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Les Libéros - Le Football de notre enfance
Les 20 ans de la Coupe du monde 2006 | Épisode 9 : Une bataille d'élite

Les Libéros - Le Football de notre enfance

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 69:07


Neuvième et avant dernier épisode de notre série consacrée aux 20 ans de la Coupe du monde de la FIFA 2006.Après avoir fait tomber l'Espagne puis le Brésil, l'équipe de France retrouve le dernier carré pour y défier le Portugal de Cristiano Ronaldo, Luís Figo et Deco. Une affiche aux allures de revanche de la demi-finale de l'Euro 2000, avec en toile de fond une place en finale.À l'occasion de cet anniversaire, Les Libéros Redha, Gilchrist et Raphaël reviennent sur cette demi-finale où les Bleus confirment leur spectaculaire montée en puissance. Longtemps critiquée durant la phase de groupes, l'équipe de Raymond Domenech affiche désormais une maîtrise collective impressionnante, portée par une génération de cadres qui semble jouer son meilleur football au moment où l'on ne l'attendait plus.Face à eux, le Portugal de Luiz Felipe Scolari rêve de disputer la deuxième finale mondiale de son histoire. Après avoir éliminé les Pays-Bas au terme de la mythique « Bataille de Nuremberg », puis l'Angleterre aux tirs au but, les Portugais s'appuient sur un collectif expérimenté et sur l'émergence d'un jeune Cristiano Ronaldo, déjà décisif dans les grands rendez-vous.Le tournant intervient peu avant la demi-heure de jeu. Thierry Henry obtient un penalty après un duel avec Ricardo Carvalho, et Zinédine Zidane transforme l'occasion avec son calme habituel. Un but qui sera finalement le seul de la rencontre, mais qui résume parfaitement la sérénité retrouvée des Bleus.Défensivement impeccables, emmenés par un Lilian Thuram impérial et un Claude Makélélé omniprésent, les Français contrôlent ensuite les offensives portugaises sans jamais véritablement vaciller. Une nouvelle démonstration de maturité qui valide définitivement leur statut de prétendant au titre.Au-delà du résultat, les Libéros reviennent sur la prestation magistrale de Zinédine Zidane, véritable chef d'orchestre de cette équipe de France, sur l'apport des anciens dans cette épopée inattendue et sur l'impression laissée par une sélection française qui semble désormais capable de battre n'importe quel adversaire.Entre revanche, maîtrise tactique et émotion grandissante, cet épisode raconte la soirée qui a envoyé les Bleus en finale de la Coupe du monde. Une dernière marche reste à gravir : un rendez-vous mythique face à l'Italie, pour conclure l'une des plus belles histoires du football français.Podcast produit par Sports Content, proposé par l'OdioO ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Emmanuel Dongala: «Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 22:01


