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Dans l'Antiquité égyptienne, les victoires militaires ne se célébraient pas seulement par des chants ou des monuments. Après certaines batailles, les soldats du pharaon pratiquaient une méthode particulièrement macabre : ils mutilaient les cadavres ennemis afin de compter les morts. Et parmi les “preuves” rapportées figuraient parfois les mains… mais aussi les sexes des vaincus.Cette pratique est attestée par plusieurs sources égyptiennes, notamment des reliefs et des textes militaires du Nouvel Empire, l'époque des grands pharaons guerriers comme Ramsès III. Sur certains murs de temples, on voit des scribes assis devant des piles de mains coupées ou de phallus, occupés à les compter soigneusement.Pourquoi faire cela ? D'abord pour une raison très pratique : vérifier le nombre réel d'ennemis tués. Dans les armées antiques, il était difficile d'évaluer précisément les pertes adverses après une bataille. Les soldats pouvaient exagérer leurs exploits pour obtenir des récompenses. Rapporter une partie identifiable du corps servait donc de preuve officielle.Les mains étaient souvent utilisées, car elles étaient faciles à couper et à compter. Mais dans certains cas, notamment contre des ennemis étrangers comme les Libyens ou les “Peuples de la mer”, les Égyptiens coupaient aussi les sexes des morts. Cela permettait d'éviter une fraude possible : un soldat aurait pu couper les deux mains d'un même cadavre et prétendre avoir tué deux ennemis. Un seul sexe ne pouvait appartenir qu'à un seul homme.Mais cette mutilation avait aussi une dimension symbolique très forte. Dans de nombreuses cultures anciennes, les organes génitaux représentaient la puissance, la virilité et la capacité à transmettre une lignée. Couper le sexe d'un ennemi revenait donc à l'humilier jusque dans la mort. C'était une manière d'effacer symboliquement sa descendance et sa puissance masculine.Chez les Égyptiens, la guerre avait également une dimension religieuse. Le pharaon était vu comme le garant de l'ordre cosmique, appelé la “Maât”. Les ennemis du royaume étaient souvent représentés comme des forces du chaos. Les vaincre et mutiler leurs corps participait donc à une démonstration de domination totale : le chaos était écrasé par l'ordre incarné par le pharaon.Les scribes jouaient un rôle essentiel dans ce processus. Ils comptabilisaient minutieusement les trophées humains rapportés après les combats. Ces chiffres servaient ensuite à glorifier le souverain dans les inscriptions officielles.Aujourd'hui, cette pratique nous paraît évidemment terrifiante. Mais dans le contexte de l'Antiquité, elle était perçue comme une procédure militaire, administrative et symbolique. Elle rappelle surtout à quel point les guerres anciennes étaient brutales, et combien les civilisations les plus raffinées pouvaient aussi pratiquer une violence extrême. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous vivons une époque où l'esprit prend toute la place : nous analysons, nous anticipons et nous gérons. Mais à force de rester coincés dans notre tête, nous finissons par oublier que notre corps possède son propre langage. Fatigue persistante, ventre noué, tensions musculaires ou sommeil haché… Et si ces signaux n'étaient pas des dysfonctionnements à réparer, mais des messages que vous n'avez pas encore pris le temps d'écouter ?Les neurosciences nous l'enseignent : notre système nerveux enregistre tout ce que notre mental tente de refouler. L'hypervigilance et le stress répété s'impriment dans nos tissus. Très souvent, notre premier réflexe est de lutter contre ces symptômes, comme s'ils nous punissaient. Pourtant, le corps ne cherche jamais à nous nuire ; il tente simplement de nous informer qu'un rythme est devenu insoutenable ou qu'un besoin fondamental est ignoré.Un corps que l'on écoute régule le stress infiniment mieux qu'un corps que l'on ignore. Pour rompre le mode "pilote automatique", accordez-vous deux minutes chaque soir, sans distraction. Ne cherchez pas à analyser, observez simplement : votre respiration est-elle fluide ? Vos épaules sont-elles hautes ? Votre ventre est-il souple ? Le corps n'a pas toujours besoin d'être "soigné" immédiatement, il a d'abord besoin d'être entendu. Plus vous apprendrez à l'écouter quand il murmure, moins il aura besoin de crier.
