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Greek warrior during the Trojan War

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Sinon

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Grand reportage
Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 19:30


Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d'immense réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s'accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques.  Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l'exploitation de ces mines n'est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l'une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d'une mine de cuivre appartenant à l'entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l'environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d'État.   Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d'État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d'une extraction minière qui bat son plein depuis tant d'années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l'omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s'approcher de la mine.   Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c'est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d'acide qui s'y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d'une soixantaine d'années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l'ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n'avons pas le temps de saluer l'agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D'abord courtois, les échanges s'enveniment avec l'arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d'intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l'influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l'intervention d'un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu'aucune charge ne soit retenue contre nous.  Un drame resté dans les mémoires  Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l'abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes :  « C'était un midi. J'étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j'ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n'était pas la pluie. C'était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C'était tellement puissant que même les épis de maïs d'un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n'entendais plus le moindre insecte. Il n'y avait plus du tout d'insectes. Et ensuite j'ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n'y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu'il y avait eu de gros dégâts sur l'environnement. »  Autre témoin : « Je n'étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m'a averti au téléphone. Alors j'ai couru avec d'autres agricultrices pour voir l'état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s'était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d'acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d'acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C'était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d'envoyer nos enfants à l'école. »       Malgré l'ampleur du désastre, Sino Metals et l'État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d'une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d'un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d'eau environnants et s'est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d'eau devant les caméras, assurant qu'elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l'Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l'Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu'on ne peut pas parler d'exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s'épanche sur le cas Sino Metals :   « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l'environnement et la rivière Kafoué, on s'aperçoit qu'il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d'un point de vue toxicologique, c'est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n'a pas les capacités d'éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c'est ce qu'on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s'accumulent dans notre organisme jusqu'à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d'infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d'avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c'est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d'autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. »  L'institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s'assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l'environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n'ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture :   « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu'on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu'à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c'est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu'apparemment, personne n'est venu jusqu'ici faire le moindre contrôle. »    L'épineuse question du dédommagement  Sino Metals fournit de l'eau potable à certaines familles et en a dédommagé d'autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie :  « J'ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je pensais que c'était la fin de ma vie. Et aujourd'hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l'eau 3 fois par semaine. C'est tout. Mais moi je veux qu'ils me dédommagent. Qu'ils me donnent suffisamment d'argent pour que je puisse aller m'installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. »   Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C'est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n'avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! «    À cette détresse, s'ajoute un terrible sentiment d'injustice :  « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s'enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. »   Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s'imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d'histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s'installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l'avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d'être délogés au nom du développement économique. Directeur de l'Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé :   « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu'ils vont aller ? C'est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n'est pas du développement. Qu'importe qu'ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu'ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c'est de permettre au peuple de gagner sa vie. »   Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n'est pas possible d'attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d'un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l'ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir.  « C'est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d'une grande ville où il n'y a pas d'arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d'avoir recours à la justice. Et il n'est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n'y pas besoin d'aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l'eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l'État zambien agisse en ce sens. »  C'est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d'immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s'est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d'août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l'aide de la Chine. Une manne financière pour l'État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.  

30 ans sinon rien Podcast
Épisode 34 - Sexualité & Projet Bébé @Camilleparlesexe (Camille Bataillon, sexologue)

30 ans sinon rien Podcast

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 46:24


Camille Bataillon, vous la connaissez certainement, au travers de son podcast Camille Parle Sexe. Avec plus de 500 000 écoutes, elle aborde la sexualité autrement, de façon décomplexée et sans injonction. Aujourd'hui les rôles s'inversent puisque c'est au micro de 30 ans Sinon rien que Camille va répondre à nos questions sur la sexualité lors d'un projet bébé. Avant, pendant, après… Tout y passe et les idées reçues vont être balayées pour vous accompagner plus sereinement dans votre projet. Vous retrouverez dans la description toutes les infos nécessaires sur Camille et les références citées.  Bref je ne vous en dis pas plus et vous souhaite une merveilleuse écoute. Références :https://www.camillebataillon.com/https://www.instagram.com/camilleparlesexe/https://www.mylittlepessaire.com/produit/ohnut-anneaux-de-confort-sexuel/https://www.bivea.fr/Livres :Grossesse et sexualité - Margot MaurelLe grand Guide de ma grossesse sereine - Charline GayaultSlow Love & Sex Meditation - Emmanuelle DuchesnePodcast : On the Verge - Podcast30 ans Sinon Rien, c'est le podcast des trentenaires qui se posent mille questions sur la vie, le boulot, l'amour, la santé et le sens de tout ça.Parce qu'à 30 ans, tout bouge !Je suis Juliette Galibert, trentenaire comme toi, et chaque semaine, j'explore avec mes invités des sujets comme la santé mentale, le développement personnel, les relations, ou encore le bien-être féminin.Des discussions sincères et concrètes pour t'aider à te sentir bien dans ta trentaine et avancer plus sereinement.

Couple Ouvert
Jean-François Poisson (réalisateur documentaire «Qui a tué les Expos?» sur Netflix)

Couple Ouvert

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 113:38


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Airball
113 - Debrief Game 1 NBA Finals - New York éteint les Spurs

Airball

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 49:32


Yo les Airbalos ! Allez donc faire un tour sur le site de Tea & Ty - Comptoir et maison de thé, le délicieux sponsor de cet épisode : CODE PROMO !Grâce au code promo "ONTAIMEVICTOR" vous avez droit à -26% sur les thés, infusions et rooibos de la boutique et ce, pendant toute la durée des finales ! Faites vous plaisir et aller voir les thés glacés parfaits pour l'été !Sinon, les Knicks ont dominé les Spurs sur ce 1er match, un gros Brunson, un Vctor Wembanyama maladroit, un ado qui veut un selfie, tout ça et bien + encore dans cet épisode.On se retrouve samedi pour le debrief du game 2 !Bisous les Airbalos !InstagramYoutubeTik-tokFantasy League Airball Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Le patron de la startup américaine WorkWhile accuse les géants de l'IA d'avoir alimenté un discours catastrophiste sur l'emploi pour servir leurs intérêts économiques. Depuis San Francisco, Simon Khalaf appelle à changer de récit avant qu'un rejet politique et social de l'intelligence artificielle ne freine durablement l'innovation.

Reportage Afrique
À Madagascar, faire connaître le parc de Kirindy Mite pour sauver une forêt de baobabs

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:21


Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest,  Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. »  Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir

3d8plus4
Particulitix Le Gaulois

3d8plus4

Play Episode Listen Later May 26, 2026 71:59


Cette semaine on ramène encore le podcast à la vie pour vous parler entre autres d'un jeu indie super cool qui sort début juin, qui s'appelle Particulitix, développé par Workshop Geek.Sinon le reste du podcast est aussi décevant qu'à l'habitude:Jeux VidéoPARTICULITIX!!!!!!Crimson DesertVampire CrawlersPokemon Crystal LegacyPersona 5PARTICULITIX!!!!!!!!Films et TVProject Hail MaryThe ChristophersSmileLEGENDThe Boys S5From S1Daredevil Born Again S2Widow's BayLivresThe Everlasting - Alix E HarrowEmpire of the Vampire - Jay KristoffTechUnihertz Titan 2 - Titan 2 EliteZoom H1essential8Bitdo 64 Bluetooth Controller

Reportage Afrique
Nigeria: la fermeture de l'école Saint Mary prolongée en raison de l'insécurité dans le nord-ouest [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:17


Près de cinq mois après leur libération, les élèves et le personnel de l'école Saint Mary de Papiri ont tous retrouvé leurs proches. Situé dans l'État de Niger au Nigeria, cet établissement scolaire primaire et secondaire n'a toujours pas rouvert ses portes, alors que progressivement, d'autres établissements publics n'appliquent plus la fermeture décrétée par le gouverneur de cet État. La direction de l'école Saint Mary prend son temps pour permettre aux élèves et au personnel de se remettre du traumatisme de ce spectaculaire enlèvement de masse (303 élèves et 12 personnels scolaires). La situation sécuritaire demeure très dangereuse dans cette zone très rurale du centre-ouest du Nigeria, face au département du Borgou au Bénin. De notre correspondant de retour de Papiri, Depuis janvier 2026, l'évêque Bulus Yohanna vit en dehors de son diocèse de Kontagora, au Nigeria. Le propriétaire de l'école Saint Mary se sent ciblé par les factions d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de l'État islamique. Ces groupes terroristes sont hostiles à l'éducation formelle. Alors, pour éviter un nouveau kidnapping comme celui de novembre 2025, l'évêque Bulus Yohanna maintient fermée l'école de Papiri : « Il y a des menaces. Le personnel doit être en sécurité. Et même les enfants, en particulier ceux qui ont été enlevés, je ne pense pas qu'ils souhaitent revivre une telle expérience. Cela ne concerne pas seulement les élèves, mais tout le monde. Comme l'endroit n'est pas sûr, nous avons décidé de fermer jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore considérablement. » À lire aussiNigeria: détresse dans les villages autour de Papiri où 315 enfants ont été enlevés « Je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer » L'école Saint Mary accueille plus de 650 élèves du primaire et du secondaire. La majorité est chrétienne. Mais de nombreuses familles musulmanes y ont inscrit leurs enfants. Les frais de scolarité y sont très bas pour que l'école soit accessible aux familles vivant dans le nord de l'État du Niger. « Ce sont des paysans. Ils n'ont pas les moyens de scolariser leurs enfants dans les grandes villes ; au moins, il y a une école ici... Comme ces paysans, je viens de l'État du Niger. Je suis originaire d'Agwarra. Sans les missionnaires, je ne serais jamais allé à l'école. Je ne peux donc pas rester silencieux, alors que je sais les bienfaits de l'éducation. Cette école doit absolument continuer. Sinon, ce sera la fin de l'éducation dans cette région », explique l'évêque Bulus Yohanna. Reste que cette fermeture prolongée depuis fin 2025 de l'école de Saint Mary est dramatique. Seulement une vingtaine d'élèves ont réintégré un autre établissement, loin de Papiri. Vêtue de blanc et mauve, avec l'uniforme de son école d'origine, Promise Amos est soulagée de pouvoir s'asseoir dans une classe. « Je suis très contente, parce que je ne savais pas si j'allais pouvoir continuer l'école, car j'étais très inquiète. Comment j'allais faire pour passer mon bac ? Comment j'allais faire pour reprendre ma scolarité ? », se questionnait-elle. L'évêque Bulus Yohanna veut croire aux promesses sécuritaires des autorités fédérales. Pourtant, la communauté scolaire de Saint Mary reste en danger, vivant toujours sous la menace des attaques des salafistes dans le secteur de Papiri. À lire aussiDans le nord-ouest du Nigeria, des protestations contre l'insécurité permanente

