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C dans l'air
Trump frappe, négocie... que vaut encore la parole de l'Amérique ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 28, 2026 65:15


C dans l'air du 28 mai 2026 - Trump frappe, négocie... que vaut encore la parole de l'Amérique ?Nouveaux échanges de tirs entre l'Iran et les Etats-Unis. L'armée américaine a abattu dans la nuit quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l'Iran. En représailles, les Gardiens de la révolution ont visé une base américaine, selon la télévision d'État IRIB, tandis que le Koweït dit avoir repoussé « des attaques de missiles et drones ennemis », notamment un missile balistique. Il s'agit des incidents les plus sérieux depuis la trêve entrée en vigueur le 8 avril. Alors que l'escalade se poursuit depuis le début de la semaine, les négociations entre Washington et Téhéran, elles, patinent. Quatre jours après les annonces optimistes de Marco Rubio sur un éventuel accord, Donald Trump a affirmé qu'il n'était « pas satisfait » des propositions faites par l'Iran. De son côté, la télévision officielle iranienne a diffusé une version initiale non officielle du « cadre en 14 points » de l'accord, que la Maison Blanche a qualifiée de totale invention. Comment négocier avec un chef d'État comme Donald Trump, qui multiplie les provocations et outrances ? Ancien ambassadeur de France aux États-Unis entre 2019 et 2023, Philippe Etienne a bien connu le président américain, lors de son premier mandat. À l'époque principal conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron, il était là lors de la première rencontre bilatérale entre les deux chefs d'État : « Ce qui a changé par rapport au premier mandat, c'est qu'aujourd'hui, le président Trump est entouré pour l'essentiel de gens qui lui sont absolument loyaux ». Une équipe de C dans l'air est allé rencontrer Philippe Etienne pour comprendre comment fonctionne le président américain devant les caméras, mais surtout en coulisses. Alors que la tension est à son comble au Moyen-Orient depuis le mois de mars, l'administration américaine n'a pas abandonné ses vues sur le Groenland. « Je pense qu'il est temps que les Etats-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland », a affirmé la semaine dernière l'émissaire américain pour le territoire arctique, Jeff Landry, après sa première visite sur l'île depuis sa nomination en décembre 2025. Le gouverneur de Louisiane y a rencontré d'anciens dirigeants politiques et chefs d'entreprise groenlandais, n'hésitant pas à raviver les espoirs indépendantistes d'une partie de la population. Peut-on encore sauver la trêve entre les Etats-Unis et l'Iran ? Comment négocier avec un chef d'État aussi imprévisible que Donald Trump ? Et pourquoi l'émissaire américain tente de raviver les espoirs d'indépendance du Groenland vis-à-vis du Danemark ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24 - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences PoPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air
Trump frappe l'Iran... La guerre reprend - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 26, 2026 64:02


C dans l'air du 26 mai 2026 - Trump frappe l'Iran... La guerre reprendMalgré le cessez-le-feu entre les États-Unis et Téhéran, l'armée américaine a frappé lundi soir la ville iranienne de Bandar Abbas, située au sud du pays, juste en face du détroit d'Ormuz. Washington affirme avoir ciblé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient parle de légitime défense contre des embarcations iraniennes qui tentaient, dit-il, de poser des mines dans ce détroit stratégique, bloqué et scruté par le monde entier.Parallèlement, dans un long message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a conditionné tout plan de paix avec l'Iran à la signature des accords d'Abraham par d'autres pays du Golfe, dont, en premier lieu, l'Arabie saoudite et le Qatar. Une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Paraphés en 2020 lors du précédent mandat du président américain, ils visent à normaliser les relations avec Israël. Pour l'heure, quatre pays les ont rejoints : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Égypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres pays considèrent que ce processus ne peut progresser en l'absence de toute perspective politique pour les Palestiniens, avec la création d'un État souverain et viable.En Iran, le corps des Gardiens de la Révolution a déclaré ce mardi qu'il se réserve le droit « légitime et incontestable » de riposter à toute violation du cessez-le-feu par les États-Unis. Les pays du Golfe « ne serviront plus de bouclier aux bases américaines » et n'auront plus de « refuge sécurisé » dans la région, a affirmé le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'État. « Si la région entre dans un nouveau cycle de guerre, la réponse de l'Iran dépassera les frontières régionales et sera beaucoup plus lourde et plus forte », a averti de son côté Abolfazl Shekarchi, porte-parole senior des forces armées iraniennes, cité par l'agence semi-officielle Fars.Va-t-on assister à une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient ? Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ? Que sont les accords d'Abraham, que Donald Trump souhaiterait imposer à l'Arabie saoudite et au Qatar ? Face aux États-Unis et à Israël, comment le régime iranien résiste-t-il ?Trois mois après la guerre déclenchée contre le régime des mollahs, si le président américain cherche toujours la porte de sortie d'un conflit qu'il espérait régler en quelques jours, il rouvre également quelques fronts qu'il avait mis en pause. Ainsi, son émissaire, actuellement en visite sur l'île de l'Arctique, a expliqué qu'« il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland ». Pour rappel, le président américain a répété à plusieurs reprises depuis son élection vouloir s'emparer de l'île de l'Arctique, quitte même à l'acheter si besoin. Et comme le Groenland ne semble pas suffire, l'administration Trump accentue la pression sur Cuba. Après le Venezuela et l'Iran, l'île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride semble être la prochaine cible du locataire de la Maison-Blanche.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de Géopo

C dans l'air
Alice Rufo - 36 milliards pour la défense...ça change quoi?

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 21, 2026 11:55


C dans l'air l'invitée du 20 mai 2026 avec Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants Hier les députés ont approuvé 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées d'ici 2030, en votant une révision de la loi de programmation militaire voulue par le gouvernement face au nouveau contexte international. "Cette loi permet de répondre à l'accélération de la menace", a déclaré la ministre des Armées Catherine Vautrin à l'issue du vote. Un contexte international de plus en plus menaçant. Aujourd'hui l'Iran a promis d'étendre la guerre "au-delà de la région" du Moyen-Orient si les Etats-Unis l'attaquent à nouveau, après des menaces de Donald Trump de reprendre les hostilités faute de percée dans les négociations de paix. "Si l'agression contre l'Iran se répète, la guerre régionale promise s'étendra cette fois bien au-delà de la région, et nos coups dévastateurs vous écraseront", ont affirmé les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. Et en Europe, une alerte aux drones a été lancée en Lituanie ce matin, provoquant la descente aux abris de la population, y compris du président et de la Première ministre. La Russie porte "une responsabilité directe" dans les incidents liés à des drones qui se sont multipliés ces derniers mois dans les pays Baltes, a dénoncé mercredi Ursula von der Leyen cet après-midi, promettant une réponse forte de l'Union européenne.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 19, 2026 3:03


