Podcasts about banque mondiale

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Le débat africain
Les diasporas africaines sont-elles vraiment moteur de développement en Afrique?

Le débat africain

Play Episode Listen Later May 29, 2026 38:59


Elles seraient l'armée secrète de l'Afrique. Leurs cerveaux en exil, leurs milliards dormants, depuis 20 ans, on en parle comme une évidence, les diasporas africaines vont développer le continent africain. Le narratif est séduisant, le récit est puissant mais est-il réaliste ?  Selon la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, les transferts de fonds des diasporas à destination de l'Afrique se situent entre 50 et 100 milliards de dollars, ces dernières années. Des ingénieurs formés à Paris, Londres, New York, prêts à rentrer et tout changer. Le narratif est séduisant, le récit puissant, mais est-il pour autant réaliste ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Serge-Éric Menye, essayiste et consultant, auteur du livre Le mythe des diasporas africaines. La nouvelle utopie pour développer l'Afrique, aux éditions Le Lys Bleu Éditions   Léa Desgranges, fondatrice franco-malgache d'Equit'ABLE Africa, une société d'ingénierie financière permettant aux diasporas d'investir dans des PME à impact en Afrique de l'Ouest   Blaise Gnimassoun, maître de conférences en Sciences économiques à l'Université de Lorraine, et auteur de l'article Diaspora : le potentiel de développement sous-estimé de l'Afrique à consulter sur le site The conversation.com.

Le Trio Économique
213 | FMI, Banque Mondiale et Néolibéralisme !

Le Trio Économique

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 63:46


Dans cet épisode 213 du Trio économique, Vincent Geloso nous parle d'une théorie, répandue autant à droite qu'à gauche, selon laquelle le FMI et la Banque mondiale seraient des entités chargées de pénétrer les pays pour leur imposer le « néolibéralisme ». On parle également de l'efficacité des plans d'aide de ces organisations.Dans la Taverne, on parle un peu du Far West, de s'acheter un ranch et d'aller vivre loin du monde, ainsi que du nouveau boogeyman qu'est le masculinisme. Vincent imite Margaret Thatcher et avoue être excité par elle… On parle aussi de la façon dont on est prisonniers de la Statrix.

TOPFM MAURITIUS
Économie : la Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance à 2,5 % pour Maurice en 2026

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 2:36


Économie : la Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance à 2,5 % pour Maurice en 2026 by TOPFM MAURITIUS

Aujourd'hui l'économie
La guerre en Iran a mis en avant la faiblesse du dollar

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 2:54


À l'occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, la guerre en Iran s'impose comme un sujet central. Au-delà des tensions géopolitiques, le conflit révèle une évolution majeure: l'affaiblissement progressif du rôle du dollar dans le système financier international. C'est un rendez-vous incontournable qui s'ouvre à Washington : les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Mais cette année, le contexte est particulièrement tendu avec la guerre au Proche et Moyen-Orient. Une question s'impose dans les discussions: assiste-t-on à un basculement du système financier international? Car le dollar n'est pas une monnaie comme les autres. C'est la monnaie dominante à l'échelle mondiale. Elle sert à régler une grande partie du commerce international, notamment les échanges de pétrole, et constitue une référence pour les marchés. Les banques centrales du monde entier l'utilisent également comme réserve de valeur. Cette position donne aux États-Unis un pouvoir considérable, notamment via la finance. Grâce au dollar, Washington peut exclure certains pays du système financier international, par exemple à travers les sanctions. Pendant longtemps, cette arme a été redoutable. Être coupé du dollar signifiait être isolé économiquement. À lire aussiPourquoi le dollar perd de sa valeur et ce que cela change pour l'économie mondiale Guerre en Iran: les limites de la puissance du dollar Mais aujourd'hui, ce mécanisme montre ses limites. La guerre en Iran en est une illustration frappante. Malgré des sanctions très lourdes, le pays a continué de vendre son pétrole. Mieux encore : avec les tensions dans le détroit d'Ormuz, Téhéran est parvenu à imposer ses conditions de passage dans cette zone stratégique. Autrement dit, même exclu du système dominé par le dollar, un pays peut continuer à fonctionner. Cela révèle une évolution majeure: la toute  puissance du dollar s'érode progressivement. Pourquoi ? Parce que les pays sanctionnés ont appris à s'adapter. Ils développent des alternatives. L'Iran, par exemple, vend une partie de son pétrole en yuan, la monnaie chinoise. Parallèlement, des réseaux financiers alternatifs se sont développés. Moins visibles, parfois illégaux, mais efficaces. Et surtout, une nouvelle tendance s'impose : l'essor des cryptomonnaies. Ces dernières permettent de transférer de l'argent sans passer par les circuits traditionnels, sans banque centrale, et donc sans dépendre directement du dollar américain. À lire aussiIran: comment les cryptomonnaies permettent aux Gardiens de la révolution de contourner les sanctions Vers un monde financier plus fragmenté? Cette situation pourrait avoir des conséquences durables. En utilisant le dollar comme outil de pression, les États-Unis ont provoqué un effet inattendu : inciter d'autres pays à s'en détacher. C'est ce qu'on appelle la dé-dollarisation. Il ne s'agit pas d'un effondrement brutal du dollar, mais d'une transformation progressive du système. Le monde financier devient plus fragmenté. D'un côté, un système occidental centré sur le dollar et de l'autre, des circuits alternatifs, souvent liés à la Chine. Des solutions alternatives émergent donc, comme les cryptomonnaies. Résultat: moins de règles communes, plus de tensions et davantage d'incertitudes. Un environnement qui fragilise la stabilité de l'économie mondiale.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi XMoney pourrait transformer X en banque mondiale?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 2:03


C'est peut-être le projet le plus ambitieux d'Elon Musk depuis Tesla ou SpaceX. Son nom : XMoney. Derrière ce terme encore flou se cache en réalité une idée radicale : transformer le réseau social X — anciennement Twitter — en une véritable infrastructure financière mondiale... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Info éco
Contre la crise de l'énergie, un G7 inédit avec Banque mondiale, FMI, AIE...

Info éco

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 5:59


La France a organisé une réunion inédite du G7 dans un format jamais vu depuis la création du groupe, en 1975, en y invitant les responsables des banques centrales, l'Agence internationale de l'énergie, le FMI et la Banque mondiale. Un grand coup pour tenter d'endiguer la crise de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.

TOPFM MAURITIUS
La Banque mondiale au chevet du développement aéroportuaire et hydraulique à Rodrigues

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 1:38


La Banque mondiale au chevet du développement aéroportuaire et hydraulique à Rodrigues by TOPFM MAURITIUS

Afrique Économie
Gabon: à Libreville, un nouveau bureau de la SFI pour viser les 400 millions d'investissements

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 2:31


La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé dans les pays en développement, a ouvert le 4 mars 2026 son tout premier bureau au Gabon. Auparavant, les dossiers gabonais étaient pilotés depuis le Cameroun. L'augmentation du portefeuille client au Gabon a amené la SFI à se rapprocher du marché en ouvrant sur place son bureau. Une bonne nouvelle pour le Gabon et surtout pour les opérateurs économiques du secteur privé, dont certains peinent à trouver les financements adéquats pour leur développement. Avec notre correspondant à Libreville, Parmi les invités à la cérémonie du 4 mars, il y avait notamment Mohamed Reslan, patron de la CDG, une fonderie d'acier spécialisée dans la fabrication des fers à béton. L'entreprise a rapidement entamé des discussions avec la SFI pour financer un nouveau projet industriel visant le marché international : « On est en train de voir avec eux pour qu'ils puissent intervenir dans le financement d'un projet qui va faire 90% d'export de produit local. C'est un projet d'exportation pour 40-50 millions de dollars par an. » Également présent à la cérémonie, Loys Olympio, homme d'affaires dans le secteur de la santé. Il estime que l'arrivée de la SFI est une réelle opportunité. « On dit très souvent qu'il est difficile de trouver des financements au Gabon. Donc là, on a l'opportunité d'avoir d'autres types de financements, d'autres types d'accompagnements pour nous, les entrepreneurs. Ça nous rassure de voir qu'ils ont choisi de s'implanter au Gabon de manière durable », souligne l'entrepreneur.  Libreville fait face à une sévère pénurie d'eau. L'État a confié au groupe français Euranove le pilotage d'un projet de construction d'une nouvelle usine d'eau. Armel Messan Sedji, qui travaille sur le projet, confirme des discussions en cours avec la SFI : « Nous avons entamé les discussions avec eux il y a quelques mois. Nous essayons de voir dans quelle mesure le projet que nous portons pour renforcer la capacité de production d'eau peut être accompagné par ce bailleur de fonds. » Énergie, infrastructures, mines... La SFI finance de nombreux secteurs Dahlia Khalifa, directrice de la SFI pour le Nigeria et l'Afrique centrale, qui a effectué le déplacement à Libreville, a rappelé à l'assistance les secteurs clefs financés par l'institution : « L'un des secteurs prioritaires est l'énergie, parce que l'énergie est la clef de toute chose. Il y a aussi en général les infrastructures, y compris le transport et l'industrialisation. Il y a également le secteur minier. Pas uniquement exporter les minerais bruts mais la transformation locale pour plus de plus-value et de création d'emplois au Gabon. » À lire aussiMakhtar Diop (SFI): «Développer des chaînes de valeur régionales en Afrique» Dans les coulisses, des murmures sur les conditions présumées rigides d'accès aux financements de la SFI ont été entendus. Dahlia Khalifa explique que la SFI n'est pas une « une banque classique ». « ​​​​​​​En tant que banque de développement, nous ne sommes pas focalisés uniquement sur le prêt d'argent. Nous faisons également de l'investissement actif et du renforcement des capacités. Nous soutenons les entreprises afin qu'elles puissent se développer pour l'avenir. Et nous disons que nous sommes des partenaires pour la vie », a-t-elle expliqué. La SFI finance déjà plusieurs projets au Gabon, notamment la construction d'un barrage hydroélectrique et la rénovation du chemin de fer transgabonais. Ces financements se chiffrent à 117 millions de dollars aujourd'hui. La SFI vise les 400 millions de dollars. À lire aussiCongo-Brazzaville: la SFI et Bank of Africa s'associent pour financer l'essor des PME

Eco d'ici Eco d'ailleurs
«Champions d'Afrique dans la gestion du risque» - Philip Sigwart, PDG de Baobab (microfinance)

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:22


Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici

Éco d'ici éco d'ailleurs
«Champions d'Afrique dans la gestion du risque» - Philip Sigwart, PDG de Baobab (microfinance)

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:22


Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici

Colloques du Collège de France - Collège de France
Colloque - Stéphane Hallegatte : L'adaptation et la résilience : un défi pour le développement

Colloques du Collège de France - Collège de France

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 28:29


Marc FontecaveChaire Chaire Chimie des processus biologiquesCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : Vivre avec le climat qui change : enjeux et perspectives de l'adaptationL'adaptation et la résilience : un défi pour le développementColloque - Stéphane Hallegatte : L'adaptation et la résilience : un défi pour le développementStéphane HallegateÉconomiste en Chef pour le Climat à la Banque Mondiale, Washington DC

Reportage International
Inde: la fin annoncée de l'extrême pauvreté dans l'État de Kerala suscite le débat

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 2:32


En Inde, le Kerala affirme depuis peu en avoir fini avec l'extrême pauvreté. C'est une première parmi les États d'Inde, un pays qui reste encore souvent associé aux scènes de misère. Le Kerala est un État communiste, avec de fortes politiques publiques dans la santé ou l'éducation. Sur place, certains jugent cependant que l'annonce de la fin de la pauvreté est précipitée. De notre correspondant à Kerala, La maison de Rajan et Jayanthi, au carrelage impeccable, a été inaugurée il y a moins d'une semaine. Le couple, qui habite la région montagneuse et tropicale de Wayanad, en Inde, revient de loin.  « J'étais conducteur d'auto rickshaw. Mais durant le Covid-19, j'ai eu un grave accident. Je suis resté en chaise roulante. Ma femme et mes deux enfants ont été soudainement privés de revenus. Nous survivions dans une cabane, sans espoir. Heureusement, le gouvernement est venu nous aider », raconte Rajan. Grâce au programme d'éradication de la pauvreté, Rajan et Jayanthi achètent une mini-échoppe, puis reçoivent un apport pour construire leur maison. Aujourd'hui, le couple relève la tête, comme d'autres, explique un élu local. « Dans le district, nous avons identifié 118 familles comme extrêmement pauvres. Avec notre aide, 22 ont pu construire une maison, six ont eu des terres à cultiver, 43 ont bénéficié d'aide alimentaire, 14 ont pu trouver un boulot, etc. » Sarojini, une femme isolée, en a aussi bénéficié. « J'ai 60 ans et je travaillais dans l'agriculture, en gagnant un peu plus d'un euro par jour. Désormais employée dans des toilettes publiques, je gagne plus de trois euros. Ça a vraiment changé ma vie. » « Plus personne ne fait face à une pauvreté extrême » Le plan contre la pauvreté du Kerala, encore aujourd'hui dirigé par le Parti Communiste, remonte à 1997. En ce mois de novembre, le dirigeant de cet État du Sud affirme qu'il a atteint cet objectif fondamental. « Il y a 50 ans, les chercheurs nous classaient parmi les États les plus défavorisés de l'Inde. Aujourd'hui, plus personne ne fait face à une pauvreté extrême au Kerala », souligne Pinarayi Vijayan. Mais comment définir la pauvreté extrême ? Si la Banque mondiale se base sur le salaire quotidien, le Kerala mélange critères économiques, sanitaires et alimentaires. L'économiste P. R. Kannan déplore un manque de transparence : « Le Kerala avance, c'est indéniable. Mais avant d'affirmer que la pauvreté a disparu, le gouvernement doit publier ses données, sa méthodologie et les experts qui ont encadré ces statistiques. » Les aides du gouvernement échappent aux personnes isolées Nusrath, une élue de l'opposition à Wayanad, nous a emmenés rencontrer des habitants ignorés, selon elle, par les programmes du gouvernement. « Il y a des gens qui, parce qu'ils sont trop isolés, échappent encore aux aides gouvernementales. Si nous, dans l'opposition, validons que la pauvreté a disparu, les budgets vont disparaître alors qu'ils en ont encore grand besoin ! » Pour l'instant, le gouvernement du Kerala n'a pas clairement répondu aux experts et opposants qui jugent qu'il crie victoire trop rapidement.