Quand on évoque les peuples amérindiens et le scalp, beaucoup imaginent une pratique uniquement liée à la violence ou à la barbarie. Pourtant, la réalité historique est bien plus complexe. Le scalp consistait à retirer une partie du cuir chevelu de l'ennemi vaincu, généralement avec les cheveux. Cette pratique a existé chez plusieurs peuples d'Amérique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du monde et à différentes époques de l'Histoire.Chez certains peuples amérindiens, le scalp avait d'abord une dimension symbolique et guerrière. Dans des sociétés où le courage au combat était essentiel au prestige social, rapporter un scalp constituait une preuve tangible de victoire. C'était un trophée démontrant la bravoure du guerrier. Le scalp pouvait être montré à la tribu, exposé lors de cérémonies ou utilisé dans des rituels. Il servait parfois à honorer les esprits protecteurs ou à renforcer le statut du combattant.Contrairement aux idées reçues, tous les peuples amérindiens ne pratiquaient pas le scalp. Certaines tribus y avaient recours fréquemment, comme les Comanches ou les Apaches, tandis que d'autres le faisaient rarement, voire pas du tout. Les motivations variaient aussi selon les régions et les périodes. Parfois, il s'agissait surtout d'intimider l'ennemi. Dans d'autres cas, le scalp représentait une forme de vengeance après un conflit meurtrier.Mais un élément souvent oublié est le rôle joué par les Européens eux-mêmes. À partir du XVIIe siècle, les puissances coloniales ont parfois encouragé cette pratique. Les Français, les Britanniques puis les Américains ont, à certaines périodes, offert des primes pour les scalps ennemis. Un scalp devenait alors une preuve permettant de toucher une récompense financière. Cette politique a contribué à amplifier le phénomène et à le rendre encore plus brutal.Le scalp n'était d'ailleurs pas exclusivement pratiqué par les Amérindiens. Durant les guerres coloniales, des colons européens et des milices américaines scalpèrent eux aussi leurs adversaires. L'image du “sauvage indien scalpeur” a donc largement été exagérée par la littérature populaire et surtout par le cinéma du XXe siècle, notamment les westerns hollywoodiens.Enfin, il faut rappeler que le scalp ne signifiait pas toujours la mort immédiate. Certaines victimes survivaient, même si les risques d'infection étaient énormes avant la médecine moderne.Aujourd'hui, les historiens insistent sur la nécessité de replacer cette pratique dans son contexte historique et culturel. Le scalp était avant tout lié à la guerre, au prestige et aux croyances spirituelles, bien loin des caricatures simplistes longtemps véhiculées sur les peuples amérindiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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durée : 00:03:13 - Le Fil pop culture - par : Clémence Imbert - Du XIXᵉ siècle à notre époque contemporaine, l'affiche conserve un statut à part dans l'espace public. Arracher ou dégrader les affiches est une manière de se faire entendre. Et cette pratique s'inscrit dans une longue histoire de résistance et d'opposition. - réalisation : Emily Vallat - invités : Clémence Imbert Historienne de l'art et du graphisme, enseignante
durée : 00:03:13 - Le Fil pop culture - par : Clémence Imbert - Du XIXᵉ siècle à notre époque contemporaine, l'affiche conserve un statut à part dans l'espace public. Arracher ou dégrader les affiches est une manière de se faire entendre. Et cette pratique s'inscrit dans une longue histoire de résistance et d'opposition. - réalisation : Emily Vallat - invités : Clémence Imbert Historienne de l'art et du graphisme, enseignante
L'UFC 328 débarque à Newark avec une affiche explosive en combat principal. Le champion des -84kg Khamzat Chimaev affronte l'ancien détenteur de la ceinture Sean Strickland. Anciens partenaires d'entrainement, les deux hommes se détestent. Dans la nuit du 9 au 10 mai, ils se retrouvent dans la cage pour régler cette rivalité que l'UFC a participé à entretenir depuis plusieurs années. Baba et Charles vous proposent le preview d'une soirée riche puisque le titre des poids mouches qui se disputera entre Van et Taira. On pourra aussi y retrouver le Français William Gomis, au milieu d'une carte qui s'annonce comme l'une des plus belles de ce début d'année.
Nous sommes entre les XVIIIe et le XVIe siècles avant notre ère, en Egypte. C'est à cette époque qu'arrivent, dans l'est du Delta du Nil, les Hyksôs littéralement, en grec ancien, « chefs des pays étrangers ». Plus tard, au milieu du premier siècle, l'historiographe romain Flavius Josèphe, citant Manéthon, l'auteur d'une « Histoire de l'Egypte », rapporte : « Je citerai ses propres paroles, comme si je le produisais lui-même comme témoin : « Sous son règne, (il parle du roi égyptien Toutimaios), je ne sais comment, la colère divine souffla contre nous, et à l'improviste, de l'Orient, un peuple de race inconnue eut l'audace d'envahir notre pays, et sans difficulté ni combat s'en empara de vive force ; ils se saisirent des chefs, incendièrent sauvagement les villes, rasèrent les temples des dieux et traitèrent les indigènes avec la dernière cruauté, égorgeant les uns, emmenant comme esclaves les enfants et les femmes des autres (...) On nommait l'ensemble de cette nation Hyksos, c'est-à-dire «rois pasteurs». Car « hyk » dans la langue sacrée signifie roi, et « sôs » veut dire pasteur au singulier et au pluriel dans la langue vulgaire ; la réunion de ces mots forme Hyksôs. D'aucuns disent qu'ils étaient Arabes. Dans une autre copie, il est dit que l'expression « hyk » ne signifie pas rois, mais indique, au contraire, des bergers captifs. Car «hyc», en égyptien, et « hak », avec une aspirée, auraient proprement