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durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Une grande partie des Libanais sont sous le choc depuis que les États-Unis ont créé un comité chargé de superviser le cessez-le-feu au Liban incluant l'Iran. Cela va à l'encontre de leur désir de se défaire de l'influence iranienne, et renforce la position du Hezbollah proiranien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Liban, la tension reste extrême après la mort de quatre soldats israéliens dans une attaque attribuée au Hezbollah dans le sud du pays. Dans le même temps, les discussions diplomatiques autour de l’Iran, relancées en Suisse avec les États-Unis et plusieurs pays de la région — mais sans Israël — viennent de subir un nouveau coup d’arrêt : la délégation iranienne a quitté la table des négociations après les menaces formulées par Donald Trump. Entre pressions militaires, bras de fer diplomatique et tentatives de désescalade, assiste-t-on à un basculement stratégique au Moyen-Orient ? Jonathan Keller, ancien officier du renseignement israélien, est notre invité ce soir sur KAN en français.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Ce nouveau cessez-le-feu conclu vendredi 19 juin a d'ores et déjà été violé… Les frappes israéliennes ont repris ce samedi matin, faisant au moins cinq morts. Après une journée déjà meurtrière ce vendredi au Sud Liban : 47 morts, une centaine de blessés, à la suite de bombardements israéliens, en représailles à la mort de 4 soldats israéliens. Ce que la presse pressentait est donc en train de se produire. Benyamin Netanyahu n‘est pas décidé à mettre en œuvre la clause du protocole de paix (conclu entre les États-Unis et l'Iran) qui prévoit la cessation des hostilités au Liban. L'Orient-le-Jour remarque ainsi que « des doutes subsistent quant à la possibilité que le Premier ministre israélien cherche à faire échouer l'accord et à poursuivre ses opérations militaires (…) des interrogations s'expriment également à l'échelle internationale sur la sincérité de l'engagement de Netanyahu, à l'approche des élections générales en Israël », ajoute le quotidien francophone libanais. Une tendance que semble confirmer un rapport des services de renseignements américains, dont le Washington Post se fait l'écho. Ce rapport, explique le quotidien américain, « avertit l'administration Trump, que Benyamin Netanyahu pourrait prendre des mesures susceptibles de compromettre les efforts du président américain pour parvenir à un accord de paix durable avec l'Iran ». « Israël, poursuit le Washington Post, semble déterminé à maintenir ses opérations militaires contre le Hezbollah, allié de l'Iran… » Muflerie Donald Trump et Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, de nouveau brouillés... L'affaire fait la Une de la Repubblica. Elle concerne une photo de Giorgia Meloni et Donald Trump, prise lors du dernier sommet du G7 à Evian, en France. Or, le président américain a déclaré, au sujet de la Première ministre italienne : « Elle m'a supplié de prendre une photo avec elle. Je ne l'aurais pas prise, mais j'ai eu pitié d'elle ». Une déclaration qui a déclenché la fureur de Giorgia Meloni, elle a aussitôt démenti et ajouté : « Nous devons réagir ». De fait, la prochaine visite aux États-Unis du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, est annulée. Libération remarque de son côté, que « la muflerie de Trump n'épargne même pas son alliée Meloni ». Le quotidien français ironise sur cette nouvelle brouille « entre la Première ministre italienne et son supposé partenaire idéologique », alors qu'il y a quelques mois, « Giorgia Meloni se flattait, au nom de la convergence des valeurs conservatrices, d'avoir une relation privilégiée avec Donald Trump ». Couverture de survie En France, le thermomètre n'en finit pas de grimper… « Jusqu'à 39 degrés attendus aujourd'hui », annonce le Parisien, et ce n'est pas fini, « les journées de lundi et mardi devraient figurer parmi les journées les plus chaudes jamais mesurées à l'échelle du pays », ajoute le quotidien français, selon lequel « hôpitaux, entreprises, écoles… Toute la société va être impactée dans la durée ». Prenons le cas des écoles, sur lequel s'attarde le Monde, qui parle du « grand bricolage de l'Éducation Nationale, symbole de l'inadaptation de la France au réchauffement climatique ». Le quotidien français énumère les mesures prises dans l'urgence par les écoles : « horaires aménagés, voire établissements fermés, familles incitées à garder leurs enfants, oraux d'examens reportés et multiplication des cellules de crise dans les mairies et les rectorats (…) un sentiment d'improvisation prévaut », remarque le Monde. Les parents d'élèves, eux, mettent la main à la pâte, en installant par exemple des couvertures de survie sur les fenêtres espérant, nous dit le quotidien français, « rendre l'atmosphère des classes plus supportable ».
