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Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Quand la censure s'opère dans quelque discipline artistique que ce soit, avouons-le, nous n'avons qu'une envie : voir de nos yeux l'objet de la polémique. Forcément, il n'est pas toujours facile d'y accéder, c'est le principe de la censure ! Mais on peut désormais satisfaire notre curiosité dans le domaine de l'art contemporain. Depuis fin octobre 2023, un musée de l'Art interdit a ouvert ses portes à Barcelone. Il s'agit d'un journaliste et homme d'affaires catalan appelé Tatxo Benet. Il commence sans le savoir une collection en achetant en 2018 l'œuvre “Prisonniers politiques dans l'Espagne contemporaine” de Santiago Sierra. Et ensuite ? Que peut-on voir dans ce musée ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Béatrice Jumel. Première diffusion : novembre 2023 À écouter aussi : Qu'est-ce que le Danmei, ce raz-de-marée littéraire venu de Chine ? Comment Louis de Funès a-t-il provoqué un détournement d'un avion ? Quels sont les pires coups bas entre rappeurs ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Culture". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
En Estonie, les députés vont voter pour entériner le transfert de prisonniers suédois vers des prisons estoniennes qui sont vides. Les premiers prisonniers sont attendus pour le mois d'août. Ils seront 600 en tout. C'est le nombre de places libres dans la prison de Tartu. Ce serait une première en Estonie, qui avait déjà évoqué le transfert de prisonniers britanniques sans que le projet n'aboutisse. Notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau, a pu se rendre dans la prison de Tartu, dans le sud du pays, là où leur accueil se prépare. De notre envoyée spéciale à Tartu, Dans la zone commerciale de Tartu, les cubes de béton gris font plus penser à une usine qu'à une prison. C'est là que les détenus suédois viendront purger leurs peines, à quelques mètres de magasins d'outillage. À l'intérieur, toute une aile leur sera réservée. « On va repeindre le couloir avec une couleur plus relaxante, le violet n'est pas la meilleure. Il y a deux places par cellule. Les Suédois auront la télévision. La surface est d'environ 10 mètres carrés et il y a des sanitaires », détaille Merle Ulst, la toute nouvelle directrice, qui fait la visite. L'idée de louer les prisons estoniennes à un autre État est née du constat qu'elles étaient vides. Moins de 1 500 personnes sont incarcérées en Estonie. Il y a 25 ans, elles étaient 5 000. Une baisse considérable liée à l'introduction de peines alternatives, comme le bracelet électronique. Le député Madis Timson, à la tête de la commission Justice au Parlement, trouve que la location est une bonne idée : « Nous avons trois prisons modernes en Estonie. Ce serait logique d'en fermer une car nous n'avons pas assez de prisonniers. Garder un bâtiment vide coûte aussi de l'argent. Si nous louons le bâtiment, nous pouvons créer 250 emplois. » La Suède versera 30 millions d'euros par an à l'Estonie, plus 8 500 euros chaque mois pour chaque prisonnier. La question n'est pas trop débattue dans l'espace public, mais ce transfert inédit suscite tout de même des interrogations, rappelle Anna Markina, professeur de droit criminel : « Dans la population, l'inquiétude la plus grande est que des criminels venant de l'étranger arrivent dans notre société. Comme criminologue, je me demande comment la socialisation de ces prisonniers venant de Suède va se faire. » Le député Madis Timpson se veut rassurant : « L'Estonie ne recevra pas de mineurs, de personnes âgées, de femmes, de chefs d'organisations criminelles, de terroristes et d'extrémistes. » Les détenus viendront de toutes les régions de Suède. Ils seront surveillés par des Estoniens qui parleront anglais avec eux. Ils auront certains avantages par rapport aux prisonniers estoniens. « J'espère qu'ils ne seront pas totalement contre l'idée de venir, car sinon, cela va causer des problèmes. Nos collègues suédois nous ont dit qu'ils auront la possibilité de se servir d'ordinateurs portables, c'est mieux qu'en Suède », explique Merle Ulst, la directrice. Le Parlement suédois a déjà ratifié l'accord. Les Estoniens le feront dans quelques jours. Il sera en vigueur pendant cinq ans, avec la possibilité de prolonger. À lire aussiEnvoyer ses détenus dans des prisons étrangères: une idée en vogue en Scandinavie
En Estonie, les députés vont voter pour entériner le transfert de prisonniers suédois vers des prisons estoniennes qui sont vides. Les premiers prisonniers sont attendus pour le mois d'août. Ils seront 600 en tout. C'est le nombre de places libres dans la prison de Tartu. Ce serait une première en Estonie, qui avait déjà évoqué le transfert de prisonniers britanniques sans que le projet n'aboutisse. Notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau, a pu se rendre dans la prison de Tartu, dans le sud du pays, là où leur accueil se prépare. De notre envoyée spéciale à Tartu, Dans la zone commerciale de Tartu, les cubes de béton gris font plus penser à une usine qu'à une prison. C'est là que les détenus suédois viendront purger leurs peines, à quelques mètres de magasins d'outillage. À l'intérieur, toute une aile leur sera réservée. « On va repeindre le couloir avec une couleur plus relaxante, le violet n'est pas la meilleure. Il y a deux places par cellule. Les Suédois auront la télévision. La surface est d'environ 10 mètres carrés et il y a des sanitaires », détaille Merle Ulst, la toute nouvelle directrice, qui fait la visite. L'idée de louer les prisons estoniennes à un autre État est née du constat qu'elles étaient vides. Moins de 1 500 personnes sont incarcérées en Estonie. Il y a 25 ans, elles étaient 5 000. Une baisse considérable liée à l'introduction de peines alternatives, comme le bracelet électronique. Le député Madis Timson, à la tête de la commission Justice au Parlement, trouve que la location est une bonne idée : « Nous avons trois prisons modernes en Estonie. Ce serait logique d'en fermer une car nous n'avons pas assez de prisonniers. Garder un bâtiment vide coûte aussi de l'argent. Si nous louons le bâtiment, nous pouvons créer 250 emplois. » La Suède versera 30 millions d'euros par an à l'Estonie, plus 8 500 euros chaque mois pour chaque prisonnier. La question n'est pas trop débattue dans l'espace public, mais ce transfert inédit suscite tout de même des interrogations, rappelle Anna Markina, professeur de droit criminel : « Dans la population, l'inquiétude la plus grande est que des criminels venant de l'étranger arrivent dans notre société. Comme criminologue, je me demande comment la socialisation de ces prisonniers venant de Suède va se faire. » Le député Madis Timpson se veut rassurant : « L'Estonie ne recevra pas de mineurs, de personnes âgées, de femmes, de chefs d'organisations criminelles, de terroristes et d'extrémistes. » Les détenus viendront de toutes les régions de Suède. Ils seront surveillés par des Estoniens qui parleront anglais avec eux. Ils auront certains avantages par rapport aux prisonniers estoniens. « J'espère qu'ils ne seront pas totalement contre l'idée de venir, car sinon, cela va causer des problèmes. Nos collègues suédois nous ont dit qu'ils auront la possibilité de se servir d'ordinateurs portables, c'est mieux qu'en Suède », explique Merle Ulst, la directrice. Le Parlement suédois a déjà ratifié l'accord. Les Estoniens le feront dans quelques jours. Il sera en vigueur pendant cinq ans, avec la possibilité de prolonger. À lire aussiEnvoyer ses détenus dans des prisons étrangères: une idée en vogue en Scandinavie
In questo episodio ci concentriamo sulle opinione pubbliche della Francia e del Belgio, nonché dell'impatto sociale, economico e culturale che il conflitto ha avuto nei loro imperi coloniali.Seguimi su Instagram: @laguerragrande_podcastSe vuoi contribuire con una donazione sul conto PayPal: podcastlaguerragrande@gmail.comO con un abbonamento Patreon: https://www.patreon.com/libraryScritto e condotto da Andrea BassoMontaggio e audio: Andrea BassoFonti dell'episodio:C. M. Andrew, A. S. Kanya-Forstner, France, Africa, and the First World War, The Journal of African History 19, 1978Lancelot Arzel, Fighting on the Equator. War Violence and Colonial Experiences among Congolese Troops during World War I, Journal of Belgian History 48, 2018Robert Colonna d'Istria, Histoire de la Corse: Des origines à nos jours, Éditions Tallandier, 2019Cédric Condon, La guerre de tous les français, ECPAD, 2018Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons, Le Seuil, 2008Patrick Daum, Les bretons dans la guerre de 1914-1918, Histoire par l'image, 2016Guillaume Davranche, Mai 1913: Débuts de mutineries dans les casernes, Commission Journal, 2013Chantal Dhennin-Lalart, Les fronts intérieurs d'août 1914 à novembre 1918: les civils occupés, évacués et réfugiés, Ravages et héritages de la Grande Guerre, Presses universitaires de Rennes, 2021Michel Dumoulin, L'Entrée dans le XXe Siècle, 