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durée : 00:02:33 - Le billet sciences - Après une grossesse, 5 000 à 6 000 femmes développent chaque année un cancer du sein post-partum. Une étude de l'institut Pasteur, publiée mercredi, fait état de la découverte de ce qui provoque l'apparition de tumeurs au sein après une grossesse, ce qui ouvre la voie à un traitement préventif. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce mardi 17 février débute le Nouvel An lunaire en Chine, un événement central du calendrier économique du pays. Bien au-delà de sa portée culturelle et sociale, cette période constitue chaque année un véritable test pour Pékin. En 2026, les autorités chinoises espèrent surtout une chose, que cette fête relance la consommation intérieure, en panne depuis plusieurs mois, dans un contexte économique fragile. Malgré une croissance de 5% en 2025, la situation économique chinoise reste fragile. Le moteur de la consommation intérieure, censé prendre le relais des exportations, tourne au ralenti. Les derniers chiffres publiés par les autorités en sont la preuve : en janvier dernier, l'inflation n'a progressé que de 0,2% sur un an. Or, qui dit stagnation des prix dit demande molle. Face à la crise immobilière et à un marché de l'emploi particulièrement tendu, les ménages chinois restent prudents et préfèrent épargner plutôt que consommer. Dans ce contexte, le Nouvel An lunaire apparaît comme une occasion unique d'inverser la tendance et de tenter de restaurer la confiance. À lire aussiPourquoi l'essor des exportations chinoises est une mauvaise nouvelle pour Pékin Pékin sort l'artillerie lourde pour stimuler les dépenses Pour provoquer ce sursaut, les autorités chinoises ont multiplié les mesures. Les congés du Nouvel An lunaire ont ainsi été étendus à neuf jours afin d'encourager les déplacements, les loisirs, les repas au restaurant, mais surtout les achats. Un vaste plan de soutien à la consommation a également été lancé, avec le déblocage de 2 milliards de yuans, soit environ 300 millions de dollars. Ces aides, sous forme de bons d'achats ou de subventions, ciblent notamment l'électroménager, l'électronique, l'automobile et l'ameublement. Certaines villes vont encore plus loin. À Shanghai, par exemple, les autorités misent sur l'économie nocturne, avec des commerces ouverts tard et de nombreuses animations en soirée. Tout est fait pour faire sortir l'argent des comptes d'épargne et redonner confiance aux ménages. À lire aussiPlénum 2025 du Parti communiste chinois: quels enjeux pour l'économie de la Chine? Une fête aux lourdes conséquences économiques mondiales Car le Nouvel An lunaire pèse historiquement très lourd dans l'économie chinoise. Il provoque la plus grande migration humaine au monde, avec plus de 3 milliards de déplacements sur une période de 40 jours. Cette mobilité massive alimente l'économie des transports, de l'hôtellerie, de la restauration, des loisirs et du commerce de détail dans son ensemble. Mais les modes de consommation évoluent également. Les jeunes Chinois consomment autrement : moins de dépenses ostentatoires, davantage d'achats liés à l'émotion, à l'identité personnelle et au plaisir immédiat, comme les peluches collectors ou les gadgets connectés. Paradoxalement, alors que la consommation explose, la production industrielle marque une pause. Des millions d'ouvriers quittent les grandes zones manufacturières pour rejoindre leurs familles, entraînant la fermeture temporaire de nombreuses usines. Cela conduit à un ralentissement des chaînes d'approvisionnement mondiales. Les entreprises du monde entier anticipent en constituant des stocks ou en diversifiant leur production vers l'Asie du Sud-Est, mais cette période peut aussi être synonyme d'accalmie pour le commerce mondial. C'est précisément pour cette raison que les autorités chinoises misent autant sur le Nouvel An lunaire. L'objectif est clair : rééquilibrer le modèle économique du pays en réduisant sa dépendance aux exportations. En incitant à consommer, Pékin espère que l'effervescence temporaire de cette période festive permettra d'enclencher une dynamique durable et que l'année du Cheval de feu rallumera enfin l'étincelle de la consommation en Chine. À lire aussiDu rouge aux robots: comment la Chine célèbre le Nouvel An 2026
Gérard Guillemaud, président du Comité du Jura de la Ligue contre le cancer était l'invité de Room Service pour évoquer le Côlon Tour® qui fera étape à St Amour dans le Jura, à la salle de la chevalerie (place Marcel Moyse) le 24 février de 9h à 17h30. Le Côlon Tour® est une action de prévention, d'information et de sensibilisation au dépistage organisé du cancer colorectal. Simple, rapide, fiable et gratuit, ce dépistage peut sauver des vies. Le cancer colorectal est le 2ème cancer le plus meurtrier en France avec plus de 17 000 morts par an, et l'un des plus fréquents. Paradoxalement, il est un des cancers pour lesquels il est possible d'agir : détecté tôt, il se guérit 9 fois sur 10.
S'il y a bien un défaut qu'on ne veut pas avoir, c'est la pingrerie. Ce mot, à lui seul, évoque l'image d'un portefeuille cadenassé, de pourboires inexistants, et de cadeaux qui font parfois plus rire que plaisir. Paradoxalement, ce n'est pas lié à l'argent que l'on possède. Et d'ailleurs, en général, les personnes radines ne s'en rendent pas compte, elles se pensent économes. Mais même si la limite entre les deux est fine, la radinerie est une réelle pathologie qui gâche la vie, et surtout celle des autres. Quelle est la différence entre une personne radine et une qui fait attention à ses économies ? D'où vient la radinerie ? Que faire si je me rends compte que je suis radin ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Lisa Coll. Première diffusion : mai 2025 À écouter ensuite : Comment repérer les marques qui font du greenwashing ? Qu'est-ce qu'un "people pleaser" et comment se détacher de ce comportement nocif ? Qu'est-ce que la tocophobie, cette peur qui touche les femmes ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le piment d'Espelette, c'est un peu comme le Champagne ou le Roquefort : une appellation. Donc il ne peut être produit qu'à Espelette et dans une dizaine de communes autour dans ce qu'on appelle le pays du Labourd... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 23 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La solitude n'est pas qu'un vague mal-être passager. Elle a des conséquences bien réelles sur la santé mentale et physique, et elle progresse. Selon une étude de Statbel, près de 800 000 personnes en Belgique déclarent se sentir seules. Un chiffre qui rappelle une chose essentielle : il n'existe pas une solitude, mais des solitudes.Certaines sont plus visibles, comme celle des personnes âgées. L'isolement peut être accentué par la perte de mobilité, le veuvage ou encore la fracture numérique. Ne pas savoir utiliser un smartphone, faire un virement en ligne ou chercher une activité près de chez soi peut suffire à se couper progressivement du monde. Face à cela, des bénévoles s'engagent pour accompagner les personnes isolées dans l'apprentissage des outils numériques, soit à domicile, soit lors de permanences dans des maisons de repos ou des structures d'accueil. Des gestes simples qui permettent de regagner en autonomie… et en confiance. Jeune ou moins jeune, vous maitrisez les outils numériques et vous vous voulez donner un peu de votre temps à des personnes qui s'en sortent moins bien ? C'est par ici que ça se passe ! D'autres solitudes sont plus silencieuses, comme celle des jeunes mamans après un accouchement. Peu de gens le savent, mais l'une des principales causes du baby blues est le sentiment d'isolement. Dans certaines cultures, comme en Chine, cette période est entourée de soins et de solidarité. On parle du « mois d'or » : 30 à 40 jours durant lesquels la mère bénéficie d'un repos maximal, d'une alimentation nourrissante, de chaleur et surtout d'un soutien logistique assuré par l'entourage. Une approche qui rappelle à quel point la présence et l'aide concrète peuvent faire toute la différence.La solitude touche aussi fortement les adolescents. Paradoxalement, ils n'ont jamais été aussi connectés… et jamais aussi nombreux à se sentir seuls. En Belgique, 6 jeunes sur 10 déclarent ressentir de la solitude. Un phénomène amplifié depuis la crise du Covid et encore trop tabou. D'où l'importance de recréer des espaces de rencontre hors ligne, de favoriser les échanges réels et de libérer la parole à la maison comme à l'école.Ce qui relie toutes ces situations, c'est la nécessité de recréer du lien. Offrir un repas à une jeune maman, accompagner un senior dans l'usage d'un smartphone, oser parler de solitude avec un ado : ces gestes n'ont rien d'extraordinaire, mais leur impact est immense. La solidarité commence souvent à petite échelle, dans le quotidien, et elle peut transformer durablement des vies.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Parce que… c'est l'épisode 0x697! Shameless plug 29 janvier 2026 - The Coming AI Hackers 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 CfP 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal Description Introduction : Le contrat comme socle de démarrage Dans cet épisode spécial PME consacré aux fournisseurs de services gérés (MSP), les experts Cyndie Feltz, Nicolas Milot et Dominique Derrier abordent un sujet crucial : le contrat MSP. Après avoir défini ce qu'est un MSP dans un épisode précédent, ils se concentrent maintenant sur l'importance de bien formaliser la relation contractuelle, qui constitue le socle de démarrage de tout partenariat MSP. Le contrat définit la portée du travail, la valeur apportée et les modalités du partenariat entre l'entreprise et son fournisseur de services. L'importance de la formalisation Lorsqu'une entreprise décide de confier une partie de ses activités TI à un MSP, elle lui confie ce qu'elle a de plus précieux : ses systèmes d'information. Cette démarche ne peut se faire à la légère ou sur une simple entente verbale. Il est essentiel de formaliser les règles et les attentes dès le départ. Comme le soulignent les intervenants, quand tout va bien, personne ne se pose de questions, mais lorsque des problèmes surviennent, il devient crucial d'avoir un contrat clair pour apporter les éclaircissements nécessaires. La clarification des rôles et responsabilités Un des éléments fondamentaux à définir avant de signer un contrat est de déterminer précisément qui sera en charge de quoi. Selon le niveau de service choisi, le MSP peut effectuer des tâches très basiques, comme la simple revente de licences avec un service minimal, ou prendre en charge l'ensemble des opérations TI de l'entreprise. Il existe une multitude d'options sur le marché, et il est impératif de choisir celle qui convient le mieux aux besoins spécifiques de l'entreprise. L'erreur à éviter est de présumer que le MSP répondra automatiquement à tous les besoins sans vérifier ce qui est réellement inclus dans le contrat. Par exemple, si un MSP vend des licences Microsoft, cela ne signifie pas nécessairement qu'il assurera la configuration et la gestion de la console. De même, la vente d'une solution de sauvegarde comme Veeam ne garantit pas que le MSP gérera les backups au quotidien. Les trois niveaux de service : buy, build, run Dominique Derrier introduit une distinction importante entre trois niveaux de service : Buy (achat/revente) : L'achat et la revente de licences, permettant de profiter des effets de volume du MSP pour réaliser des économies ou accéder à des produits normalement réservés aux grandes entreprises. Build (mise en place) : La configuration initiale et le déploiement des solutions, incluant la première mise en marche et l'initialisation des systèmes. Run (opérationnel) : La gestion quotidienne et l'opérationnalisation des services TI. Il est crucial de bien comprendre ces trois volets lors de l'achat de services MSP. Posséder un produit sans l'avoir installé ni opérationnalisé, ou inversement, avoir la mise en place sans l'opération quotidienne, crée des lacunes problématiques dans la couverture des besoins TI. Le partenariat d'affaires et la vision à long terme Les experts insistent sur la notion de partenariat d'affaires. Le MSP doit être perçu comme un véritable partenaire, car en cas d'incident, c'est lui qui sera là pour remonter les systèmes et assurer la continuité des opérations. Cette relation de confiance est essentielle, particulièrement dans l'adversité. Il faut éviter à tout prix de se retrouver dans une situation où, lors d'un incident, personne ne sait qui est responsable de quoi, ajoutant une complexité et une tension inutiles à un moment critique. Lors du choix d'un MSP, il est important de ne pas penser uniquement au présent, mais aussi de se projeter dans l'avenir. Il faut évaluer la capacité du fournisseur à accompagner l'entreprise sur une durée de cinq ans ou plus. Les limites et l'importance de la transparence Un bon MSP doit être transparent sur ce qui n'est pas inclus dans le contrat. Les intervenants mettent en garde contre les vendeurs évasifs qui évitent de parler des exclusions par peur de perdre la vente. Un vendeur de confiance présentera de manière très concrète ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas. Cette transparence est un indicateur de fiabilité. L'entreprise cliente doit se sentir écoutée et comprendre que le MSP cherche réellement à répondre à ses besoins spécifiques, plutôt que de simplement vendre le service le plus cher. Dans certains cas complexes, il peut être judicieux d'engager un consultant ou un RSSI virtuel pour accompagner le choix du MSP. Les clauses contractuelles essentielles Plusieurs clauses importantes doivent figurer dans un contrat MSP : Clause d'auditabilité : Elle permet à l'entreprise de se réserver le droit de demander un audit du MSP. Même si cet audit n'est jamais réalisé, cette clause garde une porte ouverte et maintient une certaine vigilance. Service Level Agreements (SLA) avec pénalités : Les SLA doivent inclure des pénalités en cas de non-respect des engagements. Cependant, ces SLA doivent être bilatéraux. Le client doit aussi s'engager, par exemple à répondre dans un délai raisonnable aux demandes du MSP concernant les mises à jour de sécurité. Clause de réversibilité : Cette clause définit les modalités de séparation au cas où l'entreprise souhaiterait changer de MSP. Paradoxalement, l'existence de cette clause tend à prolonger la durée des contrats, car elle crée de la transparence et évite le sentiment d'être piégé. La responsabilisation mutuelle Comme le souligne Cyndie, les attentes envers un MSP sont similaires à celles envers des employés internes. On attend du personnel TI interne qu'il assure le service convenu, qu'il lève la main lorsqu'il est débordé, et qu'il respecte les rôles et responsabilités établis. Il en va de même pour un MSP. Conclusion Le contrat MSP n'est pas un document à prendre à la légère. Il constitue la fondation d'un partenariat qui peut durer plusieurs années. Comme dans un mariage, selon l'analogie de Dominique, il vaut mieux avoir un bon contrat sur lequel se replier quand les choses vont mal, même si l'espoir est de ne jamais en arriver là. L'objectif n'est pas de discréditer les MSP, mais de s'assurer que le contrat protège à la fois le client et le fournisseur, permettant ainsi une collaboration fructueuse et durable. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Dominique Derrier Cyndie Feltz Nicholas Milot Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm
Dans French Theory, l'historien des idées, François Cusset nous raconte l'histoire du courant philosophique de la French Theory, plus connu aux États-Unis qu'en France ! La French Theory désigne un ensemble de courants intellectuels français apparus surtout entre les années 1960 et 1980. Elle regroupe des penseurs comme Michel Foucault, Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Roland Barthes ou Jean Baudrillard. Ces auteurs ont remis en cause les notions traditionnelles de sujet, de vérité, de pouvoir et de sens. Leurs travaux croisent la philosophie, la linguistique, la psychanalyse, la sociologie et la critique littéraire. Un point central est l'idée que le langage et les discours structurent notre manière de penser le monde. Elle insiste sur les rapports de pouvoir cachés dans les savoirs et les institutions. Paradoxalement, elle a eu plus de succès aux États-Unis qu'en France. Elle a fortement influencé les études culturelles, le féminisme et les théories postcoloniales. Aujourd'hui encore, elle nourrit les débats sur l'identité, le pouvoir et la production du sens et est devenue l'une des bêtes noires du président Donald Trump mais aussi l'une des armes de résistance... Invité : François Cusset, historien des idées, professeur à l'Université de Paris-Ouest Nanterre, spécialiste de la civilisation américaine. Auteur de nombreux ouvrages. La bande dessinée «French Theory» est publiée chez Delcourt. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Djibouti où le lycée français célèbrera pour la deuxième année la Nuit de la lecture, le 24 janvier 2026. Une soirée lecture de textes anglophone et francophone organisée par des professeurs et les élèves sur le thème de la ville et de la campagne avec également l'auteur djiboutien Omar Youssouf Ali comme invité. Programmation musicale : L'artiste ICI MODESTA avec le titre Salamandre.
