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Reportage International
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Reportage international
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Le journal de 18h00
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

Les journaux de France Culture
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

TATAMI Connexion
Les russes bannis de la White House, Parnasse vs Held… Restons connecté #109 - TATAMI Connexion

TATAMI Connexion

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 80:15


Tipeee : https://fr.tipeee.com/tatami-connexion/Import Fight : https://import-fight.com/?srsltid=AfmBOorPLaRoGMlD5TMi_ToZnEBnkq6Mr3p_RFLl7lU5Idm0R0ySUfQdCode : TATAMI10Bienvenu sur le format actualité MMA et JJB du podcast TATAMI Connexion : Restons Connecté !Chaque semaine nous allons parler des sujets qui anime nos sports et qui attise toutes les conversation !Cette semaine programme chargé avec :- Retour sur Parnasse vs Held- Dricus Du Plessis de retour - Topuria de retour entre avril et juin- Pas de russe à la White House- Conor doit renégocier son contrat- Conor vs Chandler ou Masvidal ?- Jon Anik pointe un problème à l'UFC- Question auditeur Bonne écoute !!

Le retour de Mario Dumont
Davos: Trump et son équipe sont perçus «un peu comme les Russes», rapporte Stéphan Bureau

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 10:25


Arrivée de Trump à Davos. Tensions croissantes entre les Français et les Américains. Crise obligataire au Japon. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Invité culture
Vincent Hein: «Un conflit vient toujours d'une mauvaise intention que l'on prête à l'autre»

Invité culture

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 8:37


Dans son dernier roman, Le choix de Petrov, paru aux éditions Rue de l'Échiquier, Vincent Hein revient sur la Guerre froide et ses dangers nucléaires. Avec Olivier Rogez, il s'attarde sur un incident qui s'est produit le 26 septembre 1983 qui a failli déclencher un conflit nucléaire entre l'URSS et les États-Unis.  RFI : Vincent Hein, vous signez aux éditions Rue de l'Échiquier votre 7e roman intitulé Le Choix de Petrov. Un texte dans lequel vous revenez sur un épisode assez incroyable de la Guerre froide : le 26 septembre 1983, le monde a failli disparaître. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ? Vincent Hein : Déjà, il faut savoir que l'année 1983 est, avec l'année 1962 et la crise de Cuba, la pire année de la Guerre froide, la plus dangereuse en tout cas. Simplement parce que Ronald Reagan arrive au pouvoir aux États-Unis, et qu'il terrifie les Russes avec ce fameux discours télévisé dans lequel il les qualifie « d'empire du mal ». Les Russes s'attendent à une attaque imminente, et donc la nuit du 26 septembre, un jeune colonel est au centre de surveillance atomique de Moscou, il vient de prendre sa garde, et aux alentours de minuit, il voit les écrans s'affoler, des signaux d'alerte se mettent en route, et il voit un premier missile atomique en train de foncer sur Moscou. Au début, il pense à une erreur de la machine. Il s'interroge et demande des renseignements complémentaires à ses officiers subalternes. Et puis, une 2e, une 3e, une 4e et une 5e alarme se mettent à sonner.  Et là, il a dix minutes pour prendre une décision... Oui. Le protocole prévoit qu'il doit appeler le général, le chef d'état-major de l'armée de l'air qui, lui-même, va prévenir le Kremlin. Mais il connaît le protocole par cœur, il est lieutenant-colonel, il sait que l'URSS va forcément répliquer, et donc il fait un choix pascalien, c'est-à-dire : « soit je préviens le Kremlin et on a une guerre atomique, soit j'attends une demi-heure pour voir si on est réellement frappé ou pas. Mais en tout cas, une partie de l'humanité sera sauvée ». À lire aussiBerlin et la guerre froide, par-delà le Mur Et il fait le choix de ne pas prévenir sa hiérarchie, donc d'éviter la riposte nucléaire, car il a un doute. Et ce doute, c'est ce qui constitue l'un des fondements de la pensée humaine.  Je fais une simple parenthèse. Vous savez que la première guerre qui a été décidée suite à la décision d'un algorithme, c'est la guerre du Vietnam ? La CIA (services de renseignements extérieurs des États-Unis, NDLR) avait rentré les données pour répondre à la question : « Est-ce que l'on va gagner la guerre au Vietnam ? ». Et les ordinateurs ont donné une réponse positive. Vous connaissez le résultat... Donc Petrov a cela en tête et se dit: « Il y a peut-être une erreur quelque part », mais il est entouré d'officiers qui lui disent: « Non, ce sont des informaticiens. Ce sont des ingénieurs, ce sont des scientifiques »... ... Faites confiance à la machine !  « Faites confiance à la machine, c'est sûr, on est attaqué ! ». La chance que nous avons eue, et qu'il a eue, c'est qu'il était accompagné de son meilleur ami qui était météorologue et qui lui a dit: « Écoute, on n'a pas de vision satellite, le ciel est couvert et donc on ne les voit pas ces missiles, on voit juste des traces... » Il a donc décidé d'attendre. Et il se trouve qu'en fait, il s'agissait des rayons du soleil qui rebondissaient sur l'océan, puis se reflétaient dans les nuages et donnaient exactement la même trace visuelle qu'un missile nucléaire. Moi, je me suis dit : « Petrov et le météorologue, Dimitrievitch, ont fait l'académie militaire dès l'âge de douze ans. Ils ont eu un entraînement très dur, physique, mental, politique. Comment ces deux hommes qui, dans l'inconscient collectif de l'époque, ne peuvent voir les États-Unis - ou en tout cas l'Occident - que comme le mal, ont-ils finalement décidé de sauver cet Occident ? ». Comment être indépendant de l'esprit quand on est endoctriné ? C'est un peu la question que vous posez... C'est la question que je me pose. Je n'ai pas de réponse, mais j'ai une hypothèse dont je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'elle tienne la route. Je pense que ces deux-là avaient un goût de la vie qui était bien au-dessus de la normale. Ils étaient tous les deux amateurs de poésie. Mais aussi de musique classique et notamment de Chostakovitch. C'est le côté un peu romantique ou poétique de l'histoire, mais c'est réel. Ils étaient tous les deux très amoureux de leur femme, ce sont des hommes amoureux et c'est peut-être ça finalement qui a sauvé le monde. Il y a une chose que l'on sait en psychopathologie, c'est qu'un conflit vient toujours d'une mauvaise intention que l'on prête à l'autre. C'est vrai dans les guerres, mais c'est vrai aussi dans une scène de ménage ou dans une dispute entre amis. On le voit aujourd'hui alors que la situation est extrêmement tendue. Après, ce qui m'a intéressé, c'est que les choses ne sont jamais manichéennes. Il y a des hommes bons partout et hélas, il y a des hommes mauvais avec de mauvaises intentions partout. En ce moment, la Russie n'a pas bonne presse, à juste titre, car ce qui se passe en Ukraine n'est pas tolérable. Et pourtant, je suis persuadé qu'il y a dans le rang des officiers russes en résistance, probablement en résistance sourde, mais en résistance tout de même. Et c'est ça qui m'intéresse, c'est le « pas de côté » que nous sommes tous en capacité de faire.  Il y a une autre leçon que l'on tire à la lecture de votre roman, c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux algorithmes. Faut-il, ou non, faire confiance aux machines ? Jusqu'à quel point doit-on leur faire confiance ? Bien sûr, c'est la question que je pose sans avoir véritablement de réponse. Mon hypothèse, si vous voulez, c'est que ces intelligences artificielles, ces algorithmes, sont des outils très importants. Si vous demandez aux pilotes de ligne d'Air France ce qu'ils pensent du pilotage automatique, ils vous diront que c'est quelque chose qui les aide, qui retire de la fatigue. Mais la décision finale doit revenir au commandant de bord. Vous savez que les États-Unis et la Chine viennent de signer un traité afin de ne pas soumettre la décision d'utilisation de l'arme nucléaire à un algorithme : c'est quand même incroyable... Finalement, ce Petrov qui avait face à lui la toute-puissance des machines, des algorithmes, de l'endoctrinement de l'armée russe avec l'impératif d'obéir aux ordres, il prend le chemin inverse, il opte pour son libre arbitre.  Exactement, il prend celui de son libre arbitre. Il l'a dit parce qu'il a fait un très beau discours à l'ONU. Il est antinucléaire, il pense que c'est une vraie connerie. Il a une phrase qui est intéressante dans son discours. Il dit : « De toute manière, il faut bien que vous compreniez que dès que vous avez une machine, un jour vous aurez une panne, que ce soit un avion, une cafetière, un aspirateur ou la dernière Audi la plus moderne. Et s'imaginer que les hommes peuvent pallier cela, c'est une bêtise ».  Parlons un peu de la structure de votre livre. Vous avez déstructuré l'histoire au sens propre du terme, c'est-à-dire qu'on fait de constants allers-retours entre le passé et le présent. Cette déstructuration de la temporalité du récit permet aussi, peut être, de le rendre actuel : les époques se confondent pour signifier que ce qui était valable en 1983 peut l'être en 2026. Oui, et en même temps, l'inverse rend les choses tragiques. C'est ce qu'il dit dans son discours : « Ce jour-là, on a eu de la chance. J'étais simplement au bon endroit, au bon moment, mais on aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre ».  C'est un roman anti-militariste et anti-nucléaire que vous signez-là ?  Je crois, oui. C'est-à-dire que, quand on appuie sur le bouton, on a déjà perdu, c'est déjà une défaite. Il suffit de lire les témoignages sur Hiroshima ou Nagasaki : c'est une véritable catastrophe. Or, maintenant, les missiles ont des puissances cent fois plus fortes que les deux bombes nucléaires qui ont été larguées sur le Japon. Je crois que si Petrov avait répliqué, on annonçait 250 millions de morts dans le premier quart d'heure. Ça aurait été apocalyptique. Ce qui est dangereux, ce n'est pas tant la folie d'un docteur Folamour, c'est plus prosaïquement, l'accident bête, qu'une fusée nucléaire parte comme ça, sans qu'on l'ait véritablement décidé. À lire aussi« Iceworm » : le projet fou d'une base nucléaire américaine au Groenland dans les années 60

