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C dans l'air l'invité du 9 juin 2026 - Eric Ciotti, maire UDR de Nice, député des Alpes-MaritimesRenforcement des peines pour les violeurs en série, délai contraint pour les enquêtes sur les crimes visant des enfants : Sébastien Lecornu a présenté mardi des premières mesures pour tenter de répondre à la colère et à l'immense émotion suscitées dans le pays par la mort de la jeune Lyhanna, 11 ans. Le Premier ministre, qui a réuni plusieurs ministres à Matignon sur la protection de l'enfance et les violences sexuelles, a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. Concernant les crimes contre les enfants, les actes d'enquête devront être effectués "dans un délai maximal de 3 mois", a également proposé le chef du gouvernement. Une mesure qui répond à l'inaction de la justice face au principal suspect dans la mort de Lyhanna, Jérôme Barella qui, avant ce drame, avait fait l'objet de plusieurs plaintes et signalements. « La justice n'a pas fait son travail, je ne comprends pas pourquoi il faut attendre aussi longtemps », a déclaré la mère de Rosa, une enfant de 10 ans, qui accuse Jérôme B. de viol. La pression s'accentue sur le gouvernement. Après la colère exprimée dans plusieurs villes de France par plus de 60.000 manifestants lundi soir contre les dysfonctionnements dans cette affaire, des plaintes vont être déposées visant l'inaction des pouvoirs publics.
durée : 01:00:26 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - M. Darmanin doit demander aux procureurs généraux une revue des plaintes concernant des enfants victimes - réalisation : Camille Poux-Jalaguier, Cecilia Arbona Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dimanche 7 juin, les Arméniens sont appelés aux urnes pour des élections législatives. Un scrutin que Moscou tente de déstabiliser à travers de vastes campagnes de désinformation. Alors que l'Arménie a entamé un processus de rapprochement avec l'UE, et que Paris s'est sensiblement rapproché du régime du premier ministre arménien Nikol Pachinian, une énième fausse information cible particulièrement la France. Une vidéo censée révéler l'envoi de 800 soldats dans le pays pour sécuriser le scrutin. La vidéo d'une durée d'une minute trente reprend tous les codes d'un reportage de la BBC. Une voix off, avec accent britannique, commente un prétendu déploiement de soldats français. À l'écran, on retrouve l'habillage visuel des reportages de la chaîne d'information britannique. Bandeau rouge dans la partie basse ainsi que le fameux logo de la British Broadcasting Corporation (BBC). Cette infox a été vue près d'un million de fois depuis sa création le 28 mai. Le reportage a été fabriqué de toutes pièces. La BBC n'a jamais produit, ni diffusé ce reportage. Il suffit d'aller sur le site officiel de la chaîne pour le vérifier. On ne retrouve aucune trace de ce prétendu déploiement dans la presse internationale. Images d'archives trompeuses Une analyse des séquences du reportage trahit l'utilisation d'images d'archives. Les soldats que l'on voit descendre d'un avion siglé République française participaient en fait à une mission de la force de réaction de l'OTAN en Roumanie en 2022. Un expert fait d'ailleurs remarquer que les tenues de camouflage que l'on voit à l'écran ne sont plus en vigueur dans l'armée de terre française et que les militaires qui empruntent la passerelle de l'avion ne sont pas des légionnaires (reconnaissables à leurs bérêts verts). Même chose pour les deux Rafale que l'on voit dans le faux reportage de la BBC. Une observation attentive des marquages de l'avion : cocardes, drapeaux, et numéros de série, montre qu'il s'agit d'avions indiens, et non français. Rien à voir avec l'armée de l'air française qui n'arbore pas de drapeau rectangulaire sur la queue de ses avions Rafale. Ces images ont été sorties de leur contexte. Concernant enfin les images des manifestations en Arménie. Il s'agit d'images prétextes destinées à dramatiser l'infox. Une recherche documentaire permet d'établir que les dernières manifestations politiques d'ampleur en Arménie remontent principalement au printemps et à l'été 2024, après la restitution à l'Azerbaïdjan de quatre villages frontaliers dans le cadre du processus de délimitation de la frontière. La coopération entre la France et l'Arménie ciblée À Paris, une source proche du dossier donne quelques précisions sur la coopération militaire entre la France et l'Armée tout en réfutant l'envoi de 800 militaires français : « Nous réalisons des missions de partenariat militaire opérationnel [...] Cela représente autour d'une vingtaine de militaires non permanents. En ce moment, il est surtout question d'artillerie. Les missions durent quelques semaines. Une petite dizaine de militaires déployés en permanence sont liés à l'ambassade pour la coordination des missions de partenariat opérationnel. » Infox d'origine russe Joint par RFI, un service de l'État en charge du suivi des ingérences informationnelles étrangères assure que le faux reportage de la BBC a suivi « le mode opératoire Storm-1516 déjà documenté par le passé. Cette opération est la 205e imputée à l'écosystème Storm-1516 depuis fin août 2023. » Dans son rapport sorti en 2025, l'agence Viginum souligne que « si l'objectif principal de Storm-1516 est de décrédibiliser l'Ukraine auprès des audiences occidentales, le mode opératoire a également été employé pour dénigrer des membres de l'opposition russe, ainsi que des personnalités et gouvernements occidentaux, notamment durant des périodes électorales ». Par ailleurs, selon le Service européen de l'action extérieure, cela fait plus d'un an que la Russie a lancé des attaques informationnelles en vue des élections en Arménie, en jouant sur les peurs de la population, et dénigrant l'action du Premier ministre pro-européen, Nikol Pachinian, afin de présenter la Russie comme le seul garant de la sécurité dans la région. « Pour crédibiliser leurs narratifs, les opérateurs de Storm-1516 emploient des techniques de montage vidéo et photo visant à contrefaire des logos de médias », précise encore le rapport de Viginum. Dans le cas présent, la charte graphique de la BBC a été parfaitement reproduite. Enfin, Storm-1516 s'appuie sur des contenus impliquant très probablement des acteurs amateurs. Viginum estime que, « pour plus de la moitié des opérations imputées à ce mode opératoire, des individus ont été recrutés pour enregistrer la voix off [...] avec un soin particulier au choix de ces acteurs, en adaptant leur langue ou leur apparence aux narratifs ». Effectivement, l'accent anglais du faux journaliste de la BBC est particulièrement convaincant.
L'Australie a rejeté le projet américain d'imposer un nouveau droit de douane de 12,5 %, suite à la déclaration de l'administration Trump selon laquelle elle ciblerait les pays accusés de ne pas avoir suffisamment lutté contre le commerce de biens issus du travail forcé. Le Trésorier Jim Chalmers, affirme que l'Australie dispose de lois solides pour lutter contre l'esclavage moderne.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
L'Australie a rejeté le projet américain d'imposer un nouveau droit de douane de 12,5 %, suite à la déclaration de l'administration Trump selon laquelle elle ciblerait les pays accusés de ne pas avoir suffisamment lutté contre le commerce de biens issus du travail forcé. Le Trésorier Jim Chalmers, affirme que l'Australie dispose de lois solides pour lutter contre l'esclavage moderne.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
Depuis le 15 mai 2026, les produits alimentaires au CBD sont interdits en France. Et en réalité, ils n'étaient pas réellement autorisés avant ça, alors même que ces produits se démocratisent ces dernières années. Bonbons, gummies, huiles, tisanes, chocolat, la législation autour du CBD a toujours été floue. Concernant les produits alimentaires mais aussi concernant le fumage et le vapotage. S'il reste légal de fumer dans la rue ou avant de prendre le volant, dans les faits, vous pouvez quand même être contrôlé positif après avoir consommé un produit parfaitement légal et recevoir une amende forfaitaire. Pourquoi les produits alimentaires à base de CBD sont désormais interdits ? Que risque-t-on à fumer du CBD ? Dans quel cadre est-ce autorisé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Ludivine Morales. À écouter ensuite : Quels sont les effets du CBD sur la sexualité ? Qu'est-ce que la 3-MMC, cette drogue de synthèse de plus en plus consommée ? Qu'est-ce que le captagon, cette drogue qui finançait le régime de Bachar Al-Assad ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Inscrivez-vous dès maintenant juste ici sur Kessel pour recevoir notre newsletter hebdomadaire ! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les références : Soirée « radio ouverte » au studio de Cause Commune à Paris, le vendredi 5 juin 2026 de 19h30 à 22h00 Premier Samedi du Libre le samedi 6 juin 2026 de 14h00 à 18h00, à Paris Soirée de contribution au libre le jeudi 11 juin 2026 de 19h30 à 22h30 à Paris Webinaire : logiciel Paheko (Questions Réponses), le 17 juin de 19h00 à 20h30Vous pouvez mettre un commentaire pour l'épisode. Et même mettre une note sur 5 étoiles si vous le souhaitez. Il est important pour nous d'avoir vos retours car, contrairement par exemple à une conférence, nous n'avons pas un public en face de nous qui peut réagir. Pour mettre un commentaire ou une note, rendez-vous sur la page dédiée à l'épisode.Aidez-nous à mieux vous connaître et améliorer l'émission en répondant à notre questionnaire (en cinq minutes). Vos réponses à ce questionnaire sont très précieuses pour nous. De votre côté, ce questionnaire est une occasion de nous faire des retours. Pour connaître les nouvelles concernant l'émission (annonce des podcasts, des émissions à venir, ainsi que des bonus et des annonces en avant-première) inscrivez-vous à la lettre d'actus.
