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Chronique des Matières Premières
Produire plus et transformer plus localement, l'ambition «cacao» de la RDC

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 1:51


La RDC, futur géant du cacao ? C'est l'ambition du pays et du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, qui s'est rendu la semaine dernière à Abidjan, siège de l'Organisation internationale du cacao (ICCO), pour y signer le nouvel accord du secteur nommé Accord international sur le cacao, qui entrera en vigueur cet automne. La RDC est le cinquième des producteurs africains. Le pays produit du cacao dans une douzaine de provinces, mais essentiellement à l'Est : Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, les régions les plus exposées aux conflits que connait le pays. L'année dernière, 92 000 tonnes de fèves ont été officiellement récoltées, c'est plus du double de ce qui était produit en 2021. Ce n'est un secret pour personne, une partie du cacao congolais échappe aux statistiques, en traversant illégalement la frontière, vers l'Ouganda notamment, mais quelle que soit la proportion de ce cacao « siphonnée », la production reste encore bien en deçà de celle du leader, la Côte d'Ivoire, qui produit plus de dix fois plus, en deçà aussi de celle du Cameroun et du Nigeria. Un million de tonnes en 2035 ? La RDC voit grand aujourd'hui et met en avant ses atouts : 80 millions d'hectares de terres arables, rappelle le ministre Julien Paluku, et un climat propice à la culture du cacao, précise l'ICCO. Deux arguments très théoriques mais néanmoins importants. Le ministre du commerce extérieur ambitionne une production de près d'un million de tonnes de fèves en 2035 et rêve de figurer dans le top 3 mondial. L'organisation internationale du cacao ne commente pas ces chiffres, mais confirme que le pays a le potentiel pour produire plus. Un autre facteur a peut-être aussi joué dans cet engouement pour le cacao : le prix. Si les cours mondiaux sont nettement redescendus, ils ont montré ces trois dernières années qu'ils pouvaient atteindre des niveaux exceptionnels et donc rémunérateurs pour les producteurs, dans un environnement comme la RDC où les prix sont libéralisés. Pour se mettre en conformité avec les attentes des pays consommateurs et des législations européennes, la RDC, à l'instar des autres pays producteurs, souhaite mettre l'accent sur la production durable de cacao et a sollicité la semaine dernière l'accompagnement de l'ICCO. À lire aussiCacao: la chute des prix inquiète les pays producteurs de l'ICCO qui tentent de trouver une parade Le défi du broyage L'autre rêve de la République démocratique du Congo est d'aller plus loin en matière de transformation pour créer de la valeur ajoutée. Aujourd'hui, il n'y a pas d'usine de broyage industriel en RDC, seulement de la transformation par de petits artisans, on parle donc de quantités minimes. « Les volumes de fèves sont encore loin d'avoir atteint le seuil critique qui justifierait l'installation d'un broyeur d'envergure internationale », explique un expert du secteur. Mais rien n'empêche, précise notre interlocuteur, le développement de l'activité des artisans chocolatiers, pour éduquer les Congolais au goût du chocolat et proposer une offre haut de gamme à l'exportation. La bonne réputation des fèves de RDC est encore sous-exploitée au niveau économique. À lire aussiCrise du cacao en Côte d'Ivoire : un modèle en questions

Le Jardin RTL
Comment aider notre potager à produire toujours plus

Le Jardin RTL

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 2:54


Ecoutez Le jardin RTL du 07 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On marche sur la tête
Affaire Lyhanna : «C'est un drame absolu qui n'aurait jamais dû se produire» déplore Isabelle Debré

On marche sur la tête

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 2:21


Eliot Deval revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ozé - s'engager pour un monde durable
Comment produire dans des mondes post-capitalistes ? - Jérôme Baschet, Aurélien Berlan, Célia Izoard et Sébastien Lachaize

Ozé - s'engager pour un monde durable

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 121:39


En mai 2026, à l'occasion de la neuvième édition du festival L'Histoire à venir qui se tient chaque année à Toulouse, j'ai eu l'opportunité d'enregistrer une discussion entre Jérôme Baschet, Aurélien Berlan, Célia Izoard et Sébastien Lachaize autour du livre Mondes post-capitalistes.Le livre propose une multiplicité d'articles qui visent à projeter des sociétés, des formes d'organisation, des rapports au monde et des relations débarrassés du capitalisme à partir des travaux scientifiques existants dans diverses disciplines.S'il est bien entendu impossible d'aborder l'ensemble des thématiques du livre en deux heures, nous nous sommes intéressés pour cet échange à deux articles en particulier : celui sur la production, co-écrit par Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre et celui sur les métaux, co-écrit par Julian Carrey et Sébastien Lachaize.Jérôme Baschet est historien. Après une longue carrière comme enseignant-chercheur en histoire médiévale à l'EHESS, il a choisi d'orienter ses travaux sur les perspectives d'émancipation du capitalisme à partir de l'expérience zapatiste au Chiapas à laquelle il contribue depuis les années 1990. Nous avions déjà eu l'occasion d'échanger dans le podcast autour de son livre Basculements qui aborde les chemins possibles pour sortir du capitalisme. Il a co-dirigé avec Laurent Jeanpierre le livre Mondes post-capitalistes dont nous parlons aujourd'hui.Aurélien Berlan est philosophe. Il est enseignant-chercheur à l'université de Toulouse Jean Jaurès. Il est notamment l'auteur du livre Terre et liberté pour lequel je l'ai reçu dans le podcast.Célia Izoard est philosophe. Elle est journaliste pour des médias indépendants comme Reporterre et autrice de plusieurs livres dont La ruée minière au 21e siècle. Je l'ai également déjà reçu dans le podcast pour son chapitre sur les voitures électriques écrit dans le livre Greenwashing.Sébastien Lachaize est physicien. Il est enseignant-chercheur à l'INSA Toulouse et spécialiste des métaux et des low-tech.Cette discussion a été préparée avec mes camarades de l'Atelier d'Écologie Politique de Toulouse Julian Carrey et Adeline Grand-Clément que je remercie chaleureusement.⏲ Découpage de l'émission :3 min - Présentation de l'ouvrage Mondes postcapitalistes par Jérôme Baschet10 min - Présentation de l'article "Production" par Jérôme baschet26 min - Débats sur la production postcapitaliste35 min - Échelles de production et néo-industrie53 min - Présentation de l'article "Métaux" par Sébastien Lachaize1h07 - Débats sur les stocks de métaux et les ordres de grandeur1h23 - Les Low-Tech comme technologies postcapitalistes1h38 - Réflexions sur l'avenir1h46 - Conclusion sur la sortie du capitalismeCrédit photo ©Philippe Matsas/Opale/LeemageHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Comment Huawei compte abandonner la loi de Moore pour produire des puces de 1,4 nm d'ici 2031

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 3:01


Partons en Chine pour analyser un véritable séisme dans l'industrie mondiale des semi-conducteurs. Huawei vient de dévoiler une stratégie audacieuse pour contourner les sanctions américaines et produire des puces très haut de gamme d'ici cinq ans.Atteindre une densité de transistors équivalente à une gravure de 1,4 nm d'ici 2031Oubliez la course effrénée à la miniaturisation des transistors, ce modèle historique que l'on appelle la loi de Moore. Privée d'accès aux équipements de lithographie de pointe par Washington, l'entreprise chinoise change tout simplement les règles du jeu.Huawei a annoncé tout simplement qu'elle atteindrait une densité de transistors équivalente à une gravure de 1,4 nanomètre d'ici 2031.C'est un bond colossal quand on sait que la Chine est actuellement estimée à une capacité d'environ 7 nanomètres.La loi de mise à l'échelle de TauPour réaliser cet exploit sans les outils occidentaux, Huawei introduit la loi de mise à l'échelle de Tau. Concrètement, au lieu de réduire la taille des composants physiques, l'entreprise se concentre sur l'optimisation des trajets à l'intérieur du système.L'objectif est donc de raccourcir les interconnexions pour accélérer le transfert des données et réduire drastiquement la latence. Et si ça marche, c'est une bascule stratégique majeure pour l'industrie, car on passe d'une performance basée sur la finesse de gravure à une efficacité pensée au niveau de l'architecture globale.Et cette nouvelle approche n'est pas qu'un concept théorique. Elle se matérialise déjà sous le nom de LogicFolding. Cette architecture innovante va d'abord équiper les puces Kirin des prochains smartphones de la marque dès cette année, avant de s'étendre aux processeurs d'AI d'ici 2030.Risques de surchauffeHuawei propose donc une alternative nationale crédible face au monopole américain.Mais attention, ce changement de paradigme ne se fera pas sans heurts. Si l'approche de Huawei permet de contourner les limites actuelles de la lithographie, elle soulève de nouveaux défis techniques.Les analystes pointent du doigt des problèmes liés à la consommation énergétique et surtout à la dissipation thermique, en particulier pour les serveurs d'intelligence artificielle.Surtout, Huawei admet être en mode de survie extrême. L'échelle de Tau est donc peut être la seule issue pour le fabricant chinois, quitte à faire des promesses difficilement tenables.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Leandro Erlich : "Ce qui m'intéresse, c'est produire un trouble sur notre regard"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 30, 2026 10:39


durée : 00:10:39 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Avec Leandro Erlich, artiste plasticien argentin, pour l'exposition de ses œuvres au Grand Palais du 2 juin au 6 septembre 2026, première rétrospective en France de ses oeuvres. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Génération Do It Yourself
#544 - Coline Bertrand - La Rosée - ”La cosmétique c'est l'industrie de la surenchère”