Téhéran envisage d'imposer des droits de passage aux opérateurs de câbles sous-marins traversant le détroit d'Ormuz. Derrière cette annonce, en apparence technique, se cache un enjeu majeur : la transformation d'infrastructures numériques critiques en nouvel instrument de pression économique et géopolitique. On parle souvent des câbles sous-marins lorsqu'ils sont endommagés ou sabotés, plus rarement lorsqu'ils fonctionnent normalement. Pourtant, ils constituent l'épine dorsale du numérique mondial. Aujourd'hui, 99% du trafic numérique mondial circule grâce à ces câbles de fibre optique posés au fond des mers. D'une épaisseur d'à peine dix centimètres, ils ressemblent à de simples conduits, mais ils sont en réalité les véritables artères de la mondialisation et de la communication. Grâce à eux, en quelques millièmes de secondes, il est possible d'envoyer un ordre de virement de Dakar à Pékin, de réaliser une transaction financière entre Londres et Singapour ou encore de passer un appel vidéo entre Buenos Aires et Athènes avec très peu de latence. C'est précisément cette importance stratégique qui explique l'intérêt soudain de l'Iran pour ces infrastructures présentes dans le détroit d'Ormuz. Téhéran envisage en effet d'imposer des droits de passage aux opérateurs de ces câbles. Une idée portée par les Gardiens de la Révolution et qui n'a rien d'anodin. À lire aussiLes câbles sous-marins, enjeux stratégiques pour les États et les entreprises Pourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz À première vue, taxer des câbles sous-marins peut sembler abstrait. Pourtant, le principe est loin d'être inédit. L'Égypte prélève déjà d'importants revenus grâce à sa position stratégique sur le canal de Suez, notamment à travers les infrastructures numériques qui y transitent. Une rente qui rapporte plusieurs milliards de dollars par an. C'est ce modèle que semble regarder Téhéran. Mais la comparaison a ses limites. Suez est un canal artificiel administré par un seul État, tandis qu'Ormuz est un détroit naturel régi par le droit maritime international, partagé entre plusieurs souverainetés. Malgré cette différence juridique, le raisonnement iranien est clair. En effet, les câbles passent à proximité de ses eaux, ils créent de la valeur, il serait donc légitime que le pays en capte une partie. Autrement dit, si le monde dépend de cette route numérique, pourquoi l'Iran n'en profiterait-il pas ? Derrière cette logique de souveraineté économique se cache en réalité un message politique: rappeler que le détroit d'Ormuz n'est pas seulement un point de passage pétrolier, mais aussi un levier stratégique sur les flux numériques mondiaux. WebdocUn océan de câbles, dans les profondeurs d'internet Une taxe improbable… mais une menace déjà coûteuse pour l'économie mondiale Évidemment, cela ne signifie pas que demain, Google, Microsoft ou Amazon vont verser un chèque à Téhéran. Les sanctions américaines rendent une telle hypothèse très improbable. Mais ce n'est peut-être pas là le vrai sujet. Le véritable enjeu, c'est l'incertitude créée. Dès qu'un corridor stratégique devient politiquement instable, les opérateurs doivent adapter leur stratégie : investir davantage, sécuriser leurs réseaux, diversifier leurs routes, renforcer leurs assurances. Tout cela a un coût. Autrement dit, sans percevoir un seul dollar de taxe, l'Iran parvient déjà à quelque chose : ajouter une prime de risque au fonctionnement de l'économie numérique mondiale. Et cette incertitude pèse d'autant plus que Téhéran laisse planer la menace d'un sabotage de ces câbles sous-marins. Le scénario d'un black-out mondial reste peu probable, grâce aux mécanismes de redondance des réseaux. Mais une perturbation localisée pourrait ralentir les paiements transfrontaliers, compliquer certaines transactions financières entre l'Europe et l'Asie ou encore affecter l'accès à certains services de stockage en ligne. En clair, le monde entier est devenu dépendant de ces câbles sous-marins. Et qui dit dépendance dit vulnérabilité. C'est précisément ce qu'a compris l'Iran. Dans l'économie numérique, le pouvoir n'appartient pas seulement à ceux qui produisent la donnée, mais aussi à ceux qui contrôlent son passage. Et à Ormuz, Téhéran entend bien le rappeler. À écouter aussiLes géants de la tech investissent dans les câbles sous-marins

Invité de la mi-journée
Nouveau «levier pour l'Iran» qui menace ses voisins de taxer les câbles internet sous le détroit d'Ormuz

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later May 19, 2026 7:55


Nouvelles déclarations contradictoires de Donald Trump qui a estimé qu'il existait de « très bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran sans avoir à reprendre les hostilités. Alors que les Gardiens de la Révolution ont menacé d'ouvrir de nouveaux fronts en cas d'attaque américaine. Ils envisagent de taxer les opérateurs pour l'utilisation des câbles sous-marins installés dans le détroit d'Ormuz. C'est un peu technique mais les enjeux sont très importants, ces câbles constituent l'épine dorsale de l'économie numérique. L'analyse de Olivier Chatain, professeur à HEC Paris et chercheur associé à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire de Paris (IRSEM). À lire aussiPourquoi l'Iran veut taxer les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz

Klassik aktuell
Julian Prégardiens interaktiver Liederabend in Würzburg

Klassik aktuell

Play Episode Listen Later May 5, 2026 3:19


Wenn Julian Prégardien und Anna Gebhardt in Würzburg Schumanns Eichendorff-Zyklus öffnen, verwandelt sich das Meisterkonzert in einen interaktiven Liederkreis zwischen Romantik, Liedkunst und Publikum.

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C dans l'air
Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 4, 2026 63:06


C dans l'air du 4 mai 2026 - Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ?Tension maximale dans le détroit d'Ormuz. Une agence de presse iranienne a rapporté lundi que les Gardiens de la révolution avaient tiré deux missiles en direction d'une frégate américaine au large de l'Iran et du Pakistan, ce que le Pentagone a démenti. Cet incident intervient malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et alors que Donald Trump a annoncé le lancement d'une opération pour débloquer des navires « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient ». Au total, 15 000 soldats américains, des destroyers et une centaine d'aéronefs, ont été déployés dans le cadre de cette opération baptisée « Projet Liberté ». De leur côté, les Iraniens avaient prévenu les Américains : « S'ils ont l'intention de s'approcher du détroit d'Ormuz ou d'y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués ». Alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz, Téhéran et Washington continuent de négocier à distance pour trouver un plan de paix. L'Iran étudie actuellement une proposition de Washington mais appelle les Américains à « abandonner les demandes excessives concernant l'Iran ». La question du nucléaire, notamment, semble toujours inextricable. Pendant ce temps, les dirigeants européens sont sur la corde raide avec Washington. Dernier visé en date, le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a longtemps dénoncé l'opération américaine en Iran. Le 27 avril, il avait estimé que l'Iran « humiliait » Washington à la table des négociations, tandis que le président américain a répondu que Merz devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne ». Le ton monte, et Donald Trump sanctionne. Vendredi, le président américain a annoncé le retrait de 5 000 soldats mobilisés de façon permanent en Allemagne. Un coup de tonnerre Outre-Rhin, où la présence militaire américaine revêt un caractère stratégique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le président américain a par ailleurs annoncé rehausser à 25 % les droits de douane sur les importations de véhicules européens. Un nouveau coup dur pour l'Allemagne pour qui les Etats-Unis représentent 9,5 % des exportations, devant la France. Les hostilités s'apprêtent-elles à reprendre entre l'Iran et les Etats-Unis ? Le projet d'opération navale européenne dans le détroit d'Ormuz est-il crédible ? Et pourquoi la relation entre l'Allemagne et les Etats-Unis s'est-elle brusquement dégradée ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Sylvain DOMERGUE (duplex) - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes »

ONU Info

Près d'un milliard de personnes dépendent des plus de 2.200 sites désignés par l'UNESCO, qui couvrent quelque 13 millions de kilomètres carrés à travers la planète, abritent plus de 60% des espèces cartographiées et absorbent plus de 700 millions de tonnes de carbone par an.Ces sites — patrimoine mondial, réserves de biosphère et géoparcs — sont à la fois des alliés du climat et de la biodiversité et des moteurs de développement économique durable, selon un premier rapport mondial publié à l'occasion de la Journée de la Terre nourricière.Dans cet entretien, Martin Delaroche, co-auteur du rapport et chargé de mission au programme des réserves de biosphère de l'UNESCO, en dévoile les conclusions majeures. Du parc national de Virunga en République démocratique du Congo aux mangroves de la réserve de biosphère de Noroeste au Pérou, en passant par le Grand Canal en Chine, Tehuacan Cuicatlan au Mexique ou encore la réserve transfrontalière de Trifinio Fraternidad entre le Salvador, le Guatemala et le Honduras, Martin Delaroche nous explique ce que ces sites apportent concrètement aux populations et à la planète.Malgré leurs apports considérables, ils restent pourtant largement absents des stratégies climatiques nationales. « Seulement 5% des contributions nationalement déterminées mentionnent les sites de l'UNESCO comme alliés dans la lutte contre le changement climatique », alerte-t-il.M. Delaroche appelle les États à mieux intégrer ces sites dans leurs stratégies nationales, car ils offrent « des bénéfices multiples, non seulement pour le climat, mais également pour le maintien de la biodiversité, et surtout pour créer des opportunités et de l'emploi ». (Interview : Martin Delaroche, co-auteur du rapport et chargé de mission au programme des réserves de biosphère de l'UNESCO; propos recueillis par Cristina Silveiro)