1905–1918, Nouvelle Histoire de Belgique, Le Cri édition, 2010Sylvain Gregori, Une captivité insulaire. Prisonniers de guerre et internés civils en Corse 1914-1918 , Cahiers de la Méditerranée, 81, 2010Didier Guyvarc'h, La Bretagne dans la guerre de 1914-1918: un quotidien bouleversé, Bécédia, 2017Richard Fogarty, Tirailleurs Sénégalais, 1914-1918 Online, 2016La Corse, région la plus meurtrie par la Première Guerre mondiale… vraiment?, France3, 2016La Grande Guerre des Auvergnats, 2015Amandine Lauro, 'To our Colonial Troops, Greetings from the Far-Away Homeland'. Race, security and (Inter-)Imperial Anxieties in the Discussion on Colonial Troops in World War one Belgium, Journal of Belgian History 48, 2018Arnaud Leonard, Centenary (Madagascar), 1914-1918 Online, 2021Branden Little, Commission for Relief in Belgium (CRB), 1914-1918 Online, 2014Jean-Luc Mastin, Organization of War Economies (France), 1914-1918 Online, 2023Jean-Marie Mayeur, Panorama historique, Histoire de la langue française 1880-1914, CNRS Éditions, 1999Indiana Neidell, French North Africa in World War 1 I THE GREAT WAR Special, The Great War, 2018Enika Ngongo, The forgotten. African Soldiers and Porters of the Belgian Colonial Forces in the First World War, Journal of Belgian History 48, 2018George N. Njung, West Africa, 1914-1918 Online, 2024 Daniele Notaro, I Tirailleurs indochinois nella Grande GuerraSébastien Ottavi, “Ce vaste massacre fait notre orgueil, mais nous permet de parler haut.” Les Corses et l'impôt du sang, autour de 1914-1918, Minorités, identités régionales et nationales en guerre, Presses universitaires de Rennes, 2017Deborah Paci, Francesco Guerri e il movimento irredentista còrso in Italia, Corse et Toscane aux époques moderne et contemporaine, Études corses, 2014Michael Pesek, Force Publique, 1914-1918 Online, 2017Ronan Richard, Les Bretons et la Grande Guerre, Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest 121, 2014Ian Sumner, French Poilu 1914–18, Osprey, 2009Claire Thi Liên Trân, Indochina, 1914-1918 Online, 2022 Larissa Wegner, Occupation during the War (Belgium and France), 1914-1918 Online, 2014H. P. Willmott, La Prima Guerra Mondiale, DK, 2006In copertina: poster di propaganda francese "On ne passe pas", di Maurice Neumont, 1918.
David Abiker s'entretient avec Manal Salamé, autrice du roman Habibi Beyrouth. Cette écrivaine d'origine libanaise partage un regard intime et nuancé sur son pays meurtri par les crises successives.Manal Salamé, photographe de formation, a choisi de raconter la réalité libanaise à travers une fiction autobiographique. Son personnage principal, Amal, est une femme de la diaspora qui retourne au Liban pour refaire sa carte d'identité, mais qui se retrouve finalement happée par la quête de ses propres racines. À travers ce prétexte administratif, l'autrice explore les questions d'identité et de réconciliation dans un pays marqué par la diversité de ses communautés.Loin des clichés qui réduisent souvent le Liban à la guerre ou à la résilience, Manal Salamé dépeint avec finesse la complexité de son pays natal. Elle déconstruit notamment l'idée reçue selon laquelle appartenir à une communauté religieuse ou politique équivaut automatiquement à soutenir telle ou telle faction. Ses témoignages sur le quotidien de ses proches vivant à Beyrouth saisissent l'angoisse et la colère face à une situation géopolitique instable.Malgré ce contexte difficile, l'autrice affirme cependant sa foi en la réconciliation des communautés libanaises. Elle s'appuie sur son expérience de la vie en communauté pour montrer que les divisions sont davantage le fait de manœuvres politiques que d'une incompatibilité entre les différents groupes. Avec Habibi Beyrouth, Manal Salamé offre ainsi un regard nuancé et optimiste sur un Liban qu'elle chérit profondément.Cet épisode de L'invité de la matinale est une invitation à découvrir une vision intime et engagée du Liban, loin des représentations stéréotypées. À travers le parcours d'Amal, Manal Salamé nous fait voyager au cœur des questionnements identitaires d'un pays tiraillé entre ses multiples appartenances.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Montréal, ça pue! La rencontre Martineau-Dutrizac avec Richard Martineau et Benoit Dutrizac. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s'inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire. Reportage de notre correspondante à Ramallah, Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. » Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. » Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. » Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. » Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers. À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes
La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s'inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire. Reportage de notre correspondante à Ramallah, Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. » Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. » Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. » Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. » Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers. À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes
Désormais au Gondwana il n'y aura plus de prisonniers politiques.
Désormais au Gondwana il n'y aura plus de prisonniers politiques.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il y a eu malheureusement beaucoup de gens emprisonnés, internés, et déportés. Ils étaient enfermés dans des camps, et ces camps, il y en avait de différentes sortes. Il y avait notamment des camps d'internement, et ce même sur le sol français. Mais d'ailleurs l'internement, qu'est-ce que ça désigne exactement ? Est-ce différent de l'emprisonnement et de la détention ? Pour découvrir cette histoire, qui d'ailleurs commence même avant la Seconde Guerre mondiale et la défaite de juin 1940, j'ai eu le plaisir de recevoir Louis Poulhès. Louis, c'est un historien spécialiste de l'anticommunisme d'État et de l'histoire de l'internement à la fin de la IIIe République et durant la période du régime de Vichy et de l'occupation allemande. Bref, vous avez compris de quoi il est question aujourd'hui. Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour en savoir plus sur le sujet, découvrez les livres de Louis :➜ L'État contre les communistes, 1938 - 1944 : https://www.atlande.eu/une-autre-histoire/791-letat-contre-les-communistes-9782350307244.html➜ Journal d'un otage français, 1941 - 1942 : https://www.atlande.eu/nos-ouvrages/1160-journal-dun-camp-francais-9782384280179.html➜ Les camps d'internement de Châteaubriant, Choisel et Moisdon-la-Rivière (1940-1945) : https://www.atlande.eu/temoignages/1024-les-camps-d-internement-de-chateaubriant-9782350308975.html ➜ Un camp d'internement en plein Paris : Les Tourelles - 1940-1945 : https://www.atlande.eu/temoignages/643-un-camp-d-internement-en-plein-paris-les-tourelles-9782350305691.html
Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mai 1945, dans les Alpes autrichiennes, le château d'Itter devient le théâtre de la bataille la plus étrange de la Seconde Guerre mondiale.Rejoignez Franck Ferrand pour un épisode fascinant des Grands dossiers de l'Histoire, qui vous plongera au cœur des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale en Autriche. Le 4 mai 1945, alors que la capitulation de l'Allemagne est imminente, une situation des plus insolites se déroule dans le château d'Itter, dans le Tyrol autrichien. Ce château abrite un groupe de personnalités françaises, des « internés d'honneur », parmi lesquels figurent des hommes politiques comme Édouard Daladier et Paul Reynaud, ou encore des militaires comme le général Gamelin. Alors que les SS se rapprochent pour les éliminer, ces prisonniers hors du commun se retrouvent soudainement alliés à des soldats américains et allemands, prêts à les défendre coûte que coûte. Une alliance improbable qui donnera lieu à une bataille aussi surréaliste qu'héroïque, dans un ultime sursaut de la guerre.Franck Ferrand vous entraîne dans les méandres de cette incroyable histoire, vous faisant revivre les moments clés de cet épisode oublié de la Seconde Guerre mondiale. Des négociations tendues entre l'officier allemand Gangl et le capitaine américain Lee, aux combats acharnés contre les SS, en passant par la course désespérée du tennisman Borotra pour aller chercher des renforts, vous serez captivés par le récit de cette ultime bataille.Au-delà du déroulement des événements, c'est toute la complexité de cette période de transition qui transparaît, entre la fin d'un conflit et l'amorce d'une nouvelle ère. Vous découvrirez le destin de ces personnages hors du commun, certains devenus des figures emblématiques, d'autres tombés dans l'oubli.Alors préparez-vous à vivre une expérience unique, au cœur de l'une des dernières pages de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Parfois, au Gondwana, la richesse du pays ne se trouve pas là où on le pense.