Génération Do It Yourself

Play Episode Listen Later May 27, 2026 165:05


“La cosmétique c'est l'industrie de la surenchère.”C'est comme ça que Coline Bertrand décrit son propre secteur et c'est exactement ce qu'elle refuse de faire depuis le premier jour.Pharmacienne de formation, Coline voulait ouvrir sa propre pharmacie mais en 2015, lors d'un trajet en voiture avec son amie de toujours et future associée Mahault, une idée de marque vient.Huit heures plus tard, La Rosée est née.Aujourd'hui, la marque est présente dans 11 000 pharmacies, 13 pays et dépasse les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires.Pendant huit ans, leur chiffre d'affaires a doublé chaque année.Des chiffres qui n'existent habituellement pas dans la cosmétique.Leur secret réside dans leur produit et la confiance qu'ils donnent aux pharmaciens.Sur ce chemin, Coline a aussi traversé des passages difficiles : une tentative d'implémentation en Chine trop tôt, le départ opérationnel de son associée fondatrice, une phase de recrutement accélérée qui a failli noyer l'ADN de la boîte.Et elle livre tout sans filtre dans cette conversation :Pourquoi elle refuse le label bioCe que l'acide hyaluronique à 5% ne fait pas et pourquoi les marques continuent de le vendreComment transmettre l'ADN d'une marque à 200 collaborateurs et des partenaires à l'autre bout du mondePourquoi choisir la Corée avant les États-UnisLa Convention des entreprises pour le climat : le déclic qui a tout remis en questionUn épisode dense, sur la cosmétique et la construction d'une marque authentique, dans un secteur qui a souvent fait de la promesse non tenue son modèle économique.Vous pouvez retrouver Coline sur Linkedin.TIMELINE:00:00:00 : Une entreprise de cosmétique avec une croissance de startup00:09:48 : Pourquoi refuser le label bio ?00:21:18 : Le meilleur distributeur pour la cosmétique00:33:10 : Le packaging que tout le monde copie00:41:26 : Le stick solaire qui a révolutionné le marché00:50:56 : Rendre mémorable ce que personne ne voit01:01:08 : Le mensonge de l'acide hyaluronique01:16:17 : "1 marque sur 350 survit"01:24:58 : Choisir la Corée avant les US01:33:21 : L'erreur qui tue les startups en croissance01:45:52 : Le déclic qui a forcé La Rosée à tout remettre en question01:55:48 : Produire sans détruire : est-ce vraiment possible ?02:08:20 : Ce qu'on ne dit pas assez aux entrepreneures02:18:51 : Le vide après avoir vendu02:28:01 : Comment transmettre sa passion à 200 personnes02:34:13 : Le choix radical de La Rosée pour réduire la charge mentale des employésLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #540 - Sissy Mua - Youtubeuse, Trainsweateat - L'app fitness la plus utilisée de France#533 - Gaëlle Lebrat Personnaz - Manucurist Paris - Le futur leader mondial du vernis à ongles ?#513 - VO - Jesper Brodin - IKEA - 40 billion in revenue empire with no bank loan#513 - VF - Jesper Brodin - IKEA - 40 milliards de revenus sans jamais avoir emprunté#421 - Jean-Charles Samuelian-Werve - Alan - Aller jusqu'au bout de ses convictions et transformer l'essai#326 - Ning Li - Typology - Fonder Made.Com, péter tous les scores et devenir le leader de la cosmétique made in France#252 - Michaël Benabou - Financière Saint James - L'autre fondateur de Veepee qui s'est émancipé pour créer son empire#138 - Jean-Charles Samuelian-Werve - Alan - Tous ses secrets pour retourner un secteur à priori intouchable (la complémentaire santé)Nous avons parlé de :Le stick solaire de La RoséeWhatMattersCombien ça gagne une pharmacie ?Condamnation du Syndicat National des Moniteurs de Ski FrançaisTypology ParisEnvironnement : 7 limites planétaires sur 9 ont été dépasséesLa Convention des Entreprises pour le ClimatLe label B-CorpLes recommandations de lecture :Le Petit Prince, d'Antoine de Saint-ExupéryCes questions que tout le monde se pose, de Maud AnkaouaKilomètre Zéro, de Maud AnkaouaPrinciples: Life and Work, by Ray Dalio

Le décryptage de David Barroux
Tech : Huawei capable de produire les semi-conducteurs les plus avancés d'ici 2031 ?

Le décryptage de David Barroux

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:52


Aujourd'hui dans le "Décryptage", David Barroux analyse les récentes annonces de Huawei concernant sa capacité à produire des semi-conducteurs de pointe d'ici 2031. Malgré les sanctions américaines, le géant chinois de l'électronique semble en mesure de relever le défi technologique, poussant les États-Unis à revoir leur stratégie. Cette course à l'innovation soulève des questions sur l'autonomie technologique de la Chine et les conséquences pour les entreprises occidentales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

TOPFM MAURITIUS
« Produire un miel de qualité » : Arvin Boolell met en avant le savoir-faire mauricien à la World Bee Day 2026

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later May 20, 2026 1:20


« Produire un miel de qualité » : Arvin Boolell met en avant le savoir-faire mauricien à la World Bee Day 2026 by TOPFM MAURITIUS

Les Grandes Gueules
Patrick Bruel accusé de viol : peut-il encore se produire ? - 18/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 18, 2026 30:56


Pour débuter l'émission de ce lundi 18 mai 2026, les GG : Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Bruno Poncet, cheminot, débattent du sujet du jour : Patrick Bruel accusé de viol, peut-il encore se produire ?

Baleine sous Gravillon (BSG)
S07E141 Briller en société : Comment et pourquoi produire sa lumière ? (Bioluminescence 1/2)

Baleine sous Gravillon (BSG)

Play Episode Listen Later May 17, 2026 17:46


Que seraient nos vies sans les couleurs ? Leurs rôles dans le Vivant sont souvent mé- ou inconnus du grand public. Pourtant, elles sont un des langages, une des conditions sine qua non du Vivant… Il était tant que BSG consacre aux couleurs une grande saga inédite.Après les couleurs "classiques" (rouge, jaune, vert, bleu, noir et blanc), nous essayons aujourd'hui de "faire -scence";)Nous essayons de comprendre et de détailler l'apparition, les mélanges ou les transformations de couleurs issus de l'iridescence, de la fluorescence et de la bioluminescence.Invité : Frédéric Archaux, biologiste et chercheur, auteur de Toutes les couleurs de la nature (Quae, 2025).___

Les Petites Histoires Du SEO
Pourquoi j'ai arrêté de produire du contenu en massage avec l'IA - Ep. 20 - LPHS

Les Petites Histoires Du SEO

Play Episode Listen Later May 14, 2026 10:40


Retrouvez tous les épisodes de mon podcast Les Petites Histoires du SEO et du GEO sur mon site : https://julien-gourdon.fr/podcast-seoJ'ai longtemps cru que l'intelligence artificielle allait me permettre de produire plus, plus vite, et de gagner en visibilité sur Google.Et pendant un temps, ça a semblé fonctionner.Mais avec le recul, j'ai compris que mon erreur n'était pas d'utiliser l'IA. Mon erreur était de croire qu'un bon process suffisait à produire un bon contenu.Dans cet épisode, je reviens sur ce piège dans lequel je suis tombé : générer des articles à partir de la SERP, enrichir les briefs avec du NLP, automatiser la rédaction, scorer les contenus… tout cela pour finalement produire des pages qui répétaient ce que d'autres avaient déjà dit.Aujourd'hui, je pense qu'il faut faire l'inverse de ce que beaucoup ont fait depuis 2022 : produire moins, mais produire mieux. Avec plus d'expérience, plus d'opinion, plus de preuves, plus de profondeur.Et cette logique vaut aussi pour la visibilité dans les moteurs IA comme ChatGPT, Perplexity ou Google AI Overviews : ce n'est pas la structure seule qui fera la différence, mais la qualité réelle de ce que vous avez à dire.Dans cet épisode, je parle de SEO, de contenu IA, de scaled content abuse, de GEO, et surtout d'un changement de méthode devenu indispensable.Au programme :– Pourquoi l'IA donne l'illusion de pouvoir produire à l'infini– Pourquoi les contenus générés à partir de la SERP finissent souvent par se ressembler– Ce que Google attend vraiment derrière la notion de contenu utile– Pourquoi produire plus peut dégrader la qualité globale d'un site– Pourquoi le GEO ne sauvera pas les contenus interchangeables– Pourquoi j'ai décidé de produire moins pour produire mieux

Finary Talk
Pourquoi personne n'est d'accord sur l'économie

Finary Talk

Play Episode Listen Later May 13, 2026 27:08


Javier Milei et sa tronçonneuse veulent faire de l'Argentine le pays le plus libre du monde.Si vous pensez désastre, vous êtes keynésien. Si vous pensez thérapie de choc, vous êtes monétariste.Si vous pensez qu'il ne va pas assez loin, vous êtes libertarien.***

Choses à Savoir TECH
Fini la diffusion 4K chez France TV ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:26


