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Au Tech and Business Day, Manuel Davy a accueilli Guillaume Poupard, Chief Trust Officer chez Orange. Dans ce nouvel épisode, ils envisagent ensemble les grands enjeux de souveraineté numérique et de cybersécurité à l'heure où la technologie se mêle à la politique et à la géopolitique :Comment maîtriser nos dépendances technologiques ?Quelles responsabilités les États ont-ils en matière de cybersécurité ?Quelles stratégies mettre en place pour gérer les menaces ?Dans un contexte international tendu, Guillaume Poupard prône l'anticipation :« Il n'y a rien de pire que le déni. Faire face aux risques, c'est déjà se protéger de nombreuses menaces ».Un échange important sur les stratégies à adopter face aux risques technologiques.Bonne écoute !Les Carnets de l'IA est un podcast proposé par la Cité de l'IA, avec le soutien de la Fondation MMA.Les Carnets de l'IA est un podcast proposé par la Cité de L'IA avec la soutien de la Fondation MMADirection éditoriale : Manuel Davy et Hélène VanwaesProduction exécutive : natif.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec son essai Le paradoxe du tapis roulant, Marion Carré invite à repenser notre relation à l'intelligence artificielle. Selon elle, l'enjeu n'est pas de moins utiliser l'IA, mais de mieux lui déléguer pour préserver notre créativité et notre capacité de réflexion.
C'est le deuxième épisode de la série « Afrique, le temps des possibles ». Continent le plus jeune du monde, l'Afrique verra un jeune sur trois de la planète y vivre d'ici 2050. L'historien Achille Mbembe, l'économiste Kako Nubukpo, les entrepreneurs Matina Razafimahefa et Mamby Laye Diomandé débattent de formation, d'emploi, de numérique, d'intelligence artificielle et d'industries créatives pour transformer ce dividende démographique en véritable moteur de développement pour le continent.
Apple accuse OpenAI d'avoir exploité ses secrets industriels • Des experts appellent à préparer l'économie au choc de l'IA • La CNIL encadre les pixels invisibles des newsletters • Netflix envisage de lancer des chaînes en continuAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple contre OpenAI : bataille autour des secrets industrielsApple engage une offensive judiciaire autour du départ de Tang Tan, ancien responsable du design matériel devenu Chief Hardware Officer chez OpenAI. L'affaire pourrait peser sur les projets d'appareils d'OpenAI, développés avec les équipes de Jony Ive, alors que l'entreprise travaille à faire converger intelligence artificielle, objets physiques et interfaces vocales. OpenAI a officiellement intégré l'équipe de la startup io pour préparer une nouvelle génération de produits conçus avec Jony Ive.« We Must Act Now » : préparer le monde du travail à l'IAPlus de 200 économistes, chercheurs et dirigeants, dont seize prix Nobel et Yoshua Bengio, appellent les gouvernements à anticiper une transformation économique potentiellement plus profonde et plus rapide que la révolution industrielle. Le manifeste We Must Act Now insiste sur la formation, l'évolution des compétences et la nécessité de concevoir une IA qui complète le travail humain plutôt qu'elle ne l'efface.Newsletters : la CNIL s'attaque aux pixels invisiblesLes nombreux messages reçus par les abonnés français s'expliquent par les nouvelles recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi intégrés aux courriels. Ces images invisibles d'un pixel permettent notamment de savoir si une newsletter a été ouverte ; les éditeurs doivent désormais mieux informer les destinataires et, selon les usages, recueillir leur consentement.Netflix réinvente la télévision linéaireNetflix envisagerait de lancer des chaînes thématiques diffusées en continu, afin de permettre aux abonnés de regarder un programme sans avoir à le choisir. Ce retour au flux télévisé traditionnel pourrait renforcer la bataille pour l'attention et les revenus publicitaires, au moment où Netflix doit également intégrer les chaînes et contenus de TF1 à son offre française.Les rendez-vous de l'étéDans Mon Carnet, Guillaume Roger, Ekumen, présente des outils d'intelligence artificielle destinés au monde agricole, tandis que Sacha Rubel, AWS, analyse les usages de l'IA en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Sur Monde Numérique, la série « Tout comprendre » se poursuit avec un épisode consacré au Bluetooth, accompagnée de rediffusions d'entretiens avec Marion Carré, autrice du Paradoxe du tapis roulant, et le directeur du laboratoire Kyutai.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est le deuxième épisode de la série « Afrique, le temps des possibles ». Continent le plus jeune du monde, l'Afrique verra un jeune sur trois de la planète y vivre d'ici 2050. L'historien Achille Mbembe, l'économiste Kako Nubukpo, les entrepreneurs Matina Razafimahefa et Mamby Laye Diomandé débattent de formation, d'emploi, de numérique, d'intelligence artificielle et d'industries créatives pour transformer ce dividende démographique en véritable moteur de développement pour le continent.
À l'heure où des millions d'archives sont progressivement numérisées, l'intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnés de généalogie. François Lerebourg explique comment son logiciel Généatique facilite le déchiffrage, la traduction et la vérification des documents anciens tout en préservant les données personnelles.
Derrière le petit point bleu de nos smartphones se cache une infrastructure militaire devenue indispensable à la vie quotidienne. Cet épisode de la série « Tout comprendre » explique comment des satellites, des horloges atomiques et même la relativité d'Einstein permettent de nous localiser à quelques mètres près.– Série « Tout comprendre », avec le soutien de Frogans.En savoir plus sur Frogans : https://www.f2r2.fr Une technologie militaire Utilisé par Google Maps, Apple Plans ou Waze, le GPS paraît aujourd'hui banal. Pourtant, ce système est né pendant la guerre froide pour guider les forces armées américaines, bien avant de trouver sa place dans les voitures puis dans les smartphones.Son histoire remonte au lancement de Spoutnik en 1957. En étudiant l'effet Doppler produit par le signal radio du satellite soviétique, des chercheurs américains comprennent qu'il est possible d'inverser le raisonnement : si la trajectoire d'un satellite est connue, son signal peut servir à déterminer la position d'un récepteur sur Terre.Des satellites qui donnent l'heureLe GPS repose sur une constellation d'au moins 24 satellites situés à plus de 20 000 kilomètres d'altitude. Contrairement à une idée reçue, ils ne nous observent pas et ne reçoivent pas directement notre position : ils diffusent en permanence leur emplacement et l'heure exacte d'émission de leur signal.Le smartphone mesure le temps mis par ce signal pour lui parvenir, puis en déduit la distance qui le sépare du satellite. En combinant les données d'au moins quatre satellites, il calcule sa latitude, sa longitude, son altitude et corrige l'imprécision de sa propre horloge. Cette méthode s'appelle la trilatération.Merci Albert Einstein La précision du système dépend avant tout de la mesure du temps. Une erreur d'une microseconde peut déjà provoquer un décalage d'environ 300 mètres.Les satellites embarquent donc des horloges atomiques extrêmement précises. Le GPS doit également corriger les effets prédits par les théories de la relativité d'Albert Einstein : dans l'espace, la vitesse des satellites et la gravité plus faible modifient légèrement l'écoulement du temps. Sans ces corrections, les erreurs de localisation atteindraient rapidement plusieurs kilomètres.Bien plus qu'un outil de navigationLe GPS ne sert pas seulement à trouver une adresse. Ses signaux horaires synchronisent aussi des réseaux téléphoniques, des infrastructures électriques, des systèmes financiers et de nombreux équipements industriels.Ouvert progressivement aux usages civils, il devient pleinement opérationnel en 1995. En mai 2000, les États-Unis mettent fin à la dégradation volontaire du signal civil, ce qui améliore fortement sa précision et accélère sa diffusion dans les transports, l'agriculture et les appareils mobiles.Le mot « GPS » désigne en réalité le système américain. D'autres constellations existent, notamment GLONASS en Russie, BeiDou en Chine et Galileo en Europe, un système placé sous contrôle civil.Une infrastructure invisible et vulnérableDans les smartphones, les signaux satellitaires sont complétés par les antennes mobiles, le Wi-Fi, le Bluetooth, la boussole et les capteurs de mouvement. La précision peut néanmoins se dégrader entre de hauts immeubles, sous un tunnel, dans un parking ou lorsque les signaux sont volontairement brouillés.Le jamming consiste à empêcher la réception du signal, tandis que le spoofing diffuse de fausses informations pour tromper les appareils. Notre navigation quotidienne dépend ainsi d'une infrastructure invisible, puissante, mais qui peut aussi être perturbée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En neuf mois, UMA a conçu un premier prototype de robot humanoïde et développé une nouvelle méthode d'apprentissage baptisée "Real-Time Learning". Son fondateur, Rémi Cadene, explique pourquoi il mise sur des robots capables d'apprendre rapidement, de travailler aux côtés des humains et d'accompagner la réindustrialisation.
