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De #1 Podcast voor ondernemers | 7DTV | Ronnie Overgoor in gesprek met inspirerende ondernemers
COMMENTAIRE DE LA 2è LECTURE DU JOURActes 1, 12-14Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c'était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d'un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
A new version of Ibsen's A Doll's House gets Sarah and Alex thinking about new writing. Plus a stage musical of Thelma and Louise has been announced. How will that work? And a final mop up on the Oliviers. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
All sorts of things happening this week on the main stem. Tons of openings, castings, and Oliviers to go around. Join the OG squad this week and we get into it!
Quelle est la signification du Samedi saint? Le Nouveau Testament nous offre beaucoup d'explications sur le déroulement des événements du Jeudi saint et du Vendredi saint. Cependant, un grand silence entoure le Samedi saint. Que faut-il en comprendre? Dans cet épisode, Joan et Stéphane réfléchissent sur les traditions du Samedi saint et explorent la signification de Jésus qui est descendu aux enfers. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Josh Applegate, unsplash.com . Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: Samedi saint, foi, spiritualité, résurrection, traditions chrétiennes, chaos, espoir, méditation, Pâques Résumé: Dans cet épisode, Stéphane Vermette et Joan explorent la signification du Samedi saint, mêlant réflexions théologiques, souvenirs personnels et traditions. Une conversation profonde sur le silence, le chaos et l'espoir liés à cette journée centrale de la Semaine Sainte. Transcription: Stéphane : Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, quelle est la signification du Samedi saint? Joan : Bonjour, Stéphane, bonjour à celles et ceux qui nous écoutent. Stéphane : Bonjour Joan! Jeûner pour le Samedi saint Joan : J'aime bien quand on parle de ces sujets-là; en plus les gens viennent m'en parler après et tout. Ça permet des échanges, des discussions; très cool qu'on ose un peu s'attaquer en quelque sorte à la semaine de la Passion, la Semaine sainte. Quand j'étais un peu dans ce processus de reconversion, de retour à la foi, à des pratiques, j'avais un petit peu envie de me saisir de cette semaine pascale, de comprendre un peu ce que j'étais censée faire en tant que jeune croyante dans la vingtaine. J'en ai parlé avec un pasteur. Il s'appelle Geoffroy Goetz. J'avais dit à Geoffroy : mais qu'est-ce qu'on est censé faire en fait? Et il m'a dit : Ce qui est très bien, ce qui est formidable, c'est de jeûner. C'est bien de jeûner, c'est souvent bien de jeûner le samedi. En plus il le faisait d'une façon assez éthique, il le faisait en lien avec des mouvements qui s'appelaient Comprendre et s'engager en Alsace, des mouvements de l'Église luthérienne, pour réfléchir à la montée de l'antisémitisme, de la xénophobie, des mouvements racistes et politiques en Alsace. Et donc ils avaient un système où ils jeûnaient, ils priaient, puis après ils se racontaient un peu leurs jeûnes et leurs prières et tout ça dans ce contexte de justice sociale, de réflexion sur la montée d'un vote raciste, antisémite, xénophobe. Alors, super! Mais comme je n'avais aucune méthode et que moi j'ai fait ce jeûne sans être entourée, tu vois, juste parce qu'un pasteur m'a dit comme ça, à la sortie du culte, que c'était bien de jeûner, je me suis collé une migraine, mon ami. Oh, j'ai eu mal à la tête, je n'en pouvais plus! Et j'ai un souvenir vraiment horrible de cette journée qui me semblait sans fin, je m'ennuyais comme un rat mort. Je ne mangeais pas, je buvais un peu et je me disais, mais en quoi ça peut bien aider ma vie de foi de faire un truc pareil? Alors qu'entre temps, j'ai fait des journées jeûnes et tout. Je les ai bien préparées. J'ai fait les choses tout à fait différemment. Mais ça, c'était vraiment marrant parce que quand tu débutes, tu veux faire des trucs et si tu n'es pas accompagné, tu peux potentiellement te faire mal ou mal le faire. Visionner Jésus de Nazareth le Samedi saint Stéphane : Tu parles de ta jeunesse. Moi, le souvenir de ma jeunesse, de mon enfance plus précisément, pour le Samedi saint, c'était la journée où les postes de télévision faisaient jouer les méga productions de l'époque, Ben-Hur et Jésus Nazareth, le film de Franco Zeffirelli, la version de 6 heures. Et, pour une espèce de raison, presque toutes les années, j'écoutais ce film. Mais j'étais scotché à la télé pendant 6 heures non-stop. Je connaissais le film. Je le connaissais par cœur et je connaissais l'histoire, bien sûr. Je savais comment c'était pour finir. Mais j'avais cette fascination. C'était comme une espèce de marathon que je m'imposais. Et après on se demande pourquoi je suis devenu pasteur. Ces péplums, ces films de Jésus, le Samedi saint, oui, ça c'est ma jeunesse. La chronologie de la semaine sainte Joan : C'est vrai qu'on dit que le samedi, c'est le jour du grand silence. C'est un jour un peu de vide. D'ailleurs, c'est pratique un jour comme ça dans l'Église, tu es d'accord ? Stéphane : Oui! En tant que pasteur j'ai toujours trouvé que c'était une bonne chose qu'il reste au tombeau le samedi parce qu'avec les offices du Jeudi saint, du Vendredi saint et souvent deux ou trois cultes différents le matin de Pâques, d'avoir un break le samedi c'est toujours bon pour vos pasteurs. Pensez à vos pasteurs le Samedi saint, donnez-leur un peu d'espace et beaucoup d'amour. Joan : On se donne de l'amour quoi qu'il en soit. Mais c'est vrai qu'on se dit: Jésus est un petit peu fatigué, un petit peu épuisé par sa vie. C'est bien qu'il prenne un petit peu de temps pour lui. Et tous les jours en fait je m'interroge sur le sens de ce grand silence. D'ailleurs, en fait, il y a une vraie interrogation biblique. À partir de quand est-ce la fin des enfers et le début de la résurrection? Parce que finalement le samedi, qu'est-ce qu'il faisait Jésus? Il descend aux enfers. Mais à un moment donné il commence aussi sa résurrection. C'est à quelle heure exactement? C'est comment? Il n'y a personne qui a pu m'expliquer vraiment le truc très clairement. Alors, j'ai regardé un petit peu le timing du Triduum pascal. Vous avez vu, il des mots comme ça techniques. Triduum pascal : trois jours. Ça commence le jeudi, vendredi, samedi, déjà ça fait plus que trois, mais c'est l'idée de trois fois 24 heures en gros. Puis ce timing… Si on fait un petit quiz… Toi tu t'en sors comment avec ce timing ? Tu arrives à te souvenir à peu près de ce qu'il faisait, quand, comment? Parce que tous les ans j'aime bien un peu checker. Et quand je checke à chaque fois, je redécouvre un ou l'autre élément. Oui, là, cette heure-ci, il est au Sanhédrin. Pas facile, franchement, d'être au Sanhédrin. Ça n'avait pas l'air très évident de répondre à tout ça. Du coup, j'aime bien aller regarder. Si on part le jeudi, fin de journée, on dirait qu'il prépare le repas pascal à peu près. Ce n'est peut-être pas lui qui le prépare, Jésus, mais on imagine. Il se passe des trucs, des odeurs, des gens. Après, on va dire que la soirée débute vers 18h. Combien de temps il reste à table d'après toi? Une heure? Deux heures? Trois heures? En tout cas, c'est le dernier repas avec les disciples. Bon, après il y a un discours d'adieu. Ensuite, ils s'en vont faire une balade au mont des Oliviers. Là, on calcule un peu les distances. Il en a qui disent qu'il est maximum 23h. Je ne sais pas comment ils savent ça, mais ils le savent. Puis après il y a la prière à Gethsémani. On dit que c'est autour de minuit. Bon, là il est arrêté. Mais après il a une audition très tôt le lendemain matin. Il y en a qui disent une heure du matin, l'arrestation. Il faut dormir un petit peu quand même. Là, ce sont les autorités juives, le Sanhédrin. Après, le texte dit qu'à l'aube il est transféré vers le gouverneur romain. Ils ne dorment pas, tous ces gens-là, c'est un truc de fou. En plus il n'y avait pas d'électricité, rien. Je ne pas comment ils se sont débrouillés pour se promener. Mais là on imagine qu'il est un peu fatigué Jésus, ce n'est pas possible. Mais il n'a pas dormi cette nuit-là, tu vois. Après il est transféré et après re-procès devant Ponce Pilate, il est condamné. Et après c'est dur, il doit porter sa croix. C'est là, c'est à ce moment qu'il porte la croix, on est d'accord. Là souvent on nous dit que ça met une heure, mais ce n'est pas vrai, tu es crevé. Tu t'es fait engueuler par tout le monde, tu ne mets pas une heure à porter la croix, c'est un peu plus. Il va au Golgotha. Là bon crucifixion, obscurité vers midi. On dit qu'il meurt à la neuvième heure, c'est un peu triste, vers trois heures. On le descend de la croix et il est mis au tombeau. Et puis là arrive le samedi. Et là on n'a pas trop d'infos en fait. Le problème c'est qu'avant on a un petit timing, à peu près, mais là on n'a rien du tout. On sait juste qu'il descend aux enfers. Et moi j'aimerais savoir sérieusement comment commence sa résurrection. La part de mystère autour du Samedi saint Stéphane : Moi, personnellement, cette partie qui est absente des Évangiles qu'on a dans nos Nouveaux Testaments, parce qu'il y a d'autres textes apocryphes qui offrent toutes sortes d'interprétations… Joan : C'est l'occasion de dire à nos auditeurs et auditrices si vous ne savez pas ce que c'est les apocryphes, vous nous écrivez. On fait un épisode là-dessus. Stéphane : Ben oui, tout à fait! Cette absence entre la mise au tombeau et ce que je pourrais appeler le premier matin de Pâques, moi, j'aime ça. Je sais que c'est frustrant pour plusieurs, mais moi, ce que j'aime, c'est que ça laisse de la place au mystère. Toutes les tentatives que j'ai entendues, que j'ai lues sur ce qui se passe vraiment, les explications, la quantité d'énergie que ça prend pour revenir à la vie, et tout ça, moi ça me laisse quand même assez de glace parce qu'on parle de quelque chose de plus grand que nous. Si on accepte l'idée d'un retour à la vie, pas d'une ressuscitation, mais d'une sorte de transformation, la résurrection, c'est quelque chose pour moi qui appartient à Dieu. Et si ça appartient à Dieu, moi je suis capable de vivre avec une idée qui est au-delà de la compréhension humaine, au-delà de notre cerveau. C'est peut-être ça qui est difficile a notre époque, dans notre civilisation où tout doit être expliqué, presque minuté, un peu comme tu l'as dis. On veut savoir quand, on parle à qui, on veut un agenda, on veut des choses précises. Mais d'avoir ce moment peu difficile à comprendre, je pense que ça nous ramène dans la foi; ça nous amène à quelque chose de plus spirituel. Qu'est-ce que descendre aux enfers? Joan : C'est tout à fait ça parce que quand on lit en 1 Pierre 3, 19 : descendre aux enfers. Ok. Jésus descend aux enfers. Moi ça me renvoie un peu à nos petits enfers. C'est une occasion de réfléchir à ce que sont nos petits enfers. Moi je vois très bien. Ces dernières années, j'ai changé plusieurs fois de poste. J'ai changé de pays. Il y a eu des tensions un peu à droite à gauche. Je vois très bien c'est quoi les petits enfers. Finalement, c'est l'occasion de réfléchir aussi à ce que les humains et les humaines se font subir ou font subir aux autres. C'est aussi l'occasion de réfléchir à qu'est-ce que ma vie a comme impact, positif, négatif. C'est quoi l'enfer? Comment on y entre d'abord et comment est-ce qu'on en sort? L'enfer des malentendus, l'enfer des addictions, l'enfer des mauvaises habitudes, l'enfer des pensées négatives sur nous-mêmes, de l'auto-accusation aussi. C'est quoi tout ça? C'est quoi l'enfer aussi dans la vie de Jésus parce que finalement, sur son chemin de croix, il se fait renier par Pierre, par exemple. Il se fait dénoncer un petit peu avant par Judas. C'était quoi l'enfer sur terre? Cette expression d'ailleurs, veut dire quoi enfer sur terre? Ça veut dire quoi l'enfer est pavé de bonnes intentions? On peut réfléchir à ces expressions en lien avec l'enfer. En français, on dit aussi c'est d'enfer pour dire c'est génial. Pourquoi on dit ça? Qu'est-ce que ça veut dire? Ouais, dans un sens c'est vrai, on ne sait pas exactement ce qui s'est passé. Qu'est-ce qu'ils font ces disciples pendant ce temps aussi? Ceux qui sont pris de culpabilité, qu'est-ce qu'ils font? Ceux qui sont pris d'espérance peut-être aussi. Puis, la mère de Jésus, elle fait quoi Marie? Il est passé où son fils? Il est mort? Il est là? J'aime méditer à tous ces aspects-là en fait. Jésus descend aux enfers le Samedi saint pour délivrer toutes les âmes Stéphane : Ayant grandi Catholique romain, durant la messe, on disait le Symbole des Apôtres, sans trop y penser : il a souffert sur Ponce Pilate, il a été crucifié, est mort, il a été enseveli et est descendu aux enfers. Moi, on ne m'avait pas enseigné pourquoi il y va. Je me demandais, c'est le fils de Dieu, pourquoi il faut qu'il se ramasse aux enfers? Et ce n'est que beaucoup plus tard, lorsque j'ai lu un texte de mon théologien préféré, John Dominic Crossan, il retourne aux enfers pour libérer les âmes qui ont été enfermées là depuis le début. Il y a cette notion qu'on a perdue en Occident et qui semble être demeurée dans les traditions orientales, que la résurrection n'est pas un concept individuel. Ce n'est pas seulement Jésus qui est ressuscité. Mais à travers cette mort, cette descente aux enfers, Jésus ouvre la porte de l'enfer et c'est tous les gens qui reviennent dans un état de libération, dans un état de sanctification. Je trouve intéressant que, à travers cette préparation vers la résurrection, il y ait cette partie où on se souvient de ceux et celles qui nous ont précédés, de ceux et celles qui ont eu une bonne vie, de ceux et celles qui ont peut-être eu une moins bonne vie et quelque part, Jésus ouvre la porte pour tout le monde. Tous et toutes sont invités à sortir de cet enfer-là pour rejoindre Dieu. Dans un contexte où on se prépare à Pâques, moi je trouve ça assez intéressant de penser à ça, à ce pas juste pour Jésus, pas juste pour les bonnes personnes. C'est un peu pour tout le monde. Ce n'est pas à nous d'ouvrir ou fermer la porte. Théologiquement, on comprend que c'est Jésus qui ouvre cette porte. Ce n'est pas à moi de décider qui peut passer par cette porte ou pas. Ça me fait réfléchir beaucoup. Les traditions du Samedi saint Joan : Pour cet épisode, je me suis un peu renseignée sur les traditions chrétiennes du Samedi saint. Toi, tu viens d'un arrière-plan Catholique. Il a quand même deux ou trois trucs intéressants le samedi. D'abord, c'est une messe sans Eucharistie. On essaye de réduire fortement le volume des messes. On essaye de faire peut-être juste des célébrations de la Parole, des recueillements, des adorations de l'Eucharistie. On enlève aussi les ornements liturgiques, les antépendiums, pour que les choses soient assez