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The Alan Cox Show
Cabaret, la célèbre comédie musicale, fête cet automne ses 60 ans. Depuis plus de vingt ans, ce spectacle basé sur le livre de l'écrivain Christopher Isherwood se joue tous les étés à Berlin, là même où se déroule l'histoire, au début des années 1930 dans un Berlin hédoniste, mais où déjà les nazis gagnent du terrain. Un spectacle qui, près d'un siècle plus tard, conserve son actualité à l'heure où l'extrême droite bat des records en Allemagne. De notre correspondant à Berlin, « Willkommen, Bienvenue, Welcome » : c'est par un hymne à la capitale allemande que commence la célèbre comédie musicale Cabaret. Le KitKatClub symbolise le Berlin hédoniste des années 1920, une ville tolérante où l'émancipation est à l'affiche et où l'avant-garde culturelle fleurit. L'écrivain Christopher Isherwood, qui s'y installe en 1929, quitte sa prude Angleterre pour les « boys » dans une ville qui compte 170 lieux de rencontre homosexuels. « Nous y sommes. Nollendorfstrasse 17, c'est là que se joue Cabaret, c'est là où Isherwood a habité », indique l'Irlandais Brendan Nash, qui propose depuis une quinzaine d'années une visite guidée consacrée à l'écrivain. « C'est fascinant et cette époque reste actuelle. Les Allemands ont l'impression que Weimar a été un échec et pensent à l'hyperinflation, à la crise économique et à la catastrophe qui suit avec les nazis. Mais ces 14 années sont aussi une période exceptionnelle », affirme celui qui a écrit lui-même trois livres sur la période. Une fascination que partage ce participant de la visite guidée : « C'est une période d'optimisme marquée par des idées progressistes, même si nous savons que ça s'est terminé par une tragédie. C'est fascinant pour moi. » Christopher Isherwood livre en 1939 dans son livre Adieu à Berlin un panorama de cette « danse sur un volcan » à la fin de la République de Weimar que symbolise la chanteuse de cabaret Sally Bowles. Une République à l'agonie marquée par une crise économique et sociale et la montée du nazisme. Depuis plus de vingt ans, Cabaret est joué chaque été à Berlin sous un chapiteau en face de la chancellerie. « Le spectacle se déroule à Berlin durant une des périodes les plus marquantes de notre histoire. Les touristes veulent voir les traces du mur mais aussi en savoir plus sur le Troisième Reich et viennent voir Cabaret, une pièce intimement liée à Berlin et à l'Histoire allemande », explique Eric Schmidt-Mohan, qui dirige le Tipi am Kanzleramt. À écouter dans La marche du mondeHitler et les nazis : comment la haine est arrivée au pouvoir ? « Cabaret est plus actuel que jamais » « La vie est un cabaret » : Sally Bowles préfère rester faire carrière à Berlin. Peu importe que les nazis soient au pouvoir. L'écrivain Clifford Bradshaw quitte le pays comme le fera l'auteur d'Adieu à Berlin. La logeuse Mademoiselle Schneider renonce à se marier à son locataire juif Herr Schultz. Le nazi Ernst Ludwig lui a fait comprendre que ça n'était pas une bonne idée. « Qu'est-ce que j'aurais fait ? Est-ce que j'aurais été courageux ? A posteriori, on peut se demander si cela aurait été une bonne idée de résister. Nous voulons poser ces questions au public », questionne Thimo Pommerening, responsable de la production au Tipi. Des questions qui restent actuelles alors que l'extrême droite atteint des sommets en Allemagne. « Cabaret est plus actuel que jamais. C'est un manuel d'histoire. Nous jouerons ce spectacle tant qu'il n'aura pas perdu sa pertinence », affirme Eric Schmidt-Mohan. Le Tipi propose également des représentations pour les scolaires à qui du matériel pédagogique est envoyé en amont. La prochaine aura lieu le 7 septembre, le lendemain de l'élection régionale en Saxe-Anhalt où le parti d'extrême droite AfD pourrait arriver au pouvoir. À lire aussiAllemagne: la 150e édition du festival de Bayreuth revient sur le passé antisémite de Richard Wagner
Cabaret, la célèbre comédie musicale, fête cet automne ses 60 ans. Depuis plus de vingt ans, ce spectacle basé sur le livre de l'écrivain Christopher Isherwood se joue tous les étés à Berlin, là même où se déroule l'histoire, au début des années 1930 dans un Berlin hédoniste, mais où déjà les nazis gagnent du terrain. Un spectacle qui, près d'un siècle plus tard, conserve son actualité à l'heure où l'extrême droite bat des records en Allemagne. De notre correspondant à Berlin, « Willkommen, Bienvenue, Welcome » : c'est par un hymne à la capitale allemande que commence la célèbre comédie musicale Cabaret. Le KitKatClub symbolise le Berlin hédoniste des années 1920, une ville tolérante où l'émancipation est à l'affiche et où l'avant-garde culturelle fleurit. L'écrivain Christopher Isherwood, qui s'y installe en 1929, quitte sa prude Angleterre pour les « boys » dans une ville qui compte 170 lieux de rencontre homosexuels. « Nous y sommes. Nollendorfstrasse 17, c'est là que se joue Cabaret, c'est là où Isherwood a habité », indique l'Irlandais Brendan Nash, qui propose depuis une quinzaine d'années une visite guidée consacrée à l'écrivain. « C'est fascinant et cette époque reste actuelle. Les Allemands ont l'impression que Weimar a été un échec et pensent à l'hyperinflation, à la crise économique et à la catastrophe qui suit avec les nazis. Mais ces 14 années sont aussi une période exceptionnelle », affirme celui qui a écrit lui-même trois livres sur la période. Une fascination que partage ce participant de la visite guidée : « C'est une période d'optimisme marquée par des idées progressistes, même si nous savons que ça s'est terminé par une tragédie. C'est fascinant pour moi. » Christopher Isherwood livre en 1939 dans son livre Adieu à Berlin un panorama de cette « danse sur un volcan » à la fin de la République de Weimar que symbolise la chanteuse de cabaret Sally Bowles. Une République à l'agonie marquée par une crise économique et sociale et la montée du nazisme. Depuis plus de vingt ans, Cabaret est joué chaque été à Berlin sous un chapiteau en face de la chancellerie. « Le spectacle se déroule à Berlin durant une des périodes les plus marquantes de notre histoire. Les touristes veulent voir les traces du mur mais aussi en savoir plus sur le Troisième Reich et viennent voir Cabaret, une pièce intimement liée à Berlin et à l'Histoire allemande », explique Eric Schmidt-Mohan, qui dirige le Tipi am Kanzleramt. À écouter dans La marche du mondeHitler et les nazis : comment la haine est arrivée au pouvoir ? « Cabaret est plus actuel que jamais » « La vie est un cabaret » : Sally Bowles préfère rester faire carrière à Berlin. Peu importe que les nazis soient au pouvoir. L'écrivain Clifford Bradshaw quitte le pays comme le fera l'auteur d'Adieu à Berlin. La logeuse Mademoiselle Schneider renonce à se marier à son locataire juif Herr Schultz. Le nazi Ernst Ludwig lui a fait comprendre que ça n'était pas une bonne idée. « Qu'est-ce que j'aurais fait ? Est-ce que j'aurais été courageux ? A posteriori, on peut se demander si cela aurait été une bonne idée de résister. Nous voulons poser ces questions au public », questionne Thimo Pommerening, responsable de la production au Tipi. Des questions qui restent actuelles alors que l'extrême droite atteint des sommets en Allemagne. « Cabaret est plus actuel que jamais. C'est un manuel d'histoire. Nous jouerons ce spectacle tant qu'il n'aura pas perdu sa pertinence », affirme Eric Schmidt-Mohan. Le Tipi propose également des représentations pour les scolaires à qui du matériel pédagogique est envoyé en amont. La prochaine aura lieu le 7 septembre, le lendemain de l'élection régionale en Saxe-Anhalt où le parti d'extrême droite AfD pourrait arriver au pouvoir. À lire aussiAllemagne: la 150e édition du festival de Bayreuth revient sur le passé antisémite de Richard Wagner