Le filaire revient en force dans nos oreilles • Caméra intérieure obligatoire sur les nouveaux véhicules • GPT-Live-1 rend la voix plus naturelle • Meta exploite nos images publiques • Grok 4.5 cible le code et le travail de bureau • Spotify imagine la bande-son de notre vie.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Le retour inattendu des écouteurs filairesLes écouteurs filaires font leur retour dans la rue et sur les réseaux sociaux. Leur prix plus accessible, l'absence de batterie à recharger et le risque réduit de perdre un écouteur séduisent de nouveau certains utilisateurs. Les modèles sans fil conservent toutefois plusieurs avantages, notamment la réduction active du bruit et une plus grande liberté de mouvement.« Chat Control » : le Parlement européen valideLe Parlement européen a adopté sa position sur la prolongation jusqu'en 2028 du régime temporaire autorisant les plateformes à détecter volontairement des contenus pédocriminels. Très contesté, le texte exclut cependant les communications protégées par un chiffrement de bout en bout. Cette disposition relativise le risque d'une surveillance généralisée des conversations sur WhatsApp ou Signal.De nouvelles caméras pour détecter l'inattention au volantDepuis le 7 juillet 2026, les voitures et utilitaires neufs vendus dans l'Union européenne doivent intégrer de nouveaux dispositifs de sécurité, dont un système de détection de la distraction du conducteur. Ces équipements relancent le débat sur la frontière entre prévention routière et surveillance. Leur fonction consiste toutefois, à ce stade, à alerter le conducteur et non à transmettre automatiquement des infractions.GPT-Live-1 améliore la fluidité des conversations vocalesOpenAI déploie une nouvelle génération de son modèle vocal, capable d'écouter et de répondre avec moins de latence et davantage d'expressivité. GPT-Live-1 doit rendre les échanges avec ChatGPT Voice plus naturels. La version complète est réservée aux abonnés payants, tandis qu'une expérience plus limitée reste accessible gratuitement.Muse Image : comment Meta pirate nos imagesMeta lance Muse Image, un nouveau générateur intégré à ses applications. L'outil peut exploiter les photos de profils Instagram publics afin de créer des scènes mettant en scène leur propriétaire. Cette fonction améliore le réalisme des portraits, mais soulève une question sensible : l'apparence d'une personne peut-elle être utilisée sans son consentement explicite ?Grok 4.5 cible les développeurs et les entreprisesSpaceXAI présente Grok 4.5, un nouveau modèle spécialisé dans le code, les agents intelligents et les tâches bureautiques complexes. Disponible dans Grok Build, Cursor et via API hors de l'Union européenne au moment de l'enregistrement, il mise sur la rapidité, le coût et une meilleure efficacité en tokens pour concurrencer OpenAI et Anthropic.Spotify imagine des playlists adaptées à l'environnement visuelUne version bêta de Spotify laisse entrevoir une future intégration aux lunettes Android XR. Gemini pourrait analyser ce que regarde l'utilisateur et sélectionner automatiquement une musique adaptée à la situation. Cette évolution dessine la perspective d'une bande-son permanente du quotidien, mêlant recommandation contextuelle, personnalisation émotionnelle et musique générée par intelligence artificielle.Pendant l'été, les podcasts continuentMon Carnet continue sa programmation estivale et célèbre les deux ans de « 120 secondes de tech », désormais disponible en plusieurs langues. Monde Numérique poursuit également ses publications avec la série « Tout comprendre », consacrée au fonctionnement du GPS, du Bluetooth, de la souris et d'autres technologies du quotidien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Club a organisé une rencontre sur la thématique « jeunesse, musique numérique, l'entreprenariat culturel, pour promouvoir la paix, l'égalité et le développement à travers la créativité ». Avec la participation d'Idriss Mamadou Brahim, président du Club RFI Mongo. Cousin du Club : Abakar Nanterlé, délégué provincial du développement touristique de la culture et l'artisanat à Guéra. Portrait d'Avenir : Ndiglembaye Mbainadjibé Olivier. Musique : On ne veut pas la guerre, Miroir du Guéra. L'équipe du Club RFI - Journaliste-producteur : Éric Amiens. - Coordination de l'atelier littéraire « L'écume des mots » : Myriam Guilhot. - Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Réalisation : Cécile Bonici. Mise en ligne internet : Sonia Borelva
La start up française UMA dévoile un robot humanoïde • Mistral lance une IA pour robots • ChatGPT encore plus bavard et plus naturel • Anthropic découvre une zone inconnue de l'IA Claude • L'Europe actionne la surveillance généralisée Chat Control • Des lunettes Meta pour mémoriser notre vie • L'IA révolutionne aussi la généalogie.⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web
Meta testerait des lunettes connectées capables de tout voir et de tout entendre. Problème : le numérique n'a pas de mémoire éphémère et intime comme l'humain. Tout ce qui est capté est forcément sauvegardé, traité et potentiellement exploité. Une menace pour la vie privée.Une mémoire externeAprès les smartphones, les montres connectées et les assistants vocaux, l'industrie technologique prépare une nouvelle génération d'appareils capables d'accompagner notre quotidien en permanence. Lunettes connectées, pendentifs ou autres dispositifs portables pourraient bientôt observer notre environnement, enregistrer des informations et répondre à nos questions grâce à une mémoire artificielle personnelle.Meta Platforms explore notamment cette idée avec un projet interne baptisé « Super Sensing », qui viserait à transformer les lunettes connectées en véritable mémoire augmentée. À terme, ces objets pourraient permettre de retrouver un objet perdu, se souvenir d'une conversation ou identifier un lieu simplement en interrogeant une intelligence artificielle.L'IA omniprésenteLes lunettes Ray-Ban Meta offrent déjà certaines fonctions liées à l'image, au son et à l'assistance IA, mais avec une utilisation déclenchée volontairement par l'utilisateur. La prochaine étape imaginée par certains acteurs serait une captation passive et continue, où l'appareil deviendrait un compagnon capable de comprendre le contexte en permanence.Cette vision est également explorée par plusieurs entreprises du secteur. Google a montré les capacités de son IA Gemini à analyser l'environnement, tandis que Meta Platforms a renforcé ses ambitions dans ce domaine avec l'acquisition de Limitless, spécialisée dans les assistants IA contextuels.Humain augmenté et surveillance permanenteLes bénéfices potentiels sont nombreux : aider les personnes malvoyantes, assister les professionnels sur le terrain, faciliter les réparations techniques ou encore accompagner les personnes âgées grâce à une mémoire artificielle capable de compenser certains oublis.Mais cette promesse soulève une question centrale : pour qu'une IA se souvienne de notre vie, elle doit d'abord la capturer, la stocker et la traiter. Le risque ne réside pas uniquement dans l'objet lui-même, mais dans toute la chaîne qui entoure les données : leur conservation, leur accès et leur exploitation.Vers une nouvelle relation entre l'humain et le numériqueCes futurs objets pourraient transformer notre rapport à la technologie en franchissant une nouvelle étape d'intimité. La question n'est donc pas seulement technique, mais aussi sociale : jusqu'où sommes-nous prêts à accepter d'être documentés en permanence en échange d'un assistant capable d'améliorer notre quotidien ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Gardez son esprit critique face à l'IA On tape une question dans une IA générative, la réponse arrive, formulée avec assurance, bien construite et on la croit. C'est exactement le réflexe qu'on a développé avec Google depuis vingt ans : ce qui sort en premier doit être vrai. Sauf qu'un moteur de recherche et une IA générative ne fonctionnent pas du tout de la même façon, et c'est précisément ce qui explique la majorité des erreurs que je vois en formation.Dans ce 165ème épisode, je reviens sur un point que je martèle à chaque session : les outils d'IA sont probabilistes, pas déterministes. Et sans esprit critique, cette différence peut coûter cher.Pourquoi une IA générative peut se tromper avec assuranceUne IA générative ne « comprend » pas une demande au sens strict. Elle calcule, mot après mot, la suite la plus probable compte tenu du contexte