Après l'exploit technologique des Jeux olympiques de Jeux olympiques de Paris 2024, diffusés en 4K HDR avec son immersif, on aurait pu penser que la télévision publique française poursuivrait sur cette lancée. Et pourtant, le signal envoyé aujourd'hui par France Télévisions est tout autre : un retour partiel en arrière sur la 4K native. Un choix qui peut surprendre… mais qui s'explique. Car derrière cette décision, il ne s'agit pas d'un recul technologique, mais d'un arbitrage économique. Depuis plusieurs mois, le groupe évolue sous forte contrainte budgétaire. Une commission d'enquête parlementaire lancée fin 2025, combinée aux alertes répétées de la Cour des comptes, a mis en lumière une situation financière tendue. Résultat : un plan d'économies d'environ 140 millions d'euros a été acté pour 2026.Dans ce contexte, certaines dépenses deviennent difficiles à défendre. La production en 4K native en fait partie. Produire une image en Ultra Haute Définition implique une chaîne technique plus lourde : caméras spécifiques, traitement des images plus complexe, besoins accrus en bande passante pour la diffusion… Autant de coûts supplémentaires, pour un bénéfice visuel qui n'est pas toujours évident pour tous les téléspectateurs.C'est là tout le paradoxe. La 4K promet une qualité d'image supérieure, mais son impact dépend fortement des conditions de visionnage : taille de l'écran, distance, qualité du signal. Sur un événement comme Roland-Garros, dominé par des plans larges, la différence avec une image bien optimisée peut rester discrète. La solution envisagée repose donc sur un compromis technique. Plutôt que filmer directement en 4K, France Télévisions pourrait capter en Full HD, puis utiliser un procédé appelé upscaling. Il s'agit d'un traitement algorithmique qui “reconstruit” une image en Ultra HD à partir d'une source plus basse définition, avec l'aide du HDR, une technologie qui améliore les contrastes et les couleurs.Résultat : une qualité visuelle jugée satisfaisante pour le grand public, à un coût bien inférieur. Ce choix marque un tournant. La 4K native ne disparaît pas, mais elle pourrait devenir l'exception, réservée aux grands événements, plutôt qu'un standard systématique. Un virage pragmatique, dicté par la réalité des finances publiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

DigitalFeeling
Episode 158 - Canva Create 2026 : le design vient de changer de nature

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later May 7, 2026 11:15


Dans ce 158 ème épisode de DigitalFeeling, je vous débriefe de la Convention de Canva : Canva Create, un show à l'américaine qui annonce toujours plein de surprise. Mais cette année, c'est la plus grande évolution de Canva depuis son lancement en 2013 !Il y avait 6 500 personnes présentes à SoFi Stadium. Des millions d'autres en ligne (dont moi obviously). Les trois co-fondateurs avait un message très clair : Canva ne veut plus être seulement un outil de design mais veut venir la plateforme où tout votre travail se passe.Le virage : du template au promptDepuis ses débuts, Canva fonctionnait sur un modèle simple. Vous choisissez un template. Vous l'adaptez. Vous exportez.Ce modèle est en train de basculer.Avec Canva AI 2.0, le point d'entrée n'est plus le template, c'est le prompt. Vous décrivez ce que vous voulez créer, et Canva génère un design complet, structuré, entièrement éditable. Pas une image. Pas un fond. Un vrai design opérationnel, avec mise en page, textes et branding intégrés dès la première instruction.C'est le changement le plus profond depuis les débuts de Canva. La plateforme nous propose une nouvelle façon de travailler.Canva c'est :Canva AI 2.0 : la plateforme devient conversationnelleDisponible en research preview depuis le 16 avril. Le changement est architectural : on ne part plus d'un template, on décrit ce qu'on veut. Canva génère un design complet, structuré, entièrement éditable. Quatre fonctions fondamentales sont au cœur de cette refonte.Les 4 briques de Canva AI 2.0Conversational DesignDécrivez votre objectif en langage naturel, Canva génère un design structuré avec mise en page, branding et contenu dès la première instruction. Plus besoin de partir d'une page blanche ou d'un template.Agentic OrchestrationDonnez un objectif, partagez une ébauche ou un brief : la couche d'orchestration comprend votre intention, sélectionne les bons outils et coordonne la création de tous les formats nécessaires à une campagne multicanal.Object-Based IntelligenceDemandez de changer une image, de réécrire un titre, d'ajuster une police : seul cet élément est modifié. Le reste du design ne bouge pas. Canva répond à la critique classique des outils génératifs qui "regénère tout" pour un détail.Living MemoryCanva apprend de vous. La plateforme mémorise progressivement votre style visuel, vos préférences, votre branding, et les applique automatiquement d'un projet à l'autre. L'outil évolue d'éditeur assisté vers un collaborateur créatif personnalisé. Concrètement : moins d'ajustements répétitifs, plus de continuité entre vos créations.Les workflows intelligents : Canva se connecte à vos outils de travailCanva AI 2.0 introduit des Connectors : des connexions directes avec les outils que vous utilisez au quotidien dans votre travail. Avec l'IA, vous pouvez :Générer une newsletter à partir de l'activité Slack de votre équipeTransformer des emails clients en argumentaires de vente personnalisésCréer des briefs de réunion depuis vos transcriptions ZoomProduire des résumés depuis vos documents Google DriveLes connecteurs disponibles au lancement seront ceux de Slack, Notion, Zoom, Gmail, Google Drive, Google Calendar, HubSpot. D'autres arriveront dans les prochaines semaines.Avec une fonctionnalité intéressante : le Scheduling. Canva peut exécuter des tâches récurrentes en arrière-plan, même lorsque vous êtes hors ligne. Produire du contenu chaque semaine, résumer des flux d'information, préparer des campagnes complètes, sans intervention manuelle à chaque cycle.Canva devient un outil asynchrone.Claude Design by Anthropic × CanvaAnthropic et Canva viennent de franchir une étape majeure dans leur partenariat.Anthropic a lancé Claude Design, un nouveau produit propulsé par Claude Opus 4.7, qui utilise le moteur de design de Canva comme couche d'exécution visuelle. En clair : depuis Claude, vous décrivez ce que vous voulez créer : une présentation, un prototype, une landing page, et Claude génère un design entièrement éditable que vous pouvez exporter directement dans Canva (PDF, PPTX, URL ou édition directe).La frontière entre rédaction et design est en train de s'effacer.Claude Design est disponible en research preview pour les abonnés Pro, Max, Team et Entreprise. La cible : les profils qui n'ont pas de background design mais ont besoin de produire des visuels : fondateurs, chefs de produit, responsables marketing. On crée, on valide, on passe à Canva pour affiner et publier. Un seul flux de travail.Ce partenariat dure depuis deux ans. Le MCP Canva pour Claude existe depuis juillet 2025. Claude Design est l'étape suivante : un produit à part entière construit sur cette intégration.Les autres annonces à retenirMode hors-ligneCe mode est réclamé depuis longtemps par la communauté. Vous pouvez désormais travailler sur un design sans connexion. Synchronisation automatique au retour en ligne. Disponible sur desktop et mobile. C'est une petite révolution !Print ShopUne expérience e-commerce repensée, entièrement intégrée à Canva. Plus de 60 nouveaux produits physiques commandables directement depuis votre workflow de création. Et une dimension RSE concrète : chaque commande = un arbre planté, via des projets au Malawi, en Tanzanie et aux Philippines.Learn GridUne plateforme pédagogique dédiée aux éducateurs, avec des milliers de ressources calées sur les programmes scolaires et une création d'activités assistée par IA en 16 langues. Pour ceux qui forment, c'est un signal intéressant sur la direction prise.Cavalry gratuitL'outil de motion design professionnel, anciennement payant, est désormais accessible à tous les comptes Canva. 5 millions de créatifs ont déjà adopté Affinity depuis son intégration. La suite professionnelle se complète.100 millions de dollarsCanva s'engage à verser 100 M$ à GiveDirectly, en transferts directs en cash à des familles en extrême pauvreté. Pas un programme de subvention avec intermédiaires. De l'argent qui part directement. Les versements ont déjà commencé.Ce que ça change pour vousLa gouvernance du branding devient un sujet urgentLiving Memory mémorise le style visuel de l'entreprise mais qui valide ce que l'IA “apprend” ? Qui contrôle ce qui est automatiquement appliqué dans les créations de vos équipes ? C'est un sujet à poser maintenant, avant que les premières dérives de cohérence visuelle n'arrivent. Les outils s'accélèrent. Les processus de validation, eux, n'ont pas suivi.La production de contenu va changer de vitesse et de profilAvec Canva AI 2.0 et les Connectors, un responsable marketing peut générer une newsletter depuis l'activité Slack, un argumentaire depuis un email client, un rapport depuis une réunion Zoom. C'est un changement dans la façon dont vos équipes vont travailler. La compétence clé ne sera plus “savoir utiliser Canva”, ce sera de savoir briefer l'IA pour produire ce qu'on veut.L'intégration Claude × Canva est un signal à surveillerLes frontières entre LLM et outils créatifs n'existent plus. Dans 12 mois, la question ne sera plus “est-ce que j'utilise l'IA pour créer des visuels ?” mais “dans quel outil est-ce que je pilote mes agents créatifs ?”. Les éditeurs qui répondront à cette question en premier capteront l'essentiel des usages en entreprise.

