu est de donner des coups avec la hanche. C'est très spécifique, et on ne peut pas utiliser d'autres parties du corps, parce que la balle est très lourde, elle doit peser entre deux et trois kilos. Elle est fabriquée avec la sève durcie de l'arbre à caoutchouc. La hanche est l'un des os les plus solides du corps humain, elle peut supporter l'impact d'une balle de trois kilos », explique-t-elle. Aujourd'hui, ce sport ancestral répond à deux objectifs : préserver un héritage culturel et offrir aux jeunes Mexicains une manière d'affirmer leur identité, à l'heure où le pays se prépare à redevenir une vitrine mondiale du football. Si les sacrifices rituels du passé ont disparu, le jeu lui, reste profondément ancré dans la culture du pays : la présidente Claudia Sheinbaum y a même fait référence lors du tirage au sort de la FIFA pour le Mondial 2026. En Bolivie, des taxis 100 % féminins pour lutter contre le sexisme À El Alto, dans la banlieue de La Paz, est née la ligne Lila, une association de taxis conduite exclusivement par des femmes. Notre correspondant Nils Sabin est allé à leur rencontre. Damasia Coro Bedia fait partie de ces femmes. « Mon histoire est assez triste : quand je me suis séparée du père de mes enfants, je me suis retrouvée avec les pires difficultés pour nourrir correctement mes enfants. Face à cette situation, je me suis tournée vers la ligne Lila. » C'était il y a trois ans. Au bord du gouffre, elle pousse la porte du CEMUPE, une organisation qui propose des formations pour aider les femmes à trouver un emploi, et qui a créé l'association de taxi Lila. « Elles m'ont reçue les bras ouverts. Grâce à elles, j'ai appris à conduire et aujourd'hui, j'arrive enfin à m'en sortir et à satisfaire les besoins de mes enfants. » À sa création, en 2020, la ligne Lila comptait sept conductrices. Elles sont désormais une quarantaine, dont la moitié travaille chaque jour comme taxi. L'un des buts de l'association est de garantir une indépendance financière à ses membres. Mais la ligne Lila offre aussi un espace protégé, pour échapper (un peu) au sexisme systémique qui sévit en Bolivie, notamment dans les autres associations de taxis ou de minibus. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'affaire des « dépouilles oubliées » prend une ampleur inattendue, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Del disco 'Baila Nova plays Jobim' clásicos del maestro soberano como 'Água de beber', 'Chega de saudade', 'Águas de março', 'Garota de Ipanema' y 'A felicidade'. También obra de Antonio Carlos Jobim, 'Olha Maria' da título al disco del guitarrista franco-británico Hugo Lippi que contiene versiones instrumentales de 'Still crazy after all these years' de Paul Simon o ''Do it again' de Steely Dan. Y tres canciones del bahiano Dorea de su disco 'O que mais você quer saber' que se publicará el 27 de febrero: 'Maria milhoes', 'Mais que dois' y 'Sem ancorar'. Abre el bajista brasileño Matheus Prado con 'Sapato novo' de su próximo disco 'Brasilidade. A Jazz portrait of Brazil' y lo cierran el pianista cubano Roberto Fonseca y el chelista francés Vincent Segal con 'Soul kiss' de su disco a dúo 'Nuit parisienne à La Havane'. Escuchar audio
Des coupures de courant quotidiennes et massives, un manque criant de carburant et des prix qui s'envolent… À Cuba, le système est à bout de souffle et la population condamnée à vivre au jour le jour. Les témoignages sont éloquents. Ils prouvent à quel point la situation est compliquée depuis que les États-Unis ont renforcé leur embargo en interdisant à tout pays de livrer du pétrole sous peine de sanction. Car la pénurie de pétrole entraîne celle du carburant, dont les prix sont désormais exorbitants. « Il n'y a plus de combustible, témoigne Ryder Muñoz, chauffeur de taxi à La Havane, joint par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. On travaille avec ce qu'on a été en mesure de mettre de côté. Les autorités ont quelques réserves, mais elles le vendent à un prix prohibitif, 2 000, 2 500 pesos. » Soit environ 5 euros, un montant qui correspond à la moitié du salaire moyen. Un prix inabordable pour la plupart des Cubains, tout comme les produits alimentaires ou d'hygiène. Les habitants de La Havane en sont donc réduits à trouver des sources d'énergie alternatives. « Les options dont disposent actuellement les Cubains sont soit acheter du charbon, soit du bois de chauffage ou alors en faire soi-même en récupérant du bois de vieux cadre de fenêtres cassées ou de portes abandonnées, ou alors en coupant des arbres. Beaucoup de gens n'ont pas d'autres choix parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter du bois », explique