Les Adultes de Demain est une conversation dédiée à l'éducation bienveillante et la parentalité, entre Sylvie d'Esclaibes, directrice d'écoles Montessori depuis plus de 30 ans, et sa fille Stéphanie d'Esclaibes, fan du parcours si inspirant de sa mère. Chaque mardi, un épisode est diffusé pour partager les expériences et points de vue de Sylvie sur des sujets variés autour de l'éducation. Des invités interviennent également ponctuellement afin de partager leur expertise et échanger sur des sujets qui concernent les enfants : les adultes de demain.

« Ce qui marque les blessures, ce n'est pas les événements, c'est la façon dont on va les vivre. »Et si guérir nos blessures d'enfance était la clé pour accompagner nos enfants vers l'audace, l'émerveillement et la confiance ? À travers ce thème central, Arnaud Riou partage une vision renouvelée de la parentalité et de l'accompagnement de l'enfant.Arnaud Riou est auteur, enseignant spirituel et président de Terre Anima, une association qui soutient le message des peuples premiers au monde moderne. Il a consacré sa vie à transmettre les sagesses ancestrales (bouddhisme, chamanisme, traditions des peuples premiers) et à accompagner ceux qui aspirent à réconcilier leur vécu, leurs croyances et leur potentiel intérieur.Fort de plus de vingt ouvrages dont le dernier, « Incarnez vos 21 pouvoirs », il nous permet de mieux comprendre nos mécanismes de protection et d'attachement dès le plus jeune âge.Nous évoquons la notion d'enfant intérieur, l'impact des blessures précoces sur la vie d'adulte, mais aussi les cycles éducatifs inspirés des peuples premiers. Nous questionnons la parentalité, la compétition, l'autonomie, les liens familiaux, ainsi que le rôle clé de la confiance, de l'authenticité et du bonheur dans l'éducation.Arnaud partage enfin ses apprentissages sur la responsabilisation individuelle, l'importance de cultiver la liberté, et la façon dont les enfants, eux aussi, nous élèvent.On aborde des sujets essentiels tels que :➜ Identifier et transformer les blessures et schémas hérités➜ Restaurer la confiance, l'estime de soi et la capacité d'émerveillement➜ S'inspirer des rituels et du rapport à l'enfant dans les peuples premiers➜ Dépasser les modèles éducatifs fondés sur la punition, la récompense ou la compétition➜ Replacer le bonheur, la créativité et le lien au centre de notre accompagnement parentalRedonnons à nos enfants (et à nous-mêmes) la permission d'oser, d'expérimenter, de s'émerveiller, pour que grandir rime avec liberté intérieure et joie d'être soi.Au programme :(02:39) La notion d'enfant intérieur(04:16) Les origines concrètes des blessures d'enfance(06:01) Méthodes pour transformer ses blessures(07:20) La question du pouvoir d'interprétation(10:23) Les rituels éducatifs des peuples premiers : sécurité, autonomie, prise de risque(13:10) La question du collectif et du village pour grandir(15:28) Jeux, ennui et hyperstimulation : dangers et alternatives(19:23) Pourquoi les modèles éducatifs occidentaux génèrent isolement parental et compétition(24:30) Transmettre la confiance plutôt que la peur(36:23) L'argent, la spiritualité et le rapport au pouvoir dans la vie de familleRessource :Livre "Incarnez vos 21 pouvoirs" d'Arnaud Riou (éd. Animae)

Dans cet extrait, Arnaud Riou, auteur et enseignant spirituel, explore avec délicatesse les raisons qui rendent chacun de nous plus ou moins sensible à certaines blessures émotionnelles issues de l'enfance.Il explique que ce ne sont pas tant les événements vécus qui marquent, mais la manière singulière dont chaque personne les ressent et les perçoit, souvent dès la naissance, voire avant. Des sentiments profonds de rejet, d'abandon, d'injustice ou d'humiliation peuvent s'inscrire en nous et avoir un impact sur la confiance en soi à l'âge adulte.Il insiste également sur le fait que nos réactions d'aujourd'hui ne sont que l'écho de vieux programmes ancrés en nous, et que la première étape vers la transformation consiste à prendre conscience de ces scénarios intérieurs qui se répètent.Grâce au pouvoir d'interprétation, il devient alors possible de réécrire notre histoire, de se libérer de nos vieux réflexes et de porter un regard neuf sur nos expériences.Arnaud Riou illustre comment changer ces récits intérieurs, c'est reprendre la main sur sa vie et ouvrir la porte à de nouvelles ressources, retrouvant ainsi l'accès à notre liberté d'adulte.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 11/06/2026.

« On a tellement associé les enfants à des empêcheurs de vivre et de profiter de sa vie. Finalement, on a noirci énormément le tableau. »Pourquoi aujourd'hui la maternité semble-t-elle si rarement associée à la joie dans les discours actuels ? Cet épisode interroge nos représentations de la parentalité et célèbre ses joies, sans nier ses difficultés bien réelles.Audrey Jougla est professeure de philosophie et autrice du livre "La maternité joyeuse" (Stock). À travers son regard aiguisé, elle interroge les mythes et réalités liés à la maternité : de la déconstruction nécessaire du discours sacrificiel, à la célébration (sans naïveté) de l'intensité du bonheur caché dans le quotidien.Elle revient sur ce qui rend la parentalité extraordinairement exigeante, mais aussi source d'un véritable épanouissement. Elle nous embarque dans ses réflexions sur le renoncement, le bouleversement de la vie personnelle, la solitude des jeunes parents, la nécessité d'un changement sociétal, mais surtout l'importance de réhabiliter la beauté simple de la vie avec les enfants.On interroge également la place des pères, le manque de valorisation des métiers en lien avec l'enfance, et l'enjeu du temps accordé à nos enfants.Quelques idées abordées :✅ Comment l'isolement, l'absence de modèles et l'organisation urbaine renforcent les difficultés des mères✅ Ce que l'histoire et la législation des modes de garde disent de la place donnée aux tout-petits en France✅ Comment passer du sentiment de renoncement à l'acceptation et à la conciliation dans sa trajectoire de mère✅ Pourquoi valoriser autrement le temps parental et le rôle des pères est urgentCet épisode nous donne des clés pour vivre et reconnaître la beauté de la maternité, sans occulter les difficultés, dans une société qui valorise trop peu ce temps précieux avec les enfants.Programme de l'épisode :(02:53) La nécessité de redonner une place à la joie dans le discours sur la maternité(04:34) Le besoin du temps de dénonciation et de revendications pour les femmes(06:02) Pourquoi la célébration de la maternité est devenue suspecte, presque naïve(08:39) La beauté discrète de la maternité : apprendre à voir le bonheur dans les petites choses(12:07) L'isolement, la fatigue, et la difficile réalité du premier enfant(16:27) De l'acceptation du renoncement à la conciliation et à l'exploration de nouvelles joies(19:47) Les différences d'expérience entre le premier et le deuxième enfant, et l'enjeu du temps parental(24:41) Une histoire oubliée des modes de garde en France, et ses enjeux actuels(29:25) La reconnaissance sociale, et la nécessité de revaloriser le travail auprès des jeunes enfants(41:23) Comment la maternité transforme le regard sur le monde, la société, et change les prioritésRessource :Livre : "La maternité joyeuse" d'Audrey Jougla (Éd. Stock)

Dans cet extrait, Audrey Jougla, autrice du livre "La maternité joyeuse" (Stock), nous éclaire sur l'histoire méconnue de la garde des jeunes enfants en France, des nourrices du XVIIIe siècle aux premières crèches ouvertes aux enfants des milieux populaires.À travers ses recherches, elle retrace l'évolution des normes, des pratiques et des enjeux auxquels étaient confrontées les familles, mettant en lumière la manière dont un certain modèle s'est progressivement imposé, souvent au prix d'une mise à distance des tout-petits.Elle questionne le système actuel, qu'elle juge trop précoce dans la séparation mère-enfant et peu adapté aux besoins des familles et des enfants. Audrey insiste notamment sur la nécessité de repenser la place de la petite enfance, la reconnaissance des métiers liés à ce secteur ainsi que la valorisation du lien et du maternage, tout en comprenant les aspirations professionnelles des mères.Un regard historique et sociétal qui invite à réévaluer nos choix collectifs.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 04/06/2026.

