Podcasts about Sinon

Greek warrior during the Trojan War

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Sinon

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Revue de presse Afrique
À la Une: inquiétude en Afrique après la chute de Maduro

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 4:14


L'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien par les forces spéciales américaines est largement commenté dans la presse du continent. « La chute de Nicolas Maduro (…) s'inscrit dans une dynamique internationale inquiétante, s'exclame Ledjely en Guinée, marquée par l'affaiblissement progressif du droit international et la remise en cause de principes longtemps considérés comme intangibles, au premier rang desquels la souveraineté des États et l'inviolabilité des frontières. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes répétées d'Israël en Iran, au Liban et en Syrie, ou encore d'autres interventions militaires occidentales sans mandat clair, cette attaque menée au Venezuela confirme l'imposition d'un nouvel ordre mondial fondé moins sur le droit que sur le rapport de force, pointe encore le site guinéen. Autant dire, un nouvel ordre dans lequel des pays structurellement aussi fragiles que les pays africains auront de la peine à faire entendre leur voix ». Maliweb à Bamako hausse le ton : « la capture de Nicolas Maduro n'est pas une opération de justice : c'est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d'un héroïsme de série B hollywoodienne. (…) Trump n'a pas seulement capturé un homme, poursuit le site malien ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n'avez pas l'arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n'êtes qu'un locataire précaire de votre propre pays ». « Un aveu glaçant pour les pays du Sud » « Ce qui s'est joué à Caracas n'a rien à voir avec les droits de l'Homme, renchérit Le Pays au Burkina Faso, ni avec la libération d'un peuple opprimé, c'est clairement une guerre d'intérêts, nue et revendiquée. En reconnaissant que le kidnapping de Maduro visait l'accès au pétrole vénézuélien, Donald Trump a levé toute ambiguïté. L'aveu est brutal, presque obscène, mais surtout glaçant pour les pays du Sud, qui savent désormais que tout peut être instrumentalisé pour criminaliser leurs dirigeants et servir de prélude à des intrusions musclées dans leurs affaires intérieures. (…) Aujourd'hui, c'est le pétrole du Venezuela ; demain, le gaz, l'or, l'uranium ou le lithium africains pourraient devenir des casus belli ». Alors, s'interroge Le Pays, « l'Afrique doit-elle réellement s'inquiéter ? La réponse est non, du moins pas dans l'immédiat. (…) Car aucun État africain n'occupe aujourd'hui la centralité géopolitique du Venezuela, puissance pétrolière stratégique et adversaire historique des États-Unis, dans une région que ces derniers considèrent comme leur pré-carré ». Le même scénario dans un pays africain ? Aujourd'hui, toujours au Burkina, n'est pas d'accord… « Faut-il redouter de tels actes sur le continent ? » Oui, répond le journal : « s'il y a une région qui pourrait subir les foudres de Trump, c'est bien le Cap Delgado au Mozambique, gorgé de pétrole et… de terroristes ». Il y a aussi « l'est de la RDC, où Trump a personnellement supervisé la signature d'un Accord de paix le 4 décembre dernier, lequel accord est piétiné par les belligérants. De quoi donner un argument valable au président américain pour déverser un déluge de feu sur la région. D'autant que cet accord de paix est assorti de juteux contrats pour les États-Unis pour exploiter le sous-sol de l'est de la RDC, gorgé de pierres précieuses et terres rares ! » L'Observateur Paalga insiste : « après Nicolas Maduro, à qui le tour ? Car Donald Trump avec sa politique MAGA, Make America Great Again, n'a certainement pas dit son dernier mot ». Silence prudent… Enfin, du côté des dirigeants africains, on reste plutôt discret… D'après La Nouvelle Tribune à Cotonou, seuls 4 pays ont officiellement condamné ce coup de force : l'Afrique du Sud, la Namibie, le Mali et le Burkina Faso. Partout ailleurs, prudence, donc… Attention, prévient Walf Quotidien à Dakar : « si le Sud global accepte ce précédent par silence, par peur ou par calcul, alors il accepte implicitement que la force prime sur la règle, que la puissance crée le droit, que la souveraineté soit conditionnelle. Il ne s'agit pas de défendre un homme. Il s'agit de défendre une architecture juridique mondiale déjà fragile, mais encore debout. La lutte contre les dictatures ne peut pas se faire par la destruction du droit. Sinon, nous remplaçons une oppression nationale par une domination globale ».

la Voix des Mots, podcast écriture, édition & bien-être

Avant de commencer, voici le petit rappel pour aller lire le nouveau chapitre de mon roman Sonate. Hâte de savoir si tu l'as aimé. Si vous pouvez créer un compte pour pouvoir voter pour les chapitres, ça m'aide beaucoup à faire connaître le roman sur la plateforme à plus de personnes. Et dans l'optique de le signer en maison d'édition aussi :)Prendre le temps de faire le pointJ'espère que vous allez bien depuis le dernier épisode.J'espère que les fêtes de fin d'année se passent bien pour vous, que vous soyez seul·e ou accompagné·e. J'espère surtout que vous vous sentez aimé·e et que vous prenez soin de vous, à votre manière, avec vos moyens, votre énergie du moment.Avant toute chose, j'ai envie de dire merci.Merci aux personnes qui sont toujours là malgré mon absence depuis le mois de septembre. Merci aussi aux nouvelles personnes qui nous ont rejoints ces derniers jours. Vous êtes quasiment 400 de plus, et ça me touche énormément. Merci d'avoir choisi de vous joindre à cette aventure avec moi.Je vais prendre quelques minutes pour me représenter, parce qu'il y a des nouvelles personnes ici.Je suis Mauna Vigam, poétesse, romancière, animatrice d'ateliers d'écriture émotionnelle et podcasteuse. J'ai auto-édité deux recueils de poésie, Au-delà de nos maux et Tant que j'aimerai, qui se sont vendus à un peu plus de 2500 exemplaires depuis 2021. Et je précise souvent ce chiffre parce que la poésie reste un genre de niche : en général, on parle de tirages annuels à 100 ou 200 exemplaires. Donc oui, c'est beaucoup, et oui, j'en suis fière.J'anime des ateliers d'écriture émotionnelle pour libérer les émotions, que ce soit lors de retraites, en groupe, dans des camps de lecture, en individuel, lors de retraites de yoga, et même parfois en entreprise. Ça m'est déjà arrivé.Ici, on parle d'écriture, de lecture, de bien-être et d'édition. Et mon roman contemporain Young Adult, Comète, publié en maison d'édition, sera en librairies en 2026.Pourquoi cet épisode existeCet épisode se scinde en deux parties.La première est un bilan de l'année écoulée. La seconde est consacrée aux questions que vous m'avez posées en story. J'ai envie de faire ça plus souvent : vous poser des questions avant d'enregistrer, prendre le temps de m'arrêter, de réfléchir, plutôt que d'être toujours dans l'accélération et dans la course aux objectifs que je me fixe.Merci à celles et ceux qui ont pris le temps de m'écrire. Vos questions sont vraiment intéressantes, et j'y réponds plus loin.Comme d'habitude, l'épisode est aussi disponible au format écrit dans cette newsletter. Il suffit de vous abonner à Substack pour y avoir accès. Et j'en profite pour rappeler que, depuis Noël, je donne accès gratuitement à mon roman Sonate sur Wattpad. Si vous voulez le retrouver facilement, l'abonnement à Substack reste le plus simple. Et si vous pouvez créer un compte Wattpad pour commenter et voter, ça m'aide énormément : ça donne de la visibilité au texte, surtout dans un contexte où les personnes racisées sont encore largement invisibilisées.Une année dédiée à l'écritureCette année, je me suis donné un objectif clair : prendre une année entière pour la dédier à l'écriture de ma trilogie contemporaine.Je dis trilogie parce que Comète est le roman principal, Sonate est le préquel, et Plume le séquel. Les trois tomes sont indépendants, on peut les lire dans le désordre, même s'il est évidemment préférable de commencer par Comète. On retrouve certains personnages d'un tome à l'autre, mais chaque livre peut se lire seul.Mon objectif minimum était de terminer Comète, de trouver une agence littéraire, d'envoyer le manuscrit en maison d'édition et, avec un peu de chance, d'avoir des retours.Mon objectif “au-dessus”, c'était d'écrire aussi les deux tomes compagnons.Et l'objectif encore au-dessus, presque un rêve, c'était de commencer un quatrième projet qui n'a rien à voir avec cette trilogie et qui dort dans mes tiroirs depuis 2022.J'ai atteint le deuxième objectif, et j'en suis extrêmement fière.

God’s Word For Today
25.307 | THE SON OF MAN MUST SUFFER | Luke 9:21-22 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 10:57


Luke 9:21–22 (ESV)21 And he strictly charged and commanded them to tell this to no one,22 saying, “The Son of Man must suffer many things and be rejected by the elders and chief priests and scribes, and be killed, and on the third day be raised.”After Peter's confession that Jesus is “the Christ of God,” Jesus immediately reveals a shocking truth: the Messiah must suffer. Instead of political triumph, He speaks of rejection, death, and resurrection.This passage reminds us:✔ God's plan includes suffering before glory✔ Jesus' mission was redemptive, not political✔ Silence was commanded to prevent misunderstanding✔ The cross comes before the crown✔ Resurrection follows sufferingJesus knew that premature fame and wrong expectations would distort His mission. The disciples had to understand that following Christ means embracing the way of the cross.

Green et Soi-même
#26 - 7 choses que je laisse en 2025 : bon vent, tchao, see you never !

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 34:21


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui revient après 2 mois d'absence et j'en suis DÉSOLÉE ❤️Pour fêter la fin de l'année, je voulais partager avec vous 7 choses que je vais laisser en 2025... Et que je suis très très heureuse de laisser derrière moi parce que c'était encombrant !J'espère que l'épisode vous plaira et venez me dire sur Insta ce que VOUS vous laissez en 2025, je suis curieuse de savoir ✨RessourcesMon post sur "arrêter de penser comme une pauvre":https://www.instagram.com/p/DQ9us2tkeOF/?img_index=1L'épisode sur l'anxiété sociale :https://smartlink.ausha.co/green-et-soi-meme/19-anxiete-sociale-j-arrete-d-etre-dans-le-deniMa merveilleuse thérapeute que je vous recommande : https://www.instagram.com/manonboissiere_/Vous avez -10% sur TOUTES vos consultations avec mon code GSM10Adresse à laquelle envoyer vos courriers du coeur :podcast.greenetsoimeme@outlook.comJe vous attend sur Instagram @greenetsoimeme !Sinon, vous pouvez aussi laisser un avis sur votre plateforme d'écoute et vous abonnez pour ne louper aucun épisode de Green et Soi-même

God’s Word For Today
25.306 | JESUS IS THE CHRIST | Luke 9:18-20 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 9:49


Luke 9:18–20 (ESV)18 Now it happened that as he was praying alone, the disciples were with him. And he asked them, “Who do the crowds say that I am?”19 And they answered, “John the Baptist. But others say, Elijah, and others, that one of the prophets of old has risen.”20 Then he said to them, “But who do you say that I am?” And Peter answered, “The Christ of God.”Public opinion about Jesus was divided.Some saw Him as John the Baptist, others as Elijah or one of the prophets.But Jesus presses deeper with a personal question:“But who do you say that I am?”Peter's confession stands alone: “The Christ of God.”This was not human insight—it was divine revelation.This passage teaches us:✔ Knowing about Jesus is not the same as knowing who He is✔ Faith requires personal conviction, not borrowed opinions✔ Jesus is not merely a prophet—He is God's Anointed One✔ True understanding of Christ comes from the Father✔ Every believer must answer Jesus' question personallyJesus still asks the same question today.

God’s Word For Today
25.305 | YOU GIVE THEM SOMETHING TO EAT | Luke 9:10-17 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 11:09


Luke 9:10–17 (ESV)10 On their return the apostles told him all that they had done. And he took them and withdrew apart to a town called Bethsaida.11 When the crowds learned it, they followed him, and he welcomed them and spoke to them of the kingdom of God and cured those who had need of healing.12 Now the day began to wear away, and the twelve came and said to him, “Send the crowd away to go into the surrounding villages and countryside to find lodging and get provisions, for we are here in a desolate place.”13 But he said to them, “You give them something to eat.” They said, “We have no more than five loaves and two fish—unless we are to go and buy food for all these people.”14 For there were about five thousand men. And he said to his disciples, “Have them sit down in groups of about fifty each.”15 And they did so, and had them all sit down.16 And taking the five loaves and the two fish, he looked up to heaven and said a blessing over them. Then he broke the loaves and gave them to the disciples to set before the crowd.17 And they all ate and were satisfied. And what was left over was picked up, twelve baskets of broken pieces.After a demanding ministry journey, Jesus brings the disciples aside to rest. But the crowds follow—and instead of sending them away, Jesus welcomes them, teaches them, and heals them. As evening comes, the need becomes overwhelming.Then Jesus gives a command that seems impossible:“You give them something to eat.”This passage teaches us:✔ Compassion often interrupts our plans✔ God commands what we cannot do on our own✔ Faith grows when we obey despite insufficiency✔ Jesus multiplies what we surrender to Him✔ Ministry depends on God's power, not our resourcesThe disciples saw impossibility.Jesus saw an opportunity to teach them to trust.

God’s Word For Today
25.304 | TROUBLED | Luke 9:7-9 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 8:33


Luke 9:7–9 (ESV)7 Now Herod the tetrarch heard about all that was happening, and he was perplexed, because it was said by some that John had been raised from the dead,8 by some that Elijah had appeared, and by others that one of the prophets of old had risen.9 Herod said, “John I beheaded, but who is this about whom I hear such things?” And he sought to see him.Herod Antipas hears reports about Jesus—and his heart is deeply troubled.Guilt, fear, and spiritual blindness collide as rumors spread that John the Baptist has risen from the dead.This passage reminds us:✔ A guilty conscience produces fear✔ Sin unconfessed leads to inner unrest✔ Curiosity about Jesus is not the same as repentance✔ Political power cannot silence spiritual truth✔ There is no lasting peace for the wickedHerod's question still echoes today:“Who is this?”But unlike humble seekers, Herod seeks Jesus out of fear—not faith.

God’s Word For Today
25.303 | JESUS MUST BE HIS NAME | Matthew 1:21 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 11:34


Matthew 1:21 (ESV)21 She will bear a son, and you shall call his name Jesus, for he will save his people from their sins.”The angel's message to Joseph is clear and unmistakable: the child's name must be Jesus, because His mission is salvation—not political freedom, not temporary relief, but deliverance from sin.This verse reveals the very heart of the gospel.Jesus is not merely a teacher or reformer—His name declares His purpose.This passage reminds us:✔ Jesus' name reveals His identity✔ Salvation from sin is humanity's greatest need✔ God's plan of redemption is intentional and specific✔ Christ came to rescue, not merely reform✔ The gospel addresses the root problem of the human heartThe name Jesus means “Yahweh saves.”And that is exactly what He came to do.

Bon Match!
Rencontre avec Geoff Molson | «Il ne faut jamais tenir pour acquis l'engouement de nos partisans»

Bon Match!

