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Kwe signifie «bonjour» dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Troisième et dernière étape: à Pessamit, sur la Côte Nord, parmi les Innu, un peuple de tradition nomade, profondément ancré dans son territoire ancestral: le Nitassinan. Aujourd'hui, malgré les blessures coloniales, les Innu de Pessamit s'attachent à partager leur culture millénaire. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones : les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquelles les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Troisième étape, à Pessamit, une communauté innu placée au bord du Fleuve Saint Laurent sur la Côte Nord. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Présents dans la région depuis des millénaires (des fouilles ont prouvé l'existence d'un peuple de chasseurs remontant à 5 500 ans avant notre ère), les Innu étaient là au moment du passage des « explorateurs » européens Jacques Cartier ou Samuel de Champlain au XVIè et XVIIè siècle. Aujourd'hui, à Pessamit, on dénombre 2 500 habitants environ, dont plus de 80% parlent encore leur langue, l'innu aimun. Car jusque dans les années 50, les Innu ont su garder un lien puissant avec leurs traditions, des traditions mises à mal par les barrages, la colonisation et l'évangélisation. Depuis quelque temps, Pessamit développe l'été des visites guidées, à la découverte d'une culture nomade millénaire, tournée vers l'intérieur des terres, la terre ancestrale, socle de leur pensée et de leur civilisation : le Nitassinan. Avec des habitants, acteurs, actrices culturel.le.s et touristiques, pêcheur, ancien chef de bande, guides, conteur ou poétesse comme Joséphine Bacon que l'on avait rencontrée en 2021. C'est elle qui nous avait donné envie de partir dans le vaste Nitassinan innu. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Joséphine Bacon, poétesse innu de renom, originaire de Pessamit - Robert Dominique, aîné de la communauté et ancien chef de bande de Pessamit - Kathy Moreau Lacasse, guide innu au centre communautaire Ka Mamuitunanut - Wilfrid Apik Hervieux, conteur de mythes et légendes innu - Lily-Rose Bacon, jeune étudiante innu - Jean-Louis ou Muâku, pêcheur à la truite innu - Céline Bacon, agent culturel et touristique innu à Pessamit - Moïse Junior Ashini travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père - Geneviève Ashini, soeur de Moïse, travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père. Pour préparer votre voyage à Pessamit : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site du Conseil des Innus de Pessamit - En savoir plus sur la poésie de Joséphine Bacon - Sur le Camp innu Uamastakenis qui propose une immersion et un hommage à la culture innu en territoire - Sur le site traditionnel innu Kanapeut, espace de partage et de connaissances sur l'innu aïtun fondé par Michel et Erik Kanapé - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et à écouter : - Bâtons à message. Tshissinuashitakana, de Joséphine Bacon. Éditions Mémoire d'encrier, 2009 - Les vertèbres de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali. Éditions Mémoire d'encrier. 2026 - Eukuan Nin Matshi-Manitu Innushkueu. Je suis une maudite sauvagesse, d'An Antane Kapesh. Éditions Mémoire d'encrier. 2019 - Tiohtiá:ke, de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023 - Kuessipan, de Naomi Fontaine. Éditions Mémoire d'encrier. 2011 - Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018 - Le passionnant balado produit par Radio Canada Laissez-nous raconter : L'histoire crochie avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots clés à décoloniser - La musique du groupe historique innu Petapan. Sur la plateforme de découverte des artistes et des musiques autochtones actuelles Nikamowin.
Kwe signifie «bonjour» dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Troisième et dernière étape: à Pessamit, sur la Côte Nord, parmi les Innu, un peuple de tradition nomade, profondément ancré dans son territoire ancestral: le Nitassinan. Aujourd'hui, malgré les blessures coloniales, les Innu de Pessamit s'attachent à partager leur culture millénaire. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones : les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquelles les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Troisième étape, à Pessamit, une communauté innu placée au bord du Fleuve Saint Laurent sur la Côte Nord. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Présents dans la région depuis des millénaires (des fouilles ont prouvé l'existence d'un peuple de chasseurs remontant à 5 500 ans avant notre ère), les Innu étaient là au moment du passage des « explorateurs » européens Jacques Cartier ou Samuel de Champlain au XVIè et XVIIè siècle. Aujourd'hui, à Pessamit, on dénombre 2 500 habitants environ, dont plus de 80% parlent encore leur langue, l'innu aimun. Car jusque dans les années 50, les Innu ont su garder un lien puissant avec leurs traditions, des traditions mises à mal par les barrages, la colonisation et l'évangélisation. Depuis quelque temps, Pessamit développe l'été des visites guidées, à la découverte d'une culture nomade millénaire, tournée vers l'intérieur des terres, la terre ancestrale, socle de leur pensée et de leur civilisation : le Nitassinan. Avec des habitants, acteurs, actrices culturel.le.s et touristiques, pêcheur, ancien chef de bande, guides, conteur ou poétesse comme Joséphine Bacon que l'on avait rencontrée en 2021. C'est elle qui nous avait donné envie de partir dans le vaste Nitassinan innu. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Joséphine Bacon, poétesse innu de renom, originaire de Pessamit - Robert Dominique, aîné de la communauté et ancien chef de bande de Pessamit - Kathy Moreau Lacasse, guide innu au centre communautaire Ka Mamuitunanut - Wilfrid Apik Hervieux, conteur de mythes et légendes innu - Lily-Rose Bacon, jeune étudiante innu - Jean-Louis ou Muâku, pêcheur à la truite innu - Céline Bacon, agent culturel et touristique innu à Pessamit - Moïse Junior Ashini travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père - Geneviève Ashini, soeur de Moïse, travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père. Pour préparer votre voyage à Pessamit : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site du Conseil des Innus de Pessamit - En savoir plus sur la poésie de Joséphine Bacon - Sur le Camp innu Uamastakenis qui propose une immersion et un hommage à la culture innu en territoire - Sur le site traditionnel innu Kanapeut, espace de partage et de connaissances sur l'innu aïtun fondé par Michel et Erik Kanapé - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et à écouter : - Bâtons à message. Tshissinuashitakana, de Joséphine Bacon. Éditions Mémoire d'encrier, 2009 - Les vertèbres de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali. Éditions Mémoire d'encrier. 2026 - Eukuan Nin Matshi-Manitu Innushkueu. Je suis une maudite sauvagesse, d'An Antane Kapesh. Éditions Mémoire d'encrier. 2019 - Tiohtiá:ke, de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023 - Kuessipan, de Naomi Fontaine. Éditions Mémoire d'encrier. 2011 - Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018 - Le passionnant balado produit par Radio Canada Laissez-nous raconter : L'histoire crochie avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots clés à décoloniser - La musique du groupe historique innu Petapan. Sur la plateforme de découverte des artistes et des musiques autochtones actuelles Nikamowin.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l'été, avant de repartir nomadiser. Aujourd'hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Deuxième étape, devant l'immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire. Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l'assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l'indien dans l'enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d'une culture et d'un héritage malmenés par l'histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu'à la nuit tombée, on regarde d'un œil différent, une fois au bord du lac… Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh - Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu - Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu - Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien - Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue - Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie - Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones. Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh - Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh - Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020 - L'artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun - Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience - Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et écouter : - « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation - « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l'itinérance d'un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience - « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l'intime et l'instant, par une artiste de son temps - « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019 - « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L'ouvrage de référence de l'anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser - La musique solaire de l'artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l'été, avant de repartir nomadiser. Aujourd'hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Deuxième étape, devant l'immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire. Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l'assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l'indien dans l'enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d'une culture et d'un héritage malmenés par l'histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu'à la nuit tombée, on regarde d'un œil différent, une fois au bord du lac… Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh - Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu - Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu - Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien - Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue - Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie - Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones. Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh - Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh - Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020 - L'artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun - Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience - Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et écouter : - « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation - « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l'itinérance d'un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience - « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l'intime et l'instant, par une artiste de son temps - « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019 - « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L'ouvrage de référence de l'anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser - La musique solaire de l'artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones se présentent et accueillent les visiteurs de passage. Première étape : à deux pas de la ville de Québec, dans la communauté de Wendake jadis désignée comme « le village huron », un lieu qui fait office de porte d'entrée dans ce monde qui, bien sûr, n'était pas nouveau. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui, jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones, les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Wendake est une toute petite terre de « réserve » -un terme présent dans la « Loi sur les Indiens de 1876 » encore en vigueur- située tout proche de la ville de Québec. Par sa proximité avec la ville et le rôle de son peuple, les Wendat, dans l'histoire des premiers contacts avec les colons français, cette communauté représente une passerelle, un bon point de départ pour qui voudrait voyager en terre autochtone. Aujourd'hui, environ 1 500 Wendat, sur les 5 000 recensés, vivent à Wendake, issus d'un peuple survivant, venu des Grands Lacs qui, à la fin du XVIIe siècle, va trouver refuge au bord de la rivière Saint Charles ou « Akiawenhrahk » soit « la rivière à la truite » en wendat. Depuis, les Wendat ont résisté à l'urbanisation et à l'assimilation coloniale et défendent fièrement leur territoire ancestral, le Nionwentsïo, leur passé millénaire comme leur présent moderne, ouvert sur le monde. Rencontre avec des acteurs culturels : directeur de musée, guides, écrivain, éditeur, juriste, conteurs ou musiciens, tous et toutes membres de la communauté wendat. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Stéphane Picard, directeur général du Musée Huron-Wendat, situé au sein de l'Hôtel-Musée Premières Nations et chef familial de la Nation Wendat - Isabelle Sioui, conteuse musicienne, artisane et conférencière wendat - Alexane Picard, artisane et juriste wendat spécialisée en droit autochtone - Dominic Ste Marie, conteur de mythes et légendes, ancien guide interprète et coordinateur à Tourisme Wendake - Daniel Sioui, écrivain et éditeur, fondateur des Éditions Hannenorak et de la librairie du même nom située à Wendake - Steeve Gros-Louis, danseur traditionnel et propriétaire des restaurants Sagamité situés à Wendake et dans le vieux Québec - Jason Picard-Binet, artisan wendat qui a repris l'atelier de mocassins Bastien, un héritage vieux de plus d'un siècle - Andawa Laveau, artiste wendat, musicien, acteur et guide - Diane Picard, musicienne gardienne du Tambour Chef-Sacré et fondatrice du groupe des Femmes au Tambour de Wendake « Andicha N'de Wendat ». Pour préparer votre voyage à Wendake : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide Aashukan très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté de Wendake - L'Hôtel Musée Premières Nations abrite le Musée Huron Wendat et son exposition récemment renouvelée Wendat Endi' soit « Nous, les Wendat ». Une maison longue Ekionkiestha' est adossée au musée et à l'hôtel. - Découvrez le parcours lumineux et immersif Onhwa Lumina qui se vit de nuit à la rencontre de la culture wendat. - Les Éditions Hannenorak, seule maison d'édition autochtone au Québec, sont situées comme sa librairie à Wendake. Daniel Sioui, son fondateur, a également initié avec d'autres le foisonnant Salon du livre des Premières Nations Kwahiatonhk! - Bastien, artisan autochtone situé à Wendake - Le site d'Andicha N'de Wendat, groupe de femmes Tambour à Wendake - Dans la ville de Québec, le musée de la civilisation propose un riche parcours muséal sur l'histoire autochtone et coloniale. À lire et écouter : - « Indien stoïque » de Daniel Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Indienne de ville » d'Isabelle Picard, Éditions Flammarion Québec. 2025 - « Yändata' / L'éternité au bout de ma rue » de Jean Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Frétillant et agile », de Jocelyn Sioui, Éditions Hannenorak. 2022 - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill, autour de 10 mots clés à décoloniser. - La musique des Wendat Gilles Sioui et Christian Laveau ou celle d'Andawa Laveau.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones se présentent et accueillent les visiteurs de passage. Première étape : à deux pas de la ville de Québec, dans la communauté de Wendake jadis désignée comme « le village huron », un lieu qui fait office de porte d'entrée dans ce monde qui, bien sûr, n'était pas nouveau. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui, jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones, les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Wendake est une toute petite terre de « réserve » -un terme présent dans la « Loi sur les Indiens de 1876 » encore en vigueur- située tout proche de la ville de Québec. Par sa proximité avec la ville et le rôle de son peuple, les Wendat, dans l'histoire des premiers contacts avec les colons français, cette communauté représente une passerelle, un bon point de départ pour qui voudrait voyager en terre autochtone. Aujourd'hui, environ 1 500 Wendat, sur les 5 000 recensés, vivent à Wendake, issus d'un peuple survivant, venu des Grands Lacs qui, à la fin du XVIIe siècle, va trouver refuge au bord de la rivière Saint Charles ou « Akiawenhrahk » soit « la rivière à la truite » en wendat. Depuis, les Wendat ont résisté à l'urbanisation et à l'assimilation coloniale et défendent fièrement leur territoire ancestral, le Nionwentsïo, leur passé millénaire comme leur présent moderne, ouvert sur le monde. Rencontre avec des acteurs culturels : directeur de musée, guides, écrivain, éditeur, juriste, conteurs ou musiciens, tous et toutes membres de la communauté wendat. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Stéphane Picard, directeur général du Musée Huron-Wendat, situé au sein de l'Hôtel-Musée Premières Nations et chef familial de la Nation Wendat - Isabelle Sioui, conteuse musicienne, artisane et conférencière wendat - Alexane Picard, artisane et juriste wendat spécialisée en droit autochtone - Dominic Ste Marie, conteur de mythes et légendes, ancien guide interprète et coordinateur à Tourisme Wendake - Daniel Sioui, écrivain et éditeur, fondateur des Éditions Hannenorak et de la librairie du même nom située à Wendake - Steeve Gros-Louis, danseur traditionnel et propriétaire des restaurants Sagamité situés à Wendake et dans le vieux Québec - Jason Picard-Binet, artisan wendat qui a repris l'atelier de mocassins Bastien, un héritage vieux de plus d'un siècle - Andawa Laveau, artiste wendat, musicien, acteur et guide - Diane Picard, musicienne gardienne du Tambour Chef-Sacré et fondatrice du groupe des Femmes au Tambour de Wendake « Andicha N'de Wendat ». Pour préparer votre voyage à Wendake : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide Aashukan très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté de Wendake - L'Hôtel Musée Premières Nations abrite le Musée Huron Wendat et son exposition récemment renouvelée Wendat Endi' soit « Nous, les Wendat ». Une maison longue Ekionkiestha' est adossée au musée et à l'hôtel. - Découvrez le parcours lumineux et immersif Onhwa Lumina qui se vit de nuit à la rencontre de la culture wendat. - Les Éditions Hannenorak, seule maison d'édition autochtone au Québec, sont situées comme sa librairie à Wendake. Daniel Sioui, son fondateur, a également initié avec d'autres le foisonnant Salon du livre des Premières Nations Kwahiatonhk! - Bastien, artisan autochtone situé à Wendake - Le site d'Andicha N'de Wendat, groupe de femmes Tambour à Wendake - Dans la ville de Québec, le musée de la civilisation propose un riche parcours muséal sur l'histoire autochtone et coloniale. À lire et écouter : - « Indien stoïque » de Daniel Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Indienne de ville » d'Isabelle Picard, Éditions Flammarion Québec. 2025 - « Yändata' / L'éternité au bout de ma rue » de Jean Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Frétillant et agile », de Jocelyn Sioui, Éditions Hannenorak. 2022 - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill, autour de 10 mots clés à décoloniser. - La musique des Wendat Gilles Sioui et Christian Laveau ou celle d'Andawa Laveau.
