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Didier Decoin "Maypops" (Stock)Un soir de mars 1944 en Caroline du Sud, État ségrégationniste alors sous l'emprise du Ku Klux Klan, deux petites filles blanches prennent leur vélo pour aller cueillir des maypops, une variété de passiflore aux couleurs éclatantes. On retrouvera leurs corps sans vie dans un marécage d'eau croupie.Georges Stinney Jr., un jeune Noir de quatorze ans, a eu le malheur d'être le dernier à leur adresser la parole. Le garçon est accusé, condamné sans preuves après un simulacre de procès et exécuté deux mois plus tard sur la chaise électrique. Soixante-dix ans après, le procès sera réouvert.Didier Decoin, que les faits divers ont toujours inspiré, nous emmène à la suite de la juge Lucy Mc Gillish, chargée d'étudier la révision éventuelle du jugement, et de son greffier noir, Goliath, dans la ville d'Alcolu où l'odeur des marais prend à la gorge.Qui a tué les deux innocentes fillettes ? Qui avait intérêt à juger en toute hâte l'enfant d'une famille pauvre ?Ce roman s'inspire d'une histoire vraie.Musique : Nat King Cole « On a bicycle built for 2 »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
durée : 00:05:45 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Le centenaire de la naissance de Marilyn Monroe donne lieu à de multiples événements, qui, aux États-Unis, sont organisés par une société du nom d'Authentic Brands Group. Soixante ans après sa mort, l'icône du cinéma reste très lucrative, et elle n'est pas la seule. - réalisation : Caroline Bennetot, Éric Chaverou, Marie Viennot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Soixante-deux jours après le début du conflit, le président américain Donald Trump ne cède pas, et le blocus qu'il a ordonné dans le détroit d'Ormuz persiste depuis près de trois semaines.▶ Le Média doit réunir 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Sa survie en dépend.
Pour tous ceux qui ont la possibilité d'arpenter le sud de la France et plus précisément la ville de l'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, une exposition gratuite est à ne pas manquer à la fondation Villa Datris. « Méditerranée, odyssées contemporaines », c'est son intitulé. Soixante-quatorze artistes venus de tout le pourtour méditerranéen livrent leur vision de ce que représente pour eux la « mare nostrum » des latins, carrefour de civilisations, lieu de luttes, de métissages et de mémoire. Qu'est-ce que la Méditerranée ? À cette question, l'historien français Fernand Braudel répondait : « Des civilisations entassées les unes sur les autres. » C'est à cet empilement, ce carrefour, que la fondation Datris a voulu rendre hommage en conviant 74 artistes à exprimer leur ressenti sur la Méditerranée. Stéphane Baumet est le directeur de la fondation. « C'est un regard sur la Méditerranée et un constat que l'on peut faire sur l'état de cette mer, constat d'un point de vue écologique, de la beauté, des tensions, mais c'est aussi un constat de toute cette richesse merveilleuse, de tous ces échanges entre les artistes mais également les cultures et aussi l'histoire ». Dans les salles et dans le jardin de cette villa-musée fondée par le couple Danièle Marcovici et Tristan Fourtine, les œuvres expriment des préoccupations différentes en fonction des rives de la Méditerranée. Simohammed Fettaka, plasticien marocain, a recouvert la mer de petits soldats de plastique bleu. Une œuvre baptisée « Camouflage ». « Cette œuvre est née d'une expérience personnelle. En grandissant à Tanger, j'ai vu des amis, des voisins, des gens de la famille qui traversaient la Méditerranée de façon illégale. On les appelle les Harragas. Et ces gens qui partent, soit ils réussissent, soit ils meurent. Et c'est de là que m'est venue l'idée que la Méditerranée est un champ de bataille pour moi. Soit tu reviens en héros, soit tu meurs noyé. » « Qu'est-ce que nous faisons là ? » Vu de France, et par le regard acéré de l'artiste Laurent Perbos, la Méditerranée, c'est un palmier en matière plastique. « Cette œuvre s'appelle Ibiza, elle fait référence à des noms de plages ou de sites balnéaires où les gens ont envie d'aller, qui sont des fantasmes du tourisme. Là, c'est un palmier que j'ai réalisé à partir d'étais de chantier que je superpose. Et le bouquet au sommet est composé de frites de piscine et de bouées de plage. Tous ces objets-là sont des objets issus de la consommation de masse ; et cela nous renvoie tout de suite à cette question : "Qu'est-ce que nous faisons là ? Est-ce que nous ne sommes pas en train de consommer uniquement un miroir aux alouettes ?" » Miroir aux alouettes, miroir de nos rêves et de nos espoirs, cette mer que nous partageons est aussi et avant tout pour les artistes présents à la Villa Datris un espace de liberté. Et parfois, la liberté, c'est celle de dire « non ». Plusieurs artistes maghrébins ont annulé leur présence dans l'exposition pour protester contre celle d'une artiste israélienne, Sigalit Landau, qui, elle-même, a fini par jeter l'éponge. ► À voir jusqu'au 1ᵉʳ novembre à la fondation Villa Datris.
Pour tous ceux qui ont la possibilité d'arpenter le sud de la France et plus précisément la ville de l'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, une exposition gratuite est à ne pas manquer à la fondation Villa Datris. « Méditerranée, odyssées contemporaines », c'est son intitulé. Soixante-quatorze artistes venus de tout le pourtour méditerranéen livrent leur vision de ce que représente pour eux la « mare nostrum » des latins, carrefour de civilisations, lieu de luttes, de métissages et de mémoire. Qu'est-ce que la Méditerranée ? À cette question, l'historien français Fernand Braudel répondait : « Des civilisations entassées les unes sur les autres. » C'est à cet empilement, ce carrefour, que la fondation Datris a voulu rendre hommage en conviant 74 artistes à exprimer leur ressenti sur la Méditerranée. Stéphane Baumet est le directeur de la fondation. « C'est un regard sur la Méditerranée et un constat que l'on peut faire sur l'état de cette mer, constat d'un point de vue écologique, de la beauté, des tensions, mais c'est aussi un constat de toute cette richesse merveilleuse, de tous ces échanges entre les artistes mais également les cultures et aussi l'histoire ». Dans les salles et dans le jardin de cette villa-musée fondée par le couple Danièle Marcovici et Tristan Fourtine, les œuvres expriment des préoccupations différentes en fonction des rives de la Méditerranée. Simohammed Fettaka, plasticien marocain, a recouvert la mer de petits soldats de plastique bleu. Une œuvre baptisée « Camouflage ». « Cette œuvre est née d'une expérience personnelle. En grandissant à Tanger, j'ai vu des amis, des voisins, des gens de la famille qui traversaient la Méditerranée de façon illégale. On les appelle les Harragas. Et ces gens qui partent, soit ils réussissent, soit ils meurent. Et c'est de là que m'est venue l'idée que la Méditerranée est un champ de bataille pour moi. Soit tu reviens en héros, soit tu meurs noyé. » « Qu'est-ce que nous faisons là ? » Vu de France, et par le regard acéré de l'artiste Laurent Perbos, la Méditerranée, c'est un palmier en matière plastique. « Cette œuvre s'appelle Ibiza, elle fait référence à des noms de plages ou de sites balnéaires où les gens ont envie d'aller, qui sont des fantasmes du tourisme. Là, c'est un palmier que j'ai réalisé à partir d'étais de chantier que je superpose. Et le bouquet au sommet est composé de frites de piscine et de bouées de plage. Tous ces objets-là sont des objets issus de la consommation de masse ; et cela nous renvoie tout de suite à cette question : "Qu'est-ce que nous faisons là ? Est-ce que nous ne sommes pas en train de consommer uniquement un miroir aux alouettes ?" » Miroir aux alouettes, miroir de nos rêves et de nos espoirs, cette mer que nous partageons est aussi et avant tout pour les artistes présents à la Villa Datris un espace de liberté. Et parfois, la liberté, c'est celle de dire « non ». Plusieurs artistes maghrébins ont annulé leur présence dans l'exposition pour protester contre celle d'une artiste israélienne, Sigalit Landau, qui, elle-même, a fini par jeter l'éponge. ► À voir jusqu'au 1ᵉʳ novembre à la fondation Villa Datris.
durée : 00:09:01 - Les journaux de France Culture - Il était l'une des dernières figures des grands de l'âge d'or du jazz. Le saxophoniste Sonny Rollins est mort lundi 25 mai à l'âge de 95 ans. Celui qui a accumulé au fil des ans les plus prestigieuses récompenses laisse derrière lui une carrière jalonnée de chefs-d'œuvre. - réalisation : Mathieu Laurent, Annie Brault, Martin Desclozeaux, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Île-de-France, on respire un air deux fois moins pollué qu'il y a vingt ans. Mais la pollution atmosphérique cause encore environ 8 000 décès prématurés chaque année dans la région — et certaines des politiques qui ont permis ces progrès sont aujourd'hui remises en question.Dans cet épisode, j'interroge Karine Léger, directrice d'Airparif, l'association qui surveille la qualité de l'air des douze millions d'habitants d'Île-de-France. Elle nous explique ce qui a vraiment fonctionné en vingt ans, pourquoi l'ozone résiste à toutes les politiques publiques, et ce que chacun peut faire concrètement pour se protéger.
