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Débat du jour
Faut-il discuter avec Vladimir Poutine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 29:30


  Volodymyr Zelensky a relancé ce lundi son invitation à rencontrer son homologue russe. Mais comme au début du mois le Maître du Kremlin a refusé. En difficulté dans le conflit ukrainien, Vladimir Poutine répond par une pression militaire accrue comme le montrent les frappes menées ce lundi qui ont fait plus de 10 morts. Un sommet Poutine/Zelensky est-il possible ? Qui pour l'organiser ? Les Européens ou les Etats-Unis de Donald Trump ? Est-ce la seule possibilité pour sortir de la guerre en Ukraine ? Pour en débattre    Vera Grantzeva, spécialiste des relations internationales, enseignante à Science-Po, autrice du livre Les Russes veulent-ils la guerre ? Éditions du Cerf   Cyrille Bret, expert associé géopolitique, défense, Europe centrale et orientale à l'Institut Montaigne. Co auteur du livre   Géopolitique de l'Eurovision. La bande-son de la construction européenne (Bréal).   Frédéric Charillon, professeur des universités en science politique à l'université Paris Cité, codirecteur du centre Géopolitique, Défense et Leadership à l'ESSEC, auteur du livre Géopolitique de l'intimidation, éditions Odile Jacob 

Débat du jour
Faut-il discuter avec Vladimir Poutine?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 29:30


Volodymyr Zelensky a relancé ce lundi (15 juin 2026) son invitation à rencontrer son homologue russe. Mais comme au début du mois, le maître du Kremlin a refusé. En difficulté dans le conflit ukrainien, Vladimir Poutine répond par une pression militaire accrue, comme le montrent les frappes menées ce lundi qui ont fait plus de 10 morts. Un sommet Poutine/Zelensky est-il possible ? Qui pour l'organiser ? Les Européens ou les États-Unis de Donald Trump ? Est-ce la seule possibilité pour sortir de la guerre en Ukraine ? Pour en débattre :  - Vera Grantzeva, spécialiste des relations internationales, enseignante à Science-Po, autrice du livre Les Russes veulent-ils la guerre ?, éditions du Cerf - Cyrille Bret, expert associé géopolitique, défense, Europe centrale et orientale à l'Institut Montaigne. Co-auteur du livre Géopolitique de l'Eurovision. La bande-son de la construction européenne (Bréal) - Frédéric Charillon, professeur des universités en Science politique à l'université Paris Cité, codirecteur du centre Géopolitique, Défense et Leadership à l'ESSEC, auteur du livre Géopolitique de l'intimidation, éditions Odile Jacob. 

Invité Afrique
«Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali», affirme le député français Bruno Fuchs

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 13:12


« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel.  Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire.   À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie

C dans l'air
Elsa Vidal - Ukraine: les Russes toujours derrière Poutine?

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 10, 2026 11:57


C dans l'air l'invité du 9 mai avec Elsa Vidal, chroniqueuse internationale pour BFM et auteure de "Que pensent les Russes ?" chez Gallimard. C'est un défilé modeste qu'ont proposé les autorités russes ce matin à l'occasion des célébrations du 81ème anniversaire de la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie. Pas de chars ni de missiles et une sécurité renforcée pour déjouer la menace brandie par Volodymyr Zelensky quelques jours plus tôt. Malgré l'annonce d'un cessez-le feu de 3 jours par Donald Trump hier soir, la tension est de plus en plus palpable côté russe. Une note des renseignements européens révélée par le Financial Times cette semaine confirme la paranoïa grandissante de Vladimir Poutine. Après plus de 4 ans de guerre, est-il plus affaibli que jamais ? Quel est l'état de l'opinion publique russe ? D'où pourrait venir le coup de grâce pour le Président russe au pouvoir depuis plus de 25 ans ?

Librairie Mollat
Elsa Vidal - Que pensent les Russes ?

Librairie Mollat

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 69:26


Elsa Vidal vous présente son ouvrage "Que pensent les Russes ?" aux éditions Gallimard. Entretien avec Jean Petaux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La marche du monde
Que pensent les Russes de la guerre?

La marche du monde

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 48:29


Comment savoir ce que vivent et ce que pensent les Russes en temps de guerre quand s'informer est chaque jour plus compliqué et dangereux. Compliqué parce que la guerre a percuté et disloqué les réseaux habituels d'information des chercheurs et des journalistes spécialistes de la Russie, dangereux parce que celles et ceux qui sont nos sources d'information sont accusés par Moscou d'être des agents de l'étranger et sont réprimés. Néanmoins, d'autres façons de collecter les faits se sont peu à peu organisées et chercheurs et journalistes unissent leurs efforts pour continuer à travailler afin de savoir ce que pensent les Russes dans la diversité de leurs régions… au-delà de l'image d'une nation entièrement unie autour de son chef de guerre, Vladimir Poutine. Mais que nous racontent ces récits du quotidien, loin de la normalité affichée à Moscou ? « J'ai vu aujourd'hui, dans la Deutsche Welle, une interview d'Oleg Orlov de Mémorial qui dit en substance, vous serez peut-être étonné de voir combien de gens vont dire qu'ils ne soutenaient pas le régime de Poutine lorsque Poutine ne sera plus là. J'ai plutôt tendance à être d accord avec cette affirmation. Je pense effectivement que la majorité des Russes ne soutient pas le régime, mais comme on dit en russe, il y a des nuances. Mais je voudrais dire que, y compris chez les pro-guerre, cette petite minorité des pro-guerre, on observe des changements aujourd'hui. On voit des choses écrites qui ressemblent à « mais attendez, c'est pas ça qu'on voulait ». On ne voulait pas qu'on nous caviarde les livres, on ne voulait pas la censure, on ne voulait pas non plus qu'on enlève tous les Ikea. Alors évidemment, ça peut provoquer une sorte de rire, de moquerie, mais on voit cette fracture aussi. » Témoignage de Marina Prokovna, journaliste russe (Nom modifié). Que pense la population d'un pays continent de plus de 17 millions de km2, la Russie, organisé en une fédération de 89 entités qui totalisent plus de 143 millions d'habitants qui s'expriment en de multiples langues… Une géographie humaine et inspirante pour notre sociologue invitée Françoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS et membre du Centre d'études russes, caucasiennes, est-européennes et centre-asiatiques autrement dit le CERCEC, qu'elle a dirigé de 2015 à 2023, Elsa Vidal, longtemps rédactrice en chef pour la langue russe à RFI et aujourd'hui chroniqueuse internationale dans le journal de 20h de BFM, télévision française, le journaliste et militant russe Serguei Parkhomenko, à l'initiative du réseau Redkollegia, qui est un réseau né il y a bientôt dix ans… donc bien avant l'agression russe du 24 février 2022 en Ukraine et Alain Blum, démographe et historien spécialiste des déplacements forcés et du goulag, représentant de Mémorial France. ► À lire : - Que pensent les Russes ? Par Elsa Vidal, éditions Gallimard - Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des mines, dirigé par Françoise Daucé avec B. Loveluck et F. Musiani - Déportés pour l'éternité (éditions de l'EHESS) : Alain Blum et Emilia Koustova, lauréats du Grand Prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois. ► À découvrir : Le site internet de Mémorial France. 