"Quand un enfant joue, il ne fait pas rien. Il raconte souvent énormément de choses de lui".Et si, en observant les histoires inventées, les personnages choisis, les gestes parfois répétitifs, on décodait un véritable langage émotionnel ? Le jeu est bien plus qu'un simple passe-temps. Il s'agit d'un véritable langage qui permet à l'enfant d'exprimer ce qu'il ne sait pas encore formuler avec des mots. Les émotions, qu'elles soient de la joie, de la colère ou de la peur, s'expriment souvent à travers les scénarios qu'il invente et les rôles qu'il adopte.Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes nous partage ses observations sur le rôle du jeu dans la compréhension et l'accompagnement des émotions enfantines.Qu'il s'agisse de scénarios de séparation, de jeux de rôle où l'on devient « le méchant », de courses effrénées ou d'une bataille de coussins, ces instants recèlent une incroyable richesse intérieure. Loin d'être anodins, ils révèlent parfois ce que l'enfant traverse ou cherche à comprendre, telle "une digestion émotionnelle". Pourquoi certains enfants rejouent-ils encore et encore la même scène ? Comment accueillir ces rituels, sans surinterpréter, ni couper leur élan créatif ?Pour accompagner l'enfant dans le jeu :1️⃣ Observer attentivement et sans jugement : quels jeux reviennent souvent ? Quelles émotions semblent dominer dans les mises en scène ou les répétitions ?2️⃣ Accueillir l'imaginaire : résister à la tentation de « corriger » ou « cadrer » sans nécessité3️⃣ Proposer des espaces de décharge : parcours moteurs, jeux de poursuite, rituels de rire4️⃣ Mettre des mots sur ce que l'on perçoit (« Cette poupée a l'air très en colère… »), sans surinterpréterAccompagner l'enfant dans son jeu, c'est lui offrir un terrain sûr pour explorer, comprendre et apaiser son monde intérieur.Pour approfondir le sujet, Sylvie recommande deux lectures :« Qui veut jouer avec moi ? », de Lawrence Cohen (préface par Isabelle Filliozat)« Développer le lien parent-enfant par le jeu », d'Aletha Solter

« On a du mal à se dire en France que les enfants sont des êtres compétents, sont des êtres détenteurs de droits. »Pourquoi tolère-t-on l'exclusion des enfants là où celle de tout autre groupe social serait jugée inacceptable ?Cet épisode décortique la montée des espaces “No Kids” et interroge nos propres représentations sociales de l'enfance.Il s'agit d'un extrait de l'évènement "Choisir une voie alternative au 'No Kids'" (Gaîté Lyrique, 16 avril), organisé par Grandir ici, un mouvement que je porte avec Aurélie Grêlé-Rouveyre.Pour explorer le sujet, j'ai la chance d'accueilir autour de la table plusieurs invités aux regards complémentaires :-Joëlle Sicamois, directrice de la Fondation pour l'Enfance-Delphine Solière, directrice éditoriale chez Bayard Jeunesse et Milan-Vincent Lagarde, chercheur spécialiste en entrepreneuriat à l'université de Limoges et auteur de la première étude française sur les offres Adult Only-Tristan Debray, entrepreneur social et ancien élu dédié à la ville des enfants à Lyon.Lors de cette table ronde, nous avons décrypté les mécaniques sociales et économiques derrière l'essor du « No Kids », mais aussi ses impacts sur la société, les familles et la place de l'enfant dans l'espace public.Nous revenons sur le poids de la fatigue parentale, la crise de la représentation de l'enfance, la transformation de nos villes et la situation préoccupante des politiques publiques. Vous découvrirez pourquoi certains parents plébiscitent malgré tout ces espaces, comment l'enfant est devenu quasi invisible dans l'espace public, et surtout, quelles pistes dessiner pour réintégrer les plus jeunes dans la vie collective.Au programme de l'épisode :✅ À quoi ressemble le véritable business du « No Kids » en France et à l'international✅ Pourquoi la demande ne vient pas seulement de personnes sans enfants, mais aussi de parents épuisés✅ Les liens entre la crise de la parentalité, les peurs sociétales et le repli sur soi✅ Les impacts de l'invisibilité croissante des enfants dans la société et dans l'espace public✅ Comment des villes comme Lyon essaient de replacer l'enfant au cœur de la cité✅ Les paradoxes entre injonctions à la natalité et rejet des enfants dans le quotidien✅ Ce que veut dire « bien éduquer un enfant » aujourd'hui et pourquoi la participation des enfants à la vie publique est essentielle✅ Les bénéfices très concrets pour tous de penser des espaces à hauteur d'enfant, et de conserver une mixité intergénérationnelleGrandir ici est une initiative portée par Les Adultes de Demain (Stéphanie d'Esclaibes) et Place de l'Enfance (Aurélie Grêlé-Rouveyre). L'ambition : transformer nos espaces de vie pour mieux intégrer les besoins des enfants et renforcer la cohabitation entre les générations.Pour plus d'informations :https://grandirici.com/Instagram : @grandiriciLinkedIn : mouvement Grandir iciCenter Parcs, un concept unique de domaines de vacances nichés en pleine nature, est ambassadeur du mouvement Grandir ici. Merci à eux pour leur soutien.

Dans cet extrait, je donne la parole à Vincent Lagarde, chercheur spécialiste en entrepreneuriat à l'université de Limoges et auteur de la première étude française sur les offres Adult Only.Il s'agit d'un extrait de l'évènement "Choisir une voie alternative au 'No Kids'" (Gaîté Lyrique, 16 avril), organisé par Grandir ici, un mouvement que je porte avec Aurélie Grêlé-Rouveyre.Vincent Lagarde nous partage les premiers éléments chiffrés sur la montée de la tendance "No Kids" en France et à l'international. Il analyse l'essor des offres “adult only” dans le secteur touristique et hôtelier, en précisant leur rentabilité croissante, les profils qui les sollicitent, ainsi que l'évolution rapide du phénomène dans plusieurs pays.Il met également en lumière la spécificité française, marquée par une forme de culpabilité autour de l'exclusion des enfants, contrairement à d'autres pays où cette segmentation est déjà largement intégrée, et s'interroge sur l'impact de ce mouvement, qui altère la place des familles et des enfants dans l'espace public.Mais également la place des femmes dans la société : si ces dispositifs excluent prioritairement les enfants, ils conduisent aussi indirectement à exclure les femmes, en particulier les mères, de l'espace public, renforçant ainsi certains ressorts misogynes déjà à l'œuvre dans la société. L'exemple coréen, évoqué dans ses travaux, montre comment la disparition des enfants entraîne celle des femmes dans certains quartiers, réduisant la diversité sociale et accentuant l'isolement.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 28/05/2026.Grandir ici est une initiative portée par Les Adultes de Demain (Stéphanie d'Esclaibes) et Place de l'Enfance (Aurélie Grêlé-Rouveyre). L'ambition : transformer nos espaces de vie pour mieux intégrer les besoins des enfants et renforcer la cohabitation entre les générations.Pour plus d'informations :https://grandirici.com/Instagram : @grandiriciLinkedIn : mouvement Grandir iciCenter Parcs, un concept unique de domaines de vacances nichés en pleine nature, est ambassadeur du mouvement Grandir ici. Merci à eux pour leur soutien.

« On a tous été enfant, mais on ne s'en souvient presque jamais. »Comment renouer avec cette expérience universelle qui fait de nous, un jour ou l'autre, des êtres « décalés » au sein d'un monde pensé par et pour les adultes ?Dans cet épisode, Clémentine Beauvais partage sa réflexion sur l'enfance, cette condition de minorité que nous avons tous et toutes vécue, fondatrice pour chacun de nous. Une condition pourtant souvent oubliée à l'âge adulte.Autrice engagée et enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation, elle publie “L'enfance, qu'est-ce que ça change ?” (Éditions Labor et Fides), un livre qui invite à repenser l'enfance non seulement comme une période individuelle mais comme une expérience commune, sociale et politique.Pourquoi les enfants sont-ils systématiquement perçus comme “dérangeants” ? Pourquoi le confort des adultes prévaut-il si souvent sur la sécurité ou le bien-être des plus jeunes ?Ensemble, nous parlons du manque d'espaces intergénérationnels, des sociétés où l'enfant reste “l'autre de l'adulte”, et de la puissance de cette altérité souvent jugée problématique.Clémentine partage des pistes très concrètes pour renouer avec l'enfance, créer des espaces communs, et valoriser l'imprévisible de la relation enfant-adulte.À retenir de cet échange :➜ Penser l'enfance comme altérité universelle : nous avons tous occupé, un jour, une place « décalée ». Se rappeler cette expérience collective efface les frontières entre « eux » et « nous ».➜ L'importance des espaces pensés pour tous : comment l'environnement urbain privilégie (encore trop souvent) le confort de l'adulte, parfois au détriment de la sécurité et de la liberté de mouvement de l'enfant.➜ La participation souvent oubliée ou mal perçue des adultes non-parents dans la vie des enfants, et la richesse des collaborations intergénérationnelles.➜ Que peuvent-nous apporter les enfants ? La présence des enfants bouscule les routines, mais ouvre aussi à des façons inédites de voir, d'écouter, d'apprendre. Accueillir cette imprévisibilité, c'est enrichir le collectif, pas seulement l'enfant.Ressources citéesLivres : « L'Enfance, qu'est-ce que ça change ? » de Clémentine Beauvais et « La maternité, qu'est-ce que ça change ? » d'Ingrid ToboisAssociation "Lire et Faire Lire"Et si nous nous inspirions de l'enfance pour en faire une force politique et créative, capable de renouveler nos visions du monde et nos façons de vivre ensemble ?Au programme :(01:27) Pourquoi écrire sur l'enfance ?(03:20) L'enfance, expérience politique et sociale(05:25) Grandir “décalé”, la norme adulte, souvenirs d'altérité(06:50) Existe-t-il des sociétés centrées sur l'enfance ?(08:43) La petitesse comme puissance : percevoir le monde autrement(13:41) Quand le confort de l'adulte prime sur la sécurité de l'enfant(17:19) La question du “dérangement” et la marginalisation dans l'espace public(23:00) Créer plus de relations intergénérationnelles(30:11 Le rôle des récits, livres et expériences communes pour tisser le lien(38:24) Ce que Maria Montessori a compris sur la temporalité et la présence de l'enfant