« Emmanuel Macron et les Européens saluent le changement d'attitude de Donald Trump, écrit Le Figaro à Paris. (…) Pas de doute pour le président français, ce sommet du G7 est objectivement une réussite alors qu'il démarrait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises et de conflit ». Du sommet du G7 à Évian au dîner sous les ors du château de Versailles, « Emmanuel Macron savoure son succès : "L'UE et les États-Unis de nouveau unis" », titre la Repubblica. Pourtant, ce n'était pas gagné raconte le New York Times, mercredi, « le président américain a indiqué que s'il n'était pas satisfait de l'accord sur le nucléaire iranien, il pourrait le dénoncer et reprendre les bombardements sur le pays ». Ce revirement à quelques heures de la fin du sommet du G7 rappelle que tout peut arriver avec Donald Trump. « Le véritable mystère est notre persistance à être surpris par son inconstance », analyse la chercheuse Elizabeth Sheppard Sellam dans les colonnes de la Croix. Mais au final, sur la guerre en Iran comme sur celle en Ukraine, les dirigeant du G7 ont signé une déclaration commune. « Le document cite nommément Trump pour le féliciter le son action », précise le Washington Post (…). « Si c'est le prix à payer pour obtenir une baisse des prix du pétrole, pas de problème », réagit un diplomate dans les colonnes du Figaro. Signature à Versailles Le protocole d'accord avec l'Iran que Donald Trump a signé hier soir au Château de Versailles aux côtés d'Emmanuel Macron. Les 14 points de ce protocole d'accord ont été révélés hier, ce qui a alimenté les critiques concernant les concessions faites à l'Iran. « L'accord de Donald Trump avec l'Iran est le fruit d'ambitions irréalistes pour une guerre intenable », titre le Guardian à Londres. « Les États-Unis sont entrés en guerre avec des objectifs maximalistes et en sortent avec une décision pragmatique de mettre fin au conflit, malgré le coût politique que cela implique », poursuit le quotidien britannique. Donald Trump en sort « la parole de l'Iran de ne pas construire de bombe nucléaires, sans aucune mention du programme de missiles balistiques et avec le Hezbollah célébrant une "victoire" car le protocole d'accord a instauré un cessez-le-feu au Liban »? Bien que les Iraniens aient subi des pertes considérables durant cette guerre, « ils sont sortis de cette confrontation avec la puissance militaire la plus puissante du monde en prouvant qu'ils pouvaient utiliser le chaos économique comme une arme », estime Le New York Times. Renforcer le Hezbollah Un « deal » qui figure aussi à la une de la presse au Proche-Orient. « L'accord avec l'Iran doit affaiblir et non renforcer le Hezbollah, affirme le Jerusalem Post dans son éditorial. Ce cadre international « semble privilégier le calme régional au démantèlement de la menace (…) Israël ne peut pas accepter cela ». « Qui a conduit Israël vers un suicide diplomatique : Donald Trump ou Benyamin Netanyahu ? », s'interroge Haaretz. Selon le quotidien israélien, la rupture est consommée avec l'alliée américain. « La marge de manœuvre d'Israël pour riposter militairement a été restreinte de manière sans précédent. (…) La capacité d'Israël à attaquer les installations iraniennes dépend d'une coordination logistique, de renseignement fournis par les États-Unis et d'un consentement, au moins tacite, de Washington ». Ce qui semble désormais plus compliqué à obtenir. De son côté, l'Agence de presse iranienne Mehr indique que « l'appareil diplomatique iranien, bénéficiant du plein soutien du peuple, avait obtenu un texte qui sert les intérêts du pays ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle également que « l'Iran n'avait jamais abandonné ses alliés et qu'un cessez-le-feu au Liban était aussi important pour Téhéran ». Le Liban dans l'attente Au Liban, la population espèrent que les armes se taisent enfin dans le sud du pays, où malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, Israël mène toujours des opérations contre le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien. Pour L'Orient-Le Jour à Beyrouth « à regarder l'accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir trouvé son compte ». Le Liban, lui, « hérite d'un Sud dévasté, d'une occupation qui perdure et d'un avenir qui continue à être discuté ailleurs. En somme : le Liban paie la facture », résume le quotidien libanais.