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 44:39


Qu'il s'agisse de confidences à propos de son enfance, de ses visites au Forum avec son oncle Hartland ou encore de ses souvenirs de Noël qui y sont associés, Geoff Molson se livre sur sa jeunesse en tant que fan des Canadiens, mais aussi sur son parcours et ce qui l’a influencé dans son cheminement. Il a y un lien très particulier entre lui et l'ex-attaquant vedette Steve Shutt. Le président et chef de la direction du Tricolore nous raconte pourquoi. Le propriétaire partage les valeurs qu'il a reçues en héritage de sa famille et comment il transmet celles-ci à ses enfants. Sur le plan des affaires, il aborde l’importante contribution de la famille Molson au développement de la Ville de Montréal et de son désir de poursuivre dans cette même direction. Il s'ouvre sur sa philosophie, sur ce qui le rend heureux, triste, et des constats qu'il a fait depuis son arrivée comme propriétaire du Groupe CH. «Il ne faut jamais tenir pour acquis l'engouement de nos partisans et leur présence. Il y en a eu moins, à certains moments, depuis 2009. Il faut se regarder dans le miroir.» Il nous fait part d'une règle qu’il a apprise très jeune et qu’il respecte encore aujourd’hui en tant que propriétaire. «Le vestiaire appartient aux joueurs. Je pense que je suis entré dans le vestiaire deux ou trois fois depuis 1976.» Sinon, il y va seulement pour des occasions très spécifiques comme la fin de saison pour prendre le temps de remercier chaque joueur pour leur contribution et leur engagement envers l’équipe. Une rencontre qui fut inspirante et très touchante.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

God’s Word For Today
25.302 | EMPOWERED | Luke 9:1-6 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 9:29


Luke 9:1–6 (ESV)1 And he called the twelve together and gave them power and authority over all demons and to cure diseases,2 and he sent them out to proclaim the kingdom of God and to heal.3 And he said to them, “Take nothing for your journey, no staff, nor bag, nor bread, nor money; and do not have two tunics.4 And whatever house you enter, stay there, and from there depart.5 And wherever they do not receive you, when you leave that town shake off the dust from your feet as a testimony against them.”6 And they departed and went through the villages, preaching the gospel and healing everywhere.Jesus calls the twelve and empowers them—giving both power and authority to proclaim the kingdom of God and to heal. This is the moment when the disciples move from learners to active participants in Christ's mission.This passage reminds us:✔ Power comes from Jesus, not ourselves✔ Authority is given to accomplish God's purpose✔ Ministry requires dependence, not self-reliance✔ Faith grows when we trust God's provision✔ Rejection does not cancel God's callingThe disciples go out with nothing—but return having witnessed God work through obedient faith.

God’s Word For Today
25.301 | DO NOT FEAR; ONLY BELIEVE | Luke 8:40-42; 49-56 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 14:32


Luke 8:40–42; 49–56 (ESV)40 Now when Jesus returned, the crowd welcomed him, for they were all waiting for him.41 And there came a man named Jairus, who was a ruler of the synagogue. And falling at Jesus' feet, he implored him to come to his house,42 for he had an only daughter, about twelve years of age, and she was dying.49 While he was still speaking, someone from the ruler's house came and said, “Your daughter is dead; do not trouble the Teacher any more.”50 But Jesus on hearing this answered him, “Do not fear; only believe, and she will be well.”51 And when he came to the house, he allowed no one to enter with him, except Peter and John and James, and the father and mother of the child.52 And all were weeping and mourning for her, but he said, “Do not weep, for she is not dead but sleeping.”53 And they laughed at him, knowing that she was dead.54 But taking her by the hand he called, saying, “Child, arise.”55 And her spirit returned, and she got up at once. And he directed that something should be given her to eat.56 And her parents were amazed, but he charged them to tell no one what had happened.Jairus comes to Jesus desperate—his twelve-year-old daughter is dying. Before Jesus arrives, the worst news comes: “Your daughter is dead.” To everyone else, hope is gone. To Jesus, the situation is not over.With calm authority and deep compassion, Jesus says:“Do not fear; only believe.”This passage teaches us:✔ Faith is tested most when hope seems lost✔ Delay is not denial in God's plan✔ Fear limits what we believe Jesus can do✔ Jesus has authority over death itself✔ God's power is not diminished by human impossibilityWhen Jesus speaks, death listens—and life responds.

God’s Word For Today
25.300 | WHO IS IT THAT TOUCHED ME? | Luke 8:40-48 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 11:09


Luke 8:40–48 (ESV)40 Now when Jesus returned, the crowd welcomed him, for they were all waiting for him.41 And there came a man named Jairus, who was a ruler of the synagogue. And falling at Jesus' feet, he implored him to come to his house,42 for he had an only daughter, about twelve years of age, and she was dying. As Jesus went, the people pressed around him.43 And there was a woman who had had a discharge of blood for twelve years, and though she had spent all her living on physicians, she could not be healed by anyone.44 She came up behind him and touched the fringe of his garment, and immediately her discharge of blood ceased.45 And Jesus said, “Who was it that touched me?” When all denied it, Peter said, “Master, the crowds surround you and are pressing in on you!”46 But Jesus said, “Someone touched me, for I perceive that power has gone out from me.”47 And when the woman saw that she was not hidden, she came trembling, and falling down before him declared in the presence of all the people why she had touched him, and how she had been immediately healed.48 And he said to her, “Daughter, your faith has made you well; go in peace.”On His way to heal Jairus' dying daughter, Jesus is suddenly interrupted—not by words, but by a touch of desperate faith.Among the pressing crowd, only one person touched Him in a way that drew divine power.This passage teaches us:✔ Faith can reach Jesus even in desperation✔ Not every touch is a touch of faith✔ Jesus notices the unseen and the overlooked✔ Grace restores both body and dignity✔ Faith brings peace, not condemnationThe woman touched the hem of His garment quietly, hoping not to be noticed—but Jesus stopped everything to bring her healing into the light.

God’s Word For Today
25.299 | RETURN AND DECLARE | Luke 8:34-39 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 11:09


Luke 8:34–39 (ESV)34 When the herdsmen saw what had happened, they fled and told it in the city and in the country.35 Then people went out to see what had happened, and they came to Jesus and found the man from whom the demons had gone, sitting at the feet of Jesus, clothed and in his right mind, and they were afraid.36 And those who had seen it told them how the demon-possessed man had been healed.37 Then all the people of the surrounding country of the Gerasenes asked him to depart from them, for they were seized with great fear. So he got into the boat and returned.38 The man from whom the demons had gone begged that he might be with him, but Jesus sent him away, saying,39 “Return to your home, and declare how much God has done for you.” And he went away, proclaiming throughout the whole city how much Jesus had done for him.A community witnesses a powerful miracle: a man once ruled by demons is now calm, clothed, and sitting at Jesus' feet. Yet instead of rejoicing, the people respond with fear and ask Jesus to leave.The delivered man begs to go with Jesus—but receives a different calling.This passage teaches us:✔ Fear can reject even God's grace✔ Jesus' power exposes hearts, not just demons✔ True discipleship includes obedience to Christ's command✔ Testimony is a powerful form of mission✔ God uses transformed lives to reach whole communitiesJesus sends the man back—not as a spectator, but as a witness.He obeys immediately, proclaiming what God has done for him.

Le flash éco de Capital
Péage en flux libre : payez à temps, sinon gare à l'amende ! Nos conseils en 120 Secondes

Le flash éco de Capital

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 1:41


Aujourd'hui, 120 Secondes Essentiel revient sur les péages à flux libre. Comment ça marche ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Capital vous répond. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

God’s Word For Today
25.298 | WHEN DEMONS BEGGED | Luke 8:26-33 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 12:44


Luke 8:26–33 (ESV)26 Then they sailed to the country of the Gerasenes, which is opposite Galilee.27 When Jesus had stepped out on land, there met him a man from the city who had demons. For a long time he had worn no clothes, and he had not lived in a house but among the tombs.28 When he saw Jesus, he cried out and fell down before him and said with a loud voice, “What have you to do with me, Jesus, Son of the Most High God? I beg you, do not torment me.”29 For he had commanded the unclean spirit to come out of the man. (For many a time it had seized him. He was kept under guard and bound with chains and shackles, but he would break the bonds and be driven by the demon into the desert.)30 Jesus then asked him, “What is your name?” And he said, “Legion,” for many demons had entered him.31 And they begged him not to command them to depart into the abyss.32 Now a large herd of pigs was feeding there on the hillside, and they begged him to let them enter these. So he gave them permission.33 Then the demons came out of the man and entered the pigs, and the herd rushed down the steep bank into the lake and drowned.Jesus crosses into a Gentile region and immediately confronts a man possessed by a legion of demons. Though uncontrollable by human strength, the demons recognize Jesus instantly—calling Him “Son of the Most High God.”This encounter reveals a sobering truth:✔ Demons recognize Jesus' absolute authority✔ Darkness submits when Christ speaks✔ No bondage is beyond His power✔ Evil must ask permission from the Son of God✔ True freedom begins when Jesus commands releaseEven the demons know who Jesus is—and they beg before Him.

God’s Word For Today
25.297 | JESUS REBUKING THE STORM | Luke 8:22-25 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 8:39


Luke 8:22–25 (ESV)22 One day he got into a boat with his disciples, and he said to them, “Let us go across to the other side of the lake.” So they set out,23 and as they sailed he fell asleep. And a windstorm came down on the lake, and they were filling with water and were in danger.24 And they went and woke him, saying, “Master, Master, we are perishing!” And he awoke and rebuked the wind and the raging waves, and they ceased, and there was a calm.25 He said to them, “Where is your faith?” And they were afraid, and they marveled, saying to one another, “Who then is this, that he commands even winds and water, and they obey him?”A violent storm threatens the disciples' lives while Jesus sleeps peacefully in the boat.Fear overwhelms seasoned fishermen—but with a single rebuke, Jesus silences wind and waves.This miracle reveals more than power over nature—it reveals who Jesus truly is.This passage teaches us:✔ Jesus is sovereign even when He seems silent✔ Fear exposes where our faith is weak✔ Creation obeys the voice of its Creator✔ Storms do not mean Jesus is absent✔ Faith grows as our understanding of Christ deepensThe disciples ask the right question:“Who then is this?”And the answer points directly to Jesus as Lord over chaos itself.

God’s Word For Today
25.296 | WHO IS JESUS' TRUE FAMILY? | Luke 8:19-21 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 8:39


Luke 8:19–21 (ESV)19 Then his mother and his brothers came to him, but they could not reach him because of the crowd.20 And he was told, “Your mother and your brothers are standing outside, desiring to see you.”21 But he answered them, “My mother and my brothers are those who hear the word of God and do it.”Jesus' family comes seeking Him, yet they cannot reach Him because of the crowd. In response, Jesus reveals a profound truth: true family is not defined by blood, but by obedience to God's Word.Luke emphasizes hearing—a major theme throughout chapter 8. Just as good soil receives the seed, true disciples receive God's Word and live it out. Hearing alone is not enough; obedience reveals genuine belonging to Christ.This passage reminds us:✔ Spiritual intimacy is shown through obedience✔ True discipleship goes beyond proximity to Jesus✔ God's family is formed by faith and obedience✔ Listening to God's Word must lead to action✔ Grace is offered repeatedly until hearts respond

On est tous debout... toute la journée au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Ce matin, mardi 16 décembre avec Vincent, Jean-Michel et Léa: on parle avec Barbara-Judith Caron du balado Chiens Écrasés. Sinon, Géraldine Lamarche a d’excellentes nouvelles pour nous. Aussi, Jean-Michel présente ses chansons de Noël !

God’s Word For Today
25.295 | LIGHTS MUST SHINE | Luke 8:16-18 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 7:31


God’s Word For Today
25.294 | WHAT KIND OF HEART YOU HAVE? | Luke 8:4-15 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 15:09


Luke 8:1-3 ESV 4 And when a great crowd was gathering and people from town after town came to him, he said in a parable, 5 “A sower went out to sow his seed. And as he sowed, some fell along the path and was trampled underfoot, and the birds of the air devoured it. 6 And some fell on the rock, and as it grew up, it withered away, because it had no moisture. 7 And some fell among thorns, and the thorns grew up with it and choked it. 8 And some fell into good soil and grew and yielded a hundredfold.” As he said these things, he called out, “He who has ears to hear, let him hear.”9 And when his disciples asked him what this parable meant, 10 he said, “To you it has been given to know the secrets of the kingdom of God, but for others they are in parables, so that ‘seeing they may not see, and hearing they may not understand.' 11 Now the parable is this: The seed is the word of God. 12 The ones along the path are those who have heard; then the devil comes and takes away the word from their hearts, so that they may not believe and be saved. 13 And the ones on the rock are those who, when they hear the word, receive it with joy. But these have no root; they believe for a while, and in time of testing fall away. 14 And as for what fell among the thorns, they are those who hear, but as they go on their way they are choked by the cares and riches and pleasures of life, and their fruit does not mature. 15 As for that in the good soil, they are those who, hearing the word, hold it fast in an honest and good heart, and bear fruit with patience.WHAT KIND OF HEART YOU HAVE?The description of a man's heart is determined by our responses to God's word as the soil's reception of the seed. A sower scattering seeds on the ground. But, the ground has different soil types, which includes a path, rocky ground, thorny ground, and good soil. The seed is the word of God. Meaning. While God's word is shared universally, its impact are not the same. It is only those on good soil—who hear, understand, and cultivate the word—will bear lasting fruit. There are four types of hearts represented by the types of soil the seed fell, namely;The pathway: The word is heard but not understood, as the devil snatches it away before it can take root. Satan who comes upon people who have heard the word of God and "takes away the word from their hearts, so that they may not believe and be saved" (Luke 8:12).The rocky: The person receives the word with joy but falls away when trials or persecution arise because they have no deep roots. Jesus is implying a base of stone with a thin layer of dirt on top. The person casting seeds won't realize it's so shallow. These people acknowledge only the parts of God's Word that sound pleasant and easy will not lead to a firm faith that can withstand life's inevitable trials.The thorny: The word is heard but is choked by the worries of this life, greed, or desire for riches, preventing it from producing fruit. Let's recall that thorns and weeds were punishment against Adam because he disobeyed God (Genesis 3:17–19). They are a constant reminder of sin, specifically, the sin of looking to something other than God for life. Jesus' interpretation matches this. He compares the thorns to the "cares and riches and pleasures of life" (Luke 8:14) that distract us from God's true Word. Nothing should keep us from following Jesus, even if it means suffering and sacrifices on our partThe good: The person hears the word, understands it, and lives it out, leading to a fruitful life that makes a significant impact. A soil that readily takes the seed, nourishes it, and produces fruit. If our hearts are softened and ready for God's Word, Christ's truth will impact our entire lives, allowing us to display the fruit of the Spirit (Gal 5:22–23). These behaviors and actions glorify God and show love to others.Follow us on various media platforms: https://linktr.ee/gospellightfilipino#gospellightfilipino#Godswordfortoday