le sens tout opposé de captifs. (…) Ces rois (…), ceux des peuples appelés pasteurs, et leurs descendants, furent maîtres de l'Égypte, d'après Manéthôs, durant cinq cent onze ans. Puis les rois de la Thébaïde et du reste de l'Égypte se soulevèrent contre les Pasteurs. Entre eux éclata une guerre importante et très longue(…) Les Pasteurs vaincus furent, dit-il, chassés de tout le reste de l'Égypte et enfermés dans un lieu contenant dans son périmètre dix mille aroures (une aroure représentant environ 28 ares) : ce lieu se nommait Avaris (...) Partons sur les traces des mystérieux Hyksôs … Invité : Sébastien Polet de l'asbl Roma sujets traités : Hyksôs, Egypte, bienfaiteurs, ennemis, Flavius Josèphe, rois, pasteurs,Manéthôs, Avaris Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Frédéric Martel vous présente son ouvrage "Occidents : enquête sur nos ennemis" aux éditions Plon. Entretien avec Jefferson Desport.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Peut-on pardonner nos ennemis by Rav David Touitou
durée : 00:53:54 - Les interviews d'Inter - par : Thomas Snégaroff - Qu'est-ce que "l'Occident" ? Existe-t-il vraiment ? Débat avec Frédéric Martel, journaliste, producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture, professeur à l'université de ZhdK de Zurich, auteur de “Occidents. Enquête sur nos ennemis” (Plon). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:53:54 - Le Grand Face-à-face - par : Thomas Snégaroff - Qu'est-ce que "l'Occident" ? Existe-t-il vraiment ? Débat avec Frédéric Martel, journaliste, producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture, professeur à l'université de ZhdK de Zurich, auteur de “Occidents. Enquête sur nos ennemis” (Plon). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a une soixantaine d'élus démocrates de la Chambre des représentants et quelques républicains qui commencent à invoquer le recours au 25e amendement de la Constitution des États-Unis afin de destituer Donald Trump pour inaptitude à exercer. Pour Vincent Crouzet, il y a très peu de chances que ce 25e amendement puisse être déclenché par le vice-président J.D. Vance. "En revanche, le recours à l'empêchement est possible à la suite des Midterms", ajoute-t-il. Qu'est-ce que le travail d'un journaliste, d'un politologue ou d'un intellectuel si ce n'est d'essayer de comprendre notre monde, ceux qui le dirigent, y compris nos ennemis ? C'est ce que fait Frédéric Martel dans un ouvrage très fourni, nourri de près de huit années d'enquête auprès des adversaires de l'Occident. Il a réalisé 1 900 interviews dans 52 pays pour comprendre le monde d'aujourd'hui. Le livre s'intitule Occidents, publié aux éditions Plon. Selon Ruth Elkrief, c'est fascinant de voir les mêmes lectures et les mêmes références. Il y a aussi les rencontres et les paroles, poursuit-elle. L'Union européenne veut en finir avec les suppléments que les compagnies low-cost appliquent, comme aux bagages cabine. D'après Pascal Perri, si cette réglementation devait voir le jour, le tarif général des compagnies aériennes, notamment des compagnies low-cost, augmenterait. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:33:25 - Les interviews d'Inter - par : Charline Vanhoenacker - Magali Lafourcade est magistrate, lanceuse d'alerte sur les atteintes à l'État de droit en France, et aussi récemment contre l'ingérence américaine dans les affaires judiciaires concernant le Rassemblement national. Elle plaide pour que "l'ingérence politique devienne un sujet citoyen". - réalisation : Ophélie Vivier, Stéphane Ronxin - invités : Magali Lafourcade Magistrate, secrétaire générale de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Cnam, est l'invitée de la matinale du jour. Elle revient sur la dissuasion nucléaire, incarnation de la souveraineté française, et sur la capacité de notre arsenal à défendre l'Europe. La présidente de Women In Nuclear France analyse également l'origine de cette évocation de notre capacité de défense : l'embrasement actuel au Moyen-Orient.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Livre « Un carême avec Léon XIV » par Laurent Landete (éditions Mame)
COMMENTAIRE DE L'EVANGILE DU JOUR Matthieu 5, 43-48En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Voici l'Évangile du samedi 28 février 2026 :« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »– Acclamons la Parole de Dieu. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
À quelques semaines des élections municipales, les journalistes de RFI se rendent sur le terrain pour faire le point sur la campagne dans les différentes villes. À Nice, capitale des Alpes-Maritimes, le scrutin prend des allures de règlement de comptes. Christian Estrosi, maire sortant, et Éric Ciotti, longtemps alliés et désormais rivaux, s'affrontent dans une bataille acharnée pour cette mairie de la Côte d'Azur. Un duel qui anime les conversations des Niçois, même s'il suscite aussi, parfois, une certaine lassitude. De notre envoyée spéciale à Nice, Ciel bleu, 20°C, un soleil éclatant. En cette journée ensoleillée du 11 février, le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, inaugure la statue du grand écrivain Albert Camus sur la promenade du Paillon. Le lauréat du prix Nobel de littérature était très lié à la ville. Le maire lui rend hommage : « Il y a chez Camus une actualité qui étonne, qui donne même le vertige ». Aux côtés de Christian Estrosi, la petite-fille d'Albert Camus, Élisabeth Maisondieu-Camus nous partage volontiers ses inquiétudes : « Je n'ai pas envie d'extrême nulle part. Je suis mesurée. » Un message à peine voilé faisant référence à l'alliance d'Eric Ciotti avec le RN. Un soutien bienvenu pour le maire de la ville car la tension est forte alors qu'un sondage