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„Španělsku se nedostalo žádné pomoci, dostalo se jí extrémní kritiky – neinformované a populistické kritiky. Ukazuje se, že pravděpodobně nespravedlivě, protože Španělsko tu situaci zvládlo,“ říká v pořadu Jak to vidí… ředitelka Sdružení pro integraci a migraci Magda Faltová. Čím je migrace pro Evropu prospěšná? Proč se z uprchlíků stává pravidelné téma předvolebních kampaní? A zajistí migrační pakt bezpečnost evropských hranic?Všechny díly podcastu Jak to vidí... můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
„Španělsku se nedostalo žádné pomoci, dostalo se jí extrémní kritiky – neinformované a populistické kritiky. Ukazuje se, že pravděpodobně nespravedlivě, protože Španělsko tu situaci zvládlo,“ říká v pořadu Jak to vidí… ředitelka Sdružení pro integraci a migraci Magda Faltová. Čím je migrace pro Evropu prospěšná? Proč se z uprchlíků stává pravidelné téma předvolebních kampaní? A zajistí migrační pakt bezpečnost evropských hranic?
Nederland kampt met een uitzonderlijke droogte, maar landelijke nieuwe maatregelen blijven voorlopig uit. Jane Alblas van de Unie van Waterschappen legt uit dat regionale verschillen groot zijn: in het oosten en zuiden zijn alle beschikbare droogtemaatregelen al ingezet, terwijl in het westen nog wordt geschakeld met noodpompen en onttrekkingsverboden om verzilting tegen te gaan. De komende hittegolf kan de situatie verder verslechteren, al is de drinkwatervoorraad volgens de Unie van Waterschappen vooralsnog niet in gevaar. Vanaf 1 januari 2027 gaat het minimumjeugdloon fors omhoog, met vooral grote sprongen voor 16- tot en met 19-jarigen. Rabo-econoom Leontien Treur verwacht dat werkgevers in sectoren met veel jongeren, zoals horeca en levensmiddelenhandel, de hogere loonkosten gaan voelen. In supermarkten en bakkers kan dat doorwerken in de prijzen, al blijven jeugdlonen en loonkosten slechts één van de componenten in de totale kostenstructuur van bedrijven. De Europese voetbalbond UEFA handhaaft haar boycot van alle FIFA-competities, waaronder het WK voor mannen, vrouwen en clubs. De boycot volgt op het omstreden plan van FIFA-voorzitter Gianni Infantino om aandelen in het WK voetbal te verkopen, een voorstel waarvoor hij inmiddels excuses heeft gemaakt. Omdat FIFA niet voldoet aan de eis van harde garanties dat dergelijke investeringsplannen in de toekomst worden uitgesloten, houdt UEFA vast aan de afzijdigheid. Deze omschrijving is met AI gemaakt en gecontroleerd door een BNR-redacteur. Over deze podcast BNR Nieuws Vandaag is de podcast met daarin BNR Ochtendnieuws en BNR Avondnieuws. Je krijgt ’s ochtends vroeg en aan het einde van de werkdag in 20 minuten het belangrijkste nieuws van de dag. Abonneer je via bnr.nl/podcast/bnrnieuwsvandaag, de BNR-app, Spotify en Apple Podcasts. Of luister elke dag live via bnr.nl/live.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Ranní brífink Julie Hrstkové: Ministerstvo financí ukončilo regulaci cen benzínu a nafty 20. července, od té doby pohonné hmoty zdražují. Jakým směrem se bude vývoj cen pohonných hmot ubírat dál, o tom jsme se v Ranním brífinku Hospodářských novin bavili s předsedou představenstva Unie nezávislých petrolejářů Ivanem Indráčkem.
Ranní brífink Julie Hrstkové: Ministerstvo financí ukončilo regulaci cen benzínu a nafty 20. července, od té doby pohonné hmoty zdražují. Jakým směrem se bude vývoj cen pohonných hmot ubírat dál, o tom jsme se v Ranním brífinku Hospodářských novin bavili s předsedou představenstva Unie nezávislých petrolejářů Ivanem Indráčkem.
Tvrdý střet o budoucnost Evropské unie: Je čas přehodnotit evropskou integraci? Dvacet let po vstupu do EU si Česko žije nejlépe ve své historii. Samotná Unie ale ztrácí tempo se Spojenými státy a její podíl na světové ekonomice se propadá. Ekonom Miroslav Singer a novinář Ondřej Houska se v ostré debatě přou o to, kdy k tomuto zlomu došlo. Byla to Lisabonská smlouva a krize po roce 2008, nebo spíš rezignace národních politiků, kteří přenechali Bruselu odpovědnost za nepopulární rozhodnutí? Dá se evropský sociální model udržet, nebo jsme odsouzeni k pomalé ale jisté agonii?Insider oslava: 7 let & 300 dílů se uskuteční ve čtvrtek 20. srpna od 17:30 v Chapter. Vstupenky jsou v prodeji na https://connect.boomevents.org/cs/nwcmrs-as-mkuyz/insider-7-let-lavopPartnerem podcastu je advokátní kancelář ROWAN LEGAL a mezinárodní poradenská společnost RSM.
Qu'est-ce que la vraie amitié? La vraie amitié ne se limite ni au nombre ni à l'intensité apparente des liens : elle repose sur le respect, la confiance et la liberté. Elle peut être durable ou passagère, proche ou à distance, mais demeure authentique lorsqu'elle accueille l'autre tel qu'il est, sans pression ni intérêt, et se construit dans la réciprocité et la sincérité. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent la nature de l'amitié, ses différentes formes, ses enjeux dans la société moderne, et réfléchissent à ses implications dans la foi chrétienne. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, c'est quoi la vraie amitié? [Joan] Bonjour Stéphane. [Stéphane] Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. [Joan] Je me demande d'où vient ce sujet, c'est quelque chose qui t'est venu de ton côté, c'est ça? [Stéphane] Oui, c'est quelque chose dont on parle beaucoup, mais je ne sais pas si on s'interroge vraiment sur ce sujet dans nos milieux d'Église. Quand une simple entraide devient une amitié indéfectible [Joan] C'est vrai. Et en plus, on a tendance à beaucoup utiliser le terme « amitié ». Je vais donner plein d'exemples après, parce que grâce à ce sujet que tu as proposé, ça m'a amené à me rappeler de plein d'anecdotes. Mais la première, elle est très drôle. Quand je travaillais pour une association missionnaire, la Centrale de littérature chrétienne francophone, dont l'objet est de récolter des livres en très bon état et ensuite de trouver des financements et des moyens de les envoyer en Afrique, puis d'animer des réseaux de bibliothécaires en Afrique francophone au travers de quatre équipes, eh bien j'avais souvent des échanges épistolaires, des courriels avec des personnes que je ne connaissais pas. La plupart du temps des pasteurs étaient en charge d'une école biblique au fin fond de je ne sais quelle brousse. Un jour, j'ai un échange avec l'un d'entre eux, et il se trouve que j'arrive à lui dénouer un petit nœud. Il avait besoin d'un certain nombre de livres pour ses étudiants, d'un certain nombre de bibles. Je trouve un financement, lui aussi. On se débrouille, on se bat, on prend des contacts. Et à un moment donné, je lui dis ça y est, j'ai trouvé la solution, je vais pouvoir t'envoyer tout ce dont tu as besoin. Il me répond : « Chère amie, à partir de maintenant, nous sommes liés par une amitié indéfectible! » Je n'en revenais pas. Je n'avais jamais bénéficié comme ça d'un courriel aussi tendre d'une personne que je n'avais jamais rencontrée. Mais nous étions liés dorénavant d'une amitié indéfectible. Et donc, je me suis rendue peu de temps après pour aller visiter sa bibliothèque, pour voir un peu quels effets tout notre travail avait eus sur les conditions de travail des étudiants. J'ai pu rencontrer des étudiantes en théologie. C'était une super rencontre. Et je me suis dit, tiens, lui c'est mon meilleur ami avec cette grande amitié indéfectible. Amitié réelle ou virtuelle à l'ère du numérique [Stéphane] C'est vrai que le mot « amitié » est utilisé de plusieurs façons. On n'a qu'à penser à Facebook, les amis Facebook. Est-ce vraiment nos amis? Certains, oui. D'autres, ce sont plus des connaissances ou quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a vu notre profil. Mais ça me fait aussi penser à ce qu'on entend parfois, les amitiés sur Internet, ce n'est pas de vraies amitiés. On dit que c'est virtuel, ce n'est pas réel. Mais ce qu'on devrait dire, c'est que le contraire de virtuel, c'est en chair et en os. Ça peut être des amitiés réelles. Je connais des gens qui établissent des liens grâce à la technologie aujourd'hui, qui se parlent toutes les semaines d'un côté à l'autre de la planète sans trop de problèmes. Être face à face en chair et en os, oui, ça a ses avantages, mais je ne peux pas mettre une ligne sur « est-ce qu'on prend un café ensemble au même endroit toutes les semaines » ou « on se parle en visioconférence toutes les semaines ». Est-ce que ça affecte l'amitié? Je pense qu'il faut réfléchir justement sur ces définitions-là. Apprivoiser les nuances de l'amitié [Joan] Moi, je me rends compte que quand j'étais une jeune mère, une thésarde au foyer, que j'étais un peu isolée dans mon coin de vallée, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, et que je ne fréquentais presque plus les gens de mon âge, à part un peu pour aller à la crèche où je croisais des fois d'autres mères ou à l'école maternelle. Mais là, il y a les enfants, tu ne peux pas vraiment discuter, à moins de te limiter à des discussions justement maternelles qui ne m'intéressent pas particulièrement ou pas trop, disons. Et donc, d'un coup, j'avais découvert sur les réseaux sociaux les groupes où tu peux t'inscrire, notamment les groupes de chrétiens anarchistes. Ça, j'ai beaucoup aimé. Et ça a pu être vraiment des lieux d'une grande intensité pour moi. On lançait des débats et je n'arrivais pas du tout à prendre du recul. Je lançais le débat. Je discutais. Puis j'allais donner le goûter aux enfants, puis je les faisais jouer un quart d'heure tout seuls et je répondais. J'étais vraiment prise dans cette spirale. Et pourtant, ces gens, c'étaient des inconnus, mais ils avaient du temps pour moi, pour mes discussions. Je leur donnais aussi du temps. Mon rapport a progressivement évolué, avec les réseaux sociaux d'abord parce que je suis moins coincée à la maison, c'est sûr, donc quand je vais discuter avec des gens, voir des amis, j'ai une plus grande mobilité. Et mon rapport a aussi évolué. Actuellement, je suis plutôt dans une forme de camaraderie qui propose du lien, parce que j'aime bien le lien, mais avec beaucoup, beaucoup moins d'intensité. C'est là que je me rends compte qu'il y a l'amitié, puis il y a la camaraderie, il y a les copinages aussi. Il y a tous ces différents niveaux et il faut du temps pour les appréhender. Peut-être que la société ne nous enseigne pas vraiment comment développer du lien avec ces différents niveaux d'amitié. Les amitiés durables et passagères [Stéphane] Je crois qu'il y a aussi ces amitiés qui traversent les années, les lieux géographiques, et il y a les amitiés que je qualifierais de passages. Et ce n'est pas nécessairement péjoratif. On se fait des amis, des copains, des connaissances, par exemple, à l'université. On a beaucoup de plaisir ensemble. Et la vie nous amène ailleurs, soit géographiquement, soit professionnellement. Et on se perd de vue. Je ne crois pas que ça réduit l'importance de la relation qu'on a eue avec ces personnes. Parfois, c'est bien de se revoir 10, 15, 20 ans plus tard, mais on sait que c'était dans un contexte précis. Il y a aussi ces amitiés-là qui durent pour toujours, mais ça, on n'en a pas beaucoup de ces amitiés-là, je pourrais dire, plus profondes sur le long terme. Je suis d'accord avec toi, Joan, il y a différents niveaux, il y a différentes façons d'être amis et de réduire ça à juste une façon, je crois que ça limite. Les différentes formes d'amitié [Joan] Ces différents niveaux d'amitié, je les explore maintenant, que je me sens posée, alignée à ma place. Et je me rends compte que j'ai tel ami, où on s'appelle pour se raconter nos lectures. J'ai tel ami où on parle un peu de nos mecs. Moi, je ne parle pas beaucoup de mon mec avec mes copines. Je ne trouve pas que ce soit un sujet tellement passionnant de parler des hommes en général. Mais voilà, il y a l'une autre amie avec qui, ou en tout cas, elle, elle me raconte ses histoires de mecs. J'ai tel amie avec qui je parle un peu plutôt de la famille, des thématiques liées à la famille, parce que ça résonne avec elle. J'ai tel autre où on se voit pour mon anniversaire et peut-être pour le sien. En fait, pour chaque personne, j'ai mis en place aussi quelque chose qui est confortable pour les deux. Ce qui est plus compliqué, je trouve, du coup, c'est les groupes d'amis. Moi, j'ai beaucoup d'admiration, c'est vrai, pour les gens qui ont un groupe d'amis, tu sais, avec Stéphane, Joan, machin, truc, Bidule, enfin, ils sont cinq ou six. Ils se voient régulièrement, ils partagent tout, ils ont des blagues entre eux, ils partent en vacances. Waouh! J'imagine que le fait d'avoir des paroisses, j'ai l'impression que j'ai déjà un très grand groupe d'amis avec qui je fais plein de trucs! Mais ça, c'est encore un autre niveau d'avoir le groupe d'amis. Comme tu disais, qu'est-ce que chacun met dans le mot « amitié »? Je me rappelle que, justement, à Sainte-Marie-aux-Mines, il y avait deux clochers dont s'occupait Amaury. Puis moi, je l'ai aidé autant que je pouvais avec les petites. Il y avait un clocher luthérien, un clocher réformé. Ils avaient fait le choix radical depuis pas mal de siècles de ne pas se parler. Amaury a mis en place un système de fête de paroisse qui s'appelait fête de l'amitié. Sur le moment, je trouvais ça super, mais a posteriori, plus de 15 ans après, je me dis, ça se décrète une amitié. On décide en fait que… Allez, hop, c'est notre fête de notre amitié qu'on n'a pas complètement choisie. On y va! Donc, ce