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Amarok
AMAROK

Amarok

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 59:55


Quant on fait une émission consacrée au rock, notamment progressif, mais même plus généralement  inspiré des 60 / 70's, on ne peut que constater la raréfaction tout autant progressive des talents à l'origine de ce courant, inéluctablement de saison en saison et cette dernière en aura été cruellement exemplaire… Mais reste cet héritage sans cesse remis sur le métier par de compétences, le numéro de ce soir en est donc encore un exemple frappant. Commençons donc par l'hommage : née David Palmer, sexuellement réassignée en 2003 pour devenir à l'état civil DEE PALMER, l'ex claviériste-arrangeuse de JETHRO TULL a donc à son tour rejoint notre Emile pour aller "torcher le cul du firmament" cette semaine. Dee avait une formation de musique classique, et l'on sait à quel point le rock progressif est friand de ce genre de talents. Ainsi avant même l'acte de naissance officielle de ce courant musical, Ian Anderson faisait appel aux compétences d'arrangeuse orchestrale de Dee sur le 1er album du groupe "This Was" en 1968, collaboration qui restera systématique puis évoluant vers le poste de musicienne de session pour finalement accéder à celui de co-claviériste officielle et membre à part entière du groupe entre les albums "Songs From The Wood" (1997) à "Stormwatch" en 1979 et dont je vous propose un extrait ici. Par la suite, Dee sera arrangeuse pour divers projets dont cinématographiques. Outre sa participation à Jethro Tull, je retiens de son talent le magnifique album de collaboration entre les membres de Yes (époque 1993 avec Jon Anderson, Steve Howe et Bill Bruford de retour ponctuel) et le London Philarmonic Orchestra pour le magnifique  "Symphonic Music Of Yes". Dee Palmer avait 88 ans. Mais on en a encore sous le coude, et à commencer par TIMELESS dont je vous présentais le premier album il y a seulement quelques mois alors que les deux membres de ce duo sont des musiciens expérimentés, chacun ayant suivi son chemin indépendamment car séparés par l'océan l'Atlantique, ce qui n'est pas rien ! Mais par la grâce des technologies actuelles, nos sages et expérimentés amis Tim Taylor aux USA et Les Shaw en Angleterre ont donc produit ce bel ouvrage que je vous recommande chaudement : " The Wolf Of Time", pas mal du tout pour des p'tits jeunes !! Et comme j'avais envie à mon tour de faire plaisir au très sympathique Les (à l'écriture et au chant de Timeless), avec lequel j'ai pu avoir quelques échanges au cours desquels il évoquait un titre de FAMILY sur le second album de la bande à Roger Chapman (Family Entertainment de 1969), je lui dédicace donc bien volontiers ce titre, d'autant que le plaisir est partagé ! Roger Chapman qui s'est illustré cette année par sa participation aux concerts du Tribute Band espagnol OPUS ONE, un projet consacré au Maestro Mike Oldfield et qui à déjà fait appel aux voix emblématiques utilisées par Oldfield telles que Maggie Reilly, Anita Hegerland ou encore Barry Palmer et même la fille du regretté Kevin Ayers ! Le seul défaut d'Opus One est de ne pas quitter la péninsule ibérique. Va falloir que je descende moi-même ?!          Autre anglais devenu familier d'Amarok : RICHARD ANTHONY BEAN. Rappelez vous en fin d'année 2025 je vous présentais son nouvel album "Geostrophic Pathways". J'avais par ailleurs diffusé l'extrait "Luminous". Ce soir je reviens sur ce titre dans une version alternative parue cette année en single, avec arrangements et jeux de guitare de PAUL LANDRY. Nos deux amis ont la même appétence pour ces musiques atmosphériques et j'ai toujours plaisir à faire connaître à mon modeste niveau ces deux illustres musiciens anglais tellement sous représentés de ce côté-ci de la Manche !     "Octane" est un carburant (comportant 8 atomes de carbone pour X etc...ne m'en demandez pas trop quand même !!) et ce chiffre 8 correspond aussi à l'ordre chronologique de sorties des galettes fabriquées à base de pétrole par SPOCK'S BEARD. Alors la photo d'une pompe à essence sur la pochette est plus que justifiée ! Au-delà de ces considérations esthétiques, l'album de D'Virgilio, Morse and Co paru en 2005 proposait un son assez "rock" (vous me direz on est la pour ça ! ) mais un rock plus direct et sans doute plus accessible en tout cas, toujours plaisant à écouter aujourd'hui !    Et puisqu'on est dans la branche "metal" du rock progressif, permettez moi de vous représenter une nouvelle fois cette formation venue de Tours :  ELEMENTS. Un son musclé certes mais également accessible, s'approchant parfois de la pop et leur 1er album "Nouvelle Ere" par en 2023 inaugure sans aucun doute une nouvelle scène française progressive avec laquelle il faudra compter et avec grand plaisir ! Ils seront de passage à Nantes dans le cadre du PROG NIGHT au Floride ce 26 juin, aux côtés d'Unsquare et d'HamaSaari, qu'on se le dise ! Notre régulier détour italien nous emmène cette fois en Sicile avec ALCANTARA, un groupe que je découvre avec ce 2ème album "Tamam Shud" sorti l'année dernière. Un album qui se mérite, il faut en effet quelques écoutes pour s'approprier son contenu dont la musique croise les routes du Rock Progressif, psychédélique et du blues. Le groupe revendique des influences chez Pink Floyd et Riverside notamment et considère, à juste titre, qu'il se parcours de façon immersive et non comme on écoute une playlist ou une compilation. Je valide et souscrit ! Un album dont les écoutes au casque vous rendent assez vite addict et si vous tombez sous le charme italien, sachez qu'un album live sera publié dès demain vendredi ! Chouette, j'ai tout l'été pour m'y plonger !  En 1978, THE ALAN PARSONS PROJECT publiait son 3ème opus : "Pyramid", qui après "The Tales..." et "I Robot", prenait un virage plus pop préfigurant l'orientation du groupe dans les 80's à venir mais toujours avec cette exigence ne serait-ce que la pour la qualité de production irréprochable ! Faut dire que MR PARSONS avait quelques expériences enrichissantes sur son CV, notamment auprès de George Martin et des Beatles (on le voit même presque encore gamin sur le toit de "Apple" lors de ce célèbre et ultime concert sauvage des "Fab Four" en 1969). Quant à "Pyramid", il s'agit d'un album concept autour des pyramides de Gizeh. Peut-être a-t-il été inspiré par l'art-work de la pochette de "Dark Side Of The Moon" dont il reste sans doute l'ingénieur du son le plus envié de la profession !  J'espère qu'à part Amarok, vous écoutez plus généralement la radio, surtout SUN bien sur et notamment l'émission SUN MUSIC ADDICT ! Il s'agit d'un programme permettant à des talents régionaux émergents de jouer en live dans nos beaux studios nantais avec, cerise sur la gâteau, de la vidéo !  C'est à l'occasion de l'une de ces séances que vous avez alors peut-être entendu (et vu)  .RESSAC. pour la première fois. Une belle fusion, une musique introspective qui, pour ce qui me concerne, n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd ! Si j'évoquais en début d'émission ces artistes qui le temps passant partent les un après les autres, ils restent éternels par leurs œuvres bien sur mais je crois aussi par l'héritage qu'ils laissent. Alors en voyant émerger ces quatre copains nantais talentueux que sont Simon, Charles, Nicolas et Ewen fondateurs de ce groupe .RESSAC. , je suis rassuré ! Non seulement ils perpétuent l'âme de leurs prédécesseurs mais renouvelle ces musiques offrant peut-être à Amarok quelques beau jours et surtout nous offrent autre chose que le "mainstream" des sentiers battus de la star'ac !  D'ailleurs vous pourrez les voir très prochainement en sortie de résidence, non pas au Château de Dammarie-Les-lys mais au FERAILLEUR à Nantes ce mardi 23 juin, avis à la population ! En attendant, un nouvel extrait de leur premier EP éponyme dans ce numéro. Pour clôturer cette émission, retour en Angleterre et sur un album sorti il y un peu plus d'un mois mais tellement apprécié que j'avais envie de m'en resservir une tranche et de vous en faire profiter aussi ! THE PARADOX TWIN a publié son 3ème album (après un premier essai très réussi et d'ailleurs justement acclamé par la presse en 2018, essai transformé ensuite pour le 2ème opus ! ). "A Romance Of Many Dimensions" tout juste sorti des presses à CD est produit par John Mitchell (d'Arena notamment) qui a les oreilles aussi bien affutées que celles de Spock ! Quant on aime… !      Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h  

Rav Yossi Amar - ETORAH
Chelah: Et si les plus grandes chutes commençaient par une bonne intention… et un détail “innocent”?

Rav Yossi Amar - ETORAH

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 71:59


Chéla'h : Et si les plus grandes chutes commençaient par une bonne intention… et un détail “innocent” ? Comment des hommes choisis par Moché ont-ils pu décourager tout un peuple ? Le Rabbi révèle que les grandes erreurs ne commencent pas toujours par une grande faute, mais souvent par un petit décalage. Une bonne intention, un détail anodin, une mission qu'on interprète au lieu de l'accomplir fidèlement… et la dérive commence. Un cours puissant pour reconnaître les premiers signes d'éloignement et rester fidèle à son identité et sa mission intérieure. (JLI -Torah Studies)

Où est le beau ?
#261 - Et si la qualité de l'air commençait dès le choix des matériaux ? avec Franck Chaventré (G-on Life) et Ronan Trottier (G-on)

Où est le beau ?