Le règlement européen sur l'intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase. Depuis ce dimanche 2 août, le Bureau européen de l'IA et les autorités nationales disposent de véritables pouvoirs de contrôle : ils peuvent enquêter, réclamer des documents et sanctionner les entreprises qui ne respectent pas les règles.Première obligation : la transparence. Lorsqu'un chatbot intervient sur un site marchand ou dans un service client, il doit signaler qu'il s'agit d'une intelligence artificielle, sauf lorsque cela ne fait aucun doute. Les systèmes qui analysent les émotions ou classent les personnes à partir de données biométriques, comme le visage ou la voix, doivent également prévenir les utilisateurs avant toute analyse. Ces pratiques sont déjà interdites dans le monde du travail depuis 2025. Les contenus générés par une IA sont aussi concernés. Images, textes, sons ou vidéos doivent désormais intégrer un tatouage numérique invisible dans les données du fichier. Ce marqueur doit permettre à des logiciels spécialisés d'identifier leur origine artificielle, même après un partage sur les réseaux sociaux. Un badge visible portant la mention « IA » est également en préparation. Les entreprises qui utilisaient déjà une IA générative avant le 2 août disposent toutefois d'un délai jusqu'au 2 décembre pour adapter leurs contenus sans sanction immédiate.Le Bureau européen de l'IA surveillera principalement les grands modèles génératifs et les systèmes intégrés aux plus grandes plateformes. Dans les États membres, les autorités nationales prendront le relais. En France, dix-sept régulateurs sectoriels sont encore en cours d'installation, sous la coordination de la CNIL. Les amendes peuvent atteindre 35 millions d'euros, ou 7 % du chiffre d'affaires mondial, pour les infractions les plus graves, comme la manipulation psychologique ou la notation sociale. Pour les autres manquements, elles peuvent grimper jusqu'à 15 millions d'euros, ou 3 % du chiffre d'affaires. Citoyens et salariés pourront signaler des infractions, notamment grâce à un canal confidentiel. Soixante experts indépendants assisteront également les régulateurs. Les obligations concernant les IA à haut risque, utilisées par exemple pour recruter ou attribuer un crédit, n'arriveront qu'en 2027 ou 2028. Dès le 2 décembre, en revanche, la création d'images dénudées non consenties et de contenus pédopornographiques par IA sera explicitement interdite dans l'Union européenne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Parmi les plus grands violonistes de tous les temps, on retrouve Antonio Vivaldi, l'auteur du chef d'œuvre "Les Quatre saisons", qu'il compose en 1725. Soixante ans plus tard, en 1782 nait Nicollò Paganini, violoniste à la renommée tout aussi grandiose, qui se démarquera par sa réputation inquiétante de "violoniste du diable". De nombreux mystères entourent la vie, l'œuvre et la mort de Paganini. Nicollò Paganini est né en 1782 à Gênes, en Italie. A 4 ans, il commence à développer de nombreuses maladies, dont la rougeole, qui le laisseront dans un état chétif, fébrile et très blanc toute sa vie. Ce qui ne l'empêchera pas de se dévouer corps et âme à sa passion avec son talent hors norme : le violon. Pourquoi était-il surnommé le violoniste du diable ? Comment est-il devenu célèbre ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Carole Beaudouin. Première diffusion : décembre 2023 À écouter aussi : Quels sont les pires scandales écologiques causés par des tournages de films ? Sylvester Stallone, Fabrice Luchini, Cameron Diaz... qui sont ces célébrités passées par le porno ? Qu'est-ce que le toying, cette pratique mal considérée dans le graffiti ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Culture". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:15:31 - Le journal de 18h00 - 25 000 hectares ont brûlé en France, deux fois plus qu'à la même période l'an dernier. Soixante-trois départements sont à risque élevé. Après une brève accalmie ce week-end, la sécurité civile prévoit de déployer un A400M capable de larguer 20 tonnes d'eau, avec le soutien de partenaires européens. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:31 - Les journaux de France Culture - 25 000 hectares ont brûlé en France, deux fois plus qu'à la même période l'an dernier. Soixante-trois départements sont à risque élevé. Après une brève accalmie ce week-end, la sécurité civile prévoit de déployer un A400M capable de larguer 20 tonnes d'eau, avec le soutien de partenaires européens. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
"Lu Yu ne répond jamais. Soixante billets sur presque la moitié de toutes choses" (Ed. Tinbad) ass den 13. Band vum Lambert Schlechter sengem Kuerzprosa-Zyklus "Le Murmure du monde". Eng Kéier méi kënnt de Schrëftsteller op seng existenziell Obsessiounen zeréck. Virun allem ass et en Hommage u seng literaresch Meeschteren an eng Rechtfertegung vu sengem Joerzéngte laange Wierk.
Didier Decoin "Maypops" (Stock)Un soir de mars 1944 en Caroline du Sud, État ségrégationniste alors sous l'emprise du Ku Klux Klan, deux petites filles blanches prennent leur vélo pour aller cueillir des maypops, une variété de passiflore aux couleurs éclatantes. On retrouvera leurs corps sans vie dans un marécage d'eau croupie.Georges Stinney Jr., un jeune Noir de quatorze ans, a eu le malheur d'être le dernier à leur adresser la parole. Le garçon est accusé, condamné sans preuves après un simulacre de procès et exécuté deux mois plus tard sur la chaise électrique. Soixante-dix ans après, le procès sera réouvert.Didier Decoin, que les faits divers ont toujours inspiré, nous emmène à la suite de la juge Lucy Mc Gillish, chargée d'étudier la révision éventuelle du jugement, et de son greffier noir, Goliath, dans la ville d'Alcolu où l'odeur des marais prend à la gorge.Qui a tué les deux innocentes fillettes ? Qui avait intérêt à juger en toute hâte l'enfant d'une famille pauvre ?Ce roman s'inspire d'une histoire vraie.Musique : Nat King Cole « On a bicycle built for 2 »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
durée : 00:05:45 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Le centenaire de la naissance de Marilyn Monroe donne lieu à de multiples événements, qui, aux États-Unis, sont organisés par une société du nom d'Authentic Brands Group. Soixante ans après sa mort, l'icône du cinéma reste très lucrative, et elle n'est pas la seule. - réalisation : Caroline Bennetot, Éric Chaverou, Marie Viennot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Soixante-deux jours après le début du conflit, le président américain Donald Trump ne cède pas, et le blocus qu'il a ordonné dans le détroit d'Ormuz persiste depuis près de trois semaines.▶ Le Média doit réunir 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Sa survie en dépend.