Les Grandes Gueules
La visionnaire du jour - Natacha Polony : "Il faut produire pour retrouver notre indépendance et notre liberté. C'est ce que fait Trump, c'est ce que font les Chinois, et l'Europe a arrêté de penser en termes d'indépendance d

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:04


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Equi/Libre
Dissocier pour survivre, dissocier pour produire : Ce que Severance dit de l'injonction à aller bien

Equi/Libre

Play Episode Listen Later May 4, 2026 42:40


Il y a une scène dans Severance qui m'a arrêtée net. Pas parce qu'elle est spectaculaire. Parce qu'elle est familière.Une entreprise qui découpe chirurgicalement l'identité de ses employé·es pour extraire leur force de travail. Un dispositif qui permet de ne jamais ramener chez soi ce qu'on a vécu au bureau. Deux personnes dans un seul corps — l'une qui travaille, l'autre qui rentre le soir et n'a aucun souvenir de sa journée.De la science-fiction. Et pourtant.Parce que cette coupure — se présenter fonctionnel·le indépendamment de ce qu'on ressent, sourire à ce qui nous blesse, laisser à la porte ce qu'on est vraiment pour pouvoir entrer — la plupart d'entre nous la font déjà. Sans procédure. Sans puce. Sans l'avoir vraiment choisi.Lumon Industries n'a rien inventé. Elle a juste eu l'honnêteté de le nommer.Dans cet épisode, j'utilise Severance comme ce qu'elle est : un instrument d'analyse. Pour parler de ce que la dissociation au travail fait aux corps, aux identités, aux vies. De pourquoi elle n'est pas un dysfonctionnement individuel — mais la réponse la plus rationnelle qu'un système nerveux puisse donner à des conditions qui rendent l'intégrité impossible. De qui en paie le prix le plus lourd, et pourquoi ce n'est pas distribué équitablement. Et de ce que ça veut dire de soigner des personnes dans ce contexte sans reproduire l'idéologie qui leur a fait croire qu'elles étaient le problème.On y parle de théorie polyvagale et de shutdown dorsal. Du marché du bien-être comme outil d'optimisation du capital humain — et de ce que l'OMS inscrit noir sur blanc dans sa définition de la santé mentale. De charge allostatique et de ce que Meyer a documenté sur qui supporte vraiment le poids du travail de façade. D'Helly R. et de ce que sa scène dit du consentement — et de l'intériorisation progressive d'une coupure qu'on finit par confondre avec soi-même.Et d'une question que je me pose régulièrement sur mon propre travail : est-ce que la thérapie, quand elle n'est pas politiquement consciente, peut devenir l'un des outils de ce système ?Cet épisode sort à l'occasion du 1er mai... Et ce n'est pas un hasard ! Si quelque chose a résonné — si tu as reconnu quelque chose dans ce que tu viens d'entendre, ou si tu veux prolonger la conversation — viens me retrouver sur Instagram @equilibre.therapie.paris. Et si cet épisode a parlé à quelqu'un dans ton entourage.. tu sais ce qu'il te reste à faire!Références citéesDejours, C. (1998). Souffrance en France : La banalisation de l'injustice sociale. Éditions du Seuil.Hayes, S. C., Strosahl, K. D., & Wilson, K. G. (1999). Acceptance and Commitment Therapy. Guilford Press.Linehan, M. M. (1993). Cognitive-Behavioral Treatment of Borderline Personality Disorder. Guilford Press.Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697.Organisation Mondiale de la Santé. (2022). Définition de la santé mentale. who.intPorges, S. W. (2011). The Polyvagal Theory. W. W. Norton & Company.Van der Kolk, B. A. (2014). The Body Keeps the Score. Viking. [Trad. fr. : Le corps n'oublie rien, Albin Michel, 2018]Severance dissociation au travail injonction à aller bien capitalisme et santé mentale psychologie féministe stress minoritairec harge allostatique théorie polyvagale burn-out systémique psychodynamique du travail TCC · ACT · DBT thérapie féministe Paris 13 1er mai

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi produire des pêches en hiver était un enjeu d'État ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:43


L'histoire de Jean-Baptiste de La Quintinie ressemble à un improbable virage de carrière devenu révolution horticole. Né en 1626, rien ne le destine à cultiver des légumes pour un roi. Il étudie le droit, devient avocat, puis accompagne un magistrat lors de voyages en Italie. C'est là que tout bascule : il découvre les jardins italiens, leurs techniques, leur esthétique… et décide de s'y consacrer entièrement.De retour en France, il se forme sur le terrain, observe, expérimente. Rapidement, il se fait remarquer pour sa maîtrise des cultures fruitières. Il entre au service de grandes familles, puis attire l'attention de Louis XIV. Le Roi-Soleil, obsédé par la perfection et le contrôle, veut des jardins capables de produire toute l'année, indépendamment des saisons.En 1678, La Quintinie reçoit une mission titanesque : créer le Potager du Roi à Versailles. Sur environ 9 hectares, il conçoit un espace entièrement structuré pour optimiser la production. Le terrain est divisé en carrés géométriques, protégés par des murs qui jouent un rôle crucial : ils accumulent la chaleur du soleil le jour et la restituent la nuit, créant des microclimats.Mais son génie ne s'arrête pas là. Il développe des techniques d'espalier extrêmement précises : les arbres fruitiers sont taillés et plaqués contre les murs pour maximiser l'exposition au soleil. Il expérimente aussi des systèmes de drainage, de fertilisation, et introduit des serres rudimentaires pour protéger les cultures sensibles.Son obsession ? Produire des fruits hors saison. Et notamment des figues, des fraises… et surtout des pêches. À Versailles, il réussit l'exploit d'en servir dès le mois de mai, alors que la saison naturelle commence bien plus tard. À la cour, c'est un symbole de puissance : le roi impose même aux saisons de lui obéir.La Quintinie tient des registres extrêmement précis. Il note les températures, les rendements, les dates de floraison. On est presque face à une démarche scientifique avant l'heure. Il publiera d'ailleurs en 1690 un ouvrage majeur, “Instruction pour les jardins fruitiers et potagers”, qui formalise ses méthodes.Mais cette réussite a un prix. La pression est immense. Fournir quotidiennement la table royale avec des produits parfaits, sans erreur, dans un système encore expérimental, relève de la prouesse permanente.À sa mort en 1688, le Potager du Roi est devenu une référence en Europe. Son modèle sera copié dans de nombreuses cours.La Quintinie n'a pas seulement cultivé des fruits. Il a transformé le jardin en outil de pouvoir, où la nature n'est plus subie… mais disciplinée, organisée, presque domptée au service du roi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi produire des pêches en hiver était un enjeu d'État ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 2:43


L'histoire de Jean-Baptiste de La Quintinie ressemble à un improbable virage de carrière devenu révolution horticole. Né en 1626, rien ne le destine à cultiver des légumes pour un roi. Il étudie le droit, devient avocat, puis accompagne un magistrat lors de voyages en Italie. C'est là que tout bascule : il découvre les jardins italiens, leurs techniques, leur esthétique… et décide de s'y consacrer entièrement.De retour en France, il se forme sur le terrain, observe, expérimente. Rapidement, il se fait remarquer pour sa maîtrise des cultures fruitières. Il entre au service de grandes familles, puis attire l'attention de Louis XIV. Le Roi-Soleil, obsédé par la perfection et le contrôle, veut des jardins capables de produire toute l'année, indépendamment des saisons.En 1678, La Quintinie reçoit une mission titanesque : créer le Potager du Roi à Versailles. Sur environ 9 hectares, il conçoit un espace entièrement structuré pour optimiser la production. Le terrain est divisé en carrés géométriques, protégés par des murs qui jouent un rôle crucial : ils accumulent la chaleur du soleil le jour et la restituent la nuit, créant des microclimats.Mais son génie ne s'arrête pas là. Il développe des techniques d'espalier extrêmement précises : les arbres fruitiers sont taillés et plaqués contre les murs pour maximiser l'exposition au soleil. Il expérimente aussi des systèmes de drainage, de fertilisation, et introduit des serres rudimentaires pour protéger les cultures sensibles.Son obsession ? Produire des fruits hors saison. Et notamment des figues, des fraises… et surtout des pêches. À Versailles, il réussit l'exploit d'en servir dès le mois de mai, alors que la saison naturelle commence bien plus tard. À la cour, c'est un symbole de puissance : le roi impose même aux saisons de lui obéir.La Quintinie tient des registres extrêmement précis. Il note les températures, les rendements, les dates de floraison. On est presque face à une démarche scientifique avant l'heure. Il publiera d'ailleurs en 1690 un ouvrage majeur, “Instruction pour les jardins fruitiers et potagers”, qui formalise ses méthodes.Mais cette réussite a un prix. La pression est immense. Fournir quotidiennement la table royale avec des produits parfaits, sans erreur, dans un système encore expérimental, relève de la prouesse permanente.À sa mort en 1688, le Potager du Roi est devenu une référence en Europe. Son modèle sera copié dans de nombreuses cours.La Quintinie n'a pas seulement cultivé des fruits. Il a transformé le jardin en outil de pouvoir, où la nature n'est plus subie… mais disciplinée, organisée, presque domptée au service du roi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Entendez-vous l'éco ?
De Poissy à Pékin, qui veut encore produire des automobiles en Europe ?

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 27:08


durée : 00:27:08 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Jeudi 16 avril, Stellantis annonçait l'arrêt de la production dans son usine de Poissy. Une réponse à la baisse de la demande mondiale en véhicules, qui questionne l'avenir de l'industrie automobile en France et remet en cause le modèle de la voiture individuelle. - réalisation : Tina Iung, Cassandre Puel - invités : Nathalie Kroichvili Professeure des universités à l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard et membre de l'Institut FEMTO-ST, Vincent Charlet Délégué général du think tank La Fabrique de l'industrie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Sur le grill d'Ecotable
[Extrait #116] - Prendre soin du sol et du vivant pour produire du goût, avec Frédéric Revol

Sur le grill d'Ecotable

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 7:24


Dans cet extrait de l'épisode [#116 - Produire le premier whisky bio français de façon 100% autonome - Avec Frédéric Revol], le fondateur du Domaine des Hautes glaces nous raconte en quoi il était évident pour lui de produire son whisky bio et local dans le respect des sols agricoles et du vivant. En quoi le whisky permet une réflexion sur le temps long de notre rapport au vivant ? D'un point de vue agricole, en quoi une production de whisky (céréales) est bénéfique pour un terroir et un écosystème? Comment Frédéric produit-il son whisky en pensant aux générations futures ? Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Pourquoi on peut produire de la moutarde de Dijon n'importe où dans le monde

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 3:16


Reconnaissez avec moi que si je vous avais dit à quel produit vous fait penser Dijon, vous auriez tous répondu la moutarde. La moutarde de Dijon... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 24 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Pourquoi on peut produire de la moutarde de Dijon n'importe où dans le monde

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 3:42


Reconnaissez avec moi que si je vous avais dit à quel produit vous fait penser Dijon, vous auriez tous répondu la moutarde. La moutarde de Dijon... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 24 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sur le grill d'Ecotable
#116 - Produire le premier whisky bio français de façon 100% autonome - Avec Frédéric Revol

