POPULARITY
C'est un documentaire à la gloire de la première dame américaine: Mélania sort ce vendredi 29 janvier partout dans le monde. Il retrace les 20 jours avant l'investiture de Donald Trump en janvier 2025. Accompagné d'une campagne de promotion digne d'un blockbuster, le film crée déjà la polémique. Pourquoi ce documentaire est-il sous le feu des critiques? On pose la question à Sophie Hienard, journaliste culture à BFMTV.com.
durée : 00:00:58 - Le billet sciences - La future ferme aquacole Pure Salmon au Verdon-sur-Mer, en Gironde, promet un élevage "durable" de saumon, mais soulève des inquiétudes locales et écologiques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Comme d'autres présidents des États-Unis, Donald Trump compte avoir un lieu dédié à l'histoire de sa présidence, un lieu ouvert au public avec des archives. Si ces institutions sont financées de manière privée, le lieu choisi dans le centre-ville de Miami fait polémique, car la bibliothèque se situerait à côté d'un lieu symbolique de l'immigration. De notre envoyé spécial à Miami, Sur un grand boulevard de Miami trône la « Freedom Tower », la tour de la Liberté. Ses couleurs ocre détonnent du reste des immeubles du centre-ville. Dans les années 1960-1970, le lieu accueillait le Centre pour les réfugiés cubains. Aujourd'hui, cette tour est un musée et un centre culturel. À côté se trouve un parking où devrait être construite la bibliothèque de Donald Trump. José se promène devant la tour. Pour lui qui soutient Donald Trump, il trouve l'emplacement idéal. José est né à Miami mais ses parents et grands-parents sont venus de Cuba, en rentrant justement dans ce hall à quelques pas pour demander l'asile. « Je trouve ça génial, se réjouit José. Donald Trump est très soutenu ici, à Miami, surtout de la part de la communauté cubaine-américaine. Et la tour de la Liberté est sûrement le symbole le plus important pour nous, ajoute-t-il. Donald Trump se bat pour la liberté, il lutte constamment pour cela. » À écouter dans GéopolitiqueTrump à la Maison Blanche : un an de révolution L'emplacement de la bibliothèque présidentielle ne fait pas l'unanimité Dans la ville, certains dénoncent la proximité avec ce lieu emblématique de l'immigration compte tenu des politiques d'expulsions de personnes migrantes menées par le président. « Je m'oppose à ce que le président ait sa bibliothèque dans ce lieu à Miami, car cette terre appartient à nos enfants, aux générations futures, pour leur éducation, s'émeut Marvin Dunn, historien. Donc, si cette bibliothèque est construite ici, ce serait voler cette terre à nos bébés et cela m'offense. » Cet historien est à l'origine d'une plainte en justice. Le terrain appartenait à l'université Miami Dade, elle l'a offert pour la construction de la bibliothèque et il critique un manque de transparence dans ce processus. La justice a finalement autorisé ce transfert. Marvin Dunn critique aussi la symbolique du lieu, même si cet argument ne faisait pas partie de la plainte. « Établir un monument pour le président des États-Unis qui a fait plus que n'importe quel autre président pour limiter l'immigration, pour lutter contre la liberté, c'est une ironie que je n'arrive pas à saisir », s'agace-t-il. Le projet de bibliothèque prévoit aussi des infrastructures économiques. Il n'est pas précisé leur nature, mais il pourrait s'agir d'un hôtel ou d'appartements. Dénoncé par les opposants comme un projet purement commercial, il est aussi vu comme fidèle à Donald Trump et à sa carrière d'homme d'affaires. À lire aussiÉtats-Unis: depuis le retour de Trump, une police de l'immigration aux méthodes de plus en plus violentes
Alors que Brandt fait face à la liquidation judiciaire, le projet de reprise porté par Stephan Français, patron de Thomson Computing, propose de sauver 150 emplois sur les près de 350 du site principal près d'Orléans. Cette offre reste contestée. L'avenir du groupe d'électroménager demeure incertain, malgré la volonté affichée de Thomson Computing de relancer la marque. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:10:23 - Journal de 18h - Les documents sur l'affaire du criminel sexuel et ami des puissants, Jeffrey Epstein, publiés vendredi soir sont en grande partie caviardés. Même dans le camp républicain, certains élus accusent l'administration Trump de ralentir volontairement la publication de tous les documents.
durée : 00:10:23 - Journal de 18h - Les documents sur l'affaire du criminel sexuel et ami des puissants, Jeffrey Epstein, publiés vendredi soir sont en grande partie caviardés. Même dans le camp républicain, certains élus accusent l'administration Trump de ralentir volontairement la publication de tous les documents.
