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Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society. Spécialiste des mutations géopolitiques et de l'impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l'on voit. J'ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l'Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d'influence, montée en puissance des technologies comme l'IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d'un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force. Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières. Un monde que l'Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.Citations marquantes« Le droit sans la force n'est qu'impuissance. »« On a cru à la fable de Fukuyama sur la fin de l'Histoire. »« Le président Trump ne joue pas, il applique une stratégie parfaitement cohérente. »« Le Venezuela, c'est le retour d'un monde où les États s'arrogent des zones d'influence. »« L'Arctique est devenu une zone stratégique, avec tous les appétits qu'elle suscite. »Idées centrales discutées 1. La guerre est de retour – mais sous de nouvelles formesTimestamp ~00:01:10Ce n'est plus seulement des conflits armés : c'est la militarisation de l'économie, des réseaux sociaux, de l'information.
Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society. Spécialiste des mutations géopolitiques et de l'impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l'on voit. J'ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l'Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d'influence, montée en puissance des technologies comme l'IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d'un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force. Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières. Un monde que l'Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.Citations marquantes« Le droit sans la force n'est qu'impuissance. »« On a cru à la fable de Fukuyama sur la fin de l'Histoire. »« Le président Trump ne joue pas, il applique une stratégie parfaitement cohérente. »« Le Venezuela, c'est le retour d'un monde où les États s'arrogent des zones d'influence. »« L'Arctique est devenu une zone stratégique, avec tous les appétits qu'elle suscite. »Idées centrales discutées 1. La guerre est de retour – mais sous de nouvelles formesTimestamp ~00:01:10Ce n'est plus seulement des conflits armés : c'est la militarisation de l'économie, des réseaux sociaux, de l'information.
20 janvier, un an après son retour au pouvoir avec les droits de douane et l'immigration, Donald Trump a fait de la politique étrangère un marqueur de son deuxième mandat. Négociations agressives sur Gaza et l'Ukraine, frappes en Iran, intervention musclée au Venezuela… Douze mois plus tard, comment la diplomatie Trump résonne-t-elle auprès des électeurs républicains ? Tour de table avec Vincent Souriau à Charleston, la capitale de l'État de Virginie-Occidentale. De notre envoyé spécial à Charleston, Son coup d'éclat, c'est le Venezuela avec l'enlèvement de Nicolas Maduro. Ces électeurs qui ont voté Donald Trump à la présidentielle soutiennent sa décision et reprennent l'argument avancé par la Maison Blanche, celui de la lutte contre le trafic de drogue. « J'aime bien ce qu'il a fait au Venezuela. Je pense que c'est ce qu'on doit faire parfois : montrer les muscles. Ce type faisait entrer de la drogue chez nous et dans d'autres pays. Et quand vous portez atteinte aux intérêts des États-Unis, il faut y aller. On y va », lâche un électeur. « Le Venezuela faisait circuler plein de drogues qui tuaient des Américains. Je pense qu'il a bien fait. On a toujours eu l'audace d'être forts et on a toujours eu cette puissance. Mais ces quatre dernières années, on s'est affaibli à cause d'un dirigeant faible. Aujourd'hui, on a un président fort qui utilise tout le savoir-faire américain, qui valorise notre armée, nos militaires et c'est très bien comme ça », détaille un autre citoyen favorable à la politique de Donald Trump. À lire aussiIntervention américaine au Venezuela: «Une rupture totale avec la promesse de Trump de son premier mandat» « On devrait s'occuper de nos affaires » Beaucoup plus circonspecte, cette électrice républicaine a voté Trump, elle aussi. Mais ce n'était pas son premier choix. Elle a adoré, dit-elle, les deux présidents Bush. En 2024, elle aurait préféré élire Nikki Haley, l'ancienne ambassadrice américaine à l'ONU. Et elle ne comprend pas du tout le positionnement de la Maison Blanche. « Je suis une républicaine convaincue, mais sur le fond, essayer d'acheter d'autres pays ou ce genre de choses, je ne vois pas pourquoi on aurait besoin de ça. Il ne nous appartient pas d'acheter le Groenland. Et le Venezuela, je ne pense pas que ça soit notre place. Les États-Unis devraient rester dans leur couloir. On devrait s'occuper de nos affaires. J'imagine que c'est pour avoir de meilleurs prix sur le pétrole. Mais pourquoi on irait le prendre chez les autres ? Pourquoi on pense qu'on pourrait s'emparer d'un autre pays ? » Attention, prévient quant à lui cet électeur indépendant qui a voté Trump en 2016, mais pas en 2024. À force de provocations, le président américain, dit-il, est en train de provoquer l'isolement des États-Unis. « Au début, je pensais que ce serait un président focalisé sur l'économie qui mettrait sa connaissance du commerce au service des intérêts des États-Unis. Maintenant, je trouve qu'il essaie de contrôler des choses au-delà de ce qui devrait être sa sphère d'influence. Ma plus grande inquiétude, c'est qu'il nous fasse sortir de l'Otan. Un grand pays comme le nôtre doit conserver de bonnes relations avec les membres de l'Otan. » Le seul dénominateur commun chez l'ensemble de nos interlocuteurs : des doutes à propos des manières de Donald Trump à qui ils reprochent de manquer de tact et d'empathie. À lire aussiUn an après la deuxième élection de Donald Trump, la politique étrangère américaine redéfinie
En Colombie, un groupe dissident des Farc a appelé, jeudi 8 janvier, à un « sommet des guérillas » à la suite de l'intervention militaire américaine au Venezuela et à la chute de Nicolas Maduro. Cette initiative fait figure de main tendue en vue de faire front commun face aux États-Unis, alors que les combats entre différents groupes rebelles font rage dans la région du Catatumbo, dans le nord-est de la Colombie. Des affrontements qui font des centaines de déplacés : depuis le 24 décembre, les autorités de la ville de Cucuta ont ainsi recensé l'arrivée de près de 2 300 réfugiés. De nos envoyées spéciales à Cucuta, Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre dernier, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route », raconte ainsi Maria. Entre les Farc et l'ELN, les combats se sont intensifiés Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe dissident des Farc s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats - avec des drones - s'y sont de nouveau intensifiés, alors que certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois déjà. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Mais comme ils ont coupé l'électricité et que les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre et la petite tousse : il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer », reprend celle-ci. Interrogée sur l'identité de ceux qui l'ont arrêtée, elle évoque simplement « les deux groupes qui se battent », n'osant pas prononcer leurs noms. « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla » Bien que réfugié à Cucuta, Maria continue d'avoir peur car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville. C'est dire combien cette région est stratégique pour elles, comme l'explique ce leader communautaire qui tient à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils s'accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois ont diminué ». Zone de production mais aussi zone de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de drogue dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté-là de la frontière que vivent les chefs des guérillas colombiennes. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Évidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment », développe le leader communautaire. À moins, espèrent plusieurs acteurs de cette crise, que la pression des États-Unis sur la Colombie fasse effet. Jeudi 8 janvier, Gustavo Petro et Donald Trump se sont engagés à mener des actions conjointes à la frontière. À lire aussiDonald Trump invite Gustavo Petro à Washington: les États-Unis amorcent-ils une désescalade avec la Colombie?
