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Pro a proti
Strop na cenu benzinu? Pumpaři nesouhlasí, dopravci neví

Pro a proti

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 23:27


Cenové stropy na benzin a naftu po třech měsících končí. Vláda rozhodla, že od pondělí se ceny pohonných hmot budou opět řídit jen trhem. „Ceny na trhu byly reálně o 70 haléřů až 1,5 koruny nižší,“ kritizuje předseda představenstva Unie nezávislých petrolejářů Ivan Indráček. „Cenová regulace z našeho pohledu bylo doprovodné opatření,“ zdůrazňuje v pořadu Pro a proti generální tajemník Sdružení automobilových dopravců ČESMAD Bohemia Vojtěch Hromíř.Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Cryptocast | BNR
MiCAR draait volop, en in Brussel wordt alweer gefluisterd over MiCAR2 | 438 B

Cryptocast | BNR

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 48:54


MICAR moest de wildwestjaren van crypto in Europa achter zich laten. De verordening kwam er om consumenten te beschermen, marktmisbruik tegen te gaan en de versnipperde nationale regels te vervangen door één Europees kader. Het idee: haal je in één lidstaat een vergunning, dan mag je met dat paspoort in de hele Unie aan de slag. Nu de deadline achter ons ligt, maken we in dit tweede deel de balans op met Mauro Halve, voorzitter van branchevereniging VBNL en MICAR-trainer bij 2tokens. In de overgangsperiode mochten bedrijven die al bij De Nederlandsche Bank geregistreerd stonden onder het oude toezicht doorwerken aan hun MICAR-vergunning. Op 30 juni 2025 viel het doek. Wie sindsdien zonder vergunning cryptodiensten aanbiedt, is in overtreding. In Nederland was dat geen groot probleem, maar elders in Europa haalden een flinke hoeveelheid dienstverleners hun vergunning last moment. In Nederland stonden ooit 45 partijen geregistreerd bij DNB. Daarvan zijn er nu nog 28 over met een MICAR-vergunning. Dat is fors minder, te verklaren door de hoge nalevingskosten, fusies en overnames, en partijen die simpelweg afhaakten. Toch hoort Nederland tot de Europese koplopers, want de AFM was er vroeg bij en gaf als een van de eerste toezichthouders vergunningen af. Andere koplopers zijn Duitsland en Frankrijk, en vijf landen zijn samen goed voor ongeveer driekwart van alle vergunningen, terwijl Griekenland, Hongarije, Polen, Portugal en Roemenië achterblijven. Malta deelde vlak voor de deadline nog snel vergunningen uit, onder kritische blik van onder meer Italië en Frankrijk. Binance haalde zijn vergunning niet en moet uit Europa vertrekken. De AFM waarschuwde ondertussen tegen MEXC, dat zonder vergunning actief Nederlandse klanten bedient. Ook stablecoins waren een kernonderdeel van MICAR. Dat zijn cryptomunten met een vaste waarde, gekoppeld aan bijvoorbeeld de euro of de dollar. De regels moesten ze inkaderen en tegelijk ruimte geven om te groeien, maar een grote euro stablecoin kwam niet echt van de grond. Tether, uitgever van de grootste stablecoin USDT, vroeg nooit een vergunning aan omdat het zich niet kan vinden in de regels. Tot slot klinkt er in Brussel alweer gefluister over een MICAR2. We bespreken wat er nu buiten de wet valt en of dat in een volgende Europese cryptowet past. Over de podcast Cryptocurrency are here to stay. In deze wekelijkse podcast gidst Daniël Mol je door het belangrijkste cryptonieuws, langs hypes en trends, voor- en tegenstanders en winst en verlies. In het A-deel bespreken we het laatste nieuws en in het B-deel gaan we in gesprek met een gast. Van cypherpunkpioneers tot grootbanken die aan de haal gaan met stablecoins, van Bitcoin tot Ethereum tot CBDC's. Alles passeert de revue.Reageren? Stuur dan een mail naar cryptocast@bnr.nl Gasten Mauro Halve is voorzitter van branchevereniging VBNL en MICAR-trainer bij 2tokens. Links Amsterdam blijkt de crypto-hoofdstad van Europa: een data-analyse van alle 281 MiCAR-vergunningen in de EER, met de deadline rush vlak voor 1 juli en de opvallend TradFi-achtige vergunningen in Duitsland Nu de MiCAR-overgangsperiode in alle 30 EER-landen officieel is afgelopen, staat Nederland op de derde plek in Europa met 28 vergunningen, en hebben alle VBNL-leden hun licentie binnen Ook VBNL blikt terug op het einde van de overgangsperiode en de positie van Nederland als een van de koplopers binnen de EU Host Daniël Mol is presentator en redacteur van de Cryptocast. Hij is sinds 2017 met Bitcoin bezig en kwam in 2021 bij het team van de Cryptocast. Redactie Daniël Mol Matthijs Damsteeg See omnystudio.com/listener for privacy information.

Question de croire
La vérité a-t-elle toujours une place dans notre monde?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 26:42