sont des mots qu'on utilise. L'obligation d'avoir des amis [Stéphane] Je crois que parfois, on met de la pression sur les gens sans s'en rendre compte. On veut que les gens aient des amis, qu'ils aient beaucoup d'amis, que nous soyons tous et toutes des amis. Mais parfois, on n'a peut-être pas le goût d'avoir des amis pour toutes sortes de raisons. Je pense à mon fils qui a maintenant 16 ans, et on se dit : « Ah! Un garçon de 16 ans! C'est le groupe. On sort en copains et tout ça ». Mais lui, ce n'est pas ça. Il a un ami, ils se connaissent depuis l'âge de 10 ans, Ils se voient à l'école et c'est tout. Et on lui a posé la question : « Est-ce que tu aimerais ça avoir d'autres amis? » « Non, pas du tout. » Ça le satisfait d'avoir un ami, mais on sent que pour certaines personnes, ça dérange. Il faudrait qu'il y ait plus d'amis. Mais quel genre d'amitié? Est-ce qu'on peut, comme tu as dit, forcer ces amitiés-là au point où ces amitiés-là deviennent peut-être toxiques, des amitiés unidirectionnelles? Parfois, avoir moins d'amis, c'est beaucoup plus sain pour l'esprit, pour l'hygiène de vie que d'essayer de plaire à tout prix à des gens pour avoir l'impression que tout le monde nous aime et qu'on est l'ami de tout le monde. Le mot amis dans l'Église [Joan] Et d'ailleurs, ça nous amène un petit peu à cette question de l'amitié en christianisme. L'autre fois, je suis allée porter une leçon de catéchisme à une collègue qui m'a fait confiance. Vraiment, ça m'a fait trop plaisir sur les questions de Bible, de migration, la migration dans la Bible, qu'est-ce qu'on peut en dire ou en apprendre ? Et j'ai vu qu'elle a appelé ses catéchumènes « mes amis ». Elle a commencé la séance en disant « Bon, bien, mes amis ». Je ne sais pas, est-ce que les catéchumènes sont mes amis? C'est une question. Je me rappelle que quand j'étais jeune, on nous disait « les petits potes ». Bon, les petits potes… Parce qu'en fait, on est liés par cette fraternité ou cette sororité. Mais c'est compliqué de dire à des gamins de 13 ans « Bonjour mes chers petits frères et petites sœurs! » Encore qu'en Afrique, ça ne dérangerait pas, mais ici, là, dans nos contextes helvétiques, c'est peut-être un peu compliqué. On va dire « amis » parce qu'il y a un sentiment d'appartenance commune. On est liés, on est de la même communauté de foi. Quand on grandit et qu'on le choisit, on est lié par la prière, une forme de solidarité. Mais quelle forme de solidarité, finalement? Qui aide qui dans nos communautés? Ça, je me le demande souvent, moi qui suis en migration? Qui aide qui? Alors, je suis un petit peu partagée, contente à la fois, quand on ose utiliser ces mots, mes amis. Quand on ose dire sœur et frère aussi, je suis contente. Moi, la plupart du temps, maintenant, je dis « Bien-aimés dans le Seigneur », un peu à l'africaine. Je trouve, voilà, on est tous aimés du Seigneur. Encore que Seigneur, ça pose d'autres questions féministes, mais… En fait, on n'en finit plus de se poser des questions. Exemples d'amitié dans la Bible [Stéphane] Dans la Bible, on a d'excellentes histoires d'amitié. Il y a cette amitié, je pourrais dire, entre Moïse et Dieu. Oui, c'est triste pour Moïse qui conduit son peuple pendant 40 ans. Il voit la terre promise, mais il ne peut pas y entrer, il meurt. Et quelqu'un, je me souviens, posait la question, est-ce que c'est une tragédie? Il a été l'ami de Dieu pendant 40 ans. Est-ce qu'on peut appeler ça une tragédie? Parce qu'ils ont une relation très proche. Il y a aussi, dans le Nouveau Testament, on a Timothée, le compagnon de Paul dans ses voyages missionnaires. On sent une très grande relation de confiance. Lorsqu'il y a un problème quelque part, Paul envoie Timothée. Il dit : « Tu vas pouvoir parler en mon nom. Je te fais confiance. Je sais que tu vas pouvoir réparer ce qui se passe. » Il y a plein de ces s'exemple dans nos bibles qui nous montrent que oui, c'est possible d'avoir des relations saines, qu'on peut se faire confiance et qu'on peut construire là-dessus. Devenir amis avec des personnes d'autres religions [Joan] Faire confiance… Construire là-dessus… Tout ça, ça me renvoie à un bouquin assez intéressant écrit par un évêque catholique, un évêque en Algérie, qui s'appelle Jean-Paul Vesco. Je l'avais rencontré via les réseaux de mon père et j'avais même réussi à me faire inviter à Strasbourg, parce que son livre porte sur la notion de l'amitié. En fait, sauf si tu es chrétien-chrétienne de naissance, dans la plupart des pays musulmans, tu ne peux pas te convertir au christianisme. Il y a des communautés qui sont autorisées, mais il y a des listes en fait. Il faut s'inscrire dans une liste et tu seras toujours un petit peu surveillé. Enfin, ça va dépendre un peu de comment fonctionne le pays, mais en gros, il ne faut surtout pas faire de prosélytisme. Et donc Jean-Paul Vesco s'interrogeait, notamment après le drame des moines qui avaient été massacrés en Algérie à l'époque. Il se pose la question de comment être une Église chrétienne dans un pays qui est musulman et qui donne les règles du jeu très clairement. Il développe tout un argumentaire sur le fait d'être des amis, de devenir des amis, de boire le thé ensemble, de se raconter un peu nos vies, de s'inviter à nos fêtes religieuses, de ne pas chercher à convaincre l'autre, d'éventuellement partager sur l'un ou l'autre sujet religieux, mais jamais dans l'idée ni de comparer, ni de démontrer quoi que ce soit, juste développer des liens d'amitié sans qu'il n'y ait jamais la notion d'évangélisation. Je trouve ça très beau parce que j'ai vraiment un reproche à faire très, très fort aux Églises évangéliques, c'est cette incapacité à entrer en lien gratuitement avec les autres. Ils font tout le temps des séminaires de disciples de je-ne-sais-quoi et l'idée c'est toujours d'évangéliser. Moi, j'ai l'impression qu'en passant par des liens, par l'amitié, on vit déjà le royaume, en fait. On n'a personne à convaincre ni à évangéliser, de façon à ce que le mérite nous reviendrait à nous. Ce qui se passe se passe, et ce qui ne se passe pas ne se passe pas. Quand on est dans un territoire où, a priori, il peut y avoir des tensions autour de la thématique de la relation religieuse, l'amitié, c'est le pas de côté qui sauve. Ces relations-là doivent être basées sur le respect de l'autre. L'amitié entre les hommes et les femmes [Stéphane] Et pour revenir sur un sujet qui m'anime beaucoup, cette célèbre question des amitiés hommes-femmes. Beaucoup de personnes disent : « Ah! c'est impossible! Blablabla ». Mais ça dépend quelle est la vision qu'on a de l'autre personne. Pour un homme, à quoi ça sert une femme? Est-ce que ça sert à être dragué? Est-ce que ça sert à avoir des rapports sexuels? Est-ce qu'on est capable de voir dans l'autre un égal? Est-ce qu'on est capable de voir dans l'autre quelqu'un qu'on respecte? Et si c'est non, c'est sûr qu'on ne peut pas avoir des amitiés hommes-femmes. Moi, personnellement, j'ai toujours été plus confortable avec des femmes. Mes amis, c'est surtout des femmes. Ma meilleure amie, ça fait 38 ans qu'on se connaît, puis je pense qu'il n'y a pas d'ambiguïté. Il n'y a pas de « j'attends pour voir s'il y aurait peut-être une ouverture ». Si on a cette attitude où on ne respecte pas l'autre, où on ne voit pas l'autre comme potentiellement quelqu'un qui a de l'importance, quelqu'un qui a de la valeur, mais c'est sûr qu'on ne peut pas être amis parce que, déjà en partant, on n'a pas une relation équilibrée. L'amitié à la Saint-Valentin [Joan] J'ai découvert il y a quelques années que pour la Saint-Valentin au Japon, les gens offrent des cartes essentiellement à leurs amis. En fait, parce que c'est un peuple tellement réservé (d'après ce qu'on m'a expliqué; si j'ai tort, écrivez-nous) c'est que les gens sont assez réservés, sont plutôt pour eux-mêmes, ils ne vont pas avoir de grandes démonstrations. Donc ils passent par ce jour de la Saint-Valentin pour témoigner de l'amour à leurs amis. Ça, ça m'inspire beaucoup comme idée. Et parfois, les Églises cherchent aussi à proposer quelque chose pour la Saint-Valentin. Puis c'est un peu comme pour la fête des Mères, la fête des Pères, la fête des grand-mères. Je me demande toujours qui on exclut, en fait, quand on fait une fête comme ça. Après, il ne faut pas penser comme ça, il faut penser aux gens, comment ils vont être heureux et reconnus. Mais finalement, une fête de l'amitié, une fête où on se redit l'importance que le lien a pour l'un et l'autre et ce qu'on a pu s'apporter. Je trouve que c'est beau et ça irait bien aussi en Église. Je me demande comment on pourrait fêter ça. Comment est-ce qu'on pourrait se dire les choses? Et peut-être qu'en fait on n'a pas beaucoup d'amis à l'Église, on y va essentiellement pour la relation avec Dieu. Peut-être qu'on se rendrait compte. Je n'ai pas tellement d'amis dans l'Église. Est-ce que c'est grave? Je ne sais pas si c'est grave. Célébrer les amitiés dans les Églises [Stéphane] Ça me fait penser… peut-être que vous avez la même chose les dimanches de l'Avent. On allume des chandelles et traditionnellement on demande aux familles d'allumer ces chandelles et ce qu'on adore dans les paroisses c'est lorsqu'on a les grands-parents, les parents, les enfants, ça c'est tellement merveilleux, c'est tellement beau. Je ne m'étais jamais vraiment posé la question jusqu'au moment où j'ai eu quelques femmes, des grands-mamans, qui disaient, nous, on ne peut plus faire ça parce que nos enfants ont déménagé; ça nous manque, puis on trouve ça triste. On a eu l'idée, un dimanche, au lieu d'inviter une famille, on va inviter des amis. On a eu des groupes, deux, trois grands-mamans qui ont allumé la chandelle et ce qu'on célébrait, c'était l'amitié entre ces femmes et ça leur redonnait une place. Elles n'étaient plus invisibles, elles n'étaient plus les pauvres femmes qui ont été abandonnées par leur famille, non. Elles avaient leur place et on célébrait justement ce type de relation qui est très important. La difficulté de maintenir des amitiés [Joan] C'est un peu cette question de comment célébrer finalement tous les types de relations. C'est pour ça que je parlais de camaraderie. En fait, j'en viens presque à me dire que je préfère avoir une bonne camarade, quelqu'un avec qui j'ai un objet de camaraderie, on aime bien faire ceci ou cela. On aime bien rigoler ensemble à l'Église sur une chose spécifique, ou bien une collègue qui est un peu une camarade parce qu'on a une mission commune, que d'essayer d'approfondir de façon complexe des relations amicales avec des personnes qui ont autant de haut et de bas dans leur vie que moi et qui n'ont peut-être plus tellement le temps. C'est vrai que plus on avance en âge (comme si on était des tout vieux) quarantaine, cinquantaine, il y a beaucoup de familles à s'occuper. Il y a beaucoup d'enjeux au boulot, les responsabilités commencent à venir vers nous, et c'est une bonne chose, je dirais. Est-ce qu'on arrive à être subtil dans nos relations et à donner autant de temps qu'il faudrait? Peut-être pas toujours. La camaraderie, c'est beau la camaraderie finalement. C'est d'avoir une mission, une chose à faire en commun, quelque chose qui nous lie, et on n'a pas besoin d'aller tellement plus loin parfois. Ça a fait sortir un peu comme ça des grands idéaux de l'amitié, mais ça nous amène dans quelque chose de peut-être plus réalisable et pragmatique. Alors, Jésus, comment faisait-il, lui? Parce que Jésus, il avait tout le temps ses douze potes dont il devait s'occuper. Pas facile. Les peines d'amitié [Stéphane] C'est vrai, comment a-t-il fait, un homme, adulte, d'avoir douze amis, comme ça, tout le temps. Parfois c'est un casse-tête, on veut organiser une fête, on veut organiser une sortie. Si on ne passe pas par un doodle ou une espèce de sondage maison, c'est toujours compliqué. Mais peut-être faut-il accepter qu'il y ait des géométries variables, qu'il y ait des activités, comme tu l'as dit, plus avec l'un, puis des discussions, plus avec l'autre, et qu'il y ait des personnes qui quittent le groupe. Et ça, je pense qu'on n'en parle peut-être pas assez. On parle de peine d'amour, on parle rarement de peine d'amitié. [Joan] C'est vrai. [Stéphane] Parfois, il y a des ruptures à la suite d'un événement, d'un choc, d'un traumatisme. Ce n'est pas toujours les deux qui sont confortables avec cette rupture. Parfois, il y a quelqu'un qui décide de couper les ponts et c'est fini, il n'y a pas de retour. Parfois, on se sent trahi et ça fait mal. Ça fait mal d'avoir cette personne avec qui on a cheminé pendant, je ne sais pas moi, 10-15 ans qui, d'un coup, ne veut plus être en relation avec nous. À qui est-ce qu'on parle de ça? Comment peut-on se confier? Il y a beaucoup de chansons sur les peines d'amour. [Joan] Oui, beaucoup. [Stéphane] Mais sur ces peines d'amitié-là, est-ce qu'on a la place pour en parler sans se sentir mal à l'aise? Les ruptures relationnelles [Joan] C'est vrai que moi, j'aime bien ces sujets-là, de discuter sur les relations d'amour et d'amitié. J'aimerais bien qu'on en parle plus ouvertement. Moi, j'ai vécu il y a déjà dix ans, je crois, une grosse rupture d'amitié qui s'est faite du jour au lendemain. C'était unilatéral. C'était provoqué par un élément extérieur sur lequel je n'avais pas vraiment la main. La personne elle-même a reconnu que bon, je n'avais pas grand-chose à faire là-dedans. C'était très compliqué. J'ai eu les larmes aux yeux pendant des jours et des jours et des jours parce qu'on se croisait à différents endroits. Je n'ai jamais eu une vraie explication. Et à un moment donné, tranquillement, la guérison se fait. On comprend qu'elle avait sa route à faire, elle avait sûrement ses raisons, qui restent peut-être un peu inexplicables pour tout le monde, mais c'est ok, on l'accepte progressivement. Est-ce qu'on parle beaucoup en Église de toutes ces ruptures relationnelles? Et est-ce que ça suffit de dire que oui, même si les autres t'abandonnent, Jésus est toujours là pour toi, mais Jésus il rayonne au travers des autres, de l'amour des autres, de l'attention que les autres nous donnent, alors ce n'est pas si simple quand même. En tout cas, merci d'être venu avec ce sujet de conversation qui nous a amenés un peu ailleurs. On était au moment où vous nous écoutez, puis l'été c'est parfois le moment de faire des bilans ou de revoir de vieux amis, ou parfois aussi de s'en faire des nouveaux. Conclusion [Stéphane] Eh oui, et c'est ainsi qu'on termine notre quatrième saison. Alors un très grand merci à toutes les personnes qui nous suivent fidèlement et aux nouveaux auditeurs, aux nouvelles auditrices qui se joignent progressivement à nous. Vous pouvez continuer à nous envoyer des courriels, des suggestions, des commentaires. questiondecroire@gmail.com. Nous avons le groupe WhatsApp qui ne prend pas de vacances cet été. Les gens peuvent nous rejoindre sur ce groupe qui est fermé parce que, bon, il y a beaucoup de gens qui envoient du spam et n'importe quoi, mais on est heureux d'accueillir de vraies personnes. Tous les liens sont dans la description de l'épisode. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire pour une quatrième saison et à Réforme qui relaie nos podcasts. Merci à tous et à toutes, et surtout, merci à toi, Joan. [Joan] Merci à toi, Stéphane. [Stéphane] Et on se retrouve très bientôt. [Joan] Bon été. [Stéphane] Au revoir. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Ian Dooley, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: amitié, relations, foi chrétienne, réseaux sociaux, camaraderie, confiance, rupture, spiritualité Sujets clés: Les différentes définitions de l'amitié L'influence des réseaux sociaux sur la qualité des relations Les amitiés dans la Bible, exemples de Moïse et Paul Les niveaux d'amitié : camaraderie, connaissance, amitié profonde Les ruptures d'amitié et leur impact émotionnel L'amitié en contexte religieux et communautaire Les amitiés hommes-femmes et le respect mutuel Fêter l'amitié dans la vie quotidienne et en Église Citations: « L'amitié indéfectible, c'est rare mais précieux. » « Les relations d'amitié dans la Bible sont pleines d'enseignements. » « Respect et confiance sont la base de toute amitié saine. » Chapitres : 01:04 – Quand une simple entraide devient une amitié indéfectible 02:59 – Amitié réelle ou virtuelle à l'ère du numérique 04:23 – Apprivoiser les nuances de l'amitié 06:06 – Les amitiés durables et passagères 07:20 – Les différentes formes d'amitié 09:11 – L'obligation d'avoir des amis 10:45 – Le mot amis dans l'Église 12:27 – Exemples d'amitié dans la Bible 13:39 – Devenir amis avec des personnes d'autres religions 15:54 – L'amitié entre les hommes et les femmes 17:22 – L'amitié à la Saint-Valentin 18:35 – Célébrer les amitiés dans les Églises 19:54 – La difficulté de maintenir des amitiés 21:20 – Les peines d'amitié 23:01 – Les ruptures relationnelles 24:21 – Conclusion
Ještě v roce 2021 patřilo Česko k evropským premiantům v porodnosti, dnes je situace přesně opačná. Proč došlo k tak rychlému propadu a jak si tento trend vysvětlit? Je na vině ekonomická nejistota, proměna hodnot, nebo dopady nedávných krizí? Jak podpořit mladé lidi v zakládání rodin a rodiče ve zvládání výchovy dětí? I o tom, že rodičovství je super.O příčinách demografického vývoje, ale i o cestách, jak situaci zlepšit, jsme si povídali s Janou Paloncyovou z Nadace Sirius a Regínou Dlouhou, předsedkyní Unie center pro rodinu a komunitu a ředitelkou rodinného centra Klub K2.Pokud má vaše dítě problémy nebo si složitým obdobím prochází celá rodina, pomoc najdete i na našem webu https://sancedetem.cz. Další rozhovory najdete také na YouTube kanálu Šance Dětem. Sledovat nás můžete na Facebooku Šance Dětem
Cenové stropy na benzin a naftu po třech měsících končí. Vláda rozhodla, že od pondělí se ceny pohonných hmot budou opět řídit jen trhem. „Ceny na trhu byly reálně o 70 haléřů až 1,5 koruny nižší,“ kritizuje předseda představenstva Unie nezávislých petrolejářů Ivan Indráček. „Cenová regulace z našeho pohledu bylo doprovodné opatření,“ zdůrazňuje v pořadu Pro a proti generální tajemník Sdružení automobilových dopravců ČESMAD Bohemia Vojtěch Hromíř.Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
MICAR moest de wildwestjaren van crypto in Europa achter zich laten. De verordening kwam er om consumenten te beschermen, marktmisbruik tegen te gaan en de versnipperde nationale regels te vervangen door één Europees kader. Het idee: haal je in één lidstaat een vergunning, dan mag je met dat paspoort in de hele Unie aan de slag. Nu de deadline achter ons ligt, maken we in dit tweede deel de balans op met Mauro Halve, voorzitter van branchevereniging VBNL en MICAR-trainer bij 2tokens. In de overgangsperiode mochten bedrijven die al bij De Nederlandsche Bank geregistreerd stonden onder het oude toezicht doorwerken aan hun MICAR-vergunning. Op 30 juni 2025 viel het doek. Wie sindsdien zonder vergunning cryptodiensten aanbiedt, is in overtreding. In Nederland was dat geen groot probleem, maar elders in Europa haalden een flinke hoeveelheid dienstverleners hun vergunning last moment. In Nederland stonden ooit 45 partijen geregistreerd bij DNB. Daarvan zijn er nu nog 28 over met een MICAR-vergunning. Dat is fors minder, te verklaren door de hoge nalevingskosten, fusies en overnames, en partijen die simpelweg afhaakten. Toch hoort Nederland tot de Europese koplopers, want de AFM was er vroeg bij en gaf als een van de eerste toezichthouders vergunningen af. Andere koplopers zijn Duitsland en Frankrijk, en vijf landen zijn samen goed voor ongeveer driekwart van alle vergunningen, terwijl Griekenland, Hongarije, Polen, Portugal en Roemenië achterblijven. Malta deelde vlak voor de deadline nog snel vergunningen uit, onder kritische blik van onder meer Italië en Frankrijk. Binance haalde zijn vergunning niet en moet uit Europa vertrekken. De AFM waarschuwde ondertussen tegen MEXC, dat zonder vergunning actief Nederlandse klanten bedient. Ook stablecoins waren een kernonderdeel van MICAR. Dat zijn cryptomunten met een vaste waarde, gekoppeld aan bijvoorbeeld de euro of de dollar. De regels moesten ze inkaderen en tegelijk ruimte geven om te groeien, maar een grote euro stablecoin kwam niet echt van de grond. Tether, uitgever van de grootste stablecoin USDT, vroeg nooit een vergunning aan omdat het zich niet kan vinden in de regels. Tot slot klinkt er in Brussel alweer gefluister over een MICAR2. We bespreken wat er nu buiten de wet valt en of dat in een volgende Europese cryptowet past. Over de podcast Cryptocurrency are here to stay. In deze wekelijkse podcast gidst Daniël Mol je door het belangrijkste cryptonieuws, langs hypes en trends, voor- en tegenstanders en winst en verlies. In het A-deel bespreken we het laatste nieuws en in het B-deel gaan we in gesprek met een gast. Van cypherpunkpioneers tot grootbanken die aan de haal gaan met stablecoins, van Bitcoin tot Ethereum tot CBDC's. Alles passeert de revue.Reageren? Stuur dan een mail naar cryptocast@bnr.nl Gasten Mauro Halve is voorzitter van branchevereniging VBNL en MICAR-trainer bij 2tokens. Links Amsterdam blijkt de crypto-hoofdstad van Europa: een data-analyse van alle 281 MiCAR-vergunningen in de EER, met de deadline rush vlak voor 1 juli en de opvallend TradFi-achtige vergunningen in Duitsland Nu de MiCAR-overgangsperiode in alle 30 EER-landen officieel is afgelopen, staat Nederland op de derde plek in Europa met 28 vergunningen, en hebben alle VBNL-leden hun licentie binnen Ook VBNL blikt terug op het einde van de overgangsperiode en de positie van Nederland als een van de koplopers binnen de EU Host Daniël Mol is presentator en redacteur van de Cryptocast. Hij is sinds 2017 met Bitcoin bezig en kwam in 2021 bij het team van de Cryptocast. Redactie Daniël Mol Matthijs Damsteeg See omnystudio.com/listener for privacy information.
La vérité a-t-elle toujours une place dans notre monde? La vérité a encore une place dans notre monde, mais elle est fragilisée par la polarisation, les fake news et la confusion entre opinions et faits. Pour qu'elle demeure importante dans les milieux d'Églises, nous devons questionner nos certitudes, distinguer faits et opinions, et privilégier une recherche sincère fondée sur l'humilité et l'échange. Dans cet épisode, Joan et Stéphane reçoivent Yana-Malena Charras-Sancho. Ensemble, il et elles montrent que chacun tend à construire sa propre « vérité », influencée par ses croyances et son environnement et soulignent qu'elle demeure essentielle pour dialoguer et se comprendre. [Stéphane] Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, la vérité a-t-elle toujours une place dans notre monde? [Joan] Bonjour Stéphane. [Stéphane] Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes à l'écoute. [Joan] Aujourd'hui, nous avons une « special guest, » une invitée spéciale que je recommande à tout le monde parce qu'elle est hyper sympa, hyper intelligente. Elle vient d'une famille très, très cool. Il s'agit de Yana-Malena Charras-Sancho, notre deuxième fille. [Yana-Malena] Bonjour à tous. Je suis la fille de Joan qui fait ce podcast. [Stéphane] Bonjour et bienvenue. Quand la vérité dérange [Joan] J'ai remarqué que la vérité n'a pas tellement une place dans notre monde. Ça m'est arrivé, il n'y a pas longtemps, le 8 mars. C'est un peu triste, ce dont je vais parler. Et en même temps, j'ai l'impression qu'il faut en parler. Donc, on avait un culte là où on habite. J'ai fait bien attention, comme c'est un dimanche, à saluer toutes les femmes, même celles qui ne me connaissent pas, celles qui ne savent pas que je suis pasteure et que je suis la femme du nouveau pasteur. J'ai vraiment pris attention : « Bonjour, belle journée à vous! C'est notre journée. C'est la journée du 8 mars. » J'ai essayé de donner plusieurs versions de cette petite interpellation au sororal. Une dame que j'aime beaucoup, une dame avec une très belle vie de foi, un cœur grand comme ça m'a dit : « Bof! À quoi ça peut bien servir? Enfin, je ne sais pas moi. 8 mars, ouaf! » Puis je lui ai dit : « Mais si, ça sert! Ça sert parce qu'il y a tant et tant de femmes qui sont battues, parce qu'une femme sur cinq ceci, parce qu'un enfant sur quatre cela… » J'ai commencé à dérouler des chiffres. Autour d'elle, il y avait d'autres femmes et les visages sont devenus longs. J'ai vu qu'en fait, la vérité, ça ne plaît pas beaucoup. Et bon, je n'étais pas contente. Je dois dire qu'à la fin de mon exposé, je n'étais plus si en paix, alors qu'au début, j'étais assez joyeuse de souhaiter ce 8 mars. Quelques jours après, on s'est retrouvées et puis c'est vrai qu'on s'est un peu pris les mains. On s'est un peu présenté des excuses mutuellement. On s'est un peu dit que cette situation était gênante pour les deux. Voilà, on a retrouvé un chemin de sororité. Mais je me dis, la vérité de l'oppression, la vérité de la souffrance, la vérité des combats à mener, ça n'a pas toujours sa place. Une société fragmentée où la vérité ne rassemble plus [Stéphane] Nous vivons dans un monde très polarisé où chacun vit dans sa propre vérité. On se construit des discours, on se construit des argumentations, on se construit des façons de penser basées sur des chiffres plus ou moins vérifiés ou des statistiques qui font nos affaires et on oublie facilement les autres statistiques. On arrive dans une société où on ne parle plus de la même chose. On ne s'entend plus. On n'est plus capable de se parler. Et il y a un problème de ce côté-là, parce que sans vouloir que tous et toutes soient unis, au moins, si on peut utiliser les mêmes chiffres, les mêmes données, des arguments similaires, on peut se rejoindre. Entre opinion et savoir : peut-on encore parler d'une seule vérité ? [Yana-Malena] C'est vrai qu'il faut aussi remettre au cœur du débat ce qu'est la vérité en elle-même, parce que quand on dit qu'on vit un peu chacun dans notre vérité, ça nous fait nous demander si on a plusieurs vérités. Est-ce qu'on peut encore parler de vérité? En philosophie, Platon, il distingue la doxa, qui est l'opinion de l'épistémè, qui est le savoir vrai, et selon Platon, l'épistémè c'était quelque chose qu'on cultive et qui relève d'une étude et qui ensuite doit être transmis, au-delà de la doxa qui est l'opinion même. Donc là, on se demande si chacun vit dans sa vérité et si ce n'est pas ça qui polarise le monde finalement. Il s'agit de voir comment est-ce qu'on peut, dans notre monde d'aujourd'hui, remettre la vérité au cœur du débat et donc d'essayer de trouver un terrain d'entente. Moi, c'est ça qui m'émeut dans la vérité aujourd'hui. Est-ce qu'elle est encore possible quand on affirme tous qu'on a une vérité, alors qu'elle est forcément fausse par définition, puisqu'on sait qu'on a tous une vérité, il n'y en a pas? Entre convictions personnelles et vérités universelles [Joan] Moi, je me demande souvent comment distinguer la