Reportage international
Inde: la fin annoncée de l'extrême pauvreté dans l'État de Kerala suscite le débat

Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 2:32


En Inde, le Kerala affirme depuis peu en avoir fini avec l'extrême pauvreté. C'est une première parmi les États d'Inde, un pays qui reste encore souvent associé aux scènes de misère. Le Kerala est un État communiste, avec de fortes politiques publiques dans la santé ou l'éducation. Sur place, certains jugent cependant que l'annonce de la fin de la pauvreté est précipitée. De notre correspondant à Kerala, La maison de Rajan et Jayanthi, au carrelage impeccable, a été inaugurée il y a moins d'une semaine. Le couple, qui habite la région montagneuse et tropicale de Wayanad, en Inde, revient de loin.  « J'étais conducteur d'auto rickshaw. Mais durant le Covid-19, j'ai eu un grave accident. Je suis resté en chaise roulante. Ma femme et mes deux enfants ont été soudainement privés de revenus. Nous survivions dans une cabane, sans espoir. Heureusement, le gouvernement est venu nous aider », raconte Rajan. Grâce au programme d'éradication de la pauvreté, Rajan et Jayanthi achètent une mini-échoppe, puis reçoivent un apport pour construire leur maison. Aujourd'hui, le couple relève la tête, comme d'autres, explique un élu local. « Dans le district, nous avons identifié 118 familles comme extrêmement pauvres. Avec notre aide, 22 ont pu construire une maison, six ont eu des terres à cultiver, 43 ont bénéficié d'aide alimentaire, 14 ont pu trouver un boulot, etc. » Sarojini, une femme isolée, en a aussi bénéficié. « J'ai 60 ans et je travaillais dans l'agriculture, en gagnant un peu plus d'un euro par jour. Désormais employée dans des toilettes publiques, je gagne plus de trois euros. Ça a vraiment changé ma vie. » « Plus personne ne fait face à une pauvreté extrême » Le plan contre la pauvreté du Kerala, encore aujourd'hui dirigé par le Parti Communiste, remonte à 1997. En ce mois de novembre, le dirigeant de cet État du Sud affirme qu'il a atteint cet objectif fondamental. « Il y a 50 ans, les chercheurs nous classaient parmi les États les plus défavorisés de l'Inde. Aujourd'hui, plus personne ne fait face à une pauvreté extrême au Kerala », souligne Pinarayi Vijayan. Mais comment définir la pauvreté extrême ? Si la Banque mondiale se base sur le salaire quotidien, le Kerala mélange critères économiques, sanitaires et alimentaires. L'économiste P. R. Kannan déplore un manque de transparence : « Le Kerala avance, c'est indéniable. Mais avant d'affirmer que la pauvreté a disparu, le gouvernement doit publier ses données, sa méthodologie et les experts qui ont encadré ces statistiques. » Les aides du gouvernement échappent aux personnes isolées Nusrath, une élue de l'opposition à Wayanad, nous a emmenés rencontrer des habitants ignorés, selon elle, par les programmes du gouvernement. « Il y a des gens qui, parce qu'ils sont trop isolés, échappent encore aux aides gouvernementales. Si nous, dans l'opposition, validons que la pauvreté a disparu, les budgets vont disparaître alors qu'ils en ont encore grand besoin ! » Pour l'instant, le gouvernement du Kerala n'a pas clairement répondu aux experts et opposants qui jugent qu'il crie victoire trop rapidement.

Aujourd'hui l'économie
Réunions du FMI: le Sénégal veut regagner la confiance des bailleurs internationaux

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 15, 2025 2:38


Alors que s'ouvrent à Washington les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale, le Sénégal espère renouer avec l'institution internationale. Après l'éclatement de « l'affaire de la dette cachée », le président Bassirou Diomaye Faye tente de restaurer la confiance financière tout en affirmant sa souveraineté économique. La capitale américaine accueille depuis mardi 14 octobre les réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Un rendez-vous crucial pour le Sénégal, en pleine tourmente budgétaire. Le pays se trouve à un tournant de sa trajectoire économique : transparence, dette publique et crédibilité de l'exécutif sénégalais mené par Bassirou Diomaye Faye sont au cœur des discussions. Voilà plusieurs mois que le président et son gouvernement négocient avec le FMI pour tenter de sortir d'une impasse financière. La dette publique atteint aujourd'hui 119 % du PIB, le chômage les 20 %, et la pauvreté touche plus d'un tiers de la population. À lire aussiSénégal: un an après son arrivée au pouvoir, quel bilan économique pour Bassirou Diomaye Faye? L'affaire de la « dette cachée » a brisé la confiance La rupture avec le FMI s'est produite à la suite d'une révélation choc. Au lendemain de son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye a rendu publics les comptes de l'État. Des audits ont alors mis au jour près de 7 milliards de dollars de dette non déclarée durant l'ancienne présidence : l'affaire « de la dette cachée ». Conséquence directe, le FMI a gelé ses décaissements et suspendu son programme d'aide de près de deux milliards de dollars, plongeant le pays dans une crise de confiance vis-à-vis des investisseurs. Depuis, les autorités sénégalaises veulent démontrer leur bonne foi : création d'une base de données centralisée sur la dette, renforcement des organes de contrôle et volonté affichée de transparence. Convaincre le FMI sans perdre sa souveraineté L'objectif de la délégation sénégalaise à Washington est désormais clair : convaincre le FMI d'ouvrir un nouvel accord de financement. Sans ce feu vert, les investisseurs internationaux resteront prudents, et le pays devra continuer à se financer sur les marchés régionaux. Déjà, le Sénégal a levé près de 3 000 milliards de francs CFA sur le marché ouest-africain, dont 450 milliards récemment via un appel public à l'épargne. Le gouvernement joue donc la carte d'un financement mixte, entre aide internationale et ressources internes, en misant sur les futures recettes pétrolières pour ramener le déficit à 3 % du PIB d'ici à 2027. Un pari salué pour l'heure par la directrice du FMI. Si les négociations aboutissaient, Dakar pourrait revendiquer un double succès : rétablir la confiance internationale tout en préservant sa dignité économique. À défaut, le Sénégal resterait dépendant des marchés régionaux. Tout l'enjeu pour Bassirou Diomaye Faye consiste désormais à obtenir le soutien du FMI sans donner l'impression d'une mise sous tutelle économique.

Aujourd'hui l'économie
Argentine: à l'heure où la tronçonneuse de Javier Milei cale, Washington part à la rescousse

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 3:17


Washington a annoncé un soutien financier massif à Buenos Aires. Une aide de 20 milliards de dollars pour stabiliser le peso et donner un peu d'air à un président argentin en pleine tourmente. À son arrivée au pouvoir, il y a un an et demi, le président argentin Javier Milei avait promis un traitement de choc. Sa « tronçonneuse » contre les dépenses publiques et son austérité radicale avaient rapidement porté leurs fruits: l'inflation mensuelle, qui dépassait 20 %, a été divisée par trois en quelques mois. De quoi lui valoir les félicitations du FMI et de la Banque mondiale. Mais derrière ces chiffres encourageants, la réalité sociale s'est vite assombrie. La consommation s'est effondrée, le chômage a augmenté et les salaires réels ont reculé. Les classes moyennes, déjà fragilisées, se disent sacrifiées, tandis que l'investissement privé tarde à repartir. À lire aussiArgentine: un an après son arrivée au pouvoir, quel bilan économique pour Javier Milei Pression sur le peso et fuite vers le dollar À ces difficultés s'ajoute une politique monétaire ultra-restrictive, avec des taux d'intérêt exorbitants qui paralysent le crédit. Les revers électoraux du gouvernement ont, en outre, sapé la confiance des investisseurs. Résultat : les Argentins se sont précipités sur le dollar, accentuant la crise du peso. Pour contenir cette spirale, la Banque centrale a dû puiser dans ses réserves de devises, au risque de compromettre le remboursement de la dette. Affolés, les marchés ont exigé des garanties, poussant Buenos Aires à chercher de l'aide extérieure. Trois défis pour Javier Milei La Banque mondiale a accéléré un programme de soutien de 4 milliards de dollars, et les États-Unis ont mis 20 milliards sur la table. De quoi redonner un peu de souffle à l'économie et rassurer, temporairement, les investisseurs. Mais ce répit reste fragile. Trois épreuves attendent désormais le président argentin : politique, avec la nécessité de trouver des alliés sans majorité parlementaire ; sociale, face au risque d'une contestation grandissante des classes moyennes appauvries ; et financière, avec l'urgence de reconstituer les réserves en dollars, notamment grâce aux exportations. Pour Javier Milei, l'heure est peut-être venue de ranger la tronçonneuse et de montrer qu'il peut bâtir, pas seulement couper.

Entendez-vous l'éco ?
Le "score d'efficacité des paysages" de la Banque mondiale : une notion néocoloniale

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 4:19


durée : 00:04:19 - Le Fil éco - Les terres des pays du Sud sont-elles mal utilisées par leurs habitants ? Mais ne peut-on pas y voir une approche néocoloniale de ces questions ? - réalisation : Nicolas Berger - invités : Arnaud Orain Historien, économiste, directeur d'études à l'EHESS et producteur du "Fil éco" sur France Culture

Afrique Économie
L'Éthiopie, grande absente du classement par revenus de la Banque mondiale

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 24, 2025 2:16


L'Éthiopie ne figure pas dans le classement récemment publié par la Banque mondiale qui renseigne chaque année les pays du monde selon leur revenu national brut par habitant. Sur les 218 États du rapport, seul le Venezuela est dans la même situation. Une décision qui peut avoir des conséquences sur l'économie éthiopienne. De notre correspondante à Addis-Abeba, C'est une première depuis 1987 : l'Éthiopie est suspendue du classement annuel de la Banque mondiale. En cause, d'après l'institution : l'impossibilité, pour ses experts, de récolter des données fiables. Getachew Alemu, économiste à l'Union africaine, explique cette méthode de calcul : « Pour son classement, la Banque mondiale se réfère au revenu national par habitant. Celui de l'Éthiopie est d'abord calculé en dollars américains. Pour l'établir, un processus de conversion est donc nécessaire. Il s'agit d'utiliser le taux de change, pour convertir le revenu national brut calculé en dollars ». Mais aujourd'hui, « la Banque mondiale affirme qu'à l'heure actuelle, le taux de change n'est pas stabilisé. Et l'écart entre le taux de change officiel et le taux de change parallèle persiste », précise-t-il. Des prêts plus difficiles à obtenir L'institution financière a donc préféré suspendre l'Éthiopie pour « limiter le risque d'utilisation d'un indicateur potentiellement trompeur », a fait savoir son bureau d'Addis-Abeba. Pour Kiflu Molla, économiste en charge de l'Éthiopie au sein de l'International Growth Centre, basé à Londres, cette suspension n'est pas exempte de conséquences. « La classification est importante pour plusieurs raisons. Entre autres, elle détermine l'éligibilité d'un pays à l'élaboration d'un financement pour obtenir une aide ou des prêts à faible taux d'intérêt », explique l'expert. Getachew Alemu confirme : la suspension de l'Éthiopie pourrait compliquer son accès à des prêts. « Si vous êtes un pays à faible revenu, vous êtes éligible à des prêts concessionnels. Cela signifie des taux d'intérêt plus bas et une durée de remboursement globale plus longue », souligne-t-il. Un mauvais signal envoyé aux investisseurs Plus globalement, l'absence de l'Éthiopie dans le classement de la Banque mondiale n'envoie pas un bon signal aux investisseurs, ajoute Kiflu Molla. « Ils peuvent avoir l'impression que le pays ne dispose pas de données fiables ou que son économie n'est pas stable. Les investisseurs pourraient penser que le pays est très pauvre et ne pas le considérer comme une destination d'investissement viable. Le gouvernement doit donc s'efforcer à clarifier les choses », pointe encore l'économiste. La suspension temporaire de l'Éthiopie n'a en tout cas pas entaché la confiance que lui accorde la Banque mondiale. Le 5 juillet dernier, l'institution a signé un accord de financement avec le pays d'un montant d'un milliard de dollars. À lire aussiÉthiopie: un an après l'ouverture du secteur bancaire aux banques étrangères

