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Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 1/6 - Pourquoi Ulysse met-il vingt ans à rentrer chez lui après la guerre de Troie ?Après avoir contribué à la chute de la plus célèbre cité du monde antique grâce au légendaire Cheval de Troie, Ulysse n'aspire plus qu'à une chose : retrouver Ithaque, son épouse Pénélope et son fils Télémaque. Mais les dieux en ont décidé autrement.Commence alors le plus extraordinaire voyage de toute la mythologie grecque.Tempêtes déchaînées par Poséidon, Cyclopes anthropophages, magiciennes redoutables, Sirènes au chant mortel, monstres marins, descente au royaume des morts, naufrages, séductions et promesses d'immortalité : Ulysse va traverser un monde où chaque étape menace de lui faire perdre bien plus que sa vie.Mais derrière ces aventures fascinantes se cache une question universelle : qu'est-ce qui mérite vraiment que l'on se batte ?À travers l'histoire de « l'homme aux mille ruses », Homère ne raconte pas seulement le retour d'un héros. Il raconte la transformation d'un homme qui découvre, au fil des épreuves, que la gloire, la puissance et même l'immortalité ne valent rien face à l'amour des siens et au désir de retrouver sa place dans le monde.Une plongée passionnante au cœur du plus grand récit de voyage jamais écrit, entre mythe, aventure, philosophie et condition humaine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rubrique:contes Auteur: emile-legrand Lecture: Christiane-JehanneDurée: 06min Fichier: 05 Mo Résumé du livre audio: Contes populaires grecs 03 Maître Triorrhogas ou L'homme aux trois grains de raisin. Les trois et uniques grains de raisin disparaissent chaque année… Maître Triorrhögas surveille sa vigne. Cet enregistrement est mis à disposition sous la Licence art libre. Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Pour avoir l'émission en une seule fois, sans pub, et les bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6Pourquoi la plus célèbre guerre de l'Antiquité a-t-elle commencé ? Pour une femme ? Pour l'honneur ? Pour le pouvoir ? Ou pour la colère d'un seul homme ?Dans cette émission, plongez au cœur de l'Iliade, le chef-d'œuvre d'Homère qui, près de trois mille ans après sa rédaction, continue de fasciner le monde entier. Des dieux capricieux aux héros légendaires, du jugement de Pâris à l'affrontement entre Achille et Hector, découvrez les origines, les drames et les grandes figures de la guerre de Troie.Vous rencontrerez Hélène, la plus belle femme du monde, Hector, le défenseur de sa cité, et surtout Achille, le plus redoutable des guerriers grecs, dont la colère va bouleverser le destin de milliers d'hommes.Mais l'Iliade n'est pas seulement un récit de batailles et d'exploits héroïques. C'est une réflexion profonde sur l'honneur, la vengeance, la gloire, la souffrance et la condition humaine. Car derrière le fracas des armes se cache une question intemporelle : qu'est-ce qui pousse les hommes à se détruire, et que reste-t-il lorsque la guerre est terminée ?Une plongée passionnante dans l'un des plus grands textes de la littérature mondiale, à la découverte des héros, des dieux et des tragédies qui ont donné naissance à notre imaginaire occidental.Et ce n'est qu'un début : après la chute de Troie, une autre aventure extraordinaire attend l'un de ses héros les plus célèbres, Ulysse, dont nous suivrons bientôt le long voyage dans l'Odyssée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Rubrique:contes Auteur: emile-legrand Lecture: Christiane-JehanneDurée: 18min Fichier: 16 Mo Résumé du livre audio: LA BELLE SANS MAINS. Parmi les contes que nous avons rapportés de notre premier voyage en Grèce, il en est deux qui reproduisent plus ou moins exactement le récit que nous traduisons plus loin. Ces contes sont, à n'en pas douter, un écho affaibli de la légende que le moine crétois Agapios inséra jadis dans son ????????? ??????? , livre curieux qui n'a rien perdu de la grande popularité qu'il avait déjà en Grèce, il y a deux siècles. L'édition dont nous nous sommes servi est celle qui a été publiée à Venise, en 1859, par l'imprimerie hellénique du Phénix. Le texte est, à peu de chose près, le même que celui des éditions du xvIIe siècle, parues du vivant de l'auteur. La légende est intitulée, dans le livre grec : D'une reine du pays franc dont la toute puissante Notre-Dame guérit les mains coupées. Le titre de La belle sans mains est celui sous lequel ce récit est connu en Normandie, où il jouit d'une très grande popularité. Cet enregistrement est mis à disposition sous la Licence art libre. Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
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Pour avoir l'émission en une seule fois, sans pub, et les bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 4/6Pourquoi la plus célèbre guerre de l'Antiquité a-t-elle commencé ? Pour une femme ? Pour l'honneur ? Pour le pouvoir ? Ou pour la colère d'un seul homme ?Dans cette émission, plongez au cœur de l'Iliade, le chef-d'œuvre d'Homère qui, près de trois mille ans après sa rédaction, continue de fasciner le monde entier. Des dieux capricieux aux héros légendaires, du jugement de Pâris à l'affrontement entre Achille et Hector, découvrez les origines, les drames et les grandes figures de la guerre de Troie.Vous rencontrerez Hélène, la plus belle femme du monde, Hector, le défenseur de sa cité, et surtout Achille, le plus redoutable des guerriers grecs, dont la colère va bouleverser le destin de milliers d'hommes.Mais l'Iliade n'est pas seulement un récit de batailles et d'exploits héroïques. C'est une réflexion profonde sur l'honneur, la vengeance, la gloire, la souffrance et la condition humaine. Car derrière le fracas des armes se cache une question intemporelle : qu'est-ce qui pousse les hommes à se détruire, et que reste-t-il lorsque la guerre est terminée ?Une plongée passionnante dans l'un des plus grands textes de la littérature mondiale, à la découverte des héros, des dieux et des tragédies qui ont donné naissance à notre imaginaire occidental.Et ce n'est qu'un début : après la chute de Troie, une autre aventure extraordinaire attend l'un de ses héros les plus célèbres, Ulysse, dont nous suivrons bientôt le long voyage dans l'Odyssée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Après neuf ans d'hésitation, les députés et sénateurs français ont fini, le 7 mai 2026, par voter à l'unanimité une loi-cadre sur la restitution des objets pillés pendant la colonisation. C'est une victoire pour les anciennes colonies françaises comme le Bénin. Mais le retour en Afrique de ces biens culturels ne risque-t-il pas d'être stoppé l'année prochaine s'il y a un changement de majorité en France ? C'est l'une des questions que Christophe Boisbouvier a posées à l'historienne franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou, qui préside la Fondation Zinsou à Ouidah, près de Cotonou. RFI : Avec tous ces lieux de mémoire, avec tous ces musées, quelles sont les ambitions du Bénin de Romuald Wadagni ? Marie-Cécile Zinsou : Alors écoutez, le Bénin s'est engagé depuis quelques années dans une préservation de son patrimoine et dans une nouvelle politique qui est totalement axée à la fois sur son histoire et sur l'avenir. Donc, je crois que le nouveau président va s'inscrire dans le chemin qu'il avait tracé aux côtés de Patrice Talon, notre précédent président, ces dernières années. On est un peu dans la continuité, c'est ça ? Il me semble qu'on est effectivement dans la continuité je pense, le président Wadagni était notre ministre des Finances pendant les dix dernières années. Donc, il me semble qu'on est dans quelque chose qui ressemble à une continuité. À l'origine de ce renouveau mémoriel, il y a l'action initiale du ministre Aurélien Agbenonci, il y a dix ans déjà, quand il a réclamé à la France de François Hollande la restitution des trésors royaux du Bénin. Est-ce que la loi-cadre votée par la France répond à vos attentes ? Ce qui est absolument fondamental, c'est ce que le