La vérité a-t-elle toujours une place dans notre monde? La vérité a encore une place dans notre monde, mais elle est fragilisée par la polarisation, les fake news et la confusion entre opinions et faits. Pour qu'elle demeure importante dans les milieux d'Églises, nous devons questionner nos certitudes, distinguer faits et opinions, et privilégier une recherche sincère fondée sur l'humilité et l'échange. Dans cet épisode, Joan et Stéphane reçoivent Yana-Malena Charras-Sancho. Ensemble, il et elles montrent que chacun tend à construire sa propre « vérité », influencée par ses croyances et son environnement et soulignent qu'elle demeure essentielle pour dialoguer et se comprendre. [Stéphane] Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, la vérité a-t-elle toujours une place dans notre monde? [Joan] Bonjour Stéphane. [Stéphane] Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes à l'écoute. [Joan] Aujourd'hui, nous avons une « special guest, » une invitée spéciale que je recommande à tout le monde parce qu'elle est hyper sympa, hyper intelligente. Elle vient d'une famille très, très cool. Il s'agit de Yana-Malena Charras-Sancho, notre deuxième fille. [Yana-Malena] Bonjour à tous. Je suis la fille de Joan qui fait ce podcast. [Stéphane] Bonjour et bienvenue. Quand la vérité dérange [Joan] J'ai remarqué que la vérité n'a pas tellement une place dans notre monde. Ça m'est arrivé, il n'y a pas longtemps, le 8 mars. C'est un peu triste, ce dont je vais parler. Et en même temps, j'ai l'impression qu'il faut en parler. Donc, on avait un culte là où on habite. J'ai fait bien attention, comme c'est un dimanche, à saluer toutes les femmes, même celles qui ne me connaissent pas, celles qui ne savent pas que je suis pasteure et que je suis la femme du nouveau pasteur. J'ai vraiment pris attention : « Bonjour, belle journée à vous! C'est notre journée. C'est la journée du 8 mars. » J'ai essayé de donner plusieurs versions de cette petite interpellation au sororal. Une dame que j'aime beaucoup, une dame avec une très belle vie de foi, un cœur grand comme ça m'a dit : « Bof! À quoi ça peut bien servir? Enfin, je ne sais pas moi. 8 mars, ouaf! » Puis je lui ai dit : « Mais si, ça sert! Ça sert parce qu'il y a tant et tant de femmes qui sont battues, parce qu'une femme sur cinq ceci, parce qu'un enfant sur quatre cela… » J'ai commencé à dérouler des chiffres. Autour d'elle, il y avait d'autres femmes et les visages sont devenus longs. J'ai vu qu'en fait, la vérité, ça ne plaît pas beaucoup. Et bon, je n'étais pas contente. Je dois dire qu'à la fin de mon exposé, je n'étais plus si en paix, alors qu'au début, j'étais assez joyeuse de souhaiter ce 8 mars. Quelques jours après, on s'est retrouvées et puis c'est vrai qu'on s'est un peu pris les mains. On s'est un peu présenté des excuses mutuellement. On s'est un peu dit que cette situation était gênante pour les deux. Voilà, on a retrouvé un chemin de sororité. Mais je me dis, la vérité de l'oppression, la vérité de la souffrance, la vérité des combats à mener, ça n'a pas toujours sa place. Une société fragmentée où la vérité ne rassemble plus [Stéphane] Nous vivons dans un monde très polarisé où chacun vit dans sa propre vérité. On se construit des discours, on se construit des argumentations, on se construit des façons de penser basées sur des chiffres plus ou moins vérifiés ou des statistiques qui font nos affaires et on oublie facilement les autres statistiques. On arrive dans une société où on ne parle plus de la même chose. On ne s'entend plus. On n'est plus capable de se parler. Et il y a un problème de ce côté-là, parce que sans vouloir que tous et toutes soient unis, au moins, si on peut utiliser les mêmes chiffres, les mêmes données, des arguments similaires, on peut se rejoindre. Entre opinion et savoir : peut-on encore parler d'une seule vérité ? [Yana-Malena] C'est vrai qu'il faut aussi remettre au cœur du débat ce qu'est la vérité en elle-même, parce que quand on dit qu'on vit un peu chacun dans notre vérité, ça nous fait nous demander si on a plusieurs vérités. Est-ce qu'on peut encore parler de vérité? En philosophie, Platon, il distingue la doxa, qui est l'opinion de l'épistémè, qui est le savoir vrai, et selon Platon, l'épistémè c'était quelque chose qu'on cultive et qui relève d'une étude et qui ensuite doit être transmis, au-delà de la doxa qui est l'opinion même. Donc là, on se demande si chacun vit dans sa vérité et si ce n'est pas ça qui polarise le monde finalement. Il s'agit de voir comment est-ce qu'on peut, dans notre monde d'aujourd'hui, remettre la vérité au cœur du débat et donc d'essayer de trouver un terrain d'entente. Moi, c'est ça qui m'émeut dans la vérité aujourd'hui. Est-ce qu'elle est encore possible quand on affirme tous qu'on a une vérité, alors qu'elle est forcément fausse par définition, puisqu'on sait qu'on a tous une vérité, il n'y en a pas? Entre convictions personnelles et vérités universelles [Joan] Moi, je me demande souvent comment distinguer la vérité de ma croyance. Parce que ma croyance, elle me nourrit, elle me porte. Et puis, ce sont des éléments véritables de la vie quotidienne, finalement. Moi, par exemple, ma vérité, c'est que j'ai besoin de faire du Pilates régulièrement, puis ça me fait du bien. Et puis, je n'arrête pas de dire à tout le monde, c'est super le Pilates, faites du Pilates. Ça, c'est ma croyance qui est devenue pour moi une vérité universelle. En même temps, il me semble quand même qu'en dehors de ma croyance, il y a des vérités qui sont un peu universelles. J'en prends une, elle est énorme, elle est massive : le dérèglement climatique. Et je me dis, comment ça se fait qu'on n'arrive pas à passer de la croyance à la vérité, de poser un peu nos convictions, de dire, OK, c'est vrai que mes convictions, peut-être, je crois au concept de la Terre nouvelle et des cieux nouveaux, mais ça ne m'empêche pas de réaliser que le dérèglement climatique cause du tort à des milliards d'humains. Donc voilà, c'est un peu cette différence-là qui, des fois, me questionne. Les faits existent, mais leur interprétation façonne la « vérité » [Stéphane] Ça me fait penser, quand je faisais mes études en théologie, il y a de ça quelques décennies, on avait eu une discussion justement sur qu'est-ce que LA vérité, avec un V majuscule, si je peux dire. J'arrivais d'une formation d'historien des années 1990 avec les théories de déconstruction narrative, l'absence de neutralité des sources, l'illusion de l'objectivité, etc. J'étais un peu cynique par rapport à cette conversation. Oui, il y a des données. Oui, il y a des faits. Mais c'est toujours organisé selon notre point de vue. L'exemple que je donne souvent, c'est que nous sommes ensemble. Nous voyons un accident de voiture. Comment chacun va raconter cet accident de voiture risque d'être d'une manière très différente pour des raisons culturelles, des raisons d'âge, des raisons de plein d'autres choses. Mais l'accident a eu lieu. C'est le même accident. Oui, il y a des faits. Oui, il y a des données. Mais comment ces faits, comment ces données sont organisées, c'est là qu'il faut faire attention avant de proclamer que c'est la vérité. Une vérité qui éclaire, sans dominer [Joan] C'est la raison pourquoi moi, le verset : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » me parle à titre personnel. Vraiment, ça me nourrit. Mais ça me rend dingue lorsqu'il est utilisé pour avoir de l'emprise ou du pouvoir sur les autres. Pour moi c'est un peu comme si on avait une lampe torche hyper puissante et qu'on la braquait sur le visage des autres au lieu de s'en servir pour éclairer les lieux les plus sombres et éviter par exemple des drames : tomber ou être agressé quoi. En fait c'est un peu ça le « distinguo » que je ferais. Oui ce verset est beau. Il est porteur, mais selon comment je l'utilise, en fait il peut faire du mal. Entre autorité et dévoilement : les usages ambivalents de la vérité [Yana-Malena] C'est vrai que la vérité, elle peut être utilisée de plusieurs manières. Et puis, la vérité, à la base, quand on dit qu'on détient une vérité, c'est quelque part pour marquer son autorité et sa légitimité. Par exemple, quand on regarde les institutions aujourd'hui, on constate que ces institutions, elles se basent à l'origine sur le fait qu'elles détiennent une vérité que les autres n'ont pas et qu'elles permettent de garantir cette vérité. Par exemple, quand on parle de la justice, la justice estime qu'elle peut trancher dans des situations, lequel des deux points de vue est le véritable, lequel correspond aux véritables règles de la société, et en fonction des lois c'est elle qui la détient et qui a l'expertise de ces lois. Pareil pour la science, la science estime qu'elle détient la vérité parce qu'elle a les outils, elle a les moyens, elle a les experts. Et donc c'est vrai que dans ce verset : « Je suis le chemin et la vérité, » pourquoi est-ce qu'on utiliserait la vérité pour exercer du pouvoir sur les autres? Pourquoi est-ce qu'on s'en servirait pour marquer une autorité?  Alors que dans son origine grecque, la vérité c'est aletheia, donc dévoilement. Donc, quelque part, c'est plutôt une expérience qui ouvre les yeux, « le mythe de la caverne » de Platon, plutôt qu'une vérité qui assujettit. Je suis d'accord qu'aujourd'hui, quand on regarde l'état actuel du monde, la vérité est utilisée pour exercer une force sur les autres. C'est comme Trump, quand il déploie des fake news, qu'il invente des guerres entre des pays, ou bien qu'il dit encore que le Tylenol, ça crée de l'autisme. Quelque part, il essaie d'imposer son pouvoir. Il dit : « Je suis la vérité! C'est moi qui sais! Je suis le président des États-Unis! Je suis Jésus ». Je veux dire, là, on a une déclaration qui est vraiment fausse, elle est ouvertement fausse, et pourtant, elle est affirmée comme telle. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, l'utilisation de la vérité, elle est vraiment, vraiment complexe. Quand l'autorité s'approprie la vérité et en détourne le sens [Stéphane] C'est un très bon lien entre autorité et vérité. Je crois qu'on n'en parle pas assez, ou qu'on ne le souligne pas assez. Mon pasteur le dit, donc c'est vrai… ou tel leader politique… ou tel influenceur sur les médias sociaux… peu importe. Lorsque les paroles de figures d'autorité sont utilisées pour dominer les autres, là c'est vrai qu'il y a un problème. Jésus dit : « Je suis la vérité » et il y a des chrétiens qui utilisent ça pour dire que nous avons la vraie religion. Notre Église, c'est la vraie Église. Jésus n'a pas dit : « Mes disciples sont la vérité. Je suis la vérité. » Déjà en partant, il y a un écart que les gens s'approprient. Je me souviens que j'ai eu une discussion avec quelqu'un. J'avais fait une vidéo sur TikTok. La personne n'était pas d'accord. Moi je lui ai dit : « Écoute, moi je viens de l'Église Unie du Canada. Notre théologie est comme ça, blablabla… » Et lui, il me dit : « Moi je vais à tel endroit, puis on y enseigne la vérité, la vraie façon de lire la Bible. » Selon qui? Selon ton pasteur? Selon tes préférences personnelles? Il faut faire attention. Je peux vivre avec Jésus est la vérité, mais juste Jésus à la limite, pas moi qui essaie d'être son disciple et qui essaie de suivre son chemin. Je ne suis pas la vérité. Entre fake news et courage prophétique : dire une vérité qui dérange [Joan] Avant, tu as parlé des fake news, Yana-Malena, et c'est vrai qu'on nous demande parfois que faire avec les fake news quand on est pasteur. « J'ai lu ça, j'ai vu ça, qu'est-ce que vous en pensez? » Comme si on avait un petit surplus de lucidité, ou bien comme si on avait un regard, je ne sais pas, chrétien, ministériel sur le monde. Moi, en fait, je n'ai pas l'impression que la Bible m'aide spécialement à distinguer les fake news des vraies news. J'ai surtout l'impression que c'est le fait de soutenir des médias indépendants, des écoles de journalisme, de soutenir les journalistes d'Église autour de nous. Déjà, si on commençait par là, ce serait pas mal. Par exemple, j'ai une très bonne amie qui a quitté le milieu du journalisme pour retourner au pastorat. J'aime beaucoup discuter avec elle parce qu'avec son regard de journaliste, elle a plein d'autres portes d'entrée que moi. Donc c'est à ça que je pense quand je dis soutenir, rester en lien, avoir des contacts journalistiques. Et c'est vrai qu'on peut aussi se demander est-ce qu'en période de crise, (et est-ce qu'on est en période de crise?), est-ce que notre prédication est là pour établir une vérité factuelle? Est-ce que c'est quelque chose qui est attendu par nos communautés, par nos directions d'Église? Je pense tout de suite, et vous aussi j'imagine, à l'Église confessante de Bonhoeffer, le fait que Bonnefer avait vraiment soutenu tout ce mouvement-là, de dire il faut dire la vérité, il faut appeler le nazisme, le nazisme, il faut dire quand l'évangile est dévoyé. Est-ce que c'est à nous de le faire là maintenant? J'ai été très surprise hier. Il y avait les journées mondiales de jeunesse à Payerne, dans La Broye vaudoise en Suisse, et l'un des évêques suisses est venu, un francophone, et il a prêché contre la guerre. Tiens, tu aurais été content Stéphane! Il a vraiment suivi la ligne du pape Léon sur la démilitarisation, sur cesser cette