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NB: il y a eu un problème au montage avec une première version, le son était décalé. Voici la verion "propre". Désolé pour ça. Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
Nicolas Maduro, accusé de narcoterrorisme par Washington, comparaîtra lundi 5 janvier à New York devant un juge. Mais contrairement aux idées reçues, le Venezuela est loin d'être un acteur majeur du narcotrafic vers l'Europe...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:21 - Journal de 8 h - Après le Venezuela, Donald Trump va-t-il intervenir à Cuba, en Colombie ou au Groenland ? Le président des Etats-Unis menace. Les précisions de notre correspondant à Washington. Reportage à Miami, à la rencontre de la communauté vénézuélienne.
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durée : 00:39:00 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Capturé par les États-Unis, Nicolas Maduro n'est plus à la tête du Venezuela, après 13 ans au pouvoir marqué par un effondrement économique du pays et une dérive autoritaire. Détenu aux États-Unis, il comparait devant le tribunal de New York pour narcoterrorisme. - invités : Thomas Posado Maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen et chercheur à l'ERIAC (Équipe de Recherche Interdisciplinaire sur les Aires Culturelles); Saraï Suarez Journaliste vénézuélienne
durée : 00:12:44 - L'invité d'un jour dans le monde - Alors que Nicolàs Maduro a été capturé et emprisonné par les Etats-Unis. Le Venezuela se trouve en complète dépendance de la première puissance mondiale. Quel est l'avenir pour le pays ? On en discute avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l'IRIS, responsable du Programme Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:33 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Alors que Nicolas Maduro comparaît pour la première fois devant un tribunal américain, Donald Trump dit vouloir “gérer le pays” en contrôlant le pétrole, en sécurisant le pays et en aidant à la transition politique. Le Venezuela a-t-il les pieds et poings liés par les Etats-Unis ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Ce lundi 5 janvier, la gouvernance des USA au Venezuela après l'enlèvement de Nicolás Maduro a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce lundi 5 janvier, l'issue de la guerre entre les États-Unis et le Venezuela sur la relation internationale a été abordé par Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Dany Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Christian Poyau, président et directeur général de Micropole, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:36:33 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Alors que Nicolas Maduro comparaît pour la première fois devant un tribunal américain, Donald Trump dit vouloir “gérer le pays” en contrôlant le pétrole, en sécurisant le pays et en aidant à la transition politique. Le Venezuela a-t-il les pieds et poings liés par les Etats-Unis ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:26:15 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Avec Christine Ockrent, journaliste, autrice de Le Trump de A à Z (Editions Denoël), Gilles Gressani, directeur du Grand Continent, auteur de « L'empire de l'ombre », (éditions Gallimard) et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au journal « le Monde », spécialiste des questions internationales. - invités : Christine Ockrent, Sylvie Kauffmann, Gilles Gressani - Christine Ockrent : Journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture, Sylvie Kauffmann : éditorialiste au journal « le monde », spécialiste notamment des questions internationales., Gilles Gressani : Chercheur en sciences politiques Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le Président du Vénézuéla, Nicolas Maduro, a été capturé par les forces américaines de Donald Trump. Cela s'est passé dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, sur fond de bombardements de Caracas et des provinces environnantes. Nicolas Maduro a été exfiltré et se trouve désormais avec son épouse aux Etats Unis, dans un centre de détention de Brooklyn près de Manhattan, dans l'attente de sa comparution devant un juge pour « narcoterrorisme » et exportation de cocaïne aux États-Unis. Beaucoup de questions autour de cette intervention, sa légalité, son ou ses objectifs réels. Et surtout qu'est-ce qui attend le Vénézuéla ? Est-ce qu'il faut craindre une escalade militaire ? et quels risques pour la stabilité régionale ? Invités : Tomas Posado, maitre de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen. Vénézuéla : de la Révolution à l'effondrement aux Presses Universitaires du Midi. Christophe Ventura, Directeur de recherche à l'Iris, l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, journaliste au Monde Diplomatique. Mr Trump pirate des Caraibes, Monde diplomatique, janvier 2026. Olivier Compagnon, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine – Université Sorbonne Nouvelle. Directeur adjoint du CREDA, le Centre de Recherche et de Documentation des Amériques.
C dans l'air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de TrumpPrésentation Salhia BrakhliaLe Venezuela sous le choc. De fortes explosions ont touché la capitale Caracas très tôt ce matin. Le pays dénonce dans un communiqué "la très grave agression militaire" des États-Unis. Le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et avait même affirmé que les jours du président du pays, Nicolás Maduro, étaient "comptés".Dans une publication sur son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a assuré après l'opération que Nicolás Maduro avait été "capturé avec son épouse et expulsé du pays". La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a affirmé quelques heures plus tard que le couple présidentiel vénézuélien avait été inculpé dans le district sud de New York, suite à leur exfiltration. Les époux devront répondre d'accusations liées au trafic de drogue et au "narcoterrorisme".La lutte contre le narcotrafic est en effet le prétexte donné par l'administration Trump pour justifier les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines contre le Venezuela et la capture, ce matin, du chef de l'Etat.Le gouvernement vénézuélien affirme quant à lui que l'objectif réel des États-Unis est "de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais". Le pays dispose en effet des plus grandes réserves d'or noir de la planète. Au-delà des ressources, c'est le régime même du Venezuela que l'administration Trump semble cibler.Comment les Etats-Unis ont-ils pu réaliser une telle opération ?Que va-t-il advenir du président du Venezuela Nicolás Maduro, désormais capturé par les Etats-Unis ?Cette opération militaire américaine signe-t-elle la fin du droit international ?Après la capture de Nicolás Maduro, son régime peut-il survivre au Venezuela ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L'art de Trumper »- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l'Université d'Avignon (en duplex)
durée : 00:10:47 - Journal de 18h - Le président américain a détaillé l'opération menée par les forces spéciales américaines dans la nuit de vendredi à samedi au cours de laquelle le président Nicolás Maduro, avec sa femme, a été capturé et exfiltré. Il fait désormais route vers New York pour y être jugé.
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durée : 00:10:46 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Au Venezuela, dans la région de Barlovento, arrivèrent les premiers esclaves. Depuis 1975, le "Teatro Negro" fait revivre les chants, les danses et les traditions des afrodescendants de ce bout d'Amérique latine, comme l'abordait ce deuxième volet de la série "Les Amériques noires" de 1992. - réalisation : Rafik Zénine
Le Journal en français facile du mercredi 17 décembre 2025, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CHFU.A
Le président américain Donald Trump semble avoir endossé son costume d'homme de guerre lorsqu'il s'agit du Venezuela. Le locataire de la Maison Blanche menace à nouveau le pays d'une intervention terrestre : l'espace aérien vénézuélien est fermé et le plus grand porte-avions du monde est positionné dans la mer des Caraïbes. Faire chuter le régime Maduro, lutter contre le trafic de drogue ou encore l'immigration illégale, les raisons invoquées par Donald Trump sont nombreuses, mais sont-elles réellement les seules ? Pour répondre à ces questions et tenter de comprendre les nouveaux rapports de force qui se jouent entre les États-Unis et l'Amérique latine, Rapahël Kahane reçoit Jean-Louis Martin, chercheur associé sur l'Amérique latine à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
durée : 00:05:36 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Si la légalité des opérations militaires menées par les États-Unis contre des narcotrafiquants supposés dans les Caraïbes est mise en doute à Washington, Donald Trump accroît sa pression contre son homologue vénézuélien Nicolás Maduro pour qu'il quitte le pouvoir ; menaces d'opérations terrestres.
