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Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:00:06 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Richeux - Alors que paraît "Assaut contre la frontière", l'écrivaine Leïla Slimani a accepté de dévoiler ses rayonnages. S'y trouvent des livres sur le corps dominé, la violence coloniale et la question de la langue, de Steinbeck à Toni Morrison, de Camus à Kundera, en passant par Tolstoï. - équipe : Jeanne Aléos, Mathilde Wagman, Marianne Chassort, Alexandre Alajbegovic, Cyril Marchan, Vivien Demeyère, Julie Gastal Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans Oiseau tiré du roman Impossibles adieux, Julie Deliquet propose une lecture-performance du premier chapitre du roman de l'autrice et prix Nobel de littérature Han Kang. Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, c'est le coréen qui était la langue invitée pour cette 80è édition du Festival d'Avignon. À cette occasion et sur commande de Tiago Rodrigues, Julie Deliquet a mis en lecture en français et en coréen, le premier chapitre Oiseau, tiré du roman Impossibles adieux de la Coréenne Han Kang et pour lequel elle a remporté en 2021 le Prix Nobel de Littérature. Dans ce roman, elle tente d'approcher par la fiction, la tragédie du soulèvement de Jeju en République de Corée... Un matin, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, qui vit sur l'île de Jeju. Elle s'est sectionné les doigts et elle est hospitalisée sur le continent. Elle demande de se rendre à Jeju afin de nourrir son petit perroquet blanc laissé à son domicile. Gyeongha prend l'avion. Elle arrive sur l'île dont la végétation luxuriante a été envahie par une tempête de neige. Gyeongha découvre à son arrivée comment l'histoire familiale d'Inseon s'entremêle à l'un des pires massacres de l'histoire coréenne - le massacre de Jeju, une île coréenne - et dont le nombre de victimes est estimé à 30 000. Le massacre de Jeju désigne une répression sanglante menée en Corée du Sud sur l'île de Jeju après la Seconde Guerre mondiale après que la Corée s'est libérée du joug japonais. À l'origine, des habitants et des groupes de gauche protestent contre la division de la Corée et contre les élections séparées au Sud. Le soulèvement est alors écrasé par l'armée et les forces de sécurité sud-coréennes. De très nombreux civils sont arrêtés, torturés et exécutés, des villages sont détruits. Les historiens précisent que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées sans qu'un chiffre exact puisse être donné. Longtemps censuré et tabou, cet épisode n'a été officiellement reconnu que tardivement, et fait aujourd'hui l'objet de commémorations et de travaux de mémoire. L'actrice française Isabelle Huppert et l'actrice coréenne Hyeyoung Lee mettent en voix en français et en coréen ce texte mémoriel, révélant les motifs récurrents qui traversent l'œuvre de Han Kang : traumatismes de l'histoire, fragilité de l'être, croyance absolue en la vie... Han Kang ou Han Gang (en coréen : 한강), née le 27 novembre 1970 à Gwangju, est une romancière sud-coréenne. Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 2024. Invitée : Julie Deliquet, metteuse en scène française, fondatrice du collectif In Vitro, Julie Deliquet crée des pièces à l'inspiration cinématographique : Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman à la Comédie-Française en 2019, Un conte de Noël d'après le film d'Arnaud Desplechin. Elle crée en 2025 La guerre n'a pas un visage de femme de l'autrice prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Elle a dirigé le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis en 2020, avant de prendre la direction du Théâtre national de la Colline en mars 2026. Et Fanny Imbert nous emmène voir le spectacle Neige, neige, neige, de Lee Jaram d'après Maître et serviteur de Léon Tolstoï. Un spectacle qui suit l histoire d'un marchand cupide et de son serviteur pris dans la tempête... Programmation musicale : L'artiste Claire Diterzi avec le titre Ma bouche, ton écluse.
Dans Oiseau tiré du roman Impossibles adieux, Julie Deliquet propose une lecture-performance du premier chapitre du roman de l'autrice et prix Nobel de littérature Han Kang. Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, c'est le coréen qui était la langue invitée pour cette 80è édition du Festival d'Avignon. À cette occasion et sur commande de Tiago Rodrigues, Julie Deliquet a mis en lecture en français et en coréen, le premier chapitre Oiseau, tiré du roman Impossibles adieux de la Coréenne Han Kang et pour lequel elle a remporté en 2021 le Prix Nobel de Littérature. Dans ce roman, elle tente d'approcher par la fiction, la tragédie du soulèvement de Jeju en République de Corée... Un matin, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, qui vit sur l'île de Jeju. Elle s'est sectionné les doigts et elle est hospitalisée sur le continent. Elle demande de se rendre à Jeju afin de nourrir son petit perroquet blanc laissé à son domicile. Gyeongha prend l'avion. Elle arrive sur l'île dont la végétation luxuriante a été envahie par une tempête de neige. Gyeongha découvre à son arrivée comment l'histoire familiale d'Inseon s'entremêle à l'un des pires massacres de l'histoire coréenne - le massacre de Jeju, une île coréenne - et dont le nombre de victimes est estimé à 30 000. Le massacre de Jeju désigne une répression sanglante menée en Corée du Sud sur l'île de Jeju après la Seconde Guerre mondiale après que la Corée s'est libérée du joug japonais. À l'origine, des habitants et des groupes de gauche protestent contre la division de la Corée et contre les élections séparées au Sud. Le soulèvement est alors écrasé par l'armée et les forces de sécurité sud-coréennes. De très nombreux civils sont arrêtés, torturés et exécutés, des villages sont détruits. Les historiens précisent que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées sans qu'un chiffre exact puisse être donné. Longtemps censuré et tabou, cet épisode n'a été officiellement reconnu que tardivement, et fait aujourd'hui l'objet de commémorations et de travaux de mémoire. L'actrice française Isabelle Huppert et l'actrice coréenne Hyeyoung Lee mettent en voix en français et en coréen ce texte mémoriel, révélant les motifs récurrents qui traversent l'œuvre de Han Kang : traumatismes de l'histoire, fragilité de l'être, croyance absolue en la vie... Han Kang ou Han Gang (en coréen : 한강), née le 27 novembre 1970 à Gwangju, est une romancière sud-coréenne. Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 2024. Invitée : Julie Deliquet, metteuse en scène française, fondatrice du collectif In Vitro, Julie Deliquet crée des pièces à l'inspiration cinématographique : Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman à la Comédie-Française en 2019, Un conte de Noël d'après le film d'Arnaud Desplechin. Elle crée en 2025 La guerre n'a pas un visage de femme de l'autrice prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Elle a dirigé le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis en 2020, avant de prendre la direction du Théâtre national de la Colline en mars 2026. Et Fanny Imbert nous emmène voir le spectacle Neige, neige, neige, de Lee Jaram d'après Maître et serviteur de Léon Tolstoï. Un spectacle qui suit l histoire d'un marchand cupide et de son serviteur pris dans la tempête... Programmation musicale : L'artiste Claire Diterzi avec le titre Ma bouche, ton écluse.
Stay Wild, Keep Reading – épisode #37 Une conversation animée par Sylvia Minne « Les frimeurs de livres, je les fuis ! » Dans cet épisode de Stay Wild, Keep Reading, Ludivine Sagnier raconte ce que la lecture a fait d'elle — bien avant les plateaux de cinéma, bien avant les rôles. Élevée au milieu des livres, lectrice précoce, elle évoque son enfance, le plaisir de lire seule, les textes qui nourrissent son métier d'actrice, les lectures à voix haute, la curiosité, et cette conviction qui guide sa vie : « Je place la capacité à s'émerveiller au même niveau que le sommeil. » « Je ne suis pas intimidée, j'ai envie d'embrasser les textes. » Une conversation sur les livres qui façonnent une vie, déplacent un regard et accompagnent une existence. Mais aussi sur la joie d'être lecteur, loin des postures : « Les lecteurs que j'admire, ce sont des gens qui partagent avec énormément de simplicité toutes leurs lectures. Les frimeurs de livres, je les fuis ! » Dans cet épisode, nous parlons notamment de : • l'enfance et les premières émotions de lecture ; • Mary Poppins et le désir d'entrer dans les histoires ; • les livres qui nourrissent son travail d'actrice ; • Vanessa Springora, Mona Chollet, Iris Brey, Balzac, Tolstoï, Marguerite Duras… • lire à voix haute ; • la curiosité comme manière d'être au monde ; • et cette question qui traverse tous les épisodes de Reading Wild : Que fait la lecture à une vie ?
En su sección de ciencia en Más de uno, Alberto Aparici ha aprovechado la posible clasificación del CD Castellón para el playoff de ascenso a Primera para introducir un tema muy distinto: la desaparición progresiva de la escritura a mano. Junto a Begoña Gómez de la Fuente y Jorge Abad, el divulgador ha recorrido manuscritos originales de autores como Tolstói, Kafka, Dickens o J.K. Rowling para reflexionar sobre cómo la tecnología ha cambiado nuestra relación con la escritura. Aparici ha recordado además estudios recientes que apuntan a que escribir a mano podría favorecer una actividad cerebral más rica y una mejor comprensión de los conceptos frente al teclado. El programa contó también con la participación del biólogo y experto en neuroeducación David Bueno, profesor de la Universitat de Barcelona, que explicó cómo influye la escritura manual en el aprendizaje y el funcionamiento del cerebro.