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, une opération spectaculaire a été menée par Donald Trump : la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro. Accusé de narcotrafic par la justice américaine, il a été extradé vers les États-Unis en vue de son jugement devant le tribunal new-yorkais. Au-delà de ses intérêts pour les ressources en mer des Caraïbes, le chef d'État américain regarde vers le cercle polaire. Il lorgne désormais sur le Groenland et la liste des pays ciblés est encore longue. Jusqu'où ira Donald Trump ? Quels sont les autres pays dans son viseur ? Dans ce nouvel épisode de La Lettre d'Amérique, Cyrielle Stadler et Arnaud Tousch reviennent sur cet enlèvement inédit et les potentielles prochaines étapes de "la doctrine Donroe".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l'Iran –Le Point
Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump
durée : 00:11:50 - L'invité d'un jour dans le monde - Après la capture de Nicolas Maduro, le Président du Venezuela, c'est Cuba qui se trouve dans le viseur de Trump. L'ile castriste dépendante du pétrole vénézuélien peut-elle encore résister ? On en discute avec le politologue Gaspard Estrada. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
NB: il y a eu un problème au montage avec une première version, le son était décalé. Voici la verion "propre". Désolé pour ça. Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
durée : 00:02:35 - Regarde le monde - Direction les États-Unis, pour une obscure histoire de pari en ligne à propos du Venezuela. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
Nicolas Maduro, accusé de narcoterrorisme par Washington, comparaîtra lundi 5 janvier à New York devant un juge. Mais contrairement aux idées reçues, le Venezuela est loin d'être un acteur majeur du narcotrafic vers l'Europe...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:21 - Journal de 8 h - Après le Venezuela, Donald Trump va-t-il intervenir à Cuba, en Colombie ou au Groenland ? Le président des Etats-Unis menace. Les précisions de notre correspondant à Washington. Reportage à Miami, à la rencontre de la communauté vénézuélienne.
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
durée : 00:39:00 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Capturé par les États-Unis, Nicolas Maduro n'est plus à la tête du Venezuela, après 13 ans au pouvoir marqué par un effondrement économique du pays et une dérive autoritaire. Détenu aux États-Unis, il comparait devant le tribunal de New York pour narcoterrorisme. - invités : Thomas Posado Maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen et chercheur à l'ERIAC (Équipe de Recherche Interdisciplinaire sur les Aires Culturelles); Saraï Suarez Journaliste vénézuélienne
durée : 00:12:44 - L'invité d'un jour dans le monde - Alors que Nicolàs Maduro a été capturé et emprisonné par les Etats-Unis. Le Venezuela se trouve en complète dépendance de la première puissance mondiale. Quel est l'avenir pour le pays ? On en discute avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l'IRIS, responsable du Programme Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:33 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Alors que Nicolas Maduro comparaît pour la première fois devant un tribunal américain, Donald Trump dit vouloir “gérer le pays” en contrôlant le pétrole, en sécurisant le pays et en aidant à la transition politique. Le Venezuela a-t-il les pieds et poings liés par les Etats-Unis ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:15:21 - Journal de 8 h - Après le Venezuela, Donald Trump va-t-il intervenir à Cuba, en Colombie ou au Groenland ? Le président des Etats-Unis menace. Les précisions de notre correspondant à Washington. Reportage à Miami, à la rencontre de la communauté vénézuélienne.
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Ce lundi 5 janvier, la gouvernance des USA au Venezuela après l'enlèvement de Nicolás Maduro a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce lundi 5 janvier, l'issue de la guerre entre les États-Unis et le Venezuela sur la relation internationale a été abordé par Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Dany Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Christian Poyau, président et directeur général de Micropole, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:26:15 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Avec Christine Ockrent, journaliste, autrice de Le Trump de A à Z (Editions Denoël), Gilles Gressani, directeur du Grand Continent, auteur de « L'empire de l'ombre », (éditions Gallimard) et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au journal « le Monde », spécialiste des questions internationales. - invités : Christine Ockrent, Sylvie Kauffmann, Gilles Gressani - Christine Ockrent : Journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture, Sylvie Kauffmann : éditorialiste au journal « le monde », spécialiste notamment des questions internationales., Gilles Gressani : Chercheur en sciences politiques Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le Président du Vénézuéla, Nicolas Maduro, a été capturé par les forces américaines de Donald Trump. Cela s'est passé dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, sur fond de bombardements de Caracas et des provinces environnantes. Nicolas Maduro a été exfiltré et se trouve désormais avec son épouse aux Etats Unis, dans un centre de détention de Brooklyn près de Manhattan, dans l'attente de sa comparution devant un juge pour « narcoterrorisme » et exportation de cocaïne aux États-Unis. Beaucoup de questions autour de cette intervention, sa légalité, son ou ses objectifs réels. Et surtout qu'est-ce qui attend le Vénézuéla ? Est-ce qu'il faut craindre une escalade militaire ? et quels risques pour la stabilité régionale ? Invités : Tomas Posado, maitre de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen. Vénézuéla : de la Révolution à l'effondrement aux Presses Universitaires du Midi. Christophe Ventura, Directeur de recherche à l'Iris, l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, journaliste au Monde Diplomatique. Mr Trump pirate des Caraibes, Monde diplomatique, janvier 2026. Olivier Compagnon, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine – Université Sorbonne Nouvelle. Directeur adjoint du CREDA, le Centre de Recherche et de Documentation des Amériques.
