Country in Southeast Asia
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En janvier 1860, un jeune explorateur français, Henri Mouhot, redécouvre au Cambodge les temples d'Angkor. Ses carnets de voyage vont faire connaître à ses compatriotes une cité envahie par la jungle. Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d'être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent. Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l'organisme MCC a donc développé un projet en béton. « Au Cambodge, parpaings contre chalutiers », un Grand reportage de Juliette Buchez épaulée de Len Leng.
Dans cet épisode, je t'emmène en voyage dans l'océan indien, à l'Ile Maurice.On part à la rencontre d'une combattante locale : Ranini Cundasawmy.Multiple championne du monde en boxe pieds poings, et notamment en muay thai,ses combats ne se limitent pas au ring.Avec son mari, elle a fondé le Bambou Martial Arts, un club qui accueille tout le monde et gratuitement : pour les jeunes, les femmes, les enfants, ceux qui se sentent seuls ou qui veulent retrouver le mouvement,pour les passionnés, les combattants ! Pour les combattantes !Ranini, c'est un sourire.Ranini, c'est le don de soi.Les combats qu'elle livre ne se limitent pas au ring.Elle utilise aussi la boxe pour aider sa communauté,et depuis le Covid,pour tenter de lutter contre la drogue synthétique qui vise particulièrement la jeunesse.Ce nouvel épisode est une traversée dans le monde et le coeur de Ranini Cundasawmy.Justement, on arrive chez elle,Alors bienvenue au village de Bambous !...........................................................................................................................................Cet épisode est avec la participation de Anne Batisse : Cette pharmacienne de formation travaille à l'hôpital Fernand Widal, dans ce que l'on appelle “un centre l'addictovigilance”.En bref, elle surveille et analyse les effets des médicaments et des drogues sur la population.Elle travaille ensuite avec les institutions pour alerter des risques et faire de la prévention.Merci à elle pour son éclairage,et à Ranini, Patrick pour leur accueil au sein du Bambous Martial Arts,merci à tous pour votre accueil...................................Références :Extrait Musique : Mélanie Pérès - MO ATTRACTExtrait Musique : Zaho de Sagazan - Le dernier des voyages (ohlalalla j'aime tellement cette chanson)Extrait Musique : Zaho de Sagazan - Aspiration (j'aime aussi beaucoup celle-ci, comme toutes les autres).................................Vous pouvez retrouver Ranini Cundasawmy sur Instagram et donner un max de love à Combattantes avec des étoiles sur les plateformes Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
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Le sable est la deuxième ressource naturelle la plus exploitée dans le monde après l'eau. Son extraction a triplé au cours des 20 dernières années. Le premier exportateur de sable dans le monde, ce sont les États-Unis, puis arrivent les Pays-Bas. En troisième position, le Cambodge, dont le sable a participé, notamment, à l'extension de la cité-État Singapour et qui aujourd'hui contribue au développement urbain de Phnom Penh. Avec Sur la piste minérale, publié aux éditions MétisPresses, Dolorès Bertrais nous propose une enquête captivante sur les traces d'un grain de sable issu du Mékong. Une extraction lucrative qui engendre des jeux de pouvoir et sous-tend les transformations urbaines de la capitale cambodgienne. Dolorès Bertrais, paysagiste-urbaniste et post-doctorante à l'Université de Genève, est spécialiste des dynamiques urbaines. À écouter dans GéopolitiqueLe sable: une ressource banale devenue stratégique
Le sable est la deuxième ressource naturelle la plus exploitée dans le monde après l'eau. Son extraction a triplé au cours des 20 dernières années. Le premier exportateur de sable dans le monde, ce sont les États-Unis, puis arrivent les Pays-Bas. En troisième position, le Cambodge, dont le sable a participé, notamment, à l'extension de la cité-État Singapour et qui aujourd'hui contribue au développement urbain de Phnom Penh. Avec Sur la piste minérale, publié aux éditions MétisPresses, Dolorès Bertrais nous propose une enquête captivante sur les traces d'un grain de sable issu du Mékong. Une extraction lucrative qui engendre des jeux de pouvoir et sous-tend les transformations urbaines de la capitale cambodgienne. Dolorès Bertrais, paysagiste-urbaniste et post-doctorante à l'Université de Genève, est spécialiste des dynamiques urbaines. À écouter dans GéopolitiqueLe sable: une ressource banale devenue stratégique
À la veille de la Saint-Valentin, focus sur une industrie criminelle aussi méconnue qu'efficace : l'arnaque aux sentiments. Derrière les promesses d'amour se cache une économie mondialisée, ultra-organisée et désormais dopée à l'intelligence artificielle, qui brasse chaque année des milliards d'euros. L'arnaque aux sentiments repose sur un modèle efficace. Les escrocs créent de faux profils sur des sites de rencontres, des réseaux sociaux ou des applications de messagerie. Ils mettent en scène des identités valorisantes : ingénieurs expatriés, médecins humanitaires, entrepreneurs prospères, voire parfois des personnalités connues. L'objectif est clair, instaurer une relation affective intense en échangeant quotidiennement pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de bâtir un climat de confiance solide. Progressivement, le lien émotionnel s'intensifie, la victime s'attache, se projette, et baisse sa vigilance. Puis vient le moment du piège. Une urgence surgit, un billet d'avion à payer pour une rencontre tant attendue, un problème de santé soudain, un compte bancaire bloqué. La victime, déjà émotionnellement engagée, envoie de l'argent. D'abord de petites sommes, pour se rassurer. Puis, l'engrenage se met en place. Les demandes deviennent plus fréquentes, plus importantes, jusqu'à provoquer parfois un véritable effondrement financier. Des usines à arnaques en Asie et une tradition bien ancrée en Afrique Loin du cliché de l'escroc solitaire derrière son écran, l'arnaque sentimentale est aujourd'hui une industrie mondialisée, structurée et hiérarchisée. Certaines enquêtes récentes ont révélé l'existence de véritables « usines à arnaques » en Asie du Sud-Est. Dans d'immenses complexes, des plateaux entiers d'ordinateurs sont occupés par des équipes qui se relaient 24 heures sur 24 afin de couvrir tous les fuseaux horaires. Selon une étude de l'université du Texas, ces seuls réseaux asiatiques auraient extorqué près de 75 milliards de dollars entre 2020 et 2024. Une somme vertigineuse, qui illustre la dimension industrielle de cette cybercriminalité. L'Afrique de l'Ouest constitue également un foyer historique de ces pratiques, notamment pour les victimes francophones. En Côte d'Ivoire, les « brouteurs », au Nigeria les « yahoo boys », et au Cameroun les « feymen » incarnent ces figures désormais bien connues. La méthode y reste souvent plus artisanale, moins structurée qu'en Asie, mais les gains peuvent être considérables. Certains escrocs expérimentés parviennent à générer plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. Intelligence artificielle, banques sous pression et humanité détournée La montée en puissance de l'intelligence artificielle a marqué un tournant. Désormais, les escrocs peuvent produire de faux appels vidéo ultracréditbles, combinant voix, visage et gestuelle réalistes. La fraude devient ainsi industrielle, automatisée et surtout hyper-personnalisée. La frontière entre le vrai et le faux s'efface, renforçant encore la vulnérabilité des victimes. Cette explosion des arnaques pose un défi majeur aux banques. L'enjeu est financier, juridique et réputationnel. Les établissements doivent gérer un afflux croissant de litiges tout en respectant leurs obligations de vigilance sur les mouvements de fonds. Mais comment bloquer un virement lorsque le client est lui-même persuadé d'agir par amour ? Pour répondre à ce défi, des acteurs spécialisés ont émergé, à l'image de Feedzaï, qui développe des solutions capables d'identifier en temps réel les transactions suspectes grâce à l'analyse comportementale et à l'intelligence artificielle. Toutefois, même les technologies les plus avancées ne peuvent tout empêcher. Car la véritable faille reste humaine. L'arnaque aux sentiments exploite ce qu'il y a de plus intime : le besoin d'amour, de reconnaissance et de lien. La manipulation émotionnelle est au cœur du système. Dans cette économie souterraine mondialisée, l'amour devient peu à peu un produit financier comme un autre.