et de tout ce qu'elle a appris. Ce fonctionnement statistique a une conséquence directe : l'outil peut produire une réponse fausse tout en la formulant avec la même assurance qu'une réponse juste. Rien, dans le ton du texte généré, ne signale une incertitude.C'est ce qui distingue fondamentalement une IA générative d'un moteur de recherche classique : Google renvoie des pages existantes à vérifier, une IA générative fabrique une réponse, parfois exacte, parfois non.Qu'est-ce qu'une hallucination IA ? (définition)Une hallucination IA est une information générée par l'outil qui paraît plausible mais qui est fausse ou inventée. Elle peut prendre plusieurs formes :une date erronée ou obsolèteun chiffre ou une statistique inventésune citation mal attribuée à la mauvaise personneun indicateur (KPI) ou une notion qui n'existe tout simplement pasL'exemple que je donne dans l'épisode : un de mes stagiaires en formation avait reçu de l'IA un KPI qui n'existait pas. Plutôt que de vérifier ailleurs, il a fait confiance à l'outil — et s'est retrouvé à défendre une notion inventée. Le réflexe à avoir aurait été simple : croiser l'information sur Google, sur un autre LLM, ou challenger directement l'IA en lui demandant de préciser sa source.Une cause fréquente d'hallucination : la date de connaissance de l'IAPoint souvent ignoré en formation : par défaut, la base de connaissances d'un LLM s'arrête à une date donnée (autour de 2024 pour la plupart des modèles au moment de l'épisode). Si votre prompt ne précise pas qu'on est en 2026, l'IA peut tout simplement répondre avec des données obsolètes de deux ans — sans vous prévenir.Réflexe simple à adopter : indiquez systématiquement la date actuelle dans votre prompt, ou activez la recherche web quand l'outil le permet (ChatGPT, Claude, Perplexity). Cette seule précision réduit considérablement le risque de récupérer une information périmée.6 réflexes pour vérifier une réponse d'IA générative# Réflexe Pourquoi ça marche 1 Préciser la date actuelle dans le prompt Évite que l'IA reste bloquée sur sa base de connaissances par défaut 2 Demander explicitement une recherche web Force l'outil à aller chercher une information à jour 3 Demander de citer ses sources L'absence de source est un premier signal d'alerte 4 Cliquer et lire réellement les sources citées Le résumé de l'IA et le contenu réel de la source ne correspondent pas toujours 5 Demander « es-tu sûr de ta réponse ? » Pousse l'IA à revérifier les chiffres avancés 6 Demander une auto-évaluation sur 10, puis demander d'atteindre 10/10 Incite l'IA à affiner et préciser sa réponseSur le réflexe n°4 : j'ai un exemple personnel avec Perplexity, sur une recherche à propos d'une fonctionnalité de véhicule. L'outil m'avait donné plusieurs sources, dont une vidéo YouTube. En regardant l'intégralité de la vidéo, l'information censée s'y trouver n'existait tout simplement pas. Conclusion : toujours vérifier la source elle-même, pas seulement le résumé qu'en fait l'IA.Quel outil pour minimiser les hallucinations ?Outil Point fort observé Point de vigilance Perplexity Le plus fiable sur la fiabilité des sources citées, particulièrement en recherche web Vérifier tout de même le contenu réel des sources Claude Réponses très complètes Davantage sujet aux hallucinations selon mon usageCe que la fiabilité de l'IA ne remplace pas : votre expertiseLe point le plus important de l'épisode n'est pas technique, il est méthodologique : ce qui nourrit réellement une IA, c'est le feedback qu'on lui donne. Et ce qui enrichit votre pratique, c'est votre propre expertise métier — pas le premier résultat généré. Trop de personnes, y compris en formation, s'arrêtent à la première réponse en se disant « je l'améliorerai plus tard ». C'est l'inverse du bon réflexe : il faut challenger l'IA avant de considérer la réponse comme acquise.En résuméGarder son esprit critique face à l'IA générative, ce n'est pas douter de tout en permanence — c'est adopter quelques réflexes simples et systématiques : contextualiser la date, demander des sources, les vérifier réellement, et challenger l'outil sur sa propre confiance. Ce sont ces petits gestes, répétés, qui transforment l'IA d'un outil qu'on subit en un outil qu'on pilote.
L'explosion des besoins en intelligence artificielle et en cloud nécessite l'accroissement des infrastructures numériques. Selon l'entreprise spécialisée Data 4, l'Europe doit accélérer la construction de data centers tout en répondant aux enjeux de souveraineté, d'environnement et d'acceptabilité.
Tes émotions t'appartiennent... oui, mais elles sont sous emprise ! Et cette menace à un nom : l'intelligence artificielle.L'intelligence artificielle peut-elle façonner nos émotions ? Les neurosciences répondent oui, et la réponse est plus dérangeante qu'on ne le croit : cela se passe déjà, à travers nos applis de bien-être, nos filtres vocaux, nos assistants numériques. Sans que nous le voyions venir.Nadia Guerouaou est docteure en neurosciences cognitives, psychologue clinicienne et auteure de Notre cerveau sous influence (Eyrolles, 2026). Ses recherches, menées de l'IRCAM à l'université Waseda de Tokyo, lui ont permis de forger un concept clé : l'iAffectivité.La technomorale n'est pas un concept abstrait : c'est ce qui est déjà en train de se construire, interaction après interaction, entre nos écrans et notre vie intérieure. Nadia Guerouaou dessine les contours d'un enjeu que nous n'avons pas encore appris à nommer.- Qu'est-ce qu'une émotion, selon les neurosciences ?- Comment l'iA a-t-elle commencé à s'emparer de nos émotions, et le faisons-nous en conscience ?- Qu'est-ce que l'iAffectivité, et en quoi ce concept change-t-il notre rapport à la tech ?- Filtres Insta, filtres vocaux, iA émotionnelle : s'agit-il du même continuum ?- Qu'est-ce que la technomorale, et qui en profite ?- Qui décide des émotions qu'il est acceptable d'avoir ?- Risquons-nous une domestication émotionnelle collective ?Chapitrage :Moments fortsNadia Guerouaou, la technomorale comme projet politique impliciteMes émotions sous-traitéesLa Tech entre les lignesLa société du sourire obligatoireLe débrief de Cyrille et MickRetrouvez Nadia Guerouaou : https://www.linkedin.com/in/nadia-guerouaou-phd-004b28224/Notre cerveau sous influence (Eyrolles, 2026) : https://www.editions-eyrolles.com/livre/notre-cerveau-sous-influence(c) Trench Tech, LE podcast des « Esprits Critiques pour une Tech Éthique »Épisode enregistré le 29/05/2026---
Pour certains étudiants, la prochaine rentrée universitaire ne se fera pas dans un amphithéâtre, mais plutôt à domicile. Si la pandémie de Covid-19 nous avait familiarisés avec les cours en ligne, l'enseignement à distance répond, en réalité, à des besoins qui dépassent largement les contraintes d'une crise sanitaire. Car étudier en ligne, c'est plus de flexibilité sur les horaires, donc la possibilité de travailler plus facilement à côté ou d'entreprendre. C'est aussi des frais réduits, et pouvoir bénéficier de cours dispensés dans une université loin de chez soi. Les open universities, ou universités ouvertes, nées il y a une cinquante d'années, proposaient déjà des formations à distance à grande échelle pour les adultes au travail. Depuis, de plus en plus d'universités ou écoles proposent des formations diplômantes 100% en ligne. Avec le développement d'internet, l'amélioration de l'accès aux technologies, l'arrivée de l'intelligence artificielle, les outils sont de plus en plus nombreux pour permettre de suivre des cours à distance. Mais la crise sanitaire en 2020 nous a également montré les difficultés à mettre en place de tels dispositifs, et, pour les étudiants, de réussir à poursuivre leur scolarité. Entre les cours en visioconférence, les envois de pdf, ou les salles virtuelles pour les travaux de groupes, comment fonctionnent les universités en ligne ? Comment s'adaptent les enseignants et les étudiants ? Et surtout que vaut un diplôme obtenu en ligne par rapport à un diplôme d'une université classique ? Avec : Jean-Louis Correa, vice-recteur de l'Université Numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) à Dakar au Sénégal, en charge de la pédagogie Arab Ben Ali Cherif, directeur de l'Institut d'Enseignement à Distance (IED) de l'Université Paris 8. En début d'émission, l'école autour du monde avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin, en Colombie, où l'enseignement à distance se développe. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Woman Little Simz - Cleo Sol ► 6H30 - She Says.