En Italie, le groupe de presse Gedi, qui édite deux grands quotidiens généralistes, La Stampa et La Repubblica, est en « discussions avancées » pour vendre Gedi, propriété de la famille Agnelli, à Antenna, le groupe de presse fondé par l'armateur grec Minos Kyriakou, décédé en 2017. Un rachat qui bouleverse le paysage médiatique du pays. En effet, l'acquéreur, le groupe grec Antenna, a pour actionnaire à 30% la famille royale saoudienne. Aussi, parce que cet empire contrôlé par la famille Kyriakou, qui a fait fortune dans le transport maritime, se diversifie dans les médias pour obtenir de l'influence et surtout ne pas gêner les gouvernements en place du moment qu'ils ne sont pas défavorables à ses affaires. C'est en tout cas la réputation de ce groupe qui détient la chaîne Antenna 1 en Grèce, mais également une vingtaine de télévisions en Europe, en Amérique du Nord ou en Australie. Ce qui inquiète les journalistes, qui ont démarré un mouvement de grève, ce sont les conséquences éditoriales pour les deux journaux La Repubblica et La Stampa, deux institutions politiques et médiatiques. L'un au centre gauche, proche de Matteo Renzi ou d'Enrico Letta, l'autre de centre droit, à l'écoute des milieux d'affaires du Nord. Les deux quotidiens sont édités par Gedi, un éditeur contrôlé par la famille Agnelli, qui a perdu 45 millions d'euros cette année et que le magnat grec propose de racheter pour 140 millions d'euros. Le gouvernement de Giorgia Meloni peut-il et veut-il intervenir pour l'en empêcher ? En principe, il le pourrait car la loi italienne prévoit un « golden power », une sorte de droit d'intervention pour des actifs stratégiques d'intérêt national. C'est ce qui a permis de préserver des entreprises comme Pirelli ou Generali. Mais le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déjà dit que dans ce cas c'était le marché qui décidait si la loi n'était pas enfreinte. En clair, le gouvernement ne bougera pas le petit doigt pour sauver un groupe qui représente le principal contre-pouvoir journalistique à son action. Pour la démocratie italienne, ce serait une nouvelle perte même s'il s'agit d'un actionnaire européen et que Giorgia Meloni est déjà sous la menace d'une procédure d'infraction de Bruxelles pour s'être portée au secours de Banco BPM. On a vu l'an dernier le groupe Angelucci, marqué très à droite, tenter de reprendre l'agence journalistique italienne. Le risque est, comme en Hongrie, la disparition progressive des contre-pouvoirs. Et en France…. Les milliardaires des médias annoncent des plans sociaux. Prisma Media, racheté par Vincent Bolloré, qui édite Capital, Géo ou Femme actuelle, veut supprimer le tiers de ses effectifs, soit 230 salariés. De même, le groupe CMI de Daniel Kretinsky, qui édite Elle ou Marianne, a annoncé cette semaine vouloir couper 20% de ses effectifs. On voit que les milliardaires ne permettent pas de sauver la presse. En tout cas pas ses emplois.
Depuis le début de la guerre, rares sont les décisions du président ukrainien à pouvoir être contestées dans le pays. En octobre dernier, grâce aux pouvoirs que lui confère la loi martiale, Volodymyr Zelensky a limogé Gennadi Troukhanov, le maire d'Odessa. Accusé d'avoir la nationalité de l'ennemi après la publication de la photo d'un passeport russe à son nom, il a été déchu de la nationalité ukrainienne. Le maire nie en bloc. Sur place, son renvoi a ému une grande partie de la population et scandalisé la classe politique locale. Théo Renaudon a recueilli leur sentiment ainsi que la réaction de Gennadi Troukhanov. ► Un reportage à retrouver en version longue sur la page Accents d'Europe. À lire aussiCorruption en Ukraine: des perquisitions visent Andriy Iermak, le puissant bras droit du président Zelensky
« Susie Wiles s'exprime rarement publiquement, préfère rester discrète » la plupart du temps, souligne le Wall Street Journal. Et si les alliés du président lui attribuent le mérite d'avoir aidé Donald Trump à mettre rapidement en œuvre son programme, le journal américain explique que ces propos de Susie Wiles dans Vanity Fair - reprenant 11 entretiens donnés sur l'année - renversent ce portrait habituel. Dans Vanity Fair, elle affirme que le président américain - qui ne boit pas - a une « personnalité d'alcoolique » qui « fonctionne [avec] l'idée qu'il n'y a rien qu'il ne puisse faire ». Elle qualifie Elon Musk « de consommateur régulier de kétamine » et elle estime que le vice-président J.D. Vance est « un adepte des théories du complot depuis dix ans ». Quant à la procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, « Elle a mal géré le dossier Epstein peu après son entrée en fonction ». Depuis les publications, la cheffe de cabinet a réagi et parle d' « un article à charge malhonnête ». Chez les voisins Canadiens, la presse aussi est surprise par ces propos : « Ce ne sont là que quelques unes des déclarations aussi directes que surprenantes faites à un journaliste par une femme pourtant considérée comme une alliée loyale de Donald Trump », souligne Radio-Canada. Et pourtant, raconte le journal québécois Le Devoir, « Loin de la critiquer, le président américain a réagi en confirmant au New York Post avoir "une personnalité de type possessif et vulnérable à l'addiction" ». « La Maison Blanche se mobilise pour soutenir Susie Wiles après des interviews sans filtre », titre pour sa part le Washington Post. Les articles publiés mardi ont pris par surprise Wiles et son équipe, explique le journal américain. Selon deux sources anonymes : « elle pensait que ses conversations avec l'auteur des articles étaient destinées à un livre et qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il la cite aussi abondamment », Susie Wiles a par ailleurs reçu le soutien de presque tous les membres du Cabinet. Trump annonce un blocus américain au Venezuela sur les pétroliers sous sanctions Et dans ses entretiens à Vanity Fair, la cheffe de cabinet a déclaré que Donald Trump considérait le président vénézuélien Nicolás Maduro comme « la tête d'un puissant