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Les journaux reviennent sur le rôle central que Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, joue dans les négociations autour d'un possible accord de paix entre l'Ukraine et la Russie. Le New York Times note que la présentation du plan, vendredi 21 novembre, a été plus que maladroite, certains parlant même de « chaos ». Marco Rubio a d'abord minimisé le texte en le décrivant comme « une liste d'idées », alors que Donald Trump et son vice-président JD Vance l'approuvaient pleinement. Les contradictions se sont poursuivies : dimanche 23 novembre, Trump attaquait Kiev sur les réseaux sociaux pendant que Marco Rubio, lui, tentait de sauver le projet à Genève. Pour le New York Times, il a réussi au moins une chose : reprendre la main sur un plan dont l'issue reste très incertaine. La presse insiste aussi sur cette cacophonie, conséquence de la stratégie de Donald Trump qui contourne de plus en plus la diplomatie traditionnelle. Selon Politico, la coordination a été abandonnée au profit de négociateurs officieux — JD Vance et son allié Dan Driscoll notamment — avant que Rubio ne reprenne le dossier à Genève. Politico souligne toutefois une inconnue : le rôle que pourraient jouer dans ces discussions des figures proches de Trump comme Steve Witkoff ou Jared Kushner, décrits comme « assez indépendants ». En Europe, on doute d'ailleurs que toute l'équipe soit réellement alignée derrière Marco Rubio. Marco Rubio est également en première ligne sur un autre front : le bras de fer entre Washington et Caracas. Artisan de la ligne dure contre le Venezuela, il soutient une stratégie américaine qui pourrait, selon certains observateurs, aller jusqu'à des opérations ciblées au sol. Mais là encore, Donald Trump souffle le chaud et le froid : lundi 24 novembre, son administration a classé le nébuleux « cartel de los soles » comme organisation terroriste, avant que le site Axios ne révèle que le président serait prêt à discuter directement avec Nicolás Maduro. À écouter aussi :Venezuela : «le Cartel de los Soles n'existe pas» À Porto Rico, le renforcement de la présence militaire américaine réveille de très douloureux souvenirs El País rappelle que la petite île de Vieques a été un immense champ de tirs de la Navy pendant plus d'un demi-siècle, avec expulsions massives des habitants, bombardements et exposition à des substances toxiques dont les habitants subissent encore les conséquences. Vingt ans après le départ de l'armée, la réouverture de la base de Roosevelt Roads et la possibilité d'un retour d'exercices à Vieques provoquent une vive inquiétude, alors que le nettoyage des munitions non explosées est loin d'être terminé et que les taux de cancers restent alarmants. Élus et citoyens tirent la sonnette d'alarme face à cette remilitarisation liée aux tensions avec le Venezuela. Une migrante haïtienne hospitalisée en République dominicaine meurt après son expulsion C'est à la Une d'Alterpresse, dont nous évoquons les gros titres avec son directeur Gotson Pierre. La Plateforme genre du Nord-Est (PGNE) dénonce la mort de Jésula Florvil, une migrante haïtienne de 31 ans, illégalement déportée de République dominicaine alors qu'elle était hospitalisée et sous oxygène, un mois et demi après son accouchement. Arrachée à ses soins, remise aux autorités migratoires et transférée en Haïti dans un état de grande faiblesse, elle est décédée le 21 novembre 2025. Pour la PGNE, cette tragédie illustre les pratiques inhumaines, cruelles et dégradantes subies par les femmes haïtiennes – y compris enceintes, en travail ou en post-partum – lors de leur arrestation, détention et déportation. À lire aussiLa République dominicaine durcit encore le ton face à l'immigration illégale en provenance d'Haïti Violences faites contre les femmes : la situation en Haïti En cette journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, nous nous penchons sur le cas haïtien. Nous en parlons avec l'ancienne ministre de la condition féminine, Ginette Chérubin. Journal de la 1ère En Guadeloupe, les financements du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement sont dans le collimateur de la Chambre régionale des comptes.
(00:00:34) Le Venezuela est-il un narco-Etat? Derrière l'accusation américaine (00:06:41) L'Espagne face à la mémoire de Franco qui la divise encore
Les États-Unis renforcent encore leur présence militaire dans la mer des Caraïbes. Ils ont envoyé leur plus gros porte-avions et continuent de frapper les bateaux que Washington présente comme transportant de la drogue. Le Venezuela est directement mis en cause comme soutien des trafiquants, mais il n'est pas le seul à s'inquiéter. La Colombie de Gustavo Petro a indiqué suspendre les échanges de renseignements de Bogota avec Washington « tant que les attaques par missile contre des bateaux se [poursuivraient] ». Entretien avec Pascal Drouhaud, spécialiste de l'Amérique latine et des relations internationales, président de l'association LATFRAN et chercheur associé auprès de l'Institut Choiseul.
(00:00:40) Pourquoi certains parlent de guerre civile en Occident? (00:09:20) Le Venezuela divisé face à la menace militaire américaine (00:14:07) Un Etat, ça se gère vraiment comme un ménage?
durée : 00:07:14 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - L'arrêt de la consommation de drogue dure aux Etats-Unis est le cheval de bataille/fer de lance de Donald Trump. Pour la stopper, il n'a trouvé comme seule solution que de s'attaquer au narcotrafic en Amérique latine, dont le Venezuela et la Colombie quitte à menacer ces dirigeants Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:33 - Le journal de 23h - Depuis deux mois, les troupes américaines se trouvent au large des côtes vénézuéliennes. Donald Trump met la pression sur Nicolàs Maduro, le Président du Venezuela avec comme sujet principal : le narcotrafic. Mais cherche-t-il à faire plus ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:07:14 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - L'arrêt de la consommation de drogue dure aux Etats-Unis est le cheval de bataille/fer de lance de Donald Trump. Pour la stopper, il n'a trouvé comme seule solution que de s'attaquer au narcotrafic en Amérique latine, dont le Venezuela et la Colombie quitte à menacer ces dirigeants Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le trafic de drogue. Si Donald Trump tente d'imposer sa paix au Proche-Orient ou en Ukraine, c'est sous ces prétextes qu'il a lancé ces dernières semaines une guerre en Amérique latine. Les frappes américaines auraient ainsi fait une trentaine de morts au large du Venezuela depuis début septembre 2025. Le Venezuela, mais aussi la Colombie sont particulièrement visés par le président américain. Pourquoi eux ? La lutte contre le narcotrafic est-elle la seule explication ? Avec : - Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine et des Caraïbes de la Fondation Jean-Jaurès.