Sur le grill d'Ecotable

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 55:15


Et si l'on vous disait qu'il était possible de produire du whisky 100% bio et local, avec des céréales issues de semences anciennes, puis transformées au même endroit à l'aide de ressources en eau et en bois locales, tout ça en plein coeur des Alpes françaises ? Cette prouesse existe bel et bien au Domaine des Hautes glaces, la première ferme-distillerie biologique du monde nichée entre les falaises du Vercors et les sommets des Écrins. Son fondateur, Frédéric Revol, est agronome de formation, et a décidé en 2009 de faire ce pari de reconnecter le whisky au vivant et à la terre. Frédéric porte à la fois la casquette d'agriculteur: il cultive ses céréales (orge, seigle et épeautre) sur les parcelles de sa ferme, et à la fois distillateur en préparant ses spiritueux avec soin, à l'aide de techniques ancestrales. Il le dit clairement notamment dans son récent ouvrage Whisky de montagne : la terre, la graine et le goût publié en 2024 aux éditions Terre vivante: il veut produire le meilleur des whisky avec le moins de ressources et le plus de sens. C'est de ce respect du vivant dont il est question dans ce podcast, et bien sûr de la démarche de Frédéric. Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique des Matières Premières
L'ail chinois, entre excès de production, pression sur les prix et incertitudes à l'export

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 1:30


En Chine, premier producteur mondial d'ail, le marché traverse une mauvaise passe. Depuis plusieurs mois, les récoltes abondantes s'accumulent dans les entrepôts, les stocks gonflent et les prix chutent. Résultat : toute la filière est sous pression, et certains producteurs comme exportateurs sont contraints de vendre à perte. De notre correspondante à Pékin,  L'ail chinois n'a jamais été aussi abondant et paradoxalement, aussi peu rentable. Depuis plusieurs mois, le marché est saturé, conséquence directe de récoltes record et de stocks déjà élevés accumulés l'an dernier.  Résultat : les prix s'effondrent. Aujourd'hui, ils dépassent à peine les 2 yuans par demi-kilo – un niveau insuffisant pour couvrir les coûts de production de nombreux acteurs. Produire plus… au risque d'aggraver la crise Dans les grandes régions agricoles comme le Shandong, le Henan ou le Jiangsu, les surfaces cultivées ont encore augmenté. Une stratégie classique : produire plus pour compenser la baisse des prix.  Mais cette logique alimente en réalité le cercle vicieux de la surproduction. Même si certaines zones ont été pénalisées par les pluies et des rendements en baisse, la tendance nationale reste à la hausse. Face à cette offre pléthorique, la demande peine à suivre. Les entrepôts sont pleins, les volumes disponibles dès le printemps sont déjà importants, et la nouvelle récolte arrive. À lire aussiChine: les huiles usagées valent désormais plus cher que le kérosène Exporter à tout prix pour écouler les stocks Dans ce contexte, de nombreux exportateurs n'ont d'autre choix que de casser leurs marges, voire de vendre à perte, pour écouler leurs stocks. À l'international, la concurrence s'intensifie. La Chine reste ultra-dominante sur le marché mondial de l'ail, mais elle doit désormais se battre sur les prix. Certains opérateurs cherchent de nouveaux débouchés, notamment en Afrique, tandis que d'autres s'appuient sur des marchés plus stables comme la Russie. Les tensions logistiques en mer Rouge ou autour du canal de Suez compliquent aussi les exportations vers l'Europe, mais leur impact reste limité : l'essentiel des volumes part vers l'Asie. Au final, derrière ce produit du quotidien, c'est toute une filière agricole qui se retrouve fragilisée – prise entre excès de production, pression sur les prix et incertitudes à l'export. À lire aussiNourriture, énergie, métaux: comment les stocks chinois redessinent l'économie

Aujourd'hui l'économie
Pétrole: comment Donald Trump transforme la crise en avantage pour les producteurs américains

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 3:21


La guerre au Proche-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont bouleversé le marché mondial du pétrole. Les États-Unis en profitent pleinement à court terme, portés par une explosion de la demande et des prix. Mais derrière cette opportunité, un plafond de verre apparaît déjà : les limites de leurs capacités de transport. Habituellement, près d'un baril de pétrole sur cinq transite par le détroit d'Ormuz. Mais aujourd'hui, les flux dans ce passage maritime très stratégique sont fortement réduits, dans un contexte où le baril évolue autour des 100 dollars.  Voilà l'une des conséquences directes de la guerre au Proche-Orient et du blocage de la région, d'abord par les Iraniens, puis par les Américains. Résultat : les producteurs américains n'ont jamais été aussi sollicités. Grâce à leur production massive de pétrole de schiste, ils se retrouvent en position de fournisseurs de secours pour de nombreux pays, notamment en Asie. Dans un contexte de fortes tensions, de nombreux États cherchent désormais à sécuriser leurs approvisionnements en dehors du Moyen-Orient. Une situation dont tente de profiter Donald Trump. Le président américain cherche à capitaliser sur les effets du blocus du détroit d'Ormuz en incitant les pays touchés à se tourner vers le pétrole américain. Et la stratégie semble porter ses fruits. Les exportations américaines s'envolent, avec des volumes qui atteignent des niveaux record ces derniers jours. Les États-Unis, nouvelle « station-service du monde » Avec plusieurs millions de barils exportés chaque jour, les États-Unis s'imposent progressivement comme un acteur incontournable du marché mondial. Pour le dire simplement, ils sont en train de devenir, en quelque sorte, la « station-service du monde ». Pour les producteurs américains, c'est une véritable aubaine. Les prix élevés, déterminés à l'échelle mondiale, leur garantissent des marges confortables. Conséquence directe : les compagnies pétrolières relancent leurs investissements, augmentent leurs budgets et lancent de nouveaux projets de forage. Mais cette dynamique cache une première limite structurelle : la nature du pétrole américain. Majoritairement léger, il nécessite parfois davantage de traitement pour être raffiné, ce qui entraîne une légère décote par rapport à d'autres types de brut. En temps normal, cette décote reste gérable. Mais dans le contexte actuel, elle devient plus problématique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: un jackpot fragile pour les compagnies pétrolières occidentales Un plafond logistique qui freine les ambitions américaines Car un autre facteur vient compliquer la donne : l'explosion des coûts de transport. Le problème est simple. Il faut désormais additionner deux éléments. D'un côté, un pétrole parfois vendu un peu moins cher. De l'autre, des frais logistiques qui s'envolent. Résultat : la rentabilité de certaines exportations commence à être sous pression. Et c'est là qu'apparaît un véritable plafond de verre. Produire plus de pétrole, les États-Unis savent faire. Mais l'acheminer à l'échelle mondiale est beaucoup plus complexe. Le principal obstacle se situe en mer. Pour exporter massivement, il faut des superpétroliers. Or, ils ne sont pas assez nombreux pour absorber le choc actuel de la demande. Les prix du fret explosent, ce qui peut ralentir, voire annuler certaines transactions faute de rentabilité. À cela s'ajoute un autre problème très concret : les infrastructures portuaires. Tous les ports américains ne sont pas capables d'accueillir ces navires de très grande taille. Autrement dit, même si le pétrole est disponible, il peut rester bloqué faute de solution logistique efficace. À plus long terme, d'autres limites apparaissent également sur le territoire américain. Les pipelines n'ont pas une capacité infinie, pas plus que les terminaux portuaires. Dans ce contexte, les États-Unis, malgré leur rôle central sur le marché mondial, ne pourront pas remplacer totalement le pétrole du Moyen-Orient – contrairement à l'objectif affiché par Donald Trump.

Happy Work
Replay —Comment produire plus en ravaillant moins ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 9:07


En ces temps où la semaine de 4 jours est de plus en plus débattue au sein des entreprises, la question à 1 000 000 d'euros que pose les opposants à celle-ci est la suivante : comment produire autant en travaillant 20% de moins ? Dit comme cela, l'équation semble complexe, et pourtant la mission est loin d'être impossible. Franchement, quand vous faîtes le bilan de l'une de vos journées, en moyenne, combien de temps êtes -vous véritablement productif ou productive. Bien entendu, là, je ne parle pas des ouvriers à la chaîne dont le travail est chronométré, mais de tous les autres. Selon une étude d'Invitation Digital Ltd, le temps quotidien véritablement productif pour une personne travaillant dans un bureau est de 2.53 mn ! Soit un peu moins de 15 heures par semaine ! Si nous poussions le raisonnement à son maximum, nous pourrions presque faire une semaine de 2 jours… et être aussi productif. Bien entendu, ce raisonnement ne tient pas car nous avons besoin de pauses, de temps sociaux dans l'entreprise. Mais cela montre qu'une semaine de 4 jours tout en étant aussi productif est loin, très loin d'être une utopie. Une semaine de 4 jours, c'est 30 heures travaillées, le double du temps véritablement production. Plusieurs structures suédoises ont déjà testé la semaine de 30 h réparties sur 4 jours, avec une rémunération équivalente à ce que les salariés touchaient lorsqu'ils travaillaient 40 h. C'est notamment le cas à Göteborg, une ville du sud de la Suède, où un concessionnaire Toyota a décidé de passer à la semaine de 30 heures. Résultat ? Les profits de Toyota ont augmenté de 25 % depuis 2002, alors même que les salaires y sont plus élevés que la moyenne dans le secteur. Autre exemple ? Depuis juin 2022, 70 entreprises britanniques et leurs 3300 salariés testent la semaine de 4 jours (30 ou 32 heures) sans diminution de salaire. Les premiers retours sont largement positifs, d'après un sondage de l'association 4 Day Week Global, à l'initiative de cette expérimentation à grande échelle : 88 % des personnes interrogées affirment ainsi que cette semaine de 4 jours fonctionne « bien » à ce stade, 46 % que la productivité globale de leur entreprise s'est « maintenue à peu près au même niveau », tandis que 34 % déclarent qu'elle s'est « légèrement améliorée » et 15 % qu'elle s'est « considérablement améliorée ». Pour passer à la semaine de 4 jours, il ne s'agit donc pas de supprimer tous les temps non-productif, mais d'en réduire le nombre. En faisant quoi ? C'est ce que j'explique dans cet épisode.Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Podcast Torah-Box.com
Haftara Metsora : La plus belle source de joie, produire du bonheur

Podcast Torah-Box.com

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 23:11


Cours vidéo de 23 minutes donné par Rav Yechaya ARROUAS.