Revue de presse internationale
À la Une: la menace Ebola

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:01


Un témoignage poignant à lire dans le Süddeutsche Zeitung, celui du docteur Barabak Kano qui lutte contre Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo. Ce médecin-chef de 40 ans, à la tête du Centre neuro-psychopathologique de Bunia, dans la province de l'Ituri, est dépassé par l'afflux des malades : « Les patients sont en proie à une panique totale, affirme-t-il. Ils savent qu'il n'existe ni vaccin ni traitement contre le virus Ebola de la souche Bundibugyo. Lorsque nous effectuons des prélèvements sanguins, nous devons les envoyer par avion au laboratoire de la capitale, Kinshasa. L'attente des résultats est interminable. Il n'y a pas de vols quotidiens entre Bunia et Kinshasa. Les patients sont terrifiés jusqu'à ce qu'ils aient leurs résultats. S'ils sont positifs, leur panique redouble. » Et le docteur Barabak Kano de poursuivre, toujours dans le Süddeutsche Zeitung : « La situation est catastrophique. Nous n'avons même plus de salles d'isolement. Nous manquons de tout : médicaments, combinaisons de protection, lits, matelas. Quand quelqu'un décède, les infirmières brûlent les matelas. Du coup, il y en a de moins en moins. Il y a deux jours, le ministre de la Santé de Kinshasa était ici avec une importante délégation. Le gouvernement met tout en œuvre pour endiguer l'épidémie. Les organisations humanitaires coordonnent également leurs efforts, mais elles ne sont pas encore sur le terrain. Nous sommes engagés dans une course contre la montre, conclut le médecin congolais. Il faut agir maintenant, immédiatement. Sinon, ce sera une catastrophe. » Un médecin américain contaminé Depuis l'annonce de la contamination d'un médecin américain, les médias d'outre-Atlantique se sont emparés du sujet… « Peter Stafford travaillait comme seul chirurgien dans un hôpital desservant une région reculée de la RDC, lorsqu'il a commencé à se sentir mal samedi, relate le Washington Post. L'Américain a eu de la fièvre et des nausées. Dimanche, son test s'est révélé positif au virus Ebola. Quelques jours plus tard, Stafford était évacué vers l'Allemagne pour y être soigné. (…) Son épouse Rebekah, également médecin, est confinée avec leurs quatre enfants au Congo, précise encore le Washington Post. Elle a été contaminée par une patiente en obstétrique-gynécologie, une femme enceinte à qui elle avait pratiqué une échographie et qui est décédée par la suite. » L'épidémie pourrait durer des mois… Le New York Times a fait les comptes : « Les autorités sanitaires font état de plus de 130 décès suspects et de 540 cas en RDC et en Ouganda, mais les experts estiment que ces chiffres pourraient être bien plus élevés et l'épidémie pourrait durer des mois. (…) La dernière épidémie dans cette région n'a été contenue qu'au bout de deux ans, a déclaré le docteur Anne Ancia, représentante de l'Organisation mondiale de la santé au Congo. » « L'épidémie d'Ebola en RDC inquiète par son ampleur et sa rapidité », renchérit pour sa part Le Temps à Genève. « L'épicentre de l'épidémie se situe en Ituri, une province minière du nord-est congolais où sont actifs de nombreux groupes armés et où le système de santé est défaillant. Des cas suspects et des décès ont aussi été enregistrés dans les provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu'en Ouganda. » Peu de progrès… En effet, pointe Libération à Paris, « cette résurgence du virus Ebola, pour laquelle il n'existe pour le moment pas de vaccin, inquiète d'autant plus qu'elle touche une région déjà fragilisée par les conflits armés et que les déplacements de populations y sont massifs. (…) Médecins sans frontières parle d'une situation "extrêmement préoccupante" (…). L'ONG avait été en première ligne il y a une dizaine d'années, rappelle Libération, quand Ebola avait causé la mort de plus de 11 000 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. À l'époque, Rony Brauman, ex-patron de MSF avait déclaré : "Les épidémies virales sont promises à un brillant avenir en raison du changement climatique, de l'exode rural et de l'accroissement démographique. Il faut donc multiplier les recherches, aussi bien en virologie que dans les sciences sociales en tirant les leçons d'Ebola". Il parlait aussi bien des enseignements à tirer localement qu'au niveau international – aides économiques, coopération. » Et Libération de conclure : « Il est à craindre que sur aucun de ces deux plans, des progrès aient été faits. »

Green et Soi-même
#33 - Pourquoi je n'irais pas en date avec ce mec ?

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later May 19, 2026 22:07


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui a décidé qu'elle n'irait finalement pas à ce fameux date... Et j'vous explique pourquoi dans cet épisode

Le Boost! de l'Estrie
Lâche ton P&N!S, sinon il va tomber! - Maman 

Le Boost! de l'Estrie

Play Episode Listen Later May 13, 2026 33:07


Aujourd’hui dans Le BOOST! : - La ville d’East Angus dans un jeu vidéo très populaire! - Marc Denis : De la PANIQUE chez les Sabres? - Les Québécois font pipi tous en même temps lors des matchs du CH!? - Nouveau nom pour le POWER COUPLE de la radio au Québec ! Bonne écoute

Green et Soi-même
#32 - 24h sur une appli de rencontre...

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later May 10, 2026 49:48


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui s'ennuyait aujourd'hui et a décidé de se mettre sur une application de rencontre because why not ?Et because j'adore les expériences sociales et ce fut... intéressant ma foi

Km42 - Running - Trail - Lifestyle
Ce petit jeu qui m'aide à entretenir ma motivation en course à pied (Ep 434)

Km42 - Running - Trail - Lifestyle

Play Episode Listen Later May 6, 2026 52:49


Vous avez peut-être parfois du mal à vous motiver pour courir, surtout dans les périodes sans course à préparer et sans objectif particulier. Vous connaissez ces jours où vous n'avez pas trop d'énergie ou d'envie pour une sortie running. Vous ne savez pas trop quoi faire comme entraînement et où courir sans avoir l'impression de tourner en rond et toujours faire la même chose. Quand on prépare une course avec un plan d'entraînement le stress et l'excitation du défi nous donne la direction et le coup de pouce. Mais en dehors de ces périodes on peut glisser petit à petit vers une perte de régularité et de volume. Or on sait que c'est la clé en course à pied si on veut maintenir son niveau et ne pas régresser. Sinon on glisse vers une forme de désentraînement. Je le vis depuis quelques temps et je me suis donc inventé un nouveau jeu. Je vous explique quel est ce jeu, comment je l'ai mis en place, pourquoi il est important pour moi et comment réfléchir vous aussi à ce qui vous motive.Les applications citéesStatHunters : https://www.statshunters.com/CityStrides : https://citystrides.com/ mon profil sur CityStrides pour suivre la progression : https://citystrides.com/users/106544Liens :Le programme Marche Japonaise : https://go.soulier.xyz/marchejaponaisekm42La Stratégie FlowFit : https://go.soulier.xyz/flowfitkm42Le Protocole Perte de Gras : https://go.soulier.xyz/protocolekm42Le programme Tout le monde peut courir plus vite https://go.soulier.xyz/viteRejoindre le Hamsters Running Club : https://km42.soulier.xyz/hrcGratuit - Le Kit Reboot pour retrouver la forme : https://km42.soulier.xyz/kitSoyons honnête je tourne un peu en rond en ce moment dans ma pratique du running. Après mon trail anniversaire et mon premier triathlon devenu un duathlon j'ai diminué le volume par manque de motivation et une fatigue qui est liée en partie à l'apnée du sommeil. Et puis j'ai constaté que je faisais à peu près tout le temps les mêmes parcours. Je me suis donc mis en quête de nouveaux terrains de jeu toujours à proximité de la maison. Et là je me suis rendu compte qu'il me restait des rues à explorer. Et même plus que ne le pensais. Alors j'ai décidé de courir dans toutes les rues de ma ville. Puis ensuite de celles d'à côté. Pourquoi ? Car cette quête me permet de créer une nouvelle de défi et de micro-aventure qui stimule ma motivation et me permet de lutter contre ma procastination. Et j'espère ainsi retrouver un niveau de forme et de course qui me plait plus avant de me lancer dans la préparation du marathon de mes 50 ans.Dans cet épisodele constat que je fais sur ma perte de niveaucomment j'alterne les périodes de préparation et les périodes de relâches comment ça a affecté mon niveau et même provoqué des blessures à cause d'une forme de désentraînementcomment j'évitais ce genre de problème avant (courses régulières, courir tous les jours, gros défis) et pourquoi je ne souhaite plus fonctionner ainsice que le développement personnel m'apprend sur ma manière de couriret pourquoi la course est une forme de développement personnel pourquoi les segments Strava ne me motivent pasles applications que j'utilise pour visualiser les territoires à découvrirle fonctionnement de CityStrides pour découvrir de nouvelles ruescomment je m'entraîne en étoile autour de chez moipourquoi ça va m'aider à me motiver sur le court terme pour atteindre mes objectifs long termepourquoi les objectifs long terme ne sont pas suffisantcomment réfléchir à ce qui vous motive vraiment et pourquoi il est important de mettre en place des challenges qui vous font courir et bouger.Nouveau : Le protocole Perte de Gras 2025 ❤️ Me suivre Tous les liens sont ici

Canale Inter
Inter : nos tops du 21e scudetto

Canale Inter

Play Episode Listen Later May 6, 2026 61:21


On revient sur le scudetto de l'Inter en mettant en avant un joueur, un match et un moment de la saison. Sinon... notre Sì/non et un débat mercato et possible passage en 4321.Vodcast avec Cédric, Giuliano et Logan.#Inter #scudetto #fcim #football #calcio #seriea Nos liens ICI

Tam Tam : Le recrutement par celles et ceux qui le font au quotidien
#76 - Recrutement chez Nespresso, who else ? - Hélène Gemahling

Tam Tam : Le recrutement par celles et ceux qui le font au quotidien

Play Episode Listen Later May 6, 2026 31:19


Le plus gros mensonge en recrutement ? Promettre une expérience qu'on ne tient pas.Et qu'une fois embauché·es, vos candidat·es se retrouvent très déçu·es.Chez Nespresso, pas question de survendre. Ce que vivent les candidat·es doit être exactement ce qu'on leur a promis. Sinon… autant ne rien dire. DRH France de Nespresso, Hélène Gemahling y tient particulièrement.Alors dans ce nouvel épisode, elle t'explique comment attirer, engager et ne surtout pas décevoir, dans un marché où les candidat·es sont devenus (très) exigeant·es.Au programme :

Airball
106 - Gobert VS Wembanyama - Boston au fond du sceau - Lakers futurs sweepés - Axel à la boulangerie

Airball

Play Episode Listen Later May 4, 2026 55:17


Yo les airbalos ! Deux choses :- RDV JEUDI pour un 2ème épisode cette semaine- Toutes nos excuses pour les 3 dernières minutes chaotiques, notre logiciel nous a joué un vilain tour.Sinon ! trois game 7 en 24h on a été gâtés ce weekend !Les Boston Celtics ont déçus contre des 76ers consistantsCe soir commence la série entre Minnesota et San Antonio, on trépigne !à jeudi !Bisous les Airbalos !InstagramYoutubeTik-tokFantasy League Airball Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Billet de François Morel

durée : 00:02:49 - Le Billet de François Morel - par : François Morel - Aujourd'hui, on est le premier mai et ça fait plaisir. Ça fait plaisir parce que ça fait des mois qu'on n'en avait pas eu. De mois de mai. Et même de premier mai. Moi, je note tout. Sinon j'oublie. J'ai regardé sur mon agenda. Ça ne fait pas loin d'un an qu'on n'avait pas eu de premier mai. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Estelle Midi
Le jour férié du jour - Alexandre, auditeur : "On parle du volontariat mais le volontariat n'existe pas dans le monde du commerce ! On est dans une équipe de 2, si on était ouverts, je serais obligé de travailler sinon le magasin est fermé

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:23


Avec : Carine Galli et Frédéric Hermel, journalistes RMC. Et Baptiste des Monstiers, grand reporter. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Oui, Total doit faire des profits", "Marine Le Pen : Édouard Philippe sinon rien" et "Le discours d'un roi"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 21:47