Manuel Cuesta Morua, un historien et opposant au régime qui habite dans la capitale, à Romain Lemaresquier, du service International de RFI. Un ressentiment croissant Si, pour l'instant, les Cubains ne manifestent pas leur désarroi et leur mécontentement dans les rues contre une gestion par les autorités jugée calamiteuse, le ressentiment à l'égard du régime et des dirigeants ne fait que s'amplifier. Le régime, de son côté, se contente de rejeter la faute sur les États-Unis et l'embargo américain. Et pour éviter que la grogne ne se transforme en mobilisation dans les rues, il a déployé l'armée et la police. Mais pas seulement. « La répression s'est accentuée, rapporte Manuel Cuesta Morua. Vous avez dû entendre parler de ces deux jeunes du projet audiovisuel El Cuartico d'Holguín que le gouvernement a mis en prison le 6 février et qu'il veut condamner de manière exemplaire. Selon moi, on assiste à Cuba à quelque chose de similaire à ce qu'il s'est passé en Iran lors des attaques d'Israël et des États-Unis. La société iranienne est restée calme. Mais quand les Iraniens ont senti qu'il n'y avait plus de pression de l'extérieur sur leur pays, ils sont sortis dans les rues. Je pense qu'à Cuba, c'est un peu la même chose. » Pour Manuel, comme pour Mercy ou Ryder, ce n'est qu'une question de mois avant que le régime ne s'effondre. Un régime qui, même s'il ne le reconnait qu'à demi-mot, négocie ces derniers jours au Mexique avec Washington pour tenter de survivre. L'or noir à Tauramena Dans la région Orénoque, à l'est de Colombie, la population de Tauramena a rejeté par référendum un projet d'exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité en 2013. Une victoire citoyenne, devenue symbole de démocratie environnementale. Mais dix ans plus tard, la pression de l'industrie est toujours là. Un reportage de notre correspondante à Bogota, Camille Bouju. Mort de Jesse Jackson Figure du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux côtés de Martin Luther King, le révérend Jesse Jackson est décédé à l'âge de 84 ans. Son histoire est celle d'un enfant délaissé, né d'un adultère dans l'Amérique ségrégationniste, et qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle. Pour le New York Times, Jesse Jackson a été la personnalité noire la plus influente des États-Unis entre 1968, date de l'assassinat de Martin Luther King, et 2008, celle de l'élection de Barack Obama. « La puissance de son discours, son énergie et son ambition, écrit le quotidien, ont fait de lui une force morale et politique à une époque où le souvenir de la ségrégation était encore vif et le pouvoir politique noir plus une aspiration qu'une réalité. » Mais Jesse Jackson ne s'adressait pas seulement à la communauté noire. Son combat concernait plus largement les pauvres et les oubliés, toutes ces personnes à la marge, qu'il avait imaginées rassembler au sein d'une Coalition arc-en-ciel. Pour les faire passer au premier plan de la société et la transformer. Avec cette vision, écrit le New York Times, « Jesse Jackson a défini l'âme du Parti démocrate dans les dernières décennies du XXè siècle ». « Au moment où il s'est présenté pour la première fois à l'élection présidentielle, à 42 ans, conclut le Washington Post, Jesse Jackson avait atteint un niveau de notoriété qui échappe à la plupart des personnalités publiques : il était connu simplement par son prénom. Il était Jesse. Il était quelqu'un. » Le président péruvien par intérim sur la sellette Au Pérou, le Parlement se réunit ce mardi (17 février 2026) en session ordinaire pour débattre d'une possible destitution du président par intérim José Jeri. Il est le septième chef d'État du pays en dix ans et il est visé par deux enquêtes pour « trafic d'influence » présumé. S'il tombe, il sera alors le deuxième à subir ce sort en quatre mois, après Dina Boluarte en octobre. Cela fait seulement 130 jours que José Jeri est à la tête du pays et il fait face, écrit La Republica « au moment le plus critique de sa courte présidence ». En seulement cinq ans, la durée d'un mandat présidentiel, « nous sommes sur le point de destituer un troisième chef d'État et d'en désigner un nouveau », constate de son côté El Comercio qui s'interroge : qui est responsable de ce désordre ? Il y a bien sûr José Jeri, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi le Parlement. « En particulier, dénonce le quotidien, cette majorité qui s'est empressée de destituer Dina Boluarte, à juste titre mais sans mesurer les conséquences de nommer à sa place une personne dépourvue de la modération, de la dignité et de l'expérience requises pour diriger le pays ». « Le pire, se désole El Comercio, c'est que tout porte à croire qu'ils vont maintenant agir avec la même légèreté. » Le Canada a livré dix blindés à Haïti pour renforcer sa police nationale. Quinze autres devraient suivre dans deux ou trois semaines, indique Le Nouvelliste. Du matériel indispensable pour lutter contre les gangs. Mais « l'impact réel de cette livraison se mesurera sur le terrain, dans les rues de Port-au-Prince et dans les quartiers longtemps abandonnés sous la pression des malfrats », écrit La Gazette Haïti. « Pour les citoyens, remarque le journal, l'espoir est simple : voir les forces de l'ordre reprendre le contrôle, réduire la peur quotidienne et permettre un retour progressif à une vie normale. »
