Podcasts about Sinon

Greek warrior during the Trojan War

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Sinon

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Invité Culture
«Les femmes de ma génération ont moins de droits au Sénégal que celles des générations précédentes», confie la romancière Sokhna Ndao

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 15:34


L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ?  Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer.  Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu.  On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus.  On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu.  Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ?  Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien.  Comment vous l'expliquez, cette apathie ?  Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. »  Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable...  C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur.  Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman.  Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent.  C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?   J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ?  Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.

Invité culture
«Les femmes de ma génération ont moins de droits au Sénégal que celles des générations précédentes», confie la romancière Sokhna Ndao

Invité culture

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 15:34


L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ?  Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer.  Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu.  On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus.  On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu.  Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ?  Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien.  Comment vous l'expliquez, cette apathie ?  Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. »  Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable...  C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur.  Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman.  Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent.  C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?   J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ?  Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.

L'oeil de...
BEST OF - "Je ne fais pas ce métier pour réussir, sinon je ne serais pas avec vous..."

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 1:13


Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 17 juillet 2026. Ecoutez L'œil de Philippe Caverivière du 17 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
BEST OF - "Je ne fais pas ce métier pour réussir, sinon je ne serais pas avec vous..."

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 1:13


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RTL Humour
L'œil de Philippe Caverivière - BEST OF - "Je ne fais pas ce métier pour réussir, sinon je ne serais pas avec vous..."

RTL Humour

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 1:13


Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 17 juillet 2026. Ecoutez L'œil de Philippe Caverivière du 17 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage France
Réparer pour avancer: des jeunes en difficulté se remettent en selle en réparant des vélos

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 4:05


Il y a quelques jours, les résultats du bac 2026 tombaient. Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce sont des « décrocheurs », des jeunes décrochés du système scolaire. En leur permettant de se former à la mécanique vélo, Mathieu Bertrand, professeur au lycée professionnel Camille-Jenatzy à Paris, a permis à sept jeunes adultes de se remettre en selle. Dans cet atelier d'un établissement d'enseignement adapté, se joue leur reconstruction. Il s'agit de « réparer » pour avancer.  « La béquille ne se positionne pas exactement comme il faut. En théorie, il faudrait qu'elle soit vraiment comme ça. D'accord, c'est une béquille qui est centrale, qui vient entourer la roue arrière, donc à droite et à gauche. » Voilà pour la consigne donnée par Mathieu Bertrand, professeur en mécanique vélo, à l'un de ses élèves. Cheveux roux longs et ondulés, barbe et lunettes, Kylian fronce les sourcils. « J'ai déjà ma petite idée. Peut-être la béquille desserrée ou éventuellement une plaque qui sert de butée, la béquille à redresser qui s'est tordue avec le temps et le poids du vélo », murmure-t-il. À 19 ans, Kylian a rencontré des difficultés scolaires : « Je suis dyslexique, dyscalculique, dysorthographique, dyspraxique. J'ai jamais été du tout un bon élève en cours. La seule matière dans laquelle j'étais bon, c'était l'histoire et l'art plastique. Sinon, tout le reste, j'étais très mauvais. » Réparer les vélos lui apporte beaucoup. « Cela m'a beaucoup aidé à être plus précis dans mes gestes », confie-t-il. Et pour le jeune homme, la satisfaction est aussi celle de donner une seconde vie à un vieux biclou. « J'ai pu remettre en état des vélos qui étaient bons pour la déchetterie », raconte-t-il. Kylian, Ousmane, Abou et les autres sont sept à suivre cette formation au lycée Camille Jenatzy, à Paris. Leur point commun ? Un décrochage scolaire ou un parcours migratoire difficile. « Il nous a montré beaucoup de choses, même si ce n'est pas à l'école ici. Nous sommes tous heureux », résume l'un d'eux. « Il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main » Celui qui est décrit et tellement respecté, c'est Mathieu Bertrand, le professeur en mécanique cycle. Il explique que dans cet atelier, on ne répare pas que les vélos. « Finalement, la mécanique vélo, c'est l'excuse, mais le truc, c'est plutôt les raccrocher. Moi, ce que je trouve assez cool dans le fait de réparer des vélos, c'est qu'il y a le sentiment du travail accompli, c'est valorisant. Déjà, ça leur prouve qu'ils sont capables de faire des choses, et ça, c'est pas rien. Après, moi, ce que je trouve important dans cette formation, il y a un gros travail à faire sur l'assiduité, le fait d'être à l'heure, etc. Les rendre responsables de la vie de la classe également. » Sourire en grand écart, vêtu d'un maillot de foot ce jour-là, Abou, 18 ans, se souvient : petit garçon, il avait déjà touché à la mécanique dans le garage tout près de la maison. Auprès du professeur Mathieu Bertrand, il apprend la rigueur. « Ici, il a appris à écrire les noms des pièces parce qu'en Afrique, on prononce pas les noms correctement. En France, chaque pièce, tu dois l'appeler par son nom. Par exemple, quand on dit ''dérailleur'', on doit dire ''tendeur'' », explique-t-il. Derrière la caméra, l'œil bienveillant de Moa Khouas suit ces jeunes et prépare un documentaire. « ​​​​​​​Ce qui me touche dans le projet, c'est de se dire que tout n'est pas perdu et qu'il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main, en fait. Quelque part, je me reconnais en eux. Je crois en la méritocratie. C'est une croyance profonde, et je trouve que ce que fait monsieur Mathieu Bertrand, c'est vraiment incroyable ​​​​​​​: donner son temps et donner plus que son temps. C'est vraiment une personne incroyable, un professeur qui te marquera à vie », témoigne-t-il. Ce programme de réinsertion est une réussite : certains continueront de se former, tandis que d'autres ont déjà une promesse d'embauche.

