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Pierre Haski

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Latest podcast episodes about Pierre Haski

Géopolitique
Pierre Haski vous recommande l'émission spéciale Brexit d'Un jour dans le Monde

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 0:31


durée : 00:00:31 - Géopolitique - par : Pierre Haski - 23 janvier 2013 David Cameron, alors Premier ministre, annonce un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Commence alors la folle aventure du Brexit que vous raconte Fabienne Sintes dans un récit exceptionnel que je vous propose de découvrir sur l'application Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C à vous
Accord Iran/États-Unis : une capitulation américaine ? - L'édito de Patrick Cohen 

C à vous

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 5:03


"Une capitulation qui ne dit pas son nom" explique l'éditorialiste géopolitique Pierre Haski. Mais que sait-on de l'accord conclu entre l'Iran et les Etats-Unis ? Décryptage dans l'édito de Patrick Cohen avec le diplomate Gérard AraudPatrick Cohen décrypte sur le plateau de “C à Vous” un point précis de l'actualité pour le replacer dans son contexte, l'analyser et le mettre en perspective, en écartant opinions et approximations.

C à vous
Guerre en Iran : un fiasco pour Trump ?

C à vous

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 13:25


Un accord enfin conclu entre Trump et l'Iran mais que contient l'accord entre l'Iran et les États-Unis ? On en parle avec le diplomate Gérard Araud, ancien ambassadeur de France en Israël (2003-2006) et aux États-Unis (2014-2019) et l'éditorialiste géopolitique Pierre Haski.Tous les soirs du lundi au vendredi à partir de 18h57 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.

C à vous
Accord Iran/États-Unis : qui est le gagnant ? - C à Vous l'Intégrale - 15/06/2026

C à vous

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 52:27


Nos invités du lundi 15 juin: Un accord enfin conclu entre Trump et l'Iran. On en parle avec le diplomate Gérard Araud, ancien ambassadeur de France en Israël (2003-2006) et aux États-Unis (2014-2019) et l'éditorialiste géopolitique Pierre Haski.“Inceste, le combat d'une vie” : nous recevons Steffy Alexandrian, juriste spécialisée en protection de l'enfance et fondatrice de l'association “Carl”, qui raconte son engagement dans un documentaire Arte de Stéphanie Pillonca.Avec également comme chaque soir L'édito de Patrick Cohen, la story de Louis Amar et le 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal.Tous les soirs du lundi au vendredi à 18h55 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.

Idées
Pierre Haski : la vigie du monde qui vient

Idées

Play Episode Listen Later May 31, 2026 52:28


Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock),  il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ».   Programmation musicale :  Amakhamandela - BCUC Sankara  - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.

Idées
Pierre Haski : la vigie du monde qui vient

Idées

Play Episode Listen Later May 31, 2026 52:28


Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock),  il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ».   Programmation musicale :  Amakhamandela - BCUC Sankara  - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.

À propos
Pierre Haski sur la guerre en Iran : « Trump veut à tout prix sortir mais il n'y arrive pas  »  - « À propos », le podcast du Soir

À propos

Play Episode Listen Later May 26, 2026 25:44


Tous les matins, Pierre Haski décrypte le monde dans une chronique pour France Inter. Chronique qui, podcast compris, rassemble plus de 2 millions d'auditeurs quotidiens. Il est également à la barre d'une chaine YouTube d'analyse géopolitique. Il réalise des documentaires, il écrit des livres aussi. Le dernier en date, « La fin d'un monde », a été publié aux éditions Stock.Il était de passage à Bruxelles, on l'a donc installé en studio pour lui poser, avec Béatrice Delvaux, toutes les questions que l'on avait sur l'actu, de l'Iran à la Chine en passant par la Maison Blanche.« À propos », c'est notre sélection de l'actualité, du lundi au vendredi sur Le Soir et votre plateforme de podcasts préférée. Retrouvez tous les podcasts du journal « Le Soir » sur https://podcasts.lesoir.be

Par Jupiter !
Brest sous 30 degrés c'est Marseille, bref la bouillabrest

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later May 25, 2026 3:05


durée : 00:03:05 - Par Jupiter ! - par : Charline Vanhoenacker - Les bulletins de Marie Pierre Planchon deviennent plus angoissants que les billets de Pierre Haski. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Billet de Charline
Brest sous 30 degrés c'est Marseille, bref la bouillabrest

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later May 25, 2026 3:05


durée : 00:03:05 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Les bulletins de Marie Pierre Planchon deviennent plus angoissants que les billets de Pierre Haski. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C ce soir
Trump-Xi Jinping : Le combat du siècle ?

C ce soir

Play Episode Listen Later May 14, 2026 66:13


C'est la visite de tous les superlatifs : “Le choc des titans”, “la rencontre de deux géants”, “la bataille du siècle”… Autant d'expressions employées pour qualifier le voyage de Donald TRUMP en Chine, première visite officielle d'un président américain sur place depuis 9 ans… Un événement donc, sur fond de guerre commerciale entre les deux pays, de guerre technologique et de guerre tout court au Moyen-Orient, où la Chine est un allié essentiel des Iraniens… Nous allons en débattre ce mercredi 13 mai 2026 avec nos invités :- Léonie ALLARD, Chercheuse non résidente au Centre Europe de l'Atlantic Council, spécialiste des relations transatlantiques et des rivalités de puissance US-Chine- Pierre HASKI, Journaliste, éditorialiste géopolitique à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans Frontières- Florian LOUIS, Historien, docteur de l'École des Hautes Etudes en sciences sociales (EHESS), membre de la rédaction de la revue Grand Continent- Frédéric MARTEL, Journaliste, professeur à l'Université des arts de Zurich (ZHdK), producteur de l'émission "Soft Power" sur France Culture et auteur d'Occident(s). Enquête sur nos ennemis (Plon, 2026)- Caroline PUEL, Journaliste spécialiste de la Chine, écrivaine, professeure au lycée Sud Médoc La Boétie

Vlan!
#392 Comment la paix pourrait encore émerger au Moyen-Orient? avec Yasmina Asrarguis (partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 51:24


Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime connaissent la réalité. Celles qui n'y sont pas ont encore le fantasme. Même mécanique qu'en Iran.7. La jeunesse comme seule vraie variable d'espoir (~1:17:49 – 1:21:48) Pas le business. Pas les PDG. La jeunesse — diplomates de 30 ans, entrepreneurs locaux, femmes qui prennent la parole. Une région qui est aussi de beauté et de rêves, pas seulement de destruction. C'est la seule chose qui donne envie du futur à Yasmina. Et après cette conversation, à moi aussi.Questions posées dans l'interviewC'est quoi, selon toi, les dynamiques dans le Moyen-Orient que la majorité des gens ne comprennent pas ?Quand ils parlent de paix, dans aucun des cas ils envisagent les humains qui sont sur place — tu confirmes ?Est-ce que le gouvernement Netanyahou est symétrique à l'Iran dans sa logique messianique ?Y a-t-il vraiment une scission profonde dans la société israélienne, ou c'est du bruit médiatique ?Pourquoi un certain nombre de personnes de confession juive ne sont pas nécessairement sionistes ?Est-ce juste de dire que l'État d'Israël est né de l'antisémitisme européen ?Quel a été le rôle de la guerre froide dans la région, et comment Kissinger a tout changé ?Comment le Hamas a réussi à prendre autant de pouvoir en Palestine ?Y a-t-il une volonté réelle d'une solution à deux États, côté Netanyahou, côté Hamas, côté Hezbollah ?Qu'est-ce qui te donne envie du futur dans cette région, malgré tout ce qu'on vient de dire ?Références citéesLivresLe mirage de la paix — Yasmina Asraragiz (son propre livre, fil rouge de l'entretien)Accords et documents historiquesDéclaration Balfour (document britannique autorisant la création d'un État israélien) — ~0:31:46Accords d'Oslo (Israël / Autorité palestinienne, Rabin / Arafat) — ~1:02:49Accords de Camp David (Israël / Égypte, Sadat / Begin) — ~1:03:30Accords d'Abraham (normalisation entre Israël et pays arabes) — ~0:10:30Personnalités historiquesThéodore Herzl (fondateur du sionisme) — ~0:28:09Henry Kissinger (diplomatie navette, guerre de Yom Kippour) — ~0:37:27 et ~0:39:52Anwar Sadat (assassiné après Camp David) — ~1:03:36Yitzhak Rabin (assassiné après Oslo) — ~1:02:49Golda Meir — ~0:40:19Ben Gurion — ~0:29:00Personnalités contemporainesCharlie Kirk (messianisme évangélique US) — ~0:05:35Donald Trump et Jared Kushner — ~0:46:00 / ~0:48:15Steve Witkoff (envoyé spécial US au Moyen-Orient) — ~0:07:00Mohamed Ben Salman (MBS) — ~1:04:30Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich (extrême droite israélienne) — ~0:26:00Netanyahou — multiple occurrencesReza Pahlavi (cité comme potentiel successeur du régime iranien) — ~0:13:00ÉvénementsGuerre de Yom Kippour (1973) — ~0:38:00Guerre des Six Jours — ~0:39:52Guerre civile libanaise / guerres israélo-libanaises — ~0:19:507 octobre 2023 — ~1:04:00Embargo pétrolier arabe de 1973 — ~0:38:30Crise du canal de Suez — ~0:43:10Afghanistan / Al-Qaïda / talibans (financement CIA) — ~0:43:29InstitutionsONU / Conseil de sécurité — ~0:14:07FINUL (force de l'ONU au Liban) — ~0:20:30Congrès américain — ~1:05:00Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction Gregory présente le podcast et pose la question fondatrice : peut-on encore se réjouir du futur ?00:34 — Qui est Yasmina ? Ancienne diplomate, doctorante, autrice du Mirage de la paix. Gregory souligne la rareté : une femme jeune, maghrébine, qui parle de géopolitique avec une expertise rare.02:00 — Pourquoi si peu de femmes dans l'analyse géopolitique ? Yasmina explique le coût psychique de ce domaine et comment les femmes s'auto-excluent d'un sujet porté historiquement par des hommes.05:35 — Les deux forces qui bloquent la paix Idéologues messianiques (US, Israël, monde arabe) d'un côté. Business diplomacy opportuniste de l'autre. Aucun ne pense aux populations.09:57 — Paix par la prospérité vs paix par la force Les deux doctrines Trump expliquées. Pourquoi aucune ne peut produire une vraie paix durable.14:07 — Israël et Iran : guerre existentielle Les deux camps croient jouer leur survie. Quand vous êtes en mode existentiel, le droit international ne compte plus.27:41 — Origines du sionisme et débat interne Herzl, les rabbins anti-sionistes, la gauche soviétique : l'histoire du sionisme que personne ne raconte vraiment.31:46 — L'État d'Israël est-il né de l'antisémitisme européen ? La déclaration Balfour, ses motivations réelles, les Juifs instrumentalisés. Yasmina répond avec les archives.37:27 — Kissinger et le pivot américain vers le Moyen-Orient Guerre de Yom Kippour, embargo pétrolier, naissance de la diplomatie navette. Le moment où les US ont compris l'enjeu.48:15 — Trump : enrichissement personnel comme boussole géopolitique Chiffres, contrats, famille, avion qatari. Yasmina documente ce qui est souvent dit mais rarement démontré.56:41 — Comment le Hamas a pris Gaza Gouvernance par la peur, assassinats politiques, et le paradoxe des sondages : l'adhésion au Hamas est plus forte là où il ne gouverne pas.1:04:00 — Le 7 octobre comme réponse à la normalisation saoudienne La révélation centrale du livre. Le Hamas a frappé pour empêcher un accord de paix imminent entre Israël et l'Arabie Saoudite.1:09:09 — Ce qu'il faudrait vraiment pour une paix Moins d'idéologues, moins de business. Plus d'éducation, de culture, de codépendance humaine. L'exemple franco-allemand.1:14:52 — Le rôle du Maroc et des pays du Maghreb La relation Maroc-Israël analysée : démographie partagée, coopération sécuritaire, projets culturels. Un cas à part dans la région.1:17:49 — Ce qui donne envie du futur : la jeunesse Des diplomates de 30 ans, une jeunesse qui rêve, un Moyen-Orient de beauté que la guerre cache. La seule vraie variable d'espoir.1:21:54 — VLAN final Claquer la porte au messianisme. L'ouvrir à la jeunesse moyenne-orientale et aux défenseurs de la paix. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse française
À la Une: Donald Trump est-il en train de perdre la main?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 5:16