dépouillées. Je trouve ça beau, c'est très, très beau. Et puis il y a ces vigiles pascales quand même dans le catholicisme. Je dois dire chapeau quoi, c'est génial ce qui se fait, en tout cas en France par exemple et en Suisse. L'évêque vient aussi baptiser les catéchumènes au cours de la nuit, souvent des grands, des jeunes ou bien des recommençants ou des nouveaux convertis. J'aime bien ces offres-là. Ça commence à me faire un peu envie. J'ai envie de vivre un peu des choses comme ça. L'année dernière, j'ai eu connaissance d'une vigile pascale un peu organisée par des jeunes, comme on dit ici, qui avaient fait une randonnée nocturne, qui avaient dormi ensuite dans l'Église et qui étaient là très tôt au moment de l'office du dimanche matin où généralement il n'y a pas vraiment de jeunes. D'ailleurs, à ce sujet, j'aimerais raconter une anecdote sur ma fille, notre fille Marysol que tu connais. Marysol, quand elle était au catéchisme, j'ai réussi à la baratiner, des fois on arrive à baratiner nos ados, je lui dis, tu dois absolument être là au cimetière à 7h30 pour chanter les chants de la résurrection. On n'était pratiquement que des vieux. À ce moment-là, je n'étais pas si vieille, mais enfin bon, j'étais déjà vieille pour elle. Et je me rappelle qu'il pleuvait. Il pleuvait. Alors, elle a sorti un parapluie, s'est mise dans un coin du cimetière et je me rappelle toujours sa tête baissée comme ça avec son parapluie, pas du tout réveillée, a subir un rituel que sa mère lui avait dit de subir. J'aimerais bien avoir son avis là-dessus, peut-être que ce soit un avis positif, mais ça m'a fait rigoler d'y penser pour cet épisode. Et je me dis, que faire pour rendre ce temps lumineux? Et chanter au cimetière tôt le matin, j'aime bien. Mais ce que j'aime surtout, c'est de prendre un gros petit déjeuner, tu vois. On se rassemble, catholiques, protestants, évangéliques, on prend le petit déj. Alors, je me dis quel sens peut-on mettre en fait dans ce samedi, cette vigile du côté protestant. On n'en met pas souvent. Du côté orthodoxe, je crois qu'il se passe pas mal de choses aussi, mais bon ce n'est jamais aux mêmes dates que nous. Toi, mets-tu un peu de sens d'Église, rituel, liturgique sur ce samedi? As-tu des souvenirs de quand tu étais petit? Le Samedi saint est la continuation du jeudi et du vendredi Stéphane : Peu quand j'étais plus petit, mais lorsque j'étais en paroisse, j'essayais de construire un arc narratif, si je peux utiliser ce genre d'expression. Je trouve qu'on a tendance à découper les offices. Jeudi saint… vendredi… dimanche… peut-être de quoi samedi… Quand j'étais en paroisse, mon office du Jeudi saint ne se terminait pas. Il n'y avait pas la bénédiction, il n'y avait pas l'envoi. On m'a demandé, mais pourquoi? Parce que ce n'est pas la fin de l'histoire. L'histoire continue vendredi et vendredi ce n'est pas la fin de l'histoire. L'histoire se continue. Et cela a un sens lorsqu'on regarde le tout. Donc le samedi en tant que tel, peut-être qu'il a moins de sens. Mais lorsqu'on regarde un peu comme tu l'as fait et comme plusieurs le font, c'est la continuation du jeudi, du vendredi, et là, on est dans le samedi pour déboucher sur un dimanche. Là, on travaille sur quelque chose de plus large. Je peux comprendre que ce n'est pas tout monde qui a l'énergie. Ce n'est pas toutes les paroisses qui ont les ressources pour faire tous ces offices. Mais je pense qu'on a besoin de relier ces histoires. Il y a un lien entre le jeudi saint et le vendredi. On coupe trop souvent. Je me souviens d'un office du vendredi saint, on terminait l'office avec la mise au tombeau et j'offrais une réflexion finale sur le chaos, parce que le temps au tombeau c'était un peu le chaos. Tout allait bien dans la vie de Jésus. Bon, ce n'était pas facile, mais quand même, ça suivait son cours. Il avait des disciples. En quelques heures, il se fait arrêter. Le procès. Il se fait exécuter. Les disciples ne devaient avoir aucune idée de ce qui venait de se passer. Tout semblait s'écrouler. Je pense que c'est quelque chose de très parlant parce que je suis convaincu que tous ceux et celles qui nous écoute ont des moments comme ça dans leurs vies. Ça va et il y a comme une succession d'événements, il y a des ruptures, il y a des chamboulements. On a l'impression que tout s'écroule. Tout ce qu'on avait construit, tous nos rêves, tout s'écroule. Il y a peut-être quelque chose de l'autre côté, mais on n'est pas sûrs. On n'est pas certains. Un peu comme la pandémie. Au début, on était complètement dépourvus. Ce virus, on n'avait aucune idée. On avait peur. Tout le monde était confiné. Il y avait des gens qui mourraient. On se disait, mais avec toutes nos connaissances, notre technologie, toute notre science, on est impuissants. Qu'est-ce qu'on fait avec tout ça? Moi, c'est ça que je retiens beaucoup du Samedi saint, ce chaos-là. Est-ce que le chaos va se réorganiser? Est-ce que nos vies vont se réorganiser? Est-ce que notre foi va se réorganiser? Une année j'avais lancé: et si cette année, la résurrection n'avait pas lieu? Oui, elle a eu lieu, mais c'est parce que l'on connaît la fin de l'histoire. Mais j'essaye de me mettre dans les souliers de ces pauvres disciples-là, de dire, qu'est-ce qui va se passer? Cette peur, cet espoir, qu'est-ce qu'on fait avec tout ça? Je crois qu'il y a quelque chose qui peut nous parler dans nos vies. Conclusion Joan : Oui, c'est ça en fait. C'est ce samedi qui prend sa place, comme tu dis, dans un arc narratif, dans un ensemble plus complet. Nos vies qui ressemblent beaucoup à tout plein d'aspects parce que c'est ça, c'est un humain, Jésus, avec des réussites, des déceptions, des alliances fortes, et des trahisons. Et puis peut-être des fois aussi ce grand ce grand moment, ce grand besoin de silence, de descendre un peu au fond de nous-mêmes pour ensuite se retrouver et puis laisser exploser un peu de joie. Et finalement, moi j'aimerais bien savoir quelles sont les pratiques de nos auditrices, auditeurs sur le Samedi saint. Qu'est-ce que vous faites? Comment vous le faites? Est-ce que vous voulez venir nous en parler une fois? Est-ce que vous voulez venir rejoindre le groupe WhatsApp pour en parler? On a un groupe WhatsApp où on cause un petit peu de ces choses-là. Stéphane : Merci, Joan, pour cette conversation. Merci aux gens qui sont à l'écoute. Oui, le groupe WhatsApp est dans la description en bas de l'épisode. Si vous n'êtes pas sûr, envoyez-nous un courriel, on peut vous intégrer. J'espère que la semaine pascale se déroule bien et continuera à bien se dérouler pour vous. Un remerciement rapide à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire qui relaie nos podcasts. La même chose pour Réforme qui aussi relaie nos podcasts. Écrivez-nous. questiondecroire@gmail.com Joyeuses Pâques, Joan. Joan : Joyeuses Pâques, Stéphane, et à très vite ! Stéphane : Au revoir. 00:00 - La signification du Samedi saint 00:48 - Jeûner pour le Samedi saint 02:57 - Visionner Jésus de Nazareth le Samedi saint 04:06 - La chronologie de la semaine sainte 08:09 - La part de mystère autour du Samedi saint 10:22 - Qu'est-ce que descendre aux enfers 12:23 - Jésus descend aux enfers le Samedi saint pour délivrer les âmes 14:59 - Les traditions du Samedi saint 17:51 - Le Samedi saint est la continuation du jeudi et du vendredi 21:40 - Conclusion
COMMENTAIRE DE L'EVANGILE DU JOUR Matthieu 26, 14 – 27, 66L. En ce temps-là, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : D. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » L. Ils lui remirent trente pièces d'argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s'approchèrent et dirent à Jésus : D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » L. Il leur dit : † « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.' » L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : † « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » L. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : D. « Serait-ce moi, Seigneur ? » L. Prenant la parole, il dit : † « Celui qui s'est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Judas, celui qui le livrait, prit la parole : D. « Rabbi, serait-ce moi ? » L. Jésus lui répond : † « C'est toi-même qui l'as dit ! » L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : † « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : † « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : † « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Prenant la parole, Pierre lui dit : D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » L. Jésus lui répondit : † « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » L. Pierre lui dit : D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : † « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » L. Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : † « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » L. Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : † « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » L. Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : † « Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l'esprit est ardent, mais la chair est faible. » L. De nouveau, il s'éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : † « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » L. Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s'éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : † « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu'elle est proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu'il est proche, celui qui me livre. » L. Jésus parlait encore, lorsque Judas, l'un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : D. « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le. » L. Aussitôt, s'approchant de Jésus, il lui dit : D. « Salut, Rabbi ! » L. Et il l'embrassa. Jésus lui dit : † « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » L. Alors ils s'approchèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. L'un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l'oreille. Alors Jésus lui dit : † « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges. Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu'il en soit ainsi ? » L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules : † « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j'étais assis en train d'enseigner, et vous ne m'avez pas arrêté. » L. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l'amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu'au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n'en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s'étaient présentés. Finalement il s'en présenta deux, qui déclarèrent : A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.' » L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu'ils portent contre toi ? » L. Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : A. « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c'est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » L. Jésus lui répond : † « C'est toi-même qui l'as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d'entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » L. Ils répondirent : F. « Il mérite la mort. » L. Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d'autres le rouèrent de coups en disant : F. « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t'a frappé ? » L. Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s'approcha de lui et lui dit : A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » L. Mais il le nia devant tout le monde et dit : D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. » L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent et dirent à Pierre : A. « Sûrement, toi aussi, tu es l'un d'entre eux ! D'ailleurs, ta façon de parler te trahit. » L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l'avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : D. « J'ai péché en livrant à la mort un innocent. » L. Ils répliquèrent : A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! » L. Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l'argent et dirent : A. « Il n'est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. » L. Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu'à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d'Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné. L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus déclara : † « C'est toi-même qui le dis. » L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l'accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A. « Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s'étant donc rassemblées, Pilate leur dit : A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » L. Il savait en effet que c'était par jalousie qu'on avait livré Jésus. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : A. « Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » L. Ils répondirent : F. « Barabbas ! » L. Pilate leur dit : A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » L. Ils répondirent tous : F. « Qu'il soit crucifié ! » L. Pilate demanda : A. « Quel mal a-t-il donc fait ? » L. Ils criaient encore plus fort : F. « Qu'il soit crucifié ! » L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » L. Tout le peuple répondit : F. « Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! » L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu'il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient devant lui en disant : F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l'un à droite et l'autre à gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : A. « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.' » L. Les bandits crucifiés avec lui l'insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c'est-à-dire : midi), l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d'une voix forte : † « Éli, Éli, lema sabactani ? », L. ce qui veut dire : † « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » L. L'ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » L. Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit (Ici on fléchit le genou et on s'arrête un instant) Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s'ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande crainte et dirent : A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu'il s'était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Or Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s'assemblèrent chez Pilate, en disant : A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.' Alors, donne l'ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu'au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d'entre les morts.' Cette dernière imposture serait pire que la première. » L. Pilate leur déclara : A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l'entendez ! » L. Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.
