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Quatre décennies plus tard, Lionel Péan reste le premier Français à avoir remporté - à 29 ans - la Whitbread, le tour du monde en équipage aujourd'hui connu sous le nom d'The Ocean Race. Pourtant, réduire le skipper de L'Esprit d'Equipe à cette victoire historique de 1986 serait passer à côté de l'essentiel. Derrière le palmarès se dessine le parcours d'un marin qui, très tôt, a fait le choix de construire sa propre route, loin des certitudes établies et des effets de mode.Tout commence à La Rochelle dans les années 1970 : formé auprès de figures majeures comme Bertrand Chéret ou Philippe Harlé, il quitte le foyer familial à seulement quinze ans pour traverser l'Atlantique. Cette décision fondatrice nourrit une conviction qui ne le quittera jamais : la voile est autant une aventure humaine qu'un exercice de méthode. De la campagne olympique en Soling à la Mini-Transat, puis à la victoire dans la Solitaire du Figaro en 1983, Péan affine une approche où la préparation compte davantage que l'inspiration du moment.La genèse de L'Esprit d'Équipe illustre parfaitement cette philosophie. Alors que la plupart des projets misent sur la puissance des maxi-yachts, il choisit un bateau plus modeste, optimise chaque détail et constitue un équipage recruté moins pour son prestige que pour son adhésion au projet collectif. Analyse du rating, gestion rigoureuse, préparation physique, culture de groupe : bien avant que ces notions ne deviennent la norme, Lionel Péan les place au cœur de sa stratégieLa victoire dans la Whitbread 1985-1986 ouvre un nouveau chapitre. Après la Solitaire du Figaro et le tour du monde, Lionel Péan multiplie les projets : Route du Rhum, Sydney-Hobart, Transat AG2R, records océaniques ou encore campagnes internationales en Maxi ou sur des super yachts et des projets pro-am comme le VO70 SFS.Quarante ans après sa victoire autour du monde, Lionel Péan, 69 ans, reste actif dans le monde maritime. Après une carrière marquée par la compétition et la gestion de projets complexes, il développe aujourd'hui Seafloatech, une entreprise spécialisée dans les solutions de mouillages écologiques. Du jeune navigateur parti traverser l'Atlantique à quinze ans à l'entrepreneur d'aujourd'hui, son parcours traverse un demi-siècle d'histoire nautique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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91 jours. 35 minutes. Seul en mer.Sébastien MARSSET a bouclé le Vendée Globe 2024 avec l'un des plus petits budgets de la flotte et un bateau de 2006. Quand ses concurrents naviguaient sur des engins à 5 millions d'euros conçus pour l'occasion. Il a terminé 27ème. Et il recommence pour 2028.Mais ce qui change des autres skippers, c'est moins la performance que ce qu'il a construit autour du projet.Depuis 2019, Sébastien porte les couleurs d'Handicap Agir Ensemble, le fonds de dotation de l'ADAPEILA qui accompagne près de 3 000 personnes en situation de handicap intellectuel dans le Grand Ouest. Pas un logo sur une voile. Un engagement réel, des stages de voile inclusifs co-construits avec l'École des Glénans, où des jeunes en situation de handicap naviguent et vivent en communauté avec tous les autres stagiaires.Il dit quelque chose de simple sur ce sujet : quand tout va mal sur le bateau, il pense aux personnes qu'il représente. Elles font face à des difficultés qu'elles n'ont pas choisies. Lui, les siennes, il les a choisies. Alors il tient.Sébastien a aussi présenté fin 2025 un modèle de sponsoring inédit dans la voile : les partenaires n'investissent plus dans une dépense, mais dans un fonds dont le rendement finance le projet. Le capital reste garanti. C'est une révolution silencieuse dans un sport où les budgets explosent à chaque édition.Prochaine étape : la Route du Rhum 2026. Toujours sur le bateau de 2006. Toujours avec les mêmes valeurs. Et toujours en recherche de partenaires qui veulent embarquer autrement pour le Vendée Globe 2028Site web : https://sebastienmarsset.fr/Linkedin : https://www.linkedin.com/in/s%C3%A9bastien-marsset/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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À l'approche du départ de la Normandy Channel Race 2026 ce dimanche, nous vous proposons de réécouter cet épisode consacré à Corentin Douguet. Vainqueur de l'édition 2025 avec Axel Tréhin en Class40, Corentin Douguet fut, durant de longues années, l'un des piliers et des animateurs du circuit Figaro. Revenons sur sa carrière de marin.--Corentin Douguet, c'est d'abord une voix, basse, grave, posée, souvent espacée de quelques silences ; c'est un ton, ensuite, mélange d'autodérision et de second degré. C'est surtout, enfin, plus de vingt années de haut niveau, marquées par 11 participations à la Solitaire du Figaro.Pourtant, s'il a découvert la voile très jeune sur le Muscadet familial, ce n'est que bien plus tard, à l'Ecole nationale de la marine marchande à Nantes, qu'il découvre la compétition. Sur les bancs de la Marmar, il rencontre Thierry Douillard, Thierry Chabagny, Fred Guilmin, Charles Caudrelier, Matthieu Richard... autant dire que son apprentissage de la régate, s'il est tardif, se fait en bonne compagnie !Sa voie est trouvée, il n'entrera jamais dans la carrière au long cours : régates, convoyages, préparation, il navigue dès qu'il le peut. En 2001, il se lance dans la Mini Transat, en faisant "tout ce qu'il ne faut pas faire" pour ce premier projet. Il enchaîne rapidement sur des courses en Figaro avec Thierry Chabagny et sur le Tour de France à la voile. Mais en 2003, son copain Armel Tripon remporte la Mini Transat, alors Corentin Douguet met en place un projet sérieux pour l'édition 2005 - qu'il remporte en gagnant toutes les courses de la saison...Logiquement il enchaîne sur le circuit Figaro, multipliant les participations à la Solitaire (et l'AG2R), marquées par deux podiums en 2007 et 2010. Après cinq saisons intenses, il choisit de revenir à l'équipage en 2011, en manageant le projet Tour de France à la voile de Nantes et Saint-Nazaire en M34 pendant 3 saisons. En 2014 il est de retour sur le circuit Figaro, antichambre idéale du Vendée Globe, qu'il vise désormais. Il y squatte le top 10, multiplie les podiums d'étape, mais ne parvient pas à convaincre un sponsor de s'embarquer sur le Vendée Globe.Sa dernière Solitaire, en 2020, se termine avec un abandon sur vertèbre cassée, mais l'année suivante, embarqué par Tanguy Le Turquais, ils décrochent une 2e place sur la Transat en double. Dans l'intervalle, il a lancé, avec le soutien d'un investisseur, la construction d'un Class40 pour le Rhum 2022. Il se présente à Saint-Malo en favori, après avoir gagné ou fini deuxième de toutes les courses de la saison : avec une 3e place sur la transat, ce sera finalement son plus mauvais résultat sur le support !Depuis, Corentin Douguet, dont l'expertise en routage et en navigation est reconnue, découvre la vie de marin free-lance : des navigations de mise au point sur Arkea Paprec en début d'année ; la participation (écourtée) la Bermudes 100 Race avec Guirec Soudée ; et la saison Class40 2023 avec Fabien Delahaye... son carnet de bal est complet jusqu'à la fin de l'année.A-t-il envie, à bientôt 49 ans, de reconstruire un projet personnel ? "C'est une bonne question, je cherche à y répondre depuis la fin de la Route du Rhum", répond-il dans son style caractéristique. "Ce qui est sûr, c'est que j'ai encore la gnaque pour aller me faire mal sur l'eau, c'est le plus important." Rediffusé le 29 mai 2026Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Réécoutez FG Underground avec Rhum G du mardi 26 mai 2026