Invité Culture
Vincent Hein: «Un conflit vient toujours d'une mauvaise intention que l'on prête à l'autre»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 8:37


Dans son dernier roman, Le choix de Petrov, paru aux éditions Rue de l'Échiquier, Vincent Hein revient sur la Guerre froide et ses dangers nucléaires. Avec Olivier Rogez, il s'attarde sur un incident qui s'est produit le 26 septembre 1983 qui a failli déclencher un conflit nucléaire entre l'URSS et les États-Unis.  RFI : Vincent Hein, vous signez aux éditions Rue de l'Échiquier votre 7e roman intitulé Le Choix de Petrov. Un texte dans lequel vous revenez sur un épisode assez incroyable de la Guerre froide : le 26 septembre 1983, le monde a failli disparaître. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ? Vincent Hein : Déjà, il faut savoir que l'année 1983 est, avec l'année 1962 et la crise de Cuba, la pire année de la Guerre froide, la plus dangereuse en tout cas. Simplement parce que Ronald Reagan arrive au pouvoir aux États-Unis, et qu'il terrifie les Russes avec ce fameux discours télévisé dans lequel il les qualifie « d'empire du mal ». Les Russes s'attendent à une attaque imminente, et donc la nuit du 26 septembre, un jeune colonel est au centre de surveillance atomique de Moscou, il vient de prendre sa garde, et aux alentours de minuit, il voit les écrans s'affoler, des signaux d'alerte se mettent en route, et il voit un premier missile atomique en train de foncer sur Moscou. Au début, il pense à une erreur de la machine. Il s'interroge et demande des renseignements complémentaires à ses officiers subalternes. Et puis, une 2e, une 3e, une 4e et une 5e alarme se mettent à sonner.  Et là, il a dix minutes pour prendre une décision... Oui. Le protocole prévoit qu'il doit appeler le général, le chef d'état-major de l'armée de l'air qui, lui-même, va prévenir le Kremlin. Mais il connaît le protocole par cœur, il est lieutenant-colonel, il sait que l'URSS va forcément répliquer, et donc il fait un choix pascalien, c'est-à-dire : « soit je préviens le Kremlin et on a une guerre atomique, soit j'attends une demi-heure pour voir si on est réellement frappé ou pas. Mais en tout cas, une partie de l'humanité sera sauvée ». À lire aussiBerlin et la guerre froide, par-delà le Mur Et il fait le choix de ne pas prévenir sa hiérarchie, donc d'éviter la riposte nucléaire, car il a un doute. Et ce doute, c'est ce qui constitue l'un des fondements de la pensée humaine.  Je fais une simple parenthèse. Vous savez que la première guerre qui a été décidée suite à la décision d'un algorithme, c'est la guerre du Vietnam ? La CIA (services de renseignements extérieurs des États-Unis, NDLR) avait rentré les données pour répondre à la question : « Est-ce que l'on va gagner la guerre au Vietnam ? ». Et les ordinateurs ont donné une réponse positive. Vous connaissez le résultat... Donc Petrov a cela en tête et se dit: « Il y a peut-être une erreur quelque part », mais il est entouré d'officiers qui lui disent: « Non, ce sont des informaticiens. Ce sont des ingénieurs, ce sont des scientifiques »... ... Faites confiance à la machine !  « Faites confiance à la machine, c'est sûr, on est attaqué ! ». La chance que nous avons eue, et qu'il a eue, c'est qu'il était accompagné de son meilleur ami qui était météorologue et qui lui a dit: « Écoute, on n'a pas de vision satellite, le ciel est couvert et donc on ne les voit pas ces missiles, on voit juste des traces... » Il a donc décidé d'attendre. Et il se trouve qu'en fait, il s'agissait des rayons du soleil qui rebondissaient sur l'océan, puis se reflétaient dans les nuages et donnaient exactement la même trace visuelle qu'un missile nucléaire. Moi, je me suis dit : « Petrov et le météorologue, Dimitrievitch, ont fait l'académie militaire dès l'âge de douze ans. Ils ont eu un entraînement très dur, physique, mental, politique. Comment ces deux hommes qui, dans l'inconscient collectif de l'époque, ne peuvent voir les États-Unis - ou en tout cas l'Occident - que comme le mal, ont-ils finalement décidé de sauver cet Occident ? ». Comment être indépendant de l'esprit quand on est endoctriné ? C'est un peu la question que vous posez... C'est la question que je me pose. Je n'ai pas de réponse, mais j'ai une hypothèse dont je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'elle tienne la route. Je pense que ces deux-là avaient un goût de la vie qui était bien au-dessus de la normale. Ils étaient tous les deux amateurs de poésie. Mais aussi de musique classique et notamment de Chostakovitch. C'est le côté un peu romantique ou poétique de l'histoire, mais c'est réel. Ils étaient tous les deux très amoureux de leur femme, ce sont des hommes amoureux et c'est peut-être ça finalement qui a sauvé le monde. Il y a une chose que l'on sait en psychopathologie, c'est qu'un conflit vient toujours d'une mauvaise intention que l'on prête à l'autre. C'est vrai dans les guerres, mais c'est vrai aussi dans une scène de ménage ou dans une dispute entre amis. On le voit aujourd'hui alors que la situation est extrêmement tendue. Après, ce qui m'a intéressé, c'est que les choses ne sont jamais manichéennes. Il y a des hommes bons partout et hélas, il y a des hommes mauvais avec de mauvaises intentions partout. En ce moment, la Russie n'a pas bonne presse, à juste titre, car ce qui se passe en Ukraine n'est pas tolérable. Et pourtant, je suis persuadé qu'il y a dans le rang des officiers russes en résistance, probablement en résistance sourde, mais en résistance tout de même. Et c'est ça qui m'intéresse, c'est le « pas de côté » que nous sommes tous en capacité de faire.  Il y a une autre leçon que l'on tire à la lecture de votre roman, c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux algorithmes. Faut-il, ou non, faire confiance aux machines ? Jusqu'à quel point doit-on leur faire confiance ? Bien sûr, c'est la question que je pose sans avoir véritablement de réponse. Mon hypothèse, si vous voulez, c'est que ces intelligences artificielles, ces algorithmes, sont des outils très importants. Si vous demandez aux pilotes de ligne d'Air France ce qu'ils pensent du pilotage automatique, ils vous diront que c'est quelque chose qui les aide, qui retire de la fatigue. Mais la décision finale doit revenir au commandant de bord. Vous savez que les États-Unis et la Chine viennent de signer un traité afin de ne pas soumettre la décision d'utilisation de l'arme nucléaire à un algorithme : c'est quand même incroyable... Finalement, ce Petrov qui avait face à lui la toute-puissance des machines, des algorithmes, de l'endoctrinement de l'armée russe avec l'impératif d'obéir aux ordres, il prend le chemin inverse, il opte pour son libre arbitre.  Exactement, il prend celui de son libre arbitre. Il l'a dit parce qu'il a fait un très beau discours à l'ONU. Il est antinucléaire, il pense que c'est une vraie connerie. Il a une phrase qui est intéressante dans son discours. Il dit : « De toute manière, il faut bien que vous compreniez que dès que vous avez une machine, un jour vous aurez une panne, que ce soit un avion, une cafetière, un aspirateur ou la dernière Audi la plus moderne. Et s'imaginer que les hommes peuvent pallier cela, c'est une bêtise ».  Parlons un peu de la structure de votre livre. Vous avez déstructuré l'histoire au sens propre du terme, c'est-à-dire qu'on fait de constants allers-retours entre le passé et le présent. Cette déstructuration de la temporalité du récit permet aussi, peut être, de le rendre actuel : les époques se confondent pour signifier que ce qui était valable en 1983 peut l'être en 2026. Oui, et en même temps, l'inverse rend les choses tragiques. C'est ce qu'il dit dans son discours : « Ce jour-là, on a eu de la chance. J'étais simplement au bon endroit, au bon moment, mais on aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre ».  C'est un roman anti-militariste et anti-nucléaire que vous signez-là ?  Je crois, oui. C'est-à-dire que, quand on appuie sur le bouton, on a déjà perdu, c'est déjà une défaite. Il suffit de lire les témoignages sur Hiroshima ou Nagasaki : c'est une véritable catastrophe. Or, maintenant, les missiles ont des puissances cent fois plus fortes que les deux bombes nucléaires qui ont été larguées sur le Japon. Je crois que si Petrov avait répliqué, on annonçait 250 millions de morts dans le premier quart d'heure. Ça aurait été apocalyptique. Ce qui est dangereux, ce n'est pas tant la folie d'un docteur Folamour, c'est plus prosaïquement, l'accident bête, qu'une fusée nucléaire parte comme ça, sans qu'on l'ait véritablement décidé. À lire aussi« Iceworm » : le projet fou d'une base nucléaire américaine au Groenland dans les années 60

