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Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Plusieurs pays et pouvoirs politiques cherchent à instrumentaliser la foi pour développer un nationalisme identitaire fort. Cette stratégie conduit trop souvent à des dérives qui alimentent l'exclusion, le racisme et les conflits. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent les tentatives d'association entre le nationalisme et la foi chrétienne et proposent, à l'aide de références bibliques, une vision universelle fondée sur l'unité, la diversité et le bien commun. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Quelle est la nationalité de Dieu? [Joan] Oui, c'est vrai, bonne question. Et d'ailleurs, quelle est la nationalité de Dieu? Tu sais ça, toi, Stéphane? [Stéphane] C'est bien connu. Dieu est un Québécois. [Joan] Exactement. Et d'ailleurs, c'est ce qui peut arriver si tu es à table avec des chrétiens de plusieurs nationalités. Les Français vont dire : “Mais non, Dieu est français. Il aime l'amour, il aime le bon vin. Il aime traîner avec ses potes. Il aime faire des barbecues. Puis là, les Brésiliens vont dire : “Ah non, les barbecues, c'est nous! Donc, Dieu est Brésilien, et d'ailleurs Dieu est de couleur comme nous, couleur non-blanche. Il aime les cheveux longs. Il aime traîner sur la plage aussi avec ses potes. Et puis là, tu vas voir des peuples des îles qui vont dire : “Ah non, la plage, c'est nous! Dieu, il est un petit peu comme nous! Et puis d'ailleurs, Jésus, il aime pêcher, puis il aime parler aux pêcheurs. Ça c'est quelque chose de très caractéristique. Et puis tu as les Suisses qui vont dire : “Non pas du tout! Jésus c'était quelqu'un de très carré. Il disait ce qu'il faisait. Il faisait ce qu'il disait. Quand un truc n'était pas bien organisé ou pas très correct, il râlait comme il faut. Et puis en même temps, souvent il ne dérangeait pas les gens. Il semblait aller dans le désert. Et puis là, les peuples du désert vont dire… vous voyez bien que... Donc en fait, c'est une conversation qui n'en finit plus sur la nationalité de Dieu ou de Jésus. Dieu peut-il favoriser une nation au dépend de l'autre? [Stéphane] C'est vrai qu'on se pose la question et c'est une question un peu inutile, mais c'est là. Par exemple, comment peut-on dire avec toute certitude que Dieu est dans notre camp lorsqu'on a un affrontement, lorsqu'on a un conflit? On voit ça dans des joutes sportives, les gens vont prier avant un match. Et ça me fait penser… Il y avait une émission de télévision, c'était une comédie. Il y avait un extraterrestre qui voyait ça. Puis qu'il disait : “mais pourquoi est-ce qu'on prie? Eux autres aussi prient. OK, je comprends! On prie notre Dieu, puis notre Dieu va être plus fort que leur Dieu. C'est comme ça qu'on va gagner.” C'est vrai que c'est absurde toute cette idée-là de penser que Dieu est avec ma nation, est avec mon groupe, avec ma tribu, avec ma famille, plus que les autres. Les liens de proximité entre l'Église et une nation [Joan] En tout cas, en France, moi je viens plutôt d'Alsace que de France, pour être tout à fait honnête, je suis plutôt alsaco-catalane que franco-espagnole. En France, j'ai toujours entendu dire que la France était la fille de l'Église. [Stéphane] La fille aînée! [Joan] La fille aînée de l'Église. Alors, c'est une expression étonnante. Je suis lutéro-réformée. Je suis d'origine catalane espagnole. Je n'ai pas toujours compris ce que ça voulait dire, d'autant qu'il me semble que les conséquences de cette filiation privilégiée, finalement, ne sont pas si bonnes spirituellement. Parce qu'il y a énormément de personnes avec qui j'ai pu parler, souvent d'un certain âge c'est vrai, pour qui la foi s'apparente à une contrainte, une contrainte forte. Sans parler des écoles catholiques qui continuent à faire parler d'elles. Là moi, j'écoute le bouquin audio sur Bétharrame. C'est l'enfer, la façon dont on a traité les enfants, les jeunes jusqu'il y a encore très peu d'années! Si je vais dans mon autre pays de cœur, c'est l'Espagne. Alors là, l'Espagne et le catholicisme, en tout cas certaines branches du catholicisme, la façon dont le franquisme s'est acoquiné à une secte de l'Église catholique qu'on appelle l'Opus Dei, qui a été longtemps d'ailleurs responsable de la communication au Vatican. Et je me rends compte que ces deux pays avec lesquels j'ai des attaches culturelles généalogiques, la France et l'Espagne, connaissent un déclin énorme dans leur vie communautaire. Je me dis que ce n'est peut-être pas une si bonne idée d'avoir un trop grand lien de proximité avec une Église. Pour une nation, ce n'est pas toujours garant de super bonne santé spirituelle. La foi chrétienne et le nationalisme américain [Stéphane] D'un point de vue canadien, on regarde vers le sud et le nationalisme chrétien a toujours été très fort aux États-Unis. Tous les discours politiques se terminent presque toujours par “God bless America!', “Que Dieu bénisse les États-Unis!”. Mais récemment, on a quand même atteint un niveau supérieur. C'est quand même assez fort. Trump se présente comme une figure messianique envoyée par Dieu pour sauver le pays, ou en tout cas une certaine vision du pays. Les membres de l'administration utilisent la religion. Le vice-président qui est catholique romain depuis sept ans, se permet de dire au pape de faire attention lorsqu'il parle de théologie parce qu'il ne faut pas qu'il déconne. Il y a cette idée-là que nous avons cette foi, pas nécessairement pour nous guider, mais pour gouverner. Nous avons été mis là et nous avons une mission divine. Nous sommes les envoyés de Dieu. Il y a quelque chose de très malsain là-dedans. Il y a un mélange de très malsain et de très toxique. Le nationalisme fragmenté de la Suisse [Joan] Cette toxicité, tu vois, pour l'instant, depuis là où je suis et ce que j'observe, je me rends compte qu'il n'y a pas trop de ça en Suisse. Alors je me dis, mais pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un nationalisme aussi fort qu'en France, et puis bien moins présent qu'aux USA, alors qu'il y a un fonctionnement assez similaire du fait du fédéralisme en fait. Ici, c'est un fédéralisme qui fait que chaque canton a sa ou ses confessions religieuses. Il y a des cantons qui sont catholiques, d'autres qui sont réformés, d'autres qui sont un peu mixtes. Du coup, comme ce nationalisme suisse est bien moins centralisé, moins homogène qu'en France et finalement aussi qu'aux États-Unis, on peut se payer le luxe d'avoir tout plein d'identités fragmentaires. Et finalement, en étant moins homogène, la question du nationalisme est plutôt imbriquée dans des identités cantonales fortes. Les gens diront qu'ils sont Vaudois avant d'être suisses. Ils diront qu'ils sont Zuricois avant d'être suisses. Ça, c'est important pour eux et elles. Et du coup, l'identité religieuse passe encore en deuxième plan. Alors longtemps, l'idée en général, c'est que la confédération est chrétienne. Ça, par contre, c'est assez important et c'est aussi articulé avec des équilibres cantonaux, comme je disais, au niveau des confessions, au niveau de l'impôt d'Église, au niveau de ce que ça donne culturellement dans les fêtes. Mais il y a surtout une notion qui est liée à cette neutralité suisse qui est la paix sociale. Moi, lorsque je vais être inscrite à l'ordre des ministres suisses, en tout cas on espère, des ministres vaudois en septembre, je vais prendre des engagements. Le tout dernier engagement de la liste, (il y a les engagements classiques, prêcher, s'occuper des gens, tout ce qu'il faut), c'est de participer activement à la paix sociale. Et à partir de là, on comprend aussi pourquoi les autres identités sont là, sont importantes, mais elles ne doivent pas jamais prendre le dessus sur cette paix sociale. Les identités multiples [Stéphane] Tu parles d'identité. Ça me fait penser à ce livre qui parle d'identité post-moderne de Jean-François Lyotard. Mon épouse, ça fait 20 ans qu'elle me bassine avec ça, mais c'est quand même une