C dans l'air
Blocus contre blocus... qui cèdera le premier ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 63:31


C dans l'air du 23 avril 2026 - Blocus contre blocus... qui cèdera le premier ?Les tensions s'intensifient dans le détroit d'Ormuz après l'attaque de trois porte-conteneurs, dont deux ont été saisis par l'Iran, en dépit de la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. Ces opérations sont menées par des vedettes rapides des Gardiens de la Révolution, surnommées « flotte moustique » pour leur agilité et leur capacité de nuisance.Dans le même temps, la marine américaine maintient son blocus afin d'entraver les exportations de pétrole iranien et d'asphyxier les ressources financières et militaires de Téhéran. Selon le Financial Times, 34 tankers seraient toutefois déjà parvenus à le contourner.À Washington, Donald Trump défend une stratégie qu'il juge efficace. « Nous contrôlons totalement le détroit d'Ormuz. Aucun navire ne peut y entrer ou en sortir sans l'accord de la marine américaine. Il est «hermétiquement fermé » jusqu'à ce que l'Iran soit en mesure de conclure un ACCORD !!! » a-t-il écrit ce jeudi sur son réseau social. « L'Iran s'effondre financièrement. Ils veulent l'ouverture immédiate du détroit d'Ormuz. Ils sont à court d'argent. Ils perdent 500 millions de dollars par jour », a également souligné un peu plus tôt le président américain, laissant entrevoir une possible reprise des négociations d'ici vendredi.Côté iranien, les autorités mettent en avant leurs premières recettes issues des droits de passage à Ormuz. Elles refusent toujours de se rendre au Pakistan pour un second round de négociations tant que le blocus américain des ports iraniens se poursuit. Téhéran a par ailleurs diffusé une vidéo générée par intelligence artificielle montrant Donald Trump face à des chaises vides, avec pour seule réplique : « Trump, shut up » (« Trump, ferme-la »).Parallèlement, le ton monte entre Washington et Pékin. Donald Trump accuse la Chine, partenaire de l'Iran, de soutien militaire implicite, évoquant des marchandises suspectes à bord d'un cargo iranien arraisonné par l'US Navy après avoir quitté un port chinois. « Ce navire transportait certaines choses, ce qui n'était pas très bien, peut-être un cadeau de la Chine », a-t-il déclaré sur CNBC, se disant « surpris » par l'attitude de Xi Jinping, qu'il prévoit de rencontrer à Pékin à la mi-mai — une visite déjà reportée une première fois en raison du conflit au Moyen-Orient.Enfin, aux États-Unis, la disparition ou la mort, dans des circonstances jugées suspectes, de 11 ingénieurs, chercheurs et officiers impliqués dans des programmes sensibles en l'espace de quatre ans suscite des interrogations. D'abord relayée sur les réseaux sociaux, l'affaire a conduit le FBI à ouvrir une enquête.Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l'Observatoire- Laurence NARDON - Chercheure - Responsable du programme Amériques de l'IFRI, autrice de Géopolitique de la puissance américaine publié aux PUF- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Claire BOULEAU - Chef de rubrique, spécialiste du transport aérien – Challenges

C dans l'air
Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranien - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 63:28


C dans l'air du 20 avril 2026 - Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranienÀ moins de 48 heures de l'expiration du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, le temps presse pour parvenir à un accord, mais le ton, de nouveau, s'est durci ce week-end autour du détroit d'Ormuz. Après une brève ouverture vendredi, les Gardiens de la révolution ont fait volte-face samedi. Et ce, parce que les Américains ont refusé de lever leur propre blocus, qui empêche notamment les navires iraniens de passer. Depuis, les journées ont été marquées par une brusque montée des tensions, ponctuée d'images spectaculaires de manœuvres navales et d'altercations en mer.Les porte-conteneurs et autres pétroliers sont pris en tenaille entre les belligérants. Plusieurs navires commerciaux — dont un du groupe français CMA CGM — ont essuyé des tirs et des menaces de la part de l'armée iranienne alors qu'ils tentaient de franchir cette voie commerciale cruciale, et les États-Unis ont arraisonné un navire iranien dans le golfe d'Oman, hypothéquant un peu plus la tenue de pourparlers de paix prévus aujourd'hui au Pakistan.La délégation américaine menée par le vice-président, J. D. Vance, est attendue à Islamabad pour des négociations. Donald Trump répète qu'un accord est à portée de main, mais la télévision iranienne rapporte que Téhéran ne prévoit pas de participer à la prochaine session de discussions et dénonce une absence d'« engagement sérieux dans un processus diplomatique » de la part de Washington. L'Iran a également promis ce lundi de « riposter bientôt » à la prise de contrôle par la marine américaine d'un de ses cargos.Dans ce contexte, les cours du pétrole sont en forte hausse ce lundi. Un regain de volatilité qui ravive les perspectives de tensions inflationnistes et de conséquences à long terme. D'autant que la question du déminage du détroit d'Ormuz s'impose comme un enjeu stratégique majeur.L'Iran entretient une pression psychologique en suggérant que certaines zones pourraient être minées, ce qui contraint déjà de nombreux navires à emprunter deux routes maritimes alternatives proches de ses côtes. À ce stade, il est difficile de confirmer l'ampleur réelle de cette menace : il pourrait s'agir aussi bien de mines navales classiques que d'un simple levier de dissuasion sans déploiement massif. Le déminage est en tout cas une opération complexe et longue, nécessitant des moyens spécialisés, domaine dans lequel la marine française dispose d'une expertise reconnue, notamment grâce à ses chasseurs de mines et ses drones sous-marins. Dans ce contexte, les États-Unis pourraient être tentés de s'appuyer sur ce savoir-faire pour sécuriser les voies de navigation, même si une telle coopération dépendra étroitement de l'évolution de la situation militaire et diplomatique dans la zone.Depuis plusieurs jours, Fatih Birol, le patron de l'AIE, alerte sur les conséquences de « la plus importante crise énergétique de l'histoire », qui concerne « le pétrole et le gaz naturel, mais aussi d'autres produits de base essentiels, comme les engrais, les produits pétrochimiques ou encore l'hélium ». « Les prix, déjà élevés, ne reflètent pas la gravité du problème », explique-t-il au micro de #cdanslair.Nos experts :- Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Géopolitique du Sahel - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem- Guillaume LAGANE, spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po

Géopolitique, le débat
Les paradigmes de civilisation à la lumière du Moyen-Orient

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 48:29


Depuis la fin de la guerre froide, une idée s'est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d'un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l'Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires. Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l'effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l'Irak, la Syrie, et potentiellement l'Égypte. Effritement que d'aucuns décrivent comme l'une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd'hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l'humanité. Aux côtés de l'effritement, il y a aussi l'embrasement. Depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s'arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l'exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l'empire. Critique de la modernité. Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.  Invités :  Sophia Mahroug, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Abu Dhabi, spécialiste de l'Iran contemporain et des Gardiens de la révolution  Lætitia Bucaille, professeure de Sociologie politique à l'INALCO, chercheuse au Centre d'études sur les mondes africains, américains et asiatiques et membre senior de l'Institut universitaire de France. Son dernier ouvrage « Gaza, quel avenir ? » dans la collection Essais chez Stock Jan-Markus Vömel, historien. Spécialiste de la Turquie moderne et plus particulièrement de l'islamisme turc. Chercheur postdoctoral sur le Proche et Moyen-Orient du programme de recherche DECRIPT de l'INALCO.

