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Radio Foot ce lundi en direct 16h10 T.U. Sur RFI, YouTube & Facebook Live (Rediffusion sur les ondes à 21h10 T.U.) : - Mondial 2026, suite de la 2è journée de phase de groupes. ; - Poule G, l'Égypte aux commandes. ; - Retour sur le fiasco tunisien. ; - G.I. Le Sénégal à l'heure de la relance. - Mondial 2026, suite de la 2è journée de phase de groupes Dans le G.H. : le Cap-Vert surprend encore ! Les Crioulos ont tenu tête à la Céleste de Marcelo Bielsa à Miami. Après avoir résisté face à l'Espagne, les Requins Bleus ont contenu les doubles champions du monde sud-américains. Kevin Pina et Helio Varela buteurs. Héros du match face à la Roja, le portier Vozinha a concédé ses deux 1ers buts. Le dernier match face aux Saoudiens sera crucial. À lire aussiCoupe du monde 2026: après avoir tenu l'Espagne en échec, le Cap-Vert récidive contre l'Uruguay - Poule G, l'Égypte aux commandes Pourtant menés par les All Whites pendant une heure à Vancouver, les Pharaons se sont repris (Ziko, Salah, Hassan Trezeguet), remportent (3-1) leur tout 1er succès en Coupe du monde, et peuvent entrevoir les 16è de finale. Un nul face à l'Iran suffirait à les qualifier, ce serait inédit dans leur histoire. - Les Iraniens, dont les conditions de préparation sont difficiles, ont résisté aux Diables Rouges à Los Angeles ! Nouveau nul des Belges, privés de Jérémy Doku, qui ont frappé 23 fois au but sans trouver la faille. Lukaku et ses coéquipiers vont-ils retrouver leur efficacité samedi contre les Néo-Zélandais ? À lire aussiCoupe du monde 2026: menée durant une heure, l'Égypte bat la Nouvelle-Zélande et entrevoit les seizièmes - Retour sur le fiasco tunisien Malgré l'arrivée en sauveur d'Hervé Renard, le sursaut n'a pas eu lieu. Étrillés par la Suède, les Aigles de Carthage ont encaissé 4 autres buts face au Japon et ne verront pas le tour suivant. Le Niçois Ali Abdi met en avant le manque d'expérience de l'équipe, et de temps nécessaire pour travailler. La déception des supporteurs est immense, il faudra encore éviter le naufrage vendredi contre les Pays-Bas. - G.I. Le Sénégal à l'heure de la relance Dans un contexte de problèmes extra-sportifs, les Lions de la Teranga opposés la nuit prochaine à la Norvège, devront être pleinement concentrés sur leur objectif. Trois points pris face à Haaland et ses coéquipiers mettraient les hommes de Pape Thiaw sur des bons rails - Dans cette poule, les Bleus de Mbappé (dont ce sera la 100è) affrontent l'Irak, un des rescapés des barrages de mars. Un adversaire à ne pas sous-estimer, qui avait tenu en échec l'Espagne début juin à la Corogne en match de préparation. France/Irak à suivre en intégralité pour nos auditeurs africains dès 21hT.U. Frédéric Suteau à Philadelphie, Olivier Pron et Xavier Barret en studio. Pour débattre avec Olivier Pron, Chérif Ghemmour, Said Amdaa et Yoro Mangara. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Radio Foot ce lundi en direct 16h10 T.U. Sur RFI, YouTube & Facebook Live (Rediffusion sur les ondes à 21h10 T.U.) : - Mondial 2026, suite de la 2è journée de phase de groupes. ; - Poule G, l'Égypte aux commandes. ; - Retour sur le fiasco tunisien. ; - G.I. Le Sénégal à l'heure de la relance. - Mondial 2026, suite de la 2è journée de phase de groupes Dans le G.H. : le Cap-Vert surprend encore ! Les Crioulos ont tenu tête à la Céleste de Marcelo Bielsa à Miami. Après avoir résisté face à l'Espagne, les Requins Bleus ont contenu les doubles champions du monde sud-américains. Kevin Pina et Helio Varela buteurs. Héros du match face à la Roja, le portier Vozinha a concédé ses deux 1ers buts. Le dernier match face aux Saoudiens sera crucial. À lire aussiCoupe du monde 2026: après avoir tenu l'Espagne en échec, le Cap-Vert récidive contre l'Uruguay - Poule G, l'Égypte aux commandes Pourtant menés par les All Whites pendant une heure à Vancouver, les Pharaons se sont repris (Ziko, Salah, Hassan Trezeguet), remportent (3-1) leur tout 1er succès en Coupe du monde, et peuvent entrevoir les 16è de finale. Un nul face à l'Iran suffirait à les qualifier, ce serait inédit dans leur histoire. - Les Iraniens, dont les conditions de préparation sont difficiles, ont résisté aux Diables Rouges à Los Angeles ! Nouveau nul des Belges, privés de Jérémy Doku, qui ont frappé 23 fois au but sans trouver la faille. Lukaku et ses coéquipiers vont-ils retrouver leur efficacité samedi contre les Néo-Zélandais ? À lire aussiCoupe du monde 2026: menée durant une heure, l'Égypte bat la Nouvelle-Zélande et entrevoit les seizièmes - Retour sur le fiasco tunisien Malgré l'arrivée en sauveur d'Hervé Renard, le sursaut n'a pas eu lieu. Étrillés par la Suède, les Aigles de Carthage ont encaissé 4 autres buts face au Japon et ne verront pas le tour suivant. Le Niçois Ali Abdi met en avant le manque d'expérience de l'équipe, et de temps nécessaire pour travailler. La déception des supporteurs est immense, il faudra encore éviter le naufrage vendredi contre les Pays-Bas. - G.I. Le Sénégal à l'heure de la relance Dans un contexte de problèmes extra-sportifs, les Lions de la Teranga opposés la nuit prochaine à la Norvège, devront être pleinement concentrés sur leur objectif. Trois points pris face à Haaland et ses coéquipiers mettraient les hommes de Pape Thiaw sur des bons rails - Dans cette poule, les Bleus de Mbappé (dont ce sera la 100è) affrontent l'Irak, un des rescapés des barrages de mars. Un adversaire à ne pas sous-estimer, qui avait tenu en échec l'Espagne début juin à la Corogne en match de préparation. France/Irak à suivre en intégralité pour nos auditeurs africains dès 21hT.U. Frédéric Suteau à Philadelphie, Olivier Pron et Xavier Barret en studio. Pour débattre avec Olivier Pron, Chérif Ghemmour, Said Amdaa et Yoro Mangara. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Ecoutez RTL Matin avec Thomas Sotto du 17 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire de Radio foot internationale 21h10 TU (23h10, heure de Paris) : - Mondial 2026, suite de la 1ère journée des phases de poule. ; - Entrée en piste de la Roja dans le groupe H. ; - Bonne entame de tournoi de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur. ; - La Tunisie corrigée 5-1 par la Suède. Mondial 2026, suite de la 1ère journée des phases de poule Dans la G : Belgique/Égypte à Seattle. Des Diables Rouges en outsiders de la compétition, opposés à une des meilleures nations africaines, présente en phase finale du Mondial pour la 2è fois au XXIè siècle. Retrouvailles entre ex de la Premier League De Bruyne et Salah. - Un groupe où sont attendus aussi les joueurs de la Team Melli. Les Iraniens sont bien présents sur le sol américain. Ils s'élanceront cette nuit contre les White Ferns de Nouvelle-Zélande. Entrée en piste de la Roja dans le groupe H Les champions d'Europe, qui comptent parmi les favoris et arrivent avec de grandes ambitions, se frottent aux joueurs du Cap-Vert, qui découvrent la compétition. Les Requins Bleus vont-ils surprendre d'entrée ? Bonne entame de tournoi de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur Les Éléphants délivrés en fin de rencontre par Ahmad Diallo. L'attaquant de Manchester United bien servi par Wilfried Singo. La « Tri », peu vernie, a touché plusieurs fois les montants. Les Oranges déjà bien partis pour accéder au tour suivant. La Tunisie corrigée 5-1 par la Suède Doublé de Yasin Ayari, dont le père est Tunisien. L'attaque Isak/Gyökeres a tourmenté la défense des Aigles de Carthage. Une sévère défaite qui n'arrange pas le nouveau coach Sabri Lamouchi, dont l'équipe avait déjà encaissé 6 