courrier du Bénin a déclenché en France. Et la réponse qu'Emmanuel Macron y a apportée à Ouagadougou en 2017. Puisqu'on peut vraiment dater le début du processus de restitution à partir de ce discours. Donc aujourd'hui, la loi-cadre, après neuf ans d'attente, arrive pour donner une forme à ces restitutions et pour éviter les lois d'exception qui avaient eu lieu jusqu'alors pour à la fois le Bénin, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Oui, c'est-à-dire que jusqu'à présent il fallait une loi par restitution ? Oui, il fallait des lois spécifiques. Et la loi-cadre, elle va être efficace très rapidement puisque le gouvernement français est motivé et l'a fait savoir. Les parlementaires ont voté à l'unanimité cette loi, ce qui montre bien que la représentation nationale française est tout aussi concernée par les questions de restitution. Et il y a de nombreuses demandes en cours du côté du continent. Donc, c'est une loi qui, avec un gouvernement et une représentation nationale française motivés, peut être extrêmement efficace. Est-ce qu'il y a des failles malgré tout dans cette loi ? Alors cette loi, elle propose qu'il y ait des commissions bi-nationales, donc entre l'État demandeur et l'État français pour examiner le cas des biens qui ont été pillés illicitement. Evidemment, si la France est motivée, elle met en place une commission qui regarde avec intérêt, objectivité et bienveillance les demandes de restitutions. Si le prochain gouvernement était moins motivé par les restitutions, ces commissions pourraient être nettement plus dures et pourraient bloquer certains processus. Je pense que c'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des premières restitutions assez rapidement, parce que, après, ce sera un phénomène inarrêtable. Et le président français l'a dit à Nairobi, a priori, c'est une loi irréversible. On ne reviendra pas sur les restitutions. Il faut créer une dynamique ? Il faut créer une dynamique et il faut créer des précédents pendant cette année où toutes les étoiles semblent alignées. Quels sont les pays développés les plus réticents à restituer les œuvres qui ont été pillées au 19ᵉ et au XXᵉ siècle ? Alors chaque pays est complexe. En Europe, le plus réticent est peut-être celui qui a le plus restitué, et les gens ne s'en rendent pas forcément compte. Mais aujourd'hui, on peut dire que le Royaume-Uni est celui qui se protège le plus. Notamment parce que les Britanniques sont face à des demandes de restitutions européennes, et notamment des Grecs qui réclament les frises du Parthénon, qui sont au British Museum. Et donc, à la fois, le Royaume-Uni refuse de légiférer et bloque une partie des demandes. Et en même temps, c'est le Royaume-Uni qui a restitué plus de 70 biens déjà à travers ses musées non nationaux, donc à travers ses musées universitaires et ses musées régionaux. Donc, le Royaume-Uni est peut-être celui qui, dans la loi, est le moins ambitieux, mais qui restitue le plus. Alors qu'il y a des pays comme la Belgique qui ont restitué officiellement, massivement, puisqu'il y a plus de 1 200 objets qui sont déjà concernés par la loi belge, et en même temps, il y a un seul masque qui a fait le voyage de retour au Congo. Est-ce que les différentes institutions béninoises qui ont été créées ces derniers mois, notamment le Comité scientifique national auquel vous appartenez… Est-ce que tout cela peut encourager les pays qui détiennent des biens culturels et qui ne veulent pas s'en séparer ? Est-ce que cela peut les encourager à les restituer à des pays demandeurs comme le vôtre ? Il me semble que l'exemple du Bénin a été important, notamment avec la première restitution, avec la première loi d'exception de la France, quand les 26 objets du Trésor royal d'Abomey sont revenus, le Bénin a fait une démonstration assez éclatante de ce que pouvait être le retour du patrimoine et le partage à tous de ces collections. Donc, je pense que ça a aussi permis de faire sauter des verrous qui étaient bien souvent des préjugés sur une base raciste, ou sur juste une base de se dire que l'Afrique n'était pas intéressée à son patrimoine, que les Africains n'allaient pas au musée. Ça, c'était des propos qu'on entendait dans la société française. Tout à coup, à partir du moment où on a fait la démonstration que les gens se sont passionnés pour cette exposition, qu'elle a été ouverte à tous en grand, je crois que les gens ont réalisé ce que c'était, en fait, que d'être privé de son patrimoine depuis des dizaines ou des centaines d'années, et d'y avoir enfin un accès. Donc, je crois qu'évidemment certains pays, qui prenaient la question très à la légère, ont vu la preuve devant leurs yeux que c'étaient des questions fondamentales et qu'on ne pouvait pas rester sur des préjugés souvent racistes qui étaient prédominants.
Episode présenté par Florent, accompagné d'Armelle et Juliette ! Au programme : 50 nuances de Grecs de Charles Pépin et JulDanse avec la foudre de Jérémy BraconeNos étoiles contraires de John Green Bonne écoute !
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Si vous avez déjà vu des statues d'hommes peu vêtus, voire complètement nus, vous vous êtes sans doute demandé : pourquoi ce corps musculeux et idéalisé est-il aussi modestement pourvu au niveau des parties génitales ? Si les bourses échappent à ce riquiquisme, on doit bien admettre que pour le reste de l'attirail, c'est une quasi-constante dans les représentations de l'Antiquité, qu'ils soient celles d'un Dieu ou d'un simple mortel. Grecs et Romains de l'époque avaient-ils simplement un plus petit penis que les autres ? Quel lien peut-on faire avec notre conception contemporaine de la virilité ? Écoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : aout 2023 A écouter aussi : Quelle a été la première séance de cinéma de l'histoire ? Comment le Pop Art a bouleversé le monde de l'art ? Quelles sont les 5 tombes de célébrités les plus surprenantes ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:59:11 - par : Aliette de Laleu - Le Grand Ensemble Filos réunit 7 musiciens et musiciennes portés par une même envie : faire résonner les voix des cultures grecques, kurdes, turques … en les faisant dialoguer avec une écriture musicale et des textes contemporains. - réalisation : Max James, Maud Noury Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En juin 2019, Jean-Alphonse Richard consacrait un épisode de 'Confidentiel' à Demis Roussos. Artemios Venturi Roussos n'est pas né en Grèce, mais sous le soleil d'Egypte. Ce garçon qu'on surnomme Demis, le diminutif d'Artemios est le fils de Georges, un ingénieur qui travaille dans le bâtiment, et de Olga Roussos. Famille ordinaire et tranquille, appartenant à la tentaculaire communauté grecque d'Alexandrie. Le petit Demis Roussos a rencontré la musique dans la rue et dans les cafés. Il suit son père qui joue de la guitare dans des mariages et des fêtes de famille. Demis fréquente le collège Saint-Marc, établissement qui a déjà vu passer comme pensionnaires Georges Moustaki et Claude François. En janvier 1961, Demis Roussos a quinze ans et son rêve d'Egypte s'envole. Les Roussos, comme la plupart des Grecs d'Alexandrie, doivent quitter le pays, ordre du président Nasser. Pour le moment, c'est vers le pays de ses origines, qu'il ne connaît pas, que vogue Demis Roussos. La famille de rapatriés s'installe à Athènes. Il entame des études de cuisine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En juin 2019, Jean-Alphonse Richard consacrait un épisode de 'Confidentiel' à Demis Roussos. Artemios Venturi Roussos n'est pas né en Grèce, mais sous le soleil d'Egypte. Ce garçon qu'on surnomme Demis, le diminutif d'Artemios est le fils de Georges, un ingénieur qui travaille dans le bâtiment, et de Olga Roussos. Famille ordinaire et tranquille, appartenant à la tentaculaire communauté grecque d'Alexandrie. Le petit Demis Roussos a rencontré la musique dans la rue et dans les cafés. Il suit son père qui joue de la guitare dans des mariages et des fêtes de famille. Demis fréquente le collège Saint-Marc, établissement qui a déjà vu passer comme pensionnaires Georges Moustaki et Claude François. En janvier 1961, Demis Roussos a quinze ans et son rêve d'Egypte s'envole. Les Roussos, comme la plupart des Grecs d'Alexandrie, doivent quitter le pays, ordre du président Nasser. Pour le moment, c'est vers le pays de ses origines, qu'il ne connaît pas, que vogue Demis Roussos. La famille de rapatriés s'installe à Athènes. Il entame des études de cuisine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Désigné MVP du Final Four de l'Euroligue, Evan Fournier a enfin remporté un trophée personnel et a aidé Olympiakos à gagner un titre que les Grecs attendaient depuis 13 ans. Avec 20 points et une parfaite gestion des dernières secondes très tendues, l'arrière, arrivé au Pirée il y a deux ans, est définitivement entré dans le coeur des supporters. Retour sur un épilogue bouillant. Un podcast présenté par Baptiste Binet, avec Yann Ohnona. Montage : Léa Leostic.