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Greek warrior during the Trojan War

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Sinon

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Monde Numérique - Jérôme Colombain

Face à la domination des géants américains du numérique, Christofer Ciminelli lance “Le Switch”, une newsletter dédiée aux alternatives européennes. Son objectif : démontrer qu'il est possible de conjuguer performance, souveraineté et pragmatisme.Interview : Christofer Ciminelli, créateur de "Le Switch"PunchlinesIl existe des dizaines de logiciels français, mais on ne les connaît pas.Choisir européen ne suffit pas, il faut que ce soit performant.On peut déjà absorber 80 % de nos usages.En agissant, nous avons plus de pouvoir que le Parlement européen.Pourquoi avoir lancé “Le Switch” ?L'idée est partie d'un constat que je mûris depuis plusieurs mois et qui s'est accéléré avec l'élection de Donald Trump. On a toujours le réflexe d'utiliser des outils américains, que ce soit Google Workspace, Pipedrive ou Adobe. Quand on donne nos datas et notre argent à ces modèles SaaS, on affaiblit l'écosystème tech européen. S'il n'y a pas de marché local, il n'y a pas d'investissement. Et sans investissement, on ne peut pas recruter les meilleurs ingénieurs ni développer des produits compétitifs. C'est un cercle vicieux. Je me suis demandé s'il existait des alternatives européennes. J'ai commencé par les CRM et j'en ai trouvé une trentaine en France. L'offre existe, mais elle est méconnue. “Le Switch” est né pour montrer que ces solutions sont performantes et accessibles.Les alternatives européennes sont-elles vraiment au niveau ?Oui. Je ne parle que d'outils performants. Par exemple, j'utilise désormais Yousign, alternative européenne à DocuSign : c'est moins cher et l'interface est meilleure. Je parle aussi de Noota pour la prise de notes, de Brevo Meetings comme alternative à Calendly, de Lovable pour le développement, de Vivaldi comme navigateur ou encore de Swiss Transfer. Le vrai enjeu n'est pas la performance des outils, mais leur interconnexion. La force des GAFAM, c'est leur écosystème : tout dialogue avec tout. En Europe, on a encore du chemin à faire sur ces connexions API et cette logique de stack cohérente.Quels sont les freins à l'utilisation d'outils européens ?Certains détails manquent encore dans certaines applications. Ce sont les 20 % d'usages qui peuvent faire la différence. Mais si on absorbe déjà 80 % des besoins, c'est un énorme pas. Je constate aussi une vraie prise de conscience dans les grandes entreprises. On parle de plus en plus de dégaffamisation. Dans les appels d'offres, il y a désormais des critères qui valorisent les solutions développées en Europe. Il y a aussi un débat politique avec l'Industrial Accelerator Act, porté notamment par Stéphane Séjourné. Mais au-delà des décisions politiques, nous avons un pouvoir immédiat : flécher nos dépenses vers des acteurs européens.Concrètement, comment "switcher" ?Ça ne prend pas tant de temps. Pour une PME de 30 ou 50 salariés, changer un outil de visio ou de signature électronique est relativement simple. Je conseille de cartographier toute sa stack logicielle. On découvre souvent qu'on paie des outils inutilisés. Ensuite, commencer par les outils périphériques et avancer progressivement vers le cœur du système. Le plus complexe reste la messagerie, notamment Google Workspace, car tout est interconnecté. Mais à un moment, il faut se poser la question sérieusement. Sinon, on ne sortira jamais de cette dépendance.La newsletter Le Switch Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Question de croire
Est-ce que la foi peut aider vraiment à surmonter des tragédies?