L'intelligence artificielle accélère autant les attaques que la défense en cybersécurité, en réduisant drastiquement les barrières d'entrée pour les cybercriminels. Dans cet entretien, Jérôme Bouvet décrypte une course contre la montre où les agents IA redéfinissent les règles du jeu.
Chez Ramp, l'intelligence artificielle est pensée comme un co-équipier intégré aux processus métiers, capable de transformer en profondeur le travail des entreprises. Entre agents, automatisation et nouveaux systèmes d'exploitation du travail, l'IA devient une infrastructure centrale.
Luke Rhinehart, "L'Homme-Dé", libre arbitre et algorithmes : et si un roman de 1971 sur le hasard était la meilleure introduction aux perroquets stochastiques et aux iA de recommandation ?Pour cet épisode spécial, Louis (La tech entre les lignes) et Laura (Mémoire vive) unissent leurs chroniques pour explorer ce livre culte, ses résonances avec l'iA, et la grande question de l'été : à l'ère des algorithmes, qui choisit vraiment pour nous ?La tech entre les lignes, la chronique qui décrypte les articles tech, animée par Louis de Diesbach. ***** À PROPOS DE TRENCH TECH *****LE talkshow « Esprits Critiques pour Tech Ethique »Écoutez-nous sur toutes les plateformes de podcast
À l'occasion du Tech and Business Day, Manuel Davy a reçu Loïc De Ruyter, Head of data chez Leboncoin.1 français sur 2 utilisent la plateforme et un million d'annonces y sont publiées chaque jour. Loïc de Ruyter revient sur le travail de gouvernance effectué en interne pour maîtriser la grande volumétrie de données et améliorer l'expérience utilisateur :Quels sont les leviers pour renforcer la culture data dans l'entreprise ?Comment sécuriser l'accès à l'intelligence artificielle ?Quel est l'intérêt d'une gouvernance fédérée ?Comment simplifier l'expérience utilisateur grâce à l'IA générative ?Un échange intéressant sur la nécessité d'une structuration des métiers autour la data.Bonne écoute !Les Carnets de l'IA est un podcast proposé par la Cité de L'IA avec la soutien de la Fondation MMADirection éditoriale : Manuel Davy et Hélène VanwaesProduction exécutive : natif.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
WhatsApp adopte les noms d'utilisateur • Meta : lunettes intelligentes sur abonnement • Les robots émotionnels arrivent • Les entreprises découvrent le prix réel de l'IA • PlayStation va abandonner les jeux vidéo sur support physique • Amazon Leo défie Starlink • Le Canada rejoint l'EurovisionAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)WhatsApp prépare l'arrivée des noms d'utilisateurWhatsApp s'apprête à permettre la réservation d'un nom d'utilisateur, une évolution majeure pour une application jusqu'ici centrée sur le numéro de téléphone. La mesure promet davantage de confidentialité, mais ouvre aussi la porte à de nouveaux risques d'usurpation, de démarchage et d'arnaques.Meta : lunettes connectées sur abonnementMeta réserve une partie de l'usage de la fonction d'amplification vocale de ses lunettes à un abonnement payant. Ce choix relance le débat sur la frontière entre achat d'un appareil et paiement récurrent pour accéder pleinement à ses fonctions.Robots humanoïdes émotionnels Le fabricant chinois UBTECH propose des humanoïdes capables d'afficher des expressions, d'interagir et de créer un lien affectif avec leur utilisateur. Derrière la prouesse technologique, ces machines posent déjà des questions sur la solitude, l'attachement, la mémoire et la place des robots dans l'intimité.L'intelligence artificielle plus chère que l'humain en entrepriseLes dépenses liées aux modèles d'IA explosent dans de nombreuses organisations, parfois sans retour sur investissement clairement mesurable. Plusieurs entreprises commencent à réduire les usages, à contrôler les budgets et à réévaluer la place des compétences humaines.PlayStation va dématérialiser les jeux vidéoSony prévoit de mettre fin à la production de disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. Cette transition vers le tout-numérique menace le marché de l'occasion, le prêt entre joueurs et la conservation des jeux à long terme.Satellites : Amazon Leo se rapproche du lancement commercialLa constellation satellitaire d'Amazon approche les 400 appareils en orbite basse et se prépare à offrir ses premiers services commerciaux. L'arrivée d'un concurrent crédible pourrait réduire la domination de Starlink et limiter le poids stratégique d'Elon Musk dans les télécommunications par satellite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que Paris accueille l'Esports World Cup 2026, la plus grande compétition internationale de sport électronique, un constat s'impose : malgré une jeunesse passionnée par le jeu vidéo, l'Afrique reste largement absente de la scène compétitive mondiale. Faute d'investissements, de compétitions structurées et de volonté politique, le continent peine à transformer son potentiel en véritable filière économique. À partir de ce 6 juillet, Paris devient la capitale mondiale du jeu vidéo en accueillant l'Esports World Cup 2026. Pendant plusieurs semaines, les meilleurs joueurs de la planète s'affronteront sur des titres incontournables comme League of Legends, Valorant ou Counter-Strike. Au-delà du spectacle, cet événement rappelle une réalité économique souvent méconnue. Le jeu vidéo est aujourd'hui l'une des industries culturelles les plus puissantes au monde. Son chiffre d'affaires dépasse désormais les 200 milliards de dollars, soit près de dix fois celui du cinéma mondial. En son sein, l'esport représente à lui seul près de 25 milliards de dollars par an. Une économie à part entière, portée par les compétitions, les sponsors, les droits de diffusion et les clubs professionnels. Pourtant, l'Afrique ne capte qu'une infime partie de cette valeur. Les équipes africaines sont quasiment absentes des grandes compétitions internationales, malgré une pratique du jeu vidéo très répandue chez les jeunes, notamment sur smartphone ou dans les gaming zones. Le talent existe, mais l'écosystème fait défaut Pour Désiré Koussawo, président de SAGES Africa et auteur d'un livre blanc consacré à l'esport africain, le problème n'est pas celui du vivier de joueurs. « La base existe, elle est très large », explique-t-il. En revanche, c'est toute la structure permettant de faire émerger une élite qui fait aujourd'hui défaut. Car pour produire des champions, un marché ne peut pas se contenter de compter des millions de pratiquants. Il lui faut également des ligues professionnelles, des championnats réguliers, des clubs solides, des financements, ainsi qu'un cadre juridique adapté. Faute de compétitions suffisamment nombreuses, les joueurs progressent moins vite, restent invisibles aux yeux des grandes organisations internationales et peinent à intégrer les circuits professionnels. Un véritable cercle vicieux s'installe : sans investissements, pas de compétitions ; sans compétitions, pas de joueurs de haut niveau ; sans champions, les investisseurs continuent de détourner leur regard. À lire aussiSony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo Les investisseurs finiront-ils par miser sur l'Afrique ? Pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Parce que les grands acteurs de l'industrie raisonnent avant tout en termes de rentabilité. Comme le souligne Désiré Koussawo, l'Afrique est encore perçue davantage comme un marché de consommateurs que comme une terre de compétiteurs. Les éditeurs de jeux vidéo, les organisateurs de tournois et les sponsors privilégient naturellement les régions où les retours sur investissement sont immédiats. Le principal frein n'est d'ailleurs pas uniquement celui des infrastructures. Quelques serveurs commencent à être déployés, principalement en Afrique du Nord, tandis que l'Afrique subsaharienne commence seulement à voir arriver certaines initiatives. Le véritable chaînon manquant reste surtout la volonté politique. Contrairement au football ou à la musique, l'esport est encore rarement considéré comme un levier de soft power ou de développement économique. Pour autant, les perspectives existent. Comme dans toute industrie, lorsque les marchés historiques arrivent à maturité, les entreprises recherchent de nouveaux relais de croissance. Après le développement spectaculaire du Golfe ou de l'Asie du Sud-Est, l'Afrique pourrait bien devenir la prochaine frontière de l'économie mondiale du jeu vidéo. Car aujourd'hui, l'esport n'est plus un simple loisir, il est devenu une industrie stratégique, un outil d'influence et un marché mondial en pleine expansion. Pendant que Paris célèbre les champions du jeu vidéo, l'Afrique joue encore les qualifications. La question n'est désormais plus de savoir si le continent possède les talents, mais de savoir qui sera le premier à investir dans leur réussite. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