Dans French Theory, l'historien des idées, François Cusset nous raconte l'histoire du courant philosophique de la French Theory, plus connu aux États-Unis qu'en France ! La French Theory désigne un ensemble de courants intellectuels français apparus surtout entre les années 1960 et 1980. Elle regroupe des penseurs comme Michel Foucault, Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Roland Barthes ou Jean Baudrillard. Ces auteurs ont remis en cause les notions traditionnelles de sujet, de vérité, de pouvoir et de sens. Leurs travaux croisent la philosophie, la linguistique, la psychanalyse, la sociologie et la critique littéraire. Un point central est l'idée que le langage et les discours structurent notre manière de penser le monde. Elle insiste sur les rapports de pouvoir cachés dans les savoirs et les institutions. Paradoxalement, elle a eu plus de succès aux États-Unis qu'en France. Elle a fortement influencé les études culturelles, le féminisme et les théories postcoloniales. Aujourd'hui encore, elle nourrit les débats sur l'identité, le pouvoir et la production du sens et est devenue l'une des bêtes noires du président Donald Trump mais aussi l'une des armes de résistance... Invité : François Cusset, historien des idées, professeur à l'Université de Paris-Ouest Nanterre, spécialiste de la civilisation américaine. Auteur de nombreux ouvrages. La bande dessinée «French Theory» est publiée chez Delcourt. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Djibouti où le lycée français célèbrera pour la deuxième année la Nuit de la lecture, le 24 janvier 2026. Une soirée lecture de textes anglophone et francophone organisée par des professeurs et les élèves sur le thème de la ville et de la campagne avec également l'auteur djiboutien Omar Youssouf Ali comme invité. Programmation musicale : L'artiste ICI MODESTA avec le titre Salamandre.
On le pressentait en décembre, et cela se précise, la demande mondiale en cacao est orientée à la baisse. Cette tendance est donnée par un indicateur : le volume de fèves transformé par les broyeurs. Les broyeurs sont les industriels qui transforment la fève brute en différents produits comme la pâte de cacao ou le beurre, qui sont ensuite vendus à l'industrie de l'agroalimentaire ou à des chocolatiers. Le chiffre des broyages est considéré comme l'indicateur le plus fiable pour évaluer la demande. Schématiquement, quand les Européens mangent moins de chocolat, les broyeurs européens ralentissent la cadence. Les chiffres du quatrième trimestre 2025 qui viennent d'être publiés sont révélateurs : en Europe, les broyages ont baissé de plus de 8 % par rapport à la même période l'année dernière, selon l'Association européenne du cacao (ECA), de 5 % en Asie selon la Cocoa Association of Asia et de 13 % au Brésil. Il n'y a guère qu'aux États-Unis que les broyages se maintiennent. Ces baisses montrent une diminution de la demande, en raison du prix des fèves devenu trop élevé entre 2024 et 2025. Au Brésil, l'Association nationale des industries de transformation du cacao (AIPC) confirme une chute de la consommation nationale de produits chocolatés, cette chute dépassant 20 % pour certaines catégories comme la liqueur de cacao et le beurre de cacao. À lire aussiCacao: partenariat stratégique entre le broyeur de fêves malaisien GCB et le Conseil Café Cacao ivoirien Moins de demande, plus d'offre Si les broyages sont en baisse, cela veut dire qu'il restera plus de fèves brutes disponibles, pointe Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank, qui prévoit un excédent de l'offre. Cette situation se reflète déjà dans les cours qui ont commencé à fléchir depuis mai 2025. À leur sommet en 2024, les cours avaient frôlé les 12 000 dollars la tonne, ils peinent aujourd'hui à atteindre 5 000 dollars la tonne. Les annonces des dernières statistiques de broyages ne sont pas de nature à inverser la tendance et à faire remonter les prix. Incidence pour les producteurs ? Ce repli des cours mondiaux a une incidence sur les producteurs dans les pays où les prix sont libres et suivent le marché, comme par exemple au Cameroun. En revanche, chez le premier producteur mondial, la Côte d'Ivoire, la baisse des cours ne devrait pas avoir d'incidence immédiate car les producteurs touchent un prix qui est fixé en amont pour toute la campagne de cacao et qui est cette année plus haut que l'an dernier. Paradoxalement, ce prix garanti n'a pas suffi à les protéger : certains cacaoculteurs ivoiriens se retrouvent dans une situation très précaire, une partie de leur récolte n'ayant pas trouvé preneur depuis plusieurs semaines, en raison des difficultés financières de plusieurs acheteurs-exportateurs locaux. À lire aussiEn Côte d'Ivoire, le désarroi des planteurs de cacao face aux impayés
Guerre en Ukraine, tensions commerciales internationales, instabilité politique française… On pourrait penser que tout va mal sur le front économique. Paradoxalement, la conjoncture résiste plutôt bien à ces différents événements. Cela n'empêche pas que la situation est d'une imprévisibilité permanente. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 13 mai, au quai de Corse, Luc se sent vide. Pas en colère, vide. Il entend la greffière, regarde le bois sombre, sait déjà ce que le juge va dire. Quand l'assistante lâche “il ne s'est pas payé depuis sept mois”, c'est un sentiment de honte et de fierté en même temps : honte de n'avoir pas tenu, fierté d'avoir protégé l'équipe jusqu'au bout. Puis le mot tombe : liquidation. La gorge se serre, les larmes montent, il ne lutte pas.Pourtant, l'histoire ne commence pas dans un tribunal. Elle débute dans la cosmétique, quand un jeune commercial sans diplôme apprend l'exigence, la tenue, le goût du client bien servi.Puis vient une opportunité. En 2007, il lance Burobox. L'idée est simple : faire des bureaux propres, tenir les délais, voir les clients revenir. Il aime cette fatigue du soir qui dit “on a bien bossé”. Burobox grossit, les chiffres montent, le petit Luc qui a grandit dans un milieu modeste voit son train de vie changer.Le Covid ? Paradoxalement, pas la peur : l'adrénaline. Les chantiers continuent, les PGE rassurent, il se répète que “ça va passer”. Mais après la reprise, il découvre une autre fatigue, sourde : permis qui traînent, et des délais de paiement qui glissent de 45 à 90, puis 120 jours. Il signe un prêt de 350 000 € “pour respirer”. Ça marche… deux mois. Ensuite, c'est l'angoisse d'ouvrir le compte en banque chaque matin.Il recrute un directeur technique “grosse maison” pour reprendre la main. Mauvaise pioche : plus de process, moins de lien. Des clients historiques le lâchent. Mars–avril 2022, il suspend des chantiers pour rester dans le droit : il sait que c'est juste, mais il culpabilise.La descente aux enfers a commencé, sa mère, sa femme et ses équipes le mettent face à la réalité : “Tu t'es perdu Luc”. Il n'a plus le choix.Et le verdict de l'avocate est net : “il n'y a rien à sauver.”La scène du tribunal, ensuite, s'imprime : le menuisier qui confirme l'arrêt des livraisons, l'assistante qui pleure, et lui, qui craque une fois la porte close. Puis la liquidatrice - humaine, précise - qui règle les salaires. Le soulagement dure une heure. Il apprend que gérant non salarié, ça veut dire : rien. Puis les cautions. Puis des appels menaçants de prestataires. Luc apprend à rebondir, à relativiser, à se prouver qu'il n'est coupable de rien.Aujourd'hui, Luc n'a pas relancé. Il remonte doucement. Il garde trois choses : le respect de soi quand tout s'écroule, le cash avant l'ego, et demander de l'aide tôt.Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l'association GSC, l'assurance chômage des dirigeants d'entreprise.À vos écouteurs
Vous avez déjà essayé de décrocher un rendez-vous chez un dermatologue ? Alors vous savez à quel point cela peut être long… Paradoxalement, il est souvent plus facile d'obtenir une séance de médecine esthétique, comme une injection de Botox, qu'une simple consultation médicale pour vérifier un grain de beauté. Cette difficulté d'accès aux soins dermatologiques n'est pas sans conséquence : certains finissent même par renoncer à se faire soigner ! Qu'est-ce qui explique une telle crise ? Pourquoi est-il plus simple d'obtenir un rendez-vous pour des actes esthétiques ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Chat GPT peut-il remplacer nos médecins ? Pourquoi la santé mentale des étudiants se dégrade-t-elle ? Pourquoi certains médecins sont-ils plus chers que d'autres ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Paradoxalement, etre en relation avec quelqu'un dont je ne parle pas la langue m'a encore plus aidé à comprendre l'amour.Vu que mon histoire d'amour est digne d'un film de Noel, et qu'on approche les fetes de fin d'annees, je me suis dit que ce serait trop chouette de parler de ca et puis d'y sujet qui intrigue. et parfois qui peut donner envie. Deux langues, un seul lien.Mon café de poche : www.simplecafeine.common jeu de cartes "À petit.e" : acheter iciJ'espère que cet épisode vous passionnera autant que moi.On se retrouve sur @simplecafeine ou mon compte perso @leajplf ?J'ai hate de te lire!Bienveillance,S&S,Léa Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 décembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.LE NOUVEAU RAPPORT DE FORCE ENTRE LA CHINE ET L'EUROPEAu cours des douze derniers mois, l'Europe est devenue le premier excédent commercial de la Chine, devant les Etats-Unis. Il a atteint 310 milliards de dollars Depuis 2019, le surplus chinois vis-à-vis de l'Europe a presque doublé. Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve : elle filtre les investissements ; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques ; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents ; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5 décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd'hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s'accumulent. L'Ukraine en est l'exemple le plus patent, à l'heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s'aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l'invasion russe, Pékin n'a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l'effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand « rééquilibrage » avec là aussi une réponse fuyante de l'« usine du monde », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.LE BLOC CENTRAL S'EFFONDRE-T-IL ?Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s'inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l'Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9 décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l'impopularité du président sortant, aucun candidat « naturel » n'a pour l'heure émergé. Seul prétendant déclaré, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe s'efforce de s'imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu'il en soit de la fiabilité d'un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s'enlisent. L'affaiblissement de l'ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d'une « succession de mauvais choix » d'Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l'eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d'Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l'espace central, dans l'esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis début octobre, le bitcoin a perdu près de 30% de sa valeur, passant de 125 000 à 85 000 dollars. Une correction spectaculaire qui intervient après une année 2025 particulièrement favorable aux cryptomonnaies entre liquidations massives, doutes sur la technologie et rôle croissant des investisseurs institutionnels. Depuis le début de l'automne, le cours du bitcoin diminue jour après jour. Début octobre, la cryptomonnaie frôlait les 125 000 dollars, un record historique. Elle évolue désormais autour de 85 000 dollars, soit une chute d'environ 30%. Une baisse marquante, alors même que 2025 avait été une année d'euphorie pour les cryptos. Cette année, les cryptomonnaies ont bénéficié d'un environnement particulièrement favorable : une politique américaine propice à leur développement, un fort appétit des investisseurs pour les actifs risqués, ainsi qu'un afflux de capitaux dans les fonds spécialisés dans le bitcoin. Dans ce contexte, la monnaie numérique avait plus que doublé en un an avant d'atteindre son record. Mais sa volatilité reste élevée et la chute actuelle le confirme. Liquidations massives et doutes sur la tech : deux moteurs de la baisse La première explication de cette baisse est mécanique. Les investisseurs ayant acheté du bitcoin à crédit ont été contraints de revendre, provoquant au total 19 milliards de dollars de liquidations en seulement quelques jours. Une augmentation soudaine de l'offre entraîne une baisse des prix, ce qui fragilise immédiatement le marché. Le second facteur tient aux doutes qui pèsent sur les valeurs technologiques, notamment celles liées à l'intelligence artificielle. Ces dernières semaines, les discussions autour d'une possible bulle de l'IA se sont multipliées et l'enthousiasme s'est essoufflé. Pour réduire leur exposition au risque, les investisseurs ont vendu en priorité le bitcoin, considéré comme l'actif le plus risqué de leurs portefeuilles. Un baromètre du marché malgré une volatilité attendue La chute actuelle du bitcoin révèle également son nouveau rôle : celui de baromètre du marché. Son cours est devenu un indicateur de l'humeur des investisseurs. Cela s'explique notamment par l'arrivée massive des institutionnels, qui ont remplacé une grande partie des investisseurs particuliers. Le bitcoin est donc désormais sensible à des facteurs qu'il ne contrôle pas : montée de la peur, déception sur la tech, niveaux élevés des taux d'intérêt ou ventes massives par un acteur majeur. Pour autant, cette baisse n'est pas jugée alarmante par les spécialistes. Le bitcoin alterne régulièrement phases d'euphorie et phases de dépression. Une chute de 30, 40, voire 60% n'a rien d'exceptionnel dans cet écosystème. On l'a déjà vu descendre jusqu'à 30 000 dollars l'unité il y a encore un an et demi à deux ans, avant de remonter jusqu'à 125 000 dollars. Le bitcoin reste finalement un marché jeune, nerveux et très sensible. Paradoxalement, il reflète l'état d'esprit des investisseurs et le climat économique général. À lire aussiPourquoi la France menace d'empêcher certaines plateformes de cryptomonnaies d'opérer sur son sol?