Dans cet extrait, Clémentine Beauvais, autrice du livre "L'enfance, qu'est-ce que ça change ?" (Éditions Labor et Fides) questionne la manière dont notre société compartimente la relation aux enfants en la limitant souvent au rôle des parents ou des enseignants.Elle met en lumière l'importance et la beauté des amitiés entre adultes et enfants, soulignant combien ces liens, détachés des rapports d'autorité ou de filiation, offrent aux plus jeunes de nouveaux repères et libertés.Elle évoque les figures de marraine, parrain, oncle, tante ou ami de la famille, rappelant leur place essentielle dans la construction de l'enfant et l'ouverture au monde.Selon elle, il s'agit de valoriser la diversité des relations intergénérationnelles en dehors de toute hiérarchie, de retrouver la confiance dans la proximité adulte-enfant, et de multiplier les occasions de partage autour d'expériences culturelles, créatives ou simplement quotidiennes.Cette redécouverte de l'amitié entre générations est aussi un enjeu de société : ouvrir les enfants à d'autres horizons, permettre aux adultes de nourrir leur curiosité et de percevoir différemment le monde, tisser de nouveaux liens de collaboration et d'émerveillement commun.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 21/05/2026.

"Le jeu le plus important est celui que l'enfant initie lui-même, c'est-à-dire le jeu libre."Le jeu est le langage naturel de l'enfant. À travers le jeu, l'enfant explore le monde, exprime ses émotions, développe son imagination et construit peu à peu sa compréhension de lui-même et des autres. C'est en jouant qu'il apprend à résoudre des problèmes, à coopérer, à gérer ses frustrations, mais aussi à oser prendre des initiatives. Le jeu libre est souvent relégué au second plan, éclipsé par des emplois du temps chargés et des activités dirigées. Pourtant, laisser l'enfant maître de son jeu est un puissant moteur de développement, d'autonomie et de confiance. Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes explore la différence fondamentale entre « occuper un enfant » et lui permettre de jouer librement, sans attentes ni consignes.Souvent, en tant qu'adultes, nous ressentons une forme de culpabilité à ne pas être assez présents dans les jeux de nos enfants, ou à ne pas leur proposer suffisamment d'activités. Pourtant, la clé n'est pas dans la quantité d'activités dirigées.Le véritable enjeu : laisser nos enfants inventer, expérimenter, s'ennuyer, sans intervenir à chaque instant. Sylvie souligne : moins l'adulte intervient, plus l'enfant se construit. L'ennui devient alors un déclencheur de créativité, une opportunité pour développer logique, autonomie, confiance corporelle ou encore capacité d'imagination.Quelques pistes concrètes à la maison ou à l'extérieur :✅ Réduire le nombre de jouets à disposition et les rendre accessibles sans consignes✅ Accepter l'ennui comme déclencheur d'imagination✅ Aménager des espaces différenciés, peu chargés✅ Observer et se retirer davantage pour laisser l'enfant maître de ses jeux✅ En extérieur : jouer avec les éléments naturels, cabanes en forêt, collectes libresPour approfondir le sujet, Sylvie recommande deux lectures :« Qui veut jouer avec moi ? », de Lawrence Cohen« Développer le lien parent-enfant par le jeu », d'Aletha SolterNotre rôle n'est pas de tout prévoir, mais de faire confiance à la capacité de nos enfants à grandir dans, et par, le jeu libre. C'est en les laissant expérimenter, se tromper, recommencer, que nous leur permettons de se construire.

« Un enfant dans la vraie vie a vu beaucoup plus de diversité que dans les livres. »Pourquoi la littérature jeunesse est-elle un miroir révélateur, et parfois déformant, de nos représentations du monde ? J'ai le plaisir de recevoir Laura Pironnet pour interroger notre rapport aux albums jeunesse, leur influence et surtout notre responsabilité face aux clichés, à la diversité et au plaisir de lire.Professionnelle de l'édition et amoureuse de littérature jeunesse, Laura Pironnet partage depuis plusieurs années ses découvertes et réflexions dans la newsletter “À Voix Haute”. Elle y milite pour une littérature jeunesse plus variée et authentique, défait les idées reçues sur ce secteur et met en avant les enjeux qui le traversent : caricaturisation des enfants, sous-représentation de la diversité, stéréotypes persistants.Dans cet épisode, j'explore avec Laura tout ce que la littérature jeunesse dit de notre société et de la façon dont nous voyons l'enfance. Elle nous explique pourquoi relire ses livres d'enfant à l'âge adulte permet un nouveau regard, et comment accompagner le plaisir de lire, qui disparait souvent à l'adolescence. On évoque aussi l'importance d'offrir aux enfants des ouvrages dans lesquels ils peuvent réellement se reconnaître, ou s'ouvrir à d'autres réalités.Vous découvrirez :✅ Pourquoi la représentation des enfants dans les livres reste si souvent caricaturée (petit garçon “ronchon”, ados renfermés…)✅ Comment les clichés de genre et l'absence de diversité persistent dans l'édition jeunesse✅ L'écueil des livres “trop moralisateurs” et l'importance de lire pour le plaisir✅ Pourquoi il est essentiel de demander à l'enfant ce qu'il comprend et ressent face à une histoire✅ Les bienfaits de la littérature jeunesse pour s'ouvrir aux autres et sur le monde✅ Les classiques incontournables recommandés par Laura PironnetAu programme :(00:49) Pourquoi la littérature jeunesse est-elle si peu valorisée ?(03:29) Les adultes peuvent-ils lire de la littérature jeunesse ?(05:25) La littérature jeunesse, miroir de nos représentations(06:45) Stéréotypes, absence de diversité et responsabilité des éditeurs(10:05) Les contes, leur héritage et comment les aborder aujourd'hui(13:26) Les grands classiques à faire découvrir aux enfants(16:14) Faut-il continuer à lire à voix haute à son enfant qui sait lire ?(17:43) Lecture plaisir vs. lecture devoir : sortir de la case “performance”(23:47) Comment choisir dans la jungle éditoriale(27:31) Loup, sorcière, figure du méchant : questionner les rôles types(30:41) Questionner l'approche pédagogique dans la littérature jeunesseRessources citéesNewsletter À Voix Haute de Laura PironnetAuteurs et livres cités : Roald Dahl (Mathilda, Charlie et la chocolaterie, ....), Claude Ponti (Blaise et le château d'Anne Hiversère), “Devine combien je t'aime” de Sam McBratney, "Alice au pays des merveilles" de Lewis Carroll.Un épisode qui nous invite à renouveler notre regard sur la littérature jeunesse, pour offrir aux enfants (et à nous-mêmes) des histoires qui élargissent nos horizons, suscitent l'envie et ouvrent le dialogue. Bien loin des clichés conservés par habitude.

Dans cet extrait, Laura Pironnet, passionnée de littérature jeunesse et professionnelle de l'édition, revient sur la pression qui entoure la lecture en France.Souvent perçue comme une activité intellectuelle et valorisée, nous oublions parfois l'essentiel : la joie de partager une histoire, d'éveiller la curiosité ou simplement de vivre un moment ensemble.Laura nous rappelle que lire à un enfant n'a pas à être une contrainte et que chacun, parent comme enfant, mérite de retrouver du plaisir dans ce rituel.Elle encourage à ne pas se forcer, à trouver des alternatives si besoin, et à montrer aux enfants l'exemple en lisant soi-même, même juste quelques pages ou quelques images, afin que la lecture demeure avant tout un moment partagé et naturel dans la vie de famille.À travers sa newsletter "À Voix Haute", elle milite pour accorder aux enfants la liberté de se reconnaître dans des histoires variées, à cultiver le plaisir de lire et à faire de la littérature jeunesse un miroir du monde dans toute sa diversité.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 14/05/2026.