Ce mois de juillet 2026, l'une des grandes plumes de la littérature francophone aura 85 ans : l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, né en 1941. Son parcours l'a fait traverser toute l'histoire du Congo-Brazzaville, de l'indépendance aux déchirements de la guerre civile, en passant par l'âge d'or de la littérature et du théâtre dans les années 70 à 90. C'est cette histoire qu'il a racontée à RFI, à la première personne. RFI : Vous êtes né en juillet 1941, il y a 85 ans. Est-ce que pendant votre enfance se mettent déjà en place des choses importantes pour votre vie d'écrivain ? Emmanuel Dongala : D'abord, quand j'étais petit, à l'époque, il n'y avait pas de télévision et le soir, en saison sèche, il faisait froid. On était dehors, autour du feu, sous le clair de lune, et notre mère, ma mère, nous racontait des histoires, des contes. Et ça me fascinait. Je me disais : « Il faut qu'un jour moi aussi je me mette à inventer mes propres contes. » Et c'est incroyable comme cette femme analphabète m'a poussé à devenir écrivain. Et mieux encore, mon père était instituteur et il avait des livres à la maison que je feuilletais. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait dans ces livres-là. Mais l'objet était là et fascinant… … Fascinant. Je lisais, je passais de la littérature aux sciences, vous savez, ces grosses encyclopédies de l'époque, Larousse. Je me souviens très bien. Et être fils d'instituteur a été très important pour moi. C'est ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. … Et être bercé par les contes de votre mère. Oui aussi. Il y a un conte qui vous a marqué ? Oui, plusieurs. Et quelquefois la grand-mère, qui était encore vivante, nous racontait ces contes-là sur les animaux de la brousse, les hommes et les sorciers. C'était vraiment fascinant. À lire aussiL'écrivain congolais Emmanuel Dongala Dans les années 70, vous devenez enseignant-chercheur en chimie à l'université de Brazzaville. Le pays est alors en pleine République populaire, pétri de principes marxistes-léninistes, sous la direction de Marien Ngouabi. Quel souvenir personnel est-ce que vous gardez de cette période révolutionnaire ? Ouh là là ! D'abord tout était caporalisé. Parti unique. « Le pouvoir est au bout du fusil » : c'est le slogan qu'on voyait partout dans les rues. « Le parti dirige l'État ». Même à l'université, au Conseil de l'université, il y avait un représentant du parti qui faisait face au recteur. Il y avait quand même une ferveur révolutionnaire. On croyait vraiment qu'on allait changer le monde. Mais à la fin, c'était beaucoup plus des slogans et de la répression qu'autre chose. Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur ce quotidien pendant la période révolutionnaire ? Oui. Par exemple, une fois, il y avait un grand meeting du parti et le représentant du parti, habillé en col mao, se lève, crie : « À bas l'impérialisme ! » La foule répond : « À bas ! » « À bas le colonialisme ! » La foule crie : « À bas ! » « À bas le néocolonialisme ! » « À bas ! » « C'est bien, nous sommes maintenant libres », a répondu à la suite le représentant du parti. Voilà, c'était fini pour lui. La parole était performative. C'était marrant ! Et puis il y avait beaucoup de ces slogans-là qui nous font rire aujourd'hui. Par exemple : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » Parce qu'il y avait la pénurie, il n'y avait rien, il y avait des retards de salaires. Donc pour amadouer la population ou pour expliquer, on disait : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » À lire aussiRetour au Congo, avec Emmanuel Dongala Et quel était justement votre quotidien d'enseignant-chercheur dans ces années 70 à Brazzaville ? Moi, j'étais assez indépendant parce que j'étais en chimie. Mais mes collègues de philosophie, par exemple, disent que la philosophie marxiste primait sur tout. Les autres philosophes, les Kant, les Sartre, c'était des « philosophes bourgeois », ça ne comptait pas. Et c'était terrible cet encadrement de la pensée à l'époque pour des universitaires. Tout le monde devait être marxiste. Ils parlaient du socialisme scientifique et ils parlaient des lois du mouvement social, je ne sais pas quoi. Moi qui suis chimiste et physicien, je ne connais que les trois lois de Newton. Mais eux, ils avaient une loi du socialisme, etc. Il y avait une contrainte intellectuelle. L'espace intellectuel était assez restreint. Est-ce que c'est le moment où vous entrez en écriture ou est-ce que vous êtes entré en écriture plus tôt ? Ah non, j'ai commencé tout simplement, tout bêtement au lycée, en écrivant des poèmes – des mauvais poèmes. Parce qu'à l'époque on envoyait des poèmes aux filles, vous voyez ? J'ai commencé par ça : imiter les Baudelaire, Rimbaud, etc. Et je lisais beaucoup, énormément. C'est ça qui m'a donné vraiment le goût d'écrire. En 1973, vous publiez Un fusil dans la main, un poème dans la poche qui raconte le parcours d'un jeune révolutionnaire africain, de la lutte anticoloniale à l'exercice du pouvoir. Et vous montrez dans ce livre comment l'idéal de libération se déforme jusqu'à produire de nouvelles formes d'oppression. Comment ce texte a-t-il été accueilli à l'époque par vos lecteurs congolais et par le pouvoir ? Les lecteurs congolais, c'était extraordinaire. Une réception incroyable, parce que le livre a été publié par Albin Michel et après on ne le trouvait plus. J'ai vu des gens qui le faisaient circuler par photocopie. Et autre anecdote que je trouve très intéressante : le livre avait été traduit en portugais et des années plus tard, j'ai retrouvé des combattants du MPLA, le parti angolais, et il y en a un qui m'a dit : « J'ai lu votre livre dans le maquis. C'était vraiment très bien. C'était exactement ce qui se passait. Mais vous, vous étiez dans quel maquis ? » Moi j'ai dit : « Non, je n'ai jamais combattu. Je ne sais même pas par quel bout on tient un fusil ! » Il était étonné que j'aie si bien décrit la réalité du maquis. Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain. Au Congo, le livre a été censuré, banni parce qu'il y avait une liste de livres interdits. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Autant je comprenais la censure pour Jazz et vin de palme, mais pour Un fusil dans la main, un poème dans la poche, je n'ai pas compris pourquoi c'était censuré. À lire aussi«Un fusil dans la main, un poème dans la poche», par Emmanuel Dongala De quand date votre engagement dans le théâtre, sur la scène brazzavilloise, et pourquoi le théâtre ? Et bien parce que ça fait partie de la littérature, de tout ce que j'aimais et de toute la vie qui était autour de moi. Parce que c'est très théâtral, la vie congolaise, la vie au Congo. Et c'était vraiment une période bénie, cette époque-là des années 70-90 où le théâtre congolais était vraiment florissant. Je ne prétends pas que c'est nous qui avons créé le théâtre congolais. Non, ça existait bien avant nous. Il y avait beaucoup de petites troupes. Il y avait le théâtre national. Mais vraiment, à cette époque-là, parmi les groupes qui existaient, beaucoup montaient plus des scénettes que du théâtre. Et il y a trois groupes qui ont émergé : la troupe de Sony [Sony Labou Tansi, NdlR]. Sony a fait un travail remarquable pour mettre le théâtre congolais sur la scène internationale. La troupe qui s'appelait Ngunga, de mon ami Matondo aussi, qui était très bien, et la mienne s'appelait l'Éclair. Et ça avait tellement d'impact sur les autres que les jeunes, les autres troupes, nous taquinaient ou se moquaient de nous – ils nous jalousaient un peu d'ailleurs – en nous qualifiant de « So-ma-do », acronyme de Sony, Matondo et Dongala. Et chacun de nos groupes travaillait de façon différente. Matondo était spontané, dur, pour confronter la réalité. Sony jouait ses très beaux textes. Il venait à Limoges tout le temps. Et moi je m'intéressais beaucoup plus au théâtre international. Mais j'ai joué des pièces congolaises de Sylvain Bemba et d'autres. Mais tout de suite, j'ai monté « Sartre ». Et quand un de mes livres, Le Feu des origines, a été traduit au Japon, j'ai été invité au Japon. Je me suis mis à lire la littérature japonaise et j'ai découvert une pièce de Yukio Mishima qui s'appelle « Sotoba Komachi », qui m'a plu. Je l'ai montée à Brazzaville. Donc voilà la différence un peu entre nous trois, mais c'était vraiment vibrant. C'était une rivalité fraternelle. Vous diriez qu'il y a eu un âge d'or du théâtre congolais dans ces années 70, peut-être 80 ? Jusqu'en 90, oui. Le théâtre continue aujourd'hui, je ne vais pas dire que ça n'existe plus, mais cette époque particulière a quand même marqué et a été une période importante parce qu'il n'y avait pas que nous. Je parlais du parti unique, il avait aussi des pièces révolutionnaires, et puis ça passait à la radio, c'était très populaire, très suivi. Il n'y avait pas qu'à Brazzaville, il y avait aussi à Pointe-Noire, à Dolisie et puis il y avait des scènes dans les lycées, il y avait des troupes. Jusqu'à aujourd'hui, le théâtre est très aimé au Congo. Est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire du théâtre de l'Éclair dont vous êtes le principal animateur dans les années 80 ? Comment est-ce qu'il est né ? Il y avait un embryon, une petite troupe qui était là, qui végétait un peu, et on est venu me voir. On m'a demandé de prendre la direction de cette troupe. On a commencé à travailler d'abord sur la gestuelle, parce qu'on a eu la chance d'avoir le mime Marceau qui est passé à Brazzaville et on a fait un petit stage avec lui. Ensuite, on a eu d'autres comédiens, d'autres metteurs en scène français qui sont passés à Brazzaville. Donc le théâtre de L'Éclair, ce qui le caractérisait aussi, c'était beaucoup la gestuelle, surtout quand j'ai monté « Sotoba Komachi » de Yukio Mishima, il y avait beaucoup de ces pas glissés. Je tenais beaucoup à ça. J'ai monté « Sartre », comme je l'ai dit tout à l'heure, ce n'était pas rien : « Les mains sales ». S'il y avait cette scène théâtrale aussi riche, ça veut dire aussi qu'il y avait un vivier d'acteurs importants dans le Brazzaville de l'époque ? Oui, oui. Le grand théâtre, à l'époque, c'était le théâtre national. Il était subventionné par l'État et les acteurs étaient payés, professionnels. Donc c'est pour vous dire que l'État donnait une importance à ça. Nous, on était des théâtres indépendants, des groupes indépendants. Moi, comme j'étais professeur à l'université, j'avais un peu d'argent, je finançais ça moi-même et les prix des billets étaient vraiment modiques, évidemment. À lire aussi2. Emmanuel Dongala Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur cette période théâtrale ? Oui, absolument, parce qu'à cette époque-là, je vous ai dit, on vivait sous une dictature de parti unique et il y avait des flics partout. Ils venaient écouter ce qu'on disait, etc. Évidemment, ils ont mis quelqu'un pour suivre Sony. « Ce qu'il fait dans son théâtre, c'est suspect », disaient-ils. Et Sony les a repérés tout de suite. Ces gens-là, ils n'étaient pas malins et on les repérait tout de suite. C'est lui qui me raconte : il me dit qu'il a conçu une scène avec un comédien. Il allait parcourir trois mètres sur le plateau, s'arrêter, bailler, puis retourner et un autre refaisait la même chose, et la même chose… et la même chose. Et là, au bout d'une demi-heure, le gars commençait à s'ennuyer. Il a dit : « Mais si c'est ça le théâtre, pourquoi on nous demande d'espionner ? » Puis il n'est plus jamais revenu. Mais moi, mon plus grand coup, ce n'était pas dans le théâtre. C'était quand j'étais professeur de chimie à l'université de Brazzaville, directeur des affaires académiques. J'organisais des conférences académiques. Et à l'époque, il y avait un grand débat dans le parti pour savoir qui était de droite, qui était de gauche. Il y avait un combat idéologique dans le parti. Il se trouve que je suis professeur de chimie et en chimie, il y a des molécules qu'on appelle énantiomères. Ça veut dire tout simplement que les molécules sont exactement les mêmes. La seule chose qui les distingue, c'est que, quand vous faites passer la lumière, l'une dévie la lumière à droite, l'autre dévie la lumière à gauche. Donc ce sont des molécules droites et gauches. Donc je me suis dit : « Ah ah ah ! Je vais faire une conférence académique de chimie organique avec le titre "De la notion de droite et de gauche". » Voilà le titre de ma conférence. Oh là là… alors qu'il y a un débat qui était de droite, de gauche dans le parti, les gens se sont dit : « Ça y est, qu'est-ce qu'il va dire celui-là ? » Je n'ai jamais vu un tel engouement parmi les services de sécurité de Brazzaville, il y avait trois ou quatre agents dans la salle pour voir ce que j'allais dire, sur la notion de droite et de gauche. Je me suis bien amusé. Ils se sont ennuyés à mort. D'ailleurs, ils n'ont rien compris. Est-ce que vous pourriez nous parler de vos relations avec Sony Labou Tansi et Matondo Kubu Turé, qui étaient donc les deux autres grands animateurs de la scène théâtrale de l'époque ? Oui, ce sont des frères. Dans le théâtre, on a combattu ensemble, on a fait des choses ensemble. Et ce qui est remarquable, c'est que nous avions des divergences politiques profondes. Par exemple, Sony était dans un parti politique et moi je ne l'étais pas, etc. Mais ça, ça ne nous divisait absolument pas. On se retrouvait, on discutait quelquefois, on copiait un peu les uns sur les autres… parce que j'ai vu quelquefois que Sony piquait quelque chose chez Matondo par exemple. Donc c'est pour ça que ces trois groupes sont restés si emblématiques pour les jeunes Congolais. Il y avait une forme d'émulation aussi entre vous ? Absolument. Rivalité, jalousie fraternelle. Sony avait un peu plus de succès que nous parce qu'il était connu à l'étranger. Il avait des pièces qui étaient jouées à Paris et chaque année il venait à Limoges. Mais c'est bien, parce que ce succès nous a entraînés aussi, nous a fait travailler plus fort encore. Donc voilà ce que c'était le « So-ma-do ». Qu'est-ce que vous retenez de la scène littéraire de cette époque à Brazzaville ? C'est aussi la grande époque de la littérature congolaise. Il y avait des écrivains avant, je vais citer les Letembet Ambily, les Jean Malonga, etc. Mais là, notre génération, ce groupe d'écrivains, je cite quelques noms : Tati Loutard, Henri Lopez, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Tchicaya U Tam'si – Bon, il était un peu plus âgé que nous, il n'était pas tout à fait dans notre groupe – et j'en passe… C'est vraiment à ce moment-là qu'il y a eu un véritable corpus de la littérature congolaise, connu à l'étranger, parce qu'on commençait à gagner des prix à l'étranger, à être traduit. Je suis traduit dans une douzaine de langues, par exemple. Et ce qui est encore une fois très intéressant, c'est qu'on était sous la dictature et on arrivait quand même à produire ces œuvres… qui étaient censurées. Comme je vous ai dit, Jazz et vin de palme a été censuré. Sony Labou Tansi a eu des livres censurés, mais on produisait quand même. Il y avait une forme de tolérance, finalement, du pouvoir. Oui, c'est ça qui est paradoxal. En fait, le pouvoir ne savait pas trop. Comme on disait à l'époque : « Il censurait les livres, mais ne censurait pas les écrivains. » C'était ça la formule qu'on avait trouvée. Il y avait une sorte de tolérance et puis je dois dire, quelqu'un qui était très bien, qui était ministre, membre du parti, mais qui nous protégeait, c'est le poète Jean-Baptiste Tati Loutard. Il nous protégeait vraiment. Il a protégé Sony pendant longtemps. Sony était fonctionnaire. Quelquefois, il partait à Limoges pour le théâtre, il abandonnait son boulot… Mais il nous a protégé, Tati Loutard, et je lui suis très reconnaissant pour ça. Est-ce que vous vous rencontriez entre auteurs ? Est-ce que vous formiez un cercle de gens qui se retrouvaient régulièrement ? Oui, on se retrouvait quand un livre des nôtres paraissait et on en discutait. C'est pour ça que Sylvain Bemba a créé ce mot qu'il appelle « la phratrie », la fraternité des lettres entre nous. Et ça a tenu, malgré les guerres civiles, les répressions politiques. C'est le seul endroit où la politique ne nous a pas divisés. Jusqu'à la guerre civile de 98 où nous sommes partis. Sony était mort. Et puis nous sommes partis, dispersés. Quelles sont les anecdotes dont vous vous souvenez sur cette « phratrie » des lettres ? On faisait lire nos manuscrits, les uns aux autres. On se passait les manuscrits. Il y a un point central autour duquel nous tournions, c'était Sylvain Bemba. C'était lui, vraiment le patriarche, c'est lui qu'on allait voir pour passer nos manuscrits. Et j'avais créé aussi une revue, Les Cahiers de théâtre de L'Éclair, qui n'a produit que trois numéros, malheureusement. Dedans, il y avait les contributions de Sony et des autres intellectuels de la place qui s'intéressaient au théâtre. Voilà encore un lieu d'échanges. C'était ça l'époque. Mais bon, on rencontrait des difficultés quand même pour imprimer. Il fallait taper, dactylographier à la machine. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est de taper à la machine avec le papier carbone. Et puis quand on voulait faire des tracts, il fallait ronéotyper avec de l'encre sale. Donc c'était difficile, mais on réussissait quand même à faire circuler nos manuscrits, nos idées, les discussions sur la place. Le parti unique avait ce qu'il appelait l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo. Tout le monde devait y être, tous les artistes, les écrivains, etc. Et nous, on ne voulait pas faire partie de cette UNEAC caporalisée par le parti. Nous avons créé à part, de façon tout à fait indépendante, ce que nous appelions l'ANEC, Association nationale des écrivains du Congo. Et tous les bons écrivains y étaient… j'exagère, parce que Tati Loutard est resté à l'UNEAC. Mais tous les autres, les Sony, les Matondo, tous les autres écrivains étaient avec nous dans cette association pour laquelle je dis fièrement que j'étais le président et le cocréateur. Et le pouvoir a laissé faire ? Oui, je pense que c'est arrivé au moment où déjà le parti unique était en fin de course. Les années 90 voient une explosion de violence politique au Congo au travers des milices que vous décrivez dans l'une de vos œuvres majeures, Johnny chien méchant. Quelle expérience personnelle, intime, est-ce que vous avez eue de ces milices, vous, Emmanuel Dongala ? Je les ai vécues… Un beau jour, vous voyez dans la rue des gamins avec des fusils plus hauts qu'eux, qui intimident les adultes, qui les font s'agenouiller dans la rue, dans les barrages. Mais vous vous dites : « Dans quel monde nous vivons ? » C'était terrible. Donc, avec ma famille, nous avons fui pour aller vers Pointe-Noire à pied, à travers la forêt. C'est terrible. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire Johnny, chien méchant. Des gamins comme ça qui ont terrorisé des adultes, leur première expérience amoureuse est un viol. Mais qu'est-ce qu'on peut faire des gamins comme ça ? Comment les récupérer ? C'était vraiment terrible à vivre. Et c'est là où j'ai vraiment vu la souffrance humaine, la cruauté humaine. En ce sens que, par exemple, j'ai vu à un barrage où, pour passer, il fallait donner une pièce de 100 francs. 100 francs CFA, ce n'est rien. Et il y a un pauvre vieil homme, à l'époque, qui n'avait pas d'argent du tout. Et je vois quelqu'un à côté de lui qui dit : « Il n'a pas d'argent, je vais payer, je paie à sa place. » Et le petit milicien, là, avec son fusil, dit : « Non, ce n'est pas ton argent qu'on veut, c'est SON argent à lui. » Vous vous rendez compte… Ils se sont mis à battre le vieil homme. C'était cruel. C'est quelque chose qui a complètement échappé aux politiciens. En plus de ça, ce qui m'a touché personnellement, c'est qu'il y a eu des pillages partout. Ma bibliothèque a été pillée. J'avais des livres signés d'Aimé Césaire, de Jorge Sabato, le Portugais. Et en plus de ça, j'avais de la correspondance parce que j'ai fait des études aux États-Unis à une époque où il y avait les Civil Rights, donc j'ai eu une correspondance avec Malcolm X. Tout ça, ça a été détruit. Mais dans tous ces trucs-là, il y a toujours des moments cocasses. Un jour, en me promenant dans un grand marché de Brazzaville qu'on appelle le marché Total, je vois par terre mes livres pillés. Je dis : « Ce n'est pas possible, il faut que j'aille appeler la police pour récupérer mes bouquins. » Je vais voir la police. Je dis : « Voilà, j'ai vu à Total par terre mes livres. Je veux que vous veniez avec moi en tant que policier pour récupérer mes livres », l'agent de police appelle son chef. Son chef vient, je répète. Il me dit : « Ah, attendez, précisons : vos livres, ils ont été pillés ou volés ? » Je dis : « Pardon ? ». « Ah oui, parce que si ça a été volé, d'accord. Nous faisons une enquête. Mais si ça a été pillé, c'est la guerre, on ne peut rien faire. » [Il rit] Donc, c'est ça la guerre civile… À lire aussiEmmanuel Dongala, une sonate des Lumières

Rothen s'enflamme
ALLO JEROME : Adrien Silva, ancien international portugais, invité : "Ronaldo est toujours important car il pèse dans la tête des défenseurs" – 03/07

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 12:12


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Mondial 2026 : qualification assurée pour l'Argentine, Messi entre un peu plus dans la légende