Inès Beaugé a grandi avec une maman alcoolique. Elle réalise un documentaire, “Filles et Fils d'Addicts” diffusé le jeudi 28 mai sur Téva. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
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Dirige t-on une entreprise comme on pilote un voilier de course au large en pleine tempête ? Christopher Pratt dresse le parallèle fascinant entre entrepreneuriat et voile de haut niveau.J'ai eu le plaisir de recevoir ce grand navigateur marseillais au micro. Tombé dans la voile dès son plus jeune âge, il a couru les plus grandes compétitions en solitaire, notamment la Route du Rhum, avant de mettre son expertise de la haute mer au service des dirigeants en créant Marsails.Ce qui m'a particulièrement marqué : son refus des recettes magiques et une profonde lucidité face à l'imprévu. À travers la métaphore du skipper et de son équipage, il nous invite à repenser la prise de décision en milieu incertain et à lâcher notre besoin de contrôle.Dans cet épisode, nous explorons :• Le voilier comme miroir de l'entreprise : Comment la navigation de haut niveau permet d'adresser les véritables enjeux stratégiques et managériaux des comités de direction.• Décorréler le résultat du processus : Pourquoi on peut gagner une course en ayant mal navigué, et pourquoi les leaders gagneraient à mettre leur focus au bon endroit.• L'art de lâcher la barre : Surmonter son ego pour s'entourer de personnes plus brillantes que soi et leur confier les rennes.• Créer du "Flow" collectif : Un onboarding réussi, c'est avant tout un référentiel commun de communication. Impossible de faire équipe sans.• Le "Wind of Trust" : Pas le choix. Il arrive un moment où faire confiance (en soi, les autres, le monde) est le seul moyen d'avancer sereinement dans le flou.On ne maîtrise jamais les éléments extérieurs, mais on choisit la façon dont on navigue ensemble.Bonne écoute !Timeline00:00:00 - 00:04:01 : Présentation de Christopher Pratt : du landau aux régates professionnelles00:04:02 - 00:07:01 : Les racines d'une passion : grandir dans l'univers de la voile à Marseille00:07:02 - 00:09:14 : Le rapport particulier à l'eau et les choix sportifs00:09:15 - 00:14:01 : De la voile à l'entrepreneuriat : la naissance de Marsails et la rencontre avec Amandine00:14:02 - 00:21:48 : Performance vs résultat : les leçons de humilité de la course au large00:21:49 - 00:26:27 : Gérer l'incertitude : facteurs contrôlables et incontrôlables en mer00:26:28 - 00:32:26 : Solo ou équipe : décryptage des organisations dans la course au large00:32:27 - 00:42:33 : La règle des 3R : méthodologie de navigation appliquée au business00:42:34 - 00:59:49 : Leadership situationnel et création des conditions de performance00:59:50 - 01:08:47 : Projets futurs et philosophie du "Wind of Trust"Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Ambrogio Beccaria, skipper de l'IMOCA Allagrande Mapei, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce lundi 18 mai. Il s'est penché sur la Route du Rhum et la technologie, en particulier la transformation de la course au large grâce à la data et à l'IA, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
A l'occasion du départ de la Solitaire du Figaro Paprec à Perros-Guirec ce dimanche à 11h, nous rediffusons l'épisode avec l'un des plus fidèles concurrents de l'épreuve : Alexis Loison. Enregistré en 2024, 15 mois avant sa victoire sur l'édition précédente, cet échange nous plonge dans la tête d'un marin d'exception. Entre expertise technique et mental d'acier, découvrez le parcours de celui qui s'apprêtait à marquer l'histoire de la course.--Il aura 40 ans le 11 août, quelques jours avant le départ de la Solitaire du Figaro, à Rouen, sa ville natale. Est-ce un signe ? Alexis Loison se dit "un peu superstitieux, mais moins que d'autres". Pas au point de croire au mauvais œil, celui qui le poursuivrait, lui qui vise, pour sa 18e participation, la victoire dans la prochaine édition.Pourquoi un tel acharnement, alors que les figaristes d'aujourd'hui restent moins longtemps que leurs glorieux aînés, qui consentaient à quitter le circuit au bout d'une dizaine d'années pour beaucoup d'entre eux ? Parce qu'il aime cette course, tout simplement.Une passion qui le tient depuis son plus jeune âge : un virus transmis par son père et les croisières familiales depuis Cherbourg, le port d'attache des Loison. puis les courses du Rorc, le Laser, le First Class 8, le Figaro 1 avec Alexandre Toulorge... Lycéen, il rêve de Figaro., pas de Route du Rhum ou de Vendée Globe !Il plonge enfin dans le grand bain en 2006, à l'occasion du départ de la Solitaire depuis Cherbourg : et c'est parti pour 17 participations consécutives - avec juste une pause en 2022. Il lui faudra six éditions pour rentrer dans le top 10, quand, enfin, après des années de vaches maigres, il décroche un vrai sponsor - Fiva - et entre au Pôle Finistère course au large. Depuis il fait partie des habitués du top 10, candidat "naturel" à la victoire, même s'il n'a remporté qu'une seule étape et n'est jamais monté sur le podium.Figariste, Alexis Loison est aussi stakhanoviste, n'hésitant pas à multiplier les supports, en particulier l'IRC, qu'il fréquente assidûment sur les courses du Rorc : en 2013, avec son père, il réalise un exploit, remportant le Fastnet en double et au général - une épreuve qu'il a remportée 4 fois au total. Il est aussi habitué de Sydney-Hobart, remporté à deux reprises. Il goûte aussi au Class40, avec trois Transat Jacques Vabre dans les bottes.Quand il entre comme technico-commercial chez Technique Voile, en 2022, mettant la Solitaire en pause, ce n'est que pour mieux revenir l'an dernier : avec un nouveau sponsor et toujours la même passion, tout en continuant son nouveau job chez Incidences.Le Figaro dans la peau, toujours...Rediffusé le 6 mars 2026Diffusé le 3 mai 2024Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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El episodio #276 de Tripulante18 Podcast lleva por título “Aina Bauzà camina hacia la Ruta del Ron”. La regatista mallorquina ha sido confirmada recientemente para la próxima edición de la Route du Rhum, uno de los grandes desafíos de la vela oceánica en solitario. En este episodio hablamos con Aina sobre su nuevo reto, su preparación y el significado de formar parte de una regata de referencia en el calendario internacional. Además, la vela andaluza atraviesa un destacado momento institucional tras haber sumado tres reconocimientos en lo que va de año. Analizamos esta situación con Paco Coro, presidente de la Federación Andaluza de Vela. Dirige y presenta Jaume Soler Albertí. SÍGUENOS Web: http://tripulante18.com Twitter: https://twitter.com/SolerAlberti https://twitter.com/18Tripulante Instragram: https://www.instagram.com/jaume.soler/?hl=es Facebook: https://bit.ly/3eB3dDP
