Saudi Arabian city and capital of the Makkah province
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durée : 00:11:13 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Jusqu'au milieu du XIIème siècle, la prise de Jérusalem par les chrétiens et la création des Etats latins d'Orient ne suscitent pas de réaction des musulmans, encore très divisés, et pour lesquels la priorité va davantage à Constantinople, Médine et La Mecque. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le grand pèlerinage à La Mecque est l'un des cinq piliers de l'islam, avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le jeûne du mois de ramadan. Chaque année, près de deux millions de musulmans qui en ont les moyens financiers et les capacités physiques se rendent dans la ville sainte, lieu de naissance du Prophète Mahomet, pour accomplir le hajj, le grand pèlerinage sacré. Cette année 2026, le hajj s'est déroulé du 25 au 30 mai. La Mecque, cité devenue sacrée pour les musulmans, représente le lieu où est né le Prophète Mahomet autour de l'année 570. C'est aussi non loin de La Mecque, dans une grotte où le Prophète avait l'habitude de se retirer, que lui serait apparu l'ange Gabriel et que le Coran lui aurait été révélé. La Mecque est aussi la ville d'où Mahomet a été forcé de s'exiler avec ses partisans, pour se réfugier à Médine, alors que les Mecquois, gardiens de la Kaaba, étaient à l'époque hostiles à son message de rompre avec le polythéisme. Cette période, la fuite de Mahomet à Médine marquera le début de l'Hégire et du calendrier lunaire musulman. C'est finalement en 630 que Mahomet conquiert la ville de La Mecque. Et en mars 632, son pèlerinage d'adieu serait le premier et le dernier hajj du Prophète à La Mecque. On dit qu'il aurait détruit les 360 idoles autour de la Kaaba, cet immense cube haut de 14 mètres, considéré comme la « maison de Dieu » et qui renferme la pierre noire, désormais devenu le lieu le plus sacré de l'islam. Tout au long de l'année, on fait aussi la Omra, le petit pèlerinage. Dans cette émission, nous entendrons le témoignage d'une femme qui a effectué la Omra à La Mecque : Lilia Bensedrine, Franco-Tunisienne, nous fait part de son pèlerinage et de son chemin intérieur, elle décrypte pour nous toute la symbolique des lieux et des gestes effectués. Invitée : Lilia Bensedrine, juriste, titulaire d'un Master en islamologie, co-présidente du Comité pour le dialogue interreligieux et interconvictionnel – O.I.N.G du Conseil de l'Europe et directrice du Festival Sacrées Journées de Strasbourg.
Le grand pèlerinage à La Mecque est l'un des cinq piliers de l'islam, avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le jeûne du mois de ramadan. Chaque année, près de deux millions de musulmans qui en ont les moyens financiers et les capacités physiques se rendent dans la ville sainte, lieu de naissance du Prophète Mahomet, pour accomplir le hajj, le grand pèlerinage sacré. Cette année 2026, le hajj s'est déroulé du 25 au 30 mai. La Mecque, cité devenue sacrée pour les musulmans, représente le lieu où est né le Prophète Mahomet autour de l'année 570. C'est aussi non loin de La Mecque, dans une grotte où le Prophète avait l'habitude de se retirer, que lui serait apparu l'ange Gabriel et que le Coran lui aurait été révélé. La Mecque est aussi la ville d'où Mahomet a été forcé de s'exiler avec ses partisans, pour se réfugier à Médine, alors que les Mecquois, gardiens de la Kaaba, étaient à l'époque hostiles à son message de rompre avec le polythéisme. Cette période, la fuite de Mahomet à Médine marquera le début de l'Hégire et du calendrier lunaire musulman. C'est finalement en 630 que Mahomet conquiert la ville de La Mecque. Et en mars 632, son pèlerinage d'adieu serait le premier et le dernier hajj du Prophète à La Mecque. On dit qu'il aurait détruit les 360 idoles autour de la Kaaba, cet immense cube haut de 14 mètres, considéré comme la « maison de Dieu » et qui renferme la pierre noire, désormais devenu le lieu le plus sacré de l'islam. Tout au long de l'année, on fait aussi la Omra, le petit pèlerinage. Dans cette émission, nous entendrons le témoignage d'une femme qui a effectué la Omra à La Mecque : Lilia Bensedrine, Franco-Tunisienne, nous fait part de son pèlerinage et de son chemin intérieur, elle décrypte pour nous toute la symbolique des lieux et des gestes effectués. Invitée : Lilia Bensedrine, juriste, titulaire d'un Master en islamologie, co-présidente du Comité pour le dialogue interreligieux et interconvictionnel – O.I.N.G du Conseil de l'Europe et directrice du Festival Sacrées Journées de Strasbourg.
De la France au Maroc, en passant par l'Inde ou le Royaume-Uni, une partie du monde traverse une vague de chaleur extrême. Températures records, des dizaines de morts : cet épisode porte la marque du changement climatique. Dans ce contexte, les discours climatosceptiques se renforcent sur les réseaux sociaux. Des scientifiques et des experts du climat sont également menacés. Alors que les effets du réchauffement climatique sont plus visibles que jamais, la désinformation ne faiblit pas, bien au contraire. Les discours climatosceptiques se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ces fausses informations visent à minimiser l'urgence climatique et à détourner l'attention des solutions concrètes. Pour endiguer le phénomène, l'association française Quota Climat, qui milite pour une meilleure représentation des informations environnementales dans les médias, vient de lancer un système de détection et de réponse rapide aux narratifs de désinformation, en partenariat avec le média Les Surligneurs. Pour en parler, nous recevons Eva Morel, secrétaire générale de Quota Climat. « Le climat est le parfait sujet pour désinformer, parce qu'il tombe pile poil dans une thématique qui est à la fois clivante d'un point de vue sociétal, où il y a des politiques publiques qui sont coûteuses et qui conflictualisent le débat public », explique-t-elle. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement ont été menacés en 2025 La désinformation climatique cible aussi directement les scientifiques et les journalistes qui travaillent sur le sujet. « C'est dangereux de travailler sur ces questions, déplore Eva Morel. Par exemple, l'Unesco a publié une étude qui montre que les journalistes à travers le monde sont de plus en plus menacés. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement témoignent avoir été menacés sur l'année 2025. C'est colossal. (...) Ce sujet doit être pris à bras-le-corps ». Hadj, les fausses images prolifèrent C'est l'un des cinq piliers de l'Islam. Plus d'un million et demi de musulmans ont bravé la chaleur cette semaine pour le pèlerinage à La Mecque. Malgré le contexte particulièrement tendu au Moyen-Orient, les fidèles sont venus du monde entier en Arabie saoudite. Sur les réseaux sociaux, le hadj n'a pas échappé à la désinformation. Olivier Fourt, de la cellule Info Vérif de RFI, a identifié une série de vidéos spectaculaires générées par intelligence artificielle autour de ce pèlerinage. Ces contenus déforment la réalité. RDC: un projet de révision de la Constitution ciblé par les infox En République démocratique du Congo, la société congolaise est animée par un débat hautement politique. À la tête du pays depuis 2019, le président Félix Tshisekedi a récemment ouvert la voie à une révision de la Constitution qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat. Cette initiative suscite les critiques de l'opposition et d'une partie de la société civile. Émilie Beraud, journaliste au service de fact-checking de l'AFP, épingle une fausse information qui circule à ce sujet dans le pays.