buts en 2 matches de préparation. Pour débattre avec Sophiane Amazian : Philippe Doucet, Patrick Juillard et Manu Terradillos. - Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Au sommaire de Radio foot internationale 21h10 TU (23h10, heure de Paris) : - Mondial 2026, suite de la 1ère journée des phases de poule. ; - Entrée en piste de la Roja dans le groupe H. ; - Bonne entame de tournoi de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur. ; - La Tunisie corrigée 5-1 par la Suède. Mondial 2026, suite de la 1ère journée des phases de poule Dans la G : Belgique/Égypte à Seattle. Des Diables Rouges en outsiders de la compétition, opposés à une des meilleures nations africaines, présente en phase finale du Mondial pour la 2è fois au XXIè siècle. Retrouvailles entre ex de la Premier League De Bruyne et Salah. - Un groupe où sont attendus aussi les joueurs de la Team Melli. Les Iraniens sont bien présents sur le sol américain. Ils s'élanceront cette nuit contre les White Ferns de Nouvelle-Zélande. Entrée en piste de la Roja dans le groupe H Les champions d'Europe, qui comptent parmi les favoris et arrivent avec de grandes ambitions, se frottent aux joueurs du Cap-Vert, qui découvrent la compétition. Les Requins Bleus vont-ils surprendre d'entrée ? Bonne entame de tournoi de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur Les Éléphants délivrés en fin de rencontre par Ahmad Diallo. L'attaquant de Manchester United bien servi par Wilfried Singo. La « Tri », peu vernie, a touché plusieurs fois les montants. Les Oranges déjà bien partis pour accéder au tour suivant. La Tunisie corrigée 5-1 par la Suède Doublé de Yasin Ayari, dont le père est Tunisien. L'attaque Isak/Gyökeres a tourmenté la défense des Aigles de Carthage. Une sévère défaite qui n'arrange pas le nouveau coach Sabri Lamouchi, dont l'équipe avait déjà encaissé 6 buts en 2 matches de préparation. Pour débattre avec Sophiane Amazian : Philippe Doucet, Patrick Juillard et Manu Terradillos. - Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Raphaël Glucksmann a-t-il dissipé les doutes ? Samedi 13 juin, alors qu'il n'est pas encore officiellement candidat à l'élection présidentielle de 2027, il a tenu un meeting à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). L'un des enjeux était de mesurer si le candidat aux européennes de 2024 était devenu un candidat plus national. Selon Ruth Elkrief, même s'il a relevé le défi de montrer qu'il existait politiquement, il n'a pas encore créé le « Glucksmanisme », on en est encore loin ! Il y a quelques jours, Anthropic avait mis en ligne deux nouveaux modèles d'intelligence artificielle ultra-puissants. Mais vendredi, en fin d'après-midi, l'entreprise a reçu un décret émanant du président Trump interdisant l'utilisation aux non-Américains. Il paraît que c'est trop puissant et sensible pour être mis dans des mains étrangères. En faisant référence à cette décision, François Lenglet dit que l'IA est désormais devenue une arme politique. Selon les termes de l'accord que nous connaissons aujourd'hui, les mollahs ont non seulement gagné, mais ils ont récupéré ce qu'ils n'espéraient même plus. Ils vont continuer à construire leurs missiles balistiques, pouvoir continuer à financer les proxys et à traquer leurs opposants sur le sol occidental. À entendre les Européens se réjouir unanimement de cet accord, même si c'est encore loin d'être ficelé, Abnousse ressent colère et trahison. Pour elle, c'est une capitulation, un gâchis et un abandon. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Les Iraniens sont partagés entre peur et soulagement », nous dit le New York Times. Il faut dire que les nombreuses volte-face de Donald Trump mettent leur moral à rude épreuve. « Jeudi, rappelle le quotidien américain, la situation a de nouveau brutalement basculé en l'espace de quelques heures. D'abord, le président américain a menacé de frapper l'Iran « très fort » (…) Puis il a brusquement annulé ces attaques, affirmant que des progrès avaient été réalisés dans les négociations de paix ». « Pour les Iraniens ordinaires, explique le New York Times, cette oscillation constante entre peur et soulagement, angoisse et espoir, est éprouvante ». Le journal a interrogé des Iraniens par téléphone ou sms. « Ils disent vouloir simplement que la guerre prenne fin », explique le quotidien américain. Mais ce n'est pas leur seule préoccupation. La situation économique les inquiète également : « Les entreprises sont paralysées par la fluctuation des prix, on a l'impression que notre vie est en suspens », explique ainsi Reza, un cadre de 48 ans. Alors que Mahasti, une habitante de Téhéran âgée de 65 ans, « estime que les perturbations commerciales et la réduction des revenus pétroliers iraniens détériorent lentement la qualité de vie de nombreux iraniens. Nos vies, dit-elle, deviennent de plus en plus difficiles de jour en jour ». Liste d'adresses Les violences racistes en Irlande du Nord préoccupent la presse britannique. Le Guardian s'est rendu sur place à Belfast où, nous dit-il, « les membres des communautés ethniques minoritaires expriment leur inquiétude face aux violences qui mettent en lumière le racisme en Irlande du Nord ». Inquiétude amplifiée par « une liste d'adresses qui commence à circuler sur les réseaux sociaux, explique le quotidien britannique. Réparties sur un vaste territoire, dans des dizaines de rues de la ville, ces adresses correspondent à des logements collectifs où vivent des immigrés ». Le Guardian a rencontré « Joseph et Solomon, deux réfugiés érythréens qui ont un permis de séjour et travaillent à temps plein. Jusqu'à présent, Joseph se sentait en sécurité à Belfast. "La plupart des gens ici sont bienveillants", dit-il. Mais il envisage désormais de partir, explique le quotidien britannique ». Le quotidien français Libération s'est lui aussi rendu sur place, à Belfast, et rappelle que « l'appel à la violence s'est répandu comme une traînée de poudre en début de semaine. La vidéo d'une attaque au couteau perpétrée lundi soir à Belfast Nord par un réfugié soudanais, a largement été relayée en ligne, appuyée par les interventions d'Elon Musk et de Tommy Robinson, le premier influenceur de l'extrême droite britannique ». Une travailleuse communautaire s'inquiète : « Je ne pensais pas vraiment que ça prendrait cette ampleur. Que des maisons brûlent, ce n'est pas nouveau en Irlande du Nord, ça arrive en raison des divisions communautaires. Mais ce qui est différent, c'est que ce soit si organisé et que ça concerne autant de logements ». Bonjour tristesse L'actualité du sport est dominée par le coup d'envoi de la Coupe du monde de football, mais en France une disparition suscite l'émotion. La mort de Charlie Dalin, vainqueur de la dernière course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, en 2025. Le journal L'Équipe fait sa Une avec une photo du marin et ce titre « Un océan de larmes ». « Charlie Dalin a succombé hier au cancer gastro-intestinal qui le rongeait mais qui n'a pas empêché sa consécration sur le Vendée Globe en 2025 (...) C'était un marin profond et taiseux », ajoute L'Équipe, qui retrace son parcours, depuis son enfance lorsqu'il monte sur un « bateau de plage », jusqu'à sa maladie. Pour Le Figaro, Charlie Dalin était « un homme de combats et un marin de talent (...) Âgé de 42 ans, poursuit le quotidien français, il largue donc définitivement les amarres et laisse à terre, une femme, un petit garçon, Oscar, une famille et une équipe ravagés par la tristesse ». Même émotion pour Le Monde, qui se désole : « Charlie Dalin a pris le large à tout jamais ».