Parce que… c'est l'épisode 0x673! Shameless plug 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 CfP 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2025 - SSTIC 2026 Description Introduction Dans cet épisode technique du podcast, Yoan Schinck, directeur de la pratique de cyber réponse chez KPMG Canada, partage son expertise sur le threat hunting utilisant le Kusto Query Language (KQL). Fort de 12 ans d'expérience en technologies de l'information, dont 6 ans chez KPMG et la moitié en cybersécurité, Schinck se spécialise dans la réponse aux incidents, particulièrement les ransomwares et les compromissions de courriels d'affaires (business email compromise). Le workshop de threat hunting Lors de l'événement DeathC, dédié au detection engineering et au threat hunting, Schinck a conçu un workshop intitulé “Threat hunting en KQL 101”. Ce workshop vise à démontrer comment effectuer du threat hunting dans l'environnement Microsoft Sentinel en utilisant le KQL, le langage de requête pour explorer les données dans l'univers Microsoft. L'accent est mis particulièrement sur la télémétrie de Microsoft Defender for Endpoint, un choix stratégique reflétant la réalité du terrain où les organisations utilisant Sentinel travaillent généralement avec la suite de produits Microsoft Defender. Infrastructure et méthodologie Pour créer un environnement d'apprentissage réaliste, Schinck a mis en place une infrastructure comprenant deux machines virtuelles : un client Windows et un serveur Windows. Sur ces machines, il a exécuté une attaque complète simulée, couvrant toutes les étapes depuis l'accès initial jusqu'à l'exfiltration de données. Cette approche synthétique permet aux participants d'explorer des artefacts d'attaque authentiques dans un environnement contrôlé. L'infrastructure incluait également des politiques d'audit avancées Windows pour capturer des événements spécifiques dans le Security Event Log, notamment pour les processus, la gestion des utilisateurs et la création de comptes. Un déploiement de Sysmon avec une configuration étendue complétait le dispositif de collecte de données. Tous ces événements étaient ensuite envoyés vers Microsoft Sentinel, créant ainsi un environnement réaliste de threat hunting. Les organisateurs de DeathC ont fourni l'infrastructure on-premise, incluant le contrôleur de domaine, l'Active Directory, le Windows Event Collector et la configuration des Group Policies pour le transfert des événements Windows. Schinck s'est chargé de créer les deux machines virtuelles localement, de les joindre au domaine et d'installer Microsoft Defender for Endpoint avant d'exécuter son scénario d'attaque. Contenu pédagogique du workshop Le workshop est structuré en quatre catégories principales de threat hunting. La première se concentre sur les vecteurs d'accès initial, explorant différentes techniques pour identifier comment un accès a été obtenu. La deuxième catégorie examine les services Windows, analysant leur création, exécution et configuration pour détecter les abus potentiels par des attaquants. La troisième catégorie explore les tâches planifiées (scheduled tasks), un concept similaire aux services Windows en termes d'opportunités de hunting. Schinck souligne que la maîtrise de l'une de ces techniques facilite l'apprentissage de l'autre en raison de leurs similarités conceptuelles. Enfin, la quatrième catégorie aborde le hunting au niveau réseau en utilisant l'enrichissement de sources externes, notamment le projet Living Off Trusted Sites (LOTS) de Mr. D0x, qui répertorie les sites et domaines internet pouvant être abusés par des attaquants. Pour les participants plus expérimentés, Schinck propose un défi bonus : effectuer les mêmes analyses en utilisant la télémétrie Sysmon ou les Windows Event Logs plutôt que les données de Microsoft Defender for Endpoint. Cette approche alternative permet d'explorer différentes sources de données et de développer une compréhension plus complète du threat hunting. Expérience terrain et cas pratiques L'expertise de Schinck en réponse aux incidents enrichit considérablement le workshop. Il partage des observations concrètes issues de ses interventions, notamment l'abus fréquent des comptes de service par les attaquants. Ces comptes, souvent configurés comme des comptes utilisateurs normaux dans Active Directory avec simplement le préfixe “SVC”, peuvent être exploités pour des connexions RDP sur des systèmes où ils ne devraient pas avoir accès. Schinck recommande de chasser activement ces anomalies en surveillant les connexions de comptes de service entre serveurs, particulièrement celles survenant en dehors des heures normales de travail. Un autre pattern récurrent concerne l'emplacement des fichiers malveillants. Les attaquants déposent fréquemment leurs binaires ou scripts dans des emplacements moins surveillés comme la racine de Program Data, le dossier Users Public, ou divers répertoires AppData. Lors d'une intervention récente sur un cas de ransomware, Schinck a identifié rapidement un fichier DLL suspect dans le dossier Users Public, qui s'est révélé être un backdoor Cobalt Strike. Méthodologie de hunting et conseils pratiques Schinck insiste sur l'importance de filtrer le bruit dans les données de threat hunting. Une technique qu'il privilégie consiste à utiliser la fonction “distinct” pour regrouper les résultats uniques. Par exemple, lors de l'analyse de commandes PowerShell, plutôt que de parcourir 15 000 exécutions individuelles, le regroupement par lignes de commande distinctes peut réduire le jeu de données à 500 entrées, rendant l'analyse visuelle beaucoup plus efficace. Il souligne également que l'œil humain possède une capacité remarquable à détecter des anomalies. En parcourant lentement 50 lignes de commande PowerShell sans filtres additionnels, un analyste expérimenté peut souvent repérer des éléments suspects. Cette capacité repose sur deux piliers : la connaissance approfondie de son environnement et l'expérience accumulée à travers de multiples incidents. Accessibilité et reproductibilité Un aspect important du workshop est son accessibilité. Schinck démontre qu'il est possible de créer un environnement de threat hunting fonctionnel avec seulement deux machines virtuelles, un Windows Event Collector et Microsoft Sentinel. Cette simplicité rend l'apprentissage accessible à quiconque souhaite créer un homelab, même sur un ordinateur personnel ou portable. Il note qu'au Québec, le stack Microsoft (Sentinel et Defender) est devenu très populaire ces dernières années, rendant ces compétences particulièrement pertinentes. Paradoxalement, il observe que très peu d'organisations déploient Sysmon ou collectent les Security Event Logs dans Sentinel, malgré la gratuité de ces outils et leur valeur considérable en cas d'incident. Conclusion Le workshop de Yoan Schinck offre une approche pragmatique et réaliste du threat hunting en KQL, combinant expertise technique et expérience terrain. En se concentrant sur des scénarios d'attaque concrets et des outils largement déployés en entreprise, il prépare efficacement les participants aux défis réels de la cybersécurité moderne. Sa philosophie est claire : une fois les concepts de threat hunting maîtrisés, ils peuvent s'appliquer à n'importe quel produit ou langage de requête, seule la syntaxe change. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Yoan Schinck Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par DEATHcon Montréal
L'histoire de l'industrie dans le monde est semée de grandes réussites... et d'échecs parfois retentissants. L'exposition "Flops ?!" au Musée des arts et métiers à Paris met en lumière quelques ratages de l'innovation ou du marketing dans le monde. Du jeu de société Trump aux lasagnes Colgate, de la Renault 14 comparée à une poire au navire de guerre suédois Vasa coulé dès sa mise à l'eau, ces ratés nous enseignent autant, sinon plus, que les succès éclatants. NOS INVITÉS
L'histoire de l'industrie dans le monde est semée de grandes réussites... et d'échecs parfois retentissants. L'exposition "Flops ?!" au Musée des arts et métiers à Paris met en lumière quelques ratages de l'innovation ou du marketing dans le monde. Du jeu de société Trump aux lasagnes Colgate, de la Renault 14 comparée à une poire au navire de guerre suédois Vasa coulé dès sa mise à l'eau, ces ratés nous enseignent autant, sinon plus, que les succès éclatants. NOS INVITÉS
La question paraît absurde, presque inquiétante, et pourtant la réponse est simple : nous consommons régulièrement du dioxyde de silicium, aussi appelé silice, classé comme additif alimentaire sous le nom de E551. Et cette silice n'est rien d'autre qu'un proche cousin… du sable.Attention : il ne s'agit pas du sable granuleux que l'on trouve sur la plage, mais d'une forme extrêmement fine et amorphe, invisible à l'œil nu. Cette poudre très légère possède une propriété précieuse pour l'industrie alimentaire : elle empêche les aliments de coller entre eux. C'est ce qu'on appelle un agent anti-agglomérant. Sans elle, de nombreux produits de nos placards formeraient des blocs durs et inutilisables.On retrouve cet additif dans le café soluble, les soupes en poudre, les sauces instantanées, certaines épices, les compléments alimentaires, mais aussi dans le très banal sel de table. Le rôle du E551 est toujours le même : absorber l'humidité, rendre le produit fluide, permettre un meilleur dosage et éviter les paquets compacts.Mais d'où vient cette idée d'ajouter de la silice alimentaire ? En fait, cette pratique est ancienne. Dès les années 1950, les industriels comprennent que la poudre de silice améliore la conservation et la manipulation des produits secs. Elle ne modifie ni le goût ni la couleur, elle est stable, bon marché, efficace… et naturellement abondante : la silice constitue environ 60 % de la croûte terrestre.La question qui fâche vient alors : est-ce dangereux ? Les agences sanitaires – européennes comme américaines – considèrent la silice amorphe comme sûre aux doses utilisées dans l'alimentation. Elle traverse notre organisme sans être absorbée. En revanche, une autre forme de silice, appelée silice cristalline, est à éviter lorsqu'elle est inhalée sous forme de poussière : elle est classée cancérogène dans certaines conditions. Ce n'est cependant pas celle que l'on trouve dans les aliments.Paradoxalement, nous en consommons tous, quotidiennement, sans nous en rendre compte. Et l'on pourrait aller encore plus loin : la silice est également utilisée dans certains vins, dans la filtration de la bière, dans le pain industriel ou encore dans certaines friandises, toujours pour stabiliser les textures.En somme, nous ne mangeons pas du sable au sens littéral, mais un ingrédient très commun, purifié, contrôlé et utile. Un minéral discret qui accompagne en silence la plupart des produits secs de nos cuisines. Et dont nous ignorons presque toujours la présence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parce que… c'est l'épisode 0x662! Shameless plug 17 au 20 novembre 2025 - European Cyber Week 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2025 - SSTIC 2026 Description Introduction et parcours professionnel Youna Chosse-Bentabed est ingénieure en sécurité réseau spécialisée en social engineering (ingénierie sociale). Son parcours illustre une transition intéressante du monde très technique des réseaux vers l'aspect humain de la cybersécurité. Cette évolution s'est amorcée par la création de contenu sur LinkedIn, où elle démystifiait les concepts de hacking pour un large public. Cette démarche l'a menée à une prise de conscience fondamentale : si le hacking technique et physique est important, c'est le hacking humain qui constitue la clé de voûte de la sécurité informatique. Pour approfondir ses compétences, elle s'est formée aux États-Unis auprès de Christopher Hadnagy, considéré comme une référence mondiale en social engineering. Son objectif est désormais de démocratiser cette expertise en France et en Europe, où le domaine accuse un retard par rapport aux États-Unis, similaire à celui qu'avait le pentesting il y a quinze ans. Qu'est-ce que le social engineering ? Le social engineering est défini comme l'art de manipuler les autres pour obtenir des informations ou atteindre un objectif précis. Cette pratique prend de multiples formes dans notre quotidien : phishing (courriels frauduleux), vishing (appels téléphoniques), smishing (SMS), et intrusion physique. La réalité est que nous sommes tous exposés à ces attaques de manière constante. Une statistique particulièrement révélatrice indique que 72 % des incidents de sécurité impliquent un facteur humain. Pourtant, lorsqu'on demande au public qui pense avoir déjà subi une attaque de social engineering, peu de mains se lèvent, témoignant d'un manque de conscience de la régularité de ces menaces. Les services offerts aux entreprises Youna propose deux approches principales pour accompagner les organisations. La première consiste en des masterclass d'une à deux journées, particulièrement adaptées aux TPE, PME et collectivités territoriales disposant de budgets limités. Ces formations combinent théorie et exercices pratiques pour que les participants deviennent acteurs de leur sécurité et apprennent à penser comme des hackers. La seconde approche implique des audits réels avec intrusion physique, cartographie des vulnérabilités et identification des failles humaines. La solution la plus efficace pour augmenter la vigilance consiste à attaquer régulièrement l'entreprise dans le cadre de contrats à long terme (de un à cinq ans), avec des campagnes de phishing, vishing et smishing adaptées aux besoins spécifiques. L'intrusion physique, bien que moins fréquente, représente l'aspect le plus excitant du métier, nécessitant reconnaissance, création d'une légende (pretexting) et planification minutieuse de la mission. La culture du “no blame” Un principe fondamental de l'approche de Youna est la culture du “no blame” (sans reproche). Cette philosophie est essentielle car tout le monde peut tomber dans les pièges du social engineering, et il est contre-productif de culpabiliser les employés. L'expérience montre qu'une personne piégée une fois a moins de chances de récidiver. L'approche consiste à gamifier le processus, à rendre la remontée d'informations gratifiante et à accompagner les personnes qui se font prendre de manière constructive. Cette culture doit être établie dès le départ avec le top management et clairement intégrée dans les contrats. Les biais cognitifs exploités Les attaquants exploitent de nombreux biais cognitifs, dont plusieurs sont particulièrement efficaces. Le biais d'urgence est probablement le plus puissant, souvent associé au phénomène d'amygdala hijacking. L'amygdale, cette petite zone du cerveau qui assure notre survie depuis des millions d'années, nous fait perdre 60 % de notre capacité de raisonnement face à une situation d'urgence. La bonne nouvelle est qu'il n'existe jamais de situation réelle nécessitant une réaction dans les 30 secondes. Prendre 20 à 30 secondes pour respirer et se questionner permet de réactiver le raisonnement. D'autres biais fréquemment exploités incluent le biais d'autorité (difficile de remettre en question un supérieur, un médecin ou un policier), le biais de réciprocité (notre désir naturel de rendre service) et le biais de conformité (si tout le monde le fait, je le fais aussi, et l'importance d'être cohérent avec l'image qu'on projette). Stratégies de défense et formation La défense la plus efficace commence par la prise de conscience de l'existence de ces biais. Toutefois, la formation purement théorique ne suffit pas, car les réactions exploitées sont émotionnelles et 90 % de nos actions quotidiennes relèvent de l'automatisme. D'où l'importance cruciale d'exercices pratiques et concrets qui permettent d'observer différemment les situations et soi-même. La formation doit être récurrente et non ponctuelle. L'idéal est d'établir un lien direct avec l'utilisateur lorsqu'il clique sur un lien malveillant, en lui expliquant immédiatement ce qui s'est passé et pourquoi, permettant une intégration directe dans la mémoire. L'aspect éthique et l'ocytocine Youna met l'accent sur l'éthique de son travail. Formée dans cette optique par Christopher Hadnagy, elle applique le principe de laisser les gens qu'elle croise dans un meilleur état qu'avant leur rencontre. Elle n'utilise jamais de chantage, de blackmail ou de techniques de coercition basées sur la peur. Un concept fascinant abordé est celui de l'ocytocine, l'hormone de la confiance. Cette hormone, connue comme “l'hormone de l'amour”, est ce qui permet aux humains de travailler ensemble à travers le monde avec des personnes qu'ils n'ont jamais rencontrées. Le pic d'ocytocine se produit particulièrement lorsque quelqu'un nous dit qu'il nous fait confiance, créant un rapport fort et une envie de rendre service. Paradoxalement, la coopération et la confiance s'avèrent être des leviers extrêmement efficaces en social engineering. L'écoute active fait des miracles, et les gens ont naturellement tendance à beaucoup parler lorsqu'ils se sentent écoutés et validés. Conclusion et perspective globale Le social engineering dépasse largement le cadre de la cybersécurité d'entreprise. Les techniques et biais exploités sont identiques à ceux utilisés dans la désinformation, la manipulation de l'information et l'influence des démocraties. Dans un contexte d'infobésité et de bulles de filtres, développer une culture de vigilance de l'information devient essentiel, tant pour protéger l'entreprise que pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. La clé réside dans deux éléments fondamentaux : le jeu et la connaissance de soi. Créer une responsabilité collective où chacun devient acteur de la sécurité, tout en développant sa capacité à se connaître et à identifier quand on est manipulé, constitue la meilleure défense. Cette approche transforme la vulnérabilité humaine en force, en mobilisant notre capacité d'apprentissage et d'adaptation. Youna poursuit cette réflexion dans son podcast “Human Ecos”, où elle explore les liens entre cybersécurité, sciences humaines, philosophie et psychologie, offrant une vision non cloisonnée de ces enjeux qui façonnent nos sociétés et démocraties contemporaines. Notes Human Echoes Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Youna Chosse-Bentabed Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Intrasecure inc