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Le collagène marin est devenu l'un des compléments alimentaires les plus populaires du moment. On le retrouve dans les poudres, les boissons, les gélules ou même certains cafés “bien-être”. Mais au fond, qu'est-ce que c'est exactement ? Et surtout : ses effets sont-ils réellement prouvés scientifiquement ?Le collagène est une protéine naturellement présente dans notre corps. C'est même la protéine la plus abondante chez l'être humain. Elle agit comme une sorte de “charpente” des tissus : peau, tendons, cartilage, os ou ligaments. Avec l'âge, sa production diminue progressivement. Résultat : la peau perd en élasticité, les rides apparaissent et certaines articulations deviennent plus fragiles.Le collagène marin, lui, est extrait principalement de la peau, des écailles et des arêtes de poissons. Contrairement au collagène bovin, il contient surtout du collagène de type I, celui que l'on retrouve majoritairement dans la peau humaine.Mais il y a un problème : avaler du collagène brut ne sert pas à grand-chose, car cette grosse protéine est difficilement absorbée par l'organisme. C'est pourquoi les fabricants utilisent généralement du “collagène hydrolysé”. Cela signifie que la protéine a été découpée en petits fragments appelés peptides, beaucoup plus faciles à absorber par l'intestin.Alors, que dit réellement la science ?Les études les plus solides concernent la peau. Plusieurs essais cliniques montrent qu'une supplémentation quotidienne en peptides de collagène peut améliorer légèrement l'hydratation, l'élasticité et parfois réduire la profondeur des rides après plusieurs semaines d'utilisation. Ces effets existent, mais restent modestes. On est loin d'un “lifting en poudre”.Il existe aussi des résultats intéressants concernant les articulations. Certaines recherches suggèrent une diminution des douleurs articulaires, notamment chez des sportifs ou des personnes souffrant d'arthrose légère. L'idée est que certains peptides pourraient stimuler les cellules produisant le cartilage.Concernant les os, quelques études montrent également une amélioration possible de certains marqueurs de densité osseuse chez les personnes âgées, surtout lorsqu'il est associé à du calcium et de la vitamine D.En revanche, beaucoup d'allégations marketing sont exagérées. Aucune preuve solide ne montre que le collagène marin “rajeunisse” le corps, fasse repousser miraculeusement les cheveux ou transforme profondément la silhouette.Enfin, il faut rappeler un point important : pour fabriquer du collagène, le corps a surtout besoin d'une alimentation équilibrée, riche en protéines, en vitamine C, en zinc et en acides aminés.Le collagène marin n'est donc pas un produit miracle. Mais les données scientifiques actuelles suggèrent qu'il peut avoir de vrais effets modestes sur la peau et les articulations, surtout avec une prise régulière sur plusieurs mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Le « GRWM » de Sébastien : Sébastien dévoile son quotidien d'influenceur de banlieue. Nuit blanche : Maripier raconte son obsession pour un documentaire. L'anatomie des regrets : Inspirés par Mel Robbins, les animateurs explorent les quatre grands regrets. Blessures et rancunes : Dans un élan de vulnérabilité, Sébastien confie son plus grand remords de parrain, tandis que Maripier avoue espionner une personne spéciale sur les réseaux sociaux. Fièvre du Canadien : Blâmé pour son manque de foi envers le Tricolore, Sébastien tente une prédiction pour le match du soir, provoquant un dérapage de Maripier face aux jeunes joueurs de l'équipe. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Jean-Emmanuel Rodocanachi, entrepreneur et fondateur du réseau de crèches Grandir. Alors que le scandale des violences dans le secteur périscolaire à Paris secoue l'opinion publique, l'invité apporte son éclairage d'expert sur cette situation préoccupante.Tout d'abord, Jean-Emmanuel Rodocanachi souligne l'ampleur du problème, qui ne se limite pas à Paris mais touche plusieurs villes de France. Il exprime son indignation face à la rupture du pacte de confiance envers les enfants, mais aussi envers les parents et les professionnels du secteur, dont l'image a été ternie par les agissements d'une minorité. Il insiste sur la nécessité d'une réaction rapide et ferme de la justice, mais surtout sur la mise en place de mesures pérennes pour que de tels faits ne se reproduisent plus.Le débat s'oriente ensuite vers les différences entre les secteurs de la petite enfance (crèches) et du périscolaire. L'invité explique que les crèches bénéficient de meilleures conditions d'encadrement et de recrutement, avec des taux d'encadrement plus élevés, des diplômes d'État et des contrats à durée indéterminée. À l'inverse, le périscolaire souffre souvent de CDD, de diplômes moindres comme le BAFA, et de taux d'encadrement plus faibles. Il préconise donc de s'inspirer des bonnes pratiques des crèches, comme le fait qu'un adulte ne soit jamais seul avec un enfant, ou encore le signalement systématique en cas de doute.Concernant le recrutement, il salue la mise en place d'une attestation d'honorabilité dans les crèches, qui permet de vérifier non seulement le casier judiciaire mais aussi le fichier des auteurs d'infractions sexuelles et violentes. Il recommande que cette mesure soit étendue au plus vite au secteur du périscolaire.Au-delà de ces aspects réglementaires, il aborde également la question de la démographie et du « réarmement démographique », un sujet qu'il développe dans son ouvrage « Mieux grandir, la petite enfance comme projet de société ». Il estime que la baisse de la natalité peut être une opportunité pour améliorer la qualité de l'accueil de la petite enfance, avec davantage de personnel qualifié par enfant. Pour redonner envie aux jeunes couples d'avoir des enfants, il préconise trois mesures prioritaires : faciliter l'accès au logement, remettre les allocations familiales dès le premier enfant, et indexer les rémunérations des métiers du secteur sur l'inflation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
Les références : Journées du Logiciel Libre 2026 samedi 30 et dimanche 31 mai 2026 à Lyon Soirée radio ouverte vendredi 5 juin 2026 à partir de 19 h 30, au studio de Cause Commune (Paris, 18e) Premier samedi du libre samedi 6 juin 2026, à la Cité des Sciences et de l'Industrie (Paris, 19e) Consulter l'Agenda du Libre pour les autres événements en lien avec le logiciel libre S'inscrire aux lettres d'actus de l'émission et de l'AprilVous pouvez mettre un commentaire pour l'épisode. Et même mettre une note sur 5 étoiles si vous le souhaitez. Il est important pour nous d'avoir vos retours car, contrairement par exemple à une conférence, nous n'avons pas un public en face de nous qui peut réagir. Pour mettre un commentaire ou une note, rendez-vous sur la page dédiée à l'épisode.Aidez-nous à mieux vous connaître et améliorer l'émission en répondant à notre questionnaire (en cinq minutes). Vos réponses à ce questionnaire sont très précieuses pour nous. De votre côté, ce questionnaire est une occasion de nous faire des retours. Pour connaître les nouvelles concernant l'émission (annonce des podcasts, des émissions à venir, ainsi que des bonus et des annonces en avant-première) inscrivez-vous à la lettre d'actus.
Flavie Flament témoigne contre Patrick Bruel devant la caméra Crime haineux en Californie Sommet Poutine-Xi Tour de table entre Isabelle Perron, Alexandre Dubé et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
La République démocratique du Congo, touchée par une nouvelle épidémie d'Ebola, recense 246 cas suspects et 80 décès potentiellement liés à ce virus. L'OMS élève ce dimanche 17 mai son niveau d'alerte, il s'agit désormais d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Sylvain Blaize, docteur en virologie, responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (FHV), répond aux questions de RFI. RFI : Il s'agit d'une résurgence de la souche d'Ebola « Bundibugyo », une souche mal connue. Quelle est sa particularité ? Concernant son niveau de létalité, à quel point est-elle mortelle ? Sylvain Blaize : La souche « Bundibugyo » est une des espèces de virus Ebola pathogènes pour l'homme. C'est la seule qui a été découverte récemment, puisque la découverte de ce virus date de 2007. Il y a eu deux épidémies déjà recensées, notamment dans la même région en RDC, et à côté en Ouganda. La particularité, finalement, il n'y en a pas vraiment par rapport aux autres souches d'Ebola, si ce n'est que c'est peut-être la moins létale des souches pathogènes, puisqu'on a une létalité de 30 à 50 % sur les deux épidémies précédentes. L'Organisation mondiale de la santé élève ce dimanche son niveau d'alerte et considère qu'il s'agit d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Deux cas, dont un mort, ont aussi été confirmés en Ouganda alors que le Rwanda et la RDC fermaient temporairement leurs frontières. Le Soudan du Sud et le Kenya sont en alerte. Que doit-on faire concrètement ? Quels sont les gestes barrières à mettre en place ? La transmission se fait par contact pour ces virus. Donc, il faut évidemment éviter tout contact avec les malades. Il n'y a malheureusement pas de vaccin ni de traitement contre cette souche particulière de virus Ebola, contrairement à la souche Zaïre. Le seul moyen de contrer cette épidémie, c'est de limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La difficulté aujourd'hui, c'est qu'on est dans une zone de conflit, avec des interventions qui sont difficiles. Une zone où les gens se déplacent beaucoup, où il y a des mouvements de population. Le risque de dissémination est très élevé. Et la découverte tardive de cette épidémie à un moment où elle est déjà très disséminée, avec des cas en Ouganda aussi (...) des milliers de contacts potentiellement à surveiller. Il n'y a pas de vaccin pour l'heure, ni de traitement thérapeutique. Comment peut-on gérer une épidémie dans ce contexte ? Je vous le disais, le moyen de gérer cette épidémie, c'est de recenser tous les contacts, de les suivre, de les isoler dès qu'ils tombent malades, puisque la contagion se fait dès que les signes cliniques apparaissent. Au niveau des traitements, il n'y a pas de traitement spécifique, mais on a des traitements que l'on dit de support symptomatique, qui passent par aider l'organisme à passer le cap, la réhydratation, une espèce de prise en charge en soins intensifs. Mais évidemment, dans la région où sévit le virus, c'est difficile à mettre en place. Donc, principalement limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La 17ᵉ épidémie d'Ebola que connaît la République démocratique du Congo. Vous qui avez travaillé sur l'épidémie en Guinée en 2014, quelles leçons peuvent être tirées de ces précédentes épidémies ? Les leçons qu'on peut tirer, c'est qu'effectivement, la première chose à faire pour limiter l'ampleur de ces épidémies, c'est de les détecter le plus vite possible. On l'a vu en Guinée – le problème, c'est qu'on est un peu dans la même situation – le virus avait été détecté très tardivement. Au moment où on l'avait détecté à l'époque en Guinée, il s'était déjà disséminé à Conakry, au Liberia. Si on découvre rapidement le virus, on peut rapidement contrôler sa dissémination, surtout dans ces régions assez reculées. Par contre, si on le détecte tardivement, quand les gens ont déjà bougé et le virus est déjà présent dans différentes localités, c'est beaucoup plus compliqué. La première chose, c'est de renforcer les méthodes et les moyens de diagnostic sur place et la surveillance dans ces régions isolées. L'épidémie a franchi un nouveau seuil le 14 mai avec la mort en Ouganda d'un Congolais de 59 ans de retour de l'Ituri. Cela pose la question de la gestion des enterrements, par exemple, des contacts des corps avec les familles. Comment cela peut-il s'organiser ? En cas d'épidémie, ce que font les équipes en place, c'est de prendre en charge les enterrements puisqu'on sait que les enterrements sont des moments de grande contagiosité puisque les corps sont très contagieux. Les gens qui assistent aux obsèques ont l'habitude de toucher les corps. Il y a des rites qui sont associés et qui favorisent la transmission. Cela passe par des enterrements que l'on dit « sécurisés », où les gens n'ont plus accès au corps. Ce qui