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 48:28


Radio Foot ce mardi en direct à 16h10 T.U. À suivre sur RFI, YouTube & Facebook Live (Rediffusion radio 21h10 T.U.) : - Mondial 2026, groupe K, la RDC face aux Cafeteros. ; -Mondial 2026, Messi dépasse Klose ! ; - Mondial 2026, groupe I : deux premiers qualifiés. ; - Le « Jefe » revient dans Radio Foot internationale. - Mondial 2026 groupe K, la RDC face aux Cafeteros. Après leur bonne entame face aux Portugais, les attaquants congolais vont-ils s'illustrer contre la Colombie de Luis Diaz ? Les Sud-Américains, qui ont remporté leur 1er match contre l'Ouzbékistan, ont aussi de bons joueurs offensifs, et peuvent se qualifier dès cette 2è journée. Rencontre à 2h T.U. à Guadalajara, où les Léopards avaient remporté leur barrage en mars ! - Groupe L : RDV entre anglophones à Boston. Objectif : qualification pour l'Angleterre comme pour le Ghana, vainqueurs lors de la 1ère journée. Les Black Stars de Carlos Queiroz vont-ils contenir les assauts offensifs des joueurs de Thomas Tuchel ?   - Mondial 2026, Messi dépasse Klose ! La Pulga, qui fêtera ses 39 ans demain, plus fort que le « Stürmer » de la Mannschaft. Parti très fort face à l'Algérie, le N° 10 a raté un penalty, mais inscrit 2 pions supplémentaires face aux « Burschen » autrichiens de Ralf Rangnick. 18 réalisations contre 16 pour Mbappé. Une pièce de plus dans la machine du duel à distance avec le Kyks de Bondy ! La star de l'Albiceleste va-t-il continuer de porter sa sélection ?     - Mondial 2026, groupe I : deux premiers qualifiés. La longue attente due à des risques d'orages à Philadelphie n'a pas nui à la concentration des Bleus. L'équipe de France a battu l'Irak et décroché sa qualification pour le tour suivant. Olise, Mbappé, Dembélé, trident offensif affuté ! - 2è succès aussi pour la Norvège, qui a remporté un duel prolifique contre le Sénégal. Nouveau doublé d'Haaland, doublé d'Ismaïla Sarr. Les Lions de la Teranga ont pourtant rugi jusqu'à la fin, espéraient au moins le point du match nul. Nouvelle désillusion sénégalaise. La sélection ouest-africaine va-t-elle réussir à figurer parmi les meilleurs troisièmes ? Norvégiens et Français joueront la 1ère place vendredi à Toronto.   - Le « Jefe » revient dans Radio Foot. Pour parler de sa sélection de cœur, mais aussi pour évoquer 50 histoires. 5 décennies racontées à travers des récits de salariés de la Radio du monde. Associées à Alejandro Valente, d'autres grandes voix et signatures de RFI, comme Jacqueline Papet, Hervé Guillemot et Jean-Pierre Boris. D'abord portées sur un site internet, ces histoires sont à présent disponibles par écrit ! Pour échanger avec Annie Gasnier : Alejandro Valente, Bruno Constant et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Édition : David Fintzel/Pierre Guérin.      ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

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Mondial 2026 : qualification assurée pour l'Argentine, Messi entre un peu plus dans la légende

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Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 48:28


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Culture en direct
Critique littérature : "Pessoa. L'œuvre vie" de Richard Zenith, la biographie totale de l'énigmatique auteur portugais

Culture en direct

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 17:11


durée : 00:17:11 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - Auteur majeur de la littérature portugaise découvert après sa mort, Pessoa est décrit sous toutes ses mystérieuses coutures par le traducteur Richard Zenith dans une biographie extensive. - équipe : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Marie Sorbier Productrice du "Point Culture" sur France Culture, et rédactrice en chef de I/O, François Angelier Producteur de l'émission "Mauvais Genres" sur France Culture, spécialiste de littérature populaire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Rothen s'enflamme
LE PROCES - L'AVOCAT : Selon Jean-Michel, le principal responsable du marasme portugais, c'est Roberto Martinez – 18/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:53


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Revue de presse Afrique
À la Une: la belle performance des Léopards au Mondial

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:04


Pour son entrée en lice dans la compétition, la RDC n'a pas déçu face au Portugal hier, mercredi 17 juin, à Houston, aux États-Unis. « Historique, premier but et premier point », titre le média congolais Actualité.cd. Les Léopards ont concédé le nul, 1 partout face aux Portugais. « Un demi-siècle après, le retour presque gagnant des Léopards », se réjouit l'Observateur Paalga qui rappelle que le pays a été le premier État subsaharien à participer à une Coupe du monde, c'était en 1974 en Allemagne. La RDC s'appelait alors le Zaïre et l'expérience avait été « particulièrement rude » avec trois défaites en trois match. Hier, « un demi-siècle après », il faut saluer « la résistance dont a fait preuve la RDC contre une équipe dont on pensait qu'elle allait dérouler un jeu hors du commun ». « Les Léopards font tomber les certitudes portugaises », résume footrdc. Notamment grâce à la performance de Yoane Wissa, l'attaquant congolais, qui évolue à Newcastle en Premier League anglaise, « avait promis de regarder le Portugal droit dans les yeux avant la rencontre. Et c'est par lui que la délivrance est arrivée ». Un premier but inscrit en Coupe du monde pour les Léopards. La journée d'hier a vu une autre victoire africaine au Mondial de football. « Le Ghana a surmonté ses difficultés pour décrocher une victoire fondatrice, écrit Afrik-foot. Une victoire presque inespérée 1-0 face au Panama. Caleb Yirenkyi a sauvé son équipe à la 95e minute. « Un succès décroché au mental », poursuit le site internet pour qui les Black Stars peuvent « croire en leur qualification en 16e de finale ». Sommet international au Ghana Un sommet international de trois jours pour faire avancer les réparations liées à l'esclavage. Il réunit experts, ministres et chefs d'État. Le début « d'une campagne de longue haleine visant à obtenir justice, restitution et réparation pour les injustices historiques, écrit Medafricatimes. Le programme va au-delà de la simple compensation financière et englobe des propositions telles que la restitution des biens culturels, des initiatives éducatives, des excuses officielles de la part des anciennes puissances coloniales et un soutien au développement axé sur l'investissement dans les régions touchées ». Un rendez-vous qui intervient après la reconnaissance par l'ONU de la traite négrière comme « le plus grave crime contre l'humanité » le 25 mars dernier, rappelle Jeune Afrique. « Les lignes vont-elles davantage bouger ?, se demande Le Pays (…) si certaines puissances colonisatrices ont fait leur mea culpa, et l'effort de restituer certains objets de valeur volés pendant la colonisation, d'autres continuent de faire de la résistance en reniant leur passé », estime le média burkinabé, pour qui cette « rencontre ne doit pas être un rendez-vous sans lendemain, elle doit aboutir à une feuille de route claire, avec des objectifs précis et des mécanismes permettant de mesurer les progrès accomplis ». Ousmane Sonko Au Sénégal, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le 1er juin, une vingtaine de députés de l'opposition avaient déposé un recours devant la juridiction, lui demandant à statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député, après avoir été limogé en tant que Premier ministre. La plus haute juridiction du pays « s'est (donc) déclarée incompétente (…), sa compétence s'éteignant dès la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux », rappelle Seneweb qui estime que cette décision ouvre ainsi « définitivement la voie parlementaire au leader du Pastef ». Une décision qui « ne saurait être interprétée comme une validation de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale », écrit Thierno Bocoum, le président d'Agir-Les Leaders dans une tribune publiée par Senego. Pour qui, il ne faut pas « transformer une déclaration d'incompétence en prétendue consécration de légalité ».

Revue de presse Afrique
À la Une: la belle performance des Léopards au Mondial

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:04


Pour son entrée en lice dans la compétition, la RDC n'a pas déçu face au Portugal hier, mercredi 17 juin, à Houston, aux États-Unis. « Historique, premier but et premier point », titre le média congolais Actualité.cd. Les Léopards ont concédé le nul, 1 partout face aux Portugais. « Un demi-siècle après, le retour presque gagnant des Léopards », se réjouit l'Observateur Paalga qui rappelle que le pays a été le premier État subsaharien à participer à une Coupe du monde, c'était en 1974 en Allemagne. La RDC s'appelait alors le Zaïre et l'expérience avait été « particulièrement rude » avec trois défaites en trois match. Hier, « un demi-siècle après », il faut saluer « la résistance dont a fait preuve la RDC contre une équipe dont on pensait qu'elle allait dérouler un jeu hors du commun ». « Les Léopards font tomber les certitudes portugaises », résume footrdc. Notamment grâce à la performance de Yoane Wissa, l'attaquant congolais, qui évolue à Newcastle en Premier League anglaise, « avait promis de regarder le Portugal droit dans les yeux avant la rencontre. Et c'est par lui que la délivrance est arrivée ». Un premier but inscrit en Coupe du monde pour les Léopards. La journée d'hier a vu une autre victoire africaine au Mondial de football. « Le Ghana a surmonté ses difficultés pour décrocher une victoire fondatrice, écrit Afrik-foot. Une victoire presque inespérée 1-0 face au Panama. Caleb Yirenkyi a sauvé son équipe à la 95e minute. « Un succès décroché au mental », poursuit le site internet pour qui les Black Stars peuvent « croire en leur qualification en 16e de finale ». Sommet international au Ghana Un sommet international de trois jours pour faire avancer les réparations liées à l'esclavage. Il réunit experts, ministres et chefs d'État. Le début « d'une campagne de longue haleine visant à obtenir justice, restitution et réparation pour les injustices historiques, écrit Medafricatimes. Le programme va au-delà de la simple compensation financière et englobe des propositions telles que la restitution des biens culturels, des initiatives éducatives, des excuses officielles de la part des anciennes puissances coloniales et un soutien au développement axé sur l'investissement dans les régions touchées ». Un rendez-vous qui intervient après la reconnaissance par l'ONU de la traite négrière comme « le plus grave crime contre l'humanité » le 25 mars dernier, rappelle Jeune Afrique. « Les lignes vont-elles davantage bouger ?, se demande Le Pays (…) si certaines puissances colonisatrices ont fait leur mea culpa, et l'effort de restituer certains objets de valeur volés pendant la colonisation, d'autres continuent de faire de la résistance en reniant leur passé », estime le média burkinabé, pour qui cette « rencontre ne doit pas être un rendez-vous sans lendemain, elle doit aboutir à une feuille de route claire, avec des objectifs précis et des mécanismes permettant de mesurer les progrès accomplis ». Ousmane Sonko Au Sénégal, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le 1er juin, une vingtaine de députés de l'opposition avaient déposé un recours devant la juridiction, lui demandant à statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député, après avoir été limogé en tant que Premier ministre. La plus haute juridiction du pays « s'est (donc) déclarée incompétente (…), sa compétence s'éteignant dès la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux », rappelle Seneweb qui estime que cette décision ouvre ainsi « définitivement la voie parlementaire au leader du Pastef ». Une décision qui « ne saurait être interprétée comme une validation de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale », écrit Thierno Bocoum, le président d'Agir-Les Leaders dans une tribune publiée par Senego. Pour qui, il ne faut pas « transformer une déclaration d'incompétence en prétendue consécration de légalité ».

ParlerCast
ParlerCast #102 Titres de films en français et en portugais

ParlerCast

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 17:55


Neste episódio falamos sobre títulos de filmes em francês e em português.

Les Grosses Têtes
LES IMMANQUABLES - Le meilleur de l'émission du 8 juin 2026

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 20:22


Les souvenirs de Roselyne Bachelot avec Bernadette Chirac, un auditeur qui annonce sa paternité à l'antenne, Sébastien Thoen et les Portugais... Retrouvez dans ce podcast le meilleur de l'émission du lundi 8 juin 2026. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTLHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Picardie Sport FB Picardie
Tennis de Table : L'Amiens STT recrute le champion d'Europe portugais Joao Monteiro

Picardie Sport FB Picardie

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 2:38


durée : 00:02:38 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Apolline Matin
Chevallier remonte le temps : Quand les Portugais contrôlaient le détroit d'Ormuz - 27/05

Apolline Matin

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:55


Quand l'histoire éclaire notre actualité. Chaque matin à 7h20, l'historien d'Apolline Matin, Arthur Chevallier, rebondit sur un thème d'actualité pour nous raconter les histoires qui ont marqué l'histoire.