Pour tous ceux qui ont la possibilité d'arpenter le sud de la France et plus précisément la ville de l'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, une exposition gratuite est à ne pas manquer à la fondation Villa Datris. « Méditerranée, odyssées contemporaines », c'est son intitulé. Soixante-quatorze artistes venus de tout le pourtour méditerranéen livrent leur vision de ce que représente pour eux la « mare nostrum » des latins, carrefour de civilisations, lieu de luttes, de métissages et de mémoire. Qu'est-ce que la Méditerranée ? À cette question, l'historien français Fernand Braudel répondait : « Des civilisations entassées les unes sur les autres. » C'est à cet empilement, ce carrefour, que la fondation Datris a voulu rendre hommage en conviant 74 artistes à exprimer leur ressenti sur la Méditerranée. Stéphane Baumet est le directeur de la fondation. « C'est un regard sur la Méditerranée et un constat que l'on peut faire sur l'état de cette mer, constat d'un point de vue écologique, de la beauté, des tensions, mais c'est aussi un constat de toute cette richesse merveilleuse, de tous ces échanges entre les artistes mais également les cultures et aussi l'histoire ». Dans les salles et dans le jardin de cette villa-musée fondée par le couple Danièle Marcovici et Tristan Fourtine, les œuvres expriment des préoccupations différentes en fonction des rives de la Méditerranée. Simohammed Fettaka, plasticien marocain, a recouvert la mer de petits soldats de plastique bleu. Une œuvre baptisée « Camouflage ». « Cette œuvre est née d'une expérience personnelle. En grandissant à Tanger, j'ai vu des amis, des voisins, des gens de la famille qui traversaient la Méditerranée de façon illégale. On les appelle les Harragas. Et ces gens qui partent, soit ils réussissent, soit ils meurent. Et c'est de là que m'est venue l'idée que la Méditerranée est un champ de bataille pour moi. Soit tu reviens en héros, soit tu meurs noyé. » « Qu'est-ce que nous faisons là ? » Vu de France, et par le regard acéré de l'artiste Laurent Perbos, la Méditerranée, c'est un palmier en matière plastique. « Cette œuvre s'appelle Ibiza, elle fait référence à des noms de plages ou de sites balnéaires où les gens ont envie d'aller, qui sont des fantasmes du tourisme. Là, c'est un palmier que j'ai réalisé à partir d'étais de chantier que je superpose. Et le bouquet au sommet est composé de frites de piscine et de bouées de plage. Tous ces objets-là sont des objets issus de la consommation de masse ; et cela nous renvoie tout de suite à cette question : "Qu'est-ce que nous faisons là ? Est-ce que nous ne sommes pas en train de consommer uniquement un miroir aux alouettes ?" » Miroir aux alouettes, miroir de nos rêves et de nos espoirs, cette mer que nous partageons est aussi et avant tout pour les artistes présents à la Villa Datris un espace de liberté. Et parfois, la liberté, c'est celle de dire « non ». Plusieurs artistes maghrébins ont annulé leur présence dans l'exposition pour protester contre celle d'une artiste israélienne, Sigalit Landau, qui, elle-même, a fini par jeter l'éponge. ► À voir jusqu'au 1ᵉʳ novembre à la fondation Villa Datris.
Pour tous ceux qui ont la possibilité d'arpenter le sud de la France et plus précisément la ville de l'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, une exposition gratuite est à ne pas manquer à la fondation Villa Datris. « Méditerranée, odyssées contemporaines », c'est son intitulé. Soixante-quatorze artistes venus de tout le pourtour méditerranéen livrent leur vision de ce que représente pour eux la « mare nostrum » des latins, carrefour de civilisations, lieu de luttes, de métissages et de mémoire. Qu'est-ce que la Méditerranée ? À cette question, l'historien français Fernand Braudel répondait : « Des civilisations entassées les unes sur les autres. » C'est à cet empilement, ce carrefour, que la fondation Datris a voulu rendre hommage en conviant 74 artistes à exprimer leur ressenti sur la Méditerranée. Stéphane Baumet est le directeur de la fondation. « C'est un regard sur la Méditerranée et un constat que l'on peut faire sur l'état de cette mer, constat d'un point de vue écologique, de la beauté, des tensions, mais c'est aussi un constat de toute cette richesse merveilleuse, de tous ces échanges entre les artistes mais également les cultures et aussi l'histoire ». Dans les salles et dans le jardin de cette villa-musée fondée par le couple Danièle Marcovici et Tristan Fourtine, les œuvres expriment des préoccupations différentes en fonction des rives de la Méditerranée. Simohammed Fettaka, plasticien marocain, a recouvert la mer de petits soldats de plastique bleu. Une œuvre baptisée « Camouflage ». « Cette œuvre est née d'une expérience personnelle. En grandissant à Tanger, j'ai vu des amis, des voisins, des gens de la famille qui traversaient la Méditerranée de façon illégale. On les appelle les Harragas. Et ces gens qui partent, soit ils réussissent, soit ils meurent. Et c'est de là que m'est venue l'idée que la Méditerranée est un champ de bataille pour moi. Soit tu reviens en héros, soit tu meurs noyé. » « Qu'est-ce que nous faisons là ? » Vu de France, et par le regard acéré de l'artiste Laurent Perbos, la Méditerranée, c'est un palmier en matière plastique. « Cette œuvre s'appelle Ibiza, elle fait référence à des noms de plages ou de sites balnéaires où les gens ont envie d'aller, qui sont des fantasmes du tourisme. Là, c'est un palmier que j'ai réalisé à partir d'étais de chantier que je superpose. Et le bouquet au sommet est composé de frites de piscine et de bouées de plage. Tous ces objets-là sont des objets issus de la consommation de masse ; et cela nous renvoie tout de suite à cette question : "Qu'est-ce que nous faisons là ? Est-ce que nous ne sommes pas en train de consommer uniquement un miroir aux alouettes ?" » Miroir aux alouettes, miroir de nos rêves et de nos espoirs, cette mer que nous partageons est aussi et avant tout pour les artistes présents à la Villa Datris un espace de liberté. Et parfois, la liberté, c'est celle de dire « non ». Plusieurs artistes maghrébins ont annulé leur présence dans l'exposition pour protester contre celle d'une artiste israélienne, Sigalit Landau, qui, elle-même, a fini par jeter l'éponge. ► À voir jusqu'au 1ᵉʳ novembre à la fondation Villa Datris.