cartel de la drogue ». « Il veut continuer à faire sauter des bateaux jusqu'à ce que Maduro capitule. Et des gens bien plus compétents que moi sur ce sujet affirment qu'il finira par capituler », a déclaré Susie Wiles. Et justement, à ce sujet, Donald Trump a annoncé un « blocus total » des pétroliers sanctionnés à destination du Venezuela mardi soir. « Un tel blocus, pourrait dévaster l'économie vénézuélienne, déjà en difficulté et dépendante des ventes de pétrole à l'étranger, principalement à la Chine et souvent via des navires sous sanctions », analyse The Washington Post. On apprend qu'une réunion de haut niveau est prévue ce mercredi et de nouvelles instructions aux forces américaines présentes dans les Caraïbes pourraient être données. « Cette annonce accroît encore la pression américaine sur le Venezuela, quelques jours après la saisie par les forces américaines d'un pétrolier au large des côtes vénézuéliennes », rappelle le quotidien Brésilien O Globo. Cette déclaration intervient aussi « au lendemain de l'annonce par les États-Unis de nouvelles attaques contre trois navires soupçonnés par Washington de transporter de la drogue dans le Pacifique Est, et faisant huit morts ». Alors à quoi faut-il s'attendre après ces nouvelles déclarations de Donald Trump sur le Venezuela ? « Les conséquences du « blocus » de Trump dépendraient du niveau de son application », analyse un universitaire dans le Washington Post. Et « si l'administration Trump parvient à bloquer efficacement tous les navires vénézuéliens sous sanctions, cela pourrait avoir un impact considérable sur les recettes publiques », explique-t-il. Le pétrole représente plus de 90 % des exportations vénézuéliennes et plus de la moitié de ses recettes fiscales. Un économiste vénézuélien de l'Université de Denver partage aussi son analyse : « En pratique, cette décision équivaut à un blocus naval total du Venezuela. La suppression de tous les revenus pétroliers entraînera une réduction massive des importations alimentaires, et risque de déclencher la première grande famine de l'hémisphère occidental dans l'histoire moderne ».
Depuis le début de la guerre, rares sont les décisions du président ukrainien à pouvoir être contestées dans le pays. En octobre dernier, grâce aux pouvoirs que lui confère la loi martiale, Volodymyr Zelensky a limogé Gennadi Troukhanov, le maire d'Odessa. Accusé d'avoir la nationalité de l'ennemi après la publication de la photo d'un passeport russe à son nom, il a été déchu de la nationalité ukrainienne. Le maire nie en bloc. Sur place, son renvoi a ému une grande partie de la population et scandalisé la classe politique locale. Théo Renaudon a recueilli leur sentiment ainsi que la réaction de Gennadi Troukhanov. ► Un reportage à retrouver en version longue sur la page Accents d'Europe. À lire aussiCorruption en Ukraine: des perquisitions visent Andriy Iermak, le puissant bras droit du président Zelensky
En Inde, le Kerala affirme depuis peu en avoir fini avec l'extrême pauvreté. C'est une première parmi les États d'Inde, un pays qui reste encore souvent associé aux scènes de misère. Le Kerala est un État communiste, avec de fortes politiques publiques dans la santé ou l'éducation. Sur place, certains jugent cependant que l'annonce de la fin de la pauvreté est précipitée. De notre correspondant à Kerala, La maison de Rajan et Jayanthi, au carrelage impeccable, a été inaugurée il y a moins d'une semaine. Le couple, qui habite la région montagneuse et tropicale de Wayanad, en Inde, revient de loin. « J'étais conducteur d'auto rickshaw. Mais durant le Covid-19, j'ai eu un grave accident. Je suis resté en chaise roulante. Ma femme et mes deux enfants ont été soudainement privés de revenus. Nous survivions dans une cabane, sans espoir. Heureusement, le gouvernement est venu nous aider », raconte Rajan. Grâce au programme d'éradication de la pauvreté, Rajan et Jayanthi achètent une mini-échoppe, puis reçoivent un apport pour construire leur maison. Aujourd'hui, le couple relève la tête, comme d'autres, explique un élu local. « Dans le district, nous avons identifié 118 familles comme extrêmement pauvres. Avec notre aide, 22 ont pu construire une maison, six ont eu des terres à cultiver, 43 ont bénéficié d'aide alimentaire, 14 ont pu trouver un boulot, etc. » Sarojini, une femme isolée, en a aussi bénéficié. « J'ai 60 ans et je travaillais dans l'agriculture, en gagnant un peu plus d'un euro par jour. Désormais employée dans des toilettes publiques, je gagne plus de trois euros. Ça a vraiment changé ma vie. » « Plus personne ne fait face à une pauvreté extrême » Le plan contre la pauvreté du Kerala, encore aujourd'hui dirigé par le Parti Communiste, remonte à 1997. En ce mois de novembre, le dirigeant de cet État du Sud affirme qu'il a atteint cet objectif fondamental. « Il y a 50 ans, les chercheurs nous classaient parmi les États les plus défavorisés de l'Inde. Aujourd'hui, plus personne ne fait face à une pauvreté extrême au Kerala », souligne Pinarayi Vijayan. Mais comment définir la pauvreté extrême ? Si la Banque mondiale se base sur le salaire quotidien, le Kerala mélange critères économiques, sanitaires et alimentaires. L'économiste P. R. Kannan déplore un manque de transparence : « Le Kerala avance, c'est indéniable. Mais avant d'affirmer que la pauvreté a disparu, le gouvernement doit publier ses données, sa méthodologie et les experts qui ont encadré ces statistiques. » Les aides du gouvernement échappent aux personnes isolées Nusrath, une élue de l'opposition à Wayanad, nous a emmenés rencontrer des habitants ignorés, selon elle, par les programmes du gouvernement. « Il y a des gens qui, parce qu'ils sont trop isolés, échappent encore aux aides gouvernementales. Si nous, dans l'opposition, validons que la pauvreté a disparu, les budgets vont disparaître alors qu'ils en ont encore grand besoin ! » Pour l'instant, le gouvernement du Kerala n'a pas clairement répondu aux experts et opposants qui jugent qu'il crie victoire trop rapidement.