En UNE nuit. Sur UNE publication. Et tout le monde trouve ça parfaitement normal — bien sûr, c'est l'IA, c'est la révolution, c'est différent cette fois… (mais oui, mais oui...) Nvidia minus 12 hours. Le café est encore tiède, les marchés transpirent, et la planète entière attend qu'un type en veste en cuir noir vienne lui dire si elle a le droit de continuer à danser, ou s'il faut commencer à chercher la sortie de secours. Petit récapitulatif joyeux de la situation : → Le 30 ans américain : 5,19%. Plus haut depuis juillet 2007. Vous savez, l'année où Lehman Brothers existait encore, où personne ne savait ce qu'était un subprime, et où je pensais qu'être trader en banque c'était la « vraie vie ». Bref, une époque révolue. Mais bon, c'est juste un détail comptable. → Le 40 ans japonais : 4,42%. Record absolu. Le pays qui a INVENTÉ les taux zéro et le yield curve control vient de réinventer la stratosphère. Bravo à toute l'équipe. → Le détroit d'Ormuz : fermé depuis fin février. Trois mois. Mais c'est pas grave, hein, on a encore du pétrole jusqu'à mardi (à 111 dollars le baril, mais c'est tout aussi pas grave). → Le Bank of America Fund Manager Survey de mai vient de nous lâcher une petite bombe nucléaire silencieuse : 62% des gérants mondiaux anticipent un 30 ans américain à 6%. Soixante-deux pour cent. C'est-à-dire que dans le secret de leur cerveau, six gérants sur dix pensent que le système est en train de craquer. Mais en réunion, devant le client, ils disent que tout va bien. Évidemment. Et pendant ce temps, le Nasdaq 100 est en hausse de 75% depuis le « Liberation Day » de Trump et flirte avec ses plus hauts historiques. Bref. C'est la scène finale du Titanic. L'orchestre joue. Les gens dansent. Le champagne coule. Et dans la salle des machines, il y a déjà de l'eau jusqu'aux cuisses — mais personne ne veut regarder en bas. Parce que regarder en bas, ça gâche la fête. Au menu de cette vidéo : ✅ Pourquoi le marché obligataire est en train de hurler à la mort (et pourquoi tout le monde s'en cogne) ✅ Pourquoi Trump joue à Pierre et le Loup avec l'Iran depuis trois mois (et pourquoi même son chien commence à ne plus rappliquer) ✅ Pourquoi Kevin Warsh prend ses fonctions à la Fed avec une patate chaude dans chaque main et une grenade dégoupillée entre les dents ✅ Pourquoi Jensen Huang est en train de devenir une figure quasi-religieuse (et pourquoi ce soir, il doit soit marcher sur l'eau, soit glisser sur la savonnette) ✅ Pourquoi sur les 13 dernières publications de Nvidia, le titre a baissé en médiane de 2,2% le lendemain — alors même qu'il bat les attentes à chaque fois (oui, c'est ça le « syndrome du parfait obligatoire » — on en parle dans la vidéo) ✅ Et pourquoi le marché des options price un mouvement de 6 à 7% ce soir, soit 350 milliards de dollars qui peuvent partir en fumée ou s'envoler en quelques heures ⚠️ Quand 75% des gérants mondiaux considèrent le « long global semiconductors » comme le trade le plus crowded du marché, c'est qu'on est officiellement TOUS du même côté du bateau. Et pour ceux qui ont raté le cours de physique de quatrième : quand tout le monde est du même côté du bateau, le bateau, en général, il se retourne. C'est ce qu'on appelle un théorème.
durée : 00:02:53 - Soixante-dix caravanes et environ 250 personnes se sont installées sur le complexe sportif des Cluzelles, notamment sur le terrain de rugby, à Châteaugay, dans le Puy-de-Dôme. Le maire a déposé plainte ce lundi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le 16 mai 1956, la Grande-Bretagne déclenche l'essai nucléaire G1 aux îles Montebello, au large de l'Australie-Occidentale, terre traditionnelle du peuple Noala. Baptisée Opération Mosaic, cette série de deux essais s'inscrit dans la course à l'armement nucléaire de la guerre froide. Malgré les promesses d'absence de danger, les retombées radioactives ont atteint le continent australien. Soixante-dix ans après, l'opération Mosaic s'inscrit dans l'histoire des douze essais nucléaires majeurs menés en Australie entre 1952 et 1957, tous réalisés sur des terres autochtones.
Le 16 mai 1956, la Grande-Bretagne déclenche l'essai nucléaire G1 aux îles Montebello, au large de l'Australie-Occidentale, terre traditionnelle du peuple Noala. Baptisée Opération Mosaic, cette série de deux essais s'inscrit dans la course à l'armement nucléaire de la guerre froide. Malgré les promesses d'absence de danger, les retombées radioactives ont atteint le continent australien. Soixante-dix ans après, l'opération Mosaic s'inscrit dans l'histoire des douze essais nucléaires majeurs menés en Australie entre 1952 et 1957, tous réalisés sur des terres autochtones.
En Ukraine, en Afghanistan, au Mali ou au Moyen-Orient, la guerre ne détruit pas seulement les vies, elle frappe aussi le patrimoine, les musées, des sites historiques, des lieux de culte... Que ces destructions soient intentionnelles ou accidentelles, le résultat est le même : les guerres privent aussi les populations de la relation à leur histoire, leur héritage culturel. Agnès Carayon, commissaire de l'exposition « Byblos, cité millénaire du Liban », Elisabeth Essaian et Mathilde Leloup, commissaires de l'exposition « Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa », étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. Tania Zaven, directrice du site de Byblos au Liban était également avec nous par téléphone. ► Chronique : Le hit de la semaine Kayz Loum nous présente son coup de cœur musical du moment : Ireke, un groupe aux vibrations qui se baladent entre la Bretagne, les États-Unis et l'Afrique. ► Reportage : Soixante villes françaises associées, près de deux cents projets, des expositions, des concerts, des performances… L'évènement de la Saison Méditerranée voit large. Jose Marinho nous présente le programme ! ► Playlist du jour : - Tära - Diaspora. - Mulatu Astatke - Yekermo Sew.
En Ukraine, en Afghanistan, au Mali ou au Moyen-Orient, la guerre ne détruit pas seulement les vies, elle frappe aussi le patrimoine, les musées, des sites historiques, des lieux de culte... Que ces destructions soient intentionnelles ou accidentelles, le résultat est le même : les guerres privent aussi les populations de la relation à leur histoire, leur héritage culturel. Agnès Carayon, commissaire de l'exposition « Byblos, cité millénaire du Liban », Elisabeth Essaian et Mathilde Leloup, commissaires de l'exposition « Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa », étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. Tania Zaven, directrice du site de Byblos au Liban était également avec nous par téléphone. ► Chronique : Le hit de la semaine Kayz Loum nous présente son coup de cœur musical du moment : Ireke, un groupe aux vibrations qui se baladent entre la Bretagne, les États-Unis et l'Afrique. ► Reportage : Soixante villes françaises associées, près de deux cents projets, des expositions, des concerts, des performances… L'évènement de la Saison Méditerranée voit large. Jose Marinho nous présente le programme ! ► Playlist du jour : - Tära - Diaspora. - Mulatu Astatke - Yekermo Sew.