Sur quelles bases repose ce nouveau cessez-le-feu ? Quelles sont les intentions d'Israël ? Selon le journal d'opposition Haaretz, Israël « n'envisage pas de se retirer des zones situées au sud du fleuve Litani, mais il a accepté de ne pas mener d'actions offensives contre le Hezbollah – y compris la démolition de maisons – en échange de la cessation des actions offensives du Hezbollah contre les forces israéliennes ». Mais le Hezbollah, lui, a rejeté le cessez-le-feu. Et la presse libanaise est sceptique. « Liban-Israël : un texte sans retrait israélien », titre le site d'information Libanews, selon lequel « Washington impose des conditions au Liban, sans garantie d'Israël ». L'Orient-le-Jour, lui, a interrogé des habitants du sud Liban, et explique que « l'annonce d'un nouveau cessez-le-feu a du mal à convaincre ». Le journal francophone libanais rapporte les propos d'une mère qui « a fui son village d'Aïn Ebel » et qui raconte : « Mon fils me demande quand nous allons rentrer chez nous, mais je suis incapable de lui répondre. » « Les Libanais que nous avons interrogés, explique l'Orient-le-Jour, semblent désabusés, après l'échec des précédentes trêves au fil des mois et à l'heure où l'armée israélienne occupe plus de 600 km2 du Liban-Sud. » L'Orient-le-Jour a également rencontré Sarah, une déplacée, qui semble sans espoir : « Les responsables parlent d'accord global et de paix. Mais nous, nous voyons les maisons détruites, les commerces fermés et les terres occupées. » Un autre déplacé estime, lui, que « la trêve n'est qu'une illusion qui permettra à Israël de maintenir son occupation du Sud ». À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: le Hezbollah rejette la trêve au Liban, les perspectives d'un accord en Iran s'assombrissent Pas de discussions à Moscou Autre cessez-le-feu qui pourrait être à l'ordre du jour. Celui entre l'Ukraine et la Russie, mais on en semble encore bien loin. Volodymyr Zelensky a fait un nouveau pas vers la Russie. « Dans une lettre adressée à Poutine, titre le Guardian, Zelensky appelle à des négociations en face à face. » « Le président ukrainien propose une rencontre dans un pays tiers neutre, tandis que Trump affirme que les deux parties doivent "faire des compromis" », ajoute le quotidien britannique. Le Times précise que le président américain s'est une nouvelle fois enthousiasmé, déclarant : « Je suis ravi qu'ils envisagent une rencontre. Je pense que nous y avons largement contribué. Ce serait formidable qu'ils se rencontrent. » Mais Vladimir Poutine a rapidement douché les espoirs du président américain, suggérant, nous dit le Kyiv Post, que « le dirigeant ukrainien pourrait se rendre à Moscou, à tout moment ». Proposition que Volodymyr Zelensky, peu désireux de se jeter dans la gueule du loup, a déjà, par le passé, refusée. À lire aussiGuerre en Ukraine: Zelensky propose une rencontre en tête à tête dans une lettre ouverte à Poutine « Morte de tristesse » La disparition de Marjane Satrapi suscite de nombreuses réactions dans la presse française. C'est le journal Libération qui consacre la plus importante place à l'autrice de la bande dessinée Persepolis. C'est la Une du quotidien français ce vendredi, le portrait dessiné en noir et blanc de Marjane Satrapi, « symbole de liberté », nous dit Libération, morte à 56 ans. « L'artiste franco-iranienne est "morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie" », ont écrit ses proches, dans un message repris par Le Monde, qui nous rappelle les grandes étapes de la vie de Marjane Satrapi : « Arrivée en France en 1994, naturalisée en 2006, elle avait connu la consécration avec la saga autobiographique Persepolis, dans laquelle elle racontait son enfance en Iran sous le joug des mollahs, la répression subie par le peuple iranien et son douloureux départ vers l'Europe. » Marjane Satrapi, une femme engagée, également, rappelle Le Monde : « Elle avait refusé la Légion d'honneur en 2025 en raison de ses "principes" et de son "attachement" à sa "patrie de naissance". "Je ne peux (disait-elle) ignorer ce que je perçois comme une attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l'Iran." » À lire aussiL'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, autrice de la bande dessinée «Persepolis», est morte à 56 ans
Au sommaire de l'émission "Le Journal de 7h30": Le peintre Joël Blanc reproduit à l'aquarelle les matchs de Roland Garros en direct depuis les tribunes, offrant une vision unique de l'événement.Le Hezbollah refuse le cessez-le-feu au Liban, malgré les efforts du gouvernement pour mettre fin aux combats avec Israël.Les pays des Balkans, dont le Monténégro, se réunissent avec les dirigeants de l'Union Européenne pour accélérer leur adhésion, dans un contexte de tensions géopolitiques.Après la découverte probable du corps de la collégienne Lyhanna dans le Gers, le ministre de la Justice reconnaît des dysfonctionnements et promet des sanctions.Les compagnies aériennes tentent d'attirer les clients avec des offres promotionnelles, malgré la hausse des prix du carburant.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une nouvelle trêve a été négociée entre Israël et le Liban. Celle-ci est conditionnée à l'arrêt des frappes du Hezbollah. Mais le mouvement chiite pro-iranien l'a fermement rejeté. Alors ce cessez-le-feu est-il applicable? On pose la question à Ulysse Gosset, éditorialiste international à BFMTV.