« Un parfum d'Amérique » : c'est la une de L'Équipe à Paris. À douze jours de leur entrée en compétition à New York, « les Bleus entament en effet leur préparation au Mondial ce soir à Nantes face à la Côte d'Ivoire, avec un capitaine, Kylian Mbappé, déterminé à briller lors de sa troisième Coupe du monde. » Un « Mbappé en mission », s'exclame le quotidien sportif. « La Coupe du monde est presque là, susurre le journal, elle s'ouvre dans une semaine, les Anglais rougissent en Floride, le Brésil trottine dans le New Jersey, l'Argentine se prépare à Kansas City et l'équipe de France s'apprête à jouer deux fois au pays avant de partir pour l'aventure et de rallier Boston mercredi prochain, six jours avant d'entrer en lice contre le Sénégal. » Et les Bleus, faut-il le rappeler, font partie des favoris… En effet, pointe encore L'Équipe, « la France est revenue à la première place du classement FIFA, ce qui n'est pas un trophée mais ne survient pas par hasard. » Et « elle a été l'une des nations les plus convaincantes de la fenêtre internationale en mars, avec ses victoires face au Brésil et à la Colombie. » Les Iraniens joueront-ils sur le sol américain ? Le New York Times pour sa part s'intéresse à un cas bien particulier : celui de l'Iran… En effet, la situation est inédite… L'équipe iranienne est qualifiée pour cette Coupe du monde. Et c'est la première fois, souligne le New York Times, qu'une équipe en compétition est en guerre avec l'un des pays hôtes, à savoir les États-Unis. « La Coupe du monde débute donc le 11 juin et le premier match de l'Iran est prévu quatre jours plus tard contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, pointe le quotidien américain. L'Iran avait initialement prévu de s'installer à Tucson, en Arizona, avant que la Fifa, instance dirigeante du football mondial, n'annonce que l'équipe serait finalement basée à Tijuana, au Mexique, près de la frontière américaine. » Les footballeurs iraniens ont donc obtenu leurs visas pour se rendre au Mexique, mais ils sont toujours dans l'attente de visas pour aller jouer aux États-Unis. Le New York Times précise que le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, est actuellement en négociations avec la Fifa et non avec les États-Unis. Les États-Unis qui avaient fait récemment savoir, par la voix du secrétaire d'État Marco Rubio, que « les entraîneurs et autres responsables iraniens ayant des liens avec les Gardiens de la révolution ne seraient pas autorisés à entrer aux États-Unis. » Or, pointe le journal, Mehdi Taj a été, par le passé, commandant au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique et plusieurs joueurs de l'équipe iranienne, dont son capitaine, ont effectué leur service militaire au sein de ce même groupe. Gianni Infantino, monsieur « toujours plus » ? Le Mondial toujours, ou plutôt ses coulisses, avec cette enquête de Libération à Paris sur le patron de la FIFA, Gianni Infantino… Libération qui brosse un portrait peu flatteur du patron du foot mondial. « Gianni Infantino, l'incarnation des dérives du foot business », titre le journal. Alors quelles dérives ? Le « toujours plus », affirme Libération : « le passage de 32 à 48 équipes qualifiées pour cette édition 2026. (…) Toujours plus de matches, toujours plus de droits de retransmission, toujours plus de pognon. (…) Jamais le foot business n'aura à ce point sacrifié l'intérêt des joueurs, menacé leur santé, usé jusqu'à la corde cette passion déraisonnable pour le foot. (…) L'autre dérive qu'assume le patron du foot mondial est politique, dénonce encore Libération. (…) En créant comme il l'a fait ce ridicule prix de la paix de la Fifa pour caresser son ami Donald Trump dans le sens du poil, en s'affichant ouvertement comme un fervent supporter du président américain, Gianni Infantino assume à visage complètement découvert d'entraîner le football sur un terrain dangereux. » Enfin, pour en revenir au jeu, le Guardian à Londres s'intéresse aux petits poucets de ce Mondial : « Quatre pays – le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l'Ouzbékistan – font leurs débuts en Coupe du monde. » Le Guardian qui pointe trois rencontres en particulier qui pourraient donner lieu à « des surprises potentielles » : Haïti – Écosse, le 13 juin, Nouvelle-Zélande – Iran, le 15 juin et Cap-Vert – Uruguay, le 21 juin. À lire aussiMondial de football 2026: la Fifa visée par une enquête sur la billetterie
Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque
Dans cet épisode passionnant de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit l'amiral Richard Wilmot-Roussel, ancien commandant du porte-avions français Charles de Gaulle. Ensemble, ils explorent le rôle stratégique de ce mastodonte des mers dans les crises internationales, en se concentrant sur la situation tendue au détroit d'Ormuz.L'amiral Wilmot-Roussel commence par expliquer l'importance du positionnement du Charles de Gaulle à proximité de cette zone de crise. Il souligne que la France, en tant que deuxième puissance maritime mondiale, a la responsabilité de protéger son patrimoine maritime partout dans le monde. Le porte-avions, véritable plateforme mobile, permet de combiner les effets maritime et aérien, faisant de lui un outil de choix pour intervenir sur les théâtres d'opération lointains.Mais quel sera précisément le rôle du Charles de Gaulle dans le détroit d'Ormuz ? L'amiral écarte l'hypothèse d'un affrontement direct avec l'Iran, soulignant que la priorité est plutôt d'organiser la sortie sécurisée des nombreux navires bloqués dans le détroit. Le porte-avions pourrait ainsi servir de "guichet flottant", coordonnant les convois et donnant le feu vert aux bateaux pour traverser, une fois que la navigation aura été sécurisée. Un autre défi majeur serait de s'assurer que le détroit n'a pas été miné, ce qui nécessiterait l'intervention de chasseurs de mines français. L'amiral explique avec précision les dommages qu'une mine pourrait causer à la coque du Charles de Gaulle, tout en rassurant sur la capacité du navire à évoluer dans de telles zones à risque.Au-delà de ces aspects opérationnels, l'entretien offre un éclairage fascinant sur la vie à bord du porte-avions. L'amiral Wilmot-Roussel évoque la gestion d'un équipage de 2 000 hommes, la solidarité qui règne sur le navire, ainsi que la présence des femmes, qui représentent environ 10% de l'effectif. Il partage également ses souvenirs émus de son premier ordre donné à la passerelle, soulignant que le véritable mérite revient à l'ensemble de l'équipage.Enfin, l'amiral brosse les contours du futur porte-avions français, baptisé "la France libre", qui devrait être encore plus puissant et polyvalent que son prédécesseur. Un épisode captivant qui plonge les auditeurs au cœur des enjeux stratégiques et humains entourant ces navires emblématiques de la puissance navale française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Célébrations du 8 mai, victoire sur l'Allemagne Nazie. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L'IRAN VA-T-IL PLIER ? Le bras de fer se durcit entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump s'est dit prêt, hier, à prolonger le blocus dans le détroit d'Ormuz et à jouer la montre. Selon la presse américaine, il aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus qui « pourrait durer pendant des mois ».Sur son réseau social, le président américain a durci le ton. « Les Iraniens sont étranglés comme un cochon farci. Monsieur gentil, c'est fini ! », a-t-il écrit, au-dessus d'un photomontage le montrant en costume sombre, lunettes noires et fusil d'assaut à la main. Avant d'ajouter : les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ».Dans une interview accordée au média Axios, le locataire de la Maison-Blanche se veut plus mesuré. Il assure que « le blocus est un peu plus efficace que les bombardements ». Une stratégie assumée : asphyxier le régime iranien, au risque d'entraîner le monde avec… et les marchés mondiaux où les prix du pétrole flambe.Reste une question : Donald Trump peut-il tenir dans la durée ? Aux États-Unis, la pression monte. L'opinion publique s'inquiète de la hausse des prix à la pompe, et le camp républicain redoute l'impact à l'approche des élections de mi-mandat.Hier, auditionné par la commission des forces armées de la Chambre des représentants, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a été vivement interpellé par les élus démocrates. Certains l'accusent de « mentir aux Américains depuis le premier jour » sur les motivations et l'évolution de cette guerre. Le coût du conflit est déjà estimé à 25 milliards de dollars.Sur la scène internationale, les mises en garde se multiplient. Lors d'un échange téléphonique, Vladimir Poutine a évoqué des « conséquences dommageables » en cas d'escalade. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, juge le blocus « voué à l'échec » et dénonce une source de déstabilisation durable dans le Golfe.Téhéran agite aussi une autre menace : celle des câbles sous-marins. Ces infrastructures, essentielles à l'économie numérique mondiale, traversent le détroit d'Ormuz. Une zone stratégique, non seulement pour le pétrole et le gaz, mais aussi pour les flux de données entre l'Asie et l'Europe.Alors, jusqu'où peut aller l'Iran ? Peut-il réellement s'attaquer à ces câbles vitaux ? Et les États-Unis sont-ils réellement prêts à s'engager dans un conflit long ?L'Agence internationale de l'énergie alerte déjà : le monde pourrait être confronté à « un défi majeur sur le plan énergétique et économique ».Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre- David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l'IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times