C dans l'air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de TrumpPrésentation Salhia BrakhliaLe Venezuela sous le choc. De fortes explosions ont touché la capitale Caracas très tôt ce matin. Le pays dénonce dans un communiqué "la très grave agression militaire" des États-Unis. Le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et avait même affirmé que les jours du président du pays, Nicolás Maduro, étaient "comptés".Dans une publication sur son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a assuré après l'opération que Nicolás Maduro avait été "capturé avec son épouse et expulsé du pays". La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a affirmé quelques heures plus tard que le couple présidentiel vénézuélien avait été inculpé dans le district sud de New York, suite à leur exfiltration. Les époux devront répondre d'accusations liées au trafic de drogue et au "narcoterrorisme".La lutte contre le narcotrafic est en effet le prétexte donné par l'administration Trump pour justifier les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines contre le Venezuela et la capture, ce matin, du chef de l'Etat.Le gouvernement vénézuélien affirme quant à lui que l'objectif réel des États-Unis est "de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais". Le pays dispose en effet des plus grandes réserves d'or noir de la planète. Au-delà des ressources, c'est le régime même du Venezuela que l'administration Trump semble cibler.Comment les Etats-Unis ont-ils pu réaliser une telle opération ?Que va-t-il advenir du président du Venezuela Nicolás Maduro, désormais capturé par les Etats-Unis ?Cette opération militaire américaine signe-t-elle la fin du droit international ?Après la capture de Nicolás Maduro, son régime peut-il survivre au Venezuela ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L'art de Trumper »- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l'Université d'Avignon (en duplex)
durée : 00:10:47 - Journal de 18h - Le président américain a détaillé l'opération menée par les forces spéciales américaines dans la nuit de vendredi à samedi au cours de laquelle le président Nicolás Maduro, avec sa femme, a été capturé et exfiltré. Il fait désormais route vers New York pour y être jugé.
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durée : 00:10:46 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Au Venezuela, dans la région de Barlovento, arrivèrent les premiers esclaves. Depuis 1975, le "Teatro Negro" fait revivre les chants, les danses et les traditions des afrodescendants de ce bout d'Amérique latine, comme l'abordait ce deuxième volet de la série "Les Amériques noires" de 1992. - réalisation : Rafik Zénine
Le Journal en français facile du mercredi 17 décembre 2025, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CHFU.A
Le président américain Donald Trump semble avoir endossé son costume d'homme de guerre lorsqu'il s'agit du Venezuela. Le locataire de la Maison Blanche menace à nouveau le pays d'une intervention terrestre : l'espace aérien vénézuélien est fermé et le plus grand porte-avions du monde est positionné dans la mer des Caraïbes. Faire chuter le régime Maduro, lutter contre le trafic de drogue ou encore l'immigration illégale, les raisons invoquées par Donald Trump sont nombreuses, mais sont-elles réellement les seules ? Pour répondre à ces questions et tenter de comprendre les nouveaux rapports de force qui se jouent entre les États-Unis et l'Amérique latine, Rapahël Kahane reçoit Jean-Louis Martin, chercheur associé sur l'Amérique latine à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
durée : 00:05:36 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Si la légalité des opérations militaires menées par les États-Unis contre des narcotrafiquants supposés dans les Caraïbes est mise en doute à Washington, Donald Trump accroît sa pression contre son homologue vénézuélien Nicolás Maduro pour qu'il quitte le pouvoir ; menaces d'opérations terrestres.