En Inde, le Kerala affirme depuis peu en avoir fini avec l'extrême pauvreté. C'est une première parmi les États d'Inde, un pays qui reste encore souvent associé aux scènes de misère. Le Kerala est un État communiste, avec de fortes politiques publiques dans la santé ou l'éducation. Sur place, certains jugent cependant que l'annonce de la fin de la pauvreté est précipitée. De notre correspondant à Kerala, La maison de Rajan et Jayanthi, au carrelage impeccable, a été inaugurée il y a moins d'une semaine. Le couple, qui habite la région montagneuse et tropicale de Wayanad, en Inde, revient de loin. « J'étais conducteur d'auto rickshaw. Mais durant le Covid-19, j'ai eu un grave accident. Je suis resté en chaise roulante. Ma femme et mes deux enfants ont été soudainement privés de revenus. Nous survivions dans une cabane, sans espoir. Heureusement, le gouvernement est venu nous aider », raconte Rajan. Grâce au programme d'éradication de la pauvreté, Rajan et Jayanthi achètent une mini-échoppe, puis reçoivent un apport pour construire leur maison. Aujourd'hui, le couple relève la tête, comme d'autres, explique un élu local. « Dans le district, nous avons identifié 118 familles comme extrêmement pauvres. Avec notre aide, 22 ont pu construire une maison, six ont eu des terres à cultiver, 43 ont bénéficié d'aide alimentaire, 14 ont pu trouver un boulot, etc. » Sarojini, une femme isolée, en a aussi bénéficié. « J'ai 60 ans et je travaillais dans l'agriculture, en gagnant un peu plus d'un euro par jour. Désormais employée dans des toilettes publiques, je gagne plus de trois euros. Ça a vraiment changé ma vie. » « Plus personne ne fait face à une pauvreté extrême » Le plan contre la pauvreté du Kerala, encore aujourd'hui dirigé par le Parti Communiste, remonte à 1997. En ce mois de novembre, le dirigeant de cet État du Sud affirme qu'il a atteint cet objectif fondamental. « Il y a 50 ans, les chercheurs nous classaient parmi les États les plus défavorisés de l'Inde. Aujourd'hui, plus personne ne fait face à une pauvreté extrême au Kerala », souligne Pinarayi Vijayan. Mais comment définir la pauvreté extrême ? Si la Banque mondiale se base sur le salaire quotidien, le Kerala mélange critères économiques, sanitaires et alimentaires. L'économiste P. R. Kannan déplore un manque de transparence : « Le Kerala avance, c'est indéniable. Mais avant d'affirmer que la pauvreté a disparu, le gouvernement doit publier ses données, sa méthodologie et les experts qui ont encadré ces statistiques. » Les aides du gouvernement échappent aux personnes isolées Nusrath, une élue de l'opposition à Wayanad, nous a emmenés rencontrer des habitants ignorés, selon elle, par les programmes du gouvernement. « Il y a des gens qui, parce qu'ils sont trop isolés, échappent encore aux aides gouvernementales. Si nous, dans l'opposition, validons que la pauvreté a disparu, les budgets vont disparaître alors qu'ils en ont encore grand besoin ! » Pour l'instant, le gouvernement du Kerala n'a pas clairement répondu aux experts et opposants qui jugent qu'il crie victoire trop rapidement.