God’s Word For Today
29.293 | FAITHFUL WOMEN DISCIPLES | Luke 8:1-2 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 15:09


Luke 8:1-3 ESV 1 Soon afterward he went on through cities and villages, proclaiming and bringing the good news of the kingdom of God. And the twelve were with him, 2 and also some women who had been healed of evil spirits and infirmities: Mary, called Magdalene, from whom seven demons had gone out, 3 and Joanna, the wife of Chuza, Herod's household manager, and Susanna, and many others, who provided for them out of their means. FAITHFUL WOMEN DISCIPLESAs Jesus travels, He continues to proclaim the good news that the kingdom of God is near, confirming His words by healing and expelling demons.The "kingdom of God," also called the "kingdom of heaven." God's kingdom includes any manifestation of His sovereignty, power, and authority over creation. When His kingdom is "near," His authority is especially noticeable. In this context, that means that people listen to and accept what Jesus says about God, Himself, repentance, and the right way of living in light of God's authority. Jesus also brings the kingdom when He rescues people from the fall. He overcomes pain, illness, and demonic activity. With Jesus' first coming, He inaugurated God's kingdom on earth; when He comes again, He will complete God's kingdom. Thus, this dispensation is called as the ‘now and not yet' period.Jesus is not a typical rabbi, and He attracts the most unlikely disciples. The group includes fishermen, a tax collector, a Zealot, and a traitor (see Luke 6:12–16). This is not a conventional list, that He trains and commissions to extend His message of good news (see Luke 9:1–6) and sacrifice for His name. (see Luke 9:23–27, 57–62). They were with Him to build the church. (Acts 1—2). He has mentioned that the women "had been healed of evil spirits and infirmities" (Luke 8:2), but aside from mentioning Mary Magdalene's former demonization, he does not specify which women Jesus healed from which infirmities. While Luke names three women specifically, he also notes that there were "many others."The next is Joanna. She is also mentioned with Mary Magdalene at the empty tomb and as one of several who told the Twelve that Jesus had risen (Luke 24:10). Her position in society is less clear. She is married to Chuza. Chuza's role as "household manager" –"steward" in NASB—is unclear. The Greek root word is from "permission" or "commission." So, Chuza had some authority over Herod Antipas's court. Scholars posit he was the steward over Herod's household.Even less is known about Susanna, and she is not mentioned, at least by name, outside of this verse. She is not related to the apocryphal book Susanna, since that was written about a woman in the time of Daniel. That Joanna is identified by her husband, whereas Mary and Susanna are not, suggests the latter two are either unmarried or their husbands are not well known in the church.They provided for them out of their means. "Provided" uses the same Greek root as "serve [tables]" in Acts 6:2 when the early church chose the first deacons. That doesn't mean the women are officially church deacons. Early manuscripts are divided as to whether the text says the women provide for Him or them. Matthew 27:55 and Mark 15:41 say the women minister to and follow Him. Whatever the language used, it appears Jesus and the disciples shared one money bag (John 12:6), so the funds went to all of them even if they were given in appreciation of just Jesus.The Gospels and Acts mention several faithful women. Luke has already noted Elizabeth (Luke 1:39–45), Mary (Luke 1:26–38), Anna (Luke 2:36–38), and the sinful woman (Luke 7:37–50).4 Soon, he will include the woman with an issue of blood (Luke 8:43–48), and, in Acts, many of these same women (Acts 1:14), Tabitha (Acts 9:36–42), Mark's mother Mary (Acts 12:12), Lydia (Acts 16:11–15), Priscilla (Acts 18:24–26), and Philip's daughters (Acts 21:8–9).Follow us on various media platforms: https://linktr.ee/gospellightfilipino

Question de croire
Est-ce que les Églises prennent le problème du racisme au sérieux?

