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Některé kroky lídrů hnutí Motoristé sobě, Petra Macinky a Filipa Turka, vyvolaly už před třemi týdny silné protestní hnutí. To se minulou neděli znovu připomnělo ve 410 z 625 českých a moravských měst. To, co bylo původně reakcí na neuctivé SMS zprávy hlavě státu, přešlo do obav o zahraničněpolitickou orientaci země a nesouhlas s autokratickými tendencemi. Mimo jiné s pokusem zničit nezávislost České televize a rozhlasu.Do této atmosféry vhodili Motoristé další dva granáty. Petr Macinka na mnichovské bezpečnostní konferenci vyprovokoval debatu s americkou exministryní Clintonovou a polským ministrem zahraničí Sikorským. Příliš z toho bylo cítit, že provokace je pro něj vstupenkou do určitých amerických kruhů, které na svých sociálních sítích neopominuly tento konflikt zvýraznit. Macinka jednak vstoupil do americké kulturní debaty a současně na sebe upozornil ve snaze získat politické krytí v trumpovských kruzích. To je jeho věc. Zároveň je ovšem ministrem zahraničních věcí Česka, jehož národní zájmy by měl hájit. Otázkou je, jestli tahle profilace mu pomůže, nebo nahraje mezi hlavními evropskými spojenci.Absurdní pak byla jeho polemika ohledně demokratického deficitu uvnitř EU. Znamená to, že by si ho představoval odstranit tím, že by se Unie proměnila ve federaci s jedním premiérem, parlamentem a vládou? To jistě ne. V tomto směru by si ministr zahraničí měl říct, o co usiluje, a navíc ne arogantním způsobem.Jeho strana současně představila nového ministra životního prostředí Igora Červeného. Neministr Turek vzápětí nového ministra shodil slovy, že bude plnit, co mu na očích uvidí. Znamená to, že dvojministra Macinku, působícího dosud ve dvou resortech, nahradí dva ministři na jednom resortu? Experimenty Motoristů s parlamentní demokracií evidentně neberou konce.
Speciál s Arpádem Soltészem o vznikající uherské unii Maďarů, Slováků a Čechů. Vyhraje Viktor Orbán dubnové volby, nebo skončí v exilu? Jaký vliv bude mít jeho případný pád na jeho spojence v Bratislavě a Praze? Jaký bude mít vliv šokující schůzka Roberta Fica s Donaldem Trumpem na další směřování Slovenska? Dál jsme probírali ekonomické problémy Slovenska a Maďarska a šance na vytvoření něčeho, co by se dalo nazvat uherská unie, do které chce Andrej zatáhnout i Rakousko, aby v ní nebyl sám se dvěma orientálními vládci. A protože Arpád je vtipný člověk s rozhledem, tak došlo na spoustu dalších veselých historek.
President Netumbo Nandi-Ndaitwah het vertrek na Addis Abeba in Ethiopië om die 39ste gewone sitting van die Afrika-unie se vergadering van staatshoofde en regeringshoofde by te woon, wat vir 14 en 15 Februarie geskeduleer is. Leiers sal beraadslaag oor belangrike kontinentale kwessies, insluitend vrede en veiligheid, die uitkomste van die 2025 G20-beraad, vordering met Agenda 2063, institusionele hervormings binne die Afrika-unie, en die hervorming van die Verenigde Nasies se veiligheidsraad. Kosmos 94.1 Nuus het met presidensiële woordvoerder Jonas Mbambo gepraat.
Naším hostem je tentokrát Jan Šulc, tajemník Unie lidí se zkušeností se závislostí. Prozradí, co je to Suchej únor a proč ho vyzkoušet, co přináší a zazní i několik tipů jak vytrvat a zvládnout ho co nejlépe.
Naším hostem je tentokrát Jan Šulc, tajemník Unie lidí se zkušeností se závislostí. Prozradí, co je to Suchej únor a proč ho vyzkoušet, co přináší a zazní i několik tipů jak vytrvat a zvládnout ho co nejlépe.Všechny díly podcastu Host Dopoledního expresu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
S nástupem nové vládní garnitury se na stole znovu objevilo i téma členství v Evropské unii. Prakticky bylo hned smeteno, některé staré otázky ale zůstaly: Je Unie skutečně dobrým řešením? Jak se s ní mají srovnávat křesťané, když se Unie od své křesťanské minulosti odvrací? A co s lidskými právy, která jsou v Unii tak zdůrazňována? Jde o dobrý důraz, nebo spíš o podvracení evropských tradic? Tento podcast můžete podpořit na https://radio7.cz
Comment doit-on lire la Bible? Existe-t-il une seule manière de lire la Bible? Est-ce que nos biais influencent notre lecture? Quelle est l'utilité des lectionnaires? Dans cet épisode, Joan et Stéphane se questionnent sur l'importance de lire la Bible collectivement et affirment que les progressistes prennent la Bible au sérieux. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Gift Habeshaw, unsplash.com. Utilisée avec permission. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment doit-on lire la Bible? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan, bonjour à toutes les personnes qui sont à l'écoute. Expliquer comment bien lire la Bible [Joan] Moi, j'aime bien le titre de cet épisode « Comment doit-on lire la Bible? » parce qu'il y a un peu plus de 25 ans, quand j'étais étudiante en théologie protestante à la faculté de Strasbourg, il n'y avait pas encore les réseaux sociaux; je m'étais posée sur un petit canapé qu'il y avait dans l'aula principale. Je faisais un double diplôme. C'est hyper commun dans les sphères nord-américaines. En France, c'était moins répandu il y a 25 ans. J'étais du côté langue. J'ai fait un diplôme aussi en philologie espagnole. Là, il y a deux jeunes des GBU (Groupes Bibliques Universitaires). Ces deux jeunes m'ont fait un petit peu la frousse de ma vie, la peur de ma vie, parce qu'il y en a un qui est assis à ma droite, l'autre à ma gauche, sur les petits canapés, et qui ont commencé à me demander si je lisais la Bible. Donc du coup, c'était assez marrant parce que je leur disais, écoutez, je fais des études en espagnol, mais je suis aussi en théologie. Ça ne les intéressait pas du tout. Oui, mais est-ce que je lisais bien ma Bible? Je leur dis, écoutez, je ne sais pas trop. Nous on nous apprend à la lire en grec et en hébreu. Non, non, qu'ils m'ont dit. Pour bien lire la Bible, fallait lire comme ci, comme ça, telle traduction. Et moi je leur dis, mais savez-vous en fait que c'est traduit du grec et de l'hébreu? Et vraiment c'était impressionnant, parce qu'ils étaient tout à fait, comment est-ce qu'on pourrait dire, imperméables à tout ce que je pouvais leur apporter comme sujet de conversation. Eux, ils étaient venus avec leur petite « to-do liste » de choses à faire sur comment expliquer aux étudiants comment lire la Bible. Depuis lors, j'ai une espèce d'alarme dans ma tête. J'ai toujours cette histoire dans un coin de ma tête. Quand j'entends parler de méthodes pour lire la Bible, de la bonne façon de lire la Bible, de bonnes traductions de la Bible, je pense à ces deux braves étudiants qui voulaient évangéliser les autres étudiants et qui le faisaient d'une façon si maladroite et si peu en dialogue. Les difficultés d'une lecture littérale [Stéphane] Tu parles de ta formation. Moi, dans une vie antérieure, j'ai fait un diplôme en histoire et dans les années 90, la grosse chose, c'était la déconstruction littéraire, la déconstruction de sources. Il fallait analyser le contexte de production, les biais des auteurs par rapport au sujet. C'était la mode. Il y a des modes comme ça dans le milieu académique. Quand je suis arrivé en théologie, ce sont pas mal les premières choses qui me sont venues en tête. Lorsque j'ai appris que les premières mises par écrit des écrits bibliques, ça se passe 50 ans plus tard, on ne peut pas dire « Ah, Jésus a dit telle, telle, telle chose, donc blablabla ». Il n'y avait personne qui avait un dictaphone ou un enregistreur. Il n'y avait personne qui avait un laptop qui tapait au fur et à mesure. Donc, ça a toujours influencé mon approche. Ça ne veut pas dire nécessairement que ces mots-là ne valent rien, mais une approche un peu plus littéraliste a toujours été plus difficile pour moi. Lorsque, par exemple, on a des lettres qu'on sait qui ont été écrites ou dictées par Paul, OK, là, on a quelque chose. Mais tout ce qui est évangiles, tout ce qui est le Premier Testament, c'est une, deux, trois, quatre générations plus tard. C'est difficile de ne pas mettre ce filtre. Il y a aussi la question de la traduction. Quand on a eu le choix ou la chance d'apprendre une deuxième, une troisième, une quatrième langue, on comprend peut-être un peu mieux cette idée-là que Jésus n'a pas parlé en anglais ou en français. Mais lorsque je rencontre des anglophones qui n'ont jamais appris une autre langue, c'est quasiment comme une découverte : « Ah, ce mot-là peut être traduit de telle façon, de telle façon », et oui, la traduction influence. Tout ça pour dire que la lecture de la Bible dépend de tellement de choses que c'est toujours dangereux de s'en tenir à une lecture à la virgule près. L'influence culturelle sur la traduction [Joan] En vérité, je crois qu'on a déjà abordé un peu cette question de quelle version de la Bible, quelle traduction ? Je trouve que ça reste un champ fabuleux, vraiment fascinant, que le champ de la traduction, la traduction en prenant en compte le milieu. Je lisais quelque part que certains textes d'Homère ont été mal traduits du grec parce qu'ils avaient été traduits avec des biais sexistes. Ce sont des trucs qu'on trouve sur Facebook, donc ce n'est pas hyper vérifié, mais c'est vrai que de se dire que pendant longtemps, ce sont des hommes avec les biais de leur culture et de leur milieu qui ont traduit des textes de l'Antiquité, qu'ils soient bibliques ou bien pas bibliques, c'est intéressant de prendre ça en compte. Avec cet exemple d'Homère, c'était le statut des femmes qui sont restées dans les maisons quand les maris ou les maîtres étaient partis à la guerre, et on leur donnait un certain nom, et ce nom-là avait été traduit comme « des femmes légères », alors que ce sont des esclaves qui ont été violées. Ce n'est pas du tout pareil en fait. Mais il nous arrive la même chose avec la Bible. Régulièrement, il y a une traduction qui est mise à jour et qui ouvre un champ de compréhension et un champ de possible, notamment dans tout ce qui est études féministes. Moi, je trouve ça passionnant que de se laisser interpeller. Se concentrer sur un seul verset ou l'ensemble du message [Stéphane] Pour moi, une des belles illustrations de cette réalité est une version de la Bible en anglais qui s'appelle « The Message ». En traduction, il y a toujours deux choix. On fait une traduction mot pour mot ou sens pour sens. Et ça influence le style, ça influence est-ce que c'est plus facile, blablabla. Dans The Message, ils ont été pour sens pour sens. Il y a un passage où ils ont choisi d'écrire « ne pas se prendre trop au sérieux, mais prendre le message de Dieu au sérieux ». Pour moi, c'est ça. Est-ce que Dieu a dit telle chose? Est-ce que David a dit telle chose? Est-ce que Pierre a dit telle chose à tel moment exactement? Mais le message de ces écrits, oui, là, on travaille, il y a un côté sacré dans ce message-là. Depuis des générations et des générations, on travaille ces messages-là et on trouve toujours de nouvelles vérités, on trouve toujours de nouveaux enseignements. OK, là, on prend au sérieux le message. Une autre expression, c'est la différence entre voir l'arbre et la forêt. Je peux me concentrer sur un verset, tel mot a été utilisé, mais si je perds de vue l'ensemble de la forêt, l'ensemble des enseignements de Jésus, l'ensemble du message de Dieu pour l'humanité. Et si je me concentre sur deux, trois mots d'un certain verset, bon, ça peut être intéressant d'un niveau linguistique, mais on ne peut pas dire que l'on comprend mieux le message de Dieu ou les enseignements de Jésus. L'influence de nos biais lorsqu'on lit la Bible [Joan] C'est vrai que La Bible, parfois, peut confirmer nos billets à nous. Et ça va dépendre effectivement du contexte de lecture, de la traduction, de qui nous entoure. Je me rappelle quand j'étais jeune, j'ai décidé un jour d'être végétarienne. Il se trouve que dans une vente d'une paroisse protestante, j'ai trouvé un livre qui me disait que Jésus était végétarien, figure-toi, et que ce que je faisais là, c'était un acte purement chrétien. Ça m'a fortifiée, j'avais 15 ans, je me suis sentie « empouvoirée », je me suis dit bah voilà, en plus de ne pas manger de viande, parce que moi je ne mangeais surtout pas de viande, le reste je mangeais un peu, quand c'était nécessaire. En plus de ne pas manger de viande, mais je suis Jésus. Bon, ça, c'est un billet de confirmation, bien sûr. Et patatras. Après, quand j'ai regardé plus attentivement la Bible, j'ai découvert qu'ils mangeaient quand même des grillades de poissons. Mais il se trouve que j'adore les grillades de poissons, donc c'est bien aussi. Vraiment, dans tous les cas, en quelque part, ça me donnait raison. Tu vois, il faut être plus ou moins végétarienne et manger des grillades de poissons. Mais voilà, tout ça, ça parle un petit peu de la façon dont on cherche des billets de confirmation, dont on cherche à être reconnu, apaisé par ce qui est écrit dans la Bible. Reconnaître nos choix [Joan] Ça pose la question de lire la Bible seul, en fait. Est-ce que vraiment c'est quelque chose que toi en tant que pasteur, tu recommanderais, de lire sa Bible seul? [Stéphane] Bien, ce n'est pas mauvais, mais je dirais que lire la Bible seul peut être problématique. On peut lire, on peut apprendre, c'est bien, mais il y a aussi la confrontation avec les autres, permettre aux autres de voir son point de vue et de voir le point de vue des autres. Moi, je ne suis pas un grand bibliste. Donc c'est facile de déraper dans une direction ou dans une autre et de dire « mon pasteur a dit telle ou telle chose, donc c'est vrai ». Puis là, on arrive et on commence à consulter les Écritures et on se rend compte que c'est un peu plus compliqué. Oui, il y a toujours ces personnes dans l'éternel débat sur les questions LGBTQIA+, qui vont te citer tel passage, tel passage, et voilà! Ouais, mais tu choisis tes passages qui font ton affaire. Oui, c'est un billet de confirmation, comme tu as dit. Mais il y a tellement d'autres choses qu'on ne fait pas, qui sont aussi dans la Bible, qu'on ne fait plus ou qui sont totalement culturelles. Être capable de reconnaître qu'il y a des choses qui paraissent ou qui sont en contradiction, oui, c'est possible et de reconnaître qu'il y a des choses qu'on ne fait plus, oui, c'est possible. À toutes les personnes qui disent « Ah, moi, c'est la Bible, je fais exactement ce qui est dans la Bible », je dis « Ben, là, écoute, il y a certains passages culturellement ou socialement, qui ne sont plus acceptables du tout, là ». On fait toujours des choix. Et je pense que la grande différence, c'est qu'il y a ceux qui reconnaissent qu'ils font des choix et ceux qui refusent de reconnaître qu'ils font des choix. Moi, je reconnais que je fais des choix et qu'il y a certaines choses, bon, si on me confronte vraiment beaucoup, je ne serais peut-être pas capable d'expliquer autrement le fait que c'est ma sensation, c'est ma compréhension de Dieu. Mais il y a d'autres personnes qui disent « Ah non, non, non, non, non, non, c'est impossible » et puis qui passent dans toutes sortes d'entourloupes pour expliquer qu'il y a deux récits de création dans la Genèse, deux récits de la mort de Judas. Les gens essayent de faire des entourloupes au lieu de dire « Ben, il