Question de croire

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 30:59


Peut-on surmonter des tragédies grâce à la foi? Que ce soit l'incendie du premier de l'an à Crans-Montana, en Suisse, ou la tuerie à Tumbler Ridge, au Canada, notre monde connaît constamment des tragédies qui nous laissent sans mot. Comment trouver un sens dans tout cela? Est-ce que la foi peut nous aider à nous relever?   Dans cet épisode, Joan et Stéphane reçoivent la pasteure suffragante Sophie Maillefer de l'Église Évangélique Réformée du canton de Vaud, de la paroisse de Belmont-Lutry. Ensemble, ils et elles explorent le rôle que les Églises peuvent jouer et réfléchissent à l‘importance de se rassembler lors que les tragédies frappent nos communautés.   Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine : est-ce que la foi peut vraiment nous aider à surmonter des tragédies? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes à l'écoute. Notre invitée spéciale : Sophie Maillefer [Joan] Aujourd'hui, j'aimerais vous présenter ma collègue qui est dans la même équipe de jeunes ministres. Oui, je fais partie des jeunes ministres dans l'Église Réformée vaudoise et ça me donne ce privilège de connaître Sophie Maillefer qui est là avec nous aujourd'hui. Sophie, bienvenue! [Sophie] Bonjour, merci pour l'invitation. [Joan] Sophie, tu veux peut-être te présenter toi-même, dire quelques mots sur qui tu es, où est-ce que tu exerces le ministère. [Sophie] Je suis pasteure suffragante, c'est-à-dire encore non consacrée, au sein de l'Église Évangélique Réformée du canton de Vaud. Donc, comme tu l'as très bien dit, Joan, on travaille pour la même Église actuellement. Et je suis à Lutry, dans la paroisse de Belmont-Lutry. [Joan] La paroisse de Belmont-Lutry qui se trouve, est-ce qu'on appelle ça La Riviera? [Sophie] Non, c'est dans le Lavaux. [Joan] Dans le Lavaux, ah oui, c'est là où il y a les belles vignes. Et ce n'est pas si loin, si loin du Valais, c'est la raison pour laquelle on t'a invitée aujourd'hui, Sophie; parce que, d'une façon ou d'une autre, votre paroisse est complètement partie prenante de tout ce qui se vit autour du drame du 1er janvier qui s'est passé à Crans-Montana. La tragédie de l'incendie de Crans-Montana [Sophie] Oui, alors on a eu effectivement un incendie en Suisse à Crans-Montana et puis dans notre paroisse il y a, enfin dans la commune disons, il y a huit jeunes qui sont décédés et encore un certain nombre sont à l'hôpital, des suites de cet incendie. C'est un peu dans ce cadre-là et vis-à-vis de tout ce que j'ai pu vivre aussi en tant que ministre, tout ce que j'ai pu entendre, tout ce que j'ai pu partager sur les réseaux sociaux que j'ai trouvé important. [Joan] On a avec nous une ministre qui est au cœur de cet accompagnement, de cette tragédie qui a touché la Suisse. Et cette tragédie qui a aussi activé, réactivé plein, plein, plein de choses que je trouve intéressantes qu'on parle aujourd'hui. Chez vous Stéphane, actuellement, il n'y a pas eu un grand drame qui a mobilisé les Églises. Les tragédies font-elles partie du plan de Dieu? [Stéphane] Un peu comme partout, il y a des drames, il y a des choses qui frappent l'imagination. Je pense, cette année, c'est le 9e anniversaire, si je peux utiliser le terme anniversaire, d'une fusillade à la grande mosquée de la ville de Québec, où quelqu'un, malheureusement, est rentré dans la mosquée à une heure de prière et a commencé à tirer. Il y a des gens qui sont décédés. Et ça amène toujours la question, mais pourquoi? Oui, il y a des gens qui sont radicalisés. Oui, il y a des gens qui sont un peu dérangés. Mais ces personnes-là qui ont été blessées, ces personnes-là qui ont été tuées, on se demande, qu'est-ce qu'ils ont fait? Ils n'ont pas mérité ça. Ce sont des personnes totalement innocentes qui, malheureusement, sont au mauvais endroit au mauvais moment. Mais ça ramène toujours la question du plan de Dieu. Et c'est avec ça que j'ai de la difficulté lorsque les gens disent « Ah, ça fait partie de la volonté de Dieu, ça fait partie du grand plan de Dieu, il y a une raison derrière ça ». Je peux comprendre qu'en temps de crise, on essaye de trouver un sens à la douleur, mais moi, j'ai toujours l'impression que Dieu ne fonctionne pas selon la logique humaine. Le plan de Dieu appartient à Dieu et je ne pense pas qu'on peut le comprendre. J'ai de la difficulté lorsqu'il y a des personnes qui essayent de trouver ou qui essayent de proposer des explications logiques. Accompagner les familles durant les tragédies [Sophie] Justement, c'est ce qu'on a essayé d'éviter à Lutry, dans la manière dont on a accompagné les familles et puis aussi la communauté qui se posait beaucoup de questions et qui était très touchée par ce qui a été vécu. Ça a vraiment été vécu à Lutry comme une rupture sociale, vraiment, parce qu'il y a un vide, il y a vraiment cette disparition de jeunes, ça a vraiment impacté le tissu social. On était en phase avec la douleur des familles. Du côté de la paroisse, ce qu'on a essayé de mettre en place, c'est justement une présence qui se tient auprès de ce vide, qui ne propose pas des réponses, mais qui est dans l'ouverture d'un espace, dans l'ouverture d'une présence, dans la solidarité commune, pour se tenir ensemble dans ces questionnements, dans cette douleur. C'est pour ça qu'on a organisé un temps de recueillement, d'abord le 3 janvier, assez rapidement en fait, quand on ne savait pas encore exactement tout ce qui s'était passé. Et puis on a proposé des temps de silence, des temps de prière, mais il n'y avait pas de message, il n'y avait pas de parole nécessairement qui cherchait à expliquer ou à donner une raison comme ça. Les liens qui se forment après les tragédies [Joan] Oui, parce que ce qu'on a vécu, c'est vraiment un élan de la population vers les Églises, n'est-ce pas? À Lutry tout particulièrement, j'ai vu sur Instagram ces centaines de bougies, ces centaines de fleurs qui ont été déposées devant le temple, mais aussi un peu partout sur le territoire. La Suisse est un tout petit pays, il y a 9 millions d'habitants, 26 cantons, les gens sont souvent assez interconnectés. J'ai découvert que l'une des copines de classe de gymnase de ma fille de 16 ans, c'est cette classe d'âge qui a été massivement touchée, était copine avec l'un des jeunes qui est mort cette nuit-là. Elle a manqué l'école et elle a expliqué que: moi je suis allée justement à Lutry. Et donc j'ai pensé à toi, je me suis dit oh mais c'est incroyable ce lien qui se noue dans ce petit territoire où tout le monde est interconnecté avec tout le monde et où, du coup, il a été nécessaire dans tout plein d'endroits d'ouvrir des églises, d'ouvrir des espaces, d'ouvrir des permanences aussi. Et je crois que vous avez pas mal œuvré en ce sens aussi. [Sophie] Oui, c'est ça qui était vraiment intéressant et fort et profond en fait, c'est que tout le monde a œuvré dans ce sens-là, dans le sens où ce n'était pas la partie des pasteurs seulement, c'était toute la commune, c'était aussi des paroissiennes qui se sont mobilisées, qui se sont rendues compte les premières que Lutry avait été très touchée, que la paroisse devait faire quelque chose. Donc il y a vraiment cet enjeu-là de quelque chose de commun qui a été porté collectivement. Je pense que ça dit déjà beaucoup de ce qu'on peut vivre en tant qu'humain et de ce qui aide aussi au cœur d'une tragédie comme ça. Le besoin de se regrouper autour de l'Église après les tragédies [Stéphane] On a souvent parlé dans notre podcast comment l'Église est capable de créer la communauté. Souvent, moi je l'ai vu, comme vous, comme plein de gens à l'écoute, je suis sûr. Lorsqu'il y a une tragédie, on a tendance à aller à l'église, à se réunir autour de l'église. Peut-être dans les grandes mégapoles, c'est plus difficile, mais lorsqu'on a des communautés à l'échelle humaine, je pourrais dire que c'est le réflexe, on veut être ensemble. Je pense que c'est un bon enseignement pour l'Église, parce que oui, il y a la théologie, oui, il y a le sacré, oui, il y a les rites. Mais je crois qu'il y a ce besoin d'être ensemble. Peut-être qu'on a sous-estimé ça, ou peut-être qu'on a tendance à mettre ça en bas de la liste des priorités, mais créer communauté, faire communauté dans les moments de joie, dans les moments de tristesse, dans les tragédies, dans les célébrations, il y a quelque chose de profondément humain là-dedans. * Photo de Diego Céspedes Cabrera, unsplash.com. Utilisée avec permission. Le témoignage de foi des personnes après les tragédies [Sophie] Pour moi, pour aller dans cette direction-là, j'ai eu l'impression que... Alors oui, il y a le lieu de l'église, le lieu symbolique du temple qui a fait que les gens se sont réunis, où il y a une dimension aussi un peu transcendante d'un témoignage qui nous dépasse, un lieu aussi où des personnes vont se recueillir déjà depuis des siècles en fait. En même temps, il y a la communauté. Ce sont les gens qui se réunissent qui deviennent l'Église finalement et qui deviennent une communauté qui va espérer ensemble, qui va prier dans des événements aussi tragiques, du cri de désespoir, de l'espérance que les gens s'en sortent, de l'incompréhension, n'est facilement une prière finalement. On est confronté tellement à l'impuissance, à des questionnements humains sur le sens de ce qu'on est en train de vivre, de ce qu'on n'arrive pas à intégrer, que finalement on n'est plus tellement en train de se poser la question est-ce que c'est croyant ou non croyant. D'ailleurs à Lutry c'était frappant, il y a des centaines de messages qui ont été déposés. Certains adressaient aux familles, certains adressaient aux personnes qui sont décédées. Il y avait énormément de prières, des mots qui disent quelque chose d'une espérance. Ce n'est pas des gens qui vont nécessairement à l'église. Mais il y avait cet élan de dire, je crois, que les personnes qui sont parties sont en paix. Je crois qu'ils veillent sur nous. Il y avait des témoignages dans pratiquement, en tout cas dans la majorité des messages qui ont été déposés à Lutry. Moi je les ai tous lus, parce qu'on les a triés ensuite pour pouvoir rendre aux familles une partie dans tous ces messages. Et puis les autres ont été déposés dans un lieu où ils peuvent être consultés. Donc, on a eu à cœur de faire cette démarche-là et c'était frappant de voir qu'en fait l'Église ne détient pas la foi. L'Église est composée de personnes qui témoignent de cette foi au quotidien et parfois c'est avec des gens qui ne fréquentent pas les paroisses qu'on est le plus fort en communion pour ce témoignage. Trouver des temps pour se rassembler [Joan] C'est quelque chose qu'on a vécu aussi de très fort lorsqu'il y a eu la journée du deuil national. Si je me souviens bien, c'était le 9 janvier, un vendredi, et moi je me trouvais à Yverdon-Temple, deuxième plus grande ville du canton. Et c'est marrant parce qu'on a ouvert l'église à partir de 9h30, mais officiellement le culte était à 10h. Il y avait déjà une foule à 9h30. Et les personnes qui sont arrivées ont commencé par demander le pasteur. Donc ce qui était prévu, c'est que les cloches sonnent à 14h. Ça, c'était tout à fait prévu. Puis je comprends que la population doutait qu'il y ait quelque chose au temple protestant réformé.  Mais par contre, ce n'était pas tout à fait clair si on allait faire la retransmission ou pas en direct des moments qui avaient lieu en Valais, du recueillement officiel. Et donc le pasteur a reçu plein, plein de demandes, alors il m'a dit bon ben je crois qu'on va vraiment le mettre en place. Heureusement que j'ai tout ce qu'il faut. J'ai dit oui, je crois vraiment là qu'on est attendu. Et puis un petit peu avant 14h, c'était fou, ce temple était rempli, rempli, rempli. Les policiers sont venus. Les pompiers sont venus. Tout le monde était là en bleu de travail avec le caddie de course, avec la poussette, avec le chien même. Tout le monde est venu là, s'est recueilli, et puis c'était tellement émouvant, puisque cet hommage national, il y avait une partie aussi avec un petit reportage, et on voyait les drones sur les différents clochers réformés romands qui partout sonnaient en même temps. Alors, c'était incroyable parce qu'il y avait un sentiment du peuple qui était uni autour des clochers. Alors c'est un sentiment bien sûr un peu subjectif, un peu relatif, peut-être même un peu romantique, mais qui finalement était tellement réconfortant. Peu importe le côté cliché, c'était tellement réconfortant. Et c'est une sensation qu'on ressent peu au quotidien, qui ne nous arrive finalement pas aussi fortement au quotidien. Donc c'est là que je vous rejoins aussi tous les deux, finalement c'est important de trouver des temps pour se rassembler, et si c'est au moment des deuils, c'est au moment des deuils, mais je crois qu'on va aussi réfléchir dans l'ERV, proposer des temps de rassemblement un peu alternatifs, qui permettent de rester dans cet élan de ce besoin d'être ensemble. L'injustice des situations [Stéphane] Je suis d'accord qu'il faut être réconfortant et en même temps, il faut être capable de dire les choses telles qu'elles sont. J'ai lu un excellent article qui disait que le prêtre, le pasteur, le leader religieux avaient un peu la mission de mettre le doigt là où ça fait mal, parfois entre l'arbre et l'écorce, ne pas nécessairement toujours mettre ça merveilleux. Être capable d'affirmer que oui, il y a des choses qui se passent comme ça. Je pense au livre du rabbin Harold Kushner, «When bad things happen to good people», qui a réfléchi sur la mort de son fils qui était enfant. Lui, il est rabbin, il est supposé être la bonne personne croyante, mais ça ne l'a pas empêché de vivre une épreuve horrible. Je pense qu'il y a aussi ce besoin parfois de mettre des mots sur l'émotion. Un peu peut-être crever l'abcès. J'ai été à des funérailles pour un pasteur de l'Église Unie qui s'était suicidé. Toute la liturgie était belle, positive, mais les gens avaient des questions. Si un pasteur se suicide, quel genre d'espoir peut-il y avoir pour nous, simples croyants? Je peux comprendre qu'on n'a pas nécessairement toutes les réponses, mais il faut être conscient de ça. Il faut être conscient qu'il y a des gens qui sont décontenancés, qui ont peut-être une théologie ou une vision du monde telle que si on prie suffisamment, si on fait les bons rites religieux, on a une meilleure vie. