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Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
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Longtemps présentée comme le moteur de la croissance indienne, la classe moyenne connaît aujourd'hui une profonde fracture. Tandis qu'une minorité profite pleinement du boom économique et technologique, une large partie des ménages voit son pouvoir d'achat stagner et ses perspectives sociales s'assombrir. Un paradoxe au cœur de la dernière note de l'Institut Montaigne consacrée à l'économie indienne. Quand on pense à l'Inde, on imagine une croissance spectaculaire, une population jeune et qualifiée, des multinationales qui s'implantent massivement et un immense marché de consommateurs. Pourtant, la réalité est aujourd'hui plus nuancée. La classe moyenne indienne représente toujours environ 140 millions de personnes, mais elle s'est profondément transformée. D'un côté, une minorité s'enrichit rapidement : dirigeants d'entreprise, entrepreneurs ou professionnels du numérique et des nouvelles technologies profitent pleinement de l'essor économique du pays. De l'autre, une large partie de cette même classe moyenne connaît une situation beaucoup plus fragile. Les salaires progressent peu, l'inflation pèse sur les budgets familiaux et les dépenses de santé ou d'éducation augmentent fortement. Cette fracture est si marquée que les économistes parlent désormais d'une croissance en K. Il faut imaginer la lettre : une branche monte, celle des plus aisés, l'autre stagne, voire recule progressivement, celle de la classe moyenne inférieure. Une consommation qui révèle les inégalités Cette polarisation se lit directement dans les habitudes de consommation des Indiens. Les ventes de petites voitures ralentissent tandis que celles des SUV continuent de progresser. Le marché immobilier traditionnel souffre, mais les logements de luxe battent des records. Quant aux hôtels milieu de gamme, ils enregistrent une croissance bien plus faible que les établissements cinq étoiles. Autrement dit, le marché indien ne s'élargit plus : il monte en gamme. Les entreprises continuent certes de vendre leurs produits, mais à une clientèle plus aisée qu'auparavant. Le moteur de la consommation n'est plus la vaste classe moyenne que beaucoup imaginaient il y a encore quelques années, mais les ménages les plus riches. À lire aussiIndonésie: derrière la croissance, le recul inquiétant de la classe moyenne Jeunesse, éducation et tech : les nouveaux défis de l'économie indienne L'Inde conserve pourtant un atout majeur : sa jeunesse. Chaque année, des millions de jeunes arrivent sur le marché du travail, un potentiel démographique longtemps considéré comme un formidable levier de croissance. Mais le chômage touche particulièrement les diplômés. Paradoxalement, plus le niveau d'études est élevé, plus il devient difficile de trouver un emploi correspondant à ses qualifications. Le système éducatif public souffre d'un manque chronique d'investissements, poussant les familles vers des établissements privés coûteux. Or beaucoup de diplômés quittent ces formations sans disposer des compétences réellement recherchées par les entreprises. De nombreuses familles s'endettent ainsi pour financer des études qui ne débouchent pas toujours sur l'ascension sociale espérée. Même le secteur des technologies de l'information, symbole du miracle économique indien, montre aujourd'hui des signes d'essoufflement. L'intelligence artificielle automatise une partie des tâches réalisées dans les centres de services informatiques et les grands groupes technologiques ralentissent leurs recrutements, voire réduisent leurs effectifs. Le secteur qui avait largement contribué à l'émergence de la classe moyenne participe désormais à sa fragmentation. Cette évolution soulève une question centrale pour l'avenir de l'économie indienne. Alors que la concentration des richesses atteint des niveaux records et que l'Inde compte désormais davantage de milliardaires que la Chine, une partie croissante de la classe moyenne voit son ascenseur social ralentir. La puissance économique indienne continue d'accélérer. Mais sa promesse de mobilité sociale, elle, semble aujourd'hui beaucoup plus fragile.
Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»
Santé : des spécialistes indiens mobilisés pour améliorer la prise en charge du cancer à Maurice by TOPFM MAURITIUS
Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»
Nous sommes le 28 novembre 1729, à 300 km environ au nord-ouest de la Nouvelle-Orléans. Il est 9 heures du matin, lorsque des Natchez, des Amérindiens, rendent visite aux colons installés dans un fort, deux plantations de tabac et des habitations éparses à proximité de leurs villages surplombant le fleuve Mississippi. Depuis plusieurs années, la vie de voisinage est réglée par des gestes de convivialité qui sont reproduis ce matin-là. Sauf, que soudainement les Indiens attaquent les Français. Une heure plus tard, deux cents colons gisent à terre, scalpés ou la tête tranchée. D'autres sont capturés puis torturés. Une partie des femmes et des enfants, ainsi que tous les esclaves africains de l'établissement, sont épargnés. Cet assaut marque un tournant dans l'histoire de la Louisiane qui perd, ainsi, 10 à 15% de sa population européenne. Aux cours des deux années suivantes, les Natchez subiront de terribles représailles de la part des Français et de leurs alliés amérindiens. Dans une lettre, datée de janvier 1798, qu'il adresse au libraire parisien Buisson, François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique, évoque le récit qu'il a consacré à cette histoire. Il écrit : « La catastrophe épouvantable qui termine l'ouvrage est partie historique, partie imaginée. Tout ceci est dans le goût des temps, où l'on ne veut que des scènes qui remuent et ébranlent fortement les âmes ». Quel sens donner à cet événement. Qu'est-ce qui constitue une nation ? Quels ont été les partages, car il y en a eu, entre autochtones et colons ? Comment interroger la violence colonial. Quelle est la place des Natchez dans la mémoire collective ? Invité : Gilles Havard, directeur de recherche au CNRS-France. « Les Natchez – Une histoire coloniale de la violence » aux éd. Tallandier/Flammarion sujets traités : révolte, Natchez, Amérindiens, colons, Louisiane, Mississippi, esclaves, François-René de Chateaubriand, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Er ist der Star des Dschungelbuchs, gemütlich zottlig und sehr geschickt mit dem ganz großen Strohhalm. Der Lippenbär ist eins der prägenden Großtiere Indiens, aber auch schon seit über 50 Jahren im Zoo Leipzig zu Haus.
Der Buddhismus hat eine lange Reise hinter sich von den Universitäten Indiens über die Klöster Chinas bis hin zur heutigen Praxis. In diesem Teisho zeichnet Christoph Rei Ho Hatlapa diesen Weg nach und zeigt, wie aus einer monastischen Lehrtradition ein lebendiger, alltagsnaher Zen-Weg für Mönche, Laien und Frauen entstand. Dabei stellt er die Frage: Was heißt es, heute »Buddhas Knochen« zu sein – das Erwachen also nicht zu verehren, sondern zu verkörpern? Denn nur wenn der Geist des Buddha in uns lebendig bleibt, behält der Buddhismus seine Bedeutung. Anhand des Shinjinmei und Joshus Lehre wird deutlich, wie wählerische Wahl und Anhaften unseren Geist binden können. Dabei ist nicht das Wählen selbst das Problem, sondern das Festhalten, das Rechthabenwollen, das subtile Anhaften. Der beste Zustand ist jedoch kein asketisch abgehobener, sondern einer, in dem man nichts Besonderes mehr sucht und ununterscheidbar normal wird, eins mit Leiden und Freude, Alltag und Erwachen. Um für junge Erwachsene den Aufenthalt im ToGenJi zu ermöglichen, bitten wir um eine Spende: Sie finden die Kontodaten/Paypal auf unserer Website https://choka-sangha.de/spenden/ Herzlichen Dank
Die Sundarbans in Indien tragen erheblich zum Klimaschutz bei. Aber der größte zusammenhängende Mangrovenwald der Welt verliert wegen Umweltverschmutzung und Klimawandel massiv an Boden. Können Projekte zur Wiederaufforstung die Sundarbans bewahren? Antje Stiebitz, Martin Zimmer, Margarete Wohlan www.deutschlandfunkkultur.de, Weltzeit
Über 22 Millionen Follower innert zehn Tagen: Diese irre Zahl hat die indische Cockroach Janta Party erreicht. Die Kakerlaken-Partei ins Leben gerufen hat Abhijeet Dipke. Mit Witz und Satire scheint der 30-Jährige vielen Jungen aus dem Herzen zu sprechen, die längst nichts mehr zu lachen haben. Habt Ihr Fragen oder Themen-Inputs? Schreibt uns gerne per Mail an newsplus@srf.ch oder sendet uns eine Text-/Sprachnachricht an 076 320 10 37. ____________________ In dieser Episode zu hören: - Maren Peters, SRF-Korrespondentin Südasien ____________________ Team: - Moderation: Reena Thelly - Produktion: Marielle Gygax - Mitarbeit: Julius Schmid ____________________ Das ist «News Plus»: In einer Viertelstunde die Welt besser verstehen – ein Thema, neue Perspektiven und Antworten auf eure Fragen. Unsere Korrespondenten und Expertinnen aus der Schweiz und der Welt erklären, analysieren und erzählen, was sie bewegt. Ihr erreicht uns mit euren Fragen und Inputs per Mail an newsplus@srf.ch oder per Sprachnachricht an 076 320 10 37. News Plus von SRF erscheint jeden Wochentag um 16 Uhr rechtzeitig zum Feierabend.