y a des choses qui ne collent pas, puis on vit avec ». Pourquoi lire la Bible? [Joan] Lorsque j'avais 12 ans, puisque j'avais reçu l'appel au ministère pastoral, je me suis dit, il faut que je lise la Bible. Évidemment, à 12 ans, c'était il y a presque 35 ans, j'aimerais dire, j'ai trouvé par là une édition, je ne sais pas laquelle, Louis Second, je ne sais pas quoi, 1910 ou quoi, enfin certainement pas une jolie édition. Il n'y avait pas de paillettes dessus, il n'y avait pas d'aide à la lecture, il n'y avait pas de commentaires, c'était écrit en tout petit, c'était insupportable à lire, vraiment. Mais je l'ai lu, parce qu'à 12 ans, tu as une certaine pugnacité, un acharnement, puis tu as du temps libre aussi, il faut dire. Je l'ai lu du début à la fin, c'est vrai, comme plein, plein, plein de gens avec qui j'ai parlé. Par la suite, le passage le plus pénible, ça a été Nombre. Ça c'est sûr, Nombres, là vraiment. [Stéphane] C'est le Waterloo des gens. [Joan] Je n'ai d'ailleurs jamais vu qu'il y ait un groupe d'études bibliques ou quoi sur Nombres. Ça, c'est quelque chose. Et là, il y a quelques jours, je parlais avec ma collègue Fidèle Fifame Houssou Gandonou, qui est directrice de l'Alliance biblique au Bénin, et elle m'a montré les jolies éditions que faisait l'Alliance biblique, et sûrement suisse, et sûrement québécoise aussi, jolies éditions, en nouveau français courant en plus, super. Lire la Bible en un an. Super chou! Tu as qu'une envie. C'est confortable, c'est beau, tu as des notes. Enfin, ça, c'est vraiment bien fait. Puis d'un autre côté, je me dis, mais quels sont les bénéfices de s'obliger à la lire en un an? Moi, maintenant, j'ai envie de le faire, évidemment, mais quels sont les bénéfices? Si je suis parfaitement honnête avec moi-même, l'un des premiers bénéfices est la lecture de façon régulière et pas seulement les passages qui les intéressent pour leur culte du dimanche ou leur enseignement ou l'article à écrire. Je me sentirai un petit peu plus professionnelle, un petit peu plus ajustée. Premier bénéfice. Deuxième bénéfice, j'aurai une routine, c'est toujours bon les routines, c'est à nos structures, etc. Troisième bénéfice, je pourrai frimer. Ça aussi, c'est pas mal. J'ai déjà entendu des collègues dire en ce moment, je suis dans Samuel: c'est incroyable, on redécouvre des choses en Samuel! Et moi j'aimerais bien aussi pouvoir un peu me réveiller comme ça. Ça ne mange pas de pain et puis ça fait du bien à l'égo. Et pourtant, si je suis vraiment honnête, moi je crois surtout à la lecture communautaire de la Bible. Peut-être qu'on pourra le mettre en descriptif; il y a une conférence d'Élisabeth Parmentier lors d'une des assemblées générales de la Fédération protestante de France, où elle explique, je ne sais plus si c'est en 7 points, en 12 points, en 10 points, mais Élisabeth Parmentier explique les bénéfices de la lecture communautaire de la Bible. C'est brillant. Je comprends tout de suite que c'est l'objectif en tant que ministre, et moi j'y crois vachement, à cette lecture de la Bible collective, et quand je regarde ce que font les Juifs, surtout les hommes dans les milieux orthodoxes, mais aussi les femmes maintenant, qu'il y a des milieux orthodoxes réformés, des milieux plus progressistes, ils ne lisent jamais la Torah seuls. La Bible, elle est toujours lue à plusieurs. L'étude biblique, elle se fait minimum à deux. Et on ne lit pas seul, on lit en regardant les commentaires des autres rabbins. C'est inscrit dans le Talmud. Donc je me dis, on peut peut-être apprendre deux, trois choses de ces très, très, très, très grands lecteurs des textes bibliques que sont les Juifs et les Juives. Citer la Bible ne rend pas une personne chrétienne [Stéphane] C'est vrai qu'il y a certains pasteurs qui aiment ça frimer. Je connais les Écritures. Ce n'est pas juste les pasteurs. Je pense qu'on a rencontré des gens comme ça qui aiment jouer à la bataille de la citation biblique ou du passage biblique, pas nécessairement pour illustrer quelque chose, parce que ça peut être intéressant. Je discutais avec une pasteure qui prenait sa retraite et qui disait « bon, j'ai accompagné ma paroisse, mais ils n'ont pas été capables de prendre telle ou telle décision », et je sens une certaine frustration. Et moi, j'ai pensé à l'histoire de Moïse, Moïse qui a amené son peuple jusqu'à la frontière de la Terre Promise. Sa mission, son ministère, c'était de passer à travers le désert et de les amener jusqu'à ce point. Puis là, j'ai dit, c'était peut-être ça, toi, ta mission, ton ministère avec ces gens-là, puis que maintenant, ils sont prêts à rentrer. Ça, je peux comprendre que ça peut aider, mais il y en a qui jouent à la bataille de la citation biblique. Un autre exemple, la question de l'avortement. J'avais rencontré quelqu'un qui était plus libéral, « Ah, j'ai trouvé une citation biblique pour me défendre contre ceux qui sont contre l'avortement. » J'ai dit, pourquoi? Pourquoi? Parce qu'ils t'emmènent sur leur terrain de citation biblique et tu ne pourras pas les battre parce qu'eux, c'est comme ça qu'ils pensent. Ils ne croient pas en la Bible, ils ne croient pas en Dieu, et c'est un grand coup de citations bibliques, souvent hors contexte. Moi, je n'aime pas ça jouer à ces jeux-là de frime, de démontrer ta culture biblique en étant capable de citer Romains 2, 4. Je n'ai aucune idée de ce que c'est, d'ailleurs! S'il y a des gens qui sont à l'écoute, qui sait, peut-être qu'ils sourient parce que c'est n'importe quoi. Je ne le sais pas. C'est cette idée de comprendre l'outil qu'on a. Je dis outil, ce n'est pas péjoratif. Moi, je vois la Bible comme un outil qui nous permet de nous rapprocher de Dieu, de mieux vivre nos vies, de mieux vivre sa foi, sa spiritualité. Ça nous amène, ça nous conduit quelque part. Mais on n'est pas un meilleur chrétien si on connaît toute la Bible par cœur. Il y a plein de gens qui sont capables de citer la Bible, mais ils ne sont pas capables de la vivre. Donc, ça sert à quoi? Ça prouve qu'on a une bonne mémoire. C'est tout. Lire la Bible en groupe [Joan] C'est la raison pour laquelle moi, j'ai particulièrement du bonheur à faciliter, à proposer des groupes WhatsApp de lecture de la Bible. Souvent, c'est à l'occasion de l'Avent ou du Carême, mais j'ai déjà fait aussi des groupes WhatsApp en temps de difficulté ou bien pour la rentrée, notamment la deuxième rentrée Covid, qui en Europe a été assez dure pour tout le monde. On avait l'impression qu'on ne sortirait jamais de la Covid. À un moment donné, j'ai demandé à celles et ceux qui étaient intéressés, est-ce qu'il y a un livre que vous aimeriez explorer? Ils ont dit Osée. Le livre d'Osée, c'est un livre très, très dur à lire. Un livre qui parle beaucoup de sexisme, beaucoup de questions de prostituées d'une façon pas du tout ajustée à notre époque. Et en même temps, Osée, c'est quelque chose de très christique. C'est un livre très christique, finalement. On a eu des échanges très profonds. Ensuite on a eu une petite équipe comme ça, avec des gens qui se rajoutent, des gens qui partent. Puis après, on s'est dit, pourquoi pas les Proverbes? C'était dur, les proverbes. C'était sec. On pouvait lire un, deux, trois chapitres sans arriver à en tirer quelque chose. Or, notre objectif, c'était d'en tirer quelque chose plusieurs fois par semaine. Il y a des gens qui devenaient même amers, qui disaient, mais quel livre horrible, quel mauvais choix! Enfin, ça s'écrème. Oui, parce que c'était devenu un sujet important finalement dans leur vie. Des gens qui, peut-être, n'avaient jamais vraiment lu ce livre avant, mais qui l'avaient entendu parfois à la messe ou au culte. Et d'un coup, ça s'était imposé un peu dans leur vie, puis ça les frustrait beaucoup. C'était marrant de voir ça. Après, il y a aussi quelque chose qui est plus simple: c'est les thématiques. C'est plus souple, c'est plus libre. On peut aller chercher dans différents livres des choses qui résonnent ensemble. C'est moins exigeant aussi. Ça pose la question d'utiliser la Bible, comme ça nous arrange un peu, au lieu de se farcir tout un livre avec ce que ça amène comme frustration, comme on l'a vu avec les Proverbes. Mais dans tous les cas, on tente l'expérience de façon communautaire. On accueille aussi les joies et les frustrations des uns des unes et des autres. Des fois aussi, on accepte que quelqu'un dise « j'en peux plus, c'est vraiment une lecture qui ne me fait pas du bien », qui quitte le groupe. Alors ça, c'est toujours un peu frappant, mais ça peut arriver. Et puis il y a des gens après qui disent aussi « mais ça m'a beaucoup inspirée, j'en ai parlé à mon pasteur ou à d'autres gens, et maintenant on a un projet autour de cette thématique ou de ce livre ». J'aime beaucoup faire ça et je crois aussi que ça comble un peu ma difficulté personnelle à trouver une formule dans laquelle je sois personnellement à l'aise pour lire la Bible de façon régulière. Prendre la Bible au sérieux [Stéphane] Tous ces groupes WhatsApp, groupes d'études bibliques, en personne, peu importe le format, prouvent qu'on prend la Bible au sérieux. Souvent, du moins en Amérique du Nord, il y a comme un code, là. Une expression en anglais parle de « Bible-centered » ou « centré sur la Bible ». Le code c'est : ici on lit la Bible d'une manière peut-être plus littérale ou plus traditionnelle. Nous, on prend ça au sérieux, la Bible. Vous, les libéraux, les progressistes, vous faites n'importe quoi, vous dites n'importe quoi, vous ne prenez pas ça au sérieux. Moi, je dis non, justement, on prend ça au sérieux. J'ai trouvé une super belle citation sur « Réforme » du physicien Friedrich von Weizsäcker qui dit, « nous avons le choix de prendre la Bible à la lettre ou de la prendre au sérieux. » Et j'adore ça parce que, oui, il y a un respect justement pour la Bible et que ce n'est pas parce qu'on se questionne, même parfois qu'on critique ce qui est écrit là. Comme tu l'as dit, dans le livre de Osée, c'est quand même dur pour les femmes, c'est un message difficile. Je pense qu'on a le droit de dire ça aussi au sujet de la Bible, quand on lit la Bible et qu'on la prend au sérieux, de ne pas juste lire ça et de dire « ah ben oui! C'est comme ça que les enfants doivent se comporter, c'est comme ça que les femmes doivent se comporter, c'est comme ça que les hommes doivent se comporter. » Ça, pour moi, c'est ne pas la prendre au sérieux. Je la prends au sérieux et j'amène mon cerveau lorsque j'essaie de lire la Bible, lorsque j'essaie de comprendre le message et je pense qu'il y a quelque chose qu'on doit dire. Peut-être qu'on est trop timide, ou qu'on a de la difficulté à s'affirmer. On n'est peut-être pas comme ces deux étudiants dont tu parlais en début d'épisode. On ne va pas aborder les gens : Est-ce que tu lis la Bible? Est-ce que tu as une approche critique lorsque tu lis la Bible? On a moins ce zèle-là, mais je pense que notre approche est tout aussi valide. On prend ça au sérieux. Ce n'est pas qu'on fait n'importe quoi, là. L'utilité de suivre le lectionnaire [Joan] Ben, justement. Du fait qu'il y a un lectionnaire, le lectionnaire qui est surtout quelque chose qu'on utilise en Alsace, beaucoup dans les paroisses luthériennes, aussi dans des paroisses réformées. Ce lectionnaire a plus de 400 ans et dans l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, ce lectionnaire est recommandé. Il est d'ailleurs imprimé tous les ans. C'est assez joli, on peut le trouver online ou on peut l'acheter. Et en fait, je me rends compte qu'on respecte beaucoup la Bible en suivant le lectionnaire parce qu'on s'oblige aussi les dimanches, à prêcher sur des textes avec lesquels on ne serait pas à l'aise, comme ça, spontanément. Et j'ai vraiment du respect pour l'une des pasteurs de ma jeunesse, Claire-Lise Meyer, qui a tenu à respecter le lectionnaire pour notre mariage à Amaury et moi. C'était cette histoire qui n'est pas toute simple, avec le gars qui a fait une grande fête, mais ses invités ne sont pas venus parce qu'ils avaient autre chose à faire, notamment l'un d'entre eux devait essayer sa nouvelle vache, donc on ne sait pas trop à quoi ça correspond. Et du coup, cette personne qui faisait cette fête est allée chercher des gens dans la rue, à droite, à gauche, des gens un peu pauvres, un peu mendiants, un peu sans-abri. Et notre pasteur a décidé de prêcher là-dessus et de dire que parfois, pour un mariage, ne viennent pas les personnes qu'on souhaiterait le plus qu'elles viennent, et d'autres personnes qui sont venues deviennent finalement les hôtes principaux. Et un mariage, c'est un peu ça, c'est toute une vie où on ne pourra pas prévoir exactement qui se pointera pour soutenir ce mariage, pour être là dans ce mariage. C'est un peu la surprise de la vie et l'émerveillement. Et je trouvais que c'était génial. C'était super de s'obliger mutuellement à respecter ce lectionnaire. Ça a ouvert des pistes d'interprétation et ça a donné lieu à plein de conversations parce qu'il y a des gens après qui nous ont dit: c'est un peu gonflé quand même d'avoir choisi ce texte. Et là, tu peux dire non, je ne l'ai pas choisi, c'était celui du lectionnaire. Donc oui, on prend la Bible au sérieux, mais d'une autre façon. C'est une autre forme de sérieux. Et peut-être que tous nos sérieux sont complémentaires pourvu qu'on prenne les choses au sérieux avec beaucoup d'humour et qu'on fasse de l'humour avec beaucoup de sérieux. Conclusion [Joan] Est-ce qu'on pourrait parler de tout ça dans notre groupe WhatsApp? Est-ce qu'on parle de groupe WhatsApp, Stéphane? On en a un, nous, groupe WhatsApp pour les personnes qui ont envie de continuer les conversations autour des podcasts. [Stéphane] Et oui, on a créé ça en début d'année 2026. Le lien est dans la description de l'épisode. C'est sûr que vous n'avez pas accès immédiatement parce que, bon, on ne veut pas se faire spammer et se faire vendre n'importe quoi. Ce n'est pas obligatoire, mais on aimerait ça continuer ces conversations-là. Si vous avez des questions, si vous avez des commentaires, vous pouvez le faire sur WhatsApp, mais vous pouvez aussi le faire en nous envoyant un courriel à questiondecroire@gmail.com. Le but, c'est de nourrir la conversation, nourrir la communauté qui se développe autour de ce podcast-là, et nourrir la foi et la spiritualité. Je veux prendre quelques secondes pour remercier notre commanditaire, l'Église Unie du Canada, et son site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Reforme.net aussi relaie nos podcasts. Merci beaucoup pour tout ça. Alors Joan, je te souhaite une belle journée.
Het kookpunt nadert op de transfermarkt... Het is Deadline Day in het buitenland, en bijna in Nederland. Ajax veroorzaakt een koude oorlog met NEC, maar dé nieuwe middenvelder is nog niet binnen. In Engeland wordt ondertussen de ene na de andere afgerond, terwijl ze in andere topcompetities nog maar enkele uren hebben. Kortom, veel te bespreken. Check nu de tweede liveshow van de maandag!VoetbalPrimeur is er dinsdag, op de Nederlandse Deadline Day, met een derde én vierde #DoneDeal. Om respectievelijk 10.00 en 16.00 uur. Tune ook dan weer in!See omnystudio.com/listener for privacy information.