En dépit de températures caniculaires et d'une situation géopolitique explosive dans la région,1,7 million de fidèles étaient attendus à partir du 25 mai en Arabie saoudite pour le pèlerinage à la Mecque. Des musulmans venus de la planète entière, dans une démarche de piété et de fraternité. Toutefois sur les réseaux sociaux, le hadj a été cette année synonyme de surenchère avec une avalanche de vidéos spectaculaires générées par intelligence artificielle (IA), déformant la réalité. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Une marée humaine entoure le mont Arafat à une vingtaine de kilomètres de la Mecque. La séquence de 24 secondes est censée montrer l'un des rituels les plus importants du pèlerinage : une journée consacrée à la prière et à la méditation sur le site où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon. Sur la vidéo trompeuse, on peut voir des pèlerins à perte de vue. Des images accompagnées d'un chant religieux, ce qui rend cette scène encore plus captivante. Commentaires : « Une seule personne peut rassembler cette foule, et c'est le prophète Mahomet ». Une analyse attentive de la vidéo laisse apparaître des incohérences visuelles. Par exemple la foule est trop compacte et surtout, totalement uniforme. En comparant avec d'autres images comme celles issues des webcams officielles, on distingue des parasols de couleurs, des installations pour guider les pèlerins, mais aussi des rochers à flanc de colline sur lesquels aucun visiteur ne s'est risqué. L'utilisation d'un outil de détection d'images artificielles (Hive moderation) confirme que cette vidéo a été conçue par une IA générative. Avalanche de fake sur TikTok Certains contributeurs se sont spécialisés dans la création d'images synthétiques autour de la thématique du pèlerinage. On y voit par exemple des hélicoptères parachutant des bouteilles d'eau sur les fidèles, ou des camions équipés de brumisateurs géants fendant la foule, pour rafraîchir les croyants. Certaines vidéos font mention de l'utilisation d'une IA, d'autres non… Pourquoi une telle production ? Pour plusieurs raisons. D'abord le pèlerinage concerne les musulmans du monde entier, soit plus de deux milliards de fidèles dans le monde. Donc les auteurs savent que ces images créées de toutes pièces trouveront leur public, et permettent de monétiser leur audience. Le hadj est un motif de fierté. Reste que si les croyants qui se rendent en Arabie saoudite peuvent emporter leur téléphone portable, il est fortement déconseillé de filmer les rites, et s'afficher sur les réseaux est considéré comme une attitude « ostentatoire », qui nuit à la sincérité de la démarche religieuse. On pourrait penser aussi que ces images artificielles viennent peut-être « combler un vide » auprès du public, mais sur X de nombreux contributeurs musulmans ont immédiatement condamné l'utilisation de vidéos générées par IA. On pouvait ainsi lire : « Malheureusement, des vidéos générées par intelligence artificielle et diffusées par de faux comptes anonymes prétendent provenir du Hadj 2026. Il s'agit d'un mensonge, d'une fabrication et d'une tromperie à l'égard du public, ainsi que d'un mépris pour les musulmans du monde entier. Nous exhortons chacun à ne pas partager ces vidéos et à vérifier l'authenticité des publications. Le royaume d'Arabie saoudite organise le Hajj de manière professionnelle afin d'assurer la sécurité et le confort des pèlerins et de leur fournir toutes les commodités nécessaires ». À lire aussiHadj 2026: «malgré les tensions régionales et les crises», la ferveur reste intacte, selon le chercheur Hasni Abidi
De la France au Maroc, en passant par l'Inde ou le Royaume-Uni, une partie du monde traverse une vague de chaleur extrême. Températures records, des dizaines de morts : cet épisode porte la marque du changement climatique. Dans ce contexte, les discours climatosceptiques se renforcent sur les réseaux sociaux. Des scientifiques et des experts du climat sont également menacés. Alors que les effets du réchauffement climatique sont plus visibles que jamais, la désinformation ne faiblit pas, bien au contraire. Les discours climatosceptiques se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ces fausses informations visent à minimiser l'urgence climatique et à détourner l'attention des solutions concrètes. Pour endiguer le phénomène, l'association française Quota Climat, qui milite pour une meilleure représentation des informations environnementales dans les médias, vient de lancer un système de détection et de réponse rapide aux narratifs de désinformation, en partenariat avec le média Les Surligneurs. Pour en parler, nous recevons Eva Morel, secrétaire générale de Quota Climat. « Le climat est le parfait sujet pour désinformer, parce qu'il tombe pile poil dans une thématique qui est à la fois clivante d'un point de vue sociétal, où il y a des politiques publiques qui sont coûteuses et qui conflictualisent le débat public », explique-t-elle. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement ont été menacés en 2025 La désinformation climatique cible aussi directement les scientifiques et les journalistes qui travaillent sur le sujet. « C'est dangereux de travailler sur ces questions, déplore Eva Morel. Par exemple, l'Unesco a publié une étude qui montre que les journalistes à travers le monde sont de plus en plus menacés. 70% des journalistes qui travaillent sur l'environnement témoignent avoir été menacés sur l'année 2025. C'est colossal. (...) Ce sujet doit être pris à bras-le-corps ». Hadj, les fausses images prolifèrent C'est l'un des cinq piliers de l'Islam. Plus d'un million et demi de musulmans ont bravé la chaleur cette semaine pour le pèlerinage à La Mecque. Malgré le contexte particulièrement tendu au Moyen-Orient, les fidèles sont venus du monde entier en Arabie saoudite. Sur les réseaux sociaux, le hadj n'a pas échappé à la désinformation. Olivier Fourt, de la cellule Info Vérif de RFI, a identifié une série de vidéos spectaculaires générées par intelligence artificielle autour de ce pèlerinage. Ces contenus déforment la réalité. RDC: un projet de révision de la Constitution ciblé par les infox En République démocratique du Congo, la société congolaise est animée par un débat hautement politique. À la tête du pays depuis 2019, le président Félix Tshisekedi a récemment ouvert la voie à une révision de la Constitution qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat. Cette initiative suscite les critiques de l'opposition et d'une partie de la société civile. Émilie Beraud, journaliste au service de fact-checking de l'AFP, épingle une fausse information qui circule à ce sujet dans le pays.
Ce mercredi 27 mai, le Hajj, le grand pèlerinage musulman à La Mecque, organisé cette année dans un contexte particulièrement tendu en raison du conflit au Moyen-Orient, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
À l’approche du grand pèlerinage à La Mecque, l’imam Hassen Chalghoumi parle du sens spirituel du Hajj dans un Moyen-Orient déchiré par les guerres et les fractures politiques. Peut-on encore parler de paix, de foi et de dialogue dans le climat actuel ?
Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque
Conference - L'histoire de la Mecque
Au XIVe siècle, alors que la majorité des hommes ne s'éloignent jamais de leur région natale, Ibn Battûta parcourt près de 120 000 kilomètres à travers le monde connu. Un exploit inégalé pour son époque, qui fait de lui l'un des plus grands voyageurs de l'histoire.Né en 1304 à Tanger, au Maroc, dans une famille de juristes musulmans, il est destiné à une carrière de juge. Mais à 21 ans, il décide de partir en pèlerinage à La Mecque. Ce voyage, qui devait durer quelques mois, va finalement se transformer en une aventure de près de trente ans.Très vite, Ibn Battûta ne se contente plus de suivre les routes classiques. Il explore l'Afrique du Nord, traverse l'Égypte, remonte le Nil, puis atteint la péninsule arabique. Après son pèlerinage, au lieu de rentrer chez lui, il continue. Il se rend en Irak, en Perse, en Anatolie, puis jusqu'aux steppes d'Asie centrale.Son parcours le mène ensuite en Inde, où il entre au service du sultan de Delhi comme juge. Il y reste plusieurs années, avant d'être envoyé en mission diplomatique vers la Chine. Sur le chemin, il passe par les Maldives, où il exerce encore comme juge, puis par le Sri Lanka et l'Asie du Sud-Est.Arrivé en Chine, il découvre une civilisation fascinante, très différente du monde islamique qu'il connaît. Il décrit des villes immenses, des systèmes administratifs avancés et une richesse culturelle impressionnante.Mais ses voyages ne s'arrêtent pas là. De retour au Maroc, il repart encore, cette fois vers l'Afrique subsaharienne. Il traverse le Sahara et atteint l'empire du Mali, l'un des plus riches de son temps, célèbre pour ses ressources en or.Ce qui rend Ibn Battûta unique, ce n'est pas seulement la distance parcourue, mais la diversité des mondes qu'il explore. Il observe, compare, raconte. À la fin de sa vie, le sultan du Maroc lui demande de dicter ses souvenirs. Cela donnera naissance à la “Rihla”, un récit de voyage exceptionnel, à la fois témoignage historique et œuvre littéraire.À travers ses descriptions, on découvre un monde médiéval étonnamment connecté, où circulent marchands, savants et idées.Ibn Battûta meurt vers 1368, probablement au Maroc. Son héritage est immense : il a laissé l'un des récits les plus riches jamais écrits sur le monde du Moyen Âge.En réalité, bien avant l'ère des avions et des GPS, il avait déjà compris une chose essentielle : voyager, c'est découvrir les autres… mais aussi élargir les frontières de son propre monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Transmission, c'est des conversations entre les générations, avec les intellectuels d'aujourd'hui et de demain.⚠️ Un lundi sur deux, à 18hLes ouvrages de Pierre Vermeren que Transmission vous recommande :➡️ France-Algérie. De 1962 à nos jours: Histoire d'une relation pathologique, TALLANDIER, 2026https://amzn.eu/d/03gX3MXs
Salam Aleykoum
Assalamou alaïkoum chers frères et sœurs, bienvenue dans cet épisode spécial où nous plongeons au cœur d'un événement historique majeur : La Conquête de La Mecque.Cette journée n'a pas été marquée par la guerre ou la vengeance, mais par la miséricorde, la paix et l'humilité du Prophète Muhammad ﷺ. Imaginez : après plus de 20 ans d'exil et de persécutions, le Prophète ﷺ entre à La Mecque non pas en conquérant avide de revanche, mais en leader bienveillant qui accorde le pardon absolu à ceux qui l'avaient persécuté.Dans cet épisode, nous explorerons :✅ Comment la conquête de La Mecque est devenue un triomphe de la paix✅ Les paroles de pardon du Prophète ﷺ : "Allez, vous êtes libres"✅ Pourquoi il a choisi l'humilité au lieu de la gloire✅ Ce que cette victoire nous enseigne sur la miséricorde et le pardon✅ Les parallèles avec notre monde actuel : paix, dialogue et réconciliationNous nous appuierons sur les enseignements d'Ustad Said Nursi, Hocaefendi, et les analyses inspirantes de Resit Haylamaz et Ahmet Kurucan pour tirer des leçons profondes et intemporelles de cet événement.
Salam Aleykoum
Suivez le parcours d'un homme dont la voix a bouleversé l'Amérique des années 60 : Malcolm X. Orateur fulgurant, militant radical, Malcolm X s'impose comme l'un des leaders les plus puissants du mouvement afro-américain. De la rue à la Nation of Islam, il transforme sa colère en discours, sa trajectoire personnelle en combat politique, et devient une figure aussi admirée que redoutée. Mais sa parole dérange. Surveillé par le FBI, menacé de toutes parts, lâché par ses anciens alliés, Malcolm X avance dans un climat de tensions extrêmes. Le 21 février 1965, il est abattu en pleine réunion à Harlem. L'assassinat choque le pays et ouvre une plaie qui ne s'est jamais refermée. Entre luttes internes, manipulations politiques et zones d'ombre judiciaires, La Traque de Malcolm X raconte comment un homme est devenu une cible — et pourquoi sa mort reste, encore aujourd'hui, une affaire brûlante. Mourir sur scène En 1964, Malcolm quitte la Nation of Islam, crée sa propre organisation et part en pèlerinage à La Mecque où il découvre un islam universel sans ségrégation. De retour aux États-Unis, il effectue une tournée internationale triomphale de 19 semaines qui renforce sa stature de leader mondial. Le 21 février 1965 à Harlem, Malcolm X est assassiné par balles lors d'un meeting à l'Audubon Ballroom par des tueurs de la NOI, tandis que le FBI et la police laissent faire sans intervenir. Pour découvrir une autre traque, cliquez ci-dessous : [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Identité Corse (1/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : 3 balles dans le dos (2/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : La solidarité des maquisards (3/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Perpétuité pour la résistance (4/4) Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
«Où s'adosse le ciel» est le dernier roman de David Diop. Dès les premiers mots, il vous accroche et vous entraîne dans son univers, où se mêlent l'histoire et le mythe, les portraits d'humains et le monde des Dieux, l'Égypte des Pharaons et le Sénégal de la fin du XIXème siècle. Dans ce livre, on suit Bilal Seck, un jeune griot miraculeusement sauvé d'une épidémie de choléra après un pèlerinage à La Mecque qui entreprend seul, à pied, le voyage retour vers Saint-Louis au Sénégal. - Rediffusion - David Diop était l'invité de Nathalie Amar. «Où s'adosse le ciel» est disponible chez Julliard. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucouré de la rédaction en Mandenkan de RFI nous emmène du côté de la Côte d'Ivoire avec Josey. ► Playlist du jour - Sahad - Vultures - Amadou et Mariam avec Fally Ipupa - Sonfo.
«Où s'adosse le ciel» est le dernier roman de David Diop. Dès les premiers mots, il vous accroche et vous entraîne dans son univers, où se mêlent l'histoire et le mythe, les portraits d'humains et le monde des Dieux, l'Égypte des Pharaons et le Sénégal de la fin du XIXème siècle. Dans ce livre, on suit Bilal Seck, un jeune griot miraculeusement sauvé d'une épidémie de choléra après un pèlerinage à La Mecque qui entreprend seul, à pied, le voyage retour vers Saint-Louis au Sénégal. - Rediffusion - David Diop était l'invité de Nathalie Amar. «Où s'adosse le ciel» est disponible chez Julliard. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucouré de la rédaction en Mandenkan de RFI nous emmène du côté de la Côte d'Ivoire avec Josey. ► Playlist du jour - Sahad - Vultures - Amadou et Mariam avec Fally Ipupa - Sonfo.
Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Jorge Badia, fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe, on le connaît sous le nom d'Ali Bey el Abbassi, fils du prince Othman-Bey el Abbassi. Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient, s'est rendu à La Mecque comme un véritable musulman, s'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre sobrement intitulé "Voyages d'Ali Bey : au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie", entre les années 1803 et 1807. Ce n'est pas un simple carnet de voyage, car derrière ces mots contemplatifs pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la Cour espagnole. Voyager pour espionner, telle pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.
Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Jorge Badia, fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe, on le connaît sous le nom d'Ali Bey el Abbassi, fils du prince Othman-Bey el Abbassi. Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient, s'est rendu à La Mecque comme un véritable musulman, s'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre sobrement intitulé "Voyages d'Ali Bey : au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie", entre les années 1803 et 1807. Ce n'est pas un simple carnet de voyage, car derrière ces mots contemplatifs pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la Cour espagnole. Voyager pour espionner, telle pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.Lorsqu'il débarque à la Mecque, il prend conscience d'évoluer dans un monde à part. La ville, située dans l'actuelle Arabie Saoudite, est perdue dans un désert aride, privée d'eau, ne vivant que grâce à la foi et au commerce des pèlerins. Un lieu clos possédant ses propres règles.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.
Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Jorge Badia, fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe, on le connaît sous le nom d'Ali Bey el Abbassi, fils du prince Othman-Bey el Abbassi. Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient, s'est rendu à La Mecque comme un véritable musulman, s'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre sobrement intitulé "Voyages d'Ali Bey : au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie", entre les années 1803 et 1807. Ce n'est pas un simple carnet de voyage, car derrière ces mots contemplatifs pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la Cour espagnole. Voyager pour espionner, telle pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.Domingo Francisco Badia, né à Barcelone en 1767, tient de son père sa fascination pour cette culture. Celui-ci, par sa fonction de contrôleur des armées et de trésorier dans le district de Vera, l'entraîne très tôt vers un monde où se croisent marchands du Maghreb, renégats espagnols revenus d'Afrique du Nord et voyageurs aux récits teintés d'exotisme. Leurs récits inspirent le jeune garçon qui, rapidement, montre un intérêt certain pour la géographie de ces pays et les langues orientales.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.
Ce sont deux romanciers formidables que reçoit Claire Chazal dans « Au bonheur des livres » cette semaine : Rachid Benzine et David Diop partagent le goût du conte et le plaisir des histoires qui emmènent le lecteur ailleurs… Mais dans leurs nouveaux romans respectifs, « L'homme qui lisait des livres » et « Où s'adosse le ciel » (tous deux aux éditions Julliard), ce n'est pas d'exotisme qu'il s'agit, plutôt d'une réflexion sur les questions de transmission, d'identité, de résilience, d'héritage historique, le tout à travers des récits pleins de verve et de rebondissements !David Diop nous conduit ainsi jusqu'à l'Egypte ancienne à travers une intrigue double qui nous fait suivre son héros Bilal au retour de La Mecque, à la fin du XIXe siècle, tandis que Rachid Benzine donne la parole à un vieux libraire gazaoui dont la vie se confond avec les drames de la Palestine, sauvée par l'amour des livres.Ce sont des histoires très romanesques qu'inventent de la sorte les deux conteurs, et c'est aussi notre histoire commune, celle simplement de l'humanité, qu'ils interrogent à travers leurs fables aux résonances contemporaines, que Claire Chazal nous permettra de mieux découvrir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
«Où s'adosse le ciel» est le dernier roman de David Diop. Dès les premiers mots, il vous accroche et vous entraîne dans son univers, où se mêlent l'histoire et le mythe, les portraits d'humains et le monde des Dieux, l'Égypte des Pharaons et le Sénégal de la fin du XIXème siècle. Dans ce livre, on suit Bilal Seck, un jeune griot miraculeusement sauvé d'une épidémie de choléra après un pèlerinage à La Mecque qui entreprend seul, à pied, le voyage retour vers Saint-Louis au Sénégal. David Diop était l'invité de Nathalie Amar. «Où s'adosse le ciel» est disponible chez Julliard. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucouré de la rédaction en Mandenkan de RFI nous emmène du côté de la Côte d'Ivoire avec Josey. ► Playlist du jour - Sahad - Vultures - Amadou et Mariam avec Fally Ipupa - Sonfo.
«Où s'adosse le ciel» est le dernier roman de David Diop. Dès les premiers mots, il vous accroche et vous entraîne dans son univers, où se mêlent l'histoire et le mythe, les portraits d'humains et le monde des Dieux, l'Égypte des Pharaons et le Sénégal de la fin du XIXème siècle. Dans ce livre, on suit Bilal Seck, un jeune griot miraculeusement sauvé d'une épidémie de choléra après un pèlerinage à La Mecque qui entreprend seul, à pied, le voyage retour vers Saint-Louis au Sénégal. David Diop était l'invité de Nathalie Amar. «Où s'adosse le ciel» est disponible chez Julliard. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucouré de la rédaction en Mandenkan de RFI nous emmène du côté de la Côte d'Ivoire avec Josey. ► Playlist du jour - Sahad - Vultures - Amadou et Mariam avec Fally Ipupa - Sonfo.
L'entrée victorieuse et pacifique à la MecqueLe joyau de la Prophétie #28Émission live "Parlez-moi d'islam" du samedi 2 août 2025____________________________________________
Avant le retour triomphal à la MecqueLe joyau de la Prophétie #27Émission live "Parlez-moi d'islam" du samedi 26 juillet 2025____________________________________________
Ce mardi 3 juin, le renforcement de la sécurité de l'Arabie saoudite à l'approche du pèlerinage de La Mecque, a été abordé par Caroline Loyer dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Nous sommes en 622. Le Prophète Mahomet et ses compagnons se rendent à La Mecque, sous une tempête de sable. La caravane arrive durant la soirée près d'un puits, les chevaux sont épuisés, assoiffés. Mahomet les détache afin qu'ils aillent étancher leur soif. Les animaux se mettent alors à courir en désordre mais le maître les rappelle avant qu'ils n'atteignent le point d'eau. Seules cinq juments stoppent leur course et rebroussent chemin. Le prophète apprend ainsi sur lesquelles il pourra, désormais, compter envers et contre tout. On appelle ces bêtes fidèles : « les Cinq », Al Khamsa. Ce sont-elles qui, selon la légende, vont donner naissance aux chevaux des Bédouins du désert. Jusqu'au début du vingtième siècle, les chevaux ont été notre principal véhicule, peuplant, il n'y a pas si longtemps, nos villes et nos campagnes. Avec leur domestication, il y a 4200 ans, dans les steppes du Nord Caucase, le sort de l'humanité a changé, nous sommes passés à la vitesse. Le cheval et l'humain, c'est l'histoire d'un long compagnonnage, de beaucoup de voyages et de génétique… Invité : Ludovic Orlando, docteur en paléogénétique, directeur du Centre d'Anthropobiologie et de Génomique de Toulouse. « La conquête du cheval – Une histoire génétique ; Odile Jacob. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les mérites et les récompenses de la Omra, la préparation sprituelle, mes meilleurs conseils pour profiter au mieux de ce moment… bonne écoute ❤️Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Prise d'otage à la Mecque : La Secte de Juhayman al-Otaibi
Pour cette nouvelle série, Histoire Vivante s'installe en Méditerranée. Cette mer de fantasmes, de belles et de terribles images, cette étendue d'eau où l'on circule avec intensité tout au long de l'histoire, on y cohabite, on la traverse, on l'explore, on la subit, on tente aussi de la posséder. Les aléas du voyage sont nombreux et les puissances riveraines s'affrontent ou s'allient au gré des circonstances. On commence par un naufrage. En 1716, le Saint Pierre quitte le port de la Goulette en Tunisie, destination : Alexandrie en Egypte. Un itinéraire fréquent et une traversée assurée aussi bien par des navires anglais, néerlandais, grecs ou ottomans. Cette fois-ci, le pavillon est français et les passagers musulmans sont en route vers La Mecque pour le grand pèlerinage annuel. Guillaume Calafat est historien, il a notamment écrit Une mer jalousée, contribution à l'histoire de la souveraineté (Seuil, collection L'Univers Historique, 2019).