Play Episode Listen Later May 27, 2026 73:47


« Si on veut être parfait, il ne faut rien faire. »C'est le constat lucide de Franck Chaventré (Directeur Général Associé, G-ON Life) et Ronan Trottier (Directeur Associé, G-ON).Pourtant, face aux découvertes sur l'air intérieur, ne rien faire n'est plus une option. Car aujourd'hui, on traque le carbone, on soigne l'énergie… mais la qualité sanitaire des matériaux reste ignorée des réglementations. Les microplastiques et les émanations toxiques ne sont ni mesurés, ni certifiés. Du coup, les fabricants n'ont aucune obligation et nos intérieurs, aucune garantie.Ce problème est amplifié par un trou noir de la connaissance : les analyses complètes de l'air intérieur existent, mais seuls quelques laboratoires de pointe disposent des technologies capables de qualifier toutes les molécules en suspension. Leur coût interdit tout équipement massif.Alors que faire ? Attendre des normes qui viendront trop tard ?Des maîtres d'ouvrage et les foncières visionnaires veulent montrer patte blanche pour obtenir d'avanatge de financements pour prendre de l'avance sur la qualité sanitaire de leurs actifs. Et les banques ont depuis quelques temps commencées à intégrer la santé dans le coût des prêts.Désormais, un bien immobilier qui prouvera sa bonne qualité sanitaire verra sa valeur augmenter naturellement, tout simplement parce que nous passons 90 % de notre temps à l'intérieur et que la santé est devenue le produit le plus recherché.C'est la prochaine révolution du bâtiment.Dans cette conférence enregistrée durant la biennale Bâtir Vivant, Ronan et Franck partagent leur expérience terrain, leurs méthodes et une conviction : on ne peut plus fabriquer des patrimoines sans savoir ce qui l'habille et ce qu'on y respire.Très bonne écoute !Site G-on : https://www.g-on.frSite G-on Life : https://www.g-on.lifeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
L'encadrement des loyers est-il efficace ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:25


C'est le grand sujet qui agite le marché immobilier et divise les experts : l'encadrement des loyers est-il vraiment efficace ? Alors que ce dispositif expérimental approche de sa date butoir théorique fixée à fin 2026, une étude très attendue vient de bousculer les idées reçues. Commandé par le gouvernement à deux économistes de renom, ce rapport dresse un bilan contrasté, mais bien loin des clichés habituels.Commençons par l'objectif premier du dispositif : freiner la flambée des prix. Sur ce point, l'étude confirme une réelle efficacité. Dans les métropoles qui l'appliquent, comme Paris, Lille, Lyon ou Bordeaux, la hausse des loyers médians a été freinée. Mieux encore, l'encadrement a permis de gommer les abus les plus spectaculaires, comme ces micro-surfaces louées à des prix astronomiques par mètre carré. À Paris, on estime par exemple que le dispositif a permis aux locataires d'économiser près de 980 euros par an en moyenne.Mais alors, qu'en est-il de la principale critique des opposants à la mesure ? Les syndicats de propriétaires affirment souvent que plafonner les prix fait fuir les investisseurs et détruit l'offre de logements. C'est ici que l'analyse des deux économistes devient passionnante : les chiffres montrent que la baisse de l'offre locative ne peut pas être directement reprochée à l'encadrement.En réalité, la chute du nombre de biens à louer est un phénomène global en France. L'étude révèle même que des villes sans aucun encadrement des loyers, comme Toulouse, Strasbourg ou Marseille, ont subi des baisses de leur offre locative parfois deux fois plus sévères que les villes encadrées comme Lille ou Lyon ! La raréfaction des biens s'explique donc plutôt par la crise générale du crédit et du logement.Cependant, l'efficacité du système se heurte à une vraie faille : le "complément de loyer". Ce mécanisme légal permet de dépasser le plafond en cas de caractéristique exceptionnelle. Trop flou, il engendre de nombreux abus, avec des propriétaires qui facturent des suppléments injustifiés pour une simple "vue dégagée". Résultat : près d'un tiers des annonces restent non conformes.En conclusion, l'encadrement des loyers fonctionne comme un filet de sécurité efficace pour le pouvoir d'achat, mais il ne résout pas la crise profonde de la construction. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En long, en large & en travers.
N°135 • J'ai subi le Marathon de Paris : ce que le documentaire ne montre pas [Récapitulatif]

En long, en large & en travers.

Play Episode Listen Later May 17, 2026 84:02


Le Marathon de Paris a été l'épreuve durant laquelle j'ai le plus souffert de toute ma vie. Avec un départ pourtant triomphant, les choses ont fini par mal se terminer. Dans cet épisode, je décortique chacune de mes sensations que je n'ai jamais décrites dans mon documentaire (lien juste en dessous).Il vient parfaitement le compléter, avec des détails qui vont te faire frissonner. Je t'emmène donc avec moi, de la veille, jusqu'à cette fameuse ligne d'arrivée. Mais, encore faut-il savoir si j'ai réussi à l'atteindre ? ▶ Je te mets un petit Time Code (pour te retrouver plus facilement) ⏱️ : 00:00 à 01:48 : Information importante ! 01:48 à 04:02 : Commençons le debrief. 04:02 à 08:25 : L'organisation de la semaine. 08:25 à 18:12 : Mon malaise dans le train… 18:12 à 25:45 : Le déroulement de la veille. 25:45 à 33:12 : Quelques heures avant le grand départ ! 33:12 à 41:38 : On est parti pour la plus grande aventure de ma vie ! 41:38 à 54:30 : Le semi-marathon (violence, déshydratation & mur). 54:30 à 01:05:26 : Le 30 km (souffrance garantie). 01:05:26 à 01:08:15 : Les deux derniers kilomètres (à deux doigts de l'abandon). 01:08:15 à 01:13:40 : Voici pourquoi j'ai couru un marathon…. 01:13:40 à 01:24:03 : Mon temps & bilan.Sans plus de BLA-BLA : allume ta radio, ton enceinte, prends ta meilleure paire d'écouteurs breeeef assieds-toi confortablement, appuie sur "PLAY" & laisse-toi embarquer avec moi pendant presque 90 minutes.Bonne écoute !

Millionnaire Besties
Si je commençais à INVESTIR en 2026, voici exactement ce que je ferais (guide complet)

Millionnaire Besties

Play Episode Listen Later May 11, 2026 18:40


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Choses à Savoir SANTE
La pleine Lune a-t-elle réellement des effets sur le corps ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:05


La pleine Lune fascine… et inquiète depuis des siècles. Troubles du sommeil, accouchements, crises psychiatriques : on lui prête beaucoup d'effets. Mais que dit réellement la science ?Commençons par le sommeil, c'est là que les données sont les plus intéressantes. Une étude souvent citée, publiée en 2013 dans la revue Current Biology par Christian Cajochen, a montré qu'autour de la pleine Lune, les participants mettaient en moyenne plus de temps à s'endormir, dormaient environ 20 minutes de moins et présentaient une diminution du sommeil profond. Les chercheurs ont également observé une baisse de la mélatonine, l'hormone qui régule le sommeil.Mais ces résultats ont été largement débattus. Des études plus récentes, portant sur des échantillons beaucoup plus larges — parfois des dizaines de milliers de nuits analysées — n'ont trouvé aucun effet significatif ou seulement des variations très faibles. Aujourd'hui, le consensus est nuancé : un effet léger sur le sommeil est possible, mais il reste modeste et inconstant.Qu'en est-il des comportements humains ? Pendant longtemps, on a cru que la pleine Lune augmentait les crimes, les accidents ou les hospitalisations psychiatriques. Pourtant, les grandes méta-analyses sont claires : il n'existe pas de corrélation solide. Les variations observées relèvent le plus souvent du hasard ou de biais cognitifs. On retient les nuits agitées de pleine Lune… et on oublie toutes les autres.Même constat du côté des naissances. De nombreuses études hospitalières ont examiné des centaines de milliers d'accouchements : aucune augmentation significative n'est observée lors des pleines lunes. Le mythe persiste, mais les données ne le confirment pas.Alors pourquoi cette croyance est-elle si répandue ? D'abord pour des raisons culturelles. Le mot « lunatique » vient directement de la Lune. Ensuite, parce que la pleine Lune est visible, spectaculaire, et donc facile à associer à un événement inhabituel. Enfin, parce que notre cerveau adore créer des liens, même quand ils n'existent pas.Il reste une question intéressante : les effets pourraient-ils exister dans des conditions naturelles, sans éclairage artificiel ? Certaines études menées dans des populations sans électricité suggèrent un léger décalage du sommeil lié à la luminosité lunaire. Mais dans nos environnements modernes, cet effet est probablement largement masqué.En résumé, les effets de la pleine Lune sur le corps humain sont très limités. Le seul domaine où un impact reste discuté est le sommeil, et encore, de manière faible. Pour le reste — comportement, santé mentale, accouchements — la science est claire : la pleine Lune influence surtout… notre imagination. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Peut‑on vraiment diminuer son stress grâce à l'ashwagandha ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 1:51


L'ashwagandha, ou Withania somnifera, est une plante médicinale originaire d'Inde, utilisée depuis plus de 3 000 ans dans la médecine ayurvédique. Souvent surnommée « ginseng indien », elle est traditionnellement employée pour renforcer l'organisme, améliorer la résistance au stress et favoriser le sommeil. Mais au-delà de cette longue histoire, que dit réellement la science moderne ?Depuis une dizaine d'années, de nombreuses études cliniques se sont penchées sur ses effets, notamment sur le stress et le sommeil — deux problématiques majeures de nos sociétés contemporaines.Commençons par le stress. L'ashwagandha est classée parmi les « adaptogènes », c'est-à-dire des substances censées aider l'organisme à mieux résister aux stress physiques et psychologiques. Plusieurs essais cliniques randomisés contrôlés par placebo ont montré des résultats intéressants. Une méta-analyse récente portant sur 9 études et plus de 500 participants a ainsi conclu que la supplémentation en ashwagandha réduisait significativement les niveaux de stress perçu, d'anxiété et même le taux de cortisol, l'hormone clé du stress. D'autres synthèses, incluant jusqu'à 20 essais contrôlés, confirment ces effets avec une diminution notable des scores d'anxiété et de stress dans des populations variées.Concrètement, cela signifie que l'ashwagandha agit probablement sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, le système central de régulation du stress. En réduisant le cortisol, elle pourrait limiter les effets délétères du stress chronique, comme la fatigue, les troubles de l'humeur ou les difficultés de concentration.Mais l'intérêt de l'ashwagandha ne s'arrête pas là. Elle semble aussi améliorer la qualité du sommeil. Une revue systématique et méta-analyse publiée dans PLOS One a montré que la prise d'extrait d'ashwagandha améliore significativement plusieurs paramètres du sommeil : endormissement plus rapide, meilleure efficacité du sommeil et réduction des réveils nocturnes. Les effets sont particulièrement marqués avec des doses d'au moins 600 mg par jour pendant plusieurs semaines.Des essais cliniques en double aveugle confirment ces résultats. Par exemple, une étude menée chez des adultes souffrant d'insomnie légère à modérée a observé une amélioration significative de la qualité du sommeil et une diminution du temps d'endormissement après quelques semaines de supplémentation. L'explication est cohérente : en réduisant le stress et l'anxiété, l'ashwagandha facilite naturellement l'endormissement.En résumé, les données scientifiques actuelles suggèrent que l'ashwagandha peut être un outil intéressant pour réduire le stress et améliorer le sommeil, en particulier chez les personnes stressées ou anxieuses. Mais comme souvent en santé, elle doit s'inscrire dans une approche globale : hygiène de vie, gestion du stress… et un peu de recul face aux promesses trop belles pour être vraies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les Bretons ont-ils payé un si lourd tribut en 14-18 ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:03