Cette semaine, Théo et Pierre-Armand sont rejoints pas un invité spécial, Rhum One ! DJ, producteur, compagnon de scène et de studio de Seth Gueko, mec passionné de basket et de musique (et collaborateur de l'ombre de REVERSE à ses heures perdues), Rhum complète le trio pour discuter des liens étroits entre la musique et le basket.Parce que la culture basket ne s'arrête pas aux lignes du terrain, retrouvez chaque semaine Pierre-Armand Samama et Théophile Haumesser pour parler de tout ce qui fait vibrer le monde du basket en dehors du parquet.Suivez Rhum One https://linktr.ee/rhumonemusicNos collections de t-shirts et de sweats https://basketsession.shop/Commandez le Mook REVERSE #18 spécial WARRIORS https://www.basketsession.com/produit/mook-reverse-18-warriors/Nos émissions sur YouTube https://www.youtube.com/@BasketSessionREVERSELa playlist Hoop Culture : https://www.deezer.com/fr/playlist/13950694081Hangtime Radio Show : https://linksta.cc/@HangtimeSeth Gueko "Blues Brothers" https://youtu.be/4hYPwDs_Emg?si=n7bgA0mUjlTVi4fyThe Jacksons 5 "This Place Hotel" https://youtu.be/Zg5AIaduI1E?si=lOUfKeVLL9BWxy2pOmnia Tal Taher "Azaa" https://www.instagram.com/p/DTz8mGYDHol/?img_index=1Natural Elements "InfiNitE ShiNE" https://www.youtube.com/watch?v=OWFHQKm5EVs&list=RDOWFHQKm5EVs&start_radio=1Infamous Snowboard https://www.infamous-snowboard.com/Kid Toussaint et Munuera Jose Luis : "Woodstock 69, le concert du siècle" https://www.lelombard.com/bd/le-concert-du-siecle/le-concert-du-siecleGuy Darol : "Wattstax" https://www.castorastral.com/product/wattstax/Serge Honorez : "Marvin Gaye chez les Belges" https://www.instagram.com/p/DWv8M4YsmIF/Toute l'actualité de la NBA et du basket 7 jours sur 7 ➡️ https://www.basketsession.com/Suivez-nous sur Instagram : https://www.instagram.com/hoopcult/ BlueSky ► https://bsky.app/profile/hoopcult.bsky.social Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors qu'il mène actuellement la Globe40, nous rediffusons l'épisode enregistré le 14 mars 2021 avec Ian Lipinski : il y revient sur son parcours, de ses débuts en Mini à ses succès en Class40. Au micro de Pierre-Yves Lautrou, le skipper de Crédit Mutuel évoque son approche de la course au large, son état d'esprit et les choix qui ont marqué sa trajectoire. Un échange pour mieux comprendre le marin qu'il est aujourd'hui.--Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante !Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière.A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve.Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant.A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau !Rediffusé le 6 mars 2026Diffusé le 12 mars 2021Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:15 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Le départ de la DRHEAM-CUP sera donné le 12 juillet prochain depuis Cherbourg-en-Cotentin, direction Lorient. Cette course, qualificative pour la Route du Rhum, attire chaque année de nombreux skippers, professionnels comme amateurs, en solitaire ou en équipage, toutes classes confondues. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cet épisode fait suite à notre premier entretien avec Michaël Barbaria autour de la liqueur Barbarigo. Cette fois, Constance lui propose un exercice différent : un portrait chinois. Un road trip lent depuis le sud-ouest jusqu'aux Pouilles, un tiramisu au chocolat, Bella Ciao en fond sonore version lente. La liqueur Barbarigo racontée autrement, par les images, les souvenirs et les émotions.Pour en savoir plus sur Barbarigo
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Réécoutez Maxximum DJ's avec Rhum G du mardi 14 avril 2026
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Louis-Marie reçoit Hervé Bache-Gabrielsen, CEO et représentant de la quatrième génération, et Jean-Philippe Bergier, maître de chai depuis plus de 35 ans, pour explorer 120 ans d'histoire d'une maison de cognac familiale et indépendante fondée par un négociant norvégien installé en Charente. Du cognac American Oak au whisky français en passant par l'aquavit, une maison qui n'a jamais cessé de repousser les limites de son savoir-faire.Au fil de la conversation, on explore :L'histoire de la maison depuis 1852 et l'anecdote du Tre Kors, le cognac vendu en pharmacie pendant la Prohibition norvégienne pour survivre à la criseLa double culture franco-scandinave et comment elle irrigue encore aujourd'hui la philosophie de la maisonLe cognac American Oak, quatre ans d'essais pour apprivoiser le chêne blanc d'Amérique et en extraire uniquement le meilleur aromatiqueLe lab caché sous les bureaux, où les prochaines expérimentations de vieillissement prennent formeEt la vision pour les 50 prochaines annéesPour en savoir plus sur la Maison Bache-Gabrielsen
Depuis début mars, le nouveau Maxi Edmond de Rothschild navigue au large de Lorient, une phase de tests qui va durer jusqu'à la fin de l'été. L'occasion de réécouter l'épisode #237 de Pos. Report consacré au nouvel Ultim, en compagnie du skipper Charles Caudrelier et du directeur du Gitana Team, Cyril Dardashti.--Ce 237e épisode de Pos. Report reçoit le skipper Charles Caudrelier et Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, pour revenir sur la présentation le 3 décembre à Lorient du nouveau Gitana 18.Avec eux, nous passons en revue toutes les innovations du dernier-né des Ultim, conçu par Guillaume Verdier en collaboration avec les ingénieurs du Gitana Team. Charles Caudrelier explique que le cahier des charges initial était de permettre au bateau d'être beaucoup plus stable en vol que ne l'était le précédent, Gitana 17 (devenu Actual Ultim 4).D'où un cockpit intégré à la plateforme, tout en respectant les nouvelles règles de visibilité de la classe Ultim, pour un meilleur aérodynamisme, un mât-aile équipé de barres de flèche dynamiques inspiré des bateaux de la Coupe de l'America et des appendices particulièrement travaillés.Charles Caudrelier détaille ainsi les raisons qui ont conduit à des foils en Y réglables en trois dimensions, des safrans en U inversé dont la pelle reste ne tourne pas pour éviter la déformation, une aile de raie métallique sous la dérive. Il explique également pourquoi le Gitana Team a décidé de concevoir un pilote automatique en interne, avec la société WDS, un pilote plus “intelligent” qui devrait être synonyme de gain de performance.Les attentes pour ce nouveau bateau, qui devrait