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes au VI siècle avant notre ère, en Lydie, région d'Asie Mineure, proche de la mer Egée. Nous sommes sous le règne du roi Crésus, le dernier souverain de la dynastie des Mermnades. Un roi qui passera à la postérité en raison, notamment, de ses richesses : « riche comme Crésus ». Un roi qui innove en matière monétaire. Ainsi fait-il séparer la frappe de l'or et de l'argent et fonde, alors, le premier système bimétallique mondial. Ce passage de l'argent jusqu'alors pesé, à une monnaie frappée, va fluidifier les échanges commerciaux. À la fin du siècle, c'est la découverte, près d'Athènes, de mines d'argent, qui va changer le destin des Grecs et permettre la survie de leur démocratie face aux Perses. Des Perses qui, moins de deux siècles plus tard, verront leur colossal trésor d'argent capturé par Alexandre le Grand. Un butin qui va monétiser l'Orient et financer les guerres hellénistiques. Rome hérite de ce système, mais l'argent finit par s'épuiser en achat de produits de luxe à des contrées lointaines. Détrôné par l'or au XIXe siècle, l'argent a pourtant structuré les sociétés pendant deux millénaires. En quoi sa gestion, dans l'Antiquité, préfigure-t-elle nos défis actuels, comme la lutte contre la croissance des inégalités et les dégradations environnementales ? Avec Francis Albarède, géochimiste au laboratoire de géologie de Lyon, professeur émérite à l'École Normale Supérieure de Lyon et Visiting Professor à l'Université de Rice (Houston, USA). « La Naissance de l'Argent - Le métal qui a changé le cours de l'histoire » ; Armand Colin. sujets traités : naissance, argent, Crésus,Mermnades, Alexandre le Grand, Orient, Antiquité Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURActes 20, 17-27En ces jours-là, depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église. Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j'ai mis le pied en Asie : j'ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m'ont values les complots des Juifs ; je n'ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l'Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison. Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu'ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus. Et maintenant, voici que je suis contraint par l'Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m'arriver là-bas. Je sais seulement que l'Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m'attendent. Mais en aucun cas, je n'accorde du prix à ma vie, pourvu que j'achève ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'évangile de la grâce de Dieu. Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume. C'est pourquoi j'atteste aujourd'hui devant vous que je suis pur du sang de tous, car je n'ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu. »
Aujourd'hui, la croix gammée évoque immédiatement le nazisme et les crimes du Parti nazi. Pourtant, ce symbole est bien plus ancien que le XXe siècle. Avant d'être détournée par Adolf Hitler, la croix gammée était utilisée depuis des millénaires dans de nombreuses civilisations du monde, souvent avec une signification positive.Le mot “swastika” vient du sanskrit, une ancienne langue de l'Inde. Il dérive du terme “svastika”, qui signifie approximativement “porte-bonheur” ou “ce qui apporte le bien-être”. En Inde, ce symbole existe depuis plus de 3 000 ans. On le retrouve dans l'Hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Dans ces traditions, il représente généralement la prospérité, l'harmonie, le cycle de la vie ou encore le mouvement du soleil.La croix gammée ne se limitait pas à l'Asie. Les archéologues en ont retrouvé dans des civilisations très diverses : chez les Grecs anciens, les Romains, certains peuples celtes, les Vikings, mais aussi dans des cultures amérindiennes. Le motif géométrique était relativement simple à dessiner et apparaissait souvent dans des décorations, des mosaïques ou des objets religieux.Jusqu'au début du XXe siècle, le symbole était encore largement utilisé en Occident sans connotation négative. On le trouvait sur des cartes postales, des bâtiments, des bijoux ou même des logos commerciaux. Certaines unités militaires européennes l'utilisaient comme porte-bonheur. En Finlande, par exemple, l'armée de l'air employa une croix gammée bleue avant même l'arrivée du nazisme.Tout change dans les années 1920 lorsque Adolf Hitler choisit ce symbole pour représenter le mouvement nazi. Il voulait un emblème simple, puissant et immédiatement reconnaissable. Les nazis prétendaient — à tort — que la croix gammée était un ancien symbole “aryen”, censé représenter une prétendue race supérieure germanique. Ils inclinèrent le symbole à 45 degrés et l'intégrèrent dans un drapeau rouge, blanc et noir qui devint l'un des emblèmes les plus tristement célèbres de l'histoire.Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des crimes nazis, la signification du symbole fut profondément bouleversée en Occident. Aujourd'hui, en Europe et en Amérique, la croix gammée reste avant tout associée au nazisme, à l'antisémitisme et à la Shoah.Mais dans plusieurs pays asiatiques, notamment en Inde, au Népal ou au Japon, elle conserve encore aujourd'hui ses significations religieuses et spirituelles ancestrales, très différentes de son usage nazi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Une réflexion féconde et unique au monde sur la citoyenneté dans le monde grec antique.À l'orée de l'époque hellénistique, vers 300 av. J.-C., le jeune athlète Athènodôros est vainqueur à la boxe durant les concours panhelléniques. Il remporte la couronne pour sa cité d'origine en se faisant proclamer comme Éphésien. Il y a pourtant un hic : le garçon n'est pas citoyen d'Éphèse ! Il y est étranger résident dans la catégorie des isotèles, ceux qui paient les mêmes impôts que les citoyens. À son retour, la cité s'empresse de régulariser sa situation en lui accordant la citoyenneté.Tous les Grecs n'ont pas l'audace d'un Athènodôros, mais tous ont une expérience de cette politeia, la citoyenneté, qui passe autant par des pratiques que par des lois. Ces pratiques sont au cœur de la présente enquête, et même plus précisément celles qui permettent la « fabrique du citoyen ».Par cette expression, l'auteur entend que le statut de citoyen, dans les cités grecques, n'a pas l'évidence qu'on pourrait lui supposer, mais qu'il s'agit, pour les individus, d'une construction qui prend du temps et demeure fragile. Car la naissance est loin de tout résoudre, surtout dans des sociétés qui ne connaissent pas l'État-civil. D'Aristote à Auguste, la politeia est donc quelque chose qui se travaille tout au long de la vie.L'Auteur, l'historienne Christelle Mülle est notre invitée en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