Ici l'Europe
Gaël Veyssière : "À un moment, les Ukrainiens et Européens devront négocier avec les Russes"

Ici l'Europe

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 17:23


Cette semaine, nous recevons Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine. Il décrit les dures conditions de vie des Ukrainiens et appelle à l'union des États membres pour soutenir le pays financièrement et militairement.

Les Grandes Gueules
"On s'en fout, on s'en fout pas" : La Poste, la cyberattaque revendiquée par les Russes - 24/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 9:05


Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : La Poste, la cyberattaque revendiquée par les Russes Le loup mal aimé accusé de promouvoir la surpêche Attention aux bouchons sur la route !

Le retour de Mario Dumont
Flottes fantômes: les Russes pourraient bel et bien trouver des manières de riposter!

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 11:17


Plusieurs questions et risques liés à la guerre sourde qui se livre sur les mers du monde contre les flottes fantômes. Élections en Ukraine. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Un air d'amérique
Guerre en Ukraine : des enfants ukrainiens transférés par les russes dans des camps de vacances internationaux nord-coréens

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 1:37


La Russie est accusée d'avoir transféré officiellement 20.000 enfants ukrainiens. Officieusement, ce serait dix fois plus. L'Assemblée générale de l'ONU appelle à leur retour immédiat et inconditionnel. Une ONG ukrainienne a d'ailleurs dévoilé devant une commission au Sénat américain que certains enfants auraient été transférés dans un camp de vacances international nord-coréen. Écoutez RTL autour du monde du 05 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
Marie Nizet et le capitaine vampire : l'origine belge de Dracula

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 33:18


« C'était au mois de mai 1877. Les Russes fondaient comme des sauterelles sur ce magnifique pays de Roumanie qui leur était livré en proie » Ainsi commence un roman intitulé « Le Capitaine vampire ». Son intrigue nous emmène donc en Roumanie durant la guerre russo-turque, elle suit l'affrontement acharné entre un soldat roumain et un officier russe, le cruel prince Boris Liatoukine : un homme à la force démesurée et à la réputation démoniaque. On le dit invincible d'ailleurs et insensible aux balles et à la douleur, laissant derrière lui des champs de ruines et des milliers de cadavres. On murmure qu'il se nourrit du sang des morts ? « Le Capitaine vampire » est publié, en 1879, à Paris. Son autrice est âgée d'une vingtaine d'années, elle est belge et elle s'appelle Marie Nizet. Elle est très engagée politiquement et a côtoyé de nombreux étudiants venus des pays slaves et balkaniques. Elle a déjà publié des poèmes dans lesquels elle défend la Roumanie opprimée par l'empire russe. Après sa mort, en 1922, Marie Nizet, avec son œuvre, sombre dans l'oubli. Jusqu'au jour où un historien français d'origine roumaine décèle dans « Le Capitaine vampire », une influence majeure du fameux « Dracula » de Bram Stoker, paru dix-huit ans plus tard. Une Belge à l'origine de Dracula : nous allons bien voir. Avec nous : Laurent Therer, de la Bibliothèque royale de Belgique, qui signe la postface de la première édition belge du « Capitaine Vampire » de Marie Nizet chez Espace Nord. Sujets traités : Marie Nizet, Capitaine, vampire , origine, belge, Dracula , Roumanie, Boris Liatoukine Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 65:05


C dans l'air du 1er décembre 2025 - Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer?Encore une semaine cruciale pour l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est reçu ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron, afin d'échanger sur les négociations et le plan de paix proposé par Donald Trump. Cette nouvelle visite en France du président ukrainien, la dixième depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de nouvelles discussions en Floride. Les Russes n'étaient pas autour de la table : il n'y avait que les Américains et les Ukrainiens, mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé que ces pourparlers avaient été « productifs », même s'il a prévenu qu'« il restait encore du travail ». Une source proche de la délégation ukrainienne a confié de son côté à l'AFP que ces discussions n'étaient « pas faciles ».Cela n'a pas empêché le président américain d'afficher dimanche son optimisme à bord d'Air Force One. « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l'Ukraine… je sais que l'Ukraine aimerait que cela se termine », a déclaré Donald Trump.L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a participé aux discussions en Floride, doit de nouveau se rendre à Moscou mardi pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges seront suivis de près par les Ukrainiens, les Européens et les Américains, tant l'envoyé spécial est considéré comme proche de Moscou depuis la divulgation d'un appel téléphonique avec un conseiller diplomatique russe par l'agence Bloomberg.Les Européens espèrent que l'administration de Donald Trump, qu'ils soupçonnent de « complaisance » vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l'Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien – qui incarne depuis bientôt quatre ans la résistance ukrainienne à l'invasion russe – a dû se séparer en urgence de son chef de cabinet, Andriy Yermak, éclaboussé par un important scandale de corruption. Un timing qui ne pouvait pas être plus mauvais pour l'Ukraine, alors que dans le pays les attaques incessantes des drones et des missiles russes sur les villes se poursuivent et que sur la ligne de front l'armée russe gagne du terrain, kilomètre carré par kilomètre carré, même si l'armée ukrainienne réussit encore des coups d'éclat, comme l'attaque de deux pétroliers russes par des drones marins le week-end dernier.Nos experts :- Général Jean-Paul PERRUCHE - général de corps d'armée, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne et ancien chef de la mission militaire auprès du commandement suprême allié de l'Otan en Europe- Alain BAUER - professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de Conspiration au Vatican, publié aux Editions First- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter spécialiste des questions internationales

C dans l'air
Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 65:05


C dans l'air du 1er décembre 2025 - Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer?Encore une semaine cruciale pour l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est reçu ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron, afin d'échanger sur les négociations et le plan de paix proposé par Donald Trump. Cette nouvelle visite en France du président ukrainien, la dixième depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de nouvelles discussions en Floride. Les Russes n'étaient pas autour de la table : il n'y avait que les Américains et les Ukrainiens, mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé que ces pourparlers avaient été « productifs », même s'il a prévenu qu'« il restait encore du travail ». Une source proche de la délégation ukrainienne a confié de son côté à l'AFP que ces discussions n'étaient « pas faciles ».Cela n'a pas empêché le président américain d'afficher dimanche son optimisme à bord d'Air Force One. « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l'Ukraine… je sais que l'Ukraine aimerait que cela se termine », a déclaré Donald Trump.L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a participé aux discussions en Floride, doit de nouveau se rendre à Moscou mardi pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges seront suivis de près par les Ukrainiens, les Européens et les Américains, tant l'envoyé spécial est considéré comme proche de Moscou depuis la divulgation d'un appel téléphonique avec un conseiller diplomatique russe par l'agence Bloomberg.Les Européens espèrent que l'administration de Donald Trump, qu'ils soupçonnent de « complaisance » vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l'Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien – qui incarne depuis bientôt quatre ans la résistance ukrainienne à l'invasion russe – a dû se séparer en urgence de son chef de cabinet, Andriy Yermak, éclaboussé par un important scandale de corruption. Un timing qui ne pouvait pas être plus mauvais pour l'Ukraine, alors que dans le pays les attaques incessantes des drones et des missiles russes sur les villes se poursuivent et que sur la ligne de front l'armée russe gagne du terrain, kilomètre carré par kilomètre carré, même si l'armée ukrainienne réussit encore des coups d'éclat, comme l'attaque de deux pétroliers russes par des drones marins le week-end dernier.Nos experts :- Général Jean-Paul PERRUCHE - général de corps d'armée, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne et ancien chef de la mission militaire auprès du commandement suprême allié de l'Otan en Europe- Alain BAUER - professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de Conspiration au Vatican, publié aux Editions First- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter spécialiste des questions internationales