Parfois, au Gondwana, la richesse du pays ne se trouve pas là où on le pense.
Ce qui fait la Une de l'actualité, c'est encore le Venezuela après la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, sur ordre direct de Donald Trump. Alors qu'il est emprisonné à New York, accusé, entre autres, de narcoterrorisme, à Caracas, de nombreux prisonniers ont été remis en liberté. Selon des ONG locales, 400 libérations au total auraient eu lieu. Plusieurs familles ont reçu la promesse que leurs proches feraient partie des bénéficiaires, notamment des dirigeants politiques et des militants des droits humains. Avec : - Ana Maria Ospina de la rédaction en espagnol, au sujet de l'avenir du Venezuela. Qui pour gouverner désormais le pays ? -Vasilé Damian de la rédaction roumaine, à propos des projets en faveur de l'Ukraine, ce qu'on appelle la coalition des volontaires. - Sory Ibrahim, de la rédaction de RFI en Mandenkan, au sujet des migrants africains toujours aussi nombreux pour tenter l'aventure périlleuse vers une vie meilleure.
En 1996, aux Etats-Unis, deux prisonniers prennent la fuite à travers le pays. Quand un officier militaire britannique qui a croisé leur route vient à disparaître, les autorités se demandent si les fugitifs armés ne sont pas devenus des meurtriers. Le FBI lutte contre la montre pour retrouver les évadés avant qu'ils ne fassent d'autres victimes.“Les dossiers du FBI” est un podcast coproduit par Initial Studio et New Dominion Pictures, adapté de la série documentaire audiovisuelle "FBI Files" produit par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par Peter Koper et Mark Marabella. Il a été réalisé par Stuart Taylor.Bonne écoute ! Pour découvrir nos autres podcasts, suivez Initial Studio sur Instagram et Facebook. Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic, Mandy Lebourg et Astrid Verdun, assistées par Marie AgassantMontage : Johanna LalondeIllustration : Initial StudioAvec la voix d'Olivier Sitruk Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
En 1996, aux Etats-Unis, deux prisonniers prennent la fuite à travers le pays. Quand un officier militaire britannique qui a croisé leur route vient à disparaître, les autorités se demandent si les fugitifs armés ne sont pas devenus des meurtriers. Le FBI lutte contre la montre pour retrouver les évadés avant qu'ils ne fassent d'autres victimes.“Les dossiers du FBI” est un podcast coproduit par Initial Studio et New Dominion Pictures, adapté de la série documentaire audiovisuelle "FBI Files" produit par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par Peter Koper et Mark Marabella. Il a été réalisé par Stuart Taylor.Bonne écoute ! Pour découvrir nos autres podcasts, suivez Initial Studio sur Instagram et Facebook. Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic, Mandy Lebourg et Astrid Verdun, assistées par Marie AgassantMontage : Johanna LalondeIllustration : Initial StudioAvec la voix d'Olivier Sitruk Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:04:06 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - C'est dans le royaume d'Eswatini que Washington a choisi d'expulser cent-soixante prisonniers de divers nationalités (Yémen, Laos, Cuba..) en échange de cinq millions d'euros, c'est ce révèle Human Rights Watch Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:04:06 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - C'est dans le royaume d'Eswatini que Washington a choisi d'expulser cent-soixante prisonniers de divers nationalités (Yémen, Laos, Cuba..) en échange de cinq millions d'euros, c'est ce révèle Human Rights Watch Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Deux soldats nord-coréens ayant été faits prisonniers en janvier dernier par Kiev, expriment le souhait d'être rapatriés, non pas en Corée du Nord, mais en Corée du Sud. Selon des documents trouvés sur des corps, ils avaient l'obligation de se suicider plutôt que d'être capturés par l'ennemi. Écoutez RTL autour du monde du 06 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
D'après les chiffres du ministère de la Justice, le 1ᵉʳ avril 2024, la France a battu un nouveau record avec 77 450 personnes incarcérées, soit 4 370 de plus que l'année précédente. Pourtant, l'observatoire international des prisons le rappelle, chaque personne a droit au principe de l'encellulement individuel.. Il a été proclamé en 1875 et depuis, il a toujours été bafoué. Dans les faits, la surpopulation n'a jamais quitté les prisons françaises. À combien on estime cette surpopulation ? Comment explique-t-on qu'elle ait autant augmenté ces derniers temps ? Que fait le gouvernement pour maîtriser la situation ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : mai 2024 À écouter aussi : Qui sont ces anciens chefs d'État condamnés à une peine de prison ? Grèves : pourquoi les syndicats sont-ils si puissants en France ? #Bloquonstout : quels sont les grands mouvements qui ont totalement bloqué la France ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans le cadre de l'échange des 250 prisonniers palestiniens condamnés à des peines de prison à vie contre les derniers otages détenus par le Hamas ce lundi 13 octobre 2025, de nombreuses familles palestiniennes espéraient retrouver leurs proches avant de découvrir qu'ils avaient été envoyés en Égypte. C'est le cas de cette femme rencontrée à Naplouse, en Cisjordanie, et dont le frère avait été incarcéré en 2006 pour avoir préparé un attentat contre Israël. De notre correspondant de retour de Naplouse, D'abord, la désillusion… Nour a attendu que le dernier des 88 prisonniers libérés ce lundi à Ramallah descende du bus pour comprendre que son frère n'en était pas : « On est restés jusque dans l'après-midi. Tous ceux qui étaient dans les bus sont partis, on est restés encore un peu puis on a abandonné pour rentrer à Naplouse. » Ensuite le soulagement, il serait en route pour l'Égypte, exilé, mais libre : « L'un des prisonniers a appelé sa famille avec le téléphone du chauffeur de leur bus, j'ai appris que mon frère était parmi eux, c'est là que la peur a disparu. » Dans un coin de la pièce, le sac de voyage est prêt. S'il ne peut pas revenir en Palestine, alors elle ira le voir en Égypte. D'ici là, il faut l'appeler comme pour se rassurer à nouveau, rien d'évident après plus de vingt-ans en prison : « Mon fils est resté en ligne avec lui jusqu'à trois heures du matin, pour essayer de lui créer des comptes Facebook et WhatsApp. Le lendemain, on a pu lui parler en appel vidéo. Et hier soir, depuis le dîner jusqu'à deux heures du matin, on était encore avec lui, mon fils, mes enfants qui sont à l'étranger, mon mari et moi. C'était vraiment une belle conversation, chacun parlait un peu à son tour. » À lire aussiGaza: faim, entrave, torture... les otages du Hamas racontent leurs terribles conditions de détention « C'était un déchaînement de violence » Dans une chambre d'hôtel du Caire, c'est un visage émacié, drapeau de la Palestine sur les épaules, qui s'affiche sur l'écran et déroule le récit de sa sortie de prison : « Nous avons été humiliés, c'était un déchaînement de violence, les services de renseignements israéliens nous ont interrogés. Ils nous ont menacés, ils expliquaient qu'ils allaient nous tuer pour tout un tas de raisons incroyables, ou qu'ils nous re-arrêteraient. » Les prisonniers sont finalement embarqués pour un long périple. Par les fenêtres, ils découvrent les destructions de Gaza au moment de passer la frontière avec l'Égypte. C'est seulement là, au point de passage de Rafah, qu'on le libèrera des liens qui ont laissé des plaies à vif sur ses poignets : « Le pays de mon cœur, c'est la Palestine, et c'est là-bas que j'espérais être libéré, et j'aimerais pouvoir y revenir un jour pour y retrouver ma famille. Mais l'exil reste 10 000 fois plus enviable que la prison. » Plus enviable que la prison, et peut-être moins dangereux qu'un retour en Cisjordanie occupée, voudrait croire Nour : « Nos prisonniers, même libres, restent menacés. Au lendemain des libérations, ils ont fait irruption dans les maisons de certains détenus libérés et ont tout cassé. Mon frère était menacé avant même sa libération, ils lui ont dit que s'il s'écartait des clous, ils allaient le retrouver et qu'ils savaient tout de ses moindres faits et gestes. » Ce harcèlement des anciens prisonniers par les forces israéliennes sont documentées par plusieurs ONG investies dans le soutien juridique des détenus palestiniens dont la plupart, refusent de s'exprimer par peur de représailles. À lire aussiPrisonniers palestiniens : Israël « commet des disparitions forcées contre des détenus originaires de Gaza »