Grand Plateau
Le portrait de la semaine : Afonso Eulalio, le Portugais qui voit la vie en rose

Grand Plateau

Play Episode Listen Later May 17, 2026 6:42


Toutes les deux semaines, Grand Plateau vous fait découvrir ou redécouvrir un coureur / une coureuse cycliste qui fait parler de lui ou d'elle en cette saison 2026. Comme le disait notre très chère Edith Piaf, il y en a un, cette semaine, qui a bien bien vu la vie en rose. Une belle surprise sur ce Giro 2026, et elle nous vient tout droit de la Bahreïn. Un jeune portugais qui n'a jamais vraiment rêvé de World Tour. Mais maintenant qu'il y est, autant vous dire qu'il n'a pas fini de nous surprendre. On vous présente… Afonso Eulalio. Avec Killian Verove et Yohan Bredow.

Radio foot internationale
Real Madrid : Florentino Perez contre-attaque devant les médias

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later May 13, 2026 48:30


Radio Foot ce mercredi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire : - Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid. ; - Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? ; - Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre !!! Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid Florentino Perez s'est exprimé devant les médias. Tendu, combatif et parfois agressif, le boss madrilène a d'emblée indiqué qu'il ne démissionnerait pas, précisant que des élections anticipées à la présidence se tiendraient et qu'il y prendrait part. Nouvelle année sans trophée, tensions dans le vestiaire, Perez a surtout tenu à démentir les rumeurs (notamment celles sur sa santé), réaffirmé son implication, et dénoncé ceux qui s'en prennent aux intérêts du club. Une volonté de reprendre le contrôle de la communication du club pour répondre aux critiques des socios ? Après l'altercation entre Valverde et Tchouaméni, l'homme d'affaires a déploré la fuite de l'information dans la presse. Été agité en perspective au sein de l'institution madrilène ? - Ça va mieux plus au sud, précisément en Andalousie. Le Betis Séville a obtenu un ticket pour la Ligue des Champions 2026-2027. L'équipe de Manuel Pellegrini assurée de terminer à la 5e place, synonyme de qualification directe pour l'Espagne, retrouve la compétition après un peu plus de 20 ans. Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? Quel engouement au pays du soccer qui accueillera le plus de rencontres (78 matches), plus de 30 ans après l'organisation d'un 1er tournoi planétaire ? Crispation autour du prix des billets, tensions sécuritaires et géopolitiques, une compétition qui est aussi un immense défi logistique. Les liens étroits entre Trump et Infantino en question. Le président américain voit les compétitions FIFA comme une vitrine internationale pour son pays et un levier économique. L'Italo-Suisse politise-t-il trop l'institution faîtière du foot ? Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre!!! L'incroyable boulette du portier d'Al Nassr au bout des arrêts de jeu hier (12 mai 2026) face à Al-Hilal retarde le sacre du Portugais, au moins pour quelques jours. CR7 attend toujours un 1er titre en Saudi Pro League. Pour débattre avec Annie Gasnier : Manu Terradillos, Étienne Moatti, David Lortholary et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Quentin Merlin - Laurent Salerno - Coordination : David Fintzel/Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Real Madrid : Florentino Perez contre-attaque devant les médias

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later May 13, 2026 48:30


Radio Foot ce mercredi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire : - Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid. ; - Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? ; - Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre !!! Un nouvel épisode dans la saison compliquée du Real Madrid Florentino Perez s'est exprimé devant les médias. Tendu, combatif et parfois agressif, le boss madrilène a d'emblée indiqué qu'il ne démissionnerait pas, précisant que des élections anticipées à la présidence se tiendraient et qu'il y prendrait part. Nouvelle année sans trophée, tensions dans le vestiaire, Perez a surtout tenu à démentir les rumeurs (notamment celles sur sa santé), réaffirmé son implication, et dénoncé ceux qui s'en prennent aux intérêts du club. Une volonté de reprendre le contrôle de la communication du club pour répondre aux critiques des socios ? Après l'altercation entre Valverde et Tchouaméni, l'homme d'affaires a déploré la fuite de l'information dans la presse. Été agité en perspective au sein de l'institution madrilène ? - Ça va mieux plus au sud, précisément en Andalousie. Le Betis Séville a obtenu un ticket pour la Ligue des Champions 2026-2027. L'équipe de Manuel Pellegrini assurée de terminer à la 5e place, synonyme de qualification directe pour l'Espagne, retrouve la compétition après un peu plus de 20 ans. Mondial 2026 : à un mois du tournoi de tous les superlatifs, les États-Unis sont-ils prêts ? Quel engouement au pays du soccer qui accueillera le plus de rencontres (78 matches), plus de 30 ans après l'organisation d'un 1er tournoi planétaire ? Crispation autour du prix des billets, tensions sécuritaires et géopolitiques, une compétition qui est aussi un immense défi logistique. Les liens étroits entre Trump et Infantino en question. Le président américain voit les compétitions FIFA comme une vitrine internationale pour son pays et un levier économique. L'Italo-Suisse politise-t-il trop l'institution faîtière du foot ? Arabie saoudite : Cristiano Ronaldo devra attendre!!! L'incroyable boulette du portier d'Al Nassr au bout des arrêts de jeu hier (12 mai 2026) face à Al-Hilal retarde le sacre du Portugais, au moins pour quelques jours. CR7 attend toujours un 1er titre en Saudi Pro League. Pour débattre avec Annie Gasnier : Manu Terradillos, Étienne Moatti, David Lortholary et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Quentin Merlin - Laurent Salerno - Coordination : David Fintzel/Pierre Guérin.

T'as qui en Histoire ?
[REDIFF] 83. La révolution des oeillets au Portugal

T'as qui en Histoire ?

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 10:49 Transcription Available


Le 25 avril 1974, une révolution pacifique au Portugal renverse la dictature salazariste en place depuis 48 ans. Des jeunes officiers, des fleurs comme symboles de paix, et un pays métamorphosé.Plongez dans les racines, les moments forts et l'impact durable de cette révolution des oeillets. Préparez-vous à un voyage dans le temps qui a changé la face de l'Europe !#3ème #1ère #HGGSP #Terminale  ✉️ Contact : tasquienhistoire@gmail.comhttps://podcasts.toutsavoir.fr/stephane-genet-t-qui-en-histoire/  ---Suivez le podcast sur les réseaux sociaux :Instagram : @tasquienhistoireTwitter : @AsHistoire Tiktok : @tasquienhistoire Facebook : https://www.facebook.com/TasQuiEnHistoire---Credits Son=> Sons provenant du film "Capitaines d'Avril" (un excellent film de Maria de Medeiros sorti en 1999 sur la révolution des oeillets)(Bande-Annonce)@cinemaetciehttps://www.youtube.com/watch?v=CT8gFjSphDI  (Discours contre l'État portugais)@Filmsduparadoxehttps://www.youtube.com/watch?v=OfL8beUReNA (Feu !)@Pierre Schullerhttps://www.youtube.com/watch?v=dwoOIUdgvg8  => Sons Youtube libres de droitInstrumental de guitare Fado portugais | MusiqueFree2Use @MusicFree2UseChanson : « Noturno » de Casimiro RamosMusique fournie par MusicFree2UseFlux :  Portuguese Fado Guitar Instrumental |...    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
FACE AUX AUDITEURS - Un belge à l'accent bien prononcé, un ouvrier portugais fan de Sébastien Thoen... Les meilleurs appels de la saison !

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 5:22


Plaintes, compliments, interrogations... Cette saison encore, les Grosses Têtes répondent aux différentes questions et messages des auditeurs à l'antenne ! Découvrez dans ce podcast le meilleur des auditeurs depuis la rentrée ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

PARIS CENTRAL - PSG PODCAST
Le PSG A Eu Raison De Perdre Contre Lyon

PARIS CENTRAL - PSG PODCAST

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 97:56


Le Paris Saint-Germain vient de perdre contre Lyon au Parc des Princes… mais le vrai sujet est peut-être ailleurs. Téléchargez l'application SAILY et utilisez notre code Paris Central lors de votre premier achat pour bénéficier d'une réduction exclusive de 15 % ! Pour plus d'informations, rendez-vous sur https://saily.com/central Avec une équipe remaniée, le PSG s'est incliné 1-2 face à l'OL, relançant la course au titre en Ligue 1. Mais cette défaite arrive surtout à quelques jours du choc contre le Bayern Munich en demi-finale de Ligue des champions. Beaucoup se demandent déjà si Luis Enrique n'a pas volontairement géré ce match avec la tête tournée vers l'Europe. Autre inquiétude majeure : Vitinha est sorti blessé à la cheville, et tout Paris attend désormais les examens. Une absence du Portugais changerait totalement l'équilibre de l'équipe au moment le plus important de la saison. Le PSG entre donc dans une semaine capitale : course au titre relancée gestion physique délicate Bayern qui arrive pression maximale Dans ce live, on analyse : la vraie signification de la défaite contre Lyon le cas Vitinha les choix de Luis Enrique et si Paris a eu raison de penser déjà au Bayern

Ici c'est France Bleu Paris
"Qui pour remplacer Vitinha ?" - 100% PSG, le billet

Ici c'est France Bleu Paris

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 4:13


durée : 00:04:13 - 100% PSG - Le billet - Vitinha s'est blessé contre Lyon, le Portugais est incertain pour le match face au Bayern Munich. Une absence potentielle de poids et des questions sur celui qui peut épouser son rôle. Quel joueur de l'effectif voyez-vous faire ce que Vitinha fait ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Julien Cazarre
Dembele encore bilingue, heureusement sur RMC, nous les langues on maîtrise sur RMC ! Surtout J-C en portugais – 16/04

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 9:25


Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !

KICK-OFF RUGBY
L'INTERNATIONAL PORTUGAIS NICOLAS MARTINS EST DANS KICK-OFF RUGBY ! ON PARLE PRO D2, PORTUGAL ET UBB - TOULOUSE

KICK-OFF RUGBY

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 75:21


Cette semaine, Nicolas Martins était avec nous sur le plateau. Le troisième ligne de Colomiers est notamment revenu sur son sacre avec le Portugal lors du dernier Rugby Championship. Il évoque aussi sa saison avec Colomiers, l'un des favoris à la montée en Top 14. On parle aussi Champions Cup avec le quart de finale tant attendu entre l'UBB et Toulouse.