Estelle Midi
Le débat du jour - Emmanuelle Dancourt, chroniqueuse : "Il n'y a que 12 pays qui ont des canadairs ! Il faut de la coopération européenne sinon on ne va pas s'en sortir" - 15/07

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 1:35


Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Estelle Midi
Le métier du jour - Fred Hermel, chroniqueur : "Une amie est prof de maths dans un petit collège rural, il y a un manque de soutien de la hiérarchie... Elle ne met plus d'observations sinon elle a des reproches de la direction" - 10/07

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 2:40


Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Le Talk JV de Suliven Gaming
Le Live ! L'actu, La fin du Physique, La fin de la Switch.. et sinon ?

Le Talk JV de Suliven Gaming

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 130:17


L'émission hebdo en live sur l'actu Switch, Switch 2 mais pas que !

Military Money Show
Building a Fintech Company After Military Service

Military Money Show

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 50:42


Leaving the military does not always come with a perfectly mapped-out plan. Sometimes the next step is a stepping stone. Sometimes it opens doors you didn't even know existed, and sometimes it leads you to build something completely new. In this episode, I'm talking with Sinon Bennett, a former Navy submarine officer who went on to work in private banking at J.P. Morgan before co-founding Wavvest, a fintech company helping modernize advisor operations and financial planning through AI and technology. Sinon shares what the Navy taught him about problem-solving, how private banking exposed him to a whole new side of money and business, and what it really took to move Wavvest from an idea to a company with paying customers. We also talk about customer discovery, finding the right co-founder, hearing no, knowing when to pivot, and why service members need to think about their financial runway if they want to build something after military service. For more information, visit the full show notes at https://milmo.co/podcast/building-fintech-company-after-military-service    For more MILMO, follow at: https://MILMO.co ItsMILMO on YouTube @itsmilmo on X @itsmilmo Instagram @itsmilmo LinkedIn @itsmilmo Facebook  

FLAN - Faut L'ANimer
Decorado, le dernier film... Qui a gagné Annecy ? Le palmarès officiel dévoilé et un grand bilan ! FLANNECY, jour 7

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 46:14


Le Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 est terminé... LAAAPIIIIN !Il est grand temps de faire le point du dernier film que j'ai pu voir, déjà, mais surtout de ce que j'ai préféré ET des vainqueurs ! Quelles seront les courts-métrages et les longs-métrages qui ont gagné à Annecy ? Au programme : Decorado, film Espagnol, réalisé par Alberto VÁZQUEZ, en compétition officielle Le palmarès de Annecy 2026 ! Cristal du long métrage, les prix du public, du jury, pour les longs et les courts-métrages... Et mon ptit bilan perso avec les remerciements qui vont bien ! POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

DH Football Club

Nos envoyés spéciaux à Vancouver font le point avant la rencontre décisive des Diables rouges.

FLAN - Faut L'ANimer
Des annonces chez Disney et Pixar, des infos sur Gatto et Hexed, et deux films très chouettes : Carmen et Un monde entre nous - FLANNECY, jour 6

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 50:08


Jour 6 du Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 ! C'est le tout dernier podcast enregistré depuis Annecy pour cette édition. Mais pas le dernier podcast, il y en aura un autre ce week-end... Surtout, il y a un vendredi bien chargé à débriefer, alors on perd pas de temps ! Au programme : Carmen, l'oiseau rebelle, film Français, réalisé par Sébastien LAUDENBACH (il a fait Linda veut du poulet ! J'ai oublié de le dire...), en compétition officielle Le panel des Walt Disney Animation Studios, avec toutes les infos sur Hexed (Billie à la croisée des mondes) et l'annonce d'un nouveau court-métrage qui sera projeté au cinéma avant : Lilo et Scratch Le panel des studios Pixar, avec toutes les infos sur Getto (Nero le chat noir) et l'annonce d'un nouveau court-métrage dans l'univers du Monde de Nemo : Loving Dory Un monde entre nous (We Are Aliens), film produit au Japon et en France, réalisé par Kohei KADOWAKI, en compétition officielle POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

FLAN - Faut L'ANimer
Deux SUPERBES surprises et un abandon... Le corset, Pèlerins, la "duologie de l"Aube" avec Le dossier de l'Aube et Aube nouvelle, et des courts - FLANNECY, jour 5

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 37:33


Jour 5 du Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 ! Avant-dernière journée complète marquée par, oui bon OK un abandon, mais quand même 5 séances et PLEIN de choses à raconter ! Au programme : Le Corset, film franco-belge, réalisé par Louis CLICHY, en compétition officielle (et en fait le gamin est joué par Gary Clichy !) Une séance de court-métrages en compétition (la sélection numéro 2) Pèlerins (j'ai ptet dit "Pélerinages" plusieurs fois en podcast, désolé...) en séance spéciale "frissons", film de Corée du sud et du Japon réalisé par Pyoungkang HEO Le Dossier de l'aube, film Franco-Luxembourgeois, réalisé par Rupert WYATT et Emilie PHUONG, en compétition officielle Une aube nouvelle, film Japonais et Français, réalisé par Yoshitoshi SHINOMIYA, en compétition dans Contrechamp POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

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Un MARATHON de SIX FILMS ! Blaise, Tangles, Winnipeg, La Violoniste, Passionné à la folie et Zsazsa Zaturnnah - FLANNECY, jour 4

