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Si nos agendas sont parfois difficiles à accorder, nous n'allions pas rater l'occasion de nous retrouver avec mes complices de "Serge, l'émission". Serge, je le rappelle c'était d'abord un magazine consacré à la musique en français. Un magazine que nous avons réveillé en lui donnant un micro. L'occasion de partager avec Patrice Bardot et Didier Varrod, des coups de cœur, des découvertes, et aussi des souvenirs avec nos golds. Deux heures dans la bonne humeur sous le soleil du Parc de la Villette où il sera question de pop, de variété, de folk, de rock, de rap, de chemins de traverse, de cinéma et où nous aurons même quelques roulages de r. MYLÈNE FARMER "C'est à qui le tour" DYNAMITE SHAKERS "6h10" ALMA RECHTMAN "Corps tambour" ANGE "Merci pardon" CAROLE LAURE "Joue moi un tango" TEDDYBEAR "Chaussures Roses" DIAM'S "La boulette" EZECHIEL PAILHES "Pas tant de d'chichi ponpon" MATHEO HANNEQUIN "Heureusement" CHARLES DOLLÉ "Maïa" ADAMÉ "Fou de toi" LUCID BEAUSONGE "Lettre à un rêveur"
Envie d'écouter une biographie originale et chantée ? Nous vous proposons la Folle Rencontre "J'ai la mémoire qui chante", où notre invité André Manoukian est interviewé par Didier Varrod sur les 6 chansons qui ont marqué sa vie. Les titres sont joués par Pauline et Yann Destal, groupe Eldorado, Cette rencontre a eu lieu, grâce au soutien de l'OARA, Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, à l'occasion de la formation nationale annuelle du Pôle de Ressources pour l'Education Artistique et Culturelle chanson francophone et musiques actuelles, au cœur de La Grande Semaine Francofolies Education du 24 au 28 novembre 2025. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour commencer cette émission un peu spéciale, je vais citer notre directeur des rédactions, le grand Patrice Bardot dans l'edito du Tsugi N°118 qui mettait à nouveau en une un certain Agoria. « C'est une chance de notre métier. Celle de pouvoir rencontrer des artistes très tôt, avant leur éclosion. Et de suivre ainsi au fil de leur évolution les hauts et les bas de trajectoires souvent plus en diagonale que rectilignes. Alors évidemment, des liens affectifs se créent, mais appelons ça de la déontologie, même si ça peut apparaître pompeux, en essayant toujours de ne pas être aveuglé par le phare de l'amitié. » C'est vrai que les souvenirs sont nombreux avec Agoria, que ce soit ici à Tsugi ou dans ma vie d'avant à France Inter. Je me souviens d'un B2B improvisé entre Agoria et Ricardo Villalobos à Nuits Sonores à Lyon. Je me souviens qu'un jour dans notre bureau de Radio France avec Didier Varrod, c'est Agoria qui nous a fait découvrir le duo Paradis et leur reprise de "La Ballade de Jim". Je me souviens de mes larmes la première fois où j'ai écouté "Les Violons Ivres" sur son 2ème album, The Green Armchair. Je me souviens d'Agoria intarissable quand il m'a raconté son premier voyage à Detroit. Je me souviens de toutes ses heures à danser sur les mixes d'Agoria mais aussi d'avoir fait dialoguer l'entrepreneuse Emmanuelle Duez et le musicien Jacques à son initiative. Cette année Agoria fête ses 30 ans de carrière. Lui qui découvre la techno de Jeff Mills à quinze ans dans la maison bulle de ses parents, architecte et chanteuse lyrique. Agoria commence à mixer dans les soirées lyonnaises à 17 ans, il partage déjà l'affiche avec Ritchie Hawtin et Carl Cox. Inlassablement depuis 30 ans, il défend sa vision de la musique : exigeante et généreuse, festive et profonde. Il a participé à la création du festival Nuits Sonores, du label InFiné et avec les années est devenu aussi un formidable grand frère pour beaucoup d'artistes. Si parfois les routes se croisent un peu moins souvent qu'on ne l'aimerait, certaines relations remontent si loin qu'on sait qu'on sera toujours là l'un pour l'autre. Il y a un peu plus de 10 ans, avec la team Tsugi, je crée Tsugi Radio. Et c'est bien sûr Agoria qui en devient le parrain. Aujourd'hui Agoria fête ses 30 ans de carrière, et c'est une évidence de lui donner carte blanche. Au micro, au téléphone et aux platines ce soir : la chanteuse Phoebe Killdeer, Blasé, Mooglie, le réalisateur Olivier Van Hoofstadt. Des célébrations qui commencent tout de suite avec la sortie n°100 de Sapiens, un label pas comme les autres : We Were Little, un morceau qu'Agoria a réalisé avec le pianiste Rami Khalifé, Blasé et Noemi.