« Mon dernier regard ne sera pas pour toi » : c'est le titre d'un article signé Georges Boustany, dans le journal francophone libanais L'Orient-Le Jour, un article accompagné de l'image d'un homme, apparemment jeune, appuyé contre un arbre, qui met ses mains devant son visage, alors que s'affiche le mot « charging ». Ce mot indique que l'image est filmée par un drone tueur qui s'apprête à tirer. « Je n'ai pas l'habitude de commenter les images qui ne sont pas des photos et encore moins celles de ce siècle tragique, explique Georges Boustany. Cette image ne correspond à aucun des critères qui guident habituellement mes choix. À un seul près : elle m'a bouleversé. Passée inaperçue, elle est pour moi l'une des plus poignantes des derniers évènements au Liban. » « Dans les dernières secondes, ce jeune homme s'est caché le visage dans ses mains, il est redevenu l'enfant dans les jupes de sa mère, poursuit le journaliste. C'est le geste instinctif de celui qui sent, au fond de sa chair, que le ciel vient de se refermer sur lui. Ce garçon meurtri qui a trouvé un semblant de réconfort dans l'arbre qui l'a vu grandir, voit fondre sur lui le drone explosif et sait que c'est la fin ». « Durant les quelques secondes que la propagande expose avec une fierté glaçante, écrit encore Georges Boustany, un jeune homme à peine sorti de l'adolescence (…) a eu un geste d'une humanité bouleversante. Son repos, sa gloire, il les attend dans un autre monde, mais il ne laissera pas à la machine ce qui lui reste de dignité ». La vie à Téhéran Que se passe-t-il dans la capitale iranienne ? La question est posée par Libération. Le quotidien français publie un reportage réalisé « par un journaliste iranien » dont l'anonymat est préservé. « Partout dans Téhéran, raconte ce journaliste, l'épuisement est palpable. Dans le métro et les bus, les visages sont souvent tendus et renfermés. Les Iraniens sont usés par la tension psychologique liée à la vie sous les bombes et la pression économique croissante ». Le journaliste témoigne aussi de la stabilité du régime. « Pour l'instant », dit-il, « la guerre qui devait faire s'effondrer la république islamique, aux dires de Donald Trump et de Benyamin Netanyahu, a au contraire permis sa survie. Des postes de contrôle sont mis en place dans différents quartiers et des hommes interpellent au hasard automobilistes et piétons, fouillent leurs effets personnels et inspectent les téléphones portables ». Mais les habitants de Téhéran ne baissent pas les bras, et particulièrement les habitantes. « En dehors de certains lieux de travail publics, raconte le journaliste à Libération, les femmes sans foulard sont visibles partout : dans les parcs, les magasins, les cafés et les restaurants, clientes comme employées. Comme un symbole ou un mode d'emploi pour la suite, quelle qu'elle soit, le mouvement « Femme Vie Liberté » continue de résonner », conclut le journaliste missionné par le quotidien français. Avions cloués au sol ? Autre conséquence de la guerre au Moyen-Orient, plus anecdotique toutefois, la pénurie de kérosène qui pourrait perturber les déplacements des voyageurs cet été. C'est le New York Times qui se penche sur la question et parle même de « pénuries qui pourraient transformer les voyages, cet été, en véritable chaos ». « Face à l'envolée des prix du carburant, explique le quotidien américain, les compagnies aériennes réduisent leurs liaisons et augmentent leurs tarifs. Les vacances en Europe deviennent beaucoup moins abordables ». Pourquoi l'Europe ? Parce que, nous dit le New York Times, « la volatilité des prix du carburant, due à la guerre en Iran, met à rude épreuve les compagnies du monde entier, mais peut-être nulle part autant qu'en Europe, où les réserves de kérosène pourraient s'épuiser dès la mi-mai ». Une précaution s'impose, donc, pour les voyageurs. « Les experts conseillent à ceux qui prévoient de prendre l'avion cet été et cet automne de réserver dès maintenant », avertit le New York Times. Sachant que « personne ne sait combien de temps durera la pénurie de carburant, ni à quel point la pression sur les compagnies aériennes pourrait s'aggraver ».
Les Iraniens et les Américains vont-ils entamer un nouveau cycle de négociations ? Le Monde à Paris résume la situation : « l'Iran déclare refuser de "négocier sous la menace" alors que l'incertitude sur des pourparlers avec les États-Unis demeure. » En effet, les deux parties « font monter les enchères », s'exclame Libération. En fait, pointe le journal, « les échanges entre Téhéran et Washington – en tout cas ceux rendus publics – se focalisent sur deux points de désaccords. Premièrement, la question du programme nucléaire iranien, et en particulier le sort des 440 kilos d'uranium enrichi à 60%, profondément enfouis, difficilement accessibles, mais pas détruits par les frappes américaines de la “guerre de douze jours“, en juin dernier. Le second sujet de contentieux est la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, dont l'étranglement fait tousser l'économie mondiale depuis un mois et demi. » Et le temps presse, relève encore Libération : « le compte à rebours du cessez-le-feu signé le 8 avril a commencé à clignoter : il est censé expirer demain soir, heure de Washington. À moins qu'un nouveau cycle de négociations ne vienne repousser l'échéance, in extremis. » Vance vs Ghalibaf Justement, plusieurs médias, dont le site d'information américain Axios, affirment que les deux parties vont négocier. « La délégation américaine va se rendre à Islamabad, au Pakistan, comme l'avait annoncé Trump, pour un second cycle de négociations avec le régime iranien, croit savoir El Pais à Madrid. Après une série de messages contradictoires, il semble désormais clair que le vice-président J.D. Vance se rendra dans la capitale pakistanaise ce mardi. » Pour sa part, le New York Times, rapporte qu'une délégation iranienne « se prépare aussi à se rendre à Islamabad ce mardi. Le journal indique également que le président du parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a dirigé le premier cycle de négociations pour Téhéran, participera au second si Vance est bien présent. » Et on peut s'attendre à un choc frontal, s'exclame le New York Times : « avec d'un côté un Trump impulsif et colérique ; et de l'autre, des dirigeants iraniens obstinés et tenaces. (…) Trump exige des résultats immédiats ; les dirigeants iraniens privilégient une stratégie à long terme. Trump recherche un résultat spectaculaire, qui fasse les gros titres ; les dirigeants iraniens se soucient du moindre détail. Trump croit que la force brute peut imposer l'obéissance ; les dirigeants iraniens sont prêts à endurer d'énormes souffrances plutôt que de céder sur leurs intérêts fondamentaux. » Mauvais accord ou escalade… L'Orient-Le Jour à Beyrouth n'est guère optimiste… « Soit les États-Unis acceptent un mauvais accord avec l'Iran, qui ne sera de toute façon pas respecté par Tel-Aviv et Téhéran, et la région, à l'instar de Gaza, se transformera pour les prochaines années en un glacis de ruines, une guerre d'usure sans le moindre horizon politique, jusqu'à ce qu'un élément interne ou externe vienne créer une rupture. Soit Washington fait une nouvelle fois le choix de l'escalade, qui aura un coût conséquent pour le Moyen-Orient, sans que cela ne permette pour autant de dessiner une voie de sortie crédible et durable. Il n'y aura ni paix ni stabilité dans la région tant que le régime iranien sera en place et tant que les Palestiniens n'auront pas un État digne de ce nom, affirme encore L'Orient-Le Jour. Le problème, c'est que ces deux desseins, intimement liés, apparaissent aujourd'hui dans l'esprit des principaux acteurs comme plus contradictoires que jamais. » Les surprofits des pétroliers Enfin, les grands gagnants dans cette guerre au Proche-Orient : les grandes compagnies pétrolières. C'est ce que souligne Le Soir à Bruxelles. « Les surprofits pétroliers, ou l'indécence d'un surenrichissement non redistribué », s'exclame le quotidien belge. « Surprofits ? Le mot est lancé, et il n'a rien de populiste, soupire Le Soir. Car c'est bien de cela qu'il s'agit pour des géants de l'or noir qui vivent la pénurie de pétrole, comme une loterie miraculeuse où ils gagnent à la production, au raffinage et au “trading“. » Exemple, le Français Total Energies qui « a parié sur la pénurie dès le premier jour des frappes américaines et israéliennes », qui « a acheté en masse », et qui a « engendré un milliard de dollars de profits ».
