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En juillet 2023, David et Marie Lou, accompagnés de leurs deux filles Éloïse et Maëlle ont quitté leur quotidien au Québec pour partir voyager à vélo. Pendant presque un an, ils ont parcouru près de 6 000 kilomètres à travers l'Angleterre, la France, le Maroc, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et la Turquie.
En Syrie, après des années de sécheresse, c'est cette fois l'excès d'eau qui frappe les agriculteurs. Dans le nord-est du pays, les pluies diluviennes tombées en Turquie ont conduit à l'ouverture des vannes de plusieurs barrages sur l'Euphrate. En quelques heures, le fleuve est sorti de son lit, inondant des centaines d'hectares de cultures et des dizaines de maisons près de Deir ez-Zor. Un épisode qui rappelle aussi la dépendance de la Syrie à son voisin turc, qui contrôle depuis des décennies l'essentiel du débit de l'Euphrate. De notre envoyée spéciale à Deir ez-Zor, Sous les pieds d'Houssam, il ne reste que de la terre. Une terre sèche, craquelée. Difficile d'imaginer qu'il y a quelques temps, ces champs étaient complètement inondés. « Toute la récolte est partie avec l'eau, se désole Houssam. Tout ce qui devait nourrir nos enfants cette année a été emporté par l'Euphrate. C'est de plus en plus dur. Le gasoil est trop cher. Comment va-t-on se relever de ça ? Quand ce n'est pas l'inondation, c'est la sécheresse. » En quelques heures, près de 500 hectares de terres agricoles ont été engloutis. Les eaux ont détruit plusieurs stations de pompage et emporté les ponts flottants qui reliaient, sur l'Euphrate, les deux rivages. Désormais, pour traverser, pas d'autre choix que de prendre un bac. « Je fais l'aller-retour tous les jours pour aller travailler. C'est un vrai coût, dénonce un habitant. Chaque traversée nous coûte deux dollars. » L'Euphrate n'a pas seulement avalé les récoltes. Il est aussi entré dans les maisons. « Toute la boue est entrée dans la maison, témoigne Ahmad. Le carrelage est détruit. » Ahmad et Rania venaient tout juste de rentrer après des années d'exil. Leur maison, construite près du fleuve, avait été occupée pendant des années par la 4ᵉ division du clan Assad. L'ensemble avait été pillé. Ils venaient de tout réparer… « On a peur que ça recommence », confie Rania. Le couple pourrait partir, mais pour aller où ?, interrogent-ils. Et pour Rania, une seule responsable, la Turquie. À lire aussiSyrie: le président complète la formation du premier Parlement post-Assad « La Turquie a toujours utilisé l'eau pour régler ses problèmes politiques » À Deir ez-Zor, le niveau de l'Euphrate ne dépend plus seulement de la pluie. Le fleuve prend sa source en Turquie. Et c'est là-bas, en amont, que les barrages construits par Ankara contrôlent l'essentiel de son débit. Hassan cultive ces terres depuis trois générations. « Le fait que la Turquie retienne de l'eau a des répercussions jusque sur nos puits. Quand le niveau du fleuve baisse, celui des eaux souterraines baisse également, souligne-t-il. Et nos puits, peu profonds, d'environ dix mètres, se retrouvent à sec. » Lancé à la fin des années 1970, le vaste programme hydraulique turc compte aujourd'hui sur le Tigre et l'Euphrate quelque 18 barrages. Leur gestion alimente depuis plus de 30 ans les tensions avec la Syrie et l'Irak. « La Turquie a toujours utilisé l'eau pour régler ses problèmes politiques avec ses voisins. C'est arrivé, par exemple, lorsque la Turquie a eu des différends avec l'Irak, car l'Euphrate traverse aussi l'Irak, poursuit Hassan. Ils font pression en réduisant le débit, jusqu'à ce que l'eau qui arrive soit très faible. » Le long de l'Euphrate, les paysans répètent tous la même chose : l'eau ne suit plus les saisons, mais les décisions. Après quatorze années de guerre, il va falloir réussir à relancer l'agriculture, avec un fleuve dont ils ne maîtrisent pas le cours. À écouter dans Le débat du jourLa Syrie devient-elle un partenaire fiable?
En Syrie, après des années de sécheresse, c'est cette fois l'excès d'eau qui frappe les agriculteurs. Dans le nord-est du pays, les pluies diluviennes tombées en Turquie ont conduit à l'ouverture des vannes de plusieurs barrages sur l'Euphrate. En quelques heures, le fleuve est sorti de son lit, inondant des centaines d'hectares de cultures et des dizaines de maisons près de Deir ez-Zor. Un épisode qui rappelle aussi la dépendance de la Syrie à son voisin turc, qui contrôle depuis des décennies l'essentiel du débit de l'Euphrate. De notre envoyée spéciale à Deir ez-Zor, Sous les pieds d'Houssam, il ne reste que de la terre. Une terre sèche, craquelée. Difficile d'imaginer qu'il y a quelques temps, ces champs étaient complètement inondés. « Toute la récolte est partie avec l'eau, se désole Houssam. Tout ce qui devait nourrir nos enfants cette année a été emporté par l'Euphrate. C'est de plus en plus dur. Le gasoil est trop cher. Comment va-t-on se relever de ça ? Quand ce n'est pas l'inondation, c'est la sécheresse. » En quelques heures, près de 500 hectares de terres agricoles ont été engloutis. Les eaux ont détruit plusieurs stations de pompage et emporté les ponts flottants qui reliaient, sur l'Euphrate, les deux rivages. Désormais, pour traverser, pas d'autre choix que de prendre un bac. « Je fais l'aller-retour tous les jours pour aller travailler. C'est un vrai coût, dénonce un habitant. Chaque traversée nous coûte deux dollars. » L'Euphrate n'a pas seulement avalé les récoltes. Il est aussi entré dans les maisons. « Toute la boue est entrée dans la maison, témoigne Ahmad. Le carrelage est détruit. » Ahmad et Rania venaient tout juste de rentrer après des années d'exil. Leur maison, construite près du fleuve, avait été occupée pendant des années par la 4ᵉ division du clan Assad. L'ensemble avait été pillé. Ils venaient de tout réparer… « On a peur que ça recommence », confie Rania. Le couple pourrait partir, mais pour aller où ?, interrogent-ils. Et pour Rania, une seule responsable, la Turquie. À lire aussiSyrie: le président complète la formation du premier Parlement post-Assad « La Turquie a toujours utilisé l'eau pour régler ses problèmes politiques » À Deir ez-Zor, le niveau de l'Euphrate ne dépend plus seulement de la pluie. Le fleuve prend sa source en Turquie. Et c'est là-bas, en amont, que les barrages construits par Ankara contrôlent l'essentiel de son débit. Hassan cultive ces terres depuis trois générations. « Le fait que la Turquie retienne de l'eau a des répercussions jusque sur nos puits. Quand le niveau du fleuve baisse, celui des eaux souterraines baisse également, souligne-t-il. Et nos puits, peu profonds, d'environ dix mètres, se retrouvent à sec. » Lancé à la fin des années 1970, le vaste programme hydraulique turc compte aujourd'hui sur le Tigre et l'Euphrate quelque 18 barrages. Leur gestion alimente depuis plus de 30 ans les tensions avec la Syrie et l'Irak. « La Turquie a toujours utilisé l'eau pour régler ses problèmes politiques avec ses voisins. C'est arrivé, par exemple, lorsque la Turquie a eu des différends avec l'Irak, car l'Euphrate traverse aussi l'Irak, poursuit Hassan. Ils font pression en réduisant le débit, jusqu'à ce que l'eau qui arrive soit très faible. » Le long de l'Euphrate, les paysans répètent tous la même chose : l'eau ne suit plus les saisons, mais les décisions. Après quatorze années de guerre, il va falloir réussir à relancer l'agriculture, avec un fleuve dont ils ne maîtrisent pas le cours. À écouter dans Le débat du jourLa Syrie devient-elle un partenaire fiable?