I detta avsnitt pratar Jacob, Johanna och Oskar om priserna i kollektivtrafiken och var går egentligen gränsen mellan hus och småhus? Dessutom har Indiens premiärminister varit på besök och vi försöker reda ut turerna kring Ingvar Oldsbergs kran.
Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et spécialiste de l'Asie du Sud, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, est en Chine. Le chef de l'armée pakistanaise est lui à Téhéran. On voit le Pakistan jouer un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Est-ce une surprise ou est-ce l'aboutissement d'une stratégie diplomatique d'Islamabad ? Christophe Jaffrelot : Oui, c'est plutôt cela. D'ailleurs, dans une perspective de continuité historique, il faut se rappeler que, lorsque les États-Unis ont souhaité rentrer en relation avec la Chine de manière à la reconnaître officiellement, au début des années 1970, c'étaient déjà les Pakistanais qui s'étaient entremis et qui avaient permis cette reconnaissance historique. Ensuite, les Pakistanais ont été les relais de la politique américaine en Asie du Sud à travers la première guerre d'Afghanistan. Et puis la deuxième, celle qui suit le 11-Septembre. Il y a maintenant une vraie tradition d'entremise des Pakistanais au service des Américains. Ce rapprochement, cette collaboration ont été réactivés l'an dernier, lorsque la guerre éclair entre l'Inde et le Pakistan a été interrompue et a été finalement terminée grâce aux Américains. Ce que les Pakistanais ont reconnu d'emblée, alors que les Indiens refusaient, eux, de reconnaître le rôle de Donald Trump. Et les Pakistanais ont été encore plus loin, allant jusqu'à proposer le nom de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, ce que Donald Trump a beaucoup apprécié. Le Pakistan, on le sait, ce sont de fins diplomates, de fins négociateurs... Oui, la diplomatie pakistanaise fait beaucoup moins de bruit que d'autres. Elle est beaucoup plus discrète, mais elle est professionnelle, bien formée, anglophone, cosmopolite. On le voit, c'est quelque chose que tout le monde apprécie. Les Pakistanais parlent pour les autres parce qu'ils le font mieux que les autres. C'est quelque chose que des puissances comme les États-Unis peuvent essayer d'utiliser. La Chine est en arrière-plan de la médiation. Le Pakistan agit-il seul comme médiateur ou est-ce aussi indirectement une médiation chinoise ? La Chine est toujours à l'arrière-plan lorsque l'on parle de politique internationale au Pakistan. C'est l'ami des mauvais jours, comme on dit, « all-weather friend », depuis maintenant des décennies. C'est grâce à la Chine que le Pakistan a acquis l'arme nucléaire, juste après l'Inde. Le premier voyage à l'étranger d'un Premier ministre pakistanais, c'est à Pékin et ce n'est pas un hasard. On peut imaginer qu'Islamabad prend ses ordres à Pékin aussi dans cette négociation qui, du coup, devient beaucoup plus globale encore qu'elle ne l'est déjà. Pékin cherche-t-il à se présenter comme une puissance de stabilité dans la région ? Oui, c'est quelque chose que l'on a déjà vu dans un passé récent, à travers le rôle d'intermédiaire et les bons offices que les Chinois ont cherché à utiliser, à manifester, dans une médiation entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'était il n'y a pas si longtemps. La Chine stabilisant le Moyen-Orient grâce à une entreprise qui a fait long feu : cela n'a pas fonctionné, mais cela montrait leur désir d'exister et de servir à la stabilité internationale. Ils ont remis cela lorsque l'Afghanistan et le Pakistan en sont venus aux mains. Cela a peut-être mieux fonctionné. Il y a clairement, de la part de Xi Jinping, la volonté d'apparaître comme un pôle de stabilité, à un moment où les États-Unis, eux, apparaissent comme beaucoup moins fiables, beaucoup plus erratiques. Évidemment, la personnalité de Donald Trump y est pour quelque chose. Cette crise actuelle marque-t-elle un basculement durable au Moyen-Orient vers une influence chinoise croissante ? Elle marque certainement une inflexion durable. Est-ce que ce sera au bénéfice de la Chine ? Il est trop tôt pour le dire. Mais l'inflexion durable, elle, me paraît incontestable au sens où l'on voit aujourd'hui le Pakistan devenir un garant de sécurité régionale grâce au soutien de l'Arabie saoudite, avec laquelle le Pakistan a quand même signé l'an dernier un accord de défense sans précédent impliquant le nucléaire. Et au-delà, on voit la Turquie, l'Égypte, rejoindre ce duo pour former une sorte de quatuor. Alors que, en parallèle, on voit un alignement très différent entre les Émirats arabes unis, Israël, l'Inde, les États-Unis. On est peut-être en train d'assister, à travers la nouvelle donne au Moyen-Orient, à une nouvelle bipolarité avec la Chine, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte d'un côté et Israël, les Émirats arabes unis, l'Inde, les États-Unis de l'autre. Il est encore une fois trop tôt pour le dire. Mais probablement que, dans la région, le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable. Cela veut-il dire qu'il pourrait y avoir une déstabilisation totale de la région ? Ce serait l'une des hypothèses si cette guerre continuait. Parce que la grande question, c'est quand même jusqu'à quand ? Si cela continuait et que l'Iran était ainsi amené à jouer toutes les cartes qu'il a dans sa main... Dieu sait s'il en a, le détroit d'Ormuz nous le montre tous les jours. On parle maintenant des câbles souterrains, après avoir déjà vu l'idée d'un péage imposé par Téhéran. On est sur une forme de déstabilisation durable dont les Émirats arabes unis, sans doute, seront les premières victimes. Parce que, sans avoir un minimum de sécurité, comment pourront-ils continuer à attirer les investisseurs ? D'ores et déjà, on le voit entre les compagnies aériennes clouées au sol, l'immobilier qui a perdu 30% de sa valeur, les Émirats sont déjà déstabilisés. Encore une fois, tout dépend de la durée du conflit. À lire aussiLes monarchies du Golfe divisées face au processus diplomatique avec l'Iran