L'actualité nous fait sans cesse tourner les yeux vers l'Amérique. Et les images que nous avons reçues de Minneapolis, Los Angeles ou Chicago ne sont pas sans rappeler les mouvements de la jeunesse des années 60 contre la guerre au Vietnam et pour les droits civiques.Ainsi ce jour maudit du 4 mai 1970 est-il entré dans l'Histoire contemporaine américaine. Nous sommes sur le campus de la Kent State University. Kent est une jolie ville de 25.000 habitants au sud de Cleveland dans l'Ohio, à mi-chemin entre Chicago et Washington. C'est sur les bancs de l'Université de Kent, une petite fac pas très regardante sur ses notes moyennes de secondaire, que la jeune Chrissie Hynde a finalement trouvé la voie de l'enseignement supérieur. En clair, elle ne s'est pas encore fait virer de ses cours, ce qui pour elle, qui n'en touche pas une, pas plus que le strict nécessaire, est un exploit.C'est pour ses parents qu'elle fait des études car elle n'a d'intérêt que pour deux choses : la musique rock et la défonce. Et puis son statut de jeune Américaine qui va, avec des centaines de milliers de ses semblables, changer l'horrible monde des adultes. Ces gens qui ne pensent pas à vivre, seulement à gagner de l'argent, d'en amasser, pour ne rien en faire. Et dans les années 60, c'est aussi un monde qui impose le cauchemar au présent de sa génération en l'envoyant se faire tuer dans l'enfer d'une guerre lointaine qui n'est pas la sienne.Alors elle proteste. Sauf que le Give Peace a Chance de John Lennon, c'est bien gentil, mais c'est pas ça qui va faire entendre raison au président Nixon qui envoie tous ces jeunes au Vietnam et à présent, au Cambodge ! C'en est trop, le 2 mai, les étudiants mettent le feu avec des fusées éclairantes au bâtiment en bois des officiers de réserve sur le campus de Kent. La garde nationale intervient, c'est la pagaille, Chrissie s'en sort de justesse, et oui, elle en est. Mais le surlendemain, lors d'une nouvelle manifestation malgré le couvre-feu imposé, les soldats qui gardent les cendres du bâtiment incendié tirent sur la foule.Des gens tombent, des ambulances arrivent, il y a des morts, entend-elle crier. Chrissie est dégrisée. Elle regarde ces militaires qui sont des jeunes gosses de 19-20 ans, comme elle, et qui ont l'air tout aussi surpris par ces coups de feu. Elle s'assied et reste prostrée, figée, en contestation, quand des mains la saisissent. Et pendant qu'on l'emmène de force, Chrissie se dit qu'elle ne reconnaît plus son pays. Le lendemain, le campus est vidé, les étudiants sont renvoyés chez eux, entassés dans des voitures qui alimentent des bouchons vers Chicago, Philadelphie, New York. Le Sex and drugs and rock'n'roll semble être la solution immédiate face à ce monde qu'elle ne peut plus voir, les sixties qui ont vu fleurir son adolescence sont bien terminées. Et pourtant, au bout de cette errance que vont être les années 70, il y aura les Pretenders.
Comment les lieux retiennent le souvenir des tragédies historiques dont ils ont été le théâtre ? Quelle mémoire sensible diffusent-ils à leurs visiteurs? Dans le Quartier des Fantômes, le cinéaste cambodgien Rithy Panh revient, 25 ans après son documentaire “S21, la machine de mort khmère rouge” au centre S21, ancien lycée devenu haut lieu de séquestration et de torture des Khmers rouges. “Quartier des fantômes” (Grasset), son dernier livre co-écrit avec Christophe Bataille, retrouve le spectre des horreurs génocidaires commises par le régime de Pol Pot entre 1975 et 1979, et entame une réflexion politique, méditative sur le langage, la vérité, la mémoire et l'écriture de l'Histoire. sujets traités : mémoire, génocide, Cambodge, Rithy Panh, Pol Pot Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale. Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »
Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale. Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »
Parce que… c'est l'épisode 0x700! Shameless plug 29 janvier 2026 - The Coming AI Hackers 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 CfP 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal Description Introduction Ce 12e épisode de collaboration entre Cyber Citoyen et Polysécure marque également la première année de partenariat entre les animateurs. Nicolas, Catherine Dupont-Gagnon et Samuel Harper abordent deux sujets majeurs d'actualité en cybersécurité : la controverse autour de Grok et les développements récents concernant les centres de fraude au Cambodge. Grok : une plateforme problématique Le problème de la pornographie juvénile générée par IA Le premier sujet abordé concerne Grok, l'outil d'intelligence artificielle de X (anciennement Twitter), qui soulève de graves préoccupations en matière de pornographie juvénile générée par IA. Les animateurs dénoncent l'hypocrisie apparente de ceux qui prétendent lutter contre ce fléau tout en tolérant l'existence de cette plateforme. Seuls quelques pays, notamment l'Indonésie et la Malaisie en Asie, ont officiellement bloqué Grok. L'Europe reste relativement passive, l'Angleterre mène une enquête, et les États-Unis ainsi que le Canada n'ont pris que des mesures limitées. Elon Musk a même dénoncé cette situation comme de la « censure », un choix de bataille que les animateurs trouvent particulièrement troublant. Les cas choquants Le podcast relate des histoires tragiques, notamment celle d'une jeune victime d'un incendie dont la photo mémoriale a été utilisée par des utilisateurs de X pour demander à Grok de générer des images pornographiques. Ces cas se multiplient, particulièrement lorsque des visages féminins ou de jeunes filles apparaissent en ligne. Les mesures insuffisantes Les premières barrières mises en place par Musk consistaient à limiter cette fonctionnalité aux comptes payants, créant des situations absurdes où l'outil proposait de passer au forfait premium pour accéder à ces fonctionnalités illégales. Les filtres sont facilement contournables, contrairement à d'autres plateformes comme Google, MidJourney ou ChatGPT qui ont mis en place des filtres stricts dès le départ. L'inaction des grandes entreprises Apple et Google n'ont pas retiré l'application de leurs boutiques, malgré les violations apparentes de leurs conditions d'utilisation. L'administration Trump actuelle montre une tolérance extrême envers ce type de contenu, et les tentatives européennes d'imposer des amendes ont été contrecarrées par des représailles, incluant la révocation de visas et le placement sur des listes de sanctions. Un problème sociétal plus large Les animateurs soulignent que le problème dépasse Grok. Craig Silverman, journaliste spécialisé dans la fraude en ligne, a découvert 25 000 publicités sur Meta en 2025 pour des applications de « deepnude ». La facilité d'accès à ces outils, comparativement à l'époque où il fallait maîtriser Photoshop, amplifie considérablement le problème. La génération instantanée d'images ne laisse pas le temps de réfléchir aux conséquences, facilitant les actes impulsifs de revenge porn et de harcèlement. Les centres de fraude au Cambodge Le contexte Le deuxième sujet porte sur les développements majeurs concernant les centres de fraude au Cambodge et au Myanmar. Ces « scam compounds » sont des centres où des personnes sont retenues en esclavage pour commettre des fraudes en ligne. Pendant la pandémie, d'anciens casinos se sont reconvertis en centres de fraude, représentant jusqu'à 60 % du PIB cambodgien. L'arrestation de Chen Ji Récemment, Chen Ji, un magnat de cette industrie membre du Prince Group (un conglomérat incluant une compagnie aérienne, des projets immobiliers et des casinos), a été arrêté au Cambodge et extradé vers la Chine. Cette arrestation est surprenante car Chen Ji avait des liens étroits avec le pouvoir cambodgien. En 2019, le premier ministre avait même refusé de l'extrader malgré les demandes chinoises. Les développements récents Suite à cette arrestation, plusieurs centres se sont vidés. À certains endroits, les gérants ont simplement ouvert les portes et laissé partir les prisonniers. Des centaines de ressortissants chinois se sont retrouvés devant l'ambassade à Phnom Penh, cherchant à rentrer chez eux. Des milliers de personnes sont dans les rues en situation de crise, certains ayant été retenus pendant des années après avoir perdu leur argent au casino et s'être fait confisquer leur passeport. Une répression sélective Plusieurs hauts gradés de la police et un général du ministère de l'immigration ont été démis de leurs fonctions pour implication dans le trafic humain. Cependant, la répression semble sélective : certains centres continuent d'opérer normalement, et des journalistes rapportent avoir vu des personnes tentant de s'échapper être rattrapées, battues et ramenées à l'intérieur. La fermeture des marchés de blanchiment Parallèlement, We Guarantee, le plus gros marché illégal de l'histoire (sur Telegram), appartenant à des proches du pouvoir cambodgien, a fermé en mai 2025 après qu'une compagnie d'enquête crypto ait exposé ses opérations de blanchiment. Son successeur, Todo Guarantee, a également fermé après 7 semaines. Les pressions internationales Les hypothèses suggèrent que les sanctions américaines, la pression de la Corée du Sud (qui a émis des avis de voyage contre le Cambodge) et surtout l'insistance chinoise ont forcé le Cambodge à agir. La Chine est particulièrement motivée car ce sont principalement ses citoyens qui sont victimes de ces fraudes et qui se font trafiquer dans ces centres. Conclusion Les animateurs concluent en soulignant l'inaction générale face à ces problèmes. Que ce soit pour Grok ou pour les centres de fraude, les pouvoirs en place tardent à agir efficacement. Ils comparent la situation à l'époque du Far West d'internet des années 90, où l'absence de conséquences encourageait tous les comportements. La professionnalisation et l'application de règles avaient alors permis d'améliorer la situation, mais aujourd'hui, on semble avoir régressé vers un état d'impunité, particulièrement sur les réseaux sociaux où la tolérance est devenue extrême sous l'administration Trump. Cette première année de collaboration se termine sur l'espoir que 2026 apportera des changements positifs, bien que les signes actuels ne soient pas encourageants. Notes Malaysia and Indonesia block X over deepfake smut Ofcom officially investigating X over Grok nudification Kevin Beaumont: “The UK government is to enforc…” Apps like Grok are explicitly banned under Google's rules—why is it still in the Play Store?à California AG to probe Musk's Grok for nonconsensual deepfakes Kevin Beaumont: “X has finally climbed down ove…” Ofcom continues X probe despite Grok ‘nudify' fix Elon Musk's X says it will block Grok from making sexual images Campaigners demand Apple, Google remove Grok from stores X serre la vis de sa plateforme de nudification, mais pas trop fort quand même State Department Threatens UK Over Grok Investigation, Because Only The US Is Allowed To Ban Foreign Apps Elon Musk's Grok ‘Undressing' Problem Isn't Fixed Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Catherine Dupont-Gagnon Samuel Harper Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm
durée : 00:29:27 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Adila Bennedjaï-Zou - En 1992, Guillaume Ancel, alors jeune officier déployé avec les Casques bleus au Cambodge, consigne dans son logbook l'avancée de son travail de négociation avec les Khmers rouges. - réalisation : Clémence Gross - invités : Guillaume Ancel Ancien officier et chroniqueur de guerre.