Avec ses résultats, dopés par la guerre au Moyen-Orient, TotalEnergies a indigné surtout la gauche. Le bénéfice net trimestriel du géant pétrogazier est de près de cinq milliards d'euros, en hausse de 51% sur un an. Pour Pascal Perri, Total est un outil de souveraineté nationale, même s'il accepte l'idée qu'il faut réduire notre consommation d'hydrocarbures. La campagne présidentielle n'a pas encore vraiment commencé. Mais la patronne du Rassemblement national a déjà une idée de la personne qu'elle veut affronter. Il s'agit d'Édouard Philippe. À un an de la présidentielle, Marine Le Pen rêve d'un second tour face au bloc central. D'après Renaud Pila, elle rêve de "se faire les macronistes". Devant le Congrès américain, le roi Charles III a non seulement séduit, mais il a peut-être prononcé le meilleur discours de sa vie avec une certaine défense des valeurs. Selon Abnousse Shalmani, les applaudissements des parlementaires résonnent comme un soulagement, comme s'ils attendaient depuis tous ces mois que quelqu'un rappelle à Donald Trump qui étaient ses vrais alliés. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Esprits Libres
Présidentielle 2027 : « Toutes les dernières élections ont été tronquées sinon volées » selon Nicolas Baverez

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 12:54


Dans cet épisode de l'émission "Esprits libres", David Abiker reçoit Sophie Obadia, avocate pénaliste, et Nicolas Baverez, avocat et essayiste, pour analyser les derniers développements du procès en appel de Nicolas Sarkozy.L'ancien président de la République est jugé pour le financement présumé illégal de sa campagne électorale de 2007 avec l'argent libyen. Mais ce procès connaît un revirement inattendu. En effet, Claude Guéant, son ancien collaborateur, gravement malade, n'est plus solidaire de la défense de Nicolas Sarkozy et apporte des témoignages accablants par l'intermédiaire de son avocat.Sophie Obadia décrit cette situation comme un « véritable coup de théâtre » qui bouscule la dramaturgie habituelle des audiences. Selon elle, Claude Guéant, ancien directeur de cabinet et secrétaire général de l'Élysée sous Sarkozy, distille un « venin de témoignage » à distance qui risque de nuire gravement à son ancien patron. Les deux hommes semblent en effet en désaccord total sur la véracité de certains faits, remettant en cause leur longue amitié politique.Nicolas Baverez, de son côté, souligne que lorsque la politique est exposée au débat judiciaire, « le jeu change ». Il met en garde contre les dangers d'une justice devenant trop transactionnelle, au détriment de l'audience publique, cruciale pour établir une vérité judiciaire. Au-delà de ce duel judiciaire, les deux experts s'interrogent sur les enjeux de la prochaine élection présidentielle de 2027, dans un contexte économique et géopolitique particulièrement dégradé. Ils analysent notamment les déclarations de Marine Le Pen, qui semble choisir son adversaire idéal pour le second tour.L'épisode se termine sur la décision des Émirats arabes unis de quitter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Selon eux, il s'agit d'un événement très important car au sein de cette organisation le pays représente le quatrième producteur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Question de croire
La dépendance est-elle un problème spirituel?