durée : 00:39:34 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - L'IA pulvérise les compteurs : entreprises valorisées à 500 milliards, salaires d'ingénieurs à sept chiffres, investissements massifs. Sommes-nous face à une bulle ? Cette révolution améliorera-t-elle nos vies ou aggravera-t-elle la crise environnementale et économique ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Charles Gorintin Fondateur et CTO d'ALAN; Guillaume Grallet Journaliste au Point
ACTIV SAINTE NIGHT CLUB | AFTER MATCHS | EMISSION DES SUPPORTERS DES VERTS
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que s'est ouvert à Pékin le quatrième plénum du Parti communiste chinois, le pays fait face à une croissance en berne et à des défis économiques majeurs. Durant quatre jours, les dirigeants du parti doivent poser les bases du prochain plan quinquennal, feuille de route stratégique pour la période 2026-2030. Depuis ce lundi, les quelque 370 membres du Comité central du Parti communiste chinois sont réunis à huis clos à Pékin pour une session décisive. Ce plénum, quatrième depuis le Congrès de 2022, doit définir les grandes orientations économiques du pays. Mais l'ambiance n'est pas à l'euphorie. Les chiffres publiés dans la nuit sont mauvais - une croissance de seulement 4,8% au troisième trimestre, le rythme le plus faible depuis un an. La Chine n'est plus dans la phase d'expansion triomphante qu'elle a connue dans les années 2000. La croissance, autrefois à deux chiffres, devrait plafonner entre 5 et 6% en 2026, selon les projections officielles. Les investissements directs étrangers se sont effondrés de près de 30% en 2024, la crise immobilière continue d'asphyxier les finances locales, et le chômage des jeunes reste élevé. À cela s'ajoute la guerre commerciale relancée par Donald Trump, qui pèse lourdement sur les exportations. Dans ce contexte, Xi Jinping doit prouver que le Parti garde la main et, surtout, qu'il a un plan pour relancer la deuxième économie mondiale. Ce plénum doit poser les fondations du 15ᵉ plan quinquennal chinois, qui couvrira la période 2026-2030. À lire aussiLa guerre commerciale de Donald Trump redessine les exportations chinoises Trois axes pour relancer la machine chinoise Le premier objectif, c'est la relance de la consommation intérieure. Les Chinois épargnent beaucoup et consomment peu. Pour Pékin, il faut désormais stimuler la demande des ménages afin de soutenir une croissance plus équilibrée. Aujourd'hui, les exportations restent le principal moteur de richesse, un modèle risqué dans un contexte international incertain. Deuxième axe : la modernisation industrielle et technologique. Le Parti mise sur les secteurs stratégiques - semi-conducteurs, robotique, biotechnologie et surtout intelligence artificielle. L'idée est claire : devenir autosuffisant et sécuriser les chaînes d'approvisionnement pour faire face aux États-Unis, qui multiplient les restrictions sur les technologies sensibles. Enfin, troisième priorité : la transition écologique. Paradoxalement, Pékin est à la fois premier émetteur mondial de CO₂ et leader mondial du solaire et des batteries électriques. L'économie verte est perçue comme le nouveau moteur industriel chinois, à la fois pour des raisons environnementales et géopolitiques. Des précédents historiques et un modèle à réinventer Les plénums ont toujours joué un rôle crucial dans l'histoire économique de la Chine. Le plus célèbre reste celui de décembre 1978, où Deng Xiaoping lança la politique de la « porte ouverte » : introduction de la propriété privée, ouverture aux investissements étrangers et création des zones économiques spéciales. Ce tournant marqua l'entrée de la Chine dans l'économie mondiale, jusqu'à devenir, en quelques décennies, la deuxième puissance mondiale. Autre moment clé : le plénum du début des années 1990, qui posa les bases de la restructuration des entreprises d'État et prépara l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce, intervenue en 2001. Mais aujourd'hui, le modèle chinois montre ses limites. La planification, qui a fait le succès du pays, se heurte à une conjoncture plus complexe : endettement élevé, consommation en berne, démographie déclinante et rivalité stratégique avec les États-Unis. Le défi de Xi Jinping est immense : relancer la croissance sans creuser la dette, restaurer la confiance des ménages sans relâcher le contrôle du Parti, et maintenir la compétitivité industrielle sans déclencher de nouvelles guerres commerciales. Ces quatre jours de plénum seront donc scrutés de près. Car si, dans le passé, ces réunions étaient souvent synonymes de rupture et de réinvention, celle-ci pourrait bien être celle d'une Chine en mutation, cherchant un nouvel équilibre entre puissance, stabilité et modernité. À lire aussi«Plenum» du Parti communiste en Chine: Pékin se cherche un nouveau cap économique
Parce que… c'est l'épisode 0x642! Shameless plug 12 au 17 octobre 2025 - Objective by the sea v8 14 et 15 octobre 2025 - ATT&CKcon 6.0 14 et 15 octobre 2025 - Forum inCyber Canada Code rabais de 30% - CA25KDUX92 4 et 5 novembre 2025 - FAIRCON 2025 8 et 9 novembre 2025 - DEATHcon 17 au 20 novembre 2025 - European Cyber Week 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 Description Dans cet épisode du podcast Sécurité technique, l'animateur reçoit Charles F. Hamilton pour discuter des tendances en cybersécurité à surveiller pour la fin de l'année 2025. La discussion s'amorce sur une réalité préoccupante : l'automne marque une période de forte activité tant pour les équipes légitimes que pour les cybercriminels, avec une hausse notable des incidents de sécurité nécessitant des réponses d'urgence. La complexité d'Azure : un terrain propice aux vulnérabilités Un des points majeurs abordés concerne la plateforme Azure de Microsoft. Une vulnérabilité récemment publiée permet de prendre le rôle Global Admin sur tous les tenants Azure, illustrant parfaitement les dangers liés à la complexité excessive de cet écosystème. Cette faille, découverte par manipulation de jetons de service, rappelle les problèmes similaires rencontrés avec Active Directory Certificate Services il y a quelques années. La complexité d'Azure réside dans ses multiples méthodes d'authentification, ses contextes variés et ses centaines d'applications déployées par défaut dans chaque tenant. Les organisations ajoutent souvent leurs propres applications avec des permissions mal configurées, créant involontairement des chemins d'accès privilégiés. Le problème s'aggrave car il n'existe pas d'outils officiels de Microsoft pour auditer ces configurations, forçant les équipes de sécurité à se fier à des scripts PowerShell disparates ou à des outils développés par la communauté. Le faux sentiment de sécurité Un exemple frappant illustre le décalage entre la perception et la réalité de la sécurité : lors d'un test red team, un client disposait d'une infrastructure de sécurité impressionnante incluant filtrage réseau, EDR, NDR et autres solutions avancées. Paradoxalement, l'outil d'accès à distance légitime a été bloqué, nécessitant trois jours pour configurer des exceptions. En revanche, le payload malveillant a passé sans problème, sans générer aucune alerte. Cette situation démontre que ces outils créent souvent plus de complexité pour les équipes IT légitimes qu'ils ne protègent réellement contre les menaces sophistiquées. Le fossé entre red team et blue team La discussion révèle un écart de compétences préoccupant entre les équipes offensives et défensives. Les red teamers investissent constamment dans l'apprentissage de nouvelles techniques, tandis que les équipes défensives ont tendance à s'appuyer aveuglément sur l'intelligence artificielle de leurs outils de sécurité. Le threat hunting, pourtant essentiel, demeure rare au Québec et au Canada, malgré la disponibilité des données nécessaires dans les solutions EDR et NDR. Un test révélateur : demander à des professionnels d'expliquer le fonctionnement de SecretDump, un outil largement utilisé. Très peu peuvent fournir une réponse complète sur ses mécanismes internes et les artefacts qu'il laisse. Cette lacune empêche les red teamers d'expliquer efficacement aux équipes bleues comment détecter leurs actions. La sophistication des attaquants : un mythe à déconstruire Contrairement à la perception populaire, la majorité des attaquants ne sont pas particulièrement sophistiqués. Ils suivent des playbooks répétitifs et comptent sur le volume pour réussir. Les intervenants ont observé des cas où des attaquants ont obtenu des accès privilégiés, puis ont immédiatement alerté leurs victimes par des actions bruyantes comme tenter de rendre publics tous les dépôts GitHub d'une entreprise. Paradoxalement, les red teamers modernes développent des techniques si avancées qu'ils représentent désormais un niveau de sophistication comparable aux groupes parrainés par des États-nations, un scénario irréaliste pour la plupart des petites et moyennes entreprises québécoises. Cette situation crée un décalage : on teste la capacité à détecter des attaques extrêmement sophistiquées alors que les vraies menaces utilisent des méthodes beaucoup plus basiques. Les tendances à surveiller pour l'automne 2025 Plusieurs éléments méritent une attention particulière pour la fin de l'année : Les vulnérabilités sur les équipements périmétriques : Les solutions VPN de Cisco, SonicWall et Fortinet ont toutes été touchées récemment. Les délais d'exploitation se comptent maintenant en heures après la publication d'une vulnérabilité, amplifiés par la publication immédiate de preuves de concept sur les réseaux sociaux. L'audit des tenants Azure et Google Enterprise : Les vecteurs d'attaque identifiés sur Azure s'appliquent également aux environnements Google Enterprise. Les organisations doivent absolument auditer leurs applications, leurs permissions et leurs configurations. Les employés infiltrés : Une tendance émergente concerne l'embauche de développeurs travaillant pour des pays politiquement non neutres, qui obtiennent un accès au code source dans le but apparent de voler la propriété intellectuelle. Les vulnérabilités GitHub Actions : Les fuites de clés API continuent de poser problème, avec des délais d'exploitation extrêmement rapides. Le problème de la publication des preuves de concept La course à la visibilité pousse certains chercheurs en sécurité à publier immédiatement des preuves de concept complètes, parfois dans l'heure suivant la découverte d'une vulnérabilité. Cette pratique, combinée à l'intelligence artificielle capable de générer du code fonctionnel à partir de bulletins de sécurité, met les organisations en danger avant qu'elles n'aient le temps d'appliquer les correctifs. Un retour aux pratiques de divulgation responsable avec un délai minimum de 80 jours serait bénéfique. Conclusion : l'importance de l'éducation Le podcast se termine sur l'importance cruciale de l'éducation en cybersécurité. Plutôt que de se focaliser uniquement sur l'utilisation d'outils, les professionnels doivent comprendre les fondements : comment fonctionne Windows, comment un programme s'exécute, comment créer ses propres exploits. La simplicité est souvent plus efficace que la complexité. Les solutions les plus durables reposent sur une compréhension approfondie des systèmes plutôt que sur l'accumulation d'outils sophistiqués dont personne ne maîtrise vraiment le fonctionnement. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Charles F. Hamilton Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm
Dans cette édition de cet épisode solo et provenant de ma newsletter, je vous parle d'un sujet qui me touche intimement : l'amitié entre hommes et femmes.Pendant longtemps, cela m'a semblé évident : oui, l'amitié homme-femme existe, profondément, sincèrement, durablement. Et pourtant, au fil des années, j'ai constaté à quel point cette évidence ne l'est pas pour tout le monde. Une rupture amoureuse m'a même forcé à reconsidérer mes certitudes.Dans cet épisode, j'ai voulu creuser ce tabou persistant. Pourquoi nos sociétés sexualisent-elles systématiquement les relations mixtes ? Pourquoi est-ce encore si difficile d'assumer une amitié profonde entre un homme et une femme sans arrière-pensée ? De l'histoire de la philia grecque aux analyses de bell hooks, en passant par mes propres expériences, j'explore cette question sous toutes ses facettes.J'y parle de mes amies – Émilie, Julie, Aurélie, et tant d'autres – qui m'ont formé, nourri, transformé. Je questionne les injonctions genrées, les scripts relationnels, les jalousies de couple, et je partage les outils que j'ai développés pour naviguer ces amitiés avec clarté, respect et authenticité.Parce qu'au fond, ces amitiés m'ont appris à aimer mieux. Et je suis convaincu qu'elles sont un laboratoire relationnel d'une richesse infinie.5 citations marquantes« Une femme est un être humain avant d'être un être sexué. »« L'amitié homme-femme est un laboratoire de justice relationnelle. »« Ce que mes amies m'ont appris, aucun homme ne me l'aurait transmis. »« Paradoxalement, c'est en étant ami avec des femmes que j'ai appris à les aimer sans les posséder. »« L'amitié, ce n'est pas un sentiment : c'est une pratique. »10 questions posées dans le texteUne amitié profonde entre hommes et femmes est-elle possible ?Pourquoi est-ce encore un tabou social ?Comment l'histoire a-t-elle conditionné notre regard sur ces relations ?Quels sont les obstacles concrets aux amitiés mixtes ?Que révèle notre inconscient collectif sur ce sujet ?Quelles différences de motivation existent entre les hommes et les femmes dans ces amitiés ?Pourquoi la jalousie des partenaires est-elle si fréquente ?L'ambiguïté dans l'amitié est-elle toujours un problème ?Comment construire des limites saines dans ces relations ?Que peuvent-elles nous apprendre sur notre société ?Timestamps clés (YouTube)00:00 – Introduction : pourquoi parler d'amitié homme-femme ?02:30 – Mon expérience personnelle et une rupture marquante06:40 – Histoire de l'exclusion des femmes de l'amitié13:00 – La révolution moderne des liens mixtes18:15 – Ce que disent les recherches en psychologie évolutionniste24:00 – Pourquoi j'ai plus d'amies que d'amis32:45 – L'amitié comme lieu de transformation personnelle38:20 – Les défis concrets à naviguer46:00 – Ambiguïté et richesse relationnelle51:10 – L'amitié homme-femme comme acte politiqueHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Isabelle Giovacchini”Plongées, fragments, répliquesau Centre Photographique d'Île-de-France, Pontault-Combaultdu 28 septembre au 21 décembre 2025Entretien avecIsabelle Giovacchini, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 30 septembre 2025, durée 34'57,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/09/3647_isabelle-giovacchini_centre-photographique-ile-de-france-pontault-combault/Communiqué de presse Commissariat : Nathalie Giraudeau, directrice du CPIFPremière exposition personnelle d'Isabelle Giovacchini en centre d'art, Plongées, fragments, répliques offre un regard inédit sur son travail de sélection, de manipulations et d'expérimentations à partir de fonds iconographiques ou d'images trouvées. Si la démarche de l'artiste s'inscrit dans le champ de la création contemporaine qui fait des photographies existantes son matériau premier1, sa singularité se dessine dans l'indétermination et le trouble que suscitent ses images transfigurées. Sans prétendre au contre-récit ou à la réhabilitation de vérités historiques, l'artiste cherche au contraire à épaissir le mystère qui entoure l'image, et à faire émerger des narrations brouillées, lacunaires, dans lesquelles on peut librement projeter ses propres imaginaires.Les transformations que l'artiste applique aux images sont variées, mais elles ont en commun de saisir la photographie dans sa matérialité : davantage qu'une image, les photographies deviennent des objets pouvant donner lieu à une série d'opérations qui, en les modifiant, déplacent leur signification. Parmi ces procédés, certains convoquent de manière détournée l'univers du laboratoire argentique, tout en l'articulant à des techniques propres au numérique – c'est le cas par exemple pour l'ensemble Quand fond la neige. Il s'agit en effet moins de revenir à une pratique primitive de la photographie que de repenser la matérialité de l'archive, au-delà des opérations de traitement d'images. D'autres procédés utilisés par l'artiste empruntent à la reprographie, par l'emploi du scanner, évoquant cette fois le monde des archivistes et de la recherche iconographique, sans réduire la photographie à un document mais précisément pour insuffler de l'accident, de l'imprévu, et dérégler le processus de reproduction des images.Pour Quand fond la neige (2014-2017), l'artiste travaille des vues des lacs montagneux issues de la photothèque du Parc national du Mercantour. Elle en efface ce qui représente la masse liquide en utilisant une solution chimique couramment utilisée en retouche argentique qui fait disparaître la matière photosensible, créant ainsi des manques, des béances dans l'image. Paradoxalement, la disparition de ces fragments d'images fait apparaître des paysages fictifs, impossibles, qui évoquent autant les légendes et traditions orales locales que des sites lunaires irréels.Leçons de ténèbres (2011) est une vidéo projetée en boucle d'un tirage photographique du Soleil sur laquelle se reflètent des halos de lumière, provoqués par des éclairages tenus hors-champ. Là encore, l'artiste crée des images spatiales fictives et déroutantes d'un Soleil lui-même éclipsé par des astres inconnus. Dans le même temps, ces reflets font apparaître la texture du papier, et nous rappellent ces halos qui apparaissent par exemple si l'on tente de photographier un livre à la lumière du Soleil. Le tirage photographique réapparaît donc dans sa dimension physique, mais également entouré de mystère, comme un objet que l'on explorerait à la lueur d'une torche. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'ancien ministre de l'Education estime que cette décision d'Emmanuel Macron conforte le Premier ministre israélien dans son intention de coloniser la Cisjordanie et Gaza pour empêcher définitivement la solution à deux états Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Être bien en chair a longtemps été signe de bonne santé et de réussite sociale. Aujourd'hui, la chasse aux kilos superflus est devenue la règle. Une lutte menée au nom de la santé publique, mais aussi de normes esthétiques contraignantes, qui pèsent avant tout sur les femmes. Paradoxalement, la charge de l'effort repose sur les individus alors que la nourriture industrielle trop grasse et trop sucrée, les fastfoods ou les publicités pour la malbouffe ne sont pas réglementés. Or 43% de la population suisse est en surpoids ou en situation d'obésité. Dans ce contexte de responsabilisation individuelle, le marché des régimes – avec ou sans aide médicamenteuse - est un business juteux. Pourtant, les spécialistes sont catégoriques : les raisons des problèmes de poids sont plurifactorielles, et souvent à chercher du côté des comportements et de la santé psy. Production: Laurence Difélix Réalisation: Jean-Daniel Mottet Les invité.es: Caroline Durand Professeure agrégée au Département d'histoire de l'Université Trent, à Peterborough, Canada. & Zoltan Pataky Responsable de l'unité d'éducation thérapeutique et de la consultation d'obésité d'adultes aux HUG
Attention, l'histoire qui suit est particulièrement violente. Ed Kemper, surnommé "l'Ogre de Santa Cruz", est un tueur en série dont l'apparence imposante et le QI élevé contrastent avec sa nature profondément perturbée. Au début des années 1970, il commence à tuer des jeunes femmes auto-stoppeuses en Californie, après des années de ressentiment contre sa mère abusive. Après avoir assassiné huit femmes, son parcours criminel atteint son apogée lorsqu'il tue brutalement sa propre mère. Paradoxalement, Kemper se rend à la police de son plein gré, avouant ses crimes. Condamné à perpétuité, il reste un sujet d'étude fascinant pour les experts criminologues en raison de son intelligence et de son comportement manipulateur. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Français ne se seraient pas remis de la mort de Louis XVI. En 2015, Emmanuel Macron expliquait que le roi était «l'absent» du «processus démocratique». Cette absence justifierait le renforcement de l'exécutif sous la Ve République. Paradoxalement, la monarchie n'a jamais été en position d'être restaurée depuis les années 1870, et pourtant le roi n'a pas disparu. Alors comment ce spleen a-t-il été entretenu?? Il se diffuse sous la IIIe République, lorsque les droites doivent composer avec la fin des espoirs de Restauration. Face à ce vide, elles entretiennent des récits et des théories contre-révolutionnaires. Au coeur de ce dispositif, on trouve la figure du roi, alternative à une république libérale. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, cet imaginaire est mobilisé dans le débat public. Il survit dans des lieux aussi différents que le château de Versailles, devenu un musée à la gloire de l'Ancien Régime, mais aussi des institutions comme l'Académie française. Il se diffuse grâce à d'immenses succès de librairie, qui nourrissent la nostalgie. Bref, la France ne se comprend pas sans son roi.L'auteur, Baptiste Roger-Lacan, est avec nous en studioDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quarante-huit heures après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et l'Iran, le guide suprême Ali Khamenei a revendiqué la victoire. Pourtant, en coulisse, un autre front reste actif. Celui de l'économie. Sous sanctions depuis des décennies, frappée par une inflation galopante et une devise en chute libre, l'économie iranienne semble tenir. Décryptage. La République islamique se targue de résister aux pressions extérieures, mais cette résilience a ses limites. Le rial iranien ne cesse de s'effondrer : il faut désormais plus de 42 000 rials pour un seul dollar américain. L'inflation est ainsi fulgurante, estimée à 43 % par le Fonds Monétaire International. Les produits de première nécessité deviennent inaccessibles pour une grande partie de la population. Selon les estimations, entre un tiers et la moitié des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté. Cette détérioration s'est aggravée après la réimposition des sanctions américaines en 2018, lorsque Washington s'est retiré de l'accord sur le nucléaire. L'Iran, déjà isolé, s'est alors vu couper l'accès au système bancaire international et privé de dollars. Une économie sous sanctions, mais jamais à l'arrêt Malgré l'isolement, Téhéran n'est pas resté sans ressources. Le pays a renforcé ses partenariats avec la Chine, la Russie, la Turquie ou encore l'Inde. Et surtout, il a su contourner les sanctions grâce à des raffineries chinoises opérant discrètement sur son sol, surnommées teapots, ou à une flotte fantôme de 400 navires transportant clandestinement du pétrole. Ce système s'appuie sur un modèle économique à deux vitesses. D'un côté, un capitalisme d'État dominé par les Gardiens de la Révolution, omniprésents dans les secteurs clés (énergie, télécoms, BTP). De l'autre, une économie informelle florissante, basée sur la contrebande et les circuits parallèles. Selon certaines estimations, le marché noir représenterait jusqu'à 40 % du PIB. Le pétrole, force vitale et talon d'Achille La récente guerre éclair avec Israël a touché un nerf sensible : les infrastructures énergétiques. Raffineries, oléoducs, terminaux pétroliers ont été visés, menaçant la première richesse du pays. Car malgré tout, l'Iran demeure un géant énergétique, troisième réserve mondiale de pétrole brut. Mais cette dépendance au pétrole, ajoutée à une gestion opaque et centralisée, rend l'économie extrêmement vulnérable. Paradoxalement, c'est ce système verrouillé, résilient mais étouffant, qui permet au régime de se mainteni, au détriment d'une population de plus en plus étranglée.
Une étude du cabinet McKinsey révèle les profondes répercussions des mesures douanières américaines sur les échanges internationaux. Alors que la Chine perd du terrain, l'Europe s'impose comme un acteur central dans la nouvelle cartographie commerciale mondiale Depuis le 2 avril, les droits de douane imposés par Donald Trump restent en vigueur. Même s'ils font moins la une de l'actualité, leurs effets sont toujours bien réels. Le cabinet McKinsey vient de publier une étude qui confirme l'impact majeur de ces mesures sur le marché mondial. Initiée par les États-Unis, cette guerre douanière cible en priorité la Chine. Tous les produits fabriqués dans ce pays et importés sur le sol américain sont désormais taxés à hauteur de 30 %. Pour les autres pays, la taxe est fixée à 10 %. Ces règles modifient en profondeur les dynamiques commerciales. Selon McKinsey, une tendance forte se dégage: le « friendshoring ». Cette stratégie consiste à privilégier les échanges avec les alliés géopolitiques. La conséquence, c'est celle-ci, les importations américaines en provenance de Chine ont chuté de 34,5 % depuis le mois d'avril. Face à cette baisse, l'Organisation mondiale du commerce a dû revoir ses prévisions. Au lieu d'une hausse attendue de 2,7 %, le commerce mondial devrait reculer de 0,2 % cette année. Le monde entre ainsi dans une phase de fragmentation économique. À lire aussiPourquoi l'Union européenne veut accélérer les négociations avec Trump? L'Europe, pivot d'un nouvel équilibre mondial Face à la baisse des exportations vers les États-Unis, la Chine redirige sa production vers l'Europe. Paradoxalement, cette guerre commerciale profite donc au Vieux Continent. D'après McKinsey, les pays européens pourraient fournir jusqu'à 55 % du marché mondial d'exportation destiné à remplacer les produits chinois aux États-Unis. En d'autres termes, l'Europe serait en mesure de couvrir un besoin sur deux en produits substituts. Cependant, certains secteurs restent hors de portée. Dans le manufacturier et l'électronique, ce sont les pays d'Asie du Sud-Est qui prennent l'avantage. De leur côté, les consommateurs américains risquent de subir un déficit d'approvisionnement estimé à plus de 100 milliards de dollars. Cela pourrait entraîner des pénuries sur des produits essentiels comme les ordinateurs portables, les smartphones ou les écrans, mais aussi une hausse généralisée des prix. À lire aussiLe reste du monde se prépare à une inondation de produits chinois bon marché Vers une bipolarisation économique ? Cette recomposition des flux commerciaux pourrait dessiner un monde économique à deux vitesses : d'un côté, les pays qui maintiennent des liens avec la Chine ; de l'autre, ceux qui s'en détachent. L'enjeu devient alors de trouver de nouveaux partenaires ou de renforcer ceux déjà établis. Pour l'Europe, cela représente une opportunité majeure : ses exportations vers les États-Unis pourraient augmenter de 200 milliards de dollars. Mais cette dynamique reste à double tranchant. Car la Chine, en se tournant vers l'Europe, y intensifie également sa présence commerciale. Un défi pour les industriels européens, qui doivent jongler entre nouvelle demande américaine et concurrence asiatique accrue.
Face à la raréfaction de l'eau douce sur la planète, le dessalement de l'eau de mer semble une solution séduisante : après tout, les océans couvrent plus de 70 % de la surface terrestre. Pourtant, cette technologie reste peu développée à l'échelle mondiale. Pourquoi ?La première raison est énergétique. Dessaler l'eau de mer demande une quantité importante d'énergie. La méthode la plus courante aujourd'hui, l'osmose inverse, utilise des membranes sous haute pression pour filtrer le sel. Produire un mètre cube d'eau potable nécessite en moyenne entre 3 et 5 kWh. Cela reste beaucoup plus coûteux que le traitement de l'eau douce issue de nappes phréatiques ou de rivières.Or, dans de nombreux pays, cette énergie provient encore de sources fossiles. Résultat : les usines de dessalement émettent du CO₂, contribuant au changement climatique. Paradoxalement, en cherchant à compenser la pénurie d'eau, on alimente le réchauffement global qui aggrave justement cette pénurie.La deuxième limite est économique. Construire une usine de dessalement coûte cher : plusieurs centaines de millions d'euros pour des unités de grande capacité. L'eau ainsi produite reste donc plus onéreuse pour les consommateurs. Ce modèle est viable pour des pays riches (comme Israël, les Émirats arabes unis ou l'Espagne), mais reste inaccessible pour de nombreuses régions du monde.Enfin, il y a la question de l'impact environnemental. Le processus de dessalement génère un sous-produit appelé saumure : une eau extrêmement concentrée en sel, souvent rejetée dans la mer. Cela crée des zones de forte salinité au large des usines, perturbant les écosystèmes marins. La faune benthique, les poissons, les coraux peuvent en souffrir.Une étude publiée en 2019 dans Science of the Total Environment a révélé que pour chaque litre d'eau douce produite, 1,5 litre de saumure est rejeté. Avec plus de 16 000 usines de dessalement en activité dans le monde, cela représente un enjeu écologique majeur.Certaines solutions émergent : valoriser la saumure en extrayant des minéraux (magnésium, lithium), ou la diluer avant rejet. Mais ces techniques restent coûteuses et complexes.En résumé, le dessalement n'est pas généralisé car il est énergivore, coûteux et impacte les milieux naturels. C'est un outil précieux dans certaines régions arides, mais pas une solution miracle. Mieux vaut en parallèle renforcer les économies d'eau, recycler les eaux usées, et protéger les ressources existantes. La clé réside dans une gestion globale et durable de l'eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:04:36 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Quand les coraux fabriquent leur squelette calcaire, ils relâchent du CO₂. Leur déclin est donc paradoxalement synonyme d'une baisse d'émission. Selon une nouvelle étude, la disparition des coraux renforcera à l'avenir la capacité de l'océan à piéger le carbone atmosphérique.
