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Luka Rocco Magnotta, 29 ans, acteur porno, anthropophage et dépeceur. Au printemps 2012, sa cavale glace d'effroi le monde entier. Au Canada, il a laissé derrière lui un puzzle sanglant. Un étudiant chinois dont les restes ont été envoyés aux quatre coins du pays. Il avait filmé la mise à mort dans une vidéo insoutenable. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Luka Rocco Magnotta, 29 ans, acteur porno, anthropophage et dépeceur. Au printemps 2012, sa cavale glace d'effroi le monde entier. Au Canada, il a laissé derrière lui un puzzle sanglant. Un étudiant chinois dont les restes ont été envoyés aux quatre coins du pays. Il avait filmé la mise à mort dans une vidéo insoutenable. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Luka Rocco Magnotta, 29 ans, acteur porno, anthropophage et dépeceur. Au printemps 2012, sa cavale glace d'effroi le monde entier. Au Canada, il a laissé derrière lui un puzzle sanglant. Un étudiant chinois dont les restes ont été envoyés aux quatre coins du pays. Il avait filmé la mise à mort dans une vidéo insoutenable. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cyberespionnage, rançongiciels, désinformation: le Canada est au cœur d'une cyberconflictualité qui ne cesse de s'intensifier.Pour la sixième année, l'Observatoire des conflits multidimensionnels dresse un portrait des cyberincidents à caractère géopolitique qui visent directement ou indirectement le Canada.Frédérick Gagnon, Simon Hogue, Walid Ferguen, Philippe Marchand et Fanny Tan se sont réunis lors d'une conférence afin de mettre en lumière les principales conclusions du rapport et d'analyser les grandes tendances à surveiller.
Avec : Pierre Rondeau, économiste. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
No episódio de estreia do Rota América, Edson Jr. e Rafa Kawachi iniciam a viagem rumo à Copa do Mundo de 2026 explorando o primeiro dos três países-sede: o Canadá.Entre curiosidades, histórias e muitas piadas, descobrimos por que o Canadá é um dos países mais extensos do planeta, falamos sobre sua influência francesa, os diferentes fusos horários, a imigração, os povos originários e algumas das personalidades mais famosas que nasceram por lá.Também sobra espaço para comentar a convocação da Seleção Brasileira, relembrar a eterna Luísa que foi para o Canadá, discutir a relação do país com a monarquia britânica e descobrir que o Canadá está presente em muito mais coisas do nosso dia a dia do que imaginamos.Com muito humor, improviso e várias escapadas do assunto principal, acompanhe Edson Jr. e Rafa Kawachi no primeiro destino da nossa jornada até a Copa do Mundo de 2026.
Réinventez le métro pour les personnes autochtones La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Commotion cérébrale à San Francisco, champignon dans l'oreille en Colombie, difficulté respiratoire à San Diego, train pris dans le mauvais sens au Sri Lanka... Gabrielle a un stock d'anecdotes, et son fils Raphaël a sa réputation. Mais à chaque fois, la prise en charge a été rapide et efficace. Son message : ne jamais partir sans assurance voyage. Au Canada, les cartes de crédit voyage incluent souvent cette couverture. En France, c'est rarement suffisant — mieux vaut vérifier et compléter. Parce que c'est toujours quand on n'en a pas qu'on en a besoin.Pour écouter l'épisode en entierPalawan Camping, la plus belle plage du monde — Le voyage en famille de Gabrielle aux Philippines-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
durée : 00:03:46 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Le cricket canadien est suspendu par la fédération internationale. En cause : de graves manquements de gouvernance, sur fond d'enquête anticorruption et d'accusations de liens avec le crime organisé. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:46 - InterNational - par : Guillaume Auda - Le cricket canadien est suspendu par la fédération internationale. En cause : de graves manquements de gouvernance, sur fond d'enquête anticorruption et d'accusations de liens avec le crime organisé. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:46 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - Le cricket canadien est suspendu par la fédération internationale. En cause : de graves manquements de gouvernance, sur fond d'enquête anticorruption et d'accusations de liens avec le crime organisé. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Discours de notre PM Craney dans une synagogue (Holy Blossom Temple) à Toronto La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Le CH de Montréal s’incline devant les Hurricanes de la Caroline. Tennis : des développements intéressants. Discussion sports avec Evelyne Audet, chroniqueuse sports. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Zazie était l'invitée du Double Expresso RTL2 ce vendredi 29 mai. L'artiste est venue présenter son nouveau single "Peu importe", sorti le 22 mai. Avec sa finesse habituelle, elle a interprété en live ce titre inédit aux airs de ritournelle électro. Zazie a également évoqué la création de cette chanson en trompe-l'oeil, fruit de sa collaboration avec Jean-Pierre Pilot et Yuksek. L'info du matin - Les pires comportements des Français en avion. Le winner du jour - Un policier l'interpelle, convaincu de l'avoir vue en train de conduire avec le téléphone à la main droite... - Trois amis parcourent 16 000 km à vélo pour voir leur équipe jouer aux États-Unis. Le flashback du jour - Février 1987 : Sortie du titre "T'en vas pas" d'Elsa, qui fait partie de la bande originale du film "La femme de ma vie". C'est également l'arrivée en salles de la comédie australienne "Crocodile Dundee", le premier volet d'une saga culte avec l'acteur Paul Hogan. Les savoirs inutiles - Au Canada, il existe un véritable mouvement politique rigolo et très particulier appelé le Parti Rhinocéros du Canada, ou parti Rhino. Créé en 1963 puis relancé en 2006, ce parti a une spécialité étonnante : promettre de ne jamais tenir ses promesses. La chanson du jour - Frankie goes to Hollywood "Relax" Le jeu surprise (C'est qui le plus fort) - Octavie de Calais repart avec une serviette Obaba XXL. La Banque RTL2 - Virginie de Châtellerault dans la Vienne gagne un séjour à l'hôtel Thalassothérapie & Spa Thalazur d'Arcachon : un séjour Thalazur de 6 jours et 6 nuits en demi-pension avec 24 soins (valeur 4020€). - Morgane de Domagné vers Rennes gagne 500€. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
JF Pauzé de passage à Montréal en juin Un sexagénaire perd la vie en tombant dans la rivière Yamaska Une patiente a fait vivre l’enfer pendant quatre ans à ses infirmières en soins à domicile Ozempic: des rabais offerts partout au Canada... sauf au Québec Tour de table entre Marianne Bessette, Audrey Gagnon et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Stéphane Berthomet observe une accélération majeure de la transformation du marché du balado, portée par la montée de la vidéo, de nouveaux outils de mesure et une croissance rapide des revenus publicitaires. Des plateformes comme YouTube, Spotify et SiriusXM intensifient leurs stratégies autour du podcast et de l'audio numérique. Les résultats financiers de iHeartMedia montrent notamment que les revenus liés au balado ont bondi de près de 27 % en un an, devenant un moteur essentiel de croissance pour l'entreprise. Au Canada, de nouvelles études comme Audio on the Move témoignent aussi d'un marché qui se professionnalise rapidement grâce à des outils de mesure plus sophistiqués. Pour Stéphane Berthomet, le podcast n'est plus un simple format complémentaire, mais un média stratégique qui attire désormais une part croissante des budgets publicitaires numériques.