durée : 00:09:01 - Les journaux de France Culture - Il était l'une des dernières figures des grands de l'âge d'or du jazz. Le saxophoniste Sonny Rollins est mort lundi 25 mai à l'âge de 95 ans. Celui qui a accumulé au fil des ans les plus prestigieuses récompenses laisse derrière lui une carrière jalonnée de chefs-d'œuvre. - réalisation : Mathieu Laurent, Annie Brault, Martin Desclozeaux, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Île-de-France, on respire un air deux fois moins pollué qu'il y a vingt ans. Mais la pollution atmosphérique cause encore environ 8 000 décès prématurés chaque année dans la région — et certaines des politiques qui ont permis ces progrès sont aujourd'hui remises en question.Dans cet épisode, j'interroge Karine Léger, directrice d'Airparif, l'association qui surveille la qualité de l'air des douze millions d'habitants d'Île-de-France. Elle nous explique ce qui a vraiment fonctionné en vingt ans, pourquoi l'ozone résiste à toutes les politiques publiques, et ce que chacun peut faire concrètement pour se protéger.
En UNE nuit. Sur UNE publication. Et tout le monde trouve ça parfaitement normal — bien sûr, c'est l'IA, c'est la révolution, c'est différent cette fois… (mais oui, mais oui...) Nvidia minus 12 hours. Le café est encore tiède, les marchés transpirent, et la planète entière attend qu'un type en veste en cuir noir vienne lui dire si elle a le droit de continuer à danser, ou s'il faut commencer à chercher la sortie de secours. Petit récapitulatif joyeux de la situation : → Le 30 ans américain : 5,19%. Plus haut depuis juillet 2007. Vous savez, l'année où Lehman Brothers existait encore, où personne ne savait ce qu'était un subprime, et où je pensais qu'être trader en banque c'était la « vraie vie ». Bref, une époque révolue. Mais bon, c'est juste un détail comptable. → Le 40 ans japonais : 4,42%. Record absolu. Le pays qui a INVENTÉ les taux zéro et le yield curve control vient de réinventer la stratosphère. Bravo à toute l'équipe. → Le détroit d'Ormuz : fermé depuis fin février. Trois mois. Mais c'est pas grave, hein, on a encore du pétrole jusqu'à mardi (à 111 dollars le baril, mais c'est tout aussi pas grave). → Le Bank of America Fund Manager Survey de mai vient de nous lâcher une petite bombe nucléaire silencieuse : 62% des gérants mondiaux anticipent un 30 ans américain à 6%. Soixante-deux pour cent. C'est-à-dire que dans le secret de leur cerveau, six gérants sur dix pensent que le système est en train de craquer. Mais en réunion, devant le client, ils disent que tout va bien. Évidemment. Et pendant ce temps, le Nasdaq 100 est en hausse de 75% depuis le « Liberation Day » de Trump et flirte avec ses plus hauts historiques. Bref. C'est la scène finale du Titanic. L'orchestre joue. Les gens dansent. Le champagne coule. Et dans la salle des machines, il y a déjà de l'eau jusqu'aux cuisses — mais personne ne veut regarder en bas. Parce que regarder en bas, ça gâche la fête. Au menu de cette vidéo : ✅ Pourquoi le marché obligataire est en train de hurler à la mort (et pourquoi tout le monde s'en cogne) ✅ Pourquoi Trump joue à Pierre et le Loup avec l'Iran depuis trois mois (et pourquoi même son chien commence à ne plus rappliquer) ✅ Pourquoi Kevin Warsh prend ses fonctions à la Fed avec une patate chaude dans chaque main et une grenade dégoupillée entre les dents ✅ Pourquoi Jensen Huang est en train de devenir une figure quasi-religieuse (et pourquoi ce soir, il doit soit marcher sur l'eau, soit glisser sur la savonnette) ✅ Pourquoi sur les 13 dernières publications de Nvidia, le titre a baissé en médiane de 2,2% le lendemain — alors même qu'il bat les attentes à chaque fois (oui, c'est ça le « syndrome du parfait obligatoire » — on en parle dans la vidéo) ✅ Et pourquoi le marché des options price un mouvement de 6 à 7% ce soir, soit 350 milliards de dollars qui peuvent partir en fumée ou s'envoler en quelques heures ⚠️ Quand 75% des gérants mondiaux considèrent le « long global semiconductors » comme le trade le plus crowded du marché, c'est qu'on est officiellement TOUS du même côté du bateau. Et pour ceux qui ont raté le cours de physique de quatrième : quand tout le monde est du même côté du bateau, le bateau, en général, il se retourne. C'est ce qu'on appelle un théorème.
durée : 00:02:53 - Soixante-dix caravanes et environ 250 personnes se sont installées sur le complexe sportif des Cluzelles, notamment sur le terrain de rugby, à Châteaugay, dans le Puy-de-Dôme. Le maire a déposé plainte ce lundi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le 16 mai 1956, la Grande-Bretagne déclenche l'essai nucléaire G1 aux îles Montebello, au large de l'Australie-Occidentale, terre traditionnelle du peuple Noala. Baptisée Opération Mosaic, cette série de deux essais s'inscrit dans la course à l'armement nucléaire de la guerre froide. Malgré les promesses d'absence de danger, les retombées radioactives ont atteint le continent australien. Soixante-dix ans après, l'opération Mosaic s'inscrit dans l'histoire des douze essais nucléaires majeurs menés en Australie entre 1952 et 1957, tous réalisés sur des terres autochtones.