BFM Story
Marschall Truchot : Macron/paix, "les Russes ne semblent pas pressés" – 01/12

BFM Story

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 11:30


Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Le sept neuf
Guerre en Ukraine : "Les Russes ne feront la paix que sur leurs termes à eux"

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 25:08


durée : 00:25:08 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et de stratégie militaire, et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au "Monde", spécialiste des questions internationales, sont nos invités pour évoquer la situation politique et militaire internationale. - invités : Pierre SERVENT, Sylvie Kauffmann - Pierre Servent : Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense, Sylvie Kauffmann : éditorialiste au journal « le monde », spécialiste notamment des questions internationales. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Guerre en Ukraine : "Les Russes ne feront la paix que sur leurs termes à eux"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 25:08


durée : 00:25:08 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et de stratégie militaire, et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au "Monde", spécialiste des questions internationales, sont nos invités pour évoquer la situation politique et militaire internationale. - invités : Pierre SERVENT, Sylvie Kauffmann - Pierre Servent : Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense, Sylvie Kauffmann : éditorialiste au journal « le monde », spécialiste notamment des questions internationales. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

RTL Matin
Plan de paix de Trump, front russe, corruption... L'Ukraine de nouveau sous pression maximale

RTL Matin

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 1:36


Les Russes pillonnent le pays et gagnent du terrain sur le front de l'est, Washington a fourni une proposition de paix plutôt favorable à Moscou et pour couronner le tout, Volodymir Zelensky est fragilisé par un gigantesque scandale de corruption... Kiev est dans une mauvaise posture après près de quatre ans de guerre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal en français facile
Soudan: deux ans et demi de guerre / Des rescapés gazaouis aux Émirats arabes / UE: nouvelle règle pour les Russes...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 9:58


Le Journal en français facile du vendredi 7 novembre 2025, 17  h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CAKM.A

Le retour de Mario Dumont
États-Unis: des tests pour mesurer la force de Trump?

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 10:29


Glencore voudrait fermer la Fonderie Horne. Élections à New York demain. Courses en Virginie et dans le New Jersey. Les Russes donnent un grand coup à Pokrovsk. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Reportage International
«Les Russes n'ont pas réussi à zombifier tout le monde»: en Ukraine, ces ados qui fuient les territoires occupés

Reportage International

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 2:31


Plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents ukrainiens résident actuellement dans les territoires occupés par la Russie. À l'école, ils subissent l'endoctrinement : on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier l'armée russe. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à s'extraire de ce milieu et à fuir les territoires occupés par la Russie. C'est le cas d'Ivan, 18 ans, qui, après avoir fait connaissance avec des adolescents ukrainiens sur Internet, a pris la décision de quitter sa ville natale de Louhansk pour rejoindre Kiev, au risque de ne plus jamais revoir ses parents.

Reportage international
«Les Russes n'ont pas réussi à zombifier tout le monde»: en Ukraine, ces ados qui fuient les territoires occupés

Reportage international

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 2:31


Plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents ukrainiens résident actuellement dans les territoires occupés par la Russie. À l'école, ils subissent l'endoctrinement : on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier l'armée russe. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à s'extraire de ce milieu et à fuir les territoires occupés par la Russie. C'est le cas d'Ivan, 18 ans, qui, après avoir fait connaissance avec des adolescents ukrainiens sur Internet, a pris la décision de quitter sa ville natale de Louhansk pour rejoindre Kiev, au risque de ne plus jamais revoir ses parents.

Européen de la semaine
Illia Zabarnyi, défenseur central du PSG et porte-drapeau de l'Ukraine

Européen de la semaine

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 3:58


Il est devenu l'un des visages de l'Ukraine à l'étranger. Illia Zabarnyi est non seulement capitaine de l'équipe nationale, mais aussi l'un des piliers de la défense parisienne. Après son transfert au PSG cet été, le footballeur espère réaliser l'exploit en qualifiant son pays pour le Mondial de football.  Illia Zabarnyi a seulement 22 ans, mais déjà plusieurs vies derrière lui. Celle d'un adolescent qui grandit dans un pays menacé par la Russie – il a douze ans en 2014 lorsqu'il voit débarquer les réfugiés de Crimée ou du Donbass. Celle d'un gamin d'une banlieue déshéritée de Kiev qui rêve de ballon rond, de crampons et de gloire… sur les terrains de football.  « Il a grandi dans un quartier un peu difficile de Kiev appelé Troyeshchyna, raconte le journaliste anglo-ukrainien Andrew Todos. Ses parents travaillaient très dur et ils vivaient dans des conditions assez modestes, dormant dans la même pièce pour économiser un peu d'argent. Mais malgré tout, il allait s'entraîner tous les jours au foot et il a commencé assez jeune à jouer pour des équipes du quartier… Il est repéré par l'Académie du Dynamo de Kiev, et il fait très vite ses débuts dans l'équipe pro, à 18 ans. Depuis, il n'a cessé de progresser jusqu'à jouer aujourd'hui pour les Champions d'Europe ! » « J'ai pensé à m'engager » L'invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022 ne détourne pas le jeune joueur de son objectif. Même si, de son propre aveu, il envisage de renoncer à son rêve et de prendre les armes. « Je me suis demandé : que puis-je faire de mieux pour mon pays ? J'ai pensé à m'engager » a-t-il confié en mars 2024 au Times. « Mais je dois jouer, car les Ukrainiens ont besoin que je parle au monde ». Un rôle de représentant que le jeune joueur assume avec beaucoup de conviction, sur les réseaux sociaux, dans les médias… et sur les terrains. « C'est un immense ambassadeur de l'Ukraine dans le monde, et c'est quelque chose dont l'Ukraine a besoin, pointe Andrew Todos. Quand il joue pour l'une des plus grandes équipes du monde, quand il marque des buts, quand il brille en Ligue des champions — tout cela contribue à maintenir l'Ukraine présente dans les esprits, notamment auprès d'un public qui ne suit pas forcément l'actualité de près. »  Dans ses interviews, Illya Zabarnyi n'évite pas le sujet et parle de la guerre, de ses amis, de sa famille restée à Kiev. Avec d'autres joueurs ukrainiens expatriés, il finance également des achats de drones et vient en aide à plusieurs familles de supporters tués au combat. « I Wanna Dance With Zabarnyi » En janvier 2023, le joueur quitte l'Ukraine pour une première expérience à l'étranger, à Bournemouth en Angleterre.  Les « Cherries », supporters de Bournemouth, ont tôt fait de l'adopter et de lui dédier l'un de ces hymnes dont les stades anglais ont le secret – « I Wanna Dance With Zabarnyi », emprunté à Whitney Houston. Devenu l'un des meilleurs défenseurs du championnat anglais, remarqué par le PSG, il est transféré cet été pour 66 millions d'euros dans le club francilien. Problème, il doit y côtoyer durant les entraînements le gardien remplaçant Matvey Safonov, de nationalité russe. Pour éteindre la polémique en Ukraine, il s'engage à limiter au strict minimum ses relations avec le gardien : « Les Russes sont des agresseurs qui tentent en vain de détruire la liberté et l'indépendance de l'Ukraine… la guerre continue et je n'entretiens aucune relation avec les Russes », déclare-t-il dans un entretien accordé à la télévision ukrainienne. La controverse ne l'empêche pas de très vite s'imposer sur le terrain. Après quelques matches de Ligue 1 (et un but face à Auxerre le 27 septembre) il s'illustre lors d'une première rencontre en Ligue des champions, face à Barcelone, le 1er octobre dernier. À la fois technique et véloce, il séduit par son sens du jeu… « Il est bon dans les duels et dans la gestion de l'espace, apprécie, en connaisseur, l'ancien joueur du PSG Eric Rabesandratana, qui a occupé lui aussi le poste de défenseur central. « Il a un gabarit plutôt intéressant (1,89 m pour 83  kg), mais il n'est pas encore assez performant avec son jeu de tête, nuance-t-il. Il manque encore un peu de détermination, mais bien sûr, il lui faut un temps d'adaptation ! » Moment d'unité nationale Avec le PSG, Ilia Zabarnyi va connaître les frissons de la Ligue des champions – mais une autre échéance majeure va motiver encore plus le jeune joueur dans les semaines et les mois qui viennent. Avec un rêve, celui de qualifier l'Ukraine pour la Coupe du monde qui sera organisée l'année prochaine en Amérique du Nord. Une première depuis 2006 (dernière et unique participation de l'Ukraine pour une phase finale de Coupe du Monde) et un véritable exploit pour une équipe dont le pays est en guerre. Obligés de s'entraîner en Pologne et de jouer tous leurs matchs hors d'Ukraine, les footballeurs ukrainiens parviennent malgré tout à entretenir cet espoir puisqu'ils sont deuxièmes de leur groupe derrière la France. « Chaque match de l'équipe nationale est un moment d'unité et de ferveur pour les Ukrainiens qui suivent les qualifications en temps de guerre, souligne le journaliste Andrew Todos. Plusieurs de mes amis ont suivi le match contre l'Islande (victoire 5 buts à 3 de l'Ukraine, le 10 octobre) sur leur téléphone à la lueur d'une bougie – parce qu'il n'y avait plus de courant à cause des bombardements russes. Donc, quoi qu'il arrive, les gens essaient de suivre l'équipe nationale. Le temps d'un match, cela leur permet d'oublier ce qui se passe autour d'eux… Et lorsque l'Ukraine gagne, et surtout dans ce cas, ce sont des émotions qui font beaucoup de bien au moral. » Suivez nos dernières infos, reportages et émissions sur l'Ukraine