Radio Diploweb
Que pensent les Russes ? Avec Elsa Vidal

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 25:57


La relative ouverture de la Russie durant les années 1990 est terminée depuis le début des années 2000, avec Vladimir Poutine au pouvoir comme président ou premier ministre. Depuis 2014 et plus encore 2022, la Russie sous sanction à cause de sa guerre d'agression contre l'Ukraine se referme. Dès lors, comment savoir ce qui se passe dans la tête des Russes ? Pour le savoir, nous avons la joie de recevoir Elsa Vidal. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com le premier site géopolitique francophone. Cette émission a été enregistrée le 31/03/2026 et diffusée le 20/04/2026 sur RCF Notre Dame. Elsa Vidal a longtemps vécu et travaillé en Russie, comme journaliste et pour des ONG. Puis Elsa Vidal a été rédactrice en chef pour la langue russe à RFI. Désormais chroniqueuse internationale dans le journal de 20 h de BFM, Elsa Vidal publie aux éditions Gallimard : « Que pensent les Russes ? »Extrait de la synthèse"Depuis le début des années 2000, et plus encore depuis l'annexion illégale de la Crimée en 2014 puis l'invasion de l'Ukraine en 2022, la Russie s'est progressivement refermée sous l'effet du renforcement du pouvoir autoritaire et de son isolement international. Dans ce contexte, comprendre ce que pensent réellement les Russes constitue un enjeu central mais particulièrement complexe. À travers son analyse, Elsa Vidal met en évidence les limites des représentations occidentales, souvent simplificatrices et insiste sur la nécessité d'adopter une lecture plus fine d'une société marquée à la fois par la contrainte politique, la diversité sociale et des stratégies d'adaptation permanentes. L'une des principales idées reçues que déconstruit Elsa Vidal est celle d'une Russie homogène, entièrement acquise au pouvoir de Vladimir Poutine et à la guerre en Ukraine. En réalité, cette vision masque une grande diversité d'opinions et de comportements. La société russe n'est pas dépourvue de débats internes ni de formes de distance vis-à-vis du pouvoir, mais ces dernières ne s'expriment pas selon les codes occidentaux. L'absence de manifestations massives ou de contestation visible ne signifie donc pas un soutien total. Elle reflète plutôt les contraintes politiques, les risques encourus et les formes spécifiques que prennent les attitudes critiques dans ce contexte. (...) Un élément central de la société russe contemporaine réside dans la relation au langage. Contrairement aux sociétés démocratiques, où la liberté d'expression est largement garantie, la parole en Russie peut avoir des conséquences immédiates, y compris dans la sphère privée. Cette réalité conduit les individus à adapter constamment leur discours.Le recours au double, voire au triple langage devient ainsi une stratégie de survie. Les individus ajustent leurs propos en fonction du contexte, de leur interlocuteur et du niveau de risque perçu. Cette dissociation entre opinion réelle et discours exprimé rend l'analyse extérieure particulièrement délicate et impose de replacer toute parole dans son environnement politique et social. (...) Enfin, la société russe se structure autour de plusieurs dynamiques internes. Une minorité soutient activement la guerre, notamment au sein des structures de sécurité, tandis que certains acteurs, en particulier économiques, alertent sur ses conséquences sans remettre en cause le pouvoir.Cependant, la majorité semble appartenir à un « parti du silence », caractérisé par la prudence, l'attentisme et l'adaptation. À cela s'ajoute un phénomène important d'émigration, avec le départ de plusieurs centaines de milliers de Russes depuis le début du conflit, ce qui contribue à modifier les équilibres internes et à renforcer une forme de consensus apparent. (...)Comprendre la Russie suppose ainsi de dépasser les lectures simplistes et d'intégrer la diversité des situations, des territoires et des trajectoires. (...)"Voir la ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com le premier site géopolitique francophone⁠.

Les interviews d'Inter
Marc Dugain : "Les Américains et les Russes ont décidé de faire tomber la démocratie française"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 33:30


durée : 00:33:30 - Les interviews d'Inter - par : Charline Vanhoenacker - Le prochain président de la République est dans "Submersion", le nouveau roman de Marc Dugain. Issu d'une famille dans laquelle beaucoup de membres ont œuvré pour les services de renseignements, Marc Dugain s'amuse à distiller dans ses romans des informations confidentielles. Mais lesquelles ? - réalisation : Ophélie Vivier, Stéphane Ronxin - invités : Marc Dugain Écrivain et réalisateur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Accents d'Europe
Hongrie, la fin du «règne» Orban

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 19:29


Des Hongrois hurlant leur joie aux cris de « Les Russes à la maison » après une participation record de 80%. Une page politique se tourne en Hongrie après 16 ans de pouvoir pour le Premier ministre Viktor Orban et son parti Fidesz. Le prochain Premier ministre Peter Magyar et son parti conservateur Tisza obtiennent 138 sièges sur les 199 du Parlement, loin très loin devant le Fidesz de Viktor Orban. Notre invité, Lukas Macek, politologue, spécialiste de l'Europe centrale et chef du centre Grande Europe à l'Institut Jacques Delors, décrypte pour nous le legs Orban et ce qui va changer en Hongrie et sur la scène européenne.  Et cette élection, elle a bien sûr été scrutée de près par les voisins européens.  Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le scrutin marquait une lourde défaite pour le populisme de droite.     Opération de dédiabolisation pour la branche jeunesse de l'AFD allemande En Allemagne, deux grosses élections régionales dans l'est du pays prévues en septembre 2025 donnent, selon les sondages, le parti d'extrême droite en tête avec 30 à 40% des intentions de vote. Delphine Nerbollier s'est rendue en Hesse pour assister à l'élection du nouveau président régional de la section jeune de l'AFD. Mot d'ordre du parti : lisser le discours et éviter tous les dérapages. Pari à moitié réussi, comme l'a constaté sur place notre reporter.     Marine Traffic, l'application qui suit les tankers dans le détroit d'Ormuz Des talks-shows américains aux médias internationaux, le monde entier, a les yeux rivés sur le détroit d'Ormuz et le passage ou non des pétroliers... Une petite application grecque Marine Traffic s'est fait une spécialité de les suivre pas à pas ... ces petits points verts et rouges qui évoluent sur les mers du globe intéressent, au plus haut point, entreprises, assureurs et gouvernements.... Emmanuelle Steels s'est rendue dans leurs locaux à Athènes. 

Accents d'Europe
Hongrie, la fin du «règne» Orban

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 19:29


Des Hongrois hurlant leur joie aux cris de « Les Russes à la maison » après une participation record de 80%. Une page politique se tourne en Hongrie après 16 ans de pouvoir pour le Premier ministre Viktor Orban et son parti Fidesz. Le prochain Premier ministre Peter Magyar et son parti conservateur Tisza obtiennent 138 sièges sur les 199 du Parlement, loin très loin devant le Fidesz de Viktor Orban. Notre invité, Lukas Macek, politologue, spécialiste de l'Europe centrale et chef du centre Grande Europe à l'Institut Jacques Delors, décrypte pour nous le legs Orban et ce qui va changer en Hongrie et sur la scène européenne.  Et cette élection, elle a bien sûr été scrutée de près par les voisins européens.  Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le scrutin marquait une lourde défaite pour le populisme de droite.     Opération de dédiabolisation pour la branche jeunesse de l'AFD allemande En Allemagne, deux grosses élections régionales dans l'est du pays prévues en septembre 2025 donnent, selon les sondages, le parti d'extrême droite en tête avec 30 à 40% des intentions de vote. Delphine Nerbollier s'est rendue en Hesse pour assister à l'élection du nouveau président régional de la section jeune de l'AFD. Mot d'ordre du parti : lisser le discours et éviter tous les dérapages. Pari à moitié réussi, comme l'a constaté sur place notre reporter.     Marine Traffic, l'application qui suit les tankers dans le détroit d'Ormuz Des talks-shows américains aux médias internationaux, le monde entier, a les yeux rivés sur le détroit d'Ormuz et le passage ou non des pétroliers... Une petite application grecque Marine Traffic s'est fait une spécialité de les suivre pas à pas ... ces petits points verts et rouges qui évoluent sur les mers du globe intéressent, au plus haut point, entreprises, assureurs et gouvernements.... Emmanuelle Steels s'est rendue dans leurs locaux à Athènes. 

Dutrizac de 6 à 9
Financer la guerre en Iran en rognant sur la santé des Américains?? Les explications de Loïc Tassé

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 7:45


- La guerre en Iran : Trump dit aux pays alliés d'aller chercher leur pétrole eux-mêmes - Financer la guerre en coupant dans l'aide aux soins de santé - Les Russes déploient leur propre système Starlink - À surveiller aujourd'hui: Trump convoque son ''équipe de Dieu'' Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

L'Echo du monde
Guerre en Iran : quel impact pour les Russes ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 4:48


L'offensive américano-israélienne contre l'Iran a des répercussions sur les alliés de ce pays, notamment la Russie, qui profite de la hausse des cours du pétrole pour financer la guerre en Ukraine. Cependant, les États-Unis ont découvert la résilience de l'Iran, notamment grâce à l'utilisation intensive de drones, et font appel à l'expertise ukrainienne pour y faire face. La Russie n'avait pas prévu que son partenariat avec l'Iran ne serait pas suffisant pour le défendre face aux frappes américaines et israéliennes. L'Inde, qui était le deuxième importateur de pétrole iranien, a obtenu une autorisation exceptionnelle des États-Unis pour s'approvisionner en pétrole russe. Les pays européens prévoient de se séparer complètement du gaz et du pétrole russes d'ici 2027, à l'exception de la Hongrie et de la Slovaquie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine   Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.