Politico sorti cette semaine donne Eric Ciotti en tête des intentions de vote avec dix points de plus que le maire sortant. Christian Estrosi est ici chez lui sur la coulée verte qu'il a faite construire. Il s'apprête à lancer des travaux pour une seconde phase. Ces dernières semaines, le maire consacre beaucoup de temps à livrer les dernières réalisations de son mandat et nous explique les transformations. « Vous aviez une gare routière qui dépassait les toitures de chaque rive. » L'élu est ravi de nous montrer les sculptures contemporaines de l'école de Nice et la perspective ouverte sur l'Observatoire qui justifie d'avoir rasé le théâtre et le palais des congrès Acropolis. Cette nouvelle phase de construction divise les Niçois, le maire le sait et son rival Éric Ciotti en a fait l'un des principaux angles d'attaque de sa campagne. Christian Estrosi relativise. « Cela ne l'a pas empêché en 2020 de me soutenir, y compris dans ce projet. Je voudrais que ce prochain mandat soit quelque part le point d'orgue de l'écrin que nous avons fait ces dernières années. » Dans le camp d'en face, le président du parti UDR Éric Ciotti dénonce l'ego démesuré du maire sortant. Et l'attaque sur ses errances politiques : « Il est désormais chez Monsieur (Édouard) Philippe après avoir été le plus proche soutien de Monsieur (Emmanuel) Macron, donc peut-être que demain, il sera au Rassemblement national. » Coups bas entre les deux candidats Un parricide entre deux anciens alliés qui prennent soin de ne pas se croiser dans la petite rue Richelmi qui voit passer le roi et la reine du carnaval de Nice. Le député croit en la volonté des habitants de tourner la page de l'époque Estrosi « La campagne est très dynamique, une envie extrêmement puissante de changement pour écrire une nouvelle page de Nice ». En marge du carnaval, Éric, un Niçois, est lassé par la politique menée par le maire sortant. Il ne revotera pas pour lui. « Il y a les impôts locaux, la transformation de la ville, démolir, reconstruire ailleurs, donc je ne vois pas l'intérêt. » Karine est commerçante à Nice. Elle est consciente que la victoire du maire sortant n'est pas acquise. « J'entends beaucoup de personnes qui voteraient Ciotti ». Depuis quelques semaines la campagne s'accélère, les débauchages se multiplient, les coups bas pleuvent. Le maire a d'ailleurs tenu une conférence de presse pour dénoncer les attaques auxquelles certains se prêtent. À Nice, les attaques foisonnent et ce n'est pas près de s'arrêter. À lire aussiFrance: les enjeux et points chauds des élections municipales 2026
Fruits : amis, ennemis… ou mal compris ?
Table ronde scientifiqueCe cycle de tables rondes invite des experts issus de différentes disciplines à apporter leur éclairage sur un thème qui agite la communauté scientifique ou, plus largement, la société. Cette sixième saison propose d'étudier l'invisible, comme les atomes, les virus ou les radiations, et d'interroger les risques qu'il pose lorsque les liens entre causes et effets sont difficiles à établir.La première séance est consacrée aux micro-organismes. Leur découverte (virus, bactéries…) a bouleversé l'histoire de la médecine aux XIXᵉ et XXᵉ siècles. Aujourd'hui, ils représentent à la fois de nouvelles menaces (virus émergents, antibiorésistance) et des acteurs essentiels de la vie sur Terre. Six ans après la pandémie de Covid-19, trois spécialistes font le point sur notre rapport complexe avec les microbes.Débat enregistré le 11 février 2026 à la BnF I François-Mitterrand. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et si le secret de votre bien-être au travail était de connaître vos véritables ennemis ? Dans le nouvel épisode de mon podcast Happy Work, je vous dévoile les 5 pires freins à votre épanouissement professionnel et, surtout, comment les neutraliser !
D'infréquentable à incontournable. Longtemps considéré comme un paria en politique, le Rassemblement national est aujourd'hui au centre du jeu. Pour comprendre la stratégie de normalisation du parti, la Loupe retrace les étapes clés de cette transformation opérée par Marine Le Pen. Qui commence par la relation spéciale qu'entretient la cheffe frontiste avec le président de la République... Un récit accompagné des analyses de Laureline Dupont, directrice adjointe de L'Express, et Marylou Magal, journaliste au service Politique et spécialiste de l'extrême droite.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Charlotte BarisEcriture : Léa BertrandRéalisation et montage : Jules KrotCrédits : BFMTV, INA, Public Sénat, TF1, TV5 MondeMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La multinationale Capgemini recule. Face à la polémique, le groupe informatique français annonce la mise en vente de sa filiale travaillant pour la police américaine anti-immigration (ICE). Un partenariat qui posait question, de même que la proximité affichée des géants de la Tech avec la sphère MAGA. Jusqu'où peut aller le pouvoir économique des grandes entreprises ? Leur projet menace-t-il la démocratie ? Quels garde-fous ? Pour en débattre : - Georges Nahon, expert des technologies numériques, conférencier, ancien directeur du Centre d'innovation d'Orange Silicon Valley à San Francisco, co-auteur du livre Le village numérique mondial : la deuxième vie des réseaux, éditions Odile Jacob - Anne Bellon, politiste, maîtresse de conférences à l'Université de Technologie de Compiègne, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d'Internet - Olivier Tesquet, journaliste au service enquêtes de Télérama. Auteur de nombreux livres, entre autres, État d'urgence technologique, Dans la tête de Julian Assange, et coauteur d'Apocalypse Nerds, comment les technofascistes ont pris le pouvoir, éditions Divergences.