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux. Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie… Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ? Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ? Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser. Avec : Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. Programmation musicale : ► One Time - Wo Bravo ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux. Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie… Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ? Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ? Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser. Avec : Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. Programmation musicale : ► One Time - Wo Bravo ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la faculté de médecine et de visiter les lieux. Avec : Pr Mohamed Cissé, chef du service Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Retrouvez l'émission en intégralité iciGuinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre autorités syriennes et Kurdes, la pénurie de pétrole à Cuba et des poursuites judiciaires rwandaises contre le Royaume-Uni. Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ? À l'Olympique de Marseille, l'aventure de Roberto De Zerbi a pris fin. Le club phocéen a officialisé la séparation avec l'entraîneur italien, après sa défaite historique contre le PSG (5-0) au Parc des Princes. Ce départ est présenté comme concerté, d'un « commun accord », mais De Zerbi n'a-t-il pas plutôt été poussé vers la sortie ? Qui pour le remplacer à ce stade crucial de la saison ? Comment expliquer cette crise malgré les dernières recrues importantes ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Syrie : pourquoi malgré le cessez-le-feu Kobané reste coupée du monde ? En Syrie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les autorités de Damas et les forces kurdes, la ville de Kobané, située dans l'extrême nord du pays, demeure encerclée. Comment expliquer cette situation ? Une reprise des combats peut-elle encore être évitée dans cette ville ? Avec Marie-Charlotte Roupie, correspondante de RFI à Bagdad, de retour de Syrie. Cuba : quelles alternatives au blocus pétrolier imposé par les États-Unis ? Sous la pression de Donald Trump, Cuba se retrouve coupée d'un de ses principaux fournisseurs de carburant. Depuis l'enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis, l'île ne reçoit plus de pétrole du Venezuela. Washington a même menacé d'imposer des droits de douane à tout pays qui viendrait en aide à La Havane. Pourquoi Donald Trump impose-t-il un tel blocus ? Malgré les intimidations américaines, Cuba peut-elle compter sur des alliés pour surmonter cette pénurie ? Avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle. Rwanda-Royaume-Uni : pourquoi Kigali réclame 100 millions de livres sterling ? Le gouvernement rwandais a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d'arbitrage à La Haye. Kigali accuse Londres de ne pas avoir respecté certains engagements financiers prévus dans l'accord migratoire signé en 2022. Selon Kigali, les montants dus s'élèvent à 100 millions de livres sterling, soit 115 millions d'euros. De quels paiements parle-t-on ? À quel moment et pour quelles raisons le Premier ministre britannique Keir Starmer a-t-il décidé de suspendre les versements ? Avec Amélie Cracco, docteure en droit, autrice de la thèse « Les conséquences du Brexit sur la liberté de circulation des personnes ».
La mainmise des États-Unis sur le pétrole du Venezuela prive Cuba de l'hydrocarbure. La Havane procède au rationnement du carburant et a informé les compagnies aériennes qu'il n'y avait plus d'avitaillement en kérosène pendant un mois. Les journées à l'école seront plus courtes, le télétravail généralisé et des opérations chirurgicales reportées. Donald Trump menace d'imposer des droits de douane à tout pays qui fournirait l'île en pétrole.