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 43:16


Jour 4 du Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 ! SIX FILMS en une journée, un marathon avec des surprises ! Bonnes ou mauvaises... Au programme : Blaise, film français, réalisé par Dimitri PLANCHON et Jean-Paul GUIGU, en compétition dans Contrechamp Tangles, film produit au Canada et aux US, réalisé par Leah NELSON, en compétition officielle Winnipeg, Seeds of Hope, film produit en Espagne, Chili et Argentine, par Beñat BEITIA et Elio QUIROGA, en compétition dans Contrechamp La Violoniste, film produit à Singapour, en Espagne et en Italie, réalisé par Ervin HAN, Raúl GARCÍA, en compétition officielle Passionné à la folie, film Japonais, réalisé par Wataru TAKAHASHI, en compétition dans Contrechamp Zsazsa Zaturnnah, film produit aux Philippines et en France, réalisé par Avid LIONGOREN, en séance spéciale POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

FLAN - Faut L'ANimer
Deux coups de coeur ! Nobody, Peleliu : la guerre au paradis, des épisodes de série et du WTF assumé... - FLANNECY, jour 3

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 35:45


Jour 3 du Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 ! L'ambiance se réchauffe autant que le climat et encore des coups de coeur ! Au programme : Nobody, film Chinois par Shui YU, en compétition officielle Peleliu – Guerre au paradis, par Goro KUJI, en compétition dans Contrechamp Ptit point sur les films de télévision (des épisodes de série en fait) Et l'incroyable soirée "courts-métrages WTF", qui porte TRES BIEN son nom ! POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

FLAN - Faut L'ANimer
La compétition commence ! Lucy Lost et In Waves, "le fils de pute" et Chroniques de l'espace temps... - FLANNECY, jour 2

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 31:04


Jour 2 du Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 ! Les films en compétition sont présentés ! Au programme : Le Fils de pute, film Brésilien par Érica ROCHA SANTOS, Otto GUERRA, Tania ANAYA et Sávio LEITE, en compétition dans la catégorie Contrechamp Lucy Lost, par Olivier CLERT et le studio Xilam, en compétition officielle Chroniques de l'espace-temps, par Stefano BERTELLI, en compétition dans Contrechamp Ptit point sur les courts-métrages de fin d'étude Rogue Trooper, par Duncan Jones, en séance évènement In Waves, par Phuong Mai NGUYEN, en compétition officielle POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

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Aardman (Wallace et Gromit...) et Des Minions et des Monstres - FLANNECY, jour 1

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 27:34


Festival international du film d'animation d'Annecy 2026 a ouvert ses portes ! Débrief du jour 1 ! Celui qu'on retient, il paraît. Au programme : Une masterclass par les créateurs et les principaux responsables du studio Aardman (Wallace et Gromit, Shaun le mouton, Chicken Run...). Avec des choses à dire sur leurs futurs projets, notamment avec Pokémon ! Les noms des personnes sur scène, pour rattraper les honteux cafouillages en podcast : Peter Lord, Nick Park, David Sproxton Premier retour SANS SPOIL sur Des Minions et des Monstres, le nouvel opus de la saga Minions ! Découvert en séance spéciale avant sa sortie en France le 1er juillet Et un ptit florilège des premières découvertes de nagla à Annecy, les avions en papier, les bruits chelous avant la séance... POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

FLAN - Faut L'ANimer
Festival d'Annecy, présentation - FLANNECY 2026 Jour 0

FLAN - Faut L'ANimer

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 24:15


Ayé ! Le festival d'Annecy commence ! Enfin presque. Là nagla est encore chez lui et il raconte un peu sa vie. C'est quoi le Festival d'Annecy ? Qu'est-ce qu'il va faire ? Quelles sont les compétitions ? Combien de podcasts vont être produits ? Pfoulala plein de choses à raconter hein. POSEZ VOS QUESTIONS pendant le festival ! Genre en commentaire sur Instagram ! Suivez-nous sur Insta vous aurez des stories !Sinon y'a le Discord Élabète où on peut en parler !Ou sur Twitter ou quoi, 'fin vous savez où nous joindre. J'essaierai de répondre en podcast ! Encore un gigantesque merci aux patronnes et patrons sans qui ce voyage serait impossible !Merci beaucoup à Benjamin Benoit et à mebcsaew ! Deux amours sans qui cette aventure aurait été impossible ! Découvrez toute l'association Élabète !

Librairie Mollat
Pierre Singaravélou - De quoi l'histoire est-elle faite, sinon du monde ?

Librairie Mollat

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 61:08


Pierre Singaravélou vous présente son ouvrage "De quoi l'histoire est-elle faite, sinon du monde ?" aux éditions Verdier. Entretien avec Guillaume Blanc.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
3 manières d'aimer Dieu: aumône, prière, jeûne • mercredi 17 juin • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 2:42


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 6, 1-6.16-18En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l'accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. » 

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Un départ direct pour le Ciel dans un chariot de feu • mercredi 17 juin • Lecture & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:16


COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR2 R 2, 1.6-14Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal. Arrivés à Jéricho, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; et moi, le Seigneur m'envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux. Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s'arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s'écartèrent de part et d'autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec. Pendant qu'ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d'être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l'esprit que tu as reçu ! » Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l'obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l'obtiendras pas. » Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu'un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan. Élisée le vit et se mit à crier : « Mon père !…Mon père !… Char d'Israël et ses cavaliers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux. Il ramassa le manteau qu'Élie avait laissé tomber, il revint et s'arrêta sur la rive du Jourdain. Avec le manteau d'Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s'écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d'Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s'écartèrent, et il traversa.