« Troisième mois de guerre au Moyen-Orient, et déjà, le parfum entêtant des impasses stratégiques (…) la posture du matamore a vécu. Elle se fracasse sur la réalité d'un régime iranien que l'on disait affaibli », remarque Bruno Jeudy, dans son éditorial pour la Tribune Dimanche, alors que cette semaine, les hebdomadaires français s'interrogent sur les capacités de Donald Trump à rebondir. « Trump, le début de la fin ? » interroge l'Express, qui compare la guerre au Moyen-Orient à la guerre du Vietnam.  « En un sens, c'est déjà bien pire », constate Jacob Heilbrunn, qui dirige la revue de géopolitique américaine The National Interest. « Car si le Vietnam était un problème isolé qui ne fragilisait ni l'économie mondiale, ni le leadership des États-Unis, les choses sont différentes avec l'Iran (…). Ce conflit annonce peut-être le déclin de l'impérialisme américain. » Le politologue Larry Sabato, lui aussi interrogé par l'Express, estime de son côté que « si la situation actuelle perdure jusqu'en septembre, l'addition sera salée pour les candidats républicains lors des midterms (les élections de mi-mandat) de novembre ». Dans le Nouvel Obs, Pierre Haski estime lui que « Trump a perdu la main ». « La belle mécanique s'est enrayée », souligne l'éditorialiste qui voit lui aussi arriver les élections de mi-mandat en novembre alors que, dit-il, « s'installe le sentiment que le président n'est pas imbattable ». L'élection présidentielle en France vue par les médias étrangers En France, l'élection présidentielle n'aura lieu que dans un an, mais Courrier international remarque que « la course pour 2027 passionne déjà la presse européenne ». Premier exemple, le Temps, en Suisse, voit « une France écartelée en quatre parts (si ce n'est plus) irréconciliables et bien définies », avec "des centres-villes sociaux-démocrates pour ne pas dire bobos" (bourgeois bohêmes) "des bourgeois de province conservateurs", "des lieux reculés ou délaissés, penchant à l'extrême droite et les banlieues à l'extrême gauche" ». En Suède, le Dagens Nyheter s'en prend particulièrement à Jean-Luc Mélenchon, le chef de la France insoumise, estimant qu'il est « l'un de ces vieux réactionnaires imperturbables qui glorifient leur époque dans l'extrême gauche et se comportent comme s'ils savaient toujours tout, mieux que tout le monde ». Aux États-Unis, The Nation remarque que « les électeurs progressistes semblent désirer ardemment une campagne qui associe des appels à des réformes de base et une dénonciation du statu quo ». Tout en ajoutant : « Une candidature commune semble peu probable ». Vincent Bolloré, « un prédateur » Le monde de l'édition est toujours en ébullition, en France, après l'éviction par Vincent Bolloré d'Olivier Nora, l'éditeur historique de la maison Grasset. À vrai dire, la polémique a désormais dépassé le simple monde de l'édition, et se retrouve cette semaine en Une du Nouvel Obs, avec ce titre : « Vincent Bolloré, le rapt de la culture » ou « comment le milliardaire resserre son emprise réactionnaire ». Le Nouvel Obs résume les faits en quelques mots : « Médias, cinéma, édition… Depuis dix ans, le milliardaire breton s'est lancé dans une croisade acharnée pour faire gagner les idées d'extrême droite. Dernière victime en date : Olivier Nora, PDG de Grasset, brutalement limogé. Solidaires, plus de 200 autrices et auteurs ont claqué la porte de la prestigieuse maison d'édition et revendiquent les droits de leurs œuvres ». Le Nouvel Obs énumère également les médias et les maisons d'édition dont Vincent Bolloré a pris le contrôle : « Canal + en 2015, I-Télé (devenue Cnews) en 2016, Europe 1 en 2021, Plon en 2021 également, Paris Match en 2022, puis le Journal du Dimanche en 2023 ». Et bien sûr les maisons d'édition Grasset, Fayard, et Prisma Presse, ces dernières années. Pour le Nouvel Obs, Vincent Bolloré n'est pas « un mécène éclairé », mais « un prédateur, décidé à fabriquer l'opinion avec, en tête, un agenda politique (…) Il s'est donné les moyens de peser sur l'élection présidentielle de 2027 ».  Un jeune coureur plein d'avenir Le Parisien Dimanche fait sa Une avec un visage juvénile et souriant. « Retenez bien son nom », s'exclame le journal. Il s'appelle Paul Seixas, et « à seulement 19 ans, le Français enchaîne les exploits et devrait être l'attraction du prochain Tour de France. En attendant, il va se mesurer ce dimanche au Slovène Tadej Pogacar, lors de Liège-Bastogne-Liège ». Il est, nous dit le Parisien Dimanche, « un prodige du cyclisme comme la France n'en espérait plus (…) celui qui effacera un jour des décennies de disette tricolore au palmarès du Tour de France ». Et ce ne sont pas les qualités qui manquent à celui qui vient de remporter la Flèche Wallonne : « Paul Seixas ajoute à son talent de cycliste une intelligence "situationnelle", explique le Parisien Dimanche, une maturité remarquable, une capacité à switcher du français à l'anglais ». Il est « la tête et pas seulement les jambes », s'exclame encore le journal pour lequel « Paul Seixas est l'ado qui va nous faire aimer le vélo ». 

Les interviews d'Inter
Tirs au gala de la presse avec Trump : "Un pic de violence en politique", selon la spécialiste des États-Unis Amy Greene

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 25:08


durée : 00:25:08 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Les invités du Grand Entretien : le journaliste Pierre Haski, Amy Greene, spécialiste des Etats-Unis et Sonia Dridi, correspondante à Washington pour LCI. - invités : Pierre Haski Journaliste, chroniqueur géopolitique à France Inter, Amy Greene Politologue américaine, Sonia Dridi Journaliste indépendante à Washington Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le six neuf
Nadia Daam / Pierre Haski et Amy Greene

Le six neuf

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 178:29


durée : 02:58:29 - Le 6/9 - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Les invités du 6/9 ce matin sont à 7h50 Nadia Daam, journaliste et autrice, pour "Des filles comme il faut" et à 8h20 Amy Greene, politiste et spécialiste des Etats-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne et Pierre Haski, journaliste, chroniqueur international à France Inter. - réalisation : Capucine Aubert, Amélie Stadelmann, Mathilde Khlat, Perrine Malinge, Joachim Taieb Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

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Le Grand Atelier
Charles Berberian : "Je dessine pour ralentir le temps et éviter la colère"

Le Grand Atelier

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 54:10


durée : 00:54:10 - Le Grand Atelier - par : Vincent Josse - Le dessinateur a publié avec son amie et consoeur Michèle Sandjofski, une correspondance dessinée, entre Beyrouth et Paris, chez Casterman. A ses côtés, le journaliste éditorialiste sur France Inter, Pierre Haski. - réalisation : David Leprince, Marion Guilbaud, Valentine Chédebois, Anaïs Boucher Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité du jour
Guerre en Iran... victoire chinoise ? Parlons-en avec Maud Quessard, Pierre Haski et Bruno Daroux

Invité du jour

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 45:16


À 6 000 kilomètres de Téhéran, Pékin a sensiblement durci le ton ces dernières heures depuis que le président américain Donald Trump a mis en place son propre blocage du détroit d'Ormuz. C'est notable, car jusqu'ici, Xi Jinping était plutôt avancé à couvert. Allié de l'Iran, la Chine ménage en même temps la critique de l'administration américaine. Est-ce le signe que le scénario lui est jusqu'ici trop favorable pour se risquer à en dire plus ? La Chine a-t-elle gagné une guerre dont elle n'est pas partie prenante ?

Géopolitique
L'apocalypse n'aura pas lieu, mais Trump n'a pas remporté le succès escompté

Géopolitique

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 3:21


durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - 90 minutes avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, un cessez-le-feu négocié par le Pakistan a été décrété, qui permettra des négociations. Chaque camp crie victoire, et cette trêve est fragile, même si le monde est soulagé de voir les menaces d'apocalypse s'éloigner, au moins un moment. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
L'apocalypse n'aura pas lieu, mais Trump n'a pas remporté le succès escompté

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 3:21


durée : 00:03:21 - InterNational - par : Pierre Haski - 90 minutes avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, un cessez-le-feu négocié par le Pakistan a été décrété, qui permettra des négociations. Chaque camp crie victoire, et cette trêve est fragile, même si le monde est soulagé de voir les menaces d'apocalypse s'éloigner, au moins un moment. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Géopolitique, le débat
Les bouleversements du monde analysés par Pierre Haski

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 48:24


C'est un globe-trotter qui, depuis un demi-siècle, raconte ou décrypte les soubresauts du monde, de Johannesbourg à Pékin en passant par Jérusalem… Il a été témoin du massacre des écoliers noirs de Soweto en 1976 sous l'apartheid. Il a assisté au retour de Yasser Arafat sur sa terre de Palestine en 1994 et observé l'incroyable essor de la Chine dans les années 2000… Et depuis huit ans, il tente d'analyser chaque matin sur France Inter la bascule du monde. Ce monde issu de la Seconde Guerre mondiale, dont la boussole était le droit international, qui est en train de disparaître, piétiné par des autocrates en mal d'empire ou à l'égo surdimensionné. Quelles leçons tirer du passé pour éviter le pire ? Serons-nous capables de construire demain un nouveau monde, meilleur et plus équitable ? Ces deux questions sont au cœur du dernier livre de Pierre Haski, La fin d'un monde : Comprendre notre époque.   Invité : Pierre Haski, journaliste, chroniqueur Géopolitique à France Inter et au Nouvel Obs, président du conseil d'administration de Reporters sans frontières, auteur de La fin d'un monde : Comprendre notre époque aux éditions Stock.

Revue de presse française
À la Une: le racisme en France s'invite dans le débat politique et médiatique

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 5:26


Une manifestation contre le racisme avait lieu ce samedi à Saint-Denis, au nord de Paris. Saint-Denis, dont le nouveau maire la France Insoumise Bally Bagayoko, a récemment été victime de propos racistes, tenus notamment sur la chaîne de télé CNews... La Tribune Dimanche le rappelle en quelques mots : « le psychologue Jean Doridot, interrogé sur le début de mandat de l'édile, a jugé bon de rappeler que l'être humain "faisait partie de la famille des grands singes" qui comme "dans toute tribu se cherche un chef" ».   Propos tenus donc sur CNews, propriété de Vincent Bolloré, le milliardaire qui possède également le Journal du Dimanche. Rien d'étonnant donc à ce que le JDD s'indigne aujourd'hui de ce qu'il appelle « la grande fabrique du mensonge » et « l'hystérisation du débat ». Le JDD s'emploie à défendre CNews qui serait « prise d'assaut » « par des responsables politiques », « pour appeler à la "fermeté" contre la chaîne d'information, voire à sa censure pure et simple ». Le Journal du Dimanche, s'abstient de citer les propos racistes tenus sur CNews, et juge que la chaîne « a une utilité précieuse » : celle de « simplifier le débat ». Elle serait même, accuse le journal, « une cible commode », « qui permet de canaliser les critiques et d'éviter le reste », « de détourner les regards de dossiers autrement plus embarrassants ». Bref, pas question de faire un « mea culpa », on en est loin… Machine à cash Le Point s'attaque cette semaine à ce dossier imposant : la fortune du président américain. « Donald Trump : le grand braquage », titre en Une l'hebdomadaire, ou « comment le président américain utilise son mandat pour s'enrichir ». « Les États-Unis seraient-ils en train de devenir une kleptocratie, un État basé sur les conflits d'intérêts si ce n'est la corruption ? » interroge le Point qui cite les politologues Alexander Cooley et Daniel Nexon, selon lesquels « Trump a instrumentalisé la politique étrangère des États-Unis pour accroître sa fortune personnelle, asseoir son prestige et favoriser un cercle restreint de proches, d'amis et d'affidés. La diplomatie américaine est désormais largement subordonnée aux intérêts privés du président et de ses obligés ».   Dans ce contexte, les conflits d'intérêt ne manquent pas et les cadeaux sont les bienvenus. Comme « ce Boeing 747 réaménagé offert par le Qatar au président », qui vaudrait « entre 150 et 180 millions de dollars » et « qu'il pourra conserver après son départ de la Maison-Blanche, selon les termes de l'accord ». Le Point cite également les nombreux projets immobiliers de Trump, « dans la péninsule arabique, au Vietnam ou en Roumanie. Depuis sa réélection, ils se sont multipliés ». Bref, pour l'hebdomadaire, pas de doute : « la Maison-Blanche est devenue la machine à cash du clan Trump ». Un modèle pour les populistes En Europe, l'attention se porte sur la Hongrie, avant les élections législatives de dimanche prochain. « L'élection qui va changer l'Europe », s'exclame l'Express, plein d'espoir, l'espoir de voir le Premier ministre Viktor Orban vaincu dans les urnes. « Saboteur en chef de l'Union européenne, (nous dit l'hebdomadaire) il pourrait, pour la première fois depuis seize ans, essuyer une défaite électorale. Une chute que Donald Trump et Vladimir Poutine font tout pour éviter » ajoute le Point, selon lequel « la chute du maître de la Hongrie provoquerait un séisme bien au-delà des frontières de ce pays de 10 millions d'habitants. En vingt ans de règne, dont seize consécutifs, Viktor Orban a inventé un oxymore ; la "démocratie illibérale" un modèle pour les populistes du monde entier ». Un modèle que les États-Unis soutiennent sans ambiguïté : le vice-président JD Vance est attendu à Budapest « autour du 7 avril ». « Ce vote, estime le politologue Péter Kreko, enverra un message crucial aux démocraties du monde entier. Si Orban échoue, cela portera un coup à la montée de l'autoritarisme populiste. Sa victoire, sonnerait au contraire comme celle du modèle adoubé par Trump et Poutine ». Résister à Trump Donald Trump qui est décidément partout.  « Trop, c'est trop », s'indigne le Nouvel Obs. C'est le titre d'un éditorial signé du journaliste Pierre Haski, qui s'interroge : « À chaque saillie injurieuse, à chaque discours qui sème le doute sur sa santé mentale et sa capacité à conduire la première puissance mondiale, je me pose la question : « Pourquoi nos pays ne disent-ils pas plus haut et fort que nous ne l'acceptons pas ? » « Notre prudence verbale, ajoute-t-il, « finit par nous rendre sinon complices, au moins victimes consentantes d'un apprenti despote ». Pierre Haski prend pour exemple « la guerre menée par les Etats-Unis aux côté d'Israël contre l'Iran » . « Le président américain n'a ni consulté ni même informé ses alliés supposés de l'OTAN avant de déclencher les hostilités ». Pierre Haski s'inquiète aussi d'un « complexe » que les Européens nourriraient à l'égard des États-Unis. « Il est temps de s'en débarrasser pour grandir », dit-il, et « de s'émanciper quand "le boss" déraille, avant qu'il ne nous entraîne dans sa chute ». 