Les Baladeurs existent aussi en BD, rendez-vous sur lesbaladeurs.fr pour les découvrir.L'Annapurna, montagne mythique considérée comme étant la plus meurtrière au monde, fascine autant qu'elle intimide. En 2025, Vadim Druelle s'y engage pour une ascension en one push. Mais avant de tenter d'atteindre le sommet, il doit prendre le temps de s'acclimater, redescendre, recommencer, attendre jusqu'à se sentir prêt. Car sur l'Annapurna, la patience est une condition de survie et à la moindre erreur, il sera trop tard pour faire demi-tour.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
IA générative et marketing sont-ils compatibles ? La question de savoir si l’IA va « tuer » le marketing peut sembler éculée, et pourtant elle est sur toutes les lèvres dans la profession. Thomas Husson, vice-président et analyste principal chez Forrester Research, basé à Paris, étudie depuis des années le carrefour entre marketing, technologie et comportement des consommateurs sur les marchés européens. Dans un entretien de fond, il démonte le paradoxe européen autour de l’IA générative, l’éternel fossé entre DSI (CIO) et directeurs marketing (CMO), l’écart entre l’enthousiasme des POC et la réalité de la mise en production, et la question épineuse de ce que l’IA signifie concrètement pour la prochaine génération de marketeurs. Ses réponses sont mesurées, parfois directes, toujours ancrées dans les données de Forrester Research. L’IA ne sonnera pas le glas du marketing Thomas Husson est convaincu que le marketing sera profondément transformé par l’IA générative. Mais il ne croit pas à sa disparition. Photo : Thomas Husson à Paris Retail Week, fin 2023 Ma première question était la plus évidente : les directeurs marketing vont-ils être rendus obsolètes par l’intelligence artificielle ? La réponse de Thomas Husson est sans ambiguïté, et mérite d’être posée d’emblée clairement. C’est un « non » catégorique. Le rôle va évoluer. Les méthodes vont changer. Mais l’existence même du marketing en tant que discipline n’est pas, selon lui, en jeu. « Le marketing restera toujours une affaire de compréhension du client, de définition d’une stratégie de marque et de tenue de la promesse faite au client à travers l’expérience. » Thomas Husson, Forrester Research Des perspectives floues, des pressions bien réelles Cela dit, Thomas Husson ne se fait aucune illusion sur les pressions qui s’accumulent au sein des organisations marketing. Certaines tâches seront automatisées, c’est incontestable. Les vraies questions sont lesquelles, à quel rythme, et si l’automatisation d’une tâche condamne nécessairement le métier qui l’entoure. Sa réponse à cette dernière question est non, du moins pas de façon aussi mécanique qu’on pourrait le croire. « Les emplois vont évoluer, c’est certain. De nouveaux emplois vont être créés. La plupart des métiers vont changer. Notre façon de travailler va changer. La façon dont nous travaillons avec les agences, avec les partenaires externes, les processus, les flux de travail. C’est la forme du travail qui se transforme, pas le travail lui-même », a-t-il ajouté. Pour ceux qui espéraient un verdict plus tranché, la lecture de Thomas Husson peut sembler décevante. Mais elle reflète ce que les données de Forrester Research montrent réellement. Elle pointe aussi vers le défi pratique le plus important pour l’IA comme pour les directeurs marketing, à savoir gérer une transformation profonde sans tomber dans le catastrophisme ni s’y laisser porter les yeux fermés. L’IA ne tuera pas le marketing, Forrester imagine que la petite flamme du marketing continuera de briller. Image réalisée avec Midjourney. Le paradoxe européen, entre surestimation et enthousiasme Une étude de Forrester a livré un résultat qui, à première vue, semble contradictoire, comme Thomas l’a souligné lors de notre entretien. Cinquante-cinq pour cent des marketeurs B2B européens estiment que l’IA générative est surestimée. Et pourtant, 81 % des praticiens du marketing en Europe se décrivent comme enthousiastes à son égard. Comment les deux peuvent-ils être vrais en même temps ? Thomas explique ce paradoxe sans difficulté. Le scepticisme des décideurs est parfaitement rationnel. L’IA est omniprésente dans les conférences, les argumentaires commerciaux et la couverture médiatique. « Il y a une fatigue de l’IA. Et surtout, certains éditeurs en font vraiment trop, et les gains de productivité qu’ils promettent ne sont tout simplement pas au rendez-vous », a-t-il déclaré. L’écart entre le discours et ce que l’on vit réellement sur le terrain est suffisamment grand pour engendrer une frustration bien légitime. Marketing et IA générative : gagner du temps et travailler autrement Mais ceux qui utilisent vraiment ces outils, souvent officieusement, ont un tout autre vécu. Ils gagnent du temps et font leur travail différemment. Ils découvrent des capacités auxquelles ils ne s’attendaient pas. « À court terme, tout est surestimé, y compris le nombre de suppressions d’emplois. À long terme, les choses sont sous-estimées, parce que l’IA sera liée à d’autres technologies, et oui, elle va réinventer beaucoup de choses. » Thomas Husson, Forrester Research C’est une reformulation précise de la loi d’Amara. Roy Amara, ancien président de l’Institute for the Future, avait observé que nous avons tendance à surestimer l’impact à court terme des nouvelles technologies et à en sous-estimer l’impact à long terme. La citation est souvent attribuée à tort à Bill Gates, mais Thomas prend soin de rétablir la paternité exacte. Il l’applique directement à la conversation sur l’IA et les directeurs marketing. Le bruit à court terme noie un signal à long terme bien plus important. Interrogé sur ce que « long terme » signifie concrètement à l’heure de l’accélération de l’IA, Thomas Husson a été précis : « sans doute plus proche de cinq à sept ans que de dix ou quinze, mais pas demain pour autant ». Du POC à la production : le vrai problème de l’IA en Europe L’enquête State of AI Survey 2025 de Forrester Research contient un chiffre qui mérite bien plus d’attention qu’il n’en reçoit. Les organisations européennes accusent un retard sur leurs homologues non européennes dans l’usage en production de l’IA générative : 62 % contre 72 %. L’écart ne se situe pas dans l’expérimentation. Il est dans le passage à l’acte. La réglementation est l’explication la plus souvent avancée, et Thomas Husson la balaie avec sa franchise habituelle. L’AI Act est une contrainte réelle, mais ce n’est pas la cause principale du déficit de mise en production en Europe. Il fonctionne, selon lui, comme une excuse à double tranchant. Les pionniers affirment qu’il les empêche d’avancer assez vite, tandis que les organisations frileuses s’en servent pour justifier leur immobilisme. Ni l’une ni l’autre de ces positions ne résiste à l’examen. Le virage sera serré pour le marketing avec l’IA générative qui bouscule méthodes et outils, mais pas forcément la raison-d’être de la discipline. Image réalisée avec Midjourney. Un fossé culturel et organisationnel profond Le problème de fond est organisationnel et culturel. Les entreprises américaines et chinoises pensent global dès le premier jour, tandis que les entreprises européennes, notamment les plus grandes, continuent de fonctionner marché par marché. La France d’abord, puis le Royaume-Uni, puis l’Allemagne. L’ambition est calibrée différemment. Il existe également un défi structurel autour du financement et de la capacité à passer à l’échelle. Cela dit, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne arrivent en tête de l’adoption parmi les pays européens dans les données de Forrester Research. Le problème pour ces marchés de tête n’est pas de savoir s’ils utilisent l’IA générative. Vingt-huit pour cent des décideurs marketing B2B européens ne parviennent pas à identifier clairement où l’appliquer. Ils ont l’outil. Il leur manque la stratégie. « Ce n’est pas utiliser l’IA pour elle-même mais comment est-ce que j’utilise l’IA pour servir mes objectifs marketing ? C’est la question. La seule qui vaille. » Thomas Husson, Forrester Research Il préconise de petits projets IA ciblés, avec un retour sur investissement transparent, comme moyen de créer une dynamique et de démontrer des résultats. Quand on lui demande si cela ne risque pas de maintenir l’organisation dans une logique purement incrémentale, il concède le point sans détour. « Si vous ne faites que de petits projets ciblés, ce sera incrémental et pas suffisamment ambitieux. Il faut les inscrire dans une vision et une feuille de route. » Thomas Husson, Forrester Research Marketing et IA générative : mesurer la productivité honnêtement La productivité est le premier moteur de l’adoption de l’IA dans l’enquête State of AI Survey 2025 de Forrester Research. C’est aussi, selon Thomas Husson, la métrique la plus exposée à l’inflation des éditeurs. Dans les modélisations de Forrester Research, un facteur de conversion de 50 % est appliqué aux annonces de gains de productivité des fournisseurs. Si un outil fait gagner une heure, l’avantage réaliste en productivité est d’environ 30 minutes de production supplémentaire. Ce n’est pas un ajustement marginal, cela divise par deux les chiffres annoncés en grande pompe à la une des journaux que les éditeurs publient régulièrement. « Il faut appliquer une décote au discours des éditeurs quand ils annoncent 40, 50, 80, 100 % de gains de productivité. Des gains, il y en a, mais ils ne sont pas aussi élevés qu’on pourrait le croire. » Thomas Husson, Forrester Research Il y a aussi une dimension de motivation que les modèles prennent rarement en compte. Quand le travail devient plus facile à produire, il peut aussi devenir moins engageant à réaliser. L’effort cognitif qui nourrissait jusqu’ici la concentration et la satisfaction disparaît en partie, avec des