Aujourd'hui l'économie
Investissements étrangers: la Banque mondiale alerte sur une chute historique dans les pays en développement

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 18, 2025 3:14


La Banque mondiale alerte sur un recul historique des investissements directs étrangers dans les pays émergents. L'Afrique n'est pas épargnée, avec des chutes marquées en Égypte, en Angola ou en Afrique centrale. Un phénomène inquiétant qui menace la croissance et les infrastructures. Décryptage. Les investissements directs étrangers (IDE) vers les pays émergents et en développement ont atteint en 2023 leur plus bas niveau depuis 2005. C'est le constat dressé par la Banque mondiale dans son dernier rapport. Ces flux de capitaux — injectés par des entreprises pour implanter usines, services ou projets — se sont limités à 435 milliards de dollars l'an dernier, soit à peine 2 % du PIB de ces pays. Un effondrement spectaculaire quand on sait qu'ils représentaient plus de 5 % du PIB en 2008. La tendance n'épargne pas les économies plus avancées, mais elle frappe avec particulièrement les pays en développement, qui dépendent fortement de ces flux pour financer leur croissance, leurs infrastructures ou leur transition énergétique. L'Afrique, première victime de la chute Le continent africain illustre à lui seul cette dynamique globale. L'Afrique du Nord a vu ses IDE chuter de 12 % en 2023, et l'Afrique centrale de 17 %. L'Égypte, longtemps l'un des plus gros récipiendaires d'IDE sur le continent, a connu une baisse brutale après un pic en 2022. Et l'Angola affiche un signal encore plus inquiétant : les flux d'IDE y sont devenus négatifs, c'est-à-dire que les filiales étrangères retirent plus de capitaux qu'elles n'en investissent. Malgré ce tableau sombre, quelques exceptions subsistent. La Mauritanie, par exemple, continue d'attirer de grands projets liés à l'hydrogène vert. Mais ce sont des cas isolés dans un contexte global de désengagement. Des causes multiples : incertitude, dette et inertie politique Pourquoi une telle désaffection ? La Banque mondiale identifie plusieurs freins majeurs. D'abord, l'incertitude géopolitique, qui a atteint son niveau le plus élevé depuis le début du siècle, refroidit considérablement les investisseurs. Ensuite, la montée du protectionnisme sape les fondements du commerce international. À cela s'ajoute la dette publique élevée dans de nombreux pays en développement, qui réduit la marge de manœuvre pour accueillir et sécuriser des investissements. Enfin, la stagnation des réformes structurelles dans plusieurs économies émergentes empêche toute amélioration durable du climat des affaires. Face à ces défis, la Banque mondiale propose une série de recommandations. Premièrement, améliorer le climat des affaires et lever les obstacles réglementaires afin de restaurer l'attractivité des pays concernés. Deuxièmement, favoriser les projets qui génèrent une forte valeur ajoutée locale et de l'emploi. Mais surtout, l'institution insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale : relancer les traités commerciaux, réduire les barrières aux échanges et accompagner les réformes à travers une aide technique et financière. Car derrière ces flux de capitaux, il y a plus qu'un enjeu économique. Attirer les investissements, c'est donner une chance au développement, à la transition énergétique, et à la stabilité sociale de ces pays.

Invité Afrique
Ousmane Diagana: «Les tensions géopolitiques freinent l'assistance financière aux pays qui en ont le plus besoin»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 13, 2025 15:05


En Afrique, l'assistance financière des pays riches diminue depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis, c'est ce que reconnaît la Banque mondiale. Mais il y a quand même des pays qui vont afficher, cette année, un bon taux de croissance. Par ailleurs, la rupture entre les trois membres de l'Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) et la Cédéao n'est pas totale, constate la Banque mondiale, qui espère que l'interconnexion des réseaux électriques entre le Sahel et les pays côtiers va pouvoir se poursuivre. Ousmane Diagana est le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, la Banque mondiale affirme que l'incertitude obscurcit l'horizon. Qu'est-ce qui vous inquiète le plus pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ? Est-ce que c'est la hausse des droits de douane ? Est-ce que c'est la suspension de l'aide au développement ? Ousmane Diagana : Il est vrai que les dynamiques politiques qu'on observe à travers le monde et les tensions sur le plan géopolitique impactent sur la mobilisation de l'assistance financière pour les pays qui en ont le plus besoin. Et bien entendu, beaucoup de ces pays sont en Afrique de l'Ouest. Il est clair que, par conséquent, si l'assistance financière diminue la capacité de faire en sorte que les populations puissent avoir accès à de meilleurs services et que les pays se développent, cela devient problématique.Alors vous dites que l'assistance financière va diminuer… Pour cette année et l'an prochain, la Banque mondiale révise à la baisse de 0,5 point le taux de croissance des pays d'Afrique subsaharienne. Est-ce que c'est justement à cause de cette « tempête Donald Trump » ? Vous savez, les chocs exogènes divers qui se sont accumulés sur ces dernières années, leurs effets n'ont pas totalement disparu. Il est clair également aussi que, lorsqu'on parle d'une diminution de la croissance, ça varie d'un pays à l'autre. Il y a des pays, grâce aux réformes importantes qui ont été conduites récemment, qui ont vu leur taux de croissance augmenter. On peut donner le cas du Nigeria. On peut donner le cas de pays comme la Côte d'Ivoire, qui, sur ces six, sept dernières années, ont mis en place des réformes robustes qui voient également leur niveau de croissance augmenter. Par contre, il y a d'autres pays effectivement où ça stagne.Alors, vous soulignez les bonnes performances économiques au Nigeria et en Côte d'Ivoire. Mais d'après votre dernier rapport, je crois qu'il y a d'autres pays qui tirent leur épingle du jeu dans votre zone : le Sénégal, la Guinée-Conakry, le Bénin, le Niger, avec des taux de croissance supérieurs à 6 % cette année, c'est ça ? Exactement. Je n'ai cité que deux pays, mais en Afrique de l'Ouest, beaucoup de pays sont engagés résolument dans des réformes appropriées, qui produisent des résultats. On voit le développement des infrastructures, une classe moyenne qui se développe grâce aussi au dynamisme du secteur privé. Et notre approche aujourd'hui au niveau de la Banque mondiale, c'est de faire en sorte qu'on continue à renforcer les fondations, c'est-à-dire investir dans les infrastructures, investir dans l'agriculture et la transformation des produits agricoles, investir sur le capital humain. Et je pense que les pays que vous avez cités, parmi d'autres encore, sont ceux qui sont en train justement d'être sur cette voie.En Afrique subsaharienne, on sait que la Banque mondiale est l'une des principales sources de financement. En 2020, la Banque mondiale a mobilisé 38 milliards de dollars pour les 22 pays de votre zone. En 2023, grâce à votre action, elle est passée à 53 milliards de dollars. Aujourd'hui, on en est où ? Oui, on est presque à 58 milliards de dollars pour les 22 pays de l'Afrique occidentale et l'Afrique centrale. Et finalement, c'est vraiment la promotion de l'intégration régionale qui est une solution de développement extrêmement importante pour les pays de l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique du Centre.Et du coup, la sortie des trois pays de l'AES [Alliance des États du Sahel] de la Cédéao, cela doit vous inquiéter, non ? Alors on avait toujours des projets régionaux, surtout pour ce qui concerne le développement des corridors d'infrastructures, mais également des programmes d'énergie qui sont des projets sous-régionaux. Et nous espérons que ces types de programmes vont continuer. Et je crois que tout le monde comprend que l'interdépendance entre des pays d'une même zone doit faire en sorte que les solutions de développement soient pragmatiques et que le dialogue et la coopération entre les différents pays soient poursuivis et renforcés.Donc, vous espérez que l'interconnexion des réseaux électriques va se poursuivre entre les douze pays actuels de la Cédéao et les trois pays nouveaux de l'AES ?Nous avons des projets en cours qui ont soutenu cela depuis très longtemps et nous avons l'intention de maintenir ce type de programme-là et de le renforcer. Donc oui, les financements régionaux, ce sont des solutions extrêmement efficaces et nous espérons que les pays vont, dans un esprit de partenariat et de solidarité, faire en sorte que ces types de programmes soient maintenus et renforcés.

Aujourd'hui l'économie
Les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale s'ouvrent avec l'ombre de Donald Trump

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Apr 21, 2025 3:29


Les Réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale commence ce lundi à Washington. Durant cet événement notamment, les acteurs de l'économie de tous les pays se réunissent pour parler de l'état de l'économie mondiale. Sans surprise, cette édition va être marquée par la politique commerciale de Donald Trump. Décryptage. Depuis son retour à la Maison Blanche il y a moins de 100 jours, c'était le 20 janvier, Donald Trump a relancé la guerre commerciale contre pratiquement tous les pays du globe. On le rappelle, tous les produits qui entrent aux États-Unis sont taxés à hauteur de 10%. Cela monte jusqu'à 145% sur certaines importations chinoises. Pékin ne s'est pas fait attendre pour répondre avec une taxation de 125% sur les produits américains. Bref, cette escalade entre les deux premières économies mondiales a des conséquences pour la planète toute entière, ce qui inquiète et le Fonds monétaire international, et la Banque mondiale. Croissance mondiale affectée  La directrice générale du FMI l'explique elle-même mais elle reste modérée. Kristalina Georgieva estime aujourd'hui que l'incertitude sur les politiques commerciales mondiales est "hors norme”. Selon plusieurs études du FMI justement, le taux effectif moyen des droits de douane américains atteint désormais environ 20%. Et les conséquences sont très concrètes. Par exemple. le dollar s'affaiblit alors qu'il est perçu comme une valeur refuge. Et puis la croissance américaine en souffre. D'après le Peterson Institute, elle devrait tomber à 0,1% cette année. C'est loin de ce qui était envisagé il y a encore quelques semaines, à savoir 2,5%. Une tendance qui va irrémédiablement avoir un impact sur la croissance mondiale.  À lire aussiLe coût des mesures douanières de Donald Trump à l'échelle mondialeToujours d'après la directrice du FMI, il faut se préparer à revoir sa copie car l'institution financière prévoit désormais une révision à la baisse des perspectives économiques mondiales. Le rapport devrait justement être publié cette semaine. Si en janvier, avant l'investiture de Donald Trump, la croissance mondiale pour 2025-2026 était estimée à 3,3%, elle devrait diminuer. Ce chiffre semble aujourd'hui optimiste voire irréaliste car la croissance de la planète aurait dû être stimulée par celle des États-Unis. Or, on l'a dit, elle devrait être pratiquement atone. Un multilatéralisme mis à mal Ce n'est presque plus à prouver, Donald Trump a une vision assez personnelle du multilatéralisme. Le problème, c'est que les États-Unis sont les premiers actionnaires du FMI. Le pays est aussi essentiel dans le fonctionnement de la Banque mondiale puisqu'il y est représenté via 17% des capitaux de l'institution. Et lorsque l'administration Trump remet en cause son rôle dans l'activité de ces deux instances, c'est en effet tout un pan de l'économie mondiale qui est en sursis. À lire aussiSur la piste d'une machine à café pour comprendre les effets des taxes douanières de TrumpL'aide au développement est un secteur très affecté. D'après l'OCDE, elle a diminué de 7% l'an passé. Cette année, elle devrait encore baisser, entre -9 et -17%. Concrètement ce sont des dizaines de milliards d'euros en moins. Les patrons du FMI et de la Banque mondiale appellent ainsi à des réformes profondes de l'économie, plus équilibrée, plus résiliente, avec une priorité: continuer à dialoguer avec toutes les parties, même les États-Unis. Mais pour échanger, il faut être deux, et Donald Trump ne compte visiblement pas faire partie de la discussion.