réalité. On n'est pas une seule chose. On a tendance à dire : “Ah! les Français sont comme ça. Les Suisses sont comme ça. Les Canadiens sont comme ça.” On ne peut pas se limiter à une seule identité. Moi, je peux me définir comme protestant, père de famille, pasteur, québécois et c'est correct. Ce n'est pas un seul modèle qui s'applique à tout le monde. Lorsque je vois des articles, “Est-ce que les protestants peuvent faire ceci?” “Est-ce que les catholiques ont la capacité de faire cela?”, je comprends l'objectif derrière ça. Mais on est différent. On ne peut pas décliner des identités, le nationalisme ou l'appartenance religieuse de la même manière. Chacun est un être unique. L'utilisation des traditions religieuses pour mousser le nationalisme [Joan] Ici, dans le canton de Vaud, on a ce slogan “Liberté et Patrie”. En fait, pour chaque canton il y a un drapeau; on est le seul canton où il est marqué ce mot de patrie. Je me suis déjà demandé, est-ce que vraiment ce mot de patrie est fédérateur pour tout le monde? Je me suis rendu compte que dans le canton de Vaud, on parle souvent de l'état de Vaud et on ne parle pas nécessairement d'état dans les autres cantons. Rien que cette diversité d'appellations, à partir du moment où il y a une sorte de pluralisme sur la façon de s'autodéterminer, de se nommer, je pense que ça reste quelque chose d'assez réjouissant. Mentalement, ça veut dire qu'on comprend qu'il y a plusieurs façons de voir les choses. Ça m'amène aussi à cette question des traditions. En Espagne, en France, les traditions, elles demeurent, elles structurent en partie ces deux pays, d'un point de vue religieux… peut-être un petit peu plus l'Espagne que la France, encore que je ne saurais pas vraiment le dire. Mais ça n'a parfois plus rien à voir avec la foi personnelle. Ce sont des traditions qui sont en lien, souvent, avec le catholicisme pour ce qui est des deux pays. Les gens les suivent et les vivent, mais ce n'est pas pour autant que ça résonne en termes de foi. C'est plutôt une culture commune, un langage commun. Je pense aux processions de la passion en Espagne. C'est de plus en plus frappant combien les jeunes s'investissent dans ces processions. Avant, on comprenait bien que c'était de mère en fille et de père en fils. Mais quand tu vois des jeunes femmes avec la mantella, qui sont vraiment voilées, qui ont des habits qui sont lourds, pesants, complexes, avec de la dentelle qui gratte en plein mois d'avril, il peut faire très, très chaud en Andalousie. Tu vois aussi les pèlerinages à Lourdes qui reprennent ces derniers temps auprès des jeunes. Tu dis : “Bon! Il y a autre chose. Il n'y a pas que la foi; il y a aussi ce langage culturel, ce besoin de faire ensemble.” Et on comprend alors finalement que ces besoins anthropologiques, il faut les prendre tels que. Il ne faut pas essayer d'y mettre vraiment beaucoup de choses, je crois. On comprend que quand ils sont investis par des personnes qui en font des leviers électoralistes, c'est vraiment triste, c'est déplorable et c'est à décourager. C'est tellement éloigné de ce qui fait la foi chrétienne qui est vie communautaire et incarnation de l'Évangile. L'instrumentalisation de la religion pour faire avancer un agenda [Stéphane] Il y a un vent de droite, d'extrême droite qui souffle en Occident. On ne peut pas le nier. C'est là. Et oui, on voit des politiciens, des groupes politiques qui essaient de récupérer cette foi-là comme une espèce de véhicule. Moi, je suis toujours sceptique. Je ne crois pas que ces personnes-là soient vraiment religieuses… peut-être… mais ils utilisent ce véhicule-là, ils utilisent les symboles. C'est pour faire avancer leur idéologie, leur agenda politique. Et c'est triste parce que c'est ça aussi qui donne mauvaise presse, c'est ça aussi qui donne une mauvaise image à la foi, qu'elle soit chrétienne, musulmane, juive, peu importe. C'es personnes-là disent : “Ah! je vais utiliser tel passage biblique pour justifier de discriminer contre tel groupe. Je vais utiliser telle tradition religieuse pour que j'aie plus de pouvoir.” Puis après, on dit : “Ah! la religion, ça crée les conflits.” Non, ce sont les gens qui instrumentalisent la religion, qui créent le conflit. Utiliser la Bible pour exclure [Joan] Moi, je me demande aussi un petit peu, lorsqu'on instrumentalise comme ça, la foi à des fins politiques, quand on veut absolument faire passer le message que tel coin appartiendrait à telle personne et que s'il y avait trop de personnes dans d'autres coins, ça ne fonctionnerait pas, je me demande ce qu'on fait avec un certain nombre de versets bibliques. Je pense par exemple à Jean 18, verset 36 : “Mon royaume n'est pas de ce monde.” Ça c'est clair que le monde, c'est ce qu'on traverse, ce qu'on co-construit ensemble, ce qu'on habite, là où on incarne quelque chose de l'ordre de l'Église, de l'ecclesia, donc de ce qui est dispersé et puis rassemblé à certains moments. Et puis après il y a le royaume. Il y a tout simplement ce qui est à venir et c'est ce vers quoi on tend. Être fier de sa nation et être uni [Stéphane] Ce ne sont pas les passages bibliques qui manquent pour nous rassembler. Il y a le classique Galates 3, versets 27 et 28 : “Vous tous, en effet, vous êtes unis au Christ dans le baptême. Vous avez ainsi revêtu la manière d'être du Christ. Il n'y a ni Juif, ni païen, il n'y a plus ni esclave, ni citoyen libre, il n'y a plus ni homme, ni femme; en effet, vous êtes tous un, unis à Jésus Christ.” C'est difficile d'être plus clair que ça. On n'est pas supposé avoir ces délimitations-là. Je ne pense pas que tout est effacé, mais nous sommes unis. On peut être un homme. On peut être une femme, mais on est unis. C'est ça que je retiens de cette idée-là, c'est qu'on peut être fier de son pays. Quand l'épisode sera diffusé, on espère qu'il y aura une Coupe du monde… on ne sait jamais avec les États-Unis ce qui va se passer, mais on espère… et on peut être fier que son pays soit à la Coupe du monde, mais est-ce qu'on est obligé de dénigrer l'autre pays ou les traités de ci et de ça? C'est l'union qui est supposée nous réunir malgré nos différences. La richesse de la multiplication des nationalités [Joan] Je trouve que c'est important de se rappeler que nos identités sont là pour participer à la richesse du monde, pour participer à la diversité, pour participer à la pluralité. Maintenant avec cette mondialisation et le fait qu'on cherche du travail un peu partout, comme moi je l'ai fait, comme mes ancêtres ont fait, on a des gens qui ont 3, 4, 5, 10 cultures qui finalement s'enrichissent de génération en génération. Je trouve que c'est beau de se dire qu'on est tous et toutes un peu en migration. Peut-être qu'il y a des gens autour de nous qui ont fui des régimes, des régimes qui ont fait alliance avec des courants religieux pour opprimer leur population. Et peut-être qu'en fait, ils sont ravis d'arriver dans un pays neutre, un pays où la confession semble officielle ou culturelle ou financée ou parfois un peu prépondérante. Mais finalement, elle n'est pas là pour opprimer les autres, mais juste pour être un marqueur culturel, une façon de s'identifier ou d'unir, ou bien d'offrir des espaces tout simplement au service de la population. Comme nous, l'Église réformée vaudoise, on est vraiment là pour être au service de la population et pas pour faire de tout le monde des réformés. Ce n'est pas du tout ça l'objet. Donc, je me disais dans mon ministère, je suis heureuse d'incarner qui je suis, non pas pour que les autres deviennent comme moi ou bien se conforment à ce qu'il faudrait être, mais parce que comme je suis qui je suis, et qu'on m'a demandé de rendre ce service à la population, tout un chacun peut s'épanouir en étant qui il est, elle est. Le défi de l'Église universelle [Stéphane] Je crois qu'on a de la difficulté à penser en termes d'Église universelle. On sait qu'il y a des Églises partout autour du monde. On sait qu'il y a des chrétiens partout. Mais, quelque part, on se dit que chacun a sa petite