Dutrizac de 6 à 9
«En Ukraine, les Russes n'avancent pratiquement pas», détaille Loïc Tassé

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 8:29


Quatre années de guerre en Ukraine. L’ambassadeur des États-Unis commet une gaffe religieuse. États-Unis : vers la reconnaissance faciale de masse des Américains? Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Les matins
Origines du patriarcat / Guerre en Ukraine : que pensent les Russes ? / Jusqu'où le capitalisme peut-il s'emballer ?

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 150:37


durée : 02:30:37 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40 et à 8h20 Guillaume Erner reçoit le politiste Laurent Jeanpierre et le journaliste Romaric Godin pour parler des dérives du capitalisme. A 7h17, la journaliste Elsa Vidal revient sur l'état de l'opinion russe 4 ans après le début de la guerre en Ukraine. - réalisation : Félicie Faugère

Les enjeux internationaux
Quatre ans après la guerre en Ukraine, les Russes soutiennent-ils Vladimir Poutine ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 12:27


durée : 00:12:27 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Dans "Que pensent les Russes ?", Elsa Vidal dévoile une opinion russe plurielle face à la guerre : entre soutien, résignation, fatigue économique, exils et résistances discrètes, les attitudes restent mouvantes et parfois contradictoires sous un régime très contrôlé. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Elsa Vidal Journaliste française, spécialiste de l'espace post-soviétique et de la Russie

Reportage International
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Reportage international
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Le journal de 18h00
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

Les journaux de France Culture
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

TATAMI Connexion
Les russes bannis de la White House, Parnasse vs Held… Restons connecté #109 - TATAMI Connexion

TATAMI Connexion

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 80:15


Tipeee : https://fr.tipeee.com/tatami-connexion/Import Fight : https://import-fight.com/?srsltid=AfmBOorPLaRoGMlD5TMi_ToZnEBnkq6Mr3p_RFLl7lU5Idm0R0ySUfQdCode : TATAMI10Bienvenu sur le format actualité MMA et JJB du podcast TATAMI Connexion : Restons Connecté !Chaque semaine nous allons parler des sujets qui anime nos sports et qui attise toutes les conversation !Cette semaine programme chargé avec :- Retour sur Parnasse vs Held- Dricus Du Plessis de retour - Topuria de retour entre avril et juin- Pas de russe à la White House- Conor doit renégocier son contrat- Conor vs Chandler ou Masvidal ?- Jon Anik pointe un problème à l'UFC- Question auditeur Bonne écoute !!

Le retour de Mario Dumont
Davos: Trump et son équipe sont perçus «un peu comme les Russes», rapporte Stéphan Bureau

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 10:25


Arrivée de Trump à Davos. Tensions croissantes entre les Français et les Américains. Crise obligataire au Japon. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Invité Culture
Vincent Hein: «Un conflit vient toujours d'une mauvaise intention que l'on prête à l'autre»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 8:37


Dans son dernier roman, Le choix de Petrov, paru aux éditions Rue de l'Échiquier, Vincent Hein revient sur la Guerre froide et ses dangers nucléaires. Avec Olivier Rogez, il s'attarde sur un incident qui s'est produit le 26 septembre 1983 qui a failli déclencher un conflit nucléaire entre l'URSS et les États-Unis.  RFI : Vincent Hein, vous signez aux éditions Rue de l'Échiquier votre 7e roman intitulé Le Choix de Petrov. Un texte dans lequel vous revenez sur un épisode assez incroyable de la Guerre froide : le 26 septembre 1983, le monde a failli disparaître. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ? Vincent Hein : Déjà, il faut savoir que l'année 1983 est, avec l'année 1962 et la crise de Cuba, la pire année de la Guerre froide, la plus dangereuse en tout cas. Simplement parce que Ronald Reagan arrive au pouvoir aux États-Unis, et qu'il terrifie les Russes avec ce fameux discours télévisé dans lequel il les qualifie « d'empire du mal ». Les Russes s'attendent à une attaque imminente, et donc la nuit du 26 septembre, un jeune colonel est au centre de surveillance atomique de Moscou, il vient de prendre sa garde, et aux alentours de minuit, il voit les écrans s'affoler, des signaux d'alerte se mettent en route, et il voit un premier missile atomique en train de foncer sur Moscou. Au début, il pense à une erreur de la machine. Il s'interroge et demande des renseignements complémentaires à ses officiers subalternes. Et puis, une 2e, une 3e, une 4e et une 5e alarme se mettent à sonner.  Et là, il a dix minutes pour prendre une décision... Oui. Le protocole prévoit qu'il doit appeler le général, le chef d'état-major de l'armée de l'air qui, lui-même, va prévenir le Kremlin. Mais il connaît le protocole par cœur, il est lieutenant-colonel, il sait que l'URSS va forcément répliquer, et donc il fait un choix pascalien, c'est-à-dire : « soit je préviens le Kremlin et on a une guerre atomique, soit j'attends une demi-heure pour voir si on est réellement frappé ou pas. Mais en tout cas, une partie de l'humanité sera sauvée ». À lire aussiBerlin et la guerre froide, par-delà le Mur Et il fait le choix de ne pas prévenir sa hiérarchie, donc d'éviter la riposte nucléaire, car il a un doute. Et ce doute, c'est ce qui constitue l'un des fondements de la pensée humaine.  Je fais une simple parenthèse. Vous savez que la première guerre qui a été décidée suite à la décision d'un algorithme, c'est la guerre du Vietnam ? La CIA (services de renseignements extérieurs des États-Unis, NDLR) avait rentré les données pour répondre à la question : « Est-ce que l'on va gagner la guerre au Vietnam ? ». Et les ordinateurs ont donné une réponse positive. Vous connaissez le résultat... Donc Petrov a cela en tête et se dit: « Il y a peut-être une erreur quelque part », mais il est entouré d'officiers qui lui disent: « Non, ce sont des informaticiens. Ce sont des ingénieurs, ce sont des scientifiques »... ... Faites confiance à la machine !  « Faites confiance à la machine, c'est sûr, on est attaqué ! ». La chance que nous avons eue, et qu'il a eue, c'est qu'il était accompagné de son meilleur ami qui était météorologue et qui lui a dit: « Écoute, on n'a pas de vision satellite, le ciel est couvert et donc on ne les voit pas ces missiles, on voit juste des traces... » Il a donc décidé d'attendre. Et il se trouve qu'en fait, il s'agissait des rayons du soleil qui rebondissaient sur l'océan, puis se reflétaient dans les nuages et donnaient exactement la même trace visuelle qu'un missile nucléaire. Moi, je me suis dit : « Petrov et le météorologue, Dimitrievitch, ont fait l'académie militaire dès l'âge de douze ans. Ils ont eu un entraînement très dur, physique, mental, politique. Comment ces deux hommes qui, dans l'inconscient collectif de l'époque, ne peuvent voir les États-Unis - ou en tout cas l'Occident - que comme le mal, ont-ils finalement décidé de sauver cet Occident ? ». Comment être indépendant de l'esprit quand on est endoctriné ? C'est un peu la question que vous posez... C'est la question que je me pose. Je n'ai pas de réponse, mais j'ai une hypothèse dont je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'elle tienne la route. Je pense que ces deux-là avaient un goût de la vie qui était bien au-dessus de la normale. Ils étaient tous les deux amateurs de poésie. Mais aussi de musique classique et notamment de Chostakovitch. C'est le côté un peu romantique ou poétique de l'histoire, mais c'est réel. Ils étaient tous les deux très amoureux de leur femme, ce sont des hommes amoureux et c'est peut-être ça finalement qui a sauvé le monde. Il y a une chose que l'on sait en psychopathologie, c'est qu'un conflit vient toujours d'une mauvaise intention que l'on prête à l'autre. C'est vrai dans les guerres, mais c'est vrai aussi dans une scène de ménage ou dans une dispute entre amis. On le voit aujourd'hui alors que la situation est extrêmement tendue. Après, ce qui m'a intéressé, c'est que les choses ne sont jamais manichéennes. Il y a des hommes bons partout et hélas, il y a des hommes mauvais avec de mauvaises intentions partout. En ce moment, la Russie n'a pas bonne presse, à juste titre, car ce qui se passe en Ukraine n'est pas tolérable. Et pourtant, je suis persuadé qu'il y a dans le rang des officiers russes en résistance, probablement en résistance sourde, mais en résistance tout de même. Et c'est ça qui m'intéresse, c'est le « pas de côté » que nous sommes tous en capacité de faire.  Il y a une autre leçon que l'on tire à la lecture de votre roman, c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux algorithmes. Faut-il, ou non, faire confiance aux machines ? Jusqu'à quel point doit-on leur faire confiance ? Bien sûr, c'est la question que je pose sans avoir véritablement de réponse. Mon hypothèse, si vous voulez, c'est que ces intelligences artificielles, ces algorithmes, sont des outils très importants. Si vous demandez aux pilotes de ligne d'Air France ce qu'ils pensent du pilotage automatique, ils vous diront que c'est quelque chose qui les aide, qui retire de la fatigue. Mais la décision finale doit revenir au commandant de bord. Vous savez que les États-Unis et la Chine viennent de signer un traité afin de ne pas soumettre la décision d'utilisation de l'arme nucléaire à un algorithme : c'est quand même incroyable... Finalement, ce Petrov qui avait face à lui la toute-puissance des machines, des algorithmes, de l'endoctrinement de l'armée russe avec l'impératif d'obéir aux ordres, il prend le chemin inverse, il opte pour son libre arbitre.  Exactement, il prend celui de son libre arbitre. Il l'a dit parce qu'il a fait un très beau discours à l'ONU. Il est antinucléaire, il pense que c'est une vraie connerie. Il a une phrase qui est intéressante dans son discours. Il dit : « De toute manière, il faut bien que vous compreniez que dès que vous avez une machine, un jour vous aurez une panne, que ce soit un avion, une cafetière, un aspirateur ou la dernière Audi la plus moderne. Et s'imaginer que les hommes peuvent pallier cela, c'est une bêtise ».  Parlons un peu de la structure de votre livre. Vous avez déstructuré l'histoire au sens propre du terme, c'est-à-dire qu'on fait de constants allers-retours entre le passé et le présent. Cette déstructuration de la temporalité du récit permet aussi, peut être, de le rendre actuel : les époques se confondent pour signifier que ce qui était valable en 1983 peut l'être en 2026. Oui, et en même temps, l'inverse rend les choses tragiques. C'est ce qu'il dit dans son discours : « Ce jour-là, on a eu de la chance. J'étais simplement au bon endroit, au bon moment, mais on aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre ».  C'est un roman anti-militariste et anti-nucléaire que vous signez-là ?  Je crois, oui. C'est-à-dire que, quand on appuie sur le bouton, on a déjà perdu, c'est déjà une défaite. Il suffit de lire les témoignages sur Hiroshima ou Nagasaki : c'est une véritable catastrophe. Or, maintenant, les missiles ont des puissances cent fois plus fortes que les deux bombes nucléaires qui ont été larguées sur le Japon. Je crois que si Petrov avait répliqué, on annonçait 250 millions de morts dans le premier quart d'heure. Ça aurait été apocalyptique. Ce qui est dangereux, ce n'est pas tant la folie d'un docteur Folamour, c'est plus prosaïquement, l'accident bête, qu'une fusée nucléaire parte comme ça, sans qu'on l'ait véritablement décidé. À lire aussi« Iceworm » : le projet fou d'une base nucléaire américaine au Groenland dans les années 60