C ce soir
Guerre au Moyen-Orient : Trump mis en échec ?

C ce soir

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 65:57


Au 26e jour de la guerre en Iran, les bombes continuent à pleuvoir ; les déclarations des uns et des autres s'enchaînent et personne ou presque n'y comprend plus rien. Alors que la presse évoque un plan de paix américain en 15 points, Téhéran dément toute négociation en cours avec Washington… Un jeu de dupes, des signaux contradictoires que nous allons tenter de démêler. Nous allons en débattre ce mercredi 25 mars avec nos invités :- Farid VAHID Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès- Pierre HASKI Journaliste, éditorialiste géopolitique à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans frontières (RSF), auteur du livre La fin d'un Monde, comprendre notre époque (Stock, mars 2026)- Camille LONS Directrice adjointe du bureau de Paris du Conseil européen pour les relations internationales (ECFR)- Jean-Pierre PERRIN Journaliste, ancien grand reporter à Libération, auteur du livre La Chambre d'Orwell (éd. Plon, 25 septembre 2025)- Aysegul SERT Journaliste, professeure affiliée à l'École de journalisme de Sciences Po

Vlan!
#387 Sommes nous prêts pour le retour à la guerre ? Avec le Général de Villiers (partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 50:29


Pierre de Villiers, général et ancien chef d'état-major des armées de France jusqu'en 2017, auteur notamment de Servir et d'un nouveau livre sur le redressement de la France intitulé ""pour le succès des armées de la France" J'ai une vraie fascination pour la culture militaire, cette culture du temps long, de la loyauté vraie et du sens du service — et c'est précisément ce que Pierre de Villiers incarne mieux que quiconque. Il a grandi dans une famille où le père avait fait cinq ans de captivité, il a commandé jusqu'à 80 chars Leclerc, il a côtoyé quatre présidents de la République en Conseil de défense, et il a eu le courage peu commun de démissionner publiquement plutôt que de se taire. Ce n'est pas l'invité habituel de VLAN, et c'est exactement pour ça que j'ai voulu l'avoir.Dans cet épisode, nous parlons de la situation géopolitique mondiale — le retour des États-puissances, la guerre en Ukraine, la relation ambiguë avec les États-Unis — mais aussi de l'état intérieur de la France : la désindustrialisation, la crise de l'autorité, le fossé entre gouvernants et gouvernés, la démographie, l'immigration, la dette. J'ai questionné le général de Villiers sur ce que signifie vraiment servir, sur pourquoi nos démocraties produisent des décisions courtes alors que les défis sont longs, et sur ce qui, malgré tout, lui donne de l'espoir.CITATIONS MARQUANTES« Les États-Unis sont des partenaires adversaires. Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. » — 0:32:52« La vraie autorité, c'est quand l'ordre a été exécuté avant d'être donné. » — 0:22:26« Il faut penser l'impensable. Et aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'on repousse tout ça en se disant : ça ne sera pas pour nous. » — 0:53:00« 80% des Français sont d'accord sur les grandes mesures. Et 90% de ceux qui dirigent sont opposés à ces 80%. » — 1:16:06« Ces migrants, ils arrivent pour leur malheur, pas pour leur bonheur. Et toutes ces belles âmes qui se bouchent le nez à vélo à Paris — ça suffit. » — 0:43:20IDÉES CENTRALES1. Le retour de la guerre comme réalité, pas comme concept La guerre n'est pas une abstraction historique. De Villiers l'a vue en ex-Yougoslavie, il voit l'Ukraine perdre 1 000 hommes par jour. Ses préventions remontent à 2017 : les États-puissances réarmaient à 5-10% par an depuis quinze ans pendant que les démocraties européennes savouraient les dividendes de la paix. Ce que les politiques français refusent encore de voir ressemble trop à 1935 pour ne pas inquiéter. Pourquoi c'est important : ce n'est pas un discours belliciste, c'est un appel pragmatique à ne pas répéter l'aveuglement des années 30. Timestamp : 0:26:17 – 1:00:072. L'autorité vraie versus l'autoritarisme L'ordre donné et exécuté avant d'avoir été dit : telle est la définition de de Villiers d'une autorité réussie. En France, la culture du pouvoir confond décision unilatérale et leadership. L'adhésion prime sur la contrainte ; la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef, pas à lui plaire. Pourquoi c'est important : ce modèle interpelle autant les patrons d'entreprise que les responsables politiques. Timestamp : 0:21:41 – 0:22:263. Le fossé entre gouvernants et gouvernés 80% des Français partagent un socle commun sur les grandes questions (sécurité, immigration, pouvoir d'achat, réarmement) ; 90% des dirigeants s'y opposent ou l'ignorent. Ce fossé explique à la fois l'abstention massive et les votes protestataires aux extrêmes, y compris l'élection de Trump lue comme un vote de rejet. Pourquoi c'est important : la démocratie ne se fracture pas par accident — elle se fracture par accumulation d'inattention. Timestamp : 0:25:06 – 1:16:574. La mondialisation comme erreur fondamentale Désindustrialisation, chômage endémique, territoires vidés, dépendance stratégique : de Villiers relie directement la mondialisation heureuse à la fragilisation des nations. Il défend la coopération interétatique sur des projets souverains, pas une Europe fédérale qui, selon lui, se terminera en cauchemar. Pourquoi c'est important : la souveraineté industrielle est un enjeu de défense nationale autant qu'économique. Timestamp : 0:29:13 – 0:31:385. Le sens du collectif comme antidote à l'individualisme L'armée et le football lui ont appris que les cohésions s'additionnent, ne s'opposent pas. La société de consommation a produit le tout-à-l'égo. Retrouver le sens du service — et l'enseigner à la jeunesse — est pour lui la condition d'un redressement moral avant d'être politique. Pourquoi c'est important : le problème français n'est pas d'abord budgétaire, il est civilisationnel. Timestamp : 0:50:16 – 0:52:516. Trois pistes pour sortir de la crise budgétaire Réforme du modèle social (retraites, sécu), remise au travail de la France (l'un des pays OCDE qui travaille le moins), réforme de l'État régalien (faire moins mais faire ce pour quoi l'État existe). Ce n'est pas un programme partisan : tous les responsables politiques qu'il a fréquentés convergent sur ces trois pistes sans jamais les appliquer. Pourquoi c'est important : la lucidité sur les solutions rend l'inaction encore plus inexplicable. Timestamp : 1:13:07 – 1:15:557. La jeunesse comme signal d'espoir Malgré le tableau sombre, de Villiers perçoit dans la jeunesse une soif authentique. Pas de valeurs fondatrices reçues, mais une demande réelle. Il faut leur parler aux tripes, pas à l'intelligence managériale — leur donner la gloire, l'honneur, l'amour des autres. Pourquoi c'est important : l'espérance n'est pas naïve si elle repose sur une observation directe du terrain. Timestamp : 1:20:33 – 1:22:19QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWPouvez-vous retracer les étapes qui vous ont conduit jusqu'à la tête de l'état-major des armées ? (0:02:25)Jusqu'où un haut fonctionnaire doit-il avaler des couleuvres avant de démissionner ? (0:19:24)Pourquoi le système politique produit-il des personnalités perçues comme médiocres, et est-ce vraiment une question de personnes ? (0:22:26)Le néolibéralisme et la financiarisation ont-ils dépossédé le politique de sa capacité à décider sur le long terme ? (0:25:06)Comment décririez-vous la situation géostratégique mondiale aujourd'hui — États-Unis, Russie, Chine ? (0:26:03)Les États-Unis sont-ils encore des alliés fiables pour la France et l'Europe ? (0:32:37)Comment avez-vous vécu l'élection de Trump en 2016, et l'avez-vous anticipée ? (0:34:01)Sommes-nous à l'aube d'une Troisième Guerre mondiale, ou a-t-elle déjà commencé ? (0:52:51)Comment remettre de l'ordre et restaurer l'autorité de l'État sans sacrifier la démocratie ? (1:07:01)Quels sont les trois signes qui, malgré tout, vous donnent de l'espoir pour la France ? (1:18:47)RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉPISODEPersonnalités historiquesDe Gaulle — cité pour sa formule sur les intérêts des États et son rôle de "dernier vrai stratège français" (0:32:52)Napoléon — "La chance est la forme la plus élaborée de la compétence" (0:17:04)Clemenceau — "l'union sacrée" comme modèle de cohésion nationale (1:20:33)De Lattre de Tassigny — "l'amalgame" (1:20:33)Leclerc — le serment de Koufra (1:20:33)Soljenitsyne — discours de Harvard 1978 sur Le déclin du courage (0:24:40)Malraux — "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas" (0:50:16)Chevènement — "un ministre, ça obéit ou ça ferme sa gueule ou ça démissionne" (0:19:42)Personnalités politiques contemporaines citéesFrançois Hollande — (0:15:15 – 0:20:55)Jean-Yves Le Drian — ministre de la Défense qualifié de "remarquable" (0:15:15)Emmanuel Macron — rupture à son arrivée, accélération de la dette (0:15:15 – 1:13:07)Nicolas Sarkozy — réduction de 50 000 postes militaires, commentaire sur la justice (0:54:07 – 1:11:09)Jean-Pierre Raffarin / Dominique de Villepin — deux styles à Matignon (0:13:00)François Fillon — chef de cabinet militaire (0:14:31)LivresServir — premier livre de de Villiers, écrit après sa démission en 2017 (0:20:32)Son nouveau livre (titre non précisé dans le transcript) — sur le redressement de la France (1:22:28)L'Archipel français de Jérôme Fourquet — cité sur les fractures intérieures (0:53:11)Le rôle social de l'officier — livre de chevet de de Villiers (1:15:55)Invités VLAN mentionnésJean-Michel Valentin — géopolitique, programme Trump prévisible (0:37:07)Événements / conceptsBataclan, 13 novembre 2015 (0:27:13)Chute du Mur de Berlin, novembre 1989 (0:04:00)Guerre du Kosovo, juin 1999 (0:05:35)Forum "Quelle sécurité en Europe à l'aube du XXIe siècle ?" 1989-91 (0:04:00)Référendum européen français de 2005 (0:30:08)Article de Milton Friedman, 1970 (0:49:50)Étude sénatoriale sur les 210-220 milliards d'aides aux entreprises (1:16:57)TIMESTAMPS CLÉS0:00:00 — Introduction VLAN Présentation du format et de l'invité : un chef d'état-major pour parler de l'état du monde et de la France.0:02:25 — Parcours militaire De Saint-Cyr aux chars Leclerc, en passant par le Kosovo, Matignon et la démission. Une formation humaine autant que stratégique.0:19:24 — Avaler des couleuvres ou démissionner La tension éthique du haut fonctionnaire : loyauté vraie versus courtisanerie. Pourquoi "servir" est le plus beau mot de la langue française.0:22:26 — L'autorité vraie vs. le petit chef L'ordre exécuté avant d'être donné. Ce que les patrons et les politiques n'ont toujours pas compris sur le leadership.0:26:03 — Géopolitique mondiale : le monde tel qu'il est Retour des États-puissances, terrorisme islamiste, migrations, dérèglement climatique : les quatre facteurs de déstabilisation qu'il avait identifiés dès 2017.0:32:37 — Les États-Unis, partenaires adversaires De Gaulle avait compris. L'America First ne date pas de Trump. Pourquoi il faut mettre les bonnes lunettes plutôt que se bercer d'illusions.0:34:01 — L'anecdote Trump : quand il l'avait prédit à Hollande Un footing avec son homologue américain un an avant l'élection. Ce que le Quai d'Orsay n'avait pas vu venir.0:53:00 — Sommes-nous en train de rater les signaux de guerre ? Les quatre derniers présidents ont posé la même question naïve. Ce que la situation française rappelle dangereusement : 1869, 1910, 1935.1:00:07 — La guerre des drones et l'économie de guerre Le retour d'expérience Ukraine : des soldats qui ne peuvent plus sortir des tranchées. Pourquoi il faut réformer les procédures d'armement en mode Notre-Dame.1:07:01 — Remettre de l'ordre sans sacrifier la démocratie La comparaison avec les États-puissances. Le chaos démocratique français : remaniements permanents, élus déconnectés des territoires.1:13:07 — La dette, les trois pistes, et le courage qui manque 1 000 milliards de dettes sous Macron. Réforme sociale, remise au travail, réforme de l'État régalien : tout le monde sait, personne ne fait.1:18:47 — Ce qui lui donne espoir malgré tout Le génie français, la vocation de la France dans le monde, et la jeunesse qui a soif — à condition de lui parler aux tripes, pas aux gains de productivité.1:23:39 — La porte VLAN : claquer la porte au mensonge Dans une société du paraître, la vérité comme ligne de vie. Ce qu'il a transmis à ses six enfants. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq) #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Pierre Haski