Au Canada, des centaines de Québécois glissent chaque année de la solitude de leur logement à l'anonymat des morgues, sans que personne ne vienne réclamer leur corps. Mourir seul, au milieu de la foule. Le phénomène a doublé en quatre ans au Québec, particulièrement à Montréal. Mais ces morts invisibles racontent aussi autre chose : l'effritement du lien social dans une des sociétés qui vieillit le plus rapidement au monde. Un dossier de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Vers une nouvelle crise en Haïti ? En Haïti, l'agence Alterpresse se demande si le pays se dirige vers une nouvelle crise politique, la légitimité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est contestée. Le site aborde aussi le procès concernant l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse : le Réseau national de défense des droits humains, le RNDDH, dénonce une attaque de la part du pouvoir judiciaire contre la mission même de l'ONG. Alterpresse attire également l'attention sur l'École nationale de géologie appliquée, cruciale pour un pays si exposé aux séismes et aux cyclones, mais qui se sent abandonnée par l'État. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Les 100 ans de Miles Davis Miles Davis, le grand trompettiste américain, aurait eu 100 ans. Le monde entier célèbre aujourd'hui la naissance de celui qui a donné au jazz moderne son identité et qui a plusieurs fois révolutionné le genre. Le trompettiste est décédé le 28 septembre 1991 à l'âge de 65 ans. Son empreinte est telle qu'aucun musicien de jazz n'ignore son existence. Et beaucoup ont été influencés par son art. Éclairage d'Olivier Rogez, du service Culture de RFI. À écouter aussiMiles Davis aurait eu 100 ans
Le nouveau show animé par Marion Bartoli prend place chaque dimanche à 19h30 ! Aux côtés de Georges Quirino, elle vient tirer le bilan de toute l'actualité sportive du week-end, sur un ton franc et direct !
La visite du facteur qui passe quotidiennement déposer le courrier ne sera bientôt plus qu'un souvenir au Canada. D'ici cinq ans, des millions de foyers perdront leur livraison à domicile au profit de boîtes centralisées. Dans ce pays vaste comme l'Europe, mais peuplé comme une fraction de la France, la proximité est devenue un luxe que la poste canadienne dit ne plus pouvoir offrir. À lire aussiLe service postal à l'arrêt au Canada paralysé par une grève nationale
La visite du facteur qui passe quotidiennement déposer le courrier ne sera bientôt plus qu'un souvenir au Canada. D'ici cinq ans, des millions de foyers perdront leur livraison à domicile au profit de boîtes centralisées. Dans ce pays vaste comme l'Europe, mais peuplé comme une fraction de la France, la proximité est devenue un luxe que la poste canadienne dit ne plus pouvoir offrir. À lire aussiLe service postal à l'arrêt au Canada paralysé par une grève nationale
Un premier cas suspect d'Ebola est hospitalisé en Ontario après un voyage en Afrique de l'Est. Parallèlement, les restrictions américaines liées à l'épidémie ont forcé le déroutement vers Montréal d'un vol d'Air France à destination de Détroit. Un passager congolais a été pris en charge par l'Agence de la santé publique du Canada.