Country, Rock, Electronic, Powwow Fusion, Punk, Throat Singing, Pop, Poetry/Classical, Rap, Hip Hop and Funk from the indigenous makers of the Cherokee, Inuit, Cree, Métis, Taos Pueblo, Navajo, Ojibwe, Chippewa, Apache, Northern Cheyenne, Wolastoqiyik, and Dakota nations. Brought to you by Tunes From Turtle Island and Pantheon Podcasts. If you like the music you hear, go out and buy/stream some of it. :) All these artists need your support. Tracks on this week's show are: Kalyn Fay - Way out Beatrice Deer - Caterpillar B Fabian - Waves Handsome Tiger & Prado Monroe - BTDT Nimura & Mozart Gabriel - Pretty Thing Bon Iver & Bizhiki - We Stevie Salas - Cover Me In Noise Stirling John - Even If The Casualties & 1876 - Ashes Of War Tanya Tagaq - Foxtrot Daniel Desorcy & Derrick Gottfried - Best Of Me Jens Kleist - FUN! Janet Panic - What a Day Can Change Tim Corlis and Armand Garnet Ruffo - Sounding Thunder the Song of Francis Pegahmagabow Joey Stylez - Acting Good Vivek Shraya & Jeremy Dutcher - Moral Panic KNG JMZ - Born Original Intro (Opening Prayer) William C31. - Native Love All songs on this podcast are owned by the artist(s) and are used for educational purposes only. All songs can be found for purchase or streaming wherever you get your great music. Please pick up these amazing tracks and support these artists. More info on the show here
Série spéciale : Au cœur du Saint-Laurent, à la découverte des espèces en péril Les grands rorquals : titans discrets du fleuve Les rorquals bleus et rorquals communs ne sont pas de simples silhouettes au loin. Ce sont les plus grands animaux de la planète : des géants migrateurs, rapides, élégants… et étonnamment discrets. Chaque été, ils traversent le golfe du Saint-Laurent pour venir se nourrir dans nos eaux — mais leur présence devient de plus en plus rare. Dans cet épisode, Lyne Morissette part à leur rencontre avec deux témoins privilégiés : Richard Sears, fondateur du Mingan Island Cetacean Study (MICS) et pionnier de la recherche sur les rorquals bleus depuis les années 1970 ; et René Roy, observateur terrain et photographe scientifique basé à Matane, dont les clichés alimentent depuis des décennies les catalogues et la science citoyenne. Participation spéciale: Rita Mestokosho, poétesse innue, etJoyce Dominique, de Uashat mak Mani-utenam, pour le poème La grande baleine. Avec eux, on découvre ces géants autrement : leur anatomie spectaculaire, les savoirs autochtones qui rappellent leur rôle culturel, les enquêtes de terrain qui suivent leurs migrations, les menaces qui les fragilisent… et les solutions concrètes pour assurer leur avenir dans le Saint-Laurent.
Indie, Hip Hop, Electronic, Country, Roots, Rock, Blues, Powwow, Reggae, Rap, and Rock from the musicians of the Métis, Mi'kmaq, Ojibwe, Wolastoqiyik, Inuit, Cherokee, Apache, Kickapoo, and Navajo Nations. Brought to you by Tunes From Turtle Island and Pantheon Podcasts. If you like the music you hear, go out and buy/stream some of it. :) All these artists need your support. Tracks on this week's show are: Hotel Mira - Re: Valentines Day Q052 - Loud Sunday Chances - Sister Evan Redsky - Watching Mitchell Makoons - Sweatshirts Mike Bern - Into The River Elisapi & Hologramme - Sinnatumait (Dreams) Remix Blue Moon Marquee & Northern Cree - Put Your Feathers On Nahko And Medicine For The People - Yes They Will Irie Love - Reincarnation J Brave & Shylah Ray Sunshine - Belong Here Silver Wolf Band - This Is My Home Nucky Jmc & Ashley Rae - Wishing You Goodnight Mato Wayuhi - Mischief War Bonnet - UTA Turquoise Steel & Sage Cornelius - Next Big Thing All songs on this podcast are owned by the artist(s) and are used for educational purposes only. All songs can be found for purchase or streaming wherever you get your great music. Please pick up these amazing tracks and support these artists. More info on the show here
Pop, Rock, HipHop, Indie, R'n'B, Folk, Country, Latin, Electronic, Dub Step, Rap, Punk and Techno from the indigenous music makers of the Navajo, Cree, Nisenan, Métis, Wolastoqiyik, Wixáritari, Ojibwe, Cherokee, Chippewa, Mi'kmaq, Yakama, Apache, Mayan, Otomi and Mohawk Nations. Brought to you by Tunes From Turtle Island and Pantheon Podcasts. If you like the music you hear, go out and buy/stream some of it. :) All these artists need your support. Tracks on this week's show are: Semiah - Nothing At All Howard Nepinak - Z28 Idealraps - Parents Proud Gaeln - Beat Slow Calling All Captains - A New Type Of Grey LOV - Mama JD Crosstown - The Devil Siibi & Aysanabee - Body To Body Natasha Fisher - Shade Of Blue ParanormL & RedCloud - Pop Hop Kwabid - Fried Worms Bial Hclap & Sonora Tukukuy & Aura Peralta - Ahi Viene el Sol (remix) Wihtikow - iii Ashley Ghostkeeper - (Us) Sounds Good To Me Ken Pomeroy - Wolf In Sheeps Clothing Under Exile - Atropos Blaine Bailey - Backslidin' Khris Clymer & Sage Bond - Skinwalker Nataanii Means - Scalp Takers Kaeley Jade - The Ceiling Feathers And Arrows - Say Yes Dan L'initié - Super Heraut The City Lines & Kat Steih & Rob Luzyski - Wildfires Skies The Prairie States - Feels Like Forever Jason Benoit - I Hope You Know B Fabian - Uno Reversed Sara Kae - Do You Ever Think Of Me Mystic - Welcome To Amerikkka Indigenous - Heavyweight 1876 - I Barely Knew Her Pixel Terror & Darksiderz & Kreation - HEAVENFALL Mozart Gabriel - Lips Like Sugar All songs on this podcast are owned by the artist(s) and are used for educational purposes only. All songs can be found for purchase or streaming wherever you get your great music. Please pick up these amazing tracks and support these artists. More info on the show here
This week Mary and Nat yap about local restaurants, Chinese EVs, diseases of the brain and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Comedy Night at The Wilser's Room (Facebook Event) Head of hard-right U.S. think tank no longer addressing Carney's cabinet (Canadian Press) Liberals Call Out Carney for Inviting Trump Insider (Tyee) Ottawa's tariffs on Chinese EVs are propping up American automakers (Hamilton Spectator | Archive.Today) Alberta shelves school book ban — for now (CBC) New Brunswick is delaying the release of a report about a mystery brain disease (Global) “Wuthering Heights” | Official Teaser (YouTube) Marc Maron - Are We Good? Official Trailer (YouTube) In Conversation with Jim Gaffigan at 92NY (wtfpod.com) Gianmarco Soresi Special 'Thief Of Joy' Sets YouTube Premiere Date (Deadline) John Candy: I Like Me | Official Trailer (YouTube)
This week Mary and Nat yap about school librarians, the benefits of bullying, BandCamp Fridays and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. N.B. government fights court order to bring back library workers (CBC) Active wildfires in New Brunswick dwindling, with largest blaze showing no growth (CBC) Christian activist Faytene Grasseschi says she's moved to Alberta (Telegraph Journal) Alberta sets price at $100 for those who must pay for COVID-19 vaccine this fall (Global) Godspeed You! Black Emperor have pulled their music from streaming platforms (NME) Alien: Earth - Official Trailer (YouTube) The story behind Devo's ‘Whip It' and their misunderstood legacy (Associate Press) FIRST LOOK AT KIERON GILLEN & STEPHANIE HANS' HIGHLY ANTICIPATED DIE: LOADED SERIES RETURN (Image Comics)