Le Journal en français facile du mardi 14 octobre 2025, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/C63h.A
Ils étaient encore des dizaines de milliers de manifestants à défier le pouvoir, il y a dix jours en Géorgie, à l'occasion des élections locales. Contre-pouvoir autocratique du rêve géorgien qui multiplie les arrestations dans l'opposition. Mais la contestation ne faiblit pas. Comme en témoigne cette initiative portée par une femme citoyenne et des mères de prisonniers. Elles éditent les lettres de leur fils en prison pour alerter sur la répression en cours. Notre correspondant Théo Bourgery Gonse a suivi ces femmes lors d'une journée de distribution dans le grand marché d'Akhaltsikhé, dans le sud-ouest du pays, à trois heures de la capitale Tbilissi. Les violences contre les manifestants en Serbie Et en Serbie, la jeunesse ne baisse pas les bras. Cela fait près d'un an qu'elle manifeste contre la corruption du régime, depuis l'effondrement de la gare de Novi Sad qui a fait seize morts en novembre dernier. Mais le président Vucic refuse toujours d'organiser des élections anticipées et la répression se fait de plus en plus violente. C'est le reportage à Belgrade de Louis Seiller. « Fractures dans l'Occident » La montée du populisme en Europe, favorisée à la fois par l'ingérence russe et américaine et la nécessité pour l'Europe de prendre en main sa propre défense, au vu du désengagement américain. En somme, il s'agit de la remise en cause de tous les fondamentaux sur lesquels nos démocraties européennes se sont construites depuis 1945. C'est tout l'objet du livre de Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors et professeur émérite au Cnam qui publie, aux éditions Odile Jacob, Fractures dans l'Occident. L'impensable pour les Européens, c'est la perte de confiance dans leur allié historique, les États-Unis. Un véritable dilemme. Peut-on avoir pour allié dans la défense un ennemi politique ? L'Allemagne et la « diplomatie de la saucisse » Et dans ce monde fracturé, certains débats peuvent paraitre bien dérisoires. La semaine dernière, le Parlement européen a interdit l'usage de mots comme saucisse ou steak pour parler de produits végétariens. Mais c'est un débat qui agite beaucoup la scène politique allemande, Delphine Nerbollier.
Ils étaient encore des dizaines de milliers de manifestants à défier le pouvoir, il y a dix jours en Géorgie, à l'occasion des élections locales. Contre-pouvoir autocratique du rêve géorgien qui multiplie les arrestations dans l'opposition. Mais la contestation ne faiblit pas. Comme en témoigne cette initiative portée par une femme citoyenne et des mères de prisonniers. Elles éditent les lettres de leur fils en prison pour alerter sur la répression en cours. Notre correspondant Théo Bourgery Gonse a suivi ces femmes lors d'une journée de distribution dans le grand marché d'Akhaltsikhé, dans le sud-ouest du pays, à trois heures de la capitale Tbilissi. Les violences contre les manifestants en Serbie Et en Serbie, la jeunesse ne baisse pas les bras. Cela fait près d'un an qu'elle manifeste contre la corruption du régime, depuis l'effondrement de la gare de Novi Sad qui a fait seize morts en novembre dernier. Mais le président Vucic refuse toujours d'organiser des élections anticipées et la répression se fait de plus en plus violente. C'est le reportage à Belgrade de Louis Seiller. « Fractures dans l'Occident » La montée du populisme en Europe, favorisée à la fois par l'ingérence russe et américaine et la nécessité pour l'Europe de prendre en main sa propre défense, au vu du désengagement américain. En somme, il s'agit de la remise en cause de tous les fondamentaux sur lesquels nos démocraties européennes se sont construites depuis 1945. C'est tout l'objet du livre de Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors et professeur émérite au Cnam qui publie, aux éditions Odile Jacob, Fractures dans l'Occident. L'impensable pour les Européens, c'est la perte de confiance dans leur allié historique, les États-Unis. Un véritable dilemme. Peut-on avoir pour allié dans la défense un ennemi politique ? L'Allemagne et la « diplomatie de la saucisse » Et dans ce monde fracturé, certains débats peuvent paraitre bien dérisoires. La semaine dernière, le Parlement européen a interdit l'usage de mots comme saucisse ou steak pour parler de produits végétariens. Mais c'est un débat qui agite beaucoup la scène politique allemande, Delphine Nerbollier.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs La première phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été respectée. Vingt otages israéliens vivants et quatre corps ont été rapatriés lundi 13 octobre de la bande de Gaza vers Israël. En échange, 1 968 prisonniers palestiniens ont été libérés, dont au moins 154 ont été forcés à l'exil. Un article de Gwenaelle Lenoir et Clothilde Mraffko, publié le 13 octobre 2025, lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:36:28 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Ce soir à Tel Aviv, à la fin d'une journée très riche en émotions, d'abord avec le retour des otages. Mais riche aussi en promesses pour un après. C'est ce qu'on a entendu à la Knesset, mais aussi à Charm el-Cheikh. Se réjouir tout en mesurant le chemin qui reste à parcourir pour une paix durable. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:28 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Ce soir à Tel Aviv, à la fin d'une journée très riche en émotions, d'abord avec le retour des otages. Mais riche aussi en promesses pour un après. C'est ce qu'on a entendu à la Knesset, mais aussi à Charm el-Cheikh. Se réjouir tout en mesurant le chemin qui reste à parcourir pour une paix durable. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:31 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - 48 otages israéliens doivent être remis ce lundi par le Hamas à Israël. Deux ans après le 7 octobre 2023, cet échange contre 250 prisonniers palestiniens marque un moment décisif. Toujours au cœur des préoccupations israéliennes, cet échange ouvre-t-il la voie à la paix ou à une trêve ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Ariel Colonomos Directeur de recherches au CNRS, spécialiste des relations internationales, rattaché au CERI à Sciences Po
durée : 00:09:21 - Journal de 18h - Après le cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza vendredi 10 octobre, le Hamas s'est dit prêt à libérer les derniers otages israéliens tôt lundi matin. - invités : Jean-Philippe Derosier Professeur de droit public à l'université Lille 2
durée : 00:09:21 - Journal de 18h - Après le cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza vendredi 10 octobre, le Hamas s'est dit prêt à libérer les derniers otages israéliens tôt lundi matin. - invités : Jean-Philippe Derosier Professeur de droit public à l'université Lille 2
durée : 00:09:02 - L'invité de 7h50 du week-end - par : Ali Baddou, Marion L'hour - La journaliste et prix Albert Londres en 2006, qui sort un documentaire "Politzek, les voix qui défient le Kremlin", est notre invitée à 7h50. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, abonnez-vous ! https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Mars 1945. Une explosion secoue la Thuringe. Pas un bombardement allié, mais un test… venu de l'intérieur du Reich. Prisonniers disparus, lumière blanche aveuglante, silence imposé par la SS. Et si l'Allemagne nazie avait expérimenté une arme nucléaire avant la fin de la guerre ? Dans cette émission tirée du livre Hitler's Bomb de l'historien Rainer Karlsch, nous explorons une thèse dérangeante : l'existence d'un programme nucléaire parallèle, mené dans l'ombre de Heisenberg, sous contrôle de la SS, qui aurait abouti à des essais secrets en 1945. Documents soviétiques "déclassifiés", témoignages oubliés, analyses scientifiques : tout converge vers une question taboue — les nazis ont-ils vraiment frôlé l'arme atomique ? Une enquête passionnante qui bouleverse le récit officiel et change à jamais notre regard sur la Seconde Guerre mondiale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 00:05:16 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - À Achenheim, en Alsace, six squelettes fracturés et des trophées de guerre révèlent un massacre collectif il y a 6 200 ans. Une nouvelle étude montre grâce à des analyses isotopiques que les victimes sont des prisonniers de guerre venus d'ailleurs, probablement après une tentative d'invasion. - invités : Fanny Chenal Anthropologue
Embarquez dans une aventure où Lou et ses trois amis décident d'explorer un phare abandonné !