Église. Chacun fait son petit truc de son côté. On a de la difficulté à mettre ça ensemble, de voir les liens qui nous unissent, de voir davantage les similitudes que les différences. Peut-être que l'Église catholique romaine a un avantage sur beaucoup d'Églises protestantes dans le sens où, peu importe où on va, on est catholique romain. On peut aller à la messe et on peut s'attendre à ce que ce soit essentiellement la même chose. Oui, il y a des différences culturelles, mais quand même, la foi est la même. Il y a des gens dans les paroisses qui viennent de plein de coins d'Asie, d'Afrique, d'Europe, de l'Amérique du Nord. Il y a comme un peu ce mélange-là. Dans nos Églises plus protestantes ou plus nationales, on a tendance à se regrouper entre tribus. “Ça c'est l'Église où les Québécois vont. Ça c'est l'Église où les Camerounais vont.” [Joan] “Les Français aussi.” [Stéphane] Donc, il faut peut-être se ré-approprier cette idée-là d'Église universelle qui accepte les nationalités et qui les incorpore les unes aux autres. Une nationalité qui inclut au lieu d'exclure [Joan] Il y a une autre notion qui me travaille beaucoup depuis que je travaille dans la migration, qui m'habille, à laquelle je songe souvent, c'est le fait qu'il y ait tellement de gens qui sont apatrides. Être apatride, ça veut dire quoi? Être apatride, est-ce que ça te libère du nationalisme? Est-ce que c'est le seul bon point d'être apatride? Qu'est-ce que ça signifie pour une fédération, un état, une structure étatique, de déclarer par exemple un enfant apatride? C'est le cas des enfants qui viennent des coins du monde où on n'a pas encore déclaré leur pays, par exemple des coins du Soudan qui ont fait sécession, ou bien la Palestine qui n'est pas reconnue partout et donc il y a beaucoup d'enfants apatrides qui sont de parents palestiniens. Qu'est-ce que ça signifie aussi pour des gouvernements avec des cultures chrétiennes que de déclarer les autres apatrides? Comment est-ce qu'ils le mettent en relation avec leur lecture de la Bible? Moi, je lis en Philippiens 3,20 : “Notre patrie à nous est dans les cieux. Et celui que nous attendons comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, viendra des cieux.” En fait, c'est cette notion de patrie qui se trouve ailleurs, de royaume qui est à construire. Et tout ça, ça dépasse, ça englobe. Et j'espère que ça enrichit aussi notre conception de la nation. C'est vrai que je ne suis pas très nationaliste, mais je suis éventuellement patriotique dans le sens où j'estime que je me sens assez redevable des pays qui prennent soin de moi, qui prennent soin de mes enfants, qui éduquent mes enfants à l'école. Je me sens assez redevable. Mais nationaliste? Non, vraiment pas. Le racisme qui sous-tend le nationalisme chrétien [Stéphane] Et l'une des choses, encore une fois, que l'on sait mais qu'on n'aime pas nommer ou qu'on ne veut pas trop regarder, c'est la question du racisme. Ce racisme se trouve à l'intérieur de nos Églises. On a fait un épisode il n'y a pas trop longtemps. Si vous l'avez manqué, vous pouvez le rattraper. [Joan] C'est la page de pub. [Stéphane] Oui, on peut dire qu'en tant que chrétiens, on croit tous et toutes au même Dieu. Il y a toujours ce “mais…”. Mais nous sommes supérieurs. Mais nous connaissons mieux. Mais nos pratiques sont meilleures. Mais nous sommes plus inclusifs ou plus évolués. Nous ne sommes pas tous et toutes égaux dans nos Églises. Nous le sommes devant Dieu. Moi j'y crois. Mais ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas cet impact-là dans nos nations, dans nos Églises, qu'on pourrait se dire, ben oui, peut-être que nos États, c'est raciste, mais nous, dans l'Église, on ne l'est pas. Il y a tellement d'exemples. Juste la fin de Matthieu, dans le chapitre 28 : “Allez donc auprès des gens de tous les peuples et faites d'eux et d'elles mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.” Ce n'est pas “Faites-en mes disciples s'ils sont blancs, s'ils parlent telle langue, si, si, si…” Non, c'est inconditionnel. Tous les peuples. L'utopie d'un monde au-delà des nationalités [Joan] Moi je viens d'une culture comme ça où on m'a toujours dit: tu es chez toi, là où tu œuvres pour le bien en fait. Et à partir de là, tu vas devenir citoyenne. Et devenir citoyenne, c'est un petit peu la première étiquette, la première définition. Citoyenne, ça implique plein de choses. Ça implique une solidarité un peu collective. Ça implique d'agir. Et c'est ça le critère pour moi. C'est une nation, une patrie. D'ailleurs, j'aime beaucoup ce slogan dans le canton de Vaud “Liberté et patrie”. Elle est constituée de gens libres et qui choisissent d'être citoyens et citoyennes ensemble. Ici, il y a un joli mot pour dire qu'on était à l'école ensemble, c'est qu'on est contemporain. Parfois je croise des gens qui me disent : “Est-ce que vous avez des nouvelles de ma contemporaine?” Au début je ne comprenais pas. Mais je trouve ça beau, tous ces mots pour se nommer les uns les autres. Et à la fin de cet épisode, j'ai une petite pensée émue pour mon père. Mon père venait de l'Espagne franquiste et avait une fille en Alsace, il ne m'avait pas déclaré à l'ambassade ou au consulat espagnol. Quand j'étais petite et que je disais aux gens que j'étais d'origine espagnole, souvent ils me disaient : « Tu as la nationalité? » Et je disais : “Ben non, parce que mon père n'est pas allé me déclarer.” Parce que mon père m'a dit que, très vite, on allait tous avoir le passeport européen. Et ça, c'est un peu l'utopie d'une certaine génération de dire que toutes ces nations allaient simplement se regrouper dans des grands espaces de paix. Finalement, je me dis, ils y croyaient à cette utopie. C'était une utopie un peu chrétienne, un peu en lien avec le royaume, de dire qu'il n'y aurait plus de frontières en Europe. Peut-être vous, un jour, vous n'aurez plus de frontières dans toutes les Amériques. Je sais aussi qu'en Afrique, déjà, ils essayent d'abolir les visas entre les différents pays pour permettre une meilleure circulation des personnes. C'est un petit peu mon rêve, je dois le reconnaître, que l'on soit citoyens et citoyennes, actifs, engagés, avec des élans de loyauté effectivement, mais surtout que ce ne soient pas les frontières qui définissent notre identité. Conclusion [Stéphane] Merci Joan pour cette conversation aujourd'hui. [Joan] Merci à toi Stéphane et puis à très bientôt de vous lire ou bien de vous découvrir sur notre groupe WhatsApp ou par mail. On aime beaucoup les interactions. On aime beaucoup le débat et si on n'est pas d'accord c'est encore mieux. Hein Stéphane? [Stéphane] Absolument, et peu importe votre nationalité, peu importe votre foi, questiondecroire@gmail.com. On veut remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, avec son site moncredo.org qui relaie nos podcasts et aussi qui présente des blogs et des vidéos sur des enjeux et des questions de foi et de spiritualité. Merci à Reforme qui relaie notre podcast. Comme a dit Joan, il y a le groupe WhatsApp. Les liens sont dans la description de l'épisode. Et nous, on continue. Alors, à très bientôt, Joan. À bientôt. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Brad Dodson, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : nationalisme, foi chrétienne, identité, culture, instrumentalisation, paix sociale, traditions, racisme, église universelle Sujets clés : Le nationalisme et la foi chrétienne soulèvent des questions complexes. Les perceptions de Dieu varient selon les cultures. Le nationalisme chrétien est particulièrement fort aux États-Unis. Les traditions culturelles peuvent influencer la foi personnelle. L'instrumentalisation de la foi à des fins politiques est problématique. L'identité religieuse est souvent fragmentée. La foi devrait rassembler plutôt que diviser. Citations : "C'est absurde de penser que Dieu est avec ma nation." "La France est la fille aînée de l'Église." "Il y a des traditions qui sont en lien avec le catholicisme." "Notre patrie à nous est dans les cieux."