naviguer en février 2026 ? Un vol bien plus stable, donc des moyennes plus élevées, répond le skipper, qui s'est déjà beaucoup entraîné en simulateur. Reste à valider tout ça en mer, avec un programme bien chargé en 2026, explique Cyril Dardashti, et d'ores et déjà des objectifs élevés sur la Route du Rhum.Rediffusé le 7 avril 2026Diffusé le 9 décembre 2025Générique : Fast and wild/EdRecordsPost-production : Théo LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Constance reçoit Michael Barbaria, fondateur de Artisanal Elixirs & Swell de Spirits, embouteilleur indépendant créé en 2021 avec sa femme Kelly. Mais aujourd'hui, ce n'est pas de Swell dont il vient parler. C'est de Barbarigo, la liqueur de fruits et rhum qu'il a lancée en 2025 et qui s'installe progressivement chez les cavistes et dans les bars à travers la France.Michael raconte d'abord la genèse du projet : les journées passées avec des bouilleurs de cru dans le Lot-et-Garonne, la découverte des vergers du sud-ouest, et l'envie de créer quelque chose de plus permanent que les single casks de Swell. Un projet qui a mûri progressivement, guidé par les rencontres, notamment avec Jacques Gatinelle de la distillerie La Salamandre, à Sarlat, sur les hauteurs du Périgord.Il nous explique ensuite le nom, Barbarigo, celui d'une rivière du Frioul en Italie, surnom affectif que son grand-père Marco donnait à son père, symbole de racines italiennes et d'ancrage en France. Chaque bouteille porte un peu de cette mémoire familiale.Au fil de la conversation, on explore :Le sourcing des poires Williams, récoltées à maturité dans le PérigordLe travail de la distillerie, ses alambics du début du siècle dernierLa recette : eau de vie de poire, macération du même fruit, rhum de mélasse vieilli sous boisLe système de batchs par année de récolte et ses légères variations aromatiquesLa seconde recette à l'abricot, tout juste lancéeL'édition limitée en fût, prévue une fois tous les deux ansLes accords et usages : pur, sur glaçons, en tonique, en spritz ou avec un tiramisu au chocolatUn épisode gourmand, ancré dans le terroir et la transmission familiale.Pour en savoir plus sur Barbarigo
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Réécoutez Maxximum DJ's avec Rhum G du mardi 31 mars 2026
Christopher Bellail, chef de projet rhum pour La Maison & Velier, nous emmène en Haïti à la découverte du clairin. Un spiritueux ancestral, artisanal, profondément ancré dans la culture et l'histoire du peuple haïtien — et l'une des catégories les plus fascinantes du monde du rhum.On plonge dans Haïti. L'île, son histoire, son indépendance en 1804, et un savoir-faire distillateur transmis depuis des siècles sans jamais avoir été industrialisé. Le clairin, c'est ça : un rhum de pur jus de canne, produit dans plus de 600 petites distilleries à travers l'île, avec des levures indigènes, des fermentations spontanées, des alambics à pot still, et des variétés de cannes à sucre qu'on ne trouve nulle part ailleurs.Au fil de la conversation, on explore :La biodiversité unique d'Haïti et son impact sur la canne à sucreLes 5 producteurs partenaires : Sajous, Vaval, Casimir, Le Rocher et SonsonLe clairin communal, assemblage conçu pour les barsLes premiers clairins vieillis de 10 ans, bientôt disponibles pour le Whisky LiveLa situation actuelle en Haïti et comment La Maison & Velier soutient ses producteursUn épisode qui va bien au-delà du rhum. On parle d'anthropologie, de résilience, de cérémonies vaudou et d'une catégorie qui appartient au peuple.La recette du Daiquiri Sajous-45 ml de clairin Sajous-30 ml de jus de citron vert fraîchement pressé-20 ml de sirop de sucreAu shaker, filtrer dans une coupette bien froide.Pour en savoir plus sur le Clairin
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Charles Caudrelier est l'un des grands noms de la course au large, notamment premier vainqueur d'un tour du monde en Ultime avec l'équipe Arkea. Il participe actuellement au développement du Gitana 18 (Maxi Edmond de Rothschild), un trimaran géant basé à Lorient en vue de la Route du Rhum 2026, mobilisant une équipe d'environ 25 personnes. Ces bateaux Ultime atteignent des dimensions extrêmes : jusqu'à 33 m de long, 23 m de large, un mât de 38 m, et environ 7 tonnes de carbone.La navigation moderne est devenue ultra-technologique, proche d'une écurie de Formule 1, avec l'usage de simulateurs et de jumeaux virtuels. Pourtant, Charles insiste : le marin reste décisif. Les sensations — mains, pieds, ouïe, vision — ne peuvent pas être entièrement remplacées par le numérique. Pour lui, rien ne remplace le temps passé sur l'eau.Son parcours mêle marine marchande, ingénierie et sport, avec une forte évolution dans la préparation physique et mentale. Aujourd'hui, l'entraînement est structuré, intense, et essentiel à la performance. La gestion du doute, du stress et de la solitude est un enjeu majeur, notamment en course en solitaire, qu'il trouve parfois plus simple que la gestion d'un équipage.Il revient sur ses grandes aventures humaines, notamment la Volvo Ocean Race avec Franck Cammas : 9 mois de compétition, fatigue extrême, diversité culturelle, gestion des égos et importance du respect mutuel. L'humain est central dans la réussite collective.Charles évoque aussi les risques en mer, les moments de peur (surtout près des côtes), la gestion du calme plat, la vitesse extrême en vent fort, et son goût pour la compétition et le dépassement de soi.Sur le plan personnel, il parle de l'équilibre familial, de l'impact de l'éloignement, et de la transmission de sa passion à ses enfants — même s'ils ne pratiquent pas la voile. Il souligne enfin les changements climatiques, qui rendent la météo plus complexe et obligent le sport à évoluer technologiquement et écologiquement.Sa philosophie de vie se résume par “Carpe Diem”, la gratitude d'avoir une passion, et la volonté de vivre ses rêves sans se plaindre.Bonne écoute Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:17:49 - Interception - par : Fabienne Sintes - Vainqueur du Vendée Globe en 2017, il a presque tout gagné. A 48 ans, Armel Le Cleac'h court désormais après la seule course qui lui échappe: la route du Rhum. Et il nous emmène à bord de Banque Populaire XI, un géant des mers - réalisation : Lucie Lemarchand, Martine Meyssonnier, Cécile Bidault, Antoine Giniaux, Hélène Chevallier - invités : Armel Le Cléac'h Naviguateur, skipper Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un whisky qui se contemple comme une rivière qui file.Des lumières orangées, rosées et mauves qui nappent les collines, au bord de la rivière du Mekong :C'est le voyage que Gilles Victors, fondateur de la distillerie toulousaine Maison Victors, nous offre dans ce nouvel épisode portrait chinois d'Eau-de-Vie.L'Origines Sherry Cask, c'est un single malt 100% bio et artisanal, élevé exclusivement en fûts de Pedro Ximénez et Olorosso, sans finish.Les trois mots de Gilles pour le décrire ? Complexe, envoûtant, réconfortant.