Voici l'Évangile du dimanche 29 mars 2026 :Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : † = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.L. En ce temps-là, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : D. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » L. Ils lui remirent trente pièces d'argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s'approchèrent et dirent à Jésus : D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » L. Il leur dit : † « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.' » L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : † « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » L. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : D. « Serait-ce moi, Seigneur ? » L. Prenant la parole, il dit : † « Celui qui s'est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Judas, celui qui le livrait, prit la parole : D. « Rabbi, serait-ce moi ? » L. Jésus lui répond : † « C'est toi-même qui l'as dit ! » L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : † « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : † « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : † « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Prenant la parole, Pierre lui dit : D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » L. Jésus lui répondit : † « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » L. Pierre lui dit : D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : † « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » L. Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : † « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » L. Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : † « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » L. Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : † « Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l'esprit est ardent, mais la chair est faible. » L. De nouveau, il s'éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : † « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » L. Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s'éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : † « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu'elle est proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu'il est proche, celui qui me livre. » L. Jésus parlait encore, lorsque Judas, l'un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : D. « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le. » L. Aussitôt, s'approchant de Jésus, il lui dit : D. « Salut, Rabbi ! » L. Et il l'embrassa. Jésus lui dit : † « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » L. Alors ils s'approchèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. L'un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l'oreille. Alors Jésus lui dit : † « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges. Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu'il en soit ainsi ? » L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules : † « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j'étais assis en train d'enseigner, et vous ne m'avez pas arrêté. » L. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l'amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu'au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n'en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s'étaient présentés. Finalement il s'en présenta deux, qui déclarèrent : A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.' » L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu'ils portent contre toi ? » L. Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : A. « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c'est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » L. Jésus lui répond : † « C'est toi-même qui l'as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d'entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » L. Ils répondirent : F. « Il mérite la mort. » L. Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d'autres le rouèrent de coups en disant : F. « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t'a frappé ? » L. Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s'approcha de lui et lui dit : A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » L. Mais il le nia devant tout le monde et dit : D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. » L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent et dirent à Pierre : A. « Sûrement, toi aussi, tu es l'un d'entre eux ! D'ailleurs, ta façon de parler te trahit. » L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l'avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : D. « J'ai péché en livrant à la mort un innocent. » L. Ils répliquèrent : A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! » L. Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l'argent et dirent : A. « Il n'est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. » L. Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu'à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d'Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné. L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus déclara : † « C'est toi-même qui le dis. » L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l'accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A. « Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s'étant donc rassemblées, Pilate leur dit : A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » L. Il savait en effet que c'était par jalousie qu'on avait livré Jésus. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : A. « Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » L. Ils répondirent : F. « Barabbas ! » L. Pilate leur dit : A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » L. Ils répondirent tous : F. « Qu'il soit crucifié ! » L. Pilate demanda : A. « Quel mal a-t-il donc fait ? » L. Ils criaient encore plus fort : F. « Qu'il soit crucifié ! » L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » L. Tout le peuple répondit : F. « Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! » L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu'il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient devant lui en disant : F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l'un à droite et l'autre à gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : A. « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.' » L. Les bandits crucifiés avec lui l'insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c'est-à-dire : midi), l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d'une voix forte : † « Éli, Éli, lema sabactani ? », L. ce qui veut dire : † « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » L. L'ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » L. Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit (Ici on fléchit le genou et on s'arrête un instant) Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s'ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande crainte et dirent : A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu'il s'était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Or Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s'assemblèrent chez Pilate, en disant : A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.' Alors, donne l'ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu'au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d'entre les morts.' Cette dernière imposture serait pire que la première. » L. Pilate leur déclara : A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l'entendez ! » L. Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.– Acclamons la Parole de Dieu. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
COMMENTAIRE DE L'EVANGILE DU JOUR Jean 8, 1-11En ce temps-là, Jésus s'en alla au mont des Oliviers. Dès l'aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en situation d'adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s'en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Voici l'Évangile du lundi 23 mars 2026 :« Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)En ce temps-là, Jésus s'en alla au mont des Oliviers. Dès l'aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en situation d'adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s'en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »– Acclamons la Parole de Dieu. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
On this week's episode Sarah and Alex discuss the triumphant WhatsOnStage awards show at the London Palladium, Timothée Chalamet's recent comments on the arts, some unexpected showings in the Olivier nominations and whether Sinners will enjoy a late Oscars surge. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
With the WhatsOnStage Awards nine days away, the Oliviers nominations six days away, the BAFTAS five days ago and the Critics Circle nominees now revealed, it feels like the right time to spend a long time discussing awards – their intricacies, their politics and, when controversy arises, what can be done to solve problems. Then, Sarah and Alex try their best to predict who might get nominated for an Olivier Award on Thursday. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Réécoutez FG mix invite La Bastide de Marie avec Désirs de Voyages du mercredi 25 février 2026La Bastide de MarieDans le décor de rêve du Luberon, La Bastide de Marie s'impose comme une adresse de choix pour un week-end nature raffiné. Entourée de 26 hectares de vignes et de jardins, cette bastide du XVIIIᵉsiècle invite à ralentir le rythme et à renouer avec les plaisirs simples de la campagne. Les 12 chambres et suites, de 25 à 67 m², déclinent une esthétique toute provençale. Oliviers, cyprès, plans de lavande ou de romarin… La nature environnante irrigue chaque moment du séjour, de la table à l'assiette. Le restaurant La Salle à Manger, distingué par deux fourchettes rouges au Guide Michelin, est porté par le chef François Martin, qui compose une cuisine de saison inspirée du potager en permaculture du domaine et des marchés alentour. Les produits du terroir se dégustent en terrasse sous le tilleul ou face aux vignes. Pour prolonger cette immersion, le Spa Pure Altitude de cet hôtel 5 étoiles en Provence propose deux cabines de soins et des rituels aromatiques, complétés par deux piscines extérieures, dont une chauffée, aménagées dans d'anciens bassins de pierre. Dégustations au caveau ou balades dans les vignes ponctuent cette escapade champêtre haut de gamme. La Bastide de Marie est une adresse qui figure avec évidence parmi les meilleurs hôtels de luxe du Lubéron, idéale pour une échappée nature élégante et authentique.La Bastide de Marie? 64 Chem. des Peirelles, 84560 MénerbesDésirs de Voyages - Le magazine de l'art de vivre en voyage.https://www.desirs-de-voyages.fr/Music by Belle Boutique Paris https://soundcloud.com/belleboutique
L'homme que vous entendez s'appelle Bassem, Palestinien, de Cisjordanie occupée… Mi-octobre 2025, lui et sa famille ont été agressés par des colons israéliens alors qu'ils se rendaient sur leur parcelle de terre, pour récolter leurs olives… Violentes agressions, incendies, tir à l'arme automatique, arrachage d'oliviers, cette année la récolte des olives a été exceptionnellement violente. En toile de fond : l'anéantissement de la Bande de Gaza consécutif à l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, et les appels en Israël à l'annexion de la Cisjordanie / Judée et Samarie disent notamment les colons. Les oliviers, même s'ils comptent pour une part non négligeable de l'économie de Cisjordanie sont avant tout un symbole, celui de la lutte contre l'occupation israélienne. «Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère», un Grand Reportage de Lucas Lazo…Nous voici avec Bassem à Beita…
La colonisation en cours sur les territoires palestiniens occupés, soit dans sa phase coloniale de peuplement en Cisjordanie (assassinats, usurpations de terres agricoles, destruction des Oliviers, vol des habitats, apartheid urbain, régime militarisé), soit dans sa phase exterminatrice à Gaza (ethnocide, génocide, urbicide) a produit, sous nos contrées, un ensemble de dispositifs idéologiques qui, à nos yeux, ont une fonction principalement policière. Catherine Hass, dont nous ne raconterons pas, par pudeur, méthode et amitié, son rapport intime et personnel, tragique, à la question, vient de faire paraître aux éditions NOUS l'un des livres les plus juste et les plus intelligent, les plus innervé dans le témoignage des personnes réelles, pour comprendre les logiques de pensée morbides chez nous, relativement à ces « Terres enchaînées » que sont Palestine-Israël, chez eux, et qui enferment la pensée du possible, c'est-à-dire la politique.Si le livre est la réunion de textes consacrés à la Palestine, d'une réflexion sur le paradigme de guerre antiterroriste à partir de Derrida, à des témoignages directs de Palestiniens interviewés par l'autrice et ses collègues, en passant par la magnifique lettre aux juifs italiens écrite par Franco Fortini en 1940, l'interview de l'historien de l'armée d'Hitler Omer Bartov, c'est une cohérence profonde qui se dessine au fil des pages et produit un effet singulier : nous passons, de chapitre en chapitre, de l'idéologie générale de l'époque, y compris de l'usage de l'accusation absolument délirante d'antisémitisme et de son « opération de police » spécifique, à, peu à peu, plus de réel et plus de possible en retrouvant les paroles mêmes des Palestiniens. Une chose étonnante apparaît alors : pour les Palestiniens, beaucoup de ce que l'on prête comme vision du problème, n'existe pas. Le « juif » n'est jamais le problème, ce qu'il l'est c'est l'occupant, le colon, le bourreau. Quant à la solution politique, d'un État ou de deux selon quelles conditions imposées depuis l'extérieur, certains préfèrent se dégager de la contrainte et vont jusqu'à dire qu'ils envisagent, le plus sérieusement du monde, une hypothèse pacifiste, sans aucun État.En choisissant de penser Palestine-Israël depuis la politique, et donc, selon sa définition, depuis le possible, Catherine Hass propose donc de penser la situation selon deux modalités 1) à partir du réel palestinien, c'est-à-dire à partir de témoignages, de propos rapportés, de l'enquête, et non à partir de l'image fantasmée que l'on peut - parfois à raison - s'en faire. Et, 2) à partir du fait qu'Israël n'importe pas tellement du point de vue de sa « judéité » mais davantage de son « étaticité », c'est-à-dire que le problème d'Israël repose bien plus sur le fait qu'il s'agit d'un État, qui, en tant qu'État colonial sur le modèle européen avec le soutien américain, fait une guerre, guerre « antiterroriste » qui s'inscrit dans le paradigme global et les apories annihilatrices que posent ce type de guerre. Pour ce geste hyper courageux, celui de tenir un fil étroit, celui du possible, nous nous sommes fait une joie de l'inviter ce soir.Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d'existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C'est par ici.