Quelle est l'utilité des dogmes dans l'Église? Les dogmes sont les vérités fondamentales d'une Église. Alors, pourquoi les Églises chrétiennes ont-elles des dogmes différents? Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent la différence entre une confession de foi et une profession de foi et se demandent comment une confession de foi devient une doctrine. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Rhamely, unsplash.com. Utilisée avec permission. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, quelle est l'utilité des dogmes dans l'Église? Bonjour Stéphane, bonjour à chacun, chacune qui nous écoute. Bonjour Joan. La différence entre confession de foi et profession de foi [Joan] Alors, quelle est l'utilité des dogmes dans l'Église? Écoute, figure-toi que les dogmes, moi, ça me fait beaucoup penser à confessions de foi. Je me rappelle, d'une fois, lorsqu'on était en train de préparer une célébration commune, ça doit être pour un événement un tout petit peu touchy, sur des questions queer, LGBT, bénédiction d'union, je ne sais plus très bien. On réfléchit à plusieurs sur comment faire un culte. Et là, le truc est assez cocasse. On avait beaucoup de gens qui étaient contre la bénédiction des couples de même genre, et nous, on était un petit groupe où on était plutôt pour. Mais là, d'un coup, je vois devant moi des emails arriver. Il y a une dizaine d'années, en France en tout cas, on n'avait pas encore beaucoup de politiques de professionnalisme sur les emails. Les gens écrivaient les emails comme s'ils s'engueulaient dans la rue. Et donc, il y en a un qui dit à l'autre, moi, vraiment, je suis en profond désaccord théologique avec ce que tu as proposé là. Ça me heurte et ça me choque. Je lui dis, voilà, mais qu'est-ce qui se passe? Je pensais qu'on était un peu alignés sur ces questions-là. Et l'autre qui lui dit, mais pourtant, ce sont des textes que j'ai trouvés sur, mettons, le web de l'Église Protestante Unie du Canada, je les ai traduits. Il lui répond, mais tu sais bien qu'on est Luthériens, on ne peut pas être d'accord avec ça. Je me dis, mais j'hallucine, mais qu'est-ce qui est en train de se passer? Et en fait, c'est parce que le pasteur en question voulait qu'on choisisse une confession de foi, une de celles qui ont été actées au courant des siècles par les organes décisionnels, et le brave ou la brave collègue, je ne me rappelle plus du détail, est allé chercher une profession de foi. Et donc s'en vient là un point de cours sur l'importance de ne pas confondre ces deux choses et puis une réserve de la part de ce collègue qui du coup se réservait quant à sa participation à cette liturgie qui ne respecte même pas les fondements de l'Église alors qu'on était vraiment en train de discuter des questions assez queer quand même, donc je ne m'y attendais pas sur le moment. Et c'est là que tu dis, mais en fait, il y a des choses qui nous constituent. Il y a des gens qui disent, je veux bien réfléchir à des nouveaux cas de figure, couples de même genre, mais j'aimerais garder mes choses fixes, ma base, mes racines en fait. [Stéphane] Quelle est la différence entre une profession de foi et une confession de foi ? [Joan] Je me souviens qu'on avait un peu travaillé en cours à la fac, mais je ne pensais pas que ça allait véritablement me servir un jour. J'allais réfléchir à ça dans le cadre d'un conflit entre collègues. Mais c'est vrai que la confession de foi engage toute l'Église. Elle est normative et puis d'un côté elle est aussi délimitante. Elle dit ce qu'on croit et ce qu'on ne croit pas. C'est quelque chose d'assez figé. La profession de foi, c'est plus un acte personnel, collectif, moins normatif. C'est plus contextuel, plus circonstanciel, donc ça jouait plutôt bien sur les questions LGBT ou queer. Mais c'est vrai que ça n'engage pas l'Église en son ensemble, puisque ça n'a pas été décidé par un organe, un synode, une réunion, un concile, un que sais-je. Mais d'un autre côté, fun fact, il y a des confessions de foi historique qui n'intéressent vraiment pas beaucoup les gens. D'ailleurs, la plupart des confessions de foi historique, avouons-le, moi-même, des fois, je m'embrouille un peu. Je suis là, Nice et Constantinople, attends, c'est laquelle des deux de nouveau? Alors qu'il y a des confessions de foi qui sont plutôt des poèmes, des cris du cœur, comme J'ai un rêve, « I have a dream » de Martin Luther King. Et maintenant, je veux dire un mariage sur deux, qu'il soit queer ou pas d'ailleurs, les gens viennent avec ce texte. Et donc tu te dis, est-ce que c'est une confession de foi ou est-ce que c'est une confession de foi? C'est la réception finalement qui donne sa légitimité au texte. Une Église qui ne s'appuie pas sur des dogmes rigides [Stéphane] C'est très intéressant toute cette notion de confession de foi parce que l'Église Unie du Canada est une créature un peu bizarre du fait qu'elle est l'union organique entre des méthodistes, des presbytériens, des congrégationalistes, et des Églises indépendantes. Il a fallu établir une doctrine officielle pour cette nouvelle Église. Et il y a eu cette idée que chaque génération est invitée à écrire une nouvelle confession de foi, plus contextuelle, plus de son temps. Pour être pasteur, il faut être en accord avec la doctrine de l'Église Unie du Canada. Ça vient un peu de la tradition presbytérienne. À cette époque, ils devaient être en accord avec la confession de Westminster, mais les congrégationalistes ne voulaient rien savoir de ça, donc il y a eu ce terme « accord essentiel ». Donc, il faut le dire, essentiellement, je suis d'accord avec ça. Le truc, la doctrine offre une théologie du début du 20e siècle. Il y avait des pasteurs qui sont plus ou moins confortables avec tout ça. Il y a eu une demande officielle que l'Église Unie retire la doctrine officielle. On s'est fait expliquer, puis là, j'oublie les détails, c'était très technique, qu'on ne pouvait pas. Donc, on a, dans la doctrine, ajouté les trois autres confessions de foi écrites par l'Église Unie du Canada. Donc, il faut être en accord essentiel avec l'un de ces quatre textes-là. Ça fait un peu un buffet. On peut choisir ce qu'on veut. Le petit problème pour certains, c'est que cet accord essentiel n'a jamais été défini. Un pasteur en devenir a juste besoin de dire « oui, j'en ai un accord essentiel » et ça fonctionne. Et jamais au cours de son parcours, on lui demande « es-tu encore en accord essentiel avec la doctrine de l'Église Unie? » Tout ça pour démontrer que l'Église Unie n'est pas une église qui est fondée sur des dogmes très rigides. C'est un peu déstabilisant pour quelqu'un qui, comme moi, vient d'une Église catholique romaine, où c'est très strict. C'est « voici l'interprétation, que tu sois d'accord, que tu ne sois pas d'accord, on s'en fout, c'est ça la façon que ça fonctionne ». Je caricature un peu, mais à peine. Passez à une Église qui, la réponse, c'est toujours, ça dépend. Es-tu en d'accord? Qu'est-ce que tu en penses? C'est un cheminement mental que j'ai dû faire lorsque j'ai changé d'Église. Et que plusieurs personnes doivent faire ou ont de la difficulté à comprendre. [Joan] J'aime bien cette notion, finalement, de buffet, puisque ça oblige à la curiosité et ça amène les candidats, les candidates à lire des textes, à s'interroger. Parce que moi, je suis un petit peu comme toi, souvent à me dire, mais quand est-ce qu'on parle de nouveau de théologie? Il y a toute cette période où on est scruté. Moi, je repasse par cette période ici en Suisse. C'est intéressant, c'est stimulant. Et puis après, finalement, tu peux faire 30 ans, 40 ans. On te redemandera plus grand chose. Et puis d'ailleurs, du reste, en Alsace, moi j'étais assez frappée, choquée par un collègue qui a été ordonné comme pasteur luthérien et qui très peu de temps après, un ou deux ans, est parti chez les Luthériens du synode du Missouri. On a quelques petites communautés de luthériens du synode du Missouri, c'est vraiment une curiosité locale. Et il est parti et personne ne lui a rien dit. Et moi, je m'en suis un peu plainte en disant qu'en fait, on l'a ordonné selon justement nos textes symboliques à nous, luthériens. Comment se fait-il que personne n'ait les confrontés sur le fait qu'en fait, tu n'es plus pasteur pour notre confession, puisque tu es allé rejoindre d'autres rangs qui professent vraiment tout à fait autre chose, en fait. Ils s'appellent luthériens, mais c'est tout, quoi. Les textes symboliques luthérien [Joan] Est-ce que toi, tu connais cette notion de texte symbolique luthérien ? [Stéphane] Non. Ce n'est pas quelque chose dont on doit beaucoup parler dans l'Église Unie. Si on en a parlé, j'ai manqué le cours. [Joan] Alors par exemple, comme texte symbolique mais qui est œcuménique, il y a le symbole des apôtres, ça tu checks, ça tu connais. Après il y a le symbole de Nice et Constantinople. On en a beaucoup parlé, il y avait, c'était combien, je sais plus, le combien d'anniversaire, c'était... 1700. Puis il y a un truc qui s'appelle le symbole d'Athanase, c'est Trinité et Christ. Et puis après, il y a des textes spécifiquement luthériens. Il y en a, je suis sûre que tu connais parce qu'il y a tout plein d'Églises qui s'appellent comme ça en Amérique du Nord, la confession d'Augsbourg. Puis il y a un truc, c'est l'Apologie de la confession d'Augsbourg. Ça, c'est pour approfondir. Et puis après, il y a un truc que j'aime bien, c'est les articles de Smallkald. C'est en Allemagne. C'est Luther qui est allé quelque part et qui s'est dit, tiens, je vais écrire des trucs pour aider un peu les gens à comprendre comment c'est. Mais c'est polémique. Puis après, c'est quand même assez connu, le Petit et Grand catéchisme. Chez les luthériens, on utilisait ça jusqu'au début du XXe siècle pour faire le catéchisme. Un genre de question-réponse un petit peu comme le Seder de Pessah. Et puis enfin, le dernier, c'est la formule de Concorde qui est de 1577. C'est intéressant parce que c'est un texte de clarification doctrinale pour résoudre des conflits internes au luthéranisme. C'est très intéressant de se dire que très tôt, les luthériens ont compris qu'il y aurait une diversité. Et qui dit diversité, dit qu'il faut des textes pour avancer là-dessus, pour y réfléchir. Et c'est un petit peu ça qui me désole, moi, sur la question des dogmes. C'est que, quand on arrive sur le terrain des dogmes, souvent, c'est des gens qui sont attachés à ces dogmes, mais qui ne les ont pas réfléchis. Alors que ce qui est intéressant avec les dogmes, c'est qu'ils soient divers, pluriels, et qu'on puisse rentrer dans des disputations, dans des débats. Et c'est un peu le truc qui manque, tu ne trouves pas? Des dogmes différents d'une Église à l'autre [Stéphane] Oui, parce que j'ai l'impression qu'on se réfugie dans quelque chose de facile. Par exemple, l'une des confessions de foi de l'Église Unie, elle est sous la forme d'une confession de foi comme les Actes des apôtres, et c'est perçu comme « ça c'est notre truc ». Au point où J'ai fait un baptême un jour. Le couple, un était catholique, l'autre était protestant. Les deux familles n'étaient pas là. Je me suis dit, tiens, je vais utiliser le symbole des apôtres. Et là, les gens ont commencé à dire, mais qu'est-ce que c'est, ce truc-là? Est-ce que c'est acceptable pour nous? J'ai dit c'est quand même à la base du christianisme. Parce qu'il y a certains textes, oui, je peux comprendre, c'est un peu plus théologique. Mais ça, c'est vraiment la base. On dirait dans l'Église Unie, Il y a cette idée qu'on est une Église sans dogme. On essaie de se dissocier des autres Églises. Les autres Églises ont des dogmes et nous, on n'en a pas. Ce qui est complètement faux, il y a des dogmes, mais ce n'est pas les mêmes, ce n'est pas aux mêmes endroits. Par exemple, un dogme dans l'Église Unie du Canada, c'est le langage inclusif. On ne peut pas déroger vraiment de ça. On ne peut pas commencer une prière par Dieu, Père, Créateur Tout-Puissant si on ne met pas quelque chose de plus féminin. Il faut que ce soit une image de Dieu plus neutre ou il faut que ce soit balancé des choses comme ça. Il faut faire ça. C'est une vérité fondamentale incontestable dans notre Église. Un peu comme tu disais, on accepte une série de choses, mais on ne le travaille pas. On ne réfléchit pas trois secondes pour dire « oui, mais pourquoi c'est comme ça justement? Pourquoi on répète ça? Pourquoi c'est A et non pas B? » Il manque ce côté-là souvent de potasser ça un peu. Ce qui définit un dogme J'aime bien cette réflexion qu'on est en train d'avoir de qu'est-ce qui passe de coutume à dogme. Comment est-ce qu'on passe de l'un à l'autre? Alors, c'est vrai qu'il y a des exemples super positifs, comme la confession de foi de Barmen de Bonhoeffer, une belle confession de foi écrite pendant la Deuxième Guerre mondiale qui visait à destituer Hitler. Donc tout ça, c'est très intéressant. Et puis, ce texte est devenu confession de foi parce que tout le monde est assez fier de se dire qu'il y a eu un pasteur luthérien qui a su dire non et qui, en plus, a essayé de s'engager physiquement, puis qui est mort dans les camps. C'est quand même touchant. Tu te dis, là, je comprends pourquoi ça a pris un statut un peu de dogme. Il y a toute une histoire derrière. Et puis, il y a d'autres fois où on ne comprend pas très bien. Alors moi, j'aime bien encore cette histoire de langage inclusif. Certains apparats dans les Églises, les fleurs qui sont là, la croix qui est là ou pas de croix. Dans mon église à Zurich, c'est vrai qu'il y avait une croix tellement discrète que personne ne la voyait. C'est vrai, elle était en bois et elle était posée sur du bois et en fait, moi, je ne la voyais pas. Mais pour eux, ça jouait bien parce qu'ils ne voulaient pas que la croix soit trop visible. Alors pourquoi? Comment? En trois ans, je n'ai pas eu le temps de creuser. Ça me rappelle aussi ces bibles qu'on met partout. Alors, je sais que pour les Nord-Américains, ça vous crucifie quand vous venez dans nos églises et vous voyez des belles bibles de Gutenberg, des fois écrites à la main en allemand gothique ou quoi, posé comme ça sur l'hôtel ou la table de communion, chacun comprendra, pas entretenue, en train de moisir, avec des toiles d'araignées. Je sais qu'un jour, c'était marrant parce que c'était un Mennonite nord-américain qui était passé dans notre première paroisse au temple de Sainte-Marie-aux-Mines, où il y a souvent du passage d'anabaptistes parce qu'ils ont vécu là il y a 500 ans. Moi, j'étais là, je me suis portée volontaire pour leur montrer le temple, parce qu'Amaury était pris par un service funèbre. Le type m'a engueulé comme du poisson pourri, et il était nord-américain, parce qu'on ne prenait pas soin de notre vieille Bible qui datait de Gutenberg ou je ne sais pas quand. Mais là, c'est vrai, pourquoi est-ce qu'on doit mettre ces Bibles-là comme ça? Qu'est-ce que ça veut dire, quoi? Et c'est vrai que c'est intéressant, parce qu'il y a un petit peu cette notion au niveau des dogmes, Cette tension entre dogme et Bible, il y a le norma normata, les normes normées, donc là c'est quand on décide que quelque chose est une norme, ça c'est une norma normata, alors que l'écriture c'est norma normans, c'est la norme qui norme. Il y a quelque chose d'objectif. Il y a la Bible, alors ça donne une orientation. Et souvent, c'est dans les grandes discussions que j'ai eues sur les questions queer, LGBT, féminisme, en face de moi, j'avais des gens que j'admirais beaucoup, leur connaissance biblique, leur attachement au Seigneur, mais qui avaient fait de la Bible un dogme. Et ça c'est dingue un peu, alors on comprend après pourquoi est-ce que d'un seul coup la Bible physique devient un lieu de tension. C'est parce que quand dans la tête la Bible est devenue un ensemble de dogmes, tout se cristallise et tout se hérisse pour la foi de ces personnes. La difficulté du dialogue inter-Église [Stéphane] C'est vrai que c'est très déstabilisant lorsqu'on parle à partir d'une culture à une autre, lorsqu'on passe d'une approche théologique à une autre. J'ai vécu ça récemment lorsque j'ai eu une conversation avec ta fille parce qu'on vient avec son bagage, on vient avec ses certitudes et on a de la difficulté à voir le point de vue de l'autre parfois. Si moi, c'est très important la Bible, puis je vois quelqu'un qui, bon, ouais, c'est bien la Bible, mais bon... Ça me provoque. Si, par exemple, les grands principes des Premiers Conseils écuméniques sur Trinité, est-ce que l'Esprit procède par le Père ou par le Père et le Fils, c'est très important pour moi, puis je rencontre des chrétiens qui n'en