durée : 00:29:27 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Adila Bennedjaï-Zou - En 1992, Guillaume Ancel, alors jeune officier déployé avec les Casques bleus au Cambodge, consigne dans son logbook l'avancée de son travail de négociation avec les Khmers rouges. - réalisation : Clémence Gross - invités : Guillaume Ancel Ancien officier et chroniqueur de guerre.
Les paysans Bunong du Cambodge, l'ethnie Bagyeli du Cameroun : deux sociétés que plus de 10 000 km séparent, et qui n'ont à priori rien en commun. C'est pourtant de ces deux peuples autochtones que parle le film documentaire Pilleurs de terre, sorti 14 janvier dernier. Car malgré la distance, ils ont été réunis par une cause commune : la lutte contre les multinationales pour récupérer leurs terres ancestrales. La réalisatrice Fanny Paloma a suivi leur combat. RFI : Fanny Paloma, bonjour. Qu'est-ce qui vous a amenée, vous, à vous pencher sur l'histoire de ces paysans Bunong et de l'ethnie bagyeli ? Fanny Paloma : Cela vient de ma propre histoire. Je suis en partie issue d'une famille chilienne. Et au Chili aussi, il y a des communautés autochtones qui sont là depuis des siècles et des siècles et qui luttent toujours pour récupérer leurs terres qui, à l'époque, ont été volées par des colons espagnols. Cette revendication perpétuelle m'a amenée depuis longtemps à m'interroger : que signifie la terre quand le fait de la perdre veut dire perdre une partie de soi ? Au cours de mes recherches, j'ai entendu parler des Bagyeli et des Bunong, et je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de liens entre eux. J'ai décidé de m'y intéresser notamment via l'union entre ces populations qui ne se rencontrent pas et qui trouvent pourtant le moyen de s'allier contre un adversaire commun. Vous parlez des colons espagnols et, justement, au début du film, vous dites que finalement l'extinction des peuples autochtones continue. Est-ce que ça veut dire que le groupe Bolloré serait une forme de nouveau Christophe Colomb quelque part ? C'est ce qui ressort en tout cas des tactiques employées, et de la posture adoptée par ces sociétés. Le groupe Bolloré, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui existent aujourd'hui. Ce sont des sociétés qui estiment que leur vision du monde, et la valeur marchande qu'ils donnent à la terre, est la plus importante et prévaut sur les vies humaines et sur les visions des autres. Donc on retrouve quand même beaucoup d'attitudes proches de celles des premiers colons, c'est-à-dire « il n'y a pas le choix, de toute façon, on arrive, on prend, on exploite, ceci nous appartient ». Ce que vous dites me fait penser à cette phrase que vous avez dans le film : « Ce qui se mange est remplacé par ce qui se vend. » Particulièrement au Cambodge, mais en fait on le voit aussi au Cameroun, au bout d'un moment, les personnes non seulement n'ont plus assez d'espace pour planter pour eux-mêmes des biens alimentaires, mais finalement ils ont aussi besoin de vendre à ces compagnies qui viennent, qui créent avec eux des contrats qui leur permettent de vendre, par exemple, du caoutchouc à la compagnie. Souvent, les entreprises vont mettre en place des situations où les personnes n'ont pas vraiment le choix que de finalement cultiver pour la compagnie, et ça ne va pas être des fruits et des légumes, ça va être le caoutchouc, ou le poivre, par exemple. Donc petit à petit, les gens cherchent à créer de l'argent plutôt que des biens alimentaires. C'est intéressant parce que, ce que l'on voit aussi en visionnant le film, c'est que l'implantation de ces groupes crée également de la division. Oui, complètement, et c'est quelque chose qu'on a voulu montrer dans le film. En fait, la division, quand les personnes sont dans une situation de survie, c'est une arme redoutable. Ce que font aussi les entreprises, c'est qu'elles coupent le flux d'informations. Donc, les gens ne savent plus vraiment ce qui se passe pour les autres familles, ne savent plus quels moyens employer pour se défendre, et ça casse une coutume qui est de prendre les décisions en commun. Face à une situation de vie ou de mort, quand certains pensent avoir trouvé la bonne solution, ils s'y tiennent corps et âme. Et c'est cela qui créée des divisions, parce qu'on ne veut pas que les autres cassent l'initiative qu'on a commencée. Donc c'est tout un système qui permet de diviser les gens à plusieurs étages. Il y a d'ailleurs une scène très parlante à ce sujet : à un moment, l'avocat Me Fiodor Rilov, vient informer la communauté Bagyeli des nouvelles avancées. L'un des hommes présents porte une tenue Socapalm dont il a caché le logo. Pouvez-vous nous parler de ce moment-là ? La première chose qu'il faut dire, c'est qu'à beaucoup de ces réunions, il y avait beaucoup moins de personnes que dans un rassemblement habituel du village. Les gens ont l'habitude de se réunir et de prendre la parole tous ensemble, et là, on nous le disait souvent « il manque la moitié des personnes ». Cet homme a voulu participer à la réunion, et effectivement, il revenait du champ Socapalm, où il est employé - souvent, ce sont des employés à la journée. Et il nous a dit qu'il avait cru que, peut-être, c'était certains envoyés de Socapalm qui se faisaient passer pour des ONG, ou se faisaient passer pour des médiateurs, pour en réalité obtenir des informations, qui pourraient leur permettre ensuite de les bannir du travail, ou en tout cas de leur créer des problèmes. Et cela, à votre connaissance, c'est une méthode qui a réellement été utilisée par ces groupes-là ? On nous en a beaucoup parlé en tout cas. Un autre homme nous a raconté que Socapalm avait récupéré les noms des personnes qui ont porté plainte, afin de tenir une liste pour empêcher certains d'obtenir ce travail journalier. Cette situation de précarité, et cette peur planante, c'est quelque chose qu'on nous a rapporté plusieurs fois. En vous écoutant, et en sachant la force de frappe des multinationales, on a l'impression d'être face à des rouleaux compresseurs. Comment ne pas désespérer ? Du côté des populations, c'est une question de survie. Ce qui les fait tenir, c'est qu'ils ne se battent pas pour un territoire, en fait. Ils ne se battent pas pour un sol, ils se battent pour un lien. Le lien avec leurs ancêtres, leurs descendants, mais aussi avec une manière d'être au monde. Et puisque c'est une question de survie, de toute façon, ils ne lâcheront pas. De notre côté, je pense que la prise de conscience nous apporte déjà beaucoup. Se demander qui raconte l'histoire, quelle histoire on écoute, et qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on appelle le progrès aujourd'hui ? Justement, pouvez-vous expliquer ce que représente la terre pour les Bunong et les Bagyeli, au-delà d'un moyen de subsistance ? C'est d'abord un lien spirituel très fort. Souvent, les populations autochtones qui vivent de manière très proche avec la nature ont la croyance ferme que leurs ancêtres et les esprits sont des entités avec lesquelles il faut cohabiter. Donc le fait de casser la connexion spirituelle est très difficile à vivre pour beaucoup. Ensuite, il y a toutes les habitudes et le savoir nés sur ces terres et qui sont extrêmement riches, qui leur amènent aussi une pharmacopée, des formes de subsistance et une souveraineté. La perdre, c'est recommencer à zéro. Le tournage terminé, êtes-vous restée en lien avec ces communautés ? Oui j'essaie d'avoir des contacts les plus réguliers possibles avec eux. Je travaille aussi avec plusieurs personnes qui ont des liens sur place, qui eux aussi vont avoir des contacts. Donc ça nous permet de créer une chaîne quand même pour rester en contact. Vous disiez, au tout début de cet entretien, que ce sont des questionnements personnels qui vous ont amenée à vous pencher sur ce sujet. Est-ce que ce film vous a permis de trouver des réponses à ces questionnements plus intimes ? Je n'ai pas trouvé de réponses à proprement parler. Je suis plutôt au début d'un cheminement. Tout cela m'a amenée sur une question de sens. En tout cas, c'est cela, la conclusion que j'ai tirée de mon expérience. Et c'est vers cela que je veux continuer à aller.