Afrique Économie
Présidentielle au Gabon: la question de la dette, un débat de la campagne électorale

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Apr 9, 2025 2:21


À deux jours de la présidentielle du 12 avril, huit candidats, dont le chef de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, sont en lice pour un septennat à la tête du pays. Son principal adversaire, Alain-Claude Bilie-By-Nze, n'hésite pas à l'attaquer sur les sujets de gestion financière et de dette en particulier, ce qui lui vaut une réponse musclée. Depuis qu'il est en campagne pour le poste de président du Gabon, Alain-Claude Bilie-By-Nze lâche ses coups contre la transition, qu'il accuse de gestion financière dispendieuse et mensongère. Encore en début de semaine sur la chaîne Africa 24, il a affirmé : « Les pouvoirs publics actuels ne donnent pas la vérité. Il y a de la dette cachée, il y a de la dette intérieure non comptabilisée, de la dette extérieure vis-à-vis notamment de fonds vautour, non comptabilisée. Il y a des dettes contractées pour acquérir des parts dans des entreprises dont personne ne connait le niveau exact de l'actionnariat. » Et d'ajouter : « Il faut voir clair dans cette question d'endettement. La dette gabonaise a aussi un problème, c'est qu'on s'endette pour financer le fonctionnement. »Alain-Claude Bilie-By-Nze parle de 8 500 milliards de francs CFA de dettes quand, selon les chiffres du gouvernement, elle vient de descendre en dessous des 7 000 milliards de francs CFA. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le niveau d'endettement est de 67% du PIB. Plutôt de 54%, disent les autorités qui refusent d'y inclure des arriérés comme les retraites et les soldes des fonctionnaires. Ces attaques, de la part du dernier Premier ministre d'Ali Bongo, lui valent des réponses musclées des soutiens de la transition.« Ceux qui se plaignent aujourd'hui ont habitué les Gabonais à des postures fallacieuses, arrogantes. Quand on a un bilan comme le leur, comme lorsque nous arrivons en septembre 2023 avec le président Oligui Nguema, et qu'il y a des échéances de dettes qui ne sont pas remboursées… Le Gabon était au ban de la communauté internationale parce qu'il ne tenait plus ses engagements internationaux », répond la ministre de la Communication, Laurence Ndong, et porte-parole du candidat Oligui Nguema. « La première chose qui a été faite a été de rembourser ces échéances de dette. On a trouvé un pays endetté à 7 500 milliards, une dette creuse pour laquelle on a vu aucune infrastructure [réalisée, NDLR]. Donc, aujourd'hui, le Gabon tient ses engagements en matière de dette. Tous nos bailleurs ont été remboursés », met-elle en avant.Depuis le 1ᵉʳ septembre 2023, le remboursement de la dette a absorbé 45,6% des ressources de l'État. Le Gabon a notamment réglé la Banque mondiale, malgré un retard très médiatisé. Une source au fait du dossier se dit « bien moins alarmiste qu'il y a 18 mois ». « Les grands bailleurs viendront et ils ne vont rien nous imposer », a déclaré à la télévision Brice Clotaire Oligui Nguema. Les agences de notation demeurent toutefois perplexes : l'agence Fitch a baissé sa note en janvier, inquiète particulièrement de fortes dépenses budgétaires et sociales. Elle anticipe un retour du FMI dans le pays d'ici à la fin de l'année.À lire aussiPrésidentielle au Gabon: la campagne est entrée dans la dernière ligne droite

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Amadou Hott, ancien ministre de l'Économie du Sénégal : «Pourquoi je veux présider la BAD»

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Play Episode Listen Later Mar 14, 2025 48:30


Amadou Hott, ancien ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération du Sénégal est notre grand invité de l'économie. Au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique), il dévoile son programme en vue de l'élection à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD). Aux côtés du Mauritanien Sidi Ould Tah, de la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala, du Zambien Samuel Munzele Maimbo et du Tchadien Mahamat Abbas Tolli, il fait partie des cinq candidats qui briguent la succession du Nigérian Akinwumi Adesina. Dans cet entretien, Amadou Hott, ancien vice-président de la BAD chargé de l'Énergie, de la Croissance verte et du Changement climatique, livre ses recettes pour assurer un financement pérenne des économies africaines en s'appuyant davantage sur le secteur privé et la recherche de ressources propres. Il donne son sentiment sur la situation géopolitique internationale, le poids des États-Unis et de la Chine. Et il est interrogé sur la situation budgétaire du Sénégal au coeur d'une polémique sur l'état des comptes publics hérité de la présidence de Macky Sall.Revivez nos entretiens avec les grands invités de l'économie sur RFI.

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Amadou Hott, ancien ministre de l'Économie du Sénégal : «Pourquoi je veux présider la BAD»

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Play Episode Listen Later Mar 14, 2025 48:30


Amadou Hott, ancien ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération du Sénégal est notre grand invité de l'économie. Au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique), il dévoile son programme en vue de l'élection à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD). Aux côtés du Mauritanien Sidi Ould Tah, de la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala, du Zambien Samuel Munzele Maimbo et du Tchadien Mahamat Abbas Tolli, il fait partie des cinq candidats qui briguent la succession du Nigérian Akinwumi Adesina. Dans cet entretien, Amadou Hott, ancien vice-président de la BAD chargé de l'Énergie, de la Croissance verte et du Changement climatique, livre ses recettes pour assurer un financement pérenne des économies africaines en s'appuyant davantage sur le secteur privé et la recherche de ressources propres. Il donne son sentiment sur la situation géopolitique internationale, le poids des États-Unis et de la Chine. Et il est interrogé sur la situation budgétaire du Sénégal au coeur d'une polémique sur l'état des comptes publics hérité de la présidence de Macky Sall.Revivez nos entretiens avec les grands invités de l'économie sur RFI.

Invité Afrique
Rémy Rioux (AFD): «L'Europe est fière de sa place dans le monde du financement du développement»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 26, 2025 16:20


Les acteurs du développement sont sous le choc, après la décision de Donald Trump de supprimer l'agence états-unienne USAID. Ce mercredi, les 529 banques publiques de développement que l'on compte dans le monde se retrouvent au Cap, en Afrique du Sud, à l'occasion du sommet « Finance en commun », que préside le Français Rémy Rioux, directeur général de l'AFD, l'Agence française de développement. « Oui, la décision américaine est un choc, mais c'est aussi le signe qu'il faut changer de politique », affirme Rémy Rioux. En ligne du Cap, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : ce mercredi, vous présidez au Cap, en Afrique du Sud, le sommet annuel de « Finances en commun » qui réunit les 529 banques publiques de développement du monde entier. Mais vous savez que l'aide au développement n'a pas toujours bonne presse. Comment rapprocher vos banques de développement des citoyens ?  Rémi Rioux : Alors oui, je suis très honoré qu'on réunisse 2500 personnes aujourd'hui au Cap pendant trois jours. 350 invités de haut rang qui viennent intervenir et parler effectivement de la transformation en cours du monde du financement du développement. On a lancé cette initiative au cœur du COVID en 2020 et ça marche très très bien. L'idée est très simple en fait, c'est rassembler toutes les banques publiques de développement du monde. Effectivement, vous avez raison, il y en a plus de 500, ce n'est pas seulement l'AFD ou la Banque Mondiale, les banques internationales, c'est surtout aller chercher les banques nationales, celles qui font la transformation de leur propre pays. On est tous là parce que, oui, la France a une belle grande ambition internationale de coopération pour le climat, pour l'égalité entre les femmes et les hommes, pour la croissance verte. Et ça produit beaucoup de résultats. Ce sont des centaines et des centaines d'institutions financières qui font des prêts, des investissements, voilà tous ceux qui ne veulent pas laisser tomber la coopération internationale dans ce monde dangereux où nous sommes.  Alors comme vous le dites, les temps sont durs, la suppression de l'USAID par Donald Trump, la nette diminution de l'aide publique de la France par François Bayrou est ce que c'est le signe que la solidarité internationale est en crise.  Alors, je crois que tout le discours de l'aide, en fait, est maintenant en train de s'effacer. Je crois et c'est très précisément ce que nous faisons ici à FiCS, à « Finances en commun » que nous sommes en train de passer dans un discours d'investissement, d'investissement solidaire et durable. C'est le mot même du président de la République Emmanuel Macron depuis des années. Et ça veut dire quelque chose, évidemment, un investissement, ça veut dire qu'on croît dans les pays dans lesquels on intervient au point d'y investir. Et puis, investissement, ça veut dire qu'on en attend bien sûr un retour. Donc oui, vous avez raison. Je crois que ce qui se passe aux États-Unis d'Amérique, c'est un choc, évidemment, et c'est aussi un signe que tout ce monde du financement du développement est en train de se transformer, avec le changement du monde et les attentes de nos populations. Je crois que nous l'avons capté. Nous l'avons depuis cinq ans même, mis en forme, nous l'organisons avec ce sommet ici au Cap.  Du côté des États-Unis, l'USAID représentait quelque 40% de l'aide au développement mondial. Alors du coup, est-ce que l'aide mondiale va diminuer de 40% ou est-ce que le vide va être comblé par notamment l'Union européenne et la Chine ?  Non, je me permets de vous corriger, Christophe Boisbouvier, l'aide américaine, c'est 60 milliards. L'aide publique au développement total telle que déclarée à l'OCDE, c'était 225 milliards l'année dernière. Donc, voyez, on n'est pas du tout sur 40%, et il y avait en vérité entre les États-Unis et l'Europe une sorte de deal, c'est-à-dire les États-Unis faisaient 40%, mais des dépenses de défense et des dépenses humanitaires qui ne sont qu'une fraction de ce qu'on appelle l'aide au développement.  Et les 40% que les Américains apportaient dans l'aide humanitaire mondiale, comment ce vide va-t-il être comblé alors ?  Alors ça, c'est une question qu'il faut poser bien sûr aux gouvernements d'abord de tous les pays du monde. Donc, c'est d'ailleurs pour cela que nous sommes ici avec le G 20. Il est un petit peu tôt pour répondre, mais je tiens à dire quand même que la place de l'Europe, dans ce monde du financement du développement, c'est quelque chose dont nous devons être fiers.  Du côté de la France, l'APD, l'aide publique au développement va baisser cette année de 15% à l'heure où les pays européens doivent doubler leur budget militaire, hein, pour faire face à la nouvelle alliance Trump-Poutine, est-ce que l'aide publique au développement ne risque pas de disparaître tout simplement d'ici à 2030 ?  Il faut plus de moyens pour l'action internationale. Vous avez raison, c'est vrai, dans le domaine de la défense, la guerre est en Ukraine évidemment, mais il faut marcher sur ses deux jambes. Et je crois qu'il faut aussi garder une capacité significative pour se lier positivement avec nos partenaires, ceux qui veulent coopérer avec la France. Et les deux sont d'ailleurs liés puisque vous savez, l'AFD par exemple, à un mandat en Ukraine pour appuyer les municipalités ukrainiennes pour faire face aux disruptions qu'entraîne la guerre sur leurs territoires. Donc il ne faut pas opposer les 2. Puis sur les financements de la France, je vous renvoie simplement aux propos du Premier ministre François Bayrou qui, dans son discours de politique générale, a indiqué bien sûr que toutes les politiques publiques devraient contribuer au rétablissement des comptes publics, mais qu'il examinerait à partir de 2025, comment reprendre une trajectoire positive pour le financement du développement.  À lire aussiLa France crée une commission d'évaluation de son aide publique au développement

Aujourd'hui l'économie
Les défis de la transition agricole dans les pays du Sud

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 25, 2025 3:27


L'agriculture est à l'honneur jusqu'à dimanche à Paris dans le cadre de son salon international. Une grande partie du globe, à savoir les pays du Sud, doivent faire face à un défi crucial : le financement de la transition agricole. Décryptage. Il n'y a pas d'autres manières que de le dire, l'agriculture est un secteur essentiel pour la planète puisque d'après l'ONU, près de 870 millions de personnes y travaillent. Cela représente tout de même un Terrien sur dix. En Afrique, par exemple, on estime que 70 % de la population en dépend. Ces pays dits du Sud sont ainsi indispensables pour subvenir aux besoins alimentaires mondiaux. Mais ils sont aussi et surtout les premiers concernés par le changement climatique et la dégradation des ressources naturelles. Cela les oblige à s'adapter pour faire face à ce phénomène, continuer de nourrir la planète, sans oublier d'assurer leur propre sécurité alimentaire.  Équilibre à trouver Ce n'est pas si simple, car très souvent, pour ne pas dire tout le temps, il faut arbitrer entre limiter l'impact environnemental des cultures et produire davantage. L'un des constats majeurs, c'est que les petits producteurs de ces pays sont des maillons indispensables des filières agricoles. Pour autant, ils sont souvent exclus des financements plus globaux. Pour une véritable mise en pratique, il faudrait par exemple mettre en place de mécanisme de microfinance adaptés aux réalités du terrain. C'est ce que préconise notamment la FARM, la fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde. On peut penser à des crédits aux agriculteurs ou encore donner plus d'importance aux coopératives. Ces structures peuvent jouer le rôle d'intermédiaire entre les producteurs et les financeurs, avec un accompagnement de leurs adhérents à l'éducation financière pour mieux appréhender ces changements. À lire aussiBurkina Faso: l'étude d'impact du compost par des cultivatrices en région Nord récompensée par la FarmL'argent, nerf de la guerre Aujourd'hui, ce sont 540 milliards de dollars qui sont destinés au soutien des producteurs agricoles de ces pays. Pourtant, d'après un rapport de plusieurs organes des Nations Unies, 87 % de ce montant est inefficace. Ça ne marche pas car c'est de l'argent qui est soit mal utilisé soit mal distribué. En effet, ces subventions créent un effet de distorsion sur les prix. Concrètement, elles faussent les prix des denrées alimentaires. Et puis cet argent n'est pas toujours déployé où il y a des besoins. Exemple concret avec l'Afrique : malgré le poids de l'agriculture dans l'économie du continent qui représente tout de même un tiers de son PIB, elle reste sous-financée, avec seulement 3 % des crédits à l'économie alloués à ce secteur. L'agroécologie, solution viable ? L'une des réponses à ces enjeux est de mobiliser des investisseurs privés afin de mettre en place des partenariats publics - privés. Mise en pratique bien concrète avec l'investissement de grandes entreprises agro-alimentaires dans les pays du Sud. Mais encore faut-il que leurs projets prennent en compte et les besoins locaux, et les critères de durabilité. Car en fil rouge, comme une épée de Damoclès, il y a le changement climatique. L'une des pistes vantées depuis des dizaines d'années, c'est l'agroécologie. Concrètement, en privilégiant par exemple des engrais verts, en opérant une rotation des cultures, en limitant le travail du sol, en conservant ou en replantant des arbres dans les parcelles. Cela signifie d'après les études, une productivité élevée couplée à une réduction de l'empreinte environnementale. Pratique peu généralisée aujourd'hui car l'agro-industrie et l'ensemble des acteurs qui font les marchés agricoles, des banquiers aux négociants, ne parlent pas toujours de la même chose et n'ont très souvent pas les mêmes objectifs ! À lire aussiTransition de l'agriculture africaine: comment attirer les financements?