À Cuba, paralysée par l'étranglement énergétique imposé par les États-Unis, les journaux décrivent une île qui tourne désormais au ralenti. Même La Havane, généralement la dernière à subir les effets des crises qui frappent le pays, n'est pas épargnée. Dans la capitale, la plupart des hôtels ont encore assez de carburant dans leurs groupes électrogènes pour allumer leurs enseignes la nuit venue. Mais les chambres, elles, restent plongées dans le noir. Et les touristes, de plus en plus rares, sont regroupés dans les mêmes établissements. Ce sont aussi des gens qui ne peuvent plus rentrer chez eux parce que les bus ne circulent plus. Et ce n'est pas mieux pour les trains. Pour aller à Guantanamo ou Santiago de Cuba au départ de La Havane, par exemple, il faut compter un train tous les quatre jours... dans le meilleur des cas. Dans les hôpitaux, cette crise du carburant se traduit par une pénurie de médicaments, l'arrêt des interventions chirurgicales et la suspension des transferts ambulatoires. Soutien à Cuba Tout cela, c'est 14ymedio qui le raconte. Le journal en ligne propose une série de reportages sur les conséquences de ce blocus imposé par les États-Unis, qui menacent de surtaxes les pays qui continueraient à livrer du pétrole à Cuba. C'est le cas du Mexique, dont la présidente Claudia Sheinbaum a répété hier que son pays n'abandonnerait pas les Cubains. Mais la présidente mexicaine n'est pas la seule à exprimer son soutien, ce que Granma ne manque d'ailleurs pas de souligner. L'organe du régime cubain le proclame en Une de son site : « Cuba n'est pas seule ». « Dans un contexte où l'empire tente d'étouffer Cuba, le monde répond avec un soutien au plus haut niveau », écrit le journal. Et de citer les ministères russe et chinois des Affaires étrangères, le pape Léon XIV, le président brésilien... qui tous, chacun à leur manière, expriment leur préoccupation pour la population. Mais pour Milenio, au Mexique, nous assistons à la fin de la révolution cubaine. Le journal qui reprend à son compte l'analyse de Ricardo Pascoe Pierce, ancien ambassadeur du Mexique à Cuba. Pour le quotidien, lorsqu'une idéologie refuse de voir la réalité, ce n'est pas seulement la révolution qui meurt, c'est aussi la crédibilité de ceux qui ont essayé de la soutenir. Suivez mon regard... Une amnistie qui pose question Au Venezuela, le vote sur la loi d'amnistie générale promise par la présidente par intérim Delcy Rodriguez sous la pression de Washington devait avoir lieu aujourd'hui. Il finalement été reporté sine die. Ça n'empêche pas la presse de continuer à exprimer son scepticisme. « Une loi d'amnistie dans le dos du pays », titre ainsi El Nacional. « Une loi destinée à mettre fin à un cycle autoritaire peut-elle naître sans un débat ouvert et sans garanties pour les victimes ? », s'interroge le quotidien d'opposition. Pour lui, la loi promise par Delcy Rodriguez n'est pas suffisante. Elle doit être accompagnée de mesures immédiates. À commencer par le démantèlement de l'échafaudage juridique, qui sert depuis des années à persécuter la dissidence. De son côté, TalCual passe en revue tous ceux qui ne pourront pas bénéficier de cette loi d'amnistie. Le régime a déjà prévenu que les personnes qui ont commis des violations graves des droits humains, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, des homicides intentionnels, de la corruption et du trafic de drogue en seraient exclus. Mais dans un pays où le système judiciaire a la réputation d'être aux ordres, les experts interrogés par TalCual appellent à la création d'une commission indépendante pour trancher. La souveraineté confisquée d'Haïti En Haïti, le directeur de l'agence Alterpresse Gotson Pierre revient sur l'incertitude politique qui perdure après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Désormais, c'est le Premier ministre seul qui gouverne mais sans étape ni calendrier défini à l'avance. À lire également sur le site d'Alterpresse, des accusations du Réseau national de défense des droits humains, qui dénonce des avis de recherche arbitraires de la part de la direction de la police judiciaire. Au Mexique, dans la ville de Puebla, les femmes commencent tout juste à se faire une place dans le sport national, la charreria. Cela consiste en une série d'épreuves à cheval et avec des taureaux, inspirées du travail dans les haciendas et très marquées par le machisme ambiant. Les femmes n'y sont pas les bienvenues, mais certaines forcent l'entrée. Un reportage de notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.
António Zambujo ha grabado 'Oração ao tempo', canción de finales de los 70 de Caetano Veloso que va a dar título al próximo disco del portugués, a dúo con el propio Caetano. Y el brasileño ha grabado 'Mais simples', antigua canción de Zé Miguel Wisnik, adelanto de un disco colectivo con composiciones de Wisnik. Por primera vez juntos, el pianista cubano Roberto Fonseca y el chelista francés Vincent Segal firman 'Nuit parisienne à La Havane' con piezas como 'Soul kiss', 'Un homme qui dort' o 'Day'. Del disco 'Minha história', con el que Flavio Venturini quiso celebrar 50 años de carrera, 'Faltando um pedaço' -con Djavan-, 'Bésame' -con Ney Matogrosso-, 'Nascente' -con Guilherme Arantes- y 'Tudo que você podia ser' -con Ana Cañas-. Del disco 'Riviera' de Toco, 'As vezes', 'Carnaval primeiro' y 'Leão Leonardo'. Y 'Round midnight', el clásico de Thelonius Monk, con los pianistas italianos Antonio Faraò -solo- y Enrico Pieranunzi -en trío-.Escuchar audio
700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ». À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis. Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici. En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ? Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie. Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ». Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés. La 1ère Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent.