Les paysans Bunong du Cambodge, l'ethnie Bagyeli du Cameroun : deux sociétés que plus de 10 000 km séparent, et qui n'ont à priori rien en commun. C'est pourtant de ces deux peuples autochtones que parle le film documentaire Pilleurs de terre, sorti 14 janvier dernier. Car malgré la distance, ils ont été réunis par une cause commune : la lutte contre les multinationales pour récupérer leurs terres ancestrales. La réalisatrice Fanny Paloma a suivi leur combat. RFI : Fanny Paloma, bonjour. Qu'est-ce qui vous a amenée, vous, à vous pencher sur l'histoire de ces paysans Bunong et de l'ethnie bagyeli ? Fanny Paloma : Cela vient de ma propre histoire. Je suis en partie issue d'une famille chilienne. Et au Chili aussi, il y a des communautés autochtones qui sont là depuis des siècles et des siècles et qui luttent toujours pour récupérer leurs terres qui, à l'époque, ont été volées par des colons espagnols. Cette revendication perpétuelle m'a amenée depuis longtemps à m'interroger : que signifie la terre quand le fait de la perdre veut dire perdre une partie de soi ? Au cours de mes recherches, j'ai entendu parler des Bagyeli et des Bunong, et je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de liens entre eux. J'ai décidé de m'y intéresser notamment via l'union entre ces populations qui ne se rencontrent pas et qui trouvent pourtant le moyen de s'allier contre un adversaire commun. Vous parlez des colons espagnols et, justement, au début du film, vous dites que finalement l'extinction des peuples autochtones continue. Est-ce que ça veut dire que le groupe Bolloré serait une forme de nouveau Christophe Colomb quelque part ? C'est ce qui ressort en tout cas des tactiques employées, et de la posture adoptée par ces sociétés. Le groupe Bolloré, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui existent aujourd'hui. Ce sont des sociétés qui estiment que leur vision du monde, et la valeur marchande qu'ils donnent à la terre, est la plus importante et prévaut sur les vies humaines et sur les visions des autres. Donc on retrouve quand même beaucoup d'attitudes proches de celles des premiers colons, c'est-à-dire « il n'y a pas le choix, de toute façon, on arrive, on prend, on exploite, ceci nous appartient ». Ce que vous dites me fait penser à cette phrase que vous avez dans le film : « Ce qui se mange est remplacé par ce qui se vend. » Particulièrement au Cambodge, mais en fait on le voit aussi au Cameroun, au bout d'un moment, les personnes non seulement n'ont plus assez d'espace pour planter pour eux-mêmes des biens alimentaires, mais finalement ils ont aussi besoin de vendre à ces compagnies qui viennent, qui créent avec eux des contrats qui leur permettent de vendre, par exemple, du caoutchouc à la compagnie. Souvent, les entreprises vont mettre en place des situations où les personnes n'ont pas vraiment le choix que de finalement cultiver pour la compagnie, et ça ne va pas être des fruits et des légumes, ça va être le caoutchouc, ou le poivre, par exemple. Donc petit à petit, les gens cherchent à créer de l'argent plutôt que des biens alimentaires. C'est intéressant parce que, ce que l'on voit aussi en visionnant le film, c'est que l'implantation de ces groupes crée également de la division. Oui, complètement, et c'est quelque chose qu'on a voulu montrer dans le film. En fait, la division, quand les personnes sont dans une situation de survie, c'est une arme redoutable. Ce que font aussi les entreprises, c'est qu'elles coupent le flux d'informations. Donc, les gens ne savent plus vraiment ce qui se passe pour les autres familles, ne savent plus quels moyens employer pour se défendre, et ça casse une coutume qui est de prendre les décisions en commun. Face à une situation de vie ou de mort, quand certains pensent avoir trouvé la bonne solution, ils s'y tiennent corps et âme. Et c'est cela qui créée des divisions, parce qu'on ne veut pas que les autres cassent l'initiative qu'on a commencée. Donc c'est tout un système qui permet de diviser les gens à plusieurs étages. Il y a d'ailleurs une scène très parlante à ce sujet : à un moment, l'avocat Me Fiodor Rilov, vient informer la communauté Bagyeli des nouvelles avancées. L'un des hommes présents porte une tenue Socapalm dont il a caché le logo. Pouvez-vous nous parler de ce moment-là ? La première chose qu'il faut dire, c'est qu'à beaucoup de ces réunions, il y avait beaucoup moins de personnes que dans un rassemblement habituel du village. Les gens ont l'habitude de se réunir et de prendre la parole tous ensemble, et là, on nous le disait souvent « il manque la moitié des personnes ». Cet homme a voulu participer à la réunion, et effectivement, il revenait du champ Socapalm, où il est employé - souvent, ce sont des employés à la journée. Et il nous a dit qu'il avait cru que, peut-être, c'était certains envoyés de Socapalm qui se faisaient passer pour des ONG, ou se faisaient passer pour des médiateurs, pour en réalité obtenir des informations, qui pourraient leur permettre ensuite de les bannir du travail, ou en tout cas de leur créer des problèmes. Et cela, à votre connaissance, c'est une méthode qui a réellement été utilisée par ces groupes-là ? On nous en a beaucoup parlé en tout cas. Un autre homme nous a raconté que Socapalm avait récupéré les noms des personnes qui ont porté plainte, afin de tenir une liste pour empêcher certains d'obtenir ce travail journalier. Cette situation de précarité, et cette peur planante, c'est quelque chose qu'on nous a rapporté plusieurs fois. En vous écoutant, et en sachant la force de frappe des multinationales, on a l'impression d'être face à des rouleaux compresseurs. Comment ne pas désespérer ? Du côté des populations, c'est une question de survie. Ce qui les fait tenir, c'est qu'ils ne se battent pas pour un territoire, en fait. Ils ne se battent pas pour un sol, ils se battent pour un lien. Le lien avec leurs ancêtres, leurs descendants, mais aussi avec une manière d'être au monde. Et puisque c'est une question de survie, de toute façon, ils ne lâcheront pas. De notre côté, je pense que la prise de conscience nous apporte déjà beaucoup. Se demander qui raconte l'histoire, quelle histoire on écoute, et qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on appelle le progrès aujourd'hui ? Justement, pouvez-vous expliquer ce que représente la terre pour les Bunong et les Bagyeli, au-delà d'un moyen de subsistance ? C'est d'abord un lien spirituel très fort. Souvent, les populations autochtones qui vivent de manière très proche avec la nature ont la croyance ferme que leurs ancêtres et les esprits sont des entités avec lesquelles il faut cohabiter. Donc le fait de casser la connexion spirituelle est très difficile à vivre pour beaucoup. Ensuite, il y a toutes les habitudes et le savoir nés sur ces terres et qui sont extrêmement riches, qui leur amènent aussi une pharmacopée, des formes de subsistance et une souveraineté. La perdre, c'est recommencer à zéro. Le tournage terminé, êtes-vous restée en lien avec ces communautés ? Oui j'essaie d'avoir des contacts les plus réguliers possibles avec eux. Je travaille aussi avec plusieurs personnes qui ont des liens sur place, qui eux aussi vont avoir des contacts. Donc ça nous permet de créer une chaîne quand même pour rester en contact. Vous disiez, au tout début de cet entretien, que ce sont des questionnements personnels qui vous ont amenée à vous pencher sur ce sujet. Est-ce que ce film vous a permis de trouver des réponses à ces questionnements plus intimes ? Je n'ai pas trouvé de réponses à proprement parler. Je suis plutôt au début d'un cheminement. Tout cela m'a amenée sur une question de sens. En tout cas, c'est cela, la conclusion que j'ai tirée de mon expérience. Et c'est vers cela que je veux continuer à aller.