En su sección de ciencia en Más de uno, Alberto Aparici ha aprovechado la posible clasificación del CD Castellón para el playoff de ascenso a Primera para introducir un tema muy distinto: la desaparición progresiva de la escritura a mano. Junto a Begoña Gómez de la Fuente y Jorge Abad, el divulgador ha recorrido manuscritos originales de autores como Tolstói, Kafka, Dickens o J.K. Rowling para reflexionar sobre cómo la tecnología ha cambiado nuestra relación con la escritura. Aparici ha recordado además estudios recientes que apuntan a que escribir a mano podría favorecer una actividad cerebral más rica y una mejor comprensión de los conceptos frente al teclado. El programa contó también con la participación del biólogo y experto en neuroeducación David Bueno, profesor de la Universitat de Barcelona, que explicó cómo influye la escritura manual en el aprendizaje y el funcionamiento del cerebro.Conviértete en un supporter de este podcast: https://www.spreaker.com/podcast/mas-noticias--4412383/support.ESCUCHAR RADIO
Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Découvrir mes livres https://www.lapilulecast.com/livres/Timeline et liste des sujets abordés :00:00:00 Introduction00:01:34 Comment j'ai découvert La Sonate à Kreutzer00:05:44 Paris et son enfer locatif00:08:18 Tolstoï et ma première claque de réalisme00:10:57 Le mariage : une farce condamnée à l'échec00:11:50 Le constat brutal de Tolstoï sur le couple et le mariage00:15:58 L'amour romantique : une illusion naïve00:18:39 Mon antiféminisme vient de mon expérience personnelle00:20:35 Comment les mères provoquent de l'attachement évitant00:26:26 Ma découverte du Game et des pick-up artists00:27:13 Présentation du livre MGTOW
Transmission, c'est des conversations entre les générations, avec les intellectuels d'aujourd'hui et de demain.⚠️ Un lundi sur deux, à 18hLes ouvrages de Pierre Vermeren que Transmission vous recommande :➡️ France-Algérie. De 1962 à nos jours: Histoire d'une relation pathologique, TALLANDIER, 2026https://amzn.eu/d/03gX3MXs
durée : 02:02:27 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Comment résumer l'oeuvre de Dostoïevski ? Des fous, des idiots, des ivrognes, des visionnaires, des réactionnaires, des anarchistes, des nymphomanes, des criminels et des saints qui se bousculent sous la plume du grand écrivain russe. Analyses et lectures composent cette émission savante de 1965. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Dominique Arban
durée : 02:00:02 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - "Guerre et Paix", "Anna Karénine", "La Mort d'Ivan Ilitch", ces romans de Léon Tolstoï (1828-1910) racontent la vie du peuple russe à l'époque des tsars, avec une grande puissance poétique. Dans cette émission de 1965, Maurice Genevoix et Henri Troyat analysent cette oeuvre épique et réaliste. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Henri Troyat; Maurice Genevoix Écrivain, membre de l'Académie française (1890 - 1980); André Maurois Écrivain, essayiste, biographe (1885-1967); Jean Guéhenno Écrivain et critique littéraire français
durée : 01:00:07 - Le Book Club - par : Marie Richeux - Alors que paraît "Assaut contre la frontière", l'écrivaine Leïla Slimani a accepté de dévoiler ses rayonnages. S'y trouvent des livres sur le corps dominé, la violence coloniale et la question de la langue, de Steinbeck à Toni Morrison, de Camus à Kundera, en passant par Tolstoï. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Leïla Slimani Écrivaine
Ce mois-ci, avec Jean-Marie Guénois, relisons guerre et paix - non pas l'aventure napoléonienne revue par Léon Tolstoï, mais les conditions d'une vie ensemble. À l'heure où la dispersion menace leur survie, Joseph Yacoub, historien d'origine assyro-chaldéenne-syriaque, publie sa « Nouvelle histoire des chrétiens d'Orient », chez Perrin. Voici un regard neuf sur les premières pages du christianisme, les relations complexes avec l'islam, l'expansion missionnaire en Asie lointaine, les tragédies du XXe siècle. Pour chercher la paix promise par le Ressuscité, Baudouin et Jacques de Guillebon invoquent les grandes figures chrétiennes de la non-violence et du pacifisme dans « Prophètes sans armes » (DDB). De Tolstoï à Martin Luther King, de Simone Weil à Lanza del Vasto, en passant par Dorothy Day ou Hans et Sophie Scholl, ils nous disent que la violence n'est pas le seul langage possible. Philosophe et théologien, Emmanuel Tourpe fait le constat d'échec du contrat social moderne. Dans une société en voie de délitement, en proie à la polarisation, rongée par les conflits, un traitement s'impose selon l'auteur : il est urgent de proposer une véritable doctrine sociale et politique chrétienne et de déployer une vision de l'amour comme clé du vivre-ensemble. Il nous offre « Politique de l'amour : Une théorie sociale chrétienne », au Cerf, et une très belle émission. Une coproduction KTO, La Procure et Le Jour du Seigneur.
Ce mois-ci, avec Jean-Marie Guénois, relisons guerre et paix - non pas l'aventure napoléonienne revue par Léon Tolstoï, mais les conditions d'une vie ensemble. À l'heure où la dispersion menace leur survie, Joseph Yacoub, historien d'origine assyro-chaldéenne-syriaque, publie sa « Nouvelle histoire des chrétiens d'Orient », chez Perrin. Voici un regard neuf sur les premières pages du christianisme, les relations complexes avec l'islam, l'expansion missionnaire en Asie lointaine, les tragédies du XXe siècle. Pour chercher la paix promise par le Ressuscité, Baudouin et Jacques de Guillebon invoquent les grandes figures chrétiennes de la non-violence et du pacifisme dans « Prophètes sans armes » (DDB). De Tolstoï à Martin Luther King, de Simone Weil à Lanza del Vasto, en passant par Dorothy Day ou Hans et Sophie Scholl, ils nous disent que la violence n'est pas le seul langage possible. Philosophe et théologien, Emmanuel Tourpe fait le constat d'échec du contrat social moderne. Dans une société en voie de délitement, en proie à la polarisation, rongée par les conflits, un traitement s'impose selon l'auteur : il est urgent de proposer une véritable doctrine sociale et politique chrétienne et de déployer une vision de l'amour comme clé du vivre-ensemble. Il nous offre « Politique de l'amour : Une théorie sociale chrétienne », au Cerf, et une très belle émission. Une coproduction KTO, La Procure et Le Jour du Seigneur.