En 2025, près de 20 000 oliviers ont été arrachés ou brûlés par des colons israéliens en Cisjordanie. Lourd symbole si l'on considère que l'olivier était jadis un symbole de paix.Ces crimes me rappellent les bisons que les colons étatsuniens et leurs sbires ont exterminés pour voler les terres des Amérindiens... et les exterminer aussi. Bien sûr, comparaison n'est pas raison.Mais l'histoire avec un très petit h se répète.Les attaques de colons israéliens contre des agriculteurs palestiniens se multiplient, au moins 150 depuis début octobre. Pendant ce temps, la Knesset (le parlement israélien) étudie une extension de la souveraineté israélienne dans ces territoires occupés. Washington est en colère, ainsi que tous les doux rêveurs qui recherchent la paix et la solution à deux États.___
Mon enfant, prends conscience que Ma grande souffrance, au moment de Mon Agonie au jardin des Oliviers, a fécondé Ma Mission et Ma mort. Si Ma mission a dû être fécondée par Ma souffrance, n'est-il pas normal que ta souffrance vienne féconder ta mission? Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!
Nous vivons tous et toutes des moments de transitions au cours de nos vies. Nous changeons d'emploi; nous connaissons des ruptures; nous déménageons dans une autre région. Comment réagissons-nous durant ces moments? Quelles sont nos sources de réconforts dans ces événements voulus ou non? Dans ce premier épisode de la quatrième saison, Joan et Stéphane nous partagent des moments personnels pour illustrer les réalités et les défis des transitions professionelles et intimes. Site internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réfome: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Caleb Jones, unsplash.com. Utilisée avec permission. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité une question à la fois. Cette semaine, comment aborder les transitions professionnelles ? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan. [Joan] On est de retour après un été un peu chargé de mon côté et du tien. [Stéphane] Oui, moi aussi. J'avais dit que j'étais pour faire des capsules, peut-être cet été. Je n'ai pas pu. Je m'en excuse à toutes les personnes qui sont à l'écoute. Ça a été très chargé. Un déménagement pour Joan [Joan] Et en parlant d'ailleurs de transition, là on va transitionner vers les soixante-dix ou septante quelque chose épisode. Bravo à nous ! [Stéphane] Oui, notre quatrième saison. [Joan] Et puis, moi j'ai une grosse transition cet été puisque ça y est, on a déménagé en famille en Suisse, après plusieurs années, voilà, d'exploration. Pour démarrer un petit peu la thématique de cet épisode, il y a un collègue il n'y a pas longtemps qui m'a écrit un WhatsApp comme ça, mais comme on dit en anglais, out of nowhere, c'est-à-dire vraiment qui est sorti de nulle part et il m'a écrit, peut-être qu'il se reconnaîtra, tu as trop de missions, je m'y perds dans ton cahier des charges. Et c'est vrai qu'entre cette période où j'étais entre l'Alsace et Zurich et puis l'Alsace et Lausanne, et maintenant j'ai un 80% pour les solidarités, notamment la migration et soutien aux paroisses autour d'Yverdon. Et j'ai aussi un 20% pour toute l'Église cantonale sur les questions d'inclusivité et de conjugalité plurielle. Alors moi, je le comprends. Il n'y a pas que lui qui est perdu. Je crois que mes parents sont perdus. Moi-même, des fois, je suis un peu perdue, mais vraiment très, très heureuse. Et puis aussi heureuse de te retrouver, Stéphane, et de retrouver les auditeuristes avec cet épisode de la rentrée. Les changements au travail [Stéphane] C'est vrai que ça peut être déstabilisant, mais en même temps, les transitions professionnelles, les changements, les nouveaux boulots, c'est une réalité de toutes les personnes. Ce n'est pas juste les pasteurs. Toutes les personnes à notre écoute, je suis pas mal convaincue, elles ont connu ou elles connaîtront beaucoup de changements de carrière, de boulot, de couple. Ça fait partie des choses normales de la vie, mais on dirait que c'est un petit peu plus difficile pour les pasteurs. On dirait que les gens aiment bien nous mettre comme dans une case. Toi, tu es pasteur à tel endroit, puis toi, tu es pasteur à un autre endroit, et on peut être là pendant 10, 15 ans, et les gens sont surpris qu'il y ait un changement. Tandis que pour monsieur et madame, tout le monde qui nous écoute, oui, il y en a qui demeurent dans la même boîte pendant 10-15 ans, mais il y en a plusieurs qui changent et on ne se casse pas la tête avec ça. Les transitions professionnelles [Joan] Ça me touche ce que tu dis parce qu'on a quitté vraiment une communauté qui était devenue une famille en Alsace, la paroisse Sous les Platanes, Grafenstaden, et on a eu droit à beaucoup de louanges, de prières, d'accompagnement pour cette transition. Et parmi les prières, il y avait aussi des prières qui étaient un petit peu des prières comme dans les psaumes, des prières un peu de lamentation. Au moment de nous envoyer, certains ont eu besoin de laisser monter un cri vers le Seigneur et de dire « Mais pourquoi Seigneur? Pourquoi tu nous les enlèves? On ne comprend pas, pourquoi est-ce que ça s'arrête? » C'est compliqué de comprendre les plans de Dieu. Et puis, en même temps, moi, je me disais, c'est beau de lancer ce cri vers Dieu. Et je trouve que cette confiance, elle est édifiante. Mais d'un autre côté, nous, on est des pasteurs. On est restés neuf années dans cette place. Je comprends tout à fait le cri vers le ciel. Et d'un autre côté, je me dis, notre vocation à nous, c'est d'être un peu en itinérance, d'être un peu en mouvement, en déplacement. Puis, comme tu dis, il y a beaucoup de métiers, en fait, où il y a du turnover. Je me rappelle l'une des réunions scolaires pour l'une de mes filles où le chef d'établissement a dit, « Écoutez, on va se mettre tout de suite d'accord. Là, on va parler des options, des options scolaires pour cette année. Mais maintenant, en fait, tout peut servir. » En fait, on n'est plus dans une époque où tu rentres dans une boîte et puis on te fait la fête d'au revoir pour la retraite 43 ans après ou quoi. On est dans une époque où vos enfants, en fait, ils vont changer peut-être dix fois de poste. Et donc, si là, ils font une option scolaire qui ne vous semble pas nécessaire ou importante, vous n'en savez rien, parce qu'ils vont avoir un itinéraire professionnel très varié, très changeant. Et moi, ça m'a fait du bien, tu vois, qu'il y ait ce grand temps de culte et de prière à l'Église. Et j'aimerais bien savoir, moi, les auditeurs, les auditrices, comment est-ce qu'ils et elles vivent leur temps de transition. Les transitions volontaires et involontaires [Stéphane] Et il y a les transitions voulues, et il y a des moments où ce qu'on est, pour prendre une expression que j'aime bien, expulsé de notre zone de confort. Quand je pense à des transitions voulues, je suis retourné aux études à 30 ans pour faire ma théologie. J'avais un emploi, bon, ce n'était pas une grande carrière, ce n'était pas spectaculaire, mais j'avais un boulot. L'argent rentrait, tout allait bien. Et j'ai laissé ça derrière moi pour devenir pasteur parce que c'est ce que je ressentais comme appel. C'est sûr que lorsque j'ai partagé ça avec des gens avec qui j'avais mon travail avant de rentrer aux études, ils étaient surpris. « Qu'est-ce que c'est ça? C'est complètement différent de ce que tu fais. » « Oui, mais c'est une autre facette de moi-même. On a plusieurs côtés dans notre personne, Mais il y a aussi les moments où on perd notre emploi parce qu'on se fait congédier, parce que la boîte ferme, parce qu'on est obligé de fuir son pays. Il y a ces transitions-là qui amènent plus de douleurs, avoir l'impression de perdre quelque chose. Oui, on peut toujours dire, ah, mais il y a des nouvelles possibilités qui s'ouvrent devant soi, il y a de nouvelles façons de voir les choses, mais il y a ce côté-là, un peu de douleur, un côté d'être peut-être un peu victime, dans le sens que ce n'est pas soi qui prend pleinement la décision. Il y a ces deux côtés-là au niveau des transitions et comment on navigue ça et comment on réagit aux transitions des autres. Joue un peu là-dedans, il faut avoir un peu de tact. Les transitions dans nos vies personnelles [Joan] Et puis, c'est important de se donner du temps pour les transitions. Et parfois, comme tu dis, on n'a pas le temps. En fait, parfois, on subit des choses de plein fouet pour lesquelles on n'est pas prête, je pense. Et puis, là, je mets un traumavertissement. Je pense à l'une de mes meilleures amies dont le mari était certes très malade. Ça, c'est vrai, il était très malade. La possibilité, l'éventualité d'une fin de vie était régulièrement évoquée par les médecins, mais à aucun moment on ne lui a dit qu'il pouvait mourir d'une crise cardiaque à cause des différents médicaments qu'il prenait. C'est une éventualité à laquelle elle n'était pas prête, elle n'était pas préparée plus précisément. Et cette crise cardiaque lui est tombée dessus. Et elle n'a pas eu le temps de s'y préparer du tout, contrairement à tout ce qu'on lui avait dit sur les soins palliatifs qui lui auraient donné du temps finalement. Et en l'occurrence, je me rends compte combien, en proportion gardée, cet été, la direction d'Église a décidé de me donner deux mois de remplacement en paroisse, de me laisser prendre des congés un peu longs, de me laisser prendre du temps pour le déménagement. Tout ça, ça a été bienfaisant et ça m'a aidée aussi à faire les différentes transitions entre les postes, entre les régions, entre les cures ou les presbytères. Et c'est un privilège d'avoir du temps, c'est un privilège. Et je crois que je vais me souvenir toute ma vie de ce temps qui m'a été donné pour aller mieux, pour me reposer. Vraiment, ce mot, la reposer, il est important, je trouve. J'espère que moi-même, le jour où j'aurai l'occasion de donner du temps à quelqu'un, je me rappellerai qu'on m'en a donné aussi. L'importance des temps d'arrêt [Stéphane] Je t'écoute et ça me fait penser à cette traversée du désert des Hébreux. Une des façons qu'on nous a expliqué ça, c'est que ça ne prend pas 40 ans de marcher d'Égypte à la terre promise, mais il a fallu 40 ans pour que les gens acceptent de laisser aller une identité pour laisser place à une autre identité. Et ce qui est quelque chose de positif là-dedans, aussi dans cette histoire, c'est que malgré toutes les pérégrinations, les erreurs, les détours, Dieu était toujours là. Et lorsqu'on arrive à des endroits dans nos vies où on a l'impression qu'on traverse un désert. Moi, j'ai dû abandonner un poste pastoral malgré moi. Tout ce temps-là, entre deux postes pastorales, qui a duré environ presque 18 mois, j'ai souvent appelé ça ma traversée du désert. Parce que, du jour au lendemain, je n'avais plus rien. J'avais encore de l'argent, ce n'était pas ça le problème, mais j'avais plus mon identité de pasteur, je ne savais pas quoi faire, je tournais en rond dans la maison. J'ai dû énerver mon épouse huit fois par jour. Mais parfois on a besoin de ce temps-là, de désert, de jachère, peu importe, avant de se relancer. Juste se poser, juste refaire son énergie, juste changer sa façon de voir les choses et réfléchir. Qu'est-ce que je veux faire? C'est quoi la prochaine étape? Moi, je voulais continuer à être pasteur, mais peut-être que j'aurais pu découvrir que c'était autre chose. D'être confronté presque malgré soi-même, parce que c'est facile de dire on enchaîne les boulots, on enchaîne les contrats, ça va bien, mais d'avoir ce moment-là où on est obligé de se poser la question, Est-ce que c'est vraiment ça que je veux faire? C'est important aussi d'avoir ce temps d'arrêt C'est frustrant lorsqu'on est dedans, c'est vraiment désagréable dans mon cas, mais c'était très bénéfique pour moi en tant que personne. Explorer ses temps de transitions [Joan] Mais là, tu parles de temps d'arrêt. Et parfois, c'est important quand on fait une pause, quelque part, que quelqu'un nous écoute. Et je dois dire que vraiment, la Saint-Esprit m'a donné un superviseur digne de confiance. Voilà, je ne vais pas rajouter non plus des superlatifs et dire qu'il est super génial et tout. Quelqu'un que je connais dans le cadre de la supervision et qui, dans ce cadre-là, a su trouver la bonne posture qui me sécurise, qui me permet de me sentir accompagnée, reconnue, et puis aussi parfois challengée, interrogée, déplacée, parce que moi j'ai besoin de ça aussi. Et c'est incroyable combien quelqu'un qui t'écoute et qui a la bonne place, qui te déplacent aussi un peu dans un questionnement bienveillant, ça aide pour un temps de transition, ça aide, mais formidablement. Et on parle de quoi? On parle de deux, trois heures chaque deux mois, mais ça fait tout en fait. Et la supervision, pour celles et ceux qui peut-être ne connaissent pas le concept, ce n'est pas tout à fait comme un ou une psychologue, c'est-à-dire que la supervision peut avoir une dimension thérapeutique bien sûr, mais le ou la superviseure n'est pas là pour t'aider à réfléchir à tes traumas passés avec tes parents, ta famille, tes chéris. Mais le ou la superviseure est là pour t'aider à retrouver le fil, le fil spirituel, le fil de ta relation au Christ dans ta vie. Et puis nous les ministres, elle est là pour nous aider aussi à relier en nous les choses qui font sens, à nous relier de nouveau à notre vocation, à notre appel au Christ, aux Écritures, voilà, le ou la superviseuse sont là pour ça. C'est un exercice qui a l'air tout simple, mais ce tricotage-là, il demande quelque chose de très profond dans ces personnes, vraiment un ancrage profond dans le Christ. Avoir une diversité de gens pour nous accompagner [Stéphane] Et peut-être pour les personnes qui n'ont pas la chance d'avoir quelqu'un de cette nature dans leur vie, il y a les proches aussi, il y a les amis, il y a la famille biologique et la famille choisie. Et ce que j'ai remarqué souvent, c'est les personnes qui ont des cercles homogènes dans leurs amis, dans leurs collègues. C'est bien d'avoir des atomes crochus dans ce sens-là, mais lorsqu'on est obligé