En 10 ans de Tsugi Radio, il arrive qu'on s'interroge. Comme le soulignait lundi dans Serge, l'émission, Didier Varrod, l'actualité de la musique est aujourd'hui beaucoup plus rythmée par les annonces de concerts et de tournées que par les sorties d'album. On croise aussi régulièrement de jeunes artistes ou de jeunes technicien·nes qui n'écoutent pas la radio, qui découvrent la musique au gré des algorithmes. Pourtant semaine après semaine, nous accueillons des artistes confirmés ou jeunes talents qui viennent nous présenter leur nouvel album. On pourrait se sentir décalé ou anachronique, mais au contraire, on se sent privilégié. On a beaucoup de chance d'investir un espace où nous pouvons parler de création, prendre le temps de décortiquer comment les artistes créent et composent des albums. Et d'ailleurs, même les musicien·nes né·es au XXIème siècle, font toujours des albums. C'est bien la preuve que nous ne devons pas être tout seuls dans notre niche. Et ce dont nous ne lasserons jamais, c'est d'accueillir tou·tes ces artistes que nous repérons dans tous les festivals que nous parcourons. On les a vu·es au tout début, parfois fragiles sur scène dans des lives encore en construction, parfois dans de mauvaises conditions, et puis on les a vu·es grandir, s'affirmer, prendre de la hauteur, de l'assurance. C'est le cas de notre invitée du jour. Elle s'appelle Noor, elle a remporté le prix du Printemps de Bourges Crédit Mutuel aux Inouïs. Mais je me souviens de son concert pour les sélections des Inouïs à la Maroquinerie avec ses chansons épurées et baignées de larmes. Et puis il y a l'EP, Les histoires tristes me collent au corps et maintenant, ce premier album, 1900 jours qui sortira vendredi 17 avril. Alors aujourd'hui, dans Place des Fêtes, on a de la chance, parce que Noor est là et qu'elle va même jouer un morceau en live.
Que cela fait longtemps que n'avait pas résonné sur Tsugi Radio le générique de Serge, l'émission… Difficile d'accorder les agendas du retraité le plus heureux de France, Patrice Bardot, et du grand ordonnateur de l'Hyper Weekend Festival, Didier Varrod avec celui de Tsugi Radio. Entre temps, nos petit·es protégé·es poursuivent leur chemin : le duo nous étions une armée a subjugué Nagui et le public de Taratata en reprenant Edith Piaf, Théodora a rempli 4 Zénith de Paris, juste après Barbara Pravi et son hommage à Dalida, Dajak et Théa qui ont rempli leur Olympia, Ariane Bonzini travaille sur un album précédé d'un buzz incroyable… et nous n'aurons pas assez de cette soirée pour faire le tour de tous nos paris pour les prochains mois. Alors pour celles et ceux qui découvrent Serge, l'émission, sachez que, ce soir sur Tsugi Radio, on vous a prévu une sélection très amoureuse de coups de cœur et de découvertes, sans aucune barrière de style, tant que les textes sont en français. 9 nouveautés mais aussi des golds, des classiques, tubes inoubliables ou parfois totalement oubliés. Il va y avoir du punk-rock, de l'electro-gabber, du rap et une belle de nuances de chansons pop venue de toute la francophonie. BLAAME "Y a quoi" RAVAGE CLUB "Paroles Paroles" YUSTON XIII "Immortel" CAMILLE YEMBE "Je ne l'ai jamais dit à personne" SIMON MÉNY "Vivre" LANCELOT "Un homme seul" CÉLINE DION "Prière païenne" PATRICK JUVET "Il arrivera" MARIUS "Le temps" NAGÄ "Personnel" SUZANNE BELAUBRE "Cosmonaute" ANNE VANDERLOVE "Ballade en novembre"
Céline Dion vient de confirmer qu'elle se produirait à l'automne à Paris pendant deux mois. Comment expliquer que le public de la chanteuse canadienne aux 240 millions d'albums vendus l'aime encore, après plus de quarante ans de carrière ? Parlons-en avec Didier Varrod, directeur musical des antennes de Radio France, Elisabeth Reynaud, écrivaine, autrice de "Céline Dion, le pouvoir de l'amour" (éd. L'Archipel, 2023) et de "Céline Dion, icône et femme de cœur" (éd. Larousse, 2020), et Valentin Grimaud, auteur de "Céline Dion : Vestale" (éd. Le mot et le reste, 2022).
durée : 00:04:21 - Capture d'écrans - par : Dorothée Barba - Chaque semaine sur LCP, Didier Varrod reçoit un ou une artiste pour tenter de répondre à cette question : "À quoi sert une chanson ?". Sa rencontre avec Jeanne Cherhal est emplie de sourires, d'émotion, et de chansons qui reflètent, entre autres, le regard de la chanteuse sur la condition féminine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:09 - L'invité de 7h50 du week-end - par : Ali Baddou, Marion L'hour - C'est un rendez-vous musical au coeur de l'hiver qui mêle musiques actuelles et formations classiques de Radio France : la 5e édition de l'Hyper Weekend Festival se tient ces 23, 24 et 25 janvier. Didier Varrod, directeur musical de Radio France et la chanteuse Yaël Naîm sont les invités du 7h50. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 02:59:26 - Le 6/9 - Didier Varrod et Yaël Naim sont les invités de 7h50 et grand entretien à 8h20 avec Florence Aubenas et Stéphane Audoin-Rouzeau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Du 23 au 25 janvier, la Maison de la Radio et de la Musique devient le temple de la découverte et de la création pour la – déjà ! - 5ème édition de l'Hyper Weekend Festival. Alors que le COVID impactait encore fortement la tenue d'événements en public, le festival nait de la volonté farouche de Didier Varrod, directeur musical des antennes de Radio France. Son ambition : offrir aux artistes cet outil formidable et ses lieux de rencontre avec le public. En 4 années, l'Hyper Weekend s'est imposé dans le paysage ultra-concurrentiel des festivals contre la festivalisation de la culture pourfendue par Didier Varrod. L'Hyper Weekend propose des artistes connus et moins connus que vous n'avez pas encore vu sur scène. Camille en symphonique, le retour de Yaël Naïm, Victor Solf qui rend hommage à Blond(e) de Frank Ocean… Angèle Chatelier s'est glissée pour nous dans les coulisses d'une répétition de Thylacine qui rencontrait lundi dernier les jeunes choristes de la Maîtrise de Radio France. Un reportage dont la diffusion sera suivie d'un coup de téléphone à notre Didier Varrod à quelques jours du lancement de l'Hyper Weekend. PETER PETER "Rivalry" THYLACINE "Nawa (with Ozohere's Himba)" SOLF & KALUPTO "GODSPEED" MALAKA "Mangrove"
On plonge dans ce livre comme dans un album photos : à chaque page, des souvenirs surgissent. « La chanson française. Un peu beaucoup, passionnément », de Didier Varrod revient sur les musiques qui ont rythmé les 60 dernières années en France. L'évolution politique de la France et les bouleversements de la société s'inscrivent dans notre mémoire collective en chanson. De Charles Trenet à Aya Nakamura, de Nougaro à Juliette Armanet, en passant par Dalida, Balavoine, Michel Berger, Alain Souchon ou Feu! Chatterton, on suit les artistes sur scène et en coulisses, on comprend leurs succès et leurs échecs. Didier Varrod, journaliste, directeur musical des antennes de Radio France, était l'invité de Nathalie Amar. « La chanson française - Un peu, beaucoup, passionnément...» est à retrouver aux éditions Le Robert. ► Le hit de la semaine : Kayz Loum a choisi de mettre un coup de projecteur sur Abou Tall et ce hit extrait de son dernier album : Merci. ► Playlist du jour - Balavoine - Quand on arrive en ville - Charles Trenet - Le jardin extraordinaire. - Marguerite - Les filles, les meufs. - France Gall - Ella elle l'a. - Nougaro - Nougarock.
On plonge dans ce livre comme dans un album photos : à chaque page, des souvenirs surgissent. « La chanson française. Un peu beaucoup, passionnément », de Didier Varrod revient sur les musiques qui ont rythmé les 60 dernières années en France. L'évolution politique de la France et les bouleversements de la société s'inscrivent dans notre mémoire collective en chanson. De Charles Trenet à Aya Nakamura, de Nougaro à Juliette Armanet, en passant par Dalida, Balavoine, Michel Berger, Alain Souchon ou Feu! Chatterton, on suit les artistes sur scène et en coulisses, on comprend leurs succès et leurs échecs. Didier Varrod, journaliste, directeur musical des antennes de Radio France, était l'invité de Nathalie Amar. « La chanson française - Un peu, beaucoup, passionnément...» est à retrouver aux éditions Le Robert. ► Le hit de la semaine : Kayz Loum a choisi de mettre un coup de projecteur sur Abou Tall et ce hit extrait de son dernier album : Merci. ► Playlist du jour - Balavoine - Quand on arrive en ville - Charles Trenet - Le jardin extraordinaire. - Marguerite - Les filles, les meufs. - France Gall - Ella elle l'a. - Nougaro - Nougarock.
L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950 ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD. Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.
L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950 ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD. Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.
Les Folies LittérairesAnimées par Didier VarrodEn partenariat avec CulturaAux Francofolies, les mots ont autant de place que la musique. Dans ce nouveau rendez-vous, écrivains, chanteurs et festivaliers se croisent pour interroger la façon dont les histoires se construisent, se déforment, s'inventent. On parle de création, de mémoire, de transmission. On confronte les regards, on creuse les influences, on ouvre des portes.Le thème de ce podcast : Le roman des chanteurs avec pour invités Bertrand Belin, Julien Perez & Thibault CauvinHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Folies LittérairesAnimées par Didier VarrodEn partenariat avec CulturaAux Francofolies, les mots ont autant de place que la musique. Dans ce nouveau rendez-vous, écrivains, chanteurs et festivaliers se croisent pour interroger la façon dont les histoires se construisent, se déforment, s'inventent. On parle de création, de mémoire, de transmission. On confronte les regards, on creuse les influences, on ouvre des portes.Le thème de ce podcast : Barclay, l'eurovision et Thérapie Taxi, des mondes et des vies avec pour invités Fabien Randanne, Francois Bernheim & Raphaël ZaouiHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Folies LittérairesAnimées par Didier VarrodEn partenariat avec CulturaAux Francofolies, les mots ont autant de place que la musique. Dans ce nouveau rendez-vous, écrivains, chanteurs