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. C'est peut-être pour ça que j'adore tant le livre de Job. Job, dans le Premier testament, au début, il est riche, il prospère, il fait toutes, toutes, toutes, toutes, toutes les bonnes choses. Et bon, là, on parle dans le récit, là, d'un pari entre Dieu et Satan, tout s'écroule. Personne ne comprend pourquoi cela arrive. On dit à Job « Non, mais tu as dû faire quelque chose de mal, peut-être que tu ne t'en es pas rendu compte, mais ton malheur s'explique. » Non, son malheur ne s'explique pas, c'est la vie, c'est ça qui arrive. Donc, il faut être capable, je pense, en tant que leader religieux, pas nécessairement de mettre du sel sur la plaie, mais d'être capable de dire « Oui, je suis conscient de ce que vous vivez. Oui, je suis conscient de l'émotion. Puis oui, c'est injuste. Et oui, ça ne devrait pas se passer comme ça. » Reconnaître notre impuissance devant les tragédies [Sophie] C'est vraiment cette démarche-là qui a été vécue à Lutry. Moi, je me souviens du moment de recueillement où, dans l'introduction, on a commencé par « nous sommes sous le choc ». Et c'était la même chose du côté de la prière qui a été écrite, parce qu'il y a une prière qui a circulé dans toutes les paroisses du canton de Vaud, qui a été écrite de façon commune avec la communauté israélite, l'Église catholique et l'Église réformée. Ça commence par ces mots. « Oh Dieu, face à l'ampleur de la tragédie survenue à Crans, les souffrances des uns et des autres et notre sentiment d'impuissance, nous commençons par faire silence devant toi. » Donc il y avait vraiment cette notion de dire, on commence par se taire, on commence par être là dans ce sentiment d'impuissance et on n'est pas en train de chercher à justifier ou à finalement dire que tout ça avait du sens. Finalement, c'est aussi ce qu'on fait quand on accompagne les familles en tant que pasteur dans les cérémonies d'adieu, les services funèbres, les cérémonies d'hommage, etc. On dit que Dieu se tient avec nous dans ce qu'on vit, mais on n'est pas en train d'expliquer plus que ça, finalement. On n'est pas en train de dire que Dieu avait tout planifié, que ça se passe comme ça, si les gens étaient gravement malades ou autre. Les étapes du déni et de la colère [Joan] Moi j'ai un petit peu observé, puisque c'était un tout petit peu plus facile pour moi d'observer, n'étant que suis Suissesse d'adoption depuis à peine cinq ans, les mouvements de la population. Vous pouvez accueillir aussi ce que les gens me disaient sur leur inquiétude en fait pour les jeunes maintenant, sur les traumas que ça peut aussi faire remonter. Une dame, comme ça, à Yverdon-Temple, m'a dit « ah moi, mon fils c'est un grand brûlé, il est rescapé ». Voilà, donc il y a toutes sortes de choses. C'était très intéressant de remarquer combien les personnes étaient dans une forme de déni immédiat, c'est-à-dire de dire « mais comment ça peut arriver en Suisse? » C'est l'étape du déni. Alors, il n'y a pas une étape linéaire. Ce n'est pas 1, 2, 3, 4, 5, mais ça en fait partie. Même dans notre groupe de prière de parents, ici dans la paroisse, à Courcelle-près-Payernes, il y a une maman qui a dit très spontanément « Moi, je n'aurais jamais cru que ça pouvait arriver en Suisse. Les autres pays, on a l'habitude, mais chez nous, il ne se passe jamais ça. » Donc il y a ce côté un peu déni. Et puis après, j'ai vu beaucoup de colère. C'était la faute des propriétaires, des Corses en plus, des Français, ça, c'est vraiment embêtant. C'était la faute du Valais, parce que ce n'était pas organisé comme il faut. C'était la faute des pompiers qui auraient dû intervenir plus tôt ou autrement. C'était la faute des parents qui n'auraient pas dû laisser les enfants ressortir. C'est là que l'on comprend qu'en fait, on est en train de vivre un deuil collectif. Et comme nous on a les outils pour l'appréhender, comme vous disiez tous les deux, qu'est-ce qu'on peut proposer dans cette tragédie, qu'il soit de l'ordre de la foi? En même temps, pourquoi forcer les étapes? Si les personnes ont besoin de passer par le déni, par la colère. Après, il y a un peu une notion de marchandage, dans le sens où on espère pouvoir sauver un maximum de jeunes. Là, on voit que ce n'est pas si simple. Il y a déjà un jeune qui, malheureusement, est décédé. On les dispatche dans les meilleurs hôpitaux. Et forcément, il y a un moment donné où toute cette pression va sortir, ce moment de dépression. Peut-être que tu l'as déjà observé un peu sur le terrain, Sophie. Peut-être que ça va se répercuter d'autres façons dans cette génération-là. Peut-être qu'on va avoir des épisodes, des difficultés. Puis à un moment donné, collectivement, on arrivera à une sorte d'acceptation, mais une acceptation pour du mieux, pour plus de sécurité, pour plus de liens, pour plus de communautés. C'est là aussi qu'on a quelque chose à vivre et à apporter ensemble, en tant que communauté. Éviter le désir de revanche pour pouvoir pardonner [Stéphane] Je trouve que le défi là-dedans, en fait, c'est d'observer toutes ces étapes, de les vivre avec les gens, parce qu'on fait partie de la population, c'est normal. En même temps, il faut arriver à faire le pas de côté pour proposer quelque chose d'alternatif, quelque chose qui leur permette, individuellement, d'éviter la volonté de vengeance. On veut que quelqu'un paie pour cet acte incompréhensible, mais on oublie souvent dans la colère que ça ne ramène pas la personne disparue, ça ne ramène pas la situation d'avant. Par exemple, si quelqu'un assassine mon fils, que la personne ait 5 ans de prison ou 4 000 ans de prison, mon fils n'est plus là, il n'est plus là. Il n'y a rien qui change là-dedans. C'est peut-être ça qui est si radical dans le message de Jésus qu'on oublie cette radicalité. On est un peu parfois dans la loi du talion du Premier testament. Tu m'as fait mal, je vais te faire mal, c'est égal. Bon, parfait. Jésus parle de pardonner à ses ennemis, de pardonner aux personnes qui ont fait du mal, qui ont peut-être été négligentes. Ce n'est pas évident. C'est facile en théorie. C'est facile, les mots. Mais lorsque ça vient nous chercher dans notre chair, lorsque ça vient nous chercher dans notre émotivité, là on parle de quelque chose d'autre. Là on parle de quelque chose de profondément difficile, pénible. Et c'est quand même à ça que Jésus invite, c'est-à-dire d'aller au-delà de cette émotion. Il ne dit pas de la nier, mais d'aller au-delà, d'avancer là-dedans. Accueillir ses émotions durant et après les tragédies [Sophie] En même temps, il y a cette notion d'accueillir les émotions. Et c'est vrai qu'on sent qu'à Lutry, en tout cas, il y a quelque chose de collectif qui se vit autour de ça. On a vécu le choc avec le recueillement qu'on a vécu le 3 janvier. On a vécu la tristesse avec la journée de deuil national où on sentait que les gens vivaient vraiment cette tristesse. C'était bouleversant pour moi d'animer ce moment de silence où on est resté debout et moi je me suis mise debout le dos à l'assemblée pour être avec l'assemblée vraiment, physiquement, et on était tous ensemble. Tout le monde était derrière moi, mais c'est comme si je pouvais sentir la tristesse et l'émotion des gens qui étaient portées dans le temple pendant que les cloches sonnaient. On était tous debout en silence pendant que les cloches sonnaient. Et samedi dernier, il y a eu une manifestation où là on était plutôt dans la colère de la part des familles, de la part des jeunes camarades de classe, des jeunes qui sont décédés, et il y avait vraiment ce mouvement de dire on veut des réponses, on veut des explications, etc. Ça ne veut pas dire que ce cheminement-là est linéaire, on est bien d'accord, dans ces différentes étapes. Mais pour moi la colère a aussi quelque chose de fondamental dans la notion de la justice, de dire on aimerait des explications, aussi pour que ça ne se reproduise plus, qu'est-ce qu'on peut apprendre de cette situation-là. C'est aussi un sentiment qui donne de l'énergie. La tristesse, ça dévaste. C'est vraiment physique, on le voit chez les gens, ils sont anéantis comme ça, abattus. Et la colère, c'est aussi ce qui redonne l'élan de dire: je veux continuer, comment est-ce que je peux continuer? On a vu aussi des parents d'enfants décédés qui s'engageaient pour soutenir d'autres parents qui ont des enfants blessés, qui ont des enfants qui sont à l'hôpital, etc. En fait, il y a ce début d'élan de reconstruction qui passe par la colère finalement, qui passe par cet élan-là. En tant que pasteur, ce que je me dis aussi, c'est qu'on nous a beaucoup posé la question. Il y a plusieurs personnes qui sont venues vers moi, vers mes collègues, des journalistes qui cherchaient justement cette parole pour dire: qu'est-ce qu'on dit dans cette situation-là, qu'est-ce qu'on fait? Alors, on a esquissé des réponses avec la présence, comme tu disais aussi Joan, au fond faire le prochain pas. Est-ce qu'on peut aider à faire le prochain pas? Ce n'est pas guérir les gens, mais quel est le petit élément que je peux apporter en plus qui va rencontrer les gens là où ils en sont, mais qui va essayer de les emmener un petit peu ailleurs en fait. Ce qui m'a frappée c'était, en fait que ce n'est pas la foi qui aide pour la tragédie; c'est la foi qui émerge de la tragédie. Pour moi, le témoignage le plus fort, c'est quand il y a les parents qui disent « mais je veux continuer. Pour l'instant, je ne sais pas comment c'est possible d'aller plus loin dans ma vie parce que c'était tellement tragique, mais j'ai envie de faire le pas, de croire qu'une vie est possible après avoir perdu mon enfant. » Même chose pour les camarades de classe, on a vu des témoignages de jeunes qui étaient d'une force incroyable de dire que je vais vivre pour toi que j'ai perdu, pour mon copain qui est décédé dans l'incendie, pour mon ami qui n'est plus là et d'avoir cet élan de vie finalement qui émerge de la tragédie et qui ne cherche pas à l'expliquer mais pour moi c'est ça à la fois au fond. Donc j'avais toujours envie de renvoyer la question, de retourner la question, de pouvoir voir l'élan de vie qui se manifeste au cœur du chaos et du bouleversement. Savoir que Dieu demeure avec nous tout au long des tragédies [Stéphane] Je t'écoute, Sophie, et l'image qui me vient, c'est un peu un combat de boxe. Je sais, ce n'est pas très « pasteur ». La vie est difficile. Des fois, on a l'impression que la vie nous frappe tellement fort qu'on n'est plus capable de respirer, on est plié en deux, on est immobilisé. J'avais mis dans les notes, peut-être que je vais parler de Daniel, puis je vais en parler. J'ai eu mon fils via le processus d'adoption, et pour faire une histoire courte, à un moment on reçoit une photographie, et pour moi c'était instantané, c'était mon fils, il était encore l'orphelinat, mais c'était fait dans ma tête. Et là, on a reçu quelques semaines plus tard un avis qu'il y avait peut-être un problème au côté médical. Et si le problème se manifestait, l'adoption était pour être annulée. C'était quelque chose de totalement dévastateur dans ma vie, parce que pour moi c'était fait, c'était mon fils. Et c'était, « est-ce que je vais pouvoir ramener mon fils à la maison? Sinon, qu'est-ce qui va arriver à mon fils s'il n'est pas adopté? » Ça a été des semaines de torture, de se demander, mais pourquoi tout ça? C'était très, très dur. Et c'est dans la réponse que la foi est venue. J'ai vraiment aimé comment tu as dit ça, Sophie. Un peu pour revenir au combat de boxe, c'est la vie est difficile. On revient dans son coin et un peu comme Dieu est là pour « Ok, prends ton respire, tu es capable, reprends ton énergie, continue sur le bon chemin. » Et Dieu nous renvoie dans le chaos, nous renvoie dans les endroits qui font mal, nous renvoie affronter ce qui est difficile à affronter. Ce n'est pas Dieu qui protège, ce n'est pas avoir la foi qui fait que c'est nécessairement facile. C'est comment on réagit à l'épreuve, comment on réagit à l'inexplicable, comment on réagit à des trucs qui nous font tellement mal qu'on n'est pas capable même de le verbaliser. C'est là, je pense, que la foi peut aider dans ce qu'on fait avec tout ça. Conclusion [Joan] Chers auditrices et chers auditeurs, cet épisode est un peu spécial. C'est un peu un hommage aux victimes de Crans-Montana, à leurs familles, aux survivants, aux survivantes, à celles et ceux qui se battent encore dans les hôpitaux. C'est un hommage qui est porté par deux ministres de l'Église réformée vaudoise, mais aussi par un collègue qui s'associe à tout ça, de l'Église Unie du Canada. Et bien entendu, nous n'oublions pas tous les autres collègues, toutes les autres communautés, toutes les autres familles qui se battent et qui luttent et nous espérons avec cet épisode-là avoir apporté un petit peu de dialogue, un petit peu de notre compassion et de notre profond, profond intérêt pour les personnes qui nous entourent et les situations qui se passent auprès et au loin. [Stéphane] Merci beaucoup pour cet épisode, Joan et Sophie, et surtout Sophie pour le temps que tu as pris pour être avec nous. On veut prendre quelques secondes pour remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire et son site internet Mon Credo qui relaie notre podcast, qui présente aussi des vidéos, des blogues sur des sujets de foi et de spiritualité. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Si vous avez des questions, des suggestions, si vous voulez réagir à cet épisode, vous êtes d'accord, vous êtes en désaccord, vous trouvez que peut-être qu'on a manqué quelque chose d'essentiel, dites-le-nous. Ah oui, on vous invitera d'ailleurs dans un épisode. questiondecroise@gmail.com.  On a un groupe WhatsApp aussi pour continuer les discussions. Tous les liens, toutes les informations sont dans les descriptions de nos épisodes. Alors, bonne journée!  