Le Journal en français facile du jeudi 4 juin 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/ClMK.A
durée : 00:14:45 - Les Matins de France Culture - Reportage de notre correspondant au Liban dans un hôpital de Tyr, touché lundi par des frappes israéliennes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Depuis fin février 2026 avec les attaques américaines et israéliennes en Iran, le conflit s'est étendu au Moyen-Orient. Au Liban, 20% de la population a été déplacée en moins d'un mois, soit plus d'un million de personnes dont 400 000 enfants en âge d'aller à l'école, selon l'UNICEF. Alors que des écoles ont été détruites, d'autres ont dû fermer faute d'enseignants ou ont été transformées en abris pour les populations déplacées. Une situation qui perturbe les apprentissages avec un risque accru d'abandon scolaire. Dans un pays qui traverse les crises depuis plusieurs décennies, le système éducatif libanais est de nouveau mis à rude épreuve. Même constat dans l'enseignement supérieur. À chaque crise, il faut de nouveau s'adapter pour les étudiants. Entre le coût de la scolarité et des études qui augmentent, la fermeture des établissements, les cours parfois à distance, l'incertitude de la tenue des examens, comment étudier au Liban ? Quel avenir possible pour la jeunesse libanaise ? Peut-on parler d'une génération sacrifiée ? À l'occasion de la journée spéciale Liban sur RFI. Avec : • Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban • Lama Kabbanji, chargée de recherche à l'IRD • Mazen Rizk, étudiant en Master d'histoire et relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang. Programmation musicale : ► YOUMI - Fawzi, Shabjdeed, Al Nather ► Zet El Naghmeh - Tania Saleh.
durée : 00:14:45 - Journal de 8 h - Reportage de notre correspondant au Liban dans un hôpital de Tyr, touché lundi par des frappes israéliennes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:31 - Les journaux de France Culture - Les États-Unis qui parrainent une quatrième session de pourparlers directs échouent à imposer une désescalade au Liban, où l'armée israélienne et le Hezbollah livrent bataille et minent ainsi les pourparlers avec l'Iran, au grand dam de Donald Trump. Reportage au Sud-Liban, à Tyr et Nabatieh. - réalisation : Mathieu Laurent, Annie Brault, Martin Desclozeaux, Caroline Bennetot - invités : Alain Dieckhoff Sociologue, directeur de recherche au Centre de recherches internationales de Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:45 - Les journaux de France Culture - Reportage de notre correspondant au Liban dans un hôpital de Tyr, touché lundi par des frappes israéliennes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Depuis fin février 2026 avec les attaques américaines et israéliennes en Iran, le conflit s'est étendu au Moyen-Orient. Au Liban, 20% de la population a été déplacée en moins d'un mois, soit plus d'un million de personnes dont 400 000 enfants en âge d'aller à l'école, selon l'UNICEF. Alors que des écoles ont été détruites, d'autres ont dû fermer faute d'enseignants ou ont été transformées en abris pour les populations déplacées. Une situation qui perturbe les apprentissages avec un risque accru d'abandon scolaire. Dans un pays qui traverse les crises depuis plusieurs décennies, le système éducatif libanais est de nouveau mis à rude épreuve. Même constat dans l'enseignement supérieur. À chaque crise, il faut de nouveau s'adapter pour les étudiants. Entre le coût de la scolarité et des études qui augmentent, la fermeture des établissements, les cours parfois à distance, l'incertitude de la tenue des examens, comment étudier au Liban ? Quel avenir possible pour la jeunesse libanaise ? Peut-on parler d'une génération sacrifiée ? À l'occasion de la journée spéciale Liban sur RFI. Avec : • Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban • Lama Kabbanji, chargée de recherche à l'IRD • Mazen Rizk, étudiant en Master d'histoire et relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban. En fin d'émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole est aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang. Programmation musicale : ► YOUMI - Fawzi, Shabjdeed, Al Nather ► Zet El Naghmeh - Tania Saleh.