et festivaliers se croisent pour interroger la façon dont les histoires se construisent, se déforment, s'inventent. On parle de création, de mémoire, de transmission. On confronte les regards, on creuse les influences, on ouvre des portes.Le thème de ce podcast : Merveilleux et fantastique, la chanson en images avec pour invités Mathias Malzieu, Arthur H & AlfredHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:01 - "Sur un prélude de Bach" : le succès classique de Maurane - par : Max Dozolme - À l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Chanson française : un peu, beaucoup, passionnément" coécrit par Didier Varrod et Martin Soudan, Max Dozolme revient sur une chanson qui occupe une place particulière dans ce livre d'histoires. "Sur un Prélude de Bach", le premier tube inattendu de Maurane. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La France a peur comme le clamait l'historique présentateur de TF1, Roger Gicquel… Est-ce que Serge, l'émission allait vivre une sixième saison sur Tsugi Radio ? Est-ce que j'allais me retrouver avec le seul Didier pour chaque mois passer en revue l'actualité de la musique en VF ? Est-ce que l'homme qui est capable de parler de Serge Reggiani, des Parisiennes, de Valérie Lagrange, de Michèle Torr, de Nicoletta, de Pierre Barouh, de Nicole Croisille et de l'inoubliable chanson, « Une pipe à pépé » de l'oublié Henri Tachan, peut-il disparaitre des ondes comme ça ? Vous l'avez entendu à ce générique désormais iconique de Serge, l'émission, non il est toujours là, c'est Patrice Bardot ! Jeune et sémillant retraité de Tsugi qui a tenu à poursuivre notre petit apéritif en chanson une fois par mois sur Tsugi Radio, pour continuer cette œuvre de défrichage de nouveaux talents et défrichage de classiques oubliés que nous aimons tant faire sur ces ondes tous les trois. Et l'imparable Didier Varrod est aussi au rendez-vous et à l'heure pour cette sixième saison de Serge, l'émission. NINO VELLA "Pas peur" NOÉÉE "je dirai rien" SÉBASTIEN DELAGE "Sport" POPULATION II "La trippance" TECHNOPOLICE "… regretter après" YANN KYLE "Je pleure" ALPHONSE BISAILLON « Tout est accessoire ! » ALPHONSE BISAILLON "L'avenir et moi" MAX BERLIN "Elle et moi" WAMEN "Drapeau rouge" PIERRE BACHELET "Les Corons" MATCH NUL "Jours fériés" ANIMO "Des gens stricts" CYRIL MOKAÏESH "Regarder passer les trains"
Qu'importe les locataires de la Rue de Varenne ou de Valois, à Tsugi Radio, nous continuerons à défendre librement la musique et la culture et à tout faire pour une société émancipée et plus juste. La preuve, dans cette émission, je passerai un coup de fil à Hamid Hassani, président de So Good, alors que Marseille accueillera demain, la 3ème édition du So Good Maif Festival, qui propose, comme nous, de « Vibrer ensemble pour un monde moins pire. » Retour aussi d'Olivier Forest qui regarde tous les écrans pour nous, direction les salles obscures avec le film prix du jury au dernier festival de Cannes, Sirat d'Oliver Latché. Aujourd'hui, Tsugi ouvre une nouvelle page de son histoire avec la sortie du premier numéro depuis le départ en retraite de notre cher Patrice Bardot. Rassurez-vous, Patrice sera bien au rendez-vous de Serge, l'émission dans 15 jours, lundi 22 à 18h avec Didier Varrod. Tsugi évolue passe en bimestriel, ce qui vous laisse 2 mois pour lire la sortie du jour avec trois projets pour lesquels le dancefloor est essentiel : Myd, Soulwax et le quintet Parcels. Troisième album studio pour les Australiens disponible vendredi. Cinq gamins qui ont quitté leur lointaine île pour échouer à Berlin, souvenir qu'ils racontent avec tendresse dans « Iwannabeyourlightagain » qui clôt leur nouvel album. Les années 70, jouer ensemble, retrouver la sève du live en studio, ont été leurs ambitions pour un disque qui s'avère assez réussi, et sans doute moins touffu que leurs précédents. Sur LOVED, on décèle aussi d'autres influences plus discrètes : Niles Rodgers, Fleetwood Mac, le rock shoegaze à la Dinosaur Jr ou Stereolab, et même nous a avoué, Pat, quand on a rencontré le groupe en juin : Katy Perry. En 10 ans, Parcels s'est forgé une solide réputation sur scène, comme ils l'ont prouvé à We Love Green au printemps. Jules Crommelin et Patrick Hetherington, Parcels est aujourd'hui l'invité de Place des Fêtes. PARCELS "Leaveyourlove" PARCELS "Sorry" DAVID BYRNE "What Is The Reason For It? (ft. Hayley Williams)" BOKO YOUT "Gusto" THE SOPHS "For The First Time" OLIVER SIM "Obsession" FISHBACH "La Machiavela" TERRENOIRE "Le fou dans la voiture" P.R2B "Presque Punk"
Nos invités de la deuxième partie de C à Vous du lundi 1er septembre 2025: Karin Viard et François Cluzet pour le film "Fils de", Clara Luciani qui a passé son été dans les festivals et Didier Varrod qui nous parle de Céline Dion qui sera à l'honneur d'un documentaire ce mercredi sur M6.Avec comme chaque soir également l'œil de Pierre, le bonus de Lorrain Sénéchal et bien entendu l'ABC de Bertrand Chameroy.Tous les soirs, du lundi au vendredi à 20h sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent les personnalités et artistes qui font l'actualité.