ont pas grand-chose à cirer, c'est sûr que c'est très provoquant pour moi. Et ça, je l'ai remarqué dans les défis d'avoir des groupes de travail, des groupes de dialogue inter-Église. Par exemple, on va avoir un groupe de travail avec l'Église Unie, l'Église catholique romaine ou l'Église anglican. On va se poser des questions à partir de nos points de vue. Par exemple, qu'est-ce qu'est le minimum pour être considéré un chrétien pour l'Église Unie du Canada? Mais nous, on ne pense pas de cette manière-là. C'est difficile de trouver cette réponse parce que l'Église Unie du Canada est davantage basée sur l'idée d'éthos, sur les principes qui guident le croyant, la croyante. Un des textes qui revient dans l'Église Unie du Canada, c'est Miché 6, verset 8. « Qu'est-ce que l'Éternel demande de toi? C'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu. » Pour plusieurs, c'est ça d'être croyant, c'est ça d'être chrétien. Peu importe, tu sois baptisé, tu ne sois pas baptisé. Mais c'est sûr que pour un autre groupe, c'est confrontant. Ça ne fonctionne pas. Comment pouvez-vous fonctionner là-dedans? Nous, on fonctionne bien et nous, on vous regarde, l'autre groupe, et on ne comprend pas trop. Donc, c'est cette tension-là qui est souvent difficile et qu'il faut apprendre, à mon avis si on veut vraiment avoir des dialogues inter-Église, d'accepter le point de vue de l'autre et de se décentrer un peu lorsqu'on arrive sur les questions dogmes. La difficulté de changer de point de vue [Joan] Écoute, c'est clair que dès qu'on parle avec des personnes d'autres confessions, d'autres Églises, il y a des fois, d'un seul coup, des espaces dans lesquels on se sent hyper à l'aise ensemble, et ça peut être surprenant, et d'autres où on se demande des fois seulement notre for intérieur, mais on se dit mais il ou elle est vraiment chrétien, chrétienne? Attends, c'est quoi ça? Et c'est vrai que je m'en suis rendue compte de façon assez marquante lors de ces longues années un peu de combat pour changer la définition du couple dans les confessions chrétiennes. J'ai vu qu'à l'intérieur de ma propre famille confessionnelle, donc surtout le luthéranisme, mais aussi du côté des réformés que j'ai rejoints entre temps ici en Suisse, Je me suis rendu compte que c'était difficile de faire changer ce paradigme de qu'est-ce qu'un couple chrétien, parce qu'un couple chrétien, c'est un homme, une femme. Et souvent, avec une hypothèse un peu bourgeoise, c'est-à-dire un homme, une femme, ils vont avoir un enfant, un chien, certains diraient une bonne en tout cas, un pavillon, une petite maison, une voiture, voilà. Il y a toute une construction. Mais qu'il y ait une construction anthropologique ou sociologique, ce n'est pas une construction biblique. Et c'est souvent là que c'est intéressant de reprendre la Bible dans ces groupes. Et c'est délicat et c'est complexe parce qu'en plus, on est progressiste et on ne voudrait pas asséner des vérités bibliques aux autres. Mais sur les questions de couple, souvent, on est un peu obligé d'être dans une perspective un peu apologétique, ce qui est quand même le comble pour des progressistes que d'être dans l'apologétique. Tout ça, ça crée un peu des dialogues croisés, ça crée des moments de tension, c'est vrai, mais aussi de prendre au sérieux la façon dont on lit la Bible, la façon dont l'autre la comprend. Et moi, je me suis beaucoup apaisée sur ces questions-là ces derniers temps, notamment parce que les droits des minorités ont quand même bien augmenté en 15 ans, ce qui est apaisant, même si on sait que ça peut redescendre rapidement. Et je comprends aussi qu'après des années et des années où tu as considéré les choses d'une certaine façon, ça peut vraiment te déstabiliser, te perturber de les voir d'une autre façon, simplement. Une fois de plus, je me répète là, je fais un peu ma pasteur lutérienne, l'écriture est norma normans, c'est la norme qui norme. Tout le reste, c'est le norma normata, c'est des normes normées, c'est nous qui les normons. Et donc il faut toujours être au clair là-dessus, même d'ailleurs, comme tu dis, sur l'Église inclusive, qui est-ce qu'on bénit comme couple à l'Église? C'est des décisions qu'on prend, nous, parce que la Bible, bien que ce soit une parole éternelle et qu'on arrivera toujours à puiser des trésors là-dedans, la Bible ne nous donne pas des réponses à tout. C'est l'intelligence collective, communautaire de toute l'Église, avec les nouveaux d'ailleurs, avec les nouveaux aussi, qui vont nous apporter des nouvelles choses, qui vont nous déstabiliser. C'est comme ça qu'on avance. Les facteurs qui influencent la création de dogmes [Stéphane] Et il ne faut pas sous-estimer aussi les facteurs extérieurs. Je me souviens, j'avais une conversation avec d'autres pasteurs sur la Réforme, et j'ai amené l'argument que la Réforme a lieu dans un contexte sociopolitique, et que dans un autre contexte, peut-être Luther n'aurait pas réussi à imposer son point de vue, comme probablement plein d'autres qui ont essayé d'avoir une pensée divergente à cette époque et ça n'a pas fonctionné. La personne n'a pas voulu accepter ça, de dire non, non, non, c'est la qualité des propos de Luther. Oui, oui, oui, la qualité des propos de Luther, de Calvin, de Zwingli, et ainsi de suite. Il y a eu aussi des choix politiques et je pense qu'il faut être conscient de ça aussi. Ça ne veut pas dire qu'on rejette tout, mais ces dogmes, ces normes, ces confessions de foi sont issues de certains contextes et c'est important de se souvenir de ça. Je pense que de balayer ça du revers de la main, limite un peu la compréhension et limite aussi la façon qu'on peut l'utiliser aujourd'hui. On peut prendre un texte qui date du 5e siècle de notre ère et dire, OK, les gens comprenaient le monde de cette façon-là. Qu'est-ce qu'ils voulaient dire? S'ils vivaient aujourd'hui, quels mots qu'ils utiliseraient? Est-ce qu'ils utiliseraient les mêmes mots, des mots différents? Là, on commence justement, comme tu disais plus tôt, à jouer avec les idées, à réfléchir par soi-même, à essayer de trouver une réponse contemporaine, parce que c'est sûr qu'au 5e siècle de notre ère, on ne pouvait pas imaginer ce que serait la vie au 21e siècle, c'est normal. Cet exercice de réflexion ne nie pas le texte historique ou le dogme historique, mais qui essaie de l'amener quelque chose qui est utilisable aujourd'hui pour les croyants et les croyantes. Pour qui sont écrits les dogmes? [Joan] J'aime beaucoup que tu parles de langage contemporain, parce que c'est aussi ça, notre difficulté finalement, avec les textes symboliques auxquels moi je suis assez attachée. Je les ai étudiés pour ma thèse et j'ai trouvé que c'était intéressant de s'y confronter, mais c'est tellement éloigné de notre langage contemporain. L'autre fois, je faisais une petite vidéo pour faire rigoler les gens qui me suivent sur Instagram, et mon mari m'a dit « elle est trop longue ». Et ça m'a fait marrer, je me suis dit « mais tu vois, notre niveau d'attention, il est tellement différent ». Et encore, ces textes symboliques, ils étaient écrits pour qui et par qui? Pour quel pourcentage de la population ? De toute façon, ils n'ont jamais été pensés pour l'ensemble de la population, mais pour quelques doctes personnes qui, ensuite, avaient cette tâche cruciale de rendre ce langage compréhensible pour l'ensemble de la population, un alphabète, etc. Et ça a passé par les vitraux, ça a passé par des exhortations, par des saynètes. En fait, on a toujours médiatisé nos dogmes, on a toujours médiatisé nos confessions de foi, on s'est toujours donné de la peine. Et donc c'est dans cet élan-là que c'est important de continuer. Et comme tu dis, dans un élan aussi d'échange, de communication et de renouvellement. Pendant les vacances, j'ai encore relu des écrits écoféministes et c'est marrant parce que Rosemary Risser, qui est quand même un peu notre mère de l'écoféminisme, elle nous dit, il y a dans un texte qui a 25 ou 30 ans, de toute façon, il faut absolument changer toute notre communication et notre façon d'expliquer la théologie. Eh bien, on y est. On essaye de le faire par petits bouts dans notre podcast. Conclusion [Joan] Moi, je serais intéressée d'avoir des retours de nos auditeurs-auditrices sur quels sont les dogmes pour vous? Est-ce que c'est très important ? Est-ce que ce dont on a parlé, vous en aviez déjà entendu parler avant, à l'Église, pendant une prédication? Est-ce que c'est des choses toutes nouvelles ? Est-ce que c'est des terrains qui vous intéressent? [Stéphane] Merci, Joan, pour cette conversation. Si vous avez des commentaires, si vous avez des suggestions, si vous avez des gens à nous recommander, des lectures à nous recommander, on est toujours preneurs, preneuses : questiondecroire@gmail.com. Merci à l'Église Unie du Canada du Canada, notre commanditaire. Merci à Réforme qui relaie notre podcast. On vous rappelle qu'on a un groupe WhatsApp. Les invitations, les liens sont dans les informations de cet épisode. Au revoir.
Vládní koalice se rozhodla neprodat několik letadel L 159 Ukrajině. Jak podstatné jsou tyto stroje pro českou armádu? Jak může Unie odpovědět na Trumpův plán uvalit dodatečná cla na některé evropské státy kvůli sporu o Grónsko? A proč přijal papež Petra Pavla? Všechny díly podcastu Hlavní zprávy - rozhovory a komentáře můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Les étrangers et l'Épiphanie À L'Épiphanie nous célébrons la venue des rois mages à la crèche. Mais qui étaient-ils vraiment? Est-ce que la présence de ces étrangers venus de loin peut nous aider à comprendre la réalité des migrants d'aujourd'hui? Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et à la spiritualité une question à la fois. Cette semaine, quel est le lien entre l'Épiphanie et les étrangers? Bonjour. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes à l'écoute. Les traditions culinaires de l'Épiphanie [Joan] Moi, j'aimerais commencer déjà par une petite mise au point sur le charbon, qui a beaucoup à voir avec “los reyes”, avec les rois, comme on dit en Espagne. C'est en fait une petite alternative au cadeau, c'est-à-dire que pendant longtemps, on a menacé les enfants, s'ils n'étaient pas sages, au lieu de recevoir par exemple une mandarine, ils recevraient du charbon. C'est assez marrant parce que je pense que le charbon, pendant longtemps, c'était quand même quelque chose qui était très utile avant l'électricité. Donc finalement, au fur et à mesure, on a transformé la menace du charbon en une confiserie. C'est une confiserie qui est fabriquée en Espagne avec sucre, eau, blanc d'œuf, et puis évidemment, du colorant alimentaire noir ou bien du charbon végétal et qui est offerte un peu tout le temps. [Stéphane] À l'Épiphanie, il y a la galette des Rois. De tradition dans ma famille, ce n'est pas vraiment une galette, c'est plus un gâteau. Je me souviens que ma mère mettait une fève et la personne qui trouvait la fève dans sa portion de gâteau était le roi ou la reine de la journée. Je me souviens même d'une année où personne n'a trouvé la fève. On l'a avalé tout rond. Ça a laissé les gens un peu perplexes. C'est quelque chose qui est resté dans la tradition ici, cette galette, ce gâteau des Rois. L'Épiphanie en Espagne [Joan] Oh, mais au fait, Stéphane, on est dans la nouvelle année! Stéphane, bonne année! [Stéphane] Ben oui, bonne année, bonne année à tout le monde! [Joan] C'est vrai qu'au début de l'année, avec toutes ces traditions, une fois au hasard du calendrier scolaire, je me suis retrouvée en Espagne alors qu'on était en train de préparer la venue des reyes. Normalement, non, parce que souvent, si j'allais en Espagne, c'était après le Noël papa-maman, mes parents étaient divorcés, on passait toujours Noël ensemble. Les rares fois où j'ai pu aller rejoindre la famille espagnole, c'était forcément autour du 26, puis il fallait rentrer vers le 2. Et puis les cavalcades, elles commencent le 3, le 4. Et il y a eu une année comme ça, géniale, où j'ai pu voir les cavalcades qui préparent en fait la venue des rois. Alors ça, ça tombe souvent le 6. Souvent c'est plus ou moins autour de la rentrée scolaire. Je ne crois pas que je l'ai vécu en Espagne. Mais j'ai pu vivre en fait ce qu'on appelle les géants, gigantes, et puis les grosses têtes, les cabezudos. Alors ça, c'est marrant, ces personnages: ils ont une énorme tête, tu vois, les grosses grosses têtes et ils défilent pour annoncer la venue des rois mages. Mais tu vois, en même temps, maintenant que je travaille dans la migration, d'ailleurs je suis très heureuse d'avoir ce ministère, je ne peux pas m'empêcher de me poser, de regarder ça et de me dire, mais qu'est-ce que c'est que toute cette allégresse populaire qui se réjouit, qui prépare même la venue de ces étranges étrangers venus apporter des cadeaux, alors qu'on sait qu'il y a un repli identitaire dingue en Europe et puis en Suisse aussi. Finalement, à 45 ans maintenant, on s'est dit, mais waouh! Comment ça se fait qu'on arrive à faire cohabiter les deux? Les rois mages, de bons étrangers [Stéphane] Parfois, j'ai l'impression qu'on a naturalisé ces personnes-là, dans le sens que, oui, ce sont des étrangers, mais ce sont de bons étrangers. Et, un peu cyniquement, je pourrais dire, ils repartent une fois qu'ils ont terminé ce qu'ils avaient à faire. C'est vrai que c'est intéressant, parce que ces personnes dont on ne connaît pas vraiment le nom, il y a la tradition, mais est-ce qu'ils étaient trois, est-ce qu'ils étaient douze, est-ce qu'ils étaient neuf ? Ça, ce sont des questions de tradition. On sait que ce sont des gens qui viennent de loin, mais d'où, on ne sait pas encore une fois, c'est la tradition. On prend pour acquis que ce sont des païens. Mais bon, on ne sait pas quelle était la foi de ces personnes. À la limite, on ne sait pas exactement quelle est la foi de Joseph et Marie. On ne sait pas exactement quelle est la foi des bergers. Mais on les positionne en tant qu'étrangers et il y a comme une espèce de tension. C'est comme si on veut faire une église universelle, mais il y a quelque chose là-dedans de vrai que tu touches et qu'il est très pertinent d'explorer. Tenter d'attirer les bonnes personnes [Joan] C'est marrant aussi parce que moi, je n'y avais pas songé, mais dans le groupe WhatsApp de l'Avent que j'ai démarré il y a peu de temps, ça s'appelle « En Avent avec une famille choisie ». Il y a beaucoup de personnes queers dans ce groupe. Et puis, j'ai quelques collègues, comme ça arrive souvent, qui sont venus, comme on dit en espagnol, pour curiosear, parce qu'ils sont curieux, ils veulent voir quel est le concept, et puis peut-être qu'ils vont le dupliquer ailleurs, ce qui est tout à fait OK pour moi. Un collègue est venu avec une interprétation, je salue Sandro s'il nous écoute, une interprétation assez intéressante à un moment donné dans nos échanges, où il a fait remarquer que ce n'est pas seulement les rois ou les rois mages ou les mages qui viennent là, mais aussi les bergers qui gardaient les troupeaux. Ces bergers-là devaient sentir fort, fort, fort l'animal. C'est normal, ils dorment dehors, ils vivent avec leurs bêtes, ils ne devaient pas se doucher tous les matins et se mettre du déodorant. Ils ont accouru pour se prosterner. Et là, on se dit, Jésus, même quand c'était encore qu'un bébé, il n'attirait pas les bonnes personnes. Il attirait toujours ou les étrangers un petit peu chelous qui regardaient le ciel pour trouver l'étoile ou bien les bergers qui puaient. Et ça m'a plu comme réflexion. Je me suis dit en fait, pas la peine d'essayer d'attirer les bonnes personnes parce qu'en fait, Jésus attire qui il souhaite et nous on fait partie sûrement de ces bergers qui puent quoi. Le point de vue différent des étrangers [Stéphane] C'est l'un des côtés que j'aime bien qu'au début de cette histoire, les personnes qui reconnaissent Jésus, les personnes qui reconnaissent que le moment est spécial, ce sont des étrangers. Parfois, on est tellement proche de quelque chose qu'on ne prend pas justement ce pas de recul pour voir ce qui se passe. On vaque à nos occupations, c'est le train-train, métro-boulot-dodo, allez, on avance. Parfois dans nos vies, c'est quelqu'un qui n'est pas nécessairement dans cette routine ou qui n'est pas nécessairement dans notre culture ou peu importe, qui nous tape sur l'épaule et qui nous dit, je pense que vous ne prenez pas la pleine mesure de la chance que vous avez, ou des privilèges que vous avez, ou du côté spécial de ce qui se passe maintenant. C'est peut-être quelque chose que j'aime bien dans cette histoire, d'avoir justement ce regard