À la Une : cela fait maintenant un an que Donald Trump est à la Maison Blanche. Cette 1ère année de Trump 2 a été marquée par des guerres commerciales, de grandes déclarations sur la réussite économique, et ce retour en force des droits de douane. Le président Trump affirme que ces taxes enrichissent l'Amérique, qu'elles maintiennent l'inflation à un niveau bas, et qu'elles rapportent même assez d'argent pour financer des versements aux ménages. Mais qu'en est-il en réalité ? Avec Neidy Teixeira Ribeiro de la rédaction en portugais concernant les enjeux de l'élection présidentielle au Portugal ce dimanche (18 janvier 2026) David Coffey, pour la rédaction en anglais au sujet du 30ème anniversaire de la mort du président François Mitterrand, et de son héritage politique Pisey mam de la rédaction cambodgienne à propos du Cambodge qui intensifie sa lutte contre les réseaux d'escroquerie en ligne.
À la Une : cela fait maintenant un an que Donald Trump est à la Maison Blanche. Cette 1ère année de Trump 2 a été marquée par des guerres commerciales, de grandes déclarations sur la réussite économique, et ce retour en force des droits de douane. Le président Trump affirme que ces taxes enrichissent l'Amérique, qu'elles maintiennent l'inflation à un niveau bas, et qu'elles rapportent même assez d'argent pour financer des versements aux ménages. Mais qu'en est-il en réalité ? Avec Neidy Teixeira Ribeiro de la rédaction en portugais concernant les enjeux de l'élection présidentielle au Portugal ce dimanche (18 janvier 2026) David Coffey, pour la rédaction en anglais au sujet du 30ème anniversaire de la mort du président François Mitterrand, et de son héritage politique Pisey mam de la rédaction cambodgienne à propos du Cambodge qui intensifie sa lutte contre les réseaux d'escroquerie en ligne.
Film après film, livre après livre, le cinéaste Rithy Panh tente de comprendre l'innommable : le génocide perpétré par les Khmers rouges au Cambodge. Entre 1975 et 1979, 2 millions de personnes y furent déportées, affamées, torturées et exterminées. Dans « Quartier des fantômes », écrit avec Christophe Bataille, Rithy Panh raconte son retour au centre S21 à Phnom Penh, une école transformée en camp de la mort dans un système qui détruisait consciencieusement les êtres humains. Rithy Panh et Christophe Bataille, auteurs du livre « Quartier des fantômes », étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. ► Chronique - Les Pionnières de la culture Marjorie Bertin nous parle de Berthe Weill, une des premières marchandes d'art en France. Elle y a contribué à la découverte de Picasso, Matisse ou encore Modigliani ! Le musée de l'Orangerie lui rend hommage à travers une exposition de peintures venues d'Amérique, de France ou encore d'Italie. ► Reportage Aurélie Bazzara Kibangula nous raconte la folie Tintin dans la capitale congolaise. ► Playlist du jour - Dykann Coline et Marc Marder - Fleuve. - Bopol Mansiamina - Esta Tierra No Es Mia.
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durée : 00:03:13 - L'Éco en VO - Chen Zhi, à la tête du conglomérat Prince Group au Cambodge, est en train de devenir le visage international de la cybercriminalité en Asie du Sud-Est. Retour sur son parcours et les raisons de son extradition. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Laurent Vallier, 41 ans, expatrié français au Cambodge, baroudeur et voyageur. Son corps décapité, et ceux de ses quatre enfants, âgés de deux à dix ans sont découverts dans une mare. L'enquête va suivre des méandres tortueux et ténébreux. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurent Vallier, 41 ans, expatrié français au Cambodge, baroudeur et voyageur. Son corps décapité, et ceux de ses quatre enfants, âgés de deux à dix ans sont découverts dans une mare. L'enquête va suivre des méandres tortueux et ténébreux. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurent Vallier, 41 ans, expatrié français au Cambodge, baroudeur et voyageur. Son corps décapité, et ceux de ses quatre enfants, âgés de deux à dix ans sont découverts dans une mare. L'enquête va suivre des méandres tortueux et ténébreux. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:22 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le Cambodge a annoncé jeudi la liquidation d'une banque fondée par le magnat d'origine chinoise Chen Zhi : ce milliardaire de 38 ans a été extradé vers la Chine, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne.
durée : 00:03:38 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le roi de l'arnaque aux crypto-monnaies a été livré par le Cambodge à la Chine. Chen Zhi était à la tête d'une organisation qui exploitait entre 15 et 20.000 employés qui devaient inciter les utilisateurs à investir des sommes folles en crypto monnaies. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:38 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le roi de l'arnaque aux crypto-monnaies a été livré par le Cambodge à la Chine. Chen Zhi était à la tête d'une organisation qui exploitait entre 15 et 20.000 employés qui devaient inciter les utilisateurs à investir des sommes folles en crypto monnaies. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande et la reconnaissance israélienne du Somaliland. CAN 2025 : la RDC peut-elle combler l'absence de Yoane Wissa ? L'attaquant star congolais Yoane Wissa ne participe pas à la CAN, alors qu'il s'est pourtant remis de sa blessure. Il est de retour sur le terrain en Premiere League dans son nouveau club, Newcastle United, 96 jours seulement après sa signature. Comment expliquer l'absence de l'attaquant de la liste congolaise ? Après un match nul contre le Sénégal, l'absence de Yoane Wissa peut-elle affaiblir les Léopards pour atteindre les étapes supérieures de la compétition ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI envoyé spécial à Tanger. Cambodge-Thaïlande : vers une paix durable ? Un cessez-le-feu a été conclu entre la Thaïlande et le Cambodge, après trois semaines de combats le long de leur frontière commun, qui ont près de 50 victimes et provoqué le déplacement d'un million de civils. Quelles sont les conditions de ce nouveau cessez-le-feu et quelles sont les garanties qu'il soit enfin respecté ? Avec Sophie Boisseau du Roger, chercheure associée au Centre Asie de l'IFRI. Somaliland : pourquoi Israël choisit de reconnaitre le Somaliland ? Israël est le premier pays à reconnaître le Somaliland. Quelle est la stratégie israélienne derrière cette reconnaissance ? Somaliland : la reconnaissance israélienne risque-t-elle d'embraser la région ? Que signifie cette reconnaissance israélienne pour la région ? Est-ce que cela ne risque pas de créer des tensions ? Israël–Somaliland : Tel-Aviv peut-il influencer d'autres pays ? D'autres pays pourraient-ils emboîter le pas d'Israël et reconnaître à leur tour le Somaliland quitte à rompre avec la position internationale dominante et à reconnaître ce territoire séparatiste ? Avec Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po.