L'émission 28 minutes du 13/06/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Stephen de Vries, correspondant affaires européennes pour la radio néerlandaise BNR, Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse - RTS, Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et professeure à l'école de journalisme de Sciences Po, et le dessinateur de presse Nicolas Vadot. Affaire Lyhanna : les politiques français sont-ils à la hauteur ? “On se renvoie la balle comme dans une cour d'école”, a dénoncé la députée de la Marne Laure Miller (EPR), après le meurtre de la petite Lyhanna. Le débat ne désemplit pas autour de la réponse législative à apporter aux violences sexuelles faites aux mineurs. 9 millions d'habitants, c'est bien ; 10 millions, c'est trop ? Les Suisses votent dimanche Le 14 juin, les Suisses voteront ou non le référendum sur la limitation de leur population à 10 millions d'habitants d'ici 2050 à l'initiative d'un parti conservateur qui dénonce la hausse de la population, principalement en raison de l'immigration. Nous recevons Célia Pelluet, humoriste et docteure en physique quantique au Cnes. Elle s'apprête à commencer une tournée avec son spectacle de stand-up “Les particules hésitent aussi”, où elle mêle sa vie personnelle et ses connaissances scientifiques. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins albanais. Depuis le 1er juin, des manifestants s'opposent à un projet de complexe hôtelier porté par le gendre et la fille de Donald Trump sur une île inhabitée, jouxtant un parc naturel. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Gianni Infantino, président de la FIFA. Le Suisse d'origine italienne se voit souvent reprocher d'être la figure de l'excès du foot business. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision pakistanaise. Un homme a lancé de l'acide sur une docteure dans un hôpital. L'ampleur des violences sexistes dans le pays empêche de nombreuses femmes d'exercer dans le secteur médical. Natacha Triou nous invite à méditer sur notre obsession pour la vie extraterrestre. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 13 juin 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Les agriculteurs tirent la sonnette d'alarme. Près de 200 agriculteurs sont attendus aujourd'hui devant le Parlement européen à Strasbourg. A l'appel de la FDSEA du Bas-Rhin et du lobby COPA-COGECA, ils dénoncent l'envolée des prix des engrais azotés depuis le début de l'année. En cause : la hausse des coûts de l'énergie, les tensions autour du détroit d'Ormuz et le mécanisme carbone aux frontières de l'Union européenne, accusé d'alourdir encore les charges des exploitants. Le commissaire européen à l'Agriculture présentera aujourd'hui un grand plan fertilisant. L'apprentissage tient bon en Alsace. Alors que les aides publiques ont été revues à la baisse en 2025, le système résiste dans la région. Le nombre d'apprentis reste élevé, même si un léger recul est observé au niveau national. En Alsace, plus de 23 000 nouveaux contrats ont été signés l'an dernier. Mais les professionnels s'inquiètent désormais du ralentissement économique, de la baisse démographique à venir et de la diminution des entreprises prêtes à accueillir des alternants. Les secteurs du commerce, de la gestion ou certains métiers artisanaux comme la boulangerie et la métallerie sont particulièrement touchés. Un enjeu d'avenir. Face au défi du vieillissement de la population, la Collectivité européenne d'Alsace a lancé en juin dernier une feuille de route du “Bien vieillir”. Pierre Bihl, son vice-président, en dit plus sur cette thématique. Sur le Territoire Centre-Alsace, deux réunions publiques sur ce thème seront organisées d'ici la mi-juillet. Un enterrement de vie de garçon qui termine mal à Colmar. Deux ressortissants suisses de 29 et 36 ans ont été interpellés samedi après s'être baignés entièrement nus dans la fontaine de la place Rapp. Alcoolisés, les deux hommes ont été placés en garde à vue pour exhibition sexuelle avant d'écoper d'une amende de 500€. L'affaire ne s'arrête pas là. Les deux hommes faisaient partie d'un groupe de 7 personnes venues de Bâle. Après un déjeuner dans un restaurant du centre-ville, le groupe est parti sans régler une addition d'environ 300€. Les Suisses ont plaidé le malentendu, chacun pensant qu'un autre membre du groupe avait payé l'addition. La note a depuis été réglée et aucune poursuite ne sera engagée. Les Confitures du Climont en difficulté. A Maisonsgoutte, l'entreprise familiale lance un appel à la solidarité. 8 mois après son installation dans de nouveaux locaux et l'ouverture de son musée gratuit de la confiture, la société traverse des difficultés. La gérante, Perrine Hilberer, explique qu'il manque encore 10% du chiffre d'affaires nécessaire pour atteindre l'équilibre. Malgré une hausse de 20% des ventes depuis le déménagement, les investissements de près de trois millions d'euros pèsent encore lourd. Pour sauver ce lieu unique en France, plusieurs pistes sont envisagées : salon de thé, brunchs ou encore développement auprès des cafés et hôtels-restaurants. L'entreprise emploie aujourd'hui 11 salariés et produit chaque année environ 150 000 pots de confituresHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 2017, la conseillère fédérale Doris Leuthard en visite officielle au Bénin affirmait que la Suisse n'avait participé ni à l'esclavage ni à la colonisation. C'était en 2017, et depuis on a appris à quel point des marchands, financiers, mercenaires et colons suisses ont profité de la traite atlantique et de l'exploitation coloniale. La recherche historique en exhume les preuves et la grande exposition Colonialisme - Une Suisse impliquée au Landesmuseum de Zürich a ouvert ses portes en 2024. Elle arrive justement en Suisse romande, au Château de Prangins à partir du 28 mars. Une belle occasion de faire le point sur ce qu'on sait, neuf ans après la déclaration de Doris Leuthard. La Suisse n'a jamais colonisé un territoire. Elle n'a même jamais établi de comptoir commercial. Alors que vient-elle faire là ? Thomas David, historien et professeur à l'Université de Lausanne, nous explique comment cette histoire s'élabore aujourd'hui.