durée : 00:44:01 - Questions du soir d'été - par : Mattéo Caranta - Ce vendredi 25 juillet, Georges Ibrahim Abdallah, plus ancien prisonnier politique d'Europe, a été libéré. Mais cette qualification, à mi-chemin entre le politique et le juridique, est contestée : qu'entend-on par "prisonniers politiques" ? Y a-t-il toujours des prisonniers politiques en France ? - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Arié Alimi Avocat, membre du comité central de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).; Olivier Cahn Professeur de droit pénal à l'université de Cergy, et spécialiste de la politique de maintien de l'ordre, membre du CESDIP; Alain Marsaud Ancien chef du service central anti-terroriste entre 1986 et 1989, magistrat du procès de Georges Ibrahim Abdallah, ancien député LR des Français de l'étranger
Alcatraz, célèbre prison fédérale située sur une île au large de San Francisco, n'était pas seulement connue pour son isolement et sa sécurité extrême. L'un des détails les plus surprenants concerne l'obligation pour les prisonniers de prendre une douche chaude quotidiennement. Cette mesure, en apparence bienveillante, avait en réalité une motivation stratégique et sécuritaire très précise : empêcher toute tentative d'évasion.L'île d'Alcatraz est entourée d'eaux glaciales, avec des températures variant généralement entre 10 et 12°C. Le courant est fort, les marées imprévisibles, et l'eau, même en été, est redoutablement froide. Or, lorsqu'on est habitué à prendre des douches chaudes tous les jours, le choc thermique avec de l'eau froide devient bien plus difficile à supporter. Cela affaiblit la capacité du corps à gérer l'hypothermie et réduit considérablement les chances de nager longtemps dans une eau aussi froide.Les autorités pénitentiaires avaient bien compris cela : en habituant les détenus à la chaleur, ils réduisaient leur tolérance au froid. Ce détail, apparemment anodin, devenait un rempart supplémentaire contre les tentatives de fuite. En d'autres termes, la douche chaude devenait une arme psychologique et physiologique de dissuasion.Cette stratégie s'inscrivait dans une philosophie plus large à Alcatraz : rendre l'évasion non seulement difficile sur le plan logistique, avec une sécurité de type militaire, mais aussi quasi-impossible sur le plan physique. D'ailleurs, aucun prisonnier n'a officiellement réussi à s'évader de la prison. Le cas le plus célèbre reste celui de Frank Morris et des frères Anglin, en 1962. S'ils ont percé les murs de leurs cellules, mis en place des mannequins en papier mâché pour tromper les gardiens et réussi à rejoindre le rivage en radeau de fortune, leur sort reste incertain. Officiellement, ils se sont noyés, mais certains éléments laissent penser qu'ils ont peut-être survécu.Enfin, il faut noter que les douches à Alcatraz étaient collectives, sans cabines, ce qui permettait aussi une surveillance constante des prisonniers et limitait les cachettes d'objets interdits ou les comportements suspects.En résumé, les douches chaudes à Alcatraz n'étaient pas un luxe, mais un outil habile de contrôle : elles contribuaient à affaiblir les détenus face à l'environnement hostile de la baie, et à renforcer l'illusion que l'évasion était impossible. Une stratégie de dissuasion bien pensée, à la hauteur de la réputation de la prison la plus sécurisée des États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alcatraz, célèbre prison fédérale située sur une île au large de San Francisco, n'était pas seulement connue pour son isolement et sa sécurité extrême. L'un des détails les plus surprenants concerne l'obligation pour les prisonniers de prendre une douche chaude quotidiennement. Cette mesure, en apparence bienveillante, avait en réalité une motivation stratégique et sécuritaire très précise : empêcher toute tentative d'évasion.L'île d'Alcatraz est entourée d'eaux glaciales, avec des températures variant généralement entre 10 et 12°C. Le courant est fort, les marées imprévisibles, et l'eau, même en été, est redoutablement froide. Or, lorsqu'on est habitué à prendre des douches chaudes tous les jours, le choc thermique avec de l'eau froide devient bien plus difficile à supporter. Cela affaiblit la capacité du corps à gérer l'hypothermie et réduit considérablement les chances de nager longtemps dans une eau aussi froide.Les autorités pénitentiaires avaient bien compris cela : en habituant les détenus à la chaleur, ils réduisaient leur tolérance au froid. Ce détail, apparemment anodin, devenait un rempart supplémentaire contre les tentatives de fuite. En d'autres termes, la douche chaude devenait une arme psychologique et physiologique de dissuasion.Cette stratégie s'inscrivait dans une philosophie plus large à Alcatraz : rendre l'évasion non seulement difficile sur le plan logistique, avec une sécurité de type militaire, mais aussi quasi-impossible sur le plan physique. D'ailleurs, aucun prisonnier n'a officiellement réussi à s'évader de la prison. Le cas le plus célèbre reste celui de Frank Morris et des frères Anglin, en 1962. S'ils ont percé les murs de leurs cellules, mis en place des mannequins en papier mâché pour tromper les gardiens et réussi à rejoindre le rivage en radeau de fortune, leur sort reste incertain. Officiellement, ils se sont noyés, mais certains éléments laissent penser qu'ils ont peut-être survécu.Enfin, il faut noter que les douches à Alcatraz étaient collectives, sans cabines, ce qui permettait aussi une surveillance constante des prisonniers et limitait les cachettes d'objets interdits ou les comportements suspects.En résumé, les douches chaudes à Alcatraz n'étaient pas un luxe, mais un outil habile de contrôle : elles contribuaient à affaiblir les détenus face à l'environnement hostile de la baie, et à renforcer l'illusion que l'évasion était impossible. Une stratégie de dissuasion bien pensée, à la hauteur de la réputation de la prison la plus sécurisée des États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes le 7 mai 1946, à Dampremy, l'un des sièges d'extraction de la « Société Anonyme des Charbonnages Réunis du Mambourg ». Un terrible coup de grisou a frappé ce que l'on appelle « le Puits du Sacré-Français ». Le « Journal de Charleroi » rapporte : « Mardi soir, vers 21h30, un dégagement intense de gaz délétères et inflammables s'est produit dans la taille Cayette, à l'étage 860 mètres (…). Seize ouvrier ont été surpris par la catastrophe et sont morts asphyxiés et brûlés (…). Parmi les victimes, on compte trois Belges, six travailleurs étrangers (deux Italiens, deux Polonais, un Tchèque et un sujet français originaire du Maroc). En plus de ces neuf victimes civiles, il faut compter sept prisonniers allemands, du camp de Lodelinsart. » Qui sont ces prisonniers allemands ? Après la Libération, des milliers d'entre eux sont restés sur notre territoire et ont participé, au même titre que les mineurs belges, et italiens par la suite, à la « Bataille du charbon ». Cette vaste opération lancée, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, par le gouvernement d'Union nationale. Privés de liberté au moment même où s'achevait le conflit, 60 000 de ces hommes ont été, en effet, cédés à la Belgique par le Commandement allié, en juillet 1945, au titre de « dommage de guerre ». Mis à la disposition de l'industrie charbonnière, afin de retrouver le plus rapidement possible la production d'avant-guerre pour relancer l'économie et relever le pays de ses ruines, la majorité a été directement affectée aux travaux d'extraction, tandis qu'une minorité fut occupée à la production des bois nécessaires au soutènement des galeries et des chantiers. Ils étaient répartis entre 38 camps de travail dont 32 étaient situés dans les bassins houillers, à proximité des sites de production, et 6 dans les Ardennes, à la lisière des forêts. Grâce à cet apport en main-d'œuvre, la production totale de charbon a pratiquement doublé, entre janvier ‘45 et janvier '46, avant de décroître. Comment ces prisonniers de guerre allemands ont-ils été traités ? En quoi peut-on dire qu'ils ont constitué ainsi l'avant-garde d'une armée de la paix au service d'une économie de marché ? Avec les Lumières de : Alain Forti, conservateur au Bois du Cazier, et Pierre Muller, directeur adjoint des collections au « War Heritage Institute ». Exposition : « Le charbon de la reconstruction » au Bois du Cazier. Sujets traités : Allemands, prisonniers, charbon, Libération, Deuxième Guerre mondiale, industrie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1865. La guerre de sécession est aux portes de Richmond. Prisonniers, cinq personnages dérobent un ballon pour fuir la captivité que les Sudistes leurs imposaient.Pris dans un ouragan, ils aboutissent sur une île qui semble déserte. Après l'avoir exploré, les évadés civilisent ce bout de terre. L'île fait partie d'un archipel, un autre naufragé est découvert sur un îlot avoisinant.D'étranges phénomènes et événements se bousculent.Les isolés constatent une étonnante présence qui semble par moments bienfaisante.On retrouve dans cette oeuvre le capitaine Nemo, de Vingt mille lieues sous les mers, ainsi que Ayrton le traître des Enfants du Capitaine Grant. Les aventuriers perceront finalement après moult péripéties l'extraordinaire secret de l'île. -
durée : 00:14:58 - Journal de 8 h - Attaque de drones et de missiles russes sur Kiev samedi matin. Une attaque massive qui survient le jour où les 2 belligérants doivent procéder à la 2ème phase d'un échange record de prisonniers.