La Première Guerre mondiale a profondément marqué la mémoire bretonne. Une idée s'est imposée avec le temps : les Bretons auraient été envoyés en première ligne, sacrifiés, utilisés comme “chair à canon” par un État central indifférent. Mais que disent réellement les historiens ?Commençons par les chiffres. Environ 240 000 à 250 000 Bretons sont morts pendant la guerre, soit une part importante des pertes françaises. Rapporté à la population régionale, cela représente un taux de mortalité militaire élevé, souvent estimé autour de 22 % des mobilisés bretons, contre environ 16 à 17 % à l'échelle nationale. L'écart est réel. Mais il mérite d'être expliqué, et non interprété trop vite comme une volonté de sacrifice ciblé.Première clé : la démographie. La Bretagne, au début du XXe siècle, est une région rurale, avec une forte natalité. Elle fournit donc mécaniquement un grand nombre de soldats. Plus de jeunes hommes, c'est aussi plus de pertes potentielles.Deuxième élément : la structure sociale. Les Bretons sont majoritairement issus de milieux agricoles et ouvriers. Or, dans l'armée de 1914, ces profils sont plus souvent affectés à l'infanterie — l'arme la plus exposée, celle qui subit l'essentiel des pertes. À l'inverse, les classes plus favorisées accèdent davantage à des postes techniques ou d'encadrement, parfois moins dangereux.Troisième facteur : la langue. Une partie des soldats bretons, notamment en Basse-Bretagne, parle mal le français. Cette difficulté peut compliquer la compréhension des ordres dans le chaos du front, avec des conséquences potentiellement graves, même si ce point reste débattu entre historiens.Enfin, il faut tordre le cou à une idée reçue : il n'existe aucune preuve d'une politique délibérée visant à envoyer les Bretons en première ligne. L'armée française mobilise et répartit ses troupes selon des logiques opérationnelles et logistiques, pas selon une volonté de sacrifier une région.Pourquoi, alors, cette mémoire persiste-t-elle ? Parce que la guerre a laissé des traces profondes en Bretagne. Les monuments aux morts y sont particulièrement nombreux et chargés de noms. Dans certaines communes, une génération entière a disparu. Ce traumatisme collectif a nourri, après coup, un récit d'abandon, voire d'injustice.Aujourd'hui, les historiens s'accordent sur une position nuancée : oui, les Bretons ont payé un lourd tribut, parfois supérieur à la moyenne nationale. Mais non, ils n'ont pas été volontairement sacrifiés.Au fond, cette histoire dit moins une stratégie militaire qu'une réalité sociale : dans la guerre industrielle de 14-18, ce sont les plus nombreux, les plus modestes et les plus exposés qui ont payé le prix le plus lourd. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

DigitalFeeling
Episode 155 - Ce qu'il faut savoir sur les agents IA en entreprise avant de se lancer

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 12:40


Dans ce 155 ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage ce qu'il faut savoir sur les agents IA avant de les déployer en entreprise. Les agents IA sont sur toutes les lèvres. Tout le monde s'interroge sur le sujet. Comment déployer concrètement un agent IA ? A quoi ça sert ? Quelles sont les précautions à prendre ?C'est quoi un agent IA ?Commençons par la définition parce que la confusion est fréquente.Un LLM (comme ChatGPT ou Claude), c'est un modèle qui répond à vos questions. Vous entrez votre commande et il répond. Son intervention s'arrête là.Un agent IA, c'est un système capable de percevoir son environnement, de “raisonner”, de décider et d'agir de manière autonome pour atteindre un objectif (celui que vous lui avez fixer) sans que vous ayez besoin d'intervenir à chaque étape.Imaginez que vous lui demandiez :“Analyse les avis clients de notre dernière campagne et envoie un rapport hebdomadaire au directeur marketing.”Un agent va : extraire les avis → les analyser → identifier les tendances → rédiger le rapport → l'envoyer automatiquement. Sans que vous touchiez quoi que ce soit entre chaque étape.Les 4 composantes d'un agent IA :Perception : ce qu'il reçoit en entrée (texte, données, résultats d'outils)Mémoire : à court terme (la conversation) et long terme (base de données externe)Raisonnement : le modèle qui décide quoi faireAction : les outils qu'il peut déclencher (web, code, emails, CRM…)Comment développer un agent IA ?Il n'existe pas une seule façon de créer un agent. Tout dépend de votre niveau technique, de vos besoins et de vos contraintes. Voici 5 grandes approches pour développer votre agent IA, de la plus simple à la plus complexe.1. Environnements agents clé en mainDes solutions packagées comme Claude Cowork, Claude Projects, les GPTs d'OpenAI ou Microsoft Copilot embarquent déjà la logique agentique, prêtes à l'emploi, sans aucune compétence technique requise.✅ Idéal pour : des cas d'usage rapides sans infrastructure à déployerDélai de mise en œuvre : quelques heures2. No-code / Low-code (pour les profils métier)Au-delà de Make, Zapier et n8n, Google Workspace Studio, intégré dans Gmail, Drive, Calendar et Sheets, permet de créer des workflows automatisés en langage naturel grâce à Gemini.Côté choix, une distinction importante à connaître pour la sécurité :n8n — open source, peut être auto-hébergé gratuitement sur vos propres serveurs (option la plus souveraine), désormais enrichi de 70 nœuds IA natifs connectés aux grands LLMMake — hébergé en Europe, conforme RGPD, propose une option on-premise (hébergé en local)Zapier — 100% cloud hébergé aux États-Unis, sans option self-hosted (à éviter pour les données sensibles)✅ Idéal pour automatiser des tâches marketing répétitives (lead nurturing, reporting, publication réseaux sociaux).Délai de mise en œuvre : quelques heures3. Frameworks d'orchestration (pour les profils techniques)LangChain a sorti sa version 1.0, et son successeur LangGraph est désormais le framework recommandé pour les agents en production : il gère des workflows complexes et des agents multi-étapes de manière bien plus robuste. LangChain a également lancé Deep Agents, une librairie inspirée de Claude Code pour les tâches longues et complexes.Le reste de l'écosystème reste solide : LlamaIndex pour la gestion documentaire et le RAG, CrewAI pour les équipes d'agents multi-rôles en production, AutoGen (Microsoft) pour les conversations entre agents.✅ Idéal pour des agents multi-rôles qui collaborent entre eux, ou des besoins très spécifiques.Délai de mise en œuvre : quelques jours.4. API des grands modèles (pour les développeurs)Appeler directement l'API d'Anthropic (Claude), d'OpenAI (GPT-4) ou de Google (Gemini) et construire la logique autour. Le function calling et le tool use permettent à l'agent d'appeler des outils externes de façon structurée.✅ Idéal pour : intégrer un agent dans un produit ou un SI existantDélai de mise en œuvre : 1 à 2 semaines5. Développement from scratch (pour les équipes engineering)Construire un agent en Python pur, en gérant soi-même la boucle de raisonnement, la mémoire, les outils et la gestion des erreurs. La solution la plus exigeante techniquement, mais aussi la plus souveraine.✅ Idéal pour : des besoins très spécifiques ou des contraintes fortes de souveraineté des donnéesDélai de mise en œuvre : plusieurs semainesEt la sécurité ?C'est souvent l'angle mort des déploiements d'agents IA en entreprise. Et c'est pourtant le plus critique.Le risque : ne pas savoir où partent vos données !Quand votre agent IA traite des informations : données clients, données RH, données financières, ces informations transitent quelque part. La question est : où ?Quelle que soit la solution choisie :Anonymiser ou pseudonymiser les données avant de les injecter dans un promptCloisonner les accès : l'agent ne doit accéder qu'aux données strictement nécessairesLogger et auditer toutes les interactions de l'agentFormer les collaborateurs à ne pas copier-coller des données sensibles dans des interfaces grand publicLa sécurité d'un agent IA n'est pas une question de modèle, c'est une question d'architecture et de gouvernance.Le DPA : le document sous-estiméLe DPA (Data Processing Agreement) est un contrat juridique obligatoire dès lors que vous confiez le traitement de données personnelles à un prestataire externe. C'est l'article 28 du RGPD qui l'impose.Ce qu'il doit obligatoirement contenir :La nature et la finalité du traitementLe type de données et les catégories de personnes concernéesLa durée du traitementLes obligations du sous-traitantLes mesures de sécurité mises en placeLes conditions de sous-traitance ultérieureLes modalités de suppression des données en fin de contratSans DPA, vous êtes en infraction RGPD et exposé à une amende pouvant atteindre 4% de votre chiffre d'affaires mondial.Bonne nouvelle : Anthropic, OpenAI, Microsoft Azure et Google Workspace Enterprise proposent des DPA standards téléchargeables et signables en ligne. Google allant même jusqu'à fournir un guide DPIA (Data Protection Impact Assessment) pour accompagner les entreprises dans leur analyse d'impact. Mistral AI propose quant à lui un DPA de droit français.Le DPA est le document qui prouve que votre entreprise est en conformité quand elle utilise un agent IA avec des données personnelles. Faites-le valider par votre DPO avant tout déploiement.Ce qu'il faut retenirLa technologie sécurise l'infrastructure. Le contrat sécurise le cadre juridique. Mais c'est la formation qui sécurise l'usage au quotidien.Adopter un agent IA en entreprise n'est jamais une décision purement technique. C'est une décision stratégique qui engage la direction juridique, le DPO, la DSI et qui nécessite que les équipes comprennent ce qu'elles utilisent réellement.