Nouvelle nuit de frappes au Moyen-Orient entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump l'a assuré hier au sommet de l'Otan: le cessez-le-feu est terminé. Une situation qui fragilise grandement les efforts en vue d'une paix durable. En Turquie, Donald Trump a assumé hier la reprise de frappes contre l'Iran, il a aussi fustigé ses alliés de l'Alliance pour leur manque de soutien dans la guerre au Moyen-Orient. Par ailleurs, les 32 pays membres ont réaffirmé leur unité et ont promis des hausses significatives de dépenses dans la défense. Par ailleurs, on décrypte aussi dans ce Brief le grand mouvement à l'œuvre sur les marchés à l'oeuvre: les investisseurs se détournent d'une partie de la tech, revendent leurs actions, ce qui crée une rotation boursière d'une ampleur inédite. Enfin, après les Tesla à pilotage automatique, la Belgique devient le premier pays d'Europe à autoriser des tests de voitures entièrement autonomes sur l'autoroute. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Incontournable Turquie, deuxième armée au sein de l'Alliance Atlantique... et grande puissance industrielle de défense. C'est donc pour cette position centrale que le pays accueille aujourd'hui un sommet de l'Otan... Il est clair que l'organisation de défense a besoin de resserrer les rangs alors que les États-Unis multiplient les menaces de désengagement. Mais derrière le faste de l'évènement, le président Erdogan multiplie son implacable répression contre l'opposition....Et personne ou presque ne vient rappeler les fondamentaux de la démocratie et de la liberté d'expression. Real politik oblige. C'est le reportage à Ankara de notre correspondante Anne Andlauer. Le long chemin des réparations de l'esclavagisme Un nouveau chapitre des réparations pour le passé esclavagiste et colonial de l'Europe s'est ouvert. En mars 2026, l'Onu qualifiait la traite négrière de « crime le plus grave contre l'humanité ». Une résolution non contraignante mais qui met la pression sur les trois pays européens les plus engagés dans la traite, à savoir le Royaume-Uni, le Portugal et la France. En Angleterre, l'Église anglicane a déjà présenté ses excuses pour son rôle dans le commerce triangulaire entre l'Europe l'Afrique et les États-Unis... C'était en 2023. Elle a aussi promis un fonds de réparation de 100 millions de livres, mais aucune somme n'a été déboursée, reste la recherche historique sur les compromissions du passé. Notre correspondante Marie Billon s'est rendue à Oxford où les traces de ce passé esclavagiste sont plus qu'évidents.... À lire aussiFrance: Emmanuel Macron ouvre prudemment le chantier des «réparations» de l'esclavage Une loi pour encadrer les restitutions d'œuvres d'art en France Et en France, c'est sur la question de la restitution des œuvres d'art qu'un nouveau pas a été franchi. Une nouvelle loi a été adoptée en mai 2026, elle permet désormais un processus de restitution beaucoup plus souple de certaines œuvres des collections publiques.. Les explications de Baptiste Bouthier, le rédacteur en chef de la Revue dessinée à propos de l'enquête « Afrique, Pillage à l'œuvre ». À écouter aussiLoi sur la restitution d'œuvres africaines: «C'est très important qu'il y ait vite des restitutions»
Incontournable Turquie, deuxième armée au sein de l'Alliance Atlantique... et grande puissance industrielle de défense. C'est donc pour cette position centrale que le pays accueille aujourd'hui un sommet de l'Otan... Il est clair que l'organisation de défense a besoin de resserrer les rangs alors que les États-Unis multiplient les menaces de désengagement. Mais derrière le faste de l'évènement, le président Erdogan multiplie son implacable répression contre l'opposition....Et personne ou presque ne vient rappeler les fondamentaux de la démocratie et de la liberté d'expression. Real politik oblige. C'est le reportage à Ankara de notre correspondante Anne Andlauer. Le long chemin des réparations de l'esclavagisme Un nouveau chapitre des réparations pour le passé esclavagiste et colonial de l'Europe s'est ouvert. En mars 2026, l'Onu qualifiait la traite négrière de « crime le plus grave contre l'humanité ». Une résolution non contraignante mais qui met la pression sur les trois pays européens les plus engagés dans la traite, à savoir le Royaume-Uni, le Portugal et la France. En Angleterre, l'Église anglicane a déjà présenté ses excuses pour son rôle dans le commerce triangulaire entre l'Europe l'Afrique et les États-Unis... C'était en 2023. Elle a aussi promis un fonds de réparation de 100 millions de livres, mais aucune somme n'a été déboursée, reste la recherche historique sur les compromissions du passé. Notre correspondante Marie Billon s'est rendue à Oxford où les traces de ce passé esclavagiste sont plus qu'évidents.... À lire aussiFrance: Emmanuel Macron ouvre prudemment le chantier des «réparations» de l'esclavage Une loi pour encadrer les restitutions d'œuvres d'art en France Et en France, c'est sur la question de la restitution des œuvres d'art qu'un nouveau pas a été franchi. Une nouvelle loi a été adoptée en mai 2026, elle permet désormais un processus de restitution beaucoup plus souple de certaines œuvres des collections publiques.. Les explications de Baptiste Bouthier, le rédacteur en chef de la Revue dessinée à propos de l'enquête « Afrique, Pillage à l'œuvre ». À écouter aussiLoi sur la restitution d'œuvres africaines: «C'est très important qu'il y ait vite des restitutions»
Avec : Pierre Rondeau, économiste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 02:03:11 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Ce matin à 7h38, Bérengère Bonte reçoit à l'occasion du sommet de l'OTAN à Ankara, le directeur du Centre des Études de Sécurité de l'IFRI, Elie Tenenbaum, rejoint à 8h20 par Aurélien Denizeau, docteur en science politique et relations internationales, spécialiste de la Turquie. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade, Victoria Géraut-Velmont, Inès Bouffartigue Sebastia, Rodi Eken, Anouk Seveno, Salomé Erbs, Romain Rincon Hernandez - invités : Élie Tenenbaum Directeur du Centre des Études de Sécurité de l'IFRI, Aurélien Denizeau Chercheur associé au Programme Turquie et Moyen-Orient de l'Ifri (Institut Français des Relations Internationales), Sarah Daoud Docteure en sciences politiques associée au CERI de Sciences-Po et au CEDEJ du Caire., Mathilde Potier Violoniste, Pierre Liscia-Beaurenaut Violoniste, Madeleine Douçot Violoncelliste, Jean-Baptiste Souchon Altiste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est ce que constate Le Soir, à Bruxelles : « l'ambiance s'annonce tendue aujourd'hui et demain au "Bestepe", l'immense palais où le président turc Erdogan reçoit les chefs des États membres de l'Otan. Macron, Merz, De Wever et les autres seront une nouvelle fois suspendus aux lèvres d'un Donald Trump visiblement toujours très fâché contre ses alliés qui "ne l'ont pas aidé" dans sa folie guerrière au Moyen-Orient ». Et le quotidien belge de s'interroger : « le président américain assistera-t-il bel et bien aux discussions jusqu'au bout ? Manifestera-t-il sa mauvaise humeur publiquement ? Et qui en fera les frais ? Autant de questions qui se posent à l'entame de la réunion, comme ce fut d'ailleurs le cas pour le G7 d'Evian, en juin… Mais l'enjeu véritable de cette rencontre porte sur le rôle que les États-Unis entendent encore jouer dans l'Otan. Et, en corollaire, sur la part que peuvent ou doivent assumer les Européens ». Assumer davantage de responsabilités… Les Européens qui devront d'abord amadouer Donald Trump… C'est ce que pointe El Pais à Madrid : « pendant ces deux jours minutieusement orchestrés dans les moindres détails, l'Europe présentera au président américain une preuve tangible de son alignement : des contrats d'armements de plusieurs milliards d'euros, une augmentation record des dépenses militaires et une déclaration finale brève et concise, soigneusement élaborée pour éviter tout incident ». El Pais a pu d'ores et déjà consulter la déclaration finale du sommet : « celle-ci ne comporte qu'une demi-douzaine de points et évite toute formulation susceptible de déplaire à Washington. "Nous construisons l'avenir : une Europe plus forte au sein d'une Otan plus forte, une Alliance modernisée", affirme la déclaration dans laquelle les Européens et le Canada déclarent assumer "davantage de responsabilités" en matière de défense. Il s'agit, précise le quotidien espagnol, du transfert de responsabilité exigé par Washington, qui a annoncé le retrait de troupes d'Allemagne et le gel de plusieurs programmes d'armement. Les États-Unis ont également informé leurs alliés qu'ils cesseraient de mettre à la disposition de l'Alliance des capacités stratégiques telles que des avions de chasse, des ravitailleurs et des sous-marins, et ont décidé de réexaminer dans les six mois l'ensemble de leur