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 24:01


durée : 00:24:01 - L'invité de 8h20 - L'invité du Grand Entretien par Ali Baddou et Marion L'Hour est Pierre Haski, journaliste, chroniqueur international à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans Frontières, auteur de “La fin d'un monde” (Stock). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le six neuf
Marina Lévy et Olivier Poivre d'Arvor / Pierre Haski

Le six neuf

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 178:24


durée : 02:58:24 - Le 6/9 - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Les invités du 6/9 : à 7h50, Marina Lévy, directrice de recherche au CNRS, directrice de l'Institut de l'Océan de l'Alliance Sorbonne Université et Olivier Poivre d'Arvor, diplomate, ambassadeur pour l'océan et les pôles, et à 8h20, Pierre Haski, journaliste, auteur de “La fin d'un monde”. - réalisation : Capucine Aubert, Amélie Stadelmann, Mathilde Khlat, Perrine Malinge, Joachim Taieb Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

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C à vous
Guerre au Moyen-Orient : guide suprême, pétrole, Liban, Trump …

C à vous

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 22:18


Guerre au Moyen-Orient : nouveau guide suprême iranien, flambée historique du prix du pétrole, situation au Liban…On en parle avec Pierre Haski, éditorialiste géopolitique, auteur du livre « La fin d'un monde » publié chez Stock et Nicolas Beytout, directeur du journal “L'Opinion”.Tous les soirs du lundi au vendredi à partir de 18h57 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.

C à vous
L'intégrale de C à Vous - 09/03/26 

C à vous

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 52:39


Nos invités du lundi 9 mars: Guerre au Moyen-Orient : guide suprême, pétrole, Liban, Trump … On en parle avec Pierre Haski, éditorialiste géopolitique, auteur du livre « La fin d'un monde » publié chez Stock et Nicolas Beytout, directeur du journal “L'Opinion”.Assassinat de Samuel Paty : au coeur du premier procès: On reçoit Mathieu Delahousse qui a écrit le documentaire « Samuel Paty, le temps de la justice » réalisé par Christine Tournadre, diffusé mardi 10 mars à 21h05 sur France 5 et sur france.tv.Avec également comme chaque soir L'édito de Patrick Cohen, la story de Louis Amar et le 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal.Tous les soirs du lundi au vendredi à 18h55 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.

C ce soir
Iran : Faut-il négocier ou intervenir militairement ?

C ce soir

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 63:45


De Téhéran à Washington, c'est un dialogue à distance entre deux hommes que le monde entier regarde en retenant son souffle… Alors de quel côté tombera la pièce dans les prochaines heures ? Côté pile, un accord entre Donald TRUMP et le régime des mollahs du guide suprême Ali KHAMENEI sur l'encadrement du programme nucléaire iranien ; côté face des frappes américaines sur l'Iran avec le risque d'un embrasement du Moyen-Orient… Trois semaines après un déchaînement de violence sans précédent, quelques jours après avoir pris conscience de l'ampleur des massacres, nous allons en débattre ce lundi 2 février avec nos invités : - Hamdam MOSTAFAVI, Directrice adjointe de la rédaction de Libération- Frédéric ENCEL, Géopolitologue, professeur de relations internationales et de sciences politiques, maître de conférence à Sciences Po Paris, auteur du livre La guerre mondiale n'aura pas lieu. Les raisons géopolitiques d'espérer (ed. Odile Jacob, 26 mars 2025)- Farid VAHID, Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès. Il a collaboré à l'ouvrage Femme, Vie, Liberté sous la direction de Marjane Satrapi (ed. de l'Iconoclaste, édition augmentée parue le 6 novembre 2025)- Pierre HASKI, Journaliste, éditorialiste géopolitique à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans Frontières- Kethevane GORJESTANI, Journaliste à France 24, ancienne correspondante à Washington

TẠP CHÍ TIÊU ĐIỂM
Dựa Mỹ để bảo vệ Ukraina hay bảo vệ Groenland chống Mỹ: Châu Âu bị đẩy vào thế đường cùng