Question de croire

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 27:49


La dépendance est-elle un problème spirituel? Les problèmes de dépendance touchent toutes les sociétés et les classes sociales. Quelles réponses les Églises offrent-elles devant cet enjeu? Blâme-t-on trop rapidement les individus sans réfléchir aux facteurs plus collectifs? Dans cet épisode, Joan et Stéphane réfléchissent sur les tabous autour de la dépendance et se questionnent sur nos dépendances collectives, comme le pétrole ou l'argent.     Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, la dépendance est-elle un problème spirituel? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à tout le monde qui nous écoute.   Les dépendances dans nos vies quotidiennes [Joan] Je trouve cette question toujours intéressante à poser en début de Carême. Dans les groupes WhatsApp que j'anime, je ne sais même plus depuis combien de temps, maintenant c'est vraiment devenu une discipline spirituelle, je parle toujours de cette notion d'évaluer son rapport de dépendance aux choses au début de Carême. Pour moi, l'objectif, ce n'est pas tant d'arrêter de faire ceci ou de ne plus manger cela. Tout le monde aimerait être moins dépendant à plein de choses: les écrans, le chocolat, la cigarette. Mais c'est surtout d'arriver à poser un regard authentique, franc, net, sur ce phénomène de dépendance. Je ne sais pas si elle m'écoute, j'ai une copine qui m'avait dit une fois : « Je trouve que tu vas un peu fort avec ton histoire de dépendance. Moi, je ne suis pas dépendante au chocolat. C'est juste que le soir, en rentrant du boulot, après avoir mangé, je suis un peu crevée. Et en regardant une série, je mange des petits chocolats sans faire attention, je ne suis pas du tout dépendante. » Et il n'y a pas longtemps, j'ai aussi quelqu'un qui m'est assez proche, qui fait usage de la pornographie. C'est quelque chose qui est un choix dans sa vie, en tant que personne chrétienne. Cette personne m'a dit : « Ah, tu as parlé dans les dépendances de la pornographie, mais on est bien d'accord que ce n'est pas toute la pornographie qui rend nécessairement dépendant. » « Je ne sais pas. » Après, on a une discussion sur les différents types de pornographie, les pornographies éthiques, etc. J'ai dit : « bon, en fait, moi, je ne suis pas là en train de décider qu'est-ce qui est éthique ou pas dans nos pratiques. » Tu ne vas pas me dire que parce que tu bouffes tous les soirs 200 grammes de chocolat écolo, bio, commerce équitable, ce n'est pas une dépendance. C'était intéressant parce que j'ai réalisé qu'on pouvait, sous prétexte d'une étiquette éthique, déclarer que telle ou telle pratique n'était pas une dépendance. Si c'est du chocolat bio, tout de suite tu es beaucoup moins dépendante.   La dépendance n'est pas un problème de moralité [Stéphane] On a tendance à mettre la responsabilité sur l'objet et pas sur soi. C'est la faute de l'objet, c'est la faute de l'autre, c'est la faute de la situation. Dans des Églises plus évangéliques, dans le sens nord-américain, c'est l'œuvre du mal, c'est l'œuvre de Satan. On va faire une grande campagne pour renoncer à la drogue, à la musique satanique, au lieu de réfléchir sur soi-même et de prendre conscience que ce n'est peut-être pas un problème moral, ce n'est peut-être pas un problème spirituel. Souvent, ce sont des problèmes biochimiques dans notre cerveau qui créent une certaine forme de dépendance, mais on pense qu'on peut régler ça un peu magiquement. J'ai déjà eu quelqu'un qui m'a dit : « Prie pour moi pour que j'arrête de fumer. » J'ai dit : « Bon, je peux bien prier pour toi, mais tu sais qu'il y a des traitements qui, peut-être, vont être plus efficaces que ma prière. On peut jumeler les deux. Tu peux sentir que je prie pour toi et que je t'appuie dans ton processus. Mais juste mes prières, je ne suis pas sûr que ça va être suffisant si tu ne fais pas ton effort. » Mais il y a cette idée-là, le Seigneur guérit tout, au lieu de dire, peut-être que dans ta foi, dans ta spiritualité, dans ton Église, tu vas trouver un appui pour amorcer cette démarche-là, pour aller à l'intérieur de toi-même, pour voir si cette dépendance-là vient d'une blessure ou est-ce que c'est la chimie de ton cerveau qui est débalancée et que tu as besoin d'aide médicale.   L'Église ne peut pas guérir une dépendance [Joan] Oui, parce qu'en fait, ce n'est pas notre corps de métier. Nous, on n'est pas des neurobiologistes. On ne peut pas faire des analyses des gens pour comprendre si c'est un problème chimique, si c'est un problème psychologique. Nous, ce qu'on peut, c'est accompagner, donner des outils et des ressources. Et puis, il ne s'agirait pas de remplacer une dépendance par une autre. Parce que moi, j'en ai croisé sur mon chemin de foi des personnes qui avaient effectivement tel ou tel souci, souvent des dépendances, et qui allaient constamment à toutes ces prières et qui étaient délivrés pour une semaine, pour deux semaines, puis après il fallait retourner aux prières, et puis il fallait demander l'onction, et puis il fallait parler en langue, et puis il fallait je-ne-sais-quoi encore. Et souvent aussi donner des sous, parce que tous ces ministères ont besoin d'argent pour être financés. Ça m'a semblé toujours dingue, en fait, parce que ce serait quand même extrêmement cynique que de partir du principe que ce sont des personnes qui ont besoin d'une aide autre que religieuse, que ce sont ces personnes-là qui doivent faire tourner notre boutique, en quelque sorte. Nous, on est là, en fait, pour nous occuper d'elles, pas pour partir du principe que leur argent ou leur participation est nécessaire à ce que ça tourne. À un moment donné, ce n'est pas cohérent du tout.   Les bonnes et les mauvaises dépendances [Joan] Moi, j'ai une autre réflexion qui arrive souvent quand on parle de dépendance avec les gens, comme je l'ai dit dans mon anecdote de départ, on ne sait pas trop de quoi on parle. Souvent, on a une mauvaise compréhension. Je me rappelle, par exemple, de quelqu'un que je connaissais qui faisait beaucoup de hautes montagnes et qui prenait des risques et qui ne pouvait pas imaginer de ne pas consacrer son week-end à ça. Les gens ont vraiment été admiratifs, salués ça. Bravo! Impeccable! C'est bon pour la santé! En fait, c'était des risques et c'était de l'adrénaline. Et là où il y a de l'adrénaline, il y a de la dépendance. Par contre, quelqu'un comme moi, qui est obèse, en surpoids ou je ne sais pas ce qu'on dit, et qui mange du gâteau ou je ne sais pas quoi, Oh là! Attention! Dépendance au sucre! Pas bien, pas bien pour la santé! Sauf qu'aux dernières nouvelles, jusqu'à maintenant, moi, je n'ai jamais fait chier personne au haut de la montagne à me casser la jambe, à faire venir un hélicoptère. Aux dernières nouvelles, je bouffe mes trucs, je vis comme je vis et puis je me gère. Donc ça me fait un peu marrer qu'il y ait des dépendances qui sont déclarées très saines, très sportives et puis d'autres qui ne sont vraiment pas bonnes.   L'absence de compassion devant les dépendances [Stéphane] C'est vrai qu'il y a une question de moralité derrière nos jugements face à la dépendance. « Ah, tu es en surpoids, ben mange moins! » Il y en a d'autres, « Ben là, pauvre toi, tu as une dépendance au pari sportif. Ah, ça, c'est le méchant capitalisme! » J'appellerais ça quasiment une absence de compassion. Des fois j'ai l'impression que les Églises abordent les questions de dépendance sous l'angle de la charité. On va aider ces pauvres gens au lieu de dire on va avoir de la compassion pour quelqu'un qui souffre, pour quelqu'un qui a perdu le contrôle sur sa vie, pour quelqu'un qui essaie de remplacer des manques par autre chose, pour une personne qui est en déséquilibre psychique. On va essayer de voir Dieu dans cette personne. Je pense que ça a un effet sur la façon dont on aborde les questions de dépendance et d'addiction.   La dépendance dans la Bible [Joan] Je me pose cette question comme ça. Finalement, est-ce que Jésus avait une dépendance? Pourquoi il avait besoin d'être toujours avec douze gars? Et pourquoi il avait besoin de marcher tout le temps aussi? Et Paul, il avait une dépendance aussi un peu. Il avait quand même un peu besoin tout le temps d'écrire des lettres ou d'être important. Et David. Oh là, là! Les dépendances de David! Si on commence la liste là, je crois qu'on n'en finit plus, non? Et puis, tous les personnages bibliques avaient une dépendance au pouvoir. Beaucoup de patriarches avaient une dépendance au pouvoir, avaient besoin d'être la personne qu'on remarque, la personne de référence. Finalement, si on regarde bien attentivement la Bible, la difficulté qu'on a pour certains dans leur leadership de se réclamer de telle ou telle figure d'autorité, c'est de le faire sans faire une analyse lucide de la situation.   Choisir d'ouvrir le dialogue sur la dépendance [Stéphane] Ça me fait penser… Quelqu'un m'avait envoyé l'enregistrement vidéo d'une prédication d'un collègue qui racontait qu'à la suite d'une chirurgie, il s'était fait prescrire des opioïdes. Il en avait pris, il a développé une dépendance et que là, maintenant, il n'en prenait plus, il était guéri. Il y a plein de gens dans nos paroisses, il y a plein de gens autour de nous qui ont des problèmes. Mais trop souvent à cause des tabous, on pense qu'on est les seuls et qu'on ne veut pas trop s'ouvrir, parce que personne ne s'ouvre. Mais en tant que leader, je sais que c'est délicat d'être capable de dire que moi, la bouffe, la cigarette, l'alcool, j'ai des difficultés. Ça permet d'ouvrir le dialogue. Ça permet de dire, « Si telle personne autour de moi que j'aime bien est capable d'en parler, peut-être que moi je pourrais être capable d'en parler. » À trop vouloir être parfait, à trop idéaliser nos dirigeants, nos dirigeantes, à trop vouloir idéaliser, comme tu as dit, les personnages de la Bible, on se prive de quelque chose d'assez important: de la réalité de la condition humaine. Il n'y a personne de parfait. Moi, je ne crois pas qu'il y ait des personnes à l'abri de développer une dépendance. Ça ne veut pas dire que ça dirige nos vies, mais on peut reconnaître que ce n'est pas facile tous les jours. Et je pense qu'on a ce rôle-là, je pense, en tant que leader d'Église, d'ouvrir cette porte.   La dépendance de l'Église envers l'argent [Joan] Ça nous amène quand même aussi à une question délicate. Alors, on n'est pas du tout dans les mêmes contextes, toi et moi. On n'a pas les mêmes modalités de salaire. Moi, dans mon cas, il vient d'un impôt général qui est réparti et qui se traduit sous forme d'enveloppes budgétaires pour l'Église réformée du canton de Vaud. Vous, je pense qu'il vient des dons des fidèles, j'imagine, et puis aussi sûrement un peu de l'immobilier, même si c'est du placement éthique. Finalement, ça pose aussi la question de la dépendance économique. Finalement, on dépend toujours un peu de quelque chose ou de quelqu'un, que ce soit de l'argent de l'État ou bien des grands donateurs. Je pense à l'Église protestante unie de France. Elle menait une réflexion sur le fait que les grands donateurs disparaissent progressivement. Ces grandes familles réformées, les Peugeot, les Hermès, enfin toutes ces grandes familles protestantes qui avaient un petit peu cette tradition d'être grands donateurs. Maintenant, il y a des générations qui arrivent qui sont moins sensibilisées à ça ou moins intéressées par ça, qui font des dons ailleurs. Et finalement, quelle est la solution pour éviter d'être dépendante en tant que ministre du culte? Alors, il y aurait la voie médiane, celle qu'on a évoquée avant, faire des placements, avoir du foncier. Mais alors, ça voudrait dire que l'Église devient vraiment une entreprise comme une autre. Voilà, moi, je me pose toujours un peu cette question. Je sais aussi qu'il y a des environnements où les curés dépendent presque directement des fidèles. Il y a des Églises évangéliques où les pasteurs dépendent aussi des dons. Comment s'interroger sur ces questions de dépendance économique? Comment faire en sorte, dans certaines situations pastorales, lorsqu'on a des collègues qui sont payés si peu qu'en fait ils doivent compter sur les maisons de vacances de leurs paroissiens pour pouvoir partir en vacances? Qu'ils doivent compter sur les voitures secondaires de leurs paroissiens pour pouvoir se rendre, par exemple, en dernière minute à un enterrement parce qu'ils n'ont qu'une seule voiture familiale? Comment réfléchir à tout ça et comment oser se dire qu'il y a une dépendance économique et que cette dépendance est complexe en Église?   Notre dépendance collective au pétrole [Stéphane] C'est un très bon point. Il y a la dépendance personnelle et il y a la dépendance collective en tant que société. J'ai suggéré qu'on traite ce sujet parce qu'au moment où on enregistre, c'est la guerre en Iran, les prix du pétrole ont explosé. Il faut le reconnaître, collectivement, on est dépendant du pétrole. On ne peut pas fonctionner dans le système capitaliste qui existe sans pétrole. C'est mauvais pour la planète. C'est mauvais pour notre santé individuelle. Il y a d'autres possibilités de créer de l'énergie. Mais on continue avec le pétrole et on sait tout le côté néfaste. Donc moi, j'appelle ça une dépendance. Il y a un enjeu de ce côté-là. Collectivement, c'est un mode de vie qu'on s'est créé. Certains, comme dans des dépendances à d'autres substances, naviguent un peu mieux avec ça. Il y en a d'autres dont ça ruine leur vie. Un exemple très concret, l'Église Unie a un fonds de pension pour les pasteurs retraités, comme plein d'autres entreprises et on essaie d'avoir des investissements corrects. Mais en même temps, on veut un bon retour sur nos investissements pour payer nos retraites. Il y a les sables bitumineux au Canada qui produisent du pétrole qui est hautement polluant, mais qui donne un très bon retour sur l'investissement. Qu'est-ce que l'Église fait? Il y a eu une décision de se retirer de ces investissements-là. Il y a des gens qui habitent dans ces régions-là qui disent, oui, mais ce sont des emplois qui vont disparaître. Donc, on est pris à naviguer toute cette réalité-là, toute cette complexité-là, et je pense que ça démontre la complexité lorsqu'on est pris dans une relation de dépendance. Souvent, il n'y a pas de réponse simple et facile lorsqu'on essaie de s'extirper d'une situation de dépendance.   La complexité de dénoncer une situation malsaine [Joan] Ça me rappelle un collègue qui était dans une région de France qui produit une célèbre liqueur, et puis c'est quelqu'un de très intellectuel et qui aime beaucoup faire des lectures, qui aime beaucoup aller à des conférences. Il s'était rendu compte progressivement au bout de quelques années de ministère là-bas où tout se passait très bien, il s'entendait très bien avec son conseil, ses paroissiens, mais il s'est rendu compte qu'en fait tout le coin commençait à être atrocement pollué dans les nappes phréatiques. C'est marrant parce que lui, en bon pasteur, il a commencé à alerter, à participer à des tables rondes, à parler du respect de la création. Il n'avait pas évalué combien ça péjorait sa paroisse, ça péjorait les producteurs, ça péjorait celles et ceux qui travaillaient dans ces domaines-là. Ça faisait une mauvaise presse. Et puis bon, finalement, il a dû pratiquement partir un peu précipitamment, peut-être plus précipitamment que s'il n'avait pas pris position. Alors que lui, ce qu'il voulait, c'était protéger les gens.   L'influence de nos sociétés [Stéphane] C'est tellement un enjeu sociétal dans certains cas. Par exemple, en Amérique du Nord, on a un gros problème d'obésité. On va à l'épicerie. On a des aliments ultra-transformés. On a des modes de vie de travail sédentaire. Poser des questions, dénoncer ou du moins vouloir ouvrir une conversation, un peu comme ton collègue, ça crée des remous, c'est malaisant et parfois, on a l'impression qu'on est la personne qui ne veut pas avoir de plaisir dans la vie, qui est toujours en train de critiquer, qui veut toujours être meilleure que les autres. Souvent, c'est juste de dire, « Mais regardez, il y a de quoi de malsain, il y a de quoi qui ne fonctionne pas. Ce n'est pas bon pour l'humanité, collectivement ou individuellement. » Pourquoi continue-t-on? Pourquoi qu'on tolère ça? Pourquoi veut-on mettre le fardeau du problème sur l'individu, au lieu de réfléchir sur la façon dont notre société est organisée?   Les phénomènes de codépendance en Église [Joan] Il faudrait réfléchir à la façon dont nos Églises sont organisées parce que, en t'écoutant aussi, je me disais qu'il y a tellement de phénomènes de codépendance en Église. Alors moi évidemment, je suis ministre, c'est vrai que je n'ai pas de paroisse à moi, mais je pense directement à la dépendance entre ministre et conseil de paroisse. Des fois, il y a quand même des phénomènes forts de codépendance. Le concept un peu malheureux ensemble, malheureux séparés en fait, ou alors tellement heureux ensemble qu'on est trop malheureux quand on est séparés. Moi je me dis toujours, on a un ministère d'accompagnement de la libération, alors ça nous demande à nous-mêmes d'être des personnes très libérées, avec un temple intérieur fort en fait, et d'être des êtres qui cultivent leur liberté intérieure. En même temps, cette liberté intérieure, comment est-ce qu'on peut la cultiver? Il y a des phénomènes qui nous précèdent, qui sont là avec des conseils très coercitifs ou bien très autoritaires, ou qui attendent de nous d'être très autoritaires ou très coercitifs. Il y a aussi des communautés qui attendent de leurs pasteurs d'avoir des instructions. Il y a encore 20 ans, quand on a débuté, enfin c'est mon mari qui a débuté en paroisse, moi j'étais dans d'autres ministères; je me rappelle d'une réunion qu'il m'avait rapporté:  il y avait une discussion au conseil qui n'était pas simple sur je ne sais plus quel sujet, mais un sujet pas simple. À un moment donné, quelqu'un a dit : « Bon, ça suffit! On arrête la discussion. C'est au pasteur de trancher. » Non, mais non, en fait… Malraux l'a dit, quoi. Malraux avait dit que maintenant le monde à venir devait être un monde adulte, un monde libre, un monde réfléchi. C'est l'intelligence collective qui doit nous porter. Quand on est toujours dépendant de l'avis de l'autre ou bien dépendant du discernement de l'autre, alors qu'il y a tellement de choses à mettre en commun pour faire fonctionner l'intelligence collective. C'est presque, de mon point de vue, là je suis peut-être un peu excessive, c'est presque une insulte à l'Esprit saint, en fait.   La difficulté à trouver le juste milieu [Stéphane] Cette difficulté à discerner, à faire la part des choses, je trouve ça très difficile dans le milieu d'Église. Par exemple, l'Église Unie était très impliquée dans les mouvements de tempérance au début du 20e siècle contre l'alcool. Maintenant, ça a été remplacé par le gambling. Oui, il y a des problèmes. Il y a des gens qui perdent tout, même leur vie, en allant au casino. Mais parfois, lorsqu'on va trop loin, moi, je trouve que ça devient quasiment ridicule. Par exemple, dans une ancienne paroisse, il y avait un groupe de femmes qui avaient fait une courtepointe, puis elles disaient : « Bon, on va vendre des billets, puis les profits vont aller à la paroisse. On va vendre de 100 billets, $10 chacun. » Et les gens, ils ont dit, ah non, non, non! Ça, ce sont des paris, c'est du gambling. C'est non! Je dis, quand même, si quelqu'un achète les 100 billets, pour $10, c'est quand même $1 000. Si cette personne a des problèmes financiers, on va lui redonner. Il faut faire parfois la part des choses, il faut accompagner les gens qui ont des dépendances. Mais comme tu as dit, il ne faut pas créer une dépendance aux règlements où on ne pense plus par soi-même. La même chose avec la communion. Il y a beaucoup de paroisses de l'Église Unie qui sont des « Églises sèches », des « Dry Church. » Donc, aucun alcool, même pour la communion. Si tu as du jus de raisin, tu es chanceux. Souvent, c'est une espèce de punch imbuvable. Moi, je sais que pour certaines personnes, théologiquement, c'est important d'avoir du vin. Peut-être on pourrait avoir du vin rouge dans les petits gobelets et du jus de raisin blanc. Donc, c'est assez clair. Rouge, c'est alcoolisé. Blanc, ça ne l'est pas. Les gens peuvent prendre le verre qu'ils veulent. Il y a plein de raisons pour lesquelles quelqu'un ne prend pas d'alcool. On conduit la voiture, on prend des médicaments. Mais non, il y a un blocage. Nous, on est sans alcool, point à la ligne. Donc, pour aider quelqu'un, comme tu as dit, on développe un autre type de dépendance, celle au règlement, sans trop y penser.   S'extirper de nos dépendances spirituelles [Joan] Parfois, on crée des dépendances à des choses qu'on croit spirituelles. Çà c'est quelque chose qui m'inquiète. Alors, j'en ai déjà parlé un petit peu plus tôt. Mais je pense, par exemple, quand dans une paroisse, on ne sait faire que du parcours Alpha. Voilà, c'est Alpha, rien d'autre. C'est quand même un peu étonnant. Ça fait, je ne sais pas, 500 ans qu'on fait de la théologie, il y a forcément d'autres programmes, d'autres choses qui ont pu fonctionner. On peut faire des fois des breaks. Non. Il ne peut y avoir qu'Alpha, Alpha jeune, Alpha couple, Alpha truc… À un moment donné, c'est du branding aussi, puis c'est, une fois de plus, passer un petit peu à côté de l'intelligence collective, de l'intelligence théologique des gens, de leur capacité à proposer des choses. C'est un petit peu comme les salles qui sont Godly Play. On ne peut plus rien faire d'autre que du Godly Play dans la salle. Pourquoi? Sinon quoi? Sinon les petits personnages là, ils vont tomber dans les pommes, non? Je ne crois pas. En fait, c'est quand les gens croient que si on ne fait plus ça, ça ne va plus fonctionner ou  bien ils croient qu'ils ne sont pas capables de fonctionner en dehors de ce genre de programme. Il en va de même avec la louange, dans un sens ou dans l'autre. Si je n'ai pas de la louange, moi, ça ne va pas. Ou alors ceux qui disent l'inverse. Moi, s'il y a de la louange, je n'y vais pas. Je ne peux pas supporter la louange. Bah écoutez les amis, tout ça aussi ce sont des dépendances un peu bizarres, dans le sens où si tu voyages dans le monde entier, tu verras qu'il y en a qui jouent du pipeau, d'autres qui tapent dans des tam-tams, les troisièmes qui vont faire encore de la louange avec de l'eau par exemple. En fait, a priori, la louange c'est de la louange, ça monte vers Dieu et puis ce n'est pas seulement une batterie et je ne sais pas quoi et ce n'est pas seulement de l'orgue. C'est toujours un peu pareil, rapeler aux gens, mais restez libres, parce que dès que vous croyez que sans tel ou tel programme, sans telle ou telle pratique, sans tel ou tel Carême, vous n'êtes pas sur le bon chemin, c'est que vous avez créé une autre dépendance, mais vous avez juste mis dessus un vernis spirituel. Je l'ai fait, puis je le referai moi aussi, parce que c'est très clairement l'écueil des gens qui ont une vie de foi. Mais il faut qu'on ait de la vigilance envers les autres et qu'on puisse se le dire. Et je serai reconnaissante toute ma vie à ma pasteure de jeunesse, Claire-Lise Meyer, que j'ai déjà citée ici. Un jour on devrait l'inviter. Un jour je lui avais expliqué que je voulais m'habiller modestement. C'est une vieille affaire de presque 20 ou 25 ans. C'est marrant parce qu'elle m'avait dit un truc tout simple. Elle m'a dit : « Mais quand il fait très chaud quand même... » Et je ne la remercierai jamais assez parce que ce bon sens de la pasteure qui dit : « bah oui, écoute, si tu as envie de t'habiller modeste, mais bon, quand il fait très chaud... » Ça vaut en fait dix mille prédications.   Conclusion [Joan] Et vous, chers auditeurs, chères auditrices, vous avez des situations, des histoires, des anecdotes à nous raconter sur la dépendance ou bien notre épisode vous a un peu agacé parce que vous êtes super fan de la louange. Expliquez-nous, racontez-nous, écrivez-nous! [Stéphane] Merci Joan pour cette conversation. Oui, écrivez-nous :  questiondecroire@gmail.com. On a aussi le groupe WhatsApp où on essaie de continuer nos conversations ou toute autre conversation que les gens de la communauté veulent avoir. Le lien est dans la description de l'épisode. Je vais prendre quelques secondes pour remercier l'Église Unie du Canada et son site internet Mon Credo qui relaie nos podcasts et qui offre d'autres contenus sur la foi et la spiritualité. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. N'oubliez pas de partager, d'aimer, soyez des évangélistes pour notre projet. Je te souhaite une très bonne semaine, Joan. Merci, à toi aussi, Stéphane.   Liens:  Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Mishal Ibrahim, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés : dépendance, foi, spiritualité, addiction, église, société, dépendance chimique, dépendance économique, dépendance comportementale, Église Unie du Canada, prière   Sujets abordés : Différenciation entre dépendance spirituelle et biologique Impact de la société et de l'économie sur la dépendance Rôle de l'Église dans l'accompagnement des dépendances Dépendance et responsabilité personnelle et collective   Extraits : "On peut être dépendant à peu près de tout" "Ce n'est pas la faute de l'objet, mais de soi" "Reconnaître ses failles, c'est une force"   Chapitres : 00:00 - Introduction 00:48 - Les dépendances dans nos vies quotidiennes 02:42 - La dépendance n'est pas un problème de moralité 04:34 - L'Église ne peut pas guérir une dépendance 05:45 - Les bonnes et les mauvaises dépendances 06:57 - L'absence de compassion devant les dépendances 08:06 - La dépendance dans la Bible 09:01 - Choisir d'ouvrir le dialogue sur la dépendance 11:05 - La dépendance de l'Église envers l'argent 13:21 - Notre dépendance collective au pétrole 15:58 - La complexité de dénoncer une situation malsaine 17:02 - L'influence de nos sociétés 18:25 - Les phénomènes de codépendance en Église 20:33 - La difficulté à trouver le juste milieu 23:17 - S'extirper de nos dépendances spirituelles 26:04 - Conclusion