Les Baladeurs existent aussi en BD, rendez-vous sur lesbaladeurs.fr pour les découvrir.L'Annapurna, montagne mythique considérée comme étant la plus meurtrière au monde, fascine autant qu'elle intimide. En 2025, Vadim Druelle s'y engage pour une ascension en one push. Mais avant de tenter d'atteindre le sommet, il doit prendre le temps de s'acclimater, redescendre, recommencer, attendre jusqu'à se sentir prêt. Car sur l'Annapurna, la patience est une condition de survie et à la moindre erreur, il sera trop tard pour faire demi-tour.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
Dans cette émission "Géostratégix", Sara Trabi et Pascal Boniface reviennent sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran, déclenchée fin février après une opération militaire d'ampleur menée par Washington et ses alliés. Soixante jours plus tard, le conflit s'enlise et ses répercussions dépassent largement la région, notamment depuis le blocus du détroit d'Ormuz, point stratégique du commerce mondial de pétrole. Une situation qui pèse déjà sur les marchés énergétiques et fait craindre des pénuries.▶ Soutenez notre campagne pour la TNT IDF :
Le Gabon souhaite diversifier ses revenus tirés du pétrole. Dès 2028, le pays veut devenir exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL). Les expéditions seront assurées depuis le terminal pétrolier du Cap Lopez, situé dans la banlieue de Port-Gentil, la capitale économique du pays. Le projet est conduit et financé par le groupe franco-britannique Perenco, premier producteur de pétrole au Gabon avec 100 barils par jour. Soixante-neuf ans après sa construction par Total Gabon, le terminal pétrolier du cap Lopez, dédié à l'expédition du pétrole brut gabonais sur le marché international, connaît actuellement des grands travaux d'extension pour en faire un hub gazier. Rida Yayaoui, directeur du projet, dépeint : « Vous êtes ici dans la zone qui va accueillir, au Cap Lopez, le projet LNG. On aura la partie process, liquéfaction et stockage ici, et toute la partie traitement de gaz et arrivée gaz sur la droite. » Pour réaliser ce projet, Perenco a prévu une enveloppe très lourde, affirme Nestor Aworet, directeur général adjoint de l'entreprise : « C'est 2 milliards de dollars pour le projet GNL, donc c'est un gros investissement. C'est un projet qui absorbe énormément de fonds. Perenco est heureux de pouvoir porter un tel projet qui va permettre à notre pays de devenir exportateur de gaz naturel. » À lire aussiGabon: discussions autour d'un projet de pipeline pour acheminer du gaz en Afrique centrale « Nous visons les meilleurs marchés » Une partie de la future usine est en cours de montage au Moyen-Orient. Au Gabon, Perenco construit un réseau de 500 kilomètres de pipeline pour collecter le gaz produit à divers endroits du sud du pays. Christophe Blanc, directeur général de Perenco Gabon, est fier d'attaquer le marché international du gaz dès 2028 : « Pour l'export, nous visons les meilleurs marchés, comme pour l'huile. Ce sont des marchés qui sont ouverts aujourd'hui avec un bon nombre de compétiteurs, et nous mettrons en compétition bien évidemment tous ces acheteurs potentiels. Nous vendrons au plus offrant, pour le bien à la fois de Perrenco mais aussi de l'État gabonais, qui a ses revenus associés à ses réserves de gaz. Et pour ça, nous avons développé une usine de liquéfaction adaptée aux réserves de gaz qui sont présentes au Gabon. » Plus d'un siècle après le coup d'envoi de sa production pétrolière, le Gabon n'a jamais valorisé son gaz. Celui-ci a toujours été brûlé par torchage. Le groupe Perenco, souvent accusé d'être un pollueur, est devenu numéro un de la réduction du gaz torché et producteur, depuis 2006, d'un tiers du gaz butane consommé dans le pays. À lire aussiLe Gabon veut troquer le gasoil pour du gaz
durée : 00:38:21 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - En 1949, dans Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir écrivait : « la mère ne fait pas vraiment l'enfant, il se fait en elle », pointant la dimension aliénante de la maternité. Soixante-quinze ans plus tard, cette lecture ne va plus de soi. - invités : Camille Froidevaux-Metterie Philosophe, professeure de Sciences Politiques et romancière; Aziliz Le Corre Journaliste française
durée : 00:14:35 - Journal de 8 h - Soixante-dix millions d'euros débloqués par le gouvernement français pour aider les secteurs les plus pénalisés par la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Une aide limitée au mois d'avril et qui suscite la colère de ceux qui s'estiment oubliés.
durée : 00:14:35 - Journal de 8 h - Soixante-dix millions d'euros débloqués par le gouvernement français pour aider les secteurs les plus pénalisés par la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Une aide limitée au mois d'avril et qui suscite la colère de ceux qui s'estiment oubliés.
durée : 00:14:35 - Journal de 8 h - Soixante-dix millions d'euros débloqués par le gouvernement français pour aider les secteurs les plus pénalisés par la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Une aide limitée au mois d'avril et qui suscite la colère de ceux qui s'estiment oubliés.
durée : 00:30:12 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Lucinda Childs commence sa carrière de danseuse et chorégraphe dans l'Amérique des années 60, s'inscrivant dans le mouvement de la danse postmoderne où tout reste à inventer. Soixante ans plus tard, l'artiste a laissé sa trace dans l'histoire de la danse dont elle reste une figure incontournable. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Lucinda CHILDS
Dans IDÉES, cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit le vétéran du journalisme politique, Alain Duhamel, pour un conversation vivante émaillée d'anecdotes. Avec son dernier livre en date « Les Politiques. Portraits et croquis », Alain Duhamel, un observateur exigeant, toujours aussi présent à la télévision, comme il le fut dans les décennies précédentes, se nourrit de plus de cinquante ans d'analyse du pouvoir afin de brosser le portrait de figures d'hier et d'aujourd'hui qui façonnent la vie politique française. Il faut le voir en parler, l'œil vif et pétillant avec une gourmandise que le temps n'a pas altérée. L'ouvrage rassemble environ soixante personnalités, de Marine Le Pen à Gabriel Attal, de Gérald Darmanin à Jordan Bardella, mais aussi des acteurs plus institutionnels comme François Bayrou ou Sébastien Lecornu. Le journaliste, homme de culture, qui a la mémoire longue, convoque également de grandes figures de la Vè République — Raymond Barre, Michel Debré, Simone Veil, Robert Badinter, Alain Peyrefitte — afin de mettre en perspective les ressorts du pouvoir actuel. Cette articulation entre hier et aujourd'hui constitue l'un des intérêts de l'ouvrage. Les portraits incisifs, parfois vachards, ne sont jamais dénués d'humanisme, un mot-clé pour comprendre le regard d'Alain Duhamel sur les acteurs de la « comédie du pouvoir » chère à Françoise Giroud. Cet esprit vif croque ses sujets avec une causticité élégante, cherchant moins à régler des comptes qu'à dévoiler les mécanismes, les contradictions et les tempéraments qui façonnent les politiques qui, doit-on le souligner, sont avant tout des êtres humains. Alain Duhamel s'attache donc à révéler ce qui se cache derrière les postures médiatiques, les discours convenus ou les stratégies de communication. La publication du livre s'inscrit, on le sait, dans un moment de forte défiance envers les institutions, Alain Duhamel l'évoque dans l'émission, à l'occasion de la dernière étude du CEVIPOF, le Centre d'étude de la vie politique de Sciences Po, qui met en relief ce que l'on pourrait appeler une aversion des Français pour la politique et le personnel politique. « Dans les temps aussi troublés qu'actuellement, les politiques ressemblent plus à des boucs émissaires qu'à des uniques coupables », écrit-il dans l'introduction du livre. Alain Duhamel apparaît comme un observateur dont la longévité lui permet de comparer les générations politiques, d'identifier les permanences ou les ruptures, de replacer les trajectoires individuelles dans une histoire longue ; « avec toute la liberté d'une longue expérience qui s'achève ». « Les politiques. Portraits et croquis », publié aux Éditions de l'Observatoire. Programmation musicale - Zela Margossian Quintet - Forecast - Red Garland - Long Ago and Far Away - Ryo Fukui - I Want to Talk About You.