différent qui met en lumière quelque chose que, oui, toutes les années, on a l'histoire de Noël, puis bon, on arrive quelques jours après, on remballe le tout, puis on passe à autre chose. D'avoir ces personnes qui ont fait un long voyage et qui arrivent à la crèche, puis qui disent « wow, c'est spécial ce qui se passe ici », je pense que ça nous aide à réfléchir un peu là-dessus. Les origines des rois mages [Joan] Et puis le fait qu'il y ait tellement de trous dans l'histoire, en fait, on ne sait pas combien ils étaient, on dit trois, parce que voilà, il y a trois cadeaux, puis c'était peut-être 18. On dit qu'ils viennent d'Orient, mais on ne sait pas exactement ce que ça recouvre. L'Orient, c'est vaste. D'ailleurs, une année, c'était rigolo parce qu'avec Amaury, on a fait un concours des écoles du dimanche où il fallait faire des vitraux de Noël. Avec les gamins, on avait imaginé qui étaient les trois rois mages, comme on dit un peu rapidement. Les enfants étaient unanimes: il y en avait un qui était noir, ça, c'est OK. Il y en avait un qui avait l'air vaguement arabe, quelque chose, c'est OK. Mais le troisième, il était chinois. Alors c'était clair et net pour les enfants. On avait gagné le concours, parce franchement, avec nos trois mages chinois, je ne savais pas très bien comment on allait perdre ce concours. Les parcours difficiles des migrants d'aujourd'hui [Joan] Ça, pour dire qu'on ne sait pas grand-chose. En fait, moi, ma petite solution, puis après chacun, chacune aura la sienne, c'est de combler un peu ces vides avec ce que j'entends des itinéraires des migrants et des migrantes aujourd'hui. Tu vois, l'autre jour, j'avais un temps de conversation à la bibliothèque. J'aime bien aller là-bas, parler avec des migrants, des migrantes pendant une heure, des allophones, comme on dit. De temps en autre, d'ailleurs, il y a une dame expatriée américaine, un peu chic. Enfin, il n'y a pas que des migrants et des exilés, il y a juste des gens qui veulent parler français. Là, ce n'était pas une dame américaine un peu chic, c'était vraiment une dame qui avait traversé beaucoup de choses. Elle me disait que dans son pays, en Érythrée, on la mariait de force à 14 ans. Ça s'était réglé comme affaire. Elle a accouché à 15 ans et un an après, elle avait les forces armées devant la porte, venues la chercher pour qu'elle fasse son service militaire et qu'elle parte combattre. Et en face de moi, j'avais cette dame, tu vois. Elle était pas mal pleine d'entrain. C'est quelqu'un qui avait choisi de socialiser en rigolant. Elle a dû passer par des périodes de dépression, mais elle avait fait un espèce de choix vital, comme ça. Elle ponctuait pas mal de ses phrases en français approximatif, mais en rigolant. Elle dégageait, comme ça, une envie d'entrer en relation. C'est un peu comme ça, ces rois mages, quoi. Ce sont des gens qui sont en face de nous, dont on voit quelque chose, dont on sait quelque chose, voilà, l'or, l'encens, la myrrhe. Et en fait, comme on dit en anglais, to fill the gap, c'est-à-dire qu'il y a tous ces éléments qui nous manquent sur leur trajectoire, mais on peut en étant au contact de personnes en situation de migration, on peut faire des petites analogies. Alors là, c'est une femme, ce sont des hommes, donc ce ne sera pas tout à fait pareil, mais sur ce parcours-là, sur ce chemin pour arriver jusqu'à Jésus, qu'est-ce qui leur est arrivé? Qu'est-ce qu'ils ont dû lâcher? Qu'est-ce qu'ils ont dû donner comme bakchich, comme amendes à droite à gauche? Est-ce qu'ils ont été détenus? Comme presque tous les migrants que je rencontre qui ont été détenus pour un bout en Libye, la Libye de Kadhafi, qui était quand même réputée pour ses cinq étoiles. Pas tout à fait. On les voit et ils ne vont pas tout nous dire parce qu'il n'y a aucune raison qu'on se raconte des choses aussi intimes. On ne sait pas en fait ce qui leur est arrivé. On peut juste se dire qu'ils ont réussi à venir jusqu'à nous et que c'est un miracle déjà en soi. On peut aussi avoir un petit temps de pause pour réaliser combien il y en a qui se sont perdu en chemin, qui ont été avalés par la Méditerranée, qu'on ne retrouvera jamais d'ailleurs, ça, c'est clair. Et puis se dire finalement, dans cette histoire de la crèche, il y a cette notion d'accueil quoi, d'accueil inconditionnel. Il y a Marie qui est là en train sûrement d'allaiter son bébé. Elle ne dit pas aux gens, voilà, quels sont vos papiers? D'où venez-vous? Quel est votre parcours migratoire? Puis-je savoir quelle est votre motivation pour nous rejoindre ici en Galilée? On a quelque chose de beaucoup plus humain, de beaucoup plus spontané. Et puis eux, ils ont juste des petits cadeaux, quoi. Et les bergers qui puent qui les rejoignent. Moi, j'aime bien toutes ces images et je me demande si ça peut nous aider aussi dans notre quotidien pour passer de la métaphore à la rencontre. Suivre l'étoile ou demeurer dans son confort [Stéphane] Je pense qu'il y a quelque chose d'universel dans cette histoire, dans le sens de l'image de suivre à l'étoile. L'histoire nous dit qu'on a des personnes qui remarquent une étoile et décident de partir à la recherche. Le texte ne nous dit pas, fort probablement ce qu'il faut en comprendre, c'est que le signe n'est pas trop précis. Ils n'ont pas de garantie, ils n'ont pas de lieu, ils n'ont pas de nom. Ils partent à l'aventure et suivent l'étoile. Je pense qu'il y a un côté un peu universel, comme je disais. Certains ont connu la migration, soit volontaire, soit forcée. Mais pour nous tous et nous toutes, parfois on est confronté à une réalité. Est-ce qu'on demeure dans notre confort? Est-ce qu'on reste assis? Ose-t-on suivre l'étoile? Oser suivre quelque chose, un peu se lancer dans le vide, partir à l'aventure, que ce soit mentalement, physiquement, émotivement? Il y a une notion de courage là-dedans; je trouve qu'il n'est peut-être pas assez exploité. Ces personnes-là, dans cette histoire, n'avaient pas à faire tout ce chemin, rencontrer tous les obstacles. Peut-être que les gens autour d'eux riaient de ces pauvres hommes. Ah, regarde: encore untel qui part à l'aventure, qui va chasser des étoiles au lieu de rester à faire de l'argent avec sa famille. Il y a cette notion-là qui est très intéressante et qui rejoint les gens. Voir l'histoire de l'Épiphanie du point de vue des autres [Joan] J'aime beaucoup que tu parles de ça, de partir à l'aventure, oser aller plus loin, venir avec ce qu'on a aussi. Ça m'amène à réfléchir et je suis contente qu'on fasse cet épisode parce que pastoralement ça me met en route pour mes deux cultes. Bien sûr, puisque nous on enregistre bien avant. Donc j'ai deux cultes à préparer, un de l'avant et puis celui du 25. Je suis contente parce que ça me fait réfléchir à la notion des anges. C'est vrai que c'est en Luc 2 qu'on a les anges auprès des bergers. Et finalement, les anges interviennent au moment, j'imagine, comme toutes les naissances, au moment un peu dingue de la naissance. J'ai vécu trois naissances, par voix basse en plus, donc c'est toujours des moments… Il y a un côté un petit peu mystique dans une naissance. Pourquoi ça marche? Pourquoi des fois ça marche, pourquoi des fois ça ne marche pas? Pourquoi les sensations qu'on ressent… Il se passe quelque chose… d'assez spirituel. Dans les naissances, même des femmes qui n'ont pas de pratique religieuse, elles parlent volontiers de cet aspect spirituel. Et donc j'imagine la brave Marie, elle vit déjà toutes ces émotions. Et en plus, il y a un ange. C'est la totale. Ce qu'on nous dit dans Luc, c'est que l'ange apparaît d'abord aux bergers, il annonce la naissance de Jésus. Et après, il y a une multitude de l'armée céleste qui se joint à lui pour chanter, gloire à Dieu au plus haut des cieux. Et donc là, il y a plein, plein d'anges. Alors c'est vrai qu'on fait un peu un raccourci, on se dit que ces anges sont au-dessus de la crèche, parce que souvent on voit ça dans les représentations. Pas nécessairement, pas vraiment, mais ils accompagnent tout ça en tout cas. Ils étaient là un petit peu avant et puis implicitement ils continuent à être un petit peu là. Ça me fait réfléchir, est-ce que les étrangers qui viennent nous rejoindre et qu'on ne veut plus voir finalement, est-ce qu'ils ne sont pas aussi un peu des anges? Est-ce qu'ils ne nous annoncent pas un certain nombre de choses? Alors aujourd'hui je suis un petit peu catastrophiste, je parle de choses difficiles, mais finalement les réfugiés climatiques, ils nous annoncent ce qui va arriver aussi. Est-ce qu'on est intéressé à l'entendre? Est-ce qu'on est intéressé à accueillir leurs discours, leur résilience aussi, leurs solutions? Tout ça, ça crée un combo, tu l'as dit un petit peu avant, un combo inconscient entre anges, bergers, rois mages. Comme tu dis, les rois mages, on a envie de penser qu'ils sont du bon côté, ce sont les bons étrangers. Les bergers, ma foi, on en a besoin, c'est des travailleurs. Les anges, ils sont là-haut, donc ils ne viendront pas trop nous déranger. Moi, ça me met aussi en route sur notre compréhension de la démocratie. Et cette fois-ci, je pense à l'évangile de Matthieu. Ici, en Suisse, on vient de décider en votation populaire de ne pas réduire le temps d'attente pour que les étrangers votent. Moi, en tant qu'Européenne, je dois encore attendre un petit paquet d'années avant de voter. Normalement, c'est dix ans pour voter juste dans ma commune. En Matthieu, on voit que des savants étrangers comprennent la naissance du Messie mieux que les responsables religieux locaux. Et pareil avec les anges, il y a des anges qui annoncent en fait cette gloire que n'ont pas su voir les gens du cru quoi, Hérode et compagnie. Ça fait réfléchir un petit peu. Est-ce que ce n'est pas toujours comme ça que ça a bien fonctionné une culture? Quand elle s'est ouverte progressivement aux vagues d'immigration? J'avais un prof comme ça à la fac, qui avait travaillé dans les mouvements missionnaires, qui avait travaillé outre-mer et qui nous avait expliqué qu'en fait, dans plusieurs cultures d'outre-mer, notamment les cultures insulaires, il y avait deux statuts. Il y avait le statut de celles et ceux récemment arrivés et dont la vie comptait beaucoup, et puis celles et ceux qui savaient qu'ils étaient là depuis très longtemps et dont l'avis comptait, mais finalement pas autant que ceux récemment arrivés, parce que ceux qui sont arrivés récemment, ils ont de nouvelles idées, ça peut être intéressant de s'y ouvrir. Je trouverais ça très intéressant que dans une culture, on ait acté à un moment donné, que quand ça fait longtemps qu'on est dans sa bouteille, on manque un peu d'oxygène. Quand on l'ouvre un petit peu, comme ça, d'un seul coup, ça va mieux. Les étrangers qui osent défier l'Empire [Stéphane] Cette histoire, je trouve que c'est un défi à l'Empire. Parce que, dans l'histoire, ces voyageurs se présentent au lieu du pouvoir, ils parlent à Hérode. Hérode leur dit « Bon, revenez me voir, je vais aller adorer ce Jésus », mais on comprend qu'il veut le zigouiller. Et ces personnes, ces étrangers, ne se plient pas devant le pouvoir local. Ils choisissent la résistance, dans ce cas-ci, retourner par une autre route. Il y a quelque chose dans cette histoire où justement ces étrangers, on attend qu'ils, qu'elles obéissent aux règles de notre société. Souvent, on entend ça, « Ah, les immigrants, il faut qu'ils respectent les lois, il faut qu'ils s'intègrent, il faut qu'ils fassent tout comme nous. » Ils voient le problème, voient un dirigeant qui semble abuser de son pouvoir et se disent « Non, non, non, nous n'embarquons pas dans cette histoire-là, on ne joue pas dans ce jeu-là. On va faire ce qu'on a à faire, on va retourner. Il y a quelque chose de la résistance qui peut nous inspirer et cette résistance peut prendre plusieurs formes. Ne pas perpétuer des systèmes d'oppression, c'est de la résistance. Choisir que des gens ne souffre pas dans un système qui semble banaliser la souffrance de certaines personnes, c'est de la résistance. Donc, ces étrangers, même s'ils ne sont là qu'une très courte période, si on comprend l'histoire, ils ont quand même un impact et démontrent ce que peut aussi être l'humanité, ce que peuvent être des gens de foi: dire non, on n'embarque pas dans ce jeu-là, on n'embarque pas dans ce système-là, désolé. Les associations qui aident les étrangers [Joan] Et ça fait encore plus écho avec ce que j'ai dit, puisque ce sont des personnes qui peuvent avoir un regard nouveau, qui peuvent apporter quelque chose de nouveau, et souvent sont extrêmement limitées dans leur possibilité de le faire. Je suis assez contente dans mon ministère d'être au contact d'associations, mais aussi d'être soutenue par un certain nombre d'institutions civiles qui font une place, comme la commission consultative des résidents étrangers. Je trouve très important qu'on crée des endroits où on les consulte et où on s'intéresse à ce qu'elles peuvent apporter à la société et aussi à la thématique de la migration, qui est une thématique sur laquelle ils ont quand même une expertise, une expertise très claire. Berger ou roi mage? [Joan] Toi, Stéphane tu te sens plutôt quoi? Plutôt ange? Plutôt berger? Plutôt roi mage? [Stéphane] Probablement plus dans le berger, la majorité du temps. C'est toujours un peu difficile de prendre une seule étiquette et de l'appliquer à toute sa vie. Les bergers, c'est un peu les outsiders. Oui, je suis un homme cis-hétéro-caucasien, je ne suis pas un étranger en tant que personne. Lorsque j'entre dans une pièce, tout le monde voit, la majorité, ce qui est attendu de la normalité. Mais d'avoir un point de vue peut-être un peu différent, un peu de résistance, de dire: ouais, y a des choses qui fonctionnent bien, mais y a des choses qui ne fonctionnent pas, et puis ça peut être autre chose. C'est un peu ça, les bergers, ils vivaient un peu dans la marge de la bonne société. Il y avait quelque chose de discordant. Il y avait quelque chose peut-être pas qui dérangeait, qui faisait sûrement l'affaire des bonnes gens, d'avoir ces personnes-là qui s'occupaient du bétail. Puis c'était sûrement très commode parce que lorsqu'on voulait notre petite pièce de viande, grâce aux bergers, on l'avait. Mais j'aime bien cette idée de défier un peu les conventions, un peu les normes, une fois de temps en temps. Toi, Johanne, si tu avais à t'identifier, tu serais où? [Joan] Mais c'est ça qui est difficile quand tu es une femme. C'est que tous ces récits ne te parlent pas beaucoup, en fait, en termes d'identification. Tu arrives à faire des parallèles avec la vie des autres. Mais pour moi-même, c'est toujours difficile. J'aime bien le fait que je n'ai jamais réfléchi à cette histoire de qui, de quel genre sont les anges et les bergers par rapport à ce que tu m'as expliqué quand tu étais petit. Et je me rappelle qu'on avait indifféremment des bergers et des bergères, des anges et des angesses, je ne sais pas comment il faut dire. Des rois et des reines, voilà, on sait. En fait, moi franchement, je me vois très bien comme une reine magesse, je ne sais pas comment il faudrait dire. Je me vois très bien dans une caravane de meufs, des vieilles de mon âge. Je nous imagine en train de charger nos trucs et nos machins et de s'en aller parce qu'on a l'impression que Dieu nous appelle là-bas. Sur la route, on tchatche, on papote, on se raconte nos trucs. On arrive sur place, on s'occupe de Marie, on se mêle de tout, on prend le bébé. On lui dit « Attends, mets-le comme ça au sein, tu auras moins mal. Tu veux que je change la couche? » J'aime bien la fraîcheur de cette rencontre. Ces moments volés, ces cadeaux, ça rentre aussi dans notre thématique, s'entraider comme ça, sans trop se poser de questions, entre ceux qui sont d'ici et ceux qui sont d'ailleurs. Conclusion [Joan] Du coup, on se tiendra au courant, toi et moi, si ça a toqué à notre porte et qu'on a pu accueillir des gens sans être préparés. Est-ce qu'on arrive à passer des mots aux actes? Ce n'est pas toujours facile. [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cet épisode. Merci à toutes les personnes qui ont choisi de débuter 2026 avec nous. Si vous avez des questions, si vous avez des suggestions, des commentaires, c'est toujours la même adresse, questiondecroire@gmail.com. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire. Merci à Réforme qui relaie notre podcast. Si vous voulez vous abonner à notre communauté WhatsApp, écrivez-nous ou regardez dans la description de l'épisode le lien. Alors, prend soin de toi Joan. Soigne-toi bien, reviens dans la santé. Et bien, bon démarrage d'année pour vous tous.