Les Grandes Gueules
"On s'en fout, on s'en fout pas" : La Poste, la cyberattaque revendiquée par les Russes - 24/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 9:05


Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : La Poste, la cyberattaque revendiquée par les Russes Le loup mal aimé accusé de promouvoir la surpêche Attention aux bouchons sur la route !

Un air d'amérique
Guerre en Ukraine : des enfants ukrainiens transférés par les russes dans des camps de vacances internationaux nord-coréens

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 1:37


La Russie est accusée d'avoir transféré officiellement 20.000 enfants ukrainiens. Officieusement, ce serait dix fois plus. L'Assemblée générale de l'ONU appelle à leur retour immédiat et inconditionnel. Une ONG ukrainienne a d'ailleurs dévoilé devant une commission au Sénat américain que certains enfants auraient été transférés dans un camp de vacances international nord-coréen. Écoutez RTL autour du monde du 05 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
Marie Nizet et le capitaine vampire : l'origine belge de Dracula

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 33:18


« C'était au mois de mai 1877. Les Russes fondaient comme des sauterelles sur ce magnifique pays de Roumanie qui leur était livré en proie » Ainsi commence un roman intitulé « Le Capitaine vampire ». Son intrigue nous emmène donc en Roumanie durant la guerre russo-turque, elle suit l'affrontement acharné entre un soldat roumain et un officier russe, le cruel prince Boris Liatoukine : un homme à la force démesurée et à la réputation démoniaque. On le dit invincible d'ailleurs et insensible aux balles et à la douleur, laissant derrière lui des champs de ruines et des milliers de cadavres. On murmure qu'il se nourrit du sang des morts ? « Le Capitaine vampire » est publié, en 1879, à Paris. Son autrice est âgée d'une vingtaine d'années, elle est belge et elle s'appelle Marie Nizet. Elle est très engagée politiquement et a côtoyé de nombreux étudiants venus des pays slaves et balkaniques. Elle a déjà publié des poèmes dans lesquels elle défend la Roumanie opprimée par l'empire russe. Après sa mort, en 1922, Marie Nizet, avec son œuvre, sombre dans l'oubli. Jusqu'au jour où un historien français d'origine roumaine décèle dans « Le Capitaine vampire », une influence majeure du fameux « Dracula » de Bram Stoker, paru dix-huit ans plus tard. Une Belge à l'origine de Dracula : nous allons bien voir. Avec nous : Laurent Therer, de la Bibliothèque royale de Belgique, qui signe la postface de la première édition belge du « Capitaine Vampire » de Marie Nizet chez Espace Nord. Sujets traités : Marie Nizet, Capitaine, vampire , origine, belge, Dracula , Roumanie, Boris Liatoukine Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 65:05


C dans l'air du 1er décembre 2025 - Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer?Encore une semaine cruciale pour l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est reçu ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron, afin d'échanger sur les négociations et le plan de paix proposé par Donald Trump. Cette nouvelle visite en France du président ukrainien, la dixième depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de nouvelles discussions en Floride. Les Russes n'étaient pas autour de la table : il n'y avait que les Américains et les Ukrainiens, mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé que ces pourparlers avaient été « productifs », même s'il a prévenu qu'« il restait encore du travail ». Une source proche de la délégation ukrainienne a confié de son côté à l'AFP que ces discussions n'étaient « pas faciles ».Cela n'a pas empêché le président américain d'afficher dimanche son optimisme à bord d'Air Force One. « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l'Ukraine… je sais que l'Ukraine aimerait que cela se termine », a déclaré Donald Trump.L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a participé aux discussions en Floride, doit de nouveau se rendre à Moscou mardi pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges seront suivis de près par les Ukrainiens, les Européens et les Américains, tant l'envoyé spécial est considéré comme proche de Moscou depuis la divulgation d'un appel téléphonique avec un conseiller diplomatique russe par l'agence Bloomberg.Les Européens espèrent que l'administration de Donald Trump, qu'ils soupçonnent de « complaisance » vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l'Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien – qui incarne depuis bientôt quatre ans la résistance ukrainienne à l'invasion russe – a dû se séparer en urgence de son chef de cabinet, Andriy Yermak, éclaboussé par un important scandale de corruption. Un timing qui ne pouvait pas être plus mauvais pour l'Ukraine, alors que dans le pays les attaques incessantes des drones et des missiles russes sur les villes se poursuivent et que sur la ligne de front l'armée russe gagne du terrain, kilomètre carré par kilomètre carré, même si l'armée ukrainienne réussit encore des coups d'éclat, comme l'attaque de deux pétroliers russes par des drones marins le week-end dernier.Nos experts :- Général Jean-Paul PERRUCHE - général de corps d'armée, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne et ancien chef de la mission militaire auprès du commandement suprême allié de l'Otan en Europe- Alain BAUER - professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de Conspiration au Vatican, publié aux Editions First- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter spécialiste des questions internationales