Chronique Economique
Le café bientôt au prix du caviar ?

Chronique Economique

Play Episode Listen Later Dec 4, 2024 3:37


En 2024, ce n'est pas seulement l'or ou le Bitcoin qui ont vu leurs valeurs s'envoler. Le café, ce “petit noir” que tant d'entre nous savourent chaque matin, a lui aussi connu une hausse spectaculaire. Cette flambée des prix trouve sa principale cause dans le changement climatique, un défi qui menace profondément la filière caféière mondiale. Le prix du café arabica a bondi de 40% à la Bourse de New York, tandis que le café robusta atteint son plus haut niveau depuis 45 ans à la Bourse de Londres. Pour l'instant, les consommateurs sont relativement épargnés, car ce sont les acteurs de la production et de la distribution qui absorbent ces augmentations. Mais selon certains spécialistes, si rien n'est fait pour adapter les méthodes de production, le café pourrait un jour coûter 100 dollars la tasse. Un scénario qui transforme notre boisson préférée en un produit de luxe, rivalisant avec le caviar… Mots-Clés : pays producteurs, Brésil, Colombie, effets, sécheresse, phénomène climatique, El Niño, perturbations récoltes, volumes, marché, problème structurel, situation, plantations de café, experts, remplacer, plants, garantir, résistance, stress climatique, pays producteurs, vulnérables, productives, solutions en gestation, crise, initiatives voir le jour, promouvoir, modèles, agriculture régénératrice, restauration, fertilité des sols, entreprises, groupe, Illy, pratiques agricoles. Cependant, investissements massifs, mobilisation internationale, soutien, Union européenne, Nations Unies, Banque Mondiale, Italie, rôle clé, projet, protéger, filière caféière, opportunité, nouveaux acteurs, culture, Éthiopie, régions, Floride, Californie, Sicile, diversification géographique, offrir, répit, palette des saveurs, amateurs de café, allié universel, défis, économiques, environnementaux, source, réconfort universel, comédien, Jerry Seinfeld, expérience, sérénité, tasse, boisson, lien, millions, consommateurs, rappel, interconnexion, existence. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock'n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock'n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Dette mondiale : la cote d'alerte est-elle dépassée ?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Oct 25, 2024 62:03


C'est le Fonds Monétaire International (FMI) qui sonne l'alerte : le cumul de la dette de tous les pays devrait dépasser les 100.000 milliards de dollars cette année, soit environ 93 % du PIB mondial. Un chiffre étourdissant, mais qui cache de très fortes disparités et des enjeux très différents selon les pays et les zones géographiques. Qui sont les principaux responsables de cette aggravation générale ? Les grandes puissances, les pays émergents ou les pays en développement ? L'affaiblissement de l'inflation et les cours de certaines matières premières vont-ils aider certains budgets en surchauffe ? Faut-il parler de bonnes et de mauvaises dettes ? En fonction des capacités d'emprunt, la question des liquidités n'est-elle pas plus importante ? Nous en parlons avec deux invités prestigieux en ligne de Washington où ils participaient aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale.NOS INVITES- Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du Fonds Monétaire International- Anne-Laure Kiechel, fondatrice et présidente de Global Sovereign Advisory En fin d'émission, cap sur Marrakech (Maroc) théâtre les 31 octobre et 1er novembre du Choiseul Africa Business Forum 2024, événement (dont RFI est partenaire) qui réunit des centaines de décideurs venus du continent africain, mais aussi d'Europe et de la région du Golfe. Chaque année y est dévoilé le classement Choiseul 100 Africa qui récompense les talents émergents, âgés de moins de 40 ans.NOTRE INVITE- Pascal Lorot, président de l'Institut Choiseul.Suivez-nous sur Facebook et X et retrouvez les entretiens vidéos avec nos invités de l'économie sur la chaîne YouTube de RFI.

Éco d'ici éco d'ailleurs
Dette mondiale : la cote d'alerte est-elle dépassée ?

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Oct 25, 2024 61:52


C'est le Fonds Monétaire International (FMI) qui sonne l'alerte : le cumul de la dette de tous les pays devrait dépasser les 100.000 milliards de dollars cette année, soit environ 93 % du PIB mondial. Un chiffre étourdissant, mais qui cache de très fortes disparités et des enjeux très différents selon les pays et les zones géographiques. Qui sont les principaux responsables de cette aggravation générale ? Les grandes puissances, les pays émergents ou les pays en développement ? L'affaiblissement de l'inflation et les cours de certaines matières premières vont-ils aider certains budgets en surchauffe ? Faut-il parler de bonnes et de mauvaises dettes ? En fonction des capacités d'emprunt, la question des liquidités n'est-elle pas plus importante ? Nous en parlons avec deux invités prestigieux en ligne de Washington où ils participaient aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale.NOS INVITES- Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du Fonds Monétaire International- Anne-Laure Kiechel, fondatrice et présidente de Global Sovereign Advisory En fin d'émission, cap sur Marrakech (Maroc) théâtre les 31 octobre et 1er novembre du Choiseul Africa Business Forum 2024, événement (dont RFI est partenaire) qui réunit des centaines de décideurs venus du continent africain, mais aussi d'Europe et de la région du Golfe. Chaque année y est dévoilé le classement Choiseul 100 Africa qui récompense les talents émergents, âgés de moins de 40 ans.NOTRE INVITE- Pascal Lorot, président de l'Institut Choiseul.Suivez-nous sur Facebook et X et retrouvez les entretiens vidéos avec nos invités de l'économie sur la chaîne YouTube de RFI.

Aujourd'hui l'économie
Quel est l'intérêt économique de rejoindre l'alliance des Brics?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 22, 2024 3:12


Un nouveau sommet des Brics+ se tient du 22 au 24 octobre à Kazan, en Russie. Une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement du sud global sont attendus, y compris des dirigeants de pays candidats à l'adhésion à l'alliance, comme la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. Côté politique, les Brics+ se positionnent comme alternative au bloc occidental. En revanche, côté économique, quel est l'intérêt concret de rejoindre ce club ? Il y a la théorie, et la pratique. En théorie, les Brics+ veulent contester l'ordre financier international et les institutions héritées des lendemains de la Seconde guerre mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), ou encore la Banque mondiale. L'alliance, qui a accueilli au début de l'année 2024 l'Éthiopie, l'Égypte ou encore l'Iran, pèse désormais près de 30% de la richesse mondiale et 45% de la population. Mais n'a que 20% des droits de vote au sein du FMI par exemple.Les Brics (au départ composés du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine puis de l'Afrique du Sud) ont donc créé leurs propres institutions alternatives, censées mieux représenter et mieux servir les pays du sud global.Pas encore d'alternative satisfaisante au FMI et à la Banque mondialeEn pratique, pour faire concurrence aux institutions financières internationales héritées des accords de Bretton Woods, les Brics ont notamment créé le CRA (Contingent Reserve Arrangement), comme alternative au FMI. Sauf que cette institution « est totalement conditionnée pour ses prêts de liquidités à un accord avec le FMI » explique Bruno Cabrillac, directeur général de la Ferdi (Fondation pour les études et recherches sur le développement international). Ce qui rend « extrêmement marginal » l'avantage pour des pays de participer à cette institution, poursuit-il. De son côté, la New Development Bank (en français, « Nouvelle banque de développement ») créée par les Brics dispose de beaucoup moins d'argent que la Banque mondiale. Son capital initial était de 50 milliards de dollars seulement. De plus, « elle n'offre pas des conditions plus favorables pour les pays emprunteurs, car elle emprunte sur les marchés internationaux (en dollars, d'ailleurs) à des taux d'intérêt plus élevés que ceux de la Banque mondiale et que ceux de la Banque asiatique de développement. Par contre, elle ne va pas appliquer la même conditionnalité : elle ne va pas demander aux pays emprunteurs de faire telle ou telle réforme » politique, économique ou de gouvernance, à la différence des institutions financières internationales traditionnelles, précise Bruno Cabrillac. À lire aussiBrics+: une identité et un fonctionnement au défi de l'élargissementUne diversification utile face aux sanctionsIl y a tout de même un intérêt commercial à adhérer à l'alliance. « Pour certains pays - et pour ceux qui souhaiteraient rejoindre les Brics- le bloc est une assurance pour la diversification économique, contre les risques géopolitiques liés aux sanctions par exemple. Mais c'est plus un intérêt économique défensif, pour se protéger en cas de problème », analyse encore Bruno Cabrillac.Enfin, cela peut permettre à des pays du sud global de mettre en concurrence le bloc occidental et les Brics, pour essayer d'obtenir les accords les plus favorables à leurs intérêts politiques et commerciaux.

7 milliards de voisins
Quelles villes francophones voulons-nous en 2050 ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 4, 2024 48:30


D'ici 2050, la Banque Mondiale prédit que, dans le monde, pratiquement sept personnes sur dix vivront en milieu urbain.  L'urbanisation galopante s'accompagne de nombreux défis : répondre à la demande de logement, d'infrastructures de transport, d'alimentation en énergie, de services, d'emploi, en particulier pour le milliard de citadins pauvres qui vivent souvent dans des quartiers informels. Les étudiants en école d'urbanisme, d'architecture, de paysage ou d'ingénieur s'attèlent à penser et à façonner les villes de demain pour anticiper tous ces défis, ils présentent leurs visions pour une urbanité durable et accueillante en 2050. Emission enregistrée à la Gaité Lyrique à l'occasion du Festival de la francophonie “Refaire le monde”  du 2 au 6 octobre 2024Avec :• Franck Boutté, ingénieur et architecte de formation. Fondateur et président, de l'agence d'ingénierie et de co-conception environnementale Atelier Franck Boutté et grand prix de l'urbanisme 2022. • Halima Mbrati, urbaniste chez Buro Happold, Cabinet en ingénierie et urbanisme situé en Arabie saoudite• Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville, capitale du Congo Brazzaville et président de l'Association des Maires du Congo (AMC) Programmation Musicale : ► Abou Tall - Bats toi ► Manu Chao et Leati - Tu Té Vas

7 milliards de voisins
Quelles villes francophones voulons-nous en 2050 ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 4, 2024 48:30


D'ici 2050, la Banque Mondiale prédit que, dans le monde, pratiquement sept personnes sur dix vivront en milieu urbain.  L'urbanisation galopante s'accompagne de nombreux défis : répondre à la demande de logement, d'infrastructures de transport, d'alimentation en énergie, de services, d'emploi, en particulier pour le milliard de citadins pauvres qui vivent souvent dans des quartiers informels. Les étudiants en école d'urbanisme, d'architecture, de paysage ou d'ingénieur s'attèlent à penser et à façonner les villes de demain pour anticiper tous ces défis, ils présentent leurs visions pour une urbanité durable et accueillante en 2050. Emission enregistrée à la Gaité Lyrique à l'occasion du Festival de la francophonie “Refaire le monde”  du 2 au 6 octobre 2024Avec :• Franck Boutté, ingénieur et architecte de formation. Fondateur et président, de l'agence d'ingénierie et de co-conception environnementale Atelier Franck Boutté et grand prix de l'urbanisme 2022. • Halima Mbrati, urbaniste chez Buro Happold, Cabinet en ingénierie et urbanisme situé en Arabie saoudite• Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville, capitale du Congo Brazzaville et président de l'Association des Maires du Congo (AMC) Programmation Musicale : ► Abou Tall - Bats toi ► Manu Chao et Leati - Tu Té Vas

People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group
Le programme des jeunes professionnels du Groupe de la Banque mondiale : Former les futurs spécialistes du développement international | People First Podcast

People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group

Play Episode Listen Later Sep 23, 2024 14:05 Transcription Available


Dans ce premier épisode de la troisième saison du People First Podcast, nous explorons les différentes facettes du programme des jeunes professionnels du Groupe de la Banque mondiale.Connu aussi sous son nom anglais Young Professionals Program ou encore sous son abréviation YP, ce programme prestigieux est une sorte de voie royale, un recrutement très exigeant pour intégrer les différentes institutions du Groupe de la Banque mondiale, c'est-à-dire la Banque mondiale, l'IFC (la SFI), et la MIGA.Cet épisode vous offre une vue d'ensemble des prérequis et des opportunités offertes par ce programme. Il vous donne également un aperçu de son impact significatif sur la carrière professionnelle des jeunes bénéficiaires et sur la vie des communautés à travers le monde.Ecoutez People First Podcast maintenant. Laissez un commentaire ici. Votre avis nous intéresse !Séquences00:00 Introduction00:46 À la rencontre de O'neall Massamba, jeune professionnelle de la promotion 202401:50 Former les futurs dirigeants pour trouver ensemble des solutions communes aux défis de développement02:28 Démystification du processus de recrutement avec Irina Nikolic, responsable principale du programme05:14 Point de vue de Ahmed Abani, ancien jeune professionnel de la promotion 202007:52 Les critères particuliers pour réussir dans le programme de jeunes professionnels08:57 Retour sur les expériences entrepreneuriales et le parcours de Momo Bertrand, jeune professionnel de la promotion 202211:33 Témoignage de Seynabou Sakho, jeune professionnelle de la promotion 200412:30 Trois recommandations pour une bonne candidature12:59 ConclusionÀ propos du People First Podcast:People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !À propos du Groupe de la Banque mondiale:Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.