Dans Le loup de la famille, l'auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d'une famille traversée par la guerre. Le loup de la famille raconte l'histoire d'une famille sur trois générations mais aussi la vie d'un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays. Le roman n'est pas daté et c'est volontaire « il y a aussi beaucoup de guerres locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, on a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille ! » L'appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n'était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il y a Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amant de DolceVita, une femme transgenre. Le roman est traversé de bout en bout par la guerre... « La guerre, cette fille de pute ! ». Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. « On est attaqués chaque jour par Israël ». Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. « Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il y a juste des moments d'espoirs de paix. C'est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n'importe où, comme un acte de fuite. » Invité : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l'origine du projet « Ta'a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes. Il est l'auteur de Rajul min sâtân (« Un homme de satin » sorti en 2019) et de « Le loup de la famille », aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre « IMAX ».
Dans Le loup de la famille, l'auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d'une famille traversée par la guerre. Le loup de la famille raconte l'histoire d'une famille sur trois générations mais aussi la vie d'un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays. Le roman n'est pas daté et c'est volontaire « il y a aussi beaucoup de guerres locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, on a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille ! » L'appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n'était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il y a Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amant de DolceVita, une femme transgenre. Le roman est traversé de bout en bout par la guerre... « La guerre, cette fille de pute ! ». Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. « On est attaqués chaque jour par Israël ». Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. « Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il y a juste des moments d'espoirs de paix. C'est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n'importe où, comme un acte de fuite. » Invité : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l'origine du projet « Ta'a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes. Il est l'auteur de Rajul min sâtân (« Un homme de satin » sorti en 2019) et de « Le loup de la famille », aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre « IMAX ».
Au Liban, face à toutes les urgences de la guerre, la santé mentale passe souvent au second plan. Pourtant, les conséquences du conflit sont insidieuses sur la société. Au quotidien, comment tenir face au déplacement forcé qui dure depuis trois mois pour un quart de la population ? Face au stress des bombardements ? Au deuil ? Le tout, alors que la crise économique qui s'est installée depuis plus de sept ans a durablement appauvri la population. En 2025, le Liban était l'un des pays les plus malheureux du monde, classé 145 sur 147 dans le rapport World Happiness. Reportage de notre correspondante à Beyrouth, Sophie Guignon Nous sommes dans le quartier de Hamra, à Beyrouth, au Liban. Dans de nombreux immeubles désaffectés, on peut apercevoir des déplacés qui n'ont pas trouvé de meilleurs refuges. À quelques pas, dans sa pharmacie, le docteur Omar Richany confie : « Tu veux que je te dise franchement : on vend beaucoup de pilules contre l'anxiété et la dépression. On vend plus de médicaments contre la dépression que de paracétamol contre les maux de tête. » Un mal-être général causé par l'accumulation de crises que traverse le Liban, selon le pharmacien : « La situation dans laquelle on vit est très mauvaise. Les banques ont volé l'argent des gens. À cause des guerres, personne n'a de travail, tout est très angoissant. C'est ça qui pèse sur les gens. Heureusement que les médicaments existent pour que l'on puisse dormir, pour qu'on puisse se détendre un peu. Sans cela, ce serait encore plus dur. » « Les déplacements forcés ont un impact très douloureux sur les individus » Comme dans cette pharmacie, à l'échelle du pays, les ventes d'antidépresseurs augmentent de manière vertigineuse. Dans les locaux de l'ONG Embrace, on reçoit des appels de tout le Liban. Au bout du fil, plus de 120 bénévoles formés à la prévention des suicides. Mira Dali Balta, psychologue chargée du 1564, la ligne d'écoute gratuite nationale fondée par l'ONG Embrace en 2017, explique : « Les gens ont perdu beaucoup de biens matériels, mais aussi symboliques. Avec les déplacements d'un endroit à un autre, ils ont dû abandonner beaucoup d'objets et de souvenirs attachés à leur foyer. Alors qu'ils croyaient leur lieu de refuge en sécurité, il s'avère que ces lieux sont ciblés à leur tour. Toutes ces pressions liées au déplacement forcé ont un impact très douloureux sur les individus qui se sentent impuissants. » L'ONG reçoit plus de 60 appels par jour, principalement de jeunes entre 18 et 34 ans inquiets pour l'avenir. Agatha Abboud est responsable de la ligne d'urgence : « Nous avons du mal à répondre au grand nombre d'appels. Tout le monde vit dans une forme d'anxiété, d'incertitude quant à l'avenir, d'un manque d'espoir. On ne sait pas quand ça va s'améliorer. » Y aura-t-il une lumière au bout de ce tunnel de crise ? Le moral des Libanais en dépend. À lire aussiÀ l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban
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durée : 00:15:02 - Les Matins de France Culture - Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi sur X que son pays faisait face à "une agression féroce et condamnable d'Israël" qui intensifie son offensive contre le Hezbollah pro-iranien avec la prise notamment dimanche de l'emblématique forteresse de Beaufort. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
durée : 00:38:40 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Entre Israël, les États-Unis et l'Iran, la guerre produit des effets politiques très différents. Au Liban, l'offensive israélienne continue. Aux États-Unis, Trump cherche une issue à l'approche des élections de mi-mandat alors qu'en Israël, des législatives anticipées se profilent. Décryptage. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois, Franck Mathevon, Arthur Sarradin, Thibault Lefèvre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:02 - Journal de 8 h - Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi sur X que son pays faisait face à "une agression féroce et condamnable d'Israël" qui intensifie son offensive contre le Hezbollah pro-iranien avec la prise notamment dimanche de l'emblématique forteresse de Beaufort. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:40 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Entre Israël, les États-Unis et l'Iran, la guerre produit des effets politiques très différents. Au Liban, l'offensive israélienne continue. Aux États-Unis, Trump cherche une issue à l'approche des élections de mi-mandat alors qu'en Israël, des législatives anticipées se profilent. Décryptage. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois, Franck Mathevon, Arthur Sarradin, Thibault Lefèvre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:02 - Les journaux de France Culture - Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi sur X que son pays faisait face à "une agression féroce et condamnable d'Israël" qui intensifie son offensive contre le Hezbollah pro-iranien avec la prise notamment dimanche de l'emblématique forteresse de Beaufort. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quand l'histoire éclaire notre actualité. Chaque matin à 7h20, l'historien d'Apolline Matin, Arthur Chevallier, rebondit sur un thème d'actualité pour nous raconter les histoires qui ont marqué l'histoire.
Le Journal en français facile du jeudi 28 mai 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Ck6S.A
durée : 00:03:44 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Lundi soir, Benyamin Netanyahou a donné l'ordre à l'armée israélienne de reprendre son offensive à grande échelle contre le Hezbollah, au nord du fleuve Litani. Il montre qu'il garde l'initiative au Liban, là où il est contraint de subir la volonté de Donald Trump d'arrêter la guerre avec l'Iran. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du mercredi 27 mai 2026, 18 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau A2 | La Tabaski : une fête du partage Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/CjuZ.A
durée : 00:03:44 - InterNational - par : Pierre Haski - Lundi soir, Benyamin Netanyahou a donné l'ordre à l'armée israélienne de reprendre son offensive à grande échelle contre le Hezbollah, au nord du fleuve Litani. Il montre qu'il garde l'initiative au Liban, là où il est contraint de subir la volonté de Donald Trump d'arrêter la guerre avec l'Iran. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:15 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - C'est un cessez-le-feu fantôme - prolongé vendredi 15 mai 2026 de 45 jours - que vit le Liban depuis le 17 avril 2026. Un cessez-le-feu qui n'inclue pas le Hezbollah, pourtant le seul acteur côté libanais militairement partie au conflit. - réalisation : Diane de Vanssay, Mathias Mégy, Antoine Ayral, Léa Racine - invités : Karim Émile Bitar Professeur de relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth et à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'IRIS, Eric Danon Ancien ambassadeur de France en Israël, spécialiste des questions de sécurité et de défense Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:56 - Le Grand reportage de France Inter - Au Liban, la presse travaille dans un climat de plus en plus dégradé Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah, les frappes se poursuivent malgré les cessez-le-feu successifs. Pris pour cibles au sud du pays, les journalistes ont de plus en plus de mal à couvrir ce conflit meurtrier. - réalisation : Arthur Sarradin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:41 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Archives, extraits de films, vidéos familiales : dans "Do You Love Me", la réalisatrice libanaise Lana Daher compose un véritable kaléidoscope d'images pour raconter 70 ans d'histoire du Liban. Un film souvent gai, souvent triste, où l'histoire semble toujours se répéter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.