Code promo pour le RABAIS de 30%: TRADERS30Inscrivez-vous à ma formation pour les investisseurs : https://formation-traders360.mykajabi.com/inscriptionDevenez un insider de la firme Traders 360:https://traders360.ca/product/infolettre-analyse-360Je décortique 5 statistiques clés qui révèlent ce qui se passe réellement dans les finances des ménages canadiens. Au Canada, le coût de la vie augmente plus vite que les revenus et le pouvoir d'achat s'effrite tranquillement. L'objectif n'est pas de vous décourager mais de vous faire réaliser une chose : si vos finances sont solides aujourd'hui, vous faites partie d'une minorité.Suivez-moi sur Instagram & TikTokIG: alextraders360TikTok: alexdemers360
Écoutez la chroniqueuse économique Michèle Boisvert à ce sujet au micro de Philippe Cantin.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Nouvelle émission de CBC qui fait jaser! Autre exemple que CBC ne comprend pas son rôle dans la société La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
L'accueil des réfugiés est-il une obligation? Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux? Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants. Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir. Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes. L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines. La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide. Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place. Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde. Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer. Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes. Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes; ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation. Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi. L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé. Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. » L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui. Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Action parrainage (programme d'intégration) - https://www.actionparrainage.ch/ Mots clés : immigration, réfugiés, migration, solidarité, foi, spiritualité, responsabilité, société, politique, humanité Sujets clés : Les enjeux politiques et sociaux de l'accueil des réfugiés au Canada et en Suisse Les références bibliques sur l'accueil des étrangers, notamment Exode 22:20 Les préjugés et stéréotypes sur les migrants et réfugiés Les actions concrètes pour une solidarité efficace et respectueuse Citations: "Vous étiez aussi des immigrés en Égypte" "Les réfugiés ne volent pas nos emplois" "Jésus a dû fuir l'Égypte" Chapitres : 00:00 Introduction 00:49 Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays 03:22 Accueillons-nous trop de réfugiés? 05:27 L'importance de se souvenir de son passé migratoire 08:56 La mutualité entre réfugiés et société d'accueil 11:49 Jésus, le réfugié durant son enfance 12:48 Rejeter la normalisation de l'inacceptable 14:54 Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés 18:09 Ne pas infantiliser les réfugiés 20:30 L'intégration des réfugiés 22:33 Notre responsabilité dans le sort des réfugiés 24:01 L'hospitalité dans nos Églises 27:20 Conclusion
Dunkin’ Donuts est de retour! Après 10 ans d’absence, la compagnie a annoncé avoir signé un accord avec Foodtastic et prévoit rouvrir une centaine de succursales partout au Canada. Entrevue avec Éric Blais, président de Headspace Marketing. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Tribune téléphonique. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Les médias privés Tim Hortons vs Dunkin Donuts La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Jonathan vit à Lille et partage sa vie avec Emeline mais il rêve de partir vivre à l'étranger et c'est le Canada qui l'attire. Il saisit une opportunité professionnelle à Montreal et ensemble ils partent s'installer de l'autre coté de l'Atlantique.Pendant quelques années, Jonathan recommence presque de 0 sa carrière, monte en compétences, saisit des opportunités professionnelles variées. Il s'enrichit de ses experiences professionnelles mais sa vie sociale manque de dynamisme.Après la naissance de Charlie, le Covid qui passe et une vie sociale trés (trop) calme, l'envie de rentrer en France se fait sentir.Jonathan nous raconte comment se déroule sont retour en France en deux fois : d'abord Emeline et Charlie, puis quelques mois plus tard c'est à son tour de rentrer.Dans cet épisode, on évoque les différences culturelles liées au monde professionnel mais aussi dans la vie sociale et les réalités de la vie quotidienne.Ensemble, on aborde la façon dont il a vécu son retour en France dans sa ville d'origine tout en travaillant à Paris. Pour Jonathan ce retour en France n'est pas de la chance mais plutôt une succession d'opportunités qui se sont présentées à lui et qu'il a su transformer en avantage et en succès (pour lui et pour sa famille).Pour Jonathan, les plus gros défis de ce retour en France sont liés à la gestion de la vie familiale à distance et le fait que chacun vive le retour en France différemment et à son propre rythme ce qui créé parfois des décalages. La communication aide alors pour que chacun trouve sa place.Ce témoignage nous montre que la flexibilité et la réactivité face aux opportunités permet de revenir en France sereinement et vivre une lune de miel pendant plusieurs mois. Well done !----------- --------------- -------------- -------------- -------------- -------------Pour plus d'informations, des conseils au quotidien, voici quelques liens utiles.Tu peux rejoindre la communauté sur Facebook, Instagram et Linkedin sous le nom de Voyage, emploi & retour en France.Le site web : https://voyage-emploi-retourenfrance.frPrépare toi avec le kit du retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/retour-en-france-apres-expatriation/Les outils gratuits pour le retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/boite-a-outils/Prendre rendez-vous gratuitement avec Magali : https://calendly.com/retourenfrance-emploi> info.retourenfrance.emploi@gmail.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Écoutez la chronique financière d'Alexandre Leblond du vendredi 8 mai: Alors que les étoiles Michelin «pleuvent» sur le Québec, de nombreux clients sourcillent devant le prix croissant de leur assiette... Alexandre Leblond explique que les coûts fixes, tels que les taxes municipales astronomiques et les loyers, pèsent lourd sur les restaurateurs. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