www.aufonddelaclasse.comCet épisode conclusif prend du recul pour saisir la vision du monde qui sous-tend les Entretiens — cohérente, ambitieuse, et étonnamment moderne.Tout commence par un diagnostic sévère : l'obstacle principal à la connaissance n'est pas l'ignorance, c'est l'orgueil. L'anthropocentrisme — croire que tout dans l'univers existe pour l'homme — est une « folie ». La révolution copernicienne n'est pas seulement astronomique : elle est mentale. Elle oblige l'humanité à accepter qu'elle n'est pas le centre de tout.La fable des roses illustre un relativisme temporel fondamental. Les roses qui ne vivent qu'un jour concluent que leur jardinier est éternel — parce qu'il dure plus longtemps qu'elles. C'est l'erreur des Anciens sur les cieux immuables. La vérité est relative à l'échelle temporelle de l'observateur : ce qui semble permanent n'est peut-être que lent.Le même relativisme s'applique aux cultures. En énumérant les croyances sur les éclipses — Indiens, Américains, Grecs, et Français eux-mêmes — Fontenelle dit que la superstition est universellement humaine. La distance entre le dévot qui prie dans la rivière et le Parisien effrayé par une éclipse est moins grande qu'on ne le croit. C'est un geste de décentrement culturel courageux — même si, dans le même Soir, Fontenelle revendique la supériorité d'un « génie européen », limite réelle qu'il faut voir clairement.La conséquence de tout ce relativisme est une vision dynamique du monde : tout est en mouvement perpétuel, tout change — même les cieux que les Anciens croyaient éternels. Des étoiles disparaissent, des Soleils s'éteignent. La stabilité apparente des choses est une illusion d'échelle.L'esprit scientifique de Fontenelle se résume en cinq traits : décentrement cosmologique, relativisme épistémologique, esprit critique, vulgarisation et conscience historique. Ce qui les relie tous : la curiosité perpétuellement renouvelée. Le goût de la science n'est pas un appétit qui se rassasie — chaque réponse ouvre de nouvelles questions. C'est ce mouvement sans fin que Fontenelle célèbre, et dont les Lumières feront leur devise : Sapere aude — ose savoir. Mais Fontenelle va plus loin que Kant : il ne dit pas seulement qu'on a le droit de savoir. Il dit qu'on a le plaisir de savoir.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Partez à la découverte de l'histoire fascinante du royaume de Lydie et de son célèbre roi Crésus, connu pour sa richesse légendaire. Franck Ferrand nous plonge dans cette époque où le trône de Lydie était convoité, et où Crésus a dû faire face à une menace grandissante venant de l'est : l'Empire perse. Vous apprendrez comment Crésus est parvenu au pouvoir après avoir éliminé son demi-frère, et comment il a ensuite consolidé la puissance économique et militaire de son royaume. Grâce aux mines d'or et d'argent qui abondent en Lydie, Crésus a pu accumuler une richesse colossale, dont témoignent les offrandes somptueuses qu'il a faites aux sanctuaires grecs. Mais son règne ne durera pas. Lorsque les Perses, menés par le redoutable Cyrus, s'approchent des frontières de la Lydie, Crésus décide d'attaquer. Malgré les encouragements de l'oracle de Delphes, ses troupes seront finalement écrasées. Sardes, la capitale, sera assiégée et finira par tomber entre les mains des Perses.
Si vous venez en Grèce, on vous servira du « siga siga » à toutes les sauces. C'est une expression dont les Grecs sont particulièrement friands. Et celle-ci est devenue une tendance dans le tourisme. « Pour prendre un café, on s'assied pendant deux heures », explique Alex, un comédien de profession qui sirote son café depuis un bon moment à la buvette du parc Areos, dans le centre d'Athènes, la capitale de la Grèce. Littéralement, « siga siga » veut dire « lentement, doucement ». Et il n'est pas rare de voir des Grecs reprocher en ces termes à des étrangers de boire leur café beaucoup trop vite. « La culture grecque de l'Antiquité a beaucoup à voir avec la conception du temps. Et ça, c'est une part véritablement importante de la culture qui s'est transmise à travers les siècles. La vie n'a aucun sens si on court tout le temps. Il faut la vivre "siga siga" », développe Alex. À lire aussiÀ Rhodes, le tourisme-roi face aux défis du développement durable Le « siga siga », une nouvelle tendance du tourisme À quelques pas de la buvette, une dizaine d'hommes sont regroupés autour d'une minuscule table où deux joueurs s'affrontent au backgammon. C'est un groupe d'amis, tous retraités, qui vivent leur propre version du « siga siga ». Mais quand le mot est lancé, ils se hérissent. « En Europe, ils vont encore dire que nous ne travaillons pas », s'inquiète l'un d'entre eux. « Nous avons ici des rythmes différents de l'Europe ou de l'Amérique, par exemple », explique un autre. Les étrangers, ils adorent ça, le « siga siga ». D'ailleurs, c'est une nouvelle tendance dans le secteur du tourisme. « Siga siga » devient une vision de la vie aux antipodes de la culture de la productivité, une façon de se recentrer sur l'essentiel. C'est un état d'esprit. Effie Papadopoulou a fondé Slow Travel Greece en 2010, la première agence de ce type en Grèce. Maintenant, la mode s'est étendue, de même que la tendance « wellness », le tourisme « bien-être ». La retraite de yoga dans les Cyclades, pour Effie, c'est vraiment bateau : « Au lieu de cela, j'organise des ateliers de peinture d'icônes dans un milieu rural avec des artistes locaux. Pour moi, le "slow travel", c'est nourrir son âme, pas suivre des tendances. Et les retraites yoga, c'est vraiment tendance. » L'esprit « siga siga », c'est peut-être dans le fameux poème du Grec Constantin Cavafy qu'on le retrouve le mieux : « Quand tu partiras pour Ithaque. Souhaite que le chemin soit long. Riche en péripéties et en expériences. N'écourte pas ton voyage. » À lire aussi«Siga-siga», boutique sans argent
Bienvenue dans ce nouvel entretien historique avec Dominique Garcia, archéologue spécialiste de la protohistoire européenne et de la période gauloise ! Dominique est directeur de l'Inrap, l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives. Il est l'auteur de près de 150 publications et d'une vingtaine d'ouvrages, notamment Les Gaulois à l'œil nu, reprenant avec des illustrations les connaissances actuelles que nous avons sur les Gaulois. Les Gaulois justement, qui étaient-ils ? En quoi sont-ils différents des Celtes ? Où habitaient-ils, quelle était leur organisation sociale et partageaient-ils une langue et une culture commune ? Quelles étaient leurs relations avec les Grecs et les Romains ? Enfin, comment l'image des Gaulois a- t-elle évoluée à travers les siècles ? À travers le champ d'expertise de Dominique, on va débroussailler ensemble les clichés autour des Gaulois, alors ouvrez bien vos oreilles ! Bonne écoute ! ➤ Pour aller plus loin, découvrez "Les Gaulois à l'œil nu" de Dominique Garcia et Jeremy Perrodeau : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/les-gaulois-a-l-oeil-nu-2/
Si vous venez en Grèce, on vous servira du « siga siga » à toutes les sauces. C'est une expression dont les Grecs sont particulièrement friands. Et celle-ci est devenue une tendance dans le tourisme. « Pour prendre un café, on s'assied pendant deux heures », explique Alex, un comédien de profession qui sirote son café depuis un bon moment à la buvette du parc Areos, dans le centre d'Athènes, la capitale de la Grèce. Littéralement, « siga siga » veut dire « lentement, doucement ». Et il n'est pas rare de voir des Grecs reprocher en ces termes à des étrangers de boire leur café beaucoup trop vite. « La culture grecque de l'Antiquité a beaucoup à voir avec la conception du temps. Et ça, c'est une part véritablement importante de la culture qui s'est transmise à travers les siècles. La vie n'a aucun sens si on court tout le temps. Il faut la vivre "siga siga" », développe Alex. À lire aussiÀ Rhodes, le tourisme-roi face aux défis du développement durable Le « siga siga », une nouvelle tendance du tourisme À quelques pas de la buvette, une dizaine d'hommes sont regroupés autour d'une minuscule table où deux joueurs s'affrontent au backgammon. C'est un groupe d'amis, tous retraités, qui vivent leur propre version du « siga siga ». Mais quand le mot est lancé, ils se hérissent. « En Europe, ils vont encore dire que nous ne travaillons