pose des problèmes sociaux, puisque ces traditions sont importantes pour les populations qui sont touchées. Mais il faut vraiment limiter le contact entre les corps et faire des enterrements sécurisés, c'est quelque chose de très important pour la lutte. Le foyer d'infection s'est déclaré à Mongwalu, à environ 80 kilomètres de la capitale de la province de l'Ituri. Une zone difficile d'accès pour les équipes médicales. Quels sont, à ce stade de l'épidémie, les besoins les plus importants pour les médecins sur place ? Les besoins les plus urgents, c'est de mettre en place des centres de traitement et des centres de diagnostic pour pouvoir recenser les contacts et les malades le plus rapidement possible, ainsi que pour les équipes sur place, suivre les contacts et les recenser. C'est un gros travail d'épidémiologie qui doit se faire rapidement. Et puis mettre en place des centres de traitement temporaire, comme on l'a vu en Afrique de l'Ouest à l'époque, pour pouvoir prendre en charge les malades. Il y a 33 150 cas suspects. Cela fait beaucoup de personnes à prendre en charge et il n'y a pas les moyens sur place. Il faut renforcer les structures de santé très rapidement. Comment protège-t-on les équipes sanitaires sur place ? On les protège avec des équipements de protection individuelle, qui visent à empêcher tout contact entre les muqueuses, la peau des soignants et les fluides biologiques des malades. Cela passe par des blouses étanches, par des lunettes étanches, par des masques chirurgicaux et FFP2 qui sont plus efficaces que des masques chirurgicaux. Une tenue où il n'y a aucun centimètre carré de peau à l'air libre. C'est difficile d'entrer dans ces tenues, puisque sur place il fait chaud. Quand on est dans ces tenues, on peut être en situation au maximum trois quarts d'heure. Après, ce n'est plus possible, la personne risque d'avoir un malaise à cause de la déshydratation et de la chaleur. C'est très compliqué pour les soignants d'intervenir avec ces tenues. À lire aussiRDC: l'épidémie d'Ebola est désormais une urgence sanitaire «de portée internationale», selon l'OMS
durée : 00:01:55 - par : Le service politique de franceinfo - Le 7 juillet, la cour d'appel de Paris rendra son verdict dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Marine Le Pen pourrait ne pas pouvoir se présenter à la présidentielle. En attendant cette décision cruciale pour le RN, Jordan Bardella prépare déjà l'échéance. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le point sur le hantavirus Une coroner sonne l’alarme Retour à la case départ pour Pic Turmel Flash QUB avec Alexandre Dubé Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:03:25 - Où en sont les travaux sur la voie à Orthez ? - Depuis plus d'une semaine, le trafic ferroviaire est à l'arrêt entre Pau et Dax, ainsi qu'entre Pau et Bayonne, après de violentes intempéries ayant fragilisé les infrastructures. Les travaux de réparation, engagés en urgence, doivent se poursuivre jusqu'au 12 mai. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Notre répondeur vocal: https://www.vodio.fr/repondeur/311/Le fou rire, sujet atypique en sexo et très peu documenté. Avez-vous déjà vécu un fou rire après un climax sexuel ? Ou bien vous avez été témoin de fou rire à l'issu d'un climax sexuel ?Avez-vous déjà observé à quel point le fou rire et l'orgasme sont similaires ? Ils procurent tous deux de la joie profonde, de la détente musculaire, la plénitude en toute simplicité. Hors contrôle, spontanés, terriblement bienfaisants. Besoin d'aucun artifice, qu'un corps et un esprit détendu. Les deux phénomènes génèrent pleins d'hormones de bien-être ! La sexualité c'est aussi le rire, le fou rire, la légèreté, la complicité contagieuse. Terriblement contagieuse oserais-je dire. L'esprit curieux, ouvert, léger, observez le cœur capable de se laisser surprendre par un « fou rire sexuel ». Qui sais, cela pourrait vous arriver aussi, à l'improviste évidemment. Le sujet est curieux, mais plein de bon sens, cohérent et magique quand on y pense. Avez-vous déjà entendu parler de la gelatologie… c'est une blague ! Mais bien la gelotologie. L'étude du rire et de ses effets sur le corps ! Voilà un super sujet qui pour les curieu.x.ses de la sexualité. Le podcast propose une brève réflexion sur le sujet. On vous souhaite une belle écoute.Au plaisir de lire ou d'écouter vos retours. Pour les plus curieu.x.se, je vous invite à lire l'article qui joint le podcast sur le site du LHC : https://love-health-center.org/podcast/Merci à The Podcast Factory Org asbl pour la création de cette chaine podcast absolument délicieuse.#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org asbl-vzwLe partenaire de vos podcasts pro et privés.Séquençage du podcast : [00:00:20] Introduction[00:00:41] Sexualité et fou rire[00:01:29] Un fou rire après l'orgasme[00:02:43] Vibrations et plancher pelvien[00:05:19] Fou rire et détente du corps[00:05:49] Nerf vague et Chi Nei Tsang[00:06:51] Le fou rire est contagieux[00:07:10] Une sexualité plus légère[00:08:51] Émotions et mémoire du corps[00:10:36] Les effets hormonaux du rire[00:11:36] Un phénomène encore peu documenté[00:12:49] Le prochain épisode sur le plaisir prostatiqueQuelques idées : • Pratique de « Chi Nei Tsang » ou d'auto massage inspiré du « Chi Nei Tsang ». Un massage taoïste profond du ventre, issu de la médecine chinoise traditionnelle, qui vise à harmoniser l'énergie (Chi) des organes internes (Nei Tsang). En travaillant sur l'abdomen, considéré comme notre "deuxième cerveau", ce soin libère les tensions physiques, détoxifie le corps et débloque les émotions négatives accumulées. Œuvrer pour soi-même à relâcher, libérer les tensions dans tous les organes de votre ventre, prendre conscience de manière plus précise de votre ventre et ainsi les sensations en lien avec votre génital et votre énergie sexuelle.• Tel le Chi Nei Tsang, en conscience s'auto-masser en douceur délicate les organes internes par la respiration. A chaque inspire, apnée, expire, apnée…etc. Ecoutez notre podcast sur le sujet : https://love-health-center.org/podcast/sexualite-et-respiration-68/• Tonifier et prendre conscience de son propre plancher pelvien. Ecoutez entre autres notre podcast sur le sujet (en anglais, mais sous-titré en plusieurs langues sur Youtube): https://love-health-center.org/podcast/katalin-szupkay-the-pelvic-floor-eng-podcast-entr-nous/• Prendre soin de votre système parasympathique et nerf vague• Pratiquer le yoga du rire• Essayer le massage sonore : https://www.peter-hess-academy.be/Elucubration passionnée : les vibrations sonores dans le corpsElément non mentionné dans le podcast, mais implicite : qui dit son, rire dit aussi vibrations. Ces oscillations délicieuses qui parcourent notre corps de l'intérieur. Saviez-vous que le son se propage beaucoup plus vite dans la matière (eau, os) que dans l'air. Quand on a un fou rire, le son, les sonores et les vibrations mécaniques traversent le corps de toutes parts. Mais simplement aussi, quand on parle, les vibrations traversent le corps très rapidement. Nos cellules sont informées par une micro vibration interne bien plus vite que le monde extérieur via la propagation dans l'air. Imaginez, st si le son et la vibration inaudible qui l'accompagne rebondissait entre la "toile" du tambour du plancher pelvien jusqu'au sommet du crâne, faisant des aller-retours d'échos entre ces 2 "paraboles" de part et d'autre de la colonne vertébrale. Mais aussi jusqu'à la plante des pieds. Certes les tissus mous et les changements de milieux atténuent l'onde, mais elle est néanmoins là. D'autre part, le son et les ondes qui traversent notre corps de haut en bas et de bas en haut massent subtilement au passage les organes, tissus, cellules, liquides qui se trouvent entre ces 2 pôles.(dans l'air (à ~20 °C) le son se déplace à ~343 m/s alors que dans l'eau c'est environ 1480 m/s et encore plus vite dans les solides comme les os, possiblement jusqu'à 3000 - 5000 m/s. Les vibrations se propagent donc directement et très rapidement dans ton corps via les os, et l'os du crâne. C'est ce qu'on appelle la conduction osseuse. Alors, dommage que l'on n'a pas d'os pénien pour expérimenter d'autres curieuses sensations. C'est entre autre à cause de la conduction osseuse que ta voix te semble différente quand tu l'entends enregistrée. J'aime voir les choses et les expériences avec un regard neuf, curieux, apprenant. Certes, le son et les vibrations se propagent vites en faisant des échos, mais sans récepteur (conscient) à quoi bon ? Quoique nos champs subtiles y sont probablement sensibles. Clin d'œil slow sex, la vitesse et la conduction c'est une chose, mais la qualité du son, des mots, des énergies véhiculées en sont une autre ????.Elucubration passionnée : les 3 diaphragmes, plancher pelvien, pulmonaire, et …Connaissez-vous le diaphragme sellaire ? C'est une petite membrane horizontale formée par une extension de la dure-mère (la couche la plus externe des méninges) située dans une dépression osseuse du crâne appelée la selle turcique. Cette membrane recouvre partiellement une structure clé : l'hypophyse (glande pituitaire). Glande endocrine essentielle en sexualité. Ce diaphragme participe à la compartimentation des espaces contenant le liquide céphalorachidien. Ce liquide est pour moi intimement lié aux éveils des sensations sexuelles. Non excité ce liquide est probablement moins chargé en électrolytes, que lorsqu'on est excité sexuellement suffisamment longtemps, ce liquide (présent tout le long de la colonne vertébrale) reçoit possiblement une partie des secrétions hormonales de plaisir sexuelle rendant sa conductivité et ses propriétés physiologiques tout autre. Bref, on pourra en parler une autre fois. Concernant les vibrations, les vibrations de son, de fou rire, font certainement vibrer cette membrane au niveau du cerveau. Un champ d'exploration et de découverte possiblement intéressantes dans les décennies à venir, qui sait ? Quoi qu'il en soit, vive les fou rires. Car avant tout, c'est simple, puissant, délicieux et c'est déjà largement suffisant.Bon voyage aventuriers et aventurières de la vieLe rire peut être une raison supplémentaire pour développer une vie sexuelle encore plus épanouissante. Développer la légèreté, l'humour, l'espièglerie, le fun, le jeu, les moments délicieusement absurdes, le lâcher-prise, l'audace amusante… La sexualité ce n'est probablement pas être sérieu.x.se, dogmatique, coincé, triste ou mental, mais ce n'est qu'un point de vue dans un monde où la liberté revient à chacun.e d'être créateur de sa vie (et vie sexuelle). De là, bonne route à chacun.e. Vive le sourire aussi et tous ses magnifiques effets.On vous souhaite expansion, fou-rires et état d'orgasme. Connectez-vous à notre chaine de podcast si vous le souhaitez (ça nous aide à être visible de plus d'humain) et à votre sourire intérieur comme un lien intime et réel avec votre énergie sexuelle.
J'ai l'heureux privilège de recevoir Catherine, maman de Théo 4 ½ ans et de Hubert, 5 mois. Elle nous raconte tous les défis en lien avec le sommeil de ses 2 enfants.Défis ponctués de questionnements, d'angoisses, de découragement, mais aussi d'essai-erreur, de solutions, d'émerveillement et de beaux dodos. Bien des parents s'y reconnaitront.Bonne écoute
Les références : Soirée « radio ouverte » au studio de Cause Commune vendredi 1er mai 2026 à 19 h 30 Vendredi 24 janvierL'April a participé à une opération collective devant le siège de Microsoft France Fin de la 2G-3G : l'April co-signe une tribune publiée dans Le MondeVous pouvez mettre un commentaire pour l'épisode. Et même mettre une note sur 5 étoiles si vous le souhaitez. Il est important pour nous d'avoir vos retours car, contrairement par exemple à une conférence, nous n'avons pas un public en face de nous qui peut réagir. Pour mettre un commentaire ou une note, rendez-vous sur la page dédiée à l'épisode.Aidez-nous à mieux vous connaître et améliorer l'émission en répondant à notre questionnaire (en cinq minutes). Vos réponses à ce questionnaire sont très précieuses pour nous. De votre côté, ce questionnaire est une occasion de nous faire des retours. Pour connaître les nouvelles concernant l'émission (annonce des podcasts, des émissions à venir, ainsi que des bonus et des annonces en avant-première) inscrivez-vous à la lettre d'actus.