L'émission 28 minutes du 23/12/2025 Du 22 décembre au 31 décembre, 28 minutes revient sur les thématiques incontournables et marquantes de l'année 2025 avec six émissions hors-série. Ce mardi 23 décembre, nous recevons Justin Vaïsse, historien, spécialiste des États-Unis et directeur général du Forum de Paris sur la Paix et Céline Spector, philosophe. Donald Trump revendique avoir résolu huit conflits en moins d'un an de présidence parmi lesquels celui entre la Thaïlande et le Cambodge ou encore entre Israël et le Hamas. Beaucoup des accords qu'il s'attribue restent incertains et se sont suivis d'une reprise du conflit. Depuis son élection, le président américain est sorti de la plupart des instances multilatérales et réaffirme son opposition à l'ONU. Il s'est aussi attaqué à l'Europe qu'il considère comme “un continent en déclin”. Donald Trump est-il un faiseur de paix ? Justin Vaïsse est historien, spécialisé dans la politique étrangère américaine. Il a travaillé aux États-Unis puis au Quai d'Orsay avant de créer, en novembre 2018, le Forum de Paris sur la paix, où se réunissent les dirigeants du monde entier chaque année. Céline Spector est philosophe et spécialiste de l'Europe. Elle a consacré plusieurs ouvrages à la démocratie et à la pensée des Lumières. Puis, Natacha Triou s'intéresse aux baleines et plus particulièrement à leur chant qui a fait l'objet de plusieurs découvertes scientifiques cette année. Victor Dekyvère revient sur le célibat, qui n'a jamais été aussi répandu. Puis, retrouvez Intéressant de David Castello-Lopes ! 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 23 décembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
durée : 02:29:33 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:11:23 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - C'est un conflit frontalier ancien, enraciné dans l'histoire coloniale de l'Asie du Sud-Est, qui a de nouveau explosé la semaine dernière. En dix jours, les affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge ont fait au moins 32 morts et poussé environ 800 000 personnes à évacuer la frontière. - réalisation : Félicie Faugère - invités : David Camroux chercheur franco-australien, membre du CERI et enseignant à Sciences Po, il est spécialiste de l'Asie du Sud-Est
durée : 00:05:12 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les combats frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge font toujours rage : au moins 20 morts depuis le début de la semaine. Plus d'un demi-million de personnes ont fui les régions proches de la frontière, où des tirs d'artillerie résonnent autour de temples khmers contestés. - invités : Sophie Boisseau du Rocher Chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
(00:00:36) En achetant Hollywood et le reste, les pays du Golfe veulent influencer qui ? Invité: Alexandre Kazerouni (00:08:28) Pourquoi la Thaïlande et le Cambodge se battent-ils ? (00:13:27) 30 ans après, la Bosnie-Herzégovine cherche toujours l'unité
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la prise d'Uvira par les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda et les menaces de droits de douane d'Emmanuel Macron envers la Chine. Thaïlande-Cambodge : pourquoi la frontière tracée par la France est-elle à l'origine du conflit ? Malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025 en présence de Donald Trump, les hostilités ont repris entre la Thaïlande et le Cambodge, le long de leur frontière commune. Depuis le début de la semaine, les affrontements meurtriers ont provoqué le déplacement de plus 500 000 personnes. Comment expliquer cette flambée de violence ? Quel est le différend frontalier qui oppose les deux pays depuis la colonisation française ? Avec Guillaume Naudin, chronique «La fabrique du monde» sur RFI. RDC-Rwanda : Donald Trump peut-il faire pression sur Paul Kagame ? Malgré l'accord de paix signé, il y a une semaine, à Washington par les présidents Felix Tshisekedi et Paul Kagame, les rebelles de l'AFC/M23, soutenus par le Rwanda, ont investi Uvira, la deuxième plus grande ville du sud-Kivu. Depuis deux jours, Congolais et Burundais demandent aux États-Unis de faire pression sur Kigali. De quels leviers dispose Donald Trump pour obliger son homologue rwandais à respecter l'accord de paix ? Alors que le Burundi est également sous la pression militaire du Rwanda, le conflit a-t-il un risque de s'étendre à la région ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017. Droits de douane : Emmanuel Macron réussira-t-il à taxer les produits chinois ? À peine rentré de son voyage officiel en Chine, Emmanuel Macron a mis en garde Pékin en évoquant la possibilité d'instaurer des droits de douane à l'échelle européenne sur certaines de ses exportations. Comment expliquer cette menace maintenant ? Quels secteurs pourraient être concernés ? Comment réagissent les autorités chinoises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.
durée : 00:04:54 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Vieilles d'un siècle, les tensions frontalières entre la Thaïlande et le Cambodge se sont intensifiées en juillet dernier. Signé en octobre dernier, le cessez-le-feu négocié par Donald Trump a été suspendu après des frappes en novembre. Les deux pays se renvoient la balle et se menacent.
Le Journal en français facile du mardi 9 décembre 2025, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CFqG.A
Ce mardi 9 décembre, la fragilité des conventions de paix négociées par le président américain, comme en témoigne la reprise des affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge et entre le Congo et le Rwanda, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce qui fait la Une de l'actualité, c'est la COP 30 qui touche à sa fin. La grande conférence sur le climat a travaillé, ces deux dernières semaines, à Belém, au Brésil. Plusieurs pays ont fait part de leur déception profonde quant au projet de l'accord proposé par la présidence brésilienne qui ne mentionne pas les énergies fossiles. Selon un négociateur, la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite, le Nigeria et la Russie se sont fermement opposés à toute feuille de route pour sortir des énergies fossiles. Avec Anya Stroganova de la rédaction russe : des Africains seraient recrutés dans les rangs de l'armée russe pour lutter en Ukraine Pisey Mam pour la rédaction en cambodgien : cet accord de paix très fragile entre le Cambodge et la Thaïlande Vahid Shamsoddinnezhad de la rédaction persane : la sécheresse dramatique qui sévit en Iran actuellement.
durée : 00:29:54 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Pays lointain et mystérieux, le Cambodge suscitait en 1961 une grande curiosité en Europe. Bernard-Philippe Groslier, répond aux questions souvent naïves à propos de la vie quotidienne et les traditions des Cambodgiens. Il décrit les conditions de restauration du site majestueux d'Angkor. - réalisation : Virginie Mourthé
En pleine guerre du Viêt Nam, le capitaine Benjamin Willard (Martin Sheen) se voit confier une mission par les services secrets militaires américains: il doit retrouver et exécuter le colonel Walter Kurtz (Marlon Brando), dont les méthodes militaires sont jugées malsaines par la chaîne de commandement. Le colonel Kurtz a pris la tête groupe dʹindigènes et mène des opérations depuis un camp établi au Cambodge. Ses opérations contre lʹennemi sont dʹune sauvagerie terrifiante. Willard va alors remonter le fleuve jusquʹau plus profond de la jungle vietnamienne pour pouvoir éliminer le colonel Kurtz. Mais au cours du voyage, en étudiant le dossier du bonhomme, il se rend compte quʹil est très différent de lʹidée quʹil sʹen faisait. Arrivés au campement de Kurtz, les choses vont méchamment déraper. Mais je ne vous dirai ni comment, ni pourquoi, car il faut voir et revoir Apocalypse Now, film de Francis Ford Coppola, sorti en 1979. Apocalypse Now est le 8e film de ce réalisateur. Cʹest un des films les plus mythiques du cinéma du 20e siècle. Lʹimage en est saisissante et lʹhistoire du tournage a viré à la légende. Pas pour rien certainement, et on va, au cours de ce travelling, essayer de démêler le vrai du faux. REFERENCES: Le tournage du film a fait lʹobjet d'un documentaire sorti en 1991 : Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène (Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse), réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper sur la base des films amateurs tournés sur les plateaux par lʹépouse de Coppola, Eleanor Coppola. Jean-Baptiste Thoret, Le Cinéma américain des années 1970, éd. des Cahiers du cinéma, 2006 Jean-Baptiste Thoret, Apocalypse Now : Un cauchemar psychédélique, livre DVD/Blu-ray Pathé Eleanor Coppola, Apocalypse Now Journal, Sonatine Éditions, 2011 COWIE, Peter, Le petit livre dʹApocalypse Now, Cinéditions, 2001 Apocalypse Now, la scène mythique des hélicoptères http://www.dailymotion.com/video/x80giv_apocalypse-now-scene-mythique_shortfilms Le trailer https://www.youtube.com/watch?v=IkrhkUeDCdQ Sur la musique dʹApocalypse Now http://blogshumanites.u-paris10.fr/content/bande-originale-du-film-apocalypse-now