Le Copy Show
ÉPISODE 216 - La fin du gratuit: comment j'ai fait PLUS de ventes avec 10X moins de leads (chiffres à l'appui)

Le Copy Show

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 32:08


https://www.pascaljette.show/ | Fais-tu de la pub pour promouvoir tes aimants à clients, tes outils gratuits ou tes lead magnets?Si oui, tu ne veux surtout pas manquer mon prochain podcast car je t'explique, chiffres à l'appui, pourquoi tu DOIS arrêter ça ASAP!Sinon, viens écouter quand même car je vais partager avec toi une alternative qui me permet - ainsi qu'à mes clients - de faire PLUS de ventes avec 10X moins de leads!En vrai, payer pour promouvoir du gratuit, c'est LA PIRE chose que tu puisses faire en 2026.La game a changé… On n'est plus en 2020!Dans cet épisode du Pascal Jette Show, je te raconte l'histoire d'une de mes clientes en consultation privée, naturopathe, qui génère 700K$ par année.On a modifié une seule variable dans son équation, et les résultats sont renversants!Je partage ses résultats, la stratégie employée et comment tu peux appliquer ça à ta business.#LicorneTeam #PascalJette #PascalJetteShow #LifestyleBusiness #Entrepreneur #Infopreneur #WebEntrepreneur #BusinessEnLigne #MarketingDeContenu #CreateurDeContenu #Entrepreneuriat #Motivation #Copywriting #Marketing #Vente #VendreEnLigne #FormationEnLigne #PageDeVente #TunnelDeVente #Succes #Affaires #Inspiration #Croissance #Flow #StrategieMarketing

Les Grandes Gueules
L'info rassurante du jour - Michaël, expatrié au Liban, au 3216 : "Tsahal ne tape que le Hezbollah, pas la population. On vit au rythme des bombardements. Heureusement, on est prévenu 1h avant que ça va frapper. Sinon, on vit normalement&quo

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:48


Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

HOMOMICRO
Saison 21 - Episode 22

HOMOMICRO

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 33:32


Épisode spécial en vue de la pièce de théâtre "Vous riez moins, Monsieur le psychiatre" ayant lieue au théâtre Le Métropole à Paris. La première représentation a lieu ce dimanche 8 Mars, donc courrez prendre vos places ! Sinon, la pièce de théâtre se jouera également les dimanche 15 et 22 Mars.Brahim reçoit cette semaine les personnes importantes qui ont pu faire ensemble cette pièce :- Joseph AGOSTINI- Annabelle GUIRAUDMontage par Nathan HILLAIREAUSoutenez-nous sur PayPal !

Repousser les limites
#229 - Félix Guèvremont - Courses Nature, sa nouvelle course à Orford, son nouveau triathlon Yamaska …

Repousser les limites

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 55:05


Send a textFélix est un gars qui touche à tout ce qui est en lien avec le sport.Organisateur de course, la série Course Nature continue à prendre de l'ampleur. On parle beaucoup du nouvel évènement qui vient tout juste d'annoncer: une nouvelle course au Mont Orford en juin.Il y a aussi son nouveau triathlon qu'il est bien fier qui aura lieu à Granby au parc Yamaska début juin.On parle de préparation mentale, son mini triathlon hivernal qu'il a décidé de faire un samedi qu'il fessait -30c ressenti en plein coeur de février. (Aller voir ça via son facebook personnel.)Sinon aussi, les nouvelles distances ajoutées à l'Ultra-trail de Gosford à la mi-juillet.Son rêve de relier un 100 miles qui relirait Gosford et Mégantic.Pour en savoir plus, allez visiter sa page https://www.coursesnature.comUn gars avec plein de projets ambitieux et inspirant.Bonne écoute!

Mes Geeks et Moi
#69 MGM : Le jeux video Adulte

Mes Geeks et Moi

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 150:53


Episode 69, et comme nous somme très fin nous somme partis sur un sujet beauf et sexy, avec JM, un amis, alors attention ca va être graveleux et parfois de mauvais de gout.Sinon comme d'habitude le checkpoint, le quiz coquinou de Mimi et le sujet Checkpoint: Mimi: Jeu video Switch : Dragon quest 7 reimagined / Concert Hans ZimmerJM: Liste de jeux androidGiz: Jeu: Ebola Village / Jeu: Skydance BehemotNours: Jeu: Amerzone / Jeu: Tut Tut Vroum VroumSeb: Jeu: absolum / Jeu : Last Flag Quiz Coquinou de Mimi Jeux pour Adulte a travers le temps voir carrément porno ! Bonne écoute Lien vers les boissons Holy : https://fr.weareholy.com/Code MGM5 => 5€ sur la première commandeCode MGM => 10% sur la commande Lien vers la musique de Green TNT : https://open.spotify.com/artist/4h8BqBkHbQqRoXGUCWPzcS?si=loKbYh5fSuKs3jim_O0jGQ Boutique: https://mes-geeks-et-moi.myspreadshop.fr/ Twitch: https://www.twitch.tv/mesgeeksetmoiYoutube:https://www.youtube.com/channel/UCk-d3EeTM0SaADjI4wxVHvwBlog: https://mesgeeksetmoi2019.wordpress.com/ Contact: mesgeeksetmoi@gmail.comTwitter: @MesGeeksEtMoiInstagram: Mes Geeks et MoiFacebook Pages: Mes Geeks et Moi Discord: https://discord.gg/5T6kYcg9Mn a retrouver sur: http://mesgeeksetmoi.lepodcast.fr/

God’s Word For Today
26.052 | THE PARABLE OF THE GREAT BANQUET | LUKE 14:15-24 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 10:41


C'est dans ta nature
Au Salon de l'agriculture, un salon de beauté pour chiens de berger