Lise, César, Capucine Maillard et moi-même avons partagé une conviction simple : donner la parole aux enfants, c'est reconnaître leur place dans le monde. Avec cet épisode, je vous propose d'écouter celles et ceux dont la voix compte mais reste trop souvent inaudible.Dans cet épisode exceptionnel, je vous embarque dans les coulisses de la Nouvelle Agora, la première conférence des enfants, qui aura lieu le 6 juin au Théâtre de la Bastille à Paris. Au micro, Capucine Maillard, metteuse en scène passionnée par le droit des enfants et fondatrice de la Compagnie Aziadée, accompagne avec délicatesse Lise et César pour qu'ils puissent raconter leur histoire, leurs différences, leurs colères, leurs espoirs et leur vision du futur.Au fil de l'épisode, je vous invite à découvrir comment la scène devient un espace de confiance et de liberté pour des jeunes comme Lise, qui choisit de raconter son parcours médical pour « rassurer les parents », ou César, qui unit rap, écologie et engagement pour réveiller les imaginaires. Ensemble, nous abordons : l'impact de l'art dans la construction de la confiance et la lutte contre les étiquettes ; le rôle du collectif et de la solidarité sur scène ; les pièges à éviter quand on accompagne la parole des enfants ; mais aussi la valeur du silence, de l'authenticité, de l'énergie juvénile et bien plus encore.Au programme :Présentation de Capucine Maillard, son parcours et sa compagnie de théâtrePourquoi travailler avec les enfants, ce que cela changeRencontre et préparation de la Nouvelle Agora avec CésarLise présente sa thématique : parler de sa fente labiopalatineCésar, le rap et l'engagement pour la natureLes méthodes de préparation, le sur-mesure et l'accompagnement artistiqueDonner la parole concrètement aux enfants : pourquoi c'est nécessaire, selon tousL'initiative de Lise : pourquoi elle a accepté de prendre la paroleComment éviter le piège du discours mignon et l'intérêt d'une vraie écouteEnvie d'entendre ce que les enfants ont à dire lorsqu'on leur confie le micro ?Cet épisode est fait pour vous.Merci à nos partenaires pour leur soutien : Douces Maternelles, Kokoro Lingua, Vitabio COOL, Diddl, Plus-Plus et Les Sherpas !La conférence-spectacle de la Nouvelle Agora est complète. La soirée sera filmée et rediffusée sur les réseaux sociaux au début de l'été.

« En France, on ne manque pas de bonnes intentions, mais on manque de certaines compétences. »Comment acquérir les compétences qui nous font défaut lorsqu'il s'agit d'accompagner, d'éduquer, de protéger ou d'écouter les enfants ?Et comment ces dernières sont-elles influencées par les normes culturelles de notre pays, et le regard porté à l'enfance ?Marion Cuerq nous invite à repenser en profondeur la place de l'enfant dans notre société, et les ressorts invisibles de nos pratiques éducatives.Spécialiste des droits de l'enfant et autrice du livre "Une enfance en nORd" (Marabout), Marion est diplômée de deux masters : l'un en droit de l'enfant, l'autre en enfance et culture, obtenus à Stockholm. Française partie à 19 ans pour la Suède, elle s'appuie sur son expertise pour déconstruire les idées reçues autour de l'éducation, et du rapport adulte-enfant dans notre société.Dans cet épisode, elle met en lumière les angles morts de la formation, de la recherche et du débat public en France : la domination d'une approche purement psychologique, l'absence de cursus dédiés aux enjeux sociaux et systémiques de l'enfance, et l'urgence d'une véritable révolution des savoirs. Elle partage les étapes de la « révolution douce » suédoise, et explique comment ils ont intégré, dès l'université et dans l'espace public, l'idée que l'enfance s'étudie, se protège et s'écoute.Quelques idées clées :➜ En France, le chemin reste long : la culture de la punition et de la méfiance persiste, alimentant une certaine verticalité dans la relation adulte-enfant, et empêchant de faire évoluer le débat.➜ Les conséquences très concrètes du manque de compétence sur les enfants : exclusion sociale, violences systémiques, méfiance généralisée et surresponsabilisation des familles➜ Le pouvoir central des représentations culturelles pour transformer les mentalités : Marion partage de nombreux exemples suédois, où la culture valorise l'enfance, ridiculise l'autoritarisme, et offre aux enfants une place active dans la création artistique et médiatique.➜ Le dilemme des droits de l'enfant : comment offrir une vraie place aux enfants sans leur demander d'assumer des responsabilités d'adultes ?Au programme :(03:25) Ce qui bouge et ce qui bloque dans notre regard sur l'enfant en France(06:22) Pourquoi la France peine à sortir du tout-psychologique et du modèle parentalité(08:45) La révolution de l'enfance en Suède : origines, symboles, choix politiques et culturels(12:31) Le lien entre projet politique, mouvements sociaux et déverticalisation du pouvoir(17:19) La vision française de l'enfance : objets d'éducation et filtres de méfiance(21:21) L'impact concret sur la vie des enfants : espace public, socialisation, inclusion(23:51) Crise de la parentalité, contradictions culturelles et conséquences sur la société(29:39) Comment agir : les vrais leviers du changement(33:23) La puissance de la culture et des représentations dans la transformation sociale(45:06) Protéger, inclure, écouter : le fil d'équilibriste des droits de l'enfantPour Marion, le premier pas est avant tout de protéger l'enfance, et de compter sur cette future génération pour une réelle montée en compétence. Car il est difficile de comprendre l'enfance, quand on a nous-même été incompris enfant.

Dans cet extrait, Marion Cuerq, spécialiste des droits de l'enfant, revient sur la transformation profonde du regard porté sur l'enfance en Suède, amorcée bien avant les années 1980.Elle retrace l'émergence d'une nouvelle vision de l'enfant dès le début du XXe siècle, incarnée par des figures clés comme Ellen Key, grande opposante aux punitions corporelles, puis renforcée après la Seconde Guerre mondiale avec une remise en question de l'obéissance aveugle et la valorisation de l'éducation positive. À travers l'exemple emblématique de Fifi Brindacier, héroïne suédoise créée par Astrid Lindgren, Marion montre comment la culture populaire a contribué à installer une image d'enfant puissant, autonome et bienveillant, participant à une dynamique d'égalité et de progrès social.Marion nous permet de comprendre, au prisme de l'expérience suédoise, comment un pays a réussi à faire évoluer durablement sa conception de l'enfance en croisant projets politiques, mouvements sociétaux et changement en profondeur des mentalités. Elle explique notamment l'importance des politiques publiques et de la volonté d'horizontaliser les relations, aussi bien entre enfants et adultes qu'au sein même de la société, tout en soulignant le contraste avec la situation française où ce lien entre avancées sociales et choix politiques reste à construire.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 07/05/2026.

Comment apprendre aux enfants à traverser la frustration… sans perdre soi-même patience ?Sylvie d'Esclaibes aborde dans cet épisode un sujet universel en éducation : la gestion de la frustration chez les enfants. Cette étape essentielle de leur développement se manifeste dès le plus jeune âge et peut parfois mettre à l'épreuve nos limites de parent ou d'éducateur. Plutôt que de fuir ces moments de crise, il est possible d'en faire de véritables occasions d'apprentissage, pour favoriser la régulation émotionnelle chez l'enfant.La frustration, c'est ce moment de tension entre le désir de l'enfant et une limite imposée par la réalité ou les règles. L'enfant n'a pas encore tous les outils pour traverser ses émotions : il exprime alors colère, pleurs, agitation. Il ne s'agit pas de « caprices », mais souvent de réactions accentuées par la fatigue, la faim ou le besoin de lien.Face à la tempête émotionnelle, il existe deux écueils : céder trop facilement ou, à l'inverse, durcir les règles sans prise en compte de l'émotion de l'enfant. Alors comment faire pour réagir sans céder ou s'énerver, et adapter notre comportement en fonction de l'âge de l'enfant ?Quelques postures adopter :