Accompagné des membres de la Famille (Warra Charlotte Gomis, Stéphane Linon, Yasmine Bakayoko et Laura Mbakop), Claudy Siar fait une rétrospective musicale de l'année 2025 et de l'actualité de ce début d'année 2026. Nous rendons également hommage à Calbo figure emblématique du rap français et membre du groupe Ärsenik qu'il formait avec son frère Lino. Il est décédé ce dimanche 4 janvier. Hommage à Calbo Par Claudy Siar Et voilà que l'une des voix qui, depuis des décennies, décrypte et rappe nos sociétés, voilà que l'un des repères et pour plusieurs générations s'en va, victime d'une autre injustice : la maladie. Playlist du 5 janvier Calbo - Guerre Le choix musical de Yasmine Disiz feat Theodora - Melodrama Le choix musical de Warra Tyla - Chanel Le choix musical de Laura Chella - My darling Le choix musical de Stéphane Tate Mc Rae - Sports car Ärsenik feat Doc Gyneco - Affaire de famille Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
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„Vánoční příměří z roku 1914, na které se dnes vzpomíná s nostalgií jako na krásný moment, novináři bagatelizovali a odsuzovali coby vlastizradu,“ říká publicista Ivan Hoffman. 05.01.2026, www.RadioUniversum.cz
Vœux 2026 : vers une île plus sûre, unie et prospère malgré les défis by TOPFM MAURITIUS
Začátek roku 2025 se nesl v duchu velké nejistoty a poprasku na světových trzích. Způsobil to staronový prezident USA Donald Trump, který po své inauguraci slíbil, že Spojené státy čeká zlatý věk. Také Česko a Evropská unie se snažily v uplynulém roce o to, aby se jim dařilo. Brusel přišel s návodem, jak může Unie dohnat technologický nástup USA a Číny a Česko pokročilo v jednání o dostavbě jaderných bloků. Jak to dopadlo, shrnuje výběr Jany Klímové v pořadu Peníze a vliv.
Začátek roku 2025 se nesl v duchu velké nejistoty a poprasku na světových trzích. Způsobil to staronový prezident USA Donald Trump, který po své inauguraci slíbil, že Spojené státy čeká zlatý věk. Také Česko a Evropská unie se snažily v uplynulém roce o to, aby se jim dařilo. Brusel přišel s návodem, jak může Unie dohnat technologický nástup USA a Číny a Česko pokročilo v jednání o dostavbě jaderných bloků. Jak to dopadlo, shrnuje výběr Jany Klímové v pořadu Peníze a vliv.
Novým předsedou Unie sociálních služeb se stal letos Viktor Kubát. Ten už v roce 2021 založil sociální službu Dohled na dosah, jež nabízí sociální služby s využitím asistivních technologií. A nově k nim přidává i terénní odlehčovací sociální služby. Na otázku, proč se rozhodl vést Unii sociálních služeb ČR [USS ČR], Viktor Kubát odpovídá, že chtěl být aktivní. A také chtěl, aby sociální služby, které působí ve více než třech krajích, a jsou takzvaně nadregionální, měly silné zastání.„Naším úkolem v unii je, aby nadregionální služby měly zajištěné financování. Aby i ony měly jistotu a stabilitu v tuzemském prostředí sociálních služeb,“ vysvětluje v podcastu Zdravé Zprávy s tím, že na prvním místě priorit USS ČR jsou nyní vyjednávání o penězích pro tyto služby.Unie sociálních služeb ČR podle něj ale není v žádném případě v konkurenci s Asociací poskytovatelů sociálních služeb ČR [APSS ČR]. Naopak obě profesní organizace, jak říká, úzce spolupracují. A navíc i jeho sociální služby Dohled na dosah jsou členem APSS ČR.Co je Dohled na dosahOrganizace Dohled na dosah vznikla v roce 2021. Jejím hlavním úkolem byla osvěta zavádění nových asistivních technologií do sociálních služeb. Asistivní technologie zjednodušeně řečeno pomáhají lidem se zdravotním hendikepem, a zejména seniorům zůstat co nejdéle v bezpečném domácím prostředí. Využití ale nacházejí také u terénních sociálních pracovníků a v pobytových sociálních službách.„Časem jsme ale zjistili, že spolu s osvětou můžeme i my sami zavádět asistivní technologie do sociálních služeb. Stali jsme se tak jejich přímým poskytovatelem s důrazem na nové technologie. Přímo sociální služby tak poskytujeme od roku 2022,“ vysvětluje dále v podcastu Zdravé Zprávy Viktor Kubát.Co nabízí Dohled na dosahDohled na dosah působí celorepublikově. Současně provozuje vlastní regionální pobočky v Praze, Plzni, Ostravě, Hradci Králové a v Jihlavě. A otevírá další, nově v Liberci a Trutnově. Postupně by chtěl mít pobočky ve všech krajích.K jeho primárním službám patří sociální služba tísňové péče. Sem spadá hlavně takzvané SOS tlačítko, náramek, který využívají zejména senioři v domácím prostředí. Od loňského roku nabízí i telefonickou krizovou pomoc pro neformální pečující a pomáhající profese. Rovněž poskytuje odlehčovací terénní služby v Plzeňském a Královéhradeckém kraji s tím, že ty hodlá už v příštím roce nabídnou celorepublikově. Zároveň spolupracuje s mnoha poskytovateli pobytových sociálních služeb, ale i nemocnicemi po celé České republice.„To znamená, že v momentě, kdy se na nás naši klienti obrátí, že už třeba tu péči o blízké doma nezvládají, a musejí je svěřit profesionálům, my se jim prostřednictvím našich partnerů pokusíme nabídnout řešení v blízkosti jejich bydliště. Ale spolupracujeme i s nemocnicemi,“ vysvětluje Viktor Kubát s tím, že v horizontu asi dvou let Dohled na dosah počítá s tím, že nabídne i pobytové sociální služby.Vůbec primární službou, kterou spolek svým klientům poskytuje nejdéle, jsou zmíněné SOS náramky, tlačítka. Ta fungují tak, že například senior, který je v domácím prostředí, ho v případě nouze zmáčkne a dovolá se do call centra Dohledu na dosah. Tam je vyškolený pracovník dostupný sedm dní v týdnu po dobu 24 hodin denně.„Kdykoli ten senior zavolá se svým problémem, tak my reagujeme na tu danou situaci. Někdy je to o tom, že je jen osamělý a potřebuje si třeba popovídat. Někdy je to o tom, že upadne a potřebuje zvednout. A někdy je to skutečně život ohrožující situace. Ty hovory jsou různé, ale z naší zkušenosti plyne, že většina případů je o tom, že je ten člověk osamocený a potřebuje si popovídat,“ popisuje dále Kubát.Dohled na dosah nabízí i telefonickou krizovou pomoc. To je služba, která rovněž funguje 24/7. Je určena pro osoby, které se v daném čase ocitnou v nějaké krizi. Cílí zejména na neformálně pečující a pak i profesionály v sociálních službách.Celý text najdete 30.12. 2025 na www.zdravezpravy.cz a celý podcasté taky!!!
Souvenirs de Noël Pour plusieurs, la fête de Noël est associée à des souvenirs de jeunesse, des odeurs et des moments de tendresse. Dans cet épisode, Joan et Stéphane se demandent quand débute Noël et partagent quelques anecdotes et des souvenirs qui vous feront sourire. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Alsu Vershinina, unsplasch.com. Utilisée avec permission. * Groupe WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, on vous partage des souvenirs de Noël. Bonjour Stéphane. Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes qui sont à l'écoute. Un petit cadeau pour Noël [Stéphane] J'aimerais prendre cette occasion pour remercier toutes les personnes qui nous ont écoutées en 2025. Juste une petite statistique comme ça. J'ai vu qu'il y a une amélioration d'environ 25 % de téléchargements. On ne fait pas ça pour les chiffres, mais ça fait toujours plaisir qu'il y ait des gens qui nous écoutent. On a un petit cadeau de Noël. On a créé une communauté WhatsApp : « Pour une foi progressiste ». Un groupe pour les gens, pour discuter, pour poser des questions, quelque chose de tout simple. On n'est pas dans la quantité, parce que, au moment où on enregistre, on est 13 personnes sur ce groupe. On vise un petit peu plus la qualité. Donc, si ça vous intéresse, le lien va être dans la description de cet épisode et vous pouvez, si vous ne le trouvez pas, nous écrire à questiondecroire@gmail.com . Quand débute Noël [Stéphane] Alors, Joan, qu'est-ce que ça te dit, Noël? [Joan] Mais tu sais, moi j'aimerais d'abord commencer par un petit débat théologique avec toi qui va intéresser nos auditeuristes. Quand commence Noël pour toi Stéphane? Parce qu'il y a quand même un grand débat. Est-ce que c'est le premier de l'Avent? Est-ce que c'est le 24 ou est-ce que c'est le 25? [Stéphane] Très bonne question. Un de mes sujets de plainte ou de ronchonnement est que les calendriers de l'Avent, qu'on a beaucoup ici, commencent le 1er décembre. Et moi, je dis non! L'Avent ne commence presque jamais le 1er décembre, donc c'est faux. Déjà en partant. Les décorations, c'est le 7 décembre. C'est une tradition chez nous. Ce n'est pas le 6, ce n'est pas le 8, c'est le 7. La tradition, je vais mettre sa canadienne-française parce que c'est plus que juste le Québec, c'est le 24. On se prépare. On va à la messe de minuit. On revient. On ouvre les cadeaux. On réveillonne. Donc c'est cette nuit du 24 au 25. Et pour toi Joan? [Joan] C'est sûr que le calendrier de l'Avent, c'est un incontournable en Alsace aussi. Alors, je ne sais pas très bien quels sont les liens entre le Québec, le Canada, l'Alsace. Moi, je sais qu'en tout cas, on est sous influence assez alémanique, assez germanique. Maintenant que je vis en Suisse depuis plus de quatre ans, c'est ma cinquième année maintenant, je vois aussi que les calendriers de l'Avent ont le même succès commercial que dans les contrées alsaciennes. Cela ne m'étonne pas parce que c'est vrai que dès qu'il y a un truc commercial, ça devient une niche et après ça devient une façon d'augmenter des capitaux un peu à droite et à gauche. Mais c'est vrai qu'on a aussi le Saint-Nicolas. Le Saint-Nicolas qui est très, très, très, très important en Alsace. L'autre jour, j'étais aller faire les courses avec ma fille. On est à la frontière entre le canton de Vaud et le canton de Fribourg. Et c'est là que j'ai découvert, ça m'a beaucoup amusée, qu'il y a une autre sorte de Saint-Nicolas par ici. Je l'ai pris en photo et il s'appelle Marcus. Je ne sais pas ce qu'il faisait là, le brave Marcus! C'était marrant. Donc un peu partout comme ça, on a des jalons ou des spécialités ou de petits cadeaux à ouvrir, ce temps de l'Avent. En Alsace, on se gausse beaucoup d'avoir le sapin de Noël. Parce que, je ne sais pas si tu étais au courant, mais le sapin de Noël a été historiquement prouvé comme étant né à Schlettstàdt, donc Sélestat. C'est la capitale quand même du sapin de Noël. Je ne sais pas si tu te rends compte, c'est très prestigieux comme affaire. Déjà que Strasbourg est la capitale du marché de Noël, Sélestat du sapin de Noël. Que demande le peuple? Et puis, concernant la décoration, je me pose tous les ans la question. Est-ce qu'on décore pendant l'Avent? Est-ce qu'on décore à partir du 24? Ou est-ce que, comme Noël commence le 25, le temps de liturgique de Noël, est-ce qu'on décore le 25? C'est vrai que ce sont des questions intéressantes. Ici, dans le village dans lequel je me trouve, à Corcelles-près-Payerne, on peut s'inscrire auprès de la mairie pour décorer une de ses fenêtres, inviter du coup le voisinage, tout le village. On met de la musique, on offre des boissons chaudes, on illumine sa fenêtre et on se fait un peu remarquer comme ça, puis on fait vivre aussi une belle tradition. Donc pour nous intégrer, on s'inscrit cette année et je te tiendrai informé un petit peu aussi de comment ça se passe puisque l'épisode est enregistré avant le 24 décembre. Une messe de la veille de Noël catastrophique [Stéphane] Le 24 décembre, c'est très important, comme je te disais. La messe, ça fait partie de ma jeunesse. Il y a un Noël auquel je reviens souvent dans ma mémoire. Je devais avoir 8 ou 10 ans. J'habitais dans un petit village, Saint-Simon-de-Bagot. Et chaque année, il y avait ce qu'on appelle les crèches vivantes, donc tous les enfants à l'école parce qu'à cette époque, il y avait l'enseignement religieux à l'école et tout le monde de l'école participait à cette crèche. Les jeunes filles étaient des anges, les garçons étaient des bergers, c'était très genré: alors j'étais un berger. Mais c'était la totale cette année-là. Je ne sais pas qu'est-ce qui s'était passé. Il y avait une jeune fille avant le début de la messe, une enfant de quatre ans qui avait été malade, qui avait vomi dans l'allée centrale. Il y avait des hommes qui avaient commencé à célébrer un peu trop tôt dans le coin de l'église. Ça parlait fort. Ils étaient pétés. Et il faisait chaud. Il y avait l'ange Gabriel qui était un grand adolescent qui est tombé dans les pommes. Saint-Joseph a eu un malaise, s'est retiré. C'était la catastrophe! Et en même temps, je me souviens toujours de cette veille de Noël, pas comme une espèce de grand désastre, mais quelque chose d'un peu... authentique. On recherche beaucoup l'authenticité, on recherche le vrai. Et quelque part, j'avais trouvé que oui, c'est ça la vraie vie. Les enfants sont malades, il y a des gens qui boivent trop, il fait chaud, il y a des malaises. C'est de cette veille de Noël de mon enfance dont je me souviens. Il y en a eu plein d'autres dont, bof, je ne me souviens pas, mais de celle-là, je m'en souviens. Les odeurs du marché de Noël de Strasbourg [Joan] Moi, en termes d'odeur, puisqu'on était un peu dans les odeurs aussi, j'irais de l'autre côté avec cette odeur du marché de Noël de Strasbourg. Moi, j'ai toujours vécu Strasbourg périphérie. J'ai toujours été attachée à cette ville. Ça reste ma ville. C'est Strasbourg, bien sûr. Et là, il y a un stand de crêpes qui s'appelle le « Stand d'la Bonumeur ». D'ailleurs, j'ai une collègue qui s'est postée sur les réseaux sociaux en photo devant ce stand, et je me suis dit, oui, ça, c'est le stand emblématique des crêpes de Noël. Quand tu as de la chance, tu ne sais jamais trop pourquoi ils t'offrent un vin chaud. Par exemple, mettons que tu arrives à 10h45 et ils te disent, voilà, il est 10h45 et donc c'est l'heure d'offrir le vin chaud à madame. C'est un petit peu aléatoire, leurs histoires. Et c'est super rigolo. Et puis, je me rappelle de leurs crêpes bien chargées en chocolat. Je me rappelle aussi quand j'étais petite, on était allé au marché de Noël. J'avais réussi à obtenir une barbe à papa, tu vois. J'avais baratiné et tout. J'avais mangé ma barbe à papa et puis, il y avait une dame, une belle Strasbourgeoise qui était passée avec son manteau de fourrure. Et moi, je n'avais pas fait gaffe. Ma grand-mère était morte de rire parce que j'avais foutu de la barbe à papa sur son manteau de fourrure. Voilà, ça me rappelle aussi mes flâneries sans fin devant les stands. Parce que moi, j'ai fait mon collège, à partir de 12 ans, j'étais à Strasbourg. Mon école était à côté de la place la plus importante de Strasbourg, entre la place Kléber, la place Broglie ou Bröjel, selon comment on prononce. Et toutes ces odeurs, le vin chaud, le chocolat, les marrons qu'on fait comme ça, qu'on fait griller, enfin tout ça, les marrons chauds, ça ce sont les odeurs de Noël. Après, ils se sont un petit peu américanisés et ils ont eu cette bonne idée formidable de mettre partout des petits haut-parleurs au centre-ville. On était si contents avec notre petit orgue de barbarie qui se promenait à droite à gauche. Mais ça, c'est une autre histoire. C'est un peu l'histoire de comment le marché de Noël est devenu plutôt un lieu de consommation qu'un lieu de fabrication à souvenirs. Une journée de Noël intime [Stéphane] C'est vrai que parfois, le calme, la simplicité, c'est toujours bon. Je me souviens de ce jour de Noël. Je débutais, j'étais dans ma première paroisse. Ma mère était venue nous visiter. Elle était venue à l'office la veille de Noël. C'était en anglais. Ma mère savait peut-être trois mots en anglais, mais elle a tenu à venir quand même. J'avais distribué des tirelires pendant l'Avent et il y avait un calendrier qui appelait à des actions, genre si vous avez l'eau chaude, mettez cinq sous dans la tirelire. L'argent allait pour les missions. Toutes ces tirelires étaient revenues la veille de Noël. Il y en avait une vingtaine. Et le jour de Noël, très tranquillement, dans l'après-midi, on a mis de la musique et on a roulé ces sous pendant deux, trois heures. On a fait des rouleaux. Et c'était un beau moment, c'était tranquille, c'était serein, rien de spectaculaire. Parfois, on n'a pas besoin de champagne. Oui, si on en veut, grand bien, face aux gens qui aiment ça. Mais c'est un beau souvenir parce que c'était un moment très intime. Il y avait mon épouse, ma mère et moi, puis on a roulé des sous, tout simplement, l'après-midi de Noël. C'était beau. Pourquoi donner des bougies aux enfants [Joan] C'est vrai qu'on a tous des souvenirs autour du 24 et 25 décembre. Je me rappelle une fois, dans ma paroisse d'origine, le bouclier à Strasbourg, la paroisse qui a été plantée par Calvin. Il y avait toujours des saynètes d'enfants, et tant que je n'avais pas l'âge, je ne pouvais pas jouer dans ces saynètes, même si c'est très inclusif et les enfants étaient accueillis. Je n'étais pas encore dans cette saynète d'enfant, donc je devais avoir 4-5 ans. Et puis, évidemment, la bougie de Noël. Alors voilà, qui un jour a eu l'idée d'introduire des bougies avec des mômes un soir de grande affluence dans une église historique? Je ne sais pas. Mais maintenant, on a les petites bougies