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 3:12


Le Concours général agricole récompense chaque année à Paris les plus beaux chiens de berger, choyés par leurs propriétaires. Reportage dans les allées du Salon de l'agriculture 2026. Une petite foule commence à se presser autour du « ring » où se déroule l'une des épreuves du Concours général agricole, qui récompense chaque année, au Salon de l'agriculture à Paris, les meilleurs animaux de la ferme. Veaux, vaches, cochons… et chiens. « Mes amis ne savaient pas que les chiens étaient au Salon de l'agriculture tous les ans. Pour eux, c'était cette année exceptionnellement parce que les vaches, qui ne sont pas là [à cause de l'épidémie de dermatose, NDLR], ont été remplacées par les chiens. Alors que non, les chiens sont présents tous les ans », rappelle Lætitia Cabrol, venue spécialement de Béziers, dans le sud de la France, avec Twister, son berger des Pyrénées à face rase.  Comme l'explique Elodie Dormoy, en train de toiletter, dans son box, Sony des Anges, son corgi pembroke âgé de quatre ans, tous les chiens du concours « sont des chiens de berger », des races initialement destinées à garder les animaux de la ferme. « Les juges vérifient la conformité du chien par rapport aux standards de sa race », explique-t-elle. Démêlant pour cheveux Des critères subjectifs peuvent aussi entrer en compte. « On ne peut pas oublier le petit coup de cœur, parce qu'un chien, quand vous le voyez, il y en a qui vraiment vous prennent le cœur. On ne va pas l'empêcher, c'est un jugement humain », précise le speaker du concours, qui commente inlassablement la compétition au micro, du bord du ring.  Surtout, « il faut que le chien courre avec élégance. C'est un concours de beauté », sourit Françoise Lauer, venue de Strasbourg, dans l'est de la France, avec un bearded collie, ou colley barbu, aux longs poils. Ou plutôt « une », car « c'est une fille, elle s'appelle Ti Amo », comme la chanson d'Umberto Tozzi. Au milieu des cages qui accueillent les chiens, au milieu des aboiements, le Salon de l'agriculture a des allures de salon de beauté, et Françoise Lauer prépare Ti Amo pour qu'elle soit la plus belle : « Ça demande de l'organisation. Il faut laver le chien au préalable. Il faut qu'elle ait le poil qui tombe très bien. C'est toute une technique pour que les cheveux tiennent en arrière. Pas de la laque, mais du gel, et un démêlant pour ne pas lui tirer sur les cheveux, pour que ça ne fasse pas mal. » Dans les concours canins, les « filles » ont des cheveux, pas des poils.  Tous les candidats, ou plutôt leurs propriétaires, donnent coups de peigne ou coups de ciseaux avant de passer sur le ring et d'être jugés. Dorothée Baraton est ainsi affairée sur un berger australien, le chien d'une amie, « pour qu'il soit plus présentable ». « Je pense que la maîtresse est plus stressée que le chien », rit-elle.  Deux testicules sinon rien Ici, pas d'épreuve de dressage ou de travail. « On est dans de la beauté, donc on n'arrive pas tout crotté, s'exclame Bernadette Frogier, éleveuse de berger blanc, un descendant du berger allemand. Il faut que le chien se présente bien, accepte qu'on lui regarde les dents ​​​​​​​–​​​​​​​ parce qu'on vérifie que le chien a bien toutes ses dents. Le juge va vérifier aussi pour les mâles s'il a bien ses deux testicules, sinon c'est éliminatoire. Ah oui ​​​​​​​! Pour se reproduire, il faut que le mâle ait ses deux testicules. Sinon, ça fait des problèmes après au niveau des chiots... » « Oui, vous avez le droit d'applaudir les chiens ​​​​​​​!, encourage au bord du ring le speaker, alors que les spectateurs sont de plus en plus nombreux. Je dirais qu'ils sont cabots, sans mauvais jeu de mot ​​​​​​​! » Les chiens défilent devant les juges, qui les examinent un par un. « Et après, poursuit Bernadette Frogier, on fait un tour de ring en trottant parce qu'on recherche l'allure bergère du berger : le trot allongé, un beau port de queue qui descend, des belles oreilles... » « ​​​​​​​Vous voyez bien les oreilles, commente le speaker auprès d'un public souvent profane. Vous voyez bien la distance entre les deux oreilles et le bout du nez. » Un peu plus loin, en attendant son tour, Dorothée Baraton commente : « ​​​​​​​Ils sont gentils, vous savez, parce qu'ils sont patients... » La question de la semaine

God’s Word For Today
26.051 | TRUE GENEROSITY | Luke 14:12-14 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 7:50


God’s Word For Today
26.050 | GO AND SIT IN THE LOWEST PLACE | Luke 14:7-11 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 7:56


God’s Word For Today
26.049 | IS IT LAWFUL TO HEAL ON THE SABBATH OR NOT? | Luke 14:1-6 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 12:59


God’s Word For Today
26.048 | O JERUSALEM, JERUSALEM | Luke 13:34-35 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 10:11


Green et Soi-même
Cher journal : l'actualité me terrifie...

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 35:50


Aujourd'hui je voulais vous partager quelques reflexions à coeur ouvert sur ce qu'il se passe actuellement en France... Promis c'est pas l'épisode de la dépression, c'est justement pour qu'on sache qu'on est pas solo, qu'on est ensemble

God’s Word For Today
26.047 | I MUST GO ON MY WAY | Luke 13:31-33 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 7:37


God’s Word For Today
26.046 | SO CLOSE YET SO FAR | Luke 13:26-30 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 11:26


God’s Word For Today
26.045 | THE NARROW DOOR | Luke 13:22-25 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 9:17


God’s Word For Today
26.044 | THE KINGDOM OF GOD ILLUSTRATED | Luke 13:18-21 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 8:09


God’s Word For Today
26.043 | LEGALISM LEADS TO HARDNESS OF HEART | Luke 13:10-17 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 9:29


Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
L'amour vaincra ! • Mercredi 18 Février • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 3:44


COMMENTAIRE DE L'EVANGILE DU JOUR Matthieu 6,1-6.16-18En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l'accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Green et Soi-même
#30 : J'ai abandonné mon rêve et c'est OK

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 26:25


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui aujourd'hui voulait vous parler des rêves. Ces choses parfois qu'on a toujours voulu faire et qui nous poussent a nous lever tous les matins.Bah moi le mien je l'ai abandonné en me rendant compte que c'était pas fait pour moi... Et je me suis dis que c'était l'occasion de casser un peu toute la pression qu'il y a autour du fait d'avoir des rêves de vie. En espérant que ça vous plaise

L'Évangile du jour
Évangile du 18 février : « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6,1-6.16-18)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:54


Voici l'Évangile du mercredi 18 février 2026 :« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6,1-6.16-18)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l'accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »– Acclamons la Parole de Dieu. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

God’s Word For Today
26.042 | FRUITLESSNESS AND GOD'S PATIENCE | Luke 13:6-9 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 9:13


God’s Word For Today
26.041 | REPENT OR PERISH | Luke 13:1-5 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 9:05


Lesfrancais.press's Podcast
Réforme de l'AEFE : Frédéric Petit s'exprime sur l'avenir de ce réseau

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 12:47


Partagez votre opinion avec la rédactionHausse des frais de scolarité dans les lycées français à l'étranger, gouvernance contestée de l'opérateur public, absence de pilote clairement identifié, le député MoDem des Français d'Allemagne, d'Europe centrale et des Balkans, Frédéric Petit, prend position sur l'avenir de l'AEFE.  « Le pilote de la réforme doit être à l'intérieur de la structure. Sinon, il n'y aura pas de réforme », affirme-t-il sans détour. Dans ce podcast Lesfrancais.press, le parlementaire détaille ses propositions pour (re)lancer la réforme de ce réseau et mettre un terme à plus de huit ans d'attente, alors que les familles françaises expatriées font face à une hausse continue des frais de scolarité.Support the show

God’s Word For Today
26.040 | BE RECONCILED WITH GOD NOW | Luke 12:57-59 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 7:34


God’s Word For Today
26.039 | SPIRITUAL BLINDNESS | Luke 12:54-56 | God's Word for Today with Pastor Nazario Sinon

God’s Word For Today

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 8:56


Reportage International
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Home(icides)
Geneviève Lhermitte, la folie meurtrière d'une mère parfaite (4/4) : l'euthanasie comme seul recours

Home(icides)

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 23:39


Rediffusion. Bien plus qu'un fait divers, c'est la dérive d'une mère fragile, à bout, qui tue ses cinq enfants. Cette affaire a marqué les annales de la justice belge. Comment expliquer l'inexplicable ? Geneviève était-elle folle pour s'en prendre à la chair de sa chair ? Son cas est compliqué, et s'y pencher c'est se plonger dans les abîmes de la psychologie humaine… L'euthanasie comme seul recours Geneviève Lhermitte a été condamnée à la prison à perpétuité, une peine qui, en Belgique, l'oblige à passer au moins quinze ans derrière les barreaux. Enfermée dans sa cellule de la prison de Forest-Berkendael, Geneviève tourne en rond. En la jugeant responsable de ses actes, la cour à considéré qu'elle ne méritait pas d'être internée en hôpital psychiatrique. Mais Geneviève est malade, elle est dépressive. Elle souhaite être soignée. Sinon, elle préfère mourir. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Estelle Midi
La tromperie du jour – Clément, auditeur : "Ma copine m'a trompé, elle l'a avoué à mon meilleur ami et il lui a dit « tu as 24 heures pour l'avouer sinon c'est moi qui lui dis" - 11/02

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:07


Avec : Yael Mellul, ancienne avocate. Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Et Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Les grands entretiens
Benjamin Lazar, théâtre de l'imaginaire 1/5 : "L'imagination est essentielle pour agir. Sinon notre monde se bloque"

Les grands entretiens

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 25:27


durée : 00:25:27 - Benjamin Lazar, metteur en scène (1/5) - par : Judith Chaine - Benjamin Lazar explore les zones-frontières entre le temps présent et les autres époques, entre le théâtre et les autres arts, entre les mots et les images. A travers une série de 5 épisodes, le comédien et metteur en scène, nous invite à découvrir son univers. - réalisé par : Pierre Willer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Green et Soi-même
Cher journal : 1 an de célibat, c'est quoi le bilan ?