Imaginez un espion arrêté en pleine Guerre froide. Dans sa poche, aucun microfilm, aucun code secret, aucune arme. Juste un roman banal, vendu partout, posé sur des millions de tables de chevet. Et pourtant, ce livre est une arme. Un outil de chiffrement redoutablement efficace. Bienvenue dans l'une des techniques d'espionnage les plus élégantes et les plus déroutantes du XXᵉ siècle : le code-livre.Le principe est d'une simplicité trompeuse. Les espions utilisent un ouvrage connu à l'avance par l'émetteur et le récepteur comme clé de chiffrement. Un message n'est plus une phrase, mais une suite de chiffres : page, ligne, mot. Par exemple : 23-4-7 signifie « page 23, ligne 4, 7ᵉ mot ». Sans le livre exact — la bonne édition, parfois même la bonne impression — le message est totalement incompréhensible.Pendant la Guerre froide, ce système est massivement utilisé par les services secrets, notamment la CIA et le KGB. Pourquoi ? Parce qu'il est presque indétectable. Un agent peut transporter son « code » à la vue de tous. Être surpris avec un roman n'a rien de suspect. C'est précisément ce qui le rend si dangereux.Certaines affaires réelles donnent froid dans le dos. Dans les années 1950, plusieurs réseaux d'espions soviétiques en Europe de l'Ouest utilisent des romans populaires comme clés de chiffrement. Des livres de Dickens, Tolstoï ou même des romans policiers contemporains servent à transmettre des informations militaires sensibles. La police intercepte parfois les messages chiffrés… sans jamais deviner qu'un livre en librairie détient la clé.Mais le système a une faiblesse fatale : il faut que personne ne soupçonne quel livre est utilisé. Dans un cas célèbre, un espion est démasqué parce qu'il possède une édition légèrement différente de celle de sa couverture officielle. Mauvais nombre de lignes par page. Mauvaise pagination. Le code ne fonctionne plus — et l'illusion s'effondre.Ce qui rend cette technique fascinante, c'est son paradoxe. La littérature, symbole de culture, de loisir et d'évasion, devient un instrument de guerre silencieuse. Chaque mot imprimé peut cacher une information stratégique. Chaque phrase peut contenir un ordre, une trahison, un danger mortel.Aujourd'hui encore, les codes-livres sont étudiés dans les écoles de cryptographie. Non pas parce qu'ils sont inviolables — ils ne le sont pas — mais parce qu'ils rappellent une vérité troublante : le secret le plus efficace est parfois celui qui se cache en plein jour.Et la prochaine fois que vous verrez quelqu'un lire tranquillement un roman dans un train… souvenez-vous qu'à une époque, ce simple geste aurait pu suffire à déclencher une crise internationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Rejoignez Tolstoï, le canard bricoleur, dans une aventure où perdre un tout petit objet peut tout changer
Anne Ghesquière reçoit Martin Boujol, prescripteur littéraire, bookstagrammeur et auteur genevois connu pour sa page Instagram La nuit sera mots. Comment certains livres provoquent-ils de véritables bifurcations intérieures ? Pourquoi certaines lectures nous accompagnent-elles pendant des années, parfois sans que nous en ayons pleinement conscience ? Peut-on être transformé par un livre même sans l'avoir lu entièrement ? De Romain Gary à Tolstoï, de la philosophie japonaise aux romans contemporains, il partage aujourd'hui cinq livres qui ont métamorphosé sa vie et qui pourraient bien inspirer la nôtre en 2026. Son livre, Et si on lisait ? Cahier d'activités pour les amoureux des livres, est publié aux éditions Solar. Épisode #657Quelques citations du podcast avec Martin Boujol :"La vie est beaucoup trop courte pour s'embêter avec un texte qui ne nous parle pas.""Une bibliothèque n'est pas faite pour être lue de la première à la dernière page, mais pour être consultée.""Le présent est le seul moment qu'on vit vraiment et libre à nous d'en faire ce qu'on veut."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Martin Boujol :00:00Introduction02:00Présentation invité03:19 Comment parler des livres que l'on n'a pas lu de Pierre Bayard04:02 L'impossible exhaustivité04:56 L'importance de faire des liens entre les textes05:39 L'angoisse du FOBO07:51 L'art d'accumuler les livres10:28 Le retour de l'amour des livres12:44 Le choc de La promesse de l'aube de Romain Gary14:13 Résumé de La promesse de l'aube19:18 Le parcours de Martin Boujol23:10 L'art subtile de s'en foutre de Mark Manson24:20 Faire le choix de ses priorités29:08 Reprendre sa radicale responsabilité31:00 En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeau36:01 La rencontre avec l'auteur38:08 Avoir le courage de ne pas être aimé de Futimake Koga et Ishiro Kimishi40:09 Se libérer du passé et des règles43:32 Être bien avec soi-même pour mieux contribuer au monde45:49 Guerre et paix de Tolstoï48:01 De la poussière aux grands hommesAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Fille de est le nouvel album / spectacle de Claire Diterzi. Pour cette nouvelle création, c'est Anny Karénine, fille adultérine de Anne Karénine qui est à l'honneur. Mais qui est donc Anny Karénine ? Elle n'est pas uniquement la fille adultérine d'Anna Karénine: c'est aussi le titre du nouvel album et spectacle à venir de l'artiste Claire Diterzi. Pour rappel, Anna Karénine est un roman de l'auteur russe Léon Tolstoï paru en 1877 en feuilleton dans Le Messager russe qui raconte les amours contrariés entre Anna Karénine, femme de la haute société russe, mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon. Lors d'un voyage, elle croise la route du comte Vronski, un officier brillant, mais frivole. Elle tombe amoureuse. Elle tombera enceinte et accouchera d'une fille qu'elle appellera Anny. Mais prise de culpabilité d'avoir abandonné mari et enfant, elle finira par se suicider en se jetant sous un train. « J'ai trouvé le livre un peu ennuyeux, mais pourtant j'ai aimé ce portrait de femme malheureuse » C'est lors d'un voyage sur le Transsibérien en 2019 que l'artiste Claire Diterzi découvre ce classique de la littérature russe qui l'inspire pour ce nouvel album et spectacle Fille de... Son spectacle musical commence donc par la fin du livre : elle imagine la vie d'Anny et analyse la relation mère/fille. On découvre Anny, devenue jeune femme avec ses désirs d'émancipation. Lorsque j'écris des chansons, j'ai l'impression de faire des maths. Une chanson, c'est comme une équation : on passe son temps à rentrer des carrés dans des ronds. Invitée : Claire Diterzi, autrice, compositrice et metteuse en scène, née en 1970, son parcours musical débute avec le collectif punk-rock Forguette Mi-Not. Elle débute ensuite une carrière solo. Depuis 2014, elle gère sa propre structure, Je Garde le Chien : label, édition et compagnie théâtrale musicale. Fille de est sorti le 19 septembre 2025. Son spectacle Anny Karénine sera joué au Théâtre du Rond-Point du 26 au 29 novembre 2025. Programmation musicale : Les titres diffusés sont tous extraits de Fille de Fille de, Pom pom girl, La mèche qui dépasse, I lego you.
Fille de est le nouvel album / spectacle de Claire Diterzi. Pour cette nouvelle création, c'est Anny Karénine, fille adultérine de Anne Karénine qui est à l'honneur. Mais qui est donc Anny Karénine ? Elle n'est pas uniquement la fille adultérine d'Anna Karénine: c'est aussi le titre du nouvel album et spectacle à venir de l'artiste Claire Diterzi. Pour rappel, Anna Karénine est un roman de l'auteur russe Léon Tolstoï paru en 1877 en feuilleton dans Le Messager russe qui raconte les amours contrariés entre Anna Karénine, femme de la haute société russe, mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon. Lors d'un voyage, elle croise la route du comte Vronski, un officier brillant, mais frivole. Elle tombe amoureuse. Elle tombera enceinte et accouchera d'une fille qu'elle appellera Anny. Mais prise de culpabilité d'avoir abandonné mari et enfant, elle finira par se suicider en se jetant sous un train. « J'ai trouvé le livre un peu ennuyeux, mais pourtant j'ai aimé ce portrait de femme malheureuse » C'est lors d'un voyage sur le Transsibérien en 2019 que l'artiste Claire Diterzi découvre ce classique de la littérature russe qui l'inspire pour ce nouvel album et spectacle Fille de... Son spectacle musical commence donc par la fin du livre : elle imagine la vie d'Anny et analyse la relation mère/fille. On découvre Anny, devenue jeune femme avec ses désirs d'émancipation. Lorsque j'écris des chansons, j'ai l'impression de faire des maths. Une chanson, c'est comme une équation : on passe son temps à rentrer des carrés dans des ronds. Invitée : Claire Diterzi, autrice, compositrice et metteuse en scène, née en 1970, son parcours musical débute avec le collectif punk-rock Forguette Mi-Not. Elle débute ensuite une carrière solo. Depuis 2014, elle gère sa propre structure, Je Garde le Chien : label, édition et compagnie théâtrale musicale. Fille de est sorti le 19 septembre 2025. Son spectacle Anny Karénine sera joué au Théâtre du Rond-Point du 26 au 29 novembre 2025. Programmation musicale : Les titres diffusés sont tous extraits de Fille de Fille de, Pom pom girl, La mèche qui dépasse, I lego you.
Cette pièce de théâtre, adaptée du roman de Léon Tolstoï, aborde le thème du mariage, de ce lien à la fois fragile et puissant. Quʹest-ce que le bonheur conjugal ? Une promesse, un paradoxe ? Cʹest ce dont la jeune Macha (Anne Richard) va faire lʹexpérience. Au long dʹune émouvante confidence accompagnée par la sonate de Beethoven Quasi una fantasia, elle nous promène dans les méandres de son âme. Avec Anne Richard, Nicolas Chevereau au piano et la participation de Jean-François Balmer. Représentations : Les 12 13 et 14 décembre au Théâtre Silo du Lac à Renens (complet-sur liste d'attente). Anne Richard est l'invitée de Pierre Philippe Cadert.