En 1996, à La Havane, de vieux musiciens à la retraite se rendent en studio à la demande, improvisée, d'un Américain, Ry Cooder, et d'un Anglais, Nick Gold. L'idée est d'enregistrer un disque de musique afro-cubaine dans le style de ce qui se faisait, il y a longtemps, avant l'arrivée de Fidel Castro, du côté de Santiago, côté est de l'île. Une musique rurale, simple, acoustique, avec des percussions légères. Une musique que presque plus personne ne joue ni n'écoute. Alors les musiciens plongent dans leur souvenir en buvant du rhum, l'un entame une chanson sur son piano, un autre au tres, une petite guitare cubaine, et tous reprennent naturellement ces mélodies surgies du passé. Et ainsi, comme par magie, s'enregistre un album qui fera date dans l'histoire de la musique : le Buena Vista Social Club. En nous plongeant dans cette histoire, Francis Dordor, auteur du livre "A la recherche du tempo perdu" paru chez GM Editions, dévoile l'histoire unique de Cuba et de sa musique, et celle de ses musicien et musiciennes fabuleuses qui ont conquis le monde. Une séquence réalisée par Jonathan Remy sujets traités : magie, le Buena Vista, Social Club, Ry Cooder, Nick Gold, Fidel Castro, Havane, rurale, percussions, Santiago Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des nuits parisiennes à La Havane aux nuits brésiliennes de Fabienne. Nos premiers invités sont Vincent Segal et Roberto Fonseca pour la sortie de Nuit parisienne à La Havane. Le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal dévoilent Nuit Parisienne, leur premier single en duo, annonçant la sortie de leur album Nuit Parisienne à La Havane, prévu le 30 janvier 2026 chez Artwork Records & Montuno. Né d'une session improvisée de cinq jours à La Havane, cet album capture l'instant où deux univers musicaux se reconnaissent. Le piano de Fonseca, nourri de jazz, de musique classique et d'héritages afro-cubains, rencontre le violoncelle élégant et sensoriel de Segal. Ensemble, ils font naître une conversation d'une rare finesse, où chaque silence importe autant que chaque note. Titres interprétés au grand studio - Nuit Parisienne Live RFI - Paciencia Es Lo Que Hay Que Tener, extrait Cd - Soul Kiss Live RFI. RFI VIDÉOS #SessionLive sur YouTube Line-up : Roberto Fonseca (Piano) Vincent Segal (Violoncelle) + Toni Lacotte (traducteur) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Nuit parisienne à La Havane (Artwork/Montuno 2026) Roberto Fonseca : Site - Instagram - YouTube. Vincent Segal : YouTube - Instagram. Concert 8 février au Châtelet 2026, Paris. Puis nous recevons Fabienne Magnant pour la sortie de son 5ème album Cordes Sensibles « Ce cinquième opus est un témoignage de plusieurs années de pérégrinations et inspirations artistiques. Je joue une nouvelle fois sur mes trois guitares (guitare classique/brésilienne, flamenca et viola caipira) comme dans mon album précédent La Trinidad (2011), mais cette fois en solo ou avec d'autres musiciens du duo au quatuor. Les pièces proposées sont des chefs-d'oeuvre du répertoire classique, flamenco en soliste, des arrangements de joyaux de la musique populaire brésilienne sur ma viola caïpira et des compositions personnelles avec mes guitares entourées à la fois de percussions, de la basse et la contrebasse, du rabeca, de la clarinette basse ou d'une voix poétique. Ce melting-pot, reflet de mes passions musicales multiples, laisse largement la place au partage avec d'autres artistes musiciens ou poètes mais n'en n'oublie pas pour autant l'intimité que peut offrir le solo instrumental qui m'est cher. Espérons que cet album Cordes Sensibles permettra de rassembler des auditeurs de sensibilités différentes autour d'une même voix : celle de la musique ! » Fabienne Magnant. Titres interprétés au grand studio - Nordestine Live RFI - Asa Branca, extrait album - Canto de Ossanha Live RFI. Line Up : Fabienne Magnant (viola caïpira) et Abel Luiz (viola caïpira) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ► Album Cordes Sensibles (Guit'Art Productions / Music Box Publishing / InOuïe Distribution 2025) Site - Instagram - YouTube.