durée : 00:12:10 - L'invité de 7h50 du week-end - France Inter célèbre la Fête de la musique. Didier Varrod, directeur musical des antenne de Radio France et Michka Assayas, journaliste producteur de l'émission "Very good trip" sur France Inter, en direct du Hellfest, à Clisson, sont les invités de France Inter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
RTL célèbre les 50 ans de la sortie du premier album de Renaud, "Amoureux de Paname", qui sortait le 3 avril 1975. Quel est le lien fort qui lie les Français à ce monument de la chanson française ? Ecoutez l'analyse de Didier Varrod, journaliste, réalisateur de plusieurs documentaires sur Renaud. Ecoutez L'invité pour tout comprendre avec Yves Calvi du 03 avril 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les vieilles canailles de la chanson (Patrice Bardot, Didier Varrod et Antoine Dabrowski) sont de retour comme tous les mois sur la Tsugi Radio, en direct de la Folie L1 du Parc de la Villette. 90 minutes, souvent un peu plus de morceaux, d'artistes, de projets, de parcours qui ont fait battre nos cœurs un peu plus vite. 9 nouveautés glanées de ci de là au fil de nos boîtes mails ou slidées dans nos DM, mais aussi des golds pour le plaisir. Rassurez-vous nous n'allons pas rendre hommage à Herbert Léonard, même si nous aurions pu, mais on il se peut qu'on célèbre le disco en France, c'est d'actualité. Le retour de la guitare se confirme chez les artistes français, peut-être Alexis Bernier a-t-il été entendu, lui que nous avons entendu se plaindre si souvent de la disparition de la 6 cordes. Qu'il se réjouisse, car acoustique ou branchée la guitare est au rendez-vous de Serge, l'émission. Multiple et hybride, la chanson du jour sera folk, rock, pop ou aussi rap. La chanson est traversée par ce qui agite la société et celle de nos musiciens questionnent parfois le genre et la masculinité, cette émission est donc fortement déconseillée aux fans de Trump, d'Elon Musk et à la rédaction de CNews… GABRIEL TUR "Faut que ça coule" KAPEQ "Froid aux mains" MICHELLE & LES GARÇONS "Cœur au diable" ROCKY & VANDELLA "Dès que t'as disco t'as tout dit" THE ODDS "Bastille" CHARLES "Silence" GENRE GENRE "Here comes the light" BIJOU "Je ne t'oublierai jamais" ADÈLE CASTILLON "Subutex" MATHIEU DES LONGCHAMPS "Nos bâtisses" LÙLÙ "Lùlù" CLAUDE FRANÇOIS "17 ans"
Bien occupé en janvier par Eurosonic, l'Hyper Weekend Festival, et les multiples sorties du mois de janvier, Serge a pris son temps pour attaquer 2025. Mais nous voici de retour, avec comme c'est l'habitude, trop de coups de cœur et pas assez de temps. Notre chanson du jour sera tout à la fois classique, hybride, électronique, et souvent sensible. À l'image du Fil, l'album culte de Camille, sorti il y a tout juste 20 ans, le 14 février 2005, un disque dont on perçoit encore aujourd'hui, l'influence sur plusieurs générations d'artistes. Serge, ce sont des nouveautés, des golds tubes indépassables ou parfois fulgurances oubliées, et Serge, c'est surtout, pour partager le micro avec moi, deux infatigables et passionnés découvreurs de talent… Didier Varrod et Patrice Bardot. Replay disponible également sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=WIG-fK702ds MYRA "Des fleurs" CHOSES SAUVAGES "Incendie au Paradis" JEAN-PIERRE MADER "Outsider dans son cœur (live)" CASSIEN "Je prends le vent" FÉLIX BRASSARD "Boulevard des Inconnus" NERLOV "Cramé feat. Chahu" CAMILLE "Pâle Septembre" LIO "Sage comme une image" MANTEZ "Banger" CLAUDE WAVE "Easystress" NATHAN ZANAGAR "Occupe-toi" SHEILA "À l'avenir"
durée : 00:11:07 - L'invité de 7h50 du week-end - Didier Varrod, directeur de la musique des antennes de Radio France et fondateur de l'événement, et Bilal Hassani, auteur compositeur, évoquent la quatrième édition de l'Hyper Weekend Festival, qui se déroule à la Maison de la radio et de la musique et qui propose de nombreuses créations originales.
durée : 03:00:17 - Le 6/9 - par : Ali Baddou, Marion L'hour, Benjamin Dussy, Mathilde Khlat, Elodie Royer - Nos invités à 7h50 sont Didier Varrod, directeur de la musique des antennes de Radio France, l'auteur et compositeur Bilal Hassani et à 8h20 la rédaction du magazine "Le Papotin" avec Julien Bancilhon, rédacteur en chef, Yolanda et Gaspard, journalistes et Claire Leost, prédisdente de Prisma Media. - réalisé par : Marie MéRIER
durée : 00:05:32 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Journaliste, producteur, il est le créateur de l'Hyper Weekend Festival dont la 4e édition se tiendra du 24 au 26 janvier à la Maison de la Radio. Au micro de Frédéric Pommier, Didier Varrod évoque "Amoureuse" de Véronique Sanson, une chanson qui a bouleversé sa vie quand il l'a découverte à 12 ans.
durée : 00:21:11 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Lundi 20 janvier 2025 : le directeur de la musique des antennes de Radio France. Les 24, 25 et 26 janvier, le 4e Hyper Weekend Festival envahira la Maison de la Radio et de la Musique.