Eine versunkene Metropole, jahrhundertelang dem Vergessen überlassen - und heute ein spiritueller Sehnsuchtsort: In der neuen Folge begeben wir uns auf eine faszinierende Reise nach Hampi, eine der beeindruckendsten historischen Stätten Indiens.Einst war Hampi das glanzvolle Zentrum eines mächtigen Hindu-Reiches. Nach seinem Niedergang lag die Stadt rund 300 Jahre verlassen in der Landschaft, bis sie Mitte des 19. Jahrhunderts wiederentdeckt wurde. Heute ist Hampi ein Ort, der gleichzeitig mystisch, spirituell und irgendwie surreal wirkt. Zwischen riesigen Felsen, alten Tempeln und Palästen treffen sich Backpacker, Reisende und gläubige Hindus aus aller Welt.Vor genau 40 Jahren wurde Hampi in die Liste des UNESCO-Weltkulturerbes aufgenommen – eine Auszeichnung, die die außergewöhnliche kulturelle und architektonische Bedeutung der Tempelanlagen unterstreicht. Auch literarisch lebt die Geschichte weiter: Der britisch-indische Autor Salman Rushdie widmete dem untergegangenen Reich vor wenigen Jahren mit Victory City eins seiner Werke.In dieser Folge nimmt Reisejournalistin Charlotte Horn uns mit auf eine Entdeckungstour durch die mystischen Ruinen, erzählt von der bewegten Vergangenheit Hampis und schildert, warum dieser Ort bis heute eine so starke Anziehungskraft ausübt.Eine Folge über Lost Places, alte Reiche und die Frage: Was bleibt eigentlich, wenn eine ganze Stadt verschwindet?Lesetipp: „Victory City“, Roman von Salman Rushdie, erschienen im Penguin-Verlag, 2023:https://www.penguin.de/buecher/salman-rushdie-victory-city/buch/9783328602941Historischer Roman von Tirumala Devaraya:In the Empire of the God King by Tirumala Devaraya | Goodreadshttps://www.goodreads.com/book/show/237384871-in-the-empire-of-the-god-kingKurze Video-Dokumentation über Hampi (auf Englisch): What Made Hampi One of the Greatest Cities of Its Time?https://www.youtube.com/watch?v=tMjVqBzSnGs Reise-Tipps Hampi – inklusive Hinweise für die Anreise:Hampi – Travel guide at Wikivoyagehttps://en.wikivoyage.org/wiki/HampiCrosspromotion: Young Adventurers: INDIEN - Floßfahrt ins Unbekanntehttps://www.ardmediathek.de/video/young-adventurers-indien-flossfahrt-ins-unbekannte/young-adventurers-indien-flossfahrt-ins-unbekannte/ndr/Y3JpZDovL25kci5kZS9hYTM3ZDk1Yi0yZGNiLTQyZjUtODdhYS0yMzQxYjY2MWM3MzJfZ2FuemVTZW5kdW5n
Polémique en Allemagne autour des écoles privées pour les étudiants étrangers. Les jeunes, souvent des Indiens, arrivent en Allemagne avec un visa étudiant. Mais sur place, ils sont confrontés aux frais de scolarité, à la précarité des jobs mal rémunérés, parfois même à la suppression de leurs visas avant la fin de leurs cursus. De notre correspondante à Berlin, Promad nous a donné rendez-vous dans un café de Charlottenburg, le quartier de Berlin où il a trouvé un petit job : 20 heures par semaine, un peu plus de 1 000 euros par mois, dans la cuisine d'un burger. Promad, un étudiant indien de 30 ans, est arrivé en 2023 à Berlin, avec son rêve d'Allemagne, le pays de Mercedes et BMW, de la technique et de la protection sociale. Deux ans et demi plus tard, il ne cache pas son amertume envers le système des écoles privées pour étudiants étrangers. Des écoles qui attirent en ligne des milliers de jeunes anglophones à travers le monde, le plus souvent des Indiens. « La qualité des études était très mauvaise. Nous n'avions que deux à trois cours par jour, soit une heure et demie à deux heures par jour. Certains professeurs étaient très bien. Mais globalement, la qualité des études n'avait rien à voir avec ce à quoi je m'attendais », raconte Promad. Certains étudiants indiens ont été expulsés avant la fin de leur scolarité Quelques 60 000 Indiens ont obtenu un visa étudiant en Allemagne. C'est, de loin, la plus grosse communauté parmi les étudiants étrangers. L'Allemagne, qui a un criant besoin en main-d'œuvre qualifiée, avait signé en 2022 un accord migratoire facilitant l'arrivée d'informaticiens ou d'étudiants. Pour ces derniers, c'est souvent la douche froide une fois sur place : un engrenage de frais élevés et de jobs mal payés, qui les empêche d'assister à leurs cours « Les étudiants étrangers ont des emplois tels que la livraison de repas à domicile, dans les entrepôts d'Amazon ou dans des restaurants de fast food. Parce qu'ils sont étrangers, ils ne sont soutenus par aucun syndicat et les douanes, qui contrôlent normalement le respect du droit du travail, n'interviennent pas non plus. Les douanes et les syndicats, ce sont normalement en Allemagne les deux leviers pour faire appliquer le droit du travail », explique Aju John, de l'université Humboldt de Berlin. Plus angoissant encore, l'administration berlinoise a commencé à retirer leur visa à certains étudiants engagés dans des cursus mêlant cours en ligne et en présentiel. Cela ne justifierait pas leur présence sur le sol allemand. Plusieurs dizaines d'entre eux, presque tous indiens, ont même été expulsés avant la fin de leur scolarité. Promad, dont la famille s'est endettée pour financer ses études, n'a pas complètement renoncé à son rêve d'Allemagne. Mais il a quitté son école privée pour une école internationale publique des environs de Berlin.
Polémique en Allemagne autour des écoles privées pour les étudiants étrangers. Les jeunes, souvent des Indiens, arrivent en Allemagne avec un visa étudiant. Mais sur place, ils sont confrontés aux frais de scolarité, à la précarité des jobs mal rémunérés, parfois même à la suppression de leurs visas avant la fin de leurs cursus. De notre correspondante à Berlin, Promad nous a donné rendez-vous dans un café de Charlottenburg, le quartier de Berlin où il a trouvé un petit job : 20 heures par semaine, un peu plus de 1 000 euros par mois, dans la cuisine d'un burger. Promad, un étudiant indien de 30 ans, est arrivé en 2023 à Berlin, avec son rêve d'Allemagne, le pays de Mercedes et BMW, de la technique et de la protection sociale. Deux ans et demi plus tard, il ne cache pas son amertume envers le système des écoles privées pour étudiants étrangers. Des écoles qui attirent en ligne des milliers de jeunes anglophones à travers le monde, le plus souvent des Indiens. « La qualité des études était très mauvaise. Nous n'avions que deux à trois cours par jour, soit une heure et demie à deux heures par jour. Certains professeurs étaient très bien. Mais globalement, la qualité des études n'avait rien à voir avec ce à quoi je m'attendais », raconte Promad. Certains étudiants indiens ont été expulsés avant la fin de leur scolarité Quelques 60 000 Indiens ont obtenu un visa étudiant en Allemagne. C'est, de loin, la plus grosse communauté parmi les étudiants étrangers. L'Allemagne, qui a un criant besoin en main-d'œuvre qualifiée, avait signé en 2022 un accord migratoire facilitant l'arrivée d'informaticiens ou d'étudiants. Pour ces derniers, c'est souvent la douche froide une fois sur place : un engrenage de frais élevés et de jobs mal payés, qui les empêche d'assister à leurs cours « Les étudiants étrangers ont des emplois tels que la livraison de repas à domicile, dans les entrepôts d'Amazon ou dans des restaurants de fast food. Parce qu'ils sont étrangers, ils ne sont soutenus par aucun syndicat et les douanes, qui contrôlent normalement le respect du droit du travail, n'interviennent pas non plus. Les douanes et les syndicats, ce sont normalement en Allemagne les deux leviers pour faire appliquer le droit du travail », explique Aju John, de l'université Humboldt de Berlin. Plus angoissant encore, l'administration berlinoise a commencé à retirer leur visa à certains étudiants engagés dans des cursus mêlant cours en ligne et en présentiel. Cela ne justifierait pas leur présence sur le sol allemand. Plusieurs dizaines d'entre eux, presque tous indiens, ont même été expulsés avant la fin de leur scolarité. Promad, dont la famille s'est endettée pour financer ses études, n'a pas complètement renoncé à son rêve d'Allemagne. Mais il a quitté son école privée pour une école internationale publique des environs de Berlin.