espèce de bras de fer mondial, sur le fait que les populations s'ouvrent, sur le fait qu'en fait notre seul défenseur c'est le Christ et que quand on adopte ce défenseur on n'a pas besoin de la force physique, qu'on a la paix en nous qui nous vient du Christ. J'ai trouvé ça très courageux parce qu'il y avait quand même 200 jeunes, pas mal de responsables de la jeunesse, et puis c'était retransmis en direct sur Radio Maria. Donc j'ai trouvé que là, il y avait quelque chose de l'ordre du courage de dire une vérité, une vérité qui peut déranger. Ça rejoint en plus notre épisode sur le nationalisme chrétien, puisqu'il a osé dire dans sa prédication : « Être chrétien, ce n'est pas défendre le nationalisme chrétien. » C'est épatant! En plus, on avait les gardes suisses, on avait quand même des symboles d'autorité qui étaient là, qui représentaient les anciens mercenaires suisses qui sont la garde vaticane. Mais il a dit tout ça très tranquillement, très paisiblement, très ancré en lui-même. Alors voilà, est-ce qu'il a fait œuvre de vérité? Est-ce qu'il a répondu à cet appel de Dietrich Bonhoeffer et d'autres? À mon sens, oui, un peu. On dirait qu'en plus, il est soutenu par sa hiérarchie pour ça. Ça me laisse un peu rêveuse. * Photo de Allen Cai, unsplash.com. Utilisée avec permission. Fake news, foi et vérité : l'exigence d'une honnêteté intellectuelle [Yana-Malena] C'est vrai que moi, quand tu parlais des fake news et du rapport à la Bible, je me suis demandé si, quelque part, la Bible en elle-même, prise par ses lecteurs, ce ne serait pas en fait un ensemble de fake news. Je m'explique. On a beaucoup de lecteurs de la Bible et on a beaucoup de témoignages dans la Bible. Et la Bible, elle s'appelle la Bible et non pas aletheia ou la vérité. Donc la Bible, elle se veut elle-même réflexion. Elle se veut changeante et peut-être même qu'elle se veut quelque part fake news, dans le sens où elle va provoquer des réflexions chez les gens et quelque part, ça pourrait mener à des affirmations, et donc un ensemble de fake news. Par exemple, Stéphane, toi tu disais que sur Internet, des fois, tu avais des débats avec des gens. Ça m'arrive aussi sur Instagram où j'ai malheureusement un feed qui est beaucoup axé sur le rapport entre féminisme et religion, et notamment religion chrétienne. Il y avait cette jeune femme qui disait : « En fait, être féministe et chrétienne, c'est comme être un poulet qui soutient KFC. » Du coup, moi, j'ai lu ça. Je me suis énervée au plus profond de moi-même. Je pense que quelque part, j'ai failli taper un truc. Après, j'en ai parlé à ma psy et j'ai décidé de prendre parti. J'ai écrit un très, très long commentaire en disant, en fait, tu ne peux pas être féministe et dire aux chrétiens et chrétiennes qu'ils ont tort de croire en leur religion. Tu ne peux pas prôner la liberté de la femme et la liberté de l'oppression en étant toi-même une oppression. Après, j'ai eu aussi des féministes bizarres, des chrétiennes qui utilisaient la Bible comme quoi, tu n'es pas censée avoir un avis de toute manière et tout. Moi, j'ai halluciné. J'ai découvert qu'en fait, il y avait des chrétiennes qui créaient des fake news à partir de la Bible, comme quoi je n'avais pas le droit de donner mon avis ou des trucs comme ça, ou même des femmes qui disaient à la fin de la vidéo qu'elles n'avaient elles-mêmes pas le droit de donner leur avis. Et là, j'étais scotchée. Je me suis dit, c'est dangereux. Les gens qui prennent la Bible au pied de la lettre et les gens qui ne la prennent pas du tout.  J'ai trouvé que les deux extrêmes étaient d'une violence folle. C'est pour ça que là, le lien entre fake news et Bible, je me suis dit, les gens, en fait, ils se créent une fausse vérité outrageante et après, ils sont incapables de la questionner. C'est pour ça que moi, le rapport à la vérité aujourd'hui, j'avais envie de le remettre sur le critère de la compétence, sur le critère de l'honnêteté intellectuelle, en fait. Aujourd'hui, j'ai l'impression que ce qui va au-dessus de la vérité en elle-même, c'est le pouvoir et la fierté. Parce qu'aujourd'hui, on est dans un monde où, en fait, on n'a plus de fierté, on n'a plus confiance en nous parce qu'on est dans un monde qui nous aliène, en fait. On est dans un monde où on est complètement asservi aux réseaux sociaux, à Internet, aux gens, aux relations, aux critères sociaux, au patriarcat, parlons-en. Et en fait, on se repose sur ce qu'on peut. Je pense que la foi, il faut qu'elle revienne au cœur du débat. Comme Jésus l'avançait : « Je suis la vérité », c'est-à-dire, regarde ma vie et réfléchis. Jésus ne dit pas d'aller imposer des choses aux gens. Il dit en fait regarder ma vie et réfléchissez. C'est là que toute la Bible, toute la foi et toute la vérité prennent leur ampleur, c'est un dévoilement. Tu te mets de côté, tu mets ta fierté de côté et tu regardes en fait, c'est quoi ma compétence? Qu'est-ce que je sais? Qu'est-ce que les autres gens ont à apprendre? C'est juste être honnête, en fait. Je ne sais pas de quoi je parle. Je n'ai pas vécu dans une Église. Je n'ai pas vécu de violences patriarcales, je ne sais pas. Tu es juste honnête avec toi-même. Et moi, c'est vraiment ça pour moi, c'est l'honnêteté intellectuelle. L'humilité face aux limites de notre compréhension de la vérité [Stéphane] J'ajouterais peut-être un peu d'humilité. Parfois, on affirme : « Jésus a dit ceci, Jésus a dit cela. »  Je n'étais pas là. Je n'étais pas là il y a 2000 ans. Donc cette certitude se base sur quoi? Se base sur des faits rapportés? Ce sont les célèbres questions : comment Jésus a-t-il pu nourrir 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons? Ma réponse, souvent, est : je ne le sais pas. Le récit que nous avons nous dit que… Moi je crois que… mais je ne peux pas vous l'affirmer hors de tout doute. Si on pousse la réflexion, est-ce que Jésus a vraiment existé? Selon les normes et les témoignages de l'époque, on croit que oui. Mais là, il y a toujours quelqu'un qui dit : « Ah! Tels historiens, ils exagèrent et embellissent la vérité. »   Ça, c'est mon côté de formation d'historien qui va parler. Mais la notion de vérité, il y a 2000 ans, n'était pas la même que celle d'aujourd'hui. Et fort probablement, 2000 ans dans le futur, ils risquent de nous regarder aujourd'hui, ils risquent de ricaner un peu. « Ah! ces gens du début des années 2000, ils étaient naïfs. Ils croyaient n'importe quoi. » Je pense qu'il y a aussi cette notion-là de dire que je ne sais pas tout. Nous ne pouvons pas tout savoir. Voici ce que nous comprenons. Voici les outils que nous utilisons. Essayons quand même de demeurer humbles, parce que lorsqu'on essaie de s'affirmer trop fort, lorsqu'on essaie de bomber le torse, lorsqu'on essaie d'établir une domination, comme vous l'avez dit, ça conduit toujours à de mauvaises places. Entre déni et inertie : quand la vérité cède au confort et aux habitudes [Joan] Je suis contente qu'on parle de cette notion d'honnêteté intellectuelle et puis toi, Stéphane, que tu parles de nous conduire à des mauvaises places lorsqu'on prend une certaine posture, parce qu'on découvre que « Les protocoles des sages de Sion » continuent à circuler. Ça, c'est quand même complètement délirant. Alors là, on va se dire que c'est vraiment immense, comme fake news, et ça dure depuis près d'un siècle. Mais quand on voit que la carte Mercator continue à être utilisée avec son Afrique minuscule, et qu'on nous l'a enseignée à l'école et que l'on continue à l'enseigner à nos enfants, on se dit, mais alors là, c'est un choix. Là, on est déjà dans des choix idéologiques, des choix politiques, des choix de politique internationale. Maintenant, on va arriver vers nos boutiques à nous, comme ça tout le monde en prend pour son grade, j'ai découvert dans un article que la dernière révision de la traduction œcuménique de la Bible, à 50 ans, Pardon? Ça veut dire que la même TOB avec laquelle mon mari et moi on a fait les études, c'est la même que celle avec laquelle notre fille aînée Marysol fait ses études? Non, mais on ne devrait même plus la vendre à ce stade. Il faut arrêter. 50 ans sans être révisé? Avec tout ce qui s'est passé en 50 ans en termes de réflexion sur le genre, les oppressions, le postcolonialisme, mais ce n'est pas possible. Maintenant on arrive vraiment à mon point touchy, le truc qui peut m'énerver matin, midi et soir sans problème, même quand je suis en train de faire un jacuzzi, c'est le fait qu'on ait un livret de cantique qui a déjà 20 ans. L'autre fois, je l'ai dit à quelqu'un qui me dit : « Oui, mais on ne connaît pas encore tous les cantiques du livret. » Je lui dis : « Bon, en même temps, il a 20 ans. » Il me dit : « Non! » Je lui dis « Mais si! c'est marqué dedans. » « Tu vois, pour moi, je n'aurais jamais cru. Oh! mais c'est fou. » « Ben ouais, c'est fou. » Ça fait 20 ans qu'on se farcit, justement, un livret de cantiques dont on chante peut-être 10% quand tout va bien. C'est incroyable! Pour moi, c'est tellement d'exemples de déni, de choix qui ne se justifient pas par la raison ou par une quelconque notion de vérité, de ce qui est bon, mais par le confort, une forme d'inaction. Ils disent : « Et puis on a pris l'habitude maintenant et de la TOB et du livret de cantiques et puis il faudrait s'organiser, trouver des gens pour le faire… » Mais bien sûr, mais il faut le faire en fait. Il y a des questions de justice sociale derrière. La quête de vérité à l'ère de la post-vérité et du doute [Yana-Malena] Aujourd'hui, la vérité, c'est quelque chose qui est en danger. La post-vérité, c'est tout un concept qui nous fait questionner la possibilité d'une vérité même à l'ère de l'IA, des réseaux sociaux, de la pluralité des points de vue. En fait, il faut aller au-delà de la paresse. Et il faut faire l'effort, comme on dit, humilité, honnêteté intellectuelle. En fait, il faut sortir du confort et faire l'effort de remettre en question ce qu'on sait et être dans une quête honnête de la vérité. C'est ça, je crois, un des enjeux en fait. Faire confiance à l'esprit critique pour dépasser la polarisation [Stéphane] Je crois qu'il faut faire confiance aux personnes. Souvent j'entends : « Ah! Les jeunes, ils se font prendre dans n'importe quelle théorie du complot. » Des théories du complot, il y en a toujours eu. Même, on le voit dans les évangiles, ils disent : « Ils vont voler le corps de Jésus et ils vont faire croire aux gens qu'il est ressuscité. » Déjà là, on est presque dans Dan Brown avec Da Vinci Code. Je regarde mon adolescent, par exemple. Il n'est pas plus idiot que nous. Il connaît les codes. Ce n'est pas parce qu'il n'utilise pas les mêmes outils de vérification que moi, que j'utilise depuis 50 ans, qu'il est plus naïf ou qu'il est plus stupide. Je pense qu'il y a une majorité de gens qui sont prêts à se poser des questions, qui sont prêts à fouiller, qui sont prêts à écouter. Il y aura toujours les gens qui ne veulent rien savoir, qui vont tomber dans les théories du complot. Je pense qu'il faut accorder de l'importance aux personnes qui sont censées et se sortir d'une espèce de logique de polarisation. Qu'est-ce qui va attirer les clics? Qu'est-ce qui va attirer les followers sur les médias sociaux? Qu'est-ce qui va créer le plus grand spectacle à la télévision? Il faut avoir foi en l'humanité, je crois. Conclusion [Joan] J'aime beaucoup cette notion de foi en l'humanité. On a eu un dialogue un peu intergénérationnel aujourd'hui avec Yana-Malena et c'était un plaisir. Alors si vous aussi vous avez des exemples de vérité qui vous touchent, de post-vérité, de fake news, et si vous voulez nous demander notre avis sur un certain nombre de choses comme le livret de cantiques, nous sommes à votre disposition sur notre adresse gmail que va donner dans un instant Stéphane. [Stéphane] Et oui, nous avons une adresse courriel, question de croire, pas de point, pas de tiret, questiondecroire@gmail.com. Nous avons aussi un groupe WhatsApp où on essaie de continuer les conversations de nos épisodes ou d'avoir d'autres conversations sur les questions que les gens ont aujourd'hui. Tous les liens sont dans la description de l'épisode. Je veux prendre quelques secondes pour remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire, ainsi que Réforme qui relaie notre podcast. Soyez des évangélistes pour nous partager, parler de notre projet et on se reparle très bientôt. Merci à vous deux. [Joan] Merci à toi Stéphane. [Yana-Malena] Merci.   Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Jarl Schmidt, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés : vérité, fake news, honnêteté intellectuelle, foi, société, pouvoir, Bible, déconstruction, post-vérité, Église Unie du Canada, croire, TOB, Platon, croyance, autorité.   Sujets clés : La place de la vérité dans la société actuelle L'usage de la vérité pour exercer le pouvoir La distinction entre croyance personnelle et vérité universelle Les enjeux de l'honnêteté intellectuelle L'impact des fake news et de la post-vérité La vérité dans la Bible et la foi chrétienne Les défis de la déconstruction narrative et de l'objectivité L'influence des figures d'autorité sur la perception de la vérité   Citations : "La vérité est souvent utilisée pour exercer une force" "L'honnêteté intellectuelle est essentielle pour la vérité"  