Au Liban, la trêve est toute théorique. Chaque jour, l'armée israélienne ordonne de nouvelles évacuations dans le sud du Liban, bombarde et continue de raser des villages entiers. Le Hezbollah lance aussi des attaques contre les forces israéliennes au Liban. La ligne jaune, c'est le tracé imposé par Israël sur une bande de territoire de 4 à 10 km de profondeur sur le sol libanais que Tel-Aviv entend occuper, sur le même modèle que Gaza. De notre envoyée spéciale de retour de Hasbaya, Hasbaya, ville de 10 000 habitants à majorité druze, au pied des cimes enneigées de Jabal el-Sheikh, vit encerclée par la guerre et la campagne de destruction massive menée par Israël au sud du Liban, malgré la trêve. « Nous entendons des explosions et, la nuit, ils rasent, témoigne Labib al-Hamra, maire d'Hasbaya. Il y a des endroits où ils font des explosions. On voit les destructions depuis les quartiers est. Il y a des villas qu'ils sont en train de détruire. On préfère ne pas y penser, on a peur d'être les prochains. » En première ligne, le maire Labib al-Hamra s'en remet fébrilement à l'État libanais. « J'espère qu'on va s'en sortir avec le moins de pertes possibles. Il n'y a rien de plus facile que de lancer des hostilités, mais trouver des solutions, c'est très dur, souligne-t-il. Ça demande beaucoup de travail, j'espère que l'État libanais réussira par la voie des négociations pour éviter que notre situation ne s'effondre davantage. » À lire aussi«On n'est jamais loin du danger»: au Liban, la peur des déplacés de Hasbaya face aux attaques israéliennes « La pire des choses qui puisse nous arriver, c'est le retour de l'occupation » Hasbaya, aux portes de la ligne jaune, est aussi la ligne de vie des villages frontaliers avec Israël, où les habitants ont refusé d'évacuer. « Dans la région du Sud, dans la zone de la frontière, nous avons mis en place une clinique mobile pour tous les villages qui n'ont pas accès à des médicaments, à un médecin ou à des soins », explique Joseph Makarios, technicien de laboratoire pour l'ONG Amel. Malgré les risques, l'ONG libanaise se déplace dans 5 villages encerclés par les troupes israéliennes. « Nous évaluons la situation pour savoir si nous pouvons y aller ou non, car chaque jour, la situation sécuritaire change. Et même d'heure en heure, le terrain change », rapporte Joseph Makarios. Anwar Abou Ghaida est propriétaire du Hasbaya Village Club. Son hôtel a été bombardé à deux reprises en 2024 et 2026. Trois journalistes qui y dormaient y ont été tués. « C'était vraiment déprimant, j'en ai fait des cauchemars, sur le fait qu'ils soient morts chez moi », témoigne-t-il. Sa crainte est de vivre une nouvelle occupation israélienne, alors que Hasbaya a été occupée des années 1980 à 2000. « La pire des choses qui puisse nous arriver dans notre région, c'est le retour de l'occupation. La guerre, ça reste mieux que l'occupation. Ils ne sont qu'à 6 km de nous, dénonce Anwar Abou Ghaida. On a toujours peur d'être de nouveau occupés, que nos enfants soient déconnectés de leur patrie, qu'ils ne puissent pas poursuivre leurs études. J'ai peur qu'on perde tout ce qu'on a construit ces 20 dernières années. » Malgré la trêve, de nouveaux villages du sud du Liban ont été sommés d'évacuer par Israël. À écouter dans Grand reportageÀ l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban
Après Gaza et l'Iran, c'est désormais le Liban qui croule sous les bombes israéliennes, et voit son territoire amputé et partiellement occupé par Israël. L'offensive, lancée le 2 mars dernier, a déjà fait plus de 2 500 morts et 7 000 blessés, et plus de 500 000 déplacés, mot poli pour désigner les Libanais jetés sur les routes ou dans des camps de fortune. Il y a presque deux ans, avec notre invité du jour, nous avions analysé sur ce même plateau le traitement médiatique de la ...
durée : 00:03:31 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Le chef du Hezbollah et le président du Liban ont échangé des accusations graves hier, montrant à quel point le Liban est profondément divisé alors que la guerre n'a jamais réellement cessé avec Israël. Comment empêcher la logique de guerre de l'emporter au Liban ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:31 - InterNational - par : Pierre Haski - Le chef du Hezbollah et le président du Liban ont échangé des accusations graves hier, montrant à quel point le Liban est profondément divisé alors que la guerre n'a jamais réellement cessé avec Israël. Comment empêcher la logique de guerre de l'emporter au Liban ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À Nabatiyeh, grande ville commerçante du sud du Liban devenue ville fantôme, les services de secours ont été durement frappés par les bombardements israéliens. Au total, au Liban, plus de 100 secouristes ont perdu la vie depuis la reprise de la guerre, le 2 mars 2026. Les hôpitaux sont aussi menacés et des centres de santé ont été détruits ou ont dû fermer, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du Liban. Le ministère de la Santé libanais dénonce des attaques répétées contre le secteur de la santé. De notre correspondante de retour de Nabatiyeh, À Nabatiyeh, au Liban, les secouristes sont considérés comme des héros. Uniforme bleu et rouge, gilet pare-balles, Mohamad Khayyat ne profite pas vraiment de cette trêve de papier. « Il y a une trêve, mais même les drones sont toujours là : hier, il y