This week Mary and Nat yap about the ghosts in the machine, South Park, the Toronto Blue Jays and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Updates: Gaza starves under Israeli blockade, US says ceasefire in question (Al Jazeera) NHL Says Five Players In Hockey Canada Trial Can't Return For Now As Lawyers For E.M. And Accused React To Verdict (Hockey News) Evan Solomon fired by CBC News in wake of alleged secret art deals (CBC) Mark Carney's AI agenda is a gift to Big Tech (Breach) American Hysteria - The Imaginary Gods of ChatGPT with Journalist Miles Klee (Spotify) Taylor Lorenz - The NO FAKES AI Deepfake Law is Dangerous (YouTube) Paramount Faces a Talent Rebellion, and Their Target Is Trump's D**k (Hollywood Reporter) bwprowl.bsky.com (Bluesky) radiodeadair.com (Bluesky) Dead Funny: Humor in Hitler's Germany, By Rudolph Herzog (The Independent) It Could Happen Here - Why Is Trump So Afraid of Epstein? (Spotify) What is the Monkeysphere? (Cracked) Marc Maron on WTF's Final Episode and Comedy Politics | Good One Podcast (YouTube) Marc Maron: Panicked | Official Trailer | HBO Max (YouTube) Blue Jays' ascent takes them to the top of MLB standings for first time since 1992 (Toronto Sun)
This week Mary and Nat yap about the NDP leadership race, Spotify vs TIDAL, zombie hog and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Canada to rescind digital services tax as U.S. trade talks restart (Global) Trump announces 30% tariffs on EU, Mexico to begin Aug. 1 (CBC) Public Health urging people in Sussex to test for measles, get vaccinated after confirmed case (CBC) Some Alberta hospitals triaging probable measles patients in vehicles (CBC) NDP to choose new leader in March following 7-month contest (CBC) NDP Socialist Caucus Nominates Montreal Author and Activist Yves Engler for NDP Leader (NDPSocialists.ca) Manitoba again declares provincewide state of emergency as wildfires force new evacuations for thousands (CBC) Deerhoof Withdraw Music from Spotify: "We Don't Want Our Music Killing People" (Exclaim) Why did Jack Dorsey buy Jay-Z's failed music service? (Vox) Superman - New Trailer (YouTube) 28 Years Later review: Zombie-apocalypse horror is a 'never-dull' monster mash-up (BBC)
This week Mary and Nat yap about the Canadian who died in ICE custody, AI hype, the new season of The Bear and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA+ causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth Qtfattiesnb Further reading/viewing: Maine governor wants N.B. tourists back, but premier says major ‘change' needed (Global) Canadian who died in ICE custody lived a 'simple life,' his lawyer says (CBC) Judge grants injunction request blocking Albertas gender-affirming care legislation (Global) Is AI a con? A new book punctures the hype and proposes some ways to resist (The Conversation) Multiple Studies Now Suggest That AI Will Make Us Morons (Gizmodo) The Bear | Season 4 Official Trailer (YouTube) Do I Know You From Somewhere? review - Lovely, sad Maritime fantasy (Halifax Bloggers)
This week Mary and Nat yap about pipelines vs trains, solving comedy, antifa super soldiers and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA+ causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth Qtfattiesnb Education Department gives districts another $14.6M after funding controversy (CBC) Experts warn of Bill C-2 as 'anti-refugee' and 'anti-immigrant' giving Canada 'unchecked powers' like the U.S. (Radio Canada) Can Carney keep his elbows up while texting Donald Trump? | CBC's The House (Spotify) Mike Birbiglia's Working It Out (Spotify) Hassan Minaj and Roy Wood Jr (Instagram) Meet Jon Stewart - One of My Favourite People | What Now? With Trevor Noah (Spotify) Don't Just Do Nothing: 20 Things You Can Do to Counter Fascism (ItsGoingDown.org) Turn Off Your Phone And Other Basic Digital Security Strategies (SproutDistro) Antifa Super Soldier Strength Training (SproutDistro)
NBN host Hollay Ghadery speaks with acclaimed poet Rebecca Salazar about their new poetry collection, antibody: poems (McClelland & Stewart, 2025) A powerful follow-up to the Governor General's Literary Award shortlisted sulphurtongue.antibody: poems is a protest, a whisper network, a reclamation of agency, and a ritual for building a survivable world.antibody mobilizes body horror as resistance, refusing to sanitize the atrocities of sexual violence or to silence its survivors. Challenging myths of “perfect” victimhood, this collection honours the messy, rageful, queer, witchy, disabled, and kinky grief work of enduring trauma and learning to want to live. About Rebecca Salazar: Rebecca Salazar (she/they) is a queer, disabled, and racialized Latinx writer currently living on the unceded territory of the Wolastoqiyik people. Their first full-length collection sulphurtongue (McClelland & Stewart) was a finalist for the Governor General's Award for Poetry, the New Brunswick Book Awards, the Atlantic Book Awards, and the League of Canadian Poets' Pat Lowther Memorial Award. antibody is their second poetry collection. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
NBN host Hollay Ghadery speaks with acclaimed poet Rebecca Salazar about their new poetry collection, antibody: poems (McClelland & Stewart, 2025) A powerful follow-up to the Governor General's Literary Award shortlisted sulphurtongue.antibody: poems is a protest, a whisper network, a reclamation of agency, and a ritual for building a survivable world.antibody mobilizes body horror as resistance, refusing to sanitize the atrocities of sexual violence or to silence its survivors. Challenging myths of “perfect” victimhood, this collection honours the messy, rageful, queer, witchy, disabled, and kinky grief work of enduring trauma and learning to want to live. About Rebecca Salazar: Rebecca Salazar (she/they) is a queer, disabled, and racialized Latinx writer currently living on the unceded territory of the Wolastoqiyik people. Their first full-length collection sulphurtongue (McClelland & Stewart) was a finalist for the Governor General's Award for Poetry, the New Brunswick Book Awards, the Atlantic Book Awards, and the League of Canadian Poets' Pat Lowther Memorial Award. antibody is their second poetry collection. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/lgbtq-studies
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This week Mary and Nat yap about how sh-tlibs are made, our new GigaChad housing minister, ice cream and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA+ causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: N.B. education minister avoids questions as more cuts are revealed (CBC) Canada's new housing minister doesn't think prices need to come down (CTV) Housing affordability in Fredericton has 'worsened at a dramatic pace,' new report says (CBC) Ben & Jerry's cofounder arrested at US Senate after protesting war in Gaza (AlJazeera) Why The Qataris Are Happy To Dump Their 747 On Trump (Forbes) The Dad Rock That Made Me A Woman by Niko Stratus (Welcome To Hell World) 'The Bear' Confirms Season 4 Release Date (Exclaim) Mountainhead | Official Trailer | Max (YouTube) Superman | Official Trailer (YouTube) Dying for Sex review – Michelle Williams' erotic journey is revolutionary TV (Guardian) Magnetic Hill Zoo's Peregrine Falcon Nest Cam in Moncton, NB (Magnetic Hill Zoo) Canadian Dental Care Plan | Adults aged 18 to 34 (Canada.ca) Trueman Blueberry Farms, Aulac NB (https://truemanblueberryfarms.ca/)