Les Grandes Gueules
La force du jour - Bruno Poncet : "Plus ils en parlent, plus ils le critiquent, plus il se renforce. La population ne veut plus de cette gauche molle. Les Français ont besoin d'une gauche unie" - 02/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 1:45


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Cryptocast | BNR
Crypto Update: Bitcoin weer even onder de 60K

Cryptocast | BNR

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 6:07


Bitcoin zakt deze week terug naar rond de 61.500 dollar, en zakte zelfs even onder de 60.000 dollar. Dat na een korte opleving richting 64.000 dollar van vorige week. Analisten van Deutsche Bank wijzen op een combinatie van een hardere toon van de nieuwe voorzitter van de Federal Reserve, aanhoudende renteverwachtingen, een recorduitstroom van circa 4 miljard dollar uit spot-bitcoin-ETF’s en verschuivende aandacht en liquiditeit richting AI en grote beursgangen. In Europa loopt deze week de overgangsperiode van de MiCA-regels af en wordt een vergunning verplicht voor alle cryptodienstverleners die in de EU actief willen blijven. Binance, veruit de grootste cryptobeurs ter wereld, heeft na eerdere pogingen in Frankrijk en Griekenland zijn Griekse vergunningsaanvraag ingetrokken en beschikt daarmee nog steeds niet over een Europese MiCA-licentie, terwijl aanbieders met een vergunning via ‘passporting’ direct in de hele Unie mogen opereren; meer over de Europese cryptoregels staat bij de Europese Commissie. Bij MicroStrategy verslechtert de positie van topman Michael Saylor nu het preferente aandeel Stretch, dat hij jarenlang als vrijwel stabiel product presenteerde, is weggezakt naar ongeveer 80 dollar in plaats van de beoogde 100 dollar. Omdat het hoge dividend op deze stukken doorloopt terwijl nieuwe uitgifte moeilijk wordt, komt de belangrijkste financieringsbron voor extra bitcoinaankopen onder druk te staan en groeit de kans dat Saylor uiteindelijk bitcoin moet verkopen om zijn verplichtingen na te komen. Deze week in de Cryptocast Een gesprek met Jan Scheele, organisator van de Dutch Blockchain Week en Board Member bij de Blockchain Netherlands Foundation. De Dutch Blockchain Week is de afgelopen jaren uitgegroeid tot een belangrijk evenement voor de Nederlandse cryptosector. Op de tweedaagse summit komen sprekers uit binnen- en buitenland om te praten over de nieuwste trends rond belangrijke thema's als MiCAR, tokenisatie, de toekomst van handel, AI-integraties en de acceptatie van crypto-activa door institutionele beleggers. We bespreken de ins en outs van het evenement. Co-host is Mauro Halve. Deutsche Bank over de kwakkelende Bitcoin markt Binance trekt vergunningsaanvraag Griekenland in Saylor's duivelse dilemma OKX en ICE kondigen samenwerking aan Alle ins en outs over de Dutch Blockchain Week | 435 B Met Daniël Mol (BNR Cryptocast) of Bart Mol (Satoshi Radio) bespreken we elke week de stand van de cryptomarkt. Luister live donderdagochtend rond 8:50 in De Ochtendspits, of wanneer je wilt via bnr.nl/podcast/cryptocast See omnystudio.com/listener for privacy information.

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Crypto Update: Bitcoin weer even onder de 60K

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Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 6:07


Bitcoin zakt deze week terug naar rond de 61.500 dollar, en zakte zelfs even onder de 60.000 dollar. Dat na een korte opleving richting 64.000 dollar van vorige week. Analisten van Deutsche Bank wijzen op een combinatie van een hardere toon van de nieuwe voorzitter van de Federal Reserve, aanhoudende renteverwachtingen, een recorduitstroom van circa 4 miljard dollar uit spot-bitcoin-ETF’s en verschuivende aandacht en liquiditeit richting AI en grote beursgangen. In Europa loopt deze week de overgangsperiode van de MiCA-regels af en wordt een vergunning verplicht voor alle cryptodienstverleners die in de EU actief willen blijven. Binance, veruit de grootste cryptobeurs ter wereld, heeft na eerdere pogingen in Frankrijk en Griekenland zijn Griekse vergunningsaanvraag ingetrokken en beschikt daarmee nog steeds niet over een Europese MiCA-licentie, terwijl aanbieders met een vergunning via ‘passporting’ direct in de hele Unie mogen opereren; meer over de Europese cryptoregels staat bij de Europese Commissie. Bij MicroStrategy verslechtert de positie van topman Michael Saylor nu het preferente aandeel Stretch, dat hij jarenlang als vrijwel stabiel product presenteerde, is weggezakt naar ongeveer 80 dollar in plaats van de beoogde 100 dollar. Omdat het hoge dividend op deze stukken doorloopt terwijl nieuwe uitgifte moeilijk wordt, komt de belangrijkste financieringsbron voor extra bitcoinaankopen onder druk te staan en groeit de kans dat Saylor uiteindelijk bitcoin moet verkopen om zijn verplichtingen na te komen. Deze week in de Cryptocast Een gesprek met Jan Scheele, organisator van de Dutch Blockchain Week en Board Member bij de Blockchain Netherlands Foundation. De Dutch Blockchain Week is de afgelopen jaren uitgegroeid tot een belangrijk evenement voor de Nederlandse cryptosector. Op de tweedaagse summit komen sprekers uit binnen- en buitenland om te praten over de nieuwste trends rond belangrijke thema's als MiCAR, tokenisatie, de toekomst van handel, AI-integraties en de acceptatie van crypto-activa door institutionele beleggers. We bespreken de ins en outs van het evenement. Co-host is Mauro Halve. Deutsche Bank over de kwakkelende Bitcoin markt Binance trekt vergunningsaanvraag Griekenland in Saylor's duivelse dilemma OKX en ICE kondigen samenwerking aan Alle ins en outs over de Dutch Blockchain Week | 435 B Met Daniël Mol (BNR Cryptocast) of Bart Mol (Satoshi Radio) bespreken we elke week de stand van de cryptomarkt. Luister live donderdagochtend rond 8:50 in De Ochtendspits, of wanneer je wilt via bnr.nl/podcast/cryptocast See omnystudio.com/listener for privacy information.