Invité de la mi-journée
«Il y a une bonne dose de pragmatisme dans les relations entre les nouvelles autorités syriennes et les Russes»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Oct 15, 2025 6:23


Première visite du président intérimaire syrien en Russie depuis le renversement de l'ancien dirigeant et allié de Moscou, Bachar el-Assad, qui a trouvé refuge à Moscou. Malgré cette alliance passée entre le Kremlin et le clan Assad, les nouvelles autorités syriennes cherchent à établir des relations pacifiques avec la Russie. À l'ordre du jour de cette visite, la question des deux bases militaires russes en Syrie et la coopération économique. Ahmed al-Charaa devait demander l'extradition du dirigeant déchu, selon un responsable gouvernemental syrien qui a requis l'anonymat. Y a-t-il la moindre chance que cette demande aboutisse ? Entretien avec Igor Delanoë, directeur adjoint de l'Observatoire franco-russe et chercheur associé à l'IRIS et auteur de  Russie : les enjeux du retour au Moyen-Orient (éditions L'Inventaire).  À lire aussiRussie: première rencontre entre le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa et Vladimir Poutine à Moscou

Un jour dans le monde
Guerre en Ukraine : Peut-il y avoir un espoir de récupérer les enfants ukrainiens enlevés par les russes ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 38:10


durée : 00:38:10 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le 10 octobre dernier, Mélania Trump affirmait à la Maison Blanche avoir ouvert un canal de discussion avec Vladimir Poutine sur le sort des enfants ukrainiens enlevés par la Russie. Vendredi, le président américain Donald Trump s'apprête à recevoir Volodymyr Zelensky. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Guerre en Ukraine : Peut-il y avoir un espoir de récupérer les enfants ukrainiens enlevés par les russes ?

InterNational

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 38:10


durée : 00:38:10 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le 10 octobre dernier, Mélania Trump affirmait à la Maison Blanche avoir ouvert un canal de discussion avec Vladimir Poutine sur le sort des enfants ukrainiens enlevés par la Russie. Vendredi, le président américain Donald Trump s'apprête à recevoir Volodymyr Zelensky. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

RTL Matin
GUERRE EN UKRAINE - Les Russes redoublent d'effort

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 1:22


Ecoutez RTL Matin avec Stéphane Boudsocq du 21 août 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le monde d'Elodie
J.R. dos Santos enquête sur les liens entre Donald Trump et la Russie : "Les Russes savent quelque chose qui est très embarrassant"

Le monde d'Elodie

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 20:04


durée : 00:20:04 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Jeudi 12 juin 2025 : le journaliste et écrivain portugais José Rodrigues dos Santos. Il publie le thriller "Protocole chaos : Quels sont les liens entre Trump et la Russie ?", aux éditions Hervé Chopin.

L'oeil de...
"C'est toujours les Russes qu'on accuse dès qu'un gamin se fait frapper"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later May 29, 2025 6:23


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
"C'est toujours les Russes qu'on accuse dès qu'un gamin se fait frapper"

RTL Matin

Play Episode Listen Later May 29, 2025 6:23


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les informés de France Info
Rencontre en Turquie entre les Russes et les Ukrainiens

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later May 16, 2025 13:36


durée : 00:13:36 - Rencontre en Turquie entre les Russes et les Ukrainiens

Un air d'amérique
GUERRE - Les Russes veulent-ils la paix ?

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 15, 2025 1:50


Vladimir Poutine ne viendra pas à Istanbul pour participer aux négociations de paix avec l'Ukraine. Les Russes veulent-ils la paix au fond ? Nocolas Burnens a posé la question à plusieurs d'entre eux dans un centre de collecte pour l'armée dans la banlieue de Moscou.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ah ouais ?
Pourquoi les russes fêtent-ils la fin de la 2nde Guerre mondiale le 9 mai ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later May 7, 2025 1:55


Ce jeudi 8 mai 2025, nous célébrerons les 80 ans de la capitulation nazie en France, tandis que les russes commémorent cet événement le lendemain, le 9 mai. Cette saison dans "RTL Matin", Florian Gazan répond aux questions pas si bêtes qui nous passent par la tête. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Info médias
"Viktoriia Project" : Forbidden Stories a poursuivi l'enquête d'une journaliste ukrainienne torturée à mort et rapatriée méconnaissable des geôles russes

Info médias

Play Episode Listen Later Apr 30, 2025 9:28


durée : 00:09:28 - Info médias - Après que les tests ADN ont confirmé l'identité de Victoriia Roshchyna, jeudi dernier, le consortium de journalistes Forbidden Stories a publié mardi une grande enquête sur son enlèvement en 2023 et la détention atroce qui l'a conduite à la mort, fin 2024.

Les interviews d'Inter
Isabelle Lasserre : "Que les Russes veuillent négocier ne veut pas dire qu'ils veulent faire la paix, au contraire !"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 27, 2025 20:40


durée : 00:20:40 - L'invité de 8h20 - Après le tête-à-tête entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky en marge des funérailles du pape à Rome, quelles perspectives pour la guerre en Ukraine ? Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro, et Elsa Vidal, autrice de "La fascination russe", sont les invitées de Marion L'hour.

Les Grandes Gueules
L'ingérence du jour - Clément, au 3216 : "Selon moi, ce sont les Russes. C'est trop bien organisé, trop bien coordonné. Ils ont trop d'informations pour être des narcotrafiquants." - 23/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 23, 2025 1:35


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, Etienne Liebig et Antoine Diers débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

La Revue de Presse
La Russie racontée par les Russes

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Apr 17, 2025 6:14


Courrier international publie un long reportage sur la population russe, avec d'un côté les patriotes et ceux qui critiquent la guerre Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Ukraine: les habitants de Soumy désemparés face aux incessantes frappes russes sur les écoles et les hôpitaux