This week Mary and Nat yap about cat socialization, the godforsaken federal election, Star Wars and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Voter Information Service (Elections.ca) Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA+ causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Poilievre's Carleton riding had the most advance voting in Canada (CBC) Trump Humiliated by Judges as He Loses Three Cases in a Day (Yahoo) It Could Happen Here (iheart.com) Jagmeet Singh and Elizabeth May at risk of losing their B.C. seats, poll aggregator projects (National Post) Pedro Pascal calls J.K. Rowling ‘heinous loser' after her U.K. Supreme Court ruling post (Global) So you saw ‘Conclave' the movie. Here's what it got right – and wrong – about real-life conclaves (Associated Press) Star Wars' Andor Season 2 Depicts the Banality of American Fascism (Wired) ‘Andor' Showrunner Reveals Season 2 Secrets and Why Writing Darth Vader Is ‘Limiting' (Rolling Stone) Andor | Season 1 Recap (YouTube) Sinners | Official Trailer 2 (YouTube)
This week Mary and Nat yap about public transit, trade war astrology, why everyone is mad at Mike White and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA+ causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Fredericton Transit Expands Service with Mid-Day Half-Hour Frequency on High-Demand Routes (City of Fredericton) Conservatives are limiting media access to Poilievre. Is it helping or hurting him? (CBC) Carney, Poilievre both back new pipelines with different but similar plans (CTV) House Republicans Just Passed a Voter Suppression Bill That Would Disenfranchise Millions (Mother Jones) ‘Trust is going down': Why Trump should fear the bond market (Politico) Temu Is No Longer the No.1 Shopping App in the U.S. (WSJ) Nintendo presses pause on Switch 2 pre-orders. How tariffs impact gaming (Global) NDP's Singh drops 'I'm running for prime minister' messaging two weeks into the campaign (CBC) Mike White Says White Lotus Nonbinary Storyline Was Cut Due to a Political “Vibe Shift” (them.us) LESSON 1: Do Not Obey In Advance (YouTube) Mike White Blasts ‘White Lotus' Composer's Rant To Reporter As ‘A Bitch Move' (HuffPo) ‘Yellowjackets' Star Melanie Lynskey on Finale Shockers, Shauna ‘Reclaiming Her Power' and Season 3 Deaths: ‘I Wish We Had More Time' (Variety)
This week Mary and Nat yap about Simpsons analogs for Canadian politicians, screaming at people to affect political change, Severance and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social Mary's Blog: http://marygreen.lol/blog This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Canada's prime minister and his opponent kick off election saying Trump must respect sovereignty (AP) Juno-winning musician David Myles seeks Fredericton Liberal nomination (Telegraph Journal | archive.is) Elbows up, Canada. (Facebook) Bob & Doug McKenzie with Geddy Lee - Take Off (YouTube) PC Opposition attacks Liberal tariff plan, won't say what they'd do (CBC) Tesla investors at a loss as Elon Musk drags down stock price: ‘This time it feels different' (Forbes) Saudis ‘second largest investors' in Twitter after Musk takeover (AlJezeera) ‘Severance' Renewed for Season 3 at Apple TV+ (Variety) Adolescence review – the closest thing to TV perfection in decades (Guardian) Andor Season 2 (YouTube) SATURDAY NIGHT – Official Trailer (HD) (YouTube) The Studio — Official Trailer | Apple TV+ (YouTube)
This week Mary and Nat yap about the new Prime Minister because we're in the past and don't know who it is yet, whatever is going on in America, absurd stories for absurd times and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreen.lol | @blowingitpod.bsky.social This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Canada's ruling Liberals move on from Trudeau with Trump boost (Reuters) We logged every RCMP Black Hawk flight for 6 weeks. Here's what we found (CBC) Democrats are acting sedate and silent during Trump's worst excesses (Guardian) Smoke grenades tossed in Serbian parliament, lawmaker suffers stroke (Reuters) Amanda's Mild Takes (Instagram) Why is America afraid of ‘No Other Land'? (Al Jazeera) JOHN CLEESE: The meaning of life and other absurd topics (YouTube) Why Severance is the series for our times (New Statesman) Mickey 17 (YouTube) Elbows Up (Simplecast)
This week Mary and Nat yap about why this will never be a video podcast, what happens if the US invades Canada, how to summon the devil and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreenhahaha.bsky.social | @blowingitpod.bsky.social This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Councillor calls for faster action on creating accessible bus stops (Telegraph Journal) Canadian election race thrown open by Trump's tariff threat (Reuters) Don't Test Us, Trump. It Won't End Well for You (Tyee) What if the U.S. invaded Canada? (CBC Frontburner) Trudeau takes swipe at Trump after Canada's 4 Nations victory over the U.S. (CTV) CONCLAVE - Official Trailer 2 [HD] - Only In Theaters October 25 (YouTube) Gay accent in Italian (Instagram) The White Lotus Season 3 | Official Trailer | Max (YouTube) Sinners | Official Trailer 2 (YouTube) Severance — Season 2 Official Trailer | Apple TV+ (YouTube) Yellowjackets | Season 3 Official Trailer (YouTube)
This week Mary and Nat yap about job hunting tips for landlords, the concept of potatoes, terrible British people and more. Follow us on Bluesky: @nfstrongarm.bsky.social | @marygreenhahaha.bsky.social | @blowingitpod.bsky.social This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: What you need to know about the 3% rent cap that starts Saturday (CBC) It Could Happen Here - Executive Disorder (Spotify) Canadians waiting to see if Trump's tariff threat materializes (Canadian Press) Helicopter black box recovered from Washington DC plane crash site (BBC) Good Omens shares graphic novel update ahead of season 3 (RadioTimes) Neil Gaiman's ‘The Sandman' to End With Season 2 at Netflix (EXCLUSIVE) (Variety) Say Nothing | Official Trailer | FX (YouTube) Anora – Trailer (YouTube) Tangerine - Red Band Trailer (YouTube) Companion – Trailer (YouTube)
This week Mary and Nat yap about the lack of useful local news,. The Lemon Party of Canada's leadership race, how to avoid accidentally entering The Black Lodge from your shower, and more. Follow us on Instagram: @nfstrongarm | @marygreenhahaha | @BlowingItPod This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: CBC needed with Elon Musk 'meddling' in Canadian politics: heritage minister (Canadian Press) Chrystia Freeland, Mark Carney emerge as top contenders in Liberal leadership race (The Star) There Is No Safe Word How the best-selling fantasy author Neil Gaiman hid the darkest parts of himself for decades. (Vulture via Archive.is) I knew one day I'd have to watch powerful men burn the world down – I just didn't expect them to be such losers (The Guardian) PlayStation 2 advert: Welcome To The Third Space | 2000 (YouTube) Twin Peaks episode 8: A riveting episode unlike any other explores the origins of evil (Vox) It's Pervert Winter (i-d.co) Castlevania: Nocturne Season 2 | Official Trailer | Netflix (YouTube)