Au printemps 2025, les Français ont mis de côté une part de leur revenu jamais atteinte depuis un demi-siècle. Leur taux d'épargne a grimpé à 18,9 % au deuxième trimestre, un niveau comparable aux sommets observés dans les années 1970, hors période exceptionnelle du Covid. Pour la Banque de France, cette prudence renforcée se traduit par un patrimoine financier total de 6.430 milliards d'euros, un volume colossal qui s'invite désormais au cœur des discussions budgétaires.Selon de nombreux économistes, cette accumulation est largement le reflet d'un climat d'incertitude généralisé. La succession de crises — pandémie, inflation persistante, conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, tensions politiques internes — pousse les ménages à renforcer leur matelas de sécurité. Le Cercle de l'épargne souligne que cette anxiété collective alimente directement la hausse du taux d'épargne.Où va tout cet argent ? L'assurance vie reste le placement préféré, avec plus de 2.000 milliards d'euros d'encours. Vient ensuite l'épargne réglementée : Livret A, LDDS et Livret d'épargne populaire, qui totalisent près de 700 milliards d'euros. À côté de cela, les Français laissent aussi de vastes sommes dormir sur leurs comptes courants : près de 750 milliards d'euros au premier trimestre 2025, argent non rémunéré et donc improductif.Cette épargne ne reste pas inactive. Les contrats d'assurance vie financent majoritairement les entreprises (63 % des encours) et, dans une moindre mesure, les dettes publiques. De leur côté, les livrets réglementés, dont une grande partie est centralisée à la Caisse des dépôts, servent notamment à financer le logement social et des investissements publics de long terme. Le reste est géré par les banques, qui y voient un levier essentiel pour le financement de l'économie.Face à cette masse d'argent, le monde politique se divise. Certains imaginent de nouveaux outils dédiés, notamment pour soutenir les dépenses de défense. D'autres optent pour des mesures fiscales. Les députés ont ainsi validé une hausse de CSG ciblée sur les revenus du capital, censée rapporter près de 3 milliards d'euros dès 2026. Ils ont également voté un nouvel « impôt sur la fortune improductive » touchant les patrimoines supérieurs à 2 millions d'euros, incluant les contrats d'assurance vie en fonds euros.Ces décisions provoquent une levée de boucliers du secteur financier. Les représentants des banques et experts dénoncent un risque de déstabilisation : selon eux, taxer les fonds euros reviendrait à pénaliser un placement qui finance directement entreprises et dettes publiques. Pire encore, cela pourrait pousser les épargnants vers des produits plus risqués, avec à la clé un danger systémique.L'épargne française, longtemps perçue comme une force, devient ainsi un terrain d'affrontements politiques, économiques et idéologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En attendant son successeur, il est au cœur d'un nouveau documentaire intitulé « La Pleine Conscience du Bonheur ». L'occasion pour Marc Bourreau de retracer le parcours du visage le plus connu du bouddhisme tibétain. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mi-août 2025, le gouvernement gabonais a annoncé l'interdiction pour les étrangers d'exercer une série de "petits métiers" pour "réduire le chômage et reprendre le contrôle d'une partie de l'économie informelle". Cette décision est à l'origine de tensions entre citoyens Gabonais et ceux de certains pays africains. Eric Topona et ses invités en débattent sous l'Arbre à palabres.
Comment ont ouvert les marchés actions américains hier ?Les marchés ouvraient en nette baisse, affectés par des données économiques américaines plus solides que prévu et des déclarations prudentes de la Réserve fédérale (Fed).La croissance du PIB au deuxième trimestre a été révisée à 3,8 % en rythme annualisé, contre 3.3% attendus initialement.Cette hausse a été portée par une reprise des dépenses de consommation et un recul des importations.Pourquoi une croissance meilleure qu'attendue a-t-elle impacté négativement les actions ?Cette vigueur économique suscite des inquiétudes quant à une baisse trop rapide des taux d'intérêt, qui fait redouter à certains membres de la Fed une résurgence de l'inflation outre-Atlantique.Les marchés restent donc vigilants, en particulier avant la publication aujourd'hui des données sur l'inflation PCE, la mesure privilégiée par la Fed pour orienter sa politique monétaire.Bonne journée à tous,Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:58 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - En Chine, le gouvernement central annonce des augmentations du salaire minimum et veut favoriser une meilleure protection sociale pour les ouvriers. Mais dans les usines chinoises, ces évolutions inquiètent, car elles remettent en cause de vieilles habitudes entre patrons et employés.
Alors que Vincent Bolloré pourrait racheter le quotidien français Le Parisien, très populaire dans l'Hexagone, cette perspective suscite l'inquiétude des salariés du journal. Sa rédaction a-t-elle les moyens de s'opposer à une telle perspective ? Jeudi 11 septembre, les 474 salariés du Parisien et son édition nationale Aujourd'hui en France ont voté à l'unanimité un texte qui s'oppose au « projet de vente du Parisien au groupe Bolloré » et qui dénonce le mutisme de leur direction. Si ses enfants paraissent ne pas tous être sur la même longueur d'onde, il semble que Bernard Arnault soit lui, en effet, bien décidé à faire affaire avec Vincent Bolloré en lui vendant le quotidien. Les deux hommes se côtoient, s'apprécient, et sont même allés ensemble, il y a un an, au Puy-du-Fou de Philippe de Villiers, selon Le Nouvel Obs. Après s'être opposés sur le contrôle du groupe Lagardère, en 2020, ils sont tombés d'accord. Bolloré a fini par avoir Lagardère, donc Europe 1 et Le Journal du Dimanche, tout en cédant Paris Match à LVMH. C'est à la fin juin, à Saint-Tropez, que les deux milliardaires se sont vus pour discuter du rachat du Parisien. L'affaire permettrait à Bernard Arnault de se retirer d'un quotidien qui ne cesse d'accumuler les pertes : le chiffre de plus de 500 millions d'euros en dix ans est évoqué. Du côté de Vincent Bolloré, la prise de contrôle du Parisien serait un levier d'influence précieux dans son empire médiatique. Un rachat qui suscite l'effroi en interne Mais au sein du journal, un tel rachat suscite l'effroi pour des raisons idéologiques. Vincent Bolloré est, en effet, connu pour mener un combat civilisationnel contre l'islamisation de la société et l'immigration et pour apporter son soutien à des figures d'extrême droite, telles que Jordan Bardella ou Éric Zemmour. Sa méthode consiste toujours à mettre des hommes à lui pour imposer sa ligne éditoriale et à faire partir les journalistes