GESTIONNAIRES EN ACTION. Il n’y a pas qu’en Bourse qu’Alphabet (GOOGL, 397,99$US) retient l’attention. La société mère de Google a aussi procédé à une émission record d’«obligations feuille d’érable» qui a suscité un grand intérêt au Canada. On donne en effet ce surnom aux émissions d’obligations de sociétés étrangères émises en dollars canadiens. Alphabet a procédé à une émission record totalisant 8,5 milliards de dollars (G$), mais elle aurait pu obtenir beaucoup plus, note Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret. «L’émission d’obligations d’Alphabet signifie que la construction de centres de données à grande échelle, qu'on appelle en anglais les ‘hyperscalers’, coûte très cher et que la société avait besoin de devises locales pour pouvoir réaliser des investissements au pays», dit-il, ajoutant que l’entreprise souhaitait au départ obtenir entre 3G$ et 5G$, mais qu’elle a augmenté la taille de l’émission après avoir constaté que les investisseurs canadiens souhaitaient en acheter pour environ 20G$. «Ça démontre que dans le marché des obligations de sociétés au Canada, la demande est beaucoup plus forte que l'offre. C'est-à-dire qu'il y a plus d'argent qui cherche à être investi que d'émetteurs qui cherchent à emprunter de l'argent», explique Vincent Fournier. Selon lui, les investisseurs qui achètent ces titres obligataires peuvent être à la recherche de rendements stables durant des périodes données, qui peuvent être de 5, 10, 20 ou 30 ans, afin d’appareiller des entrées de fonds avec des déboursés. C’est notamment le cas d’investisseurs institutionnels qui doivent gérer des fonds pour des groupes de retraités. Il souligne que, par exemple, la tranche d’obligations à échéance de 30 ans portera un taux d’intérêt de 110 points de base au-dessus de celui des obligations du gouvernement du Canada de même durée. «En ce moment, les obligations gouvernementales se portent un taux d’intérêt de 3,88%, alors si on y ajoute 110 points de base, on arrive à un taux complet sur les coupons de 4,98%», raconte-t-il. Vincent Fournier soutient que n’importe quel investisseur de détail peut acheter ces titres. Toutefois, il précise que ces derniers devront passer par le pupitre de négociation obligataire de leur maison de courtage. Il estime également que, dans un contexte de course aux investissements en intelligence artificielle, d’autres géants des technologies pourraient être tentés d’imiter Alphabet et d’émettre des titres obligataires en devise canadienne pour faciliter leurs investissements au pays.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Au cœur de l'Alberta, province des cow-boys et du pétrole des sables bitumineux, l'indépendantisme a franchi un cap historique. Pour la première fois, un mouvement séparatiste revendique avoir réuni les 178 000 signatures nécessaires à l'organisation d'un référendum pour quitter le Canada. Un scrutin est prévu le 19 octobre prochain, une première au Canada depuis le référendum québécois de 1995.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Mark Carney était inconnu du grand public canadien il y a encore deux ans. Mais la démission de son prédécesseur, le très médiatique Justin Trudeau, a changé la donne et a permis à cet ancien banquier de devenir Premier ministre du Canada. Et cela en dépit de la mauvaise passe que traversait sa formation politique, le Parti Libéral, après dix années au pouvoir.Après avoir remporté haut la main, et contre toute attente, les élections internes à son parti en mars 2025, puis les élections générales anticipées qu'il avait lui-même convoquées dans la foulée, le gouvernement de Mark Carney a enfin obtenu, en avril dernier, la majorité absolue nécessaire pour mener à bien sa politique d'émancipation des Etats-Unis.Car là réside le succès de Mark Carney : son inflexibilité vis-à-vis de la posture agressive de Donald Trump envers le Canada depuis son retour à la Maison Blanche. Hausse des taxes douanières, menace d'annexion de son voisin du nord, qu'il considère comme le 51e État des Etats-Unis… Les provocations de Donald Trump l'ont rendu impopulaire auprès de l'opinion publique canadienne, qui a trouvé en Mark Carney la personnalité idéale pour lui tenir tête.Mais alors comment l'ancien directeur de la Banque du Canada, puis de celle de la Banque d'Angleterre, a-t-il imposé son style discret et austère ? Comment s'y prend-il, depuis, pour retrouver une certaine autonomie économique vis-à-vis des États-Unis ? Et pourquoi son attitude envers Donald Trump suscite-t-elle autant l'approbation des dirigeants du monde entier ? Alexandre Lepoutre, correspondant du Monde au Canada, nous aide à décrypter le phénomène.Un épisode de Cyrielle Bedu. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits du discours de Mark Carney le 29 avril 2025 sur Noovo Info ; de l'allocution de Justin Trudeau le 6 janvier 2025 sur Radio-Canada Info ; extrait du débat à la direction du Parti Libéral du 25 février 2025 sur cpac, la chaîne parlementaire canadienne ; extrait du discours de Davos du 20 janvier 2026 sur Noovo Info.Cet épisode de podcast a été publié le 30 avril 2026.---Découvrez la nouvelle saison de "Nos futurs", un podcast du Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Canada accueillera le siège de la nouvelle Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience. Cette institution internationale financera l'innovation militaire et aidera les pays de l'OTAN à atteindre leurs objectifs. Plusieurs métropoles, dont Montréal et Toronto, se disputent déjà l'obtention de ce siège stratégique.
Quel était l’intérêt de désigner le Corps des gardiens de la révolutions islamiques comme entité terroriste si le gouvernement ne les empêche pas de mettre le pied au Canada ? Voilà la question de notre invité au sujet de Mehdi Taj, qui n'aurait jamais dû arriver par avion en sol canadien pour assister à la FIFA. Entrevue avec le Sénateur Léo Housakos, pour le Parti conservateur du Canada. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Dans cet immense Canada au climat rigoureux, livrer une lettre était un défi. Alors que Postes Canada vit de grands bouleversements ces jours-ci, l'historienne Myriam Wojcik retrace les origines de la livraison du courrier au pays.