L'Évangile du jour
Évangile du 17 juin : « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 1-6.16-18)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 1:55


Voici l'Évangile du mercredi 17 juin 2026 :« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 1-6.16-18)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l'accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

Grand reportage
Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 19:30


Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d'immense réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques.  Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l'exploitation de ces mines n'est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d'une mine de cuivre appartenant à l'entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l'environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d'État.   Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d'État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d'une extraction minière qui bat son plein depuis tant d'années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l'omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s'approcher de la mine.   Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c'est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d'acide qui s'y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d'une soixantaine d'années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l'ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n'avons pas le temps de saluer l'agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D'abord courtois, les échanges s'enveniment avec l'arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d'intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l'influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l'intervention d'un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu'aucune charge ne soit retenue contre nous.  Un drame resté dans les mémoires  Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l'abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes :  « C'était un midi. J'étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j'ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n'était pas la pluie. C'était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C'était tellement puissant que même les épis de maïs d'un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n'entendais plus le moindre insecte. Il n'y avait plus du tout d'insectes. Et ensuite j'ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n'y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu'il y avait eu de gros dégâts sur l'environnement. »  Autre témoin : « Je n'étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m'a averti au téléphone. Alors j'ai couru avec d'autres agricultrices pour voir l'état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s'était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d'acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d'acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C'était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d'envoyer nos enfants à l'école. »       Malgré l'ampleur du désastre, Sino Metals et l'État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d'une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d'un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d'eau environnants et s'est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d'eau devant les caméras, assurant qu'elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l'Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l'Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu'on ne peut pas parler d'exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s'épanche sur le cas Sino Metals :   « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l'environnement et la rivière Kafoué, on s'aperçoit qu'il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d'un point de vue toxicologique, c'est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n'a pas les capacités d'éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c'est ce qu'on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s'accumulent dans notre organisme jusqu'à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d'infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d'avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c'est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d'autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. »  L'institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s'assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l'environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n'ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture :   « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu'on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu'à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c'est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu'apparemment, personne n'est venu jusqu'ici faire le moindre contrôle. »    L'épineuse question du dédommagement  Sino Metals fournit de l'eau potable à certaines familles et en a dédommagé d'autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie :  « J'ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je pensais que c'était la fin de ma vie. Et aujourd'hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l'eau 3 fois par semaine. C'est tout. Mais moi je veux qu'ils me dédommagent. Qu'ils me donnent suffisamment d'argent pour que je puisse aller m'installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. »   Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C'est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n'avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! «    À cette détresse, s'ajoute un terrible sentiment d'injustice :  « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s'enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. »   Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s'imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d'histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s'installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l'avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d'être délogés au nom du développement économique. Directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé :   « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu'ils vont aller ? C'est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n'est pas du développement. Qu'importe qu'ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu'ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c'est de permettre au peuple de gagner sa vie. »   Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n'est pas possible d'attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d'un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l'ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir.  « C'est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d'une grande ville où il n'y a pas d'arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d'avoir recours à la justice. Et il n'est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n'y pas besoin d'aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l'eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l'État zambien agisse en ce sens. »  C'est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d'immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s'est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d'août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l'aide de la Chine. Une manne financière pour l'État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.  

30 ans sinon rien Podcast
Épisode 34 - Sexualité & Projet Bébé @Camilleparlesexe (Camille Bataillon, sexologue)

30 ans sinon rien Podcast

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 46:24


Camille Bataillon, vous la connaissez certainement, au travers de son podcast Camille Parle Sexe. Avec plus de 500 000 écoutes, elle aborde la sexualité autrement, de façon décomplexée et sans injonction. Aujourd'hui les rôles s'inversent puisque c'est au micro de 30 ans Sinon rien que Camille va répondre à nos questions sur la sexualité lors d'un projet bébé. Avant, pendant, après… Tout y passe et les idées reçues vont être balayées pour vous accompagner plus sereinement dans votre projet. Vous retrouverez dans la description toutes les infos nécessaires sur Camille et les références citées.  Bref je ne vous en dis pas plus et vous souhaite une merveilleuse écoute. Références :https://www.camillebataillon.com/https://www.instagram.com/camilleparlesexe/https://www.mylittlepessaire.com/produit/ohnut-anneaux-de-confort-sexuel/https://www.bivea.fr/Livres :Grossesse et sexualité - Margot MaurelLe grand Guide de ma grossesse sereine - Charline GayaultSlow Love & Sex Meditation - Emmanuelle DuchesnePodcast : On the Verge - Podcast30 ans Sinon Rien, c'est le podcast des trentenaires qui se posent mille questions sur la vie, le boulot, l'amour, la santé et le sens de tout ça.Parce qu'à 30 ans, tout bouge !Je suis Juliette Galibert, trentenaire comme toi, et chaque semaine, j'explore avec mes invités des sujets comme la santé mentale, le développement personnel, les relations, ou encore le bien-être féminin.Des discussions sincères et concrètes pour t'aider à te sentir bien dans ta trentaine et avancer plus sereinement.

Couple Ouvert
Jean-François Poisson (réalisateur documentaire «Qui a tué les Expos?» sur Netflix)

Couple Ouvert

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 113:38


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Airball
113 - Debrief Game 1 NBA Finals - New York éteint les Spurs

Airball

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 49:32


Yo les Airbalos ! Allez donc faire un tour sur le site de Tea & Ty - Comptoir et maison de thé, le délicieux sponsor de cet épisode : CODE PROMO !Grâce au code promo "ONTAIMEVICTOR" vous avez droit à -26% sur les thés, infusions et rooibos de la boutique et ce, pendant toute la durée des finales ! Faites vous plaisir et aller voir les thés glacés parfaits pour l'été !Sinon, les Knicks ont dominé les Spurs sur ce 1er match, un gros Brunson, un Vctor Wembanyama maladroit, un ado qui veut un selfie, tout ça et bien + encore dans cet épisode.On se retrouve samedi pour le debrief du game 2 !Bisous les Airbalos !InstagramYoutubeTik-tokFantasy League Airball Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Le patron de la startup américaine WorkWhile accuse les géants de l'IA d'avoir alimenté un discours catastrophiste sur l'emploi pour servir leurs intérêts économiques. Depuis San Francisco, Simon Khalaf appelle à changer de récit avant qu'un rejet politique et social de l'intelligence artificielle ne freine durablement l'innovation.