On est tous debout... toute la journée au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Ce matin, mardi 28 avril avec Vincent, Marie-Ève et Jean-Michel; On parle avec Marthe Laverdière et on jardine avec elle. Sinon, Géraldine Lamarche passe faire son tour, on joue à Trois p’tits chats et Jean-Michel raconte pourquoi il se sent bonhomme depuis la fin de semaine.

Choses à Savoir
Quels sont les 10 pléonasmes les mieux cachés de la langue française ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 1:59


Un pléonasme consiste à répéter une même idée avec des mots différents dans une même expression. Autrement dit, on dit deux fois la même chose… sans forcément s'en rendre compte.1. “Au jour d'aujourd'hui”Le mot “aujourd'hui” contient déjà “hui” qui signifie “ce jour”. Donc littéralement : “au jour de ce jour”.2. “Prévoir à l'avance”Prévoir, c'est anticiper. Donc “à l'avance” est déjà inclus.3. “S'avérer vrai”“S'avérer” signifie déjà “se révéler vrai”. Donc dire “vrai” est redondant.4. “Voire même”“Voire” signifie déjà “et même”. Donc “voire même” = “et même même”.5. “Tri sélectif”Un tri est forcément sélectif. Sinon… ce n'est pas un tri.6. “Incessamment sous peu”“Incessamment” et “sous peu” veulent tous deux dire “bientôt”. C'est un doublon pur.7. “Ajouter en plus”Ajouter = mettre en plus. Donc doublon.8. “Se répéter encore”Se répéter contient déjà l'idée de répétition.9. “Un bref résumé”Un résumé est déjà bref par définition.10. “Un petit détail”Un détail est déjà quelque chose de petit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
«Nous payons un lourd tribut»: au Liban, hôpitaux et secouristes sont aussi dans le viseur d'Israël

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 2:36


À Nabatiyeh, grande ville commerçante du sud du Liban devenue ville fantôme, les services de secours ont été durement frappés par les bombardements israéliens. Au total, au Liban, plus de 100 secouristes ont perdu la vie depuis la reprise de la guerre, le 2 mars 2026. Les hôpitaux sont aussi menacés et des centres de santé ont été détruits ou ont dû fermer, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du Liban. Le ministère de la Santé libanais dénonce des attaques répétées contre le secteur de la santé. De notre correspondante de retour de Nabatiyeh, À Nabatiyeh, au Liban, les secouristes sont considérés comme des héros. Uniforme bleu et rouge, gilet pare-balles, Mohamad Khayyat ne profite pas vraiment de cette trêve de papier. « Il y a une trêve, mais même les drones sont toujours là : hier, il y avait beaucoup d'avions de guerre dans le ciel, et la veille aussi. C'est clair qu'ils violent déjà la trêve. Nous, en tant qu'équipe de secours, nous restons présents et prêts à servir les gens en cas d'incident », confie-t-il. Responsable des opérations des ambulanciers de Nabatiyeh, Mohamed a perdu plusieurs collègues. « Malheureusement, nous avons payé un lourd tribut – un tribut qui ne peut pas être compensé : la perte de nos jeunes, de nos vies. » Il dénonce le ciblage à répétition des secouristes par Israël. « La première fois, deux jeunes, Joud et Ali, étaient sur une moto quand ils ont été ciblés. Puis, deux jours avant la trêve, notre martyr Mahdi a été directement ciblé alors qu'il était dans une ambulance, en train d'accomplir son devoir pour aider nos collègues des autres associations de secours, qui avaient déjà été frappés par une première et une deuxième frappe. Nous sommes allés leur porter secours et soutien pour évacuer les blessés. Notre ambulance a elle aussi été ciblée par une troisième frappe. » À lire aussiLiban: la santé en péril « C'est comme s'ils nous poussaient à partir » Ces trois frappes successives ont fait quatre morts qui viennent s'ajouter aux plus de 100 secouristes tués par Israël depuis le début de la guerre. À l'hôpital du Secours populaire de Nabatiyeh, les chambres des patients hébergent désormais les soignants et les pompiers. « ​​​​​​​On héberge les gens des organisations qui aident comme la nôtre. Sinon, on ne pourrait pas travailler, explique Mona Abou Zeid, qui dirige l'hôpital. Regardez, vous voyez cet immeuble ? Maintenant, il est complètement à terre. Il était à 200 mètres, mais le souffle était très fort, c'était un grand immeuble. La fumée est arrivée jusqu'ici, le verre était cassé partout. Des gens dormaient ici. » Au moins 59 centres de soins et six hôpitaux ont été détruits ou ont dû fermer. « ​​​​​​​On ne se sent pas très en sécurité. Il n'y a aucun respect du droit international, qui protège les secouristes, les hôpitaux. À la fin, si personne ne nous protège, aucune loi, qui va protéger la population ? Le jour où ils vont bombarder l'hôpital, qui va rester ​​​​​​​? C'est comme s'ils nous poussaient à partir. » Viser intentionnellement des secouristes ou des hôpitaux est un crime de guerre. À lire aussiLe secteur libanais de la santé dans le viseur de l'armée israélienne