Cet épisode est tiré de ma newsletter, pour vous abonner c'est ici!!!Comme je vous. le dis je vous remercie mille fois pour me suivre dans cette aventure de Vlan!J'adore mon célibat actuel, cette liberté exquise de décider de mon emploi du temps sans compromis.Et pourtant, je suis un incorrigible romantique !Ce paradoxe délicieux me constitue et colore ma vie de nuances fascinantes.Cette dualité n'est sans doute pas étrangère à mon histoire familiale.J'ai grandi avec des parents qui se sont rencontrés jeunes, ont eu des enfants à 24 et 26 ans et sont restés ensemble jusqu'à la fin malgré les tumultes de la vie – chose de plus en plus rare, j'ai l'impression.Ils ont incarné devant moi la possibilité d'un amour durable, même si le chemin n'était pas toujours facile.N'est-ce pas incroyable que nous puissions simultanément chérir notre indépendance et rêver de construire à deux ?L'amour reste cette aventure extraordinaire qui transcende les époques.Au 18ème siècle, Benjamin Franklin déclarait qu'un "homme sans femme n'est rien d'autre qu'un demi-homme" (on était moins subtil à l'époque...d'autant moins quand on sait que les femmes célibataires étaient, elles, brûlées vivent pour sorcellerie), et aujourd'hui encore, malgré toutes nos avancées, le couple demeure cette quête collective qui nous anime presque tous.Qu'y a-t-il de si captivant dans cette danse à deux ? Pourquoi continuons-nous à nous lancer dans cette entreprise hasardeuse, malgré les cicatrices et les déceptions ?Peut-être parce que l'amour, dans ses plus beaux moments, nous offre cette alchimie rare entre sécurité et aventure, entre connaissance profonde et éternelle découverte.J'ai connu des histoires d'amour intenses - dont une qui m'a conduit à imprimer un livre de 400 pages de nos échanges et à déménager à New York !Ces expériences m'ont transformé, enrichi, parfois blessé, mais jamais je n'ai regretté de m'être lancé et de vivre pleinement les choses (c'est ce que me disais ma psy).Chaque relation a ajouté une couche de compréhension à ma carte du monde émotionnel.À travers cette newsletter, je vous invite à explorer avec moi les mystères et les joies de l'amour moderne, ses défis et ses trésors cachés.Je partagerai mes découvertes (j'ai beaucoup cherché), mes erreurs (nombreuses !) et les pépites de sagesse glanées en chemin.Car si j'ai renoncé au mythe paralysant de l'âme sœur, je n'ai certainement pas abandonné la quête d'un amour authentique et vibrant.Comme l'écriture elle-même, l'amour nous enseigne ce que nous ne savions pas connaître sur nous-mêmes. Embarquons ensemble dans cette exploration joyeuse !Mon parcours amoureux : des cicatrices comme boussoleMa première histoire d'amour a duré sept ans. Je l'ai rencontrée dès les premières semaines d'école de commerce, nous nous sommes fiancés, le mariage était planifié. Vingt ans plus tard, nous sommes toujours proches, mais cette relation était fondamentalement dysfonctionnelle — principalement à cause de moi, je dois l'admettre.J'avais endossé la cape du sauveur pour surmonter ma timidité. Mon besoin d'appartenance était si intense et elle incarnait tout ce que je n'étais pas.C'était profondément injuste pour elle mais j'y reviendrais.J'ignorais alors mes propres besoins, mes névroses, mon style d'attachement.Elle est devenue malveillante malgré elle, et cette histoire était condamnée dès le départ.Ma deuxième relation significative m'a conduit chez un psychologue, perdu que j'étais. Sans doute l'une des décisions les plus sages de ma vie. C'est aussi à cette période que j'ai commencé à consulter des voyantes, cherchant désespérément des réponses que je ne trouvais pas en moi.Puis est venue LA relation passionnelle de ma vie.Une relation tellement intense qu'elle est difficile à expliquer.Pour vous donner une idée: j'ai compilé les trois premiers mois de nos échanges dans un livre de 400 pages imprimé en deux exemplaires (un pour elle et l'autre pour moi), et j'ai déménagé à New York pour elle.Cette femme réputée pour son légendaire self-control ne maîtrisait plus rien non plus.Certains parleraient d'âme sœur ou de flamme jumelle — j'ai cherché toutes les explications possibles. Après quatre ans d'une intensité intacte, elle est partie sans un mot d'explication.Huit ans ont passé, et il m'en a fallu 6 pour m'en remettre. Je le dis ici car dans cette société ou tout va de plus en plus vite parfois on n'accepte plus chez les autres mais aussi chez soi même que certains processus prennent du temps.Quoiqu'il en soit cette rupture m'a transformé.Comme me l'a fait remarquer un ami, peu d'hommes parlent ouvertement de leurs blessures amoureuses. Je n'avais pas le choix — cette histoire m'a bouleversé dans ma chair.Je crois que c'est important d'en parler et c'est la raison pour laquelle j'ai accepté l'invitation d'Anne du podcast Métamorphose à l'époque.C'est essentiel de montrer la vulnérabilité sans faux semblant et que les hommes ne sont évidemment pas insensibles aux ruptures. J'espère que cela aura permis à d'autres hommes de se connecter avec eux même.Et puis, je suis heureux d'avoir fait un kinsugi de cette rupture en co-créant un kit de secours pour cœur brisés.Durant ces six années de deuil, j'ai sabordé des relations avec des femmes extraordinaires, les comparant inévitablement à elle. J'ai finalement réussi à briser ce lien toxique grâce à un travail acharné avec psychologues, énergéticiens, voyantes, astrologues, constellations familiales, et même l'ayahuasca. J'ai tout essayé pour m'en libérer.J'ai su que j'étais guéri quand je suis retombé amoureux. Même si cette nouvelle histoire fut brève pour d'autres raisons, elle a confirmé ma guérison. Aujourd'hui, je reste ouvert à construire quelque chose avec quelqu'un, mais ce n'est pas simple.Les raisons de cette difficulté sont précisément l'objet de cette newsletter et je vous livre ce qui selon moi cloche en 5 grands points !Raison #1 : Nous sommes des idéalistes irréalistes par essenceNous avons grandi bercés par des mythes grecs(ne les sous-estimons pas, ils sont centraux), des histoires comme celle de Roméo et Juliette, des contes pour enfants ou encore des films hollywoodiens qui nous ont fait croire que l'impossible devenait possible par amour.Mais ces récits se concentrent presque exclusivement sur la quête amoureuse, rarement sur ce qui vient après."Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Comment ont-ils géré leurs névroses respectives ? Leurs univers distincts ? Leurs problèmes de communication ? Leurs baisses de désir ? Leurs potentielles tentations extraconjugales ?Dis rapidement, notre idéal romantique est incompatible avec la réalité d'une connexion humaine.Ces expressions comme "ma moitié" sous-entendent que nous serions incomplets avant de rencontrer l'autre. "The one" ou "l'âme sœur" suggèrent qu'une seule personne au monde peut nous convenir.Vous l'aurez compris, j'ai personnellement expérimenté ce mythe de l'âme sœur — et en ai payé le prix fort.Cet idéal présuppose que notre partenaire devrait tout comprendre de nous sans communication verbale, alors même que nous peinons à nous comprendre nous-mêmes (personnellement, je me découvre encore chaque jour).Cela est évidemment accentué par un individualisme (pour ne pas dire égoïsme) sous stéroïdes.L'autre vit dans un univers parallèle, avec un système proche mais fondamentalement différent du nôtre.De manière anecdotique, lors d'un de mes événements sur l'IA, une personne a partagé qu'elle se sentait plus "vue" et "entendue" par ChatGPT que par son médecin ou ses amis.Notre société d'hyper-optimisation nous a fait perdre la capacité à prendre le temps — ou à l'accorder à l'autre.La conséquence est ce manque d'écoute mutuel et donc des incompréhensions en pagaille.Et si vous ajoutez à cela des différences culturelles, comme je l'ai vécu, cela complique encore davantage la situation.Esther Perel m'a fait réaliser