C'est l'un des essais historiques en lien avec l'Afrique les plus attendus de cette rentrée. Les éditions Calmann-Lévy publient la traduction en français de l'ouvrage d'Howard French Born in Blackness. L'universitaire et journaliste américain y décrit, au travers d'une fresque de plusieurs siècles, le rôle - selon lui - central de la traite négrière dans la naissance du monde moderne. Un rôle qui dit-il a souvent été sous-estimé, voire invisibilisé. La traduction française de ce livre est intitulée Noires origines. Howard French est notre invité pour en parler. RFI : Dans Noires Origines, vous nous invitez à nous débarrasser d'un certain nombre d'œillères historiques sur la place de l'Afrique dans l'histoire mondiale et sur le rôle essentiel qu'elle a joué dans la construction de l'Occident tel qu'on le connaît aujourd'hui. Vous nous expliquez que l'essor européen a reposé en grande partie sur ses relations avec le continent africain avant même la colonisation...Howard French : Effectivement, l'histoire de mon livre commence au XIVᵉ siècle, au début de ce siècle, quand les Africains, notamment dans l'empire du Mali, réalisent des contacts avec le Moyen-Orient. Ce faisant, l'Europe découvre l'existence d'une grande quantité d'or dans le Sahel, ce qu'on appelle le Sahel aujourd'hui. Et cela lance l'ère de l'exploration, des découvertes… et la traite des esclaves. L'année 1326, un empereur du Mali du nom de Mansa Moussa a fait un pèlerinage à La Mecque en passant par Le Caire. Il transportait avec lui un grand cortège de plus de 10 000 hommes et femmes… et aussi quelques tonnes d'or - la quantité exacte n'est pas connue, mais les historiens disent souvent à peu près 17 ou 18 tonnes d'or -. Il a distribué tout cet or sur son passage, à tel point qu'il a dû emprunter de l'argent pour retourner au Mali. Et cela a créé une vague de curiosité non seulement dans le Moyen-Orient, où le prix de l'or a chuté, mais aussi loin aussi que l'Espagne et le Portugal. Et cela les a encouragés, surtout les Portugais, à commencer à construire des navires pour essayer de découvrir le point d'origine de ces métaux. Vous nous livrez des pages fascinantes sur la façon dont l'Europe a fantasmé cet or africain, à partir d'ailleurs d'une représentation du monde : l'atlas catalan de 1375. Comment est-ce que cet atlas a été l'un des points de départ de l'histoire tragique qui va suivre ? Au centre de cette carte, de cet atlas catalan, figure le personnage de l'empereur Mansa Moussa. Il est assis sur un trône d'or avec un sceptre d'or. C'est la première fois que les Européens prennent connaissance de l'existence de grands empereurs en Afrique subsaharienne, des empereurs de la même sorte que ceux qu'ils ont chez eux. Cela crée toute une industrie de créateurs d'atlas et de cartes. Ça lance à côté une industrie de géographes pour savoir ce qui existe au sud du Sahara. Les Européens, pour la première fois, sont motivés à un degré extrême à découvrir le chemin de l'or en Afrique et à prendre contact avec les royaumes africains pour savoir d'où vient cet or. C'est l'un des points importants de votre ouvrage, Howard French : Vous soutenez la thèse, dans ce livre, que la recherche avide de cet or africain par les Portugais a été l'un des moteurs des grandes explorations portugaises… et que ce moteur a été complètement oublié de l'histoire. Effectivement, le Portugal avait une rivalité avec l'Espagne… et le Portugal avait pris les devants dans l'exploration du Nouveau Monde. À l'époque, le Nouveau monde n'était pas l'Amérique. Les Européens disaient de l'Afrique subsaharienne qu'elle était le nouveau monde. La dynastie Aviz au Portugal a donc donné l'autorité à un prince, Henri, dit « le navigateur », de prendre en charge l'exploration de l'Afrique subsaharienne. C'est lui qui montait les expéditions maritimes pour chercher à savoir d'où vient l'or du Mali. Avec les moyens de l'époque, les Portugais ne pouvaient avancer en une année typique que de 100 kilomètres ou 200 kilomètres vers le sud en suivant la côte africaine. En 1471, ils sont arrivés par hasard au pays qu'on appelle aujourd'hui le Ghana. Ils ne ciblaient pas le Ghana, mais il y avait une baie naturelle où ils se sont arrêtés pour ravitailler leurs navires en eau et en nourriture. Et en arrivant là, ils ont découvert que tous les habitants de ce lieu portaient des bijoux en or. Ils n'étaient pas arrivés au Mali, mais ils ont réalisé leur but un peu par accident, si vous voulez. Donc ils ont établi des relations de commerce au début avec les Ghanéens pour avoir accès à l'or du Ghana, pour établir un commerce entre l'Europe et l'Afrique. Ce commerce a permis d'apporter d'abondantes quantités d'or dans les cours européennes et notamment au Portugal. Quelle a été l'importance de cet or obtenu en Afrique pour les économies européennes, à la charnière du Moyen Âge et de l'époque moderne? Parlons d'abord du Portugal. Les quantités d'or étaient si importantes pour le Portugal, qui était un royaume pauvre à l'époque, qu'ils ont renommé leur Trésor « maison de l'Afrique ». Le Trésor public portugais a été renommé « la Maison de l'Afrique », Vu l'importance de l'or africain dans ces caisses portugaises de l'époque ? Oui, à l'époque, après la découverte de l'or au Ghana, à peu près un tiers, jusqu'à la moitié des recettes de ce royaume venaient désormais du Ghana. Et donc, les Espagnols, en voyant le succès des Portugais, ont à leur tour décidé d'investir dans la création de navires et le financement de gens comme Christophe Colomb pour « découvrir les Amériques » tel qu'on le dit maintenant. Mais ce n'est qu'en voyant la réussite des Portugais, avec la découverte de l'or en Afrique, que les Européens ont eu le courage d'essayer de découvrir de l'or ailleurs. Ça, c'était le premier but. Ce n'était pas de découvrir d'autres civilisations ou la richesse de l'Est en tant que telle, il s'agissait de rivaliser avec le Portugal pour le contrôle de l'or dans le monde. Quels liens est-ce que vous établissez entre cette exploitation de l'or et le commerce terrible qui va commencer à se développer rapidement ensuite, à savoir la traite esclavagiste ? Les racines de la traite esclavagiste sont très intéressantes. Au début, ce n'était pas le but des Européens et précisément des Portugais. Le Portugal était un royaume assez pauvre, qui n'avait pas beaucoup de ressources. Et donc, pour financer la recherche de l'or et la construction des bateaux nécessaires à cette recherche, Henri le navigateur et ses hommes ont commencé à faire, petit à petit, le commerce d'esclaves sur les côtes de l'Afrique : dans la Mauritanie d'aujourd'hui, au Sénégal, en Guinée, etc. Au fur et à mesure qu'ils descendaient vers le sud en suivant les côtes de l'Afrique jusqu'à ce qu'ils trouvent de l'or au Ghana. Et donc dans un premier lieu, ils ont fait le commerce d'hommes, d'esclaves vers l'Europe pour financer