Question de croire

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 28:19


Est-ce que les Églises prennent le problème du racisme au sérieux?   Le message de Jésus était pour l'ensemble de l'humanité. Alors, pourquoi retrouvons-nous toujours du racisme à l'intérieur de nos Églises? Pourquoi est-ce si difficile de changer ou de voir les choses du point de vue de l'autre?   Dans cet épisode, Joan et Stéphane partagent des expériences d'inconfort, réfléchissent sur nos biais et discutent de la différence entre racisme et racisme systémique.   Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Brian Lundquist, unsplasch.com. Utilisée avec permission.   Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, est-ce que les Églises prennent le problème du racisme au sérieux? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes à l'écoute.   Avoir des biais et des préjugés   [Joan] J'ai une anecdote qui me concerne. C'est-à-dire que pour une fois, je me moque de moi-même. J'avais une réunion avec un collègue et pendant la même réunion, je me suis plainte à un moment donné d'un racisme que je considérais résiduel dans la communauté. Et à un autre moment de la réunion, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai imité une dame d'un certain âge de la bourgeoisie genevoise. Parce qu'elle m'avait parlé, elle m'avait dit « oh, mais enchantée, très bien, très bien ». Et j'avais bien réussi à l'imiter. Ils rigolent un peu, puis le collègue me dit « Ce n'est pas raciste ça, d'imiter une vieille dame bourgeoise genevoise ?». Alors, je ne sais pas. Je suis restée avec cette question, à m'interroger moi-même sur mes propres ressorts un peu racistes, un peu classistes. Est-ce que c'est OK de se moquer des accents bourgeois? Après tout, elle a été élevée comme ça. Une fois, on avait parlé, toi et moi, et tu m'avais dit, c'est vrai que je suis un mec blanc depuis plus de 50 ans, mais je ne l'ai pas choisi. C'est vrai que souvent, quand on est bourgeoise et âgée, ce sont des choses qu'on ne choisit pas vraiment. Est-ce qu'on choisit son accent? Est-ce qu'on doit en changer pour avoir l'air moins bourgeoise ou moins française ou moins autre chose? Probablement pas, finalement. Donc voilà, on a nous-mêmes nos propres biais et ça peut être intéressant d'y réfléchir.   La difficulté avec les pasteurs venus d'ailleurs   [Stéphane] C'est vrai que je n'ai pas choisi d'être caucasien. Je n'ai pas choisi de naître en Amérique du Nord. Comme je dis souvent, si j'étais venu au monde au Burkina Faso, ma vie serait complètement différente. Je crois qu'il y a un peu d'angélisme dans les Églises, dans le sens où on a cette idée que nous sommes une Église universelle, que Jésus accueille tous et toutes et sans distinction. Oui, je suis pas mal convaincu que Jésus-Christ accueille tous et toutes. Le problème, ce sont les gens dans l'Église… c'est malheureusement une autre chose. Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, les Églises chrétiennes ont un lourd passé colonial. On envoyait des gens avec un message quand même assez clair, vous allez dans des pays sous-développés, vous allez les sortir de leur culture et religion primitive. Maintenant qu'il y a ce qu'on appelle une crise de vocation dans nos Églises, nous avons de la difficulté à trouver des pasteurs occidentaux. On se dit bon, on a été évangéliser les gens là-bas, ben ils vont nous renvoyer des pasteurs. C'est un échange de bons procédés. Et d'un coup, hop, ils sont différents, ils parlent différemment, ils arrivent avec d'autres cultures. Là, ça ne marche pas. Donc, il y a une espèce de pensée magique que le racisme, la discrimination ou du moins l'inconfort n'existent pas. Ce n'est pas vrai.   Prendre le temps de bien se comprendre   [Joan] J'aime beaucoup que tu parles de l'inconfort. Je trouve ça génial en fait. L'inconfort, c'est ce qu'on ressent tous et toutes lorsqu'on est avec quelqu'un de différent. Et c'est ok de ressentir de l'inconfort. Quand c'est quelqu'un qui est dans une situation de vulnérabilité, c'est une personne qui fait déjà beaucoup d'efforts, ce n'est pas ok de lui montrer notre inconfort en fait. Il faut qu'on arrive à trouver d'autres endroits où déposer cet inconfort. Quand c'est quelqu'un qui nous met dans une situation un peu inconfortable, mais qu'elle le fait un peu sciemment et qu'elle le fait depuis une place quand même avec des privilèges, on peut l'interpeller et lui poser la question. Et ça se passe bien souvent. J'anime une petite page Instagram, trois fois rien, sur le ministère que j'ai la bénédiction de vivre depuis trois mois avec des personnes qui sont en situation migratoire, et pour une partie d'entre eux, qui sont en train de s'installer ici en Suisse. Et sur cette page Insta, dont je peux donner la référence si les gens nous écrivent, pas de problème, je racontais qu'à la fin d'une entrevue avec une marraine, donc une dame qui va former un tandem avec quelqu'un qui est arrivé depuis pas longtemps en Suisse, à la fin de la conversation, elle me dit « Mais pourquoi vous dites tout le temps “comme dit” ? » En fait, ça vient de wiegesatack et c'est un alsacisme. En fait, les Alsaciens disent « comme dit » pour dire « comme nous l'avons dit » ou « comme je te l'ai dit » ou « comme ça a été dit ». On dit « comme dit ». Elle me l'a dit comme ça, un peu à brûle pour point, mais avec un sourire et tellement gentiment. Et elle m'a expliqué qu'en fait, ça faisait une heure que je lui répétais « comme dit », « comme dit », « comme dit ». Et puis moi, je n'en avais pas du tout conscience. Donc parfois on est un petit peu inconfortable, notamment parce que c'est une expression qu'on ne comprend pas, qu'on n'est pas sûr de suivre le fil de l'autre. Je me rappelle qu'une fois, je parlais avec un collègue congolais qui s'appelle Moussa et que je salue au passage. Et j'avais besoin d'avoir une réponse à une question. Il me dit « Ah, si, si. Non, non. Voilà! » Voilà, j'avais des réponses, cela dit, mais pas du tout celle que j'attendais. C'est intéressant, parce que des fois ce n'est pas possible. On n'arrive pas à répondre. Il y a une distance culturelle. La question telle que posée ne correspond à rien, cognitivement, de ce que nous on connaît. Et si, sinon, on voit là, c'est une façon très polie de dire, voilà, laisse-moi du temps, je n'y suis pas encore, ta question me surprend, je ne la comprends pas. C'est OK aussi de se prendre ce temps-là. Ça peut éviter des réactions racistes, en fait, de se donner du temps.   Le racisme ethnique dans la Bible   [Joan] Par rapport au racisme, il y a eu un avant et un après pour moi dans ma lecture de la Bible. Et c'est quand j'ai compris que Aaron, le frère de Moïse, avait renvoyé dans le désert les femmes étrangères dans une espèce de recherche de purification ethnique. Vous ne vous marierez pas avec des étrangères parce qu'elles avaient d'autres dieux, elles n'avaient pas un dieu unique ou alors pas le dieu unique tel que le peuple hébreu le comprenait. J'étais saisie d'horreur et je me suis dit, mais quel racisme horrible de prendre des femmes, d'avoir des relations avec ces femmes, même des enfants, et puis d'un seul coup de leur dire « on ne veut pas de vous, on vous renvoie dans le désert ». Qu'est-ce qu'elle peut bien devenir, une femme seule ou plusieurs femmes seules dans le désert, parfois avec des bébés sous le bras? Quel est leur avenir en fait? Je me suis rendu compte que la Bible portait en elle beaucoup d'histoires teintées par ce racisme, ce racisme ethnique, tribal, ce besoin un peu de purification, et tout ça pour honorer Dieu. C'est dur, après, d'en faire quelque chose, de s'en saisir et de s'en dessaisir, d'être loyale; ça, c'est notre épisode de podcast d'il y a deux semaines. Et en même temps, de ne pas tomber dans une sorte de sectarisme, de racisme, quoi.   Tenter de devenir conscient du problème du racisme   [Stéphane] C'est vrai que les écrits bibliques ne sont pas neutres. C'est l'histoire du peuple de Dieu, donc avec tout ce qu'il y a de plus beau et de moins beau. C'est sûr qu'on aime bien le passage de Galates, chapitre 3 : « Il n'y a plus de Juifs, ni Grecs; il n'y a plus d'esclaves, ni libres; ni hommes ni femmes. Nous sommes tous un en Jésus-Christ. » Puis là on dit: “ah que c'est beau”. Mais lorsqu'on y pense quelques secondes, pourquoi l'auteur a-t-il voulu écrire ça? C'est parce que, probablement, il y avait un problème. Probablement, il y avait des gens qui disaient « Ah, eux, ce sont des Grecs; eux, ce sont des Juifs; puis eux, ce sont juste des esclaves; nous, on est libres. » Il y a ces problèmes-là qui sont là probablement depuis le début de l'humanité et l'Église n'y échappe pas; il faut en être conscient. Ça ne veut pas dire qu'on est mauvais, mais lorsque l'on devient conscient du problème, on peut y travailler. L'Église Unie a décidé, il y a quelques années, d'être une église antiraciste. Encore une fois, bravo, mais cette position-là a émergé après que plusieurs personnes aient raconté des histoires vraiment touchantes et très tristes, de racisme et tout ce qui venait avec, de discrimination, de commentaires vraiment pas gentils. L'Église a pris conscience du problème. Elle n'a pas dit qu'on est meilleur, non ça n'existe pas. L'Église a plutôt décidé de dire, oui, nous avons un problème et nous allons y travailler. Nous allons y faire face. Et c'est ça qui est difficile pour une Église, une paroisse, d'être capable de reconnaître notre problème.   Multi culturalité et interculturalité   [Joan] Tu sais qu'en fait, ce verset de Galates 3, mais tu dois le savoir, en tout cas tu l'as appris dans un de tes cours de théologie, se situe dans un contexte de liturgie de baptême. Et du coup, on a commis un petit article, ma collègue Juliette Marchais et moi, collègue qui exerce en Alsace, dans le bouquin Bible, genre et sexualité, ni mâle et femelle, sous la direction de Sébastien Douane. C'est un petit peu notre article qui a donné le nom au bouquin. On a fait un article sur la question des liturgies de baptême. Est-ce que les liturgies de baptême utilisent Galate 3? Et la réponse est non. C'est-à-dire qu'en fait, il en est fait mention parfois dans les marges, ou bien un petit peu. Par exemple, ils disent « il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes un en Jésus-Christ ». Et puis le côté « ni juif, ni grec, ni esclave, ni libre », ça disparaît. Donc c'est intéressant parce que quand c'est utilisé, c'est utilisé de façon tronquée et finalement c'est peu utilisé pour te dire que c'est un verset qui n'est pas du tout consensuel. Comme tu dis, d'un seul coup on le brandit, c'est quand on n'en peut plus. Pourquoi? Parce qu'on n'ose pas assez se confronter à ce verset qui est pourtant riche et autour duquel on peut avoir des discussions franches. Et d'ailleurs, en parlant discussion franche, j'ai remarqué aussi quand je parle avec des gens de multi culturalité ou d'interculturalité, qui sont deux choses différentes. La multi culturalité c'est quand on est dans une communauté ou dans une église avec le grand E, un peu côte à côte. Une fois de temps en autre, on fait un truc ensemble. Ah, c'est super! Une fois par an, on fait le culte avec les Hmongs. Ah, ils préparent des petits nems succulents, c'est formidable et c'est joli, les chapeaux des dames. Et puis après, chacun retourne dans sa communauté, manger ses trucs et porter ses jeans et ses costumes habituels. Ça, c'est multiculturel. On aime bien la différence de l'autre. D'ailleurs, une fois par an, on se prend en photo avec. Interculturalité, c'est plus régulièrement mélanger les choses, les mélanger au risque que des fois ça frotte, ça coince. On recule aussi des fois, ou on avance. Et moi ce que j'ai souvent entendu quand je témoignais un peu de ce que nous vivions dans l'Église réformée francophone de Zurich, où il y a une chorale avec des personnes qui viennent de toute l'Afrique, et puis la communauté est majoritairement blanche avec une chorale majoritairement noire. Donc des fois ça donne lieu à des questionnements, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Des fois j'en parlais autour de moi quand j'étais en ministère là-bas. Et il arrivait souvent qu'on me dise « Ah bon? Ah, chez vous, des fois, il y a des tensions, des frottements, des interrogations? Ah, pas chez nous, on a une famille érythréenne et ça se passe très bien. Qu'est-ce qu'ils sont bien élevés, les enfants. La dame, elle aide toujours et le monsieur, il porte les chaises. Ah non, nous, avec notre famille érythréenne, tout va très, très bien. » Ou bien le classique « Oh, on a un réfugié, Bienvenue. » Il s'appelle Bienvenue. Toute la communauté l'aide. On l'invite à manger à tour de rôle, ah non, nous on n'a pas de problème. Et ça, c'est un petit peu la différence entre avoir une famille érythréenne, un réfugié qui s'appelle Bienvenue, ou bien être carrément moitié-moitié. Parce que dès qu'il y a plus de personnes venant d'ailleurs que venant d'ici, ça pose question. Et que ça pose question, c'est OK en fait. Moi, je comprends que ça pose question. D'ailleurs, c'est bien qu'on se pose des questions. Quand on arrêtera de se poser des questions, ce ne sera plus bon. Mais si ça tourne au non-dit ou au conflit, c'est là qu'on se dit, on a du boulot à faire en tant que pasteur. Comme cette anecdote du jeûne fédéral qui m'a été rapportée par un collègue, dans une communauté avec beaucoup de personnes qui venaient d'ailleurs. Pour le jeûne fédéral suisse, d'un seul coup, il y avait surtout des personnes qui venaient d'ailleurs et pas beaucoup de personnes qui avaient l'air de venir d'ici. Et certaines personnes s'en sont émues, en disant: si le jour du jeûne fédéral suisse, il y a plus de personnes qui viennent d'ailleurs que de personnes qui viennent d'ici, c'est mal parti. Ce n'est ni mal parti ni bien parti, c'était comme ça cette année-là. Et ce sera peut-être différent l'année suivante. Finalement, ce qui est sûr, c'est que le racisme, c'est pénible. C'est pénible pour tout le monde, même pour ceux qui sont un peu racistes ou qui ont du mal avec les questions de multi-culturalité, pour eux c'est pénible. Mais en même temps, c'est lorsqu'il n'y a que des personnes de la même origine qu'il n'y a pas de racisme à l'Église. Finalement, le racisme, c'est quoi ? C'est l'expression d'une multi-culturalité, c'est l'expression d'une communauté qui est en mouvement, c'est l'expression de choses qui sont en train de changer. C'est ce qu'on appelle le point noir sur la feuille blanche. Sur une feuille blanche, on ne voit qu'un point noir, mais ça veut dire qu'il y a un point noir, et ça, c'est cool. Le racisme, c'est l'expression d'un changement, c'est l'expression d'un déplacement. Et c'est vrai que nous, en tant que ministre du culte, on a un rôle à jouer là-dedans, puis toute la communauté aussi.   Racisme et racisme systémique   [Stéphane] En Amérique du Nord, pas juste aux États-Unis, au Canada aussi, il y a eu pendant longtemps des lois qui divisaient les personnes afro-descendantes des Caucasiens. Et ces lois sont disparues pour trois quarts de siècle, au moins, tout dépendant des endroits. Ceci dit, dimanche matin, à l'église, c'est encore le moment de la semaine, l'endroit où la société est la plus ségrégationnée. Même si c'est accepté, même si au travail, on peut avoir des gens de différentes origines, de différentes cultures, on dirait que le dimanche matin, on va à une église blanche, on va à une église latino. Je peux comprendre un certain sentiment de tribalisme, dans le sens où on veut être entouré de gens qui me ressemblent, qui sonnent comme moi, qui ont les mêmes référents, mais en même temps, ce n'est pas la société dans laquelle on vit. On dirait qu'on essaie de créer comme un espace parallèle. OK, quand je vais à l'épicerie, je suis entouré de gens un peu différents, mais dans mon Église, ah là, là, on est tous des Québécois, cinquantenaires, tous pareils. Mais c'est à ce moment-là, moi, je trouve que l'Église perd sa pertinence. Si on n'est pas intégré dans notre société, si on n'est pas prêt à faire face justement à ces défis, c'est sûr que c'est désagréable. Personne ne veut se faire confronter, personne ne veut se faire dire « ben ça c'est peut-être une pratique raciste ». Depuis quelques années, un des grands débats qu'on a ici, c'est la différence entre le racisme et le racisme systémique. Il y a le racisme, les gens vont faire un propos raciste, et le racisme systémique. Les gens comprennent ça comme plus systématiquement. Non, c'est le système qui est raciste, c'est le système qui est brisé. Lorsqu'on prend pour acquis que tout le monde fonctionne selon les valeurs occidentales, c'est ça qui est normal, c'est ça qui est attendu. Et lorsque quelqu'un vient d'un autre pays et se comporte différemment, on ne l'engage pas pour un boulot ou pour n'importe quoi. Là, c'est le système qui est vicié. Juste un exemple, on a des comités comme toutes les Églises. On remarquait qu'il y avait des appels pour participer à des comités et qu'il n'y avait pas d'Autochtones qui portaient leur candidature. Quelqu'un a eu la brillante idée d'aller voir les communautés autochtones. Il a dit, mais qu'est-ce qui ne fonctionne pas? Est-ce que c'est une question de langage? Ils ont dit, ben, pas vraiment. Nous, dans notre culture, personne ne va se porter volontaire. C'est les anciens qui se rassemblent, qui disent, telle personne, je pense qu'elle serait bonne pour cette position-là. Donc, il y a eu un changement. Quelque part, le modèle qu'on avait, c'était le modèle blanc occidental. On était confrontés à un certain racisme dans le sens où le système prenait pour acquis que nos valeurs étaient les valeurs de tout le monde. Et on a été confronté à ça et on a réfléchi. Mais c'est sûr que ce n'est pas plaisant de se faire dire que le système dans lequel nous on évolue très bien, ça va bien, tout va bien, moi je suis un homme caucasien, tout le monde m'écoute. Mais il y a des gens qui souffrent de ça, des gens qui souffrent du fait qu'ils sont nés sur un autre continent, qui ont un nom à consonance entre guillemets « étrange » et n'ont pas les mêmes chances que moi, c'est sûr que c'est difficile à accepter.   Les Églises identitaires   [Joan] C'est bien que tu parles des églises issues de la migration comme ça, parce que je me rappelle pendant mes études de théologie, notamment pendant les journées doctorales de la faculté de théologie de Strasbourg, qui étaient obligatoires à un certain nombre d'heures quand on était en doctorat. Il y avait eu une période où il y avait énormément de réflexions autour des Églises ethniques ou bien affinitaires. Puis après, il y a eu le mot afropéenne, des Églises afropéennes. Alors, entre-temps, on a rediscuté ce mot. Des Églises identitaires aussi. À un moment donné, être d'une culture ou d'une nationalité, c'était être identitaire. Mais moi, ça m'amuse beaucoup parce que y a-t-il une église qui ne soit pas identitaire? Parfois, on a des Églises multi-identitaires. J'ai un collègue en Grande-Bretagne qui m'expliquait qu'il sert dans un consortium de trois paroisses. Je ne me rappelle plus très bien des détails, mais une, c'est méthodiste anglicane, l'autre, c'est méthodiste je ne sais plus quoi, et la troisième, ça s'appelle église œcuménique parce que c'est une période où plusieurs courants se sont mis ensemble pour créer un courant œcuménique. Et il semblerait que ce soit pareil en Suède aussi, maintenant il y a de plus en plus d'Églises post-confessionnelles qui s'appellent œcuméniques et qui ont toutes sortes de marqueurs identitaires à l'intérieur. Donc, finalement maintenant on a des Églises multi-identitaires aussi, mais néanmoins elles restent identitaires. Et donc se pose un petit peu la question de comment peut-on imaginer une Église qui, dès le départ, semble assez multi-identitaire pour que, quand on y arrive, on n'ait pas l'impression d'être invité dans la tribu de l'autre? Ça, c'est intéressant parce que c'est une question qui part de beaucoup de privilèges aussi, par exemple des privilèges blancs. On va dire oui, moi je vais dans une Église noire et puis je ne sais pas trop où m'y mettre. Et puis d'ailleurs, ce n'est pas leur objectif que tu te sentes spécialement accueilli, selon certaines communautés. Moi par exemple, quand j'étais à New York, dans l'une des communautés noires de Harlem. Ils m'ont dit très clairement qu'ils ont un quota. Ils prennent 25 Blancs, pas plus. Sinon, leurs cultes ne sont pas intéressants. Ils ont l'impression d'être scrutés. Puis les Blancs, ils n'ont pas les us et coutumes. Ils ne chantent pas, ils ne dansent pas. On m'a bien expliqué qu'il se trouvait qu'étant ministre, j'étais acceptée, mais alors du bout des doigts, vraiment. Je comprends leur perspective. Est-ce que c'est du racisme? Ils veulent pouvoir vivre leur expérience de culte noir, afro-gospel, puis c'est tout. Nous, par contre, si on fait ça depuis la place de privilège qu'on a et qu'on disait, oui, non, mais alors s'il y a des gens qui viennent d'autres cultures, voilà, ça allait nous déranger, ça ne va pas du tout, parce qu'on parle depuis une autre place, quoi. Mais on fait bien sentir souvent aux gens qu'ils n'ont pas les codes, qu'on le veuille ou non. Moi, je me rappelle d'un culte où était venue une famille pentecôtiste et la dame s'était bien habillée. Elle était canon belle, elle avait un chapeau et tout. Et à chaque fois que le pasteur disait quelque chose, elle disait « Amen! Alléluia! ». Je ne sais pas, on n'a pas eu l'intelligence collective de le faire aussi un petit peu, pour qu'elle se sente à l'aise et elle n'est plus revenue. Ce sont des détails. On dirait que c'est anecdotique mais en fait, ça veut dire beaucoup. Comment est-ce qu'on peut faire pour que dans nos cultes, tout un chacun trouve un petit quelque chose où ils se disent « ah, mais là je suis à la maison ». C'est ce petit quelque chose qui fera de nous, individuellement et collectivement, des communautés en marche vers l'antiracisme. Ça ne se décrète pas d'être antiraciste, ça se vit en fait. Et c'est très, très compliqué parce que moi je peux penser que je suis antiraciste, mais en fait j'imite les accents des autres des fois un petit peu de façon… et puis on peut penser qu'on fait un culte panafricain, j'ai fait ça aussi des cultes panafricains. Pendant les réunions de préparation du culte panafricain, quelqu'un a dit: ce serait quand même bien qu'il n'y ait pas trop de viande. Du coup, on a fait un buffet avec pas trop de viande et on a pu jeter la moitié du buffet parce que la plupart des personnes qui étaient là trouvaient qu'un culte panafricain où on célèbre l'Afrique, on mange de la viande. C'est hyper intéressant parce qu'on va cumuler des expériences, des échecs, des réussites. Il faut absolument que l'on continue, qu'on insiste, qu'on persévère et qu'on ait des lieux où on peut se raconter un peu tout ça. Des lieux qui incluent des personnes concernées dans nos démarches antiracistes. Parce que comme tu l'as dit avec l'anecdote des délégués de la communauté d'une autre culture ou de différentes cultures. Si on met en place des protocoles, mais qu'on n'inclut pas les personnes concernées dans nos protocoles, on va forcément viser à côté, comme tu l'as dit. Pour moi, ce sont des chantiers, des idées, des impulsions, et j'aimerais tellement qu'il y ait plus d'endroits où on puisse partager ça.   Accepter l'inconfort   [Stéphane] J'ai trouvé une expression que j'aime bien: l'inconfort universel. Que tout le monde se sente inclus et en même temps inconfortable, à peu près au même niveau. Je te donne un exemple. Il y a quelques semaines, on m'a invité à un culte. Toutes les personnes qui étaient là étaient des gens d'origine du Cameroun. Je n'avais pas de référent culturel pour la majorité des choses. Je ne connaissais pas les cantiques, la façon d'organiser le culte n'était pas celle que je connais. Mais pour moi, ce fut une belle expérience parce que, un, ils m'ont invité, ils m'ont très bien accueilli, et deux, j'ai découvert quelque chose. J'ai surtout eu le rappel que les blancs sont coincés, parce que, oui, c'était top énergie, l'essence de la célébration. Je me suis dit, oui, mais c'est vrai: pourquoi chez nous, c'est toujours de la musique solennelle? Il faut toujours se concentrer et être sobre, alors que c'est supposé être un jour de célébration? Je ne dis pas nécessairement que c'est mieux, mais j'ai été confronté à mes préjugés, à mes façons de faire. Je me suis remis en question. Je n'ai pas blâmé cette communauté-là pour ce qu'elle faisait. C'est moi qui me suis remis un peu en question, qui ai essayé de grandir, qui ai essayé d'évoluer comme fort probablement, j'espère, ces personnes-là font la même chose lorsqu'elles sont confrontées à d'autres réalités. Je pense que c'est ça l'espoir, lorsqu'on accepte que ce soit différent, lorsqu'on accepte que ce soit peut-être inconfortable. Lorsqu'on accepte que l'autre soit sûrement inconfortable, comment se rejoindre, comment se respecter tout en demeurant soi-même et en essayant de voir la façon dont l'autre voit les choses, je pense que c'est un bon début.   Conclusion   [Joan] Et encore une fois, Amen! Racontez-nous vous aussi vos expériences, si vous êtes d'accord, d'interculturalité inconfortable ou confortable. Dites-nous un peu comment vous vivez les choses, ça nous intéresse, écrivez-nous. [Stéphane) Écrivez-nous questiondecroire@gmail.com.  Merci beaucoup à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire qui nous permet d'être diffusés sur beaucoup de plateformes. Merci à Réforme.net aussi. Merci à toutes les personnes qui laissent un commentaire, un pouce en l'air, une évaluation. C'est toujours bon pour le référencement. Merci surtout à toi, Joan, pour cette conversation. À bientôt. À bientôt.  