présence militaire en Europe ». Le temps presse… « Dans cette nouvelle configuration de l'Otan, l'Europe peut-elle jouer un rôle de premier plan ? », s'interroge le New-York Times. « L'Europe devra assumer une plus grande part du fardeau de sa défense conventionnelle et les États-Unis seront davantage un allié de secours en cas de besoin. […] Mais le temps presse pour se préparer, pointe le quotidien américain. D'après des analystes de l'organisation, la Russie pourrait déclencher une guerre contre l'Otan d'ici 2029. La pression s'accentue donc sur l'Europe pour qu'elle se prépare davantage à la guerre et sur les États-Unis pour qu'ils ne créent pas de vulnérabilités inutiles, relève encore le New York Times. La mise en place du pilier européen au sein de l'Otan prendra inévitablement du temps et ne se résume pas à une question de financement. Il s'agit également de développer, d'acquérir et d'intégrer des armements sophistiqués que les Américains ne fourniront plus, comme les missiles sol-air à longue portée, la défense aérienne, les satellites et la coordination du renseignement ». Et l'Allemagne ? Enfin, « l'Allemagne peut-elle assumer son rôle de nation européenne de premier plan au sein de l'Otan ? ». Question posée par le Süddeutsche Zeitung. « Il s'agit là, entre autres, d'un enjeu économique. La Bundeswehr [l'armée allemande, NDLR] ne peut se développer durablement que si l'économie se porte bien. Un réarmement financé par la dette ne peut être maintenu indéfiniment. L'autre question est de savoir si l'Allemagne souhaite réellement assumer ce rôle, pointe encore le quotidien munichois. Ce sera un enjeu crucial des futures campagnes électorales. Voter pour l'AfD (à l'extrême-droite), Die Linke (la gauche radicale) ou le BSW (le parti social-démocrate allemand) reviendrait à voter contre la tentative de contrer la dictature russe ainsi que les tendances autoritaires de Trump. L'avenir de l'Otan se joue non seulement à Ankara, mais aussi en Allemagne. »
En Europe, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Mais combien n'ont jamais porté plainte ? De la France à la Turquie, notre dossier du jour s'intéresse à la prise en charge concrète des victimes. Dans le Pas-de-Calais, une unité mobile contre les violences conjugales Des plaintes qui s'accumulent, des victimes qui attendent, des dossiers parfois bloqués depuis des mois, voire des années… Dans le Pas-de-Calais, département le plus touché de France par les violences conjugales, les commissariats sont débordés. Pour tenter de désengorger les procédures, une unité unique en France a été créée en 2024 : l'UMIV, l'unité mobile d'investigation sur les violences conjugales. Son principe : des policiers spécialisés qui se déplacent de ville en ville, au plus près des commissariats, pour accélérer le traitement des dossiers. Immersion à Lens avec Lise Verbeke. En Turquie, une carte pour aider les femmes kurdes Quand les femmes parlent pour dénoncer les violences qu'elles subissent, encore faut-il qu'elles puissent être comprises par ceux qui pourraient les aider. En Turquie, une partie des femmes kurdes sont privées de cette possibilité. À Istanbul, une association féministe a lancé JinMap, une carte interactive qui recense les centres municipaux où les femmes victimes de violences peuvent trouver un soutien psychologique, social, juridique ou économique. L'outil permet aussi d'identifier les rares lieux capables d'accueillir les femmes en kurde. Correspondance Anne Andlauer. Feux de forêt : l'Europe face à des incendies plus précoces et plus intenses À peine sortie d'un épisode de canicule qui a touché une grande partie du continent, l'Europe se prépare déjà à de nouvelles vagues de chaleur. Et avec elles, au retour des feux de forêt. Chaque été, les incendies font des ravages. Ils sont de plus en plus nombreux, plus intenses, et parfois plus précoces. Face à cette menace, que peut faire l'Union européenne pour aider les États membres à mieux prévenir et combattre les feux ? Florian Chaaban, du site Toute l'Europe, s'est penché sur la question. → Et pour tout savoir sur ce que fait l'UE près de chez vous - et ailleurs dans le monde - rendez-vous sur touteleurope.eu À lire aussiMoins de feux de forêt, mais plus de victimes: aujourd'hui, «l'incendie brûle là où nous sommes» Voyager en train à travers l'Europe : un casse-tête Paris-Rome, Lille-Prague, Marseille-Séville : sur le papier, ces trajets sont réalisables en train, souvent avec une seule correspondance. Mais au moment d'acheter son billet, le voyageur se heurte encore à de nombreux obstacles. Sur certaines plateformes nationales de réservation, comme SNCF Connect, ces itinéraires transfrontaliers peuvent disparaître dès qu'ils impliquent une autre compagnie ferroviaire européenne. Résultat : les voyageurs renoncent parfois au train et se tournent vers l'avion. Bruxelles veut changer les règles du jeu. La Commission européenne a présenté à la mi-mai plusieurs pistes… Reportage dans les gares parisiennes de Clémentine Moreau. À écouter aussiTrain à grande vitesse: l'Europe met 500 milliards sur la table pour relier toutes ses capitales d'ici 2040
En Europe, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Mais combien n'ont jamais porté plainte ? De la France à la Turquie, notre dossier du jour s'intéresse à la prise en charge concrète des victimes. Dans le Pas-de-Calais, une unité mobile contre les violences conjugales Des plaintes qui s'accumulent, des victimes qui attendent, des dossiers parfois bloqués depuis des mois, voire des années… Dans le Pas-de-Calais, département le plus touché de France par les violences conjugales, les commissariats sont débordés. Pour tenter de désengorger les procédures, une unité unique en France a été créée en 2024 : l'UMIV, l'unité mobile d'investigation sur les violences conjugales. Son principe : des policiers spécialisés qui se déplacent de ville en ville, au plus près des commissariats, pour accélérer le traitement des dossiers. Immersion à Lens avec Lise Verbeke. En Turquie, une carte pour aider les femmes kurdes Quand les femmes parlent pour dénoncer les violences qu'elles subissent, encore faut-il qu'elles puissent être comprises par ceux qui pourraient les aider. En Turquie, une partie des femmes kurdes sont privées de cette possibilité. À Istanbul, une association féministe a lancé JinMap, une carte interactive qui recense les centres municipaux où les femmes victimes de violences peuvent trouver un soutien psychologique, social, juridique ou économique. L'outil permet aussi d'identifier les rares lieux capables d'accueillir les femmes en kurde. Correspondance Anne Andlauer. Feux de forêt : l'Europe face à des incendies plus précoces et plus intenses À peine sortie d'un épisode de canicule qui a touché une grande partie du continent, l'Europe se prépare déjà à de nouvelles vagues de chaleur. Et avec elles, au retour des feux de forêt. Chaque été, les incendies font des ravages. Ils sont de plus en plus nombreux, plus intenses, et parfois plus précoces. Face à cette menace, que peut faire l'Union européenne pour aider les États membres à mieux prévenir et combattre les feux ? Florian Chaaban, du site Toute l'Europe, s'est penché sur la question. → Et pour tout savoir sur ce que fait l'UE près de chez vous - et ailleurs dans le monde - rendez-vous sur touteleurope.eu À lire aussiMoins de feux de forêt, mais plus de victimes: aujourd'hui, «l'incendie brûle là où nous sommes» Voyager en train à travers l'Europe : un casse-tête Paris-Rome, Lille-Prague, Marseille-Séville : sur le papier, ces trajets sont réalisables en train, souvent avec une seule correspondance. Mais au moment d'acheter son billet, le voyageur se heurte encore à de nombreux obstacles. Sur certaines plateformes nationales de réservation, comme SNCF Connect, ces itinéraires transfrontaliers peuvent disparaître dès qu'ils impliquent une autre compagnie ferroviaire européenne. Résultat : les voyageurs renoncent parfois au train et se tournent vers l'avion. Bruxelles veut changer les règles du jeu. La Commission européenne a présenté à la mi-mai plusieurs pistes… Reportage dans les gares parisiennes de Clémentine Moreau. À écouter aussiTrain à grande vitesse: l'Europe met 500 milliards sur la table pour relier toutes ses capitales d'ici 2040
Avec : Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Daniel Riolo, journaliste RMC. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
En Turquie, l'offensive du pouvoir contre l'opposition semble être passée sous les radars médiatiques. Pourtant, un an après l'arrestation du maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, jamais Recep Tayyip Erdogan n'était allé si loin, semble-t-il, pour assoir sa mainmise sur le pays en écartant le chef désigné du CHP, Özgür Özel. Existe-t-il encore une possibilité d'exister pour l'opposition démocratique turque ?