de quitter une Église, où comme toi, ce n'est pas juste une paroisse, tu changes de pays, tu changes de région, tout d'un coup, ils n'ont plus de proches, qui n'ont plus de réseau et je pense que ça rend ces transitions professionnelles peut-être plus difficiles. Souvent on me dit « bon, as-tu un bon cercle de support Stéphane en tant que pasteur? » Je dis oui et ce que je dis c'est que j'ai la chance d'avoir plein d'amis qui ne vont pas à l'église. Les gens sont surpris. Je dis oui, mais je peux parler de mon boulot comme tout le monde parle de son boulot à leurs proches et on se rejoint sur d'autres choses. Je n'ai pas pris des personnes comme ça d'une manière aléatoire sur la rue. On se rejoint sur d'autres choses. Mais c'est peut-être important, justement, sachant que nous vivons tous et toutes des transitions professionnelles. De ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier parce que ça peut être une mauvaise surprise à un certain moment. Si tous nos amis sont reliés à un emploi, on perd l'emploi, on peut perdre nos amis. Il y a quelque chose de sain d'avoir cette diversité-là autour de nous. Ne pas fuir ses émotions durant les transitions [Joan] Et puis tu parles d'église avec le petit e, de paroisse, mais d'une façon générale, mon expérience, c'est que l'Église n'est pas très douée pour les situations sur le seuil. Alors le deuil, oui. On sait assez bien faire l'absence, les étapes du deuil, accompagner les gens. Mais je l'ai remarqué avec notre départ d'Alsace, la direction d'Église en Alsace était toute paralysée, figée, stupéfaite. Je les comprends d'un côté, deux pasteurs qui partent, ce n'est pas rien un couple de pasteurs. Et puis, en même temps, je me dis que cette notion d'être comme figé ou presque endormi ou assoupi, ça me rappelle cette fameuse nuit, cette fameuse nuit au Mont des Oliviers, où Jésus demande une seule chose à ses disciples, à ses copains, à ses plus proches, c'est de veiller de ne pas s'endormir. Mais ils s'endorment parce que peut-être la tension est trop forte, parce qu'il y a trop d'émotions. Et c'est ça qui est compliqué dans les périodes de transition, c'est que moi je suis là avec mes émotions, puis celles et ceux dont je me sépare ou qui font qu'on se sépare, ils sont aussi tout pleins d'émotions. Et puis on aurait envie de croire que c'est la faute des uns ou des autres. Mais non, la situation est super inconfortable et elle ne peut que révéler ce trop plein d'émotions. Et d'ailleurs, je parlais avec une personne qui m'est proche et chère et qui est dans un processus de séparation avec une autre personne qui m'est aussi proche. Cette personne me disait, voilà, les cartons sont en train d'être faits, on est en train de regarder ensemble dans les armoires qu'est-ce qui appartient à qui, et puis tous les soirs on pleure. Mais on finit de pleurer ensemble et puis on va chacun se coucher dans son lit et avant de se coucher on se dit bonne nuit, c'est quand même la bonne décision. Et je suis très touchée par ça parce que parfois la situation est... Terriblement prenante, exigeante, mais ça reste la bonne décision. C'est quand même ça qu'il faut faire. Les multiples raisons derrières nos transitions [Stéphane] Tu as touché un point intéressant, c'est qu'on ne comprend pas toujours. On ne sait pas toutes les histoires derrière les choix. Je vais te partager ça. J'ai eu une conversation en 2011. Je travaillais dans un comité pour préparer le Conseil général de l'Église unie du Canada. Il y avait une personne qui travaillait pour l'Église, Karen Smart. Je ne crois pas qu'elle nous écoute, elle n'est pas bilingue. Et moi, un peu plus jeune, un peu moins sage, j'ai dit « Ah, moi, je suis un pasteur de paroisse. Moi, je ne serais pas capable de faire autre chose. C'est ça mon appel. Et elle m'a regardé ici. « Penses-tu que moi, vraiment, je voulais un poste administratif dans l'Église? C'était mon premier choix. » Puis là, elle m'explique qu'elle a un enfant qui a un handicap physique et qu'un horaire de pasteur de paroisse qu'elle avait, c'était devenu trop difficile parce que sa fille avait des besoins, il y avait des traitements, il y avait des choses comme ça. Donc, elle a choisi un poste avec un horaire plus régulier pour avoir une meilleure présence auprès d'elle. Elle a fait ce choix, elle l'assumait très bien, mais ce n'était peut-être pas son premier choix. Elle a fait cette transition-là pour le bien de sa famille. Et je peux pas m'empêcher de regarder qu'à 15 ans plus tard, j'ai quitté un poste de paroisse pour accepter un poste administratif dans mon Église. On m'a offert un très beau poste, mais il y a une partie que, oui, j'ai acceptée pour être plus proche de mon épouse et de mon fils, parce qu'il y a des enjeux pour chacun, et d'avoir un horaire un peu plus stable, un peu plus régulier, c'était bien pour ma famille. Des fois, il y a aussi ça dans les transitions professionnelles. On fait des choix pour soi, peut-être pour les autres qu'on aime, puis c'est important, et les gens ne comprennent pas toujours. Ils prennent pour acquis ou « Ah, bon, un tel a pris ce poste-là parce que ça payait plus. » Peut-être, mais ça permet d'être plus à la maison. C'est peut-être ça qui a joué. Donc, parfois, il faut faire attention à ces choses-là lorsqu'il y a transition professionnelle. Changer pour suivre son appel [Joan] Bien sûr, tout un chacun peut voir ma situation à tel ou tel endroit. Par exemple, je pense à ces deux personnes qui se séparent. Et la plupart des gens pourraient se dire qu'il n'y a aucune raison que ces personnes se séparent. Et puis, peut-être aussi nous, dans une certaine mesure, on était si bien dans notre communauté en Alsace. Mais il y a toujours la question qui est de savoir où est ma meilleure place. Où est-ce que je vais rayonner, en fait ? Où est-ce que je vais pouvoir vivre pleinement ma vocation ? Et ça, parfois, ça demande des tâtonnements, ça demande des essais, ça demande des transitions, ça demande des changements, ça demande des ruptures. On est vraiment très, très, très, très loin des itinéraires de jadis, c'est vrai. Et peut-être que l'on contribue comme ça à la fragmentation du monde, et peut-être que c'est une mauvaise chose, peut-être qu'on devra avoir beaucoup plus de discipline et s'obliger à rester à des endroits pour des raisons, par exemple, je ne sais pas moi, des directives d'Église. Mais d'un autre côté, il n'y aurait pas beaucoup de sens, parce que c'est devenu si important pour tout un chacun, cette notion un peu de développement personnel. Alors moi, je ne prends pas le côté New Age, mais je prends le côté, comment est-ce que je peux rayonner l'amour du Christ ? Comment est-ce que je peux le mieux être détendue dans ma relation aux autres, comment est-ce que je suis la mieux positionnée pour servir le Christ et son Église ? Alors peut-être que beaucoup, beaucoup de nos prédécesseurs, prédécesseuristes l'ont fait par contrainte, par question morale, par obligation, et peut-être que ça a porté du fruit, et puis voilà, vraiment je remets ça entre les mains de Dieu. Mais je crois que ce n'est pas vraiment comme ça qu'on va donner envie à d'autres de répondre à leur appel et de rentrer dans cette vocation. Je pense même qu'en termes d'exemple, c'est quand même mieux qu'on fasse les choses de façon à rayonner, de façon à être à la bonne place. Faire des transitions pour demeurer authentique [Stéphane] Tu me diras si c'est un peu la même chose dans ton coin du monde, mais ici tout est une question d'authenticité. Mais je pense qu'il y a quelque chose derrière ça. Lorsqu'on travaille avec des gens, nous en tant que pasteur, il y a plein d'autres boulots, il y a plein d'autres métiers et professions. Il faut être quelque part vrai. Si on sent que ce n'est pas incarné, ce n'est pas vécu, les gens s'en rendent compte. En même temps, ça amène un défi parce qu'on veut être authentique, mais il y a quand même la pression. Je te donne un exemple. Je ne suis plus en paroisse. Donc, la question qu'on me pose régulièrement, c'est à quelle paroisse vas-tu maintenant? Parce que tu es un pasteur. Tu n'es peut-être pas assigné à une paroisse, mais il faut que tu ailles à l'église. Eh bien, mes chers amis, je vais vous annoncer très honnêtement que ça fait environ huit mois que je n'ai pas été au culte le dimanche matin. Mais la question c'est, est-ce que je suis encore un pasteur? Est-ce que je suis encore un croyant? Moi je pense que oui, je fais toujours du ministère. Je n'ai pas arrêté pendant que j'étais en paroisse de dire aux gens, dimanche matin c'est bien mais vivre sa foi tous les jours, toutes les heures de la semaine, moi je trouve c'est bien aussi, c'est tout aussi bon. On essaie de trouver son chemin, on essaie d'être authentique, on essaie de concilier nos valeurs, notre profession, nos demandes, nos obligations. Comment trouver un milieu là-dedans? Quand on est en transition, comme toi, on change de région, on change de pays, quand on change de boulot, peut-être qu'on est obligé de changer de réseau. On veut demeurer honnête et en même temps on veut se donner de la place. Comment qu'on fait tout ça, ce n'est pas facile. Il y a cette pression extérieure de dire oui mais il faudrait que... Je comprends, mais il faudrait aussi que je dorme une fois de temps en temps, il faudrait que je vois mes amis aussi une fois de temps en temps, il faudrait que je garde une santé mentale, émotive et spirituelle une fois de temps en temps. Donc, il y a tout ce tiraillement et peut-être, comme tu disais, on est peut-être un peu mal équipé ou on ne réfléchit peut-être pas assez sur tous ces enjeux-là. Transition en sororité [Joan] En fait, l'année dernière, il y avait tellement de transitions autour de moi, dans ma propre vie professionnelle, avec cette amie qui a perdu brusquement son mari, une autre amie qui divorçait, une autre qui se séparait. Autour de moi, c'était un genre de tourbillon. Et donc, j'ai proposé à ces trois amies-là qu'on fasse un groupe WhatsApp qui s'appelait « Transition en sororité ». Et on se racontait un petit peu tout le bazar que c'était de changer, de changer de statut. Alors, ma copine qui est devenue veuve d'un seul coup, elle a découvert des trucs fous autour du veuvage, les dossiers dont s'occupait son mari. Puis quand elle voulait les reprendre, s'il y avait des hommes autour, ils disaient « laisse, laisse, laisse-moi faire, maintenant que tu n'as plus de mari ». J'aimerais vraiment garder la main sur les histoires de voitures ou de banques, s'il te plaît. On s'est rendu compte de plein de choses en discutant comme ça. Et cette période de transition, finalement, comme on l'a partagée à plusieurs, elle est devenue en tout cas pour la plupart trois au moins sur les quatre, c'est devenu un temps d'apprentissage, un temps d'exploration, un temps où on s'envoyait aussi à différents niveaux, chacune à un autre type de spiritualité, mais on s'envoyait beaucoup de ressources aussi intérieures pour cultiver un peu ce jardin intérieur, le lieu qui me relie à Jésus-Christ. Et puis, elles, ça se verbalisait autrement, mais c'était aussi hyper enrichissant. Et donc, je trouve que c'est beau de reconnaître que c'est difficile et puis de pouvoir faire appel à d'autres pour traverser ça, pour dépasser ça. J'ai une de mes meilleures amies qui va quitter un poste incroyablement, comment est-ce qu'on pourrait dire, coté. Le genre de postes où plein de gens font « waouh, waouh, dis donc, waouh ». Surtout à Paris, parce qu'elle a senti un appel en elle, comme toi un peu, pour reprendre les études de théologie. Elle ne s'est pas pour reprendre les études de théologie, mais elle a senti un appel en elle pour vivre tout à fait autre chose dans sa vie, pour être, comme tu dis, plus authentique. Elle vit une grande phase de transition comme ça. Elle a l'espace et la possibilité, peut-être financière aussi, peut-être l'environnement, comme tu dis, comme tu l'as fait toi pendant un an et demi, de regarder les choses en face et de les poser. C'est vrai que ça peut être un temps un peu dépressif. On pense à Eli, qui après avoir fait un certain nombre de conneries, des choses pas toujours très bien, tué des tas de gens, il passe par ce temps-là de dépression, un peu de déserts, et puis il cherche Dieu, il le cherche partout. Comme c'est écrit dans la Bible, Dieu c'est une petite brise, comme ça. Mais peut-être qu'on a besoin de passer par des moments comme ça jusqu'à ce qu'on ait cette brise, qu'on ait ce petit vent, ce petit souffle, qu'on le suive. Conclusion [Joan] Et tu sais, il y a une phrase qui m'énerve un petit peu des fois, qu'on utilise beaucoup dans les milieux chrétiens. J'aimerais bien voir l'avis des auditeurs, auditoristes, pour savoir si ça s'utilise ailleurs. Mais quand on nous dit « le meilleur est à venir ». Et puis alors, si tu veux être malin, tu écris « avenir » comme l'avenir, le futur, quoi, le meilleur est à venir. Mais c'est vrai que c'est quelque chose qu'il faut qu'on rappelle aux gens qui sont en transition, parce que quand t'es dedans, quand t'es vraiment là, dans le truc compliqué, t'as vraiment l'impression que t'as laissé, comme tu dis, la terre où t'avais tout, même si c'était une terre un peu d'esclavage, et que tu t'en vas vers quoi, en fait ? Bon, bah allez, hop, on y va. Le meilleur est à venir. [Stéphane] Et c'est le cas pour notre podcast parce qu'il y aura plein d'épisodes en cette quatrième saison. [Joan] Envoyez-nous des questions. [Stéphane] Oui, vos suggestions, on en a eu quelques-unes cet été, ne gênez-vous pas. Je veux prendre quelques secondes pour remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire. Peu importe la plateforme sur laquelle vous nous écoutez, n'oubliez pas d'aimer, de vous abonner, si on peut laisser un commentaire ou une note, et de partager. Alors, si vous voulez nous contacter, j'ai oublié de vous donner l'adresse courriel questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan, pour cette nouvelle saison. [Joan] Merci Stéphane pour la confiance et merci l'Église Unie du Canada. [Stéphane] À très bientôt, au revoir. [Joan] Au revoir.
SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2025Sylvaine Roustan - Domaine Roustan (Languedoc)Au cœur de la Provence, à La Fare-les-Oliviers, le Domaine Roustan célèbre un héritage familial unique. Sur 20 ha, Sylvaine Roustan cultive vignes et oliviers avec passion et respect de la nature, produisant vins raffinés, huile d'olive vierge extra et jus de raisin. Plus qu'un domaine, c'est un lieu de partage où ateliers, dégustations et événements offrent une immersion authentique dans la douceur provençale.Anaël Payrou - Cellier des Demoiselles (Languedoc)Réparti sur 4 villages des Corbières, le Cellier des Demoiselles réunit 15 familles de vignerons sur 350 ha, alliant savoir-faire centenaire et énergie des nouvelles générations. Certifié bio, il produit des vins authentiques et modernes, reflet d'une tradition vivante. Le domaine ouvre ses portes pour randonnées, dégustations et festivités, offrant une immersion unique dans le riche terroir occitan.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Send us a textWhen Jasper Talbot graduated from RADA last year, he was quickly whisked off to Chichester to play Mick Jagger in Chichester Festival Theatre's production of Redlands. Now, he is starring opposite Rosamund Pike in the five-star rated production of Inter Alia at the National Theatre. In the show, he plays Henry, Judge Phillips' awkward yet relatable teenage son. The show has been described as a companion piece to Suzie Miller's Prima Facie which won Oliviers for Best Play and Best Actress for Jodie Comer. Inter Alia can be seen as an evolution of Suzie Miller's writing with the introduction of more characters and the reunites much of the team from Prima Facie.In this brand new interview, Jasper Talbot reflects on the last year and opens up about the challenges of being an emerging young actor. He talks to us about graduating RADA where he made lifelong friends with many of his cohort and entering an industry that is often full of uncertainty. He shares with us some key memories along the way that has kept excited about his career ahead as Inter Alia continues performances at the Lyttleton Theatre, something he describes as a big tick for him too. Throughout our conversation, Jasper remains candid about his experiences as a young actor still finding his way, learning from actors in rehearsals and in workshops. It'll be interesting to see what he does next as he cements his status as rising star to watch on stage.Inter Alia is playing at the Lyttleton Theatre, National Theatre until 13th September. The play will also be broadcast to UK cinemas on NT Live from 4 September and worldwide from 25th SeptemberSupport the show
En avril 2023, Sylvie et son mari achètent un terrain dans le Var pour y construire une maison afin d'y passer leur retraite. La parcelle abrite une grande haie végétale qui les sépare de leur voisin. En décembre 2024, l'acheteur de la parcelle voisine fait élaguer la végétation sur son terrain. Problème, les élagueurs ont aussi rasé toute la haie plantée sur la propriété de Sylvie ! Oliviers, chênes et arbustes, certains âgés d'une trentaine d'années, ont tous été coupés. Sylvie se retrouve avec un vis-à-vis direct sur le terrain voisin. Le propriétaire ayant ordonné la coupe reste sourd aux demandes de prise en charge de Sylvie. Dans le podcast « Ça peut vous arriver » sur RTL, Julien Courbet et son équipe distribuent conseils conso et astuces juridiques pour lutter contre les arnaques dans la bonne humeur. Ecoutez Ça peut vous arriver avec Julien Courbet du 21 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Choreographer Sir Wayne McGregor is one of the most acclaimed, innovative and influential figures in contemporary dance. His works are often the result of creative collaborations with artists, musicians, filmmakers, or with scientists to explore technological issues. In 2006 he was appointed as Resident Choreographer at the Royal Ballet. He has created more than 20 new works at Covent Garden in that time, including Chroma, set to music by Joby Talbot and The White Stripes, and Woolf Works, a full-length ballet based on the life and writings of Virginia Woolf. More recently, McGregor brought the post-apocalyptic vision of Margaret Atwood to the stage in his ballet MaddAddam, based on the writer's acclaimed trilogy of novels. He has worked as a movement director on films including Harry Potter Goblet Of Fire and Mary Queen Of Scots, collaborated with bands including Radiohead and Chemical Brothers, and choreographed the virtual concert, ABBA Voyage. In October 2025, Somerset House in London will mount a landmark exhibition dedicated to McGregor's trailblazing collaborations that have radically defined how we think about performance, movement, and the body. Having won numerous awards, including two Oliviers, Sir Wayne McGregor was knighted in 2024.Wayne McGregor talks to John Wilson about his childhood in Stockport, where he took dance classes and was inspired by John Travolta's moves in Saturday Night Fever. He recalls the house and techno music of the late 80s when he was a student, and how the freedom of expression he felt on nightclub dance-floors informed his style of choreography. Whilst living in New York after leaving university, Wayne came across an open-air performance by the legendary American choreographer Merce Cunningham, whose company was dancing to live music conducted by the avant-garde composer John Cage. It was a chance encounter that had a profound impact on McGregor. He also discusses how science and technology has been a major thematic influence on much of his work in recent years, and how AI has been used to create new works through analysis of physical movement and artistic expression.Producer Edwina Pitman
durée : 00:03:17 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Dans le petit village andalou de Lopera, un projet d'installation de huit centres photovoltaïques insurge les agriculteurs. Ils refusent d'être expropriés pour que leurs champs d'oliviers soit remplacé par des panneaux solaires.
durée : 00:03:17 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Dans le petit village andalou de Lopera, un projet d'installation de huit centres photovoltaïques insurge les agriculteurs. Ils refusent d'être expropriés pour que leurs champs d'oliviers soit remplacé par des panneaux solaires.