Choses à Savoir
Quelle est la différence entre “pingre” et “radin” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 1:49


À première vue, “pingre” et “radin” veulent dire la même chose : une personne qui déteste dépenser. Pourtant, ces deux mots ne sont pas tout à fait équivalents. Leur nuance tient autant à leur origine qu'à l'image qu'ils renvoient.Commençons par “pingre”. Le mot est ancien et porte une connotation presque… sèche. Être pingre, c'est refuser de dépenser même lorsque ce serait raisonnable ou nécessaire. Le pingre est avare dans tous les aspects de sa vie. Il ne s'agit pas seulement d'économiser : il y a une forme de rigidité, presque maladive. Le pingre ne donne pas, ne partage pas, et se prive lui-même autant qu'il prive les autres. On imagine quelqu'un d'austère, attaché à son argent comme à un principe.“Radin”, en revanche, est plus moderne et plus familier. Le mot est aussi plus psychologique. Un radin n'est pas forcément avare en permanence : il peut dépenser pour lui-même, parfois sans problème. Ce qui le caractérise, c'est surtout son rapport aux autres. Le radin rechigne à payer pour autrui, évite les tournées, oublie son portefeuille au moment de l'addition. Il calcule, compare, esquive. Là où le pingre est constant, le radin est opportuniste.Autre différence importante : la perception sociale. “Pingre” est un mot plus dur, presque moral. Il renvoie à un défaut profond, ancré dans la personnalité. “Radin”, lui, est souvent utilisé avec une pointe d'ironie ou d'agacement. On peut traiter quelqu'un de radin sur le ton de la plaisanterie ; dire qu'il est pingre est déjà plus accusateur.Il y a aussi une nuance dans l'intensité. Le pingre est généralement plus extrême. Il ne dépense presque jamais. Le radin, lui, choisit ses moments : il peut être généreux dans certains contextes et très économe dans d'autres, surtout quand cela ne l'arrange pas.Enfin, ces deux mots traduisent deux rapports différents à l'argent. Le pingre cherche à conserver coûte que coûte. Le radin cherche surtout à ne pas perdre — notamment au profit des autres.En résumé, le pingre est avare par nature, constant et rigide. Le radin est avare par comportement, souvent calculateur et sélectif. Deux façons d'être “économe”… mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.Et si la différence est subtile, elle est révélatrice : elle dit beaucoup de notre manière de juger les autres… quand il s'agit d'argent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les pyramides n'ont-elles pas été construites en plein désert ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 2:10


La vision est célèbre : des pyramides surgissant au milieu d'un désert de sable, isolées, presque irréelles. Pourtant, cette image est trompeuse. Les pyramides d'Égypte n'ont pas été construites dans le désert tel que nous le voyons aujourd'hui.Commençons par un fait souvent oublié : l'Égypte compte plus d'une centaine de pyramides, réparties entre le plateau de Gizeh et des sites plus au sud comme Licht. Or, beaucoup de ces monuments sont aujourd'hui éloignés du Nil. Cela pose une question simple : comment transporter des blocs de pierre pesant plusieurs tonnes sans accès direct à l'eau ?Pendant longtemps, ce point est resté un mystère. Mais en 2024, des chercheurs ont apporté une réponse décisive grâce à des images satellites et des analyses de terrain. Ils ont mis en évidence l'existence d'un ancien bras du Nil, aujourd'hui disparu, baptisé Ahramat, ce qui signifie “pyramides” en arabe.Ce fleuve secondaire, long d'environ 64 kilomètres, coulait autrefois à proximité immédiate des sites de construction. Et ce n'était pas un simple ruisseau : il pouvait atteindre jusqu'à 700 mètres de large et 8 mètres de profondeur. Autrement dit, une véritable voie navigable.Les scientifiques ont retrouvé des traces de sédiments fluviaux enfouis sous le désert actuel, preuve qu'un cours d'eau important irriguait autrefois cette région. À l'époque de l'Ancien Empire, vers 2700 avant notre ère — au moment où sont construites les grandes pyramides comme celles de Pyramides de Gizeh — ce bras du Nil était encore actif.Le paysage était donc très différent. Le Sahara n'était pas encore le désert aride que nous connaissons. Depuis le VIe millénaire avant notre ère, la région était en transition climatique : autrefois verte et parsemée de lacs et de rivières, elle s'asséchait progressivement.Dans ce contexte, les bâtisseurs ont intelligemment utilisé le réseau fluvial existant. Les blocs de pierre étaient transportés par bateau jusqu'à proximité des chantiers, ce qui rendait possible un projet d'une telle ampleur.Ce n'est qu'avec le temps que le bras Ahramat s'est asséché, disparaissant sous le sable et les terres agricoles. Les pyramides, elles, sont restées. Et avec elles, l'illusion qu'elles ont toujours été entourées de désert.En réalité, les pyramides ne sont pas nées dans le désert, mais dans un paysage en mutation, où l'eau jouait un rôle central. Ce que nous voyons aujourd'hui est le résultat de milliers d'années de transformation climatique.Autrement dit, le désert n'est pas le décor d'origine des pyramides… c'est le décor qui leur a succédé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Quelle est la différence entre l'aube et l'aurore ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 2:12


La différence entre l'aube et l'aurore est subtile… mais réelle. Et surtout, elle est souvent mal comprise, car dans le langage courant, on les utilise comme des synonymes. Pourtant, du point de vue scientifique comme du point de vue poétique, elles ne désignent pas exactement la même chose.Commençons par l'aube. L'aube correspond à la période de transition entre la nuit et le lever du Soleil. Plus précisément, elle débute lorsque le ciel commence à s'éclaircir, alors que le Soleil est encore sous l'horizon. Les scientifiques parlent même de trois phases d'aube : l'aube astronomique, l'aube nautique et l'aube civile, chacune définie par la position du Soleil sous l'horizon. Durant ces phases, la lumière du Soleil, bien qu'invisible directement, est diffusée par l'atmosphère terrestre. C'est ce phénomène de diffusion — appelé diffusion de Rayleigh — qui donne au ciel ses teintes bleutées.L'aurore, elle, est un terme plus précis… et plus visuel. Elle désigne le moment où les premières lueurs colorées apparaissent à l'horizon, souvent dans des tons roses, orangés ou dorés. Autrement dit, l'aurore est une partie de l'aube. C'est le moment le plus spectaculaire de cette transition, celui où la lumière devient suffisamment intense pour produire des couleurs marquées dans le ciel.On pourrait résumer simplement : l'aube est une période, l'aurore est un instant particulier dans cette période.Mais il y a aussi une nuance culturelle. Le mot “aurore” vient du latin aurora, qui signifie “lever du jour”, et il est chargé d'une forte dimension poétique. Dans la mythologie romaine, Aurore est d'ailleurs la déesse qui ouvre les portes du jour. L'aube, en revanche, est un terme plus neutre, plus descriptif.Cette distinction explique pourquoi on parle souvent de “se lever à l'aube” — une indication pratique — mais d'“une aurore flamboyante” — une image esthétique.Enfin, attention à ne pas confondre avec les aurores boréales, qui n'ont rien à voir avec le lever du jour. Leur nom vient simplement de leur ressemblance visuelle avec les couleurs de l'aurore.En résumé, l'aube est le processus progressif d'éclairage du ciel avant le lever du Soleil, tandis que l'aurore en est le moment le plus lumineux et coloré. Une différence discrète… mais qui, une fois comprise, change complètement la manière de regarder le ciel au petit matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un bonbon sur la langue
Le français est-il macho ?

Un bonbon sur la langue

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 3:39


Commençons par une petite histoire... "Un père et son fils partent en voiture à la campagne. Sur le chemin, ils ont un accident. Le père meurt [ce n'est pas une histoire très gaie]. Le fils est conduit à l'hôpital. Là, le chirurgien de garde s'écrie : 'C'est mon fils !' Comment est-ce possible ?"Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique, le débat
Argentine : mémoire en danger ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 48:29


Il y a cinquante ans, le 24 mars 1976, l'Argentine basculait dans la nuit. Un coup d'État militaire renversait la présidente Isabel Perón et installait une junte dirigée par le général Jorge Rafael Videla. Commençait alors ce que les militaires appelaient le « Processus de réorganisation nationale » : une dictature qui allait durer jusqu'en 1983 et faire près de 30 000 disparus, selon les organisations de défense des droits humains. Arrestations clandestines, torture systématique, exécutions, vols de bébés, disparitions forcées — un système de terreur pensé pour effacer toute trace. Au cœur de ce dispositif répressif, un lieu est devenu symbole : l'Escuela de Mecánica de la Armada, l'ESMA. Officiellement École de mécanique de la Marine, en plein Buenos Aires. Officieusement, l'un des plus grands centres clandestins de détention et de torture du pays. Environ 5 000 personnes y auraient transité. La plupart n'en sont jamais revenues. Aujourd'hui, l'ESMA est un site de mémoire. Un lieu de transmission, d'archives, de pédagogie. Mais cette mémoire est de nouveau contestée. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Javier Milei, les politiques publiques de mémoire sont fragilisées, les financements réduits, et certains discours relativisent, voire nient, l'ampleur des crimes de la dictature. Alors, que représente l'ESMA dans l'histoire argentine ? Comment un lieu de terreur devient-il un lieu de mémoire ? Pourquoi la bataille autour du passé est-elle redevenue si vive aujourd'hui ? Pour en parler, nous recevons deux grandes spécialistes de ces questions, les historiennes et chercheuses Marina Franco et Claudia Feld, qui publient « Crimes contre l'humanité à ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) », Éd. Anamosa.   Invitées :  Marina Franco, professeure à l'UNSAM et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'histoire du temps présent de l'École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales en Argentine Claudia Feld, professeure à l'Université de Buenos-Aires et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'études sur la mémoire et directrice de la revue CLEPSIDRA. 

Choses à Savoir
Pourquoi sur un bateau, gauche se dit "bâbord" et droite "tribord" ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 2:05


Sur un bateau, on ne parle ni de gauche ni de droite, mais de bâbord et de tribord. Ces mots, qui semblent techniques ou archaïques, viennent en réalité d'une longue histoire maritime, liée à la navigation médiévale et aux contraintes très concrètes de la manœuvre des navires.Commençons par tribord. Le terme vient de l'ancien français tribort, lui-même issu du germanique steorbord, qui signifie littéralement « le côté où l'on dirige ». Au Moyen Âge, les navires européens étaient équipés d'une rame de gouverne, fixée non pas à l'arrière comme le gouvernail moderne, mais sur le flanc droit du bateau. Cette rame permettait de diriger l'embarcation, et comme la majorité des marins étaient droitiers, elle était naturellement placée à droite. Le côté droit est donc devenu le « côté du gouvernail », le côté pour diriger : steorbord, puis tribord.Passons maintenant à bâbord, dont l'origine est tout aussi révélatrice. Le mot vient de l'ancien français babord, dérivé du germanique bakbord, qui signifie « le côté opposé au gouvernail ». C'est donc, à l'origine, une désignation négative : non pas le côté important, mais l'autre côté, celui qui ne sert pas à diriger. Bâbord est ainsi défini par opposition à tribord.Cette distinction n'est pas qu'une question de vocabulaire. Elle répond à un besoin vital de clarté. En mer, les notions de gauche et de droite sont ambiguës : elles dépendent du sens dans lequel on regarde. Bâbord et tribord, au contraire, sont fixes. Peu importe que l'on regarde vers la proue ou vers la poupe : bâbord est toujours à gauche quand on fait face à l'avant du navire, tribord toujours à droite. Cette stabilité lexicale a permis d'éviter d'innombrables erreurs de manœuvre.Il existe aussi une conséquence pratique historique : les navires accostaient traditionnellement bâbord à quai, afin de protéger la rame de gouverne située à tribord. Cette habitude a renforcé l'usage des termes et leur importance dans la culture maritime.Avec l'apparition du gouvernail central à l'arrière, la rame latérale a disparu, mais les mots sont restés. Ils se sont imposés dans toutes les marines du monde, preuve que le langage maritime conserve la mémoire des techniques anciennes.En résumé, si l'on dit bâbord et tribord, ce n'est pas par tradition gratuite, mais parce que ces mots racontent l'histoire du bateau lui-même : comment il avançait, comment il tournait, et comment les marins ont appris à se comprendre sans jamais se tromper. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Baisse de tension : de quoi parle-t-on exactement ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 2:03