durée : 00:03:09 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À cinq reprises, la marine de guerre américaine a coulé des bateaux en mer des Caraïbes, accusés de transporter de la drogue. Mais aucune preuve n'a été apportée, et Donald Trump se passe du feu vert du Congrès ou international. Un retour à la loi du plus fort qui inquiète l'Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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durée : 00:03:09 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À cinq reprises, la marine de guerre américaine a coulé des bateaux en mer des Caraïbes, accusés de transporter de la drogue. Mais aucune preuve n'a été apportée, et Donald Trump se passe du feu vert du Congrès ou international. Un retour à la loi du plus fort qui inquiète l'Amérique latine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les investisseurs n'aiment pas l'incertitude. Quitte à paraître contre-intuitifs, ils préfèrent une décision claire, même coûteuse, à une attente floue. Deux exemples récents - la France et le Venezuela - montrent comment les marchés anticipent l'avenir plutôt qu'ils ne réagissent au présent. C'est un paradoxe qui en dit long sur la logique des marchés financiers. Ce mardi 14 octobre 2025, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé la suspension de la réforme des retraites, une mesure qui devrait pourtant alourdir encore le déficit français. Et pourtant, les marchés ont salué cette annonce. Pourquoi ? Parce qu'en agissant ainsi, l'exécutif a pris une décision claire, offrant une forme de cap politique. Or, ce que détestent plus que tout les investisseurs, c'est l'incertitude. Concrètement, les marchés financiers cherchent avant tout de la visibilité. Depuis la dissolution de 2024, le climat politique français restait flou. La suspension de la réforme a donc été interprétée comme un signal de stabilité, même temporaire. Mieux vaut un cap coûteux qu'une incertitude prolongée. Au Venezuela, les investisseurs misent sur un futur hypothétique À des milliers de kilomètres de là, c''est un autre paradoxe que l'on va détailler ensemble. Le Venezuela, en défaut de paiement depuis 2017 et toujours sous sanctions américaines, voit pourtant ses obligations en dollars s'envoler : plus de 50 % de hausse cette année. En toile de fond, un bras de fer entre Caracas et Washington. Donald Trump a intensifié la pression contre le régime de Nicolás Maduro, notamment sous prétexte de lutte contre le narcotrafic au large des côtes vénézuéliennes. Il a même évoqué la possibilité de frappes au sol. Mais du côté des marchés, cette tension est perçue comme une opportunité. Les investisseurs parient sur l'affaiblissement du pouvoir de Maduro et, à terme, sur une possible transition politique. Et qui dit nouveau régime, dit peut-être restructuration de la dette et retour du Venezuela sur les marchés internationaux. Les investisseurs n'achètent donc pas la réalité du moment, mais la probabilité d'un futur plus stable. Quand la spéculation devient auto-entretenue Cette logique n'est pas nouvelle : les marchés réagissent avant tout à leurs propres anticipations. Ils ne répondent pas aux faits, ils tentent de devancer ce que les autres investisseurs vont anticiper. C'est une forme de spéculation pragmatique, parfois cynique, mais au cœur du fonctionnement des marchés mondiaux. L'histoire regorge d'exemples : la nuit de l'élection de Donald Trump en 2016, les marchés se sont effondrés avant de rebondir dès le lendemain, anticipant une politique pro-entreprises. Même phénomène en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine : après un plongeon initial, les investisseurs ont rapidement misé sur les profits des secteurs de l'énergie et de l'armement. Le danger, c'est que cette dynamique devienne une méthode Coué financière : les investisseurs s'observent, se copient et s'auto-persuadent pour ne pas rater la bonne affaire. Mais attention, à force de faire des paris sur des paris, les marchés finissent parfois par se tromper.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, est sur le point de décréter «l'état de commotion extérieure», c'est-à-dire l'état d'urgence. Le décret entrera en vigueur si le pays «est agressé militairement par l'empire américain», a-t-il expliqué ce lundi, à la télévision publique. Les États-Unis ont déployé des navires de guerre dans les Caraïbes et ont bombardé plusieurs bateaux qui transportaient de la drogue, selon eux. Si l'état d'urgence est instauré, Nicolas Maduro aurait des pouvoirs spéciaux, ce qui suscite des inquiétudes au Venezuela. El Nacional se fait l'écho des craintes de juristes et de membres de l'opposition pour qui ce décret «pourrait servir à restreindre les libertés publiques, augmenter la censure des médias et justifier un rôle plus important de l'armée dans la vie politique et sociale.» L'état d'urgence d'une durée de 90 jours renouvelables, permet de concentrer le pouvoir entre les mains de l'exécutif et «de limiter les contre-pouvoirs institutionnels au nom de la protection de la nation», explique le journal. Au-delà des conséquences concrètes dans la vie des Vénézuéliens, ce décret aura des implications géopolitiques, analyse El Nacional. Il pourrait «augmenter les tensions avec Washington et aboutir à de nouvelles sanctions» tandis qu'il «renforcerait l'alliance entre Caracas et (...) la Russie, la Chine et l'Iran.» Les États-Unis veulent faire tomber Nicolas Maduro C'est qu'affirme le New York Times qui cite des responsables américains. Une «stratégie plus agressive», une «vaste campagne qui intensifierait la pression militaire pour tenter de le forcer à partir» est en préparation, affirment ces sources anonymes. «L'armée américaine a planifié des opérations militaires potentielles ciblant des suspects de trafic de drogue au Venezuela même, comme prochaine phase, bien que la Maison Blanche n'ait pas encore approuvé une telle mesure», détaille le New York Times. Le journal fait également état de discussions entre l'administration Trump et «deux figures majeures de l'opposition» qui préparent l'après-Maduro. Aux manettes de cette offensive, il y a Marco Rubio, soutenu notamment par le directeur de la CIA. Marco Rubio, fils d'immigrés cubains, «estime que le départ de Nicolas Maduro affaiblirait le gouvernement communiste de Cuba, l'un des proches alliés du Venezuela». L'ancien sénateur de Floride lorgne aussi sur les électeurs d'origine cubaine et vénézuélienne dans cet État. Un mort dans des manifestations en Équateur En Équateur aussi, l'état d'urgence a été décrété dans 8 provinces alors que les manifestations contre la hausse du prix du diesel se poursuivent. Des manifestations qui se déroulent dans la violence. Un artisan de 46 ans, père de deux enfants, est mort dimanche (28 septembre 2025). Il a été tué par balles par l'armée à Cotacachi, à 100 km au nord de Quito, selon l'Alliance pour les droits de l'homme en Équateur. Les négociations avec le gouvernement sont au point mort. Chacun campe sur ses positions, relève La Hora. «Comment peut-on dialoguer après un assassinat ?», interroge le leader de la Confédération des nationalités indigènes d'Équateur qui voit dans le mort de cet homme de 46 ans un «crime d'État» et menace de mener un mouvement aussi dur qu'en 2019 et 2022. À l'époque, les gouvernements avaient dû faire marche arrière. Pas question, répète Daniel Noboa. «Je préfère mourir plutôt que de céder», a affirmé le président équatorien, souligne le journal. Hier, alors que le véhicule dans lequel il se rendait à Imbabura a été bloqué par des manifestants, il a redit qu'il ne lâcherait pas. Comment sortir de la crise ? Pour La Hora, la seule solution, c'est l'intervention d'une tierce partie neutre. Dans les colonnes du journal, l'avocate Mildred Molineros, spécialiste de la gestion des conflits, estime que cela pourrait être un organisme international ou l'Église catholique. Et que cette tierce personne doit offrir ses services et ne pas attendre d'être sollicitée par le gouvernement ou les représentants des populations indigènes. À partir du moment où il y a déjà eu un mort, il y a urgence, insiste l'avocate. Un avis partagé par Ruth Hidalgo, responsable de l'ONG Corporation et Participation citoyenne qui explique à La Hora que le risque désormais, c'est «une escalade dans le conflit avec une radicalisation des [manifestants], un ralentissement de l'économie, une pénurie d'aliments et l'augmentation progressive du recours à la force» de la part des policiers et des militaires. Haïti : un nouvelle force anti-gangs ? Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce mardi soir (30 septembre 2025) sur la transformation de la mission multinationale de soutien à la police haïtienne en une force anti-gangs plus robuste pour tenter de brider la violence qui ravage le pays. En Haïti, cela suscite du scepticisme dans certains secteurs de la population, explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. «Certains pensent qu'il faut surtout renforcer les forces de l'ordre en leur donnant davantage d'effectifs et d'équipements. C'est la seule manière que le résultat soit durable», détaille le journaliste. Des inondations dans la moitié du pays «Depuis jeudi, de fortes pluies provoquent des inondations dans 30 communes d'Haïti», raconte Gotson Pierre. «Plus de la moitié du pays est touchée». À certains endroits, la situation est catastrophique. Une personne est morte. Les habitants appellent au secours le gouvernement, mais «l'acheminement de l'aide va être compliqué car de nombreuses routes sont coupées par les gangs», explique le directeur d'Alterpresse. Rencontre avec Atxu Marimã, membre du peuple Hi-Merimã Atxu Marima appartient au peuple amérindien Hi-Marimã et lui qui enfant, vivait isolé dans la forêt amazonienne, raconte son histoire dans un livre : comment il a dû s'adapter à la civilisation et comment depuis, il lutte pour la protection des peuples autochtones du Brésil qui continuent de vivre volontairement loin de tout et de tous, sans aucun contact avec le monde extérieur. Achim Lippold l'a rencontré lors de son passage à Paris. Le journal de la 1ère L'avenir de la compagnie aérienne de Saint Martin, Air Antilles, en suspens. Sa licence d'exploitation s'arrête ce lundi et il lui manque 10 millions d'euros.