Question de croire
Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 26:42


Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Plusieurs pays et pouvoirs politiques cherchent à instrumentaliser la foi pour développer un nationalisme identitaire fort. Cette stratégie conduit trop souvent à des dérives qui alimentent l'exclusion, le racisme et les conflits. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent les tentatives d'association entre le nationalisme et la foi chrétienne et proposent, à l'aide de références bibliques, une vision universelle fondée sur l'unité, la diversité et le bien commun. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Quelle est la nationalité de Dieu? [Joan] Oui, c'est vrai, bonne question. Et d'ailleurs, quelle est la nationalité de Dieu? Tu sais ça, toi, Stéphane? [Stéphane] C'est bien connu. Dieu est un Québécois. [Joan] Exactement. Et d'ailleurs, c'est ce qui peut arriver si tu es à table avec des chrétiens de plusieurs nationalités. Les Français vont dire : “Mais non, Dieu est français. Il aime l'amour, il aime le bon vin. Il aime traîner avec ses potes. Il aime faire des barbecues. Puis là, les Brésiliens vont dire : “Ah non, les barbecues, c'est nous! Donc, Dieu est Brésilien, et d'ailleurs Dieu est de couleur comme nous, couleur non-blanche. Il aime les cheveux longs. Il aime traîner sur la plage aussi avec ses potes. Et puis là, tu vas voir des peuples des îles qui vont dire : “Ah non, la plage, c'est nous! Dieu, il est un petit peu comme nous! Et puis d'ailleurs, Jésus, il aime pêcher, puis il aime parler aux pêcheurs. Ça c'est quelque chose de très caractéristique. Et puis tu as les Suisses qui vont dire : “Non pas du tout! Jésus c'était quelqu'un de très carré. Il disait ce qu'il faisait. Il faisait ce qu'il disait. Quand un truc n'était pas bien organisé ou pas très correct, il râlait comme il faut. Et puis en même temps, souvent il ne dérangeait pas les gens. Il semblait aller dans le désert. Et puis là, les peuples du désert vont dire… vous voyez bien que... Donc en fait, c'est une conversation qui n'en finit plus sur la nationalité de Dieu ou de Jésus. Dieu peut-il favoriser une nation au dépend de l'autre? [Stéphane] C'est vrai qu'on se pose la question et c'est une question un peu inutile, mais c'est là. Par exemple, comment peut-on dire avec toute certitude que Dieu est dans notre camp lorsqu'on a un affrontement, lorsqu'on a un conflit? On voit ça dans des joutes sportives, les gens vont prier avant un match. Et ça me fait penser… Il y avait une émission de télévision, c'était une comédie. Il y avait un extraterrestre qui voyait ça. Puis qu'il disait : “mais pourquoi est-ce qu'on prie? Eux autres aussi prient. OK, je comprends! On prie notre Dieu, puis notre Dieu va être plus fort que leur Dieu. C'est comme ça qu'on va gagner.” C'est vrai que c'est absurde toute cette idée-là de penser que Dieu est avec ma nation, est avec mon groupe, avec ma tribu, avec ma famille, plus que les autres.   Les liens de proximité entre l'Église et une nation [Joan] En tout cas, en France, moi je viens plutôt d'Alsace que de France, pour être tout à fait honnête, je suis plutôt alsaco-catalane que franco-espagnole. En France, j'ai toujours entendu dire que la France était la fille de l'Église. [Stéphane] La fille aînée! [Joan] La fille aînée de l'Église. Alors, c'est une expression étonnante. Je suis lutéro-réformée. Je suis d'origine catalane espagnole. Je n'ai pas toujours compris ce que ça voulait dire, d'autant qu'il me semble que les conséquences de cette filiation privilégiée, finalement, ne sont pas si bonnes spirituellement. Parce qu'il y a énormément de personnes avec qui j'ai pu parler, souvent d'un certain âge c'est vrai, pour qui la foi s'apparente à une contrainte, une contrainte forte. Sans parler des écoles catholiques qui continuent à faire parler d'elles. Là moi, j'écoute le bouquin audio sur Bétharrame. C'est l'enfer, la façon dont on a traité les enfants, les jeunes jusqu'il y a encore très peu d'années! Si je vais dans mon autre pays de cœur, c'est l'Espagne. Alors là, l'Espagne et le catholicisme, en tout cas certaines branches du catholicisme, la façon dont le franquisme s'est acoquiné à une secte de l'Église catholique qu'on appelle l'Opus Dei, qui a été longtemps d'ailleurs responsable de la communication au Vatican. Et je me rends compte que ces deux pays avec lesquels j'ai des attaches culturelles généalogiques, la France et l'Espagne, connaissent un déclin énorme dans leur vie communautaire. Je me dis que ce n'est peut-être pas une si bonne idée d'avoir un trop grand lien de proximité avec une Église. Pour une nation, ce n'est pas toujours garant de super bonne santé spirituelle. La foi chrétienne et le nationalisme américain [Stéphane] D'un point de vue canadien, on regarde vers le sud et le nationalisme chrétien a toujours été très fort aux États-Unis. Tous les discours politiques se terminent presque toujours par “God bless America!', “Que Dieu bénisse les États-Unis!”. Mais récemment, on a quand même atteint un niveau supérieur. C'est quand même assez fort. Trump se présente comme une figure messianique envoyée par Dieu pour sauver le pays, ou en tout cas une certaine vision du pays. Les membres de l'administration utilisent la religion. Le vice-président qui est catholique romain depuis sept ans, se permet de dire au pape de faire attention lorsqu'il parle de théologie parce qu'il ne faut pas qu'il déconne. Il y a cette idée-là que nous avons cette foi, pas nécessairement pour nous guider, mais pour gouverner. Nous avons été mis là et nous avons une mission divine. Nous sommes les envoyés de Dieu. Il y a quelque chose de très malsain là-dedans. Il y a un mélange de très malsain et de très toxique. Le nationalisme fragmenté de la Suisse [Joan] Cette toxicité, tu vois, pour l'instant, depuis là où je suis et ce que j'observe, je me rends compte qu'il n'y a pas trop de ça en Suisse. Alors je me dis, mais pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un nationalisme aussi fort qu'en France, et puis bien moins présent qu'aux USA, alors qu'il y a un fonctionnement assez similaire du fait du fédéralisme en fait. Ici, c'est un fédéralisme qui fait que chaque canton a sa ou ses confessions religieuses. Il y a des cantons qui sont catholiques, d'autres qui sont réformés, d'autres qui sont un peu mixtes. Du coup, comme ce nationalisme suisse est bien moins centralisé, moins homogène qu'en France et finalement aussi qu'aux États-Unis, on peut se payer le luxe d'avoir tout plein d'identités fragmentaires. Et finalement, en étant moins homogène, la question du nationalisme est plutôt imbriquée dans des identités cantonales fortes. Les gens diront qu'ils sont Vaudois avant d'être suisses. Ils diront qu'ils sont Zuricois avant d'être suisses. Ça, c'est important pour eux et elles. Et du coup, l'identité religieuse passe encore en deuxième plan. Alors longtemps, l'idée en général, c'est que la confédération est chrétienne. Ça, par contre, c'est assez important et c'est aussi articulé avec des équilibres cantonaux, comme je disais, au niveau des confessions, au niveau de l'impôt d'Église, au niveau de ce que ça donne culturellement dans les fêtes. Mais il y a surtout une notion qui est liée à cette neutralité suisse qui est la paix sociale. Moi, lorsque je vais être inscrite à l'ordre des ministres suisses, en tout cas on espère, des ministres vaudois en septembre, je vais prendre des engagements. Le tout dernier engagement de la liste, (il y a les engagements classiques, prêcher, s'occuper des gens, tout ce qu'il faut), c'est de participer activement à la paix sociale. Et à partir de là, on comprend aussi pourquoi les autres identités sont là, sont importantes, mais elles ne doivent pas jamais prendre le dessus sur cette paix sociale. Les identités multiples [Stéphane] Tu parles d'identité. Ça me fait penser à ce livre qui parle d'identité post-moderne de Jean-François Lyotard. Mon épouse, ça fait 20 ans qu'elle me bassine avec ça, mais c'est quand même une réalité. On n'est pas une seule chose. On a tendance à dire : “Ah! les Français sont comme ça. Les Suisses sont comme ça. Les Canadiens sont comme ça.” On ne peut pas se limiter à une seule identité. Moi, je peux me définir comme protestant, père de famille, pasteur, québécois et c'est correct. Ce n'est pas un seul modèle qui s'applique à tout le monde. Lorsque je vois des articles, “Est-ce que les protestants peuvent faire ceci?” “Est-ce que les catholiques ont la capacité de faire cela?”, je comprends l'objectif derrière ça. Mais on est différent. On ne peut pas décliner des identités, le nationalisme ou l'appartenance religieuse de la même manière. Chacun est un être unique. L'utilisation des traditions religieuses pour mousser le nationalisme [Joan] Ici, dans le canton de Vaud, on a ce slogan “Liberté et Patrie”. En fait, pour chaque canton il y a un drapeau; on est le seul canton où il est marqué ce mot de patrie. Je me suis déjà demandé, est-ce que vraiment ce mot de patrie est fédérateur pour tout le monde? Je me suis rendu compte que dans le canton de Vaud, on parle souvent de l'état de Vaud et on ne parle pas nécessairement d'état dans les autres cantons. Rien que cette diversité d'appellations, à partir du moment où il y a une sorte de pluralisme sur la façon de s'autodéterminer, de se nommer, je pense que ça reste quelque chose d'assez réjouissant. Mentalement, ça veut dire qu'on comprend qu'il y a plusieurs façons de voir les choses. Ça m'amène aussi à cette question des traditions. En Espagne, en France, les traditions, elles demeurent, elles structurent en partie ces deux pays, d'un point de vue religieux… peut-être un petit peu plus l'Espagne que la France, encore que je ne saurais pas vraiment le dire. Mais ça n'a parfois plus rien à voir avec la foi personnelle. Ce sont des traditions qui sont en lien, souvent, avec le catholicisme pour ce qui est des deux pays. Les gens les suivent et les vivent, mais ce n'est pas pour autant que ça résonne en termes de foi. C'est plutôt une culture commune, un langage commun. Je pense aux processions de la passion en Espagne. C'est de plus en plus frappant combien les jeunes s'investissent dans ces processions. Avant, on comprenait bien que c'était de mère en fille et de père en fils. Mais quand tu vois des jeunes femmes avec la mantella, qui sont vraiment voilées, qui ont des habits qui sont lourds, pesants, complexes, avec de la dentelle qui gratte en plein mois d'avril, il peut faire très, très chaud en Andalousie. Tu vois aussi les pèlerinages à Lourdes qui reprennent ces derniers temps auprès des jeunes. Tu dis : “Bon! Il y a autre chose. Il n'y a pas que la foi; il y a aussi ce langage culturel, ce besoin de faire ensemble.” Et on comprend alors finalement que ces besoins anthropologiques, il faut les prendre tels que. Il ne faut pas essayer d'y mettre vraiment beaucoup de choses, je crois. On comprend que quand ils sont investis par des personnes qui en font des leviers électoralistes, c'est vraiment triste, c'est déplorable et c'est à décourager. C'est tellement éloigné de ce qui fait la foi chrétienne qui est vie communautaire et incarnation de l'Évangile. L'instrumentalisation de la religion pour faire avancer un agenda [Stéphane] Il y a un vent de droite, d'extrême droite qui souffle en Occident. On ne peut pas le nier. C'est là. Et oui, on voit des politiciens, des groupes politiques qui essaient de récupérer cette foi-là comme une espèce de véhicule. Moi, je suis toujours sceptique. Je ne crois pas que ces personnes-là soient vraiment religieuses… peut-être… mais ils utilisent ce véhicule-là, ils utilisent les symboles. C'est pour faire avancer leur idéologie, leur agenda politique. Et c'est triste parce que c'est ça aussi qui donne mauvaise presse, c'est ça aussi qui donne une mauvaise image à la foi, qu'elle soit chrétienne, musulmane, juive, peu importe. C'es personnes-là disent : “Ah! je vais utiliser tel passage biblique pour justifier de discriminer contre tel groupe. Je vais utiliser telle tradition religieuse pour que j'aie plus de pouvoir.” Puis après, on dit : “Ah! la religion, ça crée les conflits.” Non, ce sont les gens qui instrumentalisent la religion, qui créent le conflit. Utiliser la Bible pour exclure [Joan] Moi, je me demande aussi un petit peu, lorsqu'on instrumentalise comme ça, la foi à des fins politiques, quand on veut absolument faire passer le message que tel coin appartiendrait à telle personne et que s'il y avait trop de personnes dans d'autres coins, ça ne fonctionnerait pas, je me demande ce qu'on fait avec un certain nombre de versets bibliques. Je pense par exemple à Jean 18, verset 36 : “Mon royaume n'est pas de ce monde.” Ça c'est clair que le monde, c'est ce qu'on traverse, ce qu'on co-construit ensemble, ce qu'on habite, là où on incarne quelque chose de l'ordre de l'Église, de l'ecclesia, donc de ce qui est dispersé et puis rassemblé à certains moments. Et puis après il y a le royaume. Il y a tout simplement ce qui est à venir et c'est ce vers quoi on tend. Être fier de sa nation et être uni [Stéphane] Ce ne sont pas les passages bibliques qui manquent pour nous rassembler. Il y a le classique Galates 3, versets 27 et 28 : “Vous tous, en effet, vous êtes unis au Christ dans le baptême. Vous avez ainsi revêtu la manière d'être du Christ. Il n'y a ni Juif, ni païen, il n'y a plus ni esclave, ni citoyen libre, il n'y a plus ni homme, ni femme; en effet, vous êtes tous un, unis à Jésus Christ.” C'est difficile d'être plus clair que ça. On n'est pas supposé avoir ces délimitations-là. Je ne pense pas que tout est effacé, mais nous sommes unis. On peut être un homme. On peut être une femme, mais on est unis. C'est ça que je retiens de cette idée-là, c'est qu'on peut être fier de son pays. Quand l'épisode sera diffusé, on espère qu'il y aura une Coupe du monde… on ne sait jamais avec les États-Unis ce qui va se passer, mais on espère… et on peut être fier que son pays soit à la Coupe du monde, mais est-ce qu'on est obligé de dénigrer l'autre pays ou les traités de ci et de ça? C'est l'union qui est supposée nous réunir malgré nos différences. La richesse de la multiplication des nationalités [Joan] Je trouve que c'est important de se rappeler que nos identités sont là pour participer à la richesse du monde, pour participer à la diversité, pour participer à la pluralité. Maintenant avec cette mondialisation et le fait qu'on cherche du travail un peu partout, comme moi je l'ai fait, comme mes ancêtres ont fait, on a des gens qui ont 3, 4, 5, 10 cultures qui finalement s'enrichissent de génération en génération. Je trouve que c'est beau de se dire qu'on est tous et toutes un peu en migration. Peut-être qu'il y a des gens autour de nous qui ont fui des régimes, des régimes qui ont fait alliance avec des courants religieux pour opprimer leur population. Et peut-être qu'en fait, ils sont ravis d'arriver dans un pays neutre, un pays où la confession semble officielle ou culturelle ou financée ou parfois un peu prépondérante. Mais finalement, elle n'est pas là pour opprimer les autres, mais juste pour être un marqueur culturel, une façon de s'identifier ou d'unir, ou bien d'offrir des espaces tout simplement au service de la population. Comme nous, l'Église réformée vaudoise, on est vraiment là pour être au service de la population et pas pour faire de tout le monde des réformés. Ce n'est pas du tout ça l'objet. Donc, je me disais dans mon ministère, je suis heureuse d'incarner qui je suis, non pas pour que les autres deviennent comme moi ou bien se conforment à ce qu'il faudrait être, mais parce que comme je suis qui je suis, et qu'on m'a demandé de rendre ce service à la population, tout un chacun peut s'épanouir en étant qui il est, elle est. Le défi de l'Église universelle [Stéphane] Je crois qu'on a de la difficulté à penser en termes d'Église universelle. On sait qu'il y a des Églises partout autour du monde. On sait qu'il y a des chrétiens partout. Mais, quelque part, on se dit que chacun a sa petite Église. Chacun fait son petit truc de son côté. On a de la difficulté à mettre ça ensemble, de voir les liens qui nous unissent, de voir davantage les similitudes que les différences. Peut-être que l'Église catholique romaine a un avantage sur beaucoup d'Églises protestantes dans le sens où, peu importe où on va, on est catholique romain. On peut aller à la messe et on peut s'attendre à ce que ce soit essentiellement la même chose. Oui, il y a des différences culturelles, mais quand même, la foi est la même. Il y a des gens dans les paroisses qui viennent de plein de coins d'Asie, d'Afrique, d'Europe, de l'Amérique du Nord. Il y a comme un peu ce mélange-là. Dans nos Églises plus protestantes ou plus nationales, on a tendance à se regrouper entre tribus. “Ça c'est l'Église où les Québécois vont. Ça c'est l'Église où les Camerounais vont.” [Joan] “Les Français aussi.” [Stéphane] Donc, il faut peut-être se ré-approprier cette idée-là d'Église universelle qui accepte les nationalités et qui les incorpore les unes aux autres. Une nationalité qui inclut au lieu d'exclure [Joan] Il y a une autre notion qui me travaille beaucoup depuis que je travaille dans la migration, qui m'habille, à laquelle je songe souvent, c'est le fait qu'il y ait tellement de gens qui sont apatrides. Être apatride, ça veut dire quoi? Être apatride, est-ce que ça te libère du nationalisme? Est-ce que c'est le seul bon point d'être apatride? Qu'est-ce que ça signifie pour une fédération, un état, une structure étatique, de déclarer par exemple un enfant apatride? C'est le cas des enfants qui viennent des coins du monde où on n'a pas encore déclaré leur pays, par exemple des coins du Soudan qui ont fait sécession, ou bien la Palestine qui n'est pas reconnue partout et donc il y a beaucoup d'enfants apatrides qui sont de parents palestiniens. Qu'est-ce que ça signifie aussi pour des gouvernements avec des cultures chrétiennes que de déclarer les autres apatrides? Comment est-ce qu'ils le mettent en relation avec leur lecture de la Bible? Moi, je lis en Philippiens 3,20 : “Notre patrie à nous est dans les cieux. Et celui que nous attendons comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, viendra des cieux.” En fait, c'est cette notion de patrie qui se trouve ailleurs, de royaume qui est à construire. Et tout ça, ça dépasse, ça englobe. Et j'espère que ça enrichit aussi notre conception de la nation. C'est vrai que je ne suis pas très nationaliste, mais je suis éventuellement patriotique dans le sens où j'estime que je me sens assez redevable des pays qui prennent soin de moi, qui prennent soin de mes enfants, qui éduquent mes enfants à l'école. Je me sens assez redevable. Mais nationaliste? Non, vraiment pas. Le racisme qui sous-tend le nationalisme chrétien [Stéphane] Et l'une des choses, encore une fois, que l'on sait mais qu'on n'aime pas nommer ou qu'on ne veut pas trop regarder, c'est la question du racisme. Ce racisme se trouve à l'intérieur de nos Églises. On a fait un épisode il n'y a pas trop longtemps. Si vous l'avez manqué, vous pouvez le rattraper. [Joan] C'est la page de pub. [Stéphane] Oui, on peut dire qu'en tant que chrétiens, on croit tous et toutes au même Dieu. Il y a toujours ce “mais…”. Mais nous sommes supérieurs. Mais nous connaissons mieux. Mais nos pratiques sont meilleures. Mais nous sommes plus inclusifs ou plus évolués. Nous ne sommes pas tous et toutes égaux dans nos Églises. Nous le sommes devant Dieu. Moi j'y crois. Mais ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas cet impact-là dans nos nations, dans nos Églises, qu'on pourrait se dire, ben oui, peut-être que nos États, c'est raciste, mais nous, dans l'Église, on ne l'est pas. Il y a tellement d'exemples. Juste la fin de Matthieu, dans le chapitre 28 : “Allez donc auprès des gens de tous les peuples et faites d'eux et d'elles mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.” Ce n'est pas “Faites-en mes disciples s'ils sont blancs, s'ils parlent telle langue, si, si, si…” Non, c'est inconditionnel. Tous les peuples. L'utopie d'un monde au-delà des nationalités [Joan] Moi je viens d'une culture comme ça où on m'a toujours dit: tu es chez toi, là où tu œuvres pour le bien en fait. Et à partir de là, tu vas devenir citoyenne. Et devenir citoyenne, c'est un petit peu la première étiquette, la première définition. Citoyenne, ça implique plein de choses. Ça implique une solidarité un peu collective. Ça implique d'agir. Et c'est ça le critère pour moi. C'est une nation, une patrie. D'ailleurs, j'aime beaucoup ce slogan dans le canton de Vaud “Liberté et patrie”. Elle est constituée de gens libres et qui choisissent d'être citoyens et citoyennes ensemble. Ici, il y a un joli mot pour dire qu'on était à l'école ensemble, c'est qu'on est contemporain. Parfois je croise des gens qui me disent : “Est-ce que vous avez des nouvelles de ma contemporaine?” Au début je ne comprenais pas. Mais je trouve ça beau, tous ces mots pour se nommer les uns les autres. Et à la fin de cet épisode, j'ai une petite pensée émue pour mon père. Mon père venait de l'Espagne franquiste et avait une fille en Alsace, il ne m'avait pas déclaré à l'ambassade ou au consulat espagnol. Quand j'étais petite et que je disais aux gens que j'étais d'origine espagnole, souvent ils me disaient : « Tu as la nationalité? » Et je disais : “Ben non, parce que mon père n'est pas allé me déclarer.” Parce que mon père m'a dit que, très vite, on allait tous avoir le passeport européen. Et ça, c'est un peu l'utopie d'une certaine génération de dire que toutes ces nations allaient simplement se regrouper dans des grands espaces de paix. Finalement, je me dis, ils y croyaient à cette utopie. C'était une utopie un peu chrétienne, un peu en lien avec le royaume, de dire qu'il n'y aurait plus de frontières en Europe. Peut-être vous, un jour, vous n'aurez plus de frontières dans toutes les Amériques. Je sais aussi qu'en Afrique, déjà, ils essayent d'abolir les visas entre les différents pays pour permettre une meilleure circulation des personnes. C'est un petit peu mon rêve, je dois le reconnaître, que l'on soit citoyens et citoyennes, actifs, engagés, avec des élans de loyauté effectivement, mais surtout que ce ne soient pas les frontières qui définissent notre identité. Conclusion [Stéphane] Merci Joan pour cette conversation aujourd'hui. [Joan] Merci à toi Stéphane et puis à très bientôt de vous lire ou bien de vous découvrir sur notre groupe WhatsApp ou par mail. On aime beaucoup les interactions. On aime beaucoup le débat et si on n'est pas d'accord c'est encore mieux. Hein Stéphane? [Stéphane] Absolument, et peu importe votre nationalité, peu importe votre foi, questiondecroire@gmail.com. On veut remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, avec son site moncredo.org qui relaie nos podcasts et aussi qui présente des blogs et des vidéos sur des enjeux et des questions de foi et de spiritualité. Merci à Reforme qui relaie notre podcast. Comme a dit Joan, il y a le groupe WhatsApp. Les liens sont dans la description de l'épisode. Et nous, on continue. Alors, à très bientôt, Joan. À bientôt.   Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Brad Dodson, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF         Mots clés : nationalisme, foi chrétienne, identité, culture, instrumentalisation, paix sociale, traditions, racisme, église universelle   Sujets clés : Le nationalisme et la foi chrétienne soulèvent des questions complexes. Les perceptions de Dieu varient selon les cultures. Le nationalisme chrétien est particulièrement fort aux États-Unis. Les traditions culturelles peuvent influencer la foi personnelle. L'instrumentalisation de la foi à des fins politiques est problématique. L'identité religieuse est souvent fragmentée. La foi devrait rassembler plutôt que diviser.   Citations : "C'est absurde de penser que Dieu est avec ma nation." "La France est la fille aînée de l'Église." "Il y a des traditions qui sont en lien avec le catholicisme." "Notre patrie à nous est dans les cieux."  