La multinationale Capgemini recule. Face à la polémique, le groupe informatique français annonce la mise en vente de sa filiale travaillant pour la police américaine anti-immigration (ICE). Un partenariat qui posait question, de même que la proximité affichée des géants de la Tech avec la sphère MAGA. Jusqu'où peut aller le pouvoir économique des grandes entreprises ? Leur projet menace-t-il la démocratie ? Quels garde-fous ? Pour en débattre : - Georges Nahon, expert des technologies numériques, conférencier, ancien directeur du Centre d'innovation d'Orange Silicon Valley à San Francisco, co-auteur du livre Le village numérique mondial : la deuxième vie des réseaux, éditions Odile Jacob - Anne Bellon, politiste, maîtresse de conférences à l'Université de Technologie de Compiègne, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d'Internet - Olivier Tesquet, journaliste au service enquêtes de Télérama. Auteur de nombreux livres, entre autres, État d'urgence technologique, Dans la tête de Julian Assange, et coauteur d'Apocalypse Nerds, comment les technofascistes ont pris le pouvoir, éditions Divergences.
Les visées de Donald Trump sur le Groenland semblent avoir été la goutte qui a fait déborder le vase. L'Europe, exaspérée, s'est montrée plus ferme et déterminée. Les Etats-Unis de Trump sont-ils encore des alliés ? L'Europe a-t-elle les moyens de s'émanciper ?
Avec : Benjamin Amar, prof d'histoire-géo. Elise Goldfarb, entrepreneuse et influenceuse. Et Frédéric Hermel, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Peut-on vraiment parler de développement des compétences sans aligner RH, L&D et managers autour de la même table (et du même agenda) ?Dans ce second épisode de la mini-série HR Fair-Htag / Références, nous accueillons Bernard Coulaty pour une conversation aussi lucide que stimulante sur ce fameux trio… qui ne joue pas toujours à l'unisson.Au fil de l'épisode, Bernard, ancien DRH international, consultant et professeur en management, démonte quelques idées reçues (non, la formation ne se résume pas à un catalogue de modules, et non, l'engagement ne se décrète pas en comité…) pour revenir à l'essentiel : la coopération concrète entre RH, L&D et managers. Car ce sont bien ces personnes, sur le terrain, qui transforment les intentions en compétences réelles (ou pas).Entre convictions assumées (exemplarité, approche systémique), exemples parlants et formules qui font mouche (”tant que je gagne, je joue”), l'épisode explore comment créer les conditions d'un engagement durable et d'un développement des compétences qui a du sens, pour les individus comme pour l'organisation. Le tout sans langue de bois, et avec ce qu'il faut d'humour pour rappeler que, même en RH, on a le droit de sourire.Et, en conclusion de l'épisode, trois ressources pour inspirer vos pratiques professionnelles.On a évoquéLe profil LinkedIn de Bernard CoulatyLe dernier ouvrage de Bernard Coulaty Engagement 4.0Francois Dupuy, sociologue des organisationsL'épisode #20 CQLP, enregistré dans le cadre du salon HR & Learning TechnologiesRecommandationsNicolas: L'ouvrage What Makes Training Really Work d'Ina Weinbauer-HeidelJérôme: Le playbook The Generative Organization - AI Playbook for exponantiel leaders du Prof Bryan Cassady & Tom GeraceBernard: L'évènement HR & Learning Technologies à Paris en janvier 2026Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des guerres, des discussions, des blocus... Notre relation avec les Anglais a rarement été au beau fixe ! Chaque weekend en podcast, retrouvez "100 ans de conneries", par Jean Yanne. Pendant 4 mois, de septembre à décembre 1999, le sociétaire des "Grosses Têtes", tenait sur RTL une chronique quotidienne dans laquelle il faisait le bilan du siècle qui allait bientôt se terminer. Avec son humour féroce habituel, il s'est attaché à dénoncé la "connerie" humaine, vraie constante et révélatrice du XXème siècle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Les GG remontent le temps pour vous faire vivre les grands moments d'Histoire du sport !"
C'est le capitaine de l'équipe des GG du Sport : notre éditorialiste Christophe Cessieux fait sa causerie à la mi-temps de l'émission ! Un coup de gueule, un coup de cœur… Christophe a carte blanche !