que nos attentes sont démesurées : nous demandons à une seule personne de nous apporter ce qu'autrefois tout un village nous fournissait — sécurité, identité, amitié, sexualité, complicité émotionnelle et intellectuelle, goûts communs...Je ne vous fais pas la leçon, je suis le premier à tomber dans ce piège, tout en sachant parfaitement son absurdité.Le couple exige des compromis et un travail constant de construction à deux.Par ailleurs, nous entrons dans une relation avec une vision identitaire, un rêve de qui nous voulons devenir — souvent flou ou fantasmé.Quand on s'engage, ce n'est pas seulement l'autre qu'on cherche, mais une version future de soi-même. Ici aussi je plaide totalement coupable et ma 1ère longue relation s'inscrivait à 200% dans cette dynamique.Mais comme le souligne Esther, ce processus est inconfortable car l'autre ne change pas à notre rythme et ne comprend pas nécessairement le rôle implicite que nous lui avons assigné (m'apaiser, m'ouvrir, m'élever, m'intégrer…).Le changement personnel étant douloureux, nous finissons par reprocher à l'autre ce qui nous fascinait initialement. Ainsi, un partenaire choisi pour sa légèreté devient "irresponsable", une personne stable devient "ennuyeuse"…Le fantasme identitaire se heurte inévitablement à la réalité relationnelle.Et bien sur, les applications de rencontre aggravent le problème en alimentant l'illusion d'une offre infinie, comme si l'amour n'était qu'à un swipe de distance.Pour y avoir passé du temps, je vous rappelle (particulièrement si vous êtes en couple) que c'est aussi illusoire que ces couples Instagram où tout semble parfait.Raison #2 : Les papillons dans le ventre sont souvent un dangereux leurreNous avons tous éprouvé ces fameux papillons dans le ventre, cette sensation vertigineuse que nous pourchassons comme le nectar ultime de l'amour.C'est le moment où nous nous sentons le plus vivants d'ailleurs souvent considéré comme l'indicateur suprême de l'amour véritable.Franchement, quoi de plus délicieux que cette vibration viscérale ?J'adore personnellement cette sensation, mais les avertissements d'Alain de Botton m'ont ouvert les yeux : ce frisson que nous ressentons est très souvent une réaction à quelque chose de familier, parfois simplement l'activation d'un vieux schéma ou d'une blessure non cicatrisée.Voilà pourquoi nous sommes parfois attirés par des personnes qui ne nous conviennent pas du tout.En réalité, nous sommes attirés par ceux qui vont nous faire souffrir d'une manière qui nous est familière.Une relation calme, douce et respectueuse peut nous sembler étrange, "sans passion", voire profondément ennuyeuse, parce qu'elle menace notre scénario intérieur bien rodé.De Botton nous met en garde : ne confondez pas compatibilité avec familiarité traumatique. C'est extrêmement frustrant, car j'aime cette sensation d'intensité.D'ailleurs, même en sachant que c'est un indicateur défectueux, j'adore ces papillons et ce deuil n'est pas facile à faire (long way to go greg…ahahahhah).Alors à quoi se fier si les papillons sont trompeurs ?J'ai découvert que j'appliquais inconsciemment les conseils d'Alain de Botton quand je me sentais particulièrement à l'aise avec quelqu'un.L'une de ses questions préférées: "C'est quoi le weirdo en toi?" Parce qu'en vérité, sans masques ni artifices, nous sommes tous un peu étranges.Je sais que je suis vraiment amoureux quand j'ose révéler mes aspects les plus singuliers sans crainte du jugement, je laisse entrevoir ce qui se passe derrière le masque.Un autre signal essentiel selon lui — et auquel je suis attentif sans vraiment y réfléchir : observer si l'autre personne est capable de reconnaître ses propres biais et imperfections et si elle sait s'excuser quand ils se manifestent.Il faut également s'interroger honnêtement : sommes-nous nous-mêmes capables de cette introspection ? Je ne parle pas de sautes d'humeur passagères, mais de nos véritables zones d'ombre.On peut mesurer l'évolution d'une personne à sa capacité à reconnaître qu'elle est loin de l'idéal.Ce n'est pas quelque chose qu'on peut demander directement ; il faut l'observer à travers l'expérience partagée.L'objectif n'est évidemment pas l'auto-flagellation, mais une lucidité bienveillante sur nos mécanismes.Enfin, il est crucial de déterminer si la personne comprend que l'amour est une compétence plus qu'une émotion. Ressentir, bien sûr, mais surtout comprendre qu'un couple exige un travail commun, des compromis, des discussions et des efforts constants.Une amie a pris la décision d'aller voir un thérapeute de couple dès qu'elle a senti que sa relation devenait sérieuse.Non pas parce qu'ils rencontraient des problèmes, mais pour s'assurer que leur communication resterait toujours fluide.J'ai trouvé cette initiative particulièrement mature et judicieuse.D'ailleurs, je serais curieux de connaître votre opinion à ce sujet que certains pourraient qualifier de « tue l'amour ».Raison #3 : La catégorisation devient notre prison mentaleLorsque j'ai réalisé mon épisode sur les "pervers narcissiques", ma première observation fut celle-ci : quand tout le monde devient pervers narcissique, plus personne ne l'est véritablement.Et cette banalisation est irrespectueuse envers les véritables victimes.Cette réflexion s'applique à toute cette culture de surface et ces catégorisations simplistes que nous accumulons : styles d'attachement, langages de l'amour... sans oublier le mot fourre-tout "toxique", tellement galvaudé qu'il a perdu toute substance.Certes, se positionner sur un spectre a son utilité, mais comme son nom l'indique, c'est un "spectre" — il est rare d'incarner une seule catégorie pure.Personnellement, je trouve difficile d'identifier MON langage de l'amour principal, car tous me parlent profondément.Il en va de même pour la sexualité. Dans ce domaine, j'ai l'impression que nos corps communiquent directement.Certaines connexions sont extraordinaires, d'autres catastrophiques, sans que ce soit nécessairement la faute de quiconque. C'est ainsi, et ce n'est pas grave.Je l'avoue sans souci, j'ai été un « mauvais coup » pour certaines personnes mais j'espère un meilleur pour d'autres.J'ai souvent remarqué que cette alchimie se ressent dès le premier baiser. Cela dit, la sexualité reste un territoire d'exploration infini où nous devons d'abord accepter notre ignorance fondamentale.C'est particulièrement vrai pour les hommes car, d'après mon expérience, les femmes réagissent très différemment aux mêmes stimuli.Je n'ai pas d'expérience avec les hommes, mais j'imagine que c'est un peu plus mécanique — quoique vous pourriez me contredire.Au-delà de l'attraction initiale et des premières années, l'enjeu devient de faire durer le désir. J'ai adoré recevoir Anne et Jean-François Descombe sur ce sujet.Ils encouragent à dépasser l'idée reçue selon laquelle le sexe doit toujours naître spontanément du désir dans un couple établi.En réalité, aussi peu romantique que cela puisse paraître, il est souvent préférable de planifier des rendez-vous intimes, de créer délibérément des moments de connexion et de transcender les conventions en développant une perception corporelle plus subtile.Je n'ai jamais mis cette approche en pratique car ma compréhension de ces dynamiques est arrivée tardivement et mes relations récentes ont été trop brèves pour arriver à cet endroit. Cependant, j'observe que nous sommes souvent complètement déconnectés de nos corps sans même nous en rendre compte, parce qu'ils se protègent naturellement.Il faut réapprendre à ressentir, à ramener la sexualité dans le corps plutôt que dans la tête. C'est un travail considérable (pour moi aussi qui suis tellement cérébral).Raison #4 : Prisonniers de la performance, même dans l'intimitéLa sexualité demeure un enjeu majeur dans les relations, devenant souvent une difficulté dans les couples établis.Je crois que nous sommes conditionnés à la