conséquences sur la qualité et l’implication qu’aucune présentation d’éditeur ne prend en considération. Forrester ne voit pas l’IA générative comme une tueuse de marketing. Mais à long terme la question sera sans doute différente. On sent d’ailleurs une certaine inquiétude chez les jeunes générations de marketeurs. On leur promet de nouveaux métiers sans pour autant être capables de les nommer. Image réalisée avec Midjourney. IA générative et directeurs marketing : qui tient vraiment les rênes ? Le fossé entre DSI et directeurs marketing est un thème récurrent dans les discussions sur les technologies marketing. Les données de Forrester Research suggèrent que l’écart au niveau des dirigeants s’est réduit, en partie grâce aux collaborations nées pendant la période post-COVID. Mais au niveau des équipes, les tensions persistent, et les données sur la gouvernance de l’IA sont saisissantes. Les directeurs marketing ne représentent que 8 à 10 % des pilotes de la stratégie IA dans les organisations. Dans la grande majorité des cas, c’est le DSI ou le CTO qui pilote le déploiement de l’IA. Thomas Husson comprend la logique : gouvernance des données, sécurité, scalabilité. Ce sont des préoccupations légitimes. Mais il estime que cette façon de faire est erronée. « C’est exactement la même erreur qui s’est produite avec la transformation digitale. L’IA doit être au service, d’abord, du client, et par conséquent des fonctions métier qui le servent. Il y a un décalage beaucoup trop important entre une plateforme IA sécurisée et scalable d’un côté, et les besoins des marketeurs de l’autre. » Thomas Husson, Forrester Research La conséquence structurelle de cette dynamique est prévisible. Quand le DSI contrôle les outils et que les directeurs marketing n’ont pas ce dont ils ont besoin, le « Shadow AI » prolifère. Plus le DSI verrouille la plateforme officielle, plus les équipes multiplient les solutions non officielles. C’est un cercle vicieux qui accroît le risque de gouvernance tout en donnant l’illusion du contrôle. Le paysage MarTech aggrave encore le problème. Selon les données citées par Thomas Husson, 2 500 nouvelles solutions IA ont été ajoutées au marché en un an, tandis que 1 211 outils pré-IA étaient retirés. Évaluer ce paysage exige une expertise transversale qu’aucun directeur marketing ni aucun DSI ne possède seul. La nécessité d’une vraie collaboration, plutôt que la coexistence polie qui en tient lieu dans la plupart des organisations, n’a jamais été aussi forte. Emplois, agences et étudiants : que leur réserve l’avenir ? Les données de l’enquête sur l’emploi sont préoccupantes. Cinquante-sept pour cent des décideurs marketing terrain en Europe estiment que l’adoption de l’IA entraînera des suppressions de postes dans leurs équipes. Soixante-huit pour cent affirment que de nouveaux rôles seront créés. L’espace entre ces deux chiffres, c’est là que vit la vraie inquiétude. Pour une perspective plus large sur l’impact de l’IA sur l’emploi, y compris les prévisions de Forrester Research pour les États-Unis, voir notre article précédent : AI Job Impact in the US: the Apocalypse Can Wait. Pour une vision à plus long terme de la façon dont l’IA générative remodèle les métiers, voir aussi : GenAI Impact on Jobs. Un impact déjà mesurable Les centres de contact et l’exécution des tâches marketing de base enregistrent déjà un impact mesurable. Les agences subissent une pression visible. Mais Thomas revient sans cesse sur la distinction entre automatisation des tâches et suppression des emplois. La plupart des pertes d’emplois ne sont pas encore directement imputables à l’IA, et le tableau demande de la nuance, pas de l’alarmisme. Sur les nouveaux rôles, la réponse la plus juste est qu’il est difficile de les nommer avant même qu’ils apparaissent. Il y a vingt ans, personne ne recrutait de community managers. Les emplois qui émergeront de la transformation actuelle seront tout aussi difficiles à anticiper. Ce que Thomas Husson dit en revanche, c’est que travailler avec des agents intelligents, gérer leurs productions et comprendre leurs limites deviendra une compétence fondamentale, non plus une spécialité réservée à quelques-uns. Quant à ses conseils aux professeurs et intervenants du marketing pour leurs enseignements, ils sont très clairs également : « Apprenez-leur les bases du marketing, elles ne changeront pas. Insufflez beaucoup plus de sciences humaines traditionnelles : éthique, émotion, anthropologie. Ces dimensions vont gagner en importance. La curiosité aussi. Et ils doivent utiliser ces outils, apprendre à s’en servir pour pouvoir développer leur sens critique. » Thomas Husson, Forrester Research Il y a une ironie dans ce conseil que Thomas reconnaît implicitement. Les métiers du digital seront probablement les premiers touchés par l’automatisation induite par l’IA, précisément parce qu’ils sont déjà les plus numérisés. Les dimensions analogiques du marketing, qui semblaient les plus vulnérables à la disruption digitale, se révèlent plus résistantes que prévu. L’IA est la suite de la transformation digitale, pas une rupture avec elle. Cette conversation a également mis en lumière un problème structurel non entièrement résolu. Si les organisations réduisent les recrutements en entrée de carrière pour comprimer les coûts, et que ces postes constituaient le vivier de formation traditionnel de la prochaine génération, alors le processus d’apprentissage itératif qui forge l’expertise senior est en train d’être rompu. L’IA peut enseigner beaucoup de choses, mais la dimension sociale de l’apprentissage aux côtés d’un collègue, au fil du temps, ne se réplique pas facilement. Le marketing B2B, en avance sur son temps Une idée reçue veut que l’enthousiasme pour l’IA générative en marketing soit avant tout un phénomène B2C. Thomas Husson conteste cela fermement. Dans son analyse, les marketeurs B2B sont en réalité en avance dans plusieurs domaines, notamment la génération de contenu, la personnalisation et l’aide à la vente dans des processus d’achat complexes impliquant de multiples parties prenantes. Ce que le B2B découvre aussi, c’est que la distinction tranchée entre une prise de décision B2B rationnelle et un engagement B2C émotionnel est moins solide qu’on ne le suppose généralement. Quand un groupe d’acheteurs prend une décision aux conséquences professionnelles significatives, l’émotion n’est pas absente. Elle est structurée différemment et, à certains égards, engage davantage. « Ce n’est pas le « humain plus IA blah blah blah » qu’on entend à longueur de journée. Il faut une approche plus nuancée. Au fond, l’IA cherche à répliquer le cerveau humain, mais on ne sait pas vraiment comment fonctionne le cerveau humain. On ne sait pas comment fonctionne la conscience. Donc je prendrais les choses avec des pincettes avant de porter le moindre jugement définitif. » Thomas Husson, Forrester Research La vision à long terme J’ai conclu en demandant à Thomas comment il utilise l’IA dans son propre travail. Sa réponse était pragmatique. Il s’agit de synthétiser le flux incessant de contenus publiés chaque jour sur l’IA et de filtrer ce qui est vraiment nouveau de ce qui ne fait que recycler des idées existantes. Derrière lui, lors de l’appel vidéo, on apercevait une photographie prise en Thaïlande, de moines bouddhistes. Il a souri quand je l’ai mentionné. « C’est un bon rappel que tout n’est pas digital et que tout ne tourne pas autour de la technologie. C’est la vraie vie qui compte. » Pour l’IA et les directeurs marketing, c’est peut-être l’angle le plus utile. La technologie est réelle, la disruption est réelle, l’urgence est réelle. Mais l’inertie des organisations l’est tout autant, tout comme le rythme du changement culturel et la complexité bien réelle de la façon dont les êtres humains prennent leurs décisions, nouent des relations et construisent la confiance. La loi d’Amara n’est pas un prétexte à l’immobilisme. C’est une invitation à planifier avec soin, à agir avec méthode, et à résister à la tentation de prendre les annonces pour des résultats. Rapports Forrester Research cités dans cet article The AI CMO: Growth Accountability Gets Next-Level — Mike Proulx et al., avril 2026 The State Of CMO/CIO Collaboration For 2026 — Thomas Husson et al., janvier 2026 Generative AI Adoption In European B2B Marketing Organizations — Christina Schmitt et al., décembre 2025 À propos de Thomas Husson Thomas Husson est vice-président et analyste principal chez Forrester Research, basé à Paris. Il couvre la stratégie marketing, la gestion de marque, le marketing mobile et le carrefour entre technologie et comportement des consommateurs sur les marchés européens. Ses recherches portent sur la façon dont les directeurs marketing et les organisations marketing naviguent dans la transformation digitale, l’adoption de l’IA et l’évolution de la relation entre les marques et leurs clients. Profil analyste Forrester Research : forrester.com À propos de Forrester Research Forrester Research est l’un des cabinets d’études et de conseil les plus influents au monde, fondé en 1983 et dont le siège est à Cambridge, dans le Massachusetts. Il accompagne les dirigeants d’entreprise et les responsables technologiques dans les domaines du marketing, de l’informatique et de l’expérience client, en leur fournissant données, analyses et cadres de référence pour guider leurs décisions stratégiques. Les données citées dans cet article s’appuient sur deux publications principales de Forrester Research : le Forrester Marketing Survey 2025 et le State of AI Survey 2025, qui couvrent l’adoption de l’IA générative et ses implications organisationnelles sur les marchés B2B européens et mondiaux. Site de Forrester Research : forrester.com The post L’IA ne tuera pas le marketing selon Forrester appeared first on Marketing and Innovation.