« Quand je suis à l'hôpital, je parle de recherche. Quand je suis en recherche, je parle de l'hôpital. »Aujourd'hui, Zoé Varier a rendez-vous avec l'oncologue-chercheur Manuel Rodrigues, qui l'accueille dans son « bureau-jardin ». Un espace où s'entremêlent un cactus de Noël, un genêt, un terrarium peuplé de minuscules personnages. Un décor qu'il a voulu apaisant, pour lui comme pour ceux qui franchissent la porte.Ici, la conversation commence souvent par la botanique. Ou par la littérature. Sur l'étagère, Camus, Tolstoï, Philip Roth, Le Pavillon des cancéreux. Ces lectures nourrissent sa pratique médicale. Pour lui, l'art de la consultation n'est pas enseigné, et pourtant, c'est là que tout se joue : choisir les mots, penser ses silences, observer un geste, un regard.Manuel Rodrigues soigne les cancers de l'œil et les cancers gynécologiques. Il anime une équipe de chercheurs qui a déjà une longue histoire de travaux sur les signatures de l'ADN, ces empreintes caractéristiques qui permettent de reconnaître le type de cassures de l'ADN à l'origine des tumeurs et en particulier certains cancers du sein ou de l'ovaire. L'une de ces signatures est aujourd'hui utilisée dans le monde entier.Dans son laboratoire, il tente aussi de recréer, en boîte de Petri, des cancers rares de l'œil pour mieux les comprendre et les combattre. Peu d'équipes travaillent sur ce sujet dans le monde. Une responsabilité qu'il assume avec conviction… et humanité.Pour en savoir plus sur les recherches de Manuel Rodrigues : Réparation de l'ADN et Mélanome Uvéal (D.R.U.M) - Institut Curie–Têtes chercheuses est un podcast qui donne la parole aux scientifiques passionnés de l'Institut Curie qui ouvrent la voie à de nouvelles connaissances et donnent à entendre la richesse du vivant. Ce HORS-SERIE est proposé par L'Institut Curie. La Rédaction n'a pas participé à sa réalisation.Crédits : Ecriture et interview : Zoé VarierRéalisation : Claudine GhebaurMix : Benjamin TouronMusique originale : Alice-Anne BrassacProduction : Chloé TavitianProduction déléguée : 13 ProdsGraphisme : Brigitte Nataï Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:13 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Jusqu'au 7 décembre, on peut la voir au théâtre de Poche Montparnasse à Paris dans "Le bonheur conjugal", spectacle adapté d'une nouvelle de Léon Tolstoï. Au micro de Frédéric Pommier, Anne Richard évoque "La solitude, c'est après" de Claude François, chanteur qu'elle adore depuis son adolescence. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
A partir de 8 ans - Deux cavaliers se croisent sur un chemin si étroit qu'un seul peut passer à la fois. Aucun ne veut céder, chacun pense qu'il est plus important que l'autre. Ils se disputent, jusqu'à ce que l'un menace l'autre en racontant une histoire mystérieuse sur un ancien conflit. Cela pousse l'autre à lui laisser le passage… mais la suite de l'histoire réserve une surprise amusante ... Avec pour morale ou parfois, faire preuve de sagesse et de calme vaut mieux que s'obstiner.
Fille de est le nouvel album / Spectacle de Claire Diterzi. Pour cette nouvelle création, c'est Anny Karénine, fille adultérine de Anne Karénine qui est à l'honneur. Mais qui est donc Anny Karénine ? Elle n'est pas uniquement la fille adultérine d'Anna Karénine: c'est aussi le titre du nouvel album et spectacle à venir de l'artiste Claire Diterzi. Pour rappel, Anna Karénine est un roman de l'auteur russe Léon Tolstoï paru en 1877 en feuilleton dans Le Messager russe qui raconte les amours contrariés entre Anna Karénine, femme de la haute société russe, mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon. Lors d'un voyage, elle croise la route du comte Vronski, un officier brillant, mais frivole. Elle tombe amoureuse. Elle tombera enceinte et accouchera d'une fille qu'elle appellera Anny. Mais prise de culpabilité d'avoir abandonné mari et enfant, elle finira par se suicider en se jetant sous un train. «J'ai trouvé le livre un peu ennuyeux, mais pourtant j'ai aimé ce portrait de femme malheureuse» C'est lors d'un voyage sur le Transsibérien en 2019 que l'artiste Claire Diterzi découvre ce classique de la littérature russe qui l'inspire pour ce nouvel album et spectacle «Fille de...» Son spectacle musical commence donc par la fin du livre : elle imagine la vie d'Anny et analyse la relation mère/fille. On découvre Anny, devenue jeune femme avec ses désirs d'émancipation. Lorsque j'écris des chansons, j'ai l'impression de faire des maths. Une chanson, c'est comme une équation : on passe son temps à rentrer des carrés dans des ronds. Invitée : Claire Diterzi, autrice, compositrice et metteuse en scène, née en 1970, son parcours musical débute avec le collectif punk-rock Forguette Mi-Not. Elle débute ensuite une carrière solo. Depuis 2014, elle gère sa propre structure, Je Garde le Chien : label, édition et compagnie théâtrale musicale. Fille de est sorti le 19 septembre 2025. Son spectacle Anny Karénine sera joué au Théâtre du Rond-Point du 26 au 29 novembre 2025. Programmation musicale : Les titres diffusés sont tous extraits de Fille de Fille de, Pom pom girl, La mèche qui dépasse, I lego you.
Fille de est le nouvel album / Spectacle de Claire Diterzi. Pour cette nouvelle création, c'est Anny Karénine, fille adultérine de Anne Karénine qui est à l'honneur. Mais qui est donc Anny Karénine ? Elle n'est pas uniquement la fille adultérine d'Anna Karénine: c'est aussi le titre du nouvel album et spectacle à venir de l'artiste Claire Diterzi. Pour rappel, Anna Karénine est un roman de l'auteur russe Léon Tolstoï paru en 1877 en feuilleton dans Le Messager russe qui raconte les amours contrariés entre Anna Karénine, femme de la haute société russe, mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon. Lors d'un voyage, elle croise la route du comte Vronski, un officier brillant, mais frivole. Elle tombe amoureuse. Elle tombera enceinte et accouchera d'une fille qu'elle appellera Anny. Mais prise de culpabilité d'avoir abandonné mari et enfant, elle finira par se suicider en se jetant sous un train. «J'ai trouvé le livre un peu ennuyeux, mais pourtant j'ai aimé ce portrait de femme malheureuse» C'est lors d'un voyage sur le Transsibérien en 2019 que l'artiste Claire Diterzi découvre ce classique de la littérature russe qui l'inspire pour ce nouvel album et spectacle «Fille de...» Son spectacle musical commence donc par la fin du livre : elle imagine la vie d'Anny et analyse la relation mère/fille. On découvre Anny, devenue jeune femme avec ses désirs d'émancipation. Lorsque j'écris des chansons, j'ai l'impression de faire des maths. Une chanson, c'est comme une équation : on passe son temps à rentrer des carrés dans des ronds. Invitée : Claire Diterzi, autrice, compositrice et metteuse en scène, née en 1970, son parcours musical débute avec le collectif punk-rock Forguette Mi-Not. Elle débute ensuite une carrière solo. Depuis 2014, elle gère sa propre structure, Je Garde le Chien : label, édition et compagnie théâtrale musicale. Fille de est sorti le 19 septembre 2025. Son spectacle Anny Karénine sera joué au Théâtre du Rond-Point du 26 au 29 novembre 2025. Programmation musicale : Les titres diffusés sont tous extraits de Fille de Fille de, Pom pom girl, La mèche qui dépasse, I lego you.
La solitude fait peur. Subie, mal habitée, elle devient isolement et peut nous rendre profondément malheureux. Mais elle est aussi liberté intérieure, et selon Dominique Fernandez, écrivain et académicien, une hygiène personnelle indispensable. Le livre de Dominique Fernandez : https://www.fnac.com/a21560565/Dominique-Fernandez-Sois-un-monde-a-toi-meme Mon site : https://www.fabricemidal.comFacebook Fabrice Midal : https://www.facebook.com/FabriceMidalFacebook du podcast Dialogues : https://www.facebook.com/dialogues.fmInstagram Fabrice Midal : https://www.instagram.com/fabricemidalInstagram du podcast Dialogues : https://www.instagram.com/fabricemidal_dialogues/Tiktok : https://www.tiktok.com/@fabricemidal Mes trois chaînes YouTube :Mes vidéos : https://www.youtube.com/@fabricemidal1Les Dialogues : https://www.youtube.com/@dialoguesfmReso, mon école de méditation :https://www.reso.cohttps://www.facebook.com/reso.meditationhttps://www.instagram.com/reso_meditation Mots clé : Y a-t-il des solitudes heureuses ? Dans un monde où, depuis son origine, l'individu s'est construit par ses liens à autrui, le solitaire n'est-il pas une anomalie de la nature ? Comme l'être naît et meurt seul, sa vie se passe habituellement à essayer de ne plus l'être. Et pourtant, ainsi que le disait Pascal, le malheur des hommes vient d'une seule chose : de ne pas pouvoir rester seul, en repos dans une chambre. De Sénèque à Tolstoï, de Rousseau à Stendhal, cet essai de Dominique Fernandez explore les multiples visages de la solitude à travers les oeuvres et les vies de philosophes, d'artistes et d'écrivains. Solitudes philosophique, sacrée, bourgeoise ou tragique : chacune révèle une manière d'être au monde. Ce texte met plus particulièrement en avant des exemples de solitaires chez trois grands artistes : l'homme qui contemple, à l'écart du groupe, chez Tiepolo, les figures bourgeoises et hiératiques chez Seurat ou encore l'avion cabossé et incapable de voler, figurant la mélancolie tragique chez Anselm Kiefer. Au terme de cet essai stimulant, la question est posée : la solitude est-elle un devoir moral ou une irresponsabilité ? Dans la lignée de Montaigne, Dominique Fernandez offre ce précieux précepte à son lecteur : sois un monde à toi-même.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
A partir de 8 ans - Le soleil et le vent se disputent. Ils veulent savoir qui est le plus fort, ils décident de faire un test sur un cavalier qui passe sur la route. Le Vent souffle très fort, il veut que le cavalier enlève son manteau. Mais plus il souffle, plus le cavalier s'accroche à son manteau. Puis c'est au tour du Soleil. Il brille doucement, en envoyant des rayons tout chauds. Qui du soleil ou du vent, va gagner ? Morale de l'histoire : Parfois le douceur et la gentillesse sont plus forte que la force
durée : 00:28:56 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Pour le penseur Georg Lukács, les écrivains Balzac, Dickens ou Tolstoï sont avant tout des observateurs de la société. Pierre Barbéris et Jacques Brun éclairent la pensée du théoricien marxiste dans le 3e volet de cette série de Jacques Munier dans "Les Chemins de la connaissance", en 1985. - réalisation : Massimo Bellini, Vincent Abouchar
Rubrique:contes Auteur: leon-tolstoi Lecture: Daniel LuttringerDurée: 05min Fichier: 3 Mo Résumé du livre audio: D'où vient le mal par Léon Tolstoï tiré du recueil Contes et nouvelles. Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
durée : 00:16:16 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Episode 6/9 - Dans "Le Livre de chevet" en 1967, Vladimir Jankélévitch analyse "Les Sept Pendus" une nouvelle de Leonid Andreïev de 1908. Dans le sixième volet, il lit des extraits concernant le personnage Werner qui rappelle le Prince André dans "Guerre et Paix" de Léon Tolstoï. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Vladimir Jankélévitch Philosophe (1903-1985)
Entretien mené par Raphaëlle Leyris À travers cet ensemble de réflexions (issues de conférences données 2022 à l'université d'Oxford), Juan Gabriel Vásquez explore les caractéristiques du roman, les liens entre fiction et réalité, les zones d'ombre dont s'empare la littérature pour éclairer l'Histoire et sa capacité unique à « traduire » la complexité des vies humaines. Pour assoir son propos, il convoque une pléiade d'écrivains – Zadie Smith, Proust, Yourcenar, Kundera, Defoe, Tolstoï, Tchekhov, etc. –, analyse l'histoire colombienne et sa violence ou observe comment le célèbre récit du massacre des bananeraies de Cent Ans de solitude est devenu une vérité pour une partie de ses compatriotes. Réponse subtile et argumentée à la question de l'appropriation culturelle, portés par l'érudition de leur auteur, ces textes cherchent à redéfinir les usages de la fiction et les raisons pour lesquelles, aujourd'hui, elle est plus indispensable que jamais. À lire – Juan Gabriel Vàsquez, La traduction du monde, traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Seuil, 2025.