L'association Les Médias francophones publics (MFP) fête cette année ses 10 ans. Aussi, L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d'une table ronde que Steven Jambot a animée au festival Longueur d'ondes 2026 avec des représentants de Radio Canada, Radio France, la RTBF, la RTS, Arte Radio et RFI. En ce début d'année 2026, l'association Les médias francophones publics (MFP) célèbre ses 10 ans d'existence. Ce réseau, qui regroupe 14 grands médias de service public français, belges, suisses et canadiens, rassemble près de 25 000 collaboratrices et collaborateurs, dont près de 6 000 journalistes. Très concrètement, de nombreux salariés de ces médias prennent part plusieurs fois par an à des commissions et groupes de travail qui se réunissent pour partager des outils, des stratégies, des retours d'expérience. Le vendredi 30 avril, au festival Longueur d'ondes, à Brest, plusieurs membres de la commission Audio numérique des MFP ont participé à une table ronde. Cet épisode de L'atelier des médias en fait entendre des extraits choisis. Autour de la table se retrouvaient des représentants de Radio France, d'Arte Radio, de la RTBF, de la Radio-Télévision suisse, de Radio Canada et de RFI. Reprendre le contrôle de la diffusion Un des soucis majeurs identifié par les MFP est la fragmentation de l'audience et la captation de la valeur par les plateformes tierces. Comme l'explique Éric Poivre, secrétaire général des MFP, un des choix forts de plusieurs membres a été de réfléchir à des « stratégies de rapatriement vers nos environnements maîtrisés, nos plateformes propriétaires ». Radio France a déjà franchi le pas en lançant une application unique en 2018. Pour Erwann Gaucher, son directeur éditorial, l'objectif est clair : « On a envie d'une souveraineté éditoriale. On a envie de faire découvrir et on essaie d'éditorialiser, ce qui ne se passe pas sur les plateformes tierces ». Une stratégie payante, puisque 60 % des écoutes se font désormais sur l'application Radio France contre seulement 20 % il y a dix ans. Exclusivité contre hyper-distribution Au Canada, Radio Canada a opté pour une stratégie d'exclusivité via son application Ohdio. Jérôme Leclerc, premier directeur du service de l'audio numérique, souligne l'importance de « ramener chez nous la conversation avec nos auditoires ». Dans un autre esprit, Arte Radio privilégie une hyper-distribution raisonnée pour rester visible partout, tout en conservant une plus grande profondeur de catalogue sur ses site et application, explique Perrine Kervran. La RTBF et la RTS (Suisse) naviguent entre ces deux modèles avec une distribution sélective. Sandrine Pauwels (RTBF) revient sur l'échange et la diffusion croisée de contenus entre les médias francophones publics ; Camille Dupon-Lahitte (RTS) explique par ailleurs l'importance des écoutes publiques dans des festivals ou librairies pour « attraper un public qui n'a peut-être jamais écouté de podcast ». RFI, un cas à part Pour RFI, seul média international des MFP, la problématique diffère. Ainsi, dans certains pays du Sahel où les antennes FM, site web et applis de RFI sont bloqués, YouTube et les réseaux sociaux sont parfois le « seul contact » restant avec les auditeurs, rappelle Simon Decreuze, coordinateur de la production des podcasts de RFI. Un algorithme de service public Les synergies entre membres des MFP peuvent aussi permettre d'inventer de nouveaux standards. Erwann Gaucher évoque la mise en place d'un « algorithme de service public » dont le but n'est pas la rétention infinie, mais la curiosité : « Est-ce qu'on a réussi à vous emmener à l'écoute de quelque chose que avec votre profil dont on se rend compte que vous n'aviez jamais écouté avant ? ».
Neuf millions, c'est la population de l'Autriche, ou celle de New York. C'est aussi le nombre de personnes inscrites à la loterie officielle pour tenter d'obtenir un billet pour Céline Dion. Seize concerts, mais aucun chez elle au Canada. Pour voir la diva, c'est à Paris, en septembre prochain, que ça se passe. Un rendez-vous qui tourne au casse-tête pour ses milliers de fans québécois, coincés entre le décalage horaire, les algorithmes capricieux et des prix qui s'envolent. Avec notre correspondant à Montreal, Nafi Alibert Un latte dans une main, un téléphone dans l'autre. Ariane hésite : « Ma préférée, il y en a tellement. Celle-là. J'irais où tu iras ». Sur son écran les titres de la diva québécoise défilent sans fin. « En fait, je pense que ma playlist, c'est juste toutes les chansons de Céline… ça doit faire un bon dix heures peut-être ». Mais ce qu'Ariane cherche vraiment aujourd'hui, ce n'est pas de la musique : « Je regardais voir si j'avais reçu un courriel pour la prévente… Rien encore. » Alors elle rafraîchit la page. Encore. Et encore. « Trois ou quatre fois par heure peut-être. Attends, je regarde encore. Mais non, je n'ai rien. Je n'ai pas eu de chance ». Après plusieurs jours d'attente, pas d'accès aux places en prévente pour elle « Je vais essayer de rester positive et d'espérer accéder à des billets à la vente normale ». Ariane le sait, les centaines de milliers de places disponibles risquent de s'envoler en un rien de temps. « Moi et mes copines, il va falloir qu'on se fasse un petit plan de match. On se met toutes à la même heure sur l'ordi en essayant d'avoir les billets. Il faudrait que je mette mon alarme. » La vente générale ouvre à dix heures, heure de Paris… soit quatre heures du matin, au Québec « Pour Céline, on peut se lever à n'importe quelle heure », lance Jérôme. Mais lui n'aura pas besoin de réveil. Il a tiré le bon numéro dans la loterie planétaire qui a laissé Ariane, et des millions d'autres fans sur le carreaux. Il a déboursé 400 euros pour une place VIP pour la première. « Je suis comme, oh, my God, C'est incroyable. ça va arriver ! » Céline, c'est bien plus qu'un concert « Céline elle fait partie de ma vie, souligne Jérôme. Quand René est décédé, je suis allé faire la queue pendant trois heures à l'extérieur à Montréal, à moins de 31 degrés, en plein mois de janvier pour aller sur sa tombe. Comme quoi, aller jusqu'à Paris, pour Céline ça ne me freine pas. C'est une espèce de pèlerinage collectif que je n'ai jamais fait ». Un pèlerinage. Le mot dit tout pour Danick Trottier, professeur de musicologie, spécialiste de Céline Dion. « C'est une des dernières stars de la pop planétaire du 20e siècle à avoir un public aussi fidèle et qui veut la revoir énormément sur scène ». Derrière l'engouement, les prix eux s'envolent déjà. « On a entendu des 2000 à 3000 dollars », selon Danick Trottier. Face à cette flambée, Ariane hésite : « C'est quand même intense ». Pour elle, le billet reste un rêve. Plus proche que jamais… mais déjà peut-être hors de portée.