Dans cet épisode du "Décryptage", Pierrick Fay analysent les récentes annonces des géants du numérique concernant leurs émissions de gaz à effet de serre. Google et Amazon ont en effet révélé une forte hausse de leurs émissions, malgré leurs engagements en faveur de la transition écologique. Il explique que la course à l'intelligence artificielle et l'explosion des besoins en données et en serveurs sont les principales causes de cette tendance inquiétante. Ils examinent les efforts entrepris par ces entreprises pour inverser la tendance, tout en soulignant les défis auxquels elles sont confrontées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:39:29 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Alors que la France vient de connaître le mois de juin le plus chaud jamais enregistré, l'ONU ouvre aujourd'hui à Genève son premier dialogue mondial sur l'IA. Entre promesse d'une technologie au service du climat et un coût environnemental croissant, quel bilan dresser ? - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade, Victoria Géraut-Velmont, Inès Bouffartigue Sebastia, Rodi Eken, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Jean-Baptiste Fressoz Historien des sciences, des techniques et de l'environnement, Ophélie Coelho Chercheuse associée à l'IRIS et doctorante au Centre Internet et Société du CNRS. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'IA coûte-t-elle plus qu'elle ne rapporte ? • WhatsApp prépare la fin du numéro de téléphone obligatoire • Google déploie finalement sa recherche IA en France • Une alternative française à Google Maps • Robots humanoïdes émotionnels à vendre • Sony prépare la fin des jeux vidéo en version physique. • Ramp montre comment l'IA peut transformer les entreprises. • Check Point alerte sur les nouveaux risques liés aux agents IA. • Data4 défend le rôle stratégique des data centers européens.⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web
À partir de 2028, Sony ne commercialisera plus de nouveaux jeux PlayStation sur disque. Une décision historique qui marque l'accélération de la dématérialisation du jeu vidéo. Derrière la disparition des Blu-ray se cachent des enjeux économiques considérables : hausse des marges, transformation du commerce, disparition progressive du marché de l'occasion et évolution de notre rapport à la propriété numérique. L'annonce a fait l'effet d'un séisme dans l'industrie du jeu vidéo. Sony a décidé de mettre fin à la production de disques physiques pour les nouveaux jeux destinés aux consoles PlayStation. Finis les Blu-ray, les boîtes et les rayons consacrés aux nouveautés. À partir de 2028, une simple connexion Internet suffira pour acquérir un jeu sur sa console. Cette décision n'a pourtant rien d'une surprise. Depuis une dizaine d'années, les habitudes des joueurs ont profondément évolué. En 2013, seul un jeu PlayStation sur dix était acheté en téléchargement. Aujourd'hui, selon les estimations du cabinet Ampere Analysis, près de huit jeux sur dix sont désormais vendus en version numérique. Le disque n'est donc plus le mode d'achat dominant. Sony ne fait finalement qu'accompagner une évolution déjà largement engagée par les consommateurs. Mais ce changement répond également à une logique économique très claire. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial Pourquoi le numérique est beaucoup plus rentable pour Sony Pour Sony, vendre un jeu sous forme numérique est nettement plus avantageux que le commercialiser sur un support physique. La distribution dématérialisée permet d'économiser toute une série de coûts : plus besoin de concevoir, fabriquer et imprimer une jaquette, de produire un boîtier en plastique, d'assurer le transport des jeux jusqu'aux entrepôts puis dans les magasins, ni de rémunérer l'ensemble de la chaîne de distribution. Résultat : les marges réalisées sur les ventes numériques sont supérieures à celles des jeux physiques. À cela s'ajoute un autre avantage stratégique. En passant directement par le PlayStation Store, Sony connaît les habitudes d'achat de ses utilisateurs et peut leur proposer des offres commerciales personnalisées, des promotions ou encore des contenus additionnels. Cette évolution transforme également la notion même de propriété. Jusqu'à présent, un jeu pouvait être prêté, conservé ou revendu. Avec le numérique, cette logique disparaît progressivement. Le joueur n'achète plus véritablement un objet mais une licence d'utilisation. Autrement dit, demain, il sera possible de payer un jeu sans avoir la certitude de pouvoir encore y jouer dans vingt ans. Marché de l'occasion, collectionneurs : les conséquences économiques de la fin du disque Cette décision bouleverse tout un pan de l'économie du jeu vidéo. Pendant des décennies, le marché de l'occasion a constitué un pilier du secteur. Les enseignes spécialisées comme Micromania en France ou GameStop aux États-Unis redoutent déjà une baisse de leur chiffre d'affaires. Pour les consommateurs, la disparition progressive des jeux physiques signifie également un coût d'usage plus élevé, puisqu'il ne sera plus possible de revendre facilement un jeu une fois terminé. Les distributeurs devront donc réinventer leur modèle économique autour des accessoires, des cartes cadeaux, des consoles et des produits dérivés. Une évolution qui rappelle celle qu'ont connue les disquaires avec l'arrivée du streaming musical. Au-delà des conséquences commerciales, cette transformation possède aussi une dimension culturelle. Les éditions collector, les boîtes métalliques, les jaquettes illustrées ou encore les livrets participaient à une véritable culture du jeu vidéo. Leur disparition progressive inquiète les collectionneurs, pour lesquels le jeu vidéo est aussi un objet patrimonial. Enfin, replacée dans son contexte économique, la décision de Sony apparaît encore plus logique. Le constructeur doit composer avec la hausse du coût des composants électroniques, les tensions sur certaines matières premières et une concurrence toujours plus forte. Au fond, cette évolution dépasse largement le seul univers du jeu vidéo. Pendant longtemps, nous avons accumulé des objets en remplissant nos bibliothèques, nos discothèques ou nos vidéothèques. Demain, nous accumulerons essentiellement des droits d'accès. La disparition du disque PlayStation symbolise ainsi une transformation beaucoup plus profonde : celle de notre rapport à la propriété, à la consommation et, plus largement, au patrimoine culturel à l'ère du numérique. À lire aussiLa dématérialisation des jeux vidéo: entre mythes et réalité
L'application de messagerie de WhatsApp, propriété de Meta, prépare une évolution majeure : les utilisateurs pourront désormais créer un nom d'utilisateur unique, à l'image de ce qui existe déjà sur Instagram ou Facebook. Une transformation qui permettra de communiquer sans dévoiler systématiquement son numéro de téléphone.Une meilleure protection de la vie privéeJusqu'à présent, partager son contact WhatsApp revenait à communiquer son numéro de téléphone personnel. Avec les nouveaux identifiants, il sera possible d'échanger avec un particulier, un client ou une entreprise uniquement à partir d'un nom d'utilisateur précédé du symbole @.Le numéro de téléphone restera toutefois indispensable pour créer et sécuriser un compte. Cette nouvelle fonctionnalité est facultative et pourra être désactivée ou modifiée à tout moment.Une évolution pensée pour les professionnelsCette nouveauté accompagne la montée en puissance de WhatsApp comme outil de communication entre entreprises et clients. Dans de nombreux pays, l'application est déjà utilisée pour contacter un service client, réserver un rendez-vous ou suivre une commande.L'objectif de Meta est également d'harmoniser l'expérience entre WhatsApp, Instagram et Facebook en permettant d'utiliser un même identifiant sur l'ensemble de ses plateformes.Attention aux usurpations d'identitéComme sur les autres réseaux sociaux, certains noms sont déjà réservés afin de protéger les personnalités, les administrations ou les grandes entreprises contre les tentatives d'usurpation.Il restera néanmoins essentiel de vérifier soigneusement l'identité de ses interlocuteurs, notamment en cas de demande d'argent, de code de sécurité ou d'informations sensibles.Une course aux identifiants est lancéeLa réservation des noms d'utilisateur a déjà commencé, avant le déploiement généralisé de la fonctionnalité dans les prochains mois. Les identifiants les plus simples ou les plus recherchés risquent d'être rapidement attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi.Pour les particuliers comme pour les entreprises, réserver son identifiant dès maintenant peut permettre d'éviter de devoir adopter ultérieurement un nom moins lisible ou accompagné de chiffres supplémentaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Face à des cyberattaques toujours plus furtives, Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, décrypte les nouvelles stratégies des cybercriminels. Il explique comment l'intelligence artificielle, la supervision humaine et les nouveaux outils de protection transforment la défense numérique.