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Les journaux reviennent sur le rôle central que Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, joue dans les négociations autour d'un possible accord de paix entre l'Ukraine et la Russie. Le New York Times note que la présentation du plan, vendredi 21 novembre, a été plus que maladroite, certains parlant même de « chaos ». Marco Rubio a d'abord minimisé le texte en le décrivant comme « une liste d'idées », alors que Donald Trump et son vice-président JD Vance l'approuvaient pleinement. Les contradictions se sont poursuivies : dimanche 23 novembre, Trump attaquait Kiev sur les réseaux sociaux pendant que Marco Rubio, lui, tentait de sauver le projet à Genève. Pour le New York Times, il a réussi au moins une chose : reprendre la main sur un plan dont l'issue reste très incertaine. La presse insiste aussi sur cette cacophonie, conséquence de la stratégie de Donald Trump qui contourne de plus en plus la diplomatie traditionnelle. Selon Politico, la coordination a été abandonnée au profit de négociateurs officieux — JD Vance et son allié Dan Driscoll notamment — avant que Rubio ne reprenne le dossier à Genève. Politico souligne toutefois une inconnue : le rôle que pourraient jouer dans ces discussions des figures proches de Trump comme Steve Witkoff ou Jared Kushner, décrits comme « assez indépendants ». En Europe, on doute d'ailleurs que toute l'équipe soit réellement alignée derrière Marco Rubio. Marco Rubio est également en première ligne sur un autre front : le bras de fer entre Washington et Caracas. Artisan de la ligne dure contre le Venezuela, il soutient une stratégie américaine qui pourrait, selon certains observateurs, aller jusqu'à des opérations ciblées au sol. Mais là encore, Donald Trump souffle le chaud et le froid : lundi 24 novembre, son administration a classé le nébuleux « cartel de los soles » comme organisation terroriste, avant que le site Axios ne révèle que le président serait prêt à discuter directement avec Nicolás Maduro. À écouter aussi :Venezuela : «le Cartel de los Soles n'existe pas» À Porto Rico, le renforcement de la présence militaire américaine réveille de très douloureux souvenirs El País rappelle que la petite île de Vieques a été un immense champ de tirs de la Navy pendant plus d'un demi-siècle, avec expulsions massives des habitants, bombardements et exposition à des substances toxiques dont les habitants subissent encore les conséquences. Vingt ans après le départ de l'armée, la réouverture de la base de Roosevelt Roads et la possibilité d'un retour d'exercices à Vieques provoquent une vive inquiétude, alors que le nettoyage des munitions non explosées est loin d'être terminé et que les taux de cancers restent alarmants. Élus et citoyens tirent la sonnette d'alarme face à cette remilitarisation liée aux tensions avec le Venezuela. Une migrante haïtienne hospitalisée en République dominicaine meurt après son expulsion C'est à la Une d'Alterpresse, dont nous évoquons les gros titres avec son directeur Gotson Pierre. La Plateforme genre du Nord-Est (PGNE) dénonce la mort de Jésula Florvil, une migrante haïtienne de 31 ans, illégalement déportée de République dominicaine alors qu'elle était hospitalisée et sous oxygène, un mois et demi après son accouchement. Arrachée à ses soins, remise aux autorités migratoires et transférée en Haïti dans un état de grande faiblesse, elle est décédée le 21 novembre 2025. Pour la PGNE, cette tragédie illustre les pratiques inhumaines, cruelles et dégradantes subies par les femmes haïtiennes – y compris enceintes, en travail ou en post-partum – lors de leur arrestation, détention et déportation. À lire aussiLa République dominicaine durcit encore le ton face à l'immigration illégale en provenance d'Haïti Violences faites contre les femmes : la situation en Haïti En cette journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, nous nous penchons sur le cas haïtien. Nous en parlons avec l'ancienne ministre de la condition féminine, Ginette Chérubin. Journal de la 1ère En Guadeloupe, les financements du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement sont dans le collimateur de la Chambre régionale des comptes.
(00:00:34) Le Venezuela est-il un narco-Etat? Derrière l'accusation américaine (00:06:41) L'Espagne face à la mémoire de Franco qui la divise encore
Les États-Unis renforcent encore leur présence militaire dans la mer des Caraïbes. Ils ont envoyé leur plus gros porte-avions et continuent de frapper les bateaux que Washington présente comme transportant de la drogue. Le Venezuela est directement mis en cause comme soutien des trafiquants, mais il n'est pas le seul à s'inquiéter. La Colombie de Gustavo Petro a indiqué suspendre les échanges de renseignements de Bogota avec Washington « tant que les attaques par missile contre des bateaux se [poursuivraient] ». Entretien avec Pascal Drouhaud, spécialiste de l'Amérique latine et des relations internationales, président de l'association LATFRAN et chercheur associé auprès de l'Institut Choiseul.
(00:00:40) Pourquoi certains parlent de guerre civile en Occident? (00:09:20) Le Venezuela divisé face à la menace militaire américaine (00:14:07) Un Etat, ça se gère vraiment comme un ménage?
durée : 00:07:14 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - L'arrêt de la consommation de drogue dure aux Etats-Unis est le cheval de bataille/fer de lance de Donald Trump. Pour la stopper, il n'a trouvé comme seule solution que de s'attaquer au narcotrafic en Amérique latine, dont le Venezuela et la Colombie quitte à menacer ces dirigeants Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:33 - Le journal de 23h - Depuis deux mois, les troupes américaines se trouvent au large des côtes vénézuéliennes. Donald Trump met la pression sur Nicolàs Maduro, le Président du Venezuela avec comme sujet principal : le narcotrafic. Mais cherche-t-il à faire plus ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:07:14 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - L'arrêt de la consommation de drogue dure aux Etats-Unis est le cheval de bataille/fer de lance de Donald Trump. Pour la stopper, il n'a trouvé comme seule solution que de s'attaquer au narcotrafic en Amérique latine, dont le Venezuela et la Colombie quitte à menacer ces dirigeants Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le trafic de drogue. Si Donald Trump tente d'imposer sa paix au Proche-Orient ou en Ukraine, c'est sous ces prétextes qu'il a lancé ces dernières semaines une guerre en Amérique latine. Les frappes américaines auraient ainsi fait une trentaine de morts au large du Venezuela depuis début septembre 2025. Le Venezuela, mais aussi la Colombie sont particulièrement visés par le président américain. Pourquoi eux ? La lutte contre le narcotrafic est-elle la seule explication ? Avec : - Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine et des Caraïbes de la Fondation Jean-Jaurès.