La guerre est-elle à nos portes ? C'est tout comme pour le Point qui, du moins, s'y prépare et publie en Une la photo d'un pilote de chasse, casqué, dans son cockpit. « France, Europe, Ukraine, Russie, l'état des forces » titre l'hebdomadaire qui consacre un long dossier à la question et se demande « quels sont les atouts et les faiblesses des armées française et européenne ? ». Côté français, il y a, semble-t-il, encore une vraie marge de progression. « Refaire le stock de munitions », ou encore « équiper tous les soldats ». « En cas de déclenchement des hostilités », estime le chercheur Léo Péria-Peigné, interrogé par le Point, « même si l'on passe une commande de munitions en urgence, cela prendra plusieurs mois, et nous avons peu de stock : l'armée française est l'une des moins munitionnées d'Europe ». L'hebdomadaire publie de petits croquis, (chars de combat, bombardiers lourds, sous-marin nucléaire) accompagnés de petits drapeaux, français, allemand ou italien, pour nous éclairer sur « les matériels de pointe » dont, nous dit-on, « l'Europe pourrait augmenter les cadences de production ». Bref, Le Point est en ordre de marche.Comment faire ?De son côté,L'Express estime que le réarmement est « le prix de notre sécurité ». Seulement voilà, le réarmement à un coût, non négligeable… Évoquant le réveil de l'Europe qui « sort enfin de sa léthargie », l'hebdomadaire constate que « les promesses sont clinquantes. Mais la réalité de l'argent mis sur la table est bien plus floue ». « Près de la moitié des 800 milliards (promis par l'Europe pour le réarmement) sont très hypothétiques. Ils viennent d'un calcul théorique sur ce que pourraient emprunter les pays, si les règles budgétaires européennes étaient assouplies ». Côté français, Emmanuel Macron a promis qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts. « Comment faire ? » s'interroge l'Express, « Si l'effort devait être financé au niveau national », estime Jérôme Creel, économiste à l'Observatoire Français des Conjonctures économiques, « il faudrait forcément couper dans les dépenses d'ordre social, éducatif ou sanitaire ». « Au vu de l'âpreté des débats budgétaires du mois de janvier », constate l'hebdomadaire, « les discussions risquent d'être houleuses ».Chiffon rougeEn tout cas les Français ne sont pas forcément très enthousiastes à l'idée de faire des efforts. C'est ce que nous dit le Parisien-Dimanche, qui s'appuie sur un sondage Ipsos. « Tout dépend », nous explique le journal, « de quoi on parle ». Ainsi, 59 % des personnes interrogées sont « favorables ou pas opposées à l'idée de souscrire à un emprunt national. » « Mais dès lors que l'on parle d'accepter une baisse de 5 % des prestations sociales ou de s'engager dans la réserve militaire, l'acceptabilité diminue et descend « à 42 et 43 % ». « Sans surprise », poursuit le Parisien-Dimanche, « la palme du chiffon rouge revient à l'augmentation des impôts sur le revenu. Seuls 8% des sondés, sont totalement d'accord pour les augmenter de 5% ». Un sondage contrasté, donc, mais qui semble satisfaire Emmanuel Macron. Dans le même journal, le Parisien-Dimanche, le président « dit sa confiance dans le pays et sa force morale ». « Nos compatriotes sont lucides sur la menace » assure le chef de l'État.La fin d'une époqueCôté « guerre commerciale » à présent, le Nouvel Obs se tourne vers les Etats-Unis. « Guerre commerciale, le pari délirant de Trump », titre le Nouvel Obs, pour qui « le protectionnisme paranoïaque imposé par Donald Trump bouscule tout l'édifice du commerce international bâti au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ». Le Nouvel Obs qui a interrogé Pascal Lamy, ancien Commissaire européen et ancien président de l'OMC, l'Organisation mondiale du Commerce. « Notre problème actuel », dit-il, « est de comprendre la trajectoire économique prise par les États-Unis, car elle est difficile à cerner. La seule chose qui pourrait changer cette trajectoire chaotique, ce serait une réaction des marchés financiers, une chute des actions, car pour le moment, Donald Trump a un soutien important dans l'opinion américaine ». « Est-il en train de remettre en cause l'ouverture des frontières mondiales au commerce ? » demande le Nouvel Obs à Pascal Lamy, qui répond : « les États-Unis tentent de démolir le monde qu'ils ont conçu depuis 1947, parce qu'il est devenu à leurs yeux une contrainte pour leur souveraineté ».BlufféOn termine cette revue de presse avec un match entre un prix Goncourt et une intelligence artificielle. Il s'agit, nous dit le Nouvel Obs, du prix Goncourt 2020, Hervé Le Tellier, « écrivain oulipien rompus aux exercices littéraires les plus acrobatiques ». Face à lui, « une batterie d'ordis gavés à Tolstoï et à Shakespeare », « ChatGPT pour ne pas le nommer ». L'homme et la machine avaient chacun pour mission d'écrire « une fiction policière de 3 000 signes ». « Nous ne doutions pas une seconde que l'homme écraserait la machine », nous dit le Nouvel Obs qui, au final, « reconnaît sa stupeur et sa consternation », lorsqu'il « découvre que l'Intelligence Artificielle a fait au moins jeu égal avec Le Tellier ! » Hervé le Tellier lui-même se dit « bluffé » et parle d'un texte « oubliable » certes, mais « pas mal ». « À nous les écrivains, dit-il, d'écrire des textes qui ne seront pas oubliables ».
Vie et personnalité si complexe de Léon Tolstoï, écrivain magistral, aux sens exacerbés, et sa crise de conscience en milieu...