Les Grandes Gueules
Le règlement du jour - Charles Alloncle répond à Patrick Cohen : "France TV attribue près d'1 milliard € d'argent public chaque année à des sociétés de production privée pour produire ses propres contenus" - 08/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 1:35


Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, 27 000 arbres sont abattus tous les jours pour… produire du PQ.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 2:48


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Afrique Économie
RDC: à Kolwezi, des zones passent de l'extraction minière à la culture de maïs

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:18


La ville minière de Kolwezi en RDC importe chaque année plus de 100 000 tonnes de farine de maïs pour une valeur d'environ 30 millions de dollars. Pour tenter de réduire la dépendance, certaines coopératives minières se tournent désormais vers l'agriculture. Une initiative également motivée par l'inquiétude liée à la rareté des zones d'exploitation artisanale et à l'épuisement des gisements. Avec notre correspondante à Lubumbashi, Nous ne sommes pas sur un site minier mais dans un vaste champ à près de 20 km de la ville de Kolwezi. Les plants de maïs couvrent une superficie de 800 hectares. La culture est mécanisée mais des dizaines de travailleurs, parmi eux d'anciens mineurs, entretiennent ce champ. Manacé Kazadi, âgé de 22 ans, est l'un d'entre eux. « J'ai travaillé dans différentes carrières minières, j'ai bien sûr gagné de l'argent, mais je dépensais tout. Là, j'ai pris l'engagement de me reconvertir car un jour les mines vont s'épuiser », explique-t-il. La coopérative minière veut répondre aux besoins alimentaires À quelques mètres, une jeune dame supervise le travail. C'est Sarah Safi, agronome en charge de la production végétale : « Nous avons plusieurs hectares de maïs. On a aussi des choux pommés. On produit des tomates, des oignons. Tout cela peut contribuer à répondre aux besoins de la population de Kolwezi. » Répondre aux besoins alimentaires de la population de Kolwezi, voilà qui a motivé la coopérative minière du Katanga, Comakat, à monter ce projet. Avec les ressources financières provenant de la mine artisanale de Shabara où elle extrait du cuivre et du cobalt, la Comakat a investi près de deux millions de dollars dans ce projet. « Aujourd'hui, avec tout ce que nous avons comme mines, on n'arrive pas à résoudre le problème alimentaire. C'est paradoxal. Nous ne pouvons pas demeurer dépendants. Nous avons estimé qu'à ce jour, les mines peuvent être un secteur pourvoyeur de moyens et d'emplois pour nous permettre de résoudre les problèmes qui sont les nôtres », détaille Jacques Kaumba, l'initiateur. La production devrait couvrir près de 5 % des besoins Produire du maïs est un choix stratégique pour cette coopérative minière. La farine de maïs est l'aliment de base à Kolwezi et la demande locale est énorme. Selon les chercheurs en économie, la ville de Kolwezi consommerait près de 130 000 tonnes de maïs par an, dont plus de 90 % sont importées. Ce qui représente un marché d'environ 40 millions de dollars. Jeremie Kapend est un chercheur en économie basé à Kolwezi. « Cette initiative est à encourager. La production moyenne de maïs est extrêmement faible par rapport aux besoins. Elle couvre seulement 1 % des besoins, ce qui nécessite des importations massives. Normalement, le gouvernement provincial devrait accompagner ces acteurs qui se sont engagés dans l'agriculture parce que sans agriculture, nous ne pouvons rien faire », décrypte-t-il. Cette saison, la Comakat s'attend à une récolte de plus de 6 000 tonnes de maïs. Une production qui pourrait couvrir près de 5 % des besoins de la ville de Kolwezi.

Les Grandes Gueules
Le coup de gueule du jour - Didier Giraud : "Crousty, c'est de la merde ! On peut pas demander aux paysans de ce pays de produire de la bouffe de qualité et acheter du poulet ukrainien à l'eau de javel" - 11/03

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 1:44


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, agriculteur de Saône-et-Loire, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les matins
Comment le cheval parvient à produire deux sons simultanément

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 5:35


durée : 00:05:35 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Le hennissement du cheval cache deux sons distincts : un son grave et un son très aigu. Comment un animal aussi imposant réussit-il à produire une vocalisation à une fréquence aussi élevée ? Une nouvelle étude révèle que ses cordes vocales vibrent tandis que son larynx siffle. - invités : Romain Lefèvre Docteur en biologie, auteur d'une thèse réalisée dans le laboratoire d'écologie comportementale de l'Université de Copenhague

Afrique Économie
Sénégal: l'Institut Pasteur de Dakar en pointe dans l'élaboration d'un vaccin contre la fièvre de Marburg

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 2:18


Ebola a désormais son vaccin, mais pas encore la fièvre de Marburg. Cette fièvre hémorragique virale, de la même famille qu'Ebola, circule principalement en Afrique. Son taux de létalité peut atteindre 88%. Un vaccin est actuellement en développement. Basé sur le même principe que celui contre Ebola, il nécessiterait une seule dose. Au Sénégal, l'Institut Pasteur de Dakar travaille à la mise au point de ce candidat vaccin, dans le cadre d'un transfert de technologie avec un laboratoire américain. Un projet stratégique pour la souveraineté sanitaire du continent. Avec notre correspondante à Dakar, Dans les salles immaculées du centre de recherche vaccinale de l'Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, les chercheurs scrutent de nouvelles cultures cellulaires. Le virus de Marburg pourrait bientôt être combattu par un vaccin finalisé sur le continent africain. Les premiers travaux ont débuté dans un laboratoire public américain, le Public Health Vaccines, avant un transfert de compétences vers Dakar. À la tête du centre de recherche vaccinale, il y a le docteur Marie-Angélique Sène : « On nous envoie un procédé au niveau labo à petite échelle et nos équipes font en sorte de le développer à l'échelle industrielle. On a déjà franchi la plupart des étapes plus compliquées et on s'apprête à relancer les runs de bioréacteurs pour boucler ce développement de processus-là et entamer la préparation des phases 1 d'essais cliniques. » À ce stade, il s'agit encore d'un candidat vaccin. Le transfert officiel de technologie est intervenu en décembre 2025, même si la collaboration entre les deux équipes avait commencé bien plus tôt. « On n'a pas eu de chercheurs qui ont été envoyés là-bas. Ils nous ont envoyé tous les protocoles, les processus. On travaille ensemble, on leur partage les éléments qu'on a développés, on valide ensemble », explique le docteur. À lire aussiVirus de Marburg: ce qu'il faut savoir de cet agent pathogène cousin d'Ebola « Nous ne pouvons pas attendre que les outils soient développés par des laboratoires européens » C'est la première collaboration de ce type pour un vaccin viral à l'Institut Pasteur de Dakar. Mais l'établissement bénéficie d'une expertise reconnue. Il est notamment producteur du vaccin contre la rougeole, contre la rubéole, et il est aussi un centre collaborateur de l'OMS. « L'idée, avec cette plateforme-là, c'est vraiment de pouvoir utiliser une même méthode pour produire les vaccins, et en un temps vraiment court. Ça nous permet, une fois qu'on a maîtrisé cette plateforme-là, de pouvoir switcher avec n'importe quel vaccin d'intérêt du moment », détaille Ndeye Marie Mba, responsable de la plateforme vaccinale basée sur les cellules. À lire aussiTanzanie: l'OMS annonce qu'une épidémie du virus de Marburg a tué huit personnes La fièvre de Marburg concerne aujourd'hui une vingtaine de pays africains, notamment l'Éthiopie, la Tanzanie et la Guinée équatoriale. D'où l'importance de développer des solutions locales, comme le souligne l'administrateur général de l'Institut Pasteur de Dakar, le docteur Ibrahima Fall : « Nous ne pouvons pas attendre que des maladies comme ça soient diagnostiquées par des laboratoires européens, ou que les outils soient développés par des laboratoires européens. Produire localement, c'est important en termes de souveraineté sanitaire. Nous l'avons vu durant la pandémie, quand tout le système d'approvisionnement au niveau mondial était complètement à l'arrêt. En l'absence de production locale, il était difficile d'avoir accès à des vaccins. » À terme, le vaccin serait produit au vaccinopôle de Diamniadio, en banlieue de Dakar. L'Institut Pasteur de Dakar promet un coût abordable. À lire aussiEn Guinée équatoriale, de premiers cas mortels de fièvre hémorragique de Marburg

Happy Work
Replay — Comment produire plus en travaillant moins ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 9:07