Pack de Potes Rugby Podcast
Ep. 181 : Un Crunch déjà légendaire - Bilan France / Angleterre - 6 Nations 2026 avec Jonathan Best

Pack de Potes Rugby Podcast

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 68:13


Ep. 181 : Un Crunch déjà légendaire - Bilan France / Angleterre - 6 Nations 2026 avec Jonathan BestPour faire le bilan de ce dernier week-end du tournoi des VI Nations, nous avons le plaisir d'inviter à nouveau Jonathan Best, ancien 3e ligne de Grenoble et Béziers, à l'émission pour partager ses analyses ! Et quel week-end pour notre XV de France ! Dans un match complètement fou à 94 points, les Bleus sont allés au bout d'eux-mêmes et ont dépassé leurs limites pour terrasser des Anglais survoltés, d'un coup de pied sorti de la botte magique de Thomas Ramos tout au bout de la nuit… 2e succès de rang pour des Français qui n'ont pas rassuré sur tout, mais ont au moins montré une capacité de réaction et un cœur énormes !Ce bonheur des Bleus fit le malheur des Verts d'Irlande, qui avaient fait le job à Dublin en matant des Écossais redevenus humains après leur incroyable succès contre les Français une semaine plus tôt.Enfin, à Cardiff, les Diables Rouges retrouvés ont mis fin à une horrible série de 15 défaites de rang dans le tournoi en roulant sur les Italiens comme aux plus belles heures de leur gloire passée. Un succès pour croire en des jours meilleurs et avoir le droit de regarder leur public dans les yeux ! On est tristes pour les Italiens qui n'ont pas démérité, mais qu'est-ce qu'on est heureux pour les Gallois !!On décrypte tous les matchs de ce 6 Nations, le Grand Chelem des U20 ainsi que la victoire des Portugais dans cet épisode à partager avec les fans de rugby !Bonne écoute!Voici l'autre podcast de TK --> L'Année Sobre, un an sans alcool ! https://podcast.ausha.co/l-annee-sobreNotre instagram: Packdepotes_podcastmusique par Manu RodierArt grâce à Albane BorelHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Convidado
História do “Cinema Português em Revolução” publicada em França

Convidado

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 13:16


O cinema português do pós-25 de Abril também fez a sua revolução política e estética, enquanto retratava o momento histórico que se vivia em Portugal depois de 48 anos de ditadura. O espírito e os bastidores desse “ideal colectivo do cinema português” foi estudado pelo historiador de cinema Mickaël Robert-Gonçalves que agora publica, em França, o livro "Cinéma Portugais en Révolution : 1974-1982". A RFI falou com o autor no lançamento da obra, a 13 de Março, em Paris. Mickaël Robert-Gonçalves começa por contar à RFI que “o livro trata de como a revolução portuguesa foi filmada e como os cineastas organizaram a revolução dentro da instituição do cinema”, mas também aborda “um estudo estético dos filmes” e “uma reflexão” sobre o percurso dos filmes e o seu contacto com o público. O que foi, afinal, este “cinema português em revolução” e o que levou Mickaël Robert-Gonçalves a fazer deste assunto o tema central da sua tese de doutoramento numa universidade francesa? A descoberta do filme Bom Povo Português (1981) de Rui Simões foi o ponto de partida para o investigador, que também se rendeu a Gestos & Fragmentos - Ensaio sobre os Militares e o Poder (1982) de Alberto Seixas Santos. Ambas as obras marcam, para ele, “o fim de um espírito sobre os filmes revolucionários” e “o fim, talvez, do ideal colectivo do cinema português”, o que também explica as datas do título do livro. Mickaël Robert-Gonçalves mergulhou, então, nessa “outra forma de fazer cinema” em Portugal, um cinema radical, na forma e no conteúdo, que abordou temas calados por 48 anos de ditadura e que retratou as lutas do Período Revolucionário em Curso, deixando-se simultaneamente absorver pelo próprio ímpeto revolucionário. A partir de Paris, o historiador lusodescendente agarrou num tema “ainda muito desconhecido” em Portugal e foi pesquisar esse cinema colaborativo que - conta - “questionou o lugar do autor e do poder no cinema” através, nomeadamente, de “uma variedade de cooperativas que tinham um modelo diferente de produção e uma discussão permanente, como era possível num período revolucionário”. Na apresentação da obra, em Paris, Raquel Schefer, professora de cinema na universidade Sorbonne Nouvelle, resumiu o livro como “a mais importante sistematização do cinema revolucionário português até à data”. Oiça a entrevista com Mickaël Robert-Gonçalves neste programa. RFI: Do que fala este livro Cinéma Portugais en Révolution:1974-1982? Mickaël Robert-Gonçalves, Autor do livro Cinéma portugais en révolution : 1974-1982: “Este livro é uma espécie de síntese da minha tese de doutoramento que foi defendida em Paris 3-Sorbonne Nouvelle, em 2018. O livro trata de como a revolução portuguesa foi filmada e de como os cineastas organizaram a revolução dentro da instituição do cinema, na primeira parte. Na segunda parte é mais um livro sobre os filmes e como os filmes foram feitos durante a revolução, um estudo estético dos filmes. E, depois, é uma reflexão sobre o destino dos filmes, como foram projectados, como circularam nos festivais, nas salas de cinema, etc.” Como é que a revolução entrou e se manifestou no cinema português? “É um cinema interessante porque questionou, por exemplo, o lugar do autor, sendo que o cinema português é um cinema de autor, e no período revolucionário foi um cinema colaborativo, um cinema colectivo. Por isso, foi uma das primeiras maneiras de fazer um cinema diferente. Também questionou as questões do poder no cinema porque houve uma tentativa de socialização da produção cinematográfica em Portugal durante a revolução, que durou mais ou menos dois anos, e havia uma variedade de cooperativas que tinham um modelo diferente de produção e foi uma discussão permanente, como era possível num período revolucionário.” Há dois filmes que estruturam o seu livro. Quais são e porquê a escolha destes dois? “O primeiro é ‘Bom Povo Português' de Rui Simões, foi o primeiro filme que descobri sobre a revolução. É um dos filmes mais conhecidos sobre a revolução. Era um filme que sintetizava toda a revolução e, ao mesmo tempo, é um filme também muito poético e havia muitas imagens que eu queria descobrir e foi a minha maneira mais fácil e mais rica de entrar no período revolucionário. Este filme foi terminado no início dos anos 80. O segundo filme é ‘Gestos & Fragmentos - Ensaio sobre os Militares e o Poder' de Alberto Seixas Santos. Este é um filme mais radical, um filme mais intelectual talvez, também foi um filme que foi difícil de acabar para a equipa do filme e só foi finalizado em 1982. Para mim, era já o fim de um período, de um espírito sobre os filmes revolucionários. Era também, talvez, o fim do ideal cooperativo, o ideal colectivo do cinema português. Acabou com ‘Gestos & Fragmentos' e Bom Povo Português'.” Daí a escolha das datas 1974-1982? “Sim, para mim, era uma maneira poética ou filosófica de acabar a revolução com os filmes, não com o processo histórico, porque claro que a revolução acabou antes de 1982, mas houve mais influências e referências da revolução depois do fim da revolução. Então, para mim, era lógico acabar em 1982 com ‘Gestos & Fragmentos'”. Olhando para além de 1982, até que ponto hoje essa vaga revolucionária toca algum cinema português? “É uma questão complicada porque não sei se há mesmo um eco agora nos filmes contemporâneos. Há uma referência, por exemplo, nos filmes do Colectivo Terratreme e, por exemplo, acabei o meu livro com o filme ‘A Fábrica de Nada'. Para mim, no modelo de criação do filme, havia um eco do período revolucionário, mas não sei se é uma ligação voluntária ou se é qualquer coisa que os realizadores conscientizaram quando estavam a fazer este filme, espero que fosse uma espécie de referência e influência. Mas também é preciso conhecer este património cinematográfico dos anos 70 e não sei se isso está a ser ensinado nas escolas de cinema. É um período ainda muito desconhecido.” Quais são os temas que até então não tinham aparecido na história do cinema português e que aparecem nessa altura? “Há muitos, porque neste cinema militante havia muitos problemas que surgiram no período revolucionário, problemas que já existiam durante a ditadura, por exemplo, a questão do aborto, a questão da reforma agrária, a questão da organização dos trabalhadores, várias questões políticas e de sociedade, a questão do direito ao alojamento, a questão do hospital psiquiátrico, por exemplo. Foi um período onde era possível ter todos esse objectos de trabalho e foi um período decisivo.” Qual foi o papel das cooperativas de cineastas? Além de apagarem, entre aspas, o nome do autor, fizeram um trabalho colectivo que, muitas vezes, se associa a uma utopia colectiva e revolucionária… “Sim, mas como uma utopia, também é sempre difícil que isso fique no tempo. Foi uma experiência. Para os realizadores era uma maneira de experimentar, fazer um cinema diferente também e experimentar outras formas de fazer cinema. Depois, a figura do autor voltou em Portugal, então, só foi um período muito curto na história do cinema português.” Além de ser um cinema revolucionário nos temas, com temas que até então não tinham sido abordados, em termos formais, houve também uma radicalização das formas, algo novo? “Sim, houve uma radicalização das formas porque era um cinema que estava influenciado pelas formas de cinema político da Europa: o cinema político francês, o cinema militante que já havia na América Latina, por exemplo. Era possível porque havia uma revolução. Havia também formas de cinema mais antigas e, às vezes, menos valorizadas, porque já havia este tipo de cinema em França, em Itália, na América do Norte, mas não havia este tipo de cinema em Portugal. Então era uma descoberta e também foi uma maneira de experimentar este tipo de cinema em Portugal.” Além destes dois filmes que falou, que outros poderia recomendar às pessoas que querem descobrir este cinema revolucionário português? “Posso recomendar não os filmes, porque é difícil, mas as plataformas onde é possível ver esses filmes, como a RTP Arquivos onde podem encontrar os filmes do programa ‘Nome Mulher' e ‘Ver e Pensar' que é um outro programa. Também a plataforma da Real Ficção de Rui Simões, que é uma sociedade de produção portuguesa, e há uma possibilidade de ver os filmes do Grupo Zero: ‘A Lei da Terra', ‘Gestos & Fragmentos', ‘Assim começa uma cooperativa', por exemplo, e os filmes da Cooperativa VirVer de Rui Simões que estão também na plataforma Real Ficção.” Na apresentação da obra, a historiadora de cinema Raquel Schefer disse que é uma obra que sistematiza e desmistifica a história do cinema revolucionário português, desidealizando a história das cooperativas de cineastas. Houve esse intuito? “Não sei. Acho que isso é a percepção da Raquel [Schefer], mas acho que talvez seja verdade porque talvez seja uma coisa que está ligada com o facto de que eu não vivi em Portugal, nasci aqui em França e tenho uma espécie de um olhar sobre Portugal que é um olhar um pouco estrangeirado sobre a História de Portugal. Então, talvez seja por isso que eu possa olhar para esta história e para estes filmes, talvez, com distância e uma maneira de analisar que permite essa sistematização e esse olhar específico que eu tenho no meu livro.”

L’Heure du Monde
Brésil : les langues indigènes en voie de disparition

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 23:14


Le Brésil est l'un des dix pays les plus riches de la planète en matière de langues : 150 à 180 dialectes indigènes sont parlés dans le pays. Cependant, ceux-ci disparaissent aussi rapidement que certains pans de la forêt tropicale : entre un tiers et la moitié d'entre eux sont menacés d'extinction, à mesure que meurent leurs derniers locuteurs.Cette disparition est à l'œuvre depuis l'arrivée des Portugais, et organisée délibérément par le gouvernement brésilien, qui impose la langue portugaise aux peuples colonisés. Depuis quelques années, toutefois, la préservation des langues – en particulier de leur richesse culturelle et spirituelle – occupe une place centrale dans la lutte indigène.Que représente ce « glotocide » ? Comment s'organise le combat pour empêcher cette extinction ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Bruno Meyerfeld, correspondant du Monde à Rio de Janeiro, expose les tenants et aboutissants d'une âpre bataille linguistique.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation : Thomas Baumgartner. Suivi éditorial : Claire Leys et Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'une interview menée par Bruno Meyerfeld ; d'une chanson du groupe de rap Brô MC's.Cet épisode a été publié le 8 mars 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
QUI QUI EXPRESS - Qui est ce célèbre écrivain portugais décédé récemment ?

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 6:27


THOEN / EL KHARRAT / FARRAND / TELLIER / BOCCOLINI / TITOFFHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Buzz TV
«Je suis en train de jouer ma vie» : Qui est Guilherme, candidat de «The Voice» ?

Le Buzz TV

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 28:14


Le plateau du «Buzz TV» a accueilli ce lundi 2 mars celui qui a interprété Pas de boogie woogie dans le concours de chant télévisé. Mais qui est vraiment le nouveau compétiteur de cette 15e saison ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Edito Politique
Le modèle portugais

L'Edito Politique

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 3:00


Ecoutez L'édito d'Etienne Gernelle du 09 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Rothen s'enflamme
C'était pas dans Rothen s'enflamme : Cristiano Ronaldo boude

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 1:59


S'il a repris l'entraînement, Cristiano Ronaldo devrait poursuivre sa grève et sécher un deuxième match consécutif vendredi, alors qu'Al-Nassr affronte Al-Ittihad (18h30). Mais le Portugais, mécontent de la gestion de son club, s'est fait recadrer par la Saudi Pro League. Jérôme Rothen et Emmanuel Petit donnent leur avis sur cette information. 

Nota Bene
NOTA BENE - Il a volé 200 millions et relancé l'économie du Portugal !