On a regardé la 98e cérémonie des Oscars !! Faites ce que vous voulez, mais barrez vos portes!! Bon podcast ! —https://cinerhum.carrd.co—
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Ce 243e épisode de Pos. report reçoit deux marins qui, le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, prendront le départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en catégorie Vintage Multi à bord de deux trimarans Orma, à savoir Eric Péron (French Touch Oceans Club) et Damien Seguin (Arkea-Handicap International).L'un comme l'autre commencent par raconter comment, après avoir notamment exploré la piste Ocean Fifty, qui s'est refusée à eux à côté du numerus clausus, ils ont choisi de s'élancer sur le Rhum en Orma, trimarans de 60 pieds qui ont connu leurs heures de gloire dans les années 1990-2000. Ils expliquent ensuite comment ils ont jeté leur dévolu sur leurs bateaux respectifs, l'ancien Fujicolor II (plan Irens de 1990) pour Damien Seguin, qui, alors qu'il était enfant, l'a vu arriver à Pointe-à-Pitre à la quatrième place de la Route du Rhum, avec Mike Birch à la barre, l'ex Sopra (plan Lombard de 2002) pour Eric Péron qui l'a déniché à… Chicago, attendant le dégel du lac Michigan pour le ramener à Brest.Les deux marins détaillent également le montage financier de leurs projets qu'ils comptent poursuivre au-delà de l'année 2026, avec un budget annuel de 500 000 euros pour Eric Péron, qui cherche un co-partenaire titre, d'un million pour Damien Seguin, soutenu par le Crédit Mutuel Arkea, dont une bonne partie consacrée au refit du bateau, qui sera mis à l'eau fin avril et retrouvera son port d'attache historique de La Trinité-sur-Mer.Ils poursuivent en évoquant le défi que représente une transat en solo sur ces Orma réputés très volages et leurs ambitions sportives, l'un comme l'autre ne cachant pas leur envie de se mesurer au scratch aux Ocean Fifty.Diffusé le 10 mars 2026Générique : Fast and wild/EdRecordsPost-production : Théo LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors qu'il mène actuellement la Globe40, nous rediffusons l'épisode enregistré le 14 mars 2021 avec Ian Lipinski : il y revient sur son parcours, de ses débuts en Mini à ses succès en Class40. Au micro de Pierre-Yves Lautrou, le skipper de Crédit Mutuel évoque son approche de la course au large, son état d'esprit et les choix qui ont marqué sa trajectoire. Un échange pour mieux comprendre le marin qu'il est aujourd'hui.--Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante !Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière.A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve.Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant.A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau !Rediffusé le 6 mars 2026Diffusé le 12 mars 2021Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
It's not Thursday yet, but we couldn't wait to bring you this episode! Word On The Street sit down with Irish offshore sailor Pamela Lee, aiming to become the first Irish person to compete in the transatlantic Route du Rhum race this year. She tells us about how she took up offshore sailing, competing in the sport as a woman, and the business and commercial side of her career.Have a topic or thought in mind? Send us a DM on @offtheball on all our social platforms or send us a WhatsApp at 087 9 180 180!
Tout plaquer à 50 ans et se lancer dans le Vendée Globe : voilà, en peu de mots, le parcours de Manu Cousin, loin, très loin des trajectoires classiques de la course au large professionnelle.Né à Rouen en 1967, il découvre la mer très jeune par le biais familial et construit, au fil des années, une relation intense avec la voile. Longtemps, elle demeure une passion parallèle à une carrière professionnelle "normale" menée en entreprise, un équilibre assumé qui façonne sa manière d'aborder la performance et l'engagement sportif.Tout bascule après un congé sabbatique passé en famille sur l'eau en 2003, puis une Transquadra courue en 2010. Il s'oriente alors vers la Class40 et y forge une approche méthodique du projet sportif : compréhension fine du bateau, gestion des moyens limités, attention portée à la fiabilité et à la technique. Mais ce n'est qu'à l'issue de la Transat Jacques Vabre 2017, qu'il pense, aidé par son partenaire, au Vendée Globe, jusqu'ici très éloigné de ses ambitions.Avec sa femme Sandrine, ils démissionnent alors de leurs CDI respectifs de cadres commerciaux, vendent leur maison de Normandie et déménagent aux Sables d'Olonne pour une nouvelle vie, à 50 ans.Courses après courses, il apprend l'Imoca sur le bateau qu'il a racheté à Arnaud Boissières, et un nouveau métier, celui d'entrepreneur, traversant le Covid et se qualifiant pour le Vendée Globe 2020. La casse de son vérin de quille vient profondément marquer son épreuve, qu'il parvient néanmoins à terminer et se classer 23e. L'expérience renforce sa conviction que boucler un tour du monde en solitaire constitue déjà, en soi, une forme d'accomplissement. Mais il sait déjà qu'il veut repartir.La préparation de son second Vendée Globe est fauchée en plein vol par le départ de son partenaire, juste après la Route du Rhum 2022. Mais il parvient en quelques mois à reconstituer un collectif de sponsors et s'aligne en 2024 pour un nouveau Vendée Globe. Juste avant d'entrer dans le Grand Sud, il heurte violemment un objet ou un animal non identifié (Oani) et n'arrivera jamais à retrouver la sérénité nécessaire pour tirer sur sa machine. Pour autant, il parvient à terminer, à nouveau, mais à une 31e place décevante pour lui.Et là encore, tandis qu'il remonte le chenal des Sables d'Olonne, il sait déjà qu'il veut repartir pour le Vendée Globe 2028, achète un nouveau bateau à foils et sécurise le financement de la prochaine édition.Histoire de continuer à vivre un rêve éveillé, celui de vivre sa passion au quotidien.Diffusé le 6 février 2026Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est l'histoire d'un gamin de Marseille né en 1980 et qui préfère les posters des coureurs au large à ceux de l'OM. Elevé dans un environnement familial marqué par la musique, Laurent Bourguès est formé très tôt au violon au conservatoire et découvre parallèlement la mer par la plaisance, lors de croisières familiales en Méditerranée. La voile est d'abord un univers, nourri par les magazines, les grandes courses océaniques et les images de multicoques. L'envie de large s'installe avant toute idée de carrière, sans filière évidente depuis le Sud.A l'adolescence, il se met au Laser Radial et atteint un excellent niveau, rêvant de Tornado. Le basculement se fait au début des années 2000, lorsqu'il monte en Bretagne comme on va vers la terre promise après une formation en plasturgie qui le destine d'abord à l'usine Eurocopter de Marignane. A force de persévérance, il intègre le chantier de réparation du trimaran d'Yvan Bourgnon après la Route du Rhum 2002, une expérience fondatrice qui l'ancre durablement dans le milieu. Il rejoint ensuite le Gitana Team, où il travaille plusieurs saisons, au cœur de projets multicoques de haut niveau.Mais s'il est devenu technicien, c'est d'abord pour rentrer dans le milieu et pouvoir naviguer. En 2006, il démissionne de Gitana et se lance dans la grande avanture du Mini 6.50. Il dispute deux Mini