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 10, 2025 2:27


La ville de Soumy, à seulement une trentaine de kilomètres de la frontière russe, est presque quotidiennement la cible des bombardements. Les civils paient le prix fort. Il y a deux semaines, une explosion décimait tout un quartier résidentiel. De notre envoyée spéciale à Soumy,À Soumy, en Ukraine, dans ce quartier à quelques minutes de voiture du centre-ville, la vie s'est arrêtée le 24 mars dernier, lorsqu'une puissante explosion a soufflé les vitres d'une vingtaine de bâtiments, dont une école. Tous ont cru à une frappe russe, mais il pourrait s'agir d'un acte de sabotage ou d'un accident, survenu dans un dépôt de munitions dont tous ignoraient l'existence.Alors que les autorités ne donnent pas de détails sur les faits, Oleh, un sapeur-pompier qui était sur place, revient sur les lieux dévastés. « C'est l'école. Vous voyez dans quelles merveilleuses conditions nos enfants vont maintenant pouvoir étudier. Au moment de l'attaque, ils étaient dans l'abri, environ 40 enfants et la force du souffle était telle que la porte s'est bloquée », raconte-t-il.Quelle que soit l'origine de l'explosion, les Ukrainiens en rendent la Russie responsable. Parmi ces enfants, Diana, neuf ans, revenue sur les lieux avec son père Oleksyi, raconte ce qu'elle a vécu : « Je me suis envolée de ma chaise. J'étais simplement restée assise dans l'abri, pendant le cours. Et puis il y a eu un grand bruit, le plafond s'est fissuré, il y avait du verre partout et de la fumée. J'ai bondi de ma chaise et mon père a commencé à m'appeler quelques minutes plus tard. Il m'a dit que je pouvais partir, alors avec Klinka - Klinka, c'est mon amie -, on a ouvert la porte et on a couru immédiatement. »Au-delà des conséquences de cette explosion, Oleh le pompier s'inquiète de méthodes toujours nouvelles employées par les Russes pour détruire les infrastructures ukrainiennes. « C'est tout le temps comme ça. Soit des établissements médicaux, soit le secteur résidentiel. Ce n'est pas le seul cas. Les Russes lancent constamment des bombes sur des immeubles résidentiels de neuf étages, des roquettes sur des zones résidentielles. Mais il y a un nouveau truc. Depuis début mars, leurs drones attaquent de manière chaotique différentes parties de la ville, en plein milieu de la journée, les jours fériés, et il y a des frappes sur des aires de jeu, des frappes directement sur les routes. Je ne sais pas. C'est juste pour terroriser la population d'une manière ou d'une autre », explique-t-il.Ce 24 mars à Soumy, un miracle s'est produit, selon Oleh. Même s'il y a eu plus d'une centaine de blessés, personne n'est mort. Mais depuis, à travers la région, des dizaines d'autres bombardements se sont produits, et les habitants de Soumy vivent dans l'angoisse d'en être à nouveau victimes.À lire aussiLes Ukrainiens restent toujours sous le feu russe et dans l'absence de réponse américaine

Invité Afrique
Gabon: «Un général qui a fait un coup [d'État] n'a peur de personne», dit le président Oligui Nguema