Débat du jour
Les organisations financières internationales sont-elles obsolètes ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Aug 7, 2024 29:30


Les bourses mondiales reviennent dans le vert après un mouvement de panique en début de semaine. Est-ce un nouveau signe selon lequel il faut revoir le système financier ? Cet été marque les 80 ans des accords de Bretton Woods qui ont abouti à la création du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale. Ces organisations sont-elles adaptées aux défis de notre temps : la lutte contre le changement climatique et la réduction des inégalités ? Que faut-il changer ? Pour en débattre :- Thierry Philipponnat, chef économiste de Finance Watch- Thomas Melonio, chef économiste, directeur à l'Agence française du développement (AFD)- Shahin Vallée, chercheur au Conseil allemande pour les Affaires étrangères.

Débat du jour
Les organisations financières internationales sont-elles obsolètes ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Aug 7, 2024 29:30


Les bourses mondiales reviennent dans le vert après un mouvement de panique en début de semaine. Est-ce un nouveau signe selon lequel il faut revoir le système financier ? Cet été marque les 80 ans des accords de Bretton Woods qui ont abouti à la création du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale. Ces organisations sont-elles adaptées aux défis de notre temps : la lutte contre le changement climatique et la réduction des inégalités ? Que faut-il changer ? Pour en débattre :- Thierry Philipponnat, chef économiste de Finance Watch- Thomas Melonio, chef économiste, directeur à l'Agence française du développement (AFD)- Shahin Vallée, chercheur au Conseil allemande pour les Affaires étrangères.

7 milliards de voisins
Les villes côtières du continent face à l'érosion

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 8, 2024 48:29


Conakry, Dakar, Lomé... De nombreuses villes côtières africaines voient leur littoral disparaître progressivement. Un phénomène qui ne cesse de s'aggraver avec l'activité humaine et le changement climatique. Selon la Banque Mondiale, la moitié des littoraux du Bénin, de Côte d'Ivoire, du Sénégal et au Togo recule en moyenne d'environ 2 mètres par an. Entre les destructions d'habitations, les routes englouties, et la diminution des plages, l'érosion côtière a déjà des conséquences directes sur les populations, notamment pour celles qui vivent directement de l'économie de la mer. Pourtant, les villes du littoral ouest-africain sont vouées à s'agrandir, selon la Banque mondiale, la population urbaine littorale pourrait passer de 36 millions en 2020 à plus de 80 millions d'ici 2050. Quelles solutions face à la disparition progressive des littoraux africains ? Jusqu'où les solutions pourront permettre d'éviter la catastrophe ? Avec :• Sarah Palazot, chargée de projet Sea'ties, initiative internationale a pour objectif de faciliter l'élaboration de politiques publiques et la mise en œuvre de solutions d'adaptation pour les villes côtières exposées à l'élévation du niveau de la mer. Elle est également co-autrice du rapport  Adapter les villes et territoires côtiers à l'élévation du niveau de la mer en Afrique de l'Ouest• Jocelyn Ahyi, maire de la commune de Grand-Popo au Bénin• Issa Sakho, enseignant-chercheur en Géologie Marine et Littoral à l'Université Amadou Mahtar MBOW de Diamniadio au Sénégal. Membre du Comité Scientifique Régional de l'Observatoire Régional du Littoral Ouest Africain (ORLOA).Programmation musicale :► Chega De Saudade - Pedro Mizutani► Osha-Piano - oSHAMO.

7 milliards de voisins
Les villes côtières du continent face à l'érosion

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 8, 2024 48:29


Conakry, Dakar, Lomé... De nombreuses villes côtières africaines voient leur littoral disparaître progressivement. Un phénomène qui ne cesse de s'aggraver avec l'activité humaine et le changement climatique. Selon la Banque Mondiale, la moitié des littoraux du Bénin, de Côte d'Ivoire, du Sénégal et au Togo recule en moyenne d'environ 2 mètres par an. Entre les destructions d'habitations, les routes englouties, et la diminution des plages, l'érosion côtière a déjà des conséquences directes sur les populations, notamment pour celles qui vivent directement de l'économie de la mer. Pourtant, les villes du littoral ouest-africain sont vouées à s'agrandir, selon la Banque mondiale, la population urbaine littorale pourrait passer de 36 millions en 2020 à plus de 80 millions d'ici 2050. Quelles solutions face à la disparition progressive des littoraux africains ? Jusqu'où les solutions pourront permettre d'éviter la catastrophe ? Avec :• Sarah Palazot, chargée de projet Sea'ties, initiative internationale a pour objectif de faciliter l'élaboration de politiques publiques et la mise en œuvre de solutions d'adaptation pour les villes côtières exposées à l'élévation du niveau de la mer. Elle est également co-autrice du rapport  Adapter les villes et territoires côtiers à l'élévation du niveau de la mer en Afrique de l'Ouest• Jocelyn Ahyi, maire de la commune de Grand-Popo au Bénin• Issa Sakho, enseignant-chercheur en Géologie Marine et Littoral à l'Université Amadou Mahtar MBOW de Diamniadio au Sénégal. Membre du Comité Scientifique Régional de l'Observatoire Régional du Littoral Ouest Africain (ORLOA).Programmation musicale :► Chega De Saudade - Pedro Mizutani► Osha-Piano - oSHAMO.

Aujourd'hui l'économie
En Ukraine, l'agriculture très sévèrement touchée depuis le début de la guerre

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 28, 2024 3:03


Cultures détruites, machines endommagées, bétail décimé… L'agriculture ukrainienne est très sévèrement touchée. Un rapport de la Banque mondiale et de l'Ecole d'économie de Kiev chiffre les dommages et les pertes à 80,1 milliards de dollars. Sans parler de la reconstruction du secteur sur le long terme. Alors que la campagne céréalière se termine en Ukraine, le pays tente tant bien que mal de pallier les problèmes dont pâtit son secteur agricole. Or, la situation est de plus en plus préoccupante. Tout cela engendre des baisses de revenus pour les agriculteurs. C'est ce que dit la Banque mondiale et l'École d'économie de Kiev dans un rapport très détaillé.Les cultures détruites, le bétail déciméPlus de deux ans après le début du conflit, les pertes et les dommages subis par le secteur agricole en Ukraine s'élèvent à 80,1 milliards de dollars. Une large partie de ce montant - 69,8 milliards de dollars - est dû aux chutes de revenus causées par les pertes de production, à la baisse des prix des matières agricoles et à la hausse des coûts. Ces pertes ont doublé depuis l'évaluation précédente en 2023. Ajouter à cela des dizaines de milliers d'hectares de cultures qui se situent désormais sur les territoires sous occupation russe. Sans compter les dommages causés aux cheptels qui provoquent déjà une baisse de la production de viande et de lait.Les machines agricoles endommagées ou voléesLa facture s'alourdit encore avec les destructions au sol. Le coût des biens détruits est estimé à 10,3 milliards de dollars. La catégorie la plus importante est celle des machines agricoles. Tracteurs, moissonneuses-batteuses, semoirs détruits, endommagés ou volés. Tout comme les infrastructures de stockage de grains ou les équipements de fermes d'élevage ou de fermes laitières situées dans les zones bombardées qui ont subi le même sort. Les régions agricoles les plus touchées sont Zaporijia dans le sud-est, Kherson dans le sud ou encore Luhansk dans l'est du pays.Un désastre écologiqueAjouter à cela les dégâts dans la pêche et l'aquaculture. Ici, la facture a triplé depuis l'an dernier à cause notamment de l'explosion du barrage de Kakhovka en juin 2023. La destruction de ce grand barrage construit sur le fleuve Dniepr a été un désastre écologique, selon un rapport d'une ONG ukrainienne Truth Hounds. L'immense réservoir d'eau vidé en quelques jours constituait une importante source d'approvisionnement en eau pour les industries et pour l'agriculture. En plus de la perte pour le secteur de la pêche, ce sont aussi les champs qui ont été privés d'irrigation.La reconstruction sur le long termeOr, les besoins pour reconstruire sont immenses. Selon la Banque mondiale et l'École d'économie de Kiev, 56,1 milliards de dollars seront nécessaires sur les dix prochaines années pour rebâtir l'agriculture ukrainienne. Ce montant comprend le remplacement des biens détruits et le soutien pour redresser la production sur le long terme.Le 25 juin, l'Ukraine a officiellement commencé les négociations pour intégrer l'Union européenne. L'avenir de son secteur agricole, qui modifiera les équilibres communautaires, sera au cœur des négociations. En cas d'adhésion, Kiev pourrait recevoir entre 10 et 12 milliards d'euros d'aides de la PAC (Politique agricole commune) chaque année, ce qui en ferait le premier bénéficiaire devant la France.  

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : vers une prolongation du régime de transition ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 14, 2024 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également aux questions des auditeurs sur la loi anti-LGBT au Ghana et sur le départ de Kyllian Mbappé du Paris Saint-Germain. Mali : vers une prolongation du régime de transition ? Les participants au dialogue inter-Malien ont recommandé la prolongation du régime de transition pour une durée de 2 ou 5 ans. Quels arguments avancent-ils ? Comment l'opposition a-t-elle réagi à cette proposition ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.  Ghana : la loi anti-LGBT remet-elle en cause un prêt de la banque mondiale ? Examinée par la Cour Suprême ghanéenne, la loi anti-LGBT pourrait entrainer, si elle était promulguée, la suspension d'un prêt de la Banque mondiale. Pourquoi l'institution financière applique-t-elle ces principes ? A quelles conséquences économiques s'expose le pays si le prêt n'est fourni ?  Avec Dominique Baillard journaliste au service économie de RFI, présentatrice de la chronique « Aujourd'hui l'économie ».  Football : qui pour remplacer Mbappé au PSG ? Kyllian Mbappé a joué son dernier match au Parc des Princes avec le Paris Saint-Germain. Comment expliquer les moins bonnes performances du joueur cette saison ? Qui pourrait remplacer Mbappé au sein de l'effectif parisien ?  Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI.  

Aujourd'hui l'économie
La loi anti-gay votée au Ghana va-t-elle priver l'Etat du soutien de la Banque mondiale ?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 9, 2024 3:00


Le rétablissement des finances du Ghana, toujours en défaut de paiement, est désormais suspendu à un jugement de la Cour suprême du pays. Elle a commencé à examiner la loi réprimant l'homosexualité votée en février. Si cette loi est jugée conforme à la Constitution, elle sera adoptée et le Ghana pourrait alors perdre le soutien de la Banque Mondiale. Les auditions prévues hier, mercredi 8 mai, devaient être retransmises en direct à la télévision. C'est dire à quel point ce débat passionne les Ghanéens à quelques mois de l'élection présidentielle programmée en décembre.Les juges ont finalement ajourné leurs travaux en demandant à l'un des plaignants, un journaliste qui conteste la loi, de réécrire sa copie, trop injurieuse, pas assez technique selon eux. Cette loi est très sévère : elle prévoit des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison contre les LGBTQ, et de la prison ferme également contre les proches qui ne dénonceraient pas ce choix sexuel.La loi a été votée sans opposition par les principaux partis, mais le président attend l'avis de la Cour suprême pour la promulguer. Nana Akufo Ado redouble de prudence par crainte de la réaction de la Banque mondiale.À lire aussiGhana : la loi anti-LGBTQ au début d'un processus judiciaireLes exigences de la Banque mondialeAccra n'a toujours pas résolu sa crise de la dette et a donc un besoin urgent de la Banque mondiale. Or cette loi anti-gay n'est pas compatible avec les standards exigés par le bailleur. La Banque mondiale a déjà suspendu deux fois ses versements après l'adoption de textes condamnant l'homosexualité en Ouganda. En 2014, le gouvernement fait très vite machine arrière. Mais en 2023, le président Museveni approuve la nouvelle loi pénalisant l'homosexualité et refuse de reculer sous la pression de la banque.Le plan BLa Banque mondiale pourrait annuler le prêt de 3,8 milliards de dollars accordé au Ghana. Le FMI pourrait suivre. Il assure un autre financement de trois milliards de dollars. Enfin, Accra redoute la réaction de ses partenaires européens. L'Allemagne a déjà fait savoir qu'elle réprouvait cette loi. Au moment du vote de la loi, le ministre ghanéen des Finances avait averti les parlementaires du risque couru, leur conseillant de chercher des financements alternatifs auprès des pays arabes ou de la Chine. Précisément ce que redoute la banque mondialeÀ lire aussiLe Ghana en défaut restreint de paiementLa Banque mondiale face à un dilemmeSoit elle transige sur ses valeurs pour assurer sa mission d'assistance aux États en détresse, soit elle reste fidèle à ses principes, mais risque alors d'être contournée, dépassée par des puissances du Sud global. La position qu'elle adoptera au Ghana sera attentivement suivie sur tout le continent africain, au moment où les États africains ont du mal à accéder au financement ; au moment aussi où les gouvernants comme les populations sont de plus en plus excédés par les conditions imposées par les bailleurs occidentaux, parfois en opposition frontale avec leurs valeurs. Une majorité de pays africains, une trentaine, interdisent l'homosexualité. Certains, comme le Niger ou le Kenya, envisagent même de renforcer la répression anti LGBTQ.À lire aussiLa Banque Mondiale s'inquiète du niveau d'endettement des pays en développement

Les matins
FMI et Banque mondiale, leurs prédictions sont-elles fiables ?