Transat, en grande partie auto-financées, tout en poursuivant une activité technique pour subvenir à ses besoins. Ces années de solitaire constituent une étape structurante : apprentissage du large, de la fatigue, de la gestion des avaries, et confrontation directe au niveau sportif de la classe. Il se teste ensuite au FIgaro, mais c'est un échec, qui l'aiguille un temps vers d'autres univers.Il revient cependant vite à ses premiers amours et tout s'enchaîne : il travaille notamment avec Yves Le Blévec, Tanguy de Lamotte, Boris Herrmann et surtout Thomas Ruyant, dont il accompagne les projets IMOCA sur plusieurs campagnes majeures, dont le Vendée Globe 2016 : les projets s'enchaine, il apprend encore et toujours.Après près d'une décennie dans ces rôles techniques, Laurent Bourguès démissionne de TR Racing en 2021 et s'offre une "crise de la quarantaine" en choisissant de redevenir coureur au large : une saison en Figaro en 2022, où il investit toutes ses économies, une saison en Imoca avec Damien Seguin en 2023, puis c'est le lancement du projet Ocean Fifty Mon Bonnet Rose en 2024. Depuis, loin du confort de son dernier job, il bataille dur pour financer son projet, à commencer par la prochaine Route du Rhum. Mais il est exactement là où il voulait être.Diffusé le 9 janvier 2026Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'heure est au bilan ! Nous avons sélectionné pour vous les deux escales d'Into The Wind les plus écoutées de l'année 2025. Que vous les découvriez ou que vous les réécoutiez, laissez-vous porter par ces récits du grand large de nos invités en attendant notre retour le vendredi 9 janvier. D'ici là, toute l'équipe de Sailorz vous souhaite de très belles fêtes et une excellente année 2026 !__À 41 ans, Louis Duc a bouclé le dernier Vendée Globe au terme d'une aventure marquée par la ténacité. De cette expérience fondatrice, le skipper normand confie sans détour la difficulté de s'en remettre, l'amnésie étrange des premières semaines après l'arrivée, et ce besoin irrépressible d'y retourner : « J'ai vécu un truc extraordinaire… mais pas fini ».La carrière de Louis Duc ne ressemble à aucune autre. Né à Cherbourg, élevé à Carteret, il découvre la mer dans un doris de récréation et construit ses rêves dans les pages des magazines. L'école, très peu pour lui : il arrête à 17 ans pour apprendre le composite chez JMV à Cherbourg, puis chez Foncia aux côtés d'Alain Gautier. Il multiplie ensuite les embarquements, achète un mini en épave, le retape, prend le départ de la MiniTransat en 2005, démâte en mer, regrée, arrive à Dakar et revient… embarqué par la Marine nationale ! L'histoire est rocambolesque, mais fonde un style : celui d'un artisan, déterminé et passionné.Ce goût pour les aventures hors-normes le conduit ensuite en Class40, où il monte avec trois associés un projet basé en Normandie avec un bateau d'occasion pendant 3 saisons. Ensemble, ils construisent ensuite en 2017 un bateau neuf et innovant signé Marc Lombard - le premier Lift - , et Louis Duc se retrouve pour la première fois à la tête d'un projet financé et compétitif. Malgré des hauts et des bas – abandon sur la Route du Rhum 2018, 5e place avec Aurélien Ducroz lors de la Transat Jacques Vabre 2019 –, "P'tit Louis", comme on l'appelle, est devenu grand. Malheureusement, lors du convoyage retour, dans un coup de vent proche des Açores, lui et son équipier sont doivent abandonner le bateau...Une épreuve marquante, mais Louis Duc est tenace et se lance ensuite dans son premier Vendée Globe, sur un bateau reconstruit à partir d'une coque incendiée. Louis boucle l'épreuve, malgré les avaries de voile et les moyens limités. Il en tire un mélange de fierté – "je l'ai fini" – et aussi de frustration – "je pouvais faire mieux". Depuis, il prépare la suite, avec l'envie de passer sur un foiler, mais sans illusion sur la difficulté à financer un projet à 4 ou 5 millions d'euros.Le Vendée Globe 2028 en ligne de mire, Louis Duc incarne une autre voie : celle d'un marin d'artisanat et de convictions, enraciné en Normandie, attaché au collectif, et toujours avide d'apprendre. Un skipper "normal", comme il aime à le dire, mais dont le parcours, lui, ne l'est décidément pas.Rediffusé le 2 janvier 2026Diffusé le 22 août 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Le Pirate le plus loin du monde", "Le gars du Vanuatu", appelez le comme vous voulez, mais la visite annuel de Martin St-Hilaire provoque toujours une tonne de réaction chez les Pirates! Rhum, 51e État, voyages, santé, on fait le tour de beaucoup de sujets dans ce podcast en compagnie de Jeff, Gerry et MisterWhite. (Enregistré le 15 août 2025) Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cet épisode de Culture Médias, Thomas Isle reçoit Loïck Peyron, navigateur légendaire qui a traversé l'Atlantique 50 fois et remporté des courses mythiques comme la Route du Rhum. À 54 ans, il publie un dictionnaire amoureux de la voile, où il raconte ses aventures et sa passion pour la mer.Une vie dédiée à la voile : issu d'une famille de marins, Loïck Peyron a relevé des défis incroyables, dont une traversée de l'Atlantique en planche à voile avec ses frères.Les secrets du solitaire : gestion du sommeil, vigilance permanente, et la lutte contre les éléments lors des tours du monde.Des exploits et des valeurs : du Vendée Globe à ses récits de sauvetage, il dévoile la face exigeante et fascinante de la navigation.Un témoignage captivant sur la liberté et les défis de la vie en mer.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
A 48 ans, Virginie Bouchet est la responsable marketing et communication de France SailGP, un univers radicalement différent de celui de la course au large, dans lequel elle a baigné pendant quinze ans. "C'est assez fascinant, ça ne se compare pas avec le reste, je me suis plongée dans le marketing et le fait de travailler en anglais constamment est aussi un petit défi", commente-t-elle.Cette ancienne Parisienne, entière et spontanée, commence dans la communication dans les univers du sport et du tourisme, avant de se voir confier le projet Orma Brossard, qui va être synonyme de nouveau départ dans sa vie. Elle débute ainsi dans la voile avec les années Orma, puis s'immerge dans les records, dont le Trophée Jules Verne, en travaillant avec Banque Populaire, partage la vie d'un skipper, avec lequel elle aura deux enfants, épaule Sam Davies sur la préparation de son Vendée Globe en 2012, fait partie de l'organisation de la Route du Rhum...Elle raconte aussi avoir beaucoup appris au contact de Dona Bertarelli ,en sept ans passés au sein de l'écurie Spindrift : "Elle m'a vraiment formée à l'excellence". Une formation qui n'est pas de trop pour répondre aux exigences élevées d'un circuit SailGP qui ne cesse de grandir.Navigantes est animé par Hélène Cougoule et produit par SailorzPrésenté par PaprecDiffusé le 10 décembre 2025Post production : Théo LevillainGénérique : All the summer girlsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce 237e épisode de Pos. Report reçoit le skipper Charles Caudrelier et Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, pour revenir sur la présentation le 3 décembre à Lorient du nouveau Gitana 18.Avec eux, nous passons en revue toutes les innovations du dernier-né des Ultim, conçu