Aujourd'hui l'économie
La guerre en Iran a mis en avant la faiblesse du dollar

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 2:54


À l'occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, la guerre en Iran s'impose comme un sujet central. Au-delà des tensions géopolitiques, le conflit révèle une évolution majeure: l'affaiblissement progressif du rôle du dollar dans le système financier international. C'est un rendez-vous incontournable qui s'ouvre à Washington : les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Mais cette année, le contexte est particulièrement tendu avec la guerre au Proche et Moyen-Orient. Une question s'impose dans les discussions: assiste-t-on à un basculement du système financier international? Car le dollar n'est pas une monnaie comme les autres. C'est la monnaie dominante à l'échelle mondiale. Elle sert à régler une grande partie du commerce international, notamment les échanges de pétrole, et constitue une référence pour les marchés. Les banques centrales du monde entier l'utilisent également comme réserve de valeur. Cette position donne aux États-Unis un pouvoir considérable, notamment via la finance. Grâce au dollar, Washington peut exclure certains pays du système financier international, par exemple à travers les sanctions. Pendant longtemps, cette arme a été redoutable. Être coupé du dollar signifiait être isolé économiquement. À lire aussiPourquoi le dollar perd de sa valeur et ce que cela change pour l'économie mondiale Guerre en Iran: les limites de la puissance du dollar Mais aujourd'hui, ce mécanisme montre ses limites. La guerre en Iran en est une illustration frappante. Malgré des sanctions très lourdes, le pays a continué de vendre son pétrole. Mieux encore : avec les tensions dans le détroit d'Ormuz, Téhéran est parvenu à imposer ses conditions de passage dans cette zone stratégique. Autrement dit, même exclu du système dominé par le dollar, un pays peut continuer à fonctionner. Cela révèle une évolution majeure: la toute  puissance du dollar s'érode progressivement. Pourquoi ? Parce que les pays sanctionnés ont appris à s'adapter. Ils développent des alternatives. L'Iran, par exemple, vend une partie de son pétrole en yuan, la monnaie chinoise. Parallèlement, des réseaux financiers alternatifs se sont développés. Moins visibles, parfois illégaux, mais efficaces. Et surtout, une nouvelle tendance s'impose : l'essor des cryptomonnaies. Ces dernières permettent de transférer de l'argent sans passer par les circuits traditionnels, sans banque centrale, et donc sans dépendre directement du dollar américain. À lire aussiIran: comment les cryptomonnaies permettent aux Gardiens de la révolution de contourner les sanctions Vers un monde financier plus fragmenté? Cette situation pourrait avoir des conséquences durables. En utilisant le dollar comme outil de pression, les États-Unis ont provoqué un effet inattendu : inciter d'autres pays à s'en détacher. C'est ce qu'on appelle la dé-dollarisation. Il ne s'agit pas d'un effondrement brutal du dollar, mais d'une transformation progressive du système. Le monde financier devient plus fragmenté. D'un côté, un système occidental centré sur le dollar et de l'autre, des circuits alternatifs, souvent liés à la Chine. Des solutions alternatives émergent donc, comme les cryptomonnaies. Résultat: moins de règles communes, plus de tensions et davantage d'incertitudes. Un environnement qui fragilise la stabilité de l'économie mondiale.

Le Nouvel Esprit Public
Thématique : l'Iran, avec Bernard Hourcade

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 59:55


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 12 avril 2026.Avec cette semaine :Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l'l'Institut français de Recherche en Iran.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.L'IRAN, AVEC BERNARD HOURCADEPour cette émission thématique consacrée à l'Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l'l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993. Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l'Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d'un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d'un glissement d'un régime théocratique à une dictature militaire ? C'est une des questions que nous soumettrons à notre invité.Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d'Iran, le taux d'inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l'année iranienne), soit le niveau d'inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d'emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s'écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - L'escalade militaire imminente

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 2:50


Voici votre point rapide sur l'escalade militaire imminente entre les États-Unis et l'Iran ce mardi.Here is your quick update on the imminent military escalation between the United States and Iran this Tuesday.Alors que l'ultimatum américain exigeant la réouverture du détroit d'Ormuz expire ce soir, la rhétorique présidentielle apocalyptique se heurte à une réalité de choc : les bombes tombent déjà.As the American ultimatum demanding the reopening of the Strait of Hormuz expires tonight, apocalyptic presidential rhetoric is clashing with a shocking reality: bombs are already falling.Premièrement, parlons de cet ultimatum qui expire à 20 heures, heure de Washington.First, let's talk about this ultimatum which expires at 8:00 PM Washington time.Donald Trump exige qu'on rouvre le détroit immédiatement et il menace de détruire ponts et centrales électriques.Donald Trump demands that the strait be reopened immediately, and he is threatening to destroy bridges and power plants.Il a littéralement déclaré qu'une civilisation entière va mourir ce soir.He literally declared that an entire civilization is going to die tonight.Il dit assumer totalement le risque de commettre des crimes de guerre pour empêcher l'Iran d'avoir la bombe.He says he fully accepts the risk of committing war crimes to prevent Iran from getting the bomb.Deuxièmement, ces menaces extrêmes ont directement déclenché une vraie panique nucléaire.Secondly, these extreme threats have directly triggered a real nuclear panic.Pourquoi ? Parce que le vice-président J.D. Vance a évoqué des outils pas encore utilisés, ce qui a fait craindre une frappe imminente à l'opposition.Why? Because Vice President J.D. Vance mentioned tools not yet used, which led the opposition to fear an imminent strike.La Maison-Blanche a démenti, oui, mais en qualifiant publiquement ceux qui relayaient la rumeur d'énormes bouffons.The White House denied it, yes, but by publicly calling those relaying the rumor "huge buffoons."Pendant que Washington s'invective sur des mots, sur le terrain, l'action militaire a déjà devancé leur horloge.While Washington hurls insults over words, on the ground, military action has already moved ahead of their clock.Avant même la fin de l'ultimatum, Israël a frappé.Even before the end of the ultimatum, Israel struck.Ils ont détruit des ponts au sud de Téhéran, faisant deux morts, et ciblé une autoroute au nord pour toucher directement les Gardiens de la révolution.They destroyed bridges south of Tehran, killing two people, and targeted a highway to the north to directly hit the Revolutionary Guards. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Iran : les Gardiens de la Révolution recrutent des enfants dès l'âge de 12 ans

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 5:40


durée : 00:05:40 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - En Iran, les Gardiens de la Révolution sont accusés, par plusieurs témoins et médias, d'enrôler des enfants dès l'âge de 12 ans, pour mener des patrouilles de sécurité et garder des points de contrôle, ce qui constitue un crime de guerre, préviennent des ONG.