Indiens premiärminister Modi besökte Göteborg och på dagordningen stod frihandel och resor till Venus. Men varför pratas det så lite om Indiens auktoritära utveckling? Världens snart tredje, eller kanske fjärde, supermakt har trots allt utvecklats i helt fel riktning när det gäller demokratin. Och så får ni bästa bettingtipset om vilken regering som kommer bildas i Sverige efter valet i höst. Matematiken talar sitt tydliga språk, menar Jesper, men Cecilia är inte helt övertygad. Med Cecilia Malmström och Jesper Bengtsson.
Indiens premiärminister Narendra Modi besökte Sverige / Regeringen och SD vill sänka försörjningsstödet för stora barnfamiljer / Friluftsorganisation: Naturen används för lite i vården / Sverige kom på 20:e plats i Eurovision Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Av Nina Muossa och Jenny Pejler.
Språkpolisen Linnea, Modi på västkusten och vad fan gör en ingenjör? Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Hela veckans Morgonpasset i P3 hör du i Sveriges Radios app.David Druid rasar mot beslag. Linnea Wikblad vill byta ansikte. Matthew McConaugheys två veckor av frihet. Vi frågar er: Vad fan gör en civilingenjör egentligen? Matilda Rånge från P3 Nyheter om ebolautbrottet och riskerna med att sova med hörlurar. Sen får vi självklart hela Sverige blundar igen och svar på varför det inte finns i podden. Indiens premiärminister Narendra Modi är i Göteborg för att snacka handelssamarbeten. Vi pratar med vår Sydasienkorre Naila Saleem om hur mötet gick. David vill ha mer spektrum i livet och Linnea saknar catchphrase. Vi skickar kärlek till Felicia och ogiltigförklarar Eurovision-resultatet. Sen har vi golfyoutubarna Abbegolf och Stimpen i studion. Vi snackar om hur de vill göra golf mer tillgängligt för unga och varför golfbil är det roligaste med sporten.Tidpunkter i avsnittet:15:00 Nyhetsfördjupning: Nytt ebolautbrott19:14 Modi på toppmöte i Gbg43:24 Nyhetsfördjupning: Riskerna med att sova med hörlurar1:06:54 Abbegolf och StimpenKapitellänkarna ovan leder till avsnittet utan musik i Sveriges Radios app.Programledare: David Druid och Linnea Wikblad.
Kalle Berg och Karl Jansson pratar om kvantfysik och en märklig sketch i Eurovisionfinalen. De pratar också Indiens premiärminister som besökt Gbg. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Kalle Berg och Karl Jansson pratar om kvantfysik och en märklig sketch i Eurovisionfinalen. De pratar också Indiens premiärminister i Gbg, vego-kravet för kommunanställda och ovanligt ebolautbrott i Kongo-Kinshasa. Dessutom: Stenströms VM-låt, valen Timmy död och 14-åring stal buss för tredje gången. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones se présentent et accueillent les visiteurs de passage. Première étape : à deux pas de la ville de Québec, dans la communauté de Wendake jadis désignée comme « le village huron », un lieu qui fait office de porte d'entrée dans ce monde qui, bien sûr, n'était pas nouveau. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui, jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones, les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Wendake est une toute petite terre de « réserve » -un terme présent dans la « Loi sur les Indiens de 1876 » encore en vigueur- située tout proche de la ville de Québec. Par sa proximité avec la ville et le rôle de son peuple, les Wendat, dans l'histoire des premiers contacts avec les colons français, cette communauté représente une passerelle, un bon point de départ pour qui voudrait voyager en terre autochtone. Aujourd'hui, environ 1 500 Wendat, sur les 5 000 recensés, vivent à Wendake, issus d'un peuple survivant, venu des Grands Lacs qui, à la fin du XVIIe siècle, va trouver refuge au bord de la rivière Saint Charles ou « Akiawenhrahk » soit « la rivière à la truite » en wendat. Depuis, les Wendat ont résisté à l'urbanisation et à l'assimilation coloniale et défendent fièrement leur territoire ancestral, le Nionwentsïo, leur passé millénaire comme leur présent moderne, ouvert sur le monde. Rencontre avec des acteurs culturels : directeur de musée, guides, écrivain, éditeur, juriste, conteurs ou musiciens, tous et toutes membres de la communauté wendat. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Stéphane Picard, directeur général du Musée Huron-Wendat, situé au sein de l'Hôtel-Musée Premières Nations et chef familial de la Nation Wendat - Isabelle Sioui, conteuse musicienne, artisane et conférencière wendat - Alexane Picard, artisane et juriste wendat spécialisée en droit autochtone - Dominic Ste Marie, conteur de mythes et légendes, ancien guide interprète et coordinateur à Tourisme Wendake - Daniel Sioui, écrivain et éditeur, fondateur des Éditions Hannenorak et de la librairie du même nom située à Wendake - Steeve Gros-Louis, danseur traditionnel et propriétaire des restaurants Sagamité situés à Wendake et dans le vieux Québec - Jason Picard-Binet, artisan wendat qui a repris l'atelier de mocassins Bastien, un héritage vieux de plus d'un siècle - Andawa Laveau, artiste wendat, musicien, acteur et guide - Diane Picard, musicienne gardienne du Tambour Chef-Sacré et fondatrice du groupe des Femmes au Tambour de Wendake « Andicha N'de Wendat ». Pour préparer votre voyage à Wendake : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide Aashukan très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté de Wendake - L'Hôtel Musée Premières Nations abrite le Musée Huron Wendat et son exposition récemment renouvelée Wendat Endi' soit « Nous, les Wendat ». Une maison longue Ekionkiestha' est adossée au musée et à l'hôtel. - Découvrez le parcours lumineux et immersif Onhwa Lumina qui se vit de nuit à la rencontre de la culture wendat. - Les Éditions Hannenorak, seule maison d'édition autochtone au Québec, sont situées comme sa librairie à Wendake. Daniel Sioui, son fondateur, a également initié avec d'autres le foisonnant Salon du livre des Premières Nations Kwahiatonhk! - Bastien, artisan autochtone situé à Wendake - Le site d'Andicha N'de Wendat, groupe de femmes Tambour à Wendake - Dans la ville de Québec, le musée de la civilisation propose un riche parcours muséal sur l'histoire autochtone et coloniale. À lire et écouter : - « Indien stoïque » de Daniel Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Indienne de ville » d'Isabelle Picard, Éditions Flammarion Québec. 2025 - « Yändata' / L'éternité au bout de ma rue » de Jean Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Frétillant et agile », de Jocelyn Sioui, Éditions Hannenorak. 2022 - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill, autour de 10 mots clés à décoloniser. - La musique des Wendat Gilles Sioui et Christian Laveau ou celle d'Andawa Laveau.