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 25, 2025 14:01


Dans une interview réalisée ce 25 avril à Libreville par RFI et France 24, le général Oligui Nguema, qui a renversé Ali Bongo le 30 août 2023 et qui est candidat à la présidentielle du 12 avril, affirme qu'il ne veut pas être porté par un parti ou un clan, mais par le peuple gabonais. Interrogé sur l'exclusion de plusieurs figures de l'opposition à cette élection, il répond que c'est la loi et qu'un général qui a fait le « coup de libération » du 30 août 2023 ne peut pas avoir peur d'un Ondo Ossa, d'un Maganga Moussavou ou d'un Jean-Rémy Yama. Suite au renversement d'Ali Bongo, il affirme que le procès de sa femme Sylvia et de son fils Noureddin aura lieu et sera équitable, au terme des deux ans d'enquête maximum que prévoit le Code pénal gabonais. Il ajoute que la justice a la preuve que Sylvia signait des documents officiels à la place d'Ali, car les enquêtes détiennent notamment un cachet. France 24 : Il y a 19 mois, à la tête de la garde présidentielle, vous avez renversé Ali Bongo. Vous avez promis aux Gabonais une nouvelle ère. Vous avez promis de remettre le pouvoir aux civils. Or, vous êtes candidat pour la prochaine élection présidentielle qui est prévue le 12 avril. Pourquoi ce revirement ? Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ? Brice Oligui Nguema : Ali Bongo Ondimba a été renversé effectivement le 30 août 2023. Et je l'ai dit dans mon discours à la nation lorsque j'ai prêté serment : nous allons organiser des élections libres, transparentes et apaisées en vue de rendre le pouvoir aux civils. Je ne suis pas resté figé dans mes bottes de militaire. Et vous parlez français aussi bien que moi. Cette phrase est différente que de dire : Je ne serai pas candidat. Ce sont deux phrases différentes. J'ai laissé l'ouverture au peuple. Le jour où le peuple a besoin de moi et qu'il m'appelle, je répondrai, comme ce fut le cas aujourd'hui, en respectant les règles de droit. J'ai renoncé à mon statut de militaire. Je concours en tant que civil. Et pour preuve, vous ne m'avez pas appelé général. Vous avez dit Brice Clotaire Oligui Nguema C'est dire que le titre de général a disparu. Je suis un civil, tout comme les autres.RFI : Alors, sur votre premier bilan, Monsieur le Président, puisque voilà 19 mois que vous êtes au pouvoir, il y a des avis partagés. C'est vrai, il y a des choses qui vont mieux : les frais de scolarité sont pris en charge, les pensions de retraite sont à nouveau versées. Mais 40 % des jeunes sont au chômage, la dette atteint 70 % du PIB, les coupures d'électricité se multiplient, notamment ici à Libreville. Est-ce que ces difficultés de la vie quotidienne ne risquent pas de ternir ce bilan ? Les difficultés de la vie quotidienne, nous les avons héritées du système déchu et aujourd'hui, nous faisons des efforts. Le chômage, comme vous l'avez dit, a baissé de 12 % parce que nous avons mis le pays en chantier. Effectivement, la dette, elle est là, elle existe. Ce n'est pas moi qui ai créé cette dette, je l'ai héritée, c'est le passif. Et en tant que chef, il faut assumer le passif des autres. C'est aussi ça la responsabilité d'un chef d'État. Oui, elle est là, mais nous arrivons à nous en sortir. Pour preuve, j'ai payé l'AFD, j'ai payé l'échéance de la Banque mondiale, le FMI, je ne dois pas. J'ai payé la Bad, j'ai payé la Bird, j'ai payé l'Afreximbank. Je vais aux élections et  j'ai réglé mes échéances. C'est vrai que la dette est là et que la notation du Gabon a baissé. Mais c'est aussi en partie à cause de vos entreprises qui me payent en retard. Comment voulez-vous que je sois à l'heure dans mes échéances quand mes dividendes et mes impôts, mes revenus sont payés en retard ? Donc cette dégradation de la note, on doit tous se la partager et l'assumer.France 24 : Depuis le 30 août 2023, vous l'avez dit, vous avez refusé le terme de coup d'État, vous dites « coup de libération ». Vous avez aussi opté pour une transition courte. Ça devait être deux ans, ça va même être moins. Les élections vont avoir lieu en avril. C'est quand même très différent de ce qui se passe au Sahel. Je vois que vous souriez. Vous ne souhaitez pas qu'on vous compare aux putschistes du Sahel ? Putschistes, je dis que le mot est un peu trop fort. Ce n'est pas un terme que je vais employer pour mes collègues militaires. Ce n'est pas la peine à chaque fois de jeter la pierre sur les autres. Je vous le dis, ce sont mes frères d'armes. Nous ne sommes pas dans la rupture avec les grandes puissances. Pour preuve, les Français au Gabon, les autres, personne n'a été inquiété.RFI : Alors justement, dans les trois pays de l'Alliance des États du Sahel qui ont connu, eux aussi, un putsch, les militaires français ont été expulsés et la France est maintenant accusée de tous les maux et notamment de néocolonialisme. Est-ce que vous n'êtes pas tenté, vous aussi, Monsieur le Président, de suivre ce chemin qui pourrait plaire peut-être à une partie de votre opinion ? Je vous l'ai dit, je suis inclusif, je ne suis aucun chemin et aucun pays au monde ne s'est construit sans alliés, sans pays amis. Je travaille avec tout le monde. Je suivrai le chemin que me guide mon peuple. Je n'ai pas un chemin de rupture avec tout le monde. Non.RFI : Et avec la France ? Avec la France, nous entretenons de bonnes relations. Vous le savez. Vous l'avez vu. Des relations d'État à État. J'ai été invité en France à quatre reprises. Une visite officielle avec le président Macron, un tête-à-tête à l'Élysée, ce sont des relations entre hommes d'État. Et j'ai été invité aux Jeux olympiques. J'ai été invité au Sommet de la Francophonie. J'ai été invité à l'ouverture de Notre-Dame de Paris. Nous avons de très bonnes relations. Et la France est notre partenaire historique.France 24 : Mais en dehors des trois États du Sahel dont on a déjà parlé, si on mentionne le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Tchad, partout, les militaires français quittent l'Afrique, sauf ici au Gabon. Pourquoi cette exception gabonaise ? Et est-ce que vous pensez aussi qu'il faut que les militaires français partent à terme ? C'est vous qui le pensez.France 24 : Je vous pose la question. Les Français sont bienvenus ici. Les Russes, peut-être demain, s'ils veulent venir, seront peut-être aussi les bienvenus. Je vous l'ai dit, je suis inclusif, je ne chasse personne. Les Chinois sont bienvenus ici. Ils font des affaires ici. Toutes les communautés sont les bienvenues ici. Donc je ne fais pas de distinction. Pour ce qui est de la base française, nous avons mis en place une commission mixte entre la France et le Gabon pour essayer de trouver de meilleurs accords. Et on est parvenu à ce que le camp de Gaulle ne soit plus appelé camp de Gaulle. Nous allons trouver un nom gabonais pour rebaptiser le camp de Gaulle.France 24 : Vous avez une idée ? Peut-être un général. Pourquoi pas Boulingui [le général Nazaire Boulingui, 1918 -1984] ? Ils sont plusieurs. Et nous sommes tombés d'accord sur la réduction des effectifs. Nous allons quitter les 300 effectifs fantassins pour 150 effectifs instructeurs partagés entre la moitié de Français et l'autre moitié de Gabonais. Le camp ne sera plus un poste opérationnel avancé, mais un pôle de formation sous-régional. À l'intérieur, il y aura deux écoles, l'école d'administration et l'école de protection de l'environnement. Je pense que c'est le meilleur équilibre. Il n'y aura plus de blindés, de chars français ici à Libreville, mais il y aura des instructeurs. C'est le meilleur équilibre que nous avons trouvé ensemble. Nous ne sommes pas dans la rupture. Aucun pays au monde ne s'est développé seul.France 24 : Alors, vous avez parlé d'Ali Bongo. Aujourd'hui, il n'est ni poursuivi ni maltraité, visiblement. Son épouse Sylvia, son fils Noureddin, par contre, sont en prison depuis 18 mois, poursuivis pour des malversations financières. Un de leurs avocats affirme qu'ils sont détenus illégalement, et même torturés, il y a une plainte qui a été déposée en France. Un juge enquête sur ces faits parce que, je le rappelle, ils ont aussi la nationalité française. Votre réaction ? Au Gabon, nous sommes un pays respectueux des droits de l'Homme. Si on a réussi à faire un coup d'État sans effusion de sang, ce n'est pas deux individus qui seront torturés dans ce pays. J'en doute fort. La preuve, c'est que vous avez vos responsables à l'ambassade qui leur rendent visite en prison. Posez-leur la question. Il n'y a aucune marque de torture sur leurs corps. Et laissez la justice faire son travail, c'est tout. Il y a le temps de la justice.France 24 : Monsieur le Président, le problème, c'est que le temps s'étire. Ça fait 18 mois qu'ils sont en prison. Alors, est-ce qu'il va y avoir un procès ? Quand y aura-t-il un procès ? Ou est-ce que vous songez, éventuellement, après l'élection, peut-être à les libérer ? Je ne songe à rien faire. Il y a une justice qui fera son travail. Le procès aura lieu et il sera équitable je pense. Selon le code gabonais, pour des crimes, on peut aller jusqu'à deux ans d'enquête et les enquêtes se poursuivent.France 24 : On y est presque donc. Vous le dites.RFI : Dans une interview à Jeune Afrique, Ali Bongo a déclaré il y a quelques semaines : « Tout ce dont on accuse mon épouse, les détournements, les nominations à ma place… Tout cela est faux ! »Vous savez, c'est toujours facile pour un voleur de dire : « Je suis innocent ». Il y a des preuves dans le dossier chez le juge d'instruction. Laissez la justice faire son travail.RFI : Est-ce que vous avez des éléments concrets qui prouvent que madame Bongo signait des documents officiels à la place de son mari ? Je l'ai dit. Les juges ont des preuves. Qu'est-ce que vous n'arrivez pas à comprendre ?RFI : Et vous avez des preuves de ce que... Posez la question àAli Bongo Ondimba. Et je le sais pour l'avoir vu. Après son AVC, je m'excuse, son bras, il était paralysé. Et je l'ai vu. Il ne signait aucun document.RFI : Mais cela ne prouve pas que son épouse signait à sa place, Monsieur le Président. Je vous ai dit que la justice a des preuves. Après chaque Conseil des ministres, les parapheurs étaient transférés à son domicile. Donc vous comprenez qui signait à son domicile.France 24 : Son épouse ?C'est vous qui le dites.France 24 : C'est vous qui le suggérez. Non, non, c'est la justice. Et qui le sait ? Parce qu'il y a des preuves, qu'ils ont. C'est un cachet. Et merci.France 24 : Alors beaucoup de caciques de l'ancien régime, on vient de parler des deux personnes poursuivies, peu sont poursuivies d'ailleurs, mais beaucoup se sont ralliés à votre candidature. L'ancien parti au pouvoir, symbole de l'ère Bongo, le PDG, va aussi se rallier à vous. Alors qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que finalement vous ne faites que perpétuer le système qui était en place ? Qu'en somme, vous faites du Bongo sans Bongo ? Je vais aux élections, j'ai mis une plateforme en place, Les Bâtisseurs, tout comme le président Macron l'avait fait, avec La République en Marche. Je n'ai pas de parti politique, je n'ai pas d'association parce que je ne veux pas être tenu par un parti politique ou par une quelconque association. Je veux être élu par le peuple gabonais. Je veux être porté par le peuple gabonais, pas par un groupe ou un clan.RFI : Alors pour cette présidentielle, il y a huit candidats. Mais les règles sont tellement restrictives qu'en dehors de l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, aucun poids lourd ne peut se présenter contre vous. Du coup, on se demande si vous n'avez pas sciemment exclu le professeur Albert Ondo Ossa, qui est le vrai vainqueur d'août 2023, Pierre Claver Maganga Moussavou et le syndicaliste Jean-Rémy Yama, parce qu'ils pouvaient peut-être vous battre, ou au moins vous forcer à un deuxième tour ? Alors, au-delà de 70 ans, on ne peut plus être candidat. C'est le choix des Gabonais. Ce n'est pas mon choix. Je n'exclus personne. Avez-vous vu un général qui a peur de quelqu'un ? Quelqu'un qui fait un coup de libération et qui va avoir peur d'un Ondo Ossa, d'un Maganga Moussavou ou de quelqu'un d'autre ? C'est de la manipulation politique. Qu'on respecte pour une fois ce que les Gabonais veulent et ce que la Constitution a demandé ou exigé. Pour le cas de celui que vous avez aussi évoqué, Jean-Rémy Yama, l'inclusivité ne veut pas dire le non-respect des procédures. Ce pays doit changer et il va changer. En France, on ne respecte pas les lois ? Dites-moi.France 24 : On essaye. Les candidats ne respectent pas les lois ? Aux élections présidentielles, ils ne fournissent pas des dossiers ? Et pourquoi voulez-vous que ce soit en Afrique qu'on doive tout le temps accepter ces erreurs que nous voulons changer ?

C dans l'air
Ukraine : Trump va-t-il gagner son pari ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 24, 2025 63:19