Mawlaya Seydi Mouhamed ElCheikh
Les cathares sont les hérétiques les plus célèbres du Moyen Âge. Ils sont, aujourd'hui liés, à un mythe plus ou moins fantaisiste de châteaux haut perchés. Mais si ces dissidents se sont bien dressés contre l'autorité du clergé, leur image et leur doctrine sont largement le fruit d'une une construction de l'Église. La répression de cette dissidence sera d'une rare violence et mènera à l'établissement de la célèbre "inquisition", marquant la naissance de ce que l'on a appelé la "société de persécution". On en parle avec Arnaud Fossier. Auteur de l'ouvrage "Les cathares, ennemis de l'intérieur", aux éditions La fabrique. Sujets traités : Histoire, Moyen Âge, Cathare, Religion, Catholicisme, Pape, Inquisition, guerre de religion, France, Eglise, persécution, clergé, Arnaud Fossier Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tes fautes ouvrent la porte à tes ennemis (Korah) by Rav David Touitou
« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)Méditation par le Père Nicolas de BoccardChant Final :"Aimez vos ennemis" du Chœur Cantemus DominoDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes à la fin du VIIIe siècle avant J.-C., époque à laquelle fut composée l'Iliade, l'épopée attribuée à Homère. le sanglier y occupe une place symbolique forte, illustrée, par exemple, par la description détaillée d'un casque guerrier fabriqué en défenses de sanglier. Au-delà de l'équipement militaire, le sanglier est un modèle de courage et de férocité dans la littérature épique grecque, souvent utilisé dans des comparaisons pour glorifier les héros comme Hector, Ulysse ou Ajax. La chasse au sanglier elle-même constitue un rite d'initiation crucial pour les jeunes hommes, leur permettant de prouver leur valeur virile et de marquer leur passage à l'âge adulte. L'importance symbolique du sanglier n'est pas limitée à la Grèce ainsi dans le monde étrusque, il est au cœur de l'idéologie aristocratique. Chez les Celtes de l'âge du Fer, il est agressif et viril, tandis qu'en Égypte ancienne, son statut est complexe, tantôt impur, tantôt propre à la consommation. Cette diffusion symbolique de l'image du sanglier et de son descendant, le cochon, s'inscrit dans une longue histoire commune avec l'humain qui débute avec la domestication de l'animal il y a environ 8000 ans en Anatolie orientale et en Chine. Comment cette image a-t-elle évolué à travers les différentes cultures et époques ? Quels indices archéologiques, au-delà des ossements, peuvent nous aider à comprendre les pratiques d'élevage et de consommation anciennes ? De quelle manière l'hybridation et la domestication ont-elles transformé notre rapport à l'animal ? Des bords du Nil à la forêt ardennaise, partons à la rencontre des suidés… Eugène Warmenbol, professeur à l'ULB, chaire d'archéologie protohistorique du Nord-Ouest de l'Europe. Exposition "Sangliers et cochons dans la Préhistoire et l'Antiquité", au Musée du Malgré-Tout, à Treignes. Sujets traités : cochons, sangliers, Homère, Hector, Ulysse , Ajax, rite, Grèce, Celtes, domestication, Préhistoire, Antiquité Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le territoire de 15 000 mètres carrés frontalier de la Pologne, de la Lituanie et de la Biélorussie et relié à la Russie à travers les 70 kilomètres du corridor de Suwalki, est à la fois une forteresse ultra-militarisée au bord de la mer Baltique et un territoire qui entretenait avant la guerre en Ukraine et les sanctions occidentales des liens étroits avec l'Europe. Reportage dans ce territoire « baromètre » des relations UE-Russie. De notre envoyée spéciale à Kaliningrad,Kaliningrad, fin de journée, un stade dans la ville. Une partie de football dans la lumière claire du printemps malgré le froid, des coureurs sur la piste et deux adolescents de 17 ans qui déboulent, sourire aux lèvres, mais visage sérieux. Pavel et Eugène sont venus s'entraîner pour leurs futurs concours d'écoles supérieures. Membres d'un des clubs militaro-patriotiques de la ville, ils visent des établissements d'études militaires supérieures prestigieux en Russie.Pavel postule à l'École navale de Saint-Pétersbourg, « parce que je considère qu'être militaire dans notre pays est un honneur » dit-il ; Eugène à l'École supérieure d'artillerie de Moscou. Ce dernier se définit comme « un patriote qui veut défendre son pays jusqu'à la dernière goutte de son sang ». Eugène se dit aussi « convaincu que les Iskander sont des armes de haute technologie capables d'accomplir n'importe quelle mission et fier que nos scientifiques puissent réaliser de telles performances avec cette arme ».Les Iskander sont déployés à Kaliningrad depuis 2018. Ces missiles sont capables d'envoyer des charges conventionnelles ou nucléaires à 500 kilomètres et peuvent donc atteindre rapidement plusieurs pays voisins directs de cette enclave. Cette fierté de les héberger sur le territoire de Kaliningrad, également siège de la flotte russe de la mer Baltique, est évidemment partagée par le dirigeant de leur club qui a demandé à être présenté sous le pseudonyme sous lequel il dit être connu sur les réseaux sociaux et dans la région, celui de Maxim Maximosvky, 37 ans, fonctionnaire dans le civil, volontaire bénévole pour ce club.