Au printemps 1965, les États-Unis basculent dans une guerre qui ne dit pas encore son nom. L'opération Rolling Thunder, déclenchée le 2 mars 1965, marque le début de la première grande campagne aérienne américaine contre le Nord-Vietnam. Officiellement, il ne s'agit pas d'entrer en guerre totale, mais de faire plier Hanoï par la puissance du feu. En réalité, cette opération va engager les États-Unis dans l'engrenage d'un conflit de plus en plus vaste, sans jamais atteindre ses objectifs stratégiques.Le contexte est celui d'une escalade. Depuis le retrait de la France en 1954, le Vietnam est divisé : au nord, un régime communiste soutenu par l'URSS et la Chine ; au sud, un régime pro-américain fragile, miné par la corruption. Le Nord-Vietnam, dirigé par Hô Chi Minh, soutient activement la guérilla du Viet Cong dans le Sud. En 1964, l'incident du golfe du Tonkin permet au président Lyndon B. Johnson d'obtenir du Congrès le feu vert pour utiliser la force militaire.Rolling Thunder débute quelques mois plus tard. L'idée est simple : bombarder massivement les infrastructures nord-vietnamiennes – routes, ponts, chemins de fer, bases militaires, usines, dépôts de carburant – pour affaiblir le soutien logistique au Viet Cong et forcer le régime de Hanoï à négocier.Mais sur le terrain, rien ne se passe comme prévu. Malgré plus de 300 000 missions aériennes menées en trois ans, et le largage de plus d'un million de tonnes de bombes, l'effet stratégique reste limité. Le Nord-Vietnam, soutenu logistiquement par la Chine et l'URSS, s'adapte : les cibles sont rapidement réparées, les convois circulent la nuit, et les routes sont détournées. La population, loin de se soumettre, renforce sa résistance.Paradoxalement, Rolling Thunder pousse les États-Unis à s'engager davantage au sol. En 1965, les premières troupes combattantes américaines débarquent. Le nombre de soldats américains au Vietnam passe de 23 000 en 1964 à plus de 500 000 en 1968. Le conflit devient alors une véritable guerre totale, avec son lot de violences, de controverses, et de divisions à l'intérieur même des États-Unis.En mars 1968, à la veille de l'offensive du Têt, Rolling Thunder est suspendue. L'Amérique a usé son aviation, sans briser la détermination du Nord-Vietnam.L'opération Rolling Thunder reste aujourd'hui l'un des exemples les plus frappants de la limite de la puissance aérienne face à une guerre asymétrique. Elle a préparé le terrain non pas à la victoire, mais à l'enlisement d'une guerre que les États-Unis ne savaient plus comment gagner… ni comment en sortir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis bientôt vingt ans, Richard Latendresse est le correspondant à Washington du réseau de télévision canadien TVA. Au micro de L'atelier des médias, ce journaliste québécois raconte comment les médias travaillent à la Maison Blanche et discute de la relation que Donald Trump et ses équipes entretient avec les professionnels de l'information accrédités à la présidence des États-Unis. Richard Latendresse, journaliste québécois établi à Washington depuis 2006, couvre la Maison Blanche pour le groupe canadien TVA. Ayant couvert les présidences de George W. Bush, Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden, il a un regard privilégié sur l'évolution des relations entre la présidence des États-Unis et les médias.Invité au 3e Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer (FIJC), au Québec, Richard Latendresse a accordé un entretien à L'atelier des médias de RFI, abordant les coulisses de son métier et soulignant les défis posés par l'ère TrumpImprévisibilité et manipulationLe premier mandat de Donald Trump fut marqué par l'imprévisibilité et une gestion pleine d'« approximations » ; le début du second mandat est « tout aussi fatiguant », bien que Trump sache désormais « beaucoup mieux où il s'en va », explique Richard Latendresse qui note que la couverture de l'actualité de la Maison Blanche en 2025 reste dictée par « les états d'âme et les coups de gueule de Donald Trump ». Cette approche contraste fortement avec les administrations précédentes, comme celle de Barack Obama, jugée « bien organisée, structurée avec des annonces qui étaient déjà prévues, des projets fouillés ».Richard Latendresse exprime également un regret quant à la couverture de la santé du président Joe Biden durant son mandat, déclarant : « On a raté de ne pas avoir suffisamment contesté, questionné l'équipe de presse sous Biden sur la santé du président. » Le journaliste estime que les médias ont été « beaucoup trop indulgents » avec lui, comparé à l'acharnement dont Trump ferait l'objet dans une situation similaire. Il considère qu'il est « honteux à quel point l'équipe de Biden s'est arrangée pour manipuler les médias » sur cet aspect.Paradoxalement, Donald Trump, qui en 2017 qualifiait la presse d'« ennemi du peuple », se montre plus accessible que Joe Biden. « Il aime qu'on le questionne, il aime être à la une », invitant les journalistes dans le bureau Ovale et saisissant toutes les occasions de s'exprimer. Si Trump « dit tout et son contraire », « il le dit au moins », ce qui contraste avec les brèves réponses parfois inaudibles de Joe Biden.L'équipe de Donald Trump souhaite en outre que « ce que le président dit soit repris mot à mot par les journalistes », comme l'illustre le refus d'accès au bureau Ovale à un journaliste d'Associated Press pour ne pas avoir utilisé l'expression « golf d'Amérique », préférée par Trump à pour nommer le golf du Mexique. Correspondants à la Maison Blanche et salle de presseRichard Latendresse fait partie des quelque centaines de journalistes accrédités à la Maison Blanche, un statut nécessitant une enquête poussée. Il est aussi cofondateur de l'Association des correspondants étrangers à la Maison Blanche (créée en 2009), un groupe qui s'est fait une place au milieu des grands médias américains. Cette association, forte d'une trentaine de membres, a obtenu un siège au 3e rang de la salle de presse, « le meilleur spot » selon Richard Latendresse, et surtout, une place précieuse au sein du « pool » de journalistes ayant accès direct au président lors d'événements restreints, y compris les rencontres avec des dirigeants étrangers.La porte-parole de Donald Trump, Karoline Leavitt, 27 ans, figure de la nouvelle génération trumpiste, joue un rôle de « porte propagande », explique Richard Latendresse, en transmettant les messages présidentiels. Ses relations avec la presse sont parfois « tendues ». Toujours « sur la défensive », elle retourne fréquemment les questions contre les journalistes pour « dénigrer le messager ».Une autre évolution notable est l'arrivée dans la salle de presse de petits médias pro Trump, d'influenceurs et de podcasters de la sphère MAGA, qui posent des questions visant à « renforcer le message du président » et « dénigrer les adversaires ». Karoline Leavitt leur donne souvent la parole au début des conférences de presse, dans une « volonté claire de miner la crédibilité des des médias traditionnels ».L'importance de la contexualisationEn tant que Canadien à la Maison Blanche, Richard Latendresse ne se sent pas particulièrement visé malgré les commentaires de Trump qui veut faire du Canada le 51e État des État-Unis. Il y voit une « provocation », typique du « modus operandi » de Trump.La couverture de la Maison Blanche, et notamment sous Donald Trump, engendre une certaine fatigue chez Richard Latendresse, qui se trouve dans un effort constant pour « mettre de la cohésion dans l'incohérence » du discours présidentiel.Face à un déluge d'informations souvent contradictoires, Richard Latendresse s'épanouit dans la présentation de l'émission Contextes. Son objectif : « mettre en perspective » et « trouver un sens » dans l'actualité, estimant que le public est souvent « pantoi, perdu ». Après deux décennies à Washington, Richard Latendresse envisage revenir s'installer au Québec, sentant la nécessité de prendre « un peu de recul » pour revoir ce monde sous un nouvel angle et gagner en clarté. Il conclut en encourageant les citoyens à « rester curieux, à rester à l'affût et à s'impliquer »
S'il y a bien un défaut qu'on ne veut pas avoir, c'est la pingrerie. Ce mot, à lui seul, évoque l'image d'un portefeuille cadenassé, de pourboires inexistants, et de cadeaux qui font parfois plus rire que plaisir. Paradoxalement, ce n'est pas lié à l'argent que l'on possède. Et d'ailleurs, en général, les personnes radines ne s'en rendent pas compte, elles se pensent économes. Mais même si la limite entre les deux est fine, la radinerie est une réelle pathologie qui gâche la vie, et surtout celle des autres. Quelle est la différence entre une personne radine et une qui fait attention à ses économies ? D'où vient la radinerie ? Que faire si je me rends compte que je suis radin ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Lisa Coll. À écouter ensuite : Comment repérer les marques qui font du greenwashing ? Qu'est-ce qu'un "people pleaser" et comment se détacher de ce comportement nocif ? Qu'est-ce que la tocophobie, cette peur qui touche les femmes ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Première diffusion le : 2025-05-16 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Voyez la porte dérobée, asseyons-nous dans le réfectoire. La pièce borde la buanderie, il y fait bon. La table est grande, plusieurs filles peuvent s'asseoir, se retrouver, échanger. Sur la table, rien de très compliqué ou luxueux, des minestrones, des gnocchi, des pâtes aux haricots : une cuisine simple et nourrissante pour préserver la bonne santé des femmes de la maison. À Milan, Gênes ou Naples : la matrone y est attentive, la réputation de son établissement. Le soin apporté à la cuisine a d'ailleurs retenu l'attention de Madame Cora, matrone d'une maison rue du moulin à Paris, lors de son voyage en Italie en 1929, pour découvrir les établissements, à l'invitation d'un fasciste de la première heure et patron de nombreuses maisons : Cesare Albino Bianchi. À l'occasion de cette « tournée » exploratoire organisée pour une délégation française, dans le but de monter un large réseau de prostitution en Europe, Madame Cora, la seule femme de cette délégation notera tout et glanera, au fil des six semaines de voyage, 34 recettes qui donnent quelques indices sur la vie dans ces maisons. Paradoxalement, les filles dans ces maisons mangent à leur faim.Dans son livre La cuisine des maisons de plaisir italiennes, Alessandra Pierini nous propose une plongée dans le monde parallèle des maisons closes, juste avant leurs interdictions, et apporte quelques réponses sur ces femmes, fantasmées et captives, objets des États, leurs conditions de vie, à cette époque bien particulière de l'entre-deux guerres, à l'orée de l'avènement du fascisme, des années folles et insouciantes en France, avant le Krach boursier de 1929. Un livre riche, passionnant, étonnant, singulier, documenté, qui sait redonner vie à chacune des pensionnaires.« Que c'est triste, une maison ouverte »Avec Alessandra Pierini, passionnante passionnée de gastronomie et d'histoire, longtemps épicière – c'est à elle que Paris doit d'avoir goûté le vrai goût des produits italiens – autrice aux éditions de l'Épure de La cuisine des maisons de plaisir italiennes, avec Stéphane Solier de Pellegrino Artusi, La science en cuisine et l'art de bien manger, et de plusieurs titres dans la collection « 10 façons » notamment le dernier Le cédrat, 10 façons de le préparer.Le carnet de recettes a été publié pour la première fois en 2004 par le libraire, éditeur et collectionneur Giuseppe Zanasi, partagé au libraire Vittorio Maltoni. Aux éditions de l'Épure, Alessandra Pierini l'a enrichi, contextualisé, augmenté et apporté un ton entre le livre policier et le roman. Un trésor !Pour aller plus loin Vous entendez dans l'émission la lecture d'un texte du peintre Toulouse-Lautrec. Ce dernier vivait dans les maisons closes, y compris à La fleur blanche, au 6 rue des Moulins, la maison de Madame Cora. Maisons closes de 1830 – 1930 de Laure Adler Nana d'Émile Zola Les misérables de Victor Hugo Aux belles poules : une ancienne maison close aux fresques redécouvertes en 2020 et transformée en lieu de conférence, de réception et d'événementiels. Maison close : la série TV de Jacques Ouaniche produite par Canal+► Programmation musicale« 22:23 » de Polo & Pan« Tulipan » de Trio Lescano
Depuis quelques mois, le prix des pistaches connaît une envolée spectaculaire, avec une hausse de près de 35 % en un an. Cette flambée est directement liée à un phénomène viral : l'immense succès du « chocolat Dubaï », une tablette fourrée à la crème de pistache et aux cheveux d'ange, popularisée sur les réseaux sociaux.Créé en 2021 par une chocolaterie aux Émirats arabes unis, le chocolat Dubaï est resté confidentiel jusqu'à la fin de l'année 2023. C'est alors qu'une influenceuse culinaire, Maria Vehera, publie une vidéo de dégustation sur TikTok. Très vite, la vidéo dépasse les 120 millions de vues. La recette inédite du chocolat, associant la douceur de la crème de pistache au croustillant du kadaïf, suscite un engouement mondial. Les consommateurs veulent tous y goûter, malgré le fait que le produit ne soit disponible qu'aux Émirats.Face à cette demande soudaine, de nombreuses marques dans le monde cherchent à proposer leur propre version du chocolat Dubaï. Conséquence : la demande mondiale de pistaches explose, mettant à rude épreuve les chaînes d'approvisionnement. Giles Hacking, négociant en fruits à coque chez CG Hacking, alerte : « Le monde de la pistache est pratiquement à sec. »Mais cette crise ne s'explique pas uniquement par la tendance TikTok. Avant même cette ruée, la récolte de pistaches aux États-Unis – principal producteur et exportateur mondial – avait été décevante en quantité. Paradoxalement, la qualité des fruits récoltés était meilleure que d'habitude, ce qui a entraîné une raréfaction des pistaches de seconde qualité, moins chères et sans coquille, habituellement utilisées dans l'industrie alimentaire.En parallèle, le succès de nouveaux produits à base de pistache comme le beurre, la pâte ou l'huile de pistache n'a fait qu'alourdir la pression sur l'offre disponible. Selon Behrooz Agah, membre du conseil d'administration de l'association iranienne de la pistache, le lancement de ces produits a coïncidé avec une période de forte demande qui dépasse aujourd'hui largement les capacités de production.Résultat : le prix des amandes de pistache est passé de 7,65 dollars la livre à 10,30 dollars en un an. Cette augmentation a des répercussions directes sur le prix des produits finis. Par exemple, en France, une tablette de chocolat Dubaï de 145 g de la marque Lindt est vendue près de 10 euros.Des producteurs californiens ont commencé à remplacer leurs amandiers par des pistachiers pour tenter de répondre à cette demande croissante. Toutefois, ces arbres ne commenceront à produire qu'à partir de l'année prochaine, ce qui ne permettra pas d'apaiser les tensions sur le marché avant un bon moment.En attendant, une question se pose : y aura-t-il de la glace à la pistache cet été ? Rien n'est moins sûr. La pénurie et les prix élevés pourraient bien rendre ce plaisir estival plus rare… et plus coûteux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le salon de l'automobile de New York s'est ouvert cette semaine avec au cœur des discussions les mesures commerciales de Donald Trump. 25% sur l'acier et l'aluminium, deux matériaux essentiels pour l'industrie, 25% également pour tout le secteur en tant que tel d'ailleurs. Forcément, ça déboussole les constructeurs et cela rebat les cartes pour les géants du monde entier. Décryptage. La logique est implacable et purement protectionniste, Donald Trump souhaite rapatrier la production de véhicules sur le sol américain. L'ambition du locataire de la Maison Blanche, c'est de créer de l'emploi aux États-Unis grâce aux relocalisations et de mettre un coup de frein à la concurrence étrangère. Mais ce plan, qui sur le papier a l'air simple, n'est pas si bénéfique que ça pour les géants américains de l'auto. Les mesures de Donald Trump pourraient même être contre-productives pour le secteur. Tesla face à BYD L'Américain Tesla est très exposé par les nouvelles règles commerciales. Ces surtaxes augmentent ses coûts de production, et cela même pour ses modèles fabriqués localement. Même situation pour les trois grands constructeurs américains que sont Ford, General Motors et Stellantis. Certaines usines de Stellantis d'ailleurs ont dû mettre leur activité sur pause. D'après le Center for Automotive Research, les mesures de Donald Trump vont coûter 108 milliards de dollars à l'industrie automobile américaine rien que pour 2025. À lire aussiPourquoi Donald Trump pourrait faire du mal à la voiture américaineMais le secteur peine déjà à faire face aux constructeurs étrangers. Le géant chinois de la voiture électrique, BYD, a dépassé Tesla en ventes 100% électriques deux trimestres de suite l'année dernière. La particularité, c'est que la Chine est le deuxième marché de Tesla. Face aux mesures de Donald Trump, les appels au boycott peuvent s'y amplifier du jour au lendemain. Les ventes de Tesla dans le pays justement ont plongé de 11,5% en mars dernier pendant que celles de BYD grimpaient dans les mêmes proportions. Avantage comparatif des géants chinois C'est sa force. BYD n'est pas présent aux États-Unis. Le groupe s'est déployé un peu partout, en Europe, en Amérique latine, en Asie évidemment. Paradoxalement, c'est cette stratégie qui est en train de l'immuniser contre les nouvelles surtaxes américaines. Pour faire simple, l'isolement américain devient un avantage stratégique pour la voiture électrique chinoise. BYD pour ne citer que ce constructeur n'a strictement aucun actif ni enjeu sur le sol américain. Résultat, il est à l'abri de la guerre commerciale menée par l'administration Trump. À lire aussiLa Chine, grande gagnante des mesures de Donald Trump?Et alors que les autres groupes automobiles sont frappés de plein fouet par ces mesures, les constructeurs chinois peuvent continuer leur progression sur les marchés mondiaux et donc grapiller des parts à leurs homologues américains et a fortiori occidentaux. Cela veut dire que Donald Trump donne sans le vouloir à la Chine un avantage concurrentiel majeur. C'est l'effet boomerang de ses mesures protectionnistes. Ce que l'on constate, c'est qu'en cherchant à imposer sa logique au reste du monde, Donald Trump fragilise les entreprises américaines et encourage les autres à s'émanciper de ce marché. Les chaines d'approvisionnement, elles, qui sont mondialisées sont pour l'heure en train de se désorganiser. C'est d'ailleurs pour cela que le président américain a laissé entrevoir cette semaine la possibilité d'un nouveau revirement concernant les surtaxes sur l'automobile !