God’s Word For Today
25.291 | THE LEAST IN THE KINGDOM OF GOD IS GREATER THAN HE | Luke 7:28-30 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 9:46


God’s Word For Today
25.290 | NO PROPHET IS GREATER THAN JOHN | Luke 7:24-28a | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 12:42


God’s Word For Today
25.289 | ARE YOU THE ONE WHO IS TO COME? | Luke 7:18-23 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 12:44


Mauvais genres
Un Margerin, Sinon rien !

Mauvais genres

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 58:35


durée : 00:58:35 - Mauvais genres - par : François Angelier - Retour, à l'occasion d'un passionnant livre d'entretiens, sur les très riches heures du père de Lucien (mais pas que) et de Ricky Banlieue (mais pas seulement) ! - réalisation : Laurent Paulré - invités : Frank Margerin Dessinateur de BD

Culture en direct
Un Margerin, sinon rien !

Culture en direct

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 58:35


durée : 00:58:35 - Mauvais genres - par : François Angelier - Retour, à l'occasion d'un passionnant livre d'entretiens, sur les très riches heures du père de "Lucien" (mais pas que) et de "Ricky Banlieue" (mais pas seulement) ! - réalisation : Laurent Paulré - invités : Frank Margerin Dessinateur de BD

God’s Word For Today
25.288 | DO NOT WEEP | Luke 7:11-17 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 12:57


God’s Word For Today
25.287 | A REMARKABLE FAITH | Luke 7:1-10 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 11:40


God’s Word For Today
25.286 | BUILD YOUR HOUSE UPON A ROCK | Luke 6:46-49 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 9:55


大叔野球543
【週會坦-阿肯好邦友 富邦悍將FG125】60人名單出爐!近三年選秀竟有8人未入列!回顧列車來到了興農牛的歷史(一)(1997~1999)

大叔野球543

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 61:28


我是一個熱情的人資工作者,我熱愛棒球也愛富邦悍將。與富邦的淵源從俊國熊到興農熊到興農牛到義大犀牛再到富邦悍將。感謝大叔野球543給我這個機會經營這個非官方的Podcast,目的在於提供一個同溫層讓富邦球迷互相取暖。本節目純閒聊、不中立、不專業。歡迎大家一起來聊天閒聊。 【本節目所使用的音樂由富邦悍將球團授權播出。】 悍你聊新聞:60人名單出爐,到底過去四年的選秀策略為何?。 悍你聊聊天:聽友留言。 悍你來講古:回顧興農牛的歷史(一)(1997~1999)。 === 大叔野球543 的贊助方案在嘖嘖上架囉,請聽眾們多多支持: https://www.zeczec.com/projects/BaseballUncle543 這是一個主要聊台灣棒球的Podcast節目,我們沒有精闢的解說,也沒有專業的數據,就是幾個愛棒球的大叔和聽眾們一同喇賽、一同嘴砲~~ 大家可以在相關的 Podcast APP 收聽我們的節目,希望大家可以介紹給喜愛棒球的朋友們。 如果喜歡我們的節目,也希望大家可以在 Apple Podcast 專區給我們五顆星。 有興趣合作的廠商歡迎私訊或email聊聊 email:baseballuncle543@outlook.com IG:baseballuncle543 FB:大叔野球543 ----以下為 SoundOn 動態廣告---- 投資理財要找合法金融機構! 保證獲利不要信、陌生群組不要加、退休理財要穩健、契約文件要看清,守護財務安全你也做得到。 以上資訊,由財團法人金融消費評議中心提供。 -- 全台南最多分店、最齊全物件,在地團隊懂台南,也懂你的需求。 不管是買屋、賣屋,還是從築夢到圓夢, 房子的大小事,交給台南住商,讓你更安心。 了解更多:https://sofm.pse.is/8eg9qh -- Hosting provided by SoundOn

God’s Word For Today
25.285 | KNOW THE TREE BY THE FRUITS | Luke 6:43-45 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 8:28


God’s Word For Today
25.284 | CULTIVATING A RIGHT HEART TO JUDGE | Luke 6:39-42 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 9:19


Invité Afrique
Madagascar : «Il y aura des procédures contre toutes les personnes qui ont commis des infractions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 19:51


« Avant la fin de l'année, Madagascar va lancer des poursuites judiciaires contre le président déchu Andry Rajoelina », a annoncé ce lundi 1er décembre sur RFI la nouvelle ministre de la Justice de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo. Depuis son exfiltration par la France, le 12 octobre dernier, Andry Rajoelina vit sans doute à Dubaï, où il a placé une partie de sa fortune. Mais il est soupçonné par les nouvelles autorités malgaches de graves faits de corruption. En ligne d'Antananarivo, la ministre de la Justice fait le point, au micro de Christophe Boisbouvier, sur les procédures contre les dignitaires de l'ancien régime de Madagascar. RFI : Fanirisoa Ernaivo, le régime d'Andry Rajoelina est accusé de multiples actes de corruption. Est-ce que vous n'êtes pas submergée par le nombre de dossiers ? Fanirisoa Ernaivo : Effectivement, nous sommes submergées par un grand nombre de dossiers qui n'ont pas pu être instruits au moment où j'étais encore au pouvoir. À lire aussiMadagascar: la société civile critique la trajectoire prise par la transition L'une des causes de l'insurrection du mois d'octobre, c'est le manque d'eau et d'électricité à Antananarivo, est-ce que la société étatique Jirama, qui produit et distribue l'eau et l'électricité, a été l'objet de graves détournements ? Je ne pourrais vous dire oui ou non, parce qu'il y a des détournements et la mauvaise gouvernance dans la Jirama. Mais ça, je ne pourrais en parler dans l'affirmatif sans avoir un dossier devant moi. Et nous sommes en train de faire un audit des contrats de la Jirama au niveau du gouvernement. Et c'est là, après cet audit, après la révision de ces contrats, qu'on pourra parler de quel est vraiment le détournement de pouvoir dont on pourrait accuser quelques personnes et quelques entités dans cette histoire de défaillance de la Jirama. Est-ce que parmi les personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces détournements à la Jirama, il y a le milliardaire en fuite, Mame Ravatomanga ? Pour l'instant, on est en train de commencer. Je n'ai même pas encore eu le dossier devant mes yeux. Et donc, sans vouloir tout de suite spoiler le contenu de cet audit, je vais dire qu'il y a des personnes dont, éventuellement, l'opérateur économique, Mame Ravatomanga, plusieurs sociétés, dont il a des branches, pourraient être mises en cause dans les résultats de cet audit. Des sociétés qu'il contrôle de façon indirecte ? Voilà. Dans la filière du litchi, il y avait une société écran qui s'appelait Litchi Trading Company, LTC, et par laquelle transitaient les fonds entre importateurs et exportateurs. Et du coup, tous les exportateurs malgaches viennent d'être approchés par les enquêteurs du Bianco, le bureau indépendant anticorruption. Est-ce à dire que ce sont tous les exportateurs malgaches de Litchi qui ont trempé dans de graves détournements d'argent ? On ne va pas parler de détournement, on va parler d'évasion fiscale. Concernant le dossier Litchi, du groupement des exportateurs de litchi, en effet, il y a eu la création de cette entité qui s'appelle GEL, Groupement des Exportateurs de Litchi. Normalement, ce groupement devait être institué pour pouvoir acheter à des prix avantageux pour les producteurs et pour revendre à l'exportation à des prix avantageux pour l'État et les exportateurs, en termes de retour de rapatriement de devises. Mais ces exportateurs-là, donc, ils vont collecter la production des produits, des producteurs locaux, et ils vont revendre toute la production à une société qui s'appelle LTC, qui est basée à Maurice, et donc qui devient le principal débouché de toute la production malgache. Alors que ce LTC, il s'avère que ça appartient à quelques têtes des membres du GEL. Et cela, donc, s'apparente à plafonner les devises issues de cette exportation au niveau de la vente effectuée entre le GEL et les exportateurs. Après, la LTC, la LitchiTrading Company, va revendre toute la production à d'autres distributeurs qui sont vraiment les vrais distributeurs de l'litchi dans le monde. Mais leur chiffre d'affaires va s'arrêter au niveau de la LTC, qui reste à Maurice. La fameuse société écran ? Voilà, la fameuse société écran. Et donc, du coup, l'État malgache va pouvoir rapatrier juste les devises qui ont été payées au niveau du GEL vers LTC. Et ça s'arrête là. Ça permet de cacher une grande partie des bénéfices ? Ça permet de soustraire une grande partie des bénéfices issus de cette exportation de litchis. Et comme la société est mauricienne, même s'il y a quelques membres du GEL qui sont derrière cette société, Madagascar pense qu'il y a quand même une lésion envers l'État malgache et le fisc malgache, parce que nous, nous ne savons pas donc quel est le vrai chiffre d'affaires du GEL. Parce que ça s'arrête à Maurice. Et combien d'opérateurs économiques sont visés par cette enquête ? Je ne suis pas encore en mesure de vous donner des noms ni des chiffres. Parce que l'enquête est en cours. Ce dossier de GEL LTC est actuellement en instruction parallèle entre Bianco Madagascar, PNF en France. Le parquet national financier et la FCC à Maurice  La commission d'enquête financière de l'île Maurice ? Voilà. Et pour cette enquête-là, le dossier a été déposé en 2021 par Transparency International.  Et il a été réouvert ici à Madagascar à notre arrivée au mois d'octobre dernier. D'accord. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? On va dire qu'elle a débuté à Madagascar depuis fin octobre. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? Depuis le changement de régime ? Voilà. Ça je voulais le préciser. Donc là actuellement, je n'ai pas encore tous les éléments d'information parce qu'il y a des enquêtes là-dessus. Mais ce qui est sûr, c'est que Mame Ravatomanga est parmi les personnes qui sont directement ou indirectement dans le LTC. Mais ce sera les résultats de l'enquête qui vont le confirmer s'il dirige directement ou indirectement cette société. LTC, Litchi Trading Company, la fameuse société écran ? Dans tous les cas, il dirige cette société. Cette société lui appartient et c'est là que je dis directement ou indirectement. Et il y a d'autres personnes également, je pense. Mais on le saura plus tard. Et donc l'infraction qui est constituée dans ce dossier est donc une évasion fiscale au détriment de l'État malgache. Et l'Ile Maurice est donc coopérative pour identifier le montant et la gravité de l'évasion fiscale. Autre dossier emblématique, Madame la Ministre, celui de 5 avions Boeing 777 qui ont été livrés clandestinement à une compagnie iranienne, Mahan Air. Malgré les sanctions américaines contre l'Iran, les certificats d'immatriculation de ces 5 avions ont été décernés à Madagascar. Alors où en est l'enquête ? Actuellement, nous sommes également sur ce dossier conjointement avec Maurice, le FBI et Madagascar. Nous avons repris les enquêtes au fond sur les principales personnes auteurs ou co-auteurs ou témoins. Et nous avons convoqué l'ancien ministre des Transports, pour être entendu au niveau du pôle anticorruption. Mais son avocat a répondu que le pôle anticorruption n'était pas compétent pour entendre l'ancien ministre. Sur lequel nous avons répondu que selon l'article 134 de la Constitution, pour les infractions de crimes ou délits qui sont extérieures à la fonction de ministre, même les ministres et les personnes assujetties à la haute cour de justice sont justiciables devant les tribunaux de droit commun, donc le pôle anticorruption, sans passer par la haute cour de justice. D'accord. Donc on attend s'il va s'exécuter ou pas selon cet article 134. Il y a plusieurs autres personnes qui ont été indiquées. Et qui ont été réentendues dans le cadre de cette enquête. Elles sont passées en enquête au fond, devant le pôle anticorruption, dans le cadre de cette enquête. Je n'ai pas le nombre de personnes qui sont citées dans le dossier Alors on retrouve aussi dans ce dossier apparemment le nom de Mame Ravatomanga, le milliardaire qui s'est enfui à l'île Maurice. Puisque selon nos confrères du site d'information scoop.mu, c'est ce milliardaire qui aurait usé de ses bonnes relations, avec les autorités malgaches et l'aviation civile malgache, pour faire homologuer ces 5 Boeings à destination de l'Iran. Et pour cela il aurait touché une commission de 5 millions d'euros ? Oui en effet c'est ressorti dans le dossier qu'il a perçu ce montant de 5 millions d'euros ou de dollars, pour permettre la délivrance de la première immatriculation de ces 5 avions. Immatriculation provisoire. D'accord. ll y a 1, 2, 3, je pense qu'il y a plusieurs personnes qui ont soutenu ce fait. Mais surtout il y a 2 personnes qui sont les témoins clés, témoins mais mis en cause aussi, dans cette remise de somme d'argent. Notamment les personnes qui lui ont remis la somme, et la personne qui a servi d'intermédiaire à cette remise. Je ne peux pas vous dire les noms pour protéger leur témoignage, si elles sont également mises en cause. Mais donc il y a 2 personnes. Et c'est 2 personnes qui devaient confirmer ce fait Alors vous parlez du FBI, le bureau d'investigation fédéral des Etats-Unis. Est-ce qu'il y a actuellement sur le sol de Madagascar des inspecteurs du FBI ? Actuellement non, mais on a demandé leur collaboration sur ce dossier. Je pense qu'ils sont encore sur ce dossier, mais aux Etats-Unis, mais pas encore à Madagascar. Alors quand le milliardaire Mame Ravatomanga a quitté Madagascar pour l'île Maurice, vous avez été mandatée, vous n'étiez pas encore ministre à l'époque, vous avez été mandatée par les nouvelles autorités malgaches pour aller à Port-Louis et pour obtenir l'extradition de monsieur Ravatomanga. Où en est la procédure ? Je vais rectifier. Ma mission sur Maurice, c'était de représenter le nouveau gouvernement, les nouveaux dirigeants de l'Etat malgache pour suivre le dossier et faire toutes les diligences concernant ce dossier. Et donc rapporter à Maurice toutes les infractions, toutes les actions commises sur Madagascar par Ravatomanga et consorts, faire un état de toutes les procédures qui existent à Madagascar contre Mame Ravatomanga et consorts, appuyer la plainte qui a été déposée par un Malgache à Maurice contre Mame Ravatomanga et consorts, et dans le cadre de tout cela, faire écho d'un mandat d'arrêt international décerné à Madagascar contre Mame Ravatomanga, et ce mandat d'arrêt doit être soldé par une extradition. Une extradition à la fin de toutes ces procédures, en sachant qu'une extradition ne peut être effectuée qu'à la fin d'une procédure. Quelle est la situation judiciaire de Mame Ravatomanga aujourd'hui à l'île Maurice ? Il est en état d'arrestation et comme son état de santé s'est dégradé depuis son arrivée à Maurice jusqu'à ce jour, il est en état d'arrestation mais il passe donc sa détention dans une clinique privée ou dans un hôpital. Son statut juridique est un état d'arrestation. Et que souhaitez-vous maintenant à son sujet ? Nous souhaitons poursuivre l'enquête sur les plusieurs dossiers dans lesquels il est impliqué à Madagascar et nous avons demandé des commissions rogatoires internationales à Maurice pour pouvoir faire ses auditions et les enquêtes sur sa personne, sur les personnes qui pourraient être impliquées avec lui et qui sont actuellement sur Maurice, notamment toute sa famille et ses collaborateurs et également faire des enquêtes financières sur ses sociétés à Maurice, conjointement avec la FCC. La commission d'enquête financière mauricienne. Et si au bout de cette enquête il y a procès, est-ce que vous souhaitez qu'il ait lieu à Maurice ou à Madagascar ? Je pense que pour l'instant il est plus judicieux qu'il reste à Maurice car à partir du moment où il sort de Maurice, on n'est plus sûr de rien. On n'est pas sûr qu'il va arriver à Madagascar, on n'est pas sûr qu'il va atterrir à Madagascar ou dans un autre pays. Sauf s'il y a extradition. L'extradition, je vous le dis, c'est après une condamnation. Nous pouvons le condamner ici à Madagascar et le faire condamner également à Maurice et ce ne serait qu'après cette condamnation qu'il va devoir rejoindre les prisons malgaches parce qu'en fait l'extradition c'est, on va dire, la réalisation d'un emprisonnement sur le territoire d'origine. C'est-à-dire ? C'est-à-dire malgache, là où s'est perpétrée l'infraction. Donc si je comprends bien, au bout de l'enquête actuelle, il pourrait y avoir un procès à Madagascar en l'absence de M. Ravatomanga. Et en cas de condamnation, il pourrait être ensuite extradé de Maurice à Madagascar, c'est ça ? Oui, et il pourrait également être jugé à Maurice par les autorités mauriciennes et peut-être soldé par une condamnation si les faits sont avérés. Il pourrait donc y avoir deux procès en parallèle ? Un à Maurice et un à Madagascar ? Exactement. Mais sur des faits différents alors ? Sur des faits différents. Au moment de l'insurrection du mois d'octobre, beaucoup d'autres dignitaires de l'ancien régime se sont enfuis, à commencer par le président, Andry Radjoelina, le Premier ministre, le président du Sénat. Alors du coup, beaucoup de Malgaches se demandent pourquoi vous n'avez pas lancé contre eux des mandats d'arrêt internationaux alors que vous l'avez fait contre M. Ravatomanga ? Si, on en a fait contre l'ancien maire de Tana. Il est impliqué dans un dossier où il y a plusieurs personnes qui sont placées sous mandat de dépôt et où lui-même est inculpé. Mais il a pu se soustraire à l'arrestation. On a lancé un mandat d'arrêt à Madagascar et internationaux contre lui au cas où il arriverait à sortir de Madagascar. Mais pour les autres, les mandats d'arrêt internationaux ne peuvent être faits que sur la base d'une procédure déjà ouverte. Or, aucune procédure n'a été ouverte, ni contre le président Andry Rajoelina, ni contre l'ancien Premier ministre, ni contre l'ancien président du Sénat ? Pas encore. Et justement, quelles sont les personnes contre qui vont être ouvertes des procédures ? Je ne dirais pas les noms parce qu'il y en a qui sont encore à Madagascar et qui risquent de s'enfuir si je vais dire les noms. Il y a des procédures qui ont déjà été ouvertes. Par exemple, pour Mame Ravatomanga, il y a eu ls Boeing 777. Il y a le dossier GEL-LTC. Avec ces deux procédures-là, qui étaient au PNF et au Bianco, il y a eu un mandat d'arrêt pour pouvoir permettre aux juridictions compétentes de procéder à une enquête envers Mame Ravatomanga. Il y a eu une procédure ouverte au niveau du Bianco et du pôle anticorruption contre Le Maire de Tana et Consort. Et comme il n'a pas pu se présenter à cette enquête, un mandat d'arrêt international a été décerné à son encontre également pour pouvoir le présenter devant la justice. On parle du maire d'Antananarivo ? On parle de l'ancien maire, oui. Pour Andry Rajoelina, en tant qu'ancien président, il faut qu'il soit présent. Il faut qu'il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train de voir quelles sont les possibilités, ainsi que les autres membres du gouvernement. On est en train également de voir quelles sont les possibilités. Et une fois que ces possibilités de poursuites sont ouvertes, des convocations vont être envoyées. Convocations d'abord et puis mandat d'arrêt après. Et s'ils ne sont pas à Madagascar, donc des mandats d'arrêt internationaux. C'est comme ça en fait les procédures. On ne peut pas lancer tout de suite un mandat d'arrêt. Il faut d'abord qu'on ouvre l'enquête. Qu'on fasse les convocations. Et s'il est avéré que la personne n'est pas à Madagascar, on lance le mandat d'arrêt. Donc vous envisagez une procédure contre l'ancien président Andry Rajoelina ? Bien sûr. Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris Andry Rajoelina. Et contre Andry Rajoelina, cette procédure pourrait-elle être ouverte d'ici la fin de l'année ? Bien sûr, avant la fin de l'année. Donc dans les semaines qui viennent ? Je ne pourrais pas vous dire dans combien de temps. Avant la fin de l'année. Et sur quelle base ? Sur quels faits précis ? Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense savent moins longtemps à l'avance, moins ils peuvent se défendre. Et préparer leurs alibis. Donc je ne peux pas vous dire sur quelle base on va les inculper avant d'entamer la procédure. C'est sûr qu'ils vont être poursuivis. Mais on ne peut pas vous dire là tout de suite sur quelle base. Sinon ils vont anticiper les preuves, ils vont préparer leur défense, leurs alibis, etc. Et ça rentre dans le cadre du secret de l'instruction. C'est sûr que l'ancien président Andry Rajoelina va être poursuivi ? Voilà. Donc ça c'est une certitude. Alors on sait que beaucoup d'avoirs...Et je pense que lui-même, il n'ignore pas qu'il a commis des infractions dans ce pays. À lire aussiMadagascar: Emmanuel Macron propose au nouveau dirigeant malgache «l'appui de la France» pour la transition