Monde Numérique - Jérôme Colombain

L'intelligence artificielle transforme profondément notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de l'obsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino décrypte une révolution où l'omniprésence des machines redéfinit nos relations, nos responsabilités et notre perception du réel.Interview : Bruno Patino, président d'Arte France & essayistePunchlinesL'économie de la donnée fragmente les individus.Nous investissons émotionnellement dans les machines.La responsabilité des outils numériques doit être repensée.La fragmentation rend le commun plus difficile à reconstruire.L'intelligence artificielle rend-elle l'humain obsolète ?Je ne dis pas que l'humain devient obsolète, mais que la question se pose. Mon objectif est d'ouvrir un débat, pas d'imposer une vision déterministe. Ce qui compte, ce n'est pas une hypothétique omnipotence de l'IA, mais son omniprésence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je m'intéresse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dépendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modèles économiques qui les structurent.En quoi l'IA transforme-t-elle notre rapport aux autres et au réel ?Nous entrons dans une nouvelle phase de la révolution numérique marquée par une fragmentation accrue. Le réseau nous reliait, mais l'économie de la donnée fragmente les individus, les communautés et même notre rapport au monde. Avec l'IA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos décisions et même nos émotions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgré tout une part intellectuelle et émotionnelle croissante. Cela déplace aussi notre rapport à la réalité. Comme avec les réseaux sociaux, la vérité ne disparaît pas, mais elle n'est plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur l'individu.Le vrai enjeu, c'est la responsabilité des IA ?Oui, c'est une question centrale. Aujourd'hui, les outils numériques sont souvent considérés comme neutres. Mais ce n'est plus tenable. Lorsqu'un algorithme amplifie un message ou qu'une IA influence une décision, il y a une part de responsabilité qui dépasse l'individu. Nous devons redéfinir cette responsabilité à l'ère numérique. Cela passe par des principes de gouvernance, d'éthique et de paramétrage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des réseaux sociaux, avec un coût d'adaptation potentiellement très élevé.L'IA nous rend-elle plus puissants… mais moins libres ?Elle nous rend clairement plus puissants. La délégation à des agents intelligents augmente nos capacités de manière spectaculaire. Mais cette puissance s'accompagne d'une incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui régissent ces outils, notamment leur opacité et leur logique économique, alors cette délégation peut limiter notre liberté. La clé, c'est de poser des règles et de mieux comprendre les systèmes auxquels nous confions une partie de nos vies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Prière du matin
" Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ..." (Jn 3, 7b- 15)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 9:12


" Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme "Méditation de l'évangile (Jn 3, 7b- 15) par le père Jean-Paul CazesChant final : "Pêcheurs d'hommes" par l'Ensemble vocal HilariumRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi on ne se souvient presque jamais de ses rêves ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 2:06


Chaque nuit, nous rêvons. Pas une fois, mais plusieurs. Et pourtant, au réveil, tout s'évapore. Quelques fragments, parfois une émotion… puis plus rien. Pourquoi nos rêves nous échappent-ils presque toujours ?La raison principale tient à un mécanisme neurobiologique très précis : l'état particulier du cerveau pendant le sommeil paradoxal, la phase où les rêves sont les plus intenses.Durant ce stade, certaines zones du cerveau sont extrêmement actives, notamment celles liées aux émotions et aux images, comme le système limbique. C'est ce qui rend les rêves si vivants, parfois même étranges ou chargés affectivement. En revanche, une région essentielle fonctionne au ralenti : le cortex préfrontal, et plus précisément sa partie dorsolatérale.Or, cette zone joue un rôle clé dans la mémoire consciente. C'est elle qui nous permet d'organiser les informations, de structurer un récit, et surtout de transférer ce que nous vivons vers la mémoire à long terme. En quelque sorte, c'est le “greffier” de notre cerveau.Mais pendant le sommeil paradoxal, ce greffier est presque hors service.Résultat : même si vous vivez une expérience riche et détaillée dans votre rêve, votre cerveau ne l'enregistre pas correctement. Les circuits de mémorisation sont désactivés ou fortement diminués. C'est comme écrire une histoire avec de l'encre invisible : tout se passe, mais rien ne s'imprime durablement.À cela s'ajoute un autre facteur déterminant : la chimie du cerveau. Pendant le sommeil paradoxal, les niveaux de certains neurotransmetteurs comme la noradrénaline sont très bas. Or, cette molécule est essentielle pour consolider les souvenirs. Sans elle, les expériences vécues — y compris les rêves — ont beaucoup moins de chances d'être stockées.C'est donc une double barrière : une structure cérébrale peu active et un environnement chimique défavorable à la mémoire.Enfin, il y a une question de timing. Pour se souvenir d'un rêve, il faut souvent se réveiller pendant ou juste après celui-ci. Sinon, les nouvelles informations — les pensées du matin, les stimuli extérieurs — viennent rapidement écraser les traces fragiles du rêve. En quelques minutes, elles disparaissent.Ce phénomène nous révèle une chose essentielle : notre mémoire n'est pas un enregistreur passif. Elle dépend de conditions très précises pour fonctionner.En réalité, nous ne “manquons” pas de rêves. Nous manquons simplement des outils neurologiques pour les conserver.Et c'est peut-être mieux ainsi. Car si chaque rêve restait gravé avec la même intensité que nos souvenirs éveillés, notre esprit serait rapidement submergé par un flot d'images, d'émotions et de récits incohérents.Oublier nos rêves n'est donc pas un bug du cerveau. C'est une fonction. Une manière, discrète mais essentielle, de préserver l'équilibre de notre mémoire et de notre réalité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Émotions
C'est de ma faute|Le Mal de mère (2/3)

Émotions

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 45:15


Depuis qu'elle essaye de comprendre la violence de sa mère, Chloé de Broca n'en finit pas de se reconnaître coupable de son mal. Qu'est-ce que ça fait de grandir en se pensant responsable de la violence de sa mère ? Et comment sortir de cette culpabilité ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins — parfois tortueux — pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Dans cet épisode du Mal de mère, Chloé de Broca tend son micro à Anne et sa fille Mathilde*, Mary et Clara*. Elles racontent des histoires de liens mère-fille coupés ou transformés, après avoir eu une mère violente. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*les prénoms ont été modifiésLa série est déjà disponible en intégralité sur Louie + Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 8 avril pour écouter le dernier épisode.

investir.ch
On ne sait plus où se planquer mais au moins personne ne parle de STAGFLATION – 30 mars 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 14:26


Cinq semaines de baisse consécutives, cinq semaines de guerre, un détroit fermé, un président qui raisonne en termes de pillage pétrolier et un baril qui menace les 120 dollars. Sinon, bonne semaine à tous. Vous l'aurez compris la semaine qui commence démarre avec les mêmes préoccupations que la semaine précédente : le pétrole et les … Continued

Émotions
On dit pas du mal de sa mère|Le Mal de mère (1/3)

Émotions

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 44:26


Avoir une mère sévère, forte, exigeante, charismatique, autoritaire, impressionnante... Mais pas une mère violente. Comme si ce mot-là était interdit. Pourquoi est-ce si difficile d'envisager la violence maternelle alors même qu'on l'a subie ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins, parfois tortueux, pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité. Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ? Dans le premier épisode du Mal de mère, Chloé de Broca recueille les témoignages de Sandra* et Mary. Elles ont été victimes de violence maternelle, et ont eu honte de le dire. Avec les analyses de la sociologue Coline Cardi, qui codirigé avec Geneviève Pruvost le livre collectif Penser la violence des femmes et de la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Hélène Romano, autrice de Quand la mère est absente. Souffrance des liens mère-enfant.*le prénom a été modifiéLa série est déjà disponible en intégralité sur Louie+. Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 2 avril pour écouter le deuxième épisode.

Travail (en cours)
Le Mal de mère| De mère en fille : briser la malédiction de la violence maternelle

Travail (en cours)

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:59


Comment guérir du mal de sa mère, quand la relation mère-fille a été construite sur la peur, la culpabilité et la honte ?Enfant, Chloé de Broca a grandi entre l'amour furieux et les coups d'une mère violente. À 16 ans, elle s'est enfuie. Des années plus tard, en devenant mère à son tour, des questions ont commencé à la hanter : et si elle reproduisait cette violence maternelle ? Est-ce que certaines blessures se transmettent comme une malédiction dans la lignée ?Dans cette série documentaire en 3 épisodes, Chloé de Broca donne la parole à d'autres femmes qui ont eu une mère violente et s'interrogent sur leur propre maternité. Marquées par la violence dans l'enfance et la domination adulte, ces femmes racontent les chemins, parfois tortueux, pour tenter de briser la transmission de ce qu'elles pensent être une malédiction dans leur lignée de femmes. Des témoignages sur un aspect encore tabou des violences intrafamiliales, de la maltraitance infantile et des peurs liées à la maternité.La série est déjà disponible en intégralité sur Louie+. Sans pub. Sans attendre. Sinon rendez-vous le 30 mars pour écouter le deuxième épisode.

Green et Soi-même
#31 - Le syndrome de l'imposteur : comment on s'en débarrasse ?

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 29:34


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui aujourd'hui voulait vous parler du syndrome de l'imposteur.Vous savez ce syndrome qui nous empêche de faire tout plein de choses, qui nous fait croire qu'on est pas capable alors que spoiler alert : ON EST CAPABLES

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Face à la domination des géants américains du numérique, Christofer Ciminelli lance “Le Switch”, une newsletter dédiée aux alternatives européennes. Son objectif : démontrer qu'il est possible de conjuguer performance, souveraineté et pragmatisme.Interview : Christofer Ciminelli, créateur de "Le Switch"PunchlinesIl existe des dizaines de logiciels français, mais on ne les connaît pas.Choisir européen ne suffit pas, il faut que ce soit performant.On peut déjà absorber 80 % de nos usages.En agissant, nous avons plus de pouvoir que le Parlement européen.Pourquoi avoir lancé “Le Switch” ?L'idée est partie d'un constat que je mûris depuis plusieurs mois et qui s'est accéléré avec l'élection de Donald Trump. On a toujours le réflexe d'utiliser des outils américains, que ce soit Google Workspace, Pipedrive ou Adobe. Quand on donne nos datas et notre argent à ces modèles SaaS, on affaiblit l'écosystème tech européen. S'il n'y a pas de marché local, il n'y a pas d'investissement. Et sans investissement, on ne peut pas recruter les meilleurs ingénieurs ni développer des produits compétitifs. C'est un cercle vicieux. Je me suis demandé s'il existait des alternatives européennes. J'ai commencé par les CRM et j'en ai trouvé une trentaine en France. L'offre existe, mais elle est méconnue. “Le Switch” est né pour montrer que ces solutions sont performantes et accessibles.Les alternatives européennes sont-elles vraiment au niveau ?Oui. Je ne parle que d'outils performants. Par exemple, j'utilise désormais Yousign, alternative européenne à DocuSign : c'est moins cher et l'interface est meilleure. Je parle aussi de Noota pour la prise de notes, de Brevo Meetings comme alternative à Calendly, de Lovable pour le développement, de Vivaldi comme navigateur ou encore de Swiss Transfer. Le vrai enjeu n'est pas la performance des outils, mais leur interconnexion. La force des GAFAM, c'est leur écosystème : tout dialogue avec tout. En Europe, on a encore du chemin à faire sur ces connexions API et cette logique de stack cohérente.Quels sont les freins à l'utilisation d'outils européens ?Certains détails manquent encore dans certaines applications. Ce sont les 20 % d'usages qui peuvent faire la différence. Mais si on absorbe déjà 80 % des besoins, c'est un énorme pas. Je constate aussi une vraie prise de conscience dans les grandes entreprises. On parle de plus en plus de dégaffamisation. Dans les appels d'offres, il y a désormais des critères qui valorisent les solutions développées en Europe. Il y a aussi un débat politique avec l'Industrial Accelerator Act, porté notamment par Stéphane Séjourné. Mais au-delà des décisions politiques, nous avons un pouvoir immédiat : flécher nos dépenses vers des acteurs européens.Concrètement, comment "switcher" ?Ça ne prend pas tant de temps. Pour une PME de 30 ou 50 salariés, changer un outil de visio ou de signature électronique est relativement simple. Je conseille de cartographier toute sa stack logicielle. On découvre souvent qu'on paie des outils inutilisés. Ensuite, commencer par les outils périphériques et avancer progressivement vers le cœur du système. Le plus complexe reste la messagerie, notamment Google Workspace, car tout est interconnecté. Mais à un moment, il faut se poser la question sérieusement. Sinon, on ne sortira jamais de cette dépendance.La newsletter Le Switch Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'info rassurante du jour - Michaël, expatrié au Liban, au 3216 : "Tsahal ne tape que le Hezbollah, pas la population. On vit au rythme des bombardements. Heureusement, on est prévenu 1h avant que ça va frapper. Sinon, on vit normalement&quo

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:48


Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

HOMOMICRO
Saison 21 - Episode 22

HOMOMICRO

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 33:32


Épisode spécial en vue de la pièce de théâtre "Vous riez moins, Monsieur le psychiatre" ayant lieue au théâtre Le Métropole à Paris. La première représentation a lieu ce dimanche 8 Mars, donc courrez prendre vos places ! Sinon, la pièce de théâtre se jouera également les dimanche 15 et 22 Mars.Brahim reçoit cette semaine les personnes importantes qui ont pu faire ensemble cette pièce :- Joseph AGOSTINI- Annabelle GUIRAUDMontage par Nathan HILLAIREAUSoutenez-nous sur PayPal !