cet effort de découverte de l'or. l'Europe était en phase de reprise économique avec la catastrophe de la peste du Moyen âge… et donc la démographie européenne était écrasée par ces épidémies. Les Portugais ont découvert qu'ils pouvaient faire beaucoup d'argent en fournissant de la main d'œuvre africaine dans les marchés européens pour finalement financer leur effort de découverte de la source de l'or en Afrique de l'Ouest. Au XVIᵉ siècle, 10 à 15 % de la population de Lisbonne était africaine à cause de cette traite esclavagiste. Bien avant la soi-disant « découverte » des Amériques. On parle du Portugal, mais en fait toutes les puissances européennes à l'époque sont associées à ce commerce... Exactement. Ayant vu le succès des Portugais, les autres pays européens se sont rués sur ce commerce avec l'Afrique pour l'or. En faisant cela, ils ont découvert à leur tour qu'on pouvait faire beaucoup d'argent en se livrant à la traite des esclaves. Par accident aussi, par la suite, les Portugais ont découvert le Brésil. Ils ne cherchaient pas à traverser l'Atlantique. Ils cherchaient à mettre au point des méthodes de navigation plus efficaces, plus rapides, pour descendre vers le sud de l'Afrique et finalement entrer dans l'océan Indien. En faisant cela, ils sont « entrés en collision », si on peut dire, avec le Brésil. Ils ont découvert tout un continent. Les Portugais ont commencé à transférer les esclaves au Brésil, où s'est établie la première grande industrie de la canne à sucre. Cette industrie, découvre-t-on dans votre livre, trouve une de ses formes les plus abominables dans le système des plantations sucrières, à Sao Tomé dans un premier temps, puis dans les Caraïbes… et également au Brésil peut-être ? Oui. Les premières expérimentations ont effectivement été réalisées à Sao Tomé. Les Portugais, à la fin de ce XVᵉ siècle, explorant l'Afrique à la recherche d'autres sources d'or, ont découvert l'île de Sao Tomé, qui n'avait pas d'habitants et avait un climat parfait pour la culture de la canne à sucre. Et donc ils ont commencé à cultiver la canne à sucre, et toute une industrie est née de cela. Avec la naissance de cette industrie est aussi née une forme d'exploitation humaine qui n'avait jamais existé auparavant, qu'on appelle en anglais chattel slavery - Je pense que ce terme n'existe pas en français -. Chattel slavery, c'est une forme d'esclavage où les esclaves sont identifiés. Cette pratique est légitimée sur la base de la race et pérennisée à travers les générations : c'est-à-dire que non seulement vous êtes esclaves vous-même, mais vos enfants aussi seront esclaves, et ainsi de suite pour l'éternité. Les formes de travail qui sont mises en place dans ces plantations sucrières sont par ailleurs extrêmement brutales pour les esclaves… Extrêmement brutales. L'espérance de vie d'un esclave mis au travail sur ces plantations à l'époque, et aussi par la suite au Brésil et dans les Caraïbes, était à peu près de cinq ans. Après la production du sucre, c'est celle du coton qui a été développée par le commerce des esclaves. Au total, Howard French, vous décrivez une mécanique qui convertit des vies prises en Afrique, en richesses consommées en Europe. Vous montrez finalement comment l'Afrique a joué un rôle essentiel dans la construction du monde atlantique... Oui, j'irais encore plus loin : le travail qui a été extrait des Africains sur les plantations, sous cette forme d'esclavage qu'on appelle chattel slavery, a réellement été la base de l'essor européen et de la création, je dirais, de l'Occident, une sorte de condominium entre l'Europe de l'Ouest et les continents qui existent de l'autre côté de l'Atlantique. C'est le travail des Africains, sous forme d'esclavage, qui a rendu possible la rentabilité des colonies qui ont été fondées dans le Nouveau Monde et donc la fondation même de l'Occident.De quelle manière est-ce que les pouvoirs africains de ces différentes époques ont réagi à ces appétits européens ? Les Africains, les chefs des sociétés africaines, les petits rois et même les empereurs qui existaient par-ci par-là dans les grands États de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, n'avaient aucune idée des activités qui existaient de l'autre côté de l'Atlantique, où les Africains extraits du continent étaient mis au service des Européens. Ils n'avaient aucune image du monde des plantations. Ils n'avaient aucune image de l'existence d'une institution comme le chattel slavery dont j'ai parlé tout à l'heure. L'esclavage a existé depuis toujours chez les Africains, entre les Africains, mais ce n'est pas ce genre d'esclavage, où de génération en génération les gens sont toujours soumis à l'esclavage. Les Africains mariaient leurs esclaves… Sous les institutions de l'esclavage africain comme elles existaient, le but, la plupart du temps, était d'assimiler les esclaves, les vaincus, dans la société des vainqueurs. C'est tout à fait différent de l'esclavage pratiqué par l'Europe sur les Africains, cet esclavage que j'ai appelé chattel slavery. Donc il est bien vrai que les Africains participaient aussi à ce commerce des esclaves. Ils sont aussi responsables de ce commerce d'esclaves, mais ils n'avaient pas une information très complète sur ce qui se tramait. Il y avait un déséquilibre total entre les Européens et les Africains sur ce qu'est l'esclavage. On sent bien tout au long de votre ouvrage quelle est son ambition : contribuer à un autre récit sur l'histoire du décollage de l'Occident, dans lequel le rôle de la traite négrière cesserait d'être invisibilisé. Comment expliquez-vous d'ailleurs cette invisibilisation du rôle de l'Afrique dans la naissance du monde moderne ? Pourquoi ? Je pense que tout d'abord, toutes les civilisations cherchent à trouver leur propre mérite. Elles cherchent à mettre en exergue leurs propres qualités et donc, pour faire cela, elles créent leurs propres mythes. Que ce soit les Chinois, les Américains, les Français, les Brésiliens, les Russes, tout le monde fait ça... Mais si vous admettez que votre civilisation est montée en grande partie par une exploitation aussi grave et d'une aussi grande envergure que la traite des esclaves, le monde des plantations, la création d'une institution comme le chattel slavery, il est très difficile de maintenir ses propres qualités. Une dernière question, justement, à propos des enjeux de cette histoire. Pourquoi est-il important pour un citoyen du XXIᵉ siècle de remonter le temps et de réétudier ce qui s'est joué le long des côtes africaines à partir du XVᵉ siècle ? Il faut savoir d'où nous sommes venus pour savoir où nous allons aller. Au moment où l'Afrique prend une place différente dans le monde contemporain, il est important qu'on sache que l'Afrique a toujours contribué à la race humaine de façon importante. Il est important de remettre l'Afrique à sa propre place dans l'histoire de l'humanité.