Les Prix EDF Pulse 2026 mettent en lumière six startups qui proposent des innovations concrètes pour accélérer la transition énergétique et améliorer la sécurité dans l'industrie.
Peut-on vraiment faire confiance aux géants de la tech ? Doit-on confier nos clés à la nouvelle génération d'IA agentique ? Quelle géopolitique du numérique ? Comment choisir nos technologies pour choisir le monde dans lequel nous voulons vivre ? Mettons en question nos vies numériques et nos choix (ou plutôt, nos non-choix) technologiques. Face au pouvoir démesuré des géants de la big tech, les nouveaux empires du XXIème siècle, à l'heure de la course à l'IA , comment reprendre la main ? Comment prendre conscience de l'emprise de ces big techs sur nos vies ? Pourquoi laisser ces empires technologiques concentrer valeurs et pouvoirs au détriment de notre humanité. Peut-on faire confiance à la nouvelle génération d'IA agentiques ? Et comment faire autrement ? Comment choisir nos technologies pour choisir le monde dans lequel nous voulons vivre ? Avec - Ophélie Coelho, chercheuse associée à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) pour son ouvrage Géopolitique du numérique (éditions de l'Atelier) - Nguyen Hoang Lê, polytechnicien, docteur en mathématiques fondateur de la chaîne Youtube Science4All, pour son ouvrage Demain, l'IA aux commandes : doit-on confier nos clés à la nouvelle génération de l'IA agentique ? (Dunod). Musiques diffusées dans l'émission - Danitsa, Jarreau Vandal - Wrong Things - Bertrand Belin - Seul.
Peut-on vraiment faire confiance aux géants de la tech ? Doit-on confier nos clés à la nouvelle génération d'IA agentique ? Quelle géopolitique du numérique ? Comment choisir nos technologies pour choisir le monde dans lequel nous voulons vivre ? Mettons en question nos vies numériques et nos choix (ou plutôt, nos non-choix) technologiques. Face au pouvoir démesuré des géants de la big tech, les nouveaux empires du XXIème siècle, à l'heure de la course à l'IA , comment reprendre la main ? Comment prendre conscience de l'emprise de ces big techs sur nos vies ? Pourquoi laisser ces empires technologiques concentrer valeurs et pouvoirs au détriment de notre humanité. Peut-on faire confiance à la nouvelle génération d'IA agentiques ? Et comment faire autrement ? Comment choisir nos technologies pour choisir le monde dans lequel nous voulons vivre ? Avec - Ophélie Coelho, chercheuse associée à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) pour son ouvrage Géopolitique du numérique (éditions de l'Atelier) - Nguyen Hoang Lê, polytechnicien, docteur en mathématiques fondateur de la chaîne Youtube Science4All, pour son ouvrage Demain, l'IA aux commandes : doit-on confier nos clés à la nouvelle génération de l'IA agentique ? (Dunod). Musiques diffusées dans l'émission - Danitsa, Jarreau Vandal - Wrong Things - Bertrand Belin - Seul.
Les lunettes connectées dopées à l'intelligence artificielle ouvrent une nouvelle ère d'interaction avec la technologie. Matthew Sanders explique comment ces appareils peuvent devenir des outils majeurs d'accessibilité, tout en reposant sur la confiance des utilisateurs.
Apple répercute la crise des mémoires sur ses Mac et iPad • Meta veut démocratiser les lunettes connectées, au risque de raviver les inquiétudes sur la vie privée • L'euro numérique avance au nom de la souveraineté européenne • La presse allemande se déchire sur l'usage de l'IA • Monde Numérique et Mon Carnet dévoilent leurs temps forts de la semaine.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple cède au « RAMageddon »Nous revenons sur la hausse exceptionnelle des prix de plusieurs produits Apple, provoquée par l'envolée du coût des mémoires et du stockage sous la pression des besoins de l'IA. Le MacBook Neo passe notamment de 599 à 699 dollars aux États-Unis, tandis que les MacBook Air, MacBook Pro, iPad, Mac mini, Mac Studio et HomePod sont également touchés; au Canada, le Neo grimpe de 799 à 949 dollars canadiens. Les iPhone, Apple Watch et AirPods restent pour l'instant épargnés.Meta lance ses propres lunettes connectéesNous découvrons les nouvelles Meta Glasses, commercialisées à partir de 299 dollars et dotées d'une caméra, de microphones, de haut-parleurs et de l'assistant Meta AI propulsé par Muse Spark. Cette gamme, vendue sous la marque Meta, vise à élargir l'accès aux lunettes intelligentes sans intégrer l'écran des modèles Ray-Ban Display.Lunettes intelligentes et vie privéeNous débattons de l'acceptabilité sociale de lunettes capables de filmer à tout moment, même lorsqu'un voyant signale l'enregistrement. Ces appareils installent une suspicion permanente autour de leur porteur et reposent encore largement sur le consentement, le civisme et l'apprentissage collectif des nouveaux usages.L'euro numérique franchit une étape politiqueNous expliquons le projet d'euro numérique de la Banque centrale européenne, conçu comme une forme électronique de monnaie publique utilisable en ligne et hors ligne. L'objectif est de renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux de paiement américains, tout en préservant la confidentialité des transactions et l'accès aux espèces. La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a adopté sa position le 23 juin 2026; un pilote de douze mois est prévu au second semestre 2027 et une éventuelle mise en circulation en 2029.L'IA provoque un scandale dans la presse allemandeNous revenons sur le retrait d'articles publiés par de grands journaux allemands après la découverte d'un recours important à l'intelligence artificielle. L'affaire concerne notamment l'ancien dirigeant du Tagesspiegel Stephan-Andreas Casdorff ainsi que des textes associés à des responsables politiques, et relance le débat sur la transparence, la responsabilité de l'auteur et les limites des détecteurs d'IA.L'Europe prépare l'étiquetage des contenus générés par IANous évoquons l'entrée en application, en août 2026, d'obligations de transparence issues de l'AI Act pour certains contenus synthétiques, notamment les deepfakes, les textes d'intérêt public et les interactions avec des agents conversationnels. Ces marquages devront être visibles pour le public et interprétables par les machines, même s'ils resteront faciles à contourner dans le cadre d'usages malveillants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
VivaTech sérieux concurrent du CES de Las Vegas ? • RAMageddon : la flambée du prix de la mémoire des appareils électroniques • Les caméras deviennent les yeux de l'intelligence artificielle • Apple prépare peut-être l'après-smartphone • Alexa+ déçoit.Avec le soutien de Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprisesRegarder la version vidéo
Android sauve des vies au Vénézuela • Apple augmente fortement les prix de ses Mac et iPad • Meta lance des lunettes connectées bon marché • Tesla conteste un accident attribué à son Autopilot • L'Europe avance sur l'euro numérique • Les cyberarnaques profitent de la Coupe du monde • Des innovations pour la transition énergétique récompensées par les Prix EDF Pulse⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web : cliquez ici===============Des smartphones Android qui sauvent des vies lors du séisme au VenezuelaLe double séisme qui a frappé le Venezuela a montré l'efficacité du système Android Earthquake Alerts de Google. Des millions d'utilisateurs Android ont reçu une alerte quelques secondes avant les secousses grâce aux accéléromètres intégrés dans les smartphones, capables de détecter les premières ondes sismiques. Une démonstration spectaculaire du potentiel des technologies mobiles au service de la sécurité civile.Apple augmente brutalement le prix de ses Mac et de ses iPadFace à la crise mondiale des semi-conducteurs, Apple revoit les tarifs de presque toute sa gamme informatique. Les Mac voient leur prix grimper de 100 à 700 euros selon les modèles, tandis que les iPad prennent jusqu'à 150 euros. Seuls les iPhone échappent, pour l'instant, à cette hausse, conséquence directe de la pénurie de mémoire vive alimentée par l'explosion de la demande liée à l'intelligence artificielle.Meta démocratise les lunettes connectéesMeta lance une nouvelle génération de lunettes connectées à environ 300 dollars, moins chère que les modèles développés avec Ray-Ban. Elles intègrent caméra, micros, haut-parleurs, traduction instantanée et assistant IA Meta, tout en conservant une approche plus accessible pour accélérer l'adoption des wearables intelligents.Tesla : l'Autopilot mis en cause… mais l'enquête nuance les accusationsUne famille américaine poursuit Tesla après un accident mortel au Texas impliquant une Model 3. Le conducteur affirme que l'Autopilot était activé, mais les données enregistrées par le constructeur indiqueraient au contraire que le conducteur avait repris la main quelques instants avant l'impact. Une nouvelle affaire qui relance le débat sur les limites des systèmes d'aide à la conduite.Waymo rappelle 4 000 robotaxisLes véhicules autonomes de Waymo ont été surpris à plusieurs reprises sur des autoroutes fermées pour travaux. L'entreprise rappelle près de 4 000 véhicules afin de corriger un défaut d'interprétation des zones de chantier. Malgré ce sixième rappel, Waymo poursuit son expansion aux États-Unis et à l'international.Le supercalculateur chinois Line Shine devient numéro un mondialLa Chine reprend la tête du classement Top500 avec Line Shine, installé à Shenzhen. Cette machine de plus de 2 000 exaflops, entièrement basée sur des processeurs chinois, dépasse désormais le supercalculateur américain El Capitan et confirme les ambitions technologiques de Pékin dans le calcul haute performance.Euro numérique : l'Europe accélèreDans le Débrief transatlantique, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) revient