Green et Soi-même
Cher journal : l'actualité me terrifie...

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 35:50


Aujourd'hui je voulais vous partager quelques reflexions à coeur ouvert sur ce qu'il se passe actuellement en France... Promis c'est pas l'épisode de la dépression, c'est justement pour qu'on sache qu'on est pas solo, qu'on est ensemble

Reportage International
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Home(icides)
Geneviève Lhermitte, la folie meurtrière d'une mère parfaite (4/4) : l'euthanasie comme seul recours

Home(icides)

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 23:39


Rediffusion. Bien plus qu'un fait divers, c'est la dérive d'une mère fragile, à bout, qui tue ses cinq enfants. Cette affaire a marqué les annales de la justice belge. Comment expliquer l'inexplicable ? Geneviève était-elle folle pour s'en prendre à la chair de sa chair ? Son cas est compliqué, et s'y pencher c'est se plonger dans les abîmes de la psychologie humaine… L'euthanasie comme seul recours Geneviève Lhermitte a été condamnée à la prison à perpétuité, une peine qui, en Belgique, l'oblige à passer au moins quinze ans derrière les barreaux. Enfermée dans sa cellule de la prison de Forest-Berkendael, Geneviève tourne en rond. En la jugeant responsable de ses actes, la cour à considéré qu'elle ne méritait pas d'être internée en hôpital psychiatrique. Mais Geneviève est malade, elle est dépressive. Elle souhaite être soignée. Sinon, elle préfère mourir. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les grands entretiens
Benjamin Lazar, théâtre de l'imaginaire 1/5 : "L'imagination est essentielle pour agir. Sinon notre monde se bloque"

Les grands entretiens

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 25:27


durée : 00:25:27 - Benjamin Lazar, metteur en scène (1/5) - par : Judith Chaine - Benjamin Lazar explore les zones-frontières entre le temps présent et les autres époques, entre le théâtre et les autres arts, entre les mots et les images. A travers une série de 5 épisodes, le comédien et metteur en scène, nous invite à découvrir son univers. - réalisé par : Pierre Willer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Reportage International
Haïti: au cœur d'une brigade d'autodéfense à Port-au-Prince

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:34


En 2025, un phénomène a pris de l'ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d'autodéfense ». Face à l'absence - ou la faiblesse - des forces de l'ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu'elles prétendent combattre. De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu'il habite dans le quartier. Comme beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité. « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d'identité prouvant qu'ils résident bien sur place. À lire aussiHaïti, l'impossible transition La naissance de la brigade La brigade d'autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l'intermédiaire d'un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l'endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d'un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d'après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert. Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d'une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n'ont pas d'armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il. Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l'interview, il nous apprend qu'un de ses hommes vient d'être blessé lors d'un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d'un laconique : « Nous sommes nombreux. » Les brigades critiquées pour des violences La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l'accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs. Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l'on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme. « Je suis entré dans la brigade à cause de l'insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d'ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l'aise dans un nouvel endroit. » Ce jeune brigadier affirme s'occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d'autres zones, pas ici. » Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n'est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s'avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu'il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd'hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l'a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n'y est jamais retourné, par crainte pour sa vie. Quel avenir pour les brigades ? Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s'améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l'ordre, dans l'armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays. Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L'histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier. « Mon inquiétude, c'est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s'interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d'aujourd'hui peut devenir le membre de gang de demain ». À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l'école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI À lire aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée 

Les Grandes Gueules
L'évidence du jour - Bruno Poncet : "Ce sont des criminels en puissance. Il faut d'abord les déradicaliser. Sinon, elles feront 2 ou 3 ans de prison et ce sera pire à la sortie" - 05/02

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 0:51


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir SCIENCES
Qu'est-ce que l'épigénétique ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:20


L'épigénétique désigne l'ensemble des mécanismes biologiques qui modifient l'activité de nos gènes… sans changer la séquence de notre ADN. Dit autrement : ton ADN est comme un texte. L'épigénétique, c'est tout ce qui agit comme des post-it, des surlignages ou des interrupteurs pour dire : “ce gène-là, on l'allume”, “celui-là, on le met en veille”.C'est une révolution dans la façon de comprendre le vivant, parce qu'elle montre que gènes et environnement dialoguent en permanence. Nos gènes ne sont pas un destin figé : ils peuvent être exprimés différemment selon notre alimentation, notre stress, notre sommeil, nos toxines, notre activité physique… et même parfois selon ce qu'ont vécu nos parents.Les mécanismes principaux sont au nombre de trois.D'abord, la méthylation de l'ADN : de petits groupes chimiques, appelés “méthyles”, viennent se fixer sur l'ADN et empêchent certains gènes de s'exprimer. C'est comme coller un scotch sur un paragraphe : il est toujours là, mais on ne le lit plus.Ensuite, les modifications des histones. L'ADN n'est pas déroulé en ligne droite : il est enroulé autour de protéines, les histones. Selon la façon dont ces histones sont modifiées, l'ADN devient plus ou moins “accessible”. Si l'ADN est serré, les gènes sont silencieux. Si l'ADN est plus relâché, ils sont actifs.Enfin, il existe des ARN non codants, de petites molécules qui ne fabriquent pas de protéines mais servent à réguler l'expression des gènes, comme des chefs d'orchestre invisibles.Un exemple spectaculaire : les abeilles. Toutes les larves ont le même ADN, mais si une larve est nourrie avec de la gelée royale, elle devient une reine. Sinon, elle devient une ouvrière. Ce n'est pas génétique : c'est épigénétique.Autre exemple célèbre : l'étude de la famine hollandaise (1944-45). Les enfants exposés in utero à cette période de sous-nutrition ont montré, des décennies plus tard, un risque accru de troubles métaboliques. On a observé chez eux des différences épigénétiques sur des gènes liés à la croissance et au métabolisme.C'est tout l'enjeu : l'épigénétique explique pourquoi des jumeaux identiques peuvent vieillir différemment ou développer des maladies différentes. Elle joue aussi un rôle clé dans le cancer, où certains gènes protecteurs sont “éteints” à tort.Conclusion : l'épigénétique, c'est la science qui montre comment l'environnement écrit, au-dessus de nos gènes, une seconde couche d'information. Une couche réversible… mais parfois durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Le désespoir des commerçants du marché Cluny de Cap-Haïtien

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 30:00


En Haïti, le marché couvert Cluny a été ravagé par un incendie le week-end dernier. Aucune victime n'est à déplorer, mais plus des trois-quarts de ce symbole historique de l'architecture locale de Cap-Haïtien, construit en 1890, ont été détruits. La majeure partie de la structure du marché a été endommagée ainsi que plus d'une centaine de boutiques et une trentaine de dépôts. Certains petits commerçants qui travaillaient sur place, ont tout perdu. Il ne leur reste plus que leurs prêts à rembourser à la banque et aucun moyen de subsistance pour faire vivre leurs familles. Ils ont confié leur désespoir à Ronel Paul et Love-Marckendy Paul. Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête et comptent profiter de ce drame pour réaménager la ville. Cap-Haïtien a été placée en état d'urgence environnementale.   La collision de Washington n'aurait jamais dû avoir lieu Cet accident survenu l'an dernier (2025), entre un avion et un hélicoptère de l'armée, le pire que l'aviation américaine ait connu au cours des 20 dernières années, souligne Politico, a fait 67 morts et pour le site en ligne, c'est une « catastrophe que presque tout le monde avait vue venir ». Cet accident « était évitable à 100% », conclut ainsi l'enquête menée pendant un an par l'Agence américaine de sécurité des transports, la NTSB. Hier, (27 janvier 2026), à l'avant-veille du premier anniversaire du drame, sa présidente a vivement critiqué le régulateur de l'aviation civile, la FAA, accusée d'avoir ignoré les mises en garde dela NTSB au sujet de l'aéroport Ronald-Reagan, détaille le Washington Post. La FAA accusée également de trop s'appuyer sur la navigation à vue. Une méthode qui consiste à confier aux pilotes la responsabilité de s'assurer visuellement qu'un autre appareil n'est pas sur leur trajectoire.   Les États-Unis ont-ils exigé du Mexique qu'il n'envoie plus de pétrole à Cuba ? Selon l'agence Bloomberg, un bateau aurait dû partir à la mi-janvier (2026) pour arriver à Cuba ces jours-ci. Mais cet envoi ne figure plus à l'agenda de l'entreprise publique Pemex. La presse mexicaine se demande si ces livraisons vont reprendre ou pas. Elle a, donc, interrogé la présidente. Réponse de Claudia Sheibaum : « Dans tous les cas, nous vous tiendrons au courant ». Une phrase prononcée sur un ton sec, précise La Jornada. Quant à la raison de l'annulation de cette cargaison, là aussi, c'est le flou. La cheffe de l'État s'est contentée d'affirmer que le Mexique prenait ses décisions de manière souveraine et que le pays continuerait de se montrer « solidaire » de Cuba. L'île qui connaît une grave crise énergétique, est privée par les États-Unis, du pétrole vénézuélien. Washington fait-il désormais pression sur le Mexique aussi ? La question reste sans réponse. Des experts du secteur énergétique consultés par le site Sipse, estiment, toutefois que Pemex a simplement modifié sa stratégie en matière d'exportations et choisi de donner la priorité à des marchés stratégiques.   Cuba : la difficile reconstruction après le passage de Melissa Sur les 106 500 logements endommagés, seuls 15 000 ont été réparés, nous apprend Granma. Si, pour le journal du parti communiste, c'est bien, le site 14yMedio, lui, juge que c'est trop peu. « Des dizaines de milliers de familles attendent toujours une solution définitive des mois après le désastre », se désole le journal qui regrette que le gouvernement fournisse à toutes les victimes la même quantité de matériaux de construction. Du coup, ceux qui ont une grande maison, se retrouvent avec un toit à moitié réparé. Le gouvernement pensait avoir trouvé la solution en transformant en logements des containers en métal dans lesquels arrivent sur l'île des équipements comme ceux des pacs photovoltaïques. Problème : ils ne sont pas suffisamment isolés face à la chaleur et à l'humidité. Et puis ils coûtent cher. Trop cher « dans un pays où le salaire moyen est d'à peine 18 dollars par mois », explique le site d'informations.   Les habitants d'un petit village argentin tentent de résister à l'avancée d'une dune Les habitants de Bahia Creek, « un paradis caché de Patagonie » situé au bord de la mer, comme le décrit le journal Infobae qui nous raconte cette histoire. Sept habitants l'hiver, 800 l'été qui luttent pour ne pas être enterrés par le sable. Déjà plusieurs maisons ont disparu. Photo impressionnante à voir sur le site du quotidien. Dans cette station balnéaire, le vent a changé de sens, il y a quelques années, et la dune s'est mise à se déplacer vers les habitations, et plus vers la mer. Face à l'inaction des pouvoirs publics, depuis quelques mois, les habitants de Bahia Creek cherchent des solutions : ils ont commencé par mouiller le sable pour l'empêcher de se déplacer grâce à un système solaire d'irrigation, puis ils ont fait pousser de la végétation, des conifères puis des roseaux. Comme ils l'ont expliqué à Infobae, ils espèrent aujourd'hui que cette « muraille naturelle » les sauvera de la dispartition.   L'air de Los Angeles empli de métaux lourds Un an après les feux de forêt de Los Angeles, on mesure mieux les conséquences de ces incendies sur les populations. Des conséquences majeures et durables, explique Jeanne Richard du service Environnement de RFI. Ces feux qui ont frappé une zone urbaine, ont entraîné une pollution aux métaux lourds. « Des vieilles tuyauteries, de la plomberie, des appareils électroniques comme des téléviseurs, des réfrigérateurs ou des batteries de voitures électriques, ont brûlé et dégagé ces polluants inhabituels et très dangereux pour la santé », explique la journaliste. Or, « ces pollutions nouvelles ne sont pas reconnues par les assureurs et les autorités », souligne François Tissot,  chercheur français, installé dans la ville d'Altadena dans la banlieue nord de Los Angeles. Ces incendies ont également eu un impact sur la biodiversité environnante. Le climat dans cette région est méditerranéen. On retrouve, donc, autour de Los Angeles une sorte de maquis, une végétation qui normalement n'est pas détruite par les feux de forêt, explique Jon Keeley, chercheur à l'Institut d'études géologiques des États-Unis. « Les espèces présentes dans ce maquis ont co-évolué avec les feux. Elles ont développé la capacité à reprendre depuis la base brûlée ou de produire des graines qui ont besoin des feux pour germer. La chaleur casse la coque autour de la graine qui peut alors germer. Sinon, ce sont les molécules même de la fumée qui déclenche la germination. » Il y a ainsi des fleurs sauvages qui ne poussent qu'après un incendie. Les graines dans le sol peuvent rester dormantes des dizaines d'années. Mais c'est ce qui se passe dans des conditions normales. « Quand les feux sont trop fréquents, quand il y en a tous les 10 ans par exemple, ça peut vraiment avoir un impact négatif. Parce que les plantes ont besoin de temps pour grandir et produire les graines qui vont s'accumuler dans le sol. Cela peut prendre 15 à 25 ans au minimum », précise Jon Keeley. Résultat : les espèces locales finissent par disparaître. Pour la nature et pour la santé des habitants, il faut limiter le réchauffement climatique et les activités humaines qui favorisent ces feux.   Le journal de la 1ère La Guadeloupe cherche toujours des moyens de se débarrasser des algues sargasses, notamment en les maintenant à distance avec des barrages anti-algues.