Dans cette émission "Géostratégix", Sara Trabi et Pascal Boniface reviennent sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran, déclenchée fin février après une opération militaire d'ampleur menée par Washington et ses alliés. Soixante jours plus tard, le conflit s'enlise et ses répercussions dépassent largement la région, notamment depuis le blocus du détroit d'Ormuz, point stratégique du commerce mondial de pétrole. Une situation qui pèse déjà sur les marchés énergétiques et fait craindre des pénuries.▶ Soutenez notre campagne pour la TNT IDF :
Le Gabon souhaite diversifier ses revenus tirés du pétrole. Dès 2028, le pays veut devenir exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL). Les expéditions seront assurées depuis le terminal pétrolier du Cap Lopez, situé dans la banlieue de Port-Gentil, la capitale économique du pays. Le projet est conduit et financé par le groupe franco-britannique Perenco, premier producteur de pétrole au Gabon avec 100 barils par jour. Soixante-neuf ans après sa construction par Total Gabon, le terminal pétrolier du cap Lopez, dédié à l'expédition du pétrole brut gabonais sur le marché international, connaît actuellement des grands travaux d'extension pour en faire un hub gazier. Rida Yayaoui, directeur du projet, dépeint : « Vous êtes ici dans la zone qui va accueillir, au Cap Lopez, le projet LNG. On aura la partie process, liquéfaction et stockage ici, et toute la partie traitement de gaz et arrivée gaz sur la droite. » Pour réaliser ce projet, Perenco a prévu une enveloppe très lourde, affirme Nestor Aworet, directeur général adjoint de l'entreprise : « C'est 2 milliards de dollars pour le projet GNL, donc c'est un gros investissement. C'est un projet qui absorbe énormément de fonds. Perenco est heureux de pouvoir porter un tel projet qui va permettre à notre pays de devenir exportateur de gaz naturel. » À lire aussiGabon: discussions autour d'un projet de pipeline pour acheminer du gaz en Afrique centrale « Nous visons les meilleurs marchés » Une partie de la future usine est en cours de montage au Moyen-Orient. Au Gabon, Perenco construit un réseau de 500 kilomètres de pipeline pour collecter le gaz produit à divers endroits du sud du pays. Christophe Blanc, directeur général de Perenco Gabon, est fier d'attaquer le marché international du gaz dès 2028 : « Pour l'export, nous visons les meilleurs marchés, comme pour l'huile. Ce sont des marchés qui sont ouverts aujourd'hui avec un bon nombre de compétiteurs, et nous mettrons en compétition bien évidemment tous ces acheteurs potentiels. Nous vendrons au plus offrant, pour le bien à la fois de Perrenco mais aussi de l'État gabonais, qui a ses revenus associés à ses réserves de gaz. Et pour ça, nous avons développé une usine de liquéfaction adaptée aux réserves de gaz qui sont présentes au Gabon. » Plus d'un siècle après le coup d'envoi de sa production pétrolière, le Gabon n'a jamais valorisé son gaz. Celui-ci a toujours été brûlé par torchage. Le groupe Perenco, souvent accusé d'être un pollueur, est devenu numéro un de la réduction du gaz torché et producteur, depuis 2006, d'un tiers du gaz butane consommé dans le pays. À lire aussiLe Gabon veut troquer le gasoil pour du gaz
ESSENTIEL, le rendez-vous culture – COTE JARDIN Jacques Benhamou reçoit Guillaume Viry à l'occasion de la publication de ses deux livres passionnants « L'Appelé » et « L'Esprit de Sel » parus aux Éditions du Canoë À propos du livre : « L'Appelé » paru aux éditions du Canoë Jean est appelé en Algérie en 1962. De retour en France, c'est à l'âge de trente ans qu'il meurt lors d'un dernier séjour à l'asile. Soixante ans plus tard, il suffit de presque rien, d'une confusion de prénom, pour que le passé surgisse comme une déflagration. Guillaume Viry narre le temps fracassé, et la folle histoire de la guerre d'Algérie et ses échos contemporains. Dans ce premier roman, l'auteur bouleverse et cristallise l'ampleur d'une tragédie. Tout de blancs, de non-dits et de silences, L'Appelé révèle un écrivain. À propos du livre : « L'Esprit de Sel » paru aux éditions du Canoë C'est l'histoire d'Ita qui grandit à Sieradz avec son père, marchand de harengs, et sa mère. Ils sont pauvres. Ils sont juifs. Après la mort des parents, emportée au hasard des routes, elle se retrouve à Liège, Ostende, Bruxelles puis Paris avec ce dé à coudre dont sa mère l'a convaincue de ne jamais se défaire pour survivre. L'histoire tragique qui se termine à l'aube de la rafle du Vel d'Hiv ne dit rien du ton ni du rythme du récit, ni des silences, ni du fil de la narration dont le déroulé, tel un poème épique, avance et revient avec sa scansion et ses refrains. Guillaume Viry passe son enfance au milieu des champs en Bourgogne. Son premier roman, L'Appelé, hanté par les fantômes de la guerre d'Algérie, reçoit le prix des Lectrices et des Lecteurs des Bibliothèques de la Ville de Paris 2025, le prix Lorientales 2025, et est lauréat de la 30e édition du Festival du premier roman de Chambéry. L'Esprit de sel est son deuxième roman.
Parmi les plus grands violonistes de tous les temps, on retrouve Antonio Vivaldi, l'auteur du chef d'œuvre "Les Quatre saisons", qu'il compose en 1725. Soixante ans plus tard, en 1782 nait Nicollò Paganini, violoniste à la renommée tout aussi grandiose, qui se démarquera par sa réputation inquiétante de "violoniste du diable". De nombreux mystères entourent la vie, l'œuvre et la mort de Paganini. Nicollò Paganini est né en 1782 à Gênes, en Italie. A 4 ans, il commence à développer de nombreuses maladies, dont la rougeole, qui le laisseront dans un état chétif, fébrile et très blanc toute sa vie. Ce qui ne l'empêchera pas de se dévouer corps et âme à sa passion avec son talent hors norme : le violon. Pourquoi était-il surnommé le violoniste du diable ? Comment est-il devenu célèbre ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Carole Beaudouin. Première diffusion : décembre 2023 À écouter aussi : Quels sont les pires scandales écologiques causés par des tournages de films ? Sylvester Stallone, Fabrice Luchini, Cameron Diaz... qui sont ces célébrités passées par le porno ? Qu'est-ce que le toying, cette pratique mal considérée dans le graffiti ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Culture". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:38:21 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - En 1949, dans Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir écrivait : « la mère ne fait pas vraiment l'enfant, il se fait en elle », pointant la dimension aliénante de la maternité. Soixante-quinze ans plus tard, cette lecture ne va plus de soi. - invités : Camille Froidevaux-Metterie Philosophe, professeure de Sciences Politiques et romancière; Aziliz Le Corre Journaliste française
Les exportations de soufre du Moyen-Orient sont directement touchées par le conflit en Iran et pourraient avoir un impact sur un grand nombre de secteurs, des engrais à celui des semi-conducteurs, où il sert à nettoyer et purifier les surfaces. La région représente près d'un quart de la production mondiale, selon les services géologiques américains (USGS), mais 44% des exportations mondiales de soufre et de produits sulfurés, selon le cabinet Argus Media. Historiquement, ce minerai jaune à la couleur très forte était extrait de mines. Mais c'est aujourd'hui principalement un sous-produit du raffinage du pétrole. Depuis le début de la guerre, la production a été perturbée dans plusieurs installations clés, mais tout n'est pas à l'arrêt. Plus de 400 000 tonnes de soufre sont déjà chargées sur des navires transportant des engrais et attendent un feu vert pour passer le détroit, selon le cabinet de suivi maritime Kpler. « Même si les navires ne peuvent quitter le golfe Persique, nous observons que des opérateurs continuent d'y faire entrer des bateaux pour les charger. Actuellement, le Frosso K est en cours de chargement à Ruwais Sulphur, aux Émirats arabes unis », précise Madeleine Overgaard, analyste chez Kpler. Le dernier bateau chargé de soufre non iranien a quitté le golfe Persique le 8 mars, en déclarant un propriétaire et un équipage chinois. Les navires iraniens sont plus difficiles à recenser, car ils désactivent l'émetteur (AIS) qui permet de les identifier, quand ils entrent dans le port. « Ils tentent également de dissimuler leurs opérations en indiquant Oman comme origine, ce qui rend ce flux commercial encore plus difficile à suivre », ajoute l'experte de Kpler. Des prix sous tension depuis trois ans Le début des hostilités a immédiatement fait grimper les prix qui étaient déjà sous tension. Ils ont triplé ces trois dernières années. Soixante-dix pour cent du soufre est utilisé essentiellement sous la forme d'acide sulfurique selon l'Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (Ofremi). C'est un produit qui entre dans la composition des engrais phosphatés, dont l'utilisation ne fait qu'augmenter. La demande est aussi forte pour le raffinage des minerais : il faut utiliser entre deux et quatre tonnes d'acide sulfurique pour produire une tonne de cuivre, et il en faut encore plus pour obtenir une tonne de nickel de qualité batterie nécessaire à la fabrication de véhicules électriques. Le soufre est aussi un intrant essentiel pour le traitement de l'uranium et du cobalt, mais aussi pour la production de dioxyde de titane – un pigment blanc – ou de fluorure d'hydrogène – substance chimique très corrosive utilisée dans de nombreux secteurs industriels – selon Project Blue. Face à une demande de plus en plus grande, l'offre n'a pas suivi et a même été désorganisée, notamment suite à une attaque ukrainienne en septembre 2025 sur l'usine de traitement de gaz d'Astrakhan en Russie, détaille Bernard Dahdah, analyste mines et métaux chez Natixis, dans une note diffusée ce mois de mars. « Le soufre, longtemps considéré comme un sous-produit abondant, est en train de devenir une matière première stratégique », résume l'Ofremi. Les grands consommateurs Parmi ceux qui pâtissent le plus de la situation, il y a la Chine, le premier importateur mondial, qui dépend à près de 40% des exportations des Émirats arabes unis, d'Arabie saoudite, du Koweït, d'Oman et d'Iran, rappelle Argus Media. Le Maroc est presque tout aussi dépendant des pays du Golfe pour la fabrication de ses engrais phosphatés, mais « le pays aurait constitué des stocks suffisants pour ne pas être impacté dans l'immédiat », selon Global Sovereign Advisory. La plupart des consommateurs d'acide sulfurique pourront supporter quelques semaines de pénurie, estime Bernard Dahdah, mais le secteur minier est d'ores et déjà concerné par la hausse des prix. C'est notamment le cas en Afrique, et plus précisément en République démocratique du Congo, où 80% du soufre importé transite par le détroit d'Ormuz, selon Robert Friedland, le patron d'Ivanhoe – entreprise majoritaire de Kamoa Copper. L'Indonésie, premier producteur de nickel au monde, est un pays aussi particulièrement exposé. Tout comme les fabricants de semi-conducteurs, qu'ils soient à Taïwan, en Corée du Sud ou aux États-Unis. À lire aussiDétroit d'Ormuz: le marché de l'assurance maritime s'envole sous le feu de la guerre
durée : 00:14:35 - Journal de 8 h - Soixante-dix millions d'euros débloqués par le gouvernement français pour aider les secteurs les plus pénalisés par la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Une aide limitée au mois d'avril et qui suscite la colère de ceux qui s'estiment oubliés.