« Les Iskander, c'est bien que tout le monde y pense et les craigne », avance-t-il. « C'est même très bien. C'est notre totem de protection. Bien sûr, nous sommes un os dans la gorge de l'Europe. » Reste que Maxim Maximosvky se présente comme très proche de la ligne de l'État russe en affirmant : « On ne peut pas dire que Kaliningrad est entourée par des pays ennemis. Pour moi, ils sont, comme Vladimir Poutine les a désignés, des pays "inamicaux". Il n'y a pas si longtemps, la population locale voyageait librement et souvent juste pour la journée en Pologne, en Lituanie, en Allemagne, par bus. La région était très tournée vers l'Europe, et ses habitants largement perçus dans le reste de la Russie comme presque Européens, tout en étant des citoyens russes. Mais quand les frontières ont fermé, ils sont devenus indésirables en Europe. Les citoyens de Kaliningrad se sont donc rappelés qui ils étaient et ont réorienté leur vie. »La nouvelle donne post-2022En juin 2022, la tension est montée en flèche entre Kaliningrad et ses voisins. Appliquant les sanctions européennes contre la Russie, la Lituanie a bloqué le transit par voie ferrée de certaines marchandises vers ce territoire. Moscou a dénoncé un « blocus ». Jusque-là, tous les mois, une centaine de trains de passagers et de marchandises non militaires reliaient Kaliningrad à la Russie continentale, en passant par la Biélorussie, alliée de Moscou, et la Lituanie, membre de l'Union européenne (UE) et de l'Otan depuis 2004. La mise en place de ce transit était l'une des conditions imposées à la Lituanie lors de son adhésion à l'UE.Après une énorme exposition médiatique, les tensions officielles sont retombées. Mais aujourd'hui, Kaliningrad est surtout reliée pour le trafic des biens à la Russie par des ferrys venus de Saint-Pétersbourg, et si personne ne se plaint tout haut de ruptures d'approvisionnement, on soulève des problèmes de transit. Sous couvert d'anonymat, une cadre d'une usine de viandes a ainsi affirmé à RFI que ses camions vers la Russie continentale pouvaient être bloqués des jours entiers pour de longs contrôles douaniers organisés par la Lituanie, handicapant ainsi ses exportations, très dépendantes de dates limites de consommation. En 2023, des médias d'investigation comme Siena ont eux révélé que des engrais biélorusses sous le coup de sanctions européennes continuaient de transiter par le pays balte. Le ministère des Transports avait, dans la foulée, annoncé un renforcement des contrôles à toutes ses frontières.L'inflation, elle, déjà très élevée en Russie, bat des records à Kaliningrad : + de 10 % rien qu'en décembre, selon les chiffres officiels de l'institut national russe Rosstat.Fondateur il y a plusieurs dizaines d'années d'une entreprise de transport par camion, Serguey Gos affirme, lui, avoir réussi à gérer la nouvelle donne économique sans dommages durables. « Avant 2022, nous travaillions avec presque tous les pays européens, Italie, Autriche, Allemagne, France. De notre pays, nous amenions de la tourbe, du bois, beaucoup de matières premières, et nous importions certains composants. » Aujourd'hui, ce chef d'entreprise affirme avoir réorienté en quelques mois ses activités via les pays classés comme amicaux par la Russie : Turquie, Kazakhstan, Chine. Sa flotte de camions reste très européenne, mais pour ses nouveaux semi-remorques, il dit se fournir désormais auprès d'une usine locale.Si Serguey Gos dit avoir parfaitement encaissé économiquement le choc de 2022 émotionnellement, c'est à ses yeux une autre affaire. « La manière dont les choses se sont passées entre nos collègues occidentaux et nous a été très laide. Et malheureusement, on s'en souvient encore. On attendait une commande d'équipement, elle était payée, et tout d'un coup, l'argent nous a simplement été renvoyé et on nous a dit qu'on ne recevrait rien. On devrait toujours se souvenir, avant de claquer la porte, qu'on pourrait devoir la rouvrir un jour. » Un discours qui résonne avec celui du Kremlin. Celui-ci milite pour la levée des sanctions, mais affirme toujours que ce n'est pas par nécessité économique, mais pour des raisons de principe.À Kaliningrad, peu s'attendent à du changement en la matière. Serguey Gos résume l'état d'esprit général par cette formule : « les sanctions n'ont pas été imposées pour ensuite être annulées rapidement ». Les Européens ont eux réaffirmé leur position la semaine dernière : pas de levée de sanctions avant un retrait « inconditionnel » des forces russes d'Ukraine. Les tensions, elles, continuent à s'accumuler. Un représentant réputé de la communauté d'affaires de Kaliningrad a ainsi annulé une interview prévue avec RFI « en raison du dernier discours d'Emmanuel Macron ». Le président français avait, quelques heures, auparavant, dans une allocution télévisée, fustigé « l'agressivité » de Moscou « qui viole nos frontières » et face à laquelle « rester spectateur serait une folie ». Devant 15 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron avait aussi affirmé que la Russie était « devenue une menace pour la France et pour l'Europe », une Russie qu'il accusait de « tester nos limites dans les airs, en mer, dans l'espace et derrière nos écrans. Cette agressivité ne semble pas connaître de frontières ».La Pologne ainsi que les pays baltes sont aujourd'hui engagés dans de coûteux travaux de fortification de leurs frontières avec la Russie. Poussés par l'inquiétude d'un conflit dans quelques années avec Moscou, ces dernières semaines la Lituanie annoncé quitter la Convention d'Oslo interdisant les bombes à sous-munitions, tandis que la Pologne et les trois pays baltes ont eux déclaré vouloir se retirer de celle bannissant les mines antipersonnel.À lire aussiSites énergétiques visés: Kiev et Moscou font état de «violations» et se tournent vers Washington
Pourquoi Jésus nous demande-t-il de bénir nos ennemis s'ils seront jugés au final ? Pour cet épisode, Florent répond à un sujet profond, pouvant mêler ressentiment et indignation, auquel il vient rappeler l'inévitable rôle du pardon et de la bienveillance demandés par Jésus, bien que parfois très difficiles à montrer, afin de garder notre cœur en bonne santé spirituelle.