Reportage Afrique
À Madagascar, faire connaître le parc de Kirindy Mite pour sauver une forêt de baobabs

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:21


Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest,  Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. »  Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir

Reportage Afrique
Nigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:17


Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente

Green et Soi-même
#33 - Pourquoi je n'irais pas en date avec ce mec ?

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later May 19, 2026 22:07


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui a décidé qu'elle n'irait finalement pas à ce fameux date... Et j'vous explique pourquoi dans cet épisode

Green et Soi-même
#32 - 24h sur une appli de rencontre...

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later May 10, 2026 49:48


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui s'ennuyait aujourd'hui et a décidé de se mettre sur une application de rencontre because why not ?Et because j'adore les expériences sociales et ce fut... intéressant ma foi

Km42 - Running - Trail - Lifestyle
Ce petit jeu qui m'aide à entretenir ma motivation en course à pied (Ep 434)

Km42 - Running - Trail - Lifestyle

Play Episode Listen Later May 6, 2026 52:49


Vous avez peut-être parfois du mal à vous motiver pour courir, surtout dans les périodes sans course à préparer et sans objectif particulier. Vous connaissez ces jours où vous n'avez pas trop d'énergie ou d'envie pour une sortie running. Vous ne savez pas trop quoi faire comme entraînement et où courir sans avoir l'impression de tourner en rond et toujours faire la même chose. Quand on prépare une course avec un plan d'entraînement le stress et l'excitation du défi nous donne la direction et le coup de pouce. Mais en dehors de ces périodes on peut glisser petit à petit vers une perte de régularité et de volume. Or on sait que c'est la clé en course à pied si on veut maintenir son niveau et ne pas régresser. Sinon on glisse vers une forme de désentraînement. Je le vis depuis quelques temps et je me suis donc inventé un nouveau jeu. Je vous explique quel est ce jeu, comment je l'ai mis en place, pourquoi il est important pour moi et comment réfléchir vous aussi à ce qui vous motive.Les applications citéesStatHunters : https://www.statshunters.com/CityStrides : https://citystrides.com/ mon profil sur CityStrides pour suivre la progression : https://citystrides.com/users/106544Liens :Le programme Marche Japonaise : https://go.soulier.xyz/marchejaponaisekm42La Stratégie FlowFit : https://go.soulier.xyz/flowfitkm42Le Protocole Perte de Gras : https://go.soulier.xyz/protocolekm42Le programme Tout le monde peut courir plus vite https://go.soulier.xyz/viteRejoindre le Hamsters Running Club : https://km42.soulier.xyz/hrcGratuit - Le Kit Reboot pour retrouver la forme : https://km42.soulier.xyz/kitSoyons honnête je tourne un peu en rond en ce moment dans ma pratique du running. Après mon trail anniversaire et mon premier triathlon devenu un duathlon j'ai diminué le volume par manque de motivation et une fatigue qui est liée en partie à l'apnée du sommeil. Et puis j'ai constaté que je faisais à peu près tout le temps les mêmes parcours. Je me suis donc mis en quête de nouveaux terrains de jeu toujours à proximité de la maison. Et là je me suis rendu compte qu'il me restait des rues à explorer. Et même plus que ne le pensais. Alors j'ai décidé de courir dans toutes les rues de ma ville. Puis ensuite de celles d'à côté. Pourquoi ? Car cette quête me permet de créer une nouvelle de défi et de micro-aventure qui stimule ma motivation et me permet de lutter contre ma procastination. Et j'espère ainsi retrouver un niveau de forme et de course qui me plait plus avant de me lancer dans la préparation du marathon de mes 50 ans.Dans cet épisodele constat que je fais sur ma perte de niveaucomment j'alterne les périodes de préparation et les périodes de relâches comment ça a affecté mon niveau et même provoqué des blessures à cause d'une forme de désentraînementcomment j'évitais ce genre de problème avant (courses régulières, courir tous les jours, gros défis) et pourquoi je ne souhaite plus fonctionner ainsice que le développement personnel m'apprend sur ma manière de couriret pourquoi la course est une forme de développement personnel pourquoi les segments Strava ne me motivent pasles applications que j'utilise pour visualiser les territoires à découvrirle fonctionnement de CityStrides pour découvrir de nouvelles ruescomment je m'entraîne en étoile autour de chez moipourquoi ça va m'aider à me motiver sur le court terme pour atteindre mes objectifs long termepourquoi les objectifs long terme ne sont pas suffisantcomment réfléchir à ce qui vous motive vraiment et pourquoi il est important de mettre en place des challenges qui vous font courir et bouger.Nouveau : Le protocole Perte de Gras 2025 ❤️ Me suivre Tous les liens sont ici

Le Billet de François Morel

durée : 00:02:49 - Le Billet de François Morel - par : François Morel - Aujourd'hui, on est le premier mai et ça fait plaisir. Ça fait plaisir parce que ça fait des mois qu'on n'en avait pas eu. De mois de mai. Et même de premier mai. Moi, je note tout. Sinon j'oublie. J'ai regardé sur mon agenda. Ça ne fait pas loin d'un an qu'on n'avait pas eu de premier mai. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Estelle Midi
Le jour férié du jour - Alexandre, auditeur : "On parle du volontariat mais le volontariat n'existe pas dans le monde du commerce ! On est dans une équipe de 2, si on était ouverts, je serais obligé de travailler sinon le magasin est fermé