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durée : 00:30:12 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Lucinda Childs commence sa carrière de danseuse et chorégraphe dans l'Amérique des années 60, s'inscrivant dans le mouvement de la danse postmoderne où tout reste à inventer. Soixante ans plus tard, l'artiste a laissé sa trace dans l'histoire de la danse dont elle reste une figure incontournable. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Lucinda CHILDS
Dans IDÉES, cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit le vétéran du journalisme politique, Alain Duhamel, pour un conversation vivante émaillée d'anecdotes. Avec son dernier livre en date « Les Politiques. Portraits et croquis », Alain Duhamel, un observateur exigeant, toujours aussi présent à la télévision, comme il le fut dans les décennies précédentes, se nourrit de plus de cinquante ans d'analyse du pouvoir afin de brosser le portrait de figures d'hier et d'aujourd'hui qui façonnent la vie politique française. Il faut le voir en parler, l'œil vif et pétillant avec une gourmandise que le temps n'a pas altérée. L'ouvrage rassemble environ soixante personnalités, de Marine Le Pen à Gabriel Attal, de Gérald Darmanin à Jordan Bardella, mais aussi des acteurs plus institutionnels comme François Bayrou ou Sébastien Lecornu. Le journaliste, homme de culture, qui a la mémoire longue, convoque également de grandes figures de la Vè République — Raymond Barre, Michel Debré, Simone Veil, Robert Badinter, Alain Peyrefitte — afin de mettre en perspective les ressorts du pouvoir actuel. Cette articulation entre hier et aujourd'hui constitue l'un des intérêts de l'ouvrage. Les portraits incisifs, parfois vachards, ne sont jamais dénués d'humanisme, un mot-clé pour comprendre le regard d'Alain Duhamel sur les acteurs de la « comédie du pouvoir » chère à Françoise Giroud. Cet esprit vif croque ses sujets avec une causticité élégante, cherchant moins à régler des comptes qu'à dévoiler les mécanismes, les contradictions et les tempéraments qui façonnent les politiques qui, doit-on le souligner, sont avant tout des êtres humains. Alain Duhamel s'attache donc à révéler ce qui se cache derrière les postures médiatiques, les discours convenus ou les stratégies de communication. La publication du livre s'inscrit, on le sait, dans un moment de forte défiance envers les institutions, Alain Duhamel l'évoque dans l'émission, à l'occasion de la dernière étude du CEVIPOF, le Centre d'étude de la vie politique de Sciences Po, qui met en relief ce que l'on pourrait appeler une aversion des Français pour la politique et le personnel politique. « Dans les temps aussi troublés qu'actuellement, les politiques ressemblent plus à des boucs émissaires qu'à des uniques coupables », écrit-il dans l'introduction du livre. Alain Duhamel apparaît comme un observateur dont la longévité lui permet de comparer les générations politiques, d'identifier les permanences ou les ruptures, de replacer les trajectoires individuelles dans une histoire longue ; « avec toute la liberté d'une longue expérience qui s'achève ». « Les politiques. Portraits et croquis », publié aux Éditions de l'Observatoire. Programmation musicale - Zela Margossian Quintet - Forecast - Red Garland - Long Ago and Far Away - Ryo Fukui - I Want to Talk About You.
Dans IDÉES, cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit le vétéran du journalisme politique, Alain Duhamel, pour un conversation vivante émaillée d'anecdotes. Avec son dernier livre en date « Les Politiques. Portraits et croquis », Alain Duhamel, un observateur exigeant, toujours aussi présent à la télévision, comme il le fut dans les décennies précédentes, se nourrit de plus de cinquante ans d'analyse du pouvoir afin de brosser le portrait de figures d'hier et d'aujourd'hui qui façonnent la vie politique française. Il faut le voir en parler, l'œil vif et pétillant avec une gourmandise que le temps n'a pas altérée. L'ouvrage rassemble environ soixante personnalités, de Marine Le Pen à Gabriel Attal, de Gérald Darmanin à Jordan Bardella, mais aussi des acteurs plus institutionnels comme François Bayrou ou Sébastien Lecornu. Le journaliste, homme de culture, qui a la mémoire longue, convoque également de grandes figures de la Vè République — Raymond Barre, Michel Debré, Simone Veil, Robert Badinter, Alain Peyrefitte — afin de mettre en perspective les ressorts du pouvoir actuel. Cette articulation entre hier et aujourd'hui constitue l'un des intérêts de l'ouvrage. Les portraits incisifs, parfois vachards, ne sont jamais dénués d'humanisme, un mot-clé pour comprendre le regard d'Alain Duhamel sur les acteurs de la « comédie du pouvoir » chère à Françoise Giroud. Cet esprit vif croque ses sujets avec une causticité élégante, cherchant moins à régler des comptes qu'à dévoiler les mécanismes, les contradictions et les tempéraments qui façonnent les politiques qui, doit-on le souligner, sont avant tout des êtres humains. Alain Duhamel s'attache donc à révéler ce qui se cache derrière les postures médiatiques, les discours convenus ou les stratégies de communication. La publication du livre s'inscrit, on le sait, dans un moment de forte défiance envers les institutions, Alain Duhamel l'évoque dans l'émission, à l'occasion de la dernière étude du CEVIPOF, le Centre d'étude de la vie politique de Sciences Po, qui met en relief ce que l'on pourrait appeler une aversion des Français pour la politique et le personnel politique. « Dans les temps aussi troublés qu'actuellement, les politiques ressemblent plus à des boucs émissaires qu'à des uniques coupables », écrit-il dans l'introduction du livre. Alain Duhamel apparaît comme un observateur dont la longévité lui permet de comparer les générations politiques, d'identifier les permanences ou les ruptures, de replacer les trajectoires individuelles dans une histoire longue ; « avec toute la liberté d'une longue expérience qui s'achève ». « Les politiques. Portraits et croquis », publié aux Éditions de l'Observatoire. Programmation musicale - Zela Margossian Quintet - Forecast - Red Garland - Long Ago and Far Away - Ryo Fukui - I Want to Talk About You.
Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/pourquoi-dit-on-soixante-dix-et-pas-septante
Soixante-troizième numéro du podcast Pourquoi Buffy c'est génial. Podcast complètement exceptionnel avec Sarthman, Riley, Malaurie, Xavier à la technique et une invitée incroyable : April le robot !!! Nous analysons ensemble le quinième épisode de la cinquième saison : I Was Made To Love You (Chagrin d'Amour)Écrit par Jane Espenson et réalisé par James A. Contner il fut diffusé pour la première fois le 20 février 2001.Nous vous proposons de revivre avec nous cet épisode sous forme de commentaires audio un peu particuliers dans lesquels nous tenterons d'analyser l'écriture, les personnages, la réalisation… Tout ce qui fait de Buffy une série si particulière et tellement sous estimée en France. A travers I Was Made To Love You, nous aborderons des relations amoureuses, la charge mentale des femmes dans ces relations, de Xander, de Warren, de Britney...Toutes les infos du podcast ici : pourquoibuffycestgenial.wordpress.com, discord.gg/feWftHmNous parlerons également :du film The Stepford Wives (1975)du film Her (2013)du film Companion (2025)du film I Saw the TV Glow (2024)du livre In Every Generation(2022)Des gros bisous à Severine, Samus, Cindy, Axelle, Ofé, Nico, Libellule, Graziella, Babsy, Remi, Navi, Relife, Le Blane, Virg, Ikwy, Sarah, Gabrielle de dreampow, Khun mel 29, Max, Mélanie, au Discord PBCG, à BuffyAngelShow, Bon épisode.