C dans l'air
Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 65:05


C dans l'air du 1er décembre 2025 - Zelensky fragilisé...Poutine et Trump prêts à signer?Encore une semaine cruciale pour l'Ukraine. Volodymyr Zelensky est reçu ce lundi à l'Élysée par Emmanuel Macron, afin d'échanger sur les négociations et le plan de paix proposé par Donald Trump. Cette nouvelle visite en France du président ukrainien, la dixième depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de nouvelles discussions en Floride. Les Russes n'étaient pas autour de la table : il n'y avait que les Américains et les Ukrainiens, mais le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a jugé que ces pourparlers avaient été « productifs », même s'il a prévenu qu'« il restait encore du travail ». Une source proche de la délégation ukrainienne a confié de son côté à l'AFP que ces discussions n'étaient « pas faciles ».Cela n'a pas empêché le président américain d'afficher dimanche son optimisme à bord d'Air Force One. « Je pense que la Russie aimerait que cela se termine, et je pense que l'Ukraine… je sais que l'Ukraine aimerait que cela se termine », a déclaré Donald Trump.L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a participé aux discussions en Floride, doit de nouveau se rendre à Moscou mardi pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine. Ces échanges seront suivis de près par les Ukrainiens, les Européens et les Américains, tant l'envoyé spécial est considéré comme proche de Moscou depuis la divulgation d'un appel téléphonique avec un conseiller diplomatique russe par l'agence Bloomberg.Les Européens espèrent que l'administration de Donald Trump, qu'ils soupçonnent de « complaisance » vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l'Ukraine, considérée comme un rempart face aux ambitions russes.De son côté, le président ukrainien – qui incarne depuis bientôt quatre ans la résistance ukrainienne à l'invasion russe – a dû se séparer en urgence de son chef de cabinet, Andriy Yermak, éclaboussé par un important scandale de corruption. Un timing qui ne pouvait pas être plus mauvais pour l'Ukraine, alors que dans le pays les attaques incessantes des drones et des missiles russes sur les villes se poursuivent et que sur la ligne de front l'armée russe gagne du terrain, kilomètre carré par kilomètre carré, même si l'armée ukrainienne réussit encore des coups d'éclat, comme l'attaque de deux pétroliers russes par des drones marins le week-end dernier.Nos experts :- Général Jean-Paul PERRUCHE - général de corps d'armée, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne et ancien chef de la mission militaire auprès du commandement suprême allié de l'Otan en Europe- Alain BAUER - professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de Conspiration au Vatican, publié aux Editions First- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter spécialiste des questions internationales

Le sept neuf
Guerre en Ukraine : "Les Russes ne feront la paix que sur leurs termes à eux"

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 25:08


durée : 00:25:08 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et de stratégie militaire, et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au "Monde", spécialiste des questions internationales, sont nos invités pour évoquer la situation politique et militaire internationale. - invités : Pierre SERVENT, Sylvie Kauffmann - Pierre Servent : Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense, Sylvie Kauffmann : éditorialiste au journal « le monde », spécialiste notamment des questions internationales. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Guerre en Ukraine : "Les Russes ne feront la paix que sur leurs termes à eux"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 25:08


durée : 00:25:08 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et de stratégie militaire, et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au "Monde", spécialiste des questions internationales, sont nos invités pour évoquer la situation politique et militaire internationale. - invités : Pierre SERVENT, Sylvie Kauffmann - Pierre Servent : Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense, Sylvie Kauffmann : éditorialiste au journal « le monde », spécialiste notamment des questions internationales. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

RTL Matin
Plan de paix de Trump, front russe, corruption... L'Ukraine de nouveau sous pression maximale

RTL Matin

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 1:36


Les Russes pillonnent le pays et gagnent du terrain sur le front de l'est, Washington a fourni une proposition de paix plutôt favorable à Moscou et pour couronner le tout, Volodymir Zelensky est fragilisé par un gigantesque scandale de corruption... Kiev est dans une mauvaise posture après près de quatre ans de guerre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal en français facile
Soudan: deux ans et demi de guerre / Des rescapés gazaouis aux Émirats arabes / UE: nouvelle règle pour les Russes...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 9:58


Le Journal en français facile du vendredi 7 novembre 2025, 17  h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CAKM.A

Reportage International
«Les Russes n'ont pas réussi à zombifier tout le monde»: en Ukraine, ces ados qui fuient les territoires occupés

Reportage International

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 2:31


Plusieurs centaines de milliers d'enfants et d'adolescents ukrainiens résident actuellement dans les territoires occupés par la Russie. À l'école, ils subissent l'endoctrinement : on leur apprend à haïr l'Ukraine et à glorifier l'armée russe. En dépit de ce lavage de cerveau, certains jeunes parviennent à s'extraire de ce milieu et à fuir les territoires occupés par la Russie. C'est le cas d'Ivan, 18 ans, qui, après avoir fait connaissance avec des adolescents ukrainiens sur Internet, a pris la décision de quitter sa ville natale de Louhansk pour rejoindre Kiev, au risque de ne plus jamais revoir ses parents.

Un jour dans le monde
Guerre en Ukraine : Peut-il y avoir un espoir de récupérer les enfants ukrainiens enlevés par les russes ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 38:10


durée : 00:38:10 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le 10 octobre dernier, Mélania Trump affirmait à la Maison Blanche avoir ouvert un canal de discussion avec Vladimir Poutine sur le sort des enfants ukrainiens enlevés par la Russie. Vendredi, le président américain Donald Trump s'apprête à recevoir Volodymyr Zelensky. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Guerre en Ukraine : Peut-il y avoir un espoir de récupérer les enfants ukrainiens enlevés par les russes ?

InterNational

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 38:10


durée : 00:38:10 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le 10 octobre dernier, Mélania Trump affirmait à la Maison Blanche avoir ouvert un canal de discussion avec Vladimir Poutine sur le sort des enfants ukrainiens enlevés par la Russie. Vendredi, le président américain Donald Trump s'apprête à recevoir Volodymyr Zelensky. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

RTL Matin
GUERRE EN UKRAINE - Les Russes redoublent d'effort

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 1:22


Ecoutez RTL Matin avec Stéphane Boudsocq du 21 août 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'oeil de...
"C'est toujours les Russes qu'on accuse dès qu'un gamin se fait frapper"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later May 29, 2025 6:23


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
"C'est toujours les Russes qu'on accuse dès qu'un gamin se fait frapper"

RTL Matin

Play Episode Listen Later May 29, 2025 6:23


Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les informés de France Info
Rencontre en Turquie entre les Russes et les Ukrainiens

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later May 16, 2025 13:36


durée : 00:13:36 - Rencontre en Turquie entre les Russes et les Ukrainiens

Un air d'amérique
GUERRE - Les Russes veulent-ils la paix ?