qui ne s'y retrouvent pas. Pendant quelque temps, on a cru qu'il pouvait y avoir des exceptions, comme au sein du groupe Prisma qui édite Capital ou GEO. Mais en définitive, Vincent Bolloré vient d'étendre les pouvoirs de Serge Nedjar, le patron de CNews, en le nommant à la tête des rédactions de l'ensemble du groupe de presse. Au Parisien, on redoute donc cette vente qui serait en complète contradiction avec les valeurs de neutralité de ce journal né de la Résistance. Freiner l'appétit de Vincent Bolloré, une tâche impossible en l'état Reste que les journalistes du quotidien n'ont pas vraiment les moyens de s'opposer à une telle perspective. S'il existe une vieille règle anti-concentration selon laquelle on ne peut pas être à la fois propriétaire d'une chaîne de télévision, d'une radio et d'un quotidien national, il suffira à Vincent Bolloré d'arrêter Aujourd'hui en France pour n'être plus acquéreur que d'un quotidien régional. Faute d'un droit d'agrément demandé par les journalistes, il est donc impossible de freiner l'appétit de Vincent Bolloré dans les médias et leur instrumentalisation idéologique au mépris des rédactions comme des lecteurs. À lire aussiUn « petit livre » pour « sauver l'information de l'emprise des milliardaires »
Lundi, André Dussollier a fait ses débuts sur les ondes de RTL avec son émission "Le grand récit". Des premiers pas qui font déjà jaser... Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité : Frédéric Dabi, directeur général Opinion Groupe Ifop Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Chargés de la prévention de la violence dans les collèges sensibles de l'académie de Lille, des personnels ont appris, du jour au lendemain, leur mutation vers d'autres établissements. Une décision jugée brutale et incohérente après les récentes attaques et violences en milieu scolaire. Un article de Mathilde Goanec publié dimanche 13 juillet 2025, lu par Jeremy Zylberberg. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:31 - Le Zoom de France Inter - C'est le mariage de l'année à Venise. Le milliardaire fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, fête son union avec la journaliste Lauren Sachez à partir de ce jeudi. Les festivités dureront trois jours et elles ont suscité la polémique dans la cité, face aux moyens déployés.
Chaque jour, retrouvez le journal de 8h pour faire le tour de l'actu.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En RD Congo, le Sénat a voté, à la majorité, la levée des immunités parlementaires de Joseph Kabila, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires. L'ancien président est accusé de trahison et de complicité avec l'AFC/M23..Ce vote des sénateurs a donné lieu à de nombreuses réactions..
Richard Ramos, député MoDem du Loiret, a récemment déposé une proposition de loi visant à interdire l'hexane dans l'industrie alimentaire. Ce dérivé de pétrole utilisé notamment dans la fabrication des huiles présente-t-il des risques pour notre santé ? Explications. Ecoutez Ça va Beaucoup Mieux avec Aline Perraudin du 17 avril 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurent Wauquiez propose de construire un centre de rétention pour transférer les OQTF dans l'archipel française de St Pierre et Miquelon
Laurent Wauquiez propose de construire un centre de rétention pour transférer les OQTF dans l'archipel française de St Pierre et Miquelon
Basée à Prague depuis 30 ans, Radio Free Europe est dans la tourmente ces dernières semaines, Elon Musk et Donald Trump ayant décidé que ce média public américain, tout comme Voice of America, ne devait plus être financé par l'État. Cette radio diffuse dans une trentaine de langues et cible prioritairement des pays où la presse n'est pas libre. Le gouvernement tchèque est rapidement monté au créneau pour défendre cette station et ses journalistes, mais les derniers développements ne sont guère encourageants. Le satellite permettant la transmission de la chaîne de télévision en langue russe de Radio Free Europe en Russie, Current Time, a été éteint jeudi 3 avril par les États-Unis. Propagandiste en chef du Kremlin, Margarita Simonian, directrice du média Russia Today, n'a pas caché sa joie à l'annonce de la fin du financement de Radio Free Europe, allant même jusqu'à parler d'un jour de fête pour la Russie.À Prague, en République Tchèque, l'arrêt des subventions, même s'il est contesté en justice, a pour conséquence la mise au chômage technique d'une partie du personnel. « Radio Free Europe Radio Liberty a une mission très particulière. Nous opérons dans des régions dans lesquelles la liberté de la presse n'est plus autorisée, ou bien est fortement restreinte. Grâce à notre travail, nous sommes devenus une bouée de sauvetage pour les membres de notre audience. Nos auditeurs sont en quête d'informations fiables et précises sur ce qui se passe dans leur propre pays et dans le monde », estime Stephen Capus, son directeur, qui refuse de baisser les bras. L'audience de Radio Free Europe est estimée à 50 millions de personnes par semaine, avec un fort impact également sur les réseaux sociaux. Preuve s'il en fallait que ce média américain, important durant la guerre froide, conserve un certain prestige et une certaine raison d'être, encore aujourd'hui.Le média américain, qui a renouvelé sa rédaction hongroise et qui possède encore des services roumains et bulgares, dérange dans de nombreux pays. Son antenne kirghize, Radio Azattyk, a été interdite par Bichkek en 2023. La documentariste tchèque Veronika Janatková vient de produire un film sur le travail d'un des journalistes de cette antenne. « C'est absolument essentiel, souligne-t-elle. Au Kirghizistan, cette affaire de corruption, qui est au cœur du documentaire, traîne depuis 2019. Mais une enquête journalistique de ce type n'aurait probablement pas été possible là-bas. En 2023, Radio Free Europe/Radio Azattyk, la section kirghize, a déjà été interdite dans le pays. Le fait qu'il ait existé une institution soutenant ce type de recherche et de journalisme en faisait le seul espace où de telles informations pouvaient être publiées. »Le chef de la diplomatie tchèque, Jan Lipavský, a tenté de motiver ses homologues européens à sauver cette radio basée à Prague depuis 30 ans. Mais rien n'est encore acquis pour l'heure, surtout que le budget annuel représenté en 2024 environ 142 millions de dollars.À lire aussiRépublique tchèque: Prague appelle à des discussions au sein de l'UE pour sauver Radio Free Europe
Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:11 - L'invité de 8h20 - Dans le Grand entretien ce vendredi, éclairage sur la situation géopolitique avec deux spécialistes : Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique du Figaro, et Jean-Dominique Merchet, journaliste à l'Opinion, et expert des questions militaires.
Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vendredi 14 mars, la performance dans ses indices boursiers américains et européens, a été abordée par Eric Lewin, président d'EL Finance, Pascale Seivy, direction commerciale Banque Privée France du Groupe Lombard Odier, Anna Boata, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade, et Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, reçus par Marc Fiorentino, dans l'émission. C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:20:20 - Journal de 12h30 - Sous pression des Etats-Unis, l'Ukraine avait accepté en début de semaine le principe d'une trêve immédiate si celle-ci était également suivie par la Russie. Or, hier, Vladimir Poutine a émis des réserves, invoquant des "questions" à régler au préalable. - réalisation : Nicolas Pommé, Aloïs Guérin, Brice Garcia
durée : 00:20:20 - Journal de 12h30 - Sous pression des Etats-Unis, l'Ukraine avait accepté en début de semaine le principe d'une trêve immédiate si celle-ci était également suivie par la Russie. Or, hier, Vladimir Poutine a émis des réserves, invoquant des "questions" à régler au préalable. - réalisation : Nicolas Pommé, Aloïs Guérin, Brice Garcia
Chaque jour, écoutez le Best-of de l'Afterfoot, sur RMC la radio du Sport !
D'ici 2028, une machine à rayon révolutionnaire pour traiter le cancer devrait être opérationnelle. Créée par l'Institut Curie, la radiothérapie "flash" pourra abattre n'importe quelle tumeur de n'importe quelle zone. Et ce, le temps d'une respiration ou d'un battement de cils. Une promesse qui suscite beaucoup d'espoir.
La plupart des économistes sur place estiment que l'Australie saura faire valoir ce statut d'allié stratégique pour éviter d'être directement sanctionné. Mais redoutent que la hausse massive des droits de douane promise par Donald Trump sur les exportations venues de Chine, le principal partenaire commercial de l'Australie, aura indirectement des conséquences lourdes sur l'économie de l'île-continent. De notre correspondant à Canberra,Protéger le marché américain de la concurrence étrangère, en rendant artificiellement les produits venus d'ailleurs plus chers, c'est la promesse formulée par Donald Trump tout au long de sa campagne victorieuse. « Le mot droit de douane, c'est le plus beau mot dans le dictionnaire. Il va rendre notre pays riche », s'est-il exclamé. Un discours aux antipodes de celui porté par le gouvernement australien, qui se présente pour sa part comme un champion du libre échange.Mais malgré ces divergences de vue, l'économiste Richard Holden, de l'université de Nouvelle-Galles du Sud, et comme nombre de ses collègues, pense que l'Australie a de bons arguments pour échapper à de nouvelles barrières douanières. « Je crois que l'Australie est bien placée pour les éviter. Nous sommes un allié proche et assez important des États-Unis dans le Pacifique. Qui plus est, Donald Trump laisse entendre que le pacte Aukus va être maintenu, ce qui veut dire que nous allons devenir un allié militaire encore plus important pour les États-Unis. Et mettre en difficulté un allié de cette nature, ce n'est pas une très bonne idée. L'autre point important à souligner, c'est que la balance commerciale des États-Unis est excédentaire avec l'Australie », explique-t-il.En revanche, il est beaucoup moins optimiste concernant la Chine, avec qui Donald Trump a déjà mené une guerre commerciale lors de son premier mandat. Or, la Chine est aussi le premier partenaire commercial de l'Australie. Elle y a écoulé en 2023 plus de 130 milliards d'euros de marchandises, soit près du tiers de toutes ses exportations. « Des droits de douane massifs appauvriraient la Chine, à un point qu'ils ne seraient plus disposés, ou plus capables d'acheter nos produits agricoles haut de gamme, par exemple les homards, le bœuf wagyu ou nos vins les plus onéreux. Et cela nous ferait mal » redoute-t-il.Un point de vue partagé par Medo Pournader, de la faculté d'économie de l'université de Melbourne. Mais elle veut croire que l'Australie, malgré un protectionnisme américain a priori défavorable à son économie, pourrait tirer son épingle du jeu. « Ce n'est pas que du sang et des larmes, il y a peut-être même de belles opportunités pour l'Australie. Je crois que nous devons négocier avec les États-Unis pour éviter des droits de douane. Ou, a minima, qu'ils soient moins élevés que pour d'autres pays, ce qui nous permettrait d'exporter davantage de produits australiens aux États-Unis », espère-t-elle. Face à un président américain qui place les relations personnelles au-dessus de tout, tout dépendra de la capacité d'Anthony Albanese, le Premier ministre australien, à le séduire.À lire aussiLes États-Unis suspendent pour un mois leurs tarifs douaniers avec le Mexique et le Canada
durée : 00:02:18 - Le grand format - Le réseau cuivre, vieux de plusieurs décennies, commence à être désactivé à partir de ce vendredi dans plus d'une centaine de communes, au profit de la fibre optique. Reportage en Sologne.