TẠP CHÍ TIÊU ĐIỂM

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 8:55


Đầu năm 2026, phe cầm quyền của tổng thống Mỹ Donald Trump một lần nữa khiến nhiều đồng minh châu Âu « choáng váng », khi đơn phương tuyên bố Washington sẽ kiểm soát đảo Groenland thuộc chủ quyền của Đan Mạch, thành viên khối NATO, trong ít tuần lễ tới. Hành xử của Nhà Trắng đẩy châu Âu vào thế đường cùng. Châu Âu phản ứng ra sao ? Vụ Groenland nói gì về quan hệ Hoa Kỳ - Châu Âu đang bước vào giai đoạn ngày càng bất định ? Hãy bỏ rơi Groenland để đổi lấy « an ninh cho Ukraina »: Trump ngửa bài Tối 04/01/2026, hơn một ngày sau chiến dịch tấn công chớp nhoáng Venezuela, bắt sống tổng thống quốc gia Nam Mỹ đưa về Hoa Kỳ, Donald Trump tuyên bố nước Mỹ cần đảo Groenland « vì lý do an ninh quốc gia ». Để bảo vệ vùng Bắc Cực ở Bắc Đại Tây Dương khỏi các tham vọng của Nga và Trung Quốc, như ông Trump liên tục nhấn mạnh lâu nay. Tổng thống Mỹ khẳng định như đinh đóng cột : « chúng tôi sẽ kiểm soát Groenland trong khoảng hai tháng nữa… chúng tôi sẽ trở lại bàn về Groenland trong 20 ngày nữa ». Một ngày trước đó, bà Katie Miller, vợ của phó văn phòng Nhà Trắng Stephen Miller ( được coi là người có nhiều ảnh hưởng với chính sách quốc tế của tổng thống Mỹ), trên mạng X, đăng tải hình lá cờ Mỹ trên đảo Groenland với một chữ hoa duy nhất « SOON » (tạm dịch là : SẮP RỒI). Nửa tháng sau, lá bài lật ngửa. Trước thềm Diễn đàn Kinh tế thường niên Davos (Thụy Sĩ), quy tụ giới lãnh đạo toàn cầu, tổng thống Donald Trump đưa ra một tuyên bố trịch thượng : « Châu Âu nên quên chuyện Groenland đi để tập trung vào hồ sơ Ukraina ». Trả lời đài NBC News, ngày 18/01, bộ trưởng Tài Chính Mỹ Scott Bessent giải thích rõ về lời cảnh báo của tổng thống : « Các nhà lãnh đạo châu Âu sẽ phải hiểu rằng họ cần nằm dưới cái ô bảo đảm an ninh của Mỹ. Điều gì sẽ xảy ra ở Ukraina, nếu Mỹ rút đi các hỗ trợ? Toàn bộ mọi thứ sẽ sụp đổ. » Nhà báo Pierre Haski chuyên về địa chính trị quốc tế ghi nhận « một tình huống chưa từng có đối với Liên Hiệp Châu Âu », phải cùng lúc đối mặt với các đe dọa từ Nga và Mỹ, trên hai mặt trận « Ukraina và Groenland ». Châu Âu phải đối mặt với cuộc xâm lăng của một đối thủ, « đã từng là đồng minh chính của mình » (« De l'Ukraine au Groenland, l'Europe sous un double feu », Le Nouvel Obs). Sự lúng túng, bị động của châu Âu… Chuyên gia Federico Santopinto, giám đốc nghiên cứu Viện Quan hệ Quốc tế và Chiến lược (IRIS), phụ trách Chương trình Châu Âu, Liên Âu, NATO, đưa ra một ghi nhận chung về phản ứng của châu Âu : « Các nước châu Âu hoàn toàn bị choáng váng. Họ không còn biết phải làm gì. Ngay cả người Đức cũng tỏ ra lúng túng. Họ có thể hiểu rõ vấn đề, nhưng thể hiện thái độ gần như thúc thủ bị động. Họ quyết định rút một số binh sĩ đã triển khai trước đó tại Groenland. Tâm trạng choáng váng thông thường kéo dài không lâu. Nhưng lần này là một tình trạng choáng váng kéo dài. Các nước châu Âu chưa thực sự đoàn kết lại để có được một lập trường chung về những thay đổi lớn lao đang diễn ra trên thế giới, và đặc biệt là tại Mỹ. » Đan Mạch chắc chắn là một trong những nước châu Âu bị tác động nặng nề nhất bởi chính sách độc đoán và thô bạo của nước Mỹ, quốc gia thường được coi là đồng minh trụ cột, bời Đan Mạch cũng là một trong các thành viên NATO gắn chặt nhất số phận của mình với nước Mỹ. Đọc thêm - Thủ tướng Đan Mạch: Nếu Mỹ chiếm đảo Groenland, liên minh Âu - Mỹ sẽ tan vỡ Trả lời Radio France, chuyên gia Kristian Soby Kristensen, giám đốc Viện Chiến lược và nghiên cứu về Chiến tranh Học Viện Quốc phòng Hoàng gia Đan Mạch, nhận xét : « Ít nhất trong 30 năm qua đã có sự đồng thuận rộng rãi ở Đan Mạch rằng mối quan hệ xuyên Đại Tây Dương là nền tảng của chính sách quốc phòng và an ninh của Đan Mạch. Các chính trị gia Đan Mạch đã làm mọi thứ có thể để xích lại gần Mỹ nhiều nhất có thể. Một trong những đồng nghiệp của tôi thường mô tả lập trường của Đan Mạch là phụ thuộc nặng nề vào Mỹ ». … và tâm thế « sung sướng là chư hầu »  Tuy nhiên, không chỉ Đan Mạch mà toàn bộ châu lục phụ thuộc nặng nề vào Mỹ về an ninh. Nhà địa chính trị học Gilles Gressani lưu ý: « Thách thức lớn là các nước châu Âu chúng ta hoàn toàn nằm trong vùng ảnh hưởng của Mỹ. Chúng ta đã bị đặt vào vị thế là chư hầu của Mỹ từ lâu. Về cơ bản, tổng thống Mỹ Donald Trump, khi tìm cách buộc chúng ta phải tuân theo cách nhìn của ông ta, buộc chúng ta phải tuân theo các lợi ích của ông ta, đã thách thức : Các vị có thể làm được gì để có thể chống lại những gì mà tôi áp đặt với các vị ?  Nếu trở ngược lại với lịch sử, có thể thấy châu Âu về mặt nào đó chấp nhận đã là chư hầu của Mỹ ». (« Quel est le plan de Donald Trump pour briser l'UE et l'ordre mondial ? / Đâu là kế hoạch của Donald Trump nhằm phá vỡ Liên Âu và trật tự thế giới ? » - C Ce Soir, ngày 20/01/2026). Nhà địa chính trị học Gilles Gressani, đứng đầu tạp chí chuyên về chính trị quốc tế Le Grand Continent, là tác giả của khái niệm « vassalisation heureuse » (tạm dịch là « sung sướng là chư hầu »), được nhiều người sử dụng sau đó để nhấn mạnh đến hiểm họa, mà ông coi là lớn nhất với các nước châu Âu hiện nay, đó là hoàn toàn bị gạt sang bên lề cuộc chơi toàn cầu, nếu tiếp tục phó thác các vấn đề chiến lược an ninh của châu lục cho nước Mỹ thời Donald Trump, với các tham vọng đế quốc ngày càng thể hiện rõ.  Để Trump lấn tới ở Groenland, Châu Âu sẽ lụi tàn Tâm thế « sung sướng làm chư hầu » của Mỹ ở đa số các nước châu Âu và chính sách quyết đoán, hung hãn của nước Mỹ thời Donald Trump đang đẩy châu Âu vào thế đường cùng. Thái độ bị động của châu Âu trong việc bảo vệ Groenland đặt Liên Âu trước nguy cơ tồn vong. Học giả Jacques Attali, nguyên cố vấn đặc biệt của tổng thống François Mitterand, cảnh báo : « Để đảm bảo sự ủng hộ của Trump cho một thỏa thuận lâu dài nhằm cứu Ukraina, châu Âu đang kiềm chế, không thực hiện bất kỳ biện pháp trả đũa thương mại nào, bất kỳ lệnh trừng phạt kỹ thuật số nào và bất kỳ sự bảo vệ đáng tin cậy nào đối với toàn vẹn lãnh thổ của Groenland. Tính toán này là dễ hiểu, bởi nếu Ukraina sụp đổ, toàn bộ châu Âu - không có sự hỗ trợ của Mỹ - có nguy cơ bị Nga xâm lược. Tuy nhiên, hành động như vậy, châu Âu sẽ không cứu được Ukraina, và họ cũng sẽ mất Groenland. Khi đó, họ sẽ đánh mất chính mình. » (Les Echos, ngày 09/01/2026).  Ba kịch bản với Groenland: Châu Âu đối xử thế nào với « đồng minh kẻ cướp » ? Châu Âu bị đẩy vào thế đường cùng buộc phải tìm lối thoái. Ít ngày sau đe dọa của tổng thống Mỹ sẽ kiểm soát Groenland trong hai tháng tới, Viện Jacques Delors đưa ra ba kịch bản với Groenland (« Groenland : Trois scénarios pour l'Europe face à un allié prédateur /  Groenland: Ba kịch bản cho châu Âu đối mặt với đồng minh kẻ cướp »). Ngoài kịch bản bất lực hay đầu hàng (Viện Jacques Delors gọi là « Kịch bản Munich vùng Bắc Cực »), hai kịch bản còn lại là « Đối đầu » và « Phòng thủ ngăn ngừa, tránh đụng độ » (còn gọi là « Kịch bản răn đe »). Đọc thêm : Tại Mỹ, hai dự luật được trình lên Quốc Hội ngăn chặn chính quyền Trump sáp nhập một đồng minh NATO Theo kịch bản « Phòng thủ theo hướng ngăn ngừa, tránh đụng độ », các quốc gia châu Âu, gồm trước hết Pháp, Anh, Đức và các nước Bắc Âu, triển khai lực lượng một cách kín đáo (tàu chiến, phương tiện trên không, đơn vị bộ binh nhẹ…) tại Groenland theo yêu cầu của Đan Mạch, với danh nghĩa chống Nga và Trung Quốc. Mục tiêu không phải là đối đầu với Mỹ, mà là làm cho việc sáp nhập trở nên « phải trả giá cao về mặt chính trị » đối với phe Trump. Trump sẽ phải ra lệnh tấn công đồng minh và sẽ gặp sự phản đối từ phía Quốc Hội Mỹ. Theo Viện Jacques Delors, trong hoàn cảnh hiện nay kịch bản này là « lựa chọn hợp lý nhất để ngăn chặn việc sáp nhập mà không cần xung đột ».  Nếu Nhà Trắng không dừng bước, châu Âu buộc phải chuyển sang kịch bản « đối đầu ». Quân Mỹ lấn tới ở Groenland tất nhiên sẽ buộc các nước châu Âu phải rút quân. Trong trường hợp này, châu Âu sẽ hứng chịu « thất bại về mặt quân sự » trước phe cánh của tổng thống Mỹ, nhưng Nhà Trắng phải trả giá rất đắt về mặt chính trị: Khủng hoảng nội bộ, phản ứng dữ dội từ Quốc Hội, uy tín khối NATO sụp đổ. Tuy nhiên, kịch bản cực đoan này cũng có mặt tích cực với châu Âu : Đẩy nhanh tiến trình « tự chủ chiến lược » của châu lục, tách châu Âu hoàn toàn khỏi Mỹ. « Sự cáo chung của phương Tây » và cơ hội khẳng định độc lập với Mỹ Tham vọng đế quốc của nước Mỹ thời Donald Trump đẩy châu Âu vào chân tường. Tâm thế « chư hầu sung sướng », ủy thác vấn đề an ninh chiến lược cho Mỹ, đang ngày càng trở nên khó duy trì. Nhà địa chính trị học Pascal Boniface, giám đốc Viện Nghiên cứu Quốc tế và Chiến lược (IRIS), nhận định: « Khái niệm về thế giới phương Tây như chúng ta từng biết không còn tồn tại, không còn phù hợp nữa, và vì vậy đã đến lúc phải phản ứng, vì Trump đang cho chúng ta cơ hội để làm điều đó. Nếu chúng ta bỏ lỡ cơ hội này, nếu chúng ta không làm gì cả, chúng ta sẽ mất hết uy tín trong mắt thế giới, và đặc biệt là trong mắt chính người dân của chúng ta. » (UE - Trump : La soumission n'est plus possible / EU - Trump : Không thể tiếp tục tuân phục, 19/01/2026).  Diễn biến những ngày qua cho thấy, trong hồ sơ Groenland, các nước châu Âu dường như đang nghiêng về kịch bản thứ hai « Phòng thủ ngăn ngừa, tránh đụng độ ». Sau các đe dọa của Trump, 8 nước châu Âu đã điều binh sĩ đến Groenland, tham gia cuộc thao dượt do Đan Mạch và các nước đồng minh đồng tổ chức. Chỉ huy bộ Tư lệnh Bắc Cực của Đan Mạch cho biết, Hoa Kỳ đã được mời tham gia. Đọc thêm : NATO và Groenland tuyên bố ý định hợp tác tăng cường phòng thủ cho lãnh thổ tự trị của Đan Mạch Báo chí Bỉ ghi nhận bộ trưởng Quốc Phòng Bỉ Theo Francken, một chính trị gia có lập trường phụ thuộc nặng nề vào Mỹ, mới đây cho biết đang chuẩn bị « phương án B », phối hợp chặt chẽ với các nước châu Âu về mặt chính trị và hậu cần, nếu toàn vẹn lãnh thổ của Đan Mạch bị xâm phạm.  Nỗ lực đoàn kết với Groenland và những bài học Ukraina Nước Pháp chủ trương kích hoạt « công cụ chống cưỡng ép kinh tế » của Liên Hiệp Châu Âu trong trường hợp tổng thống Mỹ Donald Trump tăng thuế quan với 8 nước châu Âu phản đối Washington thâu tóm Groenland. Nghị Viện Châu Âu bỏ phiếu hoãn thực thi thỏa thuận thuế quan với Mỹ, sơ bộ đúc kết mùa hè vừa qua. Hôm nay, 22/01/2026, các lãnh đạo châu Âu họp thượng đỉnh bất thường để phối hợp phản ứng chung trước những đe dọa của Trump về Groenland. Đọc thêm : Trump từ bỏ sử dụng vũ lực thâu tóm Groenland, dừng đánh thuế các nước châu Âu bảo vệ Groenland (ngày 21/01/2026) Con đường đi đến độc lập với Mỹ về an ninh mới chỉ bắt đầu và vô cùng gian truân. Tuy nhiên, theo nhiều nhà quan sát, việc hình thành một nhóm nước châu Âu trụ cột, đi đầu trong lĩnh vực này, với « Liên minh tình nguyện vì Ukraina » từ gần một năm nay, đã mang lại những nền tảng và bài học quý giá, giúp cho châu Âu đối phó tốt hơn trong hồ sơ Groenland vào thời điểm sinh tử hiện nay.

InterNational
De Cuba à l'Iran en passant par le Groenland, les autres cibles de Trump

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 3:13


durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - À qui le tour ? Dans des déclarations à la presse, Donald Trump dresse sa liste de cibles après le Venezuela : la Colombie, Cuba, et le Groenland, dépendance du Danemark, membre de l'OTAN. Ce serait la fin de l'OTAN si les États-Unis usaient de la force, selon la Première ministre danoise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

La Matinale de 19h
Reportage : Les 40 ans de Reporters sans frontières

La Matinale de 19h

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025


Retour sur le festival d'anniversaire de RSF à la Gaîté lyrique À l'occasion de ses 40 ans, Reporters sans frontières (RSF) a investi le 15 novembre la Gaîté lyrique pour accueillir le festival Informer le monde de demain. Au programme : conférences, exposition photo et concerts. Dans les allées du festival, on croise journalistes et curieux·ses venu·es entendre les prises de parole de Pierre Haski, Giulia Foïs, Fabrice Arfi ou Rose Lamy. L'équipe de la Matinale de 19h a rencontré trois intervenant·es : Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF Estelle Ndjandjo, journaliste radio, podcast et presse écrite indépendante Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress 40 ans après sa création, RSF continue d'alerter, de protéger et de défendre celles et ceux qui informent, parfois au péril de leur vie. Au fil des débats et des échanges, une conviction revient : sans journalisme libre, il n'y a pas de démocratie vivante. Animation : Francesca Vicente et Aude Labelle Interviews : Anaïs Mesbah et Félix Leguyader Montage : Philipp Fischer Coordination : Aude Labelle Musiques : Maia Brown & Noam Lerman - mir muzn farhitn dem genotsid (We Must Interrupt Genocide) (LIDER MIT PALESTINE לידער מיט פּאַלעסטינע: New Yiddish Songs of Grief, Fury, and Love, 2025) Gil Scott-Heron - The Revolution Will Not Be Televised (Pieces of a Man, 1971)

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La Matinale de 19h
Reportage : Les 40 ans de Reporters sans frontières

La Matinale de 19h

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025


Retour sur le festival d'anniversaire de RSF à la Gaîté lyrique À l'occasion de ses 40 ans, Reporters sans frontières (RSF) a investi le 15 novembre la Gaîté lyrique pour accueillir le festival Informer le monde de demain. Au programme : conférences, exposition photo et concerts. Dans les allées du festival, on croise journalistes et curieux·ses venu·es entendre les prises de parole de Pierre Haski, Giulia Foïs, Fabrice Arfi ou Rose Lamy. L'équipe de la Matinale de 19h a rencontré trois intervenant·es : Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF Estelle Ndjandjo, journaliste radio, podcast et presse écrite indépendante Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress 40 ans après sa création, RSF continue d'alerter, de protéger et de défendre celles et ceux qui informent, parfois au péril de leur vie. Au fil des débats et des échanges, une conviction revient : sans journalisme libre, il n'y a pas de démocratie vivante. Animation : Francesca Vicente et Aude Labelle Interviews : Anaïs Mesbah et Félix Leguyader Montage : Philipp Fischer Coordination : Aude Labelle Musiques : Maia Brown & Noam Lerman - mir muzn farhitn dem genotsid (We Must Interrupt Genocide) (LIDER MIT PALESTINE לידער מיט פּאַלעסטינע: New Yiddish Songs of Grief, Fury, and Love, 2025) Gil Scott-Heron - The Revolution Will Not Be Televised (Pieces of a Man, 1971)

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Les histoires de 28 Minutes
Joan Baez : voix iconique / Visite d'État d'Emmanuel Macron en Chine