Commençons par définir les termes.La tension artérielle, aussi appelée pression artérielle, correspond à la force exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle est exprimée par deux chiffres :– la pression systolique, lorsque le cœur se contracte– la pression diastolique, lorsque le cœur se relâcheChez l'adulte, une tension normale est d'environ 120 sur 80 millimètres de mercure, notée 12/8.On parle de baisse de tension, ou hypotension artérielle, lorsque la pression descend durablement sous 90 sur 60, ou lorsqu'elle chute brutalement par rapport au niveau habituel d'une personne.Mais pourquoi la tension baisse-t-elle ?La tension dépend de trois éléments essentiels :– la quantité de sang circulant– la force de contraction du cœur– le diamètre des vaisseaux sanguinsUne baisse de tension survient lorsque l'un de ces paramètres se dérègle.Première cause fréquente : la déshydratation.Lorsque l'organisme manque d'eau, le volume sanguin diminue. Moins de sang circule, la pression chute. C'est une cause classique chez les personnes âgées, lors de fortes chaleurs ou après un épisode de fièvre, de diarrhée ou de vomissements.Deuxième cause : les variations de position, notamment le passage rapide de la position allongée à la position debout. On parle alors d'hypotension orthostatique. Normalement, les vaisseaux se contractent immédiatement pour maintenir la pression. Si ce réflexe est trop lent, le sang stagne dans les jambes, le cerveau est moins irrigué, provoquant étourdissement ou voile noir.Troisième cause : le cœur lui-même.Un rythme cardiaque trop lent, une insuffisance cardiaque ou certains troubles du rythme réduisent la capacité du cœur à propulser efficacement le sang, entraînant une baisse de tension.Les médicaments jouent également un rôle majeur. Les traitements contre l'hypertension, les antidépresseurs, les diurétiques ou certains anxiolytiques peuvent faire chuter la tension, surtout en début de traitement ou en cas de surdosage.Enfin, le système nerveux autonome peut être en cause. Le stress intense, les émotions fortes ou certaines maladies neurologiques perturbent la régulation automatique de la pression artérielle.Faut-il s'inquiéter ?Une tension naturellement basse n'est pas forcément dangereuse si elle est bien tolérée. En revanche, une baisse brutale accompagnée de malaise, de confusion ou de perte de connaissance nécessite une évaluation médicale.En résumé, la baisse de tension n'est pas une maladie en soi, mais le signal d'un déséquilibre entre le cœur, les vaisseaux et le volume sanguin. Un message que le corps envoie… et qu'il faut savoir écouter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Le pain fait-il grossir ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 1:38


Le pain fait partie de notre quotidien. Baguette au petit-déjeuner, tartine au goûter, sandwich à midi… En France, la consommation moyenne est d'environ 120 grammes de pain par jour et par personne. Pourtant, le pain est souvent accusé d'être responsable de la prise de poids. Alors, est-ce vrai ? Le pain fait-il réellement grossir ?Commençons par les chiffres.Le pain blanc classique apporte en moyenne 260 kilocalories pour 100 grammes. Une demi-baguette de 125 grammes représente donc environ 325 kilocalories. À titre de comparaison, 100 grammes de pâtes cuites apportent environ 150 kilocalories, mais attention : à poids égal, on consomme souvent beaucoup plus de pâtes que de pain.Le problème n'est donc pas le pain en soi, mais la quantité consommée. Le corps stocke l'excès de calories, quelle qu'en soit la source. Si vous consommez plus d'énergie que vous n'en dépensez, vous prenez du poids. Pain, riz, pommes de terre ou chocolat obéissent tous à la même règle.Autre point clé : le type de pain.Le pain blanc est fabriqué à partir de farine raffinée. Il contient peu de fibres, ce qui entraîne une digestion rapide et une élévation marquée de la glycémie. Résultat : le pancréas sécrète davantage d'insuline, favorisant le stockage des graisses et le retour rapide de la faim.À l'inverse, le pain complet ou le pain au levain contient davantage de fibres, entre 6 et 8 grammes pour 100 grammes, contre environ 2 grammes pour le pain blanc. Ces fibres ralentissent l'absorption des sucres, améliorent la satiété et aident à mieux contrôler l'appétit.Autre idée reçue : « le pain du soir fait grossir ».En réalité, le métabolisme ne s'arrête pas la nuit. Ce qui compte, c'est l'apport calorique total sur la journée, pas l'heure à laquelle on mange. Un repas équilibré avec du pain le soir ne fait pas plus grossir qu'un repas identique à midi.Alors, faut-il supprimer le pain pour perdre du poids ?Pas nécessairement. Le pain apporte des glucides, indispensables au fonctionnement du cerveau et des muscles. L'enjeu est de choisir le bon pain et de maîtriser les portions. Deux à trois tranches de pain complet par jour, intégrées dans une alimentation équilibrée, ne posent aucun problème chez une personne en bonne santé.En résumé : le pain ne fait pas grossir par nature. Ce sont l'excès, la qualité du pain et le contexte alimentaire global qui font la différence. Comme souvent en nutrition, ce n'est pas l'aliment le problème, mais la façon dont on le consomme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Et si le lundi commençait par la confiance ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 1:59


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI – Développement personnel & bien-être au quotidien: bio.to/oYwOeESoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Et si le lundi commençait par la confiance ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 7:16


Le lundi matin met souvent votre confiance à l'épreuve avant même que la semaine ait commencé.Pourquoi doutons-nous de nous avant la première réunion, avant le premier mail ?Et si le problème n'était pas le lundi… mais la façon dont nous nous parlons au réveil ?Un épisode Feel Good pour commencer la semaine avec plus de confiance, sans pression héroïque, simplement en avançant avec ce que vous êtes, ici et maintenant.Épisode réalisé en partenariat avec Great Place to Work.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cYconfiance en soilundi matinmotivation au travailbien-être au travailcharge mentalestress professionneldéveloppement personneléquilibre vie professionnelleHappy Work00:00 – Le vrai problème du lundi00:38 – La pression invisible du réveil01:45 – Pourquoi le cerveau anticipe le pire03:00 – Nos preuves oubliées04:15 – La confiance avant la performance05:30 – Avancer avec ce que vous avez06:30 – Ce qu'il faut retenir de cet épisodeSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi en bateau gauche se dit "bâbord" et droite "tribord" ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:05


Sur un bateau, on ne parle ni de gauche ni de droite, mais de bâbord et de tribord. Ces mots, qui semblent techniques ou archaïques, viennent en réalité d'une longue histoire maritime, liée à la navigation médiévale et aux contraintes très concrètes de la manœuvre des navires.Commençons par tribord. Le terme vient de l'ancien français tribort, lui-même issu du germanique steorbord, qui signifie littéralement « le côté où l'on dirige ». Au Moyen Âge, les navires européens étaient équipés d'une rame de gouverne, fixée non pas à l'arrière comme le gouvernail moderne, mais sur le flanc droit du bateau. Cette rame permettait de diriger l'embarcation, et comme la majorité des marins étaient droitiers, elle était naturellement placée à droite. Le côté droit est donc devenu le « côté du gouvernail », le côté pour diriger : steorbord, puis tribord.Passons maintenant à bâbord, dont l'origine est tout aussi révélatrice. Le mot vient de l'ancien français babord, dérivé du germanique bakbord, qui signifie « le côté opposé au gouvernail ». C'est donc, à l'origine, une désignation négative : non pas le côté important, mais l'autre côté, celui qui ne sert pas à diriger. Bâbord est ainsi défini par opposition à tribord.Cette distinction n'est pas qu'une question de vocabulaire. Elle répond à un besoin vital de clarté. En mer, les notions de gauche et de droite sont ambiguës : elles dépendent du sens dans lequel on regarde. Bâbord et tribord, au contraire, sont fixes. Peu importe que l'on regarde vers la proue ou vers la poupe : bâbord est toujours à gauche quand on fait face à l'avant du navire, tribord toujours à droite. Cette stabilité lexicale a permis d'éviter d'innombrables erreurs de manœuvre.Il existe aussi une conséquence pratique historique : les navires accostaient traditionnellement bâbord à quai, afin de protéger la rame de gouverne située à tribord. Cette habitude a renforcé l'usage des termes et leur importance dans la culture maritime.Avec l'apparition du gouvernail central à l'arrière, la rame latérale a disparu, mais les mots sont restés. Ils se sont imposés dans toutes les marines du monde, preuve que le langage maritime conserve la mémoire des techniques anciennes.En résumé, si l'on dit bâbord et tribord, ce n'est pas par tradition gratuite, mais parce que ces mots racontent l'histoire du bateau lui-même : comment il avançait, comment il tournait, et comment les marins ont appris à se comprendre sans jamais se tromper. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi ressent-on une sensation de chute après le décollage ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:11


Juste après le décollage, beaucoup de passagers ressentent une sensation déroutante : l'impression que l'avion, après avoir grimpé, se met soudainement à redescendre. Certains parlent même d'une « chute » quelques dizaines de secondes après avoir quitté le sol. Pourtant, du point de vue de la physique, l'avion continue bel et bien de monter. Cette impression est une illusion sensorielle, née d'un décalage entre ce que font réellement l'appareil et ce que perçoit notre corps.Commençons par le déroulement d'un décollage. Lorsqu'un avion quitte la piste, les moteurs délivrent une poussée maximale pour atteindre la vitesse nécessaire à l'envol. L'appareil adopte ensuite un angle de montée relativement prononcé afin de gagner rapidement de l'altitude. Cette phase initiale est énergivore, mais indispensable pour s'éloigner du sol et des obstacles.Environ 20 à 40 secondes après le décollage, les pilotes réduisent volontairement la puissance des moteurs. Cette étape, parfaitement normale, s'appelle la réduction de poussée ou « thrust reduction ». Elle vise à préserver les moteurs, diminuer le bruit et optimiser la consommation de carburant. L'avion continue de grimper, mais avec une accélération moindre.C'est précisément ce changement qui trompe notre cerveau. Pendant la forte accélération initiale, notre corps est plaqué contre le siège. Lorsque la poussée diminue, cette pression se relâche légèrement. Le cerveau interprète alors ce relâchement comme une perte d'altitude, alors qu'il s'agit simplement d'une variation d'accélération.À cela s'ajoute le rôle central de l'oreille interne, et plus précisément du système vestibulaire. Ce système est chargé de détecter les mouvements et les accélérations de la tête. Il fonctionne très bien pour les mouvements courants, mais il est facilement trompé dans des environnements inhabituels comme un avion. Lorsqu'une accélération change brusquement, l'oreille interne peut envoyer au cerveau un signal erroné suggérant une descente.La vision joue également un rôle. Dans un avion, surtout de nuit ou par temps couvert, il n'y a souvent aucun repère visuel extérieur permettant de confirmer la montée. Privé d'indices visuels, le cerveau se fie davantage aux sensations internes, plus sujettes à l'erreur.Il existe même un nom pour ce type d'illusion : l'illusion somatogravique. Elle correspond à une mauvaise interprétation des accélérations linéaires comme des variations d'orientation ou d'altitude.En résumé, l'avion ne tombe pas après le décollage. Il poursuit son ascension, mais avec une puissance moteur réduite. La sensation de chute est une construction de notre cerveau, prise au piège par ses propres capteurs biologiques. Une preuve de plus que, face à la physique du vol, nos sens ne sont pas toujours des instruments fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Prière du matin
"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 9:11