« L'éducation est la base de tout. Si on veut transformer une société de façon pacifique, ce n'est que par l'éducation. »Notre système éducatif est-il à bout de souffle ? Comment, à travers l'éducation verte, pouvons-nous y répondre et en faire un véritable projet de société à la hauteur des défis du XXIe siècle ?Professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Montpellier, Sylvain Wagnon est spécialiste de l'histoire de l'éducation nouvelle et auteur de nombreux ouvrages sur les pédagogies alternatives. Il explore dans son nouvel essai « Éducation verte, éducation de demain », les voies pour faire de l'éducation un véritable levier de transition écologique et sociale, tourné vers l'épanouissement des enfants.Bien plus que l'école, l'éducation verte est une refonte totale de notre système : dé-cloisonnement disciplinaire, importance du corps et des émotions, rôle des parents, place de l'enfant dans la ville… Sylvain s'appuie sur des exemples concrets, de l'école dehors à la « ville à hauteur d'enfant » en passant par la formation continue et les pédagogies actives, pour proposer une éducation résolument tournée vers la vie, l'action et l'émancipation.Ensemble, nous abordons des leviers d'action concrets :▶️ Décloisonner les savoirs : aborder les mathématiques, l'histoire, le langage autour de problématiques concrètes comme l'alimentation ou le jardin.▶️ Réhabiliter l'importance du corps, des émotions et du collectif dans les apprentissages.▶️ Faire de l'école et la ville un espace d'action locale et de lien : végétaliser les cours, ouvrir les jardins aux familles, repenser la ville à hauteur d'enfant.▶️ Valoriser les enseignants comme acteurs majeurs de cette transformation.Un épisode qui nous donne des clés précieuses pour accompagner la révolution éducative dont nous avons tant besoin.Au programme :(02:30) Pourquoi le système éducatif traditionnel ne répond plus à notre époque(04:33) Éducation verte : définition et enjeux au-delà de l'écologie(06:36) Révolution éducative : compétences essentielles et décloisonnement disciplinaire(10:36) Centres d'intérêts à l'école : de la Finlande à l'Espagne, ce qui fonctionne(12:09) Comment concilier savoirs fondamentaux et compétences psychosociales(14:10) Pourquoi les pédagogies actives mettent autant de temps à s'imposer(17:15) L'école dehors : retour d'expérience et apports concrets pour les apprentissages(21:57) Nature, adolescence et nouvelles technologies : comment retrouver du sens(26:13) La transition écologique dans les programmes et dans la vie réelle(31:06) Ville à hauteur d'enfant, rôle des parents : l'importance de décloisonnerL'éducation verte, ce n'est pas une utopie, c'est une transformation concrète déjà en marche, pour une école plus vivante en phase avec les défis d'aujourd'hui et de demain.

Dans cet extrait, Sylvain Wagnon, professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Montpellier et spécialiste de l'histoire de l'éducation nouvelle, met l'accent sur la nécessité d'une éducation “pour la vie et par la vie”, véritable pilier de son ouvrage "Éducation verte, éducation de demain" (Éd. Le bord de l'eau).Il défend une école où la singularité de chaque enfant est valorisée au quotidien à travers des situations concrètes et des apprentissages ancrés dans la réalité.Ce modèle, loin d'être utopique, s'appuie sur l'expérience des pédagogies nouvelles qui, depuis longtemps, mettent en avant l'importance de relier formation intellectuelle, compétences pratiques et apprentissage tout au long de la vie.Pour Sylvain, il s'agit de sortir d'une logique de simple adaptation et d'oser transformer l'école pour former des individus capables de repenser la société. Il rappelle le rôle-clé du monde enseignant dans cette transformation, insistant sur la nécessité de leur donner une place centrale et valorisée.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 29/04/2026.

La jeunesse, aujourd'hui, peine à être entendue. Pire encore : les enfants ressentent souvent un décalage profond entre ce que les adultes pensent savoir d'eux… et ce qu'ils ont réellement à dire.Alors, et si on leur laissait une scène pour exprimer leurs désirs, leurs opinions, leurs histoires ? Que choisiraient-ils de nous dire sur le monde, sur leurs rêves, sur ce qui compte vraiment ?Dans cet épisode exceptionnel, vous découvrez les coulisses de la Nouvelle Agora : la toute première conférence-spectacle où des jeunes de 7 à 18 ans prennent pleinement la parole.Au micro, Arielle et Marie, deux participantes, partagent sans détour leurs passions, leurs difficultés, mais surtout ce qu'elles aimeraient voir changer dans le regard que les adultes portent sur la jeunesse.Arthur Melon, délégué général du COFRADE et co-fondateur de la Nouvelle Agora, se joint à la discussion pour compléter ce récit et nous dévoiler les coulisses de la Nouvelle Agora.Au programme de cet épisode :→ Pourquoi la Nouvelle Agora ? La genèse d'un projet pensé pour les jeunes→ Candidatures, envies et passions : rencontre avec Marie et Arielle→ L'autisme vu de l'intérieur : mythes, douleurs et richesse du spectre→ Que signifie aimer ce que l'on est ?→ Pourquoi les enfants sont-ils si peu écoutés ?→ Ce que les adultes ne voient (vraiment) pas chez les enfants→ Optimisme, rêves et théâtre : ce qui anime la génération qui vient→ Préparer la scène : coulisses, doutes et accompagnement→ Un spectacle… et après ? Les suites de la Nouvelle AgoraEnvie d'entendre ce que les enfants ont à dire lorsqu'on leur confie le micro ?Cet épisode est fait pour vous.Merci à tous nos partenaires pour leur soutien dans cette aventure : Douces Maternelles, Vitabio COOL, Les Sherpas, Kokoro Lingua, Diddl et Plus-Plus !La conférence-spectacle de la Nouvelle Agora est complète. La soirée sera filmée et rediffusée sur les réseaux sociaux au début de l'été.

« Les parents sont enfin reconnus comme des acteurs et des partenaires essentiels du soin. »Ils concernent une personne sur six, mais que savons-nous réellement des troubles du neurodéveloppement et comment mieux répondre aux besoins des enfants concernés ?Dans cet épisode, je réunis autour de la table trois expertes de l'Institut Robert-Debré, spécialistes du repérage et de l'accompagnement des troubles du neurodéveloppement (TND) :➜ Anna Maruani, pédopsychiatre.➜ Melody Kedadouche, psychomotricienne.➜ Oriane Graciano, orthophoniste.Ensemble, nous abordons les réalités des enfants avec autisme, TDAH, troubles du langage, troubles moteurs ou multidys : ce que la recherche sait (et ne sait pas encore), pourquoi les diagnostics tardent encore, comment construire une prise en charge vraiment sur mesure… Et partageons des solutions concrètes : stratégies de communication alternative, place du jeu, adaptations à l'école ou à la maison, mais aussi, la place centrale donnée aux parents dans le parcours de soin.Vous découvrirez :✅ Les signes qui différencient un simple retard d'un trouble et comment réagir en tant que parent✅ Les enjeux d'accès aux soins face à une pénurie de professionnels, mais aussi toutes les pistes pour agir en tant que parent ou accompagnant, même sans prise en charge immédiate✅ Les avancées sur les causes (génétiques, environnementales), les zones d'ombre scientifiques, et surtout l'impact concret pour les familles✅ Comment mettre en place des outils de communication alternatifs à la maison, à l'école… et l'importance de les démocratiser✅ Motricité, sensorialité, jeu : les particularités concrètes à observer au quotidien✅ Le poids du regard social, des clichés persistants, et la force du collectif parental✅ Ce qui doit changer à l'école, dans l'espace public, au travail pour que l'accessibilité ne soit plus un mot creux, mais un droit garanti✅ L'importance d'écouter la parole des personnes concernées et d'adopter une posture d'encouragement au quotidienUn épisode indispensable pour celles et ceux qui souhaitent comprendre, accompagner, et surtout croire dans les possibilités de chaque enfant, en transformant notre regard et nos environnements.Épisode réalisé avec le soutien de Plus-Plus, jeu de construction pédagogique parfait pour stimuler la motricité fine, la créativité, la concentration et la patience ! Apprécié tant par les enfants que par les spécialistes de la petite enfance.

Que faire en tant que parents lorsque nous avons une inquiétude concernant un éventuel retard de développement de notre enfant ?Anna Maruani est pédopsychiatre, elle travaille au sein du service de pédopsychiatrie de l'institut Robert debre du cerveau de l'enfant, au sein duquel elle coordonne une unité d'evaluation diagnostic de l'autisme et un CRMR (centre référence maladie rare) DI (déficiences intellectuelle) et TND (trouble du neurodeveloppement) de causes raresElle nous rappelle l'importance d'écouter et de prendre au sérieux les inquiétudes parentales, d'en parler aux professionnels de santé et de ne jamais banaliser ces signaux. Elle détaille les étapes à suivre, de la surveillance aux bilans, soulignant que l'accompagnement adapté démarre avec la confiance accordée aux parents.L'échange se poursuit autour des nombreux clichés encore présents dans la société et les médias vis-à-vis des troubles du neurodéveloppement, notamment sur l'autisme.Enfin, Anna nous partage comment les familles peuvent réagir face à l'annonce du diagnostic : entre soulagement, besoin de réponses et parfois difficultés selon la gravité du trouble, elle insiste sur le rôle central des parents dans le parcours d'accompagnement de leur enfant.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 23/04/2026.Épisode réalisé avec le soutien de Plus-Plus, jeu de construction pédagogique parfait pour stimuler la motricité fine, la créativité, la concentration et la patience ! Apprécié tant par les enfants que par les spécialistes de la petite enfance.