durée : 00:03:48 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Des centaines de policiers anti-émeutes casqués et armées de matraque ont littéralement pris d'assaut le siège du parti républicain du peuple pour en extraire Özgur Özel féroce critique du président Erdogan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:48 - InterNational - par : Guillaume Auda - Des centaines de policiers anti-émeutes casqués et armées de matraque ont littéralement pris d'assaut le siège du parti républicain du peuple pour en extraire Özgur Özel féroce critique du président Erdogan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:48 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - Des centaines de policiers anti-émeutes casqués et armées de matraque ont littéralement pris d'assaut le siège du parti républicain du peuple pour en extraire Özgur Özel féroce critique du président Erdogan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:21 - France Inter sur le terrain - Quelque 400 militants pro-palestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël ont atterri, jeudi, à Istanbul, en Turquie. Le gouvernement turc avait affrété trois avions. Ils ont été accueillis à l'aéroport et examinés par des médecins avant de regagner leurs pays respectifs. - réalisation : Marie-Pierre Vérot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Lundi dernier (18 mai 2026), un nouveau drame a fait 6 morts. Les fusillades dans des établissements scolaires mi-avril avaient déjà provoqué un choc dans la société. Mais le nombre d'armes dans le pays est estimé à 30 millions, soit une arme pour trois habitants, et la restriction de leur circulation reste un défi. Également dans cette émission, les projets d'urbanisme écologique de la ville de Cork en Irlande et la réunion controversée des Sudètes en Tchéquie, le week-end prochain. Le fléau des armes à feu En Turquie, le nombre d'armes à feu en circulation est estimé à 30 millions, ce qui représente une arme pour trois habitants. Il y a deux jours, un homme a tué six personnes dans le sud du pays. Mi-avril 2026, deux attaques avaient eu lieu dans des établissements scolaires. L'une a fait 16 blessés ; l'autre, à Kahramanmaras, s'est soldée par la mort de 10 personnes : 1 enseignante, 8 élèves et l'assaillant lui-même, âgé de 14 ans seulement. L'émotion a été très forte, et les autorités promettent donc de restreindre l'accès aux armes, mais pour y parvenir, le chemin est encore long. Reportage à Ankara, Céline Pierre Magnani. Les réseaux mafieux trouvent aussi des recrues de plus en plus jeunes dans différents pays de l'Union européenne, où les armes en circulation illégale proviennent souvent de Serbie et des pays voisins. Un trafic documenté depuis des décennies, qui se poursuit, en France, en Belgique ou encore en Suède. Les autorités des pays des Balkans promettent d'agir, mais là non plus ça ne va pas vite. Les précisions de Simon Rico. Réunion controversée des Sudètes à Brno, en Tchéquie Pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le rassemblement des Allemands des Sudètes doit avoir lieu en Tchéquie. L'événement, hautement symbolique - et déjà très controversé - est attendu à partir de vendredi à Brno, la deuxième ville du pays. Pour l'association des descendants des Sudètes, ces germanophones expulsés de Tchécoslovaquie après 1945, la rencontre est un geste de réconciliation européenne, mais des responsables politiques tchèques dénoncent à l'inverse une provocation historique. Les explications à Prague d'Alexis Rosenzweig. La chronique musique de Vincent Théval I'm Kingfisher Winter of '85/'86 (Suède). Peut-on concilier urbanisme galopant et adaptation au changement climatique ? En Irlande, la ville de Cork en fait le pari. Il y a deux ans, la deuxième ville du pays a lancé la restructuration des anciens docks de la zone portuaire. C'est l'un des plus grands projets urbains d'Irlande. 147 hectares de centre-ville, autour de la rivière Lee, vont devenir un nouveau quartier qui comprendra de grands espaces verts, 10.000 nouveaux logements desservis par des moyens de transport durables. 25.000 emplois devraient voir le jour une fois les travaux terminés. Un chantier titanesque de 353 millions d'euros qui promet d'intégrer les contraintes climatiques. Reportage d'Agnieska Kumor.
Lundi dernier (18 mai 2026), un nouveau drame a fait 6 morts. Les fusillades dans des établissements scolaires mi-avril avaient déjà provoqué un choc dans la société. Mais le nombre d'armes dans le pays est estimé à 30 millions, soit une arme pour trois habitants, et la restriction de leur circulation reste un défi. Également dans cette émission, les projets d'urbanisme écologique de la ville de Cork en Irlande et la réunion controversée des Sudètes en Tchéquie, le week-end prochain. Le fléau des armes à feu En Turquie, le nombre d'armes à feu en circulation est estimé à 30 millions, ce qui représente une arme pour trois habitants. Il y a deux jours, un homme a tué six personnes dans le sud du pays. Mi-avril 2026, deux attaques avaient eu lieu dans des établissements scolaires. L'une a fait 16 blessés ; l'autre, à Kahramanmaras, s'est soldée par la mort de 10 personnes : 1 enseignante, 8 élèves et l'assaillant lui-même, âgé de 14 ans seulement. L'émotion a été très forte, et les autorités promettent donc de restreindre l'accès aux armes, mais pour y parvenir, le chemin est encore long. Reportage à Ankara, Céline Pierre Magnani. Les réseaux mafieux trouvent aussi des recrues de plus en plus jeunes dans différents pays de l'Union européenne, où les armes en circulation illégale proviennent souvent de Serbie et des pays voisins. Un trafic documenté depuis des décennies, qui se poursuit, en France, en Belgique ou encore en Suède. Les autorités des pays des Balkans promettent d'agir, mais là non plus ça ne va pas vite. Les précisions de Simon Rico. Réunion controversée des Sudètes à Brno, en Tchéquie Pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le rassemblement des Allemands des Sudètes doit avoir lieu en Tchéquie. L'événement, hautement symbolique - et déjà très controversé - est attendu à partir de vendredi à Brno, la deuxième ville du pays. Pour l'association des descendants des Sudètes, ces germanophones expulsés de Tchécoslovaquie après 1945, la rencontre est un geste de réconciliation européenne, mais des responsables politiques tchèques dénoncent à l'inverse une provocation historique. Les explications à Prague d'Alexis Rosenzweig. La chronique musique de Vincent Théval I'm Kingfisher Winter of '85/'86 (Suède). Peut-on concilier urbanisme galopant et adaptation au changement climatique ? En Irlande, la ville de Cork en fait le pari. Il y a deux ans, la deuxième ville du pays a lancé la restructuration des anciens docks de la zone portuaire. C'est l'un des plus grands projets urbains d'Irlande. 147 hectares de centre-ville, autour de la rivière Lee, vont devenir un nouveau quartier qui comprendra de grands espaces verts, 10.000 nouveaux logements desservis par des moyens de transport durables. 25.000 emplois devraient voir le jour une fois les travaux terminés. Un chantier titanesque de 353 millions d'euros qui promet d'intégrer les contraintes climatiques. Reportage d'Agnieska Kumor.
En Turquie, un homme a tué six personnes lundi 18 mai au fusil à pompe dans le sud du pays avant de se suicider mardi, acculé par la police. Il avait fait l'objet de plusieurs hospitalisations psychiatriques. Selon une fondation turque, plus de 30 millions d'armes circulent dans le pays où le culte de l'arme à feu reste bien ancré. Mi-avril, deux fusillades dans des établissements scolaires avaient fait 10 morts et des dizaines de blessés. L'un des assaillants avait 14 ans, il fréquentait un club de tir avec son père. À la suite de ces drames qui ont semé la peur dans les écoles, le président Erdogan a déclaré qu'il voulait restreindre l'accès aux armes, mais le chemin reste long… Le reportage de Céline-Pierre Magnani à Ankara en Turquie est à retrouver dans son intégralité dans notre podcast Accents d'Europe. À lire aussiTurquie: l'inquiétante augmentation du nombre d'armes à feu dans le pays À lire aussiLa Turquie sous le choc après deux fusillades survenues dans des écoles
(00:00:46) Pourquoi l'Europe voit son avenir à travers l'acier? (00:06:12) Mines antipersonnel: peut-on éradiquer le fléau? Interview d'Anne Héry (00:14:39) En Turquie, encore 500'000 mines antipersonnel à enlever
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
Hongrie, Allemagne, France, Turquie : chaque pays a sa stratégie pour inciter à la procréation mais le désir d'enfants ne suit pas. Reportage en Lituanie et analyse de Thibault Prébay. Également dans cette émission, l'espoir des Kurdes pour la reconnaissance de leur langue en Turquie, et les difficultés de la Silésie à faire accepter la sienne en Pologne. Démographie La baisse de la fertilité est une réalité mondiale mais elle préoccupe particulièrement dans une Europe à la population déjà âgée. Sans le nord du continent, en Lituanie le nombre d'enfants par femme est aujourd'hui tout juste de 1,1. Une statistique loin d'assurer le renouvellement des générations. Alors pour convaincre les jeunes de faire des enfants, comme dans quasiment tous les pays européens, le gouvernement cherche à relancer le désir d'enfants... Il multiplie les mesures et les projets, avec parfois une pointe d'originalité. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau. Entretien avec l'économiste Thibault Prébay, auteur de Démographie, la bombe tranquille (éditions du Rocher). Minorités En Turquie, l'espoir des Kurdes. L'État turc est engagé dans un processus de paix avec le parti des travailleurs du Kurdistan, en guerre contre Ankara depuis près d'un demi-siècle. Objectif affiché : le désarmement et la dissolution du groupe. Et dans l'ensemble de la population kurde, l'espoir d'une paix retrouvée a ravivé celui d'avoir droit à une éducation en langue maternelle. Mais pour le pouvoir, cette demande reste un tabou. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. En Pologne, le Silésien reste dans l'ombre. C'est une langue parlée par presque un million de personnes, mais l'État polonais refuse de la reconnaitre comme une langue régionale. En février 2026, le président Karol Nawrocki a de nouveau dit non et dénié aux habitants de Silésie la reconnaissance d'une partie de leur culture, et relégué cette langue au rang de dialecte. La semaine dernière, la Prix de Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk a qualifié la décision présidentielle de « scandaleuse ». À Varsovie, les explications d'Adrien Sarlat.