Roger Mandin est l'un des pionniers du VTT à Morzine, aujourd'hui ambassadeur pour la marque Rossignol.Roger est un personnage incontournable de Morzine.Connu à travers le Monde pour son bar Chez Roger dans lequel s'est retrouvé le gratin mondial du VTT pendant près de 20 ans, il est aussi et surtout à l'origine de l'une des pistes permanentes les plus mythiques et que le monde entier nous envie, la piste du Pleney et d'un évènement tout aussi mythique: la freeraid classic VTT Mag des Portes du Soleil.Quand il a tracé la piste du pleney en 1997, la France ne comptait alors que de rares exemples de pistes permanentes comme Métabief ou La Bourboule, mais le succès de son œuvre a rapidement propulsé Morzine comme l'une des meilleures destinations au Monde pour les pilotes qui veulent se mesurer à ses sous bois d'une richesse exceptionnelle.son autre bébé La Freeraid, l'a aussi fait connaitre parmi les organisateurs d'évènements pour avoir créé un concept inédit qui subsiste toujours plus de deux décénies plus tard.À près de 72 printemps, Roger nous partage ses souvenirs et ses anecdotes dont les passionnés se délecteront.Un échange passionnant pendant lequel on a parlé:De la genèse de la piste permanente de MorzineDes raisons de son succès fulgurant pas seulement en France mais aussi à l'internationalDe comment lui est venu le concept de la Freeraid et de comment elle a démarréDe comment il a construit la légende de son bar chez Roger et de pourquoi le monde se réunissait chez lui.Des innombrables pilotes à qui il a servi des coups à boireDes anecdotes croustillantes Et bien plus encore.Et maintenant mesdames et messieurs, place à mon invité du jour, Roger Mandin----UPWAY, le sponsor de cet épisode vous permet d'acheter votre vélo à assistance électrique jusqu'à 60% moins cher que le prix du neuf.Économisez 150€ sur l'achat de votre prochain vélo sur Upway.fr avec le code ENROUELIBRECode valable pour toute commande supérieure à 500€----Ou suivre Roger:https://www.instagram.com/roger.mandin/-----
durée : 00:03:08 - Géopolitique - Les températures au-dessus de 51 degrés à La Mecque ont provoqué une tragédie : la cause en est à la fois ces températures, et les contournements des quotas de visiteurs qui jouent avec la sécurité des visiteurs. Ces morts de chaleur devraient nous alerter : le cas saoudien n'est pas exceptionnel.
durée : 00:03:08 - Géopolitique - Les températures au-dessus de 51 °C à La Mecque ont provoqué une tragédie : la cause en est à la fois ces températures, et les contournements des quotas de visiteurs qui jouent avec la sécurité des visiteurs. Ces morts de chaleur devraient nous alerter : le cas saoudien n'est pas exceptionnel.
durée : 00:02:27 - Le monde est à nous - Les Égyptiens représentent plus de la moitié des 1300 personnes décédées lors du pèlerinage à la Mecque, qui s'est tenu sous des températures extrêmes. Des agences ont envoyé de nombreux pèlerins avec un simple visa touristique, qui ne permettait pas, notamment, d'avoir accès aux infrastructures climatisées.
Timeline et liste des sujets
Chaque année, des milliers de musulmans se rendent dans l'ouest de l'Arabie Saoudite pour réaliser le Hajj, un des cinq piliers de l'islam. Très vite, les autorités saoudiennes ont alerté sur les fortes chaleurs prévues : 47 degrés à l'ombre, jusqu'à 52 en plein soleil. Des fortes chaleurs qui ont été mortelles. Combien y a-t-il eu des morts ? Que dit l'Arabie Saoudite ? Le pèlerinage à la Mecque sera-t-il encore humainement possible dans les prochaines années ? Réponses avec Émilie Baujard, grand reporter à RTL. "Deux minutes pour comprendre" est le podcast de la rédaction RTL. Du lundi au vendredi, un journaliste décrypte une actualité marquante de la journée.
Chaque année, des milliers de musulmans se rendent dans l'ouest de l'Arabie Saoudite pour réaliser le Hajj, un des cinq piliers de l'islam. Très vite, les autorités saoudiennes ont alerté sur les fortes chaleurs prévues : 47 degrés à l'ombre, jusqu'à 52 en plein soleil. Des fortes chaleurs qui ont été mortelles. Combien y a-t-il eu des morts ? Que dit l'Arabie Saoudite ? Le pèlerinage à la Mecque sera-t-il encore humainement possible dans les prochaines années ? Réponses avec Émilie Baujard, grand reporter à RTL. "Deux minutes pour comprendre" est le podcast de la rédaction RTL. Du lundi au vendredi, un journaliste décrypte une actualité marquante de la journée.
Chaque année, des milliers de musulmans se rendent dans l'ouest de l'Arabie Saoudite pour réaliser le Hajj, un des cinq piliers de l'islam. Très vite, les autorités saoudiennes ont alerté sur les fortes chaleurs prévues : 47 degrés à l'ombre, jusqu'à 52 en plein soleil. Des fortes chaleurs qui ont été mortelles. Combien y a-t-il eu des morts ? Que dit l'Arabie Saoudite ? Le pèlerinage à la Mecque sera-t-il encore humainement possible dans les prochaines années ? Réponses avec Émilie Baujard, grand reporter à RTL. "Deux minutes pour comprendre" est le podcast de la rédaction RTL. Du lundi au vendredi, un journaliste décrypte une actualité marquante de la journée.