avait beaucoup d'avions de guerre dans le ciel, et la veille aussi. C'est clair qu'ils violent déjà la trêve. Nous, en tant qu'équipe de secours, nous restons présents et prêts à servir les gens en cas d'incident », confie-t-il. Responsable des opérations des ambulanciers de Nabatiyeh, Mohamed a perdu plusieurs collègues. « Malheureusement, nous avons payé un lourd tribut – un tribut qui ne peut pas être compensé : la perte de nos jeunes, de nos vies. » Il dénonce le ciblage à répétition des secouristes par Israël. « La première fois, deux jeunes, Joud et Ali, étaient sur une moto quand ils ont été ciblés. Puis, deux jours avant la trêve, notre martyr Mahdi a été directement ciblé alors qu'il était dans une ambulance, en train d'accomplir son devoir pour aider nos collègues des autres associations de secours, qui avaient déjà été frappés par une première et une deuxième frappe. Nous sommes allés leur porter secours et soutien pour évacuer les blessés. Notre ambulance a elle aussi été ciblée par une troisième frappe. » À lire aussiLiban: la santé en péril « C'est comme s'ils nous poussaient à partir » Ces trois frappes successives ont fait quatre morts qui viennent s'ajouter aux plus de 100 secouristes tués par Israël depuis le début de la guerre. À l'hôpital du Secours populaire de Nabatiyeh, les chambres des patients hébergent désormais les soignants et les pompiers. « On héberge les gens des organisations qui aident comme la nôtre. Sinon, on ne pourrait pas travailler, explique Mona Abou Zeid, qui dirige l'hôpital. Regardez, vous voyez cet immeuble ? Maintenant, il est complètement à terre. Il était à 200 mètres, mais le souffle était très fort, c'était un grand immeuble. La fumée est arrivée jusqu'ici, le verre était cassé partout. Des gens dormaient ici. » Au moins 59 centres de soins et six hôpitaux ont été détruits ou ont dû fermer. « On ne se sent pas très en sécurité. Il n'y a aucun respect du droit international, qui protège les secouristes, les hôpitaux. À la fin, si personne ne nous protège, aucune loi, qui va protéger la population ? Le jour où ils vont bombarder l'hôpital, qui va rester ? C'est comme s'ils nous poussaient à partir. » Viser intentionnellement des secouristes ou des hôpitaux est un crime de guerre. À lire aussiLe secteur libanais de la santé dans le viseur de l'armée israélienne
Samedi dernier, deux soldats français de la mission de l'ONU, la Finul, ont été tués au Liban. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Clara Grouzis et Patricia Chaira, correspondante au Liban, reviennent sur le rôle et les difficultés de la force onusienne.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en avril 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitée : Patricia Chaire (correspondante des «Echos» au Liban). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Kawnat Haju/AFP. Sons :TF1, France 24, BFM.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:51:17 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:51:21 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:51:23 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:09:40 - Journal de 18h - Un militaire français a été tué et trois autres soldats blessés au sud-Liban, lors d'une embuscade contre des Casques bleus. Le Hezbollah est pointé du doigt, mais réfute toute implication.
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.
Au sommaire cette semaine: l'Iran annonce la réouverture du détroit d'Ormuz pendant toute la durée du cessez-le-feu avec les États-Unis; au Liban, à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, des milliers de déplacés reprennent la direction du sud du pays pour tenter de retrouver leurs foyers ; enfin, le pape Léon XIV, en tournée en Afrique, est la cible de l'administration Trump.
durée : 00:05:41 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Trois attaques israéliennes successives ont tué, hier, au moins trois ambulanciers dans le sud du Liban. "Crime odieux", "tactique pour rendre le Sud-Liban invivable", dénoncent des responsables Libanais, en pleine crise humanitaire. Israël dit viser des infrastructures utilisées par le Hezbollah.
durée : 00:20:39 - Journal de 18h - Il y a quelques minutes, le président américain a annoncé un cessez-le-feu de dix jours entre l'armée israélienne et les combattants du Hezbollah. Donald Trump annonce qu'il va inviter Benyamin Nétanyahou et le président du Liban, Joseph Aoun, à la Maison Blanche.
durée : 00:22:51 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Depuis le 2 mars 2026 et la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah, le Liban vit au rythme des bombardements israéliens. Le désarroi des déplacés s'accroît alors que la méfiance grandit dans les lieux d'accueil, tout comme la colère contre cette nouvelle guerre dont personne ne voulait. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Gwenaëlle Lenoir Journaliste pour Mediapart
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Les bases de la discussion entre les États-Unis et l'Iran qui doivent commencer demain au Pakistan après le cessez-le-feu sont incertaines. Israël affirme brutalement ses positions au Liban en faisant 254 morts en un jour, l'Iran a des demandes maximalistes et les États-Unis veulent sortir du piège. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du jeudi 9 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CbJr.A