sur l'avancée du projet d'euro numérique. La future monnaie numérique de la Banque centrale européenne vise à renforcer la souveraineté européenne face aux géants américains du paiement tout en promettant un haut niveau de protection de la vie privée. Le Canada réfléchit également à un dispositif comparable, même si le sujet suscite d'importantes interrogations.Les lunettes IA de Meta : au service de l'accessibilitéINTERVIEW - Matthew Sanders, directeur de l'accessibilité et de l'impact pour les wearables IA chez Meta, explique pourquoi les lunettes intelligentes sont appelées à compléter le smartphone plutôt qu'à le remplacer. Il détaille les progrès réalisés en matière d'accessibilité grâce à l'IA, notamment pour les personnes malvoyantes, ainsi que les défis techniques liés à l'autonomie, la miniaturisation et la protection de la vie privée.Cybercriminalité : les escrocs profitent de la Coupe du mondeINTERVIEW [PARTENARIAT] - Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, alerte sur la multiplication des arnaques liées à la Coupe du monde de football : faux sites de billetterie, faux produits dérivés, IPTV frauduleuses et campagnes de phishing. Il explique également comment les cybercriminels développent désormais des outils capables de neutraliser les logiciels de sécurité, rendant indispensable une surveillance permanente des systèmes.EDF Pulse 2026 : six innovations pour accélérer la transition énergétiqueINTERVIEW [PARTENARIAT] - Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, présente les lauréats des Prix EDF Pulse 2026. Au programme : des vêtements rafraîchissants pour les travailleurs exposés aux fortes chaleurs, des solutions de stockage thermique pour l'industrie, le reconditionnement de batteries, l'inspection industrielle assistée par IA, un dirigeable électrique pour surveiller les infrastructures et un drone élagueur destiné à sécuriser les réseaux électriques. Autant d'innovations appelées à accompagner la transition énergétique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Elizabeth Stone, Chief Product and Technology Officer de Netflix, détaille la stratégie technologique du géant du streaming et sa vision du rôle de l'IA dans la création audiovisuelle.
A quand remonte ta dernière VRAIE conversation ? Pas un vocal écouté en x1,5, non, un vrai dialogue… Tu ne te souviens pas ? C'est normal. La technologie multiplie nos connexions mais nous isole de plus en plus. Nous sommes de plus en plus « seuls ensemble » écrivait Sherry Turkle en 2015.Et si la tech ne nous avait pas privés du dialogue, mais simplement fait oublier que nous en sommes les seuls gardiens ?Marion Genaivre est philosophe et cofondatrice de Thaé, une agence qui aide les organisations à retrouver le sens du lien par le dialogue. Elle est l'auteure de "Savons-nous encore dialoguer ?"Son verdict est sans appel : on dialogue peu, et mal.- La tech court-circuite-t-elle notre voix intérieure, celle qui pense, doute et délibère ?- Échanger avec une iA, est-ce vraiment dialoguer ? Pourquoi interaction et relation ne sont pas la même chose ?- Appauvrissement du vocabulaire, isolement, perte du réel commun : que reste-t-il du dialogue à l'échelle de la société ?- Le dialogue est-il encore possible en démocratie, ou nos institutions y ont-elles renoncé ?- Par où commencer, ce soir, pour reprendre la main ? Chapitrage :00:00 - Marion, Savons-nous encore dialoguer ? 04:20 - Court-circuiter notre voix intérieure25:54 - Chronique « De l'autre côté de l'écran » : Quel TechnoCroyant es-tu ? (Naomi Roth)29:28 - Quand le dialogue s'effondre, c'est la démocratie qui vacille52:08 - Débrief de l'épisode, Cyrille et Mick Aller plus loin- Savons-nous encore dialoguer ?, Marion Genaivre, Éditions des Équateurs (2026) https://editionsdesequateurs.fr/livre/Savons-nous-encore-dialoguer-%3F/365- Marion Genaivre sur LinkedIn https://www.linkedin.com/in/marion-genaivre- Baromètre du Numérique 2026 https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/barometre-du-numerique/le-barometre-du-numerique-edition-2026.html- Appauvrissement du vocabulaire : https://www.unesco.org/fr/articles/vers-un-langage-sans-relief-limpact-de-lia-sur-nos-mots Trench Tech, c'est LE podcast des Esprits Critiques pour une Tech Éthique, animé par Cyrille Chaudoit et Mick Levy.On y reçoit celles et ceux qui font la tech d'aujourd'hui et de demain pour en explorer, sans complaisance, les enjeux éthiques et de société.1/ Abonne-toi pour ne rater aucun épisode et clique sur la cloche.2/ Laisse 5 étoiles et un avis sur Apple Podcasts et Spotify, partage tes épisodes préférés : pour nous, ça change tout.Chroniqueurs : Laurent Guérin (Un Moment d'Égarement), Emmanuel Goffi (La Philo Tech), Fabienne Billat (Patch Tech), Gérald Holubowicz (On Refait la Tech), Louis de Diesbach (La Tech Entre les Lignes), Sandrine Charpentier (Elles font la Tech), Laura Sibony (Mémoire Vive), Naomi Roth (De l'autre côté de l'écran).Site web : Thierry PirèsCaptation vidéo : Grégoire de la CotardièreMoyens techniques : MonstudioTV / ISEG Nantes.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À VivaTech 2026, Microsoft met en lumière des startups qui utilisent l'intelligence artificielle pour répondre à des problématiques concrètes dans l'industrie, la recherche et l'analyse de l'information. Gros plan sur trois d'entre elles.Emission spéciale en partenariat avec Microsoft
durée : 00:05:46 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Rééquilibrer la balance entre monnaie privée et monnaie publique, c'est l'un des objectifs de la création de l'euro numérique. Les enjeux sont gigantesques et rejoignent aussi les aspirations européennes à se défaire de la dépendance aux États-Unis pour les moyens de paiement. - équipe : Caroline Bennetot, Éric Chaverou, Marie Viennot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À l'occasion des 10 ans de VivaTech, Patrice Duboé et Matthieu Deboeuf-Rouchon décryptent les grandes tendances qui marquent cette édition 2026. Entre souveraineté technologique, intelligence artificielle, robotique, spatial, quantique et deeptech, ils dressent le portrait d'un écosystème européen plus mature et plus ambitieux.Emission spéciale en partenariat avec Capgemini
95 % des projets pilotes n'atteignent jamais la production. L'iA générative s'est installée partout dans les entreprises, mais l'impact financier mesurable reste introuvable pour la quasi-totalité d'entre elles. Tout le monde a le GPS, personne n'a l'adresse : et si le vrai verrou, c'était les données, pas les modèles ?Patch Tech, la chronique rafraîchissante de Trench Tech animée par Fabienne Billat
Réseaux sociaux, forums en ligne, messageries instantanées, smartphone... Avec les applications et les objets connectés, nos relations amicales, amoureuses et familiales sont entrées dans un nouveau monde, celui du numérique. Il n'aura, sans doute, jamais été aussi facile d'échanger avec ses proches ou d'interagir avec des personnes à l'autre bout de la planète qu'à notre époque. Maintenir et créer du lien, voici l'une des promesses des nouvelles technologies. Pourtant, cette ultraconnexion ne semble pas pouvoir empêcher la solitude, qui touche une personne sur six dans le monde, selon l'OMS. Au point pour certains d'y voir justement la patte du numérique. En France, selon une étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) parue en 2024, 58% des 18-25 ans interrogés, considèrent que les réseaux sociaux contribuent à accroître le sentiment de solitude. Écouter des notes vocales, réagir à des messages avec un petit cœur ou swiper pour rencontrer l'amour ne seraient donc pas comparables au fait de se voir et de passer des moments ensemble. Superficialité dans le virtuel ou authenticité dans la vie réelle, ce grand écart a le mérite de questionner notre façon de vivre nos relations sociales à l'ère de la digitalisation. Voyons-nous vraiment moins nos amis depuis l'arrivée d'internet ? Les smartphones gâchent-ils nos relations ? Ou sommes-nous trop sévères avec le numérique ? Avec : • Vanessa Lalo, psychologue clinicienne spécialisée dans les pratiques numériques • Laurent François, directeur d'une agence de communication, spécialiste des réseaux sociaux. Auteur de Cracker l'algorithme - réenchanter les réseaux sociaux (l'Aube, 2025). Aussi dans l'émission : • Un focus sur l'équipe du Panama à l'occasion de l'ouverture de la Coupe du monde de football masculin. Ce jeudi 11 juin 2026, RFi vous propose de découvrir les 48 pays qui prendront part à la compétition. Le pays d'Amérique centrale participera à sa deuxième Coupe du monde. Battue trois fois en 2018, l'équipe espère faire mieux cette année, malgré un groupe relevé avec le Ghana, la Croatie, et enfin l'Angleterre. Grégoire Pourtier, correspondant de RFI au Panama, nous présente le sélectionneur, Tomas Christiansen. • En fin d'émission, un reportage de Séverine Peyron dit Thouard. Haïti retrouve la Coupe du monde, une première depuis 1974. Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures du matin, heure de Paris, les Haïtiens affronteront l'Écosse et sa « Tartan Army ». En France, où vivent plus de 100 000 ressortissants haïtiens en métropole et dans les Outre-mer, selon l'ambassade d'Haïti à Paris, la diaspora se mobilise pour ce rendez-vous historique. Parmi eux, Alya, 24 ans, d'origine haïtienne et Samuel arrivé de Port-au-Prince en 2021 pour les études. Les deux jeunes supporters voient les choses en grand : une nuit de match dans un domaine de trois hectares en Île-de-France, avec écran géant, sono, chants, drapeaux bleu et rouge. Une centaine de personnes sont attendues. Ils en racontent les préparatifs au micro de Séverine Peyron dit Thouard. Programmation musicale : ► Ne reviens pas - Yamê ► CATCHEUR - Disiz, Yseult.