pas », s'inquiète l'un d'entre eux. « Nous avons ici des rythmes différents de l'Europe ou de l'Amérique, par exemple », explique un autre. Les étrangers, ils adorent ça, le « siga siga ». D'ailleurs, c'est une nouvelle tendance dans le secteur du tourisme. « Siga siga » devient une vision de la vie aux antipodes de la culture de la productivité, une façon de se recentrer sur l'essentiel. C'est un état d'esprit. Effie Papadopoulou a fondé Slow Travel Greece en 2010, la première agence de ce type en Grèce. Maintenant, la mode s'est étendue, de même que la tendance « wellness », le tourisme « bien-être ». La retraite de yoga dans les Cyclades, pour Effie, c'est vraiment bateau : « Au lieu de cela, j'organise des ateliers de peinture d'icônes dans un milieu rural avec des artistes locaux. Pour moi, le "slow travel", c'est nourrir son âme, pas suivre des tendances. Et les retraites yoga, c'est vraiment tendance. » L'esprit « siga siga », c'est peut-être dans le fameux poème du Grec Constantin Cavafy qu'on le retrouve le mieux : « Quand tu partiras pour Ithaque. Souhaite que le chemin soit long. Riche en péripéties et en expériences. N'écourte pas ton voyage. » À lire aussi«Siga-siga», boutique sans argent
Jean-Miguel Pire, philosophe et essayiste. Son livre L'Otium remet en circulation un concept millénaire pour nommer ce que notre époque a méthodiquement effacé de son vocabulaire et de ses valeurs : le loisir intelligent.Je connais Jean-Miguel depuis un moment et j'avais envie de lui donner une tribune pour cette idée que je trouve rare : un concept ancien, presque disparu, qui permet de nommer quelque chose qu'on ressent tous sans jamais arriver à le formuler. Ce moment-là, quand une idée trouve enfin son mot, c'est pour moi l'une des expériences intellectuelles les plus jouissives qui soit.Dans cet épisode, nous parlons du temps libre comme espace de développement de la conscience, de l'origine grecque de l'Otium et de sa transformation romaine en quelque chose de secondaire, du lien sémantique vertigineux entre le "négoce" et la "négation de l'Otium", et de la question de savoir si le marché est vraiment le problème, ou si c'est plutôt l'hégémonie de ses valeurs dans des domaines qui n'ont rien à voir avec lui. J'ai questionné Jean-Miguel sur ce qui distingue l'Otium du développement personnel, sur la dimension politique du concept, et sur ce que ça change concrètement de nommer enfin quelque chose qu'on pratique sans le savoir.3. Citations marquantes"Le négoce, c'est la négation de l'Otium. Le marché a intérêt à nier la part la plus essentielle de nos existences.""Comme on n'a pas vraiment conscience de ce loisir intelligent, on ne l'a pas nommé, et ça crée un espace de liberté sauvage pour les industries de la captation du temps de cerveau disponible.""On est sur le logiciel romain : un Otium qui est prestigieux, mais considéré comme secondaire.""L'objectif, il est quand même social. S'améliorer pour être une meilleure personne, c'est aussi pour être un meilleur citoyen.""On est à un point de suffocation parce qu'on s'aperçoit que cet envahissement, cette hégémonie, nous mène à la catastrophe."4. Idées centrales (Big Ideas)1. L'Otium : nommer pour exister Un concept ne peut être défendu que s'il est nommé. Le loisir intelligent existait dans nos vies, mais sans mot pour le désigner, il était indéfendable, vis-à-vis des autres comme de soi-même. Donner un nom à une pratique, c'est lui donner une réalité sociale. Pourquoi c'est important : c'est le fondement de tout le reste. Sans cette bascule sémantique, aucune résistance n'est possible. Timestamp approximatif : 01:07 à 03:252. Le négoce comme négation structurelle Le mot "négoce" porte littéralement en lui la négation de l'Otium (nec + otium). Ce n'est pas une coïncidence rhétorique, c'est une structure historique : le marché s'est construit sur l'éviction du temps de conscience. Pourquoi c'est important : ça requalifie le problème. Ce n'est pas l'ultralibéralisme des années 70, c'est une dérive qui remonte aux Romains. Timestamp approximatif : 08:27 à 09:073. De la scolée grecque à l'Otium romain : la dévaluation progressive Les Grecs valorisaient le temps consacré à la philosophie (la scolée). Les Romains l'ont maintenu, mais relégué au rang de luxe pour une élite restreinte. On n'a jamais vraiment rattrapé cette dévaluation. Pourquoi c'est important : ça montre que la crise n'est pas conjoncturelle, elle est structurelle et multi-séculaire. Timestamp approximatif : 03:41 à 05:554. Otium vs développement personnel : la dimension politique Le développement personnel s'arrête à l'individu. L'Otium le dépasse : l'objectif est d'être un meilleur citoyen, de contribuer au bien commun. Ce glissement change tout, parce qu'il réinsère la conscience individuelle dans le collectif. Pourquoi c'est important : il répond à une frustration réelle chez beaucoup de gens qui trouvent le développement personnel trop égotiste. Timestamp approximatif : 06:19 à 08:105. Le marché n'est pas le problème, ses valeurs hors-sol le sont Jean-Miguel refuse le discours marxiste de rejet total du marché. Il distingue le marché comme outil d'apaisement historique, et les valeurs du marché (rapidité, utilitarisme, matérialisme) qui ont contaminé des domaines où elles n'ont rien à faire : culture, santé, éducation. Pourquoi c'est important : c'est la nuance qui rend l'argument crédible et non idéologique. Timestamp approximatif : 09:07 à 10:005. Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que l'Otium, concrètement ?C'est un mot ancien ou un concept que vous avez inventé ?Comment les Grecs le nommaient-ils, et qu'est-ce qui s'est passé avec les Romains ?Est-ce que la méditation, les podcasts, la contemplation font partie de l'Otium ?Quelle est la différence entre l'Otium et le développement personnel ?Pourquoi le fait de ne pas avoir de mot pour désigner quelque chose est-il si paralysant ?Comment expliquer que le négoce porte littéralement en lui la négation de l'Otium ?Est-ce que vous faites une critique du marché en tant que tel, ou seulement de ses valeurs ?Quel est l'enjeu politique de l'Otium aujourd'hui ?Concrètement, comment défend-on son Otium face aux injonctions de productivité ?6. Références citéesConcepts et notions philosophiquesLa scolée (Grecs anciens) : désignation du temps nécessaire à l'activité philosophique, ancêtre de l'Otium. Évoqué à 03:45.L'Otium / Otium (Latins) : transformation romaine de la scolée grecque, valorisée mais réservée à une élite. Évoqué à 03:45 à 05:55.Le négoce / Negotium : dérivé de "nec otium", littéralement la négation de l'Otium. Évoqué à 08:27.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rien ne symbolise plus fortement l'opposition foncière entre la liberté grecque et la servitude perse que la fameuse affaire, anecdotique en apparence, des révérences dues à Alexandre le Grand.Rejoignez Franck Ferrand pour un captivant épisode des Grands dossiers de l'Histoire, alors que nous replongeons dans les événements qui ont secoué le règne d'Alexandre le Grand. Nous sommes en 327 avant Jésus-Christ, et le jeune roi macédonien poursuit sa conquête fulgurante de l'Empire perse, devenant peu à peu le maître absolu de l'Asie du Sud-Ouest. Mais à Bactres, une ville antique d'Asie centrale, Alexandre se heurte à un obstacle inattendu : la résistance de ses propres compagnons grecs face à la pratique de la proskynèse, cette révérence profonde exigée par le souverain. Pour les Grecs, libres et égalitaires, s'incliner de la sorte devant un homme, même roi, relève de l'humiliation. C'est un affrontement de cultures et de valeurs qui se joue sous nos yeux, cristallisant l'opposition ancestrale entre la Grèce et la Perse.Franck Ferrand nous plonge au cœur de cette confrontation, nous faisant découvrir les récits des historiens de l'époque, comme Arrien de Nicomédie et Plutarque. Nous suivons les débats houleux au sein de la cour d'Alexandre, où le jeune roi doit composer avec les élites perses tout en préservant l'identité de ses compagnons macédoniens.