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Dans ce premier épisode “mise au point”, Autochtone revient sur une crise déjà évoquée dans la saison 2 : celle du Venezuela, pays marqué par l'une des plus graves catastrophes économiques et migratoires de ces dernières décennies.Cette immersion commence en Colombie, à Palomino, avec Maria Claudia, une femme rencontrée il y a quelques années dans la saison 2. Elle avait tout quitté : son travail, sa famille, sa maison inachevée sur l'île Margarita. Aujourd'hui encore, elle travaille sans relâche, sans pouvoir mettre assez de côté pour retourner au Venezuela et terminer ce projet de vie interrompu.Le Venezuela, c'est désormais un pays vidé d'un quart de sa population. Depuis l'effondrement de son économie, l'hyperinflation, la chute des prix du pétrole et la faillite des entreprises, des millions de Vénézuélien·nes ont pris la route, souvent à pied. Ce sont ces voyages que l'épisode explore aussi : ces trajectoires contraintes, ces kilomètres parcourus dans la chaleur écrasante, ces histoires de frontières et de conditions de survie.Et sur la route, les préjugés s'installent. Lors d'un voyage au nord du Pérou, un chauffeur refuse de m'installer dans sa cabine en pensant que je suis vénézuélienne. Je monte alors à l'arrière du camion, sans sécurité, sur une simple plaque de métal. Ce n'est qu'une fois qu'il comprend que je ne viens pas du Venezuela qu'il me laisse monter devant. Pourquoi, soudain, ma vie aurait-elle plus de valeur ?
Donald Trump passe à la vitesse supérieure dans la guerre qu'il entend mener contre les cartels de la drogue qui inondent le territoire américain. Depuis la mi-août, rapporte Le Monde à Paris, la marine américaine renforce sa présence aux abords des eaux territoriales vénézuéliennes de la mer des Caraïbes. Au total, « huit bâtiments, dont un sous-marin à propulsion nucléaire, et quelque 4500 marines » seraient sur place. Et avant-hier, le président américain « a annoncé que les forces américaines avaient mené un bombardement contre une petite embarcation se trouvant "dans les eaux internationales" et "transportant des stupéfiants illégaux à destination des États-Unis", tuant onze "narcoterroristes" ». Directive secrète… Cette « attaque directe avant-hier, dans la mer des Caraïbes, relève le New York Times, marque une rupture nette avec l'approche, en vigueur depuis des décennies, qui consistait (simplement) à arraisonner les navires suspectés de transporter de la drogue et à saisir leur cargaison ». La légalité internationale de cette attaque est très discutable, pointe le quotidien américain qui révèle que « le président Trump a signé le mois dernier une directive encore secrète ordonnant au Pentagone d'utiliser la force militaire contre certains cartels de la drogue latino-américains que son administration qualifie d'organisations "terroristes" ». Particulièrement visé, le Venezuela, donc, et son président, Nicolas Maduro, accusé d'être à la tête d'un cartel de la drogue. Maduro chef de cartel ? Alors vrai ou faux ? Le New York Times tente d'y voir plus clair : « déjà en 2020, rappelle le journal, le ministère de la Justice avait accusé Nicolas Maduro et 14 complices d'avoir conspiré avec des groupes armés colombiens pour expédier de la cocaïne aux États-Unis, affirmant qu'il avait personnellement négocié des expéditions et fourni des armes aux trafiquants. Le président vénézuélien n'a pas été jugé et de nombreuses accusations restent non prouvées. Cependant, selon les analystes, affirme le New York Times, Nicolas Maduro profiterait de revenus illicites pour se maintenir au pouvoir : des revenus issus de contrats corrompus, du trafic de drogue, de l'exploitation minière illégale d'or ou encore du détournement de fonds destinés à des programmes publics ». Ce qui est sûr, remarque encore le New York Times, c'est que « le Venezuela n'est pas un grand producteur de cocaïne, mais il sert de plaque tournante. Sa longue frontière poreuse avec la Colombie – premier producteur mondial – et son long littoral permettent aux trafiquants d'accéder aux marchés mondiaux ». Le Wall Street Journal pour sa part se félicite de ce qu'il appelle « la guerre de Trump contre la drogue ». Le Wall Street Journal qui ne s'embarrasse pas de précautions oratoires envers le président vénézuélien : « les cartels vénézuéliens et leur chef de file, Maduro, ont reçu le message 5 sur 5. (…) Ce durcissement de la lutte américaine contre le trafic de drogue est susceptible de tarir, du moins à court terme, les revenus en dollars de la dictature de Maduro, issus du trafic, sur lesquels elle compte pour se maintenir au pouvoir, plus encore que sur le pétrole ». Hier, pointe encore le quotidien américain, « le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a qualifié Maduro de "chef de file d'un narco-État, pas vraiment élu". Interrogé sur l'objectif d'un changement de régime, il a ajouté : "nous sommes prêts, avec tous les moyens dont dispose l'armée américaine" ». Passer par la légalité ? Enfin, El Pais à Madrid, a un autre point de vue… « L'intervention militaire constitue une dangereuse escalade, affirme le quotidien espagnol. Aucune solution durable ne surgit de la violence : chaque opération armée accroît le risque de déclencher un conflit aux conséquences imprévisibles. (…) Le défi, poursuit El Pais, consiste à trouver une voie qui évite le cynisme agressif de Trump ou la victimisation égoïste de Maduro. Cette voie passe par la légalité internationale. Les instruments existent : des sanctions ciblées visant à faire pression sur les élites sans punir davantage la population ; un travail diplomatique constant avec le soutien des organisations régionales et multilatérales ; et un engagement sincère des pays influents – dans la région et au-delà – à exercer une pression conjointe ».