performance dans tous les domaines, alors que l'intimité devrait être précisément l'espace où cette pression n'existe pas.Pourtant, nous sommes obsédés par le plaisir de l'autre, et si nous échouons à l'atteindre, nous remettons tout en question. Cette pression existe pour les hommes, mais je la perçois encore plus forte chez les femmes.Un homme qui n'éjaculerait pas à répétition serait source d'inquiétude majeure pour sa partenaire, et probablement pour lui-même. J'ai conscience que mes propres biais transparaissent ici, mais j'ai l'impression que dans le sens inverse, ce serait moins problématique.Esther Perel dit: "Dis-moi comment tu as été aimé, je te dirai comment tu fais l'amour."Selon elle, notre histoire émotionnelle s'inscrit dans la physicalité de notre sexualité. Personnellement, il y a longtemps, j'entretenais une forme de respect que je qualifierais aujourd'hui de "déplacé" envers mes partenaires — déplacé parce que la sexualité n'implique pas un manque de respect.Typiquement, le problème résidait dans mon rapport à l'autre et à la sexualité en général.Un autre exemple peut être plus parlant pourrait être celui d'une femme qui n'oserait jamais dire à son partenaire qu'elle n'appréciait pas certaines pratiques sexuelles - cela illustre comment des schémas émotionnels anciens (peur du conflit ou de la désapprobation) créent des blocages dans l'intimité physique.Parfois, des couples apparemment harmonieux connaissent aussi des blocages sexuels malgré leur amour et leur entente.Esther Perel a développé toute une méthodologie de questions pour identifier comment nous avons appris à aimer, quelles ont été nos figures protectrices durant l'enfance, et si l'expression de nos émotions et de notre plaisir était considérée comme acceptable.Les réponses à ces questions révèlent comment nos expériences passées façonnent notre "plan érotique" et influencent nos défis émotionnels dans l'intimité.Notre histoire émotionnelle marque profondément notre sexualité, se manifestant à travers nos conditionnements, la reproduction de schémas relationnels, nos peurs de la vulnérabilité et la dynamique même de nos interactions intimes.Heureusement, la sexualité peut également devenir un outil pour accéder à des émotions profondes et résoudre des blocages que nous n'arrivions pas à surmonter autrement.En définitive, je crois que le couple n'existe pas pour "réussir" mais pour nous permettre de "ressentir".Nous devons impérativement nous libérer de cette logique performative et productiviste pour simplement nous sentir vivants.C'est une véritable révolution intérieure qui s'impose.Raison #5 : Nous entrons dans le couple pour évoluer, mais résistons au changementDepuis les Lumières, nous avons élevé l'individualisme au rang de valeur suprême. Comme je l'ai abordé dans une précédente newsletter, nous nous imposons une isolation que nous semblons apprécier, mais qui nous déconnecte de notre humanité fondamentale.La vie de couple exige d'articuler une dynamique entre préservation de son identité propre et connexion authentique avec l'autre.Comme évoqué dans la première raison, nous sommes des idéalistes irréalistes, portés par l'illusion d'un amour parfait qui nous transformerait en une version améliorée de nous-mêmes.Pourtant, lorsque nous nous engageons, cette promesse de métamorphose se heurte à la réalité.Nous ne choisissons pas un partenaire uniquement pour ses qualités ; inconsciemment, nous choisissons aussi une version future de nous-mêmes que nous aspirons à incarner — devenir plus calme, plus fort, plus complet.Esther Perel l'exprime magnifiquement : nous rencontrons l'autre pour retrouver une partie de nous encore inexplorée.Cette promesse d'évolution engendre cependant une tension profonde.Ce qui nous fascinait initialement devient source d'inconfort.Le calme apaisant se transforme en froideur détachée, la liberté joyeuse en irresponsabilité.La vision identitaire que nous avions imaginée entre en contradiction avec la réalité quotidienne du changement.Nous résistons à cette évolution parce qu'elle bouscule notre identité, même celle que nous avions idéalement construite.Le couple devient ainsi un espace paradoxal où nous aspirons à grandir tout en redoutant de perdre notre stabilité.Nous voulons évoluer, mais uniquement à notre rythme, sans que les transformations imposées par l'autre ne remettent en question ce que nous considérons comme notre essence. Ce conflit nous pousse souvent à rejeter ce qui devait nous transformer, à blâmer l'autre pour une inertie que nous percevons comme une trahison de notre idéal initial.Ce tiraillement entre l'envie d'ouvrir un nouveau chapitre et la peur d'abandonner l'image rassurante de notre identité constitue l'une des dynamiques les plus universelles et douloureuses de la vie à deux.C'est pourtant dans cette lutte que réside le potentiel d'une transformation authentique, si nous acceptons enfin le coût du changement intérieur.En conclusion: l'amour comme territoire d'exploration, non de performanceAimer aujourd'hui est difficile, non pas parce que nous serions devenus incapables d'aimer, mais parce que nous attendons de l'amour qu'il résolve tout.Qu'il nous apaise, nous élève, nous stimule, nous révèle.Qu'il nous offre simultanément la sécurité d'un foyer et l'ivresse d'une passion.Qu'il nous soutienne dans les moments difficiles tout en nous laissant respirer quand nous avons besoin d'espace.Ce n'est plus simplement une relation: c'est une architecture existentielle, un miroir identitaire, un incubateur de sens. C'est trop demander.Lorsque la réalité ne correspond pas à cette fiction intérieure, nous résistons.Nous accusons, fuyons ou nous replions.Nous croyons que l'autre nous blesse intentionnellement, alors qu'il réveille en nous des mémoires anciennes, des blessures non cicatrisées, des récits que nous tenons pour vérités absolues. Et nous l'avons vu, les papillons n'y sont pas pour rien…Nous oublions que dans toute relation, il n'existe jamais une vérité unique mais deux narrations distinctes — souvent incompatibles.Nous redoutons également le conflit, que nous confondons avec la fin de l'amour.Je déteste le conflit en bon « gentil », pourtant, un conflit traversé avec conscience est peut-être ce qu'il y a de plus vivant dans une relation.Il ne signale pas l'échec, mais la possibilité d'un lien authentique — non plus idéalisé, mais profondément incarné.Le couple n'a pas vocation à nous rendre heureux comme le ferait un produit fini.Il existe pour nous faire grandir, parfois nous ébranler, souvent nous décaler.Aimer n'est pas maîtriser, ni guérir, ni même comprendre entièrement.C'est oser traverser l'inconfort du lien sans fuir à la première dissonance.C'est abandonner l'idée qu'il existe une méthode parfaite pour aimer, pour embrasser la complexité d'un ch Suggestion d'autres épisodes à écouter : [Solo] Ca veut dire quoi d'être un homme? (https://audmns.com/VrvDGYA) [NEWS] La gentillesse est-elle toujours une vertu? (https://audmns.com/fsjMsBo) [NEWS] Le paradoxe du siècle « social » que l'on fait mine d'ignorer (https://audmns.com/CREUtAc)Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Stéphane Bern nous entraîne au cœur de la Seconde Guerre mondiale, derrière les barbelés d'un camp de prisonniers alliés qui n'avaient qu'une seule idée en tête : s'en échapper ! Une “Grande Evasion” tentée le 25 mars 1944, il y a 81 ans jour pour jour, qui a inspiré Hollywood mais qui a, hélas, dans la réalité, tourné court… Quelle a été la réalité de cette évasion ratée ? Depuis quand le cinéma s'empare-t-il de la Seconde Guerre mondiale ? Quel rôle le 7e art joue-t-il dans la construction de la mémoire de cette guerre totale ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benoît Rondeau, historien et auteur de "La Seconde Guerre mondiale fait son cinéma" (Editions Ouest-France)Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.