Comme une envie de chanter « Ding Dong The Witch Is Dead », chanson tirée du Magicien d'Oz, reprise par Klaus Nomi et dédicacée à Margaret Thatcher, qui mourra pourtant bien après le génial haute-contre des années 80… est-ce que la mort de Jean-Marie Le Pen va inspirer nos artistes ? Un peu tôt pour le dire, elle semble en tout cas bien inspirer nos médias qui sont tous partis en éditions spéciales avec des nécros qui semblaient prêtes depuis longtemps. Quoi qu'il en soit, le 7 janvier 2025, alors qu'on commémore les 10 ans des attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, est une journée sombre pour les fachos puisqu'on a aussi appris que Marine Le Pen a échappé de peu à un grave accident de bateau au cours de sa visite à Mayotte… Quand ça veut pas. On ne se réjouit pas de la mort des gens, certes, mais on peut quand même dire que le vieux fondateur du Front National et ses dérapages en tout genre ne vont pas nous manquer. Depuis la dernière fois qu'on s'est vu : la France a un gouvernement, le Canada n'en a plus, la région Pays de la Loire a adopté un budget mortifère pour la culture et la vie associative et Tim Cook, le patron d'Apple, a donné 1 million de Dollars de sa fortune personnelle pour l'investiture du 47ème Président des États-Unis… Mais il est quand même des raisons de se réjouir, si si : à la fin du mois de janvier vont sortir une bonne vingtaine d'albums attendus et singuliers. On a eu beaucoup de travail pendant les vacances pour écouter ça et on va pousser les murs à Tsugi Radio pour vous en faire découvrir un maximum. Au rayon des bonnes nouvelles encore, l'arrivée imminente de la 4ème édition de l'Hyper Weekend Festival, attendue du 24 au 26 janvier à la Maison de la Radio et de la Musique. On en parle aujourd'hui avec Didier Varrod qui sera au téléphone avec nous dans cette émission. À venir aussi la revue de presse musicale d'Angèle Chatelier, la résidence de La Mverte à 19h et juste vant, Nicolas Jalageas, notre libraire, qui a lu et aimé, Bristol, le dernier roman de Jean Echenoz qui sort chez Minuit. ANDREA LASZLO DE SIMONE « Un Momento migliore » PIERRE LAPOINTE « Toutes les idoles » LILI CASTIGLIONI « Silence Choir feat. Clara Kimera » OJOS « Je dors tout le temps » GUS ENGLEHORN « Metal Detector » DELAURENTIS « Unbelievable Green »
durée : 00:55:52 - Côté Club - par : Laurent Goumarre - Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités reçoit Didier Wampas pour la sortie de son autobiographie "Punk ouvrier" et Didier Varrod pour annoncer la suite de la programmation de l'hyperweekend festival. Bienvenue au Club ! - invités : Les Wampas - Les Wampas : Groupe de rock alternatif - réalisé par : Stéphane LE GUENNEC
durée : 00:55:52 - Côté Club - par : Laurent Goumarre - Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités reçoit Didier Wampas pour la sortie de son autobiographie "Punk ouvrier" et Didier Varrod pour annoncer la suite de la programmation de l'hyperweekend festival. Bienvenue au Club ! - invités : Les Wampas - Les Wampas : Groupe de rock alternatif - réalisé par : Stéphane LE GUENNEC
On a affûté nos plumes, préparé nos envolées lyriques, même révisé quelques pas de danses, le boys band de la chanson, le triumvirat de la ritournelle, la task force de la variété est de retour sur les ondes de Tsugi Radio, en mode commando. 90 minutes à fond les ballons pour faire comme Zaho de Sagazan, vous raconter comment on aime tomber amoureux de parfaits inconnus avec pour seuls guides nos oreilles et notre petit cœur qui bat. On ne cesse de le répéter : les jeunes artistes choisissent massivement la langue de Barbara pour écrire leurs textes et ce quel que soit leurs aspirations musicales : aujourd'hui Serge, l'émission sera folk, pop, punk, piano-voix, rock, electro, car la chanson s'hybride et se mélange pour mieux révéler la singularité de ses artistes. Mais Serge, ne serait pas Serge, sans nos golds, tubes indépassables ou trésors oubliées, qu'on exhume avec malice pour le plaisir de s'assoir sur les règles du soi-disant bon goût et aussi pour montrer que le présent de la chanson a souvent commencé à s'écrire dans le passé… Comme chaque mois, ils m'ont envoyé leur sélection avec enthousiasme, et j'ai le plaisir de les accueillir à nouveau depuis la Folie L1 du Parc de la Villette, mes amis Didier Varrod et Patrice Bardot. ANAÏS COTTE "L'aquarium" MATHIEU BOOGAERTS "Ondule" THÉA "Cavale ! Cavale !" HÉLÈNE SIO "J'veux tout savoir" JEAN-MICHEL CARADEC "Ma petite fille de rêve" VINCENT BESTAVEN "Terrain militaire" PIERRE BACHELET "Avec Satan" SAM SAUVAGE "La fin du monde" WHISPER "L'été en hiver feat. Disiz" CANDEUR CYCLONE "couleur pastel" nous étions une armée "la vie éternelle"
Ses ami.e.s l'appellent le petit volcan et c'est sûr que depuis qu'elle a débarqué dans le paysage de la chanson, Barbara Pravi n'est pas du genre à faire dans la demi-mesure. Hyper sensible, hyper intense, mais aussi hyper joyeuse et hyper généreuse, comme elle le prouve sur son nouvel album, La Pieva, où elle semble tout de même avoir posé quelques valises. La Pieva, c'est son aïeule, une veuve tzigane qui, au XVIIIème siècle, sillonnait les montagnes serbes pour aller chanter dans les villages. Barbara Pravi, elle, c'est sur plus de 150 scènes dans 20 pays qu'elle a chanté, propulsée par le succès de « Voilà », le tube grâce auquel elle a fini 2ème de l'Eurovision, meilleure performance française au concours depuis des années. Tube, soit dit en passant, qu'un certain Patrice Bardot avait programmé dans Serge, l'émission, quelques mois avant l'Eurovision… Il y a de l'urgence et même parfois une certaine forme de gravité dans les chansons du nouvel album de Barbara Pravi, toujours exaltées par une voix dont la force et la musicalité ont de quoi frapper les cœurs. Sur ce disque, la chanteuse explore d'autres territoires en injectant parfois des guitares rock ou des ambiances tziganes, en gardant intacte l'envie de nous raconter des histoires, les siennes, qui par la force de la musique, deviennent aussi un peu les nôtres. Aujourd'hui, dans Serge, l'émission, avec Didier Varrod et Patrice Bardot, on passe 90 minutes avec Barbara Pravi.