La Côte d'Ivoire, premier exportateur ouest-africain de mangues vers l'Europe, démarre une campagne de commercialisation assez timide. Entamée le 28 mars, la campagne n'a pas encore trouvé un rythme intense. En cause, une relative baisse de la récolte, alors que le contexte international se complexifie. En cette année 2026, le prix bord champ de la mangue a été fixé à 2 450 FCFA par kilo (3,73€ environ) en Côte d'Ivoire. Les producteurs espéraient un prix plus élevé, mais le contexte international, marqué par la crise dans le Golfe, les pousse à la modération. D'autant que sur le plan intérieur, la campagne commence timidement. Car la production est relativement faible. La cause : en décembre 2025, des pluies précoces ont perturbé le cycle du manguier. La floraison a été tardive. Cela a eu un impact sur le début de la campagne. Les acteurs de la filière misent désormais sur la seconde récolte qui démarre sous peu. De leur côté, les exportateurs constatent une demande plus importante en raison de l'interdiction pour le Mali d'exporter ses mangues en Europe. « Il y a une hausse de 20 à 30%. On a une pression sur la quantité de mangues à livrer, c'est nouveau », affirme l'un d'eux. À lire aussiMangue ivoirienne: une saison en demi-teinte Hausse des coûts du transport Concernant l'exportation de mangues bio, la période de commercialisation a été allongée de dix jours cette année. Problème : le fret coûte plus cher à cause du conflit en Iran. Certains exportateurs évoquent un surplus de près de 1 000 € sur chaque conteneur. Dans un tel contexte, « si le prix de vente de la mangue baisse trop, on ne va pas s'en sortir », affirme un exportateur. L'année dernière, la Côte d'Ivoire a exporté 40 000 tonnes de mangues, principalement vers la France, la Belgique et les Pays-Bas. Sur la mangue conventionnelle, Abidjan ne parvient pas à compétir avec les mangues du Brésil et du Pérou. Les exportateurs ont notamment du mal à avoir des fruits qui ont une maturité optimale à l'arrivée. Autre challenge : respecter les règles sanitaires, alors que la mouche des mangues est toujours présente. Une partie seulement des vergers a été traitée. Une proportion indéterminée de la production semble donc potentiellement exposée. Dans tous les cas, les usines disent appliquer les protocoles sanitaires et refoulent les productions piquées par cette maladie. À lire aussiMangue ivoirienne: le défi de la qualité
L'ensemble des liens utiles : Envie de vous inscrire à Yaniro Minute ? 1 conseil par newsletter. 1mn de lecture ? C'est ici : https://www.yaniro.co/yanirominuteEnvie d'envoyer à vos managers la version auto-administrée de notre formation au management ? C'est ici : https://yanirowiki.co/kitEt pour retrouver les meilleures pratiques RH directement dans notre Yaniro Wiki c'est ici : https://yanirowiki.co/Résumé de l'épisode
Risque de séisme sur la planète tennis. Carlos Alcaraz pourrait être forfait pour le Grand Chelem parisien ! Double tenant du titre, Carlitos était invité hier de la cérémonie de remise des prix Laureus ou il a été élu sportif de l'année. Mais lors de la conférence de presse qui a suivi cette récompense, l'Espagnol s'est montré peu rassurant concernant sa saison sur terre battue. Carlos Alcaraz qui a été contrait de renoncer à son 3ème tour du tournoi de Barcelone, est également forfait à Madrid et les chances de le voir à Rome sont très minces. Concernant le Grand Chelem Porte d'Auteuil, Alcaraz a annoncé "qu'il ne prendrait aucun risque" et que s"il forçait pour jouer à Paris, cela pourrait lui porter préjudice pour les tournois suivants". Des déclarations qui ont jeté un froid et qui ont de quoi inquiéter à moins de cinq semaines du deuxième Grand Chelem de la saison. Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Les références : Samedi 2 mai à Paris, Prise en main de smartphones à OS alternatifs Mercrdi 6 mai à Saint-Étienne, un « Cyber-goûter » Du samedi 30 au dimanche 31 mai à Lyon, les Journées du Logiciel Libre 2026. Il est possible de s'inscire, gratuitement, à un atelier d'aide à l'installation de logiciels libres via ce formulaireVous pouvez mettre un commentaire pour l'épisode. Et même mettre une note sur 5 étoiles si vous le souhaitez. Il est important pour nous d'avoir vos retours car, contrairement par exemple à une conférence, nous n'avons pas un public en face de nous qui peut réagir. Pour mettre un commentaire ou une note, rendez-vous sur la page dédiée à l'épisode.Aidez-nous à mieux vous connaître et améliorer l'émission en répondant à notre questionnaire (en cinq minutes). Vos réponses à ce questionnaire sont très précieuses pour nous. De votre côté, ce questionnaire est une occasion de nous faire des retours. Pour connaître les nouvelles concernant l'émission (annonce des podcasts, des émissions à venir, ainsi que des bonus et des annonces en avant-première) inscrivez-vous à la lettre d'actus.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Le politologue Gilles Kepel, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain, analyse en détail la situation géopolitique tendue entre l'Iran et les États-Unis. Alors que les États-Unis s'apprêtent à envoyer une délégation au Pakistan pour de nouvelles négociations de paix, l'Iran a décidé de boycotter ces pourparlers. Selon Gilles Kepel, cette décision iranienne fait suite à l'arraisonnement d'un pétrolier iranien par les États-Unis, qui ont tiré dans la salle des machines. Cette action a fourni un prétexte aux factions les plus dures du régime iranien pour refuser de négocier.Cependant, l'analyste estime que les États-Unis ont repris l'initiative face à l'Iran. En construisant un contre-blocus dans la mer d'Arabie, Washington a réussi à empêcher les navires iraniens de traverser le détroit d'Ormuz, privant ainsi le régime de ses principales ressources financières issues de la vente de pétrole et de gaz. Gilles Kepel considère que le système iranien est à bout de souffle, fragilisé par les sanctions économiques et les divisions internes.Le politologue souligne également les tensions au sein du régime iranien, entre les factions ouvertes aux négociations et les conservateurs intransigeants. Il note que le guide suprême, Mojtaba Khamenei, semble être désormais l'otage de la clique des Gardiens de la Révolution, sans avoir la même autorité que son père, l'ancien guide suprême Khamenei.Concernant le Liban, Gilles Kepel évoque la situation précaire de la trêve entre Israël et le Hezbollah, après la mort d'un soldat français de la FINUL lors d'une embuscade attribuée au Hezbollah. L'analyste souligne que cet incident révèle des failles dans le contrôle du Hezbollah sur ses agents au sud du Liban, et pose des questions sur la fiabilité du régime syrien de Bachar al-Assad, qui aurait permis le maintien de tunnels reliant la Syrie au Liban, utilisés autrefois pour faire passer des armes.Enfin, Gilles Kepel s'interroge sur la marge de manœuvre du gouvernement libanais dans ces négociations, alors qu'Israël a créé une «ligne jaune» à l'intérieur du territoire libanais, dans laquelle il s'arroge le droit de tout détruire, y compris des biens appartenant à la communauté chrétienne. Une situation qui risque d'affaiblir considérablement le pouvoir libanais.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le pape Léon XIV est arrivé le mercredi 15 avril au Cameroun pour une visite apostolique de trois jours, centrée sur la paix et la réconciliation. Ce jeudi, il se rend à Bamenda, au cœur de la région anglophone du nord-ouest, en proie à un conflit qui dure depuis dix ans. Ce sera le point d'orgue de sa visite. Alors que le conflit semblait enkysté dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest, la visite du pape pourrait relancer des discussions. C'est ce que souhaite Mgr Andrew Nkea, président de la Conférence épiscopale du Cameroun, et archevêque de Bamenda. Il répond aux questions de Véronique Gaymard, avec Nicolas Benita. RFI : Qu'attendez-vous de cette visite en particulier ? Mgr Andrew Nkea : Nous attendons beaucoup de choses de cette visite. Nous avons vécu des moments très difficiles. Il vient parmi nous comme un apôtre de la paix et comme un messager de la réconciliation. Et on espère que, peut-être, après cette visite, son message va calmer les deux parties. Beaucoup de personnes ont perdu la vie et il y a beaucoup de déplacés. Jusqu'à présent, il y a encore une insécurité dans cette zone anglophone. Le pape Léon XIV se rend à Bamenda. Il se rendra à la cathédrale pour rencontrer les différentes personnalités religieuses des différentes confessions religieuses, pour parler avec un message de paix. Il se rendra aussi à l'aéroport pour une messe. Est-ce un point central de cette visite ? Oui, je peux dire que cette visite a déjà produit un miracle. C'est la première fois que notre gouvernement et les séparatistes parlent avec la même voix, parce que le gouvernement demande que tout le monde sorte pour accueillir le Saint Père. Et les séparatistes disent la même chose. Ça, c'est un miracle. C'est la première fois depuis dix ans que notre gouvernement et les séparatistes parlent avec une seule voix, que tout le monde accepte cette figure de Saint Père comme un homme de Dieu, un homme de réconciliation et un homme de paix. Et tout le monde attend son message, et il vient à Bamenda pour la paix. Et le thème de cette visite à Bamenda, c'est « Je vous donne ma paix, Je vous laisse ma paix », les paroles de Jésus-Christ après la résurrection. On entend beaucoup les Camerounais rencontrés parler de leurs préoccupations au quotidien : la crise économique, la difficulté à joindre les deux bouts, pour les jeunes la difficulté à se projeter. Et puis, il y a aussi la crise post-électorale depuis octobre 2025 et la réélection du président. De quelle façon le pape Léon XIV peut apporter aussi un message de paix, de réconciliation ? Vous constatez qu'on a tout fait pour ne pas politiser cette visite du Saint Père. Vous avez écrit des lettres… Oui. Et certains évêques se sont prononcés de façon plus affirmée que d'autres ? Oui. Et vous voyez que, au Cameroun, il y a la main de Dieu sur le pays. Parce que, malgré toutes nos difficultés, quand les choses sont chaudes, quelque chose arrive. Durant les années 1990, on était dans une crise terrible, le pays tout entier. La Coupe du monde de football 1990 est arrivée et tout le monde s'est réuni pour soutenir l'équipe nationale. Maintenant, il y a cette crise et le Saint Père arrive : c'était programmé. Ce n'est pas quelque chose lié à la situation politique du Cameroun. Mais vous constatez que tous les Camerounais sont unis maintenant pour accueillir le Saint Père. Les problème restent et il y a beaucoup de souffrances : la crise, le chômage… Beaucoup de jeunes qui ne se trouvent pas dans le gouvernement de ce pays. Et ça, c'est une préoccupation majeure. On espère beaucoup. Tous les préparatifs sont-ils achevés pour accueillir le pape ? Et les conditions sécuritaires sont-elles réunies aussi ? Concernant les conditions sécuritaires, c'est la première fois que les séparatistes ont envoyé un communiqué pour dire qu'ils ne veulent pas de fusils ces jours-ci, qu'on laisse le Saint Père venir à Bamenda sans problème, qu'ils vont ouvrir toutes les routes pour que les gens passent pour aller à la messe du Saint Père. Comme je l'ai dit, c'est le premier miracle de cette visite : pas de tirs, pas de fusils. Il y a un cessez-le-feu… Ils ont dit qu'il durerait au moins quatre jours, il n'y aura rien, rien du tout. C'est un miracle. On espère que, après cette visite, ils vont continuer à ouvrir les routes. Et aussi, plus important : que les enfants dans les périphéries iront à l'école sans problème. Parce que, jusqu'à présent, il y a toujours des enfants qui ne vont pas à l'école, dans les périphéries, et ça, c'est très dangereux pour l'avenir de ce pays. Et on espère qu'avec ce cessez-le-feu, ils vont continuer.
C dans l'air du 11 avril 2026 - Négociations avec l'Iran : Trump peut-il tout perdre ? Négociations à haut risque à Islamabad. Les délégations américaines et iraniennes sont arrivées dans la capitale pakistanaise vendredi soir, pour l'Iran, et samedi matin, pour les Etats-Unis, en vue de négocier un accord de paix 42 jours après le début de la guerre. D'un côté, l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, accompagné du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi. De l'autre, pas de Donald Trump, mais JD Vance, le vice-président des Etats-Unis, accompagné de Steve Witkoff et de Jared Kushner – gendre de Donald Trump. Ces pourparlers seront une étape « encore plus difficile » que de s'accorder sur une trêve temporaire, a prévenu le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif. Au programme : un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d'Ormuz, dont le président américain a fait sa priorité, les frappes israéliennes au Liban, ou encore la question des stocks d'uranium enrichis détenus par le régime iranien. Autant de sujets de hautement inflammables. Dans un entretien au New-York Post, Donald Trump a pris les devants et prévenu que l'armée américaine se préparait à mener de nouvelles frappes sur l'Iran en cas d'échec des négociations. Concernant le Liban, où le Hezbollah et Israël continuent d'échanger des tirs, des discussions auront lieu mardi à Washington. Si Donald Trump n'est pas au Pakistan ce week-end, c'est parce que les Iraniens ont spécifiquement demandé à parler à JD Vance. Le vice-président américain, ancien marine déployé en Irak, a toujours défendu le non-interventionnisme dans les conflits extérieurs. Parmi les proches du président, il fait partie des rares à avoir montré son scepticisme quant aux frappes sur l'Iran. Celui à qui on prête des ambitions présidentielles joue donc gros à Islamabad, d'autant plus que l'inflation a bondit à 3,3 % en un an et pourrait coûter cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat en novembre. Si la présence de Steve Witkoff, envoyé spécial du président pour le Moyen-Orient semble justifiée, celle de son gendre Jared Kushner est plus énigmatique. L'homme d'affaires de 45 ans n'avait aucune expérience politique ni diplomatique avant de s'engager au côté de Trump en 2017. « Au lieu de déployer des représentants expérimentés, il a envoyé deux promoteurs immobiliers proches de lui », a raillé l'ex ministre des affaires étrangères de l'Iran, Javad Zarif, dans une tribune publiée par la revue Foreign Affairs. Terres rares en Ukraine, riviera à Gaza… beaucoup suspectent le clan Trump de profiter des opérations extérieures américaines pour faire des investissements privés. Selon Bloomberg, le fonds d'investissement de Jared Kushner, Affinity Partners, qui travaille principalement avec les pays du Golfe a ainsi vu ses actifs augmenter de près de 30 % en 2025, à 6,2 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros). Que peut-on attendre des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad ? L'opération israélienne au Liban peut-elle compromettre ces efforts diplomatiques ? Pourquoi JD Vance joue-t-il son avenir politique à travers ces pourparlers ? Et l'empire Trump s'est-il enrichi grâce aux opérations extérieures américaines ?Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Journaliste, correspondante diplomatique - Le Figaro - Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction et spécialiste du Moyen-Orient - Libération - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique - Corentin SELLIN - Professeur d'histoire et chroniqueur de politique américaine au site Les Jours
Cheikh Bachir explique ici que la vision du Prophète PSL avait pour but de renforcer l'amour de Cheikhoul Khadim, car la proximité directe renforce la certitude plus que la simple foi intellectuelle. Comme dans le récit rapporté par al-Qushayrî, celui qui voit sans encore atteindre ressent une douleur plus profonde, mais aussi un désir spirituel plus intense, signe d'une élection divine.Le Cheikh fut ainsi élevé progressivement : il vit d'abord le Prophète derrière un voile, puis sans voile, ce qui le plongea dans une lumière spirituelle exceptionnelle. Cette vision marqua une étape décisive de son cheminement.Concernant les wird (litanies spirituelles), le texte explique qu'il n'y a pas contradiction dans leur usage. Le Cheikh commença par le wird qâdirî comme débutant, puis pratiqua d'autres wird après son éveil spirituel. Ces pratiques n'étaient pas des fins en soi, mais des moyens éducatifs et dévotionnels, respectant les règles de la voie et les maîtres qui les transmettaient.Après sa rencontre directe avec le Prophète ﷺ, il ne pratiqua plus les wird par nécessité spirituelle, mais par respect, discipline et fidélité à la Sunna. Finalement, le Prophète lui désigna le Coran comme wird éternel et les actes de l'islam comme nourriture spirituelle suffisante.Le texte conclut que le Cheikh atteignit les plus hauts degrés par une détermination exceptionnelle, une ascèse sincère et un effort constant, jusqu'à atteindre la plénitude spirituelle et la proximité divine.