Le Gabon est secoué par un mouvement social qui perdure. Depuis la fin d'année dernière, les enseignants sont en grève. Ils exigent des recrutements, des avancements dans leur parcours, ainsi qu'une revalorisation des salaires – gelés depuis plus de dix ans maintenant. C'est la première crise sociale à laquelle est confronté le président Brice Oligui Nguema depuis la fin de la transition l'an dernier. Une crise qui ne surprend pas son principal adversaire politique, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, désormais dans l'opposition avec son parti Ensemble pour le Gabon. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Depuis décembre dernier, une grève des enseignants est en cours au Gabon, elle est même en train de s'intensifier. Etes-vous surpris par cette grève qui perdure depuis deux mois maintenant ? Alain-Claude Bilie-By-Nze : Vous savez, lorsqu'on augmente le nombre de députés et de sénateurs, qu'on augmente les salaires des parlementaires et la masse salariale de la présidence, on ne peut pas s'étonner que les enseignants qui, depuis des années, ont des problèmes d'intégration, de salaire et qu'ils revendiquent leurs droits. Aujourd'hui, ils ne demandent pas des droits nouveaux, mais que les droits acquis et prévus par les textes soient respectés. Donc, il n'y a pas de surprise à ce mouvement. Ce qui est étonnant même, c'est que le gouvernement semble totalement déconnecté, ne comprend pas ce qui se passe. Les Gabonais constatent que, pour eux, rien n'a changé mais, par contre, pour la nouvelle élite dirigeante, tout a changé en mieux. Pour les Gabonais, ça change en pire. Mais pourtant, vous étiez-vous même Premier ministre avant la chute d'Ali Bongo et l'accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema. Vous avez même participé pendant toute une décennie à quasiment tous les gouvernements successifs de l'ancien pouvoir. Vous disiez récemment sur TV5 que la crise actuelle n'est pas une crise nouvelle. Finalement, n'êtes-vous pas un peu comptable et co-responsable de la situation actuelle ? Quand j'ai quitté mes fonctions, la dette du pays était à 56 % du PIB, aujourd'hui elle est passée à 73 % et l'année prochaine, on sera à 85 % ! Et c'est cela le vrai enjeu. En deux mois et demi, les nouvelles autorités ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré, avec des promesses tous azimuts et en donnant des marchés à des copains. Henri-Claude Oyima, qui était ministre de l'Économie et des finances, dans un conflit d'intérêt patent, nous a révélé que 89 % des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc, il y a de la corruption et on ne peut pas continuer à accuser le régime déchu. Oligui Nguema est dans ce système depuis Omar Bongo, longtemps avant moi. Il gouverne avec les mêmes personnes qui étaient là avec moi, il n'y a pas de rupture dans ce système. À la crise sociale s'ajoute une crise économique qui, là aussi, n'est pas forcément nouvelle. Le Gabon vient de tendre la main au FMI pour mettre en œuvre « un programme de croissance », selon l'actuel ministre de l'Économie, Thierry Minko. Selon vous, cet appui du FMI annonce-t-il un futur plan d'austérité ? D'abord, si c'était une crise économique régionale où systémique, ça se saurait. C'est une crise qui est liée à des mauvais choix d'investissement et de non-diversification de l'économie. Soixante-cinq ans après les indépendances, c'est toujours les mêmes trois produits d'exportation que nous avons. Le pétrole continue à peser 40 % de nos ressources propres et 60 % de nos ressources d'exportation. C'est la mal gouvernance qui entraine cela. Aller chercher le FMI, c'est à la fois une bonne nouvelle car ça veut dire qu'il y aura un peu plus de transparence dans les finances publiques, une traçabilité. Mais aller chercher le FMI, c'est aussi une mauvaise nouvelle parce qu'on connait les recettes du FMI, et le ministre de l'Économie n'aura pas de marge de manœuvre. Cette loi de finances qui a été adoptée, ses hypothèses sont fausses. Elles le sont aussi bien sur le calcul des recettes, sur la question des emprunts, que sur les projections de croissance. Il faut la refaire. Au lieu de baisser les dépenses publiques, ils accroissent aujourd'hui la question des impôts, tout va coûter encore plus cher. Vous avez fondé le parti Ensemble pour le Gabon. Clairement, que proposez-vous comme alternative ? Qu'auriez-vous fait de différent, vous qui étiez au pouvoir pendant quand même une bonne décennie ? Lorsqu'il y a eu ce coup d'État, je ne l'ai pas applaudi, mais j'ai estimé que c'était peut-être l'occasion de redresser le pays. C'est pour cela que j'appelle aux états généraux de la nation pour refonder nos institutions. Quelle réforme majeure vous verriez, par exemple ? Mais, par exemple, déjà aujourd'hui, on a tous les pouvoirs exécutifs concentrés entre les mains d'un seul homme. Brice Oligui Nguema est président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, il préside le Conseil supérieur de la magistrature, il préside les forces de sécurité et de défense... Ça, ce n'est pas possible. Nous avons eu deux ans de transition. Nous avons un mandat de sept ans. Au bout du mandat, ça fera neuf ans qu'il sera aux responsabilités. Arrivez-vous quand même à identifier une part de votre propre responsabilité sur la situation actuelle au Gabon ? Et si vous y arrivez, quelle serait-elle ? Mais bien sûr ! Lorsque j'ai parcouru le Gabon dans la période préélectorale pour la présidentielle, j'ai dit aux Gabonais : « Oui, je reconnais qu'on aurait dû mieux gérer notre pays. » On avait des ressources suffisantes pour que le Gabon se développe, on ne l'a pas fait. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est pire que ce qu'on faisait. J'ai aussi demandé à ce qu'on mette en place la commission vérité, justice et réconciliation pour au moins trois éléments : quelles ont été les responsabilités des uns et des autres sur les crises postélectorales, notamment en 2016 ? Comment on fait pour réparer notre pays sur le plan économique et social ? Et comment on fait pour l'avenir ? Sur ces éléments-là, moi j'assume totalement. Je retiens les leçons de mon expérience pour mieux envisager l'avenir.
durée : 00:55:19 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - Soixante ans après Nostra Aetate, l'Église catholique admet aujourd'hui que le dialogue interreligieux n'est pas une concession au monde moderne, mais une fidélité plus profonde à l'Évangile lui-même, ce qui n'est pas sans importance dans les relations entre catholiques et musulmans. - réalisation : Daphné Leblond - invités : Michel Younès
durée : 00:03:35 - Le Regard culturel - par : Zoé Sfez - Ce film qui offre à Bardot son plus grand rôle dramatique est disponible sur Arte. Soixante-cinq ans plus tard, le film de Clouzot revient chargé d'ombres : celles de sa fabrication, du fait divers réel qu'il transforme, et de la figure de Brigitte Bardot. Que reste-t-il alors de ce chef-d'œuvre ?
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Treize propriétés. Treize incendies. Zéro conséquence… jusqu'à maintenant.Dans cet épisode terrifiant de Dans Le Noir, découvrez l'histoire d'une arnaque à l'assurance qui tourne au cauchemar surnaturel. Un propriétaire et son équipe de trois hommes ont perfectionné leur système : trouver des maisons abandonnées, les asperger d'essence, y mettre le feu, et empocher l'argent de l'assurance. Douze fois, ils ont réussi. Douze fois, ils sont repartis riches et impunis.Mais la treizième propriété cachait un secret mortel.Lorsqu'ils allument cet incendie à 2h du matin, ils ne savent pas que deux innocents — une femme et son enfant — se cachent à l'intérieur, squattant la maison pour survivre à l'hiver. Brûlés vifs. Le rapport du chef des pompiers classe l'affaire comme "accidentelle". Les squatteurs portent la responsabilité. L'argent de l'assurance tombe comme prévu.Quarante-deux jours plus tard, le premier membre de l'équipe meurt dans un incendie domestique. Sol de la cuisine. Carbonisé. Cercueil fermé.Soixante-huit jours plus tard, le deuxième subit le même sort. Même lieu. Même mort atroce.Le propriétaire, dernier survivant, comprend trop tard : ce qu'ils ont brûlé est revenu. Il barricade sa maison, déconnecte tout, refuse d'allumer le moindre feu. Mais la faim finit par le rattraper. Un simple repas surgelé. Un four préchauffé.Et les pleurs d'un enfant qui résonnent dans sa cuisine vide.Une histoire où chaque flamme allumée devient un compte à rebours vers l'enfer.⚠️ AVERTISSEMENT : Cet épisode contient des descriptions graphiques de brûlures et de violence. Auditeurs sensibles s'abstenir.