En Turquie, un homme a tué six personnes lundi 18 mai au fusil à pompe dans le sud du pays avant de se suicider mardi, acculé par la police. Il avait fait l'objet de plusieurs hospitalisations psychiatriques. Selon une fondation turque, plus de 30 millions d'armes circulent dans le pays où le culte de l'arme à feu reste bien ancré. Mi-avril, deux fusillades dans des établissements scolaires avaient fait 10 morts et des dizaines de blessés. L'un des assaillants avait 14 ans, il fréquentait un club de tir avec son père. À la suite de ces drames qui ont semé la peur dans les écoles, le président Erdogan a déclaré qu'il voulait restreindre l'accès aux armes, mais le chemin reste long… Le reportage de Céline-Pierre Magnani à Ankara en Turquie est à retrouver dans son intégralité dans notre podcast Accents d'Europe. À lire aussiTurquie: l'inquiétante augmentation du nombre d'armes à feu dans le pays À lire aussiLa Turquie sous le choc après deux fusillades survenues dans des écoles
durée : 00:05:19 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Cyril Sauvageot - La censure orchestrée par le régime Erdogan frappe de plus en plus de musiciens turcs. Dernier exemple en date : le procès d'un chanteur populaire accusé de promouvoir l'homosexualité. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La loi sur la désinformation adoptée en 2022 devait punir la « propagation d'informations contraires à la vérité ». Quatre ans plus tard, elle a fait du journalisme indépendant un métier à haut risque. La censure en Turquie... En 2022, lorsque le gouvernement turc a fait adopter une loi qui punissait de prison toutes les personnes condamnées pour « propagation d'informations contraires à la vérité », les organisations de défense de la liberté de la presse ont dénoncé un nouvel instrument destiné à museler les médias indépendants. Ce que le pouvoir a fermement démenti. Mais quatre ans plus tard, le constat est sans appel : les journalistes sont bien les premières victimes de cette loi sur la désinformation, comme l'illustre ce reportage d'Anne Andlauer à Ankara. ... et la liberté académique au Royaume-Uni Le gouvernement britannique annonce la prochaine entrée en vigueur d'un système destiné à garantir la liberté de parole des universitaires. Il permettra aux enseignants-chercheurs et aux autres membres du personnel universitaire de déposer plainte, en cas de conflit, directement auprès d'un service dédié. L'idée est d'éviter les actions en justice quand un enseignant estime que son poste ou son travail sont remis en cause en raison de ses idées et prises de position. Plusieurs affaires avaient défrayé la chronique, les explications de Marie Billon à Londres. La chronique musique de Vincent Théval : Memorials, Watching the moon (UK) En France, le retour à l'emploi des personnes marginalisées, grâce aux Régies de quartier Partout sur le territoire en France, les régies de quartier aident chaque année plus de 12.000 personnes très éloignées de l'emploi à remettre le pied à l'étrier, à retrouver le chemin de l'emploi et de l'insertion sociale. Principalement actives dans les quartiers défavorisés, elles contribuent aussi au tissu social et à l'entretien des lieux de vie. Sous pression budgétaire depuis plusieurs années, comme tout le secteur de l'économie sociale et solidaire, le Mouvement des régies ne baisse pas les bras. Reportage d'Olivier Favier. En Écosse, les pauvres priés de se faire discrets À Glasgow en Écosse, il ne fait pas bon être sans abri : 43 personnes ont été interpellées en un mois parce qu'elles trainaient autour de la Gare centrale. La police entend lutter contre la criminalité, mais des voix critiquent estiment qu'il s'agit de mesures « cosmétiques » à l'approche de la saison touristique. Les précisions de Thomas Harms.
La loi sur la désinformation adoptée en 2022 devait punir la « propagation d'informations contraires à la vérité ». Quatre ans plus tard, elle a fait du journalisme indépendant un métier à haut risque. La censure en Turquie... En 2022, lorsque le gouvernement turc a fait adopter une loi qui punissait de prison toutes les personnes condamnées pour « propagation d'informations contraires à la vérité », les organisations de défense de la liberté de la presse ont dénoncé un nouvel instrument destiné à museler les médias indépendants. Ce que le pouvoir a fermement démenti. Mais quatre ans plus tard, le constat est sans appel : les journalistes sont bien les premières victimes de cette loi sur la désinformation, comme l'illustre ce reportage d'Anne Andlauer à Ankara. ... et la liberté académique au Royaume-Uni Le gouvernement britannique annonce la prochaine entrée en vigueur d'un système destiné à garantir la liberté de parole des universitaires. Il permettra aux enseignants-chercheurs et aux autres membres du personnel universitaire de déposer plainte, en cas de conflit, directement auprès d'un service dédié. L'idée est d'éviter les actions en justice quand un enseignant estime que son poste ou son travail sont remis en cause en raison de ses idées et prises de position. Plusieurs affaires avaient défrayé la chronique, les explications de Marie Billon à Londres. La chronique musique de Vincent Théval : Memorials, Watching the moon (UK) En France, le retour à l'emploi des personnes marginalisées, grâce aux Régies de quartier Partout sur le territoire en France, les régies de quartier aident chaque année plus de 12.000 personnes très éloignées de l'emploi à remettre le pied à l'étrier, à retrouver le chemin de l'emploi et de l'insertion sociale. Principalement actives dans les quartiers défavorisés, elles contribuent aussi au tissu social et à l'entretien des lieux de vie. Sous pression budgétaire depuis plusieurs années, comme tout le secteur de l'économie sociale et solidaire, le Mouvement des régies ne baisse pas les bras. Reportage d'Olivier Favier. En Écosse, les pauvres priés de se faire discrets À Glasgow en Écosse, il ne fait pas bon être sans abri : 43 personnes ont été interpellées en un mois parce qu'elles trainaient autour de la Gare centrale. La police entend lutter contre la criminalité, mais des voix critiquent estiment qu'il s'agit de mesures « cosmétiques » à l'approche de la saison touristique. Les précisions de Thomas Harms.
La mobilisation des parents d'élèves contre la hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises de l'étranger. Dès la rentrée prochaine, les écoles françaises de l'étranger qui comptent près d'un demi-million d'élèves dans le monde devront prendre en charge les cotisations retraite du personnel détaché, jusque-là assurées par l'État. Résultat, les frais de scolarité explosent, d'une moyenne de 400 euros de plus par élève et par an, avec des pics pouvant atteindre 1 300 euros par an dans certaines écoles. Le reportage à Barcelone d'Elise Gazengel. En Turquie, les écoles françaises sont aussi sous pression. Un désaccord sur le statut de ces établissements oppose Ankara et Paris depuis presque deux ans. La Turquie demande à pouvoir ouvrir en France des écoles turques reconnues par l'État français, Paris se montre réticente. Les négociations se poursuivent entre les deux pays mais en attendant, les autorités ont interdit l'inscription d'enfants turcs – et binationaux – dans les deux écoles françaises de Turquie. À Ankara, les explications d'Anne Andlauer. Dédollarisation : une chance pour l'euro Il y a plus de 26 ans, onze pays de l'Union européenne adoptaient une nouvelle monnaie commune, l'euro. Depuis, dix autres pays vont se joindre à la zone euro qui compte aujourd'hui vingt-et-un membres. L'euro, qui reste l'éternel second des échanges dans le monde très loin derrière le dollar et qui peut aujourd'hui changer son destin selon Ludovic Subran, économiste et co-auteur d'un rapport du conseil d'analyse économique sur l'euro. Géorgie : succession difficile à la tête de l'Église orthodoxe En Géorgie, c'est une période difficile qui s'ouvre pour la puissante église orthodoxe, après la mort de son patriarche très influent Ilia II. Sa succession prend un tour politique alors que le gouvernement opère un rapprochement avec Moscou, certains craignent que son successeur ne soit lié à la Russie. Le reportage de Théo Bourgery Gonse.