"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13)Méditation par le Père Richard EscudierChant Final : "Aucun autre que toi" de GloriousRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Prière du matin
"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 9:03


"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13)Méditation par le Père Richard EscudierChant Final : "Aucun autre que toi" de GloriousRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La discussion du jour - Didier Giraud, Sandrine Pégand et Olivier : "Le problème des transports en commun, c'est que les gens sont prêts à accepter de payer pour le service que ça rend." "Commençons par mettre à niveau les trans

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 2:24


Aujourd'hui,Sandrine Pégand, avocate, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir
Pourquoi le Brésil et l'Argentine s'appellent-ils ainsi ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:25


Aujourd'hui, partons à la découverte de deux géants d'Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d'illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l'Argentine.Commençons par le Brésil.Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d'or à l'horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l'écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu'on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.Cet arbre s'appelle le pau-brasil.À l'époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l'Atlantique. La région n'est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n'est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l'un des rares États modernes dont le nom provient directement d'un objet de commerce.Un pays nommé d'après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l'exploitation de ses richesses.Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l'argent.Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l'estuaire d'un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l'on trouve de l'argent en abondance. En latin, l'argent se dit argentum.Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l'argent.Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l'Argentine : littéralement, « le pays de l'argent ».Ironie de l'histoire : les grandes mines d'argent ne se trouvent pas réellement dans l'Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l'espoir de richesse.Le Brésil, enfant d'un arbre rougeoyant.L'Argentine, fille d'un métal fantasmé.Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s'est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
Bada : Calixte de Nigremont, maître de cérémonies (1/2)

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 15:52


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 19 décembre 2025.1 : Maître de cérémonies, c'est une bonne situation ça ? C'est ce que défend Calixte de Nigremont dans cette conversation avec Philippe Meyer, puisqu'il revendique pour cette activité le statut de métier. Commençant par son parcours à la radio, où il a appris l'art de parler sans ne rien dire, ce fier angevin décrit pour nous les cérémonies d'aujourd'hui, qui vont du cirque aux remises de prix, en passant par les compétitions de discussions. Il nous explique également comment accueillir et faire patienter, notamment par le costume, qui chez lui est exubérant et la marque du second degré de tous ses propos. Jamais candidat à un événement, il est toujours heureux d'accepter de nouvelles propositions, de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, de rire et faire rire.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un bonbon sur la langue
L'Espagne dans notre langue, de la sieste... à la cacahuète !

Un bonbon sur la langue

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 3:59


Il y a des mots évidents, qui évoquent des spécialités espagnoles, comme paella ou tapas, bien sûr, mais certains sont plus surprenants. Commençons par ceux que le Robert met en avant, et dont le plus attendu est peut-être le patio, désignant cette "cour intérieure à ciel ouvert dans une maison"...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

The Path with Mike Salemi
149: The Importance of Nervous System Regulation in Breaking the Cycle of Family Conflict

The Path with Mike Salemi

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 23:00 Transcription Available


Choses à Savoir SCIENCES
Deux personnes pourraient-elles repeupler la Terre ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:54


La question est fascinante, presque mythique : deux personnes seulement pourraient-elles repeupler la Terre après une catastrophe mondiale ? D'un point de vue scientifique, la réponse courte est non. Et la réponse longue est encore plus intéressante.Commençons par la génétique. Pour qu'une population soit viable à long terme, il faut une diversité génétique suffisante. Cette diversité permet d'éviter l'accumulation de mutations délétères, responsables de maladies graves, de stérilité ou de malformations. Avec seulement deux individus, toute la descendance serait issue de relations incestueuses, génération après génération. Très rapidement, les effets de la consanguinité extrême deviendraient catastrophiques.On appelle cela la dépression de consanguinité. Elle entraîne une baisse de la fertilité, une augmentation de la mortalité infantile et une vulnérabilité accrue aux maladies. Chez les humains, ces effets apparaissent dès les premières générations. Autrement dit, même si deux personnes pouvaient avoir des enfants, leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants auraient de très fortes probabilités de ne pas survivre ou de ne pas se reproduire.Les biologistes utilisent souvent un concept appelé population minimale viable. Pour l'espèce humaine, les estimations varient selon les modèles, mais elles convergent vers un minimum de plusieurs milliers d'individus pour assurer une survie à long terme sans assistance technologique. Certains scénarios très optimistes évoquent quelques centaines d'individus, mais jamais deux.Il existe une règle empirique connue sous le nom de règle des 50/500. Elle suggère qu'il faut au moins 50 individus pour éviter une extinction immédiate due à la consanguinité, et environ 500 pour maintenir une diversité génétique stable à long terme. Même cette règle est aujourd'hui jugée trop optimiste pour les humains.Mais la génétique n'est pas le seul problème. Deux personnes devraient aussi assurer la survie matérielle : produire de la nourriture, élever des enfants, se protéger des maladies, transmettre des connaissances, maintenir des outils, et faire face aux accidents. Or une population minuscule est extrêmement vulnérable aux aléas : une infection, une blessure grave ou une complication lors d'un accouchement pourrait suffire à tout faire disparaître.Certains objecteront que la technologie pourrait aider. En théorie, des banques de gamètes, le clonage ou l'édition génétique pourraient augmenter artificiellement la diversité. Mais dans ce cas, on ne parle plus vraiment de “deux personnes”, mais d'un système technologique complexe préservant une population virtuelle.Enfin, les données de la paléogénétique sont claires : même lors des périodes où l'humanité a frôlé l'extinction, comme il y a environ 70 000 ans, la population humaine ne serait jamais descendue en dessous de quelques milliers d'individus.Conclusion : deux personnes ne pourraient pas repeupler la Terre. Le mythe est puissant, mais la biologie est implacable. Pour survivre, une espèce a besoin non seulement de reproduction, mais surtout de diversité, de résilience et de nombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le coup de gueule du jour - Richard, maître-nageur, au 3216 : "Put*in mais si on commençait à faire bouger les gens. T'as le temps de scroller 1h30 sur Instagram et t'es pas capable de prendre des baskets pour marcher" - 15/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:34


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir
Pourrait-on mettre toute l'humanité dans un seul immeuble ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 2:32


Oui, en théorie, on pourrait mettre toute l'humanité dans un seul immeuble. Mais en pratique, ce serait une idée à la fois vertigineuse… et totalement irréaliste. Voyons pourquoi.Commençons par les chiffres. La population mondiale dépasse aujourd'hui 8 milliards d'êtres humains. Si l'on attribue à chaque personne une surface minimale de 10 m² — l'équivalent d'une petite chambre — il faudrait environ 80 milliards de mètres carrés de surface habitable. Cela semble colossal, mais ce n'est pas infaisable sur le papier.Imaginons un immeuble gigantesque avec une emprise au sol de 1 km², soit un carré de 1 000 mètres sur 1 000 mètres. Pour atteindre 80 milliards de m², il faudrait empiler 80 000 étages. À raison de 3 mètres par étage, l'immeuble mesurerait 240 kilomètres de haut. À titre de comparaison, la Station spatiale internationale orbite à environ 400 km d'altitude. On serait donc déjà très loin des limites de l'architecture actuelle.Même en optimisant — en réduisant l'espace individuel à 5 m², en utilisant des méga-plateformes plus larges, ou en construisant plusieurs tours interconnectées — on se heurte rapidement à des limites physiques fondamentales. La pression exercée par un tel bâtiment écraserait les matériaux les plus résistants connus. Le béton, l'acier ou même les composites avancés ne supporteraient pas le poids.Mais le véritable problème n'est pas l'espace. C'est la vie.Faire vivre 8 milliards de personnes dans un seul immeuble impliquerait une logistique démesurée : oxygène, eau potable, nourriture, évacuation des déchets, gestion de la chaleur, prévention des maladies, sécurité… La concentration humaine rendrait la propagation des virus fulgurante. Une panne d'électricité ou d'eau deviendrait immédiatement catastrophique.Il y a aussi la question énergétique. Un tel immeuble consommerait plus d'énergie qu'un continent entier. La moindre défaillance technique aurait des conséquences immédiates sur des millions, voire des milliards de vies.Enfin, il y a un facteur souvent oublié : le psychologique et le social. L'être humain n'est pas conçu pour vivre dans une promiscuité extrême permanente. L'accès à la nature, à l'espace, à la diversité des environnements est essentiel à l'équilibre mental. Un immeuble-monde serait probablement invivable sur le long terme.En résumé, oui, mathématiquement, l'humanité tiendrait dans un seul immeuble. Mais biologiquement, physiquement, socialement et écologiquement, ce serait un non-sens total. Cette expérience de pensée rappelle surtout une chose : la Terre paraît immense, mais notre manière d'y répartir l'espace — et les ressources — est un choix profondément politique et civilisationnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Les neutrinos sont-ils vraiment plus rapides que la lumière ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 3:04