vérité de ma croyance. Parce que ma croyance, elle me nourrit, elle me porte. Et puis, ce sont des éléments véritables de la vie quotidienne, finalement. Moi, par exemple, ma vérité, c'est que j'ai besoin de faire du Pilates régulièrement, puis ça me fait du bien. Et puis, je n'arrête pas de dire à tout le monde, c'est super le Pilates, faites du Pilates. Ça, c'est ma croyance qui est devenue pour moi une vérité universelle. En même temps, il me semble quand même qu'en dehors de ma croyance, il y a des vérités qui sont un peu universelles. J'en prends une, elle est énorme, elle est massive : le dérèglement climatique. Et je me dis, comment ça se fait qu'on n'arrive pas à passer de la croyance à la vérité, de poser un peu nos convictions, de dire, OK, c'est vrai que mes convictions, peut-être, je crois au concept de la Terre nouvelle et des cieux nouveaux, mais ça ne m'empêche pas de réaliser que le dérèglement climatique cause du tort à des milliards d'humains. Donc voilà, c'est un peu cette différence-là qui, des fois, me questionne. Les faits existent, mais leur interprétation façonne la « vérité » [Stéphane] Ça me fait penser, quand je faisais mes études en théologie, il y a de ça quelques décennies, on avait eu une discussion justement sur qu'est-ce que LA vérité, avec un V majuscule, si je peux dire. J'arrivais d'une formation d'historien des années 1990 avec les théories de déconstruction narrative, l'absence de neutralité des sources, l'illusion de l'objectivité, etc. J'étais un peu cynique par rapport à cette conversation. Oui, il y a des données. Oui, il y a des faits. Mais c'est toujours organisé selon notre point de vue. L'exemple que je donne souvent, c'est que nous sommes ensemble. Nous voyons un accident de voiture. Comment chacun va raconter cet accident de voiture risque d'être d'une manière très différente pour des raisons culturelles, des raisons d'âge, des raisons de plein d'autres choses. Mais l'accident a eu lieu. C'est le même accident. Oui, il y a des faits. Oui, il y a des données. Mais comment ces faits, comment ces données sont organisées, c'est là qu'il faut faire attention avant de proclamer que c'est la vérité. Une vérité qui éclaire, sans dominer [Joan] C'est la raison pourquoi moi, le verset : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » me parle à titre personnel. Vraiment, ça me nourrit. Mais ça me rend dingue lorsqu'il est utilisé pour avoir de l'emprise ou du pouvoir sur les autres. Pour moi c'est un peu comme si on avait une lampe torche hyper puissante et qu'on la braquait sur le visage des autres au lieu de s'en servir pour éclairer les lieux les plus sombres et éviter par exemple des drames : tomber ou être agressé quoi. En fait c'est un peu ça le « distinguo » que je ferais. Oui ce verset est beau. Il est porteur, mais selon comment je l'utilise, en fait il peut faire du mal. Entre autorité et dévoilement : les usages ambivalents de la vérité [Yana-Malena] C'est vrai que la vérité, elle peut être utilisée de plusieurs manières. Et puis, la vérité, à la base, quand on dit qu'on détient une vérité, c'est quelque part pour marquer son autorité et sa légitimité. Par exemple, quand on regarde les institutions aujourd'hui, on constate que ces institutions, elles se basent à l'origine sur le fait qu'elles détiennent une vérité que les autres n'ont pas et qu'elles permettent de garantir cette vérité. Par exemple, quand on parle de la justice, la justice estime qu'elle peut trancher dans des situations, lequel des deux points de vue est le véritable, lequel correspond aux véritables règles de la société, et en fonction des lois c'est elle qui la détient et qui a l'expertise de ces lois. Pareil pour la science, la science estime qu'elle détient la vérité parce qu'elle a les outils, elle a les moyens, elle a les experts. Et donc c'est vrai que dans ce verset : « Je suis le chemin et la vérité, » pourquoi est-ce qu'on utiliserait la vérité pour exercer du pouvoir sur les autres? Pourquoi est-ce qu'on s'en servirait pour marquer une autorité? Alors que dans son origine grecque, la vérité c'est aletheia, donc dévoilement. Donc, quelque part, c'est plutôt une expérience qui ouvre les yeux, « le mythe de la caverne » de Platon, plutôt qu'une vérité qui assujettit. Je suis d'accord qu'aujourd'hui, quand on regarde l'état actuel du monde, la vérité est utilisée pour exercer une force sur les autres. C'est comme Trump, quand il déploie des fake news, qu'il invente des guerres entre des pays, ou bien qu'il dit encore que le Tylenol, ça crée de l'autisme. Quelque part, il essaie d'imposer son pouvoir. Il dit : « Je suis la vérité! C'est moi qui sais! Je suis le président des États-Unis! Je suis Jésus ». Je veux dire, là, on a une déclaration qui est vraiment fausse, elle est ouvertement fausse, et pourtant, elle est affirmée comme telle. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, l'utilisation de la vérité, elle est vraiment, vraiment complexe. Quand l'autorité s'approprie la vérité et en détourne le sens [Stéphane] C'est un très bon lien entre autorité et vérité. Je crois qu'on n'en parle pas assez, ou qu'on ne le souligne pas assez. Mon pasteur le dit, donc c'est vrai… ou tel leader politique… ou tel influenceur sur les médias sociaux… peu importe. Lorsque les paroles de figures d'autorité sont utilisées pour dominer les autres, là c'est vrai qu'il y a un problème. Jésus dit : « Je suis la vérité » et il y a des chrétiens qui utilisent ça pour dire que nous avons la vraie religion. Notre Église, c'est la vraie Église. Jésus n'a pas dit : « Mes disciples sont la vérité. Je suis la vérité. » Déjà en partant, il y a un écart que les gens s'approprient. Je me souviens que j'ai eu une discussion avec quelqu'un. J'avais fait une vidéo sur TikTok. La personne n'était pas d'accord. Moi je lui ai dit : « Écoute, moi je viens de l'Église Unie du Canada. Notre théologie est comme ça, blablabla… » Et lui, il me dit : « Moi je vais à tel endroit, puis on y enseigne la vérité, la vraie façon de lire la Bible. » Selon qui? Selon ton pasteur? Selon tes préférences personnelles? Il faut faire attention. Je peux vivre avec Jésus est la vérité, mais juste Jésus à la limite, pas moi qui essaie d'être son disciple et qui essaie de suivre son chemin. Je ne suis pas la vérité. Entre fake news et courage prophétique : dire une vérité qui dérange [Joan] Avant, tu as parlé des fake news, Yana-Malena, et c'est vrai qu'on nous demande parfois que faire avec les fake news quand on est pasteur. « J'ai lu ça, j'ai vu ça, qu'est-ce que vous en pensez? » Comme si on avait un petit surplus de lucidité, ou bien comme si on avait un regard, je ne sais pas, chrétien, ministériel sur le monde. Moi, en fait, je n'ai pas l'impression que la Bible m'aide spécialement à distinguer les fake news des vraies news. J'ai surtout l'impression que c'est le fait de soutenir des médias indépendants, des écoles de journalisme, de soutenir les journalistes d'Église autour de nous. Déjà, si on commençait par là, ce serait pas mal. Par exemple, j'ai une très bonne amie qui a quitté le milieu du journalisme pour retourner au pastorat. J'aime beaucoup discuter avec elle parce qu'avec son regard de journaliste, elle a plein d'autres portes d'entrée que moi. Donc c'est à ça que je pense quand je dis soutenir, rester en lien, avoir des contacts journalistiques. Et c'est vrai qu'on peut aussi se demander est-ce qu'en période de crise, (et est-ce qu'on est en période de crise?), est-ce que notre prédication est là pour établir une vérité factuelle? Est-ce que c'est quelque chose qui est attendu par nos communautés, par nos directions d'Église? Je pense tout de suite, et vous aussi j'imagine, à l'Église confessante de Bonhoeffer, le fait que Bonnefer avait vraiment soutenu tout ce mouvement-là, de dire il faut dire la vérité, il faut appeler le nazisme, le nazisme, il faut dire quand l'évangile est dévoyé. Est-ce que c'est à nous de le faire là maintenant? J'ai été très surprise hier. Il y avait les journées mondiales de jeunesse à Payerne, dans La Broye vaudoise en Suisse, et l'un des évêques suisses est venu, un francophone, et il a prêché contre la guerre. Tiens, tu aurais été content Stéphane! Il a vraiment suivi la ligne du pape Léon sur la démilitarisation, sur cesser cette espèce de bras de fer mondial, sur le fait que les populations s'ouvrent, sur le fait qu'en fait notre seul défenseur c'est le Christ et que quand on adopte ce défenseur on n'a pas besoin de la force physique, qu'on a la paix en nous qui nous vient du Christ. J'ai trouvé ça très courageux parce qu'il y avait quand même 200 jeunes, pas mal de responsables de la jeunesse, et puis c'était retransmis en direct sur Radio Maria. Donc j'ai trouvé que là, il y avait quelque chose de l'ordre du courage de dire une vérité, une vérité qui peut déranger. Ça rejoint en plus notre épisode sur le nationalisme chrétien, puisqu'il a osé dire dans sa prédication : « Être chrétien, ce n'est pas défendre le nationalisme chrétien. » C'est épatant! En plus, on avait les gardes suisses, on avait quand même des symboles d'autorité qui étaient là, qui représentaient les anciens mercenaires suisses qui sont la garde vaticane. Mais il a dit tout ça très tranquillement, très paisiblement, très ancré en lui-même. Alors voilà, est-ce qu'il a fait œuvre de vérité? Est-ce qu'il a répondu à cet appel de Dietrich Bonhoeffer et d'autres? À mon sens, oui, un peu. On dirait qu'en plus, il est soutenu par sa hiérarchie pour ça. Ça me laisse un peu rêveuse. * Photo de Allen Cai, unsplash.com. Utilisée avec permission. Fake news, foi et vérité : l'exigence d'une honnêteté intellectuelle [Yana-Malena] C'est vrai que moi, quand tu parlais des fake news et du rapport à la Bible, je me suis demandé si, quelque part, la Bible en elle-même, prise par ses lecteurs, ce ne serait pas en fait un ensemble de fake news. Je m'explique. On a beaucoup de lecteurs de la Bible et on a beaucoup de témoignages dans la Bible. Et la Bible, elle s'appelle la Bible et non pas aletheia ou la vérité. Donc la Bible, elle se veut elle-même réflexion. Elle se veut changeante et peut-être même qu'elle se veut quelque part fake news, dans le sens où elle va provoquer des réflexions chez les gens et quelque part, ça pourrait mener à des affirmations, et donc un ensemble de fake news. Par exemple, Stéphane, toi tu disais que sur Internet, des fois, tu avais des débats avec des gens. Ça m'arrive aussi sur Instagram où j'ai malheureusement un feed qui est beaucoup axé sur le rapport entre féminisme et religion, et notamment religion chrétienne. Il y avait cette jeune femme qui disait : « En fait, être féministe et chrétienne, c'est comme être un poulet qui soutient KFC. » Du coup, moi, j'ai lu ça. Je me suis énervée au plus profond de moi-même. Je pense que quelque part, j'ai failli taper un truc. Après, j'en ai parlé à ma psy et j'ai décidé de prendre parti. J'ai écrit un très, très long commentaire en disant, en fait, tu ne peux pas être féministe et dire aux chrétiens et chrétiennes qu'ils ont tort de croire en leur religion. Tu ne peux pas prôner la liberté de la femme et la liberté de l'oppression en étant toi-même une oppression. Après, j'ai eu aussi des féministes bizarres, des chrétiennes qui utilisaient la Bible comme quoi, tu n'es pas censée avoir un avis de toute manière et tout. Moi, j'ai halluciné. J'ai découvert qu'en fait, il y avait des chrétiennes qui créaient des fake news à partir de la Bible, comme quoi je n'avais pas le droit de donner mon avis ou des trucs comme ça, ou même des femmes qui disaient à la fin de la vidéo qu'elles n'avaient elles-mêmes pas le droit de donner leur avis. Et là, j'étais scotchée. Je me suis dit, c'est dangereux. Les gens qui prennent la Bible au pied de la lettre et les gens qui ne la prennent pas du tout. J'ai trouvé que les deux extrêmes étaient d'une violence folle. C'est pour ça que là, le lien entre fake news et Bible, je me suis dit, les gens, en fait, ils se créent une fausse vérité outrageante et après, ils sont incapables de la questionner. C'est pour ça que moi, le rapport à la vérité aujourd'hui, j'avais envie de le remettre sur le critère de la compétence, sur le critère de l'honnêteté intellectuelle, en fait. Aujourd'hui, j'ai l'impression que ce qui va au-dessus de la vérité en elle-même, c'est le pouvoir et la fierté. Parce qu'aujourd'hui, on est dans un monde où, en fait, on n'a plus de fierté, on n'a plus confiance en nous parce qu'on est dans un monde qui nous aliène, en fait. On est dans un monde où on est complètement asservi aux réseaux sociaux, à Internet, aux gens, aux relations, aux critères sociaux, au patriarcat, parlons-en. Et en fait, on se repose sur ce qu'on peut. Je pense que la foi, il faut qu'elle revienne au cœur du débat. Comme Jésus l'avançait : « Je suis la vérité », c'est-à-dire, regarde ma vie et réfléchis. Jésus ne dit pas d'aller imposer des choses aux gens. Il dit en fait regarder ma vie et réfléchissez. C'est là que toute la Bible, toute la foi et toute la vérité prennent leur ampleur, c'est un dévoilement. Tu te mets de côté, tu mets ta fierté de côté et tu regardes en fait, c'est quoi ma compétence? Qu'est-ce que je sais? Qu'est-ce que les autres gens ont à apprendre? C'est juste être honnête, en fait. Je ne sais pas de quoi je parle. Je n'ai pas vécu dans une Église. Je n'ai pas vécu de violences patriarcales, je ne sais pas. Tu es juste honnête