Comment éviter ces petits réflexes qui, malgré nos bonnes intentions, bloquent la communication avec nos enfants ?Cet épisode est une rediffusion.Sylvie d'Esclaibes, spécialiste de l'éducation depuis plus de 30 ans, nous propose dans cet épisode une parenthèse précieuse sur la communication parent-enfant.Elle explore 12 obstacles involontaires qui freinent l'expression des enfants, inspirés des travaux de Thomas Gordon et Maria Montessori. Ces mécanismes, très répandus et souvent animés d'amour, empêchent pourtant une véritable rencontre. Alors comment éviter ces pièges courants qui, sous couvert de bienveillance, ferment la porte à la parole authentique ?Ce qui vous attend dans l'épisode :

"Il y a des moments où je prends ma fille dans les bras et je lui dis "tu as besoin de pleurer ?". Elle se met à pleurer. Pour un comédien, c'est ahurissant. Elle pleure, c'est tellement vrai. Alors qu'il y a deux secondes, elle pleurait pas. Je voyais juste que son visage commençait à rougir. Et ça s'arrête au bout de 3-4 minutes, elle passe à autre chose. Et là je me dis : heureusement que je ne l'ai pas forcée à retenir cette émotion."Dans ce nouvel épisode de la série "De l'enfant au parent", Guillaume Labbé explore en profondeur la question du cheminement parental et de la gestion émotionnelle : comment accompagner ses enfants alors qu'on se sent parfois perdu, dans une époque où les repères éducatifs vacillent ? Guillaume se livre sur la manière dont son histoire personnelle, ses doutes, ses tentatives et ses erreurs façonnent aujourd'hui sa vision de l'éducation et sa parentalité.Connu sur les écrans pour ses rôles dans « Plan Cœur », « Le Diplôme », ou encore « Anaon », Guillaume se dévoile ici en tant que père en quête de sens et d'équilibre. Ancien sportif, passionné d'écriture, il évoque sans détour les écueils, les doutes et les évolutions qui jalonnent son parcours parental. Il partage l'importance de ses lectures (comme “Pour une enfance heureuse” de Catherine Gueguen), ses essais-erreurs, et sa réflexion sur la nécessité d'un cadre, justement dans une société où tout change et où il devient difficile d'avoir des repères stables.Au fil de l'interview, Guillaume revient sur :➜ Son enfance dans une fratrie soudée et sportive➜ Le choc du passage de l'éducation “à l'instinct” aux repères plus construits de la parentalité➜ Sa vision sur les méthodes éducatives positives et les moments de bascule (abandon du time-out, gestion des crises la nuit,...)➜ La solitude des parents aujourd'hui face à la profusion de conseils contradictoires➜ La gestion des émotions, à la fois pour soi et ses enfants, alors qu'on ne nous a jamais appris comment faireUn témoignage inspirant sur la nécéssité que nous avons tous, en tant que parent, de déconstruire certains automatismes éducatifs, et de grandir en même temps que nos enfants.---------------DE L'ENFANT AU PARENT (~1 épisode par mois)Je vous propose ici une série plus intime et personnelle, où je pars à la rencontre d'artistes et personnalités publiques, pour explorer avec eux leur enfance et l'impact qu'elle a eu sur l'adulte et le parent qu'ils sont devenus.

Dans cet extrait, Guillaume Labbé, acteur et comédien, revient sur la place essentielle qu'a occupée le rugby dans son enfance et son adolescence. Il se confie sur l'univers familial où le sport était omniprésent, transmis par ses deux parents sportifs, et décrit comment le rugby est devenu un pilier de son équilibre. Entre camaraderie, ouverture à l'autre et valeurs collectives, Guillaume explique comment ce sport l'a construit humainement, loin des clichés élitistes, l'amenant à créer des liens très forts et à s'ouvrir à des milieux différents du sien.Dans l'épisode complet, Guillaume nous raconte ses remises en question en tant que papa, son apprentissage du lâcher-prise avec ses filles, ses lectures et rencontres qui ont transformé sa vision de la transmission, de l'écoute et du cadre.Avec douceur et authenticité, il évoque ses essais, ses erreurs et ses victoires, offrant un témoignage précieux sur le fait de devenir, petit à petit, le parent que l'on souhaite pour ses enfants.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 15/04/2026.

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[ÉVÉNEMENT NOUVELLE AGORA] : la 1ère conférence spectacle par des enfants & adolescents ! Envie de voir des enfants s'exprimer sur scène pour dire ce qu'ils pensent du monde ? Rendez-vous le 6 juin au Théâtre de la Bastille

[ÉVÉNEMENT NOUVELLE AGORA] : la 1ère conférence spectacle par des enfants & adolescents ! Envie de voir des enfants s'exprimer sur scène pour dire ce qu'ils pensent du monde ? Rendez-vous le 6 juin au Théâtre de la Bastille

[ÉVÉNEMENT NOUVELLE AGORA] : la 1ère conférence spectacle par des enfants & adolescents ! Envie de voir des enfants s'exprimer sur scène pour dire ce qu'ils pensent du monde ? Rendez-vous le 6 juin au Théâtre de la Bastille

[ÉVÉNEMENT NOUVELLE AGORA] : la 1ère conférence spectacle par des enfants & adolescents ! Envie de voir des enfants s'exprimer sur scène pour dire ce qu'ils pensent du monde ? Rendez-vous le 6 juin au Théâtre de la Bastille

[ÉVÉNEMENT NOUVELLE AGORA] : la première conférence spectacle par des enfants & adolescents ! Envie de voir des enfants s'exprimer sur scène pour dire ce qu'ils pensent du monde ? Rendez-vous le 6 juin au Théâtre de la Bastille

« Les filles sont plus vulnérables, donc les armes du savoir sont importantes. »Dans cet épisode, je reçois Tina Kieffer, grande reporter, autrice du livre "Une déflagration d'amour", ancienne directrice de la rédaction Marie-Claire et femme de convictions. Tina a bouleversé sa vie lors de l'adoption de sa fille Théa Chandara : une rencontre qui l'a poussée à créer l'association "Toutes à l'école", un projet éducatif holistique au Cambodge. Son combat ? Permettre à des milliers de filles d'accéder à la liberté, la dignité et l'indépendance par l'éducation.Grâce à sa vision et son engagement de terrain, elle fait aujourd'hui figure de référence dans l'éducation internationale et la solidarité féminine.Tina nous partage son histoire de maternité atypique, ses choix de vie, et la vision qui l'a portée à bâtir un modèle scolaire unique alliant soutien scolaire, médical, alimentaire, et accompagnement des familles. Vous découvrirez sa capacité à mobiliser grâce à son expérience médiatique, son énergie pour briser les barrières, son rapport à l'adoption et à la parentalité, et ses réflexions sur les défis éducatifs, en France et à l'international.Elle nous propose une plongée au cœur de l'éducation comme arme de paix, de son modèle Happy Chandara, et du pouvoir transformateur de l'école pour les filles dans le combat de l'égalité homme-femme.Les sujets abordés :(02:12) Rencontre et adoption de Théa au Cambodge : l'inattendu bouleversement(06:07) Les défis de l'adoption en France, entre procédure et résistances culturelles(13:38) Regard sur l'aide sociale à l'enfance et la place des enfants en difficulté(14:29) Vivre l'arrivée d'un enfant adopté : amour, liens, inquiétudes(16:59) Création de l'école Happy Chandara : un projet humaniste et holistique(21:42) Modèle pédagogique innovant : éducation, santé, environnement, alimentation, familles(24:37) Les résistances des familles et accompagnement social des filles(25:36) Résultats scolaires, absence de décrochage et insertion professionnelle(28:51) Transposition du modèle et enjeux du financement(30:36) Vision pour l'avenir : un monde égalitaire, une planète préservéeUn épisode qui nous montre comment la rencontre avec un enfant peut transformer une vie, le pouvoir de l'éducation et de l'engagement, et l'humanité au cœur de toute transformation sociale.Pour parrainer une enfant, faire un don ou aider autrement l'association Toutes à l'école, rendez-vous sur leur site : https://www.toutes-a-l-ecole.org/fr/

Dans cet extrait, Tina Kieffer, journaliste, ancienne directrice de la rédaction Marie-Claire et fondatrice de l'association "Toutes à l'école", revient sur l'évidence de l'adoption dans sa vie. Malgré une famille déjà nombreuse, Tina raconte le bouleversement ressenti en croisant la route de la petite Chandara dans un orphelinat du Cambodge, ainsi que le combat mené pour lui offrir une nouvelle vie en France. Elle décrit avec émotion la volonté profonde de « sauver une enfant » et l'attachement immédiat qu'elle a ressenti, révélant aussi la complexité du parcours d'adoption et l'impact sur son entourage. Un témoignage sincère et touchant sur la force du lien, le besoin de réparer et la générosité sans limites.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 26/03/2026.