durée : 00:14:24 - Les Midis de Culture - par : Antoine Leiris - Avec "Soixante-dix fantômes", Nathalie Quintane explore, en une suite de brefs éclats, les surgissements minuscules mais troublants d'un « fascisme ordinaire ». L'autrice y observe ces instants où le sensible vacille et où le réel semble se décaler. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Johan Faerber Editeur, essayiste, critique littéraire.; Romain de Becdelièvre Auteur, conseiller dramaturgique, producteur à France Culture
durée : 00:26:35 - Les Midis de Culture - par : Antoine Leiris - Aujourd'hui, dans le débat critique, nous parlerons de littérature qui s'intéresse au fascisme : Soixante-dix fantômes de l'autrice Nathalie Quintane paru à La Fabrique le 17 octobre ; et Nerona de l'autrice Hélène Frappat paru chez Actes Sud le 20 août. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Johan Faerber Editeur, essayiste, critique littéraire.; Romain de Becdelièvre Auteur, conseiller dramaturgique, producteur à France Culture
Soixante-cinq jours, cinq minutes et quarante-quatre secondes. C'est le temps qu'il a fallu à la police pour arrêter à l'automne 1993, le dénommé Richard Allen Davis, ravisseur et tueur d'une collégienne de 12 ans, Polly Klaas. Celle que tout un pays recherchait, première enfant disparue dont la photo allait faire le tour du monde grâce aux premiers pas d'internet. Surnommé partout la "petite fille de l'Amérique".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, abonnez-vous ! https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo La bataille de Camerone 30 avril 1863, au Mexique. Soixante-deux légionnaires français, isolés dans une hacienda perdue, affrontent plus de deux mille soldats mexicains. Ils savent qu'ils vont mourir — mais ils tiennent. Pendant onze heures, ils se battent jusqu'au dernier, fidèles à un serment qui va les rendre immortels.Cette émission raconte Camerone, la plus grande des défaites glorieuses, replacée dans le contexte du Second Empire et de la folle aventure de Napoléon III au Mexique. Une histoire de courage, d'illusion et d'honneur, devenue la légende fondatrice de la Légion étrangère. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 01:28:30 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - Le vampire est l'ombre portée de toute société. Ce "Ciné Club" dédié à Dracula retrace la saga draculienne depuis ses débuts en 1922 jusqu'à ses dernières incarnations sous la férule de Coppola en 1992. Soixante-dix années se sont écoulées qui ont vu muter sur l'écran l'image du Comte transylvanien. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Gilles Menegaldo Professeur émérite de littérature anglo-saxonne et de cinéma à l'Université de Poitiers; Serge Brussolo
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Après plus de vingt ans d'attente, le Grand Musée égyptien s'apprête enfin à ouvrir ses portes ce samedi 1ᵉʳ novembre. Bien plus qu'un événement national, l'inauguration du plus grand musée archéologique du monde, situé au pied des pyramides, rassemblera un parterre de chefs d'État venus des quatre coins du monde et des centaines de journalistes. À la tête de cette mise en scène pharaonique du prestige égyptien, le président Abdel Fattah Al-Sissi compte faire briller l'image de son pays. De notre correspondant au Caire, Mohamed, la vingtaine, habite tout près des pyramides et du musée dont l'ouverture approche à grands pas. Un événement qui lui passe un peu au-dessus. « Hmm, ça ne m'intéresse pas vraiment. Peut-être que je regarderai la cérémonie avec les enfants à la télévision… et les feux d'artifice depuis le toit de l'immeuble », déclare Mohamed. À Kafr Nassar, ce quartier poussiéreux aux portes du désert, tout est prêt depuis une semaine. Les habitants s'organisent, comme ce tenancier de café coincé entre deux axes routiers. « La rocade va être fermée, toutes les routes qui mènent au musée aussi. Le président Al-Sissi attend des invités de marque », explique-t-il. Un événement mondial Soixante chefs d'État attendus, des centaines de journalistes… Les riverains, eux, regarderont ça de loin. Même si certains ne boudent pas leur plaisir : « C'est une aubaine ! Dans le quartier, tout le monde vit du tourisme. C'est une joie plus grande que la qualification de l'Égypte pour la Coupe du monde ! » Car avant d'être une fête égyptienne, cette inauguration se veut mondiale. Un message adressé à la planète, explique l'ancien ministre des Antiquités, Zahi Hawass : « Parce que nous croyons que les monuments égyptiens appartiennent à tout le monde, et pas seulement aux Égyptiens. Cinq cents chaînes de télévision vont retransmettre la cérémonie à travers le monde. » « Cette inauguration montrera que l'Égypte est un pays sûr » Depuis son bureau bardé de diplômes, l'archéologue vedette vante une opération de prestige au cœur d'une région marquée par les conflits : « C'est un message envoyé par le président de la République au monde entier : nous prenons soin de notre patrimoine. Ce musée va apporter beaucoup au pays. Des millions de touristes viendront, car cette inauguration montrera que l'Égypte est un pays sûr. » Un discours que tempère Khaled Azzab, professeur d'archéologie islamique, pour qui l'événement relève avant tout du soft power : « Celui qui coupe le ruban est celui qui récolte les honneurs de l'événement, qui attire la lumière sur lui et figure au premier plan sur la photo. » Derrière les paillettes, il y voit surtout un jeu diplomatique à grande échelle. « Ces rencontres ne sont jamais anodines : elles permettent d'échanger, d'apaiser des tensions, de régler certains différends. L'événement n'est pas une fin en soi », ajoute le professeur d'archéologie. À peine un mois après le sommet de Charm el-Cheikh et la signature du plan de paix pour Gaza, Le Caire saisit une nouvelle occasion de s'imposer comme pôle de stabilité au Moyen-Orient. Cette fois, à travers ses vestiges pharaoniques. À lire aussiÉgypte: le Grand Musée du Caire, un projet pharaonique, culturel et géopolitique
durée : 00:14:40 - L'invité du 13/14 - Soixante ans après ses débuts professionnels dans ce même théâtre, Catherine Hiegel revient aux Bouffes Parisiens pour incarner le rôle extraordinaire de Sabine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, 45 ans, est enlevé devant la brasserie Lipp à Paris. L'opposant politique au roi Hassan II subissait de nombreuses menaces, poussant sa famille à l'exil au Caire. Son corps n'a jamais été retrouvé. Soixante ans de mystère sur sa mort laissent en suspens de nombreuses hypothèses. Qui a planifié cet enlèvement ? Qui menaçait le militant avant sa disparition ? Comment s'est déroulé le premier procès en 1966 ? Quelles sont les zones d'ombre persistantes qui empêchent d'élucider l'affaire ? La voix du crime de cet épisode sur l'enlèvement de Mehdi Ben Barka, c'est son fils, Bachir Ben Barka. Il était âgé de 15 ans au moment de la disparition de son père. C'est lui qui poursuit le combat "pour la vérité et la mémoire" initié par sa mère défunte. Il retrace une disparition politique au micro de Marie Zafimehy. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Soixante-deuxième numéro du podcast Pourquoi Buffy c'est génial. Podcast complètement exceptionnel avec Sarthman, Riley, Malaurie, et Xavier à la technique ainsi que deux invitées incroyables : Juliette Paire et Roxane Michelet de l'émission Rôle'n Play (https://www.instagram.com/paire.juliet/ https://www.instagram.com/roxane.michelet/?hl=fr ) Nous analysons ensemble le onzième épisode de la quatrième saison : Doomed (La fin du monde)Écrit par Marti Noxon, David Fury, Jane Espenson et réalisé par James A. Contner il fut diffusé pour la première fois le 18 janvier 2000.Nous vous proposons de revivre avec nous cet épisode sous forme de commentaires audio un peu particuliers dans lesquels nous tenterons d'analyser l'écriture, les personnages, la réalisation… Tout ce qui fait de Buffy une série si particulière et tellement sous estimée en France. A travers Doomed, nous aborderons les blocages émotionnels, le personnage de Riley, l'humour, l'apocalypse, la mise en scène, le montage, les bagarres ...Toutes les infos du podcast ici : pourquoibuffycestgenial.wordpress.com, discord.gg/feWftHmNous parlerons également :de T shirt incroyable ! (www.teepublic.com/t-shirt/4263736-bunnys-dog-walking-service)de bagarres pas trop oufs pour une fois (https://www.youtube.com/watch?v=2QaT0EwQnqs) (https://www.youtube.com/watch?v=2QaT0EwQnqs)d'un poster un peu étrange (https://www.redbubble.com/i/poster/Balls-by-iartquelquefois/149380103.LVTDI)de l'émission de jeu de rôle Rôle'n Play (www.youtube.com/@RoleNPlay) et d'une partie en particulier qui devrait vous plaire : Rôle'n Play One Shot : MJ All-Stars (https://www.youtube.com/watch?v=JxwiLSk34eU)des jeux vidéo Undertale (https://fr.wikipedia.org/wiki/Undertale) et Clair Obscur: Expedition 33 (https://www.youtube.com/watch?v=Or5_oQuEIqg&t=1s)de la série Sense8 (https://www.youtube.com/watch?v=kp67DAit9wE)des films Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (https://www.youtube.com/watch?v=pfNlE9sq1X4) et Only Lovers Left Alive (https://www.youtube.com/watch?v=5Q5CktS3XVQ)et d'un super spectacle qui s'appelle Fanny contre les vampires (https://www.instagram.com/fanny_spinetta/)Des gros bisous à JustGradzy, Kami Mayfair, Youpilala, Élodie, Charles, Fidel Gastro, Sylvie, Loïc, Meric, toute l'équipe de Rôle'n Play, Julie, Nabla, aux parents de JulietteBon épisode.