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 15, 2024 4:03


durée : 00:04:03 - Le Biais d'Esther Duflo - par : Esther Duflo - Les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale débutent aujourd'hui. Point culminant : le rapport du FMI sur la croissance économique mondiale. Mais, la fiabilité de ces prévisions est remise en question, avec des analyses montrant des lacunes dans les prédictions passées.

Invité Afrique
Aki Nishio (Banque mondiale): «Au Sahel, la situation est très préoccupante»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 13, 2024 4:35


En 2024, la Banque mondiale achèvera une nouvelle levée pour son fonds IDA, principalement destiné à l'Afrique. L'un de ses vice-présidents reconnaît que certains États pourraient baisser leurs contributions, alors que les crises se multiplient. Le sujet sera sur la table des assemblées de printemps les 15 et 16 avril.  RFI : Alors que se profile la 21ème reconstitution du fonds IDA (International development association), quel bilan peut-on faire du programme qui s'achève ?  Aki Nishio : Nous sommes encore au milieu de la seconde année, il faudra attendre la mise en œuvre de tous les projets pour avoir une idée des résultats concrets. Mais en termes de financements, nous avons de belles réussites. Sur les 93 milliards de dollars récoltés, 75 % sont allés en Afrique : lutte contre le changement climatique, développement des énergies renouvelables, insécurité alimentaire... Les pays bénéficiaires sont très demandeurs, ils sortent d'une période inédite. La pandémie, les conflits à travers le monde... Autant d'évènements qui les ont fragilisés encore plus. Justement, face à la demande croissante, le président de la Banque mondiale a parlé d'une « expansion » de l'IDA. Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?  Cela veut avant tout dire que nous voulons accroître les financements. Il n'y a pas d'objectif chiffré à proprement parler, mais la demande est énorme. Avec les crises successives qu'ils ont traversées, les pays bénéficiaires ont besoin de plus d'argent.  Pour l'IDA20, nous avions récolté 93 milliards de dollars, soit 105 milliards ajustés pour l'inflation. C'est une bonne référence pour la suite.  Avec la guerre en Ukraine qui continue, la crise au Moyen-Orient et les élections américaines qui approchent, craignez-vous une baisse des financements cette année ?  C'est un vrai risque. Plusieurs pays nous ont dit qu'il leur serait difficile de contribuer. Il est encore très tôt pour savoir si les financements seront en baisse. Dans le même temps, nous cherchons des alternatives. Solliciter d'autres donateurs, par exemple, qui n'avaient jamais contribué jusque-là. Je pense par exemple à certains pays du Golfe. La bonne nouvelle, c'est que le nombre de pays donateurs ne fait qu'augmenter, nous sommes aujourd'hui à 59. Certains d'entre eux étaient bénéficiaires jusqu'à présent, et ils reviennent en tant que donateurs. C'est un beau message de solidarité internationale : ils rendent un peu de ce que les autres leur ont donné.  En décembre dernier, en marge d'un déplacement en Tanzanie, le président de la Banque mondiale évoquait un « ralentissement de la lutte contre la pauvreté en Afrique ». Est-ce un constat que vous partagez ?  L'Afrique était sur une très bonne trajectoire. Dans la plupart des pays bénéficiaires, le taux de pauvreté était même en déclin. Mais la crise du Covid-19 a tout changé. Dans plusieurs pays, la pauvreté a augmenté. Ce n'est évidemment pas le résultat que nous espérions, même si je pense que l'IDA a permis d'affronter cette tempête. Nous avons aidé les pays africains avec des projets de protection sociale afin d'amortir les destructions d'emplois et en investissant dans l'éducation à distance. L'heure est maintenant aux projets post-Covid. Je pense aux transports, avec le développement de corridors pour les pays enclavés. L'une de nos priorités, c'est aussi d'accompagner la révolution numérique, un domaine dans lequel l'Afrique a pris du retard.  Après les coups d'État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger, comment la Banque mondiale travaille-t-elle au Sahel ?  J'ai été très déçu par les événements récents au Niger. Un mois avant le coup d'État, j'avais rencontré le président Bazoum, l'un des champions de l'IDA sur le continent. Nous comptions sur lui pour transmettre le message à d'autres chefs d'État. Depuis, il est toujours en résidence surveillée. Dans ces pays, la situation est très préoccupante et il n'y a pas vraiment de bonne solution. C'est l'une des questions centrales pour l'IDA21 : comment continuer à travailler dans des pays en conflit ? Il faut davantage se concentrer sur la prévention, sur les subventions pour sortir les États de situations difficiles. Nous avons déjà un cadre pour cela, mais il faut qu'il soit plus flexible et plus efficace.  L'assistance budgétaire aux pays en transition fait-elle partie de la solution ? Est-ce envisageable ?  Pour cela, il faut un programme de réformes suffisamment solide. C'est sur cette base que nous fournissons un appui budgétaire. Il faut donc être sélectifs, et choisir les situations dans lesquelles notre aide sera utile. Nous continuerons à le faire en Afrique subsaharienne. En ce qui concerne le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il faut vérifier d'où viendraient les éventuelles réformes. Mais dans d'autres pays classés « fragiles », nous apportons un appui budgétaire, dès lors que les gouvernements sont engagés dans les réformes.  Le 15 avril 2024, cela fera un an jour pour jour que le Soudan est en guerre. La Banque mondiale est-elle toujours présente sur place ?  Nous n'avons plus d'employés sur place. Le directeur des opérations pour le Soudan travaille d'Addis Abeba au Kenya, et fera des aller et retours à Khartoum. Ce qui se passe est évidemment très triste. D'autant plus que le Soudan était sur une trajectoire très prometteuse. Dans l'immédiat, je ne sais pas ce que peut faire la Banque mondiale sur place. Mais nous sommes au fait de la situation, et sommes prêts à reprendre nos activités dès que cela sera possible. Le plus tôt sera le mieux. Haïti fait face à une crise sans précédent. Quel rôle peut jouer la Banque mondiale ? Cela fait plusieurs décennies que nous sommes actifs sur place, nous avons toujours un représentant à Port-au-Prince. Les récents évènements changent la donne. Nous sommes arrivés à un point où il devient difficile de continuer nos activités. Nous sommes inquiets pour la sécurité de nos employés sur place, cela a fait l'objet de nombreuses discussions. Mais la Banque mondiale est habituée à travailler dans ce genre d'environnement.  Le 2 avril dernier, la Banque mondiale dévoilait un rapport sur l'étendue des destructions dans la bande de Gaza. Les dommages causés aux infrastructures sont estimés à 18,5 milliards de dollars, soit 97 % du PIB combiné de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. A-t-on déjà connu un tel niveau de destruction ?  C'est difficile à évaluer. Les destructions sur place sont immenses et nous demandons à la communauté internationale de se mobiliser pour aider Gaza. Le statut légal unique de ce territoire nous empêche de leur fournir directement de l'aide, puisqu'ils ne sont pas membres de la Banque mondiale. Il faut donc trouver d'autres alternatives. Mais les dégâts sur place sont bien trop importants par rapport à l'aide que nous avons fourni jusqu'à présent. Les pays donateurs doivent être au rendez-vous. Depuis plusieurs années maintenant, certains pays européens ont réduit leurs financements à Gaza. Nous ne pouvons pas occulter la réalité. Cette situation requiert toute notre attention. 

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Quel est le rôle de Bitcoin dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

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Play Episode Listen Later Jan 23, 2024 61:39


Aujourd'hui l'économie
Le commerce mondial otage des Houthis ?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jan 11, 2024 3:01


Le Conseil de sécurité des Nations unies exige l'arrêt immédiat des attaques menées en mer Rouge par les Houthis. Ces assauts répétés entravent la circulation des navires dans le canal de Suez. Avec quelles conséquences sur l'économie ? En temps ordinaire, 12 % du transport maritime emprunte le canal de Suez. Pour les conteneurs, c'est beaucoup plus : 30 %. Et ce sont les porte-conteneurs qui sont la cible privilégiée des tirs de drones lancés par les rebelles yéménites. La plupart des grands armateurs ont donc choisi de dérouter leurs bateaux vers le cap de Bonne espérance pour rejoindre l'Europe ou les États-Unis. En décembre, sur cette route très courue, le trafic global a chuté de 35 % par rapport à 2022, indique le FMI. C'est beaucoup plus sensible pour le transport des voitures, notamment les véhicules électriques fabriqués en Chine, car les rouliers ont quasiment déserté la mer Rouge. Le contournement de l'Afrique allonge la durée du voyage, le transport est donc plus cher. Début janvier, le coût du fret a doublé entre la Chine et le port de Rotterdam.La hausse du fret va-t-elle faire repartir l'inflation comme le redoute la Banque Mondiale ?C'est un danger bien réel, mais cela prendra plusieurs semaines avant de se matérialiser. Et l'impact de cette crise est incomparable avec celui de la pandémie. En 2021, les pics du fret étaient 45 à 75 % plus élevés que les plus hauts du moment. La situation actuelle est encore gérable, il n'y a pas de rupture des chaînes d'approvisionnement. Enfin, le pétrole, un élément clé dans le retour de l'inflation, est plutôt épargné par les tensions en mer Rouge. Les attaques des Houthis ont à peine perturbé le transport des hydrocarbures.Le transport du diesel et de l'essence a fortement baissé en mer Rouge, mais pas vraiment celui du brutD'abord parce que les méga tankers chargés en brut n'ont pas l'habitude d'emprunter le canal, trop exigüe pour leur taille. Ensuite, parce que les pétroliers tout comme les vraquiers sont rarement visés par les Houthis. La plupart des compagnies pétrolières comme les négociants se sentent donc à l'abri. D'autres estiment que la nationalité de leur cargaison leur donne une immunité naturelle. C'est le cas pour les cargaisons de pétrole russe destinées à l'Asie ou du GNL qatari expédié en Europe. On voit mal les Houthis s'en prendre à la Russie, amie de l'Iran ou au Qatar, hôte du Hamas. Au-delà de ces considérations particulières, les marchés pétroliers ont peu bougé parce que la demande est largement pourvue. Les réserves des pays importateurs sont pleines et les États-Unis ont pris le relais des fournisseurs orientaux pour approvisionner l'Europe en carburant.L'impact macro-économique est donc relativement limité ?Pour le moment, cette épreuve est soutenable. Sans dire son nom, c'est une sanction qui plane sur l'économie occidentale, mais qui pourrait d'abord affecter l'Égypte, très dépendante des recettes du canal de Suez.