Et si on arrêtait de confondre erreur et échec ?Oubliez la peur de « mal faire » ! Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes nous invite à changer de regard sur l'erreur : loin d'être une faute, elle est une étape indispensable sur le chemin de l'apprentissage des enfants (et des adultes).Ce nouvel épisode nous emmène au cœur d'un enjeu majeur :Comment réhabiliter l'erreur à l'école comme à la maison ? Loin d'être un échec, se tromper est une étape essentielle de tout apprentissage. Sylvie distingue avec finesse l'échec de l'erreur, partage des outils concrets pour valoriser les essais infructueux et décrit comment la pédagogie Montessori transforme l'erreur en alliée de nos enfants. Parents et enseignants trouveront ici des conseils précieux pour encourager la curiosité, la persévérance et restaurer la confiance en soi chez l'enfant.Vous découvrirez :

"Je crois profondément que l'enfance peut être un projet de société porteur d'avenir et surtout porteur de bien-être pour tout le monde"Et si l'enfance était une grande cause capable de transformer la société ?Cet épisode s'inscrit dans le cadre du Podcasthon, un événement rassemblant des milliers de podcasteurs pour mettre en lumière le monde associatif du 14 au 20 mars. J'ai choisi de vous présenter l'association Place de l'Enfance, fondée par Aurélie Grêlé-Rouveyre, qui milite pour remettre les besoins de l'enfant au centre de nos préoccupations collectives. Un sujet qui, comme vous le savez, est au coeur de mon engagement !Depuis plus de 10 ans, Aurélie est spécialiste de l'action sociale et experte des enjeux d'inclusion : elle a travaillé sur les problématiques de précarité, handicap, sans-abrisme, et migration, et met désormais son analyse systémique au service d'un nouveau regard sur l'enfance en France.L'association travaille à créer les conditions favorables au bien grandir, en agissant sur l'environnement quotidien de l'enfant et de ses proches, à travers la mobilisation d'acteurs privés et publics :➜ Environnement physique : prendre en compte les besoins de l'enfant dans l'aménagement territorial et les espaces publics➜ Environnement culturel : renforcer notre conscience collective des besoins de l'enfant et des enjeux liés à cette période de vie➜ Environnement émotionnel : favoriser la disponibilité émotionnelle de ceux qui prennent soin des enfantsNous avons aussi co-fondé ensemble le mouvement Grandir Ici, pour l'inclusivité des enfants dans l'espace public.Dans cet épisode, nous abordons :

Dans cet extrait, Aurélie Grêlé-Rouveyre, fondatrice de l'association Place de l'Enfance, partage le résultat de son analyse sur la place accordée à l'enfance dans notre société. Elle nous confie combien ses recherches croisées entre neurosciences, sociologie, histoire ou urbanisme ont transformé son regard, et évoque ce qui l'a profondément marquée : la prédominance d'une posture de domination de l'adulte sur l'enfant, particulièrement ancrée en France. Elle décrit en quoi cette relation verticale influence durablement notre société, notre rapport à nous-mêmes, aux autres et aux grands défis du vivre-ensemble, et rappelle l'importance de réfléchir à une posture d'équidignité adulte-enfant. Cet épisode s'inscrit dans le cadre du Podcasthon, un événement rassemblant des milliers de podcasteurs pour mettre en lumière le monde associatif du 14 au 20 mars. J'ai choisi de vous présenter l'association Place de l'Enfance, fondée par Aurélie Grêlé-Rouveyre, qui milite pour remettre les besoins de l'enfant au centre de nos préoccupations collectives. Un sujet qui, comme vous le savez, est au coeur de mon engagement !L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 19/03/2026.

Pour vous inscrire à cet événement gratuit c'est par ici (places limitées)

"Un enfant, c'est une lueur avant d'être un pollueur. C'est un ambassadeur de l'avenir, c'est une force de rappel pour qu'on sorte de notre nombril et qu'on se dise il faut préparer la planète pour les prochains".La dénatalité s'accélère : en France, on a perdu un demi-million d'écoliers et fermé 6 000 écoles en seulement 15 ans. Pour la première fois de notre histoire, les moins de 20 ans sont désormais moins nombreux que les plus de 60 ans. Face à ces bouleversements inédits, comment comprendre et agir sur ce phénomène aux conséquences majeures pour l'avenir de toute notre société ?Mon invité est Maxime Sbaihi, spécialiste des questions économiques liées à la démographie, régulièrement sollicité dans les médias pour décrypter la baisse des naissances en France et dans le monde. Il est l'auteur du livre « Les balançoires vides », où il analyse avec finesse l'accélération du vieillissement démographique, la baisse du taux de fécondité et la précarisation de la jeunesse. À travers ses recherches, il décrypte les mécanismes profonds qui expliquent la fracture entre le désir d'enfant et la réalité, tout en proposant des pistes de réflexion et d'action pour réinventer le lien intergénérationnel et repenser notre responsabilité collective.Dans cet épisode, vous allez découvrir :✅ Pourquoi la fécondité mondiale a été divisée par 2 en 50 ans✅ Les conséquences concrètes de la baisse des naissances✅ Comment le coût du logement, le manque de modes de garde et l'appauvrissement de la jeunesse expliquent que 85% des jeunes continuent de désirer des enfants sans pouvoir réaliser ce choix✅ Pourquoi déconstruire les idées reçues sur le lien entre écologie et décroissance démographique✅ Le risque d'une société qui se déshabitue des enfants, à l'exemple de la Corée du Sud aujourd'hui à 0,7 enfant par femme✅ Les limites et dérives des politiques natalistes dans le monde et la nécessité de défendre les libertés individuelles✅ Pourquoi la pauvreté frappe désormais d'abord les jeunes, et comment l'État pourrait réorienter son actionAu programme :(02:26) La relation unique de la France à la natalité(04:16) Vieillissement et inversion de la pyramide des âges(06:41) Effets psychologiques et symboliques(08:30) Conséquences de la dénatalité(09:52) Croissance mondiale : la bascule statistique et les errements de l'ONU(15:19) Vers une déconnexion entre désir et réalité d'enfant(18:00) Les trois grands freins : logement, mode de gardes, salaires(23:24) Isolement parental et transmission intergénérationnelle(31:00) Nos options : politiques publiques, robots, immigration ?(33:50) Espaces No Kids & montée d'une culture d'intolérance envers la jeunesse(39:26) Comment garantir un avenir à la jeunesse ?Un épisode indispensable. Parce que le vrai défi de notre époque est de retisser un pacte générationnel, et de défendre ceux qu'on voit désormais disparaître : les enfants et leur avenir.Ressources :Livre « Les balançoires vides » (2023, Éditions Les Arènes), Maxime Sbaihi

Et si le vieillissement de la population nous enfermait dans la nostalgie, au lieu de nous tourner vers l'avenir ? Comment éviter le piège du fameux "c'était mieux avant" ?Dans cet extrait, nous découvrons l'analyse de Maxime Sbaihi, économiste et essayiste, auteur de l'ouvrage "Les balançoires vides". Il décrypte la baisse de la natalité en France et dans le monde, en insistant sur les conséquences concrètes et culturelles de ce phénomène : fermeture des écoles, vieillissement de la population, changements de mentalité et transformation de notre rapport aux enfants. Maxime nous partage des anecdotes marquantes - comme celle du village japonais où des poupées grandeur nature remplacent les enfants disparus - et explore avec nous les enjeux sociaux, économiques et psychologiques du déclin démographique.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 12/03/2026.