avec toi-même. Et moi, c'est vraiment ça pour moi, c'est l'honnêteté intellectuelle. L'humilité face aux limites de notre compréhension de la vérité [Stéphane] J'ajouterais peut-être un peu d'humilité. Parfois, on affirme : « Jésus a dit ceci, Jésus a dit cela. » Je n'étais pas là. Je n'étais pas là il y a 2000 ans. Donc cette certitude se base sur quoi? Se base sur des faits rapportés? Ce sont les célèbres questions : comment Jésus a-t-il pu nourrir 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons? Ma réponse, souvent, est : je ne le sais pas. Le récit que nous avons nous dit que… Moi je crois que… mais je ne peux pas vous l'affirmer hors de tout doute. Si on pousse la réflexion, est-ce que Jésus a vraiment existé? Selon les normes et les témoignages de l'époque, on croit que oui. Mais là, il y a toujours quelqu'un qui dit : « Ah! Tels historiens, ils exagèrent et embellissent la vérité. » Ça, c'est mon côté de formation d'historien qui va parler. Mais la notion de vérité, il y a 2000 ans, n'était pas la même que celle d'aujourd'hui. Et fort probablement, 2000 ans dans le futur, ils risquent de nous regarder aujourd'hui, ils risquent de ricaner un peu. « Ah! ces gens du début des années 2000, ils étaient naïfs. Ils croyaient n'importe quoi. » Je pense qu'il y a aussi cette notion-là de dire que je ne sais pas tout. Nous ne pouvons pas tout savoir. Voici ce que nous comprenons. Voici les outils que nous utilisons. Essayons quand même de demeurer humbles, parce que lorsqu'on essaie de s'affirmer trop fort, lorsqu'on essaie de bomber le torse, lorsqu'on essaie d'établir une domination, comme vous l'avez dit, ça conduit toujours à de mauvaises places. Entre déni et inertie : quand la vérité cède au confort et aux habitudes [Joan] Je suis contente qu'on parle de cette notion d'honnêteté intellectuelle et puis toi, Stéphane, que tu parles de nous conduire à des mauvaises places lorsqu'on prend une certaine posture, parce qu'on découvre que « Les protocoles des sages de Sion » continuent à circuler. Ça, c'est quand même complètement délirant. Alors là, on va se dire que c'est vraiment immense, comme fake news, et ça dure depuis près d'un siècle. Mais quand on voit que la carte Mercator continue à être utilisée avec son Afrique minuscule, et qu'on nous l'a enseignée à l'école et que l'on continue à l'enseigner à nos enfants, on se dit, mais alors là, c'est un choix. Là, on est déjà dans des choix idéologiques, des choix politiques, des choix de politique internationale. Maintenant, on va arriver vers nos boutiques à nous, comme ça tout le monde en prend pour son grade, j'ai découvert dans un article que la dernière révision de la traduction œcuménique de la Bible, à 50 ans, Pardon? Ça veut dire que la même TOB avec laquelle mon mari et moi on a fait les études, c'est la même que celle avec laquelle notre fille aînée Marysol fait ses études? Non, mais on ne devrait même plus la vendre à ce stade. Il faut arrêter. 50 ans sans être révisé? Avec tout ce qui s'est passé en 50 ans en termes de réflexion sur le genre, les oppressions, le postcolonialisme, mais ce n'est pas possible. Maintenant on arrive vraiment à mon point touchy, le truc qui peut m'énerver matin, midi et soir sans problème, même quand je suis en train de faire un jacuzzi, c'est le fait qu'on ait un livret de cantique qui a déjà 20 ans. L'autre fois, je l'ai dit à quelqu'un qui me dit : « Oui, mais on ne connaît pas encore tous les cantiques du livret. » Je lui dis : « Bon, en même temps, il a 20 ans. » Il me dit : « Non! » Je lui dis « Mais si! c'est marqué dedans. » « Tu vois, pour moi, je n'aurais jamais cru. Oh! mais c'est fou. » « Ben ouais, c'est fou. » Ça fait 20 ans qu'on se farcit, justement, un livret de cantiques dont on chante peut-être 10% quand tout va bien. C'est incroyable! Pour moi, c'est tellement d'exemples de déni, de choix qui ne se justifient pas par la raison ou par une quelconque notion de vérité, de ce qui est bon, mais par le confort, une forme d'inaction. Ils disent : « Et puis on a pris l'habitude maintenant et de la TOB et du livret de cantiques et puis il faudrait s'organiser, trouver des gens pour le faire… » Mais bien sûr, mais il faut le faire en fait. Il y a des questions de justice sociale derrière. La quête de vérité à l'ère de la post-vérité et du doute [Yana-Malena] Aujourd'hui, la vérité, c'est quelque chose qui est en danger. La post-vérité, c'est tout un concept qui nous fait questionner la possibilité d'une vérité même à l'ère de l'IA, des réseaux sociaux, de la pluralité des points de vue. En fait, il faut aller au-delà de la paresse. Et il faut faire l'effort, comme on dit, humilité, honnêteté intellectuelle. En fait, il faut sortir du confort et faire l'effort de remettre en question ce qu'on sait et être dans une quête honnête de la vérité. C'est ça, je crois, un des enjeux en fait. Faire confiance à l'esprit critique pour dépasser la polarisation [Stéphane] Je crois qu'il faut faire confiance aux personnes. Souvent j'entends : « Ah! Les jeunes, ils se font prendre dans n'importe quelle théorie du complot. » Des théories du complot, il y en a toujours eu. Même, on le voit dans les évangiles, ils disent : « Ils vont voler le corps de Jésus et ils vont faire croire aux gens qu'il est ressuscité. » Déjà là, on est presque dans Dan Brown avec Da Vinci Code. Je regarde mon adolescent, par exemple. Il n'est pas plus idiot que nous. Il connaît les codes. Ce n'est pas parce qu'il n'utilise pas les mêmes outils de vérification que moi, que j'utilise depuis 50 ans, qu'il est plus naïf ou qu'il est plus stupide. Je pense qu'il y a une majorité de gens qui sont prêts à se poser des questions, qui sont prêts à fouiller, qui sont prêts à écouter. Il y aura toujours les gens qui ne veulent rien savoir, qui vont tomber dans les théories du complot. Je pense qu'il faut accorder de l'importance aux personnes qui sont censées et se sortir d'une espèce de logique de polarisation. Qu'est-ce qui va attirer les clics? Qu'est-ce qui va attirer les followers sur les médias sociaux? Qu'est-ce qui va créer le plus grand spectacle à la télévision? Il faut avoir foi en l'humanité, je crois. Conclusion [Joan] J'aime beaucoup cette notion de foi en l'humanité. On a eu un dialogue un peu intergénérationnel aujourd'hui avec Yana-Malena et c'était un plaisir. Alors si vous aussi vous avez des exemples de vérité qui vous touchent, de post-vérité, de fake news, et si vous voulez nous demander notre avis sur un certain nombre de choses comme le livret de cantiques, nous sommes à votre disposition sur notre adresse gmail que va donner dans un instant Stéphane. [Stéphane] Et oui, nous avons une adresse courriel, question de croire, pas de point, pas de tiret, questiondecroire@gmail.com. Nous avons aussi un groupe WhatsApp où on essaie de continuer les conversations de nos épisodes ou d'avoir d'autres conversations sur les questions que les gens ont aujourd'hui. Tous les liens sont dans la description de l'épisode. Je veux prendre quelques secondes pour remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire, ainsi que Réforme qui relaie notre podcast. Soyez des évangélistes pour nous partager, parler de notre projet et on se reparle très bientôt. Merci à vous deux. [Joan] Merci à toi Stéphane. [Yana-Malena] Merci. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Jarl Schmidt, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : vérité, fake news, honnêteté intellectuelle, foi, société, pouvoir, Bible, déconstruction, post-vérité, Église Unie du Canada, croire, TOB, Platon, croyance, autorité. Sujets clés : La place de la vérité dans la société actuelle L'usage de la vérité pour exercer le pouvoir La distinction entre croyance personnelle et vérité universelle Les enjeux de l'honnêteté intellectuelle L'impact des fake news et de la post-vérité La vérité dans la Bible et la foi chrétienne Les défis de la déconstruction narrative et de l'objectivité L'influence des figures d'autorité sur la perception de la vérité Citations : "La vérité est souvent utilisée pour exercer une force" "L'honnêteté intellectuelle est essentielle pour la vérité"
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Bitcoin zakt deze week terug naar rond de 61.500 dollar, en zakte zelfs even onder de 60.000 dollar. Dat na een korte opleving richting 64.000 dollar van vorige week. Analisten van Deutsche Bank wijzen op een combinatie van een hardere toon van de nieuwe voorzitter van de Federal Reserve, aanhoudende renteverwachtingen, een recorduitstroom van circa 4 miljard dollar uit spot-bitcoin-ETF’s en verschuivende aandacht en liquiditeit richting AI en grote beursgangen. In Europa loopt deze week de overgangsperiode van de MiCA-regels af en wordt een vergunning verplicht voor alle cryptodienstverleners die in de EU actief willen blijven. Binance, veruit de grootste cryptobeurs ter wereld, heeft na eerdere pogingen in Frankrijk en Griekenland zijn Griekse vergunningsaanvraag ingetrokken en beschikt daarmee nog steeds niet over een Europese MiCA-licentie, terwijl aanbieders met een vergunning via ‘passporting’ direct in de hele Unie mogen opereren; meer over de Europese cryptoregels staat bij de Europese Commissie. Bij MicroStrategy verslechtert de positie van topman Michael Saylor nu het preferente aandeel Stretch, dat hij jarenlang als vrijwel stabiel product presenteerde, is weggezakt naar ongeveer 80 dollar in plaats van de beoogde 100 dollar. Omdat het hoge dividend op deze stukken doorloopt terwijl nieuwe uitgifte moeilijk wordt, komt de belangrijkste financieringsbron voor extra bitcoinaankopen onder druk te staan en groeit de kans dat Saylor uiteindelijk bitcoin moet verkopen om zijn verplichtingen na te komen. Deze week in de Cryptocast Een gesprek met Jan Scheele, organisator van de Dutch Blockchain Week en Board Member bij de Blockchain Netherlands Foundation. De Dutch Blockchain Week is de afgelopen jaren uitgegroeid tot een belangrijk evenement voor de Nederlandse cryptosector. Op de tweedaagse summit komen sprekers uit binnen- en buitenland om te praten over de nieuwste trends rond belangrijke thema's als MiCAR, tokenisatie, de toekomst van handel, AI-integraties en de acceptatie van crypto-activa door institutionele beleggers. We bespreken de ins en outs van het evenement. Co-host is Mauro Halve. Deutsche Bank over de kwakkelende Bitcoin markt Binance trekt vergunningsaanvraag Griekenland in Saylor's duivelse dilemma OKX en ICE kondigen samenwerking aan Alle ins en outs over de Dutch Blockchain Week | 435 B Met Daniël Mol (BNR Cryptocast) of Bart Mol (Satoshi Radio) bespreken we elke week de stand van de cryptomarkt. Luister live donderdagochtend rond 8:50 in De Ochtendspits, of wanneer je wilt via bnr.nl/podcast/cryptocast See omnystudio.com/listener for privacy information.
Bitcoin zakt deze week terug naar rond de 61.500 dollar, en zakte zelfs even onder de 60.000 dollar. Dat na een korte opleving richting 64.000 dollar van vorige week. Analisten van Deutsche Bank wijzen op een combinatie van een hardere toon van de nieuwe voorzitter van de Federal Reserve, aanhoudende renteverwachtingen, een recorduitstroom van circa 4 miljard dollar uit spot-bitcoin-ETF’s en verschuivende aandacht en liquiditeit richting AI en grote beursgangen. In Europa loopt deze week de overgangsperiode van de MiCA-regels af en wordt een vergunning verplicht voor alle cryptodienstverleners die in de EU actief willen blijven. Binance, veruit de grootste cryptobeurs ter wereld, heeft na eerdere pogingen in Frankrijk en Griekenland zijn Griekse vergunningsaanvraag ingetrokken en beschikt daarmee nog steeds niet over een Europese MiCA-licentie, terwijl aanbieders met een vergunning via ‘passporting’ direct in de hele Unie mogen opereren; meer over de Europese cryptoregels staat bij de Europese Commissie. Bij MicroStrategy verslechtert de positie van topman Michael Saylor nu het preferente aandeel Stretch, dat hij jarenlang als vrijwel stabiel product presenteerde, is weggezakt naar ongeveer 80 dollar in plaats van de beoogde 100 dollar. Omdat het hoge dividend op deze stukken doorloopt terwijl nieuwe uitgifte moeilijk wordt, komt de belangrijkste financieringsbron voor extra bitcoinaankopen onder druk te staan en groeit de kans dat Saylor uiteindelijk bitcoin moet verkopen om zijn verplichtingen na te komen. Deze week in de Cryptocast Een gesprek met Jan Scheele, organisator van de Dutch Blockchain Week en Board Member bij de Blockchain Netherlands Foundation. De Dutch Blockchain Week is de afgelopen jaren uitgegroeid tot een belangrijk evenement voor de Nederlandse cryptosector. Op de tweedaagse summit komen sprekers uit binnen- en buitenland om te praten over de nieuwste trends rond belangrijke thema's als MiCAR, tokenisatie, de toekomst van handel, AI-integraties en de acceptatie van crypto-activa door institutionele beleggers. We bespreken de ins en outs van het evenement. Co-host is Mauro Halve. Deutsche Bank over de kwakkelende Bitcoin markt Binance trekt vergunningsaanvraag Griekenland in Saylor's duivelse dilemma OKX en ICE kondigen samenwerking aan Alle ins en outs over de Dutch Blockchain Week | 435 B Met Daniël Mol (BNR Cryptocast) of Bart Mol (Satoshi Radio) bespreken we elke week de stand van de cryptomarkt. Luister live donderdagochtend rond 8:50 in De Ochtendspits, of wanneer je wilt via bnr.nl/podcast/cryptocast See omnystudio.com/listener for privacy information.
Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Plusieurs pays et pouvoirs politiques cherchent à instrumentaliser la foi pour développer un nationalisme identitaire fort. Cette stratégie conduit trop souvent à des dérives qui alimentent l'exclusion, le racisme et les conflits. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent les tentatives d'association entre le nationalisme et la foi chrétienne et proposent, à l'aide de références bibliques, une vision universelle fondée sur l'unité, la diversité et le bien commun. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Quelle est la nationalité de Dieu? [Joan] Oui, c'est vrai, bonne question. Et d'ailleurs, quelle est la nationalité de Dieu? Tu sais ça, toi, Stéphane? [Stéphane] C'est bien connu. Dieu est un Québécois. [Joan] Exactement. Et d'ailleurs, c'est ce qui peut arriver si tu es à table avec des chrétiens de plusieurs nationalités. Les Français vont dire : “Mais non, Dieu est français. Il aime l'amour, il aime le bon vin. Il aime traîner avec ses potes. Il aime faire des barbecues. Puis là, les Brésiliens vont dire : “Ah non, les barbecues, c'est nous! Donc, Dieu est Brésilien, et d'ailleurs Dieu est de couleur comme nous, couleur non-blanche. Il aime les cheveux longs. Il aime traîner sur la plage aussi avec ses potes. Et puis là, tu vas voir des peuples des îles qui vont dire : “Ah non, la plage, c'est nous! Dieu, il est un petit peu comme nous! Et puis d'ailleurs, Jésus, il aime pêcher, puis il aime parler aux pêcheurs. Ça c'est quelque chose de très caractéristique. Et puis tu as les Suisses qui vont dire : “Non pas du tout! Jésus c'était quelqu'un de très carré. Il disait ce qu'il faisait. Il faisait ce qu'il disait. Quand un truc n'était pas bien organisé ou pas très correct, il râlait comme il faut. Et puis en même temps, souvent il ne dérangeait pas les gens. Il semblait aller dans le désert. Et puis là, les peuples du désert vont dire… vous voyez bien que... Donc en fait, c'est une conversation qui n'en finit plus sur la nationalité de Dieu ou de Jésus. Dieu peut-il favoriser une nation au dépend de l'autre? [Stéphane] C'est vrai qu'on se pose la question et c'est une question un peu inutile, mais c'est là. Par exemple, comment peut-on dire avec toute certitude que Dieu est dans notre camp lorsqu'on a un affrontement, lorsqu'on a un conflit? On voit ça dans des joutes sportives, les gens vont prier avant un match. Et ça me fait penser… Il y avait une émission de télévision, c'était une comédie. Il y avait un extraterrestre qui voyait ça. Puis qu'il disait : “mais pourquoi est-ce qu'on prie? Eux autres aussi prient. OK, je comprends! On prie notre Dieu, puis notre Dieu va être plus fort que leur Dieu. C'est comme ça qu'on va gagner.” C'est vrai que c'est absurde toute cette idée-là de penser que Dieu est avec ma nation, est avec mon groupe, avec ma tribu, avec ma famille, plus que les autres. Les liens de proximité entre l'Église et une nation [Joan] En tout cas, en France, moi je viens plutôt d'Alsace que de France, pour être tout à fait honnête, je suis plutôt alsaco-catalane que franco-espagnole. En France, j'ai toujours entendu dire que la France était la fille de l'Église. [Stéphane] La fille aînée! [Joan] La fille aînée de l'Église. Alors, c'est une expression étonnante. Je suis lutéro-réformée. Je suis d'origine catalane espagnole. Je n'ai pas toujours compris ce que ça voulait dire, d'autant qu'il me semble que les conséquences de cette filiation privilégiée, finalement, ne sont pas si bonnes spirituellement. Parce qu'il y a énormément de personnes avec qui j'ai pu parler, souvent d'un certain âge c'est vrai, pour qui la foi s'apparente à une contrainte, une contrainte forte. Sans parler des écoles catholiques qui continuent à faire parler d'elles. Là moi, j'écoute le bouquin audio sur Bétharrame. C'est l'enfer, la façon dont on a traité les enfants, les jeunes jusqu'il y a encore très peu d'années! Si je vais dans mon autre pays de cœur, c'est l'Espagne. Alors là, l'Espagne et le catholicisme, en tout cas certaines branches du catholicisme, la façon dont le franquisme s'est acoquiné à une secte de l'Église catholique qu'on appelle l'Opus Dei, qui a été longtemps d'ailleurs responsable de la communication au Vatican. Et je me rends compte que ces deux pays avec lesquels j'ai des attaches culturelles généalogiques, la France et l'Espagne, connaissent un déclin énorme dans leur vie communautaire. Je me dis que ce n'est peut-être pas une si bonne idée d'avoir un trop grand lien de proximité avec une Église. Pour une nation, ce n'est pas toujours garant de super bonne santé spirituelle. La foi chrétienne et le nationalisme américain [Stéphane] D'un point de vue canadien, on regarde vers le sud et le nationalisme chrétien a toujours été très fort aux États-Unis. Tous les discours politiques se terminent presque toujours par “God bless America!', “Que Dieu bénisse les États-Unis!”. Mais récemment, on a quand même atteint un niveau supérieur. C'est quand même assez fort. Trump se présente comme une figure messianique envoyée par Dieu pour sauver le pays, ou en tout cas une certaine vision du pays. Les membres de l'administration utilisent la religion. Le vice-président qui est catholique romain depuis sept ans, se permet de dire au pape de faire attention lorsqu'il parle de théologie parce qu'il ne faut pas qu'il déconne. Il y a cette idée-là que nous avons cette foi, pas nécessairement pour nous guider, mais pour gouverner. Nous avons été mis là et nous avons une mission divine. Nous sommes les envoyés de Dieu. Il y a quelque chose de très malsain là-dedans. Il y a un mélange de très malsain et de très toxique. Le nationalisme fragmenté de la Suisse [Joan] Cette toxicité, tu vois, pour l'instant, depuis là où je suis et ce que j'observe, je me rends compte qu'il n'y a pas trop de ça en Suisse. Alors je me dis, mais pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un nationalisme aussi fort qu'en France, et puis bien moins présent qu'aux USA, alors qu'il y a un fonctionnement assez similaire du fait du fédéralisme en fait. Ici, c'est un fédéralisme qui fait que chaque canton a sa ou ses confessions religieuses. Il y a des cantons qui sont catholiques, d'autres qui sont réformés, d'autres qui sont un peu mixtes. Du coup, comme ce nationalisme suisse est bien moins centralisé, moins homogène qu'en France et finalement aussi qu'aux États-Unis, on peut se payer le luxe d'avoir tout plein d'identités fragmentaires. Et finalement, en étant moins homogène, la question du nationalisme est plutôt imbriquée dans des identités cantonales fortes. Les gens diront qu'ils sont Vaudois avant d'être suisses. Ils diront qu'ils sont Zuricois avant d'être suisses. Ça, c'est important pour eux et elles. Et du coup, l'identité religieuse passe encore en deuxième plan. Alors longtemps, l'idée en général, c'est que la confédération est chrétienne. Ça, par contre, c'est assez important et c'est aussi articulé avec des équilibres cantonaux, comme je disais, au niveau des confessions, au niveau de l'impôt d'Église, au niveau de ce que ça donne culturellement dans les fêtes. Mais il y a surtout une notion qui est liée à cette neutralité suisse qui est la paix sociale. Moi, lorsque je vais être inscrite à l'ordre des ministres suisses, en tout cas on espère, des ministres vaudois en septembre, je vais prendre des engagements. Le tout dernier engagement de la liste, (il y a les engagements classiques, prêcher, s'occuper des gens, tout ce qu'il faut), c'est de participer activement à la paix sociale. Et à partir de là, on comprend aussi pourquoi les autres identités sont là, sont importantes, mais elles ne doivent pas jamais prendre le dessus sur cette paix sociale. Les identités multiples [Stéphane] Tu parles d'identité. Ça me fait penser à ce livre qui parle d'identité post-moderne de Jean-François Lyotard. Mon épouse, ça fait 20 ans qu'elle me bassine avec ça, mais c'est quand même une réalité. On n'est pas une seule chose. On a tendance à dire : “Ah! les Français sont comme ça. Les Suisses sont comme ça. Les Canadiens sont comme ça.” On ne peut pas se limiter à une seule identité. Moi, je peux me définir comme protestant, père de famille, pasteur, québécois et c'est correct. Ce n'est pas un seul modèle qui s'applique à tout le monde. Lorsque je vois des articles, “Est-ce que les protestants peuvent faire ceci?” “Est-ce que les catholiques ont la capacité de faire cela?”, je comprends l'objectif derrière ça. Mais on est différent. On ne peut pas décliner des identités, le nationalisme ou l'appartenance religieuse de la même manière. Chacun est un être unique. L'utilisation des traditions religieuses pour mousser le nationalisme [Joan] Ici, dans le canton de Vaud, on a ce slogan “Liberté et Patrie”. En fait, pour chaque canton il y a un drapeau; on est le seul canton où il est marqué ce mot de patrie. Je me suis déjà demandé, est-ce que vraiment ce mot de patrie est fédérateur pour tout le monde? Je me suis rendu compte que dans le canton de Vaud, on parle souvent de l'état de Vaud et on ne parle pas nécessairement d'état dans les autres cantons. Rien que cette diversité d'appellations, à partir du moment où il y a une sorte de pluralisme sur la façon de s'autodéterminer, de se nommer, je pense que ça reste quelque chose d'assez réjouissant. Mentalement, ça veut dire qu'on comprend qu'il y a plusieurs façons de voir les choses. Ça m'amène aussi à cette question des traditions. En Espagne, en France, les traditions, elles demeurent, elles structurent en partie ces deux pays, d'un point de vue religieux… peut-être un petit peu plus l'Espagne que la France, encore que je ne saurais pas vraiment le dire. Mais ça n'a parfois plus rien à voir avec la foi personnelle. Ce sont des traditions qui sont en lien, souvent, avec le catholicisme pour ce qui est des deux pays. Les gens les suivent et les vivent, mais ce n'est pas pour autant que ça résonne en termes de foi. C'est plutôt une culture commune, un langage commun. Je pense aux processions de la passion en Espagne. C'est de plus en plus frappant combien les jeunes s'investissent dans ces processions. Avant, on comprenait bien que c'était de mère en fille et de père en fils. Mais quand tu vois des jeunes femmes avec la mantella, qui sont vraiment voilées, qui ont des habits qui sont lourds, pesants, complexes, avec de la dentelle qui gratte en plein mois d'avril, il peut faire très, très chaud en Andalousie. Tu vois aussi les pèlerinages à Lourdes qui reprennent ces derniers temps auprès des jeunes. Tu dis : “Bon! Il y a autre chose. Il n'y a pas que la foi; il y a aussi ce langage culturel, ce besoin de faire ensemble.” Et on comprend alors finalement que ces besoins anthropologiques, il faut les prendre tels que. Il ne faut pas essayer d'y mettre vraiment beaucoup de choses, je crois. On comprend que quand ils sont investis par des personnes qui en font des leviers électoralistes, c'est vraiment triste, c'est déplorable et c'est à décourager. C'est tellement éloigné de ce qui fait la foi chrétienne qui est vie communautaire et incarnation de l'Évangile. L'instrumentalisation de la religion pour faire avancer un agenda [Stéphane] Il y a un vent de droite, d'extrême droite qui souffle en Occident. On ne peut pas le nier. C'est là. Et oui, on voit des politiciens, des groupes politiques qui essaient de récupérer cette foi-là comme une espèce de véhicule. Moi, je suis toujours sceptique. Je ne crois pas que ces personnes-là soient vraiment religieuses… peut-être… mais ils utilisent ce véhicule-là, ils utilisent les symboles. C'est pour faire avancer leur idéologie, leur agenda politique. Et c'est triste parce que c'est ça aussi qui donne mauvaise presse, c'est ça aussi qui donne une mauvaise image à la foi, qu'elle soit chrétienne, musulmane, juive, peu importe. C'es personnes-là disent : “Ah! je vais utiliser tel passage biblique pour justifier de discriminer contre tel groupe. Je vais utiliser telle tradition religieuse pour que j'aie plus de pouvoir.” Puis après, on dit : “Ah! la religion, ça crée les conflits.” Non, ce sont les gens qui instrumentalisent la religion, qui créent le conflit. Utiliser la Bible pour exclure [Joan] Moi, je me demande aussi un petit peu, lorsqu'on instrumentalise comme ça, la foi à des fins politiques, quand on veut absolument faire passer le message que tel coin appartiendrait à telle personne et que s'il y avait trop de personnes dans d'autres coins, ça ne fonctionnerait pas, je me demande ce qu'on fait avec un certain nombre de versets bibliques. Je pense par exemple à Jean 18, verset 36 : “Mon royaume n'est pas de ce monde.” Ça c'est clair que le monde, c'est ce qu'on traverse, ce qu'on co-construit ensemble, ce qu'on habite, là où on incarne quelque chose de l'ordre de l'Église, de l'ecclesia, donc de ce qui est dispersé et puis rassemblé à certains moments. Et puis après il y a le royaume. Il y a tout simplement ce qui est à venir et c'est ce vers quoi on tend. Être fier de sa nation et être uni [Stéphane] Ce ne sont pas les passages bibliques qui manquent pour nous rassembler. Il y a le classique Galates 3, versets 27 et 28 : “Vous tous, en effet, vous êtes unis au Christ dans le baptême. Vous avez ainsi revêtu la manière d'être du Christ. Il n'y a ni Juif, ni païen, il n'y a plus ni esclave, ni citoyen libre, il n'y a plus ni homme, ni femme; en effet, vous êtes tous un, unis à Jésus Christ.” C'est difficile d'être plus clair que ça. On n'est pas supposé avoir ces délimitations-là. Je ne pense pas que tout est effacé, mais nous sommes unis. On peut être un homme. On peut être une femme, mais on est unis. C'est ça que je retiens de cette idée-là, c'est qu'on peut être fier de son pays. Quand l'épisode sera diffusé, on espère qu'il y aura une Coupe du monde… on ne sait jamais avec les États-Unis ce qui va se passer, mais on espère… et on peut être fier que son pays soit à la Coupe du monde, mais est-ce qu'on est obligé de dénigrer l'autre pays ou les traités de ci et de ça? C'est l'union qui est supposée nous réunir malgré nos différences. La richesse de la multiplication des nationalités [Joan] Je trouve que c'est important de se rappeler que nos identités sont là pour participer à la richesse du monde, pour participer à la diversité, pour participer à la pluralité. Maintenant avec cette mondialisation et le fait qu'on cherche du travail un peu partout, comme moi je l'ai fait, comme mes ancêtres ont fait, on a des gens qui ont 3, 4, 5, 10 cultures qui finalement s'enrichissent de génération en génération. Je trouve que c'est beau de se dire qu'on est tous et toutes un peu en migration. Peut-être qu'il y a des gens autour de nous qui ont fui des régimes, des régimes qui ont fait alliance avec des courants religieux