Dans IDÉES, cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit le vétéran du journalisme politique, Alain Duhamel, pour un conversation vivante émaillée d'anecdotes. Avec son dernier livre en date « Les Politiques. Portraits et croquis », Alain Duhamel, un observateur exigeant, toujours aussi présent à la télévision, comme il le fut dans les décennies précédentes, se nourrit de plus de cinquante ans d'analyse du pouvoir afin de brosser le portrait de figures d'hier et d'aujourd'hui qui façonnent la vie politique française. Il faut le voir en parler, l'œil vif et pétillant avec une gourmandise que le temps n'a pas altérée. L'ouvrage rassemble environ soixante personnalités, de Marine Le Pen à Gabriel Attal, de Gérald Darmanin à Jordan Bardella, mais aussi des acteurs plus institutionnels comme François Bayrou ou Sébastien Lecornu. Le journaliste, homme de culture, qui a la mémoire longue, convoque également de grandes figures de la Vè République — Raymond Barre, Michel Debré, Simone Veil, Robert Badinter, Alain Peyrefitte — afin de mettre en perspective les ressorts du pouvoir actuel. Cette articulation entre hier et aujourd'hui constitue l'un des intérêts de l'ouvrage. Les portraits incisifs, parfois vachards, ne sont jamais dénués d'humanisme, un mot-clé pour comprendre le regard d'Alain Duhamel sur les acteurs de la « comédie du pouvoir » chère à Françoise Giroud. Cet esprit vif croque ses sujets avec une causticité élégante, cherchant moins à régler des comptes qu'à dévoiler les mécanismes, les contradictions et les tempéraments qui façonnent les politiques qui, doit-on le souligner, sont avant tout des êtres humains. Alain Duhamel s'attache donc à révéler ce qui se cache derrière les postures médiatiques, les discours convenus ou les stratégies de communication. La publication du livre s'inscrit, on le sait, dans un moment de forte défiance envers les institutions, Alain Duhamel l'évoque dans l'émission, à l'occasion de la dernière étude du CEVIPOF, le Centre d'étude de la vie politique de Sciences Po, qui met en relief ce que l'on pourrait appeler une aversion des Français pour la politique et le personnel politique. « Dans les temps aussi troublés qu'actuellement, les politiques ressemblent plus à des boucs émissaires qu'à des uniques coupables », écrit-il dans l'introduction du livre. Alain Duhamel apparaît comme un observateur dont la longévité lui permet de comparer les générations politiques, d'identifier les permanences ou les ruptures, de replacer les trajectoires individuelles dans une histoire longue ; « avec toute la liberté d'une longue expérience qui s'achève ». « Les politiques. Portraits et croquis », publié aux Éditions de l'Observatoire. Programmation musicale - Zela Margossian Quintet - Forecast - Red Garland - Long Ago and Far Away - Ryo Fukui - I Want to Talk About You.
Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/pourquoi-dit-on-soixante-dix-et-pas-septante
Soixante-troizième numéro du podcast Pourquoi Buffy c'est génial. Podcast complètement exceptionnel avec Sarthman, Riley, Malaurie, Xavier à la technique et une invitée incroyable : April le robot !!! Nous analysons ensemble le quinième épisode de la cinquième saison : I Was Made To Love You (Chagrin d'Amour)Écrit par Jane Espenson et réalisé par James A. Contner il fut diffusé pour la première fois le 20 février 2001.Nous vous proposons de revivre avec nous cet épisode sous forme de commentaires audio un peu particuliers dans lesquels nous tenterons d'analyser l'écriture, les personnages, la réalisation… Tout ce qui fait de Buffy une série si particulière et tellement sous estimée en France. A travers I Was Made To Love You, nous aborderons des relations amoureuses, la charge mentale des femmes dans ces relations, de Xander, de Warren, de Britney...Toutes les infos du podcast ici : pourquoibuffycestgenial.wordpress.com, discord.gg/feWftHmNous parlerons également :du film The Stepford Wives (1975)du film Her (2013)du film Companion (2025)du film I Saw the TV Glow (2024)du livre In Every Generation(2022)Des gros bisous à Severine, Samus, Cindy, Axelle, Ofé, Nico, Libellule, Graziella, Babsy, Remi, Navi, Relife, Le Blane, Virg, Ikwy, Sarah, Gabrielle de dreampow, Khun mel 29, Max, Mélanie, au Discord PBCG, à BuffyAngelShow, Bon épisode.
Le Gabon est secoué par un mouvement social qui perdure. Depuis la fin d'année dernière, les enseignants sont en grève. Ils exigent des recrutements, des avancements dans leur parcours, ainsi qu'une revalorisation des salaires – gelés depuis plus de dix ans maintenant. C'est la première crise sociale à laquelle est confronté le président Brice Oligui Nguema depuis la fin de la transition l'an dernier. Une crise qui ne surprend pas son principal adversaire politique, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, désormais dans l'opposition avec son parti Ensemble pour le Gabon. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Depuis décembre dernier, une grève des enseignants est en cours au Gabon, elle est même en train de s'intensifier. Etes-vous surpris par cette grève qui perdure depuis deux mois maintenant ? Alain-Claude Bilie-By-Nze : Vous savez, lorsqu'on augmente le nombre de députés et de sénateurs, qu'on augmente les salaires des parlementaires et la masse salariale de la présidence, on ne peut pas s'étonner que les enseignants qui, depuis des années, ont des problèmes d'intégration, de salaire et qu'ils revendiquent leurs droits. Aujourd'hui, ils ne demandent pas des droits nouveaux, mais que les droits acquis et prévus par les textes soient respectés. Donc, il n'y a pas de surprise à ce mouvement. Ce qui est étonnant même, c'est que le gouvernement semble totalement déconnecté, ne comprend pas ce qui se passe. Les Gabonais constatent que, pour eux, rien n'a changé mais, par contre, pour la nouvelle élite dirigeante, tout a changé en mieux. Pour les Gabonais, ça change en pire. Mais pourtant, vous étiez-vous même Premier ministre avant la chute d'Ali Bongo et l'accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema. Vous avez même participé pendant toute une décennie à quasiment tous les gouvernements successifs de l'ancien pouvoir. Vous disiez récemment sur TV5 que la crise actuelle n'est pas une crise nouvelle. Finalement, n'êtes-vous pas un peu comptable et co-responsable de la situation actuelle ? Quand j'ai quitté mes fonctions, la dette du pays était à 56 % du PIB, aujourd'hui elle est passée à 73 % et l'année prochaine, on sera à 85 % ! Et c'est cela le vrai enjeu. En deux mois et demi, les nouvelles autorités ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré, avec