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 15, 2025 1:50


Vladimir Poutine ne viendra pas à Istanbul pour participer aux négociations de paix avec l'Ukraine. Les Russes veulent-ils la paix au fond ? Nocolas Burnens a posé la question à plusieurs d'entre eux dans un centre de collecte pour l'armée dans la banlieue de Moscou.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ah ouais ?
Pourquoi les russes fêtent-ils la fin de la 2nde Guerre mondiale le 9 mai ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later May 7, 2025 1:55


Ce jeudi 8 mai 2025, nous célébrerons les 80 ans de la capitulation nazie en France, tandis que les russes commémorent cet événement le lendemain, le 9 mai. Cette saison dans "RTL Matin", Florian Gazan répond aux questions pas si bêtes qui nous passent par la tête. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'ingérence du jour - Clément, au 3216 : "Selon moi, ce sont les Russes. C'est trop bien organisé, trop bien coordonné. Ils ont trop d'informations pour être des narcotrafiquants." - 23/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 23, 2025 1:35


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, Etienne Liebig et Antoine Diers débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Reportage International
Ukraine: les habitants de Soumy désemparés face aux incessantes frappes russes sur les écoles et les hôpitaux

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 10, 2025 2:27


La ville de Soumy, à seulement une trentaine de kilomètres de la frontière russe, est presque quotidiennement la cible des bombardements. Les civils paient le prix fort. Il y a deux semaines, une explosion décimait tout un quartier résidentiel. De notre envoyée spéciale à Soumy,À Soumy, en Ukraine, dans ce quartier à quelques minutes de voiture du centre-ville, la vie s'est arrêtée le 24 mars dernier, lorsqu'une puissante explosion a soufflé les vitres d'une vingtaine de bâtiments, dont une école. Tous ont cru à une frappe russe, mais il pourrait s'agir d'un acte de sabotage ou d'un accident, survenu dans un dépôt de munitions dont tous ignoraient l'existence.Alors que les autorités ne donnent pas de détails sur les faits, Oleh, un sapeur-pompier qui était sur place, revient sur les lieux dévastés. « C'est l'école. Vous voyez dans quelles merveilleuses conditions nos enfants vont maintenant pouvoir étudier. Au moment de l'attaque, ils étaient dans l'abri, environ 40 enfants et la force du souffle était telle que la porte s'est bloquée », raconte-t-il.Quelle que soit l'origine de l'explosion, les Ukrainiens en rendent la Russie responsable. Parmi ces enfants, Diana, neuf ans, revenue sur les lieux avec son père Oleksyi, raconte ce qu'elle a vécu : « Je me suis envolée de ma chaise. J'étais simplement restée assise dans l'abri, pendant le cours. Et puis il y a eu un grand bruit, le plafond s'est fissuré, il y avait du verre partout et de la fumée. J'ai bondi de ma chaise et mon père a commencé à m'appeler quelques minutes plus tard. Il m'a dit que je pouvais partir, alors avec Klinka - Klinka, c'est mon amie -, on a ouvert la porte et on a couru immédiatement. »Au-delà des conséquences de cette explosion, Oleh le pompier s'inquiète de méthodes toujours nouvelles employées par les Russes pour détruire les infrastructures ukrainiennes. « C'est tout le temps comme ça. Soit des établissements médicaux, soit le secteur résidentiel. Ce n'est pas le seul cas. Les Russes lancent constamment des bombes sur des immeubles résidentiels de neuf étages, des roquettes sur des zones résidentielles. Mais il y a un nouveau truc. Depuis début mars, leurs drones attaquent de manière chaotique différentes parties de la ville, en plein milieu de la journée, les jours fériés, et il y a des frappes sur des aires de jeu, des frappes directement sur les routes. Je ne sais pas. C'est juste pour terroriser la population d'une manière ou d'une autre », explique-t-il.Ce 24 mars à Soumy, un miracle s'est produit, selon Oleh. Même s'il y a eu plus d'une centaine de blessés, personne n'est mort. Mais depuis, à travers la région, des dizaines d'autres bombardements se sont produits, et les habitants de Soumy vivent dans l'angoisse d'en être à nouveau victimes.À lire aussiLes Ukrainiens restent toujours sous le feu russe et dans l'absence de réponse américaine

Invité Afrique
Gabon: «Un général qui a fait un coup [d'État] n'a peur de personne», dit le président Oligui Nguema