Si Antoine Griezmann a annoncé prendre sa retraite internationale et qu'il ne jouera plus pour les Bleus, notre Serge bien aimé remet ça cette saison encore et il était temps pour lui de faire sa rentrée car les nouveautés s'accumulent. Alors pour celles et ceux qui n'étaient pas les 4 saisons précédentes, on va faire les présentations. En 2010, naissait Serge magazine, un magazine imaginé par la bande de Tsugi et Didier Varrod pour mettre à l'honneur la musique en sous toutes ses formes pourvu qu'elle soit chantée en Français. TRACKLIST : NOOR "H24" FRACATSO "Flammes d'Autruche" GEORGE KA "2000 âmes" OSCAR EMCH "Ma voix" LEA JACTA EST "Tyrannousaure Lucifer" CAHTERINE LARA "La craie dans l'encrier" MIREILLE "Ce petit chemin" BARAKANAN "Nanortalik" NATHAN ZANAGAR "Eda" CAROCO "Chacun de tes mots" PERRIN "Comment faire ?" JEAN FERRAT "Au printemps de quoi rêvais-tu ?"
durée : 02:58:21 - Le 6/9 du week-end - par : Ali Baddou, Marion L'hour - Aujourd'hui, nous recevons Didier Varrod à 7h50, il est le directeur musical des antennes de Radio France et il nous parlera de Mylène Farmer, sa tournée “Nervermore” se clôture au Stade de France le 1er octobre. A 8h20, notre invité est l'historien et philosophe Yuval Noah Harari, pour "Nexus".
40èmes Francofolies de la Rochelle… Il s'en est passé des choses sur l'esplanade Saint Jean d'Acre depuis la création du festival par Jean-Louis Foulquier, producteur de Pollen, les copains d'abord sur France Inter et Michel Crépeau, le Maire de La Rochelle, en 1985. Barbara, Renaud, Léo Ferré, Higelin, Catherine Ringer, Véronique Sanson, Alain Souchon, Hubert-Félix Thiéfaine… toutes nos grandes stars connaissent le festival comme leur poche. Sous l'impulsion de Gérard Pont et de Morgane Production depuis 2004, les Francos ont renforcé leur statut de festival majeur de la chanson, tout en s'ouvrant aussi à d'autres esthétiques, à la musique électronique, au rap, et même au metal depuis l'arrivée de Pierre Pauly à la programmation. Car la culture c'est le patrimoine ET la création. La soirée de ce soir sur la scène Jean-Louis Foulquier résume bien l'esprit des Francos avec Zaho de Sagazan, Phoenix, Jean-Michel Jarre qui rendra hommage à Christophe et aux chansons qu'il lui a écrites interprétées par Zaho de Sagazan. Alors impossible pour Tsugi Radio et pour Serge, l'émission de ne pas être au rendez-vous du Café Pollen cette année encore avec Didier Varrod, Patrice Bardot et Antoine Dabrowski.
durée : 00:10:07 - L'invité de 7h50 - par : Sonia Devillers - À 7h50, Didier Varrod, directeur de la musique à Radio France, est notre invité pour évoquer Françoise Hardy, qui vient de mourir à l'âge de 80 ans. - invités : Michel Barnier - Michel Barnier : Plusieurs fois ministre, notamment des Affaires étrangères, ancien député, sénateur, ex-négociateur du Brexit, membre du conseil stratégique du parti LR
durée : 00:20:00 - L'interview de 9h20 - par : Léa Salamé - À 9h20, France Inter rend hommage à la chanteuse Françoise Hardy, qui vient de mourir à 80 ans, avec Didier Varrod, directeur musical de Radio France, mais aussi des artistes qui sont venus parler de leur relation artistique avec elle. - invités : Marjane Satrapi - Marjane Satrapi : Artiste, réalisatrice et autrice de bandes dessinées
durée : 00:10:07 - L'invité de 7h50 - par : Sonia Devillers - À 7h50, Didier Varrod, directeur de la musique à Radio France, est notre invité pour évoquer Françoise Hardy, qui vient de mourir à l'âge de 80 ans. - invités : Michel Barnier - Michel Barnier : Plusieurs fois ministre, notamment des Affaires étrangères, ancien député, sénateur, ex-négociateur du Brexit, membre du conseil stratégique du parti LR
durée : 00:20:00 - L'interview de 9h20 - par : Léa Salamé - À 9h20, France Inter rend hommage à la chanteuse Françoise Hardy, qui vient de mourir à 80 ans, avec Didier Varrod, directeur musical de Radio France, mais aussi des artistes qui sont venus parler de leur relation artistique avec elle. - invités : Marjane Satrapi - Marjane Satrapi : Artiste, réalisatrice et autrice de bandes dessinées
L'émission 28 Minutes du 26/01/2024 Ce vendredi, l'historien Pascal Blanchard, la rédactrice en chef au « Point » Géraldine Woessner, le président du think tank « Souverains demain ! » Paul Melun et la dessinatrice Louison reviennent sur l'actualité de la semaine. Ils seront rejoints par Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Co-auteur de l'ouvrage « Rock la France : 60 ans de rock français », publié aux éditions Marabout, il est aussi le fondateur de l'Hyper week-end festival, dont la troisième édition débute ce vendredi. Du Concert de la Nation en 1963 avec Johnny Hallyday à la scène émergente d'aujourd'hui, d'Alain Bashung à Phoenix : cette anthologie est un grand « jukebox musical » dédié à ceux qui ont façonné le rock français, qu'ils soient acteurs de l'ombre ou stars internationales. Retour sur deux actualités de la semaine : Immigration. « Le Conseil constitutionnel censure les mesures de fermeté les plus approuvées par les Français : la loi immigration est mort-née ». Le président de Rassemblement national Jordan Bardella n'a pas caché son mépris, jeudi 25 janvier, après