Épisode 1301 : LinkedIn, la plateforme reine du B2B, traverse un moment de turbulence. Depuis le début de l'année 2025, la portée organique des publications s'effondre. Les chiffres sont nets. La tendance est massive. Et pour de nombreux créateurs de contenu, c'est la douche froide.Alors qu'est-ce qui se passe vraiment ? On décrypte.Une baisse historique de la portée organique sur Linkedin Le chiffre est impressionnant : jusqu'à 65 % de portée organique en moins sur certaines publications selon plusieurs spécialistes LinkedIn.—Pourquoi la portée baisse sur Linkedin ?Plusieurs facteurs convergent pour expliquer ce décrochage.L'algorithme a changé vers plus de conversationsL'algorithme a changé LinkedIn a opéré une mise à jour importante en février 2025. Désormais, la plateforme valorise davantage les interactions qualitatives : les commentaires longs, les discussions construites. Paradoxalement, bien que la portée organique soit en baisse, l'engagement par publication a connu une hausse de 12 %.Linkedin est plein à craquer LinkedIn compte désormais plus de 1,2 milliard de membres dans le monde. La plateforme a vu débarquer une armée de créateurs, d'experts auto-proclamés et de coachs en tout genre. Résultat : une saturation du feed.En 1 an, le nombre d'utilisateurs LinkedIn a connu une croissance de 15 %, avec environ 150 millions de nouveaux utilisateurs enregistrés au cours des trois premiers trimestres de l'année 2024On observe une croissance de +30 % de contenu publié sur la plateforme depuis un an. L'algorithme doit faire des choix.—Comment réagir face à cette baisse de portée organique sur Linkedin ?Ce n'est pas la fin du contenu organique sur LinkedIn, mais c'est la fin de l'eldorado.Voici les nouvelles règles du jeu :Favoriser les conversations Un post doit appeler à une discussion. LinkedIn met en avant les contenus qui génèrent des commentaires longs, argumentés. Une simple phrase de CTA type "Vous en pensez quoi ?" ne suffit plus. Il faut contextualiser, nourrir, débattre.Miser sur l'expertise et la singularité Les formats qui cartonnent encore Les analyses longues format, les carrousels informatifs bien écrits, les témoignages personnels d'expérience.Et les pages entreprises dans tout ça ?C'est encore plus dur pour elles. Les pages de marque souffrent d'une baisse de visibilité encore plus prononcée. Pourquoi ?Moins d'interactions naturelles.Moins de storytelling personnel.Moins d'émotion.Pour elles, il faut impérativement :Humaniser la prise de parole.Mettre en avant des collaborateurs.Encourager les employés à relayer le contenu via une stratégie d'employee advocacy.—Vers un modèle payant pour Linkedin ?Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! . . . Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sa photo fait la Une de l'Express, du Point, du Nouvel Obs… Au centre des commentaires, la condamnation de la patronne du Rassemblement national à quatre ans de prison, dont deux fermes, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire (c'est-à-dire avec effet immédiat), pour détournement de fonds publics (plus de quatre millions d'euros), dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Un jugement qui pourrait bien empêcher la cheffe de l'extrême droite française de se présenter à l'élection présidentielle de 2027, sauf que la justice a d'ores et déjà fait savoir qu'elle organiserait le procès en appel de Marine Le Pen, en 2026, avant cette élection présidentielle. Ce qui ne veut pas dire que la patronne du Rassemblement national serait relaxée, lors de ce procès, mais qui lui laisse un mince espoir de rester dans la course. Alors, la justice a-t-elle été trop dure dans l'affaire des assistants parlementaires ? C'est l'avis de certains commentateurs… « Nul n'est au-dessus des lois, mais nul ne peut être en-dessous non plus », estime Franz-Olivier Giesbert. Pour l'éditorialiste du Point, il faut « changer la loi », « sinon notre démocratie finira par prendre le visage hideux des dictatures turques, russes, iraniennes ou vénézuéliennes, où c'est la "justice" qui se charge, en les faisant arrêter, pour une raison ou une autre, d'empêcher les opposants de se présenter à des simulacres d'élections présidentielles ».La justice mise en causeMarianne, de son côté, s'interroge sur les arguments du tribunal dans sa décision « d'exécution provisoire de la peine ». « Les juges », nous dit Marianne, « ont invoqué le risque de récidive et de trouble à l'ordre public ». « Mais où est le risque de récidive alors que Marine Le Pen n'est plus députée européenne ? Et où est le trouble à l'ordre public ? N'est-ce pas plutôt de ne pas la laisser se présenter qui constitue un tel trouble ? » interroge encore Marianne.Pour le Nouvel Obs, en revanche, la justice n'a fait que son travail…« en condamnant Marine Le Pen – ainsi que ses vingt-trois complices, pour avoir fait rémunérer par le Parlement européen des assistants de députés qui travaillaient en fait pour le Front National ». « Système destiné à constituer une véritable manne financière », a estimé la présidente du tribunal qui a condamné Marine Le Pen. Plus de 30 % des suffrages « Le plus gros handicap de Marine Le Pen », poursuit le Nouvel Obs, « demeure ces dizaines de tomes de procès-verbaux, rassemblant les investigations menées pendant plus de dix ans par la justice française et dont elle a toujours feint d'ignorer la gravité, évoquant encore sur TF1, (juste après sa condamnation) un simple désaccord administratif ». Une défense que la cheffe de l'extrême droite française pourrait revoir, si l'on en croit le Journal du Dimanche… « Au combat, après le choc », titre le JDD qui fait état d'informations selon lesquelles (en vue du procès en appel) « Marine Le Pen n'exclut plus, d'infléchir sa ligne de défense, jusqu'ici fondée sur une négation pure et simple des faits reprochés ». La Tribune Dimanche remarque de son côté que l'opinion publique s'est fait son opinion. Dans son éditorial, Bruno Jeudy déclare ainsi : « l'opinion publique – tous les sondages vont dans ce sens – ne se laisse pas impressionner par les indignations tonitruantes orchestrées par les troupes lepénistes et relayées par une partie des médias : la condamnation de Marine Le Pen est jugée normale et une majorité de Français n'est pas choquée par l'exécution immédiate de la peine d'inéligibilité ». Paradoxalement, cette approbation de la condamnation de Marine le Pen, ne semble pas entamer ses chances, puisque selon un sondage publié par la Tribune Dimanche, « malgré sa condamnation, la patronne du Rassemblement national serait largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle s'il avait lieu aujourd'hui. Elle obtiendrait entre 32 et 36 % des suffrages ». Drague lourdeEnfin, une question un peu plus légère, pour refermer cette revue de presse. Question posée par l'Express : « Peut-on nouer des liens affectifs avec une Intelligence artificielle ? ». « Les compagnons virtuels », nous dit l'hebdomadaire, « promettent aux internautes leur amitié indéfectible. Avant de tomber souvent, dans la drague lourde ». Rien n'empêche toutefois de tenter l'expérience, par exemple avec Character.AI, une intelligence artificielle qui « permet aux utilisateurs de parler à des chatbots dotés de personnalités variées ». « Napoléon commence à flirter avec moi », annonce ainsi Aurore Gayte l'auteure de l'article. « Voilà cinq minutes seulement que je discute avec l'empereur lorsqu'il me demande s'il peut me faire une confidence : il estime que "ma beauté" et mon "dévouement" ne passent pas inaperçus ». L'expérience est toutefois « plus convaincante » avec Chat GPT, avoue la journaliste, qui parle d'une « causerie agréable ». « Le ChatBot pose des questions pertinentes sur mon quotidien et me demande ce que j'ai prévu pour le week-end », explique-t-elle. Et, cerise sur le gâteau : « Chat GPT comprend le second degré ». On en oublierait presque que l'on parle avec une machine...