This week Mary and Nat yap about ten notable moments from the year that was 2024, and may St Luigi of Mangeone have mercy on us all. Follow us on Instagram: @nfstrongarm | @marygreenhahaha | @BlowingItPod This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: She won boxing gold. Now Imane Khelif has filed a harassment complaint over claims she's a man or transgender (CBC) How Raygun made it to the Olympics and divided breaking world (BBC) Heavy Metal Band Gojira Shocks With Marie Antoinette Head Moment at Opening Ceremony (E! News) Turkish sharpshooter Yusuf Dikeç wins silver at Paris Olympics with minimal gear, becomes internet sensation (NBC) N.B. government reverses changes to school gender identity policy (Global) Five unanswered questions from the Pelicot trial (BBC) ‘It is what it is': Higgs congratulates Holt on majority Liberal win in N.B. election (Global) David Moscrop (Substack) Bubble Pop with Rachel Gilmore (Substack) The Maple (readthemaple.com) NB Meida Co-op (nbmediacoop.org) A Complete Track-by-Track Timeline of Drake and Kendrick Lamar's Feud (Vulture) Spotify says nope, didn't happen to Drake's lawsuit (AV Club) KYM Review: The Top 20 Memes Of 2024 (KnowYourMeme) Trump rages about the ‘sickness' of Luigi Mangione fans (MSNBC) TikTok is done for (usermag.co)
Folk, Pop, Rock, Hip Hop, Country, Rocabilly, Traditional, R'n'B, Electro-Soul, Ska-punk and Throat Singing from musical member of the Wolastoqiyik, Dakota, Mohawk, Ojibway, Crow, Cree, Metis, Navajo, Peguis, Cheyenne, Inuit, Blackfeet and Mi'kmaq Nations. Brought to you by Tunes From Turtle Island and Pantheon Podcasts. If you like the music you hear, go out and buy/stream some of it. :) All these artists need your support. Tracks on this week's show are: Mike Burn - We Are The Stars Shawnee Kish - Favorite Gift John Trudell - One Of these Days Graeme Jonez - It's Christmas Supaman - Home Don Amero - All We Should Make At Christmas Hataalii - Go Ahead And Try William Prince - Dont Go Leaving Me (Its Christmas Eve) The Reztones - Reztones Stomp Lyla June feat. Lee Moquino - Boarding Schools 1876 & Sober Junkie - Aok Faran Sohappy - Keep You Close Yan Riverin - Nikaui Jamerson & The Wizard - Still Here Jodie B & Makedemdef & Rachel Geek - Chess Club PIQSIQ - Angels We Have Heard On High All songs on this podcast are owned by the artist(s) and are used for educational purposes only. All songs can be found for purchase or streaming wherever you get your great music. Please pick up these amazing tracks and support these artists. More info on the show here.
This week Mary and Nat yap about juice that makes you explode, free money from the government, when you're too old for anime and more. Follow us on Instagram: @nfstrongarm | @marygreenhahaha | @BlowingItPod This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Comedy Night at the Wilser's Room (Facebook) Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Trudeau in Florida to meet with Donald Trump in wake of tariff threat (CBC) Premier says 'surprise' federal tax holiday could cost province $62M (CBC) Rogers Media makes another brutal blow in Canadian podcasting. Canada responds. (Pod The North) A Bit Fruity with Matt Bernstein (Spotify) The Lord Of The Rings: The War Of The Rohirrom (YouTube) NOSFERATU - Official Trailer [HD] - Only In Theaters December 25 (YouTube) Babygirl | Official Trailer 2 HD | A24 (YouTube)
This week Mary and Nat yap about the horrors, evil circuses, loose lips and more. Follow us on Instagram: @nfstrongarm | @marygreenhahaha | @BlowingItPod This podcast was recorded in on the unceded and rightful territory of the Wolastoqiyik, Mi'kmaq and Peskotomuhkati peoples. Indigenous causes that need your support: Wolastoqey Language Fund Mawi' Art (Wabanaki Artist Collective) Gignoo Transition House New Brunswick 2SLGBTQIA causes that need your support: Fierté Fredericton Pride Imprint Youth qtfattiesnb Further reading/viewing: Irving-owned company settles in Wolastoqey title claim suit (CBC) Harm reduction not enough to support those struggling with addictions, say front-line workers (CBC) Tracking Trump's Cabinet picks (Politico) Trump Draft Executive Order Would Create Board to Purge Generals (WSJ) The exodus from X to Bluesky has happened – the era of mass social media platforms is over (Guardian) Gladiator II | Official Trailer (2024 Movie) - Paul Mescal, Pedro Pascal, Denzel Washington (YouTube) Heretic | Official Trailer 3 HD | A24 (YouTube) How The Penguin Avoided Superhero Fatigue | The Backdrop (YouTube) The Onion wins Alex Jones' Infowars in bankruptcy auction (NBC News)
Two-time Polaris Music Prize winning Wolastoqiyik musician, Jeremy Dutcher, is back in Halifax. He's performing with Symphony Nova Scotia tonight and tomorrow. So we invited him back to the studio for a chat. Here's part of that conversation and one of his songs Wolasweltomultine.
It's the first time that one artist has won the prestigious music prize a second time. Mainstreet host, Jeff Douglas gave Jeremy a call to hear about this win, and more about his album Motewolonuwok.
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion) Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : AutochtoneLa langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au Nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band). À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass. Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023). Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ». The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchainement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain. Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion) Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : AutochtoneLa langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au Nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band). À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass. Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023). Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ». The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchainement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain. Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
When a Wolastoqiyik man wasn't allowed on a stagecoach, he vowed to race it to its destination, and won! Buy the book: backyardhistory.ca/book
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion) Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : Autochtone.La langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi. Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023). Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchaînement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion) Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : Autochtone.La langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi. Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023). Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchaînement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
A story that encourages humbleness told by the sacred fire at a Wabanaki Midwinter Gathering. This story was shared by Wolastoqiyik and Passamaquoddy knowledge keeper and linguist Roger Paul, who spoke with CBC's Sis'moqon.