La mobilisation des parents d'élèves contre la hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises de l'étranger. Dès la rentrée prochaine, les écoles françaises de l'étranger qui comptent près d'un demi-million d'élèves dans le monde devront prendre en charge les cotisations retraite du personnel détaché, jusque-là assurées par l'État. Résultat, les frais de scolarité explosent, d'une moyenne de 400 euros de plus par élève et par an, avec des pics pouvant atteindre 1 300 euros par an dans certaines écoles. Le reportage à Barcelone d'Elise Gazengel. En Turquie, les écoles françaises sont aussi sous pression. Un désaccord sur le statut de ces établissements oppose Ankara et Paris depuis presque deux ans. La Turquie demande à pouvoir ouvrir en France des écoles turques reconnues par l'État français, Paris se montre réticente. Les négociations se poursuivent entre les deux pays mais en attendant, les autorités ont interdit l'inscription d'enfants turcs – et binationaux – dans les deux écoles françaises de Turquie. À Ankara, les explications d'Anne Andlauer. Dédollarisation : une chance pour l'euro Il y a plus de 26 ans, onze pays de l'Union européenne adoptaient une nouvelle monnaie commune, l'euro. Depuis, dix autres pays vont se joindre à la zone euro qui compte aujourd'hui vingt-et-un membres. L'euro, qui reste l'éternel second des échanges dans le monde très loin derrière le dollar et qui peut aujourd'hui changer son destin selon Ludovic Subran, économiste et co-auteur d'un rapport du conseil d'analyse économique sur l'euro. Géorgie : succession difficile à la tête de l'Église orthodoxe En Géorgie, c'est une période difficile qui s'ouvre pour la puissante église orthodoxe, après la mort de son patriarche très influent Ilia II. Sa succession prend un tour politique alors que le gouvernement opère un rapprochement avec Moscou, certains craignent que son successeur ne soit lié à la Russie. Le reportage de Théo Bourgery Gonse.
durée : 00:37:59 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - En Turquie, après les purges massives qui ont suivi la tentative de coup d'État de 2016, des universitaires, artistes et fonctionnaires ont été exclus de leur métier. Le film Yellow Letters de İlker Çatak, en salles depuis le 1er avril, replonge dans cette réalité à travers le destin d'un couple. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : İlker Çatak Réalisateur et scénariste allemand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:59 - InterNational - par : Fabienne Sintes - En Turquie, après les purges massives qui ont suivi la tentative de coup d'État de 2016, des universitaires, artistes et fonctionnaires ont été exclus de leur métier. Le film Yellow Letters de İlker Çatak, en salles depuis le 1er avril, replonge dans cette réalité à travers le destin d'un couple. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : İlker Çatak Réalisateur et scénariste allemand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Turquie, la question de la laïcité et de l'islam reviennent sur le devant de la scène. Pendant le mois du ramadan, une violente polémique a opposé de nombreux intellectuels au président Erdogan. En Turquie le retour du combat pour la laïcité Les premiers reprochent au pouvoir de conduire une islamisation de la société au mépris du principe de laïcité inscrit dans la Constitution. C'est le reportage à Ankara d'Anne Andlauer. Dans la turbulence mondiale, on oublierait presque que l'Espagne vit ces jours-ci au rythme de la semaine sainte, de ses processions au son des cuivres, tambours et appels à prière. Ces chars monumentaux couverts de feuille d'or et de fleurs accompagnés des pénitents, c'est toute une tradition qui remonte au Moyen Âge pour rappeler la passion du Christ. Des centaines de milliers de touristes font le déplacement. Mais, en ce début de mois d'avril 2026, la polémique enfle, autour des pratiques sexistes de certaines confréries à l'opposé de l'engagement du gouvernement Sanchez pour l'égalité hommes-femmes. Récit signé Diane Cambon. À lire aussiEn Turquie, la laïcité, inscrite dans la Constitution, fait débat Nouveau tour de vis contre l'immigration Le Parlement européen a voté pour un nouveau durcissement de sa politique migratoire, qui doit encore être approuvé par les États. Des centres d'expulsion et de détention, hors des frontières de l'Union européenne, pourraient voir le jour pour tous ceux qui n'ont pas obtenu le droit d'asile. Un tournant politique qui impacte forcément les associations qui travaillent au jour le jour pour l'accompagnement linguistique et professionnel des migrants. Et parmi eux, les plus fragiles, les mineurs. 14 000 mineurs non accompagnés, les MNA comme on les appelle, arrivent en France chaque année. Et c'est dans le Nord qu'ils sont le plus nombreux. Ils sont aidés par tout un programme de formation, financé par des fonds européens. C'est le reportage de Lise Verbeke. À lire aussiLa politique migratoire européenne est-elle en train de se trumpiser? La chronique musique de Vincent Théval : La source du duo belge Chaton Laveur
En Turquie, la question de la laïcité et de l'islam reviennent sur le devant de la scène. Pendant le mois du ramadan, une violente polémique a opposé de nombreux intellectuels au président Erdogan. En Turquie le retour du combat pour la laïcité Les premiers reprochent au pouvoir de conduire une islamisation de la société au mépris du principe de laïcité inscrit dans la Constitution. C'est le reportage à Ankara d'Anne Andlauer. Dans la turbulence mondiale, on oublierait presque que l'Espagne vit ces jours-ci au rythme de la semaine sainte, de ses processions au son des cuivres, tambours et appels à prière. Ces chars monumentaux couverts de feuille d'or et de fleurs accompagnés des pénitents, c'est toute une tradition qui remonte au Moyen Âge pour rappeler la passion du Christ. Des centaines de milliers de touristes font le déplacement. Mais, en ce début de mois d'avril 2026, la polémique enfle, autour des pratiques sexistes de certaines confréries à l'opposé de l'engagement du gouvernement Sanchez pour l'égalité hommes-femmes. Récit signé Diane Cambon. À lire aussiEn Turquie, la laïcité, inscrite dans la Constitution, fait débat Nouveau tour de vis contre l'immigration Le Parlement européen a voté pour un nouveau durcissement de sa politique migratoire, qui doit encore être approuvé par les États. Des centres d'expulsion et de détention, hors des frontières de l'Union européenne, pourraient voir le jour pour tous ceux qui n'ont pas obtenu le droit d'asile. Un tournant politique qui impacte forcément les associations qui travaillent au jour le jour pour l'accompagnement linguistique et professionnel des migrants. Et parmi eux, les plus fragiles, les mineurs. 14 000 mineurs non accompagnés, les MNA comme on les appelle, arrivent en France chaque année. Et c'est dans le Nord qu'ils sont le plus nombreux. Ils sont aidés par tout un programme de formation, financé par des fonds européens. C'est le reportage de Lise Verbeke. À lire aussiLa politique migratoire européenne est-elle en train de se trumpiser? La chronique musique de Vincent Théval : La source du duo belge Chaton Laveur
En Turquie, la querelle autour de la laïcité a ressurgi dans le débat public ces dernières semaines. En plein mois de ramadan, un mois de communion spirituelle, on a pu constater les fractures, toujours plus fortes, entre un pouvoir qui se revendique ouvertement de l'islam et une partie de la société qui dénonce des injonctions et une instrumentalisation de la religion. Alors que la laïcité est un principe inscrit dans la Constitution turque, deux polémiques sont venues illustrer cette fracture. Un reportage de notre correspondante à Ankara à écouter en version longue dans Accents d'Europe. À lire aussiEn Turquie, la laïcité installée par Atatürk, un modèle confronté à la montée du religieux