C'est le cinquième et dernier pilier de l'islam : le pèlerinage à la Mecque que tout musulman doit réaliser une fois dans sa vie, à condition d'être en capacité physique, et d'en avoir les moyens. Le hadj débute ce vendredi 14 juin en Arabie saoudite. Si l'organisation du pèlerinage est un défi logistique et sécuritaire pour les autorités, c'est aussi une manne financière pour le royaume. Les images de l'esplanade de la Kaaba de la Grande Mosquée de la Mecque vidée de ses pèlerins au temps du Covid-19 ne sont plus qu'un lointain souvenir. Le hadj devrait retrouver ses niveaux d'affluence d'avant-pandémie. En 2019, 2,5 millions de pèlerins venaient accomplir le grand pèlerinage. Les autorités en attendent cette année presque autant. C'est avant tout, une bonne nouvelle pour les fidèles, mais ça l'est aussi pour les recettes du royaume.Avant le Covid-19, le hadj rapportait chaque année entre 10 à 15 milliards de dollars aux caisses de l'État saoudien. Si l'on y ajoute les revenus de l'autre pèlerinage, la oumra, non obligatoire, que les musulmans peuvent accomplir tout le reste de l'année, la manne financière représente au total près de 20 milliards de dollars, soit la deuxième source de recettes du royaume, loin toutefois derrière les milliards des hydrocarbures.Le tourisme religieux au cœur de Vision 2030Ce n'est pas nouveau, l'Arabie saoudite a toujours investi pour les villes saintes. À La Mecque, des hôtels, des restaurants, des dizaines de milliers de tentes climatisées ont été développés accueillir les pèlerins. Depuis 2016 pourtant, le prince héritier Mohammed Ben Salmane a placé le tourisme religieux au cœur du plan Vision 2030 qui prépare le royaume à sortir de sa dépendance aux hydrocarbures.Pour cela, l'Arabie saoudite lance de nouveaux projets. En 2018, Riyad inaugurait une ligne de train à grande vitesse pour relier Médine et La Mecque en moins de deux heures. Coût du projet : 16 milliards de dollars. D'ici 2030, les ambitions de « MBS » sont claires : attirer chaque année plus de cinq millions de pèlerins pour le hadj, soit près deux fois plus qu'actuellement.Jusqu'à 6 500 euros pour un pèlerin sénégalaisMais pour les fidèles, l'accomplissement hadj peut être un fardeau. Si certains États subventionnent une partie du voyage de leurs ressortissants, difficile d'accomplir le grand pèlerinage sans dépenser au moins 5 000 euros. Pour cette édition 2024 : les quelque 13 000 pèlerins sénégalais ont, par exemple, dû débourser chacun près de 4,3 millions de francs CFA (soit plus de 6 500 euros), c'est deux fois plus qu'avant le Covid-19. La hausse des billets d'avion et des hôtels, la dévaluation de certaines monnaies expliquent l'augmentation des tarifs et pèse inévitablement sur le budget des pèlerins. De quoi rendre de plus en plus compliqué pour certains l'accomplissement du hadj, le « voyage d'une vie ».
durée : 00:03:57 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Le pouvoir colonial français a manipulé le pèlerinage à La Mecque pour contrôler les élites musulmanes algériennes, invoquant des raisons sanitaires et sécuritaires. Dès 1848, les restrictions se sont intensifiées, jusqu'à l'utiliser en 1916 pour obtenir leur soutien durant la guerre.
Considérée comme la quatrième ville sacrée de l'islam, après La Mecque, Médina et Jérusalem, Harar est située dans la partie orientale de l'Éthiopie. D'abord fermée au monde extérieur jusqu'à son intégration à l'Éthiopie en 1887, elle devient ensuite un comptoir marchand, ouvert sur le monde, mélangeant les cultures. Mais elle a su garder ses traditions religieuses qui font l'identité singulière de ses habitants, les Hararis. Immersion en plein ramadan dans l'unique ville sainte musulmane d'Afrique. De notre correspondante à Addis-Abeba,Dans les ruelles du centre historique d'Harar, résonne la prière Zikri. Les habitants se retrouvent au petit matin pour chanter pendant des heures. Les croyants dansent au son du tambour dans une ambiance de ferveur religieuse. Une tradition millénaire explique Kimiyat Abdujebar, une habitante d'Harar : « Cet événement s'appelle Badr. Nous célébrons le jour où le prophète Mahomet a gagné la bataille de Badr. »« Beaucoup de gens différents viennent des alentours pour participer à la prière Zikri. Nous attendons encore beaucoup de monde. La prière dure jusqu'à midi, que nous célébrons ici et autour du temple Abadir », précise Adil Selahadin, un autre habitant d'Harar.La plus sainte Les textes sacrés en langue harari ont été écrits sur des manuscrits conservés précieusement dans le musée de la ville. La calligraphie arabe à l'encre noire et rouge recouvre des pages jaunies, ornées de dessins, fourmillant parfois d'annotation. Coran et prières sont restaurés par Elias dans son atelier : « Ces chansons ont 500 ans. Quand le manuscrit est arrivé dans le musée, il était en plusieurs pièces séparées. Il a d'abord été nettoyé et digitalisé avant d'arriver dans cet atelier. Je l'ai recollé ». Elias ajoute ensuite une couverture en cuir, puis imprime dessus des sceaux ornementaux, à la façon harari : « Ici le plus vieux manuscrit a 1 000 ans, près de 1 400 ont été collectés auprès des habitants. »La plus touristiqueUn patrimoine religieux et populaire qui fait de Harar une destination touristique prisée. Pour en faire sa première source de revenus, la ville s'est lancée dans une vaste rénovation qui doit se terminer avant les festivités de la fin du ramadan indique le directeur des musées de Harar, Abdunasir Abdulahi : « La première étape a été de nettoyer les rues des saletés et de refaire les routes. Puis de faire la peinture avec beaucoup de couleurs différentes pour attirer les enfants et la troisième étape et de reconstruire les murs qui ont été détruits, ce que l'on fait en ce moment. »Plus de 10 000 personnes sont attendues pour l'Aïd. Marqué par trois jours de cérémonies et de performances, ce festival a été inscrit au patrimoine immatériel culturel de l'humanité par l'Unesco en octobre dernier.À lire aussiEn Éthiopie, la crise économique met fin à l'âge d'or du khat
durée : 00:50:57 - Autant en emporte l'Histoire - En 1933, une aventurière française, Marga d'Andurain, parvient presque à pénétrer dans la cité sainte de La Mecque, au risque de sa vie. Une fiction palpitante, suivie d'un entretien avec la petite-fille de Marga, Julie d'Andurain, historienne, au micro de Stéphanie Duncan.
durée : 00:02:58 - Les histoires du monde - par : Anthony BELLANGER - C'est la plus grande d'Afrique et la troisième au monde, après La Mecque et Médine. La Grande Mosquée d'Alger est avant tout celle de ctous les superlatifs et de toutes les polémiques aussi.
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En couple avec sa compagne depuis 5 ans, Kaddour, 78 ans, souhaite faire une chose qu'il n'a jamais faite : partir en pèlerinage à La Mecque. Mais sa femme n'est pas tellement rassurée par ce voyage. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.fr
Cette semaine, Histoire Vivante sʹinstalle en Méditerranée. Cette mer de fantasmes, de belles et de terribles images, cette étendue dʹeau où lʹon circule avec intensité tout au long de lʹhistoire, on y cohabite, on la traverse, on lʹexplore, on la subit, on tente aussi de la posséder. Les aléas du voyage sont nombreux et les puissances riveraines sʹaffrontent et sʹallient au gré des circonstances. En 1716, le Saint Pierre quitte le port de la Goulette en Tunisie, destination : Alexandrie en Egypte. Un itinéraire fréquent et une traversée assurée aussi bien par des navires anglais, néerlandais, grecs ou ottomans. Cette fois-ci le pavillon est français et les passagers musulmans sont en route vers La Mecque pour le grand pèlerinage annuel. Entretien avec Guillaume Calafat, historien, il a notamment écrit Une mer jalousée, contribution à lʹhistoire de la souveraineté un livre paru aux éditions du Seuil dans la collection LʹUnivers Historique.
De la Mecque à Medine, péripéties et leçons La Hijra (l'hégire), la quête du bonheur - Episode 4 Replay de l'émission live du samedi 12 août 2023 ____________________________________________