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, en quatre épisodes, nous allons vous raconter l'histoire d'un homme qui fait presque figure de légende. Et pourtant, il a bel et bien existé. Stratège de génie, tyran sanguinaire, conquérant humaniste et visionnaire, ce roi de l'Antiquité a changé la face du monde occidental à jamais. Son nom : Alexandre le Grand. Entre stratégie militaire, batailles épiques et ambitions démesurées, découvrez la troisième partie de son fabuleux destin. Le plus grand empire de l'histoire 30 septembre -331. La plaine de Gaugamèles à côté de l'actuelle ville irakienne de Mossoul, est plongée dans l'obscurité. Mais au loin, des milliers de flammes brillent dans la nuit comme autant de lucioles : les feux de camp de l'ennemi. Charriée par le vent, l'odeur de la braise fumante et des herbes sauvages se répand dans les airs jusqu'aux bivouacs des Grecs. Parmi les fiers guerriers d'Alexandre, personne n'arrive à trouver le sommeil. La peur s'insinue dans l'esprit de chacun. Car à cette heure tardive, des grondements sourds résonnent de l'autre côté de la plaine. Les Perses se tiennent en ordre de bataille. Et vu les bruits qui émanent de leur campement, ils sont venus nombreux… très nombreux… et avec du renfort…! Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Nous sommes au tout début du XVIe siècle, à une époque où l'Europe débat vivement des vices humains, de la vanité et du ridicule social. Des débats influencés, notamment, par Érasme de Rotterdam, le chanoine et philosophe humaniste, auteur d'un essai qui va marquer durablement les siècles « L'Éloge de la folie ». Un ouvrage dans lequel le théologien tourne en dérision, entre autres sujets, les femmes cherchant à masquer leur vieillesse. L'essai est publié en 1511. Deux ans plus tard environ, Quinten Massys, né à Louvain, peint une figure grotesque, au visage marqué de rides profondes, au nez écrasé, aux traits hypertrophiés, une figure peut-être inspirée d'échanges de textes ou de dessins satiriques avec d'autres artistes, on sait que Massys et Léonard de Vinci ont échangé des caricatures. L'œuvre passera à la postérité sous le titre de « La laide duchesse ». Depuis l'Antiquité, l'art n'a jamais cessé d'explorer le rapport entre beauté, pouvoir et représentation, même dans ses formes les plus inattendues. Si les Grecs classiques privilégient l'harmonie et l'idéalisation, ils n'ont pourtant jamais ignoré la laideur, notamment dans leurs créatures hybrides, monstrueuses ou grotesques. Le Moyen Âge fera de cette laideur un outil d'enseignement moral, visible dans les gargouilles, les démons et les scènes infernales sculptés sur les cathédrales. À la Renaissance, malgré le retour aux canons classiques, la laideur reste présente chez des artistes fascinés par l'étrange, comme Bosch et ses visions chimériques. Au XIXᵉ siècle, le réalisme revendique l'importance du laid pour représenter la vérité sociale, loin de toute idéalisation académique. Avec le XXᵉ siècle, les avant-gardes transforment la laideur en un manifeste, comme le montre l »'Urinoir » de Marcel Duchamp, qui érige un objet trivial en œuvre d'art contestataire. Ce geste radical brise l'idée que seul le beau mérite la dignité artistique et ouvre la voie à de nouvelles formes d'expression. Dans l'art contemporain, la laideur devient un langage critique, permettant de dénoncer les violences du monde et l'absurdité des normes imposées. Les artistes n'hésitent plus à utiliser matières organiques, déchets ou dispositifs dérangeants pour questionner notre tolérance esthétique et émotionnelle. De quelles manières l'art a-t-il fait de la laideur un autre miroir du monde et de notre humanité ? Avec Anne Hustache, historienne de l'art Sujets traités : Laideur, miroir, âme, Quinten Massys, Léonard de Vinci, Antiquité, Moyen-âge, Renaissance Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Le Journal Imprévisible", Marc Bourreau revient sur l'influence de la mythologie gréco-romaine, à l'occasion du décollage réussi de la mission spatiale Artémis 2, nommé d'après la déesse de la Lune et de la chasse. A son bord, ce sont 4 astronautes qui se sont lancés pour un voyage de 10 jours dans l'espace.Nombreuses sont les références à la mythologie gréco-romaine dans l'histoire de l'exploration spatiale américaine, comme les noms des missions Mercury, Apollo ou des fusées Atlas et Centaure. Ce sont aussi des marques, des entreprises ou des personnages célèbres qui sont utilisés, comme Demis Roussos, Aphrodite's Child ou Jacques-Yves Cousteau. Ces inspirations sont symboles de pouvoir, d'évasion et d'aventure, parfois utilisées à des fins malveillantes par des criminels. Marc Bourreau évoque également la comparaison controversée entre le président Emmanuel Macron et les dieux de l'Olympe, que le président a rejeté préférant l'image de Vulcain, dieu forgeron.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:56 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Dans "Cold cases en Grèce antique", un livre collectif dirigé par Pierre Bayard et Zoé Angelis et publié aux éditions du CNRS, plusieurs auteurs mènent l'enquête et se replongent dans les grands récits de la Grèce antique. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Pierre Bayard Professeur émérite de littérature française à l'Université Paris 8, écrivain et psychanalyste, président d'honneur de l'InterCriPol
durée : 00:06:01 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Les États-Unis veulent contrecarrer la domination de la Chine qui contrôle le grand port du Pirée depuis 2016. Dernièrement, ils ont conclu plusieurs accords avec la Grèce pour développer des ports alternatifs, pour la logistique, la défense et le transport d'énergie, en particulier le GNL.