Le sept neuf
"C'est une dictature militaire aujourd'hui en Iran", affirme la journaliste franco-iranienne Delphine Minoui

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 9:43


durée : 00:09:43 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel - Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, déplore la guerre menée par Donald Trump en Iran qui a conduit, selon elle, à un changement vers "un régime militaire" mené par les Gardiens de la Révolution. - invités : Delphine Minoui Journaliste et romancière franco-iranienne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
"C'est une dictature militaire aujourd'hui en Iran", affirme la journaliste franco-iranienne Delphine Minoui

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 9:43


durée : 00:09:43 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel - Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, déplore la guerre menée par Donald Trump en Iran qui a conduit, selon elle, à un changement vers "un régime militaire" mené par les Gardiens de la Révolution. - invités : Delphine Minoui Journaliste et romancière franco-iranienne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Revue de Presse
NASA : un astronaute américain privé de la parole pendant 20 minutes

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 6:24


Au sommaire : Le système de décision des autorités iraniennes est détaillé, avec notamment le rôle du jeune ministre des Finances et des chefs des Gardiens de la Révolution.En Russie, une avocate est poursuivie pour avoir dénoncé l'invasion de l'Ukraine et risque 20 ans de prison pour trahison.40 ans après, l'enquête sur le meurtre de la primatologue américaine Diane Fossey au Rwanda pourrait être relancée.Un astronaute américain a été privé de la parole pendant 20 minutes à bord de la Station spatiale internationale, un incident qui pousse la NASA à examiner les dossiers de ses anciens astronautes.Le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News, est décrit comme incarnant la guerre menée par Trump avec des objectifs flous et une stratégie hasardeuse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Géopolitique
Qui dirige l'Iran après l'élimination des principaux dirigeants ?

Géopolitique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 3:20


durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Alors que des informations confuses circulent sur d'éventuelles négociations américano-iraniennes, qui dirige vraiment l'Iran aujourd'hui ? Deux noms sortent du lot, tous deux issus des Gardiens de la Révolution, qui montrent une militarisation du régime théocratique après la mort d'Ali Khamenei. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Qui dirige l'Iran après l'élimination des principaux dirigeants ?

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 3:17


durée : 00:03:17 - InterNational - par : Pierre Haski - Alors que des informations confuses circulent sur d'éventuelles négociations américano-iraniennes, qui dirige vraiment l'Iran aujourd'hui ? Deux noms sortent du lot, tous deux issus des Gardiens de la Révolution, qui montrent une militarisation du régime théocratique après la mort d'Ali Khamenei. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Nuits de France Culture
Phares : les sentinelles silencieuses 3/8 : Les gardiens de phare, derniers veilleurs du littoral

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 31:40


durée : 00:31:40 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - En 1974, l'émission "Les noctambules" se rend au phare de la Vieille, dressé sur un rocher, dans le Finistère, pour recueillir la parole de ses gardiens. Ils racontent un quotidien de veille, de solidarité et d'isolement, témoignage d'un métier aujourd'hui disparu avec l'automatisation des phares. - réalisation : Rafik Zénine

Affaires étrangères
Iran : les mots de la guerre : Pasdarans : les Gardiens de la Révolution

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 6:51


durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le troisième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Pasdarans, aussi connus comme les Gardiens de la Révolution islamique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"

Cultures monde
Iran : les mots de la guerre : Pasdarans : les Gardiens de la Révolution

Cultures monde

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 6:51


durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le troisième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Pasdarans, aussi connus comme les Gardiens de la Révolution islamique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"

Les enjeux internationaux
Iran : les mots de la guerre : Pasdarans : les Gardiens de la Révolution

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 6:51


durée : 00:06:51 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans le troisième épisode du podcast "Iran, les mots de la guerre", le géographe Bernard Hourcade explique qui sont les Pasdarans, aussi connus comme les Gardiens de la Révolution islamique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Hourcade Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI"

Julien Cazarre
"Les anges gardiens" et "La totale" – 13/03

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 5:52


Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !

Géopolitique
Comment l'Iran a paralysé le détroit d'Ormuz, appliquant un plan élaboré en 2006

Géopolitique

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 3:19


durée : 00:03:19 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Le détroit d'Ormuz a toujours été considéré comme un point stratégique, susceptible d'être soumis à un blocus en cas de conflit. Mais les États-Unis ont sous-estimé la capacité de nuisance des Gardiens de la Révolution : la voie maritime est de fait bloquée, provoquant une crise énergétique globale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de Khamenei - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 62:48


C dans l'air du 12 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de KhameneiLe cours du pétrole repasse les 100 dollars ce jeudi, malgré un déblocage massif de réserves stratégiques. Le déblocage de 400 millions de barils de pétrole, décidé hier par l'Agence internationale de l'énergie, n'a pas suffi à calmer les marchés financiers, alors que l'Iran fait ces dernières heures de plus en plus de dégâts sur les infrastructures pétrolières dans les pays du Golfe.Bases américaines, réserves de carburant, usines de dessalement, mais aussi aéroports et hôtels sont ciblés par les Gardiens de la révolution, qui menacent désormais aussi les géants de la tech implantés dans la région, les infrastructures électriques ainsi que les centres économiques et les banques.Le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis sont particulièrement visés. L'inquiétude gagne la région, soucieuse de préserver son image de havre de sécurité, et les autorités locales multiplient les interdictions de diffusion de photos ou de vidéos des frappes ou des dégâts. À Dubaï, 300 personnes ont été arrêtées pour avoir publié « des informations trompeuses ainsi que des rumeurs », a affirmé le ministère de l'Intérieur de ce petit État du Golfe. Elles ont été appréhendées par le service de lutte contre les crimes économiques et cybernétiques du ministère. Des résidents des Émirats arabes unis avaient reçu ces derniers jours des SMS les alertant d'éventuelles poursuites judiciaires en cas de partage d'images sensibles ou de diffusion « d'informations non fiables ».La guerre en Iran ébrèche la vitrine de stabilité soigneusement entretenue par les monarchies du Golfe, et plusieurs établissements financiers ont demandé à leur personnel d'évacuer leurs bureaux.Parallèlement, la bataille navale s'intensifie. Deux pétroliers ont été attaqués au large de l'Irak, faisant au moins un mort et plusieurs disparus et le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir le détroit d'Ormuz fermé. Dans le même temps, Israël a annoncé ce jeudi mener des frappes « à grande échelle » sur l'Iran et avoir frappé, près de Téhéran, un site présenté comme lié au développement d'armes nucléaires. Experts :- Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et attaché de défense à Berlin- Frédéric Encel - docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu aux éditions Odile Jacob- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, auteure de « Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire.- Jean-Dominique Merchet - journaliste pour l'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur de Sommes-nous prêts pour la guerre.

Politique
Treizième jour de guerre en Iran : quels objectifs pour Donald Trump ?

Politique

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 40:44


Les États-Unis vont-ils s'enliser dans la guerre ? Donald Trump promettait une guerre rapide contre l'Iran, mais il se heurte à la résistance des Gardiens de la Révolution. Désormais, le président américain affirme qu'il faut "finir le boulot". Pourtant, les buts de guerre de Donald Trump restent flous. Quel est l'objectif des États-Unis ? La France peut-elle maintenir sa posture "défensive" ?

InterNational
Comment l'Iran a paralysé le détroit d'Ormuz, appliquant un plan élaboré en 2006

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 3:19


durée : 00:03:19 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Le détroit d'Ormuz a toujours été considéré comme un point stratégique, susceptible d'être soumis à un blocus en cas de conflit. Mais les États-Unis ont sous-estimé la capacité de nuisance des Gardiens de la Révolution : la voie maritime est de fait bloquée, provoquant une crise énergétique globale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
Armin Arefi - "Oeil pour oeil, dent pour dent", la stratégie de l'Iran!

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 10:29


C dans l'air l'invité du 10 mars 2026 avec Armin Arefi, grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, auteur de "Un printemps à Téhéran", aux éditions Plon, et coauteur du documentaire "Gardiens de la révolution : les maîtres de l'Iran", diffusé sur Arte.Le président américain a menacé lundi de frapper l'Iran «beaucoup plus fort» si Téhéran bloquait l'acheminement de pétrole dans la région. Le chef du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, Ali Larijani, a mis en garde ce mardi le président américain Donald Trump, l'appelant à faire «attention à ne pas être éliminé», et rejetant ses «menaces vides», au onzième jour de la guerre. Le régime des mollahs est loin de capituler, alors que Mojtaba Khamenei a été choisi pour succéder à son père Ali Khamenei. Mais jusqu'à quand ?