par Guillaume Verdier en collaboration avec les ingénieurs du Gitana Team. Charles Caudrelier explique que le cahier des charges initial était de permettre au bateau d'être beaucoup plus stable en vol que ne l'était le précédent, Gitana 17 (devenu Actual Ultim 4).D'où un cockpit intégré à la plateforme, tout en respectant les nouvelles règles de visibilité de la classe Ultim, pour un meilleur aérodynamisme, un mât-aile équipé de barres de flèche dynamiques inspiré des bateaux de la Coupe de l'America et des appendices particulièrement travaillés.Charles Caudrelier détaille ainsi les raisons qui ont conduit à des foils en Y réglables en trois dimensions, des safrans en U inversé dont la pelle reste ne tourne pas pour éviter la déformation, une aile de raie métallique sous la dérive. Il explique également pourquoi le Gitana Team a décidé de concevoir un pilote automatique en interne, avec la société WDS, un pilote plus “intelligent” qui devrait être synonyme de gain de performance.Les attentes pour ce nouveau bateau, qui devrait naviguer en février 2026 ? Un vol bien plus stable, donc des moyennes plus élevées, répond le skipper, qui s'est déjà beaucoup entraîné en simulateur. Reste à valider tout ça en mer, avec un programme bien chargé en 2026, explique Cyril Dardashti, et d'ores et déjà des objectifs élevés sur la Route du Rhum.Diffusé le 9 décembre 2025Générique : Fast and wild/EdRecordsPost-production : Théo LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Issu d'une famille emblématique de la voile française, Antoine Carpentier a construit depuis trente ans une carrière aussi discrète qu'immense : triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre, triple vainqueur du Tour de France à la voile, quintuple vainqueur du Fastnet - entre autres.Fils de Jean-Michel et neveu de Patrice Carpentier, il grandit entre La Trinité-sur-Mer et les pontons de la SNT avant de devenir un équipier recherché. De l'habitable en baie de Quiberon au Tour de France à la voile, il s'impose très tôt comme un régatier complet, capable d'évoluer sur tous les postes et tous les supports.Dans cet épisode, il revient longuement sur cette trajectoire singulière, façonnée par une culture de l'équipage et un goût prononcé pour les projets collectifs. Devenu pro presque naturellement après es études, il raconte ses années structurantes en ORMA au début des années 2000, puis l'aventure exceptionnelle de Courrier Dunkerque, avec Daniel Souben, où il remporte plusieurs Tours de France à la voile. Une période qu'il décrit comme la plus formatrice de sa carrière, tant l'exigence y était élevée.Au fil des saisons, il glisse vers le large : premières transats en Class40, découverte du solitaire, et une série remarquable de résultats. Trois victoires consécutives sur la Transat Jacques Vabre – deux en Class40 (2017 et 2021), une en Ocean Fifty (2019) – assoient définitivement son statut de marin polyvalent, capable de briller aussi bien en multicoque qu'en monocoque. Il évoque aussi ses deux Routes du Rhum, 7e puis 5e, en Class40 - sans cacher sa préférence pour le duo ou l'équipage - des saisons où il déroge un peu à sa règle : naviguer beaucoup, sur de nombreux supports, pour apprendre et progresser, encore et toujours.Aujourd'hui, à 50 ans, Antoine navigue en Class40 aux côtés de Ian Lipinski sur Crédit Mutuel depuis 2023 et s'apprête à poursuivre la Globe 40, le tour du monde en Class40 en double. L'entretien se referme sur une réflexion plus personnelle : celle d'un marin comblé, conscient du temps qui passe, partagé entre sa passion intacte pour la compétition, l'envie de transmettre et un rapport lucide à la vie de famille. Un parcours dense, simple et droit, à l'image du marin.Diffusé le 14 novembre 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il a grandi à La Rochelle, bercé par les week-ends familiaux à bord d'un Gin Fizz et les héros des transats des années 1980. Très vite, Philippe Guigné attrape le virus : la régate, l'esprit de compétition et l'envie d'entreprendre. Dans les années 1990, en école de commerce, il découvre le haut niveau sur le Tour de France à la Voile, d'abord aux côtés de Laurent Cordelle, puis avec Bertrand Pacé et Chris Dickson – deux figures tutélaires dont il dira qu'elles l'ont « formé à la rigueur et à la gagne ». Six tours, une victoire, et déjà l'envie de construire plus grand : organiser, monter des projets.Au début des années 2000, le marin devient entrepreneur. Passionné par le jeu vidéo et Internet naissant, il crée Many Players, avant d'imaginer presque par hasard un jeu pour la Route du Rhum 2006 : Virtual Regatta est né. Le concept – une course en ligne jouée en temps réel avec les mêmes conditions que sur l'eau – devient un phénomène. Le Vendée Globe 2008 explose les compteurs avec 340 000 joueurs. Le monde découvre qu'on peut « naviguer » depuis son bureau.Mais derrière le succès, des tempêtes : procès absurdes, serveurs qui plantent à cinq minutes du départ du Vendée 2016, nuits blanches et sueurs froides. « Je jouais ma peau », raconte-t-il, encore ému. À force de résilience, Virtual Regatta s'impose : jeu officiel du Vendée Globe, partenaire de la Volvo Ocean Race, puis de World Sailing. En 2018, la discipline du « e-sailing » devient sport reconnu, jusqu'à être intégrée aux Olympic Virtual Series du CIO – apothéose d'un parcours unique dans la voile et le numérique.En 2021, après un Vendée Globe historique qui réunit un million de navugateurs en ligne, Philippe Guigné revend Virtual Regatta au groupe 52 Entertainment, leader mondial du bridge en ligne. Il tourne la page, sans nostalgie.Aujourd'hui, à 55 ans, il navigue plus que jamais, régate en J70, investit dans des start-ups maritimes et savoure le luxe qu'il s'était promis, plus jeune : du temps. « La voile, dit-il, c'était mon métier, mais avant tout, ça reste ma passion. »Diffusé le 31 octobre 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À 41 ans, Louis Duc a bouclé le dernier Vendée Globe au terme d'une aventure marquée par la ténacité. De cette expérience fondatrice, le skipper normand confie sans détour la difficulté de s'en remettre, l'amnésie étrange des premières semaines après l'arrivée, et ce besoin irrépressible d'y retourner : « J'ai vécu un truc extraordinaire… mais pas fini ».La carrière de Louis Duc ne ressemble à aucune autre. Né à Cherbourg, élevé à Carteret, il découvre la mer dans un doris de récréation et construit ses rêves dans les pages des magazines. L'école, très peu pour lui : il arrête à 17 ans pour apprendre le composite chez JMV à Cherbourg, puis chez Foncia aux côtés d'Alain Gautier. Il multiplie ensuite les embarquements, achète un mini en épave, le retape, prend le départ de la MiniTransat en 2005, démâte en mer, regrée, arrive à Dakar et revient… embarqué par la Marine nationale ! L'histoire est rocambolesque, mais fonde un style : celui d'un artisan, déterminé et passionné.Ce goût pour les aventures hors-normes le conduit ensuite en Class40, où il monte avec trois associés un projet basé en Normandie avec un bateau d'occasion pendant 3 saisons. Ensemble, ils construisent ensuite en 2017 un bateau neuf et innovant signé Marc Lombard - le premier Lift - , et Louis Duc se retrouve pour la première fois à la tête d'un projet financé