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Bruselské chlebíčky: V americko-íránské válce má EU nejblíž k státům Zálivu

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Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 38:38


Spojené státy a Írán se po několika týdnech jednání domluvily na memorandu, které by mělo vést k ukončení války. Ta začala koncem února americko-izraelskými údery na Írán. Evropské země se v celé už skoro čtyřměsíční krizi zatím spíš snažily postávat stranou. O dohodě, které má po konfliktu následovat, má Unie vlastní představu. „Nechce, aby ta dohoda byla o ničem,“ říká v Bruselských chlebíčcích Lenka Martínková, expertka na Blízký východ z Masarykovy univerzity.

Radiožurnál
Bruselské chlebíčky: V americko-íránské válce má EU nejblíž k státům Zálivu

Radiožurnál

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 38:38


Spojené státy a Írán se po několika týdnech jednání domluvily na memorandu, které by mělo vést k ukončení války. Ta začala koncem února americko-izraelskými údery na Írán. Evropské země se v celé už skoro čtyřměsíční krizi zatím spíš snažily postávat stranou. O dohodě, které má po konfliktu následovat, má Unie vlastní představu. „Nechce, aby ta dohoda byla o ničem,“ říká v Bruselských chlebíčcích Lenka Martínková, expertka na Blízký východ z Masarykovy univerzity.

Ochtendnieuws | BNR
Avondnieuws: Andy Burnham is klaar voor het premierschap bij Labour

Ochtendnieuws | BNR

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 22:16


Keir Starmer kondigt zijn vertrek aan als leider van Labour, nadat de politieke druk maandenlang opliep en Andy Burnham via een tussentijdse verkiezing in Makerfield een officieel alternatief werd. Burnham kan nu de partijleiding overnemen, maar erft dezelfde krappe begroting, het bestaande verkiezingsprogramma en een versplinterd kiezerslandschap met verliezen aan zowel Reform als de Green Party. Tien jaar na het Brexit-referendum blijkt uit nieuw onderzoek dat twee derde van de Britten de keuze om de EU te verlaten inmiddels negatief beoordeelt. Londen heeft weliswaar meer zeggenschap over handel, immigratie en wetgeving, maar kampt met tegenvallende groei, complexere handel met de EU en een zoektocht naar nauwere samenwerking met Europa zonder terugkeer in de Unie, terwijl Brussel inzet op een beter functionerende kapitaalmarkt en grensoverschrijdende banken. In Nederland slaan provincies, gemeenten en bedrijven alarm over het besluit van minister Mark Harbers om nieuwe weg- en spoorprojecten in de ijskast te zetten en eerst het bestaande netwerk op orde te brengen. Critici, onder wie Zeeuws gedeputeerde Harry van der Maas, waarschuwen voor een bereikbaarheidsinfarct, economische schade en onveilige situaties rond verouderde bruggen en viaducten als er niet snel extra geld en nieuwe bekostigingsvormen voor infrastructuur worden gevonden. Frankrijk wordt getroffen door een vroege en langdurige hittegolf, met tientallen departementen op code rood of oranje, duizenden gesloten scholen, uitgestelde eindexamens en vertraagde of geannuleerde treinverbindingen. Correspondent Eva Rammelo schetst hoe het openbare leven stilvalt, de roep om airconditioning in scholen en overheidsgebouwen toeneemt en oud-minister Bruno Le Maire het ‘schokkend’ noemt dat een economisch machtig land als Frankrijk zo kwetsbaar blijkt voor klimaatverandering. Deze omschrijving is met AI gemaakt en gecontroleerd door een BNR-redacteur. Over deze podcast BNR Nieuws Vandaag is de podcast met daarin BNR Ochtendnieuws en BNR Avondnieuws. Je krijgt ’s ochtends vroeg en aan het einde van de werkdag in 20 minuten het belangrijkste nieuws van de dag. Abonneer je via bnr.nl/podcast/bnrnieuwsvandaag, de BNR-app, Spotify en Apple Podcasts. Of luister elke dag live via bnr.nl/live.See omnystudio.com/listener for privacy information.

Názory a argumenty
Lída Rakušanová: Summit v Bruselu

Názory a argumenty

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 3:31


Obrana a bezpečnost Evropské unie, ale také její konkurenceschopnost a ekonomika, to jsou hlavní témata současného zasedání Evropské rady. A podle slov premiéra Andreje Babiše (ANO) před jeho čtvrtečním odletem do Bruselu je v zájmu České republiky kromě revize systému emisních povolenek také diskuse o budoucím sedmiletém rozpočtu Unie.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

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Interview Plus: Jourová: Novela o ČT a ČRo může být v rozporu s právem Unie

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Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 24:31


Vláda Andreje Babiše (ANO) věří, že zákon, který mění financování veřejnoprávních médií, je v souladu s evropským právem. Obě instituce – Český rozhlas i televize – mají od příštího roku dostat ze státního rozpočtu zhruba o 15 procent méně peněz, než letos vyberou na poplatcích. „Jsou to prudké změny a dostávají veřejnoprávní média v Česku do nejistoty, která jde za hranu možnosti držet kvalitu veřejné služby,“ říká v Interview Plus bývalá eurokomisařka Věra Jourová.

Interview Plus
Jourová: Novela o ČT a ČRo může být v rozporu s právem Unie

Interview Plus

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 24:31


Vláda Andreje Babiše (ANO) věří, že zákon, který mění financování veřejnoprávních médií, je v souladu s evropským právem. Obě instituce – Český rozhlas i televize – mají od příštího roku dostat ze státního rozpočtu zhruba o 15 procent méně peněz, než letos vyberou na poplatcích. „Jsou to prudké změny a dostávají veřejnoprávní média v Česku do nejistoty, která jde za hranu možnosti držet kvalitu veřejné služby,“ říká v Interview Plus bývalá eurokomisařka Věra Jourová.Všechny díly podcastu Interview Plus můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

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Názory a argumenty: Libor Dvořák: Ukrajina začíná jednat o vstupu do Evropské unie

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 4:00


Po dvou letech úmorného čekání přechází Ukrajina do nové fáze přístupových rozhovorů s Evropskou unií – tedy k pondělnímu zahájení prvního jednacího klastru v Lucembursku. Přestože úvodní rozhovory byly zahájeny tamtéž přesně před dvěma lety, faktická jednání k věci začínají až teď. Doposud je blokovala maďarská vláda Viktora Orbána.

Názory a argumenty
Libor Dvořák: Ukrajina začíná jednat o vstupu do Evropské unie

Názory a argumenty

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 4:00


Po dvou letech úmorného čekání přechází Ukrajina do nové fáze přístupových rozhovorů s Evropskou unií – tedy k pondělnímu zahájení prvního jednacího klastru v Lucembursku. Přestože úvodní rozhovory byly zahájeny tamtéž přesně před dvěma lety, faktická jednání k věci začínají až teď. Doposud je blokovala maďarská vláda Viktora Orbána.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

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Dvacet minut Radiožurnálu: Upravujeme přímý střet zájmů. Nárokové dotace platila Evropská unie, ne poplatníci, tvrdí Pošarová

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Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:24


Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.

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Dvacet minut Radiožurnálu: Upravujeme přímý střet zájmů. Nárokové dotace platila Evropská unie, ne poplatníci, tvrdí Pošarová

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Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:25


Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.

Radiožurnál
Dvacet minut Radiožurnálu: Upravujeme přímý střet zájmů. Nárokové dotace platila Evropská unie, ne poplatníci, tvrdí Pošarová

Radiožurnál

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:24


Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.

Radiožurnál
Dvacet minut Radiožurnálu: Upravujeme přímý střet zájmů. Nárokové dotace platila Evropská unie, ne poplatníci, tvrdí Pošarová

Radiožurnál

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:25


Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.

Dvacet minut Radiožurnálu
Upravujeme přímý střet zájmů. Nárokové dotace platila Evropská unie, ne poplatníci, tvrdí Pošarová

Dvacet minut Radiožurnálu

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:24


Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Dvacet minut Radiožurnálu
Upravujeme přímý střet zájmů. Nárokové dotace platila Evropská unie, ne poplatníci, tvrdí Pošarová

Dvacet minut Radiožurnálu

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:25


Vládní poslanci nečekaně předložili novelu zákona o střetu zájmů. Podle některých právníků a ekonomů je šita na míru holdingu Agrofert a Andreji Babišovi. Jak a proč novela vznikla? Je, nebo není šéf hnutí ANO a předseda vlády ve střetu zájmů? A jak je to s vymáháním dříve neoprávněně vyplacených dotací? Vladimír Kroc se zeptal spolupředkladatelky návrhu, předsedkyně dozorčí rady Státního zemědělského a intervenčního fondu, poslankyně Marie Pošarové z SPD.Všechny díly podcastu Dvacet minut Radiožurnálu můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Online Plus
Online nákup je snadný, ať je snadné vracení, žádá Unie

Online Plus

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 23:16


Od 19. června by se zákazníci v e-shopech měli dočkat nového tlačítka pro případné odstoupení od kupní smlouvy. Jde o novou povinnost, která vyplývá z evropské směrnice a která by se měla propsat také do českého práva, i když zatím není jasné, zda novela stihne projít českým Parlamentem. „Je to v zásadě v pořádku, ale docela bych se bál toho, že se to začne zneužívat,“ říká v pořadu Online Plus vědecký redaktor Deníku N Petr Koubský.Všechny díly podcastu Online Plus můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Question de croire
Comment fixer des limites?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 26:35


Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on  a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on  dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir.     Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel."   Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion  

Svobodné universum
Petr Zuska 1. díl: Unie dnes vede Evropu jen do pekel. EU a Evropa jsou dva odlišné pojmy

Svobodné universum

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 34:29


„Vlivem Evropské unie a takzvaného globalismu a progresivismu dochází k relativizaci všech pojmů, jako je národní identita nebo státní suverenita,“ říká v rozhovoru Petr Zuska. 1. díl, 09.06.2026, www.RadioUniversum.cz

Protestantes ! - Regards protestants
29. LE SENS DU LIEN, DE L'ÉCOUTE ET DE L'ENGAGEMENT - avec ISABELLE DETAVERNIER-BLOMMAERT [nouvelle présidente de l'EpuB, Belgique, pasteure]

Protestantes ! - Regards protestants

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 72:47


Aujourd'hui je suis heureux de vous présenter ma conversation avec la nouvelle présidente de l'EpuB, Isabelle Detavernier-Blommaert. Issue d'une famille de pasteurs, Isabelle n'avait pas forcément envie de “faire comme papa”, et c'est par “pur intérêt académique” qu'elle s'est retrouvée en faculté de théologie protestante. Mais en fin de quatrième année, Isabelle est parti à la faculté de théologie de Glascow en Ecosse. Et c'est lors d'un pèlerinage sur l'île d'Iona, qu'elle a ressenti l'appel du Seigneur et la vocation au ministère pastoral. Par la suite, Isabelle se mariera, et après sa dernière année d'étude orientée vers le pastorat, elle sera appelée en 1991 par la paroisse de Rixensart en région Bruxelloise, et en 1999 elle rejoindra la paroisse de Bruxelles-Botanique, une communauté multiculturelle et très dynamique, écrin de cette capacité toute particulière qui la caractérise, à savoir le sens de l'écoute et du compromis, dans le sens noble du terme. Comme une amie le lui dira, Isabelle “construit des ponts”. Car celle qui rechignait d'abord à l'idée de devenir présidente, notamment avec les divers enjeux institutionnels que cela représente, a toujours privilégié l'action. Des maraudes auprès des sans-abris, en passant par son engagement au coeur de l'Action chrétienne pour l'abolition de la torutre ainsi que le dialogue oecuménique, sans oublier ses années en qualité de professeure de religion, inutile de dire qu'Isabelle aime se confronter au réel. Et de porter également la voix de l'Eglise au-delà de nos murs, par exemple sur les questions de politiques, de société, de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, ou encore la situation à Gaza. Une femme de terrain, assurément, Isabelle l'a toujours été. Mais présidente de l'EpuB, pour sûr, c'est une nouveauté… Notes et ressourcesL'EpuB (église protestante Unie de Belgique)Son portrait dans le journal Réforme-----féminisme • spiritualité • foi • chrétien • femme • église • écologie • engagement • jérémie claeys • abus • oecuménisme • protestant • religion • interreligieuxVous aimerez cet épisode si vous aimez : Hérétique? - Les couilles sur la table - La poudre - Les lueurs - Zeteo - Les maculés conceptions - Deux pieds dans le bénitier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

FD Dagkoers
Hoe Europa vecht voor digitale onafhankelijkheid

FD Dagkoers

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 15:17


De Europese Commissie komt met voorstellen die de ‘technologische soevereiniteit’ van de EU moeten veiligstellen. Zo moet de capaciteit van de datacenters in de Europese Unie de komende tien jaar vervijfvoudigd worden. Voor cruciale overheidsdiensten zoals defensie moet de cloud in Europese handen zijn. En chipfabrieken die in de Unie staatssteun ontvangen, moeten in tijden van crisis eerst hun Europese klanten bedienen voordat hun producten naar elders mogen. Maar hoe realistisch is dat? Onze correspondent in Brussel Mathijs Schiffers vertelt je erover. Lees: Brussel zet zeilen bij uit angst voor technologische dominantie door VS Greenpeace wordt met uitsterven bedreigd. Het Amerikaanse olie- en gasbedrijf Energy Transfer eist honderden miljoenen omdat het – naar eigen zeggen – schade heeft geleden door protesten tegen zijn pijplijn. Nu stapt de milieuorganisatie naar de rechtbank Amsterdam omdat zij vindt dat Energy Transfer op zijn beurt misbruik heeft gemaakt van het recht. Klimaatredacteur Eva Selderbeek praat je bij. Lees: Nederlandse rechter buigt zich over conflict tussen Greenpeace en Amerikaans energiebedrijf In alle jaren dat Anton Siloeanov zichzelf de Russische minister van financiën mag noemen, heeft het huishoudboekje van het Kremlin er nog niet zo slecht uitgezien. Omgerekend 70 miljard euro is het tekort dit jaar, en we zijn nog maar halverwege. Journalist Joost Bosman maakte een profielschets van deze 'wereldvreemde' minister. Hij vertelt hoe Siloeanov de begroting van plan is te redden. Lees: Wereldvreemde minister moet gat in Russische begroting dichten Redactie: Hanna van Spijk & Sophia Wouda Presentatie: Floyd Bonder See omnystudio.com/listener for privacy information.