Nota Bene

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 19:07


Je vais jamais vous encourager à faire un truc immoral… Mais bon, c'est vrai que parfois on peut ressentir une pointe d'admiration pour des voleurs et des escrocs, lorsqu'ils font des trucs dingues, inattendus et brillants. Et aujourd'hui, je voulais vous parler d'un Portugais, dont le casse a changé l'histoire de son pays, puisqu'il a volé la banque. Non non, il n'a pas braqué “une” banque : il a volé LA banque, elle-même ! Mieux que ça : il ne l'a pas vraiment volée, il se l'est fait offrir… par une autre banque ! Aujourd'hui, je vous parle d'Arturo Alves dos Reis !Bonne écoute !

Rothen s'enflamme
C'était pas dans Rothen s'enflamme - Di Meco donne son avis sur le limogeage d'Amorim

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 3:16


Ruben Amorim a été démis de ses fonctions de manager de Manchester United, a annoncé le club ce lundi. Cela intervient après des critiques acerbes du Portugais contre ses dirigeants, notamment sur le mercato. Eric Di Meco voulait réagir à cette information. 

La marche du monde
Cap Vert, la culture de l'indépendance

La marche du monde

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 48:29


50 ans après l'indépendance du Cap Vert, La Marche du monde est en reportage dans la ville de Praia, à la recherche de celles et ceux qui ont participé à la construction de ce petit pays chanté par Cesaria Evora, ambassadrice aux pieds nus d'un archipel situé au large du Sénégal. Un archipel du Cap Vert devenu une référence démocratique pour le continent africain. (Rediffusion) Au fil des rencontres, nous interrogeons cette culture de l'indépendance, arrachée par les armes en Guinée-Bissau par le héros national Amilcar Cabral et ses guérilléros. Cabral, co-fondateur du PAIGC, le parti africain pour l'indépendance, Cabral assassiné en 1973 avant d'avoir pu traduire par les actes sa vision d'un peuple libéré du joug colonial portugais. Cabral l'agronome, défenseur d'un système éducatif capverdien et d'une agriculture adaptée à la géographie et au climat de sa terre. Des idées relayées par son fidèle commandante Pedro Pires afin d'accompagner la transition pacifique de la lutte armée jusqu'à la République du Cap Vert. Mais, 50 ans après l'indépendance, le développement du Cap Vert est conditionné par le défi environnemental imposé par le réchauffement climatique, un enjeu fondamental pour les 500 000 habitants de l'archipel dont les investissements sont largement soutenus par la diaspora. Une île où la jeunesse revendique sa langue cap-verdienne, fière de son identité créole ! Avec : Pedro Pires, ancien président de la République de Cabo Verde entre 2001 et 2011, Premier premier ministre du Cap Vert de 1975 à 1991. Pedro Pires dirige la Fondation Amilcar Cabral ainsi que l'Institut Pedro Pires Instituto Pedro Pires for Leadership - Forming tomorrow's leaders Fundação Amílcar Cabral - Facebook Maria Fatima Fernandes, issue d'une des très nombreuses familles déportées par les Portugais pour le travail forcé, revenue au pays pour participer à son développement, vice-rectrice de l'Université Cabo Verde Amalia Lopez, présidente de l'association pour la défense de la langue cap- verdienne  José Arlindo Fernandez, Recteur de l'Université du Cap Vert  Arlindo Barreto AUF/Université du Cap Vert Arlindo Fortes, professeur d'Agronomie à l'École d'agronomie et d'environnement de l'UCV  Uni24k/Université du Cap Vert Mario Lucio, ancien ministre de la Culture et musicien célèbre, découvrez le titre phare de son album Indépendance.   Pour aller plus loin : - l'émission La marche du monde : Amilcar Cabral et Maria Helena, de l'intime au politique - le webdoc RFI : Amilcar Cabral, lettres à Maria Helena - Dans l'intimité d'une icône africaine - l'émission Musiques du monde : Mario Lucio et Cotonete, du Cap-Vert à l'exil aux îles.

Rothen s'enflamme
Le débat éternel : Roméo, supporter de Benfica : "Ronaldo a totalement révolutionné le foot portugais, ça fait la différence !" – 20/11

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 2:26


Les footballeurs parlent aux footballeurs ! « Rothen s'enflamme », le rendez-vous des passionnés du ballon rond revient pour une deuxième saison !

La Matinale - La 1ere
L'invité de La Matinale - David Castello-Lopes, journaliste, humoriste et vidéaste franco-portugais

La Matinale - La 1ere

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 15:12


Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi le Portugal est-il devenu le bon élève de l'Europe ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Oct 13, 2025 2:19


C'est un renversement historique. Pour la première fois depuis la Révolution des Œillets de 1974, le Portugal enchaîne les excédents budgétaires. En 2025, son gouvernement prévoit un surplus de 0,3 % du PIB, après un premier record en 2024. Une prouesse rare en Europe, encore plus remarquable quand on sait que Lisbonne compte simultanément augmenter les retraites et alléger la fiscalité.De la crise à la rigueurIl y a quinze ans, le pays était pourtant au bord du gouffre. En 2010, son déficit public atteignait 9 % du PIB. La troïka (FMI, BCE, Commission européenne) imposa alors un plan de sauvetage assorti d'une cure d'austérité radicale : hausse des impôts, privatisations et réduction drastique du nombre de fonctionnaires.Lorsque la gauche revient au pouvoir en 2015, elle maintient la discipline budgétaire tout en la rééquilibrant : taxes sur les plus fortunés, soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes et relance de la demande intérieure. Cette combinaison entre rigueur et croissance devient la marque du « modèle portugais ».L'économie redressée par l'attractivitéÀ partir de 2017, le pays vit un véritable « miracle économique ». Les investissements étrangers affluent, séduits par la stabilité retrouvée, les incitations fiscales et un coût du travail parmi les plus bas d'Europe de l'Ouest (1 015 € de salaire minimum, contre 1 802 € en France). Les fonds européens et le boom touristique post-pandémie dopent l'activité. Résultat : la croissance dépasse 2 % par an et le chômage recule vers 6 %.Les entreprises françaises, notamment Somfy ou Decathlon, s'y implantent massivement ; 750 sociétés tricolores emploient aujourd'hui 60 000 personnes. Même les retraités français affluent, profitant d'avantages fiscaux — désormais réduits.Le revers du succèsMais la réussite portugaise a un prix. L'afflux de capitaux et de nouveaux résidents a fait exploser le marché immobilier : +124 % depuis 2015, bien au-delà de la moyenne européenne. Les jeunes Portugais, incapables d'accéder au logement, continuent de partir : un tiers des 15-39 ans vit à l'étranger.Cette tension sociale nourrit aussi la montée du parti d'extrême droite Chega, désormais deuxième force politique du pays.Une leçon pour l'EuropeAvec une dette en baisse (87,8 % du PIB prévue en 2026) et un État qui dépense moins qu'il ne gagne, le Portugal montre qu'une stratégie mêlant discipline et attractivité peut réussir. Mais il rappelle aussi qu'un excédent budgétaire n'est pas toujours synonyme de prospérité partagée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ici c'est France Bleu Paris
"Vive nos joueurs portugais" - 100% PSG, le billet

Ici c'est France Bleu Paris

Play Episode Listen Later Oct 9, 2025 2:37


durée : 00:02:37 - 100% PSG - Le billet - Faisons le point médical et saluons nos quatre internationaux portugais durant cette trêve internationale ou trois d'entre eux vont défendre les couleurs de leur pays... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti : une difficile rentrée scolaire à cause de l'insécurité

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 30:00


En raison de l'insécurité qui sévit dans le pays, l'année académique 2025-2026 a officiellement débuté seulement le 1er octobre. Cependant, cette date n'a pas pu être respectée dans certaines villes. Un dossier réalisé par Ronel Paul. Dans la ville des Gonaïves, seules quelques écoles, comme celles de la Congrégation des Clercs de Saint Viateur, ont rouvert leurs portes le 1er octobre. Au Collège de l'Immaculée de Conception, le père Éric Cothière salue une reprise encourageante malgré un climat de peur qui freine encore beaucoup de familles. Environ 60% des élèves étaient présents pour cette première journée marquée à la fois par la joie et la crainte, explique-t-il au micro de Ronel Paul. D'autres établissements, comme l'institution Justin Dévot, ont préféré reporter la rentrée au lundi suivant, par mesure de prudence. Sa directrice, Bertolette Baubrun, appelle parents et enseignants à la vigilance face à l'insécurité persistante. Dans plusieurs communes de l'Artibonite — Liancourt, Petite-Rivière ou encore l'Estère — la situation est encore plus critique : les écoles y restent fermées, sous la menace des gangs. Pour Didier Pierre, directeur adjoint de l'Éducation dans le département, il y a urgence à agir. Les conséquences sont déjà visibles : le taux de réussite au baccalauréat plafonne à 30%. «Nos enfants souffrent beaucoup de cette situation», déplore-t-il, alors que les troubles continuent de paralyser l'éducation dans la région.   Comment obtenir la nationalité américaine sous la présidence Trump Avec les règles d'immigration plus dures et les politiques d'expulsion de migrants de Donald Trump cette question est devenue de plus en plus importante pour certaines personnes aux États-Unis. Même s'ils disposent d'un titre de séjour, certains migrants sont arrêtés par la police de l'immigration. La nationalité américaine devient donc importante, c'est un sésame pour éviter les ennuis et arrestations mais l'obtenir n'est pas si simple. Il y a de nombreuses conditions à remplir et face à ces tracas administratifs, certaines organisations proposent de soutenir ceux et celles qui demandent la citoyenneté américaine. Reportage dans la banlieue d'Atlanta d'Edward Maille. Donald Trump s'en prend de nouveau à la sécurité sociale C'est une information exclusive du Washington Post. L'administration Trump prépare une réforme qui rendrait plus difficile l'accès aux allocations d'invalidité pour les Américains âgés. Le projet supprimerait tout simplement l'âge comme critère d'évaluation de la capacité à travailler. Aujourd'hui, les plus de 50 ans ont davantage de chances d'obtenir ces aides, car l'âge est reconnu comme un frein à la reconversion professionnelle. Selon Jack Smalligan, de l'Urban Institute, une réduction de 10% du nombre de bénéficiaires priverait environ 750 000 personnes de prestations sur dix ans — pour une économie estimée à 82 milliards de dollars. La réforme serait pilotée par Russell Vought, directeur du Budget à la Maison Blanche, qui avait déjà tenté d'instaurer ces changements lors du premier mandat de Donald Trump. Les partisans de la mesure affirment qu'avec la numérisation du travail, davantage de personnes handicapées peuvent désormais occuper des emplois de bureau, ce qui justifierait un durcissement des critères. Mais pour les démocrates, c'est une attaque frontale contre la sécurité sociale. Le sénateur Ron Wyden parle de «la plus grande coupe de l'histoire de l'assurance invalidité» et accuse les républicains de vouloir forcer les Américains à travailler jusqu'à un âge avancé.   Le gouvernement brésilien s'inquiète du durcissement de la politique migratoire au Portugal Une nouvelle loi qui pénalise surtout les Brésiliens, la plus importante communauté étrangère du pays. Selon la Folha de São Paulo, les autorités brésiliennes ont envoyé une délégation à Lisbonne pour tenter de négocier un «traitement différencié» pour leurs ressortissants, au nom de la réciprocité : car, rappelle le quotidien, les Portugais bénéficient au Brésil de nombreux avantages, comme la possibilité d'obtenir la nationalité après seulement un an de résidence. La nouvelle législation portugaise met fin à la possibilité d'entrer comme touriste pour ensuite demander un permis de séjour sur place. Les démarches devront désormais être faites avant le départ, dans les consulats. La loi restreint aussi la réunification familiale et réserve les visas de travail aux «profils hautement qualifiés». D'après le journal Público, ce sont justement les nouvelles règles sur le regroupement familial qui inquiètent le plus Brasilia. Pour l'instant, le gouvernement brésilien n'envisage pas de mesures de rétorsion : «il s'agit de ne pas pénaliser les Portugais au Brésil, mais la réciprocité reste sur la table», écrit la Folha de São Paulo.   Journal de la 1ère Les conséquences de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu aux Antilles.  

Big 5
Nuno Mendes, le meilleur latéral gauche du monde ?