Evénéments Q2B Santa Clara de décembre 2025 Les vidéos de cette conférence sont maintenant https://www.youtube.com/results?search_query=Q2B+Santa+Clara+2025 CES 2026Une journée organisée sur les technologies quantiques Quantum beyond the hype » https://www.youtube.com/watch?v=QRMghWl-h6ohttps://www.youtube.com/watch?v=CJ8VVNaCa6cet une autre sur les capteurs quantiques où intervenait notamment Philippe Bouyer (Quantum Delta aux Pays-Bas). Conférence Qubits2026 de D-WaveElle avait lieu la dernière semaine de janvier https://qubits2026.dwavequantum.com/agenda. A voir le keynote d'Alan Baratz, leur CEO, avec une intervention de Rob Schoelkopf, le cofondateur de QCI https://www.youtube.com/watch?v=AKg11XTaWaw Sophia AntipolisTrois panels à la suite traitant des technologies quantiques, des questions de souveraineté et sociétales. Du quantique à Davos Le Président de la République emmenait avec lui des startups deeptechs françaises, dont Quandela et Quobly.Les Suisses organisaient aussi un séminaire quantique qui était assez technique au début https://www.youtube.com/watch?v=jbHO-jgWKso Webinar QEI https://www.talentq.es/es_es/2026/01/27/seminar-olivier-ezratty-yasser-omar/ Yasser Omar et olivier le 3 février, duo sur l'énergétique du calcul quantique. Et ouverture des inscriptions et propositions de contributions pour le QEI Workshop qui a lieu du 18 au 22 mai à Barcelone.https://quantum-energy-initiative.org/2026/registration-open-for-qei26/ Actus France QuoblySealsq annonce une négociation en cours avec Quobly pour investissement de $200M qui leur permettrait à terme de prendre le contrôle à 100% de la startup. Ils prévoient cela en deux étapes avec une participation d'abord minoritaire, pouvant ensuite devenir majoritaire. Articles sur D-WaveDeux articles publiés par Philippe Lacomme et Caroline Prodhon, des chercheurs œuvrant dans le domaine de la résolution de problèmes de recherche opérationnelle. Ils analysent la capacité des quantum annealers de D-Wave à résoudre ce genre de problèmes. Assessing Quantum Annealing to Solve the Minimum Vertex Multicut by Ali Abbassi, Yann Dujardin, Eric Gourdin, Philippe Lacomme, and Caroline Prodhon, arXiv, January 2026 (6 pages).Quantum Approaches to the Minimum Edge Multiway Cut Problem by Ali Abbassi, Yann Dujardin, Eric Gourdin, Philippe Lacomme, and Caroline Prodhon, arXiv, January 2026 (10 pages). Article de TotalEnergiesTotalEnergies, Jeremie Messud et Wassil Sennane de Quantsoc, société de conseil en développement quantique créée en mars 2025 publiaient un arXiv sur la manière d'optimiser des circuits de calcul de type QPE. On the robustness of Quantum Phase Estimation to compute ground properties of many-electron systems by Wassil Sennane, and Jérémie Messud, arXiv, January 2026 (22 pages). ColibriTD Publie un papier sur la résolution d'équation différentielle non linéaire sur IBM Heron. Solving nonlinear differential equations on noisy 156-qubit quantum computers by Karla Baumann, Youcef Modheb, Roman Randrianarisoa, Roland Katz, Aoife Boyle, and Frédéric Holweck, arXiv, January 2026 (12 pages). Actus Internationales D-Wave fait l'acquisition de Quantum Circuits IncLe 7 janvier 2026 l'acquisition de Quantum Circuits Inc, une startup issue de Yale spécialisée dans la conception de processeurs supraconducteurs utilisant la technique du dual-rail. Le tout pour $550M dont $300M d'actions D-Wave et $250M. IonQ fait l'acquisition de Skywater IonQ continue son marché avec une grosse acquisition à $1.8B. Ils achètent une fab qui fait du silicium (en wafers 200 mm), de la photonique et aussi des composants supraconducteurs comme les puces de D-Wave. https://investors.ionq.com/news/news-details/2026/IonQ-to-Acquire-SkyWater-Technology-Creating-the-Only-Vertically-Integrated-Full-Stack-Quantum-Platform-Company/default.aspx On parle aussi des puces CMOS dont a besoin IonQ / Oxford Ionics, et aussi des composants supraconducteurs d'IDQ. + d'une boite de logiciels dans l'IA.https://investors.ionq.com/news/news-details/2026/IonQ-to-Acquire-AI-Software-and-Technology--RD-Specialist--Seed-Innovations-/default.aspx Google simulation Un nouveau papier d'avantage quantique, toujours sur des simulations physiques sur des machines NISQ Willow. Evidence for a two-dimensional quantum glass state at high temperatures by Aleksey Lunkin, Nicole S. Ticea et al, arXiv, January 2026 (21 pages). Google. Fidélités d'IBM MiamiLa première incarnation du processeur Night Hawk est en ligne dans le cloud d'IBM et ont peut en consulter les figures de mérite. Microsoft Majorana Un papier des détracteurs de Microsoft emmenés par le fameux Sergei Frolov explique comment Microsoft donne ses résultats. https://scitechdaily.com/scientists-say-a-major-q...
L'équipe de suisse masculine affronte la Suède ce samedi 29 novembre 2025 en finale du championnat d'Europe en Finlande. Les dames, elles, ne sont pas parvenues à se qualifier pour la grande finale. Analyses avec Marc Gisclon et Peter de Cruz.
Victor Hugo avait pour habitude de dire que "le Suisse trait sa vache et vit paisiblement". L'auteur français se trompait... Et pour cause, le 15 novembre 1315, la Suisse entre dans une guerre sans merci contre des soldats autrichiens prêts à en découdre. Ces derniers entendent imposer leurs règles et leur gouvernance, sur ce qui n'est pas encore la Suisse : le peuple des trois vallées. Chaque samedi en podcast exclusivement, Lorànt Deutsch revient désormais sur les grands moments qui ont façonné notre monde.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Anthony Loewer nous propose les bilans de saisons de Formule E avec les Suisses Sébastien Buemi et Eduardo Mortara. Avec également la nouvelle implémentation des recharges électriques lors des Grands Prix.
Ecoutez Olivier Dauvers : Les secrets de la conso du 31 mars 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Episode 487 avec Sébastien S. et Thierry.• Quand on fouille votre portable (00:02:19) : Le contrôle aux frontières aux USA peut fouiller votre portable. (Sources : theverge.com et eff.org) • Quand y aura bientôt plus de jus (00:09:02) : L'IA risque de faire exploser la facture d'électricité suisse. (Sources : 20min.ch, 20min.ch et epfl.ch) • Quand les états infectent les IA (00:17:30) : La Russie supectée de produire du contenu pour influencer les IA. (Sources : presse-citron.net et newsguardrealitycheck.com) • Quand l'administration suisse lorgne vers Meta (00:33:12) : L'administration fédérale teste un chatbot IA basé sur le LLM de Meta. (Sources : ictjournal.ch et tagesanzeiger.ch) • Quand Einstein se trompe (00:41:52) : Entre Bohr et Einstein, qui a raison ? (Sources : odilejacob.fr et wikipedia.org) • Quand c'est dispo avant tout le monde en Suisse (00:53:24) : Les Suisses ont désormais accès aux résumés IA sur Google. (Sources : 20min.ch et ictjournal.ch) Retrouvez toutes nos informations, liens, versions du podcast via notre site Abonnez-vous à notre infolettre afin d'être informé de notre veille technologique de la semaine et de la parution de nos épisodes
Episode 487 avec Sébastien S. et Thierry.• Quand on fouille votre portable (00:02:19) : Le contrôle aux frontières aux USA peut fouiller votre portable. (Sources : theverge.com et eff.org) • Quand y aura bientôt plus de jus (00:09:02) : L'IA risque de faire exploser la facture d'électricité suisse. (Sources : 20min.ch, 20min.ch et epfl.ch) • Quand les états infectent les IA (00:17:30) : La Russie supectée de produire du contenu pour influencer les IA. (Sources : presse-citron.net et newsguardrealitycheck.com) • Quand l'administration suisse lorgne vers Meta (00:33:12) : L'administration fédérale teste un chatbot IA basé sur le LLM de Meta. (Sources : ictjournal.ch et tagesanzeiger.ch) • Quand Einstein se trompe (00:41:52) : Entre Bohr et Einstein, qui a raison ? (Sources : odilejacob.fr et wikipedia.org) • Quand c'est dispo avant tout le monde en Suisse (00:53:24) : Les Suisses ont désormais accès aux résumés IA sur Google. (Sources : 20min.ch et ictjournal.ch) Retrouvez toutes nos informations, liens, versions du podcast via notre site Abonnez-vous à notre infolettre afin d'être informé de notre veille technologique de la semaine et de la parution de nos épisodes
Tous les matins, 8h50 sur Chérie FM, Alex et Tiffany l'équipe du Réveil Chérie vont chacun vous donner une info ! Une seule est vraie ! L'autre est complètement fausse !" A vous
Une neutralité ferme. Telle était la position officielle du gouvernement helvétique au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Une attitude vertueuse mais un comportement, dans les faits, beaucoup moins net. Cinquante ans plus tard, le Congrès national juif et le Sénat américain demandent des comptes sur les fonds en déshérence déposés dans les banques suisses par les victimes du nazisme. Au milieu des années 1990, une boîte de Pandore s'ouvre comme jamais sur l'attitude réelle de la Suisse au cours de cette guerre avec la menace de sanctions en cas de sourde oreille. Les invectives pleuvent au-dessus de l'Atlantique entre responsables, banquiers suisses et états-uniens. Côté suisse on aimerait beaucoup que la poussière retombe sur ces vieilles affaires qui rappellent de cuisants moments. Avec Pietro Boschetti, journaliste et auteur de Les Suisses et les nazis. Le Rapport Bergier pour tous, (Editions Zoé, 2004) et Dominique Dirlewanger, historien et maître d'histoire au gymnase Provence de Lausanne, auteur de Tell Me, la Suisse racontée autrement (Editions Alphil, 2019).