Bienvenue à Chimay, dans la botte du Hainaut, avec son château princier, son abbaye, sa bière trappiste, et son ambiance si particulière et conviviale. Et ce ne sont pas nos équipes du jour qui diront le contraire : d'un côté les Oliviers au carré (Fraipont et son comparse, de l'autre le chimacien (et oui il y a passé son enfance) Corentin Candi, qui sera donc le « support » de Julie pour faire face à Walid et à ses questions pas piquées des hannetons. Une ambiance et un charme qui sont aussi source d'inspiration, c'est ce que nous conte et raconte l'auteur-compositeur-chanteur, poète et historien Olivier Terwagne ! Il évoque le port d'Amsterdam, la mémoire et la musique, des dents d'arrière-grand-mère, l'inspiration, Chuck Norris et une paire de moustaches, et nous fait le plaisir d'interpréter en live l'un de ses morceaux : « Revoir Chimay » ! - https://www.olivierterwagne.be/fr/ Merci pour votre écoute Salut les copions, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 16h à 17h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Salut les copions sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/19688 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fiddler on the Roof could win big at this year's Oliviers, with 13 nods, including one for Best Actress for Lara Pulver. She's also about to hit our screens in Paramount's new drama MobLand. Lara chats to Hannah about all this, plus working with Helen Mirren, the cancellation of Maternal and how what the childminder walked in on really wasn't what it looked. * You can listen to Jen's interview with Jackie Honess-Martin about Maternal here: https://www.youtube.com/watch?v=cr5qeoaEwC8 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cette édition :Le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky ont échangé sur les négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, avec des progrès encourageants vers un arrêt des hostilités.La CGT a décidé de quitter les concertations sur la réforme des retraites, jugeant que le gouvernement a enterré le débat sur l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.Le Premier ministre a recadré ses ministres sur la question du port du voile dans le sport, alors que le gouvernement est divisé sur un projet de loi visant à l'interdire lors des compétitions.Deux djihadistes accusés d'avoir enlevé et séquestré quatre journalistes français en Syrie en 2013, ont écopé de la peine de prison à perpétuité.L'Algérie envisage de récupérer la villa des Oliviers, résidence de l'ambassadeur de France, dans le cadre d'un bras de fer avec la France sur les questions migratoires et économiques.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette édition :Le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky ont échangé sur les négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, avec des progrès encourageants vers un arrêt des hostilités.La CGT a décidé de quitter les concertations sur la réforme des retraites, jugeant que le gouvernement a enterré le débat sur l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.Le Premier ministre a recadré ses ministres sur la question du port du voile dans le sport, alors que le gouvernement est divisé sur un projet de loi visant à l'interdire lors des compétitions.Deux djihadistes accusés d'avoir enlevé et séquestré quatre journalistes français en Syrie en 2013, ont écopé de la peine de prison à perpétuité.L'Algérie envisage de récupérer la villa des Oliviers, résidence de l'ambassadeur de France, dans le cadre d'un bras de fer avec la France sur les questions migratoires et économiques.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
From Oscars to Oliviers! In a special mid-week episode, Sarah and Alex respond to the Olivier Awards nominations, which were led this year by the record-matching Fiddler on the Roof at Regent's Park Open Air Theatre. But were there any snubs, shocks or surprises? And who might end up winning on the night next month? Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Its the second season finale AND Xmas special of The Last Show on Earth!!If there was a huge asteroid hurtling toward Earth threatening to destroy life as we know it and you could see one more show before you die, what would it be? It can be anything you want - a show you've seen before, one that you wish you'd seen, or something you've made up entirely. What would be YOUR Last Show on Earth? This is the podcast in which we ask a special guest the big, BIG question that nobody ever needed (or indeed) bothered to ask. Our guest for this special episode is Bertie Carvel.Destined to be remembered as one of the great actors of our time, Bertie Carvel is a force of nature and has had a meteoric rise to greatness winning numerous Tonys and Oliviers for musicals and plays and his career has seen triumph after triumph on screen and stage at the highest level. Known to musical theatre fans primarily for his incredible award winning performance as Miss Trunchbull in Matilda he has an impressive body of work with highlights including Parade, Macbeth, Ink, The 47th, Pygmalion, Jonathan Strange and Mr Norrell, Sherlock, Doctor Who, Babylon, The Crown, Doctor Foster and detective show Dalgliesh - on which the lucky fella got the chance to work with Alistair Brammer!Links:Interviewhttps://www.independent.co.uk/arts-entertainment/tv/features/bertie-carvel-interview-dalgliesh-channel-5-b2320161.htmlWikihttps://en.wikipedia.org/wiki/Bertie_CarvelTrunchbullhttps://www.youtube.com/watch?v=64YS9vXI8V0Ink Olivier winhttps://www.youtube.com/watch?v=4o91ISVkyQ4Matilda Olivier winhttps://www.youtube.com/watch?v=tVUBE3CqDg0Recording Matilda https://www.youtube.com/watch?v=3EdolAes-_AOn playing Trumphttps://www.youtube.com/watch?v=MmWdCd12RWEThe 47th reviewhttps://www.hollywoodreporter.com/lifestyle/arts/the-47th-theater-review-donald-trump-election-play-1235127763/Hosted by John Owen-Jones and Alistair BrammerMusic written by John Owen-Jones and Alistair BrammerMusic performed by John Owen-Jones, Alistair Brammer and John QuirkRecorded & edited by John Owen-Jones and Alistair BrammerA 2024 John Owen-Jones Associates Productionwww.johnowenjones.com/podcast Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
ROBERT GREENBLATT is one of television's most prolific executives and producers, with a career spanning broadcast television, cable, streaming, and the Broadway stage. As Chairman of WarnerMedia Entertainment until 2020, he ran HBO, TNT, and oversaw the launch of HBO Max which — as Max — now has over 100 million subscribers. As Chairman of NBC Entertainment from 2011 to 2018, he brought NBC back to #1 after a decade in last place with acclaimed series such as The Voice, the Chicago trilogy, This Is Us, The Blacklist, Smash, Superstore, and The Good Place. His passion for theatre resulted in reviving the lost art of live musicals on television and NBC became the proud home of The Sound of Music Live! (seen by 20 million people), Peter Pan Live!, The Wiz Live!, Hairspray Live!, the Emmy-winning Jesus Christ Superstar Live in Concert!, and Annie Live! (for which he was also executive producer). Greenblatt is a Peabody and Golden Globe-winning producer in television with credits that range broadly from The Gilded Age and Six Feet Under to The Hughleys, American Family, and Elvis. He is also a prolific Broadway producer and the recipient of four Tony Awards and two Oliviers. He is currently lead producer with Neil Meron and Steven Spielberg of the musical adaptation of Smash, which will debut on Broadway in April, 2025. Prior to NBC, Greenblatt was President of Showtime Networks from 2003 to 2010 engineering a significant renaissance of that cable network with a string of hits such as Weeds, Dexter, Shameless, Nurse Jackie, Californication, This American Life, and The Tudors. He began his career at Fox Broadcasting where he is responsible for indelible shows that included Beverly Hills, 90210, Melrose Place, The X-Files, Party of Five, Ally McBeal, King of the Hill, and The Sopranos, a pilot he developed that eventually found its way to HBO. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
ROBERT GREENBLATT is one of television's most prolific executives and producers, with a career spanning broadcast television, cable, streaming, and the Broadway stage. As Chairman of WarnerMedia Entertainment until 2020, he ran HBO, TNT, and oversaw the launch of HBO Max which — as Max — now has over 100 million subscribers. As Chairman of NBC Entertainment from 2011 to 2018, he brought NBC back to #1 after a decade in last place with acclaimed series such as The Voice, the Chicago trilogy, This Is Us, The Blacklist, Smash, Superstore, and The Good Place. His passion for theatre resulted in reviving the lost art of live musicals on television and NBC became the proud home of The Sound of Music Live! (seen by 20 million people), Peter Pan Live!, The Wiz Live!, Hairspray Live!, the Emmy-winning Jesus Christ Superstar Live in Concert!, and Annie Live! (for which he was also executive producer). Greenblatt is a Peabody and Golden Globe-winning producer in television with credits that range broadly from The Gilded Age and Six Feet Under to The Hughleys, American Family, and Elvis. He is also a prolific Broadway producer and the recipient of four Tony Awards and two Oliviers. He is currently lead producer with Neil Meron and Steven Spielberg of the musical adaptation of Smash, which will debut on Broadway in April, 2025. Prior to NBC, Greenblatt was President of Showtime Networks from 2003 to 2010 engineering a significant renaissance of that cable network with a string of hits such as Weeds, Dexter, Shameless, Nurse Jackie, Californication, This American Life, and The Tudors. He began his career at Fox Broadcasting where he is responsible for indelible shows that included Beverly Hills, 90210, Melrose Place, The X-Files, Party of Five, Ally McBeal, King of the Hill, and The Sopranos, a pilot he developed that eventually found its way to HBO. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
La bactérie xylella fastidiosa dévore les oliviers multicentenaires des Pouilles, menaçant une activité agricole importante pour l'économie de la région. Pierrick Fay et son invitée Bruna Basini dévoilent l'ampleur de cette catastrophe écologique et le complotisme qui empêche d'y remédier dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos ».Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastoryLa Story est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en novembre 2024. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitée : Bruna Basini (journaliste pour «Les Echos Week-end»). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Michèle Warnet. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : iStock. Sons : Aporee, Le Concert de l'Hostel Dieu, AFP, « N'oublie jamais » (2004), Save the Olives, « En cas de Malheur » (1958), « Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre » (2002). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes en 1851. Dans son ouvrage intitulé « Histoire des martyrs de la liberté », Alphonse Esquiros, député démocrate-socialiste, de l'Assemblée nationale française, évoque la mémoire de ceux qu'il nomme les « captifs, les blessées et les morts ». Ceux qui tirent leur valeur de la détermination avec laquelle ils ont résisté, au cours des siècles, à l'oppression exercée par des pouvoirs despotiques. Il écrit : « Les souffrants sont ceux qui vivent, ceux qui avaient cru, ceux qui avaient aimé. A ceux-là l'horreur du désenchantement, à ceux-là, mon Dieu ! le mal de l'âme ; à ceux-là, comme au Christ dans le jardin des Oliviers, la sueur froide de l'agonie. Ils ont appelé la liberté et la liberté n'est pas venue. » Moins d'un siècle plus tard, trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le poète René Char, ancien résistant, ouvre l'un des textes de son recueil « Fureur et mystère » en ces termes : « La pyramide des martyrs obsède la terre. » De quelle manière, les XIXe et XXe siècles ont-ils fait évoluer le sens du martyre ? Quel rôle la sécularisation de nos sociétés a-t-elle joué ? En quoi les Révolutions participent-elles à ces transformations ? Faut-il parler de préhistoire de l'ère des victimes ? Qui sont ces nouveaux martyrs ? Avec nous : Pierre M. Delpu, chargé de recherche FNRS, docteur en histoire contemporaine, rattaché à l'ULB. « Les nouveaux martyrs – XVIIIe-XXe siècle » aux éditions Passés/Composés. Sujets traités : martyrs, Alphonse Esquiros, sociétés, mystères, résistant, René Char, préhistoire, victimes Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
Welcome to another episode of The Last Show on Earth!If there was a huge asteroid hurtling toward Earth threatening to destroy life as we know it and you could see one more show before you die, what would it be? It can be anything you want - a show you've seen before, one that you wish you'd seen, or something you've made up entirely. What would be YOUR Last Show on Earth? This is the podcast in which we ask a special guest the big, BIG question that nobody ever needed (or indeed) bothered to ask. Our guest this time around is award winning playwright and director Terry Johnson.Terry began his theatre career as an actor before becoming a dramatist and a director and has written many very successful plays including Hysteria, Insignificance, Unsuitable for Adults, Hitchcock Blonde, Prism and Dead Funny and has directed shows such as One Flew Over The Cuckoo's Nest, Death of a Salesman, Oh What A Lovely War and Uncle Vanya. He has also worked in television and film and has won numerous awards for his work including Evening Standard Awards, Critic's Circle Awards, several Oliviers and he even bagged a Tony for Best Director in 2010 for La Cage Aux Folles! His Last Show choice is unexpected and truly epic...Links:Scofield speechhttps://www.youtube.com/watch?v=l_kiITHGEM8Interviewhttps://theartsdesk.com/theatre/bald-blondes-what-makes-terry-johnson-tickJerusalem Reviewhttps://www.theguardian.com/books/2016/sep/15/jerusalem-by-alan-moore-reviewJerusalem wikihttps://en.wikipedia.org/wiki/Jerusalem_(Moore_novel)Alan Moore wikihttps://en.wikipedia.org/wiki/Alan_MooreKen Campbell wikihttps://en.wikipedia.org/wiki/Ken_CampbellGame for a Laughhttps://www.youtube.com/watch?v=8dPIlUNu9x0Jefferey Bernard is Unwell - full showhttps://www.youtube.com/watch?v=g6cYbZe1WYUHosted by John Owen-Jones and Alistair BrammerMusic written by John Owen-Jones & Alistair BrammerMusic performed by John Owen-Jones, Alistair Brammer and John QuirkRecorded & edited by John Owen-Jones and Alistair BrammerA 2024 John Owen-Jones Associates Productionwww.johnowenjones.com/podcast Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
C dans l'air l'invitée du 8 novembre avec Patricia Allémonière, grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem et auteure de "Au cœur du Chaos", publié aux éditions Arthaud.PRÉSENTATION: MAYA LAUQUÉPatricia Allémonière, est grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem et auteure de "Au cœur du Chaos", publié aux éditions Arthaud.Hier à Jérusalem, un incident diplomatique a eu lieu en marge d'une visite du ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Selon lui, des policiers israéliens sont entrés "armés" et "sans autorisation", sur un site religieux appartenant à la France, l'Eléona, situé sur le Mont des Oliviers. "Cette atteinte à l'intégrité d'un domaine placé sous la responsabilité de la France est de nature à fragiliser les liens que j'étais pourtant venu cultiver avec Israël, dans un moment où nous avons tous besoin de faire progresser la région sur le chemin de la paix", a dénoncé M. Barrot devant la presse. Deux gendarmes français ont été empoignés par les autorités israéliennes, et embarqués, avant d'être relâchés. Une vidéo montre l'un d'eux criant :"ne me touchez pas". L'ambassadeur israélien à Paris a été convoqué.Ce n'est pas la première fois que des situations tendues ont lieu dans ces domaines nationaux français. On se souvient de Jacques Chirac, en octobre 1996, qui s'en était pris aux forces de l'ordre israéliennes. "Do you want me to go back to my plane and to my country (Voulez-vous que je retourne dans mon avion et dans mon pays)", avait-il lancé aux forces de l'ordre israéliennes, sur le chemin le menant à l'église Sainte-Anne, dans une scène de rue très tendue. Nouvelle situation conflictuelle entre un président de la République française et les autorités israéliennes en janvier 2020, lorsque la visite d'Emmanuel Macron avait été marquée par une bourculade devant la basilique Sainte-Anne, et un coup de sang du président. Ce nouvel incident a lieu alors que les relations diplomatiques entre Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou sont tendues, dans le contexte du conflit au Proche-Orient. Des tensions qui pénètrent le monde du football. Alors que la France doit accueillir la match France -Israël jeudi prochain, le député Louis Boyard demande l'annulation de la rencontre, tout comme des associations pro-Palestine. Le match aura bien lieu au Stade de France, a annoncé Bruno Retailleau. Hier soir, cette fois-ci lors d'un match de Ligue Europa entre l'Ajax Amsterdam et le Maccabi Tel Aviv, à Amsterdam, des supporteurs israéliens ont été violemment agressés. 5 personnes ont été blessées et 62 interpellées, des avions ont été affrétés par Israël pour rapatrier les supporters.Patricia Allémonière, grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem, reviendra sur le statut des enclaves françaises en Israël. Elle nous expliquera l'origine des tensions qui y ont eu lieu, de Jacques Chirac à Emmanuel Macron, jusqu'à l'incident diplomatique d'hier. Elle analysera aussi les relations actuelles entre la France et Israël, marquées par les conflits à Gaza et au Liban.
durée : 00:02:23 - Les Échos d'ailleurs - par : Dominique Eddé - Dans cette chronique, la romancière libanaise Dominique Eddé nous propose une version rêvée de la région, dont le Liban, sous la forme d'un jardin sans bornes.
durée : 00:29:51 - Les Bonnes Choses - par : Caroline Broué - Reportage à la ferme des Oliviers de Brillac, sur la commune de Sarzeau. Rose-Marie Allais y élève soixante-trois vaches laitières, et y cultive des légumes, le tout en bio.