En 2011, une annonce a fait l'effet d'une bombe dans le monde scientifique : des chercheurs affirmaient avoir mesuré des neutrinos allant plus vite que la lumière. Si cela avait été vrai, cela aurait remis en cause l'un des piliers de la physique moderne, hérité d'Albert Einstein. Mais que s'est-il réellement passé ? Et pourquoi parle-t-on encore aujourd'hui de l'expérience OPERA ?Commençons par les bases. Les neutrinos sont des particules extrêmement légères, presque sans masse, qui interagissent très peu avec la matière. Des milliards d'entre eux traversent votre corps chaque seconde sans que vous ne le sentiez. Ils sont produits en grande quantité dans les réactions nucléaires, comme celles du Soleil ou des accélérateurs de particules.L'expérience OPERA consistait à mesurer le temps de trajet de neutrinos envoyés depuis le CERN, près de Genève, jusqu'à un détecteur situé sous le massif du Gran Sasso, en Italie. Distance : environ 730 kilomètres. Objectif : vérifier que les neutrinos, comme prévu, se déplacent à une vitesse très proche de celle de la lumière, mais sans la dépasser.Or, surprise : les premières mesures indiquaient que les neutrinos arrivaient environ 60 nanosecondes trop tôt. Autrement dit, ils semblaient dépasser la vitesse de la lumière d'environ 0,002 %. Une différence minuscule, mais suffisante pour bouleverser toute la relativité restreinte, qui affirme qu'aucune information ni particule ne peut aller plus vite que la lumière dans le vide.Face à un résultat aussi extraordinaire, les chercheurs ont fait ce que la science exige : ils ont douté. Car en science, une découverte révolutionnaire impose un niveau de vérification exceptionnel. Très vite, d'autres équipes ont tenté de reproduire la mesure, tandis que les ingénieurs ont passé au crible chaque élément du dispositif.Et c'est là que l'explication est apparue. Deux problèmes techniques étaient en cause. D'abord, un câble à fibre optique mal connecté, qui introduisait un décalage dans la synchronisation des horloges. Ensuite, un oscillateur défectueux, utilisé pour mesurer le temps. Pris séparément, ces défauts semblaient insignifiants ; combinés, ils expliquaient parfaitement l'avance apparente des neutrinos.Une fois ces erreurs corrigées, les nouvelles mesures ont confirmé ce que la physique prédisait depuis un siècle : les neutrinos ne dépassent pas la vitesse de la lumière. Ils s'en approchent énormément, mais restent en dessous.Alors pourquoi cet épisode est-il important ? Parce qu'il montre la science en action. Les chercheurs n'ont pas caché un résultat dérangeant. Ils l'ont publié, soumis à la critique, testé, puis corrigé. OPERA n'a pas renversé Einstein, mais elle a rappelé une règle fondamentale : des résultats extraordinaires exigent des preuves extraordinaires.En résumé, non, les neutrinos ne sont pas plus rapides que la lumière. Mais l'expérience OPERA reste un excellent exemple de rigueur scientifique… et d'humilité face aux mesures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
RÉSUMÉ — Et si on commençait la semaine en étant optimiste ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 2:35


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI – Développement personnel & bien-être au quotidien: bio.to/oYwOeESoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Et si on commençait la semaine en étant optimiste ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 7:05


Et si, cette semaine, vous choisissiez l'optimisme non pas comme une naïveté, mais comme une posture réaliste pour mieux traverser le travail, ses contraintes et ses imprévus.Dans cet épisode de Happy Work, nous parlons d'optimisme lucide, de regard juste sur la réalité professionnelle, et de ce que cette posture change concrètement dans notre énergie, nos décisions et notre relation au travail.Un épisode pour commencer la semaine sans se forcer, sans nier les difficultés, mais sans leur laisser toute la place.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cYoptimisme au travailbien-être au travailmotivation professionnellefatigue mentalecharge mentalestress au travailsens du travaildéveloppement personnelHappy Work00:00 Introduction00:28 L'optimisme n'est pas le déni01:35 Pourquoi l'optimisme nous met mal à l'aise02:18 L'optimisme comme posture réaliste03:29 Ce que l'optimisme change au travail05:29 Optimisme et exigence06:23 Ce qu'il faut retenir de cet épisodeSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi des rivières ont-elles donné naissance à “pactole”, “méandre” ou “bérézina” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 2:20


Les langues aiment transformer les lieux réels en idées abstraites. Certaines rivières ont ainsi quitté la géographie pour entrer dans le vocabulaire courant. Pactole, méandre et Bérézina en sont trois exemples célèbres : chacune a donné naissance à un mot, parce qu'un événement marquant s'y est déroulé ou parce que sa forme était si singulière qu'elle est devenue symbolique.Commençons par le Pactole. Cette petite rivière de l'Antiquité coulait en Lydie, dans l'actuelle Turquie. Selon la mythologie grecque, le roi Midas, condamné à transformer en or tout ce qu'il touchait, se serait lavé dans le Pactole pour se débarrasser de ce don empoisonné. Le fleuve se serait alors chargé de paillettes d'or, faisant sa richesse. Historiquement, le Pactole charriait effectivement de l'or alluvial, ce qui a contribué à la prospérité de la région. Résultat : le mot est devenu synonyme de source de richesse abondante. Aujourd'hui, « toucher le pactole », c'est trouver une manne financière inespérée.Passons au méandre. Le mot vient du Méandre, un fleuve d'Asie Mineure célèbre pour son tracé extraordinairement sinueux. Ses courbes étaient si nombreuses et si prononcées que les géographes grecs en ont fait un modèle. Peu à peu, le nom propre est devenu un nom commun. Un méandre désigne désormais une courbe naturelle très marquée d'un cours d'eau, puis, par extension, un cheminement compliqué, tortueux, intellectuel ou administratif. Quand un raisonnement « part en méandres », il serpente au lieu d'aller droit au but.Enfin, la Bérézina. Il s'agit d'une rivière de Biélorussie entrée brutalement dans la langue française à cause d'un événement historique précis : la retraite de Russie de Napoléon en 1812. Lors du franchissement de la Bérézina, l'armée française subit des pertes humaines effroyables dans des conditions chaotiques. Militairement, l'opération permit pourtant d'éviter l'anéantissement total. Mais dans les esprits, l'épisode est resté comme une catastrophe absolue. C'est ce souvenir collectif qui a fait de « bérézina » un synonyme de désastre complet, souvent employé bien au-delà du contexte militaire.Ces trois mots montrent comment la langue fonctionne par mémoire symbolique. Le Pactole incarne l'abondance, le Méandre la complexité, la Bérézina l'échec. À chaque fois, un fleuve réel devient une image mentale durable.En résumé, si ces rivières sont devenues des mots, c'est parce que leur histoire ou leur forme a frappé l'imagination collective. La géographie s'est effacée, mais le symbole, lui, coule toujours dans la langue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi le kaki, fruit orange, désigne-t-il une couleur verte ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 2:13


À première vue, la chose paraît absurde : le kaki est un fruit orange, parfois rougeoyant… alors pourquoi le mot « kaki » désigne-t-il aussi une couleur verte tirant vers le brun ? Cette contradiction n'est qu'apparente. Elle raconte en réalité une histoire de langues, de colonisation et d'usages militaires.Commençons par le fruit. Le kaki que nous connaissons en Europe vient d'Asie orientale, notamment de Chine et du Japon. Son nom provient du japonais kaki no ki, qui désigne le plaqueminier et son fruit. Dans ce contexte, le mot « kaki » n'a jamais désigné une couleur, mais uniquement le fruit lui-même, caractérisé par sa teinte orangée.La couleur kaki, elle, a une origine totalement différente. Le mot vient du persan khâk, qui signifie « terre », « poussière ». En hindi et en ourdou, khaki veut dire « couleur de la poussière », autrement dit un brun jaunâtre ou verdâtre, proche de la terre sèche. Aucun lien, donc, avec le fruit asiatique : il s'agit d'une homonymie parfaite, née de deux étymologies distinctes.Comment cette couleur est-elle devenue célèbre ? Par l'armée britannique au XIXᵉ siècle. À l'époque de l'Empire colonial, notamment en Inde, les soldats anglais portent encore des uniformes clairs, très visibles. Pour se camoufler dans les paysages poussiéreux, ils adoptent progressivement des tenues teintes avec des pigments locaux donnant cette fameuse couleur « poussière ». Le terme khaki s'impose alors dans l'anglais militaire, avant de se diffuser dans de nombreuses langues européennes, dont le français.Peu à peu, le kaki devient synonyme de camouflage, puis de sobriété, d'utilitaire, voire d'élégance décontractée dans la mode civile. Aujourd'hui encore, quand on parle de kaki, on pense davantage à un pantalon ou à une veste qu'à un fruit.La confusion vient donc du fait que le français utilise le même mot pour deux réalités sans lien historique. Le kaki-fruit vient du japonais. Le kaki-couleur vient du persan via l'anglais. Ils se rencontrent par hasard dans la langue, mais ne se sont jamais croisés dans l'histoire.Ce type de phénomène est loin d'être rare. La langue est pleine de faux cousins sémantiques, où un même mot recouvre des origines et des sens différents. Dans le cas du kaki, le contraste est simplement plus frappant, car il oppose un fruit éclatant à une couleur terne.En résumé, si le kaki peut être vert, ce n'est pas parce que le fruit a changé de couleur, mais parce que la langue, elle, aime les détours. Le kaki est orange dans l'assiette… et poussiéreux dans le dictionnaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The Path with Mike Salemi
146: Why Slowing Down Holds the Key to True Gratitude in 2026

The Path with Mike Salemi

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 19:07


Un bonbon sur la langue
Noël : idées cadeaux pour (grands) amis des mots

Un bonbon sur la langue

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 3:40


Si le Père Noël cherche des idées de cadeaux pour de grands amis des mots, j'ai quelques bonnes pistes pour lui. Commençons par les choses sérieuses. Si vous voulez faire plaisir à un ami des mots du genre qui n'en peut plus des scoops, des flashs, des crashs, du cash, des one-man-shows, du buzz, du business, bref du franglais...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Spiritual Changemakers
EP 97: From Good to Great: The Power of Connection with Stephen Seidel

Spiritual Changemakers

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 47:09


EP #97: From Good to Great: The Power of Connection with Stephen Seidel"Don't go FOR happiness. Come FROM happiness."That one shift changed everything.In this episode, Stephen Seidel (TEDx speaker and founder of Gents Journey) shares why connection is the most valuable thing you'll ever cultivate. We talk about the Morning PIEs practice, coming from a full cup vs. an empty one, and why saying "this is nice" out loud transforms relationships.You'll learn:✨ Going FOR vs. coming FROM happiness✨ Morning PIEs: Physical, Intellectual, Emotional, Spiritual✨ The win-win-win philosophy✨ Why "this is nice" needs to be said out loud✨ The fountain of self-love: From empty cup to overflow✨ Life is made of small moments✨ Our true purpose: To give and receive love

The New Masculine
Healing the Masculine Through Consciousness Work & Psychedelics with Michael Tierno

The New Masculine

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 67:21


Connect with Michael:michaeltiernoguide.comhttps://www.michaeltiernoguide.comMen of Integrity: moi.communityHeart Sanctuary Retreats: heartsanctuaryretreats.comConnect with Travis:travisstock.comInstagram: @travers03Support the mission on Patreon: patreon.com/thenewmasculine

The New Masculine
Healing the Masculine Through Consciousness Work & Psychedelics with Michael Tierno

The New Masculine

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 67:22


What happens when a lifelong skeptic, shaped by strict Catholic schooling and a career rooted in scientific thinking, steps into the world of expanded states of consciousness?In this episode, transformational guide Michael Tierno shares his unexpected path from rationalist to seeker, and how psychedelic experiences—particularly ayahuasca—opened him to a deeper sense of compassion, connection, and emotional integrity.Together, we explore how expanded states can support men in softening old defenses, interrupting long-held patterns, and reconnecting with parts of themselves they've been taught to push away. Michael also speaks to his work with Men of Integrity, a community and retreat experience designed to help men reclaim responsibility, vulnerability, and purpose within a supportive brotherhood.We get into:• How psychedelic journeys can shift men's emotional landscapes• The importance of safe containers, skilled guides, and integration• Why vulnerability among men still feels dangerous—and how to change that• The relationship between spirituality, science, and meaning-making• What real transformation looks like inside men's communitiesWhether you're curious about psychedelics, men's work, or the ways compassion and connection can reshape a man's life, this conversation offers a grounded and thoughtful entry point.Connect with Michael:michaeltiernoguide.comMen of Integrity: moi.communityHeart Sanctuary Retreats: heartsanctuaryretreats.comConnect with Travis:travisstock.comInstagram: @travers03Support the mission on Patreon: patreon.com/thenewmasculine

Grand bien vous fasse !
Le sens de la vie, et si tout commençait avec nos mères ?