Débat télévisée, émissions de radio enflammées, on hausse le ton en Suisse comme jamais suite à l'affaire des comptes en déshérence des victimes de la Shoah. Après quelques tâtonnements et quelques erreurs de communication cuisantes, le Conseil Fédéral prend des mesures et nomme une commission d'experts présidée par Jean-François Bergier. Son mandat : faire la lumière sur l'affaire des comptes en déshérence mais aussi mettre au jour la politique d'asile de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et les relations économiques et financières entre la Suisse et le Troisième Reich. Les thèmes sont nombreux la tâche est gigantesque. Avec Pietro Boschetti, journaliste et auteur de Les Suisses et les nazis. Le Rapport Bergier pour tous, (Editions Zoé, 2004) et Dominique Dirlewanger, historien et maître d'histoire au gymnase Provence de Lausanne, auteur de Tell Me, la Suisse racontée autrement (Editions Alphil, 2019).
Après cinq années de recherche frénétique, la commission Bergier s'apprête à rendre son rapport en ce début d'année 2002. Par cette entreprise historique de grande ampleur, mise en place par le Conseil fédéral, la Suisse s'inscrivait enfin dans l'histoire mondiale de la Deuxième guerre mondiale. Ses relations industrielles et économiques avec le Troisième Reich, sa politique d'asile sans compassion pour les victimes de l'antisémitisme, l'attitude des banques suisses vis-à-vis des avoirs nazis et juifs, autant de thèmes qu'il a fallu exhumer des archives publiques et privées. Un travail de titan pour mettre fin au scandale des fonds en déshérence. Après un accord financier conclu avec les victimes du nazisme et leurs descendants, s'emparer de cette histoire, c'est désormais une affaire entre Suisses. Mais comment le pays a-t-il reçu cette actualisation de son histoire après sept années de polémique ? Avec Pietro Boschetti, journaliste et auteur de Les Suisses et les nazis. Le Rapport Bergier pour tous, (Editions Zoé, 2004) et Dominique Dirlewanger, historien et maître d'histoire au gymnase Provence de Lausanne, auteur de Tell Me, la Suisse racontée autrement (Editions Alphil, 2019).
En janvier 2025, les banques suisses étaient à nouveau dénoncées comme les coffres forts du nazisme. On apprenait que Crédit Suisse avait hébergé des comptes liés aux activités nazies de prédation et de dissimulation de leurs vols. Pourtant dans les années 1990, avec l'affaire des avoirs en déshérence et le travail de la Commission Bergier sur l'attitude de la Suisse au cours de la Deuxième guerre mondiale, on pensait avait avoir accompli cette actualisation de l'histoire. Alors pourquoi l'histoire ne passe-t-elle pas ? Avec Pietro Boschetti, journaliste et auteur de Les Suisses et les nazis. Le Rapport Bergier pour tous, (Editions Zoé, 2004) et Dominique Dirlewanger, historien et maître d'histoire au gymnase Provence de Lausanne, auteur de Tell Me, la Suisse racontée autrement (Editions Alphil, 2019).
En 1995, le scandale des comptes en déshérence éclate. Face à cela, certains veulent savoir le fin mot de l'histoire et d'autres estiment qu'il vaut mieux oublier pour se concentrer sur le présent. Mais il y a ceux qui ont vécu la guerre et dont les souvenirs ne correspondent pas à l'image qui se compose au cours des années 1990. En 1997, la RTS diffuse un documentaire qui marque les esprits. L'honneur perdu de la Suisse, de Daniel Monnat, dresse la liste sans concession des questions qui se posent au pays et s'apprête à payer très cher le prix de cette incursion dans l'histoire enfouie de la Suisse. Avec : Pietro Boschetti, journaliste et auteur de Les Suisses et les nazis. Le Rapport Bergier pour tous, (Editions Zoé, 2004), Dominique Dirlewanger, historien et maître d'histoire au gymnase Provence de Lausanne, auteur de Tell Me, la Suisse racontée autrement (Editions Alphil, 2019), et Tiphaine Robert, historienne, qui a fait sa thèse sur l'accueil des réfugiés hongrois en Suisse pendant la Guerre froide : Des migrants et des revenants, Une histoire des réfugiées et réfugiés hongrois en Suisse (1956-1963) (Editions Alphil).
Les championnats du monde de ski sont lancés et la vitesse était à l'honneur pour lancer la compétition. Marco Odermatt et les Suisses ont dominé la vitesse de la tête et des épaules. Qu'en sera-t-il par la suite ? On en discute ensemble !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Suisses sont très nombreux à souscrire des assurances complémentaires pour leur santé. Mais que se passe-t-il quand l'assureur change les règles du jeu en cours de contrat ? De même, certaines cliniques ne sont parfois plus accessibles aux assurés qui y sont pourtant suivis. Décryptage dans cette émission.
Blessé en France, Abdelmadjid Sana est mis en sécurité en Suisse. Une fois rétabli, il fonde un réseau de soutien à la cause indépendantiste alors que la guerre d'Algérie fait rage. Dans cet entretien, il cartographie pour nous ces passeurs, soutiens ou facilitateurs diplomatiques. Notamment Taïeb Boulahrouf, qui contribue à faire de la Suisse un relai entre le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) et la France. Abdelmadjid Sana faisait partie du groupe en charge de la logistique pour l'activité de la délégation du FLN en Suisse. Avec Marisa Fois, historienne et autrice du livre : Héritages coloniaux - Les Suisses d'Algérie et Abdelmadjid Sana, ancien ambassadeur d'Algérie et auteur du livre Cris de douleurs des profondeurs du Rhumel.
La Suisse s'engage dans les négociations entre la France et le FLN algérien, et accueille notamment les porte-paroles du mouvement indépendantiste. Au cours de la Guerre d'Algérie, Max Petitpierre est président du Conseil fédéral à deux reprises et il tient particulièrement à la position de « neutralité active » de la Suisse en matière de politique étrangère. Il représente un maillon déterminant dans l'organisation de ces accords de paix. Avec Marisa Fois, historienne et autrice du livre : Héritages coloniaux - Les Suisses d'Algérie et Abdelmadjid Sana, ancien diplomate d'Algérie et auteur du livre Cris de douleurs des profondeurs du Rhumel.
La Suisse, et Genève en particulier, ont joué un rôle important dans les négociations qui ont conduit à l'indépendance de l'Algérie. Grâce à son engagement diplomatique et à l'accueil de pourparlers confidentiels, la Confédération a permis aux représentants algériens de préparer des discussions décisives et d'accéder aux médias internationaux. Cependant, les relations entre la Suisse et l'Algérie remontent aux années 1830, avec la présence suisse dans les territoires colonisés par la France, soulevant pour elle, comme pour la France, la question de la décolonisation. Cette série croise deux entretiens et deux regards rassemblés par David Glaser pour geneveMonde.ch et Histoire Vivante : l'un avec Marisa Fois, historienne de l'Université de Genève, spécialiste de l'Afrique du Nord, et l'autre avec Abdelmadjid Sana, ancien militant du FLN réfugié en Suisse. Depuis le XIXème siècle, des Suisses ont tissé des liens étroits avec l'Algérie, notamment par l'intermédiaire de la Compagnie genevoise des Colonies suisses de Sétif. Bien que la Suisse n'ait jamais été une puissance coloniale, elle a contribué à la colonisation avec ces empires voisins. Avec Marisa Fois, historienne et autrice du livre : Héritages coloniaux - Les Suisses d'Algérie et Abdelmadjid Sana, ancien diplomate d'Algérie et auteur du livre Cris de douleurs des profondeurs du Rhumel.
Selon les archives fédérales, la présence suisse en Algérie représente environ 2 000 personnes au début de la guerre de libération nationale. En parallèle, enfant, Abdelmadjid Sana, écoutait discrètement les conversations au sujet des Fellaghas, les combattants pour l'indépendance, et lisait La Dépêche de Constantine. Il y découvre, dans les années 50, l'ampleur du mouvement de résistance. Il constate que la tension monte entre les partisans du gouvernement français et les opposants. Avec Marisa Fois, historienne et autrice du livre : Héritages coloniaux - Les Suisses d'Algérie et Abdelmadjid Sana, ancien diplomate algérien en Suisse ou en Espagne, et auteur du livre Cris de douleurs des profondeurs du Rhumel.