C dans l'air
Pétrole : la flambée qui fait peur à Trump - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 63:50


C dans l'air du 10 mars 2026 - Pétrole : la flambée qui fait peur à TrumpLa guerre est « quasiment finie », a affirmé Donald Trump hier lors de sa première conférence de presse depuis le début de l'opération américaine-israélienne en Iran. « Une petite incursion », a-t-il dit, et tant pis s'il contredit le Pentagone, qui a écrit sur son compte X que « le combat ne fait que commencer ». « Ils n'ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d'armée de l'air. Leurs missiles sont dispersés. Leurs drones sont détruits de toutes parts, y compris leurs usines de fabrication. Si vous regardez bien, il ne leur reste plus rien. Militairement, il ne leur reste plus rien », a détaillé le président américain.Les propos de Donald Trump ont fait instantanément chuter les cours de l'or noir, qui flambaient depuis le matin, et remonter les marchés. Mais pour combien de temps ? Alors que les bombardements israéliens se poursuivent sur l'Iran, Téhéran a promis que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu'à nouvel ordre ». Les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale », a ajouté le porte-parole des Gardiens de la Révolution. « L'Iran n'a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d'éliminer la nation iranienne et n'ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même ! », a écrit Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Le ministre des Affaires étrangères iranien a averti de son côté que Téhéran « déciderait de la fin de la guerre » et que les forces armées iraniennes étaient prêtes « à poursuivre les frappes de missiles (…) aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire ». Plusieurs explosions ont eu lieu aujourd'hui à Doha, au Qatar, à Abou Dhabi ou contre les Kurdes iraniens.« Si l'Iran devait arrêter les flux de pétrole du détroit d'Ormuz, il serait attaqué encore vingt fois plus fort », a répliqué dans l'après-midi le secrétaire à la guerre américain Pete Hegseth. L'ONU, de son côté, a dit son inquiétude quant aux conséquences économiques des perturbations du trafic maritime dans cette artère essentielle pour le commerce mondial de l'énergie et mis en garde contre les effets de cette situation sur les marchés internationaux et, en particulier, sur les pays en développement.Lundi, depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, posté au large de la Crète, le président de la République avait affirmé que la France se préparait à un conflit au Moyen-Orient susceptible de « durer ». Il avait également annoncé que la France préparait une mission « purement défensive » pour « rouvrir » le détroit d'Ormuz.Alors quelle est la stratégie américaine ? Le régime iranien a-t-il vraiment les moyens de bloquer durablement ce passage clé du commerce mondial ? La marine française dans le détroit d'Ormuz ? Que sait-on du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei ? Quelle est la situation au Liban ?Experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de « D'un monde à l'autre »- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro - Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction – Libération, co-auteure de Les pins de Rechmaya - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Guerre en Iran : la France va-t-elle s'engager dans le conflit ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au Liban, des experts ukrainiens au Moyen-Orient et une hypothétique intervention des factions kurdes en Iran. Guerre en Iran : la France va-t-elle s'engager dans le conflit ?   Lundi (9 mars 2026), au dixième jour de la guerre en Iran, Emmanuel Macron s'est rendu sur le porte-avions Charles de Gaulle, déployé en Méditerranée conformément aux ordres du président français. Concrètement, quelles sont les particularités de ce navire de guerre unique en Europe ? Son déploiement signifie-t-il que la France est prête à intervenir dans la guerre contre l'Iran ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.   Liban : jusqu'où ira Israël ?   Depuis une semaine, le Liban est soumis aux frappes israéliennes. Selon le dernier bilan des autorités datant de lundi soir, les bombardements ont fait près de 500 morts et plus 1 300 blessés. Pourquoi, tout en bombardant l'Iran, Israël mène cette offensive au Liban ? Quel est son objectif ? La stratégie de l'armée israélienne est-elle différente de celle de 2024 ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de Jérusalem.   Guerre en Iran : pourquoi des experts ukrainiens vont se rendre au Moyen-Orient ?   C'est le président Volodymyr Zelensky qui l'a annoncé le dimanche 8 mars 2026 : « des experts ukrainiens en drones vont se rendre au Moyen-Orient, dès cette semaine » pour aider les Américains et les pays du Golfe à détecter et intercepter les drones iraniens. Comment expliquer l'expertise de l'Ukraine sur les drones kamikazes Shahed ? L'initiative ukrainienne signifie-t-elle que les systèmes de défense anti-aériens américains et israéliens ne suffisent plus à bloquer les drones iraniens ? Avec Guillaume Naudin, chronique « La fabrique du monde » sur RFI.     Guerre en Iran : les Kurdes peuvent-ils faire tomber le régime iranien ?   Dans un entretien accordé à Reuters, Donald Trump s'est dit « tout à fait pour » une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir en place à Téhéran, avant de faire volte-face en affirmant ne « pas vouloir rendre cette guerre plus compliquée qu'elle ne l'est déjà ». Alors que Donald Trump exclut de déployer des soldats américains sur le sol iranien, les factions kurdes positionnées en Irak peuvent-elles s'impliquer dans le conflit ? Sont-elles en mesure de faire le poids face aux Gardiens de la Révolution et l'armée iranienne ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. 

Focus
Guerre en Iran : jusqu'à quand peut durer le conflit ?

Focus

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 7:54


Donald Trump l'a assuré : la guerre en Iran est "bientôt finie". Ces propos tenus par le président américain lundi 9 mars ont fait chuter le prix du baril de pétrole et rassuré au moins un temps les investisseurs et les décideurs économiques. La réponse iranienne ne s'est pas faite attendre. "C'est nous qui déciderons de la fin de la guerre", ont répliqué les Gardiens de la révolution iraniens. Depuis, les frappes continuent un peu partout au Moyen-Orient. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet se penche sur la question complexe de l'issue du conflit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sur le fil
Iran : les Gardiens de la révolution piliers du pouvoir (ENTRETIEN)

Sur le fil

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 13:27


En quelques jours, la guerre a embrasé le Moyen-Orient.Les frappes lancées par les États‑Unis et Israël ont directement visé le cœur du pouvoir iranien, déclenchant une spirale militaire sans précédent. Ces opérations ont détruit des cibles stratégiques, tuant plusieurs hauts dirigeants dont le Guide suprême Ali Khamenei. Washington et Tel‑Aviv veulent faire tomber la République islamique et affaiblir durablement ses capacités militaires. Et pour se faire, ils ont attaqué les infrastructures nucléaires iraniennes et… les "Pasdaran", les Gardiens de la révolution.Face à cette offensive, l'Iran a riposté par des salves de missiles et de drones visant des bases américaines dans toute la région ainsi que plusieurs villes en Israël et dans les monarchies du Golfe.Au centre de cette réponse militaire fulgurante se trouvent justement les Gardiens de la révolution, force idéologique, bras armé de la république islamique d'Iran et acteur économique tentaculaire.Dans cet épisode, nous allons explorer leur rôle, leur histoire, et comprendre pourquoi, dans la tourmente actuelle, ils sont plus centraux que jamais.Invité: David Khalfa, co-directeur de l'Observatoire Afrique du Nord-Moyen-Orient à la fondation Jean Jaurès, auteur de "Israël-Palestine année zéro" (Le bord de l'eau Editions, 2024)et co-fondateur de l'Atlantic Middle East Forum (AMEF).Réalisation: Emmanuelle BaillonExtraits sonores: AFPTVLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les journaux de France Culture
Une nouvelle nuit de frappes au Moyen-Orient