Comment revisiter « l'art du deal » en face d'interlocuteurs qui ne répondent pas aux mêmes points de pression ? Les Iraniens peuvent encore stocker une vingtaine de jours, est-ce la vraie ligne rouge du régime ? Un petit détour par le kérosène ? La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
La trêve décrétée mercredi par les États-Unis montre les limites de l'intervention américaine déclenchée le 28 février pour renverser le régime iranien. Selon les experts, l'opération militaire de Washington pourrait avoir des conséquences à long terme. Tout au long du mois de mars, les buts de guerre étatsuniens n'ont cessé de changer. Le démantèlement du programme nucléaire et la chute du régime iranien sont progressivement passés à la trappe. Début avril, le président Trump indique qu'il n'a même plus besoin d'un « deal ». Mais il exige la réouverture du détroit d'Ormuz. Pour finalement juger que le plan en dix points de Téhéran est une bonne base de négociation. Une gestion erratique qui sonne comme une victoire pour Téhéran, dont la résistance a été largement sous-estimée par le commandement étatsunien, pointe le géographe spécialiste de l'Iran, Bernard Hourcade : « On voyait l'Iran en termes islamiques, c'était l'Iran des mollahs, cet immense leurre. L'islam, c'est très important en Iran, bien évidemment. Mais aujourd'hui, on voit l'Iran qu'en termes islamiques. l'Iran est une nation. C'est une population ancienne. Une population puissante et forte qui est dans ses frontières actuelles depuis le XVIᵉ siècle. Et cet attachement à la patrie iranienne est extrêmement fort. On a négligé la résistance. Les Iraniens ont toujours résisté et c'est un élément très important quel que soit son régime, islamique ou non. » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: J.D Vance rentre aux États-Unis sans accord avec l'Iran Une erreur américaine dans la planification Initialement, la campagne devait être courte, puis la guerre s'est enlisée, souligne Bernard Hourcade, L'US Centcom, qui gère les opérations militaires au Moyen-Orient, a mal anticipé le concept de défense avancée iranien, c'est-à-dire sa capacité de porter le fer avec ses missiles et ses drones dans toute la région, « Ils ne défendent pas la frontière. Il n'y a pas eu de combat sur la frontière. Les troupes américaines ne sont pas rentrées en Iran. Par contre, l'Iran a mis en place le système qu'on avait vu avec celui des proxys, c'est-à-dire d'alliés de l'Iran, transformé en utilisant les pays voisins. En attaquant les pays voisins, en leur disant, vous êtes mes voisins, vous abritez les Américains et donc j'attaque les bases américaines chez vous. Et si vous voulez que ça s'arrête, dites à vos amis américains de quitter le territoire. » Les bases américaines dans le Golfe sont désormais synonymes de danger Dans le Golfe, la guerre a donc rebattu les cartes. Avant le 28 février, accueillir une base américaine était un gage de sécurité. C'est désormais un danger. « Ça fait prendre conscience aux pays de la région que leur sécurité ne dépend pas des Américains, mais dépend d'une coopération régionale, poursuit Bernard Hourcade. Cette guerre est importante, car elle impose de repenser la sécurité régionale du Golfe Persique. Ce que les Iraniens souhaitent. Les pays voisins aussi le souhaitent. Ce ne sont plus les grandes puissances, les États-Unis sont un danger, la Russie est hors-jeu et l'Europe n'existe plus. Donc, il faut trouver d'autres solutions de sécurité régionale, puisque l'Amérique s'est suicidée en quelque sorte dans cette guerre, et c'est ça qui est important. » Une nouvelle architecture de sécurité, possiblement sans les États-Unis. Washington a peut-être perdu une part importante de son influence dans cette aventure iranienne.
La fragile trêve conclue entre l'Iran et les États-Unis reste toujours menacée par la situation au Liban. Israël a effectué le 8 avril ses plus violents bombardements depuis le début de la guerre, faisant plus de 200 morts et plus de 1 000 blessés. L'Iran a menacé de rompre la trêve et les appels se multiplient pour intégrer le Liban dans le cessez-le-feu. Américains et Israéliens ont éliminé plusieurs chefs des Gardiens de la Révolution, sans briser le régime de Téhéran, ni réellement réduire son pouvoir de nuisance dans la région. Alors où en est l'Iran aujourd'hui ? L'analyse de Jonathan Piron, historien et spécialiste de l'Iran au GRIP, le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité. À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: la trêve avec l'Iran fragilisée par les raids israéliens au Liban
Les États-Unis et l’Iran annoncent un cessez-le-feu de deux semaines. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Charles Consigny, avocat, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Ce mardi 7 avril, Maneli Mirkhan, spécialiste des relations internationales et de l'Iran, cofondatrice de Dorna, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elle s'est intéressée à la guerre en Iran, aux menaces de Donald Trump sur les infrastructures de Téhéran et à l'avenir politique du pays. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:05:28 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique plonge la guerre dans une nouvelle phase, avec des conséquences potentiellement durables et préjudiciables pour les civils. En Iran, des habitants en perdent le sommeil.
« Hors de question d'être pris au piège dans la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l'Iran, s'exclame Le Monde à Paris. C'est en résumé l'état d'esprit des capitales européennes après la demande, avant-hier, de Donald Trump à ses alliés européens et asiatiques, de venir l'aider à rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz. Détroit bloqué par la République islamique en réplique aux bombardements des États-Unis et d'Israël. » « En effet, peste El Pais à Madrid, il s'agit d'une guerre que l'Europe n'a pas déclenchée, que ses citoyens et ses gouvernements rejettent massivement, et qui nuit à son économie, du simple fait du caprice du président américain. (…) L'Europe n'a pas abandonné Trump. C'est Trump qui a décidé d'agir ainsi. Il doit maintenant en assumer les conséquences, s'exclame le quotidien espagnol. Au lieu de s'entêter et de menacer ses alliés, il doit immédiatement trouver une issue à un conflit qui échappe à tout contrôle ». Pas de stratégie… Le New York Times s'en prend vertement à Donald Trump, empêtré dans ce conflit : « il a déclenché une guerre contre l'Iran sans expliquer sa stratégie au peuple américain ni au reste du monde. Il apparaît désormais qu'il n'avait peut-être aucune stratégie du tout ». En effet, précise le quotidien américain, « près de trois semaines après le début du conflit, Donald Trump ne semble toujours pas avoir de plan concret pour renverser le régime iranien, un objectif qu'il avait pourtant déclaré vouloir atteindre. Si son but est plus modeste, comme la saisie des matières nucléaires iraniennes, il n'a proposé aucune idée crédible pour y parvenir. De plus, pointe encore le New York Times, il n'a pas anticipé l'effet secondaire prévisible d'une guerre au Moyen-Orient : la perturbation des approvisionnements pétroliers, entraînant une flambée des prix et fragilisant l'économie mondiale ». La victoire ? Quelle victoire ? Comment sortir de ce bourbier ? Pour le Washington Post, plutôt que de poursuivre la guerre, « il serait peut-être plus judicieux de déclarer la victoire et de se retirer. Les Iraniens n'auraient aucun prétexte crédible pour poursuivre leurs attaques dans le Golfe une fois les bombardements terminés. Et déclarer la victoire ne serait pas un mensonge, affirme encore le quotidien américain. Trump a effectivement infligé un préjudice considérable au régime iranien. Son arsenal balistique a diminué de plus de 90 %. Et son guide suprême est mort ». Peut-être, mais l'objectif voulu par les Israéliens de renverser le régime des mollahs tomberait à l'eau… D'ailleurs, le même Washington Post révèle que les services secrets américains constatent qu'en fait le régime iranien a consolidé son pouvoir : « malgré les frappes aériennes dévastatrices, les services constatent un pouvoir à Téhéran certes affaibli mais plus intransigeant, soutenu par les puissantes forces de sécurité du Corps des gardiens de la révolution islamique ». En fait, rien de nouveau… « Ce renforcement du pouvoir en place en Iran était prévu, affirment encore les renseignements américains. On l'avait fait savoir à Donald Trump. » Qui n'en a tenu aucun compte… Les scénarios probables… Comment sortir de ce bourbier ? « Au 17e jour de guerre, tous les scénarios sont encore possibles, relève Le Figaro à Paris. Et d'abord celui qui, selon les analystes, est considéré comme le pire ou comme le meilleur : celui d'un arrêt des combats. Ceux qui le considèrent comme le pire soulignent qu'il permettrait au régime des mollahs de se maintenir au pouvoir. Les diplomaties européennes et arabes, qui l'appellent de leurs vœux, disent qu'il éviterait le "chaos" et l'"escalade régionale" ». Autre scénario, toujours d'après Le Figaro : « la chute du régime », mais on n'en prend pas le chemin, sauf surprise… « Personne n'avait prévu celle de Bachar el-Assad, en Syrie ». Et « entre ces deux scénarios, les experts envisagent d'autres chemins plus ou moins chaotiques, relève encore le quotidien français. D'un enlisement des Américains avec engagement de forces sur le terrain à une reprise des négociations avec un régime très affaibli en passant par une situation de guerre civile. Dans tous les cas de figure, conclut Le Figaro, cette nouvelle guerre annonce d'ores et déjà une transformation majeure du Moyen-Orient ».