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 32:59


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui a décidé de tester un nouveau format par ici, plus court, plus intime, bienvenue dans mon journal intime

Reportage International
Haïti: au cœur d'une brigade d'autodéfense à Port-au-Prince

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:34


En 2025, un phénomène a pris de l'ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d'autodéfense ». Face à l'absence - ou la faiblesse - des forces de l'ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu'elles prétendent combattre. De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu'il habite dans le quartier. Comme beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité. « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d'identité prouvant qu'ils résident bien sur place. À lire aussiHaïti, l'impossible transition La naissance de la brigade La brigade d'autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l'intermédiaire d'un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l'endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d'un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d'après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert. Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d'une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n'ont pas d'armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il. Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l'interview, il nous apprend qu'un de ses hommes vient d'être blessé lors d'un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d'un laconique : « Nous sommes nombreux. » Les brigades critiquées pour des violences La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l'accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs. Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l'on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme. « Je suis entré dans la brigade à cause de l'insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d'ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l'aise dans un nouvel endroit. » Ce jeune brigadier affirme s'occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d'autres zones, pas ici. » Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n'est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s'avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu'il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd'hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l'a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n'y est jamais retourné, par crainte pour sa vie. Quel avenir pour les brigades ? Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s'améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l'ordre, dans l'armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays. Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L'histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier. « Mon inquiétude, c'est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s'interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d'aujourd'hui peut devenir le membre de gang de demain ». À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l'école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI À lire aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée 

Les Grandes Gueules
L'évidence du jour - Bruno Poncet : "Ce sont des criminels en puissance. Il faut d'abord les déradicaliser. Sinon, elles feront 2 ou 3 ans de prison et ce sera pire à la sortie" - 05/02

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 0:51


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir SCIENCES
Qu'est-ce que l'épigénétique ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:20


L'épigénétique désigne l'ensemble des mécanismes biologiques qui modifient l'activité de nos gènes… sans changer la séquence de notre ADN. Dit autrement : ton ADN est comme un texte. L'épigénétique, c'est tout ce qui agit comme des post-it, des surlignages ou des interrupteurs pour dire : “ce gène-là, on l'allume”, “celui-là, on le met en veille”.C'est une révolution dans la façon de comprendre le vivant, parce qu'elle montre que gènes et environnement dialoguent en permanence. Nos gènes ne sont pas un destin figé : ils peuvent être exprimés différemment selon notre alimentation, notre stress, notre sommeil, nos toxines, notre activité physique… et même parfois selon ce qu'ont vécu nos parents.Les mécanismes principaux sont au nombre de trois.D'abord, la méthylation de l'ADN : de petits groupes chimiques, appelés “méthyles”, viennent se fixer sur l'ADN et empêchent certains gènes de s'exprimer. C'est comme coller un scotch sur un paragraphe : il est toujours là, mais on ne le lit plus.Ensuite, les modifications des histones. L'ADN n'est pas déroulé en ligne droite : il est enroulé autour de protéines, les histones. Selon la façon dont ces histones sont modifiées, l'ADN devient plus ou moins “accessible”. Si l'ADN est serré, les gènes sont silencieux. Si l'ADN est plus relâché, ils sont actifs.Enfin, il existe des ARN non codants, de petites molécules qui ne fabriquent pas de protéines mais servent à réguler l'expression des gènes, comme des chefs d'orchestre invisibles.Un exemple spectaculaire : les abeilles. Toutes les larves ont le même ADN, mais si une larve est nourrie avec de la gelée royale, elle devient une reine. Sinon, elle devient une ouvrière. Ce n'est pas génétique : c'est épigénétique.Autre exemple célèbre : l'étude de la famine hollandaise (1944-45). Les enfants exposés in utero à cette période de sous-nutrition ont montré, des décennies plus tard, un risque accru de troubles métaboliques. On a observé chez eux des différences épigénétiques sur des gènes liés à la croissance et au métabolisme.C'est tout l'enjeu : l'épigénétique explique pourquoi des jumeaux identiques peuvent vieillir différemment ou développer des maladies différentes. Elle joue aussi un rôle clé dans le cancer, où certains gènes protecteurs sont “éteints” à tort.Conclusion : l'épigénétique, c'est la science qui montre comment l'environnement écrit, au-dessus de nos gènes, une seconde couche d'information. Une couche réversible… mais parfois durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Le désespoir des commerçants du marché Cluny de Cap-Haïtien

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 30:00


En Haïti, le marché couvert Cluny a été ravagé par un incendie le week-end dernier. Aucune victime n'est à déplorer, mais plus des trois-quarts de ce symbole historique de l'architecture locale de Cap-Haïtien, construit en 1890, ont été détruits. La majeure partie de la structure du marché a été endommagée ainsi que plus d'une centaine de boutiques et une trentaine de dépôts. Certains petits commerçants qui travaillaient sur place, ont tout perdu. Il ne leur reste plus que leurs prêts à rembourser à la banque et aucun moyen de subsistance pour faire vivre leurs familles. Ils ont confié leur désespoir à Ronel Paul et Love-Marckendy Paul. Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête et comptent profiter de ce drame pour réaménager la ville. Cap-Haïtien a été placée en état d'urgence environnementale.   La collision de Washington n'aurait jamais dû avoir lieu Cet accident survenu l'an dernier (2025), entre un avion et un hélicoptère de l'armée, le pire que l'aviation américaine ait connu au cours des 20 dernières années, souligne Politico, a fait 67 morts et pour le site en ligne, c'est une « catastrophe que presque tout le monde avait vue venir ». Cet accident « était évitable à 100% », conclut ainsi l'enquête menée pendant un an par l'Agence américaine de sécurité des transports, la NTSB. Hier, (27 janvier 2026), à l'avant-veille du premier anniversaire du drame, sa présidente a vivement critiqué le régulateur de l'aviation civile, la FAA, accusée d'avoir ignoré les mises en garde dela NTSB au sujet de l'aéroport Ronald-Reagan, détaille le Washington Post. La FAA accusée également de trop s'appuyer sur la navigation à vue. Une méthode qui consiste à confier aux pilotes la responsabilité de s'assurer visuellement qu'un autre appareil n'est pas sur leur trajectoire.   Les États-Unis ont-ils exigé du Mexique qu'il n'envoie plus de pétrole à Cuba ? Selon l'agence Bloomberg, un bateau aurait dû partir à la mi-janvier (2026) pour arriver à Cuba ces jours-ci. Mais cet envoi ne figure plus à l'agenda de l'entreprise publique Pemex. La presse mexicaine se demande si ces livraisons vont reprendre ou pas. Elle a, donc, interrogé la présidente. Réponse de Claudia Sheibaum : « Dans tous les cas, nous vous tiendrons au courant ». Une phrase prononcée sur un ton sec, précise La Jornada. Quant à la raison de l'annulation de cette cargaison, là aussi, c'est le flou. La cheffe de l'État s'est contentée d'affirmer que le Mexique prenait ses décisions de manière souveraine et que le pays continuerait de se montrer « solidaire » de Cuba. L'île qui connaît une grave crise énergétique, est privée par les États-Unis, du pétrole vénézuélien. Washington fait-il désormais pression sur le Mexique aussi ? La question reste sans réponse. Des experts du secteur énergétique consultés par le site Sipse, estiment, toutefois que Pemex a simplement modifié sa stratégie en matière d'exportations et choisi de donner la priorité à des marchés stratégiques.   Cuba : la difficile reconstruction après le passage de Melissa Sur les 106 500 logements endommagés, seuls 15 000 ont été réparés, nous apprend Granma. Si, pour le journal du parti communiste, c'est bien, le site 14yMedio, lui, juge que c'est trop peu. « Des dizaines de milliers de familles attendent toujours une solution définitive des mois après le désastre », se désole le journal qui regrette que le gouvernement fournisse à toutes les victimes la même quantité de matériaux de construction. Du coup, ceux qui ont une grande maison, se retrouvent avec un toit à moitié réparé. Le gouvernement pensait avoir trouvé la solution en transformant en logements des containers en métal dans lesquels arrivent sur l'île des équipements comme ceux des pacs photovoltaïques. Problème : ils ne sont pas suffisamment isolés face à la chaleur et à l'humidité. Et puis ils coûtent cher. Trop cher « dans un pays où le salaire moyen est d'à peine 18 dollars par mois », explique le site d'informations.   Les habitants d'un petit village argentin tentent de résister à l'avancée d'une dune Les habitants de Bahia Creek, « un paradis caché de Patagonie » situé au bord de la mer, comme le décrit le journal Infobae qui nous raconte cette histoire. Sept habitants l'hiver, 800 l'été qui luttent pour ne pas être enterrés par le sable. Déjà plusieurs maisons ont disparu. Photo impressionnante à voir sur le site du quotidien. Dans cette station balnéaire, le vent a changé de sens, il y a quelques années, et la dune s'est mise à se déplacer vers les habitations, et plus vers la mer. Face à l'inaction des pouvoirs publics, depuis quelques mois, les habitants de Bahia Creek cherchent des solutions : ils ont commencé par mouiller le sable pour l'empêcher de se déplacer grâce à un système solaire d'irrigation, puis ils ont fait pousser de la végétation, des conifères puis des roseaux. Comme ils l'ont expliqué à Infobae, ils espèrent aujourd'hui que cette « muraille naturelle » les sauvera de la dispartition.   L'air de Los Angeles empli de métaux lourds Un an après les feux de forêt de Los Angeles, on mesure mieux les conséquences de ces incendies sur les populations. Des conséquences majeures et durables, explique Jeanne Richard du service Environnement de RFI. Ces feux qui ont frappé une zone urbaine, ont entraîné une pollution aux métaux lourds. « Des vieilles tuyauteries, de la plomberie, des appareils électroniques comme des téléviseurs, des réfrigérateurs ou des batteries de voitures électriques, ont brûlé et dégagé ces polluants inhabituels et très dangereux pour la santé », explique la journaliste. Or, « ces pollutions nouvelles ne sont pas reconnues par les assureurs et les autorités », souligne François Tissot,  chercheur français, installé dans la ville d'Altadena dans la banlieue nord de Los Angeles. Ces incendies ont également eu un impact sur la biodiversité environnante. Le climat dans cette région est méditerranéen. On retrouve, donc, autour de Los Angeles une sorte de maquis, une végétation qui normalement n'est pas détruite par les feux de forêt, explique Jon Keeley, chercheur à l'Institut d'études géologiques des États-Unis. « Les espèces présentes dans ce maquis ont co-évolué avec les feux. Elles ont développé la capacité à reprendre depuis la base brûlée ou de produire des graines qui ont besoin des feux pour germer. La chaleur casse la coque autour de la graine qui peut alors germer. Sinon, ce sont les molécules même de la fumée qui déclenche la germination. » Il y a ainsi des fleurs sauvages qui ne poussent qu'après un incendie. Les graines dans le sol peuvent rester dormantes des dizaines d'années. Mais c'est ce qui se passe dans des conditions normales. « Quand les feux sont trop fréquents, quand il y en a tous les 10 ans par exemple, ça peut vraiment avoir un impact négatif. Parce que les plantes ont besoin de temps pour grandir et produire les graines qui vont s'accumuler dans le sol. Cela peut prendre 15 à 25 ans au minimum », précise Jon Keeley. Résultat : les espèces locales finissent par disparaître. Pour la nature et pour la santé des habitants, il faut limiter le réchauffement climatique et les activités humaines qui favorisent ces feux.   Le journal de la 1ère La Guadeloupe cherche toujours des moyens de se débarrasser des algues sargasses, notamment en les maintenant à distance avec des barrages anti-algues.