La justice colombienne rend son verdict ce lundi 28 juillet 2025. Alvaro Uribe, premier président de ce pays latino-américain à être jugé, saura s'il est reconnu coupable de «subornation de témoins». C'est «le procès du siècle», souligne El Tiempo. Il faut dire que l'accusé a été «deux fois président de la République» et est «considéré comme l'une des personnalités politiques les plus influentes de l'histoire récente du pays», précise le quotidien. «La décision [du tribunal] aura, sans aucun doute, des conséquences politiques», analyse encore El Tiempo. La Colombie est en année pré-électorale. La présidentielle aura lieu l'an prochain (2026). Or, le pays connaît «une polarisation [politique] croissante». Alvaro Uribe, 73 ans, est «le chef de l'un des partis d'opposition» et «les États-Unis sont attentifs au dénouement de cette affaire», détaille le quotidien. Alvaro Uribe risque de 6 à 12 ans de prison L'ancien président colombien ne dormira pas dormir en prison ce soir, explique El Espectador. Car même si la juge le déclare coupable, elle ne devrait préciser sa peine que lors d'une autre audience qui aura lieu la semaine prochaine, selon El Tiempo. En réalité aujourd'hui, il y a trois scénarios possibles, détaille El Espectador. La juge peut déclarer Alvaro Uribe coupable, non coupable ou l'absoudre au bénéfice du doute, ce qui ne voudra pas dire qu'il est innocent mais que l'accusation n'a pas réussi à convaincre le tribunal que l'ancien président de droite a bien tenté de persuader des membres de groupes paramilitaires détenus de témoigner en sa faveur alors qu'il était accusé par un sénateur de gauche d'avoir des liens avec ces organisations responsables de violations des droits humains. Quelle que soit la décision, Alvaro Uribe, le Parquet ou les victimes pourront fait appel, précise El Espectador. Puis l'affaire pourrait aller jusqu'à la Cour de cassation et même devant la Cour suprême. Les Vénézuéliens entre espoir et découragement, un an après la réélection de N. Maduro Au Venezuela, cela fait 1 an, jour pour jour, que Nicolas Maduro a été réélu président. Les résultats n'ont jamais été publiés, et de forts soupçons de fraude pèsent sur ce scrutin. L'opposition revendique toujours la victoire de son candidat Edmundo Gonzalez, aujourd'hui en exil en Espagne. Depuis l'élection, la répression contre les opposants s'est déchaînée, et l'opposition est réduite à peau de chagrin. Découragés, certains Vénézuéliens se détournent de la politique, comme l'a constaté notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Mais d'autres refusent de céder au désespoir. El Nacional publie aujourd'hui un numéro spécial intitulé «Le Venezuela ne se rend pas». «L'espoir, ébranlé par la censure, la répression et la perte de confiance dans nos institutions, demeure (...) Des millions de Vénézuéliens croient toujours au changement», affirme le quotidien qui maintient qu'Edmundo Gonzalez a remporté la présidentielle de l'an dernier. Ce numéro spécial «commémore cet événement historique qui n'est pas un simple souvenir statistique, mais un point de départ. Parce que même si la dictature n'est pas tombée, ses mensonges ont été exposés au grand jour. Et le pays a découvert qu'il était majoritaire. Cette prise de conscience, personne ne peut l'effacer», insiste El Nacional qui en est sûr : pour la dictature, le compte à rebours a commencé. Pierre Réginald Boulos va être renvoyé en Haïti La presse haïtienne revient sur l'arrestation aux États-Unis de Pierre Reginald Boulos car les services d'immigration ont annoncé qu'il serait bientôt expulsé. ICE «a confirmé la révocation du statut légal de l'homme d'affaires haïtien» et son renvoi dans son pays dans un message publié hier sur X, raconte Gazette Haïti. Pierre Reginald Boulos a menti dans sa demande de visa. Le patron de la chaîne de supermarchés Délimart «a négligé de mentionner sa campagne de violence et son soutien aux gangs pour déstabiliser Haïti», écrit l'agence d'immigration américaine. Arrêté à Miami le 17 juillet 2025, Pierre Reginald Boulos «doit se présenter devant la justice américaine le 31 juillet 2025 où il sera fixé sur son sort», précise encore Gazette Haïti. Dans une lettre ouverte adressée au secrétaire d'État américain, Marco Rubio, la semaine dernière, et que l'on peut lire sur le site Rezo Nodwes, Joverlein Moïse, le fils aîné de l'ancien président assassiné, demande à ce que les responsables de la mort de son père ne soient pas extradés en Haïti, «pays en état de déliquescence institutionnelle» écrit-il, surtout le système judicaire. «Les capacités financières de ces criminels dépassent de loin celles de nos institutions judiciaires affaiblies, des institutions qu'ils ont, pour beaucoup, déjà infiltrées, corrompues et neutralisées», estime Joverlein Moïse, qui ne cite pas directement Pierre Reginald Boulos. Le système judiciaire haïtien impuissant face aux gangs De passage dans les studios de RFI, l'avocat Arnel Remy, responsable du Collectif des avocats pour la défense des droits humains (CADDHO), a détaillé à Achim Lippold les défis auxquels le système judiciaire haïtien est confronté. Dans la juridiction de Port-au-Prince, il ne reste plus qu'une seule prison en état de fonctionnement, celle de Delmas, explique-t-il. Les hommes et les femmes sont donc détenus ensemble, ce qui est contraire aux conventions internationales. À la surpopulation carcérale, s'ajoutent des détentions provisoires qui peuvent durer des années. Me Remy regrette que les autorités n'aient mis en oeuvre la réforme de la justice promise. Il faut, selon lui, «numériser le système judiciaire haïtien. Cela éviterait que des dossiers soient perdus ou volés.» Quant aux gangs, Arnel Remy dénonce l'impunité totale dont ils jouissent. «En voyant qu'ils circulent en toute tranquillité dans Port-au-Prince, d'autres jeunes sont malheureusement incités à suivre le même chemin», explique-t-il. Questions autour des taxes américaines sur le cuivre chilien Au Chili, l'annonce de Donald Trump d'imposer des droits de douanes de 50% sur le cuivre inquiète. Beaucoup de questions demeurent sur le champ d'application et les conséquences concrètes de cette mesure qui pourrait entrer en vigueur le 1er août 2025. Le Chili est le premier producteur mondial du métal rouge, et les États-Unis son deuxième acheteur, après la Chine. C'est un dossier signé Naïla Derroisné. Le journal de la 1ère En Martinique, la gestion des déchets est un véritable défi.
A la Une de la presse, ce mardi 22 juillet, le Canada touché par de violents incendies pour la troisième année consécutive. Le Venezuela qui dénonce les "tortures" infligées à ses ressortissants expulsés des États-Unis vers une prison du Salvador. La poursuite du bras de fer entre Trump et l'Université d'Harvard. Des nouvelles du Tour de France. Et un tour d'horizon… des trophées les plus moches.