Aujourd'hui l'économie
L'économie palestinienne à l'épreuve de la guerre

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 20, 2023 3:19


Depuis le 7 octobre, l'économie palestinienne est quasiment à l'arrêt, alerte la Banque mondiale, complètement asphyxiée par la guerre et les décisions du gouvernement israélien. À l'aune des bombardements qui anéantissent et endeuillent la bande de Gaza, les difficultés endurées par les trois millions de Palestiniens habitant la Cisjordanie leur paraissent légères. C'est pourtant une crise économique sévère qui frappe l'ensemble des territoires, estime la Banque mondiale. Les dommages en vies humaines, en destruction des infrastructures et en déclin généralisé des revenus sont d'une ampleur sans précédent, précise ses experts.Au lieu des 3 % de croissance escomptés cette année, le PIB des territoires palestiniens devrait reculer de 3,7 % en 2023. Le pouvoir d'achat s'était redressé depuis la fin de la pandémie, mais ces gains sont aujourd'hui complètement effacés par trois mois de guerre. La pauvreté touche à nouveau plus du quart de la population, elle dépasse le pic atteint en 2020, au plus fort du Covid.Les travailleurs gazaouis brusquement sans emploiAu lendemain du 7 octobre, les autorités israéliennes ont suspendu tous les permis de travail accordés aux résidents des territoires. Ils étaient environ 200 000 à travailler pour des entreprises israéliennes, essentiellement dans l'agriculture et le bâtiment. 20 % des travailleurs palestiniens se retrouvent ainsi privés de revenus, sans aucune indemnisation de leur employeur ou de l'autorité palestinienne. Le tourisme est également à l'arrêt. Faute de visiteurs, et d'entrain, la ville de Bethléem a préféré annuler les célébrations de Noël. Soixante-dix hôtels sont fermés, des milliers d'employés se retrouvent au chômage en pleine saison haute, une période qui génère environ les deux tiers des revenus du tourisme.La quasi-paralysie de l'économie a fait chuter la consommation, le chiffre d'affaires de certains magasins a diminué de moitié. Les contrôles de l'armée israélienne, les restrictions de la circulation et l'insécurité liées aux attaques des colons bloquent des dizaines de milliers de Palestiniens chez eux, les empêchant d'aller travailler. Les chauffeurs routiers poursuivent leur activité au ralenti, les taxis de Ramallah n'osent plus guère s'aventurer hors de la ville.Paralysie économiquePrivée de rentrées fiscales, l'autorité palestinienne est aujourd'hui dans l'incapacité de payer les fonctionnaires. Les salaires n'ont été versés ni en octobre, ni en novembre. Car le ministre israélien des Finances bloque le versement des taxes que l'autorité perçoit sur les importations réalisées depuis le port israélien de Hashdod. Cela représente en temps normal 64 % de ses recettes. Avec la chute de l'activité économique, l'autorité a perdu 80 % de ses revenus. Et pour le moment, les États du Golfe ne lui sont d'aucun secours. Les bailleurs traditionnels non plus. À cause de la corruption, ils concentrent dorénavant leur versement sur les investissements et ne couvrent quasiment plus le budget de fonctionnement de l'autorité palestinienne.Seule de l'aide humanitaire d'urgence est distribuée via la Banque mondiale. Jusqu'alors plutôt bien administrées, les banques palestiniennes sont aujourd'hui en péril. Le taux des chèques en bois a plus que doublé et les banques redoutent les conséquences des destructions massives dans la banque de Gaza. Les prêts accordés à ceux qui ont voulu construire ou acheter leur logement ne seront sans doute jamais remboursés. On parle d'une créance totale d'un milliard de dollars.

Aujourd'hui l'économie
La Banque Mondiale s'inquiète du niveau d'endettement des pays en développement

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 14, 2023 3:06


Du fait de la hausse brutale des taux d'intérêts, la dette des pays les plus pauvres explose et menace de les faire sombrer, prévient l'institution basée à Washington. Tous les ans depuis un demi-siècle, la Banque mondiale publie un rapport sur la dette dans le monde. Les conclusions de son rapport 2023 sont alarmantes : « Pour les pays les plus pauvres, la dette est sur le point de devenir un fardeau paralysant », écrit Indermit Gill, l'économiste en chef de l'institution. Des 214 pages de ce rapport aride, on peut retenir que les pays en développement sont au bord de la crise, étranglés par une dette qui pèse de plus en plus lourd dans leur budget. Pour rembourser ce qu'ils doivent aux emprunteurs privés, aux banques, à d'autres États (comme la Chine, ou les États-Unis, par exemple), ou bien encore à des institutions comme le FMI, ces pays pauvres sont obligés de « détourner des ressources qui jusque-là servaient à financer la santé, les hôpitaux, l'éducation ou encore la transition écologique », s'inquiète la Banque mondiale, y voyant un frein évident au développement.Le phénomène n'a rien d'anecdotique : « Sur les trois dernières années, 18 pays ont fait défaut sur leur dette souveraine, c'est plus que sur les deux décennies qui précèdent », souligne Indermit Gill. Les pays d'Afrique sont particulièrement concernés : « alors que le continent avait « le niveau d'endettement public le plus faible en 2010 avec 31,9 % du PIB en moyenne, l'Afrique a désormais le plus élevé en 2023 avec 62,5% du PIB », écrit le cabinet Global Sovereign Advisory (GSA) dans un rapport publié jeudi 14 décembre.  Cinq des dix économies émergentes qui présentent les ratios de dette sur PIB les plus élevés en 2023 sont en Afrique : le Zimbabwe, l'Égypte, le Mozambique, le Ghana et l'Angola. Un endettement favorisé par une période où les taux d'intérêts étaient bas et les liquidités abondantes.Difficultés de refinancementL'augmentation brutale des taux d'intérêts, décidée par les banques centrales pour freiner l'inflation qui a suivi la pandémie, la guerre en Ukraine et la hausse du prix des matières premières et des produits alimentaires, a tout changé. « En une décennie, les taux d'intérêts des 75 pays les plus pauvres du monde ont été multipliés par 4 », souligne la Banque mondiale. Première conséquence : rembourser un emprunt coûte désormais plus cher. Mais ces pays ont aussi de plus en plus de mal à emprunter sur les marchés, à accéder à de nouveaux financements qui pouvaient parfois servir — en partie – à rembourser des emprunts passés. Un pays qui avait emprunté sur douze ans pouvait par exemple contracter un nouvel emprunt quelques années plus tard sur trente ans à des conditions plus avantageuses parce que sa situation financière s'était améliorée. Un mécanisme désormais grippé.Dans le contexte actuel, les banques ne veulent plus prêter et encore moins à des pays en difficulté financière. L'augmentation des taux d'intérêt décidés surtout par les banques centrales des pays occidentaux a aussi eu pour conséquence de rendre plus attractif les bons du Trésor émis par les pays européens ou par les États-Unis. Pour un investisseur privé, il est devenu plus rentable de prêter de l'argent à l'Allemagne, au Japon ou au Canada, par exemple, tout en étant toujours moins risqué que de faire la même chose avec un pays en développement. Dont certains comme la Zambie ou le Ghana, écrasé par leur dette, ont d'ailleurs fait défaut ces dernières années.443 milliards de dollars consacrés à la dette en 2022Si on additionne tout ce que les pays en développement ont consacré en 2022 au service de la dette (c'est-à-dire pour rembourser leurs emprunts et payer les intérêts), on arrive à 443,5 milliards de dollars. Un chiffre record souligne la Banque mondiale. La veille de la publication de ce rapport, à Dubaï, les États réunis à la COP28 ont gravé dans le marbre une estimation des besoins financiers qui doivent permettre à ces mêmes pays en développement de s'adapter au réchauffement climatique : 300 milliards de dollars par an. Si demain, d'un claquement de doigt, on effaçait la dette des pays en développement, on dégagerait donc une fois et demie cette somme. Ça ne fait évidemment pas partie des recommandations de la Banque mondiale, même si de nombreuses ONG plaident de longue date pour un allègement de la dette des pays les plus pauvres, mais la Banque mondiale appelle à une action concertée des gouvernements, des institutions financières pour restructurer la dette des pays émergents et en particulier des plus pauvres. Il faut aller vite : 60 % des pays à faibles revenus menacent de sombrer.   

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Burkina Faso : le français perd son statut de « langue officielle »

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 13, 2023 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également aux questions des auditeurs sur l'électrification du continent africain, le succès du club espagnol de Gérone qui se hisse à la tête de la Liga et sur l'avenir de la loi immigration en France. Burkina Faso : la langue française a perdu son statut de « langue officielle »Après le Mali, le Burkina Faso prévoit de reléguer le français, jusqu'alors langue officielle, au rang de « langue de travail ». Quel sera l'impact de ce choix des autorités de transition  sur la pratique du français dans le pays ? S'agit-il principalement d'une décision symbolique ? Avec Frédéric Garat, journaliste au service Afrique de RFI Afrique : cinq milliards pour électrifier le continent  Ajay Banga, le président de la Banque mondiale, a annoncé que cinq milliards de dollars seraient investis pour des projets d'électrification en Afrique. Comment cette enveloppe sera-t-elle répartie entre les pays ? Cette somme sera-telle suffisante ? Avec Charlotte Cosset, journaliste au service économie de RFI Football : Gérone, de la deuxième division au sommet de la Liga   Après avoir battu le Barça, Gérone est désormais le leader du championnat espagnol. Comment expliquer le succès de cette équipe qui domine les géants du football espagnol  ? Peut-elle espérer remporter le championnat d'Espagne voire jouer en coupe d'Europe l'an prochain ? Avec Sophiane Amazian, journaliste au service des sports de RFI  France : quel avenir pour le projet de loi immigration ? En France, le projet de loi immigration a été rejeté par l'opposition avant même son examen à l'Assemblée nationale. Quelles options restent-ils au gouvernement pour faire adopter ce texte ? L'utilisation du 49.3 est-il envisagable ? Pour quelles raisons Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur,  a-t-il présenté sa démission à Emmanuel Macron qui l'a refusé ? Avec Valerie Gas, cheffe du service politique de RFI    

Géopolitique, le débat
Pourquoi les inégalités sont-elles fatales pour notre monde ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Nov 19, 2023 50:00


La pandémie de Covid-19 et la crise du coût de la vie ont été une aubaine pour les ultra-riches du monde entier, qui, pour certains, ont vu leur richesse presque doubler entre 2019 et 2022. Ce boom de l'ultra-patrimoine intervient alors que de nombreux pays s'enfoncent dans l'endettement, que l'inflation réduit les finances des familles et ont fait tomber des millions de personnes dans la pauvreté. Les inégalités, un défi mondial. Invités :  - Sabine Jansen, professeure des Universités au Conservatoire National des Arts et Métiers. Chercheuse au LIRSA CNAM et à Paris cité. Co-rédactrice en chef de la revue Questions internationales- Perrine Lachenal, anthropologue, spécialiste des questions de genre dans le monde arabe. Chargée de recherche au CNRS et chercheuse associée à l'Institut de Recherche sur le Maghreb contemporain de Tunis- François Bourguignon, professeur émérite à l'École d'Économie de Paris et ancien économiste en chef de la Banque Mondiale.  

L'éclairage éco - Nicolas Barré
Le FMI et la Banque mondiale s'inquiètent de la guerre de Gaza à venir

L'éclairage éco - Nicolas Barré

Play Episode Listen Later Oct 16, 2023 2:29


Ce lundi, sur Europe 1, Nicolas Bouzou revient sur la situation économique mondiale depuis l'attaque du Hamas contre Israël. 

Géopolitique, le débat
Les Brics s'élargissent, des dynamiques qui changent?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Aug 27, 2023 50:00


La décision d'élargir les Brics a été prise lors du sommet qui s'est tenu à Johannesburg entre le 22 et le 24 août. Argentine, Égypte, Éthiopie, Arabie Saoudite, Iran et Émirats Arabes Unis rejoindront le bloc dès le début de l'année prochaine dans le cadre d'une première phase d'expansion. Un élargissement qui laisse aussi 17 pays à la porte et confirme le rôle croissant de la Chine dans l'organisation sur fond de divergences entre pays du noyau dur. À Johannesburg, se sont affrontées deux manières de revoir le multilatéralisme obsolète, la gouvernance de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International et des ambitions parfois difficiles à concilier au sein d'un groupe aussi hétérogène politiquement qu'économiquement. Si certains États sont opposés à l'hégémonie occidentale, ils ne sont pas encore d'accord entre eux sur ce que devrait être la nouvelle alternative. Que va changer cet élargissement ? Quelles dynamiques nouvelles vont se mettre en place ?Invités :  Joan Deas, Directrice exécutive de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient ('IREMMO). Do BRICS Countries Want to Shape a New World Order, Revue Internationale et Stratégique n°130 Alexandre Kateb, économiste. Fondateur du cabinet de prospective The Multipolarity Report. Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les BRICS changent le monde aux éditions Ellipses. Les économies arabes en mouvement aux editions de Boeck. 

Appels sur l'actualité
[Vos questions] La Banque mondiale change le statut de la Guinée

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 6, 2023 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'arrivée de Luis Enriques en tant qu'entraîneur du PSG, sur la visite d'Antonio Guterres en Haïti et sur la rencontre entre l'opposition et la commission électorale congolaise. Football : encore un nouvel entraîneur pour le PSG  Luis Enrique, l'ancien sélectionneur d'Espagne, est désormais le nouvel entraineur du PSG. Pourquoi a-t-il été préféré à Nagelsmann, favori pour le poste au départ ? C'est le 8è entraîneur du club en douze ans d'ère qatarienne, comment expliquer ce turn-over ? Peut-on s'attendre à des changements importants dans l'effectif et le staff ?      Avec Victor Missistrano, journaliste au service des sports de RFI.Économie : la Guinée monte en grade Selon le classement annuel de la Banque mondiale des pays, la Guinée est passée d'un pays à faible revenu à un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Qu'est-ce qui explique cette progression de la Guinée ? Sur quels critères se base la Banque mondiale ? Avec Clémentine Pawlostky, journaliste au service Économie de RFI.Antonio Guterres : « Ce n'est pas le moment d'oublier Haïti » Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'est rendu à Haïti en proie aux violences des gangs et de la famine. Comment expliquer qu'il ait attendu aussi longtemps pour se rendre à Haïti malgré la persistance de la crise ? Ce nouveau signal d'alarme peut-il être entendu ? Avec Frédéric Thomas, chargé d'études au Centre Tricontinental (Cetri).