Vous voyagez pour fuir… ou pour vous retrouver ?Et si certains voyages venaient toucher quelque chose de beaucoup plus profond que le simple dépaysement ?Cette semaine, je reçois Lili Barbery. Longtemps journaliste dans la mode et la beauté, elle a passé sa vie à partir, à raconter le monde, à bouger. Aujourd'hui, elle accompagne autrement, comme professeure de yoga et autrice d'une newsletter incontournable sur le bien-être et l'art de vivre.Chez elle, le voyage est ancien, presque intime. Il prend racine dans l'enfance, dans une histoire familiale faite de départs, d'absences, de retrouvailles, et dans ce père installé au Canada qui a longtemps incarné l'ailleurs.Dans cet épisode, on parle de ces voyages qui marquent. D'un retour au Canada, trente ans après la mort de son père, à un long voyage en Inde, au Rajasthan, avec sa fille, intense, sensoriel, parfois déroutant, et de tout ce qu'elle y a découvert. On parle de transmission, de solitude choisie, et de ce moment où l'on ressent le besoin de ralentir pour mieux se retrouver.Un épisode sur ce que les voyages déplacent en vous, sur ce qu'ils réparent parfois, et sur cette vérité simple : on ne revient jamais tout à fait comme on est parti.** Ce mois-ci le podcast est soutenu par le groupe Orso Hôtels, découvrez toutes leurs adresses ici.Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage
19 février 1942, L'opération “if Day” est lancée.7h du matin, Winnipeg au Canada. Alors que le jour se lève à peine, les alarmes de la ville retentissent, la ville vient d'être bombardée et des combats éclatent entre l'armée canadienne et l'armée nazie.A 9h30, l'armée canadienne se rend et la ville tombe aux mains des nazis.Et si tout cela n'était qu'une grande opération de marketing ? Et si un jour cela était possible ?Découvrez dans cet épisode de La Petite Histoire ce fait insolite incroyable qui a eu lieu au Canada.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!
Au Canada, des militants iraniens anti-régime disent être pris pour cible, non par le régime de Téhéran, mais d'autres membres de la diaspora. Entre partisans d'un changement interne, défenseurs d'une intervention extérieure ou encore monarchistes, les lignes de fracture se durcissent. Nima Machouf est épidémiologiste. Cette militante féministe iranienne est bien connue au Québec. Àceux qui lui demandent pourquoi elle ne se joint pas aux manifestations de la diaspora iranienne à Montréal, elle répond : « Pourquoi je viendrais me pointer dans une manif où on demande ma mort ? » La dernière fois, c'était lors de la manifestation du 8 mars. Ce jour-là, elle défile avec une pancarte « Non à la guerre ». « Ils ont pris ma photo avec cette pancarte, puis ils ont dit : vous voyez cette salope qui est pro régime, bah justement elle est en train de dire non à la guerre. » L'image circule. Et avec elle, les mêmes accusations alors que Nima Machouf milite depuis plus de 40 ans contre le régime. « Avant, les menaces qu'on subissait venaient surtout du gouvernement iranien. Mais depuis janvier, c'est d'une partie de la communauté qui est très, très monarchiste extrémiste », explique-t-elle à notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. « Je suis attaquée parce que je ne suis pas d'accord avec le retour de Pahlavi. Pas d'accord avec la monarchie » Une intensification des menaces Une pétition est lancée contre elle. Des menaces souvent vagues, mais répétées. Et surtout amplifiées par les réseaux sociaux. « Ce sont des menaces du genre : On devrait lui régler son compte. Beaucoup de haine, à mon égard. D'attaques personnels. À un moment donné, ça devient dangereux. » Alors Nima archive tout : messages, publications, vidéos. Un dossier de preuves qu'elle garde, comme d'autres, au cas où la menace quitterait l'écran. Ce climat n'est pas nécessairement nouveau. Les services de renseignement canadiens documentent depuis des années des tentatives d'intimidation visant la diaspora iranienne. Mais Thomas Juneau, professeur à l'Université d'Ottawa, observe leur « intensification ». « La tragédie de l'opposition iranienne en exil, c'est sa fragmentation, constate-t-il. On a vu beaucoup de cas de menaces entre groupes anti-régime, entre factions monarchistes, MEK, militants pro-démocratie qui ne sont pas affiliés à un mouvement en particulier. » Ce climat de tension s'est alourdi récemment par le meurtre d'un dissident iranien dans l'Ouest canadien. Une affaire ciblée, selon les enquêteurs, toujours devant les tribunaux. La victime, elle avait signalé des menaces. Leurs conséquences, rappelle Thomas Juneau, ne se limitent pas à ce type de cas extrêmes : « L'impact au niveau émotif est extraordinairement violent. Puis on a des histoires contre les familles en Iran qui sont particulièrement horribles. » À Montréal, une partie du militantisme se replie. En cercle restreint, le regard toujours par-dessus l'épaule. Les cultivateurs des Gonaïves menacés par la sécheresse En Haïti, les agriculteurs de la plaine des Gonaïves rencontrent de grandes difficultés pour irriguer leurs cultures. S'étendant sur 8 000 hectares, cette plaine constitue l'un des principaux greniers du département de l'Artibonite. Elle se distingue par une production agricole variée, incluant notamment le riz, la patate douce, l'aubergine, le maïs et les haricots. Mais depuis des années, la sécheresse représente une menace majeure pour les cultivateurs, qui dépendent essentiellement des précipitations pour arroser leurs cultures. Un dossier de Ronel Paul. L'espoir d'un avenir au Venezuela Au Venezuela, une partie de la jeunesse se prend à espérer. Et c'est TalCual qui nous en parle. Aujourd'hui, quand on interroge les jeunes sur leur avenir, il n'est plus rare d'entendre que pour eux, cet avenir se construira dans leur pays et non pas à l'étranger. Ce qui était tout simplement impensable il y a encore huit ans. Mais il s'agit d'un espoir prudent. Car les Vénézuéliens ont appris à se méfier de ceux qui gouvernent le pays. En 2021, ils n'étaient que 50% à faire confiance à leurs institutions. Et cette méfiance, écrit encore TalCual, conduit de nombreux jeunes à repenser le mode de gouvernance. Ils parlent d'une