Le président américain Donald Trump a décidé d'interdire aux ressortissants de 12 pays d'entrer aux États-Unis afin de « protéger » le pays de « terroristes étrangers », et imposé des restrictions contre 7 autres États. Décision annoncée, a-t-il précisé, après l'attaque du Colorado qui a visé les participants d'une marche de soutien aux otages israéliens à Gaza. Parmi la liste des pays dont les ressortissants seront interdits d'entrer sur le territoire à partir du 9 juin 2025, se trouve Haïti. Pour le moment, il y a de la confusion en Haïti, constate le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. On essaie de comprendre s'il y a des exceptions. Le gouvernement haïtien est resté silencieux. C'est le deuxième pays à interdire son territoire aux Haïtiens, avant les États-Unis, la République Dominicaine avait pris une mesure similaire. Le Venezuela met en garde ses citoyensLe Venezuela et Cuba se trouvent eux sur la liste des 7 pays qui sont soumis à des restrictions plutôt qu'à une interdiction totale. Le président américain juge que ces derniers ont des vérifications d'antécédents criminels déficients, explique TalCual. Le média vénézuélien tente d'expliquer à ses lecteurs qui sera impacté ou non. Toute personne titulaire d'un visa de tourisme, de travail, ou d'étudiant se trouvant hors des États-Unis verra son visa annulé.Il n'y a que quelques exceptions concernant, par exemple, les sportifs de haut niveau ou les diplomates.En réaction, Caracas a prévenu ses ressortissants que voyager aux États-Unis représentait «un grand risque». Nouvelles mesures contre les universités américainesParallèlement, El Nacional vénézuélien choisi de rappeler aujourd'hui le cas particulier de l'Université américaine d'Harvard. Aucun étudiant étranger participant au programme d'échange avec Harvard ne sera autorisé à entrer sur le territoire. Ceux déjà présents sur le territoire feront l'objet d'un examen, et pourraient voir leur visa révoqué.L'administration Trump poursuit en effet son offensive contre les grandes universités américaines, qu'il qualifie de «foyer du libéralisme et du «wokisme»». En plus de restreindre l'accès d'Harvard aux étudiants étrangers, il a également retiré près de 3 milliards de dollars de subventions fédérales à la grande université. La prestigieuse université de New York, Columbia est également visée. La ministre américaine de l'Éducation l'a annoncé hier dans un communiqué. Selon Linda McMahon, «depuis le 7 octobre 2023, Columbia fait preuve d'indifférence face au harcèlement des étudiants juifs, l'université viole les lois fédérales contre la discrimination et pourrait perdre son accréditation». Une suppression qui entrainerait une perte de toutes les subventions fédérales de l'Université. Depuis plus d'un an, Columbia est l'épicentre des manifestations pro-palestiniennes aux États-Unis. En mars, Mahmoud Khalil, figure du mouvement et étudiant de l'Université new-yorkaise, a d'ailleurs été placé dans un centre de détention fédéral en Louisiane. Il risque l'expulsion.Si Columbia a annoncé qu'elle allait collaborer avec le gouvernement fédéral, la direction d'Harvard, elle, a choisi une autre stratégie. Elle dénonce une nouvelle mesure de rétorsion illégale. Et déclare qu'elle continuera à protéger ses étudiants internationaux. Lula à la recherche d'un accord de Libre-échange à ParisLe président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva en visite d'État à Paris a exhorté ce jeudi son homologue français à « conclure » l'accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne.L'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur est la meilleure réponse dans un monde incertain marqué par le retour de l'unilatéralisme a estimé le chef d'État brésilien, une référence aux droits de douane et à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump ces derniers mois.Emmanuel Macron a écouté ce plaidoyer avec le sourire, rapporte notre envoyé spécial à l'Elysée Théo Conscience, mais est resté ferme sur ses positions : la France est en faveur d'un commerce libre, et équitable. Le président français a pointé du doigt des différences de normes sanitaires et environnementales entre les deux blocs, et plaidé pour l'introduction de clauses miroir ou de mesures de sauvegardes. Au Salvador, l'avocate des droits humains Ruth Lopez refuse de plier face aux autorités«On ne me fera pas taire», a crié la directrice de l'Unité anticorruption et juste de l'ONG Cristosal en se rendant à son audience à huis clos. C'est le seul moment où les médias ont pu enregistrer sa voix à la volée.Elle réclame d'ailleurs un procès public.Arrêtée il y a trois semaines, son affaire a été placée par la justice sous un statut de confidentialité. Elle a été officiellement accusée de détournement de fonds publics mais son avocat dénonce une volonté de la faire taire. Ruth Lopez est connue comme une grande voix critique des autorités au Salvador, explique CNN Latinoamérica qui propose un portrait de la militante. Elle s'est rapidement opposée au régime d'exception mis en place par Nayib Bukele officiellement pour lutter contre les gangs. «Il n'y a aucune justification constitutionnelle ni légale pour maintenir ce régime d'exception», plaidait-elle déjà en 2022. «Nous ne défendons pas les gangs, nous défendons les personnes arrêtées injustement et dans des conditions arbitraires.»Ces derniers temps, Ruth Lopez s'était concentrée sur la défense des 252 migrants vénézuéliens emprisonnés au Salvador après leur expulsion des États-Unis. Les deux pays les accusent de faire partie de gangs et les ont soumis à des disparitions forcées, selon Human Rights Watch.L'arrestation a d'ailleurs mobilisé de nombreuses organisations de défense des droits humains nationale et internationale.Mercredi (4 juin 2025), sa détention a été prolongée pour 6 mois, rapporte El Mundo du Salvador. L'accusation est passée de détournement de fonds publics à enrichissement illicite. En sortant de l'audience, Ruth Lopez a crié qu'elle était une prisonnière politique et qu'aucune institution judiciaire n'était indépendante au Salvador.La Prensa Grafica résume l'analyse de plusieurs avocats pénaliste sur cette affaire. Ils dénoncent notamment l'illégalité du changement de qualification de l'accusation contre Ruth Lopez. L'enrichissement illicite demanderait moins de preuve que l'accusation de détournement de fonds publics. L'avocat de la militante lui affirme que les autorités tentent simplement de faire taire une voix qui les effraie.
Ce mardi 25 mars, la sanction de Donald Trump d'un droit de douane de 25% pour les pays qui achètent du pétrole vénézuélien, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
L'info du matin - Les vieux caddies vont bientôt être remplacés par des chariots connectés avec un écran tactile, une scannette et deux caméras. Plus besoin de sortir vos courses du caddie. Le winner du jour - Un couple franco-islandais s'est marié en plein vol entre leurs deux pays d'origine, une cérémonie originale et inédite. - Un Boeing de Ryanair est resté cloué au sol pendant deux jours à cause d'un chat caché dans un compartiment électrique, rendant fou l'équipage. Le flashback de novembre 1981 - La sortie du dessin animé Disney "Rox et Rouky", un des plus tristes du studio. - Le titre numéro 1 en France : "La Danse des Canards" de Jean-Jacques Lionel. Les savoirs inutiles - Le Venezuela doit son nom à l'explorateur italien Amerigo Vespucci qui, en découvrant des habitations sur l'eau, a pensé à Venise et l'a nommé "Venezola", devenu ensuite "Venezuela". 3 choses à savoir sur Zelda Qu'est-ce qu'on regarde ? - La saison 3 de "The White Lotus", dont le premier épisode est disponible depuis lundi sur Max. - "Zero Day", une série avec Robert De Niro, qui sort demain sur Netflix. - "Brian Jones & The Rolling Stones", un documentaire qui sort aujourd'hui au cinéma. Le jeu surprise Carole de Ploudalmézeau près de Brest repart avec : - Le vinyle de U2 "How to Dismantle an Atomic Bomb" - Le mug du Double Expresso Les coffres à jouets RTL2 - Célestin, 11 ans, de Pocé-les-Bois près de Rennes, gagne quatre places pour Disneyland Paris. La banque RTL2 - Jennifer de Nice gagne 300 euros.