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 46:18


L'émission 28 minutes du 04/12/2025 La voix iconique de Joan Baez se livre à travers ses poèmesAutrice, compositrice, interprète, Joan Baez est l'une des grandes voix des années 1960. La "reine du folk" new yorkaise est également une artiste engagée luttant, notamment, contre la ségrégation aux côtés de Martin Luther King. Elle revient sur le devant de la scène avec un recueil de poèmes "Quand tu verras ma mère, invite-la à danser" (éditions Points Poésie). La chanteuse nous dévoile son autoportrait le plus intime au fil de ses poèmes. Elle est notre invitée ce soir.Visite d'État d'Emmanuel Macron : la Chine, partenaire ou rivale ?Du 3 décembre au 5 décembre, Emmanuel Macron, est en visite d'État en Chine pour rencontrer son homologue, Xi Jinping. La question du positionnement de la Chine dans la guerre en Ukraine a été rapidement balayée par Xi Jinping laissant place au débat sur le déséquilibre commercial avec l'Europe. La composition de la délégation française, six ministres et 35 patrons de grands groupes comme Airbus, EDF, Danone et CMA CGM, témoigne des enjeux économiques de cette visite. En pleine guerre commerciale avec les États-Unis, la France et l'Europe font également face à leur dépendance vis-à-vis de la Chine. La commission européenne a présenté, mercredi 3 décembre, un plan pour réduire cette dépendance, notamment, en matière de terres rares.On en débat avec Olivier Costa, politologue, spécialiste de l'Union européenne, Sophie Boisseau du Rocher, géopolitologue, spécialiste de l'Asie du Sud-Est et Pierre Haski, journaliste et chroniqueur géopolitique à France Inter et au "Nouvel Obs".Enfin, Xavier Mauduit s'intéresse aux loups alors qu'une meute de loups noirs, espèce extrêmement rare, a été identifiée en France. Marie Bonnisseau s'envole dans la ville de San Francisco qui a lancé une procédure judiciaire inédite contre 10 géants de l'alimentation ultratransformée.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 04 décembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Visite d'État d'Emmanuel Macron en Chine

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 23:35


L'émission 28 minutes du 04/12/2025 Visite d'État d'Emmanuel Macron : la Chine, partenaire ou rivale ?Du 3 décembre au 5 décembre, Emmanuel Macron, est en visite d'État en Chine pour rencontrer son homologue, Xi Jinping. La question du positionnement de la Chine dans la guerre en Ukraine a été rapidement balayée par Xi Jinping laissant place au débat sur le déséquilibre commercial avec l'Europe. La composition de la délégation française, six ministres et 35 patrons de grands groupes comme Airbus, EDF, Danone et CMA CGM, témoigne des enjeux économiques de cette visite. En pleine guerre commerciale avec les États-Unis, la France et l'Europe font également face à leur dépendance vis-à-vis de la Chine. La commission européenne a présenté, mercredi 3 décembre, un plan pour réduire cette dépendance, notamment, en matière de terres rares.On en débat avec Olivier Costa, politologue, spécialiste de l'Union européenne, Sophie Boisseau du Rocher, géopolitologue, spécialiste de l'Asie du Sud-Est et Pierre Haski, journaliste et chroniqueur géopolitique à France Inter et au "Nouvel Obs". 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 04 décembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Géopolitique
Trump montre sa puissance navale en mer des Caraïbes, et menace le Venezuela de frappes militaires

Géopolitique

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 3:09


durée : 00:03:09 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - À cinq reprises, la marine de guerre américaine a coulé des bateaux en mer des Caraïbes, accusés de transporter de la drogue. Mais aucune preuve n'a été apportée, et Donald Trump se passe du feu vert du Congrès ou international. Un retour à la loi du plus fort qui inquiète l'Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Trump montre sa puissance navale en mer des Caraïbes, et menace le Venezuela de frappes militaires

InterNational

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 3:09


durée : 00:03:09 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - À cinq reprises, la marine de guerre américaine a coulé des bateaux en mer des Caraïbes, accusés de transporter de la drogue. Mais aucune preuve n'a été apportée, et Donald Trump se passe du feu vert du Congrès ou international. Un retour à la loi du plus fort qui inquiète l'Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Proche-Orient : "peut-on parler d'espoir" alors que des négociations sur un plan de paix commencent au Caire ?

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Oct 5, 2025 23:15


durée : 00:23:15 - L'invité de 8h20 - Grand entretien consacré à la situation du Proche-Orient avec Laure Mandeville, grand reporter au Figaro, Pierre Haski, journaliste à France Inter, Charles Enderlin, journaliste, ancien correspondant de France 2 à Jérusalem et Luc Bronner, grand reporter pour le journal Le Monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
Pierre Haski - Palestine: Trump dénonce "une récompense pour le Hamas"

C dans l'air

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 10:39


C dans l'air l'invité du 23 septembre 2025 avec Pierre Haski, chroniqueur international à France Inter et au Nouvel Obs.La France et plusieurs autres pays ont reconnu hier "l'État de Palestine" depuis la tribune de l'ONU, tentant de renforcer la pression sur Israël pour mettre un terme à la guerre à Gaza, dans le cadre d'un mouvement historique mais à la portée encore avant tout symbolique. "La France reconnaît aujourd'hui l'Etat de Palestine", a déclaré solennellement sous les applaudissements le président français, Emmanuel Macron, à l'ouverture de la grand-messe annuelle des Nations unies à New York."Le temps est venu d'arrêter la guerre, les bombardements à Gaza, les massacres et les populations en fuite. (...) Le temps de la paix est venu, car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir", a-t-il martelé. Il a toutefois précisé que l'établissement d'une ambassade de France dans un futur Etat palestinien serait conditionné à la libération des otages détenus à Gaza.Emmanuel Macron est à l'initiative de ce sommet, coprésidé avec l'Arabie saoudite, sur l'avenir de la solution à deux Etats, après des mois d'intense travail diplomatique pour rallier un maximum de pays et tenter de forger un plan de paix. "La France devient un agent déstabilisateur de la région Moyen-Orient", a réagi ce matin sur RTL l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Une réaction du président américain Donald Trump était attendue cet après-midi à l'ONU.Pierre Haski donnera son analyse sur la portée de cette reconnaissance d'un État palestinien par la France, et par désormais 158 pays. Comment cheminer désormais vers la paix ? Il réagira aussi à une information du jour : le survol de drones sur le Danemark, dénoncé aujourd'hui comme une "grave attaque" par la Première ministre Mette Frederiksen.

Vlan!
#363 La France dans le chaos mondial avec David Baverez (partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 45:26


David Baverez est investisseur et vit depuis des années à Hong Kong. Il est aussi l'auteur du percutant ouvrage Bienvenue en économie de guerre et je suis content de revenir un peu à l'économie et à la géopolitique.Il observe notre monde avec un regard aussi lucide que tranché avec ses biais bien sûr. Dans cet épisode, j'ai voulu comprendre pourquoi il parle d'économie de guerre, ce que cela implique pour la France, pour l'Europe, et comment cela rebat les cartes du monde tel que nous le connaissions.Nous avons beaucoup parlé de la Chine, évidemment, un pays que David connaît intimement. Mais aussi des États-Unis, de leur dette publique, de leur rapport à l'innovation, à la puissance. De la France et de sa désindustrialisation volontaire. D'une Europe qui vacille, accrochée à des illusions de puissance passée, et qui peine à reconnaître sa dépendance économique, numérique, énergétique, militaire… La France est passée d'une place de 4ème à 24ème en PIB/habitant en 20 ans. Et ce n'est pas un simple chiffre.J'ai questionné David sur ce qu'il appelle un monde "apolaire", un monde dans lequel il n'existe plus de centre de gravité unique. Un monde fait de chaos, où les puissances intermédiaires, comme l'Arabie Saoudite ou la Turquie, jouent leur partition au gré de leurs intérêts.Dans cet épisode, nous abordons :les ruptures de 2022 et pourquoi cette date est si symbolique,le rôle de la Chine dans la nouvelle économie mondialisée,le piège de la dette française et notre perte de souveraineté,la montée des extrêmes et l'impact des plateformes numériques comme TikTok sur les démocraties,et surtout, ce que nous pouvons encore faire pour redonner du sens, réinvestir notre liberté d'agir, de penser, et sortir de notre posture d'autostoppeur économique.David propose même un modèle inédit de gouvernance, à base de "7 papy-mamie flingueurs" pour sauver la France du chaos. Un épisode dense, remuant, mais ô combien nécessaire pour comprendre le monde qui vient. Citations marquantes« L'économie de guerre, c'est le moyen d'éviter la guerre. »« La France est devenue le dernier auto-stoppeur mondial. »« Aujourd'hui, la liberté d'agir est en Chine, la liberté de penser aux US, mais les deux s'effritent. Seule l'Europe a les deux. »« Ce qu'on appelle démocratie peut aboutir à faire élire des anti-démocrates. »« En économie de guerre, la réussite se mesure par la dépendance qu'on impose aux autres. »Dix questions structurées posées dans l'épisodeQu'entends-tu par économie de guerre ?Pourquoi 2022 marque-t-elle une rupture historique ?Comment analyses-tu la chute de la France dans les classements économiques ?La désindustrialisation française est-elle un choix politique ?Quels sont les trois grands défis qui définissent la prochaine décennie ?Pourquoi dis-tu que nous vivons dans un monde apolaire ?En quoi la Chine est-elle "maîtresse du chaos" ?Pourquoi l'Europe ne parvient-elle pas à négocier avec la Chine ?Quelle solution proposes-tu face à l'effondrement démocratique ?Que peut-on espérer du modèle allemand pour relancer l'Europe ?Timestamps clés pour YouTube00:00 - Introduction et présentation de l'épisode01:00 - Définition de l'économie de guerre03:30 - Pourquoi 2022 est une rupture géopolitique majeure06:00 - Désindustrialisation : un choix cynique08:30 - Le modèle économique chinois post-Covid12:00 - Le monde devient apolaire : explication15:00 - La dépendance énergétique, numérique et militaire de l'Europe20:00 - Déficit de souveraineté de la France28:00 - Le modèle allemand : un espoir pour l'Europe ?33:00 - Réflexion sur la démocratie à l'ère des réseaux sociaux Suggestion d'autres épisodes à écouter : #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq) #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Pierre Haski - France-Israël: pourquoi ça dérape?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 12:39


C dans l'air l'invitée du 25 août 2025 avec Pierre Haski, chroniqueur international à France Inter et au Nouvel Obs.Dans une lettre adressée au chef de l'Etat obtenue ce dimanche 24 août au soir, Charles Kushner, ambassadeur des Etats-Unis en France, a dénoncé «l'absence d'action suffisante» du Président contre l'antisémitisme. Par cette missive, il a appuyé les arguments de Benyamin Nétanyahou qui a récemment critiqué la volonté de la France de reconnaître un Etat palestinien.Des accusations «inacceptables», a réagi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères en fin de soirée ce dimanche, qui les «réfute fermement», sur le fond et sur la forme : «Elles vont à l'encontre du droit international, en particulier du devoir de ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures des Etats […]. Elles ne sont par ailleurs pas à la hauteur de la qualité du lien transatlantique entre la France et les Etats-Unis et de la confiance qui doit en résulter entre alliés.»Dans un courrier officiel, mardi 19 août, le Premier ministre israélien s'en était à nouveau pris à la volonté du président français d'appeler à la reconnaissance internationale de l'Etat de Palestine, suggérant qu'une telle posture nourrissait l'antisémitisme. L'Elysée avait vivement répondu, dénonçant une accusation «erronée, abjecte».Pierre Haski, chroniqueur international à France Inter et au Nouvel Obs, reviendra avec nous sur l'état des relations entre la France et Israël. Des relations froides depuis un certain temps, et qui se tendent sur fond de reconnaissance de l'état palestinien. Il nous éclairera aussi sur la portée de la convocation de l'ambassadeur américain à Paris. Enfin, il nous parlera de la diplomatie française au Proche-Orient, et de l'importance du sujet dans le débat public. Ce matin sur RTL, Anne-Laure Abitbol, soeur d'Ilan Halimi, a réclamé qu'Emmanuel Macron prenne «des mesures pour que l'on puisse vivre sereinement en tant que Juif en France». Dans le même temps, la reconnaissance du état palestinien est souhaitée par une grande partie de l'opinion publique.

InterNational
80 ans après Hiroshima : le grand désordre nucléaire ?

InterNational

Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 3:27


durée : 00:03:27 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - 80 ans après Hiroshima, de l'Ukraine au Moyen-Orient, le paysage géopolitique est en ébullition. La course aux armements est relancée... ce qui fait craindre une montée aux extrêmes ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Alain Genestar : Sebastião Salgado était "un photographe phénoménal" et "un homme d'un profond engagement"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 24, 2025 12:35


durée : 00:12:35 - L'invité de 7h50 du week-end - Après la mort du photographe franco-brésilien Sebastião Salgado, Alain Genestar, directeur de Polka Magazine, et le journaliste Pierre Haski saluent un homme d'exception, ce samedi sur France Inter.

Un jour dans le monde
“Décolonisations africaines” : entretien avec Pierre Haski

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 24, 2025 15:36


durée : 00:15:36 - L'invité d'un jour dans le monde - Le journaliste Pierre Haski est l'invité d'“Un jour dans le monde”. Journaliste et chroniqueur géopolitique à France Inter, il publie “Décolonisations africaines”. Adapté du podcast du même nom, le livre retrace l'histoire de 13 figures qui ont guidé les pays africains vers l'indépendance.