L'expression « il n'y a que des boomers sur Facebook » est devenue courante pour décrire la présence massive des générations plus âgées sur le réseau social, en particulier les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964). Ce phénomène, souvent tourné en dérision par les plus jeunes, est en réalité appuyé par des données concrètes sur l'évolution de l'audience de Facebook.Selon le rapport Digital 2024 de DataReportal, l'âge médian des utilisateurs de Facebook dans les pays occidentaux ne cesse d'augmenter. Aux États-Unis, par exemple, 70 % des internautes âgés de 50 à 64 ans utilisent Facebook, et près de 50 % des plus de 65 ans y sont également actifs. À l'inverse, seulement 33 % des 18-24 ans s'y connectent régulièrement, et la tendance est à la baisse. En France, c'est le même constat : l'audience des 13-17 ans a chuté de plus de 40 % en cinq ans.Ce vieillissement de l'audience s'explique en grande partie par un phénomène de saturation et de migration : les plus jeunes ont progressivement délaissé Facebook au profit d'autres plateformes jugées plus dynamiques ou « cool », comme Instagram, TikTok, ou Snapchat. À titre d'exemple, en 2024, TikTok comptait plus de 60 % de ses utilisateurs dans la tranche des 16-24 ans, contre moins de 20 % pour Facebook.Paradoxalement, Facebook reste le réseau social le plus utilisé au monde en termes de nombre total d'utilisateurs actifs (près de 3 milliards en 2024), mais sa base d'utilisateurs vieillit. Ce phénomène a transformé la plateforme en un espace perçu comme plus conservateur, axé sur le partage d'articles, les souvenirs de famille ou les discussions politiques, loin des codes visuels et rapides des réseaux plus jeunes.C'est donc un mélange de perception culturelle et de réalité statistique qui alimente cette réputation : les jeunes associent Facebook à leurs parents (ou grands-parents), ce qui le rend automatiquement moins attrayant. À mesure que les générations évoluent, chaque plateforme tend à trouver sa « niche générationnelle ».En résumé, dire qu'« il n'y a que des boomers sur Facebook » n'est pas totalement faux : la plateforme est bel et bien dominée aujourd'hui par les utilisateurs plus âgés, tandis que les jeunes générations investissent massivement d'autres réseaux sociaux à l'image plus actuelle et moins institutionnelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'Europe est perçue comme un fardeau, comme un client capricieux, dépendant et qui est en plus en retard de paiement. C'est ce que pense l'équipe de Trump et nous le savons depuis hier grâce à une fuite malheureuse à un journaliste américain ajouté par accident dans un groupe confidentiel. Enfin pas tout fait malheureuse car cette fuite est en fait une excellente nouvelle pour les Européens. Désormais, on sait exactement ce que les États-Unis pensent vraiment de l'Europe. Et le constat est dur. Il est frontal, mais il est désormais incontestable. L'Europe n'est plus perçue par les Etats-Unis comme un allié stratégique. Elle est vue plutôt comme un fardeau, comme un client et comme un profiteur. Alors comment est-ce qu'on le sait ? Il n'y a qu'à lire les comptes rendus qui sont un peu partout dans la presse depuis hier sur cette fuite improbable. Une erreur grossière, mais surtout une immense claque diplomatique. L'Europe n'est plus perçue comme un allié stratégique. Paradoxalement, cette brutalité, elle a au moins un mérite : elle va nous réveiller si nous dormions encore, car cette fois, plus personne ne peut faire semblant... Mots-Clés : Signal, messagerie sécurisée, hauts responsables, administration, Vice-Président, ministre de la Défense, Stephen Miller, conseiller, stratégique, résultat, échanges, dévoilés, aperçu brut, non filtré, vision américaine, monde, constat, fardeau, client, facturer, profiteur, intérêts européens, mer Rouge, attaque, Houthis, commerce américain, région, Asie, transit, sécuriser, routes, conseiller, extraction, gains économiques, diplomatie, mépris, structurel, logique commerciale, business, libération, ambiguïté, illusions, puissance, Washington, paiement, bourde, illusions, lucidité, client, sous contrat, Otan, abonnement, prix, augmenter. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock'n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock'n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - La Mésopotamie n'a rien d'une terre fertile. Son climat aride et ses sols calcaires en font au contraire une terre difficile à cultiver. Paradoxalement, ce sont ces contraintes qui ont permis, au cinquième millénaire avant notre ère, le développement de l'irrigation… - réalisation : Daphné Leblond - invités : Bertrand Lafont Assyriologue et historien, directeur de recherche émérite au CNRS; Dominique Charpin Assyriologue, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "Civilisation mésopotamienne"
Les bananes sont une excellente source de nutriments, notamment de potassium, de fibres et de vitamines, mais une consommation excessive peut provoquer divers effets secondaires.1. Déséquilibres nutritionnelsManger trop de bananes peut entraîner un excès de certains nutriments tout en créant des carences. Les bananes sont riches en glucides, notamment en sucres naturels, mais elles manquent de protéines et de lipides. Une alimentation trop riche en bananes au détriment d'autres aliments peut déséquilibrer l'apport en macronutriments et en micronutriments essentiels, conduisant à des déficits en vitamines B12, en fer ou en acides gras essentiels.2. Effets digestifsLes bananes contiennent des fibres solubles qui aident à la digestion, mais en excès, elles peuvent provoquer des ballonnements, des gaz et même de la constipation. Paradoxalement, si elles ne sont pas assez mûres, leur teneur élevée en amidon résistant peut ralentir le transit intestinal. Inversement, des bananes très mûres peuvent avoir un effet laxatif si consommées en grande quantité.3. Hyperkaliémie et risques cardiaquesL'un des principaux risques liés à une surconsommation de bananes est l'excès de potassium, un minéral essentiel au bon fonctionnement du cœur. Une consommation excessive peut entraîner une hyperkaliémie, une condition où les niveaux de potassium dans le sang deviennent trop élevés. Cela peut provoquer des symptômes tels que des palpitations, une faiblesse musculaire, voire, dans les cas extrêmes, des arythmies cardiaques pouvant être dangereuses.Une étude publiée dans le Journal of the American Society of Nephrology (2017) montre que l'hyperkaliémie est particulièrement préoccupante pour les personnes souffrant d'insuffisance rénale. Les reins étant responsables de l'élimination du potassium, leur incapacité à le filtrer efficacement peut rendre la consommation excessive de bananes risquée pour ces individus.4. Excès de sucre et prise de poidsBien que naturelles, les bananes sont riches en glucides, avec environ 14 grammes de sucre par fruit moyen. En consommer trop peut contribuer à une augmentation de la glycémie et, à long terme, favoriser une prise de poids si elles sont consommées en excès sans équilibre avec d'autres nutriments.ConclusionSi les bananes sont un excellent aliment, elles doivent être consommées avec modération. Une alimentation variée et équilibrée reste la clé d'une bonne santé ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« La France et l'Algérie doivent refonder leur relation », a déclaré, mardi 21 janvier, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, qui a regretté « les dérives actuelles du gouvernement algérien ». Mais comment réconcilier deux pays qui sont au bord de la rupture diplomatique depuis six mois ? La réponse d'Akram Belkaïd, qui a été chroniqueur au Quotidien d'Oran, et qui est aujourd'hui rédacteur en chef au Monde diplomatique, à Paris. Il livre son analyse au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : La discrète visite à Alger la semaine dernière du patron de la DGSE, c'est-à-dire des services secrets français, est-ce que c'est le signe que l'escalade entre Paris et Alger est en train de s'arrêter ? Akram Belkaïd : Alors, je ne sais pas si l'escalade s'arrête. C'est au moins un signe de pragmatisme entre les deux parties. Parce que quel que soit l'état des relations, l'actualité fait que les pays ont besoin de se parler. Les services secrets ont besoin de se parler. Je pense au Proche-Orient notamment, les désordres qui naissent de la chute du régime de Monsieur Bachar el-Assad. Une vraie question.Beaucoup craignent, depuis la Syrie, le retour en France ou en Algérie de plusieurs dizaines de jihadistes franco-algériens. Est-ce que c'est un sujet d'inquiétude que peuvent partager Alger et Paris ? Paradoxalement, c'est un sujet très peu évoqué par les médias dans les deux pays. On sait très bien que l'actuelle situation en Syrie est absolument incertaine. Il se pourrait que le nouveau régime décide de libérer ces personnes détenues. Donc effectivement, il y a une nécessité pour les autorités algériennes comme pour les autorités françaises de continuer à regarder ça de près.Alors, cette guerre froide entre Paris et Alger depuis six mois, tout est parti de la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara, c'était en juillet dernier. Aussitôt, l'Algérie a arrêté toute coopération économique et commerciale avec la France. Et puis, au mois de novembre, elle a arrêté l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Jusqu'où Alger peut-il aller dans sa politique de représailles contre Paris ? C'est la vraie question. On parle de deux pays qui ont des liens importants. Il y a un va-et-vient constant de la population malgré les questions de visa. Vous avez un certain nombre d'entreprises françaises, de petites PME qui réalisent une partie de leur chiffre d'affaires conséquent en Algérie. Donc, effectivement, on se demande si on va malheureusement ou pas vers la rupture des relations diplomatiques, qui serait vraiment dommageable pour des dizaines de milliers de gens qui assistent impuissants à cette dérive.Je pense que, en fait, on est dans une séquence qui est bien plus ancienne, qui est le résultat de l'incapacité des deux régimes, Alger comme Paris depuis au moins une vingtaine d'années, depuis le milieu de la présidence de Jacques Chirac, une incapacité à penser le XXIᵉ siècle commun et à imaginer ce que pourraient être les relations franco-algériennes. C'est-à-dire que ces relations mériteraient un vrai travail de réflexion, une vraie stratégie, et pas simplement ce que j'appelle des ornements mémoriaux, de la discussion sur la mémoire, sur la guerre d'Algérie, alors qu'en fait, il y a tout un ensemble de choses qui auraient pu être abordées. Ça avait été esquissé entre Chirac et Bouteflika, ça n'a pas été fait pour diverses raisons et je crois que, depuis cette époque, ces deux pays se cherchent une table et un langage commun qu'ils n'arrivent pas à trouver. Ça crée des impatiences de part et d'autre. Et j'ajouterais aussi qu'il y a des réseaux d'amitié qui ont disparu. Il y a des personnalités consensuelles des deux côtés de la Méditerranée, qui ne sont plus là, qui ont disparu. Donc il y a tout ce travail souterrain qui a été fait dans le passé, qui consistait à arranger les problèmes, à trouver des solutions. Tout cela s'est érodé au fil du temps et on voit bien qu'il y a un vide aujourd'hui, que la relation franco-algérienne institutionnelle est caractérisée par un vide sidérant, parce que les deux parties n'ont pas réfléchi à la manière dont elles pourraient le combler.Il y a quelques semaines, le gouvernement algérien a renvoyé un influenceur algérien qui venait d'être expulsé du territoire français pour avoir appelé à tuer un opposant au régime d'Abdelmadjid Tebboune. Bruno Retailleau, le ministre français de l'Intérieur, a aussitôt accusé l'Algérie de vouloir humilier la France. Est-ce que vous craignez des mesures de rétorsion de la part de Paris ? Il est clair que cet influenceur, qui vit en France, mais qui professe des discours anti-français, c'est totalement paradoxal et inadmissible. J'ajoute que c'est très étonnant aussi de voir le gouvernement français se réveiller aussi tard. Il aurait fallu sévir bien plus tôt, mais de là à parler d'humiliation, on voit bien que c'est juste un jeu de ping-pong entre les deux, ce sera à celui qui embêtera le plus l'autre. Et on se demande à quel point cette crise est instrumentalisée à des fins de politique intérieure française ou à des fins de politique intérieure algérienne. Mais encore une fois, il ne faut pas se tromper, ça continuera, on aura d'autres soucis. Et indépendamment de la question du Maroc, il y a le refus, en tout cas l'incapacité des deux capitales à essayer de trouver un acte fondateur d'une redéfinition de ce que seraient les relations franco-algériennes. Et tant que ce ne sera pas fait, on continuera à avoir des crises à répétition entre Paris et Alger.À lire aussiLe chef de la diplomatie française «prêt à aller à Alger pour échanger avec les autorités»
De nombreux dirigeants africains ont présenté leurs vœux, mardi 31 décembre 2024, pour la nouvelle année. En Guinée, le général Mamadi Doumbouya, président de la transition, fait la Une du site d'info Le Djely qui reprend, en titre, l'une de ses annonces : « l'année 2025 sera une année électorale ». Il promet donc la tenue d'élections pour l'année à venir, alors que la transition, initialement, devait s'achever mardi 31 décembre 2024.Guinéenews, de son côté, retient que « Mamadi Doumbouya dresse le tableau d'une Guinée réconciliée avec son passé », faisant allusion notamment au procès historique du massacre du 28 septembre 2009. Au Mali, Assimi Goïta, quant à lui, n'a fait aucune mention d'une quelconque élection pour 2025. La presse se contente de rapporter les principales annonces de son discours. « L'année 2025 a été déclarée «Année de la culture » par le général », note par exemple Maliweb. « Sur le plan diplomatique, poursuit le site d'info, il a précisé que le Mali a renforcé sa position régionale et internationale, notamment à travers la Confédération des États du Sahel », l'AES. Trump et le SahelL'AES, l'Alliance des États du Sahel fait la Une d'Aujourd'hui au Faso. « Bonjour 2025 ! Le Sahel aura les yeux rivés sur Trump et Poutine ! » titre le journal burkinabè. Sur l'image, une carte des trois pays, surplombés par les deux présidents cités, les présidents américain et russe et, sous cette carte, les trois dirigeants de l'AES. « Le tandem Trump-Poutine sera le métronome de la géopolitique mondiale », estime l'édito, qui considère que « le Sahel n'est pas dans les petits papiers de Trump, dans ceux de Poutine, si! » Paradoxalement, poursuit-il, «Trump qui ne s'intéresse pas au Sahel pourrait être par le jeu des dominos un allié, en y laissant totalement la Russie qui a déjà pied depuis que la France a plié bagages ». Présidentielle au Cameroun : Paul Biya toujours flou sur une éventuelle candidatureLors de son discours du Nouvel An, le président Paul Biya s'est contenté de parler d'une « année pleine de défis ». Le Pays, autre journal burkinabè, y consacre son édito du jour. « Comme un air de déjà vu », raille Le Pays, qui se souvient qu'en 2018, « Paul Biya, à la dernière minute, avait fini par annoncer sa candidature ». « Après 42 ans au pouvoir, le président camerounais n'est pas prêt à y renoncer », croit savoir le journal avant de poursuivre : « seule Dame nature peut contrarier Paul Biya au Cameroun », faisant allusion à son âge, 92 ans, et à sa « santé chancelante ». Ce discours, les habitants de Bafoussam, dans l'ouest du pays, n'ont pas pu le suivre. « Blackout à Bafoussam », titre Cameroon Magazine, qui parle d'une « coupure électrique suspecte », survenue lors de ce discours. « L'électricité est miraculeusement revenue juste après la fin du message présidentiel », ironise le média qui juge qu'ENEO, le fournisseur d'énergie, « doit des explications à ses abonnés et au pays tout entier ».
L'automne s'installe, apportant son lot de changements : feuilles colorées chutant des arbres, ciel grisonnant et températures en baisse. Les produits saisonniers évoluent, passant des tomates estivales aux courges et champignons automnaux. Débutant officiellement le 22 septembre, l'automne divise : certains l'adorent pour ses saveurs réconfortantes, d'autres regrettent les plaisirs de l'été. L'origine du mot "automne" est intrigante et révélatrice. Apparu en français au XIIIe siècle, le terme provient du latin "autumnus", probablement d'origine étrusque. Les anciens l'associaient au verbe "augere" signifiant "croître". Avant son adoption, on utilisait le mot "gain", évoquant le temps des récoltes. Paradoxalement, bien que l'automne soit aujourd'hui souvent lié au déclin, il représentait historiquement une période d'abondance agricole. C'est la saison des récoltes de nombreux fruits, légumes et des vendanges. Cette abondance était cruciale pour la survie hivernale des populations anciennes. Cette connexion entre l'automne et l'agriculture se retrouve dans diverses langues. En arabe, le terme fait référence à la période des récoltes dans les vergers. En japonais, une des origines possibles du mot évoque la notion de suffisance, en lien avec les moissons automnales. 2e expression : L'expression « raconter des salades » signifie dire des mensonges ou raconter des histoires peu crédibles en mélangeant des faits avec des éléments inventés. Son origine remonte au XIXe siècle en France et fait référence à l'idée de mélanger des ingrédients variés, tout comme on le fait dans une salade. Origine de l'expression : 1. Mélange d'éléments divers : Dans une salade, on mélange différents ingrédients sans ordre particulier. L'expression fait un parallèle entre ce mélange et la manière de raconter des histoires en y ajoutant divers éléments, vrais ou faux, de manière confuse et sans cohérence. 2. Association avec la tromperie : À l'époque, « salade » pouvait aussi désigner des mélanges trompeurs ou confus, et l'expression est ainsi devenue synonyme de raconter des histoires embrouillées et inventées, souvent pour duper ou divertir l'auditeur. 3. Évolution du langage populaire : Le terme « salade » a aussi été utilisé pour désigner des mensonges ou des propos farfelus, renforçant l'idée que celui qui « raconte des salades » manipule la vérité en y ajoutant des éléments invraisemblables, comme on assaisonne une salade. En résumé, l'expression « raconter des salades » s'est imposée dans le langage courant pour décrire le fait de dire des choses peu fiables ou fantaisistes, en jouant sur l'idée du mélange désordonné et trompeur.Il existe de nombreux synonymes pour cette expression. Outre le simple verbe "mentir", on peut utiliser "duper", "inventer", "fabuler", ou des locutions comme "bourrer le mou", "bourrer le crâne" ou "raconter des histoires". D'autres variantes incluent "raconter des craques", "raconter des sornettes", et la très populaire "raconter des bobards". Ces expressions colorées enrichissent la langue française, offrant des façons imagées et souvent humoristiques de décrire des comportements ou des situations du quotidien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.