Big 5

Play Episode Listen Later Oct 2, 2025 25:00


Élu homme du match contre Barcelone, Nuno Mendes s'est montré intraitable derrière, juste techniquement et éblouissant en attaque. À 23 ans, le Portugais s'impose comme une référence à son poste. Doit-il encore progresser ? En quoi incarne-t-il le prototype du latéral moderne ? Et qui peut le concurrencer ? Réponses dans « Big five ». Présenté par Marie-Amélie Motte, avec Vincent Duluc et Loïc Tanzi. Réalisé par Léa Leostic. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Royaume-Uni: l'opération «Raise the Colours» entre patriotisme revendiqué et tensions identitaires

Reportage International

Play Episode Listen Later Sep 27, 2025 2:33


Depuis quelques semaines, les rues anglaises se parent de drapeaux : l'Union Jack, le drapeau britannique ou encore la croix rouge de Saint-Georges sur fond blanc, drapeau de l'Angleterre. Certains rond-points ont également été repeints aux couleurs nationales. Cette campagne « Raise the Colours » (Levez les drapeaux, en français), encouragée par le leader d'extrême droite Nigel Farage, intervient alors que les hôtels accueillant des demandeurs d'asile sont visés par des manifestations nationalistes. Notre correspondante s'est rendue dans l'un des quartiers ciblés par l'opération. De notre correspondante en Angleterre, À deux pas du quartier d'affaires de Canary Wharf, visé par des manifestations anti-migrants depuis deux mois. Les lampadaires sont bardés de drapeaux anglais, croix rouge sur fond blanc, financés par des groupes liés à l'extrême droite sur les réseaux sociaux. Les cordes claquent au vent. « Une tentative d'intimidation » Tom, qui ramène sa fille de l'école, aimerait les voir disparaître : « Je ne peux pas dire que j'aime ça. Je le vois comme une tentative d'intimidation, c'est une manière de dire à une partie des gens qui vivent par ici : vous n'êtes pas chez vous. Quand les Anglaises ont gagné l'Euro il y a deux mois, il n'y avait pas de drapeaux, donc je ne pense pas que ce soit une histoire de fierté nationale. » Des drapeaux qui disent « vous êtes chez nous ». C'est exactement l'interprétation de Michael, qui a participé aux manifestations dans le quartier : « Les gens qui viennent ici doivent respecter le Royaume-Uni, ses lois, ses valeurs. Le gouvernement n'arrive pas à freiner tous ces immigrants qui arrivent. Mais quand vous êtes une minorité, que vous venez vivre ici, légalement ou non, vous n'êtes pas chez vous ! » Ici, la mairie a fait retirer plusieurs étendards. Mais dans les rues, certains expatriés, comme ce jeune Portugais, n'y voient pas de menace : « C'est le signe que les gens aiment leur pays, en sont fiers. Cela ne me dérange pas. » Les drapeaux, fierté nationale ou signe d'une radicalisation de la société ? Le Premier ministre Keir Starmer lui-même a dû trancher sur la BBC : « Chez nous, nous avons une croix de saint Georges. J'encourage les drapeaux, c'est un symbole de patriotisme, mais ils ne doivent pas être dévalués et utilisés pour diviser. Je ne veux pas de ça, je suis fier de notre drapeau. » À lire aussiRoyaume-Uni: le militant d'extrême droite Tommy Robinson réunit plus de 100 000 personnes à Londres Pas de condamnation, bien au contraire. John Denham, chercheur en politique à l'université de Southampton, souligne que contrairement à d'autres, le Royaume-Uni ne réserve pas ses drapeaux aux nationalistes : « Nous ne sommes pas une nation qui agite ses drapeaux. C'est historique : nous étions le plus grand Empire du monde. Les drapeaux, c'était pour [les colonies], les Américains par exemple. Nous n'en avions pas besoin. Par conséquent, aujourd'hui, chacun donne le sens qu'il veut au drapeau. » En clair, pour ce professeur proche du Parti travailliste : la campagne « Raise the Colours » a fait long feu : « Je pense que les groupes d'extrême droite espéraient susciter des réactions de la part de la gauche, qu'elle demanderait le retrait des drapeaux. Ce qui aurait permis à ces groupes de se présenter comme les seuls patriotes. Ça n'a pas fonctionné. » Certains poseurs de drapeaux encourent aujourd'hui des poursuites pour dégâts criminels, après avoir tagué la croix de saint Georges sur des ronds-points et aux abords de mosquées. À lire aussiIrlande: importé du Royaume-Uni, le mouvement «hisser les couleurs» interpelle  

Franck Ferrand raconte...
Un espion anglais au Brésil

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Sep 21, 2025 22:44


 En août 1591 le soldat anglais Knivet embarque sur une flotte pour le détroit de Magellan. Il sera abandonné sur une île brésilienne et vivra dix ans entre les Portugais et les Indiens.  Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La marche du monde
Cap Vert, la culture de l'indépendance

La marche du monde

Play Episode Listen Later Sep 20, 2025 48:29


50 ans après l'indépendance du Cap Vert, La Marche du monde est en reportage dans la ville de Praia, à la recherche de celles et ceux qui ont participé à la construction de ce petit pays chanté par Cesaria Evora, ambassadrice aux pieds nus d'un archipel situé au large du Sénégal. Un archipel du Cap Vert devenu une référence démocratique pour le continent africain. Au fil des rencontres, nous interrogeons cette culture de l'indépendance, arrachée par les armes en Guinée-Bissau par le héros national Amilcar Cabral et ses guérilléros. Cabral, co-fondateur du PAIGC, le parti africain pour l'indépendance, Cabral assassiné en 1973 avant d'avoir pu traduire par les actes sa vision d'un peuple libéré du joug colonial portugais. Cabral l'agronome, défenseur d'un système éducatif capverdien et d'une agriculture adaptée à la géographie et au climat de sa terre. Des idées relayées par son fidèle commandante Pedro Pires afin d'accompagner la transition pacifique de la lutte armée jusqu'à la République du Cap Vert. Mais, 50 ans après l'indépendance, le développement du Cap Vert est conditionné par le défi environnemental imposé par le réchauffement climatique, un enjeu fondamental pour les 500 000 habitants de l'archipel dont les investissements sont largement soutenus par la diaspora. Une île où la jeunesse revendique sa langue cap-verdienne, fière de son identité créole ! Avec : Pedro Pires, ancien président de la République de Cabo Verde entre 2001 et 2011, Premier premier ministre du Cap Vert de 1975 à 1991. Pedro Pires dirige la Fondation Amilcar Cabral ainsi que l'Institut Pedro Pires Instituto Pedro Pires for Leadership - Forming tomorrow's leaders Fundação Amílcar Cabral - Facebook Maria Fatima Fernandes, issue d'une des très nombreuses familles déportées par les Portugais pour le travail forcé, revenue au pays pour participer à son développement, vice-rectrice de l'Université Cabo Verde Amalia Lopez, présidente de l'association pour la défense de la langue cap- verdienne  José Arlindo Fernandez, Recteur de l'Université du Cap Vert  Arlindo Barreto AUF/Université du Cap Vert Arlindo Fortes, professeur d'Agronomie à l'École d'agronomie et d'environnement de l'UCV  Uni24k/Université du Cap Vert Mario Lucio, ancien ministre de la Culture et musicien célèbre, découvrez le titre phare de son album Indépendance.   Pour aller plus loin : - l'émission La marche du monde : Amilcar Cabral et Maria Helena, de l'intime au politique - le webdoc RFI : Amilcar Cabral, lettres à Maria Helena - Dans l'intimité d'une icône africaine - l'émission Musiques du monde : Mario Lucio et Cotonete, du Cap-Vert à l'exil aux îles.

Franc-parler
Pourquoi les Portugais sont-ils également appelés les "Lusitaniens" ?

Franc-parler

Play Episode Listen Later Sep 15, 2025 2:42


Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ? Règles de grammaire étonnantes, abus de langage, vocabulaire mal employé, origine insoupçonnée d'expressions... vous allez être surpris ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
De la Grèce à l'Italie, le cas des mineurs isolés

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 24, 2025 19:30


Des milliers de jeunes mineurs arrivent chaque année d'Afrique, d'Asie, et du Proche-Orient dans ces deux pays de première arrivée. Leur prise en charge est essentielle notamment pour qu'ils ne se retrouvent pas à la merci de la criminalité organisée. Cette émission est une sélection estivale des programmes d'Accents d'Europe   En Italie, les mineurs isolés aidés par des tuteurs  En Italie, plus de 11.000 enfants non accompagnés sont arrivés en moyenne chaque année, depuis 2024, selon l'ONG Save the children. Même si beaucoup poursuivent leur route vers d'autres États européens, la plupart passent de longs mois voire des années dans le pays en attente du traitement de leur dossier et certains finissent par y rester, suivent des études et trouvent un emploi. Pour les soutenir, les régions et les villes forment des tuteurs. Ce dispositif instauré par une loi de 2017 n'a pas été remis en question par le gouvernement de Giorgia Meloni. Les bénévoles qui souhaitent exercer la responsabilité du tutorat doivent suivre une formation et obtenir un agrément. Reportage à Fermo, dans le centre de l'Italie, Cécile Debarge.    Des mineurs pendant longtemps placés en détention, en Grèce  En Grèce, l'autre principal pays de première entrée dans l'Union européenne, 3.000 mineurs non-accompagnés sont arrivés en 2024, le double de l'année précédente selon l'ONU. Le gouvernement grec est régulièrement mis en cause pour des pratiques illégales de refoulement et de renvois forcés, y compris de mineurs, depuis quelques années. Mais en raison notamment de la pression européenne des choses ont changé dans la prise en charge de ces adolescents isolés qui, jusqu'à récemment, pouvaient être placés en détention. Les explications de Joël Bronner à Athènes.    Chronique musique La sélection de Vincent Théval : Délirium de C Duncan (Écosse)   Au Portugal, les retraités travaillent Faut-il ramener l'âge de la retraite à 62 ans au lieu de 64 ans ? En France, le débat sur la réforme de 2023 continue à diviser la classe politique et les partenaires sociaux. Le Portugal, lui, a tranché : ce sera désormais 66 ans et 9 mois. Le pays est le deuxième de l'Union européenne en termes de vieillissement : en 2022, la moitié de ses 10 200 000 habitants avaient plus de 46 ans. Et de plus en plus de Portugais continuent à travailler une fois qu'ils sont à la retraite. Si la moitié d'entre eux le font par intérêt et pour rester actifs, pour l'autre moitié c'est une nécessité financière. Reportage à Lisbonne, Marie-Line Darcy.