durée : 00:04:10 - 100% PSG - Le billet - Les élections municipales vont peut-être chambouler le destin du Paris Saint-Germain. À Massy, Poissy et Paris, les édiles vont devoir convaincre le PSG de jouer chez eux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La cinquième édition du Salon du livre africain de Paris s'ouvre à Paris samedi 21 mars. 150 éditeurs et 400 auteurs africains et afro-descendants seront présents pour défendre une littérature et un écosystème littéraire en pleine croissance. Souleymane Gueye, éditeur jeunesse sénégalais, fondateur des éditions Saaraba, est le grand invité Afrique de RFI. RFI : On s'aperçoit que les gens lisent de moins en moins en France. Aux États-Unis, seuls 40 % des Américains lisent un livre chaque année. Est-ce le cas au Sénégal ? Constatez-vous de la part des Sénégalais un engouement pour la lecture ? Souleymane Gueye : Le Sénégal n'échappe malheureusement pas à ce phénomène qui est mondial, avec l'attractivité des écrans. Ce combat se traduit chez nous par la volonté de réussir à produire de la qualité et à organiser des activités autour du livre pour maintenir les gens attachés au format papier. Mais nous avons ces mêmes difficultés. Surtout dans un pays où la lecture a souvent été associée à la contrainte et à l'obligation de la lecture scolaire. Nous menons un combat pour que le plaisir de la lecture revienne au premier plan. La plaisir de la lecture se développe-t-il dans le public et notamment le jeune public sénégalais ? Je pars toujours du principe qu'avant de tirer des conclusions, il faut se poser la question. Que faisons-nous en faveur du livre ? Que faisons-nous pour que ce livre soit à la portée de tous, accessible aux populations et surtout qu'il ait un attrait ? Cela veut dire faire de beaux livres et les faire vivre. Il ne suffit pas de faire des livres, il faut des animations, que les auteurs puissent rencontrer le public, développer les bibliothèques, les clubs de lecture. Tous ces lieux, ces endroits où le livre peut être vivant, vont favoriser l'adoption de cette pratique. Le développement des bibliothèques est quelque chose d'important. Cela dépend souvent des politiques publiques. Existe-t-il une politique publique du livre au Sénégal ? Est-elle suffisante? Bien sûr, il y a une politique publique du livre, qui est portée par le ministère de la Culture via la direction du livre et de la promotion de la lecture. Elle œuvre notamment sur le réseau des Clac, les centres de lecture et d'animation culturelle, qui sont assez nombreux et permettent un maillage du territoire. On peut toujours estimer qu'il faut aller plus loin. Mais en tout cas, ils font déjà ce travail, qui est à saluer. Maintenant, il faut le compléter, l'État tout seul ne peut pas tout faire. Il faut que les initiatives privées viennent s'additionner en complément. Dans quelle langue lit-on au Sénégal ? Le jeune public lit-il toujours en français ou a-t-il accès désormais à des livres en wolof ? Le jeune public lit majoritairement en français aujourd'hui, mais le wolof – et les langues nationales de manière générale –, sont en train de se développer. Il y a une prise de conscience au niveau du grand public et aussi au niveau des institutions et des organisations, qu'il faut écrire et lire correctement le wolof. Depuis quelques années, les langues nationales ont été introduites dans le système scolaire en phase de test. Le combat désormais, c'est au delà du scolaire, de faire toute cette production qui va accompagner le reste de la vie. Parce qu'il ne suffit pas d'apprendre la langue à l'école, il faut en dehors, dans le cadre de la lecture-plaisir, avoir du contenu, de la production. Des maisons d'édition se sont spécialisées dans les livres bilingues en français – wolof, en français – pulaar. Nous sommes en train de sortir des imagiers pour les un à trois ans, Mes premiers mots en wolof. Il faut offrir au public de quoi adopter la lecture et faciliter la lecture dans les langues nationales. Les éditeurs font face à des équations économiques compliquées. Comment faites-vous concernant la question économique des intrants, le prix du papier, les frais de distribution? Est-ce une équation économiquement viable, aujourd'hui, au Sénégal ? C'est une équation compliquée. La distribution, c'est un problème. D'un côté, nous avons ceux qui produisent, qui sont les éditeurs. De l'autre, les libraires qui commercialisent. Entre les deux, il manque un pont qui est celui de la distribution, qui facilite la circulation des œuvres. Aujourd'hui, c'est quelque chose qui n'existe pas ou qui n'est pas développé comme en France. Les publications dont vous en avez parlé ont subi, sur tous les continents et dans tous les pays, le prix du papier, le prix du transport. Ce qui fait que l'impression locale est chère et ce qui implique aussi des prix de vente qui sont relativement chers et inaccessibles au public. Nous essayons de trouver des moyens de baisser les prix, dans le choix des ouvrages, dans les choix de fabrication. Faire un livre souple coûtera beaucoup moins cher qu'un livre cartonné. Nous réfléchissons à la manière dont le livre soit le moins cher possible et le plus accessible aux clients, mais en maintenant aussi cette équation, à savoir qu'il faut que cela reste économiquement viable aussi pour la maison d'édition. La maison d'édition Saaraba est adossé à un grand groupe – Editis, pour ne pas citer. Une petite maison d'édition qui s'associe à un grand groupe, un schéma que l'on connaît bien en France. Pour vous, c'était le chemin obligatoire pour réussir ? Dans le projet Editis, ce qui m'avait séduit – par rapport à d'autres projets de ce type –, c'est qu'ils avaient fait le pari de faire des livres adaptés au contexte africain, produits par une équipe locale. Souvent, ce qui se fait, ce sont des livres qui sont produits ici en France et qui sont exportés vers l'Afrique. On ne peut pas trouver mieux pour justement restituer les histoires qui vont vraiment parler au public cible. Être adossé à un grand groupe, ça permet beaucoup d'avantages. Cela permet de bénéficier d'une certaine expertise, des services supports qui sont en France. Lorsque nous rencontrons une difficulté, on sait qu'on peut se tourner vers d'autres personnes qui ont des années d'expérience. Il y a une expertise, un conseil, un accompagnement. Et, quoi que l'on puisse dire, il y a aussi une assise financière, une trésorerie qui permet d'aller beaucoup plus vite qu'on ne le ferait en étant seuls. Mais vous êtes indépendants sur le choix éditorial. Vous publiez les auteurs que vous avez envie de publier sans que la décision soit prise à Paris pour vous. Exactement. On est libre d'un point de vue éditorial. Le groupe nous fait entièrement confiance. Le cinquième salon du livre africain de Paris se déroule à la halle des Blancs-Manteaux du 20 au 22 mars 2026. À lire aussiLe Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5e édition du prix littéraire Voix d'Afriques
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSIPTV FRANCE : L'Équipe, Numérama, Ligue de football professionnelLABUBU : Le HuffPost, Le ParisienTHE WEEKND : Générations, SnepBTS : Franceinfo, Le ParisienKINGS LEAGUE FR : Foot Mercato, L'ÉquipeFORTNITE/GOOGLE : BFM, NuméramaÉcriture : Enzo BruillotIncarnation : Enzo Bruillot Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
L'Hijama, aussi appelée cupping therapy ou thérapie par ventouses, est une pratique ancienne. Elle consiste à poser des ventouses sur la peau pour créer une aspiration, parfois suivie de micro-incisions destinées à faire sortir un peu de sang. Cette méthode est utilisée depuis des millénaires, notamment en Chine, au Moyen-Orient et dans certaines médecines traditionnelles.Mais que dit réellement la science moderne sur son efficacité ?D'un point de vue médical, l'Hijama repose sur une idée centrale : l'aspiration stimulerait la circulation sanguine locale, favoriserait l'élimination de « toxines » et soulagerait certaines douleurs. Or, le concept de toxines éliminées par le sang n'a aucune base scientifique solide. Le corps dispose déjà d'organes spécialisés pour cela : le foie, les reins et les poumons.En revanche, l'aspiration exercée par les ventouses a bien des effets physiologiques mesurables. Elle provoque une dilatation locale des vaisseaux, une augmentation transitoire du flux sanguin et une stimulation des récepteurs nerveux cutanés. Ces mécanismes peuvent expliquer un effet antalgique temporaire, notamment sur les douleurs musculaires ou articulaires.Que disent les études cliniques ?Les résultats sont mitigés. Certaines études montrent une amélioration modérée des douleurs chroniques, comme les lombalgies ou les cervicalgies, mais ces effets sont souvent comparables à ceux d'un placebo. Les essais les plus rigoureux concluent que la qualité des preuves est faible à modérée, en raison d'échantillons réduits et de biais méthodologiques.Concernant les autres bénéfices parfois avancés — amélioration de l'immunité, traitement de l'hypertension, du diabète ou des maladies inflammatoires — aucune preuve scientifique robuste ne les confirme. L'Hijama ne traite pas la cause des maladies, et ne remplace en aucun cas un traitement médical validé.Sur le plan des risques, ils existent. Les micro-incisions peuvent entraîner infections, cicatrices, anémie légère, voire transmission de maladies si le matériel n'est pas parfaitement stérile. C'est pourquoi l'Organisation mondiale de la santé reconnaît l'usage culturel des ventouses, mais insiste sur des règles strictes d'hygiène et sur l'absence de preuve suffisante pour en faire un traitement médical à part entière.Alors, l'Hijama est-elle efficace ?Elle peut procurer un soulagement subjectif et temporaire, surtout pour certaines douleurs, mais elle n'a pas démontré d'efficacité médicale durable au sens scientifique du terme.En résumé, l'Hijama relève davantage d'une pratique traditionnelle complémentaire que d'un soin médical validé. Elle peut être utilisée avec prudence, mais jamais comme alternative à un suivi ou à un traitement médical fondé sur des preuves. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le succès de la CAN, la transition énergétique, la haute technologie, le Sahara occidental, le chômage des jeunes et le Conseil de la Paix lancé par Donald Trump. Ce matin, nous nous penchons sur les ambitions du Maroc en Afrique et dans le monde. La ministre marocaine de l'Économie et des Finances Nadia Fettah est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : Madame la ministre, depuis presque une semaine, le monde a les yeux rivés sur l'Iran et la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël, deux grands alliés du Royaume du Maroc. Tout d'abord, quel est votre sentiment sur les événements en cours ? Nadia Fettah : Le Maroc entier est en consternation face à cette escalade, en pensant tout particulièrement aux civils qui payent toujours un lourd tribut en temps de crise. Cela dit, en qualité de ministre de l'Économie et des finances, je reste extrêmement attentive à ce qui est en train de se passer. Notre responsabilité est de gérer les impacts éventuels de cette crise sur notre pays, sur les populations et sur notre économie. Restons un peu au Moyen-Orient. Le Maroc fait partie des membres fondateurs du nouveau Conseil de la paix tel que voulu par le président américain Donald Trump. Les États-Unis qui exigent que le Royaume contribue à hauteur d'un milliard de dollars en faveur de ce Conseil de la paix. Ce milliard a-t-il été effectivement versé ? Et y a-t-il des perspectives économiques éventuelles à Gaza pour tout ce qui est chantier de reconstruction au bénéfice de l'économie marocaine ? Le Maroc n'a jamais cessé de participer à toutes les initiatives en faveur de la paix. C'est comme ça que nous abordons aujourd'hui le sujet, avec notre attachement au dialogue, à l'idée de communauté de destin et à trouver véritablement un avenir à des enfants, à des familles, à des populations qui ont trop longtemps souffert. Et c'est pour ça qu'on est là et qu'on participe en apportant nos solutions et notre pierre à l'édifice. Concernant le Sahara occidental, les produits issus du Sahara font désormais partie de l'accord commercial privilégié entre le Maroc et l'Europe. Y a-t-il déjà eu des discussions ou un accord signé avec le Front Polisario pour déterminer les détails de cet accord commercial ? Ce qui est très important à comprendre pour ces provinces du sud du Sahara, c'est qu'elles sont intégrées économiquement, socialement, politiquement, avec toutes les autres populations marocaines. La trajectoire globale de l'économie marocaine envers l'émergence s'appliquera partout, afin d'assurer des conditions de vie et de prospérité pour l'ensemble des citoyens marocains du Nord au Sud. Vous parlez beaucoup de nouvelles technologies. On peut notamment citer Safran, groupe d'entreprises françaises et spécialiste en aéronautique, qui, sur les quatre derniers mois, a annoncé deux gros investissements dans le Royaume, notamment un de 350 millions d'euros pour une usine d'assemblage de moteurs d'avions. Le Maroc devient également pour la Chine un point d'ancrage en Afrique du Nord et installe notamment des usines de fabrication de produits bas carbone comme les batteries électriques, les électrolytes, etc. Quels sont les plans du Royaume concernant les technologies du futur ? Le Maroc décline depuis 25 ans la vision de Sa Majesté le Roi : devenir une véritable plateforme industrielle et technologique. Quand on installe ces usines, ça veut dire qu'on nous fait confiance pour les dix, quinze prochaines années. C'est ce que le Maroc est en train de faire avec ses partenaires. Et derrières les usines, il y a des emplois, il y a un impact sur les populations, il y a de la véritable création de valeur. Si on reprend le cas de Safran, seuls 2 500 emplois seront créés pour les deux projets. RFI a parlé à des économistes marocains qui déplorent que les grands projets infrastructurels et industriels n'apportent que très peu d'emplois, justement car ils sont très techniques. Y a-t-il des plans pour répondre aux besoins des 36 % des 15-24 ans qui sont chômeurs au Maroc ? En 2025, notre économie a créé 250 000 emplois, essentiellement destinés à la jeunesse. Est-ce que cela résorbe le taux de chômage ? Oui, puisqu'il baisse. On était à 13,5 %, il est actuellement à 13 %. Est-ce que c'est suffisant ? Sûrement pas. Et c'est pour ça que toutes les politiques publiques que nous faisons, toutes nos stratégies sectorielles, ont pour premier objectif l'emploi. Et particulièrement celui des jeunes et celui des femmes. On veut leur laisser un Maroc encore plus fort pour qu'ils aillent un palier plus loin sur les prochaines décennies. À lire aussiSahara occidental: nouveau round de négociations à Washington sous l'égide des États-Unis
De la guitare saharienne aux koshis pyrénéens, tout est dans la #SessionLive. Les 1ers invités de la #SessionLive sont les musiciens de Tinariwen pour la sortie de Hoggar Les pionniers de la musique touarègue et lauréats d'un Grammy Award, Tinariwen, annoncent aujourd'hui la sortie de leur dixième album studio, Hoggar sur leur propre label Wedge. Plus de 45 ans après leurs débuts, le groupe revient, avec cet album, aux fondations mêmes de son identité sonore. Fervents défenseurs de la culture nomade de leur peuple, vivant dans les régions désertiques frontalières entre le Mali et l'Algérie, Tinariwen ont acquis une reconnaissance mondiale au cours des deux dernières décennies grâce à leur musique blues portée par la guitare, mêlant politisation en langue tamasheq, rythmes syncopés et mélodies planantes. Avec Hoggar, ils s'affirment désormais comme des aînés de la tradition musicale touarègue, renouant avec leurs premières années d'écriture autour de guitares acoustiques et de chants collectifs au coin du feu dans le désert, tout en transmettant le flambeau à une nouvelle génération de musiciens invités, chargés de faire perdurer l'esprit de rébellion et de défi. Le premier single Sagherat Assan est une chanson traditionnelle soudanaise portée par la voix mélismatique et profondément soul de l'artiste soudanaise Sulafa Elyas. Pour accompagner la sortie de Hoggar, Tinariwen ont confirmé une tournée mondiale qui a débuté, début février 2026, en Inde. Concernant l'absence de dates en Amérique du Nord, le groupe précise : « Nous étions impatients de présenter notre musique en Amérique du Nord, mais en raison des restrictions actuelles de voyage, nous ne pourrons pas nous y produire dans le cadre de cette tournée. Nous savons que c'est décevant, et notre équipe a exploré toutes les options possibles, mais cela dépassait notre contrôle. Nous espérons revenir aux États-Unis dès que possible pour partager notre musique avec notre public. » Connus pour enregistrer au cœur des vastes étendues balayées par les vents du désert saharien central, Tinariwen ont toujours puisé leur inspiration dans les rythmes de la nature. Face à l'instabilité politique au Mali, les membres fondateurs, désormais basés en Algérie, ont enregistré Hoggar dans un studio installé par le groupe touareg de la nouvelle génération Imarhan, dans la ville méridionale de Tamanrasset, poursuivant ainsi leur héritage d'innovation et de collaboration. Alors que des albums précédents, comme Amatssou (2023), voyaient Tinariwen collaborer avec Daniel Lanois, producteur de Bob Dylan et Willie Nelson, Hoggar marque un retour à une approche plus locale. Réunis quotidiennement pendant un mois avec la communauté musicale touarègue locale, les membres fondateurs Ibrahim Ag Alhabib, Abdallah Ag Alhousseyni et Touhami Ag Alhassane ont composé des chansons inspirées par les troubles politiques, aux côtés de jeunes artistes tels que Iyad Moussa Ben Abderrahmane, Hicham Bouhasse et Haiballah Akhamouk (Imarhan). Le groupe a également collaboré avec Sanou Ag Hamed (Terakaft) et retrouvé Liya ag Ablil, alias Diarra, cofondateur de Tinariwen, pour la première fois depuis 25 ans. De cette rencontre, est née une profonde impression de retrouvailles, mais aussi une évolution du son Tinariwen. Hoggar propose 11 titres chargés d'émotion, aux mélodies complexes et à la chaleur chorale de voix collectives en harmonies puissantes. L'album marque également plusieurs premières notables : Ibrahim et Abdallah chantent ensemble, pour la première fois, depuis plus de 30 ans, rompant avec la tradition selon laquelle chaque compositeur interprète uniquement ses propres morceaux, et le chanteur José González, admirateur de longue date, fait une apparition spéciale. Sur le plan des textes, Hoggar aborde des thématiques urgentes et contemporaines, évoquant les défis sociaux et politiques auxquels font face les Touaregs et le nord du Mali. Fidèles à leur engagement, Tinariwen continue de témoigner à travers leur musique, conciliant l'énergie joyeuse de leurs concerts avec une réflexion profonde sur la résilience, les luttes communautaires et la préservation culturelle. Avec Hoggar, Tinariwen s'affirme finalement comme des symboles culturels, à l'image du massif montagneux touareg, dont l'album porte le nom et qui surgit du désert saharien central. Repère défiant visible à des kilomètres, les montagnes du Hoggar incarnent une terre natale pour les peuples déplacés, tandis que la musique de Tinariwen continue d'ouvrir un espace pour les générations futures. Titres interprétés au grand studio : - Sagherat Assani Live RFI - Cd Amidinim Ehaf Solan, extrait de l'album - N'ak Tenere Iyat Live RFI. Line Up : Abdallah ag Alhousseyni (guitare, voix), Sadam (guitare voix), Elaga ag Hamid (guitare), Said ag Ayad (percussions). RFI Musique YouTube Tinariwen. Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Hoggar (Wedge 2026). Site - Instagram - Bandcamp - YouTube - Concert Cirque d'hiver. Puis nous recevons Awa Ly pour la sortie d'Essence & Elements. Flirtant avec une soul-folk hybride, l'auteure-compositrice-interprète Awa Ly est à l'image de sa discographie : en voyage. Celle qui pratique la musique de l'âme, transforme les émotions en sons avec une dimension spirituelle et universelle. Après les remarqués Five And a Feather (2016) et Safe and Sound (2020), elle a sorti son troisième album en 2025 : Essence And Elements. C'est sur l'île d'Alicudi, dans l'archipel des Eoliennes, où Awa Ly se rend régulièrement pour se ressourcer, que naît Essence And Elements. Là-bas, inspirée par le silence, elle enlace la nature qui l'embrasse à son tour : le vent, les vagues, le crépitement des flammes ou encore le craquement des arbres lui souffle des mélodies et des textes. S'affranchissant du tumulte du monde, elle s'imprègne des éléments qui l'entourent (Terre, Eau, Air, Feu) pour composer et écrire son nouvel album. Au fil des rencontres, de Paris au Cap, elle s'entoure de quatre producteur.ices pour réaliser ses compositions. Chacun arrangeant trois titres autour d'un élément : Nicolas Repac (No Format, Arthur H, Blick Bassy, Mamani Keïta…) pour la Terre, avec ses percussions et guitares organiques. Lossapardo (Prix Joséphine 2024, Roche Musique, Dinos…) et sa néo soul/folk pour l'Eau. Hannah V (Grammy awards 2021, Rihanna, Jessie J, JP Cooper, Stormzy, Yola…) pour l'Air, avec sa pop éthérée. Léonie Pernet (Infine Music, Malik Djoudi, Acid Arab…) pour le Feu, avec ses percussions et claviers électroniques. Pour cette #SessionLive, Awa Ly est accompagnée par la violoncelliste Lucie Cravero. Titres interprétés au grand studio : - Breathe in, Breathe out Live RFI - My Essence, extrait de l'album - L'une Live RFI. Line Up : Awa Ly (chant), Lucie Cravero (violoncelle) Son : Anouk Bodenan, Mathias Taylor. ► Album Essence and Elements (Rising Bird Music/Naïve 2025). Site - Instagram - YouTube - Concert 20 mars Seine Musicale.