et compétitif. Malgré des hauts et des bas – abandon sur la Route du Rhum 2018, 5e place avec Aurélien Ducroz lors de la Transat Jacques Vabre 2019 –, "P'tit Louis", comme on l'appelle, est devenu grand. Malheureusement, lors du convoyage retour, dans un coup de vent proche des Açores, lui et son équipier sont doivent abandonner le bateau...Une épreuve marquante, mais Louis Duc est tenace et se lance ensuite dans son premier Vendée Globe, sur un bateau reconstruit à partir d'une coque incendiée. Louis boucle l'épreuve, malgré les avaries de voile et les moyens limités. Il en tire un mélange de fierté – "je l'ai fini" – et aussi de frustration – "je pouvais faire mieux". Depuis, il prépare la suite, avec l'envie de passer sur un foiler, mais sans illusion sur la difficulté à financer un projet à 4 ou 5 millions d'euros.Le Vendée Globe 2028 en ligne de mire, Louis Duc incarne une autre voie : celle d'un marin d'artisanat et de convictions, enraciné en Normandie, attaché au collectif, et toujours avide d'apprendre. Un skipper "normal", comme il aime à le dire, mais dont le parcours, lui, ne l'est décidément pas.Diffusé le 22 août 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque vendredi du 25 juillet au 15 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été post Vendée Globe, l'occasion d'écouter ou de réécouter les récits de skippers ayant participé à la 10e édition. Quatrième et dernier invité, Sébastien Marsset, arrivé en 27e position. Écoutez-le dans ce 117e épisode d'Into The Wind, enregistré le 5 mai 2025, peu de temps après le retour de son Vendée Globe.--Il disposait probablement du plus petit budget de cette édition du Vendée Globe : 900 000 € au total pour les trois saisons et la course, qu'il termine en 27e position, après un peu plus de 91 jours de mer. Pas question pour Sébastien Marsset, malgré ces bouts de ficelles, de renoncer à la régate : d'où le concept de "sobriété performante" revendiqué par le Nantais, né à Paris voilà un peu plus de 40 ans.Formé sur le tas, à l'école de l'habitable et du convoyage, d'abord, à l'Ecole nationale de voile où il passe son brevet d'Etat, ensuite, il se lance, après de nombreuses régates en équipage, dans le circuit mini : 4 saisons d'apprentissage, avant d'être recruté comme petite main chez Groupama, pour des coups de main techniques ponctuels. Toujours dispo, toujours candidat, il finit par être embarqué comme technicien et navigateur de moins de 30 ans remplaçant d pour la Volvo Ocean Race 2011-2012 remportée par l'équipe de Franck Cammas.Le solide gaillard, connu pour son impact physique et son engagement, change de dimension, le téléphone se met à sonner : l'équipe Spindrift l'appelle pour naviguer sur l'ex Maxi Trimaran Banque Populaire, puis c'est Alvimedica qui l'engage pour la Volvo 2014-2015 - où il court, cette fois, toutes les étapes sauf une - avant de retourner boucler un Trophée Jules Verne avec Spindrift, sans parler des circuits GC32 et match racing avec l'équipage de Yann Guichard.Il passe ensuite au solo en Claass40 mais doit abandonner le Rhum 2018, enchaîne avec la Solitaire l'année suivante avant d'être recruté par Romain Attanasio sur son projet Imoca. C'est là que son projet de Vendée Globe prend corps, un peu ralenti par le Covid l'année suivante. En 2021, il accomplit une nouvelle saison avec Romain Attanasio, sur l'ex-Malizia, goûtant au foiler, mais il est temps de voler de ses propres ailes en Imoca : en 2022, il achète l'ancien Delta Dore à Erik Nigon et se lance dans les qualifs du Vendée Globe, montant une petite équipe commando qui l'emmène au départ avec le plus vieux bateau de la flotte.Un Vendée Globe où il prend du plaisir, malgré une remontée de l'Atlantique difficile, et qui lui donne immédiatement envie de recommencer ! Mais pas à n'importe quel prix, lui qui sait les sacrifices que demande cette épreuve : pour 2028, Sébastien veut jouer avec les foilers, visant un bateau d'occasion de la génération 2020 et un budget largement redimensionné. Trois mois après son retour, il y travaille déjà - "le large me manque".Rediffusé le 15 août 2025Diffusé le 5 Mai 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque vendredi du 25 juillet au 15 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été post Vendée Globe, l'occasion d'écouter ou de réécouter les récits de skippers ayant participé à la 10e édition. Troisième invité, Sam Goodchild, arrivé en 9e position. Écoutez-le dans ce 116e épisode d'Into The Wind, enregistré le 22 avril 2025, peu de temps après le retour de son Vendée Globe.--Rares sont les marins à avoir goûté à autant de supports, si jeune : à 35 ans, Sam Goodchild, qui vient de boucler le Vendée Globe à la 9e position après 76 jours de course, n'a que le mot "apprendre" à la bouche. Alors, depuis qu'à 15 ans il s'est mis en tête de boucler le tour du monde en solitaire, le jeune Anglais multiplie les expériences.Après une jeunesse vécue aux Antilles sur le bateau familial, il rentre en Angleterre en pension puis intègre le circuit habitable et goûte au match racing, toujours partant pour filer un coup de main pour bricoler. C'est comme ça qu'il rencontre Alex Thomson et Mike Golding et vit le Vendée Globe 2008 de l'intérieur, après des premières transatlantiques et transpacifiques. Il a à peine 18 ans et arrête ses études : il sera marin.Il entre à l'Artemis Offshore Academy, et se lance en Figaro, pour quatre saisons : un apprentissage rude mais précieux, d'autant que, déjà, à côté, il multiplie les piges en Class40, gagnant la Normandy Channel Race en 2012. Quelques mois plus tard, il tombe à la mer lors de la deuxième étape de la Global Ocean Race, récupéré après 40 minutes à l'eau par son équipier Conrad Colman.Pendant ces riches années, il navigue en VOR65, en MOD70, en Imoca, désormais reconnu par les marins français, qui apprécient sa polyvalence... et son français parfait ! Habitué aux projets des autres, il se lance en Class40 pour le Rhum 2018, soutentu par Netflix, mais il démâte quelques jours après le départ. L'année suivante, il fait la rencontre de Leyton, qui lui confie la barre du Figaro, puis celle de l'Ocean Fifty.Cette fois, il a son propre projet, deux saisons complètes - dont une 3e place sur la Transat Jacques Vabre - et un statut de favori au départ de la Route du Rhum 2022 ; malheureusement, il est gravement blessé par sa colonne de winch dès le départ et doit renoncer.La suite était déjà écrite : à peine remis, il prend la barre de l'ancien Imoca de Thomas Ruyant et intègre la structure du Nordiste pour préparer le Vendée Globe, enfin ! En deux saisons, il accumule les places de 3e et décroche un titre de champion du monde Imoca, participe à The Ocean Race avec Holcim PRB, démâte quelques semaines avant le départ mais prend le départ de son tour du monde en solo serein et heureux.Il avait deux objectifs : terminer classé et prendre du plaisir. Objectifs atteints, et maintenant ? Sam Goodchild reconnaît que se remettre en selle n'est pas forcément évident et que réaliser son rêve est un peu vertigineux. Mais, désormais, courir autour du monde n'est plus un rêve, c'est son métier, et il a bien l'intention de continuer à le pratiquer.Rediffusé le 8 août 2025Diffusé le 22 Avril 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.