LED, donc c'est fini. Quelqu'un, évidemment, me donne la bougie. Puis moi, je ne sais pas, 4-5 ans, qu'est-ce que je traficote avec ma bougie? Je ne sais pas. Je me brûle la main. Ma mère me tire précipitamment parce que je pleurais. Je hurlais. Dehors, il neigeait des flocons. Comme elle était travailleuse sociale, ma mère se rappelait qu'il y avait un dispensaire un peu pour les gens de la rue. Je pense qu'il n'existe plus d'ailleurs, mais il y avait un dispensaire dans le quartier. Elle me tire vers le dispensaire avec, tu imagines bien, les SDF, les prostituées, tout le monde. Puis voilà, quelqu'un me met de la crème, du truc, me fait un bandage, je ne sais pas quoi. Et mon père qui n'avait rien capté à ce moment-là, qui était resté à l'église, il n'y avait pas le téléphone avant. Une histoire, mais complètement... En fait, ce dont je me souviens, c'est qu'il neigeait. Voilà. En fait, les mômes, ça fonctionne un peu comme ça, quoi. Et je me rappellerai toujours cette histoire. Et puis après, en tant que pasteur, je me suis dit plein de fois, mais quelle idée de filer une bougie à une gamine de 5 ans? Un feu de foyer qui tourne mal [Stéphane] Ah là, tu m'emmènes avec les histoires de feu. C'était lorsque j'étais à ma deuxième paroisse à Kanata. On avait le culte à 16h30 pour les enfants et les familles, qui était un peu alternatif, un peu bizarre, beaucoup plus éclaté. Et à 20h30, c'était le culte plus traditionnel, je pourrais dire. Et entre les deux, certaines personnes, certains leaders restaient. On s'amenait un lunch. On mangeait ensemble. C'était un beau moment. Et moi, dans ma très grande créativité, je me suis dit « Ah, mais il y a un foyer! On va se faire un feu de foyer, ça fait très veille de Noël,” il y a les bûches, tout ça, je pars ça, tout va bien. Ce qu'on avait oublié de me dire, c'est qu'il y avait une trappe à ouvrir dans la cheminée, que je n'avais pas ouverte. Bon, on bouffe, on bouffe, on bouffe, tout va bien. L'alarme de fumée part. Et là, on se rend compte que j'avais enfumé l'église au complet. Grande chance, la caserne était au coin de la rue. Les pompiers arrivent. Mais là, moi dans ma tête, le culte débute dans 90 minutes. L'église au complet est enfumée, qu'est-ce que j'ai fait? Alors on ouvre les portes. On sort les ventilateurs. On essaye de faire sortir la fumée. Depuis ce moment, à cette paroisse, on m'a formellement interdit d'allumer quoi que ce soit, tout ce qui pouvait brûler. Bon, les chandelles à la limite, mais des trucs plus qu'une chandelle, non, ne touche pas à ça Stéphane! J'avais un mauvais karma. J'ai dit, c'est le mercredi des Cendres, je vais prendre de vieux rameaux, je vais mettre le feu, je vais aller dehors. Non! Tu ne touches pas à des allumettes. Tu ne touches pas à un briquet. Ce fut quelque chose de très marquant. J'ai failli foutre le feu à mon église la veille de Noël. Confectionner de petites pâtisseries entre amies [Joan] Ouais, ben alors, du coup... Est-ce que moi, j'ai une histoire aussi dingue à te raconter? Je ne suis pas sûre. En tout cas, dans le côté feu et faire cuire, en Alsace, il y a les bredeles. Les bredeles, c'est des petits gâteaux de Noël. Et c'est super rigolo parce que l'autre fois, j'appelle ma mère pour prendre de ses nouvelles. Et je lui dis « Ah, tu fais quoi? » Elle me dit « Bah, je suis en train de faire des bredeles » et je savais exactement la question que je devais lui poser. Je lui ai dit « Et tu en fais combien de sortes cette année? » Elle me dit très fièrement, parce qu'elle attendait ma question, elle me dit « Là, j'en ai déjà fait cinq et je suis en train de préparer la sixième sorte. » Et ça, c'est une grande discussion à l'église, tu vois. Alors, pour l'instant, c'est méga genré, mais de ce point de vue là, je trouve ça cool, parce qu'en fait, c'est une activité, je pense, comme tu disais, là, avec tes petits rouleaux de petits sous, là. Tu mets de la musique, tu invites tes copines, tu fais des bredeles. Moi, j'aime bien, en fait, ces formes de socialisation féminine qui sont sans gros enjeux. Ce n'est pas se préparer pour aller je ne sais pas où, non. Mais alors du coup, évidemment, il y a toujours un peu, il y a toujours le petit moment, ah oui, c'est bien, tu fais cette sorte, ça me donne une idée, ça me fera ma dix-septième sorte cette année. Évidemment, moi, je n'ai jamais dépassé comme ma mère, je n'ai jamais dépassé six ou sept sortes. Mais des fois, tu as des paroissiennes qui en font 24, quoi. Ça, c'est assez génial. Le rond avec dessus l'amande, le sapin fourré avec du Mascarpin. Enfin bref, il y a toutes ces sortes-là. C'est vrai, je me rends compte, ça m'a fait plaisir que tu me poses ces questions pour Noël parce que ça, c'est un truc que j'ai réussi à transmettre. L'intergénérationnel a fonctionné, ma grand-mère en faisait, ma mère en faisait, moi j'en faisais. Et puis avec mes filles, jusqu'à il y a 2-3 ans, j'organisais toujours une après-midi bredele dans la paroisse et j'invitais les femmes de la paroisse qui n'avaient pas nécessairement une grande cuisine ou comme ça, à venir faire des bredeles dans la cuisine de l'église qui était une cuisine assez chouette et surtout à côté il y a une grande salle où on pouvait sortir des tables et étaler la pâte. Je trouve que c'est sympa, ce sont des traditions qui fédèrent. Et puis finalement, maintenant qu'on peut trouver du beurre sans lactose, de la farine sans gluten, du sucre sans sucre, on peut aussi être plus inclusif dans notre préparation de bredele. Je pense que ça va me manquer un peu cette année, si je suis totalement honnête avec toi, j'avais un peu arrêté de les manger ces dernières années pour toutes les raisons qu'on vient de citer, lactose, gluten, sucre. Je pense que cette année dans le canton de Vaud, je ne recevrai pas de bredele et ça va me faire bizarre. Mais c'est comme ça. Conclusion [Joan] Moi je serais assez curieuse de savoir quelles sont les traditions de Noël des personnes qui nous suivent ou peut-être des personnes qui veulent nous rejoindre sur le groupe WhatsApp. On peut aussi s'offrir des petits débats théologiques, des petites confrontations. Est-ce que ceci est bien chrétien ou pas? Alors que la plupart des traditions n'ont pas besoin d'être ni chrétiennes ni pas chrétiennes. Je veux dire, si elles sont respectueuses des gens, elles sont là pour le vivre ensemble. Pourquoi pas, offrons-nous des espaces de discussion, de débat, envoyez-nous peut-être vos expériences, bonnes, moins bonnes, drôles, moins drôles, tout nous intéresse et ça peut peut-être même nous donner du bredele à moudre pour l'année prochaine. [Stéphane] Merci beaucoup Joan! Merci à toutes les personnes encore une fois qui sont à l'écoute. Peu importe où vous allez passer Noël, à la maison ou loin de chez vous, peu importe que vous soyez seul ou en groupe, j'espère que ce temps sera significatif pour vous. J'espère que vous prendrez soin de vous et j'espère que vous serez là pour la nouvelle année, parce que bien sûr, on sera de retour en 2026. Si vous avez des questions, des commentaires, si vous voulez vous abonner au groupe WhatsApp : questiondecroire@gmail.com . Joyeux Noël, Joan. Bonne année 2026 un peu d'avance. Joyeux Noël à toutes celles et ceux qui nous écoutent et puis bon temps des fêtes.
Later vandaag doet het Hof van Justitie van de Europese Unie uitspraak in het hoger beroep over twee arresten waarin de Poolse grondwet boven de Europese wetgeving werd geplaatst. Het Hof moet bepalen of Polen daarmee het EU-recht heeft geschonden. Volgens de Europese Commissie ondermijnen de arresten het beginsel dat EU-recht voorrang heeft op nationaal recht en overal in de Unie moet gelden. Dit roept veel vragen op over de betekenis en de waarde van Europese Wetgeving. Want wat hou je nog over als niet alle landen meer mee lijken te willen doen? Te gast: Stefaan Van den Bogaert, hoogleraar Europees recht aan de Universiteit Leiden
Wie lobby't, die krijgt wat. Zeker autofabrikanten in Europa. Het werd al gelekt, maar nu is het officieel: de verbrandingsmotor hoeft toch niet in de ban in 2035. Verder worden uitstootreducties voor 2030 en 2035 verzwakt. En misschien is dit nog maar het begin van groene ambities die omlaag worden geschroefd. Maar waar ze bij Stellantis staan te juichen, schreeuwt de elektrische autofabrikant moord en brand. We bespreken wie er profiteert en wie niet. Verder is het tijd om extra koffie in te slaan. Wie graag handelt in Nvidia, Microsoft, Apple, Tesla en de rest van de Amerikaanse techreuzen, mag binnenkort 23 uur per dag doorrazen op de Nasdaq. Eén uurtje pauze, voor wat onderhoud en verwerking van handel. En weer door, door, door, want dat willen buitenlandse handelaren én Amerikaanse gokkers die gewend zijn geraakt aan Robinhood. De aanvraag ligt al bij de beurswaakhond SEC. Verder bespreken we de eerste Vegascasino's binnen de 'five burroughs' van de stad New York en hebben we niet minder dan twee smakelijke boardroombattles voor je in de aanbieding: Shell en Magnum. Smullen. Te gast is Jean-Paul van Oudheusden van eToro en Markets Are Everywhere.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Elk halfjaar een andere lidstaat die de EU voorzit. Na Denemarken nu Cyprus. Jaap Jansen en PG Kroeger schetsen de dramatische politieke omstandigheden waarin dit eiland die bijzondere Europese rol moet gaan spelen. Drie existentiële, lange termijn uitdagingen moeten nu in hoog tempo een antwoord vinden. - Oorlog en vrede in Oekraïne en de EU-defensierol daarbij - Het Meerjarig Financieel Kader voor de Unie van 2028 tot en met 2034 - Het antwoord op Trumps nationale veiligheidsstrategie Elk van deze cruciale thema's zal direct het functioneren van een kabinet-Jetten onder druk zetten. Er is alle reden om grondig na te denken over de aansturing van de EU-koers van het nieuwe kabinet. De positie van Nederland is tijdens Schoof dramatisch verzwakt en de statuur van een Lubbers of een Rutte in Europa zal Jetten dan ook niet als vanzelfsprekend kunnen claimen. *** Deze aflevering is mede mogelijk gemaakt met donaties van luisteraars die we hiervoor hartelijk danken. Word ook vriend van de show! Heb je belangstelling om in onze podcast te adverteren of ons te sponsoren? Zend ons een mailtje en wij zoeken contact. *** De rol van de EU bij Oekraïne kan alleen sterk zijn als de Unie echt als geheel zijn defensiebeleid en productie gaat voeren. Juist ook als Europese pilaar binnen de NAVO, samen met de Britten, Noren en Turken, en ook met Canada. In het kader van de veiligheidsgaranties voor Oekraïne en Moldavië zal een snelle en heel nieuwe vorm van toetreding van die landen tot de Unie hoogst actueel kunnen worden. Dat raakt direct de aanstaande toetreding van landen als Montenegro en Albanië. Bij de nieuwe zevenjaarsbegroting is de positie van Nederland precair. De afkerige houding van het kabinet-Schoof heeft ons land weinig bondgenoten geschonken. Bovendien moet Nederland ook voor de eigen begrotingsperikelen rekenen op medewerking vanuit Brussel. Daarbij komt dat grote buur Duitsland en de Scandinavische geestverwanten binnen de Unie nu meer dan voorheen de lijn van Mario Draghi en Ursula von der Leyen waarderen. Handhaaft Nederland de klassieke vrekkige houding, dan zou het wel eens geïsoleerd kunnen komen staan. Zo'n startpositie kan Rob Jetten zich bij het begin van zijn kabinet moeilijk veroorloven. Het antwoord op Trumps vernietigende analyse van toekomst en kwaliteit van de EU en zijn voorkuren voor 'verdeel en heers' tussen individuele lidstaten kwam in Den Haag scherp aan de orde tijdens een ontmoeting met Mark Rutte’s adjunct secretaris-generaal Radmila Šekerinska. Dat een Franse minister de Amerikaanse veiligheidsstrategie een ‘brutalité ideologique’ had genoemd, zette wel de toon. Relativering kwam meteen, want had niet élke Amerikaanse president sinds Dwight Eisenhower de Europese partners gemaand hun met het Wirtschaftswunder herwonnen welvaart ook voor hun verdediging in te zetten? Dat poetste niet weg dat Donald Trump - hoe anders dan Eisenhower, Richard Nixon of Ronald Reagan - de EU als zodanig een vijandelijk fenomeen vindt en Europa ‘een stervende beschaving’ noemt. De aanvankelijke sprakeloosheid van Europese leiders was dan ook niet zo vreemd. Eén van hen doorbrak die stilte. Bondskanselier Friedrich Merz kondigde ijskoud het einde aan van de 'Pax Americana'. Trumps omhelzing van radicaal-rechtse Europese partijen liet hij niet over zijn kant gaan. De VS keren terug naar de Monroe Doctrine uit de eerste helft van de 19e eeuw. Dezelfde tijd waarnaar Alexander Doegin en Vladimir Poetin verwijzen voor hun visie op de 'Ruski Mir', het unieke Russische nationalisme, dat het land een imperium met eigen beschaving verleende dat buurlanden als vazallen of buffers mocht onderdrukken. Net als in die jaren van Klemens von Metternich en later Otto von Bismarck zint Trump met Poetin op een wereldwijde dominantie van een kerngroep van vijf wereldmachten waarin voor de EU geen plaat is. De VS, Rusland, China, India en Japan maken de dienst uit, is de Amerikaanse gedachte. Verdeel en heers is ook het motto bij een ander wereldwijd initiatief uit Washington. De Pax Silica zou de hightech, chips en AI avant garde rond Amerika moeten scharen. En tegenover China. Slechts één EU-lidstaat rekent Washington tot die elite van de technologie: Nederland. Dit lijkt eervol, maar het zou ons land ook kunnen isoleren in EU en NAVO. Als Nederland beticht zou worden van een Alleingang ten koste van de partners, dan kon de positie van ons land wel eens precair worden. Cyprus krijgt komend half jaar heel wat voor de kiezen. Wie de historie en cultuur van dit eiland kent zal vaststellen dat ze daar eigenlijk al tientallen eeuwen geopolitieke en strategische crises en krachtmetingen gewend zijn. Van Alexander de Grote en de Perzen tot farao Echnaton en de kaliefs en sultans, vele heersers moeten zich met het eiland en zijn unieke strategische locatie en rijkdom aan zeldzame aardmetalen bezighouden. Rusland poogde het te veroveren, maar Bismarck bemiddelde en verzon het compromis dat de Britten het eiland maar beter konden inlijven. De Britse kruisvaarder koning Richard Lionheart moest er zijn bruid bevrijden en kroonde haar daar tot zijn koningin. Venetië kocht het eiland als vastgoed voor zijn maritieme handelsimperium en raakte daardoor verzeild in een felle oorlog met de Turken. Dat leverde ons wel de beste, meest dramatische opera van Giuseppe Verdi op. *** Verder luisteren 447 - Als Trump wint staat Europa er alleen voor https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/eee9ebfb-042b-4753-b70d-a48e915b5beb 551 – Klem tussen Amerika en China: de koude oorlog rond ASML https://omny.fm/shows/betrouwbare-bronnen/551-klem-tussen-amerika-en-china-de-nieuwe-koude-oorlog-rond-asml 548 – Poetins dictaat voor Oekraïne https://omny.fm/shows/betrouwbare-bronnen/548-poetins-dictaat-voor-oekra-ne 518 – Veiligheid is voor de Denen een sterke defensie en een streng migratiebeleid https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/f93ccf69-6946-455f-b401-c804dd5a03e9 503 - Duitsland maakt een nieuwe start met bondskanselier Friedrich Merz https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/b42190b5-afcd-4a80-af7c-20d9d8467a27 488 - Het Congres van Wenen (1814-1815) als briljant machtsspel https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/1423134d-c671-4a71-805a-1d21ab9f7de6 486 - ‘Welkom in onze hel’ Een jonge verslaggever aan het front in Oekraïne https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/0552f0eb-998a-4af2-8960-05429aa1f510 458 - De gedroomde nieuwe wereldorde van Poetin en Xi https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/7e62cdac-bdb9-450c-af23-a7f974ec3e42 455 - De bufferstaat als historische - maar ongewenste - oplossing voor Oekraïne https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/0feef3c8-fd13-4461-860a-e54e2eba2f2c 427 - Europa wordt een grootmacht en daar moeten we het over hebben https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/84273d61-0203-4764-b876-79a25695bed1 *** Tijdlijn 00:00:00 – Deel 1 00:40:05 – Deel 2 01:14:43 – Deel 3 01:42:48 – EindeSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Macronova návštěva Číny byla už čtvrtou za dobu jeho prezidentování. Mluvil tam za Francii, která má jako jeden z pěti stálých členů Rady bezpečnosti OSN a druhá evropská ekonomika stále velké slovo ve světové politice. Nepřímo tam ale mluvil i za EU, protože všechny problémy, které existují mezi Paříží a Pekingem, jsou problémy geopolitické povahy, které má s Čínou téměř celá Unie.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Evropští a afričtí lídři se ke konci listopadu na společném summitu Africké a Evropské unie pokusili zapomenout na historické křivdy a podívat do budoucnosti. Jednali o bezpečnosti, obchodu, strategicky důležitých nerostech, migraci i mladých Afričanech. Afrika má nejmladší populaci na světě. A africký kontinent roste i ekonomicky. Summit hostilo hlavní město Angoly Luanda.