Couple Ouvert
JF Denommée LIVE à Joliette

Couple Ouvert

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 144:27


Couple Ouvert LIVE à Joliette avec l'humoriste JF Denommée.Si une date vous dit quelque chose, vous n'êtes pas fou. J'ai par erreur choisi une date qu'on a lu dans un autre épisode. C'est celle où un gars sort dans un bar avec une fille qui essaie de provoquer des batailles.Sinon on a encore du fun à enregistrer devant public. Merci d'être toujours au rendez-vous et d'être complètement fous. On vous aime.Billets pour Couple Ouvert Live à l'Olympia : https://www.ticketmaster.ca/event/31006367CE50CEA4 Voici la mention : Profitez de 25 % de rabais pour le Vendredi fou et le Cyberlundi sur

Un Jour dans l'Histoire
Une archéologie de la haine anti-queer

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 36:24


Nous sommes au milieu des années 1960, en Floride. C'est devant un parterre de jeunes adolescents que le détective John Sorenson prononce les mots suivants : « Si l'un d'entre vous fréquente un homosexuel adulte ou même de son âge, de façon régulière, mieux vaut arrêter sur-le-champ. Sinon, un sur trois parmi vous deviendra pédé. Et si on vous surprend avec un homosexuel, vos parents seront prévenus illico. Et vous serez pris. Ne vous faites pas d'illusion. Vous serez forcément punis. Si ce n'est par nous, alors par vous-mêmes. Votre vie entière deviendra un enfer ». En quoi la violence et la discrimination ont-elles structuré les luttes de la communauté queer ? Peut-on dire que l'injure est le terreau des expériences LGBT+ ? Quelles sont les origines de la haine ? Quelles sont les grandes étapes de la résistance ? L'Histoire en a-t-elle gardé les archives ? A l'heure d'un "backlash", d'un retour de bâton, homophobe et transphobe mondial, illustré par les politiques réactionnaires de figures comme Donald Trump et les attaques contre les droits à la diversité et à l'éducation inclusive, revenons à la mémoire … Avec nous : Julien Marsay, agrégé de Lettres modernes, spécialistes de questions de genre et de représentations. Auteur « Queers Riposter à l'injure » aux éditions Payot sujets traités : archéologie, haine, anti-queer, homosexuel, violence, discrimination, LGBT+, homophobe, transphobe, inclusive, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Bénin révise sa constitution

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 4:45


« Au terme d'une longue nuit, relève Afrik.com, l'Assemblée nationale béninoise a adopté, samedi matin à l'aube, une vaste révision constitutionnelle. Le texte instaure un Sénat et allonge les mandats du président de la République, des députés et des maires de 5 à 7 ans. » Précision importante, pointe La Nation à Cotonou, « cette réforme au niveau des mandats électifs prend effet à partir des élections générales de l'année prochaine. Ce qui veut dire que la (nouvelle) loi constitutionnelle ne concerne pas le mandat actuel du président de la République, Patrice Talon qui passera le témoin en mai prochain ». Pourquoi cette révision ? D'après la mouvance présidentielle, relève le site d'information Banouto, « ce nouveau texte vise à renforcer la stabilité, la transparence et l'efficacité des institutions et la vitalité démocratique du Bénin ». L'opposition bâillonnée ? Alors, « la question pressante, estime pour sa part La Nouvelle Tribune, toujours à Cotonou, est de savoir si le Bénin, fort de ce nouveau cadre constitutionnel, peut désormais engager une trajectoire de développement plus sereine et plus rapide. Les arguments avancés en faveur de cette modification visent principalement à éliminer ce qui est perçu comme des freins structurels au progrès national, pointe le quotidien béninois. La classe dirigeante pointe souvent du doigt les cycles électoraux polarisés et les crises politiques récurrentes, les décrivant comme des sources de distraction et d'instabilité, empêchant la pleine concentration sur les politiques de développement économique et social. L'un des objectifs affichés est d'instaurer une sorte de trêve politique en apaisant le jeu électoral et institutionnel. (…) Cependant, la lecture de la classe politique et de la Société civile est loin d'être unanime, tempère La Nouvelle Tribune. Pour certains observateurs, (au contraire) l'adoption de cette loi modificative est un processus qui pourrait exacerber les fractures politiques et conduire à la non-participation d'une partie importante de l'opposition aux différents rendez-vous électoraux. » Déjà, note Aujourd'hui, le principal parti d'opposition, les Démocrates, a été écarté des élections locales et de l'élection présidentielle : « à l'évidence, affirme le site burkinabé, le président Patrice Talon, qui ne briguera (donc) pas un 3e mandat, est en train de modeler le paysage politique et institutionnel avant son départ du palais de la Marina. Il a ouvert un large boulevard pour son dauphin, Romuald Wadagni, lequel sans un challenger de poids, en l'occurrence celui des Démocrates, écarté pour cause de parrainage, est à 50 % déjà vainqueur de la présidentielle d'avril prochain. » Une « manœuvre savamment orchestrée » ? Le Pays, toujours au Burkina, revient sur cette réforme constitutionnelle : certes, elle « est présentée par ses promoteurs comme un instrument de paix, une architecture d'unité nationale et un rempart contre l'instabilité. Pourtant, derrière cet argumentaire officiel particulièrement séduisant, pourrait se dissimuler une opération politique minutieusement calibrée, affirme le quotidien ouagalais, destinée à consolider le système mis en place par l'actuel président Patrice Talon, à neutraliser une opposition déjà affaiblie et à protéger l'élite dirigeante contre d'éventuelles poursuites judiciaires. Sinon, s'interroge le journal, pourquoi ne pas avoir engagé cette réforme plus tôt, si son ambition réelle était de renforcer la démocratie béninoise ? Pourquoi intervient-elle précisément à la fin du mandat du président en exercice ? Ce timing, loin d'être anodin, nourrit l'hypothèse d'une manœuvre savamment orchestrée ». Le Pays cite notamment l'allongement des mandats électifs à sept ans, qui constitue, d'après lui, « un point majeur de crispation. Car, il réduit davantage encore l'espace du pluralisme politique. (…) Ce passage du quinquennat au septennat réduira, en effet, la fréquence des élections, verrouillera durablement le jeu politique et condamnera une opposition déjà fragmentée, à une longue traversée du désert… » Illusion démocratique ? Autre point qui pose problème, selon Ledjely en Guinée : la création d'un Sénat : « car un élément interpelle, pointe le site guinéen : aucun futur sénateur ne sera élu. Tous seront membres de droit ou désignés. Et détail ultime : parmi les membres de droit figureront… les anciens présidents. Évidemment, diront certains. Beaucoup y voient un point de chute soigneusement aménagé par le président Patrice Talon lui-même. » Globalement, relève encore Ledjely, sous la présidence Talon, « le Bénin avait semblé incarner l'un des rares îlots d'espérance. En particulier, la confirmation par Patrice Talon qu'il ne briguerait pas un troisième mandat avait séduit. Au point que, dans le sillage des lauriers qui lui étaient tressés, on avait soudain oublié le sort des détenus politiques, dont Reckya Madougou (emprisonnée depuis plus de quatre ans). Mais peut-être avons-nous célébré trop tôt le chef de l'État béninois, soupire Ledjely. Entre l'absence de fait de l'opposition à la prochaine présidentielle et les récentes modifications constitutionnelles aux objectifs suspects, la victoire démocratique que l'on croyait entrevoir paraît bien illusoire ». À lire aussiBénin: l'adoption d'une nouvelle réforme constitutionnelle suscite de vifs débats dans la classe politique

Super Chats
New Socks! - Super Chats Ep. 141

Super Chats

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 97:00


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Invité Afrique
Lancement de la mine de Simandou: «Un jour historique pour la Guinée», estime Bouna Sylla