Loin de la ceinture industrielle du pays, face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, la municipalité veut faire de la capitale un pôle d'innovation civil et militaire. Berlin parie sur la défense La ville de Berlin est la capitale des startups : elle a attiré l'an dernier (2025) un tiers des financements destinés aux jeunes pousses ; il se dit même qu'une startup y voit le jour toutes les quatorze heures. Si la tendance n'est pas nouvelle, ce qui l'est davantage c'est que le secteur de la défense est en train de se faire une place centrale dans l'économie locale. Face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, le message de la municipalité est clair : Berlin doit devenir un pôle d'innovation civil et militaire. Au point d'attirer aussi les industries traditionnelles du secteur. Reportage, Salomé Henon Cohin. En Turquie, les Afghans sauvent l'agriculture Comme ceux du textile ou de la construction, le secteur agricole de Turquie est de plus en plus dépendant d'une main-d'œuvre étrangère, migrante. Chez les éleveurs en particulier, ils remplacent peu à peu les ouvriers agricoles ou bergers locaux. Comme dans bien d'autres pays, les jeunes générations se détournent en effet de l'agriculture, d'autant qu'en Turquie le secteur a été durement touché ces dernières années par l'hyperinflation. Mais pour ces paysans afghans, les conditions de travail sont souvent très précaires. Reportage Anne Andlauer. À écouter aussiTurquie: les Afghans, nouvelle main-d'œuvre face au recul des travailleurs locaux Et en Serbie, les travailleurs venus d'Asie pallient le manque de main-d'œuvre Dans l'Europe tout entière, les travailleurs étrangers compensent le manque de main-d'œuvre. En plus du vieillissement de la population, certains pays souffrent d'un exode massif de leur jeunesse. C'est le cas de la Serbie dans les Balkans. Pour faire face, Belgrade a donc de plus en plus recours à des ressortissants non européens, venus principalement d'Asie. Mais les cas d'exploitation abusive de ces travailleurs vulnérables se multiplient et ils subissent en outre un racisme décomplexé. Les explications de Simon Rico. La chronique musique de Vincent Théval : Jens Lekman (Suède)
Loin de la ceinture industrielle du pays, face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, la municipalité veut faire de la capitale un pôle d'innovation civil et militaire. Berlin parie sur la défense La ville de Berlin est la capitale des startups : elle a attiré l'an dernier (2025) un tiers des financements destinés aux jeunes pousses ; il se dit même qu'une startup y voit le jour toutes les quatorze heures. Si la tendance n'est pas nouvelle, ce qui l'est davantage c'est que le secteur de la défense est en train de se faire une place centrale dans l'économie locale. Face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, le message de la municipalité est clair : Berlin doit devenir un pôle d'innovation civil et militaire. Au point d'attirer aussi les industries traditionnelles du secteur. Reportage, Salomé Henon Cohin. En Turquie, les Afghans sauvent l'agriculture Comme ceux du textile ou de la construction, le secteur agricole de Turquie est de plus en plus dépendant d'une main-d'œuvre étrangère, migrante. Chez les éleveurs en particulier, ils remplacent peu à peu les ouvriers agricoles ou bergers locaux. Comme dans bien d'autres pays, les jeunes générations se détournent en effet de l'agriculture, d'autant qu'en Turquie le secteur a été durement touché ces dernières années par l'hyperinflation. Mais pour ces paysans afghans, les conditions de travail sont souvent très précaires. Reportage Anne Andlauer. À écouter aussiTurquie: les Afghans, nouvelle main-d'œuvre face au recul des travailleurs locaux Et en Serbie, les travailleurs venus d'Asie pallient le manque de main-d'œuvre Dans l'Europe tout entière, les travailleurs étrangers compensent le manque de main-d'œuvre. En plus du vieillissement de la population, certains pays souffrent d'un exode massif de leur jeunesse. C'est le cas de la Serbie dans les Balkans. Pour faire face, Belgrade a donc de plus en plus recours à des ressortissants non européens, venus principalement d'Asie. Mais les cas d'exploitation abusive de ces travailleurs vulnérables se multiplient et ils subissent en outre un racisme décomplexé. Les explications de Simon Rico. La chronique musique de Vincent Théval : Jens Lekman (Suède)
En premier reportage, direction la Turquie, un an après l'emprisonnement du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu. C'est précisément le 19 mars 2025 après plusieurs mois d'une saga judiciaire qu'il est arrêté, lui qui dans la foulée sera désigné candidat de son parti pour la présidentielle de 2028... Le second reportage aura un goût de vacances, direction la Norvège et les fabuleux paysages des Lofoten, mais les habitants, les infrastructures, et la nature ploient sous le flot de touristes. Turquie : une année amère pour l'opposition En Turquie, le 19 mars 2025, après plusieurs mois d'une tension judiciaire grandissante, Ekrem Imamoglu est arrêté. Il est le maire d'Istanbul. La grande métropole turque est sous les projecteurs. Dans une vidéo, il s'adresse à la nation alors que la police est à sa porte. Quelques jours plus tard, alors que le Parti républicain du peuple (CHP) le désigne comme candidat à l'élection présidentielle, il est placé en détention, pour des accusations de corruption. Alors qu'il est considéré comme le principal opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, son arrestation provoque à Istanbul et dans les autres principales villes du pays une vague de contestation jamais connue depuis les manifestations de Gezi en 2013. Depuis, les opposants n'ont pas lâché prise. Un Grand reportage de Mathilde Warda qui s'entretient avec Jacques Allix. Surtourisme aux Lofoten : mémoire et culture en résistance En Norvège, les îles Lofoten ont acquis avec l'essor d'Instagram et de Tiktok une notoriété inattendue. Chaque année, un flot de plus d'un million de touristes vient cohabiter avec une petite population locale de 25 000 personnes. Conséquences : dégradation des espaces naturels, excréments humains dans les jardins et les cimetières, mais aussi la perte d'identité. Le rorbur, la petite maison rouge typique des pêcheurs, est devenu le symbole par excellence d'Airbnb, effaçant peu à peu la grande tradition séculaire de la pêche. Un Grand reportage de Danae Rivadeneyra qui s'entretient avec Jacques Allix.
En Turquie, le 19 mars 2025, après plusieurs mois d'une tension judiciaire grandissante, Ekrem Imamoglu est arrêté. Il est le maire d'Istanbul. La grande métropole turque est sous les projecteurs. Dans une vidéo, il s'adresse à la nation alors que la police est à sa porte. Quelques jours plus tard, alors que le Parti républicain du peuple (CHP) le désigne comme candidat à l'élection présidentielle, il est placé en détention, pour des accusations de corruption. Alors qu'il est considéré comme le principal opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, son arrestation provoque à Istanbul et dans les autres principales villes du pays une vague de contestation jamais connue depuis les manifestations de Gezi en 2013. Depuis, les opposants n'ont pas lâché prise. « Turquie : une année amère pour l'opposition », un grand reportage de Mathilde Warda.
En Turquie, une sécheresse record a récemment privé la capitale, Ankara, d'une large partie de ses ressources en eau. Une pénurie qui s'est muée en polémique politique. Le gouvernement accuse la mairie, aux mains de l'opposition, d'être responsable de la situation et la taxe d'« incompétence ». Mais le maire d'Ankara, possible rival du président Erdogan à la prochaine présidentielle, renvoie la balle au gouvernement. Des rivalités politiques qui n'aident pas à résoudre la crise, alors que le changement climatique risque d'aggraver la situation. Reportage de notre correspondante à Ankara. À retrouver dans la longueur sur Accents d'Europe.
En Allemagne, le temps partiel qui connait un succès retentissant, pourrait être restreint. Actuellement, 40% des Allemands bénéficient d'un allègement de leur temps de travail, dont une écrasante majorité de femmes. Depuis 2001, les entreprises de plus de quinze salariés doivent en effet accorder un temps partiel, sous certaines conditions, aux collaborateurs présents depuis plus de six mois. Cet avantage est plutôt vécu comme un problème dans certains secteurs qui subissent un manque de main-d'œuvre. L'aile économique du parti chrétien-démocrate, la CDU du chancelier Friedrich Merz, s'est emparée de ce qu'elle considère comme une dérive. En Allemagne, le sujet, et surtout la manière dont il est présenté, suscite une vive polémique. Le reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Hongrie, la population s'effondre malgré la politique nataliste Dès son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre ultra-conservateur Viktor Orban a mis en place différentes mesures pour inciter ses concitoyens à avoir plus d'enfants : importantes réductions d'impôts pour les familles, aides au logement… Un slogan a même fait son apparition : « Un pays qui aime la famille ». Malgré ces efforts, la population diminue. Le pays compte aujourd'hui moins de 9 millions et demi d'habitants contre plus de 10 millions en 2010. À Budapest, les explications de Florence La Bruyère. En Turquie, l'obésité est devenue une priorité nationale Avec près de 32% d'adultes obèses, le pays affiche l'un des taux les plus élevés d'Europe. Selon le ministre de la Santé, seul un tiers de la population turque a un poids normal. Or, les moyens d'action restent insuffisants et, jusqu'ici, sans résultat. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer. La revue de presse européenne de Franceline Beretti.