Après les accords d'Evian qui mettent fin à la guerre d'Algérie en 1962, Abdelmadjid Sana est devenu diplomate. Un diplomate officiel cette fois. Il est aujourd'hui citoyen suisse et algérien. Depuis Constantine jusqu'à Genève en passant par de nombreuses ambassades à l'étranger, il a œuvré, tout au long de sa vie, pour forger une place à l'Algérie indépendante dans le concert des nations. Avec Marisa Fois, historienne et autrice du livre : Héritages coloniaux - Les Suisses d'Algérie et Abdelmadjid Sana, ancien diplomate d'Algérie et auteur du livre Cris de douleurs des profondeurs du Rhumel.
Tous les matins à 7h50, l'actualité culture, TV ou cinéma avec Charles Magnien.
Les Suisses sont de gros consommateurs de vêtements et l'offre textile est pléthorique dans toutes les gammes de prix, en ligne comme en magasin. Comment, dès lors, déterminer si les habits que l'on achète sont de bonne qualité ? ABE a rencontré des experts en textile et fait tester la qualité d'une série de vêtements, du meilleur marché, au plus cher.
Paris met la pression sur Bruxelles pour résoudre le conflit des agriculteurs. Leur ministre, Marc Fesneau, sera ce mercredi après-midi à la Commission européenne pour obtenir des aménagements rapides de la PAC. La Politique agricole commune, censée protéger les agriculteurs, est de plus en plus décriée par ses bénéficiaires. La PAC est depuis soixante ans l'alpha et l'oméga de l'agriculture européenne. C'est grâce aux prix garantis par la PAC que la production agricole européenne a bondi à partir des années 60. La priorité est alors de nourrir la population à un prix modéré en soutenant une activité considérée comme la clé de voûte de la souveraineté alimentaire. En 2023, c'est toujours le plus gros poste de dépenses de l'UE à 27. La PAC assure encore plus de la moitié du revenu perçu par les agriculteurs européens. Les Français en sont les premiers bénéficiaires. Mais ils ne cessent pourtant de s'appauvrir. En trente ans, leur revenu a décliné de 40 %.La générosité de la PAC en reculUn déclin qui commence quand la PAC réduit son filet protecteur. À partir des années 90, pour limiter l'explosion de ses dépenses, l'UE met fin aux prix garantis et au rachat des excédents. Progressivement, le marché décide du prix et donc du revenu agricole. Et ce prix tend à baisser. Les tracasseries pour recevoir les aides de Bruxelles, toujours indispensables, augmentent, comme les diverses charges supportées par les agriculteurs. Les subsides de la PAC compensent de moins en moins bien le manque à gagner. Le retour de l'inflation aggrave leur situation déjà précaire. La flambée du carburant et des engrais alourdit leurs coûts. Et la hausse des taux d'intérêts réduit leur capacité d'endettement. C'est dans ce contexte toujours plus difficile qu'ils doivent s'adapter à une nouvelle métamorphose de la PAC. La PAC se verdit à partir du premier janvier 2023. Bruxelles impose des exigences environnementales. Sans tenir compte des pressions économiques toujours plus fortes que subissent les agriculteurs.Un pari hasardeux sur le modèle économiqueLa montée en gamme de leur production était supposée entraîner spontanément une hausse de leurs revenus, mais avec l'inflation, cette hypothèse magique ne se réalisera pas. Les consommateurs privilégient le prix comme en témoigne la crise du bio. Le verdissement de l'agriculture nécessite un meilleur accompagnement financier et réglementaire pour préserver le modèle économique de la ferme Europe. La hausse du budget de la PAC n'est pas d'actualité, elle pourrait être l'un des enjeux des élections européennes. À titre de comparaison, les États-Unis ou le Japon dépensent beaucoup plus que les 27 pour soutenir leurs agriculteurs. Les Suisses sont les champions du monde avec des subventions trois plus élevées que celles de l'Union Européenne.Les accords de l'échange en accusationLes agriculteurs dénoncent aussi les accords de libre échange signés au nom des 27. Le président Macron est à la manœuvre pour suspendre la signature d'un accord avec le Mercosur pénalisant les viandes françaises. L'autre sujet de crispation pour les Français comme pour les Polonais ou les Roumains, c'est celui des produits ukrainiens autorisés en Europe sans droits de douane. Une largesse qui pourrait être revue à la baisse.
Raconter 1944 en Suisse, en 2024, c'est saisir l'occasion d'une commémoration mais c'est aussi l'envie de rouvrir un dossier apparemment classé, un cold case de l'histoire. Parce que les cold case en histoire ça n'existe pas. Chaque époque relit l'histoire en fonction de son présent, de son questionnement particulier, de ses attentes, de sa nécessité de comprendre. En ce qui concerne la Deuxième Guerre mondiale, dans les années cinquante et soixante, on a fait la part belle aux Résistants. Dans les années nonante, il était enfin temps de rendre justice aux victimes de la Shoah. Aujourd'hui, on attend de pouvoir embrasser l'histoire globale de ce conflit à l'échelle des sociétés qu'elle a traversées dans ses moments forts et dans les détails de l'ordinaire. Pour comprendre comment la guerre a changé la Suisse, l'année 1944 était un bon point de vue. Cette histoire est encore en chantier. Avec : Zoé Kergomard, historienne des partis en Suisse. (Faire campagne. Les partis politiques suisses face à l'électorat depuis 1945, Collection « Savoir suisse de l'EPFL »). Marc Perrenoud, historien, ancien membre de la Commission Bergier, (Co-directeur de l'ouvrage Albert, Esther, Liebmann, Ruth et les autres- Présences juives en Suisse romande, Éditions Alphil). Pierre Eichenberger, historien. Il travaille sur l'histoire du patronat en Suisse, du modèle social et politique suisse. (Mainmise sur l'État social, Mobilisation patronale et caisses de compensation en Suisse (1908-1960), Editions Alphil). Christophe Farquet, historien, spécialiste du secret bancaire et la Deuxième guerre mondiale. (La défense du paradis fiscal suisse avant la Seconde Guerre mondiale : une histoire internationale, Editions Alphil). Pietro Boschetti, historien et journaliste de profession (Les Suisses et les nazis. Le Rapport Bergier pour tous, Editions Alphil).
The Week-end, Bad Bunny, Miley Cyrus… Voici les artistes phares du Wrapped 2023, la rétrospective musicale annuelle sur Spotify. Mais est-elle vraiment représentative de nos goûts musicaux? Le Point J en discute avec Stéphanie Jovanovic, programmatrice musicale pour Couleur3 et La1ère. Juliane Roncoroni Réalisation: Antoine Weissenbach Ecrire au Short sur WhatsApp pour proposer une chanson "feel good": +41 76 336 24 00 Nous écrire ou nous proposer des questions: pointj@rts.ch ou +41 79 134 34 70
Des manifestations presque chaque week-end, des actes antisémites qui augmentent, des discussions en société qui s'enveniment, le conflit au Proche-Orient s'immisce dans la vie des Suisses de manière très concrète et très émotionnelle. A tel point que la Ville de Berne a décidé d'interdire les manifestations. Au niveau fédéral, c'est la question d'interdire le Hamas en Suisse qui est devenue plus brûlante que jamais. Alors, comment la Suisse doit-elle se positionner ? Faut-il craindre des dérapages dans notre pays ? Et pourquoi ce conflit génère-t-il une telle émotion ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 22 novembre.
Ecoutez Lenglet-Co du 16 novembre 2023 avec François Lenglet.
Victor Hugo avait pour habitude de dire que "le Suisse trait sa vache et vit paisiblement". L'auteur français se trompait... Et pour cause, le 15 novembre 1315, la Suisse entre dans une guerre sans merci contre des soldats autrichiens prêts à en découdre. Ces derniers entendent imposer leurs règles et leur gouvernance, sur ce qui n'est pas encore la Suisse : le peuple des trois vallées. Du lundi au vendredi, Lorànt Deutsch vous donne rendez-vous dans la matinale de RTL. Chaque jour, l'animateur de "Entrez dans l'histoire" revient sur ces grands moments qui ont façonné notre pays.
durée : 00:03:36 - Sous les radars - par : Kevin Dufreche - Les Suédois n'ont rien à voir avec les Suisses et ils veulent le faire savoir, excédés d'être à chaque fois confondus à l'international...
durée : 00:03:36 - Sous les radars - par : Kevin Dufreche - Les Suédois n'ont rien à voir avec les Suisses et ils veulent le faire savoir, excédés d'être à chaque fois confondus à l'international...
durée : 00:04:12 - Le zoom de la rédaction - Depuis quelques mois, les thérapies avec les produits psychédéliques sont autorisées en Australie. Les Suisses les pratiquent depuis une dizaine d'années et la France va bientôt lancer un essai clinique. Nous avons assisté à une de ces séances à Genève.