Donald Trump poursuit sa tournée asiatique, se rendant désormais au Japon, après avoir assisté au sommet de l'Association des États d'Asie du Sud-Est (Asean), organisé ce week-end en Malaisie. Le président américain veut imposer son influence dans une région devenue stratégique, alors que la rivalité économique avec la Chine s'intensifie. Depuis son retour à la Maison Blanche, l'Asie du Sud-Est est devenue un terrain clé de la stratégie mondiale de Donald Trump, non sans arrière-pensées. Le président américain fait prouver qu'il en reste le maître du jeu. Depuis plusieurs mois, il a imposé des droits de douane renforcés sur la plupart des produits asiatiques et beaucoup plus encore lorsque Washington soupçonne qu'ils viennent en réalité de Chine. Son objectif est clair : pousser les pays d'Asie du Sud-Est à choisir son camp, le camp américain. Les enjeux sont concrets. La Malaisie, qui a accueilli le sommet de l'Asean, a signé un accord commercial ce week-end. Dans les grandes lignes, on y trouve les semi-conducteurs, l'intelligence artificielle ou encore l'énergie, autrement dit tous les secteurs. Car Washington veut renforcer son influence industrielle dans la région. Qu'il s'agisse du Vietnam, de l'Indonésie ou du Japon, Donald Trump propose des baisses ciblées de droits de douane, mais en échange, il exige des investissements massifs aux États-Unis ou l'achat de produits américains. C'est la diplomatie du deal, façon Trump. Mais face à cette offensive, la Chine n'est pas en reste. Pendant que Washington brandit la menace des surtaxes, Pékin joue la carte des investissements. Xi Jinping multiplie les visites officielles dans la région — Vietnam, Malaisie, Cambodge, entre autre. Les effets sont d'ores et déjà visible puisque cette année, les exportations chinoises vers l'Asean ont bondi de plus de 20 %. La Chine est désormais le premier partenaire commercial de la région, devant l'Europe et les États-Unis. À lire aussiLes pays d'Asie du Sud-Est en quête d'équilibre entre Donald Trump et la Chine Entre Washington et Pékin, l'Asie du Sud-Est cherche l'équilibre Donald Trump veut avant tout afficher sa fermeté face à la Chine et prouver à ses électeurs qu'il défend les travailleurs américains. Mais dans ce bras de fer entre Washington et Pékin, l'Asie du Sud-Est tente avant tout de préserver son équilibre. Des usines quittent la Chine, des chaînes d'assemblage se déplacent vers le Vietnam, l'Indonésie ou la Malaisie. Cette position, enviable sur le papier, fait aussi de l'Asean un champ de bataille économique. Il y a donc un double enjeu à cette visite du président américain dans la région. Le premier, que Washington y renforce sa place. Le second, que les pays de l'Asean — comme de tout l'Indo-Pacifique — profitent de la rivalité États-Unis-Chine, sans jamais devenir leur champ de bataille.
durée : 00:15:13 - Journal de 12h30 - Donald Trump à Kuala Lumpur ou il s'apprête a signer une série d'accords commerciaux avec plusieurs pays, dont la Malaisie, la Thaïlande ou encore le Cambodge.
Peut-on vraiment dialoguer avec ses parents quand on ne parle pas la même langue ?Et si la barrière n'était pas que linguistique, mais plus profonde, plus invisible ?Dans cet épisode hors-série proposé par les membres de l'association Asiattitudes, Jean-Baptiste Phou, artiste multidisciplinaire asio-descendant, partage sa tentative de lien avec sa mère cambodgienne.Un récit intime autour de son œuvre La langue de ma mère, qui interroge ce que signifie hériter, transmettre, comprendre, dialoguer…Dans cet épisode, Mélanie Hong interroge Jean-Baptiste Phou sur :la difficulté de communication entre parents immigrés et enfants nés en Francela quête d'identité en tant qu'enfant de la diaspora asiatiquele rôle de la langue maternelle dans la transmission culturellel'impact des traumatismes (exil, génocide, silence) sur le lien familialle poids de l'héritage quand il n'est pas nommél'apprentissage du khmer comme tentative de réconciliationles gestes du quotidien comme langage d'amourla place de l'art pour réparer ce qui n'a pas pu être ditUn épisode pour celleux qui n'ont jamais su comment parler à leurs parents. Mais aussi à toustes celleux qui se sentent entre plusieurs langues, cultures, et générations***Cet épisode a été enregistré en public lors de l'évènement “Festival du Printemps” co-organisé par le collectif d'associations Village 13 en octobre 2023. C'est un hors série réalisé par l'équipe Podcast de l'association Asiattitudes Family : Kim Huynh (présentation de l'épisode), Mélanie Hong (interview), Mai Nguyen (réalisation et montage sonore). Générique : Hongli Wang.Pour suivre les actualités de l'association, rendez-vous sur Instagram.Pour rejoindre l'association, rendez-vous sur Hello Asso.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Je suis un homme du sérail, mais pas un apparatchik », affirme le Congolais de Brazzaville, Firmin Édouard Matoko, qui est haut fonctionnaire à l'Unesco depuis trente ans et qui brigue lundi prochain la succession de la Française Audrey Azoulay au poste de directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'ducation, la science et la culture. RFI a également sollicité une interview auprès de l'autre candidat, l'ancien ministre égyptien de la Culture, Khaled El-Enany, qui, pour l'instant, n'a pas donné suite à notre requête. De passage à Paris, Firmin Édouard Matoko répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quelle est la vision de l'Unesco que vous porterez si vous êtes élu ? Firmin Édouard Matoko : Alors, moi je pense que ce qu'il faut apporter comme réponse, c'est très vite des solutions pragmatiques à ce qui est reproché au système des Nations unies, son inefficacité, son extrême bureaucratisation et son extrême politisation. Alors, il n'y a pas assez d'opérations à vos yeux, vous voulez dire que, par exemple, l'opération de réhabilitation de Mossoul au nord de l'Irak par madame Audrey Azoulay, c'est bien, mais ce n'est pas suffisant ? Non, c'est une opération d'ailleurs qui restera, je pense, dans les annales de l'Unesco, comme on en a connu pour Abou Simbel, Tombouctou, tous les sites du patrimoine que nous avons restaurés dans le monde. Non, je pense qu'on peut faire plus, on peut faire mieux. Moi, ce que je propose, c'est une réflexion sur la mission et le mandat de l'Unesco. C'est une agence technique, intellectuelle, ce n'est pas une agence conçue pour faire de la médiation politique. C'est une agence qui doit proposer des solutions techniques à des situations extrêmement complexes du point de vue politique. On l'a vu avec la guerre en Ukraine par exemple, on le voit à Gaza, on le voit dans des conflits qu'aujourd'hui on oublie malheureusement, au Soudan, en Haïti, en Afghanistan. Vous dites que l'Unesco manque de ressources. Or, ce n'est pas de chance, mais cette année, les États-Unis ont annoncé leur retrait. Ils contribuent à 20 %. Est-ce que vous avez quelque chose à répondre à Donald Trump qui dit que l'Unesco est trop politisée ? Écoutez, c'est une organisation universelle où toutes les voix ont leur importance. Et c'est une organisation intellectuelle, donc, nous, on admet la contradiction, le débat contradictoire. Je crois que ce qui est important, c'est qu'on arrive à un consensus sur cette thématique majeure. Nous ne sommes pas là pour trancher en faveur d'un courant ou d'un autre, mais nous donnons des espaces d'expression aux États membres, à la société civile sur des sujets majeurs. Donc, cette organisation, c'est un espace de dialogue et de solidarité. Vous êtes un haut fonctionnaire de l'Unesco depuis plus de 30 ans. Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes un apparatchik ? Ça existe encore ce mot « apparatchik » ? Je ne savais pas ça… Enfin… Disons que justement, du fait que je sois un homme du sérail, je préfère, qui a la connaissance de la maison, qui a été à des instances de direction au cours des quinze dernières années, je sais ce que l'on peut proposer, je sais où se trouvent les changements possibles et je sais ce qui peut se faire immédiatement. Alors votre adversaire, l'Égyptien Khaled El-Enany, il dit que lui, il vient de l'extérieur de cette organisation et qu'il a une expérience de terrain, puisqu'il a été ministre de la Culture de son pays. Est-ce que ce n'est pas une différence entre vous deux ? Moi, j'ai été ministre des Relations extérieures, l'équivalent, je ne sais pas, de l'Unesco, pendant quinze ans, et de la priorité Afrique. J'ai visité, j'ai parcouru plus de 100 pays en apportant des solutions en temps de paix, en temps de conflit, en Irak, en Jordanie, en Syrie, en Haïti, au Cambodge, aux grands moments des conflits, en Somalie, au Soudan. Donc, je crois que je sais ce que c'est que le multilatéralisme. Nous avons proposé des solutions au Rwanda après le génocide, au Burundi, au Congo. Et donc je pense que c'est réduire mon expérience en parlant d'apparatchik. Vous n'êtes candidat que depuis six mois, alors que votre adversaire, il l'est depuis plus de deux ans et il a recueilli le soutien de nombreux pays dans le monde arabe, en Europe, etc. Est-ce que vous n'allez pas à cette bataille avec un gros handicap ? Non, moi je ne crois pas. Je peux vous dire que moi, je suis candidat depuis 30 ans, depuis le premier jour que je suis rentré à l'Unesco. J'ai eu l'ambition un jour, et je suis modestement un modèle pour beaucoup de collègues, parce qu'on peut effectivement concevoir qu'un ressortissant d'un petit pays du Sud, sans être péjoratif, formé à l'intérieur de l'Unesco, peut accéder aux instances dirigeantes. On n'a pas besoin d'avoir été ministre de son pays pour diriger cette organisation. Et je ne crois pas avoir été en retard. Certains sont trop en avance. Mais je crois en la sagesse, en la lucidité des Etats membres pour choisir le meilleur candidat pour cette organisation. Mais l'Union africaine a déjà donné sa préférence, c'est pour votre adversaire… L'Union africaine a entériné une candidature, mais selon la loi, les Etats membres, ici à l'Unesco, ne sont pas appelés à élire un candidat de l'Union africaine. L'Union africaine ne vote pas, sinon on aurait eu un candidat du Mercosur, un candidat de l'Union européenne. Et je pense que j'ai légitimement le droit de me présenter candidat. Et quand on vous dit que l'Égyptien Khaled El-Enany part favori, qu'est-ce que vous répondez ? Ça ne me décourage pas, croyez-moi. Moi, je ne suis pas un candidat d'une région, d'un pays. Je suis candidat de toutes les nations, de tous les peuples. Et j'y vais avec la conviction parce que j'ai la passion de cette organisation et cette institution. À lire aussiSuccession à la tête de l'Unesco: «Les deux candidats rassurent par rapport à leurs capacités à diriger»
durée : 00:57:53 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En juillet 2025, les deux voisins se sont affrontés le long de leur frontière, faisant 40 victimes et 300 000 déplacés. Un différend territorial qui découle de l'histoire coloniale de la région et du tracé de la ligne de démarcation entre les deux pays réalisé sous l'égide de la France. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Eugénie Mérieau Constitutionnaliste, maîtresse de conférences en droit public à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.; Gabriel Fauveaud géographe, membre du centre d'études asiatiques de l'université de Montréal; Boris Lebeau professeur de géographie et aménagement à l'université Sorbonne Paris-Nord
durée : 00:05:08 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le magnat conservateur Anutin Charnvirakul a pris ses fonctions comme Premier ministre de la Thaïlande dimanche. L'économie et le conflit frontalier seront ses priorités, alors que des milliers de Cambodgiens sont expulsés de leurs terres ou de leur lieu de travail.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 septembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LA VALSE DES PANTINS : COMPORTEMENT DU PERSONNEL POLITIQUE À LA VEILLE DU 8 SEPTEMBREAprès sa présentation mi-juillet, le Premier ministre a de nouveau défendu, le 25 août, son plan de rigueur de 44 milliards d'euros pour le budget 2026, et annoncé qu'il « engagera(it) la responsabilité de son gouvernement[…] pour une clarification » lundi 8 septembre, avec un vote de confiance à l'Assemblée nationale convoquée en session extraordinaire. La France insoumise, le Parti communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et les Ciottistes ont annoncé leur volonté de faire tomber l'actuel gouvernement. Le Parti socialiste ne compte pas non plus voter la confiance. Depuis 1958, ce sont 41 Premiers ministres qui ont sollicité la confiance de l'Assemblée nationale, et qui ont obtenu à chaque fois la majorité absolue des suffrages exprimés.Si François Bayrou veut croire possible ce vote de confiance, le décompte des forces hostiles ne va guère dans son sens : en additionnant les voix du Rassemblement national (RN) et de ses alliés (138), de la gauche (192) et du groupe Libertés, indépendants et outre-mer (LIOT, 23), il existe une majorité de suffrages largement suffisante pour faire chuter le gouvernement. Un tel échec poussera-t-il Emmanuel Macron à demander, lui aussi, une « clarification », en opérant un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, quatorze mois après la précédente ? C'est ce que réclame le Rassemblement national, tandis que LFI se prononce pour la destitution du président lequel appelle les siens à se mettre d'accord avec les socialistes et n'apparaît donc pas prêt ni à dissoudre ni à se démettre. On voit d'ailleurs que les candidats à la succession de François Bayrou ne manquent pas. L'échec de son Premier ministre placera Emmanuel Macron en première ligne, désormais dépourvu de paratonnerre. Les appels à sa démission pourraient se multiplier, en particulier lors du mouvement de blocage du 10 septembre.François Bayrou, qui veut éviter l'instabilité, risque-t-il de l'aggraver ? Cette hypothèse est partagée par 63 % des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Selon le baromètre de la confiance politique 2025 du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publié en février dernier, 74 % des Français ne font pas confiance à la politique (+ 4 points par rapport à 2024).COMMENT LA CHINE TIRE PARTI DE L'INSTABILITÉ MONDIALE ET DES DIVISIONS OCCIDENTALESLe 25ème sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni à l'invitation du président chinois plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux : le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi (pour sa première visite en Chine en sept ans), le Turc Recep Tayyip Erdogan, leprésident iranien, les Premiers ministres du Pakistan, de la Malaisie, du Cambodge et du Vietnam, ainsi que les dirigeants de toute l'Asie centrale. Soit les représentants de la moitié de la population terrestre et un quart de la richesse mondiale. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est aussi rendu à Pékin. Dans son discours d'ouverture, Xi a appelé les États membres à s'opposer à la mentalité de guerre froide, à l'hégémonisme, à la confrontation entre blocs et aux manœuvres d'intimidation, sans citer pour autant les États-Unis. Il a une nouvelle fois poussé en avant son « autre » modèle, censé refléter les nouveaux équilibres internationaux. Xi Jinping entend faire de la Chine un pôle de stabilité dans un contexte mondial instable, alors que les Occidentaux sont divisés. Les promesses militaires mal tenues faites à l'Ukraine par l'Union européenne ont révélé ses faiblesses, quand certains pays de l'axe de la contestation, comme la Corée du Nord, ont joint le geste à la parole en envoyant des armes ou des troupes combattre aux côtés des Russes. Les divisions entre les États-Unis de Trump et les pays européens, dont les valeurs et les visions de la politique s'éloignent, fournissent un nouveau levier à la Chine et à ses amis.Pour le trio Inde-Chine-Russie, les enjeux sont aussi économiques. En raison de la guerre commerciale menée par Trump et des sanctions occidentales visant la Russie, les trois pays ambitionnent de s'affranchir de l'Occident en approfondissant leurs échanges. L'Inde le fait déjà en continuant d'importer massivement du pétrole russe qu'elle paie en roupies et non en dollars. Donald Trump a imposé 50 % de droits de douane sur les produits indiens.La Chine s'affiche comme une puissance stable et raisonnable, garante d'un nouvel ordre mondial plus favorable aux émergents que celui construit par les Occidentaux il y a 80 ans, après la Seconde Guerre mondiale. Son « coup » diplomatique s'est prolongé le 3 septembre à Pékin avec une grande parade militaire à laquelle a assisté le chef suprême nord-coréen, Kim Jong-un. Parmi ceux que la Chine veut présenter au monde comme ses alliés stratégiques en faveur d'un ordre du monde alternatif sous son égide, se trouvaient également deux États de l'Union européenne et deux États de l'Otan : la Slovaquie, et la Hongrie. Deux pays qui blâment l'Occident pour le déclenchement et la poursuite de la guerre en Ukraine, critiquent les sanctions européennes contre la Russie et réclament la normalisation des relations avec Moscou.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Demain N'attend Pas fête ses 100 bougies ! Pas tout à fait ses 100 ans, mais déjà ses 100 épisodes. Toute une jeunesse