Le Venezuela se barricade en prévision de la cérémonie d'investiture de Nicolas Maduro, qui prête serment sans jamais avoir publié les preuves de sa réélection. Notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle témoigne d'un climat « extrêmement tendu, le déploiement des forces de l'ordre est impressionnant, surtout dans la capitale, les autorités sont sur les dents, elles craignent des attaques de l'opposition, ou tout simplement des manifestations, surtout après les évènements de la veille où l'on a cru à une arrestation de Maria Corina Machado ».La cheffe de l'opposition, qui vit dans la clandestinité depuis la présidentielle contestée de juillet, est réapparue ce jeudi au milieu de la foule qui s'était massée pour contester l'investiture pour un troisième mandat de Nicolas Maduro. « Quand les gens l'ont vu, c'était l'hystérie », rapporte Alice Campaignolle, « elle est toujours aussi populaire. Sa brève interpellation a fait très peur à ses partisans. Et elle ne cesse de promettre qu'elle ira jusqu'au bout, qu'elle parviendra avec Edmundo Gonzalez à prendre le pouvoir, mais cela parait très difficile. »L'opposition revendique la victoire d'Edmundo Gonzalez Urrutia à la présidentielle du 28 juillet. Elle assure que les procès-verbaux des bureaux de vote qu'elle a recueillis prouvent que l'ancien diplomate a remporté le scrutin haut la main – plus de 67 % des voix – face à « un régime qui se sait battu » et isolé sur le plan international. Edmundo Gonzalez Urrutia a d'ailleurs promis de rentrer de son exil espagnol, lui qui avait fui la répression très dure et qui s'est encore accentuée ces derniers jours. Alice Campaignolle témoigne d'une « opposition très affaiblie par des mois et des années de répression, d'arrestations arbitraires, de démantèlement des partis politiques ».À lire aussiVenezuela: Nicolas Maduro, l'indéboulonnablePourtant hier, dans la manifestation de Caracas, les supporters du candidat de l'opposition continuaient d'y croire. Pour Maria, rencontrée dans la manifestation et venue soutenir son candidat Edmundo Gonzalez : « Oui, il va venir, il va arriver avec une surprise pour tous les Vénézuéliens, parce que nous le méritons. On a affronté beaucoup de choses très difficiles et on s'est toujours relevé. Donc, on espère que d'ici demain, on soit libre ! »D'un point de vue diplomatique, si une grande partie de la communauté internationale ne reconnait pas la victoire de Nicolas Maduro, certains pays, notamment européens, veulent rester ouverts au dialogue. Pour Colette Capriles, sociologue du Foro Civico, si le Venezuela « ferme les relations diplomatiques, si [le pays] perd ces relations de coopération avec l'Union européenne, les États-Unis et d'autres pays de l'Amérique latine, il y a un grand danger humanitaire. Il y a encore sept, huit millions de personnes au Venezuela qui ont besoin d'une aide alimentaire, humanitaire. Qu'est-ce qu'on va faire avec ça ? »Incendies à Los Angeles : la désolation et la colère« C'est comme si une bombe atomique était tombée sur certaines zones. Je n'attends pas de bonnes nouvelles », déclare le shérif du comté de Los Angeles, Robert Luna. Notre correspondant Loïc Pialat a rencontré des habitants de Pacific Palisades, un quartier très durement touché par les incendies. Pour Jon Turtletaub, un réalisateur de cinéma qui marche sur les cendres de la crèche de ses enfants : « Beaucoup de gens disent que ça ressemble à un décor de cinéma, […] mais ce n'est pas comme un film, les films sont en deux dimensions. » Beaucoup de rescapés mettent en cause la gestion des autorités locales : « La sévérité de ces feux aurait pu être évitée de mon point de vue », dit Paul, un jeune homme qui a perdu sa maison. « Je ne comprends pas... Ils connaissaient les dangers de cet épisode venteux et personne n'avait de plan apparemment. Il y aura un prix politique à payer pour ça. » Les images à la Une de la presse américaine sont très impressionnantes : des quartiers entièrement dévastés et des centaines de maisons réduites en cendres, comme le montrent ces photos à voir dans le Washington Post : la skyline de Los Angeles engloutie sous la fumée des incendies et dont on distingue à peine le haut des immeubles, des rues où se sont engouffrées les flammes, qui dévastent tout sur leur passage. Des habitants qui aident les pompiers avec les moyens du bord, comme cet entrepreneur qui a pu protéger neuf maisons dans le quartier de Pacific Palisades avec son équipe d'ouvriers, en se servant d'un long tuyau de fortune… mais il raconte que les bouches d'incendie étaient très rapidement vides. Dans le Los Angeles Times, d'autres images montrent des amas de ferraille en bord de mer, où l'on devine les vestiges d'anciennes maisons à Malibu. Seul un escalier se dresse, témoin de l'ampleur de ces incendies titanesques. Les habitants, eux, marchent hagards au milieu des routes, bordées par des carcasses de voiture calcinées. Certains tombent dans les bras de leur voisin, après avoir perdu le rêve de toute une vie, leur maison dévorée par les flammes. Il y a aussi les pompiers à l'œuvre, épuisés, dont des centaines, comme le souligne Forbes sont des prisonniers : un programme de réhabilitation, vieux de plus de cent ans, leur permet d'intervenir durant de grands incendies tout en purgeant leur peine.À lire aussiIncendies de Los Angeles: au-delà des images, des dégâts d'ampleur colossaleHaïti : la fermeture du port de Port-au-PrinceLe Nouvelliste, nous apprend que le Caribbean Port Services, le principal opérateur du port de Port-au-Prince, a dû suspendre ses activités seulement un mois après sa ré-ouverture, sous pression du puissant chef de gang « qui contrôle la zone des plus grandes installations portuaires du pays » rappelle le quotidien. Celui-ci avait orchestré la tuerie collective d'une violence inouïe perpétuée il y a un mois dans le centre de Wharf Jeremie, tout près de Port-au-Prince : « Il a ordonné l'exécution de plus de 200 personnes habitant dans les parages du port », rappelle le Nouvelliste.Le journal Ayibopost, consacre également un article aux agents de la BSAP, la Brigade de la sécurité des aires protégées.L'actualité des Outre-MerBenoît Ferrand revient sur le protocole de lutte contre la vie chère.
Dans son discours de réception du prix Sakharov, l'opposant vénézuélien en exil s'est livré à un plaidoyer pro-démocratie en forme de défi lancé à Nicolas Maduro. Edmundo González Urrutia avait été distingué à la fin du mois d'octobre par l'Union européenne, en compagnie de Maria Corina Machado, l'autre grande figure de l'opposition vénézuélienne, en raison de leur combat incessant pour les droits de l'homme. À Strasbourg, en présence de la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, il a pris la parole pour rappeler l'engagement des Vénézuéliens en faveur de l'État de droit : « Ce prix incarne un très riche héritage historique. Cette distinction m'engage d'une manière très spéciale, face à la mémoire de ceux qui m'ont précédé en la recevant, tels que Nelson Mandela, Alexander Dubček, Alexeï Navalny ou les dissidents cubains Oswaldo Payá et Guillermo Fariñas. Permettez-moi de l'accepter avec humilité au nom du peuple vénézuélien, qui incarne véritablement l'esprit de ce prix, en reconnaissance de sa lutte courageuse pour restaurer la liberté et la démocratie au Venezuela. Ce prix qui nous est remis à Maria Corina et à moi-même, non seulement nous conforte dans notre engagement, mais il symbolise aussi l'unité entre les démocrates dans le monde. Le Venezuela compte sur vous, parce que la lutte pour la liberté et la démocratie chez nous est aussi la lutte pour ses valeurs sur toute la planète. Vive le Venezuela libre ! »À lire aussiLe prix Sakharov décerné aux opposants vénézuéliens Maria Corina Machado et Edmundo Gonzalez UrrutiaOpérations antigang de la police nationale haïtienne (PNH)Invité comme chaque mardi sur l'antenne de RFI, notre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse, fait le point sur les différentes interventions menées par les forces de l'ordre. La PNH tente de regagner du terrain face aux groupes armés dans la zone de Port-au-Prince ainsi que dans le département rural de l'Artibonite.Gotson Pierre relève par ailleurs qu'en matière de transition politique, la Caricom, l'organisation régionale des pays de la Caraïbe, hausse le ton et s'inquiète en particulier du comportement des trois membres du Conseil présidentiel de transition accusés de corruption. Une réunion sur ce thème s'est tenue hier entre les représentants de la Caricom et les signataires de l'accord du 3-Avril, qui a instauré le CPT.Au Canada, des sapins de Noël de plus en plus près de la natureLe Québec est la province canadienne qui produit le plus de sapins de Noël : un tiers de la production québécoise finit d'ailleurs sa course dans les foyers du nord des États-Unis au moment des fêtes de fin d'année. Et s'il est possible pour les Québécois d'aller acheter leur arbre dans les magasins de bricolage ou auprès de certaines associations, les consommateurs se rendent de plus en plus souvent sur les lieux de plantation. Manière pour les familles canadiennes d'aller trouver elles-mêmes le sapin qui prendra place dans leur maison pour Noël. Reportage de notre correspondante Pascale Guéricolas à réécouter dans son intégralité dans l'édition du jour.L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreAprès le passage dévastateur du cyclone Chido à Mayotte, la communauté mahoraise des Antilles vit dans l'angoisse depuis quatre jours.