Názory a argumenty
Petr Hartman: Okamurův boj za celostátní referendum pokračuje

Názory a argumenty

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 4:40


Při příležitosti 20. výročí vstupu České republiky do Evropské unie se v květnu 2024 objevil na internetových stránkách SPD požadavek na konání referenda o vystoupení země z Unie. K jeho naplnění by bylo potřeba přijetí zákona o celostátním referendu. Konkrétně v takové podobě, která by hlasování umožnila.Všechny díly podcastu Názory a argumenty můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Ranní brífink
Bez peněz z Unie by byl schodek výrazně vyšší

Ranní brífink

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 16:07


Ranní brífink Julie Hrstkové: Hospodaření státu za prvních pět měsíců roku skončilo v minusu 170,2 miliardy korun. Deficit rozpočtu vystřelil jen během května o 64 miliard. Jaký lze očekávat další vývoj a co dlouhodobé ztrátové státní finance znamenají pro každého z nás, o tom jsme v Ranním brífinku mluvili s Danielem Bártou, ekonomem Národní rozpočtové rady.

GeopolitiekNu Verkiezingsjaar 2024
120. Doen mensenrechten er geopolitiek wel toe? Met Kajsa Ollongren op de Next Gen Security Conference

GeopolitiekNu Verkiezingsjaar 2024

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 37:57


In een bijzondere aflevering, opgenomen in het Vredespaleis tijdens de Next Gen Security Summit 2026, spreken Rajeev Lachmipersad en Michel Don Michaloliákos met Kajsa Ollongren — voormalig minister van Defensie en Binnenlandse Zaken, en nu speciale vertegenwoordiger van de EU voor mensenrechten. Het gesprek gaat over een wereld waarin Amerika zich terugtrekt en Europa de last man standing wordt voor het aankaarten van mensenrechten, over het hypocrisieverwijt rond Gaza en Soedan, over haar bezoek aan het de facto geannexeerde Zuid-Libanon, en over de vraag hoe je mensenrechten verdedigt zonder het opgeheven vingertje.

Podcasty HN
Bez peněz z Unie by byl schodek výrazně vyšší

Podcasty HN

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 16:07


Ranní brífink Julie Hrstkové: Hospodaření státu za prvních pět měsíců roku skončilo v minusu 170,2 miliardy korun. Deficit rozpočtu vystřelil jen během května o 64 miliard. Jaký lze očekávat další vývoj a co dlouhodobé ztrátové státní finance znamenají pro každého z nás, o tom jsme v Ranním brífinku mluvili s Danielem Bártou, ekonomem Národní rozpočtové rady.

Betrouwbare Bronnen
590 –  Lessen uit tien jaar Brexit

Betrouwbare Bronnen

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 109:20


‘Brexit means Brexit’ was de leuze van premier Theresa May. Het klonk vol overtuiging en zelfs een beetje parmantig, maar ook zij ging roemloos ten onder. En nog heel wat andere Britse politici verdwenen in de mist. Als slachtoffers van het welbewuste uittreden van het Verenigd Koninkrijk uit de Europese Unie. Op 23 juni is het tien jaar gelden dat het Brexit-referendum plaatsvond. 52 procent van de deelnemende Britten koos voor scheiding. Jaap Jansen en PG Kroeger duiken in de vaak onbekende en soms vergeten historie van die dramatische stap en de nasleep ervan tot nu toe. Een verhaal dat nog niet af is, want steeds meer Britten vinden dat er een grote fout gemaakt is. De turbulente nasleep zit vol paradoxen. Zo gebeurde in de EU precies het omgekeerde van wat de Brexit-voorstanders luidkeels verkondigden. *** Deze aflevering is mede mogelijk gemaakt met donaties van luisteraars die we hiervoor hartelijk danken. Word ook vriend van de show! Heb je belangstelling om in onze podcast te adverteren of ons te sponsoren? Zend ons een mailtje en wij zoeken contact. *** In de kern was de door David Cameron uitgeschreven volksstemming een slim geachte oplossing voor een strikt binnenlands probleem. Omdat zijn eigen Tory Party al decennia ideologisch gespleten was over de rol van de Britten in Europa - en de Labour Party niet minder - beloofde hij een 'heronderhandeling' over die rol, te bekronen met een referendum. Die heronderhandeling stelde niet veel voor en bleek grotendeels overbodig. Camerons boodschap werd daardoor: eigenlijk hebben we het in de EU best naar ons zin en de kleine, nuttige aanpassingen van bestaande afspraken, die krijgen we. Het contrast met de ideologische, apocalyptische anti-EU-betogen kon niet groter. Het werd een campagne tussen onspectaculaire, technische agendapunten en bijna panische ondergangsvisioenen, waarin Brexit als allerlaatste kans voor de identiteit en welvaart van de Britse eilanden werd afgeschilderd. Die duistere paniek mobiliseerde angstige kiezers, op de achtergrond geholpen door Trumps adviseur Steve Bannon en het Kremlin. En het werkte. De conservatieve regering zich had nauwelijks voorbereid op de impact van het referendum. Vijf premiers op rij - na Cameron en May ook Boris Johnson, Liz Truss en Rishi Sunak - worstelden met 'Brexit means Brexit'. Wat betekende dat nou echt? Definitieve uittreding - in welke vorm dan ook - werd keer op keer uitgesteld. De EU-landen, aangevoerd door onderhandelaar Michel Barnier, lieten zich geen moment uit elkaar spelen en kwamen steeds weer met heldere technische oplossingen, waar de Britse ministers van terugschrokken. Toen Brexit eind 2020 echt een feit was, zat de schrik er goed in. De concrete gevolgen raakten ongeveer elke aspect van dagelijks leven. Dromen als van een welvarend 'Global Britain', als een 'Singapore aan de Noordzee', enorme besparingen op Brusselse bureaucratiekosten en dichte grenzen bleken luchtspiegelingen. De Britten leverden vooral veel welvaart in; banen en connecties met buren die klanten waren geweest. Zo ruïneerde Brexit het vertrouwen in politiek en politici verder. Brexit-initiator Nigel Farage stookte de verdeeldheid verder op. Labour van Keir Starmer profileerde zich als competent alternatief. Maar ook hij bleek de onderliggende effecten van een exit zonder plan of duidelijk politiek doel te niet goed te kunnen aanpakken, laat staan oplossen. Politieke versplintering en destabilisatie blijft domineren. En de Europese Unie zelf? De Europeanen waren niet blij, maar niettemin vrij snel opgelucht. Zonder de Britten kon de Unie zich op allerlei terreinen stevig herinrichten. Geen enkele lidstaat zou ooit nog vrijwillig zo'n suïcidale stap zetten. Viktor Orbán frustreerde graag, maar de EU verlaten? Dat nooit. Doordat de Britten wel weer meewilden doen met populaire EU-programma's als Erasmus en Horizon en zich met defensie-inspanningen ook meer op de EU ging richten kwam er zelfs flink wat geld in het laatje. Waar men de Britten als partners kon gebruiken, waren ze welkom. Waar niet, kon men ze buiten de deur houden. Omdat Londen geweigerd had bij de Brexit met de Unie een heldere structurele relatie in te richten, zat juist 'Brussel' achter de knoppen. Michel Barnier had de Britten er al voor gewaarschuwd: "Jammer is het, we wensen jullie alle goeds op je eigen nieuwe pad. Maar ook voor ons geldt nu 'life goes on'." *** Verder kijken Brexit: A Very British Coup? The Brexit Scandal *** Verder luisteren 585 - 'Nostalgie is geen strategie': Canada breekt met Amerika en kiest voor de EU 567 - De geschiedenis beukt op Europa's deur. Caroline de Gruyter over zondagskinderen in een ruige wereld 427 - Europa wordt een grootmacht en daar moeten we het over hebben 416 - Nostalgie naar de E.E.G. 378 - Dertig jaar na 'Maastricht' is Europa toe aan een nieuwe sprong voorwaarts 333 - Een 'bromance' tussen Rishi Sunak en Emmanuel Macron. De haat-liefdeverhouding van Britten en Fransen 328 – Nieuwe rauwe wereld. Brexit, what Brexit? 299 - Dramatische verschuivingen in de wereldpolitiek. Europa heeft eindelijk een telefoonnummer 283 - Zinkende schepen verlaten de rat: het pijnlijke afscheid van Boris Johnson 71 - Caroline de Gruyter: 'Brexit maakt Europa sterker' 52 - Hoe Rutte David Cameron teleurstelde 535 - 100 jaar Margaret Thatcher, de Iron Lady 30 - Thatcher, Delors en Europa 479 - Winston Churchill. Staatsman. Redenaar. Excentriekeling 32 - Churchill en Europa: biografen Andrew Roberts en Felix Klos *** Tijdlijn 00:00:00 – Deel 1 00:43:55 – Deel 2 01:03:55 – Deel 3 01:49:20 – EindeSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Protestantes ! - Regards protestants
Teasing du prochain épisode... avec ISABELLE DETAVERNIER-BLOMMAERT (nouvelle présidente de l'EPUB)

Protestantes ! - Regards protestants

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 1:30


Voici un avant-goût de l'épisode 29 avec la nouvelle présidente de l'EPUB (Eglise protestante Unie de Belgique), Isabelle Detavernier-Blommaert !_Pour plus de podcasts Regards Protestants, visitez : https://regardsprotestants.com/podcastRetrouvez le podcast sur instagram : https://www.instagram.com/regardsprotestants_podcast/Abonnez-vous à la newsletter 'La reco podcast de Jérémie'

Pro a proti
Do penze dřív? Odbory jsou pro, zaměstnavatelé mají obavy

Pro a proti

Play Episode Listen Later May 25, 2026 24:21


Starobní penze nejpozději od 65 let? Úkol splníme, slibuje ministr práce Aleš Juchelka (ANO), i když až od roku 2028. „Obrovská část voličů, a zejména lidé v průmyslu, na to čeká. Protože věk dožití ve zdraví se pohybuje kolem 61 let,“ tvrdí v Pro a proti předseda odborového svazu KOVO Roman Ďurčo. „Jakmile to Česká republika udělá, tak se jí zdraží obsluha dluhu. To je důvod, proč se to odkládá na co nejpozději,“ namítá prezident Unie zaměstnavatelských svazů Jiří Horecký.Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Luisterrijk luisterboeken
De Unie die nooit was

Luisterrijk luisterboeken

Play Episode Listen Later May 22, 2026 3:00


De geschiedenis die je moet kennen om Europa te begrijpen, door Europa-expert Rolf Falter Uitgegeven door Lannoo Spreker: Katrien Vandendries

Pro a proti
Spojené státy evropské? Podle Niedermayera je větší spolupráce nutná. Bartůšek se ptá na roli Česka

Pro a proti

Play Episode Listen Later May 13, 2026 24:22


Potřebujeme, aby se z Evropské unie staly Spojené státy evropské, jak navrhuje prezident Petr Pavel? „V každém případě potřebujeme mnohem více spolupráce,“ říká k možné federalizaci europoslanec TOP 09 Luděk Niedermayer. Unie podle něj ale není v právní situaci, kdy by se touto cestou mohla rychle vydat. „Mám plno otázek, jak by to vlastně fungovalo, například kdo by stál v čele,“ doplňuje v Pro a proti nezařazená europoslankyně Nikola Bartůšek.Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Les informés de France Info
Carburants, négociations Iran / États-Unis, la gauche unie tente de se relancer... Les informés de franceinfo du mardi 5 mai 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later May 5, 2026 51:19


durée : 00:51:19 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Dobrovský & Šídlo
Pavel k summitu NATO: Já bych šel na večeři, Babiš pak na jednání

Dobrovský & Šídlo

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 63:59


Podcast Dobrovský & Šídlo slaví páté výročí. Poslechněte si záznam první části slavnostního živého vystoupení s hostem prezidentem Petrem Pavlem ze Vzletu v Praze. Natáčelo se v úterý 21. 4. 2026

Les chemins de la philosophie
Cicéron, la voix romaine : La République unie, à tout prix ?