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones se présentent et accueillent les visiteurs de passage. Première étape : à deux pas de la ville de Québec, dans la communauté de Wendake jadis désignée comme « le village huron », un lieu qui fait office de porte d'entrée dans ce monde qui, bien sûr, n'était pas nouveau. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui, jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones, les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Wendake est une toute petite terre de « réserve » -un terme présent dans la « Loi sur les Indiens de 1876 » encore en vigueur- située tout proche de la ville de Québec. Par sa proximité avec la ville et le rôle de son peuple, les Wendat, dans l'histoire des premiers contacts avec les colons français, cette communauté représente une passerelle, un bon point de départ pour qui voudrait voyager en terre autochtone. Aujourd'hui, environ 1 500 Wendat, sur les 5 000 recensés, vivent à Wendake, issus d'un peuple survivant, venu des Grands Lacs qui, à la fin du XVIIe siècle, va trouver refuge au bord de la rivière Saint Charles ou « Akiawenhrahk » soit « la rivière à la truite » en wendat. Depuis, les Wendat ont résisté à l'urbanisation et à l'assimilation coloniale et défendent fièrement leur territoire ancestral, le Nionwentsïo, leur passé millénaire comme leur présent moderne, ouvert sur le monde. Rencontre avec des acteurs culturels : directeur de musée, guides, écrivain, éditeur, juriste, conteurs ou musiciens, tous et toutes membres de la communauté wendat. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Stéphane Picard, directeur général du Musée Huron-Wendat, situé au sein de l'Hôtel-Musée Premières Nations et chef familial de la Nation Wendat - Isabelle Sioui, conteuse musicienne, artisane et conférencière wendat - Alexane Picard, artisane et juriste wendat spécialisée en droit autochtone - Dominic Ste Marie, conteur de mythes et légendes, ancien guide interprète et coordinateur à Tourisme Wendake - Daniel Sioui, écrivain et éditeur, fondateur des Éditions Hannenorak et de la librairie du même nom située à Wendake - Steeve Gros-Louis, danseur traditionnel et propriétaire des restaurants Sagamité situés à Wendake et dans le vieux Québec - Jason Picard-Binet, artisan wendat qui a repris l'atelier de mocassins Bastien, un héritage vieux de plus d'un siècle - Andawa Laveau, artiste wendat, musicien, acteur et guide - Diane Picard, musicienne gardienne du Tambour Chef-Sacré et fondatrice du groupe des Femmes au Tambour de Wendake « Andicha N'de Wendat ». Pour préparer votre voyage à Wendake : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide Aashukan très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté de Wendake - L'Hôtel Musée Premières Nations abrite le Musée Huron Wendat et son exposition récemment renouvelée Wendat Endi' soit « Nous, les Wendat ». Une maison longue Ekionkiestha' est adossée au musée et à l'hôtel. - Découvrez le parcours lumineux et immersif Onhwa Lumina qui se vit de nuit à la rencontre de la culture wendat. - Les Éditions Hannenorak, seule maison d'édition autochtone au Québec, sont situées comme sa librairie à Wendake. Daniel Sioui, son fondateur, a également initié avec d'autres le foisonnant Salon du livre des Premières Nations Kwahiatonhk! - Bastien, artisan autochtone situé à Wendake - Le site d'Andicha N'de Wendat, groupe de femmes Tambour à Wendake - Dans la ville de Québec, le musée de la civilisation propose un riche parcours muséal sur l'histoire autochtone et coloniale. À lire et écouter : - « Indien stoïque » de Daniel Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Indienne de ville » d'Isabelle Picard, Éditions Flammarion Québec. 2025 - « Yändata' / L'éternité au bout de ma rue » de Jean Sioui, Éditions Hannenorak. 2021 - « Frétillant et agile », de Jocelyn Sioui, Éditions Hannenorak. 2022 - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill, autour de 10 mots clés à décoloniser. - La musique des Wendat Gilles Sioui et Christian Laveau ou celle d'Andawa Laveau.
durée : 00:03:42 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - En Inde, Narendra Modi exhorte ses concitoyens à ne plus se procurer de l'or. Dans un contexte de flambée pétrolière liée à la guerre avec l'Iran, le Premier ministre, juge l'achat d'or trop coûteux pour l'économie du pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:42 - InterNational - par : Guillaume Auda - En Inde, Narendra Modi exhorte ses concitoyens à ne plus se procurer de l'or. Dans un contexte de flambée pétrolière liée à la guerre avec l'Iran, le Premier ministre, juge l'achat d'or trop coûteux pour l'économie du pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:42 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - En Inde, Narendra Modi exhorte ses concitoyens à ne plus se procurer de l'or. Dans un contexte de flambée pétrolière liée à la guerre avec l'Iran, le Premier ministre, juge l'achat d'or trop coûteux pour l'économie du pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
P1:s veckomagasin om Sverige och världen politik, trender och analyser. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. I timme ett:Veckan som gick dominerades av en hart när fullsatt riksdag när kvittningen är satt ur spel. Det är inte första gången Sverigedemokraterna bryter mot praxis. Hur förhåller sig partiet till oskrivna regler?Idag finns rekordmånga vildar i riksdagen, som kan rösta som sitt gamla parti men inte alltid. Det finns flera teorier om varför vildarna är så många just nu, från tidigare vildar, åldersmannen i riksdagen och statsvetare. Reportage av Anders Diamant.När Orban förlorade valet i Ungern var det många som jublade – i grannlandet Serbien. Detta eftersom en omfattande proteströrelse hoppas avsätta presidenten Vučić, och ser Ungerns om en inspiration. Men hur jämförbara är fallen egentligen? Reportage av Milan Djelevic.På sextiotalet åt vi i Sverige nästan dubbelt så mycket färsk potatis per person som vi gör idag, enligt jordbruksverkets statistik. Är det en orubblig trend eller kan potatisen komma tillbaka som en självklar kolhydrat på tallriken?Krönika av Agri Ismail.Panelen om matkrav för alkoholförsäljning, allmän värnplikt och att förhandla med talibanerna i Afghanistan.I timme två:På torsdag träffas världens två mäktigaste män – Xi Jinping och Donald Trump. Samtidigt som Donald Trump förhåller sig till dagsfärska oljepriser och ett mellanårsval i november styr Xi Jinping med en helt annan långsiktighet i diktaturens Kina.I veckan skrev regeringen ned sin tillväxtprognos för Sverige, och prognosmakarna säger nu att vi kommer ur lågkonjunkturen först nästa år till skillnad på slutet av det här året. Det är inte första gången prognoserna varit för optimistiska, så hur självklart är det att högkonjunkturen ändå hägrar där på horisonten, till slut? Reportage av Kristin Holmberg.Det pågår flera stora krig i världen, med ett enormt lidande som följd. Samtidigt driver kriget på en innovationskraft, av behov och med pengar som inte fanns innan kriget började. Hör om innovationer från förr och nu som kan komma världen till gagn, långt utanför slagfältet.Satir med Radioskugga.I Indien drar en orange våg över landet – det regerande hindunationalistiska partiet BJP, med orange som sin partifärg, har i veckan haft nya valframgångar och regerar nu ensamt eller i koalition i en majoritet av Indiens delstater. Reportage av Naila Saleem och Deepika Bose, frilansjournalist i New Delhi.Kåseri av Mark Levengood.Rättelse: i programmet sägs det att regeringen förhandlat med somaliska krigsherrar. Det stämmer inte. Det vi vet stämmer är att regeringen bland annat styrt om biståndspengar och finansierat tjänster på somaliska regeringskansliet, som en del av en migrationsöverenskommelse, enligt Ekot och Dagens Nyheters avslöjanden.Programledare: Jesper LindauProducent: Gustav FranzénTekniker: Jacob Gustavsson
Mit P. Bobby Emprayil VC, Gründer geistlicher Zentren im Bundesstaat Manipur Die katholische Kirche kennt viele Menschen, die oft fernab der Öffentlichkeit unter schwierigsten Bedingungen Zeugnis für Christus geben. Einer von ihnen ist Pater Bobby Emprayil aus Indien. In der nordostindischen Krisenregion Manipur, die seit Jahren von Gewalt, Vertreibung und religiösen Spannungen erschüttert wird, setzte er sich bis vor Kurzem für Versöhnung, Heilung und Frieden ein. In dieser Sendung berichtet er von seiner bewegenden Kindheit in Armut, seiner Berufung zum Priestertum und davon, wie christlicher Glaube Menschen selbst mitten im Leid Hoffnung schenken kann.