Histoire (très politique) des JO, Pourquoi les Iraniens ne pleureront pas Ali Khamenei, boire de l'eau de mer ? by Radio Victoria
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 15 mars 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.ENTRE L'UKRAINE ET L'IRAN, LA GUERRE A-T-ELLE CHANGE DE NATURE ?Il y a deux semaines, le 28 février, Israël a déclenché contre l'Iran une attaque dite « préventive » coordonnée avec les Etats-Unis. En la baptisant « Fureur épique » Donald Trump a fixé un objectif à cette opération : « Défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien », qualifié de « sponsor d'État numéro 1 du terrorisme ». Ni le caractère « imminent » de ces menaces, ni ce en quoi elles concernent les Etats-Unis n'a été établi.Il y a quatre ans, lorsque la Russie a lancé son invasion massive de l'Ukraine, certains se sont demandé si le monde n'entrait pas dans une troisième guerre mondiale. Avec l'actuelle guerre avec Iran, la même inquiétude refait surface.Cette guerre concerne déjà plus d'une douzaine de pays de la région : Outre l'Iran et Israël, des missiles ou des drones ont frappé les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, Bahrein, la Jordanie, le Koweit et Oman. Au Liban, les forces terrestres israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah. À Chypre, Iran a lancé une attaque de drones contre une base militaire britannique. Des missiles balistiques ont été interceptés en Turquie. En Irak, les milices pro-iraniennes entretiennent l'instabilité. Un soldat français a été tué. L'Azerbaïdjan a désormais été touché. Les Iraniens pourraient finir par entraîner le Yémen dans le conflit. C'est, de loin, la guerre du Golfe la plus étendue à ce jour.Zelensky a reconnu qu'une guerre prolongée avec l'Iran pourrait avoir un impact sur les livraisons américaines de munitions pour les systèmes de défense antiaérienne fournis à l'Ukraine par ses alliés occidentaux afin de défendre ses infrastructures essentielles, notamment énergétiques. En quatre ans de guerre, Kyiv a mis au point une gamme d'intercepteurs efficaces, bon marché et considérés comme étant parmi les plus avancés du monde, conçus pour détruire en vol les drones d'attaque Shahed de conception iranienne. Les États-Unis, le Qatar et les Émirats arabes unis ont récemment fait appel à l'expertise ukrainienne pour leur lutte contre les drones iraniens. Face à l'épuisement de leurs stocks de missiles Patriot, les intercepteurs bon marché conçus par Kyiv représentent un atout stratégique majeur pour la sécurité de la navigation.Pour le politologue Frédéric Charillon, en Ukraine ou en Iran, il s'agit de guerres choisies, c'est-à-dire qu'aucune raison immédiate de sécurité nationale n'imposait. Ils en tire d'ores et déjà trois leçons : les alliances ne valent plus rien et la possession de l'arme atomique semble demeurer la dernière garantie de sécurité ; l'Occident n'est plus un facteur de stabilité, sa parole est démonétisée, on regardera donc ailleurs ; enfin l'emploi démesuré de la force par les candidats à l'hégémonie impose de nouveaux partenariats, même contre-nature, pour les contenir.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:21 - Journal de 12h30 - Le régime iranien a procédé ces derniers jours à des vagues d'arrestations de personnes présentées comme des espions. Les Iraniens, qui n'ont plus accès à Internet depuis deux semaines, subissent la répression et la propagande du régime.
durée : 00:15:21 - Journal de 12h30 - Le régime iranien a procédé ces derniers jours à des vagues d'arrestations de personnes présentées comme des espions. Les Iraniens, qui n'ont plus accès à Internet depuis deux semaines, subissent la répression et la propagande du régime.
Aujourd'hui, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:58:33 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Barthélémy Gaillard, Mélanie Chalandon - Violemment réprimés par le régime des ayatollahs après s'être soulevés en janvier 2026, les Iraniens sont aujourd'hui sous les bombes israélo-américaines. Sommée de choisir entre un régime autoritaire et deux États étrangers qui la bombardent, la société iranienne est privée de sa souveraineté. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Chowra Makaremi Anthropologue franco-iranienne, chargée de recherche CNRS à l'IRIS, spécialiste de la violence post-révolutionnaire en Iran; Nader Vahabi Sociologue franco-iranien, membre du Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés, territoires (LISST) de l'Université de Toulouse et membre affilié à l'ICM (Institut Convergences Migrations-CNRS)
Aujourd'hui, Sandrine Pégand, avocate, Abel Boyi, éducateur, et Charles Consigny, avocat, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Invité : Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes Chroniqueurs : Gauthier Le BretSabrina MedjebeurGeorges FenechCaroline Ithurbide Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée : Neggzia, mannequin iranienneHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Invitée : Neggzia, mannequin iranienneVous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une semaine après le début du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, on constate la difficulté d'informer depuis l'Iran. Les Iraniens eux-mêmes ont accès à une information extrêmement verrouillée. Si l'une des cibles des frappes de la coalition israélo-américaine a été le siège de la radio-télévision d'État, ce n'est évidemment pas un hasard. Il s'agit d'empêcher la propagande iranienne de se déployer à plein régime auprès de la population alors même que, selon l'observatoire Netblocks, Internet ne fonctionne plus qu'à 1 % de sa capacité habituelle en Iran. Cela signifie qu'un black-out est imposé, et ce depuis les massacres de manifestants en décembre. Les journalistes indépendants en particulier ont le plus grand mal à se connecter et à photographier ou à filmer les lieux des bombardements. Leurs images peuvent être effacées, ils peuvent même être détenus si l'on juge qu'ils portent atteinte à la République islamique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les images artificielles saturent l'espace informationnel Peu de couverture médiatique de la guerre du point de vue iranien Il suffit de regarder la surface médiatique de Saviosh Ghazi, correspondant de RFI et de France 24 à Téhéran depuis 1998. Outre les médias du service public, il assure la correspondance des chaînes BFMTV et LCI, car il y a pour ces médias très peu de moyens de prendre le pouls de la population iranienne. C'est lui par exemple qui a annoncé, à la suite des médias officiels, le bombardement de l'école de filles de Minab, près du détroit d'Ormuz, qui a fait 168 morts selon l'Iran. Un bilan qui semble confirmé, des images d'une centaine de tombes creusées ayant pu être authentifiées, même si des médias de l'opposition iranienne ont prétendu à tort que c'était une manipulation médiatique. Les médias occidentaux peuvent aussi compter sur leur cellule de vérification, comme les « Observateurs » sur France 24, mais aussi sur les agences de presse. L'AFP dispose de cinq personnes sur place à Téhéran, ainsi que d'un desk Iran avec des experts à son siège parisien. À lire aussiTensions États-Unis-Iran: une opération de désinformation pro-iranienne est en cours sur TikTok Manipulations sur les réseaux sociaux ? On retrouve de la désinformation liée à la reprise d'images de jeux vidéo, par exemple, pour illustrer l'explosion qui a coulé une frégate iranienne. Mais on trouve aussi énormément de vidéos fabriquées par l'IA qui interviennent dans un espace où la modération s'est beaucoup étiolée. À tel point que le réseau X d'Elon Musk a dû suspendre son partage de revenus pour les images fabriquées sur le conflit qui se multipliaient. À lire aussiÉtats-Unis: la Maison Blanche puise dans les films d'action pour vanter les frappes en Iran À côté de cette désinformation, il y a aussi une mésinformation que l'on retrouve dans des médias comme CNews, mais aussi parfois LCI et BFMTV quand ils en viennent à épouser le point de vue israélien ou américain sans souci d'une information équilibrée et en donnant la vision d'une guerre juste, malgré les violations du droit international. À lire aussiEnquête de Forbidden Stories sur l'Iran: «Depuis 2021, le logiciel FindFace de reconnaissance faciale est utilisé dans le métro ou dans les rues»