Un jour dans le monde
La décolonisation de l'Afrique en 13 destins

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 24, 2025 39:17


durée : 00:39:17 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Christelle Rebière - À travers “Décolonisations africaines”, adapté du podcast de France Inter du même nom, le journaliste Pierre Haski raconte les histoires, parfois peu connues, de 13 figures qui ont guidé les pays d'Afrique vers l'indépendance. - réalisé par : Thomas Lenglain

InterNational
La décolonisation de l'Afrique en 13 destins

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 24, 2025 39:17


durée : 00:39:17 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Christelle Rebière - À travers “Décolonisations africaines”, adapté du podcast de France Inter du même nom, le journaliste Pierre Haski raconte les histoires, parfois peu connues, de 13 figures qui ont guidé les pays d'Afrique vers l'indépendance. - réalisé par : Thomas Lenglain

Vlan!
#345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Apr 8, 2025 57:09


Pierre Haski, journaliste, chroniqueur à France Inter et surtout ancien président de Reporters Sans Frontières.Je ne vais pas y aller par 4 chemins, j'adore écouter Pierre sur France Inter, je le trouve didactique, clair et surtout il garde son courage.L'épisode a été enregistré à la toute fin décembre 2024 afin de vous donner le contexte de notre conversation.Si vous suivez l'actualité avec un soupçon de perplexité, vous le connaissez sans doute pour sa capacité à rendre la géopolitique intelligible dans un monde toujours plus complexe. Pierre est aussi l'auteur d'un ouvrage sur la Palestine, sujet brûlant s'il en est, qu'il aborde avec la profondeur d'un expert mais aussi l'humilité de l'homme de terrain.Dans cet épisode, j'ai voulu aller plus loin que les simples flashs d'info ou les réactions épidermiques. J'ai questionné Pierre sur ce qu'il appelle “la marge du monde” – ces zones que l'on regarde peu, mais où se jouent les équilibres de demain. Nous avons évoqué la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la position ambigüe de la France, l'émergence du Sud global, le rôle grandissant de la Chine… et surtout les fractures qui nous empêchent souvent de comprendre ce que vivent “les autres”.Ce qui m'a profondément marqué dans cet échange, c'est cette manière qu'a Pierre de relier ses expériences personnelles – à Zanzibar, à Jérusalem, en Afrique du Sud – à la grande Histoire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il sait poser les bonnes questions et nous invite à décentrer notre regard.Dans cet épisode, nous parlons aussi de l'aveuglement occidental, de la montée des nationalismes, des tensions internes à l'Europe, de la puissance des narratifs et des dangers d'un monde où plus personne ne croit en rien. Passionnant, percutant, nécessaire.5 citations marquantes“Il y a le réel, et il y a des réalités – chacun a la sienne.”“Les témoignages contradictoires, c'est là où commence le travail du journaliste.”“Le monde n'est plus unipolaire, il devient confus et conflictuel.”“Si on ne comprend pas comment pensent les autres, on ne résoudra aucune crise.”“Quand un peuple ne croit plus en rien, on peut lui faire faire n'importe quoi.” – citation d'Hannah Arendt citée par Pierre10 questions structurées posées dans l'interviewComment passe-t-on de correspondant à France Inter ?Quelle est l'origine de ton intérêt pour la géopolitique ?En quoi consiste ton travail de vulgarisation à France Inter ?Pourquoi l'Occident ne comprend plus le Sud global ?Que signifie l'accusation d'apartheid portée par l'Afrique du Sud contre Israël ?Quelle est la portée symbolique du Sud global dans le nouvel ordre mondial ?Pourquoi l'ONU ne reflète-t-elle plus les rapports de force actuels ?Quelle est la position réelle de la France dans le monde multipolaire ?Comment expliquer les sympathies pro-russes en Europe et ailleurs ?En quoi les médias jouent-ils un rôle dans la polarisation et la désinformation ?Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 Introduction et présentation de Pierre Haski02:00 Zanzibar : la révélation du journalisme05:30 La pédagogie géopolitique sur France Inter08:00 Fractures de perception entre Nord et Sud12:00 Israël, Palestine et l'hypocrisie occidentale16:00 Le nouvel ordre mondial en gestation20:00 La France et son rôle européen affaibli28:00 L'OTAN, Trump et les risques de retrait américain36:00 Pourquoi certains sont pro-russes ?48:00 La Russie, la religion et les narratifs conservateurs53:00 TikTok, manipulations électorales et algorithmes58:00 France, médias et polarisation1:01:00 Israël-Palestine : l'impossibilité de l'unanimité morale Suggestion d'autres épisodes à écouter : #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl)Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#345 L'occident ne comprend plus le monde avec Pierre Haski (partie 2)

Vlan!

Play Episode Listen Later Apr 8, 2025 49:10


Pierre Haski, journaliste, chroniqueur à France Inter et surtout ancien président de Reporters Sans Frontières.Je ne vais pas y aller par 4 chemins, j'adore écouter Pierre sur France Inter, je le trouve didactique, clair et surtout il garde son courage.L'épisode a été enregistré à la toute fin décembre 2024 afin de vous donner le contexte de notre conversation.Si vous suivez l'actualité avec un soupçon de perplexité, vous le connaissez sans doute pour sa capacité à rendre la géopolitique intelligible dans un monde toujours plus complexe. Pierre est aussi l'auteur d'un ouvrage sur la Palestine, sujet brûlant s'il en est, qu'il aborde avec la profondeur d'un expert mais aussi l'humilité de l'homme de terrain.Dans cet épisode, j'ai voulu aller plus loin que les simples flashs d'info ou les réactions épidermiques. J'ai questionné Pierre sur ce qu'il appelle “la marge du monde” – ces zones que l'on regarde peu, mais où se jouent les équilibres de demain. Nous avons évoqué la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la position ambigüe de la France, l'émergence du Sud global, le rôle grandissant de la Chine… et surtout les fractures qui nous empêchent souvent de comprendre ce que vivent “les autres”.Ce qui m'a profondément marqué dans cet échange, c'est cette manière qu'a Pierre de relier ses expériences personnelles – à Zanzibar, à Jérusalem, en Afrique du Sud – à la grande Histoire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il sait poser les bonnes questions et nous invite à décentrer notre regard.Dans cet épisode, nous parlons aussi de l'aveuglement occidental, de la montée des nationalismes, des tensions internes à l'Europe, de la puissance des narratifs et des dangers d'un monde où plus personne ne croit en rien. Passionnant, percutant, nécessaire.5 citations marquantes“Il y a le réel, et il y a des réalités – chacun a la sienne.”“Les témoignages contradictoires, c'est là où commence le travail du journaliste.”“Le monde n'est plus unipolaire, il devient confus et conflictuel.”“Si on ne comprend pas comment pensent les autres, on ne résoudra aucune crise.”“Quand un peuple ne croit plus en rien, on peut lui faire faire n'importe quoi.” – citation d'Hannah Arendt citée par Pierre10 questions structurées posées dans l'interviewComment passe-t-on de correspondant à France Inter ?Quelle est l'origine de ton intérêt pour la géopolitique ?En quoi consiste ton travail de vulgarisation à France Inter ?Pourquoi l'Occident ne comprend plus le Sud global ?Que signifie l'accusation d'apartheid portée par l'Afrique du Sud contre Israël ?Quelle est la portée symbolique du Sud global dans le nouvel ordre mondial ?Pourquoi l'ONU ne reflète-t-elle plus les rapports de force actuels ?Quelle est la position réelle de la France dans le monde multipolaire ?Comment expliquer les sympathies pro-russes en Europe et ailleurs ?En quoi les médias jouent-ils un rôle dans la polarisation et la désinformation ?Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 Introduction et présentation de Pierre Haski02:00 Zanzibar : la révélation du journalisme05:30 La pédagogie géopolitique sur France Inter08:00 Fractures de perception entre Nord et Sud12:00 Israël, Palestine et l'hypocrisie occidentale16:00 Le nouvel ordre mondial en gestation20:00 La France et son rôle européen affaibli28:00 L'OTAN, Trump et les risques de retrait américain36:00 Pourquoi certains sont pro-russes ?48:00 La Russie, la religion et les narratifs conservateurs53:00 TikTok, manipulations électorales et algorithmes58:00 France, médias et polarisation1:01:00 Israël-Palestine : l'impossibilité de l'unanimité moraleDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un jour dans le monde
Appel téléphonique Trump-Poutine : décryptage avec Pierre Haski

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Mar 18, 2025 13:13


durée : 00:13:13 - L'invité d'un jour dans le monde - Pierre Haski, journaliste et chroniqueur géopolitique à France Inter est l'invité d'Un jour dans le monde, pour décrypter la très attendue conversation téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine au sujet de l'Ukraine, ce mardi 18 mars.

Vlan!
[Hors-Serie] Pourquoi sourire en temps de chaos? Par Grégory Pouy

Vlan!