Budou se moci ruští a běloruští sportovci účastnit zimní olympiády jako tzv. neutrálové? Proč i zástupci Mezinárodního olympijského výboru lobbují za jejich účast? Zorganizují si Rusové vlastní truc olympiádu? A jak je na tom momentálně český biatlon? Vladimír Kroc se zeptal prezidenta Českého svazu biatlonu a viceprezidenta Mezinárodní biatlonové unie Jiřího Hamzy.
Budou se moci ruští a běloruští sportovci účastnit zimní olympiády jako tzv. neutrálové? Proč i zástupci Mezinárodního olympijského výboru lobbují za jejich účast? Zorganizují si Rusové vlastní truc olympiádu? A jak je na tom momentálně český biatlon? Vladimír Kroc se zeptal prezidenta Českého svazu biatlonu a viceprezidenta Mezinárodní biatlonové unie Jiřího Hamzy.Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Pokud se generál Jaromír Zůna, nominovaný SPD na vedení resortu obrany, ministrem skutečně stane, bude to druhý přiznaný člen normalizační KSČ ve vládě Andreje Babiše. Hned po premiérovi, který „rudou knížku“ získal rok před Zůnou v roce 1980. „Členem strany byl současný prezident také a myslím si, že svůj úřad vykonává velmi solidně,“ soudí v Osobnosti Plus advokát, bývalý politik a někdejšín člen ČSSD (nynější SOCDEM) Jiří Dienstbier.
Pokud se generál Jaromír Zůna, nominovaný SPD na vedení resortu obrany, ministrem skutečně stane, bude to druhý přiznaný člen normalizační KSČ ve vládě Andreje Babiše. Hned po premiérovi, který „rudou knížku“ získal rok před Zůnou v roce 1980. „Členem strany byl současný prezident také a myslím si, že svůj úřad vykonává velmi solidně,“ soudí v Osobnosti Plus advokát, bývalý politik a někdejšín člen ČSSD (nynější SOCDEM) Jiří Dienstbier.Všechny díly podcastu Osobnost Plus můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Tempo dekarbonizace vyžadované Evropskou unií je nad možnostmi českého průmyslu, říká studie připravená poradenskou firmou EGU. Čím to je? Jsou cíle Evropské unie příliš vysoké? Nebo se český průmysl málo snaží? Petr Vizina se zeptá spoluautora studie.
Roberta Metsolová, předsedkyně Evropského parlamentu, rozlítila skupinu levicových poslanců, když vrchnostenským způsobem stáhla jejich žádost u Evropského soudního dvora o přezkum nedávno podepsané, k ratifikaci připravené smlouvy Unie se státy Mercosuru. Jedná se o nejvýznamnější jihoamerické demokracie, jako je Brazílie, Argentina, Uruguay a Paraguay. Smyslem smlouvy je nastolit mezi Unií a Jihoameričany zónu volného obchodu.
Roberta Metsolová, předsedkyně Evropského parlamentu, rozlítila skupinu levicových poslanců, když vrchnostenským způsobem stáhla jejich žádost u Evropského soudního dvora o přezkum nedávno podepsané, k ratifikaci připravené smlouvy Unie se státy Mercosuru. Jedná se o nejvýznamnější jihoamerické demokracie, jako je Brazílie, Argentina, Uruguay a Paraguay. Smyslem smlouvy je nastolit mezi Unií a Jihoameričany zónu volného obchodu.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Nové vedení TOP 09 a případný návrat ke kořenům; V4 už nemá společné zájmy, mrtvý projekt nelze oživit; Zapomněli jsme postavit protipožární zeď; EK chválí čtyři kandidátské země, sama však váhá s vlastními reformami; Zemědělství může zablokovat vstup Ukrajiny do EU. Unie se musí reformovat; Věra Křesadlová, symbol převratné doby
Od listopadu má Evropská unie novou obchodní dohodu s Ukrajinou. Je to další krok v zapojení Ukrajiny do společného evropské trhu, vedený mimo jiné úvahou, že to, co si Ukrajina dokáže vydělat svým vývozem do Evropské unie, nebude muset sama Evropská unie poskytovat Kyjevu na udržení jeho státu a hospodářství v chodu.
Nové vedení TOP 09 a případný návrat ke kořenům; V4 už nemá společné zájmy, mrtvý projekt nelze oživit; Zapomněli jsme postavit protipožární zeď; EK chválí čtyři kandidátské země, sama však váhá s vlastními reformami; Zemědělství může zablokovat vstup Ukrajiny do EU. Unie se musí reformovat; Věra Křesadlová, symbol převratné dobyVšechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Od listopadu má Evropská unie novou obchodní dohodu s Ukrajinou. Je to další krok v zapojení Ukrajiny do společného evropské trhu, vedený mimo jiné úvahou, že to, co si Ukrajina dokáže vydělat svým vývozem do Evropské unie, nebude muset sama Evropská unie poskytovat Kyjevu na udržení jeho státu a hospodářství v chodu.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Emisní povolenky ETS 2 jsou ve skutečnosti nouzovým, ne příliš šťastným řešením. Zavedla je Evropská unie s dobrými úmysly a ve snaze snížit spotřebu fosilních paliv nejen v průmyslu, ale i mezi lidmi, a přimět je spotřebu fosilií alespoň omezit tak, aby za sebou zanechávali co možná nejmenší uhlíkovou stopu. Přesto by vhodným prostředkem spíš byla ekologická daň. Jenže na tu Unie nedosáhne.
Emisní povolenky ETS 2 jsou ve skutečnosti nouzovým, ne příliš šťastným řešením. Zavedla je Evropská unie s dobrými úmysly a ve snaze snížit spotřebu fosilních paliv nejen v průmyslu, ale i mezi lidmi, a přimět je spotřebu fosilií alespoň omezit tak, aby za sebou zanechávali co možná nejmenší uhlíkovou stopu. Přesto by vhodným prostředkem spíš byla ekologická daň. Jenže na tu Unie nedosáhne. Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
„Kdybych to měl obrazně vysvětlit, vláda schválila, že občané dostanou osmkrát pěstí mezi oči, a teď vyjednala v Bruselu, že dostanou jenom čtyřikrát,“ komentuje návrh na změnu systému ETS2 předseda Svobodných a poslanec zvolený na kandidátce hnutí SPD Libor Vondráček. Jak hodnotí jednání o podobě budoucí vlády? A nakolik jednotně vystupuje poslanecký klub SPD složený ze členů čtyř různých stran? Poslechněte si rozhovor.
„Kdybych to měl obrazně vysvětlit, vláda schválila, že občané dostanou osmkrát pěstí mezi oči, a teď vyjednala v Bruselu, že dostanou jenom čtyřikrát,“ komentuje návrh na změnu systému ETS2 předseda Svobodných a poslanec zvolený na kandidátce hnutí SPD Libor Vondráček. Jak hodnotí jednání o podobě budoucí vlády? A nakolik jednotně vystupuje poslanecký klub SPD složený ze členů čtyř různých stran? Poslechněte si rozhovor.Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Většina parlamentních stran slibuje, že nový systém emisních povolenek ETS2 změní nebo zcela odmítne. „Radikální odmítnutí znamená, že nás bude jenom pár v Evropě, pokud nebudeme sami,“ varuje spoluautor nové studie o dopadu emisních povolenek, ekonom Miroslav Zámečník. „Co je zdaleka nejrozumnější, je dohodnout se v rámci Unie na tom, že to zastropujeme na 45 eur,“ dodává. Je důvod se bát masivního zdražování? A koho se nový systém dotkne nejvýrazněji?Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
Na neformálním summitu lídrů EU v Kodani zatím jen testoval šéf evropské rady António Costa plán na obejití veta, kterým Maďarsko blokuje zahájení příprav na vstup Ukrajiny a Moldavska do unie. Už to je ale svým způsobem průlom.
Ons kraanwater lijkt vanzelfsprekend, maar schijn bedriegt: de kwaliteit van onze rivieren, meren en sloten is op dit moment de slechtste van heel Europa. Gelukkig zijn we in Nederland enorm goed in water zuiveren, maar vervuiling maakt het een steeds grotere uitdaging. Hoe vervuilder dat water raakt, hoe moeilijker én duurder het wordt om er schoon drinkwater van te maken. Daarom zoeken wetenschappers, zoals Roos Goedhart van de TU Delft, naar slimme manieren en nieuwe oplossingen om ons water veilig te houden. Schrijf je in voor onze nieuwsbrief: https://universiteitvannederland.substack.com 00:00 Problemen door vies water 00:30 Drinkwaterbronnen in Nederland onder druk 01:10 Kaderrichtlijn Water en Europese regels 02:52 waar komt ons drinkwater vandaan? 03:14 problemen met grondwater 04:34 ook de economie wordt geraakt 05:30 drinkwatertekort 06:10 hoe water wordt gezuiverd 07:10 is brak water de oplossing? 08:20 zuinig omgaan met ons water Wl je meer weten over Kaderrichtlijn Water? Hier vind je informatie van Rijkswaterstaat en Unie van Waterschappen ► https://unievanwaterschappen.nl/waterkwaliteit/kaderrichtlijn-water-krw/ & https://www.rijkswaterstaat.nl/water/wetten-regels-en-vergunningen/overige-wetten/kaderrichtlijn-water Wil je meer weten over het onderzoek van Roos? Dat vind je hier ► https://www.tudelft.nl/en/techforimpact/safe-drinking-water-thanks-to-bacteria & https://www.tudelft.nl/2021/citg/oplossing-voor-ijzerafval-verduurzaamt-drinkwatersector En haar wetenschappelijke publicaties ► https://scholar.google.com/citations?view_op=list_works&hl=nl&hl=nl&user=gqT62DEAAAAJ&scilu=&scisig=ACUpqDcAAAAAaNKrpF7-mxskNe-8p4D3ApKwkiw&gmla=AH8HC4xbwL2y0mFudf_wQMAS5KYrdbubpkMgj348VdjSHlj1eoFcqb9zolvzV0fkCue9ETi1Q4f-xmDJkYmAn9Ehy18px7B8mxOdzc22whmI7H_bloRTxT4GXQ&sciund=13221067559175913137 See omnystudio.com/listener for privacy information.
Když Donald Trump hodlá uvalit citelné sankce na Kreml teprve tehdy, až státy NATO a především EU přestanou od Ruska nakupovat plyn a ropu, má naprostou pravdu. Americký prezident se totiž nechce soustředit jen na tzv. „stínovou flotilu“ tankerů, které maskují původ ruské ropy plavbou pod cizími vlajkami. Především chce použít tzv. druhotné sankce, a to proti státům, které Rusku pomáhají západní embargo obcházet.
De nieuwe beursweek komt eraan. Met de uitbreiding van de AEX naar 30 aandelen, maar op grote koersschommelingen hoef je niet te rekenen. Verder dacht je misschien dat het wel klaar was met dat ein-de-loze nieuws over chips, maar nee hoor: ASM houdt zijn beleggersdag en geheugenchipmaker Micron Technologies komt met cijfers. En ook Ferrari racet naar het halfjaarrapport. Maar Bob Homan van ING Investment Office kijkt liever naar het vertrouwen van bedrijven in de Europese en Amerikaanse economie. Met de renteverlaging in de VS achter de kiezen is hij benieuwd of de ellende van importheffingen nu achter de rug is of toch even door blijft etteren. In Beurs in Zicht stomen we je klaar voor de beursweek die je tegemoet gaat. Want soms zie je door de beursbomen het beursbos niet meer. Dat is verleden tijd! Iedere week vertelt een vriend van de show waar jouw focus moet liggen. See omnystudio.com/listener for privacy information.
Předsedkyně Evropské komise Ursula von der Leyenová před Evropským parlamentem vyzvala k většímu tlaku na Rusko v reakci na narušení polského vzdušného prostoru ruskými drony. „Dobře pojmenovala problémy, které Evropa má. Úplně jiná věc je samozřejmě, jestli ona nebo kdokoli jiný má řešení. A do jaké míry jsou vůbec řešitelné,“ podotýká komentátor Hospodářských novin Ondřej Houska.
„Toto musí být okamžik nezávislosti Evropy," prohlásila šéfka Evropské komise Ursula von der Leyenová ve svém projevu o stavu Evropské unie. Myslela schopnost zajistit vlastní energie, technologie a bezpečnost. „Čekala jsem víc pozitivity,“ kritizuje v Pro a proti europoslankyně Jaroslava Pokorná Jermanová (ANO). „Adekvátní situaci v den, kdy ruské drony dopadly na Polsko,“ hodnotí europoslankyně Danuše Nerudová z hnutí STAN.
„Nemylme se – toto je boj za naši budoucnost. Za svobodnou a nezávislou Evropu, za naše hodnoty a naši demokracii, za naši svobodu a schopnost si sami určovat své osudy.“ Takto dramaticky zahájila předsedkyně Evropské komise Ursula von der Leyenová svou výroční zprávu o stavu Unie. Před plénem Evropského parlamentu upozornila, že „právě teď se staví bitevní linie pro nový světový řád“.
Většina Evropanů považuje Evropskou unii za prospěšnou a věří jí. Češi naopak z nedávného průzkumu Eurobarometr vyšli opět jako jedni z největších skeptiků. Co může za negativní obraz Unie v Česku? A jak se daří zlepšovat ekonomickou kondici EU? Hosty Pro a proti budou bývalý premiér a eurokomisař Vladimír Špidla a analytik společnosti Natland Petr Bartoň. Moderuje Karolína Koubová.
Evropská komise navrhuje pro období let 2028 až 2034 změnit nejen základní pilíře rozpočtu, ale také způsob, jakým se bude rozpočet plnit. Rozdělovat se přitom mají rekordní dva biliony eur (téměř 50 bilionů korun). „Hrozí, že členské státy můžou větší část prostředků věnovat na posilování zaostávajících regionů a méně prostředků doputuje k zemědělcům,“ upozorňuje v pořadu Řečí peněz ekonom Lubor Lacina, profesor na Provozně ekonomické fakultě Mendelovy univerzity.