durée : 00:58:38 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Le tragique est souvent associé à la tragédie grecque et à ses représentants les plus connus, Eschyle, Sophocle et Euripide. Mais le tragique tel que nous l'entendons est-il celui des Grecs ? Que représentent le destin et la malédiction pour ces auteurs ? - réalisation : Nicolas Berger - invités : Pierre Judet de La Combe Helléniste, directeur d'études à l'EHESS et directeur de recherche émérite au CNRS; Létitia Mouze Maîtresse de conférences HDR à l'université Toulouse Jean Jaurès
Au cœur de l'été 480 avant notre ère, une rumeur terrifie la Grèce : l'armée perse arrive. Elle est immense, interminable, conduite par le roi Xerxès Ier. Derrière elle, les villes brûlent. Devant elle, presque rien. Ou presque.Face à cette vague humaine, les cités grecques choisissent un point étroit, suffocant, presque étouffant : le défilé des Thermopyles. Une bande de terre coincée entre la mer et la montagne. Impossible d'y manœuvrer. Impossible d'y contourner l'ennemi. C'est là que quelques milliers de Grecs, menés par 300 Spartiates, décident d'attendre.À leur tête, le roi Léonidas Ier. Il sait. Il sait que l'armée perse est bien trop nombreuse. Il sait que Sparte n'a pas envoyé toute sa force. Il sait surtout que cette bataille ne peut pas être gagnée. Mais il avance quand même.Quand les Perses attaquent, le choc est brutal. Jour après jour, vague après vague, ils se brisent contre le mur de boucliers grecs. Le passage est si étroit que la supériorité numérique perse devient inutile. Les corps s'entassent. L'armée de Xerxès doute. Pour la première fois, elle recule. L'invincible saigne.Puis vient la nuit. Et avec elle, la trahison. Un Grec révèle aux Perses un sentier secret dans la montagne. À l'aube, Léonidas comprend : l'encerclement est inévitable. Le piège se referme.C'est ici que la bataille bascule dans la légende. Léonidas renvoie la majorité des alliés. Il ne garde avec lui que ceux qui acceptent de rester, en pleine connaissance de cause. Ils ne se battent plus pour survivre. Ils se battent pour retarder l'ennemi. Pour frapper les esprits. Pour laisser une trace.Le dernier jour est un massacre. Les Spartiates combattent jusqu'à la mort, parfois à mains nues, parfois sans armes. Ils tombent un à un. Les Perses finissent par passer. Militairement, c'est une défaite totale.Mais le choc est ailleurs. Les Thermopyles prouvent que l'armée perse peut être arrêtée. Que le courage peut compenser le nombre. Que mourir peut parfois peser plus lourd que gagner. Quelques mois plus tard, la Grèce renverse le cours de la guerre.Si la bataille des Thermopyles est devenue légendaire, c'est parce qu'elle transforme une fin annoncée en acte fondateur. Ce jour-là, dans un défilé brûlant, la défaite est devenue un message. Et ce message, lui, n'a jamais cessé de résonner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:01 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli, Antoine Ravon - Si Hannah Arendt est connue pour ses travaux sur le totalitarisme, elle a aussi pensé la démocratie : pour comprendre ce qui fonde un régime démocratique, elle se réfère aux "Anciens", les Romains et les Grecs, et en extrait une articulation conceptuelle originale. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Barbara Cassin Philosophe, philologue, académicienne et directrice de recherche au CNRS; Sophie Guérard de Latour Professeur de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.
Le mot « bravo » vient de l'italien, où il signifie à l'origine « courageux », « vaillant », puis, par extension, « habile », « compétent ». Mais c'est surtout au XVIIIᵉ siècle, avec l'explosion de l'opéra italien, que « bravo » prend le sens qu'on lui connaît aujourd'hui : une acclamation adressée à un artiste.À l'époque, l'opéra est un véritable sport national en Italie. Le public ne se contente pas d'écouter : il juge, compare, applaudit, siffle… et célèbre les chanteurs vedettes, notamment les grandes divas et les castrats. Quand une aria est particulièrement réussie, les spectateurs crient « Bravo ! » pour saluer la performance.Très vite, le mot devient un code universel du théâtre et de la musique, puis franchit les frontières. La France l'adopte au XIXᵉ siècle, dans les salles d'opéra et de spectacle. Et détail intéressant : en italien, l'accord varie selon la personne applaudie : bravo pour un homme, brava pour une femme, bravi au pluriel. En français, on a gardé surtout la forme masculine singulière… devenue un cri d'encouragement pour tout le monde.Quant au mot « panique », il vient… d'un dieu. Et pas n'importe lequel : Pan, divinité grecque mi-homme mi-bouc, protecteur des troupeaux, des forêts et des montagnes.Dans l'Antiquité, Pan est un être sauvage, imprévisible, qui surgit au milieu des bois. On raconte qu'il aimait pousser des cris soudains, terrifiants, capables de déclencher une peur collective immédiate. Une peur qui n'a pas besoin de raison : on ne sait pas ce qu'on fuit, mais tout le monde fuit. C'est précisément ce que les Grecs appelaient φόβος πανικός (phobos panikos), littéralement : la “peur de Pan”.Ce n'était pas une frayeur ordinaire. C'était une décharge brutale, contagieuse, presque animale, typique des situations où un groupe perd toute maîtrise : une armée surprise, un troupeau affolé, des voyageurs qui croient entendre une présence invisible… Le mythe donne une explication à un phénomène psychologique très réel : la peur qui se propage comme un incendie.Le mot passe ensuite au latin, puis aux langues européennes. En français, « panique » apparaît au XVIIᵉ siècle, d'abord avec l'idée d'une terreur subite et irrationnelle. Aujourd'hui, la mythologie a disparu… mais le mécanisme reste identique : la panique, c'est quand le cerveau court plus vite que la raison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:11 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Lorsqu'on évoque Averroès et son rapport à la philosophie grecque, le nom d'Aristote s'impose, même s'il arrive au théologien de commenter Platon ou de dialoguer avec des penseurs néoplatoniciens. Son intention : concilier la raison philosophique héritée des Grecs avec la révélation islamique. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Cristina Cerami Docteure en philosophie, directrice de recherche au CNRS; Olga Lizzini Professeure des universités, elle enseigne la philosophie arabo-islamique et l'islamologie.