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 4:26


durée : 00:04:26 - Ciné-thérapie - Deux films à l'honneur : "Mon bébé" et "Reine mère". L'occasion de réfléchir à l'influence des mères sur le sens de nos existences, entre amour inconditionnel et résilience. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Creating You
"Connection Currency: The Power of Your Story" with Stephen Seidel

Creating You

Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 53:15


Stephen Seidel—leader, storyteller, entrepreneur, and business innovator. Stephen shares his journey, insights, and the passion that drives his work. Tune in for an inspiring conversation about leadership, creativity, and the power of storytelling in today's business landscape. Whether you're looking for motivation or practical advice, this episode with Stephen Seidel delivers both in abundance.Stephen is a TEDx keynote speaker, media expert, and brand strategist who helps entrepreneurs, startups, and HR leaders drive cultural alignment and authentic leadership. As founder of the award-winning Seidel Agency and coach to changemakers, he draws on 25 years in PR, media, and marketing to help leaders rewrite their stories, leveraging connection as currency. A best-selling author, podcast creator, and co-founder of the men's collective Gents Journey, Stephen blends humor, heart, and actionable tools to inspire resilient teams and lasting change. Connect with Stephen here:Agency: TheSeidelAgency.comCoaching: StephenSeidel.comMen's Group: GentsJourney.co ~ Get Deck on Amazon: https://rebrand.ly/journeydeckTEDx Talk: https://rebrand.ly/seidelspeakingInstagram https://www.instagram.com/stephenseidel/Please share this episode and share your story! Would love to hear from you, leave a comment, 5-star review, or contact me directly! Go Be Amazing because you are already Amazing!

The Path with Mike Salemi
139: Why I Decided to Rebrand the Podcast and What That Means for Men

The Path with Mike Salemi

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 25:15 Transcription Available


Ah ouais ?
Pourquoi Cristiano Ronaldo s'appelle-t-il comme ça ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Nov 2, 2025 2:16


Commençons par préciser une chose : Ronaldo, ce n'est pas le nom de famille de Cristiano. Le joueur portugais s'appelle en réalité Dos Santos Aveiro... Ronaldo est son deuxième prénom. Pour Cristiano, c'est sa tante qui a eu l'idée. Mais Ronaldo, là, ça vient de ses parents. De son papa, José Dinis, et de sa maman, Dolores - qui au passage voulait avorter de ce quatrième enfant, mais elle dut se résoudre à le garder. Et les fans de foot l'en remercient. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Des cloches d'église aux alertes push : petite histoire du signal

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 4:45


Aujourd'hui je vous propose un épisode un peu différent de d'habitude. Nous n'allons pas répondre à une question mais nous intéresser à un phénomène vieux comme l'humanité : les signaux ! Car oui, à bien y réfléchir les Hommes répondent depuis toujours à des alertes ! Autrefois elles étaient collectives et sacrées. Aujourd'hui plus individuelles et personnalisées. Et justement, c'est ce qui est intéressant. L'évolution de ces signaux racontent notre propre évolution, celle de nos sociétés ; et ce, de la communauté médiévale aux notifications digitales.Commençons par les origines : la cloche, la voix du village.Au Moyen Âge, elle est avant tout un instrument religieux, bien entendu. Mais pas que. C'est aussi et surtout un outil de cohésion sociale.En France, on estime qu'au XVe siècle, plus de 40 000 clochers rythmaient la vie des campagnes. Leur son résonnait à des kilomètres à la ronde, marquant les heures de prière, mais aussi les fêtes, les incendies ou les dangers imminents.Et ces sons n'étaient pas choisis au hasard : chaque tonalité transmettait un message précis.La cloche appartenait souvent à l'Église, mais aussi aux seigneurs locaux : c'était donc un symbole d'autorité. Dans un monde sans horloge, sans journaux et sans électricité, elle représentait le premier système de communication de masse.Le signal sonore unissait le village ; il façonnait un temps commun et imposait un rythme collectif.Ensuite, avec la Révolution industrielle, tout va changer. Le signal devient mécanique et change de nature.Le XIXe siècle fait naître la sirène d'usine, le sifflet du contremaître, le télégraphe et le code Morse. Inventé en 1837, ce dernier permet de transmettre des messages à distance sous forme de points et de traits : le signal devient donc langage.Les usines, elles, adoptent des systèmes sonores pour encadrer le travail : entrée, pause, fin de journée. C'est l'ère de la discipline mécanique.On le voit, le signal ne symbolise plus le sacré, mais la productivité et la sécurité.Et puis, apparaissent les premières sirènes municipales à la fin du XIXe siècle, pour alerter en cas d'incendie ou d'accident. Et pendant la Seconde Guerre mondiale, le pays met en place un réseau national d'alerte : aujourd'hui encore, plus de 4 500 sirènes sont testées chaque premier mercredi du mois.Le signal s'est alors industrialisé, standardisé, codifié. Il n'unit plus une communauté spirituelle : il coordonne une société moderne.Puis, une nouvelle fois tout va changer. A la fin du XXe siècle, le signal devient numérique et personnel. Le téléphone, d'abord fixe, puis mobile, introduit une alerte privée : la sonnerie ne s'adresse plus à tous, mais à une seule personne.Avec le SMS, puis les notifications, l'information se dématérialise et se multiplie. Aujourd'hui, plus de 85 % des Français possèdent un smartphone : chacun reçoit donc ses propres alertes en temps réel.Mais contrairement aux signaux mécaniques, ces notifications ne cherchent plus à contraindre, mais à accompagner.Elles servent à prévenir un rendez-vous, signaler un colis, alerter d'un retard ou d'un changement. Elles sont devenues des outils pratiques, conçus pour simplifier la vie quotidienne.Le signal numérique n'interrompt plus : il informe intelligemment.Ainsi, du clocher médiéval à l'écran tactile, le signal a suivi l'évolution des sociétés : de la prière au travail, et du travail à la mobilité.Aujourd'hui, grâce à la technologie, il se met au service de chacun, non pour interrompre, mais pour accompagner. Et s'il a changé de forme, sa fonction reste la même depuis mille ans : nous relier à ce qui compte... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les p't**s bateaux
À partir de quel âge nous commençons à aimer ?

Les p't**s bateaux

Play Episode Listen Later Oct 24, 2025 2:40


durée : 00:02:40 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - C'est Anouilh, huit ans qui pose la question au répondeur des P'tits bateaux. C'est Olivia Benhamou, psychologue et sexologue qui lui répond. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Choses à Savoir
Pourquoi dit-on une “pin-up” et “béni oui-oui” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 2:01


Commençons par la pin-up. Le mot apparaît aux États-Unis dans les années 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il vient du verbe anglais to pin up, littéralement « épingler au mur ». Les soldats américains collaient dans leurs casiers ou leurs chambrées des photos de femmes séduisantes, souvent des actrices ou des mannequins, pour se donner du courage loin de chez eux. Ces images, issues de magazines ou de calendriers, étaient appelées pin-up girls. Leur beauté n'était pas provocante au sens moderne, mais incarnait un idéal féminin à la fois sensuel et joyeux — sourires éclatants, poses suggestives, maillots de bain rétro et courbes assumées.Des icônes comme Betty Grable, Rita Hayworth ou plus tard Marilyn Monroe deviennent de véritables symboles culturels : la pin-up, c'est la femme libre, confiante, qui affirme sa féminité avec humour et glamour. Le terme traversera ensuite l'Atlantique et entrera dans la langue française dès les années 1950. Aujourd'hui, il évoque tout un style vintage mêlant élégance, humour et sensualité, loin des représentations plus explicites de la culture contemporaine.À l'inverse, l'expression « béni-oui-oui » vient du registre populaire français et a une connotation moqueuse. Apparue au XIXᵉ siècle, elle désigne une personne docile, servile ou incapable de dire non. Le mot « béni » fait ici référence à quelqu'un d'un peu simple ou trop pieux — « béni » au sens ironique de « benêt ». Quant au redoublement de « oui », il renforce cette idée d'adhésion automatique : le « béni-oui-oui » est celui qui approuve tout sans réfléchir, par conformisme ou par peur du conflit.L'expression s'est popularisée dans les milieux politiques et journalistiques pour dénoncer les courtisans ou les collaborateurs sans esprit critique. Sous la IIIᵉ République, on l'utilisait déjà pour qualifier les partisans dociles d'un régime ou d'un chef. Elle est restée dans le langage courant comme une étiquette mordante pour désigner ceux qui manquent de personnalité.Ainsi, la pin-up célèbre l'affirmation de soi, tandis que le béni-oui-oui incarne la soumission. Deux expressions venues d'univers opposés — l'une de la culture populaire américaine, l'autre de la satire française — mais qui, chacune à leur manière, parlent du rapport entre liberté et conformisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Speak With Power
460. Connect with Yourself and Others through Storytelling with Stephen Seidel

Speak With Power

Play Episode Listen Later Oct 18, 2025 40:26


Do you feel truly connected to your authentic self? What helps you connect with others? Tune in to my conversation with Stephen Seidel and learn:The five M's of Connection and why connection is currency. How to organize your morning to stay more connected with yourself.How to connect with others through storytelling.The challenges of sharing your story. Why it's important to own your story and what it really means.Stephen Seidel is a TEDx keynote speaker, media expert, and brand strategist who helps entrepreneurs, startups, and HR leaders drive cultural alignment and authentic leadership. As founder of the award-winning Seidel Agency and coach to changemakers, he draws on 25 years in PR, media, and marketing to help leaders rewrite their stories, leveraging connection as currency. A best-selling author, podcast creator, and co-founder of the men's collective Gents Journey, Stephen blends humor, heart, and actionable tools to inspire resilient teams and lasting change.Get Free PR: TheSeidelAgency.com/MediaConnect with Stephen:Agency: TheSeidelAgency.comCoaching: StephenSeidel.comMen's Group: GentsJourney.co/join Get Deck on Amazon: https://rebrand.ly/journeydeckTEDx Talk: https://rebrand.ly/seidelspeaking