durée : 00:03:09 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À cinq reprises, la marine de guerre américaine a coulé des bateaux en mer des Caraïbes, accusés de transporter de la drogue. Mais aucune preuve n'a été apportée, et Donald Trump se passe du feu vert du Congrès ou international. Un retour à la loi du plus fort qui inquiète l'Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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durée : 00:03:09 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À cinq reprises, la marine de guerre américaine a coulé des bateaux en mer des Caraïbes, accusés de transporter de la drogue. Mais aucune preuve n'a été apportée, et Donald Trump se passe du feu vert du Congrès ou international. Un retour à la loi du plus fort qui inquiète l'Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les investisseurs n'aiment pas l'incertitude. Quitte à paraître contre-intuitifs, ils préfèrent une décision claire, même coûteuse, à une attente floue. Deux exemples récents - la France et le Venezuela - montrent comment les marchés anticipent l'avenir plutôt qu'ils ne réagissent au présent. C'est un paradoxe qui en dit long sur la logique des marchés financiers. Ce mardi 14 octobre 2025, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé la suspension de la réforme des retraites, une mesure qui devrait pourtant alourdir encore le déficit français. Et pourtant, les marchés ont salué cette annonce. Pourquoi ? Parce qu'en agissant ainsi, l'exécutif a pris une décision claire, offrant une forme de cap politique. Or, ce que détestent plus que tout les investisseurs, c'est l'incertitude. Concrètement, les marchés financiers cherchent avant tout de la visibilité. Depuis la dissolution de 2024, le climat politique français restait flou. La suspension de la réforme a donc été interprétée comme un signal de stabilité, même temporaire. Mieux vaut un cap coûteux qu'une incertitude prolongée. Au Venezuela, les investisseurs misent sur un futur hypothétique À des milliers de kilomètres de là, c''est un autre paradoxe que l'on va détailler ensemble. Le Venezuela, en défaut de paiement depuis 2017 et toujours sous sanctions américaines, voit pourtant ses obligations en dollars s'envoler : plus de 50 % de hausse cette année. En toile de fond, un bras de fer entre Caracas et Washington. Donald Trump a intensifié la pression contre le régime de Nicolás Maduro, notamment sous prétexte de lutte contre le narcotrafic au large des côtes vénézuéliennes. Il a même évoqué la possibilité de frappes au sol. Mais du côté des marchés, cette tension est perçue comme une opportunité. Les investisseurs parient sur l'affaiblissement du pouvoir de Maduro et, à terme, sur une possible transition politique. Et qui dit nouveau régime, dit peut-être restructuration de la dette et retour du Venezuela sur les marchés internationaux. Les investisseurs n'achètent donc pas la réalité du moment, mais la probabilité d'un futur plus stable. Quand la spéculation devient auto-entretenue Cette logique n'est pas nouvelle : les marchés réagissent avant tout à leurs propres anticipations. Ils ne répondent pas aux faits, ils tentent de devancer ce que les autres investisseurs vont anticiper. C'est une forme de spéculation pragmatique, parfois cynique, mais au cœur du fonctionnement des marchés mondiaux. L'histoire regorge d'exemples : la nuit de l'élection de Donald Trump en 2016, les marchés se sont effondrés avant de rebondir dès le lendemain, anticipant une politique pro-entreprises. Même phénomène en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine : après un plongeon initial, les investisseurs ont rapidement misé sur les profits des secteurs de l'énergie et de l'armement. Le danger, c'est que cette dynamique devienne une méthode Coué financière : les investisseurs s'observent, se copient et s'auto-persuadent pour ne pas rater la bonne affaire. Mais attention, à force de faire des paris sur des paris, les marchés finissent parfois par se tromper.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, est sur le point de décréter «l'état de commotion extérieure», c'est-à-dire l'état d'urgence. Le décret entrera en vigueur si le pays «est agressé militairement par l'empire américain», a-t-il expliqué ce lundi, à la télévision publique. Les États-Unis ont déployé des navires de guerre dans les Caraïbes et ont bombardé plusieurs bateaux qui transportaient de la drogue, selon eux. Si l'état d'urgence est instauré, Nicolas Maduro aurait des pouvoirs spéciaux, ce qui suscite des inquiétudes au Venezuela. El Nacional se fait l'écho des craintes de juristes et de membres de l'opposition pour qui ce décret «pourrait servir à restreindre les libertés publiques, augmenter la censure des médias et justifier un rôle plus important de l'armée dans la vie politique et sociale.» L'état d'urgence d'une durée de 90 jours renouvelables, permet de concentrer le pouvoir entre les mains de l'exécutif et «de limiter les contre-pouvoirs institutionnels au nom de la protection de la nation», explique le journal. Au-delà des conséquences concrètes dans la vie des Vénézuéliens, ce décret aura des implications géopolitiques, analyse El Nacional. Il pourrait «augmenter les tensions avec Washington et aboutir à de nouvelles sanctions» tandis qu'il «renforcerait l'alliance entre Caracas et (...) la Russie, la Chine et l'Iran.» Les États-Unis veulent faire tomber Nicolas Maduro C'est qu'affirme le New York Times qui cite des responsables américains. Une «stratégie plus agressive», une «vaste campagne qui intensifierait la pression militaire pour tenter de le forcer à partir» est en préparation, affirment ces sources anonymes. «L'armée américaine a planifié des opérations militaires potentielles ciblant des suspects de trafic de drogue au Venezuela même, comme prochaine phase, bien que la Maison Blanche n'ait pas encore approuvé une