durée : 00:06:15 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le gouvernement israélien doit donner son feu vert, jeudi, à l'accord annoncé par le Qatar et les États-Unis sur un cessez-le-feu à Gaza, après plus de 15 mois d'une guerre entre Israël et le Hamas qui a fait des dizaines de milliers de morts dans l'enclave palestinienne.
Tous les matins à 7h20, les petits secrets de l'actualité, les infos que vous n'avez pas vues ailleurs. Les journalistes des rédactions de RMC et RMC Sports se mobilisent pour vous raconter les coulisses de l'actualité.
durée : 00:02:02 - Les 80'' - par : Nicolas Demorand - Brian Thompson, patron d'une grande compagnie d'assurance-santé, a été tué par balles mercredi 4 décembre à Manhattan. Son assassin n'a pas encore été retrouvé.
La chaussure gauche d'un témoin devient le centre des discussions... Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.
durée : 00:03:44 - Le Pourquoi du comment : philo - par : Frédéric Worms - Comment distinguer l'autorité légitime de l'abus de pouvoir ? L'autoritarisme est-il une réaction à l'instabilité de l'autorité ? Pourquoi représente-t-il une faiblesse de l'autorité ? Comment l'autorité légitime peut-elle être respectée et critiquée dans une démocratie ? - réalisation : Riyad Cairat
En RDC, la polémique enfle sur une éventuelle révision de la constitution. Voulue par le président Félix Tshisekedi pour élaborer une loi fondamentale qui «reflète les véritables besoins du pays», une partie de l'opposition et de la société civile appelle «à un sursaut patriotique» contre cette initiative qualifiée de «dangereuse pour la démocratie». La démarche du président de la République vous semble-t-elle légitime ? Une révision constitutionnelle est-elle nécessaire ?
Cet accord de libre échange vise à faciliter les échanges commerciaux entre l'Union européenne et les pays d'Amérique du Sud en supprimant la quasi-totalité des droits de douane appliqués aux exportations de l'UE vers le Mercosur et en prévoyant un important quota d'importation de viande, de volaille et de sucre. Les agriculteurs français dénoncent une concurrence déloyale. Les explications de Martial You.
durée : 00:15:06 - Journal de 18h - "Inacceptable, abjecte, horrible" : les dirigeants occidentaux condamnent unanimement l'attaque commise par un groupe de colons israéliens jeudi soir dans le village de Jit, en Cisjordanie occupée.
durée : 00:15:23 - Journal de 18h - Les minorités ont été mises à l'honneur lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, suscitant l'enthousiasme de la gauche et d'une partie de la droite, mais indignant l'extrême droite et les milieux traditionnalistes.
durée : 00:15:23 - Journal de 18h - Les minorités ont été mises à l'honneur lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, suscitant l'enthousiasme de la gauche et d'une partie de la droite, mais indignant l'extrême droite et les milieux traditionnalistes.
Les journalistes et experts de RFI répondent également aux questions des auditeurs sur la création d'un commandement militaire pour l'Afrique, sur le match France - Portugal et sur un mandat d'arrêt contre Bachar el-Assad. France : l'expulsion d'un Malien suscite de vives réactions Arrivé en France lorsqu'il avait 5 ans, Moussa Sacko, 25 ans, a été renvoyé à Bamako. Pour quelles raisons a-t-il été expulsé ? Avec Amélie Beaucour, Journaliste au service France de RFI.Défense : La France crée un commandement pour l'Afrique Alors que la France prévoit de réduire le nombre de ses soldats déployés sur le continent, pourquoi créer ce commandement militaire ? Quels changements apportera cette innovation ? Avec Franck Alexandre journaliste spécialisé des questions défense de RFI.Euro 2024 : la France va-t-elle enfin marquer ? La France affronte le Portugal en quarts de finale, après une victoire sans but marqué par les Bleus contre la Belgique. Les Bleus ont-ils leur chance face au Portugal ? Avec Antoine Grognet, envoyé spécial en Allemagne de RFI pour l'Euro 2024.France : le mandat d'arrêt visant Bachar el-Assad est de nouveau bloquéLe Parquet général de Paris conteste le mandat d'arrêt visant le président syrien pourtant validé la semaine dernière par la Cour d'appel de Paris. Pourquoi cette décision est-elle contestée ? Avec Laura Martel, journaliste au service France de RFI.