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 25, 2025 14:01


Dans une interview réalisée ce 25 avril à Libreville par RFI et France 24, le général Oligui Nguema, qui a renversé Ali Bongo le 30 août 2023 et qui est candidat à la présidentielle du 12 avril, affirme qu'il ne veut pas être porté par un parti ou un clan, mais par le peuple gabonais. Interrogé sur l'exclusion de plusieurs figures de l'opposition à cette élection, il répond que c'est la loi et qu'un général qui a fait le « coup de libération » du 30 août 2023 ne peut pas avoir peur d'un Ondo Ossa, d'un Maganga Moussavou ou d'un Jean-Rémy Yama. Suite au renversement d'Ali Bongo, il affirme que le procès de sa femme Sylvia et de son fils Noureddin aura lieu et sera équitable, au terme des deux ans d'enquête maximum que prévoit le Code pénal gabonais. Il ajoute que la justice a la preuve que Sylvia signait des documents officiels à la place d'Ali, car les enquêtes détiennent notamment un cachet. France 24 : Il y a 19 mois, à la tête de la garde présidentielle, vous avez renversé Ali Bongo. Vous avez promis aux Gabonais une nouvelle ère. Vous avez promis de remettre le pouvoir aux civils. Or, vous êtes candidat pour la prochaine élection présidentielle qui est prévue le 12 avril. Pourquoi ce revirement ? Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ? Brice Oligui Nguema : Ali Bongo Ondimba a été renversé effectivement le 30 août 2023. Et je l'ai dit dans mon discours à la nation lorsque j'ai prêté serment : nous allons organiser des élections libres, transparentes et apaisées en vue de rendre le pouvoir aux civils. Je ne suis pas resté figé dans mes bottes de militaire. Et vous parlez français aussi bien que moi. Cette phrase est différente que de dire : Je ne serai pas candidat. Ce sont deux phrases différentes. J'ai laissé l'ouverture au peuple. Le jour où le peuple a besoin de moi et qu'il m'appelle, je répondrai, comme ce fut le cas aujourd'hui, en respectant les règles de droit. J'ai renoncé à mon statut de militaire. Je concours en tant que civil. Et pour preuve, vous ne m'avez pas appelé général. Vous avez dit Brice Clotaire Oligui Nguema C'est dire que le titre de général a disparu. Je suis un civil, tout comme les autres.RFI : Alors, sur votre premier bilan, Monsieur le Président, puisque voilà 19 mois que vous êtes au pouvoir, il y a des avis partagés. C'est vrai, il y a des choses qui vont mieux : les frais de scolarité sont pris en charge, les pensions de retraite sont à nouveau versées. Mais 40 % des jeunes sont au chômage, la dette atteint 70 % du PIB, les coupures d'électricité se multiplient, notamment ici à Libreville. Est-ce que ces difficultés de la vie quotidienne ne risquent pas de ternir ce bilan ? Les difficultés de la vie quotidienne, nous les avons héritées du système déchu et aujourd'hui, nous faisons des efforts. Le chômage, comme vous l'avez dit, a baissé de 12 % parce que nous avons mis le pays en chantier. Effectivement, la dette, elle est là, elle existe. Ce n'est pas moi qui ai créé cette dette, je l'ai héritée, c'est le passif. Et en tant que chef, il faut assumer le passif des autres. C'est aussi ça la responsabilité d'un chef d'État. Oui, elle est là, mais nous arrivons à nous en sortir. Pour preuve, j'ai payé l'AFD, j'ai payé l'échéance de la Banque mondiale, le FMI, je ne dois pas. J'ai payé la Bad, j'ai payé la Bird, j'ai payé l'Afreximbank. Je vais aux élections et  j'ai réglé mes échéances. C'est vrai que la dette est là et que la notation du Gabon a baissé. Mais c'est aussi en partie à cause de vos entreprises qui me payent en retard. Comment voulez-vous que je sois à l'heure dans mes échéances quand mes dividendes et mes impôts, mes revenus sont payés en retard ? Donc cette dégradation de la note, on doit tous se la partager et l'assumer.France 24 : Depuis le 30 août 2023, vous l'avez dit, vous avez refusé le terme de coup d'État, vous dites « coup de libération ». Vous avez aussi opté pour une transition courte. Ça devait être deux ans, ça va même être moins. Les élections vont avoir lieu en avril. C'est quand même très différent de ce qui se passe au Sahel. Je vois que vous souriez. Vous ne souhaitez pas qu'on vous compare aux putschistes du Sahel ? Putschistes, je dis que le mot est un peu trop fort. Ce n'est pas un terme que je vais employer pour mes collègues militaires. Ce n'est pas la peine à chaque fois de jeter la pierre sur les autres. Je vous le dis, ce sont mes frères d'armes. Nous ne sommes pas dans la rupture avec les grandes puissances. Pour preuve, les Français au Gabon, les autres, personne n'a été inquiété.RFI : Alors justement, dans les trois pays de l'Alliance des États du Sahel qui ont connu, eux aussi, un putsch, les militaires français ont été expulsés et la France est maintenant accusée de tous les maux et notamment de néocolonialisme. Est-ce que vous n'êtes pas tenté, vous aussi, Monsieur le Président, de suivre ce chemin qui pourrait plaire peut-être à une partie de votre opinion ? Je vous l'ai dit, je suis inclusif, je ne suis aucun chemin et aucun pays au monde ne s'est construit sans alliés, sans pays amis. Je travaille avec tout le monde. Je suivrai le chemin que me guide mon peuple. Je n'ai pas un chemin de rupture avec tout le monde. Non.RFI : Et avec la France ? Avec la France, nous entretenons de bonnes relations. Vous le savez. Vous l'avez vu. Des relations d'État à État. J'ai été invité en France à quatre reprises. Une visite officielle avec le président Macron, un tête-à-tête à l'Élysée, ce sont des relations entre hommes d'État. Et j'ai été invité aux Jeux olympiques. J'ai été invité au Sommet de la Francophonie. J'ai été invité à l'ouverture de Notre-Dame de Paris. Nous avons de très bonnes relations. Et la France est notre partenaire historique.France 24 : Mais en dehors des trois États du Sahel dont on a déjà parlé, si on mentionne le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Tchad, partout, les militaires français quittent l'Afrique, sauf ici au Gabon. Pourquoi cette exception gabonaise ? Et est-ce que vous pensez aussi qu'il faut que les militaires français partent à terme ? C'est vous qui le pensez.France 24 : Je vous pose la question. Les Français sont bienvenus ici. Les Russes, peut-être demain, s'ils veulent venir, seront peut-être aussi les bienvenus. Je vous l'ai dit, je suis inclusif, je ne chasse personne. Les Chinois sont bienvenus ici. Ils font des affaires ici. Toutes les communautés sont les bienvenues ici. Donc je ne fais pas de distinction. Pour ce qui est de la base française, nous avons mis en place une commission mixte entre la France et le Gabon pour essayer de trouver de meilleurs accords. Et on est parvenu à ce que le camp de Gaulle ne soit plus appelé camp de Gaulle. Nous allons trouver un nom gabonais pour rebaptiser le camp de Gaulle.France 24 : Vous avez une idée ? Peut-être un général. Pourquoi pas Boulingui [le général Nazaire Boulingui, 1918 -1984] ? Ils sont plusieurs. Et nous sommes tombés d'accord sur la réduction des effectifs. Nous allons quitter les 300 effectifs fantassins pour 150 effectifs instructeurs partagés entre la moitié de Français et l'autre moitié de Gabonais. Le camp ne sera plus un poste opérationnel avancé, mais un pôle de formation sous-régional. À l'intérieur, il y aura deux écoles, l'école d'administration et l'école de protection de l'environnement. Je pense que c'est le meilleur équilibre. Il n'y aura plus de blindés, de chars français ici à Libreville, mais il y aura des instructeurs. C'est le meilleur équilibre que nous avons trouvé ensemble. Nous ne sommes pas dans la rupture. Aucun pays au monde ne s'est développé seul.France 24 : Alors, vous avez parlé d'Ali Bongo. Aujourd'hui, il n'est ni poursuivi ni maltraité, visiblement. Son épouse Sylvia, son fils Noureddin, par contre, sont en prison depuis 18 mois, poursuivis pour des malversations financières. Un de leurs avocats affirme qu'ils sont détenus illégalement, et même torturés, il y a une plainte qui a été déposée en France. Un juge enquête sur ces faits parce que, je le rappelle, ils ont aussi la nationalité française. Votre réaction ? Au Gabon, nous sommes un pays respectueux des droits de l'Homme. Si on a réussi à faire un coup d'État sans effusion de sang, ce n'est pas deux individus qui seront torturés dans ce pays. J'en doute fort. La preuve, c'est que vous avez vos responsables à l'ambassade qui leur rendent visite en prison. Posez-leur la question. Il n'y a aucune marque de torture sur leurs corps. Et laissez la justice faire son travail, c'est tout. Il y a le temps de la justice.France 24 : Monsieur le Président, le problème, c'est que le temps s'étire. Ça fait 18 mois qu'ils sont en prison. Alors, est-ce qu'il va y avoir un procès ? Quand y aura-t-il un procès ? Ou est-ce que vous songez, éventuellement, après l'élection, peut-être à les libérer ? Je ne songe à rien faire. Il y a une justice qui fera son travail. Le procès aura lieu et il sera équitable je pense. Selon le code gabonais, pour des crimes, on peut aller jusqu'à deux ans d'enquête et les enquêtes se poursuivent.France 24 : On y est presque donc. Vous le dites.RFI : Dans une interview à Jeune Afrique, Ali Bongo a déclaré il y a quelques semaines : « Tout ce dont on accuse mon épouse, les détournements, les nominations à ma place… Tout cela est faux ! »Vous savez, c'est toujours facile pour un voleur de dire : « Je suis innocent ». Il y a des preuves dans le dossier chez le juge d'instruction. Laissez la justice faire son travail.RFI : Est-ce que vous avez des éléments concrets qui prouvent que madame Bongo signait des documents officiels à la place de son mari ? Je l'ai dit. Les juges ont des preuves. Qu'est-ce que vous n'arrivez pas à comprendre ?RFI : Et vous avez des preuves de ce que... Posez la question àAli Bongo Ondimba. Et je le sais pour l'avoir vu. Après son AVC, je m'excuse, son bras, il était paralysé. Et je l'ai vu. Il ne signait aucun document.RFI : Mais cela ne prouve pas que son épouse signait à sa place, Monsieur le Président. Je vous ai dit que la justice a des preuves. Après chaque Conseil des ministres, les parapheurs étaient transférés à son domicile. Donc vous comprenez qui signait à son domicile.France 24 : Son épouse ?C'est vous qui le dites.France 24 : C'est vous qui le suggérez. Non, non, c'est la justice. Et qui le sait ? Parce qu'il y a des preuves, qu'ils ont. C'est un cachet. Et merci.France 24 : Alors beaucoup de caciques de l'ancien régime, on vient de parler des deux personnes poursuivies, peu sont poursuivies d'ailleurs, mais beaucoup se sont ralliés à votre candidature. L'ancien parti au pouvoir, symbole de l'ère Bongo, le PDG, va aussi se rallier à vous. Alors qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que finalement vous ne faites que perpétuer le système qui était en place ? Qu'en somme, vous faites du Bongo sans Bongo ? Je vais aux élections, j'ai mis une plateforme en place, Les Bâtisseurs, tout comme le président Macron l'avait fait, avec La République en Marche. Je n'ai pas de parti politique, je n'ai pas d'association parce que je ne veux pas être tenu par un parti politique ou par une quelconque association. Je veux être élu par le peuple gabonais. Je veux être porté par le peuple gabonais, pas par un groupe ou un clan.RFI : Alors pour cette présidentielle, il y a huit candidats. Mais les règles sont tellement restrictives qu'en dehors de l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, aucun poids lourd ne peut se présenter contre vous. Du coup, on se demande si vous n'avez pas sciemment exclu le professeur Albert Ondo Ossa, qui est le vrai vainqueur d'août 2023, Pierre Claver Maganga Moussavou et le syndicaliste Jean-Rémy Yama, parce qu'ils pouvaient peut-être vous battre, ou au moins vous forcer à un deuxième tour ? Alors, au-delà de 70 ans, on ne peut plus être candidat. C'est le choix des Gabonais. Ce n'est pas mon choix. Je n'exclus personne. Avez-vous vu un général qui a peur de quelqu'un ? Quelqu'un qui fait un coup de libération et qui va avoir peur d'un Ondo Ossa, d'un Maganga Moussavou ou de quelqu'un d'autre ? C'est de la manipulation politique. Qu'on respecte pour une fois ce que les Gabonais veulent et ce que la Constitution a demandé ou exigé. Pour le cas de celui que vous avez aussi évoqué, Jean-Rémy Yama, l'inclusivité ne veut pas dire le non-respect des procédures. Ce pays doit changer et il va changer. En France, on ne respecte pas les lois ? Dites-moi.France 24 : On essaye. Les candidats ne respectent pas les lois ? Aux élections présidentielles, ils ne fournissent pas des dossiers ? Et pourquoi voulez-vous que ce soit en Afrique qu'on doive tout le temps accepter ces erreurs que nous voulons changer ?