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 19:59


durée : 00:19:59 - Journal de 12h30 - Après une nouvelle nuit de frappes au Moyen-Orient, une nouvelle scène de de confrontation, navale en l'occurrence. Un pétrolier américain est en grande difficulté au large du Koweït. Une attaque revendiquée par les Gardiens de la Révolution. - invités : Tom Préel Doctorant en sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique

Aujourd'hui l'économie
Guerre au Moyen-Orient: l'économie iranienne peut-elle survivre au conflit?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:36


Alors que la guerre s'installe au Moyen-Orient, la question ne se limite pas au terrain militaire. L'économie iranienne, déjà fragilisée par des années d'inflation, de sanctions et de fuite des capitaux, doit désormais absorber le choc d'un conflit. Entre dépendance pétrolière, pressions internationales et contraintes internes, la capacité de Téhéran à tenir économiquement devient un enjeu central pour l'avenir du pays. Avant même l'éclatement du conflit, l'économie iranienne traversait une période de fortes turbulences. L'inflation dépasse les 30% chaque année depuis désormais sept ans. Le pouvoir d'achat s'effondre, tandis que le chômage des jeunes continue de progresser. Dans le même temps, une partie de la population qualifiée quitte le pays. Cette fuite des compétences affaiblit encore un tissu économique déjà sous pression. La monnaie nationale perd de sa valeur et la confiance des investisseurs s'érode. Dans ce contexte, les investissements deviennent rares. En Iran, on n'investit plus réellement pour développer une entreprise ou pour conquérir de nouveaux marchés. L'objectif est souvent plus défensif afin de protéger son capital face à l'instabilité économique et monétaire. À lire aussiCommerce mondial: pourquoi l'Iran n'est pas aussi isolé qu'on le croit La rente pétrolière sous pression malgré des réserves considérables L'un des grands atouts de l'Iran reste pourtant ses hydrocarbures. Le pays possède les troisièmes réserves mondiales de pétrole et cette rente énergétique constitue depuis des décennies un pilier du modèle économique iranien. Les revenus du pétrole permettent de financer l'État, de soutenir les importations et, dans une certaine mesure, de maintenir une forme de stabilité sociale. Mais ce modèle est aujourd'hui sous forte pression. Les sanctions occidentales visent notamment le pétrole iranien et limitent sa commercialisation sur les marchés internationaux. Pour contourner ces restrictions, Téhéran vend son brut à prix réduit, principalement à la Chine. Pékin absorbe ainsi une grande partie des exportations pétrolières iraniennes grâce à des circuits de paiement alternatifs qui contournent le dollar et l'euro. Parallèlement, la Russie joue également un rôle dans l'économie iranienne, notamment en matière d'investissements. La guerre complique toutefois cette équation. Le conflit accroît les risques logistiques, renchérit les coûts de transport et fragilise certaines routes d'exportation. Ces perturbations peuvent avoir un impact direct sur les recettes du pays et ralentir l'ensemble du système économique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: pourquoi le gaz est devenu le nouveau point de tension économique mondial Guerre et structure du pouvoir économique: un risque d'accélération de la crise La résilience de l'économie iranienne dépend aussi de sa structure interne. Une partie importante de l'appareil productif est contrôlée par les Gardiens de la révolution, qui occupent une place centrale dans l'économie du pays. Ce complexe militaro-économique capte une portion significative des revenus stratégiques. Ce fonctionnement limite la transparence économique et détourne des ressources qui pourraient être investies dans le développement industriel ou les infrastructures. En période de guerre, cette logique tend à se renforcer. Les dépenses militaires augmentent et la priorité est donnée à la sécurité plutôt qu'à la productivité économique. L'économie civile se retrouve alors comprimée. Le conflit agit ainsi comme un accélérateur de crise. Il alourdit les dépenses publiques dans un contexte de déficit chronique, accentue la défiance monétaire et favorise la fuite des capitaux. Il expose également les infrastructures économiques à des risques directs, comme la destruction de ports ou de sites d'extraction. À court terme, l'économie iranienne peut encore tenir grâce à plusieurs leviers: ses importantes réserves énergétiques, le soutien de partenaires stratégiques et un marché intérieur de plus de 85 millions d'habitants. Mais sur le long terme, ces marges de manœuvre pourraient s'éroder. La véritable question devient alors moins celle de la survie immédiate que celle de la capacité du pays à maintenir son économie sans transformation profonde de son organisation et de son modèle économique.

Le débat
Moyen-Orient : l'escalade jusqu'où ?

Le débat

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 41:26


C'est le quatrième jour de guerre contre l'Iran. L'armée américaine a affirmé avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la révolution. Dans le même temps, Israël est sur deux fronts : face à l'Iran, mais aussi au Liban contre le Hezbollah. Les Iraniens, eux, ciblent des sites américains dans les pays du Golfe. Deux drones ont visé l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite, provoquant un incendie et la fermeture de l'ambassade. 

Les interviews d'Inter
Blocage du détroit d'Ormuz : il serait "totalement excessif de parler de choc pétrolier", selon Philippe Chalmin

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 6:59


durée : 00:06:59 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Lundi soir, un général iranien des Gardiens de la révolution a menacé de "brûler tout navire" tentant de franchir le détroit d'Ormuz, causant l'arrêt du trafic maritime. Si la situation dure, des tensions sont à prévoir, mais pas de "choc pétrolier", selon Philippe Chalmin, historien et économiste. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Du grain à moudre
Guerre régionale : quelle est la stratégie de l'Iran ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 38:18


durée : 00:38:18 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - La guerre initiée par Israël et les États-Unis contre l'Iran se régionalise : les Gardiens de la Révolution ont en effet déclaré avoir visé quelque 500 points stratégiques dans la région – des cibles toutes liées aux deux pays occidentaux – au moyen de plus de 700 drones et de centaines de missiles. - invités : Thierry Coville Docteur en sciences économiques, spécialiste de l'Iran à l'IRIS; Julia Tomasso Enseignante-chercheuse à l'IRIS, spécialiste des politiques de défense et des cultures stratégiques au Proche et Moyen-Orient, notamment celles de l'Iran

C dans l'air
L'Amérique et Israël frappent l'Iran - Édition spéciale 1ère partie -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 0:02


C dans l'air du 28 février 2026 - L'Amérique et Israël frappent l'IranÉdition spéciale suite à l'attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. l'émission est plus longue et elle est suivie d'un 2nd épisode intitulé: "Édition spéciale: Frappes en Iran, où est Khamenei?".L'Iran ciblé par Israël et les États-Unis. Alors que l'État hébreu a annoncé lancer une « frappe préventive », Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient mené des « opérations de combat majeures » contre l'Iran dans une vidéo postée sur son réseau Truth Social, ce samedi 28 février. Washington a baptisé l'offensive « Operation Epic Fury » (Fureur épique), tandis qu'Israël parle du « Rugissement du Lion ». Ce samedi matin, des explosions ont été entendues dans la capitale Téhéran, ainsi que dans plusieurs villes iraniennes, notamment dans la grande ville d'Ispahan et la ville sainte de Qom, au centre du pays, à Karaj, ville se trouvant à l'ouest de Téhéran, ainsi qu'à Kermanshah, à l'ouest de l'Iran. Cette offensive a déjà fait des victimes. Au moins 51 personnes ont été tuées lors d'une frappe contre une école de filles dans le sud de l'Iran, rapporte Ali Farhadi, un porte-parole du ministère de l'Éducation iranien, cité par l'agence de presse d'État IRNA. L'objectif affiché par Donald Trump est de « défendre le peuple américain » en « éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien », citant le fait que l'Iran a « rejeté toutes les occasions de renoncer à ses ambitions nucléaires ». Le président des États-Unis s'est également adressé au « peuple iranien, grand et fier ». « Je dis ce soir que l'heure de votre liberté est venue », a-t-il affirmé. Donald Trump a aussi appelé les membres des Gardiens de la révolution, des forces armées et de la police à « déposer les armes ». De son côté, l'Iran a riposté en lançant des missiles et des drones non seulement vers Israël, mais aussi contre des pays du Golfe abritant des forces américaines. Les Gardiens de la révolution auraient frappé le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn, ainsi que d'autres bases américaines au Qatar et aux Émirats arabes unis. Bahreïn a confirmé qu'un site de la marine américaine avait été touché. Pour quelles raisons Donald Trump a-t-il attaqué l'Iran ? Quel est le risque d'escalade après les frappes américano-israéliennes ciblant le pays ? Peut-on craindre une régionalisation du conflit ?Experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Au coeur du chaos", publié aux éditions Arthaud - Général François CHAUVANCY - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale - Eleonore WEIL (en direct depuis Tel Aviv) - Journaliste indépendante - Romuald SCIORA (en direct depuis New York) - Chercheur associé et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'IRIS