des promesses tous azimuts et en donnant des marchés à des copains. Henri-Claude Oyima, qui était ministre de l'Économie et des finances, dans un conflit d'intérêt patent, nous a révélé que 89 % des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc, il y a de la corruption et on ne peut pas continuer à accuser le régime déchu. Oligui Nguema est dans ce système depuis Omar Bongo, longtemps avant moi. Il gouverne avec les mêmes personnes qui étaient là avec moi, il n'y a pas de rupture dans ce système. À la crise sociale s'ajoute une crise économique qui, là aussi, n'est pas forcément nouvelle. Le Gabon vient de tendre la main au FMI pour mettre en œuvre « un programme de croissance », selon l'actuel ministre de l'Économie, Thierry Minko. Selon vous, cet appui du FMI annonce-t-il un futur plan d'austérité ? D'abord, si c'était une crise économique régionale où systémique, ça se saurait. C'est une crise qui est liée à des mauvais choix d'investissement et de non-diversification de l'économie. Soixante-cinq ans après les indépendances, c'est toujours les mêmes trois produits d'exportation que nous avons. Le pétrole continue à peser 40 % de nos ressources propres et 60 % de nos ressources d'exportation. C'est la mal gouvernance qui entraine cela. Aller chercher le FMI, c'est à la fois une bonne nouvelle car ça veut dire qu'il y aura un peu plus de transparence dans les finances publiques, une traçabilité. Mais aller chercher le FMI, c'est aussi une mauvaise nouvelle parce qu'on connait les recettes du FMI, et le ministre de l'Économie n'aura pas de marge de manœuvre. Cette loi de finances qui a été adoptée, ses hypothèses sont fausses. Elles le sont aussi bien sur le calcul des recettes, sur la question des emprunts, que sur les projections de croissance. Il faut la refaire. Au lieu de baisser les dépenses publiques, ils accroissent aujourd'hui la question des impôts, tout va coûter encore plus cher. Vous avez fondé le parti Ensemble pour le Gabon. Clairement, que proposez-vous comme alternative ? Qu'auriez-vous fait de différent, vous qui étiez au pouvoir pendant quand même une bonne décennie ? Lorsqu'il y a eu ce coup d'État, je ne l'ai pas applaudi, mais j'ai estimé que c'était peut-être l'occasion de redresser le pays. C'est pour cela que j'appelle aux états généraux de la nation pour refonder nos institutions. Quelle réforme majeure vous verriez, par exemple ? Mais, par exemple, déjà aujourd'hui, on a tous les pouvoirs exécutifs concentrés entre les mains d'un seul homme. Brice Oligui Nguema est président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, il préside le Conseil supérieur de la magistrature, il préside les forces de sécurité et de défense... Ça, ce n'est pas possible. Nous avons eu deux ans de transition. Nous avons un mandat de sept ans. Au bout du mandat, ça fera neuf ans qu'il sera aux responsabilités. Arrivez-vous quand même à identifier une part de votre propre responsabilité sur la situation actuelle au Gabon ? Et si vous y arrivez, quelle serait-elle ? Mais bien sûr ! Lorsque j'ai parcouru le Gabon dans la période préélectorale pour la présidentielle, j'ai dit aux Gabonais : « Oui, je reconnais qu'on aurait dû mieux gérer notre pays. » On avait des ressources suffisantes pour que le Gabon se développe, on ne l'a pas fait. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est pire que ce qu'on faisait. J'ai aussi demandé à ce qu'on mette en place la commission vérité, justice et réconciliation pour au moins trois éléments : quelles ont été les responsabilités des uns et des autres sur les crises postélectorales, notamment en 2016 ? Comment on fait pour réparer notre pays sur le plan économique et social ? Et comment on fait pour l'avenir ? Sur ces éléments-là, moi j'assume totalement. Je retiens les leçons de mon expérience pour mieux envisager l'avenir.
durée : 00:55:19 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - Soixante ans après Nostra Aetate, l'Église catholique admet aujourd'hui que le dialogue interreligieux n'est pas une concession au monde moderne, mais une fidélité plus profonde à l'Évangile lui-même, ce qui n'est pas sans importance dans les relations entre catholiques et musulmans. - réalisation : Daphné Leblond - invités : Michel Younès
durée : 00:03:35 - Le Regard culturel - par : Zoé Sfez - Ce film qui offre à Bardot son plus grand rôle dramatique est disponible sur Arte. Soixante-cinq ans plus tard, le film de Clouzot revient chargé d'ombres : celles de sa fabrication, du fait divers réel qu'il transforme, et de la figure de Brigitte Bardot. Que reste-t-il alors de ce chef-d'œuvre ?
durée : 00:03:35 - Le Regard culturel - par : Zoé Sfez - Ce film qui offre à Bardot son plus grand rôle dramatique est disponible sur Arte. Soixante-cinq ans plus tard, le film de Clouzot revient chargé d'ombres : celles de sa fabrication, du fait divers réel qu'il transforme, et de la figure de Brigitte Bardot. Que reste-t-il alors de ce chef-d'œuvre ?
Treize propriétés. Treize incendies. Zéro conséquence… jusqu'à maintenant.Dans cet épisode terrifiant de Dans Le Noir, découvrez l'histoire d'une arnaque à l'assurance qui tourne au cauchemar surnaturel. Un propriétaire et son équipe de trois hommes ont perfectionné leur système : trouver des maisons abandonnées, les asperger d'essence, y mettre le feu, et empocher l'argent de l'assurance. Douze fois, ils ont réussi. Douze fois, ils sont repartis riches et impunis.Mais la treizième propriété cachait un secret mortel.Lorsqu'ils allument cet incendie à 2h du matin, ils ne savent pas que deux innocents — une femme et son enfant — se cachent à l'intérieur, squattant la maison pour survivre à l'hiver. Brûlés vifs. Le rapport du chef des pompiers classe l'affaire comme "accidentelle". Les squatteurs portent la responsabilité. L'argent de l'assurance tombe comme prévu.Quarante-deux jours plus tard, le premier membre de l'équipe meurt dans un incendie domestique. Sol de la cuisine. Carbonisé. Cercueil fermé.Soixante-huit jours plus tard, le deuxième subit le même sort. Même lieu. Même mort atroce.Le propriétaire, dernier survivant, comprend trop tard : ce qu'ils ont brûlé est revenu. Il barricade sa maison, déconnecte tout, refuse d'allumer le moindre feu. Mais la faim finit par le rattraper. Un simple repas surgelé. Un four préchauffé.Et les pleurs d'un enfant qui résonnent dans sa cuisine vide.Une histoire où chaque flamme allumée devient un compte à rebours vers l'enfer.⚠️ AVERTISSEMENT : Cet épisode contient des descriptions graphiques de brûlures et de violence. Auditeurs sensibles s'abstenir.