En 2024, les États-Unis et le Venezuela ont exploré la possibilité d'un accord visant à échanger un allègement des sanctions pétrolières contre des mesures vénézuéliennes pour réduire les flux migratoires vers le nord. Cette initiative reflète une approche pragmatique face à des défis économiques et migratoires croissants. Contexte et motivations Le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, a vu sa production pétrolière chuter drastiquement en raison de sanctions internationales et d'une gestion économique défaillante. Cette situation a exacerbé la crise humanitaire, poussant des millions de Vénézuéliens à fuir vers les pays voisins et, pour certains, jusqu'aux États-Unis. En parallèle, les États-Unis cherchent à stabiliser les prix de l'énergie et à gérer les flux migratoires à leur frontière sud. Propositions de l'accord Des acteurs économiques américains, notamment des dirigeants pétroliers et des investisseurs obligataires, ont suggéré que l'administration Trump allège les sanctions pétrolières contre le Venezuela en échange d'engagements de Caracas à freiner l'émigration vers le nord. Cette proposition vise à relancer la production pétrolière vénézuélienne, offrant ainsi une source d'énergie supplémentaire sur le marché mondial, tout en répondant aux préoccupations migratoires des États-Unis. Défis et critiques Toutefois, cette approche suscite des débats. Certains estiment qu'elle pourrait légitimer le régime de Nicolás Maduro, accusé de violations des droits de l'homme et de fraude électorale. De plus, la capacité du gouvernement vénézuélien à contrôler efficacement les flux migratoires est mise en question, compte tenu de l'ampleur de la crise économique et sociale interne. Perspectives futures La mise en œuvre d'un tel accord nécessiterait des négociations complexes et des garanties solides de la part du Venezuela. Pour les États-Unis, il s'agirait de trouver un équilibre entre la nécessité de stabiliser les marchés énergétiques, de gérer les défis migratoires et de promouvoir la démocratie et les droits de l'homme. La situation reste évolutive, et les décisions futures dépendront de l'évolution politique au Venezuela et des priorités stratégiques de l'administration américaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Venezuela traverse une « crise aigüe des droits de l'homme », selon les termes d'un rapport d'une mission d'enquête des Nations unies. Depuis le scrutin présidentiel et la victoire contestée de Nicolas Maduro, une nouvelle étape dans la « détérioration de l'État de droit » a été franchie. 24 morts dans la répression des manifestations, et plus de 1 600 arrestations, qualifiées d'arbitraires, par les ONG de défense des droits humains. De notre correspondante à Caracas,Sur la place principale du quartier de Chacao à Caracas, une petite trentaine de personnes s'est réunie, autour de portraits de prisonniers politiques répartis sur le sol. Ils sont journalistes, opposants, universitaires, militants, anonymes. Ici, on est à deux pas de l'ambassade du Brésil, c'est vers là-bas que la manifestation va se diriger. « Votre attention, s'il vous plaît. Nous allons remettre une lettre destinée au président Lula Da Silva, dans laquelle nous lui demandons qu'il intercède en faveur de tous et toutes les prisonnières politiques. »Les familles des plus de 1 600 prisonniers politiques de la période postélectorale n'ont aucune information concernant leur proche incarcéré dont tous les droits sont bafoués. Pas d'accès au dossier, impossible de choisir son avocat ou de recevoir des visites. Sol Ocariz se bat pour son frère, activiste pour les droits humains : « Je ne sais rien de mon frère. Je ne sais pas comment il va, je ne sais même pas s'il est vivant. Je n'ai pas le droit de le voir, je ne sais rien du tout. Nous avons besoin d'aide ! Ce sont des innocents, des gens honnêtes. Des travailleurs, des étudiants, des personnes âgées. Personne n'a commis de délit, et la plupart des prisonniers n'avaient jamais mis les pieds dans une prison auparavant, comme c'est le cas de mon frère Edward. »À lire aussiVenezuela: l'opposition appelle à des manifestations, une société toujours polariséeVague d'arrestations de mineursLa répression gouvernementale n'a pas épargné les mineurs issus de quartiers populaires, qui se sont soulevés contre l'annonce de la victoire de Maduro. Beaucoup d'entre eux ont simplement eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Rendez-vous donc un jour de visite. Les adolescents, eux, ont le droit d'en recevoir devant le centre d'incarcération de mineurs n°401 à Caracas.« Mon petit frère est détenu, il a 17 ans. Ils veulent le condamner à dix ans. Alors que lui et les sept autres jeunes qui sont ici ne sont absolument pas des délinquants. Ils n'ont jamais touché une arme de leur vie, ce ne sont pas des terroristes. Ils n'ont pas brûlé de pneus ou rien de ce genre. À chaque visite, ils pleurent et nous disent : "Une fois qu'on passera au tribunal, on pourra rentrer à la maison, non ?" Qu'est-ce que je lui réponds moi ? Comment je lui dis que je n'en sais rien ? Qu'est-ce que je lui dis ? »Les détenus de la période postélectorale encourent de 10 à 30 ans de prison pour terrorisme, entre autres. Ils viennent grossir les rangs des plus de 200 prisonniers politiques qui croupissaient déjà dans les geôles vénézuéliennes. Les Nations unies ont dénoncé le recours à la torture et un climat de peur généralisée au sein de la population.
Le Journal en français facile du vendredi 30 août 2024, 18 h 00 à Paris Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/AuwM.A
durée : 00:02:48 - Géopolitique - par : Antoine Malo - Au Venezuela, plus de trois semaines après sa réélection très contestée, le président Nicolas Maduro paraît plus résolu que jamais à garder le pouvoir.
Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient également à vos questions sur le rôle de médiateur des États-Unis dans le conflit au Soudan, le bras de fer entre Josep Borrell et Viktor Orbán et l'élection présidentielle au Venezuela. RDC : Corneille Nangaa en procès pour « crimes de guerre » Le procès de Corneille Nangaa, le chef de l'Alliance du fleuve Congo alliée au groupe rebelle, M23, s'est ouvert cette semaine. Pourquoi un procès maintenant ? Avec Paulina Zidi, journaliste au service Afrique de RFISoudan : Washington propose sa médiation dans la guerre civile Les États-Unis convient les FSR et l'armée régulière à un sommet prévu pour mi-août en Suisse. Pourquoi les États-Unis s'impliquent-ils dans la médiation sur la guerre au Soudan ? Est-ce que la diplomatie américaine peut réussir là où la médiation éthiopienne a échoué ? Avec Houda Ibrahim, journaliste au service Afrique de RFI Hongrie : Josep Borrell critique les initiatives diplomatiques de Viktor Orban Le chef de l'État hongrois s'est récemment rendu à Moscou et à Pékin pour discuter de la guerre en Ukraine. Comment expliquer ces critiques du chef de la diplomatie européenne à l'encontre des voyages du dirigeant hongrois ? Quelles peuvent en être les conséquences ? Avec Pierre Benazet, correspondant de RFI à Bruxelles Venezuela : Nicolas Maduro peut-il rester président jusqu'en 2029 ? Le Venezuela va élire son nouveau président dimanche 28 juillet. Quelles sont les chances de Nicolas Maduro d'obtenir un 3e mandat ? Y-a-t-il un risque de fraudes à cette élection ? Avec Thomas Posado, docteur en sciences politiques, spécialiste du Venezuela