Reportage International
Soccer Town: Kearny, berceau du football Made in USA

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 2:54


Les États-Unis à l'heure du football ou du soccer, comme on dit là-bas. Le pays accueille en ce moment le Mondial des clubs, avant la Coupe du monde, dans un an. Les finales des deux compétitions sont prévues tout près de New York, près aussi de Kearny. Avec 42 000 habitants, c'est une petite ville résidentielle, terre d'accueil de travailleurs venus du monde entier, où se serait joué en 1883 le premier vrai match de football d'une équipe américaine et où depuis longtemps le ballon rond est une religion.   C'est un petit coin du reste du monde, à l'ombre des gratte-ciels. Au Scots American Club, on descend des bières brunes en kilt écossais et on regarde du football, version originale. Anderson, 60 ans environ : « C'est une tradition ici. On est la ville du soccer aux États-Unis. La ville du vrai football, pas le foot américain avec les mains. Le FOOT-BALL ». Ancien entraîneur, Bob Anderson est un enfant de la balle, comme beaucoup à Kearny, comme ces gamins du coin rentrés dans l'histoire du soccer américain : « Tu vois la photo là. C'est John Harkes, capitaine de l'équipe nationale. Une légende ». Sur la photo de l'équipe américaine au Mondial 94, John Harkes le fils d'Écossais, côtoie deux amis d'enfance : Tony Meola, italien d'origine, et Tab Ramos, né en Uruguay. Kearny et le soccer, c'est d'abord une histoire d'immigration. Michael Mara, directeur sportif du club local et mémoire de la ville : « Kearny est une terre industrielle de travailleurs Le foot est venu ici au 19ᵉ siècle avec les immigrants écossais, les Irlandais. Maintenant, on a les Portugais, les Brésiliens, les Équatoriens, les Péruviens… Et c'est toujours aussi important pour ces communautés que pour celles qui sont arrivées, il y a cent ans ». Le soccer, « une religion »  Pour comprendre un peu mieux, il faut suivre Michael, passer la vieille usine, les rues pavillonnaires typiques et s'arrêter dans la ville jumelle d'Harrison. Devant nous, un petit terrain de quartier. « Ça s'appelle "le court", parce que c'était un terrain de tennis à l'origine, avant le sol était dur, il y avait un arbre au coin, des bancs. John, Tony, Tab, tout le monde est passé par là. Ici, tu apprends à être créatif. On a cette culture du foot de rue, comme en Europe ou en Argentine, ça n'est pas courant aux États-Unis. C'est ce qui fait que cette ville est différente ».  Ici, le soccer est une religion. On envoie ses enfants au foot, comme au catéchisme, et avec Coach Glendon, c'est du sérieux : « C'est un honneur, un privilège d'entraîner ici. Beaucoup de nos joueurs ont un vrai, vrai potentiel, c'est à nous les coachs de les pousser, de les accompagner pour leur permettre, de donner le meilleur ». Jusqu'au très haut niveau, c'est l'ambition déclarée de certains, comme Paul, capitaine chez les moins de quatorze ans du club : « Je sais que beaucoup d'anciens de Kearny sont passés professionnels, donc je sens que j'ai quelque chose de spécial.  Avec ça, il y a plus de pression, c'est sûr, mais surtout ce sentiment qu'on peut répondre aux attentes. Moi, je veux jouer dans l'équipe nationale d'Équateur. Je veux réussir et inspirer les enfants de mon âge dans le futur ». Et c'est ainsi que s'écrit depuis 150 ans la grande histoire, de ce petit bout d'Amérique, où le ballon a toujours été rond.   À lire aussiAux États-Unis, le timide essor du « soccer » avant le Mondial de foot 2026

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 22 juin 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 22, 2025 48:30


Dans le supplément de ce dimanche, en première partie, direction le Mozambique avec une révolution à l'épreuve du temps, le mouvement qui a fait basculer le pays de l'ère coloniale à l'indépendance est de plus en plus contesté. 1975-2025, le temps a passé. Il y a 50 ans, le Frelimo prenait le pouvoir. Après les accords de Lusaka qui ont conclu la guerre coloniale avec les Portugais, cela fera donc un demi siècle mercredi prochain. Le Frelimo est toujours là mais avec des soubresauts...  En deuxième partie, nous retrouvons Laurence Théault qui a enquêté en France sur la drogue dans les villes moyennes et le monde rural, et comment on vient en aide à ces usagers de plus en plus nombreux.  À partir du 23/6, nous consacrons une série de 4 reportages dédiés à la drogue. Nous irons en Sierra Leone, aux États-Unis, à Marseille et remonterons la route africaine de la cocaïne, cela à l'occasion de la journée internationale contre l'abus et le trafic de drogue, journée spéciale également sur RFI du matin au soir, jeudi 26 juin 2025.   Mozambique : la promesse trahie de l'Indépendance Le 25 juin 2025, le Mozambique célèbrera le cinquantième anniversaire de son indépendance. La guerre de libération du pays a duré 10 ans pendant lesquels la guérilla du Frelimo, le Front de libération du Mozambique, a affronté le colon portugais. Après la signature des accords de Lusaka, le 25 septembre 1974, et six mois de transition, le Frelimo prend le pouvoir le 25 juin 1975. Depuis lors, il ne l'a jamais quitté. Fin 2024, le pays a pourtant été secoué par une violente crise post-électorale, réprimée dans le sang. Le Frelimo est de plus en plus contesté. Un Grand Reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Jacques Allix.   Drogue à Chateauroux : approcher pour soigner  Longtemps cantonnés aux mégapoles et aux banlieues urbaines, les réseaux de trafic de stupéfiants n'en finissent plus d'étendre leur emprise vers les villes moyennes et les campagnes françaises. En province, en région, dans les territoires, en zone rurale. Si les produits stupéfiants sont les mêmes qu'ailleurs : héroïne, cocaïne, drogues de synthèse, cannabis, les structures spécialisées d'aide aux usagers y sont rares.  Dans le centre de la France, Châteauroux – 43 000 habitants, à 270 kilomètres de Paris – un centre d'accueil et d'accompagnement y vient en aide aux usagers, sur place, mais également par des tournées en camion pour toucher les consommateurs les plus éloignés en milieu rural. Un Grand reportage de Laurence Théault qui s'entretient avec Jacques Allix.

Choses à Savoir
Pourquoi parle-t-on de l'Eldorado ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 19, 2025 2:17


L'Eldorado… Un mot qui évoque un lieu fabuleux, une terre de richesses infinies, un paradis perdu. Aujourd'hui encore, on l'utilise pour désigner un endroit rêvé, plein de promesses, souvent lié à la richesse, au bonheur ou à l'espoir d'une vie meilleure. Mais d'où vient ce mythe ? Pourquoi ce mot est-il si chargé d'or et de mystère ?Aux origines : un roi couvert d'orLe mythe de l'Eldorado prend racine au XVIe siècle, lors des grandes explorations espagnoles en Amérique du Sud. Les conquistadors, avides de conquêtes et de richesses, entendent parler d'un roi fabuleux qui, selon les récits indigènes, se couvrait de poussière d'or avant de se baigner dans un lac sacré. Ce roi était surnommé "El Dorado", littéralement "l'homme doré" en espagnol.Ce rituel aurait eu lieu en Colombie, près du lac Guatavita, et appartenait à une tradition des Muiscas, un peuple indigène local. À chaque cérémonie, le roi doré offrait de l'or et des pierres précieuses aux dieux en les jetant dans le lac. De quoi enflammer l'imaginaire des Européens.De l'homme doré à la cité d'orTrès vite, le personnage devient un lieu : Eldorado ne désigne plus un homme, mais une cité fabuleuse, puis un royaume entier où l'or serait aussi abondant que la poussière.Les Espagnols, puis les Anglais, les Allemands et les Portugais, envoient expéditions sur expéditions à la recherche de cet Eldorado, quelque part entre l'Amazonie, les Andes, le Venezuela ou même le Brésil. Des centaines d'hommes périssent dans la jungle, dévorés par la fièvre, les serpents, ou simplement l'épuisement… sans jamais trouver cette fameuse terre d'or.Parmi les plus célèbres chercheurs d'Eldorado, on compte Francisco de Orellana, le premier Européen à descendre le fleuve Amazone, ou Sir Walter Raleigh, qui échouera à deux reprises dans sa quête, mais publiera malgré tout un récit enflammé sur la richesse du royaume de Guyane.Un mythe qui dépasse l'orAu fil du temps, Eldorado devient un symbole : celui d'un espoir démesuré, d'une quête sans fin, parfois tragique. On le retrouve dans la littérature (Voltaire en parle dans Candide), dans les récits d'explorateurs, et aujourd'hui dans les discours politiques ou économiques — on parle par exemple d'Eldorado pétrolier, Eldorado numérique, ou Eldorado écologique.En résumé, Eldorado est moins un lieu réel qu'un mirage. Il raconte notre désir d'ailleurs, de richesse, de bonheur facile… et aussi notre tendance à projeter nos rêves sur des terres inconnues. Un mythe doré, au sens propre comme au figuré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

FC Stream Team
La fessée pour le Real face au Barça ? l'interrogation de Zerbi à l'OM, Mourinho parmi les plus grands ? | FC Stream Team

FC Stream Team

Play Episode Listen Later Apr 25, 2025 50:29


Ce samedi, le FC Barcelone et le Real Madrid ont rendez-vous pour une finale de Copa del Rey excitante mais où le club merengue part de loin après les deux sévères défaite en Clasico cette année. Le Real Madrid a-t-il vraiment une chance ce samedi (22h) ? Réponse avec nos deux journalistes de la semaine : Maxime Dupuis et Cyril Morin (07:50)Annoncé proche de prolonger avec le Real Madrid, Vinicius Jr. va donc s'inscrire dans le projet merengue sur le long terme. Un sacré défi pour le prochain coach madrilène qui devra réussir à améliorer l'alchimie entre le Brésilien et Kylian Mbappé, sans déséquilibré l'équipe madrilène. (15:35)Les épisodes étranges se poursuivent à l'Olympique de Marseille. Après plusieurs coups de sang, nouvelle polémique : son entraîneur Roberto de Zerbi a décidé d'emmener son groupe en Italie pour les semaines à venir, donc loin de la Commanderie, son camp de base classique. Une décision difficilement compréhensible. (21:45)L'Inter Milan affronte le FC Barcelone en demi-finale de Ligue des champions à partir de mercredi. L'occasion pour nos journalistes Cyril Morin et Maxime Dupuis de se remémorer les 15 ans du titre des Intéristes, vainqueurs des Barcelonais à ce même stade de la compétition avec José Mourinho comme coach. Où faut-il placer le Portugais dans la hiérarchie ? (31:00)Bonne écoute ! Présentation : Cyril Morin et Maxime DupuisGraphisme et animation du quiz : Quentin Guichard (extraits en vidéo)Réalisation : Sébastien Petit Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
MOMENT CULTE - Les Portugais et Sébastien Thoen, une grande histoire d'amour

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Apr 13, 2025 0:55


Sébastien Thoen a toujours aimé imiter les Portugais. Pour le plus grand plaisir de Laurent Ruquier !Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi le Japon est-il resté à l'écart du monde pendant plus de 200 ans ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Mar 30, 2025 3:07


Entre le début du XVIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, le Japon a connu une période d'isolement volontaire connue sous le nom de sakoku – littéralement « pays verrouillé ». Cette politique, instaurée par le shogunat Tokugawa en 1639, a duré plus de deux siècles, jusqu'à l'ouverture forcée du pays en 1853. Pendant cette période, le Japon a strictement limité ses contacts avec l'étranger, tant sur le plan commercial que culturel et religieux.L'origine de cet isolement remonte à la crainte d'une déstabilisation du pouvoir politique et social. Dès le milieu du XVIe siècle, les Européens – Portugais, Espagnols, Hollandais et Anglais – arrivent au Japon, apportant avec eux des technologies nouvelles, comme les armes à feu, mais aussi des idées, notamment le christianisme.Les missionnaires jésuites, en particulier François Xavier, obtiennent des succès impressionnants : on estime à plus de 300 000 le nombre de Japonais convertis au christianisme vers 1600. Cette expansion rapide alarme les autorités. Le christianisme est perçu comme une menace directe à l'unité du pays, car il crée une allégeance spirituelle étrangère – au pape – qui échappe au contrôle du shogun.En 1614, le christianisme est interdit. Les missionnaires sont persécutés, les convertis traqués. Le point culminant de cette répression est la révolte de Shimabara (1637-1638), menée en partie par des paysans chrétiens. Elle est violemment réprimée et confirme, aux yeux du shogunat, le danger des influences étrangères.C'est dans ce contexte que le Japon adopte le sakoku :Interdiction d'entrée sur le territoire pour les étrangers, sauf les marchands hollandais, confinés sur l'îlot artificiel de Dejima, dans le port de Nagasaki. Interdiction de sortie pour les Japonais, même pour des raisons commerciales ou religieuses, sous peine de mort. Contrôle strict du commerce extérieur, limité à la Chine, la Corée et les Pays-Bas. L'objectif du sakoku était double : maintenir la paix intérieure dans un pays que les Tokugawa venaient à peine de pacifier après une longue période de guerres civiles, et éviter toute forme de colonisation ou d'ingérence étrangère, comme on en voyait déjà en Chine ou aux Philippines.Ce n'est qu'en 1853, avec l'arrivée des navires noirs du commodore Matthew Perry, que l'isolement prend fin. Menacé par la supériorité technologique des États-Unis, le Japon signe le traité de Kanagawa en 1854, ouvrant ses ports au commerce international. Ce moment marquera le début de la modernisation rapide du Japon sous l'ère Meiji.Ainsi, loin d'un repli par ignorance, le sakoku fut une stratégie politique consciente, destinée à préserver l'indépendance et l'identité du Japon face à un monde perçu comme instable, missionnaire… et dangereux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.