En ces temps où la semaine de 4 jours est de plus en plus débattue au sein des entreprises, la question à 1 000 000 d'euros que pose les opposants à celle-ci est la suivante : comment produire autant en travaillant 20% de moins ? Dit comme cela, l'équation semble complexe, et pourtant la mission est loin d'être impossible. Franchement, quand vous faîtes le bilan de l'une de vos journées, en moyenne, combien de temps êtes -vous véritablement productif ou productive. Bien entendu, là, je ne parle pas des ouvriers à la chaîne dont le travail est chronométré, mais de tous les autres. Selon une étude d'Invitation Digital Ltd, le temps quotidien véritablement productif pour une personne travaillant dans un bureau est de 2.53 mn ! Soit un peu moins de 15 heures par semaine ! Si nous poussions le raisonnement à son maximum, nous pourrions presque faire une semaine de 2 jours… et être aussi productif. Bien entendu, ce raisonnement ne tient pas car nous avons besoin de pauses, de temps sociaux dans l'entreprise. Mais cela montre qu'une semaine de 4 jours tout en étant aussi productif est loin, très loin d'être une utopie. Une semaine de 4 jours, c'est 30 heures travaillées, le double du temps véritablement production. Plusieurs structures suédoises ont déjà testé la semaine de 30 h réparties sur 4 jours, avec une rémunération équivalente à ce que les salariés touchaient lorsqu'ils travaillaient 40 h. C'est notamment le cas à Göteborg, une ville du sud de la Suède, où un concessionnaire Toyota a décidé de passer à la semaine de 30 heures. Résultat ? Les profits de Toyota ont augmenté de 25 % depuis 2002, alors même que les salaires y sont plus élevés que la moyenne dans le secteur. Autre exemple ? Depuis juin 2022, 70 entreprises britanniques et leurs 3300 salariés testent la semaine de 4 jours (30 ou 32 heures) sans diminution de salaire. Les premiers retours sont largement positifs, d'après un sondage de l'association 4 Day Week Global, à l'initiative de cette expérimentation à grande échelle : 88 % des personnes interrogées affirment ainsi que cette semaine de 4 jours fonctionne « bien » à ce stade, 46 % que la productivité globale de leur entreprise s'est « maintenue à peu près au même niveau », tandis que 34 % déclarent qu'elle s'est « légèrement améliorée » et 15 % qu'elle s'est « considérablement améliorée ». Pour passer à la semaine de 4 jours, il ne s'agit donc pas de supprimer tous les temps non-productif, mais d'en réduire le nombre. En faisant quoi ? C'est ce que j'explique dans cet épisode.Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Droits de douane: pourquoi Donald Trump envisage de réduire les taxes sur l'acier et l'aluminium

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 3:14


Selon le Financial Times, Donald Trump envisagerait de réduire une partie des droits de douane imposés sur l'acier et l'aluminium. Une inflexion surprenante pour un président qui a fait du protectionnisme un marqueur central de sa politique économique. Mais derrière ce possible revirement se cachent des enjeux majeurs : inflation persistante, pression sur le pouvoir d'achat, difficultés croissantes des entreprises américaines et, surtout, échéances électorales cruciales. Depuis l'été dernier, Donald Trump a fortement durci sa politique commerciale. Le président américain a relevé jusqu'à 50% les droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, avant d'étendre ces surtaxes à des centaines de produits dérivés, comme les pièces automobiles, l'électroménager ou encore certains équipements industriels. L'objectif affiché reste le même : protéger l'industrie américaine et lutter contre la surcapacité chinoise, accusée d'inonder les marchés mondiaux avec des produits à bas prix. Une stratégie assumée, mais dont les effets économiques se révèlent rapidement problématiques. Car l'acier et l'aluminium sont omniprésents dans le quotidien des ménages. Des canettes aux boîtes de conserve, des voitures aux réfrigérateurs, une large partie de l'économie est concernée. Résultat, ces droits de douane ont directement alimenté l'inflation aux États-Unis, renchérissant de nombreux biens de consommation courante. Selon le Bureau du budget du Congrès américain, près de 95% du coût des droits de douane est finalement supporté par les consommateurs et les entreprises du pays. Autrement dit, ce sont les ménages américains qui paient l'essentiel de la facture. Une pression politique croissante à l'approche des élections Cette flambée des prix tombe particulièrement mal sur le plan politique. L'inflation reste la première préoccupation des électeurs américains, dans un contexte où le pouvoir d'achat est devenu un enjeu central du débat public. Or, dans quelques mois se tiendront les élections de mi-mandat, un scrutin crucial pour l'équilibre du Congrès. Le mécontentement croissant des consommateurs face à la cherté de la vie constitue un risque électoral majeur pour Donald Trump et son camp. L'impopularité de certaines mesures économiques pourrait se traduire dans les urnes. Dans ce contexte, l'éventualité d'un assouplissement ciblé des droits de douane apparaît comme une tentative de désamorcer la contestation sociale et de rassurer un électorat inquiet. Un ajustement tactique plus qu'un changement de cap idéologique. Les entreprises américaines en première ligne Mais la pression ne vient pas seulement des ménages. Les entreprises américaines, grandes consommatrices d'acier et d'aluminium, subissent elles aussi de plein fouet les effets de cette politique tarifaire. Les groupes industriels voient leur facture exploser. Le constructeur automobile Ford a par exemple annoncé une charge douanière de 2 milliards de dollars pour l'an passé, soit le double de 2024. Produire aux États-Unis coûte désormais bien plus cher, contraignant les industriels à absorber eux-mêmes les surcoûts liés aux matières premières. À cela s'ajoute la complexité administrative du dispositif. Les droits de douane ne s'appliquent pas uniquement aux métaux bruts, mais aussi à des milliers de produits dérivés, calculés en fonction de leur teneur précise en acier ou en aluminium et de l'origine du métal. Un véritable casse-tête bureaucratique, qui oblige les entreprises à recruter du personnel dédié à la conformité douanière, alourdissant encore leurs coûts. C'est pourquoi le lobbying industriel s'intensifie. De nombreuses entreprises réclament un allègement des surtaxes, soulignant leurs effets contre-productifs sur la compétitivité et l'emploi. Une pression économique qui rejoint désormais les préoccupations politiques. En envisageant un allègement ciblé des droits de douane sur l'acier et l'aluminium, Donald Trump cherche à préserver son image de défenseur de l'industrie nationale tout en allégeant la facture pour les ménages et les entreprises. Sans renier sa doctrine protectionniste, il tente de corriger ses excès les plus coûteux. Plus qu'un virage stratégique, cette inflexion potentielle ressemble à un ajustement pragmatique, dicté par la réalité économique et la contrainte politique, à l'approche d'échéances électorales décisives. À lire aussiDonald Trump signe le décret portant à 50% les surtaxes douanières sur l'aluminium et l'acier

Où est le beau ?
[Hors Série]

Où est le beau ?

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 25:31


Nouveau podcast du 19M dédié à l'exposition Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris à la Galerie du 19M à Paris. L'épisode #1 est >ici

Moteur de recherche
Produire de la peau en labo, et 50 nuances de lumière d'hiver

Moteur de recherche

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 53:09


Véronique Moulin tente de savoir si on peut greffer les surplus de peau des personnes ayant perdu du poids; Caroline Boudoux décrit les changements de lumière extérieure selon les saisons et d'autres facteurs; Stéphane Garneau se penche sur l'anxiété liée au fait de s'informer; et Catherine Mathys explique l'effet du Sommet de Porto sur notre connexion internet.

Aujourd'hui l'économie
Gigafactories en France: où en est vraiment la bataille industrielle des batteries électriques?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:50


La pose de la première pierre de la gigafactory du groupe taïwanais ProLogium, ce mardi 10 février, à Dunkerque, marque une nouvelle étape dans la stratégie industrielle française. Objectif : faire de la France un leader européen des batteries électriques. Mais derrière l'ambition, la réalité industrielle s'avère plus complexe. Ce mardi midi, c'est un événement symbolique qui se déroule dans le nord de la France : la pose de la première pierre d'une nouvelle gigafactory de batteries électriques à Dunkerque, portée par le groupe taïwanais ProLogium. Un projet emblématique de la stratégie industrielle tricolore, dont l'ambition est claire : faire de la France un leader européen des batteries électriques. Les objectifs affichés sont à la hauteur de l'enjeu. D'ici 2030, la France vise une production annuelle de deux millions de batteries, la création de plus de 13 000 emplois directs, et la constitution d'une véritable « vallée de la batterie » dans les Hauts-de-France. Un projet stratégique, car l'enjeu est majeur, il s'agit réduire la dépendance à la Chine, qui contrôle aujourd'hui près de 70% de la production mondiale de batteries. Or, sans batteries, pas de voitures électriques, et sans voitures électriques, pas de transition énergétique crédible. La souveraineté industrielle devient ainsi un pilier central de la politique économique française. Un déploiement plus lent que prévu : un défi technologique et industriel Trois ans après les grandes annonces, le bilan reste contrasté. Sur le papier, la France compte cinq projets majeurs de gigafactories. Dans les faits, seules deux sont aujourd'hui réellement en activité, tandis que les autres sont encore en phase de montée en puissance ou de préparation. Cette lenteur s'explique d'abord par la complexité extrême de la fabrication des batteries. Produire des cellules à grande échelle exige une maîtrise industrielle et chimique de très haut niveau, dans des environnements ultra-contrôlés. Les industriels européens commencent à peine à acquérir ce savoir-faire, alors que les acteurs asiatiques disposent de plus de quinze ans d'avance. À cela s'ajoute le coût colossal de ces infrastructures. Chaque gigafactory représente entre 2 et 5 milliards d'euros d'investissement. Un pari financier lourd, qui impose des montages complexes et une montée en charge progressive. Mais le principal défi reste l'évolution extrêmement rapide des technologies de batteries. Une batterie développée il y a trois ans est déjà dépassée technologiquement par rapport aux modèles actuels, plus performants, plus durables et plus compétitifs. Cette course à l'innovation impose aux industriels de revoir régulièrement leurs choix technologiques. ProLogium à Dunkerque : un pari industriel et économique à haut risque Le projet ProLogium illustre parfaitement ces difficultés. Si la première pierre n'est posée que ce mardi, trois ans après l'annonce initiale, c'est parce que le groupe taïwanais a décidé de changer de technologie en cours de route, afin de passer à une nouvelle génération de batteries solides plus performantes. Un choix stratégique, mais aussi un pari industriel risqué, qui a repoussé le calendrier du projet. Un pari également assumé par les pouvoirs publics. Pour attirer ces géants industriels, l'État français mobilise massivement l'argent public. Selon les études de la Banque européenne d'investissement et de France stratégie, un euro public investi dans l'industrie verte génère entre 2,5 et 4 euros de valeur ajoutée à moyen terme. Si, pour l'instant, les retombées économiques restent limitées, elles sont appelées à s'amplifier : créations d'emplois directs et indirects, fiscalité locale, sous-traitance, développement de filières industrielles complètes. Au-delà de la préservation de l'industrie automobile française et de la sécurisation de l'approvisionnement européen en batteries, ces projets participent surtout à la relance économique de territoires durement touchés par la désindustrialisation. À lire aussiFrance: le Taïwanais ProLogium débute la construction d'une méga-usine de batteries électriques dans le Nord