Choses à Savoir SCIENCES
Comment répondre aux gens qui inventent n'importe quoi ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:21


Le rasoir de Hitchens est une règle de pensée simple, tranchante… et terriblement efficace. Elle tient en une phrase :« Ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve. »Cette maxime est attribuée à Christopher Hitchens, essayiste et polémiste anglo-américain connu pour son style incisif, son goût du débat et son exigence intellectuelle. On parle de “rasoir” par analogie avec d'autres outils logiques comme le rasoir d'Occam : une règle qui “rase” les explications inutiles pour ne garder que l'essentiel. Ici, Hitchens ne rase pas les hypothèses trop compliquées : il rase les affirmations gratuites.Une arme contre les croyances infalsifiablesLe rasoir de Hitchens repose sur une idée fondamentale en rationalité : la charge de la preuve appartient à celui qui affirme. Si quelqu'un prétend quelque chose, c'est à lui de fournir des éléments solides pour le soutenir. Ce n'est pas à l'interlocuteur de démontrer que c'est faux.Et ça change tout. Car dans beaucoup de discussions, surtout sur Internet, la logique est inversée : une personne lance une théorie invérifiable — par exemple “les élites contrôlent tout”, “on nous ment”, “on a caché des preuves” — puis exige que les autres prouvent que c'est faux. Mais si l'affirmation ne repose sur rien de sérieux, on n'a pas à perdre son temps à la réfuter point par point : on peut la rejeter immédiatement.Exemple concretImagine quelqu'un qui dit :“Un esprit invisible hante mon appartement.”S'il n'y a aucune preuve, aucun indice, aucune observation vérifiable, le rasoir de Hitchens permet de répondre :“OK, mais je n'ai aucune raison d'y croire.”Pas besoin d'enquêter pendant trois semaines pour “prouver” qu'il n'y a pas de fantôme.Attention : ce n'est pas du cynismeLe rasoir de Hitchens ne dit pas : “tout est faux jusqu'à preuve du contraire”. Il dit : “je n'accepte pas une affirmation sans base”. C'est une posture intellectuelle saine, qui protège contre les rumeurs, les pseudo-sciences, les théories complotistes… mais aussi contre certaines manipulations politiques ou marketing.En résumé : le rasoir de Hitchens est une règle de bon sens déguisée en principe philosophique. Une règle qui rappelle ceci : si tu veux convaincre, apporte des preuves. Sinon, ton affirmation peut être balayée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Procès de l'affaire Martinez Zogo au Cameroun: «Le puzzle est en train de se reconstituer au fil des auditions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 11:24


Trois ans jour pour jour que la dépouille mortelle du Camerounais Martinez Zogo a été découverte, nue, marquée par la torture et abandonnée dans un terrain vague de la banlieue de Yaoundé. Le célèbre animateur de l'émission Embouteillages avait été enlevé cinq jours auparavant. Martinez Zogo était connu dans la capitale camerounaise pour ses dénonciations des turpitudes des puissants. Le procès de son assassinat est actuellement en cours au tribunal militaire de Yaoundé. Dix-sept personnes sont poursuivies, dont plusieurs « poids lourds » de la DGRE, le contre-espionnage camerounais. Notre Grand invité Afrique ce matin est l'avocat de la famille Zogo. Maître Calvin Job répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Dans le procès de l'assassinat de Martinez Zogo, les débats sur le fond ont débuté il y a en septembre 2025 seulement. Quels sont les premiers enseignements de ces audiences et surtout, ont-ils permis de faire plus de lumière dans cette sombre affaire ? Maître Calvin Job : Les enseignements de ces audiences ont permis de comprendre un peu la chaîne de commandement, notamment dans le fonctionnement de cet organe de renseignement qu'est la DGRE. Ils ont permis en quelque sorte aussi de clarifier certaines responsabilités, si vous voulez. Comme l'un des enquêteurs, enfin, l'une des personnes auditionnées, un haut cadre de cette structure, a fait comprendre que tout ce mécanisme s'est mis hors chaîne de commandement, ce qui a amené à une sorte de privatisation de cet organisme de sécurité. À lire aussiCameroun: au procès de l'affaire Martinez Zogo, le témoignage d'un ex-membre du renseignement extérieur Vous disiez que les audiences ont pu apporter certains éclairages sur la chaîne de commandement. Quels sont ces éclairages pour l'instant ? D'après ce qui a été dit, on apprend que Leopold Maxime Eko Eko, ex-directeur de la DGRE, n'avait pas participé aux réunions, ne savait pas que cette mission était en cours dans son service. Ce qui est quand même un peu étonnant, mais bon, soit. Et que finalement on a utilisé comme ça des individus qui gravitent autour de ce service de renseignements pour appâter Martinez Zogo et le localiser pour procéder à son enlèvement. Parmi les témoins, il y a Madame Moudié, ancienne patronne de la Division de surveillance électronique, qui affirme que Martinez Zogo était sur écoute. Et parmi les accusés, le lieutenant-colonel Justin Danwe, ex-directeur des opérations de la DGRE, qui reconnaît avoir participé à l'enlèvement de notre confrère, mais qui nie l'assassinat. Sait-on dans les grandes lignes qui a mobilisé de tels moyens contre le journaliste ? Et puis surtout, quel était le mobile de son assassinat ? Tous les témoignages, les auditions, et les récentes auditions tendent à aller dans le sens de « c'est monsieur Danwe qui a organisé tout ça de A à Z ». Maintenant, le tribunal s'est rendu avec l'ensemble des parties dans la radio où officiait Martinez Zogo pour écouter les voices. Il y a des noms qui revenaient, des dénonciations qui revenaient et qui ont permis de comprendre qui a approché le lieutenant-colonel Danwe pour organiser cet enlèvement. Donc à ce stade, il y a une sorte de clarification. Le puzzle en train de se reconstituer au fil des auditions. On sait à peu près ce qu'on peut qualifier de mobile, parce que Martinez Zogo, à longueur d'émissions, a dénoncé certains détournements et certaines personnes qui gravitaient autour de ces détournements, parmi lesquels des individus qui sont mis en cause dans cette affaire. Le mobile en soi est clairement politique et cette affaire baigne vraiment dans cette atmosphère de détournements, de prévarication de la fortune publique.  L'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et Stéphane Martin Savom, maire de Bibey, sont aussi poursuivis. Est-ce qu'on en sait plus sur leurs rôles présumés ? Je vais commencer par Martin Savom. L'une des personnes auditionnées a indiqué qu'il était clairement impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Martinez Zogo. Pour nous, s'il a été mis en examen, s'il a été placé sous mandat de dépôt, s'il a son nom indiqué dans l'ordonnance de renvoi, c'est qu'il y a une participation à un quelconque niveau dans cette affaire. Concernant Amougou Belinga, comme je disais tout à l'heure, nous nous sommes rendus à la radio de Martinez Zogo et nous avons écouté ses émissions. J'ai personnellement noté que Zogo avait cité le nom d'Amougou Belinga plus de 52 fois dans une seule émission. Une fois de plus, je ne dis pas qu'il avait une volonté forcément d'assassiner votre confrère, mais il y a clairement des indices qui nous conduisent à dire qu'il avait un intérêt à ce que Martinez Zogo arrête de le citer de la sorte. Vous représentez la famille de Martinez Zogo. Trois ans après la découverte de sa dépouille, dans quel état d'esprit la famille aborde les audiences aujourd'hui ? Au départ, il y avait une véritable volonté et une sorte d'optimisme assez poussé quant à la manifestation de la vérité. Quand on a vu que finalement, de janvier à septembre 2025, il ne s'est rien passé parce qu'il y a eu des exceptions de procédure qui ont été soulevées et qui ont ralenti le processus (les audiences se tiennent pendant deux jours toutes les trois semaines, NDLR). La famille a commencé à perdre espoir. Aujourd'hui, clairement, la famille est dans une optique de l'advienne que pourra, il arrivera ce qui arrivera. S'ils veulent un jour, ils nous donneront le corps et quand on sera prêts, on enterrera Martinez Zogo parce qu'il est toujours à la morgue trois ans après. Au final, la famille se dit que si au moins le nom du principal responsable est révélé un jour, c'est bien. Sinon, c'est la justice, elle fera avec. De toute façon, ça ne ramènera pas leur fils, leur père, leur époux. C'est l'état d'esprit qui prédomine aujourd'hui chez les proches de Martinez Zogo. À lire aussiAffaire Martinez Zogo au Cameroun: trois ans après, où en est la procédure judiciaire?

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