Des nuits parisiennes à La Havane aux nuits brésiliennes de Fabienne. Nos premiers invités sont Vincent Segal et Roberto Fonseca pour la sortie de Nuit parisienne à La Havane. Le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal dévoilent Nuit Parisienne, leur premier single en duo, annonçant la sortie de leur album Nuit Parisienne à La Havane, prévu le 30 janvier 2026 chez Artwork Records & Montuno. Né d'une session improvisée de cinq jours à La Havane, cet album capture l'instant où deux univers musicaux se reconnaissent. Le piano de Fonseca, nourri de jazz, de musique classique et d'héritages afro-cubains, rencontre le violoncelle élégant et sensoriel de Segal. Ensemble, ils font naître une conversation d'une rare finesse, où chaque silence importe autant que chaque note. Titres interprétés au grand studio - Nuit Parisienne Live RFI - Paciencia Es Lo Que Hay Que Tener, extrait Cd - Soul Kiss Live RFI. RFI VIDÉOS #SessionLive sur YouTube Line-up : Roberto Fonseca (Piano) Vincent Segal (Violoncelle) + Toni Lacotte (traducteur) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Nuit parisienne à La Havane (Artwork/Montuno 2026) Roberto Fonseca : Site - Instagram - YouTube. Vincent Segal : YouTube - Instagram. Concert 8 février au Châtelet 2026, Paris. Puis nous recevons Fabienne Magnant pour la sortie de son 5ème album Cordes Sensibles « Ce cinquième opus est un témoignage de plusieurs années de pérégrinations et inspirations artistiques. Je joue une nouvelle fois sur mes trois guitares (guitare classique/brésilienne, flamenca et viola caipira) comme dans mon album précédent La Trinidad (2011), mais cette fois en solo ou avec d'autres musiciens du duo au quatuor. Les pièces proposées sont des chefs-d'oeuvre du répertoire classique, flamenco en soliste, des arrangements de joyaux de la musique populaire brésilienne sur ma viola caïpira et des compositions personnelles avec mes guitares entourées à la fois de percussions, de la basse et la contrebasse, du rabeca, de la clarinette basse ou d'une voix poétique. Ce melting-pot, reflet de mes passions musicales multiples, laisse largement la place au partage avec d'autres artistes musiciens ou poètes mais n'en n'oublie pas pour autant l'intimité que peut offrir le solo instrumental qui m'est cher. Espérons que cet album Cordes Sensibles permettra de rassembler des auditeurs de sensibilités différentes autour d'une même voix : celle de la musique ! » Fabienne Magnant. Titres interprétés au grand studio - Nordestine Live RFI - Asa Branca, extrait album - Canto de Ossanha Live RFI. Line Up : Fabienne Magnant (viola caïpira) et Abel Luiz (viola caïpira) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ► Album Cordes Sensibles (Guit'Art Productions / Music Box Publishing / InOuïe Distribution 2025) Site - Instagram - YouTube.
durée : 00:16:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Exilé depuis ses 19 ans, poète et révolutionnaire, René Depestre revient, depuis La Havane où il réside, sur son enfance haïtienne, ses premiers combats politiques et la naissance d'une œuvre poétique rebelle. - réalisation : Emily Vallat - invités : René Depestre Poète et écrivain d'origine haïtienne
durée : 02:30:30 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:12:51 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Alors que Donald Trump menace de couper Cuba de « tout pétrole et tout argent », l'île traverse sa pire crise depuis la « période spéciale » des années 1990. Comment l'écrivain Leonardo Padura qui a tout vu perçoit-il ce nouvel impérialisme Trumpien ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Leonardo Padura Fuentes Journaliste et écrivain cubain
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le mouvement de manifestations en Iran et les menaces américaines sur Cuba. Tchad : quel sera le poids de la nouvelle coalition d'opposition ? À N'Djamena, sept partis et mouvements de l'opposition ont annoncé la création d'une nouvelle coalition. Baptisée « Sauver la démocratie au Tchad », elle entend faire front commun pour dénoncer « les dérives politiques ». Que sait-on de cette nouvelle alliance ? Qui est à sa tête ? Ces partis qui dénoncent une répression des médias et un recul de la liberté ne risquent-ils pas d'en être eux-mêmes victimes ? Avec Carol Valade, journaliste au service Afrique de RFI, ancien correspondant à N'Djamena. Iran : les manifestants vont-ils faire tomber le régime ? En Iran, les manifestations contre le régime sont entrées dans leur troisième semaine. Malgré la sanglante répression et le blackout numérique pour étouffer toute circulation d'information à l'intérieur du pays et vers l'extérieur, la mobilisation ne faiblit pas. Ce mouvement de révolte est-il différent des précédentes vagues de manifestation ? Le régime iranien peut-il tomber sans une intervention de l'étranger ? Iran : l'ayatollah Khamenei est-il vraiment prêt à dialoguer avec Donald Trump ? Après ses menaces d'une opération militaire, Donald Trump a déclaré