L'emprisonnement des mineurs, un sujet sensible en Europe alors que l'âge de la responsabilité pénale, âge où le mineur peut être considéré responsable de ses actes, varie d'un État à l'autre. En Suède, le gouvernement veut autoriser l'incarcération dès l'âge de 13 ans Pour lutter contre la montée de la violence juvénile et le recrutement des mineurs par les réseaux criminels, la coalition au pouvoir a déposé une loi qui abaisse l'âge de la responsabilité pénale à 13 ans. Une réforme très critiquée en Suède, et vécue comme un virage sécuritaire dans un pays dont le modèle se base historiquement sur la protection de l'enfance. 8 établissements pénitentiaires sont en cours d'aménagement et se préparent à accueillir de jeunes condamnés à partir du 1er juillet 2026. C'est le cas de la prison de Rosersberg au nord de la capitale suédoise qui se prépare à accueillir ces jeunes détenus. Un reportage signé Ottilia Ferey. En Turquie, des peines alourdies pour les jeunes délinquants En Turquie, les enfants peuvent être condamnés et emprisonnés dès l'âge de 12 ans. Le gouvernement doit présenter très bientôt une réforme de la justice des mineurs qui aggraverait les peines encourues. Un débat très houleux s'est ouvert dans le pays, alimenté par une série de crimes commis par des mineurs contre d'autres mineurs. À Istanbul, les précisions de notre correspondante, Anne Andlauer. Un pôle international d'astrophysique en plein cœur de la campagne sarde Une énorme antenne de 64 mètres de diamètre est pointée vers le ciel à San Basilio, dans la province de Cagliari. Cette commune d'à peine mille habitants abrite l'un des plus grands radiotélescopes d'Europe. Dans ce territoire de tradition pastorale, plutôt connu pour être un désert technologique, le radiotélescope de Sardaigne fait figure d'exception au milieu des églises romaines. Son histoire est une réponse à l'une des questions les plus épineuses des politiques de cohésion européenne : comment développer les emplois qualifiés et la recherche, y compris dans les territoires les plus reculés d'un pays ? Cécile Debarge s'est rendue sur place. À découvrir aussi sur nos réseaux sociaux. En 1956, Nikita Khrouchtchev ouvre la voie à la déstalinisation En février 1956, il y a tout juste 70 ans, s'ouvrait le 20ème congrès du parti communiste dans l'ex-URSS. Trois ans après la mort de Staline, on y salue la pérennité du régime soviétique, mais au dernier jour du congrès, son successeur Nikita Khrouchtchev y donne la lecture d'un rapport sur le culte de la personnalité et ses conséquences, c'est une déflagration. Sur RFI Connaissances, Olivier Favier raconte « comment Khrouchtchev a mis fin au culte de Staline » et a amorcé une relative sortie du totalitarisme, dans un mouvement absolument à l'inverse de celui qu'on observe dans la Russie d'aujourd'hui.
L'accord conclu début février 2026 en Syrie entre le gouvernement et les FDS, Forces Démocratiques Syriennes, a été scruté de près par la communauté kurde turque, alors qu'un processus de paix a débuté en 2024 entre le gouvernement d'Ankara et le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan. En Turquie, la communauté kurde partagée entre espoir, doute et désillusion Elle a suivi de très près l'accord conclu début février 2026 entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, ainsi que les trois semaines d'offensive de l'armée syrienne qui l'ont précédé. Un décret octroie désormais des droits nationaux aux Kurdes de Syrie, le kurde sera langue officielle comme l'arabe, mais ces derniers voient s'envoler la perspective d'un territoire autonome. De l'autre coté de la frontière, ces événements ont ravivé les inquiétudes chez les Kurdes de Turquie alors que le gouvernement d'Erdogan est engagé dans un processus de paix avec le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, depuis 2024. Reportage à Ankara Anne Andlauer. Terres rares et industrie européenne L'Estonie accueille la première usine d'Europe de fabrication d'aimants permanents. Ces aimants faits d'un alliage de métaux rares ou de terres rares décuple les capacités des moteurs électriques. Une branche industrielle stratégique, dont la production dépend encore de la Chine à 90%. Même si la société Néo est canadienne, rapatrier cette production sur le territoire de l'UE participe à l'autonomie stratégique, mais aussi, grâce au soutien de la Commission européenne, au développement d'un territoire en difficulté économique. Reportage de notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau. La chronique musique de Vincent Théval : Antartica de Marta del Grandi (Italie) Au salon professionnel Wine Paris, les producteurs européens saluent l'accord UE-Mercosur L'édition 2026 de ce salon de référence, qui a accueilli pendant trois jours 6 500 exposants représentant 60 pays, a été assombrie par la chute vertigineuse du marché et le recul des exportations. Il a donc été beaucoup question des récents accords de libre-échange et notamment de celui conclu avec le Mercosur. Jordi Lafon-Lacaze s'y est rendu au Parc des Expositions.
durée : 00:23:14 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - Entretien avec Pinar Selek sociologue, militante et écrivaine turque, qui vit en exil en France. Elle a publié un essai intitulé "Parce qu'ils sont arméniens" chez Liana Levi. Elle évoque la figure Hrant Dink, journaliste et écrivain turc d'origine arménienne assassiné en 2007. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Pinar Selek Sociologue et politologue à l'Université Nice Sophia Antipolis
durée : 00:57:57 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Le 12 mai 2025, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) annonçait sa dissolution, mettant fin à plus de 40 ans de lutte armée avec l'État turc. Depuis, aucune issue politique ne semble pourtant se dessiner pour la question kurde, encore traitée exclusivement comme une menace sécuritaire. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Hamit Bozarslan Historien et politiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS); Lucie Laroche Écrivaine spécialisée sur la Turquie et les enjeux de droits humains. Son travail articule des questions politiques, sociales et migratoires.
durée : 00:04:34 - Le Reportage de la rédaction - Alors que Donald Trump laisse planer la menace d'une intervention en Iran, les Iraniens qui arrivent en Turquie, l'un des seuls pays de la région qui leur est ouvert sans visa, disent leurs craintes, leur haine du régime, leurs espoirs aussi.
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C'est une politique d'immigration claire et assumée qu'affiche l'Espagne. Le Premier ministre Pedro Sanchez la résume d'ailleurs de manière on ne peut plus simple. Il préfère un pays « ouvert et prospère » plutot que « fermé et pauvre ». Deux millions d'immigrés sont arrivés légalement dans le pays en 7 ans. Contribuant à 20% de la croissance du PIB. Il s'agit aussi de compenser une natalité en berne. La nouvelle réforme migratoire prévoit la régularisation de 300 000 personnes d'ici 2027. La plupart viennent d'Amérique Latine. C'est le cas dans ce petit village de Castille et Leon, au nord de Madrid. L'activité de la principale entreprise céréalière et l'école ont retrouvé une nouvelle vie. C'est le reportage de notre correspondante Diane Cambon. Remettre de l'ordre à l'Assemblée Nationale turque Difficile à croire en ces temps de blocage budgétaire et parlementaire, mais l'Assemblée Nationale française pourrait servir de modèle, en matière de discipline. En Turquie, les autorités s'intéressent de près au règlement intérieur du palais Bourbon et tout son échelonnage de sanctions pour mauvaise conduite... ce qui n'est pas rare dans l'hémicycle turc, Anne Andlauer. Les musiciens allemands gagnent leur procès contre l'IA Entre l'Intelligence artificielle et les artistes les contentieux se jugent désormais devant les tribunaux. C'est le cas en Allemagne où fin janvier 2026, un nouveau procès est très attendu entre le monde de la musique et une société de production de musique générée par l'IA... plus d'espoir que d'inquiétude car en novembre 2025, la justice a estimé que la société Open AI avait violé le droit d'auteur. Une première en Europe. Les explications de Delphine Nerbollier. Les inquiétudes de la pop britannique Et au Royaume-Uni, le gouvernement est en train de revoir sa copie pour proposer une nouvelle régulation qui protège les artistes. La première version n'a pas plu et a même déclenché la furie des plus grands noms de la pop britannique, Marie Billon. La chronique musique de Vincent Théval Avec le groupe de rock allemand Urlaub in Polen.
durée : 00:15:16 - Journal de 8 h - L'inflation en Turquie était d'environ 34% en 2025. Pour dénoncer cette situation économique difficile et le risque de sombrer dans l'extrême pauvreté, les fonctionnaires du pays sont appelés à faire grève.
durée : 00:15:16 - Journal de 8 h - L'inflation en Turquie était d'environ 34% en 2025. Pour dénoncer cette situation économique difficile et le risque de sombrer dans l'extrême pauvreté, les fonctionnaires du pays sont appelés à faire grève.
durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Un siècle après la proclamation de la République turque, la laïcité imposée par Mustafa Kemal est attaquée. En effet, depuis deux décennies, Recep Tayyip Erdoğan utilise les moyens à sa disposition pour repousser les lignes rouges et replacer l'islam au centre de l'État. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Nicolas Monceau maître de conférences en sciences politiques à l'université Montaigne de Bordeaux ; Elise Massicard politiste, directrice de recherche CNRS au Centre d'études et de recherches internationales ; Théo Malçok doctorant à l'EHESS et chercheur associé à l'IFEA (Institut français d'études anatoliennes)