durée : 00:14:24 - Les Midis de Culture - par : Antoine Leiris - Avec "Soixante-dix fantômes", Nathalie Quintane explore, en une suite de brefs éclats, les surgissements minuscules mais troublants d'un « fascisme ordinaire ». L'autrice y observe ces instants où le sensible vacille et où le réel semble se décaler. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Johan Faerber Editeur, essayiste, critique littéraire.; Romain de Becdelièvre Auteur, conseiller dramaturgique, producteur à France Culture
durée : 00:26:35 - Les Midis de Culture - par : Antoine Leiris - Aujourd'hui, dans le débat critique, nous parlerons de littérature qui s'intéresse au fascisme : Soixante-dix fantômes de l'autrice Nathalie Quintane paru à La Fabrique le 17 octobre ; et Nerona de l'autrice Hélène Frappat paru chez Actes Sud le 20 août. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Johan Faerber Editeur, essayiste, critique littéraire.; Romain de Becdelièvre Auteur, conseiller dramaturgique, producteur à France Culture
Soixante-cinq jours, cinq minutes et quarante-quatre secondes. C'est le temps qu'il a fallu à la police pour arrêter à l'automne 1993, le dénommé Richard Allen Davis, ravisseur et tueur d'une collégienne de 12 ans, Polly Klaas. Celle que tout un pays recherchait, première enfant disparue dont la photo allait faire le tour du monde grâce aux premiers pas d'internet. Surnommé partout la "petite fille de l'Amérique".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, abonnez-vous ! https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo La bataille de Camerone 30 avril 1863, au Mexique. Soixante-deux légionnaires français, isolés dans une hacienda perdue, affrontent plus de deux mille soldats mexicains. Ils savent qu'ils vont mourir — mais ils tiennent. Pendant onze heures, ils se battent jusqu'au dernier, fidèles à un serment qui va les rendre immortels.Cette émission raconte Camerone, la plus grande des défaites glorieuses, replacée dans le contexte du Second Empire et de la folle aventure de Napoléon III au Mexique. Une histoire de courage, d'illusion et d'honneur, devenue la légende fondatrice de la Légion étrangère. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 01:28:30 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - Le vampire est l'ombre portée de toute société. Ce "Ciné Club" dédié à Dracula retrace la saga draculienne depuis ses débuts en 1922 jusqu'à ses dernières incarnations sous la férule de Coppola en 1992. Soixante-dix années se sont écoulées qui ont vu muter sur l'écran l'image du Comte transylvanien. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Gilles Menegaldo Professeur émérite de littérature anglo-saxonne et de cinéma à l'Université de Poitiers; Serge Brussolo
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Pour écouter l'émission en entier, sans pub, abonnez-vous ! https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo La bataille de Camerone 30 avril 1863, au Mexique. Soixante-deux légionnaires français, isolés dans une hacienda perdue, affrontent plus de deux mille soldats mexicains. Ils savent qu'ils vont mourir — mais ils tiennent. Pendant onze heures, ils se battent jusqu'au dernier, fidèles à un serment qui va les rendre immortels.Cette émission raconte Camerone, la plus grande des défaites glorieuses, replacée dans le contexte du Second Empire et de la folle aventure de Napoléon III au Mexique. Une histoire de courage, d'illusion et d'honneur, devenue la légende fondatrice de la Légion étrangère. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Après plus de vingt ans d'attente, le Grand Musée égyptien s'apprête enfin à ouvrir ses portes ce samedi 1ᵉʳ novembre. Bien plus qu'un événement national, l'inauguration du plus grand musée archéologique du monde, situé au pied des pyramides, rassemblera un parterre de chefs d'État venus des quatre coins du monde et des centaines de journalistes. À la tête de cette mise en scène pharaonique du prestige égyptien, le président Abdel Fattah Al-Sissi compte faire briller l'image de son pays. De notre correspondant au Caire, Mohamed, la vingtaine, habite tout près des pyramides et du musée dont l'ouverture approche à grands pas. Un événement qui lui passe un peu au-dessus. « Hmm, ça ne m'intéresse pas vraiment. Peut-être que je regarderai la cérémonie avec les enfants à la télévision… et les feux d'artifice depuis le toit de l'immeuble », déclare Mohamed. À Kafr Nassar, ce quartier poussiéreux aux portes du désert, tout est prêt depuis une semaine. Les habitants s'organisent, comme ce tenancier de café coincé entre deux axes routiers. « La rocade va être fermée, toutes les routes qui mènent au musée aussi. Le président Al-Sissi attend des invités de marque », explique-t-il. Un événement mondial Soixante chefs d'État attendus, des centaines de journalistes… Les riverains, eux, regarderont ça de loin. Même si certains ne boudent pas leur plaisir : « C'est une aubaine ! Dans le quartier, tout le monde vit du tourisme. C'est une joie plus grande que la qualification de l'Égypte pour la Coupe du monde ! » Car avant d'être une fête égyptienne, cette inauguration se veut mondiale. Un message adressé à la planète, explique l'ancien ministre des Antiquités, Zahi Hawass : « Parce que nous croyons que les monuments égyptiens appartiennent à tout le monde, et pas seulement aux Égyptiens. Cinq cents chaînes de télévision vont retransmettre la cérémonie à travers le monde. » « Cette inauguration montrera que l'Égypte est un pays sûr » Depuis son bureau bardé de diplômes, l'archéologue vedette vante une opération de prestige au cœur d'une région marquée par les conflits : « C'est un message envoyé par le président de la République au monde entier : nous prenons soin de notre patrimoine. Ce musée va apporter beaucoup au pays. Des millions de touristes viendront, car cette inauguration montrera que l'Égypte est un pays sûr. » Un discours que tempère Khaled Azzab, professeur d'archéologie islamique, pour qui l'événement relève avant tout du soft power : « Celui qui coupe le ruban est celui qui récolte les honneurs de l'événement, qui attire la lumière sur lui et figure au premier plan sur la photo. » Derrière les paillettes, il y voit surtout un jeu diplomatique à grande échelle. « Ces rencontres ne sont jamais anodines : elles permettent d'échanger, d'apaiser des tensions, de régler certains différends. L'événement n'est pas une fin en soi », ajoute le professeur d'archéologie. À peine un mois après le sommet de Charm el-Cheikh et la signature du plan de paix pour Gaza, Le Caire saisit une nouvelle occasion de s'imposer comme pôle de stabilité au Moyen-Orient. Cette fois, à travers ses vestiges pharaoniques. À lire aussiÉgypte: le Grand Musée du Caire, un projet pharaonique, culturel et géopolitique
Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, 45 ans, est enlevé devant la brasserie Lipp à Paris. L'opposant politique au roi Hassan II subissait de nombreuses menaces, poussant sa famille à l'exil au Caire. Son corps n'a jamais été retrouvé. Soixante ans de mystère sur sa mort laissent en suspens de nombreuses hypothèses. Qui a planifié cet enlèvement ? Qui menaçait le militant avant sa disparition ? Comment s'est déroulé le premier procès en 1966 ? Quelles sont les zones d'ombre persistantes qui empêchent d'élucider l'affaire ? La voix du crime de cet épisode sur l'enlèvement de Mehdi Ben Barka, c'est son fils, Bachir Ben Barka. Il était âgé de 15 ans au moment de la disparition de son père. C'est lui qui poursuit le combat "pour la vérité et la mémoire" initié par sa mère défunte. Il retrace une disparition politique au micro de Marie Zafimehy. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.