dimanche (11 janvier 2026) que les dirigeants iraniens étaient prêts à négocier et qu'une réunion était en préparation. Le lendemain, la diplomatie iranienne a confirmé qu'un canal de communication était « ouvert » avec l'émissaire américain pour le Moyen-Orient. Est-il crédible que Téhéran accepte des pourparlers ? Quelle peut-être la nature de ces négociations ? Avec Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l'Université Paris Cité. Cuba : La Havane cédera‑t‑elle aux menaces de Trump « avant qu'il ne soit trop tard » ? Depuis la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump met la pression sur le pouvoir cubain. « Il n'y aura plus ni pétrole ni argent vénézuéliens pour Cuba » prévient-il, en conseillant au président Miguel Diaz-Canel de conclure « un accord avant qu'il ne soit trop tard ». Cuba peut-elle se passer du pétrole vénézuélien ? Sait-on quel type d'accord Washington souhaite négocier avec La Havane ? Avec Jannette Habel, politiste, chercheuse à l'Institut des Hautes Études en Amérique Latine et associée à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Maria Corina Machado est apparue ce jeudi (11 décembre 2025) à Oslo pour sa première prise de parole publique depuis près d'un an. La prix Nobel de la paix, qui vivait dans la clandestinité au Venezuela, est arrivée dans la capitale norvégienne après un voyage entouré de mystère. Maria Corina Machado est arrivée à Oslo peu après minuit, heure locale. Trop tard, donc, pour recevoir son Nobel en personne. Pour sa première prise de parole publique depuis près d'un an, l'opposante vénézuélienne en a profité pour dénoncer l'état de son pays et le régime de Nicolas Maduro face aux menaces du président américain. Cette apparition en public est largement traitée par les journaux du continent, qui montrent Maria Corina Machado à la fenêtre du Grand Hôtel, où se tenait la remise du prix Nobel. On la voit également étreindre ses partisans rassemblés dans la capitale norvégienne. «Le câlin le plus attendu», titre El Nacional. Le Wall Street Journal, de son côté, raconte par le menu comment la Prix Nobel de la Paix est parvenue à s'échapper du Venezuela pour se rendre à Oslo. Une épopée qui a commencé lundi après-midi (8 décembre) lorsque l'opposante a quitté la banlieue de Caracas où elle se cachait pour un village de pêcheurs. Le quotidien new-yorkais décrit dix heures «angoissantes» durant lesquelles la Prix Nobel, accompagnée de deux personnes et coiffée d'une perruque, est parvenue à passer de checkpoint en checkpoint pour finalement atteindre la côte. De là, Maria Corina Machado a embarqué à bord d'un petit bateau de pêche. Direction Curaçao. Et enfin Oslo. Le compas haïtien inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité Après la qualification historique de l'équipe nationale de foot pour le Mondial 2026, c'est un nouveau motif de joie en Haïti. Le compas haïtien, cette musique populaire qu'on chante et qu'on danse dans tout le pays, a été officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco seulement 70 ans après sa création. «Une inscription qui tombe à pique», estime Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le quotidien haïtien consacre, par ailleurs, un article au numéro d'identité qui sera désormais attribué à chaque enfant dès sa naissance. Mais pas seulement. En Haïti, rappelle Frantz Duval, tout le monde n'est pas identifié. Certains l'ont été, mais les documents officiels ont été perdus dans le saccage des administrations. L'Office national d'identité va donc devoir s'atteler à cette lourde tâche en attribuant un numéro d'identification et une carte d'identité à un maximum de citoyens haïtiens. Le Nouvelliste se penche aussi sur la pratique religieuse dans un pays miné par l'insécurité. «Ça ne s'est jamais arrêté. Au contraire, même, ça s'est accéléré», constate Frantz Duval. «En Haïti, on aime le compas, mais on va aussi prier à chaque fois que c'est nécessaire.» Le chikungunya se propage à Cuba L'épidémie a surgi en juillet 2025 dans la province de Matanzas (ouest), près de La Havane, avant de s'étendre aux quinze provinces du pays. Si le gouvernement cubain semble désormais avoir pris en main la situation, en communiquant chaque jour à la télévision le nombre de cas enregistrés, c'est la population qui a commencé à alerter sur les réseaux sociaux. Dans cette interview réalisée par Sarah Krakovitch, le Dr Lazaro Leyva, ancien chef de médecine interne de l'Hôpital Arnaldo Milian Castro de Villa Clara à Cuba, qui vit aujourd'hui en Espagne, explique que les données officielles sur l'épidémie sont sous-estimées, et que très peu de tests sont effectués pour pouvoir diagnostiquer de manière claire et fiable. «On assiste à une dégradation des institutions et des infrastructures de santé. Il n'y a pas de médicaments, pas de ressources pour soigner, pas de moyens pour diagnostiquer... Tout cela a entraîné la crise sans précédent que traverse le système de santé cubain», explique le Dr Lazaro Leyva.