C'est pas du vent
Nourrir les villes : l'essor de l'agriculture urbaine

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 48:30


Aujourd'hui, l'agriculture sort des champs pour investir les villes. Sur les toits, dans les cours, les friches ou les rues, l'agriculture urbaine se développe partout dans le monde. Un phénomène en plein essor, aussi bien au Nord qu'au Sud, à l'heure où plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en milieu urbain. Produire localement, nourrir les villes, recréer du lien social et répondre aux défis climatiques : les enjeux sont multiples. Dans cette émission, nous vous emmenons à la découverte de ces anciennes formes d'agriculture qui redeviennent modernes. Nous vous emmenons visiter le potager de Mexico (reportage de Gwendolina Duval) et les jardins de l'espoir à Cotonou, au Bénin. Ils réinventent notre manière de produire et de consommer. Mais intéressons-nous d'abord à l'ampleur de ce phénomène avec notre invitée Christine Aubry, professeure consultante et directrice de la chaire Agricultures urbaines à AgroParisTech. Musique diffusée dans l'émission Benin International Musical - Destiny. 

Les Grandes Gueules
Le rappel du jour - Olivier Truchot et Bruno Poncet : "N'est-on pas capable de produire des programmes de qualité sans faire appel à des sociétés comme Mediawan ? La loi impose à France Télé de recourir à des sociétés extérieures" -

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 1:31


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Le 13/14
"Après avoir parcouru le monde, j'avais envie de produire du concret" : Guylain Grange, chercheur devenu éleveur

Le 13/14

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 4:04


durée : 00:04:04 - Une semaine dans leurs vies - A Frontenas, dans le Rhône, Guylain Grange est éleveur laitier, au GAEC des Chartreux, la ferme familiale. Une ferme reprise après de longues études, une thèse et un début de carrière d'enseignant chercheur en agronomie. Dans ce deuxième épisode, il raconte son parcours hors du commun. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Happy Work
Replay — Comment produire plus en travaillant moins ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 9:07


En ces temps où la semaine de 4 jours est de plus en plus débattue au sein des entreprises, la question à 1 000 000 d'euros que pose les opposants à celle-ci est la suivante : comment produire autant en travaillant 20% de moins ? Dit comme cela, l'équation semble complexe, et pourtant la mission est loin d'être impossible. Franchement, quand vous faîtes le bilan de l'une de vos journées, en moyenne, combien de temps êtes -vous véritablement productif ou productive. Bien entendu, là, je ne parle pas des ouvriers à la chaîne dont le travail est chronométré, mais de tous les autres. Selon une étude d'Invitation Digital Ltd, le temps quotidien véritablement productif pour une personne travaillant dans un bureau est de 2.53 mn ! Soit un peu moins de 15 heures par semaine ! Si nous poussions le raisonnement à son maximum, nous pourrions presque faire une semaine de 2 jours… et être aussi productif. Bien entendu, ce raisonnement ne tient pas car nous avons besoin de pauses, de temps sociaux dans l'entreprise. Mais cela montre qu'une semaine de 4 jours tout en étant aussi productif est loin, très loin d'être une utopie. Une semaine de 4 jours, c'est 30 heures travaillées, le double du temps véritablement production. Plusieurs structures suédoises ont déjà testé la semaine de 30 h réparties sur 4 jours, avec une rémunération équivalente à ce que les salariés touchaient lorsqu'ils travaillaient 40 h. C'est notamment le cas à Göteborg, une ville du sud de la Suède, où un concessionnaire Toyota a décidé de passer à la semaine de 30 heures. Résultat ? Les profits de Toyota ont augmenté de 25 % depuis 2002, alors même que les salaires y sont plus élevés que la moyenne dans le secteur. Autre exemple ? Depuis juin 2022, 70 entreprises britanniques et leurs 3300 salariés testent la semaine de 4 jours (30 ou 32 heures) sans diminution de salaire. Les premiers retours sont largement positifs, d'après un sondage de l'association 4 Day Week Global, à l'initiative de cette expérimentation à grande échelle : 88 % des personnes interrogées affirment ainsi que cette semaine de 4 jours fonctionne « bien » à ce stade, 46 % que la productivité globale de leur entreprise s'est « maintenue à peu près au même niveau », tandis que 34 % déclarent qu'elle s'est « légèrement améliorée » et 15 % qu'elle s'est « considérablement améliorée ». Pour passer à la semaine de 4 jours, il ne s'agit donc pas de supprimer tous les temps non-productif, mais d'en réduire le nombre. En faisant quoi ? C'est ce que j'explique dans cet épisode.Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Biomécanique
Un GRAND changement est en train de se produire : un expert en théologie ALERTE (L'Abbé Raffray)

Biomécanique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 119:24


Abbé Matthieu Raffray est un prêtre catholique traditionaliste de l'Institut du Bon Pasteur, docteur en philosophie et enseignant à l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin.Chaîne Youtube (personnelle) : ⁠https://www.youtube.com/@abbematthieuraffray/⁠Chaîne Youtube 2 (Pour une foi) : ⁠https://www.youtube.com/@UClIviWSsWzPb-07tY7NpS6g ⁠Instagram : ⁠https://www.instagram.com/abbe_matthieu_raffray/?hl=fr⁠X : ⁠https://x.com/abberaffray⁠ CHAPITRES :0:00 Introduction0:54 Science et religion en opposition3:35 Réflexion sur l'existence de Dieu5:41 Science et métaphysique, une réponse6:44 Évolution et dogmes religieux12:26 La création de l'homme15:56 La tension entre science et foi20:32 La Bible et l'actualisation de la foi21:50 La vision catholique de l'écriture24:13 Relation au texte et à la vérité27:08 La nature de Dieu29:49 Dieu et le temps32:03 La création et la liberté34:17 La nécessité de la cause première36:32 Qui a créé Dieu ?43:07 La fin du monde et la réconciliation49:01 Spiritualité moderne et quête des jeunes52:11 Consommation matérielle et quête spirituelle55:08 Surconsommation de la fausse spiritualité56:21 La modernité et ses défis58:48 Critique de la modernité1:03:42 La vertu et le mythe de Prométhée1:10:22 Obstacles à la vertu1:14:21 La lutte quotidienne du prêtre1:21:57 La souffrance et le péché1:30:38 Jugement après la mort1:37:37 Phénomènes paranormaux et spiritualité1:45:10 Mission et engagement du prêtre1:53:29 Confiance en Dieu1:58:10 Prédication sur le continent numérique BIOMÉCANIQUE :​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Youtube⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Spotify⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Apple Podcasts⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Discord⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Website⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠La Lettre Biomécanique⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠™⁠⁠ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Europe - Afrique : vers une nouvelle relation économique ?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 65:09


Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et la montée de nouvelles puissances, la relation entre l'Europe et l'Afrique est à un tournant. Longtemps structurée autour de l'aide au développement, elle cherche aujourd'hui à évoluer vers un véritable partenariat fondé sur l'investissement, la co-construction et la création de valeur locale. C'est l'un des grands enjeux débattus lors du dernier sommet Union européenne – Union africaine, organisé à Luanda, en Angola. NOS INVITÉS

LSD, La série documentaire
Écologie et résistances 2/4 : Terres agricoles : nourrir ou produire

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 58:24


durée : 00:58:24 - LSD, la série documentaire - par : Pauline Maucort - Les agriculteurs entre productivisme et subsistance, ou comment le régime de propriété de la terre détermine son mode d'exploitation, les conditions de travail des hommes, et les impacts environnementaux.   - réalisation : Cécile Laffon

Les Grandes Gueules
La solution du jour - Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale : "Si on veut redresser la France, il faut faire confiance aux paysans, arrêter de les stigmatiser et leur redonner les moyens de produire" - 08/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 2:47


Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale : "On a une vision décroissante de l'agriculture en France : produire moins et mieux. Mais non ! On est capable de produire bien et plus" - 08/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 1:33


Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Les Incas, Fils du Soleil #2 - 5/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 6:17


Pour écouter l'émission en entier, sans pub, abonnez-vous ! https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Comment gouverner un empire immense sans monnaie, sans marchés, sans écriture alphabétique et sans armée professionnelle ?Au début du XVIᵉ siècle, l'empire inca — le Tawantinsuyu — domine une grande partie de l'Amérique du Sud. En moins d'un siècle, il a soumis des millions d'hommes et de femmes vivant dans des milieux parmi les plus contraignants du monde.Partie 5/6 – Produire sans marché : une économie de subsistance encadréeAbsence de marchés et de commerce libreAgriculture de montagne, terrasses et irrigationÉlevage, conservation des aliments et gestion du risqueTravail collectif, ayni et solidarité contrainteUne économie locale contrôlée par les caciques Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.