Méditations de Carême 2025-03-29 22-Les ennemis by Radio Maria France
Stéphane Bern raconte le Tribunal Révolutionnaire, une cour destinée à juger les ennemis de la République naissante, une justice d'exception qui a marqué le début de la période de la Terreur en France, alors que la machine s'est emballée, de procès expéditifs en exécutions massives.… En quoi le Tribunal Révolutionnaire incarne-t-il une justice d'exception ? Comment sa création aboutit-elle à ce que l'Histoire a retenu comme La Terreur ? Que reste-t-il de la justice de cette époque dans celle que l'on connaît aujourd'hui? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Jean-Clément Martin, historien spécialiste de la Révolution française. Au Coeur de l'Histoire est réalisée par Mathieu Fret. Rédaction en chef : Benjamin Delsol. Auteur du récit : Pierre-Vincent Letourneau. Journaliste : Clara Leger.
Stéphane Bern raconte le Tribunal Révolutionnaire, une cour destinée à juger les ennemis de la République naissante, une justice d'exception qui a marqué le début de la période de la Terreur en France, alors que la machine s'est emballée, de procès expéditifs en exécutions massives.… En quoi le Tribunal Révolutionnaire incarne-t-il une justice d'exception ? Comment sa création aboutit-elle à ce que l'Histoire a retenu comme La Terreur ? Que reste-t-il de la justice de cette époque dans celle que l'on connaît aujourd'hui? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Jean-Clément Martin, historien spécialiste de la Révolution française. Au Coeur de l'Histoire est réalisée par Mathieu Fret. Rédaction en chef : Benjamin Delsol. Auteur du récit : Pierre-Vincent Letourneau. Journaliste : Clara Leger.
D'infréquentable à incontournable. Longtemps considéré comme un paria en politique, le Rassemblement national est aujourd'hui au centre du jeu. Pour comprendre la stratégie de normalisation du parti, la Loupe retrace les étapes clés de cette transformation opérée par Marine Le Pen. Qui commence par la relation spéciale qu'entretient la cheffe frontiste avec le président de la République... Un récit accompagné des analyses de Laureline Dupont, directrice adjointe de L'Express, et Marylou Magal, journaliste au service Politique et spécialiste de l'extrême droite.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Charlotte BarisEcriture : Léa BertrandRéalisation et montage : Jules KrotCrédits : BFMTV, INA, Public Sénat, TF1, TV5 MondeMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Virginie Girod raconte la lutte fratricide ayant marqué la dynastie impériale romaine des Sévères, dans un double épisode inédit d'Au cœur de l'Histoire.Le 26 décembre 211, à Rome, l'empereur Caracalla, annonce au Sénat la mort de son frère et co-empereur, Geta. Il aurait été contraint de faire assassiner son cadet qui, raconte-t-il, s'apprêtait à le trahir. Comment cette fratrie en est-elle arrivée là ? Pour le comprendre, il faut remonter le temps et s'intéresser à la prise de pouvoir de Septime Sévère, leur père, au crépuscule du Ier siècle. A la mort de l'empereur Commode, ce Libyen s'impose à la pourpre après un long épisode de guerre civile. Il prépare alors ses fils à prendre sa succession. Mais ces derniers se vouent une haine sans limites. Quelques mois à peine après la mort de Septime Sévère, ils vont mettre leur héritage en danger. Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.Présentation et écriture : Virginie GirodProduction : Armelle Thiberge et Morgane VianeyRéalisation : Nicolas GaspardComposition du générique : Julien TharaudPromotion et coordination des partenariats : Marie CorpetVisuel : Sidonie Mangin Bibliographie et sources :Marcel Le Glay, Jean-Louis Voisin, Yann Le Bohec, Histoire romaine, PUF, 2019Virginie Girod, Au cœur de l'Histoire antique, Perrin/Europe1, 2024Histoire d'Auguste
Virginie Girod raconte la suite de la lutte fratricide ayant marqué la dynastie impériale romaine des Sévères, dans un double épisode inédit d'Au cœur de l'Histoire.En 211, à la mort de l'empereur romain Septime Sévère - fondateur de la dynastie des Sévères -, ses fils, Caracalla et Geta, doivent partager le pouvoir. Mais le 26 décembre de la même année, pendant les fêtes des Saturnales, Caracalla fait assassiner son cadet dans les appartements de leur mère. Il doit désormais justifier son crime auprès de l'armée et du Sénat et achète bientôt leur silence.Durant son règne, Caracalla fait appliquer une série réformes : il augmente le budget de l'armée et le nombre de fonctionnaires de l'administration. Pour remplir les caisses, il fait augmenter les impôts. Dans la continuité du règne de son père, il mène une politique guerrière et défend activement les frontières de l'Empire romain. Mais Caracalla a de nombreux ennemis politiques. Bientôt, un complot est ourdi contre lui. Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.Présentation et écriture : Virginie GirodProduction : Armelle Thiberge et Morgane VianeyRéalisation : Nicolas GaspardComposition du générique : Julien TharaudPromotion et coordination des partenariats : Marie CorpetVisuel : Sidonie Mangin Bibliographie et sources :Marcel Le Glay, Jean-Louis Voisin, Yann Le Bohec, Histoire romaine, PUF, 2019Virginie Girod, Au cœur de l'Histoire antique, Perrin/Europe1, 2024Histoire d'Auguste