De la guitare saharienne aux koshis pyrénéens, tout est dans la #SessionLive. Les 1ers invités de la #SessionLive sont les musiciens de Tinariwen pour la sortie de Hoggar Les pionniers de la musique touarègue et lauréats d'un Grammy Award, Tinariwen, annoncent aujourd'hui la sortie de leur dixième album studio, Hoggar sur leur propre label Wedge. Plus de 45 ans après leurs débuts, le groupe revient, avec cet album, aux fondations mêmes de son identité sonore. Fervents défenseurs de la culture nomade de leur peuple, vivant dans les régions désertiques frontalières entre le Mali et l'Algérie, Tinariwen ont acquis une reconnaissance mondiale au cours des deux dernières décennies grâce à leur musique blues portée par la guitare, mêlant politisation en langue tamasheq, rythmes syncopés et mélodies planantes. Avec Hoggar, ils s'affirment désormais comme des aînés de la tradition musicale touarègue, renouant avec leurs premières années d'écriture autour de guitares acoustiques et de chants collectifs au coin du feu dans le désert, tout en transmettant le flambeau à une nouvelle génération de musiciens invités, chargés de faire perdurer l'esprit de rébellion et de défi. Le premier single Sagherat Assan est une chanson traditionnelle soudanaise portée par la voix mélismatique et profondément soul de l'artiste soudanaise Sulafa Elyas. Pour accompagner la sortie de Hoggar, Tinariwen ont confirmé une tournée mondiale qui a débuté, début février 2026, en Inde. Concernant l'absence de dates en Amérique du Nord, le groupe précise : « Nous étions impatients de présenter notre musique en Amérique du Nord, mais en raison des restrictions actuelles de voyage, nous ne pourrons pas nous y produire dans le cadre de cette tournée. Nous savons que c'est décevant, et notre équipe a exploré toutes les options possibles, mais cela dépassait notre contrôle. Nous espérons revenir aux États-Unis dès que possible pour partager notre musique avec notre public. » Connus pour enregistrer au cœur des vastes étendues balayées par les vents du désert saharien central, Tinariwen ont toujours puisé leur inspiration dans les rythmes de la nature. Face à l'instabilité politique au Mali, les membres fondateurs, désormais basés en Algérie, ont enregistré Hoggar dans un studio installé par le groupe touareg de la nouvelle génération Imarhan, dans la ville méridionale de Tamanrasset, poursuivant ainsi leur héritage d'innovation et de collaboration. Alors que des albums précédents, comme Amatssou (2023), voyaient Tinariwen collaborer avec Daniel Lanois, producteur de Bob Dylan et Willie Nelson, Hoggar marque un retour à une approche plus locale. Réunis quotidiennement pendant un mois avec la communauté musicale touarègue locale, les membres fondateurs Ibrahim Ag Alhabib, Abdallah Ag Alhousseyni et Touhami Ag Alhassane ont composé des chansons inspirées par les troubles politiques, aux côtés de jeunes artistes tels que Iyad Moussa Ben Abderrahmane, Hicham Bouhasse et Haiballah Akhamouk (Imarhan). Le groupe a également collaboré avec Sanou Ag Hamed (Terakaft) et retrouvé Liya ag Ablil, alias Diarra, cofondateur de Tinariwen, pour la première fois depuis 25 ans. De cette rencontre, est née une profonde impression de retrouvailles, mais aussi une évolution du son Tinariwen. Hoggar propose 11 titres chargés d'émotion, aux mélodies complexes et à la chaleur chorale de voix collectives en harmonies puissantes. L'album marque également plusieurs premières notables : Ibrahim et Abdallah chantent ensemble, pour la première fois, depuis plus de 30 ans, rompant avec la tradition selon laquelle chaque compositeur interprète uniquement ses propres morceaux, et le chanteur José González, admirateur de longue date, fait une apparition spéciale. Sur le plan des textes, Hoggar aborde des thématiques urgentes et contemporaines, évoquant les défis sociaux et politiques auxquels font face les Touaregs et le nord du Mali. Fidèles à leur engagement, Tinariwen continue de témoigner à travers leur musique, conciliant l'énergie joyeuse de leurs concerts avec une réflexion profonde sur la résilience, les luttes communautaires et la préservation culturelle. Avec Hoggar, Tinariwen s'affirme finalement comme des symboles culturels, à l'image du massif montagneux touareg, dont l'album porte le nom et qui surgit du désert saharien central. Repère défiant visible à des kilomètres, les montagnes du Hoggar incarnent une terre natale pour les peuples déplacés, tandis que la musique de Tinariwen continue d'ouvrir un espace pour les générations futures. Titres interprétés au grand studio : - Sagherat Assani Live RFI - Cd Amidinim Ehaf Solan, extrait de l'album - N'ak Tenere Iyat Live RFI. Line Up : Abdallah ag Alhousseyni (guitare, voix), Sadam (guitare voix), Elaga ag Hamid (guitare), Said ag Ayad (percussions). RFI Musique YouTube Tinariwen. Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Hoggar (Wedge 2026). Site - Instagram - Bandcamp - YouTube - Concert Cirque d'hiver. Puis nous recevons Awa Ly pour la sortie d'Essence & Elements. Flirtant avec une soul-folk hybride, l'auteure-compositrice-interprète Awa Ly est à l'image de sa discographie : en voyage. Celle qui pratique la musique de l'âme, transforme les émotions en sons avec une dimension spirituelle et universelle. Après les remarqués Five And a Feather (2016) et Safe and Sound (2020), elle a sorti son troisième album en 2025 : Essence And Elements. C'est sur l'île d'Alicudi, dans l'archipel des Eoliennes, où Awa Ly se rend régulièrement pour se ressourcer, que naît Essence And Elements. Là-bas, inspirée par le silence, elle enlace la nature qui l'embrasse à son tour : le vent, les vagues, le crépitement des flammes ou encore le craquement des arbres lui souffle des mélodies et des textes. S'affranchissant du tumulte du monde, elle s'imprègne des éléments qui l'entourent (Terre, Eau, Air, Feu) pour composer et écrire son nouvel album. Au fil des rencontres, de Paris au Cap, elle s'entoure de quatre producteur.ices pour réaliser ses compositions. Chacun arrangeant trois titres autour d'un élément : Nicolas Repac (No Format, Arthur H, Blick Bassy, Mamani Keïta…) pour la Terre, avec ses percussions et guitares organiques. Lossapardo (Prix Joséphine 2024, Roche Musique, Dinos…) et sa néo soul/folk pour l'Eau. Hannah V (Grammy awards 2021, Rihanna, Jessie J, JP Cooper, Stormzy, Yola…) pour l'Air, avec sa pop éthérée. Léonie Pernet (Infine Music, Malik Djoudi, Acid Arab…) pour le Feu, avec ses percussions et claviers électroniques. Pour cette #SessionLive, Awa Ly est accompagnée par la violoncelliste Lucie Cravero. Titres interprétés au grand studio : - Breathe in, Breathe out Live RFI - My Essence, extrait de l'album - L'une Live RFI. Line Up : Awa Ly (chant), Lucie Cravero (violoncelle) Son : Anouk Bodenan, Mathias Taylor. ► Album Essence and Elements (Rising Bird Music/Naïve 2025). Site - Instagram - YouTube - Concert 20 mars Seine Musicale.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'affaire Epstein n'a pas fini d'éclabousser les capitales du monde entier. À Paris, le quai d'Orsay a-t-il manqué à ses obligations en ne signalant pas à la justice les faits reprochés à l'un de ses diplomates, Fabrice Aidan, qui apparaît dans les fichiers ? Sur RTL, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a annoncé saisir la justice, lancer une procédure disciplinaire ainsi qu'une enquête administrative. Écoutez RTL autour du monde du 13 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les conclusions de l'enquête concernant l'attaque au couteau de Bondi Junction survenue en avril 2024 mettent en lumière des défaillances systémiques majeures en matière de santé mentale et de sécurité.
Au Bénin, la majorité présidentielle remporte tous les sièges d'élus aux élections communales de début janvier, juste après s'être saisie de l'ensemble des sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives. Comme en 2019, l'opposition est donc totalement absente du corps parlementaire. À la tête du parti Les Démocrates, l'ancien président Thomas Boni Yayi dénonce « une politique d'exclusion » de l'opposition. Sa formation n'a pas été autorisée à présenter un candidat à la présidentielle d'avril prochain. Qu'en est-il vraiment ? Gilles Yabi, directeur exécutif du cercle de réflexion panafricain Wathi basé à Dakar, répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : La majorité présidentielle vient de remporter la totalité des sièges d'élus aux communales, en plus d'avoir gagné les 109 sièges de députés à l'Assemblée nationale. Quel est votre regard sur ces résultats, quand on sait que le Bénin est habituellement reconnu pour son pluralisme politique ? Gilles Yabi : Ce sont des résultats spectaculaires ! Effectivement, cela signifie une Assemblée nationale exclusivement composée de députés soutenant l'action du président Patrice Talon. Et au niveau des élections communales, on a effectivement le même résultat spectaculaire, l'absence de toute représentation de partis d'opposition dans les conseils communaux. C'est très clairement une première au Bénin. En réalité, ce n'est pas un résultat accidentel. C'est probablement assez proche de ce qui a été souhaité dès lors que des réformes ont rendu extrêmement difficile la possibilité pour un parti d'avoir le moindre député. Notamment cette règle d'un score plancher de 20 % imposée pour toutes les circonscriptions électorales, un seuil extrêmement élevé qui signifie qu'un parti peut être extrêmement dominant dans beaucoup de parties du Bénin, et en même temps ne pas être capable d'avoir un seul député à l'Assemblée nationale. Justement, le principal parti d'opposition, Les Démocrates, n'était pas autorisé à participer à ces communales et ne sera pas non plus autorisé à présenter un candidat à la présidentielle d'avril prochain. Précisez-nous quelles sont les raisons avancées par les autorités béninoises pour justifier ces exclusions ? C'est toujours un peu compliqué de parler d'exclusion. Il y a beaucoup de règles qui ont été instituées dans la nouvelle loi électorale, avec des exigences très importantes. J'ai cité le seuil des 20 %, mais il y a aussi les parrainages nécessaires pour valider une candidature à l'élection présidentielle. Et ces parrainages ne sont pas citoyens comme dans d'autres pays, ce sont des parrainages exclusivement politiques venant de députés ou de maires. Et ce seuil-là aussi, au niveau des parrains, a été relevé. Donc, on voit bien, quand même, qu'il y a eu beaucoup de réformes pour restreindre considérablement l'espace d'expression politique. Mais à nouveau, on ne peut pas parler de décision d'exclusion, même si le résultat est le même, finalement. Concernant les élections locales, ce sont des dossiers qui étaient incomplets et qui ont effectivement abouti à une non-validation de la candidature du parti Les Démocrates. Mais là aussi, le résultat de toute façon est le même. En réalité, c'est une absence totale de représentation de l'opposition et donc de la diversité politique du pays. Je crois que c'est quand même un résultat qui montre un changement assez radical dans la posture démocratique du Bénin. C'est vrai que depuis l'arrivée au pouvoir de Patrice Talon, l'opposition n'a jamais été aussi peu représentée dans les urnes. Diriez-vous, comme beaucoup d'observateurs le prédisaient à l'époque, que le président Talon a définitivement cédé à la tentation autoritaire ? Lorsqu'on écoute son dernier discours sur l'état de la nation à l'Assemblée nationale, en réalité, il y a une très grande clarté dans sa vision : la démocratie, oui, c'est important, mais ce n'est peut-être pas aussi important que le développement économique, la modernisation du pays. Au fond, le choix qu'il a fait, c'est de réformer profondément les institutions politiques du pays selon sa vision personnelle. C'est tout à fait voulu d'avoir un espace politique restreint et d'avoir aussi un espace de liberté restreint, avec quand même deux modifications importantes de la Constitution. Donc, pour moi, ce ne sont pas tellement les élections et la non-représentation de l'opposition qui posent le plus de problèmes. La vision du président Talon entraîne le Bénin dans une direction qui, de mon point de vue, crée aussi les conditions de beaucoup de tensions, tout ça dans un environnement régional qui lui-même est très fragile. Je suis assez inquiet par rapport à cette évolution parce que dans un tel environnement, on a besoin plutôt d'unité, de cohésion et d'espaces d'expression politique en interne pour faire face aux différents défis, y compris le défi sécuritaire. À lire aussiLégislatives au Bénin: l'opposition dénonce «un Parlement monocolore» en attendant les résultats définitifs À lire aussiBénin: la prochaine Assemblée nationale n'aura aucun député de l'opposition
durée : 00:05:24 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - Au menu du jour de Tanguy : Mila, Morandini, Hitler et Oldelaf. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C'est un article véhément d'Afrik.com qui s'intéresse de près au Conseil de la Paix, que Donald Trump est en train de constituer, et qui est considéré comme une sorte d'alternative à l'ONU, au service des intérêts américains. « Mohammed VI mise un milliard sur Trump : le pari fou qui indigne la jeunesse marocaine », titre Afrik.com, qui persifle : « Le roi du Maroc s'offre un strapontin doré dans "le conseil de la paix" trumpien. Pendant ce temps, les hôpitaux manquent de lits et les diplômés de travail ». Si l'on en croit le journal en ligne panafricain, « le dispositif » mis en place par Donald Trump « est simple, presque brutal dans sa franchise. Vous voulez siéger ? Trois ans de mandat renouvelable. Vous voulez compter ? Un milliard de dollars, et vous devenez "membre permanent" ». « Le Maroc n'a pas hésité », ajoute encore Afrik.com. « Mohammed VI (…) a décidé que son royaume serait le premier pays africain, premier pays arabe à lever la main ». Le journal reconnaît toutefois « qu'à ce jour, Rabat n'a ni confirmé ni démenti le versement effectif d'un milliard de dollars. La communication officielle se contente de célébrer le statut de "membre fondateur" sans préciser s'il s'agit de la version à trois ans ou de la version à neuf zéros ». Cela n'empêche pas Afrik.com de prédire la révolte : « Si la facture est réelle, affirme le journal, chaque fermeture de dispensaire rural, chaque promotion de médecins partie exercer en France, chaque jeune diplômé au chômage deviendra un procureur silencieux de ce choix ». Succès et apaisement La presse marocaine n'évoque pas ce sujet sensible dans ses colonnes, mais se fait le relais du message du roi Mohammed VI, sur la dernière CAN, organisée au Maroc.« Le roi Mohammed VI salue une "réussite historique" marocaine et réaffirme l'engagement du Royaume pour une Afrique Unie », titre Tel Quel, alors qu'Hespress résume ainsi le message royal : « Le Roi du Maroc félicite la Nation pour une organisation historique et appelle à l'apaisement après la finale ». Aujourd'hui Maroc titre « Sa Majesté le Roi remercie l'ensemble des composantes de la nation qui ont admirablement contribué à la réussite de cette magnifique manifestation ». Concernant plus précisément la finale chaotique entre le Maroc et le Sénégal, « le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et son homologue marocain Aziz Akhannouch avaient appelé, mercredi, leurs ressortissants respectifs au calme et à l'apaisement », remarque Sénéplus ». Le roi Mohammed VI, lui, qualifie ces évènements de « très déplorables », ajoute WalfNet, le roi ajoutant toutefois que « la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine ». Tricherie et empoisonnement ? AfrikFoot donne de la finale de la CAF une version plus polémique. « Le roi Mohammed VI siffle la fin de la récréation », annonce le média en ligne. « En pleine passes d'armes entre supporters marocains et le reste du monde, le monarque a condamné les incidents ayant écorné la finale de la CAN 2025, perdue à domicile face au Sénégal ». « Quant aux accusations de tricherie à peine voilées portées à l'encontre du Maroc, Sa Majesté a implicitement exhorté ses compatriotes à la retenue, et par la même occasion à fumer le calumet de la paix ». Signe toutefois que la tension n'est pas totalement retombée, Afrikfoot revient sur « des soupçons d'empoisonnement, qui planent sur la finale de la CAN 2025 » et cite Bacary Cissé, le conseiller de Sadio Mané qui évoque les malaises dont auraient été victimes trois joueurs sénégalais juste avant la finale. « C'était vraiment très bizarre », dit-il. Mais pour Afrikfoot, « il est trop tôt pour dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. Il n'existe pour l'heure aucune preuve suffisante pour porter de telles accusation ». C'est pourquoi Bacary Cissé a déclaré : « On n'a aucune preuve qui justifie une suspicion d'empoisonnement ». « Affaire à suivre », conclut Afrikfoot.