démocratie plus ouverte, moins dépendante des partis. Ils en sont conscients : ces changements prendront du temps. Mais l'espoir est là. De jeunesse, il en est également question dans le Washington Post. La jeunesse conservatrice, dont certaines figures de plus en plus populaires mettent le parti républicain à rude épreuve. C'est le cas par exemple d'Alec Beaton, 23 ans, un CV modèle, mais aussi un révisionniste revendiqué, qui considère que faire l'apologie d'Hitler est un bon moyen de « taquiner les gens ». De nombreux républicains considèrent Alec Beacon et ses semblables comme de simples trublions qui ne représentent en aucun cas le parti. Mais d'autres s'en inquiètent. A l'image du sénateur du Texas Ted Cruz qui dit avoir été témoin ces 18 derniers mois de propos antisémites au sein de la droite comme jamais il n'en avait entendu dans toute sa vie. Des propos qui trouvent un écho considérable sur les réseaux sociaux, où le moindre discours clivant génère du clic, des likes, ce qui lui donne l'impression d'être largement partagé. Pour le président du CPAC, la grand-messe annuelle des conservateurs, le risque est que les politiques s'en emparent et que cela conduise à une radicalisation généralisée. Des mots qui tuent La dérive des réseaux sociaux, il en est enfin question au Brésil. Des plateformes où l'on défend la hiérarchie des sexes, le contrôle et la dévalorisation des femmes. Des plateformes où des mots comme « chad », pour parler des hommes ayant confiance en eux et attirants, ou « beta » pour désigner ceux considérés comme soumis, deviennent de plus en plus populaires, notamment sur TikTok. Le spécialiste des sciences sociales Leandro Louro, interrogé par O Globo, parle d'un entonnoir. « Lorsqu'une personne est capturée par l'algorithme, explique-t-il, elle se met à consommer du contenu de plus en plus radical, jusqu'à être ouvertement misogyne et prônant même la violence. » Une apologie de la violence qui se traduit en actes. La semaine dernière, un officier de l'armée a été arrêté pour le meurtre de sa femme à Sao Paulo. L'enquête a révélé que son téléphone regorgeait de discours masculinistes.
La présentatrice Adèle Doat explore les recommandations du nouveau rapport du Comité sénatorial permanent des langues officielles pour faciliter l'accès aux services de santé dans la langue officielle de son choix, afin de garantir l'équité des soins au Canada. Elle s'est entretenue avec le sénateur René Cormier du Nouveau-Brunswick, ainsi qu'Antoine Désilets, directeur général de la Société Santé en français.
Attaquant star de l'équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l'Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l'invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l'Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l'Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J'ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j'avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l'Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu'aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j'ai vu la réalité des choses. Il faut s'accrocher. Mais c'est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c'est simple : soit vous n'êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. » Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l'action gouvernementale. D'eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. » Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné. Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d'emblée que cet appui n'était qu'à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.
RadioPirate LIVE édition du 2 mars 2026 avec Jeff Fillion 0min00 - Dans les Pirates News, Jeff discute de tout ce qui entoure le dossier de l'Iran avec Gerry et MisterWhite. (Partie 1) 26min47- Au Canada, la seule chose que le gouvernement a en tête est d'augmenter les taxes. Jeff en discute avec Gerry et MisterWhite. (Partie 2) 54min44 - Gerry ouvre sa Boîte aux nouvelles et nous raconte toute sorte d'histoires reliées à une panoplie de sujets, Jeff et MisterWhite commentent. Substack du Gerry ici https://gerrypizza.substack.com/ 1h24min16 - Réjean Tremblay se joint à Jeff, Gerry et tous les Pirates dans le Vestiaire. Il en profite pour dévoiler les meilleurs du Canadien à chaque position dans l'histoire. Le Vestiaire est présenté par la Vodka Alberta Pure. https://www.saq.com/fr/15563851 _____________________________________ Pour le contenu PRIME de RadioPirate rendez-vous ici https://open.spotify.com/show/216PHGQLqm5eVZyOIgYCld?si=eb775297df1a44c0 Abonnement : https://radiopirateprime.supercast.com/ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le Mexique secoué par une vague de violences après la mort du baron de la drogue Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho. Le cartel Jalisco Nueva Generación a réagi brutalement en bloquant des routes, attaquant des commerces et en affrontant les forces de l'ordre dans une vingtaine d'États. Le journal Milenio raconte comment s'est déroulée la journée d'hier (23 février 2026) dans la zone métropolitaine de Guadalajara, au lendemain de la « chute » d'El Mencho : très peu de magasins ouverts, de longues files pour acheter l'essentiel et des groupes WhatsApp devenus essentiels pour s'informer de la situation. Milenio décrit dans son reportage une métropole à l'arrêt, des rues désertes et des voyageurs bloqués dans les gares routières. On apprend aussi que plus de mille personnes, dont des enfants, contraintes de passer la nuit au zoo faute de pouvoir rentrer chez elles. On commence aussi à en savoir plus sur l'opération militaire D'après le New York Times, les services de renseignement ont localisé le chef du cartel en surveillant l'une de ses compagnes, jusqu'à une cabane dans l'État de Jalisco. L'assaut des forces spéciales s'est terminé par une fusillade au cours de laquelle il a été mortellement blessé. Le journal pose aussi la question : après soixante ans de « guerre contre la drogue », qu'est-ce qui fonctionne vraiment ? Selon son analyse, l'élimination de barons de la drogue et la fragmentation des organisations n'ont pas stoppé le trafic, mais ont souvent