Vous vous demandez comment aider votre enfant à devenir ordonné sans en faire une question d'obéissance ? Cet épisode nous plonge dans la période sensible de l'ordre selon l'approche Montessori, pour comprendre comment l'ordre extérieur nourrit l'ordre intérieur.Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes, fondatrice d'écoles Montessori, décrypte les besoins fondamentaux de l'enfant en matière d'ordre, la différence entre contraintes externes et construction intérieure, et propose une multitude d'outils concrets à adopter chez soi.Points clés abordés :

« On ne va pas essayer de refaire les temps de l'enfant par rapport aux contraintes qu'on connaît dans la société, mais on va partir du besoin des enfants. »Et si on remettait vraiment l'enfant au cœur de l'organisation de ses journées ? Dans cet épisode, mon invité Kenza Occansey vient nous présenter les conclusions de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, un projet inédit visant à repenser le quotidien des plus jeunes en France.Kenza préside le comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, initiée par le CESE (Conseil Économique Social et Environnemental). Expert de la participation citoyenne et figure engagée pour la place des enfants dans la société, Kenza explique comment plus de 130 citoyens tirés au sort et 20 jeunes ont fusionné leurs regards pour repenser la structuration du quotidien des enfants, loin des impératifs strictement économiques et des habitudes ancrées.Au fil de l'échange, nous abordons :➡️ Pourquoi et comment la société s'est éloignée des besoins fondamentaux des enfants➡️ Ce qu'est précisément une convention citoyenne et pourquoi la participation directe des enfants à cette réflexion est une première mondiale➡️ Les recommandations-clés pour adapter rythmes scolaires, temps d'activité et pauses à la chronobiologie de l'enfant➡️ L'importance des temps libres (et de l'ennui !) dans le développement, et les risques liés à la place des écrans➡️ Le lien fondamental entre temps des enfants, organisation du travail des adultes et accompagnement à la parentalité➡️ Comment ce débat peut transformer durablement la société, au-delà des alternances politiquesAu programme de l'épisode :(01:27) Pourquoi repenser urgemment les temps de l'enfant ?(03:53) Une convention citoyenne, c'est quoi ? Qui y participe ?(05:42) La place inédite des enfants dans la réflexion : ateliers et co-construction(08:18) Assumer que la société ne répond pas (encore) aux besoins des enfants(09:20) Conflits entre organisation sociale actuelle et besoins fondamentaux : origines et conséquences(10:28) La chronobiologie des enfants : repenser horaires et rythmes scolaires(13:05) Vers une nouvelle journée-type : exemples concrets selon l'âge(17:38) L'apport et la nécessité des temps libres, et la prévention du tout-écran(19:58) Articulation entre vie professionnelle des adultes, parentalité et rythmes familiaux(24:25) Comment faire vivre les recommandations ?RessourcesLe rapport : https://www.lecese.fr/sites/default/files/CCTE-Rapport-citoyen.pdfParce qu'une société qui tient enfin compte des besoins réels des enfants est une société qui prépare des adultes épanouis et engagés, cet épisode vous transmettra les clés pour comprendre, agir et participer à ce mouvement essentiel.

Dans cet extrait, Kenza Occansey, président du comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, revient sur l'urgence de repenser le quotidien des enfants - un sujet longtemps délaissé dans notre société.Kenza éclaire notamment la réflexion autour du temps libre et non encadré dont les enfants manquent tant aujourd'hui. Il explique pourquoi ces périodes d'ennui et de liberté sont indispensables à leur épanouissement, à leur créativité et à leur construction personnelle, mais aussi comment elles doivent être protégées des risques d'un usage excessif des écrans.Kenza aborde aussi un point central issu des travaux de la convention : il est impossible de repenser le temps des enfants sans réaménager aussi les temps des parents.Il détaille l'importance d'une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, ainsi que la nécessité de soutenir la parentalité pour permettre aux familles de mieux connaître le rythme et les besoins des enfants, et de dégager du temps de qualité avec eux, dans et hors de la sphère scolaire. Cette vision globale, portée par la Convention citoyenne, ouvre la voie à une société qui remet l'enfant mais aussi le parent au cœur des priorités.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 05/03/2026.

Suite à un problème de piste audio, nous republions le bon épisode. Mes sincères excuses pour la gêne occasionnée.

« Les écoliers français passent en moyenne 12 960 heures assis à l'école. »Pourquoi le mouvement, si essentiel à notre humanité, s'efface-t-il de la vie quotidienne de nos enfants ? Quelles en sont les conséquences, et comment inverser cette tendance ?Dans cet épisode, je rencontre Victor Fersing pour comprendre pourquoi la sédentarité, chez les enfants comme chez les adultes, est devenue un fléau silencieux dont les conséquences dépassent les seules questions de santé physique.Victor est co-auteur du livre « La chaise tue » et créateur du média La Fabrique Sociale. Il agit aussi au sein de l'association "Lève les yeux", pour sensibiliser petits et grands aux dangers de l'addiction numérique et promouvoir la déconnexion et le retour au mouvement. Conférencier, vulgarisateur et homme de terrain, il décrypte avec passion les enjeux psychosociaux de la sédentarité et propose des solutions concrètes pour remettre le mouvement au cœur de notre quotidien.Au fil de la discussion, il nous explique :

Dans cet extrait, Victor Fersing revient sur la naissance du livre "La chaise tue" et les constats alarmants sur la progression de la sédentarité, qui ont été le moteur de son écriture.Victor dévoile les dangers de la sédentarité - pointée par l'OMS comme l'un des principaux facteurs de risque de mortalité - et explique comment notre environnement culturel, scolaire et urbain encourage trop souvent l'immobilité dès le plus jeune âge.Il analyse également le rôle des écrans, mais insiste sur l'ensemble des environnements de vie qui rendent le mouvement de plus en plus dispensable. Ces constats, encore trop peu médiatisés, les ont convaincus avec son co-auteur Alexandre Dana, de la nécessité d'écrire un livre pour alerter sur les conséquences de la sédentarité et proposer des pistes de changement.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 12/02/2026.

Aujourd'hui, on célèbre un moment spécial sur Les Adultes de Demain : le podcast fête ses 6 ans !Pour cet anniversaire, je vous invite dans les coulisses et les étapes marquantes de l'aventure « Les Adultes de Demain », un projet qui a changé ma vie et, je l'espère, contribué à faire évoluer notre regard collectif sur l'enfance.Après plus de 200 épisodes, et 2 enfants plus tard (!), la vision que j'avais au début du podcast a énormément évolué, et ma ligne éditoriale n'est plus la même : plus engagée et transversale.J'avais envie de vous partager sans filtre mon cheminement intérieur, et ce que cette aventure m'a appris : mes débuts à tâtons, mes doutes, mes rencontres « coup de foudre » (André Stern, Boris Cyrulnik…), l'impact de ma maternité, la façon dont j'ai (peu à peu) trouvé ma place et défini un engagement qui va bien au-delà de la simple transmission pédagogique.J'aborde notamment :

"On veut nous mettre dans des cases. Vous dites non, et vous tracez votre propre chemin."Comment grandir, croire en ses rêves et transmettre la confiance aux enfants, malgré les obstacles, les stéréotypes et la différence ?Dans ce nouvel épisode de la série "De l'enfant au parent", j'ai la joie d'échanger avec Céline Steyer, créatrice du média Les Nouvelles Héroïnes, un podcast dédié à l'inspiration des jeunes filles - et des garçons ! Céline s'est donnée pour mission de rendre visible les parcours de femmes singulières qui, chacune à leur manière, montrent que l'on peut transformer ses rêves en réalité, quelle que soit sa différence ou les limites qu'on nous impose parfois. Engagée et passionnée, elle a également publié l'ouvrage Nouvelles Héroïnes chez Larousse Jeunesse. Céline incarne au quotidien, avec ses deux filles, Madeleine et Manon, les valeurs d'audace, de transmission et de confiance en soi.Dans cet échange nous abordons son enfance, influencée par les rêves brisés de ses parents, et marquée par une éducation douce et sans violence. Elle nous partage son expérience personnelle, notamment l'agénésie de sa main gauche, la manière dont ses parents ont fait de sa différence un non-sujet, et l'importance pour elle du dialogue et de l'écoute dans l'éducation avec ses propres enfants.Nous explorons également la genèse de Nouvelles Héroïnes, et la puissance des récits pour encourager les enfants à sortir des cases et à oser rêver.Quelques sujets abordés :

Dans cet extrait, Céline Steyer, fondatrice du podcast "Nouvelles Héroïnes" dédié à l'empowerement des jeunes générations, évoque avec émotion l'éducation douce et sans violence qu'elle a reçue de ses parents. Une approche qu'elle considère comme avant-gardiste dans les années 80, où beaucoup de ses camarades subissaient encore de nombreuses violences physiques et psychologiques.Elle partage la façon dont son père et sa mère ont rompu avec les violences éducatives physiques et psychologiques qu'eux-mêmes avaient subies pendant leur propre enfance, offrant à Céline et à son frère un environnement empreint de confiance et d'écoute. Elle souligne également combien ce climat serein a nourri sa construction personnelle, l'a préservée, et lui a permis de transmettre à ses propres filles les valeurs du respect de l'enfant et du dialogue.Un témoignage qui invite à réfléchir à l'impact profond d'un cadre familial bienveillant sur le développement et l'épanouissement des adultes de demain.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 05/02/2026.---------------DE L'ENFANT AU PARENT (~1 épisode par mois)Je vous propose ici une série plus intime et personnelle, où je pars à la rencontre d'artistes et personnalités publiques, pour explorer avec eux leur enfance et l'impact qu'elle a eu sur l'adulte et le parent qu'ils sont devenus.