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:23


Avec : Carine Galli et Frédéric Hermel, journalistes RMC. Et Baptiste des Monstiers, grand reporter. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Oui, Total doit faire des profits", "Marine Le Pen : Édouard Philippe sinon rien" et "Le discours d'un roi"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 21:47


Avec ses résultats, dopés par la guerre au Moyen-Orient, TotalEnergies a indigné surtout la gauche. Le bénéfice net trimestriel du géant pétrogazier est de près de cinq milliards d'euros, en hausse de 51% sur un an. Pour Pascal Perri, Total est un outil de souveraineté nationale, même s'il accepte l'idée qu'il faut réduire notre consommation d'hydrocarbures. La campagne présidentielle n'a pas encore vraiment commencé. Mais la patronne du Rassemblement national a déjà une idée de la personne qu'elle veut affronter. Il s'agit d'Édouard Philippe. À un an de la présidentielle, Marine Le Pen rêve d'un second tour face au bloc central. D'après Renaud Pila, elle rêve de "se faire les macronistes". Devant le Congrès américain, le roi Charles III a non seulement séduit, mais il a peut-être prononcé le meilleur discours de sa vie avec une certaine défense des valeurs. Selon Abnousse Shalmani, les applaudissements des parlementaires résonnent comme un soulagement, comme s'ils attendaient depuis tous ces mois que quelqu'un rappelle à Donald Trump qui étaient ses vrais alliés. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Esprits Libres
Présidentielle 2027 : « Toutes les dernières élections ont été tronquées sinon volées » selon Nicolas Baverez

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 12:54


Dans cet épisode de l'émission "Esprits libres", David Abiker reçoit Sophie Obadia, avocate pénaliste, et Nicolas Baverez, avocat et essayiste, pour analyser les derniers développements du procès en appel de Nicolas Sarkozy.L'ancien président de la République est jugé pour le financement présumé illégal de sa campagne électorale de 2007 avec l'argent libyen. Mais ce procès connaît un revirement inattendu. En effet, Claude Guéant, son ancien collaborateur, gravement malade, n'est plus solidaire de la défense de Nicolas Sarkozy et apporte des témoignages accablants par l'intermédiaire de son avocat.Sophie Obadia décrit cette situation comme un « véritable coup de théâtre » qui bouscule la dramaturgie habituelle des audiences. Selon elle, Claude Guéant, ancien directeur de cabinet et secrétaire général de l'Élysée sous Sarkozy, distille un « venin de témoignage » à distance qui risque de nuire gravement à son ancien patron. Les deux hommes semblent en effet en désaccord total sur la véracité de certains faits, remettant en cause leur longue amitié politique.Nicolas Baverez, de son côté, souligne que lorsque la politique est exposée au débat judiciaire, « le jeu change ». Il met en garde contre les dangers d'une justice devenant trop transactionnelle, au détriment de l'audience publique, cruciale pour établir une vérité judiciaire. Au-delà de ce duel judiciaire, les deux experts s'interrogent sur les enjeux de la prochaine élection présidentielle de 2027, dans un contexte économique et géopolitique particulièrement dégradé. Ils analysent notamment les déclarations de Marine Le Pen, qui semble choisir son adversaire idéal pour le second tour.L'épisode se termine sur la décision des Émirats arabes unis de quitter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Selon eux, il s'agit d'un événement très important car au sein de cette organisation le pays représente le quatrième producteur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Quels sont les 10 pléonasmes les mieux cachés de la langue française ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 1:59


Un pléonasme consiste à répéter une même idée avec des mots différents dans une même expression. Autrement dit, on dit deux fois la même chose… sans forcément s'en rendre compte.1. “Au jour d'aujourd'hui”Le mot “aujourd'hui” contient déjà “hui” qui signifie “ce jour”. Donc littéralement : “au jour de ce jour”.2. “Prévoir à l'avance”Prévoir, c'est anticiper. Donc “à l'avance” est déjà inclus.3. “S'avérer vrai”“S'avérer” signifie déjà “se révéler vrai”. Donc dire “vrai” est redondant.4. “Voire même”“Voire” signifie déjà “et même”. Donc “voire même” = “et même même”.5. “Tri sélectif”Un tri est forcément sélectif. Sinon… ce n'est pas un tri.6. “Incessamment sous peu”“Incessamment” et “sous peu” veulent tous deux dire “bientôt”. C'est un doublon pur.7. “Ajouter en plus”Ajouter = mettre en plus. Donc doublon.8. “Se répéter encore”Se répéter contient déjà l'idée de répétition.9. “Un bref résumé”Un résumé est déjà bref par définition.10. “Un petit détail”Un détail est déjà quelque chose de petit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
«Nous payons un lourd tribut»: au Liban, hôpitaux et secouristes sont aussi dans le viseur d'Israël