telle mesure», détaille le New York Times. Le journal fait également état de discussions entre l'administration Trump et «deux figures majeures de l'opposition» qui préparent l'après-Maduro. Aux manettes de cette offensive, il y a Marco Rubio, soutenu notamment par le directeur de la CIA. Marco Rubio, fils d'immigrés cubains, «estime que le départ de Nicolas Maduro affaiblirait le gouvernement communiste de Cuba, l'un des proches alliés du Venezuela». L'ancien sénateur de Floride lorgne aussi sur les électeurs d'origine cubaine et vénézuélienne dans cet État. Un mort dans des manifestations en Équateur En Équateur aussi, l'état d'urgence a été décrété dans 8 provinces alors que les manifestations contre la hausse du prix du diesel se poursuivent. Des manifestations qui se déroulent dans la violence. Un artisan de 46 ans, père de deux enfants, est mort dimanche (28 septembre 2025). Il a été tué par balles par l'armée à Cotacachi, à 100 km au nord de Quito, selon l'Alliance pour les droits de l'homme en Équateur. Les négociations avec le gouvernement sont au point mort. Chacun campe sur ses positions, relève La Hora. «Comment peut-on dialoguer après un assassinat ?», interroge le leader de la Confédération des nationalités indigènes d'Équateur qui voit dans le mort de cet homme de 46 ans un «crime d'État» et menace de mener un mouvement aussi dur qu'en 2019 et 2022. À l'époque, les gouvernements avaient dû faire marche arrière. Pas question, répète Daniel Noboa. «Je préfère mourir plutôt que de céder», a affirmé le président équatorien, souligne le journal. Hier, alors que le véhicule dans lequel il se rendait à Imbabura a été bloqué par des manifestants, il a redit qu'il ne lâcherait pas. Comment sortir de la crise ? Pour La Hora, la seule solution, c'est l'intervention d'une tierce partie neutre. Dans les colonnes du journal, l'avocate Mildred Molineros, spécialiste de la gestion des conflits, estime que cela pourrait être un organisme international ou l'Église catholique. Et que cette tierce personne doit offrir ses services et ne pas attendre d'être sollicitée par le gouvernement ou les représentants des populations indigènes. À partir du moment où il y a déjà eu un mort, il y a urgence, insiste l'avocate. Un avis partagé par Ruth Hidalgo, responsable de l'ONG Corporation et Participation citoyenne qui explique à La Hora que le risque désormais, c'est «une escalade dans le conflit avec une radicalisation des [manifestants], un ralentissement de l'économie, une pénurie d'aliments et l'augmentation progressive du recours à la force» de la part des policiers et des militaires. Haïti : un nouvelle force anti-gangs ? Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce mardi soir (30 septembre 2025) sur la transformation de la mission multinationale de soutien à la police haïtienne en une force anti-gangs plus robuste pour tenter de brider la violence qui ravage le pays. En Haïti, cela suscite du scepticisme dans certains secteurs de la population, explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. «Certains pensent qu'il faut surtout renforcer les forces de l'ordre en leur donnant davantage d'effectifs et d'équipements. C'est la seule manière que le résultat soit durable», détaille le journaliste. Des inondations dans la moitié du pays «Depuis jeudi, de fortes pluies provoquent des inondations dans 30 communes d'Haïti», raconte Gotson Pierre. «Plus de la moitié du pays est touchée». À certains endroits, la situation est catastrophique. Une personne est morte. Les habitants appellent au secours le gouvernement, mais «l'acheminement de l'aide va être compliqué car de nombreuses routes sont coupées par les gangs», explique le directeur d'Alterpresse. Rencontre avec Atxu Marimã, membre du peuple Hi-Merimã Atxu Marima appartient au peuple amérindien Hi-Marimã et lui qui enfant, vivait isolé dans la forêt amazonienne, raconte son histoire dans un livre : comment il a dû s'adapter à la civilisation et comment depuis, il lutte pour la protection des peuples autochtones du Brésil qui continuent de vivre volontairement loin de tout et de tous, sans aucun contact avec le monde extérieur. Achim Lippold l'a rencontré lors de son passage à Paris. Le journal de la 1ère L'avenir de la compagnie aérienne de Saint Martin, Air Antilles, en suspens. Sa licence d'exploitation s'arrête ce lundi et il lui manque 10 millions d'euros.
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Dans ce premier épisode “mise au point”, Autochtone revient sur une crise déjà évoquée dans la saison 2 : celle du Venezuela, pays marqué par l'une des plus graves catastrophes économiques et migratoires de ces dernières décennies.Cette immersion commence en Colombie, à Palomino, avec Maria Claudia, une femme rencontrée il y a quelques années dans la saison 2. Elle avait tout quitté : son travail, sa famille, sa maison inachevée sur l'île Margarita. Aujourd'hui encore, elle travaille sans relâche, sans pouvoir mettre assez de côté pour retourner au Venezuela et terminer ce projet de vie interrompu.Le Venezuela, c'est désormais un pays vidé d'un quart de sa population. Depuis l'effondrement de son économie, l'hyperinflation, la chute des prix du pétrole et la faillite des entreprises, des millions de Vénézuélien·nes ont pris la route, souvent à pied. Ce sont ces voyages que l'épisode explore aussi : ces trajectoires contraintes, ces kilomètres parcourus dans la chaleur écrasante, ces histoires de frontières et de conditions de survie.Et sur la route, les préjugés s'installent. Lors d'un voyage au nord du Pérou, un chauffeur refuse de m'installer dans sa cabine en pensant que je suis vénézuélienne. Je monte alors à l'arrière du camion, sans sécurité, sur une simple plaque de métal. Ce n'est qu'une fois qu'il comprend que je ne viens pas du Venezuela qu'il me laisse monter devant. Pourquoi, soudain, ma vie aurait-elle plus de valeur ?