C'est le Washington Post qui pose la question de la résistance de l'Iran. Le quotidien américain fait le bilan d'une (presque) première semaine de combats : « La campagne aérienne américano-israélienne contre l'Iran a décimé les plus hauts échelons du pouvoir politique et militaire, détruit des infrastructures de commandement et de contrôle militaires essentielles ainsi que des capacités de combat, et endommagé des bâtiments civils à travers tout le pays ». Pour autant, remarque le Washington Post, « la structure dirigeante de Téhéran est restée étonnamment résiliente (…) Malgré l'intensité des frappes et des destructions, aucune défection significative au sein du régime, ni aucun soulèvement populaire n'ont été signalés à ce jour ». Le quotidien américain cite les propos de Gregory Brew, spécialiste de l'Iran au sein du groupe Eurasia, qui analyse ainsi la situation : « Les Iraniens savent qu'ils ne peuvent pas vaincre la plus puissante armée du monde, mais grâce à la guerre asymétrique, ils peuvent tenter d'infliger un maximum de dégâts aux États-Unis, pour les contraindre à une désescalade ». Drones Le Parisien remarque, lui aussi, que le régime iranien est loin d'être vaincu. « Comment Téhéran résiste avec une riposte "low-cost" », titre le quotidien, « les drones iraniens Shahed s'acharnent sur les monarchies du Golfe et mettent les États-Unis en difficulté ». Le Parisien partage l'analyse du Washington Post : « Les deux camps poursuivent des objectifs différents, à la hauteur de leurs moyens, l'un veut éliminer son adversaire, l'autre tente de l'épuiser ». Téhéran mise donc sur ses drones, qui mettent en difficulté les Américains et leurs alliés. Au point, souligne le quotidien allemand die Welt, que « les États- Unis demandent de l'aide aux Ukrainiens ». En effet, les Ukrainiens sont devenus experts en matière de drones Shahed iraniens, puisque ce sont ceux que la Russie utilise contre eux. Savoir-faire Selon die Welt, il y a en la matière un « problème que seuls les Ukrainiens ont, jusqu'à présent, su résoudre. » Car si les États-Unis savent « abattre un drone Shahed », explique le quotidien allemand, « ils ignorent comment en détruire des centaines, sans se ruiner ». En effet, un drone Shahed « coûte seulement entre 30 000 et 50 000 dollars, assure die Welt, « un missile intercepteur Patriot coûte, lui, environ trois millions de dollars ». D'où le risque de « perdre une guerre économique, une guerre que même les riches États du Golfe ne sont pas prêts à mener », explique le quotidien allemand. Alors sur quoi repose aujourd'hui le savoir-faire des Ukrainiens ? « Sur des équipements simples, tels des dispositifs de vision nocturne et des mitrailleuses lourdes montées sur des pick-ups », explique die Welt. Savoir faire que Volodymyr Zelensky est donc disposé à partager avec les pays occidentaux et les pays du Golfe. Risque de crise migratoire Cette nouvelle guerre du Golfe risque, par ailleurs, de jeter sur les routes des milliers de réfugiés. Et c'est l'Union Européenne qui s'en inquiète. « Bruxelles s'inquiète d'une nouvelle crise migratoire, tout en refusant de donner dans l'alarmisme », annonce le journal Le Soir. Le quotidien belge explique que « le sujet s'est imposé, hier, lors de la réunion des ministres de l'Intérieur des Vingt-sept. » Mais pour l'instant, « aucun mouvement important n'a été observé aux frontières extérieures de l'Iran », assure Magnus Brunner, le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations. Pourtant, si l'on en croit le Times, des « Iraniens fraîchement arrivés à Calais, dans le nord de la France, attendent leur tour pour être clandestinement conduits en Grande-Bretagne ». Ils ne sont pour le moment « qu'une vingtaine d'hommes et de femmes », mais ces réfugiés assurent que « beaucoup d'autres sont en route » explique le quotidien britannique. Il s'agit surtout d'Iraniens ayant fui la répression sanglante du mois de janvier, mais, nous dit le Times, « les experts internationaux ont averti que le conflit en Iran pourrait provoquer un afflux de migrants d'une ampleur sans précédent, aux frontières du continent européen ».
(00:00:56) Démocratie: pourquoi la chute d'un tyran ne suffit jamais (00:09:07) Qui soutient encore le régime en Iran? Interview de Sébastien Regnault (00:16:35) Les Iraniens de Tel Aviv rêvent de rentrer au pays
C'est le quatrième jour de guerre contre l'Iran. L'armée américaine a affirmé avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la révolution. Dans le même temps, Israël est sur deux fronts : face à l'Iran, mais aussi au Liban contre le Hezbollah. Les Iraniens, eux, ciblent des sites américains dans les pays du Golfe. Deux drones ont visé l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite, provoquant un incendie et la fermeture de l'ambassade.
Après trois jours de guerre en Iran, la question des moyens de chaque belligérant se pose. Du côté américain, Donald Trump a affirmé que la guerre durera "quatre semaines ou moins". Les Iraniens ont-ils les moyens de tenir ? Écoutez l'analyse du Général Dominique Trinquand, ancien chef de mission militaire française auprès de l'ONU.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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L'émission 28 minutes du 14/02/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Zyad Limam, directeur et rédacteur en chef d'"Afrique Magazine", Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à "France 24", Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse "Blick.fr" ainsi que le dessinateur de presse Patrick Chappatte. Jeux Olympiques : un principe de neutralité politique inepte ? Il n'aura fallu que quelques jours pour que les conflits internationaux s'invitent aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina. Jeudi 12 février, Vladislav Heraskevych, le porte-drapeau de l'Ukraine, a été disqualifié par le Comité olympique. Ce dernier souhaitait concourir avec un casque sérigraphié de plusieurs photos de ses compatriotes athlètes tués pendant la guerre. Iran : 47 ans après la Révolution islamique, un régime affaibli ou renforcé ? Mercredi 11 février, l'Iran célébrait le 47e anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Malgré la répression meurtrière du début du mois de janvier, des rassemblements, très encadrés par le régime des mollahs, ont pu avoir lieu. Les Iraniens continuent de scander des slogans hostiles à l'ayatollah Khamenei à leurs fenêtres dans certains quartiers de Téhéran. Nous recevons Judith Zagury, metteuse en scène, qui propose de déconstruire notre rapport au loup avec "In bocca al lupo" au Théâtre du Rond-Point, à Paris, jusqu'au 21 février. "Dans la bouche du loup" (en français) est une enquête de terrain immersive qui nous plonge dans le quotidien de ces canidés au cœur du Jura suisse. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins britanniques qui voient leur premier ministre Keir Starmer éclaboussé par l'affaire Epstein. Il est reproché à ce dernier d'avoir nommé Peter Mandelson au poste d'ambassadeur britannique à Washington, en décembre 2024, malgré la connaissance de ses liens avec le pédocriminel. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Jimmy Lai. L'ancien magnat de la presse prodémocratie de Hong Kong a été condamné, cette semaine, à vingt ans de réclusion par la justice hongkongaise pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision canadienne. Cette semaine, Donald Trump a menacé de bloquer l'inauguration d'un pont, entièrement financé par le Canada, reliant la ville de Windsor, en Ontario, à celle de Détroit, dans le Michigan, si les États-Unis ne devenaient pas propriétaires de "la moitié, au moins". Natacha Triou nous invite à méditer sur les oubliés de la Saint-Valentin : les célibataires. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 14 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
durée : 00:12:23 - Journal de 7 h - Les États-Unis ont amassé hier des bâtiments militaires au Moyen-Orient pour faire pression sur Téhéran.
durée : 00:12:23 - Journal de 7 h - Les États-Unis ont amassé hier des bâtiments militaires au Moyen-Orient pour faire pression sur Téhéran.