Play Episode Listen Later Feb 20, 2025 12:51


Hello :)Je ne sais pas si vous êtes abonnés à ma newsletter (hop), sinon voici le lien, c'est bimensuel et c'est gratuit : https://hop.kessel.media/Plutôt que de vous faire un long discours, je voulais vous la proposer ici en vous la lisant.Le sujet de la semaine dernière était celui de la joie rebelle qui me semble essentielle et que je traite ici.Dans cette newsletter vous trouverez aussi les prochains invités de Vlan et Ping mais aussi 3 liens vers des articles que j'ai trouvé passionnant et que je vous résume.Voici le texte :Quand je dis que je regarde demain avec beaucoup de joie, j'obtiens souvent des regards incrédules. Comment peut-on être joyeux face au changement climatique qui s'accélère, à la "mort" de la DEI (diversité, équité, inclusion) aux États-Unis, à l'emprise grandissante de l'extrême droite en Europe, au triomphe de l'anti-intellectualisme ?Le grand basculement : nous sommes dans l'entre-deux mondesDepuis les années 1980, le sociologue Michel Maffesoli nous alerte : nous vivons une transformation aussi profonde que le passage du Moyen Âge à la Renaissance. La modernité née avec les lumières - et tout son système de valeurs et de croyances - est en train de mourir."Une étoile morte éclaire pendant longtemps encore avant de disparaître intégralement", m'a-t-il expliqué quand je l'interrogeais sur la lenteur de cette transformation.Pour filer la métaphore de l'étoile, je crois que ce que nous vivons actuellement ressemble à l'explosion finale de cette étoile mourante – Une explosion, un dernier éclat spectaculaire avant l'extinction.Les Trump, Musk, Zuckerberg et leurs semblables en sont les ultimes ambassadeurs, brandissant désespérément les valeurs d'un monde déjà révolu :L'individualisme triomphantLe succès mesuré à l'accumulation (argent, notoriété, biens)La toute-puissance de la rationalité et de l'analyse (ce besoin de tout découper en morceaux pour tout expliquer)La croyance aveugle dans le progrès linéaire (notamment le techno-solutionnisme)La sacralisation des grandes institutions comme garantes de l'ordre socialNous vivons tous plus ou moins dans ce monde dans lequel nous sommes nés et qui régit encore, de manière tacite, nos modes de fonctionnement.Les contours du monde qui vientMaffesoli appelle timidement cette nouvelle ère la "post-modernité" car elle n'a pas encore vraiment de nom (elle sera défini par les historiens dans quelques centaines d'années).Ce qui est évident c'est qu'on la sent très fort et qu'elle se dessine autour de 6 grandes mutations :1. Le retour au tribalisme : l'émergence de petites communautés affectives et identitaires2. La réhabilitation de la sensibilité et de l'émotion : la raison n'est plus l'unique boussole3. La valorisation du présent : la fin de la dictature du projet et de la projection perpétuelle4. Le triomphe du nomadisme : la fluidité remplace la stabilité, y compris dans nos identités5. La réinvention du sacré : de nouveaux rituels contemporains émergent6. La vision holistique : afin de prendre en considération la complexité du monde et de sortir de l'analyse pureJe suis certain que vous pouvez ressentir ce monde qui vient doucement.Par essence, ce moment, cette croisée des chemins entre 2 moments, nous amène a beaucoup de contradictions internes d'ailleurs.Parfois je suis surpris de voir des personnes qui sont encore à 200% dans ce monde déjà mort mais je ne juge pas, j'y étais encore il y a quelques années et je sais que c'est un chemin à faire.D'ailleurs, je suis encore partiellement là moi aussi bien entendu.C'est passionnant à observer par ailleurs.L'âge des turbulencesÉvidemment, la modernité ne s'éteint pas sans combattre.Elle montre même son visage le plus terrible, avec une violence inédite. On parle souvent du "retour de la force brute" en évoquant le masculinisme agressif des Zuckerberg, Bezos, Musk ou Trump.Je regarde à nouveau actuellement "The Handmaid's Tale" (la servante écarlate), 8 ans après et les parallèles avec notre présent sont troublants : rejet des personnes LGBTQ+, chute de la natalité (on en parle bientôt sur Vlan ! et qui sera je pense accélérée par les microplastiques dans nos organismes), montée des fondamentalismes.Non, nous n'en arriverons probablement pas dans la dystopie de la série, mais ces échos sont édifiants et on voit ici et là des choses qui résonnent – en particulier, j'ai vu des fondamentalistes forcer des femmes à donner leurs enfants.Je pense que cette période va durer un petit moment, sans doute 10 ou 15 ans mais vous allez voir pourquoi je vous parle de joie !De l'optimisme forcené à l'optimisme lucideLes discussions avec des experts en géopolitique comme Luis Amado (ancien ministre des Affaires Étrangères portugais) que j'ai eu la chance de recevoir chez moi ou Pierre Haski, qui sera bientôt sur Vlan !, m'ont fait évoluer d'un optimisme parfois naïf vers ce que j'appelle un "optimisme-réaliste", certains parlent d'optimalisme.Je ne vais pas vous raconter n'importe quoi pour vous faire plaisir, la période qui s'ouvre est complexe.Il ne s'agit pas de rejoindre Harari qui évoque une potentielle 3ème guerre mondiale, mais d'accepter que certains combats aillent, probablement mais temporairement, dans le sens inverse de l'histoire.Féminisme, démocratie, égalité, racisme, respect des droits de l'Homme…Pour ceux qui en ont envie et qui se sentent déjà dans cette «postmodernité », ce temps doit nous servir à dépasser nos différences, à nous serrer les coudes autour de ce qui nous rassemble.Arrêter de critiquer ceux qui ne sont pas parfaits, arrêter de parler des risques mais construire un programme qui donne envie comme le propose Arthur Auboeuf : se concentrer sur le bonheur et réaliser que cette utopie est aussi écologique.Bien sûr, comme vous, je suis choqué à chaque fois que le monde bascule un peu plus dans l'horreur des excès de la modernité mais nous n'allons pas pouvoir y échapper donc utilisons notre énergie pour construire demain.Je vous l'ai dit : optimisme mais réaliste.La joie comme acte de résistanceC'est ici qu'intervient la joie dont je parle (enfin oui je sais ça aura pris un moment à venir).Comme l'expliquait Camus dans "L'Homme révolté" (1951), la révolte, même ancrée dans la souffrance, procure une forme de joie existentielle. Le bonheur n'est pas le but du combat mais réside dans l'acte même de résister.Le "Programme du Conseil National de la Résistance" pendant la seconde guerre mondiale n'était pas appelé par hasard "Les jours heureux".Il illustrait cette idée que le combat collectif - même dans les heures les plus sombres - porte en lui une forme de bonheur partagé.C'est intéressant de lire des auteurs de cette période.René Char est l'exemple parfait de cette joie dans la résistance et la création d'un nouvel espoir.Se battre, c'est refuser l'absurde, c'est affirmer la liberté contre l'oppression et c'est d'ailleurs de cette période qu'est tirée cette citation de René Char que nous utilisons tous : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s'habitueront. ».Le combat même s'il est dur est une source de fierté et de joie car il redonne du sens à l'existence.Agir sur le monde c'est déjà une source de bonheur d'ailleurs (Charles Pepin – la confiance en soi)Un de mes auteurs favoris, le psychologue Viktor Frankl, enfermé dans les camps nous explique peu ou prou la même chose dans son ouvrage « Man search for meaning » et il va même plus loin puisque toute sa théorie se fait autour du « sens ».Lui explique qu'il a survécu aux camps car le sens ultime était son amour pour sa femme, son désir de finir un travail psychologique et surtout son engagement à témoigner de ce qu'il voyait.Il observe que dans les camps de concentration, ceux qui avaient un but, une mission à accomplir après la guerre, ou même une simple raison de survivre résistaient mieux psychologiquement.Ainsi, lutter n'est pas seulement une action extérieure mais aussi une transformation intérieure.Il observe que même dans l'horreur, certains détenus trouvaient du sens en aidant les autres, en récitant de la poésie, en trouvant des petites victoires sur la déshumanisation.Finalement Frankl insistait sur le fait que, même dans des conditions extrêmes, l'humain garde une liberté fondamentale : celle de choisir son attitude face à l'adversité.Comme Gramsci, il nous dit que l'optimisme de la volonté permet de surmonter le pessimisme de la réalité.La joie est déjà làCette période de contraintes nous permet paradoxalement de redécouvrir l'essentiel. Comme l'écrivait Nietzsche : "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort."La difficulté forge non seulement notre résilience mais aussi notre capacité à apprécier les petites victoires, les moments de solidarité, la beauté des choses simples.Ma joie n'est donc pas celle d'un optimiste qui nie la réalité.C'est la joie lucide de celui qui voit dans la tempête actuelle non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.Et dans cette transformation douloureuse mais nécessaire, je trouve une raison profonde d'espérer car je sais que l'histoire nous donnera raison.Le réconfort comme acte de résistanceIl se trouve que je viens de partager sur Vlan ! une conversation incroyable avec Marie Robert. Elle développe dans son livre une idée qui résonne profondément avec notre époque : le réconfort n'est pas un repli douillet mais une nécessité vitale, presque un acte politique."On a tous et toutes un chagrin à raconter", dit-elle.Cette vérité universelle prend une résonance particulière dans notre monde hypernumérisé où les algorithmes nous abreuvent de catastrophes en continu, nous laissant paralysés devant nos écrans, incapables d'agir.Le réconfort dont parle Marie Robert n'est pas celui du plaid et du thé chaud (quoique en février on aime l'idée...). C'est avant tout une invitation à "retrouver le courage d'agir".Dans un monde qui nous pousse à l'individualisme et à la paralysie, se réconforter devient un acte de résistance.Comment ? En réapprenant à lever la tête.Littéralement. Sortir le nez de nos écrans pour croiser le regard des autres, pour redécouvrir l'émerveillement.Ce n'est pas un hasard si ce monde anxiogène nous pousse à baisser les yeux - regarder l'autre, c'est déjà commencer à retisser du lien.Il y a une forme d'audace, aujourd'hui, à oser la disponibilité.À ne pas optimiser chaque seconde de notre temps, à accepter ce que Trevor Noah appelle le "liming" : simplement être là, avec d'autres, sans autre but que d'être présent. Cela fait aussi écho à l'otium dont j'ai tant parlé ici.Cette disponibilité est le terreau du réconfort.Elle nous permet de renouer avec ce qui nous nourrit vraiment : l'amitié vraie (celle où l'on peut déposer son chagrin sans attendre de solution), le rire partagé (qui devient de plus en plus rare à mesure qu'on vieillit), l'émerveillement devant la beauté (même celle d'un simple trombone, comme le raconte une petite fille à Marie).Alors oui, je maintiens ma joie face à ce monde qui change.Mais j'y ajoute cette dimension essentielle du réconfort comme acte politique. Dans une société qui nous pousse à la performance et à l'urgence permanente, oser prendre le temps de se réconforter - et de réconforter les autres - devient un acte révolutionnaire.Ce n'est pas un hasard si les pouvoirs autoritaires commencent toujours par isoler les individus.À l'inverse, tisser des liens de réconfort, c'est déjà commencer à résister.C'est peut-être même la première étape pour retrouver ce courage d'agir dont nous avons tant besoin. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [HORS SERIE] Coeur Brisé (https://audmns.com/jJlExgH) [HORS SERIE] Ecologie et mode de vie: comment réagir sans tout sacrifier? (https://audmns.com/iDvwTfO) [HORS-SERIE] 80h de conversation en 2024 résumées en 15 leçons de vie (https://audmns.com/YmITnWV)

Revue de presse française
À la Une: le monde face à une nouvelle page de son histoire

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Feb 2, 2025 4:44


« Donald Trump, Xi Jinping, Vladimir Poutine… cherchez l'erreur. En fait, il n'y en a pas », nous dit le Nouvel Obs : « le 47ème président des États-Unis a rejoint la liste des dirigeants qui veulent renverser l'ordre international », constate Pierre Haski, dans son éditorial, et il précise : « les États-Unis, la Chine et la Russie, grandes puissances nucléaires, sont déterminées à abattre un ordre mondial dont ils sont censés être les garants en tant que membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Les autres membres permanents, la France et le Royaume-Uni, sont bien solitaires pour défendre l'idée du multilatéralisme et celle d'un monde fondé sur le droit, et non sur la force ». Une inquiétude à laquelle fait écho, celle de Marion Van Renterghem, dans l'Express : « Ça y est », dit-elle, « les États-Unis de Trump nous ont quittés. « Nous », c'est l'Occident dans sa définition politico-culturelle et non géographique »… Elle aussi, évoque « l'attachement à la démocratie libérale, à la primauté du droit sur la force et au multilatéralisme ». Va-t-il nous écraser ?Dans ce contexte, la presse s'interroge sur l'avenir de l'Europe…« Ni Poutine, ni Trump, allez l'Europe », lance, dans la Tribune Dimanche, François Clémenceau, qui s'interroge : « Comment l'Europe doit-elle gérer Trump ? » « Il ne s'agit pas », explique-t-il, « d'avoir une position sur l'absence totale de valeurs du monde de Trump, ni de débattre de la cruauté absolue de Poutine. La cohésion des Européens doit se bâtir autour de la défense de ce que nous sommes et du rôle que l'on veut jouer aux yeux du reste du monde ». Trump « va-t-il nous écraser ? » se demande le Point qui demande : « pourquoi la France et l'Europe se laissent faire ? » Le Point qui juge durement le fonctionnement de l'Union européenne, et de ses « 27 autorités financières différentes, 27 systèmes de défense, de 27 droits du travail ». Le prix Nobel d'économie, Jean Tirole, n'est pas plus optimiste. Interrogé par le Point, il estime « que l'Europe court le risque de devenir un acteur secondaire, voire de sombrer dans un rôle de figurant ». « Deux options s'ouvrent à nous », ajoute-t-il, « réagir ou subir ». « Que ce soit face à la Russie, dans les négociations sur le climat, ou pour se défendre contre le protectionnisme des autres, l'Europe devrait jouer un rôle majeur. Ne pas agir serait dramatique ».Retraité et combattantDans la presse hebdomadaire également, un reportage en Ukraine sur des combattants particulièrement motivés. Très motivés, malgré leur âge ! Car ces combattants, qui se font appeler « les Loups des steppes », sont des « seniors volontaires ». « Les retraités montent au front », s'exclame le Point. Certes, ils ne sont pas très nombreux, (16 pour le moment) « mais les demandes pour rejoindre le groupe affluent », explique l'hebdomadaire, qui dresse leur portrait : « théoriquement inaptes à l'armée, en raison de leur âge avancé ou d'un handicap, mais ne pouvant se résoudre à regarder leur pays se faire détruire, ces hommes ont rejoint l'unité d'Alexandre, un blessé de guerre de 67 ans, qui préfère que les vieux se sacrifient, plutôt que les jeunes qui pourraient être ses petits-enfants ». Alexandre explique ainsi : « Si quelqu'un de plus de 60 ans veut se battre, pourquoi ne pas l'accepter ? Il ne peut sans doute pas tout faire, fantassin, c'est difficile. Mais officier, ou affecté à des tâches spécifiques, c'est possible. Il faut préserver les jeunes. Les Européens accepteraient-ils d'envoyer leurs enfants à la guerre ? ». Alexandre qui avec ses collègues n'hésite pas à mettre la main à la pâte. Devant l'envoyé spécial du Point, ils s'en vont avec un van « chargé de roquettes » tirer, avec succès, sur une position russe, signe que la guerre ne leur fait pas peur.DécompressionEnfin, le magazine Society évoque  le phénomène de « l'afterwork », « l'après-travail », « cet événement officieux », nous dit Society, qui parle d'un « sas de décompression, fédérateur des équipes, devenu un incontournable des entreprises » et qui nous offre un rapide tour du monde sur la question. Le cas le plus connu est celui du Royaume-Uni, où « dès 19 heures, les pubs grouillent d'employés de bureau et de patrons aux cravates flottantes et cols de chemise déboutonnés ». Au Japon, rendez-vous dans les « izakayas », sorte de « bars à tapas », « pour partager une bière et un verre de saké ». L'afterwork au Japon, est, nous dit Society, « un moment crucial de décompression ». Enfin, les pays du nord de l'Europe offrent une version encore plus décontractée. « Faire des affaires, nu (e) comme un ver, sur un banc de sauna, avec son / sa chef(fe) n'a rien de surprenant », explique Society. Encore faut-il ne pas avoir froid aux yeux !

Un jour dans le monde
Le monde en 2025

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 1, 2025 14:21


durée : 00:14:21 - L'invité d'un jour dans le monde - Quels espoirs, quelles craintes pour notre avenir géopolitique en 2025 ? Pierre Haski nous remettra le monde en perspective

monde quels 2025 pierre haski