La justice colombienne rend son verdict ce lundi 28 juillet 2025. Alvaro Uribe, premier président de ce pays latino-américain à être jugé, saura s'il est reconnu coupable de «subornation de témoins». C'est «le procès du siècle», souligne El Tiempo. Il faut dire que l'accusé a été «deux fois président de la République» et est «considéré comme l'une des personnalités politiques les plus influentes de l'histoire récente du pays», précise le quotidien. «La décision [du tribunal] aura, sans aucun doute, des conséquences politiques», analyse encore El Tiempo. La Colombie est en année pré-électorale. La présidentielle aura lieu l'an prochain (2026). Or, le pays connaît «une polarisation [politique] croissante». Alvaro Uribe, 73 ans, est «le chef de l'un des partis d'opposition» et «les États-Unis sont attentifs au dénouement de cette affaire», détaille le quotidien. Alvaro Uribe risque de 6 à 12 ans de prison L'ancien président colombien ne dormira pas dormir en prison ce soir, explique El Espectador. Car même si la juge le déclare coupable, elle ne devrait préciser sa peine que lors d'une autre audience qui aura lieu la semaine prochaine, selon El Tiempo. En réalité aujourd'hui, il y a trois scénarios possibles, détaille El Espectador. La juge peut déclarer Alvaro Uribe coupable, non coupable ou l'absoudre au bénéfice du doute, ce qui ne voudra pas dire qu'il est innocent mais que l'accusation n'a pas réussi à convaincre le tribunal que l'ancien président de droite a bien tenté de persuader des membres de groupes paramilitaires détenus de témoigner en sa faveur alors qu'il était accusé par un sénateur de gauche d'avoir des liens avec ces organisations responsables de violations des droits humains. Quelle que soit la décision, Alvaro Uribe, le Parquet ou les victimes pourront fait appel, précise El Espectador. Puis l'affaire pourrait aller jusqu'à la Cour de cassation et même devant la Cour suprême. Les Vénézuéliens entre espoir et découragement, un an après la réélection de N. Maduro Au Venezuela, cela fait 1 an, jour pour jour, que Nicolas Maduro a été réélu président. Les résultats n'ont jamais été publiés, et de forts soupçons de fraude pèsent sur ce scrutin. L'opposition revendique toujours la victoire de son candidat Edmundo Gonzalez, aujourd'hui en exil en Espagne. Depuis l'élection, la répression contre les opposants s'est déchaînée, et l'opposition est réduite à peau de chagrin. Découragés, certains Vénézuéliens se détournent de la politique, comme l'a constaté notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Mais d'autres refusent de céder au désespoir. El Nacional publie aujourd'hui un numéro spécial intitulé «Le Venezuela ne se rend pas». «L'espoir, ébranlé par la censure, la répression et la perte de confiance dans nos institutions, demeure (...) Des millions de Vénézuéliens croient toujours au changement», affirme le quotidien qui maintient qu'Edmundo Gonzalez a remporté la présidentielle de l'an dernier. Ce numéro spécial «commémore cet événement historique qui n'est pas un simple souvenir statistique, mais un point de départ. Parce que même si la dictature n'est pas tombée, ses mensonges ont été exposés au grand jour. Et le pays a découvert qu'il était majoritaire. Cette prise de conscience, personne ne peut l'effacer», insiste El Nacional qui en est sûr : pour la dictature, le compte à rebours a commencé. Pierre Réginald Boulos va être renvoyé en Haïti La presse haïtienne revient sur l'arrestation aux États-Unis de Pierre Reginald Boulos car les services d'immigration ont annoncé qu'il serait bientôt expulsé. ICE «a confirmé la révocation du statut légal de l'homme d'affaires haïtien» et son renvoi dans son pays dans un message publié hier sur X, raconte Gazette Haïti. Pierre Reginald Boulos a menti dans sa demande de visa. Le patron de la chaîne de supermarchés Délimart «a négligé de mentionner sa campagne de violence et son soutien aux gangs pour déstabiliser Haïti», écrit l'agence d'immigration américaine. Arrêté à Miami le 17 juillet 2025, Pierre Reginald Boulos «doit se présenter devant la justice américaine le 31 juillet 2025 où il sera fixé sur son sort», précise encore Gazette Haïti. Dans une lettre ouverte adressée au secrétaire d'État américain, Marco Rubio, la semaine dernière, et que l'on peut lire sur le site Rezo Nodwes, Joverlein Moïse, le fils aîné de l'ancien président assassiné, demande à ce que les responsables de la mort de son père ne soient pas extradés en Haïti, «pays en état de déliquescence institutionnelle» écrit-il, surtout le système judicaire. «Les capacités financières de ces criminels dépassent de loin celles de nos institutions judiciaires affaiblies, des institutions qu'ils ont, pour beaucoup, déjà infiltrées, corrompues et neutralisées», estime Joverlein Moïse, qui ne cite pas directement Pierre Reginald Boulos. Le système judiciaire haïtien impuissant face aux gangs De passage dans les studios de RFI, l'avocat Arnel Remy, responsable du Collectif des avocats pour la défense des droits humains (CADDHO), a détaillé à Achim Lippold les défis auxquels le système judiciaire haïtien est confronté. Dans la juridiction de Port-au-Prince, il ne reste plus qu'une seule prison en état de fonctionnement, celle de Delmas, explique-t-il. Les hommes et les femmes sont donc détenus ensemble, ce qui est contraire aux conventions internationales. À la surpopulation carcérale, s'ajoutent des détentions provisoires qui peuvent durer des années. Me Remy regrette que les autorités n'aient mis en oeuvre la réforme de la justice promise. Il faut, selon lui, «numériser le système judiciaire haïtien. Cela éviterait que des dossiers soient perdus ou volés.» Quant aux gangs, Arnel Remy dénonce l'impunité totale dont ils jouissent. «En voyant qu'ils circulent en toute tranquillité dans Port-au-Prince, d'autres jeunes sont malheureusement incités à suivre le même chemin», explique-t-il. Questions autour des taxes américaines sur le cuivre chilien Au Chili, l'annonce de Donald Trump d'imposer des droits de douanes de 50% sur le cuivre inquiète. Beaucoup de questions demeurent sur le champ d'application et les conséquences concrètes de cette mesure qui pourrait entrer en vigueur le 1er août 2025. Le Chili est le premier producteur mondial du métal rouge, et les États-Unis son deuxième acheteur, après la Chine. C'est un dossier signé Naïla Derroisné. Le journal de la 1ère En Martinique, la gestion des déchets est un véritable défi.