(00:00:41) Les espions trop à l'aise à Vienne (00:09:14) Le Canadair, un vieil avion toujours d'actualité (00:12:34) Les Suisses de l'étranger et leurs besoins spécifiques en information
Débat entre Michael Drieberg, directeur de Live Music Production, Albane Schlechten, directrice de la Fondation romande pour la chanson et les musiques actuelles et Olav Zweifel, directeur artistique au Village du soir à Genève.
À côté des praticiens diplômés, qui exercent une médecine scientifique, on trouve des personnes qui, sous des noms divers, se targuent d'apaiser les brûlures ou de remettre en place une articulation avec leurs seules mains, sans le secours d'aucun matériel ni d'aucune substance.Les gestes faits par le rebouteux ou le "coupeur de feu" s'accompagnent souvent d'un signe de croix ou de formules spécifiques. La manière de procéder n'est connue que de l'opérateur.Il s'agit donc d'un "secret", qui n'est révélé, souvent à l'article de la mort, qu'à un membre de la famille. Il existe une pratique de ce genre en Suisse, qui s'appelle justement "le secret".Mais ce qui fait sa particularité, c'est qu'elle est tolérée dans certains hôpitaux. "Le secret" est le nom d'une prière médiévale qui, prononcée par un "faiseur de secret", aurait pour effet d'arrêter les saignements.Admis dans certains hôpitaux suisses, des patients demandent à ce que cette prière soit dite, de manière à juguler les saignements que pourrait provoquer l'opération qu'ils ont à subir.Les médecins ne s'y opposent pas et, de leur côté, les scientifiques ne condamnent pas par principe ce rituel qui, pourtant, semble plus relever de la magie que de la science. Ils ont même voulu en tester l'efficacité.Ils ont ainsi étudié les cas de 200 patients, qui devaient subir la même intervention chirurgicale. La moitié recevait les soins habituels, l'autre subissant le même traitement, auquel s'ajoutait toutefois la fameuse prière.Les résultats ne laissent guère de doutes sur son inefficacité. En effet, ils sont très comparables, 73 % des patients n'ayant subi aucun saignement dans le premier groupe, 72 % dans l'autre.Les médecins considèrent cependant que, dans la mesure où le patient croit à son effet, cette prière peut contribuer à le calmer ou même agir comme un placebo.En France, le milieu hospitalier n'est pas non plus totalement fermé à ce type de pratiques. En effet, certains médecins collaborent parfois avec des coupeurs de feu, pour soulager la douleur causée par des brûlures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À côté des praticiens diplômés, qui exercent une médecine scientifique, on trouve des personnes qui, sous des noms divers, se targuent d'apaiser les brûlures ou de remettre en place une articulation avec leurs seules mains, sans le secours d'aucun matériel ni d'aucune substance. Les gestes faits par le rebouteux ou le "coupeur de feu" s'accompagnent souvent d'un signe de croix ou de formules spécifiques. La manière de procéder n'est connue que de l'opérateur. Il s'agit donc d'un "secret", qui n'est révélé, souvent à l'article de la mort, qu'à un membre de la famille. Il existe une pratique de ce genre en Suisse, qui s'appelle justement "le secret". Mais ce qui fait sa particularité, c'est qu'elle est tolérée dans certains hôpitaux. "Le secret" est le nom d'une prière médiévale qui, prononcée par un "faiseur de secret", aurait pour effet d'arrêter les saignements. Admis dans certains hôpitaux suisses, des patients demandent à ce que cette prière soit dite, de manière à juguler les saignements que pourrait provoquer l'opération qu'ils ont à subir. Les médecins ne s'y opposent pas et, de leur côté, les scientifiques ne condamnent pas par principe ce rituel qui, pourtant, semble plus relever de la magie que de la science. Ils ont même voulu en tester l'efficacité. Ils ont ainsi étudié les cas de 200 patients, qui devaient subir la même intervention chirurgicale. La moitié recevait les soins habituels, l'autre subissant le même traitement, auquel s'ajoutait toutefois la fameuse prière. Les résultats ne laissent guère de doutes sur son inefficacité. En effet, ils sont très comparables, 73 % des patients n'ayant subi aucun saignement dans le premier groupe, 72 % dans l'autre. Les médecins considèrent cependant que, dans la mesure où le patient croit à son effet, cette prière peut contribuer à le calmer ou même agir comme un placebo. En France, le milieu hospitalier n'est pas non plus totalement fermé à ce type de pratiques. En effet, certains médecins collaborent parfois avec des coupeurs de feu, pour soulager la douleur causée par des brûlures. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C'est LE dossier qui fait bouger les lignes sous la Coupole : la Suisse doit-elle autoriser la réexportation de son matériel de guerre vers l'Ukraine, comme les demandent plusieurs pays européens ? Les Suisses y seraient favorables, disent les sondages, mais la bataille s'annonce serrée à Berne, avec en filigrane deux grandes questions : à quoi sert la neutralité ? Et quelle sécurité pour la Suisse, demain, à l'heure du réarmement général ? « La neutralité dans le viseur ? » c'est le débat d'Infrarouge mercredi 8 février
L'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas ! Cette année, l' « After Foot » fête ses 16 ans et propose un choc des générations ! Composée de ceux qui ont grandi avec l'After, la « Génération After » prendra les commandes de l'émission entre 20h et 22h. Avec Nicolas Jamain aux manettes, entouré de Kévin Diaz, Mathieu Bodmer, Walid Acherchour, Simon Dutin, Romain Canuti et Sofiane Zouaoui, cette nouvelle génération débattra avec passion, mais toujours en conservant les convictions et les codes de l'After. De 22h à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Stéphane Guy, et Florent Gautreau. Les soirs de Ligue des Champions, Jérôme Rothen rejoindra la bande pour les matchs du PSG et Mamadou Niang pour les matchs de l'OM. Nicolas Vilas sera aux commandes pour faire vivre les matchs dans l'After Live. Cette année, Thibaut Giangrande pilotera l' « After Foot » le vendredi et samedi.
Ecoutez RTL autour du monde avec Correspondants RTL à l'étranger du 21 mars 2022
En mars 1962, la signature des accords d'Evian ouvre la voie à l'indépendance de l'Algérie. Ces accords sont le fruit d'intenses négociations et discussions secrètes que l'on doit notamment à la diplomatie suisse. Nous nous penchons cette semaine sur le rôle clé qu'a joué la Suisse dans ce dossier, sur l'implication de la Confédération mais aussi sur son ambiguïté face à ses compatriotes installés en Algérie française depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, et qui formaient une "paracolonie". Marisa Fois, historienne et maître-assistante à l'Université de Genève est au micro de Laurent Huguenin-Elie. Ses recherches portent sur les minorités en Afrique du Nord, le postcolonialisme et la décolonisation. Ella a signé "Héritages coloniaux – Les Suisses d'Algérie" (Éditions Seismo). Sur cette même thématique, le colloque "La Suisse et les accords d'Evian: d'une rive à l'autre, 60 ans après" se tiendra les 19 et 20 mars prochain à Lausanne et Genève (voir lien ci-contre). Dimanche 13 mars dès 20h55 sur RTS Deux, vous pourrez voir deux documentaires: "Les coulisses suisses de la guerre d'Algérie", réalisé par Pierre-André Thiébaud et Frédéric Fritscher (Suisse, 2013), suivi à 21h50 de "Les appelés de la guerre d'Algérie, un si long silence", réalisé par Bernard George (France, 2022), un film à voir également dès aujourd'hui en cliquant sur le lien ci-contre. Photo: le général suisse Henri Guisan en visite chez les Suisses d'Algérie en 1951. Plus de 2000 Suisses vivaient en Algérie jusqu'à l'indépendance. (© Archives fédérales suisses)