C dans l'air du 24 mars 2025 - Ukraine : Trump va-t-il gagner son pari ?Les négociations se poursuivent à Ryad. Après un rendez-vous avec les Ukrainiens hier, une délégation américaine reçoit cette fois les Russes, à Ryad, pour tenter de négocier un cessez-le-feu. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la sécurité de la navigation en mer Noire serait au cœur des négociations. Côté États-Unis, on se veut très optimiste sur l'issue des discussions. L'émissaire de Trump en Russie Steve Witkoff dit s'attendre "à de vrais progrès" et considère même que Vladimir Poutine "veut la paix". De leur côté, les Russes tempèrent : "Il s'agit d'un sujet très complexe et il y a beaucoup à faire". Pendant ce temps, l'Ukraine et la Russie continuent de se bombarder mutuellement. La Russie accuse l'Ukraine d'avoir envoyé un drone sur une station de pompage de pétrole de Kropotkinskaïa, mettant en péril le cessez-le-feu accepté par Poutine sur les infrastructures énergétiques. Les Russes ont répliqué, dans la nuit de dimanche à lundi, par l'envoi d'une centaine de drones sur les oblasts de Kiev, Kharkiv, Soumy, Kirovohrad et Zaporijia.Aux États-Unis, le président Donald Trump continue de faire la guerre aux grandes universités américaines, accusées de pervertir l'enseignement avec l'idéologie "wokiste", et d'encourager les manifestations pro-palestiniennes. Symbole de ce bras de fer, l'arrestation le 8 mars dernier du Syrien Mahmoud Khalil, l'un des leaders de la contestation propalestinienne sur le campus de l'université Columbia. La veille, l'administration avait annoncé couper 400 millions de dollars de subvention à cette institution new-yorkaise : "Aujourd'hui, nous démontrons à Columbia et aux autres universités que nous ne tolérerons plus leur inaction déplorable", a ainsi déclaré la ministre de l'éducation, Linda McMahon. L'offensive trumpiste contre le monde académique n'est pas nouvelle : cet été, les ultra-conservateurs avaient déjà obtenu la fermeture de l'observatoire de Stanford sur la désinformation. Et Donald Trump ne compte pas s'arrêter là. La semaine dernière, il a acté le démantèlement du ministère de l'Éducation, faute de pouvoir le supprimer purement et simplement.En Europe, on observe avec inquiétude les gesticulations de Trump. Face au possible retrait des États-Unis de l'Otan, la commission européenne a acté la semaine dernière un plan de financement de 800 milliards d'euros pour réarmer l'Europe d'ici 2030. Pour le ministre français de l'Europe, Benjamin Haddad, l'UE doit créer une préférence européenne concernant l'armement. Si "vous avez le savoir-faire technologique, vous avez le contrôle de son utilisation", a-t-il ainsi déclaré lors d'une interview à Euronews. L'heure est donc à l'autonomie : "450 millions d'Européens ne devraient pas dépendre de 340 millions d'Américains pour les défendre", affirmait la semaine dernière le commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius.Sur quels points se concentrent les négociations à Riyad ? Pourquoi Donald Trump a-t-il déclaré la guerre aux universités américaines ? Et comment l'Europe veut-elle organiser son autonomie militaire ?Les experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteur de "Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang"- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et Chroniqueur - Les Jours- Georgina WRIGHT - Conseillère spéciale, spécialiste des questions transatlantiques pour le Think tank German Marshall Fund- Nicolas BACHARAN (par skype) - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis Éditorialiste - Ouest-France

Le Bret du Faux
"J'ai commencé à coucher avec les russes : Tatiana, 250€, avenue Foch !" - Limité à 80

Le Bret du Faux

Play Episode Listen Later Mar 20, 2025 3:19


"Limité à 80" Pascal Atenza revisite l'actualité en 80 secondes ! Découvrez la chronique d'aujourd'hui !Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le coup de gueule du jour - Mourad Boudjellal : "C'est une pseudo-guerre. Les Russes ne nous menacent pas... il faut arrêter cette économie de guerre. Il faut arrêter de piller la France. On a besoin d'hôpitaux, pas de canons" - 1

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 13, 2025 1:58


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, Joëlle Dago-Serry et Mourad Boudjellal débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Reportage International
Narva, ville russophone d'Estonie, vit dans la crainte de la menace russe

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 12, 2025 2:22


C'est la troisième ville d'Estonie. Elle est située tout au nord, juste à la frontière avec la Russie, séparée de la ville d'Ivangorod par un pont. Plus de 90% de ses habitants sont russophones. Un héritage de la période soviétique. Aujourd'hui, comment la vie s'est-elle transformée à Narva depuis le début de la guerre de la Russie à grande échelle contre l'Ukraine ? À Narva, le grand parking était, jusqu'en 2024, le cœur battant de la ville frontalière. C'est là que transitaient toutes les voitures en partance ou de retour de Russie. Aujourd'hui, la frontière ne se traverse plus qu'à pied. Il n'y a plus que les bus qui amènent les Russes qui veulent rentrer chez eux. La ville se vide depuis le début de la guerre lancée par Moscou contre l'Ukraine. Les Russes ne peuvent plus venir en Estonie et cela affecte grandement la situation économique de Narva, comme le décrit la maire Katri Raik :« La vie à Narva avait déjà été touchée par le début du conflit en Ukraine en 2014. Depuis, il y a de moins en moins de touristes. Et maintenant, il est clair que le chiffre d'affaires commercial de Narva a diminué de près de 30%, ce qui constitue bien sûr un coup dur pour la ville. »Milan, jeune activiste politique, se présentera aux élections municipales de l'automne pour réveiller la ville. Il a donné rendez-vous en face de la mairie, un bâtiment historique à la façade rouge, un rare vestige de l'histoire à avoir survécu aux bombardements massifs de 1944 par l'armée soviétique : « La plupart des habitants de Narva sont venus pendant la période soviétique. Ils ont toujours les vieilles habitudes. Ils craignent d'être punis, déportés, tués s'ils s'expriment contre les autorités. Les gens sont très passifs ici au niveau politique. »À lire aussiLes pays baltes font face aux menaces grandissantes de la RussieLa hausse du coût de l'énergie impacte fortement les habitants de la ville. Un tiers des habitants sont des retraités. La Russie fait toujours peur. Milan se souvient de ce qui s'est passé, l'été dernier à Narva : « C'est parfois un peu effrayant ici. Il faut se souvenir que l'été dernier, les Russes ont fait voler un immense ballon d'espionnage. Les gens, ici, font parfois des blagues sur le séparatisme. Ils font un parallèle avec l'Ukraine et la République populaire de Donetsk. Ils parlent de la République populaire de Narva qui pourrait être créée. Rire de cela permet d'avoir moins peur. »Signe de la tension existante, les russophones de Narva se mettent à parler estonien dès qu'ils en ont la possibilité, preuve que la langue estonienne s'est imposée dans le pays.À lire aussiVivre à l'ombre des menaces, voyage dans les États baltes, face aux Russes et Biélorusses

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard
Guerre en Ukraine - Kiev d'accord pour un cessez-le-feu immédiat «de trente jours» : «Les Russes ont l'avantage sur le terrain, ils n'ont pas intérêt à s'arrêter», estime Bruno Clermont

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard

Play Episode Listen Later Mar 11, 2025 23:05


Tous les soirs à 20h30, Pierre de Vilno reçoit un invité qui fait l'actualité politique. Ce soir, il reçoit le général de corps aérien et consultant défense,  Bruno Clermont pour tenter de mieux comprendre ce qu'il se joue en ce moment entre l'Ukraine et la Russie alors que les négociations de paix sont en cours. Pendant ce temps Emmanuel Macron réunis trente chefs d'Etats-Majors de l'UE et de l'OTAN à Paris, sans les USA, pour définir les garanties de sécurité à fournir à l'Ukraine en cas de cessez-le-feu et renforcer la défense de l'Europe.

La Question du jour
Les Russes doivent-ils accepter le cessez-le-feu en Ukraine proposé par les États-Unis ?

La Question du jour

Play Episode Listen Later Mar 11, 2025 13:43


«La balle est dans le camp russe», a expliqué Marco Rubio après la réunion de Jeddah en Arabie saoudite avec des officiels ukrainiens. Le Kremlin dit attendre une «information complète».Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La phrase du jour - Nicolas Dupont-Aignan : "Les Russes ne sont pas une menace pour la France. La vraie menace, ce sont les narcotrafiquants. L'armée, on devrait plutôt l'envoyer à nos frontières" - 07/03

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 7, 2025 5:16


Aujourd'hui, Joëlle-Dago Serry, Étienne Liebig et Antoine Diers débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Grand reportage
Prisonniers de guerre ukrainiens: un retour au pays qui met en lumière l'enfer des geôles russes

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 18, 2025 19:18


Dans quelques jours, le 24 février prochain, cela fera trois ans que la Russie a envahi l'est de l'Ukraine.Les vidéos des prisonniers de guerre ukrainiens, libérés à la faveur d'un échange, sont régulièrement publiées dans les médias ukrainiens et sur les réseaux sociaux. Après parfois, plusieurs années passées dans les prisons russes, hommes et femmes apparaissent le visage émacié, les yeux hagards. Perdus. Ainsi se révèlent les mauvais traitements subis en Russie, en dépit des exigences du droit international. ► « Prisonniers de guerre ukrainiens : un retour au pays qui met en lumière l'enfer des geôles russes », un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze.

Tout un monde - La 1ere
Trump bouleverse l'ordre mondial : mainmise sur Gaza annoncée et fin de l'aide américaine au développement

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Feb 5, 2025 21:08


(00:00:45) Prise de contrôle des Etats-Unis sur Gaza: sidération internationale (00:04:14) Démantèlement de USAID, l'une des plus grandes agences de développement du monde (00:09:04) Les Russes attendent de voir l'Amérique de Trump (00:13:13) Chut ! Le marché des services en silence se développe

Un air d'amérique
UKRAINE - Sur le terrain, les difficultés des Ukrainiens pour combattre les Russes

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jan 10, 2025 1:40


Sur le front ukrainien, dans la région de Donetsk, la brigade composée de soldats formés en France souffre de désorganisation et du manque d'équipement. En cause notamment : la violence des combats et la nature même de la guerre qui est en train de changer.