favorisé l'émergence de groupes encore plus violents. Enfin justice pour Marielle Franco ? C'est un procès très attendu qui s'ouvre aujourd'hui (24 février 2026) au Brésil, celui des commanditaires présumés du meurtre de l'élue Marielle Franco, icône de la cause noire et LGBT+, assassinée avec son chauffeur Anderson Gomes, il y a huit ans, à Rio de Janeiro. Le tireur et son complice ont déjà été condamnés ; il s'agit désormais de juger les cerveaux présumés, l'ancien député fédéral Chiquinho Brazão et son frère Domingos Brazão, accusés d'avoir planifié le crime parce que l'élue s'opposait à des projets liés à des milices cherchant à s'approprier des terres. Dans une tribune publiée par Folha de Sao Paulo, les familles évoquent une douleur toujours vive mais voient dans cette étape judiciaire la possibilité de bâtir un pays où les violences politiques et les attaques contre les défenseurs des droits humains ne resteraient plus impunies. Le texte souligne que la mobilisation nationale et internationale a été, selon eux, déterminante pour maintenir la pression et parvenir à ce jugement. Mais au-delà du symbole international qu'est devenue Marielle Franco, ils rappellent qu'elle et Anderson Gomes restent avant tout des proches arrachés à leurs familles, et que la quête de vérité — qui a ordonné le crime et pourquoi — demeure centrale. À lire aussiAssassinat de Marielle Franco au Brésil: six ans après, trois commanditaires présumés arrêtés Haïti : débat autour du Pacte national sur la stabilité Avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse, nous évoquons les critiques à l'égard du « Pacte national pour la stabilité et l'organisation des élections », signé entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, une partie de la classe politique et la société civile. Cette signature « intervient dans un contexte marqué par de profondes divisions politiques, des actes de terreur et d'autres violences persistantes des gangs armés, une crise humanitaire et l'absence d'élections depuis plus de dix ans », peut-on lire dans Alterpresse. « Heated Rivalry », une série à succès C'est devenu un véritable phénomène mondial, bien au-delà des écrans. La série canadienne s'attaque à un tabou en racontant l'histoire d'amour entre deux hommes, deux rivaux sur la glace, membres d'équipes de hockey. Une passion inattendue dans un milieu réputé viril, très conservateur — voire réactionnaire — et d'autant plus surprenante qu'elle unit un joueur américain et un joueur russe. Au Canada, les fans sont de plus en plus nombreux. Reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Journal de la 1ère En Martinique, les produits importés, notamment frais, se font de plus en plus rares.
RadioPirate LIVE édition du 23 février 2026 avec Jeff Fillion 0min00 - Dans les Pirates News, Jeff discute avec Gerry et MisterWhite de ce qui se passe au Mexique. Les Pirate News sont une présentation de G-Solutions Fissures. https://g-solutionsfissures.com/ 14min26- Au Canada, la seule chose que le gouvernement a en tête est d'augmenter les taxes. Jeff en discute avec Gerry et MisterWhite. 38min54 - Gerry ouvre sa Boîte aux nouvelles et nous raconte toute sorte d'histoires reliées à une panoplie de sujets, Jeff et MisterWhite commentent. Substack du Gerry ici https://gerrypizza.substack.com/ 1h04min33 - Réjean Tremblay se joint à Jeff, Gerry et tous les Pirates pour un podcast sur tout ce qui touche l'actualité, le sport, les médias, la politique, le showbizz, la philosophie, l'histoire, les voyages et tout le reste. On discute du match de hockey déjà historique entre le Canada et les USA aux Jeux Olympiques. _____________________________________ Pour le contenu PRIME de RadioPirate rendez-vous ici https://open.spotify.com/show/216PHGQLqm5eVZyOIgYCld?si=eb775297df1a44c0 Abonnement : https://radiopirateprime.supercast.com/ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:03:09 - Regarde le monde - Au Canada, nouvel épisode d'une relation toujours plus tendue avec le voisin américain. Pour une fois, cela ne vient pas d'une déclaration intempestive de Donald Trump. Non, l'histoire se déroule dans la coulisse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le Canada est le pays le plus au Nord de l'Amérique du Nord, pays franco-britannique, ce que traduit son célèbre drapeau rouge et blanc à feuille d'érable, le rouge anglais de la croix de saint Georges et le blanc de l'emblème royal français depuis Charles VII. Mais d'où vient son nom ? Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans notre supplément du dimanche avec nos reporters qui étaient sur le terrain, Eliott Brachet et Nicolas Feldmann. Tout d'abord nous sommes au Soudan, après 2 ans d'une guerre fratricide qui aurait fait plus de 200 000 morts. Elle se poursuit au centre du pays. Un Soudan écartelé entre les 2 troupes des généraux rivaux. En 2è partie, Nicolas Feldmann rentre du Canada où il a pu percevoir les méfaits des taxes Trump sur le secteur automobile. Usines et salariés doivent se réinventer. Au Soudan, Khartoum renaît péniblement de ses cendres Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l'une des principales lignes de front. En avril 2023, c'est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d'habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s'est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd'hui, hors des grandes villes, la guerre s'est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d'une capitale méconnaissables. Un Grand reportage de Eliott Brachet qui s'entretient avec Jacques Allix. Un an de Donald Trump à la Maison Blanche : au Canada, l'automobile sous pression Depuis des décennies, l'industrie automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l'assemblage d'une voiture peuvent traverser jusqu'à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée. Au nom de l'« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visées par 25% de droits de douane. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s'adapter souvent dans l'urgence : notamment en Ontario, au cœur de l'industrie automobile du pays. Un Grand reportage de Nicolas Feldmann qui s'entretient avec Jacques Allix.