L'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris accélère sa transformation numérique autour de la donnée, de l'IA et de l'interopérabilité. Entre souveraineté numérique et nouveaux usages, Raphaël Beaufret détaille les grands chantiers de l'hôpital de demain.
Cyril Demonceaux, responsable du centre de défense Orange Cyberdefense, décrypte les promesses et les limites des nouveaux outils d'IA capables d'identifier des vulnérabilités et d'anticiper des attaques complexes.
Le Parlement européen a choisi Qwant comme moteur de recherche par défaut sur les postes internes de ses collaborateurs. Pour Boris Lecoeur, directeur général de Symphonium, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance des enjeux de souveraineté numérique en Europe.
Le Canada veut passer de la recherche IA à l'industrie • L'Europe tente de réduire sa dépendance numérique • Qwant devient un symbole de souveraineté • Mistral se heurte au droit d'auteur • Microsoft pousse l'IA agentique partout • Alexa+ trop lent • Mon Carnet explore les batteries lourdes • Monde Numérique reçoit Qwant et enquête sur la cybersécurité et l'hôpitalAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Le Canada veut industrialiser son IAAu Canada, le gouvernement de Mark Carney présente sa stratégie « AI for All », avec l'objectif de faire passer l'adoption de l'IA par les entreprises d'un peu plus de 12 % à 60 % d'ici 2034 et de créer 250 000 emplois liés à l'IA sur cinq ans. On retient surtout le changement de cap : le pays veut rester fort en recherche, mais pousser davantage la commercialisation, les infrastructures souveraines, la littératie numérique et la cybersécurité.Souveraineté numérique : même combat des deux côtés de l'AtlantiqueEn Europe, la Commission européenne lance un paquet de mesures pour renforcer la souveraineté technologique dans les semi-conducteurs, l'IA, le cloud et les infrastructures numériques. On souligne que l'objectif n'est pas l'autarcie totale, mais une réduction des dépendances critiques vis-à-vis des fournisseurs américains et asiatiques, avec une préférence européenne qui pourrait bouleverser les habitudes d'achat public.Qwant, symbole européen au ParlementLe Parlement européen remplace Google par Qwant comme moteur de recherche par défaut sur Edge et Firefox à partir du 4 juin 2026, tout en laissant les utilisateurs choisir une alternative. On y voit un geste fort, peut-être symbolique, mais révélateur d'un mouvement plus large : faire exister des outils européens face aux géants américains. Dans Monde Numérique, Jérôme annonce une interview du directeur général de Synfonium, la société qui possède Qwant.Mistral face au casse-tête du droit d'auteurMistral AI se retrouve au cœur d'un dilemme européen : protéger les ayants droit ou ne pas fragiliser l'une des rares pépites européennes de l'IA. Nous revenons sur cette tension entre innovation, souveraineté et rémunération des contenus, avec un risque clair : imposer aux acteurs européens des contraintes que les géants américains ont déjà largement contournées.Microsoft veut rendre l'IA incontournableÀ l'occasion de Microsoft Build 2026, Microsoft pousse une vision très agentique de l'informatique, où l'IA devient l'interface principale entre l'utilisateur, ses données et ses appareils. On évoque notamment les nouvelles briques autour de Copilot, les agents, les modèles embarqués et les machines capables de faire tourner localement des modèles puissants, dont une dev box fondée sur la technologie NVIDIA RTX Spark.L'ordinateur sans applications se rapprocheBruno relève une idée forte : demain, l'appareil pourrait ne plus être organisé autour d'applications, mais autour d'un assistant capable de tout orchestrer à la demande. On met cette évolution en perspective avec les annonces de Microsoft, les travaux d'OpenAI sur de nouveaux appareils, et les ambitions de Qualcomm, Intel ou MediaTek dans l'IA locale.Alexa+ : plus intelligent, mais trop lentJérôme partage son retour d'expérience avec Alexa+, désormais testé à la maison en France. L'assistant paraît plus courtois, plus conversationnel et compatible avec de nombreux appareils existants, mais la latence devient gênante, surtout pour les gestes simples de domotique comme allumer les lumières ou baisser les volets. Il note aussi la disparition de plusieurs « skills », toujours visibles dans l'application mobile mais inutilisables sur certains appareils Echo récents.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Europe relance la bataille pour sa souveraineté numérique face aux GAFAM • Le Parlement européen adopte Qwant comme moteur par défaut • L'IA affronte le droit d'auteur et Mistral monte au créneau • Anthropic relance le débat sur une pause mondiale de l'IA • SoftBank investit 75 milliards d'euros dans des data centers en France • Microsoft dévoile ses nouveaux modèles et ses agents autonomes ⭐️ Découvrez Frogans à Vivatech 2026
durée : 00:38:53 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Depuis l'élection de 2012, les meetings télévisés sur les chaînes d'information en continu ont pris une importance croissante. Organisés par les équipes des candidats eux-mêmes, des images léchées et une scénographie millimétrée pénètrent dans les foyers par la télévision et les réseaux sociaux. - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Juliette Mouëllic, Léa Racine - invités : Thierry Vedel chercheur au centre de recherche politique de Sciences po Paris (CEVIPOF) , Laurent Godmer Enseignant chercheur en sciences politiques à l'université Gustave Eiffel (Champs-sur-Marne en Seine-et-Marne) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les innovations en santé franchissent un nouveau cap avec l'essor de l'intelligence artificielle, des robots humanoïdes et des objets connectés. À l'occasion du salon Santexpo, Gaël Prudhomme décrypte les transformations qui redessinent la relation entre patients, soignants et technologies.
durée : 00:03:31 - Les Matins de France Culture - par : Lucile Commeaux - Petite réflexion autour des livres récemment publiés d'Emmanuelle Richard, "Première amoure", et de Julien Tribotté, "Passion libre", qui racontent tous les deux – l'un au féminin, l'autre au masculin – des rencontres amoureuses intriquées dans les nouveaux usages numériques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France