Choses à Savoir SCIENCES
Comment répondre aux gens qui inventent n'importe quoi ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:21


Le rasoir de Hitchens est une règle de pensée simple, tranchante… et terriblement efficace. Elle tient en une phrase :« Ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve. »Cette maxime est attribuée à Christopher Hitchens, essayiste et polémiste anglo-américain connu pour son style incisif, son goût du débat et son exigence intellectuelle. On parle de “rasoir” par analogie avec d'autres outils logiques comme le rasoir d'Occam : une règle qui “rase” les explications inutiles pour ne garder que l'essentiel. Ici, Hitchens ne rase pas les hypothèses trop compliquées : il rase les affirmations gratuites.Une arme contre les croyances infalsifiablesLe rasoir de Hitchens repose sur une idée fondamentale en rationalité : la charge de la preuve appartient à celui qui affirme. Si quelqu'un prétend quelque chose, c'est à lui de fournir des éléments solides pour le soutenir. Ce n'est pas à l'interlocuteur de démontrer que c'est faux.Et ça change tout. Car dans beaucoup de discussions, surtout sur Internet, la logique est inversée : une personne lance une théorie invérifiable — par exemple “les élites contrôlent tout”, “on nous ment”, “on a caché des preuves” — puis exige que les autres prouvent que c'est faux. Mais si l'affirmation ne repose sur rien de sérieux, on n'a pas à perdre son temps à la réfuter point par point : on peut la rejeter immédiatement.Exemple concretImagine quelqu'un qui dit :“Un esprit invisible hante mon appartement.”S'il n'y a aucune preuve, aucun indice, aucune observation vérifiable, le rasoir de Hitchens permet de répondre :“OK, mais je n'ai aucune raison d'y croire.”Pas besoin d'enquêter pendant trois semaines pour “prouver” qu'il n'y a pas de fantôme.Attention : ce n'est pas du cynismeLe rasoir de Hitchens ne dit pas : “tout est faux jusqu'à preuve du contraire”. Il dit : “je n'accepte pas une affirmation sans base”. C'est une posture intellectuelle saine, qui protège contre les rumeurs, les pseudo-sciences, les théories complotistes… mais aussi contre certaines manipulations politiques ou marketing.En résumé : le rasoir de Hitchens est une règle de bon sens déguisée en principe philosophique. Une règle qui rappelle ceci : si tu veux convaincre, apporte des preuves. Sinon, ton affirmation peut être balayée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Green et Soi-même
#29 - Instagram ce n'est PAS la vraie vie

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 24:14


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui se devait, en ce début d'année, de vous faire un little reminder : instagram ce n'est pas la vraie vie

8.30 franceinfo:
Capgemini : l'IA doit "s'anticiper, se négocier" en entreprise, sinon "c'est catastrophique pour l'emploi", alerte la leader de la CGT Sophie Binet

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 23:23


durée : 00:23:23 - 8h30 franceinfo - Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, était l'invitée du “8h30 franceinfo”, vendredi 23 janvier 2026 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité Afrique
Procès de l'affaire Martinez Zogo au Cameroun: «Le puzzle est en train de se reconstituer au fil des auditions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 11:24


Trois ans jour pour jour que la dépouille mortelle du Camerounais Martinez Zogo a été découverte, nue, marquée par la torture et abandonnée dans un terrain vague de la banlieue de Yaoundé. Le célèbre animateur de l'émission Embouteillages avait été enlevé cinq jours auparavant. Martinez Zogo était connu dans la capitale camerounaise pour ses dénonciations des turpitudes des puissants. Le procès de son assassinat est actuellement en cours au tribunal militaire de Yaoundé. Dix-sept personnes sont poursuivies, dont plusieurs « poids lourds » de la DGRE, le contre-espionnage camerounais. Notre Grand invité Afrique ce matin est l'avocat de la famille Zogo. Maître Calvin Job répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Dans le procès de l'assassinat de Martinez Zogo, les débats sur le fond ont débuté il y a en septembre 2025 seulement. Quels sont les premiers enseignements de ces audiences et surtout, ont-ils permis de faire plus de lumière dans cette sombre affaire ? Maître Calvin Job : Les enseignements de ces audiences ont permis de comprendre un peu la chaîne de commandement, notamment dans le fonctionnement de cet organe de renseignement qu'est la DGRE. Ils ont permis en quelque sorte aussi de clarifier certaines responsabilités, si vous voulez. Comme l'un des enquêteurs, enfin, l'une des personnes auditionnées, un haut cadre de cette structure, a fait comprendre que tout ce mécanisme s'est mis hors chaîne de commandement, ce qui a amené à une sorte de privatisation de cet organisme de sécurité. À lire aussiCameroun: au procès de l'affaire Martinez Zogo, le témoignage d'un ex-membre du renseignement extérieur Vous disiez que les audiences ont pu apporter certains éclairages sur la chaîne de commandement. Quels sont ces éclairages pour l'instant ? D'après ce qui a été dit, on apprend que Leopold Maxime Eko Eko, ex-directeur de la DGRE, n'avait pas participé aux réunions, ne savait pas que cette mission était en cours dans son service. Ce qui est quand même un peu étonnant, mais bon, soit. Et que finalement on a utilisé comme ça des individus qui gravitent autour de ce service de renseignements pour appâter Martinez Zogo et le localiser pour procéder à son enlèvement. Parmi les témoins, il y a Madame Moudié, ancienne patronne de la Division de surveillance électronique, qui affirme que Martinez Zogo était sur écoute. Et parmi les accusés, le lieutenant-colonel Justin Danwe, ex-directeur des opérations de la DGRE, qui reconnaît avoir participé à l'enlèvement de notre confrère, mais qui nie l'assassinat. Sait-on dans les grandes lignes qui a mobilisé de tels moyens contre le journaliste ? Et puis surtout, quel était le mobile de son assassinat ? Tous les témoignages, les auditions, et les récentes auditions tendent à aller dans le sens de « c'est monsieur Danwe qui a organisé tout ça de A à Z ». Maintenant, le tribunal s'est rendu avec l'ensemble des parties dans la radio où officiait Martinez Zogo pour écouter les voices. Il y a des noms qui revenaient, des dénonciations qui revenaient et qui ont permis de comprendre qui a approché le lieutenant-colonel Danwe pour organiser cet enlèvement. Donc à ce stade, il y a une sorte de clarification. Le puzzle en train de se reconstituer au fil des auditions. On sait à peu près ce qu'on peut qualifier de mobile, parce que Martinez Zogo, à longueur d'émissions, a dénoncé certains détournements et certaines personnes qui gravitaient autour de ces détournements, parmi lesquels des individus qui sont mis en cause dans cette affaire. Le mobile en soi est clairement politique et cette affaire baigne vraiment dans cette atmosphère de détournements, de prévarication de la fortune publique.  L'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et Stéphane Martin Savom, maire de Bibey, sont aussi poursuivis. Est-ce qu'on en sait plus sur leurs rôles présumés ? Je vais commencer par Martin Savom. L'une des personnes auditionnées a indiqué qu'il était clairement impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Martinez Zogo. Pour nous, s'il a été mis en examen, s'il a été placé sous mandat de dépôt, s'il a son nom indiqué dans l'ordonnance de renvoi, c'est qu'il y a une participation à un quelconque niveau dans cette affaire. Concernant Amougou Belinga, comme je disais tout à l'heure, nous nous sommes rendus à la radio de Martinez Zogo et nous avons écouté ses émissions. J'ai personnellement noté que Zogo avait cité le nom d'Amougou Belinga plus de 52 fois dans une seule émission. Une fois de plus, je ne dis pas qu'il avait une volonté forcément d'assassiner votre confrère, mais il y a clairement des indices qui nous conduisent à dire qu'il avait un intérêt à ce que Martinez Zogo arrête de le citer de la sorte. Vous représentez la famille de Martinez Zogo. Trois ans après la découverte de sa dépouille, dans quel état d'esprit la famille aborde les audiences aujourd'hui ? Au départ, il y avait une véritable volonté et une sorte d'optimisme assez poussé quant à la manifestation de la vérité. Quand on a vu que finalement, de janvier à septembre 2025, il ne s'est rien passé parce qu'il y a eu des exceptions de procédure qui ont été soulevées et qui ont ralenti le processus (les audiences se tiennent pendant deux jours toutes les trois semaines, NDLR). La famille a commencé à perdre espoir. Aujourd'hui, clairement, la famille est dans une optique de l'advienne que pourra, il arrivera ce qui arrivera. S'ils veulent un jour, ils nous donneront le corps et quand on sera prêts, on enterrera Martinez Zogo parce qu'il est toujours à la morgue trois ans après. Au final, la famille se dit que si au moins le nom du principal responsable est révélé un jour, c'est bien. Sinon, c'est la justice, elle fera avec. De toute façon, ça ne ramènera pas leur fils, leur père, leur époux. C'est l'état d'esprit qui prédomine aujourd'hui chez les proches de Martinez Zogo. À lire aussiAffaire Martinez Zogo au Cameroun: trois ans après, où en est la procédure judiciaire?