Tout un monde - La 1ere
Les maires, gardiens des valeurs démocratiques

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 19:44


(00:00:39) Les maires, gardiens des valeurs démocratiques (00:07:44) Ennemie de Pékin à 20 ans: le combat de Chloe Cheung pour la démocratie (00:15:00) La jeunesse mongole tentée par l'exil

Reportage International
«Nous recevons des menaces»: Iran International, une chaîne en persan face au défi d'informer depuis Londres

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:27


Comment continuer d'informer les Iraniens en pleine répression et au milieu d'un blackout informationnel ? Informer et soutenir les Iraniens, c'est la mission que s'est fixée la chaîne de télévision Iran International, en langue persane et considérée comme une entité terroriste par le régime des Gardiens de la Révolution. Iran International revendique des millions de téléspectateurs à travers le monde. Sa particularité : elle émet depuis Londres. Visite de la rédaction ultra-sécurisée. De notre correspondante à Londres, Nichés au cœur d'une zone industrielle, les studios d'Iran International sont cachés derrière des barrières opaques. Sharareh Azizi vient de présenter son dernier JT de la journée. La journaliste a les traits tirés, après un mois à couvrir la répression en Iran : « C'est un poison, jour après jour, de voir les images, d'écrire des articles, de monter des vidéos en floutant le sang, puis de prendre l'antenne. Parfois, je me mets à pleurer face caméra. Ça me rend triste, parce que c'est mon pays, que j'aime. Nous traversons un traumatisme collectif. » Établie en 2017 et financée par un investisseur saoudien, la chaîne emploie des journalistes iraniens, qui assistent de loin à ce qui se passe dans leur pays. Depuis le début des manifestations, le rédacteur en chef Aliasghar Ramezanpoor a dû réorganiser ses équipes : « Nous avons dû demander du renfort pour notre couverture, par exemple au service des sports. Mais le problème, c'est qu'on doit forcer les journalistes à prendre leur repos hebdomadaire ! Ils se sentent coupables de prendre un jour de repos à la maison et de ne pas pouvoir couvrir ce qui se passe en Iran. » La rédaction a mis en place un soutien psychologique. Surtout que la chaîne fait partie des ennemis du régime : « Nous recevons des menaces, nos familles en Iran sont convoquées et le régime sait où nous vivons. C'est devenu une habitude : ne pas quitter nos domiciles toujours à la même heure, limiter nos sorties en public. » À écouter  aussi«Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive Une carte qui recense les victimes En bas de l'écran, des messages défilent pour donner des nouvelles à la diaspora. Ainsi que les photos des victimes identifiées. Au rez-de-chaussée de la rédaction, Roland West, le directeur créatif, a créé une carte pour recenser les milliers d'Iraniens tués. « Cette base de données contient toutes les victimes vérifiées, à travers tout l'Iran. C'est assez simple pour l'instant : on a une photo pour la majorité des gens, un nom, un endroit, parfois leur âge. J'aimerais qu'on traduise cette carte en anglais, parce que c'est un outil puissant. » Une sorte de monument aux morts virtuel, au-delà de la dimension informative. Le projet pourrait avoir un intérêt futur, explique Adam Baillie, porte-parole d'Iran International. « Certes, nous ne sommes pas un tribunal, ni une ONG, mais toutes ces informations vérifiées que nous avons, nous les tenons à disposition si le conseil des droits humains des Nations unies veut poursuivre des membres du régime. » Avec ses 50 millions de téléspectateurs hebdomadaires, Iran International se revendique comme la voix du peuple iranien, de l'extérieur. À lire aussiIran: le 47e anniversaire de la révolution islamique célébré sur fond de crises politiques

InterNational
"Océania, les gardiens de l'océan" : la protection des cultures et des environnements du Pacifique

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 4:14


durée : 00:04:14 - Chroniques littorales - par : Jose Manuel Lamarque - Ces gardiens sont les peuples du Pacifique, qui s'engagent pour protéger leur milieu de vie. Raynald Mérienne nous propose de les découvrir à travers son documentaire, "Océania, les gardiens de l'océan" qui va être diffusé ce soir à 21h05 sur France 5 et sur France.tv. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Géopolitique
L'Europe sanctionne les Gardiens de la révolution, mais cela n'arrêtera pas la répression en Iran

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 3:20


durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - La répression du soulèvement iranien a finalement emporté les dernières réticences françaises : l'UE a décidé d'inscrire les Gardiens de la révolution, l'épine dorsale du régime de Téhéran, sur la liste des organisations terroristes. Mais le régime redoute surtout la menace de frappes américaines. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Cultures monde
Table-ronde : L'Iran sous l'emprise des gardiens de la révolution

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 36:15


durée : 00:36:15 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Au cœur de la machine répressive iranienne, le corps des gardiens de la révolution islamique a réussi à étendre son influence au sein de l'Etat, notamment par une implication croissante dans les réseaux économiques. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Armin Arefi Grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, journaliste spécialiste de l'Iran. ; Jonathan Piron Historien spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient, chercheur associé au Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP) basé à Bruxelles.

Cultures monde
Retour de Cisjordanie // Les gardiens de la révolution

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 58:24


durée : 00:58:24 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Nicolas Cortès qui rentre de Cisjordanie, puis table-ronde sur le rôle des gardiens de la révolution dans la répression du soulèvement populaire en Iran et de son poids dans l'État. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Nicolas Cortes photojournaliste indépendant; Armin Arefi Grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, journaliste spécialiste de l'Iran. ; Jonathan Piron Historien spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient, chercheur associé au Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP) basé à Bruxelles.

C dans l'air
Trump/ Iran : "le temps est compté" - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 63:22


C dans l'air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu'en juin dernier faute d'accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu'il s'agissait d'« une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela », en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l'option de négociations avec les États-Unis tant que leurs « menaces » persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l'Iran. L'Union européenne prévoit d'émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d'avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l'ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d'Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l'inscription des gardiens de la révolution comme «organisation terroriste» par l'Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?Alors que la diplomatie américaine s'est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n'est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l'île «est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe», a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d'inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d'internautes la reprennent depuis en boucle.Nos experts :- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales - Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques- Lucas MENGET - Grand Reporter

Chronique de Mamane
Gardiens de la paix et force de l'ordre

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 2:36


De nos jours, les policiers ne sont plus appelés gardiens de la paix. [Rediffusion du 16.09.2024].

Les matins
Balzac lu par les puritains / Les gardiens de la révolution iranienne / Shakespeare par Chloé Zhao et Philippe Forest

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 149:21


durée : 02:29:21 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit la réalisatrice Chloé Zhao pour son film Hamnet et l'écrivain Philippe Forest pour évoquer l'époque dans l'œil de Shakespeare. Et, à 7h17, le politologue Guillaume Beaud sur le rôle des Gardiens de la Révolution en Iran. - réalisation : Félicie Faugère