Des législatives d'ici le mois de mai, un geste de clémence pour l'opposant Aliou Bah : Voilà les deux souhaits du porte-parole et ministre des Transports du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo. Il revient aussi sur le sort du chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo et sur celui des deux leaders de la société civile qui ont été enlevés à leur domicile de Conakry le 9 juillet 2024, il y a 18 mois jour pour jour. Au lendemain de l'élection de Mamadi Doumbouya à la présidence, Ousmane Gaoual Diallo répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Monsieur le ministre Ousmane Gaoual Diallo, dans son premier message après son élection, le président Mamadi Doumbouya promet une Guinée de paix, de justice et de prospérité partagée. Quels sont les actes concrets par lesquels il compte démarrer ce mandat ? Ousmane Gaoual Diallo : D'abord, la paix, c'est quelque chose sur lequel il travaille depuis longtemps. Et la stabilité. C'est ce qui nous a permis d'organiser deux élections importantes sans qu'il y ait heurts ni avant, ni pendant, ni après. Et ça, il faut le prolonger pour le reste du processus électoral. La prospérité partagée, ça veut dire qu'il faut que les plus de 7 % de croissance qu'on a engrangés, la notation B+, qu'on a obtenue de Standard & Poors, et aussi toutes les perspectives du Simandou [vaste site minier, NDLR] permettent aux Guinéens de vivre cette prospérité au quotidien de leur vie, dans le panier de la ménagère, avec une amélioration visible de leurs conditions de vie. Simandou, c'est le gisement de fer. Concernant les prochaines échéances électorales, qu'est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui ? Il est prévu que ces élections se déroulent cette année, les législatives puis les élections communales avant le début de l'hivernage. Des élections législatives d'ici le mois de mai ? C'est envisageable fortement. Mamadi Doumbouya a été élu haut la main avec 86 % des voix. Mais beaucoup disent que ce scrutin n'était pas crédible car les poids lourds de l'opposition n'y étaient pas parce qu'ils sont en exil. On pense bien sûr à l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'ancien président Alpha Condé. Évidemment, on aurait pu le ressentir si ce qui était considéré comme les fiefs de ces partis n'avaient pas connu une participation très massive. Lorsqu'on regarde ces zones, là où il y avait un ancrage de l'UFDG [le parti de Cellou Dalein Diallo, NDLR], plus de 80 % des membres de la direction nationale de ce parti ont pris part à ce processus, soit en faveur du président Doumbouya, soit en faveur d'autres candidats comme Baldé [ l'ex-ministre Abdoulaye Yéro Baldé, NDLR]. Et ça montre quand même une adhésion au-delà des acteurs de l'opposition. Pourquoi avez-vous empêché son président, Cellou Dalein Diallo, de s'inscrire sur le fichier électoral ? Il n'a pas été empêché. En fait, on s'inscrit dans son lieu de résidence permanent. La résidence de Cellou, jusqu'à preuve du contraire, c'est à Conakry. Vous savez ce que dit Cellou Dalein Diallo : si je rentre à Conakry, je risque la prison ou le cimetière. Bon, après, c'est son narratif. Même s'il avait des choses à se reprocher, tous ceux qui sont en prison ne sont pas tués, ne sont pas morts. Il y en a auxquels on réclame des comptes. Certains d'entre eux sont en prison pour l'instant. Et puis, quand les procès vont se passer, les gens vont situer les responsabilités de chacun. Cellou, on ne lui réclame que des comptes sur une gouvernance passée. Il ne peut pas quand même prétendre que cela peut donner lieu à l'assassinat. C'est quand même trop dire. Vous dites que le scrutin du 28 décembre 2025 s'est bien passé, mais le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a affirmé que « la période de campagne a été sévèrement restreinte et a été marquée par l'intimidation des acteurs de l'opposition et par des disparitions forcées ». Non, il n'y a pas eu de campagne d'intimidation de qui que ce soit. Les élections se sont déroulées dans un esprit très démocratique. En tout cas, c'est l'avis de toutes les autres organisations internationales qui étaient présentes en Guinée, qu'il s'agisse de la Cédéao, de l'Union africaine, de l'Union européenne. C'est une opinion personnelle. Celle-ci ne traduit pas la réalité qui s'est passée dans notre pays. La mission d'observation de l'Union africaine qui était à Conakry relève la nécessité « de lutter plus efficacement contre le phénomène des enlèvements et des disparitions de personnes ». Oui, mais ceci n'est pas intervenu pendant la période électorale. C'est un phénomène qui se passe dans notre pays et qui est inquiétant. C'est ce qui a amené la justice à ouvrir des enquêtes et à se doter des moyens d'aller plus loin pour que ces questions qui ternissent l'image de notre pays puissent changer. Que pouvez-vous annoncer aujourd'hui sur le cas des disparitions les plus connues, celles des deux leaders de la société civile, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah ? Ce qui est clair, c'est que la justice est sur ce dossier. Il est préférable de laisser leurs avocats avec les dernières informations qu'ils peuvent avoir parce qu'ils ont accès aux dossiers et peuvent informer l'opinion sur ce sujet. Il faut écouter aussi le procureur général. Le porte-parole du gouvernement n'a pas connaissance des dernières nouvelles. Voilà plus d'un an, Monsieur le ministre, que l'opposant Aliou Bah du Mouvement démocratique libéral est en prison pour offense et diffamation envers le chef de l'État. Est-ce qu'avec le retour à l'ordre constitutionnel, une mesure de clémence est à envisager ? J'espère qu'il y aura une clémence. C'est un jeune acteur politique. Nous souhaitons que le président de la République soit clément et qu'un geste soit fait à son endroit parce que pour lui, au moins, le procès est passé, le jugement a été acté et ce serait quelque chose de formidable pour nous que le président puisse accéder et faire un geste de clémence dans ce sens. À lire aussiGuinée: la Cour suprême confirme la victoire de Mamadi Doumbouya à la présidentielle
Avec le Frère Pierre-Marie Soubeyrand, auteur du livre "Et vous, que dites-vous? Qui prêchera l'Evangile?" (éditions Convergences, collection Fondation de la rose blanche). Pour acheter le livre : (https://boutique.librairie- convergences.fr/rayon/spiritualites/
C dans l'air l'invité du 17 décembre 2025 avec Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France et du mouvement Nous France. Il publie Rien n'est jamais écrit, aux éditions Robert Laffont.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu deux réunions de crise hier au sujet de la contestation agricole, cristallisée par la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le Mercosur. La contestation s'est poursuivie aujourd'hui, notamment dans le Sud-Ouest, au huitième jour de mobilisation des agriculteurs. Plusieurs axes routiers et ferroviaires font l'objet de blocage à l'appel des syndicats Coordination rurale et Confédération paysanne. Hier, quelque 75 actions ont été recensées par le ministère de l'Intérieur.Pour tenter de désamorcer la colère des agriculteurs, le gouvernement promet une accélération de la vaccination dans le Sud-Ouest contre la dermatose nodulaire contagieuse, avec 750 000 bovins supplémentaires ciblés et le recours à des vétérinaires militaires. Concernant l'accord avec le Mercosur, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré aujourd'hui que "la France s'opposerait de manière très ferme" à un éventuel "passage en force" de l'Union européenne.Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, et du mouvement Nous France est notre invité. À 60 ans, il publie son premier livre, « Rien n'est jamais écrit », aux éditions Robert Laffont, dans lequel il se positionne comme candidat pour 2027. Il réagira à la colère des agriculteurs, lui qui s'était joint à des manifestations contre le traité de libre échange avec le Mercosur. Il reviendra également sur ses engagements politiques, lui qui a été maire de Saint-Quentin, puis ministre à plusieurs reprises. Comment analyse-t-il les désaccords dans sa famille politique quant au front républicain face au RN, lui qui s'est toujours opposé à une union avec l'extrême-droite. "L'union des droites, non, c'est l'union de la droite avec l'extrême droite", avait-il dit sur France Inter.
C dans l'air l'invité du 16 décembre 2025 avec Éric Ciotti, député UDR des Alpes-Maritimes.Emmanuel Macron a entamé mardi une visite à Marseille en se rendant sur la tombe de Mehdi Kessaci, assassiné il y a un mois, sans doute pour intimider son frère Amine, militant qui dénonce l'emprise des réseaux de trafic drogue. A cette occasion, le président a promis de mener une "guerre aux réseaux qui tuent des jeunes innocents pour intimider, pour faire peur", promettant qu'il "n'y a aucune chance qu'ils (les réseaux) gagnent". Il a affiché sa volonté d'aller "chercher dans les pays où sont les têtes de réseau de la coopération, pour pouvoir saisir leurs biens, pour pouvoir arrêter les têtes de réseau, nous les restituer". Concernant les consommateurs, dont il fustige régulièrement la responsabilité, le chef d'Etat a annoncé un passage à 500 euros, contre 200 actuellement, de l'amende forfaitaire délictuelle.Au Parlement, le casse-tête budgétaire continue. Alors que le budget de la Sécurité sociale revient à l'assemblée pour un ultime vote, le PLF va être envoyé en commission mixte paritaire vendredi. Le gouvernement a déjà appelé à des «concessions» pour réduire le déficit, jugé trop élevé en l'état. En commission mixte paritaire, le compromis promet d'être difficile à trouver.La position ferme de LR et de son patron Bruno Retailleau, se heurte actuellement aux demandes des socialistes, en quête d'une concession sur la taxation des entreprises ou des hauts patrimoines. «La droite sénatoriale a karchérisé les apports de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas avec cela qu'on réussira à aboutir à un accord», a quant à lui attaqué le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.