Real Life French
La poussière

Real Life French

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 5:11


Julien : Pff, ça me déprime… À chaque fois que je fais du nettoyage, la poussière revient le lendemain.Louise : Ouais, je sais. C'est un éternel combat pour que l'appart soit propre.Julien : Du coup, je ne sais même pas si ça vaut le coup que je passe l'aspirateur…Louise : Ah bah non ! Sinon, on va vite avoir l'impression de vivre dans une maison hantée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Green et Soi-même
#28 - Les blancs sont-ils fragiles ?

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 33:57


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui aurait préféré vous faire un autre épisode aujourd'hui. Mais il est grand temps qu'on parle de fragilité blanche par ici

8.30 franceinfo:
Tensions internationales : "Il faudra que nous soyons à la hauteur, sinon nous serons les faibles du monde", prévient le général Pierre de Villiers

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 24:34


durée : 00:24:34 - 8h30 franceinfo - L'ancien chef d'état-major des armées était l'invité du "8h30 franceinfo" jeudi 15 janvier 2026 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les Grandes Gueules
Le tacle du jour - Charles Consigny : "Le jeune Beaune doit faire quelque chose au haut-commissariat au plan... sinon, c'est un emploi purement fictif. Donc, on invente une usine à gaz. Moi, je propose de supprimer le haut-commissariat au plan&

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 1:58


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Fatima Aït Bounoua, prof de français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Green et Soi-même
Cher journal : j'ai un crush

Green et Soi-même

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 23:13


Bien le bonjouuuuuur d'une petite dame qui a décidé de tester un nouveau format par ici, plus court, plus intime, bienvenue dans mon journal intime

Les Grandes Gueules
La fatalité du jour - Charles Consigny : "Il ne faut pas se voiler la face sur le sujet. Sinon il ne faudra pas pleurer sur la victoire du RN à toutes les élections qui arrivent" - 08/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 2:54


Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Revue de presse Afrique
À la Une: inquiétude en Afrique après la chute de Maduro

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 4:14


L'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien par les forces spéciales américaines est largement commenté dans la presse du continent. « La chute de Nicolas Maduro (…) s'inscrit dans une dynamique internationale inquiétante, s'exclame Ledjely en Guinée, marquée par l'affaiblissement progressif du droit international et la remise en cause de principes longtemps considérés comme intangibles, au premier rang desquels la souveraineté des États et l'inviolabilité des frontières. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes répétées d'Israël en Iran, au Liban et en Syrie, ou encore d'autres interventions militaires occidentales sans mandat clair, cette attaque menée au Venezuela confirme l'imposition d'un nouvel ordre mondial fondé moins sur le droit que sur le rapport de force, pointe encore le site guinéen. Autant dire, un nouvel ordre dans lequel des pays structurellement aussi fragiles que les pays africains auront de la peine à faire entendre leur voix ». Maliweb à Bamako hausse le ton : « la capture de Nicolas Maduro n'est pas une opération de justice : c'est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d'un héroïsme de série B hollywoodienne. (…) Trump n'a pas seulement capturé un homme, poursuit le site malien ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n'avez pas l'arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n'êtes qu'un locataire précaire de votre propre pays ». « Un aveu glaçant pour les pays du Sud » « Ce qui s'est joué à Caracas n'a rien à voir avec les droits de l'Homme, renchérit Le Pays au Burkina Faso, ni avec la libération d'un peuple opprimé, c'est clairement une guerre d'intérêts, nue et revendiquée. En reconnaissant que le kidnapping de Maduro visait l'accès au pétrole vénézuélien, Donald Trump a levé toute ambiguïté. L'aveu est brutal, presque obscène, mais surtout glaçant pour les pays du Sud, qui savent désormais que tout peut être instrumentalisé pour criminaliser leurs dirigeants et servir de prélude à des intrusions musclées dans leurs affaires intérieures. (…) Aujourd'hui, c'est le pétrole du Venezuela ; demain, le gaz, l'or, l'uranium ou le lithium africains pourraient devenir des casus belli ». Alors, s'interroge Le Pays, « l'Afrique doit-elle réellement s'inquiéter ? La réponse est non, du moins pas dans l'immédiat. (…) Car aucun État africain n'occupe aujourd'hui la centralité géopolitique du Venezuela, puissance pétrolière stratégique et adversaire historique des États-Unis, dans une région que ces derniers considèrent comme leur pré-carré ». Le même scénario dans un pays africain ? Aujourd'hui, toujours au Burkina, n'est pas d'accord… « Faut-il redouter de tels actes sur le continent ? » Oui, répond le journal : « s'il y a une région qui pourrait subir les foudres de Trump, c'est bien le Cap Delgado au Mozambique, gorgé de pétrole et… de terroristes ». Il y a aussi « l'est de la RDC, où Trump a personnellement supervisé la signature d'un Accord de paix le 4 décembre dernier, lequel accord est piétiné par les belligérants. De quoi donner un argument valable au président américain pour déverser un déluge de feu sur la région. D'autant que cet accord de paix est assorti de juteux contrats pour les États-Unis pour exploiter le sous-sol de l'est de la RDC, gorgé de pierres précieuses et terres rares ! » L'Observateur Paalga insiste : « après Nicolas Maduro, à qui le tour ? Car Donald Trump avec sa politique MAGA, Make America Great Again, n'a certainement pas dit son dernier mot ». Silence prudent… Enfin, du côté des dirigeants africains, on reste plutôt discret… D'après La Nouvelle Tribune à Cotonou, seuls 4 pays ont officiellement condamné ce coup de force : l'Afrique du Sud, la Namibie, le Mali et le Burkina Faso. Partout ailleurs, prudence, donc… Attention, prévient Walf Quotidien à Dakar : « si le Sud global accepte ce précédent par silence, par peur ou par calcul, alors il accepte implicitement que la force prime sur la règle, que la puissance crée le droit, que la souveraineté soit conditionnelle. Il ne s'agit pas de défendre un homme. Il s'agit de défendre une architecture juridique mondiale déjà fragile, mais encore debout. La lutte contre les dictatures ne peut pas se faire par la destruction du droit. Sinon, nous remplaçons une oppression nationale par une domination globale ».

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les auteurs du « Guide de survie du CES » livrent leurs analyses et conseils pour naviguer dans le salon de Las Vegas qui se tiendra la semaine prochaine.Interview : Matthieu Deboeuf-Rouchon & Lionel Tardy, auteurs du « Guide de survie du CES ».PunchlinesLe CES 2026 sera celui de la tech invisible et des infrastructures critiques.L'intelligence artificielle devient un orchestrateur central dans tous les domaines.Un CES bien préparé, c'est 25 % de sérendipité, 75 % de stratégie.Le guide de survie est devenu le guide Michelin du CES.L'IA au CES, ce n'est plus un thème, c'est un prisme.Qu'est-ce qui change cette année au CES ?Lionel Tardy : On assiste à un basculement. Fini l'exubérance matérielle, place à l'infrastructure logicielle critique. L'IA générative et agentique transforme les usages. Le CES 2026 sera dominé par la tech invisible : deep tech, composants, orchestration intelligente. Les grands stands sont toujours là, mais la valeur se déplace sous la surface.Quel rôle joue l'intelligence artificielle dans cette édition ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : Elle est partout, mais surtout en profondeur. On ne parle plus seulement d'IA comme gadget ou démonstrateur. Elle agit comme un cerveau copilote, un orchestrateur de systèmes complexes. C'est ce qu'on retrouve dans l'agriculture avec des robots autonomes, dans la santé avec des capteurs prédictifs, ou encore dans le spatial computing. L'IA devient structurelle, pas juste thématique.En quoi consiste votre guide et pourquoi est-il devenu incontournable ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : C'est un outil stratégique. On l'a conçu comme on aurait aimé le lire avant notre première venue. Il aide à fixer ses objectifs, à organiser ses rencontres, à maximiser son temps. Aujourd'hui, on propose même des versions personnalisées pour des délégations comme la région Auvergne-Rhône-Alpes. Gary Shapiro, le patron du CES, nous appelle le “guide Michelin du CES”.Quel est le secret d'un CES réussi ?Lionel Tardy : Il faut une vraie préparation. Un bon CES, c'est celui où l'on sait à l'avance pourquoi on vient, qui l'on veut voir, ce qu'on veut montrer ou découvrir. Pour les visiteurs comme pour les exposants, on recommande de garder 20 à 25 % de son temps pour la découverte fortuite, mais le reste doit être planifié. Sinon, on passe à côté de tout.Liens : Guide de survie du CES 2026, CES 2026-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don