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 2:36


À Nabatiyeh, grande ville commerçante du sud du Liban devenue ville fantôme, les services de secours ont été durement frappés par les bombardements israéliens. Au total, au Liban, plus de 100 secouristes ont perdu la vie depuis la reprise de la guerre, le 2 mars 2026. Les hôpitaux sont aussi menacés et des centres de santé ont été détruits ou ont dû fermer, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du Liban. Le ministère de la Santé libanais dénonce des attaques répétées contre le secteur de la santé. De notre correspondante de retour de Nabatiyeh, À Nabatiyeh, au Liban, les secouristes sont considérés comme des héros. Uniforme bleu et rouge, gilet pare-balles, Mohamad Khayyat ne profite pas vraiment de cette trêve de papier. « Il y a une trêve, mais même les drones sont toujours là : hier, il y avait beaucoup d'avions de guerre dans le ciel, et la veille aussi. C'est clair qu'ils violent déjà la trêve. Nous, en tant qu'équipe de secours, nous restons présents et prêts à servir les gens en cas d'incident », confie-t-il. Responsable des opérations des ambulanciers de Nabatiyeh, Mohamed a perdu plusieurs collègues. « Malheureusement, nous avons payé un lourd tribut – un tribut qui ne peut pas être compensé : la perte de nos jeunes, de nos vies. » Il dénonce le ciblage à répétition des secouristes par Israël. « La première fois, deux jeunes, Joud et Ali, étaient sur une moto quand ils ont été ciblés. Puis, deux jours avant la trêve, notre martyr Mahdi a été directement ciblé alors qu'il était dans une ambulance, en train d'accomplir son devoir pour aider nos collègues des autres associations de secours, qui avaient déjà été frappés par une première et une deuxième frappe. Nous sommes allés leur porter secours et soutien pour évacuer les blessés. Notre ambulance a elle aussi été ciblée par une troisième frappe. » À lire aussiLiban: la santé en péril « C'est comme s'ils nous poussaient à partir » Ces trois frappes successives ont fait quatre morts qui viennent s'ajouter aux plus de 100 secouristes tués par Israël depuis le début de la guerre. À l'hôpital du Secours populaire de Nabatiyeh, les chambres des patients hébergent désormais les soignants et les pompiers. « ​​​​​​​On héberge les gens des organisations qui aident comme la nôtre. Sinon, on ne pourrait pas travailler, explique Mona Abou Zeid, qui dirige l'hôpital. Regardez, vous voyez cet immeuble ? Maintenant, il est complètement à terre. Il était à 200 mètres, mais le souffle était très fort, c'était un grand immeuble. La fumée est arrivée jusqu'ici, le verre était cassé partout. Des gens dormaient ici. » Au moins 59 centres de soins et six hôpitaux ont été détruits ou ont dû fermer. « ​​​​​​​On ne se sent pas très en sécurité. Il n'y a aucun respect du droit international, qui protège les secouristes, les hôpitaux. À la fin, si personne ne nous protège, aucune loi, qui va protéger la population ? Le jour où ils vont bombarder l'hôpital, qui va rester ​​​​​​​? C'est comme s'ils nous poussaient à partir. » Viser intentionnellement des secouristes ou des hôpitaux est un crime de guerre. À lire aussiLe secteur libanais de la santé dans le viseur de l'armée israélienne

Monde Numérique - Jérôme Colombain

L'intelligence artificielle transforme profondément notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de l'obsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino décrypte une révolution où l'omniprésence des machines redéfinit nos relations, nos responsabilités et notre perception du réel.Interview : Bruno Patino, président d'Arte France & essayistePunchlinesL'économie de la donnée fragmente les individus.Nous investissons émotionnellement dans les machines.La responsabilité des outils numériques doit être repensée.La fragmentation rend le commun plus difficile à reconstruire.L'intelligence artificielle rend-elle l'humain obsolète ?Je ne dis pas que l'humain devient obsolète, mais que la question se pose. Mon objectif est d'ouvrir un débat, pas d'imposer une vision déterministe. Ce qui compte, ce n'est pas une hypothétique omnipotence de l'IA, mais son omniprésence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je m'intéresse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dépendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modèles économiques qui les structurent.En quoi l'IA transforme-t-elle notre rapport aux autres et au réel ?Nous entrons dans une nouvelle phase de la révolution numérique marquée par une fragmentation accrue. Le réseau nous reliait, mais l'économie de la donnée fragmente les individus, les communautés et même notre rapport au monde. Avec l'IA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos décisions et même nos émotions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgré tout une part intellectuelle et émotionnelle croissante. Cela déplace aussi notre rapport à la réalité. Comme avec les réseaux sociaux, la vérité ne disparaît pas, mais elle n'est plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur l'individu.Le vrai enjeu, c'est la responsabilité des IA ?Oui, c'est une question centrale. Aujourd'hui, les outils numériques sont souvent considérés comme neutres. Mais ce n'est plus tenable. Lorsqu'un algorithme amplifie un message ou qu'une IA influence une décision, il y a une part de responsabilité qui dépasse l'individu. Nous devons redéfinir cette responsabilité à l'ère numérique. Cela passe par des principes de gouvernance, d'éthique et de paramétrage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des réseaux sociaux, avec un coût d'adaptation potentiellement très élevé.L'IA nous rend-elle plus puissants… mais moins libres ?Elle nous rend clairement plus puissants. La délégation à des agents intelligents augmente nos capacités de manière spectaculaire. Mais cette puissance s'accompagne d'une incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui régissent ces outils, notamment leur opacité et leur logique économique, alors cette délégation peut limiter notre liberté. La clé, c'est de poser des règles et de mieux comprendre les systèmes auxquels nous confions une partie de nos vies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Prière du matin
" Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ..." (Jn 3, 7b- 15)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 9:12


" Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme "Méditation de l'évangile (Jn 3, 7b- 15) par le père Jean-Paul CazesChant final : "Pêcheurs d'hommes" par l'Ensemble vocal HilariumRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi on ne se souvient presque jamais de ses rêves ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 2:06