pour opprimer leur population. Et peut-être qu'en fait, ils sont ravis d'arriver dans un pays neutre, un pays où la confession semble officielle ou culturelle ou financée ou parfois un peu prépondérante. Mais finalement, elle n'est pas là pour opprimer les autres, mais juste pour être un marqueur culturel, une façon de s'identifier ou d'unir, ou bien d'offrir des espaces tout simplement au service de la population. Comme nous, l'Église réformée vaudoise, on est vraiment là pour être au service de la population et pas pour faire de tout le monde des réformés. Ce n'est pas du tout ça l'objet. Donc, je me disais dans mon ministère, je suis heureuse d'incarner qui je suis, non pas pour que les autres deviennent comme moi ou bien se conforment à ce qu'il faudrait être, mais parce que comme je suis qui je suis, et qu'on m'a demandé de rendre ce service à la population, tout un chacun peut s'épanouir en étant qui il est, elle est. Le défi de l'Église universelle [Stéphane] Je crois qu'on a de la difficulté à penser en termes d'Église universelle. On sait qu'il y a des Églises partout autour du monde. On sait qu'il y a des chrétiens partout. Mais, quelque part, on se dit que chacun a sa petite Église. Chacun fait son petit truc de son côté. On a de la difficulté à mettre ça ensemble, de voir les liens qui nous unissent, de voir davantage les similitudes que les différences. Peut-être que l'Église catholique romaine a un avantage sur beaucoup d'Églises protestantes dans le sens où, peu importe où on va, on est catholique romain. On peut aller à la messe et on peut s'attendre à ce que ce soit essentiellement la même chose. Oui, il y a des différences culturelles, mais quand même, la foi est la même. Il y a des gens dans les paroisses qui viennent de plein de coins d'Asie, d'Afrique, d'Europe, de l'Amérique du Nord. Il y a comme un peu ce mélange-là. Dans nos Églises plus protestantes ou plus nationales, on a tendance à se regrouper entre tribus. “Ça c'est l'Église où les Québécois vont. Ça c'est l'Église où les Camerounais vont.” [Joan] “Les Français aussi.” [Stéphane] Donc, il faut peut-être se ré-approprier cette idée-là d'Église universelle qui accepte les nationalités et qui les incorpore les unes aux autres. Une nationalité qui inclut au lieu d'exclure [Joan] Il y a une autre notion qui me travaille beaucoup depuis que je travaille dans la migration, qui m'habille, à laquelle je songe souvent, c'est le fait qu'il y ait tellement de gens qui sont apatrides. Être apatride, ça veut dire quoi? Être apatride, est-ce que ça te libère du nationalisme? Est-ce que c'est le seul bon point d'être apatride? Qu'est-ce que ça signifie pour une fédération, un état, une structure étatique, de déclarer par exemple un enfant apatride? C'est le cas des enfants qui viennent des coins du monde où on n'a pas encore déclaré leur pays, par exemple des coins du Soudan qui ont fait sécession, ou bien la Palestine qui n'est pas reconnue partout et donc il y a beaucoup d'enfants apatrides qui sont de parents palestiniens. Qu'est-ce que ça signifie aussi pour des gouvernements avec des cultures chrétiennes que de déclarer les autres apatrides? Comment est-ce qu'ils le mettent en relation avec leur lecture de la Bible? Moi, je lis en Philippiens 3,20 : “Notre patrie à nous est dans les cieux. Et celui que nous attendons comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, viendra des cieux.” En fait, c'est cette notion de patrie qui se trouve ailleurs, de royaume qui est à construire. Et tout ça, ça dépasse, ça englobe. Et j'espère que ça enrichit aussi notre conception de la nation. C'est vrai que je ne suis pas très nationaliste, mais je suis éventuellement patriotique dans le sens où j'estime que je me sens assez redevable des pays qui prennent soin de moi, qui prennent soin de mes enfants, qui éduquent mes enfants à l'école. Je me sens assez redevable. Mais nationaliste? Non, vraiment pas. Le racisme qui sous-tend le nationalisme chrétien [Stéphane] Et l'une des choses, encore une fois, que l'on sait mais qu'on n'aime pas nommer ou qu'on ne veut pas trop regarder, c'est la question du racisme. Ce racisme se trouve à l'intérieur de nos Églises. On a fait un épisode il n'y a pas trop longtemps. Si vous l'avez manqué, vous pouvez le rattraper. [Joan] C'est la page de pub. [Stéphane] Oui, on peut dire qu'en tant que chrétiens, on croit tous et toutes au même Dieu. Il y a toujours ce “mais…”. Mais nous sommes supérieurs. Mais nous connaissons mieux. Mais nos pratiques sont meilleures. Mais nous sommes plus inclusifs ou plus évolués. Nous ne sommes pas tous et toutes égaux dans nos Églises. Nous le sommes devant Dieu. Moi j'y crois. Mais ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas cet impact-là dans nos nations, dans nos Églises, qu'on pourrait se dire, ben oui, peut-être que nos États, c'est raciste, mais nous, dans l'Église, on ne l'est pas. Il y a tellement d'exemples. Juste la fin de Matthieu, dans le chapitre 28 : “Allez donc auprès des gens de tous les peuples et faites d'eux et d'elles mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.” Ce n'est pas “Faites-en mes disciples s'ils sont blancs, s'ils parlent telle langue, si, si, si…” Non, c'est inconditionnel. Tous les peuples. L'utopie d'un monde au-delà des nationalités [Joan] Moi je viens d'une culture comme ça où on m'a toujours dit: tu es chez toi, là où tu œuvres pour le bien en fait. Et à partir de là, tu vas devenir citoyenne. Et devenir citoyenne, c'est un petit peu la première étiquette, la première définition. Citoyenne, ça implique plein de choses. Ça implique une solidarité un peu collective. Ça implique d'agir. Et c'est ça le critère pour moi. C'est une nation, une patrie. D'ailleurs, j'aime beaucoup ce slogan dans le canton de Vaud “Liberté et patrie”. Elle est constituée de gens libres et qui choisissent d'être citoyens et citoyennes ensemble. Ici, il y a un joli mot pour dire qu'on était à l'école ensemble, c'est qu'on est contemporain. Parfois je croise des gens qui me disent : “Est-ce que vous avez des nouvelles de ma contemporaine?” Au début je ne comprenais pas. Mais je trouve ça beau, tous ces mots pour se nommer les uns les autres. Et à la fin de cet épisode, j'ai une petite pensée émue pour mon père. Mon père venait de l'Espagne franquiste et avait une fille en Alsace, il ne m'avait pas déclaré à l'ambassade ou au consulat espagnol. Quand j'étais petite et que je disais aux gens que j'étais d'origine espagnole, souvent ils me disaient : « Tu as la nationalité? » Et je disais : “Ben non, parce que mon père n'est pas allé me déclarer.” Parce que mon père m'a dit que, très vite, on allait tous avoir le passeport européen. Et ça, c'est un peu l'utopie d'une certaine génération de dire que toutes ces nations allaient simplement se regrouper dans des grands espaces de paix. Finalement, je me dis, ils y croyaient à cette utopie. C'était une utopie un peu chrétienne, un peu en lien avec le royaume, de dire qu'il n'y aurait plus de frontières en Europe. Peut-être vous, un jour, vous n'aurez plus de frontières dans toutes les Amériques. Je sais aussi qu'en Afrique, déjà, ils essayent d'abolir les visas entre les différents pays pour permettre une meilleure circulation des personnes. C'est un petit peu mon rêve, je dois le reconnaître, que l'on soit citoyens et citoyennes, actifs, engagés, avec des élans de loyauté effectivement, mais surtout que ce ne soient pas les frontières qui définissent notre identité. Conclusion [Stéphane] Merci Joan pour cette conversation aujourd'hui. [Joan] Merci à toi Stéphane et puis à très bientôt de vous lire ou bien de vous découvrir sur notre groupe WhatsApp ou par mail. On aime beaucoup les interactions. On aime beaucoup le débat et si on n'est pas d'accord c'est encore mieux. Hein Stéphane? [Stéphane] Absolument, et peu importe votre nationalité, peu importe votre foi, questiondecroire@gmail.com. On veut remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, avec son site moncredo.org qui relaie nos podcasts et aussi qui présente des blogs et des vidéos sur des enjeux et des questions de foi et de spiritualité. Merci à Reforme qui relaie notre podcast. Comme a dit Joan, il y a le groupe WhatsApp. Les liens sont dans la description de l'épisode. Et nous, on continue. Alors, à très bientôt, Joan. À bientôt. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Brad Dodson, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : nationalisme, foi chrétienne, identité, culture, instrumentalisation, paix sociale, traditions, racisme, église universelle Sujets clés : Le nationalisme et la foi chrétienne soulèvent des questions complexes. Les perceptions de Dieu varient selon les cultures. Le nationalisme chrétien est particulièrement fort aux États-Unis. Les traditions culturelles peuvent influencer la foi personnelle. L'instrumentalisation de la foi à des fins politiques est problématique. L'identité religieuse est souvent fragmentée. La foi devrait rassembler plutôt que diviser. Citations : "C'est absurde de penser que Dieu est avec ma nation." "La France est la fille aînée de l'Église." "Il y a des traditions qui sont en lien avec le catholicisme." "Notre patrie à nous est dans les cieux."
Spojené státy a Írán se po několika týdnech jednání domluvily na memorandu, které by mělo vést k ukončení války. Ta začala koncem února americko-izraelskými údery na Írán. Evropské země se v celé už skoro čtyřměsíční krizi zatím spíš snažily postávat stranou. O dohodě, které má po konfliktu následovat, má Unie vlastní představu. „Nechce, aby ta dohoda byla o ničem,“ říká v Bruselských chlebíčcích Lenka Martínková, expertka na Blízký východ z Masarykovy univerzity.
Spojené státy a Írán se po několika týdnech jednání domluvily na memorandu, které by mělo vést k ukončení války. Ta začala koncem února americko-izraelskými údery na Írán. Evropské země se v celé už skoro čtyřměsíční krizi zatím spíš snažily postávat stranou. O dohodě, které má po konfliktu následovat, má Unie vlastní představu. „Nechce, aby ta dohoda byla o ničem,“ říká v Bruselských chlebíčcích Lenka Martínková, expertka na Blízký východ z Masarykovy univerzity.
Keir Starmer kondigt zijn vertrek aan als leider van Labour, nadat de politieke druk maandenlang opliep en Andy Burnham via een tussentijdse verkiezing in Makerfield een officieel alternatief werd. Burnham kan nu de partijleiding overnemen, maar erft dezelfde krappe begroting, het bestaande verkiezingsprogramma en een versplinterd kiezerslandschap met verliezen aan zowel Reform als de Green Party. Tien jaar na het Brexit-referendum blijkt uit nieuw onderzoek dat twee derde van de Britten de keuze om de EU te verlaten inmiddels negatief beoordeelt. Londen heeft weliswaar meer zeggenschap over handel, immigratie en wetgeving, maar kampt met tegenvallende groei, complexere handel met de EU en een zoektocht naar nauwere samenwerking met Europa zonder terugkeer in de Unie, terwijl Brussel inzet op een beter functionerende kapitaalmarkt en grensoverschrijdende banken. In Nederland slaan provincies, gemeenten en bedrijven alarm over het besluit van minister Mark Harbers om nieuwe weg- en spoorprojecten in de ijskast te zetten en eerst het bestaande netwerk op orde te brengen. Critici, onder wie Zeeuws gedeputeerde Harry van der Maas, waarschuwen voor een bereikbaarheidsinfarct, economische schade en onveilige situaties rond verouderde bruggen en viaducten als er niet snel extra geld en nieuwe bekostigingsvormen voor infrastructuur worden gevonden. Frankrijk wordt getroffen door een vroege en langdurige hittegolf, met tientallen departementen op code rood of oranje, duizenden gesloten scholen, uitgestelde eindexamens en vertraagde of geannuleerde treinverbindingen. Correspondent Eva Rammelo schetst hoe het openbare leven stilvalt, de roep om airconditioning in scholen en overheidsgebouwen toeneemt en oud-minister Bruno Le Maire het ‘schokkend’ noemt dat een economisch machtig land als Frankrijk zo kwetsbaar blijkt voor klimaatverandering. Deze omschrijving is met AI gemaakt en gecontroleerd door een BNR-redacteur. Over deze podcast BNR Nieuws Vandaag is de podcast met daarin BNR Ochtendnieuws en BNR Avondnieuws. Je krijgt ’s ochtends vroeg en aan het einde van de werkdag in 20 minuten het belangrijkste nieuws van de dag. Abonneer je via bnr.nl/podcast/bnrnieuwsvandaag, de BNR-app, Spotify en Apple Podcasts. Of luister elke dag live via bnr.nl/live.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Obrana a bezpečnost Evropské unie, ale také její konkurenceschopnost a ekonomika, to jsou hlavní témata současného zasedání Evropské rady. A podle slov premiéra Andreje Babiše (ANO) před jeho čtvrtečním odletem do Bruselu je v zájmu České republiky kromě revize systému emisních povolenek také diskuse o budoucím sedmiletém rozpočtu Unie.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Vláda Andreje Babiše (ANO) věří, že zákon, který mění financování veřejnoprávních médií, je v souladu s evropským právem. Obě instituce – Český rozhlas i televize – mají od příštího roku dostat ze státního rozpočtu zhruba o 15 procent méně peněz, než letos vyberou na poplatcích. „Jsou to prudké změny a dostávají veřejnoprávní média v Česku do nejistoty, která jde za hranu možnosti držet kvalitu veřejné služby,“ říká v Interview Plus bývalá eurokomisařka Věra Jourová.
Vláda Andreje Babiše (ANO) věří, že zákon, který mění financování veřejnoprávních médií, je v souladu s evropským právem. Obě instituce – Český rozhlas i televize – mají od příštího roku dostat ze státního rozpočtu zhruba o 15 procent méně peněz, než letos vyberou na poplatcích. „Jsou to prudké změny a dostávají veřejnoprávní média v Česku do nejistoty, která jde za hranu možnosti držet kvalitu veřejné služby,“ říká v Interview Plus bývalá eurokomisařka Věra Jourová.Všechny díly podcastu Interview Plus můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Po dvou letech úmorného čekání přechází Ukrajina do nové fáze přístupových rozhovorů s Evropskou unií – tedy k pondělnímu zahájení prvního jednacího klastru v Lucembursku. Přestože úvodní rozhovory byly zahájeny tamtéž přesně před dvěma lety, faktická jednání k věci začínají až teď. Doposud je blokovala maďarská vláda Viktora Orbána.
Po dvou letech úmorného čekání přechází Ukrajina do nové fáze přístupových rozhovorů s Evropskou unií – tedy k pondělnímu zahájení prvního jednacího klastru v Lucembursku. Přestože úvodní rozhovory byly zahájeny tamtéž přesně před dvěma lety, faktická jednání k věci začínají až teď. Doposud je blokovala maďarská vláda Viktora Orbána.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.
Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.
Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.
Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.
Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
„Vlivem Evropské unie a takzvaného globalismu a progresivismu dochází k relativizaci všech pojmů, jako je národní identita nebo státní suverenita,“ říká v rozhovoru Petr Zuska. 1. díl, 09.06.2026, www.RadioUniversum.cz
Při příležitosti 20. výročí vstupu České republiky do Evropské unie se v květnu 2024 objevil na internetových stránkách SPD požadavek na konání referenda o vystoupení země z Unie. K jeho naplnění by bylo potřeba přijetí zákona o celostátním referendu. Konkrétně v takové podobě, která by hlasování umožnila.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
‘Brexit means Brexit’ was de leuze van premier Theresa May. Het klonk vol overtuiging en zelfs een beetje parmantig, maar ook zij ging roemloos ten onder. En nog heel wat andere Britse politici verdwenen in de mist. Als slachtoffers van het welbewuste uittreden van het Verenigd Koninkrijk uit de Europese Unie. Op 23 juni is het tien jaar gelden dat het Brexit-referendum plaatsvond. 52 procent van de deelnemende Britten koos voor scheiding. Jaap Jansen en PG Kroeger duiken in de vaak onbekende en soms vergeten historie van die dramatische stap en de nasleep ervan tot nu toe. Een verhaal dat nog niet af is, want steeds meer Britten vinden dat er een grote fout gemaakt is. De turbulente nasleep zit vol paradoxen. Zo gebeurde in de EU precies het omgekeerde van wat de Brexit-voorstanders luidkeels verkondigden. *** Deze aflevering is mede mogelijk gemaakt met donaties van luisteraars die we hiervoor hartelijk danken. Word ook vriend van de show! Heb je belangstelling om in onze podcast te adverteren of ons te sponsoren? Zend ons een mailtje en wij zoeken contact. *** In de kern was de door David Cameron uitgeschreven volksstemming een slim geachte oplossing voor een strikt binnenlands probleem. Omdat zijn eigen Tory Party al decennia ideologisch gespleten was over de rol van de Britten in Europa - en de Labour Party niet minder - beloofde hij een 'heronderhandeling' over die rol, te bekronen met een referendum. Die heronderhandeling stelde niet veel voor en bleek grotendeels overbodig. Camerons boodschap werd daardoor: eigenlijk hebben we het in de EU best naar ons zin en de kleine, nuttige aanpassingen van bestaande afspraken, die krijgen we. Het contrast met de ideologische, apocalyptische anti-EU-betogen kon niet groter. Het werd een campagne tussen onspectaculaire, technische agendapunten en bijna panische ondergangsvisioenen, waarin Brexit als allerlaatste kans voor de identiteit en welvaart van de Britse eilanden werd afgeschilderd. Die duistere paniek mobiliseerde angstige kiezers, op de achtergrond geholpen door Trumps adviseur Steve Bannon en het Kremlin. En het werkte. De conservatieve regering zich had nauwelijks voorbereid op de impact van het referendum. Vijf premiers op rij - na Cameron en May ook Boris Johnson, Liz Truss en Rishi Sunak - worstelden met 'Brexit means Brexit'. Wat betekende dat nou echt? Definitieve uittreding - in welke vorm dan ook - werd keer op keer uitgesteld. De EU-landen, aangevoerd door onderhandelaar Michel Barnier, lieten zich geen moment uit elkaar spelen en kwamen steeds weer met heldere technische oplossingen, waar de Britse ministers van terugschrokken. Toen Brexit eind 2020 echt een feit was, zat de schrik er goed in. De concrete gevolgen raakten ongeveer elke aspect van dagelijks leven. Dromen als van een welvarend 'Global Britain', als een 'Singapore aan de Noordzee', enorme besparingen op Brusselse bureaucratiekosten en dichte grenzen bleken luchtspiegelingen. De Britten leverden vooral veel welvaart in; banen en connecties met buren die klanten waren geweest. Zo ruïneerde Brexit het vertrouwen in politiek en politici verder. Brexit-initiator Nigel Farage stookte de verdeeldheid verder op. Labour van Keir Starmer profileerde zich als competent alternatief. Maar ook hij bleek de onderliggende effecten van een exit zonder plan of duidelijk politiek doel te niet goed te kunnen aanpakken, laat staan oplossen. Politieke versplintering en destabilisatie blijft domineren. En de Europese Unie zelf? De Europeanen waren niet blij, maar niettemin vrij snel opgelucht. Zonder de Britten kon de Unie zich op allerlei terreinen stevig herinrichten. Geen enkele lidstaat zou ooit nog vrijwillig zo'n suïcidale stap zetten. Viktor Orbán frustreerde graag, maar de EU verlaten? Dat nooit. Doordat de Britten wel weer meewilden doen met populaire EU-programma's als Erasmus en Horizon en zich met defensie-inspanningen ook meer op de EU ging richten kwam er zelfs flink wat geld in het laatje. Waar men de Britten als partners kon gebruiken, waren ze welkom. Waar niet, kon men ze buiten de deur houden. Omdat Londen geweigerd had bij de Brexit met de Unie een heldere structurele relatie in te richten, zat juist 'Brussel' achter de knoppen. Michel Barnier had de Britten er al voor gewaarschuwd: "Jammer is het, we wensen jullie alle goeds op je eigen nieuwe pad. Maar ook voor ons geldt nu 'life goes on'." *** Verder kijken Brexit: A Very British Coup? The Brexit Scandal *** Verder luisteren 585 - 'Nostalgie is geen strategie': Canada breekt met Amerika en kiest voor de EU 567 - De geschiedenis beukt op Europa's deur. Caroline de Gruyter over zondagskinderen in een ruige wereld 427 - Europa wordt een grootmacht en daar moeten we het over hebben 416 - Nostalgie naar de E.E.G. 378 - Dertig jaar na 'Maastricht' is Europa toe aan een nieuwe sprong voorwaarts 333 - Een 'bromance' tussen Rishi Sunak en Emmanuel Macron. De haat-liefdeverhouding van Britten en Fransen 328 – Nieuwe rauwe wereld. Brexit, what Brexit? 299 - Dramatische verschuivingen in de wereldpolitiek. Europa heeft eindelijk een telefoonnummer 283 - Zinkende schepen verlaten de rat: het pijnlijke afscheid van Boris Johnson 71 - Caroline de Gruyter: 'Brexit maakt Europa sterker' 52 - Hoe Rutte David Cameron teleurstelde 535 - 100 jaar Margaret Thatcher, de Iron Lady 30 - Thatcher, Delors en Europa 479 - Winston Churchill. Staatsman. Redenaar. Excentriekeling 32 - Churchill en Europa: biografen Andrew Roberts en Felix Klos *** Tijdlijn 00:00:00 – Deel 1 00:43:55 – Deel 2 01:03:55 – Deel 3 01:49:20 – EindeSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Starobní penze nejpozději od 65 let? Úkol splníme, slibuje ministr práce Aleš Juchelka (ANO), i když až od roku 2028. „Obrovská část voličů, a zejména lidé v průmyslu, na to čeká. Protože věk dožití ve zdraví se pohybuje kolem 61 let,“ tvrdí v Pro a proti předseda odborového svazu KOVO Roman Ďurčo. „Jakmile to Česká republika udělá, tak se jí zdraží obsluha dluhu. To je důvod, proč se to odkládá na co nejpozději,“ namítá prezident Unie zaměstnavatelských svazů Jiří Horecký.Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
De geschiedenis die je moet kennen om Europa te begrijpen, door Europa-expert Rolf Falter Uitgegeven door Lannoo Spreker: Katrien Vandendries
Potřebujeme, aby se z Evropské unie staly Spojené státy evropské, jak navrhuje prezident Petr Pavel? „V každém případě potřebujeme mnohem více spolupráce,“ říká k možné federalizaci europoslanec TOP 09 Luděk Niedermayer. Unie podle něj ale není v právní situaci, kdy by se touto cestou mohla rychle vydat. „Mám plno otázek, jak by to vlastně fungovalo, například kdo by stál v čele,“ doplňuje v Pro a proti nezařazená europoslankyně Nikola Bartůšek.Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
durée : 00:51:19 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Podcast Dobrovský & Šídlo slaví páté výročí. Poslechněte si záznam první části slavnostního živého vystoupení s hostem prezidentem Petrem Pavlem ze Vzletu v Praze. Natáčelo se v úterý 21. 4. 2026
durée : 00:59:10 - Avec philosophie - par : Géraldine Mosna-Savoye - Alors que la République romaine est à l'agonie, victime d'une instabilité chronique marquée par des épisodes de guerres civiles particulièrement violents, Cicéron se pose en défenseur des institutions républicaines. Une voix dans la cohue, qu'on fera définitivement taire. - réalisation : Carla Michel, Axel Dubois, Corinne Amar, Riyad Cairat, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : Thomas Bénatouïl Professeur d'histoire de la philosophie antique à l'Université de Lille et membre de l'UMR Savoirs, Textes, Langage, Claudia Moatti Historienne en études romaines anciennes, professeure d'histoire romaine à l'Université Paris 8 et professeure auxiliaire en droit et lettres à l'Université de Californie du Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Končící maďarský premiér Viktor Orbán zopakoval, že Budapešť schválí unijní půjčku Kyjevu až tehdy, kdy do Maďarska začne přes Ukrajinu opět proudit ruská ropa. Co všechno se po odchodu Orbána z unijních summitů změní? „Dokázal se určitým pravidlům Unie postavit mnohem silněji než ostatní,“ vyzdvihuje v pořadu Pro a proti poslankyně Gabriela Sedláčková (Motoristé). „Paralýza, do které Unii uváděl, byla děsivá,“ namítá její kolegyně Irena Ferčíková Konečná (Zelení, za Piráty).Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Na státní zástupce a jejich trestnou činnost by měla dohlížet speciální inspekce. Ministr spravedlnosti ji chce zřídit po vzoru policie. Žalobci se nápadu brání. Nezískal by resort především nástroj, jak získávat informace z citlivých kauz? Hostem Ptám se já byla nejvyšší státní zástupkyně Lenka Bradáčová. Inspekce pro státní zástupce by měla podle ministra spravedlnosti Jeronýma Tejce (za ANO) řešit podezření z trestných činů u státních zástupců, obdobně jako Generální inspekce bezpečnostních sborů (GIBS) u policistů. Tejc to oznámil v březnu v souvislosti s děním kolem takzvané bitcoinové kauzy. Smyslem má být podle něj to, aby státní zástupci nevyšetřovali v případech například úniku informací sami sebe.Únik informací z neveřejného přípravného řízení v bitcoinové kauze v současnosti vyšetřuje GIBS. Unie státních zástupců se záměrem ministra spravedlnosti zřídit speciální inspekci nesouhlasí. Prezident unie Tomáš Foldyna varoval, že úvaha je nekoncepční. Vytváření účelových struktur by podle něj budilo pochybnosti. Zdůraznil přitom, že podobný orgán neexistuje nikde v Evropě.Jak otřásá soustavou státního zastupitelství bitcoinová kauza? A lze si v Česku objednat trestní stíhání?--Podcast Ptám se já. Rozhovory s lidmi, kteří mají vliv, odpovědnost, informace.Sledujte na Seznam Zprávách, poslouchejte na Podcasty.cz a ve všech podcastových aplikacích.Archiv všech dílů najdete tady. Své postřehy, připomínky nebo tipy nám pište prostřednictvím sociálních sítí pod hashtagem #ptamseja nebo na e-mail: audio@sz.cz.
V Řecku byly letos v únoru odsouzeni čtyři lidé k trestu odnětí svobody v souvislosti s aférou Predatorgate z roku 2022. Kauza se týkala špionážního softwaru Predator z dílny společnosti Intellexa. Jeho prostřednictvím řecké tajné služby „napichovaly“ mobilní telefony opozičních lídrů, novinářů i členů vlády a v reálném čase sledovaly jejich pohyb a komunikaci.Všechny díly podcastu Svět ve 20 minutách můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Evropská komise vzkázala do Česka, že bude pozorně sledovat snahy převést financování České televize a Českého rozhlasu pod státní rozpočet. Vláda ujišťuje, že změny nijak nenaruší jejich nezávislost. „Koncesionářský poplatek je drahý, zastaralý a většina států Unie už od něj odstoupila,“ vysvětluje v Pro a proti poslanec Josef Nerušil (SPD). „S financováním ze státního rozpočtu nikdy souhlasit nebudeme,“ říká předseda mediálního výboru František Talíř (KDU-ČSL).Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
Společné zasedání vlád Česka a Slovenska bylo symbolické hned ze dvou důvodů. Závěrečný rozhovor obou premiérů pro XTV nastínil bludnou cestu české zahraniční politiky. Andrej Babiš znovu trval na tom, že stojí o budování společenství V4. To ovšem po faktickém odchodu Polska na protest proti proruské politice Maďarska neexistuje. Stále víc nás zatahuje do nevyhlášené války Viktora Orbána a Roberta Fica s Evropou.Pěkně to bylo vidět na zmíněném rozhovoru, kde se Fico vyjadřoval o lidech z Evropské komise jako o největších nepřátelích. Když si to dáme do souvislosti s tím, jak Maďarsko drží v šachu půjčku EU napadené Ukrajině, napadá jen jediné – tihle lidé chtějí způsobit její bankrot a kapitulaci. Co ovšem na téhle galéře hledá Česko a Babiš, těžko říct.Naladění vládních politiků v Maďarsku a na Slovensku je zralé na to, aby jim vlády zbylých zemí EU řekly: dámy a pánové, nechcete si vypsat referendum o vystoupení z Unie? Opakem by totiž bylo vyloučit příslušnou zemi z EU, ale k tomu jednak nedošlo a zároveň na to není žádný paragraf. Existuje článek 7 smlouvy o EU, který předpokládá zbavení hlasovacích práv členské země, a to za určitých okolností. S tím ovšem musí souhlasit zbylých 26 zemí. Jak vidíme propojení Maďarska a Slovenska, k něčemu takovému by zřejmě nemohlo dojít.Proč v téhle partě má ovšem statovat Česká republika? Kde je nějaký národní zájem? Výsledkem je zahraniční politika, která je přizdisráčská, netransparentní, eroduje porevoluční představy o místu Česka na mapě Evropy a jde na ruku Putinovi.
Litevská ministerská předsedkyně Inga Ruginiené prohlásila, že tvrzení maďarského premiéra Orbána, že za zastavení dodávek ropy do Maďarska ropovodem Družba nese odpovědnost Ukrajina, a ne Rusko, které ropovod bombardovalo, je nesmysl. Stejně považuje za nesmysl i to, že se Unie neustále nechává vydírat Maďary a jejich vety, jakmile jde o pomoc Ukrajině. Nyní je ve hře úvěr ve výši 90 miliard eur. Bez nich Ukrajina přestane jako stát fungovat.
Proč odvolali Kabátka. Blíží se Řehkův konec ve vedení armády. EU by měla rychle a dobře odpovědět na ukrajinskou přihlášku. Trumpova zpráva o stavu Unie. Thielovo Sauronovo oko. A na konec glosa Ondřeje Neffa. Moderuje Jan Fingerland.
Evropská unie si dala v úterý práci, aby bylo vidět, jak nesmírně jí leží na srdci Ukrajina a její zápas s ruskou agresí. Při příležitosti 4. výročí invaze se mimořádně sešel Evropský parlament a k jeho členům promluvil na dálku prezident Zelenskyj. Poslanci pak schválili drtivou většinou rezoluci, která ostře odsuzuje Rusko a vyzývá evropské vlády k další podpoře Ukrajiny, jejíž budoucnost vidí jednoznačně v Evropské unii.
Projevy amerických prezidentů před oběma komorami Kongresu – takzvaná Zpráva o stavu Unie – bývají v posledních dekádách vždycky tyjátr. Ostatně o tom, že stav Unie není bůhvíjaký a hlavně rozhodně ne příliš sjednocený, moc lidí nepochybuje. Donald Trump právě pronesl svůj první takový proslov ve druhém funkčním období.
Demonstrace, na kterých řeční mimo jiné i umělci, se stávají pravidelnou realitou. Po Slovensku občanská společnost, respektive její část, stojí na nohou i v Česku. Jsou to protesty na podporu prezidenta Petra Pavla, jindy zase kvůli podpoře Ukrajiny. „Vyčlenit se z politiky v lidské činnosti nejde, divadlo nemůže být nepolitické. To, co jsme ochotní vnímat ve veřejném prostoru, zhrublo,“ říká režisér a umělecký šéf Dejvického divadla Jiří Havelka v Hovorech.
Některé kroky lídrů hnutí Motoristé sobě, Petra Macinky a Filipa Turka, vyvolaly už před třemi týdny silné protestní hnutí. To se minulou neděli znovu připomnělo ve 410 z 625 českých a moravských měst. To, co bylo původně reakcí na neuctivé SMS zprávy hlavě státu, přešlo do obav o zahraničněpolitickou orientaci země a nesouhlas s autokratickými tendencemi. Mimo jiné s pokusem zničit nezávislost České televize a rozhlasu.Do této atmosféry vhodili Motoristé další dva granáty. Petr Macinka na mnichovské bezpečnostní konferenci vyprovokoval debatu s americkou exministryní Clintonovou a polským ministrem zahraničí Sikorským. Příliš z toho bylo cítit, že provokace je pro něj vstupenkou do určitých amerických kruhů, které na svých sociálních sítích neopominuly tento konflikt zvýraznit. Macinka jednak vstoupil do americké kulturní debaty a současně na sebe upozornil ve snaze získat politické krytí v trumpovských kruzích. To je jeho věc. Zároveň je ovšem ministrem zahraničních věcí Česka, jehož národní zájmy by měl hájit. Otázkou je, jestli tahle profilace mu pomůže, nebo nahraje mezi hlavními evropskými spojenci.Absurdní pak byla jeho polemika ohledně demokratického deficitu uvnitř EU. Znamená to, že by si ho představoval odstranit tím, že by se Unie proměnila ve federaci s jedním premiérem, parlamentem a vládou? To jistě ne. V tomto směru by si ministr zahraničí měl říct, o co usiluje, a navíc ne arogantním způsobem.Jeho strana současně představila nového ministra životního prostředí Igora Červeného. Neministr Turek vzápětí nového ministra shodil slovy, že bude plnit, co mu na očích uvidí. Znamená to, že dvojministra Macinku, působícího dosud ve dvou resortech, nahradí dva ministři na jednom resortu? Experimenty Motoristů s parlamentní demokracií evidentně neberou konce.
Speciál s Arpádem Soltészem o vznikající uherské unii Maďarů, Slováků a Čechů. Vyhraje Viktor Orbán dubnové volby, nebo skončí v exilu? Jaký vliv bude mít jeho případný pád na jeho spojence v Bratislavě a Praze? Jaký bude mít vliv šokující schůzka Roberta Fica s Donaldem Trumpem na další směřování Slovenska? Dál jsme probírali ekonomické problémy Slovenska a Maďarska a šance na vytvoření něčeho, co by se dalo nazvat uherská unie, do které chce Andrej zatáhnout i Rakousko, aby v ní nebyl sám se dvěma orientálními vládci. A protože Arpád je vtipný člověk s rozhledem, tak došlo na spoustu dalších veselých historek.