Un récit immersif au cœur de La Havane, là où tout a commencé : la renaissance du son cubain à travers un album et un film devenus mythiques. Le voyage peut commencer. L'auteur, le journaliste Francis Dordor est notre invité : «À Cuba, les fêtes de Noël furent longtemps ignorées, voire interdites, considérées comme relevant de ce que Marx nommait «opium du peuple» (Castro ne croyant quant à lui qu'au papa Noël soviétique). De même, la pratique des cultes syncrétiques afrocubains tels que la Santeria ou le Palo Monte, jugés contre-révolutionnaires, pouvait vous valoir d'immenses ennuis, comme se retrouver expulsés de son logement. Puis avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'instauration de la période dite «spéciale» un certain relâchement du système permit la réintroduction progressive des célébrations religieuses. Un moment particulier dans l'histoire de cette île héroïque coïncidant avec l'accomplissement de miracles. Comme l'histoire de cet ancien chanteur de boléro mis à la retraite, contraint de cirer des chaussures dans les rues de La Havane pour faire vivre sa famille et qui, du jour au lendemain, se retrouva tête d'affiche d'une petite gériatrie de musiciens mis au rebut comme lui, remplissant le Carnegie Hall, l'Olympia ou l'Opéra de Sidney. Cette histoire, celle d'Ibrahim Ferrer, mais aussi de Compay Segundo, de Rubén González, d'Omara Portuondo et le détail des circonstances improbables ayant conduit à leur succès planétaire, je les raconte dans un livre intitulé «Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu». C'est plein d'anecdotes, de témoignages, d'interviews, dont celles du producteur et guitariste Ry Cooder et du réalisateur Wim Wenders, de souvenirs de mes différentes rencontres avec ces merveilleux protagonistes du Buena Vista, de photos magnifiques, ou simplement émouvantes comme celle-ci prise par Nathalie Warez lors d'un voyage avec Ibrahim à Santiago de Cuba à la veille de Noël. C'est pas moins bien écrit qu'un discours de Laurent Wauquiez, et peut-être même mieux, et si vous n'aimez pas lire, il y a inclus le superbe film de Wenders édité pour la première fois en blue ray.» Francis Dordor.
Un récit immersif au cœur de La Havane, là où tout a commencé : la renaissance du son cubain à travers un album et un film devenus mythiques. Le voyage peut commencer. L'auteur, le journaliste Francis Dordor est notre invité : «À Cuba, les fêtes de Noël furent longtemps ignorées, voire interdites, considérées comme relevant de ce que Marx nommait «opium du peuple» (Castro ne croyant quant à lui qu'au papa Noël soviétique). De même, la pratique des cultes syncrétiques afrocubains tels que la Santeria ou le Palo Monte, jugés contre-révolutionnaires, pouvait vous valoir d'immenses ennuis, comme se retrouver expulsés de son logement. Puis avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'instauration de la période dite «spéciale» un certain relâchement du système permit la réintroduction progressive des célébrations religieuses. Un moment particulier dans l'histoire de cette île héroïque coïncidant avec l'accomplissement de miracles. Comme l'histoire de cet ancien chanteur de boléro mis à la retraite, contraint de cirer des chaussures dans les rues de La Havane pour faire vivre sa famille et qui, du jour au lendemain, se retrouva tête d'affiche d'une petite gériatrie de musiciens mis au rebut comme lui, remplissant le Carnegie Hall, l'Olympia ou l'Opéra de Sidney. Cette histoire, celle d'Ibrahim Ferrer, mais aussi de Compay Segundo, de Rubén González, d'Omara Portuondo et le détail des circonstances improbables ayant conduit à leur succès planétaire, je les raconte dans un livre intitulé «Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu». C'est plein d'anecdotes, de témoignages, d'interviews, dont celles du producteur et guitariste Ry Cooder et du réalisateur Wim Wenders, de souvenirs de mes différentes rencontres avec ces merveilleux protagonistes du Buena Vista, de photos magnifiques, ou simplement émouvantes comme celle-ci prise par Nathalie Warez lors d'un voyage avec Ibrahim à Santiago de Cuba à la veille de Noël. C'est pas moins bien écrit qu'un discours de Laurent Wauquiez, et peut-être même mieux, et si vous n'aimez pas lire, il y a inclus le superbe film de Wenders édité pour la première fois en blue ray.» Francis Dordor.