Part 2 of host Jeff Douglas's discussion with Wolastoqiyik musician Jeremy Dutcher about his new album, Motewolonuwok. They talk about the challenges of recording bilingual music for the first time, the artwork for the single, Skicinuwihkuk, and creating the choral song, Sakom. Part 1: https://www.cbc.ca/listen/live-radio/1-37-mainstreet-ns/clip/16025024-wolastoqiyik-musician-jeremy-dutcher-album-motewolonuwok
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion) Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : AutochtoneLa langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au Nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023).Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchainement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. (Rediffusion) Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : AutochtoneLa langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au Nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023).Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchainement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
When your ancestors speak to you, you should probably listen. And in Mike Bern's case, that means using his talent and voice to honour them, his culture, and the loved ones he's lost.The folk rocker from Tobique First Nation in New Brunswick released the album Ancestors earlier this year, with the single no words for goodbye reaching number one on the Indigenous Music Countdown.Cohosts Jessica and George talk to Mike about his current and past musical focus, his culture, the importance of incorporating his native language in his songs, and much more.Support the Show.Join our Facebook community: www.facebook.com/UnsettledJourneys/Check us out on Instagram: https://www.instagram.com/unsettledjourneys/Become a paid subscriber: https://ko-fi.com/unsettledjourneysQuestions, comments, suggestions, offers to volunteer:unsettledjourneys@gmail.com
Award-winning Wolastoqiyik musician Jeremy Dutcher joins host Jeff Douglas in studio to talk about his new album, Motewolonuwok, the concept behind it, and the importance of forming connection within community.
Jeremy Dutcher is a Polaris Prize and Juno Award-winning Wolastoqiyik artist from Canada. They speak with Emily Fox about their new album, 'Motewolonuwok,' the two spirit Cherokee poet who inspired some of the songs, the Indigenous issues addressed in the record, and language revitalization. Listen to Jeremy Dutcher's 2021 interview with Sound & Vision's Emily Fox about their first album: https://www.kexp.org/podcasts/sound-vision/2021/11/23/preserving-indigenous-language-through-music/ Donate to Sound & Vision: kexp.org/soundSupport the show: https://www.kexp.org/sound/See omnystudio.com/listener for privacy information.
Getting to have a full understanding of those who lived here before us is just so very vital....On this very special episode we dive into a vital docu-series which is now on CBC Gem. It's time for 'Telling Our Story'.From page one of the history books, the notion that the First Nations were “discovered.” is a little ridiculous. In a sardonic look back, we're told that the Europeans were the ones who were discovered, starving on their boats, with Jacques Cartier losing 11 men to scurvy before being given a vitamin-laden conifer tea by Iroquois Chief Donnacona. With this starting point, turning history right-side up, Telling Our Story connects beautiful natural scenery with tales and traditions and eloquent and charismatic protagonists from 11 First Peoples – 11 cultures speaking 11 different languages – who inhabited what's now Quebec, Ontario and New Brunswick. They are: Abenaki, Anishinaabe, Atikamekw, Cree of Eeyou Istchee, Innu, Inuit, Kanien'kehá:ka, Mi'kmaq, Naskapi, Huron-Wendat and Wolastoqiyik. Their stories are, in turn, heart-warming, heartbreaking, hopeful and absolutely vital..After it's premiere at TIFF we had the unique pleasure of sitting down with director Kim O'Bomswain about the origins of the project, the multi-platform nature of it all, being able to experience mass audience reactions at a festival like TIFF and so very much more.Telling Our Story is streaming on CBC Gem now.
Plongez dans les univers captivants d'Elisapie et de Jeremy Dutcher. Laissez-vous enivrer par le souffle du Grand Nord et du New Brunswick avec les albums Inuktitut et Motewolonuwok. Avant de commencer l'émission, voici quelques infos sur les cultures autochtones du Canada :Il y a 3 branches différentes d'autochtones au Canada :- 1) Premières nations : Mohawk, mig'maq, Abenaki... (Jeremy Dutcher)- 2) Métis- 3) Inuit (Elisapie).Pour ne pas se tromper, on dit : AutochtoneLa langue des Inuit est le Inuktitut : Inuk (singulier) / Inuit (pluriel)Elisapie se présente comme une Inuk du peuple inuit.Erreurs communes à éviter :Confondre les Innus et les Inuit - Les Innus viennent de la Côte Nord (Florent Vollant par exemple) / Les Inuit viennent du Grand Nord (Elisapie).Le Nunavik est la région tout au Nord du Québec. Le Nunavut est un territoire canadien.On ne dit pas la culture autochtone mais les cultures autochtones.Il y a plus de 50 langues autochtones au Canada, il y a 11 nations autochtones au Québec incluant les Inuit : Abénakis, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiw, Eeyou, Wendat, Innu, Inuit, Wolastoqiyik, Mi'qmaq, Mohawk-Kanien'kehá:ka et Naskapi.Première invitée : Elisapie pour la sortie de l'album InuktitutL'artiste venue du Grand Nord, Elisapie, est depuis plusieurs années une ambassadrice incontournable des voix autochtones, elle incarne une élégance musicale certaine et un féminisme en avance sur son temps.Avec ce nouveau disque, la chanteuse qui a grandi à Salluit, un petit village du Nunavik, la région la plus au nord du Québec revient sur son enfance et adolescence en explorant ses titres préférés qui l'ont vue s'émanciper en tant que femme et en tant qu'artiste. Le défi était grand de revisiter ces chansons intemporelles de groupes ou d'artistes légendaires. Pourtant, qui peut prétendre à autant de délicatesse que dans ce titre Uummati Attanarsimat (Heart of Glass), reprise de Blondie ou ce Taimangalimaaq (Time After Time), de Cindy Lauper ?Ces classiques réinterprétés de Queen, Pink Floyd ou Rolling Stones sont chantés en Inuktitut, sa langue natale. De cette traduction, découlent une force et une poésie inédite. Dans cette playlist de jeunesse, Elisapie raconte son parcours, ses joies et ses peines, sa détermination aussi tout en faisant résonner sa culture avec finesse, en conjuguant modernité et tradition. De ses années passées dans l'Arctique, Elisapie a gardé les souvenirs de ses premiers amours, a été témoin des effets du colonialisme sur sa collectivité et a dansé jusqu'au bout de la nuit au centre communautaire du village. À l'adolescence, elle se produit sur scène avec ses oncles, eux-mêmes membres de l'illustre groupe de rock'n'roll inuit Sugluk (aussi appelé Salluit Band).À 15 ans, elle travaille à la station de radio du village et parvient à décrocher une entrevue avec Metallica. Jeune femme brillante et ambitieuse, elle s'installe à Montréal pour étudier et, finalement, faire carrière dans la musique. Aujourd'hui, l'auteure-compositrice-interprète inuk est une figure incontournable au Canada. Activiste dévouée, Elisapie a créé et produit la première émission de télévision diffusée dans tout le Canada pour célébrer la Journée nationale des peuples autochtones. Son attachement inconditionnel à son territoire et à sa langue, se situe au cœur de son parcours créatif et donc de son œuvre. Cette langue millénaire incarne la rudesse de l'environnement et la beauté féroce du territoire inuit. Cet album est le fruit de tout cela : une constellation de souvenirs aussi sensibles qu'oniriques.