Olivier in Wuthering Heights Jill Esmond Leigh and Marlon Brando in A Streetcar Named Desire Hattie McDaniel, Olivia De Havilland and Vivien Leigh in Gone With the Wind Vivien Leigh and Clark Gable, Gone With the Wind. Poster for one of the many revivals that made Gone With the Wind the most profitable film ever made. Publicly, perceived as one of the great romances of the 20th century, privately the Oliviers endured infidelity, severe mental illness and ultimately divorce. Discover the tumultuous love story of Hollywood legends Laurence Olivier and Vivien Leigh in this captivating episode. From their scandalous affair to their rise as cinema's power couple, we uncover the passion, drama, and mental health struggles behind their iconic careers. Learn how Olivier's Shakespearean ambitions and Leigh's breakout role in "Gone with the Wind" shaped their destinies. Delve into the golden age of Hollywood, exploring the making of classics like "Wuthering Heights" and the behind-the-scenes tensions of "Gone with the Wind." This bite-sized biography reveals the human side of these larger-than-life figures, offering a glimpse into their triumphs, tribulations, and lasting impact on film history. Perfect for history buffs, classic movie fans, and anyone fascinated by the untold stories of famous figures.
Publicly, perceived as one of the great romances of the 20th century, privately the Oliviers endured infidelity, severe mental illness and ultimately divorce.
Olivier in Rebecca with Joan Fontaine The Oliviers in Australia, the smiles would eventually fade Vivien Leigh, 1957 Olivier's costume in Spartacus Olivier in, “The Entertainer,” with Joan Plowright Olivier and Joan Plowright visiting the Reagan's in the White House in the 80's Olivier's grave in Westminster Abbey Publicly, perceived as one of the great romances of the 20th century, privately the Oliviers endured infidelity, severe mental illness and ultimately divorce. Discover the tumultuous love story of Hollywood legends Laurence Olivier and Vivien Leigh in this captivating episode. From their scandalous affair to their rise as cinema's power couple, we uncover the passion, drama, and mental health struggles behind their iconic careers. Learn how Olivier's Shakespearean ambitions and Leigh's breakout role in "Gone with the Wind" shaped their destinies. Delve into the golden age of Hollywood, exploring the making of classics like "Wuthering Heights" and the behind-the-scenes tensions of "Gone with the Wind." This bite-sized biography reveals the human side of these larger-than-life figures, offering a glimpse into their triumphs, tribulations, and lasting impact on film history. Perfect for history buffs, classic movie fans, and anyone fascinated by the untold stories of famous figures.
Qu'importent les circonstances, Oliviers Dauvers peut sortir, à tout moment, des bons plans de son chapeau ! Un don que Julien Courbet ne manque pas de souligner. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.
Stranger Things: a bonafide telly phenomenon. The Duffer Brothers' Netflix series has won an army of diehard fans across all demographics with its big budget mix of horror, fantasy and 80s nostalgia that makes sure never to skimp on character or storytelling. Kate Trefry's been a writer on the series since season two and is currently wrapping up the fifth and final season, expected to be released next year. She's also written its stage production and prequel, Stranger Things: The First Shadow, working with the Duffer Brothers, Jack Thorne and Stephen Daldry to bring Hawkins to the Phoenix Theatre in London. As well as a slew of five-star reviews, Stranger Things: The First Shadow recently picked up the best new entertainment or comedy play at the Oliviers. Our Mick has also seen and been blown away by it, so was chuffed to bits to catch up with Kate a couple of days after the awards. They're chatting Stranger Things (obviously), the play and the series, being an outsider, winning hearts and minds, new motherhood, and the birth of evil. Visit phoenixtheatre.co.uk for tickets. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Sarah and Nancy have been watching the Oliviers on screen - and wondering why it's so difficult for television to catch the spirit of theatre. Plus Nancy has been to see An Actor Convalescing in Devon at Hampstead Theatre and Sarah has watched The Comeuppance at the Almeida which prompts a conversation about two great American writers - Richard Nelson and Brandon Jacobs-Jenkins - and how they find ways into examining friendship, illness, death and the human condition. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Listen to the Show Right Click to Save Guests Filigree Theatre Above The FoldHyde Park Theatre The Good ThiefWhat We Talked About
Au cœur des tombes du Mont des Oliviers
Le 6 mai dernier, le Roi Charles III a été couronné dans l'abbaye de Westminster, comme la plupart de ses prédécesseurs. Cette cérémonie comprend plusieurs parties bien distinctes. L'une d'elles, l'onction, fait du Roi une sorte de prêtre. Même si la Monarchie britannique n'est plus, depuis longtemps, une Monarchie absolue, c'est par cette onction que se manifeste l'origine divine du pouvoir royal. C'est d'ailleurs ce caractère particulier qui explique que cette partie de la cérémonie soit cachée aux yeux du public par des panneaux. Cette onction consiste, pour l'archevêque de Cantorbéry, qui sacre le Roi, à déposer sur sa tête, ses paumes et sa poitrine, quelques gouttes d'une huile spéciale, appelée le "saint chrême". C'était la même huile qui servait à sacrer les Rois de France et quelques autres. À noter que la Reine Camilla, couronnée en compagnie de son époux, a également été sacrée. Dans le cas de la Reine consort, cependant, la cérémonie de l'onction est plus courte. Une huile particulière L'huile utilisée pour le sacre du Roi d'Angleterre a été préparée spécialement pour l'occasion. Cette huile d'olives ne vient pas de n'importe où. En effet, les olives qui ont servi à son élaboration ont été cueillies sur le mont des Oliviers, où Jésus s'était retiré avant son arrestation. C'est aussi en ce lieu qu'est enterrée la grand-mère du souverain, la princesse Alice de Battenberg, qui s'était convertie à la foi orthodoxe. Les olives ont été pressées à Bethléem, lieu de naissance du Christ. On y a ajouté des essences de jasmin, de rose, de fleur d'oranger et de cannelle. L'huile obtenue contient aussi de l'ambre gris et de l'huile de civette. Cette huile a ensuite été versée dans une ampoule spéciale, comparable à la "sainte ampoule", conservée à l'église Saint-Remi de Reims, et qui contenait l'huile destinée au sacre des Rois de France. Le saint-chrême destiné au sacre de Charles III a été consacré par le patriarche de Jérusalem et l'archevêque anglican de la cité, au cours d'une cérémonie qui s'est tenue dans la basilique du Saint-Sépulcre, censée abriter le tombeau du Christ. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le 6 mai dernier, le Roi Charles III a été couronné dans l'abbaye de Westminster, comme la plupart de ses prédécesseurs. Cette cérémonie comprend plusieurs parties bien distinctes. L'une d'elles, l'onction, fait du Roi une sorte de prêtre.Même si la Monarchie britannique n'est plus, depuis longtemps, une Monarchie absolue, c'est par cette onction que se manifeste l'origine divine du pouvoir royal.C'est d'ailleurs ce caractère particulier qui explique que cette partie de la cérémonie soit cachée aux yeux du public par des panneaux. Cette onction consiste, pour l'archevêque de Cantorbéry, qui sacre le Roi, à déposer sur sa tête, ses paumes et sa poitrine, quelques gouttes d'une huile spéciale, appelée le "saint chrême".C'était la même huile qui servait à sacrer les Rois de France et quelques autres. À noter que la Reine Camilla, couronnée en compagnie de son époux, a également été sacrée. Dans le cas de la Reine consort, cependant, la cérémonie de l'onction est plus courte.Une huile particulièreL'huile utilisée pour le sacre du Roi d'Angleterre a été préparée spécialement pour l'occasion. Cette huile d'olives ne vient pas de n'importe où. En effet, les olives qui ont servi à son élaboration ont été cueillies sur le mont des Oliviers, où Jésus s'était retiré avant son arrestation.C'est aussi en ce lieu qu'est enterrée la grand-mère du souverain, la princesse Alice de Battenberg, qui s'était convertie à la foi orthodoxe.Les olives ont été pressées à Bethléem, lieu de naissance du Christ. On y a ajouté des essences de jasmin, de rose, de fleur d'oranger et de cannelle. L'huile obtenue contient aussi de l'ambre gris et de l'huile de civette.Cette huile a ensuite été versée dans une ampoule spéciale, comparable à la "sainte ampoule", conservée à l'église Saint-Remi de Reims, et qui contenait l'huile destinée au sacre des Rois de France.Le saint-chrême destiné au sacre de Charles III a été consacré par le patriarche de Jérusalem et l'archevêque anglican de la cité, au cours d'une cérémonie qui s'est tenue dans la basilique du Saint-Sépulcre, censée abriter le tombeau du Christ. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Are you introducing your partner to France? Perhaps you're bringing your children to France for the first time. This is an episode you'll hear lots of tips on how to make sure things go so well that they'll want to come back. My guest on today's episode, Megan McKay, has visited France 3 times but this was her partner's first time in France. Megan wondered what if he doesn't like France as much as I do? He was willing to try it, but sometimes things can go wrong. She wanted to make sure they did things they'd both find rewarding. Accomodations Recommendations B&B Recommendation: Le Champ des Oliviers. The host gave them great recommendations for local dining as well. Paris hotel recommendation: Belloy Saint Germain Table of Contents for this Episode [00:00:41] Today on the podcast [00:01:05] Podcast support [00:01:25] The France bootcamp [00:01:44] On vacation for the next 3 weeks [00:03:10] Main interview [00:03:39] Megan's first time in France [00:04:37] Champs-Élysées [00:05:20] Musée de la Chasse et de la Nature [00:06:11] Deyrolle [00:08:05] How long was the whole trip? [00:08:14] Train to Marseille [00:08:32] The village of Oppède (zip code 84580) [00:09:13] How was the train trip? [00:10:17] Getting to the B&B with a stop in Lourmarin [00:11:15] Did he like French food? [00:12:11] Not everything can be arranged through a website [00:13:14] Most places have someone who speaks English [00:14:39] A year in Provence in two days [00:15:50] When did they visit France? [00:16:31] Gordes [00:17:00] Lacoste [00:17:57] Fell in love with Rosé [00:19:13] Grocery Stores and markets [00:19:42] Small villages don't have a lot of grocery stores [00:20:29] Cucuron [00:22:00] The road to La Ciotat [00:22:51] Le Castellet [00:23:28] La Ciotat [00:24:08] Harder to park in La Ciotat [00:24:50] 14 Degree Cave [00:25:40] Connect with people even though you don't know the language [00:27:17] Is he going to want to come back? [00:27:41] Food is a good culture-connector [00:29:03] Caught out when parking [00:30:26] La Route de Cretes [00:30:50] Gas Stations and Foreign Cards [00:31:41] Back to Paris [00:32:30] Taking the train back to the airport [00:33:46] Say Bonjour [00:34:25] Flying in and out of Paris [00:35:26] Traveling light [00:35:38] Familiarize yourself with the GPS [00:36:56] Researching area before your travel [00:37:29] Rosé and Cognac: New Favorites [00:38:00] French language [00:39:00] Ready to come back? [00:40:05] Thank you, patrons [00:40:37] New patrons [00:41:13] Preparing to visit France? [00:42:18] Self-guided tours [00:42:36] Great review of the self-guided tours [00:43:24] Why the VoiceMap tours are great [00:43:57] Travel question of the week [00:49:44] Show notes [00:50:13] Next week on the podcast Episode Page | Guest Notes | Transcript Listen to episodes about food and café culture in France Patreon | Boutique | Newletter | Booking