Les chemins de la philosophie

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 59:10


durée : 00:59:10 - Avec philosophie - par : Géraldine Mosna-Savoye - Alors que la République romaine est à l'agonie, victime d'une instabilité chronique marquée par des épisodes de guerres civiles particulièrement violents, Cicéron se pose en défenseur des institutions républicaines. Une voix dans la cohue, qu'on fera définitivement taire. - réalisation : Carla Michel, Axel Dubois, Corinne Amar, Riyad Cairat, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : Thomas Bénatouïl Professeur d'histoire de la philosophie antique à l'Université de Lille et membre de l'UMR Savoirs, Textes, Langage, Claudia Moatti Historienne en études romaines anciennes, professeure d'histoire romaine à l'Université Paris 8 et professeure auxiliaire en droit et lettres à l'Université de Californie du Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Pro a proti
Komu bude chybět Orbán? Motoristům. Zeleným se ulevilo

Pro a proti

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 24:33


Končící maďarský premiér Viktor Orbán zopakoval, že Budapešť schválí unijní půjčku Kyjevu až tehdy, kdy do Maďarska začne přes Ukrajinu opět proudit ruská ropa. Co všechno se po odchodu Orbána z unijních summitů změní? „Dokázal se určitým pravidlům Unie postavit mnohem silněji než ostatní,“ vyzdvihuje v pořadu Pro a proti poslankyně Gabriela Sedláčková (Motoristé). „Paralýza, do které Unii uváděl, byla děsivá,“ namítá její kolegyně Irena Ferčíková Konečná (Zelení, za Piráty).Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Ptám se já
Ministr v čele inspekce? Šlo by o ohrožení trestního řízení, varuje Bradáčová

Ptám se já

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 39:25


Na státní zástupce a jejich trestnou činnost by měla dohlížet speciální inspekce. Ministr spravedlnosti ji chce zřídit po vzoru policie. Žalobci se nápadu brání. Nezískal by resort především nástroj, jak získávat informace z citlivých kauz? Hostem Ptám se já byla nejvyšší státní zástupkyně Lenka Bradáčová. Inspekce pro státní zástupce by měla podle ministra spravedlnosti Jeronýma Tejce (za ANO) řešit podezření z trestných činů u státních zástupců, obdobně jako Generální inspekce bezpečnostních sborů (GIBS) u policistů. Tejc to oznámil v březnu v souvislosti s děním kolem takzvané bitcoinové kauzy. Smyslem má být podle něj to, aby státní zástupci nevyšetřovali v případech například úniku informací sami sebe.Únik informací z neveřejného přípravného řízení v bitcoinové kauze v současnosti vyšetřuje GIBS. Unie státních zástupců se záměrem ministra spravedlnosti zřídit speciální inspekci nesouhlasí. Prezident unie Tomáš Foldyna varoval, že úvaha je nekoncepční. Vytváření účelových struktur by podle něj budilo pochybnosti. Zdůraznil přitom, že podobný orgán neexistuje nikde v Evropě.Jak otřásá soustavou státního zastupitelství bitcoinová kauza? A lze si v Česku objednat trestní stíhání?--Podcast Ptám se já. Rozhovory s lidmi, kteří mají vliv, odpovědnost, informace.Sledujte na Seznam Zprávách, poslouchejte na Podcasty.cz a ve všech podcastových aplikacích.Archiv všech dílů najdete tady. Své postřehy, připomínky nebo tipy nám pište prostřednictvím sociálních sítí pod hashtagem #ptamseja nebo na e-mail: audio@sz.cz.

Svět ve 20 minutách
Evropská unie financuje odvětví, které špehuje Evropany

Svět ve 20 minutách

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 22:30


V Řecku byly letos v únoru odsouzeni čtyři lidé k trestu odnětí svobody v souvislosti s aférou Predatorgate z roku 2022. Kauza se týkala špionážního softwaru Predator z dílny společnosti Intellexa. Jeho prostřednictvím řecké tajné služby „napichovaly“ mobilní telefony opozičních lídrů, novinářů i členů vlády a v reálném čase sledovaly jejich pohyb a komunikaci.Všechny díly podcastu Svět ve 20 minutách můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Pro a proti
Proč chce vláda změnit financování rozhlasu a televize?

Pro a proti

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 24:25


Evropská komise vzkázala do Česka, že bude pozorně sledovat snahy převést financování České televize a Českého rozhlasu pod státní rozpočet. Vláda ujišťuje, že změny nijak nenaruší jejich nezávislost. „Koncesionářský poplatek je drahý, zastaralý a většina států Unie už od něj odstoupila,“ vysvětluje v Pro a proti poslanec Josef Nerušil (SPD). „S financováním ze státního rozpočtu nikdy souhlasit nebudeme,“ říká předseda mediálního výboru František Talíř (KDU-ČSL).Všechny díly podcastu Pro a proti můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.

Kecy a politika
Kecy a politika 260: Fico a Babiš válčí s Evropou

Kecy a politika

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 47:32


Společné zasedání vlád Česka a Slovenska bylo symbolické hned ze dvou důvodů. Závěrečný rozhovor obou premiérů pro XTV nastínil bludnou cestu české zahraniční politiky. Andrej Babiš znovu trval na tom, že stojí o budování společenství V4. To ovšem po faktickém odchodu Polska na protest proti proruské politice Maďarska neexistuje. Stále víc nás zatahuje do nevyhlášené války Viktora Orbána a Roberta Fica s Evropou.Pěkně to bylo vidět na zmíněném rozhovoru, kde se Fico vyjadřoval o lidech z Evropské komise jako o největších nepřátelích. Když si to dáme do souvislosti s tím, jak Maďarsko drží v šachu půjčku EU napadené Ukrajině, napadá jen jediné – tihle lidé chtějí způsobit její bankrot a kapitulaci. Co ovšem na téhle galéře hledá Česko a Babiš, těžko říct.Naladění vládních politiků v Maďarsku a na Slovensku je zralé na to, aby jim vlády zbylých zemí EU řekly: dámy a pánové, nechcete si vypsat referendum o vystoupení z Unie? Opakem by totiž bylo vyloučit příslušnou zemi z EU, ale k tomu jednak nedošlo a zároveň na to není žádný paragraf. Existuje článek 7 smlouvy o EU, který předpokládá zbavení hlasovacích práv členské země, a to za určitých okolností. S tím ovšem musí souhlasit zbylých 26 zemí. Jak vidíme propojení Maďarska a Slovenska, k něčemu takovému by zřejmě nemohlo dojít.Proč v téhle partě má ovšem statovat Česká republika? Kde je nějaký národní zájem? Výsledkem je zahraniční politika, která je přizdisráčská, netransparentní, eroduje porevoluční představy o místu Česka na mapě Evropy a jde na ruku Putinovi.

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Názory a argumenty: Ivan Štern: Stane se Maďarsko po příštích volbách evropštějším?

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Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:58


Litevská ministerská předsedkyně Inga Ruginiené prohlásila, že tvrzení maďarského premiéra Orbána, že za zastavení dodávek ropy do Maďarska ropovodem Družba nese odpovědnost Ukrajina, a ne Rusko, které ropovod bombardovalo, je nesmysl. Stejně považuje za nesmysl i to, že se Unie neustále nechává vydírat Maďary a jejich vety, jakmile jde o pomoc Ukrajině. Nyní je ve hře úvěr ve výši 90 miliard eur. Bez nich Ukrajina přestane jako stát fungovat.

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Názory a argumenty: Matěj Schneider: Trump se dlouze chvástal před Kongresem. Nepřesvědčivě

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Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 3:11


Projevy amerických prezidentů před oběma komorami Kongresu – takzvaná Zpráva o stavu Unie – bývají v posledních dekádách vždycky tyjátr. Ostatně o tom, že stav Unie není bůhvíjaký a hlavně rozhodně ne příliš sjednocený, moc lidí nepochybuje. Donald Trump právě pronesl svůj první takový proslov ve druhém funkčním období.

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Názory a argumenty: Poslechněte si všechny středeční komentáře s Janem Fingerlandem

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Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 26:01


Proč odvolali Kabátka. Blíží se Řehkův konec ve vedení armády. EU by měla rychle a dobře odpovědět na ukrajinskou přihlášku. Trumpova zpráva o stavu Unie. Thielovo Sauronovo oko. A na konec glosa Ondřeje Neffa. Moderuje Jan Fingerland.

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Názory a argumenty: Karel Barták: Evropská unie by měla rychle a dobře odpovědět na ukrajinskou přihlášku

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Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 4:17


Evropská unie si dala v úterý práci, aby bylo vidět, jak nesmírně jí leží na srdci Ukrajina a její zápas s ruskou agresí. Při příležitosti 4. výročí invaze se mimořádně sešel Evropský parlament a k jeho členům promluvil na dálku prezident Zelenskyj. Poslanci pak schválili drtivou většinou rezoluci, která ostře odsuzuje Rusko a vyzývá evropské vlády k další podpoře Ukrajiny, jejíž budoucnost vidí jednoznačně v Evropské unii.

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Hovory: Režisér Havelka: Vyčlenit se z politiky nejde. Musíme se snažit, aby Evropská unie byla silná

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Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 23:51


Demonstrace, na kterých řeční mimo jiné i umělci, se stávají pravidelnou realitou. Po Slovensku občanská společnost, respektive její část, stojí na nohou i v Česku. Jsou to protesty na podporu prezidenta Petra Pavla, jindy zase kvůli podpoře Ukrajiny. „Vyčlenit se z politiky v lidské činnosti nejde, divadlo nemůže být nepolitické. To, co jsme ochotní vnímat ve veřejném prostoru, zhrublo,“ říká režisér a umělecký šéf Dejvického divadla Jiří Havelka v Hovorech.

Kecy a politika
Kecy a politika 253: Buranokracie Macinky a Turka

Kecy a politika

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 51:59


Některé kroky lídrů hnutí Motoristé sobě, Petra Macinky a Filipa Turka, vyvolaly už před třemi týdny silné protestní hnutí. To se minulou neděli znovu připomnělo ve 410 z 625 českých a moravských měst. To, co bylo původně reakcí na neuctivé SMS zprávy hlavě státu, přešlo do obav o zahraničněpolitickou orientaci země a nesouhlas s autokratickými tendencemi. Mimo jiné s pokusem zničit nezávislost České televize a rozhlasu.Do této atmosféry vhodili Motoristé další dva granáty. Petr Macinka na mnichovské bezpečnostní konferenci vyprovokoval debatu s americkou exministryní Clintonovou a polským ministrem zahraničí Sikorským. Příliš z toho bylo cítit, že provokace je pro něj vstupenkou do určitých amerických kruhů, které na svých sociálních sítích neopominuly tento konflikt zvýraznit. Macinka jednak vstoupil do americké kulturní debaty a současně na sebe upozornil ve snaze získat politické krytí v trumpovských kruzích. To je jeho věc. Zároveň je ovšem ministrem zahraničních věcí Česka, jehož národní zájmy by měl hájit. Otázkou je, jestli tahle profilace mu pomůže, nebo nahraje mezi hlavními evropskými spojenci.Absurdní pak byla jeho polemika ohledně demokratického deficitu uvnitř EU. Znamená to, že by si ho představoval odstranit tím, že by se Unie proměnila ve federaci s jedním premiérem, parlamentem a vládou? To jistě ne. V tomto směru by si ministr zahraničí měl říct, o co usiluje, a navíc ne arogantním způsobem.Jeho strana současně představila nového ministra životního prostředí Igora Červeného. Neministr Turek vzápětí nového ministra shodil slovy, že bude plnit, co mu na očích uvidí. Znamená to, že dvojministra Macinku, působícího dosud ve dvou resortech, nahradí dva ministři na jednom resortu? Experimenty Motoristů s parlamentní demokracií evidentně neberou konce.

Kecy a politika
SPECIÁL Arpád Soltész: Uherská unie Orbána, Fica a Babiše

Kecy a politika

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 52:00


Speciál s Arpádem Soltészem o vznikající uherské unii Maďarů, Slováků a Čechů. Vyhraje Viktor Orbán dubnové volby, nebo skončí v exilu? Jaký vliv bude mít jeho případný pád na jeho spojence v Bratislavě a Praze? Jaký bude mít vliv šokující schůzka Roberta Fica s Donaldem Trumpem na další směřování Slovenska? Dál jsme probírali ekonomické problémy Slovenska a Maďarska a šance na vytvoření něčeho, co by se dalo nazvat uherská unie, do které chce Andrej zatáhnout i Rakousko, aby v ní nebyl sám se dvěma orientálními vládci. A protože Arpád je vtipný člověk s rozhledem, tak došlo na spoustu dalších veselých historek.