C dans l'air
Ukraine : Trump va-t-il gagner son pari ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 24, 2025 63:19


C dans l'air du 24 mars 2025 - Ukraine : Trump va-t-il gagner son pari ?Les négociations se poursuivent à Ryad. Après un rendez-vous avec les Ukrainiens hier, une délégation américaine reçoit cette fois les Russes, à Ryad, pour tenter de négocier un cessez-le-feu. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la sécurité de la navigation en mer Noire serait au cœur des négociations. Côté États-Unis, on se veut très optimiste sur l'issue des discussions. L'émissaire de Trump en Russie Steve Witkoff dit s'attendre "à de vrais progrès" et considère même que Vladimir Poutine "veut la paix". De leur côté, les Russes tempèrent : "Il s'agit d'un sujet très complexe et il y a beaucoup à faire". Pendant ce temps, l'Ukraine et la Russie continuent de se bombarder mutuellement. La Russie accuse l'Ukraine d'avoir envoyé un drone sur une station de pompage de pétrole de Kropotkinskaïa, mettant en péril le cessez-le-feu accepté par Poutine sur les infrastructures énergétiques. Les Russes ont répliqué, dans la nuit de dimanche à lundi, par l'envoi d'une centaine de drones sur les oblasts de Kiev, Kharkiv, Soumy, Kirovohrad et Zaporijia.Aux États-Unis, le président Donald Trump continue de faire la guerre aux grandes universités américaines, accusées de pervertir l'enseignement avec l'idéologie "wokiste", et d'encourager les manifestations pro-palestiniennes. Symbole de ce bras de fer, l'arrestation le 8 mars dernier du Syrien Mahmoud Khalil, l'un des leaders de la contestation propalestinienne sur le campus de l'université Columbia. La veille, l'administration avait annoncé couper 400 millions de dollars de subvention à cette institution new-yorkaise : "Aujourd'hui, nous démontrons à Columbia et aux autres universités que nous ne tolérerons plus leur inaction déplorable", a ainsi déclaré la ministre de l'éducation, Linda McMahon. L'offensive trumpiste contre le monde académique n'est pas nouvelle : cet été, les ultra-conservateurs avaient déjà obtenu la fermeture de l'observatoire de Stanford sur la désinformation. Et Donald Trump ne compte pas s'arrêter là. La semaine dernière, il a acté le démantèlement du ministère de l'Éducation, faute de pouvoir le supprimer purement et simplement.En Europe, on observe avec inquiétude les gesticulations de Trump. Face au possible retrait des États-Unis de l'Otan, la commission européenne a acté la semaine dernière un plan de financement de 800 milliards d'euros pour réarmer l'Europe d'ici 2030. Pour le ministre français de l'Europe, Benjamin Haddad, l'UE doit créer une préférence européenne concernant l'armement. Si "vous avez le savoir-faire technologique, vous avez le contrôle de son utilisation", a-t-il ainsi déclaré lors d'une interview à Euronews. L'heure est donc à l'autonomie : "450 millions d'Européens ne devraient pas dépendre de 340 millions d'Américains pour les défendre", affirmait la semaine dernière le commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius.Sur quels points se concentrent les négociations à Riyad ? Pourquoi Donald Trump a-t-il déclaré la guerre aux universités américaines ? Et comment l'Europe veut-elle organiser son autonomie militaire ?Les experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteur de "Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang"- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et Chroniqueur - Les Jours- Georgina WRIGHT - Conseillère spéciale, spécialiste des questions transatlantiques pour le Think tank German Marshall Fund- Nicolas BACHARAN (par skype) - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis Éditorialiste - Ouest-France

Les Grandes Gueules
Le coup de gueule du jour - Mourad Boudjellal : "C'est une pseudo-guerre. Les Russes ne nous menacent pas... il faut arrêter cette économie de guerre. Il faut arrêter de piller la France. On a besoin d'hôpitaux, pas de canons" - 1

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 13, 2025 1:58


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, Joëlle Dago-Serry et Mourad Boudjellal débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Reportage International
Narva, ville russophone d'Estonie, vit dans la crainte de la menace russe

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 12, 2025 2:22


C'est la troisième ville d'Estonie. Elle est située tout au nord, juste à la frontière avec la Russie, séparée de la ville d'Ivangorod par un pont. Plus de 90% de ses habitants sont russophones. Un héritage de la période soviétique. Aujourd'hui, comment la vie s'est-elle transformée à Narva depuis le début de la guerre de la Russie à grande échelle contre l'Ukraine ? À Narva, le grand parking était, jusqu'en 2024, le cœur battant de la ville frontalière. C'est là que transitaient toutes les voitures en partance ou de retour de Russie. Aujourd'hui, la frontière ne se traverse plus qu'à pied. Il n'y a plus que les bus qui amènent les Russes qui veulent rentrer chez eux. La ville se vide depuis le début de la guerre lancée par Moscou contre l'Ukraine. Les Russes ne peuvent plus venir en Estonie et cela affecte grandement la situation économique de Narva, comme le décrit la maire Katri Raik :« La vie à Narva avait déjà été touchée par le début du conflit en Ukraine en 2014. Depuis, il y a de moins en moins de touristes. Et maintenant, il est clair que le chiffre d'affaires commercial de Narva a diminué de près de 30%, ce qui constitue bien sûr un coup dur pour la ville. »Milan, jeune activiste politique, se présentera aux élections municipales de l'automne pour réveiller la ville. Il a donné rendez-vous en face de la mairie, un bâtiment historique à la façade rouge, un rare vestige de l'histoire à avoir survécu aux bombardements massifs de 1944 par l'armée soviétique : « La plupart des habitants de Narva sont venus pendant la période soviétique. Ils ont toujours les vieilles habitudes. Ils craignent d'être punis, déportés, tués s'ils s'expriment contre les autorités. Les gens sont très passifs ici au niveau politique. »À lire aussiLes pays baltes font face aux menaces grandissantes de la RussieLa hausse du coût de l'énergie impacte fortement les habitants de la ville. Un tiers des habitants sont des retraités. La Russie fait toujours peur. Milan se souvient de ce qui s'est passé, l'été dernier à Narva : « C'est parfois un peu effrayant ici. Il faut se souvenir que l'été dernier, les Russes ont fait voler un immense ballon d'espionnage. Les gens, ici, font parfois des blagues sur le séparatisme. Ils font un parallèle avec l'Ukraine et la République populaire de Donetsk. Ils parlent de la République populaire de Narva qui pourrait être créée. Rire de cela permet d'avoir moins peur. »Signe de la tension existante, les russophones de Narva se mettent à parler estonien dès qu'ils en ont la possibilité, preuve que la langue estonienne s'est imposée dans le pays.À lire aussiVivre à l'ombre des menaces, voyage dans les États baltes, face aux Russes et Biélorusses

Les Grandes Gueules
La phrase du jour - Nicolas Dupont-Aignan : "Les Russes ne sont pas une menace pour la France. La vraie menace, ce sont les narcotrafiquants. L'armée, on devrait plutôt l'envoyer à nos frontières" - 07/03

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 7, 2025 5:16


Aujourd'hui, Joëlle-Dago Serry, Étienne Liebig et Antoine Diers débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Grand reportage
Prisonniers de guerre ukrainiens: un retour au pays qui met en lumière l'enfer des geôles russes

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 18, 2025 19:18


Dans quelques jours, le 24 février prochain, cela fera trois ans que la Russie a envahi l'est de l'Ukraine.Les vidéos des prisonniers de guerre ukrainiens, libérés à la faveur d'un échange, sont régulièrement publiées dans les médias ukrainiens et sur les réseaux sociaux. Après parfois, plusieurs années passées dans les prisons russes, hommes et femmes apparaissent le visage émacié, les yeux hagards. Perdus. Ainsi se révèlent les mauvais traitements subis en Russie, en dépit des exigences du droit international. ► « Prisonniers de guerre ukrainiens : un retour au pays qui met en lumière l'enfer des geôles russes », un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze.

Un air d'amérique
UKRAINE - Sur le terrain, les difficultés des Ukrainiens pour combattre les Russes

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jan 10, 2025 1:40


Sur le front ukrainien, dans la région de Donetsk, la brigade composée de soldats formés en France souffre de désorganisation et du manque d'équipement. En cause notamment : la violence des combats et la nature même de la guerre qui est en train de changer.