Nous sommes pris par des tas d'injonctions, de diktats. Comment être plus libre, dans un sens tout simple mais aussi dans un sens plus profond ? Comment apprendre à dire non ? Comment apprendre à désobéir ? Nous en parlons avec Colette Poggi. Le livre de Colette : https://www.lisez.com/livre-de-poche/thoreau-yogi-des-bois/9782266345248 Mon site : https://www.fabricemidal.comFacebook Fabrice Midal : https://www.facebook.com/FabriceMidalFacebook du podcast Dialogues : https://www.facebook.com/dialogues.fmInstagram Fabrice Midal : https://www.instagram.com/fabricemidalInstagram du podcast Dialogues : https://www.instagram.com/fabricemidal_dialogues/Tiktok : https://www.tiktok.com/@fabricemidal Mes trois chaînes YouTube :Mes vidéos : https://www.youtube.com/@fabricemidal1Les Dialogues : https://www.youtube.com/@dialoguesfmLes méditations guidées : https://www.youtube.com/@mediteravecfabricemidal Reso, mon école de méditation :https://www.reso.cohttps://www.facebook.com/reso.meditationhttps://www.instagram.com/reso_meditation Mots clés :Et si Thoreau était un précurseur de l'écospiritualité ?Comment trouver la liberté ? Comment apprendre la désobéissance qui est inséparable d'une vie authentique ?Voilà ce que vous propose cette extraordinaire invitation à découvrir la pensée de Thoreau, ce penseur américain qui, au XIXe siècle, refusa l'esclavage, la guerre et parti vivre seul dans les bois pendant deux ans, deux mois et deux jours. Son exemple qui a inspiré Gandhi, Léon Tolstoï, Martin Luther King ou Nelson Mandela reste pour nous qui sommes confrontés à tant de crises, une formidable leçon de vie, d'espérance et de sérénité.Apprenez à découvrir votre propre forêt, à vous ressourcer dans la profondeur de la Nature, à être fidèle à votre propre cœur et à entrer dans l'émerveillement.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vera Bogdanova est née en 1986 à Moscou. Élevée par sa grand-mère, elle a suivi des études d'anglais et séjourné à New York avant de se lancer dans l'écriture de textes de science-fiction. En Russie, son premier roman dystopique paraît en 2021, suivi par «Saison toxique pour les fœtus», en 2022, publié récemment en français aux éditions Actes Sud. Vera Bogdanova vit entre Moscou et Bakou en Azerbaïdjan. Roman traduit du russe par Laurence Foulon."Nous sommes en Russie, la datcha de la grand-mère est toujours le refuge des familles dont parlait Tolstoï, « qui sont malheureuses chacune à sa façon ». Ici les parents ont vu disparaître l'Union soviétique et ont droit, à la place d'un avenir radieux, au capitalisme sauvage et aux attentats terroristes.Tout commence en 1995, Jénia a onze ans, elle est en vacances chez sa grand-mère où vient aussi son cousin Ilia, qui en a treize. Cinq ans plus tard, ils boivent de l'alcool pour la première fois, se baladent à moto et sortent en boîte… Encore cinq ans et c'est le premier baiser, la certitude d'être faits l'un pour l'autre malgré tous les obstacles. Les temps ont changé, mais pas les mentalités, pas les parents. Il y a aussi Dacha, la petite sœur d'Ilia, mal-aimée par une mère à la beauté ravageuse « qui ne sait pas choisir les hommes » et qui, comme trop de femmes russes, sera victime de violences conjugales exacerbées par l'alcool.Portrait sans fard d'une époque, paru en 2022, ce roman aux multiples nuances de noir est devenu la référence de la génération Y." (Présentation des éditions Actes Sud)
Rubrique:documents Auteur: nikolai-koulmann Lecture: Christiane-JehanneDurée: 30min Fichier: 26 Mo Résumé du livre audio: Article court et passionnant, complétant la superbe biographie « Tolstoï » de Stéphan Zweig, sur la complexité psychologique de Tolstoï et de tout être humain, qui fait que nous sommes humains. Fuite, désir de solitude, famille, Foi et Raison. Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Rubrique:documents Auteur: ely-halperine-kaminsky Lecture: Daniel LuttringerDurée: 17min Fichier: 13 Mo Résumé du livre audio: Récit paru dans Je Sais Tout le 15 août 1908 à l'occasion du jubilé de Léon Tolstoï (1828-1910). Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Fidèle à son engagement en faveur de la littérature et de la création contemporaine, CHANEL renouvelle son soutien au festival MOT pour Mots organisé par Le Monde, Le Nouvel Obs et Télérama. À l'occasion de l'ouverture de la quatrième édition du festival, l'ambassadrice et porte-parole de la Maison Charlotte Casiraghi a retrouvé les autrices Sarah Chiche et Aurélie Lacroix pour une édition spéciale des Rendez-vous littéraires rue Cambon animée par Elisabeth Philippe, journaliste au Nouvel Obs. Ensemble, elles ont parlé d'écriture et de la place de la littérature dans leur vie.© Festival MOT pour Mots.Les Enténébrés, Sarah Chiche, © Éditions du Seuil, 2019, Points, 2020.Saturne, Sarah Chiche, © Éditions du Seuil, 2020, Points, 2021.Les Alchimies, Sarah Chiche, © Éditions du Seuil, 2023, Points, 2024.© Éditions du Seuil.Aurélie Lacroix, L'Unique objet de mon regard, 2023, © Éditions Cambourakis. © Rencontres Philosophiques de Monaco© Le Nouvel ObsSarah Chiche, L'Inachevée, 2008, © Éditions Grasset & Fasquelle.Hervé Guibert, Fou de Vincent, 1989, © Les Éditions de Minuit.© Éditions GrassetAnnie Ernaux, Passion Simple, 1991, © Éditions Gallimard.Joan Didion : Le Centre ne tiendra pas, Griffin Dunne, © Didion Doc, Netflix, 2017.Joan Didion, L'année de la pensée magique © 2005 © Editions Grasset & Fasquelle, 2007, pour la traduction françaiseThe Year of Magical Thinking by Joan Didion. Copyright © 2005 by Joan Didion. Published by HarperCollins Publishers. All Rights Reserved.Fernando Pessoa, Le Livre de l'intranquillité, Traduit en français par Françoise Laye, © Christian Bourgois Editeur, 1988.Fernando Pessoa, Livro do Desassossego, 1990, © Grupo Editorial Presença. All Rights Reserved.Ann Veronica Janssens, Mukha, 1997. All Rights Reserved.© KHM-MuseumsverbandLéon Tolstoï, Anna Karénine, 1873Albert Cohen, Belle du Seigneur, 1968, © Éditions Gallimard.Edith Wharton, Le temps de l'innocence, 1920Laurence Plazenet, La blessure et la soif, 2009, © Éditions Gallimard.Francisco de Goya, Les Désastres de la guerre, 1810-1815Francisco de Goya, Le Chien, 1819-1823Francisco de Goya, Le sommeil de la raison engendre des monstres, 1799Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, 1861
Fidèle à son engagement en faveur de la littérature et de la création contemporaine, CHANEL renouvelle son soutien au festival MOT pour Mots organisé par Le Monde, Le Nouvel Obs et Télérama. À l'occasion de l'ouverture de la quatrième édition du festival, l'ambassadrice et porte-parole de la Maison Charlotte Casiraghi a retrouvé les autrices Sarah Chiche et Aurélie Lacroix pour une édition spéciale des Rendez-vous littéraires rue Cambon animée par Elisabeth Philippe, journaliste au Nouvel Obs. Ensemble, elles ont parlé d'écriture et de la place de la littérature dans leur vie.© Festival MOT pour Mots.Les Enténébrés, Sarah Chiche, © Éditions du Seuil, 2019, Points, 2020.Saturne, Sarah Chiche, © Éditions du Seuil, 2020, Points, 2021.Les Alchimies, Sarah Chiche, © Éditions du Seuil, 2023, Points, 2024.© Éditions du Seuil.Aurélie Lacroix, L'Unique objet de mon regard, 2023, © Éditions Cambourakis. © Rencontres Philosophiques de Monaco© Le Nouvel ObsSarah Chiche, L'Inachevée, 2008, © Éditions Grasset & Fasquelle.Hervé Guibert, Fou de Vincent, 1989, © Les Éditions de Minuit.© Éditions GrassetAnnie Ernaux, Passion Simple, 1991, © Éditions Gallimard.Joan Didion : Le Centre ne tiendra pas, Griffin Dunne, © Didion Doc, Netflix, 2017.Joan Didion, L'année de la pensée magique © 2005 © Editions Grasset & Fasquelle, 2007, pour la traduction françaiseThe Year of Magical Thinking by Joan Didion. Copyright © 2005 by Joan Didion. Published by HarperCollins Publishers. All Rights Reserved.Fernando Pessoa, Le Livre de l'intranquillité, Traduit en français par Françoise Laye, © Christian Bourgois Editeur, 1988.Fernando Pessoa, Livro do Desassossego, 1990, © Grupo Editorial Presença. All Rights Reserved.Ann Veronica Janssens, Mukha, 1997. All Rights Reserved.© KHM-MuseumsverbandLéon Tolstoï, Anna Karénine, 1873Albert Cohen, Belle du Seigneur, 1968, © Éditions Gallimard.Edith Wharton, Le temps de l'innocence, 1920Laurence Plazenet, La blessure et la soif, 2009, © Éditions Gallimard.Francisco de Goya, Les Désastres de la guerre, 1810-1815Francisco de Goya, Le Chien, 1819-1823Francisco de Goya, Le sommeil de la raison engendre des monstres, 1799Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, 1861
Rares sont les écrivains dont l'œuvre et la personnalité soient aussi indissolublement liées à un lieu que Tolstoï à Iasnaïa Poliana (« clairière ensoleillée »). L'écrivain y a vécu sans interruption pendant les neuf premières années de sa vie et y passera ensuite la majeure partie de son existence.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.
durée : 00:03:25 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Le metteur en scène Rimas Tuminas met en scène à Sceaux le grand roman de Tolstoï en faisant le pari de la synthèse et du mélange des tons, un spectacle à moitié convaincant. Il faut dire que le pari était risqué.