Le président américain Donald Trump a décidé d'interdire aux ressortissants de 12 pays d'entrer aux États-Unis afin de « protéger » le pays de « terroristes étrangers », et imposé des restrictions contre 7 autres États. Décision annoncée, a-t-il précisé, après l'attaque du Colorado qui a visé les participants d'une marche de soutien aux otages israéliens à Gaza. Parmi la liste des pays dont les ressortissants seront interdits d'entrer sur le territoire à partir du 9 juin 2025, se trouve Haïti. Pour le moment, il y a de la confusion en Haïti, constate le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. On essaie de comprendre s'il y a des exceptions. Le gouvernement haïtien est resté silencieux. C'est le deuxième pays à interdire son territoire aux Haïtiens, avant les États-Unis, la République Dominicaine avait pris une mesure similaire. Le Venezuela met en garde ses citoyensLe Venezuela et Cuba se trouvent eux sur la liste des 7 pays qui sont soumis à des restrictions plutôt qu'à une interdiction totale. Le président américain juge que ces derniers ont des vérifications d'antécédents criminels déficients, explique TalCual. Le média vénézuélien tente d'expliquer à ses lecteurs qui sera impacté ou non. Toute personne titulaire d'un visa de tourisme, de travail, ou d'étudiant se trouvant hors des États-Unis verra son visa annulé.Il n'y a que quelques exceptions concernant, par exemple, les sportifs de haut niveau ou les diplomates.En réaction, Caracas a prévenu ses ressortissants que voyager aux États-Unis représentait «un grand risque». Nouvelles mesures contre les universités américainesParallèlement, El Nacional vénézuélien choisi de rappeler aujourd'hui le cas particulier de l'Université américaine d'Harvard. Aucun étudiant étranger participant au programme d'échange avec Harvard ne sera autorisé à entrer sur le territoire. Ceux déjà présents sur le territoire feront l'objet d'un examen, et pourraient voir leur visa révoqué.L'administration Trump poursuit en effet son offensive contre les grandes universités américaines, qu'il qualifie de «foyer du libéralisme et du «wokisme»». En plus de restreindre l'accès d'Harvard aux étudiants étrangers, il a également retiré près de 3 milliards de dollars de subventions fédérales à la grande université. La prestigieuse université de New York, Columbia est également visée. La ministre américaine de l'Éducation l'a annoncé hier dans un communiqué. Selon Linda McMahon, «depuis le 7 octobre 2023, Columbia fait preuve d'indifférence face au harcèlement des étudiants juifs, l'université viole les lois fédérales contre la discrimination et pourrait perdre son accréditation». Une suppression qui entrainerait une perte de toutes les subventions fédérales de l'Université. Depuis plus d'un an, Columbia est l'épicentre des manifestations pro-palestiniennes aux États-Unis. En mars, Mahmoud Khalil, figure du mouvement et étudiant de l'Université new-yorkaise, a d'ailleurs été placé dans un centre de détention fédéral en Louisiane. Il risque l'expulsion.Si Columbia a annoncé qu'elle allait collaborer avec le gouvernement fédéral, la direction d'Harvard, elle, a choisi une autre stratégie. Elle dénonce une nouvelle mesure de rétorsion illégale. Et déclare qu'elle continuera à protéger ses étudiants internationaux. Lula à la recherche d'un accord de Libre-échange à ParisLe président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva en visite d'État à Paris a exhorté ce jeudi son homologue français à « conclure » l'accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne.L'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur est la meilleure réponse dans un monde incertain marqué par le retour de l'unilatéralisme a estimé le chef d'État brésilien, une référence aux droits de douane et à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump ces derniers mois.Emmanuel Macron a écouté ce plaidoyer avec le sourire, rapporte notre envoyé spécial à l'Elysée Théo Conscience, mais est resté ferme sur ses positions : la France est en faveur d'un commerce libre, et équitable. Le président français a pointé du doigt des différences de normes sanitaires et environnementales entre les deux blocs, et plaidé pour l'introduction de clauses miroir ou de mesures de sauvegardes. Au Salvador, l'avocate des droits humains Ruth Lopez refuse de plier face aux autorités«On ne me fera pas taire», a crié la directrice de l'Unité anticorruption et juste de l'ONG Cristosal en se rendant à son audience à huis clos. C'est le seul moment où les médias ont pu enregistrer sa voix à la volée.Elle réclame d'ailleurs un procès public.Arrêtée il y a trois semaines, son affaire a été placée par la justice sous un statut de confidentialité. Elle a été officiellement accusée de détournement de fonds publics mais son avocat dénonce une volonté de la faire taire. Ruth Lopez est connue comme une grande voix critique des autorités au Salvador, explique CNN Latinoamérica qui propose un portrait de la militante. Elle s'est rapidement opposée au régime d'exception mis en place par Nayib Bukele officiellement pour lutter contre les gangs. «Il n'y a aucune justification constitutionnelle ni légale pour maintenir ce régime d'exception», plaidait-elle déjà en 2022. «Nous ne défendons pas les gangs, nous défendons les personnes arrêtées injustement et dans des conditions arbitraires.»Ces derniers temps, Ruth Lopez s'était concentrée sur la défense des 252 migrants vénézuéliens emprisonnés au Salvador après leur expulsion des États-Unis. Les deux pays les accusent de faire partie de gangs et les ont soumis à des disparitions forcées, selon Human Rights Watch.L'arrestation a d'ailleurs mobilisé de nombreuses organisations de défense des droits humains nationale et internationale.Mercredi (4 juin 2025), sa détention a été prolongée pour 6 mois, rapporte El Mundo du Salvador. L'accusation est passée de détournement de fonds publics à enrichissement illicite. En sortant de l'audience, Ruth Lopez a crié qu'elle était une prisonnière politique et qu'aucune institution judiciaire n'était indépendante au Salvador.La Prensa Grafica résume l'analyse de plusieurs avocats pénaliste sur cette affaire. Ils dénoncent notamment l'illégalité du changement de qualification de l'accusation contre Ruth Lopez. L'enrichissement illicite demanderait moins de preuve que l'accusation de détournement de fonds publics. L'avocat de la militante lui affirme que les autorités tentent simplement de faire taire une voix qui les effraie.
Ce mardi 25 mars, la sanction de Donald Trump d'un droit de douane de 25% pour les pays qui achètent du pétrole vénézuélien, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.