In dieser Episode des Deloitte Future Talk sprechen wir mit Nitin Malhotra, Technology Partner bei Deloitte und seit 25 Jahren in Deutschland tätig, über Indiens wirtschaftliche Transformation – ein Land, das sich von einem reinen Kostenstandort zur schnellst wachsenden grossen Volkswirtschaft der Welt entwickelt hat. Wir diskutieren unter anderem: - Indiens wirtschaftliche Transformation: Mit 7% jährlichem Wachstum überholt Indien sogar China - Vom Offshore-Hub zum Growth Office: Strategische Verschiebung in der Zusammenarbeit - Chancenfelder für deutsche und Schweizer Unternehmen: Infrastruktur, Technologie, Konsummarkt - Talentmigration als strategische Brücke: Indische Community in Deutschland und der Schweiz wächst exponentiell - Fallstricke beim Markteintritt: Lokalisierung, Komplexität verstehen, pragmatische Arbeitslogik Ein spannendes Gespräch über wirtschaftliche Chancen, Talentmigration und die Frage: Wie können europäische Unternehmen Indiens enormes Potenzial für sich nutzen? LinkedIn Profil Nitin Malhotra Neben Apple Podcast kannst du unseren Podcast auch bei Spotify, SoundCloud, Google und anderen Podcast Apps hören. Über Dein Feedback und Deine Anregungen zu dieser Episode freuen wir uns sehr. Besuche uns auf unseren Websites Deloitte Schweiz und Deloitte Deutschland Oder schreibe uns auf LinkedIn: LinkedIn Alexander Börsch LinkedIn Michael Grampp
www.aufonddelaclasse.comCet épisode conclusif prend du recul pour saisir la vision du monde qui sous-tend les Entretiens — cohérente, ambitieuse, et étonnamment moderne.Tout commence par un diagnostic sévère : l'obstacle principal à la connaissance n'est pas l'ignorance, c'est l'orgueil. L'anthropocentrisme — croire que tout dans l'univers existe pour l'homme — est une « folie ». La révolution copernicienne n'est pas seulement astronomique : elle est mentale. Elle oblige l'humanité à accepter qu'elle n'est pas le centre de tout.La fable des roses illustre un relativisme temporel fondamental. Les roses qui ne vivent qu'un jour concluent que leur jardinier est éternel — parce qu'il dure plus longtemps qu'elles. C'est l'erreur des Anciens sur les cieux immuables. La vérité est relative à l'échelle temporelle de l'observateur : ce qui semble permanent n'est peut-être que lent.Le même relativisme s'applique aux cultures. En énumérant les croyances sur les éclipses — Indiens, Américains, Grecs, et Français eux-mêmes — Fontenelle dit que la superstition est universellement humaine. La distance entre le dévot qui prie dans la rivière et le Parisien effrayé par une éclipse est moins grande qu'on ne le croit. C'est un geste de décentrement culturel courageux — même si, dans le même Soir, Fontenelle revendique la supériorité d'un « génie européen », limite réelle qu'il faut voir clairement.La conséquence de tout ce relativisme est une vision dynamique du monde : tout est en mouvement perpétuel, tout change — même les cieux que les Anciens croyaient éternels. Des étoiles disparaissent, des Soleils s'éteignent. La stabilité apparente des choses est une illusion d'échelle.L'esprit scientifique de Fontenelle se résume en cinq traits : décentrement cosmologique, relativisme épistémologique, esprit critique, vulgarisation et conscience historique. Ce qui les relie tous : la curiosité perpétuellement renouvelée. Le goût de la science n'est pas un appétit qui se rassasie — chaque réponse ouvre de nouvelles questions. C'est ce mouvement sans fin que Fontenelle célèbre, et dont les Lumières feront leur devise : Sapere aude — ose savoir. Mais Fontenelle va plus loin que Kant : il ne dit pas seulement qu'on a le droit de savoir. Il dit qu'on a le plaisir de savoir.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mafé, Yassa, DG, Kédjénou, en pilons ou braisé, le poulet est de toutes les spécialités du continent africain. C'est, en effet, l'une des principales sources de protéines en Afrique et la viande la plus consommée dans le monde, car la moins coûteuse. Parce qu'il est hautement populaire, la question de sa provenance entre production locale et importation est hautement sensible pour les consommateurs et les éleveurs. Et après le choix de son poulet, ce sont la préparation, la cuisson, l'accompagnement, qui s'invitent en cuisine. Repas de tous les jours, encas sur le pouce, plats de fête, le poulet est partout. Mais s'il est devenu presque banal à table, il ne s'agit pas non plus de le négliger ! Alors comment préparer un bon poulet ? Cette émission est une rediffusion du 2 décembre 2025. Avec : • Anto Cocagne, «Le Chef Anto», cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Youness-Abogaïsse Kpaïbe, chef cuisinier, consultant et traiteur à domicile. En fin d'émission, un reportage de Léna Martin qui s'est rendue à Rishikesh, une ville du nord de l'Inde, de près de 150 000 habitants (300 000 avec ses villages avoisinants), connue comme la « capitale mondiale du yoga ». Cette ville sainte de l'Hindouisme où coule le Gange, compte des centaines d'écoles de yoga. Des milliers de touristes étrangers, mais aussi des Indiens, s'y rendent chaque année pour faire des retraites de yoga ou de méditation, ou pour carrément se former au yoga selon la tradition indienne. À l'international, la popularité de la ville se doit surtout aux Beatles, qui se sont rendus dans un ashram à Rishikesh en 1968 pour une retraite de méditation (où ils ont composé une cinquantaine de chansons, dont « Child of Nature (Esher Demo) » qui commence par « On the road to Rishikesh… »). Selon le Time Of India, le marché du bien-être en Inde, porté notamment par le yoga, rapportait 32,8 milliards de USD dollars en 2024. En Inde, plusieurs gourous ont participé à populariser la ville en y créant des centres de yoga (par exemple Shivananda, qui y a fondé une association dans les années 30 pour promouvoir la discipline). Programmation musicale : ► Des heures - Miel de Montagne ► Mampanota - Ceasar & Ngiah Tax Olo Fotsy.
Mafé, Yassa, DG, Kédjénou, en pilons ou braisé, le poulet est de toutes les spécialités du continent africain. C'est, en effet, l'une des principales sources de protéines en Afrique et la viande la plus consommée dans le monde, car la moins coûteuse. Parce qu'il est hautement populaire, la question de sa provenance entre production locale et importation est hautement sensible pour les consommateurs et les éleveurs. Et après le choix de son poulet, ce sont la préparation, la cuisson, l'accompagnement, qui s'invitent en cuisine. Repas de tous les jours, encas sur le pouce, plats de fête, le poulet est partout. Mais s'il est devenu presque banal à table, il ne s'agit pas non plus de le négliger ! Alors comment préparer un bon poulet ? Cette émission est une rediffusion du 2 décembre 2025. Avec : • Anto Cocagne, «Le Chef Anto», cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Youness-Abogaïsse Kpaïbe, chef cuisinier, consultant et traiteur à domicile. En fin d'émission, un reportage de Léna Martin qui s'est rendue à Rishikesh, une ville du nord de l'Inde, de près de 150 000 habitants (300 000 avec ses villages avoisinants), connue comme la « capitale mondiale du yoga ». Cette ville sainte de l'Hindouisme où coule le Gange, compte des centaines d'écoles de yoga. Des milliers de touristes étrangers, mais aussi des Indiens, s'y rendent chaque année pour faire des retraites de yoga ou de méditation, ou pour carrément se former au yoga selon la tradition indienne. À l'international, la popularité de la ville se doit surtout aux Beatles, qui se sont rendus dans un ashram à Rishikesh en 1968 pour une retraite de méditation (où ils ont composé une cinquantaine de chansons, dont « Child of Nature (Esher Demo) » qui commence par « On the road to Rishikesh… »). Selon le Time Of India, le marché du bien-être en Inde, porté notamment par le yoga, rapportait 32,8 milliards de USD dollars en 2024. En Inde, plusieurs gourous ont participé à populariser la ville en y créant des centres de yoga (par exemple Shivananda, qui y a fondé une association dans les années 30 pour promouvoir la discipline). Programmation musicale : ► Des heures - Miel de Montagne ► Mampanota - Ceasar & Ngiah Tax Olo Fotsy.