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 11:44


Journée historique en Guinée. Ce mardi 11 novembre marquera le lancement de la mine de Simandou, cette immense réserve de deux milliards de tonnes de fer à haute teneur. Une mine dont les Guinéens attendaient l'exploitation depuis trente ans. Bientôt, les deux principaux opérateurs, Winning Consortium Simandou (WCS), un consortium d'entreprises chinoises, et Simfer, une filiale de l'anglo-australienne Rio Tinto associée à la chinoise Chinalco, exporteront 120 millions de tonnes de fer par an, générant des milliards de dollars de revenus pour l'État guinéen. Ce projet lèguera aussi un chemin de fer de plus de 600 km entre le port de Morebaya et la mine dans l'est du pays. Et prévoit la construction, dans un deuxième temps, d'un port en eau profonde et d'une usine de transformation du minerai. Le ministre des Mines Bouna Sylla répond aux questions de RFI. RFI : Ce mardi 11 novembre marque le lancement du projet Simandou. Cela fait presque trente ans que l'on parle de ce projet, qui se concrétise enfin. C'est un jour historique pour la Guinée. Est-ce une satisfaction pour vous ? Bouna Sylla: C'est plus qu'une satisfaction. C'est plutôt le passage du rêve à la réalité pour des millions de Guinéens. Depuis nos pères fondateurs, tous les dirigeants qui se sont succédé ont eu pour objectif de réaliser ce projet. Finalement, c'est grâce au leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, que ce projet voit le jour de manière concrète, avec les infrastructures que vous voyez devant vous. Ce gigantesque projet est le plus gros projet mine-infrastructures dans le monde, avec 20 milliards de dollars d'investissements. Comme vous le dites, ce sera un des plus grands projets miniers du monde. Les entreprises doivent produire et exporter à terme 120 millions de tonnes de fer par an. Cela va générer des revenus considérables pour l'État guinéen à travers des taxes et des impôts. À combien chiffrez-vous ces revenus ? Quand on atteindra les 120 millions de tonnes, ce sera environ deux milliards de dollars de revenus qui seront générés par le projet, sans compter les revenus indirects. Le projet ne sera pas uniquement pour l'exportation du minerai brut, comme on l'a connu par le passé, mais ce minerai sera également transformé sur place pour plus de valeur ajoutée. Les premières années, les entreprises bénéficieront d'exonérations d'impôts relativement importantes. Les dix premières années, Winning Consortium Simandou (WCS) ne payera pas d'impôts sur les sociétés et Simfer bénéficiera d'une exonération de 50 % les huit premières années. Pourquoi ces exonérations aux entreprises ? Dans l'industrie minière, les revenus les plus sûrs sont les royalties, c'est-à-dire les taxes minières. Il n'y a pas d'exonération sur les taxes minières. Dans le cas de Simfer, les impôts sur les sociétés sont remplacés par le pilier deux de l'OCDE pour que, dès les premières années de profits, il y a 15 % de profits qui sont partagés avec l'État. À la fin de la période de l'impôt minimum forfaitaire de l'OCDE, on passera au droit commun qui est de 30 %. Dans combien de temps atteindra-t-on la production de 120 millions de tonnes de fer ? Dans les accords, c'est trois ans. Mais avec l'avance qui a été prise par les partenaires industriels dans la réalisation du projet, nous atteindrons ces 120 millions de tonnes au bout de deux ans. Simandou en phase d'exploitation représente environ combien d'emplois directs et indirects ? En phase de construction, c'est plus de 50 000 emplois. En phase d'exploitation, c'est entre 10 000 et 15 000 emplois directs, sans compter tous les emplois indirects. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela sera au moins plus de 20 000 emplois. On est en train de passer de la phase de construction de la mine à la phase d'exploitation. Ces prochains mois, on va vers une perte de 30 000 emplois à peu près. Justement, dans le cadre du comité stratégique du projet Simandou, on a une task force qui s'appelle la « Task force de mobilisation » afin d'éviter que les 50 000 personnes qui travaillent sur ce projet ne se retrouvent pas au chômage. C'est pour cela que nous travaillons pour créer de nouveaux projets dans le cadre du programme Simandou 2040. Dans le secteur minier, on a un projet de raffinerie qu'on a lancé au mois de mars dernier, qui va absorber une partie de ces employés. D'ici à la fin de l'année, on va lancer un nouveau projet de raffinerie de transformation de bauxite en alumine. Tous ces projets que nous allons lancer permettront d'absorber, dans le cadre de la remobilisation des démobilisés du projet, ces 50 000 personnes et leur trouver des perspectives. Ce qui va permettre de réduire la pauvreté dans le pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023 sous le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Qu'est-ce qui a changé à la suite de ces renégociations ? Au niveau fiscal, on a amélioré substantiellement les revenus attendus par l'État dans le projet de plus de 20 % par rapport aux conventions initiales. Mais aussi, chose extrêmement importante, les infrastructures telles que renégociées vont faire du transport marchandises, passagers et minerais. Il y aura un train de passagers par jour dans chaque direction et trois trains marchandises par semaine, ce qui permettra d'augmenter encore plus l'impact économique du projet pour l'ensemble du pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023. Une partie des résultats de ces négociations ont été publiés, mais pas tout. Notamment, la convention de codéveloppement, qui crée la Compagnie du Transguinéen (CTG) et qui encadre la gestion des infrastructures du projet, n'a pas été publiée. Certains observateurs estiment que c'est un manque de transparence. Quand est-ce que cette convention sera publiée ? Il faut se rendre compte que c'est un projet complexe. Il entre en production aujourd'hui, mais il y avait quelques documents qui étaient en cours d'ajustement. Après la construction des infrastructures, il faut six mois de mise en service pour s'assurer que l'ensemble de l'infrastructure est robuste. C'est après tout cela que l'on peut entrer dans les questions de publication des documents. On ne va pas publier quelque chose alors qu'on a six mois de mise en service. À la fin de la mise en service, c'est validé par les certificateurs indépendants internationaux qui sont recrutés, qui disent : « Tout est ok. Voici le coût des investissements. Le chemin de fer fonctionne bien, la signalisation fonctionne bien. Les boucles ferroviaires, etc. » C'est à la fin de tout cela que l'on pourra publier. Mais une fois que la mise en service du projet est finalisée, c'est-à-dire pas avant six mois, vers juin 2026. Puisque cette convention, pour l'heure, n'est pas publiée, on a peu de précisions encore sur la CTG qui sera l'opérateur des infrastructures. Quel est le statut de cette entreprise ? Les entreprises minières vont-elles, par exemple, devoir payer une redevance pour utiliser les infrastructures ? Qu'est-ce que va rapporter à l'État guinéen ? C'est une société anonyme, privée, de droit guinéen, qui est propriétaire des infrastructures et qui est opérateur de ces infrastructures pour les 35 prochaines années. Le modèle économique du projet, c'est que les principaux clients de la CTG, ce sont les mines. Les mines vont faire transporter leurs minerais sur le chemin de fer et l'exporter via le port. Ce n'est pas gratuit, ils vont payer des redevances d'utilisation de l'infrastructure. Ce sont ces redevances qui permettent à la CTG de fonctionner, mais également de rembourser les dettes contractées pour le financement de la réalisation de l'infrastructure. Certains responsables guinéens ont affirmé à plusieurs reprises que les entreprises minières construisaient un port en eau profonde pour accueillir les minéraliers, qui sont les bateaux servant à exporter le fer. Pourtant, sur les sites Internet de Simfer et de Winning Consortium Simandou, il est indiqué qu'ils construisent des ports de barges qui, elles, iront en haute mer pour déposer le fer sur des minéraliers. Finalement, quel type de ports aura-t-on pour ce projet ? À la fin de l'atteinte des 120 millions de tonnes, au bout de deux ou trois ans, on va engager les études de faisabilité pour l'extension de la capacité du port, pour passer à un port en eau profonde. Il faut d'abord faire les études de faisabilité qui nous diront combien de temps prendra la construction de l'infrastructure. Les conventions prévoient que les entreprises fassent une étude de faisabilité dans les deux ans, soit pour une aciérie d'une capacité de 500 000 tonnes par an, soit d'une usine de pellets - un produit intermédiaire entre le fer et l'acier - d'une capacité de deux millions de tonnes par an. En Guinée, l'un des problèmes majeurs pour l'industrialisation, c'est le manque d'énergie. Avec quelles solutions énergétiques peut-on construire de telles usines en Guinée ? Déjà, il y a une capacité aujourd'hui hydroélectrique qui permet de fournir de l'énergie à ce projet d'aciérie ou d'usines de pellets de 2 millions de tonnes. Il y a un barrage en construction de 300 mégawatts, qui est à plus de 45 % terminé. Il y a d'autres projets thermiques qui sont également en construction. Il y a une planification énergétique aujourd'hui du pays pour aligner les besoins énergétiques et industriels du pays avec le développement de nouveaux projets. Ce projet Simandou, avec les flux de revenus que cela va générer pour l'État, permettra également d'avoir plus de capacités de financement pour de nouvelles capacités énergétiques. En Guinée, il y a un autre grand gisement de fer, c'est la mine de fer du mont Nimba, qui n'est pas très loin de Simandou d'ailleurs. Ce projet reste bloqué parce que jusque là, les entreprises privilégiaient de faire sortir le minerai par le Liberia qui est plus proche, alors que l'État guinéen privilégiait une sortie par un port guinéen. Aujourd'hui, l'option que vous privilégiez, c'est de faire un raccordement entre le chemin de fer de Simandou et le mont Nimba ? La volonté du gouvernement, c'est de faire une boucle ferroviaire sur l'ensemble du pays. Le gisement du mont Nimba est à 130 kilomètres du chemin de fer de Simandou, ce n'est pas très loin. La question de capacité ne se pose pas, car il y a une capacité disponible sur l'infrastructure ferroviaire. Cela augmente aussi la viabilité du projet de Nimba, du fait de la disponibilité de l'infrastructure du Simandou. Il y a d'autres projets miniers de moindre envergure qui sont aussi en souffrance depuis un moment. Notamment la bauxite à Dabola-Tougué et le fer à Kalia, dans la région de Faranah. Envisagez-vous aussi de faire des raccordement de chemin de fer pour relancer ces projets miniers ? Tout le mérite de ce projet Simandou tel qu'il est pensé, conçu et réalisé, c'est d'être une infrastructure multi utilisateurs. Cela veut dire qu'il y a un droit d'accès des tiers qui sont le long du corridor. Vous avez parlé du projet de bauxite de Dabola-Tougué, du projet de minerai de fer de Kalia, et on vient de parler du mont Nimba. Tous ces projets négocieront des accords d'accès ferroviaire pour pouvoir transporter leurs minerais vers les ports qui se trouvent sur la côte. L'avantage du co-développement, c'est que ça permet d'avoir une infrastructure qui est économiquement viable parce que ça réduit les dépenses d'investissement de capital (Capex) pour tous les investisseurs. Cela permet aussi aux mines de pouvoir transporter leurs minerais à des prix compétitifs et devenir beaucoup plus viables. Le minerai de Kalia, s'il n'y avait pas la disponibilité de cette infrastructure, est difficile à sortir, car il est piégé dans l'arrière-pays. Mais du fait de la disponibilité de cette infrastructure et du droit d'accès qu'elle offre, avec des principes tarifaires extrêmement transparents pour tous les utilisateurs, c'est une chance pour tous les projets qui se trouvent le long du corridor d'être sur le marché. Une chance aussi pour la Guinée d'avoir à réaliser ces infrastructures conformément à cette vision. Sinon, on allait se retrouver avec une infrastructure dédiée uniquement au minerai de fer de Simandou, ce qui n'avait aucun sens. Malheureusement, sur les chantiers, il y a eu un certain nombre d'accidents et de morts. Winning Consortium a déclaré en octobre qu'il y avait eu deux morts chez eux. Nos confrères de Reuters ont publié en mars une enquête dévoilant qu'il y avait eu une dizaine de morts chez Winning Consortium. Au mois d'août, il y a eu un mort chez Rio Tinto. Quel est votre bilan du nombre de morts sur les chantiers ? Je ne commente pas les chiffres, mais ce que je peux vous dire que pour tous ces accidents, on a recruté des firmes indépendantes pour des enquêtes. Les résultats de ces enquêtes vont être révélés. Mais votre bilan, combien y a-t-il eu de morts sur la phase de construction en tout ? Comme je vous ai dit, il y a des enquêtes qui sont en cours. Quelqu'un peut aller au travail et il rentre le soir, il a la malaria, il meurt. On va déterminer si c'est à cause de son travail ou non. C'est pour cela que l'on met en place des enquêtes indépendantes. Il y a des firmes internationales qui ont été recrutées, qui font ces enquêtes dont les résultats seront communiquées ultérieurement. Les questions d'accident et de santé-sécurité pour les travailleurs du secteur minier sont un sujet extrêmement important pour nous. Nous travaillons avec tous les partenaires internationaux afin de prendre des mesures afin que ce type d'accident ne puisse se reproduire. Dans les conventions, il est prévu que 5 % des revenus induits par le projet Simandou aillent dans l'éducation. Pourriez-vous préciser ce projet ? 5 % des revenus de chacune des mines, en termes d'impôts et taxes, que l'État guinéen va percevoir, vont être affectés au financement du système éducatif à l'intérieur du pays. Construire des écoles, des bibliothèques, des enseignants pour augmenter le niveau de l'éducation, le niveau d'alphabétisation. Ensuite 20 % des impôts et taxes que l'État va percevoir provenant de la CTG pour amener aux meilleurs lycéens guinéens, des 33 préfectures du pays pendant les 35 prochaines années, des bourses d'études en France, aux États-Unis, en Chine, au Japon, dans le monde entier pour former les générations futures. L'argent pour les générations futures, c'est l'investissement sur le capital humain. Avec les 5 % de revenus induits par Simandou et les 20 % de la CTG, combien tablez-vous pour le budget de ce programme ? Pas moins de 200 à 300 millions de dollars par an. Il faut préciser que toutes ces bourses seront pour les filières scientifiques et techniques, parce que il faut former plus de gens pour la production que pour la gestion. Ce qui ferait à peu près combien de bourses d'études par an ? Je ne peux pas vous dire aujourd'hui avec certitude combien de personnes on pourrait envoyer, mais c'est des milliers de jeunes qui vont en profiter. À lire aussiGuinée: les autorités inaugurent le mégaprojet minier de Simandou

Les Grandes Gueules
L'accord du jour - Ludovic, ingénieur, au 3216 : "La droite française doit cesser d'être la plus bête du monde. Il faut une primaire, sinon on va se retrouver avec Mélenchon au pouvoir" - 03/11

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 2:14


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Bruno Poncet, cheminot, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette
City break à Albi (Top 5 des villes européennes à découvrir selon le magazine Forbes) / Le chou farci