Chaque nuit, nous rêvons. Pas une fois, mais plusieurs. Et pourtant, au réveil, tout s'évapore. Quelques fragments, parfois une émotion… puis plus rien. Pourquoi nos rêves nous échappent-ils presque toujours ?La raison principale tient à un mécanisme neurobiologique très précis : l'état particulier du cerveau pendant le sommeil paradoxal, la phase où les rêves sont les plus intenses.Durant ce stade, certaines zones du cerveau sont extrêmement actives, notamment celles liées aux émotions et aux images, comme le système limbique. C'est ce qui rend les rêves si vivants, parfois même étranges ou chargés affectivement. En revanche, une région essentielle fonctionne au ralenti : le cortex préfrontal, et plus précisément sa partie dorsolatérale.Or, cette zone joue un rôle clé dans la mémoire consciente. C'est elle qui nous permet d'organiser les informations, de structurer un récit, et surtout de transférer ce que nous vivons vers la mémoire à long terme. En quelque sorte, c'est le “greffier” de notre cerveau.Mais pendant le sommeil paradoxal, ce greffier est presque hors service.Résultat : même si vous vivez une expérience riche et détaillée dans votre rêve, votre cerveau ne l'enregistre pas correctement. Les circuits de mémorisation sont désactivés ou fortement diminués. C'est comme écrire une histoire avec de l'encre invisible : tout se passe, mais rien ne s'imprime durablement.À cela s'ajoute un autre facteur déterminant : la chimie du cerveau. Pendant le sommeil paradoxal, les niveaux de certains neurotransmetteurs comme la noradrénaline sont très bas. Or, cette molécule est essentielle pour consolider les souvenirs. Sans elle, les expériences vécues — y compris les rêves — ont beaucoup moins de chances d'être stockées.C'est donc une double barrière : une structure cérébrale peu active et un environnement chimique défavorable à la mémoire.Enfin, il y a une question de timing. Pour se souvenir d'un rêve, il faut souvent se réveiller pendant ou juste après celui-ci. Sinon, les nouvelles informations — les pensées du matin, les stimuli extérieurs — viennent rapidement écraser les traces fragiles du rêve. En quelques minutes, elles disparaissent.Ce phénomène nous révèle une chose essentielle : notre mémoire n'est pas un enregistreur passif. Elle dépend de conditions très précises pour fonctionner.En réalité, nous ne “manquons” pas de rêves. Nous manquons simplement des outils neurologiques pour les conserver.Et c'est peut-être mieux ainsi. Car si chaque rêve restait gravé avec la même intensité que nos souvenirs éveillés, notre esprit serait rapidement submergé par un flot d'images, d'émotions et de récits incohérents.Oublier nos rêves n'est donc pas un bug du cerveau. C'est une fonction. Une manière, discrète mais essentielle, de préserver l'équilibre de notre mémoire et de notre réalité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Émotions
C'est de ma faute|Le Mal de mère (2/3)

Émotions

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 45:15


Depuis qu'elle essaye de comprendre la violence de sa mère, Chloé de Broca n'en finit pas de se reconnaître coupable de son mal. Qu'est-ce que ça fait de grandir en se pensant responsable de la violence de sa mère ? Et comment sortir de cette culpabilité ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins — parfois tortueux — pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Dans cet épisode du Mal de mère, Chloé de Broca tend son micro à Anne et sa fille Mathilde*, Mary et Clara*. Elles racontent des histoires de liens mère-fille coupés ou transformés, après avoir eu une mère violente. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*les prénoms ont été modifiésLa série est déjà disponible en intégralité sur Louie + Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 8 avril pour écouter le dernier épisode.

investir.ch
On ne sait plus où se planquer mais au moins personne ne parle de STAGFLATION – 30 mars 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 14:26


Cinq semaines de baisse consécutives, cinq semaines de guerre, un détroit fermé, un président qui raisonne en termes de pillage pétrolier et un baril qui menace les 120 dollars. Sinon, bonne semaine à tous. Vous l'aurez compris la semaine qui commence démarre avec les mêmes préoccupations que la semaine précédente : le pétrole et les … Continued

Émotions
On dit pas du mal de sa mère|Le Mal de mère (1/3)

Émotions

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 44:26


Avoir une mère sévère, forte, exigeante, charismatique, autoritaire, impressionnante... Mais pas une mère violente. Comme si ce mot-là était interdit. Pourquoi est-ce si difficile d'envisager la violence maternelle alors même qu'on l'a subie ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins, parfois tortueux, pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ? Dans le premier épisode du Mal de mère, Chloé de Broca recueille les témoignages de Sandra* et Mary. Elles ont été victimes de violence maternelle, et ont eu honte de le dire. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*le prénom a été modifiéLa série est déjà disponible en intégralité sur Louie+. Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 2 avril pour écouter le deuxième épisode.

Travail (en cours)
Le Mal de mère| De mère en fille : briser la malédiction de la violence maternelle

Travail (en cours)

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:59


Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Enfant, Chloé de Broca a grandi entre l'amour furieux et les coups d'une mère violente. À 16 ans, elle s'est enfuie. Des années plus tard, en devenant mère à son tour, des questions ont commencé à la hanter : et si elle reproduisait cette violence maternelle ? Est-ce que certaines blessures se transmettent comme une malédiction dans la lignée ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins, parfois tortueux, pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité.La série est déjà disponible en intégralité sur Louie+. Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 30 mars pour écouter le deuxième épisode.

Les Grandes Gueules
L'info rassurante du jour - Michaël, expatrié au Liban, au 3216 : "Tsahal ne tape que le Hezbollah, pas la population. On vit au rythme des bombardements. Heureusement, on est prévenu 1h avant que ça va frapper. Sinon, on vit normalement&quo

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:48


Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.