L'expression peut sembler absurde, presque ironique. Pourtant, elle a bien existé. Entre les années 1960 et 1990, en pleine Apartheid, l'Afrique du Sud a créé un statut officiel appelé “Blanc honoraire”. Une invention révélatrice des contradictions d'un système fondé sur la séparation stricte des populations.Pour comprendre, il faut revenir à la logique de l'Apartheid. Ce régime classait la population en catégories raciales rigides — Blancs, Noirs, “Coloured” (métis) et Indiens — chacune ayant des droits différents. Les Blancs disposaient de privilèges étendus : liberté de circulation, accès aux meilleurs quartiers, écoles, transports et établissements publics. Les autres groupes en étaient largement exclus.Mais ce système, très strict en théorie, s'est rapidement heurté à des réalités pratiques. Comment accueillir des diplomates étrangers, des hommes d'affaires ou des sportifs internationaux dans un pays où les lois interdisent aux “non-Blancs” d'accéder à certains hôtels, restaurants ou infrastructures ? Refuser leur entrée aurait été un désastre diplomatique et économique. Les accepter sans aménagement aurait contredit les lois.C'est dans ce contexte qu'est apparu le statut de “Blanc honoraire”. Il s'agissait d'une dérogation exceptionnelle, accordée à certaines personnes non blanches — souvent japonaises, coréennes, ou issues d'autres pays asiatiques — pour leur permettre de bénéficier, temporairement, des privilèges réservés aux Blancs. Elles pouvaient ainsi séjourner dans des hôtels “réservés”, fréquenter certains lieux publics ou se déplacer plus librement.Le cas des Japonais est particulièrement révélateur. Dans les années 1960, le Japon devient un partenaire économique majeur de l'Afrique du Sud. Pour préserver ces relations commerciales, le gouvernement sud-africain décide de considérer les Japonais comme “Blancs honoraires”. Une décision purement pragmatique, mais profondément incohérente sur le plan idéologique.Ce statut a aussi été attribué ponctuellement à des sportifs ou à des artistes étrangers invités à participer à des événements internationaux. Là encore, il s'agissait de préserver l'image du pays sans remettre en cause le système.Mais cette solution “sur mesure” révélait une faille majeure de l'Apartheid : si l'on pouvait accorder à certains non-Blancs les droits des Blancs pour des raisons pratiques, c'est bien que la hiérarchie raciale n'avait rien de naturel ni de cohérent.En réalité, le concept de “Blanc honoraire” illustre l'absurdité d'un système obligé de se contredire pour fonctionner. Il montre comment une idéologie rigide peut se plier aux intérêts économiques et diplomatiques, tout en maintenant une inégalité structurelle pour la majorité de la population.En somme, derrière ce terme étrange se cache une vérité simple : même les systèmes les plus stricts finissent par révéler leurs contradictions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a 150 ans était promulguée la Loi sur les Indiens au Canada. Cette loi, d'abord baptisée « Acte des Sauvages », fut conçue pour assimiler les Autochtones en forçant l'abandon de leur culture. Ce pan sombre et méconnu de l'histoire n'est à peu près pas enseigné aux allochtones, qui composent la majeure partie de la population canadienne. Doit-on l'abolir ou la réformer? La journaliste Shushan Bacon nous explique les conséquences sociales, culturelles et historiques de cette loi pour les Premières Nations.
Die 13-jährige Aarushi Talwar tot in ihrem Bett aufgefunden. Zuerst fällt der Verdacht auf den Hausangestellten der Familie, aber nur einen Tag später wird auch er tut aufgefunden.Und damit entfaltet sich einer der mysteriösesten Kriminalfälle Indiens. Wer ist für den Tod der beiden verantwortlich?Solltet ihr mich unterstützen wollen oder einfach Interesse daran haben den Fall visuell aufbereitet zu sehen, schaut einfach hier vorbei: https://www.youtube.com/insolitoAnsonsten könnt ihr mich natürlich auch gerne bei Instagram abonnieren: https://www.instagram.com/insolito_yt/Ich wünsche euch einen schönen Morgen, Mittag oder Abend
Verdens mest folkerige land, Indien, har bygget verdens største biometriske system, Aadhaar, til at kunne identificere sine borgere. Et system, der lover at give en identitet til dem, der aldrig har haft en - men som kritikere kalder det mest omfattende overvågningsapparat, verden nogensinde har set. Vi får besøg af Kunal Singla, stifter af COBO Consult og tidligere landechef for Dansk Industri i Indien, til at udfolde Aadhaar-systemets betydning. Så taler vi om endnu en AI-model, som potentielt kan give os og vores samfund store problemer - nemlig Mythos. Anthropics nye AI-model, Mythos, har fundet sårbarheder i alle større styresystemer og webbrowsere. Nu frygter regeringer, hvad der sker, hvis modellen havner i de forkerte hænder. Hvordan vil de - og alle andre - håndtere sikkerhedsrisikoen? Til sidst vender vi et portræt af OpenAI's Sam Altman i The New Yorker. Han skulle vist være lidt af en løgner - og så ved han i øvrigt ikke særlig meget om tech. Værter: Marie Høst, Tech-journalist og moderator; Henrik Moltke, Tech-journalist. Gæst: Kunal Singla, stifter af COBO Consult og tidligere landechef for Dansk Industri i Indien. I redaktionen: Buster Hoff.
Folk & Welt mit Ye Vagabonds und Lankum aus Irland. Ein weiterer Schwerpunkt: Juni Habel aus Norwegen und ihr neues Album. Mit 92 Jahren ist Indiens berühmteste Sängerin von uns gegangen, Asha Bhosle. Ein Abschiedsgruß.
durée : 01:47:31 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - Par Michel Barthélémy et Mirjana Robin - Avec Serge Moscovici, Michel Barthélémy, Pierre Clastres (ethnologue) et Robert Jaulin (ethnologue) - réalisation : Virginie Mourthé
«Aujourd'hui, [la Loi sur les Indiens], elle nous empêche de protéger notre langue et d'avoir des territoires.» Cette loi existe toujours, et ses effets perdurent aussi. Nous avons reçu Michèle Audette, sénatrice et militante autochtone originaire de la communauté innue d'Uashat mak Mani-utenam, pour parler de l'influence toujours bien réelle de cette loi, qui arrive à 150 ans d'existence. Cet épisode a été enregistré le 17 mars 2026.
Chitra inleder ett samtal med Madana, kärlekens gud, och Vasanta, vårens och den eviga ungdomens gud. De undrar vad som bekymrar henne? Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Chitra är dotter till Manipurs kung, Chitrāngadā och uppfostrades som pojke eftersom fadern inte hade någon manlig arvinge. Hon klär sig i mansdräkt och är en mästerlig bågskytt. Men så träffar hon den vackre Arjuna och blir förälskad...Chitra av Rabindranath TagoreÖversättning: Kristian Immanuel AnderbergI rollerna: Chitra – Gertrud Fridh, Madana – Åke Claesson, Vasanta – Carl Billquist, Arjuna – Ulf PalmeKompositör: Wilhelm StenhammarDirigent: Håkan von EichwaldRegi: Per Verner-Carlsson1913 blev Rabindranath Tagore den förste icke-europé att ta emot Nobelpriset i litteratur. Han var under sitt liv verksam som poet, författare, filosof, kompositör (bland annat av både Indiens och Bangladeshs nationalsånger) och konstnär.En inspelning från 1961.
Man ist geneigt zu sagen, dass es im Hinduismus so viele Möglichkeiten gibt zu fasten, wie es Gottheiten in dieser Religion gibt. Fasten im Hinduismus ist freiwillig. Aber es wird gefastet. Sei es zu Ehren einer Gottheit wie Shiva oder Krishna. Es kann den ganzen Tag über gefastet werden und am Abend gibt es ein paar Früchte und etwas Milch. Oder man ernährt sich einen Tag vegetarisch und lässt das Fleisch weg. Auch das ist Fasten im Sinne des Hinduismus. Berühmt ist sicher das Fasten von Mahathma Ghandi, dem Kämpfer für Unabhängigkeit Indiens. Dieses mündete dann allerdings in einen Hungerstreit. Trotzdem hat Ghandi offenbar das Spirituelle seines anfänglichen Fastens Kraft gegeben, den Unabhängigkeitskampf fortzusetzen.