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette

Play Episode Listen Later Nov 2, 2025 4:57


Vanessa notre escapade urbaine du jour nous emmène à Albi, qui occupe la 5 ème place du classement des villes européennes qu'il faut absolument visiter selon le Magazine Forbes  C'est l'une des plus belles villes de la région occitane, Albi la rouge : avec ses briques rouges. Sa Cité épiscopale, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sa cathédrale Sainte-Cécile est la plus grande cathédrale de briques au monde. Moi je la trouve assez austère vue de l'extérieur mais paradoxalement à l'intérieur, elle est d'une splendeur incroyable. Et elle va l'être doublement pour les fêtes de la sainte Cécile du 16 au 23 novembre: si vous êtes amateurs de concerts d'orgue, vous allez être comblés ! Et puis Albi c'est aussi la ville natale de l'enfant du pays : Toulouse-Lautrec ! Un musée lui est dédié avec la plus grosse collection de Lautrec au monde : ses tableaux criants de couleurs -que vous avez en tête : les danseuses du moulin rouge, la Goulue, et puis ses affiches. C'était un précurseur de l'affiche publicitaire moderne. Mais vous aussi découvrir à quel point le Japonisme l'a inspiré. Un aspect plus méconnu de sa création. Et grâce à une visite musicale au Koto, à partir de vendredi pour la quinzaine du Japon. Je crois que vous avez des idées insolites pour visiter la ville autrement : Une visite de la ville en 2CV. Griotte, c'est son nom ! Rouge comme la ville. C'est le "tacot cathare" qui organise ce tour. Très chouette ! Comme le toit est ouvert on a une vision panoramique, et ne manque aucun détail architectural. Et justement en parlant de vue imprenable : je vous conseille de tester un nouveau restaurant, le Mira pour son rooftop, et sa cuisine. Sinon autre style, la Forge du Viel Alby dans la vieille ville : un gastro mais accessible, dans une ancienne forge en brique rouge. Un hôtel à nous recommander ? Une nouveauté au cœur d'Albi : un 4 étoiles avec une piscine chauffée a partir de 120 euros, L'Hôtel Lapérouse En novembre Les fêtes de la Ste Cécile : http://www.moucherel.fr/pages/le-grand-orgue-de-la-cathedrale-sainte-cecile.html En novembre Au musée Toulouse Lautrec : la quinzaine du Japon https://www.musee-toulouse-lautrec.com/activites/temps-forts/la-quinzaine-du-japon-en-occitanie/ Hébergement : Hôtel Lapérouse https://www.hotel-laperouse.com/ Restaurants Mira et son rooftop https://mirarooftop.fr/ La Forge du Viel Alby https://www.laforgeduvieilalby.fr/ La visite en 2CV : Le tacot cathare https://letacotcathare.fr/# 30 euros par personne Le chou farci Le chou farci s'est imposé dans les campagnes d'Auvergne ou du Limousin au Moyen-âge, il faut dire que ce légume était la base de l'alimentation des paysans. Les potées au chou et le chou farci associaient deux produits courants et peu onéreux : le chou et le cochon. Pour ceux qui n'avaient pas la chance de disposer de cochon, le chou était farci de pain rassis et de légumes (carotte, blettes, oignons…). Ce plat un peu oublié est aujourd'hui revenu à la mode et il possède même son championnat du monde dont la finale se déroule à Limoge et qui fait venir des chefs du monde entier ! Bernadette de Rozario / officie à Singapour Recette de chou farci facile - 1 chou - 600 gr de viande hachée (veau et porc) - 20 cl de bouillon - 1 oignon - 1 carotte - 1 œuf - Herbes du jardin - 10 cl de vin blanc - Sel / poivre Faire blanchir les feuilles de chou dans de l'eau gazeuse bouillante durant 5 minutes / garder 4 belles feuilles / faire revenir l'oignon et la carotte émincés dans un peu d'huile d'olive, ajouter le cœur du chou émincé, les herbes et laisser mijoter 10 minutes / mélanger à la viande et à l'œuf et rectifier / farcir les feuilles de chou avec cette préparation et former de belles boules (on peut les ficeler pour les faire tenir) / poser les choux farcis dans un plat, ajouter 20 cl de bouillon et le vin blanc / laisser cuire au four une bonne heure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'analyse du jour - Emmanuel de Villiers : "L'union à droite est cruciale. Sinon, c'est l'autre candidat qui sera élu... probablement Jordan Bardella mais il est considéré comme inexpérimenté et trop jeune pour la présidenc

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Oct 30, 2025 2:16


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Chirinne Ardakani, avocate spécialisée dans la défense des droits humains, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Mon Carnet, l'actu numérique
{RÉFLEXION} - Débrief transatlantique avec Jérôme Colombain entre Paris & San Francisco

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 25:11


Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain se retrouvent entre deux avions pour un débrief riche en actualité tech ! L'occasion d'abord de féliciter Jérôme, classé troisième influenceur tech de France derrière Arthur Mensch et Xavier Niel et c'est l'occasion de faire un clin d'œil à la montée en puissance des médias indépendants et des créateurs de contenu. Sinon, depuis San Francisco, Bruno raconte sa visite chez Amazon, où lunettes connectées pour livreurs et bras robotisés de nouvelle génération dessinent l'avenir de la logistique. Les deux animateurs évoquent aussi ChatGPT Atlas, le nouveau navigateur d'OpenAI, la polémique sur une possible bulle de l'IA, et même le revers commercial de l'iPhone Air. Un échange vif et complice, à mi-chemin entre Silicon Valley et Paris, qui résume à merveille l'effervescence technologique du moment.

Green et Soi-même
#25 - Relationner avec des personnes blanches en tant que personne racisée : mon expérience

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 43:04


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui s'empare d'un sujet compliqué aujourd'hui...Je voulais vous parler de mon expérience en tant que personne racisée dans des couples mixtes aka avec des personnes blanches

Radio foot internationale
Mondial 2026, tour d'horizon des éliminatoires

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Oct 15, 2025 48:30


Au sommaire de Radio Foot internationale à 16h10-21h10 T.U : - Mondial 2026, en Afrique, 9 nations déjà qualifiées pour l'Amérique du Nord. ; - Mondial 2026, en Europe, suspense et confirmation. ; - Mondial 2026 zone Asie.   - Mondial 2026, en Afrique, 9 nations déjà qualifiées pour l'Amérique du Nord Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie, Côte d'Ivoire, Ghana, Sénégal, Afrique du Sud, Cap-Vert. Une présence surprise, celle des Requins bleus. Sinon, l'Afrique envoie-t-elle au Mondial ses meilleures forces du moment ? 4 autres nations devront patienter. Un tournoi CAF réunira en novembre 2025 au Maroc : Cameroun, RDC, Gabon et Nigeria. Quelle nation en sortira pour disputer un ultime barrage intercontinental en mars ? - À l'heure d'un 1er bilan, Mohammed Amoura termine meilleur buteur de la phase éliminatoire. Le Fennec, qui a vu double contre l'Ouganda, a inscrit 10 buts en 10 matches. Il passe devant Salah et Bouanga. - Mondial 2026, en Europe, suspense et confirmation L'Italie peut souffler. La Nazionale a battu Israël, sécurisé sa place de barragiste et peut encore théoriquement finir devant de surprenants Norvégiens. Encore faut-il gagner ses 2 derniers matches, et marquer beaucoup à domicile face à Haaland et ses coéquipiers, pour espérer les dépasser et prendre un billet direct. - Angleterre, l'élève appliqué ! Sans faute pour le coach Tuchel qui «rêve d'Amérique». Son capitaine traverse une période faste, Harry Kane a marqué 21 fois en 13 matches, club et nation confondus. - Mondial 2026, zone Asie Accrochée par l'Irak, mais qualifiée l'Arabie saoudite obtient le précieux sésame, rejoint 7 qualifiés, se qualifie pour la 7è fois. La stabilité et la continuité sont-elles les clés du succès pour les nations émergentes ? Gianni Infantino, le boss de la FIFA, a félicité les 28 premières nations qui en découdront l'été prochain. Pour débattre avec Annie Gasnier : Salim Baungally, Patrick Juillard et Ludovic Duchesne. Technique/réalisation : Guillaume Buffet -- David Fintzel/Pierre Guérin.

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Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Oct 15, 2025 48:30


Au sommaire de Radio Foot internationale à 16h10-21h10 T.U : - Mondial 2026, en Afrique, 9 nations déjà qualifiées pour l'Amérique du Nord. ; - Mondial 2026, en Europe, suspense et confirmation. ; - Mondial 2026 zone Asie.   - Mondial 2026, en Afrique, 9 nations déjà qualifiées pour l'Amérique du Nord Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie, Côte d'Ivoire, Ghana, Sénégal, Afrique du Sud, Cap-Vert. Une présence surprise, celle des Requins bleus. Sinon, l'Afrique envoie-t-elle au Mondial ses meilleures forces du moment ? 4 autres nations devront patienter. Un tournoi CAF réunira en novembre 2025 au Maroc : Cameroun, RDC, Gabon et Nigeria. Quelle nation en sortira pour disputer un ultime barrage intercontinental en mars ? - À l'heure d'un 1er bilan, Mohammed Amoura termine meilleur buteur de la phase éliminatoire. Le Fennec, qui a vu double contre l'Ouganda, a inscrit 10 buts en 10 matches. Il passe devant Salah et Bouanga. - Mondial 2026, en Europe, suspense et confirmation L'Italie peut souffler. La Nazionale a battu Israël, sécurisé sa place de barragiste et peut encore théoriquement finir devant de surprenants Norvégiens. Encore faut-il gagner ses 2 derniers matches, et marquer beaucoup à domicile face à Haaland et ses coéquipiers, pour espérer les dépasser et prendre un billet direct. - Angleterre, l'élève appliqué ! Sans faute pour le coach Tuchel qui «rêve d'Amérique». Son capitaine traverse une période faste, Harry Kane a marqué 21 fois en 13 matches, club et nation confondus. - Mondial 2026, zone Asie Accrochée par l'Irak, mais qualifiée l'Arabie saoudite obtient le précieux sésame, rejoint 7 qualifiés, se qualifie pour la 7è fois. La stabilité et la continuité sont-elles les clés du succès pour les nations émergentes ? Gianni Infantino, le boss de la FIFA, a félicité les 28 premières nations qui en découdront l'été prochain. Pour débattre avec Annie Gasnier : Salim Baungally, Patrick Juillard et Ludovic Duchesne. Technique/réalisation : Guillaume Buffet -- David Fintzel/Pierre Guérin.

Revue de presse Afrique
À la Une: la fuite des dirigeants à Madagascar

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 4:21


« C'est confirmé, s'exclame Midi Madagascar. Le président Andry Rajoelina n'est plus au pays et se trouve désormais dans un lieu sûr et sécurisé. Il a lui-même annoncé cette information hier soir lors d'une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux. (…) Les propos du président n'ont pas été diffusés sur la télévision et la radio nationales. Et pour cause, les militaires du CAPSAT l'ont interdit. (…) Andry Rajoelina n'a pas confirmé ni infirmé l'information selon laquelle il avait été exfiltré par un avion de l'armée française, pointe encore Midi Madagascar. Il a toutefois indiqué avoir choisi de partir pour éviter un affrontement entre Malgaches et particulièrement entre militaires. (…) Le chef de l'État a confirmé l'existence d'un projet de coup d'État assorti d'une prise du palais présidentiel qui devait avoir lieu vendredi dernier, ainsi que d'une tentative d'assassinat à son encontre. » Rajoelina à Dubaï ? Rappelons que plusieurs sources, dont RFI, affirment qu'Andry Rajoelina a quitté Antananarivo dimanche 12 octobre. Le président malgache est parti en hélicoptère pour Sainte-Marie, une île située sur la côte orientale de Madagascar, avant de monter à bord d'un avion militaire français à destination de la Réunion. « Cette opération, bien que discrète, aurait été rendue possible grâce à un accord bilatéral entre les Présidents Macron et Rajoelina, affirme Afrik.com. Malgré cette implication logistique, les autorités françaises insistent : il ne s'agit pas d'une intervention militaire ou politique. Paris se veut ferme sur un point : il n'est pas question de s'immiscer dans les affaires internes malgaches, ni de soutenir un changement de régime. » Andry Rajoelina n'est pas le seul à avoir fui. « Une bonne partie des hauts responsables du pays semblent avoir plié bagages », affirme Madagascar Tribune. Le quotidien malgache cite un ancien Premier ministre, des députés, des sénateurs, des gouverneurs et des hommes d'affaires. Dont certains auraient d'ores et déjà demandé l'asile politique à la France. Le vide au sommet de l'État En tout cas, la « situation est embarrassante et inquiétante, s'alarme l'Express, autre quotidien malgache. Le président est parti ailleurs pour sauver sa peau, mais n'a pas démissionné. Au contraire, il affirme tenir la barque et détenir le commandement. (…) Mais sur le terrain, les militaires maîtrisent la situation. À preuve, son discours n'a pas pu passer sur la chaîne nationale. (…) Néanmoins, poursuit L'Express, les militaires n'ont pas en réalité pris le pouvoir, sachant pertinemment qu'un coup d'État militaire est sans issue. Mais il est clair qu'ils le poussent à la démission ou, à la rigueur, à accepter un compromis politique. Dans ce cas, le président resterait à sa place avec un pouvoir réduit et un Premier ministre civil qui ferait l'unanimité. La question est de savoir s'il en existe un. » En attendant, constate encore l'Express, « la situation reste totalement floue (…). Il y a un vide au sommet de l'État. Le Premier ministre ne peut pas réellement gouverner avec trois ministres. La solution doit être politique sinon la situation risque d'empirer. C'est bien d'avoir une volonté de tout changer, de mettre un terme aux injustices et à la corruption, aux mauvaises conditions de vie, mais c'est mieux de préparer au préalable des alternatives. Sinon la victoire ressemble à un cadeau empoisonné. » Vers une « sortie de crise honorable » ? Alors, justement, relève le Monde Afrique, « des discussions se sont engagées entre les militaires du CAPSAT, le nouveau chef d'état-major des armées et un groupe de députés pour explorer ce que pourrait être une “sortie de crise honorable“. Plusieurs options sont sur la table, allant du constat de vacance du pouvoir par l'Assemblée nationale si Andry Rajoelina, sous la pression, se résolvait à démissionner, au vote d'une motion d'empêchement du chef de l'État, ce qui suppose de réunir une majorité qui aujourd'hui n'est pas acquise. “Dans tous les cas, il s'agit de parvenir à la nomination d'un gouvernement qui fasse consensus, affirme un acteur de l'ombre cité par le journal, pour accompagner un dialogue national sous l'égide du FFKM (le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes) et conduire une transition jusqu'à la tenue d'élections dans des conditions acceptées par tous. Certaines voies peuvent paraître tirées par les cheveux sur le plan du droit, mais elles sont défendables. Et toutes valent mieux qu'un coup d'État“, affirme encore cette source pour qui “la priorité doit être d'éviter à Madagascar un nouveau saut dans le vide“. »

Easy French: Learn French through authentic conversations | Conversations authentiques pour apprendre le français

Dans cet épisode, on est de nouveau avec Louis pour parler d'organisation : ce qui marche pour nous, ce qui ne marche pas du tout, et toutes les méthodes qu'on a testées avec plus ou moins de succès. On partage nos routines, nos astuces (comme la méthode Pomodoro ou les to-do lists), nos contradictions, et notre besoin de rester souples. En bonus, on vous raconte la routine (très) matinale d'Amélie Nothomb et le joli projet musical que Louis a mené grâce à sa régularité. Interactive Transcript and Vocab Helper Support Easy French and get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for all our episodes: easyfrench.fm/membership Open the Interactive Transcript (https://play.easyfrench.fm/episodes/s0f1ra5b93po5zk3s1yj0) Download transcript as HTML (https://www.dropbox.com/scl/fi/s0f1ra5b93po5zk3s1yj0/easyfrenchpodcast159_transcript.html?rlkey=3d7rl31ursev1xdiag5gkie1y&st=wufmm5ms&dl=1) Download transcript as PDF (https://www.dropbox.com/scl/fi/occmnsjfhjkgohy96o1hz/easyfrenchpodcast159_transcript.pdf?rlkey=j0yi2z4t0waopxxe8oottp0et&st=avjm00hv&dl=1) Download vocab as text file (https://www.dropbox.com/scl/fi/9mee6vzp7tnnxf5xaetp8/easyfrenchpodcast159_vocab.txt?rlkey=a7fj7fxio0r3c7w3vk74z6e52&st=xtdde15b&dl=1) Download vocab as text file with semicolons (https://www.dropbox.com/scl/fi/eoobsqyzij8yf0i8jwd7t/easyfrenchpodcast159_vocab-semicolon.txt?rlkey=5qa57wwhb5jbywb30xdwwk96u&st=v5ro6xc6&dl=1) (for flashcard apps) Subscribe using your private RSS feed to see the transcript and vocabulary helper right in your podcast app while you listen. Show Notes