L'Iran fait la Une de la plupart des hebdomadaires. « Iran, le soulèvement d'un peuple », titre le Nouvel Obs, qui ajoute : « La dictature des mollahs est dans l'impasse (…) La République islamique a lancé des représailles d'autant plus sanguinaires que, très affaiblie par la crise économique et les conséquences du 7 octobre, elle est au bord du précipice ». « La liberté ou la mort », clame de son côté le Point, qui salue « l'héroïsme des Iraniens contre les mollahs ». Quant à l'Express, il titre : « Le peuple contre les islamistes », avec en filigrane un turban blanc qui s'enflamme. « L'avenir du guide suprême ne tient qu'à un fil », précise l'hebdomadaire. « Même si la brutale répression réduit les chances d'une chute immédiate du pouvoir, l'hypothèse d'un basculement prochain de la République islamique demeure entière. » Marianne, de son côté, s'interroge : « Iran, la fin des mollahs ? » Et juge « qu'en tuant des milliers de manifestants, la théocratie islamique a fait le choix de la terreur comme ultime mode de survie ». Ce que ne dément pas la Tribune Dimanche selon laquelle, « dans leur répression sanglante, les forces de l'ordre visent les yeux des manifestants ». « Des centaines d'Iraniens ont perdu un œil depuis le début des protestations ». « Cibler les yeux, c'est cibler les témoins, la conscience et la mémoire collective », explique une activiste iranienne. Témoignages d'Iraniens Le Parisien Dimanche a interrogé Kian Habibian, co-fondateur de l'association We are Iranian Students, selon lequel, « face à l'ampleur du mouvement, le gouvernement a payé des forces étrangères, notamment des milices irakiennes ». « Beaucoup de témoins disent qu'ils avaient face à eux des hommes qui ne parlaient pas persan mais arabe et qu'ils tiraient dans le tas. Cette absence de lien avec la population expliquerait en partie la sévérité de la répression », commente le Parisien Dimanche. Courrier international, de son côté, publie la lettre qu'un habitant de Téhéran (qui a préféré rester anonyme) a adressée au média d'opposition Iran International. Dans cette lettre, il explique « que les massacres sont sans précédent. Je sais que l'expression est galvaudée, alors je vais m'expliquer. Parmi les personnes que l'on croise, à qui l'on parle, toutes ou presque connaissent une victime. J'en connais personnellement cinq. L'une est morte, deux sont blessées, et on est sans nouvelles des deux autres depuis trois jours. » Cet habitant de Téhéran fait aussi part de sa rancœur vis-à-vis des exilés : « À qui est le sang qui coule ? » demande-t-il. « Comment pouvez-vous appeler les gens à risquer leur vie sans avoir ne serait-ce qu'une ébauche de plan pour réagir une fois l'appareil de répression enclenché ? Je suis en colère (ajoute-t-il) contre les combattants par procuration, bien à l'abri hors d'Iran et devant leur clavier ». Le régime des mollahs en danger Dans la perspective d'une chute du régime, un nom revient très souvent. « Reza Pahlavi, le recours », titre Le Point, selon lequel « l'appel du fils du dernier chah d'Iran a été entendu par une partie de la population qui voit en lui l'incarnation d'une transition démocratique ». Dans l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, la spécialiste de l'Iran, Amélie Chelly, met toutefois un bémol à cet enthousiasme. « Ce n'est pas parce que l'on crie des slogans pro-Pahlavi que l'on appelle à ce qu'il arrive au pouvoir. Les Iraniens fonctionnent plus par symboles que les Occidentaux. Pour eux, le dernier Pahlavi est le défroqueur de mollahs. 'Vive Pahlavi' signifie d'abord 'mort aux aux religieux' ». Le Nouvel Obs, lui non plus, ne cache pas ses réserves et parle d'un « encombrant héritier » : « Néoconservateur et premier soutien de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, il surfe en réalité sur la vague montante de la droite ultra dans le monde ». Interrogée, l'opposante iranienne Mahtab Ghorbani, réfugiée politique en France, explique que « soixante-dix pour cent des Iraniens sont nés après la révolution islamique et n'ont rien connu d'autre (…) Beaucoup ignorent que les Pahlavi ne soutiennent pas la démocratie. » L'inconnue Donald Trump « Avec l'imprévisible président des Etats-Unis, une intervention militaire américaine, un temps attendue en milieu de semaine, n'est toujours pas exclue », estime le Parisien Dimanche. Le Journal du Dimanche est également dans l'expectative : « Entre démonstration de force et retenue calculée, Donald Trump n'a pas encore choisi de frapper le régime des mollahs », constate le journal, qui ajoute toutefois : « C'est une constante chez les Américains de vouloir provoquer la chute des tyrans, sans se demander de quoi demain sera fait (…) La liberté n'est pas gratuite», disait Georges Bush en Irak. Encore faut-il justement qu'elle trouve un cadre pour s'établir. « Or, on l'a encore vu avec le Venezuela, au grand dam de l'opposition, seul le pétrole trouve grâce aux yeux de Trump», conclut le Journal du Dimanche.
durée : 00:03:11 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump se dit prêt à négocier, mais aussi à frapper l'Iran ; Téhéran se dit prêt à la guerre et à la négociation… Mais négocier sur quoi ? Alors que le peuple iranien se fait tirer dessus, une négociation irano-américaine dépend entièrement de l'agenda de Donald Trump. Pas rassurant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Iran, la répression des manifestations anti-régime aurait fait plus de 600 morts d'après un dernier bilan des ONG. Mais il est toujours difficile d'établir un bilan précis puisque le pays est privé d'internet depuis cinq jours. Désormais, les connexions satellites sont coupées. Écoutez RTL autour du monde du 13 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:11 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump se dit prêt à négocier, mais aussi à frapper l'Iran ; Téhéran se dit prêt à la guerre et à la négociation… Mais négocier sur quoi ? Alors que le peuple iranien se fait tirer dessus, une négociation irano-américaine dépend entièrement de l'agenda de Donald Trump. Pas rassurant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à poursuivre leur mouvement et à renverser les institutions du pays, promettant que "l'aide" arrivait. Les Iraniens sont coupés du monde et font face à une répression féroce depuis plusieurs jours.
Invités :Maxime Perez, ancien correspondant en Israël et spécialiste des questions de sécurité/défense.Michel Fayad, analyste politique et géopolitique.Jules Torres, journaliste politique au JDD.Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 17 juin 2025 - Iran : les États-Unis se préparent-ils à la guerre ?Les Iraniens sont prévenus. Donald Trump "n'est plus d'humeur à négocier" avec Téhéran, a-affirmé le président américain, qui a précipitamment quitté la réunion du G7 en Alberta, lundi, pour rentrer aux Etats-Unis. Personne ne semble en état de prédire ce que préparent les États-Unis, mais les mouvements de troupes américains ne laissent pas présager une accalmie. Le porte-avions américain Nimitz, qui croisait en mer de Chine méridionale, s'est dérouté en direction du Moyen-Orient, rejoignant les deux autres porte-avions présents dans la zone équipés de batteries anti-missiles. Dimanche, une trentaine d'avions ravitailleurs, principalement des KC-135 et des KC-46, ont quitté les États-Unis, pour se poser dans des bases européennes. Les États-Unis, que les Iraniens accusent déjà de participer à l'offensive israélienne, préparent-ils une attaque directe sur les sites nucléaires iraniens ? Difficile à dire. Les responsables américains restent évasifs : "Nous défendrons les intérêts américains" dans la région, a réaffirmé cette nuit Alex Pfeiffer, directeur de communication adjoint de la Maison Blanche. "Nous sommes en position défensive dans la région, pour être forts, dans la poursuite d'un accord de paix et nous espérons certainement que c'est ce qui se passera", a de son côté assuré le secrétaire à la défense américain, Pete Hegseth. Une chose est sûre, les bombardiers B-2, les seuls capables de transporter les bombes perforantes GBU-57, sont pour l'instant absents de la base américaine de Diego Garcia, dans l'océan indien.Pendant ce temps, l'Iran semble à la merci des frappes israéliennes. Alors que plusieurs fortes détonations ont été entendues à Téhéran ce mardi, le régime des mollahs constate avec horreur qu'une multitude d'agents du Mossad, le renseignement extérieur israélien, a préparé depuis des mois l'offensive en sabotant les batteries de missiles sol-sol, en mettant hors d'état de nuire les systèmes de défense anti-aériens, et en visant spécifiquement des scientifiques du programme nucléaire iranien. Ce mardi, l'agence de presse iranienne IRNA a par ailleurs rapporté sur sa chaîne Telegram qu'une cyberattaque avait eu lieu contre les infrastructures de la banque Sepah. Huit mois après déclenché simultanément et à distance des milliers d'explosions de bipeurs de responsables du Hezbollah au Liban, les services de renseignement israéliens prouvent une fois de plus leur maîtrise tactique. L'État-major israélien a qualifié l'opération "Lion dressé" de "plus grand succès dans la collaboration entre les services de renseignements et l'armée dans toute l'histoire du pays".À l'étranger, la diaspora iranienne s'inquiète. Lundi, plusieurs personnalités iraniennes, dont les Prix Nobel de la paix Narges Mohammadi et Shirin Ebadi, ont appelé dans une tribune au Monde à l'arrêt des hostilités entre les deux pays, tout comme à l'arrêt du programme nucléaire iranien. "Le peuple iranien (…) ne doit pas être sacrifié au nom des ambitions nucléaires et géopolitiques d'un régime autoritaire", écrivent-ils. D'Iran, où Narges Mohammadi a été emprisonnée pendant des années, à Paris où son mari Taghi Rahmani et leurs deux enfants ont trouvé refuge, la famille ne cesse de dénoncer la dictature des mollahs et la répression des femmes en Iran. Aujourd'hui en sécurité à Paris, le journaliste et militant iranien a lui-même passé 14 ans de sa vie en prison et connu la torture et les conséquences de l'isolement prolongé. Depuis Paris, les trois membres de la famille soutiennent leur mère, dont le visage est désormais connu dans le monde entier.Que préparent les États-Unis en déplaçant leurs troupes ? Comment les agents du Mossad ont-ils permis la réussite de l'opération israélienne en Iran ? Et que pense la diaspora iranienne de ce nouveau conflit ?LES EXPERTS :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Alain BAUER - Professeur de criminologie - CNAM- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, ancienne correspondante en Russie- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef, ancienne correspondante à Téhéran - France 24- Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspondant aux Etats-Unis - Le Monde