que les neuf Sages ont largement désapprouvé une grande partie de la loi immigration — 32 articles sur 86, propositions de la droite et de l'extrême droite — dont le durcissement de l'accès aux prestations sociales ou le regroupement familial. Si c'est « une leçon d'État de droit » pour la gauche, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin se félicite aussi : le Conseil a validé « l'intégralité du texte du gouvernement ». À cette actualité vient s'ajouter un chiffre record : 323 260 premiers titres de séjour auraient été délivrés en 2023. Est-ce une victoire pour Emmanuel Macron ? Mobilisation des agriculteurs. Quatre-vingt départements seraient désormais touchés par la mobilisation des agriculteurs, qui appellent au « blocus de Paris », à partir de 14 h, ce samedi. Si plusieurs partis politiques comme le Rassemblement national tentent de se presser au chevet de la colère paysanne, seuls Les Verts n'arrivent pas à nouer le dialogue. Si la cheffe de file Marine Tondelier assure que « l'agriculture n'a pas d'avenir sans transition écologique » et que leurs « destins sont liés », Sandrine Rousseau accuse les agriculteurs de ne pas toujours être « les premiers écologistes de France »… pendant que la FNSEA reproche aux défenseurs de l'environnement les normes écologiques contraignantes. À qui la faute ? Dans son duel de la semaine, Frédéric Says oppose Gérard Larcher au ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. L'Assemblée nationale a voté, mercredi 24 janvier, en faveur de l'inscription comme droit fondamental de la « liberté » d'avoir recours à l'IVG. Si le Sénat doit désormais voter dans les mêmes termes, son président pense que « la Constitution n'est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». « Anatomie d'une chute », réalisé par Justine Triet, nommé cinq fois aux Oscars… mais ne représentera pas la France dans la catégorie « meilleur film étranger ». Anatomie d'un succès et d'une polémique ? C'est le Point com d'Alix Van Pée. Jérôme Garnache-Creuillot souhaitait recycler « proprement » des déchets industriels toxiques avec sa société Europlasma. La guerre en Ukraine en a décidé autrement : le chef d'entreprise français se retrouve à produire des obus par milliers. C'est l'histoire de la semaine de Claude Askolovitch. Notre Une internationale est celle du quotidien argentin « Clarín », titré, jeudi 25 janvier : « Une grève timide et un acte fort qui ne change rien ». Une partie du pays s'oppose à la « tronçonneuse » et à la cure d'austérité du nouveau président Javier Milei. L'Argentine deviendra-t-elle un pays durablement fracturé ? Retrouvez enfin les photos de la semaine sélectionnées avec soin par nos clubistes et la Dérive des continents de Benoît Forgeard ! 28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 26 janvier 2024 - Présentation : Renaud Dély - Production : KM, ARTE Radio
durée : 00:55:24 - Côté Club - par : Laurent Goumarre - Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités reçoit Barbara Pravi, Natascha Rogers et Didier Varrod. Bienvenue au Club ! - réalisé par : Stéphane LE GUENNEC
durée : 00:56:48 - Côté Club - par : Laurent Goumarre - Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités reçoit Stéphane Milochevitch et Patrice Bardot, Didier Varrod et Alexis Bernier. Bienvenue au Club ! - réalisé par : Stéphane LE GUENNEC
durée : 00:59:47 - Le 13/14 - par : Bruno DUVIC - Nous recevons aujourd'hui Didier Varrod, Directeur musical des antennes de Radio France et Mademoiselle K, autrice, compositrice et interprète française
durée : 00:22:33 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Alexis Morel - Pour rendre hommage à Jane Birkin, morte le 16 juillet à l'âge de 76 ans, la journaliste et biographe Véronique Mortaigne, le directeur musical des antennes de Radio France Didier Varrod, et le chanteur Alain Chamfort sont les invités du Grand entretien. - invités : Véronique MORTAIGNE, Didier Varrod, Alain Chamfort - Véronique Mortaigne : Journaliste et auteur, Didier Varrod : Directeur musical des antennes de Radio France, Alain Chamfort : Auteur-compositeur-interprète français
durée : 00:54:26 - Côté Club - par : Laurent Goumarre - Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités reçoit Flavien Berger, Bonnie Banane et Didier Varrod pour nous présenter la deuxième édition de 'Hyper Weekend Festival les 20, 21 et 22 janvier 2023 à la Maison de la Radio. Bienvenue au Club !
durée : 00:29:11 - La Série musicale - par : Lucile Commeaux, Fred Charbaut, David Unger, Romain Boulet, Marie Richeux, Zoé Sfez, Grégory Philipps, Sophian Fanen, Simon Rico, Didier Varrod - "Être ou ne pas naître", telle est la question à la résonance shakespearienne que pose en creux l'immersion dans l'itinéraire artistique intranquille de Christine and the Queens.
durée : 00:29:11 - La Série musicale - par : Lucile Commeaux, Fred Charbaut, David Unger, Romain Boulet, Marie Richeux, Zoé Sfez, Grégory Philipps, Sophian Fanen, Simon Rico, Didier Varrod - "Être ou ne pas naître", telle est la question à la résonance shakespearienne que pose en creux l'immersion dans l'itinéraire artistique intranquille de Christine and the Queens.