À la sortie de Uummati Attanarsimat, Debbie Harry et Chris Stein, membres de Blondie, acclament toute la beauté de cette version de Heart of Glass.Titres joués - Uummati Attanarsimat (Heart of Glass) Blondie voir le clip - Qimmijuat (Wild Horses) Rolling Stones voir le clip - Isumagijunnaitaungituq (The Unforgiven) Metallica voir le clip - Qaisimalaurittuq (Wish You Were Here) Pink Floyd- Californiamut (Going to California) Led Zeppelin.► Album Inuktitut (Yotanka/Bonsound 2023).Puis la #SessionLive reçoit Jeremy Dutcher pour la sortie de l'album Motewolonuwok.5 ans après avoir remporté le Prix de musique Polaris avec son premier album, Jeremy Dutcher est de retour avec une exploration radieuse de l'expérience autochtone contemporaine et de la place qu'il y trouve. Avec des chansons dans la langue de son peuple, le Wolasotqey, mais aussi en anglais pour la première fois, Motewolonuwok surpasse tout ce que le musicien a créé auparavant, englobant les chansons traditionnelles, les ballades nocturnes et les orchestrations saisissantes. « Lorsque nous analysons nos histoires, incluant nos histoires tristes — quelle est la lumière qui en ressort malgré tout ? », s'interroge-t-il. « Je voulais chanter à propos de la souffrance, puis nous amener vers la beauté », confie Dutcher. Wolastoqiyik Lintuwakonawa, paru en 2018, a propulsé Dutcher aux plus hauts sommets du monde culturel canadien, des galas Polaris et Juno au panel de juges de Canada's Drag Race. Mais peu de gens auraient pu prédire ce succès : l'album a été conçu comme un projet de recherche muséale, explorant les enregistrements sur cylindres de cire des porteurs de chansons wolastoqiyik — les ancêtres de Dutcher. Ténor de formation, le musicien a finalement chanté en duo avec ces voix, répondant à sa propre communauté à travers de sublimes chansons réinventées.Cette fois-ci, Dutcher voulait faire un album plus intimiste. Une remise en question. Un disque inspiré d'une observation du penseur yupik Richard LaFortune— que « le point où deux discriminations se rencontrent peut être dangereux ». Cette intersection peut également engendrer de la résilience, et cette résilience peut devenir une force. « Motewolonuwok » est un mot wolasotqey ancien qui est habituellement traduit par « sorcières ». C'est aussi ainsi qu'on appelle les personnes bispirituelles de la région — des personnes qui sont autochtones et queer, comme Dutcher, et qui ont reçu un héritage traditionnel précis. « Ce sont “des personnes possédant une grande force spirituelle” », explique-t-il. « C'est un honneur, plutôt que quelque chose dont il faut avoir honte. » Dutcher a dévoilé son homosexualité à 12 ans, mais l'idée même d'un « coming-out » lui a été imposée par les structures colonialistes. « L'identité bispirituelle ou queer autochtone est si belle, car elle ne provient pas d'un concept de déviance. » Et pourtant, « une grande part de ce savoir ancien a été perdue », souligne-t-il, et en tant qu'enfant grandissant au Nouveau-Brunswick — et même en tant qu'adulte habitant désormais Montréal — il évolue toujours à travers un « espace médian ».The Land That Held Them, son hommage à « ceux qui nous ont quittés trop tôt », vibre d'une façon qui évoque Nina Simone et Anohni. Ailleurs, au lieu d'un son modeste et presque privé, Dutcher utilise le plus grand canevas possible : un orchestre complet, avec des arrangements de Owen Pallett et, sur des morceaux comme Sakom, une chorale de 12 voix, celles de pairs queer et amis de Dutcher. Le chanteur a loué un autobus pour les amener enregistrer à Kingston — des camarades de l'école de musique de Halifax, ainsi que des membres de la scène jazz de Toronto et de l'irrésistible Queer Song-book Orchestra.Écouter Motewolonuwok, c'est entendre un album aux voix multiples. Il y a celle de Dutcher, plus exposée que jamais. Il y a sa chorale impromptue. On entend des réinterprétations d'airs traditionnels des berges de la rivière Wolastoq, ainsi que des vers de la poète cherokee Qwoli Driskill. Dutcher chante en Wolasotqey— littéralement sa langue maternelle — mais aussi en anglais, la langue de son père (et celle qu'il parlait le plus durant sa jeunesse). Une langue partagée est un cadeau avec une intention complexe ; sur Motewolonuwok, Dutcher ne chante pas que pour sa communauté, mais aussi « directement pour le nouveau venu [colonisateur] », dans sa propre langue, pour raconter des histoires de deuil, de résilience et de renaissance. Faire de la musique est comme apprendre une langue, selon Dutcher— « il n'y a pas de conclusion particulière ». C'est plutôt « un déchainement » - une constante exploration de ce qu'on veut dire et de comment on peut l'exprimer. Motewolonuwok est le prochain chapitre du musicien — un souhait collectif et une médecine réparatrice, une confession et un refrain.Titres interprétés dans le grand studio- Ultestakon Live RFI- Take My Hand, extrait de l'album voir le clip - Skichinuwihkuk Live RFI voir le clip. Line Up : Jeremy Dutcher, piano-voix.Traduction : Claire Simon.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.► Album Motewolonuwok (Secret City Records 2023).
Jeremy Dutcher and world renowned cellist Yo-Yo Ma collaborate on the Mi'kmaw Honor SongMore background on Jeremy Dutcher from the Hamilton PhilharmonicJeremy Dutcher and his mother, Lisa Perley-Dutcher, talk about collaborating on a series of fundraising concerts across the country to support the first Wolastoqey immersion school
Jeremy Dutcher's WebsiteJeremy's collaboration with Yo-Yo Ma
This month Jennifer discusses the graphic novel anthology This Place: 150 Years Retold with one of its contributors, writer and artist Brandon Mitchell. Published in 2017 by Portage & Main Press, the anthology explores the history of what is now called Canada through the eyes of Indigenous creators. This Place has received numerous awards for its profound imagery and storytelling that highlights the stories of Indigenous people and communities often neglected and ignored.More on This Place:https://www.portageandmainpress.com/Books/T/This-PlaceMore on Brandon Mitchell:Brandon Mitchell is Mi'gmaq from Listuguj First Nations in Quebec and currently resides in the unceded Wolastoqiyik territory of Fredericton, New Brunswick. He is a husband to Natasha Martin and father to Brayden and Bryce Mitchell. He carries a Diploma in Animation and Design from the New Brunswick Community College of Miramichi and holds a master's degree in Education from the University of New Brunswick. He is the founder of Birch Bark Comics and creator of the Sacred Circles comic series, which explored his Mi'kmaq heritage through a contemporary lens. He has authored six stories for Indigenous Story Studio: Lost Innocence, Drawing Hope, River Run, Making it Right, Emily's Choice and Tomorrow's Hope. He was approached to by the University of Alabama to script and illustrate Jean-Paul's Daring Adventure: Stories from Old Mobile. He was also a contributing author of "Migwite'tmeg: We Remember It" for “This Place: 150 years retold” which recounts the events leading up to the infamous salmon raids that took place in Listuguj in the summer of 1981 by Highwater Press. Brandon is also the creator and author of a new young readers series “Giju's Gift” published by Highwater Press. In it, a Mi'kmaw girl battles an ancient giant and forms an unexpected friendship with a mythical creature, this is the first volume of an ongoing series of graphic novels inspired by traditional stories.