Som en anden Columbus spejder pensionskasserne konstant efter nye verdener, når danskernes opsparing skal vokse. Og nu hvor USA er blevet usikkert og fjendtligt, dukker et nyt kæmpemarked op i horisonten. Landet er Indien, der med verdens største befolkning og en boomende økonomi udgør et kæmpe potentiale også på klimafronten. Derfor sender pensionskasserne millioner efter indiens nye grønne eventyr. Hør mere i denne Lyn-analyse fra Finans. Gæst: Jakob Martini. Vært: Mads Ring. See omnystudio.com/listener for privacy information.
Bonusprinsen inför rätta och Mette-Marit hårt ansatt. Dansk TV2-reporter om terrorsvenskarna. Baudin hindras från besök i M-kommun. Kristian Åström om Indiens handelsframfart. Programledare: Staffan Dopping.
L'historique des Asiatiques, des Indiens et des autres by Rav David Touitou
Putins Krieg in der Ukraine rutscht aus den Schlagzeilen - dabei wird er brutaler denn je.Paul Ronzheimer spricht mit ZDF-Sonderkorrespondentin Katrin Eigendorf darüber, warum selbst beim Weltwirtschaftsforum in Davos plötzlich mehr über Trump und Grönland als über die Front in Europa geredet wird - und was diese Aufmerksamkeitsschieflage für die Ukraine bedeutet.Eigendorf berichtet von Resignation bei ukrainischen Gesprächspartnern, von Verhandlungen ohne echte Bewegung und von einem Winterkrieg gegen die Zivilbevölkerung: zerstörte Energieinfrastruktur, Kiew ohne Wärme, hunderttausende Menschen auf der Flucht. Warum hält Putin trotz Sanktionen an seinen Maximalforderungen fest - und welche Zahl macht den Kreml ausgerechnet jetzt nervös? Es geht um Indiens Öl-Kurs, sinkende Einnahmen und die Frage, ob wirtschaftlicher Druck Russland irgendwann zum Einlenken zwingen kann.Erzählen, was ist - Berichten am Limit in einer Zeit der Kriege von Katrin EigendorfWenn euch der Podcast gefällt, lasst gerne Like & Abo da!GANZ NEU: Diskutiert mit Paul, Filipp & unseren Gästen und erfahrt noch mehr über die Hintergründe der Episoden auf joincampfire.fm/ronzheimerPaul auf Instagram | Paul auf XRONZHEIMER. jetzt auch im Video auf YouTube!Redaktion: Filipp Piatov, Lieven Jenrich u. Moritz MüllerExecutive Producer: Daniel van Moll Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Nyheter och fördjupning från Sverige och världen. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Rättelse: I en tidigare sändning sa vi felaktigt att av handeln mellan Indien och EU så står Indiens handel med enbart Tyskland för 50 procent. Rätt ska vara att av handeln mellan Indien och EU står handel med Tyskland för över 25 procent. Rättelsen gjordes den 12 januari 2026.
Ernst, Sonja www.deutschlandfunk.de, Andruck - Das Magazin für Politische Literatur
Mafé, Yassa, DG, Kédjénou, en pilons ou braisé, le poulet est de toutes les spécialités du continent africain. C'est en effet l'une des principales sources de protéines en Afrique et la viande la plus consommée dans le monde, car la moins couteuse. Parce qu'il est hautement populaire, la question de sa provenance entre production locale et importation est hautement sensible pour les consommateurs et les éleveurs. Et après le choix de son poulet, ce sont la préparation, la cuisson, l'accompagnement, qui s'invitent en cuisine. Repas de tous les jours, encas sur le pouce, plats de fête, le poulet est partout. Mais s'il est devenu presque banal à table, il ne s'agit pas non plus de le négliger ! Alors comment préparer un bon poulet ? Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Youness-Abogaïsse Kpaïbe, chef cuisinier, consultant, et traiteur à domicile. En fin d'émission, un reportage de Léna Martin qui s'est rendu à Rishikesh, une ville du nord de l'Inde, de près de 150 000 habitants (300 000 avec ses villages avoisinants), connue comme la “capitale mondiale du yoga”. Cette ville sainte de l'Hindouisme où coule le Gange, compte des centaines d'écoles de yoga. Des milliers de touristes étrangers, mais aussi des Indiens, s'y rendent chaque année pour faire des retraites de yoga ou de méditation, ou pour carrément se former au yoga selon la tradition indienne. À l'international, la popularité de la ville se doit surtout aux Beatles, qui se sont rendus dans un ashram à Rishikesh en 1968 pour une retraite de méditation (où ils ont composé une cinquantaine de chansons, dont « Child of Nature (Esher Demo) » qui commence par « On the road to Rishikesh… »). Selon le Time Of India, le marché du bien-être en Inde, porté notamment par le yoga, rapportait 32,8 milliards de USD dollars en 2024. En Inde, plusieurs gourous ont participé à populariser la ville en y créant des centres de yoga (par exemple Shivananda, qui y a fondé une association dans les années 30 pour promouvoir la discipline). Programmation musicale : ► Des heures - Miel de Montagne ► Mampanota - Ceasar & Ngiah Tax Olo Fotsy
Winston Churchill demeure l'un des visages les plus emblématiques du XXᵉ siècle. Premier ministre britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, il incarne la résistance face à l'Allemagne nazie. Ses discours galvanisants, son courage et sa détermination ont fait de lui un symbole de liberté. Pourtant, derrière cette figure héroïque se cache un homme dont certaines positions politiques et morales suscitent aujourd'hui une profonde controverse.Car si Churchill fut le sauveur de la démocratie européenne, il fut aussi, selon de nombreux historiens, le produit et le défenseur d'un empire colonial profondément inégalitaire. En 1937, lors de la Commission Peel chargée d'examiner l'avenir de la Palestine mandataire, il déclara sans détour qu'il ne voyait « aucun tort » à ce que des peuples autochtones — les Aborigènes d'Australie ou les Amérindiens d'Amérique — aient été remplacés par une « race plus forte et de meilleure qualité ». Pour lui, la domination britannique n'était pas seulement légitime : elle relevait d'un ordre naturel des choses.Mais c'est en Inde, joyau de l'Empire, que ses choix politiques ont eu les conséquences les plus tragiques. En 1943, une famine d'une ampleur catastrophique frappe la province du Bengale. Environ trois millions de personnes meurent de faim. Les causes sont multiples — mauvaises récoltes, guerre, blocages des transports —, mais les archives montrent que Churchill refusa sciemment d'envoyer les cargaisons de blé disponibles dans les colonies voisines. Il justifia ce choix par des considérations racistes : selon lui, « les Indiens se reproduisent comme des lapins » et « étaient de toute façon mal nourris ».Pendant que des familles entières mouraient dans les rizières, le gouvernement britannique continuait d'exporter du riz indien pour nourrir ses troupes et ses alliés. Interpellé par ses ministres sur la gravité de la situation, Churchill répondit par des sarcasmes : il demanda pourquoi Gandhi n'était pas encore mort de faim.Aujourd'hui, ces propos ternissent l'image d'un héros longtemps présenté sans nuance. Pour beaucoup d'historiens, il faut reconnaître Churchill dans toute sa complexité : un stratège exceptionnel et un orateur de génie, mais aussi un homme pétri de préjugés raciaux et d'un colonialisme brutal.Ainsi, l'héritage de Churchill reste double. Il fut le défenseur du monde libre… mais pas de tous les peuples libres. Une gloire bâtie sur la victoire, et une ombre que l'Histoire, désormais, ne peut plus ignorer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.