durée : 00:58:39 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - La plupart des spécialistes estiment à 2 à 3 % ce que nous possédons aujourd'hui de la production écrite des anciens Grecs. Selon quelles chances la littérature de l'Antiquité a pu survivre jusqu'à nous, ou au contraire être perdue ? Maurice Sartre nous éclaire sur cet héritage. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Maurice Sartre Professeur émérite d'histoire ancienne à l'Université de Tours
Tout remonte à l'Antiquité où l'éternuement était considéré de bon ou de mauvaise augure en fonction des croyances et des moments où il se produisait. Chez les Grecs, c'était positif, on pensait que l'éternuement était le signe du passage d'un esprit divin dans le corps de celui qu'il l'avait fait. On le saluait donc avant qu'il ne reparte. C'est pourquoi on ne disait pas encore "À tes souhaits" mais "Que Jupiter te bénisse". Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lever la main pour saluer est l'un des gestes humains les plus universels, et pourtant son origine est bien plus ancienne qu'on ne l'imagine. Ce geste remonte à l'Antiquité, quand montrer sa main ouverte signifiait : « Je ne porte pas d'arme ». Dans les sociétés guerrières, qu'il s'agisse des Grecs, des Romains ou de nombreux peuples nomades, approcher quelqu'un impliquait toujours un risque. En levant le bras, paume visible, on prouvait instantanément ses intentions pacifiques. C'était un signe de non-agression, devenu peu à peu symbole de respect et de reconnaissance. Dans la Rome antique, on utilise le salut de la main dans les rassemblements politiques ou militaires pour manifester son soutien ou pour adresser un salut formel. Avec le temps, ce geste s'adoucit, se standardise et devient un signe de politesse dans de nombreuses cultures.Ce geste connaît des variantes. Lever la main peut être un simple signe de reconnaissance à distance, un moyen d'attirer l'attention ou un salut plus cérémonial. Sa valeur principale reste néanmoins la même : montrer que l'on vient en paix, montrer quelque chose d'ouvert, de visible, d'honnête. Parce qu'il peut être exécuté sans contact et est compréhensible instantanément, ce salut s'est répandu dans de nombreuses civilisations.La poignée de main, elle, possède une origine voisine mais une fonction légèrement différente. On la retrouve en Europe dès le Moyen Âge : lorsque deux individus se rencontraient, ils saisissaient réciproquement leur main droite – la main de l'épée – pour confirmer qu'aucun ne tenterait d'attaque surprise. Le geste permettait aussi de vérifier qu'aucune dague n'était dissimulée. Cette idée de sécurité partagée a donné naissance à une autre dimension : la confiance. Au fil du temps, la poignée de main est devenue un rituel d'accord, un moyen de conclure un pacte ou un engagement verbal entre deux personnes.La comparaison révèle donc un point essentiel. Lever la main est un geste à distance, accessible, rapide, exprimant la non-agression et la reconnaissance mutuelle. Il suffit de le voir pour en comprendre le sens. La poignée de main, en revanche, implique un contact physique, une proximité et une dimension contractuelle plus forte. Elle scelle quelque chose, qu'il s'agisse d'une rencontre, d'un accord ou d'un respect mutuel plus affirmé.En résumé, lever la main est un héritage symbolique de sécurité visible ; se serrer la main est une version plus intime et engageante du même principe. Ensemble, ces gestes racontent comment les humains ont transformé la méfiance primitive en rituels sociaux de confiance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Théagène de Thasos est l'un des athlètes les plus célèbres de la Grèce antique. Né vers le Ve siècle avant notre ère sur l'île de Thasos, il incarna la force et la gloire des jeux panhelléniques. Champion de boxe, de lutte et du pancrace – ce sport violent mêlant les deux – il aurait remporté plus de 1 400 victoires, un record mythique. Vénéré de son vivant, il devint une véritable légende après sa mort… au point que sa statue elle-même finit par être accusée de meurtre.L'histoire, rapportée par l'écrivain grec Pausanias dans sa Description de la Grèce, relève autant du mythe que du fait divers antique. Après sa mort, les habitants de Thasos érigèrent une statue à l'effigie de Théagène pour honorer sa mémoire. Mais un rival malveillant, rongé par la jalousie, venait chaque nuit la frapper de coups. Un soir, la statue, arrachée de son socle, tomba sur lui et l'écrasa. Le lendemain, on retrouva le corps sans vie de l'homme sous le bronze du héros.À cette époque, dans la culture grecque, même les objets pouvaient être considérés comme responsables d'un crime. Les tribunaux appliquaient un principe religieux : tout meurtre, qu'il soit commis par un humain, un animal ou même un objet, souillait la cité et devait être expié. La statue de Théagène fut donc traduite en justice, reconnue coupable d'homicide et… condamnée à l'exil. On la jeta à la mer pour purifier la ville.Mais la légende ne s'arrête pas là. Peu après, Thasos fut frappée par une terrible sécheresse. Les habitants, désespérés, consultèrent l'oracle de Delphes. La Pythie leur annonça que leur malheur provenait de l'injustice commise envers Théagène. Aussitôt, les Thasiens repêchèrent la statue et la replacèrent dans un temple. Dès lors, disent les récits, la prospérité revint sur l'île.Ce procès insolite illustre la manière dont les Grecs anciens concevaient la justice et le sacré. Pour eux, la frontière entre l'humain et le divin était poreuse : un héros, même mort, restait porteur d'une force surnaturelle. Punir la statue de Théagène, c'était apaiser une faute morale et religieuse ; la réhabiliter, c'était restaurer l'harmonie entre les hommes et les dieux.Ainsi, la statue de l'athlète devint bien plus qu'un monument : elle symbolisa la puissance, la jalousie, la justice et la croyance que, dans le monde grec, même le bronze pouvait être jugé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chypre est aujourd'hui l'un des rares pays d'Europe encore coupé en deux, séparé par une ligne de démarcation surnommée la « ligne verte ». Pour comprendre cette division, il faut remonter à l'histoire mouvementée de cette île stratégique, située entre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique.Jusqu'en 1960, Chypre était une colonie britannique. Mais après des années de tensions, Londres accorde l'indépendance à une République de Chypre censée unir ses deux principales communautés : les Chypriotes grecs (majoritaires, environ 80 %) et les Chypriotes turcs (environ 18 %). L'équilibre est fragile. Les premiers rêvent souvent d'énosis, c'est-à-dire le rattachement à la Grèce, tandis que les seconds craignent cette domination et défendent l'idée d'un partage, voire d'une union avec la Turquie.Très vite, le jeune État s'enlise dans les conflits communautaires. En 1963, les affrontements éclatent entre les deux populations. Les Chypriotes turcs se regroupent dans des enclaves protégées, tandis que les forces britanniques et les Nations unies établissent une zone tampon, une bande de terrain traversant Nicosie, la capitale. Cette frontière provisoire deviendra, au fil des ans, une cicatrice durable.Le tournant majeur survient en 1974. Un coup d'État mené par des nationalistes chypriotes grecs, soutenus par la junte militaire au pouvoir à Athènes, renverse le président Makarios dans le but d'unir Chypre à la Grèce. En réponse, la Turquie intervient militairement, invoquant son rôle de puissance garante prévu par les accords d'indépendance. Son armée débarque au nord de l'île et prend rapidement le contrôle d'environ 37 % du territoire. Des dizaines de milliers de personnes fuient de part et d'autre : les Grecs au sud, les Turcs au nord.Depuis, l'île reste divisée. Au sud, la République de Chypre, reconnue internationalement et membre de l'Union européenne depuis 2004. Au nord, la République turque de Chypre du Nord, proclamée en 1983, mais reconnue uniquement par la Turquie. Entre les deux, la zone démilitarisée contrôlée par l'ONU, longue de 180 km, matérialise la séparation.De nombreux pourparlers de paix ont tenté de réunifier l'île, notamment sous l'égide de l'ONU et de l'Union européenne, sans succès durable. Aujourd'hui encore, Chypre symbolise la fracture géopolitique entre le monde grec et le monde turc, une division née d'un conflit ethnique et politique, figée depuis un demi-siècle — au cœur même de la Méditerranée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:32 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Si l'on oppose spontanément l'art et l'artisanat, cette distinction n'a rien d'évident. Pour les Grecs anciens, l'art et l'artisanat étaient abordés par le même mot, la "technè". Pour autant, les philosophes grecs introduisaient d'autres catégories d'appréciation. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Fabienne Baghdassarian Maître de conférences en histoire de la philosophie ancienne à l'université de Rennes, spécialiste d'Aristote et de la tradition aristotélicienne.; Nicolas Le Merrer Maître de conférences en philosophie ancienne et philosophie politique, responsable du département de philosophie à l'université de Brest
Radio Foot revient en direct à 21h10 T.U. La soirée de Ligue des champions passée au crible. Avec un focus particulier sur Sporting-Marseille, Monaco-Tottenham, Francfort-Liverpool et bien sûr l'affiche de gala entre les Merengues et la Juventus Turin. Nous abordons aussi la 3è journée de Ligue Europa, à l'aune des rencontres entre Lille et les Grecs du PAOK, et celle entre l'OL et les Suisses de Bâle. Pour débattre avec Sophiane Amazian : Cherif Ghemmour, notre confrère de RFI Manu Terradillos, et Nabil Djellit. Technique-réalisation : Laurent Salerno, coordination : Pierre Guérin.