Tout savoir des grands noms de la littérature contemporaine Le podcast ARTE est devenu une collection de livres. Richard Gaitet interroge les meilleures autrices et les meilleurs auteurs sur leurs secrets d'écriture. Après Nicolas Mathieu et Alice Zeniter, c'est au tour de Maria Pourchet. En janvier 2024, Hervé le Tellier complètera la collection.Une coédition ARTE Éditions / Points. Maria Pourchet«Mon premier livre serait comme le dessin du cygne qui, dans la fable, fut travaillé des années avant d'être offert à un empereur japonais. Il faut que le geste soit sûr. »Que trouve-t-on sous la plume de Maria Pourchet ? Pourquoi a-t-elle attendu d'avoir trente ans pour se mettre à écrire – alors qu'elle était sûre de sa vocation dès le CE1 ? Quel déclic doit-elle à Romain Gary ? Comment la langue est-elle devenue « un pote » ? Dans ce dialogue franc du collier, celle qui écrit « comme on gueule » raconte tout, ou presque : son enfance vosgienne « saturée » de livres, son admiration pour Pierre Michon, Achille Talon, Daniel Balavoine ou Les Valseuses, son art mordant de la punchline et, très en détails, la fabrication de ses premiers romans, d'Avancer (2012) au succès de Feu (2021).Une conversation lucide et incandescente avec l'une des révélations de la scène littéraire contemporaine.11,90€ - 128 pages. Toutes les infos sur le livre / sur le podcast. Alice ZeniterL'art littéraire d'Alice Zeniter, de A à Z. Remarquée en CE2 par une autrice confirmée, publiant son premier livre à seize ans, cette romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste s'est imposée comme l'une des voix les plus stimulantes du paysage francophone.Aux Hébrides ou en Hongrie, au plus près des affects d'une hackeuse, d'anciens harkis ou d'une femme de ménage, les histoires d'Alice Zeniter interpellent, en sa qualité de membre honoraire de ce club d'écrivain·e·s qui refusent d'écrire toujours le même livre. Mais comment cette amoureuse éperdue des enquêtes de Sherlock Holmes travaille-t-elle au quotidien ? De quelle façon sa pratique du théâtre influence-t-elle sa prose ? Comment surmonter ses doutes quand on se trouve « écrasée par l'ampleur de ses sujets » ? Et qu'est-ce que « la stratégie de la semoule » ?Un dialogue didactique, plein d'humour et de modestie, sur la fabrique de l'écriture.10,90€ - 144 pages. Toutes les infos sur le livre / sur le podcast. Nicolas Mathieu Comment écrire sans trahir le milieu d'où l'on vient ? De sa première rédac' au Goncourt reçu à 40 ans pour Leurs enfants après eux, en passant par ses « chocs » enlisant Céline, Manchette ou Annie Ernaux, Nicolas Mathieu revient sur la naissance de sa vocation, sa discipline quotidienne et les « coups » que la littérature « lui permet de rendre à la vie, qui nous en met plein la gueule » le temps d'une conversation précise et généreuse. Une plongée passionnante dans la fabrique et les mondes intérieurs du petit bleu des Vosges, devenu l'une des figures montantes du roman contemporain, dont la colère contre « les mensonges, le tout falsifié » reste l'un des carburants, et qui dit avec joie avoir appris davantage en matant Les Soprano qu'en étudiant Tolstoï.10,90€ - 144 pages. Toutes les infos sur le livre / sur le podcast. Bookmakers écoute les écrivain.e.s détailler leurs secrets d'écriture. C'est le récit d'un récit, les coulisses de fabrication d'un livre majeur dans la carrière d'un.e auteur.e, qui dévoile sa discipline, son rythme et ses méthodes de travail. C'est quoi, le style ? Comment construit-on une intrigue, un personnage ? Où faut-il couper ?Chaque mois, Bookmakers écoute les plus grand.e.s écrivain.e.s d'aujourd'hui raconter, hors de toute promotion, l'étincelle initiale, les recherches, la discipline, les obstacles, le découragement, les coups de collier, la solitude, la première phrase, les relectures… mais aussi le rôle de l'éditeur, de l'argent, la réception critique et publique, le regard sur le texte des années plus tard.Animé par Richard Gaitet, écrivain et homme de radio, le podcast Bookmakers détruit le mythe d'une inspiration divine qui saisirait les auteurs au petit matin. Il rappelle que l'écriture est aussi un métier, un artisanat, un beau travail. Enregistrement : septembre 2023 - Ecriture : Richard Gaitet - Mixage : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio
durée : 00:16:14 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans "Le Livre de chevet" en 1967, le philosophe Vladimir Jankélévitch analyse "Les Sept pendus" une nouvelle de Leonid Andreïev de 1908. Dans le sixième volet de cette série, il lit des extraits concernant le personnage Werner qui rappelle le Prince André dans "Guerre et Paix" de Léon Tolstoï. - invités : Vladimir Jankélévitch Philosophe (1903-1985)
Qui était vraiment Léon Tolstoï ? Un jouisseur scandaleux… ou un aspirant à la sainteté ? Un aristocrate subversif… ou un réformateur religieux ? Un nihiliste désespéré… ou un homme en quête d'absolu ? Quel est le sens de la vie pour lui ? Quelles aventures a-t-il vécu ? Quelles étaient ses opinions politiques ? Comment définir ses rapport avec sa famille et en particulier sa femme, la comtesse Sophie Tolstoï ? A-t-il vraiment voulu déshériter ses enfants ? Pourquoi est-il mort dans une petite gare perdue en pleine campagne ?Pour retrouver la masterclass de Kosmos : https://masterclass.fabienbizet.com/Bienvenue Become a member at https://plus.acast.com/s/kosmos. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Anne Ghesquière reçoit dans Métamorphose Marianne Chaillan, essayiste, philosophe et icône de la pop-philosophie. On aime, on veut aimer, on veut vibrer ! Défiant les philosophes antiques, Marianna Chaillan est l'icône de la pop-philosophie, enseignante en philosophie à Marseille et auteure d'un nouveau livre « A la folie, passionnément » aux Éditions Équateurs. Lorsqu'elle annonce à ses élèves le cours de philosophie sur le désir amoureux, tous tendent l'oreille. Voici qu'on évoque enfin le sel de la vie ! Tomber amoureux serait-il bel et bien perdre la raison et faudrait-il, dès lors, s'en prémunir ? Ou bien, à l'inverse, vivre sans cette folie ne serait-il pas si sage ? Romans et poèmes, films et séries, chansons et opéras : « All you need is love ! » n'est pas seulement le titre d'une chanson légendaire mais une maxime que nous allons décortiquer ce matin avec la philosophe Marianne Chaillan Épisode #389Avec le Marianne Chaillan j'aborderai les thèmes suivants (extrait des questions) : Qu'est-ce que la Pop Philosophie Marianne Chaillan ? On vous compare, plus jeune à l'héroïne de Tolstoï, Anna Karénine. Vivre c'est vibrer ?Vous dites que la rencontre amoureuse survient par effraction. L'être aimé surgit dans notre vie, il apparait ?Est-ce que la littérature nous permet de vivre et de ressentir des scènes de rencontre puissantes et magiques ?Est-ce que le désir amoureux a des critères précis en matière de partenaires ?Qu'est-ce que le désir, un éros illusoire ou un élan de vie ?Qu'est-ce que le mythe de l'androgynie nous enseigne dans le Banquet de Platon ?Pourquoi veut-on aimer toujours ?Apprendre à aimer, c'est entrer dans le tourbillon de la vie, c'est-à-dire ?Qui est mon invitée Marianne Chaillan ? Marianne Chaillan est philosophe, icône de la pop-philosophie, elle a notamment publié aux Équateurs Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d'heureux, Pensez-vous vraiment ce que vous croyez penser ?, In pop we trust et Où donc est le bonheur ? (Prix France Télévisions 2022). Elle publie un nouveau livre A la folie, passionnément aux Éditions Équateurs.Quelques citations du podcast avec Marianne Chaillan : "Quand on fait le pari de choisir le parti du désir c'est un risque de s‘exposer à la souffrance et à la douleur.""Ce que vise le désir se trouve par-delà le corps.""Il faut comprendre que la vie est passage, éphémère, incomplétude et qu'ainsi en ira-t-il de nos amours.""Est-ce que répondre à l'appel du désir c'est une folie ou est-ce que répondre à l'appel du désir c'est vivre ?"Inscrivez-vous à la merveilleuse Newsletter Métamorphose ici pour rester en lien https://www.metamorphosepodcast.com/Où en êtes-vous dans votre métamorphose ? Découvrez votre Roue MétamorphoseSoutenez notre podcast en rejoignant la Tribu MétamorphoseRetrouvez Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience sur Apple Podcast / Spotify / Google Podcasts / Deezer / YouTube / SoundCloud / CastBox/ TuneIn.Suivez l'actualité des épisodes Métamorphose Podcast sur Instagram FacebookPhoto DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les écoles dites "démocratiques" sont fondées sur la liberté de choix de son enseignement par l'enfant et sur des valeurs d'égalité, notamment entre l'enseignant et l'élève. De telles théories, associées parfois à des expériences concrètes, ne sont pas nouvelles. À la fin du XVIIe siècle, le philosophe anglais John Locke conseillait déjà de ne rien imposer à l'enfant. Un siècle plus tard, l'"Émile" de Rousseau devait choisir, de lui-même, ce qu'il lui paraissait utile d'apprendre. De leur côté, les enfants fréquentant l'école fondée par Tolstoï sur son domaine étaient libres de venir ou de rester chez eux. Quant à la gestion de la célèbre école de Summerhill, fondée en 1921 en Angleterre, elle était fondée sur de véritables principes démocratiques. Citons encore l'exemple de la "Sudbury Valley School", fondée en 1968, aux États-Unis, où l'on ne proposait aux élèves aucun programme d'enseignement préconçu. L'un des principes directeurs de cet enseignement démocratique est de laisser l'enfant libre de ses choix éducatifs. C'est lui qui décide de ses activités, sans qu'aucun cours, ni aucun programme, lui soient imposés. Il choisit, parmi les activités prévues, celles qui lui plaisent, et peut même en proposer d'autres. Ainsi, les élèves de ces écoles peuvent concevoir et mener à bien, du début à la fin, de véritables projets éducatifs. Il s'agit donc de faire confiance en la curiosité naturelle de l'enfant. Même si rien n'est imposé, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils sont encadrés par des adultes qualifiés, qui les aident à donner vie à leurs idées. Pour leur permettre d'éclore, et de se matérialiser, des ressources pédagogiques variées sont mises à la disposition des enfants. Un autre principe de ces écoles démocratiques, nous l'avons vu, c'est l'égale importance, dans le choix des activités ou la gestion de l'établissement, entre l'adulte et l'enfant. Le dialogue et la médiation jouent également un grand rôle dans la résolution des conflits. De tels principes démocratiques n'excluent pas la présence de règles, mais celles-ci, la plupart du temps, ne prévoient pas de punitions. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les écoles dites "démocratiques" sont fondées sur la liberté de choix de son enseignement par l'enfant et sur des valeurs d'égalité, notamment entre l'enseignant et l'élève. De telles théories, associées parfois à des expériences concrètes, ne sont pas nouvelles. À la fin du XVIIe siècle, le philosophe anglais John Locke conseillait déjà de ne rien imposer à l'enfant. Un siècle plus tard, l'"Émile" de Rousseau devait choisir, de lui-même, ce qu'il lui paraissait utile d'apprendre. De leur côté, les enfants fréquentant l'école fondée par Tolstoï sur son domaine étaient libres de venir ou de rester chez eux. Quant à la gestion de la célèbre école de Summerhill, fondée en 1921 en Angleterre, elle était fondée sur de véritables principes démocratiques. Citons encore l'exemple de la "Sudbury Valley School", fondée en 1968, aux États-Unis, où l'on ne proposait aux élèves aucun programme d'enseignement préconçu. L'un des principes directeurs de cet enseignement démocratique est de laisser l'enfant libre de ses choix éducatifs. C'est lui qui décide de ses activités, sans qu'aucun cours, ni aucun programme, lui soient imposés. Il choisit, parmi les activités prévues, celles qui lui plaisent, et peut même en proposer d'autres. Ainsi, les élèves de ces écoles peuvent concevoir et mener à bien, du début à la fin, de véritables projets éducatifs. Il s'agit donc de faire confiance en la curiosité naturelle de l'enfant. Même si rien n'est imposé, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils sont encadrés par des adultes qualifiés, qui les aident à donner vie à leurs idées. Pour leur permettre d'éclore, et de se matérialiser, des ressources pédagogiques variées sont mises à la disposition des enfants. Un autre principe de ces écoles démocratiques, nous l'avons vu, c'est l'égale importance, dans le choix des activités ou la gestion de l'établissement, entre l'adulte et l'enfant. Le dialogue et la médiation jouent également un grand rôle dans la résolution des conflits. De tels principes démocratiques n'excluent pas la présence de règles, mais celles-ci, la plupart du temps, ne prévoient pas de punitions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
مدرسهٔ آنلاین نزدیکتر حمایت من در سایت حامی باش کانال یوتوب من برای آموزش زبان ترجمه شفاهی : مصطفی شالچی Charles Aznavour - Vivre avec toi 50.Jour J – 3 Avec Alice, nous faisons l'amour moins souvent mais de mieux en mieux. J'effleure ses centimètres carrés favoris. Elle ferme mes yeux. Avant elle jouissait une fois sur deux, maintenant elle jouit une fois par fois. Elle me laisse écrire tout l'après-midi. Pendant que je travaille, elle se dore au soleil sur la plage. Vers six heures du soir, elle revient et je lui prépare une mauresque bien glacée. Puis je vérifie son bronzage intégral. Je trais ses pamplemousses. Elle me suce, puis je l'encule. Ensuite, elle lit ceci par-dessus mon épaule et me demande de supprimer « je l'encule ». J'accepte, j'écris « je la prends », et quand elle s'éloigne je fais un petit « Pomme-Z » sur mon Macintosh. La littérature est à ce prix, l'Histoire des Lettres n'est qu'une longue litanie de trahisons, j'espère qu'elle me pardonnera. Je refuse de finir Tendre est la nuit ; j'ai comme un sinistre pressentiment : à mon avis, cela ne va plus très fort entre Dick Diver et Nicole. J'écoute La Sonate à Kreutzer en songeant au roman éponyme de Tolstoï. L'histoire d'un homme trompé qui tue sa femme. Le violon et le piano de Beethoven lui ont inspiré le couple. Je les écoute se rejoindre, s'interrompre, s'envoler, se quitter, se réconcilier, se fâcher, et enfin s'unir dans le crescendo final. C'est la musique de la vie à deux. Le violon et le piano sont incapables de jouer seuls… Si notre histoire tourne court, je serai complètement blasé. Jamais je ne pourrai donner autant à quelqu'un d'autre. Finirai-je ma vie en baisant des putes de luxe et des cassettes vidéo ? Il faut que ça marche. Il faut que nous parvenions à passer le cap des trois ans. Je change d'avis toutes les secondes. Peut-être faudrait-il que nous vivions séparés. La vie à deux, c'est trop usant. Je n'ai pas de tabou ; l'échangisme ne me choque pas. Après tout, quitte à être cocu, autant l'organiser soi-même. L'union libre, c'est cela la solution : un adultère sous contrôle. Non. Je sais : il faut que nous fassions un enfant, vite ! J'ai peur de moi. Le compte à rebours égrène ses journées de Damoclès. Dans trois jours cela fera trois ans que je vis avec Alice. 51. Jour J – 2 L'erreur est de vouloir une vie immobile. On veut que le temps s'arrête, que l'amour soit éternel, que rien ne meure jamais, pour se prélasser dans une perpétuelle enfance dorlotée. On bâtit des murs pour se protéger et ce sont ces murs qui un jour deviennent une prison. Maintenant que je vis avec Alice, je ne construis plus de cloisons. Je prends chaque seconde d'elle comme un cadeau. Je m'aperçois qu'on peut être nostalgique du présent. Je vis parfois des moments si merveilleux que je me dis : « Tiens ? Je vais regretter ce moment plus tard : il faut que je n'oublie jamais cet instant, pour pouvoir y repenser quand tout ira mal. » Je découvre que pour rester amoureux, il faut une part d'insaisissable en chacun. Il faut refuser la platitude, ce qui ne veut pas dire s'inventer des soubresauts artificiels et débiles, mais savoir s'étonner devant le miracle de tous les jours. Être généreux, et simple. On est amoureux le jour où l'on met du dentifrice sur une autre brosse à dents que la sienne. Surtout, j'ai appris que pour être heureux, il faut avoir été très malheureux. Sans apprentissage de la douleur, le bonheur n'est pas solide. L'amour qui dure trois ans est celui qui n'a pas gravi de montagnes ou fréquenté les bas-fonds, celui qui est tombé du ciel tout cuit. L'amour ne dure que si chacun en connaît le prix, et il vaut mieux payer d'avance, sinon on risque de régler l'addition a posteriori. Nous n'avons pas été préparés au bonheur parce que nous n'avons pas été habitués au malheur. Nous avons grandi dans la religion du confort. Il faut savoir qui l'on est et qui l'on aime. Il faut être achevé pour vivre une histoire inachevée. J'espère que le titre mensonger de ce livre ne vous aura pas trop exaspéré : bien sûr que l'amour ne dure pas trois ans ; je suis heureux de m'être trompé. Ce n'est pas parce que ce livre est publié chez Grasset qu'il dit nécessairement la vérité. Je ne sais pas ce que le passé me réserve (comme disait Sagan), mais j'avance, dans la terreur émerveillée, car je n'ai pas d'autre choix, j'avance, moins insouciant qu'autrefois, mais j'avance quand même, j'avance malgré, j'avance et je vous jure que c'est beau. Nous faisons l'amour dans l'eau translucide d'une crique déserte. Nous dansons sous des vérandas. Nous flirtons au bord d'une ruelle mal éclairée en buvant du Marqués de Cáceres. Nous n'arrêtons pas de manger. C'est la vraie vie, enfin. Quand je l'ai demandée en